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Macron est «le président des très riches»(Hollande)

Macron est «le président des très riches»(Hollande)

 

Hollande qui avait déclaré être l’ennemi de la finance a finalement surtout été le président des riches mais il a trouvé plus fort que lui, à savoir Macron qui lui est le président des très riches. C’est en tout cas l’avis de Hollande qui multiplie les attaques contre son prédécesseur qui d’une certaine manière lui a fait un petit dans le dos et en douceur. Il y a évidemment de la rancœur chez celui qui a été empêché de se présenter par Macron mais aussi par Valls. Sans doute aussi de la lucidité si l’on tient compte du fait que la politique fiscale de Macron manque sérieusement d’équilibre. Qu’on chipote pour accorder moins de 20 euros bruts par mois à un smicard quand le nombre de millionnaires s’envole, comme les dividendes et les exceptions fiscales sur le capital. Bref l’ancien président revenu dans l’opposition redevient aussi socialiste !  Interrogé sur TMS sur la réputation de «président des riches» qui colle à la peau de l’ex-banquier d’affaires, le Corrézien a d’abord feint de répondre: «Non, ce n’est pas vrai». Puis, après un court silence, il a ajouté: «C’est le président des très riches». «Vous avez ma réponse», s’est-il ensuite amusé. Avant «d’expliquer»: «Ce ne sont pas les riches (qui sont avantagés)», car «les riches, ce sont ceux qui, par leur travail, gagnent des revenus importants» et que «ceux-là restent fiscalisés au taux (qu’il a lui-même) modifié, 45%». «(Ils) restent (donc) imposables sur l’impôt sur la fortune, puisqu’ils détiennent essentiellement leur patrimoine immobilier». A contrario, François Hollande assure que «ceux qui ont vraiment de la fortune, ceux qui ont détenu – soit par héritage soit par leur propre activité – des capitaux très importants, ne paient plus l’impôt sur la fortune». «Et quand ils vont avoir le revenu du capital, il va être fiscalisé à 30%, (alors que les revenus de) ceux qui sont dans le travail peuvent être fiscalisés jusqu’à 45%», a-t-il poursuivi, dans une allusion au prélèvement forfaitaire unique (PFU) d’imposition des revenus mobiliers qui a été instauré par Emmanuel Macron via le projet de loi de finances (PLF) de 2018.

SNCF: un rendez-vous avec le Premier ministre… le 7 mai

SNCF: un rendez-vous avec le Premier ministre… le 7 mai

 

On se demande pourquoi le Premier Ministre attend le 7  mai pour recevoir les cheminots. Soit encore une quinzaine de jours perdus pour rien sinon pour montrer des postures d’un gouvernement qui ne recule pas. Outre la reprise de la dette dont il faut cependant préciser les modalités et le calendrier, ensuite le maintien du statut pour ceux qui en bénéficie actuellement, enfin la future convention collective pour les nouveaux. En réalité ne restent que les modalités de la reprise de la dette. Une reprise indispensable avec le statut de la nouvelle société (EPIC transformée en SA°.) qui juridiquement ne peut porter le poids d’un tel passé financier. Encore une  fois le gouvernement traîne pour montrer sa détermination, montrer à tous qu’il ne recule pas. Bref une sorte de combat de coqs avec les syndicats inutile et couteux. Le gouvernemeet va forcément négocier sur ce point de la dette mais il veut en même temps montrer qu’il ne cède pas à la pression. Une attitude de cours de récréation qui coute cher à l’économie.  Dans un courrier adressé aux organisations représentatives, le Premier ministre dit regretter que la grève intermittente contre le projet de réforme du gouvernement se poursuive avec une dixième journée de perturbations sur le réseau ferroviaire. Jeudi dernier, l’intersyndicale réunissant la CGT, l’Unsa, Sud et la CFDT a décidé de suspendre sa participation à la concertation avec Elisabeth Borne et a demandé à être reçue à Matignon, où se prennent selon elle les véritables décisions.

Réduire la corruption dans le monde (FMI)

Réduire la corruption dans le monde (FMI)

La France est concernée par l’objectif visant à réduire la corruption dans le monde. Une action générale que veut mener le FMI en raison des détournements de recettes fiscales et des freins au développement surtout dans certain pays peu développés.  Pour cela,  Le FMI a annoncé dimanche l’adoption d’un nouveau cadre réglementaire destiné à évaluer de manière « plus systématique » la corruption dans ses 189 pays membres, soulignant qu’elle mine la croissance, les investissements et les recettes fiscales. « Nous savons que la corruption affecte les pauvres (…), sape la confiance dans les institutions », a commenté la directrice générale du FMI Christine Lagarde. « L’accent est mis sur la gouvernance de façon globale, et pas seulement sur la corruption », a expliqué le FMI. Car « les faiblesses de gouvernance (…) ouvrent généralement des portes à la corruption », a-t-il ajouté. L’institution de Washington a par ailleurs souligné que la lutte contre la corruption ne devait pas se limiter à envoyer les coupables en prison pour être efficace. « Sa viabilité sur le long terme passe par des réformes réglementaires et institutionnelles de grande ampleur pour améliorer la transparence et la responsabilisation ». Pour la  France, C’est un peu mieux mais il reste du chemin à parcourir estime D’après l’ONG,  Transparency International,  La France se classe 23e mondiale dans l’indice de perception de la corruption établi par l’ONG, « dans la moyenne des pays de l’UE ». Un classement dominé par la Nouvelle-Zélande et les pays d’Europe du Nord. En cause le fait que la France notamment est un grand pays exportateurs d’armes et de BTP. Justement, le FMI entend s’attaquer également aux acteurs privés que ce soit les entreprises privées qui se livrent à des pratiques de corruption ou qui contribuent au blanchiment d’argent. Pour ce faire, il encourage les pays membres « à se prêter volontairement à une évaluation de leurs dispositifs juridiques et institutionnels » dans le cadre des missions annuelles de surveillance du FMI. « Il s’agira de déterminer s’ils criminalisent et jugent le versement de pots-de-vin à des fonctionnaires étrangers, et s’ils disposent de mécanismes adéquats pour éradiquer le blanchiment et la dissimulation d’argent sale », précise le Fonds.

 

Un référendum organisé par le patron d’Air France

 

Déjà 300 millions de pertes pour AIR France qui veut mettre un terme aux grève en proposant un plan d’augmentation des salaires sur 3 ans. Un plan refusé notamment pas les pilotes. Du coup la direction organise son referendum et met en jeu le mandat du président. Jean-Marc Janaillac, également PDG de la maison mère Air France-KLM, a déclaré lors d’une conférence de presse qu’il remettait son poste en jeu en cas de vote négatif. La direction de la compagnie aérienne estime le coût du mouvement de grève à quelque 300 millions d’euros en comptant l’épisode des 23 et 24 avril. “Je ne vois pas comment je pourrais rester à la tête de l’entreprise” (en cas de vote négatif), a-t-il dit. “Mon avenir personnel n’est rien au regard de l’immense enjeu pour sauver l’avenir d’Air France.”En Bourse, l’action Air France-KLM a chuté à la suite de ces déclarations. A 16h, elle cède encore 4,12% à 8,09 euros, parmi les plus fortes baisses de l’indice SBF 120 (+0,34%).La direction a proposé 2% d’augmentation de salaire en 2018 puis une hausse de 5% sur les trois années suivantes, alors que l’intersyndicale réclame 5,1% rien que pour cette année.“J’ai rejoint Air France pour contribuer à son retour à une place de leader et non pas pour sa chute”, a déclaré Jean-Marc Janaillac, faisant référence à son entrée en fonction en juillet 2016.“Air France perd des clients et les premiers bénéfices qu’elles a gagnés par ses efforts, l’image de la compagnie se détériore. Cette situation est devenue insupportable pour les 90% de salariés non grévistes”, a-t-il poursuivi. La consultation par vote électronique de tous les salariés, la première depuis celle menée en 1994 sous la présidence de Christian Blanc, démarrera le 26 avril et durera jusqu’au début mai, a-t-il dit. Les pilotes d’Air France, consultés mi-mars par référendum par le SNPL, avaient voté à 71% pour la négociation d’une forte hausse des salaires moyennant une grève longue “C’est une déclaration de guerre aux syndicats”, a observé de son côté Grégoire Aplincourt, président du Syndicat national des pilotes d’Air France (Spaf), l’autre organisation représentative dans cette catégorie professionnelle. Le mouvement social, le plus dur depuis les deux semaines de grève des pilotes de septembre 2014, totalise déjà neuf jours depuis le 22 février, auxquels s’ajouteront lundi et mardi prochains, qui coïncideront avec le calendrier de grèves de la SNCF, en pleines vacances scolaires de printemps.

Le marché européen automobile : baisse des ventes

Le marché européen  automobile : baisse des ventes

Le marché automobile européen a baissé de 5,3% en mars sur un an, pénalisé par des reculs au Royaume-Uni, en Italie et en Allemagne, selon des statistiques publiées mercredi. Le Royaume-Uni affiche à lui-seul une baisse de 12% de ses immatriculations sur le trimestre. La tendance s’est accélérée en mars puisque la baisse atteint les 15% sur ce mois. Tandis que l’Allemagne enregistre une baisse circonscrite au seul mois de mars (-3,4%). Ce marché reste positif de 4% sur l’ensemble du trimestre. L’Italie enregistre une baisse de quasiment 6% en mars (-1,5% sur les trois mois). La croissance de la France (+2,2%) et de l’Espagne (+2,1%) a permis de limiter la baisse. Au total, 1,79 millions d’automobiles neuves ont été mises sur les routes de l’UE (Union européenne) le mois dernier. Sur l’ensemble du premier trimestre, le marché européen reste en légère progression (+0,7%), totalisant 4,17 millions de voitures particulières neuves. Il a été tiré par l’Espagne (+10,5%), l’Allemagne (+4%) et la France (+2,9%) alors que l’Italie (-1,5%) et le Royaume-Uni (-12,4%) ont pesé sur la tendance. Les immatriculations de PSA ont bondi de 59,7% grâce à la consolidation d’Opel/Vauxhall avec Peugeot, Citroën et DS. Le deuxième groupe européen, PSA, a une nouvelle fois profité du rachat d’Opel qui était comptabilisé l’an dernier dans le giron de l’américain General Motors. Opel lui permet de renforcer considérablement son poids en passant de 9,4% à 15,9% du marché européen. La marque à l’éclair lui apporte plus de 65.000 véhicules supplémentaires, soit 6% des immatriculations dans l’UE. Peugeot (+1,4%), qui est toujours porté par le très gros succès de son SUV 3008, et Citroën (-3,8%) ont fait mieux que le marché alors que DS, dans des volumes très inférieurs, a fait à peine moins bien (-5,6%). Le groupe Renault gagne aussi des parts de marché, passant de 9,5% en mars 2017 à 9,8% le mois dernier. Il bénéficie de la très bonne forme de sa marque roumaine à bas coûts, Dacia (+10,5%), qui vient de lancer une nouvelle version de son 4×4 Duster. La marque au losange a en revanche reculé de 7,5%, voyant apparemment s’essouffler l’effet des nouveaux modèles lancés les années précédentes. Le groupe Renault a fait mieux que la moyenne, en enregistrant une baisse de 3,2%, d’après les chiffres de l’Association des constructeurs européens d’automobiles (ACEA). Du côté des constructeurs, Volkswagen a gagné des parts de marché grâce à une progression de 0,3% en mars. Il a ainsi renforcé sa position de numéro Un en Europe, avec une part de marché de 22,6% (+1,3 point). Parmi les douze marques du géant allemand, Audi baisse de 9,1%, mais le label Volkswagen progresse de 2,2% alors que Skoda (+4%) et Seat (+9,7%) enregistrent de belles performances.

 

Grève unitaire des fonctionnaires: avec tous les syndicats le 22 mai

Grève unitaire des fonctionnaires: avec tous les syndicats le 22 mai

L’appel  lancé par l’intersyndicale FO, CGT, FSU, Solidaires, CFTC, CFE-CGC et FA-FP est maintenant soutenu par la CFDT et l’UNSA.   Après la journée du 22 mars, à laquelle la CFDT et l’Unsa ne s’étaient pas jointes, ce sera la troisième journée de mobilisation dans la fonction publique depuis le début du quinquennat d’Emmanuel Macron.  Les organisations syndicales de la Fonction dénoncent le projet de réforme de la fonction publique et appellent à défendre leur pouvoir d’achat. Le gouvernement prévoit la suppression de 120.000 fonctionnaires d’ici la fin du quinquennat dans le cadre de son projet de réforme plan Action publique 2022. Il entend aussi “dynamiser” le dialogue social en touchant aux instances représentatives du personnel, favoriser le recours aux contractuels, introduire une rémunération au mérite et faciliter la mobilité des fonctionnaires – en mettant notamment en place un plan de départs volontaires. Le gouvernement a ouvert le bal des concertations en abordant le chantier du dialogue social. L’ensemble des organisations syndicales ont dénoncé une absence de dialogue. Le secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’Action et des Comptes publics, Olivier Dussopt, a assuré qu’il n’y avait pas de “logique purement budgétaire”. Ces discussions doivent s’étaler sur un an, selon lui.  Les prochaines séances de négociation promettent ainsi d’être particulièrement tendues. Trois groupes de travail en multilatérale et une réunion de conclusion sont programmés en mai et juin. Des «bilatérales» auront également lieu avec chaque organisation, précise-t-on à Bercy. Les trois autres chantiers seront abordés respectivement à partir de la fin avril, fin mai puis juin: recours accru aux contractuels, rémunération plus individualisée et accompagnement renforcé des évolutions de carrière. « Nous avons écouté avec attention le président de la République et nous avons noté son silence sur la fonction publique », a indiqué Luc Ferré, le secrétaire général de l’Unsa. « Ce dernier n’aborde les services publics, que sous « l’angle budgétaire », a-t-il critiqué. « Nous considérons aujourd’hui qu’il est important d’agir avec l’ensemble des agents, comme nous l’avions estimé le 10 octobre, pour peser sur le gouvernement, alors que des discussions s’ouvrent », a ajouté Luc Ferré, en faisant référence à la concertation ouverte fin mars entre les syndicats de la fonction publique, les représentants d’employeurs et le gouvernement. Ces discussions « n’ont pas pour l’instant montré une réelle ouverture du gouvernement », a-t-il déploré.  Les relations entre les syndicats de la fonction publique et le gouvernement sont tendues depuis l’arrivée au pouvoir d’Emmanuel Macron et les annonces successives de la suppression de 120.000 postes au cours du quinquennat, du report d’un an du plan de revalorisation des carrières des fonctionnaires (PPCR) conclu sous le gouvernement précédent, du gel du point d’indice servant au calcul de la rémunération des agents publics et de la réinstauration du jour de carence (paiement du salaire à partir du deuxième jour d’arrêt maladie).

Le projet européen de Macron enterré

Le projet européen de Macron enterré

Un double enterrement du projet Macron qui voulait révolutionner l’Europe et la zone euro. Il y a d’abord la montée des populismes et de l’extrême droite un peu partout. Un populisme qui s’appuie sur la peur de perdre l’identité nationale et d’être dépendant des technostructures de l’Europe tant dans les domaines économiques que sociaux voire sociétaux. Ceux là ne veulent pas un renforcement de l’Europe mais militent au contraire pour un repli. L’autre obstacle et non des moindres  est celui de l’Allemagne qui uen nouvelle fois n‘est pas prête à sacrifier ses intérêts sur l’autel de la solidarité européenne. Conservateurs et sociaux-démocrates confondus, la coalition Merkel IV ne se prive même plus de torpiller l’ambition française d’une réforme en profondeur de la zone euro. Le président a déjà fait une croix sur l’installation d’un ministre des Finances et d’un Parlement dédiés à la monnaie commune. L’Allemagne freine désormais des quatre fers face à une «capacité» budgétaire propre, un système continental de garantie des dépôts bancaires ou encore une transformation du fonds de secours MES en filet communautaire anticrise. . La preuve supplémentaire que l’Allemagne reste l’Allemagne en dépit des difficultés politiques outre-Rhin. Une Allemagne pas prêt à satisfaire les souhaits de Macron par peur d’en payer le coût financier  Les réformes qu’Emmanuel Macron préconise de mener au sein de la zone euro doivent être examinées avant les élections européennes prévues l’année prochaines mais elles ne pourront pas toutes être appliquées, a prévenu samedi le ministre allemand des Finances, Olaf Scholz.  Dans un entretien accordé au Frankfurter Allgemeine Sonntagszeitung, il annonce que Berlin travaillera avec Paris sur les propositions françaises afin de déterminer quelles réformes pourront être engagées. La France insiste depuis plusieurs mois auprès de l’Allemagne et d’autres pays membres du bloc communautaire afin qu’avancent les dossiers de l’union bancaire et de la régulation des marchés de capitaux. “Nous allons examiner ce qu’il est possible de faire sans surcharger les capacités des Etats membres”, a déclaré Olaf Scholz, l’un des membres du Parti social-démocrate qui a intégré le gouvernement de coalition constitué autour de la chancelière Angela Merkel. Ces propos interviennent quelques jours avant la visite qu’effectuera Emmanuel Macron la semaine prochaine à Berlin. Dans l’interview accordée à l’édition dominicale du FAZ, Olaf Scholz prévient les Allemands que leur pays devra augmenter sa contribution à l’Union européenne en raison de la sortie du Royaume-Uni, prévue pour 2019, tout en adressant à leurs partenaires européens le message selon lequel il n’est pas question que l’Allemagne couvre seule le déficit provoqué par ce départ. Evoquant les réformes proposées par la France, Olaf Scholz a exprimé son soutien au projet de transformation du Mécanisme européen de stabilité (MES) en Fonds monétaire européen (FME) tout rappelant les réticences de Berlin sur l’approfondissement de l’union bancaire. “Il ne faudrait pas que survienne une situation injuste dans laquelle des pays membres apporteraient les fonds nécessaires à la sécurisation des dépôts tandis que d’autres ne respecteraient pas les normes requises”, a-t-il dit. Prié de réagir au projet français de création d’un budget européen, Olaf Scholz a répondu: “ces idées apportent un nouvel élan au projet européen dont nous avons besoin. Mais le président français sait aussi que toutes ses idées ne pourront pas être réalisées». Dernier terrain déposition : la défense.  «Si la voix de la France porte peu sur l’Union monétaire, sur le front géopolitique c’est le Royaume-Uni qui apparaît comme le partenaire le plus fiable» d’Emmanuel Macron, note, acide, le commentateur du Financial Times Wolfgang Münchau, trois jours après une attaque conduite en Syrie sans l’appoint d’un seul pays de l’UE. L’Europe de la défense ‘est pas non plus la priorité de l’Allemagne.

 

Macron « remettre le pays au travail » !

Macron « remettre le pays au travail » !

 

Après avoir déclaré qu’il voulait remettre Fla rance au travail, Macron a été invité à clarifier sa pensée ; malheureusement le flou du en m^me temps a repris le dessus. Et le président a fait diversion en parlant de ceux qui travaillait dur mais n’étaient pas suffisamment récompensé. Pas vraiment la question ! De quoi voulait parler Macron, des 35  heures qui ont contribué à enfoncer un peu plus la compétitivité ? De la productivité en général ? Des chômeurs qui abusent des ASSEDIC et autres prestations sociales. Cette phrase de type sarkozyste n’a pas reçu de contenu. C’est d’ailleurs toute la faiblesse de Macron avec le «  en même temps » permanent. Une manière d’affirmer un principe en le modulant avec son contraire. Le président de la République a affirmé avoir « besoin de remettre le pays au travail » pour justifier sa politique fiscale. Mais la question d’une meilleure récompense n’est pas dépendante seulement de la fiscalité. Aussi par exemple du partage entre la rémunération des actionnaires et celle des salariés. Ce qu’ont fait observer les interviewers au Chef de l’Etat à propos du conflit social de Carrefour. Un conflit sur lequel Macron n’a pas voulu se prononcer ni d’ailleurs en profiter pour répondre à l’équilibre entre rémunération du capital et rémunération du travail. Pas étonnant que 67% des Français considèrent que la politique du chef de l’Etat est nettement en faveur des plus aisés.

 

Le soutien à la grève à la SNCF : le soutien s’effrite ?

Le soutien à la grève à la SNCF : le soutien s’effrite ?

 

Curieux ce sondage Elable qui titre que le soutien à la grave SNCF s’effrite (40% pour, 46% contre) mais que le soutien à la reforme ferroviaire recule de 7 points (58% de l’opinion). Un sondage qui, comme en ce moment tous les autres, respire une certaine manipulation. Certes le conflit doit se terminer le plus rapidement possible car ses conséquences économiques, politiques et sociales seront mauvaises pour tout le pays. Encore faudrait-il ouvrir de vraies négociations, ce que réclament les syndicats réformistes ; encore faudrait-il démontrer que cette reforme va améliorer la qualité et la compétitivité du ferroviaire. Le soutien des Les Français sont partagés sur la conduite que devrait tenir selon eux le gouvernement face à la grève intermittente des cheminots qui pourrait, selon la CGT, se prolonger au-delà de la date-butoir du 28 juin. Cinquante pour cent estiment qu’il devrait modifier son projet de réforme en tenant compte des contestations, 49% jugent qu’il doit le conserver en l’état.

 

L’enquête a été réalisée par internet les 10 et 11 avril auprès d’un échantillon de 1.003 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus.

Arabie saoudite et la France : le business d’abord

Arabie saoudite et la France : le business d’abord

C’est la real politique : le businesse d’abord ! C’est en substance ce que dit le pouvoir vis-à-vis de l’Arabie saoudite critiquée pour ses atteintes aux droits de l’homme, ses soutiens au terrorisme et son rôle au Yémen. Laissons une chance au jeune prince qui gouverne l’Arabie saoudite à déclaré Macron. De son coté,   le porte parole du gouvernement Benjamin Griveaux n’a d’ailleurs pas manqué de préciser, lors de l’émission « L’Epreuve de vérité » sur Public Sénat-Radio Classique-AFP, que la péninsule arabique représente un » partenaire commercial important pour la France ». « Il y a une industrie en France importante avec des milliers d’emplois à la clé sur cette industrie particulière qu’est l’industrie de l’armement ». Le bilan des exportations globales d’armements tricolores en 2016 s’élèverait autour de 14 milliards d’euros.  Lundi, dix ONG, dont Amnesty International, la Fidh, Action contre la faim, Human Rights Watch ou Reporters sans frontières, ont appelé Emmanuel Macron à demander au prince héritier saoudien de mettre un terme aux attaques contre les civils au Yémen. Ces organisations relèvent dans la même étude citée plus haut (à la p.12) « l’utilisation possible » de canons Caesar et chars Leclerc fabriqués par le français Nexter, de drones de surveillance et d’hélicoptères Cougar (Airbus) et de frégates françaises au large du Yémen.« Si ces indices ne constituent pas des preuves, ils jettent de graves soupçons sur la présence et l’utilisation massive de matériel militaire français au Yémen », peut-on lire. Elles pressent par ailleurs la France de cesser ses ventes d’armes à l’Arabie saoudite et aux Emirats arabes unis, qui mènent la coalition sunnite engagée au Yémen. La présidence française a quant à elle déjà exclu toute suspension des ventes et livraisons, arguant d’un « contrôle très strict » des exportations.  Un député de La République en Marche, Sébastien Nadot, a déposé une proposition de résolution en vue de la création d’une commission d’enquête parlementaire sur les ventes d’armes françaises aux belligérants au Yémen.

Le pétrole : hausse

Le pétrole : hausse

Le pétrole risque de connaître des mouvements de yo-yo mais dans une  tendance haussière compte tenu des perspectives de reprise économique toutefois menacées  par déclaration respectives des Etats Unis et de la Chine sur l’ouverture des marchés et les droits de douane. Après les hausses enregistrées à Londres.  ; Les cours du pétrole ont terminé en forte hausse hier sur le Nymex, les investisseurs espérant que le différend commercial entre Pékin et Washington sera aplani avant de dégénérer. Ils ont été encouragés en cela par le président chinois Xi Jinping qui s’est engagé aujourd’hui à ouvrir davantage l’économie et d’abaisser dès cette année les droits de douane sur certains produits, notamment dans l’automobile, prenant le contre-pied des mesures protectionnistes annoncées par son homologue américain Donald Trump.   Lors d’un discours au Forum pour l’Asie de Boao, très attendu dans le contexte des tensions commerciales entre la Chine et les Etats-Unis, Xi Jinping a promis d’accentuer l’ouverture de l’économie chinoise et de réduire dès cette année les barrières douanières, notamment dans le secteur automobile. Le marché attend à présent les statistiques des stocks hebdomadaires de l’Institut américain du pétrole (API) ce mardi et de l’Administration américaine d’information sur l’énergie (EIA) le lendemain. Le contrat de mai e brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) a gagné 2,09 dollars, soit 3,30%, à 65,51 dollars le baril. L’échéance de juin sur le Brent de Mer du Nord a pris 2,39 dollars (3,48%) à 71,04 dollars le baril.

Fonctionnaires : nouvelle grève le 22 mai

Fonctionnaires : nouvelle grève  le 22 mai

Les sept organisations syndicales de la Fonction publique à l’origine de la manifestation nationale de fonctionnaires le 22 mars ont appelé mardi à une nouvelle journée de grèves et de manifestations le 22 mai, a annoncé Nathalie Makarski, président de la CFE-CGC des fonctionnaires. Comme pour la dernière journée de mobilisation, la CFE-CGC, CFTC, CGT, FA-FP, FO, FSU et Solidaires  (mais sans l’UNSA et la CFDT)  dénoncent le projet de réforme de la fonction publique et appellent à défendre leur pouvoir d’achat. Le gouvernement prévoit la suppression de 120.000 fonctionnaires d’ici la fin du quinquennat dans le cadre de son projet de réforme plan Action publique 2022. Il entend aussi “dynamiser” le dialogue social en touchant aux instances représentatives du personnel, favoriser le recours aux contractuels, introduire une rémunération au mérite et faciliter la mobilité des fonctionnaires – en mettant notamment en place un plan de départs volontaires. Lundi, le gouvernement a ouvert le bal des concertations en abordant le chantier du dialogue social. L’ensemble des organisations syndicales, mis à part la CFDT fonction publique qui préfère attendre l’issue de ces discussions, ont dénoncé une absence de dialogue. Le secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’Action et des Comptes publics, Olivier Dussopt, a assuré mardi sur BFM TV qu’il n’y avait pas de “logique purement budgétaire”. Ces discussions doivent s’étaler sur un an, selon lui.  Les prochaines séances de négociation promettent ainsi d’être particulièrement tendues. Trois groupes de travail en multilatérale et une réunion de conclusion sont programmés en mai et juin. Des «bilatérales» auront également lieu avec chaque organisation, précise-t-on à Bercy. Les trois autres chantiers seront abordés respectivement à partir de la fin avril, fin mai puis juin: recours accru aux contractuels, rémunération plus individualisée et accompagnement renforcé des évolutions de carrière.

Le Medef est en danger (Frédéric Motte)

 Le Medef est en danger (Frédéric Motte)

Frédéric Motte, patron dune société  (400 salariés sur 16 sites), Président du syndicat patronal dans les Hauts-de-France estime qu’il est urgent de réformer le MEDEF. Il est candidat au poste de président national (interview la Tribune)

 

 

Dépôt des candidatures le 3 mai, êtes-vous toujours sûr de vouloir y aller ?

FRÉDÉRIC MOTTE - Je ne vais pas reculer, je vais même aller jusqu’au bout ! Je crois dur comme fer à mon positionnement. C’est vrai que, sur le papier, certains candidats sont peut-être plus connus médiatiquement, mais je pense qu’un élément de différenciation me semble important dans ma candidature : si on veut réhabiliter l’entreprise, l’entrepreneur et le Medef – soyons réaliste, nous ne bénéficions pas d’une bonne image -, il faut absolument que les chefs d’entreprise puissent s’identifier dans le président du Medef.

Élire à ce poste un dirigeant d’une très grosse boîte, ça ne va pas le faire, je pense. Premièrement, parce que ce n’est plus dans l’air du temps. Nous l’avons vu avec les dernières élections présidentielles, qui sont allées à contre-courant des habitudes : Emmanuel Macron est un jeune, sans parti politique, qui n’avait pas labouré la France de haut en bas comme ses prédécesseurs… Il a mis en place une démarche plus « bottom up » avec ses réseaux et non plus « top down », confiée par le parti d’en haut.
Cette tendance est en train de fondamentalement transformer la société, que ce soit via les réseaux sociaux qui permettent à chacun de diffuser des informations, que ce soit sur l’aspiration du citoyen à vouloir participer, d’être associé à l’action collective.

C’est pour ça que je crois à ma candidature. Je suis un entrepreneur de terrain, employant plusieurs centaines de salariés. Je suis un vrai créateur car je n’ai pas hérité de Cèdres Industries, j’ai racheté cette entreprise pour la développer. Comment aborder les questions de réforme de la formation professionnelle quand vous n’avez pas vous-même de salariés ? Je veux être le candidat du rassemblement, je ne suis pas le candidat des territoires ou d’une branche.

Les cartes de cette élection sont-elles déjà distribuées à votre avis ?

Non, ce n’est pas déjà joué. Néanmoins, il faut être réaliste : le mode électoral au Medef a plutôt tendance à favoriser une démarche « top down ». Mon challenge est aujourd’hui à la fois d’aller convaincre le « top » mais aussi de présenter ma démarche au « down ». Nous menons une campagne par ces deux bouts. J’enchaîne un nombre absolument délirants de rendez-vous parisiens, pour aller voir tous les grands acteurs de l’écosystème économique, social, paritaire, public, etc. Je suis au minimum trois jours par semaine à Paris, j’enchaîne six à sept rendez-vous par jour pour aller voir les présidents des branches professionnelles, les grands acteurs économiques, la haute fonction publique, les syndicats, etc. Je les écoute d’abord, et je me présente aussi. Incontestablement, je sens que mon discours a un réel écho. C’est ce qui me motive à ne surtout pas baisser le rythme. Je ne regrette pas d’être parti tôt, dès décembre dernier, dans cette campagne.

Maintenant, il faut être honnête : notre monde patronal n’est pas un monde de militants. Tout se joue plutôt en off et à fleuret moucheté. Dans un premier temps, ceux qui vont voter, ce sont les 45 du conseil exécutif. Pour l’instant, personne ne se prononce : d’abord, parce que tout le monde n’a pas sorti son programme, ensuite, parce que tout le monde va logiquement se rallier au vainqueur potentiel en dernière minute. Je suis peut-être un peu moins connu que les deux principaux challengers, mais je souhaite mener ma campagne du mieux que je peux, en montant ma capacité à porter la transformation du Medef. Je crois résolument à mes chances.

Mon challenge, c’est que la bascule se fasse avant le 11 juin, date où le conseil exécutif va voter à titre consultatif. Il faut donc que d’ici là, toutes les personnes qui ont acquiescé à mon projet et à mon profil, osent se mouiller pour me soutenir. Je suis à la fois très serein car ma famille et mon entreprise vont bien (nous discutons actuellement de croissance externe). Je connais bien le Medef. Je possède un bon ressenti des aspirations des chefs d’entreprise.

Alors, justement, quels sont les grands axes de votre programme ?

Le premier challenge, c’est rassembler. Nous devons nous rassembler en interne pour nous transformer.  Au Medef, nous avons trop de querelles autour des branches ou des territoires. Mon entreprise en est le parfait exemple : certaines unités sont dans le service, d’autres dans l’industrie, bref mon activité est transversale.

Nous devons également nous rassembler en externe, avec tous les acteurs du territoire. C’est ce qu’on fait déjà dans les Hauts-de-France : je mets en avant les rassemblements déjà opéré dans la région, quand j’étais maire de ma commune, quand j’étais président du CESER (conseil économique et social régional) et actuellement au sein du Medef Hauts-de-France.

J’ai réuni récemment entre 80 à 100 acteurs du territoire : syndicalistes, élus, anciens élus, fonctionnaires, universitaires, chefs de petites ou grandes entreprises, de coopératives, etc. Tout le monde était même un peu bluffé car il y avait vraiment des personnes de tous les horizons, ce n’était pas qu’une réunion entre quelques patrons.
Tous sont venus à titre privé pour réfléchir avec moi à un certains enjeux dans le cadre de cette élection : conforter certains aspects, en infirmer d’autres, livrer leurs conseils, etc. en France. L’exercice a été très formateur, très enrichissant pour eux comme pour moi. Je réfléchis à faire la même chose à Paris et ailleurs en France.

Le deuxième challenge, c’est transformer. Notamment les corps intermédiaires, qu’ils soient patronaux, salariés ou syndicaux. Nous devons nous réinventer, comme les partis politiques : on n’y échappera pas. Nous devons donc nous poser la question de notre utilité, de notre valeur ajoutée, de nos missions et de l’organisation qui va en découler.

Le troisième challenge, c’est s’engager. Je crois beaucoup au militantisme patronal : nous devons être des acteurs engagés dans le territoire, nous devons faire venir à nous de nouveaux chefs d’entreprises (et notamment des jeunes, des femmes, issu de toutes les diversités). Pour moi, en tant que citoyen engagé, l’entreprise est une partie prenante du territoire. Ce qui crée de l’emploi et de la richesse, c’est l’entreprise. L’Etat s’occupe ensuite de la solidarité mais l’un n’existe pas sans l’autre. Et je crois que tout le monde l’a bien compris.

Au sein des entreprises, la diversité est une source d’enrichissement. J’ai deux exemples en tête. Mon usine de Lens emploie une femme dans l’atelier, ça change tout : dans l’état d’esprit, dans la fierté des gens, dans le rapport au travail, etc. Sur le site de Dunkerque, où nous avons beaucoup de personnel ouvrier avec une vision assez dure des rapports humains, nous avons embauché momentanément deux migrants, avec le concours d’une association. Je n’ai pas la prétention de révolutionner le monde mais si chacun apporte sa petite pierre, nous réussirons à faire bouger les lignes.

Et quel est pour vous l’axe le plus important de votre programme ?

Dans mon programme, les quatre angles me semblent importants. Mais j’attache une attention toute particulière à la mission de l’entreprise : je crois résolument en l’économie de marché et dans le capitalisme car il stimule l’esprit d’entreprendre, l’innovation, la concurrence saine – dans la mesure où elle est bien encadrée. Pour autant, nos projets d’entreprise doivent aussi apporter du sens, du lien, des valeurs : promouvoir la responsabilité sociale et sociétale des dirigeants me semble extrêmement important. Notamment dans le cadre de l’égalité hommes-femmes : plutôt que de pointer du doigt les mauvais (name and shame), je préfère la valorisation des bonnes pratiques (name and praise). Dans le rapport Notat-Senard sur « Entreprise et intérêt général », plutôt que de faire évoluer l’objet social de l’entreprise, je préconise de faire confiance aux chefs d’entreprises : ne pas modifier le code du travail mais ajouter un petit bout de phrase pour offrir la possibilité juridique à celui qui le souhaite d’aller plus loin. Les entreprises ont déjà bien assez à faire avec les règles et les contraintes.

Le vrai défi des quelques années à venir ne sera, à mon sens, ni la fiscalité locale, ni la réglementation mais les ressources humaines : comment capter les talents ? Et surtout comment les garder et les faire évoluer ensuite ? Le rapport de force patron-employé est en train de s’inverser, à l’exemple de la Belgique : quand il y a 13% de chômage, les salariés ont intérêt à rester là où ils sont mais, aujourd’hui, avec la reprise de la croissance, les entreprises ont bien du mal à recruter. Le patron qui néglige la qualité de vie au travail et le sens donné au projet de l’entreprise voit ses recrues aller à la concurrence. Le projet de l’entreprise est fondamental pour donner du sens à l’action.

Comment définissez-vous aujourd’hui les missions du Medef ?

Un certain nombre de candidats à la présidence du Medef sont d’accord sur le fait qu’il faille réconcilier les Français avec l’entreprise. Il faudrait idéalement aussi les réconcilier avec l’entrepreneur et avec le Medef. Si notre syndicat n’a aucun pouvoir sur le chef d’entreprise, il peut afficher une vision, pour promouvoir notamment les pratiques de responsabilité sociétale et environnementale. Rien que de tenir un discours pro-RSE nous engage déjà un peu. Le rôle du Medef serait alors de savoir accompagner le dirigeant sur ces questions. Il a également une mission de paritarisme. Je crois résolument en l’utilité de du paritarisme, qui permet de représenter les salariés et les patrons : nous avons une place à prendre au sein des corps intermédiaires mais il faut moderniser ce « paritarisme » et revenir à nos fondamentaux.

Pour moi, le paritarisme revient à gérer l’argent de nos entreprises : il est donc logique de s’en occuper.  Le 1% logement ou l’Agirc-Arrco pour la retraite complémentaire des salariés du secteur privé, sont deux exemples vertueux qui atteste que le paritarisme sait se prendre en main, assumer ses responsabilités et sait se réorganiser.

Par contre, je me pose des questions sur les Caisses d’allocation familiales. Les fonds proviennent de la CSG ou d’autres impôts donc c’est devenu la solidarité nationale : quelle est notre légitimité à gérer une prestation qui concerne tous les Français ? Les patrons deviennent parfois les faire-valoir et/ou les complices quand ça ne va pas. Même questionnement concernant l’Unedic : le paritarisme pourrait être vicié par l’intervention de l’Etat, qui garantit la dette mais fixe un certain nombre d’objectifs. Qui gère vraiment du coup ? Pendant sa campagne, Emmanuel Macron voulait nationaliser l’Unedic : nous pensons au contraire que le Medef gèrerait mieux le fonds. Il faudra repréciser toutes nos missions dans ces structures de sécurité sociale, de CAF, etc. Réinterrogeons-nous donc sur l’essence du paritarisme et l’intérêt pour le patronat.

Et le rôle du Medef auprès des patrons ?

J’allais y venir. Le syndicat patronal est une formidable machine, représentant tous les types d’entreprises. Nous avons un spectre couvrant toutes les catégories : c’est à la fois toute la richesse et c’est toute la difficulté de l’exercice. Gardons à l’esprit que les grandes entreprises irriguent les territoires. Si mon entreprise s’est modernisée et s’est challengée sur la qualité entre autres, c’est parce qu’un de nos grands donneurs d’ordre nous y a encouragé.

Là où j’ai une inquiétude, c’est que l’économie évolue de plus en plus vite, avec un consommateur toujours plus exigeant : un certain nombre d’entreprises ne se sont pas encore adaptées. Les sondages indiquent que plus de 80 % des entreprises n’ont pas encore commencé à appréhender les enjeux du numérique. Le Medef a un vrai rôle pour accompagner les entreprises. Il peut aussi faire comprendre au législateur que les entreprises ne sont pas toutes identiques. Une entreprise du CAC 40 n’a pas la même activité qu’un camping sur la Côte ou qu’une PME d’Ardèche. Comment en arrive-t-on à définir les critères qui permettront à ces PME à grandir et à se transformer ? Sans avoir à passer des journées à remplir des tas de papiers et d’obligations ?

Alors bien sûr, si vous faites des spécificités pour les plus petites entreprises, vous créez un effet de seuil. Nous nous battrons toujours sur cet « abominable effet de seuil », par exemple celui des 50 salariés : il faudrait alors remonter ces seuils bien plus hauts, à 250 salariés plutôt qu’à 50. La loi Pacte de Bruno Lemaire devrait faire bouger les choses en ce sens. L’Etat en est conscient.

Dans vos propos, on comprend que le Medef n’est plus à l’image des entreprises…

Le Medef doit se réinventer sinon il va mourir. Nous devons adopter  une logique de retour sur investissement : le Medef doit d’abord apporter des services mais avec cette dimension de militantisme, pour aller porter la parole de l’entreprise dans tous les mandats que le syndicat gère (URSSAF, Prud’hommes, Chambre de commerce, etc.). Les patrons ne sont en effet pas obligés d’adhérer au Medef. A nous de les convaincre ! A Lille, cette méthode mêlée de services et de militantisme fonctionne très bien. Le problème numéro 1 du chef d’entreprise, c’est d’avoir à prendre les décisions tout seul. Au Medef, vous allez rencontrer d’autres acteurs, vous faire accompagner et vous faire du réseau. Lors de notre dernière université d’été, nous avons accueilli 40% de nouveaux participants. Mais pour être militant, je reviens à mon propos du début : le Medef doit être à l’image des entrepreneurs. On en revient à mes propos du début : il faut absolument que les chefs d’entreprise puissent s’identifier dans le président du Medef.

 

Grèves SNCF : des conséquences pour les vacances et le tourisme

Grèves SNCF : des conséquences pour les vacances et le  tourisme

Alors que les vacances commencent vendredi soir pour les académies de Besançon, Bordeaux, Clermont-Ferrand, Dijon, Grenoble, Limoges, Lyon, et Poitiers, la grève à la SCNF doit reprendre samedi soir. D’ importantes perturbations sont donc à prévoir dimanche, mais également dans la journée de samedi où un important afflux de voyageurs est à prévoir.  Les vacanciers de la zone C, des académies de Créteil, Montpellier, Paris, Toulouse, et Versailles seront les plus impactés. Les vacances s’y étendent du samedi 14 au dimanche 29 avril, or les jours de départs, les 13 et 14, sont des jours de grève, tout comme les samedis et dimanche de retour, les 28 et 29 avril. . Si les perturbations à prévoir inquiètent les Français, dont 33% d’interrogés se disent pénalisés par la grève que ce soit pour aller au travail ou pour préparer leur départ en vacances, dans un sondage de Franceinfo, il en va de même pour les professionnels du secteur du tourisme.  « Rien qu’au mois d’avril, nous avons déjà observé un recul de 10% du taux d’occupation de nos établissements », s’alarme dans La Croix Rolland Héguy, président de l’Union des métiers et de l’industrie de l’hôtellerie (UMIH), avant d’évaluer les pertes du secteur hôtelier à 150 millions d’euros rien que pour le mois d’avril. Toujours dans ce quotidien, Didier Arino, directeur du cabinet Protourisme, évoque quant à lui 500 millions d’euros de manque à gagner » dans la restauration, les transports, et l’hôtellerie, sur les trois mois.

SNCF, le vrai du faux : tissu d’approximations et de mensonges

SNCF,  le vrai du faux : tissu d’approximations et de mensonges  

 De nombreux journaux prétendent distinguer le vrai du faux par rapport aux informations très contradictoires qui circulent sur la SNCF. Les ultras libéraux s’en donnent à cœur joie mais aussi les corporatistes gauchos.  Quelques exemples : pas de privatisation de la SNCF ? Personne n’en sait rien, voir l’évolution de la poste et de France télécoms. Au départ on va créer une SA pour bien encadrer l’endettement. Ce statut de SA n’engage que le gouvernement actuel. Il pourra donc évoluer. Second aspect, ça va changer quoi si l’endettement de la SNCF est imputé à cette nouvelle SA. Notons qu’avant 1982 la SNCF avait un statut de SA ce qui n’a pas empêché l’endettement excessif. Le statu des cheminots. Ils auraient un système de soins dédié. En fait ils ont les mêmes droits que la SS et ils payent une complémentaire. Pour l’emploi ils sont dans les conditions des fonctionnaires. Pour les salaires, ils sont dans la moyenne des salariés français. Pour la retraite théoriquement ils peuvent partir plus tôt mais sans retraite pleine, en pratique ils partent  6 à 12 mois avant la moyenne des français. Le seul vrai avantage est celui du calcul de la retraites proche de celui des fonctionnaires (calculé sur les 6 derniers mois au lieu de 25 ans).   La durée du travail est de 35heures comme dans le privé mais la productivité pourrait certainement être augmentée avec une autre organisation du travail. La suppression des petites lignes était annoncée dans le rapport Spinetta, elle est démentie  par le premier ministre. Cependant le transfert de la responsabilité de ces lignes (et d’autres) aux régions conduira inévitablement à des fermetures faute de moyens financiers des régions. Résultat : la dette du groupe s’élève à 54,5 milliards d’euros. Sans cette dette le groupe se porte relativement bien. Ses résultats pour 2017 affichent en effet un chiffre d’affaires en hausse de 4,2%, atteignant 33,5 milliards d’euros pour un bénéfice net de 1,33 milliard d’euros.  La qualité de service s’est dégradée au fil des ans ? Une enquête, menée par l’Union européenne et citée dans le rapport, atteste que le niveau de satisfaction des Français à l’égard des transports ferroviaires est supérieur à la moyenne européenne, devançant notamment celui des Allemands. On pourrait multiplier l’exemple les approximations et de mensonges. Ceci étant personne ne peut contester que l a SNCF n’est pas un modèle de gestion mais la responsabilité en revient essentiellement à la direction et à l’Etat. A l’Etat qui nome Polytechniciens et énarques en provenance de cabinets ministériels au lieu de chefs d’entreprises d’expérience.

Taxe sur le transport aérien en Suède

Taxe sur le transport aérien en Suède

 

Alors qu’en France le lobby aérien souhaite un allégement de la fiscalité pour combler son manque de compétitivité, en Suède au contraire on a introduit dimanche une taxe écologique sur le transport aérien, à laquelle une majorité des Suédois sont favorables. Notons que toujours pour des questions de compétitivité le carburant aérien (kérosène) est notoirement moins taxé que le carburant routier).   »L’objectif de la taxe est de minimiser l’empreinte climat de l’avion à la suite d’une forte hausse du nombre de voyages en avion », a écrit dans le quotidien Dagens Nyheter (DN) la ministre de l’Environnement et porte-parole des Verts, Isabelle Lövin. Entre 60 et 400 couronnes (5,8 et 38,8 euros) selon la destination, cette taxe est applicable à tous les voyages en avion au départ d’un aéroport suédois. Elle s’applique à tous à l’exception des enfants de moins de deux ans, du personnel navigant, des voyageurs faisant escale sans changer d’avion et -sous certaines conditions- de ceux en transit pour prendre un autre vol.
Selon un sondage publié le 25 mars par DN, 53% des Suédois y sont favorables.

Carrefour : 2 400 emplois menacés, grosse grève pour l’emploi et le pouvoir d’achat

Carrefour : 2 400 emplois menacés,  grosse grève  pour l’emploi et le pouvoir d’achat

 

Très grosse mobilisation chez Carrefour pour s’opposer à la suppression de 2400 emplis et défendre le pouvoir d’achat.  Une “mobilisation historique” avec 50% de grévistes dans 180 hypermarchés engagés dans le mouvement, soit “entre 40 et 50 magasins fermés ou complètement bloqués”. Pour ce qui est des supermarchés Carrefour Markets, le taux de grévistes était de 40%, selon FO (majoritaire), qui parle de 80 magasins de proximité fermés. Carrefour a annoncé le 23 janvier un vaste plan de transformation pour retrouver sa compétitivité, qui passe par des réductions d’effectifs, la vente de certains magasins Dia et des investissements dans le numérique. Un plan de départs volontaires sera mis en place pour 2.400 salariés en France. Les salariés dénoncent aussi le passage de la prime de participation de 600 euros à 57 euros correspondants, selon la direction, au calcul légal aligné sur les résultats en baisse de Carrefour en 2017. “Consciente de ce que cela représente en terme de pouvoir d’achat pour les salariés, notamment pour les plus bas salaires”, la direction a proposé début mars de “compenser cette baisse par le versement d’un complément d’intéressement à hauteur de 350 euros”, a-t-elle rappelé samedi. Ajouté aux 57 euros, les collaborateurs pourraient selon elle bénéficier d’un “forfait” de 407 euros. “Les salariés ne peuvent pas encaisser des coups en permanence”, a déclaré au micro de BFM Business Sylvain Macé, délégué CFDT. “Comment l’entreprise peut-elle décider de restructurer parce que ça va assez mal et décider de redistribuer 45% des résultats nets du groupe, soit 350 millions d’euros, sous forme de dividendes ? Cela devient intenable.”

Le fantasme de la voiture autonome

Le fantasme de la voiture autonome

 

Les ingénieurs en système de transports savent qu’il est très difficile de faire circuler un véhicule automatique sur une voie banalisée. Les réussites dans ce domaine ne sont possibles que sur des voies affectées à ces seuls véhicules (sites propres ou site très protégés). Bref le métro, le métro voire le bus en site très protégé. Métro et train peuvent circuler sans conducteur mais ils sont exploités sur des sites techniquement très régulés. (La présence de conducteur par exemple sur les TGV n’a été maintenue que pour des raisons psychologiques vis-à-vis des voyageurs ; on rencontrera le même problème dans l’aviation civile). Ce n’est evidemmenet pas le cas de la route aux normes et aux conditions de circulation aléatoires  très variés et même souvent assez anarchiques.   Après l’accident mortel aux Etats Unis (piéton percuté sur un passage clouté), on peut se demander si le concept n’est as une utopie car il pose d’énormes problèmes de sécurité et de responsabilité. Fortement bousculé par l’affaire des émissions polluantes,  le secteur automobile tente de réagir en soulignant le caractère de modernité de l’automobile future. L’objectif est évidemment de peser pour que l’automobile ne soit pas exclue un jour de la ville. On affirme ainsi que l’automobile sera autonome, électrique et connectée. Le patron de Valeo dans une interview au JDD affirmait que cette voiture autonome et même déjà la. Il est évident que la voiture électrique va se substituer au moteur à combustion et que d’ici une dizaine d’années 80 % des véhicules neufs seront électriques. La connexion, qui existe déjà, va continuer de s’amplifier. Reste la question de l’autonomie et du partage. Contrairement à ce qu’affirme le patron de Valeo l’autonomie totale n’est pas pour demain. Pour des raisons de sécurité elle nécessite notamment des les infrastructures spécifiques finalement un peu comme le métro ou le train. Pour l’instant les navettes mobiles qui existent fonctionnent sur le mode ferroviaire. Les autres qui circulent sur les voies normales présentent un énorme risque. . Ceci étant de Jacques Aschenbroich, président de Valeo qui prévoit la voiture autonome pour demain  reste assez  prudent quant la perspectives de voitures réellement autonomes »…, » il faudra attendre encore un peu de temps pour que vous et moi puissions acheter une voiture totalement autonome ». «  Des voitures partiellement autonomes, ce sera dans quelques années. Vous pourrez déléguer leur conduite à certains moments et dans certaines conditions. Une voiture dans laquelle vous n’aurez ni volant ni pédales, cela va prendre plus de temps. Entre cinq et dix ans », ou plus tant que les voitures verront circuler sur des voies banalisées avec des piétons, des vélos, des motocyclistes !

Favoriser l’économie circulaire avec le recyclage (Citéo)

Favoriser l’économie circulaire avec le recyclage (Citéo)

 

Le président de Citéo, JEAN HORMAIN,  entame un tour de France et commence par la région la plus écolo dans ce domaine à savoir la région grand est (notamment Alsace Lorraine) où 25 % des ‘emballages sont  recyclés, et avec 84,6 % des tonnages recyclés localement en 2016, « une performance de recyclage supérieure de 16 % à la moyenne nationale ».

 

JEAN HORMAIN - Quels sont les objectifs de Citéo ?

LA TRIBUNE - Citeo a trois objectifs essentiels : accompagner les industriels au stade de l’éco-conception, inciter le grand public à trier les emballages et le papier, et mettre en œuvre le dispositif qui permet d’installer des structures de collecte et des centres de tri. Il y en a 200 en France. 68 % des emballages sont recyclés en France. Pour le papier, nous sommes à 55 %. Il y reste des progrès à réaliser sur les plastiques et, de manière générale, dans les villes. 30 % des ordures ménagères sont encore mises en décharge. C’est inacceptable.

Quel est l’objectif de vos ateliers régionaux ?

Nous démarrons dans le Grand-Est, vitrine de l’économie circulaire en France. L’éco-conception est déjà en marche dans cette région. Les barquettes de jambon Herta passent au mono-matériau, elles sont réalisées en PET. C’est plus facile à recycler. Les étiquettes sur les bouteilles Heineken (brassées à Schiltigheim, Bas-Rhin, Ndlr.) sont désormais recyclables avec le verre. Ces initiatives doivent être valorisées. Nous voulons porter un message : les entreprises qui pourront prospérer seront celles qui ont une politique de responsabilité sociétale. Les actions dont nous faisons la promotion n’ont rien à voir avec le « Greenwashing« . Les entreprises nous mettent une pression colossale.

Quelle est la cible de vos ateliers ?

Les grandes décisions sont nationales mais l’initiative, l’énergie, la collaboration se situent au niveau des territoires. C’est un jeu totalement collectif : nous nous adressons aux collectivités territoriales, aux entreprises, aux associations, aux recycleurs, aux industriels fabricants d’emballages, aux citoyens. Ils forment un ensemble dont nous sommes le coeur.

Le héros, essentiel à notre identité nationale (Peschanski)

Le héros, essentiel  à notre identité nationale (Peschanski)

L’historien Denis Peschanski, directeur de recherche au CNRS et membre du conseil scientifique de l’observatoire B2V des mémoires a déclaré mercredi 28 mars sur franceinfo que l’hommage national à Arnaud Beltrame est l’illustration que « la mémoire est dans l’Histoire. »  Le gendarme, qui a donné sa vie pour sauver celle d’un otage du terroriste à Trèbes (Aude) vendredi dernier, a été salué par ses pairs, par le président de la République, par ses proches et par des anonymes. Emmanuel Macron a honoré « l’esprit de résistance » du gendarme Arnaud Beltrame en invoquant les noms du général de Gaulle et de Jeanne d’Arc. Le chercheur souligne que derrière Arnaud Beltrame,  »on a l’image de la Résistance » et que la figure du héros, soulignée par Emmanuel Macron, « est une figure essentielle dans la construction de notre identité nationale. »

Franceinfo : Que signifie le fait qu’Emmanuel Macron ait invoqué les noms du général de Gaulle ou de Jeanne d’Arc ?

 

Denis Peschanski : On a une nouvelle illustration que la mémoire est dans l’Histoire. La mémoire évolue avec l’Histoire et elle agit dans l’Histoire. Au moment des épreuves ultimes, on en appelle à cette Histoire. On en appelle à la Résistance. C’est une référence récurrente. Il parle du Vercors, de Jean Moulin, de Pierre Brossolette. Là, la référence est évidente, puisque derrière ce héros, derrière Arnaud Beltrame, on a l’image de cette résistance-là. La continuité est immédiate. Il renvoie au-delà de Gaulle. C’est très gaullien, il renvoie à Jeanne d’Arc. Il s’inscrit dans l’Histoire longue, et d’une certaine façon, dans la continuité du génie français, la singularité, la spécificité française.

 

Est-ce que cela se décrète un héros de l’Histoire ? Est-ce qu’on fabrique nos héros collectifs ?

La mémoire collective est toujours une construction. C’est une représentation sélective du passé. On va chercher dans le passé ce qui participe à notre construction identitaire comme nation, comme société. Là, il est évident que la figure du héros est une figure essentielle dans la construction de notre identité nationale.

Il y a des municipalités qui veulent donner le nom d’une rue à Arnaud Beltrame. C’est par ces symboles que se fabrique des personnages de l’Histoire ?

Ce sont des vecteurs de la mémoire collective. Nous participons à la construction de cette mémoire-là. Quand les enseignants vont en parler dans les établissements scolaires, ils parlent de cette construction. Jean Moulin n’existait pas avant décembre 1964. C’est André Malraux, qui fait entrer Jean Moulin, non seulement, au Panthéon, mais dans la mémoire collective. Regardez les rues Jean Moulin, les collèges Jean Moulin, et regardez les dates d’inauguration. À la marge, elles sont situées avant 1964, pratiquement toutes après 1964. Il y a une sorte d’invention sociale de Jean Moulin. Jean Moulin entre dans la mémoire collective comme ce qu’il a toujours été, un des grands chefs de la Résistance.

Le nom d’Arnaud Beltrame est salué cinq jours après l’attaque terroriste. Est-ce que c’est un nom qui dans 10 ou 20 ans résonnera comme un symbole de cette période ?

 

Il a un sens. On ne retient pas tout. On retient ce qui fait sens, ce qui a une utilité sociale. Le geste héroïque a un sens dans cet affrontement avec le terrorisme. Il y a trois figures, le héros, la victime, le terroriste. La figure du terroriste a disparu. La figure de la victime est toujours centrale en France. Et là émerge une nouvelle figure portée très fortement par le président de la République, qui est celle du héros. Il a voulu la mettre en avant aujourd’hui.

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