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Archive mensuelle de janvier 2015

Coulibaly : portrait d’un délinquant « ordinaire »

Coulibaly : portrait d’un délinquant «  ordinaire »

Due certaine manière Coulibaly est assez représentatif de ces djihadistes de banlieue qui sont essentiellement des délinquants puis se radicalisent avec la religion pour donner une légitimité à leur mal être et à leur violence. Des marginaux, souvent incultes,  qui n’acceptent en fait aucune règle  et découvrent les vertus du fondamentalisme qui justifie tout,  même l’horreur. Coulibaly a vécu dans  cité HLM fondée il y a cinquante ans, séparée du reste de Grigny par le passage de l’autoroute A6. La Grande Borne, qui héberge quelque 13.000 habitants, a vu grandir Amédy Coulibaly, le preneur d’otage du magasin casher de la Porte de Vincennes. C’est là que Le Parisien est allé à la rencontre de ses proches. Loin  de l’image du terroriste que l’on a de lui aujourd’hui, le jeune Amédy Coulibaly avait tout de l’enfant « normal ». Au début des années 90, à la grande époque de Jackie Chan, il se prend de passion pour la boxe thaïe. il fréquente même un club fondé par un champion birman de la discipline. Mais l’aventure ne dure qu’un temps : « trop de règles, trop de rigueur pour lui. Ceux qui sont restés ont tous filé droit », se remémore un de ses anciens camarades de boxe. A la place, Amedy traîne dans les rues. Elève moyen, il sèche souvent les cours du collège Olivier-de-Serres. Bientôt, il se lance dans les braquages. En mai 2000, rapporte Le Parisien, il dévalise avec deux autres personnes un magasin de sport. Mais les policiers les attendent à la sortie, et la course-poursuite prend fin quand la voiture des braqueurs effectue une sortie de route au beau milieu d’un pont et finit sa chute cinq mètres plus bas. Bientôt, il est arrêté par la police et envoyé en prison. A sa sortie, loin de revenir sur le droit chemin, il reprend ses activités de braqueur. Selon les enquêteurs, c’est à cette époque-là qu’il se radicalise. Sans en parler autour de lui : « Si on m’avait dit ‘Tiens, il y a Amedy qui est en train de faire la Banque de France’, je n’aurais pas été surpris. Mais quand j’ai vu qu’il tuait des gens qui faisaient leurs courses, ça a été l’incompréhension », raconte un de ses proches. Que fait Coulibaly de l’argent de ses braquages? mystère. « Il n’a jamais eu la dernière paire de pompes à la mode ou une voiture flamboyante. Je me demande bien ce qu’il a fait de l’argent, à part payer ses avocats », s’interroge un de ses voisins. Un temps, pourtant, il semble vouloir se réinsérer. En 2008, il est décroche chez Coca-Cola un contrat de qualification. Un poste qui lui vaudra même, à l’été 2009, d’être invité à l’Elysée, en même temps que 499 autres jeunes. Mais l’affaire tourne court : en 2010, il est renvoyé en prison, pour avoir participé au projet d’évasion d’un des auteurs des attentats de 1995. Il n’en sortira qu’en 2014.

 

Foot- PSG- Rennes : Paris encore petits bras

Foot- PSG- Rennes : Paris encore petits bras

 

Encore un match insipide pour le PSG et devant son public. Tellement insipide que le public a sifflé. Toujours les mêmes faiblesses :  manque d’engagement, de vitesse, de forme physique et d’adresse devant le but adverse. Bref sur cette prestation et celles toutes aussi décevantes qui l’ont précédé pas de miracle à attendre en ligue des champions. Même pas sûr que Paris parvienne à redevenir champion de France ; et pour couronner le tout Blanc toujours aussi insignifiant avant, pendant et après le match. Bref c’est uen saison en grande partie perdue qui se prépare en grande partie du fait d’une incompétence en matière de management.  Les Parisiens s’imposent face au Stade Rennais au terme d’un match globalement dominé, mais dont ils n’ont jamais su tuer le suspense. Mis à part le but de Lavez, inscrit au terme d’une action fantastique, le PSG n’a pas montré grand-chose ce soir. Rennes non plus, mais sur une ou deux situations favorables, les Bretons auraient pu accrocher le point du nul. Les hommes de Laurent Blanc reviennent à une longueur de Lyon en tête du classement, avant le déplacement du leader à Monaco dimanche soir.

 

Le drapeau bleu blanc rouge uniquement sur les produits vraiment français

Le drapeau bleu blanc rouge uniquement sur les produits vraiment français

Une grande victoire, le drapeau français sur les produits sera réservé aux produits français !  une décision de l’assemblée nationale (il faut bien qu’ils servent à quelque chose ils sont 577 députés  !). Reste à avoir comment on va déterminer ce qui est français ou pas. Exemple des animaux élevés en partie en France en partie à l’étranger, des produits transformés en partie en France, en partie à étranger. Une voiture française fabriquée en grande partie à l’étranger est-elle française ? A l’inverse une voiture étrangère fabriquée essentiellement en France sera-t-elle exclu du nouveau label. De toute manière avec la mondialisation et l’internationalisation des processus de production, il est pratiquement impossible affirmer avec certitude qu’un produit est français( on se fonde sur la valeur ajoutée, ce qui n’a aucun sens  car il suffit augmenter le prix du produit( exemple sur un niveau de maçon, une entreprise française -qui précédemment fabriquait la totalité du produit- ne fait plus que visser la bulle en France ! et magie le produit devient français).  L’Assemblée nationale a décidé vendredi à l’unanimité d’interdire l’utilisation du drapeau français sur les produits vendus en France qui ne bénéficieraient pas d’une garantie d’origine française, dans le cadre de l’examen du projet de loi Macron.  L’amendement UDI adopté prévoit d’ajouter à la liste des pratiques commerciales réputées trompeuses le fait d’apposer ou faire apparaître « un drapeau bleu blanc rouge sur un produit vendu en France qui ne bénéficie pas d’une appellation d’origine, d’une indication géographique ou qui n’a pas fait l’objet d’un processus de certification attestant son origine française ». Le centriste Yves Jégo, initiateur du label « Origine France Garantie », a défendu une mesure au service des consommateurs, qui « ne coûte pas un sou » et « peut être un levier intéressant » notamment pour l’emploi en France. Alors que sa proposition avait été rejetée en commission, elle a recueilli vendredi en séance un avis favorable du gouvernement et du rapporteur, et a été adoptée à l’unanimité.  Le ministre de l’Economie Emmanuel Macron a souligné que le Code de la consommation permettait déjà de sanctionner une utilisation trompeuse du drapeau français, mais jugé que la disposition proposée était « un signal fort envoyé à tous nos producteurs » et marquait « le signal d’initiatives » pour aider à la compétitivité des entreprises. Il a souligné au passage le travail sur le Made in France de son prédécesseur Arnaud Montebourg.

Se faire adopter par les Bettencourt !

 

 

Finalement c’est une idée en apparence saugrenue mais plus sûre et encore plus rentable que de gagner au loto. C’était en tout cas le projet de Banier ‘ l’artiste ’photographe’ d’après la fille de Liliane Bettencourt au procès de Bordeaux. Il semble bien que Banier n’ait pas été le seul à vouloir bénéficier de la tutelle (et du reste) même sans aucun lien de parenté, une sorte d’adoption virtuelle en quelque sorte ! Bref c’est Dallas en plus grand, plus démesuré. En même temps on peut se demander quelle peut être la légitimité du montant d’uune telle fortune environ 35 milliards (en augmentation de 4.5 milliards en 2014). Juridiquement indiscutable, une  telle fortune (l’une des plus grosses du monde) est évidemment scandaleuse. Notons que 1% des plus riches possède de l’ordre de 50% de la richesse mondiale. Bref c’est le procès du fric qui se déroule à Bordeaux. La fille de Liliane Bettencourt, à l’origine de la première plainte pour abus de faiblesse contre sa mère, a témoigné ce vendredi 30 janvier au tribunal correctionnel de Bordeaux. C’est par elle que l’affaire a éclaté. Françoise Bettencourt-Meyers, la fille de Liliane, a expliqué ce vendredi aux juges pourquoi elle avait porté plainte contre François-Marie Banier, en décembre 2007. « C’est une très longue histoire, une histoire totalement invraisemblable », a-t-elle commencé, très droite derrière le micro, les bras croisés, le regard insondable et la voix lasse.  Selon elle, le conflit avec sa mère avait débuté dès 1993. François-Marie Banier faisait déjà partie de la maison. Elle l’a présenté comme un homme sans gêne, qui humiliait sans cesse sa mère.  Je me suis dit : ‘Cet homme est capable de tout’ ‘(pas elle évidemment !) alors j’ai porté plainte.   »Quand mon père est mort j’ai appris que Banier voulait se faire adopter par ma mère. Je me suis dit : ‘Cet homme est capable de tout’ alors j’ai porté plainte. » À chaque évocation du photographe, une colère sourde se faisait sentir. Selon elle, François-Marie Banier est un « escroc » qui « brisa une famille pour y régner ».  « Je ne reconnaissais plus ma mère (…) C’était le bal des malveillants. De Maistre et compagnie. Je voulais que tout ça s’arrête », a-t-elle déploré du bout des lèvres, comme pour montrer qu’elle ne goûtait guère à tout ce déballage.   Les retrouvailles entre la mère et la fille ont eu lieu en 2010 sous forme de protocole. « Votre mère était déjà sous forme de démence mixte à cette époque. Est-ce que vous avez abusé d’elle ? » lui a demandé le procureur. Françoise Bettencourt-Meyers secoue la tête.   »On vous accuse aussi d’avoir acheté des témoignages », a attaqué le président. Elle s’est fait alors plus sèche : « Je n’ai jamais donné un centime à qui que ce soit ».

 

L’enfer djihadiste raconté

L’enfer djihadiste raconté

C’est le récit  d’un ancien djihadiste diffusé sur France Info. Un  jeune homme de 19 ans  était parti se battre en Syrie en décembre 2013. Puis il s’est enfui de Syrie, avant de revenir en France en juin 2014. Depuis, il est incarcéré. L’apprenti djihadiste s’est très longuement confié à son avocat Jean François Fouqué qui nous a rapporté ses propos. Ce jeune – que nous avons décidé d’appeler Choukri pour préserver son anonymat – est un délinquant. A 19 ans, il a déjà effectué un an de détention pour vols, home-jacking et association de malfaiteurs. A sa sortie de prison, dans la cité niçoise où il habite il rencontre un correspondant du groupe « Etat islamique » qui lui explique qu’il peut devenir un seigneur de la guerre. Il part donc pour la Syrie. Et il arrive dans un camp où vivent essentiellement des Français et des Belges. Là, il apprend le maniement des armes, le dressage de bergers allemands, ou encore l’usage de masques à gaz. Mais surtout, explique son avocat Maitre Fouqué, c’est une vie placée sous le signe de la religion qui commence : « Ce n’était pas un religieux à la base Choukri. Et quand il arrive là-bas on lui dit : « A heure fixe, c’est prière, prière, prière. Cela vous rythme toute la journée ! Ensuite, il y a une sorte de pâte blanche qu’on lui donne à manger. Il a l’impression que c’est une drogue. Et il prend peur parce que là-bas, si tu ne fais pas la prière, si tu tiens mal ton arme…on te frappe, on te punit, on peut te tuer ! » Le jeune Niçois va le vérifier très vite. Car parmi ces apprentis djihadistes, il y a un de ses anciens camarades de classe, originaire de la même barre d’immeuble que lui : « Dans cette barre d’immeuble, ils sont 19 à être partis, entre 14 et 19 ans. Donc il a retrouvé des potes. Alors là, c’est la grande joie, parce qu’au fond, Ils se retrouvent entre amis… Mais il y en a un qui trainait avec son fusil. Et bien pour le  punir, il a pris une balle dans le pied ! Cela a été le premier sang qu’il ait vu. » Le premier, mais pas le dernier. Il y aura des accrochages avec l’armée de Bachar El Assad. Puis Choukri change de camp pour se rendre à Idlib, dans le nord du pays. Et là, sous les ordres d’un émir marocain qui parle français, Abou Abdel Larmane, il côtoie l’horreur. « Un de ses amis a été décapité. Auparavant il racontait qu’il en avait marre de toutes ces conneries. Allah, disait-il, il n’a qu’à aller se faire foutre ! Il disait qu’il voulait  rentrer à la maison. Quand on a dit ça, on ne mérite plus de vivre. Il a été jugé. C’est-à-dire qu’il y a eu trois, quatre anciens qui se sont mis autour de lui. Il a été jugé en dix minutes. Il a été mis à genoux. Et il a été décapité. Choukri, lui, est coincé entre la peur et l’horreur. Le gamin décapité, il l’avait connu à l’école, dans les quartiers de Nice. » Mais tout ça n’est que le début. Car lui-même va devenir un bourreau : « Il verra et il participera à des décapitations. Le principe est clair : dans un village tenu par les djihadistes, si les habitants ne veulent pas payer l’impôt, les taxes et toutes ces choses-là, et bien, on enlève un des habitants et on lui coupe la tête. Choukri était chargé d’aller livrer la tête à la famille du disparu. » Tout cela devient insupportable au jeune homme. Au point qu’il prépare son départ. En juin dernier, après six mois passés là-bas, c’est grâce à une ruse qu’il va réussir à rentrer en France. « Il avait un lien internet qui continuait à fonctionner. Et là il a fait semblant de pouvoir attirer de nouvelles recrues françaises. Il est allé voir l’émir et lui a dit « moi j’ai deux amis qui veulent venir, mais ils ne viendront que si c’est moi qui vais les chercher ». Et il a dit que ses amis étaient à Montpellier. En ça, il a été malin. L’émir l’a mis dans l’avion de Bruxelles. Arrivé à Bruxelles, deux barbus l’attendaient. Ils ont pris le train pour descendre sur Montpellier. Dans une gare, il a sauté dans le train dans l’autre sens. Il a échappé à ses guides et il n’est pas allé jusqu’à Nice, parce qu’il s’est dit « d’autres vont m’attendre là-bas ». Donc il est descendu à Cannes, et il a pris un autre chemin pour se rendre à Nice et essayer de se réfugier. » Choukri s’abrite alors chez un éducateur qu’il connait, et qui l’accompagne chez des spécialistes du renseignement. Depuis il est en prison. Il dit qu’il a toujours peur. Son avocat Jean François Fouqué l’a interrogé sur ses craintes. Est-ce pour sa sécurité en prison ? : « Non, non, j’ai peur, parce que tous les gens que j’ai tué, tous les gens qui sont morts, là-haut ils vont m’attendre. Et ils vont me mettre la misère. Je suis marqué à vie de ça. » Le jeune homme attend maintenant d’être jugé. Il est poursuivi pour association de malfaiteurs en lien avec une entreprise terroriste. Il risque jusqu’à dix ans de prison.

 

La poste autorisée à faire passer le permis de conduire ?

La poste autorisée à faire passer  le permis de conduire ?

 

La Poste voire d’autres organismes agréés vont être autorisés à faire passer le permis. Une mesure qui va évidemment dans le bons sens notamment pour faciliter l’accès à l’emploi. Reste le coût du permis, autour de 1500 euros qui demeure exorbitant pour certains jeunes et qui n’est pas vraiment traité dans le projet. La sécurité routière constituant un enjeu national, on se demande pourquoi sa préparation et son obtention ne relèvent  pas de l’éducation nationale. Un permis gratuit évidemment qui viendrait heurter les intérêts du lobby des auto-écoles ! Ce vendredi, l’Assemblée nationale a voté de nouvelles mesures pour réduire à 45 jours (aujourd’hui environ 100 jours) le délai d’attente pour passer les épreuves. L’Assemblée a complété le texte vendredi avec les mesures suivantes :

  • désormais, « l’accès aux épreuves théoriques et pratiques du permis de conduire est un service universel » qui ouvre droit à une place d’examen à tout candidat ayant le niveau requis ;
  • création d’un dispositif d’urgence pour réduire à quarante-cinq jours le délai moyen maximal entre deux présentations à l’examen du permis B par un même candidat ;
  • dans les zones les plus tendues, les préfectures pourront recourir à des agents publics ou contractuels, habilités et formés. Cela pourra être par exemple des agents de La Poste mais aussi d’anciens policiers ou militaires ;
  • redéploiement de trente-cinq examinateurs vers l’épreuve pratique du permis B en zones tendues, soit quatre-vingt-douze mille nouveaux passages par an, ou suppression du minimum de vingt heures de formation pratique.

 

Bruno Le Roux, le chef de file des socialistes à l’Assemblée, propose notamment de s’appuyer sur les agents de La Poste. Selon lui, le dispositif pourrait être mis en place très vite car il suffit de former les agents. Une proposition qui intéresse. Le ministre de l’Economie a indiqué vendredi dans l’Hémicycle avoir « demandé au PDG de La Poste de s’organiser en conséquence« . Passer le code de la route à la Poste : la CFDT de La Poste est prêt étudier la proposition Cette proposition peut paraître étonnante mais elle est envisageable pour Alain Barrault de la CFDT Poste. « Pourquoi pas« , concède-t-il, « il y a des craintes sur l’emploi à La Poste, tout le monde le sait. Internet et le numérique font qu’on s’attend à une baisse de moitié, voire plus de l’activité d’ici 2020« . La CFDT de La Poste se dit « prête à regarder tout ce qui peut favoriser l’emploi des postiers« , de plus, selon Alain Barrault, « cela peut donner des débouchés à des gens qui veulent faire autre chose« . Bruno Garancher, président de l’Ecole de conduite française (ECF) : « Agents de La Poste examinateurs du permis ? Faut voir« .

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