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Macron ouvert au rachat de la Société Générale

Macron ouvert au rachat de la Société Générale

À vouloir toujours parler tout le temps et sur tous les sujets, Macron vient de faire une belle « connerie » supplémentaire en déclarant qu’il était ouvert au rachat éventuel de la Société Générale par un autre établissement européen. Il s’agit évidemment d’une faute politique mais aussi économique. On sait en effet que la Société Générale connaît depuis des décennies des problèmes et qu’elle a été surtout sauvée par les pouvoirs publics. Envisager maintenant son rachat par un autre groupe financier relève de la maladresse voire de l’intention malveillante. Il faut d’abord signaler que le secteur bancaire français est relativement solide d’une façon générale comparée par exemple à celui des Allemands. Dans le cas d’un regroupement une alliance entre BNP et Crédit mutuel serait sans doute plus pertinente pour la Société Générale

« Lundi, Emmanuel Macron a appelé les banques européennes à se marier entre elles. Dans une interview accordée à l’agence Bloomberg en marge du sommet Choose France qui réunissait à Versailles des investisseurs du monde entier, le chef de l’État s’est même dit ouvert au rachat d’un établissement français par un rival européen.

« Nous avons besoin d’une consolidation et nous avons aussi besoin d’un vrai marché domestique (européen) (…). L’énergie, la finance et les télécoms sont les secteurs clés où un marché unique n’existe pas », a expliqué Emmanuel Macron. Interrogé sur la possibilité qu’une banque européenne, comme l’espagnole Santander, rachète un établissement français comme Société générale, le président de la République n’a pas hésité : « Oui bien sûr, c’est possible, a-t-il répondu. Cela fait partie du marché. Agir en Européens signifie avoir besoin de consolidation en tant qu’Européens. »

 

La politique réduite au prisme médiatique

La politique réduite au prisme  médiatique

Tous les sondages démontrent que les Français sont le peuple le plus pessimiste d’Europe. Toute la société porte une responsabilité dans la décadence du pays qui concerne des champs politiques très divers comme l’affaiblissement de l’autorité de l’État, l’augmentation des déficits publics et de l’endettement, l’islam radical, la sécurité en général, la drogue, l’affaiblissement du système de santé ou le lamentable niveau de l’école . Cela pour ne citer que les principaux sujets de préoccupation. Pourtant,   la politique se réduit souvent à un exercice marketing devant les caméras. Ou la politique réduite à l’apparence médiatique. 

 

Encore une fois, tous les acteurs qui font société doivent accepter leur propre responsabilité. D’une certaine manière,  les peuples ont les dirigeants qu’ils méritent. Et en France , on préfère et de loin les bavards criards aux responsables clairvoyants et discrets. La plupart des partis sont complètement discrédités à force de réduire la politique à sa seule apparence. Le bla-bla devant une caméra pour donner l’illusion de la conviction et de l’action. Un art dans lequel Macron et la plupart des autres sont passés maîtres grâce notamment à la dialectique verbeuse et creuse des différents instituts politiques dont ils sont les produits ou dont ils s’inspirent.

Tous les partis sont discrédités et le report sur le front national constitue une sorte de refuge des déçus de la politique. Ils sont nombreux à droite comme à gauche. Une gauche surtout composée de bisous nounours qui s’éloignent chaque jour un peu plus des réalités socio-économiques. Et une droite qui se laisse tenter par la démagogie et-ou l’immobilisme. Mais un immobilisme qui concerne à peu près l’ensemble du système politique condamné à parler jusqu’à la nausée mais sans effet sur les transformations et les restructurations faute de courage et de vision. Bref la politique tombée au rang de la télé réalité et à ses décors de papier mâché.

Social–50 000 emplois créés au premier trimestre

Social–50 000 emplois créés au premier  trimestre

 L’Institut de statistiques a enregistré une hausse des créations d’emplois de 0,2% entre janvier et mars, avec 50.500 emplois créés. Dans sa note de conjoncture de la mi-mars, les conjoncturistes tablaient sur une hausse de seulement 0,1% et 20.000 emplois créés. « On est surpris une fois de plus par la vigueur du marché du travail », explique à La Tribune, Mathieu Plane, économiste à l’OFCE.

« L’économie française continue de créer autant d’emplois que d’activité. Ce qui veut aussi dire qu’il n’y a pas de gains de productivité », poursuit l’économiste. Cette révision à la hausse « ne va pas nous amener à revoir fondamentalement notre prévision du chômage autour de 8% en fin d’année, puis une stabilisation. Cela va juste retarder la hausse prévue du chômage. La remontée va être décalée ».

 

En dépit de cette bonne surprise sur l’emploi, beaucoup d’incertitudes planent sur les perspectives du chômage. Au cours de l’année 2023, le taux de chômage au sens du bureau international du travail (BIT) est remonté, pour passer de 7,2% à 7,5% en fin d’année. Et il s’est stabilisé depuis à ce niveau. Cette remontée s’explique par un essoufflement de la croissance, de plus faibles créations d’emplois et une population active dynamique. D’autres facteurs pourraient peser sur l’emploi. La fermeture du robinet des aides mises en place depuis le Covid et les moindres aides à l’apprentissage ont poussé les entreprises à réduire la voilure sur les embauches.

Il faut rappeler que pendant plusieurs trimestres, au cours des années 2021 et 2022, la croissance de l’emploi a été nettement supérieure à celle de l’activité. Beaucoup d’entreprises faisaient de la rétention de main-d’oeuvre en attendant que l’économie reparte. Mais cette perspective s’est assombrie avec l’inflation et le durcissement de la politique monétaire de la Banque centrale européenne. Plusieurs instituts de prévisions à La Banque de France et l’OFCE parient également sur une hausse du chômage. En effet, l’entrée en vigueur de la réforme des retraites depuis le premier septembre dernier devrait faire bondir la population active, estimée à 500.000 actifs en plus par l’Insee d’ici 2027. Cette hausse attendue pourrait jouer en défaveur du chef de l’Etat si la dynamique des créations d’emplois reste inférieure à celle de la croissance. « La croissance modeste, la politique budgétaire restrictive, et les carnets de commande orientés à la baisse » pourraient faire grimper le chômage, complète Mathieu Plane.

Cette amélioration de l’emploi repose en grande partie sur une baisse spectaculaire de la productivité. En effet, la productivité horaire est encore loin d’avoir retrouvé son niveau d’avant crise sanitaire. Dans une récente étude, la Banque de France parle même d’un « décrochage » depuis 2019. Les débats entre économistes sont encore vifs sur les facteurs qui peuvent expliquer ces pertes de productivité.

A la Banque de France, les experts évoquent des facteurs dont les effets sont amenés à perdurer dans le temps comme les embauches massives d’apprentis ou encore les changements de composition de main-d’oeuvre. Face aux difficultés de recrutement, les entreprises ont eu tendance à recruter la main-d’oeuvre moins qualifiée. Ce qui pourrait avoir des conséquences sur la productivité des emplois à moyen terme.  D’autres facteurs temporaires comme la rétention de main-d’oeuvre peuvent expliquer cette moindre productivité. Plus inquiétant encore, l’industrie où se trouvent les emplois « les plus productifs » est également frappée par ces moindres gains de productivité.

Européennes-Macron: Pour sauver les meubles ou enfoncer définitivement le parti au pouvoir

Européennes-Macron: Pour sauver les meubles ou s’ enfoncer définitivement

 

Il n’est pas certain que Macron ait  choisi la bonne stratégie en s’investissant personnellement dans une campagne électorale européenne qui voit son parti  dégringoler. Pour faire simple aujourd’hui, le parti au pouvoir fait à peu près la moitié des pourcentages obtenus par le Front National. Une véritable déroute surtout pour le pouvoir qui du fait de de ses insuffisances et de son manque de courage a largement incité à voter Front national ,  pour beaucoup par résignation.

Évidemment le président va s’efforcer de valoriser toutes les avancées européennes notamment à l’occasion du covid, des accords commerciaux des progressions dans le domaine numérique et militaire. Indiscutablement l’Europe a permis certaines avancées. Le seul problème c’est qu’elles ne sont pas à la hauteur et à la vitesse des grands enjeux du moment. ( Exemple le soutien à l’Ukraine ou encore le positionnement par rapport à la Chine sans parler de l’immigration).

Le plus terrible pour Macron c’est qu’en dépit de certains arguments pertinents pour défendre son projet européen, sa parole ira se perdre dans les sables. Il peut désormais dire ce qu’il veut, sa parole est complètement discréditée. Et chaque fois qu’il parle la majorité perdra encore des soutiens chez les électeurs. Macron est devenu complètement inaudible et loin d’aider sa majorité il enfonce surtout en raison de sa posture monarchique hors-sol et de donneur de leçons  de leçons qu’il ne s’applique pas à lui-même.

 

 

 

Allocations -chômage : un durcissement des règles au 1er juillet

Allocations -chômage : un durcissement des règles au 1er juillet

 L ‘accord trouvé quelques mois auparavant sur l’avenir de l’assurance-chômage est devenu caduque. Constatant l’incapacité des partenaires sociaux à trouver un consensus, l’État reprend donc la main sur le régime pour les trois prochaines années. C’est la seconde fois d’affilée que la situation se produit après la période 2019-2023.

Il s’agira de  durcir les conditions pour pouvoir être couvert. Aujourd’hui il faut avoir travaillé six mois lors des 24 mois précédents. Le chef du gouvernement y voit «un système qui s’est organisé pour des multiplications de petits contrats, des contrats courts, entre lesquels on bénéficie du chômage : “Je travaille quelques mois, je touche le chômage quelques mois, je retravaille quelques mois, je touche le chômage”»

Interrogé sur le plateau de TF1, le premier ministre n’avait toutefois pas écarté d’autres pistes, comme la réduction de la durée maximum d’indemnité. Celle-ci est aujourd’hui de 18 mois, contre deux ans auparavant. L’idée pourrait être de l’amener progressivement à 12 mois.

 

Grande Bretagne : une loi pour expulser les migrants au Rwanda

Grande Bretagne : une loi pour expulser les migrants au Rwanda

 Annoncé il y a deux ans par le gouvernement conservateur de Rishi Sunak et présenté comme une mesure phare de sa politique de lutte contre l’immigration clandestine, ce projet vise à envoyer au Rwanda les demandeurs d’asile – d’où qu’ils viennent – entrés illégalement au Royaume-Uni, notamment en traversant la Manche sur des canots pneumatiques. Adossé à un nouveau traité entre Londres et Kigali qui prévoit le versement de sommes substantielles au Rwanda en échange de l’accueil des migrants, le texte débattu lundi au Parlement visait à répondre aux conclusions de la Cour suprême, qui avait jugé le projet initial illégal en novembre dernier. 

Rishi Sunak a  assuré que son gouvernement était «prêt» à expulser des demandeurs d’asile vers le Rwanda d’ici 10 à 12 semaines, une fois la loi adoptée. L’enjeu est aussi électoral pour le premier ministre, au pouvoir depuis 18 mois, alors que les conservateurs sont donnés largement perdants des élections législatives qui se profilent. «Nous sommes prêts»«ces vols décolleront, quoi qu’il arrive», a martelé dans la matinée le premier ministre lors d’une conférence de presse. Le gouvernement a mobilisé des centaines de personnels, notamment des juges, pour traiter rapidement les éventuels recours des migrants illégaux, et débloqué 2.200 places en détention pour eux en attendant que leurs cas soient étudiés. Des «avions charter» ont été réservés, a ajouté Rishi Sunak, alors que selon des médias le gouvernement a peiné à convaincre des compagnies aériennes de contribuer aux expulsions.

Aucune cour étrangère ne nous empêchera de faire décoller les avions. »

Rishi Sunak

«Aucune cour étrangère ne nous empêchera de faire décoller les avions», a insisté Rishi Sunak, répétant le mantra des conservateurs depuis que de premières expulsions vers le Rwanda avaient été bloquées par la justice européenne. Le projet de loi du gouvernement est fortement critiqué par l’opposition travailliste, des associations d’aides aux migrants, le chef de l’Église anglicane et jusqu’à au Haut-Commissaire de l’ONU aux droits de l’Homme Volker Türk, qui a estimé qu’il va «à l’encontre des principes fondamentaux des droits humains». Lundi, les rapporteurs spéciaux auprès des Nations unies sur le trafic d’êtres humains, sur les droits des migrants et sur la torture ont prévenu que les compagnies et autorités aériennes qui faciliteraient les vols concernés «pourraient être complices d’une violation des droits humains protégés au niveau international».

Dans une déclaration à l’AFP le directeur général de l’organisation Care4Calais Steve Smith a jugé le plan «impraticable»«brutal» et «qui ne réussira pas à mettre fin aux traversées de la Manche». Le gouvernement devrait «se concentrer plutôt sur la tâche vitale consistant à traiter les demandes d’asile de manière juste et rapide», a aussi réagi Enver Solomon, du Refugee Council. Après avoir atteint un record en 2022 (45.000), puis baissé en 2023 (près de 30.000), le nombre de personnes ayant traversé clandestinement la Manche à bord de canots de fortune a augmenté de plus de 20% depuis le début de l’année par rapport à l’an dernier.

 

France-Face aux multiples crises , il faudra au moins 20 ans pour redresser le pays

Face aux multiples crises , il faudra au moins 20 ans pour redresser le pays

 

Politique-Multiples crises en France : Il faudra au moins une vingtaine d’années pour redresser le pays

La France encore récemment une des plus grandes puissances mondiales ne cesse de s’enfoncer sur tous les plans : économique, social, sociétal et même sur le plan de la sécurité. La dégradation est catastrophique et un redressement forcément structurel exigerait sans doute une période d’au moins une vingtaine d’années. 

La France est passée du statut de grande puissance à celui de très moyenne voire de pays instable. Tous les indicateurs sont au rouge. Il y a d’abord la situation économique et financière. Faute de compétitivité depuis longtemps et de manque de productivité globale ( trop faible taux d’emploi en France rapporté à l’ensemble des actifs potentiels) mais aussi du fait de la mise en place précipitée des 35 heures. Deux éléments qui ont plombé la compétitivité et en particulier celle de l’industrie délocalisée à l’extérieur.

En dépit du taux exceptionnel de prélèvements obligatoires( impôts globaux), la France cumule paradoxalement deux faiblesses ,d’une part un déficit chronique , une dette abyssale ( 50 000 € par habitant soient 3200 milliards) , d’autre part un taux de prélèvement obligatoire de près de 50 %. Une fiscalité qui tue aussi la compétitivité.

Et curieusement , ce n’est qu’il y a que quelques jours ou quelques semaines que les instituts, organismes et autres institutions découvrent l’ampleur d’une catastrophe qui a commencé il y a 40 ans environ. En cause, le mammouth de l’État (et des collectivités locales) devenu complètement incontrôlable ou la logique de dépenses se déroule en dépit de tous les discours de gestion plus saine. Et là aussi paradoxalement la qualité des services publics a plutôt tendance à se dégrader( sécurité, santé ou encore éducation par exemple).

Le sentiment général est que ce pays n’est plus géré depuis longtemps ce dont convient même le président de la république qui essaye maintenant de sermonner les hauts fonctionnaires; Évidemment deux fois trop nombreux ( un directeur, deux adjoints, des sous-directeurs et des chefs de bureau en pagaille, sans parler les troupes de base qui augmentent chaque année; de 50 000 encore en 2023 et 70 000 en 2024 ! ) Et pas forcément bon endroit.

Mais au-delà des aspects quantitatifs il y a surtout le sentiment que le concept d’autorité est complètement bafoué partout dans l’espace public, services publics et autres. Dans l’école, dans la rue et même dans la sphère privée( quand la plupart des plaintes sont enterrées). Exemple significatif: la France qui est en train de devenir une plaque tournante internationale de la drogue. Toutes les villes mêmes les plus petites sont affectées par ce cancer qui s’accompagne en plus de règlements de comptes, de violences et de morts.

Le dernier aspect concerne celui du sentiment d’insécurité vis-à-vis d’un islamisme rampant qui met en cause la laïcité. L’extrémisme religieux veut progressivement prendre le pas sur ce qui fait la spécificité de la France : ses valeurs républicaines, sa liberté et sa démocratie. Bref, un discours politique qui a 1000 ans de retard mais qui s’ancre dans des populations velléitaires et incultes. Bref, Dieu pour remplacer la science, le progrès et la démocratie comme en Afghanistan, en Iran et autre pays d’obédience musulmane extrémiste.

La France a un sérieux besoin de recentrage social et économique mais aussi sociétal sinon le pays s’orientera vers l’appauvrissement, la violence et le chaos.

Et les discours actuels du monde politique ne sont pas à la hauteur des enjeux.

Construction Logements: 284 entreprises en défaillance au premier trimestre

 

Construction Logements: 284 entreprises en défaillance au premier trimestre

Le secteur de la construction de logements connaît un véritable marasme. En cause bien sûr, malgré une très très légère baisse, des taux d’intérêt record, des prix complètement excessifs qui tuent la solvabilité des acquéreurs potentiels. Résultat le secteur connaît un attentisme généralisé et les entreprises sont contraintes d’ajuster leurs moyens de production et notamment des les effectifs. Beaucoup connaissent des défaillances.

Les agences sont également victimes de cette crise. On l’observe dans l’ancien avec des fermetures d’agences immobilières toujours plus nombreuses, et dans le neuf avec les annonces de plans sociaux qui se multiplient depuis le début de l’année (Vinci, Bouygues Immobilier, Nexity…). Les constructeurs de maisons n’échappent pas à tout ce marasme. AST Groupe (179 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2023), qui revendique une place de deuxième sur le segment en France, a annoncé vendredi 19 avril avoir ouvert une procédure de sauvegarde accélérée auprès du tribunal de commerce de Lyon.

 

Politique-Multiples crises en France : Il faudra au moins une vingtaine d’années pour redresser le pays

Politique-Multiples crises en France : Il faudra au moins une vingtaine d’années pour redresser le pays

La France encore récemment une des plus grandes puissances mondiales ne cesse de s’enfoncer sur tous les plans : économique, social, sociétal et même sur le plan de la sécurité. La dégradation est catastrophique et un redressement forcément structurel exigerait sans doute une période d’au moins une vingtaine d’années. 

La France est passée du statut de grande puissance à celui de très moyenne voire de pays instable. Tous les indicateurs sont au rouge. Il y a d’abord la situation économique et financière. Faute de compétitivité depuis longtemps et de manque de productivité globale ( trop faible taux d’emploi en France rapporté à l’ensemble des actifs potentiels) mais aussi du fait de la mise en place précipitée des 35 heures. Deux éléments qui ont plombé la compétitivité et en particulier celle de l’industrie délocalisée à l’extérieur.

En dépit du taux exceptionnel de prélèvements obligatoires( impôts globaux), la France cumule paradoxalement deux faiblesses ,d’une part un déficit chronique , une dette abyssale ( 50 000 € par habitant soient 3200 milliards) , d’autre part un taux de prélèvement obligatoire de près de 50 %. Une fiscalité qui tue aussi la compétitivité.

Et curieusement , ce n’est qu’il y a que quelques jours ou quelques semaines que les instituts, organismes et autres institutions découvrent l’ampleur d’une catastrophe qui a commencé il y a 40 ans environ. En cause, le mammouth de l’État (et des collectivités locales) devenu complètement incontrôlable ou la logique de dépenses se déroule en dépit de tous les discours de gestion plus saine. Et là aussi paradoxalement la qualité des services publics a plutôt tendance à se dégrader( sécurité, santé ou encore éducation par exemple).

Le sentiment général est que ce pays n’est plus géré depuis longtemps ce dont convient même le président de la république qui essaye maintenant de sermonner les hauts fonctionnaires; Évidemment deux fois trop nombreux ( un directeur, deux adjoints, des sous-directeurs et des chefs de bureau en pagaille, sans parler les troupes de base qui augmentent chaque année; de 50 000 encore en 2023 et 70 000 en 2024 ! ) Et pas forcément bon endroit.

Mais au-delà des aspects quantitatifs il y a surtout le sentiment que le concept d’autorité est complètement bafoué partout dans l’espace public, services publics et autres. Dans l’école, dans la rue et même dans la sphère privée( quand la plupart des plaintes sont enterrées). Exemple significatif: la France qui est en train de devenir une plaque tournante internationale de la drogue. Toutes les villes mêmes les plus petites sont affectées par ce cancer qui s’accompagne en plus de règlements de comptes, de violences et de morts.

Le dernier aspect concerne celui du sentiment d’insécurité vis-à-vis d’un islamisme rampant qui met en cause la laïcité. L’extrémisme religieux veut progressivement prendre le pas sur ce qui fait la spécificité de la France : ses valeurs républicaines, sa liberté et sa démocratie. Bref, un discours politique qui a 1000 ans de retard mais qui s’ancre dans des populations velléitaires et incultes. Bref, Dieu pour remplacer la science, le progrès et la démocratie comme en Afghanistan, en Iran et autre pays d’obédience musulmane extrémiste.

La France a un sérieux besoin de recentrage social et économique mais aussi sociétal sinon le pays s’orientera vers l’appauvrissement, la violence et le chaos.

Et les discours actuels du monde politique ne sont pas à la hauteur des enjeux.

Climat-Aider les plus pauvres du monde à s’adapter au changement climatique

Climat-Aider les plus pauvres du monde à s’adapter au changement climatique

Les douze derniers mois ont été les plus chauds jamais enregistrés sur la planète. Cette réalité fait du changement climatique, non pas seulement une menace pour l’avenir, mais une part de plus en plus importante de notre présent. Mais il ne s’agit pas d’un présent, ni d’un futur, partagé de manière équitable.

par

Esther Duflo, Prix Nobel d’économie dans « Le Monde »

Les pays pauvres sont souvent dans des climats déjà chauds. A mesure que la planète se réchauffe, ils subissent donc davantage un plus grand nombre de jours où les températures sont difficilement compatibles avec la vie humaine (au-delà de 35 degrés). De plus, la pauvreté est un obstacle de taille à l’adaptation : quand il fait 35 degrés au Texas, un employé de bureau peut passer de l’air frais de sa maison à l’air frais de son bureau en voyageant dans sa voiture fraîche ; quand il fait 35 degrés au Pakistan, les habitants des régions rurales ont chaud chez eux, où il n’y a pas l’air conditionné, et doivent souvent réaliser des travaux physiques à l’extérieur.

Le résultat de la combinaison de ces deux forces ne pourrait pas être plus dangereux : les chercheurs du Global Impact Lab prédisent que, d’ici à 2100, si la trajectoire d’émission n’est pas modifiée, l’élévation des températures causera six millions de morts en plus par an, ce qui représente davantage que toutes les morts dues aux maladies infectieuses combinées aujourd’hui. Or cette augmentation de la mortalité aura lieu exclusivement dans les pays les plus pauvres.

La responsabilité de cet état de choses est tout aussi inéquitable. Plus une personne est riche, plus elle consomme, et plus elle consomme, plus elle contribue aux émissions de CO2. Le carbone peut avoir été émis dans une usine en Chine ou sur une autoroute en France, mais le résultat est le même. D’après les calculs de Lucas Chancel, économiste français enseignant à Sciences Po, si nous considérons l’empreinte carbone totale de chaque personne, les 10 % des émetteurs les plus gros sont responsables de 50 % des émissions.

L’empreinte carbone d’un habitant relativement riche des Etats-Unis est 120 fois plus importante que celle d’un habitant pauvre de l’Afrique.

Pour cette raison, à l’invitation du Brésil, je présente, mercredi 17 avril, à la réunion des ministres des finances du G20, une proposition pour mobiliser, de manière pérenne, des fonds afin de dédommager les citoyens les plus pauvres du monde et les aider à s’adapter au changement climatique.

Encore deux enfants blessés au couteau par un marginal

Encore deux enfants blessés au couteau par un marginal

 

Nouvelle attaque au couteau en France. Deux fillettes de 6  et 11 ans ont été légèrement blessées jeudi lors d’une attaque au couteau menée à proximité de leur école à Souffelweyersheim (Bas-Rhin). L’assaillant a été placé en garde à vue après qu’il se soit rebellé lors de son interpellation, indique le parquet de Strasbourg.

Selon la gendarmerie, la fillette de 11 ans a été blessée au couteau devant l’école, l’autre a été poignardée dans un square à proximité, dans ce village en banlieue de Strasbourg. Présentant des «blessures superficielles», elles ont été hospitalisées en urgence pédiatrique. Les deux victimes sont sorties de l’hôpital en début de soirée, précise le parquet.

Ce dernier, né le 17 avril 1994 à Strasbourg, a été interpellé peu après 14h15 dans le square, selon la gendarmerie. Il n’est «pas connu des services», et ses motivations «ne semblent pas en lien avec une radicalisation». Une enquête judiciaire a été ouverte pour «tentatives d’homicides volontaires sur mineures de 15 ans et rébellion».

«Il souffre de problèmes psychiatriques, avec déjà trois séjours effectués dans des structures adaptées, et était suivi», selon une source policière. «Il est en rupture de traitement depuis novembre 2023 et avait tenté de se suicider en 2022. Il avait disparu hier soir dans un état suicidaire».

Aider les plus pauvres du monde à s’adapter au changement climatique

Aider les plus pauvres du monde à s’adapter au changement climatique 

Les douze derniers mois ont été les plus chauds jamais enregistrés sur la planète. Cette réalité fait du changement climatique, non pas seulement une menace pour l’avenir, mais une part de plus en plus importante de notre présent. Mais il ne s’agit pas d’un présent, ni d’un futur, partagé de manière équitable.

par

Esther Duflo, Prix Nobel d’économie dans « Le Monde »

Les pays pauvres sont souvent dans des climats déjà chauds. A mesure que la planète se réchauffe, ils subissent donc davantage un plus grand nombre de jours où les températures sont difficilement compatibles avec la vie humaine (au-delà de 35 degrés). De plus, la pauvreté est un obstacle de taille à l’adaptation : quand il fait 35 degrés au Texas, un employé de bureau peut passer de l’air frais de sa maison à l’air frais de son bureau en voyageant dans sa voiture fraîche ; quand il fait 35 degrés au Pakistan, les habitants des régions rurales ont chaud chez eux, où il n’y a pas l’air conditionné, et doivent souvent réaliser des travaux physiques à l’extérieur.

Le résultat de la combinaison de ces deux forces ne pourrait pas être plus dangereux : les chercheurs du Global Impact Lab prédisent que, d’ici à 2100, si la trajectoire d’émission n’est pas modifiée, l’élévation des températures causera six millions de morts en plus par an, ce qui représente davantage que toutes les morts dues aux maladies infectieuses combinées aujourd’hui. Or cette augmentation de la mortalité aura lieu exclusivement dans les pays les plus pauvres.

La responsabilité de cet état de choses est tout aussi inéquitable. Plus une personne est riche, plus elle consomme, et plus elle consomme, plus elle contribue aux émissions de CO2. Le carbone peut avoir été émis dans une usine en Chine ou sur une autoroute en France, mais le résultat est le même. D’après les calculs de Lucas Chancel, économiste français enseignant à Sciences Po, si nous considérons l’empreinte carbone totale de chaque personne, les 10 % des émetteurs les plus gros sont responsables de 50 % des émissions.

L’empreinte carbone d’un habitant relativement riche des Etats-Unis est 120 fois plus importante que celle d’un habitant pauvre de l’Afrique.

Pour cette raison, à l’invitation du Brésil, je présente, mercredi 17 avril, à la réunion des ministres des finances du G20, une proposition pour mobiliser, de manière pérenne, des fonds afin de dédommager les citoyens les plus pauvres du monde et les aider à s’adapter au changement climatique.

Fiscalité sur les riches au profit des pauvres… au Canada

Fiscalité sur les riches au profit des pauvres… au Canada
Au Canada, le gouvernement de Justin Trudeau veut envoyer un signe en direction des plus jeunes électeurs. Le budget fédéral prévoit ainsi plus de 20 milliards de dollars canadiens de recettes sur cinq ans, principalement grâce à une nouvelle fiscalité qui touchera les plus riches. Cette manne sera fléchée vers les secteurs de l’éducation, au logement et à l’emploi, autant de points de pression pour les plus jeunes.

 

Le gouvernement s’est également engagé, dans un contexte de crise du logement, à construire 3,87 millions de logements supplémentaires d’ici 2031 « à un rythme et à une échelle jamais vus depuis l’après-Seconde Guerre mondiale », a déclaré la ministre au Parlement. Pour y parvenir, Ottawa ouvrira des terrains publics au logement, convertira des bureaux fédéraux en appartements, et taxera les propriétés vacantes.

Par ailleurs, les économistes interrogés par le gouvernement ont revu à la hausse les prévisions tablant désormais sur une croissance de 0,7% cette année contre 0,5% annoncé dans le rapport économique de novembre. La ministre du Budget a indiqué que la dette nationale augmentera légèrement au cours de l’exercice 2024-2025 pour atteindre un nouveau record de 1.300 milliards de dollars canadiens. Le ratio dette/PIB du Canada devrait tomber à 41,9 %.

Quant au déficit, il devrait être un peu moins élevé que prévu, à 39,8 milliards de dollars canadiens, et rester stable avant de commencer à diminuer en 2026-2027. Le gouvernement table par ailleurs sur un ralentissement de l’économie en 2024 mais estime pouvoir éviter la récession malgré des taux d’intérêt relativement élevés qui pèsent sur l’économie.
La décision canadienne intervient alors que des discussions au niveau mondial sur la taxation des entreprises et des ménages les plus aisés ont lieu autour de trois grands dossiers, via le l’OCDE, le G20 et l’ONU

Fin 2021, un accord historique a vu près de 140 Etats s’engager à davantage taxer les multinationales. Deux piliers ont été adoptés, l’un visant à faire payer aux géants du numérique des impôts dans les pays où se trouvent leurs clients, et le second à taxer au taux minimal de 15% les plus grosses entreprises. Deux ans plus tard, une partie seulement du chemin a été réalisée.

 

Interdiction totale du tabac pour les jeunes au Royaume-Uni

Interdiction totale du tabac pour les jeunes au Royaume-Uni

Au Royaume-Uni,la vente de cigarettes deviendrait interdite à toute personne née après 2009, entrainant, à terme, une interdiction totale du tabac dans le pays.

 

En effet, le Premier ministre conservateur Rishi Sunak a lancé à l’automne, à la surprise générale, une politique très ambitieuse de lutte contre le tabagisme. « Nous devons essayer d’empêcher les adolescents de commencer à fumer », avait dit Rishi Sunak en octobre, quand il a parlé pour la première fois de ce projet, lors du congrès du parti conservateur. Downing Street avait alors estimé qu’un tel projet pourrait permettre « d’éliminer presque complètement le tabagisme chez les jeunes dès 2040 ».

 

Mais Rishi Sunak fait face à une forte opposition au sein des Tories, dont plusieurs élus ont annoncé qu’ils voteraient contre un texte qu’ils jugent contraires aux libertés individuelles.

Le tabagisme est la principale cause de mortalité évitable au Royaume-Uni, selon le gouvernement. Il est responsable d’environ 80.000 décès par an. Par ailleurs, il coûte au service de santé public, le NHS, et à l’économie environ 20 milliards d’euros par an. Quatre fumeurs sur cinq ont commencé avant l’âge de 20 ans et restent dépendants jusqu’à la fin de leur vie, même si la plupart d’entre eux ont essayé d’arrêter, selon des chiffres du gouvernement.

« Une grande majorité des fumeurs aimerait ne jamais avoir commencé », a souligné sur la BBC le professeur Chris Whitty, conseiller médical en chef du gouvernement britannique. Mais « une fois qu’ils sont devenus dépendants, ils n’ont plus le choix ». Il a critiqué l’industrie du tabac qui « gagne de l’argent en rendant dépendantes des personnes qui vivent généralement dans les régions les plus défavorisées du pays ».

 

Politique – Grand-Guignol : Trump et l’actrice pornographique au tribunal

Politique – Grand-Guignol : Trump et l’actrice pornographique au tribunal
L’affaire qui a été  évoquée encore hier devant un tribunal de New York semble relever du grand guignol. Il s’agit en effet d’une somme illégalement versée par Trump pour sa relation avec une actrice pornographique. La modeste somme de 130 000 $ ! Surtout ce procès et bien d’autres menacent la candidature de l’intéressé aux prochaines élections présidentielles sans parler du ridicule de la situation. Et l’argument principal de défense de Trump se résume de la façon suivante : » j’ai un problème avec le président du tribunal ». Un argument un peu court mais l’objectif est évidemment de faire durer la procédure jusqu’à l’éventuel élection de Trump comme président.

Le premier des quatre procès au pénal de Donald Trump s’ouvre lundi matin devant un tribunal de New York. Trump doit répondre de 34 chefs d’accusations de falsification de documents comptables, tous relatifs au versement de 130.000 dollars à l’actrice pornographique Stormy Daniels afin d’acheter son silence sur leur brève liaison avant l’élection présidentielle de 2016. Versée par son factotum de l’époque, l’avocat Michael Cohen, la somme avait été remboursée par Trump après son élection, et déclarée comme «frais juridiques». Chaque chèque et chaque faux en écritures donnent lieu à un chef d’accusation distinct.

 

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