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Archive mensuelle de juillet 2017

Pologne : de moins en moins européenne

Pologne : de moins en moins européenne

 

On sait que la Pologne qui bénéficie d’énormes soutiens financiers de l’Europe nest guère reconnaissante par exemple quand elle choisit d’acheter du matériel à l’étranger plutôt qu’en Europe notamment dans le domaine de l’aviation militaire. La Pologne par ailleurs n’adhère guère aux principex démocratiquex de l’union économique. Du coup «La Commission européenne a lancé une procédure d’infraction contre la Pologne, par une lettre de notification formelle, à la suite de la publication dans le Journal officiel polonais de la loi sur l’organisation des juridictions de droit commun le vendredi 28 juillet», a annoncé l’exécutif européen dans un communiqué, précisant qu’il donnait un mois à la Pologne pour répondre à sa lettre de mise en demeure. Si la réponse ne satisfait pas la Commission, elle peut alors adresser un «avis motivé» à Varsovie, deuxième étape de la procédure, avant l’éventuelle saisine de la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE). Varsovie, qui crie au «chantage» de l’UE, n’a pas été pris de court. La Commission avait en effet averti mercredi qu’elle allait déclencher cette procédure d’infraction -engagée contre un État membre qui ne met pas en oeuvre le droit de l’Union et pouvant conduire à des sanctions financières- dès publication officielle de la loi sur les tribunaux ordinaires. Dans une première réaction, le vice-ministre polonais des Affaires étrangères chargé des affaires européennes, Konrad Szymanski, a déclaré à l’agence PAP que la décision de la Commission européenne était «infondée», arguant que, «dans la nouvelle loi sur les tribunaux ordinaires, toutes les garanties de procédure et les moyens de recours seraint appliquées». Au delà, l’exécutif européen a réclamé «instamment» la suspension de la refonte globale du système judiciaire entreprise par les conservateurs au pouvoir, dénoncée par l’opposition comme un «coup d’État rampant» et contestée par des manifestations massives. Lundi dernier, le président polonais Andrzej Duda, pourtant issu du parti Droit et Justice (PiS) au pouvoir, avait certes opposé son veto à deux autres lois controversées -l’une portant sur la Cour suprême et l’autre sur le Conseil national de la magistrature-, accusées de mettre en péril l’indépendance de la justice. Mais ce veto ne concernait pas la réforme sur l’organisation des juridictions de droit commun, officialisée vendredi. La Pologne était déjà dans le viseur de la Commission pour sa réforme, également contestée, de la justice constitutionnelle, qui avait justifié l’ouverture par Bruxelles en 2016 d’une procédure appelée «cadre pour l’Etat de droit», toujours en cours.

La terreur des algorithmes ?

La terreur des algorithmes ?

 

Les algorithmes font peur au point que certains pensent que l’intelligence artificielle pourrait prendre le pas sur l’espèce humaine. Pourtant les algorithmes ne sont pas nouveaux mais ils sont aujourd’hui servis par la croissance de la puissance quasi exponentielle des ordinateurs. Il s’agit d’une évolution technologique considérable mais comme tout progrès technique tout dépendra de la manière dont il sera utilisé pour servir l’homme ou au contraire l’asservir.  Serge Abiteboul, auteur du livre « Le temps des algorithmes », veut propose d’abord une vulgarisation des connaissances dans une interview à la tribune. Laurent Alexandre de son coté évalue les conséquences possibles.

Qu’est-ce qu’un algorithme ?

Serge Abiteboul : Un algorithme est une « recette » qui permet de résoudre un problème à l’aide d’opérations logiques. C’est un concept très ancien qui prend tout son sens avec l’informatisation de la société. Les algorithmes sous-tendent les programmes informatiques qui permettent aux ordinateurs d’effectuer toutes sortes de tâches complexes.

Pourquoi les algorithmes sont-ils parfois présentés comme menaçants ?

Serge Abiteboul : Ils sont perçus comme une menace parce qu’on ne les comprend pas ! Cela tient au fait que l’on n’apprend pas assez l’informatique à l’école.

Faut-il apprendre le code informatique à l’école primaire ?

Serge Abiteboul : Oui ! Il faut apprendre le code et, plus encore, il faut apprendre à comprendre les ordinateurs. Le débat actuel sur l’apprentissage de la programmation à l’école est idiot. L’apprentissage de l’informatique à l’école est indispensable même – et surtout – si l’on n’a pas l’intention de devenir programmeur.

Faut-il craindre que le robot prenne le travail de l’homme ?

Serge Abiteboul : Les ordinateurs et les robots assistent de plus en plus l’homme dans son travail, y compris dans des métiers hautement qualifiés comme la médecine ou la justice, mais il n’est pas question qu’ils remplacent complètement ces professionnels. La question est de savoir comment on partage les bénéfices du travail des robots, afin que cela ne profite pas seulement aux propriétaires de robots.

 

 

 

Laurent Alexandre, autre grand spécialiste  affirme ainsi : « Les algorithmes ne vont pas nécessairement nous tuer mais ils créent une situation révolutionnaire. L’IA (Intelligence artificielle) va nous faire basculer vers une autre civilisation où le travail et l’argent pourraient disparaître. L’IA est longtemps restée un sujet de science-fiction. Elle est désormais une simple question de calendrier : l’explosion des capacités informatiques (la puissance des serveurs informatiques a été multipliée par un milliard en trente et un ans) rend probable l’émergence d’une IA supérieure à l’intelligence humaine dans les prochaines décennies… Certains craignent qu’une super IA devienne hostile. Le fondateur de DeepMind exclut ce scénario pour encore plusieurs décennies, mais faut-il pour autant être rassuré ? Est-il raisonnable d’apprendre aux machines à tromper, dominer, dépasser les hommes ? Est-il sage de leur apprendre à cacher leurs intentions, à déployer des stratégies agressives et manipulatrices comme le jeu de go ? Nick Bostroom, spécialiste de NBIC, défend l’idée qu’il ne peut y avoir qu’une seule espèce intelligente dans une région de l’univers. Toute espèce intelligente (biologique ou artificielle) ayant comme premier objectif sa survie, on peut craindre que l’IA se prémunisse contre notre volonté de la museler en cachant ses intentions agressives dans les profondeurs du web. Nous ne pourrions même pas comprendre ses plans : certains coups d’AlphaGo, la machine qui a battu en mars 2016 le meilleur joueur de go du monde, ont été d’abord perçus comme de graves erreurs, alors qu’il s’agissait de coups géniaux, témoins d’une stratégie subtile dépassant l’entendement humain… Nous sommes déjà dans un monde algorithmique. AlphaGo marque le tout début des victoires sur l’homme de l’IA : quasiment aucune activité humaine n’en sortira indemne… D’ici 2030, plus aucun diagnostic médical ne pourra être fait sans système expert… L’analyse complète de la biologie d’une tumeur représente, par exemple, 20.000 milliards d’informations… Google X, le laboratoire secret, met au point un système de détection ultraprécis des maladies par des nanoparticules qui vont aussi générer une quantité monstrueuse d’informations… Watson, le système expert d’IBM, est capable d’analyser en quelques instants des centaines de milliers de travaux scientifiques pour comprendre une mutation cancéreuse là où il faudrait trente-huit ans au cancérologue en travaillant jour et nuit pour un seul patient… Les leaders de l’économie numérique (Google, Apple, Facebook, Amazon) ainsi qu’IBM et Microsoft seront sans doute les maîtres de cette nouvelle médecine. »

 

La SNCF dans le vert ?

La SNCF dans le vert ?

 

Ce type d’annonce est classique mais elle n’a guère de signification. Annoncé une centaine de millions de bénéfices quand le chiffre d’affaires atteint environ 17 milliards et que l’endettement ne cesse de se creuser (46 milliards) constitue surtout une posture de com.  (On pourrait dire la même chose d’une autre entreprise particulièrement endettée à savoir EDF). Tout au plus doit-on se réjouir de l’amélioration de la fréquentation des trains et en particulier des TGV. La SNCF, dans le rouge au premier semestre 2016, a réalisé sur les six premiers mois de cette année un bénéfice net de 119 millions d’euros, et le TGV retrouve le chemin de la croissance. Le chiffre d’affaires a augmenté de 3,7%, à 16,6 milliards, mais bénéficie d’un effet de comparaison avantageux, puisque les résultats du premier semestre 2016 avaient été pénalisés par les attentats, mais aussi les inondations et les grèves du mois de juin. Le groupe ferroviaire améliore sa rentabilité, puisque sa marge opérationnelle passe de 1,6 à 1,9 milliard d’euros. SNCF Mobilités, qui regroupe les activités de transport de voyageurs et de logistique du groupe, avait particulièrement souffert, et voit donc ses résultats s’améliorer. Son bénéfice net s’établit à 338 millions d’euros (perte nette de 25 millions l’an passé), et son chiffre d’affaires est en croissance de 4,1%, à 15,7 milliards d’euros. La santé du TGV, qui avait connu une lente érosion depuis plusieurs années, s’améliore, avec une croissance des trafics en France de 8,4%, et de 5,9% du chiffre d’affaires. Le gestionnaire d’infrastructure SNCF Réseau, en revanche, est toujours dans le rouge, avec une perte nette de 97 millions d’euros, en amélioration toutefois par rapport à celle du premier semestre 2016, de 167 millions d’euros. La dette de SNCF Réseau continue par ailleurs de se creuser, et atteint 46 milliards d’euros. La SNCF annonce par ailleurs 400 millions d’euros de gains de productivité sur ces six mois, soit plus de la moitié de l’objectif annuel de 670 millions d’euros.

 

Croissance Chine ralentissement de l’activité manufacturière

Croissance Chine ralentissement de l’activité manufacturière

L’activité manufacturière en Chine est toujours dans le vert mais a ralenti en juillet, pour la première fois depuis mars et plus fortement qu’attendu, selon un indice officiel publié lundi, à l’heure où Pékin s’efforce de réduire les risques financiers dans la deuxième économie mondiale. En cause le recentrage de l’économie sur la consommation intérieure et le faible dynamisme des exportations. L’indice des directeurs d’achat (PMI), publié par le Bureau national des statistiques (BNS), s’est établi en juillet à 51,4, après 51,7 en juin et 51,2 en mai. Les experts interrogés par Bloomberg tablaient sur un chiffre de 51,5. Un PMI supérieur à 50 reflète une expansion de l’activité.

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Quel niveau pour l’euro ?

Quel niveau pour l’euro  ?

La bataille sur le bon niveau de l’euro fait rage  entre d’une part les partisans d’une monnaie plus faible actuellement et au contraire ceux qui considèrent une monnaie forte comme surtout un atout. Globalement, le FMI estime  que l’euro est encore sous-évalué de 10 %. Cette appréciation se fonde sur la moyenne des fondamentaux des composantes de la zone euro. En cause, le redressement économique européen et une balance commerciale équilibrée. Évidemment pays par pays l’appréciation est différente.  Le Fonds monétaire a ainsi calculé que l’euro est en réalité sous-évalué d’environ 18% pour l’Allemagne et qu’il est au contraire surévalué de 6,8% pour la France. Ces chiffres figurent dans l’étude annuelle du FMI intitulée «External Sector Report».  Pour estimer qu’une monnaie d’un pays est «surévaluée» ou au contraire «sous-évaluée» par rapport à ses propres performances économiques et à ses besoins, le FMI se réfère principalement aux excédents ou aux déficits extérieurs de chaque économie nationales, ce qui englobe les échanges commerciaux de marchandises et de services. Mais ce n’est pas le seul critère. Le niveau des coûts salariaux notamment, ainsi que la démographie sont également pris en compte. Pour la France la question est de savoir si un euro fort est un handicape. La réponse n’est pas simple. Si effectivement en l’état actuel de la compétitivité française un euro fort constitue un handicap en particulier pour les exportations, à l’inverse au niveau de la monnaie européenne réduit la facture des importations et donne  du pouvoir d’achat au français. En outre si un haut  niveau de l’euro peut paraître pénaliser  les exportations il convient aussi de tenir compte que les intrants des produits exportés de l’étranger bénéficient du différentiel de taux. Mécaniquement il faut retenir qu’un a niveau de l’euro procure de faire augmentation  du pouvoir d’achat pour les ménages et les épargnants, cela permet aussi un contrôle de l’inflation.

 

80% des bénéficiaires du RSA orientés vers des dispositifs d’insertion ?

 80% des  bénéficiaires du RSA orientés vers des dispositifs d’insertion ?

D’après les ministères, 80% des bénéficiaires du RSA seraient orientés vers des filières d’insertion. Un chiffre qui paraît sans doute excessif car les modalités d’insertion professionnelle ou sociale sont très diverses(Les chiffres avancés par les ministères paraissent d’ailleurs assez flous).  Cela peut passer par des stages, des séances d’information ou de formation assez bidon jusqu’à des formes de réintégration progressive au travail dans les conditions d’une  entreprise classique. De ce point de vue, les politiques et départements diffèrent parfois de manière sensible. Des En 2015, les bénéficiaires du revenu de solidarité active (RSA) se sont majoritairement orientés vers des parcours d’insertion. C’est donc  ce que révèle une enquête, publiée ce vendredi, du service statistique des ministères sociaux. Environ 2,5 millions de Français ont touché le RSA socle (ex-RMI, de 536,78 euros pour une personne seule et sans enfant) en 2015, dont 98% ont en retour été soumis aux droits et des devoirs du minima social. Parmi les impératifs dont doivent s’acquitter les allocataires, s’orienter vers des parcours d’insertion professionnelle et/ou sociale domine. En effet, la loi de 2008-2009 généralise le RSA et réforme surtout les politiques d’insertion, en vue de lutter contre la pauvreté et de favoriser un retour à l’emploi des allocataires. Parmi eux, 8 sur 10 ont été orientés vers un parcours d’insertion, les 20% restants étant notamment dus «aux délais engendrés par les procédures d’orientation mises en place par chacune des collectivités interrogées», note l’étude. Dans le détail, les bénéficiaires du RSA se dirigent majoritairement (62%) vers les parcours professionnels (formation, emploi, etc.) contre 38% vers des parcours sociaux (santé, logement, etc.). En outre, 43% d’entre eux ont eu comme référent, un agent de Pôle emploi. Là encore le rôle et l’importance de l’agent référent diffère notablement selon les situations. Cela peut se limiter à un suivi très formel au contraire se caractériser par une aide significative pour le retour à l’emploi.

STX: vers un Airbus de la construction navale ?

STX: vers un Airbus de la construction navale ?

 C’est la proposition du ministre de l’économie qui ne pense pas que la nationalisation puisse être une solution durable. Il faut faire   »un grand champion de l’industrie navale européenne », déclare Bruno Le Maire dans une interview publiée dans le Journal du Dimanche (JDD). Une solution sans doute cohérente d’abord parce que les italiens  sont des clients importants d’STX ensuite parce qu’il faut ménager l’Italie où la France ne cesse de prendre des participations financiers.  La balance est en effet très déséquilibrée. Sur les cinq dernières années, les investissements français dans des entreprises italiennes ont atteint 36 milliards d’euros. Dans le même temps, les Italiens ont réalisé pour seulement 3 milliards d’acquisitions en France. Exemples, Le géant du luxe LVMH, déjà propriétaire de Fendi ou Pucci, vient de s’offrir le joaillier romain Bulgari pour 3,7 milliards d’euros ou encore Bolloré qui prend le contrôle de Telecom Italia.  Du coup il faudra nécessaire négocier avec l’Italie pour un partage du capital de STX.  Le ministre de l’Economie et des Finances doit ‘ailleurs se rendre mardi à Rome pour relancer les négociations avec le ministre de l’Economie italien Pier Carlo Padoan et son homologue de l’Industrie Carlo Calenda, qui ont qualifié de « grave et incompréhensible » la nationalisation temporaire des chantiers navals de Saint-Nazaire, annoncée jeudi. « C’est un geste d’ouverture que fait le président de la République », explique Bruno Le Maire dans les colonnes de l’hebdomadaire dominical. « Jusque-là, on partait sur une base de coopération dans le secteur industriel civil: la réalisation de paquebots de plaisance pour résumer. » Maintenant « nous disons à nos amis italiens : regardons aussi ce que nous pouvons faire dans le secteur militaire, dans les navires de surface précisément, et bâtissons un grand champion de l’industrie navale européenne », ajoute-t-il. Un tel scénario permettrait de faire d’une pierre deux coups. Paris protégerait ses intérêts stratégiques dans STX France, partenaire de Naval Group (ex-DCNS) pour la fabrication de grosses coques de frégates et porte-avions ; la France doterait l’Europe d’un embryon d’Airbus du naval civil et militaire, sur une base franco-italienne. À l’instar d’Airbus, créé sur une alliance franco-allemande dans l’aéronautique, avant de s’ouvrir à l’Espagne et au Royaume-Uni. Bruno Le Maire, qui veille depuis jeudi à ne pas prononcer le mot de nationalisation – alors que l’Etat possède désormais 100% de STX France, après avoir exercé son droit de préemption sur les deux tiers du capital acquis au printemps par Fincantieri auprès de sa maison-mère sud-coréenne en difficulté – prévient que « s’il n’y a pas d’accord, nous en resterons à la situation actuelle et nous chercherons d’autres repreneurs ».

Brexit banques : la place de Paris menacée par Amsterdam et Francfort

 Brexit banques : la place de Paris menacée par Amsterdam et Francfort

Plusieurs banques internationales ont commencé à dévoiler leurs plans post-Brexit, la plupart faisant part de leur préférence pour Francfort, siège de la banque centrale et du superviseur bancaire européens. Parmi elles, les poids lourds américains Morgan Stanley, Citigroup ou Goldman Sachs, les établissements japonais Sumitomo Mitsui Financial Group (SMFG), Daiwa Securities et Nomura, ou encore le britannique Standard Chartered. Face à ces annonces, la place parisienne apparaît distancée. A ce jour, seule la banque britannique HSBC a dit vouloir relocaliser un millier d’emplois vers la capitale française. Les grands groupes français ont par ailleurs promis de rapatrier leurs effectifs vers l’Hexagone. La ville de Dublin a quant à elle réussi à attirer Bank of America et JPMorgan Chase. Le secteur financier est en première ligne, alors que le Brexit pourrait priver les banques installées au Royaume-Uni des fameux « passeports financiers » européens, qui permettent à tout établissement situé dans un pays de l’UE de travailler dans les autres pays de l’union.  La méga-banque japonaise Mitsubishi UFJ Financial Group (MUFG) hésite principalement entre Amsterdam et Paris comme siège européen pour ses activités de courtage, en prévision de la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne (Brexit). « Amsterdam et Paris sont les deux candidats » les mieux placés, a déclaré lundi à l’AFP un porte-parole de Mitsubishi UFJ Morgan Stanley Securities. « Nous devons prendre des décisions bientôt, donc nous avons réduit le nombre d’options possibles ». Les discussions sont en cours, a-t-il précisé, ajoutant que le calendrier du transfert et le nombre de postes concernés n’avaient pas encore été déterminés. Il réagissait à un article du Financial Times selon lequel MUFG a fait le choix d’Amsterdam, où « plusieurs centaines d’emplois » pourraient migrer parmi les 2.100 personnes qui travaillent actuellement à Londres. La maison mère MUFG a indiqué pour sa part qu’Amsterdam était « un des meilleurs candidats », via sa porte-parole Kana Nagamitsu.

 

EDF : un bénéfice relatif

EDF : un bénéfice relatif

 

EDF annonce un bénéfice de l’ordre de 2 milliards. Un bénéfice toutefois virtuel quand on connaît l’ampleur de l’endettement, le plan de cession d’actifs, le soutien de l’État dans différents domaines et surtout l’ampleur des investissements à réaliser.  . Pas sûr que cela soit suffisant pour faire remonter l’action qui a perdu 90 % de sa valeur Les baisses de respectivement 3,9% de la production nucléaire et de 16% pour l’hydroélectricité ont plombé les résultats d’EDF sur le premier semestre de l’année. Le chiffre d’affaires s’établit à 35,7 milliards d’euros (-2,6%), pour un bénéfice net en baisse de 3,7% à 2 milliards d’euros et un Ebitda qui chute de 21,8% à 7 milliards d’euros. Les « conditions de marché » ont également pesé sur ces résultats, notamment le dispositif de l’Arenh (accès régulé à l’énergie nucléaire historique) qui contraint l’opérateur national à vendre une partie de sa production à ses concurrents alternatifs à un prix régulé (aujourd’hui fixé à 42 euros le mégawattheure) alors qu’il a dû dans le même temps s’approvisionner à des tarifs de marché au plus haut afin de faire face à la demande de ses clients. En outre, la pression concurrentielle a rogné sur les marges de l’opérateur. Interrogé sur sa réaction à la décision du Conseil d’État de mettre un terme aux tarifs régulés du gaz jugés contraires au droit communautaire, le PDG de l’entreprise publique a tenu à souligner lors d’un point presse téléphonique les différences avec l’électricité. «Clairement le Conseil d’État signale qu’il perçoit différemment la situation du gaz et de l’électricité, a-t-il indiqué lors d’une conférence avec des analystes financiers, rappelant que l’électricité est à la fois un besoin essentiel pour les gens – alors que le gaz ne l’est pas  - et n’est pas substituable.» Pourtant, le ministre de la Transition écologique et solidaire Nicolas Hulot avait indiqué devant le Sénat mi-juillet que la France allait devoir obéir aux injonctions de Bruxelles concernant la suppression des tarifs réglementés pour les deux types d’énergie. «Il en va du gaz comme de l’électricité, à un moment ou à un autre, il faudra s’y plier», avait-il déclaré devant des sénateurs. En clair Hulot soutient la baisse des prix de l’électricité ! Une petite contradiction avec ses deux autres déclarations relatives au prix de l’énergie.

36 milliards d’investissements français en Italie, 3 milliards en France pour l’Italie

La balance est en effet très déséquilibrée. Sur les cinq dernières années, les investissements français dans des entreprises italiennes ont atteint 36 milliards d’euros. Dans le même temps, les Italiens ont réalisé pour seulement 3 milliards d’acquisitions en France. Le géant du luxe LVMH, déjà propriétaire de Fendi ou Pucci, vient de s’offrir le joaillier romain Bulgari pour 3,7 milliards d’euros. Alors que le luxe italien occupe une part comparable sur le marché mondial à celle des acteurs français, le secteur, dominé par des joyaux familiaux (Armani, Prada, Ferragamo…), n’a pas su faire émerger de groupes cotés en Bourse capables de rivaliser avec les champions tricolores LVMH ou PPR (famille Pinault), propriétaire de Gucci et Bottega Veneta. Les mouvements inverses sont beaucoup plus modestes. La famille Borletti, actionnaire des grands magasins Rinascente, a racheté Le Printemps aux Pinault, avec le soutien majoritaire de financiers. Le patron du chausseur Tod’s, Diego Della Valle, a relancé la petite marque française ­Roger Vivier. Il a aussi investi au capital de l’enseigne américaine Saks. C’est d’ailleurs l’une des rares figures du capitalisme transalpin qui aspire encore à jouer un rôle de consolidateur. Il s’est récemment positionné comme un recours face à Vincent Bolloré qui détient 5% du géant bancaire Mediobanca. L’homme d’affaires breton, également actionnaire et vice-président de l’assureur ­Generali, vient de jeter un pavé dans la mare en refusant d’en approuver les comptes, dénonçant leur manque de transparence, ce qui a été perçu comme un exemple de l’arrogance française. La défense de l’italianité peine toutefois à émerger. Il y a deux ans, le sauvetage de la faillite d’Alitalia par Air France avait suscité une levée de boucliers incarnée jusqu’au sommet de l’État par Berlusconi. Or, dans ce cas comme dans les autres, le patronat italien n’a pas su élaborer d’alternative.

Nationalisation STX France :une vraie menace ?

    • Nationalisation STX France :une vraie menace ?
    • C’est une menace que fait planer la France après le refus du gouvernement italien de partager le pouvoir dans cette entreprise. Une menace cependant qui a peut-être peu de chances d’être entendue parler l’Italie dans la mesure où actuellement nombre d’entreprises françaises s’approprient  des entreprises italiennes par exemple dans les télécoms. Du coup on pourrait aboutir à un accord pour une participation de l’État français dans STX qui lui confère un réel pouvoir de blocage. L’enjeu est en effet de se protéger des risques de délocalisation d’une entreprise techniquement très performante et financièrement rentable. La crainte porte sur le risque de transfert à l’étranger du savoir-faire français dans des domaines où le pays fait preuve à la fois d’une grande technicité et d’une bonne compétitivité. La France a lancé mercredi un ultimatum à l’Italie dans le dossier STX France, menaçant de nationaliser les chantiers navals de Saint-Nazaire (Loire-Atlantique) si Rome n’accepte pas un partage à 50-50 de son capital avec des intérêts publics hexagonaux. « Les Italiens ont jusqu’à jeudi pour se décider sur le sujet », a dit le ministre de l’Economie et des Finances Bruno Le Maire sur Franceinfo ce mercredi matin. « Si jamais nos amis italiens nous disent ‘cette proposition ne nous va pas’, l’Etat français exercera son droit de préemption sur STX France pour que nous puissions rouvrir le dossier », a-t-il indiqué. En Italie, l’administrateur délégué du groupe Fincantieri, qui souhaite conserver la majorité de STX depuis qu’il en a racheté les deux tiers - le dernier tiers étant dans les mains de l’Etat français – auprès de sa maison mère sud-coréenne en difficulté au printemps, a réagi en déclarant qu’il n’avait pas un « besoin à tout prix » des chantiers de Saint-Nazaire. « Nous sommes Européens et, sur STX (France), nous ne pouvons accepter d’être moins bien traités que des Coréens », a dit Giuseppe Bono, patron de Fincantieri, lors d’une conférence téléphonique. Une source proche du Trésor italien avait rejeté mardi soir la proposition française d’un partage à 50-50 des chantiers de Saint-Nazaire, déclarant : « La ligne rouge c’est, au minimum, une participation légèrement majoritaire et un contrôle du conseil. »La France dispose jusqu’à vendredi d’un droit se préemption sur la totalité du capital. Elle avait déjà brandi la menace d’une nationalisation temporaire lors des discussions qui ont abouti en avril à un accord prévoyant le rachat de 55% STX France de Saint-Nazaire par le groupe public italien (pour 48%) associé à une fondation transalpine (7%). « L’accord négocié par le précédent gouvernement ne nous satisfait pas », a souligné Bruno Le Maire, se faisant l’écho des propos tenus fin mai par Emmanuel Macron. « Nous ne voulons prendre aucun risque (…) dans un site industriel aussi stratégique de Saint-Nazaire », spécialisé dans la construction de paquebots mais aussi de très grandes coques comme celle d’un porte-avions, a-t-il encore dit. « Parce que c’est un site stratégique, nous refuserons de laisser une majorité à un investisseur étranger. » Les dernières propositions françaises, dévoilées mardi par le ministre de l’Economie, laisseraient à Fincantieri 50% du capital, le reste étant détenu par des intérêts publics français (l’Etat, Naval Group, Bpifrance) et le personnel. Paris y a ajouté une offre de coopération renforcée entre la France et l’Italie dans le naval militaire. Pour Bruno Le Maire, qui a évoqué un montant de « dizaines de millions d’euros » nécessaire à l’opération, une nationalisation temporaire permettrait de donner du temps « pour renégocier un nouveau pacte d’actionnaires dans des conditions très sereines ».

Loi Moralisation de la vie politique : pas des textes majeurs ( Dosière)

Loi Moralisation de la vie politique : pas des textes majeurs ( Dosière)

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L’ex-député socialiste René Dosière explique au JDD pourquoi « ce ne sont pas des textes majeurs ». Cet élu milite depuis longtemps pour la transparence de la vie publique. Il avait remis en mai dernier des propositions à François Bayrou quand ce dernier, alors ministre de la Justice, rédigeait ses projets de loi.

. Ces lois sont-elles historiques?
Ce ne sont pas des textes majeurs, mais une série de dispositifs utiles qui permettent de compenser des vides juridiques. Ces lois marquent un progrès, mais elles n’auraient pas pu être majeures car les délais à tenir étaient difficiles. Il aurait aussi fallu un peu plus d’expérience tant au niveau législatif qu’exécutif. Reste maintenant à voir ce qu’il y aura dans le texte définitif et ce que le Conseil constitutionnel en dira. En effet, la version adoptée dans la nuit de vendredi à samedi est très différente de celle votée par le Sénat. Il y aura donc en début de semaine prochaine une commission mixte paritaire [qui réunit députés et sénateurs, NDLR] et je doute qu’ils parviennent à un accord. Les deux assemblées devront donc redébattre rapidement.

Les débats, confus ces derniers jours au Palais Bourbon, vous ont-ils déçu? 
Cette situation était un peu inévitable. Les responsables de La République en marche ont fait l’erreur de nommer des néophytes à la vice-présidence de l’Assemblée. Quelqu’un qui n’a pas d’expérience politique ne peut diriger un débat à l’Assemblée. On n’envoie pas lutter contre un feu de forêt un pompier volontaire qui vient tout juste de s’engager! Mais je n’attaque pas l’amateurisme des nouveaux parlementaires. Sans eux, la réserve parlementaire n’aurait pas forcément pu être supprimée, car les élus plus expérimentés avaient beaucoup de réserve. En revanche, côté exécutif, le remplacement de François Bayrou au poste de garde des Sceaux n’a pas facilité les choses. La nouvelle ministre [Nicole Belloubet] a, elle aussi, sa part d’inexpérience. 

Les élus ont retoqué la promesse d’Emmanuel Macron selon laquelle tout parlementaire doit avoir un casier vierge. Qu’en pensez-vous?
L’Assemblée avait voté cette disposition à l’unanimité au mois de février. En commission des Lois, les députés d’En marche l’avaient repris. Mais le gouvernement a privilégié la vision juridique plutôt que politique des choses et, par prudence, la majorité a reculé. D’une manière générale, les députés ont suivi leur gouvernement qui s’en est tenu à la version initiale de son texte [celle présentée par Nicole Belloubet début juillet, NDLR].

Le volet concernant le financement des partis politiques a été largement remanié depuis la présentation du projet, début juin, par François Bayrou. Aurait-on dû aller plus loin? 
Le texte a été très très prudent sur cet aspect. On aurait pu mettre fin à une vraie dérive qui est la multiplication des candidatures aux élections législatives. Il y a aujourd’hui des pseudos-formations qui présentent des candidats pour obtenir une part de financement public [un parti dont chaque candidat obtient au moins 1% dans plus de 50 circonscriptions en bénéficie, NDLR]. Il n’est pas moral que des associations captent par ce biais de l’argent public pour des activités qui n’ont rien à voir à la vie politique. Autre regret : le financement des micro-partis politiques. Avec ce texte, Marine Le Pen va pouvoir continuer à faire fonctionner sa petite entreprise commerciale sans être contrôlée. Cela montre que l’absence de François Bayrou a jouée dans ce débat.

Un nouveau régime de frais de mandat a été mise en place. Ne met-il pas en danger l’indépendance du Parlement? 
Le Sénat a mené une bonne réflexion reprise par l’Assemblée. Désormais, les frais de mandat seront transparents, via leur remboursement sur justificatifs. Le fait que chaque assemblée détermine les modalités de ce dispositif préserve l’indépendance du Parlement. C’est un bon équilibre : d’un côté le public aura la démonstration qu’il n’y a pas d’enrichissement personnel, de l’autre le travail des parlementaires est protégé.

La question du statut de Brigitte Macron a ressurgi dans les débats. Faut-il créer une fonction de Première dame au nom de la moralisation?
La question à se poser est en fait politique : quel rôle veut-on faire jouer à l’épouse du chef de l’Etat? Il n’y a pas un problème d’argent public, puisque les moyens dévolus à Brigitte Macron sont issus du budget de la présidence de la République, lequel est transparent et déjà contrôlé par la Cour des comptes.

Nationalisation STX : « On n’est pas en 1981″(Bruno Le Maire)

Nationalisation STX : « On n’est pas en 1981″(Bruno Le Maire)

Dans le JDD le ministre de l’économie relativise la menace de nationalisation de STX.

« Nous ne sommes pas en 1981, et je ne suis dans les traces de personne », dit-il au JDD, installé dans son bureau de Bercy. « Il faut sortir de ces réflexes idéologiques. Ce n’est ni une décision de droite ni une décision de gauche. C’est une décision pour la France. »  L’homme de droite veille quand même à ne jamais utiliser le mot ‘nationalisation’. Avant de tenir sa conférence de presse, jeudi, le ministre a appelé son homologue italien pour l’avertir. « Il ne s’agit pas de faire un bras d’honneur à qui que ce soit, jure-t-il. Nous voulions nous donner du temps pour repartir avec nos amis italiens sur une bonne base. » Mais le ministre de l’Economie et des Finances Pier Carlo Padoan et celui du Développement économique Carlo Calenda l’attendent de pied ferme, mardi à Rome. Il n’arrivera pas les mains vides : Macron l’a chargé de leur proposer d’élargir les négociations à une coopération militaire. « Nous disons à nos amis italiens : regardons aussi ce que nous pouvons faire dans le secteur militaire, dans les navires de surface précisément, et bâtissons un grand champion de l’industrie navale européenne. »

 

STX. 70% des Français pour une nationalisation hypothétique !

STX. 70% des Français pour une nationalisation hypothétique !

Macron a réussi un joli coup en menaçant de nationaliser STX. D’abord il fait pression sur l’Italie pour une répartition du capital qui préserve les intérêts français en outre il fait plaisir aux Français qui, comme beaucoup d’élus,  n’ont qu’une connaissance approximative de l’économie. (Dans une enquête d’Allianz concernant 19 pays européens, les Français arrivent en dernière position en matière de connaissances économiques et financières). . Les Français donc approuvent massivement la nationalisation temporaire des chantiers navals de Saint-Nazaire. Selon le sondage IFOP paru pour le JDD, 70% d’entre eux considèrent qu’il s’agit d’une bonne décision « car les chantiers de Saint-Nazaire sont une entreprise stratégique pour le pays et emploient de nombreux salariés ». A contrario, 27% qui pensent le contraire « car cette nationalisation est un mauvais signal envoyé à la fois aux investisseurs étrangers et à nos partenaires européens ». A l’image du consensus politique qui a suivi l’annonce de la prise de contrôle de STX par l’Etat, les Français applaudissent donc, toutes tendances politiques confondues. Seuls les sympathisants du FN sont partagés, qui n’approuvent qu’à 52%. « Avec STX, on est à la fois sur un attribut de puissance ou de grandeur nationale, comme Airbus ou les TGV, qui suscite une fierté nationale dans un pays blessé et inquiet du processus de désindustrialisation », analyse Jérôme Fourquet, directeur du département opinion de l’IFOP. Par ailleurs, l’opération présente un intérêt politique pour Emmanuel Macron, qui rééquilibre quelque peu « un contexte politique où un certain nombre de mesures et décisions apportent de l’eau au moulin de ceux qui expliquent que Macron administre une potion libérale », selon Jérôme Fourquet. Pourtant il ne faut guère compter sur le développement du phénomène de la part du gouvernement. Première raison,  les nationalisations opérées par la gauche n’ont pas été un réel succès, cette même gauche a même été contrainte de défaire  ce qu’elle avait entrepris. En cause, souvent le management. Dans les entreprises nationales ce sont souvent les castes des grandes écoles notamment passées par les cabinets ministériels qui s’approprient le pouvoir. Pour ce qui concerne, l’industrie ce sont souvent les ingénieurs des mines qui mettent la main sur les postes les plus importants. Ces ingénieurs sont souvent brillants techniquement mais de piètres gestionnaires. Il porte une lourde responsabilité dans le déclin industriel  de la France. On pourrait aussi citer les X ponts qui aussi mètrent la main sur des entreprises liées notamment aux transports ou encore les énarques qui se déploient  dans toutes les entreprises sans compétence particulière ni du point de vue technique, ni du point de vue de la gestion. Ce système de castes n’existe guère qu’en France à la différence de ce qui se passe par exemple en Allemagne, au Japon,  en Grande-Bretagne ou aux États-Unis. Seconde raison qui explique que les nationalisations ne pourront se répandre : le fait que l’État n’a plus d’argent. Un détail pour ceux qui pensent qu’on peut emprunter sans rembourser (Mélenchon et les insoumis en particulier). . Pour STX,  la menace de nationalisation n’est pas trop coûteuse, seulement 80 millions qui s’expliquent par la faible rentabilité de l’activité. Ce serait un autre enjeu financier s’il s’agissait de financer la reprise de la sidérurgie, de l’industrie chimique ou pharmaceutique notamment. Dernier élément, la menace de nationalisation de STX est tactique pour Macron à un double point de vue. Elle vise d’abord à faire pression sur l’Italie pour que ce pays accepte une autre répartition du capital avec possibilité pour la France d’un réel pouvoir de blocage. En outre cela donne l’occasion à Macron  qui a surtout pris jusque-là des mesures de nature libérale de se gauchiser un peu et  d’espérer en retour une remontée de confiance chez les sélecteurs de gauche. Pour Macron,  l’État n’a pas besoin nécessairement d’une nationalisation pour jouer son rôle de stratège  et encourager le développement de l’économie.  L’exemple de STX ne permet pas de tirer des conclusions hâtives. D’autant qu’il faut s’attendre à des menaces de rétorsion de l’Italie.

 

* Enquête IFOP réalisée par téléphone du 28 au 29 juillet 2017, auprès d’un échantillon de 1.006 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus. La représentativité de l’échantillon a été assurée par la méthode des quotas (sexe, âge, profession du chef de ménage, niveau de diplôme) après stratification par région et catégorie d’agglomération.

Pas de Telecom Italia français !

Pas de  Telecom Italia français !

 

 

Vivendi s’attend à un retour de bâtons suite à la menace de nationalisation de STX ; Vivendi vient en effet de devenir le premier actionnaire de Telecom Italia et d’en prendre la direction. Du coup, Vivendi tente de rassurer l’Italie. Le groupe de télécommunications Telecom Italia ne sera jamais une entreprise française, assure son patron, Arnaud de Puyfontaine, également président du directoire du groupe français Vivendi, dans un entretien samedi avec le quotidien La Stampa. « Tim (Telecom Italia) ne sera jamais française et restera une entreprise italienne », indique M. de Puyfontaine, qui s’est vu remettre provisoirement jeudi les pouvoirs assumés jusqu’ici par Flavio Cattaneo, ex-directeur-général ayant quitté l’entreprise. M. de Puyfontaine est déjà le président exécutif de TIM. Vivendi a encore accru son emprise sur le groupe italien en nommant vendredi Amos Genish, son responsable de la convergence, au poste de directeur chargé des opérations de Telecom Italia. Entré en 2015 au capital de l’opérateur italien, dont il détient désormais 23,9%, Vivendi a obtenu en mai les deux tiers des sièges du conseil d’administration (10 sièges sur 15) de Telecom Italia, prenant ainsi de facto son contrôle. M. de Puyfontaine a ensuite été nommé en juin président exécutif. « J’ai de grandes ambitions pour Tim. Elle retrouvera la croissance, le succès et l’innovation et la capacité à être considérée comme la meilleure entreprise parmi ses concurrents européens », a encore assuré M. de Puyfontaine. Vivendi ne sera pas seulement le premier actionnaire de Telecom Italia, mais il fournira aussi « toutes les possibilités de développer de nouvelles initiatives pour être en tête dans la convergence entre télécommunications et contenus », a-t-il encore affirmé.

Loi Moralisation vie publique: surtout de la com.

Loi Moralisation vie publique: surtout de la com.

 

Les députés français ont voté  les deux projets de loi s sur la moralisation de la vie publique, projets qui ont peu impactés l’opinion car ces textes relèvent surtout de la com. pour répondre en particulier aux affaires qui se sont déroulées notamment leur la campagne électorale. À part l’interdiction des emplois familiaux des dispositions retenues sont assez anecdotiques. En outre ce qui a surtout plombé l’écho de cette loi c’est que le principal animateur du débat sur ce terrain, à savoir François Bayrou, est tombé précisément pour non-respect des règles de financement des partis politiques. La réforme est composée de deux textes : un projet de loi ordinaire et un projet de loi organique dont l’examen devait se terminer dans la nuit de vendredi à samedi. Le gouvernement ayant décidé d’utiliser la procédure accélérée, qui permet de réduire le nombre des navettes entre les deux chambres, une commission mixte paritaire (CMP) Assemblée-Sénat sera convoquée pour lundi afin de tenter de mettre au point des textes communs aux deux assemblées. Les deux textes devraient être définitivement adoptés jeudi prochain par le Parlement, l’Assemblée ayant le dernier mot. Ils font suite notamment à l’affaire des emplois fictifs présumés dont l’ex-Premier ministre Les Républicains François Fillon, candidat malheureux de la droite à la présidentielle, aurait fait profiter sa famille. Finalement les principales mesures dont certaines apparaissent cependant nécessaires demeure assez accessoires : l’Inéligibilité des candidats et élus en cas de crimes ou d’infractions traduisant un manquement à la probité. les frais de mandat parlementaire, la suppression de la réserve parlementaire,  enfin  la Banque De La Démocratie ;  une dénomination ronflante pour pas grand-chose. Ces différents aspects auraient pu par ailleurs être gérés sans nécessairement une loi dite de moralisation.

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L’abrogation de l’Obamacare : échec total de Trump

L’abrogation de l’Obamacare : échec total de Trump

 

C’est un grave échec que vient de subir une nouvelle fois le président américain qui n’a pas réussi à obtenir une majorité pour abolir l’Obamacare. Faute d’arguments le président américain a simplement pronostiqué que le système de protection de la santé s’écroulerait de lui-même. . Dans la nuit de jeudi à vendredi, le Sénat américain a en effet rejeté l’abrogation partielle de l’Obamacare. Les républicains sont majoritaires à la chambre haute du Congrès mais ils ne disposent que de 52 sièges sur 100, ce qui rend toute défection quasi-fatale. Or trois sénateurs républicains – John McCain, Susan Collins et Lisa Murkowski – ont joint leurs voix à ceux des démocrates pour voter vers 01h30 du matin contre ce texte d’«abrogation a minima», rejeté par 51 voix contre 49. Le document de huit pages constituait un compromis, les sénateurs ayant déjà rejeté cette semaine une abrogation pure et simple sans remplacement de la loi existante, que réclament les conservateurs mais auquel s’opposait l’aile modérée du Parti républicain. Dans la foulée, le Sénat s’était toutefois prononcé en faveur de la réouverture d’un débat sur la réforme de la loi santé.

 

Immobilier : 10 000 € le mètre carré à Paris, 600 € dans les zones désertifiées !

Immobilier : 10 000 € le mètre carré à Paris, 600 € dans les zones désertifiées !

10 000 € le mètre carré à Paris, 1500 à 2000 € dans de grandes villes de province et 6 à 700 euros dans certaines zones rurales éloignées des grands centres urbains par exemples dans le Grand Ouest. C’est  là résultats de l’hyper concentration urbaine et à l’inverse du processus de désertification dans certaines régions. En moyenne, 9000 euros le mètre carré dans l’ancien a été franchi à Paris. C’est ce qui ressort d’une étude de LPI-SeLoger publiée mercredi. Entre avril et juin, le prix moyen dans la capitale s’est élevé précisément à 9126 euros/m², soit une hausse de 2,3% par rapport aux trois mois précédents (+6,6% sur un an). Ils dépassent même les 10.000 euros/m² dans six arrondissements (IVe, Ve, VIe, VIIe, VIIIe et XVIe) et plus aucun arrondissement n’est en dessous des 7000 euros du m2. La hausse sur douze mois oscille même entre 5% et 10% dans quatorze arrondissements. Évidemment une aberration économique, sociale et humaine qui conduit les ménages à investir de manière excessive dans du capital  mort dans les zones tendues (capital qui seraiat plus utile dans le secteur productif)  alors qu’à l’inverse les prix de vente dans les zones désertifiées ne couvrent ni les coûts de construction, ni le prix d’achat initial. Toutes les contradictions de l’aménagement du territoire !

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