Archive pour le Tag 'salariés'

GM&S : reprise de 120 salariés

GM&S : reprise de 120 salariés

Le tribunal de commerce de Poitiers a autorisé  l‘offre de reprise de l’équipementier automobile GM&S Industry. L‘offre de l’équipementier GMD propose de conserver 120 emplois sur les 277 que compte le site de La Souterraine, dans la Creuse. “Le jugement autorise le licenciement des 156 salariés”, a dit à Reuters Jean-Louis Borie, l‘avocat des salariés qui a précisé que le repreneur “prend(rait) les clés le 11 septembre”. Les  deux constructeurs françis d’automobiles sont les principaux donneurs d‘ordres de l‘usine. Bruno Le Maire avait demandé à PSA et Renault d‘augmenter leurs commandes dans les années à venir et de participer à un investissement de 10 millions d‘euros pour moderniser l‘usine. L‘Etat abondera ce fonds à hauteur de 5 millions d‘euros, pour un total de 15 millions. La région Nouvelle-Aquitaine salue la décision du juge qui garantit, selon elle, la “pérennité d‘une activité industrielle de sous-traitance automobile en France dans le département de la Creuse”. Elle dit qu‘elle lancera aussi un programme d‘accompagnement à la reconversion du territoire pour les salariés et précise que les élus resteront “vigilants” et “attentifs au respect des engagements pris par chacun”.

Négociation en entreprise: réservée aux moins de 50 salariés

Négociation en  entreprise: réservée aux moins de 50 salariés

Le MEDEF sera très déçu mais pas forcément les petites entreprise car la négociation au sein de l’entreprise sera réservée aux sociétés de moins de 50 salariés. Du coup il est clair que Macron a choisi une réforme « low cost » sans doute pour éviter la mobilisation dans la rue mais qui va globalement décevoir le patronat. Dans son interview au Point, Emmanuel Macron l’annonce, seules les entreprises de moins de 50 salariés pourront négocier sans passer par les syndicats, alors que le Medef espérait porter le seuil à 300. Ce point était le plus important de toute la négociation touchant le code du travail, celui qui risquait de faire basculer l’ensemble des syndicats dans la contestation. Au début de l’été, dans l’ultime série de consultations, Laurent Berger, secrétaire général de la CFDT, avait d’ailleurs surpris par le ton employé devant les caméras au sortir d’une réunion à Matignon: « Nous tenons à dire que le dialogue social doit passer par les organisations représentatives, sans cela c’est clairement pour nous une ligne rouge qui serait franchie ». Avec ce seuil, le gouvernement va pouvoir affirmer qu’il modifie une règle importante pour 95% des entreprises françaises. Car, comme le rappelle l’Insee, « les PME hors microentreprises comptent en moyenne 27 salariés » et parmi elles, 6 sur 10 emploient moins de vingt salariés. Le Medef et même la CPME, rétorqueront sans doute que ce n’étaient pas ces entreprises qui réclamaient le plus cette réforme. Et que cette liberté accordée n’est réellement efficace sur l’emploi que pour les grosses PME ou les ETI. Le Medef demandait par exemple un seuil de 300 salariés.

STX: Retailleau (LR) veut des salariés au capital

STX: Retailleau (LR) veut des salariés  au capital

 

 

 

Alors que le ministre de l’économie, Bruno Lemaire, a annoncé une nationalisation temporaire qui n’aura sans doute pas lieu (mais destiné à peser sur les négociations avec l’Italie concernant la répartition du capital) Bruno Retailleau, président du groupe LR au Sénat et président de la région Pays de la Loire, en rajoute avec des propositions socialisantes. Il souhaite en effet que les salariés soient aussi présents au capital (retour au concept de participation de De Gaulle, concept oublié depuis longtemps y compris par les socialistes). Une proposition qui a du sens et qui par ailleurs pourrait être généralisé pour permettre en particulier aux syndicats et aux salariés de mieux s’approprier la problématique économique de l’entreprise. « Dans la fabrication d’un paquebot, il y a 75% de valeur ajoutée apportée par les entreprises cotraitantes et sous-traitantes. Cela aurait du sens dans l’ancrage territorial qu’il y ait une montée en puissance dans le capital à la fois des salariés mais aussi des entreprises industrielles cotraitantes », a justifié M. Retailleau.  »Tout le monde parle du capital, mais il y a d’autres garanties qui s’écrivent dans un pacte d’actionnaires, il faut des verrous, il faut des vétos », a-t-il ajouté en estimant qu’il ne fallait pas que cette annonce d’une nationalisation temporaire de STX France ne soit qu’un « coup de com’ ». Selon l’élu, les Italiens « achètent une pépite qui est un fleuron mondial pour 80 millions d’euros, ce n’est rien. Je gage que derrière les rodomontades, les Italiens vont trouver un accord. Mais cet accord doit donner suffisamment de garanties », a-t-il insisté. Le ministre de l’Économie Bruno Le Maire a annoncé jeudi une nationalisation temporaire des chantiers navals de STX France afin de « défendre les intérêts stratégiques de la France », après l’échec des discussions avec le groupe italien Fincantieri.

GM&S : reprise assurée mais pour 120 sur 277 salariés

GM&S : reprise assurée mais pour 120 sur 277 salariés

 

D’après Bruno Lemaire, le ministre de l’économie et des finances, l’entreprise pourrait être  rapidement sauvée  par le groupe GMD puisqu’on aurait trouvé les 15 millions qui permettront la modernisation de l’entreprise ;  une reprise qui toutefois ne se fera pas sans casse sociale puisqu’il n’est envisagé par GMD  de ne reprendre que 120 salariés sur 277.GMD  avait toutefois accompagné son offre de conditions suspensives comme la conclusion d’un bail sur les bâtiments hébergeant GM&S et l’obtention du financement pour la modernisation de l’usine. « Nous avons la possibilité d’avoir une reprise sérieuse du site, qui garantit l’emploi, qui garantit l’activité pour plusieurs années », a-t-il dit Bruno à des journalistes lors d’une visite à La Souterraine, dans la Creuse.  Il a expliqué avoir réuni les 15 millions d’euros réclamés par le repreneur, GMD, pour moderniser l’usine. L’Etat et Renault s’étaient engagés à fournir chacun 5 millions d’euros, seul PSA refusant d’abonder ce fonds. PSA a confirmé mercredi avoir consenti à augmenter ses commandes à moyen terme, les amenant ainsi de 36 à 50 millions d’euros sur cinq ans, ce qui suffirait à satisfaire GMD. Le groupe automobile maintient également des investissements spécifiques en outillage sans toutefois en préciser le montant. Ces investissements, qui resteront sa propriété, s’élevaient à quatre millions d’euros lors des précédentes communications. Le tribunal de commerce de Poitiers a prolongé mercredi la période d’activité de l’équipementier jusqu’à lundi, pour laisser le temps aux parties prenantes au dossier de finaliser une offre ferme. Le groupe GMD a proposé de reprendre 120 salariés sur les 277 que compte l’usine de La Souterraine, dans la Creuse. Il avait toutefois accompagné son offre de conditions suspensives comme la conclusion d’un bail sur les bâtiments hébergeant GM&S et l’obtention du financement pour la modernisation de l’usine. Les salariés de l’équipementier espèrent, quant à eux, que le tribunal repoussera encore sa décision à la fin du mois d’août pour se laisser le temps de négocier de meilleures conditions de départ. Ils réclament des indemnités supra-légales que les constructeurs et le repreneur refusent de financer. Bruno Le Maire a précisé lors de sa visite qu’il ne laisserait « tomber personne ». « Le deuxième engagement que je suis venu prendre ici, c’est que nous allions accompagner chaque salarié, pour lui trouver une formation, pour l’aider à se reconvertir », a-t-il dit. L’Etat s’est déjà engagé à financer la totalité des salaires jusqu’à la fin août, « quelle que soit l’issue des discussions et la décision du tribunal de commerce de Poitiers ». L’accompagnement et la formation pour les salariés exclus de l’offre de reprise représentent en moyenne 8.000 euros par personne.

Alitalia : 1.358 salariés au chômage technique

Alitalia : 1.358 salariés au chômage technique

Alitalia a annoncé le lancement d’une procédure de chômage technique qui concernera 1.358 salariés sur les quelque 12.500 qu’elle compte. La compagnie aérienne en difficulté a été placée sous tutelle le 2 mai sur décision du ministère des Transports, après une demande en ce sens des actionnaires, à la suite du rejet par le personnel d’un plan de restructuration prévoyant 1.700 suppressions d’emplois et une baisse de salaire de 8% pour une partie des employés.   Dans un communiqué, Alitalia explique avoir envoyé aux organisations syndicales et aux ministères compétents une lettre pour l’ouverture d’une procédure de chômage technique, avec « une application limitée initialement aux nécessités opératives et de gestion de l’entreprise ». Cette procédure touchera 828 membres du personnel au sol, et jusqu’à 190 pilotes et 340 hôtesses et stewards.      « Cette mesure, rendue nécessaire par la situation actuelle de la compagnie, s’intègre dans un ensemble de mesures qu’Alitalia est en train d’adopter afin de réduire tous les coûts et rendre ainsi l’entreprise la plus durable économiquement et la plus efficace », a expliqué le groupe.     . Le gouvernement, qui a exclu toute nationalisation, privilégie une vente d’un bloc de la société –détenue pour l’heure à 49% par l’émiratie Etihad– afin de permettre sa relance. La presse italienne évoque un possible intérêt de compagnies ou fonds chinois. Alitalia a subi de plein fouet la concurrence des compagnies à bas coût, comme Ryanair, et accumule les pertes depuis des années. Alors que ses caisses étaient à sec, le gouvernement Rome a décidé le 2 mai d’un prêt relais de 600 millions d’euros pour lui permettre de continuer à voler

 

Revenu universel : les salariés français contre

Revenu universel : les salariés français contre

Pas étonnant qu’en grande majorité les salariés français soient contre  le fumeux revenu universel puisque ce sont essentiellement eux qui  risquent de  le payer et à prix fort. Et pour cause selon le niveau de ce revenu qui varie de 750 à 1100 € le coût pourrait être de 300 à 700 milliards par an selon les conditions d’attribution soit grossièrement 1000 euros par mois sur chaque salarié ou actif !  Et dans une hypothèse basse. Une folie totale ! D’après un sondage BVA, six salariés sur dix sont « opposés » à cette mesure. Ils sont 69% à la juger « non finançable ». La proposition promue par le candidat socialiste à la présidentielle Benoît Hamon ne fait pas l’unanimité. Six salariés sur dix sont défavorables à l’instauration d’un revenu universel en France, selon un sondage BVA pour le site mediarh.com. Selon cette enquête, 59% des salariés se disent « opposés » à la mesure, contre 40% qui s’y disent « favorables ». Et ils sont encore plus nombreux (69%) à la juger « non finançable ». Le revenu universel est une somme d’argent versée à tous sans condition de ressources. Parmi les principaux candidats déclarés à l’élection présidentielle, seul Benoît Hamon (PS) défend un « revenu universel d’existence », qui s’élèverait, à terme, à 750 euros par mois.       Si une courte majorité des salariés (51%) pensent que le revenu universel augmenterait leur pouvoir d’achat, seulement 38% estiment qu’il permettrait de travailler moins, 37% qu’il favoriserait la mobilité professionnelle ou la création d’entreprise et 29% qu’il aiderait à diminuer le chômage. Sondage réalisé en ligne du 14 au 17 février auprès d’un échantillon représentatif de 909 salariés d’entreprises de toutes tailles ayant déjà entendu parler du revenu universel.

 

Petite progression d’emplois salariés en France

Petite progression d’emplois salariés en France

En dépit d’une croissance de zéro au second trimestre la France a enregistré des  créations nettes d’emplois marchands, avec 24.100 nouveaux postes (+0,2%) au 2e trimestre. Pas suffisant évidemment pour améliorer la situation du chômage compte tenu de l’évolution démographique. Sur un an, le secteur marchand a créé 143.300 emplois salariés (+0,9%), pour atteindre 16,04 millions de postes, un niveau inédit depuis début 2012, selon les chiffres de l’Insee. D’avril à juin, seuls les services ont créé des emplois (+37.800 hors intérim, +0,3%). Le secteur, principale locomotive de l’emploi privé, est en progression constante depuis fin 2014. Ces créations suffisent à compenser largement de nouvelles destructions dans l’industrie (-9.700, -0,3%) et dans la construction (-3.500, -0,3%), deux secteurs durablement sinistrés. Les usines ont perdu près d’un million de postes depuis le 2e trimestre 2001, les chantiers près de 200.000 depuis fin 2008.  Quant à l’emploi intérimaire, qui a atteint un pic fin 2015, il s’est légèrement replié sur le trimestre, avec 500 postes supprimés (-0,1%). Il en avait déjà détruit 1.000 au 1er trimestre. L’intérim reste toutefois largement dans le vert sur un an, avec 35.500 postes supplémentaires (+6,5%). Sur l’année écoulée, le tertiaire hors intérim a progressé de 155.100 postes (+1,4%), tandis que l’industrie et la construction en ont respectivement perdu 33.900 (-1,1%) et 13.400 (-1,0%). Les chiffres positifs de l’emploi sur le trimestre sont à contre-courant des autres indicateurs économiques, alors que la croissance a marqué le pas (+0%) et que les embauches ont fléchi (-2,2%). Cet indicateur concerne principalement les postes salariés du secteur privé non agricole.

Les salariés français sont ceux qui travaillent le moins de l’UE

Les salariés français sont ceux qui travaillent le moins de l’UE

Un sujet presque tabou : la durée réelle de travail des français, la plus faible d’Europe. Ce qui explique notamment l’insuffisance de compétitivité, la faiblesse de la croissance, le taux de chômage et le haut niveau des dépenses de protection sociale même si d’autres facteurs explicatifs sont à prendre en compte comme le poids et le coût de l’administration Les salariés français à temps complet ont en moyenne travaillé en 2015 moins que leurs collègues européens selon une étude de l’institut Coe-Rexecode publiée mercredi 15 juin. La durée effective annuelle moyenne de travail des salariés à temps complet en France (déduction faites des congés, RTT, arrêts maladie indemnisés…) était en 2015 de 1.646 heures, en recul de 14 heures par rapport en 2013, écrit la société de recherches économiques proche du patronat, en effectuant son propre calcul sur la base de données fournies par l’office européen de statistiques Eurostat. Cette moyenne est « la plus faible des 28 pays de l’Union européenne », la France passant en 2015 derrière la Finlande. Le pays où les salariés à temps complet travaillent le plus est la Roumanie (2.080 heures). L’écart est de 199 heures avec l’Allemagne et de 228 heures avec le Royaume-Uni. Avec nos voisins latins, Italie et Espagne, il est respectivement de 130 et 165 heures. Avec l’Allemagne, le fossé s’est creusé de 13 heures en deux ans, essentiellement en raison d’absences pour congés annuels et RTT plus élevées, alors qu’il s’était resserré entre 2010 et 2013, explique Coe-Rexecode. A l’échelle de la France, les durées annuelles effectives de travail varient selon les secteurs: industrie (1.649 heures), construction (1.665), services marchands (1.718 heures). Dans les services non marchands (administration publique notamment, santé humaine et action sociale), elle est sensiblement plus faible (1.569 heures).

(Challenges)

Blocages et Grèves loi travail : surtout des salariés non concernés

Blocages et Grèves loi travail : surtout des salariés non concernés

 

 

Laurent Berger le leader de la CFDT a raison de réagir contre la révolte de salariés qui protestent contre la loi travail qui ne les concerne pourtant pas. (SNCF, fonctionnaires, EDF, RATP et autres entreprises à statut du secteur public et nationalisé). Des réactions évidemment corporatistes pour se prémunir contre un éventuel changement de statut en empêchant toute évolution dans le privé seul concerné par la loi. Mais la logique médiatique donne surtout la parole aux ultras minoritaires qui font du bruit qui créent les blocages ;  d’une certaine manière, le mouvement contestataire se caractérise par une radicalité d’autant plus grande que le nombre de grévistes devient insignifiant (exemple à la SNCF avec 5 à 6 % de grévistes) « Je constate que les blocages viennent de salariés et d’agents qui ne sont pas concernés par le projet de loi. Il ne faut pas non plus accepter la dérive des mouvements d’extrême gauche, qui saccagent des locaux de la CFDT ou insultent des salariés », souligne le leader syndical, ajoutant qu »il faut faire attention, poser les limites ». Interrogé pour savoir pourquoi le conflit sur la loi travail n’est toujours pas terminé, Laurent Berger y voit « deux causes principales ». Tout d’abord, le premier projet du gouvernement était « inacceptable » et « ce ressenti très négatif a perduré alors que le texte a largement évolué en faveur des salariés, grâce à notre action. » « L’autre raison », poursuit-il, « ce sont les postures. Nous assistons à un jeu de rôles où chacun prétend montrer ses muscles. Il y a d’un côté un gouvernement en difficulté et de l’autre une organisation syndicale qui a voulu refaire son unité ». Le patron de la CFDT estime par ailleurs que la méthode adoptée par le gouvernement « fut très mauvaise », car « elle n’a pas permis de donner le sens du projet ». « Regardez où cela aboutit. Le projet de loi préconise le dialogue mais il hystérise la société. Pierre Gattaz y est autant opposé que la CGT », affirme Laurent Berger.

Requalification en salariés des chauffeurs Uber ?

Requalification en salariés des chauffeurs Uber ?

 

Il est clair que le statut d’indépendant des chauffeurs d’Hubert relève d’une vaste escroquerie visant à contourner les normes sociales, fiscales et les charges d’amortissement du matériel. Notons par parenthèse qu’ une situation du même type a été rencontrée il y a maintenant plusieurs dizaines d’années dans le transport routier de marchandises et que la fausse sous-traitance a été interdite en raison précisément du lien de subordination. Chez Hubert le lien de subordination est évident de sorte que les chauffeurs d’Uber sont des salariés déguisés en patrons. L’Urssaf poursuit donc  Uber pour requalifier ses chauffeurs, aujourd’hui considérés comme des indépendants, en salariés, faisant valoir qu’il existe un « lien de subordination » entre eux et la plateforme, a-t-on appris vendredi auprès de l’Acoss. Deux procédures ont été engagées par l’Urssaf d’Ile-de-France, l’une devant le Tribunal des affaires de sécurité sociale (Tass), l’autre au pénal auprès du procureur de la République de Paris. L’antenne francilienne des Urssaf a « requalifié, pour tous les chauffeurs Uber, la situation d’indépendant en situation de salarié au titre de la sécurité sociale » et a réclamé « les cotisations correspondantes », a indiqué à l’AFP Jean-Marie Guerra, directeur de la Réglementation, du Recouvrement et du Service à l’Acoss, qui gère le réseau des Urssaf. Mais « l’entreprise n’ayant pas accepté de payer, l’affaire est désormais entre les mains du Tribunal des affaires de sécurité sociale », a-t-il poursuivi, précisant que le « redressement » était « de l’ordre de quelques millions d’euros ». L’Urssaf a par ailleurs « transmis un procès-verbal de travail dissimulé au procureur de la République de Paris, fondé sur le principe du détournement de statut ». Le parquet a désormais la possibilité d’ouvrir une enquête préliminaire. L’organisme collecteur des cotisations de sécurité sociale estime avoir « produit la démonstration qu’il existe un lien de subordination entre Uber et ses chauffeurs ». « C’est Uber qui recrute, qui forme, la commission est plafonnée, ils prennent un pourcentage dessus, la course n’est pas libre, les chauffeurs doivent rendre des comptes… Toute une série d’éléments montrent que le salarié travaille bien dans le cadre d’un service organisé par Uber pour le compte de l’ensemble des chauffeurs », détaille Jean-Marie Guerra. « Et sur le plan pénal, il s’agit bien d’un montage: Uber a intentionnellement organisé une forme de détournement de statut », plaide-t-il. Les deux procédures, lancées « à la rentrée 2015″, ne devraient pas aboutir avant « 5 ou 6 ans » selon l’Acoss, qui s’attend à ce qu’Uber aille jusqu’en cassation. Selon M. Guerra, l’enjeu dépasse le cas d’Uber: « Aujourd’hui, des plateformes collaboratives de service, il y en a des centaines » et « cela devient un enjeu pour le financement de notre protection sociale, aujourd’hui construit essentiellement sur les salaires ». De son côté, « Uber conteste fermement la régularité et le bien-fondé des procédures mais laisse aux juridictions saisies le soin de se prononcer », a assuré un porte-parole du groupe à l’AFP. « Des dizaines de milliers de Français choisissent de devenir chauffeur professionnel indépendant: c’est le cas des VTC comme de la quasi-totalité (90%) des taxis parisiens », fait-il valoir. Il cite un « récent sondage Ifop » selon lequel « 87% des partenaires Uber » choisissent de devenir indépendants « pour pouvoir travailler de manière autonome ». 

(Le Parisien et AFP)

Nombre de salariés syndiqués : autour de 10 % ?

Nombre de salariés syndiqués : autour de 10 % ?

D’après une étude du ministère du travail le nombre de syndiqués en France atteignait 11 % en 2013. Un chiffre très approximatif dans la mesure où il n’est pas possible de trouver des sources fiables dans la plupart des syndicats, certains considérant qu’un salarié est syndiqué dès lors  qu’ils possèdent sa carte alors que d’autres comptabilisent les syndiqués à jour de leur cotisation (au moins 10 cotisations mensuelless par an) ;  si on prend en compte ce dernier critère le nombre de syndiqués est très inférieur à 11 %, sans doute entre 6  et 9 %. Une différence de taille avec certains pays du nord  même si partout le taux de syndicalisation a tendance à diminuer. De toute manière le taux de syndicalisation a toujours été faible en France (en comparaison du taux de syndicalisation dans les pays du nord : jusqu’à 75 % en Finlande). Dans les années 50 ont comptait environ 30 % de syndiqués à comparer aux 6 à 9 % actuellement. En cause le fait que le syndicalisme français n’est pas un syndicalisme de services et se limitant pour l’essentiel à la contestation. Observons cependant que les syndicats réformistes type CFDT progressent régulièrement aux élections tandis que les syndicats uniquement protestataires régressent. Conséquence de l’affaiblissement syndical :  plus le taux de syndicalisation diminue plus certains syndicats ont tendance à se radicaliser comme on a pu le constater dans le cadre de la loi travail. La responsabilité de la faiblesse des syndicats incombe aux organisations elles-mêmes mais aussi au patronat et à l’Etat. Des syndicats qui privilégient souvent parmi leurs responsables des militants essentiellement contestataires mais finalement peu compétents dans le domaine économique. La responsabilité aussi au patronat qui limite la concertation à pas grand-chose et finalement favorise l’émergence de militants au profil basique (trop souvent par ailleurs fonctionnaire ou assimilé). Dernière responsabilité l’Etat qui se substitue le plus souvent aux partenaires sociaux. D’après le ministère du travail,11 % des salariés adhéraient à un syndicat en 2013, une proportion stable depuis le milieu des années 1990 et qui masque d’importantes disparités entre fonction publique et secteur privé, France métropolitaine et Outre-mer, selon une étude publiée jeudi. Compilée par la Dares (direction des études du ministère du Travail), l’étude montre ainsi que le taux de syndicalisation des fonctionnaires (20%) est deux fois plus élevé que dans le secteur marchand et associatif (9%). De même, il monte jusqu’à 24% en Outre-mer, ce qui s’explique en partie par un poids plus important de la fonction publique parmi les salariés de ces départements (37% contre 23% pour la moyenne nationale). Avec 11% de syndiqués, soit de l’ordre de 2,6 millions de salariés, la France est en queue du classement européen, au niveau de la Lituanie et de l’Estonie et bien loin de la Finlande (74%), la moyenne de l’Union se situant à 23%. Mais la légitimité des syndicats est fondée dans le droit français sur leur score aux élections professionnelles, où la participation a atteint près de 43% en 2012 dans le secteur marchand et associatif et 53% dans les trois fonctions publiques (Etat, collectivités territoriales et hôpitaux) en 2014. Dans le secteur privé et associatif, les taux de syndicalisation vont de 18% dans les transports, secteur où des PME côtoient de grandes entreprises publiques comme la SNCF et la RATP, à 4,1% dans la construction et l’hôtellerie-restauration. Celui de l’industrie reste supérieur à la moyenne (12%) en dépit des restructurations à l’origine de la disparition d’anciens bastions syndicaux. Parmi les salariés de la fonction publique, les plus syndiqués sont les employés de l’Etat (24% contre 17% dans les hôpitaux et 16% dans les collectivités territoriales). Les gros bataillons de fonctionnaires syndiqués se trouvent dans l’éducation-formation-recherche (24%), secteur qui emploie un salarié sur cinq des trois fonctions publiques. Mais le taux de syndicalisation monte aussi jusqu’à 49% chez les policiers.

 

(Avec Reuters)

Défilés du 1er mai : moins de 1 % des salariés dans la rue

Défilés du 1er mai : moins de 1 % des salariés dans la rue

Comme d’habitude difficile de donner un chiffre précis pour évaluer le nombre de salariés qui ont défilé l’heure du 1er mai. En tout état de cause les marcheurs du 1er mai ne représentaient pas 1 % des travailleurs, peut-être 0, 5 %,  et encore. Le signe sans doute du caractère obsolète quant à la manière de commémorer la fête du travail. Aussi l’illustration de la perte de crédibilité des syndicats contestataires qui appelaient  aux manifestations. Le ministère de l’Intérieur annonce 84 000 manifestants partout en France qui ont défilé contre la loi Travail. Dix-huit personnes ont été interpellées, il y a deux blessés légers. A Paris, la place de la Nation a été dispersée après quelques affrontements. Dimanche soir, des incidents ont éclaté à la Nuit debout. Le défilé parisien, parti à 15h de la place de la Bastille, est arrivé clairsemé place de la Nation après une marche émaillée d’incidents. La manifestation a rassemblé près de 17 000 manifestants selon la police, 70 000 selon la CGT. Au bout d’une heure, des affrontements ont éclaté dans le 12e arrondissement de Paris, mettant le cortège à l’arrêt. La police, visée par des jets de projectiles, a fait usage de gaz lacrymogène. La préfecture de Paris a fait état de la présence d’un groupe de « 300 individus violents ». A l’arrivée, place de la Nation, des affrontements ont aussi éclaté avec la police, qui a dispersé la manifestation en début de soirée.  Pour la première fois depuis sept ans, la CGT et FO ont défilé côte à côte. Les deux syndicats affichent leur solidarité et leur détermination afin d’obtenir le retrait de la loi Travail.

Bientôt un syndicat pour les salariés de l’État islamique ?

Bientôt un syndicat pour les salariés de l’État islamique ?

Privé de sa ressource principale à savoir le pétrole, l’État islamique aurait été contraint de réduire de moitié le salaire de ses combattants salariés. De là à penser qu’un syndicat va s’implanter dans le califat, il y a un pas qu’on ne peut pas franchir. Pourtant il y aurait moyen de lutter encore plus efficacement contre l’État islamique en implantant notamment un syndicat gauchiste par exemple comme Sud pour défendre les avantages acquis des travailleurs terroristes. Des syndicats gauchistes qui ont fait la preuve en France de leur efficacité en torpillant la compétitivité de l’économie (responsabilité partagée avec la technocratie). En effet, en raison des difficultés économiques probablement provoquées par les frappes qu’il subit, l’État islamique aurait décidé de réduire de moitié les salaires de ses combattants.  « Personne ne sera exempté de cette décision, quelle que soit sa position, mais la distribution alimentaire se poursuivra deux fois par mois comme d’habitude », précise toutefois le communiqué de l’EI. Selon l’OSDH, un combattant étranger percevrait quelque 400 dollars dans les rangs de l’EI tandis qu’un combattant syrien serait rémunéré la moitié moins, soit 200 dollars.

Prison ferme pour des salariés de Goodyear

Prison ferme pour des salariés de Goodyear

 

Neuf militants CGT hier condamnés à deux ans mois fermes séquestration. Jugement qui risque de faire jurisprudence et de porter un coup d’arrêt aux séquestrations de patrons. Il est clair que la justice a voulu faire un exemple pour permettre de punir  désormais très sévèrement certaines formes d’action syndicale très violente comme à Air France par exemple.   »Le jugement inacceptable condamnant les militants CGT de Goodyear à 9 mois de prison ferme est l’arme avec laquelle Hollande, Valls, Taubira et l’ensemble du gouvernement ont décidé d’intimider tous les salariés qui se battent pour leur droit et leurs emplois », déclare la CGT. Emmanuel Macron a précisé que deux tiers d’entre eux avaient trouvé des solutions, « plus de 200 ont retrouvé des contrats longs, plus de 250 sont aujourd’hui en formation pour la reconversion, 130 sont partis à la retraite et 80 ont créé leur entreprise ». « Pour le tiers des salariés qui n’ont pas trouvé une solution, un délai de trois mois a été décidé pour prolonger la convention de reclassement », a-t-il ajouté. Le directeur des ressources humaines et le directeur de la production avaient été retenus entre le 6 et le 7 janvier 2014 dans l’usine de pneumatiques occupée par plusieurs dizaines de salariés. Les prévenus avaient invoqué lors de l’audience « un coup de colère » consécutif à la « détresse sociale » dans laquelle se trouvaient les employés de l’entreprise de 1.143 salariés, fermée quelques jours après, et réfuté toute préméditation. Ils avaient également mis en avant le fait que les anciens cadres retenus avaient retiré leur plainte.

APL : pas de modification pour les jeunes salariés

APL : pas de modification pour les jeunes salariés

Les ministères de l’Économie et du Logement souhaitaient modifier les règles du calcul du montant de l’APL pour les moins de 25 ans ayant un emploi précaire.  L’idée: ne plus se baser sur la situation financière du jeune au moment où il constitue son dossier, mais en regardant la situation fiscale deux ans auparavant. Cette dérogation actuelle vise à aider l’insertion des jeunes travailleurs en leur permettant de bénéficier du montant maximal d’aide au logement les deux premières années où ils bénéficient d’un salaire. Sa suppression aurait permis, selon le ministère du Logement, de faire 109 millions d’euros d’économies, et avait été présentée à l’occasion du projet de loi de finances 2016 en novembre dernier.  Mais le débat parlementaire qui s’était alors tenu « n’a pas donné l’accord au gouvernement pour modifier le mode de calcul des APL », selon l’entourage de la ministre du Logement, Sylvia Pinel. « On aurait pu passer outre, mais cela n’aurait pas été dans l’esprit du débat parlementaire. »  Selon Libération, qui a dévoilé jeudi l’information, la ministre de l’Education Najat Vallaud-Belkacem est aussi intervenue dans le dossier en estimant dans une lettre adressée au Premier ministre que le projet de décret était « préjudiciable à la lisibilité de notre action » et risquait « de compromettre le bénéfice politique de notre engagement en faveur de la jeunesse ».

Des salariés de VW : choisis comme boucs emissaires

Des salariés de VW : choisis comme  boucs-emissaires

 

Incroyable mais vrai, on va choisir quelques lampistes pour faire porter le chapeau de la tricherie chez Volkswagen ; le scénario est le suivant : la direction n’était au courant de rien et ce sont quelques salariés isolés qui de leur propre initiative ont magouillé consommation et pollution. Comme en France avec la Société générale où seul kerviel a payé pour la spéculation généralisée dans la banque.  « Des salariés ont déclaré lors d’une enquête interne qu’il y avait eu des irrégularités dans la détermination des données de consommation de carburant. La manière dont cela s’est produit fait l’objet de procédures encore en cours », a déclaré un porte-parole de Volkswagen.  Mardi, Volkswagen a avoué avoir sous-estimé la consommation de carburant et les émissions de CO2 de modèles dont environ 800.000 exemplaires au total ont été vendus en Europe. Le groupe a précisé par la suite qu’il s’engageait à prendre à sa charge les éventuelles conséquences fiscales dont pourraient avoir à souffrir les propriétaires de ces véhicules. Cet aveu a aggravé la crise dans laquelle est plongé le groupe allemand depuis la mi-septembre après la révélation par les autorités américaines du scandale de la manipulation des tests d’émissions d’oxydes d’azote (NOx).  Des analystes financiers ont déclaré que la facture totale de ces affaires pour le constructeur, en incluant les amendes, les procédures judiciaires et le coût des rappels, pourrait atteindre 35 milliards d’euros.  En Bourse, la valeur du groupe a fondu de 40% depuis la mi-septembre pour tomber à 54 milliards d’euros.

Volkswagen faux cul : « pas de sanction contre les salariés » !

Volkswagen  faux cul : « pas de sanction contre les salariés » !

 

 

A peine faux cul Volkswagen qui promet de ne pas sanctionner des salariés qui donneraient des informations aux enquêteurs de la tricherie. Mais la direction, elle, est exonérée de cette « largesse ». En réalité la direction veut faire porter le chapeau à quelques cadres (elle en a viré 4 et 5) et faire croire qu’elle ignorait totalement ‘l’installation du logiciel truqueur. La preuve elle a embauché un cabinet d’audit pour connaitre les responsables ! Vraiment de quoi rire sil ne fait pas en pleurer. /Volkswagen va donc proposer d’exonérer de toute sanction les salariés du groupe qui dévoileront aux enquêteurs ce qu’ils savent sur le système de trucage des tests anti-pollution, rapporte le journal allemand Süddeutsche Zeitung. VW a pris cette décision en raison de la pression qu’il subit pour fournir des résultats aux autorités américaines, précise le journal, qui a travaillé avec les radios allemandes NRD et WDR. Le groupe a fait savoir qu’il avait embauché la société de conseil Deloitte et le cabinet d’avocats américain Jones Day pour enquêter sur les circonstances dans lesquelles la société a installé des logiciels sur ses voitures diesel permettant de réduire les émissions de gaz polluants en période de tests. Le groupe va promettre à ses salariés qu’ils pourront conserver leur emploi et qu’ils ne devront pas verser de dommages s’ils apportent des éclaircissements sur le scandale, mais les membres du directoire et les responsables « à hauts salaires » seront exclus du programme, précise le Süddeutsche Zeitung, qui cite des hauts dirigeants du groupe non identifiés. Un porte-parole de Volkswagen a dit que l’enquête avançait rapidement tout en refusant tout autre commentaire. On trouvera bien deux ou trois nouveaux boucs emissaires pour exonérer la direction de toue responsabilité.

39 heures chez Smart à Hambach: accord des salariés mais pas des syndicats

39 heures chez Smart à Hambach: accord des salariés mais pas des syndicats

 

Pas de quoi redorer le blason des syndicats : deux des quatre syndicats de l’usine automobile Smart France à Hambach, la CFE-CGC et la CFTC, ont signé, mercredi 28 octobre, l’accord sur le retour aux 39 heures, mais celui-ci a peu de chances d’être appliqué car la CFDT et la CGT, majoritaires à eux deux, n’ont pas signé.  »Les organisations syndicales CFE-CGC et CFTC ont signé ce jour l’accord d’entreprise portant sur la négociation annuelle obligatoire (NAO) 2015-2016 intégrant le Pacte 2020 mettant ainsi un terme à la négociation », selon le communiqué de la direction qui se « félicite » de ces signatures. Mais les deux autres syndicats de l’usine, la CFDT et la CGT, qui représentent 53% des salariés, n’ayant pas signé, « l’accord est réputé comme non écrit, et donc pas applicable », a déclaré à l’AFP Didier Getrey, de la CFDT. « C’est terminé, le bébé est mort-né », a-t-il ajouté, précisant que les deux syndicats, qui se sont toujours opposés au projet, feraient valoir dès demain leur droit d’opposition. Le « pacte 2020″ prévoit notamment un retour aux 39 heures, payées 37, et une diminution des jours de RTT pour les cadres, en échange d’un maintien de l’emploi jusqu’en 2020. Smart France produit quelque 100.000 véhicules biplaces dans cette usine située aux confins de la Lorraine, de l’Alsace et de l’Allemagne. Lors d’un référendum interne – purement consultatif – le 11 septembre, 56% des 800 salariés votants s’étaient prononcés pour le « Pacte 2020″. Mais si les cadres, employés, techniciens et agents de maîtrise ont approuvé l’accord à 74%, il a été rejeté à 61% par les ouvriers. La CFTC a pour sa part expliqué qu’elle avait décidé de ratifier le « pacte 2020″ en arguant notamment que la direction avait accepté la mise en place « d’un avenant individuel pour tous » et le principe d’un retour « aux 37 heures puis aux 35 heures en fin de période (2021) », entre autres choses. « Dans la version 1 du projet, il y avait la garantie de l’emploi. Dans la version 2, que l’on nous a donnée la semaine dernière, il est inscrit une mobilité de 150 km », a balayé Didier Getrey.

 

Salariés d’Air France en garde à vue : une arrestation musclée qui ne s’imposait pas

Salariés d’Air France en garde à vue : une arrestation musclée qui ne s’imposait pas

Cette  arrestation très musclée et très médiatisée ne s’imposait certainement pas dans la forme ; certes la violence Air France est inadmissible, elle doit être condamnée. Pour autant il n’était pas nécessaire pour le gouvernement comme pour la justice de sur-réagir. Cela d’autant plus qu’on dispose de l’enregistrement vidéo et de témoignages qui permettent d’identifier les auteurs. Au-delà des actes de débordement se pose surtout la question de la stratégie des acteurs. Une stratégie de la direction parfaitement maîtrisée lorsque Spinetta était aux commandes, au moins en ce qui concerne la négociation. Pour le reste on peut largement discuter des orientations économiques de la compagnie. Côté syndical on s’est sans doute trop habitué à la protection dont a longtemps bénéficié Air France par parenthèse qui a largement contribué à tuer toutes les compagnies concurrentes françaises. Aujourd’hui concurrencée par des acteurs étrangers Air France a du mal à s’adapter à cette à ce nouvel environnement. Du coup la radicalité fait office de stratégie syndicale, une stratégie syndicale en outre nourri de corporatisme. Ce qui saurait  justifier les violences mêmes si effectivement certains à gauche ont  raison de noter que certains patrons voyous sont traités avec beaucoup plus d’égards. Cinq salariés d’Air France soupçonnés d’avoir molesté des cadres de la compagnie le 5 octobre ont donc été interpellés tôt lundi matin à leur domicile et placés en garde à vue, une procédure dénoncée par la CGT et l’extrême gauche. Un sixième salarié qui était recherché s’est présenté dans la matinée aux autorités après avoir été contacté, et a également été placé en garde à vue, a-t-on appris de sources policières et judiciaires. Ces six individus ont été identifiés grâce aux images vidéo des violences, dont ils sont considérés comme les principaux auteurs. Le directeur des ressources humaines d’Air France, Xavier Broseta, et un responsable de l’activité long-courrier, Pierre Plissonnier, avaient été pris à partie par des salariés furieux après l’annonce de 2.900 suppressions de postes.  Les images montrant ces dirigeants fuyant les manifestants, chemise arrachée et costume déchiré, ont fait le tour du monde. Trois autres cadres ont été molestés et deux vigiles blessés, dont l’un a sombré brièvement dans le coma. Le parquet de Bobigny a ouvert le 6 octobre une enquête pour dégradations, entrave au fonctionnement du comité central d’entreprise (CCE) et violences en réunion. Des faits passibles en théorie d’une peine pouvant aller jusqu’à cinq ans de prison.

Air France : des salariés de KLM demandent l’arrêt des grèves

Air France : des salariés de KLM demandent l’arrêt des grèves

 

De toute évidence il n’y a pas la même culture du dialogue social en France et en Hollande. Le responsable du syndicat néerlandais CNV se dit ,lui ,prèts à faire de nouveaux sacrifices pour améliorer la compétitivité de KLM ( filiale de Air France) et alors que l’entreprise a déjà mis en œuvre de plan de restructuration. Du coup des salariés néerlandais du groupe Air France-KLM ont lancé mercredi une pétition pour demander à leurs collègues français de ne pas déclencher de nouvelles grèves dans le groupe.  La pétition, qui réunit déjà plus d’un millier de signatures, illustre le mécontentement de la branche néerlandaise du groupe de transport aérien face à la montée des tensions sociales au sein de la branche française.  Joost Ruempol, porte-parole de KLM, a déclaré que la pétition des personnels de cabine de la compagnie n’était pas encouragée par l’entreprise et qu’elle appelait les salariés d’Air France à s’engager dans un dialogue « constructif » avec la direction plutôt que de s’aliéner l’opinion publique.   »Dégrader davantage notre situation de trésorerie n’est pas une solution et ne fera qu’accroître les difficultés », dit le texte de la pétition.  Dolf Polders, représentant des personnels de cabine et des personnels au sol de KLM au sein du syndicat CNV, a déclaré que la compagnie néerlandaise, qui a déjà subi un plan de restructuration ces deux dernières années, était prête à « faire de nouveaux sacrifices ». « Mais alors que le personnel de KLM se conduit de manière responsable, des salariés d’Air France se comportent comme des enfants gâtés », a-t-il ajouté à propos des incidents de lundi à Roissy, lors desquels deux cadres de la compagnie française ont été agressés.  Si KLM et Air France appartiennent au même groupe depuis 2004, chacune des deux compagnies a conservé sa propre structure et son identité nationale.  L’an dernier, après une grève des pilotes français qui avaient amputé de 330 millions d’euros le bénéfice d’exploitation d’Air France, les dirigeants de la branche néerlandaise avaient sèchement refusé de renflouer la trésorerie de la branche française.

 

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