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Le nouveau FN mettra la question de l’euro sous le tapis

Le nouveau FN mettra la question de l’euro sous le tapis

 

 

Pour éviter d’avoir à trancher sur l’épineuse question du rapport à l’Europe et à l’euro, le Front National pourrait bien mettre cette question sous le tapis. Certes on affirmera la nécessité de la souveraineté monétaire mais son éventuelle mise en œuvre serait reportée en fin de mandat pour le cas où le Front National accéderait au pouvoir. Ce serait une manière d’éviter l’affrontement frontal entre les identitaires très droitiers qui veulent minimiser les enjeux économiques au profit des enjeux sociétaux et les eurosecptiques du courant de Philippot. Derrière cette bataille d’options stratégiques se cache aussi la volonté des identitaires radicaux d’éjecter Florian Philippot. . Objet d’un intense débat interne qui a conduit à la fragilisation de Florian Philippot, la position sur l’euro est tenu pour responsable des déceptions électorales frontistes. Le secrétaire général du parti Nicolas Bay a lui-même tenu à marquer sa différence en faisant circuler vendredi une contribution personnelle, qui dessine une ligne plus centrée sur les questions identitaire que sur le retour au franc. Mais la menace du vice-président en charge de la stratégie de quitter le parti, si ce projet était abandonné par Marine Le Pen, plane toujours. Le séminaire aura tenté de proposer une synthèse de conciliation: donner la priorité à «la maitrise des frontières migratoires et commerciales», et garder la souveraineté monétaire.

Grèce : accord de principe de 1,6 par le FMI

Grèce : accord de principe de 1,6 par le FMI

 

Un accord seulement de principe du fonds monétaire international pour une aide de 1,6 milliards à la Grèce. Mais une décision qui est en fait conditionnée par l’effort que souhaite le FMI de la part de l’union européenne afin de d’alléger le poids d’une dette insoutenable. Or en Europe, certains et en particulier l’Allemagne ne veulent pas entendre parler d’un allégement de cette dette mais plutôt d’un étalement. En cause, l’orthodoxie un peu excessive de l’Allemagne en matière de gestion budgétaire mais aussi la proximité d’élections qui interdit l’usage du mot tabou : allégement de la dette. Il faudra sans doute attendre que les élections allemandes se soient déroulées pour que l’union européenne accepte de diminuer la dette grecque.  Cet « accord de principe » du FMI, une manœuvre rarement utilisée par l’institution monétaire, avait déjà été annoncé en mai. Il a permis le versement d’une nouvelle tranche d’aide de 8,5 milliards d’euros de la part de la zone euro, effectuée en grande partie début juillet et qui a permis aux autorités grecques d’honorer des échanges cruciales de remboursement. Athènes bénéficie d’un plan d’aide de 86 milliards d’euros, le troisième, signé en juillet 2015. Ce plan, qui court jusqu’en août 2018, doit permettre à la Grèce de faire face en partie à sa dette colossale, qui atteint toujours près de 180% de son PIB (315 milliards d’euros). Tout en donnant son aval, le FMI continue de mettre la pression sur les créanciers européens pour une renégociation de la dette grecque, qu’il juge insoutenable en l’état actuel. L’argent ne sera versé par le FMI que si les partenaires européens d’Athènes s’entendent sur une réduction du poids de la dette, ont rappelé les responsables du Fonds jeudi.

 

Le gouvernement lance ses états généraux de l’alimentation

Le gouvernement lance ses états généraux de l’alimentation

 

 

Mieux manger et mieux rémunérer les producteurs tels sont les objectifs qui sont parfois contradictoires tels sont les objectifs  du débat organisé au sein des États généraux de l’alimentation. Cela suppose une mutation progressive du mode de production dont la logique aujourd’hui est surtout productiviste même si se développe un marché de produits biologiques. La responsabilité est triple il y a celle des producteurs engagés dans une course folle à la productivité pour amortir des équipements de plus en plus coûteux et qui en dépit de cela pour un grand nombre ne  parviennent pas à tirer un revenu décent. La responsabilité concerne aussi l’État qui a longtemps encouragé ce mode productiviste au détriment de la qualité des produits. Dernière responsabilité, celle des consommateurs eux-mêmes qui pour leur alimentation choisissent trop de produits boostés aux engrais et aux pesticides pour des questions économiques mais aussi pour l’apparence. En cause, aussi les circuits de distribution avec des centrales d’achat de plus en plus concentrées  qui détourne une grande partie de la valeur ajoutée au détriment des producteurs et de la qualité de l’alimentation. Les responsabilités sont donc multiples et le consommateur lui-même est largement impliqué en consacrant de moins en moins de temps à la préparation des repas alors que la durée du travail augmente le temps disponible. Sans doute serait-il aussi souhaitable d’accepter une restructuration du contenu des repas avec en particulier moins d’éléments carnés. Bien entendu il est cependant nécessaire que les prix de l’alimentation restent accessibles au moins défavorisés notamment aux familles nombreuses pauvres. – Edouard Philippe a donné jeudi le coup d’envoi des états généraux de l’alimentation destinés à améliorer les relations entre les acteurs de la filière, mieux accompagner les agriculteurs frappés par des crises à répétition et faciliter l’accès des consommateurs à des produits sains. Cette vaste concertation, promise par Emmanuel Macron durant sa campagne présidentielle, doit s’étaler sur près de cinq mois, parallèlement à une consultation publique sur internet. « L’Etat ne doit pas tout faire, parce qu’il risquerait de faire mal, parce qu’il ne peut pas faire sans vous », a déclaré le Premier ministre devant un parterre de représentants issus de l’ensemble du secteur, des agriculteurs aux distributeurs. « Nous prendrons notre part de responsabilités. En fonction de vos conclusions, l’Etat accompagnera et mettra en cohérence les politiques publiques », a-t-il ajouté.

Code du travail : le sénat contre la participation

Code du travail : le sénat contre la participation

 

Il est clair que  le projet de loi habilitant le gouvernement à réformer le Code du travail est marqué par la volonté de créer davantage de flexibilité dans les relations sociales et en particulier d’élargir le champ des prérogatives au niveau des entreprises. En clair donner la possibilité de contourner certains aspects de la législation nationale et des accords de branche. Par contre ce projet ne comporte guère de contreparties pour encourager des formes de participation comme c’est le cas par exemple en Allemagne. La commission sociale du Sénat dans son premier examen du texte vient notamment de refuser toute éventualité d’un renforcement des représentants des travailleurs dans les conseils d’administration. Une erreur fondamentale et une attitude très réactionnaire car la présence de représentants dans les conseils d’administration permet aux salariés de mieux s’approprier la problématique de l’entreprise notamment dans ses dimensions techniques et financières dont dépend une grande partie de l’évolution des conditions sociales. Certes on peut parfois regretter le côté archaïque des postures syndicales mais ce n’est pas en limitant l’accès à l’information qu’on parviendra à faire évoluer les mentalités et les pratiques syndicales. Le Sénat a nettement refusé d’envisager de renforcer la représentation des salariés dans les conseils d’administration comme le demande surtout la CGC qui n’est pourtant pas une organisation particulièrement gauchiste. Par ailleurs La plupart des 31 amendements adoptés par cette commission du Sénat sur le texte voté par l’Assemblée nationale le 13 juillet franchissent les « lignes rouges » mises en avant par les syndicats lors des discussions avec la ministre du Travail Muriel Pénicaud. La commission a par exemple réduit de moitié les délais de contestation d’un licenciement économique et ouvert la possibilité pour les entreprises de moins de 50 salariés et dépourvues de délégué syndical de « conclure des accords collectifs directement avec les représentants du personnel ». Globalement le Sénat a nettement durci le texte. Par exemple les sénateurs ont écarté des propositions attendues par les syndicats, comme l’accélération de la généralisation des accords majoritaires – notamment réclamée par la CFDT – ou encore le renforcement de la représentation des salariés dans les conseils d’administration, une demande de longue date de la CFE-CGC.

BCE : le statu quo jusqu’à septembre

BCE : le statu quo jusqu’à septembre

 

 

Aujourd’hui doit s’exprimer le président de la BCE sur l’évolution de la politique monétaire. On ne s’attend cependant pas à de grands changements notamment concernant un relèvement des taux qui sera sans doute reporté à septembre voire au-delà. En cause,  la fragilité de la reprise, aussi une inflation très faible sur un rythme de 1,3 % au lieu de 2 % espérés. Une faible infraction qui témoigne des c certitudes quant à l’ampleur de la reprise économique ;  de la même manière on n’attend pas une annonce spectaculaire concernant  le plan de rachat d’actifs encore nécessaire sans doute pendant des mois pour soutenir la croissance un peu trop faiblarde. Aucun changement concret n’est attendu, Tous les mois, la BCE acquiert actuellement 60 milliards d’euros de titres. Le programme arrive à échéance à la fin 2017. Le patron de la BCE sait qu’il marche sur des œufs. Fin juin, il avait provoqué une mini-panique en semblant se montrer plus confiant sur la reprise à venir de l’inflation. Les marchés avaient décelé dans ses propos le signe d’une sortie plus rapide qu’anticipé jusqu’ici de la politique ultra-accommodante. Cette réaction « lui a rappelé à quel point la frontière entre préparer les marchés et les induire en erreur est mince », souligne Carsten Brzeski, économiste en chef chez ING-diba. Le président de la BCE devra sans doute se montrer très prudent car une annonce éventuelle pour les mois à venir d’un durcissement de sa politique monétaire serait susceptible de peser de manière négative sur le moral des acteurs économiques Pour la plupart des économistes, la BCE attendra sa réunion du mois de septembre avant d’en dévoiler plus sur ses intentions concrètes concernant le programme de « QE ». « Nous prévoyons une réduction du rythme des achats de 10 milliards d’euros par mois à partir de janvier 2018, avec une fin programmée des achats à la fin juin », indique Jennifer McKeown, de Capital Economics. Les économistes n’attendent en revanche aucun mouvement sur les taux avant très longtemps. Le principal taux est à zéro et celui sur les dépôts à -0,40%. La BCE a déjà indiqué qu’un durcissement des conditions du crédit n’interviendrait que bien après la fin du programme de « QE ». D’autres banques centrales ont laissé passer six mois après la fin du programme de QE avant de relever leur taux, ce qui suggère que le BCE ne toucherait pas aux siens avant la fin 2018

L’agriculture va-t-elle payer le prix du brexit ?

L’agriculture va-t-elle payer le prix du brexit ?

 

C’est la question qui se pose en ce moment dans le milieu bruxellois puisque du fait du  brexit les recettes seront amputées de la contribution britannique. Du coup, l’union européenne envisage de rogner notamment sur les crédits accordés à la politique agricole commune. Une politique agricole qui serait en quelque sorte renationalisée puisque les Etats devraient compenser les contributions supprimées de l’union économique. Au total les agriculteurs notamment français craignent surtout une réduction des subventions. Le Brexit crée un trou net d’environ 10 milliards sur les quelque 150 milliards du budget européen ; et alors que les besoins augmentent, notamment avec la défense et la sécurité, aucun Etat membre n’a l’intention de consacrer une part plus importante de son budget à l’UE. Le document propose donc principalement de raboter les dépenses actuelles. Au-delà de cette logique contestable, un élément fait bondir côté français : le rapport suggère de demander aux Etats Membres de co-financer la Politique Agricole Commune, premier poste de dépense du budget européen. Selon les experts, l’idée de ce co-financement de la PAC risque de « renationaliser » la PAC, et donc de créer de forts écarts de compétitivité entre pays riches et pauvres. Première des politiques européennes en termes de montants consacrées, avec 60 milliards répartis chaque année dans 28 pays, la PAC est un des piliers de la construction européenne, mais aussi un des éléments les plus décriés notamment du fait que la PAC profit  aux grands céréaliers et beaucoup moins en particulier aux petits exploitants et autres éleveurs. Dans le document actuellement en cours d’étude à Bruxelles, la Commission européenne n’a consacré qu’un paragraphe à cette question des ressources propres. Si la question fait quasiment consensus au Parlement européen, et convainc aussi beaucoup au sein de l’exécutif, les Etats membres rechignent à accepter l’idée d’une taxe européenne nouvelle qu’ils ne toucheraient pas.  Jean Arthuis, eurodéputé centriste et membre de la commission des budgets, juge que le document de « réflexion » sur le futur des finances de l’UE est hors de propos. « Nous sommes à un point de rupture, il faudrait lancer un grand débat sur ce que l’on veut pour l’Europe de demain, et ajuster le budget en conséquence. Et ne pas faire l’inverse en bricolant un budget », s’agace l’eurodéputé ALDE.

 

Réforme du code du travail Mélenchon : contre le coup d’Etat social !!!!

Réforme du code du travail  Mélenchon : contre le coup d’Etat social !!!!

Après la mobilisation complètement ratée de Mélenchon le 12 juillet contre la réforme du code du travail, le leader des insoumis lance une nouvelle manifestation le 23 septembre contre ce qu’il intitule le « coup d’état social » d’Emmanuel Macron. Une manifestation en plus qui fait double emploi avec celle organisée par la CGT, prévue le 12 septembre à Paris. Malheureusement pour Mélenchon la mobilisation du 12 juillet a été complètement anecdotique de l’ordre de 1000 manifestants pour toute la France. Il pourrait en être de même le 23 septembre car les propos de Mélenchon sont complètement outranciers et décalés des réalités du marché du travail dont en fait il ne connaît pas grand-chose comme d’ailleurs la plupart des députés du groupe insoumis qui pour l’essentiel sont des fonctionnaires donc non concernés par la réforme du code du travail qui lui surtout le privé. Qui sont en effet les députés révolutionnaires de La France insoumise ? Surtout des fonctionnaires ou assimilés ! Dans un article du Monde, on peut prendre connaissance de la profession  des députés révolutionnaires de la France insoumise. Une information intéressante car on découvre que pour l’essentiel ce sont des fonctionnaires ou assimilés. (Une fonction professionnelle parfois habilement dissimulée).  Une bizarrerie sociologique dans la mesure où ces députés sont les plus acharnés pour démolir la réforme du droit du travail, une réforme qui ne les concerne pas et qui leur permet d’avoir une vision assez approximative du marché du travail du privé.  On objectera que c’est une contradiction qu’on pouvait aussi relever chez les socialistes les plus radicaux.

 

. Adrien Quatennens, 1 re circonscription du Nord

Attaché d’administration du ministère de l’intérieur

 

 Caroline Fiat, 6 e circonscription de Meurthe-et-Moselle

 

Aide-soignante

 

  • Bastien Lachaud, 6e circonscription de Seine-Saint-Denis

Professeur d’histoire

 

 Sabine Rubin, 9 e circonscription de Seine-Saint-Denis

 

A 56 ans, cette attachée territoriale

 

Stéphane Peu, 2circonscription de Seine-Saint-Denis

 

Président d’un des principaux bailleurs sociaux de la Seine-Saint-Denis et responsable logement au PCF.

  • Danièle Obono, 17circonscription de Paris

Bibliothécaire, chercheuse en anthropologie sociale

 

Mathilde Panot, 10circonscription du Val-de-Marne

 

Diplômée en relations internationales à Sciences Po

 

Loïc Prud’homme, 3e circonscription de Gironde

 

Technicien de recherche

 

Bénédicte Taurine, 1re circonscription de l’Ariège

Enseignante en collège

Michel Larive, 2e circonscription de l’Ariège

Formateur, président d’un festival de théâtre,

 

Muriel Ressiguier, 2e circonscription de l’Hérault

 

Assistante de direction à la Direction régionale du Service médical

Le plan câble très haut débit remis en cause ?

Le plan câble haut débit remis en cause ?

 

En apparence la décision de Macron  de réaliser une couverture totale de la population en haut débit en 2020 au lieu de 2022 paraît une bonne nouvelle. Pour autant, ce pourrait être une remise en cause du plan câble. En effet Macron à évoqué un amalgame entre haut débit qui peut être assuré par satellite et très haut débit qui sera couvert par le plan câble. Le plan câble qui se révèle de plus en plus coûteux et qui de toute façon ne pourra atteindre tous les usagers des télécoms. Il est évident que ces nouvelles modalités de couverture sont certainement plus compatibles avec les possibilités techniques et financières. Par ailleurs les évolutions technologiques risquent peut-être de rendre caduque le très coûteux plan câble par ailleurs essentiellement rentable dans les zones très denses. Notons que cette évolution est aussi sans doute plus compatible avec les possibilités des collectivités locales d’autant qu’elles sont déjà lourdement endettées.  Emmanuel Macron n’a pas seulement avancé sa date butoir de deux ans. Pour atteindre son objectif, il parle désormais d’accès «haut débit et très haut débit». Des lignes inférieures à 30 mégabits par seconde pourraient seconder la couverture en très haut débit dans certaines zones. Le président de la République a ainsi appelé à «envisager les complémentarités technologiques» entre la fibre optique, le mobile et en particulier l’Internet mobile ou le satellite, jugeant «impossible de tenir la promesse de tirer de la fibre dans tous les logements de la République». «Cette promesse est intenable technologiquement et financièrement», a-t-il insisté. Or, la France est quasi intégralement couverte aujourd’hui par le haut débit ADSL, avec près de 30 millions de lignes cuivre. Les 2 millions de foyers restant peuvent passer par des offres satellitaires. On peut donc considérer que cette partie de la promesse fixée par Emmanuel Macron est quasi tenue, si l’Internet mobile vient en renfort. À l’inverse, il n’y a que 16 millions de logements éligibles à de l’Internet très haut débit, de plus de 30 mégabits. Dont 12 millions qui peuvent bénéficier d’une vitesse de téléchargement de plus de 100 mégabits par seconde. Le chantier était déjà colossal pour aboutir à 100% de la population couverte en 2022, tel qu’envisagé jusqu’alors, en particulier dans les villes de tailles moyennes et dans les zones rurales. Il nécessiterait 15 à 16 milliards d’euros d’investissement, soit environ 5 milliards d’euros par an durant d’ici à la fin 2020, c’est-à-dire pas loin de ce que l’ensemble des opérateurs investissent tous les ans. Un chiffre par ailleurs très largement sous-évalué en effet le montant de l’investissement pourrait en réalité atteindre facilement le double

Les pilotes d’Air France enfin d’accord pour le projet Boost

Les pilotes d’Air France enfin d’accord pour le projet Boost

 

En dépit de l’opposition du Syndicat national des pilotes de ligne (SNPL), le projet d’accord de la direction d’Air France, validé à 78,2% des voix des pilotes lors d’un référendum concernant le projet de compagnie à bas coût « booste ». Ce feu vert des pilotes, qui était indispensable au projet, intervient quelques jours après l’acceptation par les hôtesses et stewards d’un nouvel accord collectif, résolvant ainsi les deux conflits potentiels qui menaçaient Air France. Le groupe, qui dévoilera très prochainement le nom de la future compagnie et ses destinations, compte démarrer ses vols moyen-courrier cet hiver et ses vols long-courrier l’été prochain, a confirmé son directeur des ressources humaines Gilles Gateau lors d’une conférence téléphonique. Cette future compagnie aux coûts réduits de 15% à 18% vise à sauvegarder des lignes lourdement déficitaires avec une flotte volontairement limitée à 28 avions pour répondre aux craintes des syndicats de voir ce nouveau modèle social s’étendre dans le groupe. Le groupe compte embaucher 250 pilotes par an d’ici la mi-2020 au sein de la seule marque Air France (excluant ainsi la filiale régionale Hop!), en partie pour compenser les départs naturels.

Le chef d’état-major bientôt viré ?

Le  chef d’état-major bientôt viré ?

Le chef d’état-major des armées, Pierre de Villiers sera-t-il viré lors de sa rencontre prochaine avec Macron ou simplement sermonné. Il se pourrait aussi qu’il prenne la décision de démissionner de lui-même compte tenu des nouvelles exigences du président de la république en matière de cohésion et de discipline. On sait que d’une façon générale les de Villiers sont capables de coups de gueule plus ou moins républicains (sans doute le reste des gènes des chouans). On objectera que le chef d’état-major des armées a fait son travail de défense des intérêts militaires concernant les allocations budgétaires qui seront réduites en 2017. Par contre les sommes affectées à l’armée seront en augmentation des 2018 comme l’indiquait le président de la république. Il se pourrait qu’Emmanuel Macron tienne face au chef d’État majeur un discours très ferme pour empêcher les dérives corporatistes de toutes sortes. Un message adressé à Pierre de Villiers mais tout autant aux différents responsables des ministères qui rechignent à faire les économies nécessaires. D’une certaine manière une sorte de d’avertissement aux ministres aussi qui seraient tentés de faire de la résistance face à la rationalisation des choix budgétaires. Son discours devant la « grande muette » avait fait grand bruit. Jeudi, Emmanuel Macron a recadré publiquement sans le citer le chef d’état-major des armées, Pierre de Villiers, qui s’était plaint devant la commission de la Défense à l’Assemblée nationale des 850 millions d’euros d’économies réclamées cette année aux armées, jugeant la trajectoire budgétaire « non tenable ». Dans le JDD, Emmanuel Macron revient sur cet épisode : « La République ne marche pas comme cela. Si quelque chose oppose le chef d’état-major des armées au président de la République, le chef d’état-major des armées change », confie brutalement le président de la République au JDD. Emmanuel Macron et le général de Villiers se retrouveront mercredi lors du conseil restreint de défense hebdomadaire avant de se revoir cette fois en tête à tête vendredi, comme l’indique sobrement l’agenda du chef de l’Etat. Emmanuel Macron rappelle au JDD qu’il a reconduit le général de Villiers dans ses fonctions le 1er juillet. « Il a donc toute ma confiance »,  à condition de « savoir quelle est la chaîne hiérarchique et comment elle fonctionne, dans la République comme dans l’Armée ». 

 

Collaborateurs parlementaires : le Sénat mange son chapeau sur les emplois familiaux

Collaborateurs parlementaires : le Sénat mange son chapeau sur  les emplois familiaux

 

Oubliant très vite l’affaire Fillon, les sénateurs ont d’abord repoussé le texte sur la suppression des assistants familiaux …avant de manger leur chapeau suite à la réprobation générale.  Réunie en séance extraordinaire pour étudier le texte, la chambre haute a provoqué un tollé en rejetant cette mesure dans la nuit de mardi à mercredi. Mais, face à la polémique, un nouveau vote s’est tenu dans la nuit de mercredi à jeudi, et l’amendement de retrait de Pierre-Yves Collombat (RDSE, à majorité PRG) a finalement été retiré. Un amendement soutenu par de nombreux sénateurs PS !  Excédé par l’épisode, Philippe Bas, le président de la Commission des lois et le rapporteur du texte, était monté au créneau pour exiger un nouveau vote sur le sujet en clôture de la discussion du texte. Durant le travail en commission, ce dernier avait promis un travail constructif avec le gouvernement conformément à la tradition du Sénat. Et la question de l’interdiction des emplois familiaux ne faisait aucune difficulté. «C’est ce que l’on appelle un vote accidentel, très fréquent pendant les séances de nuit», soupire un bon connaisseur du Sénat. «Mais ça décrédibilise tout le travail fait au Sénat, d’autant que l’interdiction des emplois familiaux a été votée pour les ministres! Ce n’est pas cohérent, il faut reprendre tout cela», conclut cette source. De leur côté, les détracteurs de la mesure affirmaient que «la priorité est plutôt de s’assurer que les moyens alloués aux parlementaires pour rémunérer leurs collaborateurs soient utilisés à rémunérer des personnes qui assistent effectivement les parlementaires dans leurs fonctions, plutôt que d’introduire des dispositions discriminantes dont les effets sur l’amélioration du travail législatif sont hypothétiques». Idem pour Catherine Tasca (PS) qui, si elle considère que le «texte part d’une bonne intention», souligne que «l’enfer est pavé de bonnes intentions». «Nous critiquons depuis des années la tentation de légiférer d’après des faits divers. Là nous avons un texte tiré de l’affaire des emplois de la famille Fillon», a dénoncé l’élue des Yvelines. «Plus que d’emplois familiaux, il s’agit d’emplois fictifs et hors normes», a-t-elle accusé, avant d’être rejointe par ses collègues Maurice Antiste (PS) et Hervé Maurey (UC).

Le patron de Telecom Italia bientôt congédié

Le patron de  Telecom Italia bientôt congédié

Officiellement le conflit entre le patron de Telecom Italia  et le gouvernement italien est terminé. C’est ce qu’a annoncé le ministre italien de l’Industrie, Carlo Calenda, dans un entretien publié par Il Sole 24 Ore. Pour autant des oppositions demeurent  encore au point qu’il n’est pas impossible que Vivendi, désormais premier actionnaire, se sépare du patron de l’ancien monopole public trop raide sur les conditions de déploiement du très haut débit exigé du gouvernement de Rome dans les zones non économiquement viables.  Ce conflit a attisé les tensions entre l’ancien monopole public et le gouvernement, conduisant Vivendi, premier actionnaire de Telecom, à demander à Flavio Cattaneo d’assouplir sa position, ont dit à Reuters plusieurs sources proches du dossier. Dans l’entretien accordé à Il Sole 24 Ore, Carlo Calenda dit tenir Flavio Cattaneo en haute estime et le qualifie « d’excellent dirigeant ». « Quand il a adopté un ton inapproprié vis à vis du gouvernement, je le lui ai fait remarquer. Il s’est excusé et l’histoire c’est arrêtée là », a déclaré Carlo Calenda. Des sources de Reuters ont affirmé cette semaine que Vivendi et Flavio Cattaneo étaient toujours en désaccord et que ces divergences pourraient conduire le groupe français à se séparer du dirigeant italien.

Armée : silence, je suis le chef (Macron)

Armée : silence, je suis le chef (Macron)

 

 

En substance ce qu’a déclaré Emmanuel Macron qui  a rappelé avec autorité qu’il était le chef des armées et que cette dernière n’avait pas vocation à étaler ses états d’âme sur la place publique. Bref, la grande muette doit rester silencieuse. Un message particulièrement destiné au général Pierre de Villiers chef d’état-major des armées qui s’était exprimé largement dans la presse. À propos des coupes budgétaires de 201, Macron a précisé que les moyens seraient augmentés en 2018. et que de ce point de vue et tiendrait ses engagements. Les militaires savent désormais à quoi s’en tenir : le chef s’est bien Macron. « Je considère pour ma part qu’il n’est pas digne d’étaler des débats sur la place publique. J’ai pris des engagements, je suis votre chef. Les engagements que je prends devant les concitoyens, devant les armées, je sais les tenir et je n’ai à cet égard besoin de nulle pression, de nul commentaire », a-t-il lancé. En clair le président de la république a nettement réaffirmé son autorité et critiquer les revendications de nature corporatiste de l’armée. On objectera à juste titre que l’armée souffre d’une insuffisance de moyens égards aux nombreux théâtres d’opérations dans lesquelles elle est engagée. Sans doute aussi pourquoi macro a demandé et partiellement obtenu un soutien plus substantiel de l’union européenne et en particulier de l’Allemagne. Une Allemagne qui concentre tous ses efforts sur le développement de son business et laisse à la France le soin de faire le gendarme dans les zones en conflit. Observons cependant que la France a une fâcheuse tendance à s’engager de manière unilatérale dans certains conflits sans même demander l’accord ou même avisé au préalable l’union économique. Si la solidarité européenne doit être autrement réelle par contre la France devra faire un gros effort pour partager ses décisions avec les partenaires européens. En attendant le président de la république  a annoncé jeudi que le budget de la Défense de la France serait porté à 34,2 milliards d’euros en 2018 – contre 32,7 milliards cette année – dont 650 millions pour les opérations extérieures et a rejeté sèchement les critiques sur les économies exigées des armées. « Parce que c’est ce que nous vous devons, parce que c’est l’engagement que j’ai pris. En aucune façon parce que quelques commentaires se seraient élevés », a-t-il souligné. Emmanuel Macron, qui dès son élection a affirmé avec force son statut de chef des armées, a vertement répliqué aux critiques émanant depuis quelques jours des rangs militaires et adressé un rappel à l’ordre implicite au général de Villiers.   »J’aime le sens du devoir, j’aime le sens de la réserve qui a tenu nos armées là où elles sont aujourd’hui. Et ce que j’ai parfois du mal à considérer dans certains secteurs, je l’admets encore moins quand il s’agit des armées », a-t-il ajouté. Le chef de l’Etat a assuré que la trajectoire financière en cours d’élaboration permettrait de concrétiser son engagement de porter les ressources de la Défense à 2% du PIB en 2025. Dans le détail, cette mesure de régulation, prise dans le cadre de la loi de finances 2017, concerne : une réserve de précaution de 1,6 milliard d’euros, un gel des crédits de report de 2016 sur 2017 à hauteur de 715 millions (décidé en mars) et un « surgel » de 350 millions d’euros (en avril).

Pollution : rappel à l’ordre du gouvernement par le Conseil d’Etat

Pollution : rappel à l’ordre du gouvernement par le Conseil d’Etat

 

 

En dépit des discours les seuils de pollution fixée par l’union européenne sont souvent dépassés en France surtout dans certaines zones très agglomérées.  Le conseil d’État vient de mettre en demeure le gouvernement de décider d’un plan supplémentaire pour diminuer la pollution relative en particulier au  dioxyde d’azote au en particules fines PM10 sous les valeurs limites. Cette décision concerne plus particulièrement douze zones, notamment en Ile-de-France et Provence-Alpes-Côte-D’azur, où la concentration de dioxyde d’azote est supérieure aux limites de 2015 et trois où le dépassement de seuil concerne les particules fines PM10.Selon les dernières données d’Airparif, l’organisme chargé de contrôler la qualité de l’air, en 2015, 300 000 Franciliens étaient exposés à des excès de PM10 et 1,6 million à des dépassements de NO2 , contre respectivement 5,6 millions et 3,8 millions en 2007, lors du premier plan. « Le Conseil d’État constate ensuite que les plans de protection de l’atmosphère établis dans les zones concernées n’ont pas permis d’assurer, dans un délai raisonnable, le respect des valeurs limites et en déduit que de nouvelles mesures doivent être prises afin que soient respectées les obligations. » Dans sa décision, l’instance « enjoint au Premier ministre et au ministre chargé de l’Environnement de prendre toutes les mesures nécessaires pour que soit élaboré et mis en oeuvre (…) un plan relatif à la qualité de l’air permettant de ramener les concentrations » sous leur limites réglementaires. « Le Conseil d’État constate ensuite que les plans de protection de l’atmosphère établis dans les zones concernées n’ont pas permis d’assurer, dans un délai raisonnable, le respect des valeurs limites et en déduit que de nouvelles mesures doivent être prises afin que soient respectées les obligations. » Les limites de ces deux polluants ont été fixées en 2008 par une directive européenne.

Le tribunal administratif complaisant avec Google

Le tribunal administratif complaisant avec Google

Le redressement fiscal concernant Google est annulé  par le tribunal administratif. Un jugement dont la lecture vaut son pesant de cacahouètes tellement il est alambiqué et contradictoire.  Le tribunal administratif a jugé que Google France n’avait pas le pouvoir de conclure des contrats pour Google Irlande, et donc annulé tout le redressement « Le tribunal a jugé que Google ne disposait pas en France, en la personne morale de Google France, d’un établissement stable. En effet, le tribunal a estimé que Google France ne pouvait engager juridiquement Google Irlande, car les salariés de Google France ne pouvaient procéder eux-mêmes à la mise en ligne des annonces publicitaires commandées par les clients français, toute commande devant en dernier ressort faire l’objet d’une validation de Google Irlande », explique le tribunal. Le tribunal a donc repris la position de son rapporteur public, Alexandre Segretain. Selon lui,  »jamais les salariés de Google France ne signaient les contrats. Ils n’avaient pas le pouvoir de conclure les contrats ». Même si « les salariés français jouaient un rôle bien plus large que le seul marketing allégué par Google, le mot ‘marketing’ ne voulant plus dire grand chose, et étant utilisé en substitution du mot ‘commercial’. Ils s’occupaient aussi de l’après-vente, avec la gestion de la  Rappelons qu’en 2015, la filiale française de Google a déclaré au fisc français un chiffre d’affaires de seulement 248 millions d’euros, ce qui lui a permis de payer seulement 6,7 millions d’euros d’impôts sur les bénéfices. Un montant très éloigné de ses revenus réels qu’on peut estimer à près de 2 milliards d’euros. Le géant californien s’accapare en effet la quasi-totalité du marché de la publicité dans les moteurs de recherche, qui s’élève à 1,9 milliard d’euros en 2016, selon le SRI. La technique d’optimisation fiscale à laquelle recourt Google est relativement simple: il  facture depuis l’Irlande son chiffre d’affaires réalisé en France. Le fisc va vraisemblablement faire appel de cette décision aberrante, voire se pourvoir en cassation devant le Conseil d’État.

 

Interdiction des emplois familiaux : le Sénat contre

Interdiction des emplois familiaux : le Sénat contre

 

Avec des arguments plus que discutables le Sénat s’est opposé à l’interdiction des emplois familiaux pour les parlementaires. Pour le Sénat, ce n’est pas le caractère familial de l’assistant qui est critiquable mais l’absence de travail effectif. Une justification relativement douteuse car avec ce principe chaque élu national ou local pourrait justifier de l’embauche d’un membre de sa famille comme directeur de cabinet, secrétaire général ou simplement comme conseiller. La vérité c’est que souvent l’emploi d’un membre de la famille constitue un complément de rémunération non négligeable pour le parlementaire, complément qui s’ajoute aux autres avantages financiers ou en nature, officiels ou officieux. Ceci étant,  si le statut de collaborateur était mieux défini (en termes de diplôme et d’expérience), il est clair que nombre de collaborateurs familiaux actuels ne pourrait être recrutés. Encore une fois le Sénat ne manifeste pas une grande volonté de modernité et de solidarité. Notons par exemple qu’à l’issue d’un seul mandat le sénateur touchera une retraite d’environ 2000 € qui s’ajoutera bien sûr aux autres retraites. Pour s’opposer à l’interdiction des emplois familiaux on trouve une large majorité au sénat notamment chez les sénateurs de gauche ; exemple Jacques-Yves Collombat (RDSE, à majorité PRG) qui estime que « cette disposition n’offre pas une solution satisfaisante à l’objectif du texte, qui vise à rétablir la confiance des citoyens dans l’action publique ».  « La priorité est plutôt de s’assurer que les moyens alloués aux parlementaires pour rémunérer leurs collaborateurs soient utilisés à rémunérer des personnes qui assistent effectivement les parlementaires dans leurs fonctions, plutôt que d’introduire des dispositions discriminantes dont les effets sur l’amélioration du travail législatif sont hypothétiques », a-t-il ajouté. « Alors que ce texte part d’une bonne intention, je ne le voterai pas : l’enfer est pavé de bonnes intentions », a déclaré Catherine Tasca (PS) qui par parenthèse touchera aussi sa retraite de ministre. « Nous critiquons depuis des années la tentation de légiférer d’après des faits divers. Là nous avons un texte tiré de l’affaire des emplois de la famille Fillon », a poursuivi l’élue des Yvelines. « Plus que d’emplois familiaux, il s’agit d’emplois fictifs et hors normes », a-t-elle accusé. « Il suffirait plutôt d’encadrer les emplois familiaux comme le fait le Sénat », a-t-elle proposé. « Ce n’est pas le fait d’employer des membres de sa famille qui est blâmable, c’est de le faire de manière fictive », a renchéri Maurice Antiste (PS). « Au lieu d’abattre le troupeau à cause de quelques brebis galeuses, instituons un véritable contrôle », a lancé Hervé Maurey (UC), qualifiant la disposition gouvernementale d’« excessive » et « discriminatoire ».

 

 

La dette : le boulet du budget

La  dette : le boulet du budget

 

 

La dette accumulée représente évidemment un véritable boulet pour la gestion du budget et plus généralement pour l’économie. Cette dette devrait être proche de 100 % du PIB en 2017. Elle ne cesse donc de progresser. La dette publique a atteint 96,3% du PIB à la fin 2016, soit une hausse de 0,7 point sur un an. La contribution de l’État à la dette représente, quant à elle, 1 709,9 milliards d’euros, en hausse de 48,6 milliards. Une somme tellement énorme qu’elle ne dit pas grand-chose aux citoyens moyens par contre cette de dette cette dette devient plus concrète quand on la ramène à chaque Français puisqu’elle représente plus de 30 000 € par individu. Elle continue évidemment de grossir car le budget n’est pas équilibré. La France doit emprunter d’abord pour rembourser les intérêts soit environ 42 milliards par an. La France doit emprunter pour boucher les trous du budget, soit 3 % du PIB ou 60 milliards, emprunter enfin pour investir. Du coup c’est endettement pèse encore un peu plus sur une fiscalité déjà record. D’une certaine façon,  la France est dopée à la dette. En cause,  un an de fonctionnement incontrôlé des superstructures d’État et des collectivités locales. Cela en dépit d’un taux de prélèvements obligatoires record mais qui plombe la compétitivité. Du coup c’est insuffisance de compétitivité hypothèque la croissance et les ressources fiscales. Bref le cercle infernal. De ce point de vue on ne peut que se réjouir que le premier ministre est décidé de tailler un peu dans les dépenses publiques pour 2017 et beaucoup dans le budget 2018.

L’euro vers la parité avec le dollar

 

L’euro au plus haut depuis plus d’un an face au dollar

 

L’euro valait 1,1465 dollar contre 1,1399 dollar lundi vers 21H00 GMT.  L’euro qui se dirige tout droit vers la parité avec le dollar. En cause, une meilleure santé économique européenne et surtout un bon équilibre de la balance commerciale surtout grâce à l’Allemagne (300 milliards d’excédents annuels pour l’Allemagne et malheureusement 50 milliards de déficits pour la France). En cause aussi les perspectives de resserrement monétaire de la part de la BCE.  De son côté, David Madden, analyste chez CMC Markets, attribuait le regain de vigueur de l’euro « à des données robustes sur l’industrie italienne ». (Mais les indicateurs se redressent aussi dans d’autres pays).  La production industrielle en Italie a augmenté de 0,7% en mai sur un mois, après une baisse de 0,5% en avril, a indiqué mardi l’Institut national des statistiques (Istat). « Dans l’ensemble, avec le basculement des attentes sur la BCE, nous prévoyons à moyen et long terme une hausse de l’euro et une faiblesse du dollar », a estimé Eric Viloria. La Banque centrale européenne (BCE) a semblé donner des indices en direction d’un resserrement de sa politique monétaire jusque là restée très accommodante. « Je m’attends à ce qu’il y ait de la consolidation avant l’audition de Janet Yellen » mercredi et jeudi, a continué Eric Viloria. La Fed a déjà procédé à deux relèvements de son taux directeur en 2017 et le marché s’interroge sur un potentiel troisième tour de vis monétaire avant la fin de l’année ainsi que sur l’échéance et la manière dont la banque centrale américaine compte procéder à une réduction de son immense portefeuille d’actifs acquis au coeur de la crise financière.

 

Le gouvernement veut conjuguer économie, fiscalité et équilibre budgétaire

Le gouvernement veut conjuguer économie, fiscalité et équilibre budgétaire

 

Le gouvernement français s’engage dans un difficile exercice pour conjuguer à la fois les économies budgétaires, réduire la fiscalité et en même temps mieux rééquilibrer le déficit public. Si les économies budgétaires sont cohérentes avec la recherche d’un meilleur équilibre des déficits par contre la réduction de la fiscalité, elle, constitue une réelle difficulté pour cet équilibre. La baisse de la fiscalité pourrait atteindre environ 10 milliards en 2018. Elle devrait être compensée par des économies budgétaires d’un montant d’environ 20 milliards. Ces deux opérations combinées permettant d’atteindre environ 2,8 % du PIB pour le déficit public. Dans un entretien à paraître mercredi dans Les Echos, le chef du gouvernement confirme en outre la mise en oeuvre dès 2018 des principales mesures fiscales du programme présidentiel d’Emmanuel Macron, dont les réformes de l’ISF (impôt de solidarité sur la fortune) et de la fiscalité de l’épargne. Celle de la taxe d’habitation, que l’exécutif entend supprimer pour 80% des foyers, fera l’objet d’une première étape l’an prochain, pour un coût de trois milliards d’euros. « Nous voulons provoquer un effet de souffle fiscal en faveur de l’investissement, de l’emploi et de la croissance », dit Edouard Philippe aux Echos. »Nous voulons donner confiance aux acteurs économiques, avec de la visibilité et des engagements précis », a-t-il ajouté. Le tout se traduira par une baisse de 11 milliards d’euros de la pression fiscale en 2018, soit plus de 0,5 point de PIB, en tenant compte des mesures déjà prises à la fin du précédent quinquennat, comme la baisse de l’impôt sur les sociétés, sur lesquelles le nouveau gouvernement ne reviendra pas. Pour les financer, il mise sur une croissance économique qui atteindrait 1,6% cette année, se calant ainsi sur la dernière prévision de l’Insee, puis 1,7% l’an prochain, alors que la trajectoire du dernier gouvernement socialiste tablait sur 1,5% en 2017 comme en 2018. S’agissant du déficit public, le ministre de l’Action et des Comptes publics Gérald Darmanin a annoncé mardi 4,5 milliards d’économies nouvelles pour le ramener cette année à 3% du PIB comme la France s’y est engagée auprès de ses partenaires européens. L’objectif de 2,8% affiché par l’ancien exécutif a été battu en brèche par le rapport de la Cour des comptes sur l’état des finances publiques. Le nouveau pouvoir vise maintenant 2,7% à l’horizon 2018. Cela passera par un effort d’ »au moins » 20 milliards d’euros d’économies l’an prochain via une stabilité en volume des dépenses de la sphère publique et en valeur pour ce qui est des seules dépenses de l’Etat, a souligné Edouard Philippe. La nouvelle trajectoire que le gouvernement soumettra aux commissions des Finances des deux chambres du Parlement ce mercredi prévoit en outre une baisse de cinq points sur l’ensemble du quinquennat du ratio dette publique/PIB qui s’inscrivait à 96,3% fin 2016. L’effort demandé parallèlement aux collectivités locales sera discuté lors de la conférence des territoires prévue la semaine prochaine, le Premier ministre évoquant à nouveau sur ce point la suppression possible d’un des trois échelons territoriaux en dessous de la région. Il a encore confirmé que, pour compenser la hausse controversée de la Contribution sociale généralisée (CSG), qui doit permettre de compenser les baisses de cotisations sociales des salariés mises en œuvre dès 2018, des mesures seront prévues à destination des indépendants et des fonctionnaires.

Le compte pénibilité remplacé

Le compte pénibilité remplacé

Le compte de pénibilité sera remplacé par un compte de prévention amputé d’un certain nombre de contraintes les plus critiquées par le patronat -qui les jugeait « inapplicables » au motif qu’ils sont difficilement mesurables : la manutention de charges lourdes, les postures pénibles, les vibrations mécaniques et les risques chimiques, sortiront du compte à points. Les critères d’application de ces thèmes seront modifiés. Le reste est intégralement maintenu  Les employés exposés à ces risques-là pourront encore bénéficier d’un départ anticipé à la retraite, mais seulement quand « une maladie professionnelle a été reconnue » et quand « le taux d’incapacité permanente excède 10 % », selon la lettre du Premier ministre. Soit un critère proche, même s’il apparaît légèrement plus favorable, d’un dispositif déjà contenu dans la réforme des retraites de 2010. « Une visite médicale de fin de carrière permettra à ces personnes de faire valoir leurs droits », selon le courrier. La nouvelle réforme, qui sera incluse comme prévu dans les ordonnances de cet été réformant le code du travail, « entrera en vigueur à compter de l’année 2018 », précise le Premier ministre. Dernière modification majeure de cette nouvelle mouture : le financement, cette fois pour tous les critères. Les deux cotisations actuelles « seront supprimées » et « le financement des droits en matière de pénibilité sera organisé dans le cadre de la branche accidents du travail/maladies professionnelles » (AT/MP). Cette branche, dans le vert depuis 2013, est la seule excédentaire de la Sécurité sociale, avec un surplus estimé à 900 millions d’euros pour cette année. Sollicité par l’AFP à la suite de la divulgation de cette lettre, Matignon a précisé que cet excédent devrait permettre de financer la réforme, du moins « à court terme », sans augmenter les cotisations sociales. Actuellement, le compte pénibilité est financé par deux taxes : une cotisation « de base » de 0,01 % des rémunérations acquittée par toutes les entreprises et une seconde « additionnelle », fixée à 0,2 % pour les employeurs ayant exposé au moins un de leurs salariés à la pénibilité au-delà des seuils (et 0,4 % pour plusieurs critères). En 2016, sur le format du compte à dix critères, quelque 797.000 personnes ont été déclarées par leurs employeurs dans cette situation de pénibilité – alors que la Caisse nationale d’assurance-vieillesse (Cnav) évoquait un potentiel de 2,6 à 3 millions de salariés -, selon des chiffres officiels non publiés. Fin mars, devant le MedefEmmanuel Macron, alors candidat, avait promis de retirer le mot de « pénibilité » du compte à points, disant ne pas « aimer le terme » parce qu’il « induit que le travail est une douleur ».

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