Archive pour le Tag 'Une'

Multinationales : une certaine transparence en Suisse

Multinationales : une certaine transparence en Suisse

 

Souvent attaquée sur son manque de transparence voire sur son opacité, la Suisse, où la fiscalité est l’une des plus faibles en Europe, commence à manifester des velléités pour accepter de transmettre des informations concernant les multinationales  Les multinationales installées en Suisse vont devoir dès 2018 établir une déclaration de leurs activités pays par pays, ce qui permettra de savoir où elles exercent et où elles paient leurs impôts. Le gouvernement a aussi approuvé la liste des pays avec lesquels cet échange automatique d‘informations entrera ensuite en vigueur en 2020. “La Suisse met ainsi en œuvre un des standards internationaux minimaux du projet de lutte contre l’érosion de la base d‘imposition et le transfert de bénéfices”, souligne le conseil fédéral dans un communiqué. “Le but de ce projet est d‘améliorer la transparence en matière d‘imposition des groupes d‘entreprises multinationales, tout en fixant un cadre uniforme pour l’échange des déclarations”, ajoute-t-il. Cette mesure concernera environ 200 entreprises, celles dont le chiffre d‘affaires est supérieur à 750 millions d‘euros.

« Monsanto papers » : des eurodéputés veulent une commission d’enquête

 « Monsanto papers » : des eurodéputés veulent une commission d’enquête

Après la révélation des expertises bidonnées concernant le glysophate de Monsanto des députés européens demandent une enquête officielle. Il a en effet été révélé que les expertises de Monsanto avaient été effectuées par de pseudos experts financés par Monsanto. Des expertises par ailleurs reprises intégralement par l’Autorité européenne de sécurité des aliments (Efsa). Du coup, Bruxelles s’apprêtait à prolonger de 10 ans l’autorisation d’utilisation de ce produit dangereux. Une audition publique c’est cependant tenu au Parlement européen.  Lors de cette audition publique, scientifiques, agences de contrôle, ainsi que des représentants de Monsanto étaient invités à s’exprimer. Le géant américain a néanmoins refusé l’invitation, estimant que le Parlement européen n’était pas le lieu pour tenir ce débat. « Je suis indigné que personne de l’industrie ne soit là » a regretté l’eurodéputé CD&V Tom Vandenkendelaere (Belgique). En réponse, les dirigeants des groupes politiques au Parlement ont interdit aux lobbyistes de Monsanto, l’accès à l’institution. L’audition a notamment été marquée par l’intervention du parlementaire socialiste Marc Tarabella (Belgique), accusant un représentant de l’Efsa d’avoir touché « dix-huit mille euros » de Monsanto, pour réaliser des évaluations favorables sur son produit, sous les applaudissements de l’audience. Les représentants de l’Agence européenne de la sécurité des aliments (Efsa) et des produits chimiques (ECHA), ont quant à eux cependant réaffirmé leurs conclusions sur le caractère non-cancérigène du glyphosate ! Sans doute faut-il voir là l’influence de l’Allemagne et de Bayer qui a racheté Monsanto. Monsanto pourrait ainsi avoir accepté de fusionner avec Bayer pour ne plus avoir à répondre de ces actes devant la justice. De fait, le géant est de plus en plus visé par des plaintes mettant en cause les effets du glyphosate, l’agent actif de son désherbant le plus vendu au monde, le Roundup. Aux États-Unis, 3 500 agriculteurs, maraîchers et jardiniers en ont déposé une. Et le nombre de plaignants pourrait grimper à 10 000.  L’Autorité européenne de sécurité des aliments (Efsa) travaillerait donc  sur un nouveau rapport, qu’elle devrait publier à la fin de l’année. L’institution y précisera ses recommandations pour l’usage du glyphosate, qu’elle considère comme étant non-cancérigène mais toxique !

Macron : une conception de la participation limitée au fric

Macron : une  conception de la participation limitée au fric

Macron a visiblement une conception très restrictive de la participation qui limite à l’intéressement financier pour que « tous les salariés aient leur juste part quand les choses vont mieux ». Pourtant il affirme en même temps qu’une entreprise est constituée d’une part d’actionnaires (définition juridique actuelle),  d’autre part de la valeur et de la compétence de ses salariés. Certes l’intéressement financier constitue un progrès dans l’association des salariés aux résultats des entreprises. Pour autant cette association ne saurait se limiter à la dimension monétaire quand les choses vont bien. Une vraie participation, outre l’intéressement financier, consisterait à associer les salariés à la gestion comme le souhaite la CFDT et comme cela se pratique en Allemagne par exemple. C’est précisément quand les entreprises ont des difficultés que les salariés ont besoin d’être aussi associés à la problématique de gestion pour mieux comprendre et adhérer aux évolutions conjoncturelles ou structurelles. Les salariés et les cadres sont en effet le plus souvent les plus à même d’évaluer les forces et les faiblesses de la réalité de leur outil de production et c’est en permanence qu’il convient de les associer à la gestion de l’entreprise y compris quand l’entreprise ne rencontre pas de difficultés. Pour l’instant en effet la participation se borne le plus souvent en cas de problème à annoncer de façon un peu brutale au comité d’entreprise les plans de licenciement. La participation ne saurait être limitée à l’implication des salariés quand il faut licencier ou au retour financier sur résultats. La participation implique une vision beaucoup plus large et plus active des salariés dans l’entreprise.

 

Macron annonce une loi pour mieux rémunérer les agriculteurs

Macron annonce une loi pour mieux rémunérer les agriculteurs

 

 

Le principe d’une  loi pour mieux rémunérer les agriculteurs semble acté par Emmanuel Macron. Reste cependant à en déterminer le contenu et les modalités car on voit mal comment la fixation des prix pourrait être déterminée par voie législative surtout dans le cadre de marchés souvent mondiaux. Emmanuel Macron est resté de ce point de vue dans un certain flou indiquant seulement sa volonté de réguler la vente à perte et les promotions. Pour le reste, on pourrait ce limiter à la mise en place d’indicateurs des coûts et de contrats-type  par filière. Le président a par ailleurs réaffirmé son engagement de campagne d’atteindre « 50% de produits bio ou locaux d’ici 2022 en restauration collective », un objectif qui va permettre de modeler, selon lui, les schémas de production en France et relancer l’agriculture et l’agroalimentaire. « Vous devez vous organiser dans les territoires pour changer les modèles productifs », a-t-il dit. Ce changement de paradigme passe par un « arrêt » de certaines productions, qui ne correspondent plus au goût des consommateurs et ne s’inscrivent pas dans la concurrence internationale. Emmanuel Macron a annoncé mercredi qu’il voulait légiférer par ordonnances au premier semestre 2018 pour rééquilibrer les contrats entre agriculteurs et distributeurs ainsi que sur le seuil de revente à perte, afin que les agriculteurs soient mieux rémunérés. « Nous modifierons la loi pour inverser la formation du prix qui partira du coût de production », a déclaré le chef de l’Etat à mi-parcours des Etats généraux de l’Alimentation, à Rungis (Val-de-Marne). « Afin que cette volonté prenne effet dès les négociations commerciales annuelles qui démarrent en novembre », il a demandé « un engagement clair des parties prenantes en ce sens, avant la loi, pour que ces négociations reflètent l’esprit de la loi à venir, sous l’autorité des ministres ». A propos du seuil de revente à perte dans la grande distribution, dont les agriculteurs demandent le relèvement, il est resté prudent en demandant au préalable, pour la fin de l’année une organisation des secteurs agricoles et agro-alimentaire par filières. « Je suis favorable au relèvement du seuil de revente à perte pour les produits alimentaires et l’encadrement des promotions », a-t-il dit, « mais je vous demanderai d’ici la fin de l’année de donner plus de visibilité, de conclure pour la fin de l’année des plans de filières. Le seuil de revente à perte qu’on relèverait seul serait une forme de chèque en blanc », a-t-il déclaré. Il a aussi souhaité des organisations de producteurs, la mise en place d’indicateurs de marché sur les coûts de production et de contrats types par filière, pour que tous les agriculteurs aient accès facilement à ces informations. Il a fustigé les « prix anormalement bas »: « les agriculteurs ne peuvent plus vivre du prix payé. Ne pas vouloir le regarder en face c’est décider que nous construirons la fin de nos propre équilibres, de notre indépendance et même de nos modèles de distribution. Je souhaite que nous mettions un terme très clair à ce qui est devenu un dérive ».

CGT-19 octobre : une journée d’enterrement de la contestation

CGT-19 octobre : une journée d’enterrement de la contestation

 

Comme c’était à prévoir les syndicats ne sont parvenus à aucun accord pour manifester leur opposition au ordonnance.  Du coup,  la CGT se retrouve seule pour appeler à une nouvelle journée d’action le 19 octobre. Une journée qui sera une sorte d’enterrement de la contestation relative au code du travail. D’une certaine manière la CGT se retrouve coincée entre Mélenchon qui veut instrumentaliser le mouvement syndical et les syndicats réformistes qui refusent l’agitation dans la rue. Pour ne pas avoir l’air d’abandonner, la CGT utilise le vieux procédé qui consiste à multiplier les journées d’action afin d’user la contestation. De cette manière,  cette récupération par les insoumis ne pourra conduire qu’à des manifestations très marginales et Mélenchon sera dans l’incapacité d’organiser un mouvement de masse. Cette gauchisation du mouvement syndical ne pouvait évidemment obtenir le soutien d’organisations réformistes. Contrairement à ce qu’affirme la CGT il ne s’agit pas seulement d’une divergence concernant une éventuelle date de mobilisation commune mais une position sur le fond. Les syndicats réformistes refusent l’agitation politique et préfèrent  se concentré sur les prochains dossiers particulièrement délicats notamment les retraites et l’indemnisation du chômage. Les organisations syndicales ont donc décidé de ne rien décider et se reverront le 24 octobre. Il se pourrait qu’on décide alors d’une journée de mobilisation mais une journée un peu pour tous pour solder le mécontentement de frondeurs  de la CGT bien sûr mais aussi des autres organisations. Des frondeurs gauchisants relativement minoritaires mais capables de faire du bruit. De toute manière,  la proposition de la CGT d’organiser une nouvelle manifestation le 19 octobre été par avance vouée à l’échec compte tenu de la volonté de cette organisation de politiser le mouvement.  En effet  Martinez avait indiqué lundi matin sur franceinfo vouloir faire “converger tous (les) mécontentements,” évoquant les fonctionnaires, les retraités, les cheminots, les routiers et les salariés du privé. L‘objectif, avait-il ajouté, est de “rabattre un petit peu le caquet” d‘Emmanuel Macron, dont il juge la politique contraire aux intérêts des salariés français. S‘il a pu compter sur le ralliement tardif du secrétaire général de Force ouvrière, Jean-Claude Mailly, contraint par son “parlement” de rompre avec sa ligne conciliante, le mot d‘ordre est quelque peu différent de celui de la CGT. “Je n‘ai pas un mandat pour le retrait total des ordonnances”, a dit ce dernier sur BFM TV. “Le retrait des dispositions qu‘on conteste, oui, mais pas le reste.” En outre, la CFDT continue de refuser de défiler contre les ordonnances Travail afin de réserver ses forces pour les dossiers comme les réformes de l‘assurance chômage et des retraites, estimant qu‘on ne reviendra pas sur les ordonnances, définitivement adoptées et pour certaines déjà en vigueur. “Si nous voulons peser ensemble sur la réforme de l‘assurance chômage, sur la réforme de la formation professionnelle, je crois que nous avons intérêt à parler d‘une seule voix”, a dit lundi sur RTL son secrétaire général, Laurent Berger. “Si c‘est pour faire un baroud d‘honneur…” “Je crois que le gouvernement attend un peu ça : un syndicalisme que se marginalise en faisant croire qu‘il est simplement dans un rôle de contestation”, a-t-il lancé.

Risque d’une nouvelle crise financière mondiale (Schäuble)

Risque d’une nouvelle crise financière  mondiale (Schäuble)

Le très orthodoxe ministre allemand des Finances Wolfgang Schäuble lance un nouvel appel à la prudence financière dans un entretien avec le « Financial Times » et craint même une nouvelle crise financière mondiale.  Ce que reproche surtout Wolfgang Schäuble  c’est le déversement incontrôlé de liquidités par les grandes banques centrales, des liquidités qui faussent le cours des marchés et encouragent  l’endettement mondial. Pour lui, les risques d’une nouvelle bulle financière sont importants et leurs conséquences pourraient être encore plus néfastes que lors de la dernière crise. Un avertissement sur une la possibilité d’une nouvelle crise financière internationale -  Le jour même de son dernier Eurogroupe, ce lundi à Luxembourg, l’inflexible ministre allemand des Finances Wolfgang Schäuble lance dans un entretien avec le « Financial Times » une alerte sur une la possibilité d’une nouvelle crise financière internationale. Les bulles sont nombreuses, elles affectent  le marché des actions dont les hausses sont complètement déconnectées des réalités économiques. Il y a aussi les bulles obligataires du fait  des rachats massifs des banques centrales et qui faussent les prix. Ce déversement massif de liquidités encourage toutes les spéculations et nourrit l’endettement. En raison  de taux insignifiants voir négatifs de nombreuses institutions financières d’assurance présentent des risques de faillite. Il suffirait du défaut d’un ou deux très gros établissement pour qu’une crise systémique s’enclenche. Le problème, c’est que d’une certaine manière les banques centrales sont solidaires dans leur fuite en avant de l’argent facile. La banque fédérale américaine a pris les devants et a entraîné dans son sillage les autres banques centrales, la banque centrale européenne et la banque centrale chinoise notamment. Il y a plusieurs années que la Fed doit remonter ses taux mais elles ne le fait que de manière homéopathique pour ne pas provoquer un choc fatal tant à la sphère financière qu’à la sphère économique. La banque centrale européenne suit la même trajectoire. En Chine, le risque concerne surtout l’endettement privé qui atteint 200 % du PIB. Enfin un peu partout dans le monde toujours une bulle spéculative immobilière dans les zones très denses tandis qu’au contraire dans les zones rurales les prix continuent de s’écrouler. Le marché immobilier n’est plus destiné à réguler l’offre et la demande mais est devenu un enjeu spéculatif avec des prix complètement démentiels inaccessibles à la plupart des candidats au logement et transformé en hôtel pour touristes. Même si Janet Yellen, la présidente de la Fed, affirmait en juin dernier, qu’elle n’imaginait « pas de nouvelle crise financière de notre vivant », les inquiétudes montent chez les analystes alors que les valorisations des marchés boursiers américains (exubérante pour certaines valeurs, tel Apple, à 800 milliards de dollars) atteignent des sommets inégalés, que les marchés européens marchent sur leurs pas, que l’indice britannique a atteint son plus haut historique cet été, et qu’en Chine, dans un marché très opaque, les montant des dettes privées atteint 200% du PIB. Et il n’est pas certain que le système financier mondial soit vraiment  sain dans son ensemble. Chaque fois que les cours de bourse ont atteint des niveaux équivalents à ce qu’ils connaissent aujourd’hui, on a connu des krachs majeurs, comme en 1929 ou en 2000 avec l’explosion de la bulle internet, rappellent les observateurs.

Une mobilisation « unitaire » des syndicats

Une mobilisation « unitaire » des syndicats

 

Pour satisfaire les gauchistes et les corpos de tout poil les syndicats pourraient se mettre d’accord sur une journée de protestation unitaire, un qualificatif à relativiser dans la mesure où les objectifs des différentes organisations sont différents voire contradictoires. Pour les uns,  il ne s’agit pas de contester les ordonnances relatives au code du travail mais d’exercer une pression préventive dans la perspective des réformes qui vont concerner la formation, l’apprentissage et l’assurance chômage. Pour d’autres,  évidemment surtout la CGT,  il s’agit de mettre au cœur du mécontentement une réforme du code du travail qui a été contestée avant même d’être connue. On Pourrait aboutir éventuellement à une journée un peu fourre-tout afin de tenter de rassembler les salariés du public comme du privé voire  même les étudiants. Bref il s’agirait d’une action assez baroque et confuse limitée cependant à une journée afin d’éviter les débordements. Une manière aussi de redorer un peu la popularité des syndicats dans les mobilisations récentes ont été relativement catastrophique.  Les organisations syndicales CGT, FO, CFE-CGC et CFTC devraient se réunir lundi pour discuter d‘une éventuelle mobilisation unitaire contre la réforme du Code du travail, ont dit jeudi à Reuters les organisations syndicales. Le président de la CFTC, Philippe Louis, qui se refuse pour l‘instant à appeler à une manifestation contre les ordonnances, a dit à Reuters qu‘il souhaitait surtout aborder la question des prochaines réformes sur la formation professionnelle, l‘apprentissage et l‘assurance chômage. Il doit encore faire approuver cette rencontre avec sa commission exécutive lundi. Il n’était pas encore possible jeudi de confirmer la présence de la CFDT.

Brexit: May va proposer 20 mds pour une facture de 70 à 100

Brexit: May va proposer 20 mds  pour une  facture de 70 à 100

 

 

Alors que l’union économique évalue la facture du Brexit entre 70 et 100 milliards d’euros, la Première ministre britannique Theresa May  propose de verser 20 milliards d’euros pour solder le divorce entre le Royaume-Uni et l’Union européenne  selon le Financial Times. Jusqu’alors les négociations étaient pratiquement bloquées puisque l’union européenne exigeait  le paiement de cette facture avant d’envisager une négociation sur les nouvelles relations commerciales avec  le Royaume-Uni. D’une certaine manière la première ministre britannique essaye de prendre au piège l’union économique. Elle veut verser un premier acompte qui lui permettrait d’engager la question essentielle des relations commerciales futures quitte en fonction de cette négociation à verser ou non le reliquat. Jusqu’alors les chiffres avancés pour la facture du Brexit demeuraient  cependant relativement officieux, Plusieurs hauts représentants de l’UE ont affirmé auprès de l’AFP que la facture à régler par les Britanniques serait plutôt comprise entre 60 et 100 milliards d’euros. La contribution nette de Londres au budget de l’UE en 2015, dernier chiffre disponible, s’était montée à 10,75 milliards d’euros, selon des documents de la Commission européenne et du Parlement européen. Le montant de 20 milliards d’euros ne serait donc que la somme due par les Britanniques pour solder leur engagement envers le budget de l’UE, budget voté pour sept ans et qui court jusqu’en 2020. « Mais ce versement n’effacerait pas l’ardoise » britannique totale concernant leurs divers engagements financiers auprès de l’UE, selon un diplomate de haut rang auprès de l’UE cité par le FT.

Manif 12 septembre : Une manifestation surtout de militants

Manif 12 septembre : Une manifestation surtout de militants

222 000 manifestants, 500 000 pour la CGT, c’est le minimum syndical en matière de mobilisation estiment les experts du dialogue social. Pas de quoi faire reculer le gouvernement. Une manifestation qui n’a pas tellement mordu notamment dans le privé mais qui a été un peu compensé par les troupes du secteur public et les retraités.  “On est dans les niveaux bas pour les mobilisations de ce type”, a dit mercredi à Reuters Guy Groux, directeur de recherches associé au Cevipof de Sciences Po. “Si l‘on compare à des mouvements comme ceux de 1995, 2006 ou encore 2010, qui rassemblaient un million de personnes, c‘est plutôt marée basse”. Pour cette manif du 12 on a compté seulement 223000 participants (500 000 pour la CGT.  A titre de comparaison, au plus fort des manifestations contre la loi Travail, dite El Khomri, au printemps 2016, le ministère de l‘Intérieur avait dénombré près de 400.000 personnes dans les rues. Pour Jean Grosset, directeur de l‘Observatoire du dialogue social de la Fondation Jean Jaurès et ancien secrétaire général adjoint du syndicat UNSA, la manifestation n‘aura pas l‘impact escompté par ses organisateurs. “La manifestation a été avant tout à caractère militant”, a-t-il dit à Reuters. “Vous n‘avez pas là-dessus une émotion pour l‘instant des salariés qui les fait rejoindre les cortèges des syndicats.” Raymond Soubie, ancien conseiller social de Nicolas Sarkozy et grand spécialiste du mouvement syndical, la CGT ne fait que bâtir son image de syndicat “au plus près de la défense des salariés”. “Son objectif n’était pas de faire revenir le gouvernement sur les ordonnances”, dit-il, jugeant que le sort en est déjà jeté. “C‘est plus une manifestation de principe pour montrer son hostilité et surtout pour prendre date par rapport à une éventuelle montée des mécontentements dans les mois à venir.” Selon lui, la réforme du Code du travail, un thème complexe, n‘est pas aussi “inflammable” que les réformes de l‘assurance chômage et ou des retraites prévues pour le printemps prochain. Macron souhaite unifier le système des retraites et mettre fin aux régimes spéciaux. “Des corporations vont se sentir attaquées et vont se défendre dans des secteurs sensibles comme l’énergie et les transports”, dit Raymond Soubie, laissant présager un printemps 2018 explosif. Le second round social sur les retraites et l’assurance chômage risque d’être nettement plus difficile pour le gouvernement surtout si s agrègent à la mobilisation lycéens et étudiants.

Canal+ : une chaîne de plus en plus confidentielle

Canal+ : une chaîne de plus en plus confidentielle

Hémorragie des abonnés mais aussi  hémorragie des téléspectateurs lorsque la chaîne est en clair. Les recettes publicitaires mécaniquement s’écroulent avec. Depuis l’arrivée de Vincent Bolloré à la tête des opérations en 2015, la chaîne cryptée a vu ses recettes publicitaires des émissions en « clair » divisées par deux, selon BFM Business qui a pu consulter les comptes de la Société d’édition de Canal+. Les retombées publicitaires de ces programmes accessibles aux non-abonnés (à midi et en access prime time) sont en effet passées de 143 millions d’euros en 2014 à 73 millions en 2016, avec une chute record de 38% entre 2015 et 2016. En cause uen audience qui devient marginale. Très en dessous de 1 %. On se demande jusqu’où ira la chute. La raison, une ligne éditoriale corsetée par Bolloré. Des programmes de divertissement assez insignifiants voire parfois pathétiques. Aussi la quasi disparition des grands matchs de foot notamment des grands championnats étrangers sauf quelques matchs de ligue1 ou 2 ou même de national ! Or la moitié  des abonnés de Canal étaient clients de la chaîne en raison du foot. Reste cependant le cinéma.  Canal+ a vu le nombre de ses abonnés directs passer en France sous la barre des 5 millions à la fin juin, a annoncé sa maison mère Vivendi jeudi, même si de nouveaux accords avec les opérateurs télécoms ont compensé la baisse. La filiale de TV payante affiche au total près de 8 millions d’abonnés en France, selon les résultats du premier semestre publiés par Vivendi. Mais les clients abonnés directement à Canal+ passent sous la barre des 5 millions, contre 5,5 millions un an plus tôt et 5,25 millions fin 2016.   Ces mauvais résultats reflètent le manque d’attractivité de ces programmes.

Hollande : une fondation pour inverser la courbe du chômage !

Hollande : une fondation pour inverser la courbe du chômage !

 

 

 

Authentique François Hollande a créé sa fondation pour moderniser la France et veut contribuer aussi à inverser la courbe du chômage. En fait,  il s’agit d’une toute petite structure de huit personnes pour continuer d’exister politiquement sachant qu’il ne sait pas faire autre chose que de la politique. Il veut se donner le droit de commenter la politique du gouvernement. Ce qu’il a commencé déjà à faire. On voit mal quel pourrait être sa contribution positive et significative avec sa petite boutique de huit personnes alors qu’il n’a pas été capable de faire évoluer ni le parti socialiste quand il en était le premier secrétaire, ni la France quand il en était président. Interrogé lors du compte rendu du conseil des ministres sur les commentaires de François Hollande, le porte-parole du gouvernement l’a jugé « libre de s’exprimer », de « vouloir éclairer les Français, commenter l’actualité présidentielle et de créer des activités. » Remarque cinglante de Christophe Castaner. »Je l’invite à prendre le temps aussi de faire le bilan des cinq ans de son engagement au sommet de l’Etat », A deux reprises cet été, l’ancien président est sorti de sa réserve pour vanter le bilan économique de son quinquennat, mettant en garde son successeur contre la tentation de faire subir aux Français des « sacrifices inutiles » alors que la croissance revient. »Lorsque je considérerai qu’il y a des commentaires à faire, des leçons à tirer ou des propositions à faire, je prendrai la parole », a-t-il dit à la presse devant la Station F à Paris, siège de sa fondation « La France s’engage ». »Et ce sera un moment qui devra être particulièrement bien choisi pour qu’il puisse être utile à la France, et où je pourrai m’exprimer longuement », a-t-il ajouté. Interrogé sur les cinq ordonnances de la réforme du Travail, contestée par une partie de la gauche et des syndicats, François Hollande s’est contenté de prôner « l’équilibre ». »Les entreprises, on en a besoin. On a besoin qu’elles créent de la richesse, qu’elles créent de l’emploi, mais ça doit se faire dans un cadre équilibré », a-t-il dit. « Et c’est ainsi que j’analyserai, le moment venu, les ordonnances». François Hollande, qui dirigea le Parti socialiste 11 ans durant avant d’accéder à l’Elysée, a dit en outre son souhait de « faire en sorte que l’idée socialiste puisse y être portée » par un « parti fort », citant « la justice, l’égalité, la redistribution, la création de richesses. »Un message qui montre le désir de l’ex-président de faire entendre sa voix dans un pays où l’exécutif est considéré comme trop libéral par une partie de la gauche, le PS divisé et inaudible et l’opposition dominée par le discours radical de La France insoumise de Jean-Luc Mélenchon.

Trump veut une réforme des Nations unies

 

Trump veut une réforme des Nations unies

Officiellement,  il s’agit pour Trump d’engager une réforme qui permette à  l’ONU d’être plus efficace et de se recentrer sur le développement et la paix. En réalité Trump voudrait limiter le champ d’intervention de l’ONU et surtout obtenir une réduction substantielle de la contribution américaine au fonctionnement de l’organisme international auquel il contribue financièrement pour plus de 20 %. Donald Trump, qui ne ménage pas ses critiques envers l’Onu, va s’employer à rallier des soutiens en faveur d’une réforme de l’instance mondiale en organisant une réception au siège des Nations unies à New York le 18 septembre, à la veille de son discours devant l’Assemblée générale. Les représentants des pays seront invités à cette réception s’ils souscrivent à une déclaration politique en dix points, établie par les Etats-Unis, soutenant les efforts du secrétaire général de l’Onu Antonio Guterres « pour engager une réforme efficace, en profondeur », lit-on dans l’ébauche de cette déclaration politique, consultée vendredi par Reuters.  »Nous soutenons les efforts du secrétaire général pour procéder à des changements concrets au sein des Nations unies, pour mieux aligner leur travail sur l’aide humanitaire, le développement et la défense des initiatives de paix », lit-on aussi dans ce projet de déclaration. Le président américain trouve que la quote-part versée par Washington au budget de l’Onu est injustement élevée et entend la réduire. Les Etats-Unis sont le plus gros contributeur au budget, fournissant 22% de son budget central bisannuel de 5,4 milliards de dollars et 28,5% de son budget de 7,3 milliards de dollars alloué aux opérations de maintien de la paix.

 

« Une réforme utile, pas une révolution »

« Une réforme utile, pas une révolution »

 

 

Ce que considère  l’expert Raymond Soubie (ancien conseiller de Sarkozy,  très apprécié des syndicats) dans une interview à BFM. Il estime  par ailleurs que les conditions ne se sont pas réunies pour une protestation de masse des syndicats.

 Les ordonnances affaiblissent -elles le pouvoir des syndicats dans l’entreprise?

Pas vraiment dans l’immédiat: les ordonnances diminuent le pouvoir des organisations dans les entreprises de moins de cinquante salariés, or dans celles-ci, il n’y a déjà que 4% des salariés syndiqués. Leur pouvoir y est déjà très faible. Cependant, le débouché des ordonnances donne la part belle au projet du Medef, qui ne considère pas le syndicat comme un interlocuteur prioritaire. C’est un jeu dangereux pour l’avenir, même pour le Medef lui-même. D’ailleurs, ce n’est pas forcément la solution la plus pertinente: c’est une chose de souhaiter discuter plus directement entre employeurs et salariés, sans intermédiaires, mais les négociations demandent souvent de la technicité, de la spécialisation, des connaissances. Là-dessus, les syndicats de salariés ou patronaux garderont une vraie utilité. De même, la négociation de branche est particulièrement importante.

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Comment les syndicats peuvent-ils montrer leur utilité et rééquilibrer la situation?

Les ordonnances présentées aujourd’hui renforcent le volet «flexibilité» du débat flexibilité/sécurité du marché du travail. Mais dès septembre, il va y avoir des discussions sur l’apprentissage, la formation continue professionnelle, l’assurance-chômage, puis viendront les débats sur les retraites, en janvier. Sur tous ces thèmes, qui concernent des aspects de «sécurité» du marché du travail, les syndicats pourront montrer leur importance et leur technicité. En revanche, si le Président de la République, comme il l’a envisagé, «étatise» certains organismes sociaux, ce sera une vraie défaite pour les syndicats, qui s’occupent de leur gestion. Emmanuel Macron est un libéral étatiste, il n’a pas en tête l’importance de la subsidiarité des corps intermédiaires dans l’organisation économique en France. Son libéralisme est très jacobin, or on a besoin de niveaux intermédiaires. De son côté, le premier ministre a parlé, lors de sa conférence de presse, de branches professionnelles moins nombreuses et plus structurées: c’est un vrai chemin d’avenir, qui renforcerait les syndicats en les rendant plus efficaces et plus concrets.

 

Malgré leur opposition, certains syndicats (FO, CFDT) n’ont pas appelé à manifester. Pourquoi cette passivité?

FO a joué habilement en se repositionnant sur sa ligne traditionnelle, qui est celle de la négociation et du compromis. La contestation de la loi El Khomri, jusqu’au-boutiste mais qui n’a produit aucun résultat au moment des discussions, a manifestement servi de leçon. En ce qui concerne les ordonnances, Jean-Claude Mailly se targue d’avoir obtenu bien plus en jouant le jeu des négociations plutôt que celui de la rue. Le syndicat s’est rapproché de ses interlocuteurs, et se repositionne au centre des négociations pour les concertations futures. De même, la CFTC a, à son échelle, montré son utilité.

La CGT s’apprête quant à elle à livrer bataille, mais il n’est pas évident qu’elle mobilise la rue, concurrencée par Jean-Luc Mélenchon. Je suis également surpris par la réaction de la CFDT, qui parle d’une «occasion manquée», mais se désengage de la lutte: cette attitude est plutôt curieuse.

Fiscalité sociétés: une baisse de 11 milliards

Fiscalité  sociétés: une baisse de 11 milliards

 

D’ici 2022, la baisse concernera toutes mes catégories d’entreprise. , d’après les prévisions du gouvernement, un allégement de 11 milliards d’euros, dévoile Les Échos dans son édition de mercredi.  Cette baisse du taux imposition se fera progressivement. Il sera réduit à 25% en 2022 au lieu de 33,33%, comme s’y était engagé Emmanuel Macron durant la campagne présidentielle. La première étape aura ainsi lieu en 2018 où le taux à 28% s’appliquera désormais pour l’ensemble des entreprises pour les bénéfices inférieurs à 500.000 euros. Le précédent gouvernement avait déjà acté une application de ce taux en 2017 à la seule attention des PME jusqu’à 75.000 euros de bénéfices ainsi que son élargissement pour 2018. Les contraintes budgétaires n’ont pas permis à l’exécutif une large marge de manœuvre pour amplifier la dynamique. L’action du gouvernement se fera donc sur les autres années. En 2019, au-delà des 500.000 euros de bénéfices, le taux appliqué sera désormais de 31% puis de 28% en 2020. Une trajectoire déjà actée par le précédent gouvernement, mais avec quelques nuances d’application quant à la taille des entreprises concernées. La baisse se poursuivra ensuite en 2021 à hauteur de 26.5% puis de 25% en 2022. Autre modification par rapport à la trajectoire prévue par l’ancienne majorité: le taux réduit de 15% réservé aux entreprises réalisant moins 38.120 euros de bénéfice annuel et disposant d’un chiffre d’affaires inférieur à 7,63 millions d’euros ne sera pas élargi aux grosses PME. Selon Bercy, le taux à 15% sera toutefois conservé pour les entreprises qui en bénéficient actuellement. L’IS est régulièrement critiqué par le patronat, pour qui les entreprises hexagonales sont défavorisées face à leurs concurrentes de pays à la fiscalité plus clémente, comme l’Irlande (12,5%) ou le Royaume-Uni (19%).

La lutte contre le terrorisme : une priorité diplomatique

La lutte contre le terrorisme : une priorité  diplomatique

“Assurer la sécurité de nos concitoyens fait de la lutte contre le terrorisme islamiste la première priorité de notre politique étrangère”, a déclaré Macron devant les 170 ambassadeurs de France réunis comme chaque rentrée à Paris “Oui je parle bien d’un terrorisme islamiste et j’assume parfaitement l’emploi de cet adjectif”. “L’angélisme n’est pas de mise à cet égard”, a-t-il ajouté, tout en mettant en garde contre un “soupçon général” envers les “millions de musulmans qui vivent en Europe et qui n’ont aucun rapport avec ces doctrines fanatiques”. Frappée depuis deux ans par une série d’attentats, la France est actuellement engagée militairement dans la lutte contre les groupes djihadistes, dans la bande sahélo-saharienne, en Libye et sur le front irako-syrien, a rappelé Emmanuel Macron. “Oui Daesh (acronyme arabe de l’Etat islamique-NDLR) est notre ennemi, le retour de la paix et la stabilisation de l’Irak puis de la Syrie sont à cet égard une priorité vitale pour la France”, a-t-il dit. Face à un conflit qui a fait plus de 300.000 morts et des millions de réfugiés, Emmanuel Macron a rappelé les deux lignes rouges de la France sur l’utilisation des armes chimiques et sur l’accès humanitaire. “Il va de soi que la reconstitution un jour d’un Etat de droit en Syrie (…) devra s’accompagner de la justice pour les crimes commis, notamment par les dirigeants de ce pays”, a-t-il ajouté. Annoncé mi-juillet, le groupe international de contact associant les principaux acteurs engagés en Syrie a été ”accepté“ par les interlocuteurs et doit permettre ”de donner une nouvelle impulsion au processus piloté par l’Onu. Ce groupe, sera rendu opérationnel lors de l’Assemblée générale des Nations unies en septembre.

Une Europe à plusieurs vitesses ( Macron)

Une Europe à plusieurs vitesses  ( Macron)

 

D’uen certaine  manière,  Macron  reprend la théorie des cercles pour avancer vers davantage d’intégration européenne. Pour cela,  la France proposera dans quelques semaines à ses partenaires de travailler sur une dizaine de sujets pour réformer l’Union européenne et la zone euro, a déclaré mardi Emmanuel Macron. Le président de république avait déjà préposé uen budget pour la zone euro et un ministre commun des finances. En fait il s’agit d’une Europe à plusieurs vitesses. Il y a bien sûr d’abord la zone euro qui ne concerne pas par exemple le Royaume-Uni mais au-delà de la zone euro des statuts différents selon les pays avec des modes de coopération de plus en plus différenciés.  c’est  la reconnaissances de la théorie des cercles avec un premier groupe de pays aux coopérations renforcées, un autre groupe de pays moins intégrés et moins contraints enfin un troisième pour les pays plus récemment accueillis au sein de l’union économique et ou qui ne souhaitent comme la Pologne ou la Hongrie  qu’une intégration légère. Ce sera aussi le moyen   de ne pas  empêcher ceux qui veulent aller plus loin. Mais ce sera quand même le moyen d’isoler un peu ceux  qui n’ont cessé de mettre des bâtons dans les roues de l’union européenne comme le Royaume-Uni par exemple  Le socle des principes et des valeurs fondatrices de l’Union demeure. Chacun doit accepter une Europe différenciée dans laquelle ceux qui veulent plus d’Europe pourront avancer et ceux qui ne veulent pas aller plus loin n’y feront pas obstacle. En outre, l’Europe doit être un espace de projets ambitieux qui soit en mesure de peser davantage dans les réponses aux problèmes du monde.  Dans ce sens  des propositions seront faites après les législatives allemandes du 24 septembre. L’objectif est de rédiger d’ici la fin de l’année une feuille de route négociée en particulier entre Paris et Berlin et associant les Européens qui le souhaitent. Ces propositions viseront à renforcer l’Union économique et monétaire, renforcer la convergence sociale et fiscale, agir pour la jeunesse, approfondir l’Europe de la Défense, renforcer la politique migratoire et créer “une véritable Europe du climat et de l’énergie”, a dit le président français devant les ambassadeurs de France réunis à l’Elysée. “Nous devons penser une Europe à plusieurs formats. Aller plus loin avec tous ceux qui souhaitent avancer”, a-t-il ajouté. En visite au Luxembourg, il a ensuite précisé qu’il proposerait en matières sociale et fiscale “un vrai mécanisme de convergence” et que certaines propositions porteraient sur le numérique, l’enseignement supérieur et la recherche. Il s’agit de “construire ce qui sera l’ensemble des critères qui permettront une plus grande intégration d’un cœur d’Europe”, a-t-il dit lors d’une conférence de presse avec les Premiers ministres luxembourgeois et belge, Xavier Bettel et Charles Michel. Lors d‘une conférence de presse à Berlin, la chancelière allemande s’est quant à elle positionnée mardi en faveur d‘un renforcement de l’intégration de la zone euro. Angela Merkel a ainsi apporté son soutien à l’idée d’un Fonds monétaire européen sur la base du Mécanisme européen de stabilité (MES) et s’est dite prête à envisager la création, souhaitée par Emmanuel Macron, d’un poste de ministre des Finances à l’échelle du bloc. Il a ajouté mardi que des “conventions démocratiques” seraient lancées dans les prochains mois en France et les pays volontaires pour associer les citoyens à ces réformes. Le président français a de nouveau critiqué devant les ambassadeurs les dirigeants polonais, qu’il avait accusés la semaine dernière de trahir les idéaux européens, recevant en retour de cinglantes attaques.

Flux migratoires : une vision surtout à court terme

Flux migratoires : une vision surtout à court terme

Lors  du mini-sommet Europe Afrique il a surtout été question de lutter contre les trafics de migrants. Un aspect qui évidemment ne peut être négligé mais qui traduit essentiellement une vision de court terme. En gros,  on veut retenir les migrants en Afrique afin de régulariser ceux qui justifient  d’un statut de réfugié. Pour les autres, c’est-à-dire les migrants économiques, rien n’a été décidé. Et pour cause,  car la problématique est complexe et passe notamment par le développement de l’Afrique. Ce qu’ont tenu à rappeler les représentants des gouvernements africains. Des représentants africains qui ont aussi leurs responsabilités du fait de la corruption et d’un manque de rigueur dans la gestion d’aides au développement déjà insuffisantes. On a surtout parlé de répression et de frein plus migratoire. Le président tchadien a cependant rappelé que “Le problème fondamental restera toujours le développement”. “Il ne faut pas faire que de la répression”, a renchéri de son côté le président nigérien Mahamadou Issoufou.

Une compensation très floue de la CSG pour les fonctionnaires

Une compensation très floue  de la CSG pour les fonctionnaires

 

Le gouvernement veut alléger les charges qui pèsent les entreprises afin de renforcer leur compétitivité. En même temps il fait un geste en direction des salariés en allégeant aussi leur part de cotisations sociales. En compensation pour équilibrer ses comptes le gouvernement prévoit d’augmenter la CSG. Le problème pour les fonctionnaires c’est qu’ils ne paient  pas certaines cotisations  notamment relatives au chômage. Ce par parenthèse est une anomalie dans la mesure la fonction publique compte de nombreux salariés qui ne bénéficient pas du statut. Ceci étant,  la question de la compensation de la hausse de la CSG se pose. Le gouvernement paraît particulièrement flou concernant ces mesures de compensation du pouvoir d’achat. Par exemple en prévision de la rentrée scolaire que le gouvernement souhaite la plus calme possible, le ministre a fait des promesses « La revalorisation de la rémunération des enseignants va se poursuivre même si la hausse de la CSG (contribution sociale généralisée) ne sera pas directement compensée », a déclaré lundi le ministre de l’Education nationale, Jean-Michel Blanquer. La suppression progressive en 2018 des cotisations salariales chômage (2,4% du salaire brut) et maladie (0,75%) ne concernant que les salariés du privé, le ministre de l’Action et des Comptes publics Gérald Darmanin a précisé que les indépendants et les fonctionnaires connaîtraient aussi “des mesures de compensation de pouvoir d’achat”, alors qu’une hausse de 1,7 point du taux de CSG entrera en vigueur au 1er janvier. “Je n’ai pas dit que j’allais compenser, non”, a rectifie  Jean-Michel Blanquer sur BFMTV, ajoutant faire tout de même attention à cette question et agir “dans cette direction”. Mais les professeurs peuvent “gagner (du pouvoir d’achat) par d’autres aspects”, a-t-il précisé, en citant l’exemple du dispositif “devoirs faits” – aide gratuite aux élèves pour leurs devoirs – qui sera notamment assurée par des professeurs volontaires. “Nous payons des heures supplémentaires donc nous sommes évidemment attentifs à cette question du pouvoir d’achat”, a-t-il dit. Le moins que l’on puisse dire c’est que tout cela n’est pas très clair et qu’il conviendrait d’intégrer les mesures de compensation dans les processus de revalorisation des carrières et l’augmentation du point d’indice.

Démantèlement d’une éolienne jusqu’à 850 000 euros aux frais du propriétaire du terrain

Démantèlement d’une éolienne jusqu’à 850 000 euros aux frais du propriétaire du terrain

 

 

Un article d’Economie matin souligne le danger financier d’une éolienne pour le propriétaire du terrain. Les USA comptent 14 000 éoliennes abandonnées, information dans « AmericanThinker » à l’occasion des désastres environnementaux des gigantesques fermes éoliennes dévastées de Kamaoa,  de Tehachapi, et bien d’autres. Les sociétés qui les possédaient se sont évanouies. Les recherches de responsabilité sont difficiles ou impossibles.  Ce scandale encore peu connu arrive très vite en France car les techniques utilisées sont les mêmes chez nous, puisque ce sont très souvent de mêmes fonds de pension qui possèdent ces éoliennes. Les propriétaires ont loué leurs terrains aux promoteurs éoliens qui leur ont assuré tout prendre en charge et restituer le terrain « en l’état ». Des élus locaux et parfois des fonctionnaires ont aussi « rassuré » ces propriétaires aux côtés des promoteurs. Ils ignorent souvent que les éoliennes sont en fait revendues dès leur mise en service et simplement gérées par les promoteurs. Les promoteurs éoliens constituent  pour chaque projet des sociétés coquilles au capital minimum de quelques milliers d’euros dont les actionnaires changent au fil des années, selon des ramifications infinies en France et à l’étranger y compris dans les paradis fiscaux. La recherche de toute responsabilité en cas de problème risque de ne jamais aboutir. Alors que la finance n’hésite pas à abandonner des entreprises avec du personnel, il est encore plus facile d’abandonner des éoliennes. Les propriétaires subissent deux énormes menaces qui sont des bombes à retardement sur leur patrimoine et leur situation personnelle. Ils devraient faire relire leur bail par des experts ou des avocats indépendants avant qu’il ne soit trop tard. Les jurisprudences les menacent à chaque instant selon la règle « pollueur-payeur » qui frappe le propriétaire des terrains.

La plupart du temps les contrats de location de terrain signés avec les promoteurs éoliens l’ont été à l’amiable, sans la présence d’un expert indépendant ou d’une association agréée de consommateurs. Il existe d’ailleurs de nombreux doutes sur la légalité de ces opérations par rapport à la législation sur la vente à domicile par des professionnels rappelée par la DGCCRF. De nombreux baux risquent d’être non valables en cas de litige. Deux menaces importantes les concernent : tout d’abord la défaillance pure et simple de la société avec laquelle ils ont contracté, et donc des provisions de démantèlement qui les couvrent.  Malgré les dispositions légales contraignantes et le Code de Commerce, la plupart de ces sociétés ne publient même pas leurs comptes. De ce fait, il est souvent impossible de vérifier que les provisions légales de démantèlement sont constituées. Plusieurs défaillances sont déjà survenues. L’un des principaux promoteurs éoliens français ne vient il pas de faire l’objet d’une opération financière atypique sur son parc éolien, devenu la propriété majoritaire d’une curieuse banque égyptienne jusqu’ici inconnue en Europe, et tout cela géré depuis l’étranger ?

L’autre menace est dans les socles en béton dont les propriétaires restent à vie responsables Par un subterfuge, le démantèlement est prévu au ras du sol selon le Décret 2011-985 du 23 aout 2011. Mais cette astuce occulte les obligations bien plus importantes et réelles des articles L162-9 et suivants de la loi n° 2008-757 du 1er août 2008. Or chaque éolienne nécessite 2 à 3000 tonnes de béton souterrain, parfois plus. Ce béton et ses ferrailles sont d’importantes menaces de pollution ou de perturbation du sol et des nappes phréatiques. A la moindre alerte, à la moindre sommation, c’est donc le propriétaire du terrain et non le promoteur éolien, qui sera recherché, par exemple par la police de l’eau, par un syndicat intercommunal, ou par une association de protection de la nature. Et de toute façon il faudra restituer le site dans son état initial à la fin du bail. Le coût complet de démantèlement d’une éolienne est chiffré par les entreprises spécialisées de 650 à 850 000 €. Les sommes provisionnées, quand elles le sont, ne sont pas de ce niveau. Le coût d’enlèvement de leur socle en béton hautement ferraillé n’est pas inférieur à 250 000 €, et encore s’il n’y a pas de pollution par les huiles des éoliennes. Chaque éolienne contient 600 litres d’huiles industrielles dont plusieurs fuites ont été observées. Il suffit de dix litres d’huile pour polluer le sol en milieu naturel et atteindre un taux critique.

L’éolien a cessé d’être prioritaire dans les énergies renouvelables avec les leçons décevantes de l’expérience sur 10 ans. Désormais les taxes et les aides vont décliner avec la réforme intervenue en Europe et en France à partir de 2017.  Les tarifs de démarrage sont ramenés au niveau du marché, très inférieur, ainsi que vient de le confirmer le 20 avril 2017 une délibération de la Commission de Régulation de l’Energie. Bill Gates a confirmé au Financial Times qu’il doublait à 2 milliards ses investissements dans les énergies renouvelables mais qu’il excluait à présent tout investissement dans l’éolien, non efficace et non rentable. Malgré de gros investissements, son ami Warren Buffett a tout juste retrouvé sa mise dans l’éolien grâce à une défiscalisation massive mais avec un déficit industriel de 35%, et des subventions déjà fortement réduites sous Obama qui n’iront pas mieux avec Trump.  La Californie ou Hawaï sont envahis d’éoliennes rouillées abandonnées. L’Ecosse, ou l’Allemagne, figurent parmi les premiers pays face au casse-tête d’assumer une quantité très importante de déchets de pales d’éoliennes dans les dix prochaines années, car les pales ont une durée de vie limitée et deviennent cassantes. Les seuls déchets de plastique de pales d’éoliennes atteignent 225 000 tonnes par an au niveau mondial selon Scottish Natural Heritage et le département spécialisé des systèmes industriels de l’Université d’Iowa USA (2016). Personne n’avait pensé à ce bilan carbone calamiteux. En fait, les propriétaires ont hérité en pleine propriété des immenses socles en béton implantés dans leur terrain, sans les voir, et sans le savoir. De toute façon, même si le démantèlement atteint son terme, ce qui est très aléatoire et hypothétique pour de nombreux cas, l’enlèvement du socle béton restera à leur charge, soit 250 000 euros par éolienne. Les baux de location signés par les promoteurs ne le disent pas, la plupart du temps. A la moindre pollution, ce coût sera multiplié par trois. Si le promoteur fait défaillance et disparait, comme malheureusement on le prévoit pour un certain nombre, l’intégralité du coût de démantèlement des éoliennes sera à la charge du propriétaire…et de ses enfants… car alors, il faudra débourser de 650 000 à 850 000 € par éolienne… pour garder son terrain !

Automobiles : une prime à la casse inutile

Automobiles : une prime à la casse inutile

 

 

La dernière invention écologiste de Nicolas Hulot risque de relever du gadget tant du point de vue environnemental que du point de vue industriel. Jusque-là d’ailleurs les dispositifs toujours en cours se révèlent être un véritable bide. La question se pose de l’intervention de l’État vis-à-vis de la pollution automobile. De ce point de vue, les mesures de régulation avec des normes progressives de plus en plus restrictives concernant les émissions polluantes des véhicules neufs sont certainement plus efficaces que des primes au demeurant insuffisantes pour encourager l’achat de véhicules moins polluants. Dans l’hypothèse même où ces primes seraient efficaces on peut se demander si ces vraiment les rôles de l’État de financer l’achat d’automobile surtout content tenu de l’état des finances du pays. Cette prime n’est cependant pas une nouveauté. Une prime à la conversion existe déjà. Or, elle a montré ses limites en juin. L’actuelle prime à la conversion ne s’applique en effet qu’à l’achat de voitures neuves, et s’ajoute alors au bonus écologique: 4000 euros pour un véhicule électrique, 2500 euros pour un modèle émettant entre 21 et 60 grammes de CO2 par kilomètre, en échange d’un diesel d’avant 2006. Une prime de 500 à 1000 euros maximum, réservée plus spécifiquement aux ménages non-imposables, est également en vigueur. Elle porte sur l’achat d’un véhicule d’occasion récent: une essence Euro 6, datant donc au maximum de mi-2014, ou Euro 5, âgée au maximum de 8 ans. Trois voitures sur quatre vendues en France sont des véhicules d’occasion. Et pourtant, ce marché échappe en grande partie aux professionnels. Selon des chiffres publiés par La Tribune, les deux tiers des transactions se passent entre particuliers, via notamment les petites annonces sur internet.

 

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