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Crise écologique : le réemploi à privilégier par rapport au recyclage

Crise écologique : le réemploi à privilégier par rapport au recyclage

 

La lutte contre la pollution plastique est la grande absente du projet de loi sur l’économie circulaire, dénoncent, dans une tribune au « Monde », les responsables des ONG engagées dans la transition écologique et solidaire. (Extraits)

 

Tribune. 

 

En préambule de la loi antigaspillage et économie circulaire qui est débattu, mardi 17 septembre au Sénat, le gouvernement a établi le constat suivant : « Les citoyens français sont en colère contre le gaspillage des ressources, la surconsommation de plastiques, l’obsolescence programmée des produits et l’impossibilité de réparer leurs biens. »

Pour les ONG engagées dans la transition écologique et solidaire, ce texte présenté comme un véritable tournant écologique du quinquennat, n’est pour l’instant pas à la hauteur des enjeux. Elles appellent les parlementaires à ne pas réduire l’économie circulaire au recyclage des matériaux et à agir pour une économie inclusive qui préserve véritablement nos ressources et permette de lutter contre le dérèglement climatique.

Depuis la présentation du projet de loi, le gouvernement communique largement sur deux mesures emblématiques : le retour de la consigne sur les bouteilles et l’interdiction de destruction des invendus non alimentaires. Sur la consigne, les Français plébiscitent le retour du modèle qu’ils ont connu, qui permet le réemploi de l’emballage en verre et donc la réduction de la production de déchets. Nous souhaitons que la loi donne la priorité au réemploi et sommes opposés au modèle visant uniquement le recyclage des bouteilles en plastique et canettes en aluminium, qui nous maintient dans l’ère du tout jetable.

Le gouvernement communique sur des objectifs ambitieux de « 100 % de plastiques recyclés » et de « zéro plastique rejeté en mer d’ici 2025 », mais il n’inscrit pas ces objectifs dans la loi

Concernant l’interdiction de détruire les invendus non alimentaires, nous déplorons que le projet actuel laisse la porte ouverte au recyclage de produits neufs au lieu d’en assurer la réutilisation de façon systématique. Ces mesures se veulent emblématiques mais ne répondent pas à l’urgence d’endiguer le gaspillage de nos ressources et de lutter contre le changement climatique.

Par ailleurs, le réemploi est en mesure de favoriser le lien social et l’inclusion autour d’activités locales. La seule réponse industrielle ne peut suffire à produire les leviers nécessaires pour faire face à la crise écologique. Ce texte doit favoriser et accompagner la puissance de l’engagement local des citoyens, privilégier des projets porteurs de sens plus que de bénéfices, et œuvrer à la réduction des inégalités par le développement d’associations impliquées sur les questions environnementales et sociales.

Brexit: Boris Johnson joue au poker menteur

Brexit: Boris Johnson joue au poker menteur

 

Alors que les négociations sont pratiquement toujours au point mort entre Boris Johnson et l’union européenne, le Premier ministre britannique ne cesse de claironner qu’il est en capacité d’arracher un nouvel accord et qu’il ne demandera jamais un report de la date du Brexit. Il s’agit évidemment de la part de Boris Johnson d’un poker menteur pour se positionner favorablement dans l’électorat britannique. Il veut faire porter le chapeau de l’échec des négociations à l’union européenne, montrer qu’il est le meilleur défenseur des intérêts du Royaume-Uni et provoquer des élections internes qui lui permettent de disposer d’une majorité qui aujourd’hui lui fait défaut. Le problème c’est que juridiquement et politiquement Boris Johnson est ficelé par son parlement (actuellement mis en congé !).

Il ne peut pas décider d’un Brexit  dur sans accord et ne peut pas non plus pour l’instant décider de nouvelles élections. Bref pour l’instant Boris Johnson fait surtout du Trump avec des déclarations un peu surréalistes. Pourtant pour l’union économique estime Londres n’a pas encore proposé de solution satisfaisante pour un nouvel accord sur le Brexit, a annoncé lundi la Commission à l’issue d’une rencontre entre le président de l’exécutif européen Jean-Claude Juncker et le Premier ministre britannique Boris Johnson à Luxembourg.

« Le président Juncker a rappelé qu’il était de la responsabilité du Royaume-Uni d’apporter des solutions juridiquement opérationnelles qui soient compatibles avec l’accord de retrait », a indiqué la Commission dans un communiqué.

« Le président Juncker a souligné la disposition de la Commission à examiner si de telles propositions remplissent les objectifs du backstop (filet de sécurité irlandais, NDLR). De telles propositions n’ont pas encore été faites ».

De son côté, le Premier ministre britannique a à nouveau affirmé qu’il n’y aurait pas de report du Brexit et que son pays sortirait bien de l’Union européenne le 31 octobre prochain. 

Municipales Paris : Hidalgo en tête …….au 1er tour (sondage)

Municipales Paris : Hidalgo en tête …….au 1er tour (sondage)

 

Hidalgo serait bien en tête au premier tour mais pourrait être battu dans le cas d’un accord entre Griveaux et Villani au second tour. Hidalgo  remporterait 24% des suffrages au premier tour si jamais les élections devaient se dérouler ce dimanche, selon le sondage réalisé en ligne entre le 9 et le 12 septembre. Elle dépasserait largement la tête de liste de La République en marche, Benjamin Griveaux, très affaibli par la candidature dissidente du mathématicien Cédric Villani. Le parti de la majorité présidentielle recueillerait 17% des voix, la liste de Cédric Villani 15% des voix.

La liste des Républicains, menée par Rachida Dati, maire du 7e arrondissement de Paris, récolterait 14% des suffrages et celle d’Europe Ecologie Les Verts, conduite par David Belliard, 13%.

Gaspard Gantzer – crédité de 1% dans ce sondage – a fait part de son désintérêt dans un tweet où on le voit rire aux éclats. Il dit s’en «tamponner» et prédit que les pronostics seront déjoués .

 

« La démocratie menacée au Royaume-Uni »

« La démocratie menacée au Royaume-Uni  »

 

La démocratie au Royaume-Uni se trouve menacée du fait du Brexit. En effet, le pays qui a vu naître la démocratie vient d’ouvrir la porte à l’autoritarisme en portant Boris Johnson à la tête du pays. Pauline Schnapper et Emmanuelle Avril, professeures de civilisation britannique, soulignent « l’absence de garde-fous efficaces pour contrer la dérive autoritaire du premier ministre ». (Tribune du monde–extrait)

« Après une folle semaine à Londres, qui a vu Boris Johnson faire passer en force une suspension du Parlement, se faire imposer une loi exigeant une demande d’extension de trois mois avant une sortie de l’Union européenne si aucun accord n’était trouvé à Bruxelles d’ici là, vingt et un parlementaires conservateurs modérés se faire exclure du parti et des démissions spectaculaires, dont celle du propre frère du premier ministre, Jo Johnson, l’incertitude sur ce qui pourrait se passer d’ici au 31 octobre reste entière. La tentative de coup de force du nouveau premier ministre, qui annonce vouloir sortir coûte que coûte, alors que le Parlement, divisé par ailleurs sur à peu près tout, a clairement fait savoir son opposition à une sortie sans accord, s’est en tout cas retournée contre lui.


Du côté de Bruxelles, la volonté proclamée de renégocier l’accord conclu en novembre 2018 avec le gouvernement de Theresa May se heurte à la réalité répétée par les Vingt-Sept : il n’y a pas de solution alternative au « backstop », qui prévoit le maintien du Royaume-Uni dans l’union douanière, le temps qu’un accord sur la relation future avec l’Union européenne soit conclu, pour empêcher le rétablissement d’une frontière en Irlande. Il n’y a donc à peu près aucune chance de percée significative à Bruxelles d’ici au prochain conseil européen le 17 octobre.

 

Dès lors, l’étau se resserre sur Boris Johnson, qui a essuyé six défaites à la Chambre des communes et n’a pas réussi à provoquer de nouvelles élections, faute de soutien de l’opposition (puisque depuis 2011 le Parlement ne peut être dissous avant terme que par une majorité des deux tiers des parlementaires). Les partis d’opposition veulent être certains qu’une éventuelle élection, devenue inévitable, aura bien lieu après le 31 octobre, ainsi qu’une nouvelle demande de report de la sortie de l’UE. Le Parti travailliste, par ailleurs, qui ne profite guère dans les sondages de la crise actuelle, aurait sans doute intérêt à éviter une campagne électorale qui se jouerait sur la seule question du Brexit….. »

 

 

Marine Le Pen favorite au RN pour 2022

Marine Le Pen favorite au RN  pour 2022

 

C’est une bonne et une mauvaise nouvelle pour Marine Le Pen qui dans un sondage auprès des sympathisants du rassemblement national devance sa nièce Marion Maréchal pourtant jugée plus sympathique. La bonne nouvelle c’est que Marine Le Pen est confortée dans ses intentions de représenter le rassemblement national en 2022. La mauvaise nouvelle c’est que sauf événement imprévu tous les sondages démontrent qu’elle serait battue par Macron. La candidature de Marine Payne constituant même une assurance tous risques pour Macron. 33% des 1002 Français interrogés se disent prêts à voter pour le Rassemblement national à la prochaine présidentielle, selon le dernier sondage de l’institut Elabe pour BFMTV. Dans cette hypothèse, Marine Le Pen est plébiscitée par 25% des Français interrogés et par 69% des sympathisants du Rassemblement national.

Auprès de ses électeurs, la présidente du Rassemblement national bénéficie d’une meilleure popularité que sa nièce, Marion Maréchal, qui lui reconnaissent une meilleure proximité avec ses électeurs (96% contre 77%) et de meilleures idées pour la France (97% contre 81%).

Elabe pour BFMTV – Auprès des sympathisants du RN, Marine Le Pen devance Marion Maréchal pour la prochaine présidentielle.

D’une manière générale, les Français voient Marine Le Pen comme une femme dynamique (62%), courageuse (58%) et ayant la volonté de vraiment changer les choses (53%). Elle leur paraît toutefois autoritaire (78%), arrogante (65%) et inquiète 59% des Français. Marion Maréchal apparaît moins clivante, notamment sur ses traits de personnalité.

Elle est jugée moins autoritaire (55%, -23 points par rapport à Marine Le Pen), moins arrogante (53%, -12), elle inquiète moins (50%, -9) et est perçue plus sympathique (46%, +14) et plus sincère (42%, +6).

 

 

Sondage mené sur un échantillon de 1002 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus. La représentativité de l’échantillon a été assurée selon la méthode des quotas appliquée aux variables suivantes: sexe, âge et profession de l’interviewé après stratification par région et catégorie d’agglomération. Interrogation par Internet les 10 et 11 septembre 2019.

Brexit: encore la démission d’une ministre au Royaume-Uni

Brexit: encore la démission d’une ministre au Royaume-Uni

 

 

Indiscutablement le Royaume-Uni n’en finit pas de s’enfoncer dans la crise politique. Avec la démission de la ministre du travail opposée au Brexit  sans accord que veut imposer Boris Johnson, c’est le 19e ministre qui démissionne. Autant dire que c’est la décomposition progressive du système politique. Boris Johnson a au moins raison sur un point, compte tenu des contradictions entre partis et à l’intérieur des partis, des élections sont incontournables. Pas sûr cependant qu’elles permettent  de dégager une majorité stable et cohérente même si pour l’instant dans les sondages les conservateurs semblent faire la course en tête. Ces élections auraient au moins l’avantage de reporter sans doute aux calendes grecques la date du Brexit. Il faudra en effet soit reprendre les négociations à zéro, soit accepter l’accord passé entre l’union européenne et Teresa May.  Le problème de Boris Johnson c’est que pour l’instant il ne dispose plus de majorité pour soutenir ses positions ;

 

L’opposition peut désormais faire barrage au «no deal» envisagé par Boris Johnson le 31 octobre en cas de (probable) échec des négociations avec Bruxelles. Boris Johnson est d’une certaine manière pris au piège par le texte adopté par la chambre des communes». Le texte prévoit que, si Boris Johnson ne parvient pas à négocier un nouvel accord à Bruxelles ou s’il ne parvient pas à faire voter un «no deal» (option pour laquelle il n’y a pas de majorité à la Chambre des communes), il sera obligé de demander à Bruxelles un report au 31 janvier 2020.

 

Boris Johnson  a essayé  de contre-attaquer en tentant de faire voter des élections anticipées. La tentative échouée. Alors qu’il lui fallait obtenir les deux tiers des voix du Parlement, la participation des travaillistes, nécessaire pour réunir autant de suffrages, n’est pas au rendez-vous, le Labour craignant un piège de «BoJo» pour faire passer en douce un «no deal». Autre possible raison: d’après les sondages, une majorité de

 

Face au blocage politique complet entre le gouvernement et le parlement, Boris Johnson a annoncé qu’il organisera, lundi 9 septembre, un nouveau vote pour organiser des élections anticipées. «Je préférerais être mort au fond d’un fossé» que de demander un nouveau report à Bruxelles, proclame «BoJo».

 

Dernier rebondissement, samedi soir 7 septembre, la ministre britannique chargée du Travail et des Retraites, Amber Rudd, historiquement europhile, mais qui avait accepté malgré tout de faire partie du gouvernement de Boris Johnson, a annoncé sa démission, dénonçant un «assaut à la décence et à la démocratie» pour qualifier l’exclusion de 21 conservateurs «rebelles». Ce départ illustre bien la situation du parti conservateur qui, en privilégiant la voie du «no deal», semble contenter ses militants et ses électeurs, mais clive au sein de ses cadres, moins eurosceptiques, ce qui s’était déjà vu lors du référendum 2016 et ce qui se voit toujours parmi les «MP» (membres du Parlement, NDLR).

 

Chômage Europe au plus bas…. Grâce à la précarité

Chômage Europe au plus bas….  Grâce à la précarité

Avec que 6,3 % de taux de chômage, on atteint le plus bas niveau en Europe depuis 2000. D’une certaine manière, c’est un paradoxe puisque  dans le même temps la croissance de l’union européenne ne cesse de se tasser. Ainsi en zone euro il ne faut guère espérer plus de 1 % d’augmentation du PIB en 2019. Les taux de chômage doivent être cependant relativisés car si effectivement depuis plusieurs années le chômage européen tend à diminuer, c’est au prix d’une certaine précarité des emplois (emplois indépendants, CDD, intérim et petits boulots). précisé Destatis, l’institut fédéral de la statistique.

La multiplication des contrats courts ou des contrats « zéro heures » comme en Allemagne ou au Royaume-Uni favorise la précarisation de l’emploi et la polarisation du marché du travail dans ces pays.

. Selon les derniers chiffres communiqués par le service de statistiques Eurostat ce vendredi 30 août, le taux de chômage sur le Vieux continent s’est établi à 6,3% en moyenne au sens du Bureau international du travail (BIT) en juillet dernier. Il est resté stable par rapport au mois de juin et en diminution par rapport à juillet 2018 (6,8%). C’est le niveau le plus faible enregistré depuis le début de la mise en place de la série sur le chômage en 2000.

Du côté de la zone euro (19 États-membres), le taux de chômage corrigé des variations saisonnières s’est établi à 7,5% au même niveau qu’en juin. Les statisticiens de la Commission européenne évaluent que 15,6 millions de personnes étaient au chômage en juillet sur l’ensemble du continent. Malgré le ralentissement de l’économie dans la zone monétaire et la multiplication des craintes de récession des deux côtés de l’Atlantique, le taux de chômage se porte bien. Plusieurs signaux comme la stabilisation de la baisse depuis mai dernier marque néanmoins un coup de frein des créations d’emplois.

Outre le chômage, la Commission européenne a maintenu ses prévisions de croissance pour 2019 et 2020 à 1,4% et 1,6% mais en net retrait par rapport à 2018 (1,9% et 2%). L’économie allemande s’est contractée au deuxième trimestre en raison d’une chute des exportations, conséquence de la dégradation de la demande étrangère et de la montée des barrières douanières, montrent les statistiques publiées en début de semaine. Le produit intérieur brut (PIB) de la première économie européenne a reculé de 0,1% après une croissance de 0,4% sur les trois premiers mois de l’année, a précisé Destatis, l’institut fédéral de la statistique.

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Sur un an, le chômage a diminué dans une grande majorité de pays (25) alors qu’il a augmenté au Luxembourg (5,6% à 5,7%) en Lituanie (de 6,1% à 6,4%) et en Suède (de 6,3% à 6,8%). L’office de statistiques note que  »les baisses les plus marquées ont été observées en Grèce (de 19,4% à 17,2% entre mai 2018 et mai 2019), en Croatie (de 8,4% à 7,1%), à Chypre (de 8,3% à 7,0%) ».

Affaire Sarkozy-Kadhafi : échec au juge Tournaire (Hervé Gattegno , Avocat de Sarkozy et directeur du JDD) !!!

  • Affaire Sarkozy-Kadhafi : échec au juge Tournaire (Hervé Gattegno , Avocat de Sarkozy et directeur du JDD) !!!

 

  • Encore un papier très surprenant de la part du JDD pour démontrer l’innocence de Sarkozy dans l’affaire du financement de campagnes électorales par Kadhafi. En plus un papier signé par le directeur de rédaction lui-même, Hervé Gattegno, macroniste convaincu et qui ne se cache pas de ses relations avec un Sarkozy qui de fait  apporte sa caution à Macron. Ce papier mérite la lecture et interroge évidemment sur l’éthique de la ligne éditoriale de ce journal

 

  • «

« Le juge Serge Tournaire …. n’a pas réussi à clore le plus sensible et le plus controversé de ses dossiers : celui du prétendu financement libyen de l’ancien président. Promu doyen des juges d’instruction de Nanterre (Hauts-de-Seine), où il s’installera dès lundi, il s’est privé de vacances tout l’été dans l’espoir d’ultimes découvertes probantes, en vain.

 

Serge Tournaire laisse à la juge Aude Buresi, qui l’assistait jusqu’à présent, la lourde tâche de conclure une enquête désormais dans l’impasse.

Le récit de Takieddine contredit par Hortefeux et Senoussi

Mercredi, l’intermédiaire franco-libanais Ziad Takieddine, dont les affirmations (quoique contradictoires) ont largement orienté l’instruction, a été interrogé une nouvelle fois. Selon son entourage, il a réitéré ses accusations, prétendant avoir livré des fonds pour la campagne de 2007 et avoir été le témoin de la remise par Brice Hortefeux à Abdallah Senoussi, bras droit de Kadhafi, du numéro d’un compte à alimenter. Double problème : son récit est contredit par Hortefeux comme par Senoussi ; et les investigations bancaires montrent que des virements sont bien partis de Libye (6 millions d’euros au total), mais que Takieddine a gardé l’argent pour lui. »

 

Le JDD devrait quand même préciser que récemment Hortefeux a été impliqué dans des sondages plus ou moins bidon de l’Élysée  l’époque de Sarkozy. Hortefeux et d’autres dans l’entourage de Sarkozy sont soupçonnés de détournement de fonds. De quoi douter de  la validité des témoignages de tels personnages.

 

Croissance France : 0,3% au lieu 0.2% de au second trimestre ! Intox ?

Croissance France : 0,3%  au lieu 0.2% de au second trimestre ! Intox ?

 

Petit miracle statistique ou opération pédagogique, l’INSEE a annoncé une croissance de 0,3 % au second trimestre au lieu de 0,2 %. La différence est infime et dépend notamment du calendrier et des arrêtés comptables. Pourtant,  la consommation des ménages n’a progressé que de 0,2 % au lieu de 0,3 %. On avait  déjà fait le même coup de l’optimisme concernant l’emploi en annonçant une amélioration. En fait, il n’y avait eu que 30 000 créations d’emplois (pour 5à 7 millions de chômeurs) alors que dans le même temps le halo du chômage (ceux  qui ne recherchent pas vraiment un emploi) atteignait  aussi 30 000. La différence de croissance de 0,1  % permet au gouvernement d’affirmer la bonne résistance voire  la bonne santé de l’économie française. Pourtant dans les secteurs de l’alimentaire et des biens manufacturés, la consommation des Français a reculé au cours de ce second trimestre.  En Europe, les craintes de récession se multiplient de l’autre côté du Rhin après une fin d’année très difficile pour le moteur industriel allemand et un premier semestre décevant. L’économie allemande s’est légèrement contractée au deuxième trimestre, avec un recul de 0,1% du PIB par rapport aux trois mois précédents, freiné par les moindres performances de son économie extérieure. En Italie, la situation économique n’est guère meilleure. Après une « récession technique » au second semestre 2018 (avec un recul de 0,1% sur les deux trimestres), l’Italie a connu une croissance nulle de son PIB sur les six premiers mois de 2019 alors que la péninsule est encore plongée dans une crise politique majeure.

L’économie tricolore a été dopée par ses moteurs traditionnels. Dans le détail, la demande intérieure a contribué à hauteur de 0,4 point de la valeur ajoutée au cours du second trimestre. Si les dépenses de consommation des ménages ont marqué le pas (0,2% au T2 contre 0,3% au T1), l’investissement est reparti à la hausse.

Selon l’organisme basé à Montrouge, la consommation des Français a reculé dans l’alimentaire et les biens manufacturés. Les achats de services ont quant à eux progressé de 0,5%, soit le même rythme qu’au trimestre précédent.

Du côté des investissements, ils ont particulièrement bondi chez les ménages passant de 0,1% à 0,8% entre les deux premiers trimestres de l’année. Les administrations publiques ont également dopé leurs dépenses d’investissement entre avril et juin tout comme les entreprises non financières.

Souvent considéré comme un point noir de l’économie hexagonale, le commerce extérieur a contribué de manière légèrement positive au PIB (0,1 point) au cours du second trimestre après avoir plombé l’activité entre janvier et mars (-0,3 point).

Les importations ont reculé de 0,2% entre avril et juin après avoir bondi en début d’année (1,1%). Dans le même temps, les exportations ont stagné en rythme après avoir été dynamiques en fin d’année 2018 (1,8%) et atones entre janvier et mars (0,1%). Les variations de stocks, enfin, ont pesé négativement sur l’activité, amputant la croissance de 0,2 point de PIB après l’avoir dopé de 0,3 point lors du premier trimestre.

Malgré ces nouvelles favorables pour les entrepreneurs, le moral des chefs d’entreprise est loin d’être au beau fixe en raison notamment de l’environnement international

« Non au retour de Poutine au G8″ (Trudeau président du Canada)

« Non au retour de Poutine au G8″  (Trudeau président du Canada)

 

Il est clair que les pays occidentaux ont mal digéré l’annexion de la Crimée par la Russie. Une digestion douloureuse qui n’a d’ailleurs appelé pratiquement aucune réplique à la hauteur de l’enjeu. S’y est ajouté l’annexion de fait  de certaines zones de l’est de l’Ukraine. La c’est la goutte d’eau qui a fait déborder le vase. L’union européenne en particulier a pris des sanctions économiques contre la Russie et Poutine a été exclue du G8. Récemment Macron a prit l’initiative d’envisager le retour de la Russie dans le G8 sous réserve de discussions et de négociations concernant l’est de l’Ukraine. Sans doute pour contrer Macron, trame j’ai dit favorable immédiatement et sans condition à la réintégration de Poutine. La position du Canada sur le sujet est plus courageuse : pas question de réintégrer la Russie tant que celle-ci n’aura pas libéré la région de l’Est ukrainien. Il ne s’agit même pas de discussions, Trudeau le président canadien veut une libération sans condition et sans négociation.

« La violation par la Russie du droit international en envahissant la Crimée et en annexant le Donbass, et en continuant à soutenir la guerre (dans cette région de l’est ukrainien), ne nous laisse pas le choix, c’est pour ça qu’elle est exclue » du groupe des huit pays les plus industrialisés, a déclaré en conférence de presse la ministre canadienne des Affaires étrangères.

« Nous n’appuyons pas l’idée que la Russie soit réinvitée », a abondé à la presse une source gouvernementale canadienne. Au-delà de la question ukrainienne, se pose vis-à-vis de la Russie le bien-fondé d’une éventuelle réintégration dans le G8. En effet le principe des réunions du G7 est de rassembler les grands pays démocratiques. Peut-on vraiment parler de démocratie dans un pays qui pratique toujours les méthodes du KGB en liquidant les opposants et en interdisant l’accès à la candidature pour les élections. ?

 

Erdogan provoque l’union européenne en continuant ses forages au large de Chypre

Erdogan  provoque l’union européenne en continuant ses forages au large de Chypre

 

Les immenses réserves de gaz au large de Chypre attisent les convoitises de la Turquie qui a entamé des forages en dépit de la législation internationale. L’Europe a évidemment réagi pour contester cette décision unilatérale de la Turquie. Cependant Erdogan qui ne se fait plus beaucoup d’illusions sans doute sur son entrée dans l’union européenne a déclaré qu’il continuerait d’exploiter cette ressource. Le problème est évidemment complexe puisqu’en fait Chypre et coupée en deux et que la république indépendante de ne couvre  que les deux tiers du territoire, l’autre partie étant  sous tutelle de fait  de la Turquie.

«L’UE qui a annoncé de prétendues mesures contre la Turquie. ne nous nuit pas à nous mais à elle-même», a affirmé Recep Tayyip Erdogan lors d’une conférence de presse à Ankara, retransmise à la télévision. «Nous poursuivons nos activités d’exploration et continuerons à le faire avec une détermination inchangée», a ajouté le chef d’Etat.

 

Bruxelles a adopté à la mi-juillet une série de mesures politiques et financières visant à sanctionner la poursuite de ces forages réalisés illégalement par la Turquie dans les eaux territoriales de Chypre malgré ses mises en garde. La mesure la plus lourde est une coupe de 145,8 millions d’euros dans les fonds européens dont devait bénéficier la Turquie en 2020.

La découverte ces dernières années de gigantesques gisements gaziers en Méditerranée orientale a aiguisé l’appétit de Chypre et de la Turquie, déclenchant un conflit entre ces deux Etats. Ankara, qui a déjà envoyé plusieurs navires de forage protégés selon elle par l’armée, estime que les ressources devraient être équitablement divisées entre les deux pays. Chypre rejette catégoriquement cette hypothèse, la jugeant «inacceptable».

Pénuries au Royaume-Uni en cas de Brexit : blocages de camions et pénurie à prévoir

Pénuries au Royaume-Uni en cas de Brexit : blocages de camions et pénurie à prévoir

 

- Le Royaume-Uni sera confronté à des pénuries de nourriture, d’essence et de médicaments en cas de sortie de l’Union européenne sans accord, avec des blocages dans les ports et le rétablissement d’une frontière physique en Irlande, selon des documents officiels publiés par le Sunday Times.

Dès lors que le Royaume-Uni aura quitté sans aucun accord que le Royaume uni aura quitté sans aucun accord l’union européenne, inévitablement le régime douanier sera changé, en clair la libre circulation sera empêchée et des milliers de camions seront bloqués par des contrôles aussi bien du côté Royaume-Uni que du côté de l’union européenne. Certes l’union européenne souffrira car les échanges qui s’effectuent dans les deux sens mais pour le Royaume uni , la plus grosse partie des importations est en provenance d’Europe . le t problème c’est que nombre de camions risquent d’être bloqués pendant des jours voire des semaines et que peu d’opérateurs logistiques pourront supporter les frais de ces immobilisations. Non seulement les camions seront bloqués mais on aura des difficultés à trouver des transporteurs. D’où des risques de pénuries notamment de nourriture, d’essence et de médicaments.

Selon les documents publiés par le Sunday Times, jusqu’à 85% des camions qui traversent la Manche “pourraient ne pas être prêts” pour les autorités douanières françaises, ce qui signifie que des perturbations dans les ports pourraient durer jusqu’à trois mois avant une éventuelle amélioration du trafic.

Ces prévisions du gouvernement britannique ne présentent pas le scénario du pire, mais bien les répercussions les plus probables d’un Brexit sans accord.

Une version démentie par Michael Gove, ministre chargé des préparatifs du divorce. Ces documents, a-t-il dit sur Twitter, décrivent la pire des situations et des “mesures très significatives ont été prises ces trois dernières semaines pour accélérer la préparation du Brexit”.

Au Brésil : quatre fois plus de déforestation et des pesticides en masse.

Au Brésil : quatre fois plus de déforestation et des pesticides en masse.

 

Le nouveau président  brésilien, Bolsonaro se lance dans une folle course à l’ultralibéralisme notamment dans le domaine agricole. Ainsi par exemple,  il a permis une accélération considérable de la déforestation qui a été multipliée par quatre. De la même manière, il a autorisé plus de 250 nouveaux produits chimiques de type insecticide et déclassifié nombreux de produits précédemment considérés comme dangereux. Bref c’est avec ce pays que la France a accepté l’accord commercial CETA pour  gouverner les relations commerciales entre l’union économique d’une part et le Brésil, l’Argentine, le Paraguay et Uruguay d’autre part. Les conceptions environnementales et sanitaires sont pourtant très différentes entre la France et le Brésil. Pour le gouvernement de Bolsonaro, climatosceptiques notoire, ces chiffres de déforestation  ne « correspondent pas à la réalité« . Les dernières données de l’INPE faisaient état d’une augmentation de 88% de la déforestation au Brésil en juin par rapport à ce qui avait été recensé pour le même mois l’année dernière. Les zones déforestées atteignent 6.833 kilomètres carrés sur les 12 mois écoulés, en augmentation de 40%, selon le même organisme.

Le gouvernement Bolsonaro a limogé récemment le directeur de l’INPE, Ricardo Galvao, accusé de fournir de fournir des chiffres « mensongers » pour « faire le jeu des ONG ». Pour le chef de l’Etat, climato-sceptique notoire, les données montrant une augmentation récente de la déforestation « ne correspondent pas à la réalité » et « portent préjudice à l’image du Brésil ».

La déforestation au Brésil en juillet a été quasiment quatre fois supérieure au même mois de 2018, selon des chiffres officiels publiés mardi. Cela confirme un état des lieux préoccupant mais mis en cause de façon régulière par le président d’extrême droite Jair Bolsonaro.

L’Institut national de recherche spatiale (INPE) brésilien, l’organisme public chargé de mesurer la déforestation en Amazonie, a fait état de 2.254 kilomètres carrés de zones déforestées dans le pays le mois passé, contre 596,6 kilomètres carrés en juillet 2018, soit une augmentation de 278% sur un an.

L’affaire Alstom : 1000 postes supprimés au lieu de 1000 créées

L’affaire Alstom : 1000 postes supprimés au lieu de 1000 créées

 

Socialement, le bilan est terrible, le pire c’est que la vente d’Alstom a été négociée par Macron qui en fait a bradé l’entreprise. C’est son principal conseiller au ministère qui a géré le dossier. Hugh Bailey, devenu responsable  des affaires publiques de GE France et  en avril 2019 directeur général de General Electric France.   Hugh Bailey, qui a rejoint GE en 2017, a la particularité d’avoir été conseiller pour les affaires industrielles et le financement à l’export au sein du cabinet d’Emmanuel Macron lorsque ce dernier était Ministre de l’Economie du gouvernement Valls entre l’été 2014 et l’été 2016. A l’époque, Emmanuel Macron avait piloté la vente de la branche énergie d’Alstom à General Electric, après avoir suivi le dossier de très près lorsqu’il était secrétaire général adjoint de l’Elysée auprès de François Hollande. Il y a plusieurs scandales dans ce dossier. D’abord celui du PDG Patrick Kron menaçé de poursuites judiciaires qui a liquidé Alstom électrique pour s’en débarrasser et qui au passage a touché un joli pactole. Le second scandale est lié  à la nomination du conseiller de Macron qui précisément a négocié la vente. Un pantouflage qui normalement est interdit. En réalité, la promesse de créer 1000 emplois était tout à fait illusoire et ne repose pas sur des dispositions juridiques. C’est une promesse politique soutenue par Macron. Au lieu de créer 1000 emplois on va en supprimer 1000.

Le géant américain General Electric a annoncé, mardi 28 mai, quelques jours après les élections européennes, envisager la suppression de plus de 1 000 postes en France. Dans le détail, le groupe américain, qui avait racheté en 2015 la branche énergie d’Alstom, envisage jusqu’à 792 suppressions de postes dans l’entité gaz et 252 dans celle dédiée aux fonctions supports, a précisé un porte-parole du groupe.

Emmanuel Macron était ministre de l’Economie au moment du rachat de la branche énergie d’Alstom par General Electric et il avait donné son feu vert. Aujourd’hui, ce rachat est pointé du doigt, notamment par Jean-Pierre Chevènement, ancien maire de Belfort :  »Il est apparu que cet accord soi-disant équilibré ne l’était pas. Il n’y avait pas égalité entre Alstom d’une part et General Electric de l’autre. Il y avait trois coentreprises où Alstom était en position minoritaire. Donc, il y a eu des erreurs à l’époque, a-t-il affirmé au micro de franceinfo. Après son rachat en 2015 de la branche énergie d’Alstom, General Electric s’était engagé à créer un millier d’emplois en France. Mais ces derniers n’ont jamais vu le jour. « A l’époque, Emmanuel Macron, qui était ministre de l’Economie, s’était engagé à soutenir l’emploi à Belfort, à être toujours présent aux côté des salariés », se souvient Damien Meslot, maire de Belfort.« Le ministre de l’Economie de l’époque était venu nous voir à Belfort pour nous dire, je cite : ‘Belfort a un avenir industriel. Votre activité a une importance stratégique pour la France et sera donc défendue. Vous pouvez compter sur moi’ », tient aussi à rappeler le député centriste Michel Zumkeller.

« Nous savons que le président de la République a rencontré le président de General Electric, Larry Culp, qui lui a fait part d’un projet de plan de licenciements. Emmanuel Macron a demandé que ce plan soit annoncé après les élections européennes », prévenait déjà Damien Meslot, le maire de Belfort, au micro de franceinfo, dès le 21 mai, alors que le plan de licenciements n’était qu’une rumeur insistante.

Alors que les syndicats de General Electric alertent les autorités depuis des semaines sur ce plan social, l’annonce de ces suppressions de postes est effectivement tombée deux jours après le scrutin.

J’espère que le président de la République et le gouvernement mettront la même énergie à créer de nouvelles activités à Belfort qu’ils en ont mis pour déplacer l’annonce du plan, après les élections européennes. Damien Meslotsur BFMTV

La secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’Economie a nié que l’Etat ait été mis au courant de ces suppressions d’emplois avant les élections européennes. « On n’était pas plus au courant que les personnes concernées », a soutenu Agnès Pannier-Runacher sur franceinfo. Il faut noter que General Electric nouvel actionnaire d’Alstom électrique, comme Bouygues ancien actionnaire font aussi parti des généreux donateurs de la campagne de Macon. Une enquête est en cours sur ce sujet mais comme la plupart des affaires de ce type elle risque de finir en eau de boudin.

Baisse insignifiante des demandeurs d’emploi au second trimestre

Baisse insignifiante des  demandeurs d’emploi au second trimestre

 

D’après les chiffres de pôle emploi le chômage aurait baissé de 0,4 % au second trimestre. C’est-à-dire l’épaisseur du trait ou encore la marge d’erreur possible compte tenu du nettoyage des listes d’inscrits à pôle emploi. Environ 20 000 chômeurs en moins de catégorie A sur un total d’environ 3,5 millions, c’est-à-dire à peu près rien. Pôle emploi convient quand même que le rythme de la baisse du nombre d’inscrits a marqué le pas par rapport aux deux trimestres précédents. On voit mal comment il pourrait en être autrement compte tenu de l’évolution de la conjoncture qui va se caractériser pour la France par une toute petite croissance de l’ordre de 1,2 %. En outre,  cette très légère diminution du nombre de chômeurs est également liée à la baisse du nombre d’actifs, aussi aux mesures annoncées quant au durcissement des conditions d’accès aux indemnités chômage. . Le nombre de demandeurs d’emploi de catégorie A, c’est à dire sans activité, aurait donc  diminué de de 0,4% entre les mois d’avril et juin et de 1,9% sur un an selon les derniers chiffres publiés par Pôle emploi et le service de statistiques du ministère du Travail ce jeudi 25 juillet. A la fin du second trimestre, les personnes en catégorie A étaient 3,37 millions contre 3,391 au trimestre précédent. En 2018, à la fin du deuxième trimestre, elles étaient 3,443 millions à l’échelle de la France métropolitaine. Cette baisse est plus faible que lors des deux trimestres précédents (-0,7% au premier et -1,1% au dernier trimestre 2018).

Au niveau des catégories, les personnes inscrites à l’opérateur public, tenues de rechercher un emploi et pouvant exercer une activité ou non (A,B,C) sont également en baisse (-0,4%). Elles sont passées de 5,6 millions à 5,57 millions entre les deux premiers trimestres de 2019. Malgré ces indicateurs au vert, le nombre de personnes enregistrées à Pôle emploi reste massif. Sur l’ensemble des catégories, elles sont encore 6,55 millions fin juin contre 6,56 millions à la fin du mois de mars. Malgré cela les économistes de l’Insee anticipent une baisse du taux de chômage. Dans leur dernière note de conjoncture datée du 20 juin, ils expliquent que les créations d’emplois permettraient la poursuite du recul du taux de chômage. Lors d’un récent point presse, le responsable du département de la conjoncture, Julien Pouget, avait déclaré que « cette croissance française serait suffisante pour accentuer les dynamismes des créations avec plus de 240.000 créations nettes sur l’année après 182.000 l’an dernier. La population active tend à ralentir. Le taux de chômage continuerait de baisser pour s’établir à 8,3% en fin d’année 2019″. Or on voit mal comment les créations nettes d’emplois en 2019 pourraient être supérieures à celle de 2018 avec une croissance en baisse !

Popularité Macron : Grâce au JDD, ça remonte !

Popularité Macron : Grâce au JDD, ça remonte !

 

 

Grâce au JDD, la popularité de Macon remonterait Ce n’est pas la première fois que le JDD est en pointe pour prouver la remontée de Macron dans l’opinion. En général d’ailleurs, les sondages du JDD sont rapidement contredits par d’autres. Mais le JDD est la propriété de Bolloré l’un des plus fervents supporters de Macron. Le rédacteur en chef du JDD, Hervé Gattegno,  est un militant macroniste convaincu ; il faut le voir défendre Macon sur les chaînes d’info ! L’enjeu de ces sondages très influencés, c’est évidemment de créer l’opinion. Et comme pendant les vacances la moitié des journalistes sont absents des rédactions, tous les médias reprennent en chœur cette info.  Selon ce  sondage Ifop pour le Journal du Dimanche, le chef de l’État poursuivrait  remontée dans l’opinion, après avoir atteint son plus bas en décembre dernier.

La popularité d’Emmanuel Macron et Édouard Philippe a légèrement progressé (+2 points) en juillet par rapport à juin, à respectivement 32% et 36%, selon un sondage Ifop pour le Journal du Dimanche. Le journal reconnaît que

68% de Français restent cependant mécontents de l’action du président de la République, et 62% de celle de son chef de gouvernement (+1 point pour chacun). Tous les sondés ont un avis concernant le président, alors que 3% ne se prononçaient pas le mois dernier, et la part d’indécis concernant le chef du gouvernement a réduit aussi.

 

Enquête réalisée en ligne les 17 et 18 juillet, selon la méthode des quotas auprès d’un échantillon de 996 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus. Marge d’erreur de 1,4 à 3,1 point

La facture des Gilets jaunes : 0.1% du PIB ou l’évaluation économique au doigt mouillé !

La facture des Gilets jaunes : 0.1% du PIB ou l’évaluation économique au doigt mouillé !

 

 

D’après un rapport parlementaire, la facture des gilets jaunes représenterait 0,1 point du PIB. Une évaluation tout à fait fantaisiste qui permet évidemment de condamner un peu plus ce mouvement. Cette évaluation paraît d’autant plus curieuse que parallèlement nombres d’experts ont expliqué que précisément les 17 milliards accordés suite au mouvement des gilets jaunes ont permis de soutenir la consommation et ont rendu possible le sauvetage de la croissance en France qui pourrait atteindre entre 1,2 et 1,4% ( moyenne de 1 % dans la zone euro et au plus 0,5 % de l’Allemagne). Bien entendu,  il est difficile de soutenir que les perturbations, violences et destructions du mouvement des gilets jaunes puissent constituer un atout économique notamment pour le commerce de centre-ville où se sont déroulés des manifestations. Observons cependant que les installations détruites sont assurées et qu’elles seront remboursées. Reste évidemment le manque à gagner du fait de la fermeture des magasins. Encore une fois et surtout ces destructions sont à condamnable et ont d’ailleurs largement participé au discrédit du mouvement des gilets jaunes. Autant le Sénat est capable de sortir régulièrement des études approfondies autant celles de l’assemblée nationale paressent souvent superficielles  voire fantaisiste. D’abord il y a ce chiffre de 01 %. À ce niveau de précision mieux vaut ne pas indiquer de chiffre. Se pose surtout comme à chaque fois un problème méthodologique. Il faudrait en effet une période sans gilet jaune au même moment pour comparer avec la situation observée. Ce qui n’est évidemment pas possible. En outre il y a évidemment des reports et des décalages dans le temps, dans l’espace et dans les modalités des processus de vente. Une dernière précision pour les députés apprentis économistes, il y a paradoxalement des destructions, regrettables sans doute mais qui participent à l’augmentation de la croissance comme par exemple les accidents automobiles qui génèrent de l’activité dans les garages et même dans la construction.

Téléphone au volant : nouvelle sanction

  • Téléphone au volant : nouvelle sanction

 

Il est clair que nombre de nos contemporains, notamment les jeunes, manifestent une véritable addiction vis-à-vis du portable même pendant les moments de conduite d’une automobile. Officiellement environ 15 % seraient imputables à des fautes d’inattention notamment liée aux Smartphones. Ce chiffre est sans doute approximatif car il y a peu de conducteurs qui révèlent la responsabilité du portable. Du coup,  le gouvernement prépare actuellement une nouvelle disposition qui pourra déboucher sur la suspension du permis de conduire et le retrait immédiat en cas d’utilisation du Smartphone se combinant avec une autre infraction. Une sorte de demi-mesure puisqu’il faudra une seconde infraction pour réprimander l’usage du portable. Le problème devient en effet culturel puisque certains ne peuvent pas accepter de voir leurs smartphone écarté de leurs mains de plus de quelques centimètres et cela même parfois 24 heures sur 24. Il faudra sans doute trouver autre chose comme mesure de régulation. Par exemple des dispositifs rendant les portables inactifs pendant les périodes de conduite. Le Smartphone est en effet particulièrement dangereux du fait qu’il sollicite une grande partie de l’attention au détriment de la gestion des risques de la conduite. Au-delà de cette question de sécurité liée à l’utilisation du portable pendant la conduite, se pose la question d’une véritable pathologie des drogués du Smartphone

 

Au Brésil : Bolsonaro pour le travail des enfants !

Au Brésil : Bolsonaro pour le travail des enfants !

Le populiste extrémiste président brésilien Jair Bolsonaro soutient  le travail des enfants en se fondant sur le fait qu’il aurait travaillé dès l’âge de huit ans. Notons quand même que si le président brésilien appartenait à une famille ordinaire, son père était quand même dentiste. En outre,  c’est une chose de travailler quelques jours ou quelques semaines quand on est enfant et c’est  autre chose que d’être salarié permanent. Dans les pays développés, des enfants pouvaient occasionnellement aussi participer par exemple à des travaux agricoles. Mais ce qui est en cause au Brésil (et dans d’autres pays en développement)  c’est le fait que la productivité vient surtout de l’utilisation massive et permanente d’enfants. C’est sans doute pourquoi le président brésilien défend avec tant d’ardeur la compétitivité notamment des exploitations agricoles. Or cette position du président Brésilien est à mettre en corrélation avec l’accord récent dit Mercosur pour favoriser les échanges notamment agricoles entre les pays d’Amérique du Sud et l’union européenne. Comme d’habitude les propos du président brésilien sont particulièrement démagogiques et indignes « J’ai travaillé depuis l’âge de 8 ans en plantant du maïs, en cueillant des bananes (…) tandis que j’étudiais, en parallèle. Et aujourd’hui, je suis qui je suis….. ».

« Regardez, en travaillant à la ferme à 9 ou 10 ans, cela ne m’a pas du tout desservi. Quand un enfant âgé de 9 ou 10 ans travaille quelque part, il y a plein de monde pour dénoncer le ‘travail forcé’ ou le ‘travail des enfants’. Mais s’il est en train de fumer du crack, personne ne dit rien », a déclaré jeudi le président d’extrême droite.  »Le travail donne de la dignité aux hommes et aux femmes, peu importe l’âge », a-t-il poursuivi lors de son émission hebdomadaire en direct sur Facebook.

Ces déclarations ont déclenché de nombreux commentaires outrés sur les réseaux sociaux.  »C’est le meilleur exemple pour inciter un enfant à ne pas travailler, cela l’empêchera de devenir un adulte comme lui (Bolsonaro): avec autant de haine et d’incompétence. La place des enfants est à l’école », a notamment réagi sur Twitter le député du parti de gauche PSOL Marcelo Freixo.

Nombre de reçus au bac : trouver le bon équilibre politique !

Nombre de reçus au bac : trouver le bon équilibre politique !

Il ne sera pas facile pour le ministre de l’éducation de trouver le bon équilibre concernant les reçus au bac. En général, le nombre de reçus augmente régulièrement sans doute pour montrer aussi l’efficacité du système scolaire. Dans les années 1960, 60 % étaient reçus pour environ 90 % aujourd’hui. De nombreux experts de l’éducation constatent cependant une nette dégradation des niveaux. Cette année, le ministre de l’éducation doit en plus faire face à la grève de certains correcteurs. Il ne peut évidemment décevoir élèves et parents. En même temps, comme il prévoit une réforme assez importante des filières, il ne peut pas non plus afficher des résultats trop positifs qui pourraient nourrir des interrogations sur le bien-fondé de sa réforme. Il faudra donc trouver le juste équilibre politique !  Cette année, 743.200 candidats se sont présentés à la session de juin 2019 du baccalauréat, soit 7 800 de moins qu’en 2018. Une baisse qui touche en majorité les séries générales (54%) mais aussi les séries technologiques (21%) et la voie professionnelle (25%). Le nombre d’admis est lui aussi en baisse. Il diminue de 1,1 point par rapport à juin 2018 portant à 561 900 le nombre de candidats reçus à l’issue du premier groupe d’épreuves, soit 77,7% de réussite. Cela représente 14 300 d’élèves de moins que l’année dernière.

Concernant les filières générales, le nombre de reçus monte à 79,5% dans la filière générale, en baisse de 1,3 point. Plus précisément, le taux d’admis diminue sensiblement dans les séries ES et S (respectivement 77,5% soit – 1,3 et 80.3% soit – 2,1 points) mais il est en hausse dans la série L ( 81.5 soit + 1,6 point).

Pour le bac technologique 75,4% des élèves a réussi l’examen. Ce chiffre est lui aussi en baisse par rapport à 2018 (- 2,2 points). Le recul atteint 3,5 points en STI2D avec 78,0 % de candidats admis. Il est compris entre 1 et 2 points dans les séries STL, STMG, ST2S et STHR qui atteignent respectivement 79,6 %, 71,2 %, 79,5 % et 86,2 % de réussite à l’issue du premier groupe du baccalauréat.

Enfin, pour les filières professionnelles, le chiffre est en hausse. Ils sont 75,8% soit un point de plus qu’à la session 2018, a avoir été admis. Et s’il augmente dans le domaine de la production (+ 1,3 point) avec 75,2 % des candidats admis, il diminue de 1,0 point dans celui des services avec 76,2 % de succès.

 

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