Archive mensuelle de août 2017

Actu, infos, économie, social, politique : articles les plus lus

 

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Embauches : baisse en juillet

 Embauches : baisse en juillet

 

Une baisse qui pourrait être technique et liée  à des anticipations les mois précédents  de la fin du dispositif embauche PME. Les déclarations d’embauche de plus d’un mois dans le secteur privé, hors intérim, ont reculé de 4,0% en juillet, effaçant en grande partie la forte hausse du mois précédent, selon les chiffres publiés mercredi par l’Agence centrale des organismes de sécurité sociale (Acoss). La progression de juin a été revue en légère hausse, à +5,0% contre +4,8% en première estimation. “La baisse du mois de juillet apparaît comme un contrecoup à l’accélération du mois de juin, probablement liée à l’arrivée à échéance du dispositif ’embauche PME’ au 30 juin ; elle traduit ainsi un effet d’anticipation des entreprises préférant avancer leurs embauches pour bénéficier de la mesure avant son extinction”, souligne l’Acoss. Une telle évolution avait déjà été constatée sur les derniers mois de 2016 et les premiers de 2017, du fait de l’annonce tardive – le 28 décembre – d’une prolongation de cette mesure jusqu’au 30 juin 2017, alors qu’elle devait initialement expirer le 31 décembre 2016. Sur les trois mois à fin juillet, les embauches de plus d’un mois baissent de 2,0% mais elles progressent de 3,8% sur un an. Le recul de juillet a été particulièrement marqué dans l’industrie, les déclarations d’embauche s’inscrivant en baisse de 7,3% après une progression de 5,3% en juin (+5,5% en première estimation). Les déclarations d’embauche dans ce secteur reculent donc de 2,3% sur trois mois mais affichent une hausse de 5,9% sur un an.

Code du travail : Mélenchon veut ubériser mouvement syndical y compris la CGT

Code du travail : Mélenchon veut ubériser mouvement syndical y compris la CGT

En apparence il est curieux  que la CGT appelle à une manifestation le 12 septembre et que la France insoumise appelle à une autre protestation dans la rue le 23. Sur le fond les,  insoumis et CGT n’ont peut-être pas trop de désaccord mais sur la forme la CGT n’accepte pas la tentation de Mélenchon de d’ubériser le mouvement  syndical  qu’il entende détourner à des fins politiques en promettant la grande révolution. Mélenchon veut en effet organiser un troisième tour social, il parle de coup d’État et remet en cause la légitimité démocratique de macro et de son gouvernement. La CGT, elle, bien que très opposé à la réforme envisagée se situe dans une problématique syndicale et ne veut pas être asservie à un mouvement politique au demeurant gauchiste. Le mouvement des insoumis ne compte pas vraiment de base très populaire, la plupart de ses responsables sont des bobos gauchistes assez souvent aussi fonctionnaires ils peuvent certes réunir quelques milliers de personnes mais certainement pas des centaines de milliers  ou des millions. Ils ont besoin des organisations de masse.  Le 12 septembre prochain, la CGT appelle donc à manifester contre les ordonnances qui réformeront le Code du travail, que le gouvernement présente ce jeudi. La France insoumise a également prévu de défiler contre la politique d’Emmanuel Macron, le 23 septembre. Deux défilés séparés pour un même combat. La CGT, le 12 septembre, en pleine semaine, un mardi ; La France insoumise, le 23, un samedi. Pourtant, toutes les deux contestent ardemment les ordonnances qui réformeront le Code du travail. « Casse des acquis sociaux », « refus d’un Code différent dans chaque entreprise » : les arguments sont les mêmes. Entre les deux formations, les relations sont tendues. Jean-Luc Mélenchon, qui rêve de mener un large mouvement social et populaire, braconne sur les terres syndicales, captant à loisir les sujets sociaux. Son entourage ne le voit pas ainsi. « Tout ça est complémentaire et non pas concurrent », explique-t-on. « Tout est politique » sans doute mais tout n’est pas syndical !

Journaliste français détenu en Turquie : Hollande fait sa pub

Journaliste français détenu en Turquie : Hollande fait sa pub

 

Décidément Hollande fait tout pour préparer son retour politique et éventuellement reprendre en main un mouvement socialiste complètement désemparé. Récemment il a joué au fondeur en attaquant macro déclarant en substance que les sacrifices des Français, ça suffit. Une sorte de coup de pied de l’âne de celui qui a du mal à accepter d’avoir été écarté par un de ses disciples. Une déclaration  assez iconoclaste de la part de celui qui joue maintenant au frondeur et précisément sur un terrain qui avait fait émerger le mécontentement des insoumis du parti socialiste. Maintenant ce qui compte pour Hollande, c’est de parler, n’importe quel bavardage. Un bavardage d’ailleurs dangereux pour la libération d’un otage politique. Il s’agit bien en effet d’un problème mythique car Erdogan agacés par les remontrances européennes en matière de liberté veut se servir du journaliste emprisonné pour peser sur les rapports Turquie-UE. Il est  surprenant que François Hollande déclare qu’il est en train d’intervenir pour faire libérer le journaliste emprisonné en Turquie par Erdogan. Dans ce genre d’opération, on  doit en effet respecter la plus grande discrétion pour être efficace. Ce n’est qu’à l’issue d’une éventuelle libération qu’on peut éventuellement s’en attribuer les mérites. De toute évidence Hollande manifeste un vide existentiel « Je fais passer des messages aux autorités turques pour appuyer la libération de ce journaliste indépendant » emprisonné depuis le 26 juillet, a déclaré François Hollande à l’AFP, mercredi 30 août, confirmant une information du Journal du dimanche.  Dans un entretien au JDD, mercredi, l’ancien chef de l’Etat a expliqué avoir activé « tous ses réseaux en Turquie » pour aider Loup Bureau. Il a « mobilisé l’ambassade française et ses contacts auprès des autorités turques », précise le JDD« Il faut dire aux Turcs que Loup Bureau est seulement un journaliste qui faisait son métier », a martelé l’ancien président de la République.

François Hollande explique également avoir eu « une conversation avec le père de Loup Bureau« , et se dit disposé à rencontrer les proches du journaliste détenu. « Il ne s’agit pas de négociations parallèles, assure-t-il. « Il faut laisser travailler le gouvernement et la diplomatie française. » Le mieux pour cela serait que François Hollande se taise.

 » Le bio trop cher dans la grande distribution ? ! »

 » Le bio trop cher dans la grande distribution ? ! »

Une étude de l’UFC que choisir affirme que les produits bios vendus dans la grande distribution sont en moyenne 170 % plus chers que les produits non bios. Des conclusions très réfutées  par la grande distribution qui conteste que les marges sur ces produits soient plus importantes que sur d’autres mais la vraie question n’est peut-être pas celle  des marges. Il est clair que de toute façon la production bio est forcément moins compétitive que ce qui provient de cultures intensives dopées à l’engrais, insecticides et aux autres  pesticides. En outre, ces cultures exigent davantage de main-d’œuvre. Il est donc normal que les prix du bio soient plus importants que ceux d’autres productions. La vraie question n’est peut-être pas celle mais plutôt de savoir ce qui est bio et ce qui ne l’est pas. En effet environ 80 % des produits bios sont apportées. Il n’est pas certain qu’ils répondent tous aux critères bios français.  Le vrai scandale, c’est  l’insuffisance de l’offre française. Difficile d’affirmer qu’un produit est totalement bio car il faudrait maîtriser tous les éléments de production de la nature de la terre, de la manière de la travailler en passant par la nature des semences et des éléments de nutrition sans parler de l’eau en provenance des sous-sols du ciel qui peuvent eux aussi être porteur de certaines chimiques. Tout ce qu’on peut dire sans doute c’est que  certains produits sont plus bios que d’autres mais sans doute pas 100 % bio. Certes la question des prix n’est pas négligeable mais il s’agit surtout de savoir qu’on achète réellement Évidemment, cette étude suscite des réactions très négatives de la grande distribution.

Fiscalité sociétés: une baisse de 11 milliards

Fiscalité  sociétés: une baisse de 11 milliards

 

D’ici 2022, la baisse concernera toutes mes catégories d’entreprise. , d’après les prévisions du gouvernement, un allégement de 11 milliards d’euros, dévoile Les Échos dans son édition de mercredi.  Cette baisse du taux imposition se fera progressivement. Il sera réduit à 25% en 2022 au lieu de 33,33%, comme s’y était engagé Emmanuel Macron durant la campagne présidentielle. La première étape aura ainsi lieu en 2018 où le taux à 28% s’appliquera désormais pour l’ensemble des entreprises pour les bénéfices inférieurs à 500.000 euros. Le précédent gouvernement avait déjà acté une application de ce taux en 2017 à la seule attention des PME jusqu’à 75.000 euros de bénéfices ainsi que son élargissement pour 2018. Les contraintes budgétaires n’ont pas permis à l’exécutif une large marge de manœuvre pour amplifier la dynamique. L’action du gouvernement se fera donc sur les autres années. En 2019, au-delà des 500.000 euros de bénéfices, le taux appliqué sera désormais de 31% puis de 28% en 2020. Une trajectoire déjà actée par le précédent gouvernement, mais avec quelques nuances d’application quant à la taille des entreprises concernées. La baisse se poursuivra ensuite en 2021 à hauteur de 26.5% puis de 25% en 2022. Autre modification par rapport à la trajectoire prévue par l’ancienne majorité: le taux réduit de 15% réservé aux entreprises réalisant moins 38.120 euros de bénéfice annuel et disposant d’un chiffre d’affaires inférieur à 7,63 millions d’euros ne sera pas élargi aux grosses PME. Selon Bercy, le taux à 15% sera toutefois conservé pour les entreprises qui en bénéficient actuellement. L’IS est régulièrement critiqué par le patronat, pour qui les entreprises hexagonales sont défavorisées face à leurs concurrentes de pays à la fiscalité plus clémente, comme l’Irlande (12,5%) ou le Royaume-Uni (19%).

Manif 12 septembre : FO dit non

Manif  12 septembre : FO dit non  

FO ne veut sans doute pas une nouvelle fois se laisser entraîner par la CGT dans le tourbillon de la contestation qui ne mène à rien et qui finalement ne fait que renforcer le caractère réformiste de son concurrent : la CFDT. Du coup Force ouvrière s’est très largement impliquée dans le processus de discussion en cours concernant la réforme du code du travail. FO et les syndicats réformistes ont d’ailleurs obtenu un certain nombre de résultats positifs sur des revendications précises. À l’inverse,  la CGT avant même que les négociations ne soient commencées a manifesté une op position totale à toute modification du code du travail. La CGT a même annoncé puis longtemps cette manifestation qui se déroulera le 12 septembre mais sans FO.  Par ailleurs, une surenchère s’installe entre la CGT et Mélenchon qui voudrait  bien prendre la tête de la contestation syndicale. Mélenchon prévoit en effet, lui une manifestation pour le 23 septembre la réplique contestataire à la réforme du code du travail paraît donc particulièrement chaotique d’autant plus que l’opinion bien que réservée sur la réforme du gouvernement n’est sans doute pas prête à rejoindre dans la rue les frondeurs. “Le bureau confédéral de FO a dit que nous n’irons pas” et donc Force ouvrière n’ira pas, a expliqué Jean-Claude Mailly, tout en admettant implicitement que, localement, des militants de son syndicat pourraient en juger différemment. Le gouvernement doit remettre jeudi matin aux partenaires sociaux les ordonnances sur le Code du travail, avant leur présentation officielle par le Premier ministre, Edouard Philippe, et la ministre du Travail, Muriel Pénicaud. “Nous avons fait notre travail de syndicalistes pragmatiques qui est de discuter point par point et nous nous positionnerons à la fin sur ce qui va et ne va pas. Je suis sûr qu’il y aura les deux”, a ajouté Jean-Claude Mailly. Force ouvrière est notamment satisfaite que le gouvernement ait accepté de conserver à la branche un rôle important dans le dialogue social et la négociation d’accords. “La branche est remise en selle sur toute une série de points et peut-être même sur des points nouveaux comme la GPEC (gestion prévisionnelle des emplois et des compétences) «

Ecole: la lecture et le calcul et ……..la Marseillaise (Jean-Michel Blanquer)

Ecole: la lecture et le calcul et ……..la Marseillaise  (Jean-Michel Blanquer)

Pour certains le nouveau ministre de l’éducation serait plutôt de droite et même réac car il  préconise l’apprentissage de la lecture et du  calcul comme priorité dans les écoles et même la Marseillaise. Pour lui, l’école a pour vocation de transmettre des connaissances et des valeurs. Du coup les pédagogistes crient au scandale considérant comme révisionnistes les positions du ministre. Surtout qu’en plus il veut apprendre la Marseillaise aux enfants : Il est clair que les dérives pédagogistes ont fait oublier l’orthographe et la grammaire. Ce que déclare le ministre de l’éducation «On s’appuiera sur une pédagogie explicite, de type syllabique, et non pas sur la méthode globale, dont tout le monde admet aujourd’hui qu’elle a des résultats tout sauf probants». «Nous mettrons en avant les méthodes d’apprentissage les plus efficaces en matière de lecture d’écriture et de calcul. Il faut que les professeurs dédient un temps important à ce qui sera demain le cœur de leur compétence».En clair, il va falloir réapprendre à épeler et orthographier correctement. Réapprendre aussi les tables de multiplication et faire des opérations (addition, soustraction, multiplication, division). Par ailleurs,  Jean-Michel Blanquer, multiplie les projets comme celui de réhabiliter les internats. «L’internat répond à un enjeu social fort. Il y a des réussites en éducation prioritaire, mais des facteurs extrascolaires – le sommeil, la nourriture, la vie de quartier – peuvent peser sur la trajectoire des élèves, parfois de manière décisive», explique-t-il. Jean-Michel Blanquer regrette le discours de «grandes voix de l’éducation» qui affirme que l’école actuelle est façonnée pour les élites. «Ce discours qu’on qualifiera d’égalitariste a surtout poussé à détruire des choses qui fonctionnaient parfaitement». Et d’ajouter qu’ »Il est évident que tous les enfants de France doivent connaître la Marseillaise. » Le ministre de l’Education nationale, Jean-Michel Blanquer, s’est dit favorable, mardi 29 août, à l’apprentissage de l’hymne national à l’école. « Il est important qu’il y ait un niveau du système scolaire où on l’apprenne », a-t-il déclaré sur LCI, estimant que « le CM1 se prête bien à cela » mais qu’il « faut définir un niveau où cela est fait ».

 

Inflation : petite hausse en août

Inflation : petite hausse en août

Signe sans doute d’une petite reprise, l’inflation progresse  pour atteindre   0,9% en août, après 0,7% en juin comme en juillet, selon une première estimation publiée jeudi par l’Insee. L’indice des prix harmonisés IPCH, qui permet de faire des comparaisons avec les autres pays de la zone euro, s’inscrit également en hausse de 1,0% sur un an, après +0,8% en juillet, conformément aux attentes des économistes interrogés par Reuters. Malgré cette accélération, le taux d’inflation harmonisé aux normes européennes reste inférieur à l’objectif de la Banque centrale européenne (BCE), fixé à un peu moins de 2%. L’indice des prix à la consommation définitif d’août, le seul valable pour les indexations de contrats privés, rentes viagères, pensions alimentaires ou l’évolution du Smic, sera diffusé le 14 septembre.

Négociation en entreprise: réservée aux moins de 50 salariés

Négociation en  entreprise: réservée aux moins de 50 salariés

Le MEDEF sera très déçu mais pas forcément les petites entreprise car la négociation au sein de l’entreprise sera réservée aux sociétés de moins de 50 salariés. Du coup il est clair que Macron a choisi une réforme « low cost » sans doute pour éviter la mobilisation dans la rue mais qui va globalement décevoir le patronat. Dans son interview au Point, Emmanuel Macron l’annonce, seules les entreprises de moins de 50 salariés pourront négocier sans passer par les syndicats, alors que le Medef espérait porter le seuil à 300. Ce point était le plus important de toute la négociation touchant le code du travail, celui qui risquait de faire basculer l’ensemble des syndicats dans la contestation. Au début de l’été, dans l’ultime série de consultations, Laurent Berger, secrétaire général de la CFDT, avait d’ailleurs surpris par le ton employé devant les caméras au sortir d’une réunion à Matignon: « Nous tenons à dire que le dialogue social doit passer par les organisations représentatives, sans cela c’est clairement pour nous une ligne rouge qui serait franchie ». Avec ce seuil, le gouvernement va pouvoir affirmer qu’il modifie une règle importante pour 95% des entreprises françaises. Car, comme le rappelle l’Insee, « les PME hors microentreprises comptent en moyenne 27 salariés » et parmi elles, 6 sur 10 emploient moins de vingt salariés. Le Medef et même la CPME, rétorqueront sans doute que ce n’étaient pas ces entreprises qui réclamaient le plus cette réforme. Et que cette liberté accordée n’est réellement efficace sur l’emploi que pour les grosses PME ou les ETI. Le Medef demandait par exemple un seuil de 300 salariés.

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Montée du niveau des mers

Montée du niveau des mers

 

  (Anny Cazenave, CNRS)

L’enregistrement réalisé en continu depuis la dernière décennie sur l’ensemble des océans montre une augmentation régulière du niveau moyen des mers dont l’origine est actuellement attribuée au réchauffement climatique global. Régionalement cependant les océans montrent une évolution plus complexe, avec l’existence de zones où le niveau baisse.

 

La mer monte à cause du réchauffement climatique

Lors de la dernière glaciation, il y a environ 20 000 ans, le niveau de la mer était en moyenne 120 m plus bas qu’aujourd’hui. Avec la fonte des grandes calottes glaciaires qui recouvraient alors le nord de l’Amérique et de l’Europe, le niveau de la mer est remonté pendant plusieurs millénaires puis s’est stabilisé, entre -6 000 et -3 000 ans. Grâce à des observations géologiques et archéologiques, nous savons que depuis cette date le niveau moyen de la mer a peu varié (moins de 0.1 mm par an globalement).

 

  Depuis la fin du 19e siècle, le niveau de la mer est mesuré par des marégraphes, instruments installés dans les ports et développés à l’origine pour surveiller les marées. L’analyse de ces enregistrements indique que depuis quelques décennies, la mer monte de façon significative, à une vitesse de l’ordre de 2 mm par an, soit 20 fois plus vite qu’au cours des derniers siècles. Cette hausse du niveau de la mer, d’environ 20 cm au total au cours du 20e siècle, est une des conséquences du réchauffement climatique observé depuis plusieurs décennies. L’origine de l’élévation de la température moyenne de la planète durant les dernières décennies semble aujourd’hui comprise et est attribuée à l’augmentation de la concentration dans l’atmosphère terrestre, des gaz dits à «effet de serre» (gaz carbonique principalement) suite à l’utilisation des énergies fossiles (charbon, pétrole, gaz naturel) par les activités humaines.

Depuis le début des années 1990, les satellites altimétriques, en particulier Topex-Poseidon et Jason, surveillent en permanence les variations du niveau de la mer, avec une précision remarquable et une couverture globale. Ces nouvelles observations montrent qu’au cours des 12 dernières années, le niveau moyen global de la mer s’est élevé de près de 3 mm par an (figure 1), valeur significativement supérieure de celle mesurée par les marégraphes au cours du 20e siècle.

 

  Mais cette vitesse d’élévation est loin d’être uniforme : dans certaines régions, la mer a monté plus vite que la moyenne (jusqu’à 20 mm/an), dans d’autres, elle a même baissé (figure 2) atteignant parfois une baisse de plus de 10 mm/an. Nous savons depuis peu (voir ci-dessous) que ces variations régionales des vitesses de variations du niveau de la mer sont causées par la distribution non uniforme du contenu thermique de l’océan, avec les régions plus chaudes coïncidant avec les régions de hausse du niveau de la mer et les régions plus froides coïncidant avec les régions de baisse de niveau. Grâce aux observations spatiales, on mesure en effet les variations du niveau de la mer sur tout le domaine océanique et non plus seulement le long des côtes comme le font les marégraphes.

 

L’océan se réchauffe et les glaces fondent…

Quels sont les phénomènes responsables des variations actuelles du niveau moyen global de la mer ? On peut les ranger en deux catégories :

  • les changements du volume des océans résultant de variations de la densité de l’eau de mer, elles-mêmes causées par des variations de la température de l’océan;
  • les changements du contenu en eau des océans (donc des masses d’eau) résultant d’échanges d’eau avec les autres réservoirs (atmosphère, réservoirs d’eaux continentales, glaciers de montagne, calottes polaires). Ces échanges d’eau avec l’atmosphère, se produisent par évaporation et précipitation. Les échanges avec les continents résultent de variations d’écoulement d’eau vers les océans via les réseaux hydrographiques. Enfin les modifications de la masse des glaciers de montagne et des calottes polaires (le Groenland et l’Antarctique) constituent une troisième source d’échanges d’eau avec les océans.

 

Quelle est la part respective de tous ces facteurs à la hausse observée du niveau de la mer ?

L’analyse récente de données de température de l’eau de mer collectées au cours des 50 dernières années, nous apprend que l’océan, tout comme l’atmosphère, s’est réchauffé de façon importante au cours des dernières décennies. La chaleur accumulée dans l’océan, jusqu’à des profondeurs de l’ordre de 1000 mètres, induit une dilatation thermique de la mer, ce qui fait monter son niveau. Les calculs montrent que le réchauffement de l’océan explique environ 25% de la hausse du niveau de la mer des 50 dernières années (0,4 des 1.8 mm/an observés).

Le réchauffement climatique est aussi responsable de la fonte des glaces continentales. La plupart des glaciers de montagne de la planète ont perdu une quantité considérable de leur volume au cours des dernières décennies. La fonte de ces glaciers est ainsi responsable de d’environ 0,5 mm/an de la hausse du niveau de la mer observée pour la période 1950-2000. Il n’existe hélas aucune estimation quantitative de la contribution des calottes polaires à la hausse du niveau de la mer des dernières décennies. Remarquant que la somme de l’expansion thermique de l’océan et la fonte des glaciers n’expliquent que ~ 1 mm/an sur les 1,8 mm/an observés, on peut alors proposer une fourchette pour la contribution des calottes polaires. Il faut toutefois mentionner une autre contribution potentielle : les changements des stocks d’eaux continentales liés à la variabilité climatique et aux activités humaines dont la valeur est hautement incertaine.

 

Qu’en est-il pour les années récentes ?

La contribution de la dilatation thermique de la mer (due au réchauffement de l’océan) a triplé au cours de la dernière décennie (~1,5 mm/an pour la période 1993-2005, soit une contribution de l’ordre de 50% à la hausse observée). La fonte des glaciers de montagne s’est aussi accélérée. Des observations récentes indiquent que leur contribution atteint 1 mm/an pour ces dernières années.

Alors que pour les dernières décennies, on ne dispose d’aucune observation fiable sur la contribution du Groenland et de l’Antarctique à la hausse du niveau de la mer, de nouvelles observations par satellites montrent une fonte importante des régions côtières du sud du Groenland. Le phénomène semble même s’accélérer, contribuant pour environ 0,2 mm/an à la hausse du niveau de la mer des années récentes. En revanche l’Antarctique n’a pour l’instant qu’une contribution négligeable. En effet, si on observe bien une fonte significative de l’Antarctique de l’Ouest, sur la partie Est du continent, la glace s’accumule à cause d’une augmentation des précipitations neigeuses (comme cela est d’ailleurs prévu dans le contexte d’un réchauffement climatique). Ainsi le bilan total indique, qu’au moins pour la dernière décennie, la hausse moyenne du niveau de la mer est assez bien expliquée par le réchauffement de l’océan et la fonte des glaces continentales.

 

Au cours des prochains siècles ?

Des prévisions de l’élévation du niveau des mers au cours des prochaines décennies peuvent être faites à partir de simulations numériques de l’évolution future du système climatique, pour différents scénarios plausibles d’émissions de gaz à effet de serre et d’expansion démographique. Quel que soit le scénario, la hausse du niveau de la mer se poursuivra au cours des prochains siècles à une vitesse dépendant du scénario étudié, mais en général supérieur à ce que nous connaissons aujourd’hui.

 

Corée du Nord: «La politique de sanction de l’ONU est un échec»

Corée du Nord: «La politique de sanction de l’ONU est un échec»

Pour Dorian Malovic, spécialiste du régime de Pyongyang et auteur de La Corée du Nord en 100 questions (éd. Tallandier), la politique de sanction de l’ONU est un échec . Interview de 20 Minutes

Viser le Japon pour une démonstration de force, éviter Guam pour ne pas trop « fâcher » les Américains : Kim Jong-Un semble être un fin stratège non ?

Ce feuilleton nord-coréen est très loin d’être terminé. Les tirs nord-coréens attestent de la considérable amélioration technologique de Pyongyang sur le plan militaire et nucléaire et à laquelle si peu de monde s’attendait.

Quant à ce dernier tir, il est assez « bien mené » de la part de Kim Jong-Un. On sort de la crise de début août avec un bras de fer par déclarations interposées avec d’un côtéDonald Trump qui promet le « feu et la colère » et de l’autre Kim Jong-Un qui répond qu’il envisage de viser la base militaire américaine de Guam. Une crise soldée par un apaisement entre les deux parties, et un Donald Trump qui estime que la Corée du Nord « commence à nous respecter (Les Etats-Unis) ». Le tir de ce missile, qui a parcouru 2.700 km, survolé l’archipel nippon avant de s’abîmer dans le Pacifique, est une « provocation habile » de Pyongyang. Il montre les capacités nord-coréennes sans menacer directement le territoire américain.

Le Japon a annoncé par le passé qu’il détruirait en vol tout engin qui menacerait de frapper son territoire. Pourtant, Tokyo n’a rien fait ce mardi, pourquoi ?

Des explications techniques ont été données pour justifier cette absence de réaction. Tokyo a indiqué avoir étudié la hauteur et la trajectoire du missile, et a considéré que l’engin ne risquait pas de tomber sur son territoire. Toutefois, depuis 1998, c’est le cinquième engin militaire nord-coréen qui survole le territoire japonais.

La menace est-elle réelle ?

Le Japon perçoit la Corée du Nord comme son premier danger. Et la Corée du Nord cherche à piquer les Etats-Unis en s’en prenant au fidèle allié japonais. Pour l’heure, il n’y a pas d’intention de la Corée du Nord d’attaquer le territoire japonais et encore moins les Américains. Mais un incident technique pourrait tout à fait se produire durant l’un de ces tirs, ce qui rend la menace bien réelle.

A la demande de Washington et Tokyo, le Conseil de sécurité de l’ONU doit se réunir en urgence et devrait probablement appeler à un renforcement des sanctions à l’encontre de Pyongyang, mais est-ce vraiment une politique utile et efficace ?

On peut effectivement se poser la question de l’efficacité des sanctions, qui à ce jour ne se sont pas révélées très dissuasives. Pour un certain nombre de raisons : si l’on remonte au premier essai nucléaire nord-coréen, en 2006, on peut voir qu’à chaque test militaire de Pyongyang, l’ONU tient le même discours, les mêmes déclarations, et adopte les mêmes sanctions, ce qui n’a rien d’intimidant pour le leader nord-coréen. Car si les sanctions économiques adoptées par l’ONU visent à taper la Corée du Nord au porte-monnaie, le fait est qu’en pratique, les dernières sanctions décidées n’ont pour ainsi dire pas été appliquées. D’abord parce que les contrôleurs de l’ONU n’ont pas les moyens effectifs de vérifier l’application de ces sanctions. Ensuite, parce qu’il existe tout un arsenal de règles juridiques internationales qui permettent de contourner assez facilement ces sanctions, sur les exportations nord-coréennes par exemple. La Chine, partenaire économique et allié de la Corée du Nord, n’a ainsi aucun problème pour importer du charbon et des fruits de mer chinois, ce qui peut sembler anecdotique mais représente une manne importante pour Pyongyang. Et aujourd’hui encore, il y a des échanges économiques aussi avec la Russie mais, plus surprenant, également avec le Japon. Par ailleurs, la Corée du Nord vit depuis quarante ans dans une économie relativement fermée, donc ces sanctions n’ont que peu d’impact économique sur le pays. C’est un affichage diplomatique qui fait écran de fumée, mais en réalité, tous les acteurs régionaux parviennent à trouver leur compte. C’est un fait, la politique de la sanction et de la pression menée par l’ONU et toute la communauté internationale est un échec. La Chine estime aujourd’hui que le dossier nord-coréen est à un tournant. Ce qui est vrai, c’est que la communauté internationale doit comprendre et prendre acte que la Corée du Nord est désormais une puissance nucléaire nouvelle qui ne fera pas marche arrière. Il faut changer de logiciel et abandonner la position catégorique de la dénucléarisation de la Corée du Nord : cela n’arrivera pas.

 

Voitures électriques : alliance de Renault-Nissan avec Dongfeng

Voitures électriques : alliance de Renault-Nissan avec  Dongfeng

La société eGT est la quatrième coentreprise de l’Alliance Renault-Nissan en Chine (et la troisième avec Dongfeng). La première d’entre elles, Dongfeng-Nissan était, en 2016, le troisième producteur de voitures du pays (1,6 million de véhicules sortis des chaînes). Renault n’est entré en Chine que l’an dernier, à travers une coentreprise également avec Dongfeng (qui a écoulé 35 000 voitures au premier semestre) et vient d’annoncer, en juillet, une autre joint-venture, cette fois avec le constructeur chinois Brilliance China Automotive. « La création de cette nouvelle coentreprise avec Dongfeng concrétise notre volonté commune de développer des véhicules électriques compétitifs pour le marché chinois, a commenté Carlos Ghosn, PDG de Renault-Nissan, cité par le communiqué. Nous sommes confiants dans notre capacité à répondre aux attentes des clients chinois et à renforcer notre leadership mondial dans le véhicule électrique. » L’objectif affiché par M. Ghosn est de reproduire sur le marché chinois le succès phénoménal en Inde de son petit modèle low cost, la Renault Kwid, (un modèle autour de 5000 euros en Inde) mais dans une version électrique. L’Alliance Renault-Nissan est le leader mondial de la voiture électrique, en particulier avec la Nissan Leaf, l’automobile à batterie la plus vendue au monde. Mais Nissan a du mal à l’écouler en Chine, en raison d’un un prix trop élevé si on le compare à celui de la myriade de modèles strictement chinois. Renault exploite déjà depuis 2016 une usine avec Dongfeng à Wuhan (centre) mais la présence du constructeur français reste marginale en Chine par contraste avec son concurrent PSA, présent sur ce marché depuis les années 1980.

La lutte contre le terrorisme : une priorité diplomatique

La lutte contre le terrorisme : une priorité  diplomatique

“Assurer la sécurité de nos concitoyens fait de la lutte contre le terrorisme islamiste la première priorité de notre politique étrangère”, a déclaré Macron devant les 170 ambassadeurs de France réunis comme chaque rentrée à Paris “Oui je parle bien d’un terrorisme islamiste et j’assume parfaitement l’emploi de cet adjectif”. “L’angélisme n’est pas de mise à cet égard”, a-t-il ajouté, tout en mettant en garde contre un “soupçon général” envers les “millions de musulmans qui vivent en Europe et qui n’ont aucun rapport avec ces doctrines fanatiques”. Frappée depuis deux ans par une série d’attentats, la France est actuellement engagée militairement dans la lutte contre les groupes djihadistes, dans la bande sahélo-saharienne, en Libye et sur le front irako-syrien, a rappelé Emmanuel Macron. “Oui Daesh (acronyme arabe de l’Etat islamique-NDLR) est notre ennemi, le retour de la paix et la stabilisation de l’Irak puis de la Syrie sont à cet égard une priorité vitale pour la France”, a-t-il dit. Face à un conflit qui a fait plus de 300.000 morts et des millions de réfugiés, Emmanuel Macron a rappelé les deux lignes rouges de la France sur l’utilisation des armes chimiques et sur l’accès humanitaire. “Il va de soi que la reconstitution un jour d’un Etat de droit en Syrie (…) devra s’accompagner de la justice pour les crimes commis, notamment par les dirigeants de ce pays”, a-t-il ajouté. Annoncé mi-juillet, le groupe international de contact associant les principaux acteurs engagés en Syrie a été ”accepté“ par les interlocuteurs et doit permettre ”de donner une nouvelle impulsion au processus piloté par l’Onu. Ce groupe, sera rendu opérationnel lors de l’Assemblée générale des Nations unies en septembre.

Corée du Nord : un tir irresponsable

Corée du Nord : un tir irresponsable

Triplement irresponsable ce tir de missile de la Corée-du-Nord au-dessus du Japon. Irresponsable parce que cela entretient un climat de tension avec les États-Unis qui pourraient être tentés de tomber dans la provocation. Irresponsable pour la Corée-du-Nord elle-même dont la population est dans un grand état misère sociale et qui va encore subir de nouvelles sanctions économiques. Irresponsable enfin car cela pèse sur le climat général de la conjoncture. Irresponsable enfin parce que cette démonstration coréenne pourrait bien connaître un jour un incident non souhaité qui provoquerait alors un processus conflictuel grave non seulement entre la Corée-du-Nord mais peut-être aussi avec la Chine. On connaît par ailleurs la version au risque des opérateurs économiques et financiers et cette situation pèse actuellement sur les bourses et les investissements.  La France, favorable à une politique “intransigeante” envers Pyongyang, se tient prête à prendre toute initiative pour parvenir à une désescalade, a ajouté le président français lors d’un discours devant les ambassadeurs de France, à l’Elysée, affirmant sa solidarité avec le Japon.

Une Europe à plusieurs vitesses ( Macron)

Une Europe à plusieurs vitesses  ( Macron)

 

D’uen certaine  manière,  Macron  reprend la théorie des cercles pour avancer vers davantage d’intégration européenne. Pour cela,  la France proposera dans quelques semaines à ses partenaires de travailler sur une dizaine de sujets pour réformer l’Union européenne et la zone euro, a déclaré mardi Emmanuel Macron. Le président de république avait déjà préposé uen budget pour la zone euro et un ministre commun des finances. En fait il s’agit d’une Europe à plusieurs vitesses. Il y a bien sûr d’abord la zone euro qui ne concerne pas par exemple le Royaume-Uni mais au-delà de la zone euro des statuts différents selon les pays avec des modes de coopération de plus en plus différenciés.  c’est  la reconnaissances de la théorie des cercles avec un premier groupe de pays aux coopérations renforcées, un autre groupe de pays moins intégrés et moins contraints enfin un troisième pour les pays plus récemment accueillis au sein de l’union économique et ou qui ne souhaitent comme la Pologne ou la Hongrie  qu’une intégration légère. Ce sera aussi le moyen   de ne pas  empêcher ceux qui veulent aller plus loin. Mais ce sera quand même le moyen d’isoler un peu ceux  qui n’ont cessé de mettre des bâtons dans les roues de l’union européenne comme le Royaume-Uni par exemple  Le socle des principes et des valeurs fondatrices de l’Union demeure. Chacun doit accepter une Europe différenciée dans laquelle ceux qui veulent plus d’Europe pourront avancer et ceux qui ne veulent pas aller plus loin n’y feront pas obstacle. En outre, l’Europe doit être un espace de projets ambitieux qui soit en mesure de peser davantage dans les réponses aux problèmes du monde.  Dans ce sens  des propositions seront faites après les législatives allemandes du 24 septembre. L’objectif est de rédiger d’ici la fin de l’année une feuille de route négociée en particulier entre Paris et Berlin et associant les Européens qui le souhaitent. Ces propositions viseront à renforcer l’Union économique et monétaire, renforcer la convergence sociale et fiscale, agir pour la jeunesse, approfondir l’Europe de la Défense, renforcer la politique migratoire et créer “une véritable Europe du climat et de l’énergie”, a dit le président français devant les ambassadeurs de France réunis à l’Elysée. “Nous devons penser une Europe à plusieurs formats. Aller plus loin avec tous ceux qui souhaitent avancer”, a-t-il ajouté. En visite au Luxembourg, il a ensuite précisé qu’il proposerait en matières sociale et fiscale “un vrai mécanisme de convergence” et que certaines propositions porteraient sur le numérique, l’enseignement supérieur et la recherche. Il s’agit de “construire ce qui sera l’ensemble des critères qui permettront une plus grande intégration d’un cœur d’Europe”, a-t-il dit lors d’une conférence de presse avec les Premiers ministres luxembourgeois et belge, Xavier Bettel et Charles Michel. Lors d‘une conférence de presse à Berlin, la chancelière allemande s’est quant à elle positionnée mardi en faveur d‘un renforcement de l’intégration de la zone euro. Angela Merkel a ainsi apporté son soutien à l’idée d’un Fonds monétaire européen sur la base du Mécanisme européen de stabilité (MES) et s’est dite prête à envisager la création, souhaitée par Emmanuel Macron, d’un poste de ministre des Finances à l’échelle du bloc. Il a ajouté mardi que des “conventions démocratiques” seraient lancées dans les prochains mois en France et les pays volontaires pour associer les citoyens à ces réformes. Le président français a de nouveau critiqué devant les ambassadeurs les dirigeants polonais, qu’il avait accusés la semaine dernière de trahir les idéaux européens, recevant en retour de cinglantes attaques.

Macron condamne la Venezuela : dictature pour Macron, pas pour les insoumis

Macron condamne la Venezuela : dictature pour Macron, pas pour les insoumis

 

 

Le Venezuela est une  dictature pour Macron qui s’inquiète donc de la dérive totalitaire tandis  que les insoumis soutiennent implicitement le dictateur qui précisément a fait élire une assemblée constituante illégale pour balayer l’assemblée nationale qui lui était opposée. Ce que proposent d’ailleurs aussi les insoumis qui rêvent toujours de cette révolution bolivarienne. Pas étonnant la plupart des dirigeants insoumis sont des gauchistes aux références marxistes qui prônent le socialisme révolutionnaire. Malheureusement un socialisme qui s’assoit sur les libertés démocratiques qui  a fait 125 morts et conduits aussi le pays au désastre économique et social. Conséquence notamment de la dérive totalitaire,  l’économie du Venezuela, déjà mal en point, va connaître cette année une récession de 7% à 10%, a prédit mercredi le président de la Fedecamaras, la fédération des chambres de commerce du pays, dans le cadre d’un sommet Reuters sur l’investissement en Amérique latine. Carlos Larrazabal juge que la nouvelle assemblée constituante, installée par le président Nicolas Maduro malgré une violente contestation dans la rue, ne fera qu’aggraver une crise économique déjà profonde, qui se traduit par des pénuries de nourriture et de médicaments pour des millions de Vénézuéliens. « Nous ne pensons pas que l’assemblée nationale constituante va être une solution, nous pensons plutôt qu’elle va approfondir, de manière très importante, la grave situation économique que connaissent les Vénézuéliens », a-t-il dit. Pour cet homme d’affaires de 60 ans ayant fait ses études aux Etats-Unis, le Venezuela doit tourner le dos au modèle socialiste promu par Nicolas Maduro dans le sillage de son prédécesseur Hugo Chavez. « Le secteur privé fait partie de la solution et ne fait pas partie du problème », a-t-il déclaré, interrogé au siège de la Fedecamaras. Cette institution est en froid avec le gouvernement depuis que son président de l’époque, Pedro Carmona, a brièvement assumé la direction du pays lors d’un coup d’Etat finalement mis en échec contre Hugo Chavez en 2002. Malgré l’absence de statistiques officielles depuis près de deux ans, des données obtenues en début d’année par Reuters indiquent que l’économie vénézuélienne s’est contractée de 18,6% en 2016, soit sa pire récession en 13 ans. Devant les ambassadeurs de France réunis à l’Elysée, Emmanuel Macron a estimé que les Français ne comprenaient pas la “complaisance” de certains vis-à-vis du régime, visant sans le nommer le leader de La France insoumise Jean-Luc Mélenchon et des membres de son parti. “Qu’il me soit permis de dire combien est préoccupante la crise actuelle du Venezuela”, a-t-il dit. “Une dictature tente de se survivre au prix d’une détresse humanitaire sans précédent, de radicalisations idéologiques inquiétantes, alors même que les ressources de ce pays restent considérables.” “Je souhaite réfléchir avec les gouvernements d’Amérique latine et d’Europe à la manière d’éviter de nouvelles escalades, y compris régionales”, a-t-il ajouté. Jean-Luc Mélenchon, qui avait affiché son soutien au président en place, est resté silencieux sur le sujet depuis le début des affrontements. L’ex-candidat à l’élection présidentielle n’a jamais caché que l’ancien président du Venezuela, Hugo Chavez, était pour lui une source d’inspiration, notamment s’agissant du concept d’assemblée constituante et de révolution par les urnes. Après s’être montrés relativement discrets, plusieurs députés FI sont sortis de leur réserve début août, assurant que le régime de Nicolas Maduro n’était pas une “dictature”.

Code du travail : les Français inquiets et contradictoires

Code du travail : les  Français inquiets et contradictoires

Les français inquiets et en même temps contradictoires. Ils estiment en effet que la réforme du code du travail sera surtout profitable aux patrons et d’une certaine manière la craignent. Par contre, ils reconnaissent l’inadaptation du code du travail actuel et approuve le referendum d’entreprise plus efficace que les représentants du personnel et les délégués syndicaux. Justement la réforme la plus significative dans le projet en cours. Plus de deux Français sur trois (68%) pensent que leur patron profitera de la réforme du Code du travail pour réduire leurs droits, même si 63% estiment que le code actuel est inadapté au monde du travail, d’après un sondage OpinionWay publié mercredi. D’après cette enquête* d’opinion réalisée pour le compte des éditions Tissot, les personnes sondées considèrent majoritairement (68%) que leur patron profitera de la réforme pour réduire leurs droits si le futur Code du travail laisse davantage de place à la négociation par accord d’entreprise. Pour 29% des personnes interrogées, le Code du travail reste l’élément le plus important pour assurer la protection des salariés, devant les accords de branche (20%), les représentants du personnel (15%) ou les syndicats au sein de l’entreprise (12%). Mais 63% jugent cependant le code actuel inadapté au monde du travail. Seules 35% des personnes interrogées estiment qu’il est adapté et seules 6% le jugent « tout à fait » en adéquation avec le monde du travail. Par ailleurs, 64% des salariés pensent que les entreprises n’embaucheront pas plus facilement si elles peuvent licencier plus facilement. Une proportion identique de sondés (64%) désapprouve aussi le plafonnement des indemnités prud’homales en cas de litige pour licenciement injustifié, ainsi que le prévoit la réforme par ordonnances du Code du travail. D’après ce sondage, 50% des personnes interrogées estiment que les salariés eux-mêmes, par référendum, sont les plus à même de représenter l’ensemble des salariés dans l’entreprise, devant les représentants du personnel (35%) et les délégués syndicaux (14%). Les salariés français pensent en grande majorité (80%) que les règles du droit du travail devraient être identiques dans le secteur public et dans le privé. Dans le détail, 66% des salariés du public y sont favorables, et 87% des salariés du privé.

Enquête réalisée en ligne entre le 16 et le 19 août 2017 auprès de 1.014 salariés de 18 ans et plus selon la méthode des quotas.

Popularité de Macron : chute confirmée

Popularité de Macron :  chute confirmée

Consécutivement,  deux sondages montrent la baisse de popularité de  Macron : celui de l’IFOP et celui de BVA. En cause, un exercice sans doute un peu trop solitaire du pouvoir, une absence de relai politique aussi des orientations en deçà des promesses (exemple étalement de la suppression de la taxe d’habitation ou de l’allégement des cotisations sociales des salariés). Pour BVA, Emmanuel Macron a vu sa cote de popularité chuter de 11 points entre juillet et août, à 43% de bonnes opinions contre 54% le mois dernier. Emmanuel Macron a vu sa cote de popularité chuter de 11 points entre juillet et août, à 43% de bonnes opinions contre 54% le mois dernier, .Pour l’IFOP,  depuis le mois de mai, la cote de popularité du chef de l’Etat a perdu 22 points, passant de 62% à 40%. Selon l’enquête BVA, dont la tendance rejoint d’autres sondages publiés en cette rentrée, seule une minorité de Français déclare désormais avoir une bonne opinion du chef de l’Etat (43%), contre 55% qui en ont une mauvaise. La popularité du Premier ministre, Edouard Philippe, chute également, avec une baisse générale de neuf points, à 46% de bonnes opinions. Pour L’IFOP, enquête enregistre  57 % de mécontents soient encore une chute de 14 points en un mois d’après le baromètre de l’IFOP. Depuis le mois de mai, la cote de popularité du chef de l’Etat a perdu 22 points, passant de 62% à 40%. Le Premier ministre, Edouard Philippe, voit sa cote baisser de neuf points en août, pour arriver à 47% d’opinions favorables contre 56% en juillet. . Macron chute  un peu plus rapidement que ses prédécesseurs sur la même période. En cause sans doute,  l’espérance un peu excessive dans la jeunesse et la nouveauté de ce président d’à peine 40 ans. En fait, Macron retrouve son socle électoral qui tourne autour de 25 %. Son écrasante victoire au second tour n’étant due qu’à un fort rejet de Marine Le Pen et du Front National. Il faudra effectivement du temps pour mesurer l’effet que l’efficacité de Macron qui s’est surtout affirmé au plan international mais au plan intérieur  s’est essentiellement centré sur une loi de modernisation de la vie politique relativement modeste,  aussi sur le statut de son épouse. De sujets majeurs sont en cours d’examen comme  la fameuse réforme du code du travail qui sera forcément critiquée au début d’autant plus facilement que les résultats ne pourront être appréciés qu’à moyen et long terme. Autre sujet,  le rééquilibrage budgétaire qui nécessairement va créer le mécontentement dans certaines catégories socio professionnelles et certains contribuables. Il faudra pour Macron un autre travail de pédagogie et s’appuyer davantage sur un gouvernement et un parti aujourd’hui un peu trop muselés.  Macron semble avoir compris que ce travail pédagogique est important-son changement de stratégie vis-à-vis de sa communication en direction des journalistes. Jusque-là refusé l’intermédiation des médias mais depuis sa visite dans les ex pays de l’Est il accepte de se faire accompagner par des représentants des médias. En outre il est vraisemblable qu’il ce contraindra à des exercices réguliers de communication directe avec l’opinion  pour éclairer sur les grands enjeux qui justifient les réformes engagées.

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