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COVID France : une nouvelle vague ?

COVID France : une nouvelle vague ?

« L’épidémie de Covid-19 repart », a lancé mardi la Première ministre Élisabeth Borne devant l’Assemblée nationale. Un constat désormais incontestable, tant la hausse est flagrante.
Au lundi 28 novembre, 44.061 cas positifs ont été détectés en moyenne sur une semaine, soit une augmentation de 39% par rapport à la semaine précédente, selon les données de Santé publique France. La Première ministre a fait état d’une hausse de « près de 10% des hospitalisations sur une semaine » et de 22% celles « en soins critiques », et de 400 décès la semaine passée.

En France, le tout dernier bilan fourni par les autorités sanitaires concernant la pandémie de Covid-19, fait état d’au moins 962.687 cas confirmés soit +91.814 en 24h.
On enregistre en effet mardi 29 novembre 2022 : 91 814 cas supplémentaires en 24 heures , 158.859 morts au total, +88 morts supplémentaires. Le nombre de décès en EHPAD et EMS fait état de 29.354 (0) décès au total. Le nombre total de décès en milieu hospitalier est lui de 129.505 (+88 en 24h).
Le taux de reproductivité R est de 1,32 le taux d’incidence à 449,33 et la tension hospitalière à 21,3 %. Le taux de positivité est à 0,0 %.
La France compte actuellement 19.061 (+279) personnes hospitalisées et 1.076 (+11) malades en réanimation.

« Il y a une progression très claire des contaminations, et certainement très sous-estimée par le nombre de tests s’est effondré par rapport à quelques mois », a d’ailleurs complété mardi sur BFMTV Antoine Flahault, épidémiologiste et directeur de l’Institut de santé globale de l’université de Genève.

La situation est d’autant plus inquiétante d’un point de vue sanitaire qu’à cette vague de Covid-19 « s’ajoutent une épidémie de bronchiolite – la plus élevée des dix dernières années – et une épidémie de grippe saisonnière particulièrement virulente », a annoncé la Première ministre.

Selon le ministère de la Santé, seuls 21% des 80 ans et plus et 37% des 60-79 ans sont aujourd’hui « suffisamment protégés par le vaccin ou une précédente infection ». « Les niveaux de vaccinations ne sont aujourd’hui « pas suffisants », a indiqué lors d’un point presse le ministère de la Santé et de la prévention.

RER DANS 10 MÉTROPOLES :Une promesse démagogique

RER DANS 10 MÉTROPOLES :Une promesse démagogique


A priori, on ne peut que se réjouir de cette perspective de création de réseaux RER dans 10 Métropoles. Le problème est qu’il s’agit davantage d’une annonce publicitaire que d’une véritable décision de planification des transports.

D’abord ,il y a une grande différence entre le RER parisien et d’éventuels réseaux du même type. Le RER parisien a bénéficié de la présence de lignes ferroviaires classiques type SNCF, de la présence de lignes de métro ,progressivement complétées par de nouvelles lignes et ou des aménagements deux lignes anciennes.

Dans plusieurs villes, on peut certes s’appuyer sur le réseau ferroviaire SNCF des TER mais qui est beaucoup moins densifiée que dans la région parisienne.

Une telle perspective avancée par le chef de l’État n’est réalisable que sur des dizaines d’années notamment pour des questions de financement des investissements. On peut aussi s’interroger sur la pertinence de cette idée de RER. En effet un réseau de RER est particulièrement structurant sur le plan de l’urbanisme; la question est de savoir s’il est pertinent de renforcer encore de grandes métropoles tandis qu’une grande partie du territoire s’oriente progressivement vers la désertification démographique et économique.( Nombre de villes nouvelles se sont structurés autour du RER dans la région parisienne)

Sur le plan technique, utiliser des lignes ferroviaires qui servent en particulier aux TER va poser des questions de régulation entre circulation locale et circulation à plus grande distance. Pour être performant un réseau RER doit offrir des dessertes relativement denses et bien cadencées qui pourraient être incompatibles avec la circulation de trains à plus longue distance qui eux aussi doivent être développés (les TGV bien sûr qui circulent sur ligne classique et les trains inter cités ( vieux « corail » reconvertis en « Oui go).

Dans plusieurs villes, le tramway pourrait constituer l’axe plus structurant que la ligne SNCF , se pose évidemment des problèmes d’interconnexion entre tramway et lignes SNCF. En outre dans certaines zones l’autobus électrique en zone protégée ou site propre peut-être largement plus pertinent et moins coûteux. Encore davantage que la création d’un véritable RER, c’est l’articulation de tous les modes de transport collectif qui paraît le plus efficace .

Le problème plus fondamental que pose l’annonce du chef de l’État c’est que ce projet ne s’inscrit nullement dans une vision plus globale d’évolution des besoins et de la régulation de la mobilité compte tenu des perspectives de l’urbanisme. Bref, la perspective de RER dans 10 métropoles pourra demeurer un slogan politique pendant encore des dizaines et des dizaines d’années.

RER en province : Une annonce sans moyens financiers !

RER en province : Une annonce sans moyens financiers !

OPINION. Les Sénateurs Hervé Maurey et Stéphane Sautarel, rapporteurs spéciaux de la commission des finances du Sénat en charge des crédits des transports terrestres et maritimes et auteurs en mars 2022 d’un rapport sur la situation financière du système ferroviaire français et de la SNCF, réagissent aux annonces du Président de la République relatives au développement du transport ferroviaire du quotidien de type RER dans dix métropoles françaises afin de favoriser la transition écologique.( la Tribune)

« Pour tenir notre ambition écologique, je veux qu’on se dote d’une grande ambition nationale : qu’il y ait dans dix grandes agglomérations, dix grandes métropoles françaises, un réseau de RER, de trains urbains (…) Là où il y a thromboses, où il y a trop de circulation, où les déplacements sont compliqués, on doit se doter d’une vraie stratégie de transports urbains et c’est un super objectif pour l’écologie, l’économie, la qualité de vie », a exposé ce dimanche le Président de la République dans une séquence postée sur YouTube.

Si nous ne pouvons tous que partager l’idée que le RER n’est pas que pour Paris, et que les grandes métropoles françaises, aujourd’hui congestionnées, doivent engager une démarche de décarbonation grâce à des RER métropolitains, nous ne pouvons ignorer que ces annonces s’inscrivent en totale opposition avec les actes du gouvernement depuis des mois, des années, malgré les semonces que nous lui avons adressées.

Tous les acteurs du secteur : Régions, Métropoles, Parlementaires, SNCF, Fédérations de transports et Associations d’usagers… tous ont découvert ce projet, ou plutôt ces annonces ! Alors même que par ailleurs SNCF Réseau est en panne de financement !

Si nous sommes favorables au développement des transports en commun, de tous les modes de transports, et pour tous les territoires, urbains comme ruraux, si nous ne pouvons que souscrire à un « new deal » ferroviaire pour notre pays, que nous avons même sollicité, nous ne pouvons accepter cette posture descendante et ces effets d’annonce déconnectés de toute réalité, qui font perdre à nos concitoyens toute confiance dans la parole publique.

De qui se moque-t-on ?

Alors que nous nous apprêtons à examiner cette fin de semaine au Sénat les budgets transports de la mission « Écologie, développement et mobilité durables » dans le cadre du PLF 2023, les faits, les moyens, sont bien loin de l’ambition affichée :
o investissements dans la régénération notoirement insuffisants : 1 milliard de plus par an a minima sont nécessaires pour seulement remettre à niveau et interrompre la trajectoire de dégradation du réseau,
o un contrat de performance de SNCF réseau que nous avons requalifié de contrat de « contre-performance » puisqu’il ne répond en rien aux enjeux ni de régénération, ni de modernisation, des travaux que le Gouvernement n’entend à ce jour pas achever d’ici 2050 dans l’hypothèse la plus optimiste,
• un renvoi au Conseil d’orientation des infrastructures (COI) dont on sait déjà qu’il ne peut répondre aux enjeux au regard du grand nombre de projets à financer (ferroviaires et routiers),
• un contexte d’inflation qui se traduit par des surcoûts de l’ordre de 500 millions d’euros pour SNCF réseau qui ne connaitrait donc, en fait, aucune hausse de ses moyens mais bien au contraire une baisse de sa capacité d’investissement,
• zéro euro pour la modernisation dans ce budget (comme dans le contrat) alors que les besoins pour la commande centralisée du réseau est de 15 milliards et que ceux pour l’ERTMS sont de 20 milliards.
Après l’annonce des nouvelles lignes LGV dans le sud et le sud-ouest, l’année dernière, toujours sans moyens et en contradiction avec les engagements du début du quinquennat de mettre fin aux investissements sur les lignes à grande vitesse pour se concentrer sur le transport du quotidien, cette nouvelle annonce sur les RER métropolitains (pour 10 métropoles, lesquelles ?), n’est ni concertée, ni financée une fois de plus. Pour le seul RER lyonnais par exemple, les besoins sont estimés à minima à 6 milliards d’euros.
Alors un peu de sérieux, nos concitoyens, sans parler de leurs représentants, nécessitent davantage de considération !
Oui nous avons besoin, enfin, d’investissements sur nos réseaux, faute de quoi non seulement nos lignes d’aménagement du territoire mais toutes nos lignes sous 10 ans, sur tous nos réseaux, vont être en panne.

Nous les avions estimés, comme le Président Farandou après nous, à environ 100 milliards d’euros. Ils sont avec le RER, encore bien supérieurs. Les besoins sont conséquents et nécessitent des engagements forts et concrets dans trois domaines :
• des crédits complémentaires, a minima 1milliard de plus par an, et désormais avec l’inflation, la nécessité d’avancer sur la modernisation et le financement des annonces nouvelles, sans doute plus du double,
• des capacités techniques à faire des travaux, puisque non seulement ceux-ci sont insuffisants, mais pire en 2022 l’Agence de financement des infrastructures de transport de France (l’AFIT-France) n’est pas arrivée à les consommer,
• des études sérieuses, notamment sur le plan juridique, pour imaginer des montages innovants, du type de la Société du Grand paris (SGP) par exemple, permettant une débudgétisation, une pluriannualité, la remise en cause de notre système de péages, une mobilisation de crédits européens et de fonds verts, des moyens affectés, un partenariat public privé renforcé… avec un examen sérieux de la question de l’indépendance de SNCF Réseau pour bénéficier de moyens publics conséquents.
Mais tout cela ne se décide pas un dimanche soir à l’Élysée devant la chaine Youtube ! On ne peut se moquer ainsi des Français. Cela se construit avec le Parlement, avec les partenaires, pour répondre au double objectif que nous poursuivons :

• la décarbonation de la mobilité, et le maillage intermodal,
• le soutien au pouvoir d’achat par un vrai travail sur l’offre de mobilité pour tous, à des tarifs soutenables et lisibles pour chacun.

Énergie : une politique de gribouille

Énergie : une politique de gribouille

S’il y a bien un terrain où la France multiplie toutes les contradictions, c’est bien celui de l’énergie.Rémy Prud’homme, célébre économiste dénonce le fruit d’une politique absurde»

«La situation est d’autant plus absurde qu’en réalité, nous ne produisons pas trop peu, mais au contraire bien trop, d’électricité éolienne et solaire», estime Rémy Prud’homme. Extrait de la tribune dans le Figaro

En application de règles européennes que la France avait approuvées, notre pays risque de se voir infliger une amende de plusieurs centaines de millions d’euros pour n’avoir pas atteint des objectifs irréalistes en matière d’éoliennes, estime le professeur émérite d’économie à l’université de Paris-XII. Ce n’est pas cette amende qui est une folie, mais la politique de l’énergie européenne elle-même, juge-t-il.
La France est le seul pays de l’Union européenne à ne pas avoir atteint son objectif national de développement des énergies durables. Cela va nous coûter 500 millions d’euros cette année, je pense que c’est une raison supplémentaire d’agir», a déclaré Agnès Pannier-Runacher, ministre de la Transition énergétique, auditionnée le 19 octobre par les commissions des affaires économiques et de l’aménagement du territoire et du développement durable du Sénat au sujet du projet de loi relatif à l’accélération de la production des énergies renouvelables. Il est en effet probable que la Commission européenne demande à la France un chèque, sinon de 500 millions d’euros, en tout cas de plusieurs centaines de millions, au motif que nous ne produisons pas assez d’électricité éolienne et photovoltaïque. Comme dit Boileau, «le vrai peut quelquefois n’être pas vraisemblable.

Transport-MACRON VEUT DES RER DANS 10 MÉTROPOLES : Une promesse de coiffeur !

Transport-MACRON VEUT DES RER DANS 10 MÉTROPOLES : Une promesse de coiffeur


A priori, on ne peut que se réjouir de cette perspective de création de réseaux RER dans 10 Métropoles. Le problème est qu’il s’agit davantage d’une annonce publicitaire que d’une véritable décision de planification des transports.

D’abord ,il y a une grande différence entre le RER parisien et d’éventuels réseaux du même type. Le RER parisien a bénéficié de la présence de lignes ferroviaires classiques type SNCF, de la présence de lignes de métro ,progressivement complétées par de nouvelles lignes et ou des aménagements deux lignes anciennes.

Dans plusieurs villes, on peut certes s’appuyer sur le réseau ferroviaire SNCF des TER mais qui est beaucoup moins densifiée que dans la région parisienne.

Une telle perspective avancée par le chef de l’État n’est réalisable que sur des dizaines d’années notamment pour des questions de financement des investissements. On peut aussi s’interroger sur la pertinence de cette idée de RER. En effet un réseau de RER est particulièrement structurant sur le plan de l’urbanisme; la question est de savoir s’il est pertinent de renforcer encore de grandes métropoles tandis qu’une grande partie du territoire s’oriente progressivement vers la désertification démographique et économique.( Nombre de villes nouvelles se sont structurés autour du RER dans la région parisienne)

Sur le plan technique, utiliser des lignes ferroviaires qui servent en particulier aux TER va poser des questions de régulation entre circulation locale et circulation à plus grande distance. Pour être performant un réseau RER doit offrir des dessertes relativement denses et bien cadencées qui pourraient être incompatibles avec la circulation de trains à plus longue distance qui eux aussi doivent être développés (les TGV bien sûr qui circulent sur ligne classique et les trains inter cités ( vieux « corail » reconvertis en « Oui go).

Dans plusieurs villes, le tramway pourrait constituer l’axe plus structurant que la ligne SNCF , se pose évidemment des problèmes d’interconnexion entre tramway et lignes SNCF. En outre dans certaines zones l’autobus électrique en zone protégée ou site propre peut-être largement plus pertinent et moins coûteux. Encore davantage que la création d’un véritable RER, c’est l’articulation de tous les modes de transport collectif qui paraît le plus efficace .

Le problème plus fondamental que pose l’annonce du chef de l’État c’est que ce projet ne s’inscrit nullement dans une vision plus globale d’évolution des besoins et de la régulation de la mobilité compte tenu des perspectives de l’urbanisme. Bref, la perspective de RER dans 10 métropoles pourra demeurer un slogan politique pendant encore des dizaines et des dizaines d’années.

Bref une belle promesse, séduisante même, mais une promesse de coiffeur !

MACRON VEUT DES RER DANS 10 MÉTROPOLES : Une promesse de coiffeur

MACRON VEUT DES RER DANS 10 MÉTROPOLES : Une promesse de coiffeur

A priori, on ne peut que se réjouir de cette perspective de création de réseaux RER dans 10 Métropoles. Le problème est qu’il s’agit davantage d’une annonce publicitaire que d’une véritable décision de planification des transports.

D’abord ,il y a une grande différence entre le RER parisien et d’éventuels réseaux du même type. Le RER parisien a bénéficié de la présence de lignes ferroviaires classiques type SNCF, de la présence de lignes de métro ,progressivement complétées par de nouvelles lignes et ou des aménagements deux lignes anciennes.

Dans plusieurs villes, on peut certes s’appuyer sur le réseau ferroviaire SNCF des TER mais qui est beaucoup moins densifiée que dans la région parisienne.

Une telle perspective avancée par le chef de l’État n’est réalisable que sur une cinquantaine d’années notamment pour des questions de financement des investissements. On peut aussi s’interroger sur la pertinence de cette idée de RER. En effet un réseau de RER est particulièrement structurant sur le plan de l’urbanisme la question est de savoir s’il est pertinent de renforcer encore de grandes métropoles tandis qu’une grande partie du territoire s’oriente progressivement vers la désertification démographique et économique.( Nombre de villes nouvelles ce sont structurés autour du RER dans la région parisienne)

Sur le plan technique, utiliser des lignes ferroviaires qui servent en particulier aux TER va poser des questions de régulation entre circulation locale et circulation à plus grande distance. Pour être performant un réseau RER doit offrir des dessertes relativement denses et bien cadencées qui pourraient être incompatibles avec la circulation de trains à plus longue distance qui eux aussi doivent être développés (les TGV bien sûr qui circulent sur ligne classique et les trains inter cités ( vieux corail reconvertis en « Oui go).

Dans plusieurs villes le tramway pourrait constituer l’axe plus structurant que la ligne SNCF , se pose évidemment des problèmes d’interconnexion entre tramway et lignes SNCF. En outre dans certaines zones l’autobus électrique en zone protégée ou site propre peut-être largement plus pertinent et moins coûteux. Encore davantage que la création d’un véritable RER, c’est l’articulation de tous les modes de transport collectif qui paraît le plus efficace .

Le problème plus fondamental que pose l’annonce du chef de l’État c’est que ce projet ne s’inscrit nullement dans une vision plus globale d’évolution des besoins et de la régulation de la mobilité compte tenu des perspectives de l’urbanisme. Bref la perspective de RER dans 10 métropoles pourra demeurer un slogan politique pendant encore des dizaines et des dizaines d’années.

Bref une belle promesse, séduisante même, mais une promesse de coiffeur !

Société-Démographie: Une France de plus en plus vieillissante

Société-Démographie: Une France de plus en plus vieillissante

« 20 millions de personnes auraient 65 ans ou plus en 2070, soit 29 % de la population, contre 20 % en 2018. Ce vieillissement de la population toucherait tous les départements de France métropolitaine dans des proportions importantes », estime l’Insee.

Dans une étude dévoilée ce vendredi, l’Insee s’est penchée sur les dynamiques démographiques françaises attendues dans les prochaines décennies, s’intéressant aux particularités de chaque territoire. Et selon les conclusions avancées par l’institut de statistiques, c’est avant tout une diminution du nombre de Français présents sur le territoire national qui se dessine.

Selon les experts de l’Insee, l’Hexagone devrait connaître une augmentation de sa population jusqu’en 2044, année d’un possible pic démographique, avant que le nombre de Français présents sur le territoire national ne diminue, soit une première depuis la Seconde Guerre mondiale.

« En 2018, la population en France était de 66,9 millions d’habitants. L’Insee a révisé fin 2021 le scénario central des projections de population: si les tendances démographiques récentes se poursuivaient, la population en 2044 atteindrait 69,3 millions d’habitants, puis diminuerait pour s’établir à 68,1 millions d’habitants en 2070″, écrivent les experts de l’Insee.

Alors que depuis 1995, l’ensemble des régions françaises connaissaient une augmentation de leur population, la situation a commencé à se détériorer dès 2018. Cette année-là, 38 départements avaient déjà atteint leur pic de population. D’ici 2070, ils seront 91.

D’ici 2070, une dynamique va cependant s’appliquer à tous le territoires sans distinction: celle de la recrudescence des seniors. Dans 50 ans, 62 départements auront dans leur population plus de 30% de plus de 65 ans, alors qu’en 2018, aucun département n’avait atteint ce seuil.

Inflation-salaires: une vision très orthodoxe de la BCE

Inflation-salaires: une vision très orthodoxe de la BCE

Comme certains experts, y compris du gouvernement français, le chef économiste de la Banque centrale européenne, Philip Lane, s’oppose à la hausse des salaires qui, selon lui, serait responsable de la spirale inflation salaires.

Une théorie contestée par d’autres experts compris aux États-Unis. La théorie de la BCE est d’ailleurs contredite par les faits. En effet , l’inflation est antérieure à la hausse des salaires. Elle a été déclenchée surtout par l’envol des matières premières et de l’énergie et la situation géopolitique notamment le conflit entre la Russie et l’Ukraine. L’inflation a dépassé 10 % en Europe alors que les salaires ont seulement progressé de 3 à 4 %. Pourtant pour le chef économiste de la BCE , la hausse des salaires qui « sera le principal moteur de la hausse des prix au cours des prochaines années , écrit-il. Pour l’institution de Francfort monter les salaires dans les pays de la zone euro plongera les économies dans une spirale inflationniste, alors que l’inflation a déjà grimpé jusqu’à 10,6% sur un an en octobre.

Une théorie qui, si elle semble logique, est pourtant contestée par une étude publiée par plusieurs économistes du Fonds monétaire international. Ces derniers affirment en effet qu’augmenter les salaires n’induit pas systématiquement une spirale inflationniste.

Pour l’économiste en chef de la Banque centrale européenne, la hausse des salaires qui arrive en Europe ne correspondra pas à « un changement permanent dans la dynamique des salaires nominaux », estime Philip Lane. Ce dernier s’attend à « ce que les salaires nominaux progressent au rythme correspondant à la somme de la croissance de la productivité du travail et de l’objectif d’inflation de 2% », ajoute-t-il.

C’est dans cette optique de retourner progressivement à un rythme contrôlé de hausse des salaires que la BCE souhaite continuer de monter ces taux. La gardienne de l’euro a récemment augmenté les taux à son rythme le plus rapide jamais enregistré, les relevant d’un total de 200 points de base depuis juillet et portant son principal taux à 1,5% en seulement trois mois. Un taux cependant bien loin de l’inflation qui dépasse 10 %.

L’économiste de la BCE oublie un facteur fondamental à l’origine de l’inflation à savoir la politique très accommodante sur le plan monétaire qui a créé une masse monétaire énorme inondant l’économie et la finance. Mais une masse monétaire déconnectée de la richesse réelle. Aujourd’hui, c’est l’inflation qui réajuste richesse réelle et masse monétaire. Le problème c’est que ce sont surtout les grandes entreprises qui ont profité des largesses monétaires de la banque centrale et que ce sont les ménages qui maintenant payent la facture à travers l’inflation.

Relations entre Macron et Affaire McKinsey : Une enquête de la justice

Relations entre Macron et Affaire McKinsey : Une enquête de la justice


La justice à travers le parquet national financier confirme qu’il y aura bien une enquête sur les liens entre le cabinet de conseil McKinsey et les campagnes électorales de Macron de 2017 et 2022. »Suite à plusieurs signalements et plaintes d’élus et de particuliers, une information judiciaire a été ouverte le 20 octobre 2022, notamment des chefs de tenue non conforme de comptes de campagne et minoration d’éléments comptables dans un compte de campagne, portant sur les conditions d’intervention de cabinets de conseils dans les campagnes électorales de 2017 et 2022″, explique entre autres le parquet national financier ce jeudi soir.

La justice a déjà enquêté dans les locaux de McKinsey et plus spécifiquement sur l’aspect fiscal du dossier.

Le cabinet McKinsey est bien assujetti à l’impôt sur les sociétés (IS) en France mais ses versements s’établissent à zéro euro depuis au moins 10 ans», concluait le rapport du sénat.

Une affaire qui dégage un certain parfum de scandale .Pour justifier les contrat passés par l’Etat de plus d’un milliard d’euros avec McKinsey, il faudrait que l’État ait mobilisé des milliers et des milliers de consultants puisque l’essentiel des prestations relève du soft et non de la fourniture d’investissements matériels.

Dans leur rapport explosif sur l’influence croissante des cabinets de conseil dans l’Hexagone, publié en pleine campagne présidentielle, les sénateurs Éliane Assasi et Arnaud Bazin (CRCE et LR) affirmaient que le cabinet américain échappait à l’impôt sur les sociétés (IS) en France. S’il y était théoriquement bien assujetti, «ses versements s’établissent à zéro euro depuis au moins 10 ans», concluait la commission, décrivant la situation comme un «exemple caricatural d’optimisation fiscale». Or, ce constat était contraire aux propos «tenus sous serment» par le directeur associé du cabinet, Karim Tadjeddine : mi-janvier, celui-ci assurait «nous payons l’impôt sur les sociétés en France et l’ensemble des salaires sont dans une société de droit français qui paie ses impôts en France».

Fin mars, quelques semaines après la publication du rapport, la commission d’enquête avait donc annoncé saisir la justice pour, précisément, «faux témoignage devant la commission d’enquête», de la part du directeur associé du cabinet. De son côté, l’entreprise a toujours réfuté ces accusations, assurant payer l’impôt dû.

Plus largement, au-delà du simple volet fiscal qui ne concerne que McKinsey, le Sénat compte bien s’occuper du sujet de fond du recours aux cabinets de conseil par l’État. . En attendant, le parquet national financier (PNF) poursuit son enquête visant le «statut fiscal» de McKinsey en France, ouverte fin mars.

France: glissement insidieux vers une société de paresse ?

France: glissement insidieux vers une société de paresse ?

Comme d’autres pays , la France connaît une crise du rapport au travail caractérisé notamment par les difficultés de recrutement mais aussi par des comportements qui dénotent une certaine démotivation. En France cependant, la situation apparaît encore plus grave qu’ailleurs depuis les 35 heures et la « culture RTT ». Une enquête de l’IFOP confirme cette tendance observée notamment depuis la crise sanitaire. Mais le processus a débuté bien antérieurement.

On peut faire l’hypothèse assez sérieuse que la situation s’est très fortement détériorée à partir de la fixation du temps de travail à 35 heures. Une chute brutale du travail qui a sans doute aussi contribué à la perte de compétitivité du pays. Le plus grave sans doute, c’est que le rapport au travail a été modifié et que cette valeur travail est tellement dévalorisée que son utilité est même parfois condamnée ( voir les déclarations par exemple de l’ultra écolo Sandrine Rousseau qui condamne le travail au motif qu’il serait de droite).

Certes, la baisse de performance de l’économie française dont témoigne en particulier l’énorme déficit de la balance commerciale est largement imputable à des choix contradictoires des gouvernements notamment depuis Chirac et Mitterand mais aussi imputables à un changement de mentalité où la société de loisirs prend le pas sur d’autres enjeux sociétaux.

En clair, depuis la pandémie, les Français s’avèrent être de plus en plus fainéants, selon une enquête publiée le 11 novembre par l’institut Jean-Jaurès en partenariat avec l’IFOP.
« Depuis la crise sanitaire, 30% des sondés déclarent être moins motivés qu’avant », rapporte le sondage.

Ce chiffre est particulièrement important chez les jeunes adultes, puisque 40% des 25-34 ans se disent moins motivés qu’avant les périodes de confinement, contre 21% des plus de 65 ans.
Les habitants de région parisienne, dont les conditions de vie durant les confinements ont été particulièrement pesantes, se disent également plus affectés. 41% d’entre eux sont moins motivés qu’avant, contre 22% des habitants de zone rurale.

« Il fait froid, ça ne donne pas trop envie de bouger, du coup on a la flemme tout le temps pour tout et pour rien », confie une jeune femme à BFMTV.
« Flemme de faire une machine, flemme de descendre les poubelles », énumère encore une autre. Cette tendance à rester chez soi se confirme en termes d’achats. Le plaid est ainsi particulièrement recherché par les Français.

« Ça se vend extrêmement bien », confirme Morgan Cherki, directeur marketing de la société Toto. « C’est un des indispensables quand on est fatigué ou qu’on a la flemme », estime-t-il avec un sourire.
Les entreprises s’adaptent
Avec ce bouleversement des usages, les entreprises s’adaptent. Une évolution qui va même jusqu’à développer une nouvelle économie.

« La société de consommation a très bien compris cet état de fatigue. Les entreprises se sont beaucoup adaptés à la fois à travers un certain nombre de produits ou la livraison à domicile », confirme à BFMTV Jérémie Peltier, directeur de la fondation Jean-Jaurès.

Le problème est que l’avenir est déjà largement hypothéqué par ce changement de mentalité. Malheureusement, on voit mal un parti politique faire un constat lucide de la situation et encore moins réveiller les Français pour redresser le pays.

Affaire Macron – McKinsey : Une enquête de la justice

Affaire Macron – McKinsey : Une enquête de la justice

La justice à travers le parquet national financier confirme qu’il y aura bien une enquête sur les liens entre le cabinet de conseil McKinsey et les campagnes électorales de Macron de 2017 et 2022. »Suite à plusieurs signalements et plaintes d’élus et de particuliers, une information judiciaire a été ouverte le 20 octobre 2022, notamment des chefs de tenue non conforme de comptes de campagne et minoration d’éléments comptables dans un compte de campagne, portant sur les conditions d’intervention de cabinets de conseils dans les campagnes électorales de 2017 et 2022″, explique entre autres le parquet national financier ce jeudi soir.

La justice a déjà enquêté dans les locaux de McKinsey et plus spécifiquement sur l’aspect fiscal du dossier.

Le cabinet McKinsey est bien assujetti à l’impôt sur les sociétés (IS) en France mais ses versements s’établissent à zéro euro depuis au moins 10 ans», concluait le rapport du sénat.

Une affaire qui dégage un certain parfum de scandale .Pour justifier les contrat passés par l’Etat de plus d’un milliard d’euros avec McKinsey, il faudrait que l’État ait mobilisé des milliers et des milliers de consultants puisque l’essentiel des prestations relève du soft et non de la fourniture d’investissements matériels.

Dans leur rapport explosif sur l’influence croissante des cabinets de conseil dans l’Hexagone, publié en pleine campagne présidentielle, les sénateurs Éliane Assasi et Arnaud Bazin (CRCE et LR) affirmaient que le cabinet américain échappait à l’impôt sur les sociétés (IS) en France. S’il y était théoriquement bien assujetti, «ses versements s’établissent à zéro euro depuis au moins 10 ans», concluait la commission, décrivant la situation comme un «exemple caricatural d’optimisation fiscale». Or, ce constat était contraire aux propos «tenus sous serment» par le directeur associé du cabinet, Karim Tadjeddine : mi-janvier, celui-ci assurait «nous payons l’impôt sur les sociétés en France et l’ensemble des salaires sont dans une société de droit français qui paie ses impôts en France».

Fin mars, quelques semaines après la publication du rapport, la commission d’enquête avait donc annoncé saisir la justice pour, précisément, «faux témoignage devant la commission d’enquête», de la part du directeur associé du cabinet. De son côté, l’entreprise a toujours réfuté ces accusations, assurant payer l’impôt dû.

Plus largement, au-delà du simple volet fiscal qui ne concerne que McKinsey, le Sénat compte bien s’occuper du sujet de fond du recours aux cabinets de conseil par l’État. . En attendant, le parquet national financier (PNF) poursuit son enquête visant le «statut fiscal» de McKinsey en France, ouverte fin mars.

Société glissement insidieux vers une société de paresse

Société glissement insidieux vers une société de paresse ?

Comme d’autres pays , la France connaît une crise du rapport au travail caractérisé notamment par les difficultés de recrutement mais aussi par des comportements qui dénotent une certaine démotivation. En France cependant, la situation apparaît encore plus grave qu’ailleurs depuis les 35 heures et la « culture RTT ». Une enquête de l’IFOP confirme cette tendance observée notamment depuis la crise sanitaire. Mais le processus a débuté bien antérieurement.

On peut faire l’hypothèse assez sérieuse que la situation s’est très fortement détériorée à partir de la fixation du temps de travail à 35 heures. Une chute brutale du travail qui a sans doute aussi contribué à la perte de compétitivité du pays. Le plus grave sans doute, c’est que le rapport au travail a été modifié et que cette valeur travail est tellement dévalorisée que son utilité est même parfois condamnée ( voir les déclarations par exemple de l’ultra écolo Sandrine Rousseau qui condamne le travail au motif qu’il serait de droite).

Certes, la baisse de performance de l’économie française dont témoigne en particulier l’énorme déficit de la balance commerciale est largement imputable à des choix contradictoires des gouvernements notamment depuis Chirac et Mitterand mais aussi imputables à un changement de mentalité où la société de loisirs prend le pas sur d’autres enjeux sociétaux.

En clair, depuis la pandémie, les Français s’avèrent être de plus en plus fainéants, selon une enquête publiée le 11 novembre par l’institut Jean-Jaurès en partenariat avec l’IFOP.
« Depuis la crise sanitaire, 30% des sondés déclarent être moins motivés qu’avant », rapporte le sondage.

Ce chiffre est particulièrement important chez les jeunes adultes, puisque 40% des 25-34 ans se disent moins motivés qu’avant les périodes de confinement, contre 21% des plus de 65 ans.
Les habitants de région parisienne, dont les conditions de vie durant les confinements ont été particulièrement pesantes, se disent également plus affectés. 41% d’entre eux sont moins motivés qu’avant, contre 22% des habitants de zone rurale.

« Il fait froid, ça ne donne pas trop envie de bouger, du coup on a la flemme tout le temps pour tout et pour rien », confie une jeune femme à BFMTV.
« Flemme de faire une machine, flemme de descendre les poubelles », énumère encore une autre. Cette tendance à rester chez soi se confirme en termes d’achats. Le plaid est ainsi particulièrement recherché par les Français.

« Ça se vend extrêmement bien », confirme Morgan Cherki, directeur marketing de la société Toto. « C’est un des indispensables quand on est fatigué ou qu’on a la flemme », estime-t-il avec un sourire.
Les entreprises s’adaptent
Avec ce bouleversement des usages, les entreprises s’adaptent. Une évolution qui va même jusqu’à développer une nouvelle économie.

« La société de consommation a très bien compris cet état de fatigue. Les entreprises se sont beaucoup adaptés à la fois à travers un certain nombre de produits ou la livraison à domicile », confirme à BFMTV Jérémie Peltier, directeur de la fondation Jean-Jaurès.

Le problème est que l’avenir est déjà largement hypothéqué par ce changement de mentalité. Malheureusement, on voit mal un parti politique faire un constat lucide de la situation et encore moins réveiller les Français pour redresser le pays.

France: glissement vers une société de paresse ?

France: glissement vers une société de paresse ?

Comme d’autres pays , la France connaît une crise du rapport au travail caractérisé notamment par les difficultés de recrutement mais aussi par des comportements qui dénotent une certaine démotivation. En France cependant, la situation apparaît encore plus grave qu’ailleurs depuis les 35 heures et la « culture RTT ». Une enquête de l’IFOP confirme cette tendance observée notamment depuis la crise sanitaire. Mais le processus a débuté bien antérieurement.

On peut faire l’hypothèse assez sérieuse que la situation s’est très fortement détériorée à partir de la fixation du temps de travail à 35 heures. Une chute brutale du travail qui a sans doute aussi contribué à la perte de compétitivité du pays. Le plus grave sans doute, c’est que le rapport au travail a été modifié et que cette valeur travail est tellement dévalorisée que son utilité est même parfois condamnée ( voir les déclarations par exemple de l’ultra écolo Sandrine Rousseau qui condamne le travail au motif qu’il serait de droite).

Certes, la baisse de performance de l’économie française dont témoigne en particulier l’énorme déficit de la balance commerciale est largement imputable à des choix contradictoires des gouvernements notamment depuis Chirac et Mitterand mais aussi imputables à un changement de mentalité où la société de loisirs prend le pas sur d’autres enjeux sociétaux.

En clair, depuis la pandémie, les Français s’avèrent être de plus en plus fainéants, selon une enquête publiée le 11 novembre par l’institut Jean-Jaurès en partenariat avec l’IFOP.
« Depuis la crise sanitaire, 30% des sondés déclarent être moins motivés qu’avant », rapporte le sondage.

Ce chiffre est particulièrement important chez les jeunes adultes, puisque 40% des 25-34 ans se disent moins motivés qu’avant les périodes de confinement, contre 21% des plus de 65 ans.
Les habitants de région parisienne, dont les conditions de vie durant les confinements ont été particulièrement pesantes, se disent également plus affectés. 41% d’entre eux sont moins motivés qu’avant, contre 22% des habitants de zone rurale.

« Il fait froid, ça ne donne pas trop envie de bouger, du coup on a la flemme tout le temps pour tout et pour rien », confie une jeune femme à BFMTV.
« Flemme de faire une machine, flemme de descendre les poubelles », énumère encore une autre. Cette tendance à rester chez soi se confirme en termes d’achats. Le plaid est ainsi particulièrement recherché par les Français.

« Ça se vend extrêmement bien », confirme Morgan Cherki, directeur marketing de la société Toto. « C’est un des indispensables quand on est fatigué ou qu’on a la flemme », estime-t-il avec un sourire.
Les entreprises s’adaptent
Avec ce bouleversement des usages, les entreprises s’adaptent. Une évolution qui va même jusqu’à développer une nouvelle économie.

« La société de consommation a très bien compris cet état de fatigue. Les entreprises se sont beaucoup adaptés à la fois à travers un certain nombre de produits ou la livraison à domicile », confirme à BFMTV Jérémie Peltier, directeur de la fondation Jean-Jaurès.

Le problème est que l’avenir est déjà largement hypothéqué par ce changement de mentalité. Malheureusement, on voit mal un parti politique faire un constat lucide de la situation et encore moins réveiller les Français pour redresser le pays.

Macron et Affaire McKinsey : Une enquête de la justice

Macron et Affaire McKinsey : Une enquête de la justice

La justice à travers le parquet national financier confirme qu’il y aura bien une enquête sur les liens entre le cabinet de conseil McKinsey et les campagnes électorales de Macron de 2017 et 2022. »Suite à plusieurs signalements et plaintes d’élus et de particuliers, une information judiciaire a été ouverte le 20 octobre 2022, notamment des chefs de tenue non conforme de comptes de campagne et minoration d’éléments comptables dans un compte de campagne, portant sur les conditions d’intervention de cabinets de conseils dans les campagnes électorales de 2017 et 2022″, explique entre autres le parquet national financier ce jeudi soir.

La justice a déjà enquêté dans les locaux de McKinsey et plus spécifiquement sur l’aspect fiscal du dossier.

Le cabinet McKinsey est bien assujetti à l’impôt sur les sociétés (IS) en France mais ses versements s’établissent à zéro euro depuis au moins 10 ans», concluait le rapport du sénat.

Une affaire qui dégage un certain parfum de scandale .Pour justifier les contrat passés par l’Etat de plus d’un milliard d’euros avec McKinsey, il faudrait que l’État ait mobilisé des milliers et des milliers de consultants puisque l’essentiel des prestations relève du soft et non de la fourniture d’investissements matériels.

Dans leur rapport explosif sur l’influence croissante des cabinets de conseil dans l’Hexagone, publié en pleine campagne présidentielle, les sénateurs Éliane Assasi et Arnaud Bazin (CRCE et LR) affirmaient que le cabinet américain échappait à l’impôt sur les sociétés (IS) en France. S’il y était théoriquement bien assujetti, «ses versements s’établissent à zéro euro depuis au moins 10 ans», concluait la commission, décrivant la situation comme un «exemple caricatural d’optimisation fiscale». Or, ce constat était contraire aux propos «tenus sous serment» par le directeur associé du cabinet, Karim Tadjeddine : mi-janvier, celui-ci assurait «nous payons l’impôt sur les sociétés en France et l’ensemble des salaires sont dans une société de droit français qui paie ses impôts en France».

Fin mars, quelques semaines après la publication du rapport, la commission d’enquête avait donc annoncé saisir la justice pour, précisément, «faux témoignage devant la commission d’enquête», de la part du directeur associé du cabinet. De son côté, l’entreprise a toujours réfuté ces accusations, assurant payer l’impôt dû.

Plus largement, au-delà du simple volet fiscal qui ne concerne que McKinsey, le Sénat compte bien s’occuper du sujet de fond du recours aux cabinets de conseil par l’État. . En attendant, le parquet national financier (PNF) poursuit son enquête visant le «statut fiscal» de McKinsey en France, ouverte fin mars.

Assurance-chômage : une réforme utile ?


Assurance-chômage : une réforme utile ?

Le raisonnement selon lequel l’instauration d’un régime d’indemnisation plus sévère conduirait mécaniquement à réduire les tensions sur le marché du travail peut sembler cohérent. Sa limite est qu’il ne s’appuie sur aucune étude sérieuse et détaillée.( papier du Monde).

Le projet de réforme vise à faire varier la durée d’indemnisation selon l’orientation du marché du travail. Lorsque le chômage baisse, les conditions se durcissent, quand il remonte sensiblement, elles s’allègent. Si l’effet de balancier peut paraître logique, ses modalités sont discutables et son efficacité à moyen terme n’est pas garantie.

Le gouvernement a décidé de réduire d’un quart la durée d’indemnisation pour tous les demandeurs d’emploi dont les droits s’ouvriront à partir du 1er février. Au-dessus d’un taux de chômage de 9 % (7,3 % actuellement) ou dans le cas d’une brusque détérioration supérieure ou égale à 0,8 point sur un trimestre, le barème redeviendra celui qui est appliqué aujourd’hui. En revanche, le durcissement entrera en vigueur automatiquement sous ces seuils.

La volonté de réformer le marché du travail est alimentée par deux frustrations. La première : malgré une nette amélioration depuis cinq ans, le taux de chômage en France reste deux fois plus élevé que celui qui est constaté en Allemagne, aux Pays-Bas ou au Royaume-Uni. La seconde : malgré plus de trois millions de demandeurs d’emploi, 360 000 postes restent non pourvus.

Le raisonnement selon lequel l’instauration d’un régime d’indemnisation plus sévère conduirait mécaniquement à réduire les tensions sur le marché du travail peut sembler cohérent. Sa limite est qu’il ne s’appuie sur aucune étude sérieuse et détaillée pour démontrer que le nombre d’emplois non pourvus est corrélé au degré de générosité du système d’allocation-chômage.

Les raisons pour lesquelles les offres d’emploi ne trouvent pas preneurs relèvent de nombreux facteurs. Elles peuvent tenir à l’inadéquation entre les compétences requises et le niveau de formation des chercheurs d’emploi, à des conditions de travail insuffisamment attractives, à des contraintes géographiques ou familiales.

Il ne s’agit pas de nier que des personnes peuvent choisir de continuer à être indemnisées au lieu d’accepter une offre disponible. Mais il est difficile d’en faire une généralité et surtout d’en faire la solution unique au problème des difficultés de recrutement dans certains secteurs. D’autres pays, qui disposent de systèmes avec des durées d’indemnisation plus courtes, connaissent les mêmes tensions pour embaucher. L’autre question est de savoir s’il est équitable de durcir les conditions d’indemnisation à partir de chiffres du chômage nationaux, alors que la capacité et la rapidité à retrouver un emploi dépendent étroitement de la situation spécifique de chaque bassin d’emploi.

Cette réforme suscite, à juste titre, l’inquiétude des syndicats. Mais son efficacité ne pourra être jugée que dans le cadre plus global de la politique menée actuellement pour tenter d’en finir avec le chômage de masse. Beaucoup de leviers sont simultanément activés : réforme du lycée professionnel, développement de l’apprentissage et de la formation tout au long de la vie, gestion des fins de carrière, amélioration des capacités d’accompagnement de Pôle emploi…

Si ces mesures ont le mérite de la cohérence, leurs effets sur le marché de l’emploi risquent d’être bousculés par le ralentissement de la croissance qui menace. Or la justification d’un recul sur des acquis sociaux ne peut tenir que si les résultats sur le front de l’emploi sont très nets en fin de quinquennat. Le pari n’est pas gagné.

France: vers une société de paresse ?

France: vers une société de paresse ?

Comme d’autres pays , la France connaît une crise du rapport au travail caractérisé notamment par les difficultés de recrutement mais aussi par des comportements qui dénotent une certaine démotivation. En France cependant, la situation apparaît encore plus grave qu’ailleurs depuis les 35 heures et la « culture RTT ». Une enquête de l’IFOP confirme cette tendance observée notamment depuis la crise sanitaire. Mais le processus a débuté bien antérieurement.

On peut faire l’hypothèse assez sérieuse que la situation s’est très fortement détériorée à partir de la fixation du temps de travail à 35 heures. Une chute brutale du travail qui a sans doute aussi contribué à la perte de compétitivité du pays. Le plus grave sans doute, c’est que le rapport au travail a été modifié et que cette valeur travail est tellement dévalorisée que son utilité est même parfois condamnée ( voir les déclarations par exemple de l’ultra écolo Sandrine Rousseau qui condamne le travail au motif qu’il serait de droite).

Certes, la baisse de performance de l’économie française dont témoigne en particulier l’énorme déficit de la balance commerciale est largement imputable à des choix contradictoires des gouvernements notamment depuis Chirac mais aussi imputables à un changement de mentalité où la société de loisirs prend le pas sur d’autres enjeux sociétaux.

En clair, depuis la pandémie, les Français s’avèrent être de plus en plus fainéants, selon une enquête publiée le 11 novembre par l’institut Jean-Jaurès en partenariat avec l’IFOP.
« Depuis la crise sanitaire, 30% des sondés déclarent être moins motivés qu’avant », rapporte le sondage.

Ce chiffre est particulièrement important chez les jeunes adultes, puisque 40% des 25-34 ans se disent moins motivés qu’avant les périodes de confinement, contre 21% des plus de 65 ans.
Les habitants de région parisienne, dont les conditions de vie durant les confinements ont été particulièrement pesantes, se disent également plus affectés. 41% d’entre eux sont moins motivés qu’avant, contre 22% des habitants de zone rurale.

« Il fait froid, ça ne donne pas trop envie de bouger, du coup on a la flemme tout le temps pour tout et pour rien », confie une jeune femme à BFMTV.
« Flemme de faire une machine, flemme de descendre les poubelles », énumère encore une autre. Cette tendance à rester chez soi se confirme en termes d’achats. Le plaid est ainsi particulièrement recherché par les Français.

« Ça se vend extrêmement bien », confirme Morgan Cherki, directeur marketing de la société Toto. « C’est un des indispensables quand on est fatigué ou qu’on a la flemme », estime-t-il avec un sourire.
Les entreprises s’adaptent
Avec ce bouleversement des usages, les entreprises s’adaptent. Une évolution qui va même jusqu’à développer une nouvelle économie.

« La société de consommation a très bien compris cet état de fatigue. Les entreprises se sont beaucoup adaptés à la fois à travers un certain nombre de produits ou la livraison à domicile », confirme à BFMTV Jérémie Peltier, directeur de la fondation Jean-Jaurès.

Le problème est que l’avenir est déjà largement hypothéqué par ce changement de mentalité. Malheureusement, on voit mal un parti politique faire un constat lucide de la situation et encore moins réveiller les Français pour redresser le pays.

France: le pire danger, une société de paresse ?

France: le pire danger, une société de paresse ?

Comme d’autres pays , la France connaît une crise du rapport au travail caractérisé notamment par les difficultés de recrutement mais aussi par des comportements qui dénotent une certaine démotivation. En France cependant, la situation apparaît encore plus grave qu’ailleurs depuis les 35 heures et la « culture RTT ». Une enquête de l’IFOP confirme cette tendance observée notamment depuis la crise sanitaire. Mais le processus a débuté bien antérieurement.

On peut faire l’hypothèse assez sérieuse que la situation s’est très fortement détériorée à partir de la fixation du temps de travail à 35 heures. Une chute brutale du travail qui a sans doute aussi contribué à la perte de compétitivité du pays. Le plus grave sans doute, c’est que le rapport au travail a été modifié et que cette valeur travail est tellement dévalorisée que son utilité est même parfois condamnée ( voir les déclarations par exemple de l’ultra écolo Sandrine Rousseau qui condamne le travail au motif qu’il serait de droite).

Certes, la baisse de performance de l’économie française dont témoigne en particulier l’énorme déficit de la balance commerciale est largement imputable à des choix contradictoires des gouvernements notamment depuis Chirac mais aussi imputables à un changement de mentalité où la société de loisirs prend le pas sur d’autres enjeux sociétaux.

En clair, depuis la pandémie, les Français s’avèrent être de plus en plus fainéants, selon une enquête publiée le 11 novembre par l’institut Jean-Jaurès en partenariat avec l’IFOP.
« Depuis la crise sanitaire, 30% des sondés déclarent être moins motivés qu’avant », rapporte le sondage.

Ce chiffre est particulièrement important chez les jeunes adultes, puisque 40% des 25-34 ans se disent moins motivés qu’avant les périodes de confinement, contre 21% des plus de 65 ans.
Les habitants de région parisienne, dont les conditions de vie durant les confinements ont été particulièrement pesantes, se disent également plus affectés. 41% d’entre eux sont moins motivés qu’avant, contre 22% des habitants de zone rurale.

« Il fait froid, ça ne donne pas trop envie de bouger, du coup on a la flemme tout le temps pour tout et pour rien », confie une jeune femme à BFMTV.
« Flemme de faire une machine, flemme de descendre les poubelles », énumère encore une autre. Cette tendance à rester chez soi se confirme en termes d’achats. Le plaid est ainsi particulièrement recherché par les Français.

« Ça se vend extrêmement bien », confirme Morgan Cherki, directeur marketing de la société Toto. « C’est un des indispensables quand on est fatigué ou qu’on a la flemme », estime-t-il avec un sourire.
Les entreprises s’adaptent
Avec ce bouleversement des usages, les entreprises s’adaptent. Une évolution qui va même jusqu’à développer une nouvelle économie.

« La société de consommation a très bien compris cet état de fatigue. Les entreprises se sont beaucoup adaptés à la fois à travers un certain nombre de produits ou la livraison à domicile », confirme à BFMTV Jérémie Peltier, directeur de la fondation Jean-Jaurès.

Le problème est que l’avenir est déjà largement hypothéqué par ce changement de mentalité. Malheureusement, on voit mal un parti politique faire un constat lucide de la situation et encore moins réveiller les Français pour redresser le pays.

Climat et haute température : une surmortalité inquiétante

Climat et haute température : une surmortalité inquiétante

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L’excès de mortalité constaté en 2022 est le plus important depuis la canicule de 2003.

Durant toute la période estivale étudiée par Santé publique France, soit entre le 1er juin et le 15 septembre – intervalle pendant lequel SPF collabore avec Météo France afin d’anticiper la survenue de vagues de chaleur –, 10 420 décès en excès, toutes causes confondues, ont été estimés en France hexagonale. Soit un excédent des décès observés par rapport à ceux attendus qui s’élève à +6,1%. « La chaleur peut avoir un impact sanitaire, y compris en dehors des périodes de canicule, définies lorsque les moyennes sur trois jours des températures minimales et maximales dépassent les seuils d’alerte minimum et maximum du département », précise SPF. L’organisme note que « plusieurs départements ont pu connaître des situations d’exposition à la chaleur proches des seuils d’alerte sur une longue durée sans être considérés en canicule. »

Plus précisément, lors des trois épisodes de canicule de l’été, Santé publique France a recensé 2 816 morts en excès, toutes causes confondues, dans les départements concernés par un dépassement des seuils d’alerte, soit une hausse de +16,7% par rapport au nombre de décès attendus par l’organisme, selon une estimation réalisée sur la base des cinq dernières années. Cette hausse est montée à +19,9% dans les départements placés en vigilance rouge par Météo France.

Dans ces conditions, la période de surveillance estivale présente l’excès de mortalité le plus important depuis la mise en place du Plan national canicule, en 2004, dans la foulée de la canicule d’août 2003, qui avait engendré une surmortalité de 15 000 décès.

France: vers une société de paresse ?

France: vers une société de paresse ?

Comme d’autres pays ,la France connaît une crise du rapport au travail caractérisé notamment par les difficultés de recrutement mais aussi par des comportements qui dénotent une certaine démotivation.En France cependant la situation apparaît encore plus grave qu’ailleurs depuis les 35 heures. Une enquête de l’IFOP confirme cette tendance observée notamment depuis la crise sanitaire. Mais le processus a débuté bien antérieurement.

On peut faire l’hypothèse assez sérieuse que la situation s’est très fortement détériorée à partir de la fixation du temps de travail à 35 heures. Une chute brutale du travail qui a sans doute aussi contribuer à la perte de compétitivité du pays. Le plus grave sans doute c’est que le rapport au travail a été modifié et que cette valeur travail est tellement dévalorisée que son utilité est même parfois condamnée ( voir les déclarations par exemple de l’ultra écolo Sandrine Rousseau qui condamne le travail au motif qu’il serait de droite). Certes, la baisse de performance de l’économie française dont témoigne en particulier l’énorme déficit de la balance commerciale est largement imputable à des choix contradictoires des gouvernements qui se sont succèdés mais aussi imputables à un changement de mentalité où la société de loisirs prend le pas sur d’autres enjeux sociétaux.

En clair, depuis la pandémie, les Français s’avèrent être de plus en plus fainéants, selon une enquête publiée le 11 novembre par l’institut Jean-Jaurès en partenariat avec l’IFOP.
« Depuis la crise sanitaire, 30% des sondés déclarent être moins motivés qu’avant », rapporte le sondage.

Ce chiffre est particulièrement important chez les jeunes adultes, puisque 40% des 25-34 ans se disent moins motivés qu’avant les périodes de confinement, contre 21% des plus de 65 ans.
Les habitants de région parisienne, dont les conditions de vie durant les confinements ont été particulièrement pesantes, se disent également plus affectés. 41% d’entre eux sont moins motivés qu’avant, contre 22% des habitants de zone rurale.

« Il fait froid, ça ne donne pas trop envie de bouger, du coup on a la flemme tout le temps pour tout et pour rien », confie une jeune femme à BFMTV.
« Flemme de faire une machine, flemme de descendre les poubelles », énumère encore une autre. Cette tendance à rester chez soi se confirme en termes d’achats. Le plaid est ainsi particulièrement recherché par les Français.

« Ça se vend extrêmement bien », confirme Morgan Cherki, directeur marketing de la société Toto. « C’est un des indispensables quand on est fatigué ou qu’on a la flemme », estime-t-il avec un sourire.
Les entreprises s’adaptent
Avec ce bouleversement des usages, les entreprises s’adaptent. Une évolution qui va même jusqu’à développer une nouvelle économie.

« La société de consommation a très bien compris cet état de fatigue. Les entreprises se sont beaucoup adaptés à la fois à travers un certain nombre de produits ou la livraison à domicile », confirme à BFMTV Jérémie Peltier, directeur de la fondation Jean-Jaurès.

Le problème est que l’avenir est déjà largement hypothéqué par ce changement de mentalité. Malheureusement, on voit mal un parti politique faire un constat lucide de la situation et encore moins réveiller les Français pour redresser le pays.

Ecologie:De l’essence à partir des végétaux, une incohérence totale

Ecologie:De l’essence à partir des végétaux, une incohérence totale

Un groupe pétrolier envisage de fabriquer de l’essence avec des végétaux afin de la qualifier sans carbone ou presque. Une incohérence totale de consacrer une partie des terres pour produire cette énergie. En effet, l’utilisation de déchets végétaux déjà critiquables ne suffira pas et il faudra consacrer de larges espaces à des cultures qui viendront ensuite transformées en carburant.

Mais ces cultures ne pousseront pas toutes seules, il faudra bien entendu utiliser des engins pour travailler la terre, des engrais pour la faire pousser et les produits chimiques pour les protéger. Bref ,On va utiliser du pétrole pour faire pousser des végétaux qui eux-mêmes produiront de l’essence

Une start-up française et le géant des hydrocarbures anglo-néerlandais s’allient donc pour mettre au point un carburant routier « bas carbone », grâce à la fermentation de ressources végétales. L’objectif : parvenir à fabriquer 30.000 tonnes de cet hydrocarbure renouvelable d’ici à 2030, afin d’alimenter les voitures et autres camions.

Reste à voir si les intrants utilisés seront eux aussi vertueux, alors que l’utilisation de cultures agricoles dédiées à la production de biocarburant est très critiquée et pour cause surtout contre-productive d’un point de vue environnemental.

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