Archive mensuelle de juin 2012

Economie politique: derniers articles

samedi 30 juin 2012

 

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Sommet européen: au fait la Grèce c’est réglé ? Non, mais maintenant l’Europe s’en moque

Sommet européen:  au fait la Grèce c’est réglé ?  Non, mais maintenant l’Europe s’en moque

 

 

Formidable pensée unique,  information unique, la Grèce a disparu des préoccupations européennes et mondiales. Il ya encore quelques jours, toute l’attention était portée sur les élections grecques et sur ses conséquences dramatiques éventuelles sur la zone euro et plus généralement sur l’économie mondiale ; L’euphorie du sommet européen a tout emporté même le problème grec qui n’en est plus un puisqu’il a disparu de l’actualité. Alors tout est réglé, Non, rien mais maintenant on passe à autre chose, l’Espagne et l’Italie. Le sud a gagné contre l’Allemagne, les marchés sont optimistes, on va faire passer en vitesse le pacte de stabilité devant les parlements ; le pacte de croissance européen va sauver l’économie mondiale. Alors la Grèce, c’est vraimenet une question mineure ; personne ne veut plus en entendre parler. Pas un mot après ce sommet européen. Enfantins les marchés, les responsables politiques, l’opinion dominante. La question n’a même pas été abordée au sommet européen ; par quel miracle, le miracle médiatique qui s’enflamme un jour pour un problème qu’il oublie le lendemain. Au fait, on pourrait bien se préparer à se séparer de la Grèce dans la zone euro mais sans le dire. Une sortie qui pourrait bien alors faire du bruit compte tenu des risques de contagion qui sont loin d’êter éloignés avec le remède miracle du MES dont le financement n’est même pas assuré ; On verra bien demain, laissez nous jouir de l’euphorie d’aujourd’hui. C’est beau l’analyse économique et sa médiatisation ! L’éphémère, il n’y a que ça de vrai.

Allemagne : Merkel fait adopter en vitesse le pacte de stabilité.

Allemagne : Merkel fait adopter en vitesse le pacte de stabilité.

Hollande (voir article) va sans doute faire comme Merkel ; faire adopter en vitesse le pacte budgétaire ; pendant que l’euphorie est encore de mise. Une majorité des deux-tiers était requise dans les deux chambres parlementaires, Bundestag et Bundesrat, pour avaliser les deux piliers mis en place par les Européens pour sortir la zone euro de la crise. Elle a été largement atteinte grâce au soutien de deux des trois partis d’opposition, soutien que la chancelière avait activement négocié ces dernières semaines. A eux seuls, pacte budgétaire et mécanisme de sauvetage ne suffiront pas « à parachever l’union économique et monétaire », a reconnu Mme Merkel dans un discours au Bundestag avant le scrutin, mais ils sont « un pas important qui montre au monde que nous nous engageons pour l’euro ». Dans son allocution, la chancelière conservatrice a aussi rendu compte aux élus des résultats d’un sommet-marathon des dirigeants européens qui s’était achevé dans la matinée à Bruxelles, et où elle a cédé du terrain sur un certain nombre de points. Mme Merkel a levé son veto à l’utilisation des fonds européens pour recapitaliser directement des banques et accepté d’assouplir les conditions du rachat de dette de pays en difficultés par ces mêmes fonds. Le président du principal parti d’opposition SPD (sociaux-démocrates), Sigmar Gabriel, l’a félicitée pour ce geste.  Mais le MES tout juste adopté se retrouve ainsi doté de nouvelles attributions avant même son entrée en vigueur. Comme plusieurs fois par le passé les députés allemands, dont plusieurs ont laissé libre cours à leur grogne vendredi, devaient se prononcer sur quelque chose de facto déjà dépassé par la réalité. « Nous savons déjà que ce texte sera bientôt obsolète », a argué la députée d’extrême-gauche (Die Linke) Dagmar Enkelmann, fustigeant « un enc… du Parlement ». Mme Merkel a assuré les députés que toute nouvelle compétence du MES, ou changement dans sa nature, serait soumise à leur approbation. Le pacte budgétaire, engagement à plus de discipline largement inspiré d’idées allemandes, n’a été ratifié que par une poignée de pays à ce jour. Le président français François Hollande a promis vendredi de le soumettre rapidement au Parlement français. Le MES pour sa part devait initialement entrer en vigueur au 1er juillet. Il n’en sera rien, certains grands pays comme l’Italie et l’Espagne ne l’ayant toujours pas ratifié. D’autre part, la ratification définitive par l’Allemagne va tarder un peu: le président Joachim Gauck, qui doit apposer sa signature, a annoncé qu’il attendrait quelques semaines, le temps que la Cour constitutionnelle examine une plainte déjà annoncée par Die Linke.

Claude Bartolone baisse son indemnité de 30% ; pourquoi pas de 100% ; 20 000 euros de salaires, c’est pas assez ?

Claude Bartolone baisse son indemnité de 30% ; pourquoi pas de 100% ; 20 000 euros de salaires, c’est pas assez ?

 

 

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Démagogique et minable cette réduction de prime ; surtout quand le salaire est de 20 000 euros par mois ; sans doute à comparer aux 21 euros accordés aux smicards. On comprend mieux que les députés PS ne comprennent en leur sein que 3 employés et aucun ouvrier. Le président de l’Assemblée nationale, Claude Bartolone (PS), élu cette semaine, a décidé de baisser son indemnité de 30%, dans la ligne des décisions du président François Hollande et du Premier ministre Jean-Marc Ayrault dans ce domaine. « Le Sénat a décidé de diminuer la prime du président de 30%, je vais faire la même chose et à l’euro près, j’aurai la même indemnité que mon ami Jean-Pierre Bel », a annoncé Claude Bartolone ce vendredi en sortant d’un déjeuner à l’Assemblée avec le président du Sénat. Jusqu’ici, le salaire du président de l’Assemblée s’élevait à 20 000 euros net par mois. En détail : 14 270 euros brut de salaire fixe, auquel s’ajoutent 6 412 euros d’indemnités représentatives de frais de mandat chaque mois. Claude Bartolone n’a pas encore donné de précisions quant au nouveau montant de la somme qu’il touchera. Claude Bartolone a annoncé que d’autres mesures d’économies seraient prises concernant le fonctionnement de l’Assemblée. « Dans cette période de crise, nous avons besoin non pas de sombrer dans je ne sais quelle démagogie qui pourrait nous amener toujours plus loin, mais de faire preuve de sobriété, d’une certaine justice, d’une certaine raison dans notre manière d’exercer notre responsabilité », a expliqué Jean-Pierre Bel. En février dernier, le précédent président de l’Assemblée Bernard Accoyer (UMP) avait baissé son indemnité de 10% au cours de l’année précédente. Les coûts de fonctionnement de l’Assemblée avaient aussi été réduits.

 

Permis de conduire numérique en 2013 ; c’était vraiment urgent ? Et qui va payer ?

Permis de conduire numérique en 2013 ; c’était vraiment urgent ? Et qui va payer ?

Comme le passeport et autres documents administratifs, le permis de conduire pénètre dans l’ère numérique. Question : qui va payer en sachant que l’opération coûte 40 millions et 20 millions par an ; si c’est comme le passeport, il faut s’attendre au coup de bambou. Sans doute une manière pour l’union économique (qui impose la mesure) de relancer la compétitivité et le pouvoir d’achat ! La nouvelle version, qui entrera en vigueur le 19 janvier 2013, comportera une puce et aura le format de n’importe quelle carte bancaire. C’est un arrêté publié ce vendredi au Journal officiel qui l’annonce. Plusieurs innovations pour ce nouveau document. Sa durée de vie tout d’abord. Alors que la version papier était délivrée à vie aux automobilistes, la version numérique devra être renouvelée tous les quinze ans. Pas d’examen à l’horizon, simplement une mise à jour du document, notamment en ce qui concerne la photo. C’est la loi réglementation européenne qui l’exige désormais (les permis C et D sont, eux, renouvelés tous les cinq ans). Plus de 40 millions de permis roses, sans date de péremption, sont actuellement en circulation en France. La présence d’une puce est en soi une petite révolution. Cette dernière facilitera la vie des forces de l’ordre. Elle contiendra les empreintes digitales du conducteur et permettra aux policiers, à l’aide d’un lecteur adapté, de vérifier son historique. Et ce dans tous les pays de l’Europe qui accepteront de mettre en commun les données.  Côté pratique, ce permis du futur rendra le paiement des amendes plus facile, puisqu’il suffira de se connecter à Internet et d’avoir à l’écran le récapitulatif de ses contraventions. Autre innovation pratique : les automobilistes pourront enfin consulter le nombre de points qui leur reste sur un site dédié. Jusqu’à maintenant, il fallait passer par la voie postale, par l’intermédiaire d’une procédure compliquée.

 

Le FESF pour sauver l’Europe mais avec quel argent ?

Le FESF pour sauver l’Europe mais avec quel argent ?

Le fonds européen (FESF fusionné avec le MESF) va disposer de  700 milliards mais 300 sont déjà partis pour aider les pays en difficultés ; en outre sur les 700 milliards, 250 doivent être apportés par  l’Italie, la Grèce, l’Irlande et le Portugal ; des pays qui ne peuvent emprunter déjà qu’à des conditions exorbitantes pour leurs propres besoins. A moins que le fonds ne leur prête aussi la cotisation qu’ils doivent au MES ! En réalité, il ne reste pratiquement rien à ce fonds de solidarité ; à moins de l’emprunter.  le FESF puis le MES ne pourront prêter aux États ou aux banques que de l’argent qu’ils auront eux-mêmes levé sur les marchés avec la garantie explicite des pays membres de la zone euro. Mais le sommet a décidé de supprimer partiellement la séniorité (remboursement prioritaire) dont dispose ce fonds. Cette perte de séniorité, si elle se confirme, signifie que le MES ne sera pas remboursé en premier en cas de défaut de l’un de ses créanciers. Comment les investisseurs réagiront-ils lorsqu’on leur demandera de prêter de l’argent au fonds de secours européen pour que ce dernier prête ensuite à l’Espagne sans être certain de récupérer sa mise? Cela revient à dégrader la qualité de crédit du fonds et donc à renchérir ses coûts d’emprunt. Ensuite, les délais de mise en œuvre de ces décisions s’annoncent bien plus longs que ne le pensent les marchés. D’abord parce que sept pays seulement ont jusqu’à présent ratifié le MES, l’Allemagne s’apprêtant à le faire ce vendredi après-midi. «Mais ils l’ont ratifié sous réserve que le MES soit créditeur senior, souligne Laurence Boone chef économiste Europe de Merrill Lynch Bofa. En d’autres termes, faudra-t-il changer les traités?» Ensuite le MES ne pourra recapitaliser les banques que lorsqu’un superviseur bancaire européen aura été mis en place, ce qui signifie pas avant la fin de l’année. Bref, les décisions nocturnes de Bruxelles ont permis peut-être d’acheter un peu de temps. Le temps nécessaire au réveil sur l’insuffisance de l’accord européen au regard de enjeux.

Pacte budgétaire et règle d’or : un vote au parlement vite fait, bien fait

Pacte budgétaire et règle d’or : un vote au parlement vite fait,  bien fait

Pas dans la constitution mais dans une loi de programmation mais le pacte budgétaire sera bien adopté par la France ; une loi bien entendu votée par le parlement ce qui évite l’intégration dans la constitution qui solliciterait l’avis des français ; trop dangereux !  ; Malin Hollande, il veut en outre faire avaler le pacte budgétaire en contrepartie du pacte de croissance et de l’euphorie de marchés qui en a découlé ; donc une adoption vite fait, bien fait avant qu’on ait le temps de se réveiller. « Je propose que soient soumis au Parlement toutes les décisions concernant l’Europe, le pacte de croissance, la supervision bancaire si c’est nécessaire, la taxe sur les transactions financières et le pacte budgétaire », a déclaré M. Hollande à la presse à l’issue du sommet de l’UE.   »L’ensemble sera soumis au Parlement, parce qu’il y a une cohérence, parce qu’il y a un accord global, parce que nous avons là tout ce qui peut permettre au Parlement de faire son choix (…) là, il aura une vision à moyen terme de ce que nous voulons faire en Europe », a-t-il ajouté.   »Dans la campagne présidentielle, j’avais annoncé que je voulais renégocier ce qui avait été décidé (…) Ce sommet a permis d’aboutir à cette renégociation », a poursuivi le chef de l’Etat.   »Tout n’est pas encore complet, manque encore l’étape de l’union monétaire et économique, tout n’est pas encore mis en œuvre, mais je considère que l’Europe a été réorientée comme il convenait », a-t-il insisté. En fait il n’ya eu aucune renégociation du pacte budgétaire et le pacte de croissance n’en est pas un. Quelques avancées seulement pour soutenir l’Espagne et l’Italie et l’amorce d’une union bancaire.  Pendant sa campagne électorale, François Hollande avait promis que la France ne ratifierait pas le traité européen de discipline budgétaire, imposé par l’Allemagne avec l’appui de son prédécesseur Nicolas Sarkozy, sans l’avoir au préalable renégocié pour y ajouter un volet croissance.  François Hollande a précisé que cette série de textes serait soumise à l’Assemblée nationale et au Sénat rapidement. « Dans un délai qui ne sera pas long, ça suppose qu’il y ait tous les textes (…) ils ne sont pas encore prêts », a-t-il justifié.  Interrogé par la presse, le président français a répété son hostilité à l’introduction d’une « règle d’or » de retour à l’équilibre budgétaire dans la Constitution française, ainsi que le souhaitait son prédécesseur Nicolas Sarkozy et l’a déjà fait l’Allemagne.   »Je me suis engagé pendant la campagne pour dire que nous ne mettrons pas dans la Constitution une règle qui fixerait le rythme de réduction des déficits », a-t-il souligné, « en revanche, nous ferons voter une loi de programmation budgétaire, peut-être de valeur organique (…) pour rétablir l’équilibre de nos finances publiques ».   »Nous demanderons au Conseil constitutionnel ce qu’il convient de faire mais notre idée n’est pas d’intégrer dans la Constitution la loi de programmation », a insisté le président.  Le Parti socialiste, dont est issu M. Hollande, et ses alliés disposent d’une majorité absolue à l’Assemblée nationale, mais la gauche, également majoritaire au Sénat, ne détient pas la majorité des trois cinquièmes nécessaire au Parlement pour modifier la Constitution française.

 

Marchés : euphorie avant la gueule de bois dans quelques semaines

Marchés : euphorie avant la gueule de bois dans quelques semaines

 

Ouf, la crise est finie ! C’est ce pourrait conclure de la tendance des marchés euphotique vendredi après l’accord européen. Un comportement évidement enfantin et cyclothymique qui va permettre de faire remonter la cote pendant quelques semaines avant la rechute. Bref, le mécanisme habituel des marchés qui poussent à la hausse à la moindre des bonnes nouvelles (rares en ce moment) ; ensuite les opérateurs les plus avisés réalisent et la baisse tendancielle reprend faute de croissance qui demeure le problème central de la période et cela jusqu’au prochain rebond. Les Bourses européennes ont terminé sur une note euphorique vendredi, les investisseurs saluant l’accord européen trouvé la nuit dernière lors du sommet du Bruxelles, qui laisse entrevoir une issue à la crise de la dette en zone euro. À Paris, le CAC 40 a donc terminé sur un bond de 4,75% (+144,97 points) à 3.196,65 points. Le Footsie britannique a grimpé de 1,42% et le Dax allemand de 4,33%, tandis que l’indice paneuropéen FTSEurofirst 300 a pris 2,64%. Le CAC a signé sa plus forte hausse en une séance depuis le 28 novembre 2011. Sur la semaine, il a gagné 3,42%. Sur le mois, il a progressé de 5,95%, sa plus forte hausse mensuelle depuis octobre dernier. « Le soulagement était aussi perceptible sur l’euro et les marchés obligataires, avec une nette détente des taux italiens et espagnols, ainsi que sur les valeurs financières. Les opérateurs de marché doutaient que ce Conseil européen, le vingtième depuis l’éclatement de la crise de la dette au début 2010, n’aboutisse à des mesures concrètes. Mais les dirigeants européens se sont mis d’accord pour pouvoir utiliser les fonds européens de sauvetage afin de stabiliser les marchés obligataires sans mesures d’austérité supplémentaires et pour recapitaliser directement les banques sans accroître les déficits des Etats. Ce signal fort envoyé par la zone euro entraîne un net retour de la confiance et de la visibilité pour les investisseurs. Nous en concluons que cette tendance devrait probablement se confirmer lors des prochains séances », a commenté un analyste chez IG Markets. Un détail cependant, rien n’st réglé en matière de croissance, les décisions de l’UE vont demander des mois, les déficits des Etas vont s’accroitre pour deux raisons, l’absence de croissance et parce que ce sont les Etats qui financent à crédit les fonds européens.

 

Etats-Unis: moral des ménages au plus bas ; en cause le chômage

Etats-Unis: moral des ménages au plus bas ; en cause le chômage

Le moral des ménages américains s’est fortement replié en juin, tombant au plus bas depuis le début de l’année, notamment à cause de craintes sur l’emploi, selon l’indice de confiance des consommateurs publié vendredi par l’Université du Michigan.  Après avoir atteint en mai son niveau le plus élevé depuis 2007, cet indice a reculé de 6,1 points à 73,2, son niveau le plus bas depuis le début de l’année, selon le résultat définitif de cette enquête pour le mois de juin. Une première estimation publiée à la mi-juin le donnait à 74,1 et les analystes tablaient sur une confirmation de ce chiffre.  La baisse de cet indice de confiance intervient après neuf mois consécutifs d’amélioration du moral des ménages aux Etats-Unis.  Ce recul est notamment dû à la baisse de l’évaluation par les ménages américains de la situation économique, ont noté les économistes du cabinet RDQ Economics. Cette composante de l’indice a en effet été révisée à 73,2 pour juin après une première estimation de 74,1, alors qu’en mai elle s’élevait à 79,3.   »L’affaiblissement de la reprise du marché du travail a clairement affecté le moral des ménages et ce déclin est similaire à celui montré par l’indice de confiance des consommateurs du Conference Board », a noté Cooper Howes, de la banque Barclays.  Cet indice publié mardi a en effet montré que le moral des ménages avait baissé en juin pour le quatrième mois d’affilée aux Etats-Unis, pour s’établir à 62,0, son niveau le plus faible depuis janvier.   »Les consommateurs sentent que le marché du travail s’affaiblit », a noté Jeffrey Greenberg, de la banque Nomura.

Fuite des capitaux en Espagne : déjà 120 milliards

Fuite des capitaux en Espagne : déjà 120 milliards

 

Le volume des capitaux retirés d’Espagne par les investisseurs pour être placés à l’étranger dépasse déjà les 120 milliards d’euros en 2012, selon les chiffres publiés vendredi par la banque centrale, ce qui reflète l’inquiétude que suscite l’économie du pays.  Ce chiffre marque un record depuis le début de la série statistique, lancée en 1990, et signifie qu’investisseurs espagnols et étrangers ont préféré se tourner vers l’extérieur pour placer leurs fonds. Le pays souffre d’un mouvement de défiance des marchés, qui s’inquiètent de sa capacité à équilibrer ses comptes publics alors que ses banques et ses régions sont fragilisées depuis l’éclatement de la bulle immobilière en 2008. Avec 121,9 milliards d’euros retirés depuis début janvier, cette tendance est déjà plus forte que sur l’ensemble de l’année 2011, où 68,3 milliards d’euros étaient sortis du pays.  En comparaison, entre janvier et avril 2011, l’Espagne avait enregistré un solde positif de 24,2 milliards d’euros de sa balance financière, qui n’inclut pas les placements de la Banque d’Espagne. Sur le seul mois d’avril, la sortie des capitaux vers l’étranger a atteint 26,6 milliards d’euros, contre un solde positif de 3,3 milliards en avril 2011. Il s’agit notamment de fonds que possèdent les investisseurs étrangers en Espagne sous forme de prêts et dépôts ainsi que de portefeuilles d’actions et de titres de dette du pays. La Bourse de Madrid a ainsi perdu près de 20% de sa valeur depuis le début de l’année et le volume de dette publique détenue par des investisseurs étrangers n’atteignait plus que 37% en avril, contre 53,7% il y a un an.

 

Trois jours fériés neutralisés ? Une proposition des DRH qui pourrait permettre aux salariés de prendre Noël le 14 juillet quand la météo est plus sereine !

Trois jours fériés neutralisés ? Une proposition des DRH qui pourrait permettre aux salariés de prendre Noël le 14 juillet quand la météo est plus sereine !

 

 

Les DRH ne manquent pas d’imagination pour améliorer la flexibilité et le débat s’annonce acharné. Quitte à changer pourquoi ne pas permettre de prendre le dimanche un jeudi, le samedi un mercredi ;de mettre les vacances d’été en hiver,  bref de changer le calendrier et même les saisons !  A l’occasion de leurs assises annuelles, les directeurs de ressources humaines (DRH) réunis dans l’association nationale des DRH ont préconisé, en présence du ministre du Travail, Michel Sapin, de «neutraliser trois des six jours fériés d’origine chrétienne (Pentecôte, Ascension, 15 août jour de l’assomption) afin que les salariés puissent les prendre comme ils le souhaitent».  L’ANDRH propose en effet de conserver Noël, le lundi de Pâques et le jour de la Toussaint, car ce sont «des fêtes qui revêtent désormais une forte dimension sociétale». Mais de permettre plus de flexibilité avec le jeudi de l’Ascension, le lundi de Pentecôte et l’Assomption. L’idée serait ainsi pour les salariés musulmans ou juifs de poser ces jours fériés lors des fêtes liées à leur religion. Outre le respect de la diversité, l’autre avantage que voient les DRH ce serait d’étaler davantage les jours fériés des salariés sur l’année. Objectif : éviter les départs massifs en week-end. La proposition des directeurs des Ressources humaines (DRH) n’est pas «d’enlever des jours, les trois jours en question ne seraient pas fermés et pourraient être positionnés sur d’autres fêtes», a précisé le président de l’ANDRH Jean-Christophe Sciberras. L’ANDRH préconise une expérimentation, dans un premier temps, pour quelques entreprises volontaires.

PS : non-cumul des mandats ; on verra plus tard !

PS :  non-cumul des mandats ; on verra plus tard !

C’était l’une de ses promesses de campagne. « Je ferai voter une loi sur le non-cumul des mandats », affirmait François Hollande dans son programme électoral. Dans quel délai? Le président évoquait les échéances intermédiaires de 2014. Une date que le ministre chargé des Relations avec le Parlement, Alain Vidalies, a confirmé mercredi lors d’un point presse. Ce dernier a toutefois indiqué que « la question du curseur fera débat » et a annoncé une précision : selon lui, « on ne pourra pas mettre la même règle probablement pour tous les maires » qui ont un mandat de parlementaire. Les petites communes pourraient ainsi être exemptées de cette règle du non-cumul d’un mandat. »Est-ce que cela sera 20.000 (habitants, ndlr) ou 3.500, cela fera partie du débat », a encore fait savoir le ministre. Alain Vidalies a également affirmé que « le mieux serait qu’à l’intérieur du Parti socialiste, il y ait une anticipation ». Celle-ci est déjà prévue : les militants se sont prononcés en faveur du non-cumul mandat et ce, dès 2012. Le texte soumis au Conseil national du PS dès juin 2010 affirmait ainsi que « tout candidat-e à une élection parlementaire abandonnera ses mandats exécutifs locaux dans un délai maximum de trois mois après la tenue du scrutin ». Soit septembre 2012 pour les députés élus en juin. En octobre 2011, lors du duel entre François Hollande et Martine Aubry dans l’entre-deux-tours des primaires socialistes, le Corrézien avait rappelé sa position : « Qu’a décidé mon parti? Quoi qu’il se passe en 2012, nous appliquerons le non-cumul des mandats à la fin de l’année 2012. J’y suis favorable, je l’ai voté, ce sera appliqué. (…) Ce sera applicable [dès] 2012 pour le Parti socialiste ». Et déjà à l’époque, l’ancien premier secrétaire du PS faisait bien la distinction entre les élus socialistes et « tous les parlementaires ». « Si je deviens président de la République, il y aura le vote d’une loi qui s’appliquera donc à tous les députés et tous les sénateurs. » Reste que, aujourd’hui, les députés socialistes semblent moins enclins à respecter cette position avant le vote d’une loi, malgré leur engagement deux ans plus tôt. Dans une interview au Figaro mercredi, Bruno Le Roux, le patron du groupe PS à l’Assemblée, a réaffirmé vouloir « anticiper le non-cumul des mandats », mais semblait attendre les ordres de Solférino. « Nous ferons ce que le PS nous demandera de faire », disait-il également, cité par France TV info. Le vice-président du groupe socialiste, Philippe Martin, était un peu plus sceptique. « Sans vouloir renier un engagement, maintenant qu’on a gagné, autant appliquer la loi du pays lorsqu’elle sera votée et s’appliquera à tous. On ne va pas chipoter pour quelques mois », confiait-il également à FTVI. Le ministre Alain Vidalies lui-même ne semblait pas non plus en faire une formalité : « Ça ne va pas changer la face du monde », rappelait-il mercredi. L’objectif fixé à septembre 2012 semble donc s’éloigner. D’autant plus que pour l’heure, de nombreux députés socialistes sont en situation de cumul, à deux mois de la date butoire. En  se basant sur le moteur de recherche du site de France Télévisions, 159 élus PS sont concernés par la décision de leur parti.

Juppé : accord européen, un petit pas en avant

Juppé : accord européen, un petit pas en avant

 

L’ancien ministre des Affaires étrangères relativise l’accord conclu la nuit dernière entre les dirigeants de la zone euro. Par ailleurs, Alain Juppé estime que « le gouvernement n’a pas le choix » quand les lettres de cadrage des ministères sont marqués du sceau de la rigueur.  Alors que les dirigeants des pays de la zone se sont mis d’accord sur des mesures de stabilisation financière la nuit dernière, Alain Juppé estime que c’est « un petit pas en avant [...] cela va dans la bonne direction ». Mais pour l’ancien ministre des Affaires étrangères, « il y a encore beaucoup à faire pour progresser vers une véritable union bancaire, une véritable union budgétaire, une véritable union politique ».  Par ailleurs Jean-Marc Ayrault a envoyé les lettres de cadrage aux différents ministères. L’heure est l’austérité. Pour Alain Juppé, « le gouvernement n’a pas le choix [...] j’imagine la surprise, pour ne pas dire la déception, de ceux qui avaient cru que le changement c’était maintenant », glisse-t-il au passage. Avant d’ajouter : « Le fait de créer 65.000 emplois de fonctionnaires dans certains ministères (Education) va rendre les choses très très très très difficiles dans les autres ». Enfin en ce qui concern la compétition pour la direction de l’UMP se poursuit entre Jean-François Copé et François Fillon. Alain Juppé le déplore : « Je trouve cette compétition [...] à la fois inutile et dangereuse [...] elle risque de nous diviser au moment où l’UMP devrait au contraire se rassembler pour faire son travail d’opposition ».  Pour lui, 2017 (la prochaine élection présidentielle) est dans déjà dans les esprits. Et il rappelle : « J’ai pris position pour que nous organisions en 2016 des primaires ouvertes qui nous permettront le moment venu de désigner notre champion aux élections de 2017″. Interrogé sur le fait de savoir s’il serait présent dans cette primaire, Alain Juppé répond : « Je n’y serai pas et ce n’est pas la question d’aujourd’hui ».

 

Budget 2013 : Moins de fonctionnaires et moins de dépenses

Budget 2013 : Moins de fonctionnaires et moins de dépenses

Dans des lettres de cadrage envoyés à tous les ministères, Matignon donne jeudi des consignes budgétaires strictes pour 2013. Parmi les mesures imposées, la réduction des dépenses de fonctionnement de 7% par rapport à 2012. Par ailleurs, le nombre de fonctionnaires diminuera de 2,5% entre 2013 et 2015, hors les secteurs définis comme prioritaires par l’Elysée (éducation, police, gendarmerie, justice). L’objectif affiché, à terme, reste le même que celui exposé par le président de la République lors de la campagne : parvenir au retour à l’équilibre des finances publiques en fin de quinquennat.Certains ministères seront privilégiés et d’autres devront réduire la voilure Marylise Lebranchu, ministre de la Fonction publique : « Compte tenu de l’ampleur de la dette, il faut que nous essayons de faire un effort de tous » Thi-trinh Lescure, déléguée générale de l’union syndicale Solidaire (SUD) pour la Fonction publique : « On avait dit qu’il y a un point où on ne lâcherait pas, c’est plus de suppressions d’emplois »  Les mesures annoncées dissimulent-elles de la rigueur ? L’Etat vit-il au-dessus de ses moyens ? Les réponses de l’économiste Agnès Verdier-Molinié : Tous les ministères à la diète… ou presque . Le gouvernement Ayrault s’était réuni en séminaire lundi à Matignon afin de plancher sur le très délicat projet de budget de l’an prochain et les orientations pour 2013-2015. Après la réunion, le Premier ministre avait limité la communication à la publication d’un communiqué qui rappellait l’engagement de « réduire le déficit public à 3% de la richesse nationale en 2013, atteindre l’équilibre en 2017, engager à partir de 2013 la réduction de la part de la dette dans la richesse nationale ».Après avoir entendu l’ensemble des membres du gouvernement, Matignon se réservait le soin de définir les modalités des économies à réaliser et avait promis de leur adresser une lettre de cadrage. C’est donc désormais chose faite. Les ministères devront donc réduire leurs dépenses de fonctionnement de 7% en 2013 par rapport au budget de 2012, puis de 4% en 2014 et en 2015 par rapport à l’année précédente. « Un effort de même ampleur sera appliqué dans cet esprit d’équité et d’efficacité aux dépenses d’intervention », précise le communiqué transmis par Matignon. « Dans un souci de répartition équitable de l’effort, l’ensemble de ces principes sera décliné également aux dépenses de personnel, de fonctionnement et d’intervention des opérateurs de l’Etat ».  Autre mesure imposée : les effectifs publics devront baisser de 2,5% par an entre 2013 et 2015, hors secteurs prioritaires (éducation, police, gendarmerie, justice). Le candidat Hollande avait promis durant la campagne que ces secteurs ne seraient pas touchés par une réduction d’effectifs, évoquant notamment l’embauche de 60.000 personnes dans l’éducation

4,18 M€ pour le CEE d’Air France

4,18 M€ pour le CEE d’Air France

 

Décidemment bien peu de représentants du personnel sont prêts à la gestion et au-delà en capacité de comprendre les mécanismes économiques. Témoin, la situation du CCE d’Air France, après bien d’autres. Le comité d’entreprise des personnels navigants – le plus riche des huit CE chapeautés par le CCE -, a remis 4,18 millions au CCE au titre d’arriérés de 2011. Il reste encore plus de 8 millions en litige que le CE des navigants doit au CCE, explique Didier Fauvette, secrétaire CGT du CCE depuis début 2011. Ce chèque apporte un peu de répit le temps des vacances, mais la cessation de paiement menace pour septembre. »Normalement on a environ 10 millions programmés d’ici la fin de l’année (provenant de la vente d’une partie du patrimoine), mais on les recevra plutôt en novembre, voire décembre », dit M. Fauverte. « En fin d’année, on est capable de terminer à l’équilibre voire d’être un peu positif, mais on a un problème de trésorerie pour septembre, octobre et novembre », dit-il. Le CCE d’Air France, qui a un patrimoine très important et employait 265 salariés en 2011, traverse une crise depuis 2009, lorsqu’un audit a révélé un déficit cumulé de près de 15 millions d’euros. En 2010, la cessation de paiement a été évitée de peu. La CGT en a repris les rênes en 2011 et avait lancé un plan de redressement pour la période 2011-2014

UE : un plan de relance en trompe l’œil pour satisfaire Hollande

UE : un plan de relance en trompe l’œil pour satisfaire Hollande

 

120 milliards, . « Ce n’est pas très substantiel, d’autant qu’il n’est pas vraiment composé de dépenses publiques nouvelles, ce qui en ferait un vrai plan de relance », juge ainsi Frédérique Cerisier, de BNP Paribas.  Cet investissement est jugé nécessaire pour compenser la politique de rigueur budgétaire et ainsi enrayer la spirale d’endettement à laquelle les pays de la zone euro sont confrontés. Même les agences de notation anglo-saxonnes, dont on ne peut supposer qu’elles encouragent au laxisme, ont rappelé qu’une politique d’austérité simultanée dans l’ensemble de l’Europe enterrerait toute chance de diminution de l’endettement : sans croissance, les recettes fiscales diminuent, ce qui accentue les déficits publics et augmente mécaniquement la part de la dette dans le PIB. Les emplois ainsi créés se traduisent par des salaires et des profits, dont une fraction participera à maintenir la consommation, une autre permettra de nouveaux investissements ou encouragera l’épargne, et une troisième reviendra à la collectivité sous forme de taxes et d’impôts. Pour les Etats, cela signifie des recettes supplémentaires permettant de réduire les déficits publics.  Déjà acté lors du mini-sommet de Rome, la somme représente 1% du produit intérieur brut européen. Elle se décompose ainsi : 60 milliards d’euros via la Banque européenne d’investissement (BEI), pour financer des projets dans l’innovation, les petites et moyennes entreprises, l’efficacité énergétique et les infrastructures stratégiques. A quoi s’ajoutent 4,5 milliards via des « project bonds », des emprunts communs, également réalisés par la BEI pour financer de grands projets. Et 55 milliards de fonds structurels, ces fonds européens non dépensés à ce jour parce que leurs règles d’attribution exigent une participation nationale au financement, faisant défaut dans les pays les plus endettés comme la Grèce. Si la facture finale sera bien de 120 milliards, l’effort pour les Européens sera en réalité très inférieur. Derrière les chiffres annoncés s’en cachent d’autres. ainsi, les 60 milliards de la BEI correspondent en fait à 10 milliards de recapitalisation de la banque avec des fonds publics, qui doivent permettre de lever 60 milliards d’euros sur les marchés financiers. Même chose pour les 4,5 milliards d’euros de « project bonds » : la contribution sur le budget européen est en fait que de 230 millions d’euros. Quant aux fonds structurels, ils étaient déjà là ! Ils n’avaient simplement pas été dépensés. Conclusion : derrière le joli magot affiché, les nouveaux fonds alloués par les Européens sont à peine supérieurs à… 10 milliards d’euros. Vraiment pas un plan de relance.

Economie politique: derniers articles

vendredi 29 juin 2012

 

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Les marchés euphoriques … pendant quelques semaines avant la nouvelle déprime

Les marchés euphoriques … pendant quelques semaines avant la nouvelle déprime

 

 

Les marchés régissent comme les enfants de manière spontanée ; éphémère et contradictoire. De toute manière il faut recréer de la hausse pour le moment venu se retirer à temps et capitaliser des profits qui seront des pertes pour les autres. Ce sera le cas sur le marché des actions, des obligations notamment. Pendant plusieurs jours comme d’habitude ce sera l’enthousiasme des places mondiales car la moindre bonne nouvelle prend des proportions décalées par rapport à la réalité. Forcément avec le temps au cours des semaines, on va mieux mesurer les résultats exacts de ce sommet européen, ses avancées et surtout ses limites. En attendant les analystes, les experts, les gouvernements vont pousser les feux de l’optimisme ; la presse, comme habitude aussi , va se faire le relai docile de cet enthousiasme excessif. Puis viendra le temps aussi de la redécouverte de la récession dans laquelle s’enfonce l’Euro et de l’endettement qui s’approfondit (même avec des taux en baisse temporaire); un tassement économique qui commence à toucher y compris l’Allemagne. Sans doute vers la rentrée avec des chiffres catastrophiques. Il y aura alors un nouveau cycle d’inquiétudes, de nouvelles crispations au plan européen et de nouveaux sommets.

 

La dette publique française à près de 90% du PIB

La dette publique française à près de  90% du PIB

A la fin du premier trimestre, la dette publique au sens des critères européens de Maastricht a ainsi augmenté de 3,3 points de pourcentage du PIB par rapport à la fin du quatrième trimestre. La dette cumulée de l’Etat, des collectivités locales et de la Sécurité sociale atteignait 84,5% du PIB à la fin du premier trimestre 2011.  La progression de la dette constatée au premier trimestre 2012 est due à une hausse de l’endettement de l’Etat et des administrations de Sécurité sociale, tandis que les dettes des administrations publiques locales ont diminué, a expliqué l’Institut national de la statistique et des études économiques.  La contribution de l’Etat à la dette a augmenté de 46,8 milliards d’euros au premier trimestre, celle des administrations de Sécurité sociale a progressé de 31,4 milliards.  Les administrations publiques locales se sont désendettées (-5,4 milliards d’euros) « à un rythme comparable aux premiers trimestres des années précédentes, en remboursant des emprunts à long terme », a précisé l’Insee. La contribution des organismes divers d’administration centrale à la dette a diminué légèrement au premier trimestre (-0,4 milliard).

Sommet européen : en bref, les orientations

Sommet européen : en bref, les orientations

•un mini  Pacte de croissance

Un pacte de croissance pour surtout faire plaisir à Hollande de  1% du PIB européen. Soit 130 milliards; et 10 à 15 milliards d’euros de «project bonds» qui serviront à financer des réseaux transeuropéens d’infrastructure.

• Union bancaire

Une supervision au plan de l’Europe sans doute déléguée à la BCE ; une garantie de rembourser  jusqu’à 100.000 euros chaque détenteur de compte; un système de règles pour gérer les situations de crises a été mis en place. Cela suppose une certaine mutualisation des risques et la mise en place d’un fonds de solidarité interbancaire.

• Union budgétaire

En fait c’est encre le flou puisqu’il s’agit d’un renforcement du rôle de Bruxelles sur les objectifs budgétaires nationaux mais sans contenu niveau très précis. La mesure prend effet en 2013.

• Union politique

C’est une perspective encore vague compte tenu des réticences de certains Etats dont la France  à abandonner leur souveraineté dans certains domaines

• «Eurobunds, project bonds»

Les euro-obligations consistent à mutualiser les risques de dettes tous les États membres de la zone euro ; L’Allemagne s’y est opposée Les «project bonds» des ‘emprunts garantis par la BEI, dédiés à des projets précis, et limités dans leur montant. On a décidé 5 milliards pour les infrastructures européennes, une goutte d’eau.

• Fonds de sauvetage de la zone euro (FESF et MES)

Le Fonds européen de stabilisation financière (FESF) auquel succédera mi-juillet le Mécanisme européen de stabilité (MES) pour aider des Etats en grande difficulté (La Grèce). Ils peuvent aussi, sous condition, acheter de la dette souveraine sur les marchés obligataires. Mais ils ne peuvent aussi recapitaliser les banques comme en Espagne.

• BCE superviseure des banques

: La BCE superviserait la solidité des établissements. Ce que font déjà les banques centrales nationales à leur niveau, et la Fed aux États-Unis

 

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