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États-Unis : « des marges d’action réduite pour Biden ? »

États-Unis : « des marges d’action réduite pour Biden ? »

 

Plusieurs experts anticipent que Biden, élu comme président, disposerait de marges d’action réduites en matière économique. Cela en raison du fait qu’il aura un Sénat composé en majorité de républicains. Certes politiquement, Biden ne disposera pas d’un environnement forcément favorable. C’est cependant oublier  que l’économie américaine n’est pas comme en France par exemple orientée en permanence par le président de la république. Certes des mesures budgétaires massives par exemple pour financer les infrastructures seront contraintes par les oppositions. Mais l’atout majeur de Biden sera de contribuer à rétablir la confiance des opérateurs avec une ligne beaucoup plus claire tant vis-à-vis de la Chine que l’Europe ou d’autres zones. C’est cette confiance qui sera  l’atout majeur du soutien à une économie qui par parenthèse a toujours des assises assez solides. Enfin, il est toujours dangereux d’hypothéquer la stratégie à venir de responsables politiques jugés faibles mais qui peuvent se révéler très efficaces une fois pouvoir (et inversement !). Ce que peut apporter Biden, c’est une stabilité interne et internationale qui manque pour la confiance des acteurs économiques et des consommateurs. Tout n’est pas macro-économique et peut dépendre aussi largement de comportements micro-économiques .

 

 

Trois économistes décryptent pour Le Figaro les conséquences d’une possible victoire de Joe Biden sur l’économie américaine, les marchés et les relations avec l’Europe.

Paul Jackson, directeur de la recherche multi-Asset EMEA ETF chez Invesco Asset Management

«La probable victoire de Joe Biden risque de laisser des traces. Sa victoire risque d’être beaucoup plus discutée. Donald Trump va faire appel devant les cours de justice. Cela peut être un processus assez long. Dans tous les cas, les marchés retiendront qu’au final, le Sénat restera républicain donc il y aura une sorte d’équilibrage dans le système politique, comme aujourd’hui. Cela veut dire beaucoup moins de risques de législations qui créeraient des dégâts pour des secteurs comme la pharmaceutique ou la Tech.

S’il est élu, Joe Biden souhaite remonter les taux d’imposition sur les entreprises et les grandes fortunes et doubler le salaire minimum à 15 dollars. Cela soutiendra la consommation des ménages qui n’ont pas d’épargne. Ceci dit, un Sénat républicain compromet tout cela. Joe Biden aura moins de marge de manœuvre. En revanche, les exportations globales pourraient profiter de son élection avec une possible levée des tarifs douaniers contre la Chine, l’Europe ou la Turquie. Plus généralement, son comportement sera beaucoup plus stable, ses actions plus faciles à prévoir, donc cela baissera les tensions géopolitiques. Les relations commerciales seront apaisées.

À court terme, la question est de savoir de quelle ampleur sera le plan de relance que le futur président présentera pour soutenir l’économie. Avec un Sénat républicain, qui est très conservateur au niveau fiscal, ce plan risque d’être moins élevé que prévu. Cela veut dire que l’économie sera moins dynamique dans un contexte de hausse du nombre de cas de Covid 19. Toutefois, si Biden est élu, je pense qu’il apportera, d’un point de vue économique, plus de stabilité et de calme. De cette manière, on peut envisager plus d’investissements de la part du secteur privé, qui avec Donald Trump ne sait pas sur quel pied danser.

À plus long terme, je pense que la dette sera le vrai problème du prochain président. Ce problème d’endettement s’est aggravé avec la récession de 2020. Pire encore, vers la fin de la décennie, même s’il n’y avait pas eu la crise de cette année, l’endettement aurait augmenté à cause des problèmes démographiques. Et ce taux d’endettement qui ne cesse de grimper signifie que le président aura dans tous les cas moins de flexibilité.»

Véronique Riches-Flores, économiste indépendante, fondatrice de RichesFlores Research

 «C’est au moins une conclusion que nous pouvons formuler sans grand risque d’erreur : la probabilité que l’un ou l’autre des partis gagne à la fois la présidence, la Chambre des représentants et le Sénat apparaît très réduite à ce stade. Joe Biden semble en passe de rassembler une majorité à la Chambre mais pas le Sénat et le schéma serait l’inverse pour Donald Trump. La conséquence première d’une telle situation est de réduire les chances de réformes d’ampleur dont l’économie américaine aurait besoin pour retrouver le chemin d’une croissance structurelle plus solide. Cette conclusion, si elle se confirme, devrait conduire à une révision à la baisse des perspectives de croissance pour les quatre années à venir. Il est indiscutable qu’en l’absence de majorité au Sénat, la latitude de Joe Biden, s’il est élu, sera réduite et les réformes souhaitées beaucoup plus compliquées et plus longues à mettre en place que généralement considéré dans les scénarios chiffrés ces derniers mois. Dans ce cas, le scénario de reprise plébiscité par les marchés ces derniers jours risque d’être mis à mal.

Cela concerne bien entendu les perspectives des secteurs les plus cycliques, lesquels auraient été, de loin, les plus favorablement exposés à une large victoire du candidat démocrate, en particulier aux aspects les plus structurels de son programme : infrastructures, environnement, consommation. Le changement de perspectives d’inflation, dont les anticipations semblent dorénavant exposées à un risque de baisse non négligeable, fragilise le secteur bancaire dans un contexte déjà impacté par les effets de la crise sanitaire, en particulier par la dégradation de la solvabilité des ménages et entreprises.

Sauf énorme surprise de dernière minute dont on voit mal d’où elle pourrait émaner, les résultats de ce scrutin n’incitent pas à penser que l’élan de confiance des marchés boursiers de ces derniers jours puisse aller bien loin. Il y a un risque évident d’avoir une administration trop ligotée pour réellement être en mesure de changer la donne, tout au moins à brève échéance.»

Antoine Lesné, responsable de la recherche et de la stratégie de SPDR

 «En cas de victoire, Joe Biden aura probablement moins de possibilités de mettre en place un projet purement démocrate. Il proposait de faire un package de soutien à l’économie de quelque 3000 milliards de dollars avec un programme plus clair sur l’infrastructure et un effort demandé aux entreprises et aux familles plus aisées. Mais tout cela risque d’être plus compliqué à faire passer. Aujourd’hui, c’est plus le statu quo qui prévaut. Dans cette optique, il y a beaucoup d’incertitudes.

Si Joe Biden l’emporte, l’une des réformes qui pourrait passer concerne la partie sur les infrastructures, qui peut relancer l’économie. Elle ne passera pas de façon aussi ambitieuse, ça prendra plus de temps, mais c’est déjà amorcé. Et ce qui est intéressant, c’est qu’avec Joe Biden, on peut s’attendre à un rapprochement avec l’Europe. À noter toutefois que le point de contentieux concernant les géants de la Tech va perdurer. Aux États-Unis, ces derniers craignaient de nouvelles réglementations avec des législations antitrust. Mais ces dernières pourraient ne pas passer dans un congrès divisé, ce qui est positif pour les Gafa.

En attendant, sur les marchés, l’attentisme prévaut. Mais on peut envisager que cet environnement va favoriser les actifs risqués et de qualité comme la Tech dans les prochains mois. Peut-être que s’il gagne, Joe Biden réussira aussi à convaincre le Sénat de faire passer un important stimulus économique ! Mais c’est mal engagé. Le Congrès trouvera un juste milieu mais ça sera un stimulus plus mesuré. Du coup, les marchés obligataires anticipent une bonne croissance en 2021 mais pas aussi élevée qu’espérée.»

La laïcité faussement réduite à l’athéisme.

La laïcité faussement réduite à l’athéisme.

 

Delphine Horvilleur, rabbin et écrivaine, estime que la laïcité est faussement réduite à l’athéisme

AFP

Entretien dans le Figaro avec l’auteure de Comprendre le monde, au lendemain de l’assassinat de Samuel Paty.

- Dans une tribune publiée hier sur votre site Tenou’a, vous défendez, au nom de la liberté d’expression, l’idée de «penser contre soi». Qu’est-ce que ça veut dire ?
Delphine Horvilleur. - Ce post est né après que j’ai publié une caricature de Charlie Hebdo pour réagir à l’assassinat de Samuel Paty. Il s’agit d’une vieille couverture sur laquelle on voit les trois religions (catholique, musulmane et juive, NDLR) inscrites sur du papier toilette déroulé, et titrée «Aux chiottes toutes les religions !». J’ai volontairement choisi cette caricature où il était question d’une critique des trois religions, parce que je crois qu’on est dans un moment où les leaders religieux doivent être capables d’incarner une auto-critique. Et j’ai été très étonnée de voir que beaucoup de gens l’ont pris au premier degré. Quand certains, athées convaincus, m’ont dit «vous avez enfin compris, les religions sont toutes à jeter», d’autres ont été choqués que, en tant que rabbin, j’attaque les religions. Ce qui m’a le plus troublée, c’est de m’apercevoir que beaucoup pensent qu’on est ce que l’on poste ; c’est de voir que beaucoup ne sont pas capables de faire preuve de deuxième degré à un moment où on devrait tous publier ces caricatures, pas pour dire qu’on est d’accord avec leur message littéral, ni d’ailleurs nécessairement avec leur message caché, mais pour dire à quel point on luttera, et on luttera jusqu’au bout, pour qu’elles aient le droit d’exister sur la place publique, et pour qu’elles continuent de raconter quelque chose de notre société et de notre histoire.

Dans votre post, vous affirmez qu’«une société libre passe par la distance critique et par l’autodérision». Cette autodérision et cette prise de distance dont vous parlez, qu’en a-t-on fait ?
Le propre des moments de crise est qu’on les vit comme des citadelles assiégées, sur un mode de défiance. On devient suspicieux à l’égard de tous ceux qui expriment des critiques, jusqu’à devenir nous-mêmes incapables d’autocritique. On voit bien ce qu’il s’est passé vis-à-vis de l’humour ces dernières années. On fait partie d’une génération où l’on pouvait regarder, ados, des sketches qu’on ne pourrait plus voir aujourd’hui. Pas parce qu’on a moins d’humour mais parce qu’on a pris conscience que dans un contexte de crise et de tension identitaires, on peut continuer à rire de tout, mais plus avec tout le monde. Et cela a un impact sur notre capacité de mise à distance des événements.

Il n’y a rien qui nous fasse plus grandir que d’être contredit, que de penser contre soi

C’est-à-dire ?
Désormais, on hésite à rire, on ne sait plus de quoi on peut rire, qui va se vexer, qui va être offensé, offusqué. Caroline Fourest est très juste quand elle parle de cette génération offensée, on vit dans un monde dans lequel les gens ne tendent plus l’oreille qu’à l’offense qu’on leur impose, pas à la contradiction. Alors qu’il n’y a rien qui nous fasse plus grandir que d’être contredit, que de penser contre soi. C’est là où le symbole de l’assassinat d’un enseignant de la République est si fort et bouleversant pour tant d’entre nous. On sait au fond de nous que c’est ce que l’école nous promettait qu’elle allait nous apprendre : penser contre nous-mêmes. On arrive enfant avec un bagage, culturel, identitaire, religieux, et l’école nous aide à l’interroger.

Il faudrait donc réapprivoiser, ou réaffirmer, cet esprit critique…
Il faut surtout s’assurer de ne pas y renoncer, et ce dans tous les domaines de nos vies. C’est très difficile à enseigner. À l’école, cela passe avant tout par l’histoire, cette matière qu’enseignait justement Samuel Paty. Rien ne nous apprend mieux la théologie que l’histoire ; on ne peut tout simplement pas comprendre sa religion si on ne comprend pas par quoi et par qui elle a été influencée, et pourquoi elle est le produit des temps et des espaces qu’elle a traversés. Quand on sera capables de raconter nos histoires religieuses à travers les influences qu’elles ont subies, on aura un outil formidable pour lutter contre le fondamentalisme religieux. Parce que ce qui colle à la peau de tous les fondamentalistes quels qu’ils soient, c’est qu’ils sont tous allergiques à l’histoire. Ils sont tous chronophobes, détestent tous l’idée que leur religion a pu évoluer, qu’elle a pu être influencée par d’autres, parce que cela va à l’encontre de leur obsession pour la pureté, la pureté des corps, la pureté des femmes, la pureté des pratiques, la pureté de leur histoire. Si vous commencez à leur expliquer à quel point leur religion est emprunte d’influences extérieures et conditionnée par un contexte, alors vous avez avec vous un outil extrêmement puissant de destruction de leur discours.

 

Référendum en entreprise : ambition réduite du gouvernement

Référendum en entreprise : ambition réduite du gouvernement

Finalement le référendum que le gouvernement envisageait  de réaliser à la seule initiative de l’employeur semble avoir du plomb dans l’aile. En fait il pourrait être limité aux seules petites entreprises ne disposant ni de délégué syndical, ni de délégué du personnel. Il ne concernerait les autres entreprises que s’il est demandé par des organisations syndicales représentant au moins 30 % du personnel. En cause,  la cohérence avec la Convention de l’organisation internationale du travail (OIT. La ministre du Travail a donc émis des réserves mardi sur la possibilité de mettre en place un référendum à la seule initiative de l’employeur dans les moyennes et grandes entreprises, une promesse de campagne d’Emmanuel Macron. « Ce n’est pas tellement compatible avec la convention de l’OIT (Organisation internationale du travail) et nous n’avons pas l’intention de sortir des conventions de l’OIT », a dit Muriel Pénicaud devant la commission des Affaires sociales du Sénat qui doit débattre la semaine prochaine du projet de loi d’habilitation. La convention 135 de l’Organisation internationale du travail oblige une entreprise à tout mettre en œuvre pour protéger le statut de ses représentants syndicaux. Cette dernière doit notamment s’assurer que la présence de « représentants élus ne puisse servir à affaiblir la situation des syndicats ». Cela exclut, a priori, la possibilité pour un employeur de consulter directement ses salariés. La ministre ne ferme toutefois pas la porte à la consultation directe dans les très petites entreprises, qui ne disposent ni de délégué syndical, ni de délégué du personnel, et ne répondent donc pas aux obligations de la convention. Ces dernières peuvent, par ailleurs, déjà consulter leurs salariés au sujet des contreparties au travail dominical depuis la loi Macron d’août 2015. La loi Travail a institutionnalisé le recours au référendum à la seule initiative des organisations syndicales ayant recueilli au moins 30% des voix lors des élections professionnelles. Un accord d’entreprise peut ainsi être validé de cette façon s’il est approuvé par la majorité. Emmanuel Macron avait annoncé dans son programme de campagne vouloir donner la possibilité aux entreprises de valider des accords par référendum, une proposition qui avait soulevé de nombreuses craintes de la part des syndicats.

La banquise arctique n’a jamais été si réduite à la fin de l’hiver

La banquise arctique n’a jamais été si réduite à la fin de l’hiver

 

Preuve du réchauffement climatique due en partie à la pollution excessive des activités humaines, la  superficie couverte par la banquise de l’Arctique a établi un record à la baisse à pareille époque de l’année, c’est-à-dire au moment où, à la fin de l’hiver, elle est censée connaître son extension maximale, ont rapporté mercredi des scientifiques. La banquise de l’Arctique  atteint son maximum de l’année en février ou mars, au terme de la longue période de gel hivernal, et elle connaît son étendue minimale de l’année en septembre, à la fin du bref été polaire. A son maximum de l’hiver 2017, la banquise ne couvrait que 14,49 millions de kilomètres carrés, le 22 février, soit pratiquement la superficie de la Russie, ont déclaré des scientifiques de l’université de Brême, en Allemagne. C’est moins que le précédent record à la baisse à pareille période de l’année, établi l’an dernier, qui était de 14,58 millions de km². Les mesures sont établies grâce à des données fournies par les satellites depuis les années 1970. « Nous avons franchi le maximum hivernal », a dit à Reuters Georg Heygster, de l’Institut de physique de l’environnement à l’université de Brême. Une commission d’experts des Nations unies a estimé que la banquise de l’Arctique risquait de disparaître, durant l’été, d’ici 2050, si le volume des émissions de gaz à effet de serre continue d’augmenter dans le monde, comme c’est le cas actuellement. D’après l’organisme américain NSIDC (National Snow and Ice Data Center), qui surveille les variations de la banquise et a aussi publié mercredi ses propres chiffres, le maximum de cet hiver a été atteint le 7 mars avec 14,42 millions de km². A l’autre extrémité du globe, la banquise autour du continent Antarctique a, elle, aussi atteint un record à la baisse pour l’été austral, le mois dernier, avait déjà indiqué le NSIDC.

Vitesse automobile : réduite de 20 km/h en Île-de-France

Vitesse automobile : réduite de 20 km/h en Île-de-France 

Alors que la vitesse la mortalité sur les routes ne cesse d’augmenter en même temps que la pollution et les bouchons dans les zones fortement agglomérées notamment en région parisienne, il a été décidé de réduire drastiquement la vitesse en Île-de-France. Une mesure qui par ailleurs pourrait être étendue à d’autres régions de France car la corrélation entre vitesse, accident et pollution est déjà démontrée sur le périphérique parisien. En matière d’accidentologie le facteur vitesse et indéniablement la cause principale de la croissance des victimes de la route. Une mesure de réduction qui ne sera sans doute pas très populaire mais qui va s’imposer compte tenu de la dérive du comportement de conducteurs certes minoritaires mais responsables de la croissance du nombre d’accidents. La vitesse va baisser de 20 km/h dès cet été sur 46 km de routes nationales et d’autoroutes en Ile-de-France pour lutter contre la pollution et les bouchons, annonce Le Parisien ce vendredi. A partir du 4 juillet, quatre portions de routes nationales et d’autoroutes, où roulent quotidiennement près de 400. 000 véhicules, verront leur vitesse limite réduite de 20 km/h. Cette mesure a pour objectif de réduire les embouteillages, le bruit et la pollution dans les zones concernées, écrit le quotidien.  « Cela devrait permettre de limiter l’effet accordéon du trafic et donc de retarder la création de bouchons », explique au journal le directeur régional et interdépartemental adjoint de l’Equipement et de l’aménagement Ile-de-France, Eric Tanays, qui attend aussi « des bénéfices en termes de sécurité routière, car il y aura moins de coups de frein brutaux et moins de chocs arrière ». Un an après la réduction de la vitesse (80 km/h à 70 km/h) instaurée sur le périphérique parisien, une évaluation de cette mesure avait montré une baisse des accidents de 15,5 %, conclut Le Parisien.

Croissance française réduite à 1.1%

Croissance française réduite à 1.1%

 

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Il ne faut pas s’attendre à une nette reprise en 2015 puisque même l’optimiste INSEE ne prévoit plus que 1,1 %. En cause surtout une consommation qui sera encore fragile au cours du second semestre et des investissements qui ne repartent pas.  Après avoir intégré la stagnation de l’activité au deuxième trimestre, les économistes de l’Institut abaissent de 0,1 point leurs prévisions et ne visent plus qu’une croissance annuelle de 1,1 % cette année. Soit 0,1 point de plus que l’objectif fixé par le gouvernement et sur lequel repose la construction de loi de finances 2015. Le miracle ne s’est pas produit : l’Insee n’a pas révisé à la hausse ses statistiques du deuxième trimestre. Il se confirme donc que la croissance ne repart pas vraiment en France si l’on s’en tient à l’évolution de la consommation des ménages en dessous des attentes. Comme déjà indiqué les français se serrent la ceinture concernant la consommation des produits alimentaires. Ce qui par parenthèse remet aussi en cause la fiabilité de l’indice des prix calculés par l’INSEE car la structure de consommation ce modifie. Du coup le pouvoir d’achat des ménages est surestimé. La consommation des ménages français en biens est ressortie en-dessous des attentes au cours de l’été, progressant de 0,3% au mois de juillet puis se stabilisant en août, selon les données publiées mercredi par l’Insee. L’institut a dans le même temps confirmé à +0,4% le chiffre de juin. Les 15 économistes interrogés par Reuters attendaient en moyenne un indicateur en hausse de 0,4% en août après une progression de 0,1% en juillet. « La consommation mesurée sur les trois derniers mois progresse de 0,7% par rapport aux trois mois précédents », précise l’Insee dans son communiqué. Après une hausse en juin, la consommation en biens fabriqués continue de progresser au même rythme en juillet (+0,4 %) puis se stabilise en août, à un plus haut niveau depuis mars 2011. Les dépenses en biens durables sont stables en juillet et en août. Les achats de biens d’équipement du logement progressent fortement en juillet (+2,1% après +0,5% en juin) puis se stabilisent en août. Ils sont en hausse de 1,9% sur ces trois mois, relativement aux trois mois précédents, portés notamment par les achats d’équipements de communication. En revanche, les achats d’automobiles se replient en juillet (-1,3%) après quatre mois consécutifs de hausse, puis sont stables en août. Les achats en textile, habillement et cuir accélèrent lors des soldes de juillet (+2,0% après +0,3% en juin), avant de fléchir en août (-0,3%). Sur les trois derniers mois, ils restent en hausse par rapport aux trois mois précédents (+2,0%). Les dépenses en autres biens fabriqués baissent légèrement en juillet (-0,2%) puis se redressent en août (+0,4%). Après une hausse en juin (+0,7%), la consommation de produits alimentaires se replie légèrement en juillet (-0,3%) et en août (-0,2. Après un léger recul en juin (-0,3%), la consommation d’énergie augmente à nouveau en juillet (+1,5%) et en août (+0,4%). En dépit des discours sur la nécessaire rigueur et la gestion au sous près des deniers publics, cette demande est également stimulée par les dépenses des administrations publiques. Leurs dépenses collectives, correspondant aux fonctions souveraines – justice, défense, police - augmentent de 1,5 % cette année. En 2014, elles n’avaient progressé que de 0,8 %. En revanche, l’investissement est en berne. Encore. En dépit de la montée en puissance du crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi (CICE), dont le taux est passé de 4 % à 6 %, et du plan en faveur de l’investissement lancé en avril par le Premier ministre, les entreprises rechignent toujours à augmenter leurs capacités de production ou à les moderniser. Une progression de 1,5 % seulement de l’investissement est en effet attendue cette année, soit 0,5 point de moins que l’année dernière. L’investissement des ménages, dans l’immobilier, recule de 4,5 % après avoir chuté de 5,3 % en 2014, laissant le secteur de la construction et du bâtiment dans le marasme.

Armée : il faut réduite le prix du rata (Cours des comptes)

Armée :  il faut  réduite le prix du rata (Cours des comptes)

 

 

 

 

Traditionnellement les menus servis à l’armée ne figuraient pas au hit-parade des trois-étoiles du Michelin. Pourtant avec la professionnalisation,  il semble bien que la qualité gastronomique des repas servis se soit notoirement améliorée. En tout cas leur coût jugé excessif est critiqué par la Cour des Comptes ; Il  n’y a pas que le rata qui est en cause mais aussi la productivité des restaurants militaires inférieure de moitié à celle de la restauration collective privée. Le coût est sans doute aussi critiquer car dans nombre de cas ces repas sont gratuits pour les militaires La Cour se base sur un coût total estimé à 819 millions d’euros en 2013, pour 10.000 agents employés, et un repas unitaire évalué à 15,60 euros. Des coûts dont la Cour regrette au passage qu’ils ne soient pas connus avec précision et qu’ils n’incluent pas les rémunérations du personnel employé dans les fonctions supports, qui représente tout de même 570 postes. Revenant sur le prix de 15,60 euros, les Sages écrivent que « ce prix de revient devrait d’autant plus être maîtrisé que de très nombreux militaires bénéficient de la gratuité des repas ». Ils comparent ainsi ce coût avec celui des repas externalisés dans les restaurants du ministère de la défense, évalués à 9,70 euros.  Il y a donc un écart de près de 6 euros ou 38% entre un repas fabriqué en régie et un autre facturé dans le cadre d’une externalisation auprès d’un prestataire privé.  La Cour reconnaît que cet écart « peut s’expliquer » mais n’en critique pas moins les causes. Tout d’abord le nombre d’agents employés: « un restaurant relevant du secteur de la restauration collective privée compte en moyenne de 5 à 9,5 employés, tandis qu’ils sont en moyenne plus de 20 par restaurant dans les armées ».  De plus, « chaque agent des restaurants externalisés par le ministère de la défense prépare et sert 51,9 couverts par jour alors que les restaurants militaires en régie n’atteignent que 23, 1 repas par jour par agent », poursuivent les auteurs du référé. Les Sages appellent ainsi à « une amélioration de la productivité ». La Cour relève également que « la plupart des restaurants des armées sont ouverts tous les jours alors que leur fréquentation est notablement réduite les week-ends » et que le statut des personnels ne permet que peu de souplesse.  Au final, les Sages appellent le ministère de la Défense à viser « rapidement » un prix moyen de revient du repas proche de 10 euros, soit le coût observé dans les contrats d’externalisation. A la clef, les Sages estiment l’économie potentielle à environ 200 millions d’euros.

Chypre : Taxe réduite pour les petits dépôts

Chypre : Taxe réduite pour les petits  dépôts

 

Les ministres des Finances de la zone euro se sont dits lundi soir favorables à ce que les autorités chypriotes abaissent la taxe sur les dépôts bancaires pour les petits déposants, à condition que la taxe rapporte près de 6 milliards d’euros comme prévu. La zone euro ne veut plus taxer les déposants à Chypre ayant moins de 100.000 euros sur leur compte, mais la décision finale reviendra aux autorités chypriotes, ont indiqué lundi soir des sources proches des discussions.  « La zone euro est bien en faveur de zéro taxe pour les petits déposants », a indiqué une source à l’issue d’une réunion téléphonique des ministres des Finances de l’Union monétaire.  « Les autorités chypriotes vont introduire plus de progressivité en ce qui concerne la taxe exceptionnelle sur les dépôts bancaires par rapport à ce qui a été décidé le 16 mars, à condition que (…) cela ne modifie pas le montant total de l’aide financière (des Européens et du FMI) », a indiqué l’Eurogroupe dans un communiqué, après une conférence téléphonique.

Supervision bancaire réduite aux intérêts allemands

Supervision bancaire réduite aux intérêts allemands

Un accord finalemenet réduit pour la supervision bancaire ; réduit parce qu’il ne s’applique pas à tous les pays et qu’il ne concernera que les très grosse banques ( 2ou 3 par pays) ; ce que souhaitaient les allemands qui ont encore gagné sur ce point. A partir du 1er mars 2014, un conseil de supervision bancaire, au sein de la Banque centrale européenne, contrôlera l’activité des 150 à 200 plus gros établissements européens. Les ministres des Finances de la zone euro en ont décidé ainsi dans la nuit de jeudi à vendredi, posant la première pierre d’une union bancaire européenne après de longues tractations.  Un terrain d’entente a finalement été trouvé. Dans la nuit de mercredi à jeudi, soit quelques heures avant le sommet des dirigeants de Bruxelles, les ministres des Finances de la zone euro se sont mis d’accord pour ce projet censé restaurer la confiance des investisseurs et contribuer à mettre un terme à la crise européenne. Cette nouvelle prérogative de la BCE sera effective à partir du 1er mars 2014. Les établissements qui pèsent plus de 30 milliards d’euros d’actif ou l’équivalent de 20% du PIB de leur pays d’origine – à condition de présenter au moins 5 milliards d’euros d’actif. Autrement dit, les trois principales banques de chaque pays seront sous le contrôle de Francfort. En tout, entre 150 et 200 banques seront ainsi supervisées, selon Pierre Moscovici, le ministre français de l’Economie. La BCE pourra en outre le droit intervenir pour de plus petits établissements en cas de besoin.  Dans les faits, puisque les secteurs bancaires diffèrent selon les pays, la tutelle de la BCE en matière bancaire s’y exercera différemment. Ainsi, la plupart des banques françaises seront concernés tandis qu’une large partie du secteur bancaire allemand, et son réseau de multiples « petits » établissement, y échappera.  Au sein de la BCE, un conseil composé de dix-sept superviseurs – un par Etat membre de la zone euro- ainsi que quatre autres membres de la BCE ainsi qu’un vice-président et un président. Un comité de pilotage prendra les décisions « opérationnelles ». Le conseil des gouverneurs de la BCE validera les décisions majeures du conseil de supervision. Afin de marquer la séparation entre les activités de supervision et la politique monétaire, en cas de désaccord entre les deux instances, un comité indépendant aura le dernier mot. Réunis au sein de l’Autorité bancaire européenne, ces établissements pourront faire valoir leur opinion face au conseil de supervision de la BCE. Un comité spécialement chargé de trancher pourra être mis en place en cas de désaccord émanant d’un ou plusieurs pays. Longtemps, les négociations ont bloqué en raison de dissensions entre les Etats membres. Une fois de plus des divergences entre la France et l’Allemagne se sont fait jour pendant cette dernière réunion. Le ministre allemand des Finances, Wolfgang Schäuble, a bien insisté sur le fait qu’il était hors de question d’autoriser le MES et ses 500 milliards d’euros de fonds disponibles pour soutenir directement les banques avant 2014. « Encore une fois, nous avons suscité de grands espoirs que nous ne pouvons réaliser et c’est très dangereux. Nous devrions être modeste », a-t-il dit à la sortie de cette conférence, selon des propos rapportés par le Financial Tlmes.  Par ailleurs, la Grande-Bretagne, la Suède et la République Tchèque, qui souhaitaient conserver leur pleine souveraineté en matière bancaire, ne participeront pas à cette supervision dans un premier temps.

 




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