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78% des Français pour simplifier les aides sociales, oui mais lesquelles ?

78% des Français pour simplifier les aides sociales, oui mais lesquelles ?

 

Un sondage pour sans doute alimenter les discussions de bistrots ; C’est trop cher, trop compliqué, faut simplifier et même supprimer ! En plus autant souhaitent diminuer ou augmenter  le nombre de bénéficiaires. De toute manière cet amalgame de toutes les prestations sociales n’a aucun sens, certaines relèvent de l’assurance, d’autres de la solidarité. Les sources, l’objet, les modalités de gestion sont complètement différentes. Certes on doit pouvoir faire mieux en matière de simplification mais c’est une  illusion de penser  que ça suffira pour mieux gérer globalement le système. L’analyse doit être plus fine, par prestation, par objectif par bénéficiaire notamment.  Le problème c’est qu’on ne dit pas lesquelles doivent être simplifiées ou supprimées ! On pourrait obtenir les mêmes résultats sur les impôts ou les procédures juridiques. Plus de trois quarts des sondés (78%) jugent trop complexe le système d’aides sociales en France, 63% se disent favorables à leur regroupement au sein d’une allocation unique et près de sept sondés sur dix (68%) estiment qu’il faudrait demander davantage de contreparties aux bénéficiaires. Cependant, plus de la moitié des sondés (52%) se prononcent pour un maintien, voire une augmentation, du montant de ces aides dans les années à venir, contre 38% de sondés favorables à leur diminution. L’idée de restreindre le nombre des bénéficiaires plutôt que le montant des allocations ne suscite pas non plus l’adhésion des sondés: 45% d’entre eux souhaitent un maintien ou une augmentation de ce nombre, contre 43% qui voudraient que moins de personnes y aient droit. Le chef de l’Etat a promis mercredi de réformer le système de protection sociale pour renforcer l’accompagnement vers l’emploi, tout en assurant qu’aucune économie ne serait faite sur le dos des plus fragiles. Dans une vidéo diffusée par ses équipes, il avait estimé que les aides sociales coûtaient un “pognon de dingue” sans sortir “les gens de la pauvreté”, des propos qui lui ont valu les critiques de l’opposition, qui y a vu une nouvelle illustration de sa pensée libérale.

Les retraités : nouvelle manif

Les retraités : nouvelle manif

C’est la troisième manif en peu de temps des retraités.  “Depuis son installation à la présidence de la République, M. Macron n’a cessé d’ignorer les revendications des personnes retraitées, de les caricaturer comme des ‘riches’ et des ‘nantis’”, écrivent les neuf organisations de retraités à l’origine des manifestations du 14 juin. La CSG a augmenté de 1,7 point le 1er janvier 2018 pour compenser la suppression de certaines cotisations salariales conformément à un engagement de campagne d’Emmanuel Macron. Cette mesure devrait permettre, selon l’exécutif, de redonner du pouvoir d’achat aux actifs en faisant contribuer l’ensemble des revenus (dont les pensions et l’épargne) au financement de la protection sociale. Le gouvernement avait annoncé que seuls les retraités percevant plus de 1.200 euros bruts mensuels seraient concernés mais l’équation est plus complexe, puisque le revenu fiscal de référence et le quotient familial du foyer sont pris en compte.

Face à la grogne, le Premier ministre Edouard Philippe a annoncé en mars qu’il comptait “corriger le dispositif” dans la prochaine loi de Finances pour certains couples de retraités dont les revenus cumulés les placent “juste au-dessus du seuil de référence”. Pour les neuf organisations, “ce premier recul reste bien trop limité pour calmer les personnes retraitées en colère”. Elles exigent dans une pétition qu’une loi de finances rectificative soit prise annulant la hausse de la CSG pour tous et “décidant de la revalorisation de toutes les pensions”.

Migrants de l’Aquarius : la France se rattrape aux branches !

Migrants de l’Aquarius : la France se rattrape aux branches !

 

Agrès le silence assourdissant de Macron, a succédé l’insulte à l’Italie et maintenant la position faux cul qui consiste à être prêt à accueillir les migrants qui répondent aux critères du droit d’asile. Une déclaration qui n’apporte strictement rien sinon que la France tente de se rattraper aux branches pour paraître moins ridicule. Certes l’Italie a élu un gouvernement tendance populo-facho mais il n’en reste pas moins que c’est l’Italie qui accueille l’essentiel des vagues d’immigration. Immigration dont se désintéresse le reste de l’Europe. Le moins que l’on pouvait attendre de Macron, c’était un peu d’intelligence et de compassion. Il faut en effet remettre en cause cet accord de Dublin injuste et idiot qui fait peser le poids de l’immigration sur le premier pays d’accueil .  Jean-Yves Le Drian “a   confirmé que les autorités françaises étaient prêtes à apporter leur soutien à l’Espagne en accueillant en France des passagers de l’Aquarius qui répondraient aux critères du droit d’asile, après examen en Espagne de leur situation par l’Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA)”, ajoute la porte-parole du Quai d’Orsay dans un communiqué. Notons que cette proposition de relocalisation en vigueur depuis 2015 nets plus juridiquement fondé depuis fin 2017 !

 

Un Pacte pour un service public citoyen

Un Pacte pour un service public citoyen

 

. Par Paul Duan, président-fondateur de l’ONG Bayes Impact, ONG fondée aux Etats-Unis pour mettre les données et les algorithmes au service du « bien commun » veut redéfinir le concept de service public, article dans la Tribune.

« En ces temps de tension sociale continue, la narrative dominante est celle de l’effritement du service public et de la victoire de l’individualisme. Il n’y aurait plus que la Coupe du monde de football qui vient de débuter pour nous faire croire à la notion de collectif. Tous les éléments existent pourtant pour faire émerger une nouvelle génération de solutions citoyennes prêtes à être mises au service de l’intérêt général. Et s’il ne manquait qu’une chose pour les réunir ?

Les nouvelles technologies offrent, de manière inédite, les moyens à tout citoyen d’agir à grande échelle et dans un laps de temps réduit. Elles rendent possible pour chacun d’innover au service de l’intérêt général, et de construire ensemble un monde de demain profitable à tous. Cependant, l’innovation technologique profite aujourd’hui majoritairement aux intérêts privés, et les innovations sociales – aussi prometteuses soient-elles peinent à atteindre une envergure à la hauteur des enjeux de société. Deux voies qui se connaissent mal : l’innovation privée et la conception traditionnelle du service public. Les géants du numérique exploitent avec succès ces opportunités pour répondre aux nouveaux besoins de la société. Ils font de l’innovation de rupture leur fonds de commerce. Le numérique transforme fondamentalement la société et ses équilibres, et les ramifications s’étendent à des domaines que l’on pensait réservés au domaine du service public. Pourtant, les récents scandales autour de l’utilisation faite par Facebook de nos données, ou l’exemple d’Intuit – l’éditeur de TurboTax, le principal service de déclaration fiscale américain – qui fait un important lobbying aux États-Unis pour éviter une simplification de l’impôt, montrent que, dans ces nouveaux équilibres, il reste important de garantir le respect des principes du service public.

Dans le même temps, le service public tel qu’on le connaît reste construit comme si l’État avait le monopole de l’intérêt général. Les réponses qu’il formule en s’ouvrant petit à petit à l’innovation sont une première étape nécessaire. C’est le cas en particulier du concept d’État-plateforme. Mais elles relèvent surtout de mesures techniques visant des gains d’efficience, plutôt que d’une vision nouvelle du rôle du service public dans la société d’aujourd’hui. En l’absence de cette vision, il perd toujours plus d’influence face aux intérêts privés.

Il est urgent de réagir, de proposer une réponse à la hauteur des enjeux. Bien que de nouveaux modèles et dispositifs encourageants se développent – comme les contrats à impact social ou les modèles économiques hybrides -, l’innovation sociale reste trop souvent l’affaire de compromis, soit en termes d’échelle, soit en termes d’impact. Car en s’efforçant d’inscrire leur action dans le respect des valeurs du service public, les innovateurs d’intérêt général se limitent volontairement en matière de modèle économique. Ils sont ainsi désavantagés dans le rapport de force avec l’innovation privée. Pour rééquilibrer le jeu, ils doivent pouvoir bénéficier d’une alliance avec l’État ou la collectivité. Le service public citoyen est une vision sociétale pour combiner les forces de l’innovation et celles du service public.

Toutefois, cela ne pourra se produire que si l’on fait évoluer la vision actuelle du service public et du rôle de l’État. Il est aujourd’hui mal équipé. Le cadre actuel est trop étroit et centré sur une vision verticale et descendante de son rôle. Il doit faire évoluer sa conception des services publics : d’unique créateur, il doit devenir le garant de ses valeurs.

En l’absence d’une vision sociétale de ce que doit être le service public dans le monde d’aujourd’hui, il est de plus en plus remis en cause par la concurrence des services proposés par les acteurs du numérique, car plus agiles, plus innovants, et souvent gratuits en apparence. Pourquoi se préoccuper de l’existence de Pôle emploi, lorsque l’on a LinkedIn, Indeed ou Leboncoin ? Parce que les intérêts privés ne permettent pas toujours de garantir l’intérêt général. Et parce qu’il existe une différence entre servir les besoins du plus grand nombre et ceux de tous. Le service public citoyen est une nouvelle voie qui combine les forces de l’innovation et celles de l’État dans le cadre d’une alliance inédite. Cette alliance doit lever les blocages qui empêchent l’intérêt général de profiter aussi facilement que les intérêts privés de l’innovation technologique. En d’autres termes, cette voie offre aux citoyens le moyen de répondre aux besoins de la société tout en garantissant le respect des valeurs et des principes – adaptés au monde numérique – du service public.

Wikipédia est une illustration de ce à quoi peut ressembler une innovation partie d’une initiative citoyenne pour servir ensuite à grande échelle. En mettant à profit les forces de la multitude pour créer des contenus de manière collaborative, tout en refusant de monétiser leurs contenus par la publicité afin de ne pas les biaiser, Wikipédia a créé de facto une nouvelle forme – certes perfectible – de service public de l’information. Demain, à travers le service public citoyen, nous, citoyens, pourrons tous contribuer à l’essor d’une nouvelle génération de services publics.

Le service public citoyen doit se réaliser dans le cadre d’un Pacte service public citoyen qui vient non pas en remplacement du cadre existant mais en complément. Ce Pacte doit permettre au service public de trouver un nouveau souffle. Les citoyens souhaitant innover au service de l’intérêt général peuvent ainsi s’allier à l’État en contrepartie d’engagements réciproques.

Les premiers offrent les garanties du respect des principes du service public. Le second met en retour à disposition ses infrastructures, ses données, son savoir-faire, ainsi que sa force de distribution et de financement.

Alors seulement, les services publics citoyens nés de cette alliance entre le citoyen et l’État pourront prendre une envergure à la hauteur de nos enjeux de société. Et faire que l’idée d’un monde numérique profitable à tous ne reste pas une image.

Le service public citoyen est une invitation à construire une nouvelle forme de service de l’intérêt général. Un service propre à répondre aux grands enjeux des transitions – numérique, écologique et sociale – d’aujourd’hui. Nous sommes partis de l’existant pour identifier les besoins, les opportunités, et apporter une proposition de réponse. La suite, nous vous invitons à l’écrire ensemble.

La Fondation Digital New Deal, think tank du numérique, s’attache à éclairer la société et à proposer aux décideurs des pistes concrètes pour faire face à la nouvelle donne technologique. À l’heure où Emmanuel Macron va accélérer la réforme de l’État avec la remise des propositions de la mission « Action publique 2022″, la Fondation publie un nouveau rapport sur « le service public citoyen ». Confié à Paul Duan, qui s’est fait remarquer il y a quelques années en proposant d’utiliser les technologies pour vaincre le chômage, ce qui a donné naissance à une expérimentation inédite, « Bob emploi », en partenariat avec Pôle emploi, ce document propose une approche nouvelle, de coopération entre l’État-plateforme et les citoyens utilisant la force apportée par le numérique. »

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Protection sociale : un discours interminable et d’une confusion totale de Macron

Protection sociale : un  discours interminable et d’une confusion totale de Macron

 

 

Un discours interminable, confus et contradictoire. Pendant 1h30 Macron a inflige à son auditoire un laïus en forme de cocktails,  de poncifs, de philosophie de bistrot, de dialectique de start-up où alternait selon les paragraphes la rigueur à imposer aux pauvres et la générosité sociale fondée lors de la résistance. Un breuvage imbuvable avec des redites innombrables sans doute dues aux copier-coller des contributions de ses collaborateurs ; Finalement il aura mieux résumé sa véritable pensée dans le montage vidéo réalisé « spontanément » à l’Elysée (« le social, ça coute un pognon dingue «). Derrière le philosophe d’opérette resurgit inévitablement le comptable, la techno, l’apparatchik devenu président de la république par la volonté des grandes fortunes. Visiblement Macron à moins d’état d’âme sur ce que coûtent les cadeaux fiscaux aux plus riches. Normal, le président de riches ne peut pas prendre à rebrousse poil les financeurs de sa campagne. Dernier exemple en date le soutien à Total pour l’importation’ huile de palme destiné à fabriquer du carburant, un non sens économique et écologique. Macron a balayé tout le champ social en mêlant allégrement ce qui relève de la solidarité et ce qui n’en relève pas et mettant dans le même bocal, les retraites, la santé, le chômage, la formation, les vraies solidarités sociales. Le tout pour la note apparaisse encore plus énorme. Et qu’on adhère à sa conclusion putassière «  le social, ça coute en pognon dingue » ! Ça coute c’est sûr mais on n’évalue pas l’efficacité au seul aulne de son cout même s’il faut toujours rationnaliser l’utilisation des moyens. Et plus finement qu’avec le coup de rabot des technos de Bercy.

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Interdire le portable à l’école ?

Interdire le portable à l’école ?

Le philosophe Guillaume von der Weid évoque ans une interview à la Tribune l’interdiction des portables dans les écoles

« Notre ministre de l’Education veut interdire les portables dans les collèges. Idée qui peut paraître rétrograde, à l’heure des objets connectés et de l’intelligence artificielle. Rétrograde comme toutes les condamnations qui, par le passé, s’élevèrent contre les innovations technologiques, en particulier dans la communication, qu’on remonte à l’écriture qui, selon Socrate, nous faisait perdre la mémoire, à l’imprimerie qui, selon Victor Hugo, mettait fin aux cathédrales, uniques supports des paroles sacrées, à la presse, qui « manipulait l’opinion » ou encore au téléphone qui, au début du XXe siècle, « détruisait les liens sociaux » et « favorisait l’adultère ». Condamnations souvent venues des élites qui voyaient leurs prérogatives entaillées par ces canaux où, indépendamment d’elles, le peuple pouvait apprendre et s’organiser. Condorcet analyse ainsi l’histoire humaine par le prisme de la lutte du peuple ignorant contre les élites savantes, de la diffusion du savoir contre l’oppression du pouvoir. Prolongeant ces progrès, le téléphone portable devrait être encouragé plutôt qu’écarté.

Sauf que le portable n’est pas une avancée sur l’écrit. Tous deux supports d’information, certes, ils en font cependant un usage opposé : l’un fait réfléchir, l’autre frappe l’esprit, l’un stimule l’imagination, l’autre impose des images, l’un dialogue à égalité avec la pensée, l’autre la ligote par un entrelacement complexe et redondant de photos, de vidéos, de liens se confirmant mutuellement. Autovalidation créant des « bulles cognitives » qui ressemblent fort aux ombres du fameux repaire platonicien, dont les humains, enchaînés dos à la lumière du jour, pensaient qu’elles étaient la réalité même. Mais la réalité n’est pas donnée et il faut sortir de la machination ; c’est justement le rôle de l’éducation : conduire à l’extérieur, ex-duco. En ce sens, le téléphone portable est l’ennemi de l’école, car elle réclame ce qu’il nie. L’une donne à voir, l’autre à rendre attrayant. On dira que le portable servira à chercher des informations, « prendre des photos du tableau si l’élève n’a pas eu le temps de noter » (sic), utiliser Internet de façon critique. Mais n’est-ce pas demander à un enfant d’acheter une glace à la vanille pour étudier ses propriétés chimiques? C’est pourquoi le portable ne s’oppose pas à l’école comme l’information à l’apprentissage – « Pourquoi apprendre ces choses que je trouve sur mon portable? », ce qu’on disait déjà du temps des livres et des calculatrices – mais l’information au savoir, c’est-à-dire la capacité à relier les informations de façon intelligible et critique. La question n’est donc pas, comme le dit Michel Serres, d’accepter les perturbations d’une nouvelle forme d’intelligence, mais d’écarter de l’école les visions du monde préfabriquées qui, par leur forme ultra-stimulante, masquent leurs principes directeurs. Mais l’interdiction du portable à l’école, pour vitale qu’elle soit, est impossible, d’abord parce que les gens ont fusionné avec un appareil qui, s’il n’est pas rivé à leur corps, l’est à leur identité. Ensuite parce qu’il garantit, paradoxalement, leur autonomie présente, mais une autonomie dont les élèves se prévalent contre les exigences disciplinaires de l’éducation, dont le « tout, tout de suite » des portables semble promettre l’abolition. Le portable nous renvoie ainsi à la condition humaine, qui a toujours réclamé, pour jouir des bienfaits de la civilisation, patience et autodiscipline. Ce qui, pour Freud, explique notre ambivalence vis-à-vis d’une société qui ne nous comble qu’au prix d’une frustration constante. Pour rendre les ombres moins fascinantes, il faudrait donc éclairer davantage le chemin de la patience à la jouissance, qui n’apparaîtrait plus seulement comme une course pénible après une satisfaction démonétisée, mais comme l’effort d’être soi-même, qu’on ne peut déléguer à personne – fût-ce à une machine, aussi « intelligente » soit-elle. « 

 

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PMA : débat confisqué

PMA : débat confisqué

Un large débat mais surtout confisqué par les anti-PMA. La consultation a réuni près de 65.000 contributions sur internet du 12 février au 30 avril et permis 150 auditions d’associations, société savantes, institutions ou groupes de courants de pensée philosophiques ou religieux. L’élargissement de la PMA, à l’heure actuelle réservée aux couples hétérosexuels infertiles, a reçu un avis favorable du CCNE en juin 2017 et Emmanuel Macron s’y est montré favorable dans le cadre d’une “concertation apaisée” après les soubresauts de la mobilisation contre “le mariage pour tous” en 2012-13. “Un consensus sur les questions de société, ça n’existe pas”, a réagi mercredi sur LCP le député La République en marche Olivier Véran, médecin de formation et rapporteur général de la commission des Affaires sociales. “Sur la PMA, il est évident qu’il n’y aurait pas de consensus : des associations militantes se sont mobilisées contre la PMA dans le cadre des débats sur la loi de la bioéthique”, dit-il. Pour l’association SOS Homophobie, “la consultation citoyenne et les débats en région concernant l’extension de la procréation médicalement assistée ont été monopolisés par les militantes anti-PMA”. Les militants anti-avortement de l’Alliance Vita estiment pour leur part que “de nombreux citoyens ont argumenté dans le sens d’une préservation de la procréation fondée sur la parité homme-femmes dans l’engendrement ; une minorité a demandé le changement de la loi sur ce point”. Ils invitent dans un communiqué le gouvernement à en tenir compte. Le rapport du CCNE note en outre qu’”une grande partie des contributions (citoyennes) dénoncent la procédure de gestation pour autrui (GPA), quel qu’en soit le motif». Outre les questions de procréation, l’autre sujet largement abordé au cours des Etats généraux est celui de la fin de vie. “Il se dégage un très large consensus pour juger que l’on meurt mal en France et que de nombreux progrès devraient être réalisés rapidement”, peut-on lire dans le rapport.

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