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Foot-PSG : Une équipe de mercenaires surpayés et feignants

PSG :Une équipe de mercenaires surpayés et feignants


Au PSG les entraîneurs passent mais l’équipe est toujours aussi insipide. La vérité, c’est qu’elle est surtout composée de mercenaires surpayés qui n’ont pas d’une part l’amour du maillot , d’autre part sont d’autre part impossibles à gérer comme collectif. Si l’on en juge par les médiocres prestations de Paris, le PSG j’ai n’ira pas loin en coupe d’Europe cette année.

Le problème c’est que l’entraîneur n’est pas un véritable patron et qu’il est incapable d’imposer une vision de jeu cohérente, à des vedettes qui jouent un match sur quatre. C’est évidemment le cas avec cette attaque particulière qui comprend des surdoués comme Mbappé,Messi et Neymar complètement inefficace et absents en matière de récupération et de défense . Quelle différence par exemple avec Harry kane de Tottenham, magnifique avant-centre et qui redescend même en défense pour récupérer des ballons.

Certes on ne peut mettre en cause les qualités intrinsèques de la plupart des joueurs de Paris mais des joueurs qui ne se sentent pas concernés et qui jouent au ralenti. Il serait temps que cet entraîneur pourtant compétent commence à prendre des mesures pour réveiller une équipe lamentable qui roupille littéralement. L’entraîneur du Paris Saint-Germain a lui-même relevé les manques de son équipe et exhorté ses joueurs à retrouvé le goût de l’effort collectif.

Christophe Galtier n’a aucun mal à reconnaître les insuffisances de son équipe de manière générale. « On ne peut pas se satisfaire de ce que l’on a fait en première période contre Reims (1-1), a-t-il froidement constaté ce mardi en conférence de presse. On doit rapidement retrouver un niveau de jeu beaucoup plus élevé. » Le constat a le mérite d’être posé. Christophe Galtier a même confié avec le sourire qu’il partage la plupart des analyses qui ont été faites dans la foulée du match nul concédé au Parc des Princes.

En revanche, l’exercice de communication s’est révélé beaucoup plus délicat pour l’entraîneur du PSG lorsqu’il a été question du peu d’implication des trois offensifs – Neymar, Messi et Mbappé – dans le repli défensif. Un manque criant identifié par les adversaires du PSG, et qui place l’équipe du club de la capitale en déséquilibre permanent. Une tendance de plus en plus prégnante au fil des semaines. Mais le constat n’est pas nouveau, et ce reproche a déjà été fait aux trois joueurs sous Mauricio Pochettino.

Le problème se trouve aussi au milieu, à la peine en l’absence de Marco Verratti. Fabian Ruiz et Vitinha sont méconnaissables depuis la fin de la trêve internationale liée à la Coupe du monde. Galtier l’a martelé, il attend des joueurs qui composent l’entrejeu parisien qu’ils soient « meilleurs dans l’utilisation du ballon et plus intenses que ce qu’ils sont actuellement. » « On doit retrouver de l’exigence, des efforts individuels et collectifs, le goût des efforts pour les autres, a-t-il cinglé. Chacun doit avoir une prise de conscience sur ce qu’il donne à l’équipe. ».Il aurait pu aussi ajouter ce qu’il reçoit comme rémunération !

Football Coupe du monde : un troisième match raté pour l’équipe de France

Football Coupe du monde : un troisième match raté pour l’équipe de France

Quand on se fie aux résultats, on peut se réjouir d’une grande partie de l’efficacité de l’équipe de France. Par contre dans le détail, il faut bien reconnaître que les trois derniers matchs, contre l’Angleterre, contre le Maroc puis en finale contre l’Argentine ont été largement ratés . Les observateurs en général n’ont retenu que le résultat mais la France a commencé à dériver sérieusement contre l’Angleterre. Pour parler clair, l’Angleterre et le Maroc ont dominé la France et méritaient la victoire. Il n’y pas eu de nouveau miracle contre une Argentine particulièrement motivée et on a certainement frôlé la débâcle. En cause souvent comme d’habitude l’extrême fragilité psychologique des Français quand les argentin, eux, ne se posaient aucune question comme en témoigne leur engagement. Aussi un management assez approximatif avec notamment le maintien d’un Dembélé complètement transparent pendant trois matchs alors que parallèlement les défenses adverses ont largement cadenassé Mbappé.

Les notes attribuées par BFM aux joueurs témoignent de la médiocrité moyenne de la prestation.

Hugo Lloris: 5
Il a encaissé trois buts mais sans lui, la note aurait été plus salée. Battu par Emiliano
Jules Koundé: 3
En difficulté face à un Angel Di Maria en feu. Souvent pris dans son dos. Légèrement mieux en deuxieme période.
Raphaël Varane: 3
Comme le reste de la défense, il a longtemps souffert. Incapable de sonner la révolte. Il n’a pas été le leader qu’il aurait dû être.
Dayot Upamecano: 3
A mis beaucoup de temps à rentré dans son match. A semblé manquer de rythme. Dans quelle mesure le virus les sequelles du virus l’ont handicapé ?
Théo Hernandez: 2
N’a pas eu le même rayonnement qu’à l’accoutumée. Sans doute gêné par son genou, il a cédé sa place à Eduardo Camavinga en deuxième période.
Aurélien Tchouaméni: 3,5
A souffert comme ses partenaires au milieu. A perdu beaucoup trop de duels. Pénalisant à ce niveau de compétition.
Adrien Rabiot: 4
Match très compliqué. Peu de duels remportés. Des interventions dans le mauvais tempo. Dominé dans l’envie en première période. Mieux en deuxième période.
Antoine Griezmann: 4
Toujours beaucoup de générosité dans l’effort. De la combativité. Mais totalement impuissant ce soir. Des ballons perdus et peu de créativité offensive.
Ousmane Dembélé: 2
A à peu près tout raté. Fébrile dans ses prises de balles. Fautif sur le (très très) léger contact avec Di Maria qui amène le penalty. L’ombre de lui même. Logiquement remplacé à la 40e par Kolo Muani.
Kylian Mbappé: 9
Il est arrêté sur la plupart des ballons qu’il touche. Parfaitement bloqué par la défense argentine. Première première frappe non cadrée à la 70e. Et puis le tour de magie est arrivé en deux minutes. Penalty et volée fantastique. Plein de sang froid sur son deuxième penalty.
Olivier Giroud: 3
Quasiment aucun ballon touché. De la présence dans les duels aériens mais sans réussite. Étonné de sa sortie pourtant logique à la 40e. Remplacé par Thuram.
Marcus Thuram: 4
Une entrée sans grand impact. N’a pas apporté suffisamment offensivement.
Randal Kolo Muani: 7
Très bonne entrée. A mis du pep’s au domaine offensif des Bleus. N’a pas eu peur de tenter, de prendre des initiatives. A provoqué le penalty grâce une bonne percée. Manque la balle de match au bout de la prolongation. Sa découverte du niveau international lors de ce Mondial devrait le faire grandir.
Kingsley Coman: 6,5
Une entrée dynamique. A apporté de la vitesse au jeu français qui en avait bien besoin.

Coupe du monde foot : un troisième match raté pour l’équipe de France

Coupe du monde foot : un troisième match raté pour l’équipe de France

Quand on se fie aux résultats, on peut se réjouir d’une grande partie de l’efficacité de l’équipe de France. Par contre dans le détail, il faut bien reconnaître que les trois derniers matchs, contre l’Angleterre, contre le Maroc puis en finale contre l’Argentine ont été largement ratés voir pire. Les observateurs en général n’ont retenu que le résultat mais la France a commencé à dériver sérieusement contre l’Angleterre. Pour parler clair, l’Angleterre et le Maroc ont dominé la France et méritaient la victoire. Il n’y pas eu de nouveau miracle contre une Argentine particulièrement motivée et on a certainement frôlé la débâcle. En cause souvent comme d’habitude l’extrême fragilité psychologique des Français quand les argentin, eux, ne se posaient aucune question comme en témoigne leur engagement.

Les notes attribuées par BFM aux joueurs témoignent de la médiocrité moyenne de la prestation.
Hugo Lloris: 5
Il a encaissé trois buts mais sans lui, la note aurait été plus salée. Battu par Emiliano
Jules Koundé: 3
En difficulté face à un Angel Di Maria en feu. Souvent pris dans son dos. Légèrement mieux en deuxieme période.
Raphaël Varane: 3
Comme le reste de la défense, il a longtemps souffert. Incapable de sonner la révolte. Il n’a pas été le leader qu’il aurait dû être.
Dayot Upamecano: 3
A mis beaucoup de temps à rentré dans son match. A semblé manquer de rythme. Dans quelle mesure le virus les sequelles du virus l’ont handicapé ?
Théo Hernandez: 2
N’a pas eu le même rayonnement qu’à l’accoutumée. Sans doute gêné par son genou, il a cédé sa place à Eduardo Camavinga en deuxième période.
Aurélien Tchouaméni: 3,5
A souffert comme ses partenaires au milieu. A perdu beaucoup trop de duels. Pénalisant à ce niveau de compétition.
Adrien Rabiot: 4
Match très compliqué. Peu de duels remportés. Des interventions dans le mauvais tempo. Dominé dans l’envie en première période. Mieux en deuxième période.
Antoine Griezmann: 4
Toujours beaucoup de générosité dans l’effort. De la combativité. Mais totalement impuissant ce soir. Des ballons perdus et peu de créativité offensive.
Ousmane Dembélé: 2
A à peu près tout raté. Fébrile dans ses prises de balles. Fautif sur le (très très) léger contact avec Di Maria qui amène le penalty. L’ombre de lui même. Logiquement remplacé à la 40e par Kolo Muani.
Kylian Mbappé: 9
Il est arrêté sur la plupart des ballons qu’il touche. Parfaitement bloqué par la défense argentine. Première première frappe non cadrée à la 70e. Et puis le tour de magie est arrivé en deux minutes. Penalty et volée fantastique. Plein de sang froid sur son deuxième penalty.
Olivier Giroud: 3
Quasiment aucun ballon touché. De la présence dans les duels aériens mais sans réussite. Étonné de sa sortie pourtant logique à la 40e. Remplacé par Thuram.
Marcus Thuram: 4
Une entrée sans grand impact. N’a pas apporté suffisamment offensivement.
Randal Kolo Muani: 7
Très bonne entrée. A mis du pep’s au domaine offensif des Bleus. N’a pas eu peur de tenter, de prendre des initiatives. A provoqué le penalty grâce une bonne percée. Manque la balle de match au bout de la prolongation. Sa découverte du niveau international lors de ce Mondial devrait le faire grandir.
Kingsley Coman: 6,5
Une entrée dynamique. A apporté de la vitesse au jeu français qui en avait bien besoin.

France Maroc: la fédération marocaine proteste contre l’arbitrage médiocre

France Maroc: la fédération marocaine proteste contre l’arbitrage

*

La fédération marocaine proteste auprès de la fédération internationale en raison de fautes d’arbitrage qui ont été défavorables au Maroc. Une plainte qui ne risque pas cependant d’aboutir compte tenu du fonctionnement « particulier » de la FIFA. Les reproches ne sont pourtant pas infondés. Le problème c’est que chaque pays ou presque pourrait protester contre un arbitrage globalement assez médiocre. La plupart du temps les arbitres signalent des fautes bénignes mais ne sont pas assez rapides pour réagir face à des fautes plus graves voire à de véritables attentats. En cause l’hétérogénéité du corps arbitral, son manque de professionnalisme.

Comme il faut faire plaisir à tous les pays, les arbitres sont choisis un peu au hasard alors qu’il conviendrait de disposer d’un véritable corps d’arbitre de très haut niveau soigneusement sélectionné et compétent pour des rencontres internationales.
La France aussi a pu bénéficier de cet arbitrage médiocre mais elle en a aussi été victime. Ainsi de curieuses tolérances constatées vis-à-vis des agressions dont a été victime régulièrement. Il faut dire que tout cela va tellement vite que les arbitres sont souvent dépassés.

La Fédération marocaine de football (FRMF), qui estime que ses joueurs ont été privés de « deux penalties incontestables » lors de la demi-finale de la Coupe du monde perdue contre la France (2-0), a annoncé jeudi avoir saisi « l’instance compétente » pour contester l’arbitrage.

« La FRMF a adressé une correspondance à l’instance compétente dans laquelle elle revient sur les situations arbitrales ayant privé la sélection marocaine de deux penalties incontestables de l’avis de plusieurs spécialistes de l’arbitrage », indique la Fédération marocaine dans un communiqué.

« L’instance compétente » saisie par la FRMF n’est pas nommée dans ce communiqué. Selon Foot Mercato, c’est auprès de la Fifa que ce recours a été déposé. Durant le Mondial, la Fédération française (FFF) avait de son côté saisi – en vain – la commission de discipline de la Fifa pour protester contre l’annulation du but égalisateur inscrit en toute fin de match par Antoine Griezmann contre la Tunisie et invalidé par la VAR après le coup de sifflet final.

Agé de 38 ans, César Arturo Ramos, qui avait déjà officié lors du Mondial 2018, a arbitré trois autres rencontres au Qatar, dont la victoire du Maroc contre la Belgique (2-0).

FRANCE-MAROC: ENCORE UN MATCH INSUPPORTABLE

FRANCE-MAROC: ENCORE UN MATCH INSUPPORTABLE

Encore un match insupportable contre le Maroc après celui contre l’Angleterre. La France n’a dominé réellement qu’environ 20 minutes. Pour le reste, elle s’est montrée très nerveuse et parfois même inquiétante. Il y a un vrai problème de constance sans doute aussi d’implication et de stratégie. Heureusement, il y a un sublime Griezman pour ratisser tout ce qui traîne et surtout orienter le jeu. Cette fois comme contre l’Angleterre, Lioris a été très bon. Reste une interrogation, la timidité extrême de Dembélé, la difficulté à trouver Mbappé. Bref au total le Maroc – comme l’Angleterre -a assez largement dominé la France qui cependant a réussi grâce à son opportunisme. Il faudra autre chose, un autre niveau et un autre engagement contre l’Argentine. Bref, encore une victoire à l’arraché face à une magnifique équipe du Maroc très technique et très motivée.

Les notes des spécialistes de football sur BFM.

Hugo Lloris : 8/10
Son sauvetage absolument fabuleux sur la bicyclette d’El-Yamiq a préservé l’avantage au score et il restera sans aucun doute dans les mémoires (44e). Comme face à l’Angleterre, il s’est montré impérial sur sa ligne. Son horizontale sur le premier tir marocain, signé Ounahi (10e), avait servi d’avertissement : ça ne passerait pas. Aucune erreur non plus dans ses sorties aériennes.
Jules Koundé : 4/10
La dernière image marquante du match restera son sauvetage aussi héroïque que peu académique sur la ligne de but. Mais, le latéral droit tricolore a été trop souvent débordé sur son côté. On l’a également vu très souvent perdre ses appuis sur les dribbles de ses adversaires.
Raphaël Varane : 6,5/10
Le taulier de la défense tricolore a assumé son rôle par un placement irréprochable. Il a coupé plusieurs actions marocaines en mettant le pied ou la tête au bon moment.
Ibrahima Konaté : 7,5/10
Appelé à la dernière minute pour suppléer Dayot Upamecano, il l’a joué autoritaire. Conquérant dans ses duels, il a rapidement fait oublier qu’il était le titulaire le moins expérimenté avec les Bleus ce soir (6 sélections). Son intervention sur une passe en retrait extrêmement dangereuse à la 54e minute est le symbole de sa prestation.
Théo Hernandez : 6/10
Il n’a mis que cinq minutes à réussir ce qu’aucun adversaire n’avait réussi à faire depuis le début du Mondial : marquer un but à Yassine Bounou. Opportuniste au second poteau, il a sorti son meilleur geste d’attaquant pour mettre les Bleus sur les bons rails. Il a réussi à montrer un bon visage pour se racheter après avoir failli ruiner la demi-finale. Mais il a passé son temps en seconde période à être dépassé dans sa zone à chaque fois que Ziyech et ses coéquipiers ont tenté des redoublements de passe à l’intérieur.
Aurélien Tchouameni : 6,5/10
Le Madrilène avait très faim. Il a beaucoup donné en première période, tant défensivement qu’offensivement (avec deux offrandes pour Mbappé et Giroud sur la même action), tellement qu’il était un peu moins lucide dans le deuxième acte. Mais on retiendra une activité de tous les instants, symbolisée par ses 10 ballons récupérés (record du match à égalité avec Hernandez).
Youssouf Fofana : 5,5/10
Beaucoup d’envie, de l’impact, peut-être trop parfois. Ses montées au pressing ont parfois laissé des espaces que les Marocains se sont empressés d’exploiter. Un déséquilibre qu’on pouvait attendre tant il n’a pas le même profil que l’habituel titulaire, Adrien Rabiot, qui a dû déclarer forfait. On valorisera ses montées balle au pied dans le deuxième acte.
Antoine Griezmann : 8/10
Un récital sur chacune de ses prises de balle, un travail défensif extrêmement précieux (9 ballons récupérés). Que dire de plus qui n’ait pas déjà été dit ? Phénoménal.
Ousmane Dembélé : 3,5/10
Plus il s’applique dans les tâches défensives, moins il sent le football. La tendance observée face à l’Angleterre a de nouveau été constatée. Encore une fois, on s’est langui de le voir quitter la pelouse. Remplacé par Randal Kolo Muani (79e), remplaçant surprise et buteur sur son premier ballon.
Olivier Giroud : 4/10
Une soirée difficile pour le meilleur buteur de l’histoire des Bleus, courageux dans les duels, mais maladroit dans les derniers gestes. Remplacé par Marcus Thuram (65e), auteur d’une entrée incisive sur le côté gauche.
Kylian Mbappé : 6,5/10
Il n’a pas marqué et n’a pas régné sur la rencontre comme il est capable de le faire, mais il est toujours l’arme n°1. Il est impliqué sur les deux buts des Bleus ce soir, ses deux tirs déviés se transformant à chaque fois en offrandes pour un coéquipier au deuxième poteau. Sa faible implication dans certains replis défensifs se remarque beaucoup plus quand Adrien Rabiot n’est pas là pour compenser, surtout quand l’adversaire a ciblé le côté gauche pour faire mal.

Mondial foot France Angleterre : un grand ouf !

Mondial foot France Angleterre : un grand ouf !

Rarement sans doute un match aura été aussi tendu pour les joueurs bien sûr, pour les spectateurs mais aussi pour les téléspectateurs. Des millions et des millions de supporters ont suivi ce match où la France a réellement dominé pendant une partie de la première mi-temps. Elle a ensuite été nettement bousculée au point de rendre l’atmosphère insupportable et électrique.

La délivrance est venue grâce à Giroud éternel remplaçant de luxe, tellement modeste mais tellement efficace, aussi grâce à l’erreur fatale pourtant du courageux et exemplaire anglais Harry kane qui a raté son dernier penalty.( Le type de joueur qui manque aujourd’hui au PSG)

Les Bleus se qualifient en demi-finale de la Coupe du monde grâce non sans difficultés, en remportant leur quart de finale contre l’Angleterre au stade Al-Bayt grâce à des buts d’Aurélien Tchouameni (17e) et d’Olivier Giroud (78e). Pour une place en finale, l’équipe de France affrontera mercredi le Maroc, auteur d’un exploit face au Portugal plus tôt dans la journée (1-0).

Pourtant l’équipe de France a été dominée par une équipe d’Angleterre décomplexée.À noter,une faute bête dans la surface de Theo Hernandez, deux minutes seulement après le but inscrit par un Olivier Giroud qui n’abandonne donc jamais (78e). Même dans ce match où il a été martyrisé par la défense anglaise, il a réussi à s’extirper du marquage d’Harry Maguire pour aller placer sa tête.

La France doit aussi remercier Hugo Lloris, auteur de plusieurs arrêts décisifs. On retiendra donc la victoire mais aussi de nombreuses insuffisances qu’il faudra combler en particulier en défense.

Mbappé, très fortement marqué à la culotte, n’a pas été aussi influent que d’habitude mais cela a été compensé par la force du collectif aussi par le rôle stratégique essentiel de Griezman. À noter enfin que le sélectionneur Deschamps ne passe plus la plus grande partie de son temps sur le banc depuis l’avant-dernier match. Un vrai progrès !

Football -France -Tunisie: surtout le naufrage de Deschamps

Football -France -Tunisie: surtout le naufrage de Deschamps

À l’inverse de la plupart des entraîneurs, Deschamps semble dormir pendant les matchs. En effet, il quitte rarement le banc et se contente la plupart du temps d’observer quand les autres managers ne cessent de réajuster la stratégie de leur équipe et de remobiliser leurs joueurs. Une attitude qui nous a valu une véritable humiliation de la part d’une Tunisie très accrocheuse qui jouait sa qualification. L’équipe de France a été ridicule pendant une grande partie du match sauf quand Deschamps s’est enfin décidé à faire entrer des cadres.

On peut légitimement se demander quelle idée folle a traversé l’esprit du sélectionneur de présenter une équipe pratiquement entièrement nouvelle et sans vraie expérience internationale. Pire, il a mis les joueurs à des postes le plus souvent inconnus d’eux. L’impression générale était que la Tunisie jouait contre une équipe de juniors.

L’argument d’une qualification déjà réalisée avant le match ne tient pas. En effet, on ne gère pas un groupe de cette manière. Cette défaite pourrait en effet porter un coup à la dynamique de succès. Ce match n’a strictement rien apporté sur la valeur des remplaçants. Aucun n’a réussi à émerger de ce désastre.

La cohérence aurait que l’entraîneur garde une ossature de titulaires avec remplacement progressif par des nouveaux joueurs en fonction du score et de la prestation. Rien de tout cela. Quand Dechamps s’est enfin décidé à faire entrer des cadres, il était trop tard. Il faudrait que l’entraîneur cesse ce type d’improvisation surtout en plaçant des joueurs qui ne sont pas réellement à leur poste. Il faudrait aussi qu’il se réveille à temps quand visiblement l’équipe n’est pas dans le rythme. Ce n’est pas 10 minutes de la fin d’un match qu’un entraîneur doit réagir.Il faudrait aussi qu’ils ne passe pas passivement une grande partie des matchs sur le banc et qu’il réagisse. aussi

Si par malheur, la France devait être rapidement éliminée des phases suivantes, le maintien de Dechamps à la tête de l’équipe de France pourrait être mis en cause.

Foot mondial-France -Tunisie: D’abord le naufrage de Déchamps

Foot mondial-France -Tunisie: D’abord le naufrage de Deschamps

La France a subi une véritable humiliation de la part d’une Tunisie très accrocheuse qui jouait sa qualification. L’équipe de France a été ridicule pendant une grande partie du match sauf quand Des champs s’est enfin décidé à faire entrer des cadres.

On peut légitimement se demander quelle idée folle a traversé l’esprit du sélectionneur de présenter une équipe pratiquement entièrement nouvelle et sans vraie expérience internationale. Pire, il a mis les joueurs à des postes le plus souvent inconnus d’eux. L’impression générale était que la Tunisie jouait contre une équipe de juniors.

L’argument d’une qualification déjà réalisée avant le match ne tient pas. En effet, on ne gère pas un groupe de cette manière. Cette défaite pourrait en effet porter un coup à la dynamique de succès. Ce match n’a strictement rien apporté sur la valeur des remplaçants. Aucun n’a réussi à émerger de ce désastre.

La cohérence aurait que l’entraîneur garde une ossature de titulaires avec remplacement progressif par des nouveaux joueurs en fonction du score et de la prestation. Rien de tout cela. Quand Dechamps s’est enfin décidé à faire entrer des cadres, il était trop tard. Il faudrait que l’entraîneur cesse ce type d’improvisation surtout en plaçant des joueurs qui ne sont pas réellement à leur poste. Il faudrait aussi qu’il se réveille à temps quand visiblement l’équipe n’est pas dans le rythme. Ce n’est pas 10 minutes de la fin d’un match qu’un entraîneur doit réagir.Il faudrait aussi qu’ils ne passe pas passivement une grande partie des matchs sur le banc et qu’il réagisse. aussi

Si par malheur, la France devait être rapidement éliminée des phases suivantes, le maintien de Dechamps à la tête de l’équipe de France pourrait être mis en cause.

Les spectateurs, les téléspectateurs et les supporters ont passé une après-midi épouvantable en plus en essuyant les sifflets permanents de supporters tunisiens bien peu sportifs et qui n’ont pas eux aussi été à la hauteur de l’enjeu sur ce plan.

Football et société: La folie du foot fric

Football et société: La folie du foot fric

« L’hypermodernité » du ballon rond se caractérise par de fortes inégalités, des profils inédits d’investisseurs, les stratégies de mondialisation des grands clubs et l’arrivée de nouveaux diffuseurs. Par Luc Arrondel, Paris School of Economics – École d’économie de Paris et Richard Duhautois, Conservatoire national des arts et métiers (CNAM)( dans la Tribune)

On peut aimer le sport et le foot en particulier ( en faire est encore mieux) et se montrer critique vis-à-vis des dérives financières invraisemblables du football. À comparer aussi à la situation souvent assez misérable de champions internationaux dans des disciplines considérées comme marginales.Le football est sans doute le reflet d’inégalités plus générales dans la société. Mais c’est aussi parfois un moment d’union nationale qui fait oublier le reste. NDLR

L’idée que le football est le « miroir » de la société est souvent avancée dans les salons et s’avère plutôt exacte du point de vue de son économie. Branko Milanovic, spécialiste reconnu des inégalités et fin analyste du ballon rond, l’observe bien : « Le football a été un miroir de la société, où les inégalités se sont accrues de manière exponentielle au cours des trois dernières décennies », explique-t-il dans les colonnes du magazine Forbes.

À l’heure d’une Coupe du monde décriée pour ses conditions d’organisation sociales et environnementales, le football du XXIe siècle n’échappe pas, non plus, aux grands débats économiques actuels, notamment celui de la croissance et des inégalités. Selon nous, toutes ces interrogations sont les symptômes d’une transformation historique et économique de ce sport.
D’après le sociologue anglais Richard Giulianotti, le football a connu quatre périodes dans son histoire. La période traditionnelle s’étend de la mise en place des règles à la fin du XIXe siècle jusqu’à la Première Guerre mondiale ; la modernité précoce correspond à l’entre-deux-guerres où s’inventent les compétitions ; la modernité tardive, celle qui voit se construire la professionnalisation, se clôt à la fin des années 1980 ; alors que s’ouvre la période postmoderne, celle de la médiatisation, de la libéralisation du marché du travail et de la croissance.

La thèse que nous défendons dans notre dernier ouvrage est que nous sommes aujourd’hui à l’aube d’une nouvelle ère que nous qualifions d’ »hypermoderne ».

Quatre caractéristiques nous permettent de définir cette hypermodernité. La première concerne les inégalités économiques qui se sont fortement creusées au cours des décennies précédentes. Elles s’observent d’une part entre les clubs d’une même ligue, d’autre part entre les différents championnats, et ont pour conséquence sportive, des compétitions, nationales comme internationales, dominées par quelques équipes beaucoup plus riches que les autres. Elles concernent aussi la distribution des salaires des footballeurs, avec une segmentation de plus en plus forte du marché du travail par rapport aux stars, voire aux superstars.

La deuxième caractéristique tient à l’arrivée de nouveaux profils d’investisseurs, à savoir des fonds d’investissement publics et privés, souvent américains pour ces derniers et déjà propriétaires de franchises de sport collectif outre-Atlantique. Par rapport à la période précédente, ce changement dans la « propriété » peut avoir au moins deux conséquences : le football devra dorénavant être rentable financièrement que ce soit au niveau des clubs ou des ligues ; se constituent par ailleurs des « galaxies » de clubs autour d’un même propriétaire. Les richissimes acquéreurs émiratis de Manchester City ont, par exemple, progressivement fait entrer depuis 2008 dans leur « City football group » onze autres clubs, dont le New York FC, Palerme et Troyes.

La troisième concerne la stratégie de mondialisation des grands clubs et des ligues qui leur assurent des revenus commerciaux et des droits de diffusion internationaux de plus en plus conséquents. Enfin, la dernière caractéristique a trait à la demande de football proprement dite. Elle résulte de l’arrivée de nouveaux diffuseurs comme Amazon Prime en France, de la multiplication des plates-formes de diffusion et des nouveaux modes de consommation du football, notamment chez les jeunes générations.

L’économie du football est ainsi devenue un domaine intéressant pour appliquer la grille d’analyse inspirée par le succès planétaire du livre de l’économiste Thomas Piketty Le Capital au XXIᵉ siècle, dont la première édition remonte à 2013. L’auteur y montrait que le thème de la répartition des richesses et celui des inégalités sont aujourd’hui au cœur de la société. Le football ne semble pas se soustraire à la règle.
Depuis les années 1990, le monde du ballon rond connaît une très forte croissance dans les principaux pays européens. Hors transferts, les revenus des clubs proviennent de quatre sources principales : les droits de retransmission, la billetterie, les sponsors et les produits dérivés (les ventes de maillot par exemple). Tous ont beaucoup augmenté depuis les années 1970 mais dans des proportions différentes : la billetterie, prédominante il y a cinquante ans, a progressivement vu sa part diminuer au profit des droits TV et du sponsoring dans les grands clubs européens.

Ce boom économique s’est accompagné d’une augmentation des inégalités entre les clubs, au niveau national et européen. Comme dans la société en général, cette croissance des inégalités concerne surtout le haut de la distribution. La part des revenus des clubs les plus huppés a augmenté dans le chiffre d’affaires des ligues, ce qui sportivement s’est traduit par une concentration accrue des titres. En première division allemande, par exemple, neuf clubs différents ont remporté la première division dans les années 1960, cinq dans les années 1990 et seulement deux depuis 2010.
Malgré les revenus croissants, l’économie du football reste pourtant une plus « petite économie » que ce que l’on pense. Surtout, jusqu’il y a peu, elle ne génère pas ou peu de profit pour ses actionnaires. Le fait est que de nombreux propriétaires, milliardaires ou fonds souverains, achètent des équipes bien souvent pour d’autres raisons que la simple rentabilité financière de leurs investissements : « soft power », nation branding ou encore philanthropie en sont les maîtres mots.

Lorsque sont liés football et inégalités, vient aussi à l’esprit la question des salaires des joueurs. L’idée qu’ils seraient « trop payés », au niveau individuel ou de la masse salariale des clubs, traverse le champ politique. La droite formule des critiques sociales, la gauche remet en cause le libéralisme qui les alimente : il y a, en tout cas, un certain consensus pour voir dans la rémunération des footballeurs une des sources des maux supposés de l’économie du football actuel.

Notons déjà que seule une toute petite partie des joueurs gagne des millions alors que la majorité a des carrières extrêmement courtes, environ quatre ans dans l’élite en moyenne. Par ailleurs, moins d’un transfert sur trois fait l’objet d’une transaction monétaire dans les cinq grands championnats (Angleterre, Espagne, Italie, Allemagne et France) et environ un sur sept dans le monde entier.
Il n’en demeure pas moins qu’il existe de fortes inégalités entre les footballeurs et que celles-ci se sont également accrues. Baisser les salaires des superstars se heurte cependant à une impasse « morale ». Ces joueurs ont un talent très supérieur à la moyenne dont le coût pour les clubs est fortement convexe : les grandes équipes sont alors prêtes à payer très cher le « génie » de ces joueurs hors normes, talent unique que l’on ne peut « substituer » à celui de plusieurs joueurs « moyens ».

C’est, de plus, pour voir jouer ces derniers qu’un supporter paie sa place au stade, quand bien même cela nuit aux chances de voir leur équipe favorite gagner. De ce point de vue, si l’on adopte les principes philosophiques de John Rawls, les footballeurs superstars « méritent » leur rémunération : l’expression de leur talent contribue au bien-être de la « collectivité », notamment des milieux défavorisés. Daniel Cohen, directeur du département d’Économie de l’école normale supérieure (ENS) de la rue d’Ulm, le formule ainsi dans une chronique écrite pour Le Nouvel Obs :
« le football est le seul cas où des jeunes, venus le plus souvent de milieux populaires, rackettent des milliardaires avec le consentement de ceux-ci. »
Comme le suggère le prolongement du contrat de Kylian Mbappé au Paris Saint-Germain, la tendance est à une augmentation des très hautes rémunérations susceptible de modifier le fonctionnement du marché du travail des footballeurs. On est vraisemblablement passé d’un système à deux segments, les superstars et les autres, à un système à trois segments : les quelques joueurs hyperstars, les superstars plus nombreuses et les autres.

Ce constat sur les inégalités défend-il l’idée d’un football en crise, dans un contexte postpandémique ? Contrairement à tout ce qui était annoncé par les prophètes en bois, ce que le coronavirus a changé dans le football, en dehors des difficultés financières qu’a subi toute l’économie, c’est rien ou pas grand-chose et on ne vit certainement pas l’apocalypse !
La « crise » la plus visible a été celle des supporters en raison du huis clos généralisé à partir de mars 2020 et durant toute la saison 2020-2021. Au-delà de ses aspects financiers, l’absence du public s’est fait sentir à deux niveaux. Sportivement, sans ce « douzième homme », on a pu se demander si cela devenait moins un avantage de jouer à domicile qu’à l’accoutumée. Profitant de cette « expérience naturelle », les économistes ont abouti à des conclusions nuancées en ce qui concerne le résultat des matchs, mais pas sur l’arbitrage. Les hommes en noir se sont montrés plus cléments pour l’équipe visiteuse dans les stades vides, révélant bien un rôle de « pression sociale » des supporters.

Surtout, cela donnait des retransmissions télévisuelles sans la saveur d’une ambiance. L’enseignement à en tirer est que cette dimension du « spectacle » à laquelle les supporters ne sont pas étrangers doit donc être prise en compte quand on mesure l’importance des droits TV dans les budgets des clubs. Maradona disait que « Jouer à huis clos, c’est comme jouer dans un cimetière ».
Les supporters ont récemment également pu être échaudés par la proposition de certains présidents de grands clubs de « faire sécession » à travers le projet (avorté) d’une Super League plus ou moins fermée. Ce projet récurrent, et relancé ces dernières semaines, d’un championnat européen illustre, selon nous, une nécessité économique de réformer les compétitions, évolution qui constitue sans doute l’un des principaux enjeux actuels du football professionnel. La création de la Super League, aboutissement de tous les éléments caractérisant l’hypermodernité du football, en constituerait alors « l’apothéose ».
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Par Luc Arrondel, Économiste, directeur de recherche au CNRS, membre associé, Paris School of Economics – École d’économie de Paris et Richard Duhautois, Conservatoire national des arts et métiers (CNAM)

Coupe du monde 2022 : Le fric foot écarte les classes populaires

Coupe du monde 2022 : Le fric foot écarte les classes populaires

«L’essayiste Christophe Guilluy raconte que dans un nombre croissant d’arrondissements de Paris, les classes populaires ont été expulsées, comme elles ont été expulsées du Parc des Princes.»

Auteur du livre «Au cœur du grand déclassement, la fierté perdue de Peugeot-Sochaux», le journaliste Jean-Baptiste Forray voit dans les critiques adressées à la Coupe du Monde 2022 le signe de la fracture entre les «somewhere» et les «anywhere» (les gens de partout). ( intreview du Figaro)

Journaliste à La Gazette des Communes, Jean-Baptiste Forray est l’auteur du livre-enquête Au cœur du grand déclassement, la fierté perdue de Peugeot-Sochaux (2022, éd. du Cerf).

La Coupe du monde qui démarre est l’une des plus contestées de l’histoire. Derrière les critiques sur les conditions d’organisation, faut-il y voit un ras-le-bol plus large du « foot business » sous sa forme la plus aboutie ?

Jean-Baptiste FORRAY. – Évidemment. Cette Coupe du monde va coûter 187 milliards d’euros, contre 1,3 milliard pour la France en 1998. Entre le coût des places et les stades high-tech, climatisés, qui pour certains seront démontés dans quelques mois, cet événement génère une jacquerie sans précédent.
Le contraste est fort entre le Qatar et les deux précédents organisateurs, la Russie et le Brésil, qui ont une vraie tradition de football et une histoire politique autre. Ce pays, incarne en quelque sorte la classification de l’essayiste britannique David Goodhart, ce sont des «anywhere» en matière de football ; en opposition aux «somewhere», les supporters ancrés dans un territoire.

Ces dernières années, le foot français a été l’objet de nombreuses réformes, comme le passage à venir d’une Ligue 1 de 20 à 18 clubs… Doit-on y voir une volonté de réserver l’élite à un lot de clubs plus «privilégiés» ?
Oui, c’est la tendance à l’œuvre depuis quelques années. Mais il existe certains pôles de résistance à cette évolution assez forts, incarnés par les supporters. C’est la raison pour laquelle les instances tentent à tout prix de les contourner.
Par-delà la question du passage d’une Ligue 1 de 20 à 18 clubs, le fait majeur de ces quinze dernières années dans le championnat de France reste le rachat du PSG, qui peut d’une certaine manière ressembler à un Disneyland du foot. Le prix des places a explosé, à l’image du coût de la vie dans la capitale. Dans son livre Les dépossédés, l’essayiste Christophe Guilluy raconte que dans un nombre croissant d’arrondissements de Paris, les classes populaires ont été expulsées, comme elles ont été expulsées du Parc des Princes. Le tout, sans que sans que la mairie socialiste, ne trouve à redire. Aujourd’hui, on se rend au Parc des Princes comme on se rend à une partie de golf à Saint-Cloud ou à un concert des Rolling Stones dans une loge premium. C’est devenu un spectacle globalisé.
Le PSG n’est pas le seul exemple de cette gentrification. David Peace, dans son roman Rouge ou mort, retrace l’histoire de Bill Shankly, l’entraîneur mythique de Liverpool de 1959 à 1974, un ancien mineur, socialiste de cœur, qui disait : «Le football n’est pas une question de vie ou de mort, c’est beaucoup plus que ça». Le football était d’une certaine façon la religion laïque du prolétariat. À Liverpool, le prix des places a augmenté de 1100% entre les années 1990 et aujourd’hui. Comme à Paris, toute une population a été a été mise hors du jeu.

La Coupe du monde fait renaître chez beaucoup de gens la nostalgie du foot populaire. Ou du moins, du foot d’avant.

En 1997, à l’occasion d’un quart de finale de Coupe d’Europe, les enfants de Liverpool Robbie Fowler et Steve McManaman ont exhibé un t-shirt en soutien aux dockers de leur ville en grève. La FIFA les a sanctionnés, en prétendant qu’elle ne tolérait aucune manifestation politique. En revanche, elle s’accommode très bien du «foot business».
Ce déclin du foot populaire, en France, s’inscrit-il dans un cadre politique plus large ?
Oui, et elle s’inscrit notamment dans un clivage territorial plus large entre les «somewhere» et les «anywhere». Le charme du foot français, comme ailleurs, c’est que les équipes fanion des petites villes peuvent tenir la dragée haute aux gros du championnat. C’est la potentielle victoire des sous-préfectures sur les métropoles, à l’image du RC Lens, champion de France 1998, qui connaît un regain de forme cette saison.

De ce point de vue, la Coupe du monde fait renaître chez beaucoup de gens la nostalgie du foot populaire. Ou du moins, du foot d’avant. Une forme de paradis perdu de l’enfance avec ces perdants magnifiques et ces folles épopées humaines, à l’image de celle des Verts en 1976.

En quoi le cas du FC Sochaux illustre-t-il cette évolution du football ?
J’ai écrit mon livreAu cœur du grand déclassement, la fierté perdue de Peugeot-Sochaux après avoir entendu une déclaration de la directrice des partenariats de et du sponsoring de Peugeot interrogées depuis une loge VIP à Roland-Garros sur le partenariat entre la marque au lion et le célèbre tournoi de tennis, en 2019. Quand un journaliste d’Europe 1 lui a demandé ce qui allait advenir du FC Sochaux-Montbéliard, elle lui a fait la réponse suivante : «Le football, c’est un sport qui ne va pas trop avec nos valeurs. Il véhicule des valeurs populaires, alors que nous, on essaie de monter en gamme».
Cette déclaration dépasse le cadre du football et illustre l’abandon des classes populaires par les élites globalisées. Les supporters de Sochaux, historiquement liés à Peugeot, sont ainsi traités comme une quantité négligeable. Ces propos laissent penser que les fans sentent sans doute trop l’huile de vidange pour les décideurs parisiens du groupe Peugeot. D’ailleurs, la marque a lâché le club en 2014.

La critique du «foot business» n’est-elle pas aussi ancienne que l’histoire du foot ?
Je pense, oui. Si on prend l’exemple de Sochaux, c’était un club dirigé jadis par la famille Peugeot, une vieille famille protestante qui n’avait pas du tout la méfiance que peuvent avoir les catholiques vis-à-vis de l’argent. Le FC Sochaux a été à l’avant-garde de la professionnalisation du foot en France. Dès les années 30, des joueurs ont commencé à être rémunérés pour leur activité sportive. Le club était constitué de pléthore d’internationaux. C’était un peu les PSG de l’époque. Mais les sommes n’étaient évidemment pas les mêmes et les joueurs ressemblaient davantage au noyau dur de supporters dans leur attitude. On pouvait encore discuter avec eux après les entraînements.
Quand la grande équipe de Sochaux se qualifie en demi-finale de Coupe d’Europe 1981, l’équipe ressemblait aux salariés de Peugeot, aux ouvriers de la «Peuge». Il y avait en son sein le Yougoslave Salih Tsitso Durkalić, à l’image de la diaspora yougoslave qui travaillait dans les ateliers de l’usine. L’augmentation des salaires a créé de la distance. Aujourd’hui, les joueurs sont aussi entourés d’une armée de communicants et d’avocats spécialisés dans l’optimisation fiscale ou dans le Royaume. On est loin des «prolos» du foot et de ce sport comme vecteur d’intégration.

Sport et société: La folie du foot fric

Sport et société: La folie du foot fric

« L’hypermodernité » du ballon rond se caractérise par de fortes inégalités, des profils inédits d’investisseurs, les stratégies de mondialisation des grands clubs et l’arrivée de nouveaux diffuseurs. Par Luc Arrondel, Paris School of Economics – École d’économie de Paris et Richard Duhautois, Conservatoire national des arts et métiers (CNAM)( dans la Tribune)

On peut aimer le sport et le foot en particulier ( en faire est encore mieux) et se montrer critique vis-à-vis des dérives financières invraisemblables du football. À comparer aussi à la situation souvent assez misérable de champion internationaux dans des disciplines considérées comme marginales.Le football est sans doute le reflet d’inégalités plus générales dans la société NDLR

L’idée que le football est le « miroir » de la société est souvent avancée dans les salons et s’avère plutôt exacte du point de vue de son économie. Branko Milanovic, spécialiste reconnu des inégalités et fin analyste du ballon rond, l’observe bien : « Le football a été un miroir de la société, où les inégalités se sont accrues de manière exponentielle au cours des trois dernières décennies », explique-t-il dans les colonnes du magazine Forbes.

À l’heure d’une Coupe du monde décriée pour ses conditions d’organisation sociales et environnementales, le football du XXIe siècle n’échappe pas, non plus, aux grands débats économiques actuels, notamment celui de la croissance et des inégalités. Selon nous, toutes ces interrogations sont les symptômes d’une transformation historique et économique de ce sport.
D’après le sociologue anglais Richard Giulianotti, le football a connu quatre périodes dans son histoire. La période traditionnelle s’étend de la mise en place des règles à la fin du XIXe siècle jusqu’à la Première Guerre mondiale ; la modernité précoce correspond à l’entre-deux-guerres où s’inventent les compétitions ; la modernité tardive, celle qui voit se construire la professionnalisation, se clôt à la fin des années 1980 ; alors que s’ouvre la période postmoderne, celle de la médiatisation, de la libéralisation du marché du travail et de la croissance.

La thèse que nous défendons dans notre dernier ouvrage est que nous sommes aujourd’hui à l’aube d’une nouvelle ère que nous qualifions d’ »hypermoderne ».

Quatre caractéristiques nous permettent de définir cette hypermodernité. La première concerne les inégalités économiques qui se sont fortement creusées au cours des décennies précédentes. Elles s’observent d’une part entre les clubs d’une même ligue, d’autre part entre les différents championnats, et ont pour conséquence sportive, des compétitions, nationales comme internationales, dominées par quelques équipes beaucoup plus riches que les autres. Elles concernent aussi la distribution des salaires des footballeurs, avec une segmentation de plus en plus forte du marché du travail par rapport aux stars, voire aux superstars.

La deuxième caractéristique tient à l’arrivée de nouveaux profils d’investisseurs, à savoir des fonds d’investissement publics et privés, souvent américains pour ces derniers et déjà propriétaires de franchises de sport collectif outre-Atlantique. Par rapport à la période précédente, ce changement dans la « propriété » peut avoir au moins deux conséquences : le football devra dorénavant être rentable financièrement que ce soit au niveau des clubs ou des ligues ; se constituent par ailleurs des « galaxies » de clubs autour d’un même propriétaire. Les richissimes acquéreurs émiratis de Manchester City ont, par exemple, progressivement fait entrer depuis 2008 dans leur « City football group » onze autres clubs, dont le New York FC, Palerme et Troyes.

La troisième concerne la stratégie de mondialisation des grands clubs et des ligues qui leur assurent des revenus commerciaux et des droits de diffusion internationaux de plus en plus conséquents. Enfin, la dernière caractéristique a trait à la demande de football proprement dite. Elle résulte de l’arrivée de nouveaux diffuseurs comme Amazon Prime en France, de la multiplication des plates-formes de diffusion et des nouveaux modes de consommation du football, notamment chez les jeunes générations.

L’économie du football est ainsi devenue un domaine intéressant pour appliquer la grille d’analyse inspirée par le succès planétaire du livre de l’économiste Thomas Piketty Le Capital au XXIᵉ siècle, dont la première édition remonte à 2013. L’auteur y montrait que le thème de la répartition des richesses et celui des inégalités sont aujourd’hui au cœur de la société. Le football ne semble pas se soustraire à la règle.
Depuis les années 1990, le monde du ballon rond connaît une très forte croissance dans les principaux pays européens. Hors transferts, les revenus des clubs proviennent de quatre sources principales : les droits de retransmission, la billetterie, les sponsors et les produits dérivés (les ventes de maillot par exemple). Tous ont beaucoup augmenté depuis les années 1970 mais dans des proportions différentes : la billetterie, prédominante il y a cinquante ans, a progressivement vu sa part diminuer au profit des droits TV et du sponsoring dans les grands clubs européens.

Ce boom économique s’est accompagné d’une augmentation des inégalités entre les clubs, au niveau national et européen. Comme dans la société en général, cette croissance des inégalités concerne surtout le haut de la distribution. La part des revenus des clubs les plus huppés a augmenté dans le chiffre d’affaires des ligues, ce qui sportivement s’est traduit par une concentration accrue des titres. En première division allemande, par exemple, neuf clubs différents ont remporté la première division dans les années 1960, cinq dans les années 1990 et seulement deux depuis 2010.
Malgré les revenus croissants, l’économie du football reste pourtant une plus « petite économie » que ce que l’on pense. Surtout, jusqu’il y a peu, elle ne génère pas ou peu de profit pour ses actionnaires. Le fait est que de nombreux propriétaires, milliardaires ou fonds souverains, achètent des équipes bien souvent pour d’autres raisons que la simple rentabilité financière de leurs investissements : « soft power », nation branding ou encore philanthropie en sont les maîtres mots.

Lorsque sont liés football et inégalités, vient aussi à l’esprit la question des salaires des joueurs. L’idée qu’ils seraient « trop payés », au niveau individuel ou de la masse salariale des clubs, traverse le champ politique. La droite formule des critiques sociales, la gauche remet en cause le libéralisme qui les alimente : il y a, en tout cas, un certain consensus pour voir dans la rémunération des footballeurs une des sources des maux supposés de l’économie du football actuel.

Notons déjà que seule une toute petite partie des joueurs gagne des millions alors que la majorité a des carrières extrêmement courtes, environ quatre ans dans l’élite en moyenne. Par ailleurs, moins d’un transfert sur trois fait l’objet d’une transaction monétaire dans les cinq grands championnats (Angleterre, Espagne, Italie, Allemagne et France) et environ un sur sept dans le monde entier.
Il n’en demeure pas moins qu’il existe de fortes inégalités entre les footballeurs et que celles-ci se sont également accrues. Baisser les salaires des superstars se heurte cependant à une impasse « morale ». Ces joueurs ont un talent très supérieur à la moyenne dont le coût pour les clubs est fortement convexe : les grandes équipes sont alors prêtes à payer très cher le « génie » de ces joueurs hors normes, talent unique que l’on ne peut « substituer » à celui de plusieurs joueurs « moyens ».

C’est, de plus, pour voir jouer ces derniers qu’un supporter paie sa place au stade, quand bien même cela nuit aux chances de voir leur équipe favorite gagner. De ce point de vue, si l’on adopte les principes philosophiques de John Rawls, les footballeurs superstars « méritent » leur rémunération : l’expression de leur talent contribue au bien-être de la « collectivité », notamment des milieux défavorisés. Daniel Cohen, directeur du département d’Économie de l’école normale supérieure (ENS) de la rue d’Ulm, le formule ainsi dans une chronique écrite pour Le Nouvel Obs :
« le football est le seul cas où des jeunes, venus le plus souvent de milieux populaires, rackettent des milliardaires avec le consentement de ceux-ci. »
Comme le suggère le prolongement du contrat de Kylian Mbappé au Paris Saint-Germain, la tendance est à une augmentation des très hautes rémunérations susceptible de modifier le fonctionnement du marché du travail des footballeurs. On est vraisemblablement passé d’un système à deux segments, les superstars et les autres, à un système à trois segments : les quelques joueurs hyperstars, les superstars plus nombreuses et les autres.

Ce constat sur les inégalités défend-il l’idée d’un football en crise, dans un contexte postpandémique ? Contrairement à tout ce qui était annoncé par les prophètes en bois, ce que le coronavirus a changé dans le football, en dehors des difficultés financières qu’a subi toute l’économie, c’est rien ou pas grand-chose et on ne vit certainement pas l’apocalypse !
La « crise » la plus visible a été celle des supporters en raison du huis clos généralisé à partir de mars 2020 et durant toute la saison 2020-2021. Au-delà de ses aspects financiers, l’absence du public s’est fait sentir à deux niveaux. Sportivement, sans ce « douzième homme », on a pu se demander si cela devenait moins un avantage de jouer à domicile qu’à l’accoutumée. Profitant de cette « expérience naturelle », les économistes ont abouti à des conclusions nuancées en ce qui concerne le résultat des matchs, mais pas sur l’arbitrage. Les hommes en noir se sont montrés plus cléments pour l’équipe visiteuse dans les stades vides, révélant bien un rôle de « pression sociale » des supporters.

Surtout, cela donnait des retransmissions télévisuelles sans la saveur d’une ambiance. L’enseignement à en tirer est que cette dimension du « spectacle » à laquelle les supporters ne sont pas étrangers doit donc être prise en compte quand on mesure l’importance des droits TV dans les budgets des clubs. Maradona disait que « Jouer à huis clos, c’est comme jouer dans un cimetière ».
Les supporters ont récemment également pu être échaudés par la proposition de certains présidents de grands clubs de « faire sécession » à travers le projet (avorté) d’une Super League plus ou moins fermée. Ce projet récurrent, et relancé ces dernières semaines, d’un championnat européen illustre, selon nous, une nécessité économique de réformer les compétitions, évolution qui constitue sans doute l’un des principaux enjeux actuels du football professionnel. La création de la Super League, aboutissement de tous les éléments caractérisant l’hypermodernité du football, en constituerait alors « l’apothéose ».
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Par Luc Arrondel, Économiste, directeur de recherche au CNRS, membre associé, Paris School of Economics – École d’économie de Paris et Richard Duhautois, Conservatoire national des arts et métiers (CNAM)

Foot- Coupe du monde Qatar : un premier match vraiment sans intérêt

Foot- Coupe du monde Qatar : un premier match vraiment sans intérêt

Le premier match entre le Qatar et l’Équateur a été relativement insipide. En tout cas pas un match digne d’une coupe du monde. Cela a surtout confirmé que le Qatar n’est pas une terre de football et aussi que les conditions atmosphériques ne sont guère compatibles avec l’exercice sportif.

De toute évidence, il n’existe pas de culture football au Qatar. Pour preuve environ la moitié des spectateurs locaux ont quitté le stade bien avant la fin de la partie.

Sur le plan strictement footballistique, le Qatar a été dominé sur tous les plans et le score aurait pu facilement atteindre 5 à 0 avec un peu de chance. Finalement, l’Équateur a gagné par deux à zéro.

Sur le plan physique, l’équipe du Qatar toujours en retard n’a pas résisté à l’engagement des joueurs équatoriens. Le pire est sans doute le plan technique. Trop de passes approximatives, de déchets, des manques évidents d’expérience internationale de la part du Qatar.

Un match à vite oublier. Pour les prochains matchs, le score risque d’être beaucoup plus sanglant quand le Qatar va affronter le Sénégal ou encore les Pays-Bas.

Cela confirme que le choix du Qatar été surtout politique et non sportif. Cela ne grandit pas la fédération internationale de football qui entretient des liens de plus en plus troubles avec les milliards. La corruption a pris des proportions invraisemblables dans cette fédération où « tout le monde mange ».

Société: La folie du foot fric

Société: La folie du foot fric

« L’hypermodernité » du ballon rond se caractérise par de fortes inégalités, des profils inédits d’investisseurs, les stratégies de mondialisation des grands clubs et l’arrivée de nouveaux diffuseurs. Par Luc Arrondel, Paris School of Economics – École d’économie de Paris et Richard Duhautois, Conservatoire national des arts et métiers (CNAM)( dans la Tribune)

L’idée que le football est le « miroir » de la société est souvent avancée dans les salons et s’avère plutôt exacte du point de vue de son économie. Branko Milanovic, spécialiste reconnu des inégalités et fin analyste du ballon rond, l’observe bien : « Le football a été un miroir de la société, où les inégalités se sont accrues de manière exponentielle au cours des trois dernières décennies », explique-t-il dans les colonnes du magazine Forbes.

À l’heure d’une Coupe du monde décriée pour ses conditions d’organisation sociales et environnementales, le football du XXIe siècle n’échappe pas, non plus, aux grands débats économiques actuels, notamment celui de la croissance et des inégalités. Selon nous, toutes ces interrogations sont les symptômes d’une transformation historique et économique de ce sport.
D’après le sociologue anglais Richard Giulianotti, le football a connu quatre périodes dans son histoire. La période traditionnelle s’étend de la mise en place des règles à la fin du XIXe siècle jusqu’à la Première Guerre mondiale ; la modernité précoce correspond à l’entre-deux-guerres où s’inventent les compétitions ; la modernité tardive, celle qui voit se construire la professionnalisation, se clôt à la fin des années 1980 ; alors que s’ouvre la période postmoderne, celle de la médiatisation, de la libéralisation du marché du travail et de la croissance.

La thèse que nous défendons dans notre dernier ouvrage est que nous sommes aujourd’hui à l’aube d’une nouvelle ère que nous qualifions d’ »hypermoderne ».

Quatre caractéristiques nous permettent de définir cette hypermodernité. La première concerne les inégalités économiques qui se sont fortement creusées au cours des décennies précédentes. Elles s’observent d’une part entre les clubs d’une même ligue, d’autre part entre les différents championnats, et ont pour conséquence sportive, des compétitions, nationales comme internationales, dominées par quelques équipes beaucoup plus riches que les autres. Elles concernent aussi la distribution des salaires des footballeurs, avec une segmentation de plus en plus forte du marché du travail par rapport aux stars, voire aux superstars.

La deuxième caractéristique tient à l’arrivée de nouveaux profils d’investisseurs, à savoir des fonds d’investissement publics et privés, souvent américains pour ces derniers et déjà propriétaires de franchises de sport collectif outre-Atlantique. Par rapport à la période précédente, ce changement dans la « propriété » peut avoir au moins deux conséquences : le football devra dorénavant être rentable financièrement que ce soit au niveau des clubs ou des ligues ; se constituent par ailleurs des « galaxies » de clubs autour d’un même propriétaire. Les richissimes acquéreurs émiratis de Manchester City ont, par exemple, progressivement fait entrer depuis 2008 dans leur « City football group » onze autres clubs, dont le New York FC, Palerme et Troyes.

La troisième concerne la stratégie de mondialisation des grands clubs et des ligues qui leur assurent des revenus commerciaux et des droits de diffusion internationaux de plus en plus conséquents. Enfin, la dernière caractéristique a trait à la demande de football proprement dite. Elle résulte de l’arrivée de nouveaux diffuseurs comme Amazon Prime en France, de la multiplication des plates-formes de diffusion et des nouveaux modes de consommation du football, notamment chez les jeunes générations.

L’économie du football est ainsi devenue un domaine intéressant pour appliquer la grille d’analyse inspirée par le succès planétaire du livre de l’économiste Thomas Piketty Le Capital au XXIᵉ siècle, dont la première édition remonte à 2013. L’auteur y montrait que le thème de la répartition des richesses et celui des inégalités sont aujourd’hui au cœur de la société. Le football ne semble pas se soustraire à la règle.
Depuis les années 1990, le monde du ballon rond connaît une très forte croissance dans les principaux pays européens. Hors transferts, les revenus des clubs proviennent de quatre sources principales : les droits de retransmission, la billetterie, les sponsors et les produits dérivés (les ventes de maillot par exemple). Tous ont beaucoup augmenté depuis les années 1970 mais dans des proportions différentes : la billetterie, prédominante il y a cinquante ans, a progressivement vu sa part diminuer au profit des droits TV et du sponsoring dans les grands clubs européens.

Ce boom économique s’est accompagné d’une augmentation des inégalités entre les clubs, au niveau national et européen. Comme dans la société en général, cette croissance des inégalités concerne surtout le haut de la distribution. La part des revenus des clubs les plus huppés a augmenté dans le chiffre d’affaires des ligues, ce qui sportivement s’est traduit par une concentration accrue des titres. En première division allemande, par exemple, neuf clubs différents ont remporté la première division dans les années 1960, cinq dans les années 1990 et seulement deux depuis 2010.
Malgré les revenus croissants, l’économie du football reste pourtant une plus « petite économie » que ce que l’on pense. Surtout, jusqu’il y a peu, elle ne génère pas ou peu de profit pour ses actionnaires. Le fait est que de nombreux propriétaires, milliardaires ou fonds souverains, achètent des équipes bien souvent pour d’autres raisons que la simple rentabilité financière de leurs investissements : « soft power », nation branding ou encore philanthropie en sont les maîtres mots.

Lorsque sont liés football et inégalités, vient aussi à l’esprit la question des salaires des joueurs. L’idée qu’ils seraient « trop payés », au niveau individuel ou de la masse salariale des clubs, traverse le champ politique. La droite formule des critiques sociales, la gauche remet en cause le libéralisme qui les alimente : il y a, en tout cas, un certain consensus pour voir dans la rémunération des footballeurs une des sources des maux supposés de l’économie du football actuel.

Notons déjà que seule une toute petite partie des joueurs gagne des millions alors que la majorité a des carrières extrêmement courtes, environ quatre ans dans l’élite en moyenne. Par ailleurs, moins d’un transfert sur trois fait l’objet d’une transaction monétaire dans les cinq grands championnats (Angleterre, Espagne, Italie, Allemagne et France) et environ un sur sept dans le monde entier.
Il n’en demeure pas moins qu’il existe de fortes inégalités entre les footballeurs et que celles-ci se sont également accrues. Baisser les salaires des superstars se heurte cependant à une impasse « morale ». Ces joueurs ont un talent très supérieur à la moyenne dont le coût pour les clubs est fortement convexe : les grandes équipes sont alors prêtes à payer très cher le « génie » de ces joueurs hors normes, talent unique que l’on ne peut « substituer » à celui de plusieurs joueurs « moyens ».

C’est, de plus, pour voir jouer ces derniers qu’un supporter paie sa place au stade, quand bien même cela nuit aux chances de voir leur équipe favorite gagner. De ce point de vue, si l’on adopte les principes philosophiques de John Rawls, les footballeurs superstars « méritent » leur rémunération : l’expression de leur talent contribue au bien-être de la « collectivité », notamment des milieux défavorisés. Daniel Cohen, directeur du département d’Économie de l’école normale supérieure (ENS) de la rue d’Ulm, le formule ainsi dans une chronique écrite pour Le Nouvel Obs :
« le football est le seul cas où des jeunes, venus le plus souvent de milieux populaires, rackettent des milliardaires avec le consentement de ceux-ci. »
Comme le suggère le prolongement du contrat de Kylian Mbappé au Paris Saint-Germain, la tendance est à une augmentation des très hautes rémunérations susceptible de modifier le fonctionnement du marché du travail des footballeurs. On est vraisemblablement passé d’un système à deux segments, les superstars et les autres, à un système à trois segments : les quelques joueurs hyperstars, les superstars plus nombreuses et les autres.

Ce constat sur les inégalités défend-il l’idée d’un football en crise, dans un contexte postpandémique ? Contrairement à tout ce qui était annoncé par les prophètes en bois, ce que le coronavirus a changé dans le football, en dehors des difficultés financières qu’a subi toute l’économie, c’est rien ou pas grand-chose et on ne vit certainement pas l’apocalypse !
La « crise » la plus visible a été celle des supporters en raison du huis clos généralisé à partir de mars 2020 et durant toute la saison 2020-2021. Au-delà de ses aspects financiers, l’absence du public s’est fait sentir à deux niveaux. Sportivement, sans ce « douzième homme », on a pu se demander si cela devenait moins un avantage de jouer à domicile qu’à l’accoutumée. Profitant de cette « expérience naturelle », les économistes ont abouti à des conclusions nuancées en ce qui concerne le résultat des matchs, mais pas sur l’arbitrage. Les hommes en noir se sont montrés plus cléments pour l’équipe visiteuse dans les stades vides, révélant bien un rôle de « pression sociale » des supporters.

Surtout, cela donnait des retransmissions télévisuelles sans la saveur d’une ambiance. L’enseignement à en tirer est que cette dimension du « spectacle » à laquelle les supporters ne sont pas étrangers doit donc être prise en compte quand on mesure l’importance des droits TV dans les budgets des clubs. Maradona disait que « Jouer à huis clos, c’est comme jouer dans un cimetière ».
Les supporters ont récemment également pu être échaudés par la proposition de certains présidents de grands clubs de « faire sécession » à travers le projet (avorté) d’une Super League plus ou moins fermée. Ce projet récurrent, et relancé ces dernières semaines, d’un championnat européen illustre, selon nous, une nécessité économique de réformer les compétitions, évolution qui constitue sans doute l’un des principaux enjeux actuels du football professionnel. La création de la Super League, aboutissement de tous les éléments caractérisant l’hypermodernité du football, en constituerait alors « l’apothéose ».
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Par Luc Arrondel, Économiste, directeur de recherche au CNRS, membre associé, Paris School of Economics – École d’économie de Paris et Richard Duhautois, Conservatoire national des arts et métiers (CNAM)

Foot -Salaire MBappé, un salaire de 630 millions en trois ans ou la folie du foot

Foot -Salaire MBappé, 630 millions en trois ans ou la folie du foot

Le football continue d’entretenir une véritable folie financière . Ainsi Bappé, l’attaquant français aurait prolongé pour un montant de 630 millions d’euros brut, étalés sur trois saisons, ce qui lui vaut de qualifier le bail de « contrat du siècle ». .

Le Parisien évoquait ainsi un accord scellé en mai entre le club parisien et Kylian Mbappé, portant sur un salaire de 72 millions d’euros brut par an, soit six millions brut par mois, 2,7 net après impôts. Mbappé aurait aussi touché une prime à la signature de 180 millions d’euros brut, ainsi qu’une prime dite de fidélité, touchée à chaque fin de mercato estival si le joueur ne quitte pas la capitale. Une prime progressive, passant de 70 à 80, puis 90 millions d’euros brut chaque été.

Cette folie financière qui creuse la tombe de nombre de clubs pros ne doit cependant pas faire oublier que la très grosse majorité des sportifs sont de purs amateurs dans le foot comme dans d’autres disciplines.Sans parler des dirigeants amateurs qui sont, eux, souvent de leur poche.

Le problème de ce salaire démentiel est qu’il tire la concurrence des autres clubs riches vers des rémunérations de plus en plus élevées. L’équilibre financier de nombreux clubs est en cause et un jour ou l’autre ils doivent être rachetés par des sponsors américains , russes ou arabes. Ou à défaut disparaître. La régulation financière dans le football n’est pas à l’ordre du jour car fédération et confédération sont mouillées jusqu’au coup dans ces excès ( voir affaire de dirigeants impliqués et condamnés; et dernièrement l’affaire du Qatar pour la coupe du monde)

MBappé, un salaire de 630 millions en trois ans ou la folie du foot

MBappé, un salaire de 630 millions en trois ans ou la folie du foot

Le football continue d’entretenir une véritable folie financière . Ainsi Bappé, l’attaquant français aurait prolongé pour un montant de 630 millions d’euros brut, étalés sur trois saisons, ce qui lui vaut de qualifier le bail de « contrat du siècle ». .

Le Parisien évoquait ainsi un accord scellé en mai entre le club parisien et Kylian Mbappé, portant sur un salaire de 72 millions d’euros brut par an, soit six millions brut par mois, 2,7 net après impôts. Mbappé aurait aussi touché une prime à la signature de 180 millions d’euros brut, ainsi qu’une prime dite de fidélité, touchée à chaque fin de mercato estival si le joueur ne quitte pas la capitale. Une prime progressive, passant de 70 à 80, puis 90 millions d’euros brut chaque été.

Cette folie financière qui creuse la tombe de nombre de clubs pros ne doit cependant pas faire oublier que la très grosse majorité des sportifs sont de purs amateurs dans le foot comme dans d’autres disciplines.

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