Archive pour le Tag 'en'

Salaire moyen net en France : 1722, 1740, 1800 ou 2125 euros ?

 

À l’occasion de l’augmentation du SMIC on a vu ressurgir ici ou là des informations sur le salaire des Français avec des éléments très contradictoires. Le plus souvent on parle d’abord de salaire brut, ce  qui n’a pas beaucoup de sens concret pour un salarié qui en général compte en net. Ainsi on a fait apparaître pour le SMIC un montant de 1480 € qui correspond en net à 1140 € on parle aussi de salaire médian à environ 1740 euros, ce n’est pas un salaire moyen (totalité des salaires divisés par le nombre de salariés mais un salaire milieu)  c’est-à-dire au milieu de 50 % des salaires situés au-dessus et 50 % des salaires tués en dessous).  L’INSEE a sorti  une étude qui fait apparaître un salaire net moyen de 1722 €. Une autre étude du même organisme indiqué 2125 € comme salaire net moyen mensuel. La différence tient au fait  que le salaire net moyen de 1722 € concerne les vrais salaires et que le chiffre de 2125 les salaires équivalents à plein temps. Or  on sait que les emplois à temps partiel ne cessent de se développer. En France pour un temps plein ;  un salaire qui a augmenté de 42 % de 2009 à 2013. En francs constants il y a donc eu progression. L’augmentation est de   42 %) et  l’inflation a atteint, elle, 34,5 %. En 2013, le revenu perçu par un salarié était de 20.350 euros. On peut évidemment mettre en cause l’évolution réelle de l’inflation car l’inflation ne tient pas compte suffisamment de l’évolution structurelle de la consommation, structure de la consommation qui en outre varie nettement en fonction  des revenus. Il s’agit d’un revenu salarial, tous types de contrats confondus : plein temps, temps partiel ou mi-temps. Si l’on veut des comparaisons plus parlantes, il faut se concentrer sur le salaire net annuel moyen pour un temps plein. Il était en 2013 de 25.500 euros soit 2125 € par mois. En moyenne on note donc une augmentation faible mais réelle du salaire moyen. Salaire moyen à distinguer du salaire médian lequel divise la population en deux et qui au contraire fait apparaître une légère diminution. En cause un accroissement des inégalités, ce qui gagnent plus ont encore gagné davantage, ce qui gagnent moins perdu davantage. Premier point à noter : ce montant montre une augmentation régulière des salaires nets entre 1995 et 2009. Les cadres gagnent en moyenne trois fois plus que les ouvriers : 41.200 euros pour les premiers contre 13.800 euros pour les ouvriers et employés. Si ce montant annuel est inférieur au Smic sur un an, c’est que le poids des CDD est très sensible dans cette catégorie de salariés. Il s’agit comme toujours dans ces comparaisons de moyennes. Elles masquent des disparités parfois importantes entre les activités, les statuts professionnels, les âges et les sexes. L’écart de salaire en être les hommes et les femmes restent toujours aussi fort. On en parle beaucoup. Mais sur le terrain, les choses bougent moins vite que la fermeté des déclarations de nos patrons et de nos responsables le laissent penser. Tous statuts confondus, les femmes gagnent de 19 à 22% de moins que leurs homologues. Ce sont dans les fonctions de cadres que les écarts sont les plus significatifs et dans ceux des employés où les différences de rémunérations moyennes nettes sont les plus faibles (autour de 8%). Sur un indice INSEE toujours discutable, le pouvoir d’achat a augmenté tous les ans de 0,3% entre 2007 et 2014. C’est moins qu’en Allemagne, mais bien mieux qu’en Italie, en Grande-Bretagne ou en Espagne. Chez nous, les salaires n’ont pas chuté et les prestations sociales ont joué un grand rôle d’amortisseurs. En se fondant sur les salaires réels, le revenu salarial augmente avec l’âge des salariés jusqu’à 54 ans : il atteint pour les 50-54 ans un montant 3,4 fois plus élevé que celui des moins de 25 ans. Les femmes perçoivent un revenu salarial inférieur en moyenne de 24 % à celui des hommes (23.398 euros). Les cadres perçoivent, eux, un revenu salarial 2,6 fois supérieur à celui des ouvriers et 2,9 fois supérieur à celui des employés (13.988 euros). Le revenu salarial des diplômés de niveau Bac+3 ou plus est le double de celui des salariés de niveau inférieur au Bac.  Le revenu salarial varie davantage parmi les salariés les moins diplômés que parmi les plus diplômés, en particulier dans la moitié basse de l’échelle salariale. En revanche, comme pour les cadres, la dispersion dans la moitié haute de l’échelle est plus élevée chez les salariés les plus diplômés.

La baisse des APL en HLM : anticonstitutionnelle ?

La baisse des APL en HLM : anticonstitutionnelle ?

 

Il se pourrait bien que la baisse des aides personnalisées au logement (APL) des locataires du parc social se révèle être anti constitutionnelle. En effet, certain expert s’interroge sur la légalité du dispositif qui met en cause l’égalité de traitement ; en outre ; le dispositif très compliqué mis en œuvre par le gouvernement repose sur le principe d’une baisse conjointe de l’APL et des loyers. Or pour les loyers rien n’est certain et tout cela pourrait se traduire par une augmentation pure et simple. Notons d’ailleurs que la principale institution à savoir Fédération des offices publics pour l’habitat (FOPH ) n’a pas signé l’accord avec le gouvernement. La disposition gouvernementale ressemble par ailleurs à une cathédrale administrative avec un système de compensation dans différents domaines particulièrement hypothétiques. Notons par ailleurs qu’il sera toujours possible pour les organismes de logement social de transférer la perte des loyers sur les charges. Le gouvernement a bien entendu une légitimité pour diminuer les aides au logement mais il n’a pas le pouvoir pour réellement peser sur la baisse des loyers. D’un montant de 60 euros par mois en moyenne, cette baisse sera doublée d’une réduction équivalente des loyers. Cette « réduction de loyer solidarité » vise à parvenir d’ici trois ans à une économie de 1,5 milliard d’euros, selon les voeux du gouvernement, qui promet que le pouvoir d’achat des locataires du parc social ne sera en aucun cas entamé. Mercredi, la question a divisé les représentants de l’habitat social lors de l’élaboration d’un protocole d’accord avec le gouvernement. Deux fédérations représentant près de la moitié du secteur, celle des entreprises sociales pour l’habitat (ESH), qui administre 39% du parc social, et celle des sociétés d’accession à la propriété, ont signé ce texte sur une « réforme ambitieuse du secteur ». Détentrice de 41% du parc social, la Fédération des offices publics pour l’habitat (FOPH) a pour sa part refusé de s’associer à l’accord, jugé « inacceptable » et a fixé à 350 millions d’euros la limite acceptable des économies.  »La baisse d’APL via la réduction de quittance prévue par le PLF sera de 800 millions d’euros en 2018, 800 millions d’euros en 2019 et 1,5 milliard en 2020″, précise le protocole d’accord. Le gouvernement tablait précédemment sur une baisse des APL de 1,2 milliard en 2019. En 2018, les 700 millions manquant pour arriver à une économie de 1,5 milliard d’euros ont vocation à être tirés d’un relèvement du taux de TVA appliquée aux opérations passées par les bailleurs sociaux, de 5,5% à 10%.

 

La faillite de la formation professionnelle en France (OCDE)

La faillite de la formation professionnelle en France (OCDE)

Ce n’est pas un scoop, le système éducatif et de formation est inadaptée aux besoins des emplois des entreprises. Schématiquement le niveau de formation de base est médiocre dans les comparaisons internationales et le système de formation professionnelle de coïncide pas avec des profils recherchés dans l’économie réelle. Pour l’organisation internationale, un des principaux problèmes est que si le niveau d’études en France s’approche de la moyenne des pays développés, les tests d’évaluation des compétences signalent que « la part des jeunes adultes ayant un faible niveau de compétences élémentaires y ‘est plus élevée que dans la plupart des autres pays de l’OCDE ». Par ailleurs, les experts soulignent que l’offre de formation proposée aux adultes est « limitée, en particulier pour les personnes ayant de faibles compétences ».  L’OCDE constate une très nette inadaptation du système de formation français adaptée à l’emploi. Ainsi sur la période récente environ seulement 30 % des adultes auraient suivi une formation réellement liée à l’emploi contre plus de 55 % dans certains pays européens comme le Danemark, la Norvège et la Finlande, ainsi qu’en Nouvelle-Zélande. (Crédits : Reuters)Le manque de compétences et l’inadéquation entre l’offre et la demande des travailleurs pénaliseraient fortement le marché du travail selon les experts de l’OCDE. Face à ces problèmes, l’organisation internationale recommande à la France d’améliorer l’égalité d’accès à un enseignement et une formation de qualité. L’inadéquation entre l’offre et la demande est également mise en exergue dans le document. Elle est mesurée en termes de qualifications (le plus haut niveau de scolarité atteint) et en termes de domaines d’études. Les résultats de l’enquête sont particulièrement éloquents à cet égard :

  • 35,1% des salariés français faisaient un métier pour lesquels ils n’avaient pas de qualification adéquate ;
  • 23,4% des salariés exercent un métier pour lequel un niveau de qualification plus élevé est normalement exigé, autrement dit, ils sont sous-qualifiés pour ce métier ;
  • 11,7% exercent un métier qui requiert un niveau de qualification inférieur. En d’autres termes, ils sont surqualifiés.

Le niveau d’inadéquation des qualifications en France est proche de la moyenne de l’UE, mais la France affiche l’un des niveaux de sous-qualification les plus élevés.

Pas d’amélioration de l’emploi en 2018 (Banque de France)

Pas d’amélioration de l’emploi en 2018 (Banque de France)

 

Si effectivement la croissance devrait encore un tout petit peu s’améliorer en 2018 par contre il ne faut guère envisager de progrès pour  le chômage qui selon la Banque de France devrait toujours être proche de 10 % (exactement 9,6 %). La Banque de France reprend les hypothèses économiques qui semblent faire consensus avec une perspective de croissance pour 2018 qui pourraient tutoyer les 2 % (1,8 %). Ceci étant,  cette croissance ne sera pas suffisante pour absorber un nombre significatif de chômeurs et réduire le taux d’inactivité. Certes le petit regain de croissance permettra sans doute de créer encore de l’ordre de 150 à 200 000 emplois nets par an mais parallèlement il y aura une nette diminution des emplois aidés et la démographie fera gonfler le nombre de demandeurs d’emploi. Sans parler des dispositions de la loi travail qui dans un premier temps vont favoriser la  suppression d’emploi. Ce n’est sans doute qu’à partir de 2019 et 2020 que la loi pourra générer des effets bénéfiques. Dans un premier temps, on  va adapter un peu mieux les effectifs ce qui permettra d’obtenir une meilleure compétitivité et d’augmenter chiffre d’affaires et profits. Ensuite seulement les capacités de production et l’emploi suivront. Pour la banque de France « Après trois années de croissance modérée », l’activité devrait « accélérer » fortement cette année pour atteindre 1,8%, soit son plus haut niveau depuis 2011 (La Banque de France tablait jusqu’à présent sur une hausse du produit intérieur brut de 1,6% pour 2017, 2018 et 2019), s les bons résultats en matière d’investissement des entreprises, ajoutés au « dynamisme de la demande mondiale et à la baisse des taux d’intérêts justifient faire preuve d’un peu  plus d’optimisme tant pour les entreprises que pour l’emploi. « Après plusieurs années exceptionnellement négatives », l’activité ne devrait plus être « freinée par le commerce extérieur », estime ainsi l’institution monétaire, qui anticipe un « rattrapage des performances décevantes observées jusqu’au début 2017 ». Selon ce scénario, les exportations devraient repartir de l’avant, en particulier en 2018 (+5,9%). Les parts de marchés de la France devraient ainsi se redresser, et le commerce extérieur cesser de pénaliser l’économie tricolore. Les mesures fiscales annoncées par le gouvernement, comme la baisse de la taxe d’habitation, et surtout les perspectives plus favorables sur le front de l’emploi privé, devraient par ailleurs soutenir le revenu des ménages, permettant à la consommation de rester « robuste ». Selon la Banque de France, le taux de chômage ne devrait pas diminuer en 2018 (9,6% de la population active), en raison de la baisse des emplois aidés. Mais il devrait bel et bien reculer en 2019 et 2020, de l’ordre de 0,4 point par an.

Société inégalitaire en France : Pour 76% des Français

Société inégalitaire en France : Pour 76% des Français

C’est le résultat d’un sondage«  de Kantar Public.  Seulement 20% des personnes interrogées estiment la société égalitaire, et 4% ne se prononcent pas, L’accès aux soins, l’emploi et le logement sont les domaines dans lesquels les inégalités sont jugées les plus graves: ils sont cités par respectivement 57%, 53% et 46% des personnes interrogées. Parmi les inégalités,  il y a celles par exemple des salaires (mais moins importantes en France  que la moyenne mondiale).  Les 10 % des salariés les moins bien rémunérés touchent moins de 1 200 euros par mois, les 10 % aux salaires les plus élevés au minimum 3 544 euros. Ces derniers touchent donc au moins 2 344 euros de plus, soit trois fois plus que les moins bien payés. Tout en haut de l’échelle, les 1 % les mieux rémunérés perçoivent au minimum un salaire mensuel de 8 061 euros, soit six mois et demi de salaires des 10 % les moins bien payés. Les inégalités de salaires sont plus élevées chez les hommes que chez les femmes, ces dernières étant beaucoup moins nombreuses à percevoir de hautes rémunérations. Le salaire minimum des 10 % des femmes les mieux rémunérées est de 3 036 euros, contre 3 892 euros pour les hommes, soit 856 euros de plus. Si l’on prend en compte les 1 % des salariés les mieux rémunérés, l’écart est beaucoup plus important : les femmes gagnent au minimum 6 053 euros et les hommes 9 253 euros, soit 3 200 euros de plus. Au-delà des salaires, il faudrait prendre en compte les revenus. Au-delà des ’inégalités citées, la pire concerne sans doute l’accès à la connaissance. Un aspect que n’aborde pas l’étude. En effet,  la plupart des discriminations concernant l’emploi, le logement ou  la santé découle assez directement du niveau de connaissance générale et de formation. La première inégalité prend sa source dans le milieu familial et à l’école. Un système scolaire malheureusement pleine perdition si l’on en  juge par les évaluations internationales concernant aussi bien l’école primaire, le secondaire ou les universités. Certes les filets de protection sociale sont nécessaires pour  les adultes les moins favorisés mais la vraie stratégie de réduction des inégalités est celle qui consiste à permettre un meilleur accès à la connaissance. Dans l’enquête évoquée, les situations décrites comme devant bénéficier d’efforts particuliers sont les personnes souffrant d’un handicap (citées par 53% des répondants), celles qui ont très peu d’argent (47%) et celles vivant dans des quartiers où l’insécurité est forte (38%).

Enquête réalisée par Internet du 9 au 23 octobre auprès d’un échantillon représentatif de 2.602 personnes (méthode des quotas) en France métropolitaine, 164 personnes en Corse, 525 personnes en Guyane, à Mayotte et à la Réunion.

 

Encore 200 milliards d’emprunts en 2018

Encore 200 milliards d’emprunts en 2018

 

Un nouveau record d’emprunts en 2018 pour boucher les trous des différents déséquilibres des comptes. En gros,  il faut de l’ordre de 100 milliards pour combler du budget 2018 et encore 100 milliards pour rembourser les emprunts passés. D’une certaine façon la France consacre une très grande partie de ses ressources à payer les dérives financières antérieures. Le pire c’est que cela va continuer dans la mesure où on ne constate pas d’évolution structurelle. En effet,  la légère amélioration des équilibres budgétaires de 2017 (comme de 2018)  est  essentiellement liés à une augmentation des ressources fiscales corrélée  au regain de croissance. À noter que dans le même temps que la France accuse régulièrement un déficit de près de 100 milliards, l’Allemagne, elle, dégage environ 20 milliards d’excédents. Par ailleurs on se demande bien comment la France parviendra à financer toutes les annonces faites par Macron concernant par exemple la prolongation du nucléaire, la situation catastrophique de d’EDF, les énergies renouvelables. Sans doute par des emprunts supplémentaires et où des renoncements La France émettra donc  l‘an prochain 195 milliards d‘euros de dette à moyen et long terme nets des rachats pour couvrir les besoins de financement de l‘Etat, a annoncé jeudi l‘Agence France Trésor, confirmant les chiffres publiés à l‘occasion de la présentation du projet de loi de finances fin septembre.  Ce programme, qui sera complété par 7,7 milliards d‘autres ressources, servira à financer un déficit budgétaire prévisionnel de 85,8 milliards d‘euros et à rembourser 116,6 milliards de dette à moyen et long terme arrivant à échéance ainsi que d‘autres besoins de trésorerie pour 0,3 milliard. L‘organisme chargé de la gestion de la dette de l‘Etat français précise qu‘elle a émis pour 213,1 milliards d‘euros brut de dette à moyen et long terme cette année, répartis entre 193,1 milliards d‘euros d’obligations à taux fixe (OAT) et 20,0 milliards d’obligations indexées sur l’inflation (OATi et OAT€i). Elle a procédé parallèlement à 18,2 milliards d‘euros de rachats de titres arrivant à échéance en 2018 et à 9,9 milliards de rachats de titres arrivant à échéance en 2019, soit un total de 28,1 milliards. S‘agissant de la dette à court terme (BTF), l‘AFT indique que son encours devrait rester stable l‘an prochain après une baisse de 1,1 milliard d‘euros attendue cette année. Il s’élevait à 134,8 milliards d‘euros fin novembre. Pour son programme d’émission, l‘AFT prévoit de lancer l‘an prochain une nouvelle souche de référence de maturité février 2021, d‘une nouvelle souche de référence sur la zone 5 ans, d‘une nouvelle souche de référence à 10 ans et d‘une autre à 15 ans, est-il précisé dans un communiqué.

Inégalités : en hausse croissante dans le monde

Inégalités : en hausse croissante dans le monde

Partout les inégalités ne cessent de croître depuis une cinquantaine d’années. Certes le niveau de vie s’élève partout mais la répartition des richesses est de plus en plus inégalitaire. On s’oriente de plus en plus vers un monde constitué de smicards (ou un peu mieux avec par exemple en France un salaire moyen de 1730 euros) d’un côté et de l’autre une caste de milliardaires. Ce que révèle un  rapport collectif, alimenté par les travaux d‘une centaine de chercheurs à travers le monde. Ces inégalités sont encore plus criantes dans les pays en développement où une très petite minorité s’approprie avec la complicité des états la grande partie de la richesse tandis que le salaire moyen des plus pauvres se situe dans des fourchettes de 100 à 300 € par mois. Des inégalités existent aussi en Europe mais dans de moindres proportions compte tenu de la régulation économique et sociale et des plus grandes difficultés à piller les ressources des Etats. Les écarts de revenus sont aussi à corréler aux niveaux démocratiques. De ce point de vue,  dans les Etats de quasi dictature comme en Chine, en Russie ou en Iran le détournement de richesse et d’autant plus facile. Ce qui ne signifie pas pour autant qu’il n’y ait quand même l’émergence d’une classe moyenne. À noter aussi des écarts de revenus de plus en plus important aux  États-Unis en raison en particulier de l’indigence de la régulation économique et sociale (par exemple en matière d’accès à la santé ou de retraite).  Entre 1980 et 2016, à l’échelle mondiale, les 1% les plus riches ont capté 27% de la croissance totale des revenus, alors que les 50% les plus pauvres de la population mondiale n‘ont absorbé que 12% des richesses créées, soit la moitié. “Nos données montrent que la tendance inégalitaire des trente dernières années a pris des proportions excessives et néfastes”, expliquent les deux chercheurs français dans un entretien publié dans Le Monde. Le creusement des inégalités s‘est effectué à des rythmes très différents selon les pays – y compris pour des pays présentant des niveaux de développement comparables – ce qui souligne selon eux l‘importance des politiques nationales dans cette évolution. Cette tendance s‘est manifestée de façon particulièrement marquée aux Etats-Unis, où la part des revenus perçue par les 1% les plus riches est passée de 22% en 1980 à 39% en 2014. La progression des inégalités a également été importante en Russie et en Chine dans le sillage de la transition de leurs économies vers un modèle plus capitaliste, ont constaté les auteurs de cette étude. Entre 1995 et 2015, la part des richesses nationales allant aux 1% les plus aisés a doublé entre dans ces deux pays, passant de 15% à 30% en Chine et de 22% à 43% en Russie. La progression des inégalités s‘est avérée plus modérée en Europe, région la moins inégalitaire, où les 10% les plus aisés concentraient 37% de la richesse nationale en 2016. D’une façon générale ce ne sont pas les plus inégalités qui sont en cause dans leur principe mais leur écart.  Les auteurs se déclarent convaincus que “si l‘aggravation des inégalités n‘est pas correctement suivie et prise en compte, elle pourrait conduire à toutes sortes de catastrophes politiques, économiques et sociales”.

Du bio de plus en plus importé !

Du bio de plus en plus importé !

La demande de produits bios vise  évidemment à obtenir des produits de qualité et à préserver l’environnement. Or de plus en plus de produits bios sont importés. Du coup, l’empreinte carbone de ces produits est évidemment plus importante que celle d’une production locale en raison notamment du transport mais pas seulement. L’autre interrogation concerne le véritable caractère bio de produits vendus comme tels. La consommation de produits bios relève d’une tendance heureusement structurelle mais aussi d’un effet de mode qui autorise certaines contrefaçons compte tenu du déséquilibre offre demande. Coface, le leader tricolore de l’assurance-crédit. «La consommation du bio augmente plus vite que l’offre depuis 2016 et la France a recommencé à importer», soulignent les auteurs de ce travail, Sarah N’Sondé, responsable des analyses sectorielles, et Bruno de Moura Fernandes, économiste. En 2016,  l’Hexagone a importé en effet plus de la moitié des fruits, des boissons et des produits d’épicerie bio qu’il a consommés, plus du quart des légumes et moins de 10 % des produits laitiers. La France est actuellement le troisième marché mondial du bio avec un chiffre d’affaires en croissance de près de 13 %, à 8 milliards d’euros pour l’année en cours. Elle se situe derrière les États-Unis (11 milliards) et l’Allemagne (9 milliards) mais devant la Chine et le Canada. Avec 6,5 % des surfaces agricoles dédiées au bio en France, contre 8 % en moyenne en Europe, la marge de progression est importante. Du coup compte tenu du déséquilibre offre demande, la France importe y compris des produits qui n’ont de bios que le nom. Un exemple celui des carottes qui a fait l’objet d’une enquête de France 3.  Certaines carottes non bios afficheraient des taux de pesticides inférieurs à celles des produits bio. La vérité c’est que le marché en croissance exponentielle constitue une véritable foire à l’esbroufe. Certes certaines productions bios sont assurées dans des conditions qui respectent les critères  de qualité. Mais d’autres un peu moins voire  même pas du tout notamment quand certaines productions ont transité pour partie par certains  pays étrangers. De plus le 100 % bio est à peu près impossible dans le cas de proximité géographique avec des lieux  de production industrielle, sans parler de l’eau souvent contaminée par les pesticides et autres produits chimiques. Tout doit être revu, les conditions de travail du sol, l’origine des graines (ou des animaux), l’origine de l’alimentation, les amendements, les traitements, les circuits de commercialisation, les labels et les contrôles.  Cela ne condamne pas les productions à caractère bio mais il serait temps de faire le ménage dans ce secteur boosté de façon inconsidérée par les médias et les bobos. L’étude menée par France 3 n’est sans doute pas scientifique mais elle révèle cependant les carences voir l’escroquerie de certains produits affichés comme bio.  L’équipe de France trois a fait tester en laboratoire plusieurs marques de carottes. Quatre d’entre elles sont certifiées bio, les quatre autres sont issues de l’agriculture conventionnelle. Les carottes conventionnelles de chez Carrefour et Leader Price ne contiennent aucune trace de pesticide. En revanche, celles de Lidl et du primeur contiennent des traces, toutefois « inférieures aux limites autorisées ». Mais c’est du côté du bio que le bât blesse. Si les carottes vendues par Carrefour, Naturalia et la Vie Claire sont propres, celles vendues par Bio c’Bon présentent « des résidus de trois produits phytosanitaires », qui sont « totalement interdits dans la culture biologique », précise la journaliste de France 3. Les carottes non-bio à 0,89 euros contiennent finalement moins de pesticides que les carottes bio à 2,10 euros. Les mêmes tricheries peuvent être constatées sur d’autres produits.

 

 

Laurent Wauquiez : Sarkozy ….en pire

Laurent Wauquiez : Sarkozy ….en pire

 

Pour s’opposer sans doute à Macron, Wauquiez utilise les recettes éculées de Sarkozy, c’est-à-dire l’outrance, la caricature et le populisme. Sans parler du mensonge quand il essaye de se faire passer pour un élu territorial, un enfant de la province profonde alors qu’il est issu de grande  la bourgeoisie parisienne et qu’il a effectué sa scolarité dans le septième arrondissement. Même thème sociétaux que Sarkozy, mêmes mimiques et mêmes mensonges quand il affirme par exemple qu’il a demandé à Fillon de se retirer alors qu’il a soutenu jusqu’au bout. Même mensonge  sur les « cartes Vitale en surnombre » même mensonge à propos de  sœur Emmanuelle. « Je l’ai rencontré à peu près une dizaine de fois », avait-il dit sur France 2 à l’occasion de la disparition de la religieuse, en 2008. Las, Le Monde — avec d’autres — démontrera qu’il n’en fut rien, même mensonge quand il impute à Angela Merkel des phrases désobligeantes vis-à-vis de Macon. Par deux fois Sarkozy a tué le mouvement républicain d’abord en le faisant dériver de plus en plus à droite ensuite en tuant  la candidature de Juppé pourtant grand favori des élections présidentielles. Du coup, Sarkozy a favorisé l’émergence de Fillon et la catastrophe électorale qui s’en est suivie. Wauquiez finira sans doute le travail avec le même positionnement politique. Devenu antilibéral, anti européen et populiste, Wauquiez achève la rupture avec le gaullisme, l’humanisme et les valeurs qui avaient permis le rassemblement du centre et de la droite. Avec Calmels à ses côtés, c’est le retours des cathos les plus réacs dont les discours constituent un copier coller du Front National. Des discours de division, de haine et de démagogie.

 

Embauches : perspectives en hausse

 

D’après le  baromètre Manpower Group la prévision nette d’emploi serait  en hausse de 2% pour le premier trimestre de cette nouvelle année. Des intentions d’embauches qui sont exactement les mêmes que celles enregistrées l’année passée, à la même période. Seconde leçon de cette étude: plus la structure concernée est grande, plus les prévisions sont optimistes. Ainsi, les petites entreprises – de 10 à 49 salariés – prévoient une hausse du solde net des embauches de 7%. Chez les moyennes entreprises – dont l’effectif est compris entre 50 et 249 employés – Manpower mise sur une augmentation de 11% de ce solde. Et chez les grandes entreprises – qui comptent plus de 250 collaborateurs – le solde net monte à 19%! Pour ces dernières, c’est 8% de plus que l’année passée à la même période. Seules les TPE prévoient un taux d’embauche nul par rapport à l’année dernière. «Cette accélération des embauches dans les grands groupes devrait impacter positivement les entreprises de plus petites tailles dans les moins à venir», analyse Alain Roumilhac, président de Manpower en France. Géographiquement parlant, on note plusieurs disparités à l’échelle régionale. Ainsi, les prévisions d’embauches sont moins florissantes en région parisienne et le Centre-Est. En revanche, le Centre-Ouest est beaucoup plus optimiste avec une hausse de 5% des perspectives d’embauches. Au niveau international, on constate que les employeurs de 41 des 43 pays sondés anticipent un accroissement de leurs effectifs entre janvier et mars 2018. C’est à Taïwan, au Japon, en Inde et au Costa Rica que les prévisions d’embauches sont les plus ambitieuses. Les États-Unis affichent des ambitions très optimistes: +19%. Du jamais vu depuis 2007!

Corruption : la France en 5ème position européenne

Corruption : la France en 5ème position européenne

 

1500 à 2000 milliards de dollars, C’est le coût des pots-de-vin versés chaque année dans le monde selon le FMI. Cela représente près de 2% du PIB mondial. Et il ne s’agit là que de l’un des aspects de la corruption! Les détournements de fonds publics représenteraient quelque 2600 milliards de dollars, soit plus de 5% du PIB mondial. «Nous savons que dans des pays où la corruption est endémique, les détournements de fonds peuvent être un problème très grave. Par exemple, si on se limite aux plus hautes autorités des pays, l’organisation Transparency International estime que l’ancien président Suharto de l’Indonésie a détourné entre 15 et 35 milliards de dollars. Ferdinand Marcos aux Philippines, Mobutu dans l’ex-Zaïre et Abacha au Nigeria ont chacun détourné environ 5 milliards de dollars», expliquait Daniel Kaufmann, ancien directeur du programme gouvernance de la Banque mondiale, dans une note publiée en 2013. Selon l’ONU, la corruption entraîne «moins de prospérité, moins de respect des droits, moins de services et moins, moins d’emplois». Entre 179 et 990 milliards d’euros,  cette large fourchette est celle du coût annuel de la corruption au sein de l’Union européenne. Le scénario le plus optimiste l’évalue entre 179 et 256 milliards, le plus pessimiste le situe à 990 milliards, soit 6,3% du PIB européen. Ces chiffres, publiés en 2016 par le parlement européen, sont dans tous les cas largement supérieurs à ceux diffusés en 2014 et qui évaluaient le coût à 120 milliards. Les pays les plus touchés sont la Croatie, Chypre, la Lituanie, la Roumanie et la Pologne. Le trio de tête se compose du Luxembourg, de la Suède et de la Belgique. La France est cinquième. . Globalement, Transparency fait un constat alarmant: «l’année 2016 a montré que, dans le monde entier, la corruption systémique et l’inégalité sociale se renforcent mutuellement, conduisant à une désillusion populaire vis-à-vis du monde politique et fournissant un terreau fertile à la montée des politiciens populistes».

SONDAGE. Le pessimisme en hausse

SONDAGE. Le pessimisme en hausse

Le  regain d’optimisme observé après l’élection d’Emmanuel Macron retombe.  D’après un sondage du JDD  59% des sondés ont ainsi une vision négative de l’avenir de la France. L’écart entre le pessimisme collectif et l’optimisme individuel n’a jamais été aussi fort : 51% des Français interrogés disent en revanche avoir confiance dans leur avenir personnel ou celui de leurs proches. Parallèlement, la part d’entre eux qui croit possible de transformer le pays régresse à 45%. Une conviction qui se dégrade particulièrement chez les classes moyennes. « La transformation n’est pas contestée dans sa légitimité, résume Pierre Giacometti, coprésident de No Com. C’est son mode opératoire qui semble moins bien compris. Après les premiers mois d’action, on a le sentiment que s’installe une forme d’usure, mêlée d’impatience, à l’égard d’un débat suscitant aujourd’hui plus de réflexes d’inquiétude et d’incompréhension que d’espoir. »

 

* Lancé par le cabinet de conseil en stratégie de communication No Com en partenariat avec le JDD, le tableau de bord de la transformation de la France réalisé par l’Ifop a pour objectif de cerner la perception qu’ont les Français de la transformation de la France. Il est constitué d’une série d’indicateurs abordant quatre thématiques majeures : la confiance dans l’avenir, la dynamique d’adhésion/résistance, les bénéfices attendus et la perception des actions engagées.

 

Le transfert de titres financiers via blockchain autorisé en France

Le transfert de titres financiers via blockchain autorisé en France

 

Au moment où se multiplient les avertissements concernant la spéculation sur le bitcoin (l’une des applications du Blockchain). Le ministre des finances autorise le recours à cette nouvelle technologie de transactions financières. Le paradoxe n’est cependant qu’apparent car ce ne sont pas les nouvelles techniques de transactions financières qui sont en cause mais la valorisation spéculative du bitcoin.  Blockchain est une sorte de registre virtuel géant qui est distribué dans de nombreux ordinateurs interconnectés par internet y compris ceux des utilisateurs.  Toutes les transactions y sont enregistrées de façon indélébile à commencer par les transactions financières qui utiliseraient ce système. Par analogie avec l’email, il faut un logiciel client dans son ordinateur comme on en a pour pouvoir utiliser l’email sans navigateur. Blockchain c’est ni gestionnaire ni contrôle centralisé. De même qu’il n’y pas de président de l’internet, il n’y a pas de président du blockchain. Mais comme pour internet, les règles de  fonctionnement sont régies par des protocoles techniques et non par des êtres humains  ni  par des organisations spécifiques, gouvernementales ou autres.  Le ministre de l’Economie et des Finances, Bruno Le Maire, a présenté vendredi en Conseil des ministres une ordonnance visant à permettre l’usage de la technologie « blockchain » pour simplifier et sécuriser le transfert de la propriété de titres financiers non cotés. L’ordonnance, qui devrait entrer en application au plus tard au mois de juillet, s’appliquera à l’ensemble des titres financiers pour lesquels le droit européen n’impose pas de passer par un organisme tiers et concerne un marché potentiel de plus de 3.000 milliards d’euros. Cela concerne en particulier les parts de fonds, les titres de créances négociables et les actions et obligations non cotées. Pour le gouvernement, il s’agit également d’insister sur « l’innovation dans les services financiers » de la place parisienne, qui serait la première en Europe à autoriser l’usage de la blockchain, afin d’améliorer son « attractivité », selon le ministre. « Après le développement d’un cadre sur le financement participatif puis la finance verte, il s’agit du troisième pilier pour souligner le caractère innovateur de la France en terme de services financiers », a ajouté le ministère.

Mieux structurer la République En Marche, (Macron)….il serait temps !

Mieux structurer la République En Marche, (Macron)….il serait temps !

Macron aurait demandé à mieux structurer la République en marche. Il serait temps. Même pas 25% des adhérents de LREM ont  approuvé les statuts, des adhérents branchés internet à 99% puisque la vie de ce parti se résume à la diffusion par la direction de Mels. Cela traduit à l’évidence un désintérêt et même un échec d’un parti qui n’en est pas un mais qui ressemblent davantage un club de fans ou de supporters.  Le risque pour Emmanuel Macron et son gouvernement c’est de ne disposer d’aucune base en capacité d’expliquer, d’alimenter et de relayer la politique du gouvernement. Pour simplifier la république en marche est une organisation entièrement centralisée autour de responsables nationaux auto proclamés et les structures de base se réduisent à des comités locaux sans aucun pouvoir. Bref, une sorte d’organisation à l’américaine mais particulièrement dangereuse pour l’évolution de la popularité d’Emmanuel Macron comme de celle du gouvernement. Certes nombre d’adhérents de la république en marche ne sont pas forcément en désaccord avec les orientations de l’exécutif mais ils reprochent  surtout de n’être absolument pas impliqués mais seulement destinataires de méls de soutien à Macron. Du coup, le risque est grand que ce parti s’écroule comme un château de sable faute de volonté démocratique. La république en marche pourrait disparaître aussi vite apparue ;  il suffirait pour cela de nouvelles maladresses et d’un écroulement de Macron dans les sondages d’opinion. En l’état actuel des statuts, la république en marche est-elle réellement un parti politique, un club de fans ou de supporters. C’est la question que posent les contestataires du mouvement « la république en marche » à propos des statuts du mouvement. Il reproche notamment que les adhérents (tirés au sort) ne représente que 25 % du principal organisme directeur de l’organisation. Les 75 % restants sont attribués aux grands élus politiques. Le biais c’est que précisément ces 75 % d’élus politiques n’ont pas été désignées par la base mais par le sommet. Par exemple les candidatures à la députation ont toutes été examinées et décidées par un petit comité central. Du coup les contestataires se demandent si le mouvement la république en marche va vraiment se transformer en parti dont les responsables seront élus par les adhérents ou s’il ne restera pas une sorte de club de supporters n’ayant pas voix au chapitre. Notons que les référents départementaux, sorte de secrétaires départementaux sont  aussi désignés par le sommet. Les contestataires considèrent la future organisation comme une sorte de centralisme démocratique dirigé en fait par des élus politiques non choisis par la base.   Du côté des contestataires de LREM  « on se sent oublié », a expliqué Rémi Bouton, animateur d’un comité parisien. « On a la sensation que maintenant que le mouvement est en place, ils voudraient fonctionner comme une entreprise, considérer que les adhérents sont des supporteurs mais ne doivent pas participer aux grandes décisions », a-t-il déploré sur BFMTV. Fort de ses 375.000 adhérents, LREM est appelée à se structurer officiellement à l’automne, notamment grâce aux statuts votés cette semaine selon lesquels, notamment, 25 % des membres du conseil national seraient tirés au sort à intervalles réguliers.pas vraiment le moyen de disposer d’une vraie base militante impliquée et porteuse du projet de Macron qui prend le risque de s’enfermer dans la posture délicate de la grande solitude du pouvoir.

 

 

Salaire moyen net en France ensemble des salariés : 1722 ou 2125 euros ?

Salaire moyen net en France ensemble des salariés : 1722 ou  2125 euros ?

 

L’INSEE a sorti  une étude qui fait apparaître un salaire net moyen de 1722 €. Une autre étude du même organisme indiqué 2125 € comme salaire net moyen mensuel. La différence tient au fait  que le salaire net moyen de 1722 € concerne les vrais salaires et que le chiffre de 2125 les salaires équivalents à plein temps. Or  on sait que les emplois à temps partiel ne cessent de se développer. En France pour un temps plein ;  un salaire qui a augmenté de 42 % de 2009 à 2013. En francs constants il y a donc eu progression. L’augmentation est de   42 %) et  l’inflation a atteint, elle, 34,5 %. En 2013, le revenu perçu par un salarié était de 20.350 euros. On peut évidemment mettre en cause l’évolution réelle de l’inflation car l’inflation ne tient pas compte suffisamment de l’évolution structurelle de la consommation, structure de la consommation qui en outre varie nettement en fonction  des revenus. Il s’agit d’un revenu salarial, tous types de contrats confondus : plein temps, temps partiel ou mi-temps. Si l’on veut des comparaisons plus parlantes, il faut se concentrer sur le salaire net annuel moyen pour un temps plein. Il était en 2013 de 25.500 euros soit 2125 € par mois. En moyenne on note donc une augmentation faible mais réelle du salaire moyen. Salaire moyen à distinguer du salaire médian lequel divise la population en deux et qui au contraire fait apparaître une légère diminution. En cause un accroissement des inégalités, ce qui gagnent plus ont encore gagné davantage, ce qui gagnent moins perdu davantage. Premier point à noter : ce montant montre une augmentation régulière des salaires nets entre 1995 et 2009. Les cadres gagnent en moyenne trois fois plus que les ouvriers : 41.200 euros pour les premiers contre 13.800 euros pour les ouvriers et employés. Si ce montant annuel est inférieur au Smic sur un an, c’est que le poids des CDD est très sensible dans cette catégorie de salariés. Il s’agit comme toujours dans ces comparaisons de moyennes. Elles masquent des disparités parfois importantes entre les activités, les statuts professionnels, les âges et les sexes. L’écart de salaire en être les hommes et les femmes restent toujours aussi fort. On en parle beaucoup. Mais sur le terrain, les choses bougent moins vite que la fermeté des déclarations de nos patrons et de nos responsables le laissent penser. Tous statuts confondus, les femmes gagnent de 19 à 22% de moins que leurs homologues. Ce sont dans les fonctions de cadres que les écarts sont les plus significatifs et dans ceux des employés où les différences de rémunérations moyennes nettes sont les plus faibles (autour de 8%). Sur un indice INSEE toujours discutable, le pouvoir d’achat a augmenté tous les ans de 0,3% entre 2007 et 2014. C’est moins qu’en Allemagne, mais bien mieux qu’en Italie, en Grande-Bretagne ou en Espagne. Chez nous, les salaires n’ont pas chuté et les prestations sociales ont joué un grand rôle d’amortisseurs. En se fondant sur les salaires réels, le revenu salarial augmente avec l’âge des salariés jusqu’à 54 ans : il atteint pour les 50-54 ans un montant 3,4 fois plus élevé que celui des moins de 25 ans. Les femmes perçoivent un revenu salarial inférieur en moyenne de 24 % à celui des hommes (23.398 euros). Les cadres perçoivent, eux, un revenu salarial 2,6 fois supérieur à celui des ouvriers et 2,9 fois supérieur à celui des employés (13.988 euros). Le revenu salarial des diplômés de niveau Bac+3 ou plus est le double de celui des salariés de niveau inférieur au Bac.  Le revenu salarial varie davantage parmi les salariés les moins diplômés que parmi les plus diplômés, en particulier dans la moitié basse de l’échelle salariale. En revanche, comme pour les cadres, la dispersion dans la moitié haute de l’échelle est plus élevée chez les salariés les plus diplômés.

 

Recherche et développement : retards en Europe

Recherche et développement : retards en Europe

2.03% du PIB en moyenne pour l’union européenne (2.22 pour la France) avec des disparités et surtout des retards par rapport à d’autres zones mondiales.  Avec 2,22 % du PIB consacré à la recherche, la France est en deçà de l’objectif de 3 % fixé par l’UE dans le cadre de la stratégie Europe 2020.  La France se situe dans la moyenne), derrière  la Suède (3,25% du PIB) et l’Autriche (3,09% du PIB) suivies de l’Allemagne (2,94% du PIB). A l’inverse, la Lettonie (0,44%), la Roumanie (0,48%), et Chypre (0,50%) se placent en bas de tableau. Pour la France, Eurostat indique que les dépenses ont représenté 2,22% du PIB selon des données pour 2015 encore provisoires. (Les données pour 2016) n’étaient pas disponibles. La moyenne européenne se situe à 2,03%. Sur la dernière décennie, l’intensité de R&D (*) a progressé dans 22 États membres, les plus fortes hausses étant relevées en Autriche (de 2,36% en 2006 à 3,09% en 2016, soit +0,73 point de pourcentage – pp) et en Belgique (+0,68 pp). En revanche, l’intensité de R&D a diminué dans 6 États membres et plus particulièrement en Finlande (de 3,34% en 2006 à 2,75% en 2016, soit -0,59 pp) et au Luxembourg (-0,43 pp). L’un des indicateurs régulièrement évoqué correspond à l’objectif de 3% à atteindre pour l’intensité de recherche dans l’Union d’ici à 2020. Mais au regard des chiffres précités, seulement 2 pays sur 28 ont atteint cet objectif et il est peu probable que la majorité des Etats atteignent cette cible d’ici à 2020. Par ailleurs, cet objectif des 3% avait déjà été fixé au sommet de Lisbonne en 2000 pour être atteint…en 2010. Avec ce retard pris, la place de l’Europe dans la course à la recherche et à l’innovation pourrait se détériorer sur la scène internationale. En effet, l’intensité de R&D dans l’UE était beaucoup plus faible qu’en Corée du Sud (4,23% en 2015), qu’au Japon (3,29% en 2015) et qu’aux États-Unis (2,79% en 2015), tandis qu’elle se situait à peu près au même niveau qu’en Chine (2,07% en 2015). Ce retard pourrait avoir un impact important en termes de compétitivité pour les entreprises du continent européen notamment.

GE : suppression de 4.500 emplois en Europe

GE : suppression de  4.500 emplois en Europe

 

Selon  Les Echos,  GE  a présenté un projet de 4.500 suppressions de postes en Europe, sur le seul périmètre des activités Energie d’Alstom, acquises fin 2015 par l’industriel. Ces projets de suppressions de postes concerneraient surtout la Suisse, l’Allemagne et le Royaume-Uni, ajoutent Les Echos, précisant que les activités de GE en France sont encore protégées par l’accord signé avec l’Etat autour de la promesse de créer 1.000 emplois nets d’ici fin 2018.Pour la suite, la France sera nécessairement concernée.   »GE Power revoit actuellement ses activités pour permettre à la division de mieux se positionner face aux réalités du marché et assurer sa réussite à long terme », écrit GE dans un courriel adressé à Reuters. « Nous avons présenté notre projet au comité d’entreprise européen représentant les anciens employés d’Alstom, mais nous ne sommes pas en mesure de partager plus de détails à ce stade », explique encore l’industriel. GE a annoncé à la mi-novembre une cure d’amaigrissement radicale qui passera par plus de 20 milliards de dollars (17 milliards d’euros) de cessions d’actifs ainsi que des réductions d’effectifs. L’américain, qui a acquis fin 2015 les activités Energie d’Alstom, veut procéder à un recentrage de ses activités sur l’électricité, la santé et l’aéronautique.

 

L’emploi : en hausse modeste partout en France

 L’emploi : en hausse modeste partout en France

 LINSSSE  indique dans une étude publiée ce lundi, que pour la première fois depuis 2006, l’emploi augmente dans toutes les régions. À noter surtout qu’il s’agit de l’emploi salarié puisqu’au contraire les emplois des micros entrepreneurs diminuent. À noter aussi la baisse récurrente dans l’industrie. Ces bons résultats, qui interviennent dans un contexte de croissance modérée, révèlent que 27,6 millions de personnes occupaient un emploi, salarié ou non à la fin de l’année 2016. La croissance du nombre d’emplois salariés et non salariés a été particulièrement dynamique en Occitanie (+1,6%) et Pays de la Loire (+1,5%) entre 2015 et 2016. Ces deux régions ont bénéficié « d’une croissance particulièrement soutenue de l’emploi dans le secteur tertiaire ».  L’augmentation est plus modeste en Corse, en Ile-de-France et à La Réunion mais supérieure à la moyenne nationale (+0,9%). A l’inverse,  l’emploi augmente modérément, moins qu’en moyenne nationale, en Normandie et dans le quart nord-est de l’Hexagone (Bourgogne-Franche-Comté, Grand Est et Hauts-de-France), ainsi qu’en Guadeloupe, Martinique et Guyane. Les experts de l’Insee ont noté que cette hausse moins prononcée dans ces régions peut s’expliquer par une baisse de l’emploi dans la construction plus forte qu’en moyenne nationale. En outre,« l’industrie, qui continue de décliner, est très présente dans les quatre régions métropolitaines ». Dans les autres régions (Centre-Val-de-Loire, Nouvelle-Aquitaine, Bretagne, Auvergne-Rhône-Alpes et Provence-Alpes-Côte d’Azur), l’emploi augmente à un rythme proche de la moyenne nationale. Comme ailleurs, « il est dynamisé par le tertiaire marchand, excepté en Provence-Alpes-Côte d’Azur : dans cette région, la hausse de l’emploi dans ce secteur, plus lente qu’en moyenne nationale, est compensée par un recul moins prononcé des effectifs dans la construction et dans l’industrie. »

Chômage: baisse tendancielle en zone euro

 

En moyenne selon les derniers chiffres de l’office de statistiques européen, le taux de chômage en zone euro s’est établi à 8,8% en octobre 2017 (autour de 9.5% pour la France et 6.6% en Allemagne). , soit  une baisse par rapport au taux de 8,9% de septembre 2017 et au taux de 9,8% d’octobre 2016. Des taux de chômage par pays qui évolue de 3 à 20%. Du côté de l’Union européenne, le taux de chômage s’est établi à 7,4% en octobre 2017, en baisse par rapport au taux de 7,5% de septembre 2017 et au taux de 8,3% d’octobre 2016. Il s’agit du taux le plus faible enregistré dans l’UE28 depuis novembre 2008. Ce chiffre est légèrement meilleur que celui anticipé par les analystes interrogés par le fournisseur de services financiers Factset, qui tablaient sur 8,9%, soit le même niveau qu’en septembre. Parmi les Etats membres, les taux de chômage les plus faibles en octobre 2017 ont été recensés en République tchèque (2,7%), à Malte (3,5%) ainsi qu’en Allemagne (3,6%). Les taux de chômage les plus élevés ont quant à eux été enregistrés en Grèce (20,6% en août 2017) et en Espagne (16,7%). En glissement annuel, le taux de chômage a baissé dans tous les Etats membres excepté en Finlande où il est resté stable. « Les baisses les plus marquées ont été observées à Chypre (de 13,1% à 10,2%) et en Grèce (de 23,4% à 20,6% entre août 2016 et août 2017) ». En France, le chômage s’est élevé à 9,4% de la population active en légère baisse par rapport à septembre (-0,1%). Malgré plusieurs signes d’embellissement, les jeunes sont toujours frappés par un chômage important. Selon les chiffres publiés ce jeudi, le taux de chômage des jeunes s’est établi à 16,5% dans l’UE28 et à 18,6% dans la zone euro, contre respectivement 18,2% et 20,3% en octobre 2016. Les taux les plus faibles en octobre 2017 ont été observés en Allemagne (6,6%) et en République tchèque (7,2%), tandis que les plus élevés ont été enregistrés en Grèce (40,2% en août 2017), en Espagne (38,2%) et en Italie (34,7%). Les jeunes des pays de l’Europe du Sud, qui ont subi la crise économique de plein fouet et des mesures d’austérité à répétition, ont ainsi été durement touchés .

Puigdemont : pas de retour en Espagne avant les élections de Catalogne

Puigdemont : pas de retour en Espagne avant les élections de Catalogne

 

La situation de Puigdemont ,ancien président de la Catalogne, devient de plus en plus ubuesque. Il ne peut pas retourner en Espagne car il risque d’être aussitôt arrêté, jugé voire éventuellement être interdit de candidature à l’élection en Catalogne prévue le 21 décembre. Du cou,p il reste sous la protection juridique de la Belgique où  il s’est réfugié pour faire valoir ses droits y compris celui de se présenter comme candidat aux élections régionales de ce 21 décembre. Il est clair que dans cette affaire l’Espagne ne se grandit pas. En effet , il aurait été plus simple d’attendre les élections de décembre avant éventuellement d’entamer des poursuites juridiques à l’encontre de l’ancien président de Catalogne. Des poursuites juridiques par ailleurs très contestable car la question ne se situe pas sur le terrain du droit mais sur celui de la politique. À la décharge de l’Espagne, il faut aussi reconnaître que Puigdemont  a accumulé plusieurs maladresses et  erreurs notamment en organisant un référendum illégal et non représentatif. Le président catalan destitué Carles Puigdemont et ses ministres, réclamés par la justice espagnole, resteront en Belgique au-delà des élections prévues en Catalogne le 21 décembre, en raison des recours qui seront déposés contre leur extradition, a affirmé samedi son avocat. « Quoi qu’il arrive, ils seront (à Bruxelles) au minimum jusqu’au 21 décembre, et je calcule que cela ira même jusqu’à mi-janvier en principe », a déclaré Jaume Alonso Cuevillas à la radio catalane Rac1. « Je suis convaincu que quoi qu’il se passe il y aura recours en appel et recours en cassation » pour éviter que la Belgique les renvoie en Espagne, a-t-il expliqué. L’ancien président s’est réfugié en Belgique avec quatre de ses ministres après que le gouvernement espagnol a mis sous tutelle la Catalogne qui venait de déclarer unilatéralement l’indépendance le 28 octobre. Comme les autres dirigeants indépendantistes catalans qui ont préparé cette tentative de sécession, il est inculpé pour rébellion, sédition et détournement de fonds public. Après sa fuite, les autres membres du gouvernement destitué ont été placés en détention préventive. Carles Puigdemont est cependant candidat aux élections régionales, à la tête de sa propre liste, et prétend s’il l’emporte être rétabli comme « président légitime » du gouvernement catalan. En cas de victoire, Carles Puigdemont « a manifesté son intention de venir être investi comme président de la Generalitat (exécutif catalan), indépendamment de ce qui se passe avec la justice belge », a ajouté l’avocat. A propos de l’audience prévue lundi devant la justice belge, à laquelle l’Espagne a demandé l’extradition de Carles Puigdemont, « nous ne savons pas combien de temps cela durera, ni si les personnes mises en cause seront appelées à déclarer », a-t-il précisé.

 

12345...97



L'actu écologique |
bessay |
Mr. Sandro's Blog |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | astucesquotidiennes
| MIEUX-ETRE
| louis crusol