Archive pour le Tag 'bac'

Brevet des collèges : 86,5% de réussite ; comme le Bac, un chiffre calculé

Brevet des collèges : 86,5% de réussite ;  comme le Bac, un chiffre calculé

  • Cette information de 86,5 % de réussite au brevet des collèges va sans doute surprendre les plus anciens qui ignoraient sans doute que ce diplôme existait encore. On ne sait pas très bien quel peut-être son intérêt ; il suivra sans doute le sort de l’ancien certificat d’études primaires. ,Sans doute pour les mêmes raisons que le brevet voire le bac. Cependant,  le certificat d’études primaires n’était pas distribué comme des poignées de mains avant la guerre. C’était même parfois considéré comme un honneur de passer cet examen. Un examen dont le contenu n’était pas inférieur à celui de certains bacs aujourd’hui. Un examen perd évidemment de sa légitimité quand il est accordé à près  que 100 % des inscrits. Un peu plus de 703.300 collégiens ont été admis au brevet en 2019, soit un taux de réussite de 86,5%, en baisse de 0,6 point par rapport à l’année précédente, selon les résultats provisoires publiés vendredi par l’Éducation nationale. Dans le détail, 20,5% des candidats ont obtenu la mention très bien, 21,1% la mention bien, 21,8% assez bien et 23,1% ont été reçus sans mention. au baccalauréat, il y a eu 88,1% de réussite(en 2018 : 88,3%) ? Un résultat calculé. Pourtant il n’était pas  facile pour le ministre de l’éducation de trouver le bon équilibre concernant les reçus En général, le nombre de reçus augmente régulièrement sans doute pour montrer aussi l’efficacité du système scolaire. Dans les années 1960 pour le bac, 60 % étaient reçus pour environ 90 % aujourd’hui. De nombreux experts de l’éducation constatent cependant une nette dégradation des niveaux. Cette année, le ministre de l’éducation doit en plus faire face à la grève de certains correcteurs. Il ne peut évidemment décevoir élèves et parents. En même temps, comme il prévoit une réforme assez importante des filières, il ne peut pas non plus afficher des résultats trop positifs qui pourraient nourrir des interrogations sur le bien-fondé de sa réforme. Il faut donc trouver le juste équilibre politique !  

Bac 2019: 88,1% de réussite, un taux calculé !

Bac 2019: 88,1% de réussite, un taux calculé !

 

88,1% de réussite au baccalauréat par rapport à 2018 (88,3%) ? Un résultat calculé. Pourtant il n’était pas  facile pour le ministre de l’éducation de trouver le bon équilibre concernant les reçus au bac. En général, le nombre de reçus augmente régulièrement sans doute pour montrer aussi l’efficacité du système scolaire. Dans les années 1960, 60 % étaient reçus pour environ 90 % aujourd’hui. De nombreux experts de l’éducation constatent cependant une nette dégradation des niveaux. Cette année, le ministre de l’éducation doit en plus faire face à la grève de certains correcteurs. Il ne peut évidemment décevoir élèves et parents. En même temps, comme il prévoit une réforme assez importante des filières, il ne peut pas non plus afficher des résultats trop positifs qui pourraient nourrir des interrogations sur le bien-fondé de sa réforme. Il faut donc trouver le juste équilibre politique !  Cette année, 743.200 candidats se sont présentés à la session de juin 2019 du baccalauréat, soit 7 800 de moins qu’en 2018. Une baisse qui touche en majorité les séries générales (54%) mais aussi les séries technologiques (21%) et la voie professionnelle (25%).  Pour cette édition particulièrement mouvementée, marquée par des grèves de surveillance, de correcteurs, et par des fuites, 665.900 candidats ont été reçus à l’issue de la session de rattrapage. À noter que le taux de réussite des candidats au bac général est de 91,2% (soit +0,1 point par rapport à 2018), celui du baccalauréat technologique est de 88,1% (-0,8 point) et du bac professionnel de 82,3% (-0,3 point). Concernant la série générale, le taux d’admis augmente dans les séries ES (90,7%, +0,4 point par rapport à 2018) et L (91,6%, +0,9 point). Il est en légère baisse dans la série S (91,4%, -0,4 point). Parmi les candidats du bac technologique, la série STMG, de loin la plus grosse série, 85,3% des candidats sont admis (-0,8 point).

Nombre de reçus au bac : trouver le bon équilibre politique !

Nombre de reçus au bac : trouver le bon équilibre politique !

Il ne sera pas facile pour le ministre de l’éducation de trouver le bon équilibre concernant les reçus au bac. En général, le nombre de reçus augmente régulièrement sans doute pour montrer aussi l’efficacité du système scolaire. Dans les années 1960, 60 % étaient reçus pour environ 90 % aujourd’hui. De nombreux experts de l’éducation constatent cependant une nette dégradation des niveaux. Cette année, le ministre de l’éducation doit en plus faire face à la grève de certains correcteurs. Il ne peut évidemment décevoir élèves et parents. En même temps, comme il prévoit une réforme assez importante des filières, il ne peut pas non plus afficher des résultats trop positifs qui pourraient nourrir des interrogations sur le bien-fondé de sa réforme. Il faudra donc trouver le juste équilibre politique !  Cette année, 743.200 candidats se sont présentés à la session de juin 2019 du baccalauréat, soit 7 800 de moins qu’en 2018. Une baisse qui touche en majorité les séries générales (54%) mais aussi les séries technologiques (21%) et la voie professionnelle (25%). Le nombre d’admis est lui aussi en baisse. Il diminue de 1,1 point par rapport à juin 2018 portant à 561 900 le nombre de candidats reçus à l’issue du premier groupe d’épreuves, soit 77,7% de réussite. Cela représente 14 300 d’élèves de moins que l’année dernière.

Concernant les filières générales, le nombre de reçus monte à 79,5% dans la filière générale, en baisse de 1,3 point. Plus précisément, le taux d’admis diminue sensiblement dans les séries ES et S (respectivement 77,5% soit – 1,3 et 80.3% soit – 2,1 points) mais il est en hausse dans la série L ( 81.5 soit + 1,6 point).

Pour le bac technologique 75,4% des élèves a réussi l’examen. Ce chiffre est lui aussi en baisse par rapport à 2018 (- 2,2 points). Le recul atteint 3,5 points en STI2D avec 78,0 % de candidats admis. Il est compris entre 1 et 2 points dans les séries STL, STMG, ST2S et STHR qui atteignent respectivement 79,6 %, 71,2 %, 79,5 % et 86,2 % de réussite à l’issue du premier groupe du baccalauréat.

Enfin, pour les filières professionnelles, le chiffre est en hausse. Ils sont 75,8% soit un point de plus qu’à la session 2018, a avoir été admis. Et s’il augmente dans le domaine de la production (+ 1,3 point) avec 75,2 % des candidats admis, il diminue de 1,0 point dans celui des services avec 76,2 % de succès.

 

Brighelli: «le bac n’a jamais été aussi facile «

Brighelli: «le bac n’a jamais été aussi facile « 

 

 Des lycéens se plaignent sur les réseaux sociaux de la difficulté des épreuves du baccalauréat. De quoi faire bondir Jean-Paul Brighelli: l’enseignant, ancien élève de l’École normale supérieure,  juge au contraire que le Bac n’a jamais été si facile… et que les élèves feraient parfois mieux de se taire.


Interview le figaro)

 «Désolé Victor Hugo mais aujourd’hui la jeunesse t’emmerde»: ce tweet, parmi de nombreux autres relevés par Le Figaro Étudiant, témoigne de l’hostilité de nombreux bacheliers à l’égard des auteurs rencontrés au baccalauréat de français. Que répondriez-vous à ces jeunes irrévérencieux?

Jean-Paul BRIGHELLI.- Il y a une irrévérence féconde — lorsque les jeunes romantiques insultent les partisans des «classiques» à la première d’Hernani, ou lorsque les surréalistes vomissent sur les cendres encore chaudes d’Anatole France. Et puis il y a l’irrévérence de la bêtise satisfaite, de l’égo surdimensionné, du «moi-je» du petit qui se croit l’égal des géants qui l’ont précédé. Parce qu’on ne lui a pas appris la relativité de son existence et la nullité de son opinion par rapport aux «phares» (pour reprendre un mot cher à Hugo) qui ont fécondé l’humanité. Avoir fait croire à deux générations déjà (depuis le vote de la loi Jospin en juillet 1989, qui donne la liberté d’expression à tous les élèves et marque le début de l’apocalypse molle qui a englouti l’Éducation en France) que leur avis avait en soi une importance aussi grande que celle des vrais penseurs, des authentiques poètes, des créateurs de génie auxquels on se garde bien désormais de les confronter, voilà qui s’apparente à un crime.

Le talent ne se revendique pas, il se construit.

Comment expliquer que tant de jeunes sortent du lycée sans avoir vécu de réelle émotion littéraire?

Parce qu’on ne les confronte plus aux chefs-d’œuvre. Parce que n’importe quel écrivaillon invité à la télévision se prend pour le nouveau Hugo (ou Balzac, ou qui vous voulez). Parce qu’il ne suffit pas de dire «pipi-caca» pour être Rabelais ou Céline. Et si les jeunes n’ont pas été confrontés à ces géants, et confrontés avec compétence, c’est parce qu’une génération entière d’enseignants n’a plus été formée à cette confrontation. Lorsque l’on cherche à vous faire croire, dans les universités, que Wajdi Mouawad est plus grand que Racine, la messe est dite.

Cela ne signifie pas qu’il faille éternellement en rester aux «classiques». Mais on ne construit une modernité que par référence — et révérence — aux classiques, même s’il s’agit de les renverser de leur socle. Le talent ne se revendique pas, il se construit. L’ère du tweet permet au premier idiot venu de se croire aussi grand que Hugo, qui ne tweetait pas, le malheureux… Comme si les boutons d’acné étaient la garantie du droit inaliénable de dire n’importe quoi. Les réactions des apprentis-futurs-bacheliers (parce qu’ils auront tous le Bac, à terme!) sont un gloubiboulga de poncifs, de prurit qui croit être une pensée, de l’eczéma mental. Andrée Chedid, on leur a caché que c’était une femme, à ces ignares tout fiers d’écrire «auteure» — comme si l’accent marseillais se généralisait. Il y a trois ans, ils se plaignaient de ne pas avoir été informés que le Tigre était une rivière — alors même qu’ils avaient grandi au son des pas des soldats américains investissant l’Irak. Heureusement que quelques-uns gardent un peu de raison, et s’interrogent sur la pertinence de leur avis face à celui de Balzac.

Vous écrivez régulièrement que le niveau du baccalauréat baisse, les lycéens se plaignent que le niveau est trop élevé… Qui croire?

Heureusement que quelques-uns gardent un peu de raison, et s’interrogent sur la pertinence de leur avis face à celui de Balzac.

De la même façon qu’il y a des cercles vertueux, où l’exigence construit chaque jour une plus haute exigence, il existe — et nous sommes en plein dedans — des spirales qui visent les abysses. Et les pédagogues qui ont investi depuis trente ans le champ éducatif creusent encore.

J’ai enseigné 12 ans en ZEP, aux Ulis et à Corbeil-Essonnes. À ces pauvres gosses nés déshérités j’offrais Mallarmé, Hugo, Corneille — et ils étaient bien fiers d’avoir droit aux mêmes exigences que les lycéens qui allaient à Henri-IV ou à Lakanal, et qui passaient à leurs yeux pour des extraterrestres. En préférant presque systématiquement les faire plancher sur des auteurs modernes — et pas les meilleurs —, sur de la «littérature jeunesse» ou sur des articles de journaux politiquement corrects, on leur tient merveilleusement la tête sous l’eau.

La réforme du lycée en cours saura-t-elle redonner davantage d’importance à l’enseignement des lettres?

Il y a deux choses dans la réforme Blanquer. D’un côté une réorganisation des filières, de l’autre de nouveaux programmes. Il est trop tôt pour dire si la conjonction de ces deux éléments — déjà contestés par des enseignants qui pensent que leur liberté pédagogique devrait l’emporter naturellement sur l’intérêt de leurs élèves — remettra un peu de bon sens, un peu de savoir, dans des cervelles ingénieusement évidées.

La décrépitude mentale de la jeunesse arrange tout le monde : les politiques qui pontifient et les marchands d’obsolescence programmée.

J’ai un doute très fort, quand je vois que les nouveaux instituts de formation des maîtres, les INSPE, se substituent aux ESPE, qui avaient eux-mêmes remplacé les IUFM, en gardant les mêmes bras cassés, les mêmes incompétents. Alors qu’il aurait suffi de décréter (je l’ai proposé par ailleurs au ministère sans être entendu) d’imposer une journée d’enseignement dans le Primaire ou le Secondaire à tous ces prétendus spécialistes de la chose éducative, pelotonnés dans leurs Instituts, pour en être débarrassé. Parce que jamais, au grand jamais, ils n’accepteraient d’être confrontés à des élèves réels, dans des coins un peu difficiles où ils continuent à envoyer de jeunes enseignants qu’ils n’ont pas pris la peine de former, ni intellectuellement, ni pratiquement. Et si on ne le fait pas, c’est qu’on ne veut pas le faire, parce qu’au fond, la décrépitude mentale de la jeunesse arrange tout le monde: les politiques qui pontifient et les marchands d’obsolescence programmée. Croyez-vous que la généralisation des tablettes, pour remplacer les anciens manuels, vaille la lecture d’un seul bon livre?

Maths en breton au bac : non, ! (Jean-Michel Blanquer)

Maths en breton au bac : non, ! (Jean-Michel Blanquer)

 

Sans soute parce que la langue bretonne n’est pas assez pratiquée (par 2% des habitants contrairement par exemple au basque ou à l’alsacien)  ou  peut-être mal adaptée pour rendre compte des concepts, le ministre de l’Éducation Jean-Michel Blanquer a opposé une fin de non-recevoir aux élèves du lycée Diwan de Carhaix, dans le Finistère, qui avaient rédigé leur épreuve de mathématiques du baccalauréat en breton, a indiqué samedi l’association Bak e Brezhoneg « Les lycéens des filières Diwan, publique et privée, peuvent passer l’épreuve d’histoire et de géographie ainsi qu’une épreuve optionnelle en langue bretonne. Les autres épreuves du baccalauréat doivent être passées en français », écrit Jean-Michel Blanquer dans un courrier adressé au ministre de l’Écologie François de Rugy le 8 octobre, dont le lycée de Carhaix a obtenu copie le 9 novembre. Avant d’être nommé ministre, François de Rugy avait été sollicité par les lycéens en qualité de député de Loire-Atlantique pour porter leur demande auprès du ministère. Il avait envoyé un courrier à Jean-Michel Blanquer pour faire valoir leur demande. Sur les quinze élèves concernés, « l’un a été recalé, deux ont obtenu le bac au rattrapage et douze auraient pu avoir une meilleure mention », a détaillé Ismaël Morvan, président de l’association Bak e Brezhoneg, pour qui « ce n’est pas logique de ne pas pouvoir passer les épreuves en breton alors que tout le programme scolaire est en breton ». « Ça n’avance pas. Le ministre nous répond la même chose que ce que nous avait dit le rectorat en début d’année, ce qui n’explique pas pourquoi les Basques ont une dérogation pour passer les épreuves de mathématiques du bac en basque », a souligné Ismaël Morvan, ajoutant que le collectif, devenu association, avait mandaté un avocat pour défendre ses droits.  En France, l’épreuve d’histoire-géographie peut être passée dans d’autres langues que le français, ce qui n’est pas le cas des mathématiques, sauf dérogation contraire. Concernant le brevet, toutes les épreuves peuvent être passées en breton, sauf celle de sciences. Entre 60 et 80 élèves de troisième ont également passé cette année les épreuves de sciences du brevet en breton. Créé il y a 40 ans, le réseau Diwan d’écoles privées (laïques et gratuites) propose un enseignement « immersif » en breton. Il compte six collèges et un lycée.

 

Blanquer : « Le latin et le grec, bonus au bac »

Blanquer : « Le latin et le grec, bonus au bac »

Le ministre de l’éducation à réaffirmé le maintien du latin et du grec dans les programmes. Certains ont pu s’étonner du maintien de ces deux matières, deux langues mortes qui en apparence ne sont guère utiles. Ce serait oublier que notre langue,  notre culture aussi s’appuient et s’expliquent  par ses bases latines et grecques. Si effectivement l’enseignement en général doit aussi se  préoccuper de ses liens avec l’évolution économique et technologique, il ne doit pas oublier que son autre finalité est de structurer la base culturelle des élèves. « Car ce qui se joue avec les langues anciennes, c’est notre capacité à avoir des racines et des ailes. Le latin et le grec sont la sève de notre langue. Nous devons les cultiver, et les considérer, non pas comme des langues mortes, mais comme l’essence vitale de notre langue. C’est un enjeu majeur de civilisation…….. Le latin et le grec seront pris en compte dans la note de contrôle continu et seront, en plus, les deux seules options qui rapporteront des points bonus dans le nouveau baccalauréat. Les points obtenus au-dessus de dix en première et terminale compteront, pour un coefficient trois, en plus du total des notes qui entrent dans le calcul final. C’est un avantage comparatif unique pour ces disciplines que j’assume pleinement. En ce début de XXIe siècle, nous devons avoir un renouvellement complet du latin et du grec, aussi bien par une hausse du nombre d’élèves concernés, que par un approfondissement pour ceux qui choisissent ces matières. »Déclare le ministre.

Grève SNCF : la CFDT décide une trêve pendant le bac

Grève SNCF : la CFDT décide une trêve pendant le bac  

La CFDT Cheminots (4e syndicat mais premier syndicat des roulants), a appelé mardi à suspendre le conflit pendant les épreuves du bac, les 18 et 22 juin, dans les TER et RER. Le bac étant source « de stress », le syndicat a souhaité « faciliter les déplacements » des candidats. Cette suspension partielle est aussi pour lui « un signe de bonne volonté » avant la réunion tripartite. Mais l’Unsa ferroviaire (2e syndicat), qui avait proposé en vain la semaine dernière à l’intersyndicale de « mettre la grève entre parenthèses » pendant le bac, a déploré cette décision unilatérale de la CFDT, hors concertation avec ses partenaires. « Une méthode » susceptible de « faire éclater l’unité syndicale », a déploré auprès de l’AFP Roger Dillenseger, son secrétaire général. Dans un communiqué, SUD-Rail assure que « la sortie de la CFDT de l’interfédérale ne sonne pas la fin du mouvement » et propose « aux cheminots d’agir cet été, en ciblant des périodes ».

Bac : réduit à 4 épreuves

Bac : réduit à 4 épreuves

 

Dans la réforme du baccalauréat prévu pour juin 2021 la note dépendra pour 40 % du contrôle continu et pour 60 % des quatre épreuves obligatoires. Deux auraient lieu en juin : un écrit de philosophie, reconnue comme discipline « universelle », et un grand oral mêlant plusieurs disciplines. Aux lycéens de choisir les deux autres épreuves, dites de « spécialité », qui auraient lieu au printemps pour compter dans la phase d’admission dans l’enseignement supérieur. Toutes les autres matières – des « mineures » – seraient évaluées en cours d’année. Pas de changement prévu, en revanche, pour les épreuves anticipées de français : elles interviendraient toujours en classe de première. “Le président de la République avait dit : quatre épreuves terminales et le reste en contrôle continu, ça reste l‘ossature de la réforme que nous allons faire”, a confirmé Jean-Michel Blanquer dans “Questions politiques”, sur France Inter, Le Monde et France Télévisions. Outre la philosophie et le grand oral, communs à tous, il y aura “probablement le choix de deux disciplines que vous souhaitez en tant qu’élève passer en contrôle terminal, normalement deux points forts que vous avez, qui disent déjà quelque chose de vos goûts et de vos désirs”, a-t-il précisé. Jean-Michel Blanquer a insisté sur le critère déterminant de “la très bonne expression en français, à l’écrit comme à l‘oral.” “Nous réfléchissons sur un oral qui permettrait de développer une compétence qui est largement insuffisante aujourd‘hui dans notre pays, celle de savoir s‘exprimer dans un bon français, avec des arguments”, a expliqué le ministre. Quant aux craintes de disciplines “délaissées” dans cette nouvelle organisation, Jean-Michel Blanquer a assuré qu‘au contraire, toutes “vont se trouver renforcées par ce qui va arriver”. “Parce que chaque élève qui choisira une discipline, l‘une des deux matières fortes, par définition en fera plus qu‘auparavant”.

 

Apprentissage : une bonne image mais les Français préfèrent le bac

Apprentissage : une bonne image mais les Français préfèrent le bac

un sondage démontre que 75 74 % des Français ont une bonne image de l’apprentissage qui articule la formation entre l’école et le travail. Pour autant à peu près la même proportion Orient ent leurs enfants dans la filière bac et bac+2 ou trois même quand ces filières conduisent directement à pôle emploi. Certes l’image s’est un peu améliorée mais elle est encore très réductrice de ce qu’est l’apprentissage par exemple en Allemagne , un apparentissage qui concerne les cursus jusqu’à bac cinq ou six, c’est-à-dire par exemple y compris pour la filière ingénieur. En France, quand on parle de l’apprentissage on parle par exemple des apprentis bouchers, couvreurs ou mécaniciens. Selon  le sondage exclusif Elabe pour l’Institut Montaigne 74% des Français interrogés ont une bonne image de ce dispositif mêlant école et travail. Plus de la moitié des 15-24 ans seraient prêts à intégrer une telle filière et sept parents sur dix y sont favorables pour leurs enfants. Un changement surprenant quand on constate l’orientation souhaitée aux enfants par leurs parents.  Nicolas Sarkozy, François Hollande… Tous les prédécesseurs du président Macron ont caressé la même idée : redorer le blason de l’apprentissage. Persuadés qu’il pouvait être un remède au chômage des moins qualifiés, ils n’ont eu de cesse d’alléger les charges patronales, créer des crédits d’impôt et autres primes au pouvoir d’achat des jeunes, pour doper sa côte de popularité. Las, l’objectif de 500.000 apprentis brandi comme un totem n’a jamais été atteint (402.900 en 2015). Pis, le nombre annuel d’entrées de seconde à la terminale a chuté de 24% depuis 2008. Dans le même temps, les inscriptions en apprentissage dans les formations post-bac flambaient (+48%). Et pourtant, alterner les cours et l’entreprise, ça marche. Les chances d’insertion professionnelle sont 10 à 15 points supérieures à un parcours classique.

Comme le bac , la licence pour tous !

  •  
  • Comme  le bac , la licence pour tous !

 

  • On se souvient que ces l’énarque Chevènement qui avaient décidé de l’objectif d’un bac pour tous ou presque. Objectif pratiquement atteint grâce en particulier à la multiplication des disciplines et en particulier de bac pro qui débouche directement sur pôle emploi. Hollande y va de sa petite démagogie en souhaitant maintenant la licence pour tous avec un objectif intermédiaire de 60 % d’ici 10 ans. Certes la montée globale et continue de la formation initiale comme permanente et incontournable pour permettre au pays de rester compétitif et en même temps pour augmenter le niveau culturel moyen. Pour autant si l’on se fie au classement mondiaux qui évalue les systèmes éducatifs la France ne cesse de reculer et se trouve en queue de peloton des pays développés voir même de certains pays en développement. En cause la dégradation des niveaux de formation. Sauf en ce qui concerne l’élite. Certain bac pro valent sans doute moins aujourd’hui que le certificat d’études primaires de 1930. Une dégradation qui concernera tout autant certaines licences, le processus est déjà largement engagé. On forme par exemple des hordes de licenciés en psychologie, en histoire voir en économie qui eux aussi hantent les bureaux de pôle emploi pour obtenir le résultat souhaité par Hollande il faudra multiplier les spécialités comme avec le bac bref des spécialités bidons qui par exemple pour certains bacheliers actuels peuvent au mieux espérer une place de caissière chez Carrefour. Demain sans doute on inventera pour les licences une spécialité de psychosociologie  des désœuvrés des quartiers ghettoïsés   qui est au mieux débouchera sur un emploi de vigile. Il serait temps de mettre un terme de cette course au diplôme universitaire et notamment de réhabiliter la filière apprentissage considérée avec une grande condescendance par nos responsables politiques, notre système éducatif aussi malheureusement par les parents. En visite pour la rentrée scolaire dans un établissement d’Orléans, François Hollande a appelé de ses vœux une réforme du lycée après celle du collège. François Hollande a défendu son bilan en matière d’éducation, jeudi lors d’une visite à Orléans à l’occasion de la rentrée scolaire, et s’est projeté dans l’avenir,   »Pour les prochaines années (…) nous devons renforcer encore un certain nombre de changements, notamment entre le collège et le lycée. Le lycée doit être maintenant la prochaine étape de nos réformes », a dit le Président, ajoutant que cela concernait aussi bien le lycée général que le lycée professionnel. « Ils doivent être eux aussi être tournés vers les enjeux d’avenir », vers « les métiers d’avenir ». « Nous devons aussi faire en sorte de mieux assurer la transition entre le lycée et l’enseignement supérieur », a poursuivi le président. Inscrivant son action dans la durée, au-delà du quinquennat en cours, François Hollande a fixé comme objectif que dans dix ans « 60% d’une classe d’âge soit diplômée de la licence ». Le chef de l’Etat avait auparavant longuement défendu son bilan en matière d’éducation, en particulier les réformes controversées des rythmes scolaires et du collège. « L’école ne peut pas rester immuable », a-t-il répondu aux critiques. Il s’est réjoui des résultats en matière de lutte contre le décrochage scolaire et de la progression du numérique à l’école. « Fin 2018, tous les collèges de France (…) auront accès au numérique », a-t-il promis. Le chef de l’Etat a de nouveau assuré que sa promesse emblématique de créer 60.000 postes dans l’enseignement pendant son quinquennat serait tenue.

Après le bac pour tous, la licence pour tous (Hollande)

Après le bac pour tous, la licence pour tous (Hollande)

On se souvient que ces l’énarque Chevènement qui avaient décidé de l’objectif d’un bac pour tous ou presque. Objectif pratiquement atteint grâce en particulier à la multiplication des disciplines et en particulier de bac pro qui débouche directement sur pôle emploi. Hollande y va de sa petite démagogie en souhaitant maintenant la licence pour tous avec un objectif intermédiaire de 60 % d’ici 10 ans. Certes la montée globale et continue de la formation initiale comme permanente et incontournable pour permettre au pays de rester compétitif et en même temps pour augmenter le niveau culturel moyen. Pour autant si l’on se fie au classement mondiaux qui évalue les systèmes éducatifs la France ne cesse de reculer et se trouve en queue de peloton des pays développés voir même de certains pays en développement. En cause la dégradation des niveaux de formation. Sauf en ce qui concerne l’élite. Certain bac pro valent sans doute moins aujourd’hui que le certificat d’études primaires de 1930. Une dégradation qui concernera tout autant certaines licences, le processus est déjà largement engagé. On forme par exemple des hordes de licenciés en psychologie, en histoire voir en économie qui eux aussi hantent les bureaux de pôle emploi pour obtenir le résultat souhaité par Hollande il faudra multiplier les spécialités comme avec le bac bref des spécialités bidons qui par exemple pour certains bacheliers actuels peuvent au mieux espérer une place de caissière chez Carrefour. Demain sans doute on inventera pour les licences une spécialité de psychosociologie  des désœuvrés des quartiers ghettoïsés   qui est au mieux débouchera sur un emploi de vigile. Il serait temps de mettre un terme de cette course au diplôme universitaire et notamment de réhabiliter la filière apprentissage considérée avec une grande condescendance par nos responsables politiques, notre système éducatif aussi malheureusement par les parents. En visite pour la rentrée scolaire dans un établissement d’Orléans, François Hollande a appelé de ses vœux une réforme du lycée après celle du collège. François Hollande a défendu son bilan en matière d’éducation, jeudi lors d’une visite à Orléans à l’occasion de la rentrée scolaire, et s’est projeté dans l’avenir,   »Pour les prochaines années (…) nous devons renforcer encore un certain nombre de changements, notamment entre le collège et le lycée. Le lycée doit être maintenant la prochaine étape de nos réformes », a dit le Président, ajoutant que cela concernait aussi bien le lycée général que le lycée professionnel. « Ils doivent être eux aussi être tournés vers les enjeux d’avenir », vers « les métiers d’avenir ». « Nous devons aussi faire en sorte de mieux assurer la transition entre le lycée et l’enseignement supérieur », a poursuivi le président. Inscrivant son action dans la durée, au-delà du quinquennat en cours, François Hollande a fixé comme objectif que dans dix ans « 60% d’une classe d’âge soit diplômée de la licence ». Le chef de l’Etat avait auparavant longuement défendu son bilan en matière d’éducation, en particulier les réformes controversées des rythmes scolaires et du collège. « L’école ne peut pas rester immuable », a-t-il répondu aux critiques. Il s’est réjoui des résultats en matière de lutte contre le décrochage scolaire et de la progression du numérique à l’école. « Fin 2018, tous les collèges de France (…) auront accès au numérique », a-t-il promis. Le chef de l’Etat a de nouveau assuré que sa promesse emblématique de créer 60.000 postes dans l’enseignement pendant son quinquennat serait tenue.

 

 

Bac 2016 : on ne garde que les bonnes notes !

Bac 2016 : on ne garde que les bonnes notes !

Une bonne manière de remonter le niveau u scolaire : changer le système de notation. Bonne nouvelle en effet pour les lycéens qui n’obtiendront pas leur baccalauréat à l’issue de l’année scolaire. Dès le mois de juillet 2016 (mois de parution des résultats de l’examen), les recalés pourront choisir de conserver, s’ils le souhaitent, leurs notes supérieures ou égales à la moyenne obtenues dans les différentes épreuves. Le décret, paru au journal officiel mardi 27 octobre, permettra également à ces élèves de conserver automatiquement une place dans leur établissement d’origine.  Ces nouvelles dispositions concernent tous les élèves du public et du privé sous contrat recalés du baccalauréat, du CAP ou encore du BTS. Par ailleurs, les notes supérieures ou égales à la moyenne qu’ils souhaiteront conserver pourraient également leur permettre d’être dispensés de certaines matières au cours de l’année. Cette réforme vise à diminuer le nombre d’élèves recalés des épreuves du baccalauréat qui, faute de pouvoir se réinscrire là où ils étaient scolarisés, se retrouvent sans établissement pour tenter de nouveau leur chance aux examens.

Morano-NKM – la lutte des classes: CP contre bac +10

Morano-NKM - la lutte des classes:  CP contre bac +10

D’une certaine manière c’est la  luttes des classes qui a lieu entre Morano et NK aiment. NKM une grande bourgeoise ultra diplômée contre Morano qui ne peut afficher qu’un vague diplôme de vente et filles de prolos. En proclamant que Nicolas Sarkozy n’avait qu’à bien se tenir et qu’elle ferait tout –je cite- pour le « dézinguer », Nadine Morano a révélé la vraie nature de son incompréhensible sortie sur la « race blanche » chez Laurent Ruquier, dans On n’est pas couché. Une sortie qu’elle a réitérée cinq jours plus tard à Moscou. Nadine Morano qui a été très déçue de ne pas être retenue dans une place stratégique au sein de l’organigramme du nouveau parti républicain de Sarkozy. Alors que dans le même temps NKM, elle, été promue  au rang de numéro 2. Une sorte de déception amoureuse à l’égard de Sarkozy qu’elle a toujours servi avec zèle et aveuglement ;  du coup pour se venger de ce dernier elle a même décidé de se présenter aux primaires non  pas tellement pour la gagner mais pour tenter d’empêcher Sarkozy de gagner. Mais c’est aussi une sorte de lutte idéologique entre une vision populiste et racoleuse de Morano et une vision plus moderniste et plus ouverte de NKM. D’une certaine façon  une querelle interne au parti les républicains qui crédibilise les positions plus modérées de Sarkozy par rapport à Morano. Querelle qui cependant montre bien l’étendue du champ des divergences au sein même du parti. À force de flirter avec certaines thèses extrémistes et populistes, certains au parti les républicains ont donné l’occasion à Morano de tomber dans le piège de l’outrance simpliste et démago. Et Morano dans ses explications fumeuses de s’enfoncer un peu davantage dans le ridicule et le canaveau.

Bac : pour tous ou presque

Bac : pour tous ou presque

 

Plus de 90% pour le bac général, pas loin pour l’ensemble des bacs. Ce qui pose la question de son maintien en la forme et en même temps de son niveau. On peut même se demander si certains bacheliers (surtout dans la filière pro qui mène tout droit à pôle emploi)  seraient capables de passer le certificat d’études primaires des années 20 ( où le taux de réussite était de l’ordre 20%. Ce qu’ont tenté les journalistes de l’Express. Pas brillant comme résultat (pour des bac+ 5) : 66% de réussite et tout juste la moyenne. Extrait de l’express

« L’Express décroche le certif’! Le projet de soumettre ses journalistes aux épreuves du certificat d’études primaires est parti d’un commentaire laissé sous un article de 20 minutes consacré à l’ouvrage. L’internaute lançait alors un défi:

« Serait-il indécent de soumettre les journalistes en 2013 à cette épreuve? »

Quelques journalistes de L’Express ont ainsi passé les épreuves comme à l’époque des encriers couleur pétrole et de la craie sous les ongles. Dans les mêmes conditions, sans ordinateur ni téléphone bien sûr. Les sujets ont été tirés au sort dans le livre Auriez-vous eu votre certificat d’études en 1923? paru en avril 2013 chez Larousse.  De 1866 à 1989, le certificat d’études primaires attestait des connaissances acquises par les élèves âges de 11 à 13 ans à la fin de leur scolarité en primaire. Un examen « très sélectif ». Au début du 20e siècle seulement 30% des candidats décrochaient leur diplôme. « L’élite pouvait alors prétendre au Saint-Graal: embrasser une carrière dans la fonction publique! » (sic) précise le livre paru chez Larousse.  La moyenne générale est de 31 sur 60. Ce qui est bien mais pas top. Elle est supérieure à 30, L’Express est diplômé. Dans le détail, 66% des candidats ont plus de 30 points voire beaucoup plus.  Un résultat honorable, dans la mesure où certains sujets n’ont jamais ou rarement été abordés par les candidats, dont la moyenne d’âge est de 34 ans (plus âgé 52 ans, plus jeune 21 ans), au cours de leur scolarité en primaire.  Les points forts ont été récoltés dans les épreuves de grammaire, orthographe, géographie, anatomie et… récitation. Les mathématiques ont piégé les candidats, même si les résultats ne s’avèrent pas non plus catastrophiques: une moyenne de 5 points sur 15 possibles. Les intitulés étaient corsés: robinets qui coulent, superficie de prismes, calculs de masse de beurre obtenue à partir de lait de vache. ..  Au final, l’honneur est sauf. » Enfin… pas tout à fait !

Résultats du bac 2015 : les prénoms qui tuent

Résultats du bac 2015 : les  prénoms qui tuent

 

Intéressant mais pas surprenant ce sont les prénoms exotiques à la mode  (Dylan, Jordan, Bryan, Rihanna) qui réussissent  le moins au BAC tandis que les prénoms classiques et même rétros   font les meilleurs performances. Le résultat  d’uen étude d’uen sociologue. En fait pas vraiment une discrimination par le prénom mais davantage par l’origine sociale et le milieu culturel. Dans les milieux modestes ou pauvres on se laisse influencer par la mode, la télé, le show-biz tandis que que dans les milieux plus évolués, on évite la mode forcément par définition passagère qui risque même de plomber la personnalité des intéressés. Chaque année, un sociologue repère donc  les prénoms des candidats qui ont décroché les meilleures notes au baccalauréat, et on apprend que pour le millésime 2015, les Augustin et les Joséphine sont au top. 22% des Joséphine qui ont passé le bac cette année ont en effet obtenu la mention très bien, mais 2,5% seulement des Bryan. Joséphine, Diane, Alice, Alix, Apolline, et Augustin obtiennent le plus de mention très bien au bac 2015 contrairement aux Bryan, Mohammed, Steven et Jordan.

Les 2/3 en apprentissage en Suisse, en France, 80% au bac !

Les 2/3 en apprentissage en Suisse, en France, 80% au  bac !

 

La priorité des  réformes  de l’enseignement c’est évidemment celle des contenus et non celle des rythmes scolaires, ensuite c’est celle de orientation. En France, 80% sont orientés vers le bac  (des bacs très diversifiés dont beaucoup ressemblent à de mauvais CAP d’antan). Du coup une grande partie, bac de seconde zone en poche, rejoignent pôle emploi. C’est la grande différence par exemple avec la Suisse (ou encore l’Allemagne) où l’apprentissage est une filière privilégiée.    »En Suisse, la proportion d’une classe d’âge de gamins qui va au bac, c’est 20 %. Ils ont un taux de chômage de jeunes de 5%. Il faut regarder les faits », d’après Pascal Lamy, ancien président de l’Organisation mondiale du commerce. D’après les chiffres de l’OFCE, le taux de chômage des Suisses de moins de 25 ans s’élève à 8,5% sur l’ensemble de l’année 2013i on est évidemment loin des 23,9% de jeunes chômeurs comptés en France l’an dernier par l’OFCE.  L’ancien directeur de l’Organisation mondiale du commerce sous-évalue le nombre de bacheliers. En Suisse l’équivalent du bac c’est le certificat de maturité gymnasiale. D’après l’Office fédéral de la statistique, 34% des jeunes ont décroché leur « Matu » l’an dernier, c’est beaucoup plus que les 20% avancés par Pascal Lamy… mais bien en-dessous des 73% de bacheliers français l’an dernier.  Pour autant, il y a bel et bien moins de jeunes chômeurs et moins de bacheliers en Suisse qu’en France. Un phénomène qui s’explique en grande partie par le succès de l’apprentissage professionnel. D’après les chiffres de l’OFCE, près de 7 jeunes suisses sur 10 sont sur le marché du travail avant leur 25 ans quand ils ne sont que 35% en France. « La formation professionnelle commence dès l’âge de 12 ans avec la sensibilisation au monde de l’entreprise et aux différents métiers. Ce qui les amène au sortir de la scolarité obligatoire, c’est-à-dire à 15 ans,  à s’orienter pour les deux tiers vers un apprentissage« , explique François Garçon, chercheur à l’Université Paris 1 et auteur du livre Le Modèle Suisse.  Preuve qu’il n’y a pas de culte du diplôme en suisse, sur les sept ministres du gouvernement helvète, trois sont passés par une formation professionnelle. En France, on est gouverné par 7 énarques sur 18 ministres !

 

Bac 2014 :  » pas bradé à 88% », (Hamon)

Bac 2014 :  » pas bradé à 88% », (Hamon)

 

 

Chaque année ou presque, surtout quand les gouvernements sont en recherche de popularité, le Bac bat des records de réussite. Cette année près de 88%. Certains se sont encore étonnés de ce nouveau record (d’autant que les enquêtes internationales montrent une nette dégradation générale de l’enseignement en France). Benoît Hamon est revenu sur les résultats du bac vendredi 11 juillet. Le ministre de l’Éducation s’est félicité des bons résultats et a rejeté les critiques, qui affirment que le diplôme aurait été donné. « Le niveau s’améliore », s’est félicité Benoît Hamon vendredi au sujet des taux de réussite au baccalauréat. « Personne ne le donne », s’est défendu le ministre de l’Éducation, assurant qu’il « n’y a pas d’objectif de faire un point de plus [de réussite] chaque année. » Pour Benoît Hamon, « on ne peut pas dire que le bac a été bradé». Le ministre en a profité pour rappeler son combat contre les inégalités sociales. « Les déterminismes sociaux pèsent beaucoup sur votre destin scolaire », a-t-il estimé. Or selon lui, « il existe des phénomènes d’autocensure », notamment chez « les jeunes issus des milieux défavorisés », alors que  »personne n’a le monopole de l’ambition ». Conséquence : le gouvernement va  »réformer les programmes, revoir les modes d’évaluation et d’orientation », a annoncé Benoît Hamon.

 

Éducation : la fac pour la moitié des jeunes après le bac et pôle emploi pour nombre d’entre eux.

Éducation : la fac pour la moitié des  jeunes après le bac et pôle emploi pour nombre d’entre eux.

En Allemagne on privilégie la filière apprentissage (à tous les niveaux de formation), en France c’est l’université. En dépit du taux d’échec (exemple un tiers seulement obtiendront leur licence ou encore seulement 3% des bacs pro pourront aller au bout de leurs études supérieures). L’université représente le premier choix de 47% des jeunes ayant formulé au moins un vœu d’inscription dans l’enseignement supérieur sur le portail Admission post-bac (APB), selon un communiqué du ministère de l’Enseignement supérieur. Le portail a été rénové cette année, permettant non seulement aux futurs bacheliers mais aussi aux étudiants de première année souhaitant se réorienter de s’y inscrire. La secrétaire d’Etat à l’Enseignement supérieur Geneviève Fioraso a aussi lancé un numéro vert pour guider les jeunes et leurs familles dans leurs démarches. « L’édition 2015 d’APB intégrera, pour chaque formation, une information sur les débouchés (taux de poursuite d’études et taux d’insertion professionnelle) », précise par ailleurs le ministère.  Pour 2014, à l’issue de la première phase d’admission, 762.400 candidats ont effectué au moins un vœu, soit une hausse de 7,4% sur un an. Pour leur premier vœu, 47% des candidats ont choisi l’université (licence et IUT), 34,63% les Sections de techniciens supérieurs (STS), 7,94% les classes préparatoires aux grandes écoles, environ 4% des écoles (ingénieurs, commerce, architecture…) et 5% d’autres formations. « Je serai satisfaite le jour où les 63% des inscrits à l’université y seront par choix, et non par défaut », affirme Geneviève Fioraso dans un entretien au Parisien de ce vendredi. « Il y aura toujours des élèves qui demandent l’université en deuxième choix parce qu’ils ont d’abord postulé dans une filière très sélective. C’est normal. Mais il faut réduire ce différentiel », estime-t-elle.




L'actu écologique |
bessay |
Mr. Sandro's Blog |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | astucesquotidiennes
| MIEUX-ETRE
| louis crusol