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Défaillances d’entreprises : Encore en hausse

Défaillances d’entreprises : Encore en hausse

 

Curieusement alors qu’on se félicite du relatif faible taux de chômage, les défaillances d’entreprises progressent encore. En cause d’abord sans doute la relative stagnation du nombre d’actifs qui mécaniquement fait baisser le chômage, le renoncement à l’emploi de certains aussi l’inflation qui pèse sur la rentabilité de certaines entreprises et sur la consommation des ménages. Les défaillances d’entreprises en France ont donc poursuivi leur lente accélération sur un an au mois de juillet, tout en restant en repli de 32,2% par rapport à la période précédant le Covid-19, a indiqué mercredi la Banque de France.

Les défaillances augmentent progressivement, mois après mois: en juin la hausse sur un an était de 15,9% par rapport à la même période de 2021, selon les données actualisées de la Banque de France, et de 10,0% en mai. La pandémie de Covid-19 a fortement perturbé les chiffres des défaillances, entre le ralentissement de l’activité des tribunaux de commerce et les mesures de soutien à la trésorerie des entreprises qui leur a évité la cessation de paiements. Le nombre de défaillances en France avait chuté à environ 27.000 en 2021, contre plus de 50.000 par an avant la crise sanitaire.

Sur le mois de juillet 2022, «le nombre de défaillances reste un peu supérieur à 3.000, comme globalement depuis le début de l’année», indique le bilan mensuel de la Banque de France publié mercredi. Les très petites entreprises ont nettement contribué aux défaillances d’entreprises sur douze mois par rapport aux douze mois précédents (+44,4%) ainsi que les petites entreprises (+36,4%). Les faillites d’entreprises de taille intermédiaire ont reculé de 39,5%.

L’hébergement et la restauration sont les secteurs les plus représentés (+34,4%), devant le transport et l’entreposage (+32,6%) et l’industrie (+30,2%). À l’inverse, les activités immobilières (-6,5%) et l’agriculture, sylviculture et pêche (-1,8%) ont vu leur nombre de défaillances reculer sur les douze derniers mois par rapport à un an auparavant.

Inflation en Russie : +15%

Inflation en  Russie : +15% 

Les Russes payent la facture de la guerre en Ukraine avec l’inflation  qui officiellement a progressé de 15 %.( Des chiffres toutefois à relativiser comme dans toutes les dictatures). 

En moyenne, le salaire moyen en Russie est de 8oo € .  Du coup mécaniquement,les Russes ont réduit leur consommation de 10 % avec cette  de l’inflation. 

L’inflation  a flambé en Russie jusqu’à battre un record de vingt ans (+17,8% sur un an en avril), se maintient à un haut niveau en juillet (+15,10% sur un an), selon les données de l’agence de statistiques Rosstat publiées mercredi.

 

 

L’inflation, qui a flambé en Russie jusqu’à battre un record de vingt ans (+17,8% sur un an en avril), avait ensuite reflué se maintenant à un haut niveau en juillet à 15,10% sur un an, selon les données de l’agence de statistiques Rosstat publiées mercredi. En juin, l’inflation enregistrée en Russie avait été de 15,09% sur un an.

La promesse qu’avait faite, le président Vladimir Poutine fin mai est donc en passe d’être tenue, puisqu’il avait assuré que l’inflation ne dépasserait pas 15% d’ici fin 2022,  annonçant au passage une hausse des retraites et des minima sociaux.

Les prix de l’alimentaire étaient encore les plus touchés par l’accélération en juin, augmentant de 17,7% sur un an. Ils ont été tirés notamment par les produits de base comme le sucre (42,3%), les pâtes (+26,4%), le beurre (+25%) et le pain (+18%).

Par rapport au mois de juin, les prix ont toutefois globalement baissé de 0,39%, et ceux de l’alimentaire de 1,73%.

Mais au bilan, la hausse des prix a déjà considérablement miné le pouvoir d’achat des Russes, qui ont peu d’épargne, et fait fondre de plus de 10% leur consommation en mai sur un an.

 

Pensions de Retraites: la hausse décalée en septembre

Pensions de Retraites: la hausse décalée  en septembre

Les retraités  bénéficiaires ne profiteront pas en août de la revalorisation de 4% des pensions de retraites votée la semaine dernière au Parlement et promulguée dans la foulée.

Une annonce qui peut mal tomber, en pleine période de vacances. Mais que les retraités qui s’attendaient à recevoir quelques dizaines d’euros supplémentaires sur leur compte en banque se rassurent. . Comme l’indique encore le site de l’assurance retraite, un paiement avec effet rétroactif est prévu lors du prochain versement de septembre.

A la rentrée, les retraités devraient ainsi recevoir les augmentations du mois de juillet, mais aussi du mois d’août donc. À quoi s’attendre ? 4%, cela peut paraître un peu flou pour certains, mais quand on fait le calcul, sur une retraite de 1 200 euros de base, l’augmentation est de 45 euros par mois.

Covid France 10 août 2022 : 38.230 nouveaux cas en 24 heures

Covid France 10 août 2022 : 38.230 nouveaux cas en 24 heures

 

D’après le dernier bilan fourni par les autorités sanitaires concernant la pandémie de Covid-19, la France enregistre 38 230 nouveaux cas en 24 heures.

On compte mardi 9 août 2022 : 152.822 morts au total, +111 morts supplémentaires. Le nombre de décès en EHPAD et EMS fait état de 29.054 (0) décès au total. Le nombre total de décès en milieu hospitalier est lui de 123.768 (+111 en 24h).

Le taux de reproductivité R est de 0,62 le taux d’incidence à 312,36 et la tension hospitalière à 21,6 %. Le taux de positivité est à 0,0 %.

La France compte actuellement 18.171 (-477) personnes hospitalisées et 1.092 (-29) malades en réanimation.

Bilan des régions :

  • Ile-de-France : 4.889 (-47) hospitalisées, 352 (-7) en réanimation et +16 décès en 24h
  • Grand Est : 1.305 (-28) hospitalisés, 84 (+2) en réanimation et +9 décès en 24h
  • Hauts de France : 1.601 (-12) hospitalisés, 104 (-2) en réanimation et +5 décès en 24h
  • Auvergne Rhône Alpes : 1.799 (-37) hospitalisés, 80 (0) en réanimation et +8 décès en 24h
  • Provence-Alpes Côte d’Azur : 1.753 (-57) hospitalisé, 78 (0) en réanimation et +11 décès en 24h
  • Bretagne: 646 (+8) hospitalisés, 38 (+1) en réanimation et +2 décès en 24h
  • Normandie : 1.014 (-45) hospitalisés, 37 (-2) en réanimation et +6 décès en 24h
  • Nouvelle-Aquitaine : 1.348 (-28) hospitalisés, 76 (-9) en réanimation et +15 décès en 24h
  • Pays de la Loire : 402 (-28) hospitalisés, 36 (-4) en réanimation et +2 décès en 24h
  • Occitanie: 1.395 (-41) hospitalisés, , 89 (-2) en réanimation et +17 décès en 24h
  • Centre-Val de Loire : 836 (-29) hospitalisés, 41 (0) en réanimation et +7 décès en 24h
  • Bourgogne-Franche-Comté : 716 (-41) hospitalisés, 40 (0) en réanimation et +5 décès en 24h

 

Guerre en Ukraine : le rôle de l’open source intelligence

 Guerre en Ukraine : le rôle de l’open source intelligence

OPINION. La guerre en Ukraine rappelle l’utilité stratégique de l’OSINT – Open Source Intelligence –, qui vise à exploiter les innombrables informations disponibles et à démêler le vrai du faux. Par Christine Dugoin-Clément, IAE Paris – Sorbonne Business School.

 

Avec l’invasion russe en Ukraine, l’OSINT connaît son heure de gloire. En effet, si l’open source intelligence - à savoir l’exploitation de sources d’information accessibles à tous (journaux, sites web, conférences…) à des fins de renseignement – est largement utilisée pour contrecarrer la diffusion de fake news et la désinformation, elle est aussi d’un grand secours tactique, voire stratégique, pour glaner des informations à caractère militaire.

Dans ce contexte, il paraît important de rappeler ce qu’est l’OSINT, ainsi que la façon dont elle est employée et les enjeux organisationnels et de gouvernance qui y sont liés.

Depuis l’invasion de l’Ukraine par la Russie, les partisans de Kiev ont largement recours à l’OSINT pour vérifier des informations diffusées sur Internet, particulièrement sur les réseaux sociaux, et, le cas échéant, démasquer les fausses nouvelles.

L’origine de l’OSINT remonte à la Seconde Guerre mondiale. C’est à cette époque que le président des États-Unis Franklin D. Roosevelt crée le Foreign Broadcast Monitoring Service (FBMS), qui a pour mission d’écouter, de transcrire et d’analyser les programmes de propagande conçus et diffusés par l’Axe. Développé à la suite de l’attaque de Pearl Harbor, ce programme deviendra le Foreign Broadcast Intelligence Service, appelé à être placé sous l’autorité de la CIA. En 1939, parallèlement à la structure américaine, les Britanniques chargent la British Broadcasting Corporation (BBC) de déployer un service destiné à scruter la presse écrite et les émissions radio pour produire des « Digest of Foreign Broadcasts », qui deviendront les « Summary of World Broadcasts » (SWB) puis le BBC Monitoring.

La guerre froide accentue ces pratiques d’observation des informations ouvertes, faisant rapidement de ces dernières un élément majeur du renseignement, voire sa principale source d’information, y compris sur les capacités et les intentions politiques adverses. Leur exploitation permet également d’identifier et d’anticiper les menaces et de lancer les premières alertes.

Pour autant, le terme d’OSINT n’apparaît réellement que dans les années 1980 à l’occasion de la réforme des services de renseignement américains, devenue nécessaire pour s’adapter aux nouveaux besoins d’information, notamment en matière tactique sur le champ de bataille. La loi sur la réorganisation du renseignement aboutit en 1992. Elle sera suivie en 1994 par la création, au sein de la CIA, du Community Open Source Program et du Community Open Source Program Office (COSPO).

Les attentats du 11 Septembre sont un « game changer » pour l’OSINT. En effet, c’est à la suite de la réforme de 2004 portant sur le renseignement et la prévention du terrorisme, l’Intelligence Reform and Terrorism Prevention Act qu’est créé, en 2005, le Centre Open Source (OSC) chargé de filtrer, transcrire, traduire, interpréter et archiver les actualités et les informations de tous types de médias.

Si l’OSINT est née de la nécessité de capter des informations à des fins militaires, le secteur privé n’a pas tardé à s’emparer de ces techniques, notamment dans la sphère de l’intelligence économique. Cette discipline a connu de nombreuses mutations au fil de son évolution : dans les premiers temps, il s’agissait d’accéder à des contenus recelant des informations parfois délicates à obtenir, mais l’explosion des nouvelles technologies a orienté davantage l’OSINT vers l’identification des informations pertinentes parmi la multitude de celles disponibles. C’est ainsi que se sont développés les outils et méthodes à même de trier ces informations et, particulièrement, de discerner celles susceptibles d’être trompeuses ou falsifiées.Si l’OSINT a gagné ses lettres de noblesse en Ukraine en permettant de valider ou d’invalider certains contenus, notamment diffusés sur les réseaux sociaux depuis février 2022, il faut remonter plus loin dans le temps pour mesurer sa réelle montée en puissance.

En effet, dès la révolution du Maïdan en 2014, les séparatistes pro-russes duu Donbass et leurs soutiens diffusent un grand nombre de contenus dont la rhétorique, soutenue par Moscou, cherche à discréditer le nouveau gouvernement de Kiev. L’ampleur fut telle que les Occidentaux ont rapidement parlé de guerre hybride (même si le terme continue de faire l’objet de débats) pour décrire la mobilisation de l’information. On parle également d’« information warfare » – c’est-à-dire l’art de la guerre de l’information – qui sert en temps de conflits autant qu’en temps de paix.

Rapidement, des structures issues de la société civile sont mises en place afin de discréditer les fausses nouvelles dont le nombre explose sur la toile. Au-delà de ces initiatives, beaucoup d’internautes commencent à vérifier les contenus qui leur parviennent et à se familiariser avec des outils de base pour, par exemple, identifier ou géo-localiser une image, afin de voir si elle est réellement représentative du sujet qu’elle est censée illustrer.

Certaines communautés se spécialisent ainsi sur des domaines plus ou moins précis. À titre d’exemple, InformNapalm se consacre aux contenus touchant aux sujets militaires et, en ne se limitant pas seulement à l’Ukraine, a constitué une base de données qui recense notamment les pilotes russes actifs sur le théâtre syrien. C’est une force de l’OSINT : elle transcende les frontières physiques et permet ainsi le développement de communautés transnationales.

Ce savoir-faire, acquis par nécessité depuis 2014, s’est renforcé au fil du temps, notamment à la faveur des vagues de désinformation liées à la pandémie de Covid-19. Ces réseaux ont permis aux Ukrainiens et à leurs soutiens d’être immédiatement très opérationnels au début de la guerre. En outre, le besoin croissant des journalistes de vérifier leurs sources a aussi participé à développer le recours à l’OSINT qui, disposant d’une multitude d’outils souvent disponibles en Open Source, facilite la pratique de fact checking.

Ainsi, de nombreuses publications explicitent désormais comment, en utilisant des moyens d’OSINT, elles ont validé ou invalidé tel ou tel contenu.On le voit, l’une des forces de l’OSINT consiste à s’appuyer sur une société civile parfaitement légitime à s’autosaisir en fonction de ses centres d’intérêt. Cette dynamique a permis la création de réseaux efficaces et transnationaux.

Cependant, si les États peuvent eux aussi déployer des compétences d’OSINT, un enjeu majeur demeure : coordonner les besoins et les capacités. En effet, les États pourraient avoir avantage à se saisir des réseaux efficaces de l’OSINT, particulièrement dans un contexte de conflit. Cependant, outre le risque relatif à l’infiltration de ces réseaux, la capacité de recenser les besoins de l’État et de mettre ces derniers en relation avec la communauté susceptible d’y répondre représente une difficulté majeure.

D’un point de vue organisationnel, à moyen et long terme, cela pose également la question de la structuration de la ressource OSINT pour les gouvernements. Dans le cas de l’Ukraine, le gouvernement est encore jeune, l’indépendance remontant à août 1991. En outre, contraint depuis 2014 de faire face à un conflit puis, depuis février 2022 à à une invasion massive, la problématique peut être difficile à résoudre. De fait, il s’agit de trouver un équilibre entre l’urgence de la gestion quotidienne du conflit et la mise en place d’une organisation dont la finalité serait de manager l’OSINT au regard de la centralisation des besoins, de leur transmission ou du renforcement d’un vivier de compétences.

Pour essayer de répondre à cette problématique, un projet d’audit des besoins, préalable à l’élaboration d’un cadre organisationnel et juridique, a été mis en place. Piloté par l’Institute for Information Security - une ONG créée en 2015 et centrée sur les enjeux relatifs à la sécurité de l’information tant pour l’État que pour la société et les individus -, le projet « Strengthening the Institutional Capacity of Public Actors to Counteract Disinformation » (Renforcement de la capacité institutionnelle des acteurs publics à lutter contre la désinformation) a débuté en avril 2022 alors que le conflit faisait déjà rage. Il doit aboutir en mars 2023. Son objectif est d’améliorer la capacité institutionnelle des autorités publiques et des institutions de la société civile ukrainienne pour identifier et combattre la désinformation.

Parallèlement, un projet de Centre d’excellence de l’OSINT est mis en route, notamment porté par Dmitro Zolotoukhine, vice-ministre ukrainien de la politique d’information de 2017 à 2019, et mené en partenariat avec l’Université Mohyla de Kiev et avec le secteur privé, notamment ukrainien. Son objet est de construire un pont entre les différentes strates de la société pour constituer un lieu de recherche et de développement. Cette démarche s’inscrit clairement dans le droit fil de celle qui a présidé à la création des Centres d’excellence pilotés par l’OTAN – qui, à Tallinn, portent sur la cyberdéfense, à Riga sur la communication stratégique et à Vilnius sur la sécurité énergétique - ou encore dans celle du Centre d’excellence européen pour la lutte contre les menaces hybrides d’Helsinki.

Reste à savoir si les Occidentaux qui soutiennent l’Ukraine soutiendront également ce projet alors même que ce pays est aujourd’hui un point phare de l’OSINT et que l’UE, qui prend très au sérieux les risques liés à la désinformation, tout particulièrement depuis la pandémie, vient de renforcer son arsenal contre ces menées hostiles, notamment au travers de son code de bonnes pratiques paru en 2022.

Finalement, même si beaucoup de nos concitoyens associent l’OSINT à l’Ukraine et à l’invasion russe, la cantonner à la guerre en cours serait excessivement restrictif. Là encore, le conflit ukrainien est en passe de servir de révélateur d’enjeux qui dépassent largement les frontières physiques du pays.

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Par Christine Dugoin-Clément, Analyste en géopolitique, membre associé au Laboratoire de Recherche IAE Paris – Sorbonne Business School, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, chaire « normes et risques », IAE Paris – Sorbonne Business School.

La version originale de cet article a été publiée sur The Conversation.

Covid France 9 août 2022 : aucun cas nouveau confirmé en 24 heures

 

Covid France 9 août 2022 : aucun cas nouveau confirmé en 24 heures 

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Par La rédaction · Publié le 9 août 2022 à 01h00
Découvrez les derniers chiffres concernant l’épidémie de covid-19 en France. D’après le dernier bilan de Santé Publique France, la France fait état de +109 morts supplémentaires au total. On recense ce lundi 8 août 2022, 152.711 morts au total et 0 nouveaux cas confirmés en 24h.

En France, le dernier bilan fourni par les autorités sanitaires concernant la pandémie de Covid-19, fait état d’au moins 0 cas confirmés soit 0 en 24h.

On enregistre lundi 8 août 2022 :  aucun cas nouveau confirmé en 24 heures ,  152.711 morts au total, +109 morts supplémentaires. Le nombre de décès en EHPAD et EMS fait état de 29.054 (0) décès au total. Le nombre total de décès en milieu hospitalier est lui de 123.657 (+109 en 24h).

Le taux de reproductivité R est de 0,65 le taux d’incidence à 325,62 et la tension hospitalière à 22,2 %. Le taux de positivité est à 0,0 %.

La France compte actuellement 18.648 (-45) personnes hospitalisées et 1.121 (-26) malades en réanimation.

 

Bilan des régions:

  • Ile-de-France : 4.936 (-96) hospitalisées, 359 (-12) en réanimation et +19 décès en 24h
  • Grand Est : 1.333 (+8) hospitalisés, 82 (-4) en réanimation et +5 décès en 24h
  • Hauts de France : 1.613 (-6) hospitalisés, 106 (-2) en réanimation et +6 décès en 24h
  • Auvergne Rhône Alpes : 1.836 (-22) hospitalisés, 80 (-6) en réanimation et +14 décès en 24h
  • Provence-Alpes Côte d’Azur : 1.810 (+17) hospitalisé, 78 (-3) en réanimation et +11 décès en 24h
  • Bretagne: 638 (-1) hospitalisés, 37 (+6) en réanimation et +6 décès en 24h
  • Normandie : 1.059 (-2) hospitalisés, 39 (-8) en réanimation et +4 décès en 24h
  • Nouvelle-Aquitaine : 1.376 (-28) hospitalisés, 85 (-4) en réanimation et +19 décès en 24h
  • Pays de la Loire : 430 (+9) hospitalisés, 40 (+3) en réanimation et +3 décès en 24h
  • Occitanie: 1.436 (+28) hospitalisés, , 91 (-2) en réanimation et +9 décès en 24h
  • Centre-Val de Loire : 865 (+10) hospitalisés, 41 (0) en réanimation et +5 décès en 24h
  • Bourgogne-Franche-Comté : 757 (+26) hospitalisés, 40 (+2) en réanimation et +6 décès en 24h

Livres: de plus en plus internationaux

Livres: de plus en plus internationaux

Par François Lévêque, Professeur d’économie, Mines Paris dans the Conversation 

 

Qu’avez-vous lu cet été ? Je ne vous demande pas de citer un livre parmi les 100 millions de titres jamais publiés au monde, mais de préciser sa provenance. S’agit-il d’un livre numérique descendu du nuage ? Importé ou fabriqué en France s’il est imprimé ? En français langue originale ou traduit d’une langue étrangère ? Au moment même où la mondialisation marque le pas, le livre poursuit son internationalisation. Et c’est heureux ! Le Petit Prince a conquis le cœur de 200 millions de petits et de grands. « S’il vous plaît… dessine-moi un mouton ! » se murmure désormais dans plus de 300 langues.

La planète compte également près d’une centaine de traductions d’Harry Potter and the Philosopher’s Stone (Harry Potter à l’école des sorciers) ou, pour rester dans le registre des aventures initiatiques, d’O Alquimista (L’Alchimiste) du Brésilien Paulo Coelho. Le livre voyage par traduction plutôt qu’en conteneur. La traduction est l’équivalent pour les textes du coût de transport des marchandises.

Le livre traverse les frontières, mais pour en prendre l’exacte mesure il faut s’accorder sur sa définition. En 1964, l’Unesco le décrit ainsi : une publication imprimée, non périodique, offerte au public, et comptant au moins 49 pages, pages de couverture non comprises est-il précisé.

Difficile à adopter à l’ère du livre numérique téléchargeable. Remarquez que même sans cela, cette définition écartait déjà les courts recueils de poèmes aussi bien que le livre audio. La définition de la poste américaine ne fait pas mieux même si elle retient un seuil de 22 pages en ajoutant qu’elles doivent être composées principalement de texte et ne pas comporter de publicité autre que celle pour d’autres ouvrages. Le type de texte dont il s’agit n’est naturellement pas spécifié. À propos, rappelons d’emblée qu’il ne faut pas confondre livre et littérature. En France, par exemple, cette catégorie éditoriale représente moins du quart des ventes.

Pour inclure sa version numérique, certains ont proposé de définir le livre par sa composition : un titre, une couverture, des pages numérotées, des chapitres, etc. ; ou, de façon plus savante, par sa double nature d’objet matériel et de discours.

D’autres ont mis l’accent sur la lecture que le livre réclame par opposition aux textes courts que nous parcourons chaque jour sur nos téléphones et tablettes – souvent d’ailleurs en regrettant d’y consacrer trop de temps. Une lecture longue dans tous les cas, immersive et absorbante pour certains livres comme les romans ou les bandes dessinées, approfondie lorsqu’il s’agit d’acquérir de nouvelles connaissances ou d’enrichir sa pensée ou son vocabulaire. Le support du livre, écran ou papier, n’est plus alors distinctif. À noter tout de même que les recherches sur la lecture tendent à montrer une infériorité du numérique en termes de compréhension des textes longs…

Ces difficultés de définition n’aident pas le recueil et l’agrégation de données sur le livre. De plus, dans de nombreux pays, les statistiques professionnelles et nationales sont lacunaires. Difficile d’avancer des chiffres exacts qui valent pour la planète. Donnons simplement trois ordres de grandeur. Nombre d’ouvrages parus : autour de 100 millions. Il est issu d’un comptage par Google qui aboutit précisément à 129 864 880. Nombre de nouveaux titres publiés par an : de l’ordre d’un million ; une compilation de données nationales par Wikipedia conclut à un total de 2,2 millions, mais ce chiffre comprend les rééditions. Montant des ventes annuelles de livres : environ 100 milliards de dollars, soit plus que la musique ou le jeu vidéo. Impressionnant, non ?

Comme pour n’importe quelle marchandise, les douanes veillent à comptabiliser les entrées et sorties du territoire du livre physique, mais allez savoir pourquoi elles distinguent les atlas et les encyclopédies des livres proprement dits. La France exporte un peu moins d’ouvrages qu’elle n’en importe.

Attention toutefois, les sorties du territoire sont des livres destinés à l’étranger alors que les entrées sont des livres fabriqués à l’extérieur pour des raisons économiques, par exemple en provenance de Belgique et d’Italie, plus rarement d’Asie. Le livre, bon marché pour son poids, ne repose pas sur de longues chaînes d’approvisionnement. La Chine n’est pas devenue l’imprimerie du monde ! Le Royaume-Uni est le plus grand exportateur, juste devant les États-Unis. Ces deux pays bénéficient du vaste marché de la population anglophone de naissance (près d’un demi-milliard d’hommes et de femmes) ou formée à l’anglais par les études.

Dématérialisé, le livre électronique traverse les frontières à l’insu des douaniers. La numérisation facilite l’accès aux ouvrages venus d’ailleurs, mais elle empêche d’en connaître les flux pour qui veut rendre compte plus précisément du commerce international.

 

 

Heureusement, l’échange d’ouvrages prend également une autre forme, plus importante sans doute, mieux comptabilisée en tout cas : le passage des frontières par la traduction. La traduction est en effet une autre façon de faire voyager et circuler le livre. Sans elle qui aurait lu en France L’amica geniale (L’amie prodigieuse) d’Elena Ferrante ou Man som hatar kvinnor (Millénium Tome 1) de Stieg Larsson ? Sans elle, la bande dessinée japonaise n’aurait pas quitté son archipel.

La mondialisation du livre par la traduction a pu être finement pistée pendant quelques décennies de l’entre-deux siècles grâce à l’Index translationum. Il recense près de 2 millions d’ouvrages traduits, de et vers, à peu près toutes les langues écrites de la planète.

On sait ainsi que le nombre total annuel de nouvelles traductions a plus que doublé entre 1979 et 2007. L’évolution depuis n’est pas connue. La mise à jour de ce catalogue universel des traductions par l’Unesco a pris fin faute de moyens pour faire face à l’ampleur croissante de la tâche. C’est bien dommage, notamment car l’Index translationum a permis d’observer un début de retournement : à la fin des années 1990, la part des traductions de l’anglais, largement dominante, cesse de progresser ; elle diminue même légèrement.

Cette tendance à une plus grande place des langues originales traduites autres que l’anglais s’est-elle poursuivie depuis ? Oui, si l’on se fie aux données disponibles de quelques pays d’Europe. Pour l’Allemagne, la France ou encore l’Espagne, la part des traductions à partir de l’anglais régresse.

Phénomène remarquable : une partie de cette baisse s’explique par la croissance des traductions de textes de langues originales peu courantes. C’est le cas du japonais et du suédois. Un mouvement aidé bien sûr par l’essor des mangas et des polars scandinaves.

Un autre indice est fourni par la place de l’anglais d’origine parmi les livres traduits à succès. Elle décline aussi légèrement en tendance. Oui, mais ne partait-elle pas de très haut ? Eh bien non, les traductions de l’anglais représentent seulement le tiers des 20 best-sellers traduits répertoriés depuis 2006 dans les listes d’une petite dizaine de pays occidentaux. Comparaison instructive, la proportion des traductions de l’anglais dans tous les livres traduits, qu’ils aient connu un grand succès commercial ou non, est de l’ordre de deux tiers. Contrairement à des craintes parfois exprimées, la mondialisation n’est pas vouée à une marginalisation inexorable des livres de langue originale de l’Europe continentale.

L’internationalisation du livre par la traduction s’arrête néanmoins à la porte des États-Unis. Seuls 3 % des titres publiés outre-Atlantique proviennent de traductions, soit dix fois moins que pour la France et près de vingt fois moins que pour l’Italie.

Il est vrai qu’il est plus facile pour un éditeur français ou italien de lire un ouvrage en anglais avant de se décider à le publier que pour un éditeur américain d’aller au-delà du titre français ou italien. Le progrès de la traduction par les machines pourrait changer la donne. Il pourrait entraîner une formidable baisse de son coût et faciliter encore les échanges du livre. Les algorithmes ne remplaceront sans doute jamais totalement les cerveaux des traducteurs. C’est une évidence pour la littérature, moins cependant pour les textes de bandes dessinées ou de récits de vedettes.

Dans tous les cas les machines, par leur utilisation partielle et complémentaire, promettent des gains de productivité. Pour un texte simple comme celui que vous venez de lire par exemple, un passage initial par Google Translate réduit d’environ un tiers le temps nécessaire à sa traduction vers l’anglais.

Cet été, j’ai lu Lonesome Dove un roman western de Larry McMurtry en version papier, imprimé en France et traduit de l’américain par Laura Derajinsky. Je vous le recommande chaudement si vous avez envie de mener un troupeau dans la peau d’un Texas Ranger du Mexique au Montana et d’échapper aux Indiens sans quitter votre transat.

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Par François Lévêque, Professeur d’économie, Mines Paris

François Lévêque a publié chez Odile Jacob « Les entreprises hyperpuissantes. Géants et Titans, la fin du modèle global ? ». Son ouvrage a reçu le prix lycéen du livre d’économie.

Covid France 7 août 2022 : 29 034 cas en 24 heures

Covid France 7 août 2022 : 29 034 cas en 24 heures

En France, on enregistre  Vendredi 5 août 2022 29 034 cas en 24 heures,  2.365.799 cas de contaminations au total . , +80 morts en 24h soit 152.537 au total. Le nombre total de décès en EHPAD et EMS fait état de 29.034 (+3) décès au total. Le nombre total de décès en milieu hospitalier est lui de 123.503 (+77 en 24h). 53.628.838 personnes sont totalement vaccinées contre la covid-19 en France

Société-Surréalisme: « l’hiver approche installez-vous en Russie ! »

Société-Surréalisme: « l’hiver approche installez-vous en Russie ! »

 

 

Un clip en anglais diffusé en Espagne par la Russie invite la population espagnole à venir s’installer en Russie en prévision de l’hiver et donc d’un manque d’énergie dans la péninsule Ibérique. Et de vanter la beauté des femmes, la culture, le christianisme. De quoi se demander si les responsables de la propagande russe n’ont pas 50 ans voir plus de retard en matière de communication.

 

Sans doute le type de propagande qui peut mordre éventuellement sur la population russe mais certainement pas dans un pays démocratique trop attaché à la liberté et à la pertinence de l’information pour se laisser prendre par des propos grossiers sur la forme comme sur le fond.

Pour attirer des occidentaux en Russie il faudrait sans doute d’autres arguments. Sans parler des conditions de vie et surtout de l’absence totale de démocratie. Il est clair que cette propagande s’inspire directement de l’esprit du KGB qui a fait du mensonge et même du crime son mode d’action privilégiée.

 Ce clip fera sourire  tellement il est caricatural et tellement il témoigne de l’ambiance archaïque et dictatoriale de Poutine. Le mensonge, l’intoxication peuvent avoir un impact dans une population privée de tout moyen d’information démocratique. Cependant cette communication hors du temps qui rappelle les années 50 convainc de moins en moins les populations jeunes en Russie dont une grande partie est opposée à la guerre en Ukraine.

 Ce clic témoigne aussi de l’univers mental de Poutine et de son entourage. Ces gens-là ont culturellement un  siècle de retard.

Covid France 6 août 2022: encore +30.592 nouveaux cas confirmés en 24h.

 

Covid France 6 août 2022: encore +30.592 nouveaux cas confirmés en 24h.

 

On enregistre vendredi 5 août 2022 : 152.537 morts au total, +80 morts supplémentaires. Le nombre de décès en EHPAD et EMS fait état de 29.034 (+3) décès au total. Le nombre total de décès en milieu hospitalier est lui de 123.503 (+77 en 24h).

Le taux de reproductivité R est de 0,65 le taux d’incidence à 392,00 et la tension hospitalière à 22,6 %. Le taux de positivité est à 13,1 %.

La France compte actuellement 18.803 (-351) personnes hospitalisées et 1.142 (-9) malades en réanimation.

Bilan des régions  :

  • Ile-de-France : 5.033 (-102) hospitalisées, 364 (+11) en réanimation et +9 décès en 24h
  • Grand Est : 1.344 (-49) hospitalisés, 87 (-4) en réanimation et +8 décès en 24h
  • Hauts de France : 1.646 (-4) hospitalisés, 107 (+4) en réanimation et +7 décès en 24h
  • Auvergne Rhône Alpes : 1.860 (-60) hospitalisés, 87 (-8) en réanimation et +10 décès en 24h
  • Provence-Alpes Côte d’Azur : 1.798 (-18) hospitalisé, 82 (-1) en réanimation et +15 décès en 24h
  • Bretagne: 670 (-5) hospitalisés, 31 (+4) en réanimation et +2 décès en 24h
  • Normandie : 1.071 (-17) hospitalisés, 51 (-1) en réanimation et +4 décès en 24h
  • Nouvelle-Aquitaine : 1.385 (-11) hospitalisés, 89 (-2) en réanimation et +4 décès en 24h
  • Pays de la Loire : 437 (+18) hospitalisés, 37 (-2) en réanimation et +2 décès en 24h
  • Occitanie: 1.422 (-16) hospitalisés, , 91 (-3) en réanimation et +5 décès en 24h
  • Centre-Val de Loire : 869 (-16) hospitalisés, 39 (-4) en réanimation et +1 décès en 24h
  • Bourgogne-Franche-Comté : 717 (-71) hospitalisés, 37 (-1) en réanimation et +6 décès en 24h

 

Monnaie numérique: L’Europe en retard

 Monnaie numérique: L’Europe en retard

Par Rafik Ammar est chargé de la communication et du développement au sein de l’Association française des trésoriers d’entreprise (AFTE) dans l’Opinion .

 

 

 

Les nouveaux systèmes de paiement sont d’importance mondiale. Les autorités des différentes juridictions doivent veiller à la conformité de leurs principes et règles à ceux pratiqués au niveau international. Le rôle des autorités est de veiller à l’existence de règles qui encouragent la concurrence entre fournisseurs tout en utilisant une approche réglementaire neutre sur le plan technologique. Afin de créer une réglementation prudente pour les émetteurs et les consommateurs, l’Union européenne devrait établir des exigences spécifiques pour l’obtention d’une licence bancaire par les nouveaux organismes.

Les stablecoins ou cryptomonnaies stables ont un caractère mondial, elles existent dans de nombreux pays et beaucoup d’autres les adopteront à l’avenir. La Chine est l’un des pays les plus avancés dans l’utilisation de la blockchain avec son projet pilote sur le yuan numérique annoncé en 2020. Elle a inclus des dispositions relatives à la monnaie numérique dans le champ d’application de la loi.

Face à ces initiatives, l’UE est à la traîne. En revanche, le Royaume-Uni fait des progrès. Le comité de politique financière de sa banque centrale doit publier un rapport sur les effets des stablecoins, qui traitera aussi d’une monnaie numérique de banque centrale. Il cherche à montrer comment le système de réglementation devrait être ajusté pour garantir la confiance tout en soutenant l’innovation.

De nombreux pays n’ont pas de base juridique nationale et ne considèrent pas les monnaies numériques comme égales à la monnaie fiduciaire en raison de leur valeur instable. De ce fait, les fournisseurs de stablecoins ne sont pas protégés. Pour parvenir à une réglementation mondiale, des règles doivent être créées en matière d’informations fournies par les clients aux émetteurs. Les utilisateurs de ces monnaies doivent savoir comment leurs données personnelles sont utilisées et stockées. Actuellement, banques et sociétés de crédit sont réglementées par des lois dans tous les pays et un niveau de réglementation similaire devrait s’appliquer en matière de monnaie numérique.

Au niveau de l’UE, la législation qui doit régir l’utilisation des stablecoins en tant que catégorie de monnaies numériques est la « Réglementation des marchés des crypto-actifs » (MiCA). Voici quelques points d’améliorations souhaitables. Une différenciation plus claire est nécessaire entre plateformes de monnaie électronique, stablecoins à domaine ouvert, et projets d’entreprise qui doivent être soutenus de manière appropriée sur le plan fiscal. Des normes techniques de réglementation doivent être publiées par les autorités européennes de surveillance afin de remédier à toute ambiguïté sur la distinction entre les crypto-actifs, au titre de MiCA, et les instruments financiers, si une telle ambiguïté survenait avec le développement du secteur.

Le règlement européen devrait prévoir des règles plus proportionnées afin d’inciter les petites entreprises à entrer sur le marché, notamment en fixant des exigences de fonds propres à un niveau raisonnablement élevé. Il faut alléger les obligations disproportionnées imposées aux entreprises par la législation et encourager l’innovation afin de retrouver plus de souveraineté dans le secteur financier. L’UE doit rebattre les cartes dans la course à la création de monnaie numérique de banque centrale.

Rafik Ammar est chargé de la communication et du développement au sein de l’Association française des trésoriers d’entreprise (AFTE).

Plaidoyer pour le vélo du quotidien en France

Plaidoyer pour le vélo du quotidien en France

 

 

 

Force  est de constater que la passion des Français pour la petite reine s’exerce davantage devant l’écran que sur les routes. À l’heure où la mobilité cristallise les débats, il serait opportun que la popularité d’un tel événement permette d’accélérer les pratiques, à petite comme à grande échelle. Par Denis Saada, président de Betterway dans la Tribune.

 

4%, comme le nombre de Français qui se déplacent quotidiennement à bicyclette. Moins de 2%, comme la part modale du vélo en France, loin des 9% ambitionnés par le gouvernement français (source). Les chiffres ne sont guère flatteurs pour le pays du Tour de France. Pire, l’hexagone affiche un retard important sur ses voisins européens. Dans des villes réputées pour leur cyclabilité comme Copenhague ou Amsterdam, 35% des habitants se déplacent tous les jours à vélo. En Allemagne et en Suède, ce taux s’élève à 19%, à 15% en Belgique et à 13% en Italie. (source)

Le constat est clair : les Français aiment le vélo, c’est une certitude, mais ne l’utilisent que peu fréquemment. Parmi eux, 28 millions de salariés représentent une véritable ressource pour notre pays et sont un immense levier de changement. Et pour instaurer ce dernier, les entreprises ont un rôle prescripteur à endosser pour promouvoir la pratique du vélo auprès de leurs collaborateurs.

Bien sûr, elles méritent aussi d’être accompagnées pour proposer des dispositifs susceptibles d’encourager de nouvelles habitudes : système de vélo partagé, parking à vélo, bornes de recharge, etc. et les incitations financières restent nécessaires. Si le Forfait Mobilité Durable a, en deux années, contribué à initier un virage notable (38% des employeurs du privé ayant déclaré l’avoir déployé) incitant nombre de salariés à privilégier des modes de transports alternatifs à la voiture, il connaît néanmoins des freins non négligeables qui limitent l’essor d’un autre paradigme.

Et si pour lever les difficultés dans sa mise en œuvre, il s’agissait de penser d’ores et déjà plus largement et d’imaginer, la mise en place d’un Budget Mobilités Universel qui viendrait remplacer l’abonnement aux transports en commun et le Forfait Mobilités Durables. Ouvert à toutes les solutions de mobilités durables, il permettrait de motiver le plus grand nombre à changer facilement et à moindre coût ses habitudes de déplacement.

La puissance publique doit, elle aussi, se muer moteur en matière de mobilité. Depuis une quinzaine d’années, les collectivités investissent massivement en faveur du vélo en construisant des pistes cyclables, des véloroutes et des voies vertes. Les budgets ont d’ailleurs augmenté de 40% en 10 ans passant de 328 à 468 millions d’euros. Ce volontarisme n’est pas sans effet, mais les résultats se concentrent quasi exclusivement sur les grandes villes. En effet, selon une étude menée en 2020 par l’Ademe, entre 2010 et 2018, l’usage du vélo a augmenté de 30% à Paris et de 10% par an à Lyon pendant que celle-ci diminuait sur l’ensemble du territoire.

Par ailleurs, les sommes investies dans l’hexagone restent bien inférieures à celles consacrées par les Pays-Bas par exemple. Et ce même dans des villes particulièrement vélo friendly comme Grenoble, Strasbourg, Nantes et Bordeaux où les dépenses dans la politique vélo représentent 15 à 20 euros par habitant par an contre 33 euros depuis quarante ans dans les villes néerlandaises. Face à ce constat, les investissements doivent se poursuivre pour construire les conditions d’une pratique sereine du vélo aussi bien en zones urbaines que rurales. Pour cela, il est important de continuer à créer des zones dédiées – pistes cyclables, voies vertes – mais aussi de réduire les zones d’accès aux véhicules motorisés en ville pour garantir la sécurité des cyclistes.

Dans les banlieues, les zones périurbaines, ou dans les milieux ruraux, la bicyclette est délaissée, surtout par les plus jeunes d’entre nous. En 1982, 82% des écoliers européens se rendaient en classe à pied ou à bicyclette. Aujourd’hui, ils ne sont que 14%, alors même que les pratiques de mobilité des jeunes influencent leurs pratiques futures. Un travail de sensibilisation de la jeunesse est donc particulièrement nécessaire. Des mécanismes qui encouragent les jeunes Français à effectuer leurs trajets à vélo doivent être pensés : challenge à l’école, sorties scolaires à vélo, dispositifs de sécurisation des trajets-école – maison, …

Pour massifier la pratique du vélo, tout le monde doit prendre sa part. État, collectivités, entreprises et citoyens, chacun à un rôle important à jouer aussi bien sûr les infrastructures, la sensibilisation que sur les incitations et la volonté de changer ses habitudes. Des investissements plus conséquents sur les espaces dédiés au vélo, ainsi qu’une politique d’incitation en direction de la jeunesse, semblent désormais incontournables. Comme la nécessaire mise en place d’un Budget Mobilités Universel qui regorge d’un potentiel de mobilisation des salariés inégalé.

Denis Saada

 

Sénégal :Le pouvoir en place première victime du conflit ukrainien

Sénégal :Le pouvoir en place première victime du conflit ukrainien

 

Macky Sall,  président sénégalais et président en exercice de l’union africaine contesté dans les urnes et sans doute aussi première victime du conflit ukrainien.. En effet, la coalition au pouvoir au Sénégal, Benno Bokk Yakaar (BBY), a perdu la large majorité dont elle disposait au Parlement, obtenant seulement deux sièges de plus que deux coalitions d’opposition à l’issue des élections législatives, a annoncé jeudi la commission électorale.

En 2017, lors des précédentes élections législatives, BBY avait remporté 125 sièges. C’est la conséquence d’une gestion très contestée du pouvoir en place à Dakar mais aussi le premier effet de cette guerre en Ukraine qui risque de créer une crise alimentaire. Le président sénégalais a récemment tenté d’aller quémander auprès de Poutine les tonnes de céréales supposées éteindre l’incendie politique dans son pays.

Pour le président sénégalais l’échec est social, économique mais aussi politique. Sans parler de l’hypothèse d’un troisième mandat pour l’intéressé en violation du droit sénégalais.

 

 

 

 

Surréalisme: « l’hiver approche installez-vous en Russie ! »

Surréalisme: « l’hiver approche installez-vous en Russie ! »

 

 

Un clip en anglais diffusé en Espagne par la Russie invite la population espagnole à venir s’installer en Russie en prévision de l’hiver et donc d’un manque d’énergie dans la péninsule Ibérique. Et de vanter la beauté des femmes, la culture, le christianisme. De quoi se demander si les responsables de la propagande russe n’ont pas 50 ans voir plus de retard en matière de communication.

 

Sans doute le type de propagande qui peut mordre éventuellement sur la population russe mais certainement pas dans un pays démocratique trop attaché à la liberté et à la pertinence de l’information pour se laisser prendre par des propos grossiers sur la forme comme sur le fond.

Pour attirer des occidentaux en Russie il faudrait sans doute d’autres arguments. Sans parler des conditions de vie et surtout de l’absence totale de démocratie. Il est clair que cette propagande s’inspire directement de l’esprit du KGB qui a fait du mensonge et même du crime son mode d’action privilégiée.

 Ce clip fera sourire  tellement il est caricatural et tellement il témoigne de l’ambiance archaïque et dictatoriale de Poutine. Le mensonge, l’intoxication peuvent avoir un impact dans une population privée de tout moyen d’information démocratique. Cependant cette communication hors du temps qui rappelle les années 50 convainc de moins en moins les populations jeunes en Russie dont une grande partie est opposée à la guerre en Ukraine.

 Ce clic témoigne aussi de l’univers mental de Poutine et de son entourage. Ces gens-là ont culturellement un  siècle de retard.

Covid France 4 août 2022 : +38.788 nouveaux en 24h.

Covid France 4 août 2022 : +38.788 nouveaux en 24h.

On enregistre mercredi 3 août 2022 +38.788 nouveaux en 24h , 152.370 morts au total, +90 morts supplémentaires. Le nombre de décès en EHPAD et EMS fait état de 29.029 (+7) décès au total. Le nombre total de décès en milieu hospitalier est lui de 123.341 (+83 en 24h).

Le taux de reproductivité R est de 0,65 le taux d’incidence à 469,90 et la tension hospitalière à 22,8 %. Le taux de positivité est à 13,1 %.

Bilan des régions :

  • Ile-de-France : 5.218 (-56) hospitalisées, 348 (-1) en réanimation et +12 décès en 24h
  • Grand Est : 1.391 (-8) hospitalisés, 87 (-6) en réanimation et +8 décès en 24h
  • Hauts de France : 1.664 (-108) hospitalisés, 104 (-8) en réanimation et +8 décès en 24h
  • Auvergne Rhône Alpes : 1.926 (-79) hospitalisés, 96 (-7) en réanimation et +8 décès en 24h
  • Provence-Alpes Côte d’Azur : 1.834 (+15) hospitalisé, 80 (-1) en réanimation et +10 décès en 24h
  • Bretagne: 688 (-17) hospitalisés, 27 (-2) en réanimation et +8 décès en 24h
  • Normandie : 1.112 (-8) hospitalisés, 53 (+2) en réanimation et +4 décès en 24h
  • Nouvelle-Aquitaine : 1.421 (-36) hospitalisés, 91 (+1) en réanimation et +8 décès en 24h
  • Pays de la Loire : 437 (-13) hospitalisés, 40 (0) en réanimation et +4 décès en 24h
  • Occitanie: 1.454 (-54) hospitalisés, , 92 (-6) en réanimation et +5 décès en 24h
  • Centre-Val de Loire : 889 (0) hospitalisés, 45 (+3) en réanimation et +3 décès en 24h
  • Bourgogne-Franche-Comté : 798 (-35) hospitalisés, 47 (-4) en réanimation et +4 décès en 24h

Covid France 3 août 2022 : +54.519 nouveaux cas confirmés en 24h

Covid France 3 août 2022 : +54.519 nouveaux cas confirmés en 24h

 

On enregistre mardi 2 août 2022: +54.519 nouveaux cas confirmés en 24h, +101 morts en 24h soit 152.280 au total. Le nombre total de décès en EHPAD et EMS fait état de 29.022 (0) décès au total. Le nombre total de décès en milieu hospitalier est lui de 123.258 (+101 en 24h). 53.624.435 personnes sont totalement vaccinées contre la covid-19 en France.

Le taux de reproductivité R est de 0,65 le taux d’incidence à 474,93 et la tension hospitalière à 23,3 %. Le taux de positivité est à 13,1 %.

La France compte actuellement 19.792 (-271) personnes hospitalisées et 1.180 (-25) malades en réanimation.

Bilan des régions :

  • Ile-de-France : 5.274 (-67) hospitalisées, 349 (-14) en réanimation et +20 décès en 24h 
  • Grand Est : 1.399 (-14) hospitalisés, 93 (+2) en réanimation et +4 décès en 24h 
  • Hauts de France : 1.772 (-9) hospitalisés, 112 (+4) en réanimation et +9 décès en 24h  
  • Auvergne Rhône Alpes : 2.005 (+14) hospitalisés, 103 (+7) en réanimation et +10 décès en 24h 
  • Provence-Alpes Côte d’Azur : 1.819 (-30) hospitalisé, 81 (-3) en réanimation et +10 décès en 24h 
  • Bretagne: 705 (-22) hospitalisés, 29 (-5) en réanimation et +2 décès en 24h 
  • Normandie : 1.120 (+7) hospitalisés, 51 (+2) en réanimation et +2 décès en 24h 
  • Nouvelle-Aquitaine : 1.457 (+4) hospitalisés, 90 (+3) en réanimation et +7 décès en 24h 
  • Pays de la Loire : 450 (-15) hospitalisés, 40 (+2) en réanimation et +5 décès en 24h
  • Occitanie: 1.508 (-48) hospitalisés, , 98 (-16) en réanimation et +7 décès en 24h
  • Centre-Val de Loire : 889 (-13) hospitalisés, 42 (-1) en réanimation et +6 décès en 24h
  • Bourgogne-Franche-Comté : 833 (-47) hospitalisés, 51 (-4) en réanimation et +8 décès en 24h

Covid France 2 août 2022: +7.249 nouveaux cas confirmés en 24h.

Covid France 2 août 2022: +7.249 nouveaux cas confirmés en 24h.

On enregistre  lundi 1 août 2022 : Covid France 2 août 2022: +7.249 nouveaux cas confirmés en 24h.,  152.179 morts au total, +121 morts supplémentaires. Le nombre de décès en EHPAD et EMS fait état de 29.022 (0) décès au total. Le nombre total de décès en milieu hospitalier est lui de 123.157 (+121 en 24h).

Le taux de reproductivité R est de 0,75 le taux d’incidence à 500,47 et la tension hospitalière à 23,8 %. Le taux de positivité est à 13,1 %.

La France compte actuellement 20.063 (-35) personnes hospitalisées et 1.205 (+10) malades en réanimation.

Bilan des régions

Ile-de-France : 5.341 (-71) hospitalisées, 363 (-1) en réanimation et +21 décès en 24h

Grand Est : 1.413 (-5) hospitalisés, 91 (+4) en réanimation et +13 décès en 24h

Hauts de France : 1.781 (-29) hospitalisés, 108 (+4) en réanimation et +7 décès en 24h

Auvergne Rhône Alpes : 1.991 (+2) hospitalisés, 96 (+1) en réanimation et +15 décès en 24h

Provence-Alpes Côte d’Azur : 1.849 (+27) hospitalisé, 84 (-2) en réanimation et +19 décès en 24h

Bretagne: 727 (+6) hospitalisés, 34 (-2) en réanimation et +2 décès en 24h

Normandie : 1.113 (-3) hospitalisés, 49 (+2) en réanimation et +6 décès en 24h

Nouvelle-Aquitaine : 1.453 (-24) hospitalisés, 87 (-5) en réanimation et +11 décès en 24h

Pays de la Loire : 465 (+15) hospitalisés, 38 (+4) en réanimation et +5 décès en 24h

Occitanie: 1.556 (+2) hospitalisés, , 114 (-4) en réanimation et +8 décès en 24h

Centre-Val de Loire : 902 (-5) hospitalisés, 43 (+1) en réanimation et +7 décès en 24h

Bourgogne-Franche-Comté : 880 (+16) hospitalisés, 55 (+4) en réanimation et +5 décès en 24h

Céréales : Tassement des prix en juin

Céréales : Tassement des prix en juin

Une baisse  de 6,1% le mois dernier par rapport au mois de mais sur un an, hausse de 72,6%.

 

Dans leur ensemble, sur une base mensuelle, les prix des céréales ont diminué de 6,1%, « dans le sillage des baisses des prix du blé tendre (-5,8%) et du maïs (-9,2%) ». Cette contraction, qui suit une forte hausse liée entre autres aux inquiétudes sur les exportations des deux producteurs majeurs que sont la Russie et l’Ukraine, s’explique par les « craintes d’une récession économique mondiale et dans un contexte de négociations avec la Russie visant à débloquer les exportations ukrainiennes », souligne l’Insee.

Les prix des oléagineux, eux, avaient déjà baissé le mois précédent, et continuent de diminuer fortement en juin (-11,0%). Les prix du tournesol baissent de 17,1% et ceux du colza de 10,2%. Les prix du soja ne déclinent en revanche que de -0,2%.

En juin 2022, sur un mois, les prix perçus par les agriculteurs en contrepartie des produits qu’ils livrent, dans leur ensemble et hors fruits et légumes, ont baissé de 2,7 % après avoir crû de 1,7 %le mois précédent. Sur un an, ils ont augmenté de 30,0 %, après +32,6 % en mai.

La différence entre prix payé aux agriculteurs et prix du marché découle du déséquilibre offre  et demande sans parler la spéculation.

 

Croissance 2023 en Europe : vers la récession ?

Croissance  2023 en Europe : vers la récession ?

 

On peut se demander si la BCE n’agit pas à contre-courant en décidant  des hausses des taux d’intérêt et cela tant que l’inflation ne sera pas ramenée à 2 %. En effet ,  tous les indicateurs économiques sont orientés vers le rouge et cette hausse pourrait précipiter l’Europe vers la récession. Les indicateurs de juillet témoignent de la chute brutale de l’environnement économique.De ce point de vue, il se pourrait que la banque centrale européenne agisse à contretemps. En effet la perspective de récession prend son origine dans la baisse de la demande constatée aujourd’hui. Augmenter le coût de l’argent c’est assommer un peu plus l’activité. On sait à peu près prédire l’hypothèse d’une récession mais beaucoup plus difficilement le calendrier de sa sortie. La BCE pourrait alors être conduite non pas à augmenter les taux d’intérêt d’ici quelques mois mais au contraire de les diminuer pour tenter de relancer la croissance.

La situation particulièrement inquiétante de l’Allemagne pourrait précipiter encore davantage la dégringolade de la croissance européenne qui se caractériserait alors par une forte inflation mais une activité économique en déclin.

Les indices PMI dévoilés ce vendredi 22 juillet montrent que l’économie européenne s’écroule. L’indicateur synthétique de la zone euro est entré en territoire négatif au mois de juillet à 49.4 contre 52 au mois de juin. Il s’agit d’un plus bas depuis 17 mois. Pour rappel, l’activité est en contraction quand cet indice, très scruté dans les milieux économiques et financiers, passe sous le seuil de 50 points ; et elle est en expansion lorsqu’il dépasse ce chiffre.

« Si on exclut les périodes de confinements sanitaires, la baisse de l’activité globale enregistrée en juillet est la première depuis juin 2013. Elle indique en outre un recul trimestriel du PIB de l’ordre de 0,1 %, soit un rythme de contraction pour l’heure marginal, mais qui, compte tenu du fort repli des nouvelles affaires, de la baisse du volume des affaires en cours et de la dégradation des perspectives d’activité, devrait s’accélérer dans les prochains mois », a déclaré Chris Williamson, chef économiste chez à S&P Global Market Intelligence.

Au sein de la zone euro, c’est en Allemagne que la baisse de l’activité est la plus marquée, avec un repli de l’indice PMI à 48, soit le plus faible niveau depuis juin 2020. Dans une note de blog publiée ce vendredi, les économistes du FMI ont révisé fortement à la baisse leurs projections de croissance pour l’Allemagne, passant de 2,9% à 1,2% pour 2022. En France, l’activité a continué d’augmenter en juillet, mais à un rythme extrêmement ralenti, avec un PMI de 50,6 en juillet. Au-delà de ces indicateurs conjoncturels, le ralentissement économique est en train de se transformer en crise bien plus systémique.

 

La hausse du coût de la vie fait trembler l’économie européenne. La guerre en Ukraine a propulsé l’indice des prix à un niveau record en juin dernier à 8,6% en glissement annuel selon les derniers chiffres de la Commission européenne. Poussée par la flambée des prix de l’énergie, des matières premières et les pénuries, l’inflation grignote peu à peu le pouvoir d’achat des ménages sur le sol européen.

En France, une étude du conseil d’analyse économique (CAE), publiée ce jeudi 21 juillet, montre que les ménages en bas de l’échelle ont largement puisé dans leur modeste épargne. Les classes moyennes ont un stock d’épargne équivalent à la tendance pré-covid. Quant aux plus riches, ils possèdent un stock d’épargne supérieur. En Europe, l’inflation risque ainsi de plomber la demande des familles qui ont la plus forte propension à consommer. Les récentes enquêtes de conjoncture indiquent également que la confiance des ménages est en chute libre. Au final, compte tenu de l’inflation, le niveau de vie d’un grand nombre d’Européens a déjà commencé à chuter.

 Dans l’industrie au mois de juillet, l’indice PMI s’est infléchi à 49.6 contre 52.1 en juin. Il s’agit du niveau le plus bas depuis 25 mois au pic de la pandémie. « A l’exception de celles observées pendant les périodes de confinements sanitaires, la baisse de l’activité enregistrée en juillet a été la plus marquée depuis décembre 2012, » soulignent les économistes de S&P.

Cette chute s’explique en grande partie par les difficultés persistantes de l’industrie allemande particulièrement exposée aux conséquences de la guerre en Ukraine et des difficultés d’approvisionnement. « C’est dans le secteur manufacturier, où un volume de nouvelles commandes plus faible qu’anticipé a entraîné une hausse sans précédent des stocks d’invendus, que la situation est la plus inquiétante » souligne Chris Williamson.

 Du côté des services, les indicateurs virent également au rouge. L’indice PMI est passé de 53 en juin à 50,6 en juillet frôlant ainsi la contraction. Plusieurs branches ont connu un recul ou un coup de frein de l’activité dans les loisirs, les transports ou encore le tourisme. Cette moindre activité s’explique en partie par une hausse du coût de la vie pour un grand nombre d’Européens obligés de faire des choix plus drastiques dans leur quotidien face à l’inflation galopante.

Dans l’immobilier et le secteur bancaire, les analystes font également part de difficultés en raison notamment d’un resserrement des conditions financières depuis plusieurs mois. Compte tenu du poids du tertiaire dans le produit intérieur brut européen (environ 65%), tous ces mauvais signaux ne laissent pas présager de perspectives favorables pour la fin de l’année 2022 et le début de l’année 2023.

Croissance française: Léger mieux mais ralentissement en vue

Croissance française: Léger mieux mais ralentissement en vue

 

Vacances obligent la plupart des médias reprenne mot pour mot les propos du gouvernement et des institutions à son service pour parler d’un rebond de la croissance française. En réalité il s’agit d’une plantation de l’ordre de 0,5 % par rapport aux prévisions. Par ailleurs la tendance de la croissance se tasse et on s’attend à une croissance à peine supérieure à 1 % en 2023.

 

L’acquis de croissance, c’est-à-dire la progression du Produit intérieur brut (PIB) si la production se stabilisait au niveau de fin juin, de la France pour 2022 atteint désormais « 2,5 % à la fin du deuxième trimestre, au lieu de 1,9 % à l’issue du premier trimestre », détaille l’Insee. Cette révision vient donc conforter la prévision du gouvernement, qui pouvait sembler jusqu’ici un brin optimiste. Bercy table en effet justement pour cette année sur une croissance de 2,5 %, avant un repli à 1,4 % en 2023.

Cinq mois après l’invasion de la Russie en Ukraine, l’économie française a relativement bien résisté à la dégradation de la conjoncture européenne. Mais l’activité pourrait bien marquer le pas, compte tenu des incertitudes géopolitiques sur le Vieux Continent. En effet, l’enlisement du conflit en Ukraine pourrait bien faire des dégâts sur l’économie européenne déjà fragilisée par les multiples vagues de confinement.

Il y a quelques jours, le Fonds monétaire international (FMI) a révisé à la baisse ses prévisions économiques de 2022 pour l’Europe, passant de 2,8% au printemps à 2,6% actuellement. « L’économie mondiale fait face à des perspectives de plus en plus sombres et incertaines [...] Les trois grandes zones économiques – États-Unis, Chine et zone euro – sont au point mort », a indiqué Pierre-Olivier Gourinchas, l’économiste en chef de l’institution, lors d’un point presse.

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