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Archive mensuelle de octobre 2019

Actu économie, social, société: les plus lus

Actu économie, social, société: les plus lus

 

 

 

 

 

 

 

Nouvelles technologies (5G, internet, console etc.): le risque d’un contrôle social généralisé

Neutralité carbone 2050 : il manque 20 milliards chaque année

Trou de la sécu : la faute à la croissance et à l’absence de financements des nouvelles mesures

Taxes Trump contre l’Europe : l’OMC se couche devant Washington

L’intelligence artificielle : comment prendre en compte l’intelligence humaine

Vote pour les partis radicaux : 75% des français tentés

Croissance France : maintien à un bas niveau

Croissance mondiale en panne

Enjeu du climat : Macron-Thunberg, le camelot et la prophétesse

Immigration: les quotas, réponse trop partielle

Économie circulaire: encore très insuffisante

Sondage attentat Préfecture de Paris: Castaner disqualifié

Incendies en Amazonie : une catastrophe écologique mondiale

Islamisme : Macron sous –estime la situation (Xavier Bertrand) »

Alstom- Le conseiller de Macron soupçonné de prise illégale d’intérêt

Etats-Unis – Chine : accord ou seulement fin de la guerre ?

Etats-Unis – Chine : accord ou seulement fin de la guerre ?

Rejet de Sylvie Goulard: « l’échec de l’arrogance de Macron » (Raphaël Glucksmann )

Croissance en berne

Terrorisme France, Allemagne, Grande Bretagne : le retour des fous de Dieu

Convention citoyenne pour le climat : une belle manipulation

Commission européenne: Macron ridiculisé

Encore un député LREM ,Thierry Solère, mis en examen pour fraude fiscale

Usine Michelin : nouvelle fermeture à La Roche-sur-Yon

La collapsologie: le nouveau concept pour discréditer les écologistes

Brexit: l’enfumage de Johnson se précise

Crise de la santé publique : très grosse manif le 14 novembre

CICE : profitable surtout aux grandes entreprises mais pas forcément à l’emploi

Choisir entre les Immigrés et les Kurdes : l’odieux chantage d’Erdogan

Lubrizol à Rouen: on sait pas grand chose !

Lubrizol à Rouen: on sait pas grand chose !

On sait surtout que  plus de 9 000 tonnes de produits ont brûlé pour le reste c’est le grand flou quant aux conséquences possibles à moyen et long terme .On ne sait même pas où a démarré l’incendie. . Le PDG de Lubrizol, Eric Schnur, a réaffirmé, mardi 22 octobre, que l’incendie s’était déclaré en dehors de l’usine.  »On a la conviction, la quasi-certitude que ça ne vient pas de chez nous ». Pour l’instant le procureur déclare lui qu’il n’en sait rien encore. Quant aux risques , c’est la grande interrogations. Pour le préfet, « tout était redevenu normal au bout de 3 jours « ! Pour le moins la communication de l’Etat a été particulièrement contradictoire. Une enquête parlementaire est en cours sur ces défaillances.

Frédéric Poitou, expert judiciaire en chimie et en pollution, évoquait récemment  les risques de toxicité après avoir examiné la liste des produits qui ont brulé à Rouen (Interview France info)

 

 

Faut-il s’inquiéter des produits qui ont brûlé dans l’usine de Lubrizol ?

 

Frédéric Poitou: Globalement, il y a des sources importantes de molécules carbonées et d’hydrocarbures, beaucoup de métaux et des acides inorganiques. Et avec la température qui s’était élevée lors de l’incendie et des explosions, ce sont les conditions requises pour former des dioxines. C’est un cocktail d’un ensemble de molécules et de constituants. Ce n’est pas la peine de chercher quelle est la toxicité de chacun puisqu’on trouve des produits inflammables, explosifs, auto-inflammables. Donc si on regarde les produits un par un, on n’a pas une vue synthétique. Globalement l’ensemble des stocks de produits qui étaient listés sont de 5 000 tonnes de produits qui en combustion génèrent des dioxines.

Pour vous, la nocivité de ces produits qui ont été mélangés et ont brûlé est évidente aujourd’hui ?

Ce serait très surprenant qu’il n’y ait pas de toxicité. Les dioxines sont formées dans les phénomènes d’incinération et on les retrouve à la sortie des incinérateurs. Comment voulez-vous qu’avec une telle source de produits chimiques et de métaux en combustion pendant plusieurs jours on n’ait pas de formation de produits toxiques. Je pense que cela va être vérifié lorsqu’on va analyser les suies, les suies de dépôts et les particules fines qui ont été émises. Maintenant, toutes les substances sont retombées puisqu’elles sont accrochées aux particules fines. Donc on peut aussi imaginer qu’à la date d’aujourd’hui, l’air prélevé n’est plus vraiment nocif, mais il est nocif par exposition à tout ce qui est retombé sur les sols de la banlieue rouennaise et dans les champs agricoles. Les dioxines ont une persistance longue, plus de 12 ans.

En tant qu’expert, que pensez-vous de la gestion de cette crise ?

Je pense que la communication préfectorale a franchement été désastreuse, à commencer par ce préfet qui disait : quand n’y a pas de traces il n’y a pas de risque. Ca n’est vraiment pas sérieux. Mais après, ce sont les stratégies du gouvernement. La communication est liée aussi aux circonstances, au site et au devoir de ne pas affoler les populations. Je connais bien Rouen, c’est une ville dont il n’est pas très facile de sortir s’il y a des alertes chimiques. Il y aurait eu des embouteillages terribles sur les ponts qui traversent la Seine. Moi je pense que le préfet était un petit peu léger.

La préfecture a aussi parlé de 160 fûts qui posaient problème, dont pouvaient émaner des vapeurs de mercaptan et d’hydrogène sulfuré. Comment peut-on détruire ces fûts ?

D’abord il peut y avoir une destruction chimique et puis une destruction par incinération. Mais ces fûts-là finalement sont ceux qui sentent très mauvais, mais ce ne sont pas nécessairement les plus toxiques en réalité. Ce sont ceux qu’on utilise pour parfumer, identifier les gaz qui eux sont inodores, on rajoute quelques doses de mercaptan pour qu’on les sente donc ça sent très mauvais. L’usine Lubrizol avait déjà été affectée par ce phénomène-là il y a quelques années, mais ce n’est pas le plus toxique.

Notons que sans doute pour rassurer, l ‘Etat va lancer une enquête un peu fourre-tout  auprès de la population qui s’est retrouvée sous la fumée de l’incendie. Son objectif est de  »mesurer les nuisances vécues par les personnes exposées, les symptômes ressentis, l’impact sur la qualité de vie, les relations sociales, familiales, professionnelles et puis les conséquences psychosociales et la santé perçue », a expliqué Anne Laporte, directrice des régions de l’agence Santé publique France, lors d’un comité de transparence sur l’incendie à Rouen. L’enquête concernera 215 communes.

Guadeloupe : le président de la région en garde à vue pour détournement de fonds publics

Guadeloupe : le président de la région en garde à vue pour détournement de fonds publics

L’enquête porte sur des soupçons de détournement de fonds publics en lien avec l’embauche simultanée de Pascal Averne comme directeur de cabinet à la mairie de Basse-Terre et comme inspecteur général des services au Conseil régional de Guadeloupe. « Deux emplois à temps plein cumulés (…) sauf à établir que l’un des deux était fictif »écrivait Guadeloupe la 1ère en mars.

« C’est le chevauchement de ces recrutements qui interpelle », explique le procureur à l’AFP. L’enquête doit s’attacher à déterminer « les modalités de ces recrutements ». Pascal Averne avait été placé en garde à vue il y a deux semaine, et en était ressorti libre.

Sondage présidentielles: Macron – Le Pen à égalité

Sondage présidentielles:   Macron  - Le Pen à égalité

D’après un sondage Elabe pour BFM, la  candidate du RN récolterait entre 29% et 27,5% des intentions des vote, tandis que le candidat En Marche la talonnerait à 29-27% des voix.

Les deux candidats réussissent à conserver leurs électorats du 1er tour de 2017, avec 90-95% de fidèles pour Marine Le Pen et plus de 70-75% pour Emmanuel Macron. Ils augmentent même leurs scores respectifs de 2017 (Emmanuel Macron 24% et Marine Le Pen 21,3%) en attirant chacun une partie de l’électorat de François Fillon réparti à 15-20% pour le RN et entre 30-40% pour LaREM.

Loin derrière, Jean-Luc Mélenchon se fait une place avec 12,5-13% des intentions de vote. S’il conserve un potentiel électoral important, celui-ci apparaît cependant largement réduit par rapport à 2017. Il conserve 60% de son électorat de 2017 et attire entre 10 et 15% de l’électorat de Benoît Hamon.

A droite, les candidats testés pour le sondage (François Baroin, Valérie Pécresse et Xavier Bertrand) pâtissent d’une forte dispersion de l’électorat de François Fillon qui ne se reporte que partiellement vers les personnalités issues des Républicains (40% pour F.Baroin, 35% pour X.Bertrand et 23% pour V.Pécresse). Enfin, les candidatures écologiste et socialiste peinent à émerger, sans doute pénalisés par une notoriété moins forte. Ni l’écologiste Yannick Jadot (7%) ni le socialiste Bernard Cazeneuve (5%) n’émergent.

Echantillon de 1003 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus, interrogées par Internet du 28 au 29 octobre 2019.

 

Sondage Macron: 80% de l’opinion pessimiste sur le l’efficacité de sa politique .

Sondage Macron: 80% de l’opinion pessimiste sur le l’efficacité  de sa politique .

Dans un sondage Elabe pour BFM,  80% des Français déclarent que depuis le début du quinquennat l’action du président n’a pas amélioré leur situation personnelle. Peu optimistes, 80% estiment que d’ici la fin de son mandat, leur situation ne s’améliorera pas.

Concernant les préoccupations nationales, les conclusions ne sont pas meilleures. A mi-mandat, 71% des sondés jugent que la politique du président n’a pas fait progresser la situation du pays. Sur le long terme, ils ne font pas montre d’une grande confiance puisque 68% d’entre eux estiment que d’ici 2022, son action n’améliorera pas la situation du pays.

Les domaines où l’action d’Emmanuel Macron est jugée la plus insatisfaisante sont la baisse des dépenses publiques (74%) ( ce qui est faux d’après l’évolution des prélèvements obligatoires NDLR), , la politique en matière d’immigration (74%), la politique environnementale (73%), la politique sociale (72%) et la politique en faveur du pouvoir d’achat (71%). La confiance des Français envers le président apparaît donc assez dégradée par rapport au début de son mandat.

Elabe pour BFMTV – 80% des Français déclarent que depuis le début du quinquennat l’action du président n’a pas amélioré leur situation personnelle.

Le président parvient toutefois à se démarquer sur sa capacité à gérer les questions de sécurité nationale (44% des sondés se disent satisfaits) et sur la représentation de la France à l’international (43% satisfaits).

Emmanuel Macron souffre d’un effritement de son image politique. Par rapport au début du mois de septembre, lors de la rentrée politique, il est jugé plus autoritaire (+2), moins courageux (-7), moins sincère (-7), moins capable de réformer le pays (-3) et moins capable de rassembler les Français (-3). Cette défiance croissante creuse un peu plus le fossé entre les classes populaires et l’exécutif. En effet, l’image du président se détériore très fortement chez les catégories sociales populaires alors qu’elle s’améliore chez les cadres et classes moyennes.

La polarisation politique sur l’image du président s’accentue également puisque ces mêmes traits d’image se détériorent fortement au sein des électorats de Jean-Luc Mélenchon et de Marine Le Pen, alors qu’ils s’améliorent au sein de son cœur électoral.

Retraites : droits du grand-père ou pas ?

Retraites : droits du grand-père ou pas ?

 

 

 

Le moins que l’on puisse dire c’est que c’est le grand flou quant à l’orientation générale de la réforme des retraites. La grande question est de savoir si cette réforme concernera  seulement les nouveaux entrants  auquel cas les effets changements de système ne se feraient sentir que dans 45 ans environ vers 2070 ! L’ hypothèse a en effet été évoquée par Macron lui-même qui commence à être inquiet de la mobilisation à propos de cette réforme. Par ailleurs, il regarde sans doute avec une certaine attention les sondages qui le mettent  à égalité avec Marine Le Pen dans la perspective des présidentielles de 2022. En outre, sa popularité ne cesse de s’éroder et 80 % de l’opinion estiment que la politique de Macron n’apportera pas d’amélioration sur le plan socioéconomique. De quoi faire réfléchir l’intéressé sur la nécessité d’engager une réforme pleine de risques et dont les éventuels effets bénéfiques seront pour ses successeurs. De toute manière la réforme ne sera pas mise en œuvre avant 2025 2035. Le début de mise en œuvre bien entendue. Il semble qu’on est retenu la date de 2025 des motifs financiers. De son côté, Macron s’interroge:  Faut-il appliquer la réforme aux seuls nouveaux entrants ? Le haut-commissaire aux retraites, Jean-Paul Delevoye, n’y  est pas favorable. Contrairement à ce qu’avait laissé à propos des droits du grand-père. Des droits concernant la retraite qui ne serait pas remise en cause pour  les salariés actuels. D’une certaine manière Jean-Paul Delevoye a sans doute raison car cela va constituer une sorte de rupture d’égalité  entre deux catégories de population. En effet l’application des droits du grand-père opère une discrimination nette et brutale. Sans doute serait-il souhaitable de mettre en œuvre un processus de transition progressif sur des bases plus égalitaires. Ajoutons aussi que c’est aussi le grand flou concernant les régimes spéciaux dont on ne sait pas vraiment s’ils vont  rejoindre le régime universel et quand. En attendant la réforme ne concernerait à leur que les salariés du régime général. Le caractère d’universalité serait valeur gravement remis en cause. Il semble bien que Jean-Paul Delevoye  essaie de ramer pour ne pas avoir enterrée sa réforme après les propos de Macron :

« Je comprends tout à fait quelqu’un qui est à EDF, à la RATP ou à la SNCF, qui a 48 ou 50 ans, et qui proteste. Et donc il faut qu’on trouve une solution intelligente. Il est rentré avec un pacte avec la Nation, on lui a dit vous allez travailler dans cette entreprise voilà vos droits. Sans doute il ne faut pas tout bousculer pour lui », a déclaré lundi le chef de l’État à l’antenne de RTL.

 

La France garde son titre de champion pour la fiscalité massive

La France  garde son titre de champion pour la fiscalité massive

 

Les titres mondiaux obtenus par la France sont rares, elle vient pourtant d’en obtenir un nouveau dont on peut se passer : champion 2018 de la fiscalité massive. En gros presque la moitié de la richesse nationale est affectée aux prélèvements obligatoires. Sur chaque euro de richesse produite la moitié va donc en direction de Bercy. On est loin des 35 % de prélèvements obligatoires que De Gaulle ne voulait pas dépasser voire même des 40 % dont Giscard considérait qu’ au-delà on devenait un pays socialiste. Il y a longtemps que le pays a versé dans l’étatisme qui se nourrit  lui-même de son développement sans que soit forcément bien assumée les tâches régaliennes. Bref la mécanique étatique grossit pour elle-même et personne ne peut la contrôler .  La France a donc été à nouveau en 2018 le pays à la fiscalité la plus élevée dans l’Union européenne, devant la Belgique et le Danemark, selon un communiqué publié mercredi par l’Office européen de statistiques Eurostat.

Le ratio recettes fiscales/PIB, c’est-à-dire la somme des impôts et des cotisations sociales nettes en pourcentage du Produit intérieur brut, s’élève à 48,4% en France, contre 47,2% en Belgique et 45,9% au Danemark.

La France occupe cette première place depuis 2015, selon les chiffres disponibles. Notons que la moyenne des pays de le l’OCDE tourne autour de 35 %.

 

De l’autre côté de l’échelle, l’Irlande (23,0%), la Roumanie (27,1%) et la Bulgarie (29,9%) ont enregistré l’an dernier les ratios les plus faibles.

Ce ratio atteint 41,7% du PIB pour la zone euro et 40,3% pour l’UE dans son ensemble. Il s’élève à 41,5% en Allemagne.

« Si l’on examine les principales catégories fiscales, une nette diversité existe entre les États-membres de l’UE », souligne Eurostat dans son communiqué.

La part des impôts sur la production et les importations est la plus élevée en Suède (22,4%) et la plus faible en Irlande (8,0%).

Les impôts sur le revenu et le patrimoine sont les plus lourds au Danemark (28,9%), suivi de la Suède (18,6%), contre 4,9% en Roumanie.

Enfin, c’est en France que les cotisations sociales sont les plus élevées (18,0%), devant l’Allemagne (17,1%), contre 0,9% au Danemark, où les prestations sociales sont financées par l’impôt.

 

Croissance Chine- activité manufacturière dans le rouge pour un 6e mois consécutif

Croissance Chine- activité manufacturière dans le rouge pour un 6e mois consécutif

Un mauvaise nouvelle évidemment cette 6eme contraction de suite de l’activité dans le secteur manufacturier en Chine . D’abord cela génère la croissance la plus faible enregistré en Chine depuis 30 ans. Ensuite cela constitue l’indicateur du ralentissement économique général dans le monde. Ces chutes successives sont  une sorte d’avertissement quant aux risques de quasi  stagnation économique voire de récession qui pourrait concerner nombre de pays en 2020

Les données officielles publiées jeudi mettent en exergue les pressions prolongées que subit l’économie chinoise dans un contexte de conflit commercial avec les Etats-Unis, ce qui pourrait contraindre le gouvernement chinois à prendre des mesures de soutien à l’économie supplémentaires.

L’indice PMI manufacturier officiel a chuté à 49,3 en octobre après 49,8 le mois précédent, restant pour un sixième mois consécutif sous le seuil de 50 qui sépare contraction et expansion de l’activité.

Les analystes interrogés par Reuters anticipaient en moyenne un indice identique à celui de septembre.

Face au ralentissement de la demande intérieure et au recul des investissements, sur fond de tensions commerciales avec les Etats-Unis, la croissance du produit intérieur brut (PIB) de la Chine a ralenti au troisième trimestre à 6,0% sur un an, un plus bas de près de 30 ans, selon des données publiées plus tôt ce mois-ci.

D’après les données du Bureau national de la statistique (BNS), les nouvelles commandes à l’exportation ont chuté en octobre pour un dix-septième mois de rang, avec un sous-indice ayant chuté à 47,0 contre 48,2 en septembre.

Les nouvelles commandes dans leur ensemble se sont de nouveau contractées, effaçant le gain constaté le mois précédent.

Si Washington et Pékin travaillent à la “phase 1” d’un accord commercial qui pourrait être conclue prochainement, le secteur manufacturier chinois devrait rester sous pression lors des prochains mois, faute d’une issue globale à cette guerre commerciale qui dure depuis plus d’un an.

Des statistiques gouvernementales communiquées séparément montrent que la croissance de l’activité dans le secteur des services a ralenti en octobre, laissant suggérer un affaiblissement prolongé de la demande intérieure.

L’indice PMI officiel des services a reculé à 52,8 contre 53,7 en septembre, soit son niveau le plus bas depuis février 2016.

Pékin compte sur la solidité du secteur des services pour atténuer les effets néfastes du ralentissement des demandes domestique et mondiales pour les produits manufacturiers chinois.

 

 

 

Regroupement Fiat-Chrysler / PSA : des interrogations

Regroupement Fiat-Chrysler / PSA : des interrogations

Le regroupement est décidé, le siège sera au Pays Bas ( où la fiscalité est bienveillante pour ne pas dire davantage). Le chiffre d’affaires combiné du futur groupe est estimé à près de 170 milliards d’euros et son résultat opérationnel autour de onze milliards . .

Parmi les interrogations, la première est de savoir si on va continuer de vendre des automobiles et si la voiture ne risque pas d’être intégrée dans un système de mobilité mutualisée. La seconde interrogation concerne les technologies nouvelles avec les modes de traction mixte, le tout électrique voire l’hydrogène. Des incertitudes donc sur le concept même de la voiture aussi forcément sur des délocalisations possibles ( surtout avec un siège  au Pays-Bas, pour des question de fiscalité mais aussi pour échapper à l’influence des Etats italiens et Français notamment).  Enfin l’évolution des normes notamment pour des problématiques environnementales remet en cause d’une certaine manière les véhicules les plus rentables. Le regroupement obéirait davantage à des objectifs d’adaptation au marché qu’à ceux gigantisme d’après Flavien Neuvy, économiste et directeur de l’Observatoire Cetelem de l’automobile et  Loïc Tribot e, économiste spécialiste du secteur du transport, délégué général du CEPS (Centre d’étude et de prospective stratégique), interrogés par France info.

 

« On assiste à une course au gigantisme dans le secteur de l’automobile », explique Loïc Tribot, pour qui ces rapprochements en augurent d’autres. Il était nécessaire pour le groupe PSA, après un passage à vide fort, de reprendre la main. » Les nuages s’accumulent en effet au-dessus de l’industrie automobile : les ventes mondiales sont en recul,  les marchés chinois et américain sont en souffrance et les relais de croissance sont difficiles à trouver. Ensuite, la rentabilité des constructeurs a tendance à s’éroder.  »Les affaires sont plus difficiles, explique Flavien Neuvyn, et les normes environnementales évoluent beaucoup et sont très difficiles à respecter. »

 

Aussi nécessiteront-elles d’énormes investissements en recherche et développement, qui supposent de vendre davantage de véhicules.  »Quand un constructeur développe une nouvelle plateforme automobile, tout ce qui sert de base à la construction d’un nouveau véhicule représente au minimum un milliard d’euros, indique Flavien Neuvy. Vous l’amortissez plus facilement si vous vendez huit millions de voitures que si vous en vendez trois millions. C’est aussi simple que cela. » En effet, l’industrie automobile est une industrie lourde et la taille critique des entreprise est un élément-clé. « Les choses évoluent tellement vite que la taille critique devient un élément déterminant, insiste Flavien Neuvy. C’est pour cette raison qu’effectivement les constructeurs qui font moins de 5 millions de véhicules par an cherchent des alliances. Elles peuvent consister en des fusions, mais aussi en alliances ponctuelles, technologiques. »

 

Il s’agit par ailleurs, selon Loïc Tribot, d’envoyer un message fort à la Chine. « Le marché est gigantesque, note-t-il, mais pas du tout évident. Il y a une belle dynamique, mais on sent comme une sorte d’essoufflement. » Enfin, un tel rapprochement permettrait, selon lui, de hisser PSA au rang d’acteur mondial susceptible de concurrencer, entre autres, Renault-Nissan.

 

 

 

 

BCE : Christine Lagarde sous surveillance

BCE : Christine Lagarde sous surveillance

Paradoxalement Christine  Lagarde n’a pas vraiment un profil de  financier mais   va désormais  diriger la politique monétaire européenne. C’est un  peu par hasard que Lagarde qui n’a pas de formation d’économiste avait atterri dans le gouvernement de Sarkozy. elle n’a jamais fait preuve  d’originalité se contentant de reprendre les orientations  de l’administration de Bercy et de l’Elysée. Même chose au  FMI où elle a manifesté  une grande prudence compensée par l’élégance du propos et sa maîtrise dialectique. Jamais un mot de trop, une communication très maîtrisée. Une grande capacité à s’inscrire toujours dans la tendance, le consensus  du moment. Un écart toutefois avec l’affaire Tapie quand elle a accordé indûment 300 millions à l’intéressé ( un détail qu’ont oublié les grands médias!). En réalité, le dossier Tapie était entièrement géré par l’Élysée à l’époque. Sans doute Lagarde va-t-elle montrer  la même prudence à la tête de la BCE. De toute manière, ses marges de manœuvre sont très étroites. La politique monétaire a sans doute déjà utilisé toutes ses armes pour relancer une économie très défaillante. La baisse des taux atteint des limites puisqu’ils  tutoient des territoires négatifs. Les limites sont aussi atteintes en matière de rachat de dettes. Du coup en cas de crise grave, la BCE aura du mal à trouver des leviers car ,comme les autres banques centrales, elle a déjà été au bout de ses capacités d’intervention. Notons que juridiquement la BCE a objectif de réguler l’inflation mais sans grand succès qu’on est loin encore d’atteindre les 2% souhaitables. On a sans doute franchi dans de nombreux domaines les limites d’action d’une banque centrale et le relais doit désormais être pris par les politiques budgétaires. La BCE devra cependant faire face à une possible crise financière qui  pourrait intervenir lors de l’éclatement de bulles par exemple dans l’immobilier ,ou sur les marchés boursiers ( où les indices s’envolent contrairement aux réalités économiques). De ce point de vue, la masse de liquidités déversées par les banques centrales alimente aussi cette spéculation. Christine Lagarde  pourrait être tentée de reverdir la politique monétaire.

Auditionnée par le Parlement européen début septembre, la Française avait estimé que le changement climatique devait être intégré au sein des objectifs de la BCE. Il s’agissait notamment de concilier la règle de neutralité sur le marché avec la future nomenclature très attendue des actifs « verts », quand cette classification aura été adoptée par les Etats membres.

En matière de supervision, elle avait appuyé l’idée que les actifs verts soient pris en compte pour évaluer les risques et donc le niveau de capitaux propres des banques. Immédiatement l’Allemagne et en particulier la Bundesbank a fait savoir que ce n’était pas le rôle de la banque centrale européenne. La crainte de des Allemands étant  que certains Etats en profitent développer des politiques budgétaires encore plus laxistes. On retrouve là le clivage entre des pays du nord de la zone euro, dont l’épargne est pénalisée par cette politique accommodante, et ceux du sud, qui seraient dans l’incapacité de refinancer leur dette sans des taux aussi bas. Christine Lagarde sait qu’elle sera surveillée et on peut compter sur son habituelle prudence.

 

illettrisme numérique ou illettrisme plus général ?

illettrisme numérique ou illettrisme plus général ?

 

On s’inquiète à juste titre de l’illettrisme numérique qui concernerait 17 % de la population. Environ 30 % auraient par ailleurs des difficultés à utiliser Internet. Ce chiffre de 30 % est à mettre en relation avec les 30 à 40 % des élèves qui éprouvent des difficultés avec la langue française.  En 2015, seulement « 60% des élèves ont une maîtrise suffisante des compétences attendues (en compréhension de l’écrit et étude de la langue, Ndlr) en fin de scolarité primaire » (Cedre 2015). Les élèves français de CM1 obtiennent, d’après l’évaluation PIRLS 2016, une moyenne inférieure à celle des pays de l’OCDE et de l’Union Européenne. « Depuis PIRLS 2001, la performance globale française baisse progressivement à chaque évaluation. En 2016, l’écart est significatif et représente – 14 points sur la période de quinze ans », peut-on ainsi lire sur le site du ministère de l’Education Nationale. Et les professeurs le constatent aussi dans leurs classes : nombreuses fautes d’orthographe et d’accords grammaticaux, incompréhension des textes, méconnaissance des compléments circonstanciels, difficulté à lire à voix haute, à s’exprimer à l’oral et à l’écrit, à articuler les idées entre elles…

I ‘illettrisme général concerne  un chiffre global ÉLEVÉ, 2500000 personnes (3100000 en 2004), soit 7 % (9 % en 2004) de la population âgée de 18 à 65 ans résidant en France métropolitaine et ayant été scolarisée en France. Si l’on considère les 2500000 personnes concernées : 9 % sont âgées de 18 à 25 ans (9 % en 2004) 15 % sont âgées de 26 à 35 ans (15 % en 2004) 23 % sont âgées de 36 à 45 ans (23 % en 2004) 23 % sont âgées de 46 à 55 ans (30 % en 2004) 30 % sont âgées de 56 à 65 ans (23 % en 2004) Plus de la moitié des personnes en situation d’illettrisme ont plus de 45 ans. Si l’on considère les groupes d’âge, 4 % des 18 – 25 ans (4,5 % en 2004) 5,5 % des 26 – 35 ans (6 % en 2004) 7,5 % des 36 – 45 ans (9 % en 2004) 8 % des 46 – 55 ans (13 % en 2004) 12 % des 56 – 65 ans (14 % en 2004).  La proportion de personnes en situation d’illettrisme est plus forte pour les groupes d’âge les plus élevés. Sur les 2,5 millions de personnes concernées, 60,5 % sont des hommes (59 % en 2004), 39,5 % sont des femmes (41 % en 2004). Sur l’ensemble de la population sur laquelle a porté l’exploitation de l’enquête, les hommes (9 %) sont plus souvent en situation d’illettrisme que les femmes (6 %). Les résultats d’IVQ confirment les observations de PISA et de la JDC (Journée Défense Citoyenneté) qui vont dans le même sens. La moitié des personnes en situation d’illettrisme vit dans des zones faiblement peuplées : 26 % dans les zones rurales (28 % en 2004), 22,5 % dans des villes de moins de 20 000 habitants (21 % en 2004). L’autre moitié vit dans des zones urbaines : 14 % dans les villes de plus de 20 000 habitants (17 % en 2004), 27,5 % dans les villes de plus de 100 000 habitants (24 % en 2004), 10 % en région parisienne (idem en 2004). Et les quartiers couverts par la politique de la ville? 10 % des personnes en situation d’illettrisme vivent dans les ZUS (idem en 2004). Mais attention : dans les Zones Urbaines Sensibles le pourcentage de personnes en situation d’illettrisme est deux fois plus élevé que dans la population sur laquelle a porté l’exploitation de l’enquête (14 % au lieu de 7 % (18 % au lieu de 9 % en 2004)). Plus de la moitié des personnes en situation d’illettrisme ont un emploi. 51 % des personnes en situation d’illettrisme sont dans l’emploi (57 % en 2004) 10 % sont au chômage (11 % en 2004) 17,5 % sont retraités (14 % en 2004) 13,5 % en formation ou en inactivité (10 % en 2004) 8 % sont au foyer (8 % en 2004) Sur l’ensemble de la population, 6 % de ceux qui sont dans l’emploi (8 % en 2004) et 10 % des demandeurs d’emploi (15 % en 2004) sont confrontés à l’illettrisme. Illettrisme et emploi 20 % des allocataires du RSA sont en situation d’illettrisme (26 % en 2004). Parmi les personnes allocataires du RSA (RMA, RSO) la proportion des personnes en situation d’illettrisme est donc trois fois plus élevée que dans l’ensemble de la population concernée.

Actu économie, social, société: les plus lus

Actu économie, social, société: les plus lus

 

 

 

 

 

 

 

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Trou de la sécu : la faute à la croissance et à l’absence de financements des nouvelles mesures

Taxes Trump contre l’Europe : l’OMC se couche devant Washington

L’intelligence artificielle : comment prendre en compte l’intelligence humaine

Vote pour les partis radicaux : 75% des français tentés

Croissance France : maintien à un bas niveau

Croissance mondiale en panne

Enjeu du climat : Macron-Thunberg, le camelot et la prophétesse

Immigration: les quotas, réponse trop partielle

Économie circulaire: encore très insuffisante

Sondage attentat Préfecture de Paris: Castaner disqualifié

Incendies en Amazonie : une catastrophe écologique mondiale

Islamisme : Macron sous –estime la situation (Xavier Bertrand) »

Alstom- Le conseiller de Macron soupçonné de prise illégale d’intérêt

Etats-Unis – Chine : accord ou seulement fin de la guerre ?

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Rejet de Sylvie Goulard: « l’échec de l’arrogance de Macron » (Raphaël Glucksmann )

Croissance en berne

Terrorisme France, Allemagne, Grande Bretagne : le retour des fous de Dieu

Convention citoyenne pour le climat : une belle manipulation

Commission européenne: Macron ridiculisé

Encore un député LREM ,Thierry Solère, mis en examen pour fraude fiscale

Usine Michelin : nouvelle fermeture à La Roche-sur-Yon

La collapsologie: le nouveau concept pour discréditer les écologistes

Brexit: l’enfumage de Johnson se précise

Crise de la santé publique : très grosse manif le 14 novembre

CICE : profitable surtout aux grandes entreprises mais pas forcément à l’emploi

Choisir entre les Immigrés et les Kurdes : l’odieux chantage d’Erdogan

Rapport métiers grand âge: la situation scandaleuse des auxiliaires de vie

Rapport métiers grand âge: la situation scandaleuse des auxiliaires de vie

 

Le rapport El Khomri remis à la ministre de la santé ce focalise surtout sur la mesure phare des aide-soignants. Le rapport propose d’ailleurs la suppression du concours d’aides-soignants pour l’intégrer dans parcours-sup ou des acquisitions par VAE. La plupart des grands médias ont repris cette information. Une mesure toutefois partielle car ce dont souffre surtout le secteur c’est la situation sociale scandaleuse des assistantes de vie notamment qui interviennent  à domicile. Ces ‘auxiliaires pour beaucoup rémunérés en dessous du SMIC, pire qui  n’effectue souvent que les temps partiels. En outre , leur temps d’attente et leur temps de transport sont rarement pris en considération. 17% des intervenants à domicile vivent aujourd’hui en dessous du seuil de pauvreté, contre 6% pour la population française en général. D’après le rapport, 220 millions d’euros seraient nécessaire pour hisser l’ensemble des aide-soignants au niveau du Smic. Dans les établissements aussi on manque d’auxiliaires de vie (ADVF ou équivalent), d’aide-soignants et d’infirmières. Dans 70 % des cas le travail d’infirmière est aussi effectué par des aides-soignants ( ce qui est interdit). La crise aidant, on a raccourci le temps consacré d’intervention des auxiliaires aussi bien dans des établissements qu’à domicile. En plus d’être mal rémunérés, les assistantes de vie connaissent des conditions de travail de plus en plus insupportables chez des personnes de plus en plus dépendantes . Pas étonnant qu’on rencontre des difficultés pour recruter des personnels surtout pour l’assistance à domicile . Pour toute réponse la ministre de la santé a proposé pour l’instant

l’idée d’organiser une conférence rassemblant tous les partenaires sociaux et toutes les fédérations ou associations gestionnaires, tous secteurs confondus.

 

extraits du rapports El Khomri

 

Principaux constats

 

 De forts besoins en recrutement dans les métiers du grand âge • Les personnes en perte d’autonomie (au sens des bénéficiaires de l’APA) passeront de 1,387 million en 2020 à 1,479 million en 2025. • Pour répondre au vieillissement démographique et améliorer les conditions de prise en charge de ces personnes, près de 93 000 postes supplémentaires devront être créés dans les 5 prochaines années (2020-2024). • Pour pourvoir les postes vacants, 260 000 professionnels devront être formés sur la même période • Les métiers du grand âge sont des métiers d’avenir, porteurs de sens, pour lesquels des perspectives d’évolution doivent être renforcées dans les EHPAD et créées pour le domicile. Des métiers du grand âge peu attractif et à revaloriser • Or, les professions d’aide-soignant et accompagnant éducatif et social qui sont les deux grands métiers du grand âge sont des métiers dont l’attractivité est aujourd’hui très dégradée. La baisse de 25% en six ans des candidatures aux concours d’accès à ces deux métiers est très révélatrice à cet égard. • En effet, ces métiers peuvent être mal rémunérés, en particulier au domicile, avec un démarrage au SMIC, voire en-dessous, des progressions salariales et de façon générale des perspectives d’évolution qui sont très faibles. En conséquence, un taux de pauvreté élevé parmi ces métiers, par exemple 17,5% de ménages pauvres parmi les intervenants à domicile contre 6,5% en moyenne pour l’ensemble des salariés. • De plus, les conditions d’exercice de ces métiers sont très difficiles notamment par manque d’effectif. Les postures, les rythmes de travail sont marqués par une forte pénibilité et se traduisent par un nombre d’accidents du travail et de maladies professionnelles (« sinistralité ») trois fois supérieur à la moyenne nationale. • Enfin, ces métiers sont mal connus et peu considérés, en particulier parmi les jeunes générations. Du reste, cette dévalorisation est le reflet du regard contemporain porté sur nos aînés et, de manière générale, sur les plus fragiles dans notre société. Des efforts indéniables des autorités publiques pour restaurer l’attractivité de ces métiers mais aux effets insuffisants • Les pouvoirs publics (Etat, conseils départementaux et régionaux) ont déployé d’indéniables efforts pour tenter de restaurer l’attractivité des métiers du grand âge, en agissant sur deux composantes majeurs que sont les formations et la qualité de vie au travail, grâce à la mise en place de réformes, à la mobilisation de financements et à un soutien résolu aux démarches d’innovations technologiques et organisationnelles. • Toutefois, ces efforts ont eu des effets limités, en raison de leur caractère dispersé et de l’incomplétude de certaines mesures. Ainsi la réforme générale de l’apprentissage, destinée à libérer l’offre, n’a-t-elle eu qu’un effet limité sur les formations d’aides-soignants et 12 d’accompagnants éducatifs spécialisés qui sont par ailleurs soumises à des formes de quotas (limitations de capacité imposées dans les agréments et autorisations des structures de formation). • Par ailleurs, les organisations professionnelles des métiers du grand âge restent extrêmement cloisonnées et foisonnantes (conventions collectives, opérateurs de compétences). Dans le secteur privé, les métiers du grand âge relèvent par exemple toujours de 7 conventions collectives à l’heure actuelle.

 

 

 

Sans-abri: au moins 150 000 et 612 morts dans la rue

Sans-abri: au moins 150 000 et 612  morts dans la rue

612 morts en 2018 d’après le collectif Les Morts de la Rue, qui recense et analyse ces décès chaque année dans un rapport. Ils étaient 511 un an plus tôt,  leur nombre a donc augmenté de 15% en un an. Mais ils pourraient être 5 à fois plus nombreux d’après des autorités médicales compte tenu des difficulté d’évaluation.  Ces SDF sont morts en moyenne à « 48,7 ans contre 82,18 ans en population générale », et 27% des morts sont liées à « des accidents, des agressions ou des suicides », 36% à des maladies. 4 sur 10 étaient de nationalité française et 3 sur 10 souffraient d’au moins une addiction. Autre chiffre édifiant : parmi ces victimes, il y avait au moins 13 mineurs.

 

Selon la dernière estimation de l’Insee, en 2014, quelque 140.000 personnes seraient sans domicile en France, dont près de 12.000 à la rue. Rien qu’à Paris, quelque 3.622 personnes dormaient dans les rues, parkings ou parcs et jardins le 7 février dernier, selon un décompte organisé par la mairie, soit 600 personnes de plus par rapport à l’an dernier. Parmi les sans-abri recensés, quatre sur dix ont entre 40 et 54 ans et trois sur dix entre 25 et 29 ans. Plus de la moitié de ces personnes sont des femmes. Ce décompte a été effectué par des bénévoles : 1 700 Parisiens et 400 travailleurs sociaux volontaires.  Dans le détail, 2 246 personnes sans-abri ont été décomptées dans les rues, 639 dans le bois de Vincennes (12e), le Bois de Boulogne (16e) et la Colline (18e), les parcs et jardins et les talus du périphérique, 298 dans les gares, 291 dans les stations de métro, 99 à l’AP-HP, 38 dans les parkings, et 24 personnes ont été recensées par des bénévoles de Paris Habitat. « Aller dans des zones plus cachées a montré plus de 600 personnes », explique l’adjointe à la mairie de Paris.

Selon Dominique Versini, la population des gens qui dorment à la rue a changé ces dernières années. « Aujourd’hui on a des populations plus jeunes. On ne gère pas de la même façon des personnes plus jeunes, des femmes, des familles avec des enfants. Il faut s’adapter à l’ensemble des dispositifs et ne pas oublier les clochards très désociabilisés qui ne demandent rien et n’appellent jamais le 115″, explique-t-elle.  Un véritable scandale surtout dans nos sociétés développées même si les causes sont diverses (économiques, sociales, familiales, personnelles)  mais hélas souvent complémentaires.. En France, 143 000 personnes sont sans domicile fixe (SDF). Cette situation de grande précarité est loin d’être homogène puisque les SDF peuvent autant être des jeunes en manque d’emploi, des familles, mais aussi des actifs qui n’ont pas les moyens d’accéder à un logement.( 1 sur 4 SDF).D’après  ce collectif,  ils avaient en moyenne 48 ans, cinquante d’entre eux étaient des femmes. Treize étaient des mineurs, dont 6 de moins de 5 ans. Deux avaient entre 5 et 9 ans et six avaient entre 15 et 18 ans.  «Elles sont mortes sur la voie publique, dans des abris de fortune tels qu’un parking, une cage d’escalier, une cabane de chantier ou dans le métro, mais aussi en lieu de soins ou en structure d’hébergement», selon Les morts de la rue.

A l’issue d’une visite de dix jours en France, au cours de laquelle la juriste canadienne a visité de nombreux campements, squats et logements insalubres, la représentante de l’Onu dresse un bilan sévère de l’état du droit au logement en France. “En France, le système est tel que de nombreuses personnes n’ont même pas accès aux services d’hébergement d’urgence les plus basiques”, a noté Leilani Farha dans une interview à Reuters, citant notamment l’échec du numéro d’urgence national 115, débordé par le nombre d’appels. Le ministre chargé de la Ville, Julien Denormandie, réfute ces accusations, estimant que le gouvernement avait déjà fait un effort important envers les sans-abris.

De ses entretiens avec des travailleurs humanitaires, familles sans abri ou communautés Rom, la rapporteure de l’ONU  retient un manque de dialogue entre autorités et publics concernés. “Je ne vois pas beaucoup de consultation entre le gouvernement et les groupes concernés, qu’il s’agisse des migrants, des femmes victimes de violences, des Roms, des communautés d’origine immigrées, des demandeurs d’asile”, a-t-elle souligné.

 

 

Mort d’al-Baghdadi: Trump a menti

Mort d’al-Baghdadi: Trump a menti

 

 

Avec des détail scabreux relevant davantage de l’exhibitionnisme que de la vérité, Trump a mis en scène le récit de la mort de Baghdadi , le chef de Daesh. Une mise en scène par ailleurs idiote avec des propos excessifs qui ne peuvent qu’attiser le velléités meurtrières  de déséquilibrés. Comme d’habitude , l’expression de Trump n’a pas de finalité diplomatique mais vise seulement à renforcer les convictions de ses fans en interne. En tout ce que Trump a dit de la fin du chef des terroristes est en grande partie faux.

D’après la presse américaine, les images auxquelles le chef d’Etat a eu accès en temps réel étaient en fait une captation aérienne du site, offrant plusieurs angles de vue, colorée par les signatures thermiques des protagonistes, le tout retransmis sur plusieurs écrans. Les militaires déployés au sol étaient bien équipés de caméras arrimées à leur torse mais elles ne faisaient qu’enregistrer sans diffuser aussitôt. Pour les visionner, il fallait les télécharger a posteriori. Ni le Pentagone ni la Maison Blanche n’avaient donc pu consulter ces images, selon le New York Times, au moment où Donald Trump s’est installé derrière les micros.

De surcroît, Donald Trump n’a rien pu entendre des échanges sur place. S’il était bien renseigné par des rapports in vivo, à l’instar de Barack Obama, abreuvé d’informations livrées par Leon Panetta, alors directeur de la CIA, lors de l’intervention ayant conduit à l’élimination d’Oussama Ben Laden au Pakistan en 2011, il n’existait pas de communication audio en direct entre le site syrien et la Maison Blanche.  Un dernier obstacle, bien qu’hypothétique à ce stade, vient gêner le récit de Donald Trump et sa faculté à avoir eu connaissance des derniers instants d’Abou Bakr al-Baghdadi : on ne sait pas si le chien qui a suivi al-Baghdadi dans le tunnel - dont l’action a été saluée sur Twitter par Donald Trump lundi - portait une caméra.

 

Détruire ou réformer le capitalisme ? ( l’économiste Michel Aglietta)

Détruire ou réformer le capitalisme ? ( l’économiste Michel Aglietta)

 

 

Détruire ou réformer le capitalisme  s’interroge l’économiste Michel Aglietta, professeur émérite de l’université Paris-Nanterre, conseiller scientifique au CEPII et à France Stratégie . ( La Tribune)

 

« Cette question révèle l’angoisse de notre temps. Le capitalisme financiarisé, qui s’est généralisé en occident depuis quarante ans sous le régime politique néo-libéral, est critiqué pour l’énorme concentration de la richesse et du pouvoir et pour les maux qu’elle a engendrés : fléchissement de l’investissement productif et des progrès de productivité, accroissement intolérable des inégalités, prolifération de la pauvreté, éclatement du contrat de travail, détérioration des ressources naturelles et aggravation de la dérive climatique. La qualité de la croissance est mise en cause par la fragmentation de la société, par les obstacles à la mobilité sociale et par les inquiétudes écologiques.

C’est pourquoi il est question de ruptures. Il s’agit des mutations à entreprendre pour pouvoir fonder l’évolution des sociétés au cours de ce siècle sur une croissance inclusive et soutenable. C’est une forme de développement incorporant les contraintes écologiques et poursuivant l’équité sociale.

Elle pose donc le problème du choix social parce que le bien-être social n’est pas l’agrégation des préférences individuelles. Il implique un principe éthique de justice sociale dont le fondement est la disposition par tous les citoyens de ressources matérielles, éducatives et institutionnelles (au premier chef les services de santé) dans un environnement sain. La privation de ces biens communs conduit aux inégalités inacceptables, parce qu’elle est privation de liberté réelle.

Il s’ensuit qu’un régime de croissance soutenable et autoentretenu englobe quatre propositions formant un cercle vertueux.

Celle-ci implique le plein emploi, des salaires décents et une protection sociale préservée. Ces objectifs de politique économique requièrent la transformation des structures de production dans le sens d’une économie circulaire rétablissant une complémentarité urbaine rurale sur les territoires. Une économie circulaire ne peut être atteinte sans transition écologique.

La difficulté de cette transformation est qu’elle doit être à la fois comportementale, technologique et spatiale. Cette mutation multidimensionnelle exige des États stratèges avec des vues de long terme pour conduire les politiques d’infrastructures, remodeler la fiscalité, encadrer les marchés immobiliers, réorganiser la recherche et la formation, valoriser les complémentarités territoriales. Ces États stratèges ne pourront réussir sans décentraliser les pouvoirs aux collectivités locales et à des collectifs citoyens pour promouvoir une démocratie participative.

Se pose alors le problème de la régulation de cette croissance inclusive et soutenable qui fait retour sur la question initiale.

Posée autrement, la question devient : le capitalisme est-il compatible avec les limites écologiques ? Les conséquences sociales dans le monde entier peuvent être très lourdes si la survie des générations futures dépend d’une révolution sociale et politique qui fasse « table rase ».

On peut avoir une autre perspective. Certes le capitalisme financiarisé doit disparaître en tant que régime de croissance. Mais en est-il de même du capitalisme en général ? Le capitalisme a connu dans l’histoire des régimes de croissance séparés par des époques de rupture, où les sociétés se transforment pour inventer de nouvelles institutions capables d’organiser de nouveaux modes de régulation socio-économique.

Ne pourrait-on pas voir émerger un mode de régulation socio-écologique ? »

Assurance-chômage : changement radical

Assurance-chômage : changement radical

 

 

 

Changement assez radical pour l’assurance chômage. D’après l’Unedic, le retour à l’équilibre financier sera assuré d’ici fin 2020 et le régime sera même excédentaire en 2021. Ce serait dû aux  effets conjoints de la réforme qui diminue les droits des chômeurs et d’un environnement économique plus favorable. Il est clair qu’il faut se méfier de ce genre d’annonce tellement il a déjà été employé et malheureusement peu confirmé dans les faits qu’il s’agisse par exemple du système des retraites dont le comité d’orientation ( sorte d’institution de chapeaux à plumes au service des gouvernements successifs) qui avait annoncé l’équilibre du système ou autre exemple celui de l’équilibre de la sécurité sociale. Ce qui est certain,  c’est qu’on a réduit les droits, ce qui produira moins de dépenses chiffrées autour de 3 milliards. La question se pose quand même de l’évolution du deuxième paramètre concernant  le nombre de bénéficiaires. En effet,  tout dépendra de la conjoncture économique alors l’Unedic donne l’impression que la France connaît une embellie sur le plan de la croissance. Faut-il rappeler que c’est plutôt le contraire qui se passe puisque la croissance en 2019 sera limitée autour de 1,2 %.

Pas vraiment de quoi créer de manière significative des emplois.  Bref, de toute manière, une évolution tout à fait  anodine quand il y a plus de 6 millions de chômeurs dont 2.5 millions sont indemnisés.  Compte tenu du ralentissement mondial qui se confirme de jour en jour l’année 2020 (voire 2021) pourrait bien être catastrophique sur le plan de l’activité économique et donc du chômage.  Les organismes de conjoncture prévoient environ 75.000 créations d’emploi dans le privé l’année prochaine contre 250.000 en 2019.

En outre, le risque de se retrouver au chômage pourrait s’amplifier en 2020 avec l’essoufflement de l’économie tricolore.  Pourtant dans ses nouvelles prévisions financières, , l’Unedic anticipe ainsi un retour à l’équilibre de ses comptes au deuxième semestre de 2020, soit quelques mois plus tôt qu’en l’absence de réforme. L’organisme prévoit une amélioration importante de son solde financier au cours des deux années suivantes, toujours sous les effets conjugués de la réforme et de la conjoncture économique.

Le solde financier passerait ainsi de -1,8 milliard d’euros en 2019 à un quasi-équilibre en 2020 (-0,3 milliard d’euros) puis deviendrait excédentaire pour atteindre 3 milliards d’euros en 2021, puis 5,3 milliards en 2022.

Hors effet de la réforme, le solde financier aurait atteint +1,2 milliard d’euros en 2021 puis +3,2 milliards d’euros en 2022.

La dette qui devait atteindre son niveau maximum en 2020 à 37,6 milliards d’euros, soit l’équivalent de 11 mois de recettes, devrait par ailleurs être ramenée à 29,4 milliards en 2022.

Cette refonte des règles de l’assurance chômage, vivement décriée par les syndicats, affectera toutefois les demandeurs d’emploi, estime l’Unedic.

Près de la moitié d’entre eux verront l’ouverture de leurs droits retardée ou annulée. Ils bénéficieront de droits plus courts ou d’une indemnité plus faible mais versée sur un plus longue période.

La réforme prévoit notamment un durcissement des droits d’entrée dans le régime d’assurance chômage dès le 1er novembre et un changement de calcul de l’indemnité au 1er avril prochain. Ces deux mesures permettront à elles deux de générer des économies de 3,2 milliards d’euros entre 2019 et 2021.

A cela, s’ajoutent les mesures venant diminuer les allocations des cadres les mieux rémunérés, soit quelque 160 millions d’euros sur trois ans. Au total la réforme doit permettre de réduire les dépenses de 3,4 milliards d’euros.

L’intégration au régime des salariés démissionnaires et des indépendants, une promesse de campagne d’Emmanuel Macron, devrait entraîner 900 millions d’euros de dépenses supplémentaires. A cela, s’ajoute l’augmentation de la contribution de l’Unedic à Pole emploi pour financer la formation des chômeurs, qui est estimée à 800 millions d’euros.

Les économies globales générées sur les années 2019-2021 s’élèvent ainsi à 2,2 milliards d’euros.

“Ça va être une tuerie”, avait déclarée lundi le secrétaire général de la CFDT, Laurent Berger reprenant les objections de l’ensemble des syndicats.

“Cette réforme (…) est faite dans une logique purement budgétaire”, a-t-il ajouté. “Ce n’est pas le modèle de protection sociale ni le modèle de société que j’ai envie de prôner. Le gouvernement a fait ces décrets, il en portera une responsabilité”.

Dès le 1er novembre, 9% des personnes qui auraient ouvert un droit avec les règles de 2017 ne pourront pas s’inscrire à l’assurance chômage, car ils n’auront pas atteint six mois d’affiliation (au lieu de quatre aujourd’hui). Douze pour cent ouvriront un droit mais plus tard (cinq mois plus tard en moyenne), et 11% ouvriront un droit à la même date mais plus court.

Au 1er avril, 37% des nouveaux entrants, soit 850.000 personnes, verront leurs allocations passer de 905 euros par mois à 708 euros en moyenne, selon les calculs de l’Unedic. Ces allocations seront, en revanche, versées sur 18 mois contre 12 aujourd’hui.

le  premier changement c’est que l’assurance chômage précédemment gérée par les partenaires sociaux est repris en main par l’État. Les mesures sont par ailleurs assez radicales et mécaniquement doivent  faire baisser le nombre d’allocataires. Par exemple Il faudra désormais avoir travaillé 6 mois sur les 24 derniers mois, contre 4 mois sur les 28 derniers mois , environ 710.000 allocataires pourraient être concernés par cette mesure sur la première année de mise en œuvre.

Au niveau du rechargement des droits, des modifications sont prévues dans les décrets publiés au journal officiel.  À partir du premier novembre prochain, il faudra avoir travaillé au minimum pendant 6 mois pour recharger ses droits. Sous les conventions actuelles, il faut travailler 1 mois pendant sa période d’indemnisation pour bénéficier de ce rechargement.

L’autre principale disposition, qui devrait entrer en application dans quelques jours, concernera les travailleurs ayant perçu une rémunération supérieure à 4.500 euros bruts, soit environ 3.500 euros nets. Ainsi, les allocataires de moins de 57 ans ayant touché des revenus supérieurs à cette somme pourrait voir leur indemnité baisser de 30% à partir du septième mois d’indemnisation. Cette baisse de l’allocation ne concerne pas les demandeurs d’emploi de plus de 57 ans fortement touchés par le chômage de longue durée.

La crainte exprimée par les opposants à la réforme est que ce principe de dégressivité risque de s’appliquer aux autres catégories de chômeurs, alors que son efficacité est loin d’être approuvée au sein des économistes. Si, d’un point de vue statistique, de nombreux chômeurs pourraient sortir des listes de Pôle emploi, cela aurait pour possible conséquence de gonfler les chiffres du « halo du chômage »: actuellement, les services de l’Insee estiment que 1,5 million de personnes souhaitent un emploi sans être considérées au chômage.

Hôpitaux -Urgences : encore un plan pour la cour des miracles

Hôpitaux -Urgences : encore un plan pour la cour des miracles

 

 Encore un plan supplémentaire envisagée par la ministre de la santé, un plan sans doute cosmétique  comme les précédents. Régulièrement la crise des urgences réapparaît dans les médias. Une crise indiscutable si l’on se fie aux délais d’attente des patients. Mais une crise à plusieurs facettes. Une crise de l’organisation du système sanitaire, aussi une crise de société et une crise du fonctionnement de l’État.

La  fréquentation des services a doublé en dix ans. Plus de 21,4 millions de passages y ont été recensés en 2017, un chiffre en hausse de 2,1% sur un an. Inédit par son ampleur, le mouvement démarré mi-mars à Paris après une série d’agressions n’a cessé de s’étendre. Le personnel des urgences réclame 10.000 emplois supplémentaires, une augmentation de salaire de 300 euros et l’arrêt des fermetures de lits dans les hôpitaux. Il est indiscutable que les conditions de travail dans les services d’urgence sont devenues intenables et que parfois elles  mettent même la vie des patients en danger. Ceci étant, c’est la conséquence de l’organisation du système sanitaire caractérisé notamment par l’affaiblissement du nombre de généralistes non seulement dans les zones denses mais aussi en zones rurales. Il n’y a plus de généralistes susceptibles d’intervenir et du coup, les patients sont orientés de façon systématique vers les urgences qui doivent traiter de vraies pathologies, aussi des dérèglements psychiques et sociaux. La responsabilité en incombe à l’État qui a réduit le nombre de médecins, aussi aux médecins eux-mêmes qui  dans nombre de cas n’acceptent désormais les malades que sur rendez-vous et certains jours de la semaine. Des médecins qui se comportent pour certains comme des fonctionnaires. D’ailleurs nombre d’entre eux choisissent la fonction publique. D’autres préfèrent opter pour des spécialités qui ménagent le temps de travail et les congés par rapport à des généralistes  à l’ancienne qui  travaillent  10 ou 12 heures par jour. La responsabilité en incombe aussi aux patients eux-mêmes et à leurs familles. Souvent au moindre petit bobo par exemple dans les maisons de retraite (là aussi on  manque d’infirmières et de médecins), on oriente vers le service des urgences. Un service des urgences devenue une véritable cour des miracles : des victimes de brutalité, des ivrognes, des clochards, des blessés légers et de vraies pathologies graves. Le système de santé est en cause, la société également mais l’organisation des hôpitaux aussi. En effet, ce n’est pas parce que le service des urgences est débordé qu’il faut s’interdire de faire un audit sur le fonctionnement d’un hôpital devenu une sorte d’usine sans cohérence de gestion où les difficultés du personnel soignant cachent trop souvent le manque de nombre d’autres agents.

Rapprochement entre PSA et Fiat

Rapprochement entre PSA et Fiat

Les spéculations continuent quant à un rapprochement de Fiat avec un autre constructeur. Il y a eu l’épisode GM, puis le projet de fusion avec Renault et maintenant on parle d’un accord avec Peugeot. Un accord qui serait sans doute plus équilibré que dans les hypothèses précédentes. Du fait des concentrations, Fiat est devenu un petit constructeur dont la gamme est très étroite et qui n’a pas les moyens financiers pour investir  dans les nouvelles technologies de motorisation (motorisation mixte, totalement électrique voir filière hydrogène). Fiat a besoin de grossir pour continuer d’exister en particulier à l’international. Reste à savoir quelle sera l’attitude des actionnaires .  Si le regroupement avec Renault a échoué, c’est en particulier parce que les actionnaires italiens s’étaient montrés particulièrement gourmands. Fiat Chrysler Automobiles (FCA) a longtemps été en discussion avec Renault mais a annoncé en juin dernier le retrait de son offre de fusion à 30 milliards d’euros avec le constructeur français, .

Un mariage entre Fiat Chrysler et Peugeot devrait toutefois rencontrer des obstacles. Les gouvernements français et chinois détiennent 12% du capital de PSA, tout comme la famille Peugeot. De son côté, le président de Fiat Chrysler, John Elkann, et d’autres membres de la famille Agnelli contrôlent 29% de Fiat Chrysler par le biais d’Exor NV.

Depuis plusieurs années, le marché spécule sur les velléités de Fiat Chrysler en matière de fusion-acquisition et de recherche de partenaire. En 2015, son ancien patron Sergio Marchionne avait plaidé en faveur d’une consolidation de l’industrie automobile et avait pour ce faire tenté – en vain – d’intéresser General Motors Co à un accord. Dans une note publiée mardi, Arndt Ellinghorst, analyste chez Evercore, une fusion Fiat Chrysler-Peugeot “devrait inciter à une attitude plus rationnelle de l’industrie en matière d’allocation de capital, et cette fusion a plus de sens qu’une éventuelle fusion FCA-Renault”.

PSA et Fiat Chrysler avaient discuté d’un rapprochement plus tôt cette année, avant que le constructeur italo-américain ne propose une fusion avec Renault. À cette époque, Fiat Chrysler avait déclaré qu’un accord avec Renault offrait plus d’avantages qu’une combinaison avec Peugeot.

Le regroupement est encore loin d’être finalisé, ce qui est certain parce qu’on sait que l’italo américain Fiat Chrysler reste isolé sera condamné à terme

Sortie scolaire : le Sénat contre le port du voile

Sortie scolaire : le Sénat contre le port du voile

 

 

C’est sans doute par conviction, autant que par calcul politique que le Sénat à majorité à droite a voté mardi une proposition de loi des Républicains (LR) sur l’interdiction des signes religieux lors des sorties scolaires,. Il est clair que désormais la question du voile est politiquement instrumentalisée pour mettre en difficulté un gouvernement qui patauge un peu sur les questions de laïcité . On se souvient qu’interroger sur la question, le chef de l’État avait déclaré avec une certaine légèreté : « le voile ce n’est pas mon affaire ». Au-delà de la question vestimentaire, au-delà même de la question religieuse, le voile aujourd’hui apparaît aux yeux de certains comme le symbole d’un certain communautarisme contraire aux valeurs de la république. Pour se défendre de toute intention anti musulmane, les détracteurs du voile disent vouloir interdire tout signe religieux ostensible qu’il soit musulman, catholique, juif ou autre. La question est complexe dans la mesure où le voile peut être porté de différentes manières et pour différentes raisons. Il apparaît ,en tout cas qu’on ne peut échapper  à un débat sur cette question très controversée. De toute manière, la position Sénat a peu de chances d’être votée à l’assemblée nationale

La mesure, votée par 163 voix contre 114, ne pourra entrer en vigueur que si l’Assemblée nationale s’en saisit et l’approuve, ce qui a peu chance d’arriver dans la mesure où la chambre basse est dominée par La République en marche (LaRem), qui y est hostile. Prévu depuis plusieurs jours, ce débat survient au lendemain de l’attaque d’une mosquée de Bayonne (Pyrénées-Atlantique) par un homme qui a ouvert le feu, blessant deux septuagénaires avant d’être interpellé. Un acte dénoncé par toute la classe politique.

Dans ce contexte tendu, la sénatrice socialiste Samia Ghali a invité la droite à renoncer à l’examen du texte intitulé “Service public de l’éducation et neutralité religieuse”, au nom de “l’apaisement des esprits ». Une idée rejetée par Bruno Retailleau, président du groupe LR au Sénat, pour qui “le débat doit se passer en toute sérénité au Parlement, sinon il aura lieu dans la rue avec le risque de violences que cela comporte.”

Devant les sénateurs, le ministre de l’Education nationale a jugé “contre-productif” un rejet des parents portant des signes religieux comme le voile islamique lors des sorties scolaires, qui enverrait selon lui un “message brouillé aux familles”.

“Nous devons envoyer aux enfants le message que les parents sont les bienvenus et que c’est ensemble, parents et école, que nous assurons leur éducation”, a considéré Jean-Michel Blanquer.

Mais pour Jacqueline Eustache-Brinio, auteure de la proposition de loi, les accompagnateurs, qu’ils soient ou non parents d’élèves, sont “bel et bien les collaborateurs bénévoles du service public assimilés au personnel d’éducation et par conséquent astreints au respect de la neutralité de ce service public.”

Une idée rejetée par la gauche, qui a dénoncé, comme le sénateur communiste Pierre Laurent, une volonté de “mettre de l’huile sur le feu” sur un sujet délicat.

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