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Présidentielle : Estrosi et Le Maire dans le gouvernement Macron ?

 Présidentielle : Estrosi et Le Maire dans le gouvernement  Macron ?

 

 

 

 

 

Macron  pourrait bien créer la surprise en composant un gouvernement d’union des républicains intégrant des responsables comme Estrosi ou Lemaire. De personnalités qui comme d’autres à droite (notamment des proches de Juppé)  pourraient accepter de constituer un gouvernement d’union nationale après les législatives. Il se pourrait même que le gouvernement nommé sitôt après le premier le second tour des présidentielles intègre des responsables de droite et d’autres du parti socialiste autour des membres d’en marche afin de bien manifester  la volonté d’union de macro.  Le président de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur a déjà fait savoir avant le premier tour qu’il ne l’excluait pas, mais il affirme n’avoir eu «aucun contact» avec le candidat d’En marche! depuis qu’il l’a reçu à Marseille, le 1er avril. . Selon lui, «ce n’est pas parce qu’on n’est pas présent au second tour qu’on va se dire “on attend cinq ans pour que la France se réforme”». Mais «tout dépend d’Emmanuel Macron et de sa capacité à intégrer dans son projet des propositions des réformistes de droite», précise-t-il, tout en se projetant plutôt dans l’après-législatives, et plus précisément dans le scénario où Macron, élu, ne disposerait pas d’une majorité à l’Assemblée. Estrosi refuserait alors un quinquennat «de chamailleries». «Nous n’avons pas le droit de rendre la France ingouvernable», estime-t-il. Dans ce cas de figure, Bruno Le Maire lui non plus n’aurait «aucune hésitation» à agir pour «l’intérêt de la France» au côté d’Emmanuel Macron. L’ancien ministre confie subir des «pressions» pour rejoindre le leader d’En marche! avant le second tour. Il ne dit pas si le candidat l’a lui-même approché, mais il affirme qu’il est «absolument hostile à tout débauchage individuel». . Si Le Maire revient à l’Assemblée et que, comme il le «redoute», la droite n’y est pas majoritaire, il faudra selon lui «regarder comment on travaille utilement avec le prochain président pour que la France ne perde pas cinq ans». L’ex-ministre des Affaires européennes ne repousse pas l’idée d’une coalition à l’allemande, fondée sur un projet. L’ex-juppéiste Pierre-Yves Bournazel, conseiller régional d’Île-de-France, de faire les choses dans l’ordre. «Bien évidemment nous allons nous battre pour notre projet pour la France aux législatives en espérant l’emporter, précise-t-il. Mais si ce n’est pas le cas, il faudra voir si ces majorités de projet sont possibles, si Emmanuel Macron est capable de définir un certain nombre de points précis auxquels nous pourrions nous rallier.»

 

Le clivage droite-gauche est dépassé pour 66% des Français

Le clivage droite-gauche est dépassé pour 66% des Français

 

Selon un sondage Viavoice pour Libération le clivage gauche droite est dépassé. Une manière sans doute de condamner les politiques qui ont été menées au cours des 30 dernières années alternativement par les partis soit de la gauche, soit de la droite. Pas sûr cependant que cette condamnation soit fondée sur les mêmes motifs. En nouveau en effet un nouveau clivage pourrait apparaître entre patriotes ouverts au monde et nationaliste partisan du repli économique mais aussi identitaire. Autrement dit entre progressistes et réactionnaires. En cause sans doute le niveau culturel des intéressés mais aussi le niveau d’intégration dans la modernité et de développement économique. Selon cette enquête,  45% se déclarent  proches des idées « progressistes », et 50% proches des idées « pro-européennes », deux valeurs essentielles dans le positionnement d’Emmanuel Macron tout au long de cette campagne. Pour 66%, le clivage gauche-droite n’est plus pertinent et doit être dépassé, un sentiment partagé par 83% des électeurs d’Emmanuel Macron, et 70% des électeurs de Marine Le Pen. Les valeurs patriotiques (52%) sont aussi fortes dans l’électorat, à l’inverse des idées « nationalistes » (28%). Marine Le Pen voit dans le scrutin une opposition des « patriotes » contre les « mondialistes » et Emmanuel Macron une opposition des « patriotes » contre les « nationalistes » représentés selon lui par la candidate du FN. Si beaucoup parient aujourd’hui sur une large victoire du leader d’En Marche !, seuls 55% des Français estiment que le second tour « est joué d’avance ».

Refus de Mélenchon du front républicain : le choix de la lâcheté

Refus de Mélenchon  du front républicain : le choix de la lâcheté

 

 

Un faute politique grave et un choix de lâcheté chez celui qui s’était fait le champion des valeurs républicaine. Le gauchisme l’a emporté sur la clarté ; Une décision qui discrédite Mélenchon et son parti qui au moment des enjeux essentiels de démocratie se défilent comme d’ailleurs sur certains conflits  politiques internationaux ; Finalement l’anticapitalisme l’anti impérialisme préféré à l’urgence démocratique. Bref, les positions sulfureuses du gauchisme. Et Mélenchon qui devant l’épreuve qui perd le sens de la république ; Certes, sa progression est spectaculaire par rapport à 2012 mais en dépit de ses 19,6%, Jean-Luc Mélenchon reste cantonné à la quatrième place. La même qu’en 2012. Vers 22h, le candidat de la France insoumise est apparu amer, curieusement dubitatif devant les résultats, disant attendre les chiffres «officiels». Il a osé une comparaison des deux qualifiés qui pour lui «n’expriment aucune prise de conscience écologique ni sur le péril qui pèse sur la civilisation humaine et comptent s’en prendre une fois de plus aux acquis sociaux les plus élémentaires du pays». En 2012, il défendait la stratégie du Front (de gauche) contre Front (national) faisant de l’affrontement avec l’extrême droite le principal de ses combats. En 2017, il a refusé de déclencher une consigne de vote immédiate. Tandis qu’un Benoit Hamon appelait ses maigres troupes à voter Emmanuel Macron pour empêcher la victoire de Marine Le Pen, lui a déclaré n’avoir «aucun mandat des 450.000 personnes» qui ont décidé de soutenir sa candidature pour s’exprimer «à leur place». «Chacun, chacune d’entre vous sait en conscience quel est son devoir» a t-il décrété, déclenchant les applaudissements de ses partisans. Et les rugissements de ses collègues politiques qui disent ne pas comprendre cette réserve que certains assimilent à un non-choix voire à un laisser faire.

Le premier tour : la victoire aussi des vrais sondeurs

Le premier tour : la victoire aussi des vrais sondeurs

En France, les vrais sondeurs ont gagné contre les instituts plus au moins manipulés qui s’appuyer sur les élucubrations d’internet (la comptabilisation  des citations de candidats). Un internet essentiel pour l’info moderne mais aussi l’auberge espagnole avec manipulation et détournement des faits. Vivement critiqués au Royaume-Uni et aux Etats-Unis pour ne pas avoir prévu le « Brexit » ou la victoire de Donald Trump, les instituts de sondage ont vu juste en France en prédisant de longue date un duel entre Emmanuel Macron et Marine Le Pen au second tour de l’élection présidentielle. L’écart, qui s’était réduit ces dernières semaines, entre François Fillon et Jean-Luc Mélenchon a également été correctement évalué puisque le candidat Les Républicains (19,91%) devance d’une courte tête celui de La France insoumise (19,64%). Jean-Luc Mélenchon avait bondi de cinq points dans les sondages depuis début mars, et était parvenu à distancer très nettement le socialiste Benoît Hamon, une tendance confirmée au moment de l’annonce des résultats. Les instituts de sondages français, qui se basent sur des enquêtes d’opinion souvent mis en regard d’autres méthodes, n’ont pas manqué de moquer la concurrence dimanche soir. L’agence canadienne Filteris avait placé François Fillon deuxième, le 12 avril, juste derrière Marine Le Pen, sur la base d’études effectuées à partir d’Internet – l’application française Gov, elle, donnait le candidat LR vainqueur, à travers des sondages participatifs réalisés en ligne. « Pensée spéciale ce soir à Filteris, Gov, Envoyé spécial, Pr Nimbus de tout poil et autres obscurantistes #lesondagecdusolide », a ironisé dimanche soir Céline Bracq d’Odoxa, sur Twitter. L’Ifop a manifesté sa revanche sur Twitter à travers un court extrait du film The big Lebowski – aujourd’hui supprimé – avec comme commentaire « Deal with it » (« Faites avec »), à destination de Filteris. « Au fond de nous, on ne doutait pas vraiment des interrogations sur le vote caché, le big data qui serait vachement mieux que les sondages en tant que tels », affirme pour sa part Jean-Daniel Lévy, d’Harris Interactive.

Le PS pour Macron, mais pas un « chèque en blanc »… en bois ?

Le PS pour  Macron, mais pas un « chèque en blanc »… en  bois ?

 

Le parti socialiste veut encore donner l’impression qu’il fixe  ses conditions Emmanuel macro. Victime d’un véritable cataclysme électoral le parti socialiste n’a pourtant pas d’autres solutions que d’essayer de s’accrocher à Macron pour sauver ce qui peut encore l’être lors des élections législatives. Du coup la condition mise au soutien à Macron, à savoir pas de chèque en blanc, ressemble plutôt à un chèque en bois car l’apport électoral du parti socialiste aujourd’hui devient négligeable. Dans le pire des cas on espérait avant les élections seulement 50 députés socialistes  à l’assemblée nationale en sauver aujourd’hui une trentaine serait considéré comme un exploit. L’étiquette PS  va sans doute constituer un véritable boulet pour les candidats députés qui ne pourront pas ou ne voudront pas se rallier clairement à Macron.  Le Parti socialiste a décidé lundi de faire battre Marine Le Pen le 7 mai sans pour autant proposer d’alliance à Emmanuel Macron pour les législatives, au lendemain de la défaite historique de Benoît Hamon au premier tour de l’élection présidentielle. L’appel du candidat socialiste à voter pour Emmanuel Macron a été renouvelé par le Premier secrétaire du parti, Jean-Christophe Cambadélis, après un Bureau national organisé lundi. « Sans conditions, comme nous l’avons fait pour Jacques Chirac contre Jean-Marie Le Pen » en 2002, a-t-il dit à la presse. « Le programme de Madame Le Pen ne prévoit pas uniquement une sortie de l’Europe mais aussi une sortie de notre République », a averti Jean-Christophe Cambadélis avant d’annoncer que le PS allait imprimer 4 millions de tracts pour faire campagne contre la présidente du FN. « Marine Le Pen présidente, ça, jamais. » Jean-Christophe Cambadélis s’est refusé quant à lui à évoquer les scrutins des 11 et 18 juin et l’avenir du Parti socialiste. « Le temps de l’explication de cette défaite viendra, mais pas maintenant », a-t-il commenté devant la presse. « Nous nous battrons avec nos idées pour rassembler les socialistes et l’ensemble de la gauche », dit le député Jean-Marc Germain. L’avenir du Parti socialiste reste en suspens. Lundi matin, Manuel Valls a indiqué sur France Inter souhaiter gouverner avec Emmanuel Macron dans une future majorité. « Nous devons être prêts à le soutenir, à l’aider, à participer à cette majorité », a déclaré l’ancien Premier ministre. Au siège du PS, le cas Valls divise. Pour le député Olivier Dussopt, qui a été son porte-parole à la primaire, Manuel Valls a « évidemment sa place » au sein du PS. Au contraire, le député Christian Paul estime que « ce n’est pas la gauche qui est irréconciliable mais peut-être Manuel Valls qui n’est plus conciliable avec la gauche ». « Ce n’est pas maintenant qu’on va couper des têtes », tempère Yann Galut au sujet des socialistes qui ont rejoint En Marche. Pour le député du Cher, les résultats de dimanche sont un « big bang ». « Il va y avoir une recomposition et elle aura lieu après les législatives. »

« Le vieux front républicain tout pourri » : la rhétorique d’une fascho vulgaire

 « Le vieux front républicain tout pourri » : la rhétorique d’une  fascho vulgaire

Jusque là peu ont dénoncé la grossièreté et surtout la vulgarité des propos de Marine Le Pen comme si elle bénéficiait d’uen sorte d’immunité intellectuelle et morale (comme l’immunité parlementaire dont elle use pour ne pas se rendre aux convocations de la justice). Finalement les observateurs se sont habitués à la rhétorique de marchande  de poissons et d’une certaine manière’ ont cautionnée. .Une rhétorique simpliste du type » plus c’est gros plus ça passe » et un vocabulaire de bistrot pour incarner la candidate du peuple qui a cependant un peu de mal à faire oublier qu’elle est la riche héritière de Jean-Marie Le Pen. Héritière du nom mais aussi du parti en infraction avec toutes les règles démocratiques et héritière de l’immense fortune de Jean-Marie Le Pen. Comme candidate du peuple, sociologiquement il y a plus pointu. Le vieux front républicain tout pourri est  cependant un principe essentiel dans nos sociétés modernes, il vise à préserver la démocratie et à s’opposer à toute dictature et pouvoir fascisant et raciste.  « Le vieux front républicain tout pourri, dont plus personne ne veut, que les Français ont dégagé avec une violence rare, essaie de se coaliser autour de M. Macron. J’ai presque envie de dire tant mieux ! » , a en effet lancé Mme Le Pen, en visite sur un marché à Rouvroy (Pas-de- Calais). Un marché elle n’a passé que 15 minutes, dommage car c’est là sa vraie place avec son vocabulaire provocateur, indigne et vulgaire. On n’en vient évidemment à regretter le père coutumier lui aussi d’incartades scandaleuses  mais au moins cultivé même si les fondements idéologiques de Jean-Marie Le Pen sont encore davantage condamnables.  Ceci étant,  il est bien difficile d’identifier  avec précision la philosophie de Marine Le Pen qui s’appuie en même temps sur l’étatisme gauchisant de Philippot et la réaction  fascisante de groupuscules d’extrême droite. Des contradictions qui ne semblent ne pas troubler l’’ame de Marine Le Pen dont l’état se nourrit surtout du pouvoir, de l’argent et de la haine.

Le G20 Finances pour une mondialisation plus « équitable »

Le G20 Finances pour une mondialisation plus « équitable »

 

Le G20 commence à prendre conscience du rapport méfiant qu’entretiennent nombre de citoyens vis-à-vis de la mondialisation ;  une découverte un peu tardive dans la mesure où l’incompréhension se traduit par des choix démocratiques qui privilégient le souverainisme, le nationalisme voire la haine. Sur ce terrain,  l’analyse ne peut être manichéenne : le refus total de toute mondialisation ou son acceptation. La mondialisation est un fait incontournable, elle découle de plusieurs phénomènes notamment de la complexification des processus de production mais aussi de l’aspiration à nombre de pays en développement d’accéder au progrès social. La question  n’est donc pas  pour contre la mondialisation mais quelle régulation mettre en œuvre pour mieux tenir compte des conditions de concurrence dans les domaines économiques, fiscaux, sociaux, environnementaux et de la santé. Bref comment faire en sorte pour progressivement harmoniser ces conditions et permettent aussi une répartition plus juste de la richesse produite. Ceci vaut dans les pays développés mais encore davantage dans les pays en développement ou des fortunes naissent en quelque années grâce aux relations avec des pouvoirs corrompus. Cette régulation reste à mettre en œuvre et même à concevoir. Faute de cela le risque est grand de voir se multiplier les replis nationalistes avec des menaces  de guerre qui y sont liées. Les principales puissances économiques se sont donc « entendues »  pour faire en sorte que la mondialisation soit plus « équitable » afin d’éviter des poussées protectionnistes, a assuré vendredi le ministre allemand des Finances Wolfgang Schäuble à l’issue d’une réunion du G20 Finances à Washington. « Beaucoup de personnes ont l’impression de ne pas bénéficier des avantages de la croissance et de la mondialisation et il faut qu’on s’attaque à cela. Autrement, on verra plus de protectionnisme et de pays délaissant la mondialisation », a assuré le ministre dont le pays préside le G20 cette année.

Attentat à Paris : Poutou ou le gauchisme irresponsable

Attentat à Paris : Poutou ou  le gauchisme  irresponsable

Poutou  illustre sans doute le mieux ce qu’est le gauchisme complètement irresponsable. Un gauchisme qui s’exprime le plus souvent à travers les positions radicales des syndicats rétros et corpos. Une stratégie syndicale qui privilégie la lutte pour la lutte et refuse tout compromis dans l’intérêt des salariés qu’ils sont supposés représenter. Un courant politique qui pourrit nombre d’organisations syndicales et au-delà une grande partie du syndicalisme français. Poutou en se présentant aux présidentielles a montré toute l’étendue de son irresponsabilité lorsqu’il a proposé le désarmement de la police en apprenant l’attentat des Champs-Élysées. En effet Au cours de ses « 15 minutes pour convaincre », sur France 2, le candidat du NPA a détaillé l’une des propositions de son programme : le désarmement de la police. Or, quelques instants auparavant, David Pujadas avait alerté les téléspectateurs qu’une fusillade venait de se produire à Paris et qu’un policier avait perdu la vie dans l’attaque. En outre sa diatribe contre la police « qui fait chier les jeunes » est apparue pour le moins déplacée. « On a vu ce qui s’est passé lors des manifestations de la loi Travail, il y a des agressions de la police. La répression policière dans les quartiers, avec 10 à 15 jeunes qui sont tués sous les coups de la police chaque année »  Même s’il s’est dit « attristé » en fin d’émission, le candidat anticapitaliste s’est sans doute mis à dos une large part de l’électorat.  Des policiers en tenue lui auraient même signifié verbalement leur mépris , à la sortie du studio. Philippe Poutou a ravivé la polémique sur LCI. « Si les policiers n’étaient pas armés, peut-être qu’ils n’auraient pas été visés par ces gens. »  Pour le candidat du NPA, « l’Etat est de plus en plus répressif » et « l’état d’urgence n’est en rien une réponse au terrorisme, il ne sert à rien ». Dénonçant « le racisme d’Etat » qui engendre « une violence en retour », il n’a pas hésité à relativiser l’attentat des Champs-Elysées.  « Pourquoi on ne réagit pas pareil lorsqu’il y a des morts au travail ? La violence prend plein de formes différentes. Il y a une violence du travail et de la précarité. Tant qu’on n’a pas une société d’égalité, on crée plein de problèmes par la suite ». Et de confier, à propos des personnes suspectées de radicalisation :  « Je n’en sais rien de ce qu’il faut faire des fichés S. Et le gouvernement, il n’est pas fiché S ? ». Bref l’étalage de l’irresponsabilité totale du gauchisme tant sur le terrain social que sur le terrain politique. Heureusement un candidat qui aura du mal à dépasser les 2 % est en décalage complet avec la société française. Même si certaines critiques de Poutou sont justes.

 

Asselineau s’énerve à la télé car il ignore le prix d’un porte avion !

Asselineau s’énerve à la télé car  il ignore  le prix d’un porte avion !

 

 

 

Comme tout énarque bien constitué, Asselineau peut débiter son discours avec force précisions juridiques ou administratives. Par contre, il est incapable de connaître le prix d’un porte-avions. Dommage car dans son programme il demande que la France commende un second porte-avions. Sur CNews il est tombé dans le piège de l’incompétence car il était incapable d’indiquer le prix d’un porte-avions dont pourtant il demande l’achat. Du coup il s’est fortement énervé et a reproché au journaliste de lui poser des questions trop pointues.  Il est ensuite parti dans une colère froide. «Est-ce que vous avez demandé comment MM. Macron et Fillon sont en train de préparer, eux, le programme des Français? Arrêtez de poser ce genre de questions pointues!», s’est-il emporté. Alors que le journaliste s’étonnait de constater que le candidat ne maîtrisait pas son propre programme, il s’est à nouveau énervé. «Non, c’est pas vrai, ça coûte pas 3 à 4 milliards», a-t-il affirmé, à tort – un porte-avion coût bien 4 à 7 milliards. «Vous voulez que je fasse du Macron?», a-t-il enfin interrogé, avant de chantonner «“Pensez printemps les amis”» tout en mimant une danse.

 

Soutien Fillon : comme Sarkozy, Juppé fait le service minimum

Soutien Fillon : comme Sarkozy, Juppé fait le service minimum

 

 

Juppé a accepté une photo Chez Deezer en présence de Fillon mais avec beaucoup de réticence (comme précédemment Sarkozy).et avec des conditions.  . «Je ne soutiendrai pas un gouvernement dont la ligne serait dictée par Sens commun. C’est simple, je serai dans l’opposition», aurait même lâché Alain Juppé, selon des propos rapportés le jour même dans Le Canard enchaîné. «Écoutez de la musique, ça vous apaisera», préfère éluder Alain Juppé, sans cesse invité à commenter cette phrase. Avant de sévir: «Si je répondais à tous les ragots qui circulent dans les médias, on ne serait pas couché!». Nathalie Kosciusko-Morizet, pas rancunière après avoir été sifflée au meeting de Fillon s’efforce de jouer l’unité de façade et  loue «ce message de rassemblement en cette fin de campagne». «Il y a eu un message de Nicolas Sarkozy (mardi soir, NDLR), aujourd’hui il y a cette visite conjointe avec Alain Juppé. C’est important», plaide l’ancienne candidate à la primaire. . Initialement, c’est dans son école de codeurs informatiques, «l’école 42» de Xavier Niel, le patron de Free  que la poignée de mains Fillon-Juppé aurait dû avoir lieu. Un déplacement annulé à la dernière minute. Quelques élèves auraient exprimé leur souhait de faire apparaître la photo de Penelope Fillon sur tous les écrans de l’établissement. «J’adorerais que nos élèves soient aussi révolutionnaires que les gens le disent. Donc continuez de propager cette info, mais je crois que c’est surtout un vrai problème de sécurité», nuance Xavier Niel. Des salariés de Deezer ont pris le relais: quelques ordinateurs affichent le message «Rends l’argent»… Cernés par les journalistes, les deux responsables politiques n’ont, semble-t-il, rien vu. Alors que François Fillon est persuadé d’accéder le second tour, Alain Juppé laisse entendre que ce n’est pas gagné. Devant un tableau qui précise l’organisation des équipes de Deezer, il observe haut et fort: «La colonne “to do” est plus longue que la colonne “done”. Il y a du boulot».

Jean Lassalle: le candidat lunaire

Jean Lassalle: le candidat lunaire

L’égalité de traitement à laquelle sont contraintes les chaines de télévision offre un espace d’expression inattendue aux candidats marginaux y compris les plus farfelus. C’est le cas pour Jean Lassalle dont on se demande bien ce qu’il est venu faire dans cette galère. A priori sympathique, et sans doute honnête, ce candidat se caractérise par une incapacité à prononcer une seule phrase un peu élaborée, quant à ses propositions elles sont  lunaires, évanescentes et surréalistes. Certes certaines de ses critiques  sont fondées ; par contre ; c’est le grand vide en matière de propositions. Il répète à l’envi qu’il est prêt pour assurer la responsabilité de président de la république. Mais quand on l’interroge sur son programme, il se limite toujours à dire : j’ai un programme, je ferai une réforme de l’État et j’ai un budget ! On n’en saura sans doute jamais davantage. Jean Lassalle et quelques autres candidats farfelus méritent d’être entendus car ils témoignent  de l’État démocratique du pays et de l’invraisemblable mode de sélection des candidats. Quand on écoute Lasalle, on se demande s’il s’agit d’une parodie d’interview d’un candidat à la magistrature suprême. Cela vaut  pour d’autres petits candidats qui en fait ne représente à peu près rien : ni une organisation, ni un courant de pensée politique, seulement eux-mêmes avec des réflexions et des propositions d’une banalité contradictoire à faire pleurer du niveau d’un bistrot. Extrait « Nous avons pour la première fois un dictateur qui n’a ni visage, ni armée », estime-t-il. Dictature de la finance, du commerce, de la mondialisation, de la rentabilité… Jean Lassalle veut parvenir à une nouvelle organisation du pays. « D’abord, je vais recréer un État. Il y a belle lurette que nous avons laissé s’écrouler le nôtre, pensant que l’Europe, unie, allait finir par en mettre un en place », estime-t-il. Pour cela, il propose de rassembler les Français, et regrette que la campagne ait été « obstruée par des affaires de costumes, de mariage, de filles et de je ne sais qui », lance Jean Lassalle. Accusé d’avoir un programme un peu flou, il se positionne toutefois en faveur du revenu universel comme le candidat du PS Benoît Hamon, refuse le nucléaire, souhaite le retour des quotas laitiers, une santé 100% couverte par la sécurité sociale et la sortie de l’OTAN. « Il y a une très grande cohérence », estime-t-il face à son programme.

 

Fillon, le catho réac

Fillon le catho réac

 

Fillon est sans doute ce qui représente les cathos réacs les plus détestables et les pus hypocrites. Dun coté l’apparence de la religiosité et de l’autre l’avarice, la veulerie et l’hypocrisie. Heureusement, une  minorité chez les cathos mais qui discrédite les valeurs chrétiennes. Fillon qui pique dans la caisse mais n’hésitera pas à donner un euro à un pauvre pour peu que les caméras éclairent  son geste de générosité. Fillon qui accepte maintenant t de faire entre dans son gouvernement des personnalités issues du mouvement Sens commun, émanation politique de la « Manif pour tous ». Par souci d’œcuménisme pourquoi pas aussi des musulmans de France, des évangélistes, d’autres lobbys confessionnels ?  Et pourquoi pas aussi comme en Turquie ou en Iran un gouvernement religieux. Interrogé sur l’éventualité d’une présence de personnalités de Sens commun – l’organisation a apporté son soutien au député de Paris dès la primaire de la droite et du centre – au sein d’une éventuelle future équipe gouvernementale, François Fillon a répondu : « Pourquoi pas ? » On pourrait faire un mauvais jeu de mots  en considérant que François Fillon en envisageant l’entrée de militants de la manif pour tous dans son gouvernement perd tout sens commun. On objectera avec juste raison que du côté d’une certaine gauche le concept de laïcité est fortement teinté d’anti religion. Pourtant la vraie laïcité et d’assurer et de protéger la liberté de conscience, de permettre de croire ou de ne pas croire. Les considérations spirituelles n’ont rien à faire dans une campagne présidentielle et encore moins dans la composition d’un gouvernement. Les membres de Sens commun font « partie des hommes et des femmes qui sont des Français fiers de leur pays, attachés à leurs traditions « , a  déclaré Fillon  mais cette évidence n’autorise à intégrer dans un gouvernement des membres de lobbies confessionnels.

 

«Le franc est la monnaie des Africains» ? (Sapin)

«Le franc est la monnaie des Africains» ? (Sapin)

«Le franc malgré son nom est la monnaie des Africains, ce n’est plus la monnaie de la France, a expliqué Michel Sapin  à Abidjan, en Côte d’Ivoire, à l’issue d’une réunion avec ses homologues d’Afrique de l’Ouest et centrale de la «zone franc». Indiscutablement le franc CFA joue un rôle de stabilisation dans l’économie africaine qui utilise cette monnaie.  Cette monnaie qui bénéficie du parapluie du Trésor public de la France. Résultat le CFA est largement surévalué sans doute de l’ordre de 50 %. Un avantage cependant pour le pouvoir d’achat car le CFA est à l’abri de secousses monétaires puisque protégé par l’euro. Par contre si effectivement le pouvoir d’achat des ménages est protégé le niveau du CFA trop surévalué constitue un  handicap pour la compétitivité des exportations. La France évidemment soutient le CFA (avec l’Europe derrière) pour des raisons économiques mais surtout politiques. Les pays d’Afrique concernée demeurant toujours le pré carré politique de la France. Du coup le  gouvernement justifie l’existence et le niveau du CFA. En guise d’argumentaire le patron de la banque de France avait sorti une explication à caractère intemporel qui pourrait d’ailleurs s’appliquer à d’autres pays comme la France   »Nous menons régulièrement des études économiques pour voir si le franc CFA est surévalué ou sous-évalué par rapport à son niveau économique de très long terme. Aujourd’hui notre réponse est très claire, le franc CFA n’est ni sous-évalué, ni surévalué », avait  déclaré le gouverneur de la Banque de France, François Villeroy de Galhau. Il a ajouté que le franc CFA, devise partagée par 14 pays d’Afrique subsaharienne plus les Comores, agissait comme un « mécanisme de protection contra-cyclique », qui évite que son taux de change s’apprécie trop quand les cours des matières premières flambent ou qu’il périclite quand ils sont faibles, comme c’est le cas aujourd’hui, avec pour conséquence des poussées inflationnistes. La vraie question est moins l’existence du CFA que son niveau qui protège d’un côté mais handicape d’un autre. Témoin l’envahissement de produits-y compris alimentaires- notamment chinois qui tuent aussi certaines économies locales.

 

Le profil des électeurs du Front National : colérique, raciste et facho

Le profil des électeurs du Front National : colérique, raciste et facho

Selon le sondage Ifop-Fiducial réalisé pour le JDD et Sud Radio, la  motivation du vote lepéniste est d’abord « le rejet des autres partis ». Pour autant, « l’adhésion » au FN est revendiquée par 40% de ses électeurs (et 51% de ceux qui ont voté plusieurs fois pour lui) – et en nette augmentation (13% donnaient cette réponse en 1997). Plus précisément, 43% expliquent leur vote par la défiance envers les autres formations, mais 35% partagent « le constat » du FN sur l’état du pays et 34% adhèrent à ses «  solutions sur l’immigration », soit bien plus qu’à ses propositions économiques et sociales (19%). Pour identifier ces « valeurs », l’Ifop a soumis à son panel une série d’affirmations en invitant chaque sondé à y souscrire ou à s’y opposer. L’écart se révèle manifeste, parfois abyssal, entre les réponses lepénistes et les autres. Ainsi, 86% des sympathisants FN (contre 50% de ceux qui n’ont jamais voté pour ce parti) disent qu’ »on ne se sent plus chez soi » en France, 84% (contre 50%) qu’on ne s’y sent pas « en sécurité« , 80% que l’immigration coûte plus qu’elle ne rapporte (contre 57%), 73% que l’islam est incompatible avec la République (contre 43%). Ils sont même 63% à considérer qu’il y a « trop de libertés » dans notre pays et 74% souhaitent le rétablissement de la peine de mort, alors que ce sujet ne figure plus au programme officiel du FN.  Malgré l’enracinement de son parti, Marine Le Pen conserve un profil spécialement clivant. Seuls 20% des Français lui prêtent une stature de chef d’État, 20% à peine la trouvent compétente, 17% honnête. Même chez ses partisans, elle ne recueille qu’une approbation relative : une courte majorité pense qu’elle appliquerait son programme à l’Élysée (54%) et la trouve sincère (51%) ; une minorité la trouve compétente (48%) et honnête (40%).

 

* Notre le  JDD-Sud Radio a été réalisé par l’institut Ifop et Fiducial. L’enquête a été menée auprès d’un échantillon de 966 personnes ayant déjà voté pour le Front national, extrait d’un échantillon de 3.200 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus. La représentativité de l’échantillon a été assurée par la méthode des quotas (sexe, âge, profession de la personne interrogée) après stratification par région et catégorie d’agglomération. Les interviews ont été réalisées par questionnaire auto-administré en ligne du 31 mars au 5 avril 2017.

 

Le Pen : levée de l’immunité parlementaire avant le 7 mai ?

Le Pen : levée de l’immunité parlementaire avant le 7 mai ?

 

 

Marine Le Pen  pourrait être convoquée d’ici le 7 mai par le Parlement européen dans le cadre du processus conduisant à la levée de son immunité parlementaire.  Les juges français chargés de cette enquête ont demandé la levée de l’immunité parlementaire de Marine Le Pen, ainsi que d’une autre représentante du FN au Parlement européen, Marie-Christine Boutonnet, qui sont soupçonnées d’avoir fait salarier par le Parlement européen des assistants qui travaillaient en réalité pour le FN. « La commission des affaires juridiques du Parlement européen a convenu que (Marine) Le Pen soit convoquée pour une audition à la première date possible en mai », a déclaré à Reuters Laura Ferrara, vice-présidente de cette commission. Elle a précisé que cette audition pourrait se tenir dès la première semaine de mai, soit avant le second tour prévu le dimanche 7 mai. Marine Le Pen a fait valoir son immunité parlementaire et refusé de se rendre aux convocations de la police en février et des juges d’instruction en mars, expliquant qu’elle ne souhaitait pas s’exprimer devant les enquêteurs avant les législatives du mois de juin. Le Parlement européen a déjà sanctionné Marine Le Pen pour avoir rémunéré comme assistante parlementaire européenne Catherine Griset, à une époque où cette dernière était la secrétaire, puis la chef de cabinet de la dirigeante du Front national. Faute de s’être acquittée de la somme de près de 300.000 euros réclamée par le Parlement à ce titre, la candidate du FN à la présidentielle a vu depuis février son salaire d’eurodéputée être réduit de moitié, à environ 3.000 euros et ses autres indemnités lui ont été retirées. Dans ce dossier, deux assistants parlementaires FN ont été mis en examen pour recel d’abus de confiance, dont la chef de cabinet de Marine Le Pen, Catherine Griset. La procédure de levée de l’immunité parlementaire d’un eurodéputé, qui s’étale généralement sur quelques mois, passe par un examen en commission puis en séance plénière. Cependant marine peine pourrait décider de ne pas répondre à la vocation de la commission du parlement européen.

Largué, Hamon attaque le PS

Largué, Hamon attaque le PS

 

 Crédité de moins de 10% des intentions de vote, loin du quatuor de tête associant Marine Le Pen, Emmanuel Macron, Jean-Luc Mélenchon et François Fillon, le candidat socialiste à l’élection présidentielle commence à régler ses comptes avec le PS. .  Benoît Hamon épingle les membres de son propre parti ayant apporté leur soutien à Emmanuel Macron, évoquant « le feuilleton qui tenait du supplice chinois consistant à organiser (son) affaiblissement : celui des défections ». L’ex-frondeur critique notamment l’ancien Premier ministre Manuel Valls, qu’il avait battu lors du second tour de la primaire de la gauche fin janvier et qui a annoncé fin mars qu’il voterait pour Emmanuel Macron. « Ce n’est pas surprenant de voir Manuel Valls ne pas respecter la démocratie puisque c’est l’homme du 49-3″, dit-il en faisant allusion à l’article de la Constitution qui permet de faire adopter un texte sans vote, utilisé à deux reprises par l’ex-Premier ministre, sur la loi Travail d’août 2016 (dite « loi El Khomri ») et la loi d’août 2015 sur la croissance (dite « loi Macron »). Dans un entretien de même tonalité paru samedi dans Sud-ouest, Benoît Hamon prend date pour une clarification au sein d’un PS dont les divisions sont apparues de plus en plus flagrantes au cours de la campagne électorale. « Le temps viendra d’analyser ce qui s’est passé et notamment les défections », indique le candidat socialiste dans les colonnes du quotidien régional en évoquant ceux qui ont fait « le choix de la défaite de leur propre camp » après la primaire. « Dans mon camp, on a cherché à entraver ma campagne, j’en ai conscience, « , dit-il. Et  ce n’est pas fini car il y aura d’autres ralliements à Macron. 

« Supprimer le défilé du 14 Juillet ». !! (Poutou)

« Supprimer le défilé du 14 Juillet ». !!(Poutou)

 

 «Poutou, le candidat trotskiste avait crevé l’écran lors  de la confrontation des 11 candidats à l’élection présidentielle en s’attaquant aux privilèges dont usent certains politiques pour ne pas rendre de compte à la justice. Cette intervention avait été très remarquée et avait même déstabilisé Marine Le Pen. Du coup, Poutou essaye sans doute de renouveler son exploit en tentant de faire le buzz avec  une proposition surprenante,  à savoir : la suppression du défilé du 14 juillet. Certes les convictions pacifistes du trotskiste peuvent se comprendre à condition toutefois de ne pas accepter de fait  une neutralité française qui se rangerait de fête sous l’aile protectrice de grandes puissances comme l’union soviétique par exemple voire d’autres. Cette  proposition est surprenante d’autant que le 14 juillet a été décidé fête nationale en 1880 pour honorer les militaires mais aussi la prise de la Bastille et la fête de la fédération. Pourtant Poutou déclare qu’il a  réfléchi un peu avant (l’émission, ndlr) avec les camarades (…) et ce qu’on a décidé de dire c’est qu’on pouvait supprimer le défilé militaire du 14 Juillet», avec cette idée de «démilitariser la société», a déclaré Philippe Poutou sur TF1, samedi soir. La proposition avait été faite par la candidate écologiste Eva Joly en 2012 et avait déclenché une polémique. Philippe Poutou lui avait alors apporté son soutien.

 

Le programme du FN mènerait à une grave crise (Paul Krugman)

Le programme du FN mènerait à une grave crise (Paul Krugman)

 

D’une manière générale le programme économique du Front National est condamné par la quasi totalité des économistes qui estiment que cela conduirait le pays à la ruine. Il faut dire que les dirigeants du Front National entretiennent des liens assez approximatifs avec l’économie dont il pense d’ailleurs qu’elle doit se soumettre à la politique (un point de vue que partage Marine Le Pen avec Mélenchon). Le prix Nobel d’économie Paul Krugman, pourtant critique vis-à-vis de l’euro, dans le  New York Times estime toutefois que «rien de ce que propose le FN ne conduirait la France dans la bonne direction». Avant d’ajouter: «Les politiques dont parle le FN – sortie unilatérale non seulement de l’euro, mais aussi de l’UE – nuiraient à l’économie française». Selon Paul Krugman, «le coût de la sortie de l’euro et de la réintroduction d’une monnaie nationale serait immense». L’économiste évoque une fuite massive des capitaux qui provoquerait une crise bancaire, un contrôle des mouvements de capitaux et des fermetures temporaires de banques. «Des problèmes de valorisation des contrats créeraient un bourbier juridique, les entreprises seraient perturbées pendant une longue période de confusion et d’incertitude», poursuit-il. Si l’économiste américain considère que l’euro est un «projet imparfait», il juge cependant qu’il y a une énorme différence entre le fait de ne pas adhérer à la monnaie unique – comme ce fut par exemple le cas de la Suède, du Royaume-Uni ou de l’Islande qu’il cite – et d’en partir après y avoir adhéré. Paul Krugman estime aussi qu’une sortie de l’euro aurait pu être profitable à la Grèce mais pas à la France qui n’est, selon lui, absolument pas dans la même situation économique. «Pour la France, sortir de l’euro entraînerait tous les coûts que la Grèce aurait eu à supporter sans aucun des bénéfices», écrit-il. Quant à la sortie de l’Union européenne, il explique: «Désolé, mais la France n’est pas assez grande pour prospérer avec des politiques économiques centrées sur elle-même, nationalistes». «Le fait que Le Pen et des économistes comme moi soient critiques envers la politique européenne ne signifie pourtant pas que nous avons quelque chose en commun», conclut Paul Krugman, comme pour se démarquer. Il est vrai que le Front National cite régulièrement le nom de l’économiste américain pour justifier la sortie de l’euro. Ainsi, en juillet 2015, Florian Philippot (vice-président du Front National) déclarait dans les colonnes des Echos: «La sortie de l’euro est très majoritaire chez les sympathisants FN et chez un tiers de l’ensemble des français [...] Les économistes très critiques vis-à-vis de l’Euro, comme les prix Nobel Paul Krugman ou Joseph Stiglitz, ne sont pas beaucoup entendus sur les plateaux comparés à ce que j’appelle les économistes de banque».

 

Une victoire de Mélenchon : le cauchemar

Une victoire de Mélenchon : le cauchemar

Le candidat de La France insoumise grimpe dans les intentions de vote à un peu plus d’une semaine du premier tour, accédant parfois à la troisième place derrière Marine Le Pen (Front national) et Emmanuel Macron (En Marche !). Dans un texte publié mercredi sur le site internet de l’hebdomadaire L’Obs, Olivier Blanchard, ancien chef économiste du Fonds monétaire international (FMI), et Charles Wyplosz, professeur à l’Institut des hautes études de Genève, imaginent Jean-Luc Mélenchon battre Marine Le Pen le 7 mai. Immédiatement, écrivent-ils, il augmente le smic de 20%, baisse l’âge de la retraite à taux plein à 60 ans, revalorise les salaires des fonctionnaires et les aides sociales et se brouille avec Angela Merkel. La rupture avec la chancelière allemande provoque une envolée des taux d’emprunt de la France, des particuliers et des entreprises, poussant le président à évoquer une nationalisation des banques, ce qui provoque une fuite des capitaux. La Banque centrale européenne refusant l’appel à l’aide de la Banque de France, un contrôle des changes – qui figure dans le programme de Jean-Luc Mélenchon pour accompagner une sortie de l’euro – est instauré. La crise s’aggravant, le chef de l’Etat est tenté de sortir rapidement de l’euro mais l’opinion ne semble pas prête à le voter par référendum et il n’a pas la majorité au Parlement pour l’obtenir. « L’été sera long. La rentrée sera dure », concluent les deux économistes, dont le texte, manifestement humoristique, montre le vertige que provoque chez de nombreux observateurs la force de Marine Le Pen et de Jean-Luc Mélenchon dans les sondages. Quelques heures avant eux, le prix Nobel d’économie Paul Krugman avait pris la plume pour affirmer que rien de ce que propose Marine Le Pen ne conduirait la France dans la bonne direction. Olivier Blanchard, désormais chercheur au Peterson Institute for International Economics et professeur au Massachusetts Institute of Technology (MIT), a dit récemment sa préférence pour Emmanuel Macron dans la course à la présidence.

Fillon : « finis le sang et les larmes »

Fillon : «  finis le sang et les larmes »

 

Le candidat qui avait choisi le choc pour redresser un pays en faillite choisit à nouveau d’arrondir les angles au moins dans la forme ;  il avait d’ailleurs déjà fortement amendé ses propositions sur la sécu.  Il promet aussi d’alléger la fiscalité reprenant notamment sur le travail reprenant à son compte les propositions de Macron. « Je ne serai pas le président de l’austérité ou du sang et des larmes, pour la simple raison que l’austérité, le sang et les larmes, les Français les ont déjà aujourd’hui, parce que nous n’avons pas su faire les réformes nécessaires », a-t-il lancé à la tribune devant quelque 6.000 personnes, selon les organisateurs. François Fillon a détaillé sa pensée, affirmant son intention d’ »alléger les prélèvements amputant les salaires, pour qu’un même travail rapporte plus à la fin du mois ». Il a également dit vouloir « baisser les charges pesant sur les entreprises pour qu’elles retrouvent de la compétitivité et puissent investir pour gagner des parts de marché à l’étranger et innover », mais aussi « mettre un terme à l’utopie désastreuse des 35 heures, exception française que personne dans le monde n’a jamais songé à copier ». François Fillon s’est déclaré favorable au doublement des seuils sociaux, à la mise en place d’une « flat tax » à 30% sur les revenus du capital, ainsi qu’à la suppression de l’Impôt de solidarité sur la fortune (ISF). « Il faut enfin supprimer l’ISF, cet impôt le plus bête du monde dont nous avons l’exclusivité, par lequel la France croit punir les riches, alors qu’elle ne fait que se punir elle-même », a-t-il fait valoir. « Faut-il être fou pour préférer assommer les fortunes françaises que de ramper devant les fonds de pension étrangers ? », a-t-il ajouté.  Actuellement en retard sur Marine Le Pen et Emmanuel Macron dans les sondages d’intention de vote, François Fillon s’est montré ferme sur les questions d’immigration, promettant de la réduire « au strict minimum en fixant des quotas en fonction des capacités d’accueil » et avec la nécessité « d’attendre deux ans avant de toucher les prestations sociales ». François Fillon n’a pas ciblé directement ses adversaires, se contentant d’une allusion au candidat d’En Marche! Emmanuel Macron, copieusement hué par le public lors du discours d’introduction de Laurent Wauquiez. En référence à l’ancien ministre, lui-même en meeting à Pau (Pyrénées-Atlantiques), François Fillon a dit refuser « une société où tout est figé au nom d’un immobilisme mou qui saute sur son strapontin tous les martins en s’écriant ‘En Marche! En Marche!’ pour ne pas avoir à avancer ».

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