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L’ENA en déficit !

L’ENA en déficit !

 

Il y a évidemment de quoi s’étonner quand on apprend que l’ENA, l’école des managers de la France est en déficit de près de 3 millions. En vérité, il ne s’agit pas vraiment d’une surprise dans la mesure où la formation des énarques est surtout  centrée sur la problématique administrative et non sur les questions managériales. Pour preuve dans nombre d’institutions de l’État, la gestion est souvent catastrophique. Curieux que cette école dont la vocation est de former les futurs dirigeants de la France ne soit pas capable de gérer son budget. On objectera que certains des énarques également à la tête de grandes entreprises privées réussissent dans leur gestion. Cela ne saurait cependant masquer l’échec de la masse des autres présents partout dans l’administration bien sur mais aussi dans les partis politiques et dans les entreprises. Dès lors,  il ne faut guère s’étonner par exemple que le poids de la fiscalité ait dépassé les 1000 milliards par an,  soit près de la moitié de la richesse nationale. Or la plupart des grands postes de l’État sont occupés par l’ENA.

Inondations : un climat de plus en plus africain

Inondations : un climat de plus en plus africain

 

De plus en plus le climat en France se rapproche de celui de certains pays d’Afrique avec d’une part des périodes de sécheresse plus fortes et plus longues, d’autre part des périodes de pluie plus intenses. Une conséquence notamment du réchauffement climatique qui fait par exemple qu’une ville comme Lyon pourrait connaître le climat de Madrid d’ici une trentaine d’années et celui d’Alger dans moins d’un siècle. « Le réchauffement climatique va avoir lieu. Maintenant, il faut voir comment on peut le limiter ….En 50 ans, la température moyenne annuelle a augmenté de 1,7°C à Lyon. Selon le scénario le plus pessimiste, si la tendance se poursuit, en 2050, le climat de Lyon ressemblera à celui de Madrid aujourd’hui. Et à celui d’Alger dans 85 ans », explique- Bruno Charles, vice-président de la Métropole de Lyon, en charge du développement durable et de l’agriculture A l’horizon 2100, il pourrait donc faire en moyenne 24°C entre Rhône et Saône, avec des périodes estivales comptant 28 jours de canicule (contre 12 en 2003).  Très fortes période de canicules et très fortes période de pluie vont alterner comme en Afrique.  Ces épisodes météorologiques, constatés à l’automne, provoquent souvent de graves inondations dans le sud de la France. Un phénomène qui s’aggrave depuis une cinquantaine d’années. L’Aude a déjà été lourdement touché dans le passé par des inondations provoquées par des «épisodes méditerranéens», un phénomène météorologique aussi appelé «pluies cévenoles». En novembre 1999, 26 disparus ont été à déplorer après les pluies diluviennes qui avaient touché l’Aude et les départements voisins. «Le 12 novembre 1999, la zone la plus sévèrement touchée est la région des Corbières, où il est tombé à Lézignan 620 mm de pluies en trente-six heures, soit plus des deux tiers d’une année habituelle de pluie», rappelle le site de Météo-France.

 

Maurel voit Hollande candidat en 2022 ?

Maurel voit Hollande  candidat en 2022 ?

 

Pour donner un peu d’écho à sa démission du PS, le frondeur Maurel avait mis en avant le risque de voir Hollande candidat en 2022. Une démission  avec celle de la sénatrice Noëlle Lienemann qui n’a guète été médiatisée tellement elle est finalement anecdotique. Et non dépourvue d’intérêt personnel car la récompense pourrait être de figurer sur la liste européenne de Mélenchon !  “Je ne veux pas être au Parti socialiste le jour où le PS réinvestira François Hollande comme candidat à la présidence”, a-t-il déclaré lundi sur RFI. “C’est un scénario extrêmement plausible, lui le souhaite, beaucoup de ses anciens ministres, de ses anciens collègues le souhaitent aussi, ben moi je ne veux pas être là pour ce qui serait une formidable régression.” “Ce sont les militants, les sympathisants du Parti socialiste qui décideront le moment venu de qui sera notre candidat”, a répondu Faure le Premier secrétaire du PS. Ceci étant, bien que l’échéance de 2022 soit encore très lointaine l’hypothèse d’une candidature de François Hollande ne peut être exclue. La première raison c’est que tout dépendra du taux de popularité de Macron à cette époque. Si rien ne change, l’actuel président de la république pourrait être complètement laminé lors des prochaines élections présidentielles. Par ailleurs on ne voit pas émerger au sein du parti une personnalité susceptible de rendre crédible une candidature socialiste. François Hollande de son côté n’a jamais renoncé à la politique et tout démontre dans ses déclarations qu’il travail à crédibiliser uen nouvelle aventure politique. On objectera qu’en cas de faillite de Macron les candidatures d’une part du rassemblement national, d’autre part des Républicains pourraient offrir une alternative. Mais personne ne peut dire ce que sera la conjoncture économique, sociale et politique non seulement en France mais au plan international en 2022. Aucune hypothèse ne peut donc être rejetée y compris celles de l’émergence d’un nouveau courant politique, d’un nouveau leader.

Bavière-Allemagne: Merkel de plus en plus coincée

Bavière-Allemagne: Merkel de plus en plus coincée

 

 

Comme dans de nombreux pays la vague  ultra droitière continue de croître en Allemagne. En Bavière,  l’allié traditionnel de la CDU, la CSU a perdu la majorité. Un recul qui va fragiliser encore un peu plus la fragile alliance entre la CDU, la CSU et le SPD.  La CSU a obtenu 35,5% des voix, selon un sondage réalisé à la sortie des urnes pour le compte de la chaîne ARD. Elle perdrait ainsi sa majorité absolue pour la deuxième fois seulement depuis 1962. . Les verts arriveraient en deuxième position avec 18,5%, suivis d’Alternative pour l’Allemagne (AfD), parti d’extrême droite qui fait son entrée au parlement régional avec 11% des voix. Les Freie Wähler (électeurs libres) obtiendraient 11,5%, le Parti social démocrate (SPD) 10%, les libéraux du FDP 5% et Die Linke (La gauche) 3,5%.La CSU, qui recueille généralement une bonne moitié des suffrages, n’est jamais descendue au-dessous de 43% en 64 ans. Lors du dernier scrutin régional, en 2013, elle a obtenu 47,7%. En Allemagne, Merkel et déjà relativement paralysée par les oppositions de la majorité qu’elle gouverne en raison notamment de la question migratoire. Mais au plan européen cet affaiblissement ne constitue pas un bon signe pour l’union européenne. Autant dire que Merkel n’est plus en situation politique de venir au secours de Macron pour réformer l’Europe et en particulier la zone ; cela d’autant plus que les orientations du président de la république française sont loin d’avoir l’adhésion des amis de Merkel.

 

 

Sondage : baisse de la qualité de la vie en 10 ans

Sondage : baisse de la qualité de a vie  en 10 ans

 

D’après  étude publiée dans le Journal of Epidemiology and Community Health (article en anglais), mardi 9 octobre. « Une dégradation générale, mais qui touche principalement les sujets d’âge moyen (35-54 ans) et qui travaillent », détaille samedi, au Figaro, Joël Coste. Ce professeur d’épidémiologie et de biostatistique à l’université Paris-Descartes est l’un des quatre auteurs de l’étude. « On peut y voir un impact de la crise de 2008 qui a frappé de plein fouet ces catégories de la population », résume le Pr Joël Coste. Les personnes les plus âgées échappent à ce constat. « Chez les jeunes, la dégradation déjà amorcée entre 1995 et 2003 s’accélère depuis, alors que chez les plus de 65 ans on voit plutôt une stagnation ou des évolutions positives, selon les dimensions considérées », analyse le professeur.

La démarche des auteurs de l’étude est singulière : ils ont utilisé le même questionnaire de qualité de vie (le SF-36) sur des échantillons représentatifs de la population française à trois reprises au cours de ces vingt dernières années (1995, 2003, 2016).  »L’analyse est d’autant plus intéressante que le questionnaire SF-36 est fondé sur l’appréciation des patients et non sur des mesures purement médicales », souligne Le Figaro, qui donne des exemples de questions posées : « Dans quelle mesure votre état physique ou mental a-t-il perturbé vos relations avec la famille, les amis, les voisins, etc. au cours du mois écoulé ? Etes-vous plus ou moins limité lorsqu’il s’agit de vous agenouiller, de vous accroupir ou de vous pencher très bas ? »

Avec cette étude menée sur le long terme, l’objectif, pour le professeur, est de mettre en avant  »une conception plus large de la santé au sens de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), c’est-à-dire intégrant les aspects physiques, psychologiques et sociaux ».

Impôts, Record du monde : Plus de 1000 milliards d’impôts en France

Impôts,  Record du monde : Plus de  1000 milliards d’impôts en France

 

À peu près tous les gouvernements ont annoncé une baisse de la fiscalité cependant le taux et le montant des prélèvements obligatoires ne cessent  d’augmenter chaque année. C’était le cas en 2017 ce sera le cas en 2018 aussi en 2019.Pour la France c’est 10 points de plus que la moyenne de l’OCDE.

 

Total des prélèvements obligatoires, en % du PIB, dans quelques pays de l’OCDE,

 

Allemagne 37

Canada 31,9

Danemark 46,6

Espagne 33,8

États-Unis 26,4

France 45,5

Italie 43,3

.

Mexique 17,4

Royaume-Uni 32,5

Suède 43,3

Suisse 27,9

 

Moyenne OCDE 34,3

 

 

En pourcentage du produit intérieur brut (PIB), le taux de prélèvements obligatoires a atteint cette année-là son « point le plus haut », avec 45,3% du PIB. Les cotisations sociales ont pesé pour 37% des prélèvements obligatoires et les impôts pour 63%. Ce taux doit retomber à 45% du PIB en 2018 et à 44,2% du PIB en 2019, en raison des baisses d’impôts décidées par le gouvernement (taxe d’habitation, impôt sur le fortune, flat tax). Malgré tout, la quantité d’impôts et cotisations recouvrés par l’Etat, les collectivités et la sécurité sociale devrait continuer à augmenter, pour atteindre 1.057 milliards d’euros en 2018 et 1.070 milliards en 2019.

Cela s’explique par l’ »évolution spontanée » des recettes fiscales, souligne Joël Giraud dans son rapport, destiné à éclairer les parlementaires sur le projet de loi de finances, qui sera débattu à l’Assemblée nationale à partir de lundi. Les rentrées d’impôts augmentent en effet quand l’activité économique croît, la bonne tenue de l’économie stimulant notamment la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) et l’impôt sur le revenu, lié au salaire. Le taux de croissance attendu pour cette année comme pour l’an prochain (1,7% dans les deux cas selon le gouvernement) laisse entrevoir une hausse des recettes fiscales en volume supérieure aux baisses prévues par le gouvernement. Selon les calculs du rapporteur, l’évolution spontanée des recettes devrait ainsi avoisiner les 29,8 milliards en 2018, tandis que les baisses liées aux réformes fiscales de l’exécutif atteindront 10,4 milliards d’euros. En 2019, ces chiffres seront respectivement de 31,9 milliard

 

Marchés financiers : en attendant la crise.

Marchés financiers : en attendant la crise.

 

En quête de gain, les opérateurs croient toujours que la bourse peut monter jusqu’au ciel. C’est évidemment oublier certains risques qui risquent de provoquer un coup de tabac sur les marchés financiers. D’abord il y a le tassement général de l’activité confirmée récemment par le fonds monétaire international en 2018, en 2019 et en 2020. Ensuite les conséquences de la guerre commerciale lancée par le président des États-Unis d’abord en direction de la Chine puis vers d’autres pays. La conséquence de l’augmentation des droits de douane se traduira par un frein aux échanges internationaux et une dégradation de la compétitivité. Enfin il y a la bulle de la dette qui risque d’éclater avec la remontée des taux d’intérêt au moment précis où l’activité voit  sa croissance se tasser.  On avait noté que le fonds monétaire international n’avait guère traité  de risque de l’éclatement de la bulle financière du fait de la remontée de l’inflation et du tassement de l’activité. Dans son rapport récent,  le FMI se concentrait surtout sur le tassement économique pour les années 2018, 2019 et 2020.  Le vide a été comblé par le fonds monétaire international avec son rapport mercredi sur la situation financière. Cette fois, le FMI rejoint les inquiétudes de la BRI (banque des banques) sur le cercle non vertueux que représente la montée de l’inflation alors  que l’activité ne progresse pas autant que prévu et que l’endettement a rarement atteint un tel niveau. Si le constat de la BRI est juste par contre des propositions peuvent justifier une certaine contestation La BRI invite à réduire l’endettement partout : des Etats, des banques, des particuliers et les banques centrales ; Oui mais comment faire ? La banque des règlements internationaux parle d’or : trop d’endettement partout : banques centrales, Etats, entreprises et particuliers. Elle n’a pas totalement tort mais ne dit pas comment faire ; elle aussi atteint les limite de sa pertinence. Sur le constat,  on peut difficilement être en désaccord mais dire qu’il faut des réformes structurelles est un peu vague. Autant dire clairement qu’il faut engager un politique d’austérité partout. Avec le risque de tuer la consommation, les échanges extérieurs, les investissements et finalement la croissance. On aurait aimé évidemment que la BRI (ou le FMI)  fasse des propositions pour mieux réguler le système financier mais là il ya peut-être des limites à ne pas franchir. Les banques centrales ont été poussées à leurs limites par la crise économique et ne peuvent pas se substituer aux gouvernements qui doivent accélérer le rythme des réformes budgétaires et structurelles, a pourtant averti dimanche la Banque des règlements internationaux (BRI). « Cinq années après le début de la crise financière, l’économie mondiale est loin d’avoir atteint les objectifs d’une croissance équilibrée », a estimé Stephen Cecchetti, responsable de la division économique et monétaire de la BRI, la banque centrale des banques centrales.  Au lieu d’une consolidation, l’institut d’émission de Bâle (nord de la Suisse) a identifié un certain nombre de « faiblesses structurelles » qui empêchent la mise en œuvre de réformes, a-t-il averti lors d’une conférence de presse téléphonique.  Face aux problèmes générés par la crise financière, qui a provoqué en 2008 l’effondrement de la banque américaine Lehmann Brothers, et la crise des dettes publiques qui secoue depuis plus de deux ans la zone euro, les banques centrales ont joué le rôle de pompier, mais leurs capacités à secourir les Etats arrivent à bout, a averti M. Cecchetti.  Il y des limites bien définies à ce que les banques centrales peuvent faire. Elles ne peuvent pas réparer les bilans, elles ne peuvent pas augmenter la productivité et elles ne peuvent pas placer la politique sur la voie de la pérennité », a insisté le spécialiste.  Dans son rapport annuel, la BRI, qui regroupe une soixantaine de banques centrales, explique que les instituts d’émission ont considérablement gonflé leurs bilans en rachetant notamment des obligations d’Etat.  L’ensemble des banques centrales ont ainsi vu leurs actifs bondir à 18.000 milliards de dollars (14.356 milliards d’euros), soit environ 30% du produit intérieur brut mondial (PIB), deux fois plus qu’il y a dix ans.  L’établissement bâlois, dirigé par l’Espagnol Jaime Caruana, ne mâche pas ses mots à l’encontre des gouvernements, trop lents, selon lui, à résorber l’endettement public et à s’attaquer aux problèmes structurels.  La période de taux d’intérêts historiquement bas « est en grande partie le résultat de l’action insuffisante des gouvernements face aux problèmes structurels » de l’endettement, de la faible croissance et du chômage, a ainsi estimé la BRI.  Selon cette dernière, « les banques centrales sont obligées de prolonger le stimulus monétaire, alors que les gouvernements traînent des pieds et que les ajustements (nécessaires) sont retardés ».  Les banques centrales ont injecté des milliards de liquidités pour empêcher le système financier de s’écrouler et ont fortement réduit leurs taux directeurs pour soutenir l’économie.  Mais la crise des dettes publiques ne touche pas seulement les pays occidentaux, où la dette publique est passée depuis 2007 de 75% du PIB à plus de 110%. Dans les pays émergents, l’envolée des crédits et des prix a masqué des « faiblesses structurelles » dans les comptes publics.  Le secteur public n’est pas le seul en cause, mais également les banques qui tardent à se recapitaliser, a souligné la BRI, alors que l’agence de notation Moody’s a dégradé 15 grandes banques occidentales pour mieux refléter la volatilité et le risque de pertes importantes liés à leurs activités mondiales.   »Malgré leurs efforts de recapitalisation, de nombreuses banques demeurent fortement endettées, notamment celles qui apparaissent bien capitalisées mais qui en fait sont excessivement endettées », a estimé le rapport.  Face à ces difficultés, la BRI a appelé à « briser le cercle vicieux », demandant aux banques à se recapitaliser, aux gouvernements à équilibrer leurs comptes publics et aux entreprises et aux ménages à réduire leur endettement. Conclusion, il va falloir s’habituer à des mouvements de yo-yo sur une tendance baissière en attendant le coup de tabac.

 

Selon un sondage Odoxa-Dentsu Consulting, les Français ont davantage confiance en Edouard Philippe qu’en Emmanuel Macron.

- Selon un sondage Odoxa-Dentsu Consulting, les Français ont davantage confiance en Edouard Philippe qu’en Emmanuel Macron.

Emmanuel Macron n’avance guère dans les sondages. Et le dernier en date d’Odoxa-Dentsu Consulting pour Le Figaro et franceinfo publié ce jeudi ne devrait pas lui redonner confiance. Une large majorité des Français déclare avoir davantage confiance en Edouard Philippe, le Premier ministre, qu’en lui. Priés de dire qui, entre le Premier ministre et le président de la République, « vous donne le plus confiance », 55% des sondés répondent le premier, 29% le second et 16% ne se prononcent pas. Edouard Philippe arrive également en tête sur sa proximité avec les gens (51% contre 34%) et la compétence (49% contre 36%). S’il y a bien un domaine qui sourit à Emmanuel Macron, c’est l’autorité. Le président de la République devance le Premier ministre (59% contre 29%), tout comme sur le charisme (50%-36%) et la stature d’homme d’Etat (46%-41%).

Marchés financiers : en attendant le coup de tabac.

Marchés financiers : en attendant le coup de tabac.

 

En quête de gain, les opérateurs croient toujours que la bourse peut montrer jusqu’au ciel. C’est évidemment oublier certains risques qui risquent de provoquer un coup de tabac sur les marchés financiers. D’abord il y a le tassement général de l’activité confirmée récemment par le fonds monétaire international en 2018, en 2019 et en 2020. Ensuite les conséquences de la guerre commerciale lancée par le président des États-Unis d’abord en direction de la Chine puis vers d’autres pays. La conséquence de l’augmentation des droits de douane se traduira par un frein aux échanges internationaux et une dégradation de la compétitivité. Enfin il y a la bulle de la dette qui risque d’éclater avec la remontée des taux d’intérêt au moment précis où l’activité voit  sa croissance se tasser.  On avait noté que le fonds monétaire international n’avait guère traité  de risque de l’éclatement de la bulle financière du fait de la remontée de l’inflation et du tassement de l’activité. Dans son rapport récent,  le FMI se concentrait surtout sur le tassement économique pour les années 2018, 2019 et 2020.  le vide a été comblé par le fonds monétaire international avec son rapport mercredi sur la situation financière. Cette fois, le FMI rejoint les inquiétudes de la BRI (banque des banques) sur le cercle non vertueux que représente la montée de l’inflation alors  que l’activité ne progresse pas autant que prévu et que l’endettement a rarement atteint un tel niveau. Si le constat de la BRI est juste par compte des propositions peuvent justifier une certaine contestation La BRI invite à réduire l’endettement partout : des Etats, des banques, des particuliers et les banques centrales ; Oui mais comment faire ? La banque des règlements internationaux parle d’or : trop d’endettement partout : banques centrales, Etats, entreprises et particuliers. Elle n’a pas totalement tort mais ne dit pas comment faire ; elle aussi atteint les limite de sa pertinence. Sur le constat,  on peut difficilement être en désaccord mais dire qu’il faut des réformes structurelles est un peu vague. Autant dire clairement qu’il faut engager un politique d’austérité partout. Avec le risque de tuer la consommation, les échanges extérieurs, les investissements et finalement la croissance. On aurait évidemment que la BRI (ou le FMI)  fasse des propositions pour mieux réguler le système financier mais là il ya peut-être des limites à ne pas franchir. Les banques centrales ont été poussées à leurs limites par la crise économique et ne peuvent pas se substituer aux gouvernements qui doivent accélérer le rythme des réformes budgétaires et structurelles, a pourtant averti dimanche la Banque des règlements internationaux (BRI). « Cinq années après le début de la crise financière, l’économie mondiale est loin d’avoir atteint les objectifs d’une croissance équilibrée », a estimé Stephen Cecchetti, responsable de la division économique et monétaire de la BRI, la banque centrale des banques centrales.  Au lieu d’une consolidation, l’institut d’émission de Bâle (nord de la Suisse) a identifié un certain nombre de « faiblesses structurelles » qui empêchent la mise en œuvre de réformes, a-t-il averti lors d’une conférence de presse téléphonique.  Face aux problèmes générés par la crise financière, qui a provoqué en 2008 l’effondrement de la banque américaine Lehmann Brothers, et la crise des dettes publiques qui secoue depuis plus de deux ans la zone euro, les banques centrales ont joué le rôle de pompier, mais leurs capacités à secourir les Etats arrivent à bout, a averti M. Cecchetti.  Il y des limites bien définies à ce que les banques centrales peuvent faire. Elles ne peuvent pas réparer les bilans, elles ne peuvent pas augmenter la productivité et elles ne peuvent pas placer la politique sur la voie de la pérennité », a insisté le spécialiste.  Dans son rapport annuel, la BRI, qui regroupe une soixantaine de banques centrales, explique que les instituts d’émission ont considérablement gonflé leurs bilans en rachetant notamment des obligations d’Etat.  L’ensemble des banques centrales ont ainsi vu leurs actifs bondir à 18.000 milliards de dollars (14.356 milliards d’euros), soit environ 30% du produit intérieur brut mondial (PIB), deux fois plus qu’il y a dix ans.  L’établissement bâlois, dirigé par l’Espagnol Jaime Caruana, ne mâche pas ses mots à l’encontre des gouvernements, trop lents, selon lui, à résorber l’endettement public et à s’attaquer aux problèmes structurels.  La période de taux d’intérêts historiquement bas « est en grande partie le résultat de l’action insuffisante des gouvernements face aux problèmes structurels » de l’endettement, de la faible croissance et du chômage, a ainsi estimé la BRI.  Selon cette dernière, « les banques centrales sont obligées de prolonger le stimulus monétaire, alors que les gouvernements traînent des pieds et que les ajustements (nécessaires) sont retardés ».  Les banques centrales ont injecté des milliards de liquidités pour empêcher le système financier de s’écrouler et ont fortement réduit leurs taux directeurs pour soutenir l’économie.  Mais la crise des dettes publiques ne touche pas seulement les pays occidentaux, où la dette publique est passée depuis 2007 de 75% du PIB à plus de 110%. Dans les pays émergents, l’envolée des crédits et des prix a masqué des « faiblesses structurelles » dans les comptes publics.  Le secteur public n’est pas le seul en cause, mais également les banques qui tardent à se recapitaliser, a souligné la BRI, alors que l’agence de notation Moody’s a dégradé 15 grandes banques occidentales pour mieux refléter la volatilité et le risque de pertes importantes liés à leurs activités mondiales.   »Malgré leurs efforts de recapitalisation, de nombreuses banques demeurent fortement endettées, notamment celles qui apparaissent bien capitalisées mais qui en fait sont excessivement endettées », a estimé le rapport.  Face à ces difficultés, la BRI a appelé à « briser le cercle vicieux », demandant aux banques à se recapitaliser, aux gouvernements à équilibrer leurs comptes publics et aux entreprises et aux ménages à réduire leur endettement.

 

De moins en moins de syndiqués : pourquoi

De moins en moins de  syndiqués : pourquoi

 

 

Le ministère du travail vient d’actualiser ses résultats concernant la syndicalisation en France. Un chiffre qui dépasse à pine 10 %. De toute façon, un chiffre approximatif car il n’y a pas de critères communs aux syndicats pour définir  ce qu’est réellement un adhérent. Tout dépend en effet du nombre de timbres mensuels réellement payés. premières observations si ce taux de syndicalisation paraît particulièrement faible en France, mais  le phénomène n’est pas même s’il faut constater d’une érosion régulière. Le nombre de syndiqués n’a jamais dépassé les 30 % en France dans les années fastes. Plusieurs facteurs explicatifs. Peut-être à bord des syndicats trop nombreux avec quatre ou cinq grandes confédérations et une multitude de syndicats corporatistes qui se font concurrence, souvent se combattent et déconsidèrent  de ce fait le syndicalisme. Notons que les gouvernements et le patronat ont largement encouragé cette extrême division syndicale qui permet ainsi de mieux régner. La seconde raison est peut-être encore plus fondamentale à savoir que tout est fait pour que le syndicalisme n’ait pas d’objet social afin de la  cantonner à un rôle de contestation souvent stérile. Sans véritable reconnaissance,  le syndicat est d’attirer loin des meilleurs. Dans nombre d’organisations ce sont les plus radicaux et les plus médiocres qui émergent. La responsabilité  en incombe surtout aux différents gouvernements de gauche qui plus encore que les gouvernements de droite ont méprisé le syndicalisme. On est loin du syndicalisme de l’Allemagne qui permet d’associer les salariés à la gestion des entreprises. Ce qui du coup rend possible une meilleure appropriation de la problématique entrepreneuriale et rend possible des compromis favorables tant pour les entreprises que pour les salariés.-Pas étonnant dans ces conditions que la syndicalisation soit faible en France. Le ministère du travail constate qu’en   2016, le taux de syndicalisation atteignait 11% de l’ensemble des salariés, fonction publique et secteurs privés confondus. Ce chiffre marque un et qu’on le cantonne e petite baisse par rapport au dernier rapport, daté de 2013: 11,2% des salariés se déclaraient alors membres d’un syndicat. En France métropolitaine, le taux est établi à 10,8%, contre 11% trois ans plus tôt. Dans l’ensemble, le rapport montre quatre grandes disparités. La première concerne le type de structure: en effet, la fonction publique conserve un taux deux fois plus élevé, à 19,1% (contre 19,8% en 2013), à comparer aux 8,4% des secteurs privés (8,7% trois ans plus tôt). La baisse du premier secteur est toutefois plus notable en trois ans.  Sur le long terme, le taux de syndicalisation des salariés en France métropolitaine baisse régulièrement depuis plusieurs décennies. Etabli à 30,1% des salariés en 1949, il est passé à 17% en 1967, avant de remonter légèrement à 20% l’année suivant les événements de mai 1968. Il a ensuite chuté tout au long des années 1980, atteignant même 9,4% des salariés en 1993. Stagnant autour de 10,7% entre 1996 et 2005, il est par la suite légèrement remonté à 11% des salariés en 2013, avant d’atteindre son niveau actuel.

 

Nouveau gouvernement » : en attendant Godot »

Nouveau gouvernement » : en attendant Godot »

 

La formation du nouveau gouvernement prend décidément une tournure dramaturgique. Finalement on attendait un nouveau gouvernement mais il faudra se contenter d’un simple remaniement. Ce qui ne change rien à la théâtralité de l’événement mais qui privera le Premier ministre d’un discours d’investiture à l’assemblée nationale. Une manière sans doute pour Macron de museler son Premier ministre. L’attente est forte parce que les incertitudes sont grandes. C’est un peu en attendant Godot car comme dans la pièce de Beckett, le renouvellement prévu n’aura pas lieu. D’abord Macron ne dispose pas des ressources humaines pour un vrai changement. Certaines grosses pointures se sont d’ailleurs désistées sans doute pour ne pas se noyer avec un gouvernement à la dérive. Par ailleurs, il est impossible de trouver un autre équilibre à ce gouvernement puisque Macron n’a pas l’intention de changer de ligne politique. Il faudra donc se contenter de quelques opportunistes de droite, du centre et de gauche. Dernière contradiction,  Macron souhaite s’entourer de personnalités mais quand même pas trop marquantes afin d’éviter de lui faire de l’ombre. Interpellant Edouard Philippe lors de la séance des questions au gouvernement à l’Assemblée nationale, le chef de file des députés LR, Christian Jacob, a renchéri en fustigeant “l’étroitesse, pour ne pas dire le vide de l’assise politique” de la majorité. “Quand les premiers soutiens n’y croient plus, c’est la Bérézina annoncée”, a-t-il déclaré, en référence au départ de Gérard Collomb, soutien de la première heure d’Emmanuel Macron, qui a quitté la place Beauvau pour briguer la mairie de Lyon lors des municipales de 2020. Gilles Le Gendre, président du groupe LaREM à l’Assemblée, Interrogé sur le retard pris pour la formation du gouvernemenet à défaut de répondre sur le fond s’est voulu d’un lyrisme douteux : Ce n’est pas parce que c’est long que c’est douloureux. Il y a des bonheurs qui s’éternisent, vous savez”, a-t-il déclaré. “Je sais parfaitement où nous allons, je sais parfaitement pourquoi.” !!!

Retraites : 63 ans en 2025 et 64 ans en 2035

Retraites : 63 ans en 2025 et 64 ans en 2035

 

 

On ne toucherait pas au mythique âge de départ à la retraite mais le gouvernement penserait mettre un système de bonus malus pour encourager les Français à partir à 63 ans en 2025 et 64 ans en 2035. Des dispositions qui permettraient d’après le conseil d’orientation des retraites d’assurer l’équilibre financier des régimes. Un système similaire est en vigueur depuis 2015 pour les régimes de retraite complémentaire du privé Arrco et Agirc. À compter du 1er janvier 2019, un salarié du secteur privé pourra en effet toucher une retraite complémentaire à taux plein à 63 ans. S’il décide de partir à la retraite à 62 ans et sollicite sa retraite complémentaire à ce moment-là, sa pension complémentaire sera minorée. Au contraire, s’il choisit de prolonger sa carrière au-delà de 63 ans, sa pension complémentaire sera dopée lorsqu’il partira à la retraite. Pour le court terme la négociation est encore loin d’être terminée car de nombreux autres aspects doivent être pris en compte comme les carrières longues, le temps de cotisation. Emmanuel macro souhaitait  aller relativement vite sur cette question, il voulait  qu’une loi soit votée en juin toutefois les discussions pourraient durer plus longtemps et même toute l’année 2019. En effet Macron n’est plus en situation politique  pour imposer une grande réforme à la hussarde. En outre, son slogan un euro de cotisation pour la retraite vaut la même chose pour tout le monde manque sérieusement de contenu. Enfin l’équilibre des régimes de retraite dépend aussi du rapport entre nombreux d’actifs et nombre d’inactifs. De ce point de vue, tout dépend de l’évolution démographique mais aussi de la croissance. Il serait bien illusoire de prévoir quelle sera cette croissance en 2025 et en 2035. Sans doute pourquoi la France se lance à peu près tous les cinq ans dans un travail de réforme des retraites. Sur le long terme la problématique risque donc de se reposer.

Les prévisions économiques du FMI en baisse

Les prévisions économiques du FMI en baisse

Après d’autres institutions internationales, le FMI révise à la baisse ses prévisions de juillet. En gros la croissance pourrait baisser entre 0,2 % et 0,4 % selon l’intensité de la guerre économique. Les États-Unis enregistrent toujours une croissance soutenue mais la guerre commerciale pourrait leur coûter un point de croissance. En zone euro, le FMI  ramène la croissance à 2 % au lieu de 2.2 en 2018. L’activité en Allemagne est-elle ramenée à 1,9 au lieu de 2,2 % en 2018 la France, elle, perd 0,2 % avec un PIB en croissance de 1,6 % c’est-à-dire assez loin de la moyenne de la zone euro. De toute façon, les effets d’un accroissement de la guerre commerciale sont encore évalués de manière approximative, tout dépendra du taux d’augmentation des droits de douane et de l’intensité des autres mesures protectionnistes. Il semble bien que le FMI par ailleurs ne s’appesantisse pas sur le danger que représente la hausse de l’inflation qui pourrait créer une crise de la dette. Prudemment le fonds monétaire international indique seulement que les économies des pays avancés pourraient avoir atteint leur pic activité en 2017. En clair que la croissance serait condamnée à décroître les années suivantes. Le FMI insiste justement sur le caractère dangereux du protectionnisme non seulement pour l’économie mais aussi pour la paix

2017       2018              2019

Monde            3,7%    3,7% (-0,2)    3,7% (-0,2)

USA                 2,2%    2,9%  (0,0)     2,5% (-0,2)

Zone euro       2,4%     2,0% (-0,2)    1,9%  (0,0)

Allemagne      2,5%    1,9% (-0,3)    1,9% (-0,2)

France           2,3%     1,6% (-0,2)   1,6% (-0,1)

Italie              1,5%     1,2%  (0,0)    1,0%  (0,0)

R-U               1,7%     1,4%  (0,0)    1,5%  (0,0)

Japon           1,7%     1,1% (+0,1)    0,9%  (0,0)

Canada        3,0%      2,1%  (0,0)    2,0%  (0,0)

Chine           6,9%      6,6%  (0,0)     6,2% (-0,2)

Inde             6,7%     7,3%  (0,0)    7,4% (-0,1)

Brésil           1,0%     1,4% (-0,4)     2,4% (-0,1)

Russie         1,5%     1,7%  (0,0)    1,8% (+0,3)

 

Macron : les limites du « en même temps » (Jean-Christophe Gallien)

Macron : les limites du « en même temps » (Jean-Christophe Gallien)

 

 Jean-Christophe Gallien, professeure à Paris 1-Panthéon Sorbonne, président de j c g a.
, pointe les limites du « en même temps de Macron », désormais à droite et ….à droite. (Interview de La Tribune) 

 

 

« L’Olympe présidentiel est à l’épreuve du réel politique. Les fragilités d’une Macronie composite se font visibles sous la lumière crue des afters de l’été sans fin de la présidentielle. La start-up Macron, agrégation électorale devenue majorité présidentielle puis parlementaire, a du mal à passer le cap du deuxième exercice. Autour d’un cœur de cible lassé par l’Ancien monde - celui du premier tour de la présidentielle 2017 -, le second tour lui a offert des troupes venues des droites et des gauches poussées à se rassembler autour du jeune candidat par la pression électorale du Front National et de La France Insoumise. Il y avait comme une évidence prometteuse dans cet alliage entre libéraux de droite « giscardiens » et libéraux de gauche « strauss-kahniens ».Puis vint l’été 2018. Affaire Benalla non soldée, démissions fracassantes de la star Nicolas Hulot, puis du baron lyonnais, figure centrale de l’épopée macronienne, Gérard Collomb… le feuilleton Macron tourne, dès sa deuxième saison, au vaudeville politique. Loin des promesses de renouvellement des pratiques, de contrôle et d’efficacité. Entre incapacité à se faire entendre - peut-être aimer -, entre défiance personnelle et opportunisme pré-électoral, ces départs fonctionnent comme un baromètre du climat politique ambiant de la Macronie. Chaque clash s’est accompagné de critiques directement ciblées sur le Président et sa capacité à être à la hauteur des enjeux. C’est comme si Emmanuel Macron avait perdu le contrôle sur son équipe et les événements et, pire encore, c’est un peu l’accusation de Gérard Collomb, qu’il n’a pas l’expérience, voire pire : le niveau. Brutalités verbales, selfies provocateurs, retour à la rue pour des échanges directs, … avec les zigzags de sa pratique, Emmanuel Macron trouble autant qu’il semble troublé par des événements qui instaurent une sorte de tempête permanente au sommet de l’Etat. C’est pourtant le lot d’un gouvernement aujourd’hui. La crise est partout et tout le temps. Si on voit apparaître les limites de la recomposition politique, se révèlent aussi celles du « en même temps ». Faute de véritable consistance doctrinale, le macronisme a peut-être vieilli plus rapidement que prévu. La seule stabilité, le Président la trouve côté droit, chez les transfuges des Républicains, bien en place, presque à la manœuvre, au point de lorgner le ministère de l’Intérieur. Délatéralisée, la Macronie penche de plus en plus à droite.  La situation propose un vrai défi. Emmanuel Macron manque d’alliés pour faire réussir ses choix politiques en France comme géopolitiques à l’étranger. Car, en Europe comme sur la scène mondiale, il se retrouve aussi isolé. L’Allemagne et la France ne vivent plus dans la même histoire européenne depuis déjà longtemps. Et pire, les deux pays n’ont plus vraiment les clés de la Maison Europe. Depuis les bords est de l’Union jusqu’au cœur de la Méditerranée, souffle un vent puissant qui bouscule la scène européenne en visant largement notre Président. Au-delà, la déferlante néo-diplomatique et économique de son « ami » Donald Trump met à mal l’ensemble des équilibres globaux et les approches libre-échangistes et concurrentielles macroniennes qui exigeaient l’adaptation de la France aux exigences et opportunités du capitalisme mondialisé. Plus grave, ce rétrécissement, presque un isolement, l’éloigne aussi de pans entiers de la société française. Voilà le vrai danger, celui d’une opinion publique qui lâche le Président. Le charme initial est rompu. L’incompréhension s’ajoute à l’impatience. Demain la défiance ? Sondage après sondage, son action est jugée injuste et inefficace. Le doute grandit. Trop d’annonces, de signatures, de votes, de voyages, de cérémonies… pour trop peu de résultats. Nous voulions espérer. Nous voulions même croire. Maintenant, nous voulons voir, toucher, trouver du sonnant, du trébuchant. En quoi ma vie a-t-elle changé en mieux ? Emmanuel Macron doit faire la démonstration concrète que la politique sert à quelque chose. Pas à faire payer plus de CSG, pas à payer plus cher son plein de carburant, pas à m’obliger à freiner sur les départementales, pas à faire une avance à l’Etat sur mes impôts… Emmanuel Macron a été élu sur une promesse de rupture, de modernisation du pays… sur une vague populaire le dépassant aussi, une défiance généralisée envers la classe politique. Il n’a pas été élu pour faire de la vieille technocratie. Sa seule chance, la faiblesse collective des oppositions. Mais, là aussi, la météo évolue, les zombies du dégagisme ont repris vie, l’enchaînement des élections européennes, municipales… va définitivement les ressusciter. Il lui faut scorer, marquer un vrai but politique, et surtout économique, d’ici les européennes. Pour l’instant, il ne cadre pas quand il frappe. Même sur les terrains politiques, n’est pas Messi qui veut ! »

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Par Jean-Christophe Gallien
Politologue et communicant
Président de j c g a
Enseignant à l’Université de Paris 1 Panthéon-Sorbonne
Membre de la SEAP, Society of European Affairs Professionals

Sondage Macron : baisse encore en octobre

Sondage Macron : baisse encore en octobre

De plus en plus de Français passent d’une position attentiste vis-à-vis de Macon à un jugement sévère. La popularité du président subit encore une nouvelle baisse en octobre. D’après  Kantar Sofres, celle du mois d’octobre confirme la tendance (-3) avec un niveau qui le place à 7 points seulement de François Hollande, recordman de l’impopularité au bout de dix-sept mois de mandat! Mais il y a un phénomène nouveau, peut-être plus inquiétant car il touche à la cohésion gouvernementale: depuis la rentrée, certains ministres «balancent» sur leurs collègues. Les critiques, les remarques, les petites phrases qui avaient disparu avec le «nouveau monde» ont fait leur réapparition. Édouard Philippe se vantait que dans son gouvernement, personne ne lorgnait la place d’un autre ou ne cherchait à l’affaiblir. Il semble que ce ne soit plus tout à fait exact. «Ce n’est pas une bonne nouvelle», confirme un membre du gouvernement qui a perçu ce travers. «Il faut aider à ce que cela n’arrive plus. Les comportements individuels doivent servir le collectif.». Malheureusement pour Macon la récente démission du ministre de l’intérieur devrait encore accentuer le délitement du gouvernement et se traduire par de nouvelle baisse dans les sondages.

 

 

La constitution mise en doute par les Français

La constitution mise en doute par les Français

 

En apparence, il y a une contradiction entre la solidité des institutions françaises et le sentiment des Français à son égard. La pensée dominante veut que la France dispose  d’institutions politiques solides qui évitent les crises politiques graves. De fait,  la constitution de 1958 assure une grande stabilité politique contrairement à la situation de la IVe République quand on changeait les gouvernements tous les trois ou six mois.  Le problème c’est que si les institutions rendent possible une certaine permanence du   pouvoir elles n’ont pas fait la preuve de résultats sur le plan économique, social voire sociétal Tendanciellement la France est toujours en retard en matière de croissance mais aussi en matière d’équilibre financier et de chômage sans parler de questions sociétales récurrentes notamment dans les quartiers sensibles où l’ordre républicain est mis entre parenthèses. Bref les institutions sont solides mais les politiques molles et inefficaces. Seulement  44 % d’entre eux se disent attachés au régime fondé par le général de Gaulle, selon le sondage Odoxa Dentsu Consulting pour Le Figaro et France Info. Une désaffection déjà notée dans un sondage Odoxa de 2014: 62 % des Français se disaient favorables au passage à une VIe République. Les sympathisants Les Républicains (LR), parti fils du gaullisme, sont les

Outre leur opinion mitigée sur la Ve, les Français ne sont que 53 % à se dire attachés à l’élection du président par tous les Français Les critiques contre un pouvoir trop vertical datent des débuts du régime, cette «synthèse entre la monarchie et la République» voulue par de Gaulle, mais elles sont toujours présentes dans l’esprit des Français. 62 % d’entre eux estiment que notre régime est plus susceptible de favoriser les dérives d’un pouvoir trop personnel, par rapport à un régime parlementaire, comme en Italie, Allemagne ou Espagne.

Sans pour autant y gagner en stabilité: 59 % des sondés considèrent que notre système est moins efficace qu’un régime parlementaire. «Il faut lire dans ces résultats une injonction forte à revoir notre système pour le “parlementariser” davantage», décrypte Gaël Sliman. De fait, 66 % des Français considèrent que l’Assemblée est un acteur «utile» de la Ve République. La question qui reste pendante n’est peut-être pas celle des institutions mais de ce qui la servent. Et de ce point de vue depuis De Gaulle, sauf Pompidou, les présidents ne se sont pas caractérisés par une grande efficacité

CICE pérennisé : 100.000 emplois en trois ans, (Bercy) !!!

CICE pérennisé : 100.000 emplois en trois ans, (Bercy) !!!

 

La transformation du CICE pourrait créer 100 000 emplois en trois ans et augmenterait le PIB de 0,2 %. Une évaluation comme tout exercice de ce genre très approximative. La raison essentielle est qu’on ne disposera pas d’une période de référence dans la même conjoncture. Il est clair que cette étude du Trésor est une demande du gouvernement qui cherche à donner une légitimité à la transformation du CICE en mesure permanente. D’un point de vue très théorique il est clair que la réduction des charges des entreprises a des conséquences sur la gestion et les résultats. Le nouveau CICE pérennisé va améliorer la situation des trésoreries, des résultats et de l’endettement. Reste à savoir si une partie de cette amélioration sera consacrée à l’embauche. Rien n’est certain car tout dépendra aussi de la demande et du pouvoir d’achat notamment des ménages qui représentent 60 % du PIB. Or il est vraisemblable que pour les trois prochaines années le niveau de l’activité générale sera marqué par un certain tassement. Pas sûr dans ces conditions que l’allégement des charges par ailleurs nécessaire soit mis au service du développement de l’emploi.

Marchés : l’Italie…. et la France inquiètent en Europe

Marchés : l’Italie…. et la France  inquiètent en Europe

Les marchés sont très nerveux en raison de la situation en Italie mais aussi en France. Les déclarations de responsables politiques italiens ont favorisé une forte poussée des rendements de la dette publique italienne et fait chuter les valeurs bancaires: l’indice italien du secteur a cédé 1,17%, l’indice Stoxx du compartiment reculant pour sa part de 0,97%.Banco BPM a perdu 1,99%, UBI Banca 2,06% et UniCredit 1,85%.Les tensions sur le marché obligataire, qui ont provoqué une rechute des rendements allemands, ont pesé aussi sur le secteur de l’assurance (-0,83%).La plus forte baisse du Stoxx 600 est de nouveau pour Royal Mail, qui a encore cédé 8,38% après une chute de plus de 17% lundi en réaction à un avertissement sur résultats.Le compartiment des matières premières (+0,76%) enregistre l’une des rares progressions sectorielles du jour.

Véhicules électriques : Renault, d’abord en Chine

Véhicules électriques : Renault, d’abord en Chine

Sans doute parce que le marché chinois devient le plus stratégique au plan mondial, Renault a décidé de réserver la sortie de son premier petit véhicule électrique à bas prix en Chine. Les autres marchés attendront d’autant que l’interdiction du diesel n’interviendra pas avant 2030 2040 et plus tard encore pour les moteurs à essence. La Chine elle est beaucoup plus volontariste vis-à-vis du développement des véhicules électriques. En plus de ce  petit SUV électrique abordable,  Renault prévoit la commercialisation prochaine de versions hybrides de ses best-sellers Clio, Captur et Mégane, avec un système maison inédit .Renault envisage doubler sa gamme 100% électrique d’ici 2022 pour la porter à huit véhicules. Le K-ZE, d’une autonomie de 250 kms, construit sur la même plate-forme que le véhicule ultra-low cost Kwid commercialisé d’abord en Chine avant d’essaimer sur d’autres marchés mondiaux, sera fabriqué sur place par e-GT New Energy Automotive Co, co-entreprise avec le chinois Dongfeng Motor Group et le partenaire japonais de l’alliance avec Renault, Nissan. Il s’agira de l’une des neuf nouvelles voitures – dont trois électriques – que le groupe entend lancer sur le marché chinois sur la durée de son plan stratégique “Drive the future”.

Fin du diesel en Île-de-France en 2025-2030

Fin du diesel en Île-de-France en 2025-2030

La fin diesel en Île-de-France devrait être programmée vers  2025 2030. En même temps,  serait assurée la promotion d’un nouveau système de transport faisant davantage de place aux modes non polluants et au transport collectif. La région Île-de-France devrait profiter de la perspective des JO pour améliorer ses équipements et ses systèmes de transport. Tout cela s’inscrit également dans le projet du Grand Paris. Pas sûr cependant que compte de tenu de la dérive des coûts de ce grand projet en particulier en matière de transport l’échéance temporelle soit tenue. Il se pourrait bien que le projet soit décalé de 5 ou 10 ans. Le schéma directeur de l’Île-de-France (SDRIF  « a pour objectif de maîtriser la croissance urbaine et démographique et l’utilisation de l’espace tout en garantissant le rayonnement international de la région ». Il « précise les moyens à mettre en œuvre pour corriger les disparités spatiales, sociales et économiques, coordonner l’offre de déplacement et préserver les zones rurales et naturelles afin d’assurer les conditions d’un développement durable ».  Au plan  transport, Valérie Pécresse a toujours défendu la réalisation en intégralité du Grand Paris Express. Le gouvernement a depuis confirmé la livraison des lignes 16, 17 et 18, mais en reportant l’achèvement à l’horizon 2030 au plus tard. « C’est une déception, confiait-elle à La Tribune avant l’été. Nous avons quelque chose de magique à construire en Île-de-France. Il n’y a pas d’obstacle technique, juste un problème de comptabilité. Pour un projet porteur d’autant de promesses, ce n’est pas possible. » Alors, sans attendre cette échéance tardive, la présidente de Région, avec la Ville de Paris et la Métropole, a lancé une consultation internationale sur le devenir des autoroutes, du périphérique et des voies rapides du Grand Paris à horizon 2030. Outre les 100 millions d’euros qu’elle a débloqués pour le déploiement des véhicules autonomes, elle rêve d’infrastructures numérisées où roulent des voitures propres et connectées. De même, elle veut bannir le diesel dans Paris et la zone dense d’ici à 2025, avant d’étendre cette interdiction à l’ensemble de l’Île-de-France d’ici à 2030.

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