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Une prime accordée pour les urgentistes

Une prime accordée  pour les  urgentistes

En gros, le gouvernement va accorder une prime de 100 euros environ aux urgentistes. (30 000 agents concernés). Par contre, les embauches seront très marginales : en moyenne un demi-agent par service d’urgence. ; Il faudra en effet se satisfaire d’une enveloppe de 15 millions pour toute la France Les urgentistes non médicaux (aide-soignantes, brancardiers, etc.) seront désormais bénéficiaires de la prime de risque déjà versée aux infirmiers psychiatriques. Cette prime de 100 euros brut par mois sera en outre revalorisée à 118 euros brut, soit 100 euros net, à partir du 1er juillet. Trente mille personnes sont concernées, a précisé la ministre. Ces personnes sont en première ligne pour faire face aux incivilités et autres états d’ébriété, a fait valoir Agnès Buzyn. La grève des urgentistes dans les hôpitaux de Paris (AP-HP) a eu pour déclencheur les violences émanant des patients. Par ailleurs, une prime de 100 euros brut sera versée aux personnels paramédicaux (infirmiers) qui accepteront d’effectuer des tâches médicales dans le cadre de protocoles de coopération, précise le député Thomas Mesnier. En outre, une enveloppe de 15 millions d’euros est allouée aux établissements hospitaliers pour qu’ils puissent recruter du personnel paramédical durant la période des congés estivaux. Comme le prévoit la loi de réforme de système de santé en cours de vote au Parlement, le plafond des heures supplémentaires possibles est porté à 20 heures par mois, soit 240 heures par an pour l’ensemble des personnels.

“Quinze millions d’euros pour les postes, c’est l’équivalent de 350 emplois, c’est-à-dire un demi-emploi par service d’urgence. On est très en deçà de ce qu’il faut aujourd’hui”, a dit-il en soulignant qu’à ses yeux, il manquait 700

Une ancienne député LREM se rebelle

Une ancienne  député LREM se rebelle

Elue en 2017 sous l’étiquette macroniste, la députée , Frédérique Dumas dénonce dans uen interview à l’Opinion la pensée unique du parti de Macron ( députée des Hauts-de-Seine en juin 2017 sous l’étiquette macroniste). Un an plus tard, elle a claqué la porte de LREM. Aujourd’hui, elle juge que la majorité en vient à refuser tout contre-pouvoir.

Voterez-vous la confiance au gouvernement d’Edouard Philippe à l’issue de la déclaration de politique générale ?

Je m’abstiendrai car ce dont j’ai besoin pour pouvoir accorder ma confiance, c’est de preuves. Or, j’ai quitté le 17 septembre 2018 La République en marche car, à mes yeux, nos fondamentaux avaient été trahis. Après les européennes, nous sommes toujours sur le Titanic, l’orchestre joue de plus belle le sempiternel refrain « On garde le cap ». Alors que tout change autour de nous, la majorité ne fait qu’appliquer les recettes du passé, en vogue depuis des décennies, de manière plus radicale sous prétexte qu’elles n’auraient pas assez été appliquées. Mais pourquoi, par exemple, les 66 propositions avancées par Nicolas Hulot et Laurent Berger ont-elles été si abruptement écartées ? Elles proposaient pourtant un chemin vers un nécessaire changement de modèle, de manière non utopique. Au lieu de cela, on nous propose Matrix, avec une majorité qui n’a tout simplement pas conscience de se trouver coincée dans une matrice virtuelle. Le président de la République a placé Alexis Kohler, le secrétaire général de l’Elysée, et Benoît Ribadeau-Dumas, le directeur de cabinet d’Edouard Philippe, à la tête d’une « delivery unit », et les parlementaires de la majorité sont transformés en courroies de transmission d’une pensée unique, d’un logiciel unique.

Vous êtes sévère…

Oui car aujourd’hui, plus grave encore, la majorité remet profondément en cause l’esprit de la démocratie. Elle veut nous imposer de rejoindre un parti unique. Des ministres nous expliquent que ceux qui pensent à l’intérêt du pays n’ont d’autre choix que de rejoindre En Marche. Cela n’est pas autre chose que de la propagande. Le délégué général de LREM nous explique, lui, que si un parlementaire ne vote pas la confiance au gouvernement, la majorité ne travaillera pas avec lui et cela, quelle que soit la pertinence de ses propositions, juste parce qu’il n’est pas dans la ligne ! On nous rabâche le mot « émancipation » alors que l’on ne fait que nous proposer l’auto-asservissement.

 

S’il n’y a aucun contre-pouvoir, il n’y a plus d’équilibre des pouvoirs. Ce n’est pas parce que La France insoumise ou Les Républicains ont été dans une opposition trop souvent systématique et caricaturale que LREM est par essence intelligente. Ce que nous propose aujourd’hui la majorité, c’est de renoncer à la possibilité d’avoir le choix, de renoncer à la bienveillance, de renoncer à rendre accessible la complexité. Imposer un choix binaire, manichéen entre le camp du bien et le camp du mal comporte en plus un réel risque : celui de la prophétie autoréalisatrice. Moi, je veux continuer à faire partie de ceux qui se battent pour que toutes les idées puissent continuer à exister. Depuis trente ans, j’ai toujours défendu la diversité culturelle. Si au niveau politique, on explique qu’il n’y a plus besoin de diversité autre que celle « acceptée » par la matrice, il n’y a plus de démocratie. Je n’ai qu’à citer François Bayrou en 2002 – « Si on pense tous la même chose, c’est qu’on ne pense plus rien » – et Emmanuel Macron en 2017 – « Il faut cesser d’utiliser son intelligence à trouver des raisons d’accepter ».

Qu’allez-vous faire ?

Je vais quitter le groupe UDI-Agir à l’Assemblée nationale. Je l’ai rejoint après mon départ de LREM, car c’était un lieu où l’on pouvait se positionner, sans pression, en fonction de ses convictions. Mais à l’occasion des élections européennes, Agir, dont le président, Franck Riester, est ministre de la Culture, est devenu une composante de la majorité, bien que ses membres s’en défendent. J’ai également décidé de quitter l’UDI, auquel j’avais réadhéré cet automne. Lors des européennes, la plupart des propositions de sa liste étaient inapplicables, d’autres n’avaient pas de sens à mes yeux. Quitte à proposer un chemin difficile mais qui va dans le sens de l’histoire, autant voter pour la liste Jadot. Ce que j’ai dit et ce que j’ai fait à titre personnel.

Où allez-vous siéger maintenant à l’Assemblée nationale?

Je ne veux plus aucune étiquette. Une étiquette, cela vous enferme, créé des barrières invisibles mais bien réelles. Je vais donc désormais siéger dans le groupe Liberté et territoires. C’est un groupe qui réunit des sensibilités différentes au service d’un projet de société. Il faudra être à la hauteur de cette promesse. Il ressemble au groupe auquel j’appartiens à la région Ile-de-France. Et je veux coopérer avec d’autres, là où ils sont, à la construction du modèle de demain. Il nous faut bâtir « l’internet de la politique ».

PMA : une loi en septembre seulement pour les célibataires et les homosexuelles !

PMA : une loi en septembre seulement pour les célibataires et les homosexuelles !

 

 

Curieux ce projet de loi PMA qui devrait être déposé  à l’Assemblée nationale d’ici fin septembre d’après la déclaration du premier ministre qui a indiqué que ce projet de loi autorise le recours à la procréation médicalement assistée (PMA) pour toutes les femmes, qu’elles soient célibataires ou homosexuelles. On se demande pourquoi la PMA serait réservée uniquement aux femmes célibataires homosexuelles et pas à la totalité des femmes en couple ou non. Il y a là de toute évidence une discrimination curieuse puisqu’on impose aux couples des conditions dont sont épargnés les femmes seules. Pour parler clair les femmes mariées si elles veulent bénéficier de la PMA devront divorcer pour échapper aux conditions imposées. Ou alors comme aujourd’hui se rendre dans les pays voisins comme l’Espagne ou la Belgique. Mais une PMA dont les coûts représentent des milliers d’euros, voire des dizaine de  milliers.

Une majorité de viandes d’origine végétale dans 20 ans ?

 

 

 

Majoritairement la viande pourrait être d’origine végétale une vingtaine d’années. Cette question est revenue dans l’actualité avec la tricherie sur des biftecks hachés distribués aux plus pauvres (et financées par les pouvoirs publics) et qui contenait une bonne dose de céréales à la place de la viande. Cet événement avait choqué les médias pourtant dans les plats préparés il y a longtemps que les céréales font en partie ofice de viandes. Les colorants permettant de rendre encore plus confus la distinction entre viande et végétaux. Même dans les biftecks hachés commercialisés par certaines chaînes le goût de ce produit est plus proche du carton que de celui de la viande traditionnelle. En clair on est loin du steak haché 100 % viande. Sur le plan gustatif on n’y perd le plus souvent mais pas forcément sur la valeur nutritive.  Selon une étude du cabinet de conseil américain AT Kearney, se basant sur des entretiens avec de nombreux experts, 60% des viandes que nous mangerons en 2040 ne seront pas issues d’animaux morts. Cette nourriture sera remplacée par de la viande «de culture» (ou in vitro/synthétique/artificielle) (35%), à base de végétaux (25%) voire d’insectes ( très riche en protéines), prévoient les auteurs. Il est clair que l’élevage de nature industrielle des animaux destinés à l’abattoir constitue une aberration écologique voir même nutritive quand les animaux sont notamment gonflés d’alimentation dopante ( OGM, pesticides, substances médicamenteuses). À tout le moins on devrait assister dans un premier temps à une réduction assez drastique de la consommation de viande puis passer progressivement pour des raisons sanitaires et écologiques (bilan carbone, occupation des terres etc.) à une augmentation de la viande d’origine davantage végétale. La transition sera forcément progressive pour tenir compte des habitudes gustatives.

Tribune de Marlène Schiappa « : Se rassembler sur une destination » !! ! Pour aller dans le mur ?

Tribune de Marlène Schiappa « : Se rassembler sur une destination » !! ! Pour aller dans le mur ?

 

L’appel de Marlène Schiappa, membre du gouvernement et responsable du « débat d’idées » à LREM vaut évidemment son pesant de moutarde. Elle montre à tout le moins le vide idéologique remplacée par la communication courtisane. Témoin par exemple  la conclusion : « se rassembler sur une destination »

 

 « En 2016, sous l’impulsion d’Emmanuel Macron, nous avons pris une part active à la recomposition politique de la France en nous engageant, comme beaucoup d’autres, au sein d’un mouvement nouveau : En marche. Avec les élections européennes, les Français ont renvoyé les partis traditionnels au-dessous de 10% et confirmé leur souhait de poursuivre cette recomposition. Le traditionnel clivage gauche-droite doit être dépassé pour une majorité de nos concitoyens, et cela ne date ni des européennes ni de la dernière présidentielle. Voilà des années que déçus et délaissés de la politique se prononcent en faveur de l’abstention ou des partis extrêmes.

‘Le réel cogne’, disait joliment Lacan. Notre réalité électorale en France cogne peut-être, mais elle est celle-là. De nombreux économistes l’ont d’ailleurs récemment démontré : la disparition du clivage droite-gauche précède l’élection, elle est fondée sur un nouvel axe autour de la notion de progrès.

Nous croyons fermement que la recomposition politique en cours doit ouvrir et non rétrécir, intégrer plutôt que rejeter. Si affirmer simplement ‘nous sommes de droite’ avait encore un sens, alors François-Xavier Bellamy aurait gagné les élections européennes. Si déclarer « nous sommes de gauche » suffisait à convaincre les électeurs de gauche, alors Raphaël Glucksmann aurait largement dépassé les 20%.

La recomposition politique ne doit pas être une reconstitution coalisée de ligues dissoutes de tout bord ou de boutiques politiciennes en faillite. Elle est bien plus ambitieuse que cela. Si chacun de nous s’est engagé dans La République en marche, ce n’est certainement pas pour réactiver les anciens clivages. C’est pour ouvrir la politique aux citoyens, pour engager la société civile aux responsabilités, pour développer des politiques publiques ancrées dans le réel, pour répondre concrètement aux grands enjeux du siècle, l’écologie, l’égalité, la transition digitale, et pour remettre l’humain au centre des décisions. En bref, pour penser et faire au service de la prochaine génération, plutôt qu’au service des prochaines élections.

Nous ne sommes pas ‘en même temps’ parce que nous additionnerions des gens de droite, de gauche et du centre, mais parce que chacun de nous se retrouve dans des valeurs qui ont longtemps été cataloguées comme telles.

Quand le principal parti de droite ne défend plus l’ordre public et cautionne les manifestations violentes, l’ordre public est-il encore un principe de droite? Quand le principal parti de gauche ne se réjouit pas de la baisse factuelle du taux de chômage, la défense des travailleurs est-elle encore un principe de gauche?

Défendre à la fois l’égalité et la liberté, vouloir en même temps plus de solidarité et plus de performance, sortir des dialectiques anciennes pour promouvoir l’émancipation et la lutte contre les inégalités de destin, telles sont nos obsessions. Et notre intuition est que la destination politique importe bien plus que l’origine.

La République en marche n’a pas vocation à diviser en courants mais à élargir. Que vous veniez de LR, d’EELV, du PS ou du Parti animaliste, tout ce qui nous intéresse, c’est : êtes-vous prêts à faire passer votre pays avant votre parti? Êtes-vous prêts à porter et défendre des idées, peu importe leur provenance, au service des Français?

Si oui, alors venez marcher avec nous. Nous ne serons pas d’accord sur tout : c’est ce qui fait (encore) la beauté du débat d’idées. Mais nous serons rassemblés sur une destination. »  !!!!!! (Le mur sans doute)

Un conseil national de l’écologie tiré au sort! une escroquerie intellectuelle et démocratique

Un conseil national de l’écologie tiré au sort! une escroquerie intellectuelle et démocratique 

Le ministre de l’environnement a confirmé la surprenante proposition de Macron de créer un conseil national de 150 citoyens tirés au sort pour redéfinir les désorientations écologiques. Une véritable fumisterie quand on sait déjà que dans nombre d’institutions nombre de participants sont incompétents pour articuler la problématique écologique avec la dimension économique, sociale, technologique. Nombre de conseils de tous poils traite de l’environnement tant au niveau national qu’au plan local et souvent dans la plus grande incohérence. Pour schématiser,  il y a les écolos purs et durs qui militent pour casser la croissance de manière brutale. De l’autre des productivistes (agriculteurs, industriels, financiers) qui considèrent les préoccupations environnementales comme une foutaise. Rares sont ceux qui sont  qui ont une réelle connaissance scientifique en matière d’environnement et encore plus rares sont ceux qui en plus de cette compétence possèdent également des connaissances économiques et techniques. Bref la plupart du temps les discussions sont proches de propos de bistrot avec parfois même des arrière-pensées politiques. Que penser d’une assemblée de 150 citoyens tirés au sort dont peut-être à peine 10 % parleront avec pertinence des problématiques posées. L’objectif est évidemment de contourner une nouvelle fois les organisations intermédiaires qui connaissent le sujet. C’est la confirmation du caractère autocratique de ce pouvoir qui en permanence veut établir un lien direct entre le monarque républicain et le peuple. Malheureusement c’est précisément cette pratique qui a conduit à l’émergence du mouvement des gilets jaunes. Notons aussi qu’on a pris la précaution de rattacher ce fameux conseil de 150 personnes tirées au sort au conseil économique et social et environnemental déjà ignoré par le pouvoir. Ce conseil de personnes tirées au sort est une véritable escroquerie intellectuelle et démocratique

Voiture autonome partout pour tous : une utopie

Voiture autonome partout pour tous : une utopie

 Après l’emballement médiatique, Anne-Marie Idrac ancienne ministre, ancienne patronne de la SNCF et de la RATP)  qui vient de remettre un rapport sur la question du véhicule autonome refroidit les enthousiasmes : «  C’est indéniable… Il y a eu un atterrissage de tous les acteurs de la voiture autonome sur ce qui avait été promis et sur ce qui sera possible de faire. On arrête de rêver de technologies hors-sol, on parle désormais de choses utiles, concrètes et pragmatiques. Par exemple, l’hypothèse d’une voiture totalement autonome, en toutes circonstances, par tous les temps, ne verra probablement jamais le jour. Le patron de Valéo lui-même a émis des doutes. Extraits de son interview au JDD :

 

À quand la première voiture autonome commercialisée?
La première voiture autonome est déjà là. Nous avons pris une participation de 5% dans une start-up qui s’appelle Navya, dont les véhicules électriques et autonomes, des navettes, circulent à Sion en Suisse, à Confluence à Lyon, à La Défense, dans le Michigan ou à Singapour. En revanche, il faudra attendre encore un peu de temps pour que vous et moi puissions acheter une voiture totalement autonome.

 

Ce sera dans cinq, dix ou vingt ans?
Des voitures partiellement autonomes, ce sera dans quelques années. Vous pourrez déléguer leur conduite à certains moments et dans certaines conditions. Une voiture dans laquelle vous n’aurez ni volant ni pédales, cela va prendre plus de temps. Entre cinq et dix ans sans doute.

 

Laisser un véhicule se garer tout seul dans un parking, est-ce déjà possible?
Il y a déjà un modèle de la classe E de Daimler que vous pouvez envoyer se garer tout seul avec votre smartphone. Nous avons développé ce système avec le constructeur allemand. Valeo et Cisco ont développé une technologie qui permet aux voitures de se garer seules dans un parking. Beaucoup de parkings dans le monde sont intéressés par cette nouvelle technologie, mais cela prendra encore quelque temps avant que l’on passe à la phase commerciale.

 

L’automobile autonome sera-t-elle aussi partagée?
Le sujet de la propriété de la voiture versus la voiture considérée comme un service est un changement sociologique profond. Quand vous ou moi possédons un véhicule, il est utilisé 4 à 5% de son temps. Sinon, il dort dans un garage. Partager l’usage de la voiture, c’est ce que l’on fait avec un taxi ou avec les nouveaux services qui sont apparus comme Uber ou Blablacar. La plus grande innovation d’Uber est que le prix dépend du nombre de personnes ou de la demande. Une innovation absolument fabuleuse qui est rendue possible par des systèmes digitaux.

 

 Est-ce qu’un jour, dans les grandes villes, vous cesserez d’avoir votre automobile comme vous avez cessé d’avoir votre vélo pour utiliser un Vélib’?

Personne ne connaît la réponse à cette question. Le frein est que l’on part tous au travail ou en vacances en même temps.

 

La technologie de l’automobile autonome doit-elle encore progresser?
Les bases sont là mais les logiciels qu’il faut embarquer dans la voiture sont d’une très grande complexité. Il faut encore beaucoup travailler. Nous sommes numéro un mondial pour les caméras, les capteurs ultrason, les radars ou les lidars avec tous les logiciels qui permettent d’interpréter les données. Mais il faut encore redoubler d’efforts pour qu’une voiture soit autonome en toutes circonstances. Un exemple de problème à régler : ces capteurs doivent être utilisables tout le temps. Pour que l’automobile ne soit jamais aveugle, il faut les nettoyer, et cela coûte cher.

 

La voiture autonome a fait entrer les Gafa sur le marché de l’automobile. Vont-ils le changer comme Amazon bouscule la distribution?
L’histoire n’est pas écrite. Pour l’instant, les constructeurs et les géants du digital travaillent souvent ensemble. Mais l’important sera de savoir où se trouvera la valeur. Concevoir et construire une voiture, ce n’est pas si facile que ça. Ces deux mondes se développent en essayant d’entrer dans la mobilité digitale avec leurs armes respectives : le combat est ouvert.

Si les véhicules deviennent propres, tout ira bien?
Oui, la voiture électrique sera un des éléments essentiels de la mobilité urbaine en complément des transports en commun.

 

Comment jugez-vous les politiques lorsqu’ils rendent la circulation plus difficile à Paris?
Joker! Ce n’est pas en fossilisant l’espace urbain que vous assurez son développement économique.

Quelque 414.700 postes avaient ainsi été créés les 18 derniers mois du quinquennat Hollande (de début 2016 à mi 2017) tous secteurs confondus, contre 289.900 sur les 18 premiers de l’ère Macron (de mi 2017 à fin 2018).

 

Écologie- le conseil de 150 personnes tirées au sort : une escroquerie intellectuelle et démocratique

Écologie- le conseil de 150 personnes tirées au sort : une escroquerie

Le ministre de l’environnement a confirmé la surprenante proposition de Macron de créer un conseil national de 150 citoyens tirés au sort pour redéfinir les désorientations écologiques. Une véritable fumisterie quand on sait déjà que dans nombre d’institutions nombre de participants sont incompétents pour articuler la problématique écologique avec la dimension économique, sociale, technologique. Nombre de conseils de tous poils traite de l’environnement tant au niveau national qu’au plan local et souvent dans la plus grande incohérence. Pour schématiser,  il y a les écolos purs et durs qui militent pour casser la croissance de manière brutale. De l’autre des productivistes (agriculteurs, industriels, financiers) qui considèrent les préoccupations environnementales comme une foutaise. Rares sont ceux qui sont  qui ont une réelle connaissance scientifique en matière d’environnement et encore plus rares sont ceux qui en plus de cette compétence possèdent également des connaissances économiques et techniques. Bref la plupart du temps les discussions sont proches de propos de bistrot avec parfois même des arrière-pensées politiques. Que penser d’une assemblée de 150 citoyens tirés au sort dont peut-être à peine 10 % parleront avec pertinence des problématiques posées. L’objectif est évidemment de contourner une nouvelle fois les organisations intermédiaires qui connaissent le sujet. C’est la confirmation du caractère autocratique de ce pouvoir qui en permanence veut établir un lien direct entre le monarque républicain et le peuple. Malheureusement c’est précisément cette pratique qui a conduit à l’émergence du mouvement des gilets jaunes. Notons aussi qu’on a pris la précaution de rattacher ce fameux conseil de 150 personnes tirées au sort au conseil économique et social et environnemental déjà ignoré par le pouvoir. Ce conseil de personnes tirées au sort est une véritable escroquerie intellectuelle et démocratique

 

Européennes : une liste jaune menée par Francis Lalanne

Européennes : une liste jaune menée par Francis Lalanne

Cette fois il semble bien qu’une  gilets jaune se présentera au européenne, elle devrait être menée par le chanteur Francis Lalanne ; ce dernier a annoncé, mardi 30 avril, prendre la tête d’une liste nommée « Alliance jaune » pour les élections européennes du 26 mai. Cette liste, déposée mardi au ministère de l’Intérieur, est le fruit d’une alliance avec les représentants de la liste « Ralliement d’initiative citoyenne », dite « RIC », a précisé le chanteur lors d’une conférence de presse.

Jérémy Clément, meneur du « RIC », sera numéro 3 de la liste, derrière Sophia Albert-Salmeron, avocate à Avignon ayant défendu plusieurs « gilets jaunes ». On se souvient que cette liste RIC comme d’autres projets de liste avaient été très critiqués par les gilets jaunes. Reste à savoir comment sera accueillie la liste Lalanne par la plupart des gilets jaunes de base. Pas sûr qu’une personnalité comme Francis Lalanne soit très représentative du milieu sociologique des gilets jaunes. Justement ce que reproche ses gilets jaunes à la plupart des organisations politiques classiques. La liste bénéficie d’une caution financière de 800 000 euros assurée par Jean-Marc Governatori, président de l’Alliance écologiste indépendante et soutien de la liste EELV menée par Yannick Jadot.

Energie : une micro loi très floue !

Energie : une micro loi très floue !

 

 

En gros, on réaffirme les objectifs mais sans préciser les moyens voire les échéances. Exemple pour l’électricité, on réaffirme la réduction de la part du nucléaire à 50 % au lieu de 75 % aujourd’hui mais on renvoie à des décrets la planification. En fait il faudrait fermer 14  réacteurs sur 58 mais macron ne prévoit d’enfermer que de l’ordre de trois ou quatre est encore compensés par la création de centrales nouvelles EPR type Flamanville.  Le gouvernement a donc présenté mardi en conseil des ministres son projet de loi très flou sur l’énergie et le climat, qui prévoit une division par « au moins » six des émissions de gaz à effet de serre d’ici à 2050 par rapport à 1990, sans toutefois parvenir à faire taire les critiques des défenseurs de l’environnement. Porté par le ministre de la Transition écologique et solidaire François de Rugy, ce texte devait initialement être présenté en mars mais l’exécutif avait à la dernière minute décidé de revoir sa copie afin de lever « toute ambiguïté sur l’ambition de la France » en la matière. Ce texte, qui compte huit articles, « a pour but de mettre en cohérence notre législation avec nos objectifs sur le climat », a dit François de Rugy lors du compte rendu du conseil des ministres à l’Elysée. L’article premier définit la « neutralité carbone qui vise à conduire d’ici 2050 à un effort extrêmement important pour réduire nos émissions de gaz à effet de serre au moins par six par rapport à l’année de référence, l’année 1990″, a-t-il ajouté. « Il s’agit d’une déclinaison concrète de l’accord de Paris de 2015″ sur le climat. Autre point phare du projet de loi, la mention du report – de 2025 à 2035 – de l’objectif de ramener à 50%, contre environ 75% aujourd’hui, la part du nucléaire dans la production d’électricité française. Le texte indique également « l’objectif de baisser nos consommations d’énergies fossiles (…) d’ici 2030 de 40% et non plus simplement de 30% comme le prévoyait la loi de 2015″, a ajouté François de Rugy. Il mentionne également la fermeture des centrales à charbon en France – qui en compte quatre -, d’ici 2022, tout comme l’ »accompagnement social et territorial » inhérent à ces fermetures. « Il était important qu’il y ait une disposition dans la loi parce que sinon un opérateur aurait très bien pu s’opposer à l’arrêt de fonctionnement de ces centrales dont certaines étaient prévues pour fonctionner au moins jusqu’en 2035″, a souligné le ministre. « Donc notre engagement est clair». Le gouvernement table sur une adoption définitive du projet de loi soit « d’ici la fin de la session extraordinaire d’été » du Parlement soit « au début de l’automne ». Elle ouvrira la voie à l’adoption définitive par décret de la programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE) présentée fin 2018 et qui envisage peut-être la fermeture de 14 réacteurs nucléaires sur 58 d’ici 2035. »Alors que les mobilisations pour le climat, à travers les grèves des jeunes, les marches pour le climat ou l’Affaire du siècle s’amplifient, après le creux des annonces de Macron, cette loi confirme l’approche du gouvernement », fustige Réseau Action Climat, qui pointe « des objectifs lointains mais pas de moyens ni de mesures  Exemple  Cette « petite loi énergie », composée de 8 articles seulement, entérine en outre la création d’un machin de plus, le  Haut Conseil pour le climat (HCC), dont la composition (13 personnalités) a d’ores et déjà été annoncée en fin d’année 2018, et qui a entamé ses travaux. A la fois juge et conseil, ce HCC, inspiré du Haut conseil des finances publiques, rendra un avis chaque année. Ses recommandations serviront de boussole mais ne seront pas contraignante. Ce texte pourrait aussi permettre de limiter la fonction d’EDF un rôle de production.

80 km/h: retour à une mesure générale moins idiote

80 km/h: retour à une mesure générale moins idiote

 

 

 

 

Il y a plusieurs raisons qui militent en faveur d’une application plus intelligente des 80 km/h. D’abord malheureusement les chiffres de la sécurité routière ne montrent pas vraiment l’efficacité de cette directive nationale. On constate même ces derniers mois une hausse du nombre de tués. La seconde raison relève de l’évidence. Il est idiot de généraliser les 80 km quand sur certaines sections, il est possible de circuler sans danger supplémentaire à 90 et quand inversement en fonction de la dangerosité il faudrait au contraire imposer des vitesses bien inférieures à 80 km/h. Dernière observation, l’État central n’est pas forcément le plus qualifié pour mettre en place une législation très fine de la limitation de vitesse. La porte-parole du gouvernement, Sibeth Ndiaye, a d’ailleurs convenu dimanche que la question des 80 km/h sera «sans doute» abordée lundi, lors d’un séminaire gouvernemental, «sur la manière dont on peut faire en sorte qu’il n’y ait pas une application brutale, uniforme». Interrogée sur le silence du président de la République sur la question des 80 km/h lors de sa conférence de presse de mercredi, Sibeth Ndiaye a considéré sur BFMTV que «ce sera sans doute un des sujets qui sera abordé sur la manière dont on peut faire en sorte qu’il n’y ait pas une application brutale, uniforme sur l’ensemble du territoire». Elle a également appelé à ce «qu’on puisse regarder au cas par cas, comment est-ce que les choses peuvent être adaptées, avec toujours le souci de faire en sorte qu’il y ait moins de tués». Depuis juillet 2018, la vitesse maximale a été abaissée de 90 à 80 km/ sur 400.000 kilomètres de routes secondaires, une mesure toujours largement controversée. Selon la Sécurité routière, elle a toutefois permis d’«atténuer» la hausse de la mortalité sur la route.

Renault : une société holding commune avec Nissan ?

Renault : une société holding commune avec Nissan ?

 

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La proposition de Renault de créer un holding commun entre Renault et Nissan constitue une avancée significative pour régler les problèmes capitalistiques qui se posent entre les deux sociétés. D’une certaine manière, Renault se sacrifie en acceptant de ne détenir que la moitié du capital du nouveau holding, l’autre moitié étend détenu par Nissan. Un projet qui modifie sérieusement les rapports de force puisque précédemment Renault détenait 43,4 % du capital de Nissan et qu’à l’inverse Nissan ne pesait pas lourd dans la gestion de Renault (Nissan détient 15 % de Renault mais sans droit de vote). Par ailleurs cela provoquerait la dilution de la participation de l’État français qui diminuerait ainsi de moitié. Un projet qui faciliterait encore davantage l’intégration mais qui n’est pas sans danger car Renault accepte de partager le pouvoir chez Nissan mais aussi chez Renault. Curieusement l’accueil n’a pas été très enthousiaste au sein même de Nissan. Il semblerait que de nombreuses réticences émanent de l’appareil dirigeant de Nissan alors que vraisemblablement ce projet a été évoqué lors de la récente rencontre du Premier ministre japonais et du président français. Notons que ce projet est encore loin d’aboutir car subsiste de sérieuses oppositions côté nippon. Le Financial Times a écrit vendredi que Nissan et le gouvernement japonais ont refusé d’engager des discussions en vue d’une fusion avec le constructeur français et que Hiroto Saikawa a refusé de recevoir des banquiers de SMBC Nikko mandatés par Renault pour parvenir à un accord. Il se pourrait que l’objectif final de Nissan soit de rejet japonais visé totalement l’entreprise, c’est-à-dire de se débarrasser totalement de Renault. Ce qui pose évidemment un redoutable problème juridique et capitalistique. De ce point de vue, l’affaire  Carlo Ghosn ne n’aurait sans doute jamais éclaté sans cet enjeu majeur

Une taxe carbone… en Allemagne

Une taxe carbone… en Allemagne

 

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L’Allemagne envisage de taxer le carbone. Pas vraiment une taxe mais plutôt une sorte de marché qui permet aux entreprises d’acheter ou de vendre des droits à polluer dans le cadre d’une sorte de bourse du carbone. Un système qui pourtant au plan mondial n’a pas donné les résultats escomptés en raison des tricheries et des spéculations. L’objectif final est d’augmenter le prix de l’énergie pour les entreprises et les particuliers. Mais cette augmentation sera compensée par des réductions d’impôts dans d’autres domaines. Pas sûr cependant que cette taxe soit suffisante pour permettre l’émergence d’énergie alternative susceptible de prendre le relais notamment du charbon très polluant qui alimente nombre de centrales. Sur pression des sociaux démocrates, la chancelière Angela Merkel a en effet récemment déclaré que son gouvernement allait examiner des propositions sur un système de taxe carbone sur les activités participant au réchauffement climatique par production de dioxyde de carbone. La proposition viserait à rendre meilleur marché les énergies renouvelables provenant de l’éolien ou du solaire par rapport à celles produites par les centrales électriques au charbon que l’Allemagne a prévu de fermer sur une période de trente ans. Le journal précise que le gouvernement envisage l’instauration d’un système de certificat plutôt qu’une taxe carbone stricto sensu. Selon la proposition approuvée par les ministères de l’Economie et de l’Environnement, l’augmentation du coût de l’électricité pour les particuliers et les entreprises sera compensée par des réductions d’impôts dans d’autres domaines.

Appel de Mélenchon pour une « fédération populaire »…….. De la rigolade (Gérard Grunberg)

Appel de Mélenchon pour une « fédération populaire »…….. De la rigolade (Gérard Grunberg) 

 

Mélenchon appelle à une curieuse fédération populaire qui permettrait de réunir les forces et les citoyens de gauche mais il commence en discréditant ses éventuels alliés. Mélenchon voudrait bien finalement refaire le coup de Mitterrand. Le problème c’est que Mélenchon est beaucoup trop clivant et beaucoup trop insuffisant sur les questions économiques. L’Union de la gauche de Mélenchon ?  : De la rigolade » répond Gérard Grunberg, Politologue et directeur de recherche émérite au CNRS, Gérard Grunberg, qui fut également membre du cabinet de Michel Rocard et adhérent au Parti socialiste jusqu’en 1995 et  revient sur la proposition de Mélenchon de reconstituer l’union de la gauche (interview Europe 1)

 

Avec cinq grandes listes, la gauche n’a jamais été divisée avant d’aborder les élections européennes. Pourtant, Jean-Luc Mélenchon espère l’unir ensuite dans une fédération populaire… Qu’est-ce que cela vous inspire ?

 

« Je pense d’abord qu’il veut commencer à se couvrir car ces européennes vont probablement être un gros échec pour lui : il pourrait tomber de 20% (19,58%) ce qui a été son score au premier tour de la présidentielle en 2017, à 7 ou 9%, ce que sont les intentions de vote pour la liste La France insoumise (LFI). Et je pense même que cette liste peut être dépassée par les écologistes (dont la tête de liste est Yannick Jadot, ndlr). Jean-Luc Mélenchon a raté son coup, qui était d’écraser, comme il l’avait dit, le Parti socialiste. Il veut se donner l’image de quelqu’un qui est pour le rassemblement de la gauche, ce qui est absolument faux, et avoir un langage qui lui permet de dire ‘ce n’est pas moi qui suis le diviseur de la gauche’. Mais je ne vois aucun des leaders de gauche accepter quoi que ce soit de ce genre-là. S’il avait dit ‘on s’est trompé, ce qu’il faut, c’est que toutes les formations de gauche s’allient’, mais il ne dit pas ça… Et une fédération, qu’est-ce que ça veut dire ?

C’est une chose que faisait le Parti communiste il y a 30 ou 40 ans. Quand il avait des difficultés avec les socialistes, entre 1974 et 1978 – à l’époque, c’était pour la renégociation du programme commun -, le PC disait ‘on va faire l’union du peuple de France pour le changement démocratique’. Jean-Luc Mélenchon aujourd’hui, c’est exactement le langage communiste de l’époque, c’est-à-dire que, selon sa logique, on ne peut pas s’entendre avec les partis et on doit reconstruire une union populaire avec, bien sûr, lui à sa tête. À l’époque, les socialistes avaient refusé, en disant : ‘On discute entre les partis ou on ne discute pas.’ Ce pauvre Mélenchon n’a rien inventé. »

Est-ce que c’est Jean-Luc Mélenchon lui-même qui poserait problème à cette union de la gauche ?

« L’image de Jean-Luc Mélenchon s’est beaucoup dégradée depuis deux-trois ans en jouant tout seul contre tous. Sa personnalité est aujourd’hui rejetée par les partis qui, il faut bien le reconnaître, ont fait beaucoup d’efforts. Mais aujourd’hui, cela semble terminé. Il y a sa personnalité mais il y aussi tout simplement le fait que les gens ne vont pas abandonner leurs partis ou leurs idées pour le rejoindre. La ligne principale n’est pas la même pour tous, que ce soit sur l’Europe, l’euro, le Venezuela, Poutine…

C’est ici une vieille figure de la gauche française, celui qui est le plus à gauche qui dit : ‘on ne va pas discuter entre partis, on va faire une union populaire.’ Et il appelle tout le monde à se regrouper autour de lui, mais comment voulez-vous que les autres acceptent ça ? C’est de la rigolade, de l’habillage, pour donner l’illusion que ce n’est pas lui qui casse l’union de la gauche, et à mon avis, il fait ça en partie parce qu’il sait que c’est très mal parti pour lui. Les européennes vont montrer que sa stratégie d’écrasement va échouer. »

En aucun cas, ce scrutin ne peut être porteur pour la gauche ?

« Sur les cinq grandes listes de gauche, aucune ne fera un gros score. Elles vont toutes se tenir à 7-8%, donc rien ne peut se passer après, rien ! Les deux tronçons du Parti socialiste ne veulent pas se parler, les écologistes ne veulent pas parler aux socialistes… La gauche n’a jamais été aussi divisée, ni aussi faible. Il ne se passera absolument rien après les européennes. Ça fait des années qu’il y a des gens qui disent ‘je vais rassembler’, il y a eu des tas de tentatives de rassemblement de la gauche, ça ne s’est jamais fait, car il y a ceux qui ne voulaient pas le faire il y a des désaccords de fond. Même les communistes et Hamon ne peuvent pas se mettre d’accord. Chacun veut conserver son parti, sa position, etc. Il ne faut pas croire que le nouveau parti créé par le PS (Place publique, dont Raphaël Glucksmann est la tête de liste, ndlr) va faire des merveilles. Tous ces gens prennent la chose par le mauvais bout. Le bon bout, ce serait de voir vraiment ce sur quoi ils sont d’accord et pas d’accord… Parce qu’ils restent quand même en désaccord sur beaucoup de points…

Et puis, il y a toujours le problème de l’identité du leader. (François) Mitterrand avait réussi à l’être après avoir ferraillé avec les communistes (au début des années 1980), mais aujourd’hui, il n’y a aucun de ces hommes politiques de gauche qui a la carrure ou l’opportunité de pouvoir s’imposer, pour l’instant. Il n’y a aucun homme qui peut regrouper la gauche autour de lui ni aucun parti, aucune idée, aucune stratégie, donc cela va rester comme c’est depuis trois, quatre ans… »

 

 

 

Le leader de LFI appelle les autres forces de gauche, qui représentent en tout «un tiers de la société», à discuter ensemble de leurs lignes d’accord et de désaccord.

«Mais il faut un engagement commun dans les mobilisations écologiques et sociales», revendique le tribun. «Il faut se préparer sérieusement à gouverner autrement. Avec un programme concret de partage et de planification écologique. Notre programme est une bonne base de départ pour discuter partout». Il y a un an, l’appel de Jean-Luc Mélenchon avait convaincu bien peu de monde à gauche. Sa personnalité était encore jugée trop clivante. Nombreux ne partageaient pas non plus l’idée de LFI d’entamer un rapport de force avec l’Union européenne pour réviser les traités. Il espère aujourd’hui faire changer d’avis les forces de gauche en recevant l’aval populaire grâce aux élections européennes. Qui ne tente rien…

« Gilets jaunes » : une manif peut en cacher une autre

« Gilets jaunes » : une manif peut en cacher une autre

 

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Indiscutablement, la participation à la manif des gilets jaunes a diminué pour le 24e  épisode. Autour de 25 000 pour le ministère de l’intérieur et trois fois plus pour les gilets jaunes qui admettent eux-mêmes la baisse. Il y a effectivement depuis des semaines un réel phénomène d’épuisement lié essentiellement aux modes de gestion de ce mouvement social qui a eu tendance à trop se politiser  au détriment des objectifs sociaux. Ajoutons à cela les contradictions entre les leaders auto proclamés. Pour autant, faut-il en conclure que le mouvement des gilets jaunes est terminé ? Sans doute pas car le mécontentement social demeure et le rejet de la politique du pouvoir est toujours aussi important ; à savoir autour de 70 %. Il pourrait bien connaître un réveil lors du 1er mai où il y aura une convergence entre les gilets jaunes et les syndicats qui vont appeler à la manifestation traditionnelle. On peut craindre aussi que les Black blocs profitent du regain de mobilisation pour semer le trouble et finalement aussi la confusion entre les objectifs politiques et des objectifs sociaux. Officiellement lors de cette 24e journée des organisations de la CGT se sont jointes aux manifestations des gilets jaunes. En fait ils n’ont fait que compenser quantitativement les troupes qui manquaient aux gilets jaunes. Dernières éléments, la manifestation de ce samedi n’était peut-être pas très opportune. Il faut en effet laisser le temps à l’opinion publique de digérer les annonces de Macron même si d’ores et déjà 65 % ont été déçus par la prestation du président de la république. La mobilisation va reprendre le 1er mai mais reste à savoir ce que va devenir ce mouvement des gilets jaunes dont les chiffres de mobilisation deviennent relativement marginaux.

Taxe carbone : une escroquerie des écolos et des socialistes

Taxe carbone : une escroquerie des écolos et des socialistes

 

Les écolos, les socialos, des « experts »  resservent le plat  de la taxe carbone de cette fiscalité notamment à l’occasion des européennes. Une taxe  qui serait de nature à favoriser  la transition écologique. Une vision fiscaliste de l’environnement. L’ingénierie fiscale française est en effet sans limite, une pathologie qui touche toutes les sensibilités politiques, tous les technocrates, tous les écolos. Pour résumer, il s’agit de soigner le monde carboné par la saignée fiscale. Le remède radical des médecins de Molière qui guérissaient les malades, lesquels  mourraient de la thérapie de choc. Il est évident qu’en tuant l’économie française on aura aussi fait disparaître le carbone,  à un détail près : on aura reporté les émissions polluantes sur d’autres pays car il faudra bien toujours consommer… (Et accessoirement payer, mais avec quelle richesse ?).  En mal de reconnaissance, les économistes qui ont été presque tous nourris au lait du néo libéralisme ont donné une légitimité pseudo scientifique à la taxe carbone. Il s’agit d’abord d’une récupération indécente d’une question sociétale qui ne peut évidemment être seulement et prioritairement régulé par la fiscalité et les prix. Le signal prix cher aux économistes ultra libéraux constitue une sorte de récupération par les mécanismes de marché de la problématique environnementale. L’argumentation consiste à affirmer qu’il convient de limiter les émissions polluantes en leur donnant un prix afin de favoriser la seule régulation marchande. Si l’économie de marché est encore la meilleure chose (ou la moins pire) pour équilibrer l’offre et la demande,  il en va différemment lorsqu’il s’agit des champs sociétaux environnementaux. Certes on peut comprendre l’absolue nécessité d’une transition écologique notamment dans le domaine du transport. Encore faudrait-il qu’il existe une alternative pour permettre le changement de comportement. Or une politique des transports ne peut se conduire que sur le long terme pour  développer à la fois les transports collectifs, le concept du véhicule individuel et son utilisation. En l’absence de ces conditions,  la fiscalité dite écologique se réduit à un impôt classique qui au demeurant vient en plus affecté  le pouvoir d’achat, donc la croissance et l’emploi. Notons aussi que ces mesures carburant touche surtout les moins favorisés qui ne peuvent pas disposer d’une liberté d’horaire pour prendre un autre moyen de transport que leur véhicule individuel. Il y a évidemment d’autres moyens de réguler que l’arme de la fiscalité et des prix : la régulation par les normes et le développement système alternatif. Mais dans le contexte actuel des transports,  la fiscalité écologique constitue une fumisterie environnementale qui n’a d’autre objet que de donner une fausse légitimité scientifique à un impôt qui va se perdre dans le trou du budget. Faudrait-il rappeler aux économistes que leur science, certes utile,  n’est pas très exacte, qu’elle est même souvent approximative. Pour preuve, la majorité des grandes ruptures n’ont pas été prévues par la plupart  de ces experts. Par exemple, la prochaine chute de la croissance française assommée par la fiscalité.

 

Une douzaine de mesures noyées dans une bouillie verbale

Une douzaine de mesures noyées dans une bouillie verbale

 

Comme souvent,  Macron s’est livré à un exercice interminable de plusieurs heures où finalement les 12 mesures annoncées ont été  un peu noyées  par cette espèce de bouillie verbale, cocktail de considération philosophique et de propos de bistrot. Macron est évidemment victime du fait qu’il confond le rôle du président et du Premier ministre. Dans certains cas,  il demeure dans le vague le plus absolu dans d’autres contraires il s’enfonce dans un niveau de détail qui ne relève pas de sa responsabilité. Bref une intervention particulièrement mal structurée qui comporte quelques avancées mais qui sont loin d’être à la hauteur de la crise économique, sociale et politique. Par ailleurs, on voit mal comment Macron trouvera les moyens de financer certaines mesures sans accroître les déséquilibres. Par exemple, la volonté de Macron d’augmenter le temps de travail porte surtout sur le report effectif de la retraite. Or cette mesure n’aura des effets qu’à moyen long terme. Cette déclaration de Macron manquait  de hauteur de vue, d’ambition et de stratégie. On sent le bricolage de la com. qui a cherché à donner quelques satisfactions catégorielles dans le cadre d’une stratégie politique qui malgré tout ne veut pas changer. Pas étonnant que 60 % des Français n’aient pas été convaincus par l’exercice du président de la république. Pour parler clair le grand oral de Macron n’a pas été réussi et son allocution était proche de la bouillie verbale.

Nathalie Loiseau sur une liste d’extrême droite : elle ne savait pas !

Nathalie Loiseau sur une liste d’extrême droite : elle ne savait pas !

 

 

Difficile de croire que Nathalie Loiseau, tête de liste la république en marche aux européennes ignorait  qu’elle avait figuré sur une liste syndicale d’extrême droite lorsqu’elle était à Sciences-Po Paris. Pourquoi ? Tout simplement c’est normalement l’un des objets de Sciences-po que d’étudier la politique. Nathalie Loiseau s’est présentée en 84 sous l’étiquette de l’UED, un syndicat issu du Groupe union défense (GUD) prônant l’union des droites, a révélé lundi le site d’information Mediapart. Or le GUD était clairement un mouvement d’extrême droite et il a été par la suite interdit. On ne peut pas reprocher à l’intéressée  d’avoir évolué depuis 35 ans. On peut se souvenir que certains responsables politiques ont par exemple soutenu clairement des régimes de dictature dans leur jeunesse (Staline, Mao, Pol Pot) avant de virer au centre-gauche même à droite. Par contre, on peut difficilement admettre le type de défense qu’elle adopte. Comment peut-on imaginer qu’un étudiant en quatrième année de Sciences-po (pour préparer l’ENA) ignore l’orientation idéologique d’une liste syndicale marquée à l’extrême droite. Son cabinet il y a quelques mois avait d’ailleurs indiqué que sa figuration sur la liste du GUD n’existait pas ! Peut-être l’intéressée n’a-t-elle jamais eu de vraies convictions extrémistes mais on se demande alors comment elle a pu atterrir comme candidate syndicale d’extrême droite.  Elle a expliqué au site d’information avoir été “approchée pour participer à une liste qui voulait accentuer le pluralisme à Sciences-Po, et qui cherchait des femmes” et ne s’est pas “plus que cela intéressée à cette liste”. “J’aurais sans doute dû regarder de plus près de quoi il s’agissait”, a-t-elle dit à Mediapart. Si on peut difficilement mettre en cause les engagements actuels de la tête de liste de la république en marche par contre on peut s’interroger sur la pertinence de son argumentation.

Nissan dit non à une nouvelle étape d’intégration de Renault

Nissan dit non à une nouvelle étape d’intégration de Renault

 

 

 

Dans l’affaire Nissan, Carlos Ghosn qui n’est sans doute pas complètement blanc, constitue cependant un bouc émissaire dans l’opposition entre le Japon et la France. Le vrai problème est celui de la volonté du Japon de remettre la main sur Nissan. Cela en affaiblissant la part de 43,4 % du capital détenu par Renault. Du coup le projet d’intégration plus poussée en matière de management et de logistique de Nissan dans Renault a été repoussée sans ménagement par le Japon et le directeur général de Nissan, Hiroto Saikawa . Il est clair que cette situation ne pourra pas durer car elle pose de redoutables questions de gestion et de responsabilité capitalistique. Elle porte atteinte à Nissan déjà en difficulté financière mais aussi à l’ensemble du premier constructeur mondial que constitue l’alliance Renault. Nissan va en effet rejeter une proposition de Renault d’une intégration plus poussée au niveau du management et demander une relation capitalistique équilibrée, rapporte lundi le journal Nikkei. La direction de Nissan estime que le constructeur japonais n’a pas bénéficié d’un traitement équitable jusqu’ici et qu’avec une fusion cette inégalité de traitement deviendrait permanente, explique le journal en citant des sources.

Une mesure faussée de l’évolution du pouvoir d’achat

Une mesure faussée de l’évolution du pouvoir d’achat

Alors que certaines instituions liées au pouvoir affirme que le pouvoir d’achat augmenterait de 950 euros en moyenne par ménage pour l’ensemble de 2019, se pose évidemment la pertinence de la mesure de l’évolution réelle des pris.  C’est aussi l ‘interrogation  de  l’économiste Philippe Moati dans une tribune au « Monde » qui aussi pose la question de la pertinence de l’indice des prix (extraits)

« Le mouvement des « gilets jaunes » a fait ressurgir la question du décalage entre la mesure de l’évolution du pouvoir d’achat et sa perception par les Français. Elle s’était déjà imposée avec force au milieu des années 2000, amenant le gouvernement à saisir le Conseil d’analyse économique (Mesurer le pouvoir d’achat, Philippe Moati et Robert Rochefort, Rapport du CAE n° 73, La Documentation française, 2008) et à former une commission (la commission Quinet) chargée de proposer de nouveaux indicateurs.

Depuis, l’Insee livre régulièrement une mesure de la dynamique du pouvoir d’achat qui tient compte de la croissance démographique (la croissance du pouvoir d’achat par unité de consommation) et produit des séries sur l’évolution du niveau de vie selon différentes caractéristiques des ménages à partir de données individuelles. L’institut tient également une comptabilité du poids des dépenses « pré-engagées » (loyer, énergie, assurances, etc.).

Même en comblant ainsi une partie du fossé qui sépare l’approche macroéconomique du pouvoir d’achat – celle de la comptabilité nationale – et le point de vue nécessairement microéconomique des ménages, l’écart subsiste. Selon une enquête de l’Obsoco [Observatoire société et consommation] conduite en janvier 2019, à la question « par rapport à il y a cinq ans, comment estimez-vous que votre niveau de vie a évolué », 54 % des Français répondent qu’il a diminué, dont 29 % « beaucoup ».

Ils ne sont que moins de 1 sur 4 à estimer qu’il a progressé. Et pourtant, selon l’Insee, après le violent trou d’air de 2013, le pouvoir d’achat est en croissance continue, même rapporté au nombre d’unités de consommation. En 2018, il a cru de 0,4 %, après 0,7 % en 2017. Sur cinq ans, il a progressé de plus de 3 %.

Les causes de l’écart entre la mesure et le ressenti sont multiples. Il y a bien sûr des facteurs psychologiques et des « biais de perception » qui affectent le ressenti. Mais il y a également un important travers dans la mesure : le calcul de la croissance du pouvoir d’achat ne tient pas compte de l’évolution de norme de consommation et mesure bien mal l’évolution du « coût de la vie ».

Rappelons que la croissance du pouvoir d’achat est mesurée par le rapport entre la croissance nominale du revenu disponible brut des ménages et l’indice des prix à la consommation. La méthodologie de l’indice des prix a été élaborée de manière à apprécier le niveau de l’inflation, c’est-à-dire le rythme d’érosion de la valeur de la monnaie. Il ne constitue donc pas à proprement parler un indice du coût de la vie. »

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