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Social- Conflit des Retraites : la légitimité de la CFDT est celle de la démocratie

Social- Conflit des Retraites : la légitimité de la CFDT est celle de la démocratie

 

Plusieurs responsables  gauchistes (de Sud ou de la CGT notamment), contestent le droit de la CFDT à s’immiscer dans la gestion de la question des retraites. Ils n’hésitent  pas d’ailleurs à utiliser des discours et des moyens de type stalinien pour tenter d’empêcher la CFDT de jouer son rôle.

 

La légitimité de la CFDT pourtant indiscutable. D’abord il faut signaler  à ces militants gauchistes que les organisations réformistes sont majoritaires en France et que la CFDT est devenue le premier syndicat. Le concept même de régime universel des retraites avec concurremment la suppression des régimes spéciaux est une idée de la CFDT qui milite pour davantage de justice sociale.

 

Les discours staliniens et les actions complètement irresponsables aussi bien des militants gauchistes que des organisations radicales sont en train de tuer encore un peu plus le syndicalisme. Un mouvement déjà largement discrédité précisément du fait de l’incompétence et de l’irresponsabilité de dirigeants qui systématiquement conduisent le mouvement social dans le mur.

 

En cause, aussi la personnalité des dirigeants dont beaucoup ignorent tout de la complexité des dossiers et qui masquent leur incompétence par le simplisme et la radicalité de leur position. La médiocrité de certains syndicats ne peut attirer que des militants médiocres , une sorte  de cercle non vertueux infernal.

 

Conflit des Retraites : la légitimité de la CFDT est celle de la démocratie

Conflit des Retraites : la légitimité de la CFDT est celle de la démocratie

 

Plusieurs responsables  gauchistes (de Sud ou de la CGT notamment), contestent le droit de la CFDT à s’immiscer dans la gestion de la question des retraites. Ils n’hésitent  pas d’ailleurs à utiliser des discours et des moyens de type stalinien pour tenter d’empêcher la CFDT de jouer son rôle.

La légitimité de la CFDT pourtant indiscutable. D’abord il faut signaler  à ces militants gauchistes que les organisations réformistes sont majoritaires en France et que la CFDT est devenue le premier syndicat. Le concept même de régime universel des retraites avec concurremment la suppression des régimes spéciaux est une idée de la CFDT qui milite pour davantage de justice sociale.

 

Les discours staliniens et les actions complètement irresponsables aussi bien des militants gauchistes que les organisations radicales sont en train de tuer encore un peu plus le mouvement syndical. Un mouvement déjà largement discrédité précisément du fait de l’incompétence et de l’irresponsabilité de dirigeants qui systématiquement conduisent le mouvement social dans le mur.

 

En cause, aussi la personnalité des dirigeants dont beaucoup ignorent tout de la complexité des dossiers et qui masquent leur incompétence par le simplisme et la radicalité de leur position. La médiocrité de certains syndicats ne peut attirer que des militants médiocres , une sorte  de cercle non vertueux infernal.

 

Retraites- Attendre le 7 janvier pour la reprise des négociations est irresponsable

Attendre le  7 janvier pour la reprise des négociations est irresponsable

 

Face au blocage persistant, le gouvernement a annoncé une nouvelle séries de discussions avec les partenaires sociaux qui s’ouvriront seulement le 7 janvier. On peut légitimement se demander à quoi joue le gouvernement. En effet, il aura fallu attendre mardi 24  pour que le Premier ministre se réveille pour indiquer que la reprise des négociations aura lieu dans une quinzaine de jours à savoir le 7 janvier. Une attitude évidemment complètement irresponsable. On comprend mal que le gouvernement se soit mis en vacances alors que le pays est affecté par des troubles sociaux. Il est clair qu’en la  circonstance le gouvernement a choisi la stratégie du pourrissement. Le problème c’est que cette même stratégie du pourrissement a été utilisée sans succès vis-à-vis des gilets jaunes et que le pays s’est enfoncé dans la chienlit pendant  des mois. Ce qui risque de se reproduire avec ce qu’on peut appeler maintenant les gilets rouges. Le gouvernement joue dangereusement avec le feu. Il ne faut guère espérer que les radicaux gauchistes atténuent leur action. Certes la participation aux grèves va connaître sans doute des mouvements de yo-yo sur une tendance baissière mais elle risque d’être compensée par le réveil de certaines catégories sociales qui pourraient protester non seulement vis-à-vis des retraites mais de manière plus générale vis-à-vis des conditions de travail et des salaires ( hôpital ou enseignement par exemple).

En dépit des appels à la trêve lancés par l’exécutif pour les fêtes de fin d’année, les transports restent donc très perturbés et le ton est monté d’un cran dans le secteur de l’énergie avec le vote par les salariés de la mise à l’arrêt de plusieurs raffineries. Face au blocage persistant, le gouvernement a enfin annoncé une nouvelle séries de discussions avec les partenaires sociaux qui s’ouvriront le 7 janvier. Elles se déclineront ensuite pendant tout le mois avec les ministres et secrétaires d’Etat concernés et porteront sur quatre chantiers : pénibilité, transitions vers le futur système unique de retraites par points, minimum contributif et fins de carrière. Le Premier ministre Edouard Philippe présentera également dans la semaine du 6 janvier une “méthode de travail” pour l’équilibre financier du système, a précisé Matignon dans un communiqué. Une nouvelle journée interprofessionnelle de manifestations et de grève est d’ores et déjà prévue le 9 janvier à l’appel de l’intersyndicale mobilisée contre la réforme (CGT-FO-FSU-Solidaires-FIDL-MNL-UNEF-Unl).

Dans le collimateur des manifestants et des grévistes, la réforme du système des retraites voulue par Emmanuel Macron qui prévoit le remplacement des 42 régimes existants par un système universel par points, un changement perçu par ses détracteurs comme la porte ouverte à une précarisation des retraités. Le gouvernement continue de défendre l’instauration d’un âge pivot à 64 ans à l’échéance 2027, une option qu’il juge “juste” pour rééquilibrer financièrement le système mais un casus belli pour les syndicats réformateurs au premier rang desquels la CFDT. On peut quand même s’interroger pourquoi on attend encore 15 jours pour négocier alors qu’une partie des transports bloque la vie économique et sociale.

L’océan ( la flore et la faune) est menacé par une baisse d’oxygène

L’océan ( la flore et la faune) est menacé par  une baisse d’oxygène

L’océan ( la flore et la faune) est menacé par  une baisse d’oxygène selon un rapport de  l’Union internationale pour la conservation de la nature, l’UICN, dont a rendu compte le Monde. Les chercheurs avaient déjà montré que les océans s’étaient acidifiés, à cause des émissions de CO2 liées aux activités humaines, ils pointent cette fois du doigt, les effets néfastes du manque d’oxygène  sur les poissons notamment.

Le rapport, basé sur les travaux de 67 experts et présenté comme le plus important à ce jour sur ce sujet, se penche sur ce phénomène mal connu. Il en ressort que cette perte d’oxygène « constitue une menace croissante pour la pêche et certains groupes d’espèces comme les thons, les marlins et les requins », avertit l’UICN, qui fait référence pour les espèces menacées avec sa « liste rouge ».  « Au fur et à mesure que les océans perdent leur oxygène, en se réchauffant, l’équilibre délicat de la vie marine se fragilise », avertit Grethel Aguilar, directrice générale par intérim de l’UICN.  

Pour limiter la perte d’oxygène dans les océans, parallèlement aux autres effets dramatiques des changements climatiques, les dirigeants mondiaux devraient donc, selon les experts, s’engager à réduire immédiatement et de manière substantielle leurs émissions. Le Chili, qui préside cette réunion délocalisée en Espagne, a promis de mettre l’accent sur les océans.  

La désoxygénation s’explique principalement par deux phénomènes : 

- l’eutrophisation (prolifération de certains végétaux, en général des algues) due au ruissellement des nutriments provenant des continents et aux dépôts d’azote provenant de l’utilisation de combustibles fossiles

- le réchauffement des eaux océaniques dû au changement climatique, alors que les océans absorbent en partie les émissions de gaz à effet de serre générées par les humains.  

A l’échelle mondiale, le taux d’oxygène dans les océans a diminué d’environ 2% entre 1960 et 2010, selon le rapport.  Ils pourraient encore perdre 3 à 4% de leurs stocks d’oxygène d’ici à 2100 si les émissions continuent à croître au rythme actuel, « la majeure partie de cette perte se concentrant dans les premiers 1.000 mètres de la colonne d’eau, où la richesse et l’abondance des espèces sont les plus élevées », avertit le rapport.   

Environ 700 sites à travers le globe, souvent sur des côtes et dans des mers semi-fermées, souffrent de faible teneur en oxygène, contre 45 dans les années 1960. 

« Au cours de la même période, le volume des eaux anoxiques dans les océans mondiaux, c’est-à-dire des zones complètement vides d’oxygène, a quadruplé », selon le rapport.  Cette diminution de la teneur en oxygène des océans a déjà commencé à modifier l’équilibre de la vie marine, favorisant les espèces tolérantes à l’hypoxie (les microbes, les méduses et certains calmars) au détriment d’espèces sensibles à l’hypoxie (comme de nombreuses espèces marines, dont la plupart des poissons).

Certaines zones océaniques très riches en poissons consommés par l’homme doivent leur existence à des courants océaniques riches en nutriments mais sont pour autant pauvres en oxygène, ce qui les rend « particulièrement vulnérables aux changements, même minimes », selon les auteurs.   

Certaines espèces cruciales pour la pêche, comme les thons, les marlins et les requins, sont également particulièrement sensibles à une faible teneur en oxygène en raison de leur grande taille et de leurs besoins énergétiques élevés. Elles risquent de se retrouver acculées dans des couches de surface de plus en plus fines d’eau riche en oxygène et être ainsi encore plus exposées à la surpêche.  

D’autres espèces, comme celles vivant au fond des eaux, les varechs, les macroalgues, les coraux, les herbiers marins, les mangroves, les poissons, le plancton, les mammifères marins sont aussi concernées, énumère l’UICN, même s’il est parfois difficile de mesurer les impacts.  

La santé des océans sera le sujet numéro 1 du congrès mondial de l’UICN, en juin prochain à Marseille.  Les chercheurs attendent des décisions fortes de la part des Etats pour protéger les ressources marines. Les océans perdent leur oxygène à un rythme sans précédent, signale un rapport publié lors de la COP25 à Madrid. En une cinquantaine d’années, les niveaux d’oxygène ont diminué d’environ 2% et les zones mortes – où l’oxygène est totalement absent – ont quadruplé.

Les poissons ne sont pas seulement menacés par la surpêche et la pollution plastique, ils peinent aussi à respirer. Les océans souffrent d’une importante perte en oxygène, selon une étude publiée samedi par l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN).

 

 

C’est Macron qui est « en état de mort cérébrale » ( Erdogan)

C’est  Macron qui est   »en état de mort cérébrale » ( Erdogan)

 

 

Il est clair que les excès  nourrissent les excès, c’est vrai aussi en matière de politique diplomatique. Cette fois c’est Macron qui en est victime de la part d’un autre spécialiste de la provocation à savoir le président turc. Reprenant les déclarations du président français, qui avait jugé l’Otan en état de « mort cérébrale », Erdogan a déclaré: « Je m’adresse depuis la Turquie au président français Emmanuel Macron, et je le redirai à l’Otan. Fais d’abord examiner ta propre mort cérébrale. Ces déclarations ne siéent qu’à ceux dans ton genre qui sont en état de mort cérébrale ».

 

Les propos véhéments interviennent après des critiques au sujet de l’offensive lancée le mois dernier par la Turquie dans le nord-est de la Syrie contre une milice kurde appuyée par les pays occidentaux, celle des Unités de protection du peuple (YPG), qualifiée par la Turquie de « terroriste ». Emmanuel Macron a déclaré dans un entretien à l’hebdomadaire The Economist début novembre que cette offensive faisait partie des symptômes indiquant que l’Otan était en état de « mort cérébrale ».

Les remarques du président turc renforcent les tensions entre la Turquie et l’Otan, dont Ankara est membre, avant un sommet crucial de l’Alliance à Londres la semaine prochaine. Erdogan et Macron, ainsi que la chancelière allemande Angela Merkel et le Premier ministre britannique Boris Johnson doivent en outre se réunir en marge de ce sommet pour discuter de la Syrie.

Les critiques particulièrement vives de la France ont suscité l’ire des dirigeants turcs ces dernières semaines, qui accusent Paris de vouloir implanter un « Etat terroriste » dans le nord de la Syrie.  »Personne ne fait attention à toi. Tu as encore un côté amateur, commence par remédier à cela », a lancé Recep Tayyip Erdogan à l’endroit d’Emmanuel Macron. « Lorsqu’il s’agit de fanfaronner, tu sais très bien le faire. Mais lorsqu’il s’agit de verser à l’Otan l’argent que tu lui dois, c’est autre chose ».

« Il est tellement inexpérimenté! Il ne sait pas ce qu’est la lutte antiterroriste, c’est pour cela que les gilets jaunes ont envahi la France », a-t-il encore dit. « Gesticulez autant que vous voudrez, vous finirez par reconnaître le bien-fondé de notre lutte contre le terrorisme ».

«Plates-formes et médias en ligne » : la rémunération des producteurs d’infos est justifiée.

«Plates-formes et médias en ligne » : la rémunération des producteurs d’infos est justifiée.

Dans une tribune au « Monde »  , Nicolas Mazzucchi, spécialiste en cyberstratégie, considère, qu’il n’est pas choquant que la plate-forme soit rémunérée comme fournisseur de service au profit du média traditionnel

Tribune.(extraits )

 

«  L’entrée en vigueur de la loi française sur les droits voisins de la presse, qui transpose la directive européenne sur les droits d’auteur, agite fortement le secteur de la presse et de l’information, au point que le président de la République s’est saisi de la question lors de son déplacement en Auvergne, le 4 octobre.

Loin de vouloir opposer les plates-formes gestionnaires de données comme Facebook, Google ou Twitter aux médias traditionnels dont les métiers sont radicalement différents, il appartient de saisir les enjeux cachés de ces droits, au-delà de la nécessaire rémunération du travail des journalistes.

La question économique de la répartition publicitaire entre plates-formes de données et sites internet des médias est centrale. Les plates-formes publient un aperçu et une illustration des articles, ainsi que le lien permettant de lire l’ensemble de l’article sur le site du média d’origine.

Il y a, par conséquent une répartition assez claire des rôles : la publicité sur la plate-forme – qui est au demeurant quasi inexistante en ce qui concerne les actualités – n’empêche pas celle sur le média d’origine, les deux pouvant être rémunérés pour la visite d’un seul et même utilisateur, sans que cela ne porte atteinte aux droits de l’auteur de l’article.

En un sens le média traditionnel est rémunéré pour le contenu de l’article et la plate-forme pour la mise à disposition du lien de consultation. La plate-forme agit comme une sorte de fournisseur de service au profit du média traditionnel. Que la plate-forme soit rémunérée pour la fourniture d’un tel service n’est pas choquant ; les journaux payent bien pour que leurs magazines soient distribués dans les kiosques physiques.

Les grandes plates-formes de gestion des données sont les sites les plus populaires en France, selon le classement Alexa (Google.com 1er, Google.fr 4e, Live.com 6e, Yahoo.com 7e, Facebook.com 9e, etc.) loin devant les sites des grands médias (lefigaro.fr 32e, lemonde.fr 44e, etc.). En outre, le trafic en ligne des médias en question provient essentiellement desdites plates-formes de gestion de données (32 % du trafic pour lemonde.fr et 45 % pour lefigaro.fr proviennent de Google). Il en résulte en France une redirection du trafic en ligne des plates-formes généralistes vers les médias. »

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L’éclatement d’EDF est inadapté (Didier Julienne)

L’éclatement d’EDF est inadapté   (Didier Julienne)

L’éclatement d’EDF est une erreur d’après  Didier Julienne, spécialiste des marchés des matières premières (*).

 

 

« Le plan Hercule doit casser en deux le modèle intégré d’EDF : production d’électricité nucléaire, au gaz et hydraulique d’un côté ; réseau de distribution, vente et renouvelables de l’autre. Mais ce plan angoisse pour trois raisons : l’organisation, l’indépendance énergétique et l’environnement

Première angoisse. Le plan Hercule est présenté comme un copier/coller du plan allemand qui suivit Fukushima et avança la fermeture du nucléaire en accélérant le développement des renouvelables. Après de longues négociations, il aboutissait en 2016 à casser le modèle intégré des deux électriciens allemands concurrents l’un de l’autre, RWE et E.ON, en quatre sociétés : deux avec les productions électriques, nucléaire, charbon et le trading, deux avec la distribution d’électricité et les renouvelables. Mais, affaiblie, la quatrième, Uniper, fut débitée et vendue par morceaux. Et anticipant une autre découpe dramatique, rapidement, 18 mois plus tard, en mars 2018, la concertation à l’allemande repensait le plan et revenait au duopole. Cette défragmentation était actée à l’automne 2019. RWE réintégrait les activités mondiales amont de production d’électricité (charbon et lignite, nucléaire, gaz, renouvelables) plus la vente de gros d’électricité et 17 % du capital d’E.ON ; en aval E.ON regroupait la distribution mondiale d’électricité et de gaz. Le plan de 2016 était à court terme et donc perdant, alors que l’efficacité dans l’électricité c’est 2019 et le retour vers le long terme. De fait, depuis l’annonce de mars 2018, l’action RWE a doublé et elle est prévue en hausse de 50 % d’ici à 5 ans.

Au regard de cet aller/retour berlinois, Hercule c’est 2016. Il sera donc inachevé, car il ne considère pas le secteur, mais le seul EDF, et un plan pragmatique eut gagné du temps en copiant directement le Berlin de 2019. Sous cette hypothèse d’une désintégration ordonnée, Hercule transformait EDF en producteur et grossiste mondial d’électricité à l’image de RWE, et comme E.ON un autre grand du secteur, tel Engie, trustait la distribution mondiale et une filière gaz. Ainsi, la répartition de la dette d’EDF serait plus simple qu’entre les EDF Bleu et Vert . Délivrée de la taxe soumise à TVA et subventionnant les renouvelables, la facture électrique française s’allégerait de 15 % . EDF attirerait à nouveau de jeunes ingénieurs , le dispositif Arenh ne créerait plus de pertes et écarterait le spectre d’un autre Areva , la péréquation ne serait plus en danger et la FNCCR garderait un accès à Enedis , et la future infrastructure de la voiture électrique serait mieux décidée. Ultimo, EDF recréerait de la valeur, son action remonterait, celle d’Engie également.

Cette liste positive est-elle iconoclaste ? En Allemagne, l’expérience dit non. Mais attendrons-nous que d’autres contraintes (cf. l’entrée du chinois CTG chez Energias de Portugal) forcent les choses, ou bien qu’EDF s’ajoute au catalogue des « ça n’arrivera jamais » : Alcatel-Lucent, Alstom-GE, Arcelor-Mittal, Areva, CLAL-Fimalac, Lafarge-Holcim, Péchiney-Alcan… ?

Le second défaut d’Hercule réside dans l’aveuglement du copier/coller des renouvelables. La ruralité française déjà défigurée par les éoliennes terrestres devra en accepter plus, alors qu’à Berlin ils s’en lassent . Ainsi, l’arrêt de subventions a provoqué la faillite de Senvion, numéro quatre de l’éolien outre-Rhin avec 4 .000 emplois à la clef. De leur côté, nos mers ne peuvent accepter le volume d’éoliennes maritimes allemandes ou anglaises, car nos fonds marins peu profonds sont étroits. Le solaire est de fabrication chinoise et notre pic de consommation le soir en janvier et février est à l’opposé de notre pic d’ensoleillement l’été, le nord ne dispose en moyenne que de 1.100 heures de lumière exploitable par an, le sud à peine 40 % de plus. Inversement, les 2.500 à 3.000 heures d’ensoleillement régulier au Maroc, en Arizona ou en Californie se marieront toute l’année avec le pic de consommation journalier de midi.

Le copier/coller est donc inadapté pour que l’électricité verte produise jusqu’à 50 % de notre consommation, mais le renouvelable urbain est peut-être une issue : éolien et solaire en ville, sur les tours de la Défense, sur les périphériques, rénovation thermique, villes intelligentes… Pourquoi les candidats aux municipales ne s’emparent-ils pas du sujet ?

Deuxième angoisse herculéenne, « l’indépendance énergétique ». Elle est un échec en Angleterre où l’électricité n’est plus nationale, les distributeurs y tombent en faillites et le 9 août dernier, 1 million de foyers ont été coupés du réseau. Conséquence, on y parle de renationaliser National Grid, le RTE local… En Allemagne, malgré la sortie du nucléaire et celle du lignite/charbon au plus tard à l’horizon 2038, l’éolien sans subvention ne rigole plus du tout, Berlin se dirige vers une dépendance envers le gaz de Donald Trump ou le gaz russe.

C’est ici qu’apparaît un faux-ami de l’indépendance énergétique : le stockage de l’hydrogène. Il vient aujourd’hui du vaporeformage du gaz naturel dont le bilan carbone n’est pas nul, mais demain il devrait venir gratuitement de l’électrolyse de l’eau grâce à l’électricité fatale des renouvelables. Cependant, sans nucléaire ni thermique, exit l’électricité fatale qui, pour gérer l’intermittence, sera stockée dans des batteries, via des métaux aux prix volatils (vanadium, cobalt, nickel…). Stockage qui augmentera mécaniquement le coût éolien, même à 50 euros/MWh. Toutefois, si l’hypothèse hydrogène persistait sans gratuité, à partir de gaz naturel européen ou extra européen, ses débouchés devraient rester industriels, car son électricité sera produite via des piles à combustible chargées en platine. Le marché de ce métal coûteux, toujours sans substitution, produit en Afrique du Sud et Russie, est étroit avec des prix fugitifs.

Il y aurait tant à dire sur ce sujet des dépendances métalliques et sur les fake-news qui le ronge, car je ne suis pas certain qu’Hercule en ait mesuré l’impact ni demandé qui acceptera d’en payer le prix.

Troisième angoisse d’Hercule. En 2018, Eurostat indiquait que l’électricité européenne provenait à hauteur de 45,9 % du thermique, 25,5 % du nucléaire, 12,2 % de l’éolien, 11,8 % de l’hydraulique, 4 % du solaire et 0,6 % d’autres moyens.

Remplacer ces 71,4 % d’électricités thermique et nucléaire par du solaire, de l’éolien terrestre, maritime ou même flottant serait un effort extractiviste herculéen : une gigantesque production de sable à béton, de cuivre, de fer et charbon pour acier et d’autres métaux et matériaux critiques.

Hélas, esclaves de l’intermittence du vent, les éoliennes d’Europe, de Chine ou des États-Unis ne tournent qu’entre 20 % et 25 % du temps (24 % en France). C’est-à-dire qu’elles ne produisent effectivement de l’électricité que pendant 4 à 5 ans au cours de leurs 20 années de durée de vie, pas plus. L’espérance de vie d’un panneau solaire est aussi courte, mais déjà prisonnier de la nuit, il produit plus vers l’équateur que vers les pôles. En outre, avec de nouveau du béton, du cuivre, de l’acier et d’autres matériaux critiques, l’énergie du vent et du soleil très diluée dans l’atmosphère doit être reconcentrée par la course au gigantisme des renouvelables.

Mais il reste imparfait. Avec du vent, l’électricité réellement produite par 900 éoliennes géantes terrestres, maritimes ou flottantes de 6 MW chacune est juste égale à celle d’une seule usine électrique de 1650 MW. C’est pourquoi, entre l’intermittence et la concentration, un MWh éolien ou solaire coûtera à la planète environ 5 à 10 fois plus en diverses ressources naturelles qu’un MWh nucléaire. Ce cavage n’est guère affaibli par le recyclage, incomplet par définition : quid de l’économie circulaire des plots en béton ou des câblages après démantèlement d’une éolienne ?

Quel lien entre Hercule le sable, le béton, le cuivre, l’acier et d’autres métaux et matériaux critiques ? C’est celui d’une grande consommation à très long terme de nombreuses ressources naturelles, mais dont la philosophie extractiviste n’a jamais été révélée. Restée inconsciemment dissimulée, elle ne s’est pas incarnée dans une comptabilité écologique et je regrette que nous ne mesurions pas encore de manière dynamique le coût d’un MWh en kilo de cuivre, de béton, en litre d’eau… C’est pourquoi, bien qu’ayant d’autres solutions, nous dévorons ces ressources naturelles là où le vent et le soleil sont modérés, plutôt que de généreusement les réserver avec efficacité dans les régions du monde où le vent et le soleil sont réguliers ou offerts à profusion.

Un Hercule allégé de ces trois angoisses aiderait EDF à se réformer, car il ne serait plus orphelin d’espoir, mais construit par une dimension holistique et une stratégie audacieuse. Elles-mêmes seraient alors porteuses d’une organisation intégrée, d’une indépendance énergétique et d’une écologie responsable et comptable des ressources naturelles. »

*Blog de Didier Julienne

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« La politique fiscale sur l’énergie est inefficace » (le Monde)

 « La politique fiscale sur l’énergie est inefficace » (le Monde)

Antoine Reverchon, journaliste au « Monde », démontre que la fiscalité sur l’énergie est inefficace pour la transition énergétique. (Le Monde extraits)

 

 

« . Les chercheurs de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) ont répertorié toutes les taxes et droits pesant sur l’énergie dans les 44 pays les plus riches du monde (les membres de l’OCDE, plus ceux du G20 et quelques autres), qui représentent à eux seuls 80 % de la consommation énergétique mondiale et… 80 % des émissions de CO2.

Or, les économistes le disent et le répètent, la fiscalité est l’un des meilleurs outils de lutte contre le réchauffement : si l’on taxe les énergies carbonées (charbon, pétrole…), consommateurs et entreprises se tourneront vers les alternatives décarbonées (éolien, solaire, biomasse…). Les pays signataires de l’accord de Paris de 2016, par lequel ils s’engageaient à réduire leurs émissions, se retrouvent, lundi 23 septembre, à New York, au Sommet action climat. L’étude de l’OCDE, publiée le 20 septembre, tombe à point nommé : joignent-ils l’acte fiscal à la parole climatique ?

Le moins qu’on puisse dire est que les taxes et droits perçus sur l’énergie sont, en moyenne, totalement incohérents avec les objectifs environnementaux affichés par ailleurs. Alors que les économistes estiment à 30 euros par tonne de CO2 le palier à partir duquel les comportements peuvent changer, ce seuil n’est atteint ou dépassé que pour les émissions du transport routier (diesel et essence). Or, 80 % des émissions de CO2 ne sont pas d’origine routière, mais viennent de l’agriculture, de l’industrie, du transport non routier et, surtout, de la production d’électricité : ces émissions-là sont fort peu taxées, voire pas du tout.  …. »

Moins de transport est plus démocratique qu’augmenter les taxes CO2 (Jean-Baptiste Fressoz, CNRS)

Moins de  transport est plus démocratique qu’augmenter les taxes CO2  (Jean-Baptiste Fressoz,  CNRS)

À juste titre, le chercheur Jean-Baptiste Fressoz. Du CNRS dénonce l’enflure sémantique des responsables vis-à-vis de l’environnement. Des discours en contradiction avec les pratiques et aussi des orientations erronées concernant par exemple les taxes CO2 alors que la régulation du transport permettrait d’éviter d’énormes gaspillages et serait beaucoup plus démocratique (extrait tribune du monde) »

 « Conseil de défense écologique » (Emmanuel Macron), « troisième guerre mondiale » (Joseph Stiglitz), « nouveau Pearl Harbor » (Bernie Sanders), « union nationale dans la guerre pour le climat » (Nicolas Hulot), « guerre contre l’effet de serre » (François de Rugy)… On assiste depuis quelques mois à une surenchère de déclarations martiales autour du climat. La guerre est devenue l’analogie évidente pour caractériser la mobilisation générale contre le réchauffement climatique.

On comprend la fonction de ces discours belliqueux : réactiver les rêves d’union sacrée et cacher la faiblesse des mesures actuelles. Mais hormis la rhétorique, une telle analogie entre guerre et climat est-elle pertinente ?

Une situation de guerre est définie par plusieurs éléments : un ennemi extérieur, une lutte entre nations et un état d’exception. La crise climatique présente des caractéristiques en tous points opposés : l’ennemi est intérieur, la coopération internationale est indispensable, et la mobilisation ne devra jamais prendre fin. Il n’y a ni bataille décisive ni armistice possible. La situation climatique ressemble moins à la guerre patriotique conjurée par nos dirigeants qu’à une guerre civile sans fin.

Pour être tout à fait juste, il y a néanmoins une expérience à retenir de la guerre qui est très pertinente dans le contexte climatique actuel : le rationnement. Si, en France, ce dernier rappelle les heures sombres de l’Occupation, si, en Allemagne et en Russie, il a servi à éliminer par la famine des populations entières, aux Etats-Unis et au Royaume-Uni le rationnement est, en revanche, associé à un moment à la fois patriotique, égalitaire et surtout très efficace.

Par exemple, le rationnement de l’essence établi aux Etats-Unis en mai 1942, avec un système de coupons en fonction des besoins professionnels de chacun, divise soudainement par deux la consommation domestique de carburant sans interférer de manière catastrophique avec l’économie américaine pourtant déjà bien motorisée (35 millions de voitures en 1939).

En Grande-Bretagne, le rationnement alimentaire a considérablement amélioré l’état de santé des classes populaires. Dans les années 1930, frappés par la crise économique et le chômage, les pauvres n’avaient plus accès aux produits laitiers, aux fruits et aux légumes. Les inégalités étaient criantes, avec une mortalité jusqu’à 50 % supérieure dans les villes industrielles du nord par rapport au sud de l’Angleterre. »

« Le macronisme est l’emblème des éditorialistes » (François Bégaudeau)

« Le macronisme est l’emblème des éditorialistes » (François Bégaudeau)

On peut discuter des convictions de l’écrivain François Bégaudeau, on ne peut conter son constat sur la sociologie bourgeoise des éditorialistes et des grands journalistes qui se situent toujours politiquement près du manche et forcément actuellement plutôt macroniens. Cela d’autant plus que 80% des grands médias appartiennent aux financiers. L’écrivain revient dans le JDD sur l’importance de l’engagement pour lui et sur les accusations et critiques qui lui ont été adressées après la parution d’Histoire de ta bêtise.

« Histoire de ta bêtise » cible la bourgeoisie macronienne. Pourquoi tant de polémiques autour du livre?
Les éditorialistes sont, dans leur ­immense majorité, de centre droit. Le macronisme est leur emblème. Ils sont tous passionnés par l’élection. Ils m’ont donc tous posé des questions autour d’un sujet qui les passionne eux : vous ne votez pas, vous ne faites pas barrage à l’extrême droite. Mais je suis serein par rapport à la réception d’un livre. Il y a toujours une perte entre le sens du livre et son existence publique.

 

Comment en est-on venu à vous accuser de complaisance avec l’antisémitisme, alors que cela va à l’encontre de tout ce que vous dites et écrivez?
Sans vouloir être dans la polémique, car les faits sont de mon côté, comment en sont-ils, eux, arrivés là? Il faudrait refaire la généalogie d’une panique. La peur fait perdre tout discernement aux soi-disant intellectuels. Je trouve légitime l’angoisse des Juifs de France car elle ne repose pas sur rien. C’est un fait : il y a une remontée de l’antisémitisme et je comprends intimement leur angoisse. Mais les intellectuels devraient être dans la clairvoyance. Depuis longtemps, ils ne sont plus dans le discernement mais dans l’affolement.

Qu’est-ce qui fait de vous un écrivain engagé, appartenant à la gauche radicale?
De Sartre à Lagasnerie, la ­réponse est la même : tous les écrivains sont engagés, mais certains le savent plus que d’autres. Jean d’Ormesson était un écrivain engagé. La littérature féminine de bas étage est engagée. Elle propose une découpe du réel qui absorbe la question sociale pour se recentrer sur la question sentimentale. C’est un engagement de considérer que notre existence sociale est secondaire dans notre aventure humaine. C’est une conviction libérale. Tout le monde est engagé. Il faut simplement être conscient de sa propre situation. Quand on parle, on se situe. Je ne suis ­cependant pas un écrivain engagé, au sens classique du terme, car lorsque j’écris, je mets la littérature au-dessus de la cause. Il n’y aurait rien de pire qu’un livre qui s’assujettirait à la cause. Je suis davantage un littéraire qu’un politique.

 

 

 

Taxe Gafa : « Macron est idiot » (Trump)

Taxe Gafa : « Macron est idiot » (Trump)

 

Visiblement c’est la fin des mamours entre Emmanuel Macron et Donald Trump. Le président américain a traité Macron d’idiot après l’adoption il y a deux semaines d’une taxe de 3% sur les revenus des grands acteurs du numérique (“Gafa”), principalement américains.

L’annonce de cette mesure de rétorsion n’est pas nouvelle de la part du président américain.

Il s’agit d’une menace récurrente de la part du président américain, qui avait, en novembre dernier, accusé Paris de pratiques commerciales inéquitables dans le domaine du vin, pratiques qui entraveraient selon lui l’accès des producteurs américains au marché français. Notons que cette critique n’est pas complètement fausse et qu’il convient sans doute d’être prudent en la matière. En effet les exportations françaises de vins (30 % de la production) représentent à peu près 8 milliards et le marché américain est l’un des premiers débouchés. Paradoxalement le président américain est le président français sont d’accord sur la taxation des Gafa  mais pas de la même manière Les Etats-Unis devraient être les “seuls habilités” à taxer des entreprises américaines, à déclaré Trump. “Les Etats-Unis sont extrêmement déçus de la décision de la France d’adopter une taxe au détriment des entreprises et des travailleurs américains”, a renchéri le porte-parole de la Maison blanche, Judd Deere. Avant même l’adoption définitive de la “taxe Gafa” par le Parlement français le 11 juillet, le président américain avait ordonné l’ouverture de cette enquête pouvant déboucher sur la mise en place de droits de douane sur les produits français ou autres mesures de rétorsion commerciales. Le ministre français des Finances, Bruno Le Maire, avait alors estimé que Paris et Washington devaient régler leurs divergences sur ce dossier “autrement que par la menace». Le Sénat français avait adopté le projet de loi dans la foulée. La taxe de 3% sur les revenus s’appliquera rétroactivement au 1er janvier 2019 aux sociétés réalisant un chiffre d’affaires sur leurs activités numériques de 750 millions d’euros au niveau mondial et de plus de 25 millions d’euros sur le sol français. Cette taxe pourrait rapporter 300 à 400 millions la première année. Une trentaine de sociétés devraient être concernées par la “taxe Gafa”. La plupart sont américaines, à commencer par les géants du numérique Google, Amazon, Facebook et Apple dont les initiales lui ont donné son nom.

Bruno Le Maire a souligné que la France renoncerait à sa propre taxe dès qu’un accord serait trouvé au niveau de l’OCDE (Organisation de coopération et développement économiques) sur la taxation du numérique, ajoutant que cela devait inciter les Etats-Unis et les autres pays à accélérer les travaux sur une solution internationale. Le porte-parole de la Maison blanche a au contraire estimé vendredi que la “taxe Gafa” traduisait le mépris du gouvernement français pour les négociations menées dans le cadre de l’OCDE.

 

Les chiffres du vin :

La France (8,2 milliards d’euros) reste « de loin » le premier exportateur de vin en valeur avec 29% des parts du marché mondial, mais le troisième en volume, à 14 millions d’hectolitres selon l’Organisation internationale de la Vigne et du vin (OIV).

L’Italie s’arroge la deuxième place en volume (20 millions hl) et en valeur (5,3 milliards d’euros) tandis que l’Espagne, toujours au premier rang en volumes (24 millions hl) rétrograde à la troisième place en valeur (2,6 milliards d’euros) du fait d’un prix moyen moindre à l’unité.
Les trois pays de têtes représentent 56 % des volumes totaux de vin échangés dans le monde (104,3 Mhl) mais ce sont les Etats-Unis qui ont enregistré la plus forte augmentation de leurs exportations, en hausse de 26,5 % en valeur, alors que la consommation mondiale s’est stabilisée autour de 240 Mhl depuis la crise de 2008.

Le vignoble mondial, 7,53 millions ha tous produits confondus (raisins de table, secs et destinés à la vinification) continue de régresser légèrement,  »mais moins que ces dernières années » insiste l’OIV, avec une perte de 7.000 ha, principalement en Europe, alors que les superficies continuent d’augmenter en Chine, qui confirme sa deuxième place mondiale derrière l’Espagne et la France.

« La Chine reste le principal moteur de la croissance mondiale du vignoble » a insisté Jean-Marie Aurand, directeur-général de l’OIV, devant la presse.

Côté consommation, les Etats-Unis confortent pour la troisième année consécutive leur place de leader (31 millions hl) et la Chine (au 8e rang) à continué d’augmenter la sienne avec 16 millions hl consommés (contre 15,5 en 2014).
« Cette croissance, portée principalement par les classes moyennes, profite surtout au vin rouge, associé à des effets positifs sur la santé », a expliqué M.Aurand qui espère voir ce pays rejoindre l’OIV.

Alstom : un massacre dont Macron est responsable

Alstom : un massacre dont Macron est responsable

 

 

D’une certaine façon Macron a largemenet participé à la liquidation branche énergie,  à  sa vente et maintenant à son massacre.   . Olivier Marleix, l’ex-président de la commission d’enquête parlementaire sur les décisions de politique industrielle de l’État, avait donc  décidé de saisir la justice au titre de l’article 40 du code de procédure pénale, selon une source judiciaire au Figaro. La confirmation que la gestion d’Alstom aurait été calamiteuse. L’erreur stratégique aura d’abord été de vendre la branche énergie d’Alstom. Ce que rappelle Wikipédia « Au début de 2015, Jean-Michel Quatrepoint, journaliste économique, dénonce les conditions de vente de l’entreprise Alstom au groupe General Electric (GE) soulignant que contrairement aux promesses d’Arnaud Montebourg, assurant que le secteur nucléaire resterait sous contrôle français, le protocole d’accord approuvé par Emmanuel Macron en novembre et voté par l’assemblée générale, a pour conséquence de placer sous la coupe du groupe américain les turbines produites par Alstom et de cette manière la maintenance des centrales françaises. « Nous avons donc délibérément confié à un groupe américain l’avenir de l’ensemble de notre filière nucléaire… ». Il met en garde également sur le fait que cette vente « donne à GE le monopole de la fourniture de turbines de l’ensemble de notre flotte de guerre ». Il évoque également la vente d’une filiale d’Alstom, Alstom Satellite Tracking Systems, spécialisée dans les systèmes de repérage par satellite, dont les produits équipent l’armée française ainsi que des entreprises du secteur de la défense et de l’espace qui tombe dans le giron de General Electric. Il évoque « la cupidité et l’incompétence de certains dirigeants d’entreprise qui ont fait passer leurs intérêts personnels avant ceux de la collectivité ». Certains analystes voient un lien direct entre la cession du pôle énergie du groupe à General Electric et l’enquête américaine pour des faits de corruption ayant débouché sur une amende de 720 millions d’euros et présentant des risques judiciaires pour plusieurs cadres d’Alstom dont Patrick Kron » ».De fait Patrick Tron aura été le fossoyeur d’Alstom.   Autre critique  Anticor reproche au gouvernement d‘avoir renoncé à lever des options qui lui auraient permis d‘acheter des actions Alstom au groupe Bouygues. Manque à gagner pour les caisses de l‘Etat, estime Anticor, qui dénonce une forme de détournement d‘argent public “par négligence” : 350 millions d‘euros. L‘opération à laquelle le ministre de l‘Economie et des Finances Bruno Le Maire a renoncé 26 septembre 2017, lors de l‘annonce de la fusion entre Alstom et Siemens, découlait d‘un accord conclu avec Bouygues le 22 juin 2014.Pour Anticor, l‘abandon par l‘Etat de ces options “constitue une infraction pénale de la plus grande gravité”, car il a ainsi “renoncé à encaisser au bénéfice des caisses publiques dont il a la charge la somme de 350 millions d‘euros”.  Dans cette missive, dont l’existence a été révélée par Le Monde , Olivier Marleix s’étonne que les autorités françaises n’aient «jamais ouvert d’enquête» sur ce rachat alors qu’Alstom a reconnu des faits de corruption dans plusieurs pays entre 2000 et 2011. L’entreprise a également versé une amende à la justice américaine en 2014. Pour étayer son argumentaire, Olivier Marleix s’appuie sur les travaux de la commission d’enquête qui «ont mis en évidence» la façon dont la procédure de contrôle des investissements étrangers en France «a été détournée». L’ex-maire d’Anet note qu’Emmanuel Macron, alors ministre de l’Économie, a «formellement donné l’autorisation» de la vente d’Alstom énergie et a «également autorisé» d’autres cessions d’actifs «d’entreprises stratégiques françaises». En cause, les rachats d‘Alcatel-Lucent au groupe finlandais Nokia ou de Technologies. Dans sa missive, le député ajoute que le candidat Macron a bénéficié d’un «montant de dons records pour sa campagne» et estime que «le fait que l’on puisse retrouver dans la liste des donateurs ou des organisateurs de dîners de levée de fonds des personnes qui auraient été intéressées aux ventes précitées ne peut qu’interroger». Olivier Marleix émet l’hypothèse que le «système» mis en place dans le cadre de ces cessions aurait pu bénéficier à l’actuel président de la République pendant sa campagne. Emmanuel Macron a levé en un an, sans parti politique, environ 15 millions d’euros de dons, souligne-t-il. «Puisqu’une enquête préliminaire a été ouverte en novembre dernier sur les dons reçus par le parti En marche! (…) il m’a paru nécessaire de vous signaler ces éléments», ajoute-t-il. Ce signalement est en cours d’analyse au parquet de Paris !. «S’il était vérifié, un tel système pourrait être interprété comme un pacte de corruption», avance le député. Ce signalement intervient alors qu’un ex-dirigeant d’Alstom, Frédéric Pierucci, a livré un témoignage sur les dessous de ce rachat par General Electric dans un ouvrage («Le Piège américain», JC Lattès). Selon lui, l’entreprise a été contrainte de vendre sous la pression des États-Unis, où il a été arrêté le 14 avril 2013 à New York, à sa descente d’avion, dans ce qu’il décrit comme une «guerre économique souterraine» livrée à l’Europe.

 

« La “peuplecratie » est un défi pour la démocratie» (Marc Lazar)

 « La “peuplecratie » est un défi pour la démocratie» (Marc Lazar)

Marc Lazar, sociologue et historien s’interroge sur la peuplecratie dans une tribune au Monde (extraits)

« Pourquoi ce néologisme un peu lourd de « peuplecratie », alors que l’étymologie grecque de démocratie, c’est « le pouvoir du peuple » ?

Je dois reconnaître qu’en italien cela sonne mieux : popolocrazia.Ilvo Diamanti, avec qui j’ai écrit ce livre, est aussi un éditorialiste de talent, inventeur de mots. L’émergence de nouvelles pratiques politiques, voire de nouveaux régimes, nécessite de forger de nouvelles notions. Ainsi, dans les années 1930 et 1950, celle de « totalitarisme » pour tenter d’appréhender ce que pouvaient avoir en commun le bolchevisme, le fascisme et le nazisme.

Or, qu’ils soient au pouvoir ou dans l’opposition, les mouvements populistes d’aujourd’hui sont en train de faire muter les bases mêmes de la démocratie libérale et représentative.

La démocratie, dans sa pratique moderne, se fonde sur la séparation des pouvoirs et sur tout ce qui relève de l’Etat de droit né des Lumières. Nous entrons maintenant, sous la pression de ces mouvements, dans une tout autre période…

Ces mouvements populistes et leurs leaders martèlent que la souveraineté du peuple est sans limite. Tous les contre-pouvoirs doivent céder le pas au suffrage universel.

Le deuxième élément qui les caractérise est la mise en avant non seulement d’une démocratie directe mais aussi d’une démocratie immédiate, sans aucune forme de médiation, passant outre les corps intermédiaires et les partis.

Leur discours est celui d’une urgence permanente. Ils clament qu’il y a des solutions simples pour tous les problèmes, d’où leur demande d’une pratique référendaire systématique. Ils ont compris aussi la révolution que représentent les réseaux sociaux, qu’ils utilisent à fond.

La « peuplecratie » serait donc à la fois une nouvelle phase de la démocratie et une menace pour celle-ci ?

La « peuplecratie » n’a pas encore vaincu, mais elle est là comme un grand défi pour la démocratie libérale et représentative. »

Retraités : le compte n’y est pas

Retraités : le compte n’y est pas

 

 

 

Évidemment les associations de retraités considèrent après les annonces de Macron que le compte n’y est pas. En effet les retraites déjà amputées de leur augmentation depuis 2014 ont perdu du pouvoir d’achat. À cela s’ajoute évidemment les mesures nouvelles de la CSG vis-à-vis des retraités. En fait Macon a été obligé de reculer un peu sur la CSG et l’augmentation des petites retraites. Les associations de retraités ont admis vendredi qu’Emmanuel Macron avait fait “un pas” à leur égard en promettant une indexation des retraites sur l’inflation et en augmentant le minimum contributif mais jugent ces avancées insuffisantes. Le président de la République a annoncé jeudi la réindexation des retraites de moins de 2.000 euros sur l’inflation à partir du 1er janvier 2020 et de toutes les autres l’année suivante, pour un coût de l’ordre de 1,4 milliard d’euros.“Cela ne va pas suffire pour réparer les injustices que l’ensemble des retraités subissent depuis trop d’années car ce sont des milliards d’euros qui auront été pris dans la poche des retraités, et qui vont continuer d’être pris”, écrivent dans un communiqué neuf organisations nationales de retraités. Elles réclament par ailleurs une indexation des retraites non sur l’inflation mais plutôt sur les salaires, dont l’évolution est en ce moment plus favorable.“Ces mesures sont prévues pour 2020 et 2021 : rien dans l’immédiat, malgré l’inflation et les augmentations actuelles (carburant, par exemple) et à venir (électricité)”, ajoutent-elles.Afin d’économiser plus de deux milliards d’euros, le gouvernement avait décidé de limiter à 0,3% la revalorisation des retraites en 2019 – bien en-deçà de l’inflation, qui a atteint 1,8% en moyenne en 2018 – suscitant l’ire des retraités déjà remontés contre la hausse de 1,7 point de la CSG (contribution sociale généralisée).Emmanuel Macron a également souhaité que soit redéfini un “seuil minimal pour tous ceux qui ont travaillé”, qui “doit être supérieur au minimum vieillesse, plus significativement”, a-t-il précisé en évoquant le chiffre de 1.000 euros par mois.“Aujourd’hui quand on parle des artisans, des commerçants, on a des situations inacceptables, on a beaucoup de nos concitoyens qui n’ont pas cotisé comme il fallait, qui étaient dans un régime moins favorable que le régime général”, a-t-il dit. Le minimum contributif, qui ne concerne que les personnes ayant le droit de percevoir une retraite à taux plein, est aujourd’hui de 636 euros pour les personnes ayant cotisé moins de 120 trimestres et de 695 euros pour celles ayant cotisé davantage. La ministre des Solidarités et de la Santé, Agnès Buzyn, a évoqué vendredi sur BFMTV une mise en œuvre dès les départs à la retraite de 2020, sans se prononcer sur la situation des retraités actuels. Pour la Confédération paysanne, il est regrettable “de devoir attendre au 1er janvier 2020 la mise en application qui aurait pu être immédiate”, peut-on lire dans un communiqué. “Alors que le niveau de pension agricole moyen est de 740 euros mensuel, (…) le président de la République a clairement annoncé qu’il n’avait pas l’intention de corriger la situation passée”, ajoute le syndicat qui réclame une revalorisation immédiate à 85% du smic pour l’ensemble des retraités de l’agriculture. Alain Griset, le président de l’U2P, un syndicat fédérant principalement des artisans, des commerçants et des professionnels libéraux, estime pour sa part que le différentiel entre le minimum vieillesse (dispositif garantissant un minimum de ressources indépendamment du nombre de trimestres cotisés) et le minimum contributif n’est pas assez élevé. Le minimum vieillesse doit être revalorisé à 903 euros en 2020. “Le principe est de récompenser les personnes qui ont travaillé toute leur vie”, explique-t-il à Reuters. “Une différence de 100 euros n’est pas assez importante.”Il regrette, par ailleurs, que cette mesure ne concerne que les retraités qui liquideront leurs droits à partir de 2020.Quand le président dit que certains artisans touchent moins que le minimum vieillesse, “il fait référence à des gens qui sont en retraite actuellement, qui n’ont pas cotisé dans les années 1970 parce que ce n’était pas obligatoire et qui, pour certains, touchent 400 ou 500 euros”.“Mais il a bien dit que ce n’étaient pas ceux-là qui seraient concernés, ce seraient les ‘futurs’. Et les ‘futurs’, à priori, s’ils ont cotisé normalement, ils vont dépasser les 1.000 euros”, ajoute-t-il.“Le problème, c’est ceux qui sont juste au-dessus, ceux qui sont à 1.050 et 1.100 euros, qui sont la majorité et pour lesquels on considère qu’il n’y a toujours pas assez de différence avec le minimum vieillesse”, poursuit-il en précisant que la moitié des artisans disposaient d’une pension située dans cette fourchette. Le ministre de l’Action et des Comptes publics Gérald Darmanin a suggéré vendredi sur RTL que cette mesure concernerait tant les nouvelles retraites que les pensions très basses actuelles, “qu’il faut rattraper”.

Grand débat : Macron est trop présent d’après les garants

Grand débat : Macron est trop présent d’après les garants

 

Il était temps que les garants du grand débat s’en perçoivent : Macron est beaucoup trop présent partout. Pas étonnant il aura participé au moins à une douzaine de séances en plus souvent entièrement retransmises à la télévision. Cela à la cadence de deux meetings par semaine. Du jamais vu sans doute quant à la présence d’un chef de l’État dans les grands médias. Même observation par rapport à l’implication des membres du gouvernement. C’est dans un langage très diplomatique que les garants se permettent cette observation évidente et choquante d’un point de vue démocratique : Les garants se félicitent cependant du succès de cette opération. Un succès qu’on devrait pourtant relativiser car si effectivement certaines séances ont pris des allures de débat dans beaucoup d’autres cas il s’agissait davantage de conférences ou de meetings. Reste aussi à savoir comment sera restitué la les discussions qui ont embrassé beaucoup de sujets souvent de manière assez schématique dans le cadre d’une problématique très sommaire comme le document d’introduction du gouvernement lui-même Que l’exécutif se tienne « en retrait » « Nous ne sommes pas face à un sondage à l’échelle nationale », a par ailleurs souligné Isabelle Falque-Pierrotin, en prévenant que l’on ne pourra pas tirer du débat « quelque chose comme le top 10 des sujets clés retenus par les Français ». Après la fin des réunions locales, 18 Conférences citoyennes régionales doivent encore être organisées dans les semaines qui viennent, avec la participation de Français tirés au sort. Une jolie pagaille en perspective envoie mal en effet comment organiser un débat avec 50 à 70 personnes en plus pour la plupart sans doute ignorants de la cohérence des enjeux économiques sociaux et financiers. Encore plus que dans d’autres réunions, on risque la caricature. Notons d’ailleurs qu’on parle de conférences et non de débat. Ce qui suppose des animateurs qui auront la main sur le fond et la forme des discussions. Pascal Perrineau a souligné à ce propos « des difficultés pour rassembler ces échantillons de citoyens » dans certaines régions. La participation moyenne pourrait, selon lui, se situer « plutôt aux alentours de 50 à 70 citoyens par conférence » au lieu d’une centaine prévue au départ.

 

Automobile : « L’amateurisme est du côté de Carlos Tavares, PSA », (Karima Delli)

Automobile : « L’amateurisme est du côté de Carlos Tavares, PSA », (Karima Delli)

 

La députée européenne écolo (EELV) répond vertement-(Forcément !) à Carlos Tavares ,  Pdg de PSA qui  a fustigé dans le Figaro la décision, votée en octobre 2018 par le Parlement de Strasbourg, de réduire de 40% les émissions de CO2.  (La Tribune)

 

- Quelle a été votre réaction après les propos de Carlos Tavares sur les réglementations de l’Union européenne en matière d’émissions de CO2 ?

KARIMA DELLI (*) - Je suis en colère parce que M. Tavares ose utiliser le mot « amateurisme » en pointant les législateurs que nous sommes. Or c’est bien du sien dont il est question dans cette affaire des émissions de CO2. Il n’a pas été capable d’investir dans des moteurs propres et basses émissions plus tôt, alors que les technologies existent depuis longtemps.

En outre, nous avons parfaitement compris que la décision de baisser de 40% les émissions de CO2 en 2030 aura des conséquences sur l’emploi. C’est pour cette raison que nous légiférons aujourd’hui pour 2030, et pas pour demain matin ! C’est aussi ce qui m’amène depuis des mois à réclamer un sommet européen de la reconversion du secteur automobile : on sait bien que la fabrication des véhicules électriques et basses émissions nécessitera moins de main d’oeuvre. Je n’accepte pas que M. Tavares fasse du chantage à l’emploi parce que les constructeurs automobiles ont été arrosés de subventions pour développer de nouvelles technologies. Si les emplois sont enfermés dans de vieilles technologies polluantes, c’est un arbitrage industriel qu’il a pris lui-même. Cet argument est donc inacceptable.

Carlos Tavares, qui s’est également exprimé au titre de président de l’Association des constructeurs européens d’automobiles (ACEA), chiffre à 13 millions le nombre d’emplois dans l’industrie automobile. Affirmer que des réglementations contraignantes auront un fort impact sur l’emploi relève-t-il nécessairement du fantasme ou de l’exagération ?

C’est bien pour cela qu’il fallait anticiper. Les politiques de réduction d’émissions ne datent pas de 2019, elles existent depuis très longtemps. Et heureusement ! Mais regardez les normes d’émissions concernant le diesel : les constructeurs ont fait reculer de 10 ans les premiers objectifs. La réalité, c’est que les constructeurs n’ont pas fait ce qu’il fallait. Au contraire, ils ont même triché pour se soustraire aux objectifs fixés par le législateur européen.

Justement, est-ce que les constructeurs ne paient pas cette affaire du dieselgate qui les ont rendus, d’après Carlos Tavares, complètement inaudibles, y compris auprès des législateurs ?

Les constructeurs automobiles sont des interlocuteurs privilégiés de la Commission européenne. C’est « open-bar » pour eux et pour Carlos Tavares plus que d’autres, en vertu de son titre de patron de l’ACEA. De plus, les décisions de la Commission européenne ne sont pas prises seules, elles prennent en compte l’intervention des chefs d’État et de gouvernement, qui sont souvent les premiers défenseurs des constructeurs.

Vous aviez vous-même milité pour une réduction plus ambitieuse que les 40% retenus pour 2030…

Si je regarde les objectifs de l’accord de Paris, il aurait fallu porter cette baisse à 70% en 2030. Après, si les accords de Paris ne lui plaisent pas, il n’a qu’à dire à tous les chefs d’État qui les ont négociés à quel point ils sont amateurs et irresponsables, eux aussi ! Moi j’invite M. Tavares à débattre devant le Parlement européen. Il ne faut pas avoir peur de parler de tous les sujets. Y compris celui du cycle de vie de la voiture électrique.

Carlos Tavares a toujours demandé la neutralité technologique. Or, les gouvernements ont clairement fait le choix de la voiture électrique qui reste cher, tout en récusant le diesel qui permet de baisser les émissions de CO2…

On ne choisit pas entre la peste et le choléra, entre le climat et la santé… C’est les deux qu’il faut traiter en même temps. Il faut accepter qu’il y a une urgence climatique à traiter et que l’automobile est au cœur de ce sujet. Parce qu’un jour, les petits-enfants de Carlos Tavares lui poseront la question suivante : « Papi, qu’as-tu fait contre le réchauffement climatique ? ». Avec cet accord, pour la première fois, nous allons soumettre le transport routier à des objectifs d’émissions. Ce n’était pas le cas jusqu’à présent. M. Tavares et ses confrères ont 11 ans devant eux… Si on ne le fait pas, c’est la Chine qui le fera et son industrie sera alors plus forte que la nôtre. Est-ce qu’on veut une industrie européenne moins compétitive ? C’est le message que je vais porter pour la prochaine mandature européenne. Nous organiserons un sommet de la reconversion de l’industrie automobile européenne.

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(*) Karima Delli est députée européenne étiquetée Europe Ecologie Les Verts, et elle est également présidente de la commission Transport du Parlement européen.

Agriculture : la loi alimentation est une fumisterie

Agriculture : la loi alimentation est une fumisterie

C’est ce  qu’on peut conclure des propos de Didier Guillaume, ministre de l’Agriculture qui  estime que les négociations sur les prix avec la grande distribution n’ont pas permis de couvrir les coûts de production des agriculteurs. Les prix de des 100 références majeures de marques fabricants de produits de grande consommation auraient augmenté de 4.2% dans les hypermarchés entre le 26 janvier et le 9 février, et de 3.1% dans les supermarchés selon une étude réalisée par le cabinet Nielsen Malheureusement les producteurs n’ont ont guère vue la couleur à part dans quelques filières comme le lait et encore. La loi alimentation dite Egalim aura surtout réussi l’exploit de faire des mécontents un peu partout. Une loi qui prévoit un encouragement au bio et à l’économie circulaire mais qui demeure très théorique sur la formation des prix où là aussi les agriculteurs seront seulement encouragés à pratiquer la réalité des coûts. La loi prévoit une alimentation plus saine, avec notamment une obligation de 20% « de bio » dans la restauration collective Le texte devait permettre  notamment d’inverser la construction du prix des produits pour permettre une meilleure rémunération des agriculteurs. Il devait rendre  ainsi aux exploitants la possibilité de proposer leurs tarifs aux acheteurs et de ne plus se laisser imposer des prix trop bas par rapport aux coûts de production. Le texte renforce le rôle du médiateur des relations commerciales agricoles en mettant en place la pratique du “name and shame”, le fait de nommer les mauvais élèves. Sur la partie dédiée à l’alimentation saine, le projet de loi “renforce la qualité et le suivi des produits”, notamment dans la restauration collective, comme les cantines, où il impose “un quota de 50 % de produits locaux ou labellisés, dont 20 % de bio d’ici janvier 2022”, explique la commission des affaires économiques dans un communiqué. Le texte encadre également davantage la vente des pesticides et interdit certaines pratiques commerciales trompeuses. Finalement on a renoncé à la nouvelle logique de construction des prix et la fixation d’« indicateurs de coût de production neutres et objectifs » a finalement été confiée aux organisations interprofessionnelles. Ce que regrette la Fédération nationale des syndicats d’exploitants agricoles (FNSEA), qui craint que le « déséquilibre structurel (…) entre les producteurs d’une part et industriels et distributeurs d’autre part » permette à ces derniers de faire la pluie et le beau temps. « Le désengagement de l’État est dramatique sur ce dossier où les paysans ont besoin d’être protégés des griffes d’un modèle économique qui les broie jour après jour. La responsabilisation attendue des différents acteurs est un mirage auquel nous ne croyons plus, tant la discussion interprofessionnelle est tronquée par le déséquilibre des forces en présence », abonde la Confédération paysanne. « Le projet de loi Egalim s’annonce en définitive comme une simple charte n’imposant aucune contrainte aux transformateurs et distributeurs et ne reposant ainsi que sur leur bonne volonté plus qu’improbable pour augmenter le prix payé aux agriculteurs », résume Coordination rurale. Quelques sujets essentiels dans la perspective d’un redressement des relations commerciales entre producteurs, industriels et distributeurs sont par ailleurs laissés aux ordonnances qui mettront en œuvre la loi. Les questions sont donc renvoyées à plus tard.  La loi alimentation aurait pu s’inspirer de ce qui se pratique dans le transport avec des dispositifs de tarifs de référence et des sanctions pour les prix trop bas dans la sous-traitance.

Le japon est intervenu directement dans l’affaire Carlos Ghosn

Le japon est intervenu directement dans l’affaire Carlos Ghosn  

 

 

De jour en jour, il se confirme que derrière l’affaire Carlos Ghosn   ce dissimule une position entre la France et le Japon concernant une nouvelle phase du rapprochement entre Nissan et Renault. Certes Carlos  Ghosn n’est pas un saint, comme nombre d’autres patrons il est victime de sa cupidité mais cela ne saurait remettre en cause ses grandes qualités qui ont permis de redresser d’abord Renault puis Nissan pour en faire le premier groupe de constructeurs au monde. L’éventualité d’un rapprochement et d’une éventuelle fusion entre les deux constructeurs a été clairement combattue par les dirigeants de Nissan par ailleurs en position délicate par rapport à leur gestion comme en témoigne les mauvais résultats financiers récents. L’État japonais est aussi intervenu car il ne supporte plus la tutelle de Renaud sur Nissan. Un état japonais qui ce caractérise par une posture très nationaliste aussi bien sur ce dossier que sur d’autres comme par exemple la pêche à la baleine. D’après le  Wall Street Journal plusieurs mois avant l’arrestation de Carlos Ghosn, le gouvernement japonais est intervenu dans les discussions entre Renault et Nissan en vue d’une éventuelle fusion entre les deux constructeurs

Les dirigeants de Nissan ont d’abord demandé au ministère japonais de l’Economie, du Commerce et de l’Industrie (METI) de l’aider à repousser un projet de fusion sur lequel Carlos Ghosn travaillait, ajoute le WSJ citant une source.

Mais cette demande a failli se retourner contre les dirigeants de Nissan, le METI ayant entrepris d’élaborer un projet en vue de superviser les discussions entre les deux constructeurs, une présence que le groupe japonais jugeait finalement encombrante, poursuit le journal.

L’implication directe du gouvernement japonais dans les discussions sur l’avenir de l’alliance n’avait jusqu’ici jamais évoquée, souligne le quotidien américain.

Dans sa première interview depuis son arrestation au Japon le 19 novembre, publiée le 30 janvier, Carlos Ghosn a dit avoir discuté en septembre avec le directeur général de Nissan, Hiroto Saikawa, d’un projet d’intégration des entreprises membres de l’alliance.

L’artisan du redressement de Nissan travaillait sur un renforcement des liens avec Renault, avec la possibilité d’une fusion parmi les options sur la table, afin de pérenniser l’édifice.

Mais selon lui, des dirigeants de Nissan ont utilisé “le complot et la trahison” pour casser ces plans. Le projet de fusion a toujours suscité d’importantes réserves dans le camp japonais, où le poids de Renault, qui détient 43,4% de Nissan, est déjà considéré comme un facteur de déséquilibre.

Rugby-France Angleterre : tout est à revoir !

Rugby-France Angleterre : tout est à revoir !

 

 

La plupart des experts sportifs sont au moins d’accord sur une chose : l’écart de classe entre l’Angleterre et la France est considérable. De toute évidence, on ne joue pas dans la même division. Après se pose une multitude de questions. La principale concerne peut-être le style de jeu de la France. La vérité, c’est que depuis des années déjà la France a choisi de mettre en place une stratégie en vigueur dans l’hémisphère sud est pratiquée par exemple parler le All Blacks. C’est-à-dire un rugby de contact avec beaucoup de puissance mais peu de mobilité et d’imagination. Or depuis toujours la France n’a réussi à battre ses adversaires que lorsqu’elle a pratiquée le jeu à la française fait de créativité et de vitesse. Finalement on a perdu sur tous les tableaux, on a abandonné ce qui faisait l’originalité du génie français sans jamais acquérir la puissance. Sans doute se pose-t-il très en amont la question de la formation, aussi de l’attractivité du rugby qui aujourd’hui n’attire plus les foules faute notamment d’équipe nationale susceptible de créer l’enthousiasme. La présence massive d’étrangers dans les équipes du championnat pose aussi problème dans la mesure où cela constitue parfois un obstacle à l’émergence de futurs jeunes champions nationaux. On ne peut éviter le problème de l’entraîneur ou plus exactement du sélectionneur. Aujourd’hui le rugby comme d’ailleurs la plupart des autres sports évolue très vite et pour l’instant la France choisit des sélectionneurs sans doute un peu dépassé par les évolutions. Autre  problème, celui  du mental. On connaît la fragilité psychique des Français mais on est surpris par tant de maladresses et même par le manque d’engagement des Français. En cause la préparation physique des joueurs de rugby français. De toute évidence cette préparation n’est pas à la hauteur et l’équipe de France ne résiste pas à la furia d’équipe aussi brillante que celle d’Angleterre ou de l’hémisphère sud. Et qui dire de la lenteur de nos demis ?  Bref tout est à revoir.

François-Xavier Bellamy est adhérent à LR depuis une semaine !

François-Xavier Bellamy est adhérent à LR depuis une semaine !

Il faut vraiment que les partis politiques classiques soient dans un état de déliquescence avancée pour accepter que la personnalité en tête de la liste européenne ne soit adhérente au parti que depuis une semaine. Une bien curieuse conception du militantisme et du fonctionnement d’une organisation démocratique. Pour expliquer cette vocation tardive, il faut surtout prendre en compte le faite que Laurent Wauquiez ne souhaitait surtout pas figurer en tête pour ne pas à avoir à rendre de comptes vis-à-vis d’un éventuel échec. En effet pour l’instant, les sondages ne lui donnent que 10 % des voix soit à peu près la moitié de ce qu’a obtenu Fillon. Du coup, on s’est rabattu sur une personnalité extérieure qu’on a fait adhérer il y a une semaine ! En plus une personnalité très marquée, pour tout dire assez réactionnaire. Quant aux positions de l’intéressé sur l’Europe, personne ne les connaît. On objectera que les gilets jaunes présentent bien une liste (ou plusieurs) aux européennes alors qu’ils n’ont pratiquement jamais abordé cette problématique. On notera que dans nombre de partis on a d’ailleurs choisi un inconnu essentiellement pour sa jeunesse pour figurer en tête de liste des européennes. La peur sans doute de prendre une gamelle et aussi la volonté de souscrire à la mode du jeunisme  inauguré par Macron. Jusque-là sans résultats probants. Dans un fonctionnement démocratique, une organisation politique doit être en capacité de faire émerger progressivement ses responsables de telle sorte que ces derniers lorsqu’ils assument des responsabilités nationales puissent faire preuve de la maturité et de l’expérience nécessaire. La venue de Macron devrait pourtant nous interroger sur le manque de vécu politique et social. Pas étonnant si aujourd’hui une majorité des Français considère que Macon est déconnecté ! D’une certaine manière c’est aussi une forme de mépris que de mettre des seconds couteaux sur des listes européennes. La preuve que la problématique européenne est encore bien mal appropriée. Les partis d’opposition se contentent de critiquer l’Europe (qui ne manque pas de défauts) mais ils prennent bien garde de ne pas franchir la ligne rouge concernant par exemple l’abandon de l’euro. Et pour cause la monnaie française serait immédiatement dévaluée de 20 à 30 % !

 

 

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