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Daniel Cohen : « La crise se paye en taux bas »

Daniel Cohen : « La crise se paye en taux bas »

Le directeur du département d’économie de l’Ecole normale supérieure, était, avec le président de Renault Jean-Dominique Sénard, l’invité du Club de l’économie du « Monde », jeudi 22 octobre. L’économiste voit dans la crise sanitaire et ses effets une accélération du basculement des économies dans la société du numérique.

Daniel Cohen, spécialiste des dettes souveraines, estime que les Etats ne doivent pas s’inquiéter de la dette, mais des conséquences des taux bas et de la société numérique qui s’installe.

« Il faut bien distinguer un plan de sauvegarde des secteurs et des personnes qui sont en train d’être fracassés par la crise, et l’exercice qui consiste à se projeter dans le XXIe siècle et à réfléchir aux mesures qui peuvent être prises pour accompagner les mutations de la France dans ce monde nouveau qui nous attend (numérique, énergétique, social), et ne pas mélanger les deux.

Si on pense vraiment qu’il va y avoir un vaccin au cours de l’année prochaine et que, peut-être à la rentrée prochaine, les choses vont revenir à la normale, cela veut dire qu’on a une grosse année et demie de crise majeure. On peut se permettre d’être généreux pour accompagner au plus près les entreprises ou les personnes, avec des dispositifs les plus fins possible. »

« La crise se paye elle-même grâce aux taux d’intérêt très bas. De grands économistes parlaient déjà depuis plusieurs années de stagnation séculaire pour expliquer ce contexte de taux d’intérêt. Cette notion voulait simplement dire que les pressions inflationnistes qui avaient fait les beaux jours des années 1970 et 1980, après le choc pétrolier, étaient passées. L’inflation était le mal récurrent qui rongeait les sociétés au moment de la transition des sociétés industrielles des années 1960-1970 vers les sociétés postindustrielles des années 1980-1990. Cette transition s’est accompagnée d’une disparition de l’inflation. Parce que celle-ci est toujours liée aux salaires, au marché de l’emploi, et très rarement à la monnaie.

Nous sommes dans un monde tellement invertébré du point de vue des relations sociales (avec la perte de force du syndicalisme) qu’il rend presque impossible l’expression de l’augmentation des salaires. L’inflation va ailleurs. Dans le prix des actifs financiers, dans ceux de l’immobilier. Et même quand il y a des augmentations de salaire, les entreprises sont soumises à une pression compétitive internationale telle que la transformation de ces hausses de salaire en hausse de prix ne peut pas se produire.

En conséquence, tout ce que l’on a construit institutionnellement (des banques centrales indépendantes, avec pour seul objectif de maîtriser l’inflation) se trouve brutalement obsolète. On va finir l’année avec une inflation à zéro en France, selon les prévisions de l’Insee, et peut-être 0,3 % dans la zone euro. Cela rappelle les années 1930. A l’époque, le personnel politique était obsédé par l’inflation, notamment après le traumatisme de l’hyperinflation allemande en 1923, alors qu’on était en période de déflation.

Or, en situation de déflation, la politique monétaire n’est pas très efficace. C’est la politique budgétaire qui peut tirer l’activité économique. Ce n’est pas très grave de s’endetter, parce que la dette ne coûte rien à rembourser ou à refinancer (je parle des Etats, et non des entreprises). Dans la période de crise que l’on connaît aujourd’hui, il n’y a pas à s’inquiéter de cela pour l’instant. De ce point de vue, l’Etat a beaucoup plus de degrés de liberté qu’il n’en avait avant. »

« Si des retournements se produisaient, cela voudrait dire qu’on sortirait enfin de ce marasme. Mais attention, cela peut durer longtemps. Le XIXe siècle a été tout entier un siècle de déflation. Nous sommes dans quelque chose qui, à l’échelle de l’histoire, est peut-être une nouvelle manière de concevoir le rapport entre la dette, la politique publique et les déficits. »

« On reste marqué par l’expérience du XXe siècle, mais, en réalité, on est peut-être en train de connaître un capitalisme d’une nature tout à fait différente, plutôt celui du XIXe siècle, avec beaucoup de précarité, beaucoup de fragilité et beaucoup de difficultés à transformer en augmentations de salaires les gains de productivité qu’on observe un peu partout. C’est pour cela qu’on lit Dickens ou Marx. Il y a le récit d’une grande misère ouvrière, qui se fait pourtant au moment où le capitalisme est en train de connaître son heure de gloire. Il peut y avoir une déconnexion entre les deux. Je crois qu’on est en train de vivre une déconnexion de cette nature. »

La société numérique

« Il y a toujours eu des services, mais ils étaient en creux, portés par la dynamique de l’industrie. Ce n’est plus le cas. Il y a peu d’emplois dans l’industrie aujourd’hui, et le gros de nos consommations, des biens et des emplois réside dans le tertiaire. C’est une bonne nouvelle. Dans son livre Les Trente Glorieuses ou la révolution invisible, publié en 1979, Jean Fourastié expliquait que l’humanité avait cultivé la terre pendant des millénaires, avant de travailler la matière dans le monde industriel. Dans la société de services qui s’annonce, prévoyait-il, l’homme va travailler l’homme lui-même. C’est le grand espoir de la société humaine que de s’occuper les uns des autres.

Nos sociétés modernes ont besoin d’offrir la promesse à chacun de s’élever au-dessus de sa condition. Elles ne savent pas apaiser autrement les tensions sociales qui la traversent

Mais, contrairement à l’industrie ou à l’agriculture, une société de services ne génère pas de gains de productivité, c’est-à-dire qu’elle ne génère pas de croissance. La valeur du bien, c’est le temps que je passe avec le client ou le patient. C’était pour lui une bonne nouvelle, mais cela ne marche pas. D’abord parce que le capitalisme est une machine à chercher des gains de productivité partout, avec l’obsession récurrente de baisse des coûts. Puis, nos sociétés modernes, égalitaires ont besoin d’offrir la promesse à chacun de s’élever au-dessus de sa condition. Elles ne savent pas apaiser autrement les tensions sociales qui la traversent. C’est ce qui fait l’alliance entre le capitalisme et les démocraties modernes.

On voit depuis une dizaine d’années que la société numérique est en train d’offrir une solution à ce problème de croissance. Mais en faisant au fond la même chose que la société industrielle en son temps, c’est-à-dire en déshumanisant les relations sociales. La société industrielle était parvenue à créer de la croissance au XXe siècle grâce au travail à la chaîne. Substituer le travail des artisans par du travail à la chaîne avait été interprété comme une formidable déshumanisation.

Le Covid-19 est une crise sanitaire qui, a priori, n’a rien à voir avec ce dont on parle. En réalité, cette période est en train de se vivre comme une phase d’accélération des transformations de la société numérique. En rendant la société phobique aux relations de face à face, elle accélère exactement ce pour quoi la société numérique est faite et pensée : dispenser les gens du face-à-face et du présentiel. »

 

Insulte à une enseignante : une mineure en examen

Insulte à une enseignante : une mineure en examen

Enfin un rare proviseur qui ose défendre ses enseignants et porte plainte pour insulte de la part d’une élève suite un cours sur la laïcité et le voile. Le pire c’est que l’enseignante a été victime de violences verbales de la part d’  une élève de CAP, qui n’avait pas assisté au cours soutenu par deux autres élèves et affirmant que «la charia c’était mieux que la loi française», a précisé l’académie au Figaro.

Il est probable que cet élève de CAP ignore tout du contenu de la charia et des conditions de sa mise en œuvre dans certains pays musulmans où elle serait simplement interdite d’expression voir même d’éducation scolaire. Des surveillants et la conseillère d’éducation sont alors venus en aide à la professeure.

Le proviseur a alors immédiatement pris une «mesure conservatoire», c’est à dire une mesure d’éloignement immédiat pour que l’élève ayant insulté la professeure soit mise à l’écart. La Dépêche indique que trois élèves ont été sanctionnés par le proviseur, deux autres garçons ayant également eu un échange houleux avec la professeure, qui a décidé de porter plainte.

Islamisme : comme d’habitude des discours ronflants mais des mesures en sourdine

Islamisme : comme d’habitude des discours ronflants mais des mesures en sourdine

Sur le plan des discours,  il est évident que le ton a changé de la part de la plupart des responsables politiques y compris du gouvernement depuis l’ignoble assassinat de Samuel Patty. Une fois de plus,  le président de la république a réuni un nouveau conseil de défense et de sécurité nationale qui n’a cependant annoncé aucune mesure nouvelle. Tout ce qu’on peut retenir c’est qu’il a confié d’une part au ministre de l’intérieur, d’autre part au ministre de la justice le soin de faire des propositions pour lutter davantage contre l’islamisme.

La seule décision un peu concrète c’est de protéger davantage les enseignants au moins après les vacances scolaires de la Toussaint. Le Premier ministre s’est limité à annoncer des mesures qui devraient assurer une meilleure protection des agents publics sans en dire davantage. Avec des propos très généraux on promet que, les fonctionnaires et les agents publics seront davantage protégés, puisque «ceux qui font pression sur eux et sur le fonctionnement du service public, par des propos ou par des comportements» seront désormais pénalisés.

De même, il sera possible de «sanctionner ceux qui mettent en ligne des informations personnelles mettant en danger la vie d’autrui». Selon un participant, une circonstance aggravante pourra d’ailleurs être retenue lorsqu’il s’agit d’une personne exerçant une mission de service public – qu’elle soit fonctionnaire ou délégataire.

Le Premier ministre envisagerait de créer un vague délit de séparatisme dont le contenu juridique paraît très flou d’abord à définir, puis à faire appliquer et encore davantage à sanctionner. Le ministre de l’intérieur, lui a prévu le retour au pays d’environ 300 étrangers et décider d’interdire ou de suspendre plusieurs associations. Le gouvernement va suivre aussi d’un peu plus près les contenus des propos violents en ligne.

 

Un «pôle spécialisé» va en effet être créé au parquet de Paris, pour «centraliser les poursuites et donc en améliorer l’efficacité». Enfin, Marlène Schiappa a annoncé à L’Obs qu’elle avait obtenu la création d’une «unité de contre-discours républicain sur les réseaux sociaux» pour tenter de lutter contre «le cyber-islamisme».

Avant de s’envoler pour Bruxelles – où il s’est entretenu avec la présidente de la commission européenne Ursula von der Leyen -, Jean Castex a confirmé qu’un nouveau Conseil de défense serait bientôt organisé. «D’autres mesures sont encore à l’étude et seront décidées dans les prochains jours», a-t-il ajouté,  un peu comme pour s’excuser de la faiblesse du contenu des mesures annoncées.

L’obstacle principal est évidemment le problème de la volonté politique mais aussi la soumission à l’autorité judiciaire qui depuis longtemps appris la main par rapport aux structures élues. Par lâcheté tout autant que par manque de conviction et de détermination politique, les élus ont sous-traité la question du terrorisme et de la violence islamisme sous toutes ses formes aux juges notamment au conseil d’État, au conseil constitutionnel et aux juges européens. Une sorte de parapluie pour n’avoir pas se mettre à dos certaines catégories de population directement concernées et les intellectuels sous influence Islamo-gauchistes.

Coronavirus : encore un record avec 42 000 contaminations en 24 heures

Coronavirus : encore un record avec 42 000 contaminations en 24 heures

.42.032 nouveaux cas ont été détectés ces dernières 24 heures, ce qui constitue un nouveau record.

Mais plus grave encore, 298 personnes ont été annoncées mortes ce vendredi. Dans le détail, 184 personnes sont mortes à l’hôpital ces dernières 24 heures, et 114 en Ehpad et établissement médico-sociaux depuis le dernier bilan en date du 20 octobre. Ces décès en Ehpad et EMS ne figuraient pas dans les chiffres des derniers jours. Au total, 34.508 décès sont à déplorer.

15.008 personnes sont actuellement hospitalisées, dont 2441 en réanimation – soit 122 de plus en 24 heures. Le taux de positivité des tests ne cesse également de grimper, à 15,1% contre 14,3% la veille, et seulement 4,5% début septembre.

ALLEMAGNE -l’industrie en hausse

ALLEMAGNE -l’industrie en hausse

 

Contrairement à la France, l’activité industrielle du secteur manufacturier se porte bien en Allemagne. Globalement même la croissance regroupant services et industries progressent assez nettement même si les services, eux, sont encore dans le rouge.

L’indice composite, qui combine l’activité des services et du secteur manufacturier, est pratiquement stable, à 54,5 contre 54,7 le mois précédent, montrent les résultats préliminaires de l’enquête mensuelle réalisée par IHS Markit auprès des directeurs d’achat (PMI).

Cet indice est supérieur aux prévisions des économistes interrogés par Reuters, qui l’attendaient à 53,2, et se maintient nettement au-dessus du seuil de 50, soit en territoire de croissance.

Mais si le secteur manufacturier s’avère robuste, avec un indice à 58,0, au plus haut depuis avril 2018, l’activité des services s’est contractée avec un indice à 48,9.

“Cela ressemble de plus en plus à une économie à deux vitesses”, commente Phil Smith, économiste d’IHS Markit. “Les usines ont continué à fonctionner en souffrant moins des nouvelles restrictions que les services et en bénéficiant d’une reprise du commerce mondial.”

 

Moral des patrons : rechute en octobre

Moral des patrons : rechute en octobre

Le moral des patrons qui s’amélioraient depuis mai rechutent durement en octobre d’après l’INSEE. L’indicateur synthétique de l’Insee recule de deux points, soit 90, et il retrouve son niveau d’août. L’Institut note qu’il est bien inférieur à sa moyenne de long terme, soit 100. « Les perspectives d’activité s’assombrissent par rapport au mois dernier », écrit l’Insee, qui a interrogé des chefs d’entreprise entre le 28 septembre et le 19 octobre. En d’autres termes, le moral des patrons n’est pas bon.

 

Le secteur des services est particulièrement marqué par ce recul, l’hébergement-restauration en premier lieu, très affecté par les récentes mesures sanitaires. En effet, le couvre-feu a été instauré le 17 octobre, ce qui plombe l’activité économique.

 

Concernant l’emploi, le climat se dégrade aussi ce mois-ci en raison du rebond de l’épidémie de Covid-19, alors qu’il se redressait de manière continue depuis le mois de mai. Le climat de l’emploi se replie à 89, il perd trois points par rapport à septembre 2020. Il reste très en-deçà de son niveau d’avant-crise, soit au-dessus de 105. Les secteurs tertiaires (services et commerces de détail) souffrent du pessimisme sur les effectifs prévus, en particulier dans les services hors intérim. Les chefs d’entreprise du secteur des services sont « bien plus pessimistes que le mois précédent sur leurs propres perspectives » d’ici à la fin de l’année, précise l’Insee.

Bercy a d’ailleurs bien conscience que les prochains mois s’annoncent difficiles. Après le rebond enregistré entre juillet et septembre, les experts du ministère de l’Économie anticipent désormais une contraction de la croissance au quatrième

Conflans : L’assassin en contact avec la Syrie

Conflans : L’assassin en contact avec la  Syrie

L’hypothèse du tueur isolé après le meurtre de Samuel Patty est de plus en plus battu en brèche. Le criminel était évidemment en lien avec plusieurs personnes en France comme le démontrent certains de ses messages sur Internet. Par ailleurs, il entretenait des relations avec la Syrie. Le tueur, en tout cas, était en contact avec au moins un djihadiste russophone en Syrie, selon Le Parisien. Localisé grâce à son adresse IP, cet inconnu serait basé à Idlib, dans le nord-ouest du pays, secteur infesté de moudjahidin d’al-Qaida et de Daech. Les services de renseignement moulinent tout ce qu’ils savent pour tenter d’identifier ce djihadiste, particulièrement sur les islamistes d’origine tchétchène réfugiés dans ces zones instables. Il pourrait avoir été en contact avec un second djihadiste, dans la même zone.

Dans le téléphone mobile du tueur, la police a retrouvé maints indices de sa dérive. Le 9 août, il écrit ou recopie un appel au djihad. Le 4 octobre, seulement douze jours avant de supplicier le professeur Paty, il publie sur Snapchat une incantation islamiste citant le groupe syrien Hayat Tahrir al-Cham, rattaché al-Qaida.

C’est le 9 octobre qu’il entend parler, pour la première fois, de l’affaire des caricatures commentées par Samuel Paty dans son cours sur la liberté d’expression. Anzorov a vu la vidéo postée par le père d’élève, Brahim Chnina, qui, selon une source judiciaire, a « monté un vrai chantier contre l’enseignant. La fille de ce père d’élève n’était même pas présente au cours, comme il l’affirme. »

Covid-19: de nouveaux départements en alerte maximale

Covid-19: de nouveaux départements en alerte maximale

D’après le porte-parole du gouvernement, Gabriel Attal, le Premier ministre devrait annoncer jeudi l’état d’urgence maximale dans plusieurs nouveaux départements. Par ailleurs,  l’état d’urgence qui est en vigueur jusqu’au 16 novembre devrait être prolongé jusqu’au 16 février après débat au Parlement. Jusqu’au 1er avril le gouvernement pourra toujours  prendre des mesures restrictives relatives à la circulation, au rassemblement et à l’ouverture des établissements.

Le texte habilite aussi le gouvernement à prendre un certain nombre d’ordonnances jusqu’au 1er avril 2021, essentiellement en matière d’emploi et du Code du travail. Il ouvre notamment la possibilité à l’exécutif de prolonger le dispositif d’activité partielle au-delà du 31 décembre 2020, avec une indemnisation totale pour les secteurs les plus touchés par la crise.

Des adaptations législatives sont enfin prévues avec le déploiement des tests rapides antigéniques, qui permettent d’obtenir des résultats en 15-20 minutes.

 

Coronavirus France : 27.000 contaminations en 24 heures

Coronavirus France : 27.000 contaminations en 24 heures

26.676 nouvelles contaminations dues au coronavirus en 24 heures lundi, soit près de 6.300 de plus que la veille (20.468).

Le nombre de patients hospitalisés au cours des sept derniers jours s’élève selon elle à 9.375 et parmi eux, 1.584 ont été admis en réanimation. Le taux de positivité des tests est passé en 24 heures de 13,6% à 13,7% et 139 nouveaux foyers d’infection ont été dénombrés, ce qui porte le total à 1.852.

Cent-soixante-six décès supplémentaires ont été recensés, ajoute Santé publique France, ce qui porte le bilan français à 34.048 morts depuis le début de l’épidémie.

De plus en plus de milliardaires chinois

De plus en plus de milliardaires chinois

Le géant asiatique compte plus de milliardaires que les Etats-Unis. Ils sont 257 de plus que l’an dernier, selon Hurun, qui en recensait fin août 878 en Chine continentale (hors Hong Kong et Macao).

Cette année a vu en Chine « plus de richesse créée que les cinq années précédentes combinées », en dépit de l’épidémie, affirme Hurun, qui se fonde sur le classement des 500 premières fortunes du pays.

L’emblématique Jack Ma, pionnier du e-commerce avec sa plateforme Alibaba, est toujours la plus grosse fortune nationale, avec 58,8 milliards de dollars. Il est suivi par Pony Ma, le patron de Tencent, géant du numérique qui édite notamment la populaire application WeChat (57,4 milliards de dollars).

La troisième marche du podium voit l’arrivée de Zhong Shanshan, discret patron de Nongfu Spring, un géant de l’eau en bouteille dont les produits sont incontournables en Chine. Sa fortune est évaluée à 53,7 milliards de dollars.

 

 

Pour la fin de l’anonymat en ligne

Pour la fin de l’anonymat en ligne

 Déjà des partisans de l’immobilisme soutiennent l’idée que la fin de l’anonymat en ligne ne résoudrait pas la question du terrorisme. Sans doute car il ne s’agit qu’un des moyens à intégrer dans une stratégie beaucoup plus large mais un moyen à ne pas négliger. Ces partisans de l’immobilisme soutiennent  aussi que l’anonymat en ligne n’existe pas. Effectivement, il est toujours possible en général de retrouver la véritable identité de l’auteur d’une information présentant un caractère de grande gravité après une enquête. Pas toujours d’ailleurs quand ces informations transitent par l’étranger ce qui est souvent le cas pour les informations les plus pernicieuses par exemple en provenance de pays islamiques, de la Russie ou de la Chine.

La fin de l’anonymat en ligne correspond aussi à une exigence éthique. Pour tous les supports sauf sur Internet identité de l’auteur d’un point de vue, d’une analyse ou de proposition doit être identifié. Pourquoi non sur Internet ? Le fait même que soit autorisée des pseudos permet aux plus excités, aux malades, aux radicaux de vider leur sac de haine sans grande crainte d’être poursuivis tellement le net est inondé d’informations de toutes sortes.

Des millions des milliards d’informations qui passent évidemment à travers les mailles d’une régulation bien faible. Pour s’en persuader, il suffit de lire les réactions d’internautes aux articles des grands médias. Des réactions d’une nullité, d’une agressivité qui mettent en évidence souvent le déséquilibre psychique d’individus qui se libèrent en crachant sur les autres en toute impunité.

Certes, il y a un équilibre à trouver entre liberté et responsabilité. Mais aucune atteinte aux libertés ne peut être prétendue avec l’obligation de signer son opinion sur Internet. Ce devrait être une obligation comme pour la plupart des autres supports d’information. En l’occurrence, il s’agit de lutter contre le séparatisme et le terrorisme mais tout simplement aussi de promouvoir une éthique de responsabilité .

Un «délit de mise en danger» sur internet ?

Un  «délit de mise en danger» sur internet ?

Jean Castex veut instaurer un délit un délit de mise en danger sur Internet.. «Nous ne pouvons plus nous résoudre à assister passivement au déchaînement de la haine sur les réseaux sociaux», a affirmé le premier ministre lors de la séance de questions au gouvernement. En fait il s’agirait de contourner le conseil constitutionnel qui avait censuré la loi Avia qui prévoyait l’obligation de censure par les GAFA lors  de la diffusion de messages de haine.

«La censure du Conseil constitutionnel doit nous amener à reprendre ce sujet sous une autre forme, qui devra créer un délit de mise en danger par la publication de données personnelles», a poursuivi Jean Castex, estimant que «c’est bien parce qu’il a été désigné par les réseaux sociaux que Samuel Paty a été assassiné».

Les enseignants du collège du Bois d’Aulne de Conflans-Sainte-Honorine ont d’ailleurs exprimé mardi dans un communiqué leur «vive inquiétude face à l’impact des réseaux sociaux» après l’assassinat de leur collègue.

Les difficultés juridiques ne vont pas manquer notamment pour distinguer ce qui relève de la critique normale dans un pays démocratique et ce qui relève de la délation. Ou l’équilibre à trouver entre liberté et responsabilité.

 

Coût de la pollution de l’air : environ 170 milliards en Europe

Coût de la pollution de l’air : environ 170 milliards en Europe

Selon un rapport, réalisé par le cabinet CE Delft pour l’Alliance européenne pour la santé publique (EPHA), le coût de la pollution en Europe serait de l’ordre de 170 milliards par an. Un coût  évidemment très approximatif car il est bien difficile de mesurer les conséquences directes et surtout indirectes des particules polluantes sur la santé.

L’étude surtout soulignait l’influence de trois polluants principaux de l’air, les particules (PM), le dioxyde d’azote (NO?) et l’ozone (O3) et leurs coûts sociaux, c’est-à-dire les coûts directs liés aux soins et indirects comme la réduction de l’espérance de vie ou des maladies comme les bronchites chroniques graves.

Londres arrive en tête des villes où ce coût est le plus élevé (11,4 milliards d’euros), devant Bucarest et Berlin. Paris arrive en septième place, selon le rapport. «Notre étude révèle combien un air toxique est nuisible à la santé mais aussi combien d’importantes inégalités existent entre les différents pays d’Europe», commente le secrétaire général de l’EPHA, Sascha Marschang, cité dans un communiqué de l’association Respire. «La situation peut être améliorée par des politiques publiques en matière de transports et les villes peuvent réduire les coûts en encourageant les mobilités non polluantes», poursuit-il.

Coronavirus : reconfinement en Irlande

Coronavirus : reconfinement en Irlande

 

Le reconfinement entrera en vigueur mercredi à minuit pour six semaines, a indiqué le premier ministre irlandais, Micheal Martin.

 

Le confinement a été décidé à partir de mercredi en Irlande sauf pour les emplois essentiels et l’école. Les visites entre différents foyers et les événements en salle seront proscrits, même si le sport professionnel sera autorisé à huis clos.

Ce reconfinement, le premier en Europe devrait normalement durer six semaines. Il est destiné à permettre une mobilité normale dans des conditions sanitaires saines pour les fêtes de Noël

Mais comme beaucoup d’autres pays d’Europe, l’Irlande fait face à une flambée des contaminations, avec 1031 nouveaux cas confirmés lundi.

 

Encore une grosse manif en Biélorussie

Encore une grosse manif en Biélorussie

 

En dépit des pressions, en dépit de l’arrestation et de l’emprisonnement de milliers et de milliers d’opposants et de manifestants, une nouvelle manifestation imposante s’est encore déroulée dans la capitale biélorusse pour protester contre le trucage des élections présidentielles du 9 août remportée par le sortant Alexandre Loukachenko. Près de 30.000 personnes ont pris part aux manifestations, selon l’agence de presse Interfax qui précise qu’environ 50 personnes ont été interpellées par la police

Près de 13.000 personnes sont détenues par les autorités depuis les élections, dont des opposants au régime qui n’ont pas souhaité quitter le pays. Les médias indépendants ont également été la cible d’une forte répression.

L’opposante biélorusse Svetlana Tsikhanouskaïa a donné mardi jusqu’au 25 octobre au président Alexandre Loukachenko pour quitter le pouvoir sous peine de lancer un appel à la grève générale.

Taxe Gafa: réapparition en France

Taxe Gafa: réapparition en France

 

La France est quelque autre rare pays avaient décidé de mettre en place une taxe sur les grands du numérique . S’en était suivie une guerre de communiqués entre les États-Unis et les pays concernés. La France avait consenti à suspendre sa taxe à condition que l’Europe en décide le principe à son niveau. L’Europe à son tour s’était désisté sur l’OCDE qui a été chargée d’une mission pour accorder les violons des 137 pays concernés.

Mais la discussion a été bloquée par la position intransigeante des États-Unis. Du coup, la problématique revient sur le terrain national et le ministre de l’économie affirme que la taxe française sera opérationnelle dès la fin de l’année. «Nous avions suspendu la perception de la taxe le temps que la négociation de l’OCDE aboutisse. Cette négociation a échoué, nous percevrons donc une taxe sur les géants du digital en décembre prochain», a-t-il dit, lors de l’émission Dimanche en Politique.

«La France doit être fière d’être l’un des premiers pays en Europe, avec l’Espagne, avec l’Italie, avec l’Autriche à percevoir une taxation juste sur les gens du digital, dont je rappelle qu’ils sont les seuls vainqueurs de cette crise», a souligné le ministre.

Lundi dernier, les 137 pays négociant sous l’égide de l’OCDE ont échoué à trouver un accord pour que les grandes entreprises du numérique «paient leur juste part d’impôt». Si l’OCDE est confiante d’aboutir d’ici la mi-2021, son secrétaire général Angel Gurria a prédit, en cas d’échec définitif, «une multiplication des actions unilatérales, des mesures de représailles», et in fine, une nouvelle «guerre commerciale».

Ces nouvelles règles fiscales, en plus de pacifier les relations économiques internationales, pourraient rapporter 200 milliards de dollars par an, bienvenus alors que la pandémie a «creusé les déficits» publics, avait fait valoir Angel Gurria lors d’une conférence de presse. En face, les géants du numérique ont «tiré profit» de la numérisation de l’économie, accélérée par les diverses mesures de confinement dans le monde.

À titre d’exemple, Facebook a réalisé un chiffre d’affaires de près de 70 milliards de dollars en 2019, mais a payé 8,46 millions d’euros d’impôt sur les sociétés en France en 2019. Une partie infime des 6,3 milliards d’impôts acquittés par le groupe, essentiellement aux États-Unis.

Professeur assassiné: Les réseaux sociaux en cause

Professeur assassiné: Les réseaux sociaux en cause

Le professeur assassiné été victime d’un complot puisque l’auteur de ce crime ne connaissait pas le professeur et qu’il a été manipulé. Un complot soutenu notamment par des vidéos sur les réseaux sociaux. Curieusement,  les propos sur ces  vidéos seraient poursuivis juridiquement s’il s’était tenu de manière verbale. La preuve que sur Internet la plus grande anarchie règne en matière de régulation.

Cela d’autant plus que l’anonymat est également autorisé. Toutes les passions, les excès et les points de vue tordus et irresponsables  peuvent s’exprimer derrière l’anonymat de l’écran. Les  réseaux sociaux  sont largement responsables dans la mesure où ils fonctionnent sur la dynamique du buzz. Plus le propos est polémique, plus il suscite des  réactions et plus le réseau social gagne de l’argent avec la pub.

Dans le cas de l’assassinat du professeur Samuel Patty des vidéos ont été mises en ligne par un père d’élève, dont la demi-soeur avait rejoint le groupe Etat islamique en Syrie en 2014, dénonçant la présentation par le professeur de deux caricatures de Mahomet lors d’un cours sur la liberté d’expression quelques jours plus tôt, selon le procureur antiterroriste.

“On ne peut pas imaginer qu’on puisse en arriver-là”, a dit à Reuters Cécile Ribet-Retel, membre d’une des associations de parents d’élèves du collège. “Cela questionne sur le rôle des réseaux sociaux.”

La crise commence le 7 octobre, lorsque le père d’une élève publie sur son compte Facebook une vidéo dans laquelle il crie sa colère contre le professeur qui a, selon lui, diffusé en classe une caricature représentant le prophète Mahomet nu, a expliqué le procureur antiterroriste, Jean-François Ricard.

Il rencontre le lendemain la direction de l’établissement pour réclamer le renvoi du professeur, puis publie le soir-même une autre vidéo dans laquelle il donne cette fois, le nom de l’enseignant ainsi que l’adresse du collège. Il dépose ensuite une plainte pour diffusion d’images pornographiques.

Une autre vidéo intitulée “l’Islam et le prophète insulté dans un collège public” est publiée le 12 octobre. Le père de l’élève y relate une nouvelle fois les faits.

Certaines vidéos sont relayées par la Grande Mosquée de Pantin. Abdelhakim Sefrioui, activistes islamistes notoires, apporte son soutien au père de l’élève sur Twitter.

Société-Couvre feu inapplicable en région parisienne

Société-Couvre feu inapplicable en région parisienne

Le couvre-feu à 21 heures qui peut avoir un certain sens dans certaines villes de province est complètement inapplicable en région parisienne. En gros, les orientations du gouvernement recommandent la fin des spectacles ou de la restauration vers 20h30. Le problème c’est que le temps de transport actuel des parisiens est de deux heures par jour en moyenne. Il faudra donc compter en moyenne une heure pour le déplacement soit une arrivée au domicile pas avant 21h30. Il s’agit bien entendu de moyenne avec des écarts considérables selon qu’on habite dans Paris même ou dans la banlieue éloignée.

Il faut aussi prendre en compte que plus l’heure  avance et plus s’ affaiblit la densité des transports collectifs. Avec le temps de déplacement proprement dit et les temps d’attente, les parisiens qui fréquentent les salles de spectacles, les restaurants et autres lieux ne pourront pas en moyenne être chez eux avant 22 heures. Encore une fois, il s’agit d’un chiffre moyen et certains ne pourront être revenus à leur domicile avant 23 heures.

Professeurs en danger : LA RESPONSABILITÉ DES PARENTS

Professeurs  en danger : LA RESPONSABILITÉ DES PARENTS

 

Bien entendu il ne  faut pas mettre au même niveau la responsabilité des parents qui critiquent auprès des enseignants le contenu laïc des programmes et celle des parents qui interviennent parce qu’ils sont mécontents des notes ou des punitions de leurs enfants. N’empêche que le processus de contestation est le même, il s’agit d’une négation de l’autorité. Trop de parents pour  tout et pour rien interviennent auprès du monde enseignant comme s’ils étaient des syndicalistes des élèves.

 

D’une manière générale cela renvoie à une crise globale de l’autorité surtout de l’État mais aussi dans la société tout entière. Une espèce d’opération de destruction objective de toute hiérarchie des compétences et des valeurs qui conduisent évidemment à terme à l’anéantissement d’une civilisation.

De ce point de vue,  les parents portent une lourde responsabilité en ne cadrant pas l’espace de liberté des enfants. Il ne s’agit pas seulement du rapport aux lois républicaines mais d’une façon générale du rapport aux principes de civilisation, aux traditions qui régulent et facilitent les dimensions sociétales.

Concrètement, on aurait franchi un grand pas si déjà on apprenait aux enfants mais aussi à leurs parents à systématiquement dire bonjour et merci en société, à se montrer courtois voir dévoués vis-à-vis d’autrui. Le résultat sans doute aussi du repli sur l’individualisme et de la perte de crédit des dimensions collectives.

 

 

 

États-Unis– Moral des consommateurs américains : en hausse

États-Unis– Moral des consommateurs américains : en hausse

Le moral des consommateurs aux Etats-Unis s’améliorerait  encore selon l’estimation préliminaire de l’Université du Michigan publiée vendredi. Cependant les mêmes consommateurs sont davantage inquiets de l’environnement économique actuel. Bref difficile de tirer enseignement de ces deux tendances contradictoires.

L’indice général s’est établi à 81,2 points, contre 80,4 en septembre, les consommateurs étant confiants dans l’amélioration des perspectives économiques pour l’année à venir. C’est toutefois un peu inférieur aux 82% attendus par les analystes.

Dans le détail, l’indice mesurant la confiance dans l’avenir prend plus de 3 points par rapport à septembre, pour s’établir à 78,8 points. En revanche, celui mesurant l’environnement économique actuel recule de près de 3 points, et s’établit à 84,9 points.

« La croissance de l’emploi qui ralentit, la résurgence des cas de Covid-19, et l’absence d’un nouveau plan de relance du gouvernement fédéral, poussent les consommateurs à être plus inquiets de l’environnement économique actuel », a commenté Richard Curtin, l’économiste en chef chargé de cette enquête bi-mensuelle, cité dans le communiqué.

Mais il souligne que « ces inquiétudes sont largement compensées par l’amélioration continue des perspectives économiques pour l’année à venir ».

 

 

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