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Canal+ : retour au foot …. et à l’humour ?

Canal+ : retour au foot …. et à l’humour ?

Après des années de pertes d’abonnés et donc de dégradation financière Canal+ retrouve des couleurs et la diffusion du football professionnel français offre des perspectives de développement. Rappelons que précédemment c’était surtout ces abonnés là qui constituaient la principale clientèle de Canal+. Reste à savoir si Canal+ qui faisait preuve d’originalité va aussi faire un retour vers l’humour.

En effet Vincent Bolloré ( remplacé maintenant par son fils) a complètement corseté la ligne éditoriale alors même jusqu’à licencier dans son groupe audiovisuel journalistes et humoristes ne s’inscrivant pas dans sa ligne politique réactionnaire .

En France, la filiale de Vivendi totalise 8,7 millions d’abonnés, dont plus de 5 millions en direct et plus de 3 millions via les offres des opérateurs télécoms. Ce redressement s’est fait au prix d’un plan d’économies de taille, d’une baisse des prix, d’un accord avec beIN Sports, de la sécurisation de droits sportifs clés (Champions League, TOP 14, L1) et du lancement de nouvelles offres digitales via la plateforme myCANAL et l’agrégation d’applications

Covid: variant brésilien au Venezuela

Covid: variant brésilien au Venezuela

 

 

Faute surtout de mesures suffisamment restrictives et d’insuffisance de vaccination, le virus continue de se développer  en multipliant des variants. Ainsi on a connu le variant britannique, le variant sud-africain enfin le variant brésilien qui vient d’être détecté aussi au Venezuela. D’autres formes de variant existent  également et vont s’adapter pour contourner les protections immunitaires des personnes contaminées

Ce premier cas a été signalé sur un employé de l’aéroport de Maiquetia, qui dessert Caracas, où deux cas ont déjà été confirmés. Deux autres cas de ce variant brésilien ont été annoncés dans l’État voisin de Miranda et six autres dans l’État de Bolivar, frontalier du Brésil.

Le Venezuela, qui compte près de 30 millions d’habitants, a enregistré 139.934 cas de Covid-19 jusqu’à mardi, et 1.353 décès, selon des chiffres officiels qui sont remis en cause par des ONG telles que Human Rights Watch.

Le pays sud-américain a lancé le 18 février une campagne de vaccination, en commençant par les agents de santé, après l’arrivée de 100.000 doses du vaccin russe Spoutnik V, sur les 10 millions que doit envoyer Moscou. Quelque 500.000 doses du vaccin chinois Sinopharm sont arrivées lundi.

Prix du carburant : au plus haut

Prix du carburant : au plus haut

 

En une semaine le prix de l’essence est passé de 1,37 le litre à 1,50, bref le carburant est au plus haut point pourtant la demande est en baisse de leur de 15 %.

Le baril de brent s’est apprécié de près de 25 % depuis le début de l’année. Exprimés en euros, les prix du brut importé en France ont augmenté de près de 14 % en décembre, puis encore de 10 % en janvier, selon l’Insee.

. Etant donné la remontée inattendue des cours, certains pays veulent rouvrir les vannes, mais l’Arabie saoudite se montre réticente.

En France, la consommation de carburants est remontée par rapport aux deux périodes de confinement (mars-mai et octobre-décembre) mais elle reste inférieure de 15 % à la normale, montrent les chiffres de l’Union française des industries pétrolières (Ufip) pour le mois de janvier.

Vaccination : 20 millions au Royaume-Uni , seulement 2,5 millions en France !

Vaccination : 20 millions au Royaume-Uni , seulement 2,5 millions en France !

Un total de 19,7 millions de Britanniques ont reçu une première dose de vaccin contre le COVID-19, selon les données officielles publiées samedi.

Le Royaume-Uni a fait état de 7.434 nouveaux cas et 290 morts supplémentaires en 24h00, contre respectivement 8.523 cas et 345 décès vendredi.

De la nation au clanisme et aux sectes

De la nation au clanisme et aux sectes

 

Traditionnellement , le modèle culturel et politique français suit  l’exemple américain avec retard. Alors que jusque-là la France était toujours caractérisée  par la cohérence de ses valeurs républicaines portées et vécues par la Nation ; mais petit à petit se mettent  en place des organisations claniques et sectaires, sortes de nouvelles religions.

 

Un processus en outre encouragé par le président de la république lui-même qui a incité à développer partout des groupes d’intérêts et de revendications spécifiques pour alimenter sa campagne de 2022. Évidemment pas de quoi construire un programme électoral avec une telle auberge espagnole sorte d’attrape-tout pour mobiliser sur les motifs y compris les plus anecdotiques et les plus contradictoires.

 

En tout cas, un processus qui risque de faire éclater encore un peu plus une société en grande décomposition sur les valeurs notamment républicaines. On aura par exemple les partisans de la chasse, ceux qui sont contre, les végétariens, les producteurs de viande, les coloniaux, les décoloniaux, les islamo gauchistes etc .  Sans parler de ceux qui soutiennent les approches genrées et dans tous les domaines y compris l’orthographe, aussi les écolos bobos, les héritiers des gilets jaunes etc.

 

Parallèlement on pourrait assister à une montée de l’adhésion des sectes à caractère plus ou moins religieux comme aux États-Unis qui brassent des concepts spirituels autant que des principes matériels tordus.

 

Les animateurs de ces différents courants sont souvent d’anciens marxistes et communistes déçus d’une part de l’expérience des pays qui les ont mis en œuvre ces idéologies et qui ont déserté les partis classiques de gauche. En réalité , des militants d’extrême gauche qui ont abandonné le projet marxiste mais qui ont conservé les pratiques d’agitation, de noyautage et d’intoxication .

 

Devant la décomposition Idéologique , le besoin de réassurance identitaire est tellement fort que nombre de gogos vont se laisser attirer comme des mouches dans le piège du maelstrom qui brasse toutes les revendications, toutes les frustrations.

 

Bref un mouvement largement encouragé par Macron qui évidemment veut favoriser les divisions agissantes pour mieux régner seul et sans inter médiation démocratique

Popularité Macron: une hausse due au refus du confinement

Popularité Macron: une hausse due au refus du confinement

 

Une hausse qui semble liée assez directement au refus de Macron de reconfirmer. On comprend mieux que la problématique sanitaire soit elle-même contaminée par la problématique politique et inversement. Ce qui peut nourrir des doutes tout autant vis-à-vis de la politique de santé que vis-à-vis de la cohérence des décisions politiques.

On pourrait conclure que les politiques naviguent en fête à vue  en tenant compte sans doute de l’avis  des experts par ailleurs pas toujours d’accord entre mais autant en tenant compte des sondages.

Les Français interrogés sont 42% à déclarer avoir une bonne opinion d’Emmanuel Macron. Il s’agit d’un résultat en hausse de cinq points par rapport au mois précédent et qui rejoint les niveaux d’octobre et novembre, selon cette étude réalisée pour Orange et RTL. Les opinions favorables progressent bien au-delà des sympathisants de son propre camp (96% ; +5 points), à gauche (LFI ; +10 points, EELV ; +10 points) comme à droite (LR ; +7 points) à l’exception des sympathisants du RN (17%, stable).

Castex bénéficie aussi de la même dynamique.

 

 «Le couple exécutif bénéficie directement et nettement de ses choix concernant la crise sanitaire», avance l’institut qui ajoute que «la dynamique est encore plus nette pour son Premier ministre qui, rappelons-le, avait porté l’annonce du non-reconfinement». Près des 2/3 des Français (63%) ont déclaré approuver cette décision de ne pas reconfiner, même localement, selon l’Institut. Incarnée par cette décision, la gestion de la crise sanitaire par le gouvernement retrouve du crédit (39%; +9 points).

*Enquête réalisée le 17 et le 18 février par Internet auprès d’un échantillon représentatif de 1.003 personnes, âgées de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas, avec une marge d’erreur de 1,4 à 3,1 points.


Pour des placements au service du développement durable

 

Pour  des placements au service du développement durable 

 

Nicolas Mackel, PDG de Luxembourg for Finance milite pour des placements au service du développement durable dans l’Opinion 

Tribune

 

On peut réprouver les apprentis « traders », ces jeunes investisseurs petits porteurs qui ont fait souffler un vent de panique sur les marchés face aux fonds spéculatifs en coordonnant, via les médias sociaux, la montée en flèche du prix de l’action de GameStop.

Cependant, tout le monde s’accorde à dire qu’il s’agit d’une histoire extraordinaire. On parle déjà du film qui pourrait en être tiré – une histoire moderne de David contre Goliath avec une touche financière. J’espère surtout que nous tirerons plus de cette expérience qu’un bon film bientôt disponible sur Netflix.

Quelles leçons tirer du phénomène GameStop? Les investisseurs particuliers deviennent de plus en plus puissants sur les marchés financiers occidentaux grâce à la technologie. La pandémie n’a fait qu’accélérer cette tendance. Lorsque ces petits investisseurs se rallient à une cause, ils peuvent être efficaces pour mettre en œuvre des changements rapides et significatifs.

Imaginez maintenant un instant que vous puissiez concentrer ce pouvoir – l’enthousiasme et la loyauté dont ces milliers de petits investisseurs ont fait preuve – et le libérer sur les marchés financiers. Comment dirigeriez-vous ce pouvoir fantastique au service d’un changement positif ? Certains aimeraient sans doute voir d’autres géants de la finance s’effondrer. Mais pourquoi ne pas chercher à orienter ce potentiel vers un objectif plus important ?

A travers une combinaison de réglementation, d’incitation et pourquoi pas d’intérêt moral, il pourrait être mis au service de la question cruciale de la relance et de la reconstruction du «monde d’après». Nous savons que des centaines de millions de dollars sont transmis de la génération des « baby-boomers » à leurs enfants désormais adultes.

Les enquêtes indiquent que la grande majorité des « millennials » souhaite investir dans des placements au service du développement durable. Toutefois, combien d’entre eux ont réellement effectué ce type d’investissements ? Le résultat est très différent. Ainsi, seuls 41 % (Morgan Stanley) des jeunes adultes avaient investi dans des entreprises ou des fonds visant des résultats sociaux et environnementaux positifs fin 2019.

Ce chiffre a probablement augmenté en 2020, parallèlement à l’utilisation croissante des plateformes de trading dédiées aux particuliers et à la baisse de l’âge moyen de leurs utilisateurs, mais l’écart entre la perception et la réalité demeure important.

Imaginez la puissance de millions d’investisseurs particuliers dans le monde, qui pourraient se rallier à la cause des actions menées par les entreprises, ou s’en débarrasser, en fonction de leurs performances au service d’un monde plus durable

Le rôle de la finance. Les marchés des capitaux et, plus généralement les services financiers, ont un rôle important à jouer pour désamorcer la bombe à retardement qu’est le changement climatique, mais aussi pour tenter de réduire les inégalités sociales que la pandémie a mises en exergue : inégalité des salaires et des conditions de vie, mouvement trop lent en faveur de la diversité et de l’inclusion, et manque d’infrastructures de soins.

Les gouvernements, les banques centrales, les régulateurs et de nombreux investisseurs institutionnels sont déjà bien avancés et s’efforcent de s’attaquer à ces problèmes, en plaçant l’investissement durable et responsable au cœur du fonctionnement futur des marchés financiers : critères de diversité imposés pour les comités exécutifs des entreprises, levées de fonds pour les infrastructures écologiques, émissions d’obligations vertes, stratégies industrielles durables. Dans le cadre de son plan de relance, la Commission européenne a ainsi affecté un montant considérable de 550 milliards d’euros à des projets écologiques.

Les citoyens au cœur du processus. Il s’agit d’un mouvement important et coordonné entre les Etats nations et les services financiers, qui progressent bien. Mais les citoyens en sont encore largement absents. Imaginez la puissance de millions d’investisseurs particuliers dans le monde, qui pourraient se rallier à la cause des actions menées par les entreprises, ou s’en débarrasser, en fonction de leurs performances au service d’un monde plus durable.

Si une surveillance et une réglementation appropriées étaient mises en place, ils pourraient faire pression d’une manière inédite. Les consommateurs ont ouvert la voie à travers la consommation ​: en délaissant certaines marques et certains produits qui ne correspondent pas à une pratique éthique et équitable. Ils forcent ainsi les entreprises à changer leurs conditions de travail, leurs sources d’approvisionnement, leurs chaînes d’approvisionnement ou leurs émissions de carbone.

L’ajout de la puissance de leurs décisions d’investissement financier ferait une différence encore plus significative. Ainsi, lorsque le phénomène GameStop ne fera plus parler de lui et que cette population d’investisseurs retournera sur les forums Reddit, espérons qu’ils verront la possibilité de tourner leur pouvoir collectif vers des actions beaucoup plus cruciales pour l’avenir de tous. Ce film aurait alors une fin heureuse.

Nicolas Mackel est PDG de Luxembourg for Finance, l’agence de développement de la place financière du Luxembourg

Présidentielle 2022 : la classe politique dit non au vote par anticipation

Présidentielle 2022 : la classe politique dit non au vote par anticipation

La plupart des membres de l’opposition considèrent la proposition surprise de votre part anticipation comme une magouille de la part du gouvernement qui tente de racler  des voies par tous les moyens. C’est avec un message empreint d’ironie que l’ancien premier ministre socialiste, Bernard Cazeneuve, a dénoncé cet amendement. «Le vote par anticipation pour l’élection présidentielle, voilà ce que le goût de la disruption parvient à produire de plus singulier. On pourrait aussi dépouiller à mesure que les citoyens votent pour gagner du temps et proclamer vite les résultats», a-t-il raillé. D’autres voix plus mesurées se sont toutefois fait entendre.

 

Au Parti communiste, le secrétaire national Fabien Roussel dénonce avant tout la méthode du gouvernement «Éviter l’abstention, oui. Tout faire pour que les gens aillent voter, oui. Mais je découvre hier qu’il y a un amendement qui tombe du ciel du gouvernement mettant en place un dispositif dont je ne connais rien du tout. (…) Vous savez, quand on touche à un mode de scrutin, et en plus le scrutin de la présidentielle, ce qui est bien, (…), c’est en parler avant», a-t-il déclaré au micro de RTL. Avant d’ajouter : «J’aimerais bien avoir le temps de l’étudier.»

Une posture plus ou moins partagée par le secrétaire général des Républicains, Aurélien Pradié. Si le député du Lot ne se dit «pas favorable» au vote par anticipation, il justifie ce désaccord par un manque de documentation sur le sujet. «Je ne comprends pas très bien comment on peut tester une disposition nouvelle électorale sur une élection présidentielle (…) qui est une élection trop importante pour cela. (…) Pourquoi pas l’essayer pour les régionales ?», a-t-il malgré tout proposé.

Redonner du souffle à la politique d’aide au développement ( Le Drian)

Redonner du souffle à la politique d’aide au développement ( Le Drian)

Le ministre des affaires étrangères annonce, dans une tribune au « Monde », que la France va concentrer son aide au développement sur 19 pays prioritaires, en particulier au Sahel, dans les domaines du climat, de la biodiversité, de la santé, de l’éducation et de l’égalité.

Tribune. Quelques semaines ont suffi à la pandémie de Covid-19 pour faire éclater les contradictions d’un monde tissé d’interdépendances, mais hanté par la tentation du chacun pour soi. Soudainement, les désordres de ce « monde d’avant » nous ont tous rattrapés. Partout, jusqu’en France.

Un an plus tard, force est pourtant de constater que le « monde d’après » qui devait lui succéder est loin d’avoir tenu ses promesses. Non seulement la compétition des puissances n’a rien perdu de sa brutalité, mais elle a gagné des terrains nouveaux. Y compris ceux-là mêmes où la coopération internationale est plus nécessaire que jamais.

Aujourd’hui, nous vivons dans un entre-deux. Il est temps de choisir le monde que nous voulons vraiment, et de commencer à le construire avec nos partenaires de bonne volonté. C’est pourquoi nous avons fait le choix d’une relance diplomatique solidaire, mais sans naïveté. Car la sortie de la crise pandémique se jouera là où elle a commencé, sur la scène internationale.

Le prétendu « nationalisme vaccinal », qui fausse aujourd’hui le débat public, manque donc deux fois sa cible. D’abord parce que notre souveraineté n’est jamais aussi ferme que lorsqu’elle est française et européenne. Si nous n’avions pas fait bloc entre Européens, qui peut penser que nous aurions été mieux armés pour défendre nos intérêts dans un marché mondial en tension ?

Ensuite pour une raison d’ordre sanitaire : face au Covid-19, l’immunité sera globale ou ne sera pas. Tant que la pandémie n’aura pas été maîtrisée partout, les efforts accomplis ici resteront à la merci de nouveaux variants. Pour réussir, la vaccination doit être conduite à l’échelle du monde entier.

Biens publics mondiaux

La leçon de ces mois d’adversité est claire : ce qui protège les Français, c’est la solidarité. La solidarité européenne et la solidarité internationale, que nous devons refonder à la lumière des défis d’aujourd’hui, comme nous avons commencé à le faire l’été dernier, avec la Commission européenne, en créant un pont humanitaire aérien vers le Burkina Faso et la RDC [République démocratique du Congo], où la menace d’Ebola plane toujours, de même qu’en Guinée.

En même temps qu’un impératif de justice et d’humanité, c’est une question d’efficacité. Dès mai 2020, la France, l’Union européenne et l’OMS ont lancé l’initiative ACT-A, qui a permis de jeter les bases d’une riposte globale et coordonnée.

Dans le cadre de sa facilité financière Covax, plus de deux milliards de doses ont déjà été sécurisées, à destination des pays à revenu faible et intermédiaire, qui méritent mieux que la douteuse « géopolitique du vaccin » dans laquelle certains voudraient les enfermer. Ne fût-ce surtout, à bien y regarder, que par des effets d’annonce.

Enseignants : protestation contre les recrutements « au rabais »

Enseignants : protestation contre les  recrutements « au rabais »

Une trentaine d’associations d’enseignants remet en cause les conditions de recrutement qui considère au rabais dans les orientations retenues par le gouvernement. (Tribune dans le JDD)

La tribune

 

« Le ministère de l’Education nationale vient de publier un arrêté réformant, pour la troisième fois en une dizaine d’années, le recrutement et la formation des professeurs de collèges et lycées. S’il est bien des constats communs à tous les formateurs dans nombre de matières, c’est l’actuelle faiblesse de beaucoup de candidats dans les connaissances académiques et la perte d’attractivité des métiers d’enseignement. Cette réforme y répond-elle? Assurément pas. Les universités et les instituts nationaux supérieurs du professorat et de l’éducation (Inspe), en charge de la formation des futurs enseignants et de la préparation des concours des Capes et Capet, sont sommés d’improviser des maquettes applicables dès la rentrée de septembre 2021. Cette précipitation reflète un constat lourd de conséquences : celui du refus ministériel de discuter sereinement d’une réforme majeure pour l’avenir de la jeunesse et du système éducatif, donc pour la société tout entière.

Les premières victimes en seraient les élèves et les jeunes enseignants, sacrifiés sur l’autel de la rigueur budgétaire

Deux nouveautés sont particulièrement inquiétantes, dans les épreuves des Capes et Capet et dans l’organisation des deux années de master MEEF qui préparent à ce concours. Une épreuve orale à fort coefficient consistera désormais en un entretien de motivation non disciplinaire, qui aboutira sans doute à la récitation mécanique et creuse d’une leçon de morale civique, réduisant d’autant la possibilité d’évaluer les connaissances que le futur professeur devra transmettre à ses élèves, et ce dans l’ensemble des disciplines qu’il devra enseigner. Par ailleurs, dans la nouvelle organisation du master, les étudiants devront, au cours de la deuxième année, cumuler la préparation du concours, la rédaction d’un mémoire de recherche, et un stage très lourd devant plusieurs classes, alors que jusqu’à présent ce stage s’effectuait une fois le concours obtenu, laissant à l’enseignant en formation le temps et la disponibilité pour apprendre véritablement le métier. Cela offrirait au ministère de gros bataillons de stagiaires scandaleusement sous-payés – peut-être est-ce là la vraie raison, purement comptable, de cette réforme – mais mettrait devant les élèves des enseignants dont le niveau disciplinaire n’aurait pas encore été évalué, et dont la charge de travail rendrait impossible l’investissement nécessaire dans la préparation des cours et l’apprentissage du difficile métier d’enseignant. Les premières victimes en seraient les élèves et les jeunes enseignants, sacrifiés sur l’autel de la rigueur budgétaire.

Ne nous y trompons pas : ces changements, qui peuvent apparaître techniques, mineront en profondeur la qualité de l’enseignement qui sera offert aux futures générations. Les professeurs n’exercent pas un métier comme les autres : ils forment les adultes et les citoyens de demain. Ils sont porteurs d’un savoir qu’ils transmettent à leurs élèves, souvent avec passion, et ce savoir doit plus que jamais être défendu comme une valeur centrale de l’enseignement, à l’heure où il est menacé de toutes parts par des ‘vérités alternatives’ portées par des groupes et des individus prêts à les imposer par la violence et même le crime. Ce savoir ne s’oppose pas à l’apprentissage de la didactique, mais est au contraire le socle indispensable d’une pédagogie solide qui permet au professeur de transmettre les connaissances et de former à l’esprit critique les futurs citoyens. Affaiblir le premier au prétexte de renforcer le second, au nom d’une professionnalisation mal pensée, prétexte depuis si longtemps à tous les mauvais coups portés à la formation des enseignants, est une absurdité qui ne conduira qu’à affaiblir cet équilibre nécessaire.

Nous demandons que cette réforme mal préparée soit reportée et qu’une nouvelle version des arrêtés soit précédée d’une authentique concertation avec tous les acteurs du secteur éducatif

Quels professeurs voulons-nous pour les générations de demain? Des techniciens de l’enseignement, formés et évalués suivant un système de compétences transdisciplinaires qui tendent à se substituer aux contenus et méthodes de nos disciplines, immédiatement employables et à qui l’on demandera simplement de restituer un savoir officiel, dûment contrôlé? Ou des professeurs maîtrisant pleinement leurs savoirs et capables à partir de là de construire une pédagogie adaptée à leurs élèves? En amputant drastiquement la part de contrôle des connaissances dans les épreuves du Capes et du Capet, en réduisant la formation disciplinaire des futurs enseignants, en sacrifiant leur année de stage pour faire des économies budgétaires, le ministère a fait un choix lourd de conséquences, qui n’a pas fait l’objet d’un débat public contradictoire. L’enjeu est aussi celui de l’attractivité du métier d’enseignant pour les étudiants, du rôle de l’Université dans la formation des maîtres et celui de la revalorisation symbolique et matérielle des professeurs. Recruter au rabais, qu’est-ce promettre à la jeunesse?

C’est pourquoi nous demandons que cette réforme mal préparée soit reportée et qu’une nouvelle version des arrêtés soit précédée d’une authentique concertation avec tous les acteurs du secteur éducatif, et non imposée à la va-vite dans le contexte de crise sanitaire actuel. »

 

Les signataires :

1.      Association des Formateurs des Professeurs de SVT (AFPSVT)

2.      Association Française d’Etudes Américaines

3.      Association française de sociologie (AFS)

4.      Association des germanistes de l’enseignement supérieur (AGES)

5.      Association des historiens contemporanéistes de l’enseignement supérieur et de la recherche (AHCESR)

6.      Association des historiens modernistes des universités françaises (AHMUF)

7.      Association des Professeurs d’Archéologie et d’Histoire de l’art des Universités (APAHAU)

8.      Association des professeurs de biologie et de géologie (APBG)

9.      Association des professeurs d’éducation musicale (APEMU)

10.  Association des professeurs d’histoire et géographie (APHG)

11.  Association des Professeurs de Langues Anciennes de l’Enseignement Supérieur (APLAES)

12.  Association des professeurs de langues vivantes (APLV)

13.  Association des professeurs de lettres (APL)

14.  Association des professeurs de mathématiques de l’Enseignement public (APMEP)

15.  Association des professeurs de philosophie de l’Enseignement public (APPEP)

16.  Association des professeurs de sciences économiques et sociales (APSES)

17.  Association des professeurs de sciences médico-sociales (APSMS)

18.  Comité National Français de Géographie (CNFG)

19.  Coordination Nationale des Associations Régionales des Enseignants de Langues Anciennes (CNARELA)

20.  Sauver les Lettres

21.  Société des Anglicistes de l’Enseignement Supérieur (SAES)

22.  Société d’études anglo-américaines des XVIIe et XVIIIe siècles

23.  Société française d’études irlandaises (SOFEIR)

24.  Société Française des Microscopies (Sfµ)

25.  Société française de philosophie

26.  Société Française de Physique (SFP)

27.  Société Française de Statistique (SFdS)

28.  Société des historiens médiévistes de l’enseignement supérieur public (SHMESP)

29.  Société des langues néolatines (SLNL)

30.  Société Mathématique de France

31.  Société des professeurs d’histoire ancienne de l’université (SoPHAU)

32.  Union des professeurs de Physiologie, Biochimie et Microbiologie (UPBM)

33.  Union des professeurs de physique chimie (UdPPC)

Economie- Croissance zone euro : nouvelle récession au premier trimestre

Economie- Croissance zone euro : nouvelle récession au premier trimestre

 

Alors qu’on attendait une reprise au premier trimestre, celle-ci semble se faire attendre pour l’Union européenne en raison du développement de la pandémie. D’après un sondage de Reuters la croissance pourrait même chuter de 1 % au premier trimestre.

 

Compte tenu des retards dans le déploiement du vaccin par l’Union européenne et des préoccupations concernant les nouvelles variantes de coronavirus soutenant les verrouillages actuels, le blocage de l’activité économique et la hausse du chômage constituent une menace sérieuse pour toute reprise attendue.

Le mois dernier seulement, on prévoyait une forte reprise de l’économie et une croissance de 0,6% ce trimestre après avoir reculé de 0,7% au quatrième trimestre.

Mais ces points de vue ont tourné au vinaigre dans le sondage du 8 au 11 février auprès de plus de 75 économistes, car un pic dans les cas de COVID-19 a nécessité de nouvelles restrictions sur l’activité économique et sociale.

Selon le dernier sondage, l’économie de la zone euro devrait se contracter de 0,8% ce trimestre. C’était après que le PIB de la zone euro se soit contracté au cours des deux premiers trimestres de l’année dernière, faisant des prévisions actuelles une récession à double creux.

Plus des trois quarts, soit 28 économistes sur 36 ayant répondu à une question supplémentaire, ont déclaré que les risques pesant sur leurs perspectives de croissance étaient orientés à la baisse.

«Avec les verrouillages prolongés dans la nouvelle année, on a vraiment l’impression qu’il fait le plus sombre avant l’aube dans la zone euro. Au premier trimestre, le PIB est presque certain de se contracter à nouveau et la question est maintenant de combien », a déclaré Marcel Klok, économiste senior chez ING.

«La combinaison des verrouillages et des vaccinations permettra une réouverture plus substantielle des économies au cours du deuxième trimestre. Cela marquera alors également le début de la reprise de l’économie de la zone euro. »

L’économie devrait croître de 2,1% au deuxième trimestre, contre 2,3% le mois dernier. Il devait alors augmenter de 1,9% et 1,2% au T3 et T4, respectivement, contre 1,9% et 1,0% prévus en janvier.

Après avoir reculé de 6,9% en 2020 sur une base annuelle, l’économie de la zone euro a connu une croissance de 4,3% cette année et de 4,0% la suivante, contre 4,5% et 3,9% prévus précédemment.

«La situation virale s’est détériorée dans un certain nombre de pays de la zone euro et le déploiement du vaccin n’a pas été aussi fluide que nous l’avions espéré. Nous espérons qu’il s’accélérera, mais dans l’état actuel des choses, le risque est qu’il reste trop lent pour permettre aux gouvernements de lever les restrictions », a déclaré Andrew Kenningham, économiste en chef pour l’Europe chez Capital Economics.

«Notre hypothèse de travail est que certaines restrictions commenceront à être levées en avril et que la plupart des restrictions économiquement dommageables seront levées en mai / juin.»

La reprise de l’Europe après une récession induite par la pandémie de COVID-19 a été quelque peu retardée mais devrait s’accélérer à partir du milieu de l’année, a déclaré la présidente de la Banque centrale européenne, Christine Lagarde.

Lorsqu’on leur a demandé si le PIB de la zone euro reviendrait à ses niveaux d’avant la crise d’ici la mi-2022, comme l’a projeté la BCE, près de 65%, soit 22 économistes sur 34, ont répondu oui.

«Le vaccin est le multiplicateur ultime des investissements et de la consommation privée. La mise en route de la campagne de vaccination est essentielle car elle permettrait un retour aux niveaux d’avant la crise d’ici la mi-2022 », a déclaré Ludovic Subran, économiste en chef chez Allianz.

Concernant la politique monétaire, à la question de savoir si la BCE essaierait de contrôler la courbe des taux, 21 des 35 économistes ont dit non.

«La BCE n’annoncera pas de fourchette cible pour un rendement à long terme, simplement parce qu’il n’y a pas de rendement à long terme de l’euro. Mais la BCE tentera de freiner toute augmentation substantielle de rendement par ses prévisions et son programme d’achat d’actifs », a déclaré Jens-Oliver Niklasch, économiste à la banque LBBW.

Variants : environ 5000 cas par jour au moins…. au moins

Variants : environ 5000 cas par jour au moins…. au moins

Il pourrait y avoir environ 5000 contaminations par jour du fait des variants. En effet le poids des variants augmente d’environ 50 % par semaine. Autour du 10 février, ils représentent, au total, entre 24 % et 30 % des nouvelles infections, dont 20 % à 25 % pour le seul variant anglais (B.1.1.7), selon Olivier Véran. « Ces données sont cohérentes avec nos chiffres », précise-t-on chez Eurofins, qui crible la moitié des tests positifs chaque semaine.

 

Chez Cerba, en revanche, le 10 février, sur 2 830 échantillons positifs en France, le poids du variant anglais a flambé à 37 %, contre 20 % en moyenne les jours précédents, et la mutation 501Y (caractéristique notamment des variants sud-africain et brésilien) était à près de 4 %. La semaine passée, les trois variants totalisaient 21,3 %, selon le patron de la Cnam. Et ils étaient à 3,3 % les 7 et 8 janvier, d’après la première « enquête flash » commandée par SpF et la nouvelle agence en charge des maladies infectieuses émergentes (ANRS).

 

La faiblesse des grandes puissances face au Covid

La faiblesse des grandes puissances face au Covid

 

 Nidal Shoukeir ,professeur de communications stratégiques et relations gouvernementales note la faiblesse des grandes puissances face au C ovid.( L’opinion)

 

 Il ne fait aucun doute que le monde après la Covid-19 ne sera plus jamais le même qu’avant. Ce virus a réussi à changer radicalement son fonctionnement et laissera des traces sérieuses sur notre quotidien pour très longtemps, si ce n’est pour toujours. Ces changements touchent la plupart des domaines.

De nos pensées jusqu’à nos habitudes de travail, d’éducation, d’alimentation et notre vie sociale, l’effet de la Covid est omniprésent. Une question vitale, touchant le domaine politique et social, s’impose à nous : quelles conséquences entraînera ce virus sur les Etats, les gouvernements ou même sur le système de gouvernance mondiale que nous connaissons aujourd’hui ?

Un an après son déclenchement, cette gigantesque crise sanitaire est un tournant pour le mécanisme du système mondial avec un changement profond des tendances de la gouvernance dans ses aspects administratif, stratégique et géopolitique.

En observant les gestions de la Covid, on a remarqué la montée du nationalisme et du protectionnisme des Etats et des gouvernements, au détriment de la coopération régionale et collective.

La guerre des vaccins en est un véritable exemple. Au niveau stratégique, on note aussi un éloignement de la mondialisation et un retour aux frontières intérieures pour essayer d’assurer l’autosuffisance. La pénurie des masques, des gels hydroalcooliques, des appareils respiratoires et d’autres produits liés à cette crise est un bon indice de cette tendance.

Il s’agit d’un vrai risque qui pourrait toucher une partie fondamentale du système mondial actuel. L’espace Schengen est une fierté et un symbole de la géopolitique européenne mais il a été involontairement affecté par le virus avec la fermeture des frontières.

Au cours des premières semaines de février et mars 2020, des peuples comme les Italiens, très touchés par la pandémie, ont parfois perdu la foi en l’Union européenne. Cette remise en cause des grands ensembles va de pair avec celle montant à l’intérieur des pays, des métropoles jusqu’aux petites villes aux régions les plus enclavées.

Performance. Cela entraîne de nombreuses questions : quelle est l’efficacité des politiques gouvernementales contre le virus ? Pourquoi certains pays et pas d’autres ont-ils réussi à gérer cette crise ? Quelle stratégie de vaccination est la meilleure ? Quel système de gouvernance a été le plus performant ? Une question clé s’impose : quel est l’effet du virus sur le concept d’Etat « hyper-puissance » et d’Etat très développé ?

Si l’on jette un coup d’œil sur la liste des pays les plus touchés, les pays « hyper-puissances » comme les Etat-Unis, la France, la Russie, la Grande-Bretagne ou même très développés tels que l’Italie, l’Espagne, l’Allemagne occupent les premières places.

La notion d’« hyper-puissance » est souvent évaluée au prisme du pouvoir militaire et surtout nucléaire. Mais les Etats détenteurs de la bombe atomique et d’arsenaux militaires surdimensionnés ont montré leur impuissance face à cette crise sanitaire. La Covid19 s’y est propagée sans véritable résistance, comme en témoignent les scènes des hôpitaux italiens. Ces « hyper-puissances » et les pays très développés sont aussi en retard en matière de vaccination par rapport à des pays jeunes comme Israël ou les Emirats arabes unis.

Cette crise est en passe de changer durablement le concept d’« hyper-puissance » à l’aune des nouveaux challenges et défis à relever dans notre futur proche : les réponses aux virus et aux maladies.

Le Dr Nidal Shoukeir est professeur de communications stratégiques et relations gouvernementales.

Croissance zone euro : nouvelle récession au premier trimestre

Croissance zone euro : nouvelle récession au premier trimestre

Alors qu’on attendait une reprise au premier trimestre, celle-ci semble se faire attendre pour l’union européenne en raison du développement de la pandémie. D’après un sondage de Reuters la croissance pourrait même chuter de 1 % au premier trimestre.

 

Compte tenu des retards dans le déploiement du vaccin par l’Union européenne et des préoccupations concernant les nouvelles variantes de coronavirus soutenant les verrouillages actuels, le blocage de l’activité économique et la hausse du chômage constituent une menace sérieuse pour toute reprise attendue.

Le mois dernier seulement, on prévoyait une forte reprise de l’économie et une croissance de 0,6% ce trimestre après avoir reculé de 0,7% au quatrième trimestre.

Mais ces points de vue ont tourné au vinaigre dans le sondage du 8 au 11 février auprès de plus de 75 économistes, car un pic dans les cas de COVID-19 a nécessité de nouvelles restrictions sur l’activité économique et sociale.

Selon le dernier sondage, l’économie de la zone euro devrait se contracter de 0,8% ce trimestre. C’était après que le PIB de la zone euro se soit contracté au cours des deux premiers trimestres de l’année dernière, faisant des prévisions actuelles une récession à double creux.

Plus des trois quarts, soit 28 économistes sur 36 ayant répondu à une question supplémentaire, ont déclaré que les risques pesant sur leurs perspectives de croissance étaient orientés à la baisse.

«Avec les verrouillages prolongés dans la nouvelle année, on a vraiment l’impression qu’il fait le plus sombre avant l’aube dans la zone euro. Au premier trimestre, le PIB est presque certain de se contracter à nouveau et la question est maintenant de combien », a déclaré Marcel Klok, économiste senior chez ING.

«La combinaison des verrouillages et des vaccinations permettra une réouverture plus substantielle des économies au cours du deuxième trimestre. Cela marquera alors également le début de la reprise de l’économie de la zone euro. »

L’économie devrait croître de 2,1% au deuxième trimestre, contre 2,3% le mois dernier. Il devait alors augmenter de 1,9% et 1,2% au T3 et T4, respectivement, contre 1,9% et 1,0% prévus en janvier.

Après avoir reculé de 6,9% en 2020 sur une base annuelle, l’économie de la zone euro a connu une croissance de 4,3% cette année et de 4,0% la suivante, contre 4,5% et 3,9% prévus précédemment.

«La situation virale s’est détériorée dans un certain nombre de pays de la zone euro et le déploiement du vaccin n’a pas été aussi fluide que nous l’avions espéré. Nous espérons qu’il s’accélérera, mais dans l’état actuel des choses, le risque est qu’il reste trop lent pour permettre aux gouvernements de lever les restrictions », a déclaré Andrew Kenningham, économiste en chef pour l’Europe chez Capital Economics.

«Notre hypothèse de travail est que certaines restrictions commenceront à être levées en avril et que la plupart des restrictions économiquement dommageables seront levées en mai / juin.»

La reprise de l’Europe après une récession induite par la pandémie de COVID-19 a été quelque peu retardée mais devrait s’accélérer à partir du milieu de l’année, a déclaré la présidente de la Banque centrale européenne, Christine Lagarde.

Lorsqu’on leur a demandé si le PIB de la zone euro reviendrait à ses niveaux d’avant la crise d’ici la mi-2022, comme l’a projeté la BCE, près de 65%, soit 22 économistes sur 34, ont répondu oui.

«Le vaccin est le multiplicateur ultime des investissements et de la consommation privée. La mise en route de la campagne de vaccination est essentielle car elle permettrait un retour aux niveaux d’avant la crise d’ici la mi-2022 », a déclaré Ludovic Subran, économiste en chef chez Allianz.

Concernant la politique monétaire, à la question de savoir si la BCE essaierait de contrôler la courbe des taux, 21 des 35 économistes ont dit non.

«La BCE n’annoncera pas de fourchette cible pour un rendement à long terme, simplement parce qu’il n’y a pas de rendement à long terme de l’euro. Mais la BCE tentera de freiner toute augmentation substantielle de rendement par ses prévisions et son programme d’achat d’actifs », a déclaré Jens-Oliver Niklasch, économiste à la banque LBBW.

États-Unis : procès de Trump ouvert au Sénat

États-Unis : procès de Trump ouvert au Sénat

 

Le procès de trame aura bien lieu au Sénat mais les chances de condamnation sont actuellement à peu près nulles. Du coup, ce procès va surtout servir de déballage sur l’irresponsabilité de TRUMP. L’objectif est pour les démocrates de le disqualifier pour la prochaine élection présidentielle.

 

Le Sénat a voté 56-44 pour procéder au tout premier procès d’un ancien président, rejetant l’argument de ses avocats de la défense selon lequel Trump était hors de portée du Sénat après avoir quitté la Maison Blanche le 20 janvier.

Les  avocats de Trump ont attaqué le processus, arguant que la procédure était un effort anticonstitutionnel et partisan pour fermer l’avenir politique de Trump même après son départ de la Maison Blanche.

«Ce qu’ils veulent vraiment accomplir ici au nom de la Constitution, c’est interdire à Donald Trump de se présenter à nouveau à un poste politique, mais c’est un affront à la Constitution, peu importe qui ils visent aujourd’hui», David Schoen, l’un des avocats de Trump.

Plusieurs sénateurs républicains ont déclaré qu’ils trouvaient la défense de Trump décousue et peu claire.

«Les directeurs de la Chambre ont présenté un dossier convaincant et convaincant. Et l’équipe du président ne l’a pas fait », a déclaré le sénateur républicain Bill Cassidy, qui a voté pour faire avancer le procès.

Ceci étant la plupart des sénateurs américains ne sont pas prêt à condamner trame et à se couper des électeurs qui lui ont apporté son soutien. D’une certaine manière, au Sénat c’est aussi l’avenir du parti républicain qui se joue.

Croissance États-Unis : perspective légèrement en hausse au second trimestre

Croissance États-Unis : perspective légèrement en hausse au second trimestre

 

Les économistes de Goldman Sachs Group Inc ont repoussé lundi leurs prévisions de PIB américain pour le deuxième trimestre de 10% à 11% et ont déclaré que des mesures budgétaires supplémentaires seraient probablement évaluées à 1,5 billion de dollars, en hausse par rapport à leur estimation précédente de 1,1 billion de dollars.

Sur une base annuelle, ils ont relevé leurs prévisions de croissance 2021 et 2022 de 0,2 point de pourcentage chacun, à 6,8% et 4,5%, respectivement.

Les économistes de la banque ont également déclaré qu’ils avaient avancé leurs prévisions pour la première hausse des taux de la Réserve fédérale du second semestre 2024 au premier semestre à la lumière de la mise à niveau de la prévision de croissance, la baisse plus importante que prévu du taux de chômage en janvier et signes d’une perspective d’inflation «plus ferme».

« Nous prévoyons que le FOMC commencera à réduire ses achats d’actifs au début de 2022″, indique la note.

Le cynisme de Poutine face au ventre mou de l’Europe

Le cynisme de Poutine face au ventre mou de l’Europe

 

 

 

Un édito du monde souligne la véritable gifle qu’a reçue l’Europe quand son représentant diplomatique était présent à Moscou. C’est le moment précis qu’a choisi Poutine pour expulser des ambassadeurs de l’Europe. Le signe sans doute que Poutine ne craint guère les réactions du ventre mou de l’Europe à la fois désunie vis-à-vis de la Russie et peut déterminée.

 

 

Formé à l’école soviétique, le ministre russe des affaires étrangères, Sergueï Lavrov, est un vieux routier de la diplomatie. Il prépare volontiers ses collègues de pays amis en visite officielle à Moscou à la conférence de presse conjointe. Vendredi 5 février, M. Lavrov n’a pas eu ces égards pour Josep Borrell, le chef de la diplomatie de l’Union européenne (UE), et pour cause : la conférence de presse était une embuscade. La première question, posée par un collaborateur de l’agence officielle Sputnik, visait à conduire l’ex-ministre espagnol à condamner les sanctions américaines contre Cuba.

M. Borrell n’a pas su éviter le piège. Mais il y avait pire, et il l’ignorait encore. C’est par les réseaux sociaux qu’il a appris, à la fin de ses entretiens avec le ministre russe, l’expulsion de trois diplomates européens en poste en Russie, un Allemand, un Polonais et un Suédois, accusés d’avoir violé leurs obligations diplomatiques en assistant à des manifestations de soutien à l’opposant Alexeï Navalny. Des accusations « sans fondement », a commenté M. Borrell dimanche soir dans un compte rendu de sa visite sur son blog. Il a demandé à M. Lavrov de revenir sur cette décision ; ce dernier a refusé.

A ce niveau-là, ce n’est plus un camouflet, c’est une gifle. Une humiliation pour l’ancien ministre espagnol des affaires étrangères mais aussi, à travers lui, l’expression d’un mépris total pour sa fonction, dont la faiblesse est ici soulignée, et un geste de défi à l’égard de l’Union européenne.

En allant se jeter dans la gueule du loup à un moment d’extrême tension politique en Russie, Josep Borrell a sous-estimé le cynisme du régime de Vladimir Poutine et surestimé sa capacité à y faire face. Avant son départ de Bruxelles, il avait fait valoir aux sceptiques les vertus du dialogue : « Lorsque les choses vont mal, il faut s’engager », assurait-il lors d’une conférence à la fondation Robert-Schuman.

Le haut représentant pour la politique extérieure de l’UE voulait explorer les possibilités de progrès dans les relations entre l’UE et la Russie, pour en faire part au sommet européen prévu en mars sur ce sujet. Il pensait pouvoir à la fois afficher la fermeté sur le sort réservé à Alexeï Navalny et aux milliers de manifestants arrêtés et parler de coopérations possibles sur le climat, l’Arctique ou le nucléaire iranien. A la décharge de M. Borrell, peu d’Etats membres de l’UE – ni Paris ni Berlin – s’étaient opposés à ce voyage.

Mais, pour dialoguer, il faut être deux. Et le message qu’a confirmé le pouvoir russe au cours de cette désastreuse visite, c’est qu’il n’a aucunement l’intention de dialoguer avec l’UE. Pour ceux qui en doutaient encore, les choses ont le mérite d’être claires.

Cette clarification pourrait, finalement, se révéler salutaire. Le chef de la diplomatie européenne a dressé lucidement dimanche soir un constat d’échec de son expérience : cette visite l’a convaincu que la Russie s’est « progressivement déconnectée de l’Europe » et qu’elle « voit dans les valeurs démocratiques une menace existentielle ». Sa priorité stratégique, de toute évidence, n’est pas l’Europe, mais la Chine. L’UE, conclut-il, « devra en tirer les conséquences » et « procéder, unie, avec détermination ».

Unité et détermination : les deux font défaut à l’UE à propos de la Russie. Après une telle leçon, elles sont pourtant plus nécessaires que jamais. Sur la question des nouvelles sanctions, comme sur celle d’un tournant stratégique dans les relations entre l’Europe et la Russie.

Ségolène Royal : renaissance au Sénat !

Ségolène Royal : renaissance au Sénat !

 

 Il faut croire que la politique est une sorte de drogue douce certes moins dangereuse que d’autres mais dont l’addiction ne peut être contestée. Pour preuve,  Ségolène Royal âgée de presque 70 ans envisage une candidature au Sénat au titre des Français de l’étranger. Bref celle qui a déjà accumulé nombre de responsabilités -et de pensions qui l’accompagnent- pourra ainsi tranquillement être assurée d’ un plan de charge politique jusqu’à presque 80 ans dans le confortable palais du Luxembourg qui abrite les sénateurs.

 

En plus sa liste sera citoyenne déclare-t-elle. On voit mal ce qui peut être citoyen dans un mode d’élection indirecte où ce sont les grands élus qui s’arrangeant en famille pour élire des sénateurs sans jamais presque rendre compte d’ailleurs à leurs  électeurs.

 

On  ne peut être que dubitatif devant cette soif jamais assouvie de responsabilité et de pouvoir d’une responsable qui aura donc passé toute sa vie dans des fonctions politiques et qui pourtant s’affirme comme l’égérie d’un mouvement appelé désir d’avenir. À 70 ou 80 ans, la prétention peut paraître un peu obsolète.

 

États-Unis : retour au Conseil des droits de l’homme de l’ONU

États-Unis : retour  au Conseil des droits de l’homme de l’ONU

 

Changement radical des États-Unis vis-à-vis de l’ONU concernant le conseil des droits de l’homme (après un départ il y a trois ans)  et cela dans un contexte de montée des dictatures et d’atteinte aux droits les plus fondamentaux dans de nombreux pays.

Trump a démissionné du Conseil des droits de l’homme en 2018 – il a quitté aussi nombre d’organisations internationales.

Le secrétaire d’État Antony Blinken annoncera lundi que les États-Unis retourneront au conseil basé à Genève en tant qu’observateur, a déclaré dimanche un haut responsable du département d’État.

«Nous avons l’intention de le faire en sachant que le moyen le plus efficace de réformer et d’améliorer le Conseil est de s’engager avec lui selon des principes», a déclaré le responsable.

«Nous savons que le Conseil a le potentiel d’être un forum important pour ceux qui luttent contre la tyrannie et l’injustice dans le monde. En étant présents à la table, nous cherchons à le réformer et à faire en sorte qu’il puisse être à la hauteur de ce potentiel », a déclaré le responsable.

Le plan a été rapporté pour la première fois par l’Associated Press.

L’Assemblée générale des Nations Unies, composée de 193 membres, doit élire de nouveaux membres au conseil plus tard cette année. Les membres sont élus pour trois ans et ne peuvent servir plus de deux mandats consécutifs. Les candidats sont élus au scrutin secret par groupes géographiques pour assurer une représentation uniforme.

La prochaine session du conseil de 47 membres basé à Genève doit commencer plus tard ce mois-ci.

Sondage Sécurité: 17 % seulement font confiance au gouvernement

Sondage Sécurité: 17 % seulement font confiance au gouvernement

Selon le dernier baromètre Fiducial-Odoxa que dévoile Le Figaro, seuls 17 % de nos concitoyens déclarent lui faire encore confiance en matière de cambriolages et d’agressions. Soit une chute de 12 % par rapport à juillet dernier.

 

La multiplication des faits divers qui ont défrayé la chronique et choqué l’opinion n’est pas étrangère à cette évolution, l’une des emblématiques affaires en date étant la vidéo du tabassage, par une bande, du jeune Youriy, laissé pour mort dans le 15e arrondissement de Paris.

 

Plus les Français sont jeunes et modestes, moins l’image des policiers est positive. En effet, si 62 % des 18-24 ans, 65 % des 25-34 ans et 68 % des revenus inférieurs à 1 500 € en ont une bonne opinion, ils sont 87 % chez les 65 ans et plus et 80 % chez les revenus supérieurs à 3 500 €.

 

Les enquêtés estiment que les effectifs chargés d’assurer leur sécurité ne disposent pas des moyens nécessaires pour accomplir leurs missions (78 %) et qu’ils ne sont pas assez formés (72 %). L’enquête Fiducial-Odoxa laisse en outre apparaître que 52 % de nos concitoyens jugent qu’ils sont suffisamment «contrôlés et encadrés» par l’Inspection générale de la police nationale (IGPN, «police des polices»).

Le  baromètre révèle que 83 % d’entre eux jugent que «les condamnations ne sont pas suffisamment sévères» et ils sont 83 % à estimer qu’elles «ne sont pas bien appliquées». Résultat, pour 88 % des Français, la réponse pénale n’est pas efficace pour éviter la récidive.

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