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Gilets jaunes : la condescendance et le mépris des élites

Gilets jaunes : la condescendance et le mépris des élites

 

À l’occasion du mouvement des gilets jaunes et surtout dans la dernière période, les clivages se sont nettement approfondis entre d’une part les intérêts des couches moyennes et populaires et ceux  des plus nantis. En fait, le problème de fond qui est posé est celui la question de la répartition des richesses. Il est clair que ceux qui sont les plus favorisés ne sont pas tous prêts à partager de façon différente le gâteau. On a même vu des propos  particulièrement injurieux comme celui de l’acteur Mathieu Kassovitz (par ailleurs bon comédien) s’adressant aux gilets jaunes qui a déclaré après l’intervention de Macron : » vous n’êtes pas contents ? Vous attendiez peut-être à ce qu’on vous paye une Mercedes et qu’on vous donne un SMIC à 2500 € ? ». D’autres déclarations du même type ont été  relevées comme la catastrophe annoncée de l’économie française, le chômage généralisé si on augmentait le SMIC de 10 € supplémentaires. Facile de ridiculiser la demande sociale quand on gagne 20 000, ou 100 000 € par mois. D’une certaine manière le même mépris dont a témoigné Macron. Pas étonnant, si ces nantis soutiennent  d’ailleurs autant la politique de Macron car elle profite surtout aux plus favorisés. Le pompon sans doute c’est quand des ancien de 68, leaders de l’époque, comme Cohn-Bendit ou Romain Goupil se transforment  en avocat de Macron. Sans doute l’effet de l’âge quand on approche les 70 ans mais surtout quand on est passé du statut de révolutionnaire à celui de bourgeois ignorants des problématiques sociales et surtout économiques contemporaines. La confirmation comme disait Malraux que décidément la vieillesse est un naufrage ! Pour preuve la difficulté qu’ont les deux intéressés cités à s’exprimer de manière un peu claire et cohérente. Bref, ils radotent !

 

Macron : le financement des mesures par la dette

Macron : le financement des mesures  par la dette

Partisan de  l’orthodoxie financière Macron il y a encore quelques semaines donnait encore des leçons dans ce domaine aux pays considérés comme laxistes. Finalement Macron recourt aux vieilles méthodes pour rafistoler les équilibres budgétaires. En clair, il ne prévoit pas de moyen de financement pour les mesures qu’il y a annoncées suite au mouvement des gilets jaunes. La facture sera donc payée par la dette donc par les contribuables. Cela d’autant plus que Macron jusque-là a été incapable de réduire le train de vie de l’État et qu’il ne veut pas s’attaquer aux cadeaux fiscaux des plus nantis et des grandes entreprises. Théoriquement l’objectif de déficit avait initialement été fixé à 2,8 % du produit intérieur brut en 2019. Finalement on sera plus proche de 3,5 ou 4 %. Il faut évidemment intégrer le coût des nouvelles dépenses chiffrées à hauteur d’une douzaine de milliards. Il convient aussi de tenir compte de l’évolution réelle de la croissance. En effet le gouvernement avait retenu une hypothèse de croissance de deux de 1,7 % en 2019 comme en 2018. Or cette croissance est remise en cause dès cette année puisque vraisemblablement la France atteindra péniblement 1,5 % d’augmentation de l’activité. Or le contexte international se dégradant encore, il est peu probable que le PIB  augmente davantage en 2019 quand 2018. Notons d’ailleurs que la Banque de France vient de revoir nettement ses prévisions de croissance à la baisse pour le quatrième trimestre 2018 avec une perspective d’augmentation de seulement 0, 2 % du PIB au lieu de 0, 4. Si l’on s’en tient aux indications que fournissent les enquêtes sur le moral des entreprises et des ménages on voit mal se dessiner une reprise significative en 2019-

Croissance : le principal échec pour Macron

Croissance : le principal échec pour Macron

 

 

Les instituts économiques de l’État ont mis du temps pour s’apercevoir du net tassement économique de la France en 2018. Ce n’est qu’il y a quelques jours que la Banque de France a enfin convenu que l’objectif de 1,7 % d’augmentation du PIB en 2018 était illusoire. De même que les objectifs de 2019. La perspective de 2018 comme de 2019 est ramenée à 1,5 %. Pari perdu donc pour Macron concernant la croissance. Les experts attendaient en début d’année autour de 2,3 % pour la croissance du PIB. Le gouvernement avait retenu 2 % puis a revu à la baisse ses prévisions avec une perspective de 1,7 %. En réalité,  on parviendra péniblement à un niveau de croissance de 1,5 %. Un niveau qui fait redémarrer la hausse du chômage et menace les équilibres financiers déjà fragiles. La croissance accélère en effet moins que prévu au 3e trimestre. Le produit intérieur brut de la période a augmenté de 0,4%, un rythme deux fois plus élevé que celui de 0,2% enregistré au premier comme au deuxième trimestre, qui constituait un point bas depuis l’été 2016. la croissance a été un peu plus soutenue au troisième trimestre par la demande intérieure, avec une consommation des ménages qui s’est redressée de 0,5% – après une rare baisse de 0,1% au 2e trimestre – et un investissement des entreprises qui continue de croître de plus de 4% en glissement annuel. Stéphane Colliac, économiste de l’assureur crédit Euler Hermes, pointe de son côté la prudence des ménages, alors que le débat sur leur pouvoir d’achat continue de faire rage. “On a un juste retour à la normale de la consommation mais pas de rattrapage des retards accumulés depuis le dernier trimestre 2017””, souligne-t-il, “une hausse de 0,5% c’est bien le moins qu’on puisse avoir après la chute des dépenses dans les transports au deuxième trimestre”. Il fait valoir en outre que l’investissement des ménages, pour l’essentiel les achats de logements neufs, recule de 0,2% sur le trimestre et stagne depuis le début de l’année après son bond de 5,6% en 2017. “C’est un atterrissage brutal”, dit l’économiste. Ce tassement de la croissance ne peut s’expliquer à lui seul par un environnement international plus morose. En effet la France fait moins bien que la moyenne de l’union européenne. La vérité c’est que Macon s’est trompé de stratégie en assommant la consommation des ménages par une hausse de fiscalité alors que parallèlement et le lâcher plus nanti et aux entreprises des cadeaux fiscaux sans la moindre contrainte.

 

Le grand débat national : la grande illusion

Le grand débat national : la grande illusion

On devait connaître  ce samedi les conditions d’organisation débat national annoncé par Macron. En faite, l’annonce de ces modalités a été reportée à la semaine prochaine. En cause, le faite que Matignon et l’Élysée se repassent la patate chaude. Comment mettre en place des conditions réellement démocratiques sur des questions essentielles en si peu de temps Deux mois seulement pour organiser le débat sur de grands enjeux économiques et sociétaux. En plus au niveau le plus décentralisé possible jusque dans les mairies. Bref quelque chose qui va ressembler à un grand bazar vite bâclé. Comment en effet permettre un débat constructif et pertinent sur des questions aussi importantes que le transport, le logement le service public,  l’organisation territoriale et la démocratie. Le gouvernement ne sait même pas par quel bout prendre le problème. Macron a même  annoncé qu’il se déplacerait lui-même pour voir les maires de toutes les régions. Un tel débat pour être sérieux demanderait un délai de six mois à un an avec une vraie structuration de la discussion. Tout cela sent la proposition élaborée à la va-vite sur un coin de table juste pour répondre au mécontentement des gilets jaunes. Même la formulation des questions est approximative. Les cinq thèmes retenus :

- « Comment mieux accompagner les Français dans leur vie quotidienne pour se déplacer, se chauffer et isoler leur logement ?«

 

On se demande bien pourquoi avoir mis dans le même paquet le chauffage du logement et le transport. Certes quelques liens existent mais ce sont deux questions très différentes même si chacune d’elles a un impact les émissions polluantes

 

- « Comment faire évoluer le lien entre impôts, dépenses et services publics pour mieux répondre aux besoins des Français ?  »

Autrement dit comment redonner du sens à l’impôt. Sans doute faudrait-il dans ce domaine insister bien davantage sur l’évaluation permanente de l’efficacité de ces services et reposer aussi la question du champ régalien de l’intervention de l’État et des modalités des services publics.

 

- « Comment faire évoluer l’organisation de l’Etat et des autres collectivités publiques pour les rendre plus proches des Français et plus efficaces? »

 

C’est notamment la question du millefeuille administratif et politique qui est posé avec  l’État, les régions, les départements les intercommunalités et les communes.

 

- « Que signifie être citoyen aujourd’hui ? Comment faire évoluer la pratique de la démocratie et de la citoyenneté ?

« Le champ du questionnement est immense. Il repose notamment le problème des conditions d’émergence des candidats, du concept de délégation de mandat, de l’évaluation de leur action, de la sociologie des élus (peu représentatifs de l’ensemble de la population sans parler des liens entre politique, milieux financiers et lobbys). Ce seul thème mériterait à lui seul une réflexion approfondie pour toute l’année 2019. Un seul exemple comment le parti en marche aujourd’hui a-t-il pu disposer d’une majorité écrasante à l’Assemblée alors qu’ils ne représentent que 14 % des inscrits ! En attendant La coordination opérationnelle a été confiée à Chantal Jouanno. L’ancienne secrétaire d’Etat à l’Ecologie est à la tête d’une instance qui existe depuis 1995: la Commission nationale du débat public, un machin qui ne sert pas à grand-chose. Cette autorité administrative « indépendante » composée pour l’essentiel aux fonctionnaires a pour mission de faire en sorte que le grand public soit informé et consulté lorsque certains projets publics ont de gros impacts sociaux, économiques ou environnementaux. Le Conseil économique, social et environnemental sera également saisi.

Le grand débat national : la grande illusion

Le grand débat national : la grande illusion

Deux mois pour organiser le débat sur de grands enjeux économiques et sociétaux. En plus au niveau le plus décentralisé possible jusque dans les mairies. Bref quelque chose qui va ressembler à un grand bazar vite bâclé. Comment en effet permettre un débat constructif et pertinent sur des questions aussi importantes que le transport, le logement le service public,  l’organisation territoriale et la démocratie. Le gouvernement ne sait même pas par quel bout prendre le problème. Macron a m^me  annoncé qu’il se déplacerait lui-même pour voir les maires de toutes les régions. Un tel débat pour être sérieux demanderait un délai de six mois à un an avec une vraie structuration de la discussion. Tout cela sent la proposition élaborée à la va-vite sur un coin de table juste pour répondre au mécontentement des gilets jaunes. Même la formulation des questions est approximative. Les cinq thèmes retenus :

- « Comment mieux accompagner les Français dans leur vie quotidienne pour se déplacer, se chauffer et isoler leur logement ? »

- « Comment faire évoluer le lien entre impôts, dépenses et services publics pour mieux répondre aux besoins des Français ?  » Autrement dit comment redonner du sens à l’impôt.

- « Comment faire évoluer l’organisation de l’Etat et des autres collectivités publiques pour les rendre plus proches des Français et plus efficaces? »

- « Que signifie être citoyen aujourd’hui ? Comment faire évoluer la pratique de la démocratie et de la citoyenneté ?

 »

La coordination opérationnelle a été confiée à Chantal Jouanno. L’ancienne secrétaire d’Etat à l’Ecologie est à la tête d’une instance qui existe depuis 1995: la Commission nationale du débat public, un machin qui ne sert pas à grand-chose. Cette autorité administrative « indépendante » a pour mission de faire en sorte que le grand public soit informé et consulté lorsque certains projets publics ont de gros impacts sociaux, économiques ou environnementaux.

Le Conseil économique, social et environnemental sera également saisi.

 

« Le chiffrage économique est secondaire » ! ( Macron)

  « Le chiffrage économique est secondaire » ! ( Macron)

 

 

 

Gonflé le jeune président qui n’a cessé de bassiner la France à propos de la valeur des critères de l’union européenne en matière de gestion budgétaire. À telle enseigne même qu’avant le mouvement des gilets jaunes, il a très sévèrement sermonné l’Italie pour ses dérapages budgétaires. Mais devant les députés Macron a retourné sa veste « Dans les moments de crise, le chiffrage est secondaire », Et le chef de l’Etat a insisté:  »Je veux que les mesures soient appliquées pleinement, rapidement et efficacement ». Autrement dit, sans être étalées dans le temps comme le ministère des Finances l’avait voulu pour la baisse de la taxe d’habitation et la ristourne sur les cotisations sociales. Une critique très directe de Bercy, du ministre des finances le maire, du ministre du budget Darmanin. D’une certaine manière Macron répond aussi à la pression de l’aile gauche de son mouvement en marche qui considère que Bercy depuis le début du quinquennat tient un peu trop les rênes pouvoirs. Évidemment les mesures prises par Macron et ses propos ne vont pas renforcer la position de la France en Europe. Pire elle risque de discréditer complètement le plan Macron pour réanimer la zone euro. Un plan déjà toute façon largement hypothéquée par les réticences allemandes. Pour parler clair, Macron a mit le temps de l’orthodoxie budgétaire dans sa poche. Lui, le champion de la rigueur, finalement fait comme l’Italie. De toute manière, sa politique économique avec échoué. En réduisant par la fiscalité de façon substantielle le pouvoir d’achat des ménages il a tué la croissance en 2018. Son revirement idéologique doit beaucoup aux gilets jaunes mais aussi à cet échec patent de la politique économique.

Le chômage, « angle mort des gilets jaunes » !!!

Le chômage, « angle mort des gilets jaunes » !!!

Un curieux titre du journal la Tribune plutôt à gauche. Mais une gauche assez orthodoxe qui s’est toujours montrée relativement sceptique vis-à-vis du mouvement des idées jaunes. Un titre qui laisse supposer que les gilets jaunes ont ignoré la question du chômage. C’est vraiment ne rien connaître de la sociologie des gilets jaunes justement dont la principale revendication consiste à demander un réaménagement du territoire. Ce n’est pas un hasard si pour l’essentiel les gilets jaunes appartiennent aux zones périphériques et notamment rurales. Des zones rurales qui deviennent de véritables déserts économiques, ou les services publics disparaissent comme les services privés et les commerces. Ce que veulent les idées jaunes c’est vivre et travailler au pays dans des conditions décentes et non être contraints de rejoindre les grandes métropoles.  De toute évidence l’intelligentsia de gauche n’aime guère ces couches moyennes et populaires qu’elle taxe de populiste. visiblement cette gauche là n’a encore rien compris à la problématique économique. En effet la consommation des ménages représente les deux tiers du produit intérieur brut. Or ce sont les mesures fiscales qui ont tué le pouvoir d’achat en début d’année et en même temps qui ont fait chuter la croissance. Pour justifier son raisonnement la Tribune développe un long passage sur le chômage de longue durée qui n’a pas grand-chose à voir avec son titre. De tels raisonnements et de tels rapports aux plus défavorisés ont pourtant été à l’origine de l’écroulement du parti socialiste dont culturellement et politiquement la Tribune est proche. Il est clair que le mouvement des gilets jaunes se tasse, il est tout évident  que ce mouvement est traversé par des contradictions, sans doute pourquoi les nantis y compris de gauche se rebiffent et règlent  leur compte à ce qu’il considère comme une populace. Dommage car la Tribune apporte des éléments d’analyse intéressant quand elle évite le piège de la politique. On pourrait en dire autant des Echos qui lui tombe de temps en temps de dans le marais droitier et financier. On n’attend pas des journaux économiques qu’ils étalent leurs convictions politiques mais qu’ils s’en tiennent aux faits et aux chiffres et à l’analyse purement économique.

Gilets jaunes : le mépris du peuple par les nantis

Gilets jaunes : le mépris du peuple par les nantis

 

À l’occasion du mouvement des gilets jaunes et surtout dans la dernière période, les clivages se sont nettement approfondis entre d’une part les intérêts des couches moyennes et populaires et ceux  des plus nantis. En fait, le problème de fond qui était posé était la question de la répartition des richesses. Il est clair que ceux qui sont les plus favorisés ne sont pas tous prêts à partager de façon différente le gâteau. On a même vu des propos  particulièrement injurieux comme celui de l’acteur Mathieu Kassovitz entre (par ailleurs bon comédien) s’adressant aux gilets jaunes qui a déclaré après l’intervention de Macron : » vous n’êtes pas contents ? Vous attendiez peut-être à ce qu’on vous paye une Mercedes et qu’on vous donne un SMIC à 2500 € ? ». D’autres déclarations du même type ont été  relevées comme la catastrophe annoncée de l’économie française, le chômage généralisé si on augmentait le SMIC de 10 € supplémentaires. Facile de ridiculiser la demande sociale quand on gagne 20 000, ou 100 000 € par mois. D’une certaine manière le même mépris dont a témoigné Macron. Pas étonnant, si ces nantis soutiennent  d’ailleurs autant la politique de Macron car elle profite surtout aux plus favorisés. Le pompon sans doute c’est quand des ancien de 68, leaders de l’époque, comme Cohn-Bendit ou Romain Goupil se transforment  en avocat de Macron. Sans doute l’effet de l’âge quand on approche les 70 ans mais surtout quand on est passé du statut de révolutionnaire à celui de bourgeois ignorants des problématiques sociales et surtout économiques contemporaines. La confirmation comme disait Malraux que décidément la vieillesse est un naufrage ! Pour preuve la difficulté qu’ont les deux intéressés cités à s’exprimer de manière un peu claire et cohérente. Bref, ils radotent !

 

Pouvoir d’achat : le mensonge des médias

Pouvoir d’achat : le mensonge des médias

Une petite fenêtre vient de s’ouvrir sur l’évaluation  du pouvoir d’achat avec le débat sur les dépenses contraintes. Il était temps car nombre de  journalistes n’ont cessé  de répéter que l’année en cours ferait apparaître une augmentation. Grâce au débat, on  commence à voir apparaître la mise en cause du calcul du gouvernement. Cela en distinguant notamment les dépenses  ajustables des dépenses contraintes qui pèsent particulièrement sur les bas salaires. Bref des dépenses qui en quelque sorte remettent en cause le calcul de l’INSEE concernant l’évolution du pouvoir d’achat.  Face à la colère de nombre de Français concernant la fiscalité, le gouvernement ressort la chansonnette de l’augmentation du pouvoir d’achat qui d’après ses calculs aura augmenté en 2018. Ainsi le pouvoir d’achat des ménages aurait augmenté de 1,7 %.( ce que répète en boucle les chaines d’infos continue !).  Le problème c’est que c’est sans compter sur l’inflation qui annule totalement une augmentation déjà erronée L’inflation a  déjà atteint 2,2% sur un an. Sur l’ensemble de l’année 2018 la hausse des prix devrait être d’environ 2 % au moins. Une hausse des prix calculés d’après l’indicateur obsolète de l’INSEE qui sous-estime complètement la transformation structurelle des achats des consommateurs. En effet les ménages consacrent plus en plus aux  dépenses non ajustables dont les prix flambent (impôts, loyer,  services, abonnements, chauffage et autres énergies et bien sûr carburant. Par contre on  dépense de moins en moins pour les dépenses ajustables dont les prix sont maîtrisés. En outre un indicateur unique des prix pour calculer l’inflation n’a qu’une cohérence limitée, ce n’est qu’une moyenne qui ne rend pas compte de la répartition des biens et des pertes pouvoir d’achat selon les catégories. 1 % d’augmentation du pouvoir d’achat pour un smicard c’est de l’ordre de 10 € mais cela représente 100 € pour quelqu’un qui gagne 10 000 €. De plus en plus Alors que l’inflation reprend parallèlement, la croissance se tasse (1.5 au lieu de 2%) C’est une première depuis la fin 2011 qui a des conséquences économiques importantes sur la vie quotidienne des Français. Sur douze mois, les prix ont augmenté plus vite que les salaires.  Par ailleurs, la croissance se tasse et le chômage se dégrade. Du coup, il ne faut guère espérer d’augmentation significative des salaires et le pouvoir d’achat devrait quasiment stagner surtout si on tient compte de la hausse réelle des prix à la consommation (les salaires auraient augmenté de 2% en 2018). Cette hausse de l’inflation n’a pas été constatée depuis 2012. ; Hausse de l’inflation et tassement de la croissance : un effet de ciseau qui n’est pas particulièrement vertueux. Le gouvernement est pour une part responsable de cette inflation   Ce retour de l’inflation s’explique d’abord par la hausse de la fiscalité indirecte, puisque le gouvernement a notamment augmenté les taxes sur le tabac et les carburants. La hausse du prix du pétrole, dont le baril tourne autour de 60-70 dollars (60 dollars pour le Brent le 13 décembre)) renforce la tendance. La question est de savoir si les salaires pourront être augmentés afin de suivre l’inflation. Rien n’est certain puisqu’on constate un repli du taux de croissance de l’activité générale. Reste à savoir si le gouvernement va aussi autoriser le relèvement des pensions qui ont déjà été bloquées pendant des années. (Entre 2010 et 2016).

Mesures Macron : le financement par la dette

 Mesures Macron : le financement par la dette

Finalement Macron recourt aux vieilles méthodes pour rafistoler les équilibres budgétaires. En clair, il ne prévoit pas de moyen de financement pour les mesures qu’il y a annoncées suite au mouvement des gilets jaunes. La facture sera donc payée par la dette donc par les contribuables. Cela d’autant plus que Macron jusque-là a été incapable de réduire le train de vie de l’État et qu’il ne veut pas s’attaquer aux cadeaux fiscaux des plus nantis et des grandes entreprises. Théoriquement l’objectif de déficit avait initialement été fixé à 2,8 % du produit intérieur brut en2019. Finalement on sera plus proche de 3,5 ou 4 %. Il faut évidemment intégrer le coût des nouvelles dépenses chiffrées à hauteur d’une douzaine de milliards. Il convient aussi de tenir compte de l’évolution réelle de la croissance. En effet le gouvernement avait retenu une hypothèse de croissance de deux de 1,7 % en 2019 comme en 2018. Or cette croissance est remise en cause dès cette année puisque vraisemblablement la France atteindra péniblement 1,5 % d’augmentation de l’activité. Or le contexte international se dégradant encore, il est peu probable que le PIB  augmente davantage en 2019 quand 2018. Notons d’ailleurs que la Banque de France vient de revoir nettement ses prévisions de croissance à la baisse pour le quatrième trimestre 2018 avec une perspective d’augmentation de seulement 0, 2 % du PIB au lieu de 0, 4. Si l’on s’en tient aux indications que fournissent les enquêtes sur le moral des entreprises et des ménages on voit mal se dessiner une reprise significative en 2019-

La CFDT, devant la CGT, devient le premier syndicat français

La CFDT, devant la CGT,  devient le premier syndicat français

 

Pas de triomphalisme à la CFDT après cette véritable révolution dans le paysage syndical. Il faut dire qu’il ne s’agit pas d’une évolution brutale du rapport de force entre les organisations mais d’une transformation progressive qui a débuté il y a 50 ans pour la CFDT et qui produit ce résultat significatif seulement aujourd’hui. En clair, ce sont deux formes de syndicalisme qui s’oppose  depuis longtemps ; l’un à contenu essentiellement contestataire sur fond d’idéologie plus ou moins marxiste l’autre constitue  syndicalisme progressiste qui fait de la négociation et des résultats l’objet social premier. La progression des syndicats réformistes est d’ailleurs générale elle concerne aussi par exemple l’UNSA. Cette progression est également liée aux transformations économiques et sociologiques dans le pays. La perte de pans entiers industriels a grandement nui à la CGT (on a perdu 1,5 millions d’emplois industriels en une vingtaine d’années) et d’une certaine manière ce déclin a aussi été favorisé par des positions radicales illusoires. La CFDT, elle, entend articuler les problématiques sociales et économiques afin de définir une stratégie gagnante pour les salariés. Pour parler simple la CGT est un syndicat à caractère révolutionnaire et la CFDT un syndicat à vocation réformiste. La CFDT devient donc  devant la CGT le premier syndicat français secteurs privé et public confondus. La CGT est détrônée alors qu’elle dominait depuis sa création en 1895. «La CFDT porte un syndicalisme humaniste, proche des travailleurs, efficace dans l’amélioration de leur quotidien. C’est lui qui est aujourd’hui porté à la première place!», a immédiatement réagi, dans un tweet, Laurent Berger, le secrétaire général de la centrale progressiste et réformiste. Reste que le syndicalisme globalement n’est pas dans une forme optimale. En cause évidemment la crise notamment depuis 2008 mais aussi une certaines cultures individualistes qui éloignent les citoyens des formes d’organisation collective sauf quand de temps en temps comme avec les idées jaunes la cocotte-minute explose. Parmi les facteurs explicatifs de l’affaiblissement syndical particulier en France le fait aussi que le patronat fait tout pour marginaliser les syndicats et qu’il n’y a pas de véritable dialogue entre les partenaires sociaux et avec le gouvernement. Pour preuve récente le fait que Macon s’est complètement assis sur la médiation syndicale en tentant de les déborder par un direct un débat direct avec les Français. Finalement une forme de populisme qui est qui lui est revenu comme un boomerang avec le mouvement des gilets jaunes. Notons que la progression de la CFDT doit aussi beaucoup au fait  qu’elle s’est enfin débarrassée des gauchistes pour clarifier sa ligne syndicale. Ce que FO par exemple n’a pas fait d’où cette relative paralysie, cette contradiction et souvent cette fuite en avant.

Le désert médical pour 50% de Français « ruraux»

Le désert médical pour 50% de Français « ruraux»

A peu près 50% des français ont des difficultés pour accéder aux services d’un médecin dans les villes rurales. Pas vraiment une découverte mais une confirmation par un sondage Viavoice*pour la Fédération de l’hospitalisation privée (FHP) : 49% des personnes vivant en milieu rural ont difficilement accès à un professionnel de santé, contre 14% pour les personnes résidant en région parisienne. Or on sait que la moitié de la population vit dans des villes de moins de 10 000 habitants et dans des zones rurales. Des zones qui progressivement se vident non seulement des activités économiques mais aussi des services publics, des services privés et des commerçants. Il y a d’ailleurs une certaine interaction entre la diminution des services, la régression de l’activité économique et la démographie. Concernant plus particulièrement la médecine, les gouvernements jusqu’alors  se sont refusés à imposer un temps de présence obligatoire des jeunes médecins dans ces régions. Une erreur évidemment aussi une forme de lâcheté pour  ne pas déplaire à la jeune génération de praticiens qui préfèrent demeurer près des centres urbains où ils ont été formés. Il y aurait pourtant des raisons d’imposer une période obligatoire de présence hors des grandes métropoles dans la mesure où la d’au moins 10 ans  pour un médecin est assumée par la collectivité. Il ne s’agit pas seulement d’une problématique médicale mais aussi d’un état d’esprit qui touche toute la société. Les médecins, comme les autres travailleurs d’ailleurs ne veulent plus de ses conditions de travail démentielles  des vieux généralistes qui travaillent jusqu’ à 15 heures par jour. Des généralistes ne seront d’ailleurs jamais remplacés pas plus d’ailleurs que les spécialistes des petites villes. C’est toute la conception de l’aménagement du territoire qui est en cause car jusque-là on a surtout favorisé le super regroupement urbain avec pour objectif de créer 15 à 20 métropoles de plus d’un million d’habitants et de laisser à l’abandon le reste du territoire dans tous les domaines. « La différence entre la ville et la campagne est évidente, commente le président de la FHP, Lamine Gharbi. Je suis dans le nord de l’Hérault et je vois année après année les médecins généralistes partir. Nous, dans les hôpitaux privés, nous prenons en charge toutes les pathologies qui étaient avant prises en charge en ville. Il n’y a plus de médecins. »

 

 

L’emploi salarié en hausse de 0,1% : insuffisant pour le chômage

L’emploi salarié en hausse de 0,1% : insuffisant pour le chômage

Un emploi salarié qui progresse à peine et insuffisant pour faire baisser le chômage en raison de la démographie. L’emploi salarié en France, départements d’Outre-mer inclus, a continué de progresser modérément au troisième trimestre, affichant une hausse de 0,1% comme au trimestre précédent, selon les données publiées mardi par l’Insee. Sur la période juillet-septembre, l’économie française a créé 15.000 emplois nets, dont 22.400 dans le privé (+0,1%) et en a parallèlement détruit 7.400 (-0,1%) dans la fonction publique. Si l’économie française se retrouve ainsi en situation de créations nettes d’emploi pour le quatorzième trimestre consécutif, le nombre d’emplois créés sur un trimestre connaît un nouveau ralentissement, après les 15.900 emplois nets créés au deuxième trimestre (contre 12.500 annoncé en première estimation). Même si la croissance a repris un peu d’élan cet été après son trou d’air du premier semestre, les créations d’emploi continuent donc de marquer le pas. Elles ont touché au troisième trimestre un plus bas depuis l’été 2011. Par rapport à sa première estimation « flash » publiée le 13 novembre et portant sur le seul secteur privé, l’Insee a par ailleurs revu en baisse de 7.800 le nombre de créations d’emploi au troisième trimestre, qui avait initialement été annoncé en hausse de 0,2%, avec 30.200 emplois créés.

Le mensonge de Macron sur l’ISF

Le mensonge de Macron sur l’ISF

 

Macron n’a pas hésité à mentir pour justifier l’ISF. Il a indiqué que cette suppression visait ceux qui investissaient. Aucun élément ne permet de vérifier ce que font les bénéficiaires avec ce cadeau fiscal. Ils peuvent tout aussi bien ne pas investir du tout ou investir à l’étranger. C’est tout le problème de la politique économique de Macron  qui a accordé des avantages fiscaux aux plus aisés et aux entreprises mais sans aucune contrainte concernant les investissements ou encore l’emploi. Ce ne sont pas les indicateurs économiques de 2018 qui peuvent démontrer l’efficacité de ces cadeaux faits aux plus nantis et aux entreprises. Certes des allègements de fiscalité sont nécessaires dans certains secteurs soumis à la concurrence internationale mais les allègements consentis n’ont pas été calibrés ni assortis de conditions de sorte qu’on a arrosé  toutes les entreprises pour un montant de 45 milliards en 2019 qui s’ajoutent évidemment aux 4 milliards de l’ISF. Bien entendu on ne peut pas mettre tout le monde dans le même panier car nombre de PME et d’artisans n’ont pas touché grand-chose car il ne dispose pas de l’ingénierie fiscale nécessaire d’une part pour s’exonérer de certains impôts ou pour bénéficier d’allègements fiscaux. La logique fiscale n’est donc pas remise en cause y compris pour les smicards qui vont toucher 100 € financés en fait par la dette donc par le contribuable

 

«Gilets jaunes» chaînes d’info : le grand café du commerce

«Gilets jaunes» chaînes d’info : le grand café du commerce

 

 

 

Sur le plan quantitatif, c’est encore un succès les chaînes d’info qui ont encore battu des records d’audience mais sur le plan qualitatif les plateaux télé souvent ressemblaient à des comptoirs de bistrot. En cause sans doute,  la personnalité des participants souvent très confus, partiaux et contradictoires. Sans parler des contre vérités sur le pouvoir d’achat par exemple.  Cela vaut aussi pour certains gilets jaunes visiblement mal préparés pour s’inscrire dans la dialectique des confrontations médiatiques. La responsabilité en revient aussi aux animateurs. Des animateurs qui ont souvent trop  valorisé les violences pour étouffer sans doute l’analyse des facteurs explicatifs du mécontentement Des animateurs comme Bruce Toussaint de BFM partagé entre son souci de souligner  l’importance du mouvement social mais en même temps qui ne cachait pas sa peur de voir les institutions bousculées. De toute évidence, il n’a pas la maturité et le sérieux de Ruth Elkrief par exemple.  Pour tout dire, ce mouvement des gilets jaunes remet un peu en cause l’intermédiation classique des élites, experts et autres journalistes. La discussion a souvent tourné à la foire d’empoigne un peu comme dans un bistrot après quatre tournées d’apéritif. On reproche à juste titre aux gilets  jaunes de n’être pas structurés mais force est de reconnaître que les médias eux-mêmes ont les plus grandes difficultés à organiser un débat réellement organisé,  serein et productif Les chiffres démontrent cependant que les chaînes d’info ont été très suivies au cours de l’acte quatre mouvement des gilets jaunes. Les téléspectateurs pouvaient ainsi presque en direct l’évolution de la colère manifestée notamment à Paris. En vérité surtout à Paris, la mobilisation a en effet été forte en province mais les reportages sur ces événements étaient rares. BFMTV a  atteint 10,9 % d’audience (soit 22 millions de curieux qui sont venus au moins une fois sur la chaîne pendant la journée). Pour le quatrième samedi de manifestation, la chaîne a dépassé le score déjà très élevé enregistré la semaine dernière. Une pointe a même été notée à 12,5 % d’audience. Un point notable, la chaîne d’info a été la deuxième chaîne nationale samedi. Dans son sillage toutes les autres chaînes d’info ont connu une nouvelle journée de folie. CNews a grimpé à 4,1 % d’audience établissant un nouveau record. LCI n’est pas en reste avec 3,5 % d’audience, là encore nouveau record et Franceinfo, avec 1,8 %, était également au sommet.

 

Croissance : Le moral des entreprise et des ménages en baisse

Croissance : Le moral des entreprise et des ménages en baisse

 

Comme l’a laissé entendre Bruno Lemaire, la croissance devrait être décevante au quatrième trimestre 2018. Selon la dernière enquête Markit de novembre, les chefs d’entreprise interrogés signalent que leur optimisme est en recul pour l’activité des prochains mois. Seulement 27% des firmes déclarent que leurs activités pourraient encore s’accroître dans les 12 prochains mois. Elles étaient plus de 40% un an auparavant alors que l’économie française affichait une croissance élevée (2,3%) par rapport à la moyenne de ces dernières années. C’est donc le taux le plus bas depuis deux ans. Même tendance pour les ménages Selon des chiffres de l’Insee dévoilés mardi, le moral des ménages a atteint en novembre son point le plus bas depuis février 2015. La confiance des ménages français a aussi  fortement baissé en novembre, en raison d’un regain de pessimisme sur le niveau de vie en France et d’une nette augmentation des craintes concernant l’évolution du chômage, a annoncé mardi l’Insee.. Le moral des ménages, calculé sur la base de soldes d’opinion (différences entre proportion de réponses positives et négatives), s’est établi à 92 points, soit trois points de moins qu’en octobre. Il s’agit de « son plus bas niveau depuis février 2015″, précise l’Insee. Avec cette baisse, qui intervient en plein conflit des « gilets jaunes », l’indicateur mesurant la confiance des ménages s’établit nettement en dessous de « sa moyenne de long terme », qui est de 100 points, rappelle l’organisme public dans un communiqué.  Selon l’Insee, la proportion de ménages jugeant opportun de faire des achats importants a ainsi fortement diminué en novembre : le solde correspondant perd huit points et se situe sous sa moyenne de longue période pour la première fois depuis décembre 2015. L’opinion des ménages sur leur capacité d’épargne a, elle aussi, nettement diminué. « Le solde correspondant perd six points et repasse au-dessous de sa moyenne de longue période », indique le communiqué.

 

Les « Gilets jaunes » manifestent aussi pour le climat

Les « Gilets jaunes » manifestent aussi pour le climat

Pour les gilets jaunes la fin du mois se conjugue avec la fin du monde. C’est pourquoi on a trouvé nombre de manifestants en jaune dans le défilé organisé à Paris dans le cadre d’une “marche pour le climat” ; cela pour lancer un cri d’alerte sur l’”urgence sociale et climatique”. Officiellement, ils étaient 17.000, selon la préfecture de police. “Fin du monde, fin du mois c’est pour nous le même combat”, ont scandé les manifestants dont certains portaient le gilet jaune devenu depuis trois semaines l’emblème de la mobilisation, initialement contre la hausse de la taxe carbone avant d’élargir ses revendications à la question du pouvoir d’achat. “Il faut de la justice sociale pour que les conditions climatiques soient meilleures, on ne doit pas séparer les deux combats contrairement à ce qu’on voulait nous faire croire”, a dit à Reuters Alissa, une artiste peintre de 44 ans, arborant un gilet jaune. “Si des ‘Gilets jaunes’ ont envie de marcher pour le climat, c’est encore mieux et on les accueille avec plaisir. Sans changement social, on n’aura pas de changement climatique il y a une convergence entre les deux luttes”, résumé une manifestant. “Il y en a qui ont la conscience écologiste mais qui au 15 du mois n’ont plus rien et qui se disent ‘l’important c’est la survie et pas de protéger le climat’”.

Huawei : le nouveau danger chinois (commissaire européen)

Huawei : le nouveau danger chinois (commissaire européen)

Le nouveau danger chinois concerne les télécoms. Plusieurs entreprises chinoises pénètrent en effet de façon un peu invasive le marché mondial. Il y a notamment Huawei le premier équipementier télécoms au monde avec un chiffre d’affaires de 93 milliards de dollars (81,7 milliards d’euros) en 2017 L’Union européenne a des raisons de s’inquiéter face à Huawei Technologies et d’autres entreprises technologiques chinoises en raison des menaces qu’elles représentent pour le secteur et la sécurité du bloc communautaire, a déclaré vendredi Andrus Ansip, vice-président de la Commission européenne chargé du marché unique numérique. Une inquiétude nourrie par la puissance des entreprises technologiques chinoises mais aussi par la concurrence illégale dont ils sont responsables (entreprises subventionnées d’une part et qui bénéficie d’un différentiel notable sur les sur les coûts économiques sociaux et fiscaux). Le danger n’est pas seulement économique mais se pose aussi en termes de sécurité. Meng Wanzhou, directrice financière de Huawei et fille du fondateur du géant chinois des télécoms, a été arrêtée le 1er décembre au Canada dans le cadre d’une enquête américaine sur un montage bancaire permettant d’échapper aux sanctions américaines contre l’Iran. Larry Kudlow, conseiller économique de la Maison blanche, a déclaré vendredi que ce dossier relevait de la sécurité nationale des Etats-Unis. A Bruxelles, lors d’une conférence de presse, Andrus Ansip a jugé que l’UE devait aussi se montrer méfiante. “Devons-nous être inquiets face à Huawei et d’autres entreprises chinoises? Oui, je pense que nous devons être inquiets face à ces entreprises”, a-t-il dit. Andrus Ansip a notamment rappelé que les sociétés technologiques chinoises pouvaient être contraintes de coopérer avec les services chinois de renseignement. Il a aussi affirmé que ces sociétés produisaient des puces susceptibles d’être utilisées “pour obtenir nos secrets”. “Comme simples citoyens, nous devons avoir peur”, a-t-il ajouté.  .” Naïvement comme d’habitude, le ministre français de l’Economie et des Finances, Bruno Le Maire, a déclaré vendredi que les investissements de Huawei étaient les bienvenus en France mais que le gouvernement exercerait son contrôle s’ils venaient à concerner des technologies sensibles ou la sécurité nationale. En Belgique, le Centre pour la cybersécurité envisage en revanche d’interdire Huawei de toute activité dans le pays, rapporte le journal L’Echo. Huawei est un fournisseur des opérateurs Proximus et Orange Belgique.En Asie, le Japon prévoit aussi d’interdire l’accès des équipementiers télécoms chinois Huawei et ZTE à ses marchés publics, ont dit des sources. En août dernier, la Nouvelle-Zélande et l’Australie ont demandé aux opérateurs télécoms de ne pas utiliser les équipements de Huawei dans les nouveaux réseaux de téléphonie mobile 5G.

Face au mouvement Gilets jaunes : le roi Macron est nu !

Face au  mouvement Gilets jaunes : le roi Macron est nu !

La France se trouve dans une situation un peu surréaliste. D’un côté le gouvernement qualifie les violences de quasi état de guerre mais de l’autre il se tait. Il faut dire que jusqu’alors, à chaque fois qu’il s’est exprimé après les premières manifestations, le propos a été aussitôt oublié ; pire, le soutien de l’opinion publique au mouvement des gilets jaunes s’est encore renforcé. Du coup après les graves incidents de la dernière manifestation, Macron et son gouvernement ont choisi le silence. Pour toute réponse,  il propose de rencontrer les organisations politiques dont précisément les gilets jaunes se méfient. Certes le gouvernement maintenant accepte de rencontrer les gilets jaunes, c’est une avancée puisque pendant longtemps non seulement on a minimisé le mouvement mais on a refusé de recevoir ces couches populaires qui cassent les codes de la politique classique. Il est clair que cette concertation ne va pas servir à grand-chose tant que le gouvernement n’aura pas manifesté son esprit d’ouverture en prenant quelques mesures symboliques sur la  fiscalité et une mesure pour faciliter la hausse du pouvoir d’achat des ménages. Alors pourrait s’engager peut-être une concertation. Peut-être, car la problématique dépasse de loin maintenant la seule question de la  fiscalité sur le carburant. Elle porte globalement sur la politique économique et sociale et sur la démocratie. Face à cette situation, Macon le petit roi est nu. En outre, il est entouré  essentiellement de bras cassés comme de Rugy, Castaner ou Lemaire, sans parler des petits marquis arrivistes étiquetés en marche au Parlement. Le problème c’est que la parole de Macron n’est plus crédible. La crise est évidemment sociale, elle est économique mais elle est devenue politique. Certes l’hypothèse d’un pourrissement des gilets jaunes n’est pas à écarter mais Macron en subira les conséquences  plus tard lors des élections européennes. Aujourd’hui il ne peut guère espérer plus de 15 % à l’occasion de cette échéance. Avec un tel résultat sa légitimité politique sera alors encore reposée. Et son baratin, type oral de l’ENA, qui plaît tellement aux « élites » apparaîtra encore davantage obsolète qu’aujourd’hui. D’une manière ou d’une autre, il devra le moment venu d’abord changer de gouvernement, ensuite sans doute s’il veut se maintenir organiser des élections législatives anticipées. Sinon sa fin de mandat risque d’être pathétique voire dramatique pour lui et le pays. .

 

Pourquoi le macronisme est une imposture

Pourquoi le macronisme est une imposture

 

 

La déception vis-à-vis de Macron est d’autant plus importante que certains espéraient un véritable changement chez celui qui incarnait de fait le dégagisme et la rupture avec l’ancienne classe politique. Ceci étant, on doit relativiser la victoire de Macron,  élu comme souvent par effraction, davantage par rejet de François Hollande que par adhésion au projet macroniste On objectera que cette ambiguïté a déjà existé lors d’autres consultations présidentielles. Les élus à la magistrature suprême  se croient  investi pour mettre en œuvre un programme alors qu’ils ne sont réellement soutenus que par 20 à 25 % des électeurs. Macron, lui,   a obtenu 24 % dont 17% des voix de gauche.Des voix qu’il a vite oubliées en menant une politique pour les riches. Aujourd’hui, c’est le retour à ce score puisqu’autour de 80 % des Français rejettent sa politique. L’atout premier de Macron,  c’était sa jeunesse, son culot et surtout le sentiment d’être sorti de nulle part. De s’être  affranchi des partis et autres groupes de pressions. Macron donnait l’impression de n’être ni à gauche ni à droite, bref ailleurs. On sait maintenant que cette élection n’a été permise que par le soutien des milieux financiers avec la médiation de Juillet, ancien secrétaire général de l’Élysée, d’Alain Minc conseiller des plus grands groupes ou encore de Jacques Attali, lui aussi conseiller des princes. Macron a rapidement oublié qu’il avait été ministre d’un gouvernement socialiste pour mettre en place une politique de droite, se hâtant  de distribuer les cadeaux fiscaux aux plus nantis et maintenant à la recherche de ressources pour boucher les trous. Malheureusement la fiscalité a tué le pouvoir d’achat et la croissance. Contrairement aux idées reçues, Macron n’a pas de compétences (ni de formation) en matière économique et il est évident qu’il manifeste une certaine distance voire une condescendance avec le champ social. Bref, Macron est un incompétent dangereux doublé d’un personnage arrogant et prétentieux que l’opinion publique ne supporte plus. Le macronisme est une escroquerie intellectuelle, ce n’est que le retour de la vielle droite avec sa horde de courtisans incapables d’autre chose que de ânonner obséquieusement la parole jupitérienne de Macron. «  J’assume,…. on ne lâche rien, ….on  maintient les réformes, ….on applique le programme. »  Autant de formules creuses qui cachent mal le vide idéologique et l’absence de connaissances des réalités. Le macronisme est une imposture et constitue sans doute aujourd’hui la plus grande menace pour le pays. Du point de vue économique, social mais aussi sociétal. Tout cela finira très mal.

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