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Archive mensuelle de octobre 2013

Economie, politique, société: infos les plus lues 31 octobre 2013

Economie, politique, société: infos les plus lues  31  octobre  2013

 

Consommation des ménages : nouveau recul en septembre

Consommation des ménages : nouveau recul en septembre

Pas d’espoir de reprise de la croissance car la consommation, principal moteur (60% du PIB) recule encore ; en cause principalement les hausses fiscales. Deuxième mois de baisse consécutive pour la consommation des ménages. Après avoir déjà enregistré un recul de 0,3% au mois d’août, les dépenses des ménages se sont à nouveau repliées en septembre. La chute est de -0,1%, selon les chiffres publiés ce jeudi 31 août par l’Insee. Surtout, sur l’ensemble du troisième trimestre, la consommation a baissé également de 0,1%. Or, dans sa note de conjoncture publiée le 3 octobre dernier, l’Insee estimait au contraire que ce poste devait progresser de 0,1% de juillet à septembre. L’Insee tablait sur une stabilité de la croissance française au troisième trimestre, l’économie subissant les contrecoups du bon deuxième trimestre où elle avait progressé de 0,5%. Le recul de la consommation constatée ce jeudi pourrait ainsi mettre à mal cette dernière hypothèse dans la mesure où la consommation est le principal poste de contribution au PIB. Selon les données de la Banque mondiale, les dépenses des ménages représentaient ainsi 58% du PIB français en 2012. Pour le seul mois de septembre, la baisse reste, certes, mesurée. Elle s’explique notamment par la diminution des dépenses alimentaires, chiffrée à -0,2% par l’Insee, ou encore par recul sur les dépenses énergétiques (-0,7%).Sur ce dernier point, l’Insee parle d’un « retour à la normal », après des fortes hausses de dépenses de chauffages sur le premier semestre 2013, « liées à des températures plus basses que leur moyenne saisonnière ». Un phénomène qui avait également permis de tirer vers le haut les chiffres de la croissance du deuxième trimestre. En revanche, les dépenses des Français dans les biens fabriqués restent orientées à la hausse au mois de septembre avec +0,2%. Elles accélèrent plus particulièrement dans l’automobile (+1%).

 

Sondage popularité : Manuel Valls en tête

 Sondage popularité : Manuel Valls en tête

Au palmarès des personnalités, la cote d’avenir du ministre de l’Intérieur progresse d’un point à 44%, devant Nicolas Sarkozy à 33% (-2), Alain Juppé (-2) à 31% à égalité avec François Fillon. La présidente du FN, Marine Le Pen, diminue à 30% (-2).  François Hollande perd deux points à 21%, 76% ne lui faisant pas confiance. Le Premier ministre perd deux points lui aussi à 22 points. Selon ce baromètre, au 18ème mois d’exercice du pouvoir, Jacques Chirac est le président depuis 1981 à avoir eu le plus mauvais score à 32%. Jean-Marc Ayrault avec 22% est en deçà de la cote d’Alain Juppé à la même époque quand il était Premier ministre.  Le chef de l’Etat garde la confiance des sympathisants du PS (56%).  Sondage réalisé du 23 au 26 octobre 2013, en face-à-face au domicile des personnes interrogées, auprès d’un échantillon de 1.000 répondants représentatif de l’ensemble de la population âgée de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas.

Allemagne- consommateurs : baisse du moral

Allemagne- consommateurs : baisse du moral  

 

Le moral du consommateur allemand recule tout en restant à un niveau proche d’un plus haut de six mois, montre une enquête publiér jeudi par le cabinet GfK.  L’indice pour le mois de novembre a diminué à 7,0 après 7,1 pour octobre. Ce chiffre est inférieur à celui de 7,2 prévu par les économistes interrogés par Reuters.  La baisse du moral est imputée à un regain de pessimisme chez les consommateurs qui craignent que leurs revenues aient tendance à diminuer ce qui les incite à restreindre leurs dépenses.

 

TVA : prochaine révolte des artisans contre la hausse de TVA ?

TVA : prochaine révolte  des artisans contre la hausse de TVA ?

 

 

Les artisans grognent ; ils veulent que les  travaux ou interventions relèvent du taux réduit de TVA à 5,5% et non du taux intermédiaire qui va passer de 7% à 10% en janvier. Seuls les travaux de rénovation thermique seront, en effet, concernés par le taux à 5,5%, comme l’a promis François Hollande lors de la récente conférence environnementale.  Les chauffagistes estiment que le périmètre de la TVA réduite à 5,5% pour les travaux de rénovation thermique des logements ne correspond pas à la promesse du gouvernement. Elle devrait notamment être étendue aux thermostats et à certaines chaudières, a estimé, ce 30 octobre, la Fédération de chauffagistes Energies et Avenir. Energies et Avenir souhaite aussi inclure les chaudières à basse température dans la TVA réduite. Même si elles sont moins vertueuses que les chaudières à condensation, elles éligibles, elles sont plus efficaces que les chaudières anciennes (un tiers des chaudières en France ont plus de 15 ans), fait valoir la fédération. Mais la grogne va bien au delà des chauffagistes. Au nom des artisans, la Confédération de l’artisanat et des PME (CAPEB) réclame désormais que le secteur puisse bénéficier de ce taux réduit au lieu des 10% du futur taux intermédiaire.  La Capeb estime que le passage à 10% va avoir des conséquences négatives sur les commandes des artisans et entraîner des licenciements dans les entreprises du bâtiment. Elle menace de manifestations pour obtenir satisfaction, comme l’ont fait les Bretons. Mais l’exécutif a-t-il encore les moyens politiques et financiers de céder une nouvelle fois?

 

Salaires : pas de hausse

Salaires : pas de hausse

Pas véritablement de hausse en 2011 constate l’INSEE pour 2011, ce sera sans doute le cas aussi en 2012 et 2013. De quoi expliquer la quasi stagnation du pouvoir d’achat ; le pire étant à venir avec les nouvelles fiscalités (TVA notamment). Il n’y a vraiment pas de quoi se réjouir. En 2011, les salaires en France ont augmenté de… 0,2%. Le salaire net mensuel (en équivalent temps plein) d’une personne travaillant dans le privé ou le secteur public a atteint en moyenne 2.130 euros en 2011, soit une hausse de 2,3% par rapport à 2010, d’après une étude de l’Insee publié ce mercredi 30 octobre. Mais compte tenu de l’inflation (2,1%), les salaires n’ont pris de 0,2% par rapport à 2010. En 2010, ils n’avaient déjà progressé que de 0,5% alors qu’ils avaient pris 1,2% en 2009. Ce sont les salaires des ouvriers qui ont apparemment connu l’évolution la plus favorable (+2,1% en 2011). Mais cette hausse est en trompe-l’œil, prévient l’Insee. Car les pertes d’emploi enregistrées dans l’industrie et la construction ont affecté principalement des salariés peu qualifiés et peu rémunérés et conduit « mécaniquement à une hausse du salaire moyen » des salariés ayant conservé leurs postes. Les cadres ont vu, eux, leurs salaires diminuer (-1,5%), sauf dans la finance et les assurances (+0,6%). L’écart salarial hommes-femmes, qui se réduit un peu depuis 2008, a continué à se résorber légèrement mais est resté important. En 2011, une salariée gagnait en moyenne 19,3% de moins que son homologue masculin (-0,5 point par rapport à 2010). Cette diminution est liée notamment à la progression du nombre des cadres parmi les femmes salariées et au fait que leurs salaires aient moins baissé que ceux des hommes. Le salaire médian a atteint 1.712 euros en 2011, soit une quasi-stagnation (+0,1% en euros constants). Les 10% des salariés les moins bien payés ont perçu une rémunération mensuelle nette inférieure à 1.170 euros, soit une hausse de 0,3% par rapport à 2010. Les 10% les mieux payés ont touché plus de 3.400 euros (+0,5%) et les 1% les mieux lotis plus de 7.817 euros (-0,1%).

 

Etats-Unis : déficit budgétaire au plus bas

Etats-Unis : déficit budgétaire au plus bas

Finalement la politique de soutien à l’économie donne des résultats tant pour la croissance que pour la réduction du déficit budgétaire. Le contraire de ce qui se pratique en Europe !    La hausse de la fiscalité, la baisse des dépenses et la reprise de l’économie ont en effet réduit de près de moitié le déficit budgétaire des Etats-Unis au cours de l’exercice 2013, clos fin septembre, le ramenant à son plus bas niveau depuis 2008, montrent les statistiques publiées mercredi par le département du Trésor. Les dépenses ont excédé les recettes de 75,1 milliards de dollars le mois dernier, portant le déficit annuel à 680 milliards (495 milliards d’euros), contre 1.089 milliards sur l’exercice 2012. En pourcentage du produit intérieur brut (PIB), le déficit a ainsi été ramené à 4,1% contre 6,8% sur l’exercice 2012, précise le Trésor. La réduction du déficit budgétaire a atteint ces quatre dernières années son rythme le plus élevé depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, a souligné le secrétaire au Trésor, Jack Lew. « Le Congrès doit s’appuyer sur ces progrès pour aboutir à un accord budgétaire favorable à l’emploi et favorable à la croissance, qui renforce l’économie tout en maintenant la discipline budgétaire », a-t-il ajouté dans un communiqué. Ces statistiques ont été publiées le jour même de l’ouverture au Congrès d’une nouvelle série de négociations sur le budget, dans le cadre d’une commission de 29 membres réunissant démocrates et républicains. Créée après le « shutdown », la fermeture pendant 16 jours au début du mois de la plupart des administrations fédérales, cette commission a jusqu’au 13 décembre pour tenter de s’accorder sur des mesures permettant de réduire, sinon d’éviter totalement les 109 milliards de dollars de coupes budgétaires qui risquent d’entrer en vigueur en 2014.Les déclarations faites au début de la réunion par les démocrates et les républicains ont confirmé qu’un accord de grande ampleur sur la réduction à long terme du déficit restait hors de portée dans le contexte politique actuel. Les membres du Congrès ont souligné au contraire l’importance d’aboutir à un accord plus modeste permettant d’alléger l’impact des coupes censées s’appliquer l’an prochain dans le cadre du « séquestre ».  

 

Sondage suspension de l’écotaxe : 67% approuvent

Sondage suspension de l’écotaxe : 67% approuvent  

Les deux-tiers des Français (67%) approuvent la suspension de l’écotaxe poids lourds annoncée mardi par le Premier ministre Jean-Marc Ayrault, selon un sondage CSA/BFMTV publié mercredi. Trente-trois pour cent des personnes interrogées estiment en revanche qu’elle n’est pas justifiée. La suspension de l’écotaxe, qui devait entrer en vigueur le 1er janvier, est approuvée par toutes les familles politiques, à la seule exception des écologistes, qui sont 56% à penser qu’elle n’est pas justifiée. Le sondage a été effectué par internet les 29 et 30 octobre.

 

Air France-KLM : mauvais résultats

Air France-KLM : mauvais résultats

Air France-KLM a annoncé jeudi que son excédent brut d’exploitation (Ebitda) serait situé au bas de la fourchette prévue pour 2014 et a repoussé à 2015 son objectif de réduction de dette, confronté à la faiblesse de la croissance économique et à la volatilité des prix du pétrole et des devises. Le groupe franco-néerlandais, numéro deux européen en termes de chiffre d’affaires derrière l’allemand Lufthansa, renonce également à son objectif d’équilibre financier en 2014 pour ses activités de moyen-courrier et de fret, dont il compte cependant continuer à réduire les pertes. Le plan « Transform 2014″, mis en place début 2012 et complété à l’automne par un projet d’environ 2.800 nouvelles suppressions de postes chez Air France, ne produira son plein effet qu’en 2015, précise le groupe. Air France-KLM a toutefois amélioré de 29,1% son résultat d’exploitation à 634 millions d’euros au troisième trimestre grâce à ses mesures, tandis que son chiffre d’affaires a augmenté de 0,4% à 7,212 milliards, soit une hausse de 3,8% à change constant.

 

Sondage popularité Hollande : encore plus bas !

Sondage popularité  Hollande :  encore  plus bas !

Dans le baromètre politique mensuel TNS Sofres pour le Figaro Magazine publié jeudi. Vingt et un pour cent des Français ont encore confiance dans le chef de l’Etat, soit deux points de moins que dans la précédente enquête. Les mécontents sont même devenus majoritaires chez les partisans de la gauche dans son ensemble, dont seulement 48% (-3 points) disent faire confiance à François Hollande, contre 51% (+5 points) qui n’ont pas confiance en lui. Dans le sillage de François Hollande, le Premier ministre Jean-Marc Ayrault recule également de deux points, avec une cote de confiance qui s’établit à 22%, un plus bas depuis son arrivée à Matignon. Le ministre de l’Intérieur Manuel Valls reste nettement en tête du palmarès des personnalités politiques dont les Français souhaitent qu’ils jouent un rôle important dans les mois ou les années qui viennent avec 44% (+1 point), devant l’ancien président Nicolas Sarkozy (33%, -2 points). Suivent les anciens Premiers ministres François Fillon et Alain Juppé (-2 points chacun à 31%) et la présidente du Front national Marine Le Pen (-3 points à 30%). Le sondage a été réalisé du 23 au 26 octobre .

 

Infos Economie, politique, société: les plus lues 30 octobre 2013

Economie, politique, société: infos les plus lues  30  octobre  2013

 

L’écotaxe ou l’incompétence comme mode de gouvernance

L’écotaxe ou l’incompétence comme mode de gouvernance

 

Nombre d  »experts » se félicitent encore à droite comme à gauche du principe de fiscalité écologique et notamment de celui de l’écotaxe. Comme si la fiscalité était le seul mode de régulation. On en oublie la finalité qui visait à opérer des reports sur des transports moins polluants, c’est-à-dire des reports sur le rail en particulier. Partout où cette taxe a été appliquée en Europe,  les reports modaux ont été insignifiants quand il n’y a pas eu recul du fret ferroviaire. En cause la politique ultralibérale de l’Europe qui permet aux camions des ex pays de l’est de massacrer les prix de transport via le cabotage. Du coup le fer est dans l’incapacité d’être compétitif et l’écotaxe n’est simplement qu’une fiscalité supplémentaire. Il faudrait une vraie politique des transports pour opérer des transferts modaux. Par exemple faire une vraie réforme de la SNCF (au fait c’est pour quand ?). Apurer l’énorme dette du fer (comme en Allemagne). Interdire certains transports internationaux routiers et surtout remettre en cause ce cabotage qui permet la pratique du dumping sur le territoire français par des pavillons étrangers non soumis aux mêmes règles de concurrence. La fiscalité écologique est une vision d’écolos bobos politisés qui ignorent tout des réalités économiques et sociales. Denier exemple la contribution climat énergie qui ne sera qu’une fiscalité nouvelle sur toutes les énergies. Certes l’environnement doit être sérieusement pris en compte mais certainement pas par des mesures complètement inadaptées. Dernier élément, si on veut réguler (en partie) par la fiscalité on peut aussi imaginer d’alléger les taxes pour les vertueux au lieu de surtaxer tout le monde. Peu d’experts connaissent vraiment le fonctionnement du marché des transports et finalemenet l’incompétence de se fait  mode de gouvernance.

Travail le dimanche : à nouveau autorisé

Travail le dimanche : à nouveau autorisé

La Cour d’appel de Paris a autorisé, ce mardi 29 octobre, les enseignes de bricolage à rouvrir leurs magasins franciliens le dimanche, infirmant ainsi la décision de première instance, a-t-on appris de sources concordantes. Le 26 septembre dernier, le tribunal de commerce de Bobigny (Seine-Saint-Denis) avait contraint, sur demande de leur concurrent Bricorama, les deux enseignes à fermer plusieurs de leurs magasins en Île-de-France. Ce dernier s’estimait lésé, ne bénéficiant pour sa part d’aucune dérogation l’autorisant à ouvrir ses portes le dimanche. Cette décision était assortie d’une astreinte de 120.000 euros par magasin et par dimanche ouvert.Conséquence du jugement contraire rendu en appel, les magasins franciliens de Leroy Merlin et de Castorama rouvriront dès ce dimanche, a déclaré l’avovat de Castorama, Me Richard Renaudier. « La cour d’appel a estimé que le juge des référés ne pouvait pas contredire une décision déjà prise sur le fond », a-t-il expliqué, en précisant qu’un jugement rendu en avril, à la suite d’une précédente plainte de Bricorama, avait déjà donné tort à l’enseigne. »Malgré tout, cela ne reste qu’une première étape », a-t-il souligné. Une autre décision sur le fond est attendue le 22 novembre, consécutive elle à la nouvelle procédure engagée en juillet par Bricorama et qui avait abouti au référé du mois dernier.Pour Jean-Claude Bourrelier, PDG de Bricorama, la décision rendue mardi par la cour d’appel est « totalement incompréhensible ». « Il s’agit d’une décision d’injustice. Une fois de plus (…) ce sont les puissants qui dictent leur loi », a-t-il affirmé. Outre le fait qu’il a été débouté de sa demande de faire fermer ses concurrents, il a également été condamné à payer à chacun de ses concurrents 12.000 euros de dommages et intérêts.Bricorama comme Castorama ont tous deux souligné que la seule façon de clore définitivement les procédures judiciaires et l’épineuse polémique, serait que le gouvernement modifie la loi.

 

Ecotaxe: la peur des bonnets rouges

Ecotaxe: la peur des bonnets rouges

 

 

 

L’écotaxe c’est évidemment la goutte qui a fait déborder le vase du ralbol fiscal. Le gouvernement a capitulé devant la peur des bonnets rouges de Bretagne dont les manifestations risquent de déborder ailleurs.   »Devenue un tel chiffon rouge, la taxe verte n’était plus viable. Surtout pour un gouvernement en état de faiblesse », lance Daniel Muraz dans le Courrier Picard.  Pour Nicolas Beytout (L’Opinion), « le recul du pouvoir était la moins dangereuse des options, mais au bout de quelques semaines d’empilement d’affaires toutes plus mal gérées les unes que les autres, le gouvernement se retrouve incapable d’agir ».   »L’énième marche arrière du gouvernement », note de son côté Philippe Marcacci dans l’Est Républicain, qui ajoutée aux « reculades devant quelques milliers d’autoproclamés +pigeons+ ou sur la TVA ont sérieusement fragilisé », le gouvernement, souligne Olivier Berger dans la Voix du Nord.   »Tout cela est révélateur d’une fragilité préjudiciable », confirme Jacques Camus (La Montagne Centre France) avant d’asséner : « la crainte de nouvelles violences a fait reculer le pouvoir. Un signe de faiblesse en démocratie. »   »A priori, l’écotaxe semblait maîtrisable. Mais rien n’est allé comme prévu… Stoïque, Jean-Marc Ayrault a accepté d’avaler son chapeau », s’étonne Dominique Jung pour les Dernières Nouvelles d’Alsace qui déplore une « majorité que tout concourt à fragiliser. »   »Comment pouvait-il en être autrement? », demande Yann Marec (Midi Libre) » et de remarquer que « le gouvernement a capitulé » et « montré au grand jour une énième reculade. »  Et Jean-Paul Piérot dans l’Humanité de surenchérir : « ce pitoyable épilogue s’inscrit dans une dynamique redoutable de reculade en reculade dans laquelle s’est laissé entraîner l’exécutif. »   »Ce n’est pas le premier recul du gouvernement sur une mesure d’ordre fiscal, mais le repli sur l’écotaxe est le plus grave », s’indigne Jean-Michel Helvig dans la République des Pyrénées. « C’est d’abord accepter que des minorités agissantes, violentes, antirépublicaines, puissent imposer leur loi à la loi votée par le Parlement », dénonce l’éditorialiste.  Même constat pour Georges Valence (L’Eclair des Pyrénées) : « L’écotaxe est reportée +sine die+… Bref, le gouvernement socialiste recule. Et ce n’est pas la première fois! »   »La suspension de l’écotaxe est la suite écrite d’une longue série de renoncements et d’hésitations », explique dans Les Echos Jean-Francis Pécresse pour qui : « le pouvoir y ayant laissé le peu d’autorité qui lui restait, cette retraite sera immanquablement suivie d’autres abandons. » Dans Le Figaro, Paul-Henri du Limbert prévient « Le recul sur l’écotaxe signe la fin de cette illusion qui consistait à faire croire qu’en ponctionnant outrageusement les Français, on assurait le redressement du pays alors qu’on le précipite dans l’abîme. On espère que le gouvernement aura compris la leçon. »   »Tout est bon pour essayer de faire passer une reculade pour une avancée », regrette Christophe Bonnefoy (Le Journal de la Haute Marne).  Michel Urvoy dans Ouest-France estime quant à lui : « au risque d’adresser un message de faiblesse à tous les groupes de pression, le Premier ministre devait jouer l’apaisement. »  Et pour conclure, Raymond Couraud d’ironiser dans l’Alsace : « le char de l’État fonctionne avec une boîte de vitesse révolutionnaire: une marche avant et six marches arrière et bien sûr le point mort. »

Une nouvelle écotaxe différente selon les régions?

Une nouvelle écotaxe différente selon les régions?

Le gouvernement envisage de mettre en place une taxe poids lourds différente selon les régions, après la suspension de l’application de l’écotaxe, a assuré, mardi 29 octobre sur Europe 1, Marylise Lebranchu. »Le premier ministre veut qu’on mette tout sur la table, qu’on sorte par le haut, qu’on voit effectivement, peut-être, diminuer fortement ou exclure un certain nombre de transports de cette taxe poids lourds », a expliqué la ministre de la réforme de l’Etat. « En Bretagne d’abord, dans d’autres endroits peut-être », a précisé, Mme Lebranchu, l’une des « Bretonnes » du gouvernement.  Jean-Marc Ayrault a suspendu mardi l’application de l’écotaxe pour une durée indéterminée, sous la pression d’un fort mouvement d’opposition en Bretagne, qui demande sa suppression pure et simple. A l’issue d’une réunion avec des élus bretons et des ministres, le premier ministre a annoncé vouloir se « donner le temps nécessaire d’un dialogue au niveau national et régional » sur cette taxe, décidée en 2009 par la précédente majorité.

Etats-Unis: la Fed soutient l’économie

Etats-Unis: la Fed soutient l’économie

 

Alors  que la BCE va sans doute choisir l’attentisme face à la montée de l’euro  qui handicape la compétitivité, la FED, elle, va choisir de soutenir l’économie en continuant d’injecter des liquidités.  Pour influer sur les taux à la baisse et favoriser la reprise, la Fed achète chaque mois pour 85 milliards de dollars de bons du Trésor et de titres liés à des emprunts hypothécaires. Ces injections de liquidités dans le circuit financier se montent désormais à 850 milliards de dollars depuis le début de l’année et pourraient dépasser 1.300 milliards de dollars, si elles se poursuivent jusqu’en mars, calcule Paul Ashworth, de la société d’analyses économiques Capital Economics.  La Fed maintient par ailleurs son taux directeur proche de zéro depuis fin 2008 et s’est engagée à le faire tant que le chômage ne descendrait pas sous 6,5%. Il se situait en septembre à 7,2%. Lors de la précédente réunion du Comité de politique monétaire (FOMC) en septembre, tous les acteurs sur les marchés s’attendaient à une amorce tant annoncée des injections de liquidités. Mais à leur grande surprise, anticipant un gel partiel de l’administration du fait du bras de fer sur le budget avec le Congrès, la Fed avait préféré maintenir le statu quo, choisissant d’ »attendre davantage de preuves de la reprise ». Six semaines plus tard, ces preuves ne sont pas encore là, estiment les analystes et le manque de visibilité de l’évolution de l’activité a été renforcé par la fermeture des services administratifs pendant 16 jours du 1er au 17 octobre.  Les créations d’emplois pour septembre ont été décevantes, à 148.000. La confiance des consommateurs, mesurée par l’indice de l’Université du Michigan comme par le Conference Board, a plongé, ébranlée par la paralysie du gouvernement. « Un mauvais signe » avant la saison des ventes de fin d’année, souligne Chris Christopher, d’IHS Global Insight.  Les ventes au détail ont fait pâle figure (-0,1%) tandis que la production manufacturière demeure anémique (+0,1%). Quant aux promesses de ventes de logements, signe anticipé de l’activité du marché immobilier qui tire actuellement la croissance, elles ont nettement marqué le pas (-5,6% en septembre), ralenties par un raffermissement des taux d’intérêt immobiliers.

 

L’Ecotaxe suspendue

L’Ecotaxe suspendue

 

La  suspension devrait perdurer pendant plusieurs mois, selon le ministre délégué aux Transports Frédéric Cuvillier.   »Le courage, ce n’est pas l’obstination, c’est écouter, comprendre », a justifié M. Ayrault, dont le gouvernement multiplie depuis plusieurs semaines les reculades sur les sujets fiscaux. « Suspension n’est pas suppression », a-t-il assuré, un signal au partenaire écologiste qui redoutait une disparition pure et simple de cette taxe sur les poids lourds de plus de 3,5 tonnes.  Le gouvernement ne peut de toutes les manières pas supprimer cette taxe, avait prévenu lundi le ministre de l’Agriculture Stéphane Le Foll. Car mettre fin au contrat conclu avec la société chargée de sa collecte Ecomouv’ lui coûterait un milliard d’euros dont 800 millions dans l’immédiat.  Pour le secrétaire national d’Europe Ecologie-Les Verts (EELV) Pascal Durand, cette décision « ne va résoudre en rien les problèmes que rencontre la Bretagne ». Pour autant, la coprésidente du groupe à l’Assemblée, Barbara Pompili, a clairement exclu une sortie du gouvernement, dont son parti reste « partenaire ».  Mais dans l’ensemble, cette décision passe très mal chez les responsables écologistes, associations comme politiques, qui estiment que l’environnement est devenu « le bouc émissaire des problèmes économiques » des éleveurs et des transporteurs. Reste que le gouvernement a voulu apaiser la colère bretonne, région touchée de plein fouet par la crise de l’agroalimentaire. Et il appelle maintenant au calme. « Il faut maintenant que chacun soit responsable et arrête de pousser les feux en mettant chacun dans la rue », a demandé la ministre de la Réforme de l’État, Marylise Lebranchu, une des « Bretonnes » du gouvernement, en demandant à la FNSEA de revenir à la table des négociations. Manif maintenue samedi Que les élus UMP ne soient pas venus à l’invitation du Premier ministre à Matignon « c’est quand même assez terrifiant parce qu’ils sont aussi responsables de cette situation », a-t-elle déploré. « Il faut qu’on soit capable d’apaiser et de retrouver la voie du dialogue », a jugé aussi Stéphane Le Foll. Ce nouveau recul a en revanche été bien accueilli par les élus bretons présents à Matignon comme par les milieux économiques. Seul élu breton représentant l’UDI, et seul participant de l’opposition à la réunion de Matignon, le député d’Ille-et-Vilaine Thierry Benoit a salué « un geste d’apaisement » de la part du chef du gouvernement.  Le président de la FNSEA, Xavier Beulin, estime lui avoir « été entendu » et assure qu’il sera présent au nouveau round de négociations.  Même son de cloche à la Confédération générale des petites et moyennes entreprises (CGPME) qui a toutefois ironisé en affirmant que désormais « toute nouvelle taxe connaîtrait le même sort ». Pour la Fédération Nationale des Transports Routiers (FNTR), il s’agit aussi d’une « bonne nouvelle » car « la date du 1er janvier était irréaliste ». Les organisateurs de la manifestation contre l’écotaxe samedi à Quimper ont décidé de maintenir le rassemblement. « Ce n’est pas suffisant, la Bretagne demande sa suspension définitive », a déclaré mardi à l’AFP Christian Troadec, maire (DVG) de Carhaix (Finistère) et responsable du collectif qui a lancé l’appel à la manifestation à Quimper « Pour l’emploi et la Bretagne et contre l’écotaxe ».

Hausse de l’euro : attentisme de la BCE

Hausse de l’euro : attentisme de la BCE

 

La hausse de l’euro handicape un peu plus la compétitivité de l’Europe mais  la Banque centrale européenne (BCE) est divisée quant aux réponses à apporter à cette appréciation de la devise européenne. La vigueur de l’euro, en grande partie reflet d’un dollar affaibli par la politique de la Réserve fédérale américaine (Fed), est source de préoccupation pour les responsables monétaires européens aux prises avec une reprise fragile et une inflation faible et en ralentissement. A seulement 1,1% en rythme annuel, la hausse des prix est bien en-deçà de l’objectif de la BCE d’une inflation à moyen terme inférieure à 2% mais proche de ce seuil. La vigueur de l’euro, en pesant sur les prix à l’importation, pourrait accentuer un peu plus encore le ralentissement de l’inflation. Trois écoles de pensée coexistent parmi les 23 membres du conseil des gouverneurs quant à la réponse à apporter, selon des sources au fait des débats au sein de l’instance décisionnaire en matière de politique monétaire. L’une privilégie l’option d’une nouvelle opération de refinancement à long terme des banques, une autre favorise une baisse des taux directeurs tandis que les tenants de la troisième préconisent l’attentisme. Tout en estimant que l’appréciation de l’euro n’est pas bienvenue, Ewald Nowotny, membre du conseil des gouverneurs de la BCE, a ainsi déclaré mardi à l’agence financière MNI qu’il ne voyait pas quels instruments elle pourrait employer pour la contrer. « Je ne pense pas que le problème ait atteint une dimension qui appelle une réponse, donc nous devons faire avec », a-t-il ajouté.

 

Affaire Cahuzac : la banque Reyl mise en examen

Affaire Cahuzac : la banque Reyl mise en examen

 

La banque Reyl & Cie, qui aurait abrité les avoirs de l’ex-ministre du Budget Jérôme Cahuzac en Suisse, a été mise en examen à l’issue d’une audition devant la justice française, a déclaré mardi le groupe dans un communiqué. La banque, qui ne précise pas le chef retenu dans cette mise en examen, a répondu à une demande d’audition des juges d’instruction français dans le cadre de l’information judiciaire ouverte en mars à l’encontre de l’ancien ministre. « L’audition a abouti à une décision de mise en examen que la banque conteste, mais qui permet l’accès au dossier afin de rétablir la réalité des faits », a dit la société dans un communiqué. La banque ajoute dans ce texte que cette audition lui a permis de montrer qu’elle a agi en conformité avec les législations et réglementations qui lui sont applicables. Cette information judiciaire, dans laquelle l’ancien ministre est mis en examen, a été ouverte le 19 mars. Fin septembre, la banque, actuellement dirigée par François Reyl, avait indiqué dans un communiqué avoir « toujours pleinement collaboré avec les autorités suisses », précisant qu’elle « fera bien évidemment de même avec la justice française, dans le strict respect du droit suisse». Jérôme Cahuzac, qui avait ouvert un compte chez UBS en 1992, est accusé d’avoir transféré la gestion de ses avoirs chez Reyl & Cie, établissement basé à Genève. Les juges du pôle financier de Paris, Renaud Van Ruymbeke et Roger Le Loire, veulent savoir si la banque a ensuite organisé le transfert des fonds de l’ancien ministre socialiste vers Singapour en 2009. La banque Reyl est également visée par une information judiciaire contre X, ouverte le 31 mai dernier par le parquet, pour blanchiment de fraude fiscale en utilisant les facilités procurées par l’exercice d’une activité professionnelle.  

 

La Redoute : 700 postes menacés

La Redoute : 700 postes menacés

 

Un plan social à La Redoute avec environ 700 suppressions de postes dans le cadre de la cession de sa filiale de vente à distance, a-t-on appris mardi de source syndicale. Le directeur financier de Kering (ex-PPR) Jean-Marc Duplaix, lors d’une réunion avec les syndicats de La Redoute sur le processus de cession, les a informés d’un « plan de suppression d’emplois pouvant être supérieur à 672 postes », a déclaré Jean-Claude Blanquart, délégué de la CFDT. Le service de la relation clients, qui compte 180 personnes, sera externalisé et le service de la logistique sera filialisé, a-t-il précisé, ajoutant qu’il n’y avait ni offre ferme ni négociations exclusives avec des repreneurs potentiels du vépéciste. Kering n’a pas confirmé ces informations. « Il y a eu une réunion avec les organisations syndicales au cours de laquelle a été abordé l’avancement du processus de cession pour lequel nous avons reçu trois offres », a dit un porte-parole du groupe. « Tous les projets de reprise s’accordent sur la nécessité d’une réorganisation de La Redoute qui doit accélérer sa transformation dans la logistique et l’informatique. Nous avons indiqué que la modernisation aurait des impacts significatifs sur l’emploi mais sans donner de chiffres », a-t-il ajouté. La semaine dernière, deux sources proches du dossier avaient indiqué à Reuters que Kering était prêt à injecter au moins 300 millions d’euros dans La Redoute dans le cadre de la cession de sa filiale. La Redoute emploie 2.500 personnes, dont 1.300 dans les opérations logistiques et 1.200 au sein de son siège de Roubaix. L’entreprise a été pénalisée par des outils logistiques et informatiques vieillissants et a mal négocié le virage du e-commerce. Elle employait encore quelque 5.000 salariés en 2008, avant de faire l’objet de plusieurs plans de restructuration. La Redoute est le dernier actif de distribution de Kering, qui s’est recentré sur le luxe et la mode sportive.

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