Archive pour le Tag 'Une'

La droite déplore une « trahison » de Dupont-Aignan

La droite déplore une « trahison » de Dupont-Aignan 

Trahison, c’est le mot qui revient le plus souvent pour qualifier le ralliement ont de Dupont Aignan au Front national. En même temps il faut bien convenir qu’il s’agit sans doute d’un début de clarification à droite notamment chez les Républicains dont certains qui refusent de soutenir Macron et  ne sont pas loin des thèses du front national. Comme au parti socialiste, le parti Républicain aurait intérêt à se débarrasser de ses brebis galeuses à fin de clarifier sa ligne politique et son réel attachement aux valeurs républicaines. Ce que réclame notamment Alain Juppé qui considère que les positions de son parti ne sont pas suffisamment clair dans la perspective du second tour des élections présidentielles. Des propos qui reposent sur une certaine légitimité puisque sans les contradictions internes notamment celle évoquée Juppé aurait dû emporter la primaire et au-delà les élections présidentielles Dans une note publiée sur son blog, Alain Juppé a également estimé que le président de Debout la France commettait une « trahison », qui s’ajoute aux « finasseries » de certains membres des Républicains face au FN. »Nicolas Dupont-Aignan montre son vrai visage, celui de la trahison », déplore Bernard Accoyer ; le secrétaire général des Républicains. « Récemment encore, il revendiquait sa filiation avec Philippe Séguin, je l’invite à relire les discours de ce grand gaulliste sur le Front national. Ils étaient sans ambiguïté et d’une grande clarté : un gaulliste ne peut se compromettre avec le FN, il en va de son honneur », ajoute-t-il. « Nicolas Dupont-Aignan vient de perdre le sien », conclut le numéro un des Républicains. Dès vendredi, les critiques ont plu sur l’ex-candidat à la présidentielle, arrivé sixième du premier tour dimanche dernier. Le centriste François Bayrou, allié à Emmanuel Macron, a évoqué sur Twitter une « immense honte », l’ex-ministre de droite Dominique Bussereau un « vrai collabo » et Valérie Pécresse, présidente du conseil régional d’Île-de-France, « l’honneur perdu » du député. La décision de Nicolas Dupont-Aignan a également provoqué des remous dans son parti, dont le vice-président, l’ancien journaliste Dominique Jamet, a claqué la porte.

 

Le FN invente une « taxe antidélocalisation américaine qui n’existe pas

Le FN invente une   »taxe antidélocalisation américaine qui n’existe pas

Avec le FN plus c’est gros plus ça passe et le vice président  Philippot n’a pas hésité à proposer comme solution pour sauver Whirlpool de mettre en place une taxe comme celle des américains de 35 % sur tout produit réimporté d’une usine délocalisée. Un détail sente sans doute cette taxe n’existe pas aux États-Unis. Elle a certes été évoquée par Trump dans sa campagne électorale mais ne figure plus dans son programme fiscal. Invité de la matinale de France Inter ce jeudi 27 avril, Florian Philippot a déclaré  « Il n’est pas acceptable de voir des entreprises qui délocalisent comme le fait Whirlpool vers la Pologne après avoir bénéficié de beaucoup d’argent public pour ensuite revendre en France [...] Eh bien il faut mettre en place une taxe de 35% pour tout produit réimporté vers la France à partir d’une usine délocalisée. Une taxe dissuasive qui les fera réfléchir à deux fois avant de prendre ce type de décision [...] Quand il y a une concurrence déloyale, nous avons tout intérêt à nous protéger. La plupart des grands pays le font. Cette taxe de 35%, elle est mise en place aux Etats-Unis en ce qui concerne les délocalisations, elle a été efficace. Il faut que nous soyons volontaristes.«  Au micro de Radio Classique, le secrétaire général du Front national Nicolas Bay a également évoqué ce jeudi « cette taxe de 35% de droits de douane. Ce qu’a fait par exemple Donald Trump aux Etats-Unis avec les constructeurs automobiles. » Enfin dans un communiqué publié sur le site du FN, le parti explique que : « Marine Le Pen est la seule candidate à proposer une véritable protection pour notre tissu industriel. Elle seule mettra en place une taxe de 35 % sur les produits provenant d’usines délocalisées, afin de créer une véritable incitation à relocaliser et à produire en France ».

Coalition ou une cohabitation pour les Républicains (Estrosi)

Coalition ou une cohabitation pour les Républicains (Estrosi)

 

 

Englué dans ses contradictions et encore assommé par la défaite de Fillon, le parti des républicains semble paralysé face aux questions urgentes qui se posent à lui. Faut-il ou non appeler à voter clairement pour Macron ? Faut-il ensuite envisager une coalition parlementaire et gouvernementale avec lui ? Faudra-t-il se limiter à une cohabitation ? Autant de questions que pose clairement Christian Estrosi.   »Les Français nous ont donné des leçons, il faut tirer les conséquences », a-t-il déclaré à Reuters en référence à la défaite du candidat de la droite et du centre, François Fillon. « Cela mérite un débat de fond: cohabiter ou assumer une part de responsabilité dans une coalition. » Le président de la région PACA, qui a clairement appelé à voter pour Emmanuel Macron et faire barrage au Front national, estime que « Marine Le Pen peut gagner ». « La question c’est : ‘est-ce qu’on veut Emmanuel Macron ou Marine Le Pen’. Ce n’est pas le vote blanc qui sera président de la République le 7 mai. Il faut prendre la mesure du risque à la présidentielle » dit-il. L’élu niçois dénonce également l’ambiguïté de membres des Républicains coupables selon lui « de négliger le risque et de ne pas prendre plus au sérieux ce second tour » en refusant de voter pour Emmanuel Macron. « On n’est pas aux législatives. »

 

Candidat du peuple ou anti système : une escroquerie

Candidat du peuple ou anti système : une escroquerie

 

Face au discrédit qui touche les organisations politiques, désormais il est de bon ton pour les candidats de se présenter avec des vertus « anti systèmes ». Un concept qui n’a évidemment aucun sens, une proclamation entièrement gratuite tant qu’elle n’est pas approfondie et vérifiée. De quels systèmes parle-t-on ? Du système social, économique, financier ou politique ? Quand on examine la sociologie des principaux candidats notamment en France on constate que pratiquement tous appartiennent aux classes aisées voir même très  aisées (témoin par exemple le nombre de ministres du gouvernement actuel soumis à l’impôt sur la fortune). Il y a donc une continuité sociologique : les classes sociales supérieures dominent et de très loin le paysage électoral. Pas forcément pour des questions de compétence, d’intelligence ou de courage. Simplement parce qu’en France notamment la démocratie demeure virtuelle en tout cas néandertalienne. La France vit sous le régime d’une monarchie républicaine avec des déclinaisons dans les baronnies locales. La richesse des candidats constitue un argument favorable au recueil des voix. Le paradoxe est évidemment quand des candidats ultra riches se déclarent représentants des moins favorisés voir des opprimés. Evidemment pas avec un discours argumenté économiquement mais avec des explications simplistes en forme de slogan qui désignent des boucs émissaires comme responsable des discriminations et de la pauvreté. Le plus bel exemple récent étant évidemment le milliardaire Trump qui a réussi avec sa dialectique  populiste contradictoire à être considéré comme un candidat anti système. Un candidat qui a pourtant multiplié les relations sulfureuses avec les élus pour étendre dans l’immobilier l’empire hérité de son père. En France, Marine Le Pen, héritière également, fait aussi partie de ces multimillionnaires qui se veulent représentatifs des gens « d’en bas ». Dans la droite classique, on ne trouve guère non plus de miséreux. Socialement donc la plupart des candidats dit  « anti système » sont  les produits d’un processus de reproduction de la richesse des nantis. Des liens évidents existent souvent entre la dimension sociale et la dimension économique. Nombre de candidats « anti système » entretiennent en fait des liens douteux avec le monde économique. Soit pour recueillir des fonds nécessaires au financement de la campagne et/ou pour  en fait servir les intérêts particuliers de secteurs ou de groupes économiques. En cause, notamment des modalités de financement d’une campagne électorale avec souvent un ticket d’entrée financier dans les baronnies locales et une enveloppe minimale de 20 à 50 millions pour une campagne présidentielle. Au-delà de l’enjeu financier, le soutien des forces économiques dominantes constitue aussi un appui utile voire indispensable. Le dernier aspect de l’argumentation anti système touche au ridicule, à savoir, la dimension politique. En France en particulier,  tous les candidats sont des professionnels de la politique. En place depuis 20, 30 ans, davantage, ils vivent de la politique et ont transformé la fonction en métier et en rente. Les conditions démocratiques françaises imposent d’ailleurs l’appartenance à un appareil notamment quand il s’agit de l’élection présidentielle qui nécessite d’obtenir le soutien des élus pour valider une candidature. Tous appartiennent à des organisations, sont passés par des systèmes et sont d’une certaine façon le fruit d’appareils. Il n’existe pas de candidat réellement indépendant, ils sont le résultat d’un système qui se reproduit. La dépendance est plus ou moins forte. Pour être élu,  il est nécessaire d’être soutenu par les parrains d’un système,  au moins pour se lancer « dans la  carrière ». Une fois passée les obstacles sociaux, économiques et politiques les candidats ne peuvent donc revendiquer l’étiquette « anti système ». Cet argument populiste et démagogique ne peut être entendu que par les mouches victimes complices  attirées par le miel des promesses sans lendemain. Les candidats anti système n’existe pas, autant l’admettre et se déterminer sur des critères moins ésotériques.

Le Pen : une candidature qui fait honte à la France

Le Pen : une candidature qui fait honte à la France

 

La candidature l de Marine Le Pen constitue une véritable honte pour la France. En cause,  ses valeurs,  ses orientations économiques et sa  personnalité. Concernant sa personnalité, Marine Le Pen  est un pur produit du système, héritière d’un parti et de la richesse de son père. En outre, impliquée dans de nombreuses affaires y compris d’enrichissement personnel et de détournement de fonds publics.  L’intéressée n’a pratiquement jamais travaillé et se révèle complètement incompétente en matière économique, elle n’entretient que des relations approximatives avec les réalités sociales (qu’elle observait sans doute du château paternel de  Montretout). Cette candidature fait honte à la France du fait de l’incongruité des propos de l’intéressé, de sa grossièreté et de sa vulgarité. Dernière citation en date « : le vieux réflexe républicain tout pourri «  contrairement à son père Marine Le Pen semble peu cultivée et sa rhétorique est plus proche de celle utilisée dans un bistrot que dans les cercles philosophiques.  Les valeurs sur lesquelles elles se font sont à la fois obsolètes et scandaleuses, c’est le repli généralisé sur une France  étriquée, le rejet de tout ce qui est étranger,  le racisme et la haine. Le pire, c’est sans doute son programme économique complètement invraisemblable qui propose d’ignorer la dette, le retour au franc,  la sortie de l’union européenne. Autant de propositions qui témoignent de son ignorance totale de la complexité des processus de production et d’échange. Une espèce de programme poujadiste qui renvoie aux années 50, un cocktail d’étatisme, de corporatisme et de nationalisme qui ne peut conduire qu’à la ruine du pays voire à  au conflit avec les pays voisins et même à la guerre. Toutes les guerres ont commencé sur les fondements du nationalisme. Vu de l’étranger cette candidature est une sorte d’ovni politique. Que 20 30 % des Français fassent confiance à une telle caricature politique affectent gravement la crédibilité du pays et notamment sa lucidité et sa capacité à se réformer réellement.  

 

Une voiture neuve coûte en moyenne 25.828 euros

 

Une voiture neuve coûte en moyenne  25.828 euros

 

 

Dun certain point de vue, le prix moyen dune automobile constitue une  folie économique mais aussi environnementale. En cause,  voiture plus grande, plus puissante mais plus chère. La preuve sans doute que la voiture est encore largement un mode d’identification et de représentation sociale bien au-delà du besoin de déplacement. Le prix moyen d’une voiture neuve est désormais de 25.828 euros. C’est, selon l’enquête annuelle de l’Argus, 720 euros de plus qu’en 2015. Cette augmentation de 2,9% du prix est bien supérieure à l’inflation que les experts estiment aux alentours de 1,2%. En 2015 déjà les prix avaient augmenté. Ils avaient flambé même puisque la hausse par rapport à 2014 s’évaluait à plus de 1000 euros, soit 4,6% d’augmentation en un an. Il faut toutefois relativiser ce constat. S’il faut aujourd’hui l’équivalent de 17mois de smic pour acheter une voiture à 25.000 euros, en 1953 l’acquisition d’une 4CV, qui valait l’équivalent de 8300 euros, nécessitait 44 mois de Smic de l’époque. Mais les augmentations successives ces dernières années font craindre un retour à des prix prohibitifs. D’ailleurs l’âge moyen de l’acheteur d’un véhicule neuf recule pour atteindre 56 ans.  Le prix moyen des voitures neuves doit en grande partie sa hausse aux SUV, qui ont vu leurs tarifs augmenter de 12% en un an. Ces modèles, très à la mode, sont bien plus chers que les berlines classiques (4700 euros d’écart en moyenne et 9000 euros quand il s’agit d’un SUV «de luxe») et leurs ventes ont grimpé de 498.338 unités à 559.082 en un an. Autres explications: l’évolution technologique des voitures. Jamais elles n’ont été aussi puissantes (116 chevaux en moyenne, trois fois plus qu’il y a un siècle) et jamais elles n’ont si peu consommé (4,5 litres en moyenne, un litre de moins qu’il y a dix ans). «Dans l’histoire, ce sont les constructeurs qui se frottent les mains. Le marché a progressé de 5% en 2016. Leur chiffre d’affaires à la vente bien d’avantage: 48 milliards d’euros en 2015, 52 milliards d’euros en 2016 (+8%)», dévoile l’enquête.

« Le vieux front républicain tout pourri » : la rhétorique d’une fascho vulgaire

 « Le vieux front républicain tout pourri » : la rhétorique d’une  fascho vulgaire

Jusque là peu ont dénoncé la grossièreté et surtout la vulgarité des propos de Marine Le Pen comme si elle bénéficiait d’uen sorte d’immunité intellectuelle et morale (comme l’immunité parlementaire dont elle use pour ne pas se rendre aux convocations de la justice). Finalement les observateurs se sont habitués à la rhétorique de marchande  de poissons et d’une certaine manière’ ont cautionnée. .Une rhétorique simpliste du type » plus c’est gros plus ça passe » et un vocabulaire de bistrot pour incarner la candidate du peuple qui a cependant un peu de mal à faire oublier qu’elle est la riche héritière de Jean-Marie Le Pen. Héritière du nom mais aussi du parti en infraction avec toutes les règles démocratiques et héritière de l’immense fortune de Jean-Marie Le Pen. Comme candidate du peuple, sociologiquement il y a plus pointu. Le vieux front républicain tout pourri est  cependant un principe essentiel dans nos sociétés modernes, il vise à préserver la démocratie et à s’opposer à toute dictature et pouvoir fascisant et raciste.  « Le vieux front républicain tout pourri, dont plus personne ne veut, que les Français ont dégagé avec une violence rare, essaie de se coaliser autour de M. Macron. J’ai presque envie de dire tant mieux ! » , a en effet lancé Mme Le Pen, en visite sur un marché à Rouvroy (Pas-de- Calais). Un marché elle n’a passé que 15 minutes, dommage car c’est là sa vraie place avec son vocabulaire provocateur, indigne et vulgaire. On n’en vient évidemment à regretter le père coutumier lui aussi d’incartades scandaleuses  mais au moins cultivé même si les fondements idéologiques de Jean-Marie Le Pen sont encore davantage condamnables.  Ceci étant,  il est bien difficile d’identifier  avec précision la philosophie de Marine Le Pen qui s’appuie en même temps sur l’étatisme gauchisant de Philippot et la réaction  fascisante de groupuscules d’extrême droite. Des contradictions qui ne semblent ne pas troubler l’’ame de Marine Le Pen dont l’état se nourrit surtout du pouvoir, de l’argent et de la haine.

Fillon : une déroute sans précédent grave pour la droite

Fillon : une déroute sans précédent grave pour la droite

 

Fillon est sans doute le principal responsable de la défaite du camp des républicains. Normalement cette élection était imperdable. Malheureusement les républicains du fait des primaires et des rivalités internes se sont trompés de candidats (comme les socialistes). Juppé aurait dû remporter haut la main le premier tour des élections présidentielles et devenir président. Au lieu de cela,  les républicains de Sarkozy ont saboté la candidature de Juppé au profit de Fillon. Seconde erreur,  la nature même de la campagne de Fillon qui au lieu de rassembler s’est ancré sur les soutiens partisans les plus sectaires comme par exemple les cathos  fachos de sens commun dans le vrai visage se révèle aujourd’hui puisqu’ils refusent de voter contre Marine Le Pen. Troisième erreur évidemment les affaires de Fillon qui ont fini de le couler ;  lui,  qui voulait incarner la rigueur et la morale. C’est l’histoire d’un naufrage sans précédent pour la droite sous la Ve République. L’amorce d’un aggiornamento douloureux pour un parti, Les Républicains, déchiré par ses ambiguïtés idéologiques et ses querelles d’egos face au Front national. Favori pour l’Elysée jusqu’à un fatidique 25 janvier qui vit la révélation, par Le Canard enchaîné, des emplois présumés fictifs de son épouse et de deux de ses enfants, François Fillon incarnera dans les annales historiques, qu’il aime à invoquer, l’élimination de la droite républicaine au premier tour d’une élection présidentielle depuis la réélection au suffrage universel direct du général de Gaulle en 1965. »Ce n’est pas la droite et le centre qui ont perdu, c’est François Fillon », a déclaré sur Europe 1 Eric Woerth, qui avait soutenu Nicolas Sarkozy durant la primaire et contribué bon an mal an à la nouvelle mouture du programme de la droite. Ceux qui avaient poussé pour son retrait au plus fort de la crise, en mars, et plébiscité Alain Juppé, finaliste malheureux de la primaire, pour le remplacer, étaient sans indulgence. « Après le choc et la déception, les Français, comme je m’y attendais, ont tranché. Comme François Fillon lui-même l’avait dit, on ne peut pas être poursuivi par la justice et être candidat à la magistrature suprême », a déclaré le député Pierre Lellouche dans un communiqué. Le député LR George Fenech, qui avait tenté sans succès de prendre la tête d’une fronde anti-Fillon, a dénoncé dans un communiqué « l’obstination de François Fillon et de tous ceux qui lui ont apporté un soutien aveugle ». « C’est une défaite globale », a réagi sur RTL Brice Hortefeux, lieutenant de Nicolas Sarkozy. « C’était une élection imperdable qui s’est transformée en une élection ingagnable ».

 

Macron : une bulle médiatique ?

Macron : une bulle médiatique ?

 

Avec le recul,  on mesure combien étaient désuets de commentaires de nombre  d’observateurs politiques. Pendant longtemps, et certains jusqu’à la veille des élections, ont  considéré que macro n’était que le produit d’une bulle médiatique destinée à éclater. C’était évidemment faire l’impasse sur l’énorme demande de renouvellement politique qui a  essentiellement profité au  leader d’en marche, lequel  devrait normalement être élue au second tour. Le vote en faveur de Macron remet en cause le vieux clivage droit gauche même si les extrêmes sortent plutôt renforcés de ces sélections. Ceux qui ont voté Macron pour l’essentiel centrent  leurs préoccupations sur la problématique économique et souhaitent  que soit engagée des réformes de structures pour moderniser le pays. Ils veulent s’affranchir des vieux clivages partisans qui ne correspondent plus aux enjeux  de la période. En outre, les contradictions et les réticences de certains Français face aux transformations nécessaires vont nécessairement passer par une forme d’union nationale. Sinon les réformes seront bloquées par les forces conservatrices et des syndicats corpos. Par ailleurs la victoire de Macron correspond à une demande de renouvellement politique ;  avec le souhait qu’on ne voit plus les mêmes depuis 20 ans 40 ans. Un renouvellement économique, politique mais aussi sociologique avec l’arrivée des femmes au pouvoir et de représentants de la société civile. D’une certaine manière, la plupart des opposants à macro, se sont trompés de stratégie en s’attaquant à la personnalité de l’intéressé au lieu de tenter de l’affronter sur le terrain du renouvellement des idées, des pratiques et des hommes. Emmanuel Macron et Marine Le Pen s’affronteront donc le 7 mai pour la présidence de la République française à l’issue d’un premier tour historique, qui voit le candidat de la droite républicaine, François Fillon, éliminé et la gauche socialiste décimée. Inconnu du public jusqu’à sa nomination au ministère de l’Economie en 2014, Emmanuel Macron, à 39 ans le benjamin de ce scrutin, relève un pari jugé fou il y a encore un an avec un positionnement idéologique inédit, ni droite ni gauche, à la tête de son mouvement En Marche!, créé le 6 avril 2016. Héraut du renouvellement politique, il s’est placé en tête avec environ 24% des suffrages et la plupart des « grands » perdants ont appelé à voter pour lui dans deux semaines. « Je souhaite, dans 15 jours, devenir (…) le président des patriotes face à la menace des nationalistes », a-t-il dit.

Le G20 Finances pour une mondialisation plus « équitable »

Le G20 Finances pour une mondialisation plus « équitable »

 

Le G20 commence à prendre conscience du rapport méfiant qu’entretiennent nombre de citoyens vis-à-vis de la mondialisation ;  une découverte un peu tardive dans la mesure où l’incompréhension se traduit par des choix démocratiques qui privilégient le souverainisme, le nationalisme voire la haine. Sur ce terrain,  l’analyse ne peut être manichéenne : le refus total de toute mondialisation ou son acceptation. La mondialisation est un fait incontournable, elle découle de plusieurs phénomènes notamment de la complexification des processus de production mais aussi de l’aspiration à nombre de pays en développement d’accéder au progrès social. La question  n’est donc pas  pour contre la mondialisation mais quelle régulation mettre en œuvre pour mieux tenir compte des conditions de concurrence dans les domaines économiques, fiscaux, sociaux, environnementaux et de la santé. Bref comment faire en sorte pour progressivement harmoniser ces conditions et permettent aussi une répartition plus juste de la richesse produite. Ceci vaut dans les pays développés mais encore davantage dans les pays en développement ou des fortunes naissent en quelque années grâce aux relations avec des pouvoirs corrompus. Cette régulation reste à mettre en œuvre et même à concevoir. Faute de cela le risque est grand de voir se multiplier les replis nationalistes avec des menaces  de guerre qui y sont liées. Les principales puissances économiques se sont donc « entendues »  pour faire en sorte que la mondialisation soit plus « équitable » afin d’éviter des poussées protectionnistes, a assuré vendredi le ministre allemand des Finances Wolfgang Schäuble à l’issue d’une réunion du G20 Finances à Washington. « Beaucoup de personnes ont l’impression de ne pas bénéficier des avantages de la croissance et de la mondialisation et il faut qu’on s’attaque à cela. Autrement, on verra plus de protectionnisme et de pays délaissant la mondialisation », a assuré le ministre dont le pays préside le G20 cette année.

Réduire les dépenses publiques : par une méthode pourtant classique

 Réduire les dépenses publiques : par  une méthode pourtant classique

 

La fondation Concorde, proche de la droite, pensent avoir découvert la méthode miracle pour réduire les dépenses publiques. En fait il s’agit seulement d’avoir recours à des audits  externes audits externes. Une méthode utilisée depuis des dizaines d’années dans le privé. Il n’y a évidemment pas d’autres solutions dans la mesure où par corporatisme les administrations et services défendent  par principe leur existence et ne propose au gouvernement que des économies de fonctionnement anecdotique. La méthode du recours à l’audit est évidemment la plus efficace. Au préalable, il serait toutefois indispensable de redéfinir les missions régaliennes de l’État et surtout les moyens de l’assurer. Il y a  en effet trop souvent confusion entre l’intérêt général, le statut de l’entreprise chargée de le gérer et le statut des personnels. D’une manière générale, il  conviendrait de réduire le champ d’intervention de l’État pour se concentrer sur de mission réellement régaliennes(on voit mal pourquoi il faut des fonctionnaires pour planter des pâquerettes dans les massifs des villes ou encore autant de fonctionnaires au ministère de l’agriculture ou de la construction sans parler de tâches techniques qui peuvent être sous-traitées y compris dans les ministères régaliens) . Les méthodes anciennes ont échoué. Le «coup de rabot», très pratiqué par l’actuelle majorité, ne s’attaque pas au contenu même des missions de service public, aux modes de travail et aux organisations: il consiste simplement à couper les crédits au fil de l’eau. Ce qui met certains services «sous une contrainte excessive», souligne le think tank, sans permettre de francs résultats, puisque les dépenses sont tout juste stabilisées. Quant à la RGPP (révision générale des politiques publiques), emblématique du quinquennat Sarkozy, elle a été décevante, malgré l’ambition affichée de redéfinir le rôle de l’État. La raison? Les politiques ont privilégié une approche relativement consensuelle. «Or les services qui sont chargés de telle ou telle mission n’ont aucun intérêt à promouvoir leur propre disparition», note la fondation. Le think tank propose, lui, d’implanter pour plusieurs années des équipes externes dans les ministères, chargées de piloter les réformes, car «les administrations centrales ne sont pas en mesure de faire des propositions suffisamment fortes». Un secrétariat dédié serait mis en place (ou alors un pilotage par un ministère des comptes publics), ainsi qu’un comité de personnalités extérieures. Réduire les dépenses publiques passe notamment, selon la fondation Concorde, par une baisse drastique des normes. Car cette mesure permet de simplifier la vie des ménages et des entreprises, mais aussi de diminuer les tâches administratives des fonctionnaires.

Les fonctionnaires doivent être payés au mérite (Macron) : une révolution !

 

 

Macron propose une révolution : la rémunération, la sélection et la promotion des fonctionnaires au mérite y compris pour les énarques qui sortant de l’école accèdent directement un poste de direction dans l’administration. Une orientation qui serait susceptible de générer de nombreux mouvements sociaux de la part des syndicats corpos très satisfaits de la sclérose du management de la fonction publique. On entend ici déjà les cris d’orfraie « : on veut gérer le service public comme une entreprise privée ! »  Macron,  s’il est élu, veut donc  la rémunération au mérite des fonctionnaires, au nom de la responsabilisation. « Je suis favorable au développement de la rémunération au mérite car le système de revalorisation uniforme par le point d’indice est injuste et démotivant pour les fonctionnaires », déclare l’ancien ministre de l’Economie. Il précise que la proportion de la rémunération liée à l’implication des agents de la fonction publique serait différente selon leur place dans la hiérarchie. « Elle doit être plus importante chez les cadres supérieurs et dirigeants, sur lesquels il est légitime de faire peser une incitation », explique le candidat d’En Marche ! Emmanuel Macron est aussi favorable au rétablissement d’un jour de carence dans la fonction publique. Il estime que sa suppression est source d’inéquité en raison d’un système de contrôle plus laxiste des absences dans la fonction publique. « C’est à cette différence que je souhaite m’attaquer. Ma proposition est la suivante : restaurer le jour de carence dans le public tant qu’un dispositif de contrôle équivalent à celui du privé n’aura pas été mis en place », explique-t-il. L’ancien élève de l’Ecole nationale d’administration qu’il est prône par ailleurs la suppression de l’accès direct aux grands corps de la fonction publique à la sortie de l’ENA. « Pour savoir correctement évaluer, contrôler, auditer l’État, pour rendre la justice, il faut avoir une expérience professionnelle suffisante », dit-il. « Je ne veux pas que l’État fabrique des ‘castes’ administratives (…) Je veux renforcer la méritocratie au sein même de l’État. » Cette évolution concernera également les grandes écoles d’ingénieurs, précise Emmanuel Macron. De même, sans remettre en cause le statut de la fonction publique, il souhaite ouvrir le recrutement de cadres supérieurs de l’administration à « des talents venus du secteur privé », sous contrat.

Une victoire de Mélenchon : le cauchemar

Une victoire de Mélenchon : le cauchemar

Le candidat de La France insoumise grimpe dans les intentions de vote à un peu plus d’une semaine du premier tour, accédant parfois à la troisième place derrière Marine Le Pen (Front national) et Emmanuel Macron (En Marche !). Dans un texte publié mercredi sur le site internet de l’hebdomadaire L’Obs, Olivier Blanchard, ancien chef économiste du Fonds monétaire international (FMI), et Charles Wyplosz, professeur à l’Institut des hautes études de Genève, imaginent Jean-Luc Mélenchon battre Marine Le Pen le 7 mai. Immédiatement, écrivent-ils, il augmente le smic de 20%, baisse l’âge de la retraite à taux plein à 60 ans, revalorise les salaires des fonctionnaires et les aides sociales et se brouille avec Angela Merkel. La rupture avec la chancelière allemande provoque une envolée des taux d’emprunt de la France, des particuliers et des entreprises, poussant le président à évoquer une nationalisation des banques, ce qui provoque une fuite des capitaux. La Banque centrale européenne refusant l’appel à l’aide de la Banque de France, un contrôle des changes – qui figure dans le programme de Jean-Luc Mélenchon pour accompagner une sortie de l’euro – est instauré. La crise s’aggravant, le chef de l’Etat est tenté de sortir rapidement de l’euro mais l’opinion ne semble pas prête à le voter par référendum et il n’a pas la majorité au Parlement pour l’obtenir. « L’été sera long. La rentrée sera dure », concluent les deux économistes, dont le texte, manifestement humoristique, montre le vertige que provoque chez de nombreux observateurs la force de Marine Le Pen et de Jean-Luc Mélenchon dans les sondages. Quelques heures avant eux, le prix Nobel d’économie Paul Krugman avait pris la plume pour affirmer que rien de ce que propose Marine Le Pen ne conduirait la France dans la bonne direction. Olivier Blanchard, désormais chercheur au Peterson Institute for International Economics et professeur au Massachusetts Institute of Technology (MIT), a dit récemment sa préférence pour Emmanuel Macron dans la course à la présidence.

Macron : « nous ne sommes pas une recyclerie «

Macron : « nous ne sommes pas une  recyclerie « !

Emmanuel Macron  recadre les ralliements dans une  interview au JDD d’autant plus facilement qu’il a déjà affirmé qu’il ne gouvernerait avec aucun grand élu national sortant….sauf peut-être un …. Bayrou ?

 

A deux semaines du premier tour de l’élection présidentielle, vos sondages sont en baisse. Etes-vous inquiet?
Ils montrent exactement ce que je ressens : rien n’est fait! Nous entrons dans une phase cruciale pendant laquelle il faut mobiliser, convaincre et tenir ce double engagement : un renouvellement, des visages et des pratiques; un rassemblement de tous les progressistes. Il était donc important de préciser que nous ne sommes pas une « recyclerie »…

 

Comment envisagez-vous, si vous êtes élu, vos cent premiers jours?
Je ne crois pas aux « cent jours ». Les derniers présidents ont construit les conditions de leurs échecs dans les premières semaines à cause de l’outrance, du déni du réel ou de la procrastination. On ne peut pas être dans un pays où la campagne dure deux ans et une présidence se réduit à cent jours! Ces « cent jours » doivent être les fondations d’une action pérenne […]

 

Comment éviter une affaire Cahuzac?
Chaque ministre ou candidat aux législatives devra avoir un casier judiciaire vierge. Je souhaite que l’on se donne quelques jours avant la nomination du gouvernement pour que des vérifications fiscales et déontologiques soit menées par l’administration fiscale et la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique […]

 

Quelles seraient les premières mesures de votre présidence?
Le projet de loi de moralisation de la vie politique sera mis sur la table du Conseil des ministres avant les législatives. Avec, d’abord, l’interdiction du népotisme pour les parlementaires, qui ne pourront salarier aucun membre de leur famille. On doit aussi fiscaliser la totalité des rémunérations, en particulier l’indemnité représentative de frais de mandat (IRFM), et les rendre transparentes. Pour éviter les conflits d’intérêts, les activités de conseil seront interdites. Parallèlement seront votées, avant la fin 2017, la réduction d’un tiers du nombre de parlementaires et l’introduction d’une dose de proportionnelle.

Avec la Sortie de l’euro du FN : une baisse de pouvoir d’achat de 2 à 4000 euros pas an et par foyer

 

 

L’observatoire BFM Business a mesuré l’impact des programmes des candidats à l’élection présidentielle sur la trajectoire de l’économie française. Le tout à l’aide d’un modèle économétrique élaboré par des universitaires français, MacSim 2 (éditions De Boeck). Une véritable « maquette » qui reproduit le fonctionnement de l’économie française à l’aide de 1.500 équations. Résultat la dévaluation du franc pourrait atteindre 20% voire 40%, la perte de pouvoir d’achat de 2000 à 4000 euros par foyer, l’inflation en hausse 5 à 10%, Sans parler de l’envolée de la dette et des taux d’intérêts.  Le Front National explique sans rire que le retour à une monnaie nationale n’aurait aucune conséquence sur l’immense dette française. Une dette qui représente environ 2200 milliards soit 33 000 € par habitant. Dans le même temps, le front national admet que la valeur de cette monnaie nationale serait dévaluée d’environ 20 % par rapport à l’euro. Pourtant le Front National explique que la conversion de la dette française  en monnaie nationale ne poserait aucun problème. Sauf que les prêteurs seraient spoliés de 20 % ! Et qu’un État ne peut décider de manière unilatérale de léser  les prêteurs. Ce serait par ailleurs une sorte de défaut partiel qui entraînerait notamment une envolée des taux d’intérêt et donc se reporterait sur le coup des emprunts de la France qui ne peut vivre sans emprunter du fait de ses déficits actuels et surtout futurs avec le programme de Marine le Pen. Pour résumer, la sortie de l’euro entraînerait la ruine de la France : la ruine des salariés avec immédiatement une perte de pouvoir d’achat d’au moins 20 %, pour les pouvoirs d’achat des salariés et des épargnants enfin une ruine de l’État. » Avec un effet immédiat de l’ordre de 500 milliards pour la France. Il faut en effet prendre en compte les effets systémiques liés notamment à la conversion de la dette française d’euro en francs. C’est-à-dire une spoliation immédiate de 20 % des prêteurs. La réaction des marchés financiers serait immédiate : avec comme conséquence immédiate notamment l’écroulement de la monnaie, du  pouvoir d’achat  et de la croissance. Bref une situation proche de la Grèce car la France serait sans doute alors  menacée de faire défaut.

Le Pen « candidate antisystème », une arnaque de plus !

Le  Pen «  candidate antisystème », une arnaque de plus !

Dimanche lors d un meeting à Bordeaux Marine Le Pen a affirmé sans honte être la seule candidate antisystème. (Comme Fillon !). Et de délivrer un florilège de slogans ridicules. « Regardez-les. Le système est en panique devant ce qui est le réveil du peuple », a-t-elle lancé devant ses sympathisants, lesquels ont par moments scandé le slogan « On est chez nous », habituel dans les meetings frontistes. « Les médias se déchaînent pour tenter de nous atteindre de leurs flèches venimeuses », a-t-elle dit en introduction de son discours, en faisant huer notamment la chaîne BFM TV ou et l Le Monde. « Nous progressons sous les coups, sûrs de la justesse de notre combat, comme la majestueuse Garonne allant vers l’estuaire », a par ailleurs déclaré Marine Le Pen, pour qui le Sud-ouest est une « terre de mission ». Face au discrédit qui touche les organisations politiques, désormais il est de bon ton pour les candidats notamment au Front national de se présenter avec des vertus anti systémiques. Un concept qui n’a évidemment aucun sens, une proclamation entièrement gratuite tant qu’elle n’est pas approfondie et vérifiée. De quels systèmes parle-t-on ? Du système social, économique, financier ou politique ? Quand on examine la sociologie des principaux candidats notamment en France on constate que pratiquement tous appartiennent aux classes aisées voir même très  aisées (témoin par exemple le nombre de ministres du gouvernement actuel soumis à l’impôt sur la fortune). Il y a donc une continuité sociologique : les classes sociales supérieures dominent et de très loin le paysage électoral. Pas forcément pour des questions de compétence, d’intelligence ou de courage. Simplement parce qu’en France notamment la démocratie demeure virtuelle en tout cas néandertalienne. La France vit sous le régime d’une monarchie républicaine avec des déclinaisons dans les baronnies locales. La richesse des candidats constitue un argument favorable au recueil des voix. Le paradoxe est évidemment quand des candidats ultra riches se déclarent représentant des moins favorisés voir des opprimés.la candidate du peuple comme déclare marine Le Pen.  Cela évidemment  pas avec un discours argumenté économiquement mais avec des explications simplistes en forme de slogan qui désigne des boucs émissaires comme responsable des discriminations et de la pauvreté. Le plus bel exemple récent étant évidemment le milliardaire Trump qui a réussi avec sa dialectique  populiste contradictoire à être considéré comme un candidat anti système. Un candidat qui a pourtant multiplié les relations plus ou moins sulfureuses avec les élus pour étendre dans l’immobilier l’empire hérité de son père. En France, Marine Le Pen, héritière également, fait aussi parti de ces millionnaires qui se veulent représentatifs des gens « d’en bas ». Dans la droite classique on ne trouve guère non plus de miséreux. Socialement donc la plupart des candidats dit  anti système sont bien les produits d’un processus de reproduction de la richesse des nantis. Des liens évidents existent souvent entre la dimension sociale et la dimension économique. Nombre de candidats anti système entretiennent en fait des liens douteux avec le monde économique. Soit pour recueillir des fonds nécessaires au financement de la campagne et –ou pour  en fait servir les intérêts particuliers de secteurs ou de groupes économiques. En cause notamment des modalités de financement d’une campagne électorale avec souvent un ticket d’entrée financier dans les baronnies locales et une enveloppe minimale de 20 à 50 millions pour une campagne présidentielle. Au-delà de l’enjeu financier, le soutien des forces économiques dominantes constitue aussi un appui utile voire indispensable. Le dernier aspect de l’argumentation anti système touche au ridicule, à savoir, la dimension politique. En France en particulier,  tous les candidats sont des professionnels de la politique. En place depuis 20, 30 ans, davantage, ils vivent de la politique et ont transformé la fonction en métier et en rente. Les conditions démocratiques françaises imposent d’ailleurs l’appartenance à un appareil notamment quand il s’agit de l’élection présidentielle qui nécessite d’obtenir le soutien des élus pour valider une candidature. Tous appartiennent à des organisations, sont passés par des systèmes et son d’une certaine façon le fruit d’appareils. Il n’existe pas de candidat réellement indépendant, ils sont le résultat d’un système qui se reproduit. La dépendance est plus ou moins forte. Pour être élu il est nécessaire d’être soutenu par les parrains d’un système au moins pour se lancer « dans la  carrière ». Une fois passée les obstacles sociaux, économiques et politiques les candidats ne peuvent donc revendiquer l’étiquette « anti système ». Cet argument populiste et démagogique ne peut être entendu que par les mouches victimes complices  attirées par le miel des promesses sans lendemain. 

 

Soins dentaires: enfin une réforme des prothèses

Soins dentaires: enfin une réforme des prothèses

 

« Un dispositif de rééquilibrage de l’activité dentaire est mis en place de manière échelonnée et progressive sur quatre ans, à compter du 1er janvier 2018″. Ainsi, les actes prothétiques (couronnes, bridges), plus rémunérateurs pour les professionnels, seront plafonnés, tandis que les soins conservateurs et de prévention (carie, détartrage) vont être revalorisés. La revalorisation de ces soins fréquents sera « échelonnée sur quatre ans, allant jusqu’au 1er janvier 2021″, précise l’arrêté. La réforme de la tarification a donné lieu à plusieurs actions de protestation, dont la dernière, début mars à Paris, a rassemblé entre 6.000 et 10.000 personnes. On se souvient que  Pour mettre fin au scandale de la surfacturation des prothèses dentaire Emmanuel Macron, ministre de l’Économie avait voulu  obligatoire l’inscription sur les devis du prix d’achat des prothèses dentaires proposés par les chirurgiens-dentistes à leurs patients.   Les chirurgiens-dentistes étaient  opposés à cette mesure.  Pourquoi  en effet facturer plus de 500 euros, parfois plus de 1000, une couronne qui coûte 120 euros si elle est fabriquée en France et 40 euros si elle vient de Chine? À cette question, Nicolas Rey, président du petit syndicat de prothésistes SFFFDMM, proposait  une réponse révolutionnaire. «Il faut mettre fin au monopole des chirurgiens dentistes, qui entraîne des tarifs de prothèse trop chers pour les patients et travailler en direct avec les patients», estime-t-il. Pour les bridges et les couronnes, il ne s’agit évidemment pas de se passer des services du chirurgien-dentiste pour la préparation chirurgicale et la pose du dispositif. Mais, le patient devrait pouvoir choisir librement son prothésiste, fabricant de sa future prothèse, et le rémunérer directement pour son travail, affirme le SFFFDMM. Cela demanderait un peu de temps supplémentaire au patient puisqu’il devrait aller voir lui-même le prothésiste. Mais, il pourrait réaliser une économie de plusieurs centaines d’euros.  Concrètement, cela se déroulerait de la façon suivante, explique le syndicat. Le dentiste établit un devis pour son intervention et le patient s’adresse à un prothésiste de son choix – il y en a plus de 3000 en France – pour obtenir, cette fois, un devis pour la couronne ou le bridge. Ensuite, le dentiste prépare chirurgicalement les dents, prend une empreinte, les mesures, la teinte des dents et il établit une prescription pour la fabrication du dispositif. Le patient se rend alors chez le prothésiste qui fabrique la prothèse et la facture au patient. Celui-ci retourne ensuite la faire implanter chez son dentiste. Pour les dentiers, cela pourrait être encore plus simple. Il suffirait d’autoriser les prothésistes à prendre les empreintes et délivrer eux-mêmes ces prothèses amovibles. En attendant cette vraie réforme on se satisfera d’un un plafonnement pour les prothèses, entériné par un arrêté du ministère des Affaires sociales, publié vendredi au Journal officiel (JO). Cet arrêté reprend le règlement arbitral qui avait été remis à la ministre, Marisol Touraine, après l’échec fin janvier des négociations tarifaires entre l’Assurance maladie et les syndicats de chirurgiens dentistes libéraux (FSDL, CNSD et Union dentaire).     Le troisième syndicat de la profession, l’Union dentaire, a annoncé dans un communiqué avoir « introduit une requête devant le Conseil d’État pour demander l’annulation » du texte, « assortie d’une demande de question prioritaire de constitutionnalité », selon son président, Philippe Denoyelle.

Wauquiez: une enquête pour « détournement de fonds publics »

Wauquiez: une enquête pour « détournement de fonds publics »

. Fin février, le parquet de Lyon a ouvert une enquête préliminaire pour « détournement de fonds publics » à l’encontre du président de la région Auvergne-Rhône-Alpes, selon une information de Rue89 Lyon, confirmée par franceinfo. En cause, un voyage en Chine en février 2017 durant lequel l’élu des Républicains a participé à une soirée de soutien et à un appel aux dons pour le candidat de la droite à l’élection présidentielle. Laurent Wauquiez n’avait pas caché avoir participé à cette soirée de soutien à François Fillon, à Shanghai. « Pas un euro d’argent public n’a été dépensé pour cette rencontre », avait précisé son cabinet, lorsque des élus d’opposition s’en étaient émus, explique Rue89 Lyon. Une réponse insuffisante pour le conseiller régional d’opposition Stéphane Gemmani. « Ce mélange des genres entre l’intérêt général de la région, qu’il est censé représenter, et les intérêts particuliers et partisans de la campagne du candidat Fillon n’est pas acceptable », a-t-il expliqué. Après avoir envoyé des courriers au procureur de la République de Lyon, à la commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques, ainsi qu’au trésorier payeur régional, l’élu a décidé de porter plainte. Une enquête préliminaire pour « détournement de fonds publics » a donc été ouverte et la police judiciaire s’est rendue au conseil régional pour récupérer des documents, le 23 mars.

»L’imposture Le Pen, une grande bourgeoise» (Hamon)

»L’imposture Le Pen, une grande bourgeoise» (Hamon)

 

Benoît Hamon a surtout ciblé la candidate du Front national, « Mme le Pen, c’est d’abord l’imposture démocratique », a dit Hamon en meeting à Lille, la qualifiant de « grande bourgeoise qui se prétend femme du peuple ». « Le Pen a pris les mots de la gauche, ne la laissons pas prendre l’avenir des travailleurs de ce pays. Le Pen, c’est la candidate des rentiers de la vieille France, ». Effectivement  Marine Le Pen qui se présente en candidate du peuple est en réalité une millionnaire qui a dissimulé son patrimoine.   Les Le Pen sont soupçonnés d’avoir sous-évalué leur patrimoine détenu en commun, notamment leur propriété de Montretout à Saint-Cloud (Hauts-de-Seine). Au total, cela représenterait plus d’un million d’euros pour Jean-Marie Le Pen et plusieurs centaines de milliers d’euros pour sa fille. Selon le JDD, le fisc leur réclame près de 3 millions d’euros. Si Jean-Marie Le Pen est la cible principale de Bercy dans cette enquête, la présidente du FN risque tout de même une peine allant jusqu’à trois ans de prison, 45 000 euros d’amende et de dix ans d’inéligibilité. Pour différentes élections, le Front National et accusé d’Escroquerie, recel d’abus de biens sociaux, faux et usage de faux. Le Front national est soupçonné d’avoir mis en place des pratiques frauduleuses pour financer ses campagnes électorales depuis 2011. Dans le viseur des enquêteurs : un système de vase clos entre le FN, Jeanne – le micro-parti de Marine Le Pen – et la société Riwal, dirigée par Frédéric Chatillon, un proche de la présidente frontiste. Riwal est soupçonnée d’avoir vendu des kits aux candidats investis par le FN, contenant des tracts et des affiches, à des coûts largement surfacturés. Ces kits, imposés à tous les candidats frontistes, leur étaient fournis via le micro-parti Jeanne, qui leur prêtait l’argent nécessaire à cet achat avec un taux d’intérêt de 6,5%. Comme le veut le code électoral, tous les frais de campagnes sont ensuite remboursés par l’Etat si le candidat obtient plus de 5% des voix. Les candidats remboursaient alors Jeanne, en incluant des intérêts. Le micro-parti de Marine Le Pen gagnait alors environ 1 000 euros par kit, selon Les EchosA cela, s’ajoutent les bénéfices de Riwal dûs à la surfacturation des kits au préjudice final de l’Etat. Pour parler clair, le FN a vendu ses investitures et réalisé des bénéfices sur les remboursements de l’Etat. Notons aussi que la justice soupçonne les Le Pen d’avoir détourné à leur profit une partie des fonds du micro parti du FN pour l’achat de biens immobiliers dont sont propriétaires Jean-Marie Le Pen et Marine Le Pen. Il y a également l’affaire des les emplois fictifs du Parlement européen, Parlement européen qui a mis en demeure Marine Le Pen de rembourser 330 000 €. D’autres affaires encore comme l’emprunt du FN à une banque russe et jamais remboursée! Certaines de ses affaires traînent depuis cinq ou six ans. Nous, nous sommes les candidats des emplois de la France de demain », a-t-il ajouté. « Dans d’autres pays, on appelle cela la mafia. En France, on appelle cela le FN », a accusé Benoit Hamon.

Brexit : une facture de 50 milliards

Brexit : une facture de  50 milliards

 

 

 

Aucun chiffre officiel n’a été rendu public, mais selon un haut responsable européen, la Commission a évalué à entre 55 et 60 milliards d’euros le montant que le Royaume-Uni devra verser pour honorer l’ensemble de ses engagements. C’est ce qu’a laissé entendre Michel Barnier commissaire européen en charge des négociations. Problème toutefois la Grande-Bretagne veut négocier ses futures relations avec l’union européenne avant de payer la facture sinon ….. Le discours de Michel Barnier intervient deux jours après l’annonce de la date du 29 mars, retenue par la Première ministre britannique Theresa May pour déclencher officiellement auprès de l’UE l’article 50, qui va permettre le lancer les négociations sur la séparation entre les deux parties. Michel Barnier a insisté sur son souhait de « mettre les choses dans l’ordre ». « Trouver d’abord un accord sur les principes d’un retrait ordonné du Royaume-Uni, pour discuter ensuite, en confiance, de notre future relation », a-t-il expliqué. « Ce nouveau partenariat, il n’est pas trop tôt pour en esquisser les contours aujourd’hui, même s’il est trop tôt pour le négocier. Au centre de ce partenariat, il y aura l’accord de libre-échange que nous négocierons, le moment venu, avec le Royaume-Uni », a-t-il précisé. « Notre intention est de bien réussir cette négociation. Nous serons fermes, sans être naïfs », a-t-il ajouté.

12345...46



L'actu écologique |
bessay |
Mr. Sandro's Blog |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | astucesquotidiennes
| MIEUX-ETRE
| louis crusol