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Macron en Allemagne pour rafistoler nos liens réciproques

Dans un contexte toujours lourd de dissensions et malentendus avec le chancelier allemand, Emmanuel Macron fait  le service après-vente de son discours de la Sorbonne, le 25 avril, dans lequel il a appelé les Vingt-Sept à un nouveau sursaut.
De nombreuses oppositions demeurent entre la France et l’Allemagne. Au plan européen, l’Allemagne critique avec raison la gestion laxiste budgétaire de la France et la fuite en avant de sa dette. L’Allemagne est aussi en désaccord avec la stratégie énergétique et climatique. Au plan international l’Allemagne veut par ailleurs conserver des liens avec la Chine l’un de ses principaux clients. Face à la Russie, l’Allemagne refuse d’appliquer ses troupes sur le sol ukrainien. Bref le fameux couple ( expression seulement française) entretient actuellement des relations assez distendues voire conflictuelles.

Face aux menaces de la Russie, au défi climatique et à la concurrence de la Chine et des Etats-Unis, « l’Europe peut mourir d’elle-même », déclare Macron qui plaide pour plus de défense, de compétitivité et de financements européens.

« Il faut une plus grande dynamique de croissance, en libérant les possibilités que nous avons sur notre marché des capitaux », a abondé dimanche Olaf Scholz lors d’un échange avec le public à la « Fête de la démocratie », à laquelle participe en parallèle Emmanuel Macron. Si le président et le chancelier s’accordent sur la nécessité de booster l’Europe face à la concurrence des deux géants mondiaux, ils restent en désaccord sur la place du nucléaire, la stratégie budgétaire, les accords commerciaux ou le degré de protectionnisme.

 

 » La France en Afrique est devenue marginale « 

 » La France en Afrique est devenue marginale « 

. Depuis l’élection d’Emmanuel Macron en 2017, l’armée française s’est retirée du Mali, du Burkina Faso et du Niger. Journaliste d’investigation, Leslie Varenne publie un livre dans lequel elle retrace l’itinéraire et les décisions prises par le chef de l’État qui ont affaibli la voix de la France.

 

Le JDD. Vous signez « Emmanuel au Sahel, itinéraire d’une défaite » avec les éditions Max Milo. Quel bilan de l’action d’Emmanuel Macron au Sahel ?

 Leslie Varenne. C’est un bilan catastrophique. Dans le livre, je retrace toutes les étapes qui nous ont conduits à cet échec. La faute remonte à Nicolas Sarkozy avec la Libye et la Côte d’Ivoire. Elle remonte aussi à François Hollande. Si l’opération Serval lancée au Mali a été un succès, sa transformation en Barkhane est un échec complet. Emmanuel Macron hérite de trente ans de bêtises de la France sur le continent africain. Il ne connaît pas l’Afrique et n’en prend pas la mesure quand il arrive à l’Élysée. Aujourd’hui, l’influence de la France en Afrique est devenue marginale.
 

En Nouvelle-Calédonie : une usine de nickel menacée de fermeture

En Nouvelle-Calédonie : une usine de nickel menacée de fermeture

 

 
L’intersyndicale de la Société Le Nickel (groupe Eramet) en Nouvelle-Calédonie a lancé un « SOS » aux salariés pour qu’ils permettent l’acheminement de minerai vers l’usine, faute de quoi l’avenir de l’entreprise serait compromis, dans ce secteur crucial de l’économie calédonienne.

« Les sept organisations syndicales de la SLN lancent ce soir un SOS à tous les salariés de l’entreprise », selon un message interne diffusé mercredi 22 mai, et que l’AFP a pu consulter vendredi.
« Sans une reprise, dans les tout prochains jours, du chargement des minéraliers sur tous nos centres miniers, les fours de Doniambo, par un manque de minerai en qualité et en quantité suffisantes, vont être irrémédiablement endommagés et s’arrêter définitivement de fonctionner », a expliqué l’intersyndicale.

L’exploitation du nickel est le pilier de l’économie calédonienne, qui traverse une crise sans précédent après la chute de plus de 45% en 2023 du cours de ce métal.

Violence extrême aussi en Guadeloupe avec la mort d’un patron par son fils

Violence extrême aussi en Guadeloupe avec la mort d’un patron par son fils

 

La violence n’est pas nouvelle en Guadeloupe comme ailleurs mais le fait divers de cet assassinat d’un chef d’entreprise par son fils témoigne de la sauvagerie des rapports qui s’installent comme le rappelle le Figaro.

Le fils du chef d’entreprise s’étend dénoncé comme le responsable de ce meurtre d’autres criminels impliqués ont été arrêté. De  nouvelles personnes ont été mises en examen dans l’affaire du meurtre en septembre 2023 d’un chef d’entreprise très connu en Guadeloupe, a indiqué jeudi 23 mai Caroline Calbo, procureure de la République de Pointe-à-Pitre. Mickaël Paturot, 39 ans, à la tête d’une entreprise de climatisation, avait été tué par balle à son domicile au Gosier (sud-ouest de la Grande Terre) le 23 septembre, à la suite d’un cambriolage qui aurait mal tourné, selon les enquêteurs.

Le lendemain, son fils de 16 ans s’était dénoncé à la police comme étant le commanditaire du vol, provoquant un gros émoi dans l’archipel. Ce dernier avait été immédiatement placé en détention provisoire, rejoint un mois plus tard par trois autres jeunes hommes. Au total, «quatre mineurs et quatre majeurs», âgés de 15 et 19 ans, sont mis en cause, a précisé Caroline Calbo. Sept sont en détention provisoire et mis en examen «pour des faits d’homicide concomitant avec un autre crime et vol avec arme», selon la même source. Le huitième suspect, un mineur, a été placé sous contrôle judiciaire et a intégré un centre pour mineurs.

Élections européennes : Bardella encore en hausse Glucksmann et Hayer au coude à coude

Élections européennes : Bardella encore en hausse Glucksmann et Hayer  au coude à coude

 

D’après le sondage IFOP pour LCI, Le Figaro et Sud Radio  Jordan Bardella (Rassemblement national) (33%, +0,5 point), Raphaël Glucksmann est toujours en embuscade derrière Valérie Hayer. Le candidat soutenu par le Parti socialiste n’est qu’à un point de la tête de liste de la majorité : il recueille 15% des intentions de vote (=), contre 16% (=). 

Derrière, François-Xavier Bellamy (Les Républicains) est crédité de 7,5% d’intentions de vote (=). Il est suivi de Manon Aubry (La France insoumise, 7%, -0,5), de Marion Maréchal (Reconquête, 6%, =) et de Marie Toussaint (Ecologistes, 5%, -0,5).

L’institut de sondage constate que si le RN atteint ce score, un record depuis le début du « rolling », c’est notamment parce que la prééminence des sujets européens et internationaux retombe au profit des sujets nationaux, profitant au parti d’extrême droite.

Enfin, en ce qui concerne le taux d’abstention à attendre le jour du scrutin, le nombre d’électeurs prévoyant d’aller voter est stable ce jeudi (47,5%, =). À ce stade, 74% (=) des électeurs se disent sûrs de leur choix de vote, ceux du RN (85%) et de Renaissance (84%) étant les plus certains de leur décision.

Macron : l’échéance d’un accord repoussée à plus tard en Nouvelle-Calédonie avec ensuite un vote.

Macron : l’échéance d’un accord repoussée à plus tard en Nouvelle-Calédonie avec ensuite un vote.

D’une certaine manière le président a mis un peu entre parenthèses le calendrier politique en souhaitant qu’il y ait davantage de temps pour obtenir un accord global entre les parties. Je veux devrait être suivi d’un vote de la population. Un report sans doute de plusieurs mois puisque le premier rapport d’étape sera fait dans le délai d’un mois.


Bien entendu il souhaite le plus rapidement possible un rétablissement de l’ordre républicain et un arrêt des violences. Par ailleurs il annonce des mesures d’urgence sur le plan économique à la fois pour permettre le ravitaillement de la population mais aussi pour réparer les dégâts des violences et soutenir l’activité économique. Emmanuel Macon a bien été contraint d’admettre qu’il n’y avait dans le moment présent aucune vision commune entre les parties et qu’il faudrait donc ajouter du temps au temps.

Le président de la République souhaite un vote des Calédoniens en cas d’accord politique global. «Je serai le premier à proposer qu’on ait plus de temps pour avoir un accord global qui rentre dans la constitution», a-t-il notamment affirmé devant l’assemblée de journalistes.

Emmanuel Macron promet un point d’étape «d’ici un mois» sur l’avenir institutionnel tout en écartant un passage «en force» de la loi électorale. Il a ainsi semblé temporiser sur un vote définitif de la réforme électorale, à condition toutefois que l’ordre soit rétabli
 «Force est de constater qu’il n’y a pas aujourd’hui de vision d’avenir commune» entre les différentes composantes politiques et sociales de Nouvelle-Calédonie, a regretté le président de la République.

 

Cyberattaques en Calédonie : des millions d’emails de la sphère russe

Cyberattaques en Calédonie : des millions d’emails de la sphère russe

 

Il est vraisemblable que la cyber attaque qu’a subie la Nouvelle-Calédonie mardi provient sans doute de la sphère russe qui multiplie depuis des semaines et des mois des actions contre la France ( directement ou indirectement par ses satellites comme par exemple l’attaque antisémite de Bulgares). La Russie développe un vaste plan d’espionnage et de déstabilisation qui vise un pays un peu trop engagé aux côtés de l’Ukraine.

 

La Nouvelle-Calédonie a subi mardi une «cyberattaque d’une force inédite» qui a depuis été «stoppée», a annoncé mercredi le gouvernement calédonien, des faits qui se sont produits «peu après» l’annonce par le président Emmanuel Macron de sa venue sur l’archipel français. L’attaque, consistant en l’envoi simultané de «millions d’emails», a été stoppée «avant qu’il y ait des dégâts importants», a assuré Christopher Gygès, membre (Les Loyalistes) du gouvernement local.

Si cette action a brièvement perturbé l’accès à Internet dans la nuit de mardi à mercredi, ses contours exacts restent à préciser. Elle n’aura «pas de conséquences dans la durée», selon l’Agence française de sécurité informatique qui invite à «l’extrême prudence» sur son origine. La section de lutte contre la cybercriminalité du parquet de Paris s’est saisie de l’enquête.

Justice: Le Conseil constitutionnel contre le délit d’ »outrage en ligne » !

Justice: Le Conseil constitutionnel contre  le délit d’ »outrage en ligne » !

Le Conseil constitutionnel a censuré sur le fond, vendredi 17 mai, une des mesures les plus controversées du projet de loi pour sécuriser internet (SREN), celle créant un délit d’outrage en ligne pouvant être sanctionné d’une amende forfaitaire. Notons par ailleurs que le même délit par écrit est, lui, susceptible d’être sanctionné !

Le texte adopté définitivement le 10 avril prévoyait la création d’un délit d’outrage en ligne, afin de sanctionner tout contenu qui « porte atteinte à la dignité d’une personne ou présente à son égard un caractère injurieux, dégradant ou humiliant » ou « crée à son encontre une situation intimidante, hostile ou offensante » dans l’espace numérique. Mais le Conseil constitutionnel a considéré que ce délit portait une « atteinte à l’exercice de la liberté d’expression et de communication qui n’est pas nécessaire, adaptée et proportionnée ».!!!

Le délire sur les réseaux sociaux va donc pouvoir continuer !

Société: Le Conseil constitutionnel contre le délit d’ « outrage en ligne » !

Société: Le Conseil constitutionnel contre  le délit d’ »outrage en ligne » !

Le Conseil constitutionnel a censuré sur le fond, vendredi 17 mai, une des mesures les plus controversées du projet de loi pour sécuriser internet (SREN), celle créant un délit d’outrage en ligne pouvant être sanctionné d’une amende forfaitaire. Notons par ailleurs que le même délit par écrit est, lui, susceptible d’être sanctionné !

Le texte adopté définitivement le 10 avril prévoyait la création d’un délit d’outrage en ligne, afin de sanctionner tout contenu qui « porte atteinte à la dignité d’une personne ou présente à son égard un caractère injurieux, dégradant ou humiliant » ou « crée à son encontre une situation intimidante, hostile ou offensante » dans l’espace numérique. Mais le Conseil constitutionnel a considéré que ce délit portait une « atteinte à l’exercice de la liberté d’expression et de communication qui n’est pas nécessaire, adaptée et proportionnée ».!!!

Le délire sur les réseaux sociaux va donc pouvoir continuer !

Le Conseil constitutionnel contre le délit d’ « outrage en ligne » !

Le Conseil constitutionnel contre  le délit d’ »outrage en ligne » !

Le Conseil constitutionnel a censuré sur le fond, vendredi 17 mai, une des mesures les plus controversées du projet de loi pour sécuriser internet (SREN), celle créant un délit d’outrage en ligne pouvant être sanctionné d’une amende forfaitaire. Notons par ailleurs que le même délit par écrit est, lui, susceptible d’être sanctionné !

Le texte adopté définitivement le 10 avril prévoyait la création d’un délit d’outrage en ligne, afin de sanctionner tout contenu qui « porte atteinte à la dignité d’une personne ou présente à son égard un caractère injurieux, dégradant ou humiliant » ou « crée à son encontre une situation intimidante, hostile ou offensante » dans l’espace numérique. Mais le Conseil constitutionnel a considéré que ce délit portait une « atteinte à l’exercice de la liberté d’expression et de communication qui n’est pas nécessaire, adaptée et proportionnée ».!!!

Le délire sur les réseaux sociaux va donc pouvoir continuer !

Sondage européennes : La liste majorité présidentielle encore en baisse

Sondage européennes : La liste majorité présidentielle encore en baisse

 

Dans le dernier sondage Elabe pour La Tribune Dimanche et BFMTV, elle perd encore du terrain en chutant de 1 point en quinze jours. Avec 15,5 % elle atteint son score le plus faible. « L’entrée en campagne d’Emmanuel Macron, le 26 avril à la Sorbonne, ne produit pas d’effet de mobilisation au-delà de son cœur, mais même au sein de celui-ci, cela reste insuffisant car seuls 54 % de ses électeurs du premier tour en 2022 votent pour Valérie Hayer », relève Bernard Sananès, le président d’Elabe.

Parallèlement, les franges du macronisme sont grignotées. Sur sa gauche, la liste PS menée par Raphaël Glucksmann gagne 1 point, récoltant 13 % des suffrages. Avec la majorité présidentielle, l’écart n’a jamais été aussi serré : 2,5 points. Sur sa droite, la liste LR, avec François-Xavier Bellamy à sa tête, progresse de 1 point, se situant à 7,5 %.

 

Si elle est stable, la liste RN de Jordan Bardella continue, elle, de faire très largement la course en tête avec 32 %. « Son socle est désormais très consolidé, explique Bernard Sananès. Neuf des électeurs potentiels de cette liste sur 10 se déclarent sûrs de leur choix. Les deux premiers enjeux de cette campagne pour les Français sont le pouvoir d’achat et l’immigration. Ce sont deux thèmes très favorables au RN. »

* Par rapport au baromètre d’avril. Sondage Elbe pour La Tribune Dimanche et BFM TV effectué du 15 au 17 mai 2024 auprès d’un échantillon de 1 503 personnes, représentatif des résidents de France Métropolitaine âgés de 18 ans et plus, dont 1 398 inscrits sur les listes électorales. Infographie Camille

Foot–Angers remonte en ligue 1 : pour combien de temps ?

Foot–Angers remonte en ligue 1 : pour combien de temps ?

Les supporters en angevins ont raison d’être heureux avec cette remontée du club d’Angers n en ligue un. Angers a effectué une saison exemplaire et très courageuse. La question qu’il faudra se poser rapidement ses une remontée pour combien de temps. En effet si Angers comme précédemment vend régulièrement chaque année ses 10 meilleurs joueurs, il est à craindre que le club ne retombe en ligue 2. On objectera que ce n’est pas une problématique propre à Angers mais concerne aussi d’autres clubs de villes moyennes justement comme Auxerre qui remonte également.

Bien que dominateur, Angers n’a pas réussi à trouver la faille face à Dunkerque (0-0) ce vendredi. Mais malgré ce match nul, les Angevins, à la lutte avec Saint-Etienne qui s’est incliné (2-1) face à Quevilly-Rouen, finissent deuxièmes du championnat à l’issue de la 38e et dernière journée de Ligue 2. Le SCO retrouvera donc l’élite du football français la saison prochaine.
Ils se livraient une lutte à distance pour la montée directe en Ligue 1. Alors qu’Auxerre, couronné champion de Ligue 2 après son nul contre Amiens le week-end dernier, était déjà assuré de retrouver l’élite du football français, Angers et Saint-Etienne se disputaient la deuxième place du championnat, qui offre l’autre ticket pour la promotion directe, lors de la dernière journée de Ligue 2 ce samedi. Et c’est finalement Angers qui a décroché le précieux sésame grâce à son match nul contre Dunkerque (0-0), tandis que Saint-Etienne s’est incliné (2-1) contre Quevilly-Rouen.

Pour le SCO, l’équation était simple : une victoire face à Dunkerque (16e) et le club angevin, dans la tourmente la saison passée, conservait sa deuxième place acquise le week-end dernier grâce à son succès à la dernière minute contre Annecy, alors que dans le même temps l’ASSE était tenu en échec (1-1) à Rodez. Mais avec seulement deux petits points d’avance et, surtout, une différence de buts défavorable (14 contre 18 avant la dernière journée), les Angevins n’avaient pas le droit à l’erreur: en cas de match nul et de victoire des Verts, ces derniers avaient de grandes chances de finir devant eux.

 

SNCF : et encore une grève irresponsable mardi en région parisienne

SNCF : et encore une grève irresponsable mardi en région parisienne

Une nouvelle grève très corporatiste irresponsable de la part du syndicat gauchiste  Sud-Rail qui a annoncé avoir déposé un préavis de grève en Île-de-France pour le 21 mai prochain. Une grève qui a peu de chances par ailleurs d’être suivie. Celle-ci pourrait cependant avoir un impact sur le trafic des RER et Transilien, ainsi que sur le Tram 4.

Avec ses dysfonctionnements dus aux grèves à répétition il ne faudra pas s’étonner si un jour ce service public est éclaté et privatisé.

La « coordination Sud-Rail d’Île-de-France regrette que «les cheminots (soient) laissés-pour-compte», «alors que le budget des Jeux olympiques explose». «La direction se contente de distribuer des miettes, ignorant les besoins réels de ses agents», déplore le syndicat, qui souligne que les cheminots «seront en première ligne» pendant les Jeux, avec «des réductions de congés, une augmentation de l’affluence voyageurs, une augmentation de la charge de travail sur la maintenance et les infrastructures».
Si la SNCF propose aux salariés mobilisés pendant la période des Jeux olympiques et paralympiques (JOP) une prime de 50 euros bruts par jour – ainsi que 200 à 500 euros de prime supplémentaire en fonction de la période où ils posent leurs congés -, ce n’est pas suffisant pour Sud-Rail. Le troisième syndicat de la SNCF réclame notamment une prime non pas de 50 euros bruts par jour, mais «100 euros nets par jour, repos compris, pendant les JO et JOP», ainsi qu’ «une prime spécifique JOP pour tous les agents SNCF» de plus de 1000 euros, comme à la RATP, ainsi qu’ «une revalorisation générale des salaires de 400 euros par mois».

 

Santé- Moustiques: les cas de dengue en hausse

Santé- Moustiques: les cas de dengue  en hausse

Depuis le 1er mai, 98 cas importés de dengue ont été identifiés en France métropolitaine, a annoncé Santé publique France (SpF). Dans le détail, 35 ont été identifiés en Auvergne-Rhône-Alpes, 19 en Provence-Alpes-Côte d’Azur, 11 en Nouvelle-Aquitaine, 10 en Bourgogne-Franche-Comté ou encore sept en Île-de-France.

 Concernant la provenance de ces cas, 46 revenaient de Martinique, 28 de Guadeloupe six de l’Île Maurice ou encore quatre du Brésil.
SpF a également indiqué que 2.166 cas de dengue avaient été importés du 1er janvier au 30 avril, « dont 82% contractées en Martinique ou en Guadeloupe et 5% en Guyane, départements où sévit une épidémie importante ». « Lors des 5 dernières années, le nombre moyen de cas importés de dengue signalés par déclaration obligatoire était de 128 entre le 1er janvier et le 30 avril », a ajouté l’agence sanitaire.

Santé en péril et menace de grève le 3 juin ( cliniques privées)

Santé en péril  et menace de grève le 3 juin ( cliniques privées)

La santé est désormais la deuxième préoccupation des Français, après le pouvoir d’achat. Déserts médicaux, difficultés d’accès aux médecins généralistes, aux scanners et IRM, embolisation des hôpitaux, débordement des urgences mais également pénuries de médicaments, sont le quotidien d’un grand nombre de nos concitoyens. Pourtant, les réformes structurelles peinent à émerger. Certains décideurs politiques semblent privilégier les approches dogmatiques avec l’excuse du déficit public brandie en totem et, souvent, une bonne dose de mauvaise foi. Pour protester la fédération des cliniques privées envisage une grève le 3 juin.(collectif de cliniques privées).

 

La décision du ministre délégué à la Santé de n’accorder aux cliniques privées que 0,3% d’augmentation de leurs tarifs contre 4,3% aux hôpitaux, est révélatrice d’une forme d’abandon de notre système de santé par les politiques. Pire, il y a derrière cette décision radicale et injustifiée, la volonté de relancer une guerre du secteur public contre le secteur privé, dépassée et mortifère. Le fondement de cette discrimination serait l’efficience du secteur privé, qui devrait donc être sabordé, pour permettre à l’hôpital de retrouver un rythme d’activités satisfaisant.

 Il y a derrière cette décision, radicale et injustifiée, la volonté de relancer une guerre du secteur public contre le secteur privé, dépassée et mortifère

Si cette décision est injuste pour les cliniques privées, elle est insultante pour l’hôpital public et pour les hospitaliers. L’hôpital n’a pas besoin, pour affirmer ses spécificités et trouver une nouvelle dynamique, que les cliniques soient artificiellement défavorisées. Il a besoin d’être mieux accompagné et soutenu dans ses évolutions. Plus généralement, la crise historique de notre système de santé, exige la mobilisation de tous ses acteurs, quel que soit leur statut. En effet, prendre la décision de paupériser le secteur privé de la santé, au prétexte qu’il serait trop efficace, c’est prendre un risque pour la santé des Français mais également un risque démocratique. Cette décision va accroître les disparités territoriales, renforcer les déserts médicaux, aggraver la situation de l’hôpital et emporter un bon nombre d’établissements privés. Pour finir, elle sera l’alliée du sentiment de déclassement ressenti par bon nombre de Français.

 Si les Français sont préoccupés par leur santé, c’est avant tout parce qu’ils subissent les dysfonctionnements d’un système national de santé qui est dépassé, faute de soutien politique, affaibli par des réformes de financement déconnectées des besoins des territoires, et ankylosé par une lourdeur administrative omnipotente.
 L’hôpital a besoin des cliniques pour se désemboliser et les cliniques ont besoin de l’hôpital. C’est ainsi, notre système de santé repose sur deux piliers. En briser un, au prétexte que l’autre serait trop fragilisé, revient à faire trembler le fragile édifice sur ses bases, voire à le casser. Les acteurs privés de la santé jouent un rôle essentiel. Les chiffres sont connus. Ils représentent dans certains territoires 50% de l’offre de soins et 26% sur le plan national. Ils assument 35% de l’offre hospitalière pour, à peine, 18% des financements publics. Par exemple, ils sont extrêmement efficaces dans la prise en soins de pathologies graves comme le cancer, ils sont très en avance sur les activités ambulatoires, affichées comme une priorité de santé publique. C’est moins connu, mais ils sont indispensables dans les Soins Médicaux et de Réadaptation (SMR), c’est-à-dire l’aval des hôpitaux. Une activité SMR, pourtant déjà très menacée par une réforme de son financement décidée unilatéralement par le gouvernement en 2023, et absolument délétère.

Mais est-il utile voire judicieux d’entrer dans un débat comparatif ? Pour nous, la réponse est non. Nous préférons nous concentrer sur les enjeux de notre santé publique : transition démographique, explosion des maladies chroniques, virage domiciliaire, pivot vers plus de prévention, réindustrialisation pharmaceutique, médecine prédictive, attractivité des métiers, désertification médicale…

Pense-t-on sérieusement que transformer le secteur privé de la santé en variable d’ajustement budgétaire et du courage politique va apporter une quelconque solution à ces défis ? Notre système de santé a besoin d’une vision pas d’une rétraction. Il a besoin de mobiliser toutes ses parties-prenantes en tournant le dos aux dogmes qui l’ont si souvent sclérosé et qui sont responsables de la situation actuelle. Il a également besoin, d’un courage politique pour fixer des objectifs et des priorités claires pour l’avenir, adossées à une visibilité budgétaire pluriannuelle.

 L’urgence de la situation impose une réponse politique qui donne un cap, avec tous les acteurs, renforcés là où ils sont efficients, là où résident leurs forces. Miser sur la division, sur les faiblesses des uns et des autres n’est porteur d’aucun avenir. Au contraire, nous prenons le risque collectif d’aggraver dangereusement et durablement une situation déjà critique. Or, nos concitoyens ont besoin de renouer avec la confiance en la politique, ils sont en attente de réponses concrètes dans les difficultés d’accès aux soins auxquelles ils sont confrontés. Ils ne demandent certainement pas une énième guerre public-privé, mais des solutions.
 Ces demandes sont non seulement légitimes mais elles relèvent de la responsabilité de l’État et de nos gouvernants. Leur tourner le dos plus longtemps, c’est accepter que les urnes, demain, se fâchent.

 

Le collectif des cliniques privées indépendantes. Géraldine AUSTRUY, DG HP d’Addictologie ; Fabrice-Sébastien BACH, directeur Clinique SMR La Maison Basque et Clinique Beaulieu, Colisée ; Delphine BALERDI, présidente du CA Clinique Verdaich ; Frédérique BORDET, PDG CRF Pasori ; David BOUNIOL, DG Clinalliance ; Jean-Yves CAILLAUD, directeur Clinique du Parc ; Agnès COURCIERAS, DG CSRR La Roseraie, CRF La Hèvre, Centre nutrition Les Jonquilles ; Pierre-Yves De KERIMEL, directeur Clinique des Minimes, Clinique du Château de Vernhes et Centre de Santé des Minimes – Réseau Serenis ; Aude d’ABBADIE, DG Groupe Les Flamboyants ; Sabine GIORDANO, DGA Clinique Saint-Christophe ; Lamine GHARBI, président FHP & Cap Santé ; Aurélien HEEDER, directeur Clinique du Pays de Montbeliard ; Fabrice JOURNEL, président Sedna Santé ; Jean-Louis MAURIZI, PDG CRF Paul Cézanne ; Alexandre MEYER, PDG Mey Santé ; Tekla NEMETH, directrice SMR Primerose ; Eric NOEL, délégué général FHP-SMR ; Philippe PISAPIA, directeur Clinique du Pic Saint Loup et Clinique Saint Clément, Clinipole ; Christophe SADOINE, DG Clinique La Mitterie et clinique les Peupliers ; Willy SIRET, DG LNA Santé ; Gwenola STER, DG Ster Santé.

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