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Archive mensuelle de janvier 2019

Actu, infos, économie, social, politique : articles les plus lus

Produits alimentaires plus chers : pour les agriculteurs ?

Produits alimentaires plus chers : pour les agriculteurs ?

La nouvelle loi alimentation applicable à partir du 1er février contraint les distributeurs à vendre plus chers. Certains  produits alimentaires  avec une marge minimale de 10 % minimum. Sur l’ensemble des produits la hausse pourrait être de 6 %. La logique de la loi est la suivante : en contraignant à vendre plus chers certains produits, les distributeurs auront les moyens de mieux rémunérer les agriculteurs. Première observation on se demande quel est le lien entre les agriculteurs français  et des produits comme le Ricard ou les aliments à base de chocolat ! En outre les augmentations vont peser sur des produits de base. Bref une loi assez confuse sur la question de savoir si distributeurs vont redistribuer la totalité de la nouvelle marge aux producteurs agricoles. Il aurait dans  doute plus efficace de réguler directement les prix de vente des agriculteurs par exemple par le biais de contrats types et de tarifs de référence. Dans la loi alimentation on demande aux distributeurs de faire de la régulation économique, ce qui n’est pas leur  rôle. Une loi qui demeure très théorique sur la formation des prix où les agriculteurs seront seulement encouragés à pratiquer la réalité des couts. Le texte permet notamment d’inverser la construction du prix des produits pour permettre une meilleure rémunération des agriculteurs. Il rend ainsi aux exploitants la possibilité de proposer leurs tarifs aux acheteurs et de ne plus se laisser imposer des prix trop bas par rapport aux coûts de production. Mais il s’agit d’une incitation sans contrainte. Enfin on peut se demander s’il est bien opportun de procéder à de fortes augmentations sur les produits alimentaires dans les conditions économiques et sociales actuelles.

François-Xavier Bellamy est adhérent à LR depuis une semaine !

François-Xavier Bellamy est adhérent à LR depuis une semaine !

Il faut vraiment que les partis politiques classiques soient dans un état de déliquescence avancée pour accepter que la personnalité en tête de la liste européenne ne soit adhérente au parti que depuis une semaine. Une bien curieuse conception du militantisme et du fonctionnement d’une organisation démocratique. Pour expliquer cette vocation tardive, il faut surtout prendre en compte le faite que Laurent Wauquiez ne souhaitait surtout pas figurer en tête pour ne pas à avoir à rendre de comptes vis-à-vis d’un éventuel échec. En effet pour l’instant, les sondages ne lui donnent que 10 % des voix soit à peu près la moitié de ce qu’a obtenu Fillon. Du coup, on s’est rabattu sur une personnalité extérieure qu’on a fait adhérer il y a une semaine ! En plus une personnalité très marquée, pour tout dire assez réactionnaire. Quant aux positions de l’intéressé sur l’Europe, personne ne les connaît. On objectera que les gilets jaunes présentent bien une liste (ou plusieurs) aux européennes alors qu’ils n’ont pratiquement jamais abordé cette problématique. On notera que dans nombre de partis on a d’ailleurs choisi un inconnu essentiellement pour sa jeunesse pour figurer en tête de liste des européennes. La peur sans doute de prendre une gamelle et aussi la volonté de souscrire à la mode du jeunisme  inauguré par Macron. Jusque-là sans résultats probants. Dans un fonctionnement démocratique, une organisation politique doit être en capacité de faire émerger progressivement ses responsables de telle sorte que ces derniers lorsqu’ils assument des responsabilités nationales puissent faire preuve de la maturité et de l’expérience nécessaire. La venue de Macron devrait pourtant nous interroger sur le manque de vécu politique et social. Pas étonnant si aujourd’hui une majorité des Français considère que Macon est déconnecté ! D’une certaine manière c’est aussi une forme de mépris que de mettre des seconds couteaux sur des listes européennes. La preuve que la problématique européenne est encore bien mal appropriée. Les partis d’opposition se contentent de critiquer l’Europe (qui ne manque pas de défauts) mais ils prennent bien garde de ne pas franchir la ligne rouge concernant par exemple l’abandon de l’euro. Et pour cause la monnaie française serait immédiatement dévaluée de 20 à 30 % !

 

 

LBD- Jérôme Rodrigues : Un policier reconnaît avoir tiré

LBD- Jérôme Rodrigues : Un policier reconnaît avoir tiré

 

Un policier contredit les affirmations de Castaner concernant le tir de LBD d qui a blessé à l’œil Jérôme Rodrigues  il reconnaît « avoir tiré » dans le créneau horaire, en clair à peu près au moment, où le gilet jaune a été atteint. Or jusque-là Castaner n’avait cessé de répéter que cet accident provenait du lancement d’une grenade de desencerclement. Par parenthèse la nature de l’arme ne change rien à la gravité de la blessure. Cependant Castaner  continue de s’enfermer dans ses dénégations. D’après le ministère de l’Intérieur, aucun élément contenu dans cette note ne permet d’affirmer ou d’infirmer que Jérôme Rodrigues a été atteint par ce tir. C’est à l’IGPN, qui mène l’enquête sous l’autorité du Parquet de Paris, qu’il appartient d’établir les faits, ajoute le ministère, précisant qu’il communiquera à la police des polices l’ensemble des documents dont il aura connaissance. Dans ce dossier comme pour l’ensemble du mouvement des gilets jaunes il est clair que le ministère de l’intérieur fait non seulement preuve d’une grande incompétence vis-à-vis du maintien de l’ordre mais aussi de tromperie répétée vis-à-vis de certaines violences ou encore des statistiques de participation.

Sondage Macron: arrogant, autoritaire et déconnecté

Sondage Macron:  arrogant, autoritaire et déconnecté

Pour résumer Macron est perçu comme dynamique mais autoritaire et  arrogant  (prés de 80%) et déconnecté (51%) Un nouveau sondage du cabinet d’étude Elabe a été publié hier sur la perception du président Macron par les Français. Par rapport au sondage de décembre 2018, l’adjectif « autoritaire » progresse de 5 points (78% des sondés, c’est-à-dire un échantillon de 1001 personnes consultées par internet). L’épithète « arrogant » prend 5 points également (76%). « Dynamique » et « courageux » s’envolent de 13 points (respectivement 70% et 57 % des sondés). Les qualités qui lui sont ainsi le plus couramment attribuées sont la « volonté de réformer », qui recueille un score de 28% auprès des personnes interrogées, et la « détermination », avec 21%. Mais ces deux traits connaissent tout de même un redoutable trou d’air: le premier perd sept points, le second onze par rapport à une précédente mesure comparable, prélevée en avril 2018.De plus, si sa « volonté de réformer » est encore mentionnée par 50% de son électorat au premier tour de la présidentielle, cette perception a dégringolé de dix points au sein de ce segment de la population. Si l’on se penche sur la sociologie de ces 48% de Français auprès desquels Emmanuel Macron ne trouve grâce en rien, on note que la catégorie des employés et des ouvriers, qui ont répondu en ce sens pour 57% d’entre eux, et des habitants de communes rurales, où ce verdict a recueilli 53% des suffrages, forment les contingents les plus importants de ces intransigeants. Avec un bond de 19% en l’espace de neuf mois, il apparaît que sa « déconnexion à l’égard des réalités quotidiennes » est la première remontrance de nos concitoyens, qui sont 51% à s’accorder pour la lui prêter. Même ses anciens électeurs sont 40% à la concéder, soit une hausse de 18 points. Ensuite, c’est sa « politique en faveur des plus aisées » qui est tancée, citée par 47% des sondés Enfin, les sondeurs ont tenu à y voir plus clair sous un dernier aspect: nos concitoyens croient-ils que le débat national marquera un changement de style et de méthode dans le quinquennat d’Emmanuel Macron? C’est non pour 66% d’entre eux.

Sondage réalisé sur Internet les 29 et 30 janvier 2019 sur un échantillon de 1.001 personnes représentatif de la population française de 18 ans et plus. La représentativité de l’échantillon a été assurée selon la méthode des quotas appliquée aux variables suivantes: sexe, âge et profession de l’interviewé après stratification par région et catégorie d’agglomération.

LBD- Jérôme Rodrigues : Un policier reconnaît avoir tiré

LBD- Jérôme Rodrigues : Un policier reconnaît avoir tiré

 

Un policier contredit les affirmations de Castaner concernant le tir de LBD d qui a blessé à l’œil Jérôme Rodrigues  il reconnaît « avoir tiré » dans le créneau horaire, en clair à peu près au moment, où le gilet jaune a été atteint. Or jusque-là Castaner n’avait cessé de répéter que cet accident provenait du lancement d’une grenade de desencerclement. Par parenthèse la nature de l’arme ne change rien à la gravité de la blessure. Cependant Castaner  continue de s’enfermer dans ses dénégations. D’après le ministère de l’Intérieur, aucun élément contenu dans cette note ne permet d’affirmer ou d’infirmer que Jérôme Rodrigues a été atteint par ce tir. C’est à l’IGPN, qui mène l’enquête sous l’autorité du Parquet de Paris, qu’il appartient d’établir les faits, ajoute le ministère, précisant qu’il communiquera à la police des polices l’ensemble des documents dont il aura connaissance. Dans ce dossier comme pour l’ensemble du mouvement des gilets jaunes il est clair que le ministère de l’intérieur fait non seulement preuve d’une grande incompétence vis-à-vis du maintien de l’ordre mais aussi de tromperie répétée vis-à-vis de certaines violences ou encore des statistiques de participation.

Chute de croissance 2018: la faute à la consommation et à la fiscalité

Chute de croissance : la faute à la consommation et à la fiscalité

 

Les instituts économiques de l’État ont mis du temps pour s’apercevoir du net tassement économique de la France en 2018, bien avant le mouvement des gilets jaunes. Les experts attendaient en début d’année autour de 2,3 % pour la croissance du PIB. Le gouvernement avait retenu 2 % puis a revu à la baisse ses prévisions avec une perspective de 1,7 %. En réalité,  on parvient péniblement à un niveau de croissance de 1,5 %. Un niveau qui fera redémarrer la hausse du chômage et menace les équilibres financiers déjà fragiles.  La croissance s’est écroulée à 0,3% au dernier trimestre. C’est un atterrissage brutal. Ce tassement de la croissance ne peut s’expliquer à lui seul par un environnement international plus morose. En effet la France fait moins bien que la moyenne de l’union européenne. La vérité c’est que Macron s’est trompé de stratégie en assommant la consommation des ménages par une hausse de fiscalité alors que parallèlement il accordait aux  plus nantis et aux entreprises des cadeaux fiscaux sans la moindre contrainte. Résultat quand la croissance se tasse, l’emploi aussi.

Les Français ont nettement moins consommé au cours de l’année 2018. Selon les chiffres communiqués par l’institut de statistiques public, la contribution de la demande intérieure au produit intérieur brut a marqué le pas à 1,4 point en 2018 contre 2 points l’année précédente. En moyenne annuelle, la consommation des ménages a décéléré en glissement (+0,8% contre +1,1%). Cet infléchissement est clairement visible pour la consommation dans l’alimentaire (-1,2%) et l’énergie (-0,8%) alors que la consommation de biens manufacturés (1,1%) et celles de services (1,5%) sont restées dynamiques. Pour l’économiste de l’observatoire français des conjonctures économiques OFCE, Mathieu Plane, « la consommation reste le point noir pour 2018 ». Pour expliquer ce fort ralentissement, il rappelle que « l’année a été marquée par deux épisodes. D’abord, l’année a mal débuté avec le choc fiscal constitué de la taxe carbone et de la hausse de la contribution sociale générale (CSG). Ensuite, l’effet attendu du calendrier fiscal ne s’est pas ressenti dans la consommation en fin d’année ».La comparaison des résultats par trimestre indique que la consommation a bien ralenti entre le troisième trimestre et le quatrième trimestre passant de 0,4% à 0%. Pour le dernier trimestre 2018, « les dépenses en énergie reculent de nouveau (−0,4 % après −0,1 %) en raison d’une consommation de carburants peu dynamique et de températures supérieures aux normales saisonnières », relèvement les économistes de l’Insee. L’investissement a également freiné à 2,9% contre 4,7% en 2017. L’investissement des ménages est en chute libre à 2% en 2018 contre 5,6% en 2017. Du côté des entreprises non-financières, le rythme a baissé passant de 4,4% à 3,9% tout comme pour celui des administrations publiques (1,6% contre 0,7%). Entre octobre et décembre, l’investissement total est atone à 0,2% contre 1% au trimestre précédent.  En 2019, Le ralentissement marqué de la croissance en zone euro, en particulier en Allemagne et en Italie, pourraient jouer en défaveur de l’économie française. En Chine, les derniers chiffres de la croissance révèlent un véritable essoufflement de l’activité. La plupart des organismes de statistiques ont révisé à la baisse leurs prévisions de croissance pour 2018 et 2019.

Les prix de l’électricité : augmentation de 50% en quelques années ?

Les prix de l’électricité : augmentation de 50% en quelques années ?

 

 

 

Comme c’était prévisible compte tenu de la situation d’EDF les prix de l’électricité pour les tarifs réglementés pourraient augmenter d’environ 6 % cette année. Pour sortir EDF de son bourbier financier,  il est probable que les prix devraient augmenter de 50 % en quelques années et doubler  sur 10 ans.  EDF est en effet malade de l’endettement, une maladie qui pourrait encore s’aggraver avec la décision de l’État la  construction de deux réacteurs nucléaires EPR au Royaume-Uni, à Hinkley Point, investissement de 18 milliards de livres (23 milliards d’euros) partagé à deux tiers/un tiers entre EDF et le chinois CGN, déjà alliés pour la construction de deux réacteurs en Chine. EDF  est bien incapable de faire face à la fois à un contexte de baisse des prix du marché d’une part et aux investissements colossaux qui l’attendent d’autre part. « La visibilité est tellement faible sur le montant total des coûts et des investissements à supporter dans les années à venir, dans un contexte de baisse des prix de gros de l’électricité, qu’il est impossible d’avoir une vue précise de la faculté de résistance du bilan de l’électricien », écrit dans une note le courtier Aurel BGC. Face à la crise financière dramatique d’EDF n’a donc pas d’autre solution que le prolongement des centrales actuelles.   Du côté d’EDF, on  s’apprête à lancer un grand carénage. Cette opération devrait représenter un coût de 50 milliards d’euros sur dix ans selon EDF. La Cour des Comptes tablerait plutôt sur un coût de 100 milliards d’euros sur 15 ans. De toute manière la situation financière d’EDF est dramatique.   L’entreprise est sans doute au bord de la rupture financière en tout cas à moyen et long terme du coup ;  il faudra sans doute envisager pour les prochaines années une augmentation de l’ordre de 50 % du prix de l’électricité. Il faut dire que la situation financière d’EDF est intenable. Il faut d’abord apurer une énorme dette de 40 milliards, ensuite trouver 50 milliards (100 milliards pour la Cour des comptes)  pour les travaux permettant de prolonger la durée de vie du parc nucléaire actuel. Financer aussi au moins en partie les 25 à 50 milliards du site d’enfouissement des déchets nucléaires de Bure en Moselle ; un site d’enfouissement qui va permettre de participer au démantèlement du parc nucléaire actuel. Un démantèlement dont le coût est fixé autour de 15 milliards et qui pourrait être plus proche de 100 milliards. On objectera que la question du démantèlement permettra à EDF (et a à Areva) d’acquérir un savoir-faire pour intervenir sur l’énorme marché du démantèlement des centrales le monde. Enfin il faudra faire face à un besoin de financement de 200 milliards à terme pour le renouvellement du parc nucléaire. Une augmentation cette année de 6 % posera des problèmes sociaux. Du coup le gouvernement pourrait s’y opposer tout en sachant que le conseil d’État pourra confirmer la nécessité de cette augmentation.  Plusieurs fois par le passé, que ce soit pour le gaz et l’électricité, les gouvernements successifs ont décidé de ne pas suivre les recommandations de la CRE (commission de régulation). Mais les adversaires d’EDF et d’Engie ont porté l’affaire devant le Conseil d’État, au nom d’une distorsion de concurrence provoquée par l’absence de hausse tarifaire: à chaque fois, ils ont été entendus, contraignant les pouvoirs publics à procéder à des rattrapages sur la facture, forcément impopulaires.

 

 

5G : la mise à écart en Europe du chinois Huawei

5G : la mise à écart en Europe du chinois Huawei

L’union européenne envisage de mettre à l’écart  le chinois Huawei au motif des risques en matière d’espionnage via la 5G. En fait, l’enjeu est double, il y a d’abord une dimension économique très stratégique car la technologie qui sera retenue pour la 5G  sera  situer en position de domination sur nombre d’activités économiques rendues possibles par la nouvelle norme. L’autre dimension est politique et met en cause la capacité à amasser incalculables de données qui pourraient influencer le mode de consommation voir la culture.  Le conflit était déjà ouvert entre la Chine et les États-Unis. Il s’étend désormais à l’Europe La question de la norme 5G est donc entrée dans une phase de véritable guerre entre les Etats Unis et la Chine (l’Europe étant à la traine faute de politique commune). L’enjeu est technologique mais aussi économique et sociétal. En effet,  il ne s’agit pas seulement d’un réseau téléphonique mais d’un système qui interviendra dans de nombreuses fonctions des systèmes de production et de consommation. L’impact économique sera énorme puisque la 5G sera au cœur de la plupart des activités humaines. (Énergie, transports, santé, services, consommation etc.) Enfin et peut-être surtout, ce sera un moyen de recueillir un nombre incalculable de données sur le comportement des ménages et des citoyens voir d’espionner. Sans doute pourquoi les États-Unis et d’autres pays s’opposent à la norme chinoise et en particulier à  Huawei, la plus puissante entreprise. Si pour les réseaux 3G et 4G, la guerre des équipementiers se jouait principalement entre Américains et Européens, pour la 5G, il faudra compter avec les géants chinois, Huawei en tête (Avec un chiffre d’affaires de 93 milliards de dollars (avec 81,7 milliards d’euros) en 2017, Huawei est le premier équipementier télécoms mondial) don la  croissance est encore plus voyante côté réseaux qu’elle ne l’est côté smartphones. De quoi expliquer en partie que la Chine soit le pays qui investit aujourd’hui le plus dans la 5G : Pékin aurait prévu d’investir plus de 400 milliards de dollars dans son déploiement d’ici 2020. Alors certes, l’échelle géographique explique en partie des chiffres qui donnent le tournis, mais pas seulement.

Aux États-Unis, on a décidé de traiter la 5G comme une question stratégique, et pas seulement commerciale. Face à une Chine qui fait donc du nouveau réseau une tête de pont pour pousser ses champions locaux, Donald Trump a confirmé l’interdiction faite aux opérateurs américains de construire leurs réseaux avec des matériels Huawei.  L’année dernière, une étude de la CTIA, le syndicat des industriels du mobile aux États-Unis, avait chiffré l’avantage que le pays avait gagné à se lancer très tôt dans la 4G, avantage estimé à 125 milliards de dollars pour l’économie américaine. En France, la prochaine étape sur la route de la 5G sera la mise aux enchères des fréquences par l’ARCEP, notre gendarme des télécoms, à l’été prochain. Jusque-là l’Europe n’était pas intervenue mais elle semble bien consciente des dangers économiques et politiques d’une domination chinoise sur la technologie 5 G.

 

Financement de Sarkozy par Kadhafi : le document accusateur n’est pas un faux (Cour de cassation)

Financement de Sarkozy par Kadhafi : le document accusateur n’est pas un faux (Cour de cassation)

 

 

C’est évidemment une très mauvaise nouvelle pour Sarkozy car la Cour de cassation vient de confirmer que le document libyen faisant état d’un financement de la campagne de Sarkozy pour un montant de 50 millions n’est pas  un faux. En clair,  cette note devient un élément à charge très important dans ce dossier. De toute manière, il y avait dans l’opinion de fortes présomptions quand on sait que Sarkozy a été contraint de faire une réception fastueuse et délirante à Kadhafi en France. On voit mal ce qui aurait pu justifier une telle folie sinon l’aide financière apportée par la Libye. L’ancien chef de l’Etat avait porté plainte contre le site d’information en juillet 2013 mais cette plainte s’était soldée par un non-lieu, les juges d’instruction estimant qu’il n’y avait pas de charges suffisantes. Ce non-lieu avait été confirmé par la Cour d’appel de Paris et le pourvoi en cassation était le dernier recours de Nicolas Sarkozy et de son ancien bras droit Brice Hortefeux, également mis en cause par le document publié par Mediapart. Ce document, publié en avril 2012, est une note de 2006 présentée par le site comme émanant du chef du service de sécurité extérieure libyen de l’époque, Moussa Koussa, et faisait état d’un accord sur un “soutien” à la campagne de Nicolas Sarkozy à hauteur de 50 millions d’euros. La justice française dispose aussi de déclarations d’anciens dignitaires du régime Kadhafi évoquant le versement d’argent à Nicolas Sarkozy, comme Abdallah Senoussi ou Bechir Saleh, et d’un carnet de l’ancien ministre libyen du pétrole Choukri Ghanem, retrouvé mort dans le Danube le 29 avril 2012, à Vienne.

Jean Tirole perd son sang froid et sa rigueur scientifique

Jean Tirole perd son sang froid et sa rigueur scientifique

Le prix Nobel d’économie perd son sang-froid dans une longue tribune -ci-dessous -en forme de pamphlet contre les gilets jaunes. Il mélange habilement des constats évidents, de vraies interrogations, des analyses pertinentes avec des poncifs et des contrevérités. En clair, il prend nettement position en faveur des thèses du pouvoir. Mais de plus,  il conteste l’utilité d’un grand débat et condamne par avance ses dérives possibles. Jean Tirole  s’avance sur les terrains mouvants de la politique vis-à-vis desquels il n’a pas de compétence particulière. Certes il est reconnu pour ses travaux économiques au niveau international mais pas davantage que Piketty qui dit à peu près le contraire.  qui a raison ? Sans doute ni l’un ni l’autre ou partiellement les deux.  il faudrait rappeler aux intéressés que l’économie est loin d’être une science exacte. En outre, il est dangereux s’aventurer dans des poncifs  comme par exemple la taxation du carbone (récemment remises en cause par d’autres prix Nobel leur d’une conférence à dauphine).  Autre exemple celui de la demande de service public qui serait contradictoire avec les exigences budgétaires. Or les Français n’ont jamais demandé nécessairement de services coûteux et la rationalisation des moyens du service public n’est pas contradictoire avec son existence voir même son développement. Jean Tirole  balaye d’un revers de main l’affaire de l’ISF. La vision de Jean Tirole  est uniquement macro-économiques. Or seul une évaluation sectorielle et micro-économique de chaque élément constituant du service public peut permettre de le rendre plus performant et moins coûteux. La tribune de Jean Tirole  est davantage une lettre d’opinion qu’une lettre de scientifiques. Jean Tirole  gagnerait en crédibilité à se limiter à la problématique qu’il connaît plutôt que de s’immiscer sur le terrain  politique. Comme Piketty d’ailleurs, comme la part des économistes, Jean Tirole  devrait montrer davantage de modestie et beaucoup moins de certitudes car jusqu’alors aucune étude économique, aucun modèle n’a jamais prévu les grandes ruptures qu’a connues le monde. D’une certaine manière, la lettre de Jean Tirole  comme les positions de Piketty participent de l’hystérisation du débat en France. Dommage pour des scientifiques ! Chez Piketty 10 comme chez Jean Tirole, il manque un élément essentiel dans la démarche : le doute qui les empêcherait de s’enivrer du parfum de certitudes discutables.

Tribune de Jean Tirole 

« En réaction à l’actuelle révolte des « gilets jaunes » en France, le président Macron a décidé d’organiser  un grand débat national. Au cours des prochains mois, groupes de réflexion au niveau local, consultations sur Internet et conférences citoyennes régionales s’alterneront afin d’évaluer les points de vue de l’opinion publique française sur quatre problématiques : politique environnementale, démocratie et identité, impôts, et organisation de l’Etat.

La démarche initiée par Emmanuel Macron se heurte néanmoins à trois obstacles. Pour commencer, l’opinion publique française est pleine de contradictions. Les « gilets jaunes » souhaitent par exemple moins d’impôts et plus de services publics. Aucune de ces demandes n’est irraisonnable, mais une telle approche budgétaire n’est pas non plus viable dans un pays où  la dépense publique atteint 57 % du PIB, et où le ratio dette/PIB, d’ores et déjà estimé à 100 %,  omet d’inclure d’importants passifs publics hors bilan, tels que les retraites non financées.

La situation est d’autant plus complexe que les Français soutiennent majoritairement non seulement les « gilets jaunes », dont la révolte a débuté par  une rébellion contre la taxe carbone, mais aussi une initiative consistant à attaquer l’Etat français en justice pour son inactivité dans la lutte contre le changement climatique.

L’ISF, totem éternel

Par ailleurs, dans le cadre de leur révolte contre les inégalités, les « gilets jaunes » tendent à se focaliser sur  la baisse de l’impôt sur la fortune décidée par Macron, qui rapportait auparavant 5 milliards d’euros par an – une bagatelle en comparaison avec les 188 milliards générés annuellement par la TVA. Les manifestants se plaignent également des salaires perçus par les hauts responsables gouvernementaux. Or, les « gilets jaunes » ne formulent aucune proposition concrète en réponse à deux facteurs importants d’inégalités en France : l’éducation et l’accès au marché du travail.

D’après le Programme international pour le suivi des acquis des élèves (Pisa), l’écart de performance en matière d’éducation entre les élèves issus de milieux défavorisés et le reste de la population est plus élevé en France que dans n’importe quel autre pays de l’OCDE. En outre, non seulement le taux de chômage en France stagne aux alentours des 10 %, mais son marché du travail à deux vitesses oriente 90 % des nouvelles embauches – notamment les jeunes et les travailleurs peu qualifiés – vers des contrats à courte durée.

Perception erronée

Confronté à des demandes contradictoires, Emmanuel Macron devra par ailleurs affronter des obstacles profondément ancrés dans la perception de l’opinion publique. La manière dont les citoyens français entrevoient les conditions économiques s’inscrit rarement en phase avec la réalité.

Ils voient la France comme un pays particulièrement inégalitaire, dans lequel les plus fortunés ne paieraient pas d’impôts, où les retraités seraient systématiquement pris à la gorge, et où la lutte contre l’évasion fiscale (aussi nécessaire soit-elle) et la réduction des salaires des responsables politiques apporteraient d’importantes ressources. Or, aucune de ces affirmations ne résiste à un examen des statistiques et des comparaisons internationales.

Certes, le gouvernement n’a pas élaboré suffisamment rapidement les mesures de compensation face à l’impact combiné de l’augmentation du prix du pétrole, de celle (programmée) de la taxe carbone et de la suppression des subventions aux véhicules diesel. Pour autant, les Français reprochent au gouvernement les effets de politiques déraisonnables qui remontent à plusieurs décennies, notamment les subventions au diesel (maintenues pendant plus de 20 ans pour soutenir l’industrie automobile française) et les mesures gonflant la rente foncière dans les centre-villes.

Crispation sur le RIC

Le troisième obstacle réside dans la montée des violences. Ces dernières semaines, les menaces se sont amplifiées de la part des « gilets jaunes » à l’encontre des parlementaires, des journalistes, voire d’autres manifestants qui avaient exprimé une volonté de négocier avec le gouvernement.

Le gouvernement Macron se retrouve ainsi pris entre le marteau et l’enclume. Une consultation auprès des citoyens pourrait engendrer encore plus de désordre. Plusieurs siècles d’histoire politique enseignent la prudence face à l’actuel enthousiasme autour d’un  « référendum d’initiative citoyenne ».

En effet, c’est pour de bonnes raisons que la plupart des démocraties ont opté pour un gouvernement représentatif plutôt que pour le gouvernement par référendum. À tout le moins en théorie, les représentants du peuple sont en mesure de consacrer davantage de temps à une réflexion sur les compromis intrinsèques à la prise de décision politique, et ont davantage accès à l’expertise que les citoyens moyens. De même, à la différence des citoyens qui débattent au comptoir des cafés, sur Facebook et sur Twitter, les représentants élus voient leurs arguments soumis à un examen public ainsi qu’à une vérification des faits.

C’est également pour de bonnes raisons que certaines formes de décisions publiques se trouvent confiées à des juges, à des banques centrales ou des autorités réglementaires, tous indépendants du pouvoir politique. Protégés des échéances électorales et des lobbies, ces acteurs sont en mesure de fixer une vision à plus long terme, et de préserver les droits des minorités.

En s’affranchissant de ces garde-fous, les référendums en France risqueraient d’ouvrir la porte à l’abrogation des lois qui autorisent l’avortement, qui ont mis fin à la peine de mort, et qui reconnaissent le mariage homosexuel. Ces consultations pourraient également conduire à toutes sortes de politiques économiques démagogiques – de l’abaissement de l’âge du départ à la retraite aux mesures anti-immigration, voire à un « Frexit » pour la sortie de la zone euro ou de l’Union européenne.

D’un autre côté, si le gouvernement refuse de donner une suite réelle aux consultations civiques, le malaise ira en s’aggravant, les gilets jaunes ayant alors la « confirmation » que les élites n’écoutent pas les citoyens lorsque ceux-ci expriment leurs volontés.

Quels aspects positifs pourraient se dégager de cette démarche de consultation ? Un débat réussi permettrait d’impliquer de nouveau les Français dans la vie politique de leur pays. En France, le processus décisionnel est extrêmement centralisé, les politiques uniformes (malgré les timides tentatives du gouvernement visant à promouvoir l’expérimentation), et la participation civique faible. La réticence des élites à faire confiance aux citoyens, combinée au manque d’engagement et à l’immaturité occasionnelle des citoyens, génère en fin de compte une prophétie autoréalisatrice.

A la croisée des chemins

Dans ce contexte, il n’est pas surprenant que  la volonté de se sentir « exister » - de participer à l’aventure et de se faire entendre dans les médias – soit devenue une composante palpable de l’expérience des gilets jaunes. Seulement voilà, leur désengagement passé et leur faible compréhension des réalités économiques pourraient prédisposer les citoyens français à formuler des exigences catégorielles, plutôt qu’à soutenir des réformes réalistes.

Une consultation correctement structurée, dans le cadre de laquelle les citoyens français soupèseraient le pour et le contre, recueilleraient des faits objectifs, et redécouvriraient le sentiment de communauté, pourrait se révéler une formidable réussite. Une fois que chacun aurait par exemple admis l’existence d’une irréconciliabilité (en l’absence d’une réforme profonde de l’Etat) entre la réduction des impôts et l’amélioration des services publics, un débat pourrait être mené autour de la manière d’atteindre un équilibre optimal des mesures politiques.

Tous les sujets doivent être mis sur la table. Les Français doivent réfléchir à la vocation de chacun des services publics, à la question de savoir si ces services remplissent leurs objectifs pour un coût raisonnable, et à celle de savoir si de meilleures alternatives sont possibles. C’est ce qu’ont fait les Canadiens et les Scandinaves dans les années 1990, lorsqu’ils se sont eux aussi retrouvés confrontés au dysfonctionnement de leurs services publics, à l’augmentation de leur dette publique, ainsi qu’à un taux de chômage élevé.

La France entre enfin dans un processus consistant à moderniser son économie tout en continuant de protéger ses citoyens. Le pays se trouve néanmoins à une croisée des chemins, et le risque demeure que ses citoyens ne l’entraînent sur la voie de l’intolérance et de la démagogie. »

Jean Tirole est le président honoraire de Toulouse School of Economics. Il a obtenu le prix Nobel d’Economie en 2014. 

Elections européennes : le jeunisme comme contenu politique !

Elections européennes : le jeunisme comme contenu politique !

 

Pour tenter de masquer l’archaïsme du fonctionnement de la plupart des partis politiques, on se réfugie dans la mode du jeunisme qui fait office de contenu programmatique. Pourtant, cette mode lancée par Macron lui-même n’a encore pas donné les effets escomptés. La nouveauté est surtout dans les intentions mais les actes demeurent assez traditionnels. Du coup, peut-être pour imiter Macron, les organisations politiques ont décidé de placer en tête des listes européennes de jeunes inconnus. Certes la jeunesse n’est pas un soi un handicap, pas davantage que l’âge avancé, mais la responsabilité des plus hautes fonctions pour représenter le pays implique quand même un minimum de maturité personnelle, une certaine expérience politique et un passé social. Cette condition ne légitime pas cependant le retour des vieux crocodiles qui vivent de la politique depuis des années voire des dizaines d’années à droite comme à gauche. Cette mode du jeunisme est aussi la conséquence de la vague de dégagisme qui sévit dans le monde politique dans le monde entier. En fait, la démocratie est à la recherche de l’homme providentiel. Il en existe certes mais pas davantage qu’un par siècle en moyenne par pays. Le renouvellement démocratique ne passe pas par l’âge du capitaine mais par une remise en cause d’un système qui réduit la fonction du citoyen au dépôt d’un bulletin dans une urne. Une fois élu, le responsable est pris dans le piège des systèmes politiques et des lobbys sans parler des déviances personnelles. La jeunesse ne change rien à ce phénomène. Pour rendre le citoyen acteur, il conviendrait donc de l’associer régulièrement à l’évaluation des politiques publiques et à l’élaboration des grands projets. C’est le comportement des responsables qu’il convient de changer, leurs méthodes et non uniquement leur âge. De ce point de vue, on pourrait souhaiter,  que les élus soient représentatifs de la démographie (comme de la sociologie).

 

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Croissance France: ralentissement, 1,5% en 2018

Croissance France: ralentissement,  1,5% en 2018

L’atonie de la consommation (stagnation au  4ème) trimestre est grandement responsable du tassement de la croissance. La preuve sans doute qu’il existe dans le pays un sérieux problème de pouvoir d’achat surtout après les hausses  de fiscalité.  limitée à 1.5% en 2018 pour 1.7% prévus par le gouvernemenet et 2.3%( comme en 2017)  escomptés par les expert au début de l’année. La croissance en France s’est élevée à 1,5% en 2018, contre 2,3% en 2017, malgré un résultat légèrement supérieur aux attentes au quatrième trimestre, où le produit intérieur brut a augmenté de 0,3%, selon une première estimation publiée par l’Insee mercredi. Les dépenses de consommation des ménages ont fortement ralenti au dernier trimestre 2018,  » et affichant une croissance nulle contre 0,4% au trimestre précédent.  Le commerce extérieur a soutenu l’économie au quatrième trimestre, ainsi que la production totale de biens et services, en hausse de 0,4%, tandis que l’investissement est resté « atone » et que les variations de stocks ont pesé négativement de 0,1 point sur la croissance du produit intérieur brut. Sur l’année, les exportations progressent de 3,1% (contre 4,7% en 2017), mais moins que les importations qui gagnent 1,1% (contre 4,1%). « Par conséquent, les échanges extérieurs contribuent davantage à l’activité en 2018 qu’en 2017 (+0,6 point après +0,1 point) », constate l’Institut national des statistiques.

 

 

Européennes : une réac tête de liste ou la fin des Républicains !

Européennes : une réac tête de liste ou la fin des  Républicains !

Il est clair que sous la houlette de Laurent Wauquiez, le parti des républicains se ratatine de plus en plus sur sa fraction réactionnaire comme si finalement il avait décidé de se suicider. En se radicalisant sur les positions les plus extrêmes, le parti des républicains efface de plus en plus les différences avec le front national. Ce qui faisait l’originalité de l’UMP, c’était de rassembler des gaullistes, des progressistes, des centristes et la droite plus traditionnelle. Cet assemblage a volé en éclats avec des républicains qui ont été absorbés par Macron, d’autres qui ont le cul entre deux chaises entre Macon et le RN et qui ne veulent pas choisir l’un ou l’autre camp. D’autres enfin qui sont très proches du Front National et même pour certains qu’ils rejoignent. Aujourd’hui les républicains ne pèsent plus que 10 % dans l’opinion publique. Ils vont forcément être écrasés par le rassemblement national qui, lui, peut revendiquer autour de 25 %. Pire s’il veut continuer d’exister et contrairement à ce qu’il affirme le parti de Wauquiez sera contraint de s’allier le moment venu lors des prochaines élections. Sinon il risque purement et simplement de disparaître laissant ainsi le champ à l’affrontement entre le pouvoir et le rassemblement national puisque la gauche est également dans état lamentable et qui lui faudra sans doute des années et des années pour se reconstruire si elle ne disparaît pas avant. C’est sans doute délibérément que Wauquiez a choisi un responsable particulièrement marqué à droite et il faut le dire : en plus en provenance de Versailles,  Tout un symbole.

 

Européennes: la fin de la gauche…et de la droite

Européennes: la fin de la gauche…et de la droite

On ne peut éliminer l’hypothèse d’une absence de la gauche après le scrutin des européennes. Il faut en effet atteindre le seuil des 5 % pour être représenté. Or en  l’état des sondages, la France insoumise exceptée, les formations politiques de gauche flirtent avec ce chiffre fatidique où en sont même très éloignées (le parti socialiste, les écologistes, le parti communiste, l’extrême gauche, le parti de Benoît) en dépit de cet effondrement, la plupart des formations campe sur leurs positions et refuse de se regrouper à gauche. Le problème c’est que cette élection européenne pourrait bien entériner l’extinction définitive de certaines formations. Normalement Mélenchon récupérait la mise malheureusement ses excès ont coûté cher à son parti qui a perdu presque la moitié de ses électeurs. En fait,  la problématique politique pourrait bien ce résumer dans l’avenir en un affrontement entre le parti au pouvoir et l’extrême droite. En effet la droite elle-même est dans un piteux état. Wauquiez a multiplié les erreurs. Du coup ses responsables sont attirés soit par Macron soit par le rassemblemblent  national. Et de toute manière l’appareil de Wauquiez idéologiquement se rapproche de plus en plus du Front National. Au-delà des européennes peut-être que le parti des républicains sera condamné à passer des alliances avec le rassemblement national s’il veut continuer d’exister. Autant dire que ce serait la fin de la droite classique.

 

EPR de Flamanville : nouveau report ?

EPR de Flamanville : nouveau report ?

 

Comme c’était déjà, il se pourrait que l’EPR de Flamanville ne puisse être opérationnel avant 2020. En cause, la fragilité de certaines soudures observées par l’autorité de sécurité nucléaire. Une fragilité d’ailleurs contestée par EDF. La sévérité que semble manifester l’autorité de sécurité nucléaire s’explique aussi peut-être par le fait qu’elle sera amenée à prolonger la durée des réacteurs de nombre de centrales à 40 ou 50 ans. ‘L’autorité de sécurité nucléaire veut donc montrer sa rigueur pour autoriser de tel report.  « L’exploitant pense pouvoir démontrer, sur la base de calculs et d’essais mécaniques, que ces huit soudures présentent un niveau de qualité suffisant. Nous jugerons sur pièces (…) Si, à l’issue de l’instruction, l’ASN estimait que les justifications fournies par EDF (…) n’étaient pas suffisantes et qu’il fallait reprendre ces huit soudures, les délais aujourd’hui envisagés par EDF pour la mise en service de l’EPR ne pourraient pas être respectés. » A indiqué l’ASN. « Ça prend un certain temps et ce temps n’est pas compatible avec le délai qui a été affiché à ce stade par EDF pour l’autorisation de mise en service. » L’autorité ne se prononcera pas avant fin 2020 sur la prolongation de la durée de vie du parc d’EDF.

Tapie porte plainte devant la Commission européenne

 

Tapie porte plainte devant la Commission européenne

 

Histoire de gagner encore un peu du temps, tapie  sollicite la commission européenne concernant l’affaire Adidas qui doit le contraindre à rembourser les 400 millions touchés indûment. Ainsi tapie pense encore faire durer l’affaire pendant quelques mois voir quelques années puisque maintenant cette histoire politico-financière qui  date de 25 ans ! On n’aura noté que tapie revient dans l’actualité aussi sur le terrain français avec son soutien à certains gilets jaunes qu’il a aidés à présenter une liste aux européennes. Une opération qui n’est pas neutre dans la mesure où cela constitue une sorte de petit cadeau au pouvoir en place puisque la liste en question est en fait appréciée et soutenu par le pouvoir et  portera surtout préjudice aux autres listes (très peu à la république en marche). Il s’agit évidemment d’une nouvelle manœuvre de procédure qui s’inscrit en outre dans une stratégie politique. Il est probable que la justice indépendante sera sensible aux pressions du pouvoir pour retarder encore le remboursement des 400 millions (plus 50 millions pour préjudice moral ! »C’est une fois de plus un écran de fumée. (…) La Commission européenne n’est pas là pour contrôler ce que la Cour de cassation a jugé », a réagi Me Jean-Pierre Martel, avocat du CDR, l’organisme chargé de gérer le passif du Crédit lyonnais. En mai 2017, Bernard Tapie, actionnaire majoritaire du groupe de presse La Provence, avait été définitivement condamné à rendre l’intégralité des plus de 400 millions d’euros obtenus en vertu d’un arbitrage privé en 2008, sous la présidence de Nicolas Sarkozy. L’arbitrage privé, contesté par l’Etat français sous la présidence de François Hollande par l’intermédiaire du CDR, a été annulé par la justice française en 2015.

Dans ce feuilleton judiciaire de plus de 25 ans, Bernard Tapie a essuyé un nouveau revers il y a dix jours en France. Le tribunal de commerce de Paris a rejeté le plan de sauvegarde de ses sociétés, dont dépend le remboursement des sommes attribuées au titre de l’arbitrage. Par ailleurs Tapie devrait comparaître devant un tribunal correctionnel.

Brexit : la Grande-Bretagne veut renégocier l’accord de transition

Brexit : la Grande-Bretagne veut renégocier l’accord de transition

 

 

Theresa May a certes réussi à rassembler ses troupes autour d’elle finalement en renonçant à son propre accord de transition qu’elle avait élaborée avec l’union européenne mais en s’enfonçant encore un peu plus dans ses contradictions. En clair après différents votes des communes, la Grande-Bretagne renonce à l’accord de transition et demande une renégociation. Bref on repart totalement à zéro et il est clair qu’une négociation ne pourra pas aboutir avant le 29 mars. En fait, Theresa May sans le dire joue la montre et attend sans doute de l’union européenne qu’on repousse la date de rupture et qu’on la décale d’un an voire deux, le temps nécessaire à une évolution de la conjoncture politique britannique. D’une certaine, l’union économique est prise au piège. Il ne lui reste que deux possibilités ou bien répondre non à la Grande-Bretagne pour cette demande de renégociation et ce serait alors un Brexit dur. Ou bien décaler dans le temps la sortie de la Grande-Bretagne.

La première ministre a donc effectué un revirement de taille en acceptant de revenir sur sa position et de rouvrir l’accord de retrait, qu’elle présentait jusqu’ici comme la seule option sur la table. Le respectable député conservateur Graham Brady a réussi à faire adopter, par 317 voix, contre 301, un amendement qui soutient l’accord de sortie, à condition que le dispositif controversé du «backstop» – visant à garantir l’absence de frontière en Irlande en maintenant le Royaume-Uni dans l’union douanière avec l’UE – soit remplacé par des «arrangements alternatifs», non spécifiés à ce stade. Plutôt que de faire face à la défiance de ses députés, Theresa May a soutenu cet amendement et appelé ses députés à voter en sa faveur. Ce qu’ils ont fait presque comme un seul homme, y compris les plus ardents brexiters, malgré leurs réticences initiales. Même l’eurosceptique en chef Boris Johnson s’est rangé derrière cette nouvelle solution. Le seul problème c’est que cette proposition par ailleurs assez floue et inacceptable en l’état par l’union européenne. Mais la balle est quand même dans le camp de l’union européenne qui faute d’un renoncement à l’accord de transition passée avec Theresa May risque d’être contrainte d’accorder un nouveau délai pour la mise en œuvre du Brexit.

 

UE : exemption de visa pour les Britanniques ?

 

 

-Une commission européenne envisage d’exempter les Britanniques de visa pour se rendre dans l’union économique. En fait, il ne s’agit pas d’un cadeau fait à la Grande-Bretagne mais plutôt d’un appel pour que ce pays par réciprocité accorde la même facilité aux Européens se rendant outre-Manche. Pas sûr cependant que la Grande-Bretagne accepte ce marché puisqu’au contraire elle souhaite reprendre totalement la maîtrise des migrations. Cette proposition constitue une sorte de pression sur un point particulier pour remettre en cause le principe même de Brexit. Un principe que jusque-là la Grande-Bretagne ne veut remettre en cause tout en réclamant une nouvelle négociation sur les conditions de la transition. La décision de la commission, adoptée à l’unanimité des 53 personnes présentes, doit être entérinée par le parlement en séance plénière au mois de février, ce qui est vraisemblable car d’autres institutions de l’UE se sont prononcées d’ores et déjà pour un allègement des formalités pour les Britanniques après le Brexit, à condition que la mesure soit réciproque. La motion parlementaire devra aussi être acceptée par la Commission européenne et par le Conseil européen. Les exemptions de visa pour l’UE couvrent les voyages d’une durée allant jusqu’à trois mois, et actuellement, une soixantaine de pays au monde, de l’Argentine au Japon et à l’Ukraine, en bénéficient.

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