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La France responsable de l’analphabétisme en Algérie !

La France responsable de l’analphabétisme en Algérie !

Il faut vraiment que la technostructure algérienne qui pille le pays depuis 60 ans soit aux abois politiques pour utiliser l’argument de la culpabilité française en matière d’alphabétisation. C’est pourtant ce qu’a osé un responsable algérien,  le conseiller pour les questions mémorielles du président algérien Abdelmadjid Tebboune, selon des propos rapportés dimanche par plusieurs quotidiens locaux.

Il  y a pourtant 60 ans que l’Algérie est indépendante et qu’elle n’a pas été capable du moindre progrès social, économique, culturel et sociétal. Les dirigeants ont maintenu la population dans un état de sous-culture dramatique qui fait que le pays ne dispose pratiquement que des ressources du pétrole et n’a pas été capable de mettre en œuvre une économie moderne et une société évoluée.

La vérité pourtant connue la technostructure héritière du FLN s’est appropriée toute la richesse de l’Algérie laissant la population dans une misère noire et la privant par ailleurs du droit à l’expression démocratique la plus élémentaire. La vérité c’est que la technostructure appuyée par l’armée se partage le magot depuis 60 ans et que leur seul argument de défense est d’en attribuer la responsabilité à la colonisation de la France ! Pourquoi pas aussi au pape puisque parallèlement on est aussi engagé dans une guerre de civilisation et de religion.

D’après les médias, il a souligné, en citant «les historiens», sans les nommer, qu’au début de la colonisation française, en 1830, «le taux d’analphabétisme (en Algérie, NDLR) n’approchait pas les 20% de la population». «Et tous les Algériens lisaient et écrivaient. Pendant les trente premières années de colonisation, la France avait éliminé les personnes qui lisaient et qui écrivaient. Il s’en est suivi l’ère du pillage», a accusé M. Chikhi qui s’est exprimé samedi lors d’une «Journée du savoir», organisée au centre des archives à Alger. Il a par ailleurs annoncé la tenue prochaine d’une «conférence nationale sur la mémoire».

 

On peut comprendre que dans ces conditions la France ait cru bon d’annuler le voyage du Premier ministre français à Alger. Le problème est que le pouvoir algérien actuel n’a plus de légitimité démocratique, qu’il est au bout de son parcours pour avoir pillé le pays et que son lamentable argumentaire se limite à tenter de réveiller le nationalisme pour faire oublier le mécontentement interne.

 

Covid France : hospitalisation en hausse

Covid France : hospitalisation en hausse

Le nombre de malades du Covid-19 hospitalisés en réanimation est resté sous les 5900 personnes dimanche, malgré une légère remontée, selon les chiffres publiés par Santé publique France.

Dimanche, on comptait 5893 personnes dans les services de soins critiques (qui rassemblent réanimation, soins intensifs et surveillance continue), contre 5877 samedi. En 24 heures, 233 patients ont été admis dans ces services qui traitent les cas les plus graves, contre 359 la veille.

En revanche, le nombre total de personnes à l’hôpital est remonté, avec 30.789 patients positifs au coronavirus actuellement hospitalisés, contre 30.329 la veille. Au total, 1111 personnes ont été hospitalisées ces dernières 24 heures.

Sur le plan des contaminations, 29.344 cas ont été enregistrés depuis la veille, avec un taux de positivité des tests stable, à 9,7% (sur les sept derniers jours, consolidé à J-3).

Côté vaccination, 17.096.271 injections ont été réalisées depuis le début de la campagne, dont 99.610 dimanche. 12.556.263 personnes ont reçu au moins une dose de vaccin, 4.540.008 en ont reçu deux.

Économie– Production industrielle: recul en Allemagne et en France

Économie– Production industrielle: recul en Allemagne et en France

Conséquence de la crise sanitaire mais surtout de la désorganisation des chaînes logistiques, les difficultés d’approvisionnement commencent à se faire sentir au niveau macroéconomique. C’est ce que suggèrent les derniers chiffres de la production industrielle, tant en France qu’en Allemagne. En France, après un bon mois de janvier, la production industrielle a reculé de 4,7 % en février. De l’autre côté du Rhin, elle a baissé pour le deuxième mois d’affilée, de 1,6 %.

Si les pénuries de certains produits n’expliquent pas la totalité de cette chute, elles y participent tout de même beaucoup, estiment les économistes. Cependant il faut constater des insuffisances structurelles qui freinent sa reprise puisque la croissance aura de la peine à atteindre 3  % tandis que la Chine et les États-Unis visent une augmentation de 6 % au moins du PIB  cette année

Veolia : en attendant les décisions de l’union européenne !

Veolia : en attendant les décisions de l’union européenne !

 

Frérot, le patron de Veolia, se réjouit d’avoir absorbé Suez et annonce la création ainsi d’un pôle international beaucoup plus performant. Après ce petit mécano capitaliste franco-français se pose cependant la question de la réaction des autorités européennes qui ne vont pas manquer de soulever la question de situation de quasi-monopole et d’exiger sans doute que le groupe se sépare de certaines activités pourraient être reprises pour certaines par des fonds y compris spéculatifs en tout cas qui recherche surtout la rentabilité à court terme.

On voit mal par exemple ce qui peut être  est gagné la France si les deux sociétés devaient se séparer d’activités très juteuses de l’eau d’autant plus qu’il s’agit d’un actif stratégique du point de vue de l’intérêt général. Dans l’attente de cette décision le patron de Veolia se réjouit peut-être de manière un peu précipitée.

Le patron de Veolia dans le JDD se réjouit du regroupement, le projet industriel ambitieux qui va donner à la France, il en est persuadé, un champion mondial de la transition écologique, opérationnel dans moins de trois ans.

Vous avez enfin trouvé un accord avec Suez dimanche dernier. Votre week-end, cette semaine, doit vous paraître bien calme?
Comme il n’était évidemment pas question que les négociations se fassent au détriment de la gestion de Veolia, nous y avons consacré nos week-ends et nos soirées, en plus du travail de la semaine. D’ailleurs, pendant ces sept mois, Veolia a continué à tourner à plein régime, a enregistré une belle croissance sur le premier trimestre et a effacé les effets de la crise. Mais nous ne sommes que mi-avril et l’opération ne sera pas définitivement bouclée avant octobre. Nous avons encore du travail pour nos week-ends. C’est tant mieux car, quand on est passionné, on mesure combien l’objectif dépasse chacune de nos petites personnes.

Quelles sont les prochaines étapes de l’OPA?
Nous attendons le feu vert des autorités de la concurrence, essentiellement en Europe. Elles doivent nous faire un premier retour vers la fin du mois de juin. Il est très probable que nous puissions alors accepter leurs demandes puisque le nouveau Suez règle tous les problèmes de concurrence en France, qui était le principal point d’attention. Cela me permettrait ensuite de lever la condition suspensive sur l’OPA, qui devrait donc être terminée au début de l’automne.

Pour les fameux cent premiers jours du rapprochement, qu’avez-vous imaginé?
La rapidité de l’intégration va être très importante. Ensemble, les managements de Suez et de Veolia vont mandater un cabinet extérieur pour mener une évaluation indépendante afin d’identifier le futur responsable des opérations dans chaque pays. Elle désignera le meilleur à chaque poste. Ces nominations devront être proportionnelles à la taille des entités de Suez et de Veolia dans chaque pays. Cette mixité des équipes va donc être menée avec objectivité, intégrité et rapidité. (Le problème c’est que cet audit pourrait bien révéler de nombreux doubles emplois avec à la clé des plans de licenciement NDLR).

 

Et au sein du comité exécutif du nouveau Veolia?
Nous allons commencer par là. Sur les treize à quatorze membres qu’il compte, il serait naturel que quatre, cinq, voire six managers de Suez l’intègrent.

Bertrand Camus, le directeur général de Suez, en fera-t-il partie?
Il fera ce qu’il souhaite. Je lui ai très régulièrement et même publiquement proposé de rejoindre notre magnifique projet. Je pense qu’il n’en a pas envie et qu’il fera donc autre chose.

Pensez-vous avoir levé tous les doutes sur l’hostilité qu’on vous prêtait?
Je n’ai jamais été hostile, mais toujours déterminé. Comme je l’ai fait cette semaine, notamment en interne chez Veolia, je vais continuer à présenter l’accord trouvé avec Suez, à en expliquer les grandes lignes et la logique industrielle. Je vais également poursuivre mes réunions avec les élus français, Région par Région. Pendant ce temps, bien sûr, nous aurons déjà commencé à travailler à sa mise en œuvre.

Combien de temps faudra-t-il pour que l’intégration soit aboutie?
De deux à trois ans, je pense. Elle sera totalement opérationnelle lorsque nos clients, collectivités et industriels, nous diront percevoir un « avant » et un « après » notre opération, grâce aux solutions qu’on leur proposera et qu’ils adopteront. Là, ça sera gagné.

Gagné pour qui?
Ce que l’on construit est un groupe d’après pour le monde d’après. Grâce à nos 37 milliards d’euros de chiffre d’affaires, nous allons changer la donne en matière environnementale. Nous doterons la France d’un outil industriel de référence dans l’écologie pour qu’elle ne rate pas le coche, comme cela a pu être le cas dans le numérique par exemple. C’est avec cet outil que la France va pouvoir rayonner et proposer d’abord aux Français, puis dans le monde entier, les solutions que l’on utilisera dans vingt ans pour réaliser la transformation écologique, et dont la moitié n’existe même pas aujourd’hui.

 

Estimez-vous avoir payé le juste prix?
Le juste prix, ça n’existe pas. J’ai offert un très bon prix, pas excessif. Entre les 18 euros que j’avais proposés en septembre et les 20,50 d’aujourd’hui, la différence sera financée par les cessions supplémentaires que j’ai accepté de faire en ne gardant pas certaines activités de Suez qui à l’origine m’intéressaient. C’est pour cela que notre équation économique n’a pas été fondamentalement perturbée. Ce qu’ont confirmé les agences de notation, et la Bourse, qui a salué le projet d’accord.

Si c’était une question de prix depuis le début, le chaos médiatique, les épisodes devant les tribunaux auraient-ils pu être évités?
On peut toujours faire l’économie de difficultés, mais les salariés de Suez demandaient que j’apporte des garanties à l’emploi et c’est ce que j’ai fait. Ils souhaitaient conserver des activités à l’international, et j’ai accepté cette revendication. Aujourd’hui les syndicats souhaitent connaître l’accord. Nous n’avons rien à cacher et je suis très favorable à ce qu’il leur soit communiqué. Qu’ils aient eu besoin de ces sept mois pour digérer ce changement me paraît légitime. Les inquiétudes vont progressivement disparaître : je vous rappelle que le nouveau Suez va rester le numéro 4 ou 5 mondial. Ce ne sera pas une petite entreprise. Elle sera six fois plus grosse que ses autres plus gros concurrents français, Paprec, Saur, Séché.

Pendant sept mois, vous avez incarné le personnage du méchant, avez-vous trouvé cela injuste?
Oui, c’était agaçant de voir qualifier d’inamical un projet à ce point structurant et bénéfique pour l’ensemble des parties. Je n’ai jamais été hostile à Suez. Je n’ai jamais voulu détruire un concurrent, sinon je n’aurais jamais accepté cet accord. Mais j’étais convaincu que le sens industriel de ce rapprochement finirait par s’imposer, que la raison l’emporterait. C’est pourquoi j’étais prêt à passer par toutes les difficultés. J’étais déterminé à construire quelque chose qui nous dépasse, pour les nouvelles générations.

Avec le recul, auriez-vous pu faire différemment?
J’ai cherché pendant sept mois à convaincre le maximum de gens. Ce qui m’a servi de boussole était justement et uniquement le sens industriel évident de ce rapprochement. C’est une opportunité historique créée par la décision d’Engie de vendre sa participation dans Suez. J’ai toujours pensé que cela apparaîtrait et finirait par surmonter les réticences. C’est la recherche d’impact, plus que la finance, qui a justifié ce projet.

Quand pourrez-vous dire que le Veolia que vous imaginiez est enfin bâti?
Jamais l’urgence écologique n’a été aussi forte. Jamais les populations dans le monde n’ont attendu, espéré des solutions concrètes pour l’environnement. Jamais les pouvoirs publics n’ont bâti de politiques aussi ambitieuses, notamment avec les plans de relance. Avec l’opération que nous venons de faire, Veolia va être en capacité d’imaginer et de généraliser les solutions dont nous aurons besoin pour améliorer la qualité de l’air, le recyclage du plastique ou des batteries électriques, la capture du carbone, nourrir des milliards de personnes, avec moins d’eau, moins d’énergie et moins de sol. La moitié de ces solutions n’existe pas aujourd’hui. Au fur et à mesure que Veolia les inventera, on pourra dire, Frérot avait raison.( La modestie de l’intéressé ! NDLR)

Il peut donc y avoir des rencontres entre socialistes et écologistes qui se terminent par des sourires. Peu après 13 heures, samedi, à la sortie d’une longue réunion dans un hôtel parisien, la maire de Paris, Anne Hidalgo, l’eurodéputé écologiste Yannick Jadot, le premier secrétaire du PS, Olivier Faure, et son homologue vert, Julien Bayou, se prêtent à une photo de famille, faisant quelques pas de concert comme s’ils cheminaient vers ce « contrat de gouvernement » dont ils viennent de parler.

Derrière eux, d’autres dirigeants suivent. Tous se massent près de l’eau scintillante du bassin de la Villette, et il faut s’y reprendre à plusieurs fois pour immortaliser ce moment devenu si rare. Hidalgo se félicite de cette « réunion importante ». « Face au risque de l’extrême droite, nous avons besoin de construire une offre politique pour la rentrée prochaine », dit-elle avant d’en appeler à une « coalition commune » et à un « candidat commun » pour 2022. Jadot ne demande pas mieux, même s’il aurait préféré un « contrat de gouvernement » dès les régionales, comme il l’avait susurré un peu plus tôt dans le huis clos de la réunion.

Pénurie de composants : « la grande faiblesse en Europe et aux États-Unis »

Pénurie de composants : « la grande faiblesse en Europe et aux États-Unis »

 

 

 

Jean-Eric Michallet, délégué général du pôle de compétitivité Minalogic spécialisé dans les technologies numériques, explique la problématique du manque de composants électroniques en Europe et aux États-Unis (dans la Tribune)

 

 

Peut-on d’abord rappeler quels sont précisément les raisons de cette pénurie de composants observée à l’échelle mondiale ?

Jean-Eric Michallet – Cette pénurie provient de différents facteurs, et notamment d’une tendance de fond : avec la transition numérique qui a tout d’abord augmenté les besoins en composants électroniques depuis plusieurs années, et que la crise sanitaire vient encore accélérer.

Mais cela intervient également dans un contexte où l’industrie de l’électronique a, au cours des dernières années, éclaté sa chaîne de valeur, en se dirigeant vers une hyperspécialisation de chacun de ses acteurs.

Ce qui fait qu’en Europe et aux États-Unis, les principaux acteurs sont tournés vers les maillons du design et les fonctions applicatives, tandis que l’Asie se concentre sur la fabrication.

Grenoble en est d’ailleurs le parfait exemple, puisque l’on a assisté à une prise de conscience des autorités et entreprises européennes en vue de conserver une production locale, notamment en matière d’innovation. Cela s’est notamment traduit par le développement d’une filière innovante de substrats SOI en local.

Le goulot d’étranglement actuel se situe-t-il dans l’approvisionnement des matières premières ou au stade de la conception ?

C’est principalement sur l’étape de la fabrication du composant que la demande est devenue très forte et s’est complexifiée en même temps par un déséquilibre entre l’offre et la demande.

Car on a d’un côté des fabricants asiatiques qui se sont spécialisés au cours des dernières années sur les technologies les plus innovantes, notamment à destination des fabricants de smartphones, et de l’autre des besoins de l’industrie automobile, par exemple, se dirigeant plutôt vers des technologies assez matures, que les fabricants avaient progressivement abandonné pour des composants plus coûteux et à plus haute valeur ajoutée.

Entrée en Bourse de Coinbase une, révolution ?

Entrée en Bourse de Coinbase  une, révolution ?

Sur France Info on s’interroge sur le caractère révolutionnaire de l’entrée en bourse de Coinbase plate-forme de cryptomonnaie.  En fait de révolution, il s’agit d’une tentative quantitativement cependant modeste de substituer une monnaie virtuelle aux monnaies traditionnelles. Une tentative qui sera forcément régulée par les banques centrales qui ne peuvent laisser les pays abandonner leur souveraineté essentielle dans ce domaine.

Notons en outre que faute d’être institutionnalisé pour l’instant, les cryptomonnaies  affichent une valeur tout à fait virtuel ne reposant sur aucun actif et que leur  révolution découle essentiellement de la spéculation.

L’ascension de l’entreprise américaine Coinbase est aussi fulgurante que le bitcoin. Fondée en 2012 par Fred Ehrsam et Brian Armstrong, la plateforme est devenue un poids lourd en misant sur les cryptomonnaies, dont l’utilisation a explosé au début des années 2010. Coinbase, qui permet d’acheter et de vendre une cinquantaine de cryptomonnaies dont le bitcoin et l’ethereum, revendique 56 millions d’utilisateurs et s’enrichit sur les transactions de ses utilisateurs grâce aux frais de transactions. « C’est du trading de cryptomonnaies », explique Alexandre Delaigue, professeur d’économie à l’université de Lille. Coinbase assure ainsi le stockage des cryptodevises et promet à ses utilisateurs un niveau de sécurité élevé grâce notamment à des serveurs « hors-ligne » déconnectés d’internet. Le but ? Éviter les piratages.

La compagnie a profité de l’ascension fulgurante du bitcoin, dont la valeur est passée de 6 500 dollars en avril 2020 à près de 62 000 dollars ces derniers jours, pour devenir une référence. Jusqu’à être la première entreprise de cryptomonnaies à faire une entrée fracassante sur une place boursière américaine. Pour sa toute première cotation sur le marché boursier Nasdaq, l’action de Coinbase a terminé à 328,28 dollars, mercredi, alors que le groupe américain a été valorisé à 86 milliards de dollars, effaçant ainsi des tablettes le record de 81 milliards établi par Facebook en 2012.

Révolution, bascule de la finance dans le numérique, nouvelle ère : l’arrivée en Bourse d’une plateforme de cryptomonnaies a été largement commentée. « Certains la comparent à l’entrée en Bourse du navigateur Netscape dans les années 1990 [qui a popularisé le web grâce à ses logiciels]« , explique Alexandre Delaigue à franceinfo. « C’est une fantaisie pour certains, alors que d’autres y voient le début d’un changement majeur qui touchera les systèmes monétaires et financiers », poursuit le professeur d’économie à l’université de Lille. L’entrée en Bourse de Coinbase symbolise quand même une petite bascule pour l’économie mondiale, dont les devises virtuelles font désormais partie intégrante.

« C’est une étape de plus dans la normalisation des cryptomonnaies. Cette entrée en Bourse participe à faire entrer la cryptomonnaie dans le paysage de l’économie normale. »Alexandre Delaigue, professeur d’économie à franceinfo

A ses yeux, l’entrée en Bourse de Coinbase est surtout la conséquence de la bonne santé des cryptomonnaies, une sorte « d’aboutissement ». Et une manière, peut-être, de démocratiser l’utilisation de ces nouvelles monnaies, principalement utilisées par des amateurs de trading, des banques et des institutions financières. « Ça ne changera rien pour ceux qui font du trading. Cela accompagne le processus de normalisation important pour l’essor des cryptomonnaies, dont la valeur ne dépend que de leur capacité à être utilisées et acceptées », ajoute Alexandre Delaigue. Ainsi, Coinbase revendique actuellement 43 millions d’utilisateurs dans une centaine de pays.

 

Si la conjoncture semble favorable à Coinbase et aux cryptomonnaies, la prudence reste toutefois de mise vis-à-vis de l’avenir de ce marché incarné par l’entreprise américaine. En cause : le caractère fluctuant et volatile des cryptomonnaies, parfois qualifiées de bulle spéculative, ainsi que la réputation de ces devises virtuelles auprès des législateurs.

« La vraie question est de savoir si toute cette valorisation sera durable, notamment à cause du nombre important de gouvernements qui ne sont pas vraiment enchantés par les cryptomonnaies, explique Michael Hewson, analyste en chef chez CMC Markets UK, cité par l’AFP. Il y a des réticences parce que la culture de la cryptomonnaie présente une dimension anti-système, mais Coinbase ne l’est pas. L’entreprise veut plutôt faire entrer la cryptomonnaie dans le système.

Après l’humiliation par Erdogan, Von der Leyen refuse de se rendre en Ukraine !

Après l’humiliation par Erdogan, Von der Leyen refuse de se rendre en Ukraine !  

 

En réaction sans doute à l’humiliation qu’a subie la présidente de la commission européenne de la part de la Turquie lors d’une visite protocolaire, Von der Leyen a décidé de ne pas se rendre en Ukraine pour les cérémonies d’anniversaire de l’indépendance du pays.

 

«Malheureusement, la présidente n’est pas en mesure de donner une réponse positive à votre invitation en raison d’un agenda particulièrement chargé les jours en question. Merci d’avance de votre compréhension », écrit le chef de cabinet de «VDL», non sans une certaine légèreté. «La présidente m’a demandé de vous transmettre ses meilleurs vœux pour un sommet réussi et ses félicitations à vous et au peuple ukrainien à l’occasion de cet anniversaire important», ajoute le chef de cabinet au style enjoué. Il signe la missive d’un «Cordialement vôtre».

 

 

Un message pas très heureux cependant dans la mesure où l’indépendance de l’Ukraine est actuellement en jeu du faite de la pression militaire russe.

 

Cela traduit à l’évidence un conflit permanent entre le président du conseil européen et la présidente de la commission européenne auquel il conviendra de remédier pour ne pas ridiculiser l’Europe.

 

Par contre. Charles Michel, le président du Conseil européen, s’y rendra. Lors d’un déplacement en Ukraine le mois dernier, il avait expliqué qu’il modifierait ses vacances pour être présent à Kiev. Le président du Conseil européen a confirmé sa présence ce jeudi. Et publié sur Twitter une photo le montrant en pleine discussion, au téléphone, avec Volodymyr Zelensky. À bon entendeur.

 

Cette affaire est d’autant plus problématique qu’elle éclate après deux autres incidents terribles pour l’image de l’UE, celles déjà évoquées de l’humiliation par Erdogan mais aussi l’autres humiliations subies par  Josep Borrell, début février à Moscou puis la polémique du «Sofagate» qui est loin d’être terminée.

Afrique: le paludisme de plus en plus résistant

Afrique: le paludisme de plus en plus résistant

Pendant que le monde est affronté et surtout centré sur la crise sanitaire Covid, le paludisme continue de faire des morts partout dans les pays au climat équatorial et notamment en Afrique. Au total on compte en moyenne autour de 400 000 morts  par an. Jusque-là aucun vaccin préventif n’a pu encore être mis au point. On se limite à traiter les conséquences. Or une étude apporte pour la première fois la preuve clinique que les mutations du parasite responsable de la maladie s’accompagnent d’une persistance après trois jours de traitement.

Pour la première fois, des chercheurs démontrent que les mutations du virus du paludisme s’accompagnent d’une persistance du parasite après trois jours de traitement (appelée «élimination parasitaire retardée»), comme cela avait été démontré pour la première fois en Asie du Sud-Est lorsque la résistance au principal médicament, l’artémisinine, a commencé à émerger.

 

L’efficacité des médicaments reste élevée jusqu’à présent, mais une surveillance accrue au Rwanda et dans les pays voisins s’impose, avertit l’étude, publiée dans The Lancet Infectious Diseases. Le paludisme a fait plus de 400.000 morts dans le monde en 2019, dont deux tiers d’enfants de moins de cinq ans. L’écrasante majorité des cas (94% des 229 millions dans le monde) et des décès surviennent en Afrique, selon l’OMS. Les traitements à base d’artémisinine, combinée à un autre antipaludéen (CTA/ACT), introduits au début des années 2000, sont actuellement les plus efficaces et les plus utilisés contre le paludisme, dû à un parasite (Plasmodium falciparum) transmis par les moustiques.

 

Certaines mutations avaient déjà été décelées au Rwanda, mais à une plus faible fréquence que dans la nouvelle étude, et sans persistance démontrée du parasite chez les enfants traités par artémisinine. La résistance à l’artémisinine a été identifiée pour la première fois au Cambodge en 2008. Dans la région du Mékong, une fois la résistance à l’artémisinine répandue, la résistance au médicament qui lui est associé a souvent suivi, entraînant l’échec du traitement combiné (CTA). «L’émergence d’une résistance partielle à l’artémisinine en Afrique est un signal d’avertissement indiquant que l’efficacité des CTA pourrait être compromise si une résistance au médicament qui lui est associé émerge», notent les chercheurs.

Covid : près de 6 000 en réanimation

Covid  : près de 6 000  en réanimation  

La France compte près de 6 000 malades du Covid-19 dans les services de réanimation, mardi 13 avril, selon les données de Santé publique France. Un chiffre jamais atteint depuis la première vague de l’épidémie en avril 2020, qui avait dépassé les 7 000 malades en soins critiques. Par ailleurs, plus de 11 millions de personnes ont reçu au moins une dose d’un vaccin contre le Covid-19. Au total, l’épidémie a fait 99 480 morts en France depuis mars 2020.

Une injustice fiscale en France (Thomas Piketty)

Une injustice fiscale en France (Thomas Piketty)

 

,L ‘économiste Thomas Piketty s’est exprimé sur France Info sur les inégalités en matière de fiscalité, critiquant notamment « la suppression de l’impôt sur la fortune« .

Le système fiscal français est-il juste ? A l’approche de l’élection présidentielle de 2022, Thomas Piketty a codirigé le livre Clivages politiques et inégalités sociales, qui revient notamment sur les questions économiques qui divisent la gauche et la droite ainsi que sur le choix des électeurs selon leur classe sociale.

Pour l’économiste, interrogé mardi 13 avril sur le plateau de  »Votre instant politique », « il y a vraiment un problème de justice fiscale »« Ce qui compte, ce n’est pas la taxation de la transmission mais la taxation de la détention. L’erreur cardinale, c’est la suppression de l’impôt sur la fortune », a-t-il notamment expliqué.

Au cours de l’entrevue, Thomas Piketty a également insisté sur l’importance de la redistribution des richesses. Selon lui, la gauche française rencontre aujourd’hui des difficultés à porter certaines valeurs économiques. L’économiste a signé une tribune le 10 octobre 2020 qui appelle à une candidature commune de la gauche en 2022 pour parer à une « double urgence : climatique et sociale ».

 

 

Le seul fabricant de jantes automobiles en France va disparaître

Le seul  fabricant de jantes automobiles en France va disparaître

 

Filiale du méga-groupe minier anglo-indien Gupta Family Group (GFG) Alliance (17 milliards d’euros de recettes et 35 000 salariés dans le monde),  Alvance aluminium Wheels, l’usine de Dios qui fabrique des jantes automobiles en aluminium .risque de disparaître. Une procédure de conciliation auprès du tribunal de commerce avait été ouverte début avril par Liberty Alvance, laissant augurer une possible déclaration de cessation de paiement de la part de cette dernière. En cause, des pertes de l’ordre de 12 millions d’euros pour 85 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2020 que GFG Alliance n’a pas pu éponger en raison de la liquidation de Greensill début mars. La société financière britannique était le principal bailleur de fonds du conglomérat.

La politique industrielle des constructeurs automobiles expliquerait en partie les difficultés récurrentes des trois fonderies, notamment le site de Diors.

« Renault et PSA, les deux principaux donneurs d’ordre de la société, se sont engagés sur des volumes de commandes qu’ils ne tiennent pas, déplore un élu de la métropole castelroussine. Au lieu des 120 000 roues promises, ils en ont acheté seulement 40 000 l’année dernière. Le reste est produit par les sites ultra-modernes de sous-traitants installés à côté de leurs usines, notamment au Maghreb ou en Europe de l’Est ».

Fonction publique : De plus en plus de contractuels pourquoi ?

Fonction  publique : De plus en plus de contractuels pourquoi ?

Le politiste Luc Rouban explicite, dans un entretien au « Monde », les raisons de l’emploi de plus en plus important de contractuels dans la fonction publique.

 

Directeur de recherche au CNRS et membre du laboratoire Cevipof de Sciences Po, Luc Rouban évoque les raisons de l’augmentation de l’emploi de contractuels dans la fonction publique en France.


Le nombre de contractuels augmente inéluctablement dans la fonction publique. Sommes-nous, à bas bruit, en train de changer de modèle ?

Nous sommes dans une situation où cohabitent la logique du statut, qui demeure majoritaire, et une vision managériale de la fonction publique, qui favorise le contrat. C’est un système binaire, dual, qui relève sans doute d’un choix politique, mais ce choix n’est pas explicite. On reste donc dans un modèle confus et antinomique, qui est en tension.

Le cadre uniforme du statut demeure influent. Cela se traduit par une rigidification du recrutement des contractuels, soumis à toujours plus de contrôles. Par ailleurs, les agents sous contrat peuvent être en CDI, dérouler une carrière de plus en plus organisée et conserver leur ancienneté.

Dans le même temps, le fait de recruter des contractuels permet de contourner les rigidités ou les inadaptations du système statutaire. Il peut s’agir d’assurer des remplacements dans l’éducation nationale, par exemple, ou d’attirer des spécialistes dont le recrutement est rendu difficile par l’organisation de l’administration en corps. Dans les règles de droit public que l’on applique aux contractuels, on intègre de plus en plus d’éléments qui relèvent du code du travail, mais sans passer tout à fait dans le droit privé.

Bref, le contrat est de moins en moins dérogatoire et les syndicats se plaignent de voir la logique statutaire de 1946 [qui prévoit que les agents publics de l’Etat soient fonctionnaires] disparaître.

Mais n’est-ce pas l’Union européenne qui impose cette évolution ?

Oui, c’est un alignement européen, en effet, qui entérine le modèle allemand : le statut est réservé aux fonctions régaliennes de l’Etat. Mais la logique managériale que souhaite développer Emmanuel Macron, après Sarkozy et Raffarin, se heurte à la réalité sociale et culturelle de la France.

Contrairement à l’Allemagne, pays fédéral, notre administration est divisée en corps, dont chacun a des fonctionnaires et des règles spécifiques. C’est un système très hiérarchisé. Plus vous montez haut, plus c’est autogéré, plus c’est puissant et moins il y a de monde. Les corps, notamment les plus prestigieux comme le Conseil d’Etat ou l’Inspection générale des finances, ont beaucoup d’influence. On le voit à la difficulté que les politiques ont à réformer l’Etat. La haute fonction publique française considère qu’elle protège autant l’état de droit et les libertés publiques que les élus.

Production industrielle: recul en Allemagne et en France

Production industrielle: recul en Allemagne et en France

Conséquence de la crise sanitaire mais surtout de la désorganisation des chaînes logistiques, les difficultés d’approvisionnement commencent à se faire sentir au niveau macroéconomique. C’est ce que suggèrent les derniers chiffres de la production industrielle, tant en France qu’en Allemagne. En France, après un bon mois de janvier, la production industrielle a reculé de 4,7 % en février. De l’autre côté du Rhin, elle a baissé pour le deuxième mois d’affilée, de 1,6 %.

Si les pénuries de certains produits n’expliquent pas la totalité de cette chute, elles y participent tout de même beaucoup, estiment les économistes.

Croissance : nouvelle chute prévisible en avril

Croissance : nouvelle chute prévisible en avril

 

Un relatif mauvais mois de mars mais un mois d’avril encore pire d’après la Banque de France. En cause évidemment les mesures restrictives nouvelles prises dans le cadre de la crise sanitaire. Aussi une désorganisation très importante des chaînes logistiques sans compter l’attentisme persistant des consommateurs et investisseurs.

 

Parmi les facteurs de dégradation à signaler la désorganisation complète des chaînes logistiques qui ne sont pas en capacité de fournir toutes les pièces nécessaires aux complexes processus de production internationale. En fait au manque de tout et pas seulement des éléments informatiques microprocesseurs et autres, aussi de boulons, de plastique, de boi,s d’acier et de pièces accessoires mais indispensables au produit fini.

 

Du coup la France aura bien du mal à atteindre les 5 % prévus par le gouvernement pour les perspectives de croissance au cours de l’année 2021. L’activité économique au mois de mars a été 4 % inférieure à la normale d’avant-crise. En revanche, les mesures de confinement mises en application dans tout le pays début avril auront des conséquences négatives sur le PIB. Celui-ci serait inférieur de 7 % à son niveau d’avant crise ce mois-ci.

Le confinement ampute l’activité de façon conséquente, un an après le début de la crise. Une chute de 7 % du PIB pendant un mois correspond à un manque à gagner de l’ordre de 13 milliards d’euros pour l’économie française.

 

Maxime Tandonnet: «une atmosphère de plus en plus pourrie en France»

Maxime Tandonnet: «une atmosphère de plus en plus pourrie en France»

Depuis la crise sanitaire, le pays est déboussolé et déchiré, affirme l’essayiste et historien Maxime

Fin observateur de la vie politique française et contributeur régulier du FigaroVox, Maxime Tandonnet a notamment publié «André Tardieu. L’incompris» (Perrin, 2019).

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Tribune


La France, empêtrée depuis plus d’un an dans la crise sanitaire donne en ce moment l’image d’un pays déboussolé, privé de ses repères éthiques et intellectuels, déchiré entre des attentes contradictoires. D’une part, il est en quête d’ordre et de fermeté dans la lutte contre la Covid-19. Les enquêtes d’opinion montrent régulièrement qu’une majorité ne dirait pas «non» au «confinement dur», c’est-à-dire un emprisonnement à domicile de la population. Mais paradoxalement, le pays profond ne supporte plus la banalisation de brimades bureaucratiques qu’il ressent comme absurdes et inefficaces: masques obligatoires sur les plages désertes et balayées par le vent, achats interdits de vêtements considérés comme un bien «non essentiel», interminable couvre-feu suspecté d’attiser l’épidémie en concentrant les déplacements, et partout, étranglement de la liberté de circulation et prolifération de contrôles tatillons et répressifs.

Comme dans les périodes les plus tragiques de l’histoire, cette frustration ou humiliation collective finit par attiser des comportements aux connotations les plus sinistres : surveillance et suspicion généralisées, jalousies de clocher.

Comme dans les périodes les plus tragiques de l’histoire, cette frustration ou humiliation collective finit par attiser des comportements aux connotations les plus sinistres: surveillance et suspicion généralisées, jalousies de clocher. L’esprit de délation se banalise: la chasse au voisin qui danse derrière sa fenêtre, ou de familles dans la forêt ou sur une plage sans masque ; la hantise des «restaurants clandestins» et des «puissants» soupçonnés de les fréquenter. Les émissions délatrices sont à la mode, les vidéos circulent livrant au lynchage et à la honte – sans que cela ne paraisse gêner quiconque. On invente des ministres ou autres «stars» qui se gavent secrètement au détriment du bon peuple. Les dénonciateurs se livrent à la traque acharnée des messes sans masques, des cafetiers qui tentent de survivre en vendant des cafés sur le trottoir ou des magasins qui ont négligé de clôturer le rayon des chaussettes pour enfant. Les appels anonymes prolifèrent au sujet du bruit des voisins que l’on soupçonne de recevoir plus de six convives ou pour dénoncer le jeune d’en face ou la mère de famille rentrée à la maison après 19h. À quoi bon les rappels historiques – hélas nombreux – auxquels ces dérives conduisent tout naturellement? Le naufrage actuel suffit de lui-même à susciter un dégoût de bon aloi…

L’épidémie de Covid-19 a profondément aggravé la fracture démocratique entre la France profonde et sa classe dirigeante.

La tragédie politique française est au cœur du sinistre. Aujourd’hui, seuls 35 % des Français font confiance à l’exécutif pour faire face à la crise sanitaire (Ifop-JDD). Dans une période aussi dramatique, un niveau de défiance à tel point dégradé donne le vertige. L’épidémie de Covid-19 a profondément aggravé la fracture démocratique entre la France profonde et sa classe dirigeante. Comment diriger un peuple dès lors que le lien de confiance – le gouvernail – est brisé? La parole politique ne veut plus rien dire. Dans un climat de suspicion généralisé, les annonces et promesses de l’exécutif (sur les vaccins par exemple) se perdent dans un abîme d’incrédulité et de scepticisme. Dans son rôle de contrôle de l’exécutif, le Parlement est de fait suspendu. Les mécanismes de mise en jeu de la responsabilité de dirigeants politiques déconnectés du réel sont annihilés. Le matraquage sondagier voue les Français à une obscure répétition du duel Macron/Le Pen en 2022, les privant pour l’instant de toute espérance démocratique crédible. Alors que la désintégration s’accélère, une seule question hante les esprits: quand viendra la première lueur d’espérance, le bout du tunnel? Il manque cruellement au pays une vision et une voix de sagesse ou de vérité.


Régionales : maintien en juin à haut risque pour le pouvoir

Régionales : maintien en juin à haut risque pour le pouvoir

 

Le maintien en juin des élections départementales et régionales constitue un danger à haut risque pour le pouvoir. De toute manière, il était difficile de reporter encore la date de cette échéance électorale ne serait-ce que pour des raisons juridiques. Surtout il paraissait difficile d’affirmer d’une part la fin des mesures restrictives pour fin mai et en même temps de justifier de la situation sanitaire pour annuler les élections régionales.

 

Sur le plan politique le pouvoir à pesé le pour et le contre. Il est clair que de toute façon la majorité actuelle s’attend à une défaite cinglante celle des dernières municipales. Cela notamment en raison de l’inexistence de l’implantation du parti la république en marche sur le terrain. La plupart des responsables de la république en marche sont à peu près inconnus et c’est d’ailleurs un peu par hasard que certains ont été élus députés puisque recrutés par Internet ! Ensuite Macton n’a jamais voulu que le parti fonctionne craignant un contre-pouvoir qui aurait porté atteinte à son autorité jupitérienne.

 

Puisqu’il y aura défaite, autant l’enregistrer le plus tôt possible assez loin des élections présidentielles. En effet un rapport de six mois voire davantage, très près des élections présidentielles aurait pu constituer un signe évocateur d’une éventuelle défaite aux présidentielles.

 

Le pouvoir central espère donc que l’opinion publique oubliera les désastreux résultats des élections municipales comme des régionales. Reste à savoir quelle sera la participation à des élections qui d’une manière générale intéressent peu  l’opinion. La plupart des électeurs ignore d’ailleurs quels sont exactement les responsables dans la région que des départements. Autant de structures qui se superposent et constituent surtout pour le personnel politique une occasion de se professionnaliser politiquement. Avec le cumul , nombre de responsables locaux exercent un mandat politique à plein temps et sont même parfois assez bien rémunérés ( exemple autour de 3000 € pour la seule fonction de vice-président d’une communauté de communes qui compte  au moins une vingtaine de vice-président!)

 

56% des maires de France se sont donc prononcés en faveur du maintien des élections régionales les 20 et 27 juin prochains, 40% ont répondu «non», et 4% n’ont pas répondu à la question posée. Quant à la participation, elle s’est élevée à 69% (soit 24 257 maires). Déjà repoussé de mars à juin en raison de la crise sanitaire, le scrutin semble donc, cette fois, en bonne voie pour avoir lieu au début de l’été.

Remettre en question le célibat des prêtres

Remettre en question le célibat des prêtres 

 

Appliquant la théorie des organisations à l’Eglise catholique, l’économiste François Meunier préconise, dans une tribune au « Monde », que celle-ci s’ouvre au mariage des prêtres et qu’elle développe le diaconat, qui peut-être ouvert aux femmes.

 

Tribune. La légende raconte que saint Antoine, réfugié dans le désert au IVe siècle, ne cessait d’avoir l’esprit tourmenté par les démons de la luxure. Or, il était dans le désert ! Le prêtre moderne vit dans le monde d’aujourd’hui. Un monde qui a connu une révolution profonde de ses mœurs depuis cinquante ans, vit différemment la sexualité et en projette les images sur tous les écrans, panneaux publicitaires et revues. 

Et le prêtre, faute en partie d’une baisse des vocations, est devenu bien seul dans ce monde débridé, moins entouré qu’autrefois pour gérer son équilibre personnel. Un débat s’engage difficilement au sein de la hiérarchie catholique : faut-il revenir sur la règle du célibat des prêtres imposée dans l’Eglise depuis le XIIe siècle ? Certains scandales récents et la baisse des vocations obligent à cette réflexion.

 

Si cette réforme est attendue par la majorité des catholiques, elle sera très difficile à conduire, pas seulement par souci politique de protéger l’unité de l’Eglise. Elle remet en cause en profondeur son organisation interne, sa gouvernance, selon ce terme moderne tiré du droit canon.

Un difficile contrôle

Un peu de sociologie des organisations aide à le comprendre. Le fait qu’une association – les Eglises en sont des cas particuliers – vive de dons et de cotisations, et non d’apport en capital et de profit retenu, fait qu’en général le contrôle externe exercé par les tiers (les donateurs) est moindre que pour les sociétés de capitaux.

Il n’y a pas, comme pour les entreprises, d’« investisseurs », c’est-à-dire de gens qui attendent un retour de leurs fonds investis. Mais il reste, comme pour les entreprises, beaucoup d’incitations des agents internes (les clercs, dans le cas des Eglises) à s’approprier certains avantages à titre privé.

L’équilibre se fait, dans de telles organisations, par des structures de contrôle renforcées. Quand leur taille est petite, le dirigeant a les moyens d’exercer une vraie surveillance et la transparence est plus facilement assurée. Certaines règles statutaires, notamment des mandats non reconductibles, aident également.

Vacances d’été : déjà remises en cause

Vacances d’été : déjà remises en cause

Le ministre Clément Beaune prépare déjà le terrain en annonçant qu’il n’est pas du tout certain que les vacances d’été se déroulent normalement. Pourtant le gouvernement avait bien indiqué que les mesures restrictives seraient limitées à quatre semaines, qu’elles devaient donc se terminer avant fin mai.

La vérité sans doute ce qu’elles seront prolongées au moins d’un mois en juin puis a nouveau déclarées encore nécessaires au cours de l’été. Par exemple, le ministre a indiqué que les déplacements à l’étranger pourraient être strictement limités

Ce qu’a déclaré dimanche le secrétaire d’État chargé des Affaires européennes, Clément Beaune.

« Moi, aujourd’hui, je ne sais pas vous dire à partir de quand on pourra reprendre des voyages en Europe », a expliqué Clément Beaune sur RTL et LCI. « J’espère qu’on pourra le faire cet été. »

 

Clément Beaune a souligné qu’un éventuel assouplissement de ces mesures devait être coordonné à l’échelle européenne. « On est le premier pays touristique au monde, il faut qu’on puisse, le moment venu, ré-accueillir des gens mais on ne le fera pas si ça met en risque notre situation sanitaire », a-t-il dit. « On fait tout pour que les déplacements d’abord entre régions françaises, puis en Europe j’espère avant l’été, et puis plus largement au cours de l’été puissent reprendre, mais je ne peux pas vous donner aujourd’hui un calendrier précis ».

Covid : Près de 40 millions de vaccins au Royaume-Uni pour 10 millions en France

Covid : Près de 40 millions de vaccins au Royaume-Uni pour 10 millions en France

 

Alors que la France seulement réalisée environ 10 000 vaccinations, -le Royaume-Uni approche des 40 millions de doses, selon les données quotidiennes publiées dimanche.

Le Royaume-Uni a désormais administré 32,12 millions de premières doses de vaccins et 7,47 millions de deuxièmes doses, ce qui lui permet de commencer à relancer son économie.

Toujours selon les données publiées dimanche, 1.730 personnes de plus y ont été testées positives au coronavirus, contre 2.589 la veille, tandis que sept personnes étaient décédées dans les 28 jours suivant un test positif, contre 40 samedi.

 

SONDAGE 2022 : toujours le duo Macron et Le Pen mais cette dernière en tête . La gauche out.

SONDAGE 2022 : toujours le duo Macron et Le Pen mais cette dernière en tête . La gauche out.

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Selon, l’enquête IFOP-Fiducial réalisée pour le JDD et Sud Radio*  Macron arrivait en tête dans la majorité des configurations de premier tour ; ce n’est plus le cas .

 

En moyenne selon les scénarios premiers tour Marine Le Pen tiendrait 25 %, Emmanuel macro 24 % Xavier Bertrand 16 %. Les autres candidats sont plus loin Jean-Luc Mélenchon à 11 % Anne Hidalgo a 7 % Yannick Jadot a 700 du poignant à 5 % et Fabien Roussel à 2,5 %.

 

Jamais l’électorat de la présidente du RN, évalué entre 25% et 27%, n’a été si éloigné de celui du fondateur d’En marche. « Le match Macron-Le Pen est aussi un duel sociodémographique, diagnostique Dabi. Il y a deux France qui se superposent sans aucune zone de frottement. » Contrairement au passé, où l’on trouvait toujours des cadres supérieurs pour voter à gauche ou des ouvriers à droite.

Alors que les catégories d’âge les plus acquises à Macron restent les 18-24 ans (27%) et les plus de 65 ans (3 %), celles qui votent le plus Le Pen sont les 25-34 ans (35%) et les 50-65 ans (33%). « C’est dans ces générations charnières que Marine Le Pen atteint ses scores les plus élevés : celle de l’insertion, touchée de plein fouet par la crise et en recherche de stage ou de travail, mais aussi celle d’avant la retraite, qui se fait licencier, qui épargne le moins chaque mois et qui est confrontée à la dépendance des proches », note Dabi.

Plus classiquement, Le Pen demeure en position de force chez les employés (42%) et ouvriers (45%) ainsi que dans la population faiblement diplômée (36% chez les titulaires d’un CAP ou d’un BEP, 34% chez les bacheliers). Tout le contraire de Macron. À noter : la candidate d’extrême droite, comme aux élections européennes de 2019, semble en passe de remporter la bataille du salariat (elle en recueille 30%, soit 9 points d’avance sur le chef de l’État), et même celle du secteur public (29%, soit 6 points d’avance). Mais si sa dynamique semble forte, elle s’arrête aux portes de l’Élysée : avec 46% des suffrages, elle perdrait le second tour contre Macron (54%). Ce qui interdit toujours à la candidate d’extrême droite, malgré ses bons scores, de revendiquer le statut de favorite.

Si le scrutin avait lieu aujourd’hui, la droite subirait son deuxième « 21 avril » d’affilée : aucun de ses représentants ne se qualifierait pour la finale. Ni Xavier Bertrand (16%), ni Valérie Pécresse (11%), encore moins Laurent Wauquiez (7%) ou Bruno Retailleau (6%). Le président de la Région Hauts-de-France a pourtant des raisons d’espérer : après sa déclaration de candidature à la présidentielle, il rebondit de 2 points par rapport au précédent sondage Ifop (pour Marianne, en mars) et creuse l’écart à droite, alors que la partie, à l’automne, semblait beaucoup plus serrée.

Si sa stratégie visant à ratisser à gauche ne fonctionne pas (4% des sympathisants seulement voteraient pour lui), pas plus que ses appels du pied à l’électorat populaire (10%), qui reste à conquérir, il attire 53% des électeurs de François Fillon en 2017 et 17% de ceux de Macron. Et obtient un bon résultat chez les personnes âgées (27%), loin devant ses concurrents de droite. Pas encore au second tour, donc, mais en passe de réussir son pari tactique : tuer dans l’œuf, en se déclarant si tôt, la primaire de la droite.

Même constat pour la gauche : à ce stade, elle ne qualifierait personne pour le second tour. Son meilleur prétendant actuel, Jean-Luc Mélenchon, même dans la plus favorable des configurations, n’obtient que 13,5% (il a atteint 19,58% en 2017), et vogue plutôt entre 10 et 11%. « L’espace politique et le potentiel électoral de la gauche n’ont jamais été aussi faibles sous la Ve République : entre 26 et 28% », note Dabi.

Quant aux autres représentants de ce camp, aucun d’eux ne perce. Anne Hidalgo, qui avance ­pourtant vers une candidature depuis l’automne, stagne à 7%. Yannick Jadot, en dépit de son récent appel au ­rassemblement, plafonne à 6%. L’ex-socialiste Arnaud ­Montebourg, qui a manifesté des velléités de retour, ne dépasse pas les 5%. Enfin, le maire de Grenoble, Éric Piolle, candidat préféré des écologistes, atterrit au niveau du score d’Eva Joly en 2012 (2%)… Nulle dynamique, donc. Plus cruel encore : en cas d’union du PS, du PCF et d’EELV, le champion de la gauche, qu’il s’agisse d’Hidalgo ou de Jadot, rassemblerait à peine 9 à 10% des suffrages.

 

Second tour : Macron toujours devant

Vainqueur au second tour à 54 % : c’est un point de plus pour le chef de l’état que dans le dernier sondage Ifop (pour Marianne) en mars. En plein débat sur la volonté des électeurs de gauche de faire barrage au RN, 51 % des sympathisants Insoumis et 84 % de ceux du PS voteraient Macron. Il récupérerait 59 % de ceux qui avaient voté Mélenchon en 2017 et 88 % de ceux qui avaient opté pour Hamon. Le Pen serait certes battue avec 46 %, mais Frédéric Dabi le rappelle : « Jamais, à un an du vote, un candidat frontiste n’a obtenu un tel score.

 

Sondage Ifop-Fiducial pour le JDD et Sud Radio, réalisé par questionnaire autoadministré en ligne du 2 au 8 avril 2021, auprès d’un échantillon de 1.730 personnes inscrites sur les listes électorales, extrait d’un échantillon de 2.003 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus. La marge d’erreur des résultats d’ensemble s’établit, selon le score visé, entre plus ou moins 1,0 et 2,2 points.

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