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Hausse de fiscalité sur les carburants : les collectivités vont aussi se gaver

Hausse de fiscalité sur les carburants : les collectivités vont aussi se gaver

 

L’État profite largement de la hausse du prix des carburants grâce notamment aux taxes proportionnelles. Cependant une partie de la manne  revient aussi au collectivités publiques note un article de l’opinion.

L’accélération de la croissance a drainé une quinzaine de milliards d’euros de recettes supplémentaires : cinq milliards sur les ménages et 10 milliards sur l’impôt sur les sociétés. « On attendait 11 % à 13 % de hausse des bénéfices en 2021. Au final on sera plutôt sur +22 % ou +23 % », se félicite le ministre délégué aux Comptes publics, Olivier Dussopt.

Mais l’Etat n’est pas le seul à profiter de ce rebond. Grâce, notamment, au dynamisme de la TVA dont une partie est redistribuée aux collectivités, les recettes des régions devraient bondir d’un peu plus de 800 millions d’euros cette année, d’un peu moins de 800 millions pour les départements et de 400 millions d’euros pour les intercommunalités. A cela s’ajoute une revalorisation exceptionnelle de 3,4 % des valeurs cadastrales votée dans le projet de loi de finances pour 2022. Ces valeurs servent de base de calcul à la taxe foncière et la taxe d’habitation. La hausse, inédite depuis 1989, rapportera aux communes et aux intercommunalités plus d’un milliard d’euros supplémentaires. « La seule chose vraiment compliquée pour les collectivités en 2022 sera la baisse de 4 % de la CVAE », reconnaît Olivier Dussopt. Voir. La baisse ne dépassera 200 millions d’euros, loin des -10 % ou -15 % évoqués par certains l’année dernière.

Cette bonne fortune devrait permettre aux collectivités reconstituer un peu leur épargne brute, nécessaire à l’investissement. Elle permettra aussi de faire face à la hausse des coûts de l’énergie, qui inquiète les administrations publiques locales. La semaine dernière, Olivier Dussopt leur a assuré « suivre avec une attention toute particulière » la question. Mais il a écarté toute compensation, le temps « d’y voir plus clair ». Dans les couloirs de Bercy, on est plus cash. « Les collectivités vont se gaver en 2022 », résument certains. Peu probable donc qu’elles touchent quoi que ce soit de plus.

Bourse: comme prévu la correction se confirme

Bourse: comme prévu la correction se confirme

Après l’envolée évidemment très excessive des cours en fin d’année 2021, la situation se régularise avec une vague de prises de bénéfices qui provoque la correction.Pour la justifier on invoque notamment les risques géopolitiques du côté de l’Ukraine et les craintes d’un relèvement de taux.( Bien modestes cependant au regard de l’inflation réelle). En réalité nombre de gros investisseurs prennent leurs bénéfices après des hausses de cours  complètement irrationnels en 2021.

À Paris, le CAC 40 a perdu 3,97% lundi à 6.787,79 points. Ailleurs en Europe, le Dax allemand et la Bourse de Milan sont sur la même ligne. Wall Street vire également au rouge vif: en séance, l’indice Dow Jones perdait 2,40% à 33.449,39 points. L’indice élargi S&P 500 lâchait 3,04% à 4.264,31 points, et était de 11,2% en dessous de son sommet de début janvier, ce qui le plaçait en zone de correction. Volatil, le Nasdaq s’inscrivait en repli de 3,72% à 13.257,13 points après avoir glissé de plus de 4%.

La bourse de Paris avait enregistré un record de progression au cours de l’année dernière de l’ordre de 30 %. Une évolution complètement anachronique par rapport aux résultats économiques effectifs des entreprises. Surtout la conséquence des masses de liquidités déversées par la banque centrale et qui ne sont pas toutes affectées ensuite aux investissements ou même au soutien de l’exploitation des entreprises. Une grande partie de cet argent gratuit s’est trouvée impliquer dans ce qu’on peut appeler une vraie spéculation.

Depuis son sommet de la fin du mois de novembre, le Nasdaq a désormais lâché plus de 15%. La semaine dernière, l’indice des valeurs technologiques américaines a abandonné 5,6%, enregistrant ainsi sa pire performance depuis le début de la pandémie. De son côté le Dow Jones a cédé 4,5%. Bref, Wall Street a essuyé sa pire semaine depuis la panique boursière de mars 2020.La correction n’est sans doute pas terminée même s’il y aura vraisemblablement quelques mouvements de yo-yo.

Pass sanitaire en entreprise : FO se réjouit de son absence

Pass sanitaire en entreprise : FO se réjouit de son absence

 

Sur franceinfo mardi, le secrétaire confédéral FO, Michel Beaugas,  ,  chargé de l’emploi et des retraites, se réjouit que le pass sanitaire n’est pas été imposé en entreprise. Une prise de position assez ambiguë concernant l’avenir de la part de Force ouvrière dont le secrétaire général n’a pas voulu pendant longtemps se prononcer à propos de la vaccination considérant que ce n’était pas une problématique syndicale .À noter d’ailleurs que ce n’est pas le secrétaire général de FO qui s’exprime mais un secrétaire confédéral

 

Franceinfo : Le pass sanitaire en entreprise est absent du projet de loi qui sera présenté lundi en Conseil des ministres. Est-ce le signe que vous, les partenaires sociaux, avez été entendus ?

 

Michel Beaugas : Il nous semble qu’effectivement, c’est le signe que nous avons été entendus parce que c’est très complexe à mettre en œuvre. L’ensemble des organisations syndicales, dont Force ouvrière, ont dit à la ministre du Travail que l’on n’était pas favorables à une telle mesure parce que ça viendrait contrarier les mesures qui ont déjà été mises en place, notamment dans les entreprises qui reçoivent du public, puisqu’un certain nombre de salariés sont déjà dans l’obligation d’avoir le pass sanitaire. Et quand ils n’avaient pas le pass sanitaire, quand ils n’étaient pas vaccinés, les entreprises se sont arrangées pour les changer de poste. Et si jamais, demain, le pass sanitaire était obligatoire pour tous, un grand nombre de salariés, deux millions selon la ministre du Travail, qui ne sont pas encore vaccinés, verraient probablement leur contrat de travail suspendu. Et là, ça serait vraiment un problème.

 

D’après les informations de franceinfo, le gouvernement envisage tout de même d’introduire plus tard cette disposition par décret. Mais ça n’est pas ce qui vous a été dit ce lundi ?

 

Non. On nous a bien dit que pour les entreprises, c’était le pass sanitaire et pas un pass vaccinal. Mais je pense que ça deviendra, à terme, pratiquement une obligation, quand le pass vaccinal sera obligatoire en France. Et puis surtout, ce que j’ai entendu dire, c’est qu’à l’Assemblée nationale, le pass sanitaire en entreprise, même s’il n’est pas dans le projet de loi demain, pourrait revenir par voie d’amendement.

 

Face à l’émergence du variant Omicron, quelles mesures à mettre en place dans les entreprises avez-vous pu proposer à la ministre du Travail ?

Dans un premier temps, il faut informer les salariés. Je rappelle que sur 19 millions de salariés dans le privé et six millions de fonctionnaires, deux millions de personnes ne sont pas vaccinées. Donc il faut les convaincre du bienfait de la vaccination. À Force ouvrière, nous ne sommes pas opposés à la vaccination, bien au contraire. Il faut protéger le citoyen. Il faut protéger les salariés. Maintenant, il faut convaincre plutôt que contraindre. Et là, avec les mesures qui sont mises en œuvre, on va plutôt vers la contrainte. Alors nous, on a proposé à la ministre du Travail que le gouvernement écrive à tous les salariés pour mettre en exergue les bienfaits de la vaccination. Ce sont des choses comme ça qui permettent d’informer au mieux. Même si le gouvernement, jusqu’à présent, a fait preuve de pédagogie, je le reconnais. Il faut aller un peu plus loin. Il faut toucher personnellement tous les salariés pour qu’ils prennent conscience de l’importance de se faire vacciner pour se protéger soi-même et sa famille.

 

Rachats d’actions par les entreprises : quand le capitalisme se mord la queue

Rachats d’actions par les entreprises : quand le capitalisme se mord la queue

Un papier du Monde rappel qu’il ne faut pas oublier que le but du capitalisme actionnarial consiste avant tout à stimuler la croissance et l’innovation, et non à se répartir un butin. Le retour en force des rachats d’actions donne l’impression d’un capitalisme en panne de perspectives.

 

La trêve aura été de courte durée. Après un rapide passage à vide au plus fort de la crise pandémique, les grandes entreprises cotées se remettent à racheter massivement leurs propres actions. Aux Etats-Unis, les multinationales ont ainsi dépensé en 2021 plus de 850 milliards de dollars (750 milliards d’euros). En France, les montants restent plus modestes, mais la tendance est en forte hausse. La pratique avait disparu pendant quelques mois en 2020 sous la pression des autorités monétaires et des Etats. Il était effectivement difficilement justifiable auprès de l’opinion publique de laisser les multinationales dépenser d’énormes sommes au profit de leurs seuls actionnaires au moment même où les pouvoirs publics déployaient des moyens financiers colossaux pour éviter l’effondrement de l’économie mondiale. Mais la reprise de 2021 a encouragé le retour en force de ces pratiques.

Le procédé consiste pour une entreprise à racheter ses propres actions sur le marché pour ensuite les annuler dans la foulée. Réduire le nombre de titres en circulation permet mécaniquement d’augmenter le bénéfice par action, ce qui a pour effet à plus ou moins court terme de doper le cours de Bourse, à la grande satisfaction des actionnaires. La logique a de quoi interpeller l’opinion. Des milliards partent en fumée pour rémunérer ces derniers alors qu’il y a encore quelques mois l’économie était tenue à bout de bras par les banques centrales et les gouvernements. Une partie de cet argent ne serait-elle pas mieux utilisée pour prévenir la prochaine crise au lieu d’attendre, une fois de plus, l’aide des pouvoirs publics ?

Les entreprises justifient de recourir aux rachats d’actions en raison du manque d’opportunités d’investissements qui offriraient une rentabilité supérieure au coût du capital. N’ayant pas mieux à faire de leurs profits, elles préfèrent rendre l’excès de trésorerie à leurs actionnaires. Le comble est que certaines entreprises vont même parfois jusqu’à s’endetter pour financer ces plans de rachats d’actions. L’objectif n’est donc plus seulement d’accumuler du capital productif, mais surtout de faire monter par tous les moyens les cours de Bourse dans le but de distribuer du cash aux actionnaires.

Cette logique est perverse car ce sont les fonds d’investissement qui fixent des objectifs de rentabilité souvent disproportionnés. Dans beaucoup de secteurs, il est impossible d’identifier des projets permettant de dégager les 12 % ou 15 % de rendement exigés par ces actionnaires. Les entreprises sont alors poussées à lancer des plans de rachats d’actions dont les effets seront plus sûrs et plus immédiats.

Les dirigeants d’entreprise sont d’autant plus incités à recourir à ces pratiques qu’ils en sont les premiers bénéficiaires, dans la mesure où leur rémunération variable est souvent indexée sur la hausse du titre en Bourse. Dès lors, pour atteindre leurs objectifs, ils sont tentés de multiplier les rachats d’actions au détriment de projets d’investissement à long terme.

«Sur TF1, j’ai vu le Président se dévoiler aux yeux des Français» ou le sommet de la complaisance servile (Sarah El Haïry)

«Sur TF1, j’ai vu le Président se dévoiler aux yeux des Français» ou le sommet de la complaisance servile (Sarah El Haïry)


Le chef de l’Etat a défendu son bilan au cours d’un entretien préenregistré diffusé sur TF1 et LCI. Etions-nous face à un Président-candidat  a -t-on demandé à la secrétaire d’État? « J’ai vu un Président, un homme d’Etat, combatif, qui prend le temps d’expliquer pourquoi on recherche cette efficacité, pourquoi on peut être juste et pragmatique à la fois », répond la secrétaire d’Etat chargée de la Jeunesse et de l’Engagement qui ajoute: « Sur TF1, j’ai vu le Président se dévoiler aux yeux des Français »Un modèle de complaisance servile !

Pourtant peu de Français ont apprécié la dernière intervention du chef de l’État Une étude Odoxa Backbone Consulting réalisée pour Le Figaro indique que peu de personnes ont regardé l’entretien présidentiel diffusé sur TF1 et LCI.

Sans doute une intervention de trop pour Macron, très peu suivie et en plus raté sur le fond. En effet Selon un sondage Odoxa Backbone Consulting réalisé pour Le Figaro, ils sont seulement 9% à l’avoir suivie en entier, et 16% à l’avoir vue en partie. «Des indicateurs très faibles par rapport aux standards habituels», relève Emile Leclerc, directeur d’études de l’institut.
D’autant plus faibles que les précédentes apparitions du chef de l’État ont suscité un vif intérêt. Le 9 novembre dernier, son allocution présidentielle avait été suivie par 64% des citoyens. Quant à celle du 12 juillet dernier, ils étaient 71% à s’y être arrêtés. Les deux prises de parole étaient toutefois consacrées à la situation sanitaire, et de nouvelles annonces étaient attendues.

« Seuls 37% des Français ont trouvé le locataire de l’Élysée «convaincant», soit «le plus bas niveau enregistré sur toutes ses interventions depuis le début de la crise sanitaire», souligne Odoxa. Sa clarté en a également pris un coup, puisque la moitié des Français seulement estime qu’Emmanuel Macron a montré «qu’il savait où il allait», et 40% l’ont trouvé rassurant.

Finalement, cette interview semble donc avoir produit l’effet inverse de celui recherché. Si le chef de l’État a cherché à valoriser son bilan en défendant ses choix, 6 Français sur 10 estiment que ce dernier est mauvais. Y compris sur des thèmes comme l’immigration (79%), le pouvoir d’achat (76%) ou le chômage (61%). «Dans notre baromètre politique réalisé une semaine auparavant, 44% d’entre eux le qualifiaient de ‘bon président’. Non seulement il n’a pas amélioré la proportion de Français qui le jugent positivement mais il l’a dégradée», analyse Emile Leclerc.

 

Le jugement est également sévère sur la posture adoptée par Emmanuel Macron, puisque deux-tiers de l’opinion estiment qu’il s’est «davantage exprimé comme un candidat que comme un président» et qu’il «profite de sa fonction de président pour faire campagne dans les médias en vue de sa réélection».

 

Que cette interview ait modifié ou non l’avis des Français, le résultat n’est pas bon : 63% d’entre eux ne souhaitent pas qu’Emmanuel Macron se présente en 2022.

Cryptomonnaies : Le marché va « probablement » se consolider

Cryptomonnaies : Le marché va « probablement » se consolider

 

C’est l’hypothèse de Jean-Marie Mognetti, PDG de CoinShares concernant les cryptomonnaies. (la Tribune)

 

 Reste cependant la question très hypothétique de la régulation dont  les perspectives sont très évasive et qui d’une certaine manière est source de grandes incertitudes vis-à-vis des crytomonnaies. NDLR

 

D’une offre pléthorique aujourd’hui – pour des investisseurs particuliers qui spéculent sur le bitcoin, mais aussi, et de plus en plus des acteurs institutionnels – comment le marché des plateformes d’échanges, centralisées et décentralisées, de cryptomonnaies va-t-il évoluer ?

JEAN-MARIE MOGNETTI - Les plateformes d’échanges ont réellement quelque chose de différent par rapport aux bourses classiques. C’est un saut technologique. Pour comprendre leur fonctionnement, la connaissance ne se fait pas de manière théorique mais empirique. Aussi, la plus grande erreur serait de faire évoluer le marché des bourses crypto vers ce que nous faisons pour les échanges traditionnels. En effet, le système financier actuel s’est construit sur un acte fondateur, avec la création d’Euroclear en 1970, un système de compensation interbancaire centralisé. Réunissant une cinquantaine d’acteurs bancaires, il agit par définition dans un système fermé.

Les règles y sont strictes et imposées par le régulateur. C’est un fonctionnement qui apparaît inadapté à l’univers des cryptomonnaies, par nature décentralisé.

Les plateformes de cryptomonnaies centralisées fonctionnent différemment, avec des évolutions permanentes, en implémentant, étapes par par étapes de nouvelles règles, telles les KYC (Know Your Customer). Elles n’ont donc pas démarré leur activité en répondant à toutes les exigences réglementaires car leur principe est de se tromper et de corriger immédiatement. En conséquence, le marché des plateformes va probablement se consolider. Il n’y a pas besoin de cinquante bourses, il faut simplement en trouver de très performantes. Je pensais que la consolidation arriverait d’ailleurs beaucoup plus vite. Les volumes d’encours sur les plateformes centralisées vont continuer d’augmenter mais les plateformes dites de finance décentralisée (DeFI), (qui opèrent des actions automatiques associées à des contrats intelligents, ndlr), vont aussi connaître une forte accélération à mesure que la pression de la régulation va s’accroître.

Au final, les plateformes qui resteront seront de plus en plus capitalisées, avec une empreinte mondiale, capables de nouer un dialogue avec les régulateurs du monde entier.

Comment expliquer l’absence de plateformes françaises ou européennes parmi les poids lourds du secteur ?

La plupart des Bourses de cryptomonnaies ont commencé dans des environnements offshores tels que Singapour et Hong Kong, avant de se concentrer immédiatement sur les États-Unis (qui connait aujourd’hui la plus grande concentration de clients). L’Europe n’est donc devenue que récemment un centre d’intérêt et nous avons ainsi vu apparaître de très bonnes entreprises européennes telles que BitPanda. En Europe, les leaders sont Bitstamp (fondé en Slovénie, réglementée au Luxembourg et sous pavillon Sud-Coréen), Bitfinex, Bitpanda (basé et fondé en Autriche) et Binance (Hong Kong puis Malte). Les plateformes américaines n’ont pas la tâche facile pour gagner des parts de marché en Europe, en partie parce que les opérations bancaires en euros ne sont pas largement disponibles pour ces structures.

Alors que les débuts d’Internet promettaient une répartition équitable de la valeur créée sur la toile, – pour finalement observer l’ultra-domination des GAFA – ces plateformes n’ouvrent-elles pas la voie à un jeu de monopole similaire, avec un Web apparemment décentralisé mais contrôlé par une poignée d’acteurs ?

Il y a un rebattement des cartes, en effet, en faveur des Américains. Le minage (l’activité des ordinateurs en réseau qui valident les « nœuds » des transactions sur la blockchain et pour laquelle les mineurs sont rémunérés, ndlr) qui était concentré en Chine a d’un seul coup, après l’interdiction, pivoté au Texas. Les montants investis par les fonds d’investissements sont aussi bien supérieurs. Mais BitPanda, qui vient d’accueillir à son capital l’entrepreneur Peter Thiel (cofondateur de PayPal,ndlr) cet été, est un géant européen en devenir.

Les valorisations stratosphériques de ces plateformes sont-elles justifiées ?

L’impact des cryptomonnaies sur le monde est sous-évalué. Ces valorisations montrent simplement qu’il y a très peu de bonnes opportunités. Beaucoup d’investisseurs cherchent de l’exposition.

Alors que les élus aux États-Unis veulent accélérer sur la régulation du secteur, quelle serait la réglementation la plus adaptée pour ces plateformes ?

Vous êtes confrontés à deux problèmes : d’abord, les régulateurs n’ont pas forcément les compétences en interne pour aborder ces sujets. Ils doivent donc les recruter mais la compétition pour chasser ces talents face aux acteurs privés est trop forte. Ensuite, il est difficile pour les régulateurs de prendre de grandes décisions lorsqu’on ne sait pas de quoi est fait l’avenir.

Dans le même temps, les entreprises technologiques transforment à un rythme extrêmement rapide la façon dont nous consommons les services financiers. La réglementation traditionnelle ne fonctionnera donc pas et nous devons trouver un modèle de réglementation qui sera capable de s’appuyer largement sur la technologie et la rédaction de contrats pour assurer la bonne gouvernance de ces bourses de cryptomonnaies. En clair, la meilleure solution n’existe probablement pas encore. Mais je suis sûr qu’elle est en voie de cheminement en ce moment… La montée en puissance des  »organisations autonomes décentralisées » (DAO) est un premier signal. Dans le même ordre d’idées, je ne serais pas surpris de voir quelqu’un travailler sur une nouvelle version de la réglementation ou sur un « régulateur autonome décentralisé » (DAR).

Macron «Un adolescent qui se cherche» ( Zemmour)

Macron «Un adolescent qui se cherche» ( Zemmour)

 

 

 

Après ces remarques très acerbes sur le président de la république, Zemmour réitère et déclare «Emmanuel Macron, c’est exactement ce que j’ai voulu dire. Il est le grand vide. C’est un adolescent qui se cherche, on a l’impression d’un type qui n’est pas fini, on a l’impression de quelqu’un qui n’a les idées claires sur rien».

 Une déclaration dans la ligne de ce qu’il a déclaré lors de son premier meeting à Villepinte «La personne, Emmanuel Macron, ne nous intéresse pas, parce qu’elle est fondamentalement inintéressante. Trouvez-moi un seul Français dans le pays qui puisse expliquer la pensée d’Emmanuel Macron. Il n’y en a aucun, pas même lui. Personne ne sait qui il est, parce qu’il n’est personne». En réponse ,le porte-parole du gouvernement évoquele manque de sang-froid d’Éric Zemmour, qui se présente comme «quelqu’un qui dit que la France doit être maître de son destin, mais qui a parfois du mal à être maître de lui-même», en rappelant la séquence du doigt d’honneur du candidat, lors d’un déplacement chahuté à Marseille.

Marlène Schiappa: « On a fini par se séparer « … on s’en fout!

Marlène Schiappa:  « On a fini par se séparer « … on s’en fout! 

Marlène Schiappa et Cédric Bruguière sont mariés depuis 2006. Mais il y a quelques années, le couple s’est séparé. Une expérience que la ministre raconte dans le podcast “The parents show” pour Apple. La  version bobo du « bonheur est dans le pré » ou l’éloge  des inutiles confessions médiatiques.

Rien de plus difficile que de conjuguer vie personnelle et vie professionnelle. Et ça, Marlène Schiappa en a pleinement conscience. A 38 ans, la ministre déléguée auprès du ministre de l’Intérieur chargée de la Citoyenneté est en couple depuis l’âge de 19 ans avec Cédric Bruguière. Ensemble, ils ont eu deux filles. “Je n’avais pas eu beaucoup d’autres vies de couple de longue durée, je n’avais pas eu beaucoup de jeunesse, j’ai été mère tôt, j’ai monté mon entreprise à 25 ans”, a confié la ministre dans le podcast d’Apple The parents show.

Une vie de famille bien loin d’être toute rose, puisque Marlène Schiappa et Cédric Bruguière ont fini par se séparer. “J’ai commencé à m’engager politiquement, et c’était assez compliqué. Mon mari travaillait en Essonne, on habitait dans une autre région, donc il prenait le train tous les jours pour aller travailler. On se voyait assez peu, il partait très tôt, il rentrait très tard, et le week-end quand il était là, moi j’étais dans mes « engagements politiques » (un blog ! NDLR). Et par-dessus, on avait les enfants”, énumère-t-elle.

Un quotidien très chargé qui a eu raison de leur couple. “On avait assez peu de temps pour se voir, notre équilibre de couple était un peu déséquilibré. Et donc on s’engueulait tout le temps (…) On a fini par se séparer”, confie la ministre. Une pause qui a duré un an et demi et qui leur a permis de faire de nouvelles expériences. Marlène Schiappa a notamment découvert les boîtes de nuit ! “Arrivée à 31 ans je me dis : ‘Waouh, il y a plein de choses que je n’ai jamais faites’. Je ne suis jamais allée en boîte… J’ai un peu vécu ça quand j’étais séparée de mon mari”, dévoile-t-elle. Mais comme le dit si bien le dicton : l’amour est plus fort que tout. En 2017, peu de temps après être devenue secrétaire d’Etat pour Emmanuel Macron, Marlène Schiappa a renoué avec Cédric Bruguière. Et depuis, tout semble aller pour le mieux !

Poutine se sert de la Biélorussie

Poutine se sert de la Biélorussie

 

Un papier explique que Poutine se sert de la Biélorussie Pour deux raisons. D’une part, il tente indirectement de déstabiliser l’union européenne et au-delà le camp occidental, d’autre part il défend la dictature biélorusse pour protéger la sienne.

La tactique russe est éprouvée. Les principaux incendies ont été la guerre en Géorgie en 2008, l’annexion de la Crimée et l’intervention au Donbass pour déstabiliser l’Ukraine en 2014, et la participation militaire aux offensives de Bachar Al-Assad pour écraser les populations civiles en Syrie et les pousser à fuir vers l’Europe. La dramatique crise de 2015-2016 a convaincu le Kremlin que la menace des migrations venant du Moyen-Orient lui fournissait une arme de choix, particulièrement dans une Europe sous le choc d’attaques terroristes, comme la France le 13 novembre 2015.

Depuis septembre 2021, le Kremlin soutient l’opération spéciale « migrants » déclenchée par Alexandre Loukachenko. Le dictateur biélorusse orchestre l’arrivée à Minsk de milliers de Syriens, de Kurdes d’Irak, de Yéménites, pour les pousser ensuite vers la frontière de l’Union européenne, en Lituanie et en Pologne. L’instrumentalisation de personnes fuyant l’insécurité, pour en faire le combustible d’un foyer d’insécurité en Europe, est d’une perversité inouïe. Le but est de diviser les Européens et de les engager à discuter avec Minsk.

 

Le régime russe tient à bout de bras Alexandre Loukachenko dans ses entreprises criminelles : manipulation électorale, répression avec usage de la torture, assassinats, détournement, en mai 2021, d’un avion Ryanair assurant la liaison Athènes-Vilnius pour capturer un dissident biélorusse en exil.

Alexandre Loukachenko est un homme obsédé par sa survie personnelle. Il a été rejeté par les électeurs biélorusses et n’est plus président. Il fait usage du monopole de la violence illégitime et capture les ressources du pays. Sans le soutien de la Russie, il aurait dû fuir Minsk et l’ire populaire à la fin de l’été 2020. Tout comme, en 2012, Assad n’aurait pas pu se maintenir à Damas sans le soutien indéfectible de Moscou. Loukachenko est l’agent provocateur du Kremlin, aussi délicat à manier qu’un baril de poudre. Un homme acculé, prêt à toutes les extrémités. Et pourtant, Vladimir Poutine a choisi d’utiliser Loukachenko tant que ce dernier s’accroche au pouvoir. Ils se tiennent l’un l’autre.

Le chef russe défend son camarade biélorusse, car il craint la chute du « dernier dictateur d’Europe », qui lui sert à la fois de bouclier et de fer de lance. Le pouvoir poutinien se trouve dans une situation difficile en Russie même ; il fait face à une crise économique et sociale durable, à des accusations de corruption et à la montée du mécontentement populaire. Il a recours à la force – répression brutale, saisie de biens, interventions armées – car il manque de moyens non violents d’influence et de puissance. Même le chantage au pétrole et au gaz ne fonctionne pas, car la Russie a grand besoin de vendre ses hydrocarbures à son principal acheteur, l’Europe. Le 13 novembre, Vladimir Poutine a personnellement démenti les propos d’Alexandre Loukachenko qui menaçait de bloquer le transit du gaz russe par la Biélorussie contre de nouvelles sanctions européennes. Celles-ci ont été votées le 15 novembre.

Turquie -renvoi des 10 ambassadeurs occidentaux : Erdogan se dégonfle!

Turquie -renvoi des 10  ambassadeurs occidentaux : Erdogan se dégonfle!

 

 

Erdogan a dû se dégonfler pour ne pas accentuer une crise avec les pays occidentaux dont il voulait envoyer les ambassadeurs. La Turquie connaît en effet une crise économique sans précédent qui s’ajoute évidemment à la crise sociale et démocratique. Rarement en effet la monnaie par exemple n’a atteint un niveau aussi bas rendant compte de la dégradation économique et financière du pays.

 

La Turquie est en proie à une crise économique, avec un taux officiel d’inflation frôlant les 20% et une monnaie en chute libre d’environ 25% depuis le début de l’année face au dollar.

 

Les 10 ambassadeurs – États-Unis, Canada, France, Finlande, Danemark, Allemagne, Pays-Bas, Nouvelle-Zélande, Norvège et Suède – avaient appelé dans un communiqué commun, le 18 octobre, à un «règlement juste et rapide de l’affaire» Osman Kavala, privé de liberté depuis octobre 2017.

 

Erdogan transforment son renoncement en argument. Les diplomates ont «reculé» et «seront plus prudents à l’avenir», a déclaré le chef de l’Etat au terme d’une longue réunion de son gouvernement, dont le contenu n’a pas été dévoilé mais durant laquelle, selon les observateurs, il a sans doute été mis en garde contre les conséquences désastreuses d’une nouvelle crise internationale. «Notre intention n’était pas de susciter une crise mais de protéger nos droits, notre honneur, notre fierté et nos intérêts souverains», a-t-il martelé.

 

Présidentielle : Xavier Bertrand se soumet au congrès des « Républicains »

Présidentielle : Xavier Bertrand se soumet  au congrès des  « Républicains »

 

 

Xavier Bertrand et les républicains ont choisi d’éviter le désastre complet qui aurait consisté pour le parti à présenter de candidats de la même famille. Par contre les républicains n’ont pas forcément évité une nouvelle défaite. Ils sont désormais affrontés non seulement à une concurrence avec Emmanuel macro mais aussi avec Zemmour qui influence certains républicains (30 % des électeurs de Fillon seraient prêts à voter pour Zemmour).

 

Contrairement à tout ce qu’il avait dit jusqu’à leur Xavier Bertrand se soumettra bien à la décision du parti politique qui était le sien. Paradoxe de candidats de ce parti à savoir Xavier Bertrand et Valérie Pécresse seront candidats à la candidature dans un parti qu’ils ont quitté.

« Oui je participerai à ce congrès », a indiqué Xavier Bertrand sur le plateau de TF1, remerciant les Républicains « d’avoir écarté la primaire ». « Ce congrès, c’est la seule façon d’avoir le plus vite possible un seul candidat de la droite et du centre. J’ai deux certitudes : divisés, on est sûrs de perdre, rassemblés on peut gagner. Et je veux gagner. Je veux gagner pour le peuple de la droite et du centre, mais aussi pour l’ensemble des Français », a développé le président des Hauts-de-France. Le candidat s’est défendu d’avoir changé d’avis indiquant « le choix de la facilité (aurait été de) faire cavalier seul ». Un changement toutefois de posture indiscutable, Xavier Bertrand qui voulait se mettre en dehors des parties est bien contraint de réintégrer les Républicains.

 

 

À LIRE AUSSIPrésidentielle: à droite, la proposition de Xavier Bertrand fait flop

Ces dernières semaines, le candidat qui prônait « un congrès de rassemblement plutôt que d’affrontement » a senti monter la pression des élus, des électeurs comme des militants lui intimant de ne pas faire cavalier seul. Au risque d’annihiler toute chance de victoire de la droite en avril prochain. « S’il ne décidait pas de participer au congrès, il ne pourrait pas être le candidat de notre formation politique », avait clairement prévenu Gérard Larcher, le président du Sénat, le 11 octobre sur Europe 1. De quoi annoncer la couleur : sans participation au congrès du 4 décembre, le parti ne pouvait pas le suivre.

Présidentielle 2022 : Zemmour se voit « contraint » par l’opinion de se présenter

Présidentielle 2022 : Zemmour se voit « contraint » par l’opinion de se présenter

 

 

Zemmour n’a pas décidé formellement de se présenter mais pour conforter son statut de futur candidat hors des appareils politiques, il insiste sur le faite que sa décision va se nourrir des espérances que sympathisants nombreux mettent lui. Ainsi Zemmour se présente non pas comme un candidat mais comme une sorte de produits de la volonté populaire. On notera que Zemmour a évolué un peu et ne parle plus de ré–émigration. Mais il fait émerger une nouvelle ambiguïté en parlant de la nécessité pour les musulmans d’avoir  » pratique chrétienne de l’islam ». La légère évolution du discours du polémiste confirme sans doute le relatif recentrage dans une posture davantage présidentielle.

 

«Oui, je peux toujours ne pas y aller, mais si je n’y allais pas, je décevrais beaucoup de gens et ce serait pris comme une désertion, une trahison, etc. Cela compte dans ma prise de décision», juge Éric Zemmour. Pour autant, le polémiste n’a pas profité de cette émission pour annoncer sa candidature. «Je choisirai mon moment», a-t-il rappelé à ses interlocuteurs, ajoutant qu’il donnerait sa réponse «bientôt».

Le polémiste a réaffirmé que «l’islam» était selon lui «une civilisation incompatible» avec les principes de la France. Il faut donc selon lui «franciser la pratique de l’islam». Il ajoute d’ailleurs que «les musulmans peuvent se détacher de l’islam et avoir une pratique ‘chrétienne’ de leur religion». Et d’ajouter qu’il plaide pour que davantage de personnes aient «une pratique détachée des préceptes théocratiques et politiques de l’islam». «Il faut mettre les musulmans devant leurs responsabilités, mais je leur tends la main», a-t-il ajouté.

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Brésil: Bolsonaro contre la vaccination mais son épouse se fait vacciner aux États-Unis !

Brésil: Bolsonaro contre la vaccination mais son épouse se fait vacciner aux États-Unis !

Bolsonaro  n’est pas une contradiction près puisqu’il milite contre la vaccination. Par contre son épouse, elle, s’est déplacé aux États-Unis pour recevoir le vaccin antique vide. «Recevoir le vaccin est une décision personnelle. Mon épouse, par exemple, a décidé de se faire vacciner aux États-Unis. Moi, non», a dit le chef d’État d’extrême droite dans un entretien publié vendredi par la revue Veja. Jair Bolsonaro, qui assure qu’il serait le «dernier» Brésilien à se faire vacciner, était à New York lundi et mardi, et y a fait le discours d’ouverture de l’Assemblée générale des Nations unies, comme le veut la tradition.

Sous-marins australiens: les États-Unis se moquent totalement de la colère des Français

 

Sous-marins australiens: les États-Unis se moquent totalement de la colère des Français

 

L’émotion et la colère du gouvernement à propos des sous-marins australiens a fait là une des médias français mais suscitent peu d’intérêt aux États-Unis. Les Américains prennent avec une certaine distance les récriminations françaises. Ils savent en effet que les mesures de rétorsion éventuelle se retourneraient contre la France.

Pour les États-Unis, la conception d’un allié et celle d’un allié soumis. La France de ce point de vue ne pèse guère face à la puissance américaine qui a toujours privilégié ses intérêts géostratégiques et économiques avec tous les présidents qui se sont succédés: Obama, Clinton, trame ou Biden.

Le rappel de l’ambassadeur de France aux États-Unis ne suscite guère d’émotion aussi bien dans l’opinion qu’auprès du gouvernement américain. Le gouvernement américain est d’autant plus serein qu’il sait que la France ne parviendra pas à unifier autour d’elle l’ensemble des pays européens et notamment à obtenir un vrai soutien de l’Allemagne.

Face à la contestation française, le gouvernement américain s’est quand même pendu du minimum syndical diplomatique.: «Nous avons été en contact étroit avec nos partenaires français concernant leur décision de rappeler l’ambassadeur Étienne à Paris pour consultation. Nous comprenons leur position et nous continuerons à œuvrer dans les prochains a indiqué de secrétaire d’État à la défense. Le président américain, lui, n’a fait aucun commentaire

Comment naissent et se développent les nouvelles technologies

  • Comment naissent et se développent les nouvelles technologies

 

    • Un article du Wall Street Journal (extrait)
    • Des recherches éécentes pourraient nous aider à comprendre à quel rythme les technologies existantes s’améliorent. S’ils s’avèrent efficaces, ces algorithmes de prédiction de l’innovation bénéficieront aux investisseurs, aux chefs d’entreprise et aux organes de planification des pouvoirs publics. L’objectif est de nous permettre de prendre des décisions plus éclairées quant aux domaines auxquels il est judicieux de consacrer des moyens financiers, du temps et de l’attention. Qu’il s’agisse de déterminer le contenu d’un portefeuille d’investissement ou de décider quelle voie il convient de suivre dans la recherche et développement (R&D) pour résoudre un problème urgent, ces systèmes peuvent être utiles, affirme Christopher Magee, professeur émérite d’ingénierie au Massachusetts Institute of Technology (MIT), et l’un des auteurs d’un article à paraître sur le sujet.
    • « Lorsque j’étais chez Honda, nous cherchions la réponse à la question, “sur quoi allons-nous travailler ensuite ?” Pour beaucoup, la robotique et l’intelligence artificielle allaient changer le monde, mais nous n’avions pas de moyen de savoir si la robotique progressait effectivement aussi vite qu’on le pensait – et il s’est avéré que ce n’était pas le cas »
    • Le professeur Magee, qui a passé 35 ans chez Ford Motor à travailler dans des domaines comme la stratégie technologique, explique que l’une des raisons qui l’ont conduit à se lancer dans ces recherches est qu’il avait toujours eu le sentiment, en tentant avec d’autres analystes de prédire ce dans quoi une entreprise devrait investir, d’en être réduit à deviner. Il avait également l’impression que ces suppositions étaient fortement influencées par des partis pris personnels.
    • Ancien chercheur du MIT dans la conception et la gestion de systèmes, Anuraag Singh, qui a dirigé les recherches dans le cadre du projet sur l’innovation, a gardé le même type de frustration de son expérience en tant qu’ingénieur travaillant sur des avancées censées produire une rupture technologique pour la division de R&D de Honda.
    • « Lorsque j’étais chez Honda, nous cherchions la réponse à la question, “sur quoi allons-nous travailler ensuite ?”, raconte M. Singh. Pour beaucoup, la robotique et l’intelligence artificielle allaient changer le monde, mais nous n’avions pas de moyen de savoir si la robotique progressait effectivement aussi vite qu’on le pensait – et il s’est avéré que ce n’était pas le cas. »
    • Aujourd’hui, MM. Singh et Magee peuvent indiquer en une fraction de seconde à quel rythme progresse une technologie donnée. Et tout le monde peut en faire autant en tapant le nom de la technologie en question dans un moteur de recherche que les chercheurs ont créé sur le modèle de Google. Ainsi, la robotique s’améliore au rythme de 18,5 % par an, ce qui paraît rapide, mais le taux moyen d’amélioration de plus de 1 700 technologies étudiées par les chercheurs s’établit à 19 % par an.
    • L’explication sous-jacente de cette progression tient au fait que toutes les technologies, y compris les logiciels, sont régies en définitive par les lois de la physique, qui, sur le long terme, déterminent jusqu’à quel point et à quelle vitesse ces technologies peuvent évoluer.
    • Les pourcentages d’amélioration technologique reposent sur de nombreux facteurs, dont l’analyse des brevets. La base de données mise à disposition par les chercheurs regroupe plus de 97 % des brevets américains déposés entre 1976 et 2015. Ils ont fondé leurs travaux sur des décennies de recherches antérieures concernant la manière dont certains aspects des brevets peuvent permettre de prédire le rythme auquel une technologie progresse.
    • Il en ressort que le nombre de brevets auquel un domaine technologique spécifique donne lieu n’est que faiblement corrélé au rythme de progression de ce domaine. Un bien meilleur instrument de prédiction réside dans un indicateur mesurant à quel point une technologie brevetée s’inspire d’autres technologies apparemment sans lien avec elle. Il s’avère que l’innovation peut éclore n’importe où, et que les avancées majeures sont liées à l’interpénétration des technologies.
    • En s’appuyant sur ces observations ainsi que sur un ensemble de données empiriques, minutieusement recueillies, concernant les taux d’amélioration de 30 des technologies figurant dans leur base de données, les chercheurs ont développé un algorithme de prédiction capable de déterminer le rythme de progression de l’ensemble des technologies actuellement recensées par le Bureau américain des brevets et des marques et ayant donné lieu à au moins 100 brevets.
    • « Ils ont vraiment fait du bon travail, leurs recherches comblent un vide dans la littérature », estime J. Doyne Farmer, professeur de mathématiques à l’Université d’Oxford sans lien avec les recherches.
    • Les travaux de l’équipe du MIT montrent que « ce qui compte réellement, c’est la physique de ces technologies », ajoute-t-il.
    • « Il ne s’agit pas des compétences des dirigeants d’entreprise ou de la sagesse guidant les investissements des capitalistes. Il s’agit de miser sur le bon cheval, et de s’y tenir »
    • Ainsi, les chercheurs du MIT ont observé, en consultant la littérature sur les brevets, qu’un moteur essentiel de la réduction régulière des circuits de microprocesseurs était l’amélioration de la technologie du laser. Cette découverte répond d’une certaine manière à la question de savoir si la « Loi de Moore » constitue une prophétie autoréalisatrice énoncée par le cofondateur d’Intel, Gordon Moore, ou un phénomène qui se serait produit y compris en l’absence de sa fameuse prédiction, les lasers s’améliorant indépendamment de la production de microprocesseurs, note le professeur Magee.
    • Les travaux réalisés par l’équipe du professeur Farmer à Oxford étayent l’une des principales conclusions de ces recherches et d’études antérieures : lorsqu’on les considère sur le temps long, les technologies évoluent chacune à un rythme étonnamment régulier. Celui-ci est lié aux principes physiques sous-jacents à toute technologie, et n’est pas attribuable à un génie particulier ou à une avancée spécifique, comme nous pouvons avoir tendance à le penser avec les progrès technologiques.
    • « Il ne s’agit pas des compétences des dirigeants d’entreprise ou de la sagesse guidant les investissements des capitalistes, note M. Farmer. Il s’agit de miser sur le bon cheval, et de s’y tenir. »
    • Cette vision de l’innovation en tant que processus déterministe, quasiment mécanique, n’est probablement pas aussi romantique que les innombrables récits mettant en scène des inventeurs ou entrepreneurs héroïques, prenant des risques considérables pour nous faire bénéficier de progrès révolutionnaires, de l’ampoule à la fusée spatiale. C’est toutefois un moyen beaucoup plus fiable de parvenir aux résultats dont la plupart des gens ont besoin, et qu’ils attendent des investissements dans la technologie, avancent les chercheurs.
    • Bill Buxton, qui fait partie de l’équipe de recherche de Microsoft et a été l’un des créateurs de l’interface sur laquelle se fondent les écrans tactiles, a formulé en 2008 une théorie qui réunit dans un concept simple certaines des idées produites par ces recherches. Cette théorie, nommée par le chercheur le « long nez de l’innovation » (long nose of innovation), renvoie à un graphique illustrant le rythme d’amélioration, et souvent d’adoption, d’une technologie : une période de gains apparemment négligeables, suivie d’une croissance exponentielle.
    • « Ces travaux [du MIT] sont précieux parce qu’ils montrent que, si les éclairs de génie existent et que des modifications sont apportées progressivement, on ne fait généralement que s’appuyer sur quelque chose qui était là auparavant, observe M. Buxton. Si l’on abandonne l’idée du héros et que l’on examine le processus réel d’innovation, on s’aperçoit que celui-ci peut être appris, tout comme on peut apprendre à jouer du piano. »
    • Pour le professeur Magee, le principal mérite des travaux de son équipe est de permettre pour la première fois de poser la question du rythme d’amélioration d’une technologie, et d’obtenir une réponse, sans recourir à des anecdotes ou de grandes théories sur l’innovation.
    • C’est une bonne nouvelle si vous vous intéressez aux logiciels, ces derniers étant de loin la technologie progressant le plus vite parmi toutes celles analysées par l’équipe. C’est une mauvaise nouvelle en revanche si vous espérez une amélioration dans le domaine de l’épilation mécanique – le plus lent à progresser sur les 1 757 couverts par l’étude.
    • (Traduit à partir de la version originale en anglais par Anne Montanaro)
    • Traduit à partir de la version originale en anglais

Sous-marins: les États-Unis se moquent totalement de la colère des Français

 

 

 

L’émotion et la colère du gouvernement à propos des sous-marins australiens a fait là une des médias français mais suscitent peu d’intérêt aux États-Unis. Les Américains prennent avec une certaine distance les récriminations françaises. Ils savent en effet que les mesures de rétorsion éventuelle se retourneraient contre la France.

Pour les États-Unis, la conception d’un allié et celle d’un allié soumis. La France de ce point de vue ne pèse guère face à la puissance américaine qui a toujours privilégié ses intérêts géostratégiques et économiques avec tous les présidents qui se sont succédés: Obama, Clinton, trame ou Biden.

Le rappel de l’ambassadeur de France aux États-Unis ne suscite guère d’émotion aussi bien dans l’opinion qu’auprès du gouvernement américain. Le gouvernement américain est d’autant plus serein qu’il sait que la France ne parviendra pas à unifier autour d’elle l’ensemble des pays européens et notamment à obtenir un vrai soutien de l’Allemagne.

Face à la contestation française, le gouvernement américain s’est quand même pendu du minimum syndical diplomatique.: «Nous avons été en contact étroit avec nos partenaires français concernant leur décision de rappeler l’ambassadeur Étienne à Paris pour consultation. Nous comprenons leur position et nous continuerons à œuvrer dans les prochains a indiqué de secrétaire d’État à la défense. Le président américain, lui, n’a fait aucun commentaire

« Le temps de se réengager dans les associations » !!

« Le temps de se réengager dans les associations » !!

Dans le JDD, les secrétaires d’Etat Olivia Grégoire (Economie sociale, solidaire et responsable) et Sarah El Haïry (Jeunesse et Engagement) appellent les Français à se réinscrire dans les associations, malgré la crise du Covid-19.

Les deux secrétaires d’État dont on se demande quel est exactement le rôle s’aperçoivent un peu tardivement que les associations ont subi un grave préjudice du fait de la crise sanitaire. Nombres d’associations ont dû cesser leurs activités, les bénévoles sont devenus nettement moins nombreux et les protocoles imposés ne sont nullement adaptés à certains milieux associatifs. Aucune mesure concrète n’a été prise pour sauver les petites associations. Bilan: des milliers d’associations ont cessé toute activité.

La tribune :

 

  »Alors que se tiennent en ce moment même les forums des associations et que prochainement les semaines de l’engagement commenceront partout en France, c’est toute la nation qui sera sensibilisée à l’importance du fait associatif et de la mobilisation citoyenne. Avec la crise, les taux d’adhésion des bénévoles et les inscriptions au sein des associations ont considérablement chuté.

De nombreux adhérents n’ont pas renouvelé leurs cotisations en 2020 de peur de se voir à nouveau privés de la possibilité de réinvestir physiquement leurs associations. Les bénévoles, souvent âgés, viennent de vivre de nombreux mois encouragés à se protéger en restant dans leur domicile. Ce sont toutes les interactions sociales qui sont sorties de leurs habitudes.

Les Français l’ont compris, face à l’épidémie, nous devons impérativement agir en collectif. Le virus s’est avéré un formidable défi de solidarité : d’un côté, car l’arrêt de l’activité économique a encore mis à l’épreuve les populations les plus fragiles et les plus isolées ; de l’autre, car la menace de la contamination a grandement réduit les forces bénévoles dans leurs opérations quotidiennes.

Le gouvernement, en soutien aux principaux acteurs et représentants associatifs, lancera une grande campagne afin d’encourager les Français à revenir vers leurs associations

Depuis le début de la crise, le gouvernement s’est pleinement mobilisé pour soutenir notre précieux tissu associatif. Aussi, 27.600 associations ont pu bénéficier du fonds de solidarité. 100 millions d’euros ont été débloqués pour leur trésorerie et leurs fonds propres. L’aide UrgenceESS a permis la préservation de près de 10.000 emplois. Si ces mesures d’accompagnement ont su soutenir nos associations dans cette rude épreuve, les associations doivent petit à petit repartir à la conquête de leurs publics.

Là encore, l’Etat sera à leurs côtés.

Dès demain, le gouvernement, en soutien aux principaux acteurs et représentants associatifs, lancera une grande campagne afin d’encourager les Français à revenir vers leurs associations. Nous allons agir pour permettre aux associations, aux fédérations, aux institutions de démultiplier leur action et, donc, les initiatives bénéfiques pour notre pays et les Français. Nous invitons les bénévoles à retrouver leurs associations et à propager partout ce message : ‘Mon asso, je l’adore, j’y adhère!’.

Avec la levée progressive des restrictions sanitaires, permise par les progrès de la couverture vaccinale, il est maintenant à nouveau possible pour eux de se réinvestir humainement dans leurs associations – dont près d’un Français sur deux était membre avant la crise. Le gouvernement entend les encourager à reprendre pleinement part à la vie associative, en particulier dans les domaines sportifs et culturels qui ont le plus souffert des confinements.

La société dans son ensemble qui a plus que jamais besoin de ces associations et de leurs forces vives pour réaffirmer sa cohésion

L’effort de l’Etat pour les associations depuis le début de la crise sanitaire se chiffre à plusieurs millions d’euros, il se chiffrera surtout en plusieurs millions de bénéficiaires : les associations, naturellement, qui attendent avec impatience de voir revenir leurs adhérents et bénévoles ; les Français, bien entendu, qui ont attendu bien trop longtemps de pouvoir s’adonner à leurs passions ; mais surtout la société dans son ensemble qui a plus que jamais besoin de ces associations et de leurs forces vives pour réaffirmer sa cohésion. Comme le considérait déjà Tocqueville quand il faisait des associations le moteur essentiel de la société démocratique : ‘Il n’y a rien que la volonté humaine désespère d’atteindre par l’action libre de la puissance collective des individus.’

Les observateurs nous disent que les Français se désintéressent du politique, peut-être. En revanche, il est évident qu’ils restent particulièrement impliqués dans la politique, dans son sens premier, c’est-à-dire la vie de la cité.

Nous avons donc un simple message à faire passer : le temps de se rengager pour les associations est venu. Engager quelque chose, c’est commencer une aventure.

Les associations, c’est avant tout des femmes et des hommes. Des engagés. »

Hausse d’impôt: : Boris Johnson se renie

Hausse d’impôt: : Boris Johnson se renie

Tribune par Chloé Goudenhooft, ancien conseiller spécial du Premier ministre Boris Johnson ( L’Opinion, extrait)

 

Le Premier ministre britannique doit annoncer une réforme attendue de la protection sociale qui pourrait se traduire par une hausse des impôts, une mesure qui serait en contradiction avec son programme de campagne.

Pour la première fois de son mandat, Boris Johnson fait face à une crise strictement britannico-britannique. Au cœur des enjeux : la nécessaire réforme de la protection sociale, soit la prise en charge des personnes âgées. En mai, le programme de nouvelle session parlementaire du Premier ministre britannique avait été critiqué pour rester trop vague sur le sujet. Cette fois, ce sont ses propositions qui révulsent. A ce jour, toute personne ayant des économies de plus de 23 250 livres doit payer partie ou totalité des coûts de santé liés à des problèmes de vieillesse, seuls les individus les plus pauvres étant pris en charge.

Les détails du projet devaient être annoncés ce mardi ou mercredi, mais selon les fuites de la presse, cette réforme devrait être financée par une hausse des cotisations sociales d’au moins 1 %, un chiffre qui devait encore être discuté par le cabinet de Boris Johnson. Or, le manifeste de campagne tory de 2019 indiquait de façon explicite que les Conservateurs n’augmenteraient pas « les taux de l’impôt sur le revenu, de la TVA ou de l’assurance sociale ».

Face à un tel revirement, un vent de révolte souffle sur la sphère politique britannique. « Briser [cette] promesse fiscale est une mauvaise politique pour faire de la mauvaise politique, une bonne nouvelle pour Starmer [le leader de l’opposition] et une bonne nouvelle pour ceux qui veulent que Boris Johnson disparaisse », a commenté sur son blog l’ancien conseiller du Premier ministre et revanchard Dominic Cummings. Le 10 Downing street s’est tiré une balle dans les deux pieds au tout premier jour de la rentrée. »

Dans une tribune publiée dans le Sunday Telegraph, le député tory Marcus Fysh se plaint quant à lui de ne plus reconnaître son parti. « Je suis alarmé par la direction que semble prendre le gouvernement, déplore-t-il. Je ne pense pas qu’il soit conservateur d’adopter une approche socialiste en matière de protection sociale et de son financement alors qu’il existe des alternatives basées sur l’assurance et assez contributives, et que la réforme opérationnelle n’a pas été définie. » Les députés de la base du parti ne sont pas les seuls à s’étonner du contenu de cette fuite.

Philip Hammond, l’ancien ministre des Finances de Theresa May, John Major, l’ancien Premier ministre, et d’autres Tories se sont aussi opposés à cette proposition. « Une augmentation des cotisations sociales impose aux jeunes personnes qui travaillent, et dont certains n’hériteront jamais de propriétés, de soutenir des personnes âgées qui ont cumulé des richesses tout au long de leur vie, a expliqué le premier au micro de TimesRadio. Si le gouvernement va bien dans cette direction, je pense que cela va causer au Parti conservateur des dommages conséquents. »

Toujours selon Philip Hammond, cette mesure n’est pas mauvaise seulement politiquement ; elle l’est aussi d’un point de vue économique. « Etendre encore plus l’intervention de l’Etat, dans le but de protéger des biens privés en demandant à des gens pauvres de subventionner des gens riches, ce n’est pas quelque chose de correct à faire. » La même raison est évoquée par le Parti travailliste pour s’opposer à cette idée.

James Heappey estime que les Britanniques sauront se montrer compréhensifs face aux circonstances actuelles. Un sondage Yougov le 12 juillet semble lui donner raison. 34 % de la population estime que le gouvernement devrait augmenter l’impôt sur le revenu de façon modérée dans le but de soutenir la protection sociale et la rendre plus abordable. Moins de 10 % des sondés seulement estimaient qu’il ne fallait aucune hausse fiscale et que les familles devaient prendre leur responsabilité. Si le sondage conforte le gouvernement sur le fond (l’alourdissement des prélèvements), il ne vise pas le même impôt. Mais c’est plutôt une bonne nouvelle : il lui reste donc une marge de manœuvre pour négocier la remise en cause du programme de 2019.

Sénat 2021 : Ségolène Royal se présente contre le PS

Sénat 2021 : Ségolène Royal se présente contre le PS

Faute d’avoir était choisie par le parti comme candidate au Sénat comme représentante des Français de l’étranger, Ségolène Royal a décidé de se passer de l’étiquette PS.

Officiellement le parti socialiste a choisi comme candidat Yan Chantrel, élu PS à l’Assemblée des Français de l’étranger -

Progressivement le parti socialiste débarrasse donc de ces leaders connus comme par exemple Ségolène Royal mais aussi Arnaud Montebourg. Ce dernier a lui aussi choisi de se présenter sans la bénédiction du parti socialiste à l’élection présidentielle de 2022.

Ségolène Royal n’a sans doute pas toutes les vertus mais elle avait l’avantage d’abord d’être connue ensuite d’avoir une certaine épaisseur politique. Dernière observation le parti socialiste a encore choisi fonctionnaire pour le représenter .

Comment se dépensent les milliards à Marseille ?

Comment se dépensent les milliards à Marseille ?

L’ancien ministre , François Lamy, estime sur Franceinfo que « c’est plus difficile à Marseille qu’ailleurs, parce que la façon de faire de la politique est « différente ». ( doux euphémisme !)

 Qu’est-ce que vous attendez des décisions du président de la République concernant Marseille ?

François Lamy : Ce que j’attends du plan du président de la République, c’est qu’il dégage des crédits pour le temps long et des crédits pour le temps court. La vraie question ce n’est pas uniquement de dégager des millions ou des milliards, c’est comment on les dépense. C’est plus difficile à Marseille qu’ailleurs, parce que la façon de faire de la politique est différente.

Si le président de la République veut que son plan aboutisse il va falloir réformer la forme de gouvernance de l’Etat de façon à ce que l’Etat soit davantage présent. Ça ne peut pas reposer que sur le préfet de région. Ce n’est pas forcément que la faute des Marseillais. On sait que les Premiers ministres, passent, les présidents aussi et que les politiques changent. Il ne suffit pas d’annoncer des milliards il faut avoir une forme d’organisation, entre l’Etat, la métropole, la ville et les bailleurs. Il faut des gens qui surveillent l’application de ce plan tel qu’il va être annoncé.

Est-ce le rôle du chef de l’Etat de venir à Marseille trois jours pour présenter ce plan ?

C’est bien que le président de la République vienne à Marseille car ça renforce la nature des annonces qui sont faites, mais ceux qui vont mettre en œuvre ce sont les ministres. On verra dans les mois qui viennent s’il y a un suivi réel. C’est vrai que la logique ç’aurait été que ce soit le Premier ministre qui vienne, mais on est en période électorale et je comprends que le président de la République marque un pas de plus vers une candidature.

Le chef de l’Etat annonce 150 millions d’euros pour la construction d’un nouvel hôtel de police et ces 200 policiers qui vont arriver. C’est important ?

C’est une annonce importante. Je connais très bien Marseille et j’y vis en partie. Ça ne suffira pas. Le vrai problème, c’est la situation des quartiers nord qui sont coupés de la ville. Il faut une réponse sur la question des transports, de l’emploi. Sur la sécurité, il y a le problème du trafic de drogue. Quand j’en parle avec des policiers, ils ont l’impression de vider la mer à coup de seaux. Je suis très dubitatif. Je pense qu’il faut qu’on change de méthodologie. Les forces de l ‘ordre quand elles interviennent dans ces quartiers, il faut qu’elles y restent. Samia Ghalli réclamait l’intervention de l’armée, je ne suis pas pour mais je suis pour l’intervention de la gendarmerie, parce qu’elle sait faire.

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