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Climats: l’AIE se réveille ?

Climats:  l’AIE se réveille ?

Un cri d’ alarme de l’AIE. qui constate l’envolée des émissions polluantes influentes sur le climat  et parallèlement des efforts notoirement insuffisants en matière d’ efficacité énergétique. Il faudrait pour tenir les objectifs de l’accord de Paris que la demande énergétique soit plus faible en 2040 qu’ actuellement. Ce qui supposerait une autre efficacité énergétique. L’AIE  propose notamment plusieurs scénarios pour réduire voire supprimer la filière charbon.

Notons cependant que les orientations de l’AIE sont critiquées;

« Censée guider les États dans leurs efforts climatiques, l’ Agence internationale de l’énergie proposent des scénarios qui ne respectent pas l’Accord de Paris selon Oil Change international.

Le scénario « Nouvelles Politiques » de l’Agence internationale de l’énergie (AIE), utilisé comme principale référence pour son rapport annuel Perspectives énergétiques mondiales, implique d’utiliser un volume d’énergies fossiles incompatible avec l’objectif d’un réchauffement maximum de 2 °C de l’Accord de Paris, révèle une étude d’Oil Change International et de l’Institute for Energy Economics and Financial Analysis (IEEFA).

Si le scénario de base de l’AIE était appliqué, le volume maximum de CO2 que l’humanité peut se permettre d’émettre sans que le réchauffement climatique dépasse 1,5 °C serait émis d’ici 2022. Pour un réchauffement de 2 °C, la date fatidique s’éloigne à peine : 2034, révèle l’étude.

Sans modification de ce scénario, le monde s’expose à un réchauffement entre 2,7 °C et 3,3 °C, préviennent les deux organisations.

Même le « scénario de développement durable » de l’AIE ne permettrait pas de respecter l’Accord de Paris, puisqu’il mènerait à un épuisement des émissions possible d’ici 2023 pour 1,5 °C et d’ici 2040 pour 2 °C.

Initialement rédigé en 2009 pour éviter un changement climatique trop dangereux, ce scénario n’a pas été revu après la signature de l’Accord de Paris, en 2015. Les auteurs de l’étude estiment que les orientations qu’il donne sont trop pauvres et inadaptées aux réalités actuelles. »

L’AIE réfute cette analyse, assurant que « toute suggestion selon laquelle le scénario de développement durable n’est pas compatible avec les objectifs de l’Accord de Paris est erronée ». L’agence admet pourtant que son scénario de référence est insuffisant au regard des objectifs climatiques.

« Le message clair émanant du scénario Nouvelles Politiques est que les politiques actuelles et prévues, y compris les contributions nationales dans le cadre de l’Accord de Paris, ont pour effet une réduction des émissions qui est ‘loin de suffire pour éviter les conséquences graves du changement climatique’ et une utilisation très rapide du budget carbone mondial », indique l’AIE.

L’agence a ajouté que le respect des objectifs de Paris « inclut des investissements dans les infrastructures et la production de pétrole et de gaz, afin d’assurer le maintien de la stabilité économique et de la sécurité énergétique nécessaire à une transition réussie ».

Si les renouvelables et le nucléaire jouent un rôle de plus en plus important dans tous les scénarios, le gaz « reste important pour la croissance de la production d’électricité », souligne l’AIE, favorable à l’utilisation de la technologie de captage et de stockage du carbone (CSC) pour limiter l’impact climatique de l’utilisation du gaz.

Pour sa part, « le pétrole reste essentiel dans des secteurs où il existe peu d’alternatives, comme la pétrochimie, le transport et l’aviation », insiste-t-elle, alors que les véhicules et infrastructures électriques devraient se généraliser rapidement.

Le rapport d’Oil Change International et de l’IEEFA liste d’ailleurs les nombreuses déclarations de représentants de l’AIE en soutien à l’investissement dans le gaz et le pétrole. Ceux-ci se sont notamment exprimés en faveur de l’exploitation extrêmement polluante des sables bitumineux au Canada, alors même que la communauté internationale est appelée à se détourner des énergies fossiles.

En décembre 2017, la Banque mondiale a annoncé qu’il ne financerait plus l’extraction du pétrole et du gaz après 2019, afin d’encourager les pays à atteindre les objectifs déterminés à Paris. Cette décision reflète les recommandations du groupe de haut niveau sur le développement durable de l’UE, qui appelle les décideurs politiques à éradiquer tout soutien public aux fossiles.

 

Selon Oil Change International(1), Institut environnemental ,entre 78 et 96 % des investissements recommandés dans le nouveau scénario politique de l’AIE sont incompatibles avec les objectifs de l’accord de Paris, soit environ 9,1 à 11,2 trillions d’euros pour la période 2018-2040.

« L’AIE encourage une vision de l’avenir où le monde continuera à dépendre des énergies fossiles », a regretté Greg Muttitt, le directeur de recherche d’Oil Change International.

« En tant que base pour les décisions politiques et d’investissement, elle risque de devenir une prophétie autoréalisatrice », a-t-il averti, affirmant que les 30 membres de l’AIE ont signé l’accord de Paris, et que cela « devrait les aider à atteindre les objectifs climatiques au lieu de les freiner ».

Les détracteurs jugent que l’AIE a déjà surestimé l’importance des combustibles fossiles dans ses Perspectives énergétiques mondiales, qui sort chaque année en novembre. L’organisation internationale basée à Paris aurait également tendance à sous-estimer la croissance des énergies renouvelables tout en faisant des hypothèses optimistes sur le nucléaire.

« Il est probable que ces scénarios soient en grande partie coupables de l’échec de la communauté internationale à se concentrer sur les énergies renouvelables ces dix à vingt dernières années », a déclaré Hans-Josef Fell, le président d’Energy Watch Group, un réseau international de scientifiques et de parlementaires, cité par la chaîne allemande Deutsche Welle. Pour répondre sans doute à ces critiques, l’AIE dans son denier rapport reconnaît que certains de ses scénarios sont insuffisants en regard des objectifs de l’accord sur le climat de Paris. :Un scénario extrapole sur les politiques énergétiques existantes aujourd’hui, l’autre prend en compte les changements induits par les objectifs politiques affichés pour l’avenir – mais qui restent insuffisants.

Seul un troisième scénario montre ce qu’il faudrait faire pour limiter les émissions en accord avec les objectifs de l’accord de Paris, pour contenir le réchauffement bien en dessous des 2 degrés, et plutôt à 1,5°, par rapport aux niveau préindustriels.

Ce dernier – le scénario de développement durable - « nécessite des changements rapides et étendus à travers l’ensemble du système énergétique », prévient l’AIE. Et « il n’y a pas de solution simple ou unique pour transformer les systèmes énergétiques mondiaux », ajoute Fatih Birol.

Il suppose en premier lieu que la demande en énergie soit plus faible en 2040 qu’elle ne l’est aujourd’hui, malgré la croissance de l’économie mondiale, grâce aux efforts d’efficacité énergétique.

 

Or celle-ci ne progresse pas assez vite, a déjà mis en garde l’AIE dans un rapport publié début novembre. Elle n’a, depuis dix ans, jamais progressé aussi lentement qu’en 2018: avec une augmentation de 1,2%, elle est bien en-dessous des 3% nécessaires.

L’atteinte des objectifs climatiques nécessite également que l’utilisation de pétrole et de charbon atteignent immédiatement un pic avant de décliner, tandis que le gaz doit encore un peu progresser avant d’entamer son déclin. Il faudrait un marché pétrolier qui chute à 65 millions de barils par jour en 2040 (contre 97 millions l’an dernier), un niveau qui correspond à celui du début des années 1990.

En revanche, l’électricité doit croître et prendre la première place dans la consommation finale d’énergie, au détriment du pétrole, d’ici 2040. Les nouvelles capacités électriques doivent être tirées presque exclusivement par les renouvelables – éolien et solaire.

« Placer les systèmes électriques sur un chemin soutenable nécessitera plus que la simple addition de renouvelables », met toutefois en garde l’AIE.

 

Elle souligne ainsi cette année la nécessité de s’en prendre aussi aux émissions liées au système existant, ciblant en particulier le charbon, très polluant. Les centrales à charbon sont très nombreuses et relativement récentes en Asie, elles risquent donc de continuer à émettre pendant longtemps compte tenu de leur durée de vie importante.

Le rapport publié mercredi se concentre sur ce problème et identifie plusieurs solutions. La première est de les équiper avec des capacités de captation et de séquestration du carbone – au prix exorbitant d’un milliard d’euros par gigawatt (GW) de capacité sur la base de la technologie actuelle – ou d’équipements leur permettant d’utiliser aussi de la biomasse.

La deuxième consiste à faire des centrales à charbon des moyens de production d’appoint pour assurer la flexibilité du système électrique tout en réduisant leur fonctionnement. La dernière, plus radicale, consiste à les fermer plus tôt que prévu.

 

Dans le scénario durable, la plupart des 2.080 GW de capacités au charbon existantes devraient se plier à une de ces trois solutions, prévient l’AIE.

 

(1) Oil Change International (OCI) est une organisation de recherche, de communication et de plaidoyer axée sur la divulgation des coûts réels des combustibles fossiles et la facilitation de la transition en cours vers des énergies propres. Enracinés dans la solidarité de la communauté et l’analyse des politiques sur la base de principes, nous travaillons au sein de mouvements plus larges pour construire un avenir sans fossile

 

« Se reconvertir et abandonner l’agriculture intensive »

« Se reconvertir et abandonner  l’agriculture intensive »

 

Gérard Fonouni, Professeur agrégé d’économie et gestion, propose une reconversion  progressive à l’agriculture biologique pour des motifs économiques et environnementaux.

 

« Notre agriculture est de moins en moins compétitive sur les marchés européens et mondiaux. L’agriculture française, qui a toujours été une des sources principales de notre excédent commercial, risquerait de devenir déficitaire en 2023 malgré les réformes successives de la politique agricole commune (PAC), née en 1962. La France pourrait importer plus de produits agricoles qu’elle n’en exporte, alors qu’elle est le plus grand producteur agricole européen.

Les exploitants agricoles ont les plus grandes difficultés à affronter la compétition des prix agricoles toujours plus bas, à cause de normes sociales, environnementales et sanitaires plus rigoureuses que celles de leurs concurrents. A cause, aussi, des charges d’exploitation qui sont plus élevées que celles des producteurs étrangers. Or, avec des prix tirés toujours vers le bas, afin de satisfaire à la fois les industries agroalimentaires, la grande distribution et les consommateurs, beaucoup d’agriculteurs ne parviennent plus à vivre du travail qu’ils accomplissent pour nous nourrir.

Ils se trouvent aujourd’hui pris dans plusieurs engrenages responsables de cette situation. Le premier d’entre eux est celui de la production intensive, fortement consommatrice de pesticides, fondée sur des rendements à grande échelle. Cet engrenage, favorisé par la PAC, les a incités à produire toujours plus grâce aux subventions européennes, et les a donc incités à réaliser des investissements très coûteux : construction de bâtiments, exploitation de nouvelles terres, achats de matériels et de machines, achats de graines, de produits phytosanitaires et achats d’animaux et d’alimentation pour les élever.

Cette course effrénée aux rendements, rendue indispensable pour assurer l’autosuffisance alimentaire de l’Union européenne, qui a nécessité des moyens financiers importants pour financer ces investissements, les a fait basculer dans l’engrenage financier. Engrenage dans lequel les banques sont devenues une partie prenante majeure et incontournable du développement de leurs exploitations. Pouvant décider du financement de tel ou tel projet agricole, elles se sont progressivement substituées à leurs décisions de production, rendant ainsi les agriculteurs dépendants à l’égard du système financier.

Pris dans la spirale de l’endettement pour pouvoir produire toujours davantage et n’ayant plus le choix de leur production, de nombreux agriculteurs finissent, hélas, par commettre l’irréparable. En France, un agriculteur se suicide chaque jour à cause de ces engrenages. Cependant, beaucoup de banques refusent encore d’accorder des prêts aux petits exploitants. Ces derniers sont donc contraints de se tourner vers les coopératives agricoles pour obtenir les crédits auprès des banques afin de produire toujours plus. »

Syrie : Macron se raccroche maintenant à Poutine !

Syrie : Macron se raccroche maintenant à Poutine !

 

Au plan international comme national, Macron ne cesse d’ajouter des contradictions aux contradictions au point d’être en froid avec la plupart des grands leaders mondiaux ; les amours de Macron avec Trump aussi spectaculaires que ridicules n’ont pas duré longtemps ; A plusieurs reprises Trump  a renvoyé macron à son statut de nation marginale. Le dernier épisode de la Syrie montre que les Etats Unis décident seuls en fonction de leurs propres intérêts faisant au passage éclater l’OTAN. Pour parler clair,  la France ne peut guère compter sur l’OTAN au proche et moyen orient. Observons que le recul pris par les Etats Unis a commencé avec Obama même s’il a été amplifié par Trump. Macron n’a aucune prise sur Trump et pas davantage sur Assad ou sur Erdogan. Cela d’autant plus que Macron ne peut s’empêcher de se monter inutilement condescendant voire méprisant vis-à-vis des responsables internationaux qui ne sont pas de son avis. Les forces française qu’on nous a tant vanté sont quasi inexistantes en Syrie en tout cas non opérationnelles. Du coup Macron se retourne vers son ancien ennemi Poutine qui lui a les moyens d’intervenir pour d’abord stopper l’avancée turque en Syrie et éviter un embrasement général de la région

La Russie, alliée du président syrien Bachar el Assad, négocie à la fois avec les Kurdes et avec Ankara la reprise en main de la zone frontalière syro-kurde par les forces de Damas. Selon le Kremlin, Vladimir Poutine et Emmanuel Macron se sont entendus sur la nécessité de respecter la souveraineté et l’intégrité territoriale de la Syrie.

 

Taxes Trump contre l’Europe : l’OMC se couche devant Washington

Taxes Trump contre l’Europe : l’OMC se couche devant  Washington

 

 

 

Il paraît pour le moins curieux que l’organisation mondiale du commerce (O MC) ait autorisé les États-Unis à taxer les avions européens à hauteur de 10 % et d’autres bien industriels ou agricoles à 25 %. En effet, précédemment l’OMC avait reconnu que Boeing comme Airbus avait bénéficié des soutiens  publics qu’il est d’ailleurs bien difficile d’évaluer. Des grandes entreprises américaines, comme européennes, bénéficient de leur collaboration réciproque avec l’Etat. Dernier exemple en date  Google et Nasa ont décidé de s’associer. Les deux colosses ont ainsi conclu un accord pour mettre au point un centre de recherche commun qui se situera dans la Silicon Valley, sur 100 000 mètres carrés. On parle notamment de nanotechnologies, des technologies de l’information et de celles liées aux calculs et aux données informatiques. Dans sa politique d’équilibrisme entre l’Europe et les Etats-Unis, cette fois, l’OMC a donné tort à l’Europe. La raison est assez simple, l’OMC est très largement menacée dans son existence du fait  de la contestation par le président américain de toute organisation multilatérale. En clair, l’OMC a dû donner des gages à Trump pour pérenniser son existence. Une attitude en réalité assez lamentable qui vit surtout à légitimer l’OMC.  Les Etats-Unis vont donc imposer dès la mi-octobre des droits de douane de 10% sur les avions et de 25% sur d’autres produits industriels et agricoles importés de l’Union européenne, dont le vin français, le fromage italien ou le whisky écossais, dans le dossier des subventions européennes à Airbus, a annoncé mercredi un responsable du bureau du Représentant américain au Commerce.

Washington a pour cela reçu mercredi le feu vert de l’Organisation mondiale du commerce pour appliquer des droits de douane sur 7,5 milliards de dollars d’importations de l’Union européenne dans le cadre de ce litige vieux de quinze ans.

Le vin français, les olives en provenance de France, d’Allemagne et d’Espagne, les saucisses de porc produites dans toute l’UE, le café allemand, les vêtements en laine fabriqués au Royaume-Uni figurent parmi les biens ciblés par l’administration américaine. Le vin italien, lui, est épargné. Les taxes sur l’aéronautique ne s’appliqueront pas aux pièces détachées, a déclaré le responsable à des journalistes lors d’une conférence téléphonique. Cela permettra à Airbus de continuer à produire au même coût dans son usine d’Alabama mais profitera aussi à Boeing, qui utilise des pièces détachées européennes.

Brexit: l’enfumage de Johnson se précise

Brexit: l’enfumage de  Johnson se précise

Johnson pourrait bien être en train de capituler d’après  Nigel Farage, leader des partisans du Brexit. “Je ne sais pas ce que Boris Johnson a offert, mais il semble sur la défensive. Espérons qu’il ne s’agisse pas d’une capitulation”, a-t-il écrit.

Les propositions britanniques sont en tout état de cause toujours en cours de négociation même si elles paraissent inapplicables. De toute manière, ce n’est pas l’enjeu pour Johnson qui veut apparaitre comme le vainqueur de la négociation dans toutes les hypothèses de gestion du brexit. Comme l’UE ne veut pas porter le chapeau de la rupture, on se fait plus conciliant à Bruxelles.

Le président du Conseil européen, Donald Tusk, a reconnu que l’espoir de parvenir à un accord de divorce avec le Royaume-Uni était “peut-être un petit peu plus fort et tangible aujourd’hui qu’il y a deux ou trois jours. Alternativement, Boris Johnson souffle le chaud et le froid sur les perspectives du Brexit ; la vérité c’est qu’il se prépare à habiller toute solution à son profit. D’un coté, il ne cesse d’affirmer auprès de son électorat que le brexit sans accord est le plus vraisemblable, d’un autre il fait semblant de négocier; Il veut apparaitre comme le nouveau Churchill, celui qui ne rompt pas mais acceptera un nouveau délai voire l’accord de Theresa May, à peine modifié, en le transformant en victoire. Du coup, la déclaration commune de L’Irlande et du premier ministre britannique apparaît come une convergence très ambigüe car les deux ne visent pas le même objectif. L’Irlande en effet veut à tout prix demeurer dans l’union tandis que Johnson s’en moque totalement du moment où il conserve la pouvoir et surtout le renforce avec de nouvelles élections. Entre  le Premier ministre britannique et son homologue irlandais c’est un peu le mariage de la carpe et du lapin.

Les deux dirigeants ont pourtant dit «continuer de croire qu’un accord est dans l’intérêt de tous». C’est surtout du côté irlandais que la tonalité était nouvelle. Alors qu’il se montrait jusqu’ici très pessimiste sur les chances d’arriver à un compromis, le taoiseach (nom donné au chef du gouvernement) a jugé un accord «possible d’ici à la fin octobre», convenant que c’était le réel souhait de Londres. Il a toutefois rappelé qu’il restait des «problèmes à régler». Une sortie de crise reste encore très aléatoire dans un délai aussi court mais le ton contrastait avec les échanges glaciaux de ces derniers temps.

Les deux chefs de gouvernement n’ont pas donné de détails concrets sur la manière d’arriver à un compromis autour de l’épineuse question de la frontière irlandaise, sur laquelle achoppent tous les projets d’accord. Depuis les dernières propositions de Boris Johnson, des points «problématiques» demeurent pour Dublin et Bruxelles. Il s’agit notamment du retour de contrôles douaniers entre l’Irlande du Nord et la République d’Irlande et du droit de veto que Londres souhaite accorder au parlement nord-irlandais.

 

La discussion va se poursuivre à Bruxelles, où le ministre britannique du Brexit Steve Barclay doit rencontrer ce vendredi matin le négociateur en chef de l’UE, Michel Barnier. Emmanuel Macron a une fois de plus mis la pression sur Londres en rappelant que le Brexit était une «crise intérieure britannique, pas européenne».Pas sûr cependant que l’Allemagne soit aussi décidée que Macron à pousser le royaume uni dehors.

 

Faute d’accord le 19 octobre, une loi récemment adoptée par le Parlement britannique impose au Premier ministre de demander un report de trois mois. Cette période verrait des élections anticipées, auxquelles tous les partis se préparent. Un «deal» de dernière minute serait une surprise mais permettrait à Boris Johnson de tenir sa promesse d’une sortie au 31 octobre. Il reste à savoir s’il obtiendrait une majorité à Westminster pour faire accepter l’accord, ses opposants n’ayant guère envie de lui faire ce cadeau

Brexit: le tour de passe passe de Johnson se précise

Brexit: le tour de passe passe de Johnson se précise

 

Alternativement Boris Johnson souffle le chaud et le froid sur les perspectives du Brexit ; la vérité c’est qu’il se prépare à habiller toute solution à son profit. Dun coté, il ne cesse d’affirmer auprès de son électorat que le brexit sans accord est le plus vraisemblable, d’un autre il fait semblant de négocier pour faire porter l’éventuel chapeau de l’échec à l’union européenne ; Il veut apparaitre comme le nouveau Churchill, celui qui ne rompt pas mais acceptera un nouveau délai voire l’accord de Theresa May a peine modifié en le transformant en victoire. Du coup, la déclaration commune de L’Irlande et du premier ministre britannique apparaît come une convergence très ambigüe car les deux ne visent pas le même objectif. L’Irlande en effet veut à tout prix demeurer dans l’union tandis que que Johnson s’en moque totalement du moment où il conserve la pouvoir et surtout le renforce avec de nouvelle élections. Entre  le Premier ministre britannique et son homologue irlandais c’est un peu le mariage de la carpe et du lapin.

Les deux dirigeants ont pourtant dit «continuer de croire qu’un accord est dans l’intérêt de tous». C’est surtout du côté irlandais que la tonalité était nouvelle. Alors qu’il se montrait jusqu’ici très pessimiste sur les chances d’arriver à un compromis, le taoiseach (nom donné au chef du gouvernement) a jugé un accord «possible d’ici à la fin octobre», convenant que c’était le réel souhait de Londres. Il a toutefois rappelé qu’il restait des «problèmes à régler». Une sortie de crise reste encore très aléatoire dans un délai aussi court mais le ton contrastait avec les échanges glaciaux de ces derniers temps.

Les deux chefs de gouvernement n’ont pas donné de détails concrets sur la manière d’arriver à un compromis autour de l’épineuse question de la frontière irlandaise, sur laquelle achoppent tous les projets d’accord. Depuis les dernières propositions de Boris Johnson, des points «problématiques» demeurent pour Dublin et Bruxelles. Il s’agit notamment du retour de contrôles douaniers entre l’Irlande du Nord et la République d’Irlande et du droit de veto que Londres souhaite accorder au parlement nord-irlandais.

La discussion va se poursuivre à Bruxelles, où le ministre britannique du Brexit Steve Barclay doit rencontrer ce vendredi matin le négociateur en chef de l’UE, Michel Barnier. Emmanuel Macron a une fois de plus mis la pression sur Londres en rappelant que le Brexit était une «crise intérieure britannique, pas européenne».Pas sûr cependant que l’Allemagne soit aussi décidée que Macron à pousser le royaume uni dehors.

Faute d’accord le 19 octobre, une loi récemment adoptée par le Parlement britannique impose au Premier ministre de demander un report de trois mois. Cette période verrait des élections anticipées, auxquelles tous les partis se préparent. Un «deal» de dernière minute serait une surprise mais permettrait à Boris Johnson de tenir sa promesse d’une sortie au 31 octobre. Il reste à savoir s’il obtiendrait une majorité à Westminster pour faire accepter l’accord, ses opposants n’ayant guère envie de lui faire ce cadeau

Taxes US contre l’Europe : l’OMC se couche devant Washington

Taxes US contre l’Europe : l’OMC se couche devant  Washington

 

 

 

Il paraît pour le moins curieux que l’organisation mondiale du commerce (O MC) ait autorisé les États-Unis à taxer les avions européens à hauteur de 10 % et d’autres bien industriels ou agricoles à 25 %. En effet précédemment l’OMC avait reconnu que Boeing comme Airbus avait bénéficié des soutiens  publics qu’il est d’ailleurs bien difficile d’évaluer. Des grandes entreprises américaines, comme européennes bénéficient de leur collaboration réciproque. Dernier exemple en date  Google et Nasa ont décidé de s’associer. Les deux colosses ont ainsi conclu un accord pour mettre au point un centre de recherche commun qui se situera dans la Silicon Valley, sur 100 000 mètres carrés. On parle notamment de nanotechnologies, des technologies de l’information et de celles liées aux calculs et aux données informatiques. Dans sa politique d’équilibrisme entre l’Europe et les Etats-Unis, cette fois, l’OMC a donné tort à l’Europe. La raison est assez simple, l’OMC et très largement menacé dans son existence du fait  de la contestation par le président américain de toute organisation multilatérale. En clair, l’OMC a dû donner des gages à Trump pour pérenniser son existence. Une attitude en réalité assez lamentable qui vit surtout à légitimer l’OMC.  Les Etats-Unis vont donc imposer dès la mi-octobre des droits de douane de 10% sur les avions et de 25% sur d’autres produits industriels et agricoles importés de l’Union européenne, dont le vin français, le fromage italien ou le whisky écossais, dans le dossier des subventions européennes à Airbus, a annoncé mercredi un responsable du bureau du Représentant américain au Commerce. /

Washington a pour cela reçu mercredi le feu vert de l’Organisation mondiale du commerce pour appliquer des droits de douane sur 7,5 milliards de dollars d’importations de l’Union européenne dans le cadre de ce litige vieux de quinze ans.

Le vin français, les olives en provenance de France, d’Allemagne et d’Espagne, les saucisses de porc produites dans toute l’UE, le café allemand, les vêtements en laine fabriqués au Royaume-Uni figurent parmi les biens ciblés par l’administration américaine. Le vin italien, lui, est épargné. Les taxes sur l’aéronautique ne s’appliqueront pas aux pièces détachées, a déclaré le responsable à des journalistes lors d’une conférence téléphonique. Cela permettra à Airbus de continuer à produire au même coût dans son usine d’Alabama mais profitera aussi à Boeing, qui utilise des pièces détachées européennes.

L’économie ne se réduit pas aux start-ups (Fabrice Le Saché)

L’économie ne se réduit pas aux start-ups (Fabrice Le Saché) 

 

Ce que rappelle à juste titre le vice-président du Medef, Fabrice Le Saché). En effet la mode vise à réduire l’ensemble de l’économie au développement des start-up et des licornes spécialisées dans le numérique. Or l’enjeu est sans doute encore plus important s’il s’agit de faire pénétrer davantage le numérique dans les entreprises traditionnelles. À noter que le vice président du Medef souligne aussi les inégalités des réseaux numériques dans le pays et pose finalement la question de l’aménagement du territoire et de la désertification de certaines zones

« Le numérique d’une façon générale provoque un basculement de l’économie traditionnelle vers une économie dématérialisée. Mais ces deux économies ne sont pas antinomiques. Le numérique est un prolongement de l’économie traditionnelle et doit venir en appui. On ne peut pas ignorer que beaucoup d’entreprises sont des pure players et disposent donc de plus d’agilité. Comme on ne peut pas ignorer que pour certaines entreprises traditionnelles, le numérique soit plus complexe« , pointe le vice-président du MEDEF.

Qui du coup embraye sur l’aspect encadrement législatif. Le sujet fait débat, taxation des GAFA en première ligne. « Les règles qui sont fondées sur une économie physique ont du mal à évoluer pour s’adapter à une économie numérique. Parfois même, elles créent des distorsions de concurrence. Or nous avons besoin des deux économies, nous avons besoin qu’elles s’appuient mutuellement« . Donc, « pour éviter cette distorsion, nous avons besoin que le législateur trouve un point d’équilibre« , afin d’éviter que les uns soient soumis à des charges fiscales quand ce n’est pas le cas pour les autres, une réactivité dans la remise à l’équilibre législatif qui doit être maximale.

Mais ce que dit surtout Fabrice Le Saché, c’est « qu’au-delà de toutes règles de concurrence saines et loyales, la transition numérique doit toucher tous les territoires et tous les types d’entreprises« . Certes, les « startups constituent une force pour le pays, mais cette élite numérique n’est pas l’alpha et l’omega. Au MEDEF, nous regardons aussi ce qu’il se passe dans les TPE/PME, dans les ETI et les régions« . Des entreprises – de taille, face à des croissances diverses mais qui parfois ont un point commun, celui de ne pas aller vers cette transition. « Certaines entreprises sont en retard car elles font face à des problèmes de marge, liés à une fiscalité qui représente tout de même un niveau de prélèvement le plus élevé d’Europe ». Et de rajouter que par exemple « l’industrie 4.0 ne se fait pas en un claquement de doigts, l’intelligence artificielle, les données à valoriser… tout cela coûte« .

A cela, s’ajoute la problématique de la fracture numérique, tous les territoires n’étant pas égaux face aux infrastructures de débit. Ce qui empêche bien sûr certaines entreprises installées dans ces territoires dépourvus, de basculer pleinement vers le numérique.

Le député LaREM qui se faisait rembourser deux fois des notes de frais !

Le député LaREM qui se faisait  rembourser deux fois des notes de frais !

Le député LaREM du Val-de-Marne Jean-Jacques Bridey, l’un des premiers élus à avoir soutenu Emmanuel Macron, aurait bénéficié d’un double remboursement de certaines de ses notes de frais, en 2016 et 2017, au moment où il était à la fois président de la Société d’économie mixte locale d’aménagement de Fresnes (Semaf) et maire PS de cette commune, révèle ce lundi Mediapart.

L’élu se serait ainsi fait doublement rembourser certaines de ses notes de frais au restaurant « À la marée », situé au marché international de Rungis, qu’il fréquentait régulièrement: une fois par la Semaf et une deuxième fois par la mairie de Fresnes. Un montant total de 4807,70 euros, soit 3975,90 euros en 2016 et 831,80 euros en 2017, selon le site d’investigation en ligne.

Jean-Jacques Bridey est déjà soupçonné d’avoir perçu des sommes indues via le cumul des indemnités de ses différents mandats lorsqu’il était membre du Parti socialiste.

Rugy se compare à l’affaire Dreyfus ou le summum de la bêtise

Rugy se compare à l’affaire Dreyfus ou le summum de la bêtise

 

Non seulement De Rugy a mis les mains dans le port de confiture en se roulant dans les ors de la République mais en plus il ose comparer son affaire à celle de Dreyfus. De Rugy se dit aussi être la victime expiatoire des Gilets jaunes. Bref, presque Jeanne d’Arc. En plus,  ce serait un complot,  Injuste bien entendu puisqu’il affirme avoir tour joué la transparence. Il est vrai que sur le plan politique de Rugy a toujours été très transparent !

À grand renfort de communication de Rugy,  ancien ministre de l’écologie, accusé d’avoir mis les doigts dans le pot de confiture lorsqu’il était président de l’Assemblée nationale avait réagi avec grandiloquence contre la presse en général et Mediapart en particulier. Il menaçait de mettre tout ce beau monde en prison en les attaquant en justice. La vérité est moins glorieuse  car sur les quatre ou cinq faits indiscutables reprochés à de Rugy, l’intéressé n’a retenu qu’une plainte finalement assez secondaire concernant l’appartement qu’il occupait à Ormeau en Loire-Atlantique. Un appartement qui a bénéficié d’une  aide sociale  dont paraît-il il n’était pas au courant. Par contre, pour les dérives relatives son passage comme président de l’Assemblée nationale, pas un mot, pas une plainte. Mediapart a seulement reçu mardi une assignation après le dépôt d’une plainte en diffamation de François de Rugy au sujet d’un article sur le logement qu’il a occupé à Orvault en Loire-Atlantique. À la télévision, l’ex-ministre s’est montré très offensif contre la presse.

 Les révélations qui ont miné la position de François de Rugy au sein du gouvernement avant de précipiter son départ ont touché des objets très divers: dîners fastueux à l’hôtel de Lassay lorsqu’il était président de l’Assemblée nationale, coûteux travaux dans son appartement de fonction, utilisation de son chauffeur à Nantes, et location d’un logement à vocation sociale à Orvault, Au journaliste Patrick Cohen sur France cinq qui lui demandait pourquoi il n’avait pas jugé bon de porter plainte pour les autres articles, il a avancé: « Je vais vous dire une chose et ça tous les Français qui portent plainte le savent bien. Vous savez combien ça coûte de faire des procédures judiciaires ? Vous savez combien ça m’aurait coûté si j’avais dû porter plainte non seulement sur chaque article mais en plus à l’intérieur de chaque article sur plusieurs mensonges ? Il faut être très riche en France pour faire valoir son bon droit sur la vérité quand on est face à une campagne aussi forte ! ». «Mais je sais d’où ça vient», ajoute l’ex-président de l’Assemblée nationale, convaincu d’avoir été victime d’une «vengeance» à trois origines. «Une vengeance politique de mon ancien parti» (EELV), mais aussi une «vengeance politico-syndicale» venant de l’Assemblée – «où j’avais engagé une réforme de la fonction publique parlementaire» – et du ministère de la Transition écologique – «où (…) j’avais engagé un certain nombre de changements qui déplaisaient fortement et bousculaient un certain nombre d’intérêts bien établis» !!!

 

Plainte de Rugy contre Mediapart : ça se réduit comme peau de chagrin !

Plainte de Rugy  contre Mediapart : ça se réduit comme peau de chagrin !

À grand renfort de communication de Rugy,  ancien ministre de l’écologie, accusé d’avoir mis les doigts dans le pot de confiture lorsqu’il était président de l’Assemblée nationale avait réagi avec grandiloquence contre la presse en général et Mediapart en particulier. Il menaçait de mettre tout ce beau monde en prison en les attaquant en justice. La vérité est moins glorieuse  car sur les quatre ou cinq faits indiscutables reprochés à de Rugy, l’intéressé n’a retenu qu’une plainte finalement assez secondaire concernant l’appartement qu’il occupait à Ormeau en Loire-Atlantique. Un appartement qui a bénéficié d’uen aide sociale  donc paraît-il il n’était pas au courant. Par contre pour les dérives relatives son passage comme président de l’Assemblée nationale, pas un mot, pas une plainte. Mediapart a seulement reçu mardi une assignation après le dépôt d’une plainte en diffamation de François de Rugy au sujet d’un article sur le logement qu’il a occupé à Orvault en Loire-Atlantique. Dans la soirée, à la télévision, l’ex-ministre s’est montré très offensif contre la presse.

Les révélations qui ont miné la position de François de Rugy au sein du gouvernement avant de précipiter son départ ont touché des objets très divers: dîners fastueux à l’hôtel de Lassay lorsqu’il était président de l’Assemblée nationale, coûteux travaux dans son appartement de fonction, utilisation de son chauffeur à Nantes, et location d’un logement à vocation sociale à Orvault, dans

Au journaliste Patrick Cohen sur France cinq qui lui demandait pourquoi il n’avait pas jugé bon de porter plainte pour les autres articles, il a avancé:

« Je vais vous dire une chose et ça tous les Français qui portent plainte le savent bien. Vous savez combien ça coûte de faire des procédures judiciaires ? Vous savez combien ça m’aurait coûté si j’avais dû porter plainte non seulement sur chaque article mais en plus à l’intérieur de chaque article sur plusieurs mensonges ? Il faut être très riche en France pour faire valoir son bon droit sur la vérité quand on est face à une campagne aussi forte ! »

 

Un recul assez minable de la part de Rugy qui au demeurant ajoute encore un mensonge aux mensonges.

 

États-Unis: le déficit budgétaire se creuse en juillet davantage que prévu

États-Unis: le déficit budgétaire se creuse en juillet davantage que prévu

 

Le président américain qui critique la Chine pour les manipulations de sa monnaie ne fait finalement pas autre chose, lui, en aggravant le déficit du budget. Une manière finalement de faire encore davantage de fausse monnaie. Ainsi le déficit budgétaire en juillet à encore largement dérapé. Le déficit budgétaire des Etats-Unis avait déjà  bondi de 17% pour l’exercice 2018, représentant désormais 3,9% du produit intérieur brut (PIB) sous l’effet d’un accroissement des dépenses militaires et de sécurité nationale, combiné à une baisse des recettes fiscales.

Le déficit des finances de l’Etat fédéral s’est établi à 779 milliards de dollars sur les douze mois de l’année budgétaire, clos fin septembre, contre 666 milliards en 2017 (3,5% du PIB), selon les chiffres du Trésor américain rendus publics lundi. Il s’agit de son plus haut niveau depuis 2012, a précisé l’administration et

Le déficit budgétaire des Etats-Unis s’est encore détérioré en juillet, faisant déjà grimper le déficit des dix premiers mois de l’exercice fiscal à un niveau supérieur à celui de l’ensemble de l’année dernière.

 

Selon les comptes du Trésor américain publiés jeudi, le déficit mensuel s’est établi à 120 milliards de dollars en juillet, contre 77 milliards un an plus tôt, soit un bond de 56%.

C’est davantage que les prévisions des analystes, qui visaient un manque à gagner de 100 milliards de dollars sur le mois.

Affaire de Rugy : Le sulfureux Richard Ferrand se fait avocat

Affaire de Rugy : Le sulfureux Richard Ferrand se fait avocat

 

 

Il y aurait de quoi en rire si ce n’était aussi grave et aussi triste. Le sulfureux Richard Ferrand, actuellement président de l’assemblée nationale, défend de Rugy et déclare ne pas accepter la mise en cause de l’intéressé. Sans doute Richard Ferrand pense-t-il lui-même à sa propre affaire quand il a été obligé de démissionner du gouvernement pour être impliqué dans l’histoire qui a permis à sa compagne d’obtenir un petit pactole de 800 000 € environ grâce à l’affaire des mutuelles de Bretagne dont Ferrand lui-même était président. Une affaire d’abord enterrée, puis déterrée et dépaysée. On espère que ce n’est pas en Papouasie ! Il y a de quoi rire quand on sait que le fameux rapport de complaisance de l’Assemblée nationale découle de l’avis  de la déontologue qui avait été nommée par de Rugy et par le secrétaire général de l’Assemblée nationale, ancien collaborateur de de Rugy. Pour Richard Ferrand il n’y a pas de doute, les dîners fastueux étaient professionnels, malheureusement pas les invités !  L’ancien socialiste en tout cas ne manque pas d’aplomb quand il affirme « Les rapports ont révélé un grand écart entre la réalité et la présentation des faits. La mise en cause de leurs auteurs m’a profondément choqué. Je ne l’accepte pas. Le secrétaire général de l’Assemblée nationale, le plus haut fonctionnaire de la maison, a effectué un travail irréprochable, tout comme la déontologue, autorité indépendante, inamovible et non reconductible. Aucun doute ne peut être émis sur leur sérieux et leur légitimité, a fortiori si la motivation de cette critique est que leurs conclusions ne vont pas dans le sens souhaité par les accusateurs »,

Richard Ferrand s’inquiète également qu’une simple mise en cause dans la presse peut aujourd’hui aboutir à une démission : « Que les ministres ne puissent plus résister à la pression née d’un seul soupçon, oui, c’est inquiétant. Cette pression qui s’installe à partir d’accusations, répétées sans cesse et relayées sur les réseaux sociaux, crée des situations intenables. Ce n’est pas une avancée démocratique, mais une brutalité insupportable. La République est un État de droit. Pas un État dans lequel le soupçon et le bruit doivent l’emporter sur la vérité établie au regard de la loi. C’est valable pour tous les citoyens », (sauf lui –NDLR- sans doute ! »

Chine: la croissance se tasse

Chine: la croissance se tasse

Il est bien difficile de connaître le niveau exact de la croissance chinoise car là-bas les statistiques sont très politiques. Il faut sans doute diviser par 2 les chiffres officiels. Ce qui est certain, c’est que la croissance de l’économie chinoise s’est établie à son niveau le plus bas en près de 30 ans.   »Les conditions économiques sont toujours difficiles, tant en Chine qu’à l’étranger, la croissance économique mondiale ralentit et les instabilités et incertitudes externes augmentent », a déclaré lundi le porte-parole du Bureau national des statistiques (BNS), Mao Shengyong.

Ce chiffre de croissance ; serait officiellement conforme aux prévisions d’un panel d’experts sondés la semaine dernière par l’AFP, reste dans la fourchette de croissance visée par Pékin cette année: entre 6 et 6,5% (contre 6,6% en 2018).

La guerre commerciale Pékin-Washington, qui leste depuis l’an passé l’économie chinoise, a connu une pause fin juin, le président américain Donald Trump et son homologue chinois Xi Jinping ayant convenu d’une trêve lors du sommet du G20 à Osaka (Japon). Les deux pays se sont engagés à reprendre les négociations pour tenter de mettre un terme à leurs différends commerciaux. La Chine et les Etats-Unis s’imposent mutuellement des droits de douane portant sur plus de 360 milliards de dollars d’échanges annuels. Pour soutenir son économie, Pékin s’est engagé en mars à baisser de près de 2000 milliards de yuans (294 milliards de francs suisses) la pression fiscale et sociale sur les entreprises. Les banques ont également été encouragées à gonfler leurs prêts aux petites entreprises, jusque-là délaissées au profit des grands groupes publics. Mais ces mesures interviennent au moment où les autorités cherchent à lutter contre le surendettement incontrôlé qui menace son système financier. D’ou un appel aux investissements étrangers.

Il faut que la Chine soit vraiment en mauvaise posture économique pour envisager la pénétration de capitaux étrangers presque sans limite. Aujourd’hui les capitaux étrangers ne peuvent s’investir que dans des co entreprises et en restant minoritaires avec au plus 49 % des actions. Dans le même temps évidemment la Chine ne se prive pas d’investir à peu près partout et sans condition. Le problème nouveau c’est l’écroulement de la croissance en raison du tassement économique mondial d’une part, aussi des actions punitives réciproques entre les États-Unis et la Chine. Preuve du net refroidissement économique, l’activité manufacturière en Chine s’est nettement contractée en juin, selon un indice indépendant, au moment où les tensions commerciales entre Pékin et Washington s’exacerbaient sur fond de nouvelles surtaxes douanières réciproques.

En pleine guerre commerciale entre Pékin et Washington, «le mois de juin a été difficile» pour les entreprises chinoises, marqué «par une baisse des ventes, des commandes à l’exportation et de la production», a noté Caixin. Il s’agit d’une «nette contraction» du secteur manufacturier, a commenté Zhong Zhengsheng, analyste de CEBM, un cabinet affilié à Caixin. Et de manière fort logique les prix sont aussi à plat, comme la croissance. En effet la croissance semble à plat en Chine comme l’indique notamment l’évolution des prix, eux aussi complètement atone sur un an en Juin. Autant dire qu’on peut s’interroger sur une possible récession dans les mois à venir. Selon les données communiquées par le Bureau national de la statistique (BNS), l’indice des prix à la production (PPI) est resté neutre en juin sur un an, alors que les économistes interrogés par Reuters anticipaient une progression de 0,3% après +0,6% en mai. Il n’avait pas été aussi bas depuis la contraction enregistrée en août 2016.Le ralentissement des prix à la production, considérés par analystes et investisseurs comme un baromètre de la demande industrielle, pourrait alimenter les inquiétudes d’une déflation et inciter Pékin à prendre des mesures de soutien à l’économie supplémentaires.

 

Alstom : le PNF se saisit enfin du scandale

Alstom : le PNF se saisit enfin du scandale

 

La vente du pôle énergie d’Alstom à GE constitue un véritable scandale économique, technologique et social. Un scandale économique car la branche énergie a été soldée notamment pour éviter des poursuites judiciaires aux États-Unis au PDG Patrick Tron. Macon est largement mouillé d car en tant que secrétaire général de l’Élysée, il a commandé ( en douce)  une étude à un cabinet américain pour étudier la vente demandée par ailleurs par le principal actionnaire Bouygues. Ensuite on a autorisé par-dessus la tête du ministre de l’industrie de l’époque, Arnaud Montebourg, le processus de vente à GE. La France et la direction d’Alstom se sont pliés aux menaces américaines (menace de sanctions financières pour corruption et menace d’emprisonnement du patron d’Alstom). Ce dernier avec l’appui de Macron a vendu à la sauvette la branche électrique d’Alstom  avec en plus une prime et une retraite  chapeau. une vente qui constituait aussi et surtout une atteinte aux enjeux que représentaient les turbines aussi bien du point de vue militaire que du point de vue civil ;( les turbines des centrales nucléaires , désormais dans les mains des Américains). Évidemment GE  n’a pas du tout tenu ses promesses d’emploi ; bien au contraire. Progressivement il liquide les anciens effectifs d’Alstom en dépit des promesses d’embauche.  notons que celui qui a été nommé patron de la branche énergie qui appartient aujourd’hui à GE est un proche de Macron, aussi que GE  comme Bouygues fait partie des généreux donateurs qui ont financé la campagne de Macron Le parquet de Paris, saisi par le député Olivier Marleix (LR) pour enquêter sur les circonstances de la vente du pôle énergie d’Alstom à l’américain General Electric en 2014, a transmis la procédure au parquet national financier, a-t-on appris jeudi de sources concordantes. Confirmant une information du Monde, le PNF a indiqué à l’AFP s’être saisi de l’affaire, sans donner plus de détails.  Dans une lettre adressée en janvier au procureur de la République de Paris, l’ex-président de la commission d’enquête à l’Assemblée sur la politique industrielle de la France, Olivier Marleix, s’interrogeait sur les circonstances de la vente du pôle énergie d’Alstom à GE en 2014 et sur le rôle joué par Emmanuel Macron, alors ministre de l’Economie.

Il s’étonnait que les autorités judiciaires françaises n’aient «jamais ouvert d’enquête» sur Alstom alors que l’entreprise avait notamment versé une amende à la justice américaine en 2014 pour des faits de corruption.

 

Cryptomonnaie : les institutions se réveillent

Cryptomonnaie : les institutions se réveillent !

 

Ce n’est que très récemment que le G7 a mis en place un groupe de travails cela en raison de l’annonce de la création de Libra  de Facebook.  . Ainsi il a fallu attendre 10 ans pour que les banques centrales commencent à s’intéresser aux crypt monnaise. Ce n’est que très récemment que le G7 a mis en place un groupe de travails, cela en raison de l’annonce de la création du libra m de Facebook. On vient seulement de découvrir que les crypto monnaies en s’appuyant sur la puissance économique de certains opérateurs pourraient rapidement supplanter les monnaies nationales, aussi menacer dangereusement les banques. Les réticences des autorités financières seraient justifiées par la crainte d’un détournement d’origine criminelle. Ce risque existe mais le danger est beaucoup plus vaste et beaucoup plus complexe. En réalité les crypt monnaies sont des monnaies comme les autres. La seule différence c’est le caractère virtuel. En fait les cryptomonnaiee servent  de moyen de paiement, elles sont émises mais sans contrôle. Elles vont évidemment peser sur les politiques monétaires ( volume d’émission, taux d’intérêt etc.  Compte tenu de leur puissance comme celle du projet Libra de Facebook ces cryptomonnaies pourraient remplacer l’intermédiation des banques mais aussi se substituer aux banques centrales. Bref s’appropriait la politique monétaire par-dessus la tête des banques centrales et autres G7 et G20.  Le géant américain a dévoilé en juin son projet de monnaie numérique “Libra” qui doit être lancé dans le courant du premier semestre 2020 et doit lui permettre de s’imposer dans les paiements, les services financiers et le commerce en ligne dans le monde entier à partir des milliards d’utilisateurs de ses différents réseaux sociaux. Benoît Coeuré, rapporteur du travail du G7 a dit qu’au regard de l’emprise internationale de Facebook, le projet Libra se devait d’être sûr “dès le premier jour” pour ses utilisateurs, pour le système financier dans lequel il s’insèrera et pour les autorités en charge de la lutte contre la criminalité financière.“Il faut que cela soit sûr, robuste et résilient dès le premier jour”, a-t-il dit dans un entretien à Reuters en marge de la réunion des ministres des Finances et banquiers centraux du Groupe des Sept (G7) à Chantilly.Benoît Coeuré a prévenu qu’une “discussion prolongée” pourrait être nécessaire entre régulateurs sur les changements aux cadres réglementaires nationaux et internationaux en vigueur nécessités par le projet Libra.“A terme, nous pourrions constater qu’il y a des brèches ou des contradictions qui exigeront une discussion prolongée des régulateurs sur la manière de faire les choses différemment”, a-t-il dit.Il a prévenu que les “autorités n’allaient pas laisser de tels projets se réaliser avant d’avoir des réponses à leurs questions et avant de disposer du cadre réglementaire adéquat.”

Nucléaire iranien : l’Europe se réveille

Nucléaire iranien : l’Europe  se réveille

 

Depuis le début des nouvelles tensions entre l’Iran et les États-Unis, l’Union économique s’est manifestée par une grande discrétion. En fait , elle a adopté la stratégie du silence. Or La France, le Royaume-Uni et l’Allemagne sont aussi les  trois signataires européens de l’accord sur le nucléaire iranien de 2015. Jusqu’à maintenant, l’Europe avait observé la montée en puissance du conflit. Il a bien fallu dire quelque chose sur cette affaire puisque l’Iran elle-même a demandé à l’Europe  de s’impliquer davantage dans le respect de l’accord de 2015. Du coup  France, Royaume-Uni et l’Allemagne se sont fendus d’un communiqué qui ressemble davantage un constat qu’à une stratégie pour stopper l’escalade entre l’Iran et les États-Unis :

« Nous sommes préoccupés par le risque que l’accord ne se défasse, sous la pression des sanctions imposées par les États-Unis et à la suite de la décision de l’Iran de ne plus appliquer plusieurs des dispositions centrales de l’accord », expliquent les trois puissances dans un communiqué commun diffusé par l’Elysée.

« Par ailleurs, poursuit le texte, nos trois pays sont profondément troublés par les attaques auxquelles nous avons assisté dans le golfe Persique et au-delà, ainsi que par la détérioration de la sécurité dans la région. »

Nous pensons que le moment est venu d’agir de façon responsable et de rechercher les moyens d’arrêter l’escalade des tensions et de reprendre le dialogue. La France, le Royaume-Uni et l’Allemagne dans un communiqué commun

Pour Paris, Londres et Berlin, « les risques sont tels qu’il est nécessaire que toutes les parties prenantes marquent une pause, et envisagent les conséquences possibles de leurs actions ». « Alors que nous continuons de soutenir l’accord sur le nucléaire iranien, sa poursuite dépend du plein respect par l’Iran de ses obligations », écrivent dimanche les trois Etats européens, pour lesquels « des signes de bonne volonté sont nécessaires de toute urgence, de la part de toutes les parties ». Cette réaction un peu tardive, un peu contraint ressemble davantage à une prière qu’à une stratégie diplomatique. Notons que l’Iran s’est dit ouverte à des négociations si les nouvelles sanctions étaient levées. Pas sûr cependant que les États-Unis soient très sensibles à cette concession de l’Iran et aux imprécations de l’Europe

 

Moral des décideurs : ça se tasse

Moral des décideurs : ça se tasse

 

Plusieurs facteurs explicatifs peuvent permettre de comprendre la baisse de moral des décideurs. D’abord il y a effectivement le tassement de l’activité récente, la Banque de France a dû d’ailleurs réviser encore en baisse ses prévisions. Il y a toujours l’hypothèque qui plane sur les échanges internationaux avec la vague montante du protectionnisme. En France, il faut  ajouter les incertitudes liées à plusieurs réformes internes notamment concernant les retraites D’après Le baromètre Viavoice, HEC Paris, Le Figaro et BFM Business de juillet 2019, le moral des décideurs  se tasse donc.  Les décideurs semblent, premièrement, moins positifs concernant leurs perspectives d’avenir. Ces derniers sont seulement 23% à anticiper une amélioration de leur situation financière, tandis que ce sentiment n’est pas de 16% pour le grand public. Cette crainte est liée au manque perçu d’opportunités professionnelles intéressantes. Seuls 24% des décideurs jugent «importantes» les opportunités susceptibles de faire progresser leur carrière, soit un recul de 4 points par rapport au moins de juin. Pour le grand public, cette part tombe à 17%, en recul de 1 point par rapport à juin. Par ailleurs, les réformes qui seront adoptées au cours des mois à venir suscitent également de l’inquiétude chez ces dirigeants. Enfin, plus profondément, l’envol de la dette publique frisant les 100% du PIB et la lancinante hypothèse d’une «récession à venir» qui serait «pire que celle de 2008» amplifie drastiquement le leur sentiment d’inquiétude.

 

 

*Interviews effectuées en ligne du 28 juin au 2 juillet 2019 auprès d’un échantillon de 401 décideurs, représentatif de la population des cadres résidant en France métropolitaine. Représentativité par la méthode des quotas, appliquée aux critères suivants: sexe, âge, secteur public ou privé.

Auprès également d’un échantillon grand public de 1000 personnes, représentatif de la population âgée de 18 ans et résidant en France métropolitaine. Représentativité par la méthode des quotas appliquée aux critères suivants: sexe, âge ; profession de l’interviewé, région et catégorie d’agglomération.

 

Chine: la crise économique se confirme

Chine: la crise économique se confirme

Preuve du net refroidissement économique, l’activité manufacturière en Chine s’est nettement contractée en juin, selon un indice indépendant publié lundi, au moment où les tensions commerciales entre Pékin et Washington s’exacerbaient sur fond de nouvelles surtaxes douanières réciproques. L’indice des directeurs d’achat (PMI) pour le secteur manufacturier, calculé par le cabinet IHS Markit pour le groupe de médias Caixin, s’est établi à 49,4 en juin, contre 50,2 le mois précédent. Il s’agit de son plus bas niveau depuis quatre mois. Un chiffre supérieur à 50 témoigne d’une expansion de l’activité et, en deçà, d’une contraction.

Ce résultat est inférieur aux attentes d’un panel d’analystes interrogés par l’agence financière Bloomberg, qui misaient en moyenne sur un indice de 50,1. En pleine guerre commerciale entre Pékin et Washington, «le mois de juin a été difficile» pour les entreprises chinoises, marqué «par une baisse des ventes, des commandes à l’exportation et de la production», a noté Caixin. Il s’agit d’une «nette contraction» du secteur manufacturier, a commenté Zhong Zhengsheng, analyste de CEBM, un cabinet affilié à Caixin.

 

Notre-Dame: de promesses de dons ou des annonces pour se faire de la pub ?

Notre-Dame: de promesses de dons ou des annonces pour se faire de la pub ?

 

 

On peut légitimement se demander si les annonces fracassantes de dons pour Notre-Dame constituaient  des actes de générosité ou des opérations de communication de la part de certains groupes et ou personnalités. En effet Sur les 850 millions d’euros promis pour les travaux de la cathédrale Notre-Dame-de-Paris, 82 millions leur ont effectivement été versés pour le moment, soit 9% environ des promesses.  Dans le détail, selon les éléments recueillis par notre antenne, sur les 29 millions d’euros promis à la Fondation de France, neuf millions d’euros ont été confirmés ; sur les 221 millions d’euros promis à la Fondation pour le patrimoine, 54,5 millions ont bien été versés, tandis que la Fondation Notre-Dame récoltait 15 millions d’euros sur les 377 millions initialement tendus. Enfin, le Centre des monuments nationaux a reçu 4,5 millions de promesses de dons dont 3,5 millions confirmés.   Les dons des milliardaires, dont les impressionnants 200 millions d’euros promis par la famille Arnault et son groupe LVMH, attendront apparemment !

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