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Le programme économique de Marine Le Pen : couteux et inefficace (Jean Tirole)

Le programme économique de Marine Le Pen : couteux et inefficace (Jean Tirole)

Le prix Nobel d’économie français Jean Tirole tire à boulets rouges contre le programme économique de Marine Le Pen, qui est selon lui « dissimulateur et non financé » et « appauvrira durablement notre pays ».

 

À noter cependant que le programme économique de Macron nest pas non plus fiancé. Et les 50 milliards de dépenses supplémentaires par des économies sont également illusoires NDLR

*Le prix Nobel d’économie français prévient les Français du risque pour l’économie française d’élire Marine Le Pen. Selon lui, le programme économique de la candidate RN est « dissimulateur et non financé » et « appauvrira durablement notre pays », a-t-il affirmé dans une tribune parue samedi dans La Dépêche du Midi.

« Liste à la Prévert »

« Le programme de Marine Le Pen est une liste à la Prévert de dépenses supplémentaires, largement sous-estimées à 68 milliards d’euros par an, financées à l’aide de recettes hélas en partie fictives », affirme le lauréat du prix décerné par la Banque de Suède en 2014.

Selon lui, les 16 milliards d’euros d’économies que Marine Le Pen dit vouloir faire grâce à des mesures sur l’immigration sont « un calcul qui repose sur du vent: toutes les études montrent que les immigrés ne coûtent quasiment rien en termes d’argent public, car les cotisations sociales de ceux qui travaillent compensent les coûts imputés à notre système de protection sociale ».

S’interrogeant aussi sur comment la candidate d’extrême droite réalisera « 8 milliards d’économies sur le fonctionnement de l’Etat », il estime, comme avant lui l’institut Montaigne, que « le coût de son programme de dépenses semble très sous-estimé ».

La retraite à 60 ans mettra en faillite le système

« Redescendre l’âge de la retraite à 60 ans mettra en faillite notre système, avec des conséquences importantes pour les plus défavorisés », affirme Jean Tirole alors que la candidate du Rassemblement National veut réinstaurer cet âge de départ pour ceux qui ont commencé à travailler entre 17 et 20 ans.

Les propositions de Marine Le Pen ne permettront « ni de préparer l’avenir, ni de réduire les inégalités », d’après l’économiste qui prend pour exemple l’exonération d’impôt sur le revenu pour les moins de 30 ans qui s’appliquerait aussi pour un haut diplômé « gagnant cinq fois le Smic ».

Constatant que malgré une dette publique passée de 100% à près de 116% du PIB en raison de la crise sanitaire, la France n’a pas perdu la confiance des marchés, il anticipe que « le manque de prévoyance du programme de Marine Le Pen ne rassurera pas ces derniers, qui verront dans la France une version européenne de l’Argentine ».

Frexit déguisé

Enfin, si Marine Le Pen « ne parle plus de quitter l’Europe et l’euro, son programme revient à s’asseoir sur les règles européennes et créera immédiatement une profonde crise de l’Union, avec des répercussions immédiates sur la crédibilité budgétaire de la France », prévient le prix Nobel pour lequel il s’agirait « d’un Frexit qui ne dit pas son nom ».

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Le « Green New Deal» européen : défi irréaliste et coûteux

 

Le « Green New Deal» européen  : défi irréaliste et coûteux

  • par Samuel Furfari, professeur de géopolitique de l’énergie à l’Université libre de Bruxelles, ancien haut fonctionnaire de la Commission européenne. dans les Echos

Se vantant de sa stratégie énergétique qui doit montrer la voie au monde entier, stimulée par les innombrables ONG vertes, aveuglée par l’autoconviction qui règne au sein des institutions de l’Union européenne, celle-ci s’enfonce dans la crise énergétique. L’UE, face au fiasco de la COP26, au lieu de constater que le reste du monde ne la suit pas, s’entête à promouvoir encore plus les énergies renouvelables pourtant à la base de cette crise.

Les prix du gaz naturel sur le marché spot ont été multipliés par cinq en un an, en raison de la très forte reprise économique en Chine et donc de l’augmentation tout aussi forte de sa consommation d’énergie. Grâce à l’abondance de gaz naturel – l’énergie du futur - , un seul marché devenu fluide existe à présent entre l’UE et l’Asie alors que les Etats-Unis, isolés géographiquement, se réjouissent du prix très bas de leur gaz de schiste.

La Chine préparée

La Chine, qui, elle, n’a pas mis tous ses oeufs dans le même panier, se débrouille en important plus de charbon d’Indonésie, en déchargeant après un an des cargaisons de charbon australien bloquées dans les ports chinois à la suite des sanctions décrétées envers l’Australie, en exploitant à fond ses petits charbonnages qu’elle était pourtant en train de fermer par manque de rentabilité économique.

Elle s’est préparée à la croissance de la demande en construisant des centrales nucléaires – l’électricité de l’avenir. Bref, elle fait le contraire de l’UE, car elle sait qu’il ne peut y avoir de croissance sans énergie abondante et bon marché comme l’avaient dit les pères fondateurs de la Communauté européenne à Messine le 2 juin 1955.

 

 

L’Europe est nue

Il y a quelques semaines, Kristoph Leith, le président d’Eurochambre, la fédération des chambres de commerces de l’UE, en quittant sa fonction a déclaré que les objectifs du Pacte vert de l’UE sont irréalistes. On aurait aimé qu’il ait eu le courage de le dire lorsqu’il était en fonction. Car c’est précisément là la force, et la faiblesse, de la Commission. Tout le monde se tait et elle croit qu’elle est dans le bon, et, pourtant, c’est une grosse déficience, car la situation actuelle est la conséquence de la politique énergétique soumise au dictat de la politique climatique. Comme l’empereur qui croit avoir des habits neufs dans la fable d’Andersen, l’Union européenne est nue face à cette crise qu’elle a contribué à créer.

 

Pour parer au plus pressé, on a vite jeté l’opprobre sur le président Poutine alors que Gazprom respecte les contrats signés en 2005 par Gaz de France et voulus par Jacques Chirac. Ne voulant pas détériorer ses bonnes relations commerciales – l’URSS avait commencé à vendre du gaz dans les années 1970 -, M. Poutine a déclaré que la Russie fournirait autant de gaz que possible. Vladimir Chizhov, l’ambassadeur russe auprès de l’UE, a déclaré : « Changez l’adversaire en partenaire et les choses se résolvent plus facilement. »

En effet, le président Obama porte, lui aussi, sa part de responsabilité en nous ayant entraînés en 2014 dans des sanctions contreproductives. Son pays possède tout le gaz qu’il veut, tandis que l’UE, pour son approvisionnement en gaz, doit compter d’abord sur son voisin russe. On ne peut pas exiger que la Russie danse comme siffle le parlement européen.

Vassalisation envers la Chine

Heureusement que Mme Merkel a tenu tête à la fois à la Commission européenne et à Jo Biden pour assurer l’achèvement du gazoduc Nord Stream 2 , car, bien entendu, les dirigeants allemands ne sont pas dupes : les éoliennes et les panneaux solaires photovoltaïques ne vont pas pouvoir remplacer le nucléaire et le lignite.

Depuis le choc pétrolier de 1973, la Commission, appuyée avec conviction par le Parlement européen, a fait le maximum pour pousser ce qu’on appelait alors les énergies alternatives. Pourtant, l’énergie éolienne et celle solaire représentent, en 2019, 2,9 % de la demande en énergie primaire de l’UE, après avoir dépensé plus de 1.000 milliards d’euros depuis 2000. L’entêtement ne va rien modifier, le caractère variable et intermittent et la très haute occupation au sol ne changeront jamais, quel que soit le nombre de COP et de manifestations des activistes.

L’opiniâtreté de l’UE de saboter son économie au nom d’objectifs climatiques irréalisables restera dans l’histoire comme la cause de la vassalisation envers la Chine et l’Inde du continent qui avait inventé la modernité et la technologie. Il est urgent que l’UE s’arrête dans sa course folle, mais j’ai peu d’espoir que cette décision soit prise. Il nous restera le plaisir dérisoire d’avoir prévenu.

Samuel Furfari, professeur de géopolitique de l’énergie à l’Université libre de Bruxelles, ancien haut fonctionnaire de la Commission européenne.

Le marketing politique de plus en plus coûteux

Le marketing politique de plus en plus coûteux  la tribune de Louis Perron* (L’Opinion)

 

Cela fait dix ans que j’enseigne le marketing politique à l’Université de Zurich en Suisse. C’est l’occasion de réfléchir aux changements intervenus dans ce domaine au cours de cette période.

Il existe des principes fondamentaux en matière de campagnes politiques. Joseph Napolitan (un consultant politique américain, qui a travaillé comme consultant général sur plus de 100 campagnes politiques aux États-Unis dont celle de Kennedy), probablement le premier à se qualifier de conseil en communication politique, déclarait, il y a plusieurs décennies, qu’il fallait passer par trois étapes simples pour gagner une campagne : 1) décider ce que l’on veut dire, 2) décider comment et à qui on veut le dire, 3) dire ce que l’on veut dire.

C’était vrai à l’époque, c’est vrai aujourd’hui, et ce sera encore vrai pendant longtemps. Joseph Napolitan dit que ces étapes sont simples. Je dirais que si elles paraissent simples, il est en réalité assez difficile de les mettre en pratique. Ce que beaucoup de gens sous-estiment.

Ciblage. Le contexte dans lequel se déroulent les campagnes a changé de manière assez spectaculaire au cours de ces dix dernières années. Les Etats-Unis et de nombreux autres pays sont devenus de plus en plus polarisés. Ce qui signifie qu’il y a de moins en moins d’électeurs disposés à être persuadé, même au début d’une campagne. En conséquence, les stratégies de ciblage et de mobilisation gagnent en importance. Les campagnes coûtent de plus en plus cher, et cette tendance n’est pas prête à s’estomper. Le camp qui dépense le moins et perd l’élection, essaiera d’augmenter sa capacité de collecte de fonds pour le prochain cycle. D’où l’augmentation des dépenses de campagne.

Les acteurs politiques ont aujourd’hui davantage d’outils à leur disposition pour se construire eux-mêmes en tant que participants pertinents dans la sphère politique. Par conséquent, il y a davantage de nouveaux acteurs qui jouent un rôle important sur la scène politique. La façon dont les électeurs consomment les informations a également considérablement changé. Elle est désormais extrêmement diversifiée. Les électeurs ont le choix entre une pléthore de médias locaux, nationaux et internationaux classiques ou internet, à tout moment de la journée.

Par conséquent, nous sommes passés d’une culture où les électeurs choisissaient les extraits des informations qu’ils voulaient consommer, à un environnement où on leur sert de plus en plus des parts d’informations spécifiques qu’ils veulent entendre ou lire. Il en résulte que nous ne débattons plus des opinions, mais que nous sommes profondément en désaccord sur des faits.

Dr. Louis Perron est un politologue, consultant et conférencier TEDx basé en Suisse. Il a remporté deux douzaines de campagnes électorales et référendaires. Il est l’auteur du livre « How to Overcome the Power of Incumbency in Election Campaigns, » publié par l’éditeur allemand Nomos.

Brexit : des contrôles douaniers très coûteux

Brexit :  des contrôles douaniers très coûteux

Avec l’accord sur le brexit,  ce qui va changer fondamentalement ce sont les procédures douanières très complexes mais aussi très coûteuses. À l’intérieur de l’Union économique les biens circulent librement et surtout rapidement. Les processus de production actuels exigent en effet que la logistique soit très fluide et très régulière. Dans un premier temps et sans doute pendant quelques mois, le Royaume-Uni mais surtout l’Union économique vont se montrer très soupçonneux vis-à-vis des importations multipliant les contrôles.

 

Du coup, il faut s’attendre à des retards considérables de livraison et surtout à leur irrégularité. Or ce qui compte en logistique c’est précisément la régularité des flux. De ce fait, les politiques logistiques des entreprises vont se trouver bouleversées. Certaines devront même reconstituer des stocks toujours coûteux.

 

Par ailleurs, les difficultés vont décourager certains routiers de desservir le Royaume-Uni. D’où un déséquilibre de l’offre et de la demande de transport. Les coûts de transport entre l’Union économique et le Royaume-Uni vont s’envoler et peser sur la compétitivité des marchandises transportées.

 

De leur côté les transporteurs vont renoncer à exercer pour certains cette activité sur une relation trop peu rentable.

 

Il faut prendre en compte que la plupart des entreprises ont aujourd’hui supprimé les stocks et se font livrer souvent deux fois par jour. Sinon la production se trouve bloquée. Il est probable qu’on va s’apercevoir rapidement du caractère très néfaste des contrôles réinstallés des deux côtés de la frontière et qu’il conviendra de revoir cet accord.

 

 

Coronavirus : un confinement inévitable mais coûteux

 

Avec le développement imprévisible de la propagation du virus chinois, inévitablement les mesures de confinement vont s’ajouter aux mesures de confinement. Très localisées, elles vont progressivement s’étendre comme par exemple en Italie qui vient d’isoler toute la Lombardie. La même stratégie que celle pratiquée en Chine où environ 7 à 800 millions de Chinois ont été plus ou moins condamnés à demeurer chez eux.

Chaque jour démontre que le virus prend une ampleur importante et chaque jour les affirmations d’hier quant au contrôle de la situation sont contredites. Ainsi cette curieuse décision des autorités françaises de ne plus interdire les rassemblements de plus de 5000 personnes jusqu’au 31 mai mais de lever l’interdiction à partir du 15 avril comme si les informations sanitaires étaient suffisantes pour prendre des décisions aussi irresponsables.

Aussi irresponsables sont les autorisations d’organiser des manifestations sportives où la promiscuité est par définition très importante. Le problème évidemment c’est que le gouvernement français en particulier veulent  instrumentaliser la crise sanitaire pour relever  une cote de popularité au plus bas mais sans pour autant nuire au business et à l’opinion publique sportive. Bref le fameux en même temps mais qui ne marche pas en cas de crise sanitaire. Une crise qui exige rigueur, pertinence et détermination. Le problème évidemment c’est que cette crise et son contingentement vont  coûter très cher au plan économique.

En gros, la Chine qui avait prévu 6 % de croissance en 2020 pourrait retomber à zéro. Ce qui aura une conséquence minimale de réduction de la croissance mondiale de près de la moitié à savoir 1,5 au lieu de 3 %. Nombre de pays comme la France, l’Allemagne Italie bien d’autres vont tutoyer la stagnation et même la régression. Or non seulement les mesures sanitaires ne sont pas suffisamment adaptées mais en plus les pouvoirs publics internationaux comme nationaux ne sont pas en capacité  de décider des mesures de soutien à une économie qui va être plombée et qui risque même de provoquer un nouveau krach financier compte tenu de la situation d’endettement d’entreprise déjà fragilisée.

Le chômage coûteux des seniors

Le chômage coûteux  des seniors

D’une façon générale le rapport actif inactif et très défavorable à la France notamment concernant les seniors . Leur taux d’emploi (52,1% en 2018) reste faible par rapport à la moyenne européenne (58,7%) et à celle des pays de l’OCDE (61,4%). Un apport remis au gouvernement propose d’améliorer cette situation qui part parenthèses pèse aussi sur l’équilibre des retraites.

Dans un autre rapport récent, la Cour des comptes reconnaissait  que le taux d’emploi des 55-64 ans est passé de 36,4 % en 2003 à 52,3 % au premier trimestre 2019, en raison des précédentes réformes des retraites. Mais l’emploi des seniors français reste toujours moindre par rapport à la moyenne européenne, qui est de 59 %.

« Le nombre de demandeurs d’emploi de plus de 50 ans a fortement augmenté depuis 2008 », reconnait aussi  la Cour des comptes, en raison de multiples facteurs : augmentation des effectifs en âge de travailler, recul de l’âge de départ à la retraite, et crise économique de 2008.

Depuis cette époque, le nombre de seniors en catégorie A inscrits à Pôle Emploi a triplé pour atteindre 916 400 au premier trimestre 2019. Un mouvement à la hausse encore accentué par la fin de la dispense de recherche d’emploi dont bénéficiaient les plus de 57 ans jusqu’en 2012. Pour la Cour des comptes, cette situation n’a qu’une seule explication : les seniors qui se retrouvent au chômage ont plus de difficulté à retrouver un emploi, et d’autant plus qu’ils sont âgés.

En conséquence, quand les plus de 55 ans se retrouvent au chômage, ils le restent plus longtemps que la moyenne des Français : 673 jours en moyenne en 2018 contre 388 jours pour l’ensemble des demandeurs d’emploi. « Pour de nombreux travailleurs, le chômage joue le rôle de transition entre l’emploi et la retraite », estime le référé de la Cour des comptes.

Glissés au détour d’une phrase, deux chiffres illustrent parfaitement à quel point la situation est préoccupante : les montants versés au titre du RSA socle aux 60-64 ans ont augmenté de 157 % en dix ans, et ceux au titre de l’allocation adulte handicapé de 288 %. « Au total, le coût de la prise en charge des seniors touchés par le report d’âge de la retraite et qui se trouvent exclus du marché du travail s’élevait, début 2018, à plus de 700 millions d’euros au titre de la solidarité nationale et près de 800 millions pour le régime d’assurance-chômage, soit environ 1,5 milliard d’euros par an », établit le document.

La Cour des comptes se montre très critique sur « l’abandon de la quasi-totalité des dispositifs d’emploi consacrés aux seniors. » « Les services du ministère du travail pensent que les entreprises vont intégrer, elles-mêmes, le thème de la gestion des âges (…) Faute d’incitations ou de mécanismes plus volontaires, il apparaît toutefois que la mobilisation est restée très faible sur ces sujets », conclut le référé.

Le rôle de Pôle Emploi est aussi épinglé, les seniors au chômage ayant moins accès à la formation et à un accompagnement spécifique. Et, pour la Cour des comptes, l’argument selon lequel les seniors sont moins motivés pour rechercher un emploi ne tient pas la route. Le document rappelle que leur taux de radiation est plus faible pour eux que pour l’ensemble des demandeurs d’emploi.

“Il y a urgence à agir”, souligne dans un communiqué Sophie Bellon, présidente de Sodexo et auteure du rapport qui vient d’être remis au gouvernement Les auteurs définissent cinq axes de réflexion: améliorer la prévention pour éviter l’usure professionnelle, développer les compétences en deuxième partie de carrière ainsi que les mobilités internes, favoriser la transition emploi-retraite et améliorer la perception des seniors en entreprise.

S’inspirant de la Finlande, ils invitent également les branches à négocier des accords collectifs permettant à un salarié volontaire de conjuguer baisse de salaire et allègement des responsabilités, en contrepartie du versement de l’indemnité conventionnelle de licenciement. Ils proposent également d’élargir le dispositif de retraite progressive, encore peu utilisé, aux salariés en forfait jours, aux professions libérales et aux agents publics. Commandé par le Premier ministre, Edouard Philippe, dans le cadre de la préparation du projet de loi sur les retraites, ce rapport doit servir de base de base de réflexion à la ministre du Travail, Muriel Pénicaud, qui a reçu dans la matinée les partenaires sociaux pour évoquer ce sujet.

Nucléaire trop lourd et trop coûteux ?

Nucléaire trop lourd et trop coûteux ?

 

 

En mal d’information et surtout d’investigation et d’analyse, les médias y compris l’agence de presse Reuters  reprennent telles qu’elles un rapport de World Nuclear Industry Status qui condamne  la performance du nucléaire par rapport à d’autres sources de production d’électricité. Certes certainnesscritiques du nucléaire ne sont pas infondées notamment son coût et sa lourdeur ( il faudrait ajouter le problème du retraitement des déchets) mais affirmer en même temps que les énergies alternatives sont prêtes à remplacer le nucléaire très rapidement constituent une illusion. Derrière des arguments techniques vrais, mais aussi des arguties pseudo scientifiques se cachent en fait l’analyse d’une organisation activiste anti nucléaire aussi irresponsable que les lobbies nucléaires qui refusent le mix énergétique. La lecture du résumé du rapport de World Nuclear Industry Status met en évidence  le manque d’objectivité de ces activistes. La tonalité de ce rapport ne trompe d’ailleurs pas.

 

 « La filière nucléaire perd du terrain face à celle des énergies renouvelables à la fois en termes de coûts et de capacités, ce qui la rend moins efficace dans la lutte contre le réchauffement climatique.

À la mi-2019, les nouveaux générateurs éoliens et solaires concurrençaient efficacement les centrales nucléaires existantes, y compris en termes de coûts, et leur capacité de production augmentait plus rapidement que celles de toutes les autres filières, peut-on lire.

“Il est urgent de stabiliser le climat. Le nucléaire est lent. Il ne répond à aucun besoin technique ou opérationnel que les concurrents sobres en carbone ne puissent satisfaire mieux, à un prix moins élevé et plus rapidement”, souligne Mycle Schneider, qui a coordonné la rédaction du rapport.

Depuis 2009, la durée moyenne de construction des réacteurs à l’échelle mondiale est d’un peu moins de dix ans, selon ses auteurs, alors que la World Nuclear Association (WNA) estime qu’elle prend entre cinq et huit ans et demi.

Ce délai supplémentaire, expliquent-ils, a des conséquences majeures en termes de lutte contre les émissions de gaz à effet de serre, dans la mesure où il implique une prolongation de la durée de vie des centrales thermiques.

L’énergie nucléaire est également beaucoup plus chère. Le coût de la production d’énergie solaire varie de 36 à 44 dollars par mégawattheure (MWh) et celui de l’énergie éolienne, de 29 à 56 dollars par MWh. Pour le nucléaire, la fourchette est de 112 à 189 dollars.

Au cours de la dernière décennie, les coûts actualisés, qui comparent le coût total de la construction et de l’exploitation d’une centrale avec celui de sa production, ont baissé de 88% pour le solaire et de 69% pour l’éolien, alors qu’ils ont augmenté de 23% pour le nucléaire.

En ce qui concerne les investissements, la Chine a consacré 91 milliards de dollars au développement des énergies renouvelables en 2018 et seulement 6,5 milliards au nucléaire.

Aux Etats-Unis, la capacité de production d’énergie renouvelable devrait augmenter de 45 GW au cours des trois prochaines années, alors que celles du nucléaire et du charbon devraient reculer de 24 GW.

La Chine, qui reste le pays le plus actif en termes de construction de réacteurs, en a bâti 40 au cours de la dernière décennie, mais la production de sa filière nucléaire est inférieure d’un tiers à celle de l’éolien.

Plusieurs centrales nucléaires y sont encore en chantier, mais aucun nouveau projet n’a vu le jour depuis 2016.

Au niveau mondial, la capacité du nucléaire a augmenté de 3,4% au cours de l’année écoulée pour atteindre 370 gigawatts – un record – mais la part de la filière reste d’un peu plus de 10% du fait de la croissance rapide des énergies renouvelables. »

Prime à l’achat un effet d’aubaine coûteux

Prime à l’achat un effet d’aubaine coûteux

 

 

Globalement, les Français soutiennent les mesures du gouvernement mais ne pense pas qu’elles seront de nature à favoriser de manière significative la transition énergétique. Il n’y a pas de contradiction entre ces deux effets ces deux vis-à-vis. En effet les la plupart des Français qui vont changer de véhicule ou de chaudière sont déjà ce qui avait décidé de la faire parce qu’il dispose des moyens financiers. Ce qu’on appelle un effet d’aubaine. En clair cela ne changera rien pour ce qui ne dispose pas des ressources suffisantes pour procéder au changement d’équipement. La mesure réelle d’incitation ne devrait guère concerner plus de 20 % de ce qui vont investir. En clair on va accorder des subventions à 80 % d’une population qui de toute façon était prête à changer de véhicule ou de chaudière. C’est le danger évidemment de ce type de mesure un peu général compris lorsqu’elles sont assorties de conditions de ressources. Autre exemple celui du CICE accordé à toutes les entreprises sans garantie et sans discernement et qui n’a eu d’effet sur l’emploi que pour 20 % environ des les entreprises, ce qui certes n’est pas négligeable mais quand même 20 milliards par an. Une somme démesurée par rapport aux effets. Les mesures les plus appréciées sont l’élargissement du système d’indemnités kilométriques pour les personnes parcourant au moins 60 km par jour entre leur domicile et leur travail et la prime à la conversion des chaudières au fioul. Ces deux mesures recueillent chacune 79% d’avis favorables. La “super prime” à la conversion automobile de 4.000 euros est jugée favorablement par 75% des sondés.

Ecotaxe : trop lourd, trop coûteux (Guigou)

Ecotaxe : trop lourd, trop chère (Guigou)

 

Pour Elisabeth Guigou l’écotaxe est trop lourde et le coût de son recouvrement trop élevé (20%°) ; Encore un signe, avec celui donné par Ségolène Royal, que le projet pourrait bien être abandonné.  Le ratio entre frais de gestion et recettes totales est très important. 230 millions d’euros pour Ecomouv’ sur une recette annuelle de 1,2 milliard, c’est près de 20% des recettes. Dés 2011, bien avant la fronde contre l’écotaxe de l’automne dernier, des sénateurs de droite et de gauche avaient parlé de « coût de gestion énorme ». Le sénateur UMP Louis Nègre rappelait que le coût de perception d’une taxe ou d’un impôt représente en général entre 5 et 10% des recettes. Et nous ne parlons pas des pénalités que l’Etat devra verser à Ecomouv’ en cas d’abandon de l’écotaxe (entre 800 millions et un milliard d’euros).  En Allemagne, le recouvrement de l’écotaxe est cher, mais n’atteint pas le niveau prévu en France. 15% des recettes en Allemagne, contre 20% prévus chez nous.

 




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