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MACRON VEUT DES RER DANS 10 MÉTROPOLES : Une promesse de coiffeur

MACRON VEUT DES RER DANS 10 MÉTROPOLES : Une promesse de coiffeur

A priori, on ne peut que se réjouir de cette perspective de création de réseaux RER dans 10 Métropoles. Le problème est qu’il s’agit davantage d’une annonce publicitaire que d’une véritable décision de planification des transports.

D’abord ,il y a une grande différence entre le RER parisien et d’éventuels réseaux du même type. Le RER parisien a bénéficié de la présence de lignes ferroviaires classiques type SNCF, de la présence de lignes de métro ,progressivement complétées par de nouvelles lignes et ou des aménagements deux lignes anciennes.

Dans plusieurs villes, on peut certes s’appuyer sur le réseau ferroviaire SNCF des TER mais qui est beaucoup moins densifiée que dans la région parisienne.

Une telle perspective avancée par le chef de l’État n’est réalisable que sur une cinquantaine d’années notamment pour des questions de financement des investissements. On peut aussi s’interroger sur la pertinence de cette idée de RER. En effet un réseau de RER est particulièrement structurant sur le plan de l’urbanisme la question est de savoir s’il est pertinent de renforcer encore de grandes métropoles tandis qu’une grande partie du territoire s’oriente progressivement vers la désertification démographique et économique.( Nombre de villes nouvelles ce sont structurés autour du RER dans la région parisienne)

Sur le plan technique, utiliser des lignes ferroviaires qui servent en particulier aux TER va poser des questions de régulation entre circulation locale et circulation à plus grande distance. Pour être performant un réseau RER doit offrir des dessertes relativement denses et bien cadencées qui pourraient être incompatibles avec la circulation de trains à plus longue distance qui eux aussi doivent être développés (les TGV bien sûr qui circulent sur ligne classique et les trains inter cités ( vieux corail reconvertis en « Oui go).

Dans plusieurs villes le tramway pourrait constituer l’axe plus structurant que la ligne SNCF , se pose évidemment des problèmes d’interconnexion entre tramway et lignes SNCF. En outre dans certaines zones l’autobus électrique en zone protégée ou site propre peut-être largement plus pertinent et moins coûteux. Encore davantage que la création d’un véritable RER, c’est l’articulation de tous les modes de transport collectif qui paraît le plus efficace .

Le problème plus fondamental que pose l’annonce du chef de l’État c’est que ce projet ne s’inscrit nullement dans une vision plus globale d’évolution des besoins et de la régulation de la mobilité compte tenu des perspectives de l’urbanisme. Bref la perspective de RER dans 10 métropoles pourra demeurer un slogan politique pendant encore des dizaines et des dizaines d’années.

Bref une belle promesse, séduisante même, mais une promesse de coiffeur !

« Fusion » nucléaire : la France veut son propre projet

Fusion nucléaire : la France veut son propre projet

La fusion nucléaire ( Aujourd’hui toutes les centrales nucléaires reposent sur la technique de la fission nucléaire) offre les avantages suivants :

Une énergie abondante : A masse égale, la fusion d’atomes légers libère une énergie près de quatre millions de fois supérieure à celle d’une réaction chimique telle que la combustion du charbon, du pétrole ou du gaz, et quatre fois supérieure à celle des réactions de fission nucléaire. La fusion peut fournir l’énergie de base nécessaire pour satisfaire les besoins en électricité de nos villes et de nos industries.

Pérennité : Les combustibles de fusion sont universellement disponibles et quasiment inépuisables. Le deutérium peut être obtenu à partir de l’eau ; le tritium sera produit pendant la réaction de fusion lorsque les neutrons issus de la fusion des noyaux interagiront avec le lithium des modules placés dans la chambre à vide. (Les réserves de lithium dans la croûte terrestre permettraient l’exploitation de centrales de fusion pendant plus de 1 000 ans ; celles des océans pourraient répondre aux besoins pendant des millions d’années.)

Aucune émission de CO₂ : La fusion ne génère pas de dioxyde de carbone ou d’autres gaz à effet de serre. Le sous-produit principal est l’hélium, un gaz inerte non toxique.

Le CEA espère décrocher une enveloppe de plusieurs dizaines de millions d’euros pour financer une étude de faisabilité d’une centrale à fusion nucléaire plus compacte que le réacteur Iter. Objectif : éviter les écueils d’ingénierie qui découlent de sa dimension XXL. Un projet national de fusion nucléaire permettrait aussi à la France d’avancer plus rapidement sur cet immense défi technologique alors que la course internationale s’intensifie.

Contrairement au projet international Iter , l’objectif n’est plus de faire des machines encore plus grandes, mais, au contraire, de développer des réacteurs à fusion nucléaire plus petits, à l’image de ce qui se produit dans l’industrie de la fission nucléaire qui s’oriente désormais vers des petits réacteurs modulaires, les fameux SMR (pour small modular reactors).
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L’Autriche veut un bouclier tarifaire européen pour l’électricité

L’Autriche veut  un bouclier tarifaire européen pour l’électricité

Finalement, l’Autriche réclame que l’union européenne met en place un système de régulation des prix de l’énergie à l’image de ce que fait la France en séparant le prix de l’électricité de celui du gaz. Le problème c’est que faute de deux nucléaire suffisant, ces deux énergies sont assez souvent substituables. En outre, l’Autriche est fondamentalement contre l’énergie nucléaire ! Le chancelier autrichien, Karl Nehammer, a cependant appelé l’Union européenne à « découpler le prix de l’électricité de celui du gaz » pour le faire baisser. Un dispositif qui n’est, selon lui, possible que dans un cadre européen et non uniquement national.

 

« Il ne faut pas laisser chaque jour Poutine » décider à la place des Européens, a le chancelier autrichien, Karl Nehammer. Et le dirigeant allemand est bien décidé à réagir face à la flambée des prix du gaz et de l’électricité qui ont vécu une semaine folle avec de nouveaux records vendredi, présageant une explosion du coût de la vie l’hiver prochain. Le prix du gaz naturel européen a, ainsi, atteint 342,005 euros le MWh, à peine en dessous de son record historique en séance (345 euros le MWh) enregistré en mars après l’invasion russe de l’Ukraine. En cause notamment, le fait que la Russie ait brûlé du gaz naturel plutôt que de l’exporter. En outre, les suspensions d’approvisionnement russe à venir via Nord Stream 1, en raison d’une maintenance du gazoduc, selon une annonce du géant russe Gazprom, pèsent sur les tarifs et les Européens craignent que le gazoduc ne soit pas remis en service.

 

« Nous devons arrêter cette folie qui sévit actuellement sur les marchés de l’énergie », a ainsi réclamé Karl Nehammer, ce dimanche dans un communiqué, appelant l’UE à « découpler le prix de l’électricité de celui du gaz » pour le faire baisser. Or, selon le chef conservateur du gouvernement, cela n’est possible que dans un cadre européen et non uniquement national

 

Olivier Dussopt, dit la girouette, veut abandonner la social-démocratie !

 

 

Olivier Dussopt, dit la girouette pour être passé en 24 heures de député socialiste à député  macroniste en 2017  propose évidemment  d’abandonner le socialisme et maintenant aussi la social-démocratie. Tout cela pour adhérer au vague « progressisme » de Macron et sans doute un jour pour rejoindre encore plus clairement la droite. Bref, la descente aux enfers pour cette opportuniste représentatif d’anciens responsables du parti socialiste dont le vrai projet politique est le carriérisme. Une tribune en outre d’une grande pauvreté intellectuelle et idéologique. Une tribune qui confond réflexion idéologique et propagande. 

 

TRIBUNE – Dans une tribune au JDD, Olivier Dussopt, ministre du Travail, du Plein emploi et de l’Insertion, président de Territoires et progrès, appelle à « tourner la page » de la social-démocratie pour aller vers le « progressisme ». 

 tribune :

« La recomposition politique de notre pays n’est pas achevée. Après l’onde de choc salutaire provoquée par l’élection d’Emmanuel Macron en 2017, la tectonique des plaques continue de jouer. Mais cette recomposition ne servirait à rien si, au final, elle n’apportait pas une clarification nette. Elle est indispensable à un retour d’intérêt de nos concitoyens pour la vie démocratique. Ils s’en sont massivement éloignés, car trop souvent elle ne leur dit plus rien.

Le camp de ce que l’on nomme rapidement la gauche sociale-démocrate a en matière de clarification un immense travail à mener ; il a toujours été repoussé car c’est tellement plus confortable de vivre sur la rente des vieilles indignations, tellement plus simple – nous venons d’en avoir une illustration éclatante avec l’arrimage à la Nupes – de bâtir des alliances simplement défensives, pour préserver un pré carré, plutôt que d’agir et inventer un avenir meilleur.

L’entêtement à faire du neuf avec de l’ancien est devenu aujourd’hui peine perdue

Pour faire illusion, on n’a cessé d’appeler à « refonder », toujours en bougeant mollement les pièces de la structure, mais sans s’interroger jamais sur les fondations. L’entêtement à faire du neuf avec de l’ancien est devenu aujourd’hui peine perdue. On ne rebâtira pas la social-démocratie ! Pour la simple et bonne raison que les glissements paresseux vers l’extrême gauche, dans un mouvement contre-historique, ont enlevé son sens au mot : il n’a plus de signification et n’indique plus de direction. Il ne fédère plus, et n’est plus porteur d’espoir. La lucidité oblige également à constater qu’il est devenu has been pour les plus jeunes générations.

Alors, fini de se réfugier derrière un conservatisme culturel, un manque d’imagination et de création ! Nous devons proposer autre chose. Clarifier. Je suis de celles et ceux qui pensent qu’il faut tourner une page et se revendiquer pleinement du progressisme. Il y a urgence à parler de progrès pour parler au cœur, car parler de progrès, c’est la manière de parler de demain.

Et avançons dans la clarification. Ce progressisme est par essence pro­européen. Il croit dans l’éducation et la formation tout au long de la vie pour donner sa chance à chacun. Il a confiance en la science. Il a entériné, sans aucun retour possible, les évolutions sociétales, et ne cesse d’en revendiquer de nouvelles. Il croit à l’économie de marché, à la défense et à la promotion du travail. Tout autant qu’il croit à la solidarité, à l’initiative individuelle, au secteur privé et à la puissance publique. Surtout, il est enthousiaste et déterminé face aux immenses transformations technologiques, industrielles, en matière d’infrastructures et d’aménagement de notre territoire que nous allons devoir accomplir en un temps record pour la planète. Il sait aussi, depuis Auguste Comte, que le progrès ne peut se faire sans ordre. En France, cet ordre s’appelle l’ordre républicain.

Le progrès est social, sociétal et scientifique, industriel et humain, éducatif et environnemental. Il met toute la société en mouvement, jamais à marche forcée, mais dans le dialogue, la concertation, l’écoute ; une méthode qui, sous la conduite du président de la République, accompagnera l’évolution de notre système de retraite par répartition. Une évolution qui doit permettre des progrès nouveaux tels que la hausse des petites retraites à 1 100 euros, aussi importante pour la justice sociale que le fut l’instauration du smic. Cette méthode s’appliquera aussi pour la poursuite de l’ambitieuse réforme de la formation professionnelle, engagée depuis 2018, afin de donner à toutes et tous les meilleures opportunités d’accès au marché du travail. C’est aussi cela qui mènera au plein emploi.

Sport et démagogie: le président allemand veut le même salaire pour les footballeuses !

Sport et démagogie:  le président allemand veut le même salaire pour les footballeuses !

 

Il est clair que le sport féminin rencontre de plus en plus de succès auprès de l’opinion. Témoin par exemple le tour de France cycliste qui constituera désormais un événement majeur dans le calendrier sportif. Même chose à travers l’intérêt manifesté lors  de la compétition européenne de football féminin.

Du coup le président allemand propose tout simplement d’aligner immédiatement le salaire des footballeurs de son pays sur celle des hommes. Une vraie démagogie qui témoigne du manque de compétence et de sérieux de certains dirigeants politiques. Faut-il rappeler en effet que certains footballeurs parmi les mieux payés touchent plusieurs millions par mois (Ce qui évidemment constitue un autre scandale).

En France, comme en Allemagne, le salaire moyen d’une footballeuse professionnelle tourne autour de 2500 € bruts pour 100 000 € bruts quand il s’agit d’un homme.

Certes le réajustement entre hommes et femmes est indispensable mais il faudra sans doute une vingtaine d’années au moins pour réunir les conditions économiques nécessaires à cette égalité . Créer aussi des conditions sportives car pour l’instant par exemple en France on ne dispose vraiment que deux équipes professionnelles féminines de niveau international ; Des aspects  que semblent  avoir oublié le président allemand.

Le chancelier allemand Olaf Scholz va cependant rencontrer le directeur de la fédération nationale de football Oliver Bierhoff pour plaider en faveur de l’égalité des salaires pour les footballeuses du pays, a-t-il déclaré lors de la finale du championnat d’Europe féminin entre l’Allemagne et l’Angleterre, dimanche.

L’équipe allemande de football féminin a certes perdu la finale du championnat d’Europe féminin ce dimanche contre l’Angleterre (2-1). Mais elle a remporté une autre victoire encore plus belle. Dans la foulée du match qui se déroulait à Wembley, le chancelier allemand Olaf Scholz a déclaré qu’il allait rencontrer le directeur de la fédération nationale de football Oliver Bierhoff pour plaider en faveur de l’égalité des salaires pour les footballeuses du pays.

La joueuse allemande Lina Magull a réclamé ces dernières semaines un salaire minimum de 2.000 à 3.000 euros par mois pour les joueuses allemandes et a fait état de négociations réussies en Espagne pour un salaire minimum. Les footballeuses allemandes étudient et travaillent parallèlement à leur activité professionnelle, ce qui, selon Magull, ne devrait pas être nécessaire au-delà de la deuxième division. On est loin évidemment des 100 000 € qui seraient nécessaires pour combler les inégalités entre hommes et femmes

Démagogie : le président allemand veut le même salaire pour les footballeuses !

Démagogie : le président allemand veut le même salaire pour les footballeuses !

 

Il est clair que le sport féminin rencontre de plus en plus de succès auprès de l’opinion. Témoin par exemple le tour de France cycliste qui constituera désormais un événement majeur dans le calendrier sportif. Même chose à travers l’intérêt manifesté lors  de la compétition européenne de football féminin.

Du coup le président allemand propose tout simplement d’aligner immédiatement le salaire des footballeurs de son pays sur celle des hommes. Une vraie démagogie qui témoigne du manque de compétence et de sérieux de certains dirigeants politiques. Faut-il rappeler en effet que certains footballeurs parmi les mieux payés touchent plusieurs millions par mois (Ce qui évidemment constitue un autre scandale).

En France, comme en Allemagne, le salaire Moyen d’une footballeuse professionnelle tourne autour de 2500 € bruts pour 100 000 € bruts quand il s’agit d’un homme.

Certes le réajustement entre hommes et femmes est indispensable mais il faudra sans doute une vingtaine d’années au moins pour réunir les conditions économiques nécessaires à cet égalité. Un aspect que semble avoir oublié le président allemand.

Le chancelier allemand Olaf Scholz va cependant rencontrer le directeur de la fédération nationale de football Oliver Bierhoff pour plaider en faveur de l’égalité des salaires pour les footballeuses du pays, a-t-il déclaré lors de la finale du championnat d’Europe féminin entre l’Allemagne et l’Angleterre, dimanche.

L’équipe allemande de football féminin a certes perdu la finale du championnat d’Europe féminin ce dimanche contre l’Angleterre (2-1). Mais elle a remporté une autre victoire encore plus belle. Dans la foulée du match qui se déroulait à Wembley, le chancelier allemand Olaf Scholz a déclaré qu’il allait rencontrer le directeur de la fédération nationale de football Oliver Bierhoff pour plaider en faveur de l’égalité des salaires pour les footballeuses du pays.

La joueuse allemande Lina Magull a réclamé ces dernières semaines un salaire minimum de 2.000 à 3.000 euros par mois pour les joueuses allemandes et a fait état de négociations réussies en Espagne pour un salaire minimum. Les footballeuses allemandes étudient et travaillent parallèlement à leur activité professionnelle, ce qui, selon Magull, ne devrait pas être nécessaire au-delà de la deuxième division. On est loin évidemment des 100 000 € qui seraient nécessaires pour combler les inégalités entre hommes et femmes

Erdogan : Veut continuer à tuer la démocratie

 Erdogan : Veut continuer à tuer la démocratie

 

 

Avec la condamnation du philanthrope Osman Kavala à une perpétuité incompressible, le président turc nargue l’opinion internationale et veut afficher la puissance d’Ankara, analysent les chercheurs Ahmet Insel et Nora Seni dans une tribune au « Monde ».

Conforté par le rapprochement avec les puissances occidentales à l’occasion de la guerre contre l’Ukraine, le président turc Recep Tayyip Erdogan se sent libre de poursuivre dans son pays une politique de criminalisation de toute contestation et de répression tous azimuts. Ainsi le philanthrope Osman Kavala a été condamné à la perpétuité incompressible, à l’issue d’un procès où le droit a été bafoué allégrement aussi bien sur la forme que sur le fond de l’aveu même d’un des trois juges du tribunal pénal qui s’est opposé à ce verdict et a réclamé l’acquittement et la libération de l’accusé.

 

Détenu depuis le 1er novembre 2017, Osman Kavala est accusé de tentative de « renversement du gouvernement » en programmant, dirigeant et finançant les événements de Gezi, du nom de ce soulèvement populaire provoqué par le projet de réaménagement du parc du même nom, au centre d’Istanbul en mai-juin 2013. Sept autres prévenus, dont trois femmes, sont condamnés à la réclusion pour dix-huit ans pour « avoir aidé » Osman Kavala. Avocat, urbaniste, architecte, cinéastes, dirigeants d’université et d’ONG, ils comparaissaient libres. Ils ont été incarcérés le soir même du verdict.

Or, en février 2020, un autre tribunal pénal avait acquitté tous les prévenus de ce même procès en soulignant qu’aucune preuve concrète n’accompagnait l’épais réquisitoire du procureur pour justifier ses accusations. Mais quelques heures avant sa libération à l’issue de la décision d’acquittement, Osman Kavala était arrêté sur ordre du procureur d’Istanbul avec deux nouvelles accusations échafaudées à l’occasion : espionnage et participation à la tentative du coup d’Etat de juillet 2015. Le président turc était intervenu pour contester la décision d’acquittement, comme il était intervenu auparavant plusieurs fois publiquement contre Osman Kavala, alors que son procès était en cours.

Aujourd’hui, ce qui n’est plus qu’une mascarade de justice prend une tournure tragique avec la condamnation à perpétuité d’Osman Kavala pour les chefs d’accusation dont il avait été acquitté, comme tous les autres prévenus, il y a deux ans. Il est cette fois-ci acquitté des accusations d’espionnage inventées par ce procureur, promu depuis membre de la Cour constitutionnelle. Kafka lui-même aurait eu du mal à imaginer un tel procès.

 

La Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) a condamné la Turquie pour la détention abusive d’Osman Kavala et elle a décrété la nullité des preuves portées à charge contre lui. Au nom de l’indépendance des tribunaux turcs et de leur souveraineté (!), Recep Tayyip Erdogan avait invité les juges à ne pas suivre l’arrêt de la CEDH. De son côté, le Conseil de l’Europe a entamé une procédure de sanction contre la Turquie pour le non-respect de la décision de la CEDH, mais la procédure est bien longue.

Elon Musk veut transformer Twitter en espace de chaos et de profit

 Elon Musk veut transformer Twitter en espace de chaos et de profit 

Le milliardaire va faire du réseau social, qu’il vient d’acquérir, un espace proche du chaos, s’inquiète le chercheur en biologie Olivier Hamant, dans une tribune au « Monde ».

 

En rachetant le réseau social Twitter, le milliardaire Elon Musk déclare : « J’espère que même mes pires détracteurs resteront sur Twitter, car c’est ce que signifie la liberté d’expression. » Si certains pourraient croire entendre Voltaire dans ces paroles, le libertarien Elon Musk soutient plutôt une vision débridée de la liberté, sans aucun filtre. Ne confond-il pas la liberté et un désordre qui sert les plus forts  ?

Pour éviter des débats sans fin sur la notion de liberté, il est salutaire de revenir à sa définition, et donc à l’article 4 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789 : « La liberté consiste à pouvoir faire tout ce qui ne nuit pas à autrui : ainsi, l’exercice des droits naturels de chaque homme n’a de bornes que celles qui assurent aux autres membres de la société la jouissance de ces mêmes droits. Ces bornes ne peuvent être déterminées que par la loi. » La liberté est donc définie par un cadre à respecter, et non par des frontières à dépasser.

Alors, de quoi parle Elon Musk ? S’il s’agit de partage débridé d’opinions sans filtre et sans loi, alors ne défendrait-il pas plutôt une forme d’anarchie ? Encore une fois, revenons aux définitions. Comme le dit le journaliste et théoricien Pierre-Joseph Proudhon, « l’anarchie, c’est l’ordre sans le pouvoir ». Au contraire, Elon Musk propose de partager toute opinion dans l’immédiateté de son réseau social. Il s’agit donc de l’exact opposé : le désordre avec le pouvoir.

Dès lors, si Elon Musk ne parle ni de liberté ni d’anarchie, de quoi parle-t-il ? D’entropie ! Cette notion, liée au deuxième principe de la thermodynamique, est parfois mal comprise. Faisons alors appel au militant écologiste Victor Chaix et à son article limpide sur le sujet publié sur son blog, appliqué à la crise environnementale : l’entropie du monde signifie que « l’énergie se dissipe, les écosystèmes se désorganisent et les singularités s’homogénéisent ». Appliqué à la liberté d’expression selon Elon Musk, il s’agit donc plutôt d’une forme de dissipation des informations, qui augmente le désordre et conduit à l’homogénéisation des croyances. Elon Musk ne soutient pas la liberté, il la dissipe.

Pourquoi la confusion entre liberté et entropie pose-t-elle problème ? Tout d’abord, nos opinions sont surtout guidées par nos nombreux biais cognitifs. Nous avons l’impression d’avoir des intentions libres alors qu’elles sont principalement guidées par le biais du statu quo (être conservateur par défaut), le biais de confirmation (ignorer les informations contradictoires) ou le biais de corrélation (transformer corrélation en causalité). Partager des opinions sur Twitter sans cadre légal, c’est bien plutôt donner un haut-parleur à nos biais cognitifs individuels. C’est d’ailleurs une des raisons qui expliquent pourquoi une fausse information a 70 % de chance de plus d’être republiée qu’une information vraie sur Twitter, comme l’ont démontré trois chercheurs américains, Soroush Vosoughi, Deb Roy et Sinan Aral, dans un article publié, en 2018, dans la revue Science.

Démocratie : Obama veut réguler les réseaux sociaux

 

L’ex chef d’État (2009-2017) s’est étendu sur le phénomène de la désinformation, et s’est reproché de ne pas avoir suffisamment réalisé «à quel point nous étions devenus réceptifs aux mensonges et aux théories du complot» avant l’élection de Donald Trump, qui lui a succédé. «Poutine n’a pas fait ça. Il n’a pas eu besoin. Nous nous le sommes fait à nous-mêmes», a-t-il ajouté, évoquant les campagnes de manipulation des électeurs orchestrées depuis la Russie. «Nous venons de voir un président en exercice nier des résultats électoraux clairs et aider à inciter une insurrection violente contre la capitale de la nation», a-t-il assené, en référence à Donald Trump, qui n’a pas reconnu la victoire de Joe Biden fin 2020, et a encouragé ses partisans avant l’assaut du Capitole le 6 janvier 2021, qui a fait plusieurs morts. «Ce doit être notre sonnette d’alarme pour réagir.»

Barack Obama a donc appelé à une réforme des lois qui gouvernent les réseaux sociaux, pour qu’ils soient plus responsables et plus transparents, expliquant que le problème au cœur de la désinformation était moins «ce que les gens publient» que «les contenus que ces plateformes promeuvent». La preuve selon lui qu’elles ne sont pas «neutres» et que les algorithmes devraient être soumis à des contrôles de sécurité par une autorité de régulation, au même titre que les voitures, aliments et autres produits de consommation. Il a ensuite détaillé une série de valeurs qui devraient à son avis guider la modération des contenus, comme le renforcement de la démocratie et le respect des différences. «Les outils ne nous contrôlent pas. Nous pouvons les contrôler», a-t-il conclu.

 

Poutine veut détruire disparition de l’Ukraine

Poutine veut  la disparition de l’Ukraine

« L’objectif de Poutine est-il vraiment d’occuper toute l’Ukraine ? N’est-il pas plutôt de détruire l’Ukraine et de la vider de sa population ?, s’interroge Laurent Thiberge. [...] Quand il fait la guerre, il ne pense pas conquête mais néantisation de l’ennemi. »

 

Ce qui me frappe dans les commentaires permanents des médias sur la guerre menée par Poutine en Ukraine, c’est que leurs auteurs semblent mesurer les résultats de l’offensive russe uniquement à l’aune de la progression territoriale de l’armée de Moscou, laquelle est lente et faible (seulement 10 % du territoire ukrainien occupé). Cela suffit pour beaucoup à en conclure que les Russes ont déjà perdu la guerre.Mais l’objectif de Poutine est-il vraiment d’occuper toute l’Ukraine ? N’est-il pas plutôt de détruire l’Ukraine et de la vider de sa population ? Se « débarrasser de la racaille », disait-il la semaine passée dans un stade de Moscou devant 80 000 figurants. On s’est empressé d’y voir une menace pour ses seuls opposants intérieurs. Mais ne s’adressait-il pas tout autant aux Ukrainiens ?

Marioupol totalement rasée, Mikolaïv ravagée, des villages rayés de la carte, Kharkiv en grande partie détruite – la moitié de sa population a quitté la ville. Combien d’habitants ont-ils quitté Kiev, Kherson, Dniepr, Odessa ? Dix pour cent de la population ukrainienne est déjà réfugiée à l’étranger et ce n’est peut-être qu’un début. Six millions de personnes supplémentaires se sont déplacées à l’intérieur du pays. L’Unicef indique qu’un enfant ukrainien sur deux est d’ores et déjà déplacé.

Poutine n’est pas un conquérant, c’est un éradicateur, un purificateur « ethnique », un barbare inspiré par la vengeance, totalement étranger à l’intelligence du conquérant. On n’écoute pas suffisamment Poutine, il ment tellement qu’on ne le prend pas assez au sérieux. Il a dit que son objectif n’était pas d’occuper toute l’Ukraine. On ne l’a pas cru, on a eu tort. Pourquoi occuperait-il un champ de ruines ?

Nos commentateurs soulignent abondamment qu’il ne peut contrôler un pays de 45 millions d’habitants, plus étendu que la France, avec 200 000 hommes (probablement moins). Mais a-t-il au moins cette intention ? Pourquoi chercherait-il à contrôler toute la population ukrainienne quand il préfère l’exiler, l’affamer, la détruire ?

Cette guerre n’a qu’un sens pour lui : punir l’Ukraine de son indépendance car il sait pertinemment que celle-ci est irréversible. Il préfère une Ukraine détruite humainement et économiquement par l’artillerie et l’aviation russe, une Ukraine amputée du Donbass, du rivage de la mer d’Azov, de la Crimée et de son accès occidental à la mer Noire, plutôt qu’une Ukraine économiquement prospère malgré son indépendance.

L’encerclement et le pilonnage de Kiev et des grandes métropoles est parti pour durer des mois, peut-être des années. L’asphyxie, l’agonie de l’Ukraine sera longue mais Poutine arrivera à ses fins si les Occidentaux continuent à se rassurer en regardant la faible progression territoriale de l’armée de terre russe. Ils en concluent que Poutine a déjà perdu la guerre, mais le maître du Kremlin est bel et bien en train de la gagner. Car, quand il fait la guerre, il ne pense pas conquête mais néantisation de l’ennemi.

Laurent Thiberge, Marly-le-Roi (Yvelines)

Le Monde

Poutine veut vider l’Ukraine des pro-ukrainiens

Poutine veut vider l’Ukraine des pro-ukrainiens

Fabrice Balanche est maître de conférences en géographie à l’Université Lyon 2 et chercheur associé au Washington Institute (think-tank) que Poutine veut vider l’Ukraine des pro- ukrainiens pour les remplacer par des pro-russes.

L’exode de plus de 4 millions d’Ukrainiens (selon les dernières prévisions du HCR) pourrait-il changer politiquement le visage du pays et donner un avantage à Poutine en cas de victoire de la Russie ?

Fabrice BALANCHE.- Une des stratégies de Vladimir Poutine est de faire partir les Ukrainiens qui sont potentiellement opposés à une nationalité russe en Ukraine, en particulier les nationalistes. Dans les flux de réfugiés, on retrouve beaucoup de jeunes Ukrainiens et de jeunes familles, une génération née après la chute du mur de Berlin. Eux n’ont connu que la nation ukrainienne émergente et ne sont pas familiers de l’URSS et de la Russie. Ils sont davantage pro-européens et tournés vers l’Ouest, contrairement aux plus âgés. Les jeunes générations sont aussi plus aptes à se révolter, et une des stratégies de la Russie est de vider cette force…

Poutine veut mettre les oligarques ou pas

Poutine veut mettre les oligarques ou pas

 

Il est probable que le conflit en Ukraine va te être l’occasion d’un grand nettoyage interne en Russie dans l’administration, dans l’armée mais aussi dans l’économie ou les oligarques régnaient en maître ( avec la complicité de Poutine). Poutine  en effet demande désormais officiellement que les oligarques se prononcent clairement pour la guerre contre l’Ukraine.

« Je ne condamne pas ceux qui ont une villa à Miami ou sur la Côte d’Azur, qui ne peuvent pas se passer de foie gras, d’huîtres ou de la soi-disant liberté des genres. Mais le problème est que beaucoup de ces personnes sont mentalement là-bas et pas ici, avec notre peuple » : c’est en ces termes que Vladimir Poutine a mis en garde, mercredi dernier, les oligarques russes. Le propos est clair, soit vous êtes avec nous, soit le pays vous rejettera, comme il rejettera les « traîtres nationaux » de la « cinquième colonne » sur laquelle compte l’Occident pour « tenter de diviser notre société ».

 

Démagogie :Macron veut réduire les droits de successions « modestes »

Démagogie :Macron veut réduire les droits de successions modestes

 

Une orientation pas à la hauteur des enjeux politiques économiques et stratégiques mais qui fait plaisir aux intéressés, celle qui consiste pour Macron à annoncer  une réduction des droits de successions modestes. Une manière de faire semblant de réduire les inégalités car Macron ne prévoit pas d’augmenter les droits sur les très grosses successions. De cette manière, Macron propose à peu près le contraire de ce qu’il envisageait en 2017.

 

«Je ne fais pas partie de ceux qui pensent qu’il faut augmenter les droits de succession à tout-va, au contraire. (…) La transmission est importante pour nous (Français). Donc je pense qu’il y a des choses à améliorer. Il faut plutôt accompagner les gens pour les aider à transmettre les patrimoines modestes», esquissait-il déjà début janvier. Sans toutefois rentrer dans le détail pour bien entretenir le flou et les espérances. On est loin évidemment des enjeux  stratégiques qui pourraient menacer l’économie et la paix.

Macron veut recommencer un nouveau le cirque du grand débat

A nouveau le cirque du grand débat

 

Macron promet de recommencer son grand cirque du grand débat, opération davantage médiatique que démocratique et de toute façon dont il n’est nullement tenu compte. Notons d’ailleurs qu’il n’a même pas été fait de compte-rendus détaillés des discussions. Bref  Macron veut recommencer son numéro, sorte de one-man-show devant un public bienveillant, complaisant pour ne pas dire complice.

Emmanuel Macron a assuré, samedi 12 mars, qu’il mènerait, en cas de réélection« un nouveau grand débat permanent » avec les Français autour de plusieurs chantiers.  »Je veux que notre projet puisse reposer sur une méthode associant davantage nos compatriotes, dans la durée, y compris le lendemain de l’élection, en leur donnant une place comme véritables acteurs », a plaidé le candidat-président dans une vidéo d’une vingtaine de minutes, qui doit être diffusée dans plusieurs meetings régionaux.

Durant le quinquennat qui s’achève,  »nous avons mis en œuvre des réformes parfois à la cavalcade, à la hussarde », a estimé Emmanuel Macron.  »Et nos compatriotes, même quand ils croyaient, voulaient en être aussi les acteurs, voulaient porter ces réformes. » Evoquant de  »grands chantiers sur l’école, la santé, la réforme institutionnelle », il a promis de  »mener un nouveau grand débat permanent pour agir », s’il est réélu le 24 avril !!!

La CFDT veut une reconnaissance pour travailleuses essentielles

La CFDT veut une reconnaissance pour travailleuses essentielles

Sur  une estrade au centre de la très symbolique place du Panthéon, où sont enterrés surtout de grands hommes, Laurent Berger a souhaité «braquer le projecteur» sur les travailleuses qui occupent trop souvent des métiers déconsidérés et sont «invisibles », selon le nouveau terme consacré. «Écoutez les travailleuses, leurs revendications salariales, leurs aspirations (…) sinon vous trouverez la CFDT sur votre chemin», a scandé son secrétaire général avant de lancer un opportun «Aux travailleuses essentielles, la France reconnaissante».

Baptisé «Lumière sur les essentielles », ce rassemblement était une réédition, plus ciblée, de celui du 3 février qui se voulait un soutien à l’ensemble des travailleurs de la «deuxième ligne». Un peu plus confidentielle aussi avec quelques centaines de militants seulement… Émaillée de témoignages de salariées des laboratoires, des entreprises de l’agroalimentaire, de l’hôtellerie, d’éducatrices ou encore d’aides à domicile, la manifestation, rythmée par une playlist d’artistes classées féministes, visait à montrer que la reconnaissance pécuniaire, bien qu’essentielle, n’est pas suffisante. «Ce que nous voulons, ce sont de meilleures conditions de travail, l’évolution de nos parcours professionnels pour que nos métiers deviennent attractifs», expliquaient plusieurs militantes encouragées par Laurent Berger pour qui le 8 mars serait désormais… tous les jours.

Poutine veut tuer la démocratie en Ukraine

 Poutine veut tuer la démocratie en Ukraine 

Le vice-président de la Commission européenne Josep Borrell rappelle, dans une tribune au « Monde », que l’Union européenne refuse toute confrontation avec le peuple russe. Il exhorte les pays européens à l’union, à s’« armer moralement », à se « protéger économiquement » et à « se préparer au pire ».

 

De nouveau, sur le territoire européen, une grande puissance mène une guerre d’agression contre un voisin pacifique et démocratique. Et cette puissance dispose d’armes nucléaires qu’elle n’exclut pas d’utiliser contre ceux qui viendraient en aide au peuple ukrainien. Cette agression a d’ores et déjà causé des milliers de morts.L’ampleur de l’invasion montre que l’intention de Vladimir Poutine est bien d’occuper le pays, d’y détruire la démocratie et d’installer un gouvernement fantoche à Kiev. Ce qui est en question, c’est donc la survie de l’Ukraine en tant qu’Etat indépendant, une menace très grave pour la sécurité européenne.

Les inquiétudes exprimées par la Russie en matière de sécurité n’étaient visiblement qu’un prétexte visant avant tout à protéger le régime russe d’une contagion démocratique. Ce qui explique cette agression n’est en effet ni la défense des minorités russophones, ni l’adhésion potentielle de l’Ukraine à l’OTAN, ni le déploiement imaginaire d’armes nucléaires aux frontières de la Russie. Le fond de l’affaire réside dans la nature de plus en plus autoritaire du régime de Vladimir Poutine, dans sa conviction profonde que l’extension de la liberté et de la démocratie à ses frontières constituerait une menace existentielle pour son pouvoir. Il s’agit pour lui de siffler la fin de la récréation démocratique de l’Ukraine, un acte bel et bien prémédité.

Après avoir écouté le président Zelensky s’adresser au Conseil européen, je ne peux pas m’empêcher de penser à un précédent que je peine à formuler mais qui s’impose à moi : celui de l’invasion de la Tchécoslovaquie en 1938 par Adolf Hitler.

Pourtant, malgré les informations dont nous disposions sur la préparation de cette agression, nous espérions pouvoir éviter une guerre ouverte contre l’Ukraine. Nous préférons toujours, en effet, une paix négociée à la guerre, le dialogue, même rugueux, à la confrontation, la raison à la passion violente et l’accommodement, même provisoire, au déchirement irréversible. Et nous espérions qu’un chef d’Etat qui nous disait officiellement et solennellement que jamais il n’envahirait l’Ukraine respecterait sa parole.

Invasion par Hitler

L’Union européenne s’est construite, en effet, sur le refus de la guerre, et nous avons progressivement chassé son spectre de notre esprit. Certes, nous avons déjà eu à affronter en Europe des guerres et des conflits. Certains d’entre eux ont provoqué de terribles souffrances, comme pendant la désintégration de l’ex-Yougoslavie. Mais aucun n’avait la gravité de celle-ci, avec un agresseur surarmé, doté d’armes nucléaires et déterminé à détruire une nation dont il nie jusqu’au droit à l’existence.

La gauche ne veut pas du pouvoir

 La gauche ne veut pas du pouvoir 

 

« Au fond, la réélection d’Emmanuel Macron ne nous dérange pas tant que ça. Elle nous permet de nous réfugier derrière nos lâchetés, se désole Thibault Berger. (Militant de gauche) dans le Monde  parce qu’au fond, l’enjeu, pour la gauche, c’est surtout de faire le dos rond dans le confort financier et politique de l’opposition. »

Et c’est en même temps se griller les ailes dans le feu de la gestion.

 

Cette lettre est un cri du cœur d’un militant de gauche de moins de trente ans, socialiste à l’origine, toujours socialiste mais un peu dérouté (est-ce devenu un pléonasme ?). Cri du cœur face à l’irresponsabilité et la désinvolture des partis politiques de gauche – tous – vis-à-vis de l’élection présidentielle.

Les militant(e)s de gauche voient se dérouler sous leurs yeux désespérés (pour 80 % d’entre eux, si j’ai bien compris les sondages) la triste conclusion d’une pièce tragicomique conduisant inéluctablement à la victoire de la droite dans l’indifférence la plus générale. Il n’y en a finalement pas un(e) pour rattraper l’autre : Mélenchon propose un pacte de non-agression, tout le monde s’en fiche ; Jadot propose un socle commun, tout le monde s’en fiche; Hidalgo propose une primaire (puis finalement non), tout le monde s’en fiche; Taubira appelle à rejoindre la Primaire populaire, tout le monde s’en fiche.

Qu’importe si les électeurs de gauche souhaitent majoritairement une dynamique commune. Cela dit beaucoup du caractère non démocratique de nos partis. Qu’importe si l’effet démobilisateur est terrible et conduit toutes les courbes de sondages à se rapprocher dangereusement de l’abscisse et de son précipice. Cela dit beaucoup de notre envie de prendre le pouvoir.

Il ne s’agit pas de dire que nous sommes tous d’accord et que « l’union », sorte de baguette magique réglant tous les problèmes de la gauche, puisse se faire autour d’un bon dîner entre camarades. Mais l’absence totale de volonté d’y arriver – de ne serait-ce qu’entamer une réflexion programmatique – est la plus grande trahison faite par la gauche à ce pays. Les électeurs en feront payer le prix très chèrement aux partis politiques responsables. A ce stade, je ne suis d’ailleurs pas sûr que ce soit une si mauvaise nouvelle que ça, tant les partis politiques sont des structures datées, sans âme et sans avenir, qui ne font que plomber les dynamiques politiques locales, associatives ou militantes de transformation de la société.

Trahison, car soyons très clairs : si la gauche pensait vraiment que ce mandat est le mandat de la dernière chance pour éviter une catastrophe écologique, si la gauche pensait vraiment que ce mandat était un mandat de combat pour la démocratie et contre la diffusion d’idées racistes, réactionnaires, fascistes, si la gauche pensait vraiment que la misère sociale s’aggrave et que la moitié de ce pays est dans le rouge le 10 du mois, alors elle s’unirait. Alors elle se bougerait. Les postes, les egos, les remboursements de frais de campagne, les divisions stériles et les rancœurs passéistes disparaîtraient face à l’imminence du péril.

 

Mais, forts de nos statuts (profs, fonctionnaires, cadres…), forts de nos revenus, forts de nos privilèges, au fond, on se sait protégé(e)s. Au fond, la réélection d’Emmanuel Macron ne nous dérange pas tant que ça. Elle nous permet de nous réfugier derrière nos lâchetés et la professionnalisation de la politique. Parce qu’au fond, l’enjeu, pour la gauche, c’est surtout de faire le dos rond dans le confort financier et politique de l’opposition en attendant que l’orage passe et que, le ou la moins médiocre des survivant(e)s, puisse gentiment reprendre le pouvoir et recommencer un nouveau cycle.

Enfin, si les Français(es) nous le pardonnent un jour.

Il est pourtant encore temps d’agir, de s’appuyer sur les dynamiques locales et de s’unir partout où cela est possible, quitte à laisser derrière nous les partis qui nous bloquent. Il est pourtant encore temps d’être à la hauteur du moment.

SNCF veut racheter un logisticien américain

 

 

Le rachat de Pilot freight services, surtout positionné sur le transport routier pourrait aboutir d’ici le mois de mars selon la SNCF. 

 

Un achat qui permettrait de trouver des synergies avec la filiale Géodis très bien gérée et qui pourrait ainsi s’implanter aux États-Unis. Fin janvier, lors de son dernier conseil d’administration, la SNCF a ainsi indiqué être candidate pour racheter le commissionnaire de transport américain, Pilot Freight Services, positionné surtout sur le transport routier. Les informations de L’Humanité ont été confirmées par Le Figaro.

La SNCF serait prête à débourser de 1,3 à 1,5 milliard d’euros pour mettre la main sur cet opérateur, qui réalise plus de 800 millions de dollars de chiffre d’affaires et dispose d’une centaine d’agences aux États-Unis.  La SNCF pourrait ainsi devenir l’un des plus gros commissionnaires de transport au monde

Décarbonation :Berlin qui combat le nucléaire veut des exceptions pour le gaz !

Décarbonation : Berlin qui combat le nucléaire veut des exceptions pour le gaz !

 

Pour schématiser à outrance , l’Allemagne veut utiliser plus librement le gaz dans le cadre de la lutte pour lz décarbonation et veut mettre des freins au nucléaire français qui lui ne produit pas de carbone !L’enjeu est d’empêcher la France de devenir une superpuissance en matière d’industrie nucléaire et d’exporter ses technologies. Dans cette guerre la question environnementale est secondaire. 

Un Compromis vraiment politique avec la création dans la taxinomie d’une sous-catégorie dédiée d’énergies « de transition », comme proposé par la Commission dans son avant-projet envoyé aux Etats le 31 décembre, sera bien confirmée ce mercredi. Cette solution de compromis a le soutien d’une large majorité d’Etats et ne devrait pas soulever d’opposition majoritaire au Parlement européen. Mais la bataille a fait rage sur les nombreux garde-fous que veut poser l’exécutif européen. Dans un projet de texte diffusé dimanche en interne à la Commission, qui prévoit une entrée en vigueur le 1er janvier 2023 et dont « Les Echos » ont eu copie, ils obtiennent gain de cause sur un point qui était cher aux industriels allemands : gagner du temps avant de devoir remplacer le gaz naturel par du gaz renouvelable ou de l’hydrogène, une des conditions posées à l’intégration dans la taxonomie.

Dans le nouveau texte, la contrainte est toujours d’avoir complété la transition en 2035, mais les objectifs intermédiaires initialement prévus dès 2026 (au moins 30 % de gaz renouvelable ou peu carboné), puis pour 2030 (au moins 55 %), ont disparu.

Dit autrement, Berlin et l’industrie du gaz verraient s’éloigner les contraintes et concessions les plus immédiates. Les autres points saillants de l’avant-projet pour encadrer le gaz seront toutefois bien maintenus : les nouvelles centrales à gaz devront obtenir leur permis de construire avant 2030, ne pas émettre plus de 270 g de CO2/kWh et venir remplacer des infrastructures existantes plus polluantes (charbon).L es critères imposés au secteur nucléaire pour être éligible ne devraient, eux, pas évoluer.  Et les équilibres penchent contraires en faveur de l’Allemagne et du gaz alors que paradoxalement le nucléaire n’aimait pas de carbone ! Bref davantage une bataille économique environnementale.

Pour être éligibles, les projets devront toujours avoir obtenu un permis de construire avant 2040 pour les modifications d’installations, et avant 2045 pour les nouveaux réacteurs. « Les dates sont trop proches » et « entraveront la prolongation de la durée de vie des réacteurs actuels, pourtant indispensable pour faire face au doublement des besoins en électricité liés à la décarbonation », ont alerté Bernard Accoyer, président de l’association Patrimoine nucléaire et climat, et Louis Gallois, coprésident de La Fabrique de l’industrie, dans une tribune aux « Echos » le 11 janvier.

L’exigence de recourir à partir de 2025 à des combustibles de type ATF (« accident tolerant fuel ») est aussi dénoncée par la Société française de l’énergie nucléaire (Sfen), qui trouve la notion trop floue juridiquement et rappelle que de tels combustibles sont à peine naissants. Les pronucléaires voudraient, à l’instar des progaz, voir eux aussi sauter cette contrainte à court terme. Ils ne vont, selon nos informations, obtenir sur ce point qu’un petit geste, avec une potentielle rediscussion en 2025 si la technologie idoine n’est alors pas prête.

L’industrie veut un choc fiscal

L’industrie veut un choc   fiscal

 

 

Eric Trappier, le président de l’UIMM veut un véritable chaque fiscal l’industrie et il veut un éclaircissement de l’horizon économique « Nos entreprises ont besoin d’un plan d’action pour que la transition écologique, devenue centrale, ne soit pas qu’un calendrier politique », déclare Eric Trappier au Journal du dimanche.

L’UIMM veut clarifier ce qui relève de l’assurantiel et ce qui doit à la solidarité nationale : ce second volet n’a pas à être financé par l’entreprise. La puissante branche patronale propose d’alléger les cotisations employeurs de 17 milliards d’euros supplémentaires, en insistant sur les salaires moyens et supérieurs (ceux de l’industrie), sans remettre en question les réductions de cotisations dont bénéficient déjà les bas salaires. La demande de report de l’âge de la retraite de 62 à 65 ans n’étonnera pas, de même que celle d’une nouvelle réduction des impôts de production de 35 milliards d’euros, comme le Medef.

L’autre problème de l’industrie est de trouver les compétences. Ce n’est pas une question de salaire, affirme le patronat mais d’image et d’orientation. « L’éducation doit baliser le chemin vers nos entreprises. Elle doit prendre en compte le fait que le pays a des besoins, et intégrer une dose de culture scientifique et mathématique », insiste Eric Trappier.

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