Archive pour le Tag 'sous !'

BCE : Christine Lagarde sous surveillance

BCE : Christine Lagarde sous surveillance

Paradoxalement Christine  Lagarde n’a pas vraiment un profil de  financier mais   va désormais  diriger la politique monétaire européenne. C’est un  peu par hasard que Lagarde qui n’a pas de formation d’économiste avait atterri dans le gouvernement de Sarkozy. elle n’a jamais fait preuve  d’originalité se contentant de reprendre les orientations  de l’administration de Bercy et de l’Elysée. Même chose au  FMI où elle a manifesté  une grande prudence compensée par l’élégance du propos et sa maîtrise dialectique. Jamais un mot de trop, une communication très maîtrisée. Une grande capacité à s’inscrire toujours dans la tendance, le consensus  du moment. Un écart toutefois avec l’affaire Tapie quand elle a accordé indûment 300 millions à l’intéressé ( un détail qu’ont oublié les grands médias!). En réalité, le dossier Tapie était entièrement géré par l’Élysée à l’époque. Sans doute Lagarde va-t-elle montrer  la même prudence à la tête de la BCE. De toute manière, ses marges de manœuvre sont très étroites. La politique monétaire a sans doute déjà utilisé toutes ses armes pour relancer une économie très défaillante. La baisse des taux atteint des limites puisqu’ils  tutoient des territoires négatifs. Les limites sont aussi atteintes en matière de rachat de dettes. Du coup en cas de crise grave, la BCE aura du mal à trouver des leviers car ,comme les autres banques centrales, elle a déjà été au bout de ses capacités d’intervention. Notons que juridiquement la BCE a objectif de réguler l’inflation mais sans grand succès qu’on est loin encore d’atteindre les 2% souhaitables. On a sans doute franchi dans de nombreux domaines les limites d’action d’une banque centrale et le relais doit désormais être pris par les politiques budgétaires. La BCE devra cependant faire face à une possible crise financière qui  pourrait intervenir lors de l’éclatement de bulles par exemple dans l’immobilier ,ou sur les marchés boursiers ( où les indices s’envolent contrairement aux réalités économiques). De ce point de vue, la masse de liquidités déversées par les banques centrales alimente aussi cette spéculation. Christine Lagarde  pourrait être tentée de reverdir la politique monétaire.

Auditionnée par le Parlement européen début septembre, la Française avait estimé que le changement climatique devait être intégré au sein des objectifs de la BCE. Il s’agissait notamment de concilier la règle de neutralité sur le marché avec la future nomenclature très attendue des actifs « verts », quand cette classification aura été adoptée par les Etats membres.

En matière de supervision, elle avait appuyé l’idée que les actifs verts soient pris en compte pour évaluer les risques et donc le niveau de capitaux propres des banques. Immédiatement l’Allemagne et en particulier la Bundesbank a fait savoir que ce n’était pas le rôle de la banque centrale européenne. La crainte de des Allemands étant  que certains Etats en profitent développer des politiques budgétaires encore plus laxistes. On retrouve là le clivage entre des pays du nord de la zone euro, dont l’épargne est pénalisée par cette politique accommodante, et ceux du sud, qui seraient dans l’incapacité de refinancer leur dette sans des taux aussi bas. Christine Lagarde sait qu’elle sera surveillée et on peut compter sur son habituelle prudence.

 

Le low cost Norwegian sous perfusion financière publique en accusation

Le low cost Norwegian sous perfusion financière publique  en accusation

 

 

 

La France accuse clairement la compagnie Norwegian d’être en grande partie responsable de la faillite de la compagnie française XL Airways. Cela en raison de la perfusion financière dont bénéficie norvégienne de la part des autorités publiques de Norvège. D’une certaine manière, c’est une remise en cause du concept de low cost qui ne respectent pas les mêmes règles de concurrence que les autres compagnies (sur le plan social, fiscal et financier

Bruno Le Maire a en effet estimé que le plongeon de la compagnie française XL Airways, notamment, s’expliquait “en partie” par la concurrence de Norwegian, troisième compagnie low cost derrière EasyJet et Ryanair qui a bouleversé le marché avec des tarifs transatlantiques réduits, au prix d’une dette élevée.“Elle casse les prix, elle est endettée, mais elle a un soutien public norvégien, et ça, je ne peux pas l’accepter”, a-t-il déclaré.

“Les règles de concurrence doivent être les mêmes pour tous”, a-t-il souligné. “Nous ne pouvons pas l’accepter en Europe, nous ne pouvons pas l’accepter non plus de la Norvège”. “Donc j’écrirai à la Commission européenne dès la semaine prochaine pour leur dire ‘Mettez bon ordre à tout ça’”, a précisé le ministre.

Un porte-parole de la compagnie norvégienne a déclaré à Reuters que “Norwegian n’a jamais reçu d’aide gouvernementale”. “Elle a construit avec succès une compagnie globale qui transporte 40 millions de passagers par an”. (Sophie Louet avec Laurence Frost)

5G : le gouvernement britannique sous pression après l’affaire Huawei

5G : le gouvernement britannique sous pression après l’affaire Huawei

 

 

Le gouvernement britannique qui a autorisé la semaine dernière le chinois Huawei à développer la 5G subit une triple pression qui n’est pas susceptible de réduire les contradictions internes du gouvernement. Il y a d’abord le ministre des affaires étrangères qui en quelque sorte conteste le choix de l’équipementier chinois, d’autres membres du gouvernement également. Il y a aussi la pression de Washington qui soupçonne l’équipementier chinois de mettre en place des réseaux d’espionnage avec la 5G. Les États-Unis ont purement et simplement interdits à l’opérateur chinois d’intervenir sur le territoire américain et incitent  les alliés en faire autant. Le ministre des affaires étrangères britanniques lui-même met en garde son propre gouvernement « Nous avons raison d’avoir un certain degré de prudence vis-à-vis du rôle des grandes entreprises chinoises en raison du degré de contrôle que l’État chinois est en mesure d’exercer sur elles, a-t-il affirmé dans les colonnes du Daily Telegraph. Cela ne veut pas dire que (le) rôle (de ces entreprises) est automatiquement malveillant. Mais il y a des points comme la loi de 2017 qui dispose que toutes les entreprises chinoises, quel que soit leur actionnariat, doivent coopérer avec les services de renseignements chinois en toute occasion. » Selon lui, ces éléments sont « à soupeser très attentivement », avant toute décision finale. À noter que la question se pose aussi en Allemagne qui serait assez favorable à la venue de l’équipementier chinois. Washington a toutefois prévenu Berlin et Londres que si Huawei était autorisé à développer sa technologie 5G, il y aurait une possible remise en cause de la coopération en matière de renseignements. La France de son côté s’apprête à mettre des verrous pour empêcher l’équipementier chinois d’investir la 5G en France.

Carlos Ghosn : libéré sous caution ?

Carlos Ghosn : libéré sous caution ?

 

 

L’affaire est encore loin d’être faite car si Le tribunal de Tokyo a annoncé jeudi avoir approuvé la libération sous caution de Carlos Ghosn, qui était retourné en prison début avril après une ré-arrestation surprise, le parquet peut toujours s’opposer à cette décision. En outre il pourrait toujours trouver une nouvelle inculpation qui justifierait l’incarcération. Encore une fois Carlos Ghosn n’est sans doute pas complètement blanc dans cette affaire mais le traitement qu’il subit va à l’encontre du droit international. Ainsi si le Japon le veut, Carlos Ghosn pourrait rester des mois en prison avant son jugement et évidemment ensuite des mois voire des années après la diffusion du tribunal. Sans doute est-ce là surtout un moyen pour le Japon de tenter de faire pression sur la France à fin d’obtenir un rééquilibrage capitalistique au sein de l’alliance Nissan Renault. Un enjeu qui n’exonère pas Carlos Ghosn de responsabilité mais qui constitue une entrave évidente au droit de la défense. En effet,  Le parquet va probablement faire appel, mais si ce recours est rejeté, le magnat de l’automobile déchu pourra retrouver rapidement la liberté, peut-être même dès ce jeudi, moyennant le paiement d’une caution de 500 millions de yens (4 millions d’euros).

 

Hulot veut revenir : pour faire des sous ?

Hulot veut revenir : pour faire des sous ?

 

Nicolas Hulot, l’une des personnalités préférées des Français (comme Michel Drucker ou Mimi Mathis) semble s’ennuyer après sa démission de son poste de ministre de l’environnement. Il promet donc de revenir, sous une forme ou sous une autre a-t-il indiqué. Peut-être comme futur député européen en tentant de regrouper sur son nom des écolos qui politiquement ne pèsent pas lourd aujourd’hui ? Peut-être aussi pour relancer son business conjointement avec une présence télévisuelle. Grâce à Ushuaia,  il a pu en effet constituer une énorme fortune est peut-être faut-il relancer la marque. Il pourrait aussi peut-être se lancer aussi  dans la carrière de garagiste puisqu’il ne possède pas moins de neuf véhicules (normal quand on possède trois ou quatre résidences). Finalement Hulot est l’archétype de ces écolos incapables d’articuler problématique environnementale et problématique socioéconomique. Certes la cause écologique est fondamentale mais encore faut-il prendre des mesures efficaces, justes et cohérentes. Et non pas promettre n’importe quoi comme par exemple la réduction de l’énergie nucléaire en quelques années quand on sait par exemple que la capacité de production cette ne va pas diminuer mais au contraire augmenter. En effet seul Fessenheim sera supprimé mais largement compensé par l’EPR de Flamanville. Toutes les autres centrales seront maintenues et même prolongées de 20 à 30 ans. En outre de nouvelles centrales EPR seront décidées en 2021. Ce qui n’empêche pas évidemment de travailler au développement d’énergies alternatives ayant une véritable efficience énergétique (pas comme les éoliennes qui sont des moulins à vent et à fric). Mais la principale source de réduction des émissions de vente réside dans la baisse de la demande ce qui passe par une remise en cause des conditions de production, de transport et de consommation. Bref un autre type de développement qui prenne en cause les dimensions environnementales mais aussi économiques et sociales.

«Macron : sous la menace permanente de blocage»

«Macron : sous  la menace permanente de blocage»

C’est l’avis de Jérôme Sainte-Marie, politologue notamment lorsque Macron aura à traiter, les réformes des retraites et de l’assurance-chômage (interview Le Figaro, extraits)

 

Démissions de ministres, affaire Benalla, «gilets jaunes»… Emmanuel Macron a vécu une année 2018 difficile qui a plombé sa popularité. Peut-il rebondir?

Jérôme SAINTE-MARIE. - Emmanuel Macron ne convainc aujourd’hui plus qu’un Français sur quatre, soit son socle du premier tour. Il s’agit souvent de cadres ou de retraités relativement prospères, des gens qui ont une certaine confiance en l’avenir. C’est un bloc certes minoritaire mais cohérent. Si Macron changeait ses orientations, s’il renonçait à ses réformes, il menacerait son soutien. Ce qui le contraint par rapport aux autres catégories sociales. Quelques pistes existent cependant. Peut-être en promouvant des nouvelles formules de démocratie participative sur des sujets limités - ce qu’il essaie de faire avec son «débat national» -, plus sûrement en persuadant que son projet sera à terme efficace en matière d’emploi et, surtout, de pouvoir d’achat. Pour l’instant, les Français ne voient pas de résultats …. »

 

Déficit budget : La sous les 3% en 2019 ? Pas sûr

Déficit budget : La sous les 3% en 2019 ? Pas sûr

Pas sûr du tout que la France soit encore sous les 3 % de déficit par rapport aux pipes en 2019. Cette année déjà il y aura en effet un net  décalage entre les prévisions et la réalisation. Le déficit budgétaire était en effet annoncé à 2,3 % il devrait tourner de 2,6 à 2,8 du PIB. En cause , le reclassement de la dette de la SNCF comme administration publique mais surtout en raison du net tassement de la croissance. Une croissance qui était attendue à 2,3 % par les experts et qui en faites tournera autour de 1,5 %. La conséquence directe sera un affaiblissement des rentrées fiscales qui viendra creuser le déficit public. Le ministre des finances, Bruno Lemaire s’avance beaucoup en déclarant :“Nous tiendrons notre objectif d’être sous les 3% en 2019. Le rétablissement des comptes publics n’est pas négociable”, a dit Bruno Le Maire en marge d’une réunion avec ses homologues de l’Union européenne, à Vienne. Or la croissance en 2019 ne sera pas supérieure à celle de 2018 et par ailleurs il n’est pas prévu de réduction significative des dépenses de l’État dans le projet de budget de l’année prochaine. On a même enterré le rapport dit CAP 22 qui proposé de réformer de manière substantielle le rôle et le fonctionnement de l’État. La vérité, c’est que la France pourrait à nouveau flirter avec la barre symbolique d’un déficit à 3 % en 2019. Ces nouvelles perspectives ont valu à Paris une mise en garde du commissaire européen aux Affaires économiques et financières, Pierre Moscovici. Il a souligné dans une interview publiée vendredi par L’Opinion l’”effet symbolique et politique indéniable” d’un éventuel retour au-dessus des 3%.

Argentine : sous surveillance négative (S&P)

Argentine : sous surveillance négative (S&P)

L’agence S&P a annoncé vendredi qu’elle plaçait « sous surveillance négative » la note de la dette de l’Argentine, confrontée à une dégringolade de sa devise la faisant replonger dans la crise économique.

« Les pressions récentes sur la devise argentine pourraient mettre en péril la mise en œuvre des mesures économiques », commente l’agence de notation dans un communiqué. L’Argentine a obtenu une ligne de crédit de 50 milliards de dollars de la part du FMI.

 

Ratio dette/PIB de l’Allemagne sous les 60%

Ratio dette/PIB de l’Allemagne sous les 60%

 

Avec un excédent budgétaires de près de 50 milliards sur un seul semestre,   l’Allemagne est en position de réduire de façon significative son endettement et de passer en 2019 sous le plafond de 60% fixé par l’Union européenne, a déclaré dimanche le ministre des Finances Olaf Scholz. Notons que dans le même temps la France aura enregistré environ 50 milliards de déficits budgétaires sur un semestre.  Cette manne incite les pays voisins de l’Allemagne à demander à Berlin de dépenser davantage mais Olaf Scholz a réaffirmé dimanche sa volonté de respecter les critères de Maastricht, voire de réduire encore le niveau d’endettement. “En 1990, la dette représentait environ 40% du PIB”, a-t-il rappelé, en référence à la période précédant l’unification. Le critère de radio dette/PIB fixé par l’UE est ignoré depuis des années par nombre des pays membres. L’Allemagne n’est plus passée sous le plafond de 60% depuis 17 ans.

L’ascenseur social : mène ….aux sous sols

 

 

 

 

.Une étude  de LOCDE avait démontré qu’il faut au moins 6 générations pour que les familles défavorisées atteignent  le  revenu moyen en France. En cause l’origine sociale qui reproduit les inégalités. . Selon une autre étude  de France Stratégie publiée ce vendredi 6 juillet, un enfant de cadre supérieur a 4,5 fois plus de chances qu’un enfant d’ouvrier d’appartenir aux 20% les plus aisés. Cet écart indique clairement que l’ascenseur social connaît de sérieux ratés en France même si les politiques publiques peuvent contribuer à limiter les inégalités notamment lors des crises économiques. Déjà dans un rapport publié il y a quelques semaines, l’OCDE avait alerté sur la faible mobilité intergénérationnelle en France. Les économistes de l’institution internationale avaient expliqué qu’il fallait six générations pour que les descendants de familles modestes atteignent le revenu moyen dans l’Hexagone. Le risque de se retrouver en situation de pauvreté sont fortement liés à l’origine sociale. « Cet effet s’avère beaucoup plus déterminant que l’origine migratoire, le sexe ou l’âge de l’individu ».

« L’environnement social et culturel détermine en fait en grade partie  les chances de réussite même si d’autres acteurs sont à prendre en compte.

Airbus 3.700 postes supprimés sous le prétexte de l’A380 et de l’A400M

Airbus 3.700 postes supprimés sous le prétexte de l’A380 et de l’A400M

Sous prétexte des réductions de commandes de l’A 380 et de l’A 400 M, Airbus annonce 3700 suppressions de postes. Airbus se justifie en prétextant la baisse sur  l’A380 et de l’A400M. Deux types de productions très marginales par rapport à l’énorme succès de l’A320 dont les commandes explosent.  En fait c’est une vaste opération de restructuration avec délocalisation.  Airbus a annoncé  aux syndicats lors d’un comité européen le 7 mars à Toulouse le lancement de négociations pour ce plan d’”adaptation des effectifs”, Les usines allemandes de Brême et Augsbourg, l’usine espagnole de Séville, et le site britannique de Filton sont particulièrement concernés. Deux autres sites allemands, Hambourg et Stade, pourraient être aussi touchés. “Tout impact sur les effectifs sera discuté en premier avec nos partenaires sociaux et nous nous efforçons toujours de trouver les meilleures solutions pour nos salariés”, a dit le porte-parole d’Airbus. “Et nous avons un bon bilan dans la gestion de ces questions.” Or on sait qu’  Airbus augmente actuellement les cadences de programmes comme l’A320 et le long-courrier A350, sur fond de forte croissance du trafic attendue, notamment en Asie. Airbus a précisé qu’il communiquerait ultérieurement de plus amples informations sur l’avancée des discussions avec les partenaires sociaux. « Une dizaine de sites seront impactés en Europe et ce sera majoritairement des redéploiements », a expliqué un porte-parole d’Airbus, sans préciser les sites concernés.  « Dans un premier temps, la direction va réduire le +flex+, c’est-à-dire les intérims et les sous-traitants », a expliqué le représentant de FO chez Airbus Jean-Marc Escourrou. Il a précisé que « la plus impactée sera l’Allemagne avec 1.900 postes supprimés et l’Espagne avec 850 postes supprimés »« Il va y avoir des redéploiements en France : 400 suppressions de postes sur les chaînes, 70 sur les programmes », a-t-il encore indiqué. Pour le Royaume-Uni, ce seront 450 postes qui seront supprimés sur l’usine de Filton dont l’A400M est la seule activité, a souligné Yvonnick Dreno, un autre représentant FO. « La baisse de charge sur l’A400M les impacte à 100% », a-t-il expliqué. Soit un total de 3.670.

UE : Macron veut un budget sous conditions

UE : Macron veut un budget sous conditions

Respect des valeurs et lutte contre le « dumping » fiscal et social, lesdeux principales conditions posées par Macron. La France est prête à augmenter sa participation, a rappelé le président français, et elle souhaite comme de nombreux autres Etats membres fixer des conditionnalités. « Je refuserai que le budget européen serve à financer de la divergence fiscale, sociale ou de valeurs », a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse. « Le budget européen ne doit plus servir à financer des gouvernements qui ne respectent pas les droits fondamentaux tels qu’ils figurent dans nos traités. Le budget européen ne doit pas servir à financer des politiques dont la stratégie est d’organiser du dumping fiscal ou du dumping social », a-t-il ajouté. « C’est pour moi une conditionnalité forte et claire que j’ai souhaité porter et que je défendrai dans les mois qui viennent. » Selon une source à l’Elysée, la France est ouverte à toutes les pistes en matière de conditionnalité, notamment la participation aux systèmes de solidarité mis en place face à la crise des migrants, très importante pour l’Allemagne.

« Il faudra qu’on sélectionne les trois-quatre priorités en termes de conditionnalité, ensemble », a dit la source. « Dès qu’on aura la proposition de la Commission, il y aura une contribution franco-allemande sur le prochain budget, on évoquera toutes ces questions. »

Investissements chinois sous surveillance

Investissements chinois sous surveillance

En quatre ans, Pékin a multiplié par huit ses acquisitions et dépensé 35 milliards d’euros en Europe l’an dernier. En France, ces investissements sont étroitement surveillés. et depuis peu dans les bureaux de la Commission de Bruxelles. Après le port du Pirée en Grèce, le constructeur automobile suédois Volvo, les pneus Pirelli en Italie, le Club Med en France ou la pépite allemande de la robotique Kuka, sur quels actifs stratégiques et marques emblématiques les entreprises et milliardaires de la deuxième économie mondiale vont-ils jeter leur dévolu? En quatre ans, Pékin a multiplié par huit ses acquisitions et dépensé 35 milliards d’euros en Europe l’an dernier. En France, ces investissements sont étroitement surveillés. La doctrine libre-échangiste ne fait plus vraiment la loi à Bercy. Les décrets Villepin en 2005, dégainé pour protéger Danone de Pepsi, et surtout Montebourg en 2014, après le psychodrame du rachat d’Alstom par GE, l’ont, il est vrai, écornée. Paris peut désormais bloquer les opérations qui touchent à la défense, la sécurité, l’énergie, l’eau, les transports ou la santé. De quoi mettre sous cloche les deux tiers des sociétés du CAC 40. Qualifié par certains d’ »ectoplasme » tant il est flou, cet outil de filtrage est piloté par le Multicom 3, un service de la direction du Trésor. Dans une aile du bâtiment Colbert, une dizaine de hauts fonctionnaires gèrent les dossiers extracommunautaires soumis à autorisation préalable. Et la Chine est devenue le nouveau chiffon rouge des contrôleurs.

Attaquer le chômage « sous tous les angles » (Philippe)

Attaquer le chômage « sous tous les angles » (Philippe)

 

A juste titre le Premier ministre Édouard Philippe considère qu’il convient d’attaquer le chômage tous les angles et que de ce point de vue de la réforme du code du travail n’est qu’une étape dans une approche plus globale. Par ailleurs le Premier ministre est conscient dans une interview au JDD que les résultats de cette politique ne seront pas immédiats. Le gouvernement a donc l’intention d’ouvrir de nouveaux chantiers. Celui de la fiscalité bien sûr qui est en cours et dont  les premières mesures seront concrétisés dans la loi de finances de 2018 mais aussi celui de la formation professionnelle notamment concernant  l’utilisation des crédits de la formation professionnelle qui représente plus de 30 milliards par an , à la fois inefficace et même scandaleuse comme l’a souvent démontré la Cour des Comptes. Il est clair qu’avec l’évolution des modes de production notamment la digitalisation un effort considérable de formation et à entreprendre.  il est clair que la réforme colle du travail ne suffira pas pour réduire de manière significative le nombre de chômeurs et que de ce point de vue d’autres leviers devront être actionné. “Notre réforme est indispensable, mais ce n’est pas un remède miracle : c’est l’un des instruments qui doivent contribuer à faire reculer le chômage. C’est un processus global. Nous n’en sommes qu’au début”, plaide le Premier ministre dans un entretien au JDD. Le gouvernement est déterminé à ouvrir d‘autres chantiers sociaux, quelles que soient les oscillations des courbes de sondage et l‘hostilité syndicale, souligne-t-il. “Il est hors de question de renoncer à réformer par crainte de froisser tel ou tel. Nous allons dialoguer avec les partenaires sociaux, avec le même respect et la même écoute que nous l’avons fait tout l’été, et nous allons avancer”, dit-il. “Ceux qui pensent qu’on peut faire reculer le chômage en mettant en œuvre simplement une politique, sur un front unique, se trompent. Il faut une action globale. Attaquer le chômage sous tous les angles”, poursuit Edouard Philippe. Le chef du gouvernement cite notamment le coût du travail, la nécessité d‘une politique d‘investissement, la refonte de la formation professionnelle. “Vous pouvez avoir mille raisons d’embaucher, vous ne le ferez que si vous trouvez la personne qui sait accomplir les tâches dont vous avez besoin”, explique-t-il, en confirmant la présentation prochaine de mesures pour “une transformation profonde de la formation et de l’apprentissage qui prendra forme au printemps prochain.” “Là aussi, le calendrier et les objectifs ont été annoncés. Nous n’avançons pas masqués”, insiste Edouard Philippe. Avant d‘ajouter : “Soyons clairs : les résultats de cette politique ne seront pas immédiats – c’est bien pourquoi il faut se dépêcher de la mettre en œuvre”.

Conseil constitutionnel : Mercier abandonne sous la pression

Conseil constitutionnel : Mercier abandonne sous la pression

 

Sale temps pour le Modem,  l’ancien garde des Sceaux MoDem a annoncé mardi dans un communiqué de presse qu’il renonçait à intégrer le Conseil constitutionnel, alors qu’il avait été nommé fin juillet par le président du Sénat, Gérard Larcher, en remplacement de Nicole Belloubet, qui a intégré le gouvernement. Le renoncement du sénateur du Rhône intervient alors que le 2 août une enquête préliminaire le visant a été ouverte par le Parquet national financier pour «détournements de fonds publics», suite aux révélations du Canard enchaîné. L’hebdomadaire satirique a révélé que Michel Mercier avait embauché ses filles au Sénat. La presse avait relevé plusieurs incohérences et la défense de l’ancien ministre était apparue maladroite.  «Alors que ma nomination n’est pas définitive, et dans les conditions créées par l’ouverture de cette enquête, je considère aujourd’hui que je ne pourrai pas siéger avec la sérénité nécessaire au Conseil constitutionnel», écrit Michel Mercier dans son communiqué. Vendredi dernier, la rue de Montpensier a publié un communiqué qui pouvait être interprété comme une pression invitant l’intéressé à renoncer à son poste. «Sans préjuger en rien (du) résultat (de l’enquête), le Conseil constitutionnel rappelle que les dispositions du décret du 3 novembre 1959 sur les obligations des membres du Conseil constitutionnel (…) Son article 1er prévoit que ceux-ci ont pour obligation générale de s’abstenir de tout ce qui pourrait compromettre l’indépendance et la dignité de leurs fonctions», notaient les Sages. Ajoutant: «Il appartient au Conseil constitutionnel d’apprécier si l’un de ses membres a manqué à ses obligations. En pareil cas, le Conseil constitutionnel se prononce à la majorité des membres le composant. Le Conseil constitutionnel peut, le cas échéant, constater la démission d’office de l’un de ses membres». Le président du Sénat devra procéder à une nouvelle nomination dans les prochaines semaines, probablement à la rentrée. «Ça ne va pas se faire demain», confie au Figaro l’entourage de Gérard Larcher qui visiblement veut s »assurer de l’honorabilité du futur candidat !

 

Le nouveau FN mettra la question de l’euro sous le tapis

Le nouveau FN mettra la question de l’euro sous le tapis

 

 

Pour éviter d’avoir à trancher sur l’épineuse question du rapport à l’Europe et à l’euro, le Front National pourrait bien mettre cette question sous le tapis. Certes on affirmera la nécessité de la souveraineté monétaire mais son éventuelle mise en œuvre serait reportée en fin de mandat pour le cas où le Front National accéderait au pouvoir. Ce serait une manière d’éviter l’affrontement frontal entre les identitaires très droitiers qui veulent minimiser les enjeux économiques au profit des enjeux sociétaux et les eurosecptiques du courant de Philippot. Derrière cette bataille d’options stratégiques se cache aussi la volonté des identitaires radicaux d’éjecter Florian Philippot. . Objet d’un intense débat interne qui a conduit à la fragilisation de Florian Philippot, la position sur l’euro est tenu pour responsable des déceptions électorales frontistes. Le secrétaire général du parti Nicolas Bay a lui-même tenu à marquer sa différence en faisant circuler vendredi une contribution personnelle, qui dessine une ligne plus centrée sur les questions identitaire que sur le retour au franc. Mais la menace du vice-président en charge de la stratégie de quitter le parti, si ce projet était abandonné par Marine Le Pen, plane toujours. Le séminaire aura tenté de proposer une synthèse de conciliation: donner la priorité à «la maitrise des frontières migratoires et commerciales», et garder la souveraineté monétaire.

Amazon : sous surveillance négative

Amazon : sous surveillance négative

 

L’agence de notation Standard and Poor’s n’est pas enchantée par le rachat de la chaîne d’alimentation bio Whole Foods par le géant de la distribution en ligne Amazon, dont elle a placé la note sous surveillance avec implications négatives. Cette mise sous surveillance négative implique qu’il y a des risques que la note d’Amazon, actuellement de « AA- », soit abaissée dans les trois prochains mois. Le fait qu’Amazon finance cette acquisition majeure, de près de 14 milliards de dollars, essentiellement par endettement a conduit S&P à réexaminer la note du mastodonte du commerce en ligne. « Ce placement sous surveillance reflète le fait que nous prévoyons que le ratio d’endettement d’Amazon va s’accroître avec son projet de rachat de Whole Foods pour près de 14 milliards de dollars », a indiqué Robert Schulz, économiste pour S&P Global Ratings. L’agence ajoute que l’opération comporte aussi « des risques au niveau de son exécution » mais qu’elle a également « des implications potentiellement majeures pour la stratégie » du groupe « comme pour le marché de l’alimentation américain dans son ensemble ».

 

Pour GM&S sauvé provisoirement par sous la pression de Bercy

Pour GM&S sauvé provisoirement par sous la pression de Bercy

 

Bercy a forcé la main de Renault et PSA pour soutenir  GM&S afin d’apporter une aide temporaire à une société qui de toute façon devra se restructurere.et perdre au final près de 100 emplois.  Les constructeurs automobiles français PSA et Renault se sont engagés, sous la pression du ministère de l’Economie, à augmenter leurs commandes auprès de l’équipementier GM&S Industry de la Souterraine (Creuse), menacé de liquidation judiciaire. Le nouveau ministre de l’Economie, Bruno Le Maire, s’est entretenu durant le week-end avec le PDG de Renault, Carlos Ghosn, et le président du directoire de PSA, Carlos Tavares. « Il leur a demandé de s’engager sur un montant de commandes supplémentaires permettant la continuité de l’exploitation de l’entreprise et la poursuite des discussions avec les repreneurs », précisent dimanche les services de Bercy dans un communiqué. « Le groupe PSA s’est engagé à augmenter ses commandes de 10 à 12 millions d’euros. Le groupe Renault s’est engagé pour sa part à doubler ses commandes pour les porter de 5 à 10 millions d’euros », indiquent-ils. »Ces engagements permettront d’atteindre un niveau de chiffre d’affaires sur 2017 proche de 25 millions d’euros, et rendent possible la continuité de l’exploitation et la poursuite des discussions sur la reprise de l’entreprise », ajoutent-ils. Bruno Le Maire, critiqué par son parti Les Républicains pour avoir « pactisé » avec Emmanuel Macron, avait promis vendredi aux représentants syndicaux du site de la Souterraine, reçus à Bercy, de « déployer tous les efforts nécessaires » auprès des deux groupes, qui représentent 65% du carnet de commandes de GM&S Industry, d’ici au 23 mai. Le tribunal de commerce de Poitiers (Vienne) doit se prononcer mardi sur une éventuelle liquidation pour cette entreprise qui emploie 277 salariés. Les syndicats espèrent que le tribunal repoussera sa décision d’un mois pour laisser aux repreneurs potentiels, GMD et Magneto, le temps de formuler une offre.

STX sous pavillon italien : la moins mauvaise solution ?

STX sous pavillon italien : la moins mauvaise solution ?

 

Comme souvent , ce n’est pas la solution idéale mais la moins mauvaise. Une solution intermédiaire entre la nationalisation promise de façon un peu vite lors d’un débat présidentiel forcément démagogique et le maintien de la solution actuelle qui de toute façon ne pouvait durer avec la faillite du groupe coréen propriétaire.  L’italien Fincantieri devra rester minoritaire (48%)  pendant au moins huit ans et sera accompagné d’un investisseur italien indépendant, la Fundazione CR Trieste, tandis que l’État français, qui détiendra toujours 33 % du capital de STX France, conservera un droit de veto, a déclaré le secrétaire d’État à l’Industrie Christophe Sirugue.  STX St Nazaire est une superbe entreprise qui possède un très haut niveau de technicité, des clients et aussi une bonne rentabilité. Cependant le groupe STX, lui est en piteux état financier et risque la liquidation. Reste à savoir si le rachat de St Nazaire ne vise pas seulement qu’à récupérer la clientèle et à délocaliser le moment venu la production et le savoir-faire. D’une certaine manière il s’agit d’un enjeu stratégique pour l’industrie française et les pouvoirs publics ont évidemment une responsabilité. STX France, qui compte 2.600 salariés et fait travailler environ 5.000 sous-traitants, est lui en pleine forme. L’entreprise dispose d’un carnet de commandes très bien rempli, avec 14 paquebots de croisière à construire d’ici 2026.   « Cette décision met fin à une période trouble pénalisante pour les activités de l’entreprise et permet d’envisager avec sérénité l’avenir industriel du site de Saint-Nazaire. Toutefois, j’invite dès à présent la direction de Fincantieri à se rapprocher au plus vite de nos salariés et surtout, de nos clients principaux, dans le but de créer une nouvelle communauté d’intérêt qui veillera à maintenir pour de longues années une grande construction maritime à Saint-Nazaire », a réagi Laurent Castaing, directeur général de STX France.  Tous les syndicats ne partagent pas le même enthousiasme. Du point de vue de la CGT, « il n’y a aucune garantie sur le maintien des emplois et un vrai plan d’embauche massif aux chantiers, comme c’est nécessaire, ni sur les investissements industriels ». Pour le syndicat FO, le montage « est une nationalisation italienne déguisée », car Fincantieri est contrôlée à 75 % par l’Etat italien. « Ça ravive les craintes des salariés et que nous avons sur les carnets de commandes, les emplois en doublon », chez les deux groupes de construction navale. La CFDT se montre plus rassurante. «La nationalisation n’était pas notre tasse de thé», a rappelé Christophe Morel, délégué syndical CFDT. «Aujourd’hui le danger semble écarté avec les garanties obtenues par l’État français donc pour nous c’est plutôt rassurant», a-t-il ajouté.

 

Le revenu universel de Benoît Hamon réduit au RSA sous conditions

Le revenu universel de Benoît Hamon réduit au  RSA sous conditions

 

 

Le fameux revenu universel de Benoît Hamon se réduit comme peau de chagrin. Fini le grand projet de revenu universel dont le coût avait été estimé entre 300 et 700 milliards selon les hypothèses de niveau et les conditions d’attribution. L’irréaliste proposition de Benoît Hamon est remplacée par une hausse de RSA attribué aussi aux jeunes sous conditions dont le coût serait » seulement » de 35 milliards d’après le candidat socialiste. Englué dans les sondages, critiqué par tous les experts et bousculé dans son propre camp Benoît Hamon a dû revoir sérieusement sa copie. En outre l’universalité de ce revenu disparaît puisque le nouveau RSA sera dégressif. Pour faire avaler la pilule ce le RSA prendra le nom de revenu universel d’existence (RU) applicable dès le 1er janvier 2018. Le candidat socialiste a donc livré de nouvelles explications sur son projet phare, jeudi dans un entretien au Monde puis sur France 2. Son revenu sera ainsi « de 600 euros quand on a rien » puis sera dégressif jusqu’à 1,9 SMIC. Distancé dans les sondages, peu audible notamment en raison des affaires Fillon et Le Pen, Benoît Hamon tente d’apporter des précisions sur son projet de revenu universel. Le candidat socialiste a ainsi livré des détails, d’abord dans un entretien au Monde, puis dans l’Émission politique de France 2. Évoquant une mise en place « par étapes », il indique dans le Monde que le RSA prendra le nom de revenu universel et sera revalorisé à 600 euros. Puis il évoque un « scénario qui permet d’étendre le bénéfice du RUE (revenu universel d’existence, NDLR) à tous les travailleurs, quel que soit leur statut, salarié ou indépendant, dès le 1er janvier 2018. »  Sur France 2, il a ensuite précisé son propos: il s’agit d’une première étape qui permettra à  » 80% (et non pas « tous les travailleurs ») des salariés français, des travailleurs indépendants, des commerçants, artisans, de voir leur travail revalorisé par un gain net sur la feuille de paie ». Une fumeuse conférence citoyenne sociale déterminera ensuite le passage de 600 à 750 euros !

 

 

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