Archive pour le Tag 'coûteux'

Coronavirus : un confinement inévitable mais coûteux

 

Avec le développement imprévisible de la propagation du virus chinois, inévitablement les mesures de confinement vont s’ajouter aux mesures de confinement. Très localisées, elles vont progressivement s’étendre comme par exemple en Italie qui vient d’isoler toute la Lombardie. La même stratégie que celle pratiquée en Chine où environ 7 à 800 millions de Chinois ont été plus ou moins condamnés à demeurer chez eux.

Chaque jour démontre que le virus prend une ampleur importante et chaque jour les affirmations d’hier quant au contrôle de la situation sont contredites. Ainsi cette curieuse décision des autorités françaises de ne plus interdire les rassemblements de plus de 5000 personnes jusqu’au 31 mai mais de lever l’interdiction à partir du 15 avril comme si les informations sanitaires étaient suffisantes pour prendre des décisions aussi irresponsables.

Aussi irresponsables sont les autorisations d’organiser des manifestations sportives où la promiscuité est par définition très importante. Le problème évidemment c’est que le gouvernement français en particulier veulent  instrumentaliser la crise sanitaire pour relever  une cote de popularité au plus bas mais sans pour autant nuire au business et à l’opinion publique sportive. Bref le fameux en même temps mais qui ne marche pas en cas de crise sanitaire. Une crise qui exige rigueur, pertinence et détermination. Le problème évidemment c’est que cette crise et son contingentement vont  coûter très cher au plan économique.

En gros, la Chine qui avait prévu 6 % de croissance en 2020 pourrait retomber à zéro. Ce qui aura une conséquence minimale de réduction de la croissance mondiale de près de la moitié à savoir 1,5 au lieu de 3 %. Nombre de pays comme la France, l’Allemagne Italie bien d’autres vont tutoyer la stagnation et même la régression. Or non seulement les mesures sanitaires ne sont pas suffisamment adaptées mais en plus les pouvoirs publics internationaux comme nationaux ne sont pas en capacité  de décider des mesures de soutien à une économie qui va être plombée et qui risque même de provoquer un nouveau krach financier compte tenu de la situation d’endettement d’entreprise déjà fragilisée.

Le chômage coûteux des seniors

Le chômage coûteux  des seniors

D’une façon générale le rapport actif inactif et très défavorable à la France notamment concernant les seniors . Leur taux d’emploi (52,1% en 2018) reste faible par rapport à la moyenne européenne (58,7%) et à celle des pays de l’OCDE (61,4%). Un apport remis au gouvernement propose d’améliorer cette situation qui part parenthèses pèse aussi sur l’équilibre des retraites.

Dans un autre rapport récent, la Cour des comptes reconnaissait  que le taux d’emploi des 55-64 ans est passé de 36,4 % en 2003 à 52,3 % au premier trimestre 2019, en raison des précédentes réformes des retraites. Mais l’emploi des seniors français reste toujours moindre par rapport à la moyenne européenne, qui est de 59 %.

« Le nombre de demandeurs d’emploi de plus de 50 ans a fortement augmenté depuis 2008 », reconnait aussi  la Cour des comptes, en raison de multiples facteurs : augmentation des effectifs en âge de travailler, recul de l’âge de départ à la retraite, et crise économique de 2008.

Depuis cette époque, le nombre de seniors en catégorie A inscrits à Pôle Emploi a triplé pour atteindre 916 400 au premier trimestre 2019. Un mouvement à la hausse encore accentué par la fin de la dispense de recherche d’emploi dont bénéficiaient les plus de 57 ans jusqu’en 2012. Pour la Cour des comptes, cette situation n’a qu’une seule explication : les seniors qui se retrouvent au chômage ont plus de difficulté à retrouver un emploi, et d’autant plus qu’ils sont âgés.

En conséquence, quand les plus de 55 ans se retrouvent au chômage, ils le restent plus longtemps que la moyenne des Français : 673 jours en moyenne en 2018 contre 388 jours pour l’ensemble des demandeurs d’emploi. « Pour de nombreux travailleurs, le chômage joue le rôle de transition entre l’emploi et la retraite », estime le référé de la Cour des comptes.

Glissés au détour d’une phrase, deux chiffres illustrent parfaitement à quel point la situation est préoccupante : les montants versés au titre du RSA socle aux 60-64 ans ont augmenté de 157 % en dix ans, et ceux au titre de l’allocation adulte handicapé de 288 %. « Au total, le coût de la prise en charge des seniors touchés par le report d’âge de la retraite et qui se trouvent exclus du marché du travail s’élevait, début 2018, à plus de 700 millions d’euros au titre de la solidarité nationale et près de 800 millions pour le régime d’assurance-chômage, soit environ 1,5 milliard d’euros par an », établit le document.

La Cour des comptes se montre très critique sur « l’abandon de la quasi-totalité des dispositifs d’emploi consacrés aux seniors. » « Les services du ministère du travail pensent que les entreprises vont intégrer, elles-mêmes, le thème de la gestion des âges (…) Faute d’incitations ou de mécanismes plus volontaires, il apparaît toutefois que la mobilisation est restée très faible sur ces sujets », conclut le référé.

Le rôle de Pôle Emploi est aussi épinglé, les seniors au chômage ayant moins accès à la formation et à un accompagnement spécifique. Et, pour la Cour des comptes, l’argument selon lequel les seniors sont moins motivés pour rechercher un emploi ne tient pas la route. Le document rappelle que leur taux de radiation est plus faible pour eux que pour l’ensemble des demandeurs d’emploi.

“Il y a urgence à agir”, souligne dans un communiqué Sophie Bellon, présidente de Sodexo et auteure du rapport qui vient d’être remis au gouvernement Les auteurs définissent cinq axes de réflexion: améliorer la prévention pour éviter l’usure professionnelle, développer les compétences en deuxième partie de carrière ainsi que les mobilités internes, favoriser la transition emploi-retraite et améliorer la perception des seniors en entreprise.

S’inspirant de la Finlande, ils invitent également les branches à négocier des accords collectifs permettant à un salarié volontaire de conjuguer baisse de salaire et allègement des responsabilités, en contrepartie du versement de l’indemnité conventionnelle de licenciement. Ils proposent également d’élargir le dispositif de retraite progressive, encore peu utilisé, aux salariés en forfait jours, aux professions libérales et aux agents publics. Commandé par le Premier ministre, Edouard Philippe, dans le cadre de la préparation du projet de loi sur les retraites, ce rapport doit servir de base de base de réflexion à la ministre du Travail, Muriel Pénicaud, qui a reçu dans la matinée les partenaires sociaux pour évoquer ce sujet.

Nucléaire trop lourd et trop coûteux ?

Nucléaire trop lourd et trop coûteux ?

 

 

En mal d’information et surtout d’investigation et d’analyse, les médias y compris l’agence de presse Reuters  reprennent telles qu’elles un rapport de World Nuclear Industry Status qui condamne  la performance du nucléaire par rapport à d’autres sources de production d’électricité. Certes certainnesscritiques du nucléaire ne sont pas infondées notamment son coût et sa lourdeur ( il faudrait ajouter le problème du retraitement des déchets) mais affirmer en même temps que les énergies alternatives sont prêtes à remplacer le nucléaire très rapidement constituent une illusion. Derrière des arguments techniques vrais, mais aussi des arguties pseudo scientifiques se cachent en fait l’analyse d’une organisation activiste anti nucléaire aussi irresponsable que les lobbies nucléaires qui refusent le mix énergétique. La lecture du résumé du rapport de World Nuclear Industry Status met en évidence  le manque d’objectivité de ces activistes. La tonalité de ce rapport ne trompe d’ailleurs pas.

 

 « La filière nucléaire perd du terrain face à celle des énergies renouvelables à la fois en termes de coûts et de capacités, ce qui la rend moins efficace dans la lutte contre le réchauffement climatique.

À la mi-2019, les nouveaux générateurs éoliens et solaires concurrençaient efficacement les centrales nucléaires existantes, y compris en termes de coûts, et leur capacité de production augmentait plus rapidement que celles de toutes les autres filières, peut-on lire.

“Il est urgent de stabiliser le climat. Le nucléaire est lent. Il ne répond à aucun besoin technique ou opérationnel que les concurrents sobres en carbone ne puissent satisfaire mieux, à un prix moins élevé et plus rapidement”, souligne Mycle Schneider, qui a coordonné la rédaction du rapport.

Depuis 2009, la durée moyenne de construction des réacteurs à l’échelle mondiale est d’un peu moins de dix ans, selon ses auteurs, alors que la World Nuclear Association (WNA) estime qu’elle prend entre cinq et huit ans et demi.

Ce délai supplémentaire, expliquent-ils, a des conséquences majeures en termes de lutte contre les émissions de gaz à effet de serre, dans la mesure où il implique une prolongation de la durée de vie des centrales thermiques.

L’énergie nucléaire est également beaucoup plus chère. Le coût de la production d’énergie solaire varie de 36 à 44 dollars par mégawattheure (MWh) et celui de l’énergie éolienne, de 29 à 56 dollars par MWh. Pour le nucléaire, la fourchette est de 112 à 189 dollars.

Au cours de la dernière décennie, les coûts actualisés, qui comparent le coût total de la construction et de l’exploitation d’une centrale avec celui de sa production, ont baissé de 88% pour le solaire et de 69% pour l’éolien, alors qu’ils ont augmenté de 23% pour le nucléaire.

En ce qui concerne les investissements, la Chine a consacré 91 milliards de dollars au développement des énergies renouvelables en 2018 et seulement 6,5 milliards au nucléaire.

Aux Etats-Unis, la capacité de production d’énergie renouvelable devrait augmenter de 45 GW au cours des trois prochaines années, alors que celles du nucléaire et du charbon devraient reculer de 24 GW.

La Chine, qui reste le pays le plus actif en termes de construction de réacteurs, en a bâti 40 au cours de la dernière décennie, mais la production de sa filière nucléaire est inférieure d’un tiers à celle de l’éolien.

Plusieurs centrales nucléaires y sont encore en chantier, mais aucun nouveau projet n’a vu le jour depuis 2016.

Au niveau mondial, la capacité du nucléaire a augmenté de 3,4% au cours de l’année écoulée pour atteindre 370 gigawatts – un record – mais la part de la filière reste d’un peu plus de 10% du fait de la croissance rapide des énergies renouvelables. »

Prime à l’achat un effet d’aubaine coûteux

Prime à l’achat un effet d’aubaine coûteux

 

 

Globalement, les Français soutiennent les mesures du gouvernement mais ne pense pas qu’elles seront de nature à favoriser de manière significative la transition énergétique. Il n’y a pas de contradiction entre ces deux effets ces deux vis-à-vis. En effet les la plupart des Français qui vont changer de véhicule ou de chaudière sont déjà ce qui avait décidé de la faire parce qu’il dispose des moyens financiers. Ce qu’on appelle un effet d’aubaine. En clair cela ne changera rien pour ce qui ne dispose pas des ressources suffisantes pour procéder au changement d’équipement. La mesure réelle d’incitation ne devrait guère concerner plus de 20 % de ce qui vont investir. En clair on va accorder des subventions à 80 % d’une population qui de toute façon était prête à changer de véhicule ou de chaudière. C’est le danger évidemment de ce type de mesure un peu général compris lorsqu’elles sont assorties de conditions de ressources. Autre exemple celui du CICE accordé à toutes les entreprises sans garantie et sans discernement et qui n’a eu d’effet sur l’emploi que pour 20 % environ des les entreprises, ce qui certes n’est pas négligeable mais quand même 20 milliards par an. Une somme démesurée par rapport aux effets. Les mesures les plus appréciées sont l’élargissement du système d’indemnités kilométriques pour les personnes parcourant au moins 60 km par jour entre leur domicile et leur travail et la prime à la conversion des chaudières au fioul. Ces deux mesures recueillent chacune 79% d’avis favorables. La “super prime” à la conversion automobile de 4.000 euros est jugée favorablement par 75% des sondés.

Ecotaxe : trop lourd, trop coûteux (Guigou)

Ecotaxe : trop lourd, trop chère (Guigou)

 

Pour Elisabeth Guigou l’écotaxe est trop lourde et le coût de son recouvrement trop élevé (20%°) ; Encore un signe, avec celui donné par Ségolène Royal, que le projet pourrait bien être abandonné.  Le ratio entre frais de gestion et recettes totales est très important. 230 millions d’euros pour Ecomouv’ sur une recette annuelle de 1,2 milliard, c’est près de 20% des recettes. Dés 2011, bien avant la fronde contre l’écotaxe de l’automne dernier, des sénateurs de droite et de gauche avaient parlé de « coût de gestion énorme ». Le sénateur UMP Louis Nègre rappelait que le coût de perception d’une taxe ou d’un impôt représente en général entre 5 et 10% des recettes. Et nous ne parlons pas des pénalités que l’Etat devra verser à Ecomouv’ en cas d’abandon de l’écotaxe (entre 800 millions et un milliard d’euros).  En Allemagne, le recouvrement de l’écotaxe est cher, mais n’atteint pas le niveau prévu en France. 15% des recettes en Allemagne, contre 20% prévus chez nous.

 




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