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« Pour une industrie de la viande végétale « ?

« Pour une industrie de la viande végétale « ?

Guillaume Dubois et Cédric Meston, fondateurs d’une entreprise agroalimentaire, plaident dans une tribune au « Monde » pour une limitation de la consommation de viande animale. Reste à savoir si une industrie de la viande végétale sera sanitairement  m’en et environnementalement plus vertueuse.

Tribune.

 

La consommation de viande en France est en baisse depuis le début des années 2000, avec une diminution de l’ordre de 0,8 % en 2019 notamment, selon l’établissement national des produits de l’agriculture et de la mer, France AgriMer. Ce tassement de la consommation concerne aussi la majorité des pays développés.

En parallèle, de nombreuses études démontrent les effets néfastes d’une surconsommation de viande sur la santé. La viande transformée a ainsi été classée comme cancérigène par l’Organisation mondiale de la santé, et une étude pour l’American Heart Association a démontré qu’une alimentation davantage végétale diminuait de 42 % les risques de maladie cardiovasculaire.

« Mieux, et moins »

D’un point de vue environnemental, l’élevage est responsable de 14,5 % des émissions à effet de serre, selon l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), et utilise plus de 20 % des ressources en eau.

Faut-il diminuer notre consommation de viande ? Alors que la filière de l’élevage appelle à consommer « mieux », la filière du végétal appelle à consommer « mieux, et moins ».

Le 21 septembre, nous avons annoncé le démarrage au début du mois de septembre de la première usine de viande végétale française, avec une capacité de production de 6 à 10 tonnes par jour. La promesse est de reproduire le goût de la viande, avec des produits 100 % végétaux, pour aider les consommateurs à diminuer leur consommation de viande.

De nombreuses voix se sont élevées parmi les syndicats d’éleveurs, qui y voient un risque pour leur filière. Parmi les accusations, l’utilisation des dénominations « viande végétale » et « steak végétal ». Si 78 % des Français considèrent ces appellations comme transparentes et non trompeuses (étude de Protéine France d’octobre 2020, portant sur un échantillon de 580 personnes), un décret est tout de même attendu pour clarifier la situation réglementaire.

Une évolution en marche

Ensuite, est critiquée la présence de Xavier Niel (par ailleurs actionnaire à titre personnel du journal Le Monde) parmi les investisseurs (il détient moins de 1 % du capital de la société), alors qu’il est aussi initiateur du référendum sur la condition animale.

Enfin, plusieurs études consommateurs ont, au même moment, critiqué la teneur en eau à 60 % de ce type de produits, pourtant équivalente à la teneur en eau d’un steak de viande. La filière, à travers ses organisations professionnelles Interbev, Inacol et Inaporc, a annoncé assigner en justice notre entreprise.

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Viande végétale : contradictoire avec les  écosytèmes »

L’essayiste Gilles Luneau s’insurge, dans une tribune au « Monde », contre l’alliance des industriels du numérique et des militants végans pour construire le mythe d’une viande sans impact sur l’environnement

Tribune. Avec un marketing très offensif, suivant un récit tenant du conte comme on aime les raconter en Amérique du Nord – manger des fausses viandes sauverait la planète des maux que les humains lui font endurer –, nous voyons débarquer dans les gondoles des « viandes végétales » et bientôt des « viandes cultivées » (in vitro). Des prouesses techniques mêlant génie génétique, biologie de synthèse, nanotechnologies, intelligence artificielle, gestion de données qui réjouissent les gourous du numérique.

À la tête de ces entreprises, majoritairement des végans militants, financés par des milliardaires du numérique (Gates, Thiel…), rejoints par les grands industriels de la viande (Cargill…), ceux-là même qui ont industrialisé l’élevage

À la tête de ces entreprises, majoritairement des végans militants, financés par des milliardaires du numérique (Gates, Thiel, Brin…) rejoints par les grands industriels de la viande (Cargill, Tyson Foods, JBS…), ceux-là même qui ont industrialisé l’élevage. Aux Pays-Bas, les Américains s’implantent avec une valorisation boursière de 9,5 milliards de dollars.

En France, un patron du numérique, Xavier Niel – par ailleurs actionnaire du Monde à titre personnel – participe via son fonds d’investissement Kima Ventures aux 3 millions d’euros levés par l’entreprise Les Nouveaux fermiers (fausses viandes), et mise aussi sur 77 Foods (faux bacon). Il avait déjà pris place dans le tour de table américain de 90 millions de dollars de Motif Ingrédients (ingrédients pour fausses viandes), au côté de Ginko Bioworks (modification génétique).

Encore une grosse manif en Biélorussie

Encore une grosse manif en Biélorussie

 

En dépit des pressions, en dépit de l’arrestation et de l’emprisonnement de milliers et de milliers d’opposants et de manifestants, une nouvelle manifestation imposante s’est encore déroulée dans la capitale biélorusse pour protester contre le trucage des élections présidentielles du 9 août remportée par le sortant Alexandre Loukachenko. Près de 30.000 personnes ont pris part aux manifestations, selon l’agence de presse Interfax qui précise qu’environ 50 personnes ont été interpellées par la police

Près de 13.000 personnes sont détenues par les autorités depuis les élections, dont des opposants au régime qui n’ont pas souhaité quitter le pays. Les médias indépendants ont également été la cible d’une forte répression.

L’opposante biélorusse Svetlana Tsikhanouskaïa a donné mardi jusqu’au 25 octobre au président Alexandre Loukachenko pour quitter le pouvoir sous peine de lancer un appel à la grève générale.

Une proposition de loi constitutionnelle sur la laïcité avec référendum ?

Une proposition de loi constitutionnelle sur la laïcité avec référendum ?

Plusieurs propositions de loi risquent d’être discutées sur la question de la laïcité. Toutefois, la proposition du Sénat se singularise par le fait que sa nature constitutionnelle nécessite un référendum. Il n’est pas certain que la majorité actuelle à l’Assemblée nationale soutienne un type de proposition dont on peut difficilement prévoir les conséquences politiques. Jusque-là le chef de l’État a surtout privilégié-le en même temps pour ne pas mécontenter une partie de la population dont il espère le soutien.

Trois élus de la majorité sénatoriale ont préparé une  proposition de loi constitutionnelle, qui a été déposée en février dernier : Philippe Bas, sénateur Les Républicains (LR) de la commission des lois, Bruno Retailleau, chef de file du groupe LR, et Hervé Marseille, président du groupe centriste. La commission des lois a adopté mercredi 14 octobre le rapport de Christophe-André Frassa.

Cette proposition de loi est constituée de deux articles afin de renforcer « la laïcité au quotidien », indique le sénateur Christophe-André Frassa auprès de Public Sénat. L’article 1 vise à compléter le premier article de la Constitution pour affirmer que « nul individu ou nul groupe ne peut se prévaloir de son origine ou de sa religion pour s’exonérer du respect de la règle commune ».

L’article 2 de la proposition de loi obligerait les partis politiques à respecter le principe de laïcité, afin d’empêcher les partis communautaristes d’accéder à des financements publics pour présenter des candidats aux élections.

, une proposition de loi constitutionnelle est soumise à une procédure très particulière, puisqu’elle doit être soumise à un référendum après avoir été votée par les deux assemblées.

Une trêve entre L’Armenie et l’Azebaïdjan

Une trêve entre L’Armenie et l’Azebaïdjan

«La République d’Arménie et la République d’Azerbaïdjan sont convenues d’une trêve humanitaire à partir du 18 octobre à 00H00 heure locale», a déclaré le ministère arménien des Affaires étrangères, le ministère azerbaïdjanais des Affaires étrangères confirmant dans une déclaration identique.

Dans la soirée, le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov s’est entretenu au téléphone avec ses homologues arménien et azerbaïdjanais et insisté sur «la nécessité d’un respect strict» du cessez-le-feu conclu samedi dernier à Moscou, selon le ministère russe des Affaires étrangères.

Outre une potentielle crise humanitaire, la communauté internationale craint une internationalisation du conflit, la Turquie soutenant l’Azerbaïdjan. L’Arménie, qui soutient financièrement et militairement les séparatistes, est elle dans une alliance militaire avec la Russie.

Economie- Une croissance mondiale ralentie pour plusieurs années (FMI)

Economie- Une croissance mondiale ralentie pour plusieurs années (FMI)

 

Le FMI a amélioré ses prévisions de croissance pour cette année. La récession mondiale ne serait plus que de 4,4 %. Si elle prédit un rebond l’an prochain, elle s’attend à ce que la croissance mondiale soit durablement faible dans les années à venir.   Le FMI prédit toujours une forte récession malgré une amélioration de ses prévisions par rapport à juin dernier. Pour les pays avancés le fonds monétaire envisage une récession de 5,8 % et non plus de 8,1 %. Avec -12,8 % et -10,6 %, l’Espagne et l’Italie payent un lourd tribut. La France voit sa prévision améliorée de 2,7 points de pourcentage à -9,8 %. L’Allemagne s’en sort mieux puisque son PIB ne devrait reculer « que » de 6 % et non de 7,8 %. Aux Etats-Unis, la récession serait de -4,3 %. En revanche, le Fonds se montre plus pessimiste pour les pays émergents et en développement, avançant un recul de 3,3 % de leur PIB. Cependant pour l’avenir le FMI prévoit une croissance ralentie pendant plusieurs années. Pour l’année prochaine, l’institution multilatérale prévoit bien un rebond, mais inférieur à 4 % . Pour nombre de pays avancés, la croissance devrait être limitée autour de 2 % pendant plusieurs années . Après le rebond de 2021, la croissance mondiale devrait progressivement ralentir pour atteindre environ 3,5 % à moyen terme », indique le fonds monétaire international.

De toute manière sans crise sanitaire compte tenu des évolutions de fin 2019 la croissance mondiale s’engageait déjà dans une croissance molle pour de nombreuses années. Après la crise sanitaire, le rattrapage masquera un peu cette de tendance lourde mais qu’on retrouvera rapidement à partir de 2022. Ces prévisions du fonds monétaire international n’évoque pas de perspective de catastrophe économique et financière. Or rien ne dit qu’une bulle immobilière, obligataire plus généralement financière ne mettra pas en difficulté la croissance mondiale sans parler évidemment d’éventuelles causes géopolitiques.

BCE: une inflation pour quoi faire ?

BCE: une inflation pour quoi faire ?

Il est pour le moins curieux qu’un des membres du conseil des gouverneurs de la BCE, Olli Rehn, propose que la Banque centrale européenne laisse filer l’inflation comme l’envisage la Fed. Il conviendrait pour le moins d’expliquer cette stratégie, ce qu’ évite de faire cet responsable politique qui a occupé à peu près tous les postes en Finlande et en Europe.

L’inflation peut en effet être spontanée et découler tout simplement d’un déséquilibre de l’offre par rapport à la demande. Aujourd’hui inflation est proche de zéro alors que l’objectif de la banque centrale européenne vise toujours 2 %. Pour inverser la tendance, il faudrait déverser des milliards supplémentaires, sans doute des centaines voire des milliers, ce qui inévitablement provoquerait une dévalorisation de la monnaie est une réaction en hausse des prix. Ce qui se produira sans doute naturellement un jour quand l’économie repartira.

Il n’y aura pas d’autres manières de faire face à l’énorme montagne de dettes. Les victimes seront évidemment les épargnants et les consommateurs. On voit que le brillant économiste n’a exercé ses fonctions que dans l’université et la politique car il mesure mal les bulles que cela pourrait faire éclater.

Ce que propose intéressé, c’est un processus de dévalorisation de la monnaie en accroissant encore l’écart entre la masse monétaire et la richesse réelle. Bref, créer un choc monétaire pour amortir la dette quitte à menacer le système financier.

Des propos qui caractérisent le trouble de certains responsables au plus haut niveau qui semblent vraiment désarmés devant la nature et l’ampleur de la crise.

La Fed a dévoilé fin août une nouvelle stratégie visant à autoriser l’inflation à dépasser par périodes son objectif de 2% afin de soutenir l’emploi, en particulier celui des salariés aux revenus les plus faibles.

Les réalités économiques qui ont guidé la Fed s’appliquent également à l’Europe et le fait qu’un chômage bas ne s’accompagne plus d’une accélération de l’inflation devrait inciter la BCE à imiter la banque centrale américaine, selon Olli Rehn.

“Si tel est le cas, du point de vue du bien-être économique et social, cela fait du sens d’accepter une certaine période (d’inflation) au-dessus de la cible en prenant en compte l’historique en dessous de la cible”, a dit le gouverneur de la Banque de Finlande.

Olli Rehn est l’un des premiers responsables de la BCE à évoquer aussi clairement les implications sociales de la politique de l’institution, dont le mandat se borne à assurer la stabilité des prix tandis que celui de la Fed inclut également un objectif de plein emploi.

Il s’éloigne ainsi de l’un des principes guidant la politique monétaire moderne selon lequel l’inflation accélère quand le chômage chute et les banques centrales doivent éviter toute surchauffe du marché de l’emploi.

Ce principe est désormais remis en cause, notamment dans la zone euro, qui a créé environ 10 millions d’emplois dans les sept années précédant la crise du coronavirus, ce qui n’a pas empêché l’inflation de rester largement en dessous de l’objectif de la BCE d’une hausse des prix légèrement inférieure à 2% par an, en dépit de mesures de stimulation massives.

La BCE devrait étudier les mérites d’une compensation des périodes d’inflation inférieure à l’objectif par des périodes de surinflation, autrement dit d’un objectif d’inflation moyenne, à l’image de ce que vient de décider la Fed, a précisé Olli Rehn. Il y a cependant une différence de taille entre le dollar et l’euro à savoir que la monnaie américaine est aussi la monnaie d’échange international de référence, ce que n’est pas l’euro beaucoup plus sensible aux évolutions conjoncturelles, bref plus fragile.

“Viser un objectif de prix comme le suggère Ben Bernanke (un ancien président de la Fed, ndlr) ou viser une inflation moyenne est sujet à la critique du point de vue de la communication mais mérite d’être exploré en profondeur dans ce contexte”, a-t-il dit.

Dans le cadre de la nouvelle stratégie qu’elle est en train d’élaborer, la BCE devrait se fixer un objectif d’inflation fixe qui pourrait être dépassé temporairement et renoncer à la formule actuelle qui définit comme objectif une inflation “inférieure à mais proche de” 2% sur un an, a-t-il ajouté.

La BCE s’est engagée, sous la présidence de Christine Lagarde, dans une revue de sa stratégie qui pourrait conduire à une reformulation de ses objectifs à la fin de cette année ou au début de l’année prochaine

Une loi anecdotique pour durcir la protection des forces de l’ordre

Une loi anecdotique pour durcir la protection des forces de l’ordre

 

En guise de réponse face à la revendication des syndicats de policiers visant à obtenir un renforcement des sanctions à l’égard des personnes déclarées coupables d’agression envers les forces de l’ordre, la majorité propose des mesures complètement anecdotiques concernant l’usage malveillant d’images de policiers enregistrées par des caméras.

 

Bref des orientations qui ne sont pas à la hauteur des enjeux et qui ne couvrent  même pas les autres représentants de l’État et du service public. La preuve une nouvelle fois que le Parlement dans la période ne sert pas à grand-chose.

 

Cependant un durcissement de la répression à l’égard des personnes déclarées coupables d’agression envers les forces de l’ordre est également envisagé en limitant le bénéfice des mesures de réduction de peine.

Le texte prévoit en outre une panoplie de mesures destinées à renforcer le rôle et la place des polices municipales, en créant notamment le cadre légal permettant de doter Paris d’une telle police. Il vise aussi à structurer le secteur de la sécurité privée avant la Coupe du monde de rugby en 2023 et les Jeux olympiques de 2024.

Climat : « une erreur de réduire l’activité économique « 

Climat : « une erreur de réduire l’activité économique « 

L’économiste, Hélène Rey,  préconise, dans sa chronique du Monde, de neutraliser l’effet de la taxe carbone sur la politique monétaire de lutte contre la hausse des prix et de transformer l’économie au lieu de la réduire.

Emboîtant le pas de la Réserve fédérale américaine, la Banque centrale européenne (BCE) a décidé de réexaminer en profondeur sa stratégie de politique monétaire. Les pays européens s’étant engagés à atteindre une économie neutre en carbone d’ici à 2050, la BCE doit désormais réfléchir à la manière dont son cadre de politique monétaire peut contribuer à cette transition.

Bien que le traité sur le fonctionnement de l’Union européenne fasse du maintien de la stabilité des prix l’objectif principal du Système européen des banques centrales (SEBC), le texte énonce également que « sans préjudice de [cet] objectif… le SEBC apporte son soutien aux politiques économiques générales dans l’Union, en vue de contribuer à la réalisation des objectifs de l’Union, tels que définis à l’article 3 du traité sur l’Union européenne ». Selon cet article, l’Union « œuvre pour (…) une économie sociale de marché hautement compétitive, qui tend au plein emploi et au progrès social, et un niveau élevé de protection et d’amélioration de la qualité de l’environnement ».

Le changement climatique ne pourra être combattu en réduisant purement et simplement l’activité économique : une refonte des systèmes de production existants sera absolument nécessaire. La seule manière d’atteindre l’objectif zéro émissions d’ici à 2050 consiste à transformer nos modes de production, de transport et de consommation.

Chocs d’offre

L’un des moyens les plus efficaces pour y parvenir – voire le seul – consiste à augmenter le prix du carbone tout en accélérant la cadence de l’innovation technologique. Cette approche entraînerait toutefois inévitablement d’importants chocs d’offre. Le coût des intrants, en particulier des énergies, deviendrait plus volatile à mesure de l’augmentation du prix du carbone et du remplacement progressif des combustibles fossiles par les énergies renouvelables. De même, les transports et l’agriculture seraient également soumis à d’importants changements, potentiellement perturbateurs dans les prix relatifs.

Quel que soit le cadre monétaire dont conviendront les banques centrales, ce cadre devra pouvoir s’adapter aux changements structurels majeurs ainsi qu’aux effets sur les prix relatifs engendrés par la décarbonation. Dans le cadre actuel, la BCE cible l’inflation de la zone euro à travers l’indice des prix à la consommation harmonisé (IPCH). Or cet indice inclut les prix de l’énergie, ce qui le rend inadapté au défi de la décarbonation. L’inflation des prix du carbone étant décidée par les dirigeants politiques de l’UE, la BCE ne saurait tenter de pousser d’autres prix à la baisse dans l’IPCH alors même que le prix de l’énergie augmente, ce qui créerait des distorsions encore plus importantes.

Agence de participation de l’État : une gestion catastrophique

Agence de participation de l’État : une gestion catastrophique

 

La valorisation du portefeuille coté de l’Etat a fondu de 30% en un an, à 52,3 milliards d’euros .  le résultat d’une gestion catastrophique qu’on ne peut imputer seulement à la crise sanitaire. En fait,  l’agence s’est souvent comportée en instruments pompier qu’en instrument stratège au point d’ailleurs d’hypothéquer les futures réserves destinées au développement des technologies ( par parenthèse le ministre de l’économie ne parle plus de l’utilisation de la vente de la Française des jeux à cette fin et pas davantage du fameux fonds).

Normalement l’agence de participation de l’État (APE ) doit contribuer à améliorer la performance économique des entreprises, leur rentabilité et leur valorisation sur le long terme ; Agir en actionnaire avisé dans les instances de gouvernance des entreprises ; Gérer le portefeuille de participations à travers les opérations d’acquisitions, de cessions ou de rapprochements actionnariaux .

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Depuis 2017, l’État a vocation à être actionnaire de trois types d’entreprises : les entreprises stratégiques qui contribuent à la souveraineté (défense et nucléaire), les entreprises participant à des missions de service public ou d’intérêt général national ou local pour lesquelles la régulation serait insuffisante pour préserver les intérêts publics et assurer les missions de service public, les entreprises en difficulté dont la disparition pourrait entraîner un risque systémique.

Globalement, ses 11 participations cotées ont affiché un taux de rendement actionnarial très négatif : -30 % au 30 juin sur un an, révèle le dernier rapport de Bercy sur le sujet. 

Le portefeuille de l’agence de participation de l’État se compose de 21 milliards pour EDF, 6 milliards pour Eramet, 6 milliards pour Engie,  6 milliards pour Airbus ,5 milliards pour ADP, 4 milliards pour Safran , 4 milliards pour Thales, 3,8 milliards pour Orange, 1 milliard pour Renault zéro 2 milliards pour Air France.

L’action ADP qui avait atteint son pic historique en novembre dernier à 179 euros n’en vaut plus que 82 aujourd’hui. L’Etat actionnaire s’est appauvri d’autant

A l’avenir, il lui faudra plutôt compter sur les cessions d’actifs pour financer la politique industrielle. Bref,  on aurait pu imaginer que la création de cette agence de participation de l’État serait plus pointue et plus efficace notamment pour investir dans des secteurs stratégiques comme les nouvelles technologies au lieu de se cantonner dans des entreprises à la gestion douteuse ou qui ne justifient pas la présence de l’État.

 

Une croissance mondiale ralentie pour plusieurs années (FMI)

Une croissance mondiale ralentie pour plusieurs années (FMI)

Le FMI a amélioré ses prévisions de croissance pour cette année. La récession mondiale ne serait plus que de 4,4 %. Si elle prédit un rebond l’an prochain, elle s’attend à ce que la croissance mondiale soit durablement faible dans les années à venir.

 

Le FMI prédit toujours une forte récession malgré une amélioration de ses prévisions par rapport à juin dernier. Pour les pays avancés le fonds monétaire envisage une récession de 5,8 % et non plus de 8,1 %. Avec -12,8 % et -10,6 %, l’Espagne et l’Italie payent un lourd tribut. La France voit sa prévision améliorée de 2,7 points de pourcentage à -9,8 %. L’Allemagne s’en sort mieux puisque son PIB ne devrait reculer « que » de 6 % et non de 7,8 %. Aux Etats-Unis, la récession serait de -4,3 %.

En revanche, le Fonds se montre plus pessimiste pour les pays émergents et en développement, avançant un recul de 3,3 % de leur PIB.

Cependant pour l’avenir le FMI prévoit une croissance ralentie pendant plusieurs années. Pour l’année prochaine, l’institution multilatérale prévoit bien un rebond, mais inférieur à 4 % . Pour nombre de pays avancés, la croissance devrait être limitée autour de 2 % pendant plusieurs années . Après le rebond de 2021, la croissance mondiale devrait progressivement ralentir pour atteindre environ 3,5 % à moyen terme », indique le fonds monétaire international.

De toute manière sans crise sanitaire compte tenu des évolutions de fin 2019 la croissance mondiale s’engageait déjà dans une croissance molle pour de nombreuses années. Après la crise sanitaire, le rattrapage masquera un peu cette de tendance lourde mais qu’on retrouvera rapidement à partir de 2022. Ces prévisions du fonds monétaire international n’évoque pas de perspective de catastrophe économique et financière. Or rien ne dit qu’une bulle immobilière, obligataire plus généralement financière ne mettra pas en difficulté la croissance mondiale sans parler évidemment d’éventuelles causes géopolitiques.

 

 

Coronavirus : une sémantique de guerre mais une politique de défense molle

Coronavirus : une sémantique de guerre mais une politique de défense molle

Mardi une nouvelle fois s’est réuni ce qu’on appelle le conseil de défense sanitaire. Pourquoi un tel terme quand il s’agit de combattre une maladie. Sans doute pour faire croire en la force de l’État et en sa détermination. Le problème c’est que la stratégie sanitaire du gouvernement est loin de s’inscrire dans une problématique d’affrontement cohérente de la pandémie. On pourrait d’ailleurs même dire que l’État fait contraire de ce qui est cohérent en multipliant les injonctions et les mesures contradictoires.

Ainsi va-t-il sans doute annoncer des couvre-feux, autre mot de sémantique guerrière alors que dans le même temps le Premier ministre a poussé   les Français à réserver leurs moyens de transport pour les vacances de la Toussaint. Exactement la même contradiction que lors  des élections municipales quand le gouvernement le même jour incitait  à la fois aux déplacements pour venir voter et à rester confiné pour éviter les contaminations du Coronavirus.

Quand l’action est molle, on cache souvent sa faiblesse par un discours musclé. Ce que va faire encore le président de la république en annonçant des couvre- feux. Le seul problème c’est qu’on risque d’être incapable d’en faire respecter les principes faute justement des forces de défense présentent sur le terrain. Des forces déjà complètement fatiguées après les différents mouvements sociaux, maintenant par des différentes attaques des trafiquants de drogue et des islamistes.

En mal de mesures d’affichage, le gouvernement retient une des propositions du conseil scientifique. “A ce stade de l’épidémie, le Conseil scientifique n’envisage pas de proposer l’option (d’un couvre-feu) au plan national, mais ne peut en exclure son utilisation dans certaines métropoles et bien sûr en cas de dégradation ultérieure”, peut-on lire dans cette note, qui évoque des couvre-feux d’une durée de quinze jours.

Cette mesure de couvre-feu ne sera pas forcément très bien acceptée et aura des conséquences économiques supplémentaires pour certains secteurs. Pour la restauration ce pourrait être par exemple le dernier coup avant la mort d’un grand nombre d’entreprises.

Le Conseil scientifique reconnaît que l’adhésion de la population à une telle mesure serait “probablement faible, avec des effets préjudiciables en termes de cohésion sociale et de confiance” et indique que son coût économique serait “d’autant plus grand qu’il intervient après une première période de confinement et qu’il alimente des anticipations économiques négatives aux effets potentiellement désastreux”.

Crise économique : attention à une rupture brutale de l’aide publique (BCE)

Crise économique : attention à une rupture brutale de l’aide publique (BCE)

 

À juste titre, la présidente de la BCE craint les conséquences brutales et dramatiques d’un arrêt des aides publiques consenties par les Etats pour mettre l’économie sous oxygène pendant la crise sanitaire. La plupart de ces mesures devraient en effet s’arrêter à la fin de l’année.

Il est évident que compte tenu de la propagation du virus et de l’absence corrélative d’une véritable reprise, les aides devraient être prolongées en 2021 pour éviter un véritable cataclysme en matière de faillite et l’emploi. La transition en douceur s’impose donc estime Christine Lagarde. «Ma première préoccupation à ce stade est que la conduite des politiques permette d’éviter l’effet de falaise», c’est-à-dire «le fait que certaines des politiques mises en place pendant la pandémie (…) soient arrêtées brutalement», a déclaré Mme Lagarde lors d’une intervention dans le cadre d’une conférence organisée par le FMI.

«Nous espérons que les décideurs comprendront et agiront de sorte que ces soutiens soient prolongés pendant un certain temps, pour que la reprise s’installe, et même si la pandémie s’éteint progressivement», a-t-elle souhaité.

République : l’égalité une promesse utopique

République : l’égalité une promesse utopique

Michel de Rosen ,  ancien haut fonctionnaire actuellement président de conseils d’administration, dont celui de l’équipementier Faurecia considère que la promesse de la république en matière d’égalité et une promesse utopique. Il est l’auteur de L’égalité, un fantasme français (Tallandier, 2020), essai dans lequel il s’attelle à repenser à la notion d’égalité, valeur fondatrice de la République.(Interview dans l’Opinion)

Pourquoi écrire sur l’égalité ?

J’ai vécu quinze ans aux Etats-Unis avec deux allers-retours mensuels vers l’Europe. J’ai été frappé par un contraste : alors que l’égalité n’était jamais évoquée dans le pays le plus inégalitaire du monde, le sujet était presque obsessionnel en France. Nous sommes le seul pays – avec Haïti ! – dont la devise nationale contient le mot « égalité ». Chez nous, l’égalité est à la fois une belle valeur, une réalité et un fantasme. Contrairement à ce que beaucoup pensent, la France est le pays le plus égalitaire des dix premières économies mondiales, en termes de revenus après redistribution. Les inégalités sont surestimées dans une espèce de fantasme à la française qui fait des différences de revenus le sujet principal. Notre obsession pour l’égalité fabrique une France envieuse dans laquelle chacun regarde l’argent des autres plus qu’il ne se bat pour faire grandir le sien…. La France d’aujourd’hui connaît trois problèmes majeurs : la mobilité sociale insuffisante génère le ressentiment ; l’insuffisance de considération nourrit la colère ; et le chômage constitue une inégalité obscène.

Notre conception de l’égalité est-elle à revoir ?

Répéter le mot égalité sans dire de quoi on parle est, au mieux, une facilité, au pire, une supercherie. C’est un concept ambigu, dans lequel chacun met ce qu’il veut entendre. En schématisant, il en existe deux conceptions : l’égalité des droits et l’égalité des conditions. La première était chère aux révolutionnaires de 1789. La seconde est la marque des révolutionnaires de 1793. Robespierre estimait ainsi qu’il fallait, dans tout revenu, distinguer le superflu du nécessaire : vaste programme ! Les gouvernements de droite comme de gauche ne font pas de grands efforts pour clarifier cette distinction… La conception de l’égalité ne peut être, de nos jours, la même qu’au XIXe siècle. Il y a cent ans, c’était l’égalité du service national et du sacrifice du sang versé. Il y a cinquante ans, l’accès à l’eau courante, à la télévision et au téléphone. Aujourd’hui, l’accès au numérique. Des combats nouveaux apparaissent régulièrement.

Le problème est-il uniquement sémantique ? Les capacités financières actuelles de l’Etat ne sont-elles pas un frein à cette égalité promise ?

Je ne poserai pas le problème en ces termes. La France peut être fière d’avoir mis en place un système redistributif, qui permet à notre société d’être moins inégalitaire que beaucoup de pays. Je crois, en revanche, qu’il est erroné et toxique de laisser croire aux citoyens que l’on va réduire encore plus les inégalités de revenus. Romain Gary écrivait, dans La Promesse de l’aube : « Avec l’amour maternel, la vie vous fait, à l’aube, une promesse qu’elle ne tient jamais ». Avec l’égalité, la République fait aux Français une promesse qu’elle ne peut tenir. Le monde est profondément inégalitaire. L’honneur de la République est de réduire les inégalités, pas de les éliminer… En France, on a tendance à croire que l’Etat peut et doit résoudre tous les problèmes, avec des grandes réformes et des services publics. Or, la concurrence fait parfois plus pour l’égalité. On l’a vu avec l’arrivée de Free dans le marché des télécoms : l’opérateur a fait exploser le cartel en place et baisser les prix, au bénéfice de millions de Français.

Vous dites que nos libertés créent des inégalités. Liberté et égalité sont-elles forcément irréconciliables ?

Leur combinaison a toujours été difficile ! Le communisme a voulu faire de tous les hommes des êtres égaux en condition et a créé des sociétés liberticides. A l’inverse, si on pousse trop loin le culte de la liberté, c’est la jungle. On a pu croire qu’encourager l’égalité des chances représentait un juste milieu judicieux. Poussée à l’extrême, elle engendre une autre forme de despotisme. En résumé, trop d’inégalité nuit tant à l’économie qu’à la société ; trop d’égalité sape l’énergie entrepreneuriale et étouffe le « bonheur de respirer ». L’égalité est donc une valeur indispensable, mais elle doit être dosée avec discernement. Les inégalités sont à l’origine du dynamisme créatif des sociétés humaines et l’économie en a besoin : trop abondantes, elles déchirent la société ; trop réduites, la société s’asphyxie.

N’est-ce pas être déconnecté du quotidien des 14,8% de la population qui vivent sous le seuil de pauvreté que d’affirmer cela ?

Ne nous trompons pas de débat. Le combat pour l’égalité est essentiel. En termes d’inégalités de revenus, la France en a déjà fait beaucoup. Il faut éviter la voie mortifère du « toujours plus ». Depuis François Hollande, qui s’était vanté d’avoir « sauvé » deux millions de contributeurs modestes de l’impôt sur le revenu, seuls quatre Français sur dix le paient. Choix funeste ! Notre salut ne peut être dans le modèle qui opposerait deux France : celle qui paie l’impôt et celle qui ne le paie pas. L’impôt est un élément clef de l’unité nationale. Alors oui, la lutte contre la pauvreté doit rester une priorité en France. Mais il faut aussi renforcer la mobilité sociale. Si la « France d’en bas » croit que ce sont toujours les mêmes qui sont « là-haut », et qu’en bas, on n’a aucune chance de progresser, l’incompréhension, la frustration, la colère, la rage, la révolte sont inévitables…. Et, j’insiste, il faut mettre fin au chômage.

Que préconisez-vous ?

Il faut remédier au chômage structurel. Il est possible d’atteindre le plein-emploi, d’autres pays ont su le faire, notamment l’Allemagne. Il faut bander les efforts de tout le pays dans ce sens. Il est indispensable de mieux marier le monde de l’éducation et celui de l’entreprise avec l’apprentissage et les formations en alternance…. Les Français ne doivent pas, ne peuvent pas attendre de l’Etat qu’il « règle » seul le sujet de l’égalité en France. La société civile peut faire beaucoup : les Français aisés peuvent et doivent donner plus. Alors que les Américains font don de 2% de leur PNB, les Français n’atteignent que 0,32%. Il y a une marge de progression ! Certains pensent que la vie des pauvres sera améliorée s’il y a moins de riches : je suis persuadé du contraire. S’il y a plus de riches en France, il peut y avoir moins de pauvres…. Les citoyens doivent s’emparer de ce grand sujet et redéfinir l’égalité à la française du XXIe siècle.

Vous ouvrez d’ailleurs le débat, à la fin du livre, en définissant une liste de dix droits et devoirs…

Il y a trois principes simples : d’abord, trop de droits tuent les droits. Ensuite, une société avec des droits et sans devoirs sombre dans l’anarchie et la décadence. Enfin, les droits et devoirs doivent être exprimés avec clarté et précision. Des exemples ? Il n’y a pas un droit à la santé, mais un droit aux soins… Il n’y a pas non plus un droit à l’enfant, plutôt un devoir de s’occuper de son enfant… Au risque de choquer, je ne crois pas qu’il devrait exister un droit au logement, mais une politique du logement visant à favoriser l’accès de tous à un logement, possédé ou loué… Dans la liste des devoirs que je propose, j’inclus celui de parler français : comment connaître et respecter la loi si on ne parle pas français ? J’inclus aussi le devoir de voter, qui ne peut pas être qu’un droit…. Bien sûr, je ne prétends pas que les listes de droits et devoirs que je propose sont les bonnes. Je demande seulement que ce débat soit ouvert et conduit, et qu’il reçoive l’attention qu’il mérite. Après tout, il ne s’agit de rien de moins que les fondements de notre République !

Les périodes de reconstruction suivant les guerres ont permis d’homogénéiser le peuple français. Quelle pourrait être l’issue de la Covid-19 en matière d’égalité ?

En France, quand il y a un problème, on se tourne vers l’Etat. Force est de reconnaître qu’en 2020, face à ce terrible virus, l’Etat avait et a encore un rôle capital à jouer pour gérer la crise. La question est, en revanche, ouverte pour les dix ou vingt années qui viennent. Quel poids donner à l’Etat ? Quel poids donner aux autres acteurs : le territoire, les entreprises, la société civile, les citoyens ? Si le choix est fait d’un nouveau renforcement du rôle de l’Etat et de l’administration, je suis persuadé que l’impact en serait gravement négatif pour la croissance, l’emploi et l’égalité. A contrario, si la France et les Français osent faire le choix de plus d’air, de liberté et de responsabilité, la croissance économique en serait renforcée, le chômage diminué et les inégalités affaiblies.

 

Mali-La libération de Sophie Pétronin : une négociation complexe

Mali-La libération de Sophie Pétronin : une négociation complexe

 

La libération de Sophie Pétronin, âgée aujourd’hui de 75 ans et enlevée le 24 décembre 2016 dans le nord du Mali, constitue évidemment un énorme soulagement. Cette libération a été permise grâce à des négociations très complexes menées surtout par le Mali et aussi par l’Algérie.

 

Pour apaiser la situation très conflictuelle, la junte militaire du Mali a libéré une centaine de prisonniers dont beaucoup de djihadistes  arrêtés par la force Barkhane. Les communiqués de l’Élysée rendent compte du fait que la libération de Sophie Pétronin est bien  le résultat de l’action diplomatique du Mali. (Les prisonniers ont été libérés près de la frontière de l’Algérie). Du coup, la légitimité du pouvoir militaire au Mali se trouve renforcée.

 

Mais cette opération va sans doute compliquer l’action de la force par Barkhane qui travaille cependant  bonne collaboration avec les militaires au pouvoir au Mali mais qui va  retrouver sur le terrain certains des prisonniers libérés. Il est également probable que l’l'opération n’ait été possible que grâce aussi à une rançon dont le principe est toujours contesté par la France mais qui accompagne chaque opération de ce type.

 

Il se pourrait  aussi que les militaires du Mali ait engagée des négociations avec les rebelles en vue d’une reconnaissance d’une certaine autonomie voire d’une indépendance dune zone  nord du Mali. Politiquement le régime militaire assoit ainsi son autorité et montre son efficacité et sa capacité de négociation.

 

La France par contre se retrouve encore un peu plus coincée dans un environnement politique et terroriste particulièrement délicat. Pour le Mali, comme d’ailleurs sur d’autre théâtres d’expression de la diplomatie française, mieux vaudrait sans doute d’adopter un profil bas plutôt que de grandes déclarations contredites dans les faits ( Liban, Mali, Méditerranée, conflits Arménie Azerbaïdjan etc.).

La libération de Sophie Pétronin : une négociation complexe

La libération de Sophie Pétronin : une négociation complexe

 

La libération de Sophie Pétronin, âgée aujourd’hui de 75 ans et enlevée le 24 décembre 2016 dans le nord du Mali, constitue évidemment un énorme soulagement. Cette libération a été permise grâce à des négociations très complexes menées surtout par le Mali et aussi par l’Algérie.

 

Pour apaiser la situation très conflictuelle, la junte militaire du Mali a libéré une centaine de prisonniers dont beaucoup de djihadistes  arrêtés par la force Barkhane. Les communiqués de l’Élysée rendent compte du fait que la libération de Sophie Pétronin est bien  le résultat de l’action diplomatique du Mali. (Les prisonniers ont été libérés près de la frontière de l’Algérie). Du coup, la légitimité du pouvoir militaire au Mali se trouve renforcée.

 

Mais cette opération va sans doute compliquer l’action de la force par Barkhane qui travaille cependant  bonne collaboration avec les militaires au pouvoir au Mali mais qui va  retrouver sur le terrain certains des prisonniers libérés. Il est également probable que l’l'opération n’ait été possible que grâce aussi à une rançon dont le principe est toujours contesté par la France mais qui accompagne chaque opération de ce type.

 

Il se pourrait  aussi que les militaires du Mali ait engagée des négociations avec les rebelles en vue d’une reconnaissance d’une certaine autonomie voire d’une indépendance dune zone  nord du Mali. Politiquement le régime militaire assoit ainsi son autorité et montre son efficacité et sa capacité de négociation.

 

La France par contre se retrouve encore un peu plus coincée dans un environnement politique et terroriste particulièrement délicat. Pour le Mali, comme d’ailleurs sur d’autre théâtres d’expression de la diplomatie française, mieux vaudrait sans doute d’adopter un profil bas plutôt que de grandes déclarations contredites dans les faits ( Liban, Mali, Méditerranée, conflits Arménie Azerbaïdjan etc.).

Google : 300 millions par an à la presse mondiale, une goutte d’eau !

Google : 300 millions par an à  la presse mondiale, une goutte d’eau !

 

 

Une somme dérisoire sera versée aux principaux éditeurs de presse par Google, filiale du groupe Alphabet qui prévoit de verser un milliard . Une très petite manne qui concernera que quelques éditeurs peut-être 5 à 10 par pays. Cette somme est à mettre en relation avec le chiffre d’affaires global du groupe soit 200 milliards par an, une capitalisation boursière de 1000 milliards et un bénéfice annuel de 35 à 45 milliards. Alphabet recouvre différent services dont Google qui constitue l’axe principal.

Beaucoup d’éditeurs de certains pays vont se satisfaire de ce petit cadeau du fait des situations financières très fragiles. La presse écrite un peu partout dans le monde et particulièrement en France se situe en effet sur une pente très dangereuse perdant non seulement de l’audience mais surtout des recettes publicitaires.

À l’inverse les plates-formes numériques puissantes inondent les internautes de publicité du fait d’une audience croissante.

Le  nouvel outil d’info de Google News Showcase, sera d’abord disponible sur les plateformes Android puis sur celles d’Apple.

Initialement lancé en Allemagne – où des accords ont été signés avec de grands groupes de presse comme Der Spiegel, Stern, Die Zeit – et au Brésil, il permettra aux éditeurs de presse de déterminer la nature ainsi que le type de présentation de leur contenu lors de l’utilisation du moteur de recherche.

Google News Showcase sera ensuite disponible en Belgique, en Inde, aux Pays-Bas et dans d’autres pays. Quelque 200 éditeurs en Argentine, en Australie, au Royaume-Uni, au Brésil, au Canada et en Allemagne ont déjà signé des accords de ce type avec le géant américain.

Les discussions se poursuivent en revanche en France, où les éditeurs s’appuient pour négocier sur une nouvelle loi française sur “les droits voisins”, entrée en vigueur en octobre 2019, ainsi qu’en Australie où il est demandé à Google de partager les recettes publicitaires avec les médias locaux.

En juin dernier, l’Autorité de la concurrence française a enjoint à Google de négocier avec les éditeurs et agences de presse “la rémunération qui leur est due” au titre de la loi relative aux droits voisins pour la reprise de leurs contenus protégés.

Covid : une durée de vie de neuf heures

Covid : une durée de vie de neuf heures

 D’après les travaux de chercheurs japonais, le coronavirus Sars-CoV-2 peut survivre de nombreuses heures sur la peau humaine. Alors que le virus de la grippe saisonnière résiste moins de deux heures sur la peau, le virus responsable de la pandémie actuelle s’est révélé actif plus de neuf heures après le début de l’expérience.

La loi climat européenne : une neutralité carbone illusoire en 2050

La loi climat européenne : une neutralité carbone illusoire  en 2050

Pour respecter l’Accord de Paris, l’objectif européen en matière de réduction des émissions de gaz à effet de serre devrait être de 65, voire de 70% au lieu d’environ 50 % prévus en 2030 explique Marie Toussaint, députée européenne EELV. Elle considère que la loi européenne n’est pas à la hauteur de l’enjeu

« Nous perdons un temps précieux. Il y a près d’un an, pourtant, la Commission européenne était élue avec ce grand cri : « Vive le Green deal ! ». Quel gâchis. Le pacte vert promis ressemble en réalité davantage à une indigeste mixture libérale, où la révolution consiste en une longue liste de législations environnementales à réviser ou à créer, sans même avoir ajusté en conséquence les objectifs qui nous permettraient d’être à la hauteur de la catastrophe annoncée.

Nous voilà à la veille du premier crash-test : la « loi climat européenne », qui vise la neutralité carbone de l’Union en 2050 et fixe les objectifs intermédiaires pour y parvenir. Votée ce mercredi en séance plénière du Parlement européen, elle devra dire si nous mettons vraiment en œuvre les mesures nécessaires à la préservation des droits humains et du climat. Cette loi est déjà dénoncée par Greta Thunberg comme une « capitulation ». Et il y a de quoi.

Pour respecter l’Accord de Paris, pour éviter les sécheresses comme celle du Doubs, où la rivière a disparu par endroits au courant du mois d’août, pour freiner l’écroulement des glaciers comme celui de Nioghalvfjerdsfjorden au nord-est du Groenland il y a trois semaines, ou juguler les records de chaleur enregistrés cet été dans 50 villes de France, l’objectif européen en matière de réduction des émissions de gaz à effet de serre devrait être de 65, voire de 70%. Disons le franchement : la proposition de la Commission est totalement à côté de la plaque avec sa timide promesse de viser une baisse de 55% de CO2. Un objectif qui, à la faveur de jeux de chiffres et d’experts risque fort d’être ramené à 52,8% à l’horizon 2030.

Nous perdons un temps précieux, parce que les scientifiques sont formels : si nous voulons tenir nos engagements internationaux, il nous reste dix ans pour agir. Chaque hésitation, chaque tremblement sont autant de redditions devant le chemin qu’il nous reste à parcourir pour préserver une planète vivable.

Alors certes, le Parlement européen devrait la semaine prochaine adopter une proposition ambitieuse, avec la création d’un Haut Conseil pour le climat européen, une amélioration de l’accès à la justice pour faciliter le contrôle citoyen comme tente de le faire la campagne de justice climatique l’Affaire du siècle. Bien sûr les parlementaires défendront la fin des subventions directes et indirectes aux énergies fossiles d’ici 2025. Evidemment ils rappelleront le lien étroit entre réchauffement climatique et conditions sociales.

Mais le risque est là, et il est grand, que l’Union européenne passe une nouvelle fois à côté de l’Histoire, en se dotant d’objectifs dérisoires. Et le Parlement européen, autrefois si pionnier, cède peu à peu du terrain aux productivistes et aux tenants du mirage de la croissance verte, en refusant le rapport de force avec la Commission européenne.

Pire, les parlementaires et notamment les élus LREM ont tendance à se contredire eux-mêmes, en demandant la fin des subventions directes et indirectes aux énergies fossiles d’ici 2025 tout en défendant la place du gaz dans le mix énergétique et les nouvelles infrastructures de l’Union (qui nous enfermeront dans le gaz pour les 30 à 40 prochaines années), ou en abandonnant la bataille budgétaire là où il manque au moins 470 milliards d’euros par an pour financer la transition.

Le refus d’ouvrir les yeux face aux émissions importées de l’Union européenne et de la France est une autre faute grave de la majorité de notre pays, si prompt à défendre les intérêts du climat dans les mots… et les intérêts économiques ou financiers des grandes firmes dans les actes. Ne parlons même pas des outils de contrôle de l’atteinte des objectifs climatiques de l’Union par ses Etats-membres, à peine renforcés, et certainement pas contraignants ou adossés à des sanctions.

Une nouvelle fois, les néolibéraux, les productivistes et les conservateurs semblent avoir noué une alliance indéfectible. Elle repose sur l’idée que, puisque les grandes puissances du monde sont dirigées par des climato-sceptiques, nous ne pourrions agir. Un nouveau mensonge, puisqu’y compris en termes de rationalité économique, toute innovation de notre modèle énergétique, de production et de consommation, constitue une belle promesse d’avenir, et ouvre des perspectives de millions d’emplois.

Un confortable mensonge, surtout, car l’application de ces changements sur la politique française risqueraient d’être bien lourde pour ceux qui pensent avoir intérêt au statu quo : une loi climat ambitieuse obligerait la France à un véritable moratoire sur l’artificialisation des sols et les coupes rases dans les forêts françaises, ou encore sur le déploiement de la 5G. Elle obligerait en somme le pays à tenir compte des mesures plébiscitées par la Convention citoyenne pour le climat, et le Président de la République à tenir ses promesses.

Nous perdons un temps précieux, que le gouvernement français préfère utiliser à faire passer les écologistes pour des fantaisistes rétrogrades, quand il ne porte pas des coups mortels aux quelques règles environnementales qui existent. Le tout en jurant la main sur le cœur que la planète est sa priorité. A d’autres. Nous ne transigerons pas sur notre avenir commun. »

 

Prix de l’eau : pourquoi une différence de 3 à 7 euros le mètre cube ?

Prix de l’eau : pourquoi une différence de 3 à 7 euros le mètre cube ?

 

Il est évident que l’éventuel regroupement entre Veolia et Suez aura une incidence sur le niveau des prix puisque le nouvel ensemble va se trouver pratiquement en position hégémonique pour négocier avec des collectivités locales qui sont en quelque sorte sous dépendance ou en tout cas n’ont pas les moyens techniques et économiques pour discuter à égalité avec les opérateurs. Force est de constater une grande différence du prix de l’eau en France qui varie de trois à sept euros le mètre cube.

Une dépense non négligeable pour les ménages qui pour un couple utilisent annuellement environ 100 m³ ( 150 m³ pour quatre personnes).

Les clauses commerciales sont particulièrement complexes. Elles dépendent aussi des relations historiques qu’entretiennent certaines collectivités avec les opérateurs. Il faut noter que l’eau n’est pas seulement distribuée par des opérateurs privés. Veolia n’occupe en France en gros que 30 % de parts de marché à peu près autant que les régies qui évidemment elle sont totalement sous contrôle public. En général, le prix de l’eau et notoirement plus bas dans les régies (autour de 30 000 régies en France). Ce qui est certain c’est que Veolia comme Suez ont réussi leur développement grâce surtout au business de l’eau dont le prix s’est envolé au cours de ces dernières dizaines d’années.

La question se pose aussi de celle des capacités de financement des opérateurs. En effet en zone peu dense notamment, le réseau d’eau est très vieillissant puisqu’il a été créé juste après guerre. Les besoins d’investissement globaux se situeraient à 2 milliards par an. Le problème est de savoir qui va assumer le coût de la rénovation.

Veolia Suez : une crise durable défavorable au cours des actions de Veolia

Veolia Suez : une crise durable défavorable au cours des actions de Veolia

La direction de Veolia s’est lancée dans une offensive brutale vis-à-vis de Suez qui risque de durer des mois. Il y a évidemment les aspects juridiques et déjà Suez conteste la régularité de l’opération de rachat des actions d’Engie dans Suez. Il y a des aspects politiques qui vont sans doute amener le gouvernement à s’impliquer de façon un peu plus sérieuse dans le dossier notamment concernant les conséquences de perte de maîtrise éventuelle de la gestion de l’eau.

Une gestion de l’eau qui pourrait se passer dans les mains d’un fonds d’investissement y compris étranger. En effet Veolia devra vendre nombre d’actifs pour satisfaire Bruxelles en matière de concurrence. Des actifs qui ne concerneront pas seulement l’activité eau de Suez. Or il y a une certaine cohérence entre la gestion de l’eau , la gestion des déchets et le recyclage. Nombre de collectivités passent des contrats globaux pour l’ensemble de ses activités avec le même opérateur. Les perspectives de regroupement qui entraîneront des doublons partout vont se traduire par la suppression d’emplois et de structures dans Suez qui vont améliorer sa compétitivité. Du coup, la bourse anticipe ces améliorations et fait monter le cours de Suez. L’inverse pour Veolia qui a dépensé 3 milliards pour les actions détenues par Engie mais dont on n’est pas sûr de l’utilité si l’opération ne se fait pas.

A la Bourse de Paris, l’action Suez gagnait dans la matinée 4,31% à 16,065 euros. La valeur a grimpé de plus de 30% depuis la déclaration d’intérêt de Veolia fin août.

Dans le même temps, l’action Veolia a reculé de 2,6%. Le titre avançait mardi de 0,75% tandis qu’Engie progressait de 1,34%.

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