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Archive mensuelle de février 2018

Actu, infos, économie, social, politique : articles les plus lus

Popularité : Macron replonge

Popularité : Macron  replonge

Après l’IFO et Odoxa, un troisième sondage constate la chute de Macron.  Dans le baromètre politique BVA-Orange pour RTL et La Tribune Macron perd ainsi quatre points et dispose de 43% d’opinions favorables. Le président de la République se rapproche de son plus mauvais score atteint en octobre 2017 (42%). Paradoxalement, Édouard Philippe résiste mieux avec 47% (+2) de bonnes opinions. Le Premier ministre semble bénéficier dans une certaine mesure de son positionnement « d’homme de la mise en œuvre des réformes ». Certains évoquant même le fait qu’il « assume son rôle de bouclier ». Si Emmanuel Macron conserve une majorité de bonnes opinions auprès des personnes âgées de 65 ans et plus (51%, -1 point), les 35-49 ans sont beaucoup plus sévères avec le Président de la République (32%, -6 points depuis janvier et -16 points depuis décembre). Le chef de l’État a également perdu 11 points depuis le mois de décembre chez les salariés du public (32%). La question du pouvoir d’achat est centrale dans la nombreuse liste des reproches. L’image de président des riches colle toujours à la peau d’Emmanuel Macron, dont l’attitude est parfois qualifiée d’arrogante et brutale. Le choix de recourir aux ordonnances pour reformer la SNCF déplaît par exemple à une partie des Français. Certains font par ailleurs part d’un sentiment de trop-plein de réformes, qui peut générer une certaine angoisse. Si Nicolas Hulot reste la personnalité politique préférée des Français, sa cote d’influence enregistre une baisse de 3 points (36%). Le ministre de la Transition écologique voit notamment sa cote d’influence reculer chez les femmes (36%, -6), ce qui n’est sans doute pas sans lien avec les révélations concernant des accusations de violence sexuelle émises à son encontre. Laurent Wauquiez perd également 3 points, mais reste très populaire dans son camp. Malgré ses propos polémiques tenus à Lyon69% des républicains lui font confiance pour les années à venir. Enfin, à quelques jours du congrès du Front national,  Marion Maréchal Le Pen est toujours plus populaire que sa tante chez les sympathisants frontistes. À noter que la plus forte percée est pour Nicolas Dupont-Aignan qui gagne 19 points.

Réforme SNCF : précipitation et incompétence

 

 

En quelques  semaines, le gouvernement veut régler le dossier SNCF alors que visiblement sa connaissance sur cette affaire est assez approximative. Il y a d’abord eu un rapport Spinetta assez bâclé et publié avec 3 mois d’avance qui était surtout destiné à chauffer l’l’opinion. Ensuite les déclarations du gouvernement établissant des liens de cause à  effet très douteux entre statut, concurrence, dette et nature juridique de l’entreprise. Le traitement de la réforme de la SNCF pourrait bien constituer la première erreur politique du gouvernement. Essentiellement en raison de la précipitation et d’une erreur de hiérarchisation des principaux problèmes. Il y a d’abord la question du statut dont le gouvernement se sert pour monter l’opinion. En fait, le statut ne s’appliquera qu’aux nouveaux entrants, il va donc éteindre d’ici 30 ou 40 ans et en douceur.  Il est donc inutile d’agiter le chiffon rouge pour défier les syndicats. En outre avec la concurrence, les  effectifs SNCF sont encore appelés à se dégonfler et du coup les bénéficiaires du statut vont fondre progressivement. Notons aussi que les conséquences financière de l’extinction  progressive du statut auront des effets financiers insignifiants chaque année. Dans 40 ans, oui mais pour le court et moyen terme, non. En réalité la position du gouvernemenet n’est pas très ambitieuse, ni très courageuse. Deuxième erreur, rectifiée celle-là pour neutraliser le sénat,  la mise en scène d’un plan de suppression de lignes proposition du rapport Spinetta. . Des lignes le plus souvent régionales qui elles aussi vont être mise en concurrence par les régions et dont on ne peut préjuger du sort car certaines peuvent devenir plus rentables, en tout cas moins déficitaires. L’argument du rapport Spinetta est idiot : «  il faut supprimer presque la moitié du réseau parce qu’il ne circule que 2% du Trafic ». Avec un tel raisonnement, il faudrait aussi supprimer la lus grande partie du réseau routier. Or cette question d’aménagement du territoire, comme celle du développement durable a été complètement négligée par le rapport Spinetta. Autre argutie, le changement de statut social de l’entreprise qui deviendra donc société nationale à la place d’un EPIC pour éviter la spirale de l’endettement. Les différents statuts qu’a connus la SNCF  cela n’ont nullement empêché l’endettement. (Idem par exemple pour  l’actuelle EDF).  Une entreprise aussi stratégique où l’état est majoritaire bénéficie officiellement ou officieusement de la garantie financière de l’Etat. C’est pourquoi elle n’a pas de problèmes pour emprunter même si sa gestion est déficitaire et/ou douteuse. En fait, le seul axe qui justifie une priorité, c’est la mise en concurrence décidée au plan européen. C’est cette mise en concurrence qui régulera les aspects économiques, financiers et sociaux. Rechercher l’affrontement social en mettant en avant des éléments de réforme provocateurs peut constituer une lourde bévue stratégique. Surtout si en plus on prive le parlement de son rôle. La reforme SNCF est indispensable mais sans précipitation, sans provocation. Sinon le risque est de réveiller un climat social qui pourrait passer de l’attentisme (il faudra attendre au moins 2019 pour mesurer les effets de la politique économique et sociale du gouvernement) à une franche opposition voire à un mouvement social d’ampleur. En clair, il est nécessaire de revoir les cibles, les priorités et les modalités de cette réforme. Jouer les gros bras pour se payer les syndicats pourrait être très contreproductif.

 

France : un revenu disponible théorique

France : un revenu disponible théorique

 

 

D’après l’INSEE, En 2016, le revenu disponible brut (RDB) des ménages français aurait  connu une hausse de 1,7% en valeur par rapport à l’année précédente, passant ainsi de 1353,3 milliards à 1377 milliards d’euros. D’après l’Insee, cette augmentation s’explique notamment par une augmentation des revenus d’activité des Français ainsi que des prestations sociales plus que par la baisse des impôts, dont l’impact demeure très faiblement perceptible.pas vraiment étonnant car la France déteint le triste record du monde des prélèvements obligatoires. Ce revenu disponible tient compte  ailleurs d’une inflation dont le calcul l est obsolète en raison du changement de la structure de consommation. Les dépenses contraintes subissent en effet des hausse régulières bien au-delà de l’inflation moyenne, les français y consacrent une part de plus en plus importante de leur revenus tandis que les dépenses ajustables, elles, voient leur part dominer. Exemple le textile qui stagne en volume d’achat.  En 2016, l’ensemble des prélèvements obligatoires au profit des administrations publiques et des institutions européennes représente 44,4% du produit intérieur brut (PIB), comme en 2015. Malgré cette stagnation du pourcentage, les montants prélevés ont augmenté en valeur d’une année à l’autre, passant de 975 milliards à 990,7 milliards d’euros. Un chiffre qui fait de la France le premier pays en termes de prélèvements obligatoires en 2015 au sein de l’Union européenne.

Moral des Français : en baisse comme la popularité de Macron

Moral des Français : en baisse comme la popularité de Macron  

Selon l’Insee, le moral des ménages a globalement reculé de 4 points. Cette baisse du moral intervient dans le contexte d’une hausse de la CSG et de la fiscalité sur le carburant et le tabac. Un baisse de moral qui alimente aussi sans doute la nette  baisse de popularité de Macron constatée dans trois récents sondages.  Dans le détail, non seulement les ménages estiment que leur situation s’est dégradée dans un passé récent, mais ils sont aussi plus pessimistes qu’en janvier sur leur situation financière future : le solde correspondant perd 6 points et revient à son niveau de janvier 2015. Conséquence, la part des ménages français estimant pouvoir épargner dans la future chute de 5 points. Néanmoins, la proportion de Français jugeant « qu’il est opportun de faire des achats importants «reste stable (-1 points).  Les craintes des ménages sur l’évolution du chômage, qui avaient sensiblement reculé en janvier, sont restées stables ce mois-ci, le solde correspondant restant bien inférieur à sa moyenne de longue période. Pour autant, les ménages semblent touchés par un regain de pessimisme quant à la situation économique de la France : le solde concernant « le niveau de vie futur en France » perd 6 points et revient à son niveau de janvier 2017. Les Français semblent déçus par les récentes réformes engagées par le gouvernement qui affectent, pour l’instant, leur pouvoir d’achat. Les mesures qui devraient favoriser la consommation des Français vont intervenir plus tard dans l’année (taxe d’habitation, réforme de l’ISF, élargissement du crédit d’impôt pour l’emploi à domicile mis en place par la précédente majorité).

SNCF : grève reportée et balle dans le camp du gouvernement

SNCF : grève reportée et balle dans le camp du gouvernement

 

Les syndicats ne sont pas tombées dans le piège de la précipitation et renvoie la balle dans le camp du gouvernemenet. Ils attendront les décisions finales et officielles avant d’envisager un mouvement qui risque d’être long et dur. En cause surtout la méthode un peu à la va vite.  “Avec la mise en place du service minimum, il y a plusieurs phases avant de déclencher un préavis de grève. Aujourd‘hui, à quatre fédérations syndicales, on décide d‘enclencher cette première phase qui est l‘alarme sociale.” A déclaré un syndicaliste.  Didier Aubert, de la CFDT, qui proposait une grève reconductible à partir du 14 mars, a souhaité maintenir l‘unité en se rangeant à l‘avis des autres syndicats. Bruno Le Maire a répondu mardi sur France 2 aux mises en garde de Laurent Berger, secrétaire général de la CFDT, qui avait dit la veille dans les Echos qu‘il ne “laisserait personne cracher à la figure des cheminots”. “Personne n‘a envie de cracher à la figure des cheminots”, a déclaré le ministre de l‘Economie et des Finances, démentant tout bras de fer. “Si on aime la SNCF, ce qui est mon cas, il faut cette transformation”, a-t-il assuré tout en précisant que l’éventuelle reprise par l‘Etat de la dette de la SNCF serait conditionnée à la mise en oeuvre de la réforme. Il s‘agit d‘une des conditions posées par le Premier ministre Edouard Philippe lundi en présentant la réforme, qui passe notamment par la fin du statut du cheminot. parallèlement,  la SNCF a publié mardi ses résultats pour l‘année 2017, qui témoignent d‘une progression du chiffre d‘affaires et d‘une “forte hausse de la fréquentation”. Selon une étude réalisée par RMC, Atlantico et Harris Interactive, 43 % des Français soutiennent les grèves et manifestations envisagées contre la réforme de la SNCF mais 69% sont pour la fin du statut du cheminot.

SNCF : hausse du chiffre d’affaires et des résultats

SNCF : hausse du chiffre d’affaires et des résultats

 

D’une  certaine façon les publications relativement satisfaisantes de la SNCF tombent mal pour le gouvernement. Des chiffres conjoncturels qui cependant ne remettent pas en cause les déséquilibres structurels qui ont notamment nourri la dette et freiné la modernisation du réseau.  Le groupe a enregistré l‘année dernière un chiffre d‘affaires de 33,5 milliards d‘euros, en hausse de 4,2%, “grâce à une dynamique commerciale générant une forte croissance du volume de voyageurs et de marchandises transportées”, peut-on lire dans un communiqué. La marge opérationnelle s’élève à 4,6 milliards d‘euros, un chiffre en progression de 16% qui s‘explique, selon la SNCF, par le dynamisme de l‘activité et par “une discipline financière” générant plus de 830 millions d‘euros de gains de productivité. Ces performances “ne sont toutefois pas suffisantes face à la situation financière de SNCF Réseau, structurellement déséquilibrée”, souligne l‘entreprise, dont la dette nette atteint 46,6 milliards d‘euros (+1,7 milliard). L‘exécutif justifie sa future réforme du système ferroviaire par la dynamique de cette dette ainsi que par la nécessité de préparer le secteur à l‘ouverture à la concurrence, programmée dans les années à venir par les textes européens. Le Premier ministre, Edouard Philippe, a levé lundi un coin de voile sur les intentions du gouvernement, qui souhaite notamment mettre fin au statut protecteur des cheminots pour les nouvelles recrues. Cette mesure alimente la colère des quatre syndicats représentatifs, qui brandissent en retour la menace d‘une grève dure. En 2017, la SNCF a transporté 14 millions de voyageurs quotidiens, avec des hausses de fréquentation à la fois pour les TGV (+10%), les lignes régionales de type TER (+4,7%), les Intercités (+3,3%) et pour ses liaisons par car OUIBUS (+48%).

Ford-Bordeaux : plusieurs milliers d’ emplois menacés

Ford-Bordeaux : plusieurs milliers d’ emplois menacés

 

La fabrication de la nouvelle transmission 8 vitesses à FAI n‘est  pas économiquement viable”, annonce Ford dans un communiqué. L‘usine de Blanquefort, près de Bordeaux, fabrique essentiellement des boîtes de vitesse, et l‘octroi de nouveaux modèles est critique pour assurer le maintien de l‘activité. “Les projections actuelles de volume de production sont saines jusqu‘au cours de 2019”, ajoute le groupe. Face à cette annonce susceptible de menacer l‘avenir des plus de 900 salariés de l‘usine, le ministre de l‘Economie Bruno Le Maire a assuré que l‘Etat s‘engageait à garantir sa pérennité. Lors d‘une récente rencontre avec le président Europe du groupe Ford, Steven Armstrong, Bruno Le Maire avait demandé à Ford de maintenir une charge de travail suffisante sur le site jusqu’à fin 2019. Il réitère mardi “à l‘attention des 910 salariés concernés,( et environ 2000 sous-traitants)  son plein soutien et son implication totale afin qu‘une solution de long terme soit trouvée” et annonce qu‘il réunira dans les prochains jours au ministère les représentants des salariés du site et les élus concernés. En 2013, les dirigeants de Ford Europe et les pouvoirs publics avaient signé un accord-cadre d‘une durée de cinq ans apportant 12 millions d‘euros d‘aides au site pour maintenir son niveau d‘effectifs.nL’accord arrive à son terme en mai 2018. “Notre première réaction, au-delà de la déception, c’est surtout de la colère parce qu’on s’est fait baratiner par Ford depuis des mois. Ils devaient nous apporter de l’activité, ils nous avaient dit que notre usine serait un centre d’excellence pour la transmission automatique pour le marché européen”, a dit à Reuters le délégué CGT Vincent Alauze. Le délégué syndical a confirmé que les fins d’activités sur la transmission automatique 6F35 et le double embrayage allaient permettre d’avoir du travail jusqu’à mi-2019 mais l’usine sera selon lui en sureffectifs.

Hausse progressive des taux (FED)

Hausse progressive des  taux (FED) 

 

 

Conséquence immédiate, le rendement des Treasuries à 10 ans est remonté à 2,92%, en hausse de plus de 6 points de base et le taux du 2 ans prend 4 points de base à un plus de haut de cinq jours. En Europe, le dix ans allemand avoisine la barre de 0,68%. L’écart de rendement entre les Treasuries à 10 ans et le Bund de même échéance est le plus large en plus d‘un an. “Le (Comité de politique monétaire, Fomc) continuera de rechercher l’équilibre en évitant toute surchauffe de l’économie (…) et en amenant l‘inflation à 2% de façon durable”, a indiqué le patron de la FED. “Les vents contraires que l’économie américaine avait dû supporter certaines années se sont transformés en vents favorables”, a-t-il ajouté, observant cependant que “l‘inflation reste en deçà de notre objectif à long terme de 2%; du point de vue (du Fomc), augmenter encore et progressivement le taux des Fed funds sera la meilleure façon d‘atteindre nos deux objectifs». On s‘attend généralement à ce que la Fed procède à sa première hausse des taux de l‘année lors de sa réunion du mois prochain. Elle rendra publiques à cette occasion ses nouvelles prévisions économiques et Powell donnera lui sa première conférence de presse.

Salaire moyen net en France : 1850 ou 2250 euros ?

Salaire moyen net en France : 1850 ou  2250 euros ?

 

Aujourd’hui l’INSEE sort  une étude qui fait apparaître un salaire net moyen de 2250 €. Une autre étude du même organisme indiquait 2125 € comme salaire net moyen mensuel. La différence tient au fait  que le salaire net moyen de 1850 € concerne les vrais salaires et que le chiffre de 2250  les salaires équivalents à plein temps. Or  on sait que les emplois à temps partiel ne cessent de se développer. En France pour un temps plein ;  un salaire qui a augmenté de plus de 40 % de 2009 à 2015. En francs constants il y a donc eu progression. Mais . On peut évidemment mettre en cause l’évolution réelle de l’inflation car l’inflation ne tient pas compte suffisamment de l’évolution structurelle de la consommation qui en outre varie nettement en fonction  des revenus.. Par ailleurs, le salaire moyen est  à distinguer du salaire médian lequel divise la population en deux et qui au contraire fait apparaître une légère diminution. En cause un accroissement des inégalités, ce qui gagnent plus ont encore gagné davantage, ce qui gagnent moins perdu davantage. Premier point à noter : Il s’agit comme toujours dans ces comparaisons de moyennes. Elles masquent des disparités parfois importantes entre les activités, les statuts professionnels, les âges et les sexes. L’écart de salaire en être les hommes et les femmes restent toujours aussi fort.. Tous statuts confondus, les femmes gagnent de 19 à 22% de moins que leurs homologues. Ce sont dans les fonctions de cadres que les écarts sont les plus significatifs et dans ceux des employés où les différences de rémunérations moyennes nettes sont les plus faibles (autour de 8%). le salaire mensuel net varie donc selon les différentes catégories socioprofessionnelles. En 2015 un cadre touche en moyenne 4141 euros par mois, les professions intermédiaires 2271 euros, les employés  En se fondant sur les salaires réels, le revenu salarial augmente avec l’âge des salariés jusqu’à 54 ans : il atteint pour les 50-54 ans un montant 3,4 fois plus élevé que celui des moins de 25 ans. Les femmes perçoivent un revenu salarial inférieur en moyenne de 24 % à celui des hommes Les cadres perçoivent, eux, un revenu salarial 2,6 fois supérieur à celui des ouvriers et 2,9 fois supérieur à celui des employés (13.988 euros). Le revenu salarial des diplômés de niveau Bac+3 ou plus est le double de celui des salariés de niveau inférieur au Bac.  Le revenu salarial varie davantage parmi les salariés les moins diplômés que parmi les plus diplômés, en particulier dans la moitié basse de l’échelle salariale. En revanche, comme pour les cadres, la dispersion dans la moitié haute de l’échelle est plus élevée chez les salariés les plus diplômés. En 2016, quand un salarié luxembourgeois gagne 56.197 euros brut par an et un salarié allemand 47.809 euros, un salarié français touche en moyenne 38.049 euros. Un salaire duquel il faut évidemment enlever les impôts. On sait que la France détient le record mondial de pression fiscale.

Ford – Blanquefort : 4000 emplois concernés (Poutou)

Ford – Blanquefort : 4000 emplois concernés (Poutou)

Philippe Poutou, salarié de cette usine et membre de la CGT, dans une interview au JDD souligne que 4000 emplois sont menacés sur l’un des plus gros sites d’Aquitaine.

 

Déjà menacée de fermeture en 2009 et en 2013, l’usine Ford de Blanquefort (Gironde), près de Bordeaux, est à nouveau dans une situation difficile. Mardi midi, la branche Europe du constructeur automobile américain a décidé de ne plus investir dans ce site spécialisé dans la production de boîtes de vitesses. Le ministre de l’Economie, Bruno Le Maire, a aussitôt réagi par un communiqué en pressant Ford de « garantir la pérennité » de son usine et « le maintien à long terme de l’emploi » en travaillant avec les syndicats, les collectivités locales et l’Etat. Le constructeur a répondu en assurant vouloir travailler « avec les pouvoirs publics ».

Mais les syndicats restent sceptiques, pointant la menace qui plane sur 910 emplois. A la pointe du combat, Philippe Poutou, CGT du site de Blanquefort. Il fait part au JDD de ses inquiétudes et espère la mobilisation du gouvernement.

Vous attendiez-vous à la décision de Ford Europe de couper les investissements pour votre usine?
C’est malheureusement une mauvaise nouvelle, mais elle confirme toutes nos inquiétudes. Cela fait très longtemps que Ford ne donne aucun signe positif pour sauvegarder le site de Blanquefort. Pour nous, c’est le début d’une nouvelle période pour tenter de changer la donne. Ça va être compliqué, mais nous ne nous démoralisons pas. Nous devrions avoir l’appui du gouvernement et des pouvoirs publics locaux.

Dans un communiqué, Bruno Le Maire a en effet pressé Ford à « garantir la pérennité » de l’emploi sur le site. Lui faites-vous confiance pour convaincre le constructeur américain?
Ce n’est pas tellement une histoire de confiance. Le gouvernement a intérêt à ne pas voir cette usine disparaître. C’est un site emblématique pour plusieurs raisons : c’est la plus grosse usine d’Aquitaine, des milliers d’emplois en dépendent – si on compte l’emploi induit, les sous-traitants, cela tourne autour des 4.000 emplois – et sa fermeture serait un signal politique négatif pour les autorités. Ces dernières se sont déjà mobilisées par le passé et ça a marché. En 2009, la ministre de l’Economie Christine Lagarde avait participé à empêcher la fermeture du site. En 2013, sous François Hollande, un accord-cadre quinquennal nous avait ensuite permis de respirer un peu.

 

Philippe Poutou, une nouvelle fois mobilisé l’an dernier devant l’entrée de son usine.

 

Cet accord-cadre quinquennal, accepté par Ford en échange de versement d’aides publiques, prend fin en mai prochain. Rien n’a-t-il été préparé en vue de cette échéance?
Ford n’a jamais eu de projet sur le long terme. Nous n’avons pas cessé de tirer la sonnette d’alarme, nous faisant nous-mêmes force de propositions. C’est nous, salariés, qui avons proposé l’automne dernier de produire une nouvelle boite de vitesses sur le site. Le 24 octobre, Ford a évoqué la possibilité d’une étude de faisabilité sur ce produit. Et ce mardi, ils ont donc annoncé que cela ne serait pas rentable pour eux. A nouveau, nous sommes dans la position de proposer à la direction des solutions. Ce devrait être l’inverse!

Où en est le dialogue entre les syndicats et la direction de Ford?
Il n’y en a pas et il y en a rarement eu. En 2009, quand la menace de fermeture a été officialisée la première fois, il a fallu qu’on bloque l’usine pour faire venir les dirigeants de Ford Europe. Ils décident toujours par en haut. En 2009, en 2013 et j’espère cette année, c’est bien l’intervention des pouvoirs publics qui a imposé à Ford un dialogue tripartite, entre nous, la direction et les autorités locales.

Qu’attendez-vous pour l’avenir de votre usine?
Ford a aujourd’hui le vent en poupe. Comme pour le reste de l’industrie automobile, le constructeur a vu ses ventes et ses profits augmenter. Les nouveaux projets sont nombreux : Ford a près de 40 véhicules à lancer. Nous demandons juste qu’un bout de cette production planétaire soit fait sur l’usine de Blanquefort. Et si Ford refuse un engagement de long-terme, il faut a minima un nouvel accord-cadre quinquennal.

Mais, la menace de fermeture resurgira alors dans cinq ans…
Quand nous avions signé l’accord en 2013, nous savions que la menace reviendrait en 2018. Nous n’avons malheureusement pas la possibilité d’imposer à Ford un engagement à durée indéterminée. C’est vrai qu’on est toujours dans l’urgence. Et sauver le site pour deux, trois, cinq ans, c’est une bataille qui est déjà compliquée.

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Croissance mondiale: nouvelle révision à la hausse ( FMI)

Croissance mondiale: nouvelle révision à la hausse ( FMI)

Il est vraisemblable que les instituts vont passer leu r année à réviser leurs prévision, s comme le FMI  qui  prévoit  une accélération de la croissance économique mondiale à 3,9% cette année et en 2019, a annoncé mardi sa directrice générale, Christine Lagarde. Lagarde, qui s’exprimait lors d’une conférence du FMI à Jakarta, a cependant prôné la méfiance quant aux effets de la normalisation de la politique monétaire sur la stabilité financière, et ceux des progrès technologiques sur l’emploi. Les pays d’Asie du Sud-Est se préparent à faire face à des taux d’intérêts plus élevés dans certains pays avancés, notamment aux Etats-Unis et en Europe, a dit Lagarde, invitant les décideurs à rester vigilants quant à la dégradation de la stabilité financière et la volatilité des flux de capitaux. « Nous savons depuis un moment que cela va se produire, mais l’incertitude demeure concernant l’impact sur les sociétés, l’emploi et les salaires », a-t-elle expliqué. Il faut que les pays de l’Asie du Sud-Est adoptent de nouveaux modèles de croissance économique, tournés davantage vers les demandes domestiques, les échanges régionaux et la diversification économique. Ces pays doivent préparer davantage leurs employés aux changements technologiques, tels que l’automatisation et l’intelligence artificielle, qui pourraient affecter l’emploi mais comportent des avantages. « D’une manière ou d’une autre, l’emploi va être affecté », a déclaré Lagarde. « Certains emplois vont disparaître, mais un plus grand nombre va être affecté par l’automatisation, alors nous devons réfléchir à l’évolution du travail. » La directrice du FMI n’a pas préconisé de solution unique. Chaque pays doit trouver sa propre voie, a-t-elle dit. En janvier, le Fonds a revu une nouvelle fois en hausse ses prévisions pour l’économie mondiale au vue de l’accélération de la dynamique de croisse à l’oeuvre depuis la mi-2016, mais aussi de l’impact positif attendu à court terme de la réforme fiscale américaine. Les économistes du FMI anticipent une croissance de 3,9% cette année et en 2019, soit 0,2 point de plus que dans leurs perspectives économiques d’automne publiées en octobre.

Formation professionnelle : report de la réforme du gouvernement

Formation professionnelle : report de la  réforme du gouvernement  

Pour ne pas percuter l’annonce de la réforme SNCF, le gouvernemenet a décidé de décaler ses annonces sur la formation professionnelles. Cela aurait sans doute mécontenté un peu plus les partenaires sociaux notamment les syndicats. Ce n’est un secret pour personne que l’accord intervenu entre les partenaires sociaux ne plait pas au gouvernemenet. Un accord critiqué  par la ministre du travail et qui avait justifié l’annonce d’un bing band dans ce domaine.   L‘équipe de communication de la ministre du Travail, Muriel Pénicaud, a expliqué que l‘annonce de la réforme risquait d‘être éclipsée par l‘actualité relative à la SNCF. L’aveu en fait qu’il ne fallait pas cumuler les motifs de mécontentement.  Le Premier ministre Edouard Philippe a présenté lundi les grandes lignes de sa réforme de l‘entreprise ferroviaire, suscitant la colère des organisations syndicales. Ces dernières doivent se prononcer mardi sur une grève unitaire. Ce report ne reflète pas de dissensions en interne, assure-t-on au cabinet de la ministre. Aucune date n‘a été avancée pour la présentation de cette réforme, dont la ministre attend une simplification du système qui risque de se heurter aux nombreuses superstructures qui vivent de ce véritable fromage.

Un fonds européen pour l’innovation de rupture

 Un fonds européen pour l’innovation de 2,5 milliards d’euros

Il faut un fonds pour l’innovation de rupture afin de garantir sa souveraineté technologique, a estimé lundi le ministre de l’Economie et des Finances Bruno Le Maire. La France dispose depuis le début de l’année d’un fonds pour l’innovation de rupture, doté de dix milliards d’euros. Ce fonds français « doit être la préfiguration d’un fonds pour l’innovation de rupture au niveau européen » représentant un montant d’ »environ deux à 2,5 milliards d’euros », a déclaré Bruno Le Maire lors d’un point presse organisé à l’issue d’une réunion du Conseil national de l’industrie (CNI). Il s’agit selon lui de constituer un fonds européen disposant de « la même puissance que la Darpa (Defense Advanced Research Projects Agency) américaine », l’agence du département de la Défense dédiée à l’innovation de rupture, qui a par exemple été à l’origine d’internet ou du GPS et qui dispose d’environ trois milliards de dollars chaque année pour financer des projets dans ce domaine.  »En matière de transports, d’autonomie, de stockage des énergies renouvelables, de supercalculateurs, d’intelligence artificielle et d’espace, il est temps que l’Europe se dote des moyens de sa puissance et de sa souveraineté technologiques », a plaidé Bruno Le Maire. Jugeant que « la France doit prendre la tête de ce combat pour la mise en place d’une Darpa européenne », il a précisé que ce projet constituerait l’un des trois axes sur lequel reposera la vision « d’une Europe souveraine et indépendante en matière industrielle » que l’exécutif compte défendre. Face aux différences de positions des Etats membres sur le sujet, « il est important, surtout à quelques mois des élections européennes (…) que nous posions notre stratégie nationale sur la table pour pouvoir en discuter avec nos partenaires » afin que la France puisse défendre ses positions. Au-delà de la nécessaire mise en place d’un fonds européen pour l’innovation de rupture, le projet français pour la stratégie industrielle européenne – qui sera formalisé dans un rapport remis lors de la prochaine réunion du CNI, le 28 mai – comportera aussi un volet sur l’engagement en faveur de la constitution de « champions industriels européens ». Le troisième pilier portera sur la nécessaire évaluation de certaines politiques européennes – notamment celle de la concurrence – pour vérifier leur efficacité en termes de développement industriel. Le ministre de l’Economie avait déjà plaidé à l’automne pour une révision de l’approche européenne sur les questions de concurrence, qui selon lui entravent la capacité à faire naître des géants industriels européens capables de faire face à la concurrence des groupes chinois ou américains.

 

« Quand on veut tout faire trop vite, on risque de faire des conneries » (Mailly, FO)

« Quand on veut tout faire trop vite,  on risque de faire des conneries » (Mailly, FO)

L’activisme réformateur du gouvernemenet  inquiète Mailly le  patron de FO.  « Trop d’ordonnances ça peut tuer le malade », a ironisé M. Mailly sur Franceinfo, pointant « à la fois un problème de méthode et un problème de fond ». » « Quand on veut tout faire trop vite,  on risque de faire des conneries ;  « On ne nous a jamais parlé d’ordonnances sur la SNCF », a-t-il affirmé, estimant que le gouvernement a la « tentation de vouloir passer en force et de confondre vitesse et précipitation ». « Sur un dossier comme celui-là, il pourrait prendre le temps d’une véritable consultation », a-t-il ajouté, rappelant qu’ »il y a des lignes rouges », notamment la question du statut des cheminots.  Le statut n’est pas à l’origine de « tous les pépins qu’il y a régulièrement gare Montparnasse ou ailleurs », a-t-il relevé. FO, non représentatif à la SNCF, a appelé à une journée de manifestation le 22 mars, aux côtés de la CGT et de SUD rail.

Mamère quitte Le Média de Mélenchon

Mamère quitte Le Média de Mélenchon

Les méthodes mélenchonnienne de gestion de la télé Le media diffusé par internet semble en contradiction avec la démocratie que les insoumis réclament  par ailleurs dans les entreprises. La rédactrice en chef a en effet été virée sans ménagement et en réaction Noël Mamère a décidé, selon une journaliste de France Culture, de quitter Le Média, quelques jours après le limogeage de la journaliste Aude Rossigneux. Invoquant «l’atmosphère» régnant au sein du site d’information proche de La France insoumise, ainsi que son traitement du conflit syrien, l’ex-maire Europe Écologie-Les Verts de Bègles met ainsi fin à son bref retour au journalisme, sa carrière d’origine. «Je suis très perturbé par la situation faite à Aude Rossigneux. (…) J’ai proposé à Gérard Miller et à Sophia Chikirou d’écrire un texte d’explication qui pourrait être lu à l’antenne. J’attends leur réponse. Je suis rentré en homme libre dans ce projet et je repars en homme libre. J’ai pu exercer mon métier de manière totalement libre», explique-t-il au Monde. Lancé le 15 janvier dernier, Le Média traverse actuellement une grave crise interne, sur fond de tensions autour de son traitement de l’actualité. Le départ abrupt d’Aude Rossigneux a dessiné une ligne de fracture au sein de la rédaction. Recruté en novembre, Noël Mamère avait exprimé ses doutes au Parisien à la suite du départ d’Aude Rossigneux. «Je suis entré au Média comme un homme libre et pour le moment, j’exerce mon métier en toute liberté et sans contrainte. Mais je dois avouer que je suis très perturbé par cette affaire et je prendrai une décision lorsque je serai au fait de ce qui se déroule vraiment au sein de la rédaction», a-t-il déclaré.  La web-télé à posture révolutionnaire semble avoir du plomb dans l’aile car reprise par les vieux démons communistes d’épuration.

« Méthode Macron » : vous discutez mais je décide !

« Méthode Macron » : vous discutez mais je décide !

 

Voilà comment en substance Laurent Berger, secrétaire de la CFDT,  résume la conception de Macron sur la question sociale que par ailleurs le président de la république considère comme secondaire. Laurent Berger a le sentiment que dans le dispositif de l’Etat, Macron décide seul et de tout. Que la négociation n’est qu’un alibi ; Pourtant la CFDT s’est montrée très ouverte ces dernières années aux différentes réformes mais là la posture quasi napoléonienne de Macron ne passe plus. Ni sur l’assurance chômage, ni sir la formation permanente et ni sur la SNCF dont Laurent Berger conteste la nécessité d’ordonnance. « Je ne laisserai pas cracher à la figure des cheminots » a même déclaré le patron de la CFDT. Pour Laurent Berger,  l‘exécutif “fait comme si la question sociale avait disparu avec l’amélioration de la conjoncture, comme si c’était devenu une question subalterne. Je dis au gouvernement : attention, danger ! Il commet une grave erreur, car les grands enjeux sociaux sont devant nous”, dit Laurent Berger, décrivant en la matière “un moment clef du quinquennat” d‘Emmanuel Macron, au pouvoir depuis neuf mois. “Les facteurs d’inquiétude d’avant l’élection présidentielle sont toujours présents. Le pays ne s’en sortira pas sans une politique sociale ambitieuse et assumée”, ajoute le dirigeant syndical. Il évoque des “tensions” sociales qui “s’accumulent dans les Ephad, les hôpitaux, chez Carrefour, dans les prisons, la police, l’éducation, les collectivités territoriales”. A ses yeux, la “méthode Macron” revient à donner trop de pouvoir au chef de l‘Etat, au détriment de la négociation. “La méthode Macron, c’est : ‘Vous discutez et je tranche’, et personne ne sait de quel côté ça va tomber. On a des interlocuteurs suspendus à la décision du président de la République. Cela pose un problème de fonctionnement démocratique et d’efficacité”, prévient-il.

“Je ne suis pas anti-Macron ou pro-Macron, je suis attaché à la justice sociale et à la démocratie. Autrement, on fait progresser toutes les forces conservatrices”, dit le leader de la CFDT, premier syndicat du secteur privé en France. Sur la formation professionnelle et l’assurance chômage, deux dossiers majeurs actuellement en discussion, “on a été confrontés à des lettres de cadrage pas forcément très débattues et au contenu très aléatoire”. “Les négociations se sont déroulées sans que l’on sache vraiment ce que voulait le gouvernement”, déplore-t-il encore. La direction de la CFDT a annoncé lundi son intention de signer l‘accord sur la formation professionnelle conclu la semaine dernière avec le patronat. “On le signe en demandant au gouvernement que l‘ensemble des droits soient effectifs et garantis dans le projet de loi. Si on passe d’une organisation à l’autre brutalement, alors cela ne fonctionnera pas”, explique Laurent Berger dans Les Echos. Concernant l‘accord sur l‘assurance chômage conclu jeudi, la centrale a conditionné sa signature à l‘engagement de l‘Etat “d‘en respecter l‘engagement”. Laurent Berger déplore en outre le choix gouvernemental d‘avoir recours aux ordonnances, comme il le fit l‘an dernier pour la réforme du travail, pour réformer la SNCF d‘ici l’été, au grand dam des syndicats qui prévoient une série de mobilisations. “Le gouvernement pouvait se permettre de procéder par ordonnance sur la réforme du marché du travail, car il l’avait clairement dit pendant la campagne et parce que la réforme est intervenue juste après l’élection. Ce n’est pas le cas pour la SNCF. Si le gouvernement donne le sentiment qu’il se précipite, ça se passera mal”, prévient-il.

« Wauquiez, lamentable, vulgaire, et absurde » (Juppé)

 « Wauquiez, lamentable, vulgaire, et absurde » (Juppé)

Avec cette contra attaque de Juppé , Vauquiez risque de laisser des plumes, il en a déjà perdu avec une baisse dans  le sondage ODOXA de février  qui le place à 14% de soutien. Juppé a en effet répondu sèchement aux critiques de Vauquiez sur la gestion de Bordeaux. Il a indiqué au passage que la ville du Puy en Velay n’avait pas été spécialement bien  gérée par Vauquiez.  “Tout ceci est tout à fait lamentable, cela repose sur de fausses informations”, a tonné Alain Juppé lors d‘une conférence de presse à Bordeaux, en vilipendant au passage les “ignorants”, les “incompétents” et les “imprudents” à qui il a “très envie de claquer le bec”. “Les propos sont d‘une vulgarité extrême”, a-t-il ajouté. “Quant aux effets sur LR et sur la droite en général, ils sont tout à fait dévastateurs.” Le président de LR a par la suite dit “assumer” ces propos, qui lui ont valu une pluie de critiques venant de toutes parts, y compris de son camp, tout en dénonçant les pratiques de “Quotidien” – des “méthodes de voyous”, selon lui. Laurent Wauquiez avait également fait savoir qu‘il déposerait plainte. “Le système de défense est absurde. Depuis quand fait-on des cours devant des étudiants en leur réclamant la confidentialité sur ce qu‘on leur dit ?”, lui a répondu Alain Juppé lundi. L‘ex-Premier ministre a également tenu à “rétablir la vérité” sur les finances de sa ville, chiffres à l‘appui. “La vérité est que la capacité de désendettement de la ville de Bordeaux est bonne. Le seuil à ne pas dépasser, c’est douze ans. Nous somme cette année à 4,6. D’ici la fin de la mandature nous resterons en dessous de 7”, a-t-il dit, avant de faire le parallèle avec la commune de Haute-Loire dirigée par Laurent Wauquiez entre 2008 et janvier 2016. “Le Puy-en-Velay était à 7,8 en 2016. Deux fois moins bien que Bordeaux. Je n‘ai pas de leçon à recevoir”, a-t-il dit.

SNCF : réforme ou du vent ?

SNCF : réforme ou du vent ?

 

Médiatiquement le gouvernemenet  a réussi son coup en claironnant  sa volonté réformatrice. Une nécessité, en effet, il faut occuper le terrain puisque les Français ne verront concrètement les effets de la politique économique et sociale du gouvernemenet  que vers fin 2019. Pour l’instant les Français qui étaient dans une position attentiste commencent à douter. Témoin les chutes de popularité en janvier et surtout en février de Macron et de Philippe. La tonalité du gouvernemenet concernant la SNCF est forte mais le fond bien faible. La première mesure est celle du statut mais qui n’aura d’effet que dans 30 à 50 ans  puisque la suppression du statut ne s’appliquera qu’aux nouveaux entrants. Seconde mesure la transformation de l’EPIC en société nationale. A vrai dire un changement sémantique qui ne modifie strictement rien. Autre point de la réforme, l’apurement de la dette. Mais qui interviendra pas avant la fin du quinquennat et partiellement. Autant dire qu’il y aura guère de modification d’autant que la gouvernemenet ne veut surtout pas récupérer une dette qui viendrait encore alourdir celle  de l’Etat et peser sur les fameux 3% du PIB comme objectif. Que reste-t-il d’un peu concret ? Le recours à la concurrence mais c’était prévu par les textes européens et c’est sans doute la vraies réforme, une réforme davantage impulsée par l’Europe que par l’Etat français. Enfin on va plancher sur un plan de compétitivité. Le énième qui se traduira à court terme par la suppression de 3 à 5000 postes mais ne permettra pas à la SNCF d’être réellement compétitive. Faut-il rappeler que la SNCF a compté jusqu’à 500 000 cheminots il y a plusieurs dizaine d’années pour aujourd’hui environ 140 000. Des réductions d’effectifs incontournables mais qui ne suffisent pas pour dynamiser la gestion. Edouard Philippe a donc annoncé a grand rendort médiatique les grandes lignes de la réforme de la SNCF qui seront  bouclées d‘ici l‘été par ordonnances, au risque d‘attiser la colère des cheminots, tout en souhaitant qu‘une concertation permette de légiférer normalement. “Le temps est venu d‘oser la réforme que les Français savent nécessaire”, a-t-il dit lors d‘une conférence de presse, en insistant sur le caractère vital de cette transformation. Invité du journal de 20h de France 2, Edouard Philippe a assuré qu‘il ne s‘agissait pas de “passer en force” mais “d‘avancer” pour trouver une “solution durable à l‘avenir du système ferroviaire, qui va mal.”Des annonces fortes mais sans grand contenu. Le risque c’est de ne pas réformer grand chose et de créer  les conditions d’un grand désordre social dans le pays.

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