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Archive mensuelle de octobre 2011

Dette grecque : Fitch considère la décote comme un défaut

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Dette grecque : Fitch considère la décote comme un défaut  Les agences avaient déjà menacé d’apprécier la décote de 21% comme un défaut ; cette fois la nouvelle décote sera bien considéré comme tel. Les autres agences devaient suivre cette évaluation de la situation grecque. Selon l’agence Fitch, après l’opération d’échange avec les investisseurs, la note de la Grèce restera sans doute en catégorie « hautement spéculative » ou pire, étant donné que l’endettement sera toujours excessif. Plusieurs interrogations majeures concernent le règlement de la crise grecque ; En premier lieu, les agences n’admettent pas le caractère dit volontaire de l’échange de titres décotés de 50%. Pour elles, cet échange est bien contraint. Ce que personne ne peut constater quand on sait que ce n’est que tard dans la nuit de mercredi à jeudi que finalement les banquiers ont finalement cédé sous la pression des autorités européennes afin d’accepter une perte de l’ordre de 100 milliards sur les obligations grecques. Deuxième sujet de questionnement le montant exact et les conditions de l’échange. On se souvient que lors de la décote de 21%, les délais n’avaient pas été tenus ; L’Union  européenne  prédit que 90% procéderont finalement à cet échange, rien ne dit que ce chiffre sera atteint et surtout que l’opération sera terminée pour début 2012. L’échange de dette pose aussi la question du niveau de pertes réelles pour les investisseurs. Car la décote de 50 % sur le nominal n’équivaut pas au montant de perte sur la valeur actuelle nette. D’après les hypothèses de banquiers, celle-ci pourrait être de 65-70 %. « Je pense qu’il est trop tôt pour l’énoncer et nous n’avons pas déterminé exactement les termes de l’échange, mais, je suis certain que la contribution sera élevée », a par ailleurs indiqué Charles Dallara, le représentant des banques, à un journal grec.  Ce qui inquiète encore davantage c’est la situation future des finances helléniques. La dette devrait théoriquement atteindre  142 % du PIB en 2013 avant de glisser à 120 %, à condition que 85 % des créanciers privés participent à l’échange. Cependant Les perspectives de croissance et de réformes en Grèce devraient aussi peser sur la qualité de crédit. La situation politique grecque ne va pas permettre de réaliser les reformes souhaitées par l’Europe notamment dans le domaine de a fiscalité et des privatisations. Surtout, l’écroulement de la croissance ne permet pas d’espérer un redressement avant longtemps. Avec une croissance réduite en Europe mais encore réelle, la Grèce enregistre un recul du PIB de 5%. Comment peut-on imaginer une reprise de la croissance en Grèce alors que l’Europe toute entière va se trouver en situation de quasi récession pour les mois à venir ? La mise en défaut de la Grèce sera sans doute décrétée par d’autres agences de notation, ce qui mettra la Banque centrale européenne (BCE) dans une situation délicate car elle  a déjà acheté entre 40 et 50 milliards d’euros d’obligations helléniques ; on espère qu’elle continuera intervenir mais si le nouveau président de la BCE a affirmé vouloir continuer d’aller dans ce sens, rien ne dit qu’il aura une majorité pour le faire. L’Allemagne a en effet prévenu, la BCE doit cesser se achat et laisser au FESF cette seule mission. Or les marchés s’interrogent précisément  sur le Fonds européen de stabilité financière (FESF) dont la force de frappe est théoriquement augmentée. Les investisseurs espèrent que le sommet du G20 cette semaine apportera des éléments de réponse supplémentaires, en particulier sur l’engagement du FMI et de certaines puissances émergentes : qui participera et qui voudra acheter les titres émis par le véhicule de financement spécial (SPV ; mais  L’attrait de ce SPV dépendra notamment de sa note de crédit.  Le FESF version 3 pose aussi la question du risque encouru par les garants du Fonds (Allemagne, France…), en première ligne si un Etat aidé fait défaut. Goldman Sachs assure que, avec le système de levier qui est prévu, « le profil de risques des Etats garants est modifié, car la valeur de recouvrement (en cas de défaut) est plus faible ». Moody’s reconnaît un risque et se demande en outre si le dispositif calmera les tensions sur les taux italiens et espagnols. Face à ces nombreuse interrogations La séance de vendredi a montré que la confiance n’était pas rétablie, après l’euphorie qui a suivi l’accord, c’est maintenant le temps des questionnements et des doutes sur un plan finalement relativement flou. 

L’Accord européen : bouffée d’oxygène qui va provoquer une récession généralisée en Europe

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Accord européen : une bouffée d’oxygène qui va provoquer une récession généralisée en Europe 

 L’absence d’accord aurait évidemment été pire que les décisions prises au sommet européen. Cet accord était nécessaire car il était attendu avec la plus grande impatience. Pour autant l’Euro est-il sauvé ? L’Europe va-t-elle sortir de la crise ? En fait rien n‘est durablement réglé. Eric Heyer, directeur adjoint au département analyse et prévision de l’OFCE convient dans un hebdomadaire «  qu’on a seulement évité le pire et qu’il serait péremptoire de considérer que l’euro est sauvé ».Après le soulagement et l’émotion qui a suivi l’accord, l’analyse des résultats de cette négociation va s’affiner et devenir plus pertinente. D’une centaine manière et de façon schématique, on pourrait considérer qu’on a sauvé la crise de la dette mais qu’on va provoquer une crise économique sans précédant. La plupart des pays vont maintenant engager des meures d’austérité sans précédant qui vont tuer la croissance pour plusieurs années. Précisément à un moment où cette croissance était déjà en berne. Le ralentissement et même la stagnation affecte globalement l’Europe depuis l’été, pour la fin de l’année c’est la récession qui s’annonce et les perspectives de croissance pour 2012 sont illusoires. Les plans de rigueur qui s’imposent  après l’accord européen vont contribuer à plonger l’Europe dans une dépression économique qui pourrait durer plusieurs années. « Il n’y aura donc pas de croissance en Europe, mais une récession quasi-généralisée. Et penser qu’un pays comme la Grèce peut résorber ses déficits alors qu’il y une récession très importante, c’est se mettre le doigt dans l’œil. » Affirme le responsable de l’OCDE. Concernant le plan de recapitalisation des banques, là aussi on est sans doute un peu trop optimisme car si ce plan est dimensionné à la décote de la dette grecque, il ne saurait être adapté à d’autres risques plus importants comme ceux de l’Italie, de l’Espagne et bien évidemment de la France. Les banques vont subir une dévalorisation d’une centaine de milliards sur la dette publique grecque, ce qui correspond à la recapitalisation voulue par l’‘Europe. Qui plus est après l’absorption de ce choc grec, les banques devront sans doute, pour beaucoup, se recapitaliser encore pour monter les fonds propres à 9%. Le plan de recapitalisation n’est donc pas à la hauteur de nouveaux risques potentiels. Le responsable de l’OCDE en convient : « Les banques pourront supporter de venir en aide à des petits Etats, comme le Portugal ou l’Irlande. Mais si l’Italie se retrouve dans la situation de la Grèce, le choc économique sera trois fois supérieur à celui des subprimes, en 2008 » ; or tout va dépendre des taux d’intérêt futurs, lesquels dépendent des perspectives d’équilibre budgétaire qui eux sont liées aux rentrées fiscales et à la croissance. Si l’Allemagne peut par exemple emprunter à 2%, la France emprunte à environ 3.30% et l’Italie à 6%. Un taux qui pourrait encore augmenter pour l’Italie si Berlusconi ne convainc pas davantage sur son plan d’ajustement financier. «  L’endettement public inquiète les marchés financiers. Ces derniers, par le biais des agences de notation, pointent les pays les plus faibles et y associent une prime de risque. Du coup, la pression augmente sur ces pays qui voient leur croissance chuter et leur taux d’intérêts augmenter » remarque le responsable de l’OCDE qui pointe ainsi la question centrale du processus de décroissance dans lequel s’engage l’Europe. Or c’est maintenant la question centrale. Sans croissance comme c’est prévisible avec les seules mesures, l’austérité remettra nécessairement aussi en cause les équilibres budgétaires et les dettes. L’Europe (comme la plupart des experts), segmente à l’excès les éléments de la problématique globale (un jour les finances, un jour l’économie, un jour le social un autre jour l’environnement etc.) et sous estime les interactions dans la crise systémique que nous vivons. Jour après jour, après s’être laissé gagner par l’euphorie du sommet européen, les analystes vont prendre conscience du cercle vicieux dans lequel nous sommes engagés. Pour le dire plus simplement, on a cru régler la dette mais on a oublié la croissance. On a gagné du temps en espérant convaincre les marchés de se calmer mais en fait on va aggraver les fondamentaux économiques et la dette avec. 

Accord dette Europe : trop de flou et d’effets d’annonce

Accord dette Europe : trop de flou et d’effets d’annonce

La crainte d’un échec du sommet européen était telle que n’importe quel accord aurait suscité l’approbation de la plupart des commentateurs. Il faudra sans doute plusieurs jours et plusieurs semaines pour en mesurer les limites. En fait cet accord est partiel et flou. Ce n’est certainement pas l’accord global et définitif pour mettre fin au problème de la dette européenne ; concernant la décote de la dette grecque, de nombreuses négociations seront nécessaires avec les banques qui n’ont accepté que tard dans la nuit de négociation  la réduction de 50%. Il est même probable que l’échange ne sera pas réglé d’ici début 2012 comme prévu si l’on en juge par les discussions qui ont précédé la première décote de 21%. La dégradation de la situation économique va reposer la problématique des équilibres financiers sur lesquels on s’est basé pour cet accord. Concernant le FES, c’est encore très vague. En fait on reste sur la position de l’Allemagne qui s’en tient aux 440 milliards décidés et qui ne veut pas aller au-delà. Du coup la question se pose de la démultiplication de ce fonds ; Comment atteindre ces 1000 milliards. 1000 milliards au demeurant qui, s’ils étaient atteints, de toute manière seraient insuffisant pour faire face aux attaques sur les dettes italiennes, espagnoles et davantage encore sur la dette française. C’est aussi le flou sur le rôle de la BCE, le nouveau président a bien déclaré que la banque sur ce point va continuer d’intervenir sur le marché des obligations  mais on sait que l’Allemagne y est formellement opposée. En fait le FESF va agir comme assurance partielle d’une partie des dettes, quand au véhicule spécial abondé par des fonds étrangers, notamment de la Chine, rien n’est sûr dans ce domaine ; tout dépendra en fait de la solvabilité de l’Europe, or cette solvabilité dépend pour la plus grande part de l’évolution de la croissance qui assure les rentrées fiscales. Ce Fonds dispose de 440 milliards d’euros mais le soutien apporté au Portugal et à l’Irlande et le montage financier complexe nécessaire pour lui assurer une note AAA ont réduit à environ 250 milliards aujourd’hui sa capacité effective résiduelle. L’effet de levier sera obtenu via un double mécanisme: il s’agira d’une part d’assurer partiellement les dettes émises par des pays en difficulté et, d’autre part, de créer un nouveau « véhicule spécial » adossé au FESF et au Fonds monétaire international (FMI) auquel participeront des investisseurs internationaux, comme la Chine ou d’autres pays émergents. L’intervention de la chine n’est pas sans danger. Certes la Chine détient déjà une partie de la dette européenne de l’ordre de 600 milliards sur les 3000 milliards détenus par les préteurs hors Europe ; l’aide de la chine n’est pas gratuite ; On peut en effet imaginer que l’Europe devra se montrer moins velléitaire lors des discussions de l’OMC à l’égard de la Chine ; autrement dit l’Europe devra mettre en veilleuse son souhait de rétablir des conditions de concurrence plus équitables avec la Chine dans les domaines fiscaux, sociaux et environnementaux ; le rééquilibrage du commerce avec la Chine pourrait être nettement moins prioritaire. L’accord européen était certes indispensable pour éviter le pire mais il ne règle pas tout ; c’est un accord à forte coloration psychologique qui gagne du temps mais ne résout pas les questions de fond. Notamment le rôle de la BCE et les conditions d’intégration européenne suspendu à une réforme du traité qui va demander des mois et des années surtout compte tenu de l’euroscepticisme grimpant des peuples. L’avenir du principal dispositif, à savoir le FESF, dont encore une fois la puissance feu reste floue dépend maintenant en grande partie de la situation de la France puisque la note de ce fonds set alignée sur celle de la France. Laquelle se trouve en situation particulièrement délicate puisque le budget 2012 initialement prévu este dors et déjà obsolète. La croissance ne sera pas de 1.75% mais de la moitié. Ce n’est donc pas une dizaine de milliards qu’il faudra trouver mais au moins le double, sans compter outre le déséquilibre budgétaire, le déséquilibre des comptes sociaux. En fait c’est une cinquantaine de milliards qu’il faudra trouver pour éviter la dégradation de la note de la France et donc du FSEF. Après l’euphorie de l’annonce va venir le temps de l’analyse précise de cet accord dans une conjoncture économique de récession. Autant dire que de nouveaux sommets du même type seront à prévoir d’ici quelques mois. 

La France fragilisée par son budget

La France fragilisée par son budget 

Pour la ministre du Budget, Valérie Pécresse, la révision de la prévision de croissance de la France pour 2012 était « prématurée » le 25 octobre « Elle est prématurée parce que nous sommes dans une période de turbulences et que, dans cette période de turbulences, nous avons une très faible visibilité sur les perspectives de croissance de l’année prochaine ». Deux jours plus tard, N. Sarkozy annonçait que la prévision de croissance était obsolète et qu’il fallait compter désormais sur 1% en 2012 et non sur 1.75%. Fillon n’exclut donc plus pas de revoir les orientations budgétaires en fonction des nouvelles prévisions de croissance. Le gouvernement doit réviser à la baisse « dans les délais les plus rapprochés possibles » ses hypothèses de croissance, avait déclaré lundi le premier président de la Cour des comptes, Didier Migaud (PS), estimant qu’il en allait de « sa crédibilité». La ministre du Budget, Valérie Pécresse, a prévenu reconnu que si la croissance n’était pas au rendez-vous des efforts supplémentaires seraient à réaliser .L’Assemblée a achevé l’examen de la première partie du projet de budget 2012 (volet recettes), la ministre du Budget Valérie Pécresse se réjouissant d’une réduction de 1,5 milliard d’euros du déficit de l’Etat. Le rapporteur général du Budget, Gilles Carrez (UMP), a lui aussi souligné que « c’est la première fois depuis 2002 qu’après l’examen en première partie (du projet de budget ndlr), nous réduisons le déficit de 1,4 milliard d’euros, l’année dernière c’était 900 millions «la reconnaissance par N. Sarkozy d’une croissance nettement inférieure aux prévisions remet évidemment tout en question. Les 10 milliards d’économie sont devenus notoirement insuffisants. Il faudra désormais trouver une vingtaine de milliards et non pas 10 ; En outre il faudrait aussi intégrer le déficit de la sécurité sociale qui d’une manière ou d’une autre aura aussi des conséquences sur les équilibres et sur la fiscalité, au total c’est au moins 40 milliards qu’il faudra pour tenir les objectifs d’équilibre. En cette période électorale, les marges sont étroites pour ne pas désespérer les électeurs ; le relèvement général de la TVA semble exclu, on parle d’un taux de TVA intermédiaire ; quelques niches fiscales pourraient aussi être supprimées et une taxation supplémentaire des grande entreprises pourrait être décidée; à peine examiné par le parlement, le budget est donc obsolète. Son déséquilibre est grave car il menace l’évaluation de la note française ; Les derniers indicateurs économiques indiquent clairement que la France est entrée en phase de récession, rien ne dit que le début 2012 sera meilleur que la fin d’année 2011. La croissance à 1% en 2012 est certainement aussi surévaluée, les experts tablent plutôt sur 0.8% ; Avec la baisse de a consommation en septembre et sans doute les mois suivants, la hausse du chômage, on voit mal comment l’activité pourrait repartir ; On s’oriente donc vers des révisions budgétaires tous les deux mois afin surtout de prouver aux marchés financiers que la France tient ses promesses ‘d’équilibre. Pas sûr que ces marchés soient rassurés car des reformes structurelle comme la TVA sociale, la reforme plus générale delà fiscalité, le principe de la règle d’or notamment sont reportés au-delà des élections présidentielles. La période électorale va neutraliser les réformes de fonds pendant plusieurs mois, au moins jusqu’au mi 2012. Si comme c’est probable la croissance se détériore encore la France sera grandement fragilisée et pourrait après l’Italie et l’Espagne devenir une cible des marchés. 

21,5% de chômeurs en Espagne, le plus fort taux de l’UE

21,5% de chômeurs en Espagne, le plus fort taux de l’UE 

Résultante de la crise financière espagnole ou cause de cette crise, la hausse du chômage en tout cas confirme la très mauvaise santé de l’économie espagnole. En fait, il y a interaction entre la crise financière et la chute de l’activité économique. Avec un taux de chômage dépassant les 20%, on voit mal comment la croissance pourrait repartir. Le taux de chômage espagnol est en effet  reparti à la hausse au troisième trimestre. Selon les chiffres dévoilés par l’Institut national de la statistique, il a ainsi atteint 21,5% au troisième trimestre, contre 20,89% lors du trimestre précédent, soit le taux le plus élevé parmi les pays industrialisés. Il s’agit du taux de chômage le plus haut en Espagne depuis le quatrième trimestre 1996, lorsqu’il avait atteint 21,6%.  Les  secteurs de la construction et des services ont connu les plus fortes hausses de chômage. Globalement, le nombre de personnes sans-emploi de l’autre côté des Pyrénées atteignait 4,978 millions à fin septembre. Il faut noter les écarts considérables dune région à l’autre ; Le taux de chômage étant de 30,9% en Andalousie contre 11,7% dans la région de Navarre. Bruxelles avait pourtant encouragé l’Espagne à faire des efforts supplémentaires afin de réduire le « niveau inacceptable » du chômage dans le pays. La bataille pour l’emploi est au centre de la campagne pour les élections législatives du 20 novembre, alors que les chiffres record du chômage ont valu aux socialistes au pouvoir de chuter dans les sondages face à la droite conservatrice. L’agence de notation Standard & Poor’s a récemment abaissé d’un cran la note souveraine de l’Espagne. La note de crédit espagnole à long terme est passée de « AA » à « AA- » et S&P lui a assigné une perspective négative, mettant en avant la ce  fort taux de chômage, l’endettement et le niveau de la croissance. S&P a abaissé sa prévision de croissance du produit intérieur brut (PIB) réel à environ 1% en 2012, contre une anticipation de 1,5% en février dernier. Pour 2011, l’agence table sur une croissance d’environ 0,8% en termes réels. »Malgré des signes de résistance des performances économiques au cours de l’année 2011, nous observons un accroissement du risque pesant sur les perspectives de croissance de l’Espagne en raison du fort taux de chômage, de conditions financières plus difficiles, d’un niveau toujours élevé de l’endettement privé et du probable ralentissement économique des principaux partenaires commerciaux de l’Espagne », déclare S&P. En réalité on voit mal comment l’Espagne pourrait atteindre ce chiffre de 1% de croissance en 2012, compte tenu d’une part du tassement de la demande intérieure, précisément influencé par le niveau du chômage, d’autre part compte tenu de la faiblesse des économies voisines.la France et L’Allemagne par exemple e pronostiquent pour elles mêmes que 1% de croissance du PIB en 2012. Mécaniquement l’Espagne sera en dessous de 1% en 2012 et à ce niveau de PIB, le chômage ne pourra que progresser. Le risque c’est que la quatrième économie de la zone euro retombe en récession l’an prochain, considère même S&P dans un scénario baissier, avec une contraction possible de 0,5% du produit intérieur brut (PIB) réel en 2012 

La consommation en septembre annonce la récession

La consommation en septembre annonce la récession 

 

0,5% en septembre, une baisse de la consommation qui annonce d’abord la stagnation depuis l’été avant la récession en fin d’année ; certes les dépenses en biens durables ont augmenté de 1,9% en septembre, après une baisse de 0,3% en août. Sur l’ensemble du troisième trimestre, elles augmentent de 0,4%, après -6,2% au deuxième. Cette hausse s’explique notamment par une accélération des achats d’automobiles (+2,8% en septembre après +1,4% en août), note l’Insee. Mais depuis, les ventes d’automobiles sont en retrait ; le recul est très sensible sur les produits pétroliers -4%. La nette hausse du chômage de prés de 1% en septembre, soit +3% sur un an, a indiqué la tendance, nous sommes bien entrés dans une période récession car seule la consommation peut tirer la croissance puisque les investissements sont en berne et que les exportations s’écroulent (75 milliards au moins de déficit commercial pour l’année 2011).Le Centre de prévisions de l’Expansion a confirmé que  la France est entrée en récession depuis l’été au vu des indicateurs avancés qu’il a compilés. L’Insee avait annoncé que la croissance au deuxième trimestre avait été nulle et début septembre, la Banque de France révisait sa prévision pour le troisième trimestre avec un chiffre à peine positif puisqu’elle table sur une progression de 0,1 %. Au regard de tous les indicateurs, on ne voit pas comment la croissance pourrait être positive. D’après l’enquête MARKIT auprès des directeurs d’achat, l’activité manufacturière a reculé  en France en août. La croissance du troisième trimestre s’annonce très faible voire inexistante. L’indice de l’industrie manufacturière  chute à 49,3 et repasse pour la première fois depuis juillet 2009 sous le seuil de 50 annonçant ainsi la contraction. Les commandes des entreprises françaises (industrie et services confondus) ont enregistré en août leur plus faible croissance depuis deux ans. Dans les services, la composante des anticipations des chefs d’entreprises accuse une baisse de plus de cinq points d’un mois sur l’autre. “Les industriels sont confrontés à la contraction de la production et des carnets de commandes au moment même où la confiance recule dans le secteur des services”, a déclaré à Reuters Chris Williamson, chef économiste de Markit. La croissance française au troisième trimestre pourrait confirmer la stagnation voire la récession.  Pour  l’Expansion ne prévoit aucune croissance. L’Expansion n’a pas pour habitude de verser dans le pessimisme, ces prévisions sont donc d’autant plus inquiétantes car elles remettent en cause tous les fragiles équilibres des comptes publics prévus. A commencer par le déficit du budget mais évidemment aussi l’ampleur de la dette. Tout cela ne pouvant qu’alimenter les doutes sur la solvabilité du pays. Avec la croissance dans le rouge les prévisions budgétaires de 2011 ne seront pas tenues et le budget 2012 est à revoir ; Les 10 milliards d’économies ne suffiront pas, il en faudra au moins le double et même beaucoup plus en incluant les déficits sociaux (soit une quarantaine de milliards). Les semaines qui viennent seront difficiles pour l’appréciation de la solvabilité de la France ; Du coup la croissance française au troisième trimestre pourrait confirmer la stagnation voire la récession. De ce fait, la  prévision budgétaire de réduction de la dette pour 2011 et surtout pour 2012 sont obsolètes.  

 

Dette : La Grèce est loin d’être définitivement sauvée

Dette : La Grèce est loin d’être définitivement sauvée 

 

Dans l’euphorie de l’accord européen sur la dette, on a sans doute un peu vite considéré que la Grèce était définitivement sauvée ; certes environ 100 milliards de dettes publiques doivent être annulés mais il restera encore 250 milliards d’endettement sur les 350, ce qui demeure considérable. Un endettement qui devrait revenir en 2020 à 120%% du PIB, c’est mieux que 160% actuellement mais cependant un niveau particulièrement dangereux. On considère en effet qu’à partir de 90% d’endettement les difficultés commencent dans la mesure où le poids de la dette dévient pour un pays l’un des plus importants postes budgétaire ; L’Italie avec sa dette à 120% en fait les frais avec les attaques du marché. La France qui va atteindre ces 90% n’est pas par hasard désignée comme la prochaine cible. Les banques  devront accepter d’échanger volontairement les obligations qu’ils détiennent contre de nouvelles dont la valeur sera diminuée de moitié. Cet échange dit volontaire a en fait été imposé aux banques et avec beaucoup de réticences de  Théoriquement, Le processus d’échange devrait commencer d’ici un mois et être terminé pour début 2012. Dans les faits, à l’expérience de la première dévaluation de la dette grecque, les choses risquent de ne pas être aussi rapides et aussi simples. Le processus d’échange risque donc d’être plus long et plus compliqué que prévu. Enfin cette décote dite « volontaire » ne l’est pas du tout puisqu’elle a été imposée à la dernière minute de la négociation et contre l’avis des banques. Rien ne dit non plus que les agences de notation ne vont pas considérer « ce faux caractère volontaire » comme un défaut déguisé. Nombre d’établissements financiers grecs ne pourront résister à cette décote de la dette et seront en situation de faillite ; pour être sauvées bon nombre devront passées sous la coupe de l’Etat et être nationalisées. La recapitalisation décidée par le sommet européen pour les banques va en effet concerner en premier les banques grecques qui ont besoin de 30 milliards sur la centaine évaluée pour l’ensemble des banques européennes. Cette recapitalisation va coûter cher à l’Etat grec et l’aide de l’UE de 100 milliards prévue jusqu’en 2014 va vite être écornée. On se demande même comment les Grecs vont effectuer cette recapitalisation compte tenu de l’état des rentrées fiscales. Un point essentiel semble en effet négligé dans cette europhorie de l’accord,  à savoir la croissance en complète désintégration. Une croissance qui pourrait baisser de  6% en 2011 et qui prive la Grèce des ressources fiscales nécessaires à son redressement. Or la croissance grecque ne repartira pas de sitôt dans un environnement européen qui va s’installer dans la récession. Du coup la Grèce est loi d’être sauvée même si effectivement l’accord européen lui donne un ballon d’oxygène et lui évite le défaut pour l’instant. 

La hausse du chômage confirme la stagnation de la croissance

La hausse du chômage confirme la stagnation de la croissance 

 

La hausse du chômage confirme la stagnation de la croissance ; le léger repli d’Août du nombre de chômeurs aura été de courte durée. Un repli par ailleurs peu significatif car  tradionnellement les inscriptions au chômage sont peu nombreuses pendant l’été. Sur un an la tendance du chômage est en augmentation de 3% pour la catégorie (ceux qui n’ont exercé aucune activité durant le mois).Le nombre de demandeurs d’emploi en catégorie A (ceux n’ayant exercé aucune activité au cours du mois) en France métropolitaine a augmenté de 26.000 (+0,9%) le mois dernier pour s’établir à 2.780.500.En ajoutant les personnes exerçant une activité réduite (catégories B et C), le nombre de demandeurs d’emploi signe une progression de 0,7%, soit 27.600 personnes de plus en un mois, pour atteindre 4.175.800. En rythme annuel, la hausse pour ces trois catégories confondues s’inscrit à 4,5%.Le mois de septembre a surtout été défavorable aux 50 ans et plus, une tranche d’âge au sein de laquelle le nombre de chômeurs en catégorie A augmente de 2,1% sur un mois et de 14,3% sur un an. Il a aussi été préjudiciable aux moins de 25 ans puisque, dans cette même catégorie, le nombre de demandeurs d’emploi a progressé de 0,6%. Sur un an, il recule néanmoins de 2%. Avec une hausse globale de près de 5% en septembre, c’est le signe que la croissance est en berne et sans doute même en récession. D’ici la fin de l’année le nombre de chômeurs officiel va donc atteindre environ 10%. Si l’on ajoute les bénéficiaires d’allocations non inscrits au pôle emploi, le chômage en France est d’environ 15%. 

France : récession économique en vue dès octobre

France : d’après les indices Markit  récession en vue dès octobre  La France est maintenant à peu près assurée de tomber en récession dés octobre d’après plusieurs indicateurs notamment ceux de  Markit. La plupart des indicateurs sont sous la barre des 50 qui indique la stagnation ; au dessus de 50 c’est la croissance, en dessous c’est la récession. L’activité dans le secteur privé en France s’est contractée en octobre pour la première fois depuis mi-2009, selon les premières estimations PMI publiées lundi par Markit. L’indice PMI « flash » composite a reculé à 46,8 après 50,2 en septembre, passant sous la barre de 50 qui sépare croissance et contraction et atteignant son plus bas niveau depuis 29 mois. L’indice des services passe nettement sous cette barre à 46 après 51,5 en septembre, pour atteindre son plus bas niveau depuis 27 mois. L’indice PMI de l’industrie a en revanche légèrement monté à 49 après 48,2 en septembre, l’activité continuant néanmoins à se contracter. Les risques de récession se confirment clairement en France d’autant que pour l’ensemble de la zone euro, les indicateurs sont aussi dégradés. L’activité du secteur privé s’est fortement contractée en octobre sur l’ensemble de la zone euro, l’indice composite « flash » tombant à 47,2, après 49,1 en septembre. Les analystes tablaient sur 48,8. L’indice manufacturier a reculé à 47,3, après 48,5 en septembre, et celui des services est ressorti à 47,2, contre 48,8 en lecture définitive le mois dernier. Un niveau également inférieur aux prévisions puisque l’indice manufacturier était attendu à 48,0 et l’indice des services à 48,5. La contraction des commandes et la chute de la confiance dans la zone euro expliquent la tendance. C’est le troisième mois consécutif sous la barre des 50 pour l’indice manufacturier, et le deuxième pour celui des services. Sur la même période, l’activité du secteur manufacturier allemand a plongé pour tomber à 48,9, sa première incursion sous le seuil des 50 depuis septembre 2009. Les analystes attendaient un chiffre à 50. L’indice affichait 50,3 en septembre. Globalement, l’activité du secteur privé est toutefois en croissance. L’indice PMI « flash » composite a atteint 51,2, après 50,5 en septembre, se donnant un peu plus de marge au-dessus de la barre de 50 qui sépare croissance et contraction. Cette hausse est due à celle du secteur des services, dont l’indice a atteint 52,1, alors que les analystes n’attendaient que 49,7 après 49,7 également en septembre. La France comme l’Europe sont donc en récession ; Des indicateurs qui confirment les prévisions de COFACE. Le groupe d’assurance crédit Coface avait aussi constaté une dégradation de la solidité des entreprises des deux côtés de l’Atlantique et a levé sa surveillance positive sur plusieurs grandes économies, dont les Etats-Unis, l’Allemagne et la France. La situation économique s’est détériorée depuis l’été, la volatilité des marchés traduisant une crise de confiance qui  se transmet à l’économie réelle, dans un contexte où le désendettement des acteurs économiques pèse sur l’activité. La défiance à l’égard des banques pourrait en outre affecter le crédit aux entreprises, souligne l’assureur-crédit. Coface a levé la surveillance positive de l’évaluation A2 des Etats-Unis, de l’Allemagne, de l’Autriche, de la Belgique, de la France et des Pays Bas, et mis sous surveillance négative les évaluations A3 de l’Italie et A4 du Portugal. »Nous sommes sortis de la phase d’amélioration globale du comportement de paiement des entreprises constatée depuis le second semestre 2009″, explique Yves Zlotowski, économiste en chef de Coface. « Un retournement de la confiance des acteurs de l’économie réelle est à l’œuvre et pèse sur l’activité. La crise financière est actée depuis l’été mais la dégradation de l’économie peine à être enregistrée. Or c’est l’enjeu majeur de la période. Sans croissance, la crise financière prend une autre dimension ; Les marchés sont beaucoup plus réactifs mais ont aussi besoin d’un peu de temps pour s’ajuster. D’une manière générale, ils sur-réagissent aux bonnes comme aux mauvaises nouvelles sans nécessairement prendre en compte les tendances structurelles. D’où des rebonds ou des fléchissements dits techniques qui ne sont qu’une manière de rectifier avec retard  les valorisations en fonction des réalités. Nous indiquons ce tassement économique depuis l’été mais Il faut du temps pour que les instituts confirment officiellement ce tassement. Deux raisons à cela, la première la volonté de ne pas affoler davantage les marchés, la seconde la lourdeur des procédures dévaluation. Bref, il faut deux à trois mois pour que les tendances lourdes soient effectivement constatées. 

Italie: le syndrome grec

Italie: le syndome grec 

Sans doute vexé par la mise en accusation de l’Italie, le président du Conseil italien Silvio Berlusconi a convoqué en urgence son gouvernement pour tenter de convaincre ses partenaires de coalition de soutenir une série de réformes économiques réclamées par l’Union européenne. Au-delà de la vexation, il y a surtout depuis quelques jours les attaques amplifiées sur la dette italienne qui pourrait rapidement devenir, après la Grèce, la prochaine épine dans le pied de l’Europe. Berlusconi devrait proposer une réforme du système des retraites à laquelle s’oppose fermement son principal allié de la Ligue du Nord. La question des retraites set centrale et jusque là du fait des contradictions au sein de la coalition, ce sujet était tabou. « Je compte profiter de la situation pour voir si nous pouvons adopter des mesures auxquelles j’ai toujours songé mais que je n’ai pas pu mettre en œuvre en raison de divergences au sein de la majorité, par exemple sur les retraites. Essentiellement sur les retraites », a déclaré « Il Cavaliere » dimanche. La question d’une réforme des retraites est un point de friction avec la Ligue du Nord, alliée indispensable du Peuple de la liberté (PDL) de Silvio Berlusconi. Le chef de file des députés de la formation autonomiste du nord de l’Italie, Marco Reguzzoni, a redit lundi son opposition à toute réforme des retraites, y compris au report de l’âge de départ à la retraite de 65 à 67 ans comme le demande la banque centrale italienne. »La Ligue a toujours été hostile à une réforme des retraites », a indiqué Reguzzoni à la télévision italienne. « Nous avons fait d’autres propositions que nous évoquerons lors de la réunion. »Le système actuel des retraites prévoit un départ à la retraite à l’âge de 65 ans pour les hommes et un passage progressif de 60 à 65 ans pour les femmes. En fait, malgré une situation jugée « très périlleuse » par le chef de la Ligue, Umberto Bossi, une « issue » a été trouvée sur les retaites  en début de soirée mardi. Angelo Alfano, leader du parti berlusconien, le Peuple de la Liberté, a parlé d’un « point d’équilibre (qui) apportera à l’Europe les réponses (souhaitées)  ». Cela devait permettre à Silvio Berlusconi de transmettre à ses partenaires européens, dans la foulée, un « document programmatique » fixant des objectifs de réformes et un calendrier, sans être sûr de pouvoir se maintenir encore longtemps à la tête de l’exécutif. Berlusconi a estimé n’être pas responsable de la crise qu’il impute aux banques ; pourtant c’est bien l’Etat italien qui se met dans les mains des banques (surtout des banques italiennes). La dette italienne d’au moins 1800 milliards (avec une croissance complètement atone) inquiète à juste titre. Les marchés l’ont bien compris en rendant plus cher les conditions de financement des obligations italiennes. Au-delà des retraites, l’Italie devra aussi s’attaquer à la reforme du marché du travail, à la fiscalité et aux privatisations. Bref c’est le syndrome grec. Pas de quoi nous réjouir en France car notre situation n’est pas meilleure. Elle est même pire d’un certain coté puisque contrairement à l’Italie notre déficit primaire est déficitaire. Si l’Italie devait devenir la prochaine cible des marchés, la suivante serait à coup sûr la France. 

Sommet européen : l’Allemagne impose ses vues à la France

Sommet européen : l’Allemagne impose ses vues à la France 

Pas de surprise, Sarkozy n’a pu obtenir gain de cause lors du sommet de dimanche. Comme l’avaient indiqué les allemands, aucune décision n’a été prise à cette rencontre, on se reverra mercredi et peut-être encore plus tard. « Les travaux techniques avancent ! » c’est tout ce qu’on saura officiellement à l’issue de la conférence qui a suivi la réunion. Une certitude, la France abandonne son idée de transformer le FESF en banque détenant une licence qui lui aurait permis d’emprunter auprès de la BCE. Pour que les choses soient claires c’est A. Merkel qui l’a précisé. On avancerait aussi sur la question de la dette grecque mais tout est encore loin d’être réglé.N. Sarkozy a acté « qu’ ’ aucune décision n’est viable si elle n’a pas l’accord de toutes les parties ». On s’en serait douté et cela sonne comme un aveu des divergences notamment entre la France et l’Allemagne. Pour la Grèce, il faudra encore se mettre d’accord sur le montant de la décote. Il semble bien que Merkel soit opposée à une prise en charge par les fonds publics. La question des mesures de contrôle de la Grèce (et des autres) a également été évoquée. Cela vise la Grèce mais aussi d’autres pays  comme l’Italie, l’Espagne mais tous les autres pays qui auraient recours aux fonds européens. La France pourrait être concernée comme les autres. Il est clair cependant que la question du contrôle et des sanctions à l’égard des pays dont les comptes publics dérivent n’est pas prête d’être bouclée dans la mesure où le traité pour l’instant ne le permet pas et que cela met en cause la souveraineté budgétaire des Etats. Le ministre des affaires étrangères allemand, sans doute conscient du vide juridique, a proposé d’utiliser la cour de justice européenne mais cet organisme n’est pas prévu pour cela. La question «  technique » de la démultiplication du FESF » est elle aussi à l’étude. Là aussi, la position allemande est nette, l’utiliser comme organisme d’assurance den partie de la dette et non comme acheteur direct de dettes. Cela afin de limiter les risques qui engageraient l’Europe sur des montants qui seraient intolérables pour l’Allemagne. Bref, on avance, mais doucement, surtout sur les positions allemandes. Pas sûr que les marchés se satisfassent de ces « avancées techniques » au pas de l’escargot européen. En tout cas les autres membres du G 20 ne feront pas un geste tant que l’Europe n’aura pas présenté un plan global crédible. 

Sommet européen : l’Allemagne veut mettre en tutelle les pays endettés

Sommet européen : l’Allemagne veut mettre en tutelle les pays endettés 

De manière très schématique, on peut considérer qu’il y a actuellement deux camps qui s’affrontent au sein de l’Europe, ceux qui veulent des interventions financières de la BCE, sur la dette et les recapitalisations des banques, qui souhaitent aussi la création d’euro-obligations et un FESF très élargi.  De l’autre, les pays du nord qui ne veulent pas de solidarité sans contrainte. , Le chef de la diplomatie allemande Guido Westerwelle a bien illustré ce clivage en proposant  samedi de traduire devant la Cour de justice européenne les pays trop laxistes sur le plan budgétaire dans la zone euro en changeant le traité de l’UE, une idée loin de faire l’unanimité. »Cela ne suffit plus que nous nous contentions de gérer la crise actuelle » de la dette, « nous devons aussi nous assurer que ce que nous avons vécu ces derniers mois ne se reproduise pas sans arrêt », a-t-il déclaré à la presse à Bruxelles à propos du débat en cours sur la réforme de la gouvernance de l’Union monétaire. « C’est la raison pour laquelle à mon avis il est absolument nécessaire de réaliser un changement du traité » de l’Union monétaire pour durcir la discipline budgétaire commune, a-t-il ajouté, en marge d’une réunion ministérielle préparatoire au sommet européen sur la crise de la dette de dimanche. « Il est essentiel qu’on ait des changements de traité, que le Pacte de stabilité soit rendu efficace, qu’il y ait des sanctions contre ceux qui ne sont pas rigoureux, qu’aussi peut-être la Cour de justice européenne soit dotée d’un rôle » dans la surveillance budgétaire « pour pouvoir être saisie lorsque les règles sont violées de manière prolongée », a estimé M. Westerwelle. M. Westerwelle a appelé dans la même veine à ce que les pays trop laxistes soient placés sous tutelle budgétaire à l’avenir. « Les pays qui demandent ou doivent être placés de manière prolongée sous la protection du Fonds de secours de la zone euro doivent aussi être prêts à renoncer à certains pans de leur souveraineté, notamment à ce que l’on puisse intervenir dans leurs budgets nationaux », a jugé le ministre libéral des Affaires étrangères. On touche là le cœur du problème à savoir les conditions de l’intégration économique. Les pays du sud sollicite l’aide européenne mais sans condition, les pays du nord veulent imposer des contraintes et jusqu’à la mise en tutelle. C’est autour de cet abandon de souveraineté nationale que vont se cristalliser les oppositions. Même la France sur ce sujet ne pourra admettre cette avancée européenne, cela essentiellement pour des motifs de politique intérieure (notamment en période électorale). Il faut aussi tenir compte des contextes électoraux locaux. Dans la plupart des pays, les dirigeants en place, du fait notamment de la crise sont très impopulaires ; Ils ne se voient pas engager un nouveau processus de vote sur une modification du traité européen. La modification du traité n’est pas pour demain, comme les euro-obligations. Jamais l’Allemagne et les autres pays du nord n’accepteront la solidarité européenne pour mutualiser les dettes sans contrepartie, c’est-à-dire, le contrôle, les sanctions et jusqu’à la mise en tutelle des Etats irresponsables et laxistes. Cela vaut pour la Grèce comme pour les autres et dans le discours allemand on vise l’Italie, la prochaine cible des marchés, mais aussi l’Espagne et la France ; la France dont le poids politique au sein de l’Europe s’est très affaibli avec la dégradation de son endettement et la menace de la perte du triple A. 

 

Agences de notation: bientôt interdites par l’Europe!

Les agences de notation bientôt interdites  par l’Europe!  On ne peut pas dire que les hauts fonctionnaires européens sont inutiles ou sans imagination ; La preuve, le français Michel Barnier pour régler (au moins en partie sans doute) la question des pays endettés proposent simplement ‘ agences ! Le commissaire européen aux services financiers Michel Barnier propose en effet  d’interdire aux agences de notation de publier leurs notes sur la solvabilité d’un Etat à un « moment inopportun », selon un document que s’est procuré le Financial Times Deutschland paru jeudi. M. Barnier propose que la nouvelle autorité de régulation financière européenne (ESMA) soit dotée du droit d’ »interdire temporairement » des évaluations sur la solvabilité des Etats ayant sollicité l’aide européenne et celle du Fonds monétaire international (FMI), selon ce document.  Interrogé jeudi par le quotidien français La Tribune, M. Barnier indique que la Commission « explore la possibilité d’interdire, dans des circonstances bien définies, la notation souveraine » d’un pays soutenu par l’UE et le FMI. Les trois grandes agences de notation financière Moody’s, Standard and Poor’s et Fitch Ratings se voient reprochées par de nombreux responsables politiques de se méprendre complètement sur la situation de certains Etats et d’aggraver la crise de la zone euro en abaissant régulièrement leurs notes. La dégradation de la note de solvabilité d’un Etat a de lourdes conséquences pour celui-ci : les taux d’intérêt sur sa dette grimpent, ce qui complique son remboursement et peut conduire à un cercle vicieux avec de nouveaux abaissements de note. Michel Barnier doit présenter ses propositions en novembre au plus tard, d’ici là des modifications sont possibles, ajoute le journal allemand. On se demandait à quoi pouvait bien servir le seul commissaire européen d’origine française ; nous avons la réponse : à rien. D’abord, on ne saurait interdire une évaluation à une agence privée qui au demeurant n’a aucun pouvoir de décision mais seulement d’observation et d’information. De plus, interdire la notation des pays en difficultés serait comme ne plus évaluer les risques qui deviennent précisément plus réels quand l’endettement s’aggrave ; ne noter que les bons élèves n’a aucun sens pour l’observation des risques. Casser le thermomètre n’a jamais permis de guérir un malade. Les instances  européennes souffrent d’un manque de gouvernance évident mais sans doute aussi de compétence pour avancer des propositions aussi naïves, irréalistes et inefficaces. On ferait sans doute mieux de rechercher une réponse plus rapide, plus consensuelle, plus structurelle aussi sur le plan européen pour faire face à la dette 

Nouvelle révision budgétaire indispensable avant les présidentielles

Nouvelle révision budgétaire  indispensable avant les présidentielles 

La mise en surveillance de la France par Moody’s a notamment été justifiée par des perspectives de croissance du budget jugées irréaliste. Cette prévision de croissance à 1.75% (après 2.5%initialement) n’est pas crédible. Pas plus que l’argument qui consiste à vouloir donner une vision optimiste de l’avenir. Le schéma classique qui consiste à escompter des recettes fictives pour justifier les dépenses ne passe plus auprès des évaluateurs. Faire de la gonflette sur la croissance pour artificiellement équilibrer les comptes (en tout cas pour atteindre les objectifs de déficit) est un vieux truc politique usé jusqu’à la corde. En fait cela ne peut désormais que faire douter de la volonté des pouvoirs publics d’aller vers un rééquilibrage des comptes publics. On ne peut retenir une prévision de croissance PIB de 1.75% quand par exemple le consensus Reuters des économistes voit la croissance française à 0,9% ou 1,0% en 2012 ou que Deutsche Bank prévoit même uns très faible +0,3%. L’Allemagne a abaissé cette semaine de près de moitié sa prévision de croissance pour 2012, attendant désormais 1,0% au lieu de 1,8%. Le ministre allemand de l’Economie, Philipp Rösler, a expliqué que « le rythme d’expansion a ralenti, comme on s’y attendait». Les Instituts allemands sont encore plus pessimistes ; pour eux, le PIB devrait grimper de 0,8% seulement en 2012, après 2,9% attendu cette année. L’Allemagne, dont l’économie fortement exportatrice s’est redressée avec vigueur après la récession de 2009, ne pourra pas se soustraire aux effets de la crise des finances publiques européennes, en passe de déboucher sur une crise bancaire, prédisent les économistes. De fait, l’Allemagne ne peut être à l’abri de la réduction de la demande mondiale notamment de celle de l’Europe. Du coup, les exportations ne pourront plus porter la croissance allemande tandis que sa demande intérieure demeure relativement atone. Au quatrième trimestre de cette année, il faudra compter avec un recul du PIB (-0,2%). L’Allemagne pourra peut-être échapper à la récession en 2012 mais rien n’est sûr tout dépendra de l’état des économies avec lesquelles elle commerce.  La France doit donc pour restaurer la crédibilité sur sa solvabilité et en premier se fonder sur des perspectives économiques réalistes. Ce qui mécaniquement entrainera une nouvelle révision budgétaire avec augmentation d’impôts et réduction de dépense  pour un montant d’une dizaine de milliards. On ne pourra attendre les élections présidentielle, ni la novelle majorité parlementaire. Il faudra agir avant sinon c’est la sanction assurée par les marchés et en premier par les agences. Témoin déjà l’évolution récente du rendement des obligations, sorte de thermomètre de la confiance des investisseurs vis-à-vis des dettes publiques. L’annonce de Moody’s constitue uen sérieux avertissement. Le rendement des obligations d’Etat à 10 ans a fortement progressé, dépassant 3,2% vendredi 21 octobre alors qu’il était de 2,6% début octobre. L’écart de rendement avec la dette allemande (le « spread ») a encore augmenté pour dépasser 120 points de base (ou 1,2 point de pourcentage) en séance, battant les plus hauts de 19 ans enregistrés cette semaine. 

taxes salées sur les boissons sucrées… ou non

Nouvelles taxes aussi sur les boissons non sucrées  C’est voté, on  prévoit désormais de taxer autant les boissons sucrées que les boissons non sucrées contenant des édulcorants ; cette taxe devait rapporter 120 millions d’euros, elle rapportera désormais 250 millions euros d’après le vote à l’assemblée nationale. Officiellement, il s’agissait dune taxe pour lutter contre l’obésité ; En réalité c’est une taxe pour boucher les trous financiers puisque les jus de fruits naturels contiennent autant de sucre que les sodas (sans parler du vin : sujet tabou en France). L’argument est fallacieux. Par ailleurs, s’il y avait danger, pourquoi une taxe ? Pourquoi tout simplement ne pas réglementer pour limiter la teneur en sucre. Du certain point de vue, c’est la même logique qui prévaut pour l’augmentation du gasoil que prévoit l’Europe ; officiellement, il s’agit de lutter contre la pollution.  Une directive européenne, qui sera examinée en novembre, propose de taxer le litre de gazole de 8 à 15% de plus que celui de l’essence en 2013 dans le but de diminuer l’usage de ce pétrole très polluant. Une directive en ce sens doit être examinée par le Parlement européen en novembre prochain pour une application probable à l’horizon 2013. Objectif : lutter contre cette énergie jugée  très polluante. La Commission européenne met en avant le paradoxe existant entre une essence moins polluante et moins chère hors taxe, vendue plus chère à la pompe, et du gazole plus cher hors taxe, source massive d’émission de particules fines dangereuses pour la santé, et moins cher pour les automobilistes. Selon elle, en dehors du Royaume-Uni, le traitement fiscal de l’essence et du gazole en Europe est «faussé» et a besoin de cette remise à plat. Pour les constructeurs, la nouvelle intervient au plus mauvais moment. Ces derniers travaillent déjà à l’application en 2014 de la norme Euro 6, qui prévoit une réduction des émissions de CO² et de particules fines. Cette norme les oblige à mettre en place des techniques coûteuses sur les véhicules diesel qui feront augmenter le prix de ces voitures de 1500 à 2000 euros. De quoi faire fuir les clients. Si en plus le prix du litre de gazole venait à fortement augmenter, le marché des voitures au gazole pourrait s’effondrer. La France présente la particularité d’avoir fiscalement encouragé le développement du diesel pendant des années ; le parc diesel est devenu majoritaire en 2007, aujourd’hui ces véhicules représentent plus de 75% du parc. La plupart des voitures récemment vendu sont au diésel. Or la Durée de vie des véhicules est d’environ  8 ans, ce qui signifie que le parc sera encore durablement composé de diesel. Le Comité des constructeurs français d’automobile estime que l’instauration de cette directive pourrait faire perdre en France 20 points de part de marché sur la vente de voitures diesel. Dans les colonnes du Parisien, son président, Patrick Blain, s’inquiète : «La baisse de production dans les usines françaises (à la pointe dans le secteur du diesel, ndlr) aurait inévitablement des conséquences sociales», prévient-il. Professionnels et particuliers pourraient également choisir de se débarrasser de leur véhicule trop coûteux, ce qui risque d’engendrer une dégringolade des prix sur les voitures diesel. Bruxelles est préoccupé par des considérations écologiques qui se comprennent amis on peut s’interroger sur la  pertinence de la régulation par la fiscalité C’est évidemment la fin de  la fiscalité spécifique du gasoil surtaxé par rapport à l’essence qui pourtant produit l’essentiel du CO2 ! D’une certaine manière, Bruxelles développe séparément sa politique économique et sa politique écologique. La fiscalisation systématique des coûts environnementaux indirects n’est pas nécessairement très pertinente techniquement, et elle est socialement injuste. La régulation par la réglementation (exemple renforcement des normes euro 6 et suivantes) paraît de ce point de vue plus équitable et plus efficace. En fait les autorités européennes et françaises n’ont pas le courage d’avouer qu’il est impératif de trouver de nouvelles ressources financières notamment pour rééquilibrer les budgets publics. On prend donc des mesures au coup par coup avec des motifs fallacieux. Il serait plus cohérent de faire peser l’effort financier sur toute la consommation en relevant la TVA, ce qui éviterait à justifier des fiscalités partielles, contradictoires au motif pseudo scientifique. La nouvelle taxe sur les boissons non sucrées témoigne en fait de l’hypocrisie des autorités qui cherchent tous les prétextes pour surtaxer certains produits mais qui n’ont pas le courage de remettre en cause toute la fiscalité.

USA: le plan OBAMA pour l’emploi de plus en plus hypothétique

USA: le plan OBAMA pour l’emploi de plus en plus hypothétique 

En dépit d’une tournée en autocar de trois jours, le plan pour l’emploi d’Obama est de plus en plus menacé par le Congrès. En six discours publics, au cours d’arrêts impromptus dans des restaurants, des écoles et des petits commerces, le président a martelé son message: la classe moyenne souffre de la crise et le Congrès doit l’aider. M. Obama s’est présenté comme une figure rassembleuse: « je ne suis pas le président démocrate, je ne suis pas le président républicain, je suis le président des Etats-Unis », a-t-il lancé mercredi à North Chesterfield (Virginie, est), sa dernière étape après 1.000 km de route depuis Asheville en Caroline du Nord (sud-est). Reconnaissant que « les gens souffrent » toujours des effets de la crise, M. Obama a affirmé que la solution résidait dans le plan de 447 milliards de dollars qu’il a envoyé le mois dernier au Congrès, combinant mesures de relance et allègements fiscaux pour la classe moyenne et les PME. Mais le 11 octobre, le Sénat, où l’opposition républicaine détient une minorité de blocage, a refusé d’examiner ce plan dans son ensemble. Le président souhaite désormais que le Congrès examine séparément ses différents éléments. Les républicains s’opposent à toute mesure de relance, affirmant que le plan de 787 milliards de dollars voté au début de la présidence démocrate en 2009 a non seulement fait la preuve de son inefficacité, mais davantage creusé la dette record du pays. Les adversaires de M. Obama sont aussi hostiles au financement du dispositif, assuré en particulier par une hausse de la fiscalité des plus riches. Pour le chef de la minorité républicaine au Sénat, Mitch McConnell, ce plan reviendrait à « augmenter les impôts d’un peu plus de 300.000 entrepreneurs ». C’est dans ce contexte de durcissement que le chef de la majorité démocrate au Sénat, Harry Reid, a dit vouloir organiser vendredi un premier vote procédural sur le premier volet du plan. Même s’il est adopté, ce qui n’est pas assuré vu la méfiance qu’il inspire même à certains sénateurs démocrates, la Chambre des représentants devra ensuite le voter en termes identiques. Or, les républicains détiennent la majorité absolue dans cette assemblée et ont fait bloc dans le passé contre l’administration Obama. Cet état de fait conduit les républicains à reprocher à M. Obama de s’acharner sur des mesures qui n’ont aucune chance de devenir loi et de faire campagne pour la présidentielle de novembre de 2012 aux frais du contribuable, au lieu de travailler avec eux à des mesures plus consensuelles.  Ce plan pour l’emploi de Barak  Obama pourrait relever la croissance des Etats-Unis d’un à trois points de pourcentage en 2012. Le plan d’Obama prévoit la création d’un million d’emplois et de diminuer le taux de chômage d’au moins un demi-point de pourcentage. L’interrogation demeure vis-à-vis de l’attitude des républicains ; Il paraît peu probable qu’ils approuvent la totalité de ce plan de 447 milliards de dollars. Nous sommes déjà en période électorale et Obama est au plus bas dans l’opinion publique. Ce plan risquera de redorer un blason quelque peu terni par l’usure du pouvoir et par la crise. En fait, Obama veut surprendre et jouer l’opinion publique contre les républicains. Il s’agit donc d’abord d’une réplique de nature économique pour répondre à la situation de récession économique. C’est  une stratégie pour redonner la confiance qui manque et qui mine les marchés. C’est aussi bien entendu une opération politique. Dans un sondage NBC News/Wall Street, la cote de popularité d’Obama touche son plus bas niveau, à 44%. Les fondamentaux économiques et financiers des Etats Unis (et de l’Europe) sont mauvais et  les plans précédents, notamment la politique accommodante de la FED, n’ont pas donné les résultats escomptés. L’enjeu c’est surtout de redonner confiance aux marchés d’abord, aux consommateurs ensuite, aux électeurs enfin. Compte tenu de l’environnement général  Obama n’est pas du tout certain de gagner son pari. 

Croissance réduite aux Etats-Unis

Croissance réduite aux Etats-Unis 

Dans son « Livre beige » publié mercredi, la FED constate que la croissance continue de progresser très légèrement mais qu’elle se tasse nettement, en outre les perspectives deviennent encore moins favorables. L’activité économique dans son ensemble a continué à progresser en septembre, même si beaucoup de districts ont décrit le rythme de croissance comme « modeste » ou « faible » et les contacts ont généralement constaté un affaiblissement des perspectives », poursuit la Fed dans ce rapport de conjoncture.Wall Street et les cours du pétrole sont parties en nette baisse à la suite de ce document tandis que le prix des Treasuries a augmenté. La note de conjoncture de la Fed est fondée sur des données recueillies avant le 7 octobre et traite de toutes les conditions économiques dans les 12 districts de la Fed, qui couvrent l’ensemble des Etats-Unis. Selon le Livre beige, la consommation des ménages augmenté légèrement dans la plupart des districts, à la faveur du secteur automobile et de celui du tourisme. Il y a également eu une progression de l’investissement des entreprises, notamment dans la construction et le secteur minier. Même si un certain nombre de districts ont enregistré une certaine reprise de l’activité construction, « les conditions générales de l’immobilier – résidentiel comme commercial – restent déprimées ». Ces résultats confirment les indices mesurant la confiance des consommateurs. L’indice de confiance des consommateurs établi par le Conference Board est en effet resté particulièrement faible en septembre après sa chute du mois précédent.  Cet indicateur n’a progressé que de 0,2 point pour s’établir à 45,4, alors que l’estimation médiane des analystes le donnait à 46,6. Le moral des ménages est encore très loin de son niveau de juillet (59,2). « Fondamentalement, il n’a pas varié », écrit le Conférence Board, pour qui « le pessimisme qui s’était emparé des consommateurs le mois dernier a gagné du terrain en septembre ». Du coup, on se renvoie la balle entre l’Europe et les Etats-Unis sur cette dégradation de la conjoncture. Obama attribue cette dépression économique à la situation de la dette européenne. Le président Barak Obama a estimé que les décisions des Européens n’avaient « pas été aussi rapides qu’elles auraient dû » pour juguler une crise qui « fait peur au monde ». Ce qui a valu une réplique sèche du ministre des Finances Wolfgang Schäuble. « Contrairement à ce que pense (le président américain Barak) Obama, les problèmes de l’Europe ne sont pas la cause des problèmes des Etats-Unis », a asséné le ministre des Finances Wolfgang Schäuble. Il est toujours beaucoup plus facile de donner des conseils aux autres que de prendre des décisions vous concernant directement. Je peux aussi donner des conseils au gouvernement américain ». En fait, les consommateurs américains ont exprimé des inquiétudes plus grandes que le mois précédent en ce qui concerne leurs revenus espérés, ce qui est de mauvais augure la consommation et la croissance à venir.  Selon l’enquête du Conférence Board, la proportion des consommateurs pour qui il est « difficile d’obtenir » un emploi a progressé de 1,5 point par rapport à août et est désormais de 50,0%, et seuls 12,0% des Américains estiment que les offres d’emploi vont augmenter dans les mois à venir.   »La confiance des consommateurs est tombée à des niveaux dignes d’une récession », note Chris Christopher, du cabinet d’analystes IHS Global Insight.  Le moral des ménages reste « déprimé », juge son confrère Peter Newland, de Barclays Capital, En conclusion, on espère aux Etats-Unis, comme en Europe, une croissance réduite mais réelle de l’ordre de 1% en 2012. Mais cet objectif n’est pas certain du tout et en fonction de la détérioration de l’environnement financier et économique mondial, on pourrait aussi bien connaître la stagnation voire la récession. Cela d’autant plus que le plan Obama pour l’emploi apparaît de plus en plus hypothétique du fait de l ‘opposition des conservateurs. 

Vingt-quatre banques italiennes dégradées : le syndrome grec

Vingt-quatre banques italiennes dégradées : le syndrome grec 

Après la sanction sur la note de l’Etat italien, c’est maintenant la sanction sur ses banques. 24 banques dont les prestigieuses BMPS et UBI Banca, voient leurs notes abaissées par S&P en raison de la détérioration  de la situation économique.  BMPS, voit sa note long terme abaissée d’un cran à « BBB+ », tout comme UBI Banca, dont la dette long terme est désormais jugée « A- », selon un communiqué de l’agence de notation. L’agence explique que les coûts de refinancement des banques italiennes devraient se détériorer en raison de la hausse des rendements sur les titres du Trésor italien. S&P avait déjà abaissé le mois dernier les notes de la dette à long terme de Mediobanca, de Findomestic, de Intesa Sanpaolo et de leurs filiales Banca Imi, Cassa Risparmio Bologna et Biis, ainsi que de BNL (groupe BNP ), dans la foulée de sa dégradation de la note souveraine du pays. Elle a toutefois confirmé mardi les notes des deux plus grandes banques italiennes, Intesa  Sanpaolo et UniCredit, à « A ». L’agence souligne que vingt-deux des quarante-trois  institutions financières italiennes qu’elle suit sont désormais affublées d’une perspective négative, ce qui implique que de nouveaux abaissements de leur notation ne sont pas à exclure. S&P l’explique par le fait que la note du pays reste elle-même sous la menace d’une nouvelle dégradation et que l’environnement économique pourrait encore se détériorer. L’Italie commence à entrer dans un cercle infernal. Le montant abyssal de sa dette conjugué à la faiblesse de la croissance amènent d’abord la sanction sur la note de l’Etat Italien qui du coup doit se refinancer à des couts plus importants, la baisse de la note de l’Etat italien dévalorise les actifs des banques qui à leur tour subissent la dégradation. Les banques doivent alors faire face à elles aussi des coûts de renforcement plus importants ; le tout dégrade l’activité économique, donc encore la dette. C’est le syndrome grec qui commence.

L’Espagne encore dégradée par Moody’s

L’Espagne encore dégradée par Moody’s 

 

Après la mise sous surveillance de la France lundi, Moody’s a dégradé mardi la note de l’Espagne. Sans doute parce que l’endettement de l’Espagne est inquiétant notamment celui du privé et des collectivités locales mais vraisemblablement aussi parce que les agences veulent s’inviter au débat sur la gestion de la dette européenne. L’agence note désormais « A1″ les obligations d’Etat espagnoles à long terme, et non plus « Aa2″, refusant ainsi à l’Espagne le statut d’émetteur de haute qualité pour la ravaler au rang des émetteurs solides mais susceptibles d’être affectés par des changements de la situation économique. « A1″ correspond à la cinquième meilleure note sur l’échelle de Moody’s. Celle-ci est plus dure avec l’Espagne que ses concurrentes Standard and Poor’s et Fitch, qui ont toutes deux abaissé la note du pays à « AA- » (quatrième meilleure note) dans les quinze derniers jours.  Moody’s justifie sa décision par le fait qu’à ses yeux, « l’Espagne continue d’être vulnérable aux tensions sur les marchés », que sa croissance économique ne devrait atteindre que « 1% au mieux » en 2012 (et non 1,8% comme elle le pensait jusque-là), et que cela « rendra encore plus difficile la réalisation des objectifs budgétaires ambitieux » du pays. L’agence s’inquiète en particulier de la capacité des collectivités régionales indépendantes à atteindre leurs objectifs. Moody’s avait annoncé fin juillet qu’elle envisageait d’abaisser la note de l’Espagne.  Il est clair par ailleurs que Moody’s tente aussi de peser sur le débat en cours concernant le plan européen pour affronter la crise de la dette. »Depuis juillet, écrit l’agence, les défis de financement » qui se posent aux Etats européens, « ainsi que l’incertitude entourant les détails du soutien à venir à la zone euro comme la croissance économique à court terme (et partant la probabilité d’une réduction plus forte des déficits) ont augmenté plutôt que diminué ». En ce qui concerne l’Espagne, Moody’s a maintenu la « perspective négative » qu’elle attribue à la note du pays. Cela « reflète les risques que fait peser sur le pays une éventuelle aggravation de la crise de la zone euro », écrit l’agence. Selon elle, le gouvernement qui sortira des élections législatives du 20 novembre sera « fermement engagé à continuer sur la voie du rééquilibrage des finances publiques », ouverte par le cabinet sortant dirigé par le socialiste José Luis Rodriguez Zapatero. Donnée favorite dans les sondages, l’opposition de droite du Parti populaire espagnol a promis l’austérité face à la crise et des mesures de soutien à l’emploi afin de faire baisser un taux de chômage de près de 21%.  Selon elle, la force de l’économie espagnole à long terme n’est plus « très élevée mais seulement moyenne, étant donné que le rééquilibrage économique s’annonce long » pour le pays. Non seulement Moody’s s’invite dans le débat européen de la dette mais s’invite aussi dans la campagne électorale espagnole en menaçant clairement L’agence menace le pays de voir sa note « soumise à des pressions à la baisse supplémentaires si ses attentes ne se matérialisent pas ». En revanche, indique-t-elle, « la mise en œuvre d’une politique crédible et rigoureuse de réformes budgétaires et structurelles de moyen terme, accompagnée d’une solution convaincante à la crise de la zone euro, entraînerait un retour à une perspective stable » pour la note espagnole. C’est évidemment un clin d’œil très clair en faveur des positions du parti populaire espagnol. Cette avertissement de Moody’s est à souligner car il pourrait aussi valoir pour d’autres pays qui ont de prochaines élections. La pression des agences de notation pourrait jouer un rôle non négligeable sur ces élections en tout cas sur les programmes. 

Conséquences économiques et politiques de la décision de Moody’s vis-à-vis de la note de la France

Conséquences économiques et politiques de la décision  de Moody’s vis-à-vis de la note de la France   

 Il fallait s’y attendre, la note de la France pourrait être mise en question par Moody’s. L’agence de notation Moody’s a annoncé lundi qu’elle allait surveiller et évaluer le caractère stable de la perspective du Aaa français au cours des trois prochains mois. Moody’s indique d’une dégradation ne peut être exclue. Cette mise en surveillance aura des conséquences considérables sur les relations franco-allemande. la France affaiblie pourra difficilement imposer ses vues; son avenir dépend aussi de l’Allemagne; Si l’Allemagne décide de limiter son soutien au plan européen, alors la France subira les prochaines attaques des marchés après l’Italie et l’Espagne.Tout en reconnaissant les atouts de la France Moody’s souligne l’affaiblissement financier des banques comme des finances publiques du fait du ralentissement économique et de la crise. Moody’s indique clairement que parmi les pays de la zone euro bénéficiant du triple A la France est le pays le plus fragile. En fait Moody’ constate que les marges de manœuvre du gouvernement sont devenues très étroites du fait du ralentissement économique qui diminue les recettes fiscales alors que les dépenses budgétaires ne diminuent pas d’autant. Par ailleurs, la situation financière pourrait encore se détériorer sous l’effet de deux autres événements, d’abord la contribution de la France au système de désendettement européen et la nécessité de recapitaliser les banques. Cette mise sous observation de la France par Moody’s aura de graves conséquences. Le gouvernement français ne prendra jamais le risque de perdre sa note triple A dont il s’est vanté comme une marque de bonne gouvernance depuis des mois, pour des raisons financières évidemment mais aussi pour des raisons politiques à quelques mois des élections présidentielles. La première conséquence sera, comme l’Allemagne, de s’en tenir à l’accord du 21 juillet pour la contribution européenne notamment au FESF. Augmenter la contribution de la France, en empruntant nécessairement, accroitrait un endettement déjà critiqué. Du coup, le plan anti crise de l’Europe se trouve contraint par des niveaux d’intervention strictement fixés (sauf effet de levier que l’Allemagne veuet limiter). Deuxième effet à caractère presque immédiat, la France ne peut consacrer des fonds publics à la recapitalisation de ses banques. Ce sera donc au privé d’une part d’assurer la décote de la dette grecque, d’autre part de recapitaliser les banques. Dernier aspect et non des moindres, les éventuels moyens financier de relance économique se réduisent à peu de chose et là c’est la croissance et le chômage qui sont concernés. D’ une certaine manière la France est de plus en plus ligotée par son environnement économique et financier et ses marges de manœuvre à peu près inexistantes si elle ne veut pas être sanctionnée par les agences. 

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