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Reconfinement : 73 % des Français estiment qu’il est probable

Reconfinement : 73 % des Français estiment qu’il est probable

Selon un sondage Harris Interactive pour LCI, quelques heures après les mesures annoncées par le Premier ministre Jean Castex, 59% des Français se disent favorables à l’instauration d’un couvre-feu dans certains départements en France, alors que dix nouveaux départements pourraient y basculer d’ici dimanche. 54% des interrogés déclarent être favorables au report de l’ouverture des stations de ski, et 54% se montrent favorables au report de la réouverture des salles de cinéma, des théâtres, des musées et des stades (contre 59% le 10 décembre).

 

Si cette hypothèse reste écartée à ce stade par le gouvernement, 73% des Français estiment qu’il est probable que l’exécutif prenne la décision d’un confinement au niveau national (dont 47% plutôt probable), .Enquête réalisée en ligne le 7 janvier 2021, après la conférence de presse de Jean Castex, sur un échantillon de 1439 personnes, représentatif de la population française, âgées de 18 ans et plus. La méthode des quotas a été appliquée.

Vaccination : « La France est la honte, la risée du monde entier»

Vaccination : « La France est la honte, la risée du monde entier»

 «C’est irresponsable aujourd’hui de continuer à décider, à organiser et à manager la France de cette manière-là», a sévèrement jugé Jean Rottner, lundi, sur le plateau du «Talk Le Figaro». Qualifiant la stratégie vaccinale du gouvernement de «scandale d’État» le président de la région Grand Est a aussi souligné que cette stratégie a déjà fait les preuves de son échec avec les masques et les tests. «Aujourd’hui on hésite et on change d’avis tous les deux jours sur la stratégie de vaccination», fustige-t-il.

Alors que les critiques fusent face aux lenteurs de la campagne française de vaccination contre le Covid-19, le gouvernement devrait passer à la vitesse supérieure en simplifiant les procédures. Soulagé par cette décision, «pourquoi est-ce qu’on ne l’a pas fait au départ, pourquoi ne pas avoir réfléchi ensemble?», déplore l’ancien maire de Mulhouse. Il rappelle à cette occasion qu’en novembre dernier, il avait adressé au ministre de la Santé une lettre d’offre de services de tous les élus locaux pour «travailler ensemble».

«Le déclassement de la France est dans cette technostructure qui vient nous paralyser», assure Jean Rottner, «détruit» dit-il de voir la France dans les dernières places de la vaccination mondiale. «On est la honte, on est la risée du monde entier», lâche l’élu.

Coronavirus : on est loin des 1 millions de vaccinations promises

Coronavirus : on est loin des 1 millions de vaccinations promises

On est très loin des promesses du Premier ministre qui avait annoncé environ 1 million de vaccinations en janvier. Pour l’instant, nous sommes parvenus à vacciner trois 400 personnes. La vérité c’est que la plupart des experts médicaux considèrent  que cette campagne de vaccination constitue un véritable fiasco.

Au Royaume-Uni, près de 950 000 personnes sont déjà vaccinées, plus de 130 000 en Allemagne, 6000 en Autriche, 33 000 en Italie. En Russie, plus d’un million de personnes ont été vaccinées et plusieurs millions au États-Unis.

 

Alors que la polémique sur le retard de la France prend de l’ampleur, l’exécutif se voit contraint de réagir. L’entourage du premier ministre minimise et évoque «une phase de démarrage lente» et un simple «décalage» par rapport aux autres pays. «Il n’y a pas de retard de livraison. Les laboratoires ont conçu des vaccins en neuf mois là où, d’habitude, ça prend trois ans. Si le rythme de production et de livraison se maintient, ce sera un exploit inédit», développe-t-on. Le gouvernement veut maintenir le cap fixé par la Haute Autorité.

 

Nouveau variant du coronavirus : « Il est possible qu’il ne soit pas plus dangereux »

Nouveau variant du coronavirus : « Il est possible qu’il ne soit pas plus dangereux »

 

 

Plus de 3000 cas du variant britannique ont déjà été identifiés au Royaume-Uni et de par le monde. Près de 300 cas d’un autre variant du coronavirus ont été enregistrés en Afrique du Sud, pour trois cas en Europe (deux au Royaume-Uni et un en Finlande) sur des personnes de retour d’Afrique du Sud.

Ce mardi 29 décembre, un cas du variant britannique du coronavirus a été détecté au Chili, le premier cas confirmé en Amérique latine, ont annoncé mardi les autorités sanitaires.

En Asie, les Philippines vont fermer leurs frontières aux étrangers de vingt pays et territoires, dont la France, pour tenter d’empêcher le variant du coronavirus de pénétrer sur leur sol, ont annoncé mardi les autorités.

Constitution : l’inscription de l’environnement est très discutable

Constitution : l’inscription de l’environnement est très discutable 

Alors qu’Emmanuel Macron s’est engagé à organiser un référendum pour intégrer la protection de l’environnement à l’article premier de la Constitution, le professeur de géographie Laurent Simon estime, dans une tribune au « Monde, la mesure irréaliste voire dangereuse.

 

Tribune.

 

En mars 2018, Nicolas Hulot, alors ministre de la transition écologique et solidaire, déclarait à l’Assemblée nationale : « La biodiversité, tout le monde s’en fiche. » Deux ans et demi plus tard, il est fortement question de l’introduire à l’article premier de la Constitution « La République garantit la préservation de la biodiversité, de l’environnement et lutte contre le dérèglement climatique. » Un tel chemin témoigne incontestablement d’une prise de conscience dont on ne peut que se féliciter vu l’ampleur des défis face au déclin toujours accéléré de la biodiversité. Faut-il pour autant se réjouir d’une telle perspective ? Trois réflexions nous conduisent à en douter.

Garantir la préservation de la biodiversité suppose d’être en mesure de l’évaluer de manière incontestable pour attester d’une possible diminution. Or, une telle évaluation est non seulement très difficile, pour ne pas dire impossible (aucun indicateur ne permet de quantifier l’ensemble de la biodiversité), mais elle est en outre dangereuse car elle envisage la biodiversité comme un état, un stock à conserver, une liste à préserver alors qu’il s’agit de bien autre chose.

La diversité du vivant, c’est d’abord et avant tout une création continue, un faisceau d’interactions éminemment complexes. Dès lors, vouloir la préserver revient à la figer au travers de listes, d’indicateurs bien pauvres au regard de cette dynamique créative.

Bien des hauts lieux de biodiversité actuels sont le fruit d’interventions humaines passées qui ont, au départ, porté atteinte à la biodiversité : l’un des plus grands sites protégés par la convention relative aux zones humides d’importance internationale (dite convention de Ramsar), le lac du Der-Chantecoq, en Champagne, est un lac artificiel ; les hautes chaumes des Vosges sont le fruit du déboisement ; les mosaïques méditerranéennes, le fruit de la mise en valeur agricole.

La dynamique du vivant n’est pas linéaire. Ne l’envisager que sous l’angle de la préservation, c’est en réduire la part créative et incertaine…

L’inscription dans la Constitution est-elle bien pertinente et constitue-t-elle, comme le pense Barbara Pompili, ministre de la transition écologique, « un acquis que l’on n’éliminera pas » ? Là encore, rien n’est moins sûr.

« Il existe pour chaque problème complexe une solution simple, directe et fausse », disait le journaliste et essayiste H. L. Mencken (1880-1956). C’est bien le cas ici. Car, si l’article 1 tel que proposé est appliqué, alors c’en est fini de tout projet d’aménagement, de toute infrastructure (au motif qu’ils porteront inévitablement atteinte à la biodiversité). C’est par exemple rendre impossible tous les efforts entrepris en faveur de la transition énergétique fondés sur les énergies renouvelables : les éoliennes mais aussi les parcs photovoltaïques ont des impacts sur la biodiversité. Au titre de l’article 1, il faudrait y renoncer.

Crise : Emmanuel Macron est « archaïque »(maire de Cannes)

Crise : Emmanuel Macron est « archaïque »(maire de Cannes)

Le maire de Cannes s’était exprimé avant la dernière intervention de Macron pour condamner l’archaïsme du pouvoir. Une déclaration qu’on pourrait reprendre aujourd’hui au moment où devrait être annoncé un nouveau reconfinement. La déclaration du maire de Cannes sur RTL :

 

« Dès leçons auraient dû être tirées du printemps. « Le gouvernement aurait dû travailler cet été, ce qu’il n’a pas fait, pour anticiper les différents scénarios et que les règles soient claires », dit-il. « La politique c’est par définition l’appréhension de la crise. Aujourd’hui, la difficulté c’est de recréer de la visibilité dans de l’incertain », ajoute-t-il.

« Le fait qu’on attende ainsi la parole du président révèle à mon avis l’obsolescence du régime », poursuit David Lisnard qui dénonce une « théâtralisation » et une « hypercommunication ». « On peut mieux lutter contre la maladie en ciblant autour des cas contagieux, qu’on n’a pas su tracer parce qu’on s’est fait bouffer par des procédures bureaucratiques« , estime le maire de Cannes.

Un excès de « bureaucratie »

« On a eu un excès de ce qui était bureaucratique, c’est-à-dire les auto-attestations, les autorisations de sortie. On est le seul pays d’Europe, où tous les jours on passe notre temps à faire de la bureaucratie pour aller acheter sa baguette ou sortir son chien », déclare l’élu. « La crise révèle un système qui n’est pas adapté à la bonne gestion publique« , explique encore David Lisnard.

 

Selon le maire de Cannes, « aujourd’hui on a, au sommet de l’État, des personnes qui sont l’archétype d’un système archaïque« , tout comme Emmanuel Macron. « Le système des élites qui nous gouverne est très conformiste », conclut-il. 

 

Économie internationale : C’est en Europe surtout que la France est faible

Économie internationale : C’est en Europe surtout que la France est faible

La lauréate du prix du meilleur jeune économiste 2020 Isabelle Méjean observe, dans une tribune au « Monde », que 60 % des échanges de la France avec le reste du monde se font à l’intérieur du Marché commun.

Tribune.

La pandémie a de nouveau mis en lumière les excès de la mondialisation. En cause : la déforestation, qui bouleverse les niches écologiques des animaux hôtes et favorise l’émergence de nouveaux virus, et la mobilité internationale des individus, qui aide à diffuser l’épidémie. Les tensions protectionnistes ressurgissent, comme en témoignent les appels au souverainisme économique, qui serait la solution aux problèmes d’approvisionnement en matériel sanitaire, mais aussi en produits de toute sorte, du printemps 2020. Ces tensions interviennent dans un climat international globalement sceptique à l’égard du libre-échange, qui a atteint son apogée avec le vote au Royaume-Uni sur le Brexit, en 2016, et la guerre commerciale sino-américaine de 2018.

Ce scepticisme est nourri par le sentiment d’un insuffisant partage des gains de la mondialisation, confirmé par de nombreux travaux académiques. D’un côté, les grands gagnants, les multinationales, leurs actionnaires et leurs cadres, qui bénéficient majoritairement des nouvelles opportunités offertes par l’ouverture des pays émergents, et peuvent exploiter les règles de la fiscalité internationale pour éviter l’impôt. De l’autre, les perdants, les entreprises exposées à une concurrence étrangère accrue et leurs salariés, victimes de destructions d’emplois dans une économie marquée par le chômage de masse. Entre les deux, un bénéfice en termes de pouvoir d’achat réel mais diffus, et donc difficile à appréhender. On estime que l’augmentation des importations en provenance de Chine entre 1995 et 2007 a détruit environ 100 000 emplois en France, des pertes concentrées géographiquement, tandis qu’elle a amélioré le pouvoir d’achat annuel de chaque ménage de 1 000 euros, des gains répartis sur toute la distribution des revenus. A cela s’ajoutent des difficultés à mettre en place des politiques environnementales ambitieuses, dans un contexte où la perte de compétitivité des entreprises françaises semble une menace insurmontable.

Si ces problèmes sont réels, on oublie parfois que, pour l’économie française, la mondialisation se joue avant tout à l’échelle européenne. Environ 60 % des échanges de la France avec le reste du monde se font à l’intérieur de l’Union européenne (UE), quand les biens en provenance d’Asie représentent 15 % des importations françaises. Les entreprises françaises ont des chaînes de valeur principalement européennes. Et si la France a un problème de compétitivité, c’est vis-à-vis de ses partenaires européens plus que des pays asiatiques.

 

 

Accepter « les règles » pour les Britanniques est incontournable pour Thierry Breton

Accepter « les règles » pour les Britanniques est incontournable pour Thierry Breton

interviewé sur Europe 1, Thierry Breton, commissaire européen chargé du marché intérieur, a réaffirmé que les choses sont claires : soit les Britanniques acceptent les règles de l’UE pour le marché intérieur, soit ils les refusent et n’en font pas partie.

« Nous sommes un continent ouvert », abonde l’ancien ministre de l’Économie entre 2005 et 2007. « Mais lorsqu’on y vient, on doit tout simplement respecter nos règles pour précisément avoir une équité, que les produits respectent les contraintes environnementales et sociales qui font notre marché intérieur ».

Et ce principe de respect des règles vaut également pour le secteur de le pêche, point de friction très important dans les négociations entre Londres et Bruxelles, alors que le Royaume-Uni s’est dit prêt à déployer sa marine pour protéger ses eaux territoriales. Refusant de se positionner sur la nature de cette communication britannique, Thierry Breton préfère rappeler qu’il est dans « l’intérêt de tout le monde de trouver un accord sur ces zones de pêche ».

D’autant que dans ce dossier, si les Britanniques possèdent effectivement des eaux « plus poissonneuses », ils ne sont pas forcément en position de force, selon Thierry Breton. « L’organisation de la pêche britannique fait que la quasi totalité de la fabrication des prises se fait sur le continent. Les pêcheurs ont besoin du continent pour transformer les produits, mais aussi pour les vendre. Il y a donc des intérêts conjoints. »

Des intérêts économiques qui font espérer au commissaire européen qu’un accord sera trouvé. Sans compter qu’en cas de « no deal », des droits de douane devront s’appliquer et faire mécaniquement « augmenter les prix de façon assez significative en Grande-Bretagne ». L’Europe « continuera à exporter, mais ce sera plus cher pour le consommateur britannique ».

Erdogan : Macron est « un fardeau pour la France »,

Erdogan : Macron est « un fardeau pour la France »,

 

“Macron est un fardeau pour la France. Macron et la France traversent actuellement une période très dangereuse. Mon espoir est que la France se débarrasse du problème Macron aussi vite que possible”, a déclaré Recep Tayyip Erdogan à des journalistes à l’issue des prières musulmanes du vendredi.

Interrogé sur ces propos au cours d’une interview avec le média en ligne Brut, Emmanuel Macron a réclamé du “respect”.

“Je ne suis jamais rentré dans la réponse ad hominem. Je crois dans le respect”, a dit le président français. “L’invective entre dirigeants politiques n’est pas la bonne méthode.”

Le président turc a multiplié les invectives contre son homologue français ces derniers mois sur fond de désaccords profonds entre Paris et Ankara sur de nombreux dossiers – conflits en Libye et au Haut-Karabakh, différends territoriaux en Méditerranée orientale ou encore l’islam en France.

Au sujet du Haut-Karabakh, où l’Azerbaïdjan, appuyé par Ankara, a pu reprendre en novembre des territoires peuplés d’Arméniens au terme de six semaines de conflit, la Turquie accuse la France, qui copréside le groupe de Minsk chargée d’une médiation, de ne pas être objective.

Recep Tayyip Erdogan a déclaré vendredi que la France, qui abrite une importante communauté arménienne, ne pouvait plus prétendre au statut de médiateur en raison de son soutien à l’Arménie.

Le président turc a aussi vivement critiqué l’adoption la semaine dernière par le Sénat français d’une résolution pour la reconnaissance d’une république du Haut-Karabakh à la suite de la défaite militaire des séparatistes soutenus par l’Arménie.

“(Le président azerbaïdjanais) Ilham Aliev a donné un conseil aux Français. Qu’a-t-il dit? ‘S’ils aiment tant les Arméniens, alors ils devraient donner Marseille aux Arméniens”. Je formule la même recommandation. S’ils les aiment tant, ils devraient donner Marseille aux Arméniens”, a dit Recep Tayyip Erdogan !!!

«La France peut être est au cœur de développement industriel» ?

 

«La France peut être est au cœur de développement industriel»  ?

Hans Oelofse et Vincent Delozière , dirigeants du groupe Refresco estime que la France peut être au cœur du développement industriel ( interview dans l’OPINION)

Tribune

Notre entreprise, Refresco, d’origine néerlandaise, a choisi d’investir 110 millions d’euros en France en construisant une nouvelle usine dans la commune du Quesnoy, dans les Hauts-de-France. Il s’agit du plus important investissement dans le secteur agroalimentaire en France depuis plus de trois ans. Cette usine d’embouteillage, spécialisée dans les boissons sans alcool, a commencé sa production en 2020.

Pourquoi investir en France  ? A chaque fois que nous évoquons cet investissement avec nos interlocuteurs français, ils nous demandent, presque surpris, pourquoi nous avons choisi ce pays. De notre point de vue d’entrepreneurs industriels, cela apparaît comme une opportunité évidente. Mais comme, le disait avec malice Talleyrand, « si cela va sans le dire, cela ira encore mieux en le disant  ».

Rappelons tout d’abord que la France est restée le pays européen qui attirait le plus d’investissements directs étrangers en 2019, selon les études du cabinet EY. Les réformes successives dans les domaines de la fiscalité et du marché du travail ont permis d’améliorer l’attractivité de la France qui bénéficie également d’une forme de stabilité par rapport à ses grands voisins britannique, allemand, italien et espagnol. Ce n’est donc pas un hasard si les entreprises étrangères emploient plus de deux millions de personnes et représentent plus de 20 % des dépenses R&D du pays. La France représente le troisième pays dans le monde pour notre groupe. C’est la raison pour laquelle, nous avons déjà investi plus de 200 millions d’euros sur les cinq dernières années.

« La crise de la Covid a surtout révélé la nécessité d’être proche de nos clients et de nos marchés. Les débats autour de la réindustrialisation de la France et de la souveraineté industrielle européenne nous confortent dans nos choix d’investissement en France »

Sport d’équipe. Toutefois, la crise de la Covid-19 a enrayé la dynamique globale d’investissement. L’Europe, et en particulier la France, ont été particulièrement touchées par la pandémie et ses conséquences économiques. En tant qu’acteur agroalimentaire, cette crise a surtout révélé la nécessité d’être proche de nos clients et de nos marchés. Les débats autour de la réindustrialisation de la France et de la souveraineté industrielle européenne nous confortent dans nos choix d’investissement en France.

Nous opérons en France depuis 1983. Nous y avons désormais sept usines, réparties sur tout le territoire. Nous travaillons au service des grandes enseignes de la distribution et des grandes marques internationales de boissons. Notre entreprise connaît une croissance organique et externe continue depuis dix-huit ans. Nous nous développons sur le marché mature des boissons rafraîchissantes sans alcool qui ne connaît globalement pas une croissance soutenue. Nous avons toutefois identifié des segments à fort potentiel, qui répondent aux nouvelles attentes des consommateurs, et sur lesquels nous avons développé notre leadership comme les boissons à base de thé, les boissons bio ou encore les emballages en PET recyclé.

Le contexte et les perspectives ne suffisent pas à engager un investissement d’une centaine de millions d’euros. Nous sommes des entrepreneurs dans l’âme et nous considérons l’investissement comme un sport d’équipe. Si nous reprenons l’exemple de notre nouvelle usine du Quesnoy, un tel projet a été rendu possible grâce à nos clients, dont PepsiCo France avec lequel nous avons conclu un partenariat de dix ans avant même la construction. Le soutien des élus locaux, à commencer par Xavier Bertrand, le président de la région, et de Marie-Sophie Lesne, maire du Quesnoy et vice-présidente du conseil régional, nous a ensuite été précieux. Nous avons enfin bénéficié du formidable bassin d’emploi de la région et de ses talents pour recruter soixante nouveaux collaborateurs.

Dans cette période troublée et incertaine, il nous semble important de garder le cap, de continuer d’investir sur les sites à fort potentiel, d’optimiser nos outils industriels pour garantir nos activités, et préserver notre capacité d’investissement future. Nous devons faire collectivement preuve de résilience, de pragmatisme et d’audace.

Hans Roelofs est PDG du groupe Refresco, Vincent Delozière est directeur commercial du groupe Refresco et PDG de Refresco en France.

L’explosion de la précarité est à venir !

L’explosion de la précarité est à venir !

Patrice Blanc préside les Restos du cœur depuis 2014 lance une alerte dans le Figaro sur l’explosion avenir de la précarité.

 

Les Restos du cœur lancent ce mardi leur 36è campagne hivernale de distribution alimentaire, en plein reconfinement. Comment s’annonce-t-elle ?

Patrice BLANC.- Cette 36è campagne hivernale est compliquée à mettre en place car le respect des gestes barrières, afin de protéger les bénévoles et les personnes que nous accueillons, perturbe leur relation. On a par exemple été obligé de fermer les points café de tous nos centres, des lieux conviviaux très appréciés de part et d’autre. On est également passé dans beaucoup de centres en mode « drive piétons » afin que le public que nous aidons puisse venir récupérer des colis fermés et préparés à l’avance. On tente de maintenir les liens avec eux via des contacts téléphoniques mais c’est plus difficile. Beaucoup de nos locaux sont de surcroît inadaptés et ne remplissent pas les conditions de sécurité sanitaire requises pour pouvoir accueillir du public ; nous sommes donc dans ce cas contraints de trouver des solutions pour pouvoir continuer à distribuer l’aide alimentaire, notamment en montant des barnums et des tentes devant.

Vous avez été obligé de revoir drastiquement les conditions de distribution alimentaire compte tenu de la pandémie…

Oui, et ce depuis le confinement du printemps. La priorité, c’est la sécurité des bénévoles qui se mobilisent pour venir en aide aux personnes en difficulté et celle bien entendu de l’ensemble des familles qui viennent nous voir. On a développé des protocoles très stricts de distanciation sociale, de port de masques, d’utilisation de gel hydroalcoolique… Nous avons également revu l’organisation de nos maraudes pour limiter le nombre de personnes présentes dans un espace clos.

À quels services avez-vous dû renoncer à cause de la pandémie ?

On a renoncé notamment à tous les services, importants, liés à l’estime de soi, comme la coiffure très appréciée. Mais également aux rendez-vous cinéma que nous organisons pour offrir aux personnes les plus démunies la possibilité de se détendre et d’accéder à la culture. Nous essayons de maintenir tout ce que nous estimons être prioritaire, comme les aides et les ateliers d’accès au droit pour entrer en relation avec les caisses d’allocation familiale, l’assurance maladie ou encore les préfectures. Comme tout est aujourd’hui dématérialisé et se fait sur internet, ces services sont précieux pour le public que nous accueillons afin qu’il ne se sente pas un peu plus exclu. Nous avons réduit notre soutien à la langue française qui se fait en classe par petit groupe et continuons les cours de français par téléphone. Nous avons également été obligés de revoir à la baisse le nombre de nos chantiers et jardins d’insertion, pourtant essentiels pour permettre à ce public exclu de reprendre pied avec une activité professionnelle. Nous avons juste pu maintenir les cuisines et les transports pour garantir la logistique et la distribution des centres.

Manquez-vous de bénévoles pour assurer votre mission ?

Cela dépend des situations départementales. Bien souvent la mise en retrait, par souci de protection, de nos bénévoles âgés a été compensée par l’arrivée massive de bénévoles plus jeunes, au point d’ailleurs que certains anciens ont cru revivre le début des Restos du cœur, en 1985, après l’appel de Coluche. Et nos bénévoles âges restent actifs, mais différemment. S’ils ne sont pas dans les centres de distribution ou les maraudes, ils font du télébénévolat pour garder le lien avec les gens qui viennent nous voir. Il y a toutefois des endroits où on manque de monde. D’ailleurs, j’en profite pour inciter toutes les personnes qui veulent rejoindre les Restos du cœur d’aller sur le site de leur association départementale pour voir où se situent les besoins sur leur territoire.

Et vos réserves alimentaires à distribuer ?

On a deux mois de stocks devant nous. On a eu la chance de réaliser notre weekend de collecte annuelle la semaine juste avant le confinement en mars. On doit donc le renouveler mais rien d’inquiétant à ce stade. La solidarité des entreprises reste de surcroît très importante : 40% des produits alimentaires qu’on distribue viennent des dons.

Justement où en sont vos ressources financières ? Les dons sont-ils à la hauteur de vos besoins ?

Là encore, on n’a pas à se plaindre, les donateurs sont toujours présents et continuent de nous soutenir. Nous avons notamment développé les dons par prélèvement automatique et c’est une sécurité non négligeable. Mais l’essentiel reste à venir : le mois de décembre est traditionnellement un mois fort en dons individuels et on saura le 31 décembre si l’année 2020 se finit bien, au moins sur ce point, et si la fidélité de nos donateurs se confirme malgré la pandémie.

Les Restos du cœur sont ouverts toute l’année. Avez-vous constaté une évolution de la pauvreté et des publics que vous avez accueillis depuis le début de la crise ?

On assiste clairement à une forte augmentation du nombre de personnes qu’on accueille, variable selon les départements. La hausse est de 40% en Seine-Saint-Denis, de 30% à Paris et quasiment autant dans les grandes métropoles du pays. Le pire, c’est que l’on sait que cela montera dans les prochains mois : la plus grande vague de la pauvreté est à venir ! On remarque aussi une très forte augmentation du nombre de personnes qui viennent aux distributions alimentaires dans la rue et qu’on ne voyait pas avant.

On assiste clairement à une forte augmentation du nombre de personnes qu’on accueille, variable selon les départements. La hausse est de 40% en Seine-Saint-Denis, de 30% à Paris et quasiment autant dans les grandes métropoles du pays

Patrice Blanc

Vous semblez particulièrement inquiet pour les jeunes, qui représentent la moitié des personnes que vous accueillez dans vos centres ?

C’est un phénomène nouveau très inquiétant. 40% des personnes que l’on accueille aujourd’hui sont des mineurs et 10% de jeunes adultes qui ont entre 18 et 25 ans. C’est énorme ! On assiste aussi à une montée en puissance de la demande venant de la population étudiante frappée par la crise. On a ainsi ouvert une dizaine de centres en France à proximité des lieux de vie universitaire pour leur venir en aide. Cette explosion est logique : il n’existe pas de filet de sécurité financière pour les moins de 25 ans. Dès que la solidarité familiale ne peut plus jouer, ils se retrouvent sans rien et sans possibilité de faire des petits boulots qui ont tous disparu. Au 1er confinement, on a surtout vu des jeunes étudiants d’origine étrangère ; aujourd’hui, on voit des jeunes étudiants de toute origine affluer…

Quelles sont vos craintes pour les semaines à venir ?

On craint que la détérioration des conditions climatiques complique un peu plus la vie des gens qui vivent dans la rue. Au 1er confinement, il y a eu un réel effort des pouvoirs publics pour reloger les personnes expulsées des squats sauvages dans les rues. Ce n’est plus le cas aujourd’hui alors que l’hiver arrive et qu’il était moins difficile de supporter la pandémie au printemps dans la rue car il faisait beau…

Vous êtes en lien avec les pouvoirs publics en ce moment ?

Bien entendu, notamment pour trouver des locaux adaptés à l’accueil du public et demander la réouverture de nos coins café qui sont vraiment très importants. On espère aussi que les bénévoles au contact des gens que l’on aide seront considérés comme prioritaires lors de la vaccination à venir. On demande aussi que le plafond de déduction fiscale pour les dons à une association comme la nôtre soit bien maintenu à 1000 euros, et non ramené à 550 euros comme certains le souhaitent. Pour l’instant, c’est le cas et il serait dramatique que ça change.

Les concerts des Enfoirés, programmés pour fin janvier à Lyon, sont-ils compromis ?

Pas pour l’instant mais c’est une grande inquiétude pour nous car le poste Enfoirés, entre les concerts, la diffusion du show sur TF1 en mars et les ventes de CD/DVD représente environ 10% des recettes annuelles des Restos du cœur. C’est considérable. On discute évidemment de cette question avec les pouvoirs publics et les artistes demeurent tous très mobilisés. À date, les concerts sont maintenus mais se dérouleront sans fosse devant la scène et avec une jauge très basse en nombre de spectateurs, ce qui aura un effet non négligeable sur la rentabilité de l’événement. On n’a d’ailleurs pas encore mis en vente les places. On attend le feu vert des pouvoirs publics.

Les Restos du cœur en chiffres, ce sont:

> 875.000 personnes accueillies pendant la campagne hivernale 2019/2020, dont 30.000 bébés

> 136,5 millions de repas distribués en trois mois à travers 1915 centres d’activités par 73.000 bénévoles

> 1,9 million de contacts auprès de gens dans la rue

> 2840 personnes hébergées en urgence et 2176 salariés en réinsertion accompagnés

> 942 espaces livres, 101 chantiers d’insertion et 17 centres itinérants

> 4522 personnes accompagnées dans leurs recherches d’emploi, 5471 départs en vacances, 3557 personnes accompagnées sur les questions budgétaires

> 973 microcrédits personnels accordés, 14.588 personnes accompagnées en accès aux droits, 4691 pour l’accès à la Justice

> 195 millions d’euros de budget annuel

«Schumpeter est mort » ? (Bertrand Jacquillat)

  • «Schumpeter est mort » ?  (Bertrand Jacquillat)
  • Schumpeter  revu  par Albion et analysé par Bertrand Jacquillat ,vice-président du Cercle des économistes ,senior advisor de J. de Demandolx Gestion dans l’Opinion
  •  « Le Roi est mort, vive le Roi ». Cette expression de la fin du Moyen-Age qui signifie « l’ancien Roi est mort, vive le nouveau Roi » inspire le titre de cette chronique. Philippe Aghion a repris le flambeau laissé en jachère par Joseph Schumpeter. A quelque soixante ans d’intervalle, tous deux furent professeurs d’économie à Harvard, le premier étant né quelques années seulement après la mort de son lointain prédécesseur.
  • Ce ne sont pas ces informations de nature biométrique qui suffisent à les rapprocher, mais leur domaine commun de recherche et la filiation intellectuelle du Français à l’égard de l’Autrichien. Ce sont deux économistes hors normes qui mettent toute leur énergie et leur talent à la compréhension du monde à l’aide d’une grille de lecture très parcimonieuse, l’innovation et la destruction créatrice.
  • Ces deux concepts désignent le processus continuellement à l’œuvre dans les économies, et qui voit se produire de façon simultanée la disparition de secteurs économiques et d’entreprises conjointement à l’apparition de nouvelles activités économiques et de nouvelles entreprises portées par des entrepreneurs. Cette filiation est revendiquée par Philippe Aghion dont les travaux sont regroupés sous la double dénomination de « modèle de croissance par destruction créatrice » et de « modèle de croissance schumpetérien ».
  • Enigmes ontologiques. Un modèle ou un paradigme en économie se juge par sa capacité à éclairer certains phénomènes, pour mieux les comprendre. De ce seul point de vue, l’œuvre de Philippe Aghion apporte aussi bien des réponses à des énigmes quasi ontologiques, comme celle du décollage économique après des millénaires de stagnation séculaire (pourquoi ce phénomène s’est-il produit en 1820, et pourquoi en Grande-Bretagne et en France et non pas en Chine ?) qu’à d’importantes questions sociétales auxquelles le monde contemporain est confronté : la mondialisation, les vagues technologiques et leur impact sur l’emploi, la transition énergétique, etc.
  • Outre qu’elle n’accroît pas nécessairement l’inégalité globale proprement mesurée, l’innovation encourage la mobilité sociale et stimule la croissance de la productivité
  • Ce faisant, Aghion tord le cou à nombre d’idées reçues, comme on pourra s’en rendre compte à la lecture de son ouvrage avec Cécile Antonin et Simon Bunel Le pouvoir de la destruction créatrice. Celui-ci regroupe ses leçons au Collège de France, il est l’aboutissement de ses travaux de recherche qu’il commença en 1987 avec Peter Howitt, son complice et collègue de l’époque au MIT, et dont la collaboration accoucha au siècle dernier d’un ouvrage monumental sur la croissance endogène.
  • Son modèle de croissance par destruction créatrice s’inspire de trois idées émises par Schumpeter, mais que celui-ci n’avait jamais pu modéliser, ni tester, parce que le savoir économique cumulatif de l’époque était trop peu avancé pour ce faire. La première idée, c’est que l’innovation et la diffusion du savoir sont au cœur du processus de croissance. Ceci fait écho à la conclusion d’un autre théoricien de la croissance, Robert Solow, dont le modèle néoclassique fondé sur l’accumulation du capital se heurtait au phénomène des rendements décroissants. Il ne pouvait donc y avoir de croissance à long terme sans progrès technique, comme l’avait pressenti Jean Fourastié.
  • Droits de propriété. La deuxième idée, c’est l’importance des institutions, à commencer par les droits de propriété pour protéger les rentes de l’innovation, et plus généralement pour inciter à l’innovation, sans pour autant faire obstacle à l’arrivée de nouveaux innovateurs. Difficile équilibre à établir, mais qui a plusieurs conséquences. Ainsi, l’innovation contribue à l’augmentation de l’inégalité au sommet. C’est le fameux accroissement de la part des revenus et des patrimoines dans l’ensemble de la population des 0,1 % les plus riches constatée depuis les années 1980, notamment aux Etats-Unis.
  • Outre qu’elle n’accroît pas nécessairement l’inégalité globale proprement mesurée, l’innovation n’en possède pas moins plusieurs vertus. Elle encourage la mobilité sociale, surtout lorsque celle-ci est liée à l’entrée de nouveaux entrepreneurs sur le marché motivés par la perspective de rentes de monopole, et par ailleurs elle stimule la croissance de la productivité.
  • Il y a en quelque sorte une bonne inégalité, c’est celle de Bill Gates (Microsoft) ou de Steve Jobs (Apple) et une mauvaise inégalité, celle de Carlos Slim, dont la fortune provient de la privatisation sans régulation de la société de télécommunications mexicaine Telmex, ou celle aussi mal acquise des oligarques russes.
  • La république de Venise, première Cité-Etat d’Europe, a semé les germes de sa décadence au XVIIsiècle lorsqu’elle décida de placer les privilèges de ses élites au-dessus des entreprises de ses innovateurs
  • D’où la troisième idée, ce sont les bienfaits de la concurrence qui permet à la destruction créatrice d’opérer, pour lutter contre les barrières à l’entrée érigées par les entreprises et gouvernements en place pour contrer le processus de destruction créatrice. Ainsi la république de Venise, première Cité-Etat d’Europe, a semé les germes de sa décadence au XVIIsiècle lorsqu’elle décida de placer les privilèges de ses élites au-dessus des entreprises de ses innovateurs. Les innovations font de la destruction créatrice le moteur du capitalisme, avec un conflit permanent entre l’ancien et le nouveau.
  • Levier fiscal. Les solutions préconisées par Aghion pour faciliter au mieux ce passage de témoin permanent vont à l’encontre de bien des idées reçues. Ainsi, face à la montée des inégalités, Aghion dénonce la fausse solution de l’emploi inconditionnel du levier fiscal, toujours avec justifications empiriques à l’appui, issues de ses propres travaux ou de ceux auprès desquels il a fait école. Pour surmonter les craintes qu’ont certains d’une stagnation séculaire des économies occidentales due à une certaine anémie de la concurrence, Aghion recommande que les organismes antitrust revoient leur critère d’appréciation du bien-fondé des fusions et acquisitions quant à leur seul impact sur les prix, en prenant davantage en compte la dynamique concurrentielle.
  • Tout en vantant les mérites de la destruction créatrice comme force motrice de la croissance, Schumpeter s’était montré très pessimiste sur l’avenir du capitalisme dont il prévoyait la disparition pure et simple, à la suite de l’élimination des entreprises de taille moyenne par les conglomérats. Ce n’est manifestement pas la thèse d’Aghion. Certes, « le capitalisme est un cheval fougueux : il peut facilement s’emballer, échappant à tout contrôle. Mais si on lui tient fermement les rênes, alors il va où l’on veut ».
  • Plutôt que de vouloir dépasser le capitalisme qui génère effectivement des risques et des bouleversements, il convient de pouvoir contrôler, orienter, réguler ceux-ci par l’action intelligente de l’Etat et l’intervention active de la société civile, tout en préservant le pouvoir de la destruction créatrice à générer de la croissance. Car c’est bien la destruction créatrice qui a hissé nos sociétés à des niveaux de prospérité inimaginables il y a à peine deux cents ans.
  • Bertrand Jacquillat est vice-président du Cercle des économistes et senior advisor de J. de Demandolx Gestion.

Constitution Hongrie : «la mère est une femme, le père est un homme»

Constitution Hongrie : «la mère est une femme, le père est un homme» 

 

Là Hongrie prévoit d’amender sa constitution en indiquant concernant la question du genre : «la mère est une femme, le père est un homme» et définir le sexe comme étant uniquement celui de la naissance. «La Hongrie protège le droit des enfants à s’identifier en fonction de leur sexe», est-il écrit dans le projet de texte envoyé au parlement par la ministre de la justice Judit Varga. «L’éducation est assurée conformément aux valeurs fondées sur l’identité constitutionnelle de la Hongrie et la culture chrétienne», peut-on également lire.

Depuis le mois de mai, il est déjà légalement interdit d’inscrire un changement de sexe à l’état civil dans ce pays d’Europe centrale, membre de l’Union européenne (UE), dont le premier ministre Viktor Orban, au pouvoir depuis dix ans sans interruption, promeut «l’illibéralisme». Ce nouveau projet de modification de la constitution intervient alors que Budapest s’oppose à un projet de mécanisme conditionnant le versement des fonds européens notamment au respect de la charte européenne des droits fondamentaux, qui garanti entre autres les droits des minorités sexuelles et de genre.

Terrorisme: Pourquoi la France est-elle une cible facile ?

Terrorisme: Pourquoi la France est-elle une cible facile ?

 

Il y a sans doute plusieurs facteurs explicatifs pour comprendre pourquoi certains pays islamiques ont pris la France comme cible. Certains expliquent que la France est en pointe en matière de démocratie dans le monde et que cette démocratie vient contrarier l’idéologie autoritaire islamiste en vigueur dans nombre de pays musulmans.

 

D’autres pays ne sont pas moins démocratiques. Si la France constitue une des cibles principales du terrorisme islamiste, c’est surtout en raison du décalage entre son discours et son action. En clair, la France est d’une faiblesse coupable. En effet, Macron,  lui aussi pour redorer son image au plan intérieur, ne cesse d’être en pointe sur les questions internationales sur lesquels en réalité il a peu de prise.

 

Ainsi on voit bien aujourd’hui l’impossible position dans laquelle se trouve la force barkhane  au Mali où le pouvoir militaire actuel négocie avec les terroristes dans le dos de la France. Même faiblesse en Libye, en Syrie ou face aux Turcs. En Libye comme en Syrie,  la France a été mise hors jeu. Au Liban, Macron a voulu imposer son plan de redressement du pays avec la mise à l’écart de la classe politique. Un échec total aussi puisque le nouveau premier ministre est un cheval de retour.

 

En Europe, Macron se considère comme le leader politique mais dans les faits il n’obtient strictement rien car c’est évidemment l’Allemagne et Merkel qui discrètement décident des principales orientations. La France parle mais l’Allemagne agit par exemple à propos du conflit entre la Turquie et la Grèce en Méditerranée ou encore sur le brexit.  

 

La vérité, c’est que la France est faible, que son président est faible et que la politique française se résume à des bavardages médiatiques sans effet géopolitiques positifs . La politique de sécurité intérieure est indigente ,elle permet en même temps le développement de l’islamisme et de l’économie de drogue.

 

La politique étrangère est tout aussi inconsistante puisqu’on est incapable de fermer les frontières ou d’imposer des sanctions économiques à ceux qui nous attaquent. La responsabilité en incombe à toute une classe politique depuis 30 ou 40 ans mais Macron porte une responsabilité particulière avec son verbe haut que contredit la faiblesse de son action voire sa couardise. Un seul exemple, ce service national qui devait être rétabli qui en définitive n’est pas obligatoire, pas militaire, pas même utile alors qu’il devait concerner une grande partie de la jeunesse justement pour permettre me brassage démocratie et l’appropriation des valeurs républicaines.

 

La mollesse de Macron dans tous les domaines ( économique, social, sécuritaire, sanitaire ou encore environnemental- voir à cet égard la comédie de la convention dite citoyenne)  constitue une véritable catastrophe pour le pays radicaux islamistes  qui se font un plaisir de marcher sur ce ventre mou.

Terrorisme-France : une cible facile parce qu’elle est faible

Terrorisme-France : une cible facile parce qu’elle  est faible

 

Il y a sans doute plusieurs facteurs explicatifs pour comprendre pourquoi certains pays islamiques ont pris la France comme cible. Certains expliquent que la France est en pointe en matière de démocratie dans le monde et que cette démocratie vient contrarier l’idéologie autoritaire islamique en vigueur dans nombre de pays musulmans.

D’autres pays ne sont pas moins démocratiques. Si la France constitue une des cibles principales du terrorisme islamique, c’est surtout en raison du décalage entre son discours et son action. En clair, la France est d’une faiblesse coupable. En effet, Macron,  lui aussi pour redorer son image au plan intérieur, ne cesse d’être en pointe sur les questions internationales sur lesquels en réalité il a peu de prise. Ainsi on voit bien aujourd’hui l’impossible position dans laquelle se trouve la force barkhane  au Mali où le pouvoir militaire actuel négocie avec les terroristes dans le dos de la France. Même faiblesse en Libye, en Syrie ou face aux Turcs. En Libye comme en Syrie la France a été mise hors jeu. Au Liban, Macron a voulu imposer son plan de redressement du pays avec la mise à l’écart de la classe politique. Un échec total aussi puisque le nouveau premier ministre est un cheval de retour.

En Europe, Macon se considère comme le leader politique mais dans les faits il n’obtient strictement rien car c’est évidemment l’Allemagne et Merkel qui discrètement décident des principales orientations. La France parle mais l’Allemagne agit par exemple à propos du conflit entre la Turquie et la Grèce en Méditerranée. La vérité, c’est que la France est faible, que son président est faible et que la politique française se résume à des bavardages médiatiques sans effet géo politiques positifs . La politique de sécurité intérieure est indigente ,elle permet en même temps le développement de l’islamisme et de l’économie de drogue.

La politique étrangère est tout aussi inconsistante puisqu’on est incapable de fermer les frontières ou d’imposer des sanctions économiques à ceux qui nous attaquent. La responsabilité en incombe à toute une classe politique depuis 30 ou 40 ans mais Macron porte une responsabilité particulière avec son verbe haut que contredit la faiblesse de son action voir sa couardise. Un seul exemple, ce service national qui devait être rétabli qui en définitive n’est pas obligatoire, pas militaire, pas même utile alors qu’il devait concerner une grande partie de la jeunesse justement pour permettre me brassage démocratie et l’appropriation des valeurs républicaines. La mollesse de Macron dans tous les domaines ( économique, social, sécuritaire, sanitaire ou encore environnementale- voir à cet égard la comédie de la convention dite citoyenne)  constitue une véritable catastrophe pour le pays radicaux islamiques se font un plaisir de marcher sur ce ventre mou.

France : une cible facile parce qu’elle est faible

France : une cible facile parce qu’elle  est faible

 

Il y a sans doute plusieurs facteurs explicatifs pour comprendre pourquoi certains pays islamiques ont pris la France comme cible. Certains expliquent que la France est en pointe en matière de démocratie dans le monde et que cette démocratie vient contrarier l’idéologie autoritaire islamique en vigueur dans nombre de pays musulmans.

D’autres pays ne sont pas moins démocratiques. Si la France constitue une des cibles principales du terrorisme islamique, c’est surtout en raison du décalage entre son discours et son action. En clair, la France est d’une faiblesse coupable. En effet, Macron,  lui aussi pour redorer son image au plan intérieur, ne cesse d’être en pointe sur les questions internationales sur lesquels en réalité il a peu de prise. Ainsi on voit bien aujourd’hui l’impossible position dans laquelle se trouve la force barkhane  au Mali où le pouvoir militaire actuel négocie avec les terroristes dans le dos de la France. Même faiblesse en Libye, en Syrie ou face aux Turcs. En Libye comme en Syrie la France a été mise hors jeu. Au Liban, Macron a voulu imposer son plan de redressement du pays avec la mise à l’écart de la classe politique. Un échec total aussi puisque le nouveau premier ministre est un cheval de retour.

En Europe, Macon se considère comme le leader politique mais dans les faits il n’obtient strictement rien car c’est évidemment l’Allemagne et Merkel qui discrètement décident des principales orientations. La France parle mais l’Allemagne agit par exemple à propos du conflit entre la Turquie et la Grèce en Méditerranée. La vérité, c’est que la France est faible, que son président est faible et que la politique française se résume à des bavardages médiatiques sans effet géo politiques positifs . La politique de sécurité intérieure est indigente ,elle permet en même temps le développement de l’islamisme et de l’économie de drogue.

La politique étrangère est tout aussi inconsistante puisqu’on est incapable de fermer les frontières ou d’imposer des sanctions économiques à ceux qui nous attaquent. La responsabilité en incombe à toute une classe politique depuis 30 ou 40 ans mais Macron porte une responsabilité particulière avec son verbe haut que contredit la faiblesse de son action voir sa couardise. Un seul exemple, ce service national qui devait être rétabli qui en définitive n’est pas obligatoire, pas militaire, pas même utile alors qu’il devait concerner une grande partie de la jeunesse justement pour permettre me brassage démocratie et l’appropriation des valeurs républicaines. La mollesse de Macron dans tous les domaines ( économique, social, sécuritaire, sanitaire ou encore environnementale- voir à cet égard la comédie de la convention dite citoyenne)  constitue une véritable catastrophe pour le pays radicaux islamiques se font un plaisir de marcher sur ce ventre mou.

Islamisme : le combat culturel est fondamental (Bruno Le Maire)

Islamisme : le combat culturel est fondamental (Bruno Le Maire)

 

 

Pour le ministre de l’Économie, le combat culturel contre l’islamisme est fondamental.

 

Interview dans LE FIGARO. -Le président de la République a rendu un hommage mercredi à Samuel Paty. Il était important que la nation exprime sa reconnaissance à ce professeur?

Bruno LE MAIRE.- Oui, il était essentiel que la nation tout entière rende hommage à Samuel Paty. La cérémonie d’hier était digne, juste, éminemment française. Le président de la République a su trouver les mots pour parler à la nation. Cet hommage était essentiel, mais il ne suffira pas. Chacun se demande désormais jusqu’où ira l’islam politique et jusqu’où iront les terroristes. Depuis des années en France, ils ont assassiné des enfants, tué des policiers, tué des militaires, assassiné un prêtre dans son église et maintenant décapité un enseignant sur le chemin de son école. Tout cela, en 2020, en France, dans une grande démocratie.

 

Le ministre considère que le combat culturel est fondamental et qu’il convient de défendre la civilisation et le mode de vie français

Le concept de nature est très culturel

Le  concept de nature est très culturel

 

Le philosophe de l’écologie, Frédéric Ducarme,  rappelle dans le Monde que notre rapport à la nature est très marqué par le christianisme et que le concept est apparu au temps des premières civilisations urbaines.

Chercheur au Muséum national d’histoire naturelle, Frédéric Ducarme s’est spécialisé dans la philosophie de l’écologie. En 2020, il a cosigné deux études sur le concept de nature dans l’histoire et dans l’espace, l’une publiée en janvier dans Palgrave Communications (revue dont le titre est désormais Humanities and Social Sciences Communication), l’autre parue le 29 septembre dans Conservation Biology.

En science, on parle beaucoup de nature – et c’est d’ailleurs le titre d’une des plus grandes revues scientifiques. Pourtant il subsiste un grand flou autour de ce mot polysémique…

Le terme de « nature » est passé dans les angles morts de beaucoup de disciplines. Les scientifiques l’utilisent mais ne l’aiment pas trop, disant qu’il n’est pas scientifique. Et, du côté des philosophes, on l’utilise mais on ne l’aime pas plus, en disant que ce n’est pas un concept philosophique. Du coup, personne ne le théorise vraiment alors qu’il est très employé : entre 1990 et 2015, il figure dans le titre de plus de 7 000 articles scientifiques, mais aucun d’eux ne le définit. C’est quasiment le seul concept majeur que personne ne définit.

Vous expliquez que les philosophes grecs de l’Antiquité ont plutôt une vision dynamique de la nature, comme Héraclite, qui y voit un écoulement, mais que tout cela change avec le christianisme…

Dans le dogme chrétien, on a un Dieu « pantocrator », maître de tout, qui, surtout, est au-dessus de la nature, ce qui lui permet d’être parfait. C’est la grande originalité des religions monothéistes, alors que les dieux grecs sont loin d’être parfaits. Dans l’Iliade, ces dieux sont vraiment tous des sagouins : ils sont remplis de passions, ils piquent des crises de colère ou de peur, ils ont des besoins alimentaires, sexuels et peuvent même mourir. Dans les religions polythéistes, les dieux sont soumis à la nature. Dans les monothéismes abrahamiques, Dieu est en dehors de la nature et celle-ci lui est subordonnée. Toute dynamique ne peut venir que de Dieu et la nature est profondément statique : c’est la Création. D’où l’idée, répandue jusqu’au XVIIIe siècle, que la science a pour but de décrypter le plan divin. Ce à quoi Darwin va s’opposer en faisant intervenir l’histoire dans la biologie.

Comment l’homme se situe-t-il dans cette nature ?

L’idée est que l’homme est plongé dans la nature mais n’en relève pas totalement. Il a une âme qui tend vers le royaume de Dieu. Dans l’Evangile selon Matthieu, il est dit qu’il ne faut pas trop investir dans les choses de la Terre, qui sont destinées à être rongées par la vermine. Il existe une hiérarchie stricte entre le monde physique, qui doit être méprisé, et le domaine purement moral, qui relève du divin – un domaine métaphysique au-delà du physique. La nature est certes le fruit de Dieu, mais elle est un peu brute et c’est à l’homme de s’en faire le jardinier. Chez Buffon (1707-1788) existe cette idée que la nature seule tend vers le croupissement, la pourriture, et que seul l’homme peut bien l’ordonner… comme le jardin des Plantes.

Trou de la sécu : LE REMBOURSEMENT DE LA DETTE est planifié !!! (OLIVIER VÉRAN)

Trou de la sécu : LE REMBOURSEMENT DE LA DETTE est planifié !!! (OLIVIER VÉRAN)

Olivier Véran  fait parti de cette catégorie de socialistes pour qui le délire verbal compense le vide du contenu. Il peut ainsi parler des heures et des heures et presque tous les jours pour tout dire et le contraire. Ce qu’il a fait depuis qu’il a pris la tête du ministère de la santé. Il vient d’affirmer avec une grande autorité que le déficit de la sécurité sociale été planifiée. Comment ? on n’en sait rien évidemment car interrogé sur la question il dit avoir chargé le Haut conseil pour la protection de l’assurance-maladie de faire des propositions. Notons que le trou de la sécu recommence à se creuser de façon dramatique avec environ un déficit de leur de 45 milliards pour la seule année 2020 et des projections de déficit de 20 milliards encore pendant plusieurs années. En plus d’affirmer que le gouvernement dispose des ressources pour planifier ce remboursement est sans augmenter les impôts ! Comment? Sur ce point, le ministre reste évasif évoquant les pistes des réformes en cours comme celle des retraites « qui peut être une piste ».  Notons qu’on a abandonné la réforme paramétrique (financière) de la réforme des retraites renvoyées au-delà de 2022.

« Dans les prochains mois, vous aurez des réponses mais sachez que d’ores et déjà que nous avons planifié le remboursement de la dette sociale et que nous avons les ressources qui existent déjà sans augmenter les impôts », souligne le ministre.

L’alerte de la Banque de France sur les dépenses est assez maladroite

L’alerte de la Banque de France sur les dépenses est assez maladroite

 

L ‘alerte que vient de lancer le patron de la Banque de France sur le niveau des dépenses n’est pas très opportun au moment où les agences de notation procèdent à une nouvelle évaluation des capacités financières des Etats suite à la crise du coronavirus.

L’avertissement du patron de la banque de France n’a heureusement pas été entendu par l’agence de notation S&P qui vient de procéder à une nouvelle évaluation de la France. Certes la dérive financière de la France est indéniable et avec la crise l’endettement pourrait dépasser nettement les 100 % du PIB. Toutefois cette évolution n’est pas particulière à la France même s’il faut reconnaître que structurellement la France a depuis longtemps un taux d’endettement critique. Le problème c’est l’opportunité de cette alerte. Peut-être de la part du patron de la banque de France pour faire plaisir aux orthodoxes de la banque centrale européenne ou tout simplement pour des raisons existentielles car on ne voit  plus très bien à quoi sert la Banque de France alors que la banque centrale européenne gère désormais la monnaie.

L’agence de notation S&P  a en effet  maintenu la perspective de la France à «stable». S&P estime en effet que «les récentes réformes économiques, budgétaires et structurelles mises en place par le gouvernement ont amélioré la capacité de l’économie à résister aux effets négatifs de la pandémie de covid-19», précise-t-elle dans un communiqué. L’agence de notation Fitch avait, elle, abaissé en mai la perspective de la France, tout en gardant sa note AA. L’agence S&P rejoint à peu près les prévisions du gouvernement qui prévoit une baisse de croissance de leurs 2 % en 2020 et un redressements autour de 8 % en 2021.

 

« Nous ne pouvons pas tout nous offrir, tout le temps », a déclaré le patron de la Banque de France, en rappelant que les dépenses publiques de la France ont augmenté « de 1% en moyenne, après inflation » au cours des dix dernières années. Aujourd’hui, « les dépenses hors Covid augmentent encore plus vite qu’avant, que le 1% », a mis en garde le gouverneur de la Banque de France en citant une étude du Haut conseil des finances publiques. La France a dévoilé un plan de soutien de 100 milliards d’euros le mois dernier, ce qui correspond à 4% du produit intérieur brut (PIB). Curieusement le patron de la Banque de France alterne entre des messages excessivement optimistes comme par exemple les perspectives de reprise de la croissance qui sont loin d’être évidente et la critique sur la dérive financière.

 

En outre le patron de la Banque de France en rajoute une couche en attirant l’attention sur les risques d’augmentation des taux d’intérêt pour la France. Ce que n’envisage pas pour l’instant les agences de notation.

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