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Archive mensuelle de juillet 2013

économie, politique société: pages les plus regardées 31 juillet 2013

 

 

Fausse augmentation du pouvoir d’achat en 2012

Fausse augmentation du  pouvoir d’achat en 2012

A partir d’un indice des prix obsolète qui ne tient pas compte de l’évolution de la structure des dépenses des ménages, le salaire mensuel de base (SMB), la référence sur la feuille de paie, aurait enregistré une hausse de 2,1% en 2012, une progression supérieure à celle de l’inflation (+1,2% sur l’année), comme le note le ministère du Travail. C’est la plus forte augmentation de ces dernières années, car en 2011 la hausse du SMB avait été inférieure à l’inflation, tandis qu’en 2010, le salaire de base avait augmenté à peine plus que les prix (1,8% contre 1,7%). Mais tout n’est pas pris en compte. Et le coup de massue a été massif en 2012, notamment au dernier trimestre! Mais ce n’est pas tout: le salaire mensuel de base ne reflète que la variation moyenne des salaires dans les entreprises de 10 salariés ou plus (hors agriculture et emplois publics) et surtout il n’intègre pas les primes, les gratifications et les rémunérations des heures supplémentaires. Or cette partie variable de la rémunération est particulièrement faible quand la conjoncture est dégradée comme en 2012. De plus, il s’agit du salaire mensuel de base: il ne reflète donc pas les salaires effectivement touchés par les salariés à temps partiel ou les intérimaires dont la durée d’emploi peut avoir baissée.  Pas de pouvoir d’achat, cela veut-il forcément dire pas de consommation pour tirer la croissance ? Et bien pas forcément ! Parce qu’ il y a deux façons de créer du pouvoir d’achat. Il y a d’abord celle qui compte pour chaque français: autrement dit, ce qui reste une fois que son salaire et ses éventuelles allocations ont été amputées de toutes les dépenses contraintes (impôts, logement, assurances…).Politiquement, quand on parle de pouvoir d’achat aux Français, c’est ce qu’ils comprennent. Mais il y a aussi celle qui compte pour l’économie: quand le pouvoir d’achat de l’ensemble des Français augmente non pas parce que la feuille de paie de chacun augmente, mais parce que les entreprises créent des emplois et distribuent des salaires à plus de gens parce qu’elles sont compétitives. Là, la consommation et la croissance repartent, le chômage baisse. C’est ce cercle vertueux qui sortira la France de la crise.

Croissance France: baisse de 0,8% de la consommation des ménages en juin

Croissance France: baisse de 0,8% de la consommation des ménages en juin

 

 

Conséquence essentiellement de la hausse de la fiscalité et des dépenses contraintes, la consommation des ménages en France a reculé de 0,8% en juin par rapport à mai, principalement sous l’effet de la baisse des dépenses en énergie, a annoncé mercredi l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee).Sur l’ensemble du deuxième trimestre, les dépenses de consommation des ménages ont augmenté de 0,3% par rapport au trimestre précédent, a précisé l’Insee dans un communiqué.

Tapie admet avoir fait du lobbying ! c’est pas vrai !

Tapie admet avoir fait du lobbying ! c’est pas vrai !

 

Qui l’eut cru ? Bernard Tapie a reconnu mardi avoir écrit dès 2004 à des décideurs politiques pour plaider sa cause dans son conflit avec le Crédit lyonnais, précisant s’être adressé à tous les ministres des Finances de droite comme de gauche. « J’ai fait du lobbying parce que j’ai été volé et que je trouvais désespérant d’être dans la situation dans laquelle on m’avait mis », a-t-il dit sur Europe 1. L’homme d’affaires a jugé « plutôt sain » de s’adresser à des responsables par courrier plutôt que « d’obtenir des rendez-vous clandestins ». Selon Le Monde, daté de mardi, les policiers enquêtant sur les soupçons d’escroquerie en bande organisée à propos de l’arbitrage qui lui a accordé 403 millions d’euros en 2008 ont saisi au moins dix courriers. Ces lettres étaient adressées notamment à un conseiller justice de Nicolas Sarkozy à l’Elysée, à Brice Hortefeux, ministre proche de l’ancien président ou à Claude Guéant, secrétaire général de la présidence jusqu’en 2011. Un juge appelé à trancher sur l’opportunité de verser ces pièces au dossier a estimé, selon Le Monde, que ces « notes » montrent l’activisme de l’homme d’affaires « alors qu’il a prétendu n’avoir fait aucune intervention politique ». Le magistrat a également estimé que ces courriers révélaient « la préparation minutieuse de la décision d’arbitrage largement anticipée par M. Tapie », en particulier son souci d’obtenir un traitement fiscal de faveur. Bernard Tapie affirme qu’il s’agit d’un simple lobbying et qu’il a agi de même auprès des anciens ministres des Finances socialistes Dominique Strauss-Kahn et Laurent Fabius. « Je l’ai fait (…) en leur disant: ‘il s’est passé, sous la direction générales des finances, un scandale unique : une banque qui appartenait à l’Etat a volé son client de plus du double de ce qu’elle aurait du encaisser’ ». L’homme d’affaires, mis en examen pour escroquerie en bande organisée avec cinq autres personnes, a également dénoncé une opération visant à déstabiliser les trois arbitres qui lui ont donné raison.

 

Hausse impôts sur le revenu en 2014 avec le gel du barème

Hausse impôts sur le revenu en 2014 avec le gel du barème

 

Le ministère du Budget envisagerait une reconduction du gel du barème de l’impôt sur le revenu (IR) dans le projet de budget 2014 en épargnant toutefois les tranches inférieures, rapportait ce mardi Le Parisien-Aujourd’hui en France. Citant une source proche du dossier, le quotidien indique qu’il ne s’agit à ce stade que d’une proposition du ministère et que la mesure, qui permettrait de rendre l’impôt sur le revenu plus progressif, « n’est pas encore arbitrée ». Le ministère du Budget n’a pas confirmé les informations du quotidien. « Nous sommes constamment en train de travailler sur le projet de budget et il n’y a absolument pas de décision de prise, cela fait partie d’un ensemble global. Tous les ans, l’indexation du barème, en totalité, en partie, avec la décote, etc., fait partie des sujets récurrents sur lesquels on aura à s’exprimer au début du mois de septembre », a déclaré le rapporteur général du Budget, Christian Eckert (PS). Lors de son intervention du 14 juillet, François Hollande avait indiqué qu’il recourrait « dans l’idéal, le moins possible » à des augmentations d’impôts l’an prochain. Son gouvernement a prévu pour 2014 un effort de 20 milliards d’euros pour réduire les déficits publics, dont six milliards de hausses de prélèvements. Selon le ministre de l’Economie Pierre Moscovici, ces hausses seront conçues pour « le plus possible épargner les ménages modestes et les classes moyennes et faire en sorte que les efforts demandés aux entreprises ne pèsent pas sur leur compétitivité ». Les ménages avec enfants les plus aisés seront déjà touchés en 2014 par la baisse du quotient familial annoncé début juin. Introduit pour les déclarations 2012 par le gouvernement de François Fillon, le gel du barème de l’impôt sur le revenu, dont le niveau des tranches était auparavant indexé sur l’inflation, a été reconduit par le nouveau pouvoir socialiste pour 2013. Selon la Cour des comptes, il a augmenté le rendement de l’IR de 1,6 milliard d’euros.D’après Le Parisien, seules les deux plus basses tranches de l’impôt sur le revenu, qui en compte six, seraient à nouveau indexées sur l’inflation en 2014 dans le projet du ministère du Budget. Les recettes de l’impôt sur le revenu ont atteint 59,5 milliards d’euros en 2012, soit 13,5% de plus qu’en 2011. La loi de finances 2013 votée à la fin de l’an passé, tablait sur 71,9 milliards, soit une nouvelle hausse de plus de 20%. Mais le gouvernement a revu ses ambitions en baisse d’un milliard d’euros, à 70,9 milliards, dans le programme de stabilité remis au printemps à la Commission européenne pour tenir compte de l’impact de la conjoncture dégradée. Sur les cinq premiers mois de l’année, le rythme de progression des rentrées d’impôt sur le revenu était de 14,6%.Seraient concernés 3 millions de foyers fiscaux qui déclarent en fin d’année plus de 30 000 euros de revenus. Entre 30 000 et 50 000 euros, cette hausse ne dépassera pas quelques dizaines d’euros. Joél Laus est le rédacteur en chef du guide pratique du contribuable. Si le gouvernement valide cette poursuite du gel des barèmes, la hausse concernera surtout les contribuables « qui perçoivent 50 000 euros par an à un ou à deux ». Pour ceux-là, la hausse annuelle devrait tourner autour de 160 à 200 euros. La facture sera en revanche plus salée pour les personnes qui déclarent dans les 700 000 euros, puisqu’ils auront à payer « entre 3000 et 3700 euros de plus par an ». Si une telle mesure devrait rapporter selon le Sénat 800 millions d’euros « toute seule, elle ne va pas remplir les caisses de l’Etat prévient Joél Laus, qui précise : l’impôt sur le revenu rapporte 60 milliards d’euros, donc un milliard de plus, ça ne fait qu’1/60e. En revanche, pour ceux qui vont devoir payer, ça va faire beaucoup ».

 

Air France : 3 000 postes menacés

Air France : 3 000 postes menacés

 

Les nouvelles réductions d’effectifs prévues chez Air France pourraient concerner entre 2 500 et 3 000 postes, a-t-on appris mardi de sources syndicales, confirmant une information de presse. Air France-KLM a annoncé vendredi prévoir de nouvelles réductions d’effectifs dans le segment moyen-courrier de la compagnie Air France, le principal foyer de pertes du groupe franco-néerlandais avec le fret, estimant que les mesures déjà en place ne redressent pas suffisamment vite la situation. « Le chiffre qui circule est de 2 500 à 3 000 suppressions de postes », a déclaré Didier Fauverte, secrétaire général de la CGT à Air France. « En l’espace de quatre ans, on aura fait partir plus de 10 000 salariés dans l’entreprise ». Un porte-parole d’Air France s’est refusé à confirmer ces chiffres. Les grandes lignes du plan seront présentées aux syndicats lors d’un comité central d’entreprise mercredi, avant une présentation détaillée lors d’un nouveau CCE le 4 octobre, pour une mise en œuvre début 2014. « Il y aurait 2 000 à 2 200 personnes concernées au sol et le reste serait des personnels navigants commercial et technique », a déclaré un deuxième responsable syndical, qui a souhaité conserver l’anonymat. Le plan d’économies « Transform 2015″, finalisé l’été dernier, prévoit déjà la suppression de 5 122 postes et la réduction de 20% des coûts d’ici fin 2014 au sein d’Air France. En Bourse, l’action Air France-KLM gagne 0,05% à 6,093 euros à 15h29, à comparer à un gain de 0,4% pour l’indice Thomson Reuters des compagnies aériennes européennes.

 

Dette de l’UMP : Sarkozy le radin !

Dette de l’UMP : Sarkozy le radin !

 Finalemenet Sarko peet remercier les  donateurss pour la dette de l’UMP, il est  est caution soldaire de la dette ; Mais en fait Sarko n’a donné que 7500 euros, à peine ce qu’il gagne pour une seule conférence ! Il a raison un sou,  c’est un sou et les sous , il aime  !  A la poursuite du Sarkothon. L’UMP a obtenu mardi un délai supplémentaire auprès des banques (principalement la Société Générale) pour le remboursement de sa dette après l’invalidation par le Conseil constitutionnel des comptes de campagne pour la présidentielle de 2012.  Jusqu’ici, la souscription lancée auprès des militants et sympathisants est un succès. Près de 80% des 11 millions d’euros ont été récoltés en un peu moins d’un mois et plus de 90 000 donateurs ont participé. Nicolas Sarkozy, qui a participé à hauteur de 7 500 euros, a lui-même remercié hier par écrit les nombreux donateurs. Mais a-t-il mis suffisamment la main à la poche ? Certains députés pensent que non, comme Bernard Debré. Même avis pour le sénateur de Paris et ancien conseiller de Nicolas Sarkozy Pierre Charon, qui dénonce « une mauvaise polémique ». A ses yeux, l’ex-chef de l’Etat « a donné le maximum de ce qu’autorisent les partis politiques, il y a des règles. Il doit penser que c’est injuste, mais ce n’est pas comme une contravention que vous êtes obligé de payer parce que c’est la règle. La règle, il l’applique à 7500 euros, mais il n’a pas besoin de donner plus sous prétexte qu’il est caution solidaire [ndlr, de l’emprunt contracté par l’UMP], ça voudrait dire qu’il accepte la sanction ». A l’inverse, l’ancien président de la République « peut et doit donner plus » selon Alexis Corbière, secrétaire national du Parti de Gauche. « La loi limite les dons à 7 500 euros par personne, mais il est caution solidaire et peut donner et devrait donner plus ». Pour Alexis Corbière, Nicolas Sarkozy « en a largement les moyens », sans parler de « sa responsabilité et de celle de son équipe de campagne dans la situation difficile rencontrée par le parti ». Dans les faits, Nicolas Sarkozy peut contourner cette limite. C’est ce qu’explique Jean-Christophe Ménard, avocat spécialiste du droit des partis politiques et maître de conférence à Sciences Po Paris. « Légalement, les dons sont plafonnés, mais rien ne lui interdit d’effectuer plusieurs dons à plusieurs partis qui ensuite reverseront à l’UMP. La loi ne limite pas le nombre de dons. Et il y a l’emprunt. Nicolas Sarkozy  s’est porté caution solidaire pour l’emprunt contracté à l’UMP. Il aurait pu s’adresser à la banque et s’engager à rembourser une partie ou la totalité de l’emprunt ». Dans le cas extrême où le parti ne parvenait pas à rassembler les 11 millions d’euros d’ici la fin septembre, les banques pourraient se retourner contre Nicolas Sarkozy dont la contribution pourrait alors être plus élevée.

 

Sondage Trappes: réaction du gouvernement pas assez ferme pour 56%

Sondage Trappes: réaction du gouvernement pas assez ferme pour 56%

 

 

« Inacceptable », c’est la réaction du gouvernement pour l’affaire de Trappes, c’est  évidemment un peu court comme réplique, c’est que pensent 56% des français qui  jugent en effet que la réaction du gouvernement n’a pas été assez ferme pendant les violences urbaines qui ont touché la ville de Trappes (Yvelines), selon un sondage IFOP, pour l’hebdomadaire Valeurs Actuelles, diffusé mercredi. L’étude proposait aux sondés de qualifier la manière dont a réagi le gouvernement face aux événements de la mi-juillet selon trois propositions : « trop fermement », « comme il faut » ou « pas assez fermement ».  Une légère majorité (56%) a ainsi estimé que la réponse gouvernementale n’avait pas été assez ferme, 42% des personnes interrogées la jugeant adéquate. Enfin, 2% des Français ont à l’inverse trouvé la réaction du gouvernement trop ferme.  Les disparités se creusent selon les affinités politiques. Seuls les sympathisants de gauche jugent que le gouvernement a réagi « comme il faut » (64%), les sympathisants de l’UMP et du FN regrettant pour leur part un manque de fermeté, respectivement à hauteur de 68% et 91%.  Enfin, des différences peuvent être constatées selon la profession des personnes interrogées. Les sondés exerçant une profession libérale ou étant cadres supérieurs jugent en majorité – 54% – la réponse du gouvernement opportune, pour 36% des employés et 31% des ouvriers.  Trappes, située à 35 km à l’ouest de Paris, a été le théâtre de violences urbaines et de vives tensions à la mi-juillet, survenues à la suite du contrôle policier d’une femme entièrement voilée, ce qui est interdit.

 

Sondage popularité : Hollande à 35% et Merkel à 67%

Sondage popularité : Hollande à 35% et Merkel à 67%

 

 

François Hollande a gagné un point en juillet par rapport à juin, à 35%, sans doute un effet du beau temps ! D’autant que statistiquement un point ne représente même pas la marge d’erreur (autour de 3 points) ; évidemment c’est très loin de Merkel qui, elle, caracole en têt avec 67% et après 8 ans au pouvoir !   D’après cette étude Harris, 64% des Français ne font pas confiance au président de la République (43% « pas du tout », 21% « plutôt pas »), contre 35% d’un avis inverse. Le rapport était de 65-34 en juin. Comme le mois dernier 1% des sondés ne se prononcent. En ce qui concerne le Premier ministre, ce sont 67% des personnes interrogées qui déclarent ne pas lui faire confiance (43% « pas du tout », 24% « plutôt pas »), contre 32% lui témoignant leur soutien (69% contre 30% en juin). 1% NSP.  Au palmarès des ministres, c’est toujours le locataire de la place Beauvau, Manuel Valls, qui est en tête avec une cote de confiance à 51% (inchangée depuis juin).  Marylise Lebranchu, ministre de la Réforme de l’État, de la Décentralisation et de la Fonction publique, enregistre la plus forte progression, sa cote gagnant quatre points par rapport à juin, à 30%.  Jean-Yves Le Drian, ministre de la Défense, passe de 39% à 41%, se plaçant juste derrière M. Valls.  Le ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius est rétrogradé de la 2e à la 3e place du classement avec 38%. Comme lui le ministre de l’Économie Pierre Moscovici (27%) perd deux points.

 

Saga Tapie: la justice encore mobilisée Mazeaud porte plainte ! ( à suivre)

Saga Tapie: la justice encore mobilisée Mazeaud porte plainte ! ( à suivre)

Univers impitoyable le Dallas français continue. ça occupe les faits divers et la justice. Cette fois c’est Mazeaud, l’un des «  arbitres » de l’affaire Tapie pour des propos qui aurait été prononcé devant un juge par Peyrelevade alors qu’il n’a jamais été entendu ! Et oui, il faut suivre, on manque un épisode et on perd le fil ! Contacté par l’AFP, l’ex-patron du Lyonnais de 1993 à 2003 a estimé qu’il s’agissait « d’une manœuvre de diversion pour détourner l’attention des éléments du dossier ».  M. Mazeaud, qui a porté plainte le 13 juillet, a raconté, lors de son audition six jours plus tard par la brigade financière, avoir reçu la visite d’un ancien dirigeant du club des amis de Jacques Chirac, Pierre Habib-Deloncle, disant venir le voir de la part de M. Peyrelevade.   »Peyrelevade m’a chargé de vous dire de faire très attention », a dit M. Habid-Deloncle, selon le récit fait par M. Mazeaud aux enquêteurs.  Pour l’ancien président du Conseil constitutionnel et ancien président du tribunal arbitral, cette intervention est une « menace », voire « une intimidation » en raison, a expliqué M. Mazeaud, des propos peu amènes qu’il avait tenus devant les policiers à l’égard de M. Peyrelevade dans le cadre de l’enquête sur l’arbitrage controversé favorable à M. Tapie.   »Je ne connais pas M. Mazeaud, je n’ai pas son adresse, je n’ai pas son numéro de téléphone, je ne l’ai jamais vu. Si j’avais eu quelque chose à lui dire, je le lui aurais dit en face », a déclaré M. Peyrelevade à l’AFP, ajoutant qu’il n’était « absolument pas au courant de ce que M. Mazeaud aurait dit à la police judiciaire ».  Mais « si M. Mazeaud a bien tenu devant la police les propos qui sont rapportés dans la presse aujourd’hui, et dont je n’avais aucune connaissance jusqu’à ce jour, ce serait une preuve supplémentaire du peu de sérieux de la procédure d’arbitrage car lors de la vente d’Adidas, je n’étais pas président du Crédit Lyonnais », a-t-il relevé.   »Par conséquent, je ne suis pour rien dans la conception du schéma, je ne suis pour rien dans la constitution des deux structures, Omega Ventures et Coatbridge », a souligné M. Peyrelevade.  Interrogé le 4 juin, M. Mazeaud avait souligné que M. Peyrelevade reconnaissait devant le juge avoir fait, comme président du Crédit lyonnais, du « portage, c’est-à-dire créer des sociétés dans les paradis fiscaux, Bahamas et îles Caiman », selon le PV d’audition dont l’AFP a eu connaissance.   »C’est lui l’escroc qui a voulu faire une entourloupe à M. Tapie et permettre au Crédit lyonnais de s’approprier Adidas », avait-il déclaré.   »Si M. Mazeaud a vraiment dit cela, c’est de l’affabulation. D’ailleurs, je n’ai jamais été entendu par un juge », a souligné mardi M. Peyrelevade.  Quant à M. Habib-Deloncle, l’ex-patron du Lyonnais a indiqué qu’il s’agissait de l’un de ses anciens collaborateurs du temps où il était lui-même président d’Indosuez.   »Dans mon souvenir, j’avais discuté avec lui pour la dernière fois en 2011 lors de deux déjeuners organisés par l’amicale des anciens d’Indosuez qu’il a constituée, jusqu’à ce qu’il me téléphone en juin dernier », a raconté M. Peyrelevade. « Il souhaitait avoir mon avis sur l’arbitrage Adidas ».   »Je lui ai répété ce que j’ai toujours dit, y compris devant la commission de l’Assemblée nationale en 2008: les arbitres pris collectivement étaient soit incompétents, soit de mauvaise foi », a-t-il poursuivi. « Il m’a demandé si je voyais un inconvénient à ce qu’il discute du sujet avec M. Mazeaud, qu’il connaît, se disant très étonné du comportement de ce dernier dans cette affaire ».   »Je ne lui ai absolument pas dit d’intervenir en mon nom », a-t-il affirmé.  Au sujet de la plainte, il a précisé n’avoir pas l’intention de faire quoi que ce soit « pour l’instant ». « J’ai été contacté par la police hier (lundi, ndlr) qui m’a informé qu’elle souhaitait s’entretenir avec moi. Aucune date n’est pour l’instant fixée », a indiqué M. Peyrelevade, actuellement en vacances jusqu’à fin août.

 

Un fonctionnaire mis en examen pour avoir écrit « Abruti de fonctionnaire »

Un fonctionnaire mis en examen pour avoir écrit «  Abruti de fonctionnaire »

 

On ne critique pas l’administration, c’est mal vu même par la justice ; normal, la solidarité corporatiste Un fonctionnaire de la mairie de Pontault-Combault (Seine-et-Marne) a été mis en examen après la publication en 2011 d’un livre « Abruti de fonctionnaire ».  .   »J’ai été convoqué par un juge d’instruction de Melun qui m’a dit que j’étais mis en examen », a confirmé à l’AFP ce cadre de 39 ans qui avait publié en octobre 2011 sous le pseudonyme d’Henri Rouant-Pleuret un livre intitulé « Abruti de fonctionnaire » dans lequel il avait masqué le nom de la municipalité visée.  La ville avait déposé plainte contre X pour diffamation car le livre comprend « une attaque ouverte contre la ville et sa politique, une description médisante des élus car (l’auteur) est injurieux envers ses supérieurs et ses collègues », a expliqué le maire Monique Delessard.  En février 2013, la mairie l’avait déjà mis à pied pour une durée de 18 mois dont 6 avec sursis.  Dans son livre, cet ancien chef de service voulait dénoncer « sur un ton humoristique (…) plusieurs années de harcèlement moral qui se sont finies par une mise au placard » et dire comment fonctionnent « réellement » les administrations, a-t-il expliqué.  Le père de famille, qui dit avoir vendu plus de 5.000 exemplaires de son livre, juge que l’écriture a été un exutoire ». « Ça m’a fait du bien, si c’était à refaire je le referais, mais peut-être dans d’autres conditions, après avoir pris du recul », a-t-il ajouté.  Dans une autre affaire, une employée au conseil régional d’Aquitaine, Aurélie Boullet, alias Zoé Shepard, s’était vu infliger en août 2010 dix mois d’exclusion, dont six avec sursis, pour le même motif après la publication en 2010 de son ouvrage « Absolument dé-bor-dée! », un pamphlet sur la fonction publique qui s’était vendu à 400.000 exemplaires.

 

économie, politique société: pages les plus regardées 30 juillet 2013

 

 

Automobiles: l’Allemagne remet en cause l’accord européens sur le CO2

Automobiles: l’Allemagne remet en cause l’accord européens  sur le CO2

 

Berlin s’apprête à remettre en cause un accord déjà ficelé sur la baisse des émissions CO2des voitures, semant la consternation dans les institutions européennes et la colère à Paris et dans d’autres capitales.  L’interdit qui vient de frapper l’immatriculation de certains modèles Mercedes en France n’est qu’une première et bruyante escarmouche sur un front bien plus large. Officiellement, Paris se garde d’établir un lien entre cet imbroglio sur un fluide réfrigérant et le bras de fer qui se prépare pour la rentrée sur le CO2. Mais le ton est donné, en privé: «C’est un bon moyen de signifier à l’Allemagne et à ses constructeurs qu’ils doivent se plier aux règles européennes, même si elles ne leur conviennent pas.» À Bruxelles, la bataille rangée va se livrer sur les objectifs d’émissions de CO2 à l’horizon 2020, voire 2025, des objectifs contraignants qui vont dicter la stratégie de recherche et d’investissement de tous les constructeurs européens, à coups de dizaines de milliards d’euros. Le curseur est déjà fixé d’un commun accord, Allemagne comprise: en 2020, pour tous les véhicules neufs, ce sera 95 grammes de dioxyde de carbone en moyenne au kilomètre. En 2025, l’objectif devrait être à nouveau réduit, avec un règlement européen à fixer au plus tard en 2015. L’UE, comme les États-Unis ou la Chine, poursuit ainsi la réduction des gaz d’échappement. De 167,2 grammes de CO2 par kilomètre en 2002, l’Europe est passée à 132,2 g en 2012. Le Parlement européen, doté d’une voix décisive, voudrait descendre jusqu’à 68 g en 2025. Problème: l’Allemagne, championne des berlines à la fois lourdes et puissantes, a du mal à suivre: en 2011, elle en était encore à 147,2 g/km. Et ses constructeurs, à commencer par l’influent bavarois BMW, ont demandé à la chancelière d’engager fermement la marche arrière, sur fond de campagne électorale.

 

Soldes: bilan mitigé et une mauvaise année

Soldes: bilan mitigé et une mauvaise année

 

Chez les commerçants, le bilan est contrasté, mais reste globalement positif ou en tout cas meilleur qu’attendu, sur l’ensemble de l’année les résultats seront mauvais.  Seuls les indépendants font grise mine. Les soldes « auraient pu nous redonner un petit peu d’oxygène » mais « patatras, on est à -2,5%. Ce qui veut dire que pour nous la saison est pourrie », déclare Bernard Morvan de la Fédération nationale de l’habillement.  Mais pour la majorité, les clients ont été au rendez-vous. 80,9% des Français ont effectué au moins un achat en solde, soit un peu plus que prévu, indique l’institut Toluna.  Près de 7 commerçants sur dix (67%) jugent le bilan de ces cinq semaines de rabais « satisfaisant », grâce notamment au retour de fortes chaleurs, qui ont dopé les achats de pièces de plein été (shorts, robes légères, débardeurs…).  Ce chiffre est supérieur de 15 points à celui de l’an dernier. Côté parisien, deux tiers des vendeurs constatent des hausses de +20% par rapport à un mois normal, tandis que 38% sont à +10%.  Une embellie à laquelle personne ne s’attendait en juin, après un début de saison calamiteux (ventes en recul de -2 à -15% selon les enseignes) en raison d’une météo automnale.   »On était déjà tellement en retard, que la saison sera de toutes façons mauvaise voire très mauvaise », prédisait mi-juillet Jean-Marc Génis de la Fédération des enseignes de l’habillement (grandes chaînes).  De fait, les 300 commerçants interrogés par la CCI Paris sont 58% à juger la saison peu ou pas satisfaisante. En cause, la météo mais également la crise économique qui a conduit les consommateurs à réduire leurs achats vestimentaires au strict minimum.  Cette tendance à l’économie s’est ressentie aussi pendant les soldes. « L’engouement pour les bonnes affaires est là, mais ce n’est pas non plus le rush », ont constaté nombre de magasins.  De plus, « avec la crise, ils (les clients, ndlr) recherchent surtout les petits prix », ajoutent-ils.  Résultat: ils achètent « moins mais utile. Il n’y a plus d’achats coups de coeur » et les paniers moyens sont en baisse.  Près de la moitié des Français (48,8%) ont dépensé moins de 150 euros pendant ces soldes, alors que leur budget prévisionnel moyen était de 203,5 euros, remarque Toluna.   »En plus, on note que les clients contrairement aux autres années, ne reviennent pas plusieurs fois faire les soldes », souligne Philippe Guilbert de Toluna.  Donc au final, les soldes n’ont pas été mauvaises, mais « n’ont pas non plus été géniales », résume M. Génis.  Cette tendance est également constatée sur internet. Les sites interrogés par la Fevad enregistrent certes une progression positive (+4%), mais qui reste moins importante que les autres années.  Spartoo.com réalise des ventes en hausse de 5%, contre +40% en 2012. Idem chez Brandalley, qui après un bon début (+10%), terminera la période au même niveau que l’an dernier.  Par ailleurs, pour faire venir les clients, tous les commerçants ont consenti à des rabais conséquents (-40 à -50% dès le départ) et se sont très vite lancés dans des deuxièmes démarques, souvent dès le premier lundi, voyant fleurir les -60 à -70%. Conséquence: « on atteint des niveaux de marges historiquement bas », constate Aude de Moussac.   »Nous avons bien vendu, mais comme nous avons fait de fortes démarques, le chiffre d’affaires stagne », déclare un commerçant parisien.  En définitive, même si « les soldes d’été ne sont pas si mal, on restera sur une tendance négative sur la saison, et même sur l’ensemble de l’année », note Gildas Minvielle, de l’Institut français de la mode.

 

Tourisme : activités en nette baisse ; en cause la crise et l’attentisme

Tourisme : activités en nette  baisse ; en cause la crise et l’attentisme

 

Les résultats de l’activité seront très mauvais en particulier pour les hôtels et restaurants. Responsables: la crise et l’attentisme. « Août ne compensera pas juillet, c’est clair », renchérit Roland Héguy, président de la principale fédération d’hôteliers et restaurateurs (Umih).  Pour le PDG des résidences Odalys, François Mariette, « c’est plus difficile que l’an dernier. On sent que ça coince dans les budgets. La consommation des gens sur place est moindre, comme les dépenses dans les restaurants ».   »Et les gens restent moins longtemps », relève Guylhem Féraud, le président de la fédération des campings (FNHPA).  Sur 840 hébergeurs interrogés par Protourisme (campings, résidences de tourisme, hôtels, gîtes… qui représentent près de 2 millions de lits), 64% ont ainsi vu leur activité baisser en juillet (en nuitées), 24% sont stables et 12% en hausse.  Aucun mode d’hébergement n’est épargné, même les campings, plus économiques.   »On avait débuté juillet avec des réservations très en retard, entre -10 et 15% et on s’est un peu rattrapés sur la deuxième quinzaine dès qu’il a fait beau. Mais on termine juillet sur une baisse de 2% à 4% » en nuitées, et encore plus en recettes, dit à l’AFP Guylhem Féraud.  Dans l’hôtellerie, le patron de l’Umih évoque une baisse de 10% des nuitées en juillet, « y compris à Nice ou à Cannes ». « Tout le littoral de la Manche au pays basque est en recul », et c’est l’hôtellerie milieu de gamme qui souffre le plus.  Le syndicat concurrent Synhorcat parle globalement d’une « activité en berne » et tire la sonnette d’alarme en espérant « un mois d’août exceptionnel ».  Les résidences de vacances et les villages de vacances tirent toutefois mieux leur épingle du jeu, selon Protourisme.  Chez Odalys, la baisse sur la côte Atlantique est de 2-3%, « et jusqu’à 5% sur la côté normande ». « Mais on note une forte hausse sur la montagne. Les gens savent que ça ne coûte pas cher, qu’il y a de la place, et la bonne météo a aidé », dit M. Mariette.  Fait notoire, 70% des ventes réalisées en juillet l’ont été grâce à des promotions, selon Protourisme.  Les formules en clubs de vacances « tout compris » qui limitent le budget se vendent bien, indique Jean-Pierre Nadir, président du site Easyvoyage.  Il constate une hausse de 20% des recherches de dernière minute « faites le mercredi pour départ le samedi même ».  Pour les départs à l’étranger, le trio de tête sur Easyvoyage est l’Espagne, l’Italie et la Grèce. Chez Lastminute.com, c’est Tunisie, Canaries et Crète.  Selon le président du Synhorcat, Didier Chenet, « manifestement le secteur tout entier est entré dans la crise ».  Le phénomène ne touche pas seulement les Français, mais aussi les touristes belges, italiens, espagnols…, selon le Synhorcat.  Quant au mois d’août qui s’esquisse, il devrait être moins bon que l’excellent cru d’août 2012, estiment les professionnels.  Parmi les hébergeurs interrogés, 27% évoquent des réservations en hausse ou forte hausse, 33% une stabilité et 30% en baisse, indique Protourisme.  Côté campings, M. Féraud est plus optimiste. « Août se présente bien. On a bien rattrapé le retard du début de l’été grâce aux réservations de dernière minute. Au final la saison sera peut-être en retrait de 1 à 2%, mais ça ne devrait pas être dramatique… sauf si la météo s’en mêle ».  Chez Odalys, M. Mariette est sûr que « la deuxième quinzaine d’août sera bonne ».  Le directeur général d’Atout France, Christian Mantei, met en garde contre le catastrophisme. « Il faut être prudent, nous ne sommes que fin juillet et il est impossible d’avoir un bilan définitif », dit-il à l’AFP.  Concernant les touristes étrangers, « si certaines clientèles en provenance d’Espagne ou d’Italie semblent en baisse, l’Europe du Nord et les marchés lointains continuent de porter la destination France, notamment les Russes, les Brésiliens, les Chinois ou encore les Américains et les Japonais ».

 

Publicis : délocalisé et sous contrôle américain

Publicis : délocalisé et  sous contrôle américain

 

Le nouveau géant de la publicité qui naîtra de la fusion entre Publicis et Omnium devrait pouvoir surmonter d’éventuelles tensions entre ses filiales américaines et françaises en adoptant une culture et une identité plus américaine, estiment lundi des spécialistes du secteur. Les deux entreprises ont présenté l’opération, qui doit donner naissance à un nouveau poids lourd de quelque 26 milliards d’euros de capitalisation boursière, comme une « fusion entre égaux ». Les deux groupes ont une capitalisation boursière similaire et le conseil d’administration de la nouvelle entreprise sera composé à égalité de représentants de Publicis et d’Omnicom. Toutefois le nouveau groupe sera dirigé par un directeur général américain après une période de transition de 30 mois et sera supervisé depuis les Pays-Bas, où sera installée la nouvelle holding Publicis-Omnicom, loin du quartier général de Publicis près de l’Arc de Triomphe à Paris. A l’issue de cette transition, Maurice Lévy, l’actuel président du directoire de Publicis, deviendra président non exécutif de Publicis-Omnicom. « C’est une direction que le groupe français a pris parce qu’ils ont réalisé qu’ils n’avaient plus besoin désormais d’être français », souligne un banquier parisien. « D’un point de vue organisationnel et du point de vue des marchés, cela va devenir une entreprise basée aux Etats-Unis. » Un autre banquier écarte lui aussi l’idée d’une fusion entre égaux et fait remarquer qu’à terme, Omnicom occupera le siège du conducteur. « A l’issue de deux ans, le seul directeur général sera Américain. La principale place de cotation sera New York. Et la société holding sera aux Pays-Bas. Il n’est pas difficile de comprendre où cela mène », souligne le banquier. La visibilité sur qui contrôle effectivement l’entreprise devrait permettre au groupe d’éviter les erreurs commises dans certaines grosses opérations de fusions-acquisitions internationales à l’image du rapprochement Daimler-Chrysler à la fin des années 1990.

 

Tunisie : le Premier ministre veut rester au pouvoir

Tunisie : le Premier ministre veut rester au pouvoir

« Le gouvernement continuera à exercer ses devoirs et ne les abandonnera pas, non pas parce qu’il souhaite détenir le pouvoir. Nous conserverons nos responsabilités jusqu’au dernier moment », a dit à la télévision le chef du gouvernement. « Nous concentrons nos efforts sur l’organisation des élections avant la fin de l’année. Notre date est le 13 décembre », a-t-il ajouté. La date n’a pas été choisie au hasard. Le 13 décembre 2010, Mohamed Bouazizi, vendeur de rue à Sidi Bouziz, s’était immolé en public pour protester contre la politique du gouvernement. Son geste avait déclenché une vague de manifestations dans le pays qui ont entraîné le départ du président Zine Ben Ali et constitué le premier épisode du « printemps arabe ». Le Premier ministre s’est engagé à organiser un scrutin libre et transparent et indiqué que des observateurs étrangers seraient autorisés à en surveiller le déroulement. Le parti laïque de centre gauche Ettakatol, membre de la coalition au pouvoir en Tunisie emmenée par les islamistes d’Ennahda, avait auparavant réclamé la démission du gouvernement tripartite et la constitution d’un cabinet d’union nationale. « Nous avons demandé la dissolution du gouvernement en faveur d’un nouveau gouvernement d’union qui incarnerait la forme la plus large de consensus », a déclaré à Reuters Lobni Jribi, l’un des dirigeants de cette formation. « En cas de rejet de cette suggestion par Ennahda, nous nous retirerions du gouvernement », a-t-il ajouté. D’ores et déjà, le ministre de l’Education Salem Labyedh, un indépendant, a présenté sa démission au Premier ministre, ont rapporté les médias tunisiens. Ettakatol a lancé son appel quelques heures après le bouclage par l’armée d’une place de la capitale, Tunis, où des heurts s’étaient produits entre manifestants rivaux. L’armée a bouclé à l’aide de barbelés l’accès à la place du Bardo, sur laquelle donne l’Assemblée nationale et l’a déclarée « zone militaire fermée », après des affrontements entre manifestants des deux camps. « Le Premier ministre sera tenu responsable pour toute goutte de sang qui coulera lors du sit-in du Bardo », a prévenu Manji Rahaoui, un cadre de l’opposition. Les deux camps ont prévu de manifester de nouveau place du Bardo malgré la prise de contrôle des lieux par l’armée, ont rapporté des médias tunisiens. Le président de l’Assemblée constituante, Moustafa Ben Jaafar, est membre d’Ettakatol. Son assemblée, dit-il, a encore plusieurs semaines de travail avant de pouvoir soumettre à référendum une Constitution dont la rédaction a déjà subi des retards. L’opposition laïque, encouragée par l’intervention de l’armée égyptienne qui a déposé le 3 juillet le président égyptien Mohamed Morsi, issu des Frères musulmans, rejette désormais toute concession et tous les efforts de réconciliation menés par le gouvernement. L’opposition réclame aussi la dissolution de l’Assemblée constituante, dont, ces derniers jours, 70 des 217 membres se sont retirés pour observer un sit-in place du Bardo, devant le bâtiment où elle siège. A Sidi Bouzid dans le sud de la Tunisie, des manifestants en colère ont tenté lundi de prendre le contrôle de l’hôtel de ville et d’empêcher les employés de travailler, ce qui a provoqué des affrontements avec des partisans d’Ennahda, ont rapporté des habitants. L’armée est intervenue pour protéger l’Hôtel de ville et les policiers ont tiré des gaz lacrymogènes, mais, selon des habitants, des milliers de manifestants continuaient de se rassembler dans la ville, qui fut le berceau de la « révolution du jasmin » en décembre 2010 et au début 2011. Les dirigeants de l’opposition clament depuis le week-end qu’ils pourraient mettre en place un « gouvernement de salut », rival du gouvernement en place. Ils devaient débattre de cette idée lundi dans la soirée. Pour Noureddine Bhiri, porte-parole d’Ali Larayedh, les manifestations d’opposition équivalent à un appel à la « destruction de l’Etat », au moment où le gouvernement cherche à gérer la situation après l’assassinat de Mohamed Brahmi, un opposant de gauche tué par balles jeudi dernier à Tunis. « Quelles solutions de rechange proposent-ils après une dissolution du gouvernement? Rien d’autre que la violence et la destruction. Nous devons restés unis pour franchir cette étape et mettre fin au terrorisme », a ajouté le porte-parole. Ali Larayedh, qui a été reçu par le chef de l’Etat, le président Moncef Marzouki et a vu également les commandants des forces de sécurité, devait s’adresser à la nation en fin de journée. Les puissants syndicats tunisiens ont rencontré lundi des représentants des partis de l’opposition et devaient envisager la possibilité d’une nouvelle grève. Vendredi, la grève déclenchée par la grande centrale syndicale UGTT au lendemain de l’assassinat de Mohamed Brahmi avait paralysé une bonne partie du pays.

Accident de trains en Suisse : un mort et 35 blessés; loi des séries ?

Accident de  trains en Suisse : un mort et 35 blessés; loi des séries ?

 

 Après Brétigny, en France, Compostelle, en Espagne, c’est au tour de la Suisse de faire face à un drame ferroviaire. Lundi, en fin de journée vers 19h, deux trains se sont rentrés dedans. Trente-cinq personnes ont été blessées, dont cinq grièvement. Mardi au petit matin, on était sans nouvelle du conducteur d’une des locomotives, enseveli sous les décombres. L’autre conducteur est en vie et a été pris en charge par les secours.  « Il y a une rame qui sortait de gare et une autre qui entrait, explique sur RMC un témoin du drame. Les deux trains se sont rentrés dedans de manière frontale. Ils ne roulaient pas à grande allure mais les rames sont bien démolies. Il y en a une qui est montée sur l’autre. Nous avons passé les premiers coups de fil pour les secours. J’ai vu les premières victimes qui sortaient elles-mêmes puis les secours qui cassaient les vitres pour faire sortir les gens. Beaucoup de gens pleuraient et étaient très choqués ». « Toujours très sûr d’habitude » Vingt-trois personnes au total ont été hospitalisées, les blessés légers ayant été pris en charge sur place. Une cellule de soutien psychologique a été mise en place. Un soutien qui ne risque pas d’être de trop après un drame qui remue jusqu’aux médecins des hôpitaux accueillant les victimes. « Ça fait deux ans que je travaille dans cet hôpital, explique le directeur de l’hôpital de Payerne, Stéphane Duina. Son établissement a reçu un grand nombre des victimes. Il est très choqué par ce qu’il a vécu. On n’a jamais eu de problème. Il y a déjà eu des éboulements mais rien de très dramatique, c’est toujours très sûr. D’habitude, confie-t-il en larme sur BFMTV,  je garde mon sang-froid. Mais là, en fait ce train c’est celui que je prends tous les jours le matin et le soir à la même heure. Ici à l’hôpital nous avons eu trois blessés. Les autres ont été redirigés vers d’autres établissements hospitaliers. D’après ce que m’ont dit les ambulanciers, ce sont plutôt des blessés légers ». Les causes de l’accident sont pour le moment inconnues. « Les deux trains circulaient en sens inverse sur la même voie, confie sur RMC Jean-Christophe Sauterelle, le porte-parole de la police locale. Nous avons un train régional qui s’arrêtait à toutes les gares et un train accéléré qui lui ne s’arrêtait pas. La collision a eu lieu 200 m avant la gare. Nous n’avons pas les causes de l’accident. Il s’agit de voies uniques où normalement les trains se croisent en gare ce qui n’a pas été le cas ».

 

Affaire Tapie : lettres compromettantes non envoyées !

AffairesTapie : lettres compromettantes non envoyées !

 

Lettres non envoyées, projet de lettres, lettres non reçue, l’argumentaire de l’inénarrable Tapie qui considère que tout ça « c’est du bidon ». Alors que Le Monde évoque ce lundi des courriers de l’avocat de Bernard Tapie à destination de l’un des juges arbitres de l’affaire Adidas bien avant l’arbitrage qui lui a octroyé plus de 400 millions d’euros, l’homme d’affaires se défend. « Les lettres n’ont pas été envoyées », argue Bernard Tapie.  Pour Bernard Tapie, les révélations du journal Le Monde qui font état de lettres envoyées par l’avocat de l’homme d’affaires au juge Destoup pour évoquer le dossier Adidas, sont « à 98,5% » bidons.  C’est du bidon ! Pour Bernard Tapie, les révélations du journal Le Monde qui font état de lettres envoyées par l’avocat de l’homme d’affaires au juge Estoup pour évoquer le dossier Adidas, sont « à 98,5% » bidons. Dans son édition datée de mardi, le quotidien évoque deux lettres envoyées en 2006 par Maurice Lantourne au juge arbitre avant que ne soit prise la décision de l’arbitrage, étayant ainsi les soupçons d’escroquerie en bande organisée. « Tous ces courriers ne sont que des projets qui, d’après Lantourne, n’ont jamais été envoyés, a argué Bernard Tapie ce lundi sur BFMTV. Aucun de ces courriers n’a été retrouvé au cours des perquisitions chez ceux à qui ils étaient destinés. S’ils n’ont pas été retrouvés (lors des perquisitions), c’est qu’ils n’ont pas été envoyés ». Interrogé par Le Monde, Maurice Lantourne a appelé à « la plus grande prudence sur les documents saisis, qui ne sont parfois que des projets de lettres ».

Copé : politique ou businessman ?

Copé : politique ou businessman ?

 

Curieux finalemenet cette mansuétude du président de la commission des lois à l’assemblée qui considère que les conférences rémunérées de Copé ne doivent pas être interdites. Un peu comme l’impression que le corporatisme de l’oligarchie politique se protège.  Réagissant à un article du Journal du dimanche, le numéro un du Parti socialiste Harlem Désir a dénoncé la « politique business » et le « mélange des genres » pratiqués par M. Copé. Ce dernier a participé à un forum international organisé le 23 juillet par le magazine Forbes au Congo. Lundi le ministre écologiste Pascal Canfin s’est dit « choqué ».  Même s’il conteste la rémunération de 30.000 euros, montant avancé par le JDD, Jean-François Copé « assume totalement » cette conférence payée. Il en donne « souvent », a dit lundi son directeur de cabinet Jérôme Lavrilleux. « Seules celles qui sont organisées par des organismes privées donnent lieu à rémunération », a-t-il déclaré.  De fait, la pratique des « ménages », médiatisée ces dernières années avec l’arrivée sur ce marché d’anciens chefs d’Etat et de gouvernement comme Bill Clinton ou Tony Blair, n’a rien d’illégal.  Ce serait contraire au « principe d’égalité et à la liberté d’entreprendre » de l’interdire, dit à l’AFP Jean-Jacques Urvoas, président de la Commission des Lois de l’Assemblée nationale. La future loi sur la transparence, qui devrait être votée en septembre, permettra en revanche de rendre publiques toutes les conférences données par les parlementaires et le montant de leur rémunération.  Payées entre 5.000 et 300.000 euros la prestation selon le JDD, ces pratiques posent problème lorsque l’homme politique qui intervient exerce en parallèle un mandat électoral, juge le chef des députés socialistes, Bruno Le Roux. « Il faut faire la différence entre ceux qui sont porteurs d’une parole publique (…) ceux-là doivent avoir un code », a-t-il plaidé lundi sur RTL.  Le député PS Yann Galut, rapporteur de la loi sur la transparence, trouve d’ailleurs « surprenante » la rémunération d’interventions en plein exercice d’un mandat. « C’est une double rémunération : une fois qu’on est élu, on est rémunéré par l’Assemblée nationale », or les conférences données sont « souvent liées à votre activité de député ».  Alexis Douay, qui dirige Entourages, une agence de « celebrity marketing » qui propose à des entreprises de grands noms pour animer leurs événements, fait remarquer que « très peu de personnalités politiques » figurent dans ses fichiers, « pour des questions de déontologie ».   »Il n’y a absolument pas lieu de polémiquer », selon l’entourage de François Fillon qui donne des conférences via sa société « 2F Conseil ». Etre rémunéré, « c’est tout à fait logique, dès lors qu’il y a une prestation », déclare à l’AFP son porte-parole, le député UMP Jérôme Chartier. Il souligne que l’ex-Premier ministre donne également « quatre, cinq » conférences gratuitement par an.  Le problème disparaît dès lors qu’il n’y a plus rémunération, dit à l’AFP Séverine Tessier, porte-parole d’Anticor et co-auteure du livre « Corruption : stop ou encore ? Manifeste pour l’action citoyenne ». « A partir du moment où il y a rémunération, il y a intérêt privé, contraire à l’intérêt général », affirme-t-elle. Pour elle, le « ménage » de M. Copé est une « illustration des dérives affairistes » de la vie politique française. « Les élus, manifestement, cherchent d’abord à se servir de leurs fonctions ».  Beaucoup de politiques s’abritent d’ailleurs derrière la gratuité de leurs interventions. « Je ne donne pas de conférence payante », a affirmé lundi la candidate UMP à la mairie de Paris, Nathalie Kosciusko-Morizet sur BFMTV/RMC. Echo identique du côté de l’ancien ministre UMP Xavier Bertrand qui « n’a jamais donné et ne donne pas de conférences rémunérées », affirme son entourage, contrairement à ce qui est suggéré dans le JDD.  Pour l’ancien ministre socialiste, Hubert Védrine, la polémique vise surtout les mauvaises personnes, les politiques représentant une part « minime » des clients des agences de placement de personnalités. « Si on en fait deux dans l’année, c’est le maximum », confirme Alexis Douay. « Il faut aussi trouver des entreprises qui mettent 30.000 euros » dans un conférencier. La mode des politiques conférenciers n’a pas encore totalement pris en France, selon lui.

 

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