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Critères budgétaires européens: mise sous le coude encore en 2021

 

 

Critères budgétaires européens: mise sous le coude encore en 2021

 

 

Comment pouvait s’y attendre,  la commission européenne a décidé de mettre sous le coude les critères budgétaires des Etats au cours de l’année 2021. Et pour cause, le plan de soutien à l’économie décidé par l’Europe ne prendra réellement effet qu’au milieu de l’année 2021 et en attendant les Etats pour boucher les trous et soutenir la croissance n’ont d’autres solutions que d’accroître leur endettement y compris en Allemagne. Le commissaire européen aux Affaires économiques Paolo Gentiloni a donc déclaré

“La clause dérogatoire générale restera active en 2021, car les politiques budgétaires devront continuer à soutenir la reprise l’an prochain, à la fois au niveau de la zone euro et au niveau des Etats membres”, a déclaré Paolo Gentiloni, à l’issue d’une réunion de l’Eurogroupe.

Les pays membres de la zone euro doivent remettre d’ici au 15 octobre à la Commission européenne leurs prévisions budgétaires pour 2021.

“Agilité et flexibilité seront les maîtres-mots pour concevoir et mettre en oeuvre les politiques budgétaires pour et pendant l’année 2021”, a encore assuré l’ancien président du Conseil italien.

 

Comment pouvait s’y attendre,  la commission européenne a décidé de mettre sous le coude les critères budgétaires des Etats au cours de l’année 2021. Et pour cause, le plan de soutien à l’économie décidé par l’Europe ne prendra réellement effet qu’au milieu de l’année 2021 et en attendant les Etats pour boucher les trous et soutenir la croissance n’ont d’autres solutions que d’accroître leur endettement y compris en Allemagne. Le commissaire européen aux Affaires économiques Paolo Gentiloni a donc déclaré

“La clause dérogatoire générale restera active en 2021, car les politiques budgétaires devront continuer à soutenir la reprise l’an prochain, à la fois au niveau de la zone euro et au niveau des Etats membres”, a déclaré Paolo Gentiloni, à l’issue d’une réunion de l’Eurogroupe.

Les pays membres de la zone euro doivent remettre d’ici au 15 octobre à la Commission européenne leurs prévisions budgétaires pour 2021.

“Agilité et flexibilité seront les maîtres-mots pour concevoir et mettre en oeuvre les politiques budgétaires pour et pendant l’année 2021”, a encore assuré l’ancien président du Conseil italien.

Avec la Turquie, le dialogue oui mais pas sous la menace (Kyriakos Mitsotakis )

Avec la Turquie, le dialogue oui mais pas sous la menace  (Kyriakos Mitsotakis )

Le premier ministre grec souligne, dans une tribune au « Monde », que face à une Turquie toujours plus agressive, des intérêts stratégiques européens vitaux sont en jeu, et appelle Ankara à discuter des droits respectifs des deux pays en Méditerranée orientale.

« Lorsqu’ils cherchent à prédire l’avenir, les politologues se tournent souvent vers le passé, vers l’histoire partagée. La relation qui existe entre mon pays, la Grèce, et son voisin, la Turquie, ne fait pas exception. L’histoire nous enseigne qu’il y a des raisons d’être optimiste, mais aussi des sujets de vive préoccupation. Aujourd’hui, la question de savoir ce que l’avenir nous réserve – conflit ou coopération – n’a jamais revêtu une telle importance.

Quand j’ai pris mes fonctions de premier ministre en juillet 2019, je faisais preuve d’un optimisme prudent. Rien ne m’empêchait de croire que la Grèce et la Turquie ne pourraient pas devenir amies.

Après tout, nombre de mes prédécesseurs avaient réussi à surmonter des obstacles qui semblaient insurmontables. Des dirigeants comme Elefthérios Venizélos (1864-1936), mon grand-oncle, qui avait déjà signé un accord de paix et d’amitié avec Mustafa Kemal Atatürk (1881-1938) en 1930. Bien entendu, les relations ont été tendues depuis cette époque, mais il y a eu davantage de bons jours que de mauvais.

Bâtir des ponts pour la Turquie en Europe

Lors de notre rencontre à l’automne 2019, j’ai dit au président turc Recep Tayyip Erdogan que nous étions destinés par la géographie à être voisins et que, en tant que tels, nous devions coexister, afin de vivre paisiblement l’un à côté de l’autre. J’ai mis un point d’honneur à tendre la main de l’amitié et de la coopération. J’ai parlé de dialogue ouvert, d’une volonté de progrès et de ma volonté d’agir en tant que bâtisseur de ponts pour la Turquie en Europe.

Hélas, les choses n’ont pas vraiment pris la tournure que j’espérais. Depuis cette première rencontre, la Turquie est apparue non pas tant comme une partenaire que comme une provocatrice. Fin 2019, le président Erdogan a signé un accord maritime illégal avec une partie qui se livre à une guerre civile sanglante en Libye. Etant donné que la Turquie et la Libye n’ont pas de côtes se faisant face ou adjacentes, l’accord a été déclaré nul et non avenu par la majorité de la communauté internationale et des experts en droit, et comme étant en violation des droits souverains de pays tiers, y compris de la Grèce.

Turquie a pris des mesures concertées afin d’encourager et de faciliter les tentatives désespérées des migrants de pénétrer en Grèce. Nous avons défendu notre frontière avec le soutien de nos partenaires de l’Union européenne (UE). Notre message collectif était clair : les frontières de la Grèce sont également les frontières de l’UE, et nous les protégerons. »

Une rentrée politique sous pression (Bernard Sananès)

Une rentrée politique sous pression (Bernard Sananès)

 

Le président d’Elabe ,  Bernard Sananès, souligne les différents dangers de cette rentrée politique notamment pour Macron mais aussi pour l’ensemble de la classe politique.( Interview dans l’Opinion)

Comment qualifier cette rentrée pour l’exécutif ?

C’est une rentrée, qui est encore plus cette année que d’habitude, sous pression. Le gouvernement a mis du temps à enclencher sa réponse à la reprise de l’épidémie et joue donc sur la défensive. Il a aujourd’hui trois fronts devant lui. D’abord le front économique : c’est celui sur lequel il est le plus attendu et dispose du plus de crédit. Les mesures sur le chômage partiel ont par exemple eu un vrai impact sur le rapport des Français à l’impôt : la part des Français jugeant qu’ils contribuent au système plus qu’ils n’en bénéficient est en recul de 10 points en dix-huit mois. Ce petit capital de confiance lui sera précieux, alors que la question de l’ampleur de la récession demeure et que celle du chômage, notamment celui des jeunes, pourrait être une bombe à retardement. Le deuxième front est la question écologique. Elle n’est pas passée au second plan en raison de la crise sanitaire, contrairement à ce que certains auraient pu croire, et reste majeure dans les attentes des Français. Il n’y a plus de clivages urbains/ruraux ou CSP+/ CSP- quant à sa prise de conscience. L’effectivité des réponses du gouvernement demeure très attendue, dans la foulée de celles apportées à l’occasion de la convention citoyenne. Enfin, le troisième front est plus récent : il s’agit des enjeux de sécurité. L’effet d’accumulation de faits de violence, le sentiment d’impunité et que l’action publique ne fait plus face en ont refait une priorité. Ces trois fronts ont une traduction politique. La question économique sera déterminante pour tous les Français, elle sera « qualifiante » ou pas dans la perspective de 2022. L’ampleur de la réponse environnementale d’Emmanuel Macron lui permettra-t-elle de contenir la poussée écologiste ? Ce qu’il fera en matière régalienne sera essentiel par rapport à l’électorat de droite.

Quel bilan peut-on faire de la relance politique opérée par Emmanuel Macron après les municipales ?

Il est trop tôt pour le dire. On y verra plus clair fin septembre avec le bilan de la rentrée, les réactions provoquées par le plan de relance et les chiffres du chômage. Ce qu’on peut néanmoins observer au-delà de la séquence remaniement, c’est que depuis le déconfinement, qui a été jugé mieux géré, le sentiment d’hostilité à l’égard de l’exécutif a diminué, mais que cela pour l’instant ne se transforme pas en gain durable de popularité. Cela dessine une stratégie de campagne présidentielle par défaut (qui à sa place aurait fait mieux que lui ?…). C’est souvent le cas lors d’une campagne de réélection.

43 % des Français font confiance à l’exécutif pour la gérer selon notre dernière enquête. C’est un chiffre en légère hausse, mais il n’y a toujours pas d’adhésion majoritaire et dans un moment de crise grave pour le pays, cela reste un point faible

Comment jugez-vous les premiers pas de Jean Castex ?

Aujourd’hui, on ne mesure pas d’impact provoqué par sa promotion à Matignon. Il devait rectifier l’image du Président par rapport aux personnes âgées (chez qui le Président avait chuté), les habitants de petites villes… Si les commentaires lors de son arrivée ont été centrés sur sa personne, son style, il n’a pas encore posé de marqueur fort. Par exemple, sur la gestion de la crise sanitaire, il n’a pas incarné de rupture, les critiques sur la cohérence des décisions restent aussi fortes que sous le gouvernement précédent. Jean Castex joue « gros » en septembre. C’est maintenant que son rapport à l’opinion va se cristalliser. Il faudra notamment observer ce qui se passe dans l’électorat de droite.

Où en est l’opinion des Français sur la gestion de la crise sanitaire ?

43 % des Français font confiance à l’exécutif pour la gérer selon notre dernière enquête. C’est un chiffre en légère hausse, mais il n’y a toujours pas d’adhésion majoritaire et dans un moment de crise grave pour le pays, cela reste un point faible. Si l’opinion a le sentiment que l’on est mieux préparé à une deuxième vague, les questions de transparence et de cohérence demeurent un enjeu clé pour l’exécutif. Les quinze derniers jours n’ont pas vraiment convaincu en la matière.

Jusqu’où la question régalienne peut-elle impacter l’exécutif ?

Emmanuel Macron part avec un handicap sur cette question depuis 2017. Il n’a laissé aucune trace grâce à une prise de parole forte sur le sujet. Or, ce qui n’est pas énoncé n’existe pas. Puisqu’Emmanuel Macron ne s’est pas exprimé sur le sujet, l’opinion a donc intégré que cela ne faisait pas partie de ses priorités. C’est un premier handicap à rattraper. Dans une société toujours plus violente, où la défiance vis-à-vis de la parole publique est chaque jour plus forte, être présent sur le terrain ne peut constituer une réponse suffisante. Aujourd’hui, une partie de l’opinion se demande si la communication n’est pas en train de remplacer l’action. Par ailleurs, ces derniers jours, on a bien compris que la droite voulait en faire un angle d’attaque majeur contre l’exécutif. Mais elle prend là un risque. Sera-t-elle jugée crédible ? Sera-t-elle jugée plus crédible que Marine Le Pen ? La droite peut-elle faire à nouveau entendre sa différence grâce à ce thème ? Pour Emmanuel Macron, comme pour elle, l’enjeu sera crucial. Le respect est la valeur qui s’est installée en tête chez les Français quand on leur demande à laquelle ils sont le plus attachés, quelles que soient leurs catégories politiques, professionnelles… Même si c’est un concept global, polysémique, c’est significatif.

La sécurité est-elle la préoccupation qui va s’installer en priorité dans l’opinion ?

C’est la santé qui s’est installée en tête des préoccupations. Quand on creuse, on voit d’ailleurs que c’est un triptyque santé-environnement-alimentation qui apparaît essentiel aux Français. Mais la sécurité progresse très fortement (+14 points en à peine plus d’un an) dans les attentes exprimées et revient à un très haut niveau (32 % comme pour l’environnement). Ensuite viennent les questions du pouvoir d’achat et de l’emploi. 30 % des Français estiment que leur revenu a baissé durant le confinement. Quatre actifs sur dix ont peur de perdre leur emploi.

Six Français sur dix n’ont pas confiance dans les chiffres du chômage ou ceux sur le dérèglement climatique ; un sur deux dans ceux sur l’épidémie… C’est très préoccupant : le consensus sur les faits est le socle du débat rationnel et démocratique

Pourquoi rien ne bouge-t-il du côté des oppositions ?

Paradoxalement, elles sont confrontées aux mêmes défis que les gouvernants : la mise à distance de la parole publique. Je suis très frappé par trois marqueurs. D’abord bien sûr l’abstention. Ensuite, la défiance vis-à-vis des statistiques publiques. Six Français sur dix n’ont pas confiance dans les chiffres du chômage ou ceux sur le dérèglement climatique ; un sur deux dans ceux sur l’épidémie… C’est très préoccupant : le consensus sur les faits est le socle du débat rationnel et démocratique. Troisième marqueur : le niveau d’adhésion, dans les baromètres, des personnalités politiques de l’opposition reste atone, circonscrit à leur couloir. Elles ne convainquent pas au-delà. Quand Emmanuel Macron et ses ministres parlent, on dit « c’est de la com. ». Mais quand leurs opposants parlent, on dit « ils ne font que de l’opposition et ne feraient pas mieux ». Cela promet une campagne présidentielle aujourd’hui très difficile à cerner. Connaîtra-t-on une abstention record, alors qu’elle épargnait jusque-là la présidentielle ? Une ou deux personnalités, hors système émergeront-elles, alors que la France n’a pas connu jusqu’à présent cela ? La défiance à l’égard de la parole publique, qui s’est intensifiée avec la crise sanitaire, est une réelle menace pour la démocratie. Elle pèsera fortement sur la campagne présidentielle.

La prochaine grande échéance électorale sera les régionales de mars 2021. Quels en seront les grands enjeux ?

Le premier sera : à un an de la présidentielle, LREM parviendra-t-il à gagner au moins une région ? Ce sera le scrutin de tous les dangers pour la majorité. Les municipales, qui ont été un lourd échec pour le pouvoir, n’ont pas impacté l’opinion car le contexte les a fait passer au second plan. Là ce sera différent. Si le pouvoir localise l’élection, il est sûr de les perdre, compte tenu de sa faible implantation. S’il la nationalise, il va devoir se compter partout pour espérer mobiliser plus son électorat au premier tour, et il sera confronté, au second, à la question des alliances et de leur lisibilité. Deuxième enjeu : EELV peut-elle recomposer l’espace politique à gauche et en prendre le leadership ? EELV peut réaliser un bon score global et notamment dans quatre régions, où la liste Jadot faisait déjà 15 % ou plus aux européennes de mai 2019 : Bretagne, Pays de la Loire, Ile-de-France et Auvergne-Rhône-Alpes. Troisième enjeu : si le Rassemblement national n’a gagné aucune région en 2015, c’est parce qu’il y a eu au second tour un front républicain. Aujourd’hui, on voit mal un tel barrage se remettre en place et des triangulaires ou des quadrangulaires sont le scénario le plus vraisemblable.

Pour la présidentielle, l’absence d’alternative forte est un des facteurs essentiels de la résilience d’Emmanuel Macron dans l’opinion

A vingt mois de la présidentielle, Emmanuel Macron est-il le favori ?

Peut-être est-il en train de le devenir par défaut. L’absence d’alternative forte est un des facteurs essentiels de sa résilience dans l’opinion. Si ce facteur disparaît, cela deviendra immédiatement plus compliqué pour lui. D’autre part sera-t-on encore en crise économique ou en sortie de crise en 2022 ? Emmanuel Macron a été élu sur la transformation et a continué sur cette ligne durant les deux premières années du quinquennat. Puis, avec la crise, il est venu, avec un crédit plus faible, sur la protection. Après l’épidémie, il voudra incarner le Président du redressement. Si la présidentielle se déroule alors que la crise est toujours très forte, la protection sera le thème majeur de l’élection et ce ne sera pas le meilleur terrain pour lui. Face à l’enjeu du redressement, sa crédibilité serait plus forte.

La reprise économique française sous la menace sanitaire

La reprise économique française sous la menace sanitaire

La France a été l’un des pays les plus touchés par la première vague du Coronavirus en raison d’une impréparation totale et d’une valse hésitation quant aux mesures sanitaires  à prendre. Dans la précipitation, la France a été contrainte de se soumettre à un confinement prolongé avec une quasi paralysie de l’économie.

 

La conséquence est une chute de la croissance récemment évaluée autour de 11 %. Le problème c’est que le pays est loin d’être sorti de l’auberge. En effet se multiplient les formes de résurgence du virus. Une contamination sans doute moins forte que lors de la première vague mais une remontée suffisante pour apporter des conséquences dramatiques à l’économie.

 

Les derniers scénarios avec cette réapparition des contaminations font apparaître une baisse supplémentaire de 3 % du PIB, soit au total 14 % de baisse sur l’ensemble de l’année 2020. Un nouveau choc sanitaire serait très dur à supporter pour l’économie. Ce nouveau choc enfoncerait l’activité dans une récession encore plus violente, estimée à -16% selon la Banque de France et -14% selon l’OCDE pour 2020.

 

Liban: sous tutelle financière?

Liban:  sous tutelle financière?

Le FMI propose la restructuration des banques en favorisant des concentrations et en faisant entrer au capital de nouveaux actionnaires parmi les détenteurs d’avoirs grugés. Cela passera aussi par des fusions-acquisitions. Il y a plus de 40 banques au Liban pour quatre millions d’habitants.

Pour le FMI, ceux qui ont bénéficié de rendements excessifs passés doivent partager le fardeau de la recapitalisation des banques, pour protéger l’épargne de la majorité des déposants. D’autres mesures d’austérité sont attendues comme la refonte complète de la production énergique et des tarifs d’électricité. Les autorités devraient aussi substituer progressivement la production interne aux importations. Une récession de 14 % est attendue en 2020 et la dette s’élèverait à 92 milliards de dollars, soit 170 % du Produit intérieur brut. «Le FMI exige la viabilité de la dette comme condition de prêt ​», souligne la patronne du FMI, Kristalina Georgieva. Les négociations sur les réformes devraient prendre du temps en l’absence de consensus politique. Le lobby bancaire, appuyé par certains hommes politiques qui sont directement intéressés, s’y oppose car cela signifie l’érosion du système clientéliste.

Liban : une aide de 250 millions sous conditions

Liban : une aide de 250 millions sous conditions

 

Une aide de 250 millions dont 30 millions d’euros sera fournie au Liban.  Ces aides seront suivies d’autres versements qui seront conditionnés à la mise en oeuvre de réformes institutionnelles, a-t-on précisé. Mais ces soutiens financiers seront obéiront  à des conditions strictes, ils devront atteindre directement la population, en clair sans passer par le gouvernement corrompu et dépendre des réformes structurelles politiques et économiques. Une sorte de nouvelle philosophie de l’aide internationale dont souvent une grande partie finie dans les sables des institutions ou dans la poche d’intermédiaires. Une philosophie qui pourrait être appliquée ailleurs !

Cinq jours après l’explosion sur le port de la capitale, qui a fait au moins 158 morts et 6.000 blessés et creusé le fossé entre une partie de la population et la classe politique, accusée de négligence, d’incurie et de corruption.

Cette Conférence internationale de soutien et d’appui à Beyrouth et au peuple libanais mobilisait les principaux partenaires internationaux du Liban et organiser et coordonner le soutien d’urgence de la communauté internationale.

“Cette assistance devra être coordonnée sous la conduite de l’Onu et livrée directement à la population libanaise avec la plus grande efficacité et en transparence”, dit cette déclaration.

“Les participants sont prêts à soutenir la reconstruction économique et financière du Liban, qui passe par la mise en oeuvre des réformes attendues par la population libanaise.”Dans l’immédiat, l’Office des Nations unies pour la coordination des affaires humanitaires (Ocha) estime à près de 120 millions de dollars les sommes nécessaires pour répondre à l’urgence en matière de santé, de relogement temporaire, de protection, d’hygiène, d’éducation, de sécurité alimentaire et de logistique (avec la mise en place d’installations temporaires pour relancer l’activité sur le port de Beyrouth).

Plus de 250.000 personnes sont “hautement vulnérables”, note l’Ocha.

Les dégâts matériels se chiffrent eux en milliards de dollars – une estimation de 15 milliards a été avancé par les autorités -, un montant que le Liban, qui ploie déjà sous une montagne de dette excédant 150% de son PIB, ne pourra financer seul.

Le communiqué diffusé dimanche ne précise pas les montants qui seront mobilisés pour soutenir le Liban, mais la Commission européenne a fait savoir de son côté qu’elle allait immédiatement mettre 30 millions d’euros supplémentaires sur la table.

Cette somme vient s’ajouter aux 33 millions d’euros que l’exécutif européen s’était déjà engagé à verser.

“Alors que les besoins augmentent, nous apportons une aide humanitaire à des centaines de milliers de personnes parmi les plus vulnérables. En ces heures critiques, l’UE fournit des abris, des soins de santé d’urgence, de l’eau et des installations sanitaires, ainsi qu’une aide alimentaire”, a déclaré le commissaire chargé de la gestion des crises, M. Janez Lenarčič qui représentait la présidente de la Commission européenne, Ursula Von der Leyen à la visioconférence.

“Le nouveau financement humanitaire de l’UE sera acheminé à travers les agences des Nations unies, les ONG et les organisations internationales. Il fera l’objet d’un contrôle strict. Cette aide bénéficiera aux personnes les plus touchées afin de couvrir les besoins essentiels”, a précisé la Commission européenne.

Données numériques : l’Europe sous la tutelle du cloud américain

Données numériques : l’Europe sous la tutelle du cloud américain

Le cloud (computing ) , nuage en français, est la technique informatique qui consiste à permettre  l’accès des informations via Internet. Les principaux services proposés en cloud computing sont le SaaS (Software as a Service), le PaaS (Platform as a Service) et le IaaS (Infrastructure as a Service) ou le MBaaS (Mobile Backend as a Service). Généralement sur trois niveaux, le cloud public — accessible par Internet —, le cloud d’entreprise ou privé — accessible uniquement sur un réseau privé —, le cloud intermédiaire ou hybride — qui est un mix entre le cloud public et le cloud privé. Cela grâce aux   services des géants de l’informatique américains; l’Europe est en quelque sorte en tutelle des grands du numérique qui fournisse ses services du cloud. Claude

« La plupart des données européennes sont stockées hors de l’Europe, ou, si elles sont stockées en Europe, sur des serveurs appartenant à des sociétés non européennes », s’alarmaient à la mi-juillet des experts et responsables de médias, dans un rapport d’une trentaine de pages écrit sous la direction notamment de l’ancien dirigeant du grand éditeur de logiciels allemand SAP, Henning Kagermann.

L’UE est en train de « perdre son influence sur la sphère numérique, à un moment où elle a pris un rôle central dans l’économie du continent », déploraient-ils.

Au début du mois, un haut fonctionnaire français livrait un diagnostic encore plus abrupt, lors d’une réunion de professionnels de l’informatique à laquelle l’AFP assistait sous condition de respecter l’anonymat des interlocuteurs.

 

« On a un énorme sujet de sécurité et de souveraineté autour des clouds », expliquait-il.

« Dans beaucoup de cas, c’est une facilité, voire une trahison » pour des entreprises ou institutions européennes que d’aller « se débarrasser de tout cela » auprès d’acteurs non-européens « parce c’est plus simple », a-t-il dit, sans donner toutefois d’exemple spécifique. « Pourtant nous avons de très bons acteurs dans le cloud et le traitement de données. »

L’une des sources d’inquiétude des Européens vient du « Cloud Act », la législation américaine qui permet aux puissantes agences de sécurité des Etats-Unis d’avoir accès dans certains cas aux données hébergées par les fournisseurs américains, où qu’elles se trouvent sur la planète.

Si en Europe « on est juste capable de produire des données, en ayant besoin d’autres pour parvenir à les exploiter, alors on va être dans la même situation que les pays qui ont des ressources minières mais qui ont donné la capacité à d’autres de s’enrichir avec, avec des retombées extrêmement faibles » pour eux-mêmes, expliquait le haut fonctionnaire français cité plus haut. Bref il s’agit aussi d’un enjeu de souveraineté.

Les données numériques européennes sous domination des Gafam

Les  données numériques européennes sous domination des  Gafam

Une lettre ouverte de 52 personnalités du numérique et responsables politiques  à Cédric O, Secrétaire d’État chargé de la transition numérique et des communications électroniques qui dénonce un gigantesque système de prise de contrôle de nos données organisé par les GAFA qui confisquent  ainsi la souveraineté européenne dans le numérique.

 

« En l’espace de deux décennies, les « GAFA » ont éteint toute compétition digne de ce nom. Ils ont monopolisé les secteurs de la messagerie, des réseaux sociaux, de la communication, des moteurs de recherches, des smartphones… en construisant de véritables Empires numériques. Leurs points communs ? Ils sont tous américains, et reposent sur l’exploitation de milliards de données. Avec une insouciance totale, nous autres, Européens, utilisons quotidiennement ces plateformes et permettons à des milliards de données de traverser l’Atlantique pour être stockées sur le Cloud américain. Ces données, ce sont nos conversations privées ou professionnelles, nos données sanitaires, et même des informations intérieures de haute importance.

Si la crise du Covid-19 a révélé l’extrême dépendance de nos productions de masques, de gel et de médicaments vis-à-vis de l’étranger, elle doit aussi précipiter des mesures concrètes pour préserver notre souveraineté numérique qui se dégrade jour après jour. C’est notre liberté collective qui est en jeu.

Le secteur des données est incroyablement déséquilibré en faveur des États-Unis et de la Chine, au sein duquel l’Europe fait pâle figure. En 2018, Amazon, Microsoft, Alibaba, Google et IBM détenaient ni plus ni moins que 76,8% du marché mondial du Cloud (selon Gartner). Et non seulement ces mastodontes pillent nos données, mais ils rachètent aussi à tout-va nos entreprises les plus prometteuses à coup de millions de dollars. Force est de constater que nous sommes les idiots utiles d’une bataille numérique mondiale.

Ce déséquilibre se nourrit de nos habitudes quotidiennes. Lorsque nous écrivons un e-mail, activons notre géolocalisation, visionnons des publicités…, nous envoyons des données stockées dans des serveurs américains, permettant aux GAFA omniscients d’en tirer d’immenses bénéfices. Prenons un secteur qui nous est cher : la messagerie. Google, avec Gmail, a la capacité d’analyser et de lire l’intégralité de nos messages « privés » et de revendre ces données à d’autres entreprises. Même la DGSI, le cœur des renseignements français, a récemment décidé de continuer de travailler avec le géant américain Palantir, tandis qu’une grande partie de notre administration publique échange des mails à travers… Microsoft.

Or, comprenons bien que ce qu’on appelle une « donnée » n’est pas une simple information numérique. C’est une ressource, un trésor numérique national, le pétrole d’aujourd’hui ! Les données sont aussi importantes que la découverte et l’exploitation de ressources naturelles. En fournissant gratuitement nos données aux GAFA, nous alimentons aussi le développement de leurs programmes d’intelligence artificielle, et nous prenons un immense retard dans ce qui constitue la prochaine révolution économique et industrielle déjà en cours, et dont nous dilapidons la matière première. Alors, agissons dès maintenant.

L’objectif est donc clair : maintenir nos données sur notre sol en faisant émerger des services alternatifs. Malheureusement, l’Europe se limite aujourd’hui à un rôle de régulateur, à l’heure où les États-Unis (avec le CLOUD Act) et la Chine (avec le bannissement des GAFA) mènent une politique agressive. En France, les mesures fiscales et de relocalisation de certaines données publiques mises en place sont largement insuffisantes. Alors ne nous limitons pas à de grands discours, agissons !

Nous avons besoin d’un État à la fois protecteur et stratège. Protecteur parce qu’il doit prendre les mesures nécessaires pour protéger massivement nos données. Stratège parce qu’une vision long-termiste est nécessaire pour définir notre stratégie numérique. Si nous n’agissons qu’au fil des événements, à coup sûr nous perdrons !

Pour obtenir ce cadre protecteur au niveau de l’UE, utilisons la même méthode concrète que pour la taxe GAFA : commençons par la France, donnons l’exemple en Europe par des dispositions courageuses. C’est dans cet esprit que nous vous appelons, Monsieur le Ministre, à créer un label « NSF » (« Numérique Souveraineté France ») décerné aux services internet français vraiment respectueux de nos données personnelles. Ce label devra s’obtenir selon 4 critères essentiels : le premier est le respect des réglementations françaises en matière de données personnelles. Le second est l’hébergement en France des données des internautes français utilisant le service. Le troisième est que la maison mère de l’éditeur du service paye ses impôts en France. Le quatrième est de ne pas être contraint par une législation étrangère sur le sol français (comme le CLOUD Act). La mise en place sans tarder à l’échelle nationale du label « NSF » doit préfigurer la mise en place d’un « NSE » (« Numérique Souveraineté Europe ») qui devra suivre au plus vite.

L’objectif de ce label n’est pas seulement réputationnel, il consiste à mettre en lumière et à valoriser les entreprises qui œuvrent dans le sens de notre souveraineté numérique et qui créeront de nombreux emplois. Les pouvoirs publics doivent aussi avoir une démarche déterminée pour encourager les sociétés labellisées et notamment en utilisant leurs solutions dans l’administration.

Ce label ne serait bien entendu qu’une première étape, un socle essentiel, avant la mise en place d’une politique numérique souveraine et ambitieuse, à laquelle nous sommes résolument prêts à contribuer par des propositions très concrètes. »

Les travailleurs détachés sous surveillance

Les travailleurs détachés sous surveillance

 

“La persistance d’un recours massif au travail détaché dans certains secteurs est incompréhensible dans une période de fort chômage. Il n’est pas question que le plan de relance se fasse avec des travailleurs détachés !”, prévient la ministre dans un entretien publié dans l’édition de mardi des Echos.

“Nous allons (…) prendre le problème à bras-le-corps avec les partenaires sociaux, en s’attaquant à ses causes, branche par branche, pour élaborer d’ici à décembre des plans de diminution du travail détaché”, explique-t-elle.

“Il faut que chacun prenne ses responsabilités”, a-t-elle ajouté mardi matin sur RTL, en appelant les différents secteurs à s’organiser pour former des jeunes et des demandeurs d’emploi.

Dans le cadre du plan de relance, “on va former nos concitoyens aux métiers de demain (…) aux compétences dont on a besoin, dont on aura besoin et du coup (ça) permettr(a) aussi de limiter le recours au travail détaché”, a-t-elle noté.

Le nombre d’inscrits à Pôle emploi tenus de rechercher un emploi – qui recouvre les demandeurs d’emploi relevant des catégorie A (chômeur n’exerçant aucune activité) mais aussi B et C (chômeur exerçant une activité réduite) – a atteint un record fin juin, à 6,157 millions.

“On ne retrouvera pas le niveau de chômage d’avant la crise avant plusieurs trimestres”, souligne Elisabeth Borne dans Les Echos, en annonçant que l’objectif du gouvernement est désormais “de surmonter la crise et de garder dans le viseur celui du plein-emploi en 2025”.

Avant cette crise sanitaire, ce retour au plein-emploi, caractérisé par un taux de chômage à 7%, était prévu pour 2022.

Coronavirus : Emmanuel Macron encore sous pression

Coronavirus : Emmanuel Macron encore sous pression

D’une certaine manière le président actuel pourrait être considéré comme maudit car il a eu à affronter nombre de crises qui n’étaient pas forcément prévisibles et dont il n’est pas entièrement responsable. Il y a eu d’abord  l’affaire Benalla qui a bien mal débuté le quinquennat. Puis rapidement, c’est la révolte des gilets jaunes qui a pris le relais avec un mode de concertation pour le moins contradictoire et épisodique. La contradiction la plus évidente , c’est quand le pouvoir a été est obligé de lâcher ce qu’il aurait pu faire dès le départ. Ensuite est venu cette question sanitaire venue d’ailleurs, de Chine sans doute, pour laquelle la France était particulièrement mal préparée eu égard à l’état général de ses hôpitaux par rapport à l’Allemagne par exemple. Dernièrement , vient de s’ouvrir la polémique à propos des dernières affaires policières, de la déontologie et des principes dans ce domaine. Il ne pourra pas éviter la question des conséquences économiques et sociales du déconfinement puisque le ministre de l’économie lui-même a annoncé 800 000 chômeurs d’ici la fin d’année. Avec une dégradation parallèle évidemment de la croissance et des grands équilibres financiers ( budget et dettes.). Il devra sans doute s’expliquer ou faire semblant sur la manière d’amortir une telle somme de dettes. Une situation économique et sociale qui lui comportera un volet social très douloureux Avant l’allocution télévisée du chef de l’Etat, dietmanche, la défiance à l’égard de l’exécutif repart à la hausse, dans le sondage quotidien OpinionWay & Organ’Ice pour « Les Echos ». L’inquiétude des Français, bien qu’au plus bas depuis le début de l’épidémie, reste élevée. À propos du Corona virus l’opinion publique est loin d’être sereine. Appelés à placer sur une échelle de 0 à 10 leur niveau d’inquiétude à propos du coronavirus, « pour eux ou pour leurs proches », les Français l’évaluent à 6,2 en moyenne dans le baromètre quotidien CoviDirect OpinionWay-Organ’Ice pour « Les Echos ».

C’est certes le point le plus bas depuis le début de la crise, avec 1,3 point de moins que le pic de la fin mars (7,5). Mais « un mois tout juste après le début du déconfinement et alors que de plus en plus de gens se détendent dans leurs comportements, c’est un niveau élevé », souligne Bruno Jeanbart, le directeur général adjoint de l’institut de sondages.

« Il y a beaucoup d’attentes et beaucoup d’interrogations. Pour les Français, la crise du Covid n’est pas terminée. L’inquiétude de l’opinion disparaît moins vite que le virus », observe-t-il, tout en relevant que la progression du nombre de « peu inquiets » (35 % du total, contre 46 % d’« assez inquiets » et 16 % de « très inquiets ») ne facilite paradoxalement pas la décision politique sur ​la suite du déconfinement​, tant les avis divergent.

. Huit Français sur dix (81 %) estiment que la situation de l’économie française« va se dégrader » et 43 % que leur situation financière personnelle va faire les frais de la crise. 45 % des salariés pensent par ailleurs que la situation de leur entreprise va se détériorer.

« Interrogations »

La pression qui pèse sur les épaules d’Emmanuel Macron est d’autant plus forte que la défiance s’accroît à nouveau. Pas moins de 54 % des Français affirment ne pas faire confiance à l’exécutif « pour limiter les effets » de l’épidémie de coronavirus . Si elle s’est un peu atténuée depuis le début du mois de mai (lorsqu’elle atteignait 60 %), la défiance est repartie à la hausse, faisant un bond de 3 points en une semaine. Elle reste de 8 points supérieure à ce qu’elle était lors du lancement de ce baromètre, fin mars. « Les Français sont passés du sentiment que le gouvernement a trouvé le bon rythme sur le déconfinement à des interrogations sur une trop grande prudence », analyse Bruno Jeanbart.

Le procès de l’hydroxychloroquine et autres : une affaire de gros sous

Le procès de l’hydroxychloroquine et autres : une affaire de gros sous

 

La question de l’efficacité des traitements du Coronavirus par différentes molécules connues depuis longtemps dont  l’ hydroxychloroquine occupe à nouveau là une des médias. Il y a de toute évidence derrière les exercices d’évaluation des différents traitements des questions scientifiques dont les résultats ne s’apprécieront  qu’avec le temps. Il y a aussi une redoutable bataille entre institutions de recherche dont beaucoup sont d’ailleurs financées par des laboratoires pharmaceutiques, aussi par des contributions publiques. Tout cela sur fond d’une redoutable guerre de l’industrie pharmaceutique qui passe parfois davantage de temps à démolir d’éventuels traitements ( voire de vaccins ), trop peu retables,  qu’à investir dans la recherche pour trouver le remède miracle.

Une nouvelle fois, les pouvoirs publics ont tiré le parapluie en s’abritant derrière l’avis du Haut conseil de santé publique consultée à la va-vite en 48 heures , une procédure d’ailleurs assez rare dans le milieu scientifique. Mais les comités scientifiques ont déjà avalé d’autres couleuvres. En fait, on se fonde surtout sur un article publié dans la revue médicale britannique  the Lancet. “Le groupe de travail a conclu de manière collégiale à l’absence d’étude clinique suffisamment robuste démontrant l’efficacité de l’hydroxychloroquine dans le COVID-19 quelle que soit la gravité de l’infection”, est-il souligné dans cet avis.

Le ministre de la Santé, Olivier Véran, avait annoncé samedi sur Twitter avoir chargé ce groupe indépendant d’experts d’analyser “une étude alertant sur l’inefficacité et les risques de certains traitements du COVID-19 dont l’hydroxychloroquine” publiée dans la revue médicale britannique à comité de lecture The Lancet.

Pour faire face à la flambée épidémique, les médecins français était autorisés depuis la fin mars et à titre dérogatoire à utiliser l’hydroxychloroquine pour traiter les patients contaminés par le coronavirus et ayant développé la maladie COVID-19, alors que cet antipaludéen de synthèse est normalement utilisé dans le traitement de maladies inflammatoires comme la polyarthrite rhumatoïde et le lupus.

Mais au vu des conclusions de la vaste étude internationale publiée vendredi dernier dans le Lancet, qui a évalué le rapport bénéfices-risques de l’hydroxychloroquine dans la prise en charge du COVID-19, ainsi que “des effets secondaires potentiellement graves, en particulier cardiovasculaires” signalés par le réseau français de pharmacovigilance, le HCSP estime désormais que cette molécule “n’apporte pas de bénéfice et peut être dangereuse”. Une étude très complexe que sans doute peu de journalistes voire de scientifiques ont lu car cet article n’apporte pas d’éléments vraiment nouveaux. La preuve que la guerre des égos des mandarins, des instituts de recherche et des industries pharmaceutiques est loin d’être terminée tant en ce qui concerne la recherche de traitement que d’un éventuel vaccin.

Notons que la vaste enquête internationale qui devait évaluer l’efficacité de différents traitements appelé Discovery a fini en eau de boudin.

Le professeur Raoult de Marseille n’a peut-être pas totalement raison à propos de son traitement ( il faudra accepter le temps de faire cette évaluation et non de l’effectuer sous la pression de journalistes consciemment ou inconsciemment manipulés ) en tout cas il n’a pas tort  de souligner les enjeux économiques, institutionnels voire politiques qui alimentent certaines évaluations plus ou moins bidon.

Le procès de l’hydroxychloroquine et autres : une affaire de gros sous

Le procès de l’hydroxychloroquine et autres : une affaire de gros sous

 

La question de l’efficacité des traitements du Coronavirus par différentes molécules connues depuis longtemps dont   hydroxychloroquine occupe à nouveau là une des médias. Il y a de toute évidence derrière les exercices d’évaluation des différents traitements des questions scientifiques dont les résultats ne s’apprécieront  qu’avec le temps. Il y a aussi une redoutable bataille entre institutions de recherche dont beaucoup sont d’ailleurs financées par des laboratoires pharmaceutiques, aussi par des contributions publiques. Tout cela sur fond d’une redoutable guerre de l’industrie pharmaceutique qui passe parfois davantage de temps à démolir d’éventuels traitements ( voire de vaccins ), trop peu retables,  qu’à investir dans la recherche pour trouver le remède miracle.

Une nouvelle fois, les pouvoirs publics ont tiré le parapluie en s’abritant derrière l’avis du Haut conseil de santé publique consultée à la va-vite en 48 heures , une procédure d’ailleurs assez rare dans le milieu scientifique. Mais les comités scientifiques ont déjà avalé d’autres couleuvres. En fait, on se fonde surtout sur un article publié dans la revue médicale britannique  the Lancet. “Le groupe de travail a conclu de manière collégiale à l’absence d’étude clinique suffisamment robuste démontrant l’efficacité de l’hydroxychloroquine dans le COVID-19 quelle que soit la gravité de l’infection”, est-il souligné dans cet avis.

Le ministre de la Santé, Olivier Véran, avait annoncé samedi sur Twitter avoir chargé ce groupe indépendant d’experts d’analyser “une étude alertant sur l’inefficacité et les risques de certains traitements du COVID-19 dont l’hydroxychloroquine” publiée dans la revue médicale britannique à comité de lecture The Lancet.

Pour faire face à la flambée épidémique, les médecins français était autorisés depuis la fin mars et à titre dérogatoire à utiliser l’hydroxychloroquine pour traiter les patients contaminés par le coronavirus et ayant développé la maladie COVID-19, alors que cet antipaludéen de synthèse est normalement utilisé dans le traitement de maladies inflammatoires comme la polyarthrite rhumatoïde et le lupus.

Mais au vu des conclusions de la vaste étude internationale publiée vendredi dernier dans le Lancet, qui a évalué le rapport bénéfices-risques de l’hydroxychloroquine dans la prise en charge du COVID-19, ainsi que “des effets secondaires potentiellement graves, en particulier cardiovasculaires” signalés par le réseau français de pharmacovigilance, le HCSP estime désormais que cette molécule “n’apporte pas de bénéfice et peut être dangereuse”. Une étude très complexe que sans doute peu de journalistes voire de scientifiques ont lu car cet article n’apporte pas d’éléments vraiment nouveaux. La preuve que la guerre des égos des mandarins, des instituts de recherche et des industries pharmaceutiques est loin d’être terminée tant en ce qui concerne la recherche de traitement que d’un éventuel vaccin.

Notons que la vaste enquête internationale qui devait évaluer l’efficacité de différents traitements appelé Discovery a fini en eau de boudin.

Le professeur Raoult de Marseille n’a peut-être pas totalement raison à propos de son traitement ( il faudra accepter le temps de faire cette évaluation et non de l’effectuer sous la pression de journalistes consciemment ou inconsciemment manipulés ) en tout cas il n’a pas tort  de souligner les enjeux économiques, institutionnels voire politiques qui alimentent certaines évaluations plus ou moins bidon.

Des sous pour acheter des voitures

Des sous pour acheter des voitures

 

Finalement, on  va se rabattre sur le plan quelque classique qui consiste à octroyer des bonus pour encourager le renouvellement du parc. Certes des aides un peu plus importante seront accordés aux véhicules électriques mais les chiffres encore très modestes de ce secteur seront bien insuffisants pour sauver   de manière significative les emplois de l’industrie automobile. On va donc encourager l’achat de véhicules classiques quitte à privilégier un peu ceux qui sont moins gourmands en carburant. Justement ce sur ce créneau que la France est bien placée même si nombre de véhicules montés en France sont en fait fabriqués ( voir même totalement monter) à l’extérieur notamment dans les pays de l’Est et en Asie.

 

Le gouvernement va tenter de rendre cette incitation à vendre davantage de voitures avec aussi de mieux prendre en compte l’environnement et la relocalisation. Une compatibilité bien à respecter car ce sont les voitures classiques vont le plus profité de ces aides. Pour l’environnement il faudra attendre, d’abord l’application des mesures plus restrictives décidées par l’union européenne, ensuite la montée en gamme de l’électrique dans les chiffres sont encore accessoires.

Pour ne pas déshabiller Pierre au profit de Paul, on  va sans doute réduire un peu partout les effectifs afin d’amortir le choc et politique. De toute manière on s’attend  un plan de réduction des effectifs globales dans le monde autour de 15 %.

“Ce que je porte pour ce plan de relance, c’est que ce soit l’occasion de faciliter l’achat de véhicules électriques par tous les Français et (…) l’occasion d’aider encore davantage les Français, y compris les plus modestes, à changer de voiture pour passer à un véhicule plus propre”, a dit la ministre de l’écologie sur France Inter.

Pour tenter d’accélérer le renouvellement du parc, un dispositif d’aides publiques est déjà en vigueur aujourd’hui.

En échange de la mise au rebut d’un véhicule vieux de plus de 14 ans, un automobiliste peut bénéficier de 1.500 à 3.000 euros s’il achète un véhicule thermique neuf ou d’occasion, et jusqu’à 5.000 euros pour l’achat d’un véhicule électrique ou hybride rechargeable neuf ou d’occasion.

Cette prime à la conversion est doublée pour les 20% de ménages les plus modestes et les actifs qui ne paient pas d’impôts et parcourent de nombreux kilomètres chaque jour pour se rendre sur leur lieu de travail.

Elle peut être cumulée avec le bonus de 6.000 euros dont bénéficie aussi les voitures électriques neuves.

Selon le Parisien et BFM TV, la fourchette de la prime pourrait être portée à 2.000-4.000 euros, le critère retenu pour la voiture mise à la casse assoupli pour inclure des modèles plus récents, et le bonus électrique augmenté à 8.000 euros.

Selon une source proche des constructeurs, ceux-ci pourraient également avoir gain de cause sur le retour d’un bonus pour les voitures hybrides rechargeables, qu’ils réclament depuis plusieurs années, avec un montant de 2.000 euros.

Ce plan devrait concerner prioritairement les 200 000 travailleurs de l’industrie automobile qui opère en France. Il aura forcément des conséquences sur la sous-traitance emploie 400 000 à 500 000  travailleurs mais dont les structures sont en général beaucoup plus fragiles car elles comptent nombre de PME qui constituent le centre économique névralgique de nombre de localités moyennes. De ce point de vue un plan spécifique pour les PME de ce type mériterait d’être développé pour ne pas réserver le plan aux seules grandes marques ont surtout des assembleurs voir simplement des distributeurs.

Revoir les règles du commerce international sous l’angle environnemental et social (France et Pays Bas)

Revoir les règles du commerce international sou l’angle environnemental et social (France et Pays Bas)

 

Ce pourrait être un tournant en matière de commerce international où jusque-là l’ultralibéralisme a dominé. À la demande de la France et des Pays-Bas, l’union européenne est invitée à revoir les conditions des échanges en intégrant les dimensions environnementales et sociales. La Chine notamment est visée bien évidemment mais pas seulement. D’une manière plus générale il s’agit d’élaborer des conditions de concurrence qui ne se limitent  pas à l’atout central de la compétitivité en ignorant les conditions de production.  Cette initiative commune intervient au moment où l’UE s’efforce de conclure un nouveau traité commercial avec la Grande-Bretagne, qui a formellement quitté l’UE le 31 janvier. mais ce pourrait être l’occasion de revisiter tous les traités.

L’implication des Pays-Bas, traditionnellement des champions du libre-échange, aux côtés de la France souligne une évolution de la réflexion européenne – surtout provoquée par l’épidémie du nouveau coronavirus – avec un plus grand accent mis sur la protection de l’industrie de la région et les emplois, a dit un diplomate français.

L’attitude protectionniste des Etats-Unis sous l’administration Trump et la volonté de plus en plus marquée de la Chine de s’affirmer sur la scène mondiale ont également contribué à infléchir les positions européennes en matière de libre-échange.

L’UE devrait, quand c’est “pertinent”, conditionner la baisse des tarifs douaniers à la mise en vigueur de mesures en faveur d’un développement durable et prévoir des sanctions si ces mesures ne sont pas respectées, lit-on dans le document franco-néerlandais envoyé aux 25 autres membres de l’UE.

Sondage note communication de Macron: sous la moyenne, 9 sur 20 !

Sondage note communication de Macron: sous la moyenne,  9 sur 20 !

Les Français ne lui attribuent, en moyenne, qu’un 9 sur 20, selon le sondage Odoxa-Comfluence pour « Les Echos » et Radio Classique .

Presque une personne interrogée sur deux lui donne une appréciation sous la moyenne et 23 % le créditent de moins de 5, contre 9 % seulement plus de 16. « Une mauvaise note – éliminatoire au Bac – dans un contexte de crise », observe Gaël Sliman, le président d’Odoxa. « Habituellement, face à un péril extérieur, il y a un réflexe d’union nationale. Mais en se prenant les pieds dans les masques, Emmanuel Macron a cassé sa communication et sa crédibilité », explique-t-il.

 

Les jugements varient selon les catégories sociales. Le chef de l’Etat obtient une note moyenne de 10 chez les cadres, mais seulement 7 chez les ouvriers, le tiers d’entre eux lui attribuant moins de 5 sur 20. Les écarts sont encore plus marqués selon la proximité politique. Le locataire de l’Elysée satisfait au moins son camp. Les deux-tiers de ceux qui se disent aujourd’hui sympathisants de La République En marche lui accordent une mention bien (plus de 14) ou très bien (plus de 16), quand à peine 7 % lui donnent moins de 10. Soit une moyenne de 14 sur 20, qui tranche avec celles des sympathisants de droite (10), de gauche (9) et du Rassemblement national (5).

Les Français ne sont pas seulement critiques sur la communication d’Emmanuel Macron. Leur confiance envers l’exécutif « pour limiter les effets de l’épidémie » de Covid-19 n’en finit pas non plus de baisser dans le baromètre quotidien OpinionWay-Square - « Les Echos ». Elle est tombée à 42 %, son point le plus bas depuis le début de la pandémie. Une chute de 11 points en moins de trois semaines. A l’inverse, pas moins de 57 % des personnes interrogées ne lui font pas confiance et, pour la moitié d’en eux, « pas du tout ».

Pierre

Marchés : réouverture sous condition

Marchés : réouverture sous condition

 

Le gouvernement est revenu sur la décision prise mardi de fermer les marchés alimentaires ouverts.

Les organisations agro-alimentaires ont présenté un protocole sanitaire « pour sortie de l’impasse » aux ministères de l’Economie, de l’Agriculture et de la Santé, qui, estiment-elles, garantit la sécurité des consommateurs. Ce protocole sanitaire vient d’être validé par le gouvernement.

« Il doit permettre aux préfets et aux maires d’accorder les autorisations d’ouverture des marchés alimentaires qui répondent à un besoin d’approvisionnement de la population, en leur donnant la capacité de vérifier si les conditions de leur organisation sont propres à garantir la santé des personnes », souligne la FNSEA.

« Nous nous en réjouissons vivement. Cela montre la solidarité et la détermination des acteurs à poursuivre leurs activités dans le plein respect de la sécurité des personnes », dit encore le syndicat.

« Grâce à ce protocole, il est possible de concilier les deux priorités, d’une part garantir la sécurité sanitaire pour la population, y compris les professionnels et leurs salariés, et d’autre part assurer la mission d’approvisionnement de la population en produits frais », dit encore la FNSEA.

Les maires et les préfets doivent maintenant utiliser ce guide pour rouvrir les marchés locaux qu’ils soient ouverts ou fermés quand les conditions sont réunies.

Les conditions posées sont très strictes et multiples. Ainsi les maires devront notamment veiller à l’extension de l’implantation du marché afin de mieux séparer les étals. Les horaires devront être organisés pour éviter les pics de fréquentation. Le marché n’acceptera qu’un seul membre d’une même famille à la fois. Seuls les étals alimentaires sont autorisés. Les entrées seront filtrées et contrôlées par du personnel qui est à prévoir par les commerçants. L’arrivée des personnes dans le marché sera régulée afin de pouvoir respecter les consignes d’espacement au minimum d’un mètre entre les clients. Les clients devront réaliser une friction hydroalcoolique des mains à l’entrée et à la sortie du marché. Un sens de circulation unique obligatoire sera à l’intérieur du marché. Seul le commerçant doit servir les clients à l’aide d’ustensiles et pinces à usage multiple dédiées. Il est interdit aux clients de toucher les produits etc….

Mort d’une adolescente du coronavirus : « Le test n’est pas fiable

Coronavirus: on ne sait rien mais tout est sous contrôle !

Coronavirus: on ne sait rien mais tout est sous contrôle !

 

Évidemment, la plupart des médias sont pleins d’interventions et de déclarations à la fois d’autorités publiques et de responsables sanitaires. Le problème, c’est que le diagnostic est particulièrement confus et même contradictoire. En réalité, on ne sait pas grand-chose de ce virus.

 Première inconnue l’origine même de cette épidémie qu’on peut attribuer à des chauves souris et transmise à l’homme. La seule certitude, c’est l’identification de la zone géographique de départ du virus.

Les tout premiers cas de Covid-19 – nom attribué à la maladie provoquée par ce nouveau coronavirus – concernent majoritairement des personnes qui se sont rendues ou qui travaillaient sur un marché de Wuhan, où étaient vendus des fruits de mer et des animaux vivants. Concernant les symptômes il y a encore de nombreuses divergences. Les symptômes seraient proches de celui d’une grippe classique avec de la fièvre des maux de gorge, de la fatigue de la fièvre et des formes de rhume. Mais d’autres considèrent justement qu’il n’y a aucune forme de rhume dans ce virus.

Les deux autres divergences importantes concernent surtout la période d’incubation où la c’est le grand brouillard. En effet certains affirment que cette période se situe entre cinq et six jours

et dans des cas plus rares, elle serait comprise entre 1 et 14 jours. Mais on vient de découvrir en Chine un délai de 27 jours pour une personne infectée. C’est l’inconnue la plus dangereuse car pendant la période d’incubation des patients considérés comme non infectées peuvent contaminer d’autres personnes.

En outre les personnes avec des formes très légères voire asymptomatiques pourraient aussi transmettre le virus, sans que l’on ne connaisse leur niveau de contagiosité. Il conviendrait aussi d’évaluer le taux de dangerosité c’est-à-dire notamment de mortalité. Par ailleurs  ce chiffre est impossible à établir compte tenu des incertitudes totales concernant les statistiques chinoises;  le nombre d’infectées et de personnes décédées pourrait être 10 fois supérieur à celui officiellement déclaré.

On sait seulement  que la Chine voit le virus s’étendre puisque  700 millions de Chinois serait désormais confinés dans leurs lieux de résidence. Il n’y a pas de traitement spécifique pour  les symptômes par exemple les infections pulmonaires. Quant aux perspectives de vaccin pour prévenir la maladie on ne peut les envisager avant au moins. Bref ou presque ce qu’on raconte et surtout caractérisé par des incertitudes voire des contradictions inquiétantes.

 

Compteur Linky: sous surveillance

Compteur Linky: sous surveillance

 

 

Un double surveillance d’abord celle de la CNIL, aussi cette  action collective lancée par deux avocats toulousains pour autoriser le refus de la pose du compteur Linky réalisée par Enedis.  D’une certaine manière, la commission nationale de l’informatique et des libertés a déjà mis sous surveillance le compteur Linky qui se substitue aux anciens compteurs EDF. En même temps , la commission en supprime grandement l’intérêt pour les distributeurs d’électricité. En effet, l’objectif était surtout à partir des conditions d’utilisation réelle de chaque foyer de mettre en place une tarification très fine qui permette d’augmenter les prix de l’électricité en douceur.

 

En  effet , la situation financière d’EDF est particulièrement catastrophique non seulement en raison de son endettement mais aussi des énormes investissements à réaliser pour le grand carénage notamment, aussi pour le traitement des déchets ou encore le développement des EPR. Les besoins de financement sont tels qu’ EDF que les prix devraient doubler en disant. Soit une  ans augmentation en moyenne de 6 % politiquement difficile à faire passer. Donc comme pour cette année, l’objectif serait de limiter officiellement l’augmentation d’électricité à 3 % en général mais de la compléter par une augmentation des prix individuels justement par la tarification très diversifiée permise par le compteur Linky.

La commission a exigé que les abonnés donnent leur accord analyser les données fines d’utilisation de l’électricité de chaque abonné. Le problème cependant, c’est que la commission n’a guère de moyens pour vérifier dans quelle mesure les abonnés  donneront ou non un accord.  La recommandation pourrait donc se révéler assez formelle.

“EDF et Engie recueillent effectivement un consentement auprès de leurs utilisateurs, ce consentement n’est ni spécifique ni suffisamment éclairé s’agissant des données de consommation à l’heure ou à la demi-heure”, écrit la Cnil dans un communiqué. S’agissant d’EDF, “la rédaction de la mention accompagnant la case à cocher ‘j’accepte’ est particulièrement susceptible d’induire l’abonné en erreur sur la portée de son engagement”, estime-t-elle. Concernant Engie, “aucune information suffisamment précise” n’est donnée avant de recueillir le consentement pour “permettre à l’utilisateur de comprendre la différence de portée” entre la collecte des données de consommation journalière et des données de consommation fines à l’heure ou la demi-heure.

L’autre “manquement” relevé par la commission concerne les durées de conservation “parfois trop longues au regard des finalités pour lesquelles les données sont traitées”, conservation “excessive” “en violation” selon la Cnil du règlement général sur la protection des données (RGPD).

Chine: de plus en plus sous la dictature communiste

Chine: de plus en plus sous la dictature communiste

La Chine est de plus en plus sous la dictature communiste considère Alice Ekman, analyste responsable de la Chine et de l’Asie au European Union Institute for Security Studies (EUISS),qui explore dans son livre « Rouge vif, l’idéal communiste chinois » le formidable renouveau communiste à l’œuvre sous Xi Jinping.(Papier du M onde)

Livre

 

 L’hypothèse que la Chine ne serait plus communiste « est tellement répandue qu’elle n’est plus questionnée. L’hypothèse inverse, qui considérerait que la Chine pourrait être, ne serait-ce qu’encore un peu, communiste, est souvent balayée d’un revers de main », écrit Alice Ekman dans Rouge vif, l’idéal communiste chinois. Or c’est tout le contraire. La chercheuse, qui est responsable de la Chine au European Union Institute for Security Studies (EUISS), s’est donné pour mission d’explorer le formidable renouveau communiste à l’œuvre sous Xi Jinping, le numéro un chinois : le parti est omniprésent dans les institutions du pays, mais aussi dans toute entreprise publique et un nombre croissant d’entreprises privées. Les artistes doivent promouvoir le « rêve chinois », tandis que les écoles et les universités sont sous contrôle idéologique étroit. De grands-messes, comme les 70 ans de la Répulique populaire de Chine en 2019, mettent en scène une geste nationale grandiose centrée sur le parti.

Alice Ekman, qui a fait sa thèse sur la professionnalisation de la diplomatie chinoise de Deng Xiaoping à Hu Jintao, en sait quelque chose : sous Xi Jinping, arrivé à la tête du parti en 2012, c’est un mouvement inverse qui s’est enclenché. L’idéologie est revenue au pas de charge, et l’heure est au recadrage politique, par le biais de campagnes de discipline qui puisent dans la boîte à outils du maoïsme – en remettant au goût du jour les autocritiques. M. Xi, note-t-elle, s’efforce aussi de « rénover le marxisme, en intégrant pleinement les outils de son époque, et notamment en utilisant les nouvelles technologies dans son application concrète – un “marxisme 2.0” ». On aurait tort, poursuit-elle, de voir dans le jargon « rouge » que M. Xi déploie à l’envi dans ses discours et ses écrits une gesticulation à des fins strictement politiques : le dirigeant chinois, qui est fils d’un révolutionnaire, est animé d’une « ferveur quasi religieuse », et « ne cesse d’utiliser des mots à consonance spirituelle face aux cadres du parti », pour les motiver dans leur « mission sacrée ».

A l’heure où la gouvernance chinoise semble être mise à l’épreuve par l’épidémie du coronavirus, la lecture de Rouge vif est riche d’enseignements sur les ressorts d’un régime qui, loin de se remettre en cause, glorifie ses sacrifices au nom de la sauvegarde de la santé mondiale et attaque tous ses détracteurs, à l’intérieur comme à l’extérieur.

 

Linky: le compteur mis sous surveillance

Linky: le compteur mis sous surveillance

 

 

D’une certaine manière la commission nationale de l’informatique et des libertés a mis sous surveillance le compteur Linky qui se substitue aux anciens compteurs EDF. En même temps , la commission en supprime grandement l’intérêt pour les distributeurs d’électricité. En effet, l’objectif était surtout à partir des conditions d’utilisation réelle de chaque foyer de mettre en place une tarification très fine qui permette d’augmenter les prix de l’électricité en douceur.

 

En  effet , la situation financière d’EDF est particulièrement catastrophique non seulement en raison de son endettement mais aussi des énormes investissements à réaliser pour le grand carénage notamment, aussi pour le traitement des déchets ou encore le développement des EPR. Les besoins de financement sont tels qu’ EDF que les prix devraient doubler en disant. Soit une  ans augmentation en moyenne de 6 % politiquement difficile à faire passer. Donc comme pour cette année, l’objectif serait de limiter officiellement l’augmentation d’électricité à 3 % en général mais de la compléter par une augmentation des prix individuels justement par la tarification très diversifiée permise par le compteur Linky.

La commission a exigé que les abonnés donnent leur accord analyser les données fines d’utilisation de l’électricité de chaque abonné. Le problème cependant, c’est que la commission n’a guère de moyens pour vérifier dans quelle mesure les abonnés  donneront ou non un accord.  La recommandation pourrait donc se révéler assez formelle.

“EDF et Engie recueillent effectivement un consentement auprès de leurs utilisateurs, ce consentement n’est ni spécifique ni suffisamment éclairé s’agissant des données de consommation à l’heure ou à la demi-heure”, écrit la Cnil dans un communiqué. S’agissant d’EDF, “la rédaction de la mention accompagnant la case à cocher ‘j’accepte’ est particulièrement susceptible d’induire l’abonné en erreur sur la portée de son engagement”, estime-t-elle. Concernant Engie, “aucune information suffisamment précise” n’est donnée avant de recueillir le consentement pour “permettre à l’utilisateur de comprendre la différence de portée” entre la collecte des données de consommation journalière et des données de consommation fines à l’heure ou la demi-heure.

L’autre “manquement” relevé par la commission concerne les durées de conservation “parfois trop longues au regard des finalités pour lesquelles les données sont traitées”, conservation “excessive” “en violation” selon la Cnil du règlement général sur la protection des données (RGPD).

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