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Suppression ISF : pas vraiment d’obligation d’investir en France

Suppression ISF : pas vraiment d’obligation d’investir en France

Contrairement à ce qu’avait laissé entendre Emmanuel macro lors de son interview il n’y a pas vraiment d’obligations pour les dispensés  de l’ISF d’investir en France. Toute obligation de ce genre aurait d’ailleurs été contradictoire avec les orientations européennes. La suppression de l’ISF peut constituer un encouragement à soutenir l’économie réelle mais certainement pas une obligation Certes les dispensés  de l’ISF auront la possibilité d’investir en France mais tout autant en Europe, ailleurs voire nulle part. Présenté comme «résolument orienté vers le soutien à l’investissement, tant public que privé», le budget prévoit – outre de la réforme de l’ISF – «une réforme globale du régime d’imposition des revenus de l’épargne» qui instaure un prélèvement forfaitaire unique (PFU) d’imposition des revenus mobiliers de 30 %». Une sorte de ‘bouclier fiscal’, donc, qui va avantager une partie des ménages anciennement concernés par l’ISF, sans toutefois les obliger à réinvestir l’argent qu’ils vont dégager dans l’économie française. Et rien ne les empêchera d’investir dans l’économie européenne plutôt que dans l’économie française.  Et pour cause: les traités européens empêchent une telle opération. «Toutes les restrictions aux mouvements de capitaux entre les États membres et entre les États membres et les pays tiers doivent être levées, sauf circonstances exceptionnelles», indique l’Union européenne, selon qui «la libre circulation des capitaux est la pierre angulaire du marché unique». L »autre critique fondamentale concernant l’ISF concerne la cible. En effet les très grandes fortunes grâce au dispositif d’optimisation fiscale échappent à l’ISF et seront peu touchés par l’IFI qui va peser sur l’immobilier. En faite ce sont les patrimoines moyens qui risquent d’être victimes de cette évolution fiscale dont rien n’indique qu’elle va permettre de développer les investissements en France. Eric Woerth  président de la commission des finances de l’Assemblée nationale, est aussi très dubitatif sur l’incitation à investir dans l’économie réelle. Par ailleurs il critique vertement le futur impôt sur la fortune immobilière (IFI) « Pourquoi garder un ISF sur l’immobilier ? Sinon pour tenter de garder un équilibre ou de pouvoir se rattraper aux branches, et de ne pas assumer totalement ? », s’est interrogé l’ancien ministre du Budget de Nicolas Sarkozy. « Pourquoi lutter contre le logement ?   »L’immobilier, le logement, c’est un grand secteur économie. Il n’y a pas de rente immobilière. Quand vous être un propriétaire immobilier ce n’est pas une rente, vous avez investi dans de la pierre plutôt que dans des actions », a argumenté le député de l’Oise. « Plus le patrimoine est élevé, moins l’immobilier pèse. Donc ça va toucher les patrimoines moyens de gens qui au fond n’ont rien à faire dans cet impôt », a conclu Eric Woerth, qui généralise l’attitude du gouvernement sur l’ISF à l’ensemble du Budget. « C’est vrai de beaucoup de mesures de ce budget qui sont ‘en même temps’. Ni chèvre ni chou, ni bouteille à moitié vide, ni bouteille à moitié pleine ».

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Nicolas Hulot:  » on en a fait des quelques trucs! »

Nicolas Hulot:  » on en a fait des quelques trucs! »

C’est en substance ce que dit Nicolas Hulot pour tenter de justifier une certaine immobilité de son ministère. Dans une interview au JDD le ministre de l’écologie se défend de sa discrétion en déclarant « on a quand même fait des choses ».  Des choses, oui mais finalement assez marginales  sauf concernant la perspective de la suppression des moteurs thermiques pour les automobiles à l’horizon de 2040. Une position prise aussi par d’autres Etats et même parfois avancée à 2030. Pour le reste les autres les orientations paraissent assez anecdotiques.  Nicolas Hulot qualifie par exemple de « vraie satisfaction » le vote mardi interdisant « l’exploitation des hydrocarbures ». Une exploitation qui en France n’aurait pas pesé très lourd. « Sur le front du climat, la France prend le leadership dans la mise en œuvre des accords de Paris », se félicite-t-il aussi. Une affirmation un peu rapide car nombre d’autres pays ou d’autres régions sont plus avancées en matière de préservation du climat. La pollution constatée dans plusieurs grandes villes notamment à Paris fait  d’ailleurs l’objet de critiques à l’étranger. D’où la décision d’ailleurs de la maire  de Paris d’avancer à 2030 la fin des voitures à essence dans Paris et à 2024 la fin du diesel. Surtout Nicolas Hulot oublie de dire que l’essentiel de la politique climatique de la France repose sur le maintien voir le développement du parc nucléaire. Un dossier sur lequel il se tait, cela d’autant plus que ses sociétés et ses associations ont été largement financées par de grandes entreprises  comme EDF. Ce qui lui a permis au passage d’accumuler la plus grande fortune du gouvernement à savoir autour de 200 millions ! Sur les dossiers sensibles Nicolas Hulot évite de se positionner.  Exemple encore, l’aéroport de Notre-Dame des Landes. La vérité c’est que Nicolas Hulot est largement fragilisé par son business de l’écologie et qu’il devra quitter le gouvernement. Il a en effet de plus en plus de difficultés à donner une légitimité à sa présence au ministère de l’environnement. De ce point de vue les Français ne sont pas naïfs puisque les sondages démontrent que Nicolas Hulot est surtout là pour donner une caution écologique à Macon.

 

PSA : 400 suppressions d’emplois en Grande-Bretagne

PSA : 400 suppressions d’ emplois en Grande-Bretagne

Suppression 400 emplois environ dans l‘usine Vauxhall d‘Ellesmere Port, en Grande-Bretagne pour des questions de compétitivité mais aussi compte tenu de l’environnement du site qui fait peser des incertitudes notamment sur la fiscalité. “Les coûts actuels de fabrication à Ellesmere Port sont sensiblement supérieurs à ceux des usines référentes de PSA en France”, a déclaré à Reuters un porte-parole de PSA, confirmant des informations d‘Automotive News Europe. PSA a bouclé cet été le rachat à General Motors de sa filiale automobile européenne, Opel/Vauxhall. Opel doit présenter en novembre un plan de redressement, distinct de l‘annonce faite vendredi sur Vauxhall. L‘usine d‘Ellesmere est l‘un des deux sites de production de la compacte Astra en Europe, avec Gliwice en Pologne. Les 400 postes supprimés représentent environ un quart de l‘effectif total du site britannique, de 1.667 personnes. Inspiré du compactage des usines françaises de PSA ces dernières années, Vauxhall va passer de deux équipes de production à une seule courant 2018. “PSA affirme qu‘il est résolu à conserver l‘usine Astra d‘Ellesmere Port (…) et qu‘il a toute confiance dans la capacité et le talent des salariés (…) pour produire les améliorations nécessaires de sa performance financière”, a ajouté le porte-parole de PSA Au salon de l‘automobile de Francfort, mi-septembre, le président du directoire de PSA, Carlos Tavares, avait indiqué réfléchir à plusieurs scénarios pour Vauxhall, afin de faire face aux inconnues provoquées par l‘annonce du Brexit.

Affaire Kerviel : c’est la policière qui est mise en examen !

Affaire Kerviel : c’est la policière qui est mise en examen !

 

Dans l’affaire de la Société générale l’indécent voir au ridicule. Une affaire qui démontre que la justice se couche devant la puissance de l’institution financière. Non seulement la justice continue de faire porter le chapeau au seul Kerviel en étouffant ses arguments sur la responsabilité de la banque concernant l’énormes de la perte de 5 milliards mais en plus la justice met  maintenant en examen la policière qui avait recueilli les confidences d’une magistrate qui mettait en cause la responsabilité de la banque. Certes juridiquement cette policière n’avait sans doute pas à enregistrer de manière clandestine cette magistrate mais au-delà de la forme reste le fond à savoir que la justice ne veut pas être impliquée de quelque manière que ce soit dans un scandale qu’elle tente d’étouffer . L’ancienne policière de la Brigade financière, Nathalie Le Roy, a donc été mise en examen à Lille le 16 août dans l’affaire de l’enregistrement, à son insu, d’une magistrate qui avait été produit devant la justice par la défense de l’ex-trader Jérôme Kerviel, a appris l’AFP vendredi de source judiciaire. Comme l’a révélé le Journal du Dimanche dimanche dernier, la policière a été mise en examen pour « atteinte à l’intimité de la vie privée » dans cette instruction ouverte à Paris puis dépaysée à Lille après une plainte de cette magistrate du parquet de Paris, désormais à la retraite, Chantal de Leiris.   »Nathalie Le Roy a fait cela de manière tout à fait désintéressée. Tous les critères juridiques sont réunis pour qu’elle bénéficie du statut de lanceuse d’alerte », a commenté l’avocat de la policière Gilles-William Goldnadel. Chargée de l’enquête Kerviel, l’ancienne policière avait elle-même procédé à l’enregistrement, mi-juin 2015, lors d’un rendez-vous dans un café parisien avec cette magistrate, vice-procureur au parquet de Paris pendant l’enquête sur les agissements de Jérôme Kerviel à la Société générale. Durant cette conversation, la vice-procureur donnait du crédit à l’hypothèse d’une enquête biaisée en faveur de la banque, assurant que les juges étaient « sous la coupe » des avocats de la Société générale.  »La Société générale n’a pas eu prise sur moi, ni sur la Brigade financière », avait rectifié la magistrate publiquement, avant de porter plainte.

Allocations familiales: remise en cause du caractère universel ?

Allocations familiales: remise en cause du caractère universel ?

Édouard Philippe le premier ministre a renvoyé dans ses baskets une députée de la république en marche opposant de remettre en cause le caractère universel des allocations familiales. Toutefois la question reste ouverte et le Premier ministre souhaite que s’engage un débat sur cette problématique. Un débat qui n’est pas évident car on peut légitimement considérer pour des motifs de justice sociale que les allocations familiales doivent être prioritairement  fléchées en direction des moins favorisés cependant la remise en cause de l’universalité de cette prestation mais aussi des autres allocations pourraient remettre en cause certains principes. On pourrait aussi parler par exemple des prestations de la sécurité sociale ou de l’indemnisation du chômage. Le problème c’est que les catégories plus favorisées participent largement au financement des prestations sociales et que faute de retour,  les intéressés pourraient t être amené à se désolidariser de ces systèmes sociaux et à recourir à des assurances privées. Pour ce qui concerne plus spécifiquement les allocations familiales,  il faudra intégrer l’impact sur la natalité même si pour des revenus confortables même si ce critère est peu pris en compte dans la décision d’avoir des enfants. Faute de soutien de son parti, Caroline Janvier, députée de la république en marche du Loiret, a défendu seule sa proposition d’attribuer les allocations familiales seulement en-dessous d’un certain plafond de ressources. Mais l’idée avait peu de chances de prospérer, alors qu’une mission parlementaire sur la politique familiale va être lancée et que le Premier ministre Edouard Philippe souhaite un « vrai bon débat » avant toute décision sur ce sujet sensible. La députée pourrait cependant déposer un amendement en son nom, avec les signatures de quelques collègues. Mais Édouard Philippe s’est engagé mercredi soir à mener un « vrai bon débat » sur une possible remise en cause de « l’universalité » des allocations familiales, qui pourrait se traduire par une baisse ou une disparition du dispositif pour des ménages aisés. Lors de son nouveau rendez-vous hebdomadaire en direct sur Facebook, où il répond à des questions posées par des internautes, le Premier ministre a souligné que cette « bonne » question « méritait d’être posée » mais affiché sa prudence en la matière. « On va se poser cette question, mais après un vrai bon débat, et pas simplement le soir au détour d’un amendement budgétaire qui n’aurait pas été complètement mesuré dans ses implications », a déclaré Édouard Philippe lors de cette émission réalisée depuis son bureau à Matignon.  Cinq Le débat aura lieu « calmement en réfléchissant à l’ensemble des prestations versées dans le cadre de la politique familiale », a-t-il assuré.

Route : mortalité en baisse pourquoi ? On n’en sait rien !

Route : mortalité en baisse pourquoi ? On n’en sait rien !

13,5 % de  baisse en septembre et une baisse de 2 % sur un an. Pourquoi ?  Réponse comme à chaque fois : on n’en sait rien. Régulièrement le ministre ou l’office national de la sécurité routière annonce soit des chiffres en augmentation ou en baisse pour les tués et blessés de la route. En réalité aucun organisme compétent n’analyse de manière scientifique les facteurs explicatifs de ces variations. Du coup, on s’en remet à des explications de bistrot ou alors  on en profite pour justifier une augmentation du nombre de radars (par ailleurs sans doute indispensables). L’Etat va multiplier les radars embarqués (qui ne sont pas repérables par les dispositifs antiradars) en externalisant leur exploitation à des opérateurs agréés. Après avoir testé les radars à double sens, les autorités vont également déployer des radars de nouvelle génération capables de détecter de nouvelles formes d’infractions (comme l’interdiction de demi-tour). Des dispositifs de leurre seront également installés de manière à accroître la vigilance des conducteurs. Techniquement, les radars fixes seront toujours signalés par un panneau d’avertissement. Mais près de 10.000 panneaux annonceront des radars qui n’existent pas.les gouvernement successifs tentent de justifier cette intensification des contrôles radars, très impopulaires et souvent soupçonnés d’alimenter les caisses de l’Etat. Recettes engrangées par les radars (environ  milliards)) servent à financer l’entretien et l’installation de ces contrôles et participent au financement des infrastructures routières ainsi qu’aux collectivités locales. La vérité c’est que cette ressource n’est pas réellement affectée et qu’elle tombe dans le vaste trou du budget. Tendanciellement sur très longue période l’insécurité routière à heureusement diminué mais il est bien difficile d’identifier les facteurs explicatifs. La qualité des infrastructures peut jouent évidemment un rôle comme l’amélioration des dispositifs de sécurité des véhicules, les contrôles et les sanctions. Par contre on est bien incapable d’expliquer des variations parfois assez fortes entre certains mois voir certaines années. Par exemple, on est bien incapable de mesurer l’incidence de l’utilisation illégale de portables par les conducteurs qui pourtant sont encore nombreux à ne pas pouvoir se séparer de leur téléphone et autre Smartphones. Cette incapacité tient surtout au fait  que le pays ne dispose pas d’un véritable service de la sécurité routière dont les responsabilités sont éparpillées sur plusieurs administrations et corps de contrôle.

 

Salaire moyen net en France : 1722 ou 2125 euros ?

Salaire moyen net en France : 1722 ou  2125 euros ?

 

Difficile de s’y retrouver dans le niveau des salaires selon qu’il s’agit de salaire moyen, de salaire médian, de salaire brut ou net. Aujourd’hui l’INSEE sort  une étude qui fait apparaître un salaire net moyen de 2250 € en 2015 .une information reprise par les grands médias en provenance des agences de presse sans autre analyse.  Une autre étude de l’INSEE  indiquait  environ 1800 € comme salaire net moyen mensuel. La différence tient au fait  que le salaire net moyen de 1800 € concerne les vrais salaires et que le chiffre de correspond aux salaires équivalents à plein temps. Or  on sait que les emplois à temps partiel ne cessent de se développer surtout chez les femmes.  En 2015, les salariés du privé et des entreprises publiques (SNCF, EDF, France télévisions, etc.) ont perçu chaque mois en moyenne, pour un temps plein, 2.250 euros nets après prélèvement des cotisations sociales (2.998 euros bruts).  Notons que la prise en compte des entreprises publiques fausse les salaires moyen affichés et les tirent vers le haut. Le salaire net moyen croît pour chaque catégorie socioprofessionnelle de façon plus marquée pour les cadres (+1,2% après +0,8% en 2014) en particulier dans les transports (+2%), les activités commerciales (+ 1,7%) et l’industrie (+1,4%) et pour les ouvriers (+1,1% après +0,4% en 2014), qui ont bénéficié, comme les employés, de la revalorisation du Smic brut horaire (+0,8%) au 1er janvier 2015. Le salaire net moyen des personnes qui restent en place dans le même établissement d’une année sur l’autre, soit un peu plus d’un salarié sur deux du privé, augmente de 2,8% en euros constants, une hausse qui reflète en grande partie, dit l’Insee, « les progressions de carrière et les gains d’ancienneté dans un groupe où les CDI, les hommes et les salariés à temps complet sont surreprésentés ». La hausse des effectifs en contrats aidés atténue la progression du salaire net moyen en 2015: hors contrats aidés et de professionnalisation, le salaire net moyen augmente de 1,3%, souligne l’Insee, qui attribue cette hausse pour moitié à l’évolution de la structure des emplois et notamment à « l’élévation des qualifications et de l’expérience des salariés ». La moitié des salariés ont cependant gagné moins de 1.797 euros net par mois, en hausse de 0,7% par rapport à 2014 et inférieur de 20,2% à la moyenne. En bas de l’échelle, les 10% de salariés les moins bien rémunérés ont perçu un salaire inférieur à 1.213 euros. En haut de l’échelle, les 10% les mieux rémunérés ont gagné au moins 3.646 euros et les 1% les plus rémunérés au moins 8.283 euros, détaille l’étude. Les femmes ont perçu 18,4% de moins que les hommes, leur salaire net moyen progressant néanmoins légèrement plus que celui des hommes (+1,2%) en raison d’une hausse de leur part parmi les cadres. On pourrait  évidemment mettre en cause l’évolution réelle de l’inflation qui sert  calculer la progression du pouvoir d’achat. En effet  l’inflation ne tient pas compte suffisamment de l’évolution structurelle de la consommation, structure de la consommation qui en outre varie nettement en fonction  des revenus.

 

Médecins : de plus en plus de diplômes étrangers

Médecins : de plus en plus de diplômes étrangers

 

Tandis que la France a fermé le robinet d’accès à la profession de médecin, les titulaires de diplômes étrangers ne cessent de progresser. Plus de 10 % des médecins ont obtenu leur diplôme à l’étranger. Un chiffre qui ne cesse de progresser, le nombre a pratiquement doublé en 10 ans et devrait atteindre les 30 000 ans de 2020. C’est le constat de l’ordre  des médecins qui reconnaît que les diplômés de l’étranger sont devenus indispensables notamment en milieu hospitalier aussi en zone rurale. Pour l’essentiel ces médecins viennent des ex pays de l’Est mais aussi du Maghreb. Il faut noter : la montée en puissance des médecins diplômés en Roumanie qui sont aujourd’hui 4 254. Ce nombre a été multiplié par sept (+ 659 %) depuis 2007, date de l’entrée du pays dans l’Union européenne. Ils devraient être 4 711 en 2020, soit un effectif proche de ceux diplômés en Algérie (4 812), dont le nombre a cru de 56 % en dix ans. Aujourd’hui, la Roumanie connaît une « vraie fuite des diplômes » due à des propositions salariales « catastrophiques » pour les diplômés en médecine, relève-t-on au CNOM.  Les deux tiers de ces praticiens diplômés à l’étranger sont salariés, essentiellement dans la fonction publique, alors que seulement un quart exerce en profession libérale. On les retrouve plus facilement dans les spécialités chirurgicales, l’anesthésie, la psychiatrie, la pédiatrie, les urgences. Les besoins vont encore grandir. En tout, 20 000 docteurs doivent partir à la retraite dans les cinq prochaines années.  L’importance prise par les médecins étrangers a toutefois permis à ces derniers de mieux se faire entendre dans leurs revendications. Avant d’être inscrits à l’Ordre, les praticiens qui ne sont pas originaires d’un pays de l’Union européenne (55 % des médecins étrangers) sont « attaché associé » ou « assistant spécialiste ».Sous ce statut, environ 4 000 salariés gagnent en moyenne 40 % de moins que leurs confrères français.  En février 2012, un mouvement a débouché sur la possibilité pour les diplômés hors UE d’obtenir le même statut que les diplômés français en passant un examen, alors qu’ils étaient, avant cela, soumis à un concours. Notons que les établissements publics ont largement favorisé la venue de médecin étranger qui coûte moins cher et qui peuvent aussi combler l’insuffisance d’attraction de l’hôpital pour les médecins français

Alstom menacé en France ?

Alstom menacé en France ?

 

Pas sûr que le démantèlement Alstom avec le rachat d’une part de la branche énergie par GE et le repliement de l’entreprise sur le matériel ferroviaire constitue une bonne opération pour la France. Pour preuve GE  a annoncé son intention de supprimer 600 emplois.  Par ailleurs en dépit du regroupement avec Siemens,  la branche ferroviaire française pourrait bien être très menacée. Des menaces qui ne sont pas nouvelles car chacun sait que le marché international de matériel ferroviaire enregistre une nette dépression. Le site de Belfort peut espérer un plan de charge satisfaisant pour encore deux ans avec les commandes de l’État. D’autres commandes pourraient permettre de tenir ce plan de charge pendant environ quatre à cinq ans. Au-delà c’est la présence d’Alstom en France qui pourrait être mis en cause. Il y a à peine un an les industriels avaient prévu une baisse d’environ 20 % des matériels ferroviaires à horizon 2020. Or il se trouve que cette prévision était encore trop optimiste et que la baisse sera plus proche de 30 %. Le regroupement avec Siemens s’est avéré incontournable, il était d’ailleurs depuis des années. Mais ce regroupement va générer des doubles emplois qui avec la baisse des commandes va peser encore plus négativement sur les effectifs. La réalité est bien là: « Il y aura évidemment des réductions de postes car le marché est en crise pour les dix prochaines années, confie un proche d’Alstom. C’est pour cela que les deux groupes se sont engagés à maintenir l’emploi en France et en Allemagne pendant quatre ans ». Entre 2000 et 3000 postes pourraient être touchés selon le niveau de charge des usines en France, estime cette source. À ce jour, la charge est assurée pour les deux années à venir, notamment grâce aux commandes de 15 TGV de l’État il y a un an. « Nous saurons en 2019 quelle sera la charge des usines à l’horizon 2022″, explique un autre cadre d’Alstom. 2022 sera la date limite de l’engagement du groupe pour préserver les sites français.  Les ambitions financières d’Alstom et Siemens parlent d’elles-mêmes. Les fameuses synergies cachent inévitablement des coupes dans les emplois. « L’essentiel des 470 millions d’euros de synergies seront réalisées sur les baisses d’effectifs, décrypte un bon connaisseur. À 150.000/200.000 euros d’économies de coûts par poste supprimé, on atteint vite les 2000 suppressions de postes ». En ligne de mire, la pérennité de l’usine de Belfort n’est toujours pas assurée. Il y a un an, Alstom prévoyait de transférer la production de ce site à Reichshoffen, en Alsace. « Depuis, l’activité s’est dégradée, note un expert. Il n’y a pas de raison que ce projet ne se justifie plus ».

 

Croissance Allemagne en hausse

Croissance Allemagne en hausse

Comme en France le gouvernement allemand avait tablé sur une croissance de 1,5 % en 2017 mais les chiffres des derniers mois et les perspectives à venir autorisent désormais à pronostiquer une croissance proche de 2 %.  Le gouvernement français, lui,  a prévu de d’augmenter sa prévision de croissance également en passant de 1,5 % à 1,8 % en 2017 et autant en 2018.  Le gouvernement allemand a donc relevé mercredi sa prévision de croissance économique pour le pays à 2% pour 2017, et s’attend à une croissance de 1,9% en 2018, a annoncé mercredi la ministre de l’Économie, Brigitte Zypries. Cette croissance devrait encore être largement soutenue par le dynamisme des exportations un temps affaibli par l’environnement international et la montée de l’euro. De ce point de vue la balance commerciale pourrait encore afficher un excédent d’environ 300 milliards quand la France affiche un déficit de 60 milliards Le gouvernement,  tablait jusqu’ici sur une croissance de 1,5% du Produit intérieur brut (PIB) cette année, et sur une progression de 1,6% en 2018, dans ses dernières prévisions publiées en avril. « L’économie allemande se porte bien, le prochain gouvernement doit faire en sorte que cela reste le cas, la conjoncture allemande a gagné en dynamisme et en envergure et restera pour les années suivantes sur le chemin de la croissance », a ainsi souligné dans un communiqué Brigitte Zypries. En relevant nettement sa prévision de croissance pour 2017, le gouvernement se montre encore plus optimiste que le pronostic commun des principaux instituts économiques allemands, formulé fin septembre, qui tablait sur une progression du PIB de 1,9% en 2017 et de 1,8% en 2018. En 2016, l’Allemagne avait enregistré une croissance de 1,9%. Depuis quelques années, l’économie de l’Allemagne va de l’avant davantage grâce à la consommation de ses habitants, aidés par un marché du travail solide, des coûts faibles de l’énergie et une inflation très basse. Mais avec une demande intérieure freinée en 2017 à 2,2% et 2,1% en 2018 selon les pronostics du ministère, l’exportation de services et produits « Made in Germany » pourrait de nouveau reprendre son rôle de moteur du pays. Les ventes à l’étranger devraient ainsi augmenter en Allemagne de 3,5% en 2017 et jusqu’à 4,0% en 2018. Les exportations allemandes, notamment ses voitures et ses machines-outils, sont soutenues par la croissance en zone euro et un euro légèrement retombé récemment face au dollar, même si les effets de cette dépréciation ne peuvent pas encore se faire sentir. En parallèle, les importations en Allemagne devraient davantage croître (de 4,4% en 2017 et de 4,7% en 2018).

Paris : fin des voitures à essence en 2030 et du diesel en 2024

Paris : fin des voitures à essence en 2030 et du diesel en 2024

Comme à Berlin, Paris vient de décider l’interdiction des voitures à essence à partir de 2030. Les véhicules diesels seront eux prohibés à partir de 2024. En France comme en Allemagne cette décision est directement liée à l’Accord de Paris sur le climat qui vise à éliminer la circulation des véhicules thermiques en 2030 pour que les émissions soient réduites de 95% en 2050.  Dans le cadre du plan climat à Paris, la mairie souhaite proscrire les voitures à essence à partir de 2030 dans les rues de la capitale, révèle jeudi franceinfo. . Selon franceinfo, la mairie parie sur les voitures électriques et son offre de transports en commun avec le Grand Paris pour compenser la baisse du nombre de véhicules. En faite les constructeurs pensaient pouvoir bénéficier d’un délai supplémentaire de 10 ans pour effectuer la mutation de leur appareil productif. La mutation vers l’électrique va donc devoir s’accélérer. En attendant il est vraisemblable que les acheteurs potentiels de véhicules neufs vont hésiter à acheter des véhicules de 20 000,30 000 euros voire  plus car le prix à la revente va rapidement s’écrouler. Plus de 60% des Parisiens ne possèdent d’ailleurs pas de voiture, indique le cabinet d’Anne Hidalgo à franceinfo. Comme Copenhague et Berlin, Paris s’est engagé au moment de la COP21 à être neutre en carbone et de faire 100% d’énergies renouvelables d’ici 2050. Des objectifs censés aussi réduire la pollution de l’air, classée 3eme cause de mortalité en France, d’après Santé publique France. Reste qu’il s’agit d’une véritable révolution qui va bousculer l’industrie automobile en France mais surtout en Allemagne. La perspective peut paraître lointaine mais elle va peser immédiatement sur le choix des les acquéreurs de véhicules neufs et sur les prix de l’occasion. 

Grèves : en nette baisse

Grèves : en nette baisse 

 

Les chiffres du ministère du le ministère du Travail (Dares) confirme la nette baisse de la conflictualité confirme la nette baisse de la conflictualité depuis 10 ans en France. Un phénomène qui n’est pas nouveau. En cause la crainte du chômage surtout depuis la crise de 2009, aussi l’élévation du niveau culturel des salariés mais également une certaine tendance à l’individualisme. Ajoutons aussi la mauvaise image des syndicats en particulier de la CGT.  La tendance à la baisse du nombre de grèves, de grévistes, de journées individuelles non travaillées, associée à la diminution de la durée des grèves, apparaît particulièrement marquée depuis la fin des années soixante-dix. . Le nombre des grèves Dans les années 1950 et 1960, le nombre annuel de grèves oscille entre 1 400 et 2 200. L’année 1968 semble marquer une rupture. Elle est suivie d’un accroissement assez brutal du nombre des conflits – le seuil des 4 000 conflits est franchi en 1971 et 1976 – puis par un reflux prolongé. Ainsi, on dénombre 1 400 conflits en moyenne par an, de 1990 à 1994 inclus. Cette baisse tendancielle s’accompagne de résurgences brusques et éphémères comme en 1987 et en 1995. Le nombre de grévistes L’évolution du nombre de grévistes est, à peu de chose près, parallèle à celle du nombre des conflits. Après 1978, le nombre de grévistes est constamment inférieur à un million (moins de 500 000 depuis 1986). Le nombre de journées individuelles non travaillées pour fait de grève Pendant tout le siècle écoulé, le nombre de journées non travaillées s’est presque constamment maintenu à un niveau relativement bas (inférieur à 500 000) représentant toujours moins de 1 % des journées annuellement travaillées sauf poussée conflictuelle exceptionnelle comme en 1947 ou en 1968.. Depuis la Libération, la diminution de la durée des grèves a été continue. La propension des salariés à la grève serait ainsi plus forte pendant les périodes de plein emploi et de croissance que pendant les périodes de chômage et de récession. Cette relation entre chômage et action revendicative semble confirmée par de nombreuses observations et analyses.  Sur les dix dernières années, la plupart des indicateurs statistiques illustrent un vrai ralentissement des conflits sociaux liés au travail. Selon les données de la Dares, le nombre de journées individuelles non travaillées (JINT)  s’établit à 69 pour 1.000 salariés en 2015 et diminue de 12 jours par rapport à 2014 après une augmentation continue de 2012 à 2014. On est donc bien loin du pic de 2010 à 318 jours pour 1.000 salariés et de la moyenne annuelle située à 120 jours pour 1.000. Il y a également une vraie rupture entre la période 2005/2010 et 2010/2015 en termes de journées de grève. Sur les cinq dernières années étudiées, aucune ne dépasse les 100 jours pour 1.000 par année. Par ailleurs, 1,3 % des entreprises ont connu au moins une grève dans l’entreprise ou l’un de ses établissements en 2015. Un chiffre qui demeure relativement stable depuis 2012 et reste bien inférieur aux taux rencontrés sur la période 2005/2010 ou la moyenne décennale (1,9%). Comme en 2014, les grèves ont été principalement motivées par les rémunérations (53%, en baisse de 2 points), les conditions de travail (18%, -1 pt) et l’emploi (17%, +2 pts). Mais celles liées au temps de travail « augmentent fortement » pour atteindre 16% en 2015 (+7 pts), d’après le service statistique du ministère du Travail.

Popularité: Macron en baisse

Popularité:  Macron en baisse

 

La cote de Macon bénéficie encore d’un soutien qui n’est pas négligeable mais qui structurellement tend à s’affaiblir depuis son élection. En cause sans doute, le fait que les réformes à engager sont particulièrement complexes et qu’elles se heurtent  à des réactions corporatistes. La peur du changement s’alimente aussi  d’un manque de compréhension du projet global. En outre, Macron est surtout victimes du faite qu’il incarne à peu près seul le mouvement de réforme puisque le gouvernement, le Parlement et même le mouvement en marche sont à peu près inaudibles. De ce point de vue,  le risque est énorme car tout repose sur la personnalité de Macron qui sur le long terme portera seul la  responsabilité de la gestion gouvernementale La cote de popularité d‘Emmanuel Macron a donc encore baissé de trois points en octobre, et passe derrière celle de son Premier ministre, Edouard Philippe, qui a grimpé de deux points sur la même période, selon le baromètre Ifop-Fiducial pour Paris Match et Sud Radio  Emmanuel Macron bénéficie de 50% d‘opinions favorables, soit trois points de moins que lors de la précédente enquête publiée en septembre. A l‘inverse, la cote de popularité d‘Edouard Philippe est en augmentation de deux points, à 53% d‘opinions favorables, devant celle du président de la République. Nicolas Hulot, ministre de la Transition écologique et solidaire, et Laura Flessel, ministre des Sports, sont les membres du gouvernement les plus populaires, avec respectivement 67% et 55% d‘opinions favorables. Les deux ministres de Bercy, Bruno Le Maire et Gérald Darmanin, voient leur popularité croître. Le ministre de l‘Economie gagne 3 points, à 44% d‘opinions favorables, quand la popularité du ministre de l‘Action et des Comptes publics augmente de neuf points, à 26%. Le candidat malheureux à la primaire des Républicains (LR), Alain Juppé, reste stable et se positionne à la deuxième place des personnalités préférées des Français, à 58% d‘opinions favorables. Il devance l‘ancien Premier ministre Jean-Pierre Raffarin (LR), qui clôt le podium à 55%. L‘ancien Premier ministre Bernard Cazeneuve (PS) est la première personnalité de gauche à la cinquième place, avec 54% d‘opinions favorables. Ce sondage a été réalisé les 6 et 7 octobre par téléphone auprès de 957 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus.

En réponse à Mélenchon, le drapeau européen sera reconnu

En réponse à Mélenchon, le drapeau européen sera reconnu

 

 

Toujours aussi provocateur et même indécent Mélenchon avait déclaré lors de son entrée à l’assemblée nationale : »Franchement, on est obligé de supporter ça ? », en montrant le drapeau européen installé derrière le perchoir.  »C’est la République française ici, ce n’est pas la Vierge Marie. Je ne comprends pas ». Du coup,  Macron a annoncé qu’il ferait une « déclaration » pour que le drapeau européen ne puisse pas être « enlevé de l’hémicycle » de l’Assemblée Nationale. La semaine dernière, les députés de la France Insoumise déposaient un amendement prévoyant que « seuls peuvent être présents dans l’hémicycle le drapeau tricolore (…) et le drapeau de l’Organisation des Nations unies. » Il est sous-entendu que le drapeau étoilé de l’Union européenne serait enlevé. Les députés mélenchonistes devaient défendre à nouveau leur proposition lors de l’examen du projet de réforme du règlement de l’Assemblée.  Emmanuel Macron a répondu aujourd’hui. « Au moment où certains en France ont des débats où on se rétrécit et voudraient enlever le drapeau européen, je veux vous dire que lors du prochain conseil européen (la semaine prochaine, ndlr), j’affirmerai officiellement que la France reconnaît le statut de l’hymne européen et du drapeau européen, ce qui ne permettra pas à certains d’enlever le drapeau européen de l’hémicycle français ou de tout autre lieu », a-t-il dit.

Ségolène Royal repeint en vert la suppression de l’ISF

Ségolène Royal repeint en vert la suppression de l’ISF

 

L’ancienne ministre de l’Écologie Ségolène Royal (PS) continue de tout mélanger et propose d’affecter les des allégements fiscaux en direction des investissements verts. Celle qui a laissé une facture de 200 millions d’impayés lorsqu’elle était présidente de la région Poitou Charente montre une nouvelle fois son incompétence financière totale. On voit mal comment on pourrait contraindre des bénéficiaires d’allégement fiscaux à les  consacrer à des investissements environnementaux. C’est un peu comme si on proposait de réduire l’impôt sur le revenu ou la TVA à condition  que cet allégement aille en direction de financement vert. La vérité c’est que Ségolène Royal qui espérait prendre la présidence d’une grande organisation internationale a vu sa candidature rejetée partout et qu’elle tente donc d’exister avec des propositions incohérentes qui mélangent tout et en plus en ajoutant une dose de populisme au parfum nauséabond. Ségolène Royal a en effet proposé dimanche que les allègements fiscaux accordés par le gouvernement aux revenus financiers soient « exclusivement réservés aux investissements verts », sous peine d’ »alourdir les inégalités sociales ». »C’est une proposition que je mets sur la table : s’il doit y avoir allègements fiscaux sur la fortune financière, sur les mouvements financiers et sur les revenus du capital, ces allègements doivent être exclusivement réservés aux investissements verts, à la finance verte », a expliqué Ségolène Royal sur France Inter. « Ça serait très intelligent », a-t-elle estimé, évoquant « un effet levier majeur pour réaliser ce qui a été décidé dans l’accord Paris sur le climat, c’est-à-dire la réorientation de la finance mondiale vers l’investissement vert». Selon l’actuelle ambassadrice pour les pôles, cela permettrait aussi à la Place de Paris de devenir celle de la finance verte, « puisque nous serions les premiers à faire une fiscalité verte sur la fortune financière ». « Tout le reste n’a aucune raison d’être, parce qu’il n’y a aucune contrepartie, donc c’est un élément d’alourdissement des inégalités sociales », a-t-elle tranché rappelant que ces quelque 4,5 milliards d’allègements fiscaux représentaient « 40% du budget des universités », elle a jugé que cet argent serait, dans ce cas, « mieux placé dans les universités » dont on se demande bien ce qu’il ce qu’elle devienne faire dans ce débat !

Pollution diesel : Berlin ne veut pas d’interdiction en ville

Pollution diesel : Berlin ne veut pas d’interdiction en ville

 

Après avoir envisagé une simple modification des logiciels qui contrôlent la pollution des véhicules diesels, l’État allemand ce résout à imposer une évolution mécanique des moteurs eux-mêmes. En fait il s’agit d’une parade pour éviter l’interdiction pure et simple dans les agglomérations. Pas sûr cependant que cette parade soit suffisante  pour convaincre les défenseurs de l’environnement de la légitimité du diesel en ville Le gouvernement allemand veut donc maintenant que les constructeurs automobiles proposent des modifications mécaniques sur les moteurs et pots d’échappement de certains de leurs modèles, écrit Der Spiegel samedi. Cette décision de Berlin a l’appui d’experts et de fonctionnaires du ministère des Transports et vise à empêcher l’interdiction des véhicules diesel dans certaines villes allemandes. Elle constituerait une rupture vis-à-vis de la solution moins onéreuse d’une révision logicielle agréée voici quelque mois. Le gouvernement et les constructeurs ont passé un compromis début août visant à modifier les logiciels des moteurs de 5,3 millions de véhicules diesel pour les rendre moins polluants, s’abstenant de toucher au matériel lui-même, ce qui serait revenu plus cher. Les écologistes jugent ce compromis, intervenu près de deux ans après le scandale des tests d’émissions polluantes de Volkswagen aux Etats-Unis, trop peu ambitieux et comptent bien obtenir l’interdiction des véhicules polluant par la voie des tribunaux.

Filière avicole en colère

Filière avicole en colère

 

Les manifestants de la filière rassemblés à Castelnau-Chalosse (Landes)   demandent un dédommagement des pertes encourues depuis la reprise de la production du fait du manque de canetons et de poussins sur le marché, qui a retardé le retour à la normale dans les exploitations. “Après le vide sanitaire, la production est censée avoir redémarré le 29 mai (…) Mais sur le terrain, la situation est tout autre. A cette date, les canetons naissent à peine”, a indiqué à Reuters François Lesparre, président de la FDSEA des Landes, qui considère que la reprise totale d‘activité ne pourra pas avoir lieu avant 2018. Pour ce responsable syndical, les pertes économiques correspondantes s’élèvent à plus de 30 millions d‘euros pour l‘ensemble des filières canards et volailles des Landes et de la région. L‘Etat “doit maintenant prendre en charge les pertes économiques que nous subissons”, a-t-il déclaré.   Les acteurs de la filière – qui représente 6.000 personnes dans le seul département des Landes – ont été rejoint par des élus locaux, comme le député socialiste Boris Vallaud (PS) et le président socialiste du Conseil départemental des Landes, Xavier Fortinon. Un groupe de 14 parlementaires de la majorité, élus du Sud-Ouest, et la région Nouvelle-Aquitaine ont également apporté leur soutien dans des communiqués distincts. Le ministre de l‘Agriculture Stéphane Travert a annoncé mi-septembre que les pertes d‘exploitation survenues après la levée du vide sanitaire ne pouvaient pas être prises en compte. Entre novembre 2016 et mars 2017, le Sud-Ouest de la France a été frappé par une épizootie d‘influenza aviaire due au virus H5N8 hautement pathogène. Près de 4,5 millions de canards ont été abattus de façon préventive. L‘hiver 2015-2016 avait déjà été marqué par un épisode de grippe aviaire.

François Baroin se met en recul des Républicains

François Baroin se met en recul des Républicains

 

 L’animateur de la  campagne LR a décidé de prendre du recul. : « Aujourd’hui, je n’aspire à aucune responsabilité partisane et je ne veux plus participer aux  débats internes », a déclaré François Baroin qui ne soutient aucun candidat à la présidence de son parti et qui veut prendre du champ par rapport aux nous affrontements internes. Autre délicate question que le sénateur-maire évite, l’exclusion possible du Premier ministre Edouard Philippe, des membres du gouvernement Gérald Darmanin et Sébastien Lecornu, et des députés Constructifs Thierry Solère et Franck Riester. « Ces débats sont à mille lieues de mes préoccupations et de mon engagement au service des territoires », assure François Baroin. 

Le pétrole en nette baisse à New York

 Le pétrole en nette baisse à New York

 

 

Le pétrole sous le seuil des 50 dollars à New York, les investisseurs se plaçant en retrait alors qu’une nouvelle tempête, baptisée Nate, s’approchait des côtes américaines du Golfe du Mexique. Le baril de light sweet crude (WTI) pour livraison en novembre, référence américaine du brut, a reculé de 1,50 dollar, soit 2,95%, pour clôturer à 49,29 dollars sur le New York Mercantile Exchange (Nymex). Les cours avaient été soutenus au cours des dernières séances par les signes de rapprochement entre la Russie et l’Arabie saoudite, les deux figures de proue d’un accord engageant l’Organisation des pays exportateurs de pétrole et d’autres gros pourvoyeurs d’hydrocarbures à limiter leur production. Le but est de restreindre l’offre d’or noir sur le marché mondial et ainsi tenter de redresser les prix. Les dirigeants russes et saoudiens ont suggéré qu’ils étaient prêts à étendre cet accord. Mais pour Bart Melek de TD Securities, « le marché s’est peut-être un peu trop emballé, rien n’est encore signé et beaucoup de choses peuvent encore changer » avant la prochaine réunion officielle de l’Opep qui aura lieu fin novembre à Vienne. Les investisseurs penchent par ailleurs selon lui pour la prudence à l’approche de Nate. Cette tempête tropicale devrait se renforcer et se transformer en ouragan au cours du week-end lorsqu’elle traversera le Golfe du Mexique, où des plates-formes pétrolières et gazières ont été évacuées, avant d’atteindre le sud des Etats-Unis et de frapper les Etats de Louisiane et de Floride, a indiqué le centre américain des ouragans (NHC). Les tempêtes qui s’abattent sur les Etats-Unis perturbent la production de brut, mais entament également l’activité des raffineries, et donc la demande locale de pétrole non raffiné. Il est aussi possible « que le marché soit tout simplement à court d’investisseurs souhaitant parier à la hausse », a avancé Kyle Cooper d’IAF Advisors. « Je n’aime pas habituellement utiliser cet argument, mais les informations récentes sur le marché du pétrole penchent plutôt en faveur d’une augmentation des prix », a-t-il souligné en mentionnant la forte baisse des stocks de brut aux Etats-Unis ou le rapprochement entre la Russie et l’Arabie saoudite. « Il semble que le marché est dominé par l’idée que la production de brut aux Etats-Unis va continuer à augmenter via l’exploitation du pétrole de schiste », a avancé le spécialiste.

Gazole plus cher que l’essence en 2021

Gazole plus cher que l’essence en 2021

AutoPlus indique que dès 2021, le litre de gazole deviendra ainsi plus cher qu’un litre d’essence. Une situation inédite en Europe, exception faite de la Suisse qui connaît, et entretien, ce déséquilibre depuis de nombreuses années.  AutoPlus anticipe alors un litre de gazole à 1,50 euro contre 1,494 pour l’essence. En 2022, un litre de gazole devrait atteindre 1,531 euro le litre contre 1,522 pour l’essence. Plus cher à l’achat comme à l’entretien, les véhicules diesel restaient encore compétitifs sur le prix à la pompe, notamment pour les gros rouleurs (plus de 15.000 kilomètres par an). Mais avec cette hausse du coût à la pompe, rouler en diesel semble de moins en moins avantageux, au moins sur le papier. En parallèle verra le jour une prime de conversion, incitant les automobilistes à mettre à la casse leurs véhicules les plus anciens et, notamment, ceux roulant au diesel. Une mesure accompagnée de la hausse du malus sur les plus grosses cylindrées. « Nous avons fait le choix de transférer une partie de la fiscalité portant sur le travail vers une fiscalité sur les énergies fossiles, pour contribuer à réduire leur consommation« , expliquait le 18 septembre Nicolas Hulot à Libération.

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