Archive pour le Tag 'moyenne'

Le parc automobile français vieillit avec 11 ans en moyenne

Le parc automobile français vieillit avec 11 ans en moyenne

Le parc automobile français vieillit de plus en plus. Plusieurs facteurs explicatifs. Beaucoup d’interrogations d’abord sur le véhicule du futur et l’avenir du véhicule électrique (sans parler du manque actuel de composants électroniques). La crise sanitaire qui a réduit de manière assez sensible la mobilité et les moyens pour l’assurer via les automobiles. Aussi le phénomène très peu d’automobilistes de la plus grande fiabilité des voitures qui bien entretenues peuvent voir leur durée de vie prolongée de quatre à cinq ans.( Une voiture en moyenne effectue un peu plus de 12 000 km par an et peut sans dommage avoir une durée d’une quinzaine d’années ( Ce dont s’aperçoivent de plus en plus les automobilistes eux-mêmes).

L’âge moyen des véhicules en France progresse donc de deux mois en un an, malgré les primes à la conversion en vigueur depuis 2018.

Au 1er janvier 2022, l’âge moyen des véhicules en circulation en France a atteint les 11 ans. Le parc hexagonal vieillit donc par rapport à l’an dernier (+ 2 mois), et ce «alors que les primes à la conversion en vigueur depuis 2018 ont pour objectif de retirer de la circulation les modèles les plus anciens», souligne AAA Data, qui publie ces données.

La prime à la conversion consiste en une aide à l’achat ou à la location d’un véhicule peu polluant, en échange de la mise à la casse d’un véhicule ancien. Elle peut atteindre jusqu’à 5000 euros, un niveau qui sera maintenu jusqu’en juillet prochain, a annoncé la ministre de la Transition écologique Barbara Pompili en octobre dernier.

La note publiée le 1er février par AAA Data, cabinet spécialisé dans le traitement de données, donne d’autres détails sur le visage du parc automobile français. On y apprend qu’au 1er janvier 2022, il y avait 41,1 millions de voitures en circulation dans l’Hexagone. Sur le type de véhicules roulant, 19 % sont des SUV, ces véhicules surélevés imposants ressemblant parfois à des 4×4. Si les immatriculations de voitures électriques sont en forte progression ces dernières années, elles ne représentent encore que 1% du parc français.

Covid Etats-Unis: 265 000 cas quotidiens en moyenne.

 

Record de contaminations quotidiennes aux États-Unis

Les États-Unis, confrontés à une inquiétante cinquième vague de Covid-19 alimentée par le variant Omicron, ont enregistré mardi une moyenne record de 265.427 nouveaux cas quotidiens depuis le début de la pandémie, selon l’Université Johns Hopkins. La moyenne sur sept jours des cas quotidiens dans le pays a dépassé le précédent pic enregistré lors de la troisième vague, en janvier 2021.

Pour la seule journée du 28 décembre les États-Unis ont enregistré 381 000 cas officiels. Notons toutefois que proportionnellement c’est encore beaucoup moins que la France.Le président américain Joe Biden a reconnu, lui ,que les hôpitaux risquaient d’être rapidement débordés

Sondage–Culture financière des Français : la moyenne

Sondage–Culture financière des Français : la moyenne 

Les Français ont encore des difficultés à comprendre la problématique inflationniste notamment d’après une étude comparant les connaissances financières de différents pays de l’OCDE. Une question pourtant centrale dans la compréhension de la formation des prix et de l’équilibre offre demande. Une étude réalisée par la Banque de France montre des Français dans la moyenne par rapport aux autres pays de l’OCDE, voire en progrès, en matière de connaissances financières. Des notions comme l’inflation et les taux d’intérêt restent toutefois mal maîtrisées.

« Elève moyen, en léger progrès. » Voici le commentaire qui pourrait figurer sur le bulletin de notes des Français en cette fin d’année, pour l’enseignement « culture financière ». Selon une enquête menée par l’institut CSA pour la Banque de France et publiée ce lundi, nos compatriotes possèdent des connaissances en finance « similaires à la moyenne de l’OCDE ».

Ils obtiennent une note de 13/21, à l’issue d’un questionnaire conçu par l’Organisation de coopération et de développement économique , et qui mêle des connaissances purement financières et des sujets relevant des comportements dans la vie quotidienne. Un score inférieur à celui des Allemands (13,9), mais supérieur aux Italiens (11,1). Les champions en la matière demeurent les Hong-kongais et les Chinois (14,8), selon un classement établi par l’OCDE à partir de normes comparables.

Covid France: une moyenne quotidienne en hausse de 24 % sur une semaine

Covid France: une moyenne quotidienne en hausse de 24 %

 

La moyenne est de 48.248 cas, en hausse de 24% en une semaine. De la des inquiétudes légitimes vis-à-vis du variant au Omicron, c’est surtout au variant delta qu’il faut faire face en ce moment. Pourtant le taux de vaccination ne cesse de progresser surtout dans les pays développés. Du coup, la reprise de la pandémie est vraisemblablement imputable à la levée trop précoce des mesures restrictives depuis l’été.

 On dénombre vendredi 55.339 cas en 24h (+11% par rapport à vendredi dernier). La moyenne est de 48.248 cas, en hausse de 24% en une semaine.

Covid 28 novembre 21: moyenne en hausse

Covid 28 novembre 21: moyenne en hausse

 

La moyenne sur une semaine est toujours en hausse. Samedi 28 novembre le nombre de contaminés a atteint 31 648 soit une moyenne sur sept jours de 29 297. À comparer au chiffre d’il y a un mois le 28 octobre où on observait 5507 contaminés et une moyenne de 6461. Un taux de progression tout à fait exceptionnel qui montre que la France va bientôt rejoindre les taux de contamination constatée dans les pays voisins notamment en Allemagne et au Royaume-Uni.

 

Covid France 21-11-21: moyenne journalière en hausse

Covid France 21-11-21: moyenne journalière en hausse

 

Dimanche 21 novembre, 19.749 nouveaux cas de Covid-19 ont été recensés en 24 heures, selon les chiffres de Santé publique France, soit un total de 7.414.971 cas confirmés depuis le début de l’épidémie. La moyenne quotidienne sur sept jours et toujours en hausse et atteint 18 189 contaminés  alors que cette moyenne était de 15 000 il y a une semaine.

Le taux de positivité des tests s’établit à 4,7 %.

On dénombre 3.269 nouvelles hospitalisations sur les sept derniers jours.

En 24 heures, 15 personnes ont succombé au Covid à l’hôpital. Le bilan total s’élève à 118.461 morts depuis le début de l’épidémie, dont 91.564 à l’hôpital.

Depuis le début de la campagne de vaccination en France, 51.644.678 personnes ont reçu au moins une injection et 50.565.421 personnes sont entièrement vaccinées.

COVID- France: Une moyenne de 10 000 cas quotidiens

COVID- France: Une moyenne de 10 000 cas quotidiens

 

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Au-delà de chaque chiffre quotidien de contamination,un indicateur inquiétants concernent la moyenne sur une semaine qui dépasse maintenant 10 000 cas par jour. Il y a encore peu la moyenne était seulement de 5000.

Il se monte précisément à 10.023, selon ces données. Au cours des dernières 24h, près de 15000 nouveaux cas ont été confirmés. Le taux de positivité reste stable, à 3,4%.

Actuellement, 7111 malades sont hospitalisés avec un diagnostic de Covid-19, avec 125 nouvelles admissions depuis samedi. Les services de soins critiques accueillent 1210 de ces patients, avec 26 nouvelles admissions. Des niveaux très éloignés pour l’heure de ceux enregistrés lors des précédentes vagues.

Le nombre de morts se monte à 118.154 depuis le début de l’épidémie, au printemps 2020, dont 91.257 à l’hôpital et 17 au cours des dernières 24 heures.

Au total, 51.527.224 personnes ont reçu au moins une injection (soit 76,4% de la population totale) et 50.436.778 personnes ont désormais un schéma vaccinal complet (soit 74,8% de la population totale), selon la Direction générale de la santé.

Automobile Paris: une vitesse moyenne de 13 km/h

Automobile Paris: une vitesse moyenne de 13 km/h

Le spécialiste de la géolocalisation TomTom a calculé la vitesse moyenne à Paris depuis la mise en place de la nouvelle réglementation des 30 km/h.

Sur quatre semaines, TomTom a relevé une vitesse moyenne dans Paris intra-muros, hors boulevard du périphérique, de 13,1 km/h du lundi au vendredi, entre 8 heures et 20 heures. Si le week-end, la vitesse moyenne grimpe à 14,7 km/h pour les mêmes horaires, c’est la nuit, entre 23 heures et 5 heures du matin qu’il est possible pour un automobiliste francilien d’atteindre les 20,1 km/h en moyenne.

Pause

Covid Monde : : moyenne des cas en baisse

Covid Monde :  : moyenne des cas en baisse

Des cas hebdomadaires ont baissé de façon substantielle pour la première fois en plus de deux mois, rapporte l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Toutes les régions ont signalé une baisse du nombre de nouveaux cas par rapport à la semaine précédente, selon l’OMS. Le nombre de décès dans le monde a également baissé, avec un peu plus de 62.000 nouveaux morts.

Seule la région Afrique a signalé une augmentation du nombre de décès hebdomadaires (+7 %), tandis que la région Asie du Sud-Est a signalé la plus forte baisse (20 %). Le nombre cumulé de cas signalés dans le monde dépasse désormais 224 millions et le nombre cumulé de décès est d’un peu plus de 4,6 millions.

Moyenne popularité Macron : une imposture statistique

Moyenne popularité Macron : une imposture statistique
Le JDD, propriété de Lagardère ,fidèle soutien de Macron produit régulièrement son baromètre des différents instituts et en tire une moyenne pour affirmer que le président recueille en juin par exemple 40 % de satisfaction. Un calcul complètement bidon. La première raison c,’est que la majorité des sondages commandés le sont par des médias aux mains des grands financiers qui ont porté Macron au pouvoir et qui ne publient évidemment que les chiffres positifs pour leur poulain.

 

Au-delà de cet aspect politique essentiel, il y a aussi cette incohérence statistique du JDD qui consiste à additionner des résultats de sondages pour en faire une moyenne. Or le JDD n’a nullement accès  aux données individuelles de chaque sondage et sa moyenne sur les résultats relève d’une imposture statistique. Peu importe d’ailleurs car plus c’est gros et plus ça passe. On a d’ailleurs un peu de mal à comprendre comment on peut soutenir que le chef de l’État bénéficie de 40 % de soutiens dans l’opinion mais seulement 20 à 25 %  lors des présidentielles.

Âge de la retraite: une moyenne de 65 ans en Europe

Âge de la retraite: une moyenne de 65 ans en Europe

L’âge de la retraite est évidemment à prendre en considération pour des comparaisons. Ceci étant , la durée nécessaire de cotisation pour une retraite satisfaisante modifie de façon assez substantielle l’âge réel de départ à la tête. Ainsi en France l’âge réel dans le secteur privé est déjà supérieur à 63 ans.La France figure avec la Norvège, la Suède et la Grèce parmi les rares pays qui appliquent un âge légal de la retraite inférieur à 63 ans.

À l’extrême opposé, l’Islande et l’Italie sont ceux qui prennent leur retraite le plus tard avec un âge légal fixé à 67 ans. Mais dans de nombreux pays européens, tels que la Belgique ou l’Espagne, des réformes sont en cours pour reculer l’âge légal de départ à la retraite. Au Danemark, l’âge permettant de percevoir une pension est augmenté de manière progressive pour atteindre 68 ans en 2030. Aux Pays-Bas, à partir de 2025, l’âge légal de la retraite sera augmenté de 8 mois pour chaque année d’allongement de l’espérance de vie.

Mais derrière ces écarts d’âge se cachent des systèmes de calcul de droits différents et des durées de cotisations différentes. L’Allemagne arrive notamment en tête demandant 45 années de cotisation alors que seulement 40 ans sont nécessaires en Grèce et au Portugal. En France, cette durée varie entre 41 ans et 3 mois et 43 ans, en fonction de l’année de naissance.

Age de la retraite : près de 63 ans dans le privé (et 1100 € en moyenne)

Age de la retraite : près de 63 ans dans le privé (et 1100 € en moyenne)

Selon Caisse nationale d’assurance vieillesse (CNAV), l’âge moyen de départ en retraite continue à augmenter: il était de 62,8 ans en 2020, contre 62,7 ans un an plus tôt. Mais un peu plus de 21 % des nouveaux retraités (soit 143.418) ont pu partir avant l’âge légal, dans le cadre du dispositif «carrière longue», qui permet aux salariés ayant commencé à travailler tôt de partir plus tôt. C’est un peu plus qu’en 2019 où ils étaient 142.777.

 

Le montant moyen de la pension de base est de 1.126 euros par mois, soit 1.252 euros pour les hommes et 997 euros pour les femmes. Pourtant nombreux d’institutions indique un salaire net moyen autour de 1400 €. Il s’agit évidemment d’un salaire théorique pour ce ayant une carrière complète. Or ce qui compte réellement c’est le niveau moyen réel versé. complète. En effet moins de la moitié (49 %) des retraités affichent une carrière complète au régime général.

Au total, la Cnav verse 14,7 millions de retraites personnelles et 2,8 millions de retraites de réversion sont en paiement. Parmi les retraités, 86 % ont une pension liée à une carrière salariée, 13 % à une carrière salariée et indépendante et seulement 1 % à une carrière uniquement indépendante. L’âge moyen du retraité du régime général augmente légèrement, à 74,5 ans, contre 74,4 ans en 2019. Presque 91 % d’entre eux résident en France métropolitaine, avec une prédilection pour l’Île-de-France (13 %), la région Rhône-Alpes (9 %) et le Sud-Est (8,2 %).

Covid: « La France au-dessus de la mortalité moyenne dans le monde »

Covid: « La France au-dessus de la mortalité moyenne dans le monde

L’épidémiologiste et spécialiste de la prévention des infections, Didier Pittet, dresse dans le JDD un bilan de la gestion de la crise sanitaire en France.

 

Dans leur rapport rendu public mardi, l’équipe de chercheurs chargée par Emmanuel Macron il y a près d’un an d’évaluer la gestion de la pandémie en dresse le bilan le plus complet à ce jour, balayant les champs sanitaire, économique et social. Ce travail, nourri de comparaisons internationales, fourmillant de données inédites, esquisse un tableau au scalpel – mais nuancé – des forces et faiblesses hexagonales, et propose plusieurs pistes de réformes structurelles. Le Président, attendu lundi à l’Assemblée mondiale de la santé, entend faire de la France, selon l’Élysée, « un des pays pilotes d’un exercice de revue par les pairs, justement, de nos systèmes d’alerte et de préparation aux pandémies ». Pour l’épidémiologiste et spécialiste de la prévention des infections Didier Pittet, le médecin suisse qui a piloté les investigations de ces experts indépendants, la mortalité constitue l’indicateur le plus pertinent pour mesurer l’ampleur de la tragédie.

Pourquoi avez-vous privilégié l’étude de la mortalité pour évaluer la gestion de la crise sanitaire?
Le nombre de cas de Covid-19 reflète en partie les capacités des pays à tester ; celui des hospitalisations est lié aux dimensions du système de santé. Nous avons préféré évaluer l’excès de mortalité. En pondérant par la démographie de chaque État – un pays vieillissant est forcément plus touché par une maladie qui frappe les personnes âgées –, on obtient un indice pertinent qui facilite l’exercice de comparaison.

Comment la France se situe-t‑elle en matière de nombre de décès?
Contrairement à l’Allemagne et à l’Europe du Nord, qui s’en sortent assez bien, la France fait partie des pays très affectés par la crise, comme la majorité de ses voisins et les États-Unis. Au 1er mars 2021, avec 1.332 décès par million d’habitants, elle se situe au-dessus de la moyenne européenne [1.092 décès par million], même si la situation du continent s’avère extrêmement variable, de 135 décès par million en Finlande à plus de 1 900 en République tchèque. Comme l’Italie ou l’Espagne, la France a été surprise par la première vague. L’excès de mortalité, qui reste important, a été moindre pendant la deuxième vague.

Nos données le montrent : quand on perd le contrôle du virus, il fauche même de jeunes vies

Que signifie cet excès de mortalité?
La mortalité en excès est supérieure dans les pays qui ont eu la malchance d’être saisis les premiers ou qui ont moins bien géré la crise sanitaire, ainsi que dans les pays pauvres, où le système de santé est défaillant. Le délai de réaction avant de prendre des mesures restrictives, l’intensité du freinage jouent un rôle important. Nos données permettent aussi de mesurer l’ampleur de la tragédie : le monde n’avait jamais connu une telle hécatombe depuis la grippe espagnole de 1918-1919.

La deuxième vague a-t‑elle été mieux gérée chez nous?
La France a progressé entre les deux vagues et corrigé certaines des erreurs initiales. Après le drame dans les Ehpad au printemps dernier, les personnes âgées ont été mieux protégées à l’automne. En revanche, en ­Belgique, l’excès de mortalité, déjà très important au printemps 2020, est resté considérable six mois plus tard. Aux États-Unis, il a été continu depuis le début de la première vague. Dans toutes les classes d’âge : de jeunes diabétiques ou obèses sont morts, ont fait des séjours dans des services de soins intensifs! C’est pourtant le pays au monde qui consacre la part la plus importante de son PIB à la santé. Cela témoigne d’une mauvaise gestion politique de la pandémie. Laisser courir un virus, c’est criminel. Nos données le montrent : quand on en perd le contrôle, il fauche même de jeunes vies.

Vous pointez un manque d’anticipation récurrent en France. À quoi est-il dû?
Lors de la première vague, le ministère de la Santé a compris très tôt que la situation était grave mais l’intendance n’a pas suivi. Le fiasco des masques est connu : la menace pandémique a été négligée à partir des années 2010. Les stocks de masques n’ont pas été reconstitués et les hôpitaux chargés d’une partie de leur gestion n’ont pas compris qu’elle leur incombait. L’agence Santé publique France n’a ni les compétences ni les moyens de faire de la logistique. La solution, ce serait un stock tournant de masques partagé entre les hôpitaux, qui en consomment beaucoup. Et de recentrer cette structure sur une mission de surveillance des risques, de recherche et de santé publique. Ce défaut d’anticipation se retrouve avec les tests. L’Institut Pasteur en a mis un au point très vite, mais son déploiement a tardé. En revanche, à la fin du premier confinement, la France a su anticiper à travers la mission Castex de déconfinement.

L’hypercentralisation française a-t‑elle pesé sur la gestion de crise?
Pour lutter contre une épidémie, la gestion territoriale est la plus pertinente même si ça rend la situation complexe à appréhender pour les citoyens. La France, pays très centralisé, s’y est mise à partir de la fin de l’été 2020, en déclinant localement un plan national. Certes le deuxième confinement est survenu tard, mais il a été précédé par des couvre-feux localisés qui ont eu un effet. Le fédéralisme à l’allemande, lui, a atteint ses limites pendant la deuxième vague.

Quels sont les principaux succès français?
La gratuité des tests, le fait d’avoir laissé les écoles ouvertes le plus longtemps possible pour limiter la fracture sociale, toute la politique économique de soutien aux entreprises et aux ménages, la réactivité exceptionnelle de l’Assurance maladie qui a créé des brigades de recherche des cas contact, etc.

La recherche des cas contact pour casser les chaînes de contamination ne vous semble néanmoins pas optimale. Qu’est-ce qui a péché?
D’abord, le nombre trop important de nouveaux cas quotidien. À plus de 20.000 par jour, la mission est impossible. L’idéal serait d’arriver à 5.000 ou moins. La faiblesse de l’épidémiologie de terrain est aussi en cause. Pour réaliser des investigations autour d’un cluster, il faut de fins limiers habitués à gérer des épidémies. Au plus près des gens, ils remontent les chaînes de contamination, déclenchent des opérations de dépistage ciblées. Les enquêteurs par téléphone de l’Assurance maladie ne sont pas armés pour faire ce travail de détective ; les spécialistes des agences régionales de santé sont trop peu nombreux.

Le ministère de la Santé a-t‑il été à la hauteur de la tâche?
Ce ministère a été privé de nombreuses forces au cours de la dernière décennie au moins. Certains points d’organisation ont été défaillants : inflation des cellules de crise aux missions parfois floues, manque d’intelligence collective, coupure avec les agences sanitaires. L’hyperadministration et la bureaucratisation ont ralenti la gestion de la crise. Tout comme le manque de moyens humains. Le ministère était à l’os ; il a fait face. Les meilleures volontés ont dû gérer la crise le nez dans le guidon. Il faut doter ce ministère des meilleurs experts et leur permettre de penser au long terme.

Les agences régionales de santé ont beaucoup été critiquées ; vous partagez ces doutes?
Comme partout au sein des agences et du ministère de la Santé, l’engagement des équipes a été total, jour et nuit, week-end compris, mais nous estimons qu’il faut augmenter leur capacité de réaction en cas de crise en leur donnant plus de moyens, en les transformant. Les ARS aussi doivent pouvoir recruter les meilleurs et être renforcées à l’échelle des départements pour une gestion main dans la main avec les préfets. C’est une des clés pour doter la France d’une santé publique digne de ce nom.

Covid: « La France au-dessus de la mortalité moyenne dans le monde

Covid: « La France au-dessus de la mortalité moyenne dans le monde

L’épidémiologiste et spécialiste de la prévention des infections, Didier Pittet, dresse dans le JDD un bilan de la gestion de la crise sanitaire en France.

 

Dans leur rapport rendu public mardi, l’équipe de chercheurs chargée par Emmanuel Macron il y a près d’un an d’évaluer la gestion de la pandémie en dresse le bilan le plus complet à ce jour, balayant les champs sanitaire, économique et social. Ce travail, nourri de comparaisons internationales, fourmillant de données inédites, esquisse un tableau au scalpel – mais nuancé – des forces et faiblesses hexagonales, et propose plusieurs pistes de réformes structurelles. Le Président, attendu lundi à l’Assemblée mondiale de la santé, entend faire de la France, selon l’Élysée, « un des pays pilotes d’un exercice de revue par les pairs, justement, de nos systèmes d’alerte et de préparation aux pandémies ». Pour l’épidémiologiste et spécialiste de la prévention des infections Didier Pittet, le médecin suisse qui a piloté les investigations de ces experts indépendants, la mortalité constitue l’indicateur le plus pertinent pour mesurer l’ampleur de la tragédie.

Pourquoi avez-vous privilégié l’étude de la mortalité pour évaluer la gestion de la crise sanitaire?
Le nombre de cas de Covid-19 reflète en partie les capacités des pays à tester ; celui des hospitalisations est lié aux dimensions du système de santé. Nous avons préféré évaluer l’excès de mortalité. En pondérant par la démographie de chaque État – un pays vieillissant est forcément plus touché par une maladie qui frappe les personnes âgées –, on obtient un indice pertinent qui facilite l’exercice de comparaison.

Comment la France se situe-t‑elle en matière de nombre de décès?
Contrairement à l’Allemagne et à l’Europe du Nord, qui s’en sortent assez bien, la France fait partie des pays très affectés par la crise, comme la majorité de ses voisins et les États-Unis. Au 1er mars 2021, avec 1.332 décès par million d’habitants, elle se situe au-dessus de la moyenne européenne [1.092 décès par million], même si la situation du continent s’avère extrêmement variable, de 135 décès par million en Finlande à plus de 1 900 en République tchèque. Comme l’Italie ou l’Espagne, la France a été surprise par la première vague. L’excès de mortalité, qui reste important, a été moindre pendant la deuxième vague.

Nos données le montrent : quand on perd le contrôle du virus, il fauche même de jeunes vies

Que signifie cet excès de mortalité?
La mortalité en excès est supérieure dans les pays qui ont eu la malchance d’être saisis les premiers ou qui ont moins bien géré la crise sanitaire, ainsi que dans les pays pauvres, où le système de santé est défaillant. Le délai de réaction avant de prendre des mesures restrictives, l’intensité du freinage jouent un rôle important. Nos données permettent aussi de mesurer l’ampleur de la tragédie : le monde n’avait jamais connu une telle hécatombe depuis la grippe espagnole de 1918-1919.

La deuxième vague a-t‑elle été mieux gérée chez nous?
La France a progressé entre les deux vagues et corrigé certaines des erreurs initiales. Après le drame dans les Ehpad au printemps dernier, les personnes âgées ont été mieux protégées à l’automne. En revanche, en ­Belgique, l’excès de mortalité, déjà très important au printemps 2020, est resté considérable six mois plus tard. Aux États-Unis, il a été continu depuis le début de la première vague. Dans toutes les classes d’âge : de jeunes diabétiques ou obèses sont morts, ont fait des séjours dans des services de soins intensifs! C’est pourtant le pays au monde qui consacre la part la plus importante de son PIB à la santé. Cela témoigne d’une mauvaise gestion politique de la pandémie. Laisser courir un virus, c’est criminel. Nos données le montrent : quand on en perd le contrôle, il fauche même de jeunes vies.

Vous pointez un manque d’anticipation récurrent en France. À quoi est-il dû?
Lors de la première vague, le ministère de la Santé a compris très tôt que la situation était grave mais l’intendance n’a pas suivi. Le fiasco des masques est connu : la menace pandémique a été négligée à partir des années 2010. Les stocks de masques n’ont pas été reconstitués et les hôpitaux chargés d’une partie de leur gestion n’ont pas compris qu’elle leur incombait. L’agence Santé publique France n’a ni les compétences ni les moyens de faire de la logistique. La solution, ce serait un stock tournant de masques partagé entre les hôpitaux, qui en consomment beaucoup. Et de recentrer cette structure sur une mission de surveillance des risques, de recherche et de santé publique. Ce défaut d’anticipation se retrouve avec les tests. L’Institut Pasteur en a mis un au point très vite, mais son déploiement a tardé. En revanche, à la fin du premier confinement, la France a su anticiper à travers la mission Castex de déconfinement.

L’hypercentralisation française a-t‑elle pesé sur la gestion de crise?
Pour lutter contre une épidémie, la gestion territoriale est la plus pertinente même si ça rend la situation complexe à appréhender pour les citoyens. La France, pays très centralisé, s’y est mise à partir de la fin de l’été 2020, en déclinant localement un plan national. Certes le deuxième confinement est survenu tard, mais il a été précédé par des couvre-feux localisés qui ont eu un effet. Le fédéralisme à l’allemande, lui, a atteint ses limites pendant la deuxième vague.

Quels sont les principaux succès français?
La gratuité des tests, le fait d’avoir laissé les écoles ouvertes le plus longtemps possible pour limiter la fracture sociale, toute la politique économique de soutien aux entreprises et aux ménages, la réactivité exceptionnelle de l’Assurance maladie qui a créé des brigades de recherche des cas contact, etc.

La recherche des cas contact pour casser les chaînes de contamination ne vous semble néanmoins pas optimale. Qu’est-ce qui a péché?
D’abord, le nombre trop important de nouveaux cas quotidien. À plus de 20.000 par jour, la mission est impossible. L’idéal serait d’arriver à 5.000 ou moins. La faiblesse de l’épidémiologie de terrain est aussi en cause. Pour réaliser des investigations autour d’un cluster, il faut de fins limiers habitués à gérer des épidémies. Au plus près des gens, ils remontent les chaînes de contamination, déclenchent des opérations de dépistage ciblées. Les enquêteurs par téléphone de l’Assurance maladie ne sont pas armés pour faire ce travail de détective ; les spécialistes des agences régionales de santé sont trop peu nombreux.

Le ministère de la Santé a-t‑il été à la hauteur de la tâche?
Ce ministère a été privé de nombreuses forces au cours de la dernière décennie au moins. Certains points d’organisation ont été défaillants : inflation des cellules de crise aux missions parfois floues, manque d’intelligence collective, coupure avec les agences sanitaires. L’hyperadministration et la bureaucratisation ont ralenti la gestion de la crise. Tout comme le manque de moyens humains. Le ministère était à l’os ; il a fait face. Les meilleures volontés ont dû gérer la crise le nez dans le guidon. Il faut doter ce ministère des meilleurs experts et leur permettre de penser au long terme.

Les agences régionales de santé ont beaucoup été critiquées ; vous partagez ces doutes?
Comme partout au sein des agences et du ministère de la Santé, l’engagement des équipes a été total, jour et nuit, week-end compris, mais nous estimons qu’il faut augmenter leur capacité de réaction en cas de crise en leur donnant plus de moyens, en les transformant. Les ARS aussi doivent pouvoir recruter les meilleurs et être renforcées à l’échelle des départements pour une gestion main dans la main avec les préfets. C’est une des clés pour doter la France d’une santé publique digne de ce nom.

Épargne : une moyenne de 276 € par mois qu’il veut rien dire

Épargne : une moyenne de 276 € par mois qu’il veut rien dire

 

Selon un sondage réalisé fin janvier par Opinion Way pour Meilleurplacement.com (conseiller en solutions d’épargne et de placement) les Français économiseraient à moyenne de 276 € par mois. Une moyenne qui ne veut strictement rien dire tellement les écarts sont importants. En effet l’essentiel de l’épargne est réalisé par moins de la moitié des Français. En clair , la plus grande partie n’épargne rien du tout. Ensuite , il y a aussi des écarts considérables chez ceux qui peuvent se permettre de mettre de l’argent de côté

Cette tendance à la hausse de l’épargne a été exacerbée par la crise sanitaire et  17% des seniors témoignent économiser plus de 500 euros par mois.. «Les seniors sont ceux qui voyagent, qui vont voir des spectacles… entre les confinements successifs et la peur d’attraper le virus, ils n’ont plus dépensé dans ces activités. Il est tout à fait logique qu’ils contribuent le plus à la cagnotte Covid», analyse Opinion Way. .

 

(*) L’enquête a été réalisée les 27 et 28 janvier 2021 sur un échantillon de 1035 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus.

Coronavirus France : moyenne stable .

Coronavirus France : moyenne stable .

Depuis une semaine ou deux, la moyenne semble se stabiliser autour de 20 000 cas par jour.

La moyenne mobile sur sept jours des nouvelles infections, qui égalise les irrégularités de déclaration quotidienne, s’établit à 19 348, un plus bas depuis le 20 janvier. Le nombre total cumulatif de cas est passé à 3,36 millions, le sixième le plus élevé au monde.

Cette moyenne mobile sur sept jours est maintenant restée dans une fourchette étroite de 19 200 à 20 700 pendant près de trois semaines, une tendance qui semble justifier la décision du gouvernement de ne pas recourir à un troisième verrouillage malgré les experts de la santé qui l’ont réclamé.

Coronavirus France : stabilisation de la moyenne des contaminés

Coronavirus France : stabilisation de la moyenne des contaminés

La moyenne mobile sur sept jours des nouvelles infections, qui égalise les irrégularités de déclaration quotidienne, s’établit à 19 348, un plus bas depuis le 20 janvier. Le nombre total cumulatif de cas est passé à 3,36 millions, le sixième le plus élevé au monde.

Cette moyenne mobile sur sept jours est maintenant restée dans une fourchette étroite de 19 200 à 20 700 pendant près de trois semaines, une tendance qui semble justifier la décision du gouvernement de ne pas recourir à un troisième verrouillage malgré les experts de la santé qui l’ont réclamé.

Après avoir atteint un sommet de plus de deux mois lundi, le nombre total de patients traités en unités de soins intensifs (USI) pour la maladie respiratoire a diminué de 21 à 3342.

Le nombre de personnes décédées en France du COVID-19 a augmenté de 724 à 80147 – le septième plus grand nombre de morts au monde – contre 458 lundi et une moyenne mobile sur sept jours de 416.

Salaire net moyen : 2.369 euros, mais gros écarts autour de la moyenne

Salaire net moyen :  2.369 euros, mais gros écarts autour de la moyenne

 

 

Le salaire net moyen ne rend pas compte exactement du pouvoir d’achat des salariés. En effet, on agrège la totalité des salaires divisés par le nombre de bénéficiaires. Bref le principe même de la moyenne mais qui met de côté les écarts autour de cette moyenne. Selon la dernière note de l’Insee publiée ce vendredi 4 décembre, le salaire brut moyen était de 3.137 euros et le salaire net de 2.369 euros en 2018 dans le secteur privé pour un poste en équivalent temps plein. La moyenne est fortement influencée par les hauts salaires. Au bas de l’échelle la moyenne peut tourner autour de 1000 € nets  et il faut prendre en compte les temps partiels qui peuvent conduire à des rémunérations encore plus faibles. Or les contrats précaires et de faible durée tendent à se développer. Notons que la moyenne des bas salaires tourne du niveau du SMIC à 1219 €  nets pour un temps plein. La croissance des salaires en 2018 a marqué le pas (+0,4%) par rapport à 2017 (0,9%). Cette progression est ainsi inférieure à l’augmentation moyenne enregistrée ces 20 dernières années (+0,6%). Il s’agit de la plus faible hausse depuis 2014.

Climat des affaires : du mieux mais encore loin de la moyenne habituelle

Climat des affaires : du mieux mais encore loin de la moyenne habituelle

 

On constate un certain mieux concernant le climat des affaires cependant il paraît vraiment prématuré de faire preuve d’un optimisme forcé car on est encore loin de la moyenne habituelle. Par ailleurs l’amélioration constatée ces derniers temps constituent aussi un phénomène de reconstitution des stocks. Un phénomène qu’on ne retrouvera pas les mois prochains.

 

L’indicateur synthétique global du climat des affaires, qui inclut l’industrie manufacturière, les services, le bâtiment, le commerce de gros et le commerce de détail, a progressé de sept points ce mois-ci pour s’établir à 91, toujours largement inférieur à sa moyenne de long terme, fixée à 100.

Même si ce chiffre marque une nette amélioration par rapport au creux historique (53,4) enregistré en avril au plus fort de la crise sanitaire et du confinement, il reste encore largement en deçà “de son niveau relativement élevé d’avant confinement”, qui s’établissait autour de 105.

La hausse globale du mois d’août s’explique avant tout par la forte hausse de l’opinion des entreprises sur l’évolution de l’activité au cours des trois derniers mois, commune à tous les grands secteurs d’activité qui reflète “assez mécaniquement, la sortie du confinement”, note l’Insee.

A l’inverse, leur opinion sur leurs perspectives d’activité au cours des trois prochains mois se tasse légèrement en août dans la plupart des secteurs d’activité.

Mais ce tassement ne doit pas être surinterprété, souligne l’Insee en expliquant qu’”il traduit sans doute le fait qu’une partie non négligeable du rattrapage d’activité a déjà été effectuée, et ce assez rapidement”.

“La vitesse de ce rattrapage pourrait par conséquent être moindre dans les prochains mois”.

Les indicateurs synthétiques sectoriels du climat des affaires ont également connu une amélioration au cours du mois écoulé, notamment celui de l’industrie manufacturière (qui a bondi de 11 points à 93, alors que les économistes interrogés par Reuters l’attendaient en moyenne à 85), ou de celui des services, qui a progressé de six points, à 94.

Selon une enquête distincte sur les investissements dans l’industrie également publiée jeudi, les chefs d’entreprises de ce secteur ont de nouveau révisé en baisse leurs perspectives d’investissement pour 2020. Ils anticipent désormais de réduire leurs dépenses d’investissement de 11% en valeur cette année par rapport à 2019, ce qui représente une baisse de quatre points par rapport à leur précédente prévision, qui date d’avril dernier.

“Au total, la contraction anticipée est significative, mais elle reste à ce stade d’ampleur moindre que ce qui était anticipé pour l’année 2009”, au moment de la crise financière, précise l’Insee dans une note.

Retraite: en moyenne 447 000 euros de pensions !

Retraite:  en moyenne 447 000 euros de pensions !

Un papier du Monde se fondant sur des éléments statistiques de France stratégie (qui dépend du Premier ministre )affirme que le montant moyen total par un retraité est un moyenne de 447 000 €. Un chiffre qui surprendra mais qui englobe la totalité des pensions jusqu’au décès dés intéressés. Première observation il s’agit d’une moyenne avec d’énormes dispersions. Deuxième observation, ce papier est surtout destiné à montrer que les retraités actuels touchent plus que les futurs. Il fait aussi abstraction du montant des pensions rapportées au temps total de travail ( journalier, hebdomadaire, annuel). Pourtant  la majorité des cas nombre de retraités ont travaillé bien au-delà des 35 heures actuelles, jusqu’à 70 heures et même davantage puisqu’il n’était pas d’usage dans certaines activités de comté les heures. Autre observation, les  retraites futures dépendront surtout de la richesse produite et des conditions de sa répartition. Dans le contexte actuel de la croissance, la fiscalité, de la démographie il est évident que le système des retraites ne pourra être équilibré de manière durable. Rien n’interdit cependant des changements de l’environnement. Ce genre de papier n’est sans doute pas gratuit, il remet sur le tapis une question certes fondamentale mais de manière relativement partielle voire partiale

Quand on pense à son patrimoine, on pense généralement à son logement, pour les propriétaires, ses livrets d’épargne, son assurance-vie et d’éventuels autres placements financiers. Voire ses investissements locatifs. Le patrimoine social, notamment les droits à la retraite, ne vient pas spontanément à l’esprit…

Les montants versés par les régimes de retraite n’ont toutefois rien d’accessoire : en France, un senior parti à la retraite en 2017 touchera en moyenne 447 000 euros de pensions jusqu’à sa mort, selon des estimations de France Stratégie, organisme de réflexion économique et sociale rattaché à Matignon, qui a ainsi calculé ce qu’il appelle le « patrimoine retraite ».

 

Ce « patrimoine retraite » moyen est de 430 000 euros pour les hommes et de 462 000 euros pour les femmes, malgré leurs plus faibles pensions – elles touchent en moyenne 42 % de moins que les hommes, hors réversions, selon la direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (Drees).

« Attention à ne pas conclure que la situation des femmes est enviable, alerte Gautier Maigne, chef du département société et politiques sociales de France Stratégie. Ce résultat s’explique par leur espérance de vie plus longue et par le fait qu’elles sont davantage susceptibles de percevoir une réversion. » Ainsi, elles représentent 88 % des bénéficiaires de ces pensions versées aux veuves et veufs, selon la Drees.

Selon les estimations de France Stratégie, ce « patrimoine retraite » est de 56 % supérieur au patrimoine privé détenu, à leur départ à la retraite, par les 50-65 ans. Et il est surtout bien moins inégalitairement réparti que le patrimoine privé.

Les 20 % les moins bien dotés en patrimoine privé (déciles D1 et D2 de l’infographie) ont à leur actif un « patrimoine retraite » moyen de 331 069 euros, contre 492 776 euros pour les 20 % les mieux dotés (D9 et D10). En moyenne, les 20 % les mieux dotés en patrimoine privé perçoivent donc, en pensions, 0,5 fois plus que les 20 % les moins bien dotés. Seulement.

Les chiffres sont tout autres côté patrimoine privé : les 20 % les moins bien dotés en patrimoine privé ont en moyenne 162 euros de patrimoine privé, alors que ce patrimoine privé flirte avec les 900 000 euros pour les 20 % les mieux dotés. Dit autrement, les 20 % les mieux lotis ont un patrimoine privé 5 500 fois supérieur à celui des 20 % les moins bien lotis.

Même constat si l’on se fonde sur les niveaux de revenus : les 10 % des individus ayant perçu le plus de revenus d’activité durant leur carrière affichent un « patrimoine retraite » 4,4 fois supérieur à celui des 10 % ayant perçu le moins de revenus. Mais un patrimoine privé 23 fois supérieur…

« Tout en haut de la distribution, le patrimoine retraite plafonne, alors que le patrimoine privé s’envole », relève M. Maigne (qui a coordonné l’étude avec Clément Dherbécourt et Mathilde Viennot), soulignant l’effet correcteur d’inégalités du système de retraite actuel.

« Si on agrégeait patrimoine retraite et privé en un patrimoine total fictif, l’effet égalisateur du patrimoine retraite serait massif, compte tenu de la plus faible hétérogénéité du patrimoine retraite et de son poids par rapport au privé », dit l’étude. Effet connu, certes, mais désormais plus tangible, mesurable. Le système de retraite est, en quelque sorte, « le patrimoine de ceux qui n’en ont pas », conclut l’étude.

En quelque sorte, toutefois, seulement. Car il n’est pas question de considérer le patrimoine retraite comme un équivalent du patrimoine privé, dans la mesure, surtout, où il ne se transmet pas. Une différence de taille. « Si la prise en compte des droits à retraite peut donc conduire à nuancer l’impact des inégalités de patrimoine en fin de vie active, elle n’atténue en rien la reproduction des inégalités de patrimoine au fil du temps », soulignent les auteurs.

Précisions méthodologiques

Le patrimoine retraite estimé ici est « la somme actualisée des pensions brutes et réversions reçues par l’individu entre son départ à la retraite et son décès, et des réversions reçues après le décès éventuel du conjoint ». Il s’agit du patrimoine retraite « espéré », compte tenu des revalorisations annuelles des pensions et de l’espérance de vie de l’individu, selon son sexe, niveau de diplôme et niveau de vie.

Le taux d’actualisation des pensions choisi, visant à leur « donner une valeur équivalente quelle que soit l’année de leur perception », est 2 %. Il « joue un rôle prépondérant dans le calcul », concèdent les auteurs, mais « la prise en compte d’hypothèses alternatives ne remet pas en cause l’importance du patrimoine retraite par rapport au patrimoine privé. Ainsi, avec un taux de 0,5 %, le patrimoine retraite serait supérieur de 74 % au patrimoine privé ; avec un taux de 3,5 %, ce serait 41 %. »

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