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Valeur travail: Pas seulement une dimension économique

Valeur travail:  Pas seulement une dimension économique

Notre relation au travail est bien plus complexe que ce que la plupart des économistes traditionnels voudraient nous faire croire, estime l’anthropologue James Suzman. Selon lui, moins unis par les liens familiaux ou sociaux que dans les petites communautés rurales, les citadins rattachent leur identité sociale à leur travail.  ( analyse du Monde , extrait)

 

Le travail est devenu le principe d’organisation central de nos sociétés. Pourquoi travaillons-nous autant ?
Comment le travail a-t-il pu façonner l’évolution de notre espèce ? Quelles sont les conséquences sociales, économiques et environnementales de notre culture du travail ? Peut-on imaginer un monde où le travail jouerait un rôle moins essentiel dans nos vies ? Autant de questions cruciales auxquelles James Suzman apporte un éclairage nouveau.
Cette histoire de l’espèce humaine au prisme de notre rapport au travail, nous montre que ce type d’activité a toujours été fondamental, mais que notre obsession de la productivité est un phénomène moderne dont on commence à peine à mesurer les effets contreproductifs. Puissant dans les découvertes de l’épigénétique, de l’éthologie, de la génomique, de l’anthropologie sociale, de l’économie et de la théorie de l’évolution, ce livre déconstruit les représentations ordinaires du travail.

 

Depuis les frémissements de la révolution industrielle, de nombreux penseurs ont cru que l’automatisation serait le sésame vers une utopie économique. En 1776, Adam Smith s’extasiait devant les « machines ingénieuses » qui finiraient par « abréger et faciliter le travail ». En 1930, Keynes prédisait qu’au début du XXIe siècle la croissance du capital, l’amélioration de la productivité et les avancées technologiques nous amèneraient à l’orée d’une « terre promise » économique où personne ne travaillerait plus de quinze heures par semaine.

 

« Cela fait quelques décennies que nous avons franchi les seuils de productivité et de croissance du capital qui, selon les calculs de Keynes, nous permettraient d’y être, mais la plupart d’entre nous travaillons encore aussi dur que nos grands-parents et les gouvernements restent toujours aussi obsédés par la croissance et la création d’emplois », relève James Suzman. L’humanité ne semble pas encore parée pour la retraite.

Comprendre pourquoi nécessite de reconnaître que notre relation au travail est bien plus complexe que ce que la plupart des économistes traditionnels voudraient nous faire croire, estime l’anthropologue dans Travailler. La grande affaire de l’humanité (Flammarion).

Développement durable : créer de la valeur

Développement durable : créer de la valeur

S’appuyant sur des entretiens avec 2.475 dirigeants de divers pays, secteurs et entreprises, une ne étude de McKinsey dont  rendent  compte les Échos évoque les bonnes pratiques pour mieux générer de la valeur en matière de développement durable.

Parmi les facteurs identifiés, les entreprises leaders en matière de développement durable et de création de valeur (les 22 % qui créent de la valeur) avaient en premier lieu fait de ces enjeux une priorité stratégique, avec des objectifs clairement affichés . « Les enjeux de développement durable doivent faire partie de l’agenda du top management. Pour tirer le plein potentiel de la transition, le sujet doit être porté au plus haut sommet de l’organisation. Les entreprises leaders de notre étude sont également celles qui ont établi un lien étroit entre les performances environnementales mesurées par une série d’indicateurs et les rémunérations des dirigeants et de l’encadrement intermédiaire », ajoute Clarisse Magnin.

Par ailleurs, les entreprises qui s’en sortent le mieux sont aussi celles qui font de la soutenabilité un élément clé de leur culture, proposant notamment des formations sur le sujet à leurs salariés. Ces formations restent toutefois encore peu développées, même chez les entreprises leaders. Seules 27 % d’entre elles ont proposé des formations à tous leurs employés visant à mieux intégrer les pratiques de développement durable à leur travail (un pourcentage qui descend à 8 % pour les autres organisations).

Or, bien menées, de telles formations pourraient contribuer à accélérer le changement. « Aujourd’hui, il ne s’agit plus de mettre l’accent sur le ‘pourquoi du développement durable’, qui est intégré par tous, mais sur le ‘comment’ avec des stratégies concrètes pour obtenir des résultats. L’une des priorités porte sur l’accélération des formations des collaborateurs et les opportunités de montée en compétences qu’elles représentent », précise l’associée de McKinsey.

Enfin, les entreprises qui réussissent le mieux en la matière sont aussi celles qui ont également réussi à mobiliser leurs clients et leurs partenaires commerciaux autour de la question du développement durable, notamment en mettant l’accent sur des notions comme la transparence, le partage d’information et la traçabilité.

Malgré des progrès au cours des dernières années et des ambitions affichées pour celles à venir, il reste encore du chemin à parcourir. Seul un tiers des leaders du développement durable identifiés dans l’enquête perçoivent leur aspiration au développement durable comme « très agressive », ce qui laisse entrevoir des possibilités d’amélioration.

La valeur réelle des médicaments

La valeur réelle des médicaments

 

 

Tribune dans l’Opinion de Thierry Nouve,irecteur général de l’association Vaincre la Mucoviscidose.

 

 

La valeur des médicaments attend-elle le nombre des années ? Convoquer Corneille dans le cadre de la fixation des prix des médicaments pourrait paraître étrange. La valeur d’un médicament est une chose absolument insaisissable, incompréhensible, inadmissible ou insupportable. Elle est le fruit de négociations complexes entre les autorités sanitaires et un laboratoire. C’est aussi un processus très long. Trop long pour les malades qui patientent pendant que leur état de santé se dégrade.

Contrairement aux idées reçues, le prix d’un médicament remboursé ne reflète pas son coût. Il s’agit d’une valeur faciale : le laboratoire et les pouvoirs publics s’entendent sur des « remises », dont le montant varie en fonction du volume vendu. La santé fonctionne comme la grande distribution avec les tant décriées « marges arrières ».

La valeur d’un médicament n’est pas forcément ni uniquement le résultat d’un investissement, déduction faite des subventions publiques perçues par le laboratoire à laquelle on ajoute une marge. Tout est opaque et complexe. Le Parlement, constitutionnellement seul habilité à fixer le budget de la Sécurité sociale ne connaît que des enveloppes globales. La raison invoquée : le « secret des affaires » ! L’OMS a pourtant voté une résolution en mai 2019 qui invite notamment les Etats à publier le prix réel des médicaments.

Deux ans après, force est de constater que rien ou si peu n’a changé. Le récent accord intervenu entre le Leem (Les entreprises du médicament) et le CEPS (qui fixe le prix des produits de santé, ndlr) ne change rien ou si peu. Au sein de l’Union européenne, cette question demeure de la compétence des Etats qui ignorent le prix dans les autres pays membres. Une exception notable et récente : les vaccins anti-Covid-19 ont été négociés à l’échelle européenne. Une exception qui mériterait de devenir la règle.

« Pour un patient, la valeur d’un médicament, c’est celle qui le guérit, le soulage et améliore sa qualité de vie voire lui sauve l’existence »

Solidarité. Notre pays a la chance d’avoir un système de protection sociale qui repose sur la solidarité. Le poids du médicament dans les dépenses remboursées par la Sécurité sociale est relativement stable (+6,5 % sur les dix dernières années). Toutefois, l’arrivée de nouveaux traitements à coûts élevés fait peser une menace sur notre système de protection sociale. Mais, nombre de médicaments innovants sont dans le « pipe » pour lesquels certains industriels affichent des retours sur investissement à la hauteur de leur impact sur la santé des patients. Thérapie génique, thérapie cellulaire, thérapie de la protéine deviennent des réalités, mais à quel prix ? Comment notre système de protection sociale pourra-t-il supporter cela ?

Pour un patient, la valeur d’un médicament, c’est celle qui le guérit, le soulage et améliore sa qualité de vie voire lui sauve l’existence. Pour certains, ils sont nés avec une maladie ou ont été frappés plus tard. Ces maladies ont un point commun, un caractère évolutif et parfois fatal. Mais le processus d’accès aux médicaments est trop long.

Selon l’étude WAIT, la France se situe au 21e rang des pays européens en termes de délai de disponibilité des médicaments. Ainsi, le délai moyen entre le dépôt à l’EMA (Agence européenne des médicaments) d’une autorisation de mise sur le marché (AMM) et sa disponibilité en France est de 920 jours, près de trois ans !

Fort heureusement, la France dispose des dispositifs d’accès précoces. Toutefois, ils ne reposent que sur l’initiative des laboratoires. Dès lors, un laboratoire peut, pour des raisons qui lui sont propres et souvent liées à une stratégie autour du prix désiré, faire patienter les malades jusqu’à l’aboutissement du processus de fixation du prix. Les patients sont le prix à payer, leur santé servant de rançon. Les malades exercent une pression sur les pouvoirs publics alors contraints de céder. Fort heureusement, il existe peu de laboratoires qui se comportent ainsi. Mais, le système permet qu’il puisse en exister un seul. Aussi, seules aux âmes damnées, la valeur attend le nombre des années.

Thierry Nouvel est dirigeant de Vaincre la Mucoviscidose, une association de patients et d’usagers du système de santé.

Environnement -agriculture: Pour une PAC durable mais aussi créatrice de valeur

  • Environnement -agriculture: Pour une PAC durable mais aussi créatrice de valeur
  • La tribune de 164 parlementaires
    • Alors que notre pays traverse une crise inédite, l’agriculture française — et singulièrement sa production de grandes cultures — doit disposer de moyens adaptés pour répondre pleinement aux objectifs qui sont les siens : produire de manière durable une alimentation de qualité ; contribuer à la lutte contre le changement climatique ; participer pleinement à la relance économique grâce à des filières ancrées dans les territoires.
    • Toutefois, les producteurs de grandes cultures connaissent depuis plus de huit ans une chute très forte de leurs revenus, dont le niveau est l’un des plus faibles de notre pays. Leur rémunération moyenne s’établit sur cette période à moins d’un smic par an dans des conditions inédites de distorsion de concurrence et d’érosion de leur compétitivité par rapport aux autres producteurs européens et, a fortiori, de pays tiers. Ceci s’explique notamment par une baisse drastique des aides qu’ils percevaient au titre du premier pilier de la Politique agricole commune (PAC) au fur et à mesure des différentes réformes de la PAC. Force est de constater qu’à chaque fois, il leur est toujours demandé plus d’efforts et d’engagements, sans pour autant leur accorder de véritable contrepartie économique.
    • «Vision équilibrée ». Nous, élus, sommes résolument à leurs côtés pour que le gouvernement tienne pleinement compte, dans les orientations qui seront arrêtées dans la future PAC, de ces réalités ainsi que des équilibres entre les filières de production et entre les territoires. La durabilité ne peut pas se limiter aux seules dimensions environnementales : elle suppose une réelle prise en compte de la dimension économique de l’activité agricole. Les transitions ne pourront être conduites qu’à travers une vision équilibrée entre l’environnement, l’économie et le social, notamment pour assurer l’indispensable renouvellement de générations en agriculture.
    • Il est, dès lors, impératif que la future PAC soit à la hauteur des défis à relever par les producteurs de grandes cultures. Elle doit résolument s’inscrire dans une logique de croissance et de création de valeur, ainsi que de reconnaissance des efforts (carbone, biodiversité…) déjà réalisés et à réaliser, impliquant une rémunération adéquate. Parallèlement et face à la multiplication des aléas économiques et climatiques, nos producteurs doivent être accompagnés par un système assurantiel plus incitatif pour améliorer la résilience des exploitations.
    • Assurer le maintien de ces exploitations sur nos territoires, c’est assurer la durabilité d’un secteur structuré qui génère plus de 460 000 emplois, c’est assurer une activité économique en milieu rural, c’est assurer l’équilibre de notre balance commerciale, c’est assurer la souveraineté alimentaire de notre pays.
    • Guillaume Kasbarian, député de l’Eure-et-Loir, Julien Dive, député de l’Aisne, Philippe Vigier, député de l’Eure-et-Loir, Luc Lamirault, député de l’Eure-et-Loir, Pierre Cuypers, sénateur de la Seine-et-Marne, Stéphane Demilly, sénateur de la Somme, Marie Évrard, Sénatrice de l’Yonne.
    • Cosignataires : Damien Adam, député de la Seine-Maritime, Pascal Allizard, sénateur du Calvados, Serge Babary, sénateur d’Indre-et-Loire, Philippe Bas, sénateur de la Manche, Jérôme Bascher, sénateur de l’Oise, Stéphane Baudu, député du Loir-et-Cher, Thibault Bazin, député de Meurthe-et-Moselle, Valérie Bazin-Malgras, députée de l’Aube, Valérie Beauvais, députée de la Marne, Bruno Belin, Sénateur de la Vienne, Nadine Bellurot, Sénatrice de l’Indre, Aurore Bergé, députée des Yvelines, Philippe Berta, député du Gard, Grégory Besson-Moreau, député de l’Aube, Annick Billon, sénatrice de la Vendée, Christophe Blanchet, député du Calvados, Pascal Bois, député de l’Oise, François Bonneau, sénateur de la Charente, Jean-Yves Bony, député du Cantal, Gilbert Bouchet, sénateur de la Drôme, Jean-Claude Bouchet, député du Vaucluse, Sylvie Bouchet-Bellecourt, députée de Seine-et-Marne, Bernard Bouley, député de l’Essonne, Yves Bouloux, sénateur de la Vienne, Jean-Luc Bourgeaux, député d’Ille-et-Vilaine, Toine Bourrat, sénatrice des Yvelines, Jean-Marc Boyer, sénateur du Puy-de-Dôme, Valérie Boyer, sénatrice des Bouches-du-Rhône, Jean-Louis Bricout, député de l’Aisne, Danielle Brulebois, députée du Jura, Carole Bureau-Bonnard, députée de l’Oise, Vincent Capo-Canellas, sénateur de la Seine-Saint-Denis, Danièle Cazarian, députée du Rhône, Anne Chain-Larché, sénatrice de la Seine-et-Marne, Philippe Chalumeau, député d’Indre-et-Loire, Alain Chatillon, sénateur de la Haute-Garonne, Guillaume Chevrollier, sénateur de la Mayenne, Paul Christophe, député du Nord, Dino Cinieri, député de la Loiret, Fabienne Colboc, députée de l’Indre-et-Loire, François Cormier-Bouligeon, député du Cher, Jean-Pierre Cubertafon, député de Dordogne, Olivier Damaisin, député du Lot-et-Garonne, Sonia De La Provoté, sénatrice du Calvados, Dominique de Legge, sénateur d’Ille-et-Vilaine, Albéric De Montgolfier, sénateur de l’Eure-et-Loir, Louis-Jean de Nicolay, sénateur de la Sarthe, Marguerite Deprez-Audebert, députée du Pas-de-Calais, Chantal Deseyne, sénatrice d’Eure-et-Loir, Yves Détraigne, sénateur de la Marne, Nassimah Dindar, sénatrice de la Réunion, Elisabeth Doineau, sénatrice de la Mayenne, Jean-Pierre Door, député du Loiret, Pierre-Henri Dumont, député du Pas-de-Calais, Nicole Duranton, sénatrice de l’Eure, Nadia Essayan, députée du Cher, Gilbert Favreau, sénateur des Deux-Sèvres, Françoise Férat, sénateur de la Marne, Agnès Firmin Le Bodo, députée de Seine-Maritime, Pascale Fontenel-Personne, députée de la Sarthe, Nicolas Forissier, député de l’Indre, Françoise Gatel, sénatrice d’Ille-et-Vilaine, Laurence Gayte, députée des Pyrénées-Orientales, Annie Genevard, députée du Doubs, Séverine Gipson, députée de l’Eure, Carole Grandjean, députée de Meurthe-et-Moselle, Jean-Charles Grelier, député de la Sarthe, Pascale Gruny, sénatrice de l’Aisne, Charles Guéné, sénateur de la Haute-Marne, Daniel Guéret, sénateur d’Eure-et-Loir, Jocelyne Guidez, sénatrice de l’Essonne, Yves Hemedinger, député du Haut-Rhin, Olivier Henno, sénateur du Nord, Michel Herbillon, député du Val-de-Marne, Antoine Herth, député du Bas-Rhin, Loïc Hervé, sénateur de la Haute-Savoie, Patrick Hetzel, député du Bas-Rhin, Jean-Raymond Hugonet, sénateur de l’Essonne, Jean-François Husson, sénateur de la Meurthe-et-Moselle, Christian Jacob, député de Seine-et-Marne, Annick Jacquemet, sénatrice du Doubs, Caroline Janvier, députée du Loiret, Bruno Joncour, député des Côtes d’Armor, Sandrine Josso, députée de Loire-Atlantique, Claude Kern, sénateur du Bas-Rhin, Loïc Kervran, député du Cher, Christian Klinger, sénateur du Haut-Rhin, Jacques Krabal, député de l’Aisne, Daniel Labaronne, député d’Indre-et-Loire, Jean-Luc Lagleize, député de Haute-Garonne, Marc Laménie, sénateur des Ardennes, Michel Laugier, sénateur des Yvelines, Daniel Laurent, sénateur de la Charente-Maritime, Jacques Le Nay, sénateur du Morbihan, Jean-Claude Leclabart, député de la Somme, Antoine Lefèvre, sénateur de l’Aisne, Valérie Létard, sénatrice du Nord, Pierre-Antoine Lévi, sénateur du Tarn-et-Garonne, Richard Lioger, député de la Moselle, Patrick Loiseau, député de Vendée, Anne-Catherine Loisier, sénatrice de Côte d’Or, Jean-François Longeot, sénateur du Doubs, Gérard Longuet, sénateur de la Meuse, Véronique Louwagie, députée de l’Orne, Lise Magnier, députée de la Marne, Sylvain Maillard, député de Paris, Emmanuel Maquet, député de la Somme, Olivier Marleix, député de l’Eure-et-Loir, Hervé Maurey, sénateur de l’Eure, Franck Menonville, sénateur de la Meuse, Gérard Menuel, député de l’Aube, Sébastien Meurant, sénateur du Val-d’Oise, Maxime Minot, député de l’Oise, Jean-Pierre Moga, sénateur du Lot-et-Garonne, Adrien Morenas, député du Vaucluse, Catherine Morin-Desailly, sénatrice de la Seine-Maritime, Philippe Mouiller, sénateur des Deux-Sèvres, Claire O’petit, députée de l’Eure, Olivier Paccaud, sénateur de l’Oise, Vanina Paoli-Gagin, sénatrice de l’Aube, Guillaume Peltier, député du Loir-et-Cher, Philippe Pemezec, sénateur des Hauts-de-Seine, Patrice Perrot, député de la Nièvre, Bernard Perrut, député du Rhône, Stéphane Piednoir, sénateur du Maine-et-Loire, Kristina Pluchet, sénatrice de l’Eure, Rémy Pointereau, sénateur du Cher, Bérengère Poletti, députée des Ardennes, Sophie Primas, sénatrice des Yvelines, Didier Quentin, député de Charente-Maritime, Richard Ramos, député du Loiret, Jean-François Rapin, sénateur du Pas-de-Calais, Julien Ravier, député des Bouches-du-Rhône, Robin Reda, député de l’Essonne, Jean-Luc Reitzer, député du Haut-Rhin, Olivier Rietmann, sénateur de la Haute-Saône, Stéphanie Rist, députée du Loiret, Laurianne Rossi, députée des Hauts-de-Seine, Martial Saddier, député de Haute-Savoie, Denise Saint-Pé, sénatrice des Pyrénées-Atlantiques, Hugues Saury, sénateur du Loiret, René-Paul Savary, sénateur de la Marne, Antoine Savignat, député du Val-d’Oise, Raphaël Schellenberger, député du Haut-Rhin, Patricia Schillinger, sénatrice du Haut-Rhin, Vincent Ségouin, sénateur de l’Orne, Nathalie Serre, députée du Rhône, Bruno Sido, sénateur de la Haute-Marne, Laurent Somon, sénateur de la Somme, Vincent Thiébaut, député du Bas-Rhin, Jean-Louis Thiériot, député de Seine-et-Marne, Sabine Thillaye, députée de l’Indre-et-Loire, Claudine Thomas, sénatrice de la Seine-et-Marne, Frédérique Tuffnell, députée de Charente-Maritime, Jean-Pierre Vigier, député de Haute-Loire, Stéphane Viry, député des Vosges, Sylvain Waserman, député du Bas-Rhin

«Le capital humain : la valeur à prendre en compte dans les conseils d’administration ».

«Le capital humain : la valeur à prendre en compte dans les conseils d’administration ».

 

 

La tribune du Club ESG de l’IFA

 IFA: Le Club ESG de l’Institut français des administrateurs, IFA.

 

Tribune

 

 

Depuis le début de la pandémie, les entreprises se sont focalisées sur le télétravail — en réalité du travail forcé à distance avec des conditions souvent dégradées — et sur le renforcement des dispositifs de protection de la santé des collaborateurs. Le leadership a évolué vers plus de proximité individuelle et d’empathie, et il a fallu par la confiance maintenir la motivation des collaborateurs. Le dialogue social a connu une intensité exceptionnelle. Les conseils d’administration se sont impliqués aux côtés des dirigeants avec une fréquence inhabituelle afin de suivre l’évolution de la situation et de s’assurer qu’y étaient apportées les meilleures réponses.

Il s’agit toutefois d’être conscient aujourd’hui, un an après le début du premier confinement, qu’au-delà de la réponse à l’urgence sanitaire l’entreprise reste confrontée à tous les défis « d’avant » qui vont impacter le corps social sur la durée : adaptations à des transformations durables des modèles d’affaires face aux priorités environnementales, évolution des technologies, digitalisation accrue, besoins de compétences nouvelles…

Les administrateurs savent qu’ils vont devoir s’emparer encore davantage de la façon dont l’entreprise met en œuvre sa responsabilité sociale d’employeur. Leur réflexion sur le socle d’informations et d’indicateurs nécessaires à l’exercice de leur responsabilité s’impose. Ils devront s’assurer que les sujets traités sont mis en cohérence avec la raison d’être de l’entreprise et les enjeux sociaux et environnementaux, et que les pratiques managériales permettent de maintenir la confiance et l’engagement des collaborateurs.

Pierre angulaire. Fort de ce constat, le club ESG de l’Institut français des administrateurs (IFA), conforté par une vingtaine d’entretiens avec des personnalités du monde de l’entreprise, a tiré trois enseignements majeurs :

D’une part, la prise en compte du capital humain doit rester, même après la crise, une pierre angulaire des travaux du conseil. Ce dernier doit avoir une appréciation, bien documentée, de ce qui constitue une part essentielle de la richesse de l’entreprise. Cela va au-delà de l’exposé annuel des bilans sociaux réglementaires, des ratios d’équité, de l’index Pénicaud, des nouveaux objectifs de féminisation des équipes dirigeantes… La donnée brute ne suffit pas pour disposer d’une analyse fine et complète du capital humain.

« Personne ne doute plus que performance durable et engagement des collaborateurs ne soient liés »

D’autre part, la capacité de fonctionner en temps de pandémie ne doit pas dédouaner l’entreprise d’une vision prospective de la protection nécessaire des salariés et de l’adaptation de leurs compétences qui intègre la gestion prévisionnelle des emplois et des compétences. Cela passe par l’examen des ambitions réelles des plans de formation, des dispositifs de gestion des carrières, de la capacité de l’entreprise à attirer et à diversifier les talents. La fréquence et la qualité du dialogue social jouent un rôle clé dans la préparation de l’avenir, mais il ne s’agit pas uniquement de l’inventaire du nombre d’accords signés. Les conseils d’administration doivent être attentifs à la qualité du dialogue social dans l’entreprise et aux signaux faibles de détérioration du climat social.

Réactivité. Enfin, la crise a souligné que la réactivité de l’entreprise dépendait de l’engagement des salariés qui repose sur le lien de confiance, de proximité et d’adhésion entre les managers et leurs équipes. Cela passe par la mise en valeur de bonnes pratiques managériales : courage, capacité d’entraîner l’adhésion des équipes, aptitude au dialogue de proximité. Ces capacités se sont inégalement manifestées pendant la crise et les conseils doivent en tirer les conséquences quant au choix des critères d’évaluation des dirigeants, de l’appréciation des comportements et des rôles de chacun, de l’organisation du travail.

L’accélération des prises de conscience provoquée par la crise sanitaire invite les conseils d’administration à inscrire en tête de leur agenda ce qui les a mobilisés depuis le début de cette crise : la protection et la mise en valeur du capital humain de l’entreprise.

Les ordres du jour des conseils d’administration laissent trop peu de place à la responsabilité sociale de l’employeur, qui ne relève pas des seuls choix des dirigeants exécutifs. Pourtant, personne ne doute plus que performance durable et engagement des collaborateurs ne soient liés. Une stratégie qui ne prendrait pas en compte la dimension humaine et sociale de l’entreprise serait de court terme et risquée. La performance et la résilience de l’entreprise exigent de protéger cet actif clé que forment les collaborateurs et de lui donner à chaque étape les moyens d’adaptation nécessaires pour contribuer au succès de l’entreprise. Pour cela, les administrateurs et administratrices devraient veiller à recevoir les informations nécessaires pour que le capital humain trouve toute sa place dans les débats des conseils d’administration.

Le Club ESG de l’Institut français des administrateurs, IFA.

Quelle est la valeur de l’eau ?

Quelle est la  valeur de l’eau ?

 

La valeur de cette ressource ne doit pas se mesurer à l’aune des bénéfices économiques qu’elle engendre, mais en prenant pleinement en compte ses retombées sanitaires, sociales et culturelles, fait valoir l’Unesco dans un rapport.( un article de la Tribune)

 

 

Alors que l’eau est essentielle pour la survie de l’être humain, plus de 2 milliards d’entre eux restent confrontés à un stress hydrique. Le constat est d’autant plus alarmant que, pour ceux auxquels elle ne fait pas défaut, « elle est trop souvent tenue comme une évidence acquise, traitée sans parcimonie ni égards », regrettent les auteurs du rapport 2021 de l’Unesco sur la question. Publiée ce lundi à l’occasion de la Journée internationale de l’eau, l’étude déplore son gaspillage et sa mauvaise gestion par les Etats. « L’importance de cette ressource vitale ne transparaît pas de façon appropriée dans l’attention politique et les investissements financiers propres à de nombreuses régions du monde », peut-on lire.

Pourtant, l’eau douce fait de plus en plus figure de ressource rare. Près de 4 milliards de personnes vivent ainsi « dans des zones touchées par une grave pénurie d’eau au moins un mois par an ». Quelque 3,4 milliards d’êtres humains, soit 45% de la population mondiale, n’ont toujours pas accès à des installations d’assainissement suffisamment fiables. Et cela ne va pas en s’améliorant : des études indépendantes établissent que, d’ici à 2030, il nous manquera 40% de l’eau dont nous aurons besoin, à l’échelle planétaire.

Des services écosystémiques mal pris en compte

Pour y remédier, l’Unesco réclame que l’eau soit considérée à sa juste valeur, « souvent largement sous-estimée ». D’abord à sa juste valeur économique puisque l’OMS estime que, dans 136 pays à revenu faible et intermédiaire, le manque de service d’eau et d’assainissement entraîne des pertes économiques annuelles de 260 milliards de dollars – l’équivalent de 1,5% de leur PIB. Mais aussi, plus largement, en ayant en tête la myriade de retombées positives de cette ressource vitale, qui répond à la fois à « un rôle sanitaire, social et culturel, au cœur des sociétés humaines », rappelle la directrice générale de l’Unesco, Audrey Azoulay. Souvent jugée au prisme de son prix ou de son coût, elle rend pourtant des « services écosystémiques », mal pris en compte par des Etats qui les connaissent mal.

« Souvent utilisée pour orienter les décisions politiques, la comptabilité économique classique tend à estimer la valeur de l’eau de la même manière que la plupart des autres biens — c’est-à-dire, en se basant sur le prix ou les coûts de l’eau lors de transactions économiques. [...] Si la valorisation monétaire présente l’avantage d’être pratique et facile à lire dans l’agriculture et l’industrie, elle présente l’inconvénient de sous-estimer, voire d’exclure, d’autres aspects plus difficiles à monétiser. Comment quantifier la signification des 443 millions de jours d’école manqués chaque année en raison de maladies liées à l’eau ? », interrogent les auteurs.

Sortir du prisme économique

Mais aujourd’hui, les outils à disposition pour estimer la valeur de l’eau « ont tendance à la réduire à son seul aspect économique », note l’étude. « Ils sont à la fois imparfaits et mal utilisés. » Pour contrôler l’utilisation des ressources, il faut pourtant contrôler la manière dont est établie leur utilité. « Ne pas [leur] attribuer assez de valeur dans tous ses emplois constitue une cause majeure, voire un symptôme, de la négligence politique vis-à-vis de l’eau de la mauvaise gestion de celles-ci », assure l’Unesco. Elle défend ainsi la mise en place de méthodes d’évaluation plus fiables, afin de mesurer « ce que nous offrent les écosystèmes naturels, et ce dont on se prive en les détruisant ».

En s’éloignant de l’approche par les coûts et les rendements financiers, cette démarche pourrait donner « plus de poids aux processus écologiques », et recentrer les efforts sur le partage des bénéfices, plutôt que d’affecter des quantités d’eau à des priorités de plus grande valeur économique. Les auteurs incitent ainsi à valoriser son utilisation à la fois directement dans l’environnement, mais aussi par l’amélioration des infrastructures hydrauliques. En effet, près de 1,6 milliard de personnes subissent une pénurie d’eau « économique », ce qui signifie que même si l’eau est physiquement disponible, cette population ne dispose pas des aménagements nécessaires pour y accéder. Par ailleurs, le rapport appelle à agir sur les services d’approvisionnement, d’assainissement et d’hygiène, ou encore sur l’optimisation de l’eau dans des secteurs très consommateurs, à l’instar de l’agriculture.

Optimiser l’utilisation de l’eau dans l’agriculture

Pour cause, cette dernière concentre 69% de l’eau prélevée sur terre, essentiellement à des fins d’irrigation, mais aussi pour l’élevage et l’aquaculture. Un taux qui peut atteindre les 95% dans certains pays. Surtout, selon des estimations de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), basées sur un scénario de maintien du statu quo, le monde aura besoin d’environ 60 % de nourriture supplémentaire d’ici à 2050. « Au cours des prochaines décennies, de nombreuses parties du monde risquent d’être confrontées à des conditions de pénurie d’eau absolue ou saisonnière, causées par une compétition croissante entre l’agriculture et les autres secteurs, et à une disponibilité en eau plus variable à cause du changement climatique », alerte l’Unesco.

Mais dans ce secteur, ce n’est pas parce que la ressource hydrique est nécessaire que les producteurs lui accordent une valeur tarifaire importante. Là encore, cette dernière prend seulement en compte les bénéfices économiques, en délaissant les avantages socioculturels ou environnementaux. Et dans de nombreuses régions, l’eau destinée à la production alimentaire est utilisée « de manière inefficace ». Ce qui entraîne une dégradation majeure de l’environnement, notamment l’épuisement des nappes aquifères, la réduction du débit des rivières, la dégradation des habitats de la faune et la pollution.

Responsabilité sociale des entreprises : une valeur juridique de gestion montante

 Responsabilité sociale des entreprises : une valeur juridique de gestion montante
L’avocat Jean-Philippe Robé décrypte, dans une tribune au « Monde », un jugement du tribunal de Nanterre qui, au sujet de l’entreprise Total, livre pour la première fois une interprétation juridique des effets concrets de la responsabilité des entreprises vis-à-vis de la société.

Tribune.

 

 Depuis une loi du 27 mars 2017, les très grandes entreprises françaises ont un « devoir de vigilance ». Elles ont une obligation de prévenir les risques sociaux, environnementaux et de gouvernance liés à leurs opérations, où qu’elles se situent dans le monde. Pour ce faire, elles doivent mettre en place un « plan de vigilance » comprenant des procédures d’évaluation et de prévention des risques dans leurs relations avec leurs filiales, sous-traitants et fournisseurs.

La société Total SE, à la tête du groupe Total (1 191 sociétés actives dans 130 pays), a publié son plan de vigilance le 15 mars 2018. Un ensemble disparate de communes et de régions françaises et d’associations de droit privé a considéré ce plan comme insuffisant et a décidé d’attaquer la société Total SE en justice pour qu’elle l’améliore. La société Total SE a contesté la compétence du tribunal judiciaire, préférant être jugée par le tribunal de commerce. Par une ordonnance rendue le 11 février 2021, le tribunal judiciaire de Nanterre s’est cependant déclaré compétent.

 

Ce qui retient l’attention ici, c’est le raisonnement du juge sur le sens des dispositions nouvelles et ce qu’elles imposent concrètement aux grandes entreprises. Il combine en effet le devoir de vigilance avec la modification apportée à l’article 1833 du code civil par la loi Pacte du 22 mai 2019. Depuis cette date, toute société française doit en effet « être gérée dans son intérêt social, en prenant en considération les enjeux sociaux et environnementaux de son activité »

Certains se demandaient si ces dispositions pouvaient avoir un impact réel ou si elles n’étaient qu’un vœu pieux. Or, selon le juge de Nanterre, par l’effet combiné de ces deux textes, « les choix stratégiques de Total SE (…) ne peuvent plus être opérés dans une stricte logique économique mais en intégrant des éléments antérieurement conçus comme exogènes : désormais gérée, en application de l’article 1833 du code civil, “dans son intérêt social, en prenant en considération les enjeux sociaux et environnementaux de son activité” (…), elle doit intégrer dans ses orientations stratégiques des risques d’atteintes aux droits humains et à l’environnement et, de fait, au regard de la nature de son activité, procéder à des abandons ou des réorientations substantielles ».

Le juge donne donc toute leur force aux textes nouveaux : prendre en considération les enjeux sociaux et environnementaux peut conduire à des abandons d’activités ou à des ajustements majeurs.

Un plaidoyer pour la valeur du bitcoin !

Un plaidoyer pour la valeur du  bitcoin !

Alexandre Sokic,Enseignant-chercheur en macroéconomie et finance à l’ESCE International Business School et Inseec U Research Center contrairement à nombre d’autres experts justifient l’incroyable envolée du cours du bitcoin. L’intéressé oublie aussi de traiter de l’enjeu de la souveraineté des Etats vis-à-vis des monnaies.

L’économiste Alexandre Sokic affirme, dans une tribune au « Monde », que l’envolée du cours du bitcoin n’est pas spéculative, mais bien le reflet de l’extension de son usage.

 

Tribune. Après avoir fluctué autour de 9 000 dollars une bonne partie de l’année 2020, le prix du bitcoin a enregistré une envolée rapide au cours de l’automne. Le prix de la cryptomonnaie a franchi le seuil de 30 000 dollars (environ 24 910 euros) en décembre puis atteint son plus haut historique à 41 590 dollars le 8 janvier. Depuis son premier relevé de cotation à 0,000764 dollar en octobre 2009, la valeur du bitcoin exprimée en dollars aura ainsi été multipliée par plus de 54 millions de fois.

Le bitcoin reste souvent considéré à l’heure actuelle comme un actif financier spéculatif, et l’évolution impressionnante de son prix est interprétée comme le développement d’une bulle spéculative. Mais l’envolée du prix du bitcoin est-elle vraiment le résultat d’une spéculation financière infondée ?

Pour tenter de répondre à cette question, il convient de souligner que le bitcoin a été spécifiquement conçu comme un système de paiement décentralisé, c’est-à-dire comme un intermédiaire des échanges et une éventuelle monnaie alternative.

Or, sur ce point, une étude récente montre que deux propriétés essentielles du protocole de conception monétaire du bitcoin sont de nature à expliquer la dynamique impressionnante de son prix (« Dynamique des prix du bitcoin et hyperdéflation : une approche en théorie monétaire », Alexandre Sokic, Revue Economique n° 72/1, Presses de Sciences Po, 2021).

Le bitcoin a été conçu comme un intermédiaire des échanges décentralisé. Cela signifie qu’il permet de réaliser directement un paiement entre deux participants sans besoin aucun d’une tierce partie telle qu’une banque centrale (quand on effectue un paiement en billets), ou un système bancaire (quand on effectue un paiement en monnaie scripturale).

Il s’agit en fait d’un grand registre ouvert et visible par tous les participants où les transactions et les paiements sont enregistrés par blocs très régulièrement figés (comme mis sous verre) et rendus inaltérables par la cryptographie. On parle alors de technologie « blockchain » pour désigner cette chaîne de blocs de transactions figées.

Le foot français a moins d’intérêt et a perdu beaucoup de valeur

Le foot français a moins d’intérêt et a perdu beaucoup de valeur

 

C ‘est ce que pense Maxime Saada, président du directoire du groupe Canal+. Canal+ qui s’apprête à passer un accord pour la reprise de la ligue 1 après le défaut de la société sino espagnole Médiapro. Certes il s’agit Canal+ de réduire la facture de rachat de la ligue 1 d’autant que Canal+ n’est pas dans une situation financière florissante ayant perdu beaucoup d’aura sous les coups de censure répétés  de Bolloré qui mène les médias comme il mène ses entreprises en Afrique, à la baguette (dernière affaire en cause celle du licenciement de journalistes et d’humoristes de C news,  propriété aussi de Bolloré).

 

Objectivement, le foot français a perdu beaucoup de sa valeur. Trop de matchs du championnat sont assez insipides comparés aux épreuves britanniques, allemandes ou encore espagnoles. S’il y avait un championnat européen, le foot français serait certainement en seconde division. La France possède une seule vraie équipe européenne à savoir le Paris-Saint-Germain financée par le Qatar;  en plus une équipe surtout de mercenaires mais pas vraiment avec un attachement aux valeurs et aux couleurs du club. On verra sans doute d’ailleurs à l’occasion de la baisse incontournable des salaires des joueurs que certains n’hésiteront pas aussitôt d’aller se faire rémunérer de manière plus satisfaisante à l’étranger.

 

Pour tout dire le foot français est particulièrement ennuyeux. Il manque de tout , d’engagement, de condition physique, d’enjeux. Le paradoxe est que ce football français à cependant le privilège de posséder la meilleure politique de formation. Ce qui se traduit chaque année par un exode des jeunes talents que la France elle-même n’est pas capable de valoriser. En cause, aussi des entraîneurs français, eux aussi ,de second rang et qui d’ailleurs n’entraînent  pratiquement aucune grande équipe de club international à la différence des Allemands, des Argentins, des Espagnols par exemple. Le patron de Canal+ sur cette dévalorisation dans le Figaro.

 

Après le retrait de Mediapro, LFP attend un accord avec Canal+. Où en êtes-vous ?
Maxime SAADA. - La Ligue de Football Professionnelle (LFP) vient de récupérer les lots de Mediapro depuis seulement quelques jours. Nous sommes finalement arrivés à la conclusion côté Canal+ qu’il était dans l’intérêt pour toutes les parties prenantes de passer par un appel d’offres. Nous avons donc adresse un courrier à la LFP pour lui indiquer la restitution du lot 3 que BeIN Sports nous a sous-licencié.

 

Avez-vous examiné la possibilité d’une offre de gré à gré ?
Bien sûr. Mais nous n’avons jamais fait d’offre dans ce sens à la LFP car, après réflexion, nous avons conclu qu’il était impossible de passer par cette procédure. Et ce pour trois raisons. La première est qu’il y a incontestablement une perte de confiance entre Canal+ et les responsables du football français. Nous n’avons pas été traités correctement ces dernières années.

L’avantage de l’appel d’offres aujourd’hui c’est sans doute qu’il n’y aura pas beaucoup de candidats et que le prix de la Ligue 1  risque d’être bradé au regard du prix précédent. ((NDLR))

 

Economie-La valeur du bitcoin : jusqu’où

La valeur du bitcoin : jusqu’où ?

 

 

Il y a peine quelques jours le bitcoin  a franchi la barre symbolique des 20.000 dollars. , Nouvelle progression ce 19 décembre, puisque un seul bitcoin s’échange contre environ 23.500 dollars, soit plus de 19.000 euros.

Il ne faut sans doute pas confondre totalement la technologie Blockchain et la monnaie numérique. La technologie Blockchain permet dans différents secteurs et pas seulement sur le plan monétaire des opérations particulièrement complexes, sures et à l’abri de toute manipulation. Le bitcoin et les autres monnaies numériques s’appuient sur cette technologie. La question est de savoir quel sera l’avenir de cette monnaie qui fait l’objet depuis sa création d’une énorme spéculation. Certains considèrent y compris dans le monde bancaire qu’il  il s’agit de la monnaie d’avenir. Une monnaie internationale qui sera à l’abri des aléas économiques et financiers des Etats tout autant que de la gestion des banques centrales.

 

En fait un moyen d’enlever la souveraineté monétaire aux Etats, c’est-à-dire une grande partie tout simplement de sa souveraineté. Ces monnaies numériques seraient aussi une sorte de valeur refuge un peu comme l’or.

Le bitcoin  a déjà perdu brusquement la moitié de sa valeur pour aujourd’hui atteindre des records qui sont dûs  surtout à la spéculation en raison de la tourmente monétaire incontournable qui suivra LA CRISE SANITAIRE. Reste à savoir si les états accepteront de perdre cette souveraineté ESSENTIELLE. La monnaie numérique ne pourra assurer son avenir que si elle avait vraiment régulée et acceptée  par les autorités MONETAIRES.

La valeur du bitcoin : jusqu’où ?

La valeur du bitcoin : jusqu’où ?

 

 

Il y a peine quelques jours le bitcoin  a franchi la barre symbolique des 20.000 dollars. , Nouvelle progression ce 19 décembre, puisque un seul bitcoin s’échange contre environ 23.500 dollars, soit plus de 19.000 euros.

Il ne faut sans doute pas confondre totalement la technologie Blockchain et la monnaie numérique. La technologie Blockchain permet dans différents secteurs et pas seulement sur le plan monétaire des opérations particulièrement complexes, sures et à l’abri de toute manipulation. Le bitcoin et les autres monnaies numériques s’appuient sur cette technologie. La question est de savoir quel sera l’avenir de cette monnaie qui fait l’objet depuis sa création d’une énorme spéculation. Certains considèrent y compris dans le monde bancaire qu’il  il s’agit de la monnaie d’avenir. Une monnaie internationale qui sera à l’abri des aléas économiques et financiers des Etats tout autant que de la gestion des banques centrales.

 

En fait un moyen d’enlever la souveraineté monétaire aux Etats, c’est-à-dire une grande partie tout simplement de sa souveraineté. Ces monnaies numériques seraient aussi une sorte de valeur refuge un peu comme l’or.

Le bitcoin  a déjà perdu brusquement la moitié de sa valeur pour aujourd’hui atteindre des records qui sont dûs  surtout à la spéculation en raison de la tourmente monétaire incontournable qui suivra LA CRISE SANITAIRE. Reste à savoir si les états accepteront de perdre cette souveraineté ESSENTIELLE. La monnaie numérique ne pourra assurer son avenir que si elle avait vraiment régulée et acceptée  par les autorités MONETAIRES.

Crise: L’or valeur refuge

Crise: L’or valeur refuge

 

Un article intéressant de Capital qui rappelle l’évolution de l’or.

« L’or est un placement millénaire, qui a fait ses preuves sur la durée. Traditionnelle valeur refuge en période de stress sur les marchés d’actions, il présente l’avantage d’être un actif tangible, qui n’est la dette de personne (contrairement aux obligations d’Etat). Il permet aussi d’éviter de subir la dévalorisation tendancielle des monnaies et tend à absorber l’inflation sur la durée. A cet égard, “un éleveur a indiqué qu’il achetait une vache pour la même quantité d’or qu’il y a 40 ans, même si son prix exprimé en euros ou en francs français n’est plus du tout le même”, rapporte ainsi Christophe Charve, collaborateur du livre Le Franc, les monnaies et directeur produit or investissement chez Or en Cash.

“L’or constitue un rempart historique face à l’inflation”, renchérit François de Lassus (CPoR Devises). Contrairement à des devises comme le dollar, l’euro ou le yen, manipulées par les banques centrales (planche à billets…), « l’or bénéficie de sa relative rareté, n’est adossé à aucune institution et préserve sa valeur et son pouvoir d’achat sur longue période », souligne l’expert… Depuis 1900, toutes les grandes devises ont vu leur valeur s’effondrer face à l’or. Reste que “s’il est généralement considéré comme une couverture contre l’inflation, le cours de l’or a surtout suivi les rendements réels (les taux d’intérêt réels, c’est-à-dire les taux d’intérêt moins l’inflation, NDLR) au cours de la dernière décennie. Si ceux-ci chutent, le prix de l’or a, quant à lui, tendance à augmenter”, souligne Johannes Muller, responsable de la recherche macroéconomique chez le géant allemand de la gestion d’actifs DWS.

 

Et cela n’a rien d’étonnant. En effet, l’or est un placement qui ne génère pas de revenus (seule la hausse de son cours est source d’enrichissement pour l’investisseur), ce qui présente pour l’investisseur un coût d’opportunité quand les taux d’intérêt réels sont élevés. L’or bénéficie ainsi logiquement d’un phénomène d’arbitrages favorables quand les taux d’intérêt réels diminuent… “Comme l’or ne rapporte pas d’intérêts ni de dividendes, les investisseurs gardent toujours un œil sur les coûts d’opportunité de la détention d’or, c’est-à-dire la perte de revenu régulier qui aurait été générée par un investissement dans d’autres placements”, relève à cet égard Johannes Muller.

Pour ce faire, on peut simplement se référer au rendement des obligations du gouvernement américain. Généralement, plus le taux d’intérêt est bas, plus l’or devient attractif, toutes choses égales par ailleurs. Dans l’illustration ci-dessous, DWS montre que “si l’on divise le rendement nominal américain en deux composantes, le rendement réel et les attentes d’inflation, il devient évident qu’historiquement, du moins depuis le début de la crise financière, les rendements réels ont montré une évolution parallèle (avec une échelle inversée, NDLR) avec le prix de l’or”.

Depuis la crise financière de 2008-2009 et celle de la zone euro de 2011-2012, les grandes banques centrales ont mené une politique monétaire ultra-accommodante, avec des taux d’intérêt très bas. Une politique qui “contribue de manière significative à l’attractivité de l’or”, relève Johannes Muller, pour qui l’influence des banques centrales sur les marchés ne devrait pas diminuer de sitôt. “La récente remontée du prix de l’or à plus de 2000 dollars l’once s’est accompagnée d’une prise de conscience croissante des investisseurs qu’ils ne devraient pas compter pour l’instant sur les hausses de taux d’intérêt des grandes banques centrales. Ce n’est pas une coïncidence”, estime l’expert.

Temps de travail: un handicap économique en plus de la détérioration de la valeur travail

Temps de travail: un handicap économique  en plus de la détérioration de la valeur travail

Le temps de travail en France  en 2018, selon les chiffres de l’OCDE, en moyenne annuelle est de 1520 heures de travail contre 1734 pour l’ensemble des pays de l’Organisation. L’Hexagone apparaît comme un des pays développés où la durée de travail est la plus faible. Selon une note de la Direction générale du Trésor, publiée en juin 2019, la France se distingue par un nombre élevé de jours de congés, mais aussi par des travailleurs qui entrent plus tard et sortent plus tôt du marché de l’emploi. En France, le taux d’emploi des seniors reste faible, à 52%, alors que dans les pays de l’OCDE, 61% des personnes âgées de 55 à 64 ans sont encore en emploi. la rance ne s’est jamais relevé des 35 heure s qui non seulement ont plombé la compétitivité mais surtout ont durablement installée dans le pays la mortifère mode des RTT., c’est à dire l’avilissement de la valeur travail. Presque mécaniquement la France a perdu de l’ordre de 10% de compétitivité avec les 35 heures. On retrouve toujours ce différentiel avec l’Allemagne. Un écart qui s’ajoute notamment à la faiblesse de l’offre  industrielle de la France .

Le passage aux 35 heures a largement plombé la performance économique du pays. La réduction du temps de travail qui a permis de passer brutalement de 39 heures à 35 heures aurait officiellement créé entre 300 et 400 000 emplois. On oublie cependant d’indiquer que la perte de compétitivité elle a largement contribué à supprimer entre 1 et 1.5 million d’emplois. Parallèlement, la RTT aurait entraîné la création de 53.000 emplois entre 2002 et 2005 dans le secteur public, essentiellement à l’hôpital, pour un coût de quelque 2 milliards en 2005; Une situation qui a complètement désorganisé l’ hôpital et dont on subi encore les conséquences aujourd’hui. .

La balance commerciale de la France est déficitaire depuis près de 15 ans. En fait depuis l’application des 35 heures au début des années 2000. En moyenne le déficit commercial tourne autour de 50 à 60 milliards par an.

Evolution et situation globale de la balance commerciale française

Le creusement du déficit extérieur provient notamment de la détérioration du déficit manufacturier et de l’alourdissement de la facture énergétique. De fait, la valeur des exportations françaises augmente moins rapidement que les importations (voir graphique ci-dessus à droite). Alors que le solde commercial (exportations moins importations) de la France était globalement équilibré durant les années 1990, la situation s’est progressivement dégradée pour aboutir à un déficit commercial (importations supérieures aux exportations) supérieur à 80 milliards d’euros en 2012 ou encore d’environ 60 milliards en 2018.

 

Traditionnellement, la stratégie française était d’abandonner les productions à faible valeur ajoutée et intensifs en main d’œuvre peu qualifiée (typiquement le textile-habillement) pour se spécialiser dans les industries du savoir à forte valeur ajoutée. L’un des postulats sous-jacent à cette stratégie était que les pays émergents, auxquels étaient laissées les activités à faible valeur ajoutée, resteraient cantonnés à ce rôle dans un contexte d’entrée dans un monde post-industriel dans lequel la France pourrait faire preuve de son « génie » (au sens propre du terme) national, et ainsi créer de la valeur. Or, et à supposer que cette situation se soit réalisée, force est de constater que l’environnement administratif, légal et fiscal n’a pas réussi à rendre possible cette montée en puissance de la compétitivité française sur laquelle pèse trop de contraintes. Et ce n’est pas la mode des seules startups numériques qui peuvent suppléer à cette situation.

 

L’or valeur refuge face aux risques de récession ?

L’or valeur refuge face aux risques de récession ?

 

Un article intéressant d Capital qui rappelle l’évolution de l’or.

« L’or est un placement millénaire, qui a fait ses preuves sur la durée. Traditionnelle valeur refuge en période de stress sur les marchés d’actions, il présente l’avantage d’être un actif tangible, qui n’est la dette de personne (contrairement aux obligations d’Etat). Il permet aussi d’éviter de subir la dévalorisation tendancielle des monnaies et tend à absorber l’inflation sur la durée. A cet égard, “un éleveur a indiqué qu’il achetait une vache pour la même quantité d’or qu’il y a 40 ans, même si son prix exprimé en euros ou en francs français n’est plus du tout le même”, rapporte ainsi Christophe Charve, collaborateur du livre Le Franc, les monnaies et directeur produit or investissement chez Or en Cash.

“L’or constitue un rempart historique face à l’inflation”, renchérit François de Lassus (CPoR Devises). Contrairement à des devises comme le dollar, l’euro ou le yen, manipulées par les banques centrales (planche à billets…), « l’or bénéficie de sa relative rareté, n’est adossé à aucune institution et préserve sa valeur et son pouvoir d’achat sur longue période », souligne l’expert… Depuis 1900, toutes les grandes devises ont vu leur valeur s’effondrer face à l’or. Reste que “s’il est généralement considéré comme une couverture contre l’inflation, le cours de l’or a surtout suivi les rendements réels (les taux d’intérêt réels, c’est-à-dire les taux d’intérêt moins l’inflation, NDLR) au cours de la dernière décennie. Si ceux-ci chutent, le prix de l’or a, quant à lui, tendance à augmenter”, souligne Johannes Muller, responsable de la recherche macroéconomique chez le géant allemand de la gestion d’actifs DWS.

 

Et cela n’a rien d’étonnant. En effet, l’or est un placement qui ne génère pas de revenus (seule la hausse de son cours est source d’enrichissement pour l’investisseur), ce qui présente pour l’investisseur un coût d’opportunité quand les taux d’intérêt réels sont élevés. L’or bénéficie ainsi logiquement d’un phénomène d’arbitrages favorables quand les taux d’intérêt réels diminuent… “Comme l’or ne rapporte pas d’intérêts ni de dividendes, les investisseurs gardent toujours un œil sur les coûts d’opportunité de la détention d’or, c’est-à-dire la perte de revenu régulier qui aurait été générée par un investissement dans d’autres placements”, relève à cet égard Johannes Muller.

Pour ce faire, on peut simplement se référer au rendement des obligations du gouvernement américain. Généralement, plus le taux d’intérêt est bas, plus l’or devient attractif, toutes choses égales par ailleurs. Dans l’illustration ci-dessous, DWS montre que “si l’on divise le rendement nominal américain en deux composantes, le rendement réel et les attentes d’inflation, il devient évident qu’historiquement, du moins depuis le début de la crise financière, les rendements réels ont montré une évolution parallèle (avec une échelle inversée, NDLR) avec le prix de l’or”.

Depuis la crise financière de 2008-2009 et celle de la zone euro de 2011-2012, les grandes banques centrales ont mené une politique monétaire ultra-accommodante, avec des taux d’intérêt très bas. Une politique qui “contribue de manière significative à l’attractivité de l’or”, relève Johannes Muller, pour qui l’influence des banques centrales sur les marchés ne devrait pas diminuer de sitôt. “La récente remontée du prix de l’or à plus de 1.500 dollars l’once s’est accompagnée d’une prise de conscience croissante des investisseurs qu’ils ne devraient pas compter pour l’instant sur les hausses de taux d’intérêt des grandes banques centrales. Ce n’est pas une coïncidence”, estime l’expert.

Les banques centrales – et celles des pays émergents en particulier (RussieChine, Pologne, Kazakhstan…) – soutiennent aussi le cours de l’or en en achetant massivement. Elles comptent parmi les plus gros acheteurs sur le marché de l’or depuis la crise financière. “En 2018, elles ont acheté 651,5 tonnes, soit plus qu’à tout autre moment depuis au moins 1971, année où les États-Unis ont mis fin à l’ancrage du dollar à l’or”, rapporte Johannes Muller. Et dernièrement, la banque centrale de Pologne en a acheté pour 100 tonnes d’un coup. En définitive, les banques centrales tendent à influencer le prix de l’or par plusieurs biais… »

Cryptomonnaies : risque de valeur zéro (. Vitalik Buterin)

Cryptomonnaies : risque de valeur zéro (. Vitalik Buterin)

Si la technologie blockchain présente un intérêt du fait qu’elle permet la réalisation de contrats sans aucun intermédiaire (pas seulement des contrats financiers), il n’en  est pas de même avec les cryptomonnaie qui sont un des produits du blockchain. En outre ces cryptomonnaie sont hyper spéculatives,  leur valeur virtuelle et temporaire, elle pourrait même valoir zéro.  C’est une éventualité qu’évoque Vitalik Buterin, 24 ans, l’inventeur du protocole informatique d’échanges Ethereum, le sous-jacent technologique de la monnaie virtuelle Ether, la deuxième plus importante après le bitcoin, avec une capitalisation de 92 milliards de dollars. Le jeune programmeur canadien, d’origine russe, qui déclare vivre en Suisse, a émis un appel à la prudence empreint de sagesse ce week-end sur son compte Twitter : « Rappel : les cryptomonnaies sont encore une classe d’actifs nouvelle et hyper-volatile, et pourraient chuter près de zéro à tout moment. Ne mettez pas plus d’argent que vous ne pouvez vous permettre de perdre. Si vous vous demandez comment placer vos économies, les actifs traditionnels sont encore l’option la plus sure. »  Lui-même est un crypto-millionnaire, multimillionnaire en monnaie virtuelle. Sa fortune personnelle est estimée entre 400 et 500 millions de dollars par le magazine Forbes. Le cours de l’ether est passé de moins de 13 dollars il y a un an à plus de 900 dollars aujourd’hui. Loin des tirades parfois sans nuances de certains défenseurs des cryptomonnaies, celui qui affirme avoir la « crypto » pour religion se montre lucide voire désabusé :

« Je suis sceptique sur le fait que les gens impliqués dans la cryptomonnaie soient de meilleures personnes que les personnes impliquées dans le système bancaire » a-t-il déclaré.

Ethereum est testé par de nombreuses grandes entreprises, notamment des banques, JP Morgan, ING, Credit Suisse, Santander, UBS, mais aussi Microsoft, Intel et BP, membres de l’Enterprise Ethereum Alliance, qui l’utilisent pour l’exécution automatique de contrats (« smart contracts », en anglais), une des fonctions promises à un grand avenir de la technologie Blockchain.

 

Bitcoin : une valeur nulle (Michaël Malquarti) ?

Bitcoin : une valeur nulle  (Michaël Malquarti) ?

 « A l’approche des fêtes, un mot est sur toutes les lèvres: bitcoin. Son prix a plus que décuplé cette année, alors que depuis son apparition en 2009 il avait déjà décuplé, puis décuplé, puis décuplé, puis décuplé. Bien évidemment, c’est intrigant. Alors, pour ne pas rater le phénomène de cette période festive, voici la recette de ce cocktail à faire tourner la tête: dans un grand verre «old-fashioned», versez une bonne mesure de libertarianisme, quelques traits de théorie du complot aromatisée à l’or et une tasse de buzz pétillant sur la nouvelle économie numérique; mélangez vigoureusement pour obtenir une émulsion; ajoutez une larme de confusion financière ou économique, un ou deux shots de cupidité, puis saupoudrez d’un mélange de sophismes de votre choix; faites flamber. Succès garanti.  Le libertarianisme a le vent en poupe en ce début de XXIe siècle. La crise aidant, les institutions traditionnelles sont parfois perçues comme obsolètes et responsables de nos maux. Plutôt que de les réformer, certains rêvent aujourd’hui de les supprimer au profit d’un pouvoir total rendu à l’individu – et accessoirement à certaines sociétés privées.  Ce courant peut prendre la forme un peu poussiéreuse de l’anti-étatisme obsessionnel d’une Ayn Rand ou d’un Friedrich von Hayek, ou celle plus «cool» et quasi messianique des grands prêtres de l’économie du partage. Mais quoi qu’il en soit, c’est dans cette atmosphère de défiance qu’est apparu le bitcoin, une «pièce électronique» sans émetteur central et donc affranchissante. Mais de quoi au juste? On ne sait pas trop. Des patrons de la finance mondiale? La cotation récente de contrats à terme sur le bitcoin à la bourse de Chicago peut nous permettre d’en douter. Des lois contre le blanchiment ou le crime organisé? Mais est-ce là la révolution tant souhaitée? En tout cas pas de l’inflation spoliatrice, fantasme des conspirationnistes amateurs d’or et maintenant de bitcoin, car s’il est une chose que les banques centrales ont réussi à faire, c’est bien de garantir la stabilité des monnaies. Par construction, sans institution émettrice pour ajuster sa quantité, le bitcoin ne pourra jamais avoir cette qualité. Ce qui est certain, en revanche, c’est que, avant même d’être une solution, le bitcoin est déjà un problème: la puissance requise pour son fonctionnement serait équivalente aujourd’hui à la consommation électrique d’un petit Etat européen, et elle continue à croître, exponentiellement. Intimement liée au renouveau du libertarianisme, il y a la révolution numérique qui permet de rêver d’une nouvelle organisation sociale, économique, voire d’un nouvel individu. Toutes les règles et méthodes du passé vont changer, nous dit-on. C’est là que l’on trouve le premier sophisme des partisans du bitcoin: les sceptiques ne sont que des conservateurs bornés et incapables d’imaginer un monde différent. La valeur fondamentale, la loi, la logique même? Des reliques d’un passé bientôt révolu. Comme politiques et régulateurs ne veulent surtout pas être accusés de freiner le progrès, ils laissent faire. Pire, ils apportent une caution implicite en autorisant des organisations régulées ou sous contrôle étatique à rejoindre la fête, que ce soit par appât du gain ou par simple vanité. Mais tout cela ne suffit pas encore à expliquer la tonicité du bitcoin. Il faut y ajouter une grande confusion sur le rôle et le fonctionnement des marchés financiers. Dans l’esprit de beaucoup, y compris malheureusement dans celui de certains acteurs du secteur, la finance n’est qu’un vaste casino où des spéculateurs cupides se battent dans un jeu d’offre et de demande insensé sans lien concret avec l’économie réelle. Selon cette vision trompeuse, la question de la valeur fondamentale du bitcoin n’a du coup plus aucun sens et ses détenteurs ne se la posent donc pas. Or, en réalité, à un facteur deux ou trois près, les professionnels de la finance s’accordent sur le «juste prix» de n’importe quel actif financier. Pour le bitcoin, il n’y a pas de consensus même à un facteur cent ou mille près. On a là l’élément parfait pour une bulle spéculative: aucun ancrage aussi faible soit-il avec une réalité concrète. Un, dix, mille, un milliard de dollars, comment savoir quel est le juste prix du bitcoin? Ne serait-ce pas en fait zéro? Dans un raisonnement circulaire et franchement absurde, le bitcoin tirerait sa valeur de ses coûts de production. Comme s’il suffisait de dépenser de l’énergie, pour créer de la valeur. A défaut d’obtenir un semblant de raisonnement ou d’estimation, c’est ici généralement qu’on fait appel au sophisme le plus puissant: la blockchain est une invention révolutionnaire – c’est vrai – et d’une très grande valeur; le bitcoin se base sur la blockchain; le bitcoin a donc une très grande valeur. C’est équivalent à dire qu’un billet de Monopoly tire sa valeur de la presse utilisée pour l’imprimer. Finalement, le tout baigne dans une incompréhension généralisée de la monnaie, ce qui permet le dernier sophisme: le papier des billets de banque n’a pas de valeur, le support matériel du bitcoin n’a pas de valeur, le bitcoin est donc une sorte de billet de banque et, comme celui-ci, il a une valeur. Le support d’une monnaie est bien évidemment anecdotique; c’est sa nature qui compte. En vérité, le billet de banque tire sa valeur du pouvoir libératoire que lui confère la loi, en premier lieu en ce qui concerne l’obligation de payer ses impôts, en second lieu celle de payer ses dettes. Et cet attribut est d’une très grande valeur: il garantit notre liberté. Le bitcoin quant à lui n’a pas et n’aura jamais cours légal, encore moins dans l’idéal libertarien de compétition entre monnaies privées, dont l’acceptation ne saurait être imposée par la loi. Or, n’étant par ailleurs ni une marchandise, ni une créance – cette dernière étant en fait la seule nature possible d’une monnaie privée – le bitcoin n’est en fait rien. Ou seulement un cocktail, explosif s’entend.

* Gérant de portefeuille, Quaero Capital. Auteur d’un essai à paraître sur la réforme du système monétaire. Tribune sur le Temps

La valeur de l’euro trop faible !!!! (Merkel)

La valeur de l’euro trop faible !!!! (Merkel)

 

D’une certaine manière Angela Merkel est gonflée de se plaindre de la faiblesse de l’euro. En effet, c’est cette faiblesse qui permet à l’Allemagne d’obtenir chaque année des records en matière d’excédent commerciaux avec toutes les conséquences positives que cela entraîne sur la croissance, sur les équilibres financiers et sur l’emploi. Comme l’Allemagne est en campagne électorale, Merkel reprend ainsi l’argumentation des financiers orthodoxes comme son ministre des finances, Schäuble. En même temps elle tente de rassurer les rentiers allemands. Compte  tenu des résultats économiques, une monnaie allemande type Mark aurait sans doute aujourd’hui une valeur supérieure de l’ordre de 20 % à celle de l’euro. Mais l’Allemagne bénéficie aussi de la politique monétaire européenne qui permet à des pays comme la France et bien d’autres d’acheter produit et services outre-Rhin. Un discours donc un peu hypocrite car l’Allemagne ne peut avoir le beurre et l’argent du beurre Angela Merkel a admis samedi que la valeur de l’euro était trop basse ce qui pose un « problème » à l’Allemagne mais a souligné que Berlin n’avait pas les moyens de le résoudre, la politique monétaire étant définie par la Banque centrale européenne (BCE). »Nous avons en ce moment dans la zone euro bien sûr un problème avec la valeur de l’euro », a déclaré la chancelière allemande lors d’une conférence sur la sécurité à Munich à laquelle assistait le vice-président américain, Mike Pence. L’euro a perdu environ 25% de sa valeur face au dollar au cours des trois dernières années. Il est tombé le mois dernier à 1,034 dollar, son plancher en quatorze ans, mais s’est repris depuis d’environ trois centimes. Les propos d’Angela Merkel ont paru répondre aux commentaires d’un conseiller commercial du président Donald Trump, Peter Navarro, qui a accusé l’Allemagne de bénéficier d’un euro « largement sous-évalué » par rapport au dollar. Dans son intervention, la chancelière n’a pas souhaité s’étendre sur la question de l’excédent de la balance commerciale de l’Allemagne, reconnaissant toutefois que ce sujet fera partie des échanges que les autorités de Berlin et Washington auront dans les semaines et mois qui viennent. Mais elle s’est attirée les applaudissements en faisant remarquer que les Etats-Unis n’avaient aucune raison de se plaindre du niveau des importations allemandes. « Si vous regardez dans cette salle le nombre d’iPhones et de produits Apple qu’il y a, je pense que le vice-président (Mike Pence) peut-être pleinement satisfait, et il y a sans doute encore de la place dans la 5e Avenue pour des voitures allemandes ». S’agissant de la BCE et de sa politique en matière de changes, un domaine qu’elle évoque rarement, Angela Merkel a estimé que « la BCE a une politique monétaire qui n’est pas orientée vers l’Allemagne mais plutôt adaptée au Portugal, à la Slovénie ou à la Slovaquie ». « Si nous avions encore le deutsche mark, il aurait certainement une valeur différente de celle de l’euro en ce moment. Mais il s’agit d’une politique monétaire indépendante sur laquelle je n’ai pas d’influence en tant que chancelière allemande », a-t-elle ajouté à peine faux-cul !

Lait : un détournement de la valeur de la valeur ajoutée

Lait : un détournement de la valeur de la valeur ajoutée

Faute de capacité à commercialiser eux-mêmes leurs produits les producteurs de lait doivent se contenter de 35 % du prix final quand les industries agro alimentaires en récupèrent 42 %.  En 2015, les agriculteurs ont touché une part moindre sur le prix final d’un litre de lait que les entreprises telles que Lactalis qui le collectent et le transforment. Lorsqu’il achète un litre de lait demi-écrémé, le consommateur paie donc davantage pour sa collecte, sa transformation, son emballage et son transport que pour le lait en lui-même. Ainsi, alors qu’un éleveur laitier récupérait 35,5% du prix final en 2015, l’entreprise agro-alimentaire qui lui a acheté le lait touchait de son côté 42,1%. D’où les demandes insistantes des agriculteurs afin de revoir la répartition de la valeur ajoutée dans la filière lait. Viennent ensuite la distribution (17,1%) et la TVA (5,3%).Le porte-monnaie des éleveurs ne dépend donc pas que des fluctuations du prix du lait sur un marché mondialisé, mais aussi des négociations avec les industriels qui collectent et transforment le lait. Si les producteurs laitiers ont récupéré 35,5% du prix final d’un litre de lait en 2015, ce pourcentage peut rapidement évoluer à la hausse ou à la baisse. Alors qu’en 2002, les agriculteurs récupéraient 43,3 % du prix final d’une bouteille de lait, cette part est passée à 30,8% en 2007, comme le montre l’infographie ci-dessous. Une chute de près d’un tiers qui explique la nervosité des agriculteurs. Ce n’est d’ailleurs pas un hasard si les mouvements de fronde du secteur (2006, 2009, 2015) éclatent au moment où les prix du lait chutent mais aussi où la part qui leur revient recule.

(Avec AFP)

Valeur Euro : une différence de 20% entre la France et l’Allemagne

Euro : une différence de 20% entre la France et l’Allemagne

 

 

 

 

Ceux qui militent pour quitter l’euro devraient être conscients que mécaniquement la dévaluation de la monnaie nationale atteindrait de l’ordre de 20 % par rapport à l’Allemagne. Ce que vient de démontrer le fonds monétaire international. Pour la France le taux de change actuel de l’euro est d’environ 6% supérieur à ce qu’il devrait être pour convenir aux spécificités économiques de l’Hexagone, et notamment à sa compétitivité quelque peu «fluette» comme la constitution corporelle de Stan Laurel. Et c’est exactement l’inverse du point de vue de l’Allemagne pour qui l’euro est sous-évalué d’environ 15%. Autrement dit si les deux premières économiques de l’Union monétaire européenne recouvraient leur indépendance, le franc «posteuro» devrait être déprécié de l’ordre de 20% par rapport au mark «posteuro». Ces chiffres émanent du Fonds monétaire international (FMI) qui vient de publier son «External Sector Report» pour 2016. Ce titre un peu sibyllin désigne en réalité un exercice fort simple dans son principe. Il s’agit d’examiner les performances macroéconomiques des 29 principales économies nationales, essentiellement en fonction de leur solde commercial et financier extérieur et accessoirement de la situation de leurs finances publiques internes. Ce qui préoccupe le FMI en tant que responsable de la stabilité financière mondiale, ce sont les déséquilibres extérieurs des économies nationales. À cet égard le monde peut se diviser en deux. D’un côté les pays qui affichent des excédents externes, parfois énormes. Et de l’autre côté, ceux qui enregistrent des déficits de leur balance des paiements extérieurs, souvent tout aussi considérables. À partir de là, le FMI s’interroge sur les changements des cours des monnaies qui seraient nécessaires pour rééquilibrer les comptes de chaque nation. Autrement dit des dévaluations pour les pays déficitaires, et au contraire des réévaluations pour les économies en excédent. Cet affrontement entre les deux blocs peut se résumer en réalité à sept gros acteurs. D’un côté deux pays très déficitaires. Tout d’abord les États-Unis, dont la balance des paiements a été dans le rouge à hauteur de 473 milliards sur les douze derniers mois, soit encore 2,6% du PIB du pays en 2015. Et ensuite le Royaume-Uni, en déficit extérieur de 162 milliards de dollars, soit 5,2% du PIB britannique 2015. Dans le clan d’en face, cinq gros acteurs affichent des excédents. Trois Asiatiques, la Chine (285 milliards de dollars et 3% de son PIB en 2015), le Japon (159 milliards de dollars et 3,4% de son PIB) et la Corée du Sud (105 milliards de dollars et 7,3% de son PIB). À quoi s’ajoutent deux Européens, la Suisse (72 milliards de dollars d’excédent, 9% de son PIB 2015) et surtout la zone euro qui est le champion mondial toutes catégories: les 19 pays de la zone euro affichent collectivement vis-à-vis du reste du monde un excédent de la balance des paiements de 392 milliards de dollars, soit encore 3,2% du PIB de la zone euro. Ayant dressé cette carte mondiale des déséquilibres nationaux, le FMI en tire des conclusions sur les changements des cours des monnaies qui seraient susceptibles de rééquilibrer les comptes. L’exercice est bien sûr théorique et forcément approximatif, mais du moins donne-t-il des orientations sur les évolutions souhaitables des taux de change. Ainsi le FMI envisage-t-il une dépréciation du dollar et de la livre britannique, et à l’inverse une réappréciation de toutes les monnaies des zones en excédents, qu’il s’agisse du won coréen, du yen japonais, du yuan chinois ou de l’euro. Pour la devise chinoise le FMI parle d’une réappréciation moyenne de 3,9%, non pas vis-à-vis du seul dollar américain mais par rapport à l’ensemble des monnaies des pays avec lesquels la Chine commerce. De même l’euro serait sous-évalué actuellement de 6% en moyenne vis-à-vis des autres devises, compte tenu de l’énorme excédent extérieur de la balance des paiements de la zone euro (392 milliards de dollars). Là où les choses se corsent, c’est que le FMI pousse son analyse au sein même de la zone euro, ce qui est évidemment tout à fait légitime puisque les 19 pays en question sont tous membres à part entière de l’organisation financière internationale qui siège à Washington. Mais du coup les déséquilibres intra zone euro apparaissent en pleine lumière et dans toute leur cruauté. Alors que l’Allemagne a affiché un excédent de 306 milliards de dollars (8,5% de son PIB) de sa balance des paiements sur ces douze derniers mois, la France était en déficit de 21 milliards de dollars (0,7% de son PIB). Outre ces disparités financières externes, les écarts des taux de chômage et de croissance militent également en faveur de changements des parités monétaires entre la France et l’Allemagne. Sauf qu’elles sont évidemment impossibles du fait même de l’existence de l’euro, qui apparaît plus que jamais comme un lit de Procuste. À l’évidence l’étude du FMI et les implications sur les taux de change qui en découlent reste fondamentalement théorique. Mais il n’en s’agit pas moins d’un guide utile. «Dans un monde où on s’écharpe sur le libre-échange et les pratiques monétaires déloyales, l’External Report du FMI, est de nature à attirer l’attention car il constitue un cadre d’analyse pour les décideurs», estime Alan Ruskin, stratégiste macroéconomique de la Deutsche Bank. (Le Figaro)

 

Le libéralisme uene valeur de gauche (Macron)

Le libéralisme uene valeur de gauche (Macron)

Macron par sa nouvelle déclaration ne va sans doute pas cinq faciliter  la tâche du parti socialiste et du gouvernement pour rassembler ce que Hollande appelle  le peuple de gauche. Macron estime en effet que le libéralisme est une valeur de gauche. Sans doute pour ceux qui concernent le libéralisme politique dont  l’objectif est notamment de favoriser les libertés individuelles et collectives;  pas sûr pour ce qui concerne le libéralisme économique et son outil opérationnel  capitalisme. Pourtant quand on analyse la pratique du parti socialiste lorsqu’il est au pouvoir il n’y a aucun doute quant à son adhésion au libéralisme économique. D’une certaine manière même la gauche s’est montrée moins étatiste que la droite avec les dénationalisations par exemple, aussi la libéralisation des marchés financiers réalisés par Bérégovoy,  la vente des les actifs du secteur nationalisé ou encore l’ouverture à la concurrence de certains secteurs. Sans parler de l’appui permanent des gouvernements socialiste  à la politique très libérale de l’Europe. Mais le terme libéralisme est cependant un tabou sémantique dans la dialectique du parti socialiste. On pratique le libéralisme économique mais il ne faut surtout pas le dire. Par Macron lui  mets=  les pieds dans le plat en appelant un chat un chat et en considérant la politique du gouvernement comme libérales et de gauche. Même Valls créateur il y a quelques jours du concept de social libéralisme est dépassé par la révolution culturelle qu’impose Macron à la gauche. On pourra cependant objecter que les moyens employés par Macron en faveur du redressement économique sont loin d’être à la hauteur de son discours. De ce point de vue la loi Macron relève davantage du bricolage et du bric à brac  que d’une véritable réforme structurelle. Mais la faute ne lui incombe pas totalement. En attendant la clarification idéologique qui devrait réduire l’écart entre son discours étatiste et sa pratique le parti socialiste patauge dans la confusion et la contradiction. Une contradiction qui par exemple l’avait amené à écarter du pouvoir Michel Rocard alors qu’il était trop moderniste et trop populaire. Le PS jusqu’à maintenant a toujours préféré les leaders au discours ringard et la langue de bois. Sans doute ce qui pourrait amener un jour la disparition du parti socialiste pour les mêmes raisons qu’a disparues la SFIO.  Lors d’un débat organisé par Le Monde, le ministre de l’Economie a donc   »assumé » son côté libéral, assurant également que l’Etat avait « trop pris de place » en France. Certains, notamment à la gauche de l’échiquier politique, ne devraient pas manquer de considérer la nouvelle sortie d’Emmanuel Macron comme une énième provocation. Le ministre de l’Economie a en effet assuré dimanche que l’Etat avait sa place en France mais que, selon lui,  il en avait « trop pris ». Tout en se revendiquant d’un certain « libéralisme » car « le libéralisme est une valeur de gauche », d’après des propos rapportés par Le Monde.  Affirmant, selon le compte-rendu publié lundi par le quotidien du soir, qu’il se situait « dans le camp du progrès » et du « libéralisme économique et politique »,  le ministre en a profité pour mettre en question une nouvelle fois le statut des fonctionnaires. « Nous devons penser la réforme des fonctionnaires », a-t-il déclaré, estimant que sans cela, leur statut serait « déchiré ».   »Il faut plus d’adaptabilité pour les entreprises, « déconflictualiser » le travail, je me méfie beaucoup des tabous », a-t-il poursuivi, jugeant qu’ »aujourd’hui la loi dit trop, il faut trouver la bonne flexisécurité sur le marché du travail ».  A propos des 35 heures, Emmanuel Macron a assuré que s’il ne souhaitait pas les abroger, il y avait aujourd’hui « une trop grande rigidité dans la définition horaire du temps de travail ».  Enfin, à propos des critiques ayant accompagné la semaine dernière ses propos sur le statut des fonctionnaires plus « adapté » et « plus justifiable compte tenu des missions », le ministre a estimé que « les réactions sur ce que j’ai pu dire montrent une gêne à accepter qu’un politique puisse réfléchir en marge de son action ».

 

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