Archive pour la Catégorie 'société'

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Trafic de données personnelles : Google, pire que Facebook

Trafic de données personnelles : Google, pire que Facebook

Facebook a bien sûr été l’objet de toutes les critiques concernant exploitation des données et les détournements fiscaux. En fait un reproche qu’on peut faire à tous les GAFAM. La difficulté,  c’est que derrière la gratuité de certains services se cachent le business des données sur lequel se fonde le commerce. Facebook on le sait vend et exploite ses données mais comme d’autres. En particulier Google qui dispose de bien plus de données en tant que moteur de recherche et de manière plus général comme moyen d’ intermédiation entre les services. Ce que confirme un article dans l’Opinion qui attire l’attention sur la violation de la vie privée à des fins commerciales (voire politiques) :

 

« La récente controverse sur l’appétit de Facebook pour les données personnelles a fait ressurgir l’idée que l’industrie de la publicité en ligne pourrait être dangereuse pour notre vie privée et notre bien-être. L’attention portée sur Facebook est justifiée, elle ne reflète cependant pas toute la réalité. Si le souci porte sur le fait que des entreprises collectent des données personnelles à notre insu ou sans notre consentement explicite, Google est une menace bien plus importante par de nombreux aspects: le volume d’informations qu’il recueille, l’ampleur de son suivi et le temps passé sur ses sites et ses applications. De nouvelles réglementations, en particulier en Europe, incitent Google et d’autres à être plus transparents et à demander plus d’autorisations aux utilisateurs. Ayant le choix, beaucoup de personnes accepteraient quand même le compromis des données personnelles pour des services. Pourtant, à ce jour, peu d’entre nous réalisent à quel point nos données sont collectées et utilisées. « Il y a un problème systémique qui ne se limite pas à Facebook », explique Arvind Narayanan, informaticien et professeur assistant à l’université de Princeton. Le modèle économique de ces entreprises est entièrement axé sur la violation de la vie privée, assure-t-il. Nous devons comprendre le rôle… »

 

 

Bolloré : soupçons de corruption en Afrique ? Non !

Bolloré : soupçons de corruption en Afrique ? Non !

 

La dilection de Bolloré et le patron lui-même sont soupçonnés de corruption en Afrique en particulier en Guinée et au Togo. Il faut vraiment que les juges qui enquêtent  aient l’esprit mal placé pour imaginer des possibilités de corruption en Afrique où Bolloré réalise depuis des années l’essentiel de se bénfices. Certes les compétences techniques de Bolloré ne sont pas en cause particulièrement concernant le transport en Afrique mais il est évident que l’activité de Bolloré s’effectue dans l’environnement local où certains intérêts personnels se confondent avec l’intérêt collectif. Bref laisser entendre qu’il y a peut-être corruption en Afrique est une litote. Le groupe contrôlé par la famille Bolloré joue un rôle de premier plan en Afrique où il est présent dans 46 pays, exploite 16 terminaux à conteneurs ainsi que trois concessions ferroviaires et emploie 25.000 personnes. Le milliardaire breton est auditionné à Nanterre (Hauts-de-Seine) par les policiers de l’Office central de lutte contre la corruption et les infractions financières et fiscales (OCLCIFF), a-t-on précisé de source judiciaire, confirmant une information du journal Le Monde. La justice soupçonne des dirigeants de Bolloré d’avoir utilisé le groupe de communication Havas, alors une filiale du groupe, pour faciliter l’arrivée au pouvoir de dirigeants africains afin d’obtenir en contrepartie des concessions portuaires. La justice s’intéresse en particulier aux conditions de reprise par le groupe Bolloré de la concession du port de Conakry, en Guinée, et de la gestion d’un terminal à conteneurs du port de Lomé, au Togo. Outre Vincent Bolloré, Gilles Alix, directeur général du groupe Bolloré, et Philippe Dorent, responsable du pôle international de Havas Paris, sont également entendus, a-t-on précisé de source judiciaire.

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Réduire la corruption dans le monde (FMI)

Réduire la corruption dans le monde (FMI)

La France est concernée par l’objectif visant à réduire la corruption dans le monde. Une action générale que veut mener le FMI en raison des détournements de recettes fiscales et des freins au développement surtout dans certain pays peu développés.  Pour cela,  Le FMI a annoncé dimanche l’adoption d’un nouveau cadre réglementaire destiné à évaluer de manière « plus systématique » la corruption dans ses 189 pays membres, soulignant qu’elle mine la croissance, les investissements et les recettes fiscales. « Nous savons que la corruption affecte les pauvres (…), sape la confiance dans les institutions », a commenté la directrice générale du FMI Christine Lagarde. « L’accent est mis sur la gouvernance de façon globale, et pas seulement sur la corruption », a expliqué le FMI. Car « les faiblesses de gouvernance (…) ouvrent généralement des portes à la corruption », a-t-il ajouté. L’institution de Washington a par ailleurs souligné que la lutte contre la corruption ne devait pas se limiter à envoyer les coupables en prison pour être efficace. « Sa viabilité sur le long terme passe par des réformes réglementaires et institutionnelles de grande ampleur pour améliorer la transparence et la responsabilisation ». Pour la  France, C’est un peu mieux mais il reste du chemin à parcourir estime D’après l’ONG,  Transparency International,  La France se classe 23e mondiale dans l’indice de perception de la corruption établi par l’ONG, « dans la moyenne des pays de l’UE ». Un classement dominé par la Nouvelle-Zélande et les pays d’Europe du Nord. En cause le fait que la France notamment est un grand pays exportateurs d’armes et de BTP. Justement, le FMI entend s’attaquer également aux acteurs privés que ce soit les entreprises privées qui se livrent à des pratiques de corruption ou qui contribuent au blanchiment d’argent. Pour ce faire, il encourage les pays membres « à se prêter volontairement à une évaluation de leurs dispositifs juridiques et institutionnels » dans le cadre des missions annuelles de surveillance du FMI. « Il s’agira de déterminer s’ils criminalisent et jugent le versement de pots-de-vin à des fonctionnaires étrangers, et s’ils disposent de mécanismes adéquats pour éradiquer le blanchiment et la dissimulation d’argent sale », précise le Fonds.

 

Campagne apprentissage

Campagne apprentissage

 

La ministre du travail veut casser les idées reçues pour favoriser l’apprentissage mais le réduit comme d’habitude au travail manuel. «L’intelligence de la main ça existe. Faire pour apprendre, c’est une autre forme pédagogique » a déclaré la ministre. . Le problème c’est que la filière apprentissage ne devrait pas être réduite aux seuls travaux manuels mais à l’ensemble des filières jusqu’à celle de l’ingénieur comme en Allemagne. Sinon la France va continuer de fabriquer des Bac+ dont on ne sait pas quoi faire sauf à les embaucher dans l’administration. Se centrer sur les seuls métiers manuels,  c’est contribuer à dévaloriser ce parcours apprentissage finalement destinés aux « nuls ». Certes il faut développer les formations manuelles mais les autres tout autant sinon ce sont les entreprises qui formeront elles- mêmes leurs nouveaux métiers. Certes des filières jusqu’à l’ingénieur existent mais elles sont complètement marginales.  L’enjeu est de taille: le chômage des jeunes reste très élevé et certains métiers manquent de bras. D’où la nécessité de relancer cette filière toujours à la peine, malgré les mesures de soutien prises par les gouvernements successifs. La ministre du Travail rappelle qu’il y a aujourd’hui environ 400.000 apprentis en France. C’est seulement 7% des jeunes de 16 à 25 ans, «alors qu’un million de jeunes sont sans formations, ne se projettent pas vers l’avenir» déplore-t-elle. Muriel Pénicaud ne se fixe «pas d’objectifs chiffrés». «On est plus ambitieux que ça.» «Ce qu’il faut c’est la mobilisation des jeunes, des entreprises, des régions, des partenaires sociaux» a-t-elle soutenu. La réforme prévoit aussi de repousser l’âge d’entrée possible dans une filière d’apprentissage jusqu’à 30 ans au lieu de 26 ans actuellement. Et dès l’école, «il va y avoir une découverte des métiers avec tous les collèges et tous les lycées, car la plupart des jeunes n’ont pas une idée réelle des métiers». La ministre veut aussi favoriser les «passerelles entre les lycées professionnels et les centres d’apprentissage (CFA)». . D’après le projet de réforme, tout contrat en alternance obtiendra en effet un financement, peu importe l’entreprise et son secteur d’activité. Les centres de formation des apprentis (CFA) verront ainsi leurs financements dépendre du nombre de contrats signés, ce qui devrait les inciter à accroître leurs capacités d’accueil des apprentis. En outre, une cotisation alternance unique remplacera l’actuelle taxe d’apprentissage et la cotisation destinée aux contrats de professionnalisation. La ministre a laissé aux partenaires sociaux le soin d’en définir le montant. «Aujourd’hui je fais appel à toutes les entreprises, c’est le moment d’y aller», a-t-elle martelé.

 

 

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Corruption: la France 23 ème

Corruption: la France 23 ème

 

 

C’est un peu mieux mais il reste du chemin à parcourir estime  Transparency International, un an après l’élection d’Emmanuel Macron. L’ONG, qui dénonce la corruption des Etats et institutions officielles, salue « les mesures déjà adoptées par le gouvernement en matière d’éthique et de transparence de la vie publique », mais ne les estime « pas suffisantes ». « Le sujet était au sommet de l’agenda présidentiel en début de mandat, rappelle le président de Transparency, Marc-André Feffer, mais il est un peu sorti des priorités gouvernementales. Il reste du chemin à parcourir. »

L’ONG se félicite de l’adoption l’été dernier de la loi pour la confiance dans la vie politique, qui a mis fin aux emplois familiaux à l’Assemblée nationale et au Sénat et réglementé les frais de mandat des parlementaires. « On observe un changement de culture au Parlement, souligne Elsa Foucraut, chargée du plaidoyer vie publique chez Transparency. Les questions de déontologie sont davantage prises en compte. » Marc-André Feffer estime néanmoins que « la confiance entre les politiques et les citoyens est toujours gravement abîmée ». Transparency International observe donc de près l’élaboration de la future réforme constitutionnelle en espérant que ses « recommandations ne seront pas dénaturées ». L’association insiste sur deux sujets : l’indépendance de la justice et le non-cumul des mandats dans le temps. Pour l’heure, les maires de communes de moins de 9.000 habitants ne seraient pas concernés. « Nous allons être très attentifs au seuil retenu », indique Marc-André Feffer. L’ONG se dit « préoccupée par l’absence de débat public sur la question du financement de la vie politique ». « Il est urgent de mettre ce sujet à l’agenda. En moins de vingt-cinq ans, trois campagnes présidentielles [1995, 2007, 2012] ont été entachées de soupçons de corruption », rappelle Marc-André Feffer. Transparency publiera « dans les prochaines semaines » un rapport et des propositions. La France se classe 23e mondiale dans l’indice de perception de la corruption établi par l’ONG, « dans la moyenne des pays de l’UE ». Un classement dominé par la Nouvelle-Zélande et les pays d’Europe du Nord.

Réforme immigration : JM Clément (LREM contre)

Réforme immigration : JM Clément (LREM contre)

Jean-Michel Clément  menacé d’expulsion  du groupe LREM explique sur Franceinfo  pourquoi il votera contre ce projet de loi.


« Alors que le projet de loi était initialement baptisé « pour une immigration maîtrisée et un droit d’asile effectif », l’expression  »intégration réussie » s’est, au terme des premiers débats parlementaires, invitée dans l’intitulé de la loi.

Cette nouvelle formulation résume l’idée que l’on se fait du phénomène migratoire :

- la France serait « submergée » par une vague migratoire ;

- la France accueillerait mal ceux qui cherchent chez nous une protection ;

- la France intégrerait mal ceux qui recherchent cet ailleurs protecteur.

Nombre d’avis vont dans ce sens, comme celui, éclairé, du Conseil d’Etat qui remet en cause l’opportunité d’un nouveau texte, alors que le dernier remonte à moins de… deux ans ! Un temps bien trop court pour en mesurer les effets, les bons comme les mauvais.

Le rapport d’évaluation, que j’ai rédigé avec mon collègue Guillaume Larrivé (LR), a été présenté le jour même où le nouveau projet de loi était examiné en Conseil des ministres ! Interrogeons-nous, à cette occasion, sur la considération accordée au travail parlementaire… Au caractère prématuré s’ajoute « une absence de stratégie publique éclairée par l’exacte mesure des défis à relever », constate le Conseil d’Etat dans son avis.

Tout cela fait de ce texte un problème de police, alors qu’il s’agit d’un problème de société pour Jacques Attali, mais aussi d’humanité ou d’inhumanité pour Etienne Pinte, président du Conseil national des politiques de lutte contre la pauvreté et l’exclusion sociale. Pour Louis Gallois, président de la Fédération des acteurs de la solidarité, c’est un texte inutile et inefficace, qui risque, en plus, aux yeux de Benjamin Stora, président du conseil d’orientation du Musée national de l’histoire de l’immigration, de stigmatiser des personnes d’origine étrangère installées en France depuis longtemps !

Contrairement à une idée trop répandue, la France n’est pas « submergée » ; le solde migratoire est le même depuis 1975. Ceux qui frappent à notre porte sont vingt fois moins nombreux qu’au Liban, dix fois moins qu’en Allemagne. Notre pays de 67 millions d’habitants pourrait parfaitement prendre sa part et l’assumer, si nous le décidions ; et si nous décidions d’allouer « le budget du non-accueil » à un traitement digne des personnes arrivant sur notre sol.

Nous allons continuer de transformer de très nombreux exilés en des personnes instables, insécurisées sur le plan juridique. Beaucoup, non expulsables, resteront trop longtemps avec des droits incomplets, sans possibilité de travailler, ni de se loger ou d’apprendre le français. Cette clandestinité nourrira les simplismes et les amalgames inhumains.

Au-delà de l’accueil dont ne traite pas ce texte, nous réduisons les droits des demandeurs d’asile en raccourcissant les délais dont ils disposent pour solliciter une protection et en écartant le caractère suspensif du recours devant la Cour nationale du droit d’asile. Sans parler du placement en centre de rétention administrative 90 jours durant, pour des individus dont nous ne sommes pas sûrs d’obtenir le laissez-passer consulaire nécessaire à leur renvoi dans leur pays d’origine. Ils resteront enfermés dans des conditions de promiscuité comparables

Intégrer, nous ne savons pas le faire non plus. Les non-nationaux en France sont inférieurs à ceux d’Espagne, d’Allemagne ou d’Angleterre… Et le nombre de naturalisations a baissé en 2017. Il faut également dire la vérité sur ce sujet.

La vérité est que nous sommes engagés dans une spirale tragique.

Qu’est-ce que la France d’aujourd’hui ? Est-elle toujours fidèle à la tradition d’accueil qui a fait son histoire et son honneur ? »

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Service national : réduit à une journée ?

Service national : réduit à une journée ?

Le lobby militaire et Bercy pourraient avoir la peau du service national annoncé par Macron pendant la campagne électorale et réaffirmé depuis. Le président de la  république avait récemment évoqué une durée de 3 mois à 6 mois. En fait ce pourrait être ramené à une semaine voire peut être une  journée car on voit  al quel pourrait être l’objectif du service d’une semaine. Bref quelques jours seulement en internat (mais on ne sait pas où !). Histoire de montrer que le président fait dans ce domaine comme dans les autres réformes annoncées même si c’est à la  vite et de manière très partielle. Le lobby militaire est très opposé à ce retour du service national et encore davantage à un service militaire. Il veut protéger son budget équipements et fonctionnement dont ses salaires. Bref des militaires devenus très corpos. Et qui justifient leur position par une certaine conception de la stratégie de défense. Malheureusement les récents conflits ont démontré qui ce ne sont pas les armes les plus sophistiquées qui sont les plus opérationnelles dans les combats contre les terroristes. Or si  les guerres  conventionnelles ont tendance à disparaître, les conflits locaux de type terroriste eux se développent et c’est l’infanterie classique qui est le plus efficace. Voir à ce sujet le rôle décisif joué par des kurdes militaires non processionnels contre l’Etat islamique. Dans le nouveau projet,  cette période courte d’internat obligatoire serait partagée entre « activités militaires » (enseignement de défense, sport, comportement en situation de crise…), « activités civiques et citoyennes autour des valeurs républicaines » et « activités médico-sociales ». Ce tronc commun est au cœur du brassage voulu par le chef de l’Etat pour renforcer la mixité sociale et la cohésion républicaine, mises à mal selon lui depuis la suppression du service militaire en 1997 et la montée du communautarisme. Mais on voit mal ce qu’on pourraiat faire en quelques jours !

 

 

Sondage blocage université : 55% contre

Sondage blocage université : 55% contre

 

Selon une enquête Odoxa-Dentsu Consulting. Une majorité de Français (55%) est hostile à l’actuelle mobilisation étudiante contre le système Parcours Sup’ de sélection sur dossier à l’entrée à l’université, que 52% des sondés soutiennent. D’après ce sondage réalisé les 18 et 19 avril pour franceinfo et Le Figaro et publié jeudi, le résultat est différent selon que l’on interroge les Français dans leur ensemble ou les jeunes âgés de 18 à 24 ans. Ces derniers sont en effet à la fois hostiles (61%) à Parcours Sup’ et favorables (62%) au mouvement de contestation dans les universités. L’enquête a été réalisée via internet auprès d’un échantillon de 1.017 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus.

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