Archive mensuelle de avril 2012

Pacte de croissance de Hollande : l’idée progresse en Europe

Pacte de croissance de Hollande : l’idée progresse en Europe

 

Les contours d’un pacte européen de croissance commencent à se dessiner avec la multiplication des déclarations de responsables politiques en réaction aux informations de la presse espagnole selon laquelle Bruxelles prépare un plan de 200 milliards d’euros pour stimuler l’activité, un chiffre que la Commission a cependant démenti. L’idée de compléter le « pacte budgétaire » conclu l’an dernier par un volet de soutien à la croissance alimente le débat politique en Europe depuis plusieurs semaines, de nombreuses voix soulignant le risque de voir l’austérité favoriser une rechute en récession de pays fragilisés par la crise. Elles sont confortées par la situation en Espagne, pays actuellement au premier rang des inquiétudes des investisseurs et qui est officiellement retombé en récession pour la deuxième fois en trois ans. Cette piste semble d’autant plus plausible que la Banque centrale européenne ne semble guère avoir de marge de manoeuvre pour baisser les taux d’intérêt au vu d’une inflation qui reste sensiblement au-dessus de l’objectif qu’elle a fixé. La BCE, souvent considérée comme le dernier rempart contre un emballement de la crise de la dette dans la zone euro, devrait annoncer jeudi qu’elle laisse ses taux à un niveau historiquement bas. Michel Barnier, commissaire européen au Marché intérieur, s’est à son tour déclaré en faveur d’un pacte de croissance en Europe en complément du pacte budgétaire dont les mesures d’austérité suscitent des remous politiques et sociaux. « Je suis favorable à ce que l’on prépare une initiative de croissance en plus des accords conclus sur la discipline budgétaire », déclare-t-il dans un entretien publié lundi par le journal allemand Die Welt.

 

carburant : nouveau recul des prix

carburant : nouveau recul des prix

Les prix des carburants à la pompe ont à nouveau reculé la semaine dernière en France, ceux de l’essence reculant d’environ deux centimes par litre alors que celui du gazole s’érodait légèrement, selon les relevés hebdomadaires officiels. Le litre de gazole, carburant préféré des Français (plus de 80% des ventes), est descendu à 1,4264 euro contre 1,4295 une semaine plus tôt, s’éloignant encore un peu plus de son record historique (1,4584 euro) établi à la mi-mars, selon des données mises en ligne par le ministère du Développement durable. Le litre d’essence sans plomb 95 (environ 15% des ventes de carburant) est revenu à 1,6282 euro contre 1,6507 euro une semaine plus tôt (et après un record de 1,6664 euros à la mi-avril). Enfin, le sans plomb 98 (environ 5% de la consommation nationale de carburants) est retombé à 1,6824 euro, contre 1,7001 euro une semaine plus tôt (et après avoir culminé à 1,7121 euro début avril). Ces prix sont des moyennes nationales calculées par la Direction générale de l’énergie et du climat (DGEC) à partir de données fournies par les stations-service. C’est la deuxième semaine consécutive que les prix des trois carburants reculent en même temps.

 

Fillon lâche Sarkosy sur le premier mai

Fillon lâche Sarkosy sur le premier mai

 

Nicolas Sarkozy et François Hollande continuent à s’affronter sur le rôle des syndicats à la veille d’un 1er-Mai plus politique que jamais après la décision du président-candidat d’organiser son propre rassemblement sur le travail. François Fillon s’est démarqué de Nicolas Sarkozy en affirmant sur RTL qu’il fallait « éviter toutes les remarques désagréables à propos des syndicats », car ils « sont nécessaires au fonctionnement de l’économie et du système social français ». François Chérèque, secrétaire général de la CFDT, y a vu aussitôt « une sorte de schizophrénie » à droite entre Nicolas Sarkozy qui « tape à bras raccourcis sur les syndicats » et son Premier ministre « qui veut éviter cela ». Nicolas Sarkozy a choisi d’organiser mardi lors de la journée du travail, marquée traditionnellement par des défilés des organisations syndicales, un grand rassemblement place du Trocadéro à Paris. Après avoir parlé dans un premier temps de fête du « vrai travail » – une expression qui lui a valu la foudre des syndicats de salariés et de la gauche -, il a par la suite opté pour l’expression « vraie fête du travail ». Marine Le Pen, qui a fait des scores élevés parmi les ouvriers au premier tour de la présidentielle, fera pour sa part défiler ses troupes à Paris en l’honneur de Jeanne d’Arc en soulignant sa représentativité dans le monde du travail. Les syndicats promettent qu’il n’y aura pas de message politique sur les banderoles des défilés du 1er-Mai mais la CGT, à la différence des autres organisations, a appelé à « battre Nicolas Sarkozy ». En revanche, les dirigeants syndicaux ne se priveront pas de répondre au président-candidat sur leur légitimité à représenter les salariés, mise en cause selon eux par Nicolas Sarkozy.

 

Net freinage de l’économie américaine

Net freinage de l’économie américaine

 

Le freinage de l’économie américaine au premier trimestre est bien parti pour se prolonger au deuxième. L’activité industrielle a ralenti nettement dans la région de Chicago en avril, selon l’indice local des directeurs d’achats de l’association professionnelle américaine ISM publié lundi. Cet indice a reculé de 6,0 points par rapport à mars pour s’établir à 56,2 en données corrigées des variations saisonnières, son niveau le plus faible en 29 mois, indique l’ISM.  L’indice traduit néanmoins une expansion de l’activité économique pour le 31e mois d’affilée, écrit l’ISM dans un communiqué ajoutant que les chiffres d’avril reflètent également une tendance de l’activité à « ralentir davantage ». La prévision médiane des analystes donnait un recul moins marqué de l’indicateur, à 60,0.  L’ISM Chicago mesure la perception que les industriels de la région ont de la conjoncture. Il passe pour être habituellement un bon indicateur de l’évolution du baromètre de l’activité au niveau de l’ensemble des Etats-Unis. Pour l’association, le fait que l’indice ait reculé pour le deuxième mois d’affilée et que ce recul ait été tiré par une chute marquée de sa composante mesurant la production incite à « être plus prudent face à l’érosion de la demande qui se poursuit, même si le carnet de commandes augmente » pour les entreprises de la région.

 

Dégradation de neuf banques espagnoles

Dégradation de neuf banques espagnoles

 

L’agence d’évaluation financière Standard and Poor’s a dégradé lundi les notes de neuf banques espagnoles, dont Santander et BBVA, ainsi que celle de la confédération des caisses d’épargne (Ceca), après avoir abaissé jeudi la note souveraine de l’Espagne de deux crans. Dans un communiqué, l’agence indique avoir dégradé les notes de Santander, sa filiale Banesto, BBVA, Banco Sabadell, Ibercaja, Kutxabank, Banca Civica, Bankinter et Barclays, et menace de faire de même avec deux autres banques du pays, CaixaBank et Bankia. En particulier, les notes de Santander et de BBVA, les leaders du secteur, sont abaissées de deux crans, la première de A+ à A-et la deuxième de A à BBB+. La semaine dernière, Santander annonçait un bénéfice net en baisse de 24  %, au premier trimestre.  Le secteur bancaire espagnol est l’une des grandes sources d’inquiétudes des marchés, car il est fragilisé depuis l’éclatement de la bulle immobilière en 2008. La Banque d’Espagne a d’ailleurs révélé vendredi que le secteur accumulait pour 184 milliards d’euros d’actifs immobiliers problématiques fin 2011, soit 60% de son portefeuille.  Les banques espagnoles font face à un début d’année noir, depuis que le gouvernement espagnol les contraint à se renflouer à hauteur de 52 milliards d’euros, en un an seulement. L’objectif du gouvernement est de débarrasser les établissements financiers de leurs actifs toxiques. Standard and Poor’s s’était encore inquiétée jeudi de la toxicité des actifs des banques espagnoles, en abaissant de deux crans la note souveraine de l’Espagne, de A à BBB+. La modification des notes des banques en est la conséquence directe, indique-t-elle aujourd’hui. Selon l’agence de notation, il y a « une probabilité croissante que l’Etat espagnol doive fournir un soutien budgétaire supplémentaire au secteur bancaire », ce qui menacerait la réduction du déficit. Mercredi, le FMI avait appelé l’Espagne à aller plus loin dans l’assainissement de ses banques afin de « remédier aux faiblesses qui demeurent » malgré une grande réforme du secteur financier. Soumis aux difficultés de leur marché domestique, les banques espagnole empruntent de plus en plus auprès de la Banque centrale européenne, atteignant un chiffre record de 227,6 milliards d’euros prêtés entre février et mars.

 

Economie politique: derniers articles

Lundi 30 avril 2012

 

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Foot-Coupe de France : le président de Lyon irresponsable économiquement en demandant de ne pas taxer les hauts revenus du foot

Foot-Coupe de France : le président de Lyon irresponsable économiquement en demandant de ne pas taxer les hauts revenus du foot

 

Le  président de l’OL à l’occasion de la coupe de France qui opposait Lyon à Quevilly a demandé qu’on renonce à la taxation des revenus des pros au dessus de 1 million. Une attitude évidemment irresponsable quand on connaît la situation financière des clubs En France mais aussi dans le monde. Irresponsable et inefficace. Inefficace parce que la coupe de France a clairement démontré que le niveau de jeu des pros n’est malheureusement pas lié à leurs rémunérations excessives, d’une certaine manière ce niveau même est inversement proportionnel aux revenus. Le PSG, Lyon ou l’OM qui ont de budgets de l’ordre de 150 millions n’ont pas spécialement brillé en championnat dominé par Montpellier dont le budget est d’un peu plus de 30 millions. En outre ces trois clubs phares ont présenté sur la saison 2010-2011 des déficits inquiétants, 65 millions pour le PSG, près de 30 millions pour Lyon et Marseille. Certes le phénomène est mondial, le Réal ou Barcelone présente une dette de près de 600 millions. ! En cause précisément  les rémunérations des joueurs qui pèsent 70 à 80% des charges des clubs. On peut convenir que la carrière de ces pros est courte et qu’il est normal que les salaires soient élevés mais à cette hauteur, c’est de la folie. En France, en dépit de cette fuite en avant, le niveau pro demeure insipide. Témoin notre absence quasi systématique des phases finales européennes en clubs. Parallèlement heureusement le niveau amateur s’est considérablement amélioré sous l’effet d’une formation de base de plus en plus pointue dans presque tous les clubs même les plus petits où joueurs  entraineurs , dirigeants pour la plupart sont rémunérés avec des queues de cerises ou même rien du tout. Nos vedettes surpayées sont le fruit de ce travail de fond des petits clubs.  D’autres sports demandent autant de talent, autant d’efforts sans que cela nécessite un tel gâchis financier. Avec a crise, le foot n’échappera pas à une profonde remise en cause de sa gestion, ce que souhaite justement Platini, le président de l’UEFA.

Croissance –Bruxelles : un « Plan Marshall » de 200 milliards d’euros

Croissance –Bruxelles :  un « Plan Marshall » de 200 milliards d’euros

Il est clair que la commission européenne est davantage attentive aux évolutions politiques voire politiciennes qu’aux réalités économiques. Normal, ce sont tous d’anciens politiques. Ils sentent le venet tourner en Europe à propos de la croissance. Vraisemblablement le pacte de stabilité ne sera remis en cause par personne (même pas par Hollande) mais la demande dune action européenne pour dynamiser l’économie va devenir majoritaire surtout après les élections françaises ; Du coup on prépare un «  plan Marshall » de croissance. Selon le journal espagnol El Pais, la Commission européenne prépare un plan d’investissement de 200 milliards d’euros pour réactiver la croissance en Europe.   La Commission européenne prépare un plan d’investissement capable de mobiliser 200 milliards d’euros d’investissements publics et privés pour réactiver la croissance en Europe, selon le journal espagnol El Pais qui cite des « sources européennes ».  »Le projet vise à lancer des investissements pour une valeur de 200 milliards d’euros en infrastructures, énergies renouvelables et technologies de pointe (avec une participation privée) », avance le quotidien. L’Union européenne pourrait opter pour deux voies de financement. La plus probable passe par un « montage financier » qui s’appuierait sur la Banque européenne d’investissement (BEI) et le Mécanisme européen de stabilité financière (EFSM), poursuit El Pais. Il s’agirait ainsi d’utiliser 12 milliards d’euros encore non utilisés du EFSM pour attirer des fonds privés qui viendraient renflouer la BEI et serviraient de « garantie pour lancer des projets d’infrastructures publics-privés ». Pour y parvenir, le montage s’appuierait sur des « instruments financiers sophistiqués et des obligations » garanties par l’UE et servant à financer ces projets qui seraient destinées « à des fonds de pensions et autres investisseurs », poursuit le quotidien. L’autre option de financement passe par l’injection, de la part des pays membres, de 10 milliards d’euros au capital de la BEI. Une voie moins probable compte tenu de l’ »asphyxie » de leurs comptes publics. Selon le quotidien, ce plan devra être présenté lors de la rencontre, non prévue jusqu’à cette semaine, des chefs d’Etat et de gouvernement de l’UE qui pourrait se tenir avant un sommet programmé lui de longue date les 28 et 29 juin.

 

France : l’éclatement de la bulle immobilière inévitable

France : l’éclatement de la bulle immobilière inévitable

 

 

Les pancartes à vendre se multiplient sur les façades des bâtiments anciens et le neuf recule. En cause, ma crise bien sur caractérisée par un certain attentisme, le credit Crunch et l’instabilité sur la perspectives des revenus. La France fait exception, elle n’a été que peu touchée dans l’immobilier en 2008-2009. Les prix se sont remis à flamber. Alors que ni l’inflation, ni l’évolution des revenus ne le justifiaient ; En clair c’est le phénomène espagnol. Du coup, les prix sont devenus inaccessibles pour beaucoup. La demande s’est asséchée d’autant que les banques ont resserré considérablement les conditions du crédit. Les stratégistes Pierre Sabatier et Jean-Luc Buchalet de chez PrimeView,  pensent aujourd’hui que le marché est sur la pente d’ « une correction forte, durable et généralisée ». Et ce, après la disparition d’un certain nombre de leviers ayant soutenu « une bulle de valorisation de très grande ampleur, ayant sans doute atteint son paroxysme au cours de l’été 2011 ». Ce qui s’observe sur le front du crédit, avec la diminution progressive de l’apport personnel, la hausse des taux ainsi que de la baisse de la durée des emprunts. Tout comme plus généralement « la disparition progressive du soutien inconditionnel du secteur par l’Etat ». Dans sa dernière étude en date, l’expert faisait aussi part de l’étroit lien entre la bonne tenue de l’immobilier et un « profil démographique porteur » ; profil qui ne l’est plus aujourd’hui avec le vieillissement de la population et, partant, avec la diminution relative des actifs et donc d’acheteurs potentiels. Fervent défenseur de la théorie d’une « bulle gigantesque en France », Primeview avait jugé que depuis 1998 la flambée des prix de 161 % sur le marché français ne pouvait s’expliquer ni par « l’inflation générale des biens et services », ni par « l’augmentation du revenu disponible des ménages ». Si la théorie est loin de rassembler économistes et observateurs, ceux-ci font « aujourd’hui au début de son dégonflement (…) preuve d’un mélange d’incrédulité et de déni face au mouvement baissier qui se dessine », tacle Primeview. Quoi qu’il en soit, et si le sujet divise, les perspectives baissières sont pour le moins partagées. De son côté, Standard & Poor’s a estimé dans une étude que les prix pourraient se replier en cumulé de 15 % d’ici la fin 2013. Un scénario réaffirmé par l’agence de notation dans une étude publiée mardi, précisant que la production de crédit pourrait baisser de 30 % d’ici la seule la fin de l’année.   Dans les dix ans la correction pourrait être très sévère, autrement dit la bulle immobilière pourrait bien éclater en France.

 

Le crédit conso s’écroule, en cause le crédit Crunch et le changement de comportement des ménages

Le crédit conso s’écroule, en cause le crédit Crunch et le changement de comportement des ménages

 

Credit Crunch, chômage, baisse du pouvoir d’achat mais aussi changement de comportement pèsent sur le crédit conso. Mieux que beaucoup d’agrégats statistiques, la pente prise par le crédit à la consommation en France reflète à la fois les difficultés conjoncturelles de l’économie française et ses mutations plus profondes. Ces derniers mois, l’économie tricolore dans son ensemble n’est ainsi finalement pas entrée en récession. Mais elle a présenté quelques grandes fragilités, que le crédit à la consommation reflète aujourd’hui. Le chômage d’abord, frein traditionnel à l’activité. La consommation de certains biens a également brutalement fléchi. À commencer par l’automobile. À un bout de la chaîne, Renault et, surtout, PSA affichent des ventes en berne. À l’autre bout, les statistiques de l’ASF font ressortir un recul de 23,2 % de la production de crédits dédiés à l’achat de voitures neuves au premier trimestre. Et l’on a bien senti ces derniers mois que la distribution spécialisée commençait à sentir le vent du boulet. Pas de hasard: les financements de biens d’équipement du foyer (électroménager, multimédia, meubles) cèdent pour la première fois du terrain en ce début 2012. La descente aux enfers du «crédit conso» va cependant bien au-delà des conséquences, certes lourdes, du seul ralentissement économique. Elle recouvre aussi de vrais changements de comportements chez des ménages français qui n’ont en fait plus d’appétit pour le crédit. Selon l’enquête publiée mercredi par la Banque de France, les critères d’octroi de prêts à la consommation aux particuliers n’ont d’ailleurs pas changé au premier trimestre. Le problème est donc à chercher davantage du côté de la demande de crédits que du côté de l’offre. Le phénomène du «désendettement» – «deleveraging» dans le langage des économistes – n’est pas l’apanage des États d’Europe du Sud ni des ménages américains. Les Français eux aussi, s’ils n’ont pas versé dans les excès des subprimes et des cartes de crédits, sont devenus prudents à l’idée d’emprunter. Le phénomène se lit à peine dans les grandes masses. Selon les données de l’Insee, disponibles à fin septembre 2011, le taux d’endettement des ménages est tout juste en voie de se stabiliser. La production de crédit immobilier s’est elle aussi mise en panne (elle devrait avoir chuté de 20 % environ au premier trimestre). Mais si les ménages sont encore prêts à emprunter pour se loger, ils le sont beaucoup moins pour des dépenses un peu plus frivoles. Ce sont d’ailleurs les assureurs qui en parlent le mieux: eux ont constaté que les encours des contrats d’assurance-vie reculent parce que les épargnants viennent désormais piocher dans leurs économies pour consommer.

Immobilier-Standard & Poor’s: le credit Crunch provoquera recul des prix de 15%

Immobilier-Standard &  Poor’s:  le credit Crunch provoquera  recul des prix de 15%

Standard & Poor’s anticipe une baisse des prix de 15 % d’ici fin 2013. La démonstration de l’agence de notation est rigoureuse: en France, quand les capacités d’emprunt diminuent, les prix de l’immobilier piquent du nez. Ainsi, entre septembre 2007 et mars 2009, les capacités d’emprunt ont reflué de 7 %, avec à la clé une baisse des prix de 10 % entre mars 2008 et juin 2009. «Dans les dix-huit prochains mois, nous attendons une chute de la capacité d’emprunt de même ampleur, lit-on dans la note de S & P, publiée hier. Et nous anticipons aussi en 2012 une réduction de 20 % du nombre de prêts immobiliers.» Voilà pourquoi l’agence de notation prédit un recul des prix de 15 %. Pour étayer sa démonstration, elle donne quelques exemples ­illustrant la plus grande exigence des banques en matière de crédits immobiliers. Dès juillet 2011, la durée moyenne des crédits était passée à 211 mois (17 années et demie) contre 237 mois (presque 20 ans) en mars. Quant au nombre de crédits, il a déjà plongé de 40 % en février dernier. Autre indicateur qui plaide pour un repli des prix: le pouvoir d’achat réel risque de baisser en France: selon Standard &  Poor’s, au premier semestre, l’inflation atteindrait 1,3 %, alors que le revenu disponible n’augmenterait que de 1 % et ne connaîtrait pas d’évolution au second semestre. Quant aux taux d’intérêt, ils pourraient grimper à 5 % d’ici la fin de l’année, contre 4,7 % en moyenne en décembre. Des données macroéconomiques plausibles qui font l’impasse sur un élément mis en avant par les agences immobilières, la dimension psychologique liée à l’achat d’un logement. Les prochains mois diront si la raison l’a emporté sur la passion, si S & P a de meilleurs capteurs que les professionnels de l’immobilier

 

L’OIT condamne l’austérité

L’OIT condamne l’austérité

Du fait de l’austérité il faudra compter environ 6 millions de chômeurs en plus en 2012. L’OIT condamne Les politiques d’austérité car  202 millions de personnes seront au chômage cette année, 6 millions de plus que l’an passé, selon le rapport sur le travail dans le monde 2012 de l’Organisation internationale du travail (OIT) publié aujourd’hui à Genève.  »Notre chiffre estimé provisoire pour l’année 2011 est que le chômage total serait de 196 millions, et nous passerions en 2012 à 202 millions, une augmentation de 6 millions, et en 2013 à 207 millions, une augmentation de 5 millions supplémentaires », a déclaré le Directeur de l’Institut international d’études sociales de l’OIT, Raymond Torres, lors d’une conférence de presse.  »Ceci voudrait dire qu’on aboutirait à un taux de chômage d’environ 6,1% en 2012″, a-t-il souligné. Cela pose d’autant plus problème, pour l’OIT, qu’environ 50 millions d’emplois font toujours défaut par rapport à la situation qui prévalait avant la crise de 2008. Pour l’organisation basée à Genève, il est peu probable que l’économie mondiale croisse à un rythme suffisant ces deux prochaines années pour, simultanément, combler le déficit d’emplois actuel et fournir du travail à plus de 80 millions de personnes qui devraient arriver sur le marché du travail au cours de la même période. Les tendances sont particulièrement préoccupantes en Europe, où le taux de chômage a augmenté dans près de deux tiers des pays depuis 2010, selon le rapport de l’OIT. Par ailleurs, soulignent les experts, la reprise du marché du travail est aussi « au point mort » dans d’autres économies avancées, comme le Japon et les Etats-Unis. Ailleurs, les offres d’emplois ne sont pas à la hauteur des besoins d’une population en âge de travailler de plus en plus nombreuse et qualifiée, comme en Chine. Les déficits d’emplois demeurent critiques dans l’essentiel du monde arabe et de l’Afrique, selon l’OIT. Selon le rapport, cet assombrissement des perspectives de l’emploi se traduit par une augmentation des risques de troubles sociaux, notamment en Europe, Moyen-Orient, Afrique du Nord et Afrique subsaharienne. L’Amérique latine, où l’OIT constate un certain redressement de l’emploi, a en revanche vu son risque de troubles sociaux reculer.  Pour l’OIT, les difficultés d’accès au crédit, notamment pour les PME dans les économies avancées, et les mesures d’austérité mises en place pour « apaiser les marchés financiers » sont à l’origine de cette dégradation de la situation de l’emploi. « L’austérité n’a pas produit plus de croissance économique », a souligné M. Torres, critiquant des politiques d’austérité « contre-productives » ayant conduit à une faible croissance économique et à des destructions d’emploi sans pour autant avoir réduit de façon majeure les déficits budgétaires.  »Par exemple, en Espagne, le déficit a été réduit d’un peu plus de 9% du PIB en 2010 à 8,5% du PIB en 2011: une très petite réduction après un programme d’austérité drastique », a fait valoir M. Torres. Pour l’OIT, « le piège de l’austérité est en train de se refermer ». L’OIT encourage donc les gouvernements à mettre en place des stratégies de relance de la demande intérieure et se félicite que dans certains pays, comme en Inde, en Amérique latine, en Afrique du Sud ou plus récemment en Chine, les salaires semblent augmenter progressivement pour rattraper la productivité. Concernant l’Union européenne, Raymond Torres recommande aux autorités de repenser l’action de la Banque européenne d’investissement, afin qu’elle facilite des prêts pour relancer la croissance. L’expert souligne aussi la nécessité de revoir les objectifs des Fonds structurels européens afin qu’ils permettent de soutenir l’emploi, au lieu de développer les zones rurales comme ils l’ont fait jusqu’à présent. Enfin, l’OIT est favorable à la mise sur pied d’une véritable politique d’emploi qui serait financée par un nouvel instrument financier au niveau européen.

 

Les chambres de commerce : pour une politique industrielle et la simplification administrative

Les chambres de commerce : pour une politique industrielle et la simplification administrative

Les CCI sont discrètes mais jouent un rôle économique majeur dans le soutien à l’économie locale. Elles font des propositions au futur président notamment pour la relance de la politique industrielle et la simplification administrative qui (avec la fiscalité) tue la compétitivité.  Les chambres de commerce et d’industrie souhaitent travailler avec le nouveau président et le nouveau gouvernement sur les grands dossiers économiques: les PME, l’industrie, le développement international des entreprises, la formation et l’apprentissage. «Nous sommes une force de proposition. Nous ne sommes pas dans la revendication», explique Jacques Pfister, premier vice-président de l’Assemblée des chambres françaises de commerce et d’industrie (ACFCI) et président de la chambre de commerce et d’industrie de Marseille Provence en présentant les 22 propositions du réseau des chambres de commerce et d’industrie. Signe de cette volonté de changer et d’affirmer leur volonté de jouer les premiers rôles dans les grands débats économiques, les chambres de commerce et d’industrie adoptent un nouveau logo, «CCI de France». «Il n’existe pas beaucoup de réseaux de chefs d’entreprise aussi impliqués dans l’économie des territoires et aussi proche des territoires. Nous sommes une Datar du privé», poursuit Jacques Pfister, en allusion à la Direction de l’aménagement du territoire. Les chambres de commerce sont actives dans de nombreux domaines. «Elles sont des machines à faire du développement économique, à former des jeunes, à gérer des infrastructures», résume Pierre-Antoine Gailly, deuxième vice-président de l’ACFCI et président de la chambre de commerce et d’industrie de Paris. Elles forment des apprentis. Elles accueillent des étudiants dans leurs écoles de commerce. Elles gèrent des aéroports ou des ports. Elles accompagnent les PME à l’international. Elles aident les créateurs d’entreprise. Elles s’occupent d’emploi. «La chambre de commerce de Marseille Provence accompagne 1000 bénéficiaires du RSA par an depuis quatre ans», souligne Jacques Pfister. Soucieuses de participer à la relance de l’économie, les chambres de commerce plaident pour que la France se dote d’une véritable ambition industrielle. Elles souhaitent faire de 2013 l’année de l’industrie. Elles proposent de créer un guichet des financements industriels en région pour aider les chefs d’entreprise à trouver des financements. Le lancement d’un plan d’urgence pour permettre aux PME de conquérir de nouveaux marchés est demandé afin de stopper la baisse du nombre de sociétés exportatrices qui ne sont pas plus nombreuses en 2011 qu’en 1995. Les grands groupes seront obligés de travailler avec «une quote-part de PME et PMI françaises dans le cadre de leurs contrats accompagnés à l’étranger». Constatant que la France est suradministrée et que les compétences des collectivités territoriales et de l’État se chevauchent, les chambres de commerce et d’industrie plaident pour une simplification du millefeuille territorial, un renforcement du rôle des métropoles et une meilleure utilisation des ports ou des aéroports. «Il est possible de créer 1% de PIB de plus si nous réfléchissons sur les métropoles et d’apporter 1% de PIB de plus en nous focalisant sur les ports du Marseille et du Havre», affirme Jacques Pfister.

 

Sondage présidentiel : Hollande moins un point à 53%, Sarkozy plus un à 47%, selon Ipsos

Sondage présidentiel : Hollande moins un point à 53%, Sarkozy plus un à 47%, selon Ipsos

François Hollande est crédité de 53% des intentions de vote, en baisse de un point, pour le second tour de la présidentielle, contre 47% (+1) à Nicolas Sarkozy, selon un sondage Ipsos pour France Télévisions, Radio France et Le Monde lundi.  Le candidat socialiste perd un point par rapport à l’enquête précédente du 22 avril, tandis que le candidat soutenu par l’UMP en gagne autant. 22% des personnes interrogées et certaines d’aller voter n’ont pas exprimé d’intention de vote.  34% des électeurs de François Bayrou au 1er tour voteraient Hollande, 40% Sarkozy, 26% n’ont pas exprimé d’intention de vote si celui-ci avait lieu ce dimanche, selon cette enquête.  14% des électeurs de Marine Le Pen se reporteraient sur Hollande, 54% sur Sarkozy, tandis que 32% n’ont pas exprimé d’intention de vote.  80% de l’électorat de Jean-Luc Mélenchon voteraient Hollande, 3% pour Sarkozy et 17% n’ont pas exprimé d’intention de vote.  90% de ceux qui déclarent avoir l’intention de voter Hollande se disent certains de leur choix, ce qui est également le cas de 90% des électeurs choisissant le vote Sarkozy.

 

Economie politique: derniers articles

dimanche 29 avril 2012

 

Présidentielles : internet, l’outil de décryptage de l’info, une révolution sociétale

Présidentielles : internet, l’outil de décryptage de l’info, une révolution sociétale

 

 

La presse traditionnelle (radio, tél, presse écrite) conserve un rôle d’information mais sa place est de plus en plus contestée par Internet. D’une certaine manière, la presse fournit une info aseptisée qui le plus souvent se limite à reprendre les communiqués des agences de presse, des entreprises, du gouvernement, des lobbys,  des partis ; En cause l’équilibre économique qui ne permet pas de faire réellement un journalisme d’investigation. Tous les journaux se ressemblent juste influencés par la sensibilité des médias. L’approfondissement est désormais le domaine réservé d’internet ; certes sur le web, on trouve le pire et le meilleur et la pratique des pseudos ou des sites anonymes permet parfois tous les excès. Pour autant, la presse traditionnelle ne peut plus rivaliser avec les milliers de fournisseurs d’infos et d’analyses. Aujourd’hui, ce sont environ les trois quarts Français qui déclarent avoir accès à internet, tous lieux et modes de connexion confondus. Cette large diffusion conforte et consacre internet comme outil de communication, d’expression et de participation politique. Rapporté à la population en âge de voter, ceci représente environ 36 millions d’individus, soit 6 à 8 millions d’internautes supplémentaires par rapport à la précédente présidentielle. La proportion d’électeurs connectés a donc sensiblement progressé en cinq ans. Parallèlement, les usages ont eux aussi beaucoup évolué, avec une montée en puissance du web social (en 2007 on parlait essentiellement des blogs) qui démultiplie la diffusion des infos  et le développement considérable des usages en mobilité, grâce notamment au WIFI et surtout aux Smartphones. Aujourd’hui, on peut être connecté où que l’on soit, à condition de disposer de l’équipement nécessaire. Il faut aussi rappeler que les réseaux sociaux étaient pour ainsi dire inexistants pour le grand public internaute au printemps 2007. Par exemple, le développement de Facebook n’a été véritablement amorcé chez nous qu’au printemps 2008 avec la mise en ligne d’une version en français. La presse écrite en particulier souffre de la concurrence du net tant en matière de tirage que de qualité ; comment en effet exiger une information pertinente de la part de pigistes généralistes payés au mieux 2000 euros ? Hormis pour les grandes signatures, le journalisme souffre en effet de prolétarisation ; à cet égard internet n’est pas seulement une révolution technologique mais une révolution sociétale.

Sondage présidentielle : le sondage JDD-IPOP Paris match qui a toujours mis en tête Sarkozy au premier tour constate la hausse de Hollande, la baisse de Sarkosy et un écart de 10 points

Sondage présidentielle : le sondage JDD-IPOP Paris match qui a toujours mis en tête Sarkozy au premier tour constate la hausse de Hollande, la baisse de Sarkosy et un écart de 10 points

 

On ne peut guère soupçonner le sondage (méthodologiquement très critiquable) de l’IFOP-JDD-Paris Match d’être a priori favorable à Hollande. C’est d’ailleurs à peu près le seul sondage qui avant le premier tour mettait toujours Sarkozy en tête. Les « amis du président » semblent maintenait se résigner et le JDD constate aujourd’hui dimanche la hausse de Hollande et un écart de 10 points. Peut-être s’agit-il aussi de retrouver un peu de crédibilité auprès des lecteurs car la déontologie en a pris un sérieux coup pendant plusieurs semaines.

Sarkozy-immigration : « Un changement fondamental, un examen de français pour les nouveaux immigrés » ! Il existe déjà et c’est obligatoire !!

Sarkozy-immigration : « Un changement fondamental, un examen de français pour les nouveaux immigrés » ! Il  existe déjà et c’est obligatoire !!

 

Visiblement Sarkozy connaît mal la législation. L’examen de français existe déjà et il est obligatoire. Sur France 2, Nicolas Sarkozy a à nouveau proposé mardi matin de « faire passer un examen de Français à toute personne qui veut venir en France, y compris pour le regroupement familial, avant son entrée en France ». Le président-candidat assure qu’il s’agit là d’un « changement considérable ». Sauf que la mesure existe déjà dans un certain nombre de cas.  Séduire les électeurs de Marine Le Pen. C’est tout l’enjeu de cet entre-deux-tours, alors que la candidate du Front national a créé la surprise dimanche soir en recueillant 17,9% des voix au premier tour de l’élection présidentielle. Alors, à chacune de ses interventions, Nicolas Sarkozy s’adresse directement à ceux que le FN a su convaincre. Invité mardi matin de l’émission Les quatre vérités sur France 2, le président-candidat a ainsi asséné son objectif en matière d’immigration : « On accueillera moitié moins de personnes étrangères. » Et le candidat de l’UMP va plus loin : « Je propose un changement considérable : faire passer un examen de Français à toute personne qui veut venir en France, y compris pour le regroupement familial, avant son entrée en France. » Nicolas Sarkozy justifie ainsi son ambition : « Je ne vois pas comment on peut s’intégrer dans notre pays si on ne parle pas notre langue et si on ne connaît pas les valeurs de la République. » En visant « toute personne qui veut venir en France », de qui parle vraiment Nicolas Sarkozy? De ceux qui veulent obtenir un titre de séjour? De ceux qui souhaitent disposer d’un visa de travail? S’il vise, comme il le précise par la suite, les candidats au regroupement familial, la mesure est déjà mise en place depuis le 1er décembre 2008. Selon un décret paru en octobre de la même année, « les candidats au regroupement familial devront apprendre le français dans leur pays d’origine pour l’obtention d’un visa ». « Toute demande de visa d’immigration familiale donnera lieu à un examen culturel et linguistique, dans le pays d’origine. Chaque candidat à l’immigration devra ainsi suivre jusqu’à deux mois de cours en fonction de son niveau de connaissance du français. Cette formation sera obligatoire, l’important étant non pas le niveau atteint mais l’assiduité au cours », peut-on lire. « Ce dispositif d’apprentissage précoce du français, dès la terre d’origine, (…) sera conduit par les antennes locales de l’Agence nationale de l’accueil des étrangers et des migrations (Anaem) », poursuit le texte. Même chose pour tous les personnes soumises au Contrat d’accueil et d’intégration, qui regroupe notamment les titulaires d’un visa mention « vie privée et familiale » valant titre de séjour mais aussi les travailleurs permanents ou encore les titulaires d’un visa mention « salarié » valant titre de séjour. Pour rappel, la situation est identique pour ceux voulant obtenir la nationalité française. Un décret datant cette fois du 17 juin 2011 relative à l’immigration, à l’intégration et à la nationalité, précise que la personne en question doit « également justifier d’une connaissance suffisante, selon sa condition, de la langue française, dont le niveau et les modalités d’évaluation sont fixés par décret en Conseil d’Etat. » Cet acquis doit justement se prouver par « la compréhension des points essentiels du langage nécessaire à la gestion de la vie quotidienne et aux situations de la vie courante ainsi que par la capacité à émettre un discours simple et cohérent sur des sujets familiers ». Et même si tous ces dispositifs sont déjà mis en place, Nicolas Sarkozy le propose néanmoins dans son programme. Le président-candidat entend en effet « conditionner le regroupement familial à a connaissance préalable de la langue française et des valeurs de la République ». Reste encore à savoir ce que Nicolas Sarkozy entend par « toute personne qui veut venir en France ».

 

Balladur et Bazire mis en cause par leur ancien trésorier dans l’affaire Karachi

Balladur et Bazire mis en cause par leur ancien trésorier dans l’affaire Karachi

Nouveau rebondissement dans l’affaire Karachi. René Galy-Dejean, l’ancien trésorier d’Edouard Balladur lors de la présidentielle de 1995, met en cause l’ex-Premier ministre et son ancien directeur de campagne concernant un virement de sept millions de francs. Dans un PV d’audition consulté par l’AFP ce samedi, il les accuse non seulement d’avoir ordonné ce virement (effectué en espèces) mais aussi d’en avoir caché la provenance. Chargés du volet financier de l’affaire Karachi, les juges Roger Le Loire et Renaud van Ruymbeke s’interrogent sur un éventuel détournement de commissions sur des contrats d’armement avec l’Arabie Saoudite (Sawari II) et le Pakistan (Agosta) au profit de la campagne d’Edouard Balladur. Ils recherchent notamment l’origine des 10,2 millions de francs déposés le 26 avril à la banque, soit trois jours après la défaite du candidat. Or ce jour, là, « j’ai procédé au dépôt d’environ trois millions de francs » sur le compte de campagne, a déclaré René Galy-Dejean, selon le PV d’audition. Mais quid des 7,2 millions restants? L’ex-trésorier, par ailleurs ancien député-maire UMP du XVe arrondissement de Paris, assure ne pas être à l’origine de ce dépôt. « Cela a été déposé à mon insu », dit-il. « Je pense qu’on [l’] a demandé à Mme [Evelyne] Raulhac », chargée de la cellule trésorerie et ex-collaboratrice de Pierre Mongin, chef de cabinet d’Edouard Balladur à Matignon, a-t-il renchéri. Cette dernière a pour sa part affirmé aux juges qu’elle s’était contentée d’accompagner René Galy-Dejean. Elle assure ne rien savoir du montant déposé. D’après René Galy-Dejean, seules deux personnes auraient pu lui demander d’effectuer un tel dépôt : Edouard Balladur et Nicolas Bazire. L’ancien trésorier argue qu’il aurait « refusé de faire ce dépôt », tout en précisant qu’il pense que ces fonds provenaient « des recettes des meetings ». Interrogé à son tour pour savoir s’il avait déposé ou fait déposer cette somme, Nicolas Bazire a, pour sa part, répondu « catégoriquement non » aux deux questions.

Rémunérations excessives des patrons de banques : indignation et contestation

Rémunérations excessives des patrons de banques : indignation et contestation

Après celle de Citigroup la semaine dernière, les AG des banques Barclays et Credit Suisse, qui se déroulaient vendredi, ont presque viré à la foire d’empoigne, les actionnaires s’insurgeant contre les émoluments proposés aux dirigeants. Marcus Agius, le président de la britannique Barclays, a eu beau présenter ses « excuses » pour l’émoi causé en début d’année par le bonus de son directeur général, Robert Diamond, et promettre des dividendes plus élevés, rien n’y a fait : plus d’un quart (27%) des actionnaires de Barclays ont refusé d’accorder au bien nommé Bob Diamond les 17,7 millions de livres sterling (22 millions d’euros) auxquels il prétendait, au titre de 2011. Certes, 68% des actionnaires ont donné leur blanc-seing au plan de rémunération (5% se sont abstenus) mais le pourcentage de votes « contre » constitue une véritable révolution, quand on sait que, l’an dernier par exemple, 6% seulement des actionnaires des entreprises britanniques avaient rejeté les résolutions relatives aux rétributions. Après la crise financière du second semestre 2011, qui a vu les bénéfices des banques européennes et américaines s’effondrer et leur capitalisation boursière partir en fumée, il n’est plus possible pour les petits porteurs des banques, et même pour leurs plus gros actionnaires, de dire « amen » à des salaires dignes des plus glorieuses années de la finance. Essorés par un cours de Bourse qui a perdu le quart de sa valeur au cours des douze derniers mois, conséquence d’un bénéfice net en chute de 16% en 2011, une bonne partie des actionnaires de Barclays, emmenés par l’association des assureurs britanniques (ABI), ont dit « stop. » Même vent de rébellion chez Credit Suisse, où 31,6% des actionnaires ont voté contre le plan de rémunération des dirigeants, emboîtant le pas à ceux de Citigroup qui, la semaine précédente, avaient été 55% à s’opposer aux rétributions envisagées.
 

 

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