Archive pour le Tag 'bidon'

Le Conseil de défense écologique : du bidon (David Cormand)

Le Conseil de défense écologique : du bidon (David Cormand)

C’est lavis du secrétaire national d’Europe Écologie-Les Verts dans une interview sur Europe 1.  « On sait ce qu’il faut faire, ça fait 30 ans qu’on dit ce qu’il faut faire, depuis Jacques Chirac qui disait ‘notre maison brûle et on regarde ailleurs’. Et là, on va encore renvoyer ça à une commission de citoyennes et de citoyens ? C’est très bien sur le principe, mais maintenant, il faut agir ! », insiste-t-il.

Selon lui, l’exemple des jeunes qui marchent pour le climat ou le mouvement Extinction Rebellion au Royaume-Uni montrent que des solutions sont déjà disponibles pour changer de méthode en matière d’écologie. « Et qu’est-ce qu’on fait ? On rassemble un conseil citoyen ? C’est une façon de perdre du temps et on n’a plus le temps de perdre du temps », s’agace-t-il. « Ils sont au pouvoir, qu’ils agissent ! » « C’est très bien de faire un conseil citoyen. Le problème, c’est qu’on a déjà vu le film », raille David Cormand. Et l’écologiste de revenir sur le Grenelle de l’environnement, lancé en 2007 par Nicolas Sarkozy : « On avait rassemblé les ONG, les élus locaux, les élus, pour discuter des mesures. Qu’est-ce qui était sorti de tout ça ? Nicolas Sarkozy était venu avec Al Gore et avait dit qu’il reprenait tout à son compte, ‘on va tout mettre à l’Assemblée nationale et l’appliquer’. Résultat : l’Assemblée nationale a taillé dans le vif et deux ans après, au Salon de l’agriculture, Nicolas Sarkozy disait ‘L’environnement, ça commence à bien faire’. »

Ecologie-Un projet de référendum…. bidon (De Rugy)

Ecologie-Un projet de référendum…. bidon (De Rugy)

En même temps que la micro loi sur l’énergie et le climat, de Rugy, le ministre de l’environnement, se propose d’organiser un référendum plus ou moins bidon sur l’écologie. On notera d’abord que la loi sur l’énergie et le climat est un micro texte de huit articles seulement qui visent simplement à affirmer des généralités mais sans préciser les échéances et surtout les moyens. Comme la question écologique semble monter l’opinion  et comme par ailleurs il ne semble pas que Macron soit maintenant très chaud pour organiser une consultation démocratique sur les aspects économiques et sociaux, de Rugy saisit l’occasion de proposer un référendum bidon.  Il est clair que la question serait nécessairement très floue du type : êtes-vous pour la mise en œuvre d’une politique environnementale dynamique ? De quoi théoriquement recueillir au moins 80 % d’opinions favorables. Ce référendum bidon viendrait compléter deux autres mesures du même type. D’une part la création d’un conseil de défense écologique et surtout la création d’une assemblée composée de 150 citoyens tirés au sort chargé de plancher sur les questions environnementales. En réalité de machins supplémentaires qui s’ajoutent aux nombreux autres et qui correspondent à des effets d’annonce. Notons que le ministre de l’écologie propose comme thème de son référendum la question du climat et non la question de l’énergie. Le climat autorise de plus grandes approximations que la programmation de l’énergie notamment concernant le problème très controversé de la réduction du nucléaire. Observons cependant qu’en ce qui concerne la question du climat la France n’a pas encore été capable depuis l’accord de Paris de diminuer ses émissions polluantes !!

La fin du « grand débat » bidon

La fin du « grand débat » bidon

 

Par principe, l’idée d’un grand débat n’était pas mauvaise. C’était un peu l’occasion de donner un peu de souffle à un système démocratique qui s’épuise puisque souvent limité au dépôt de bulletin de vote dans une urne. La première observation concerne l’étendue des champs soumis à la discussion, des champs à la fois trop larges et trop restreints. Trop restreints car des questions essentielles n’ont pas été abordées comme la compétitivité de l’économie sanctionnée chaque année par un déficit de la balance commerciale de 50 à 60 milliards quand la balance allemande rapporte autour de 200 milliards. Autre sujet lié, le problème de la désindustrialisation qui a par ailleurs largement participé à la désertification du territoire. Surtout les questions de financement ont été pratiquement exclues. Or quelle peut être la valeur d’une discussion sans essai  de quantification des conséquences financières. Tout au plus, c’est une discussion de bistrot. La seconde remarque est d’ordre méthodologique. On sent très nettement que le document introductif à ce débat a été élaboré sur un coin de table et non par des spécialistes des enquêtes. Les questions posées ne sont pas celles sur lesquelles s’interroge les citoyens mais des questions sur lesquelles s’interroge les politiques ; en cause ; le fait; qu’on a oublié ; de faire une enquête qualitative. Il faut aussi observer un trop grand nombre de questions fermées, questions souvent un peu naïves et réductrices. Enfin ce grand débat risque de n’avoir servi à rien. D’une part parce qu’il ne s’agit pas un véritable débat mais de réunion animée par des responsables politiques le plus souvent autorisant  seulement quelques questions et qui se réservaient les synthèses. La pire caricature étend fournie par Macron ou les intervenants soigneusement choisis ne disposaient que de 2minutes au plus tandis que le chef de l’État pouvait s’étaler pendant 10 minutes voire plus en répondant y compris à des questions qui n’étaient pas posées. Bref, la France encore à progresser en matière d’apprentissage démocratique. Dernier aspect, celui des suites. Il faut d’abord observer que les pouvoirs publics se réservent la lecture du document de synthèse alors qu’évidemment ce travail aurait dû être confié à un organisme indépendant. De toute manière, les marges de manœuvre du  pouvoir sont étroites ; en outre, il ne voudra pas revenir sur les cadeaux fiscaux accordés sans contrepartie au plus aisés. Du coup, les mesures relèveront du cosmétique et ne seront pas du tout à la hauteur théorique du Grand débat. Tout cela risque de finir en eau de boudin. D’autant plus que l’origine du débat était justifiée pour étouffer un mouvement des gilets jaunes qui certes s’affaiblit mais résiste de manière surprenante. Conclusion, le grand débat aura été un exercice bidon pour gagner du temps plutôt en perdre.

 

Macron gagne six points dans un sondage bidon du groupe Lagardère

 

 

Une nouvelle fois, le groupe Lagardère via Paris-Match sort un sondage bidon attestant de la remontée de Macron. Le même groupe Lagardère qui via encore Paris-Match avait été le premier à annoncer il y a quelques semaines le redressement de la popularité de Macron. Il faut dire que Lagardère est l’un des plus fervents supporters de Macron et qu’il fait parti de ces patrons particulièrement inquiets de la dégradation de l’image du président et de la situation socio-économique en France. Il faut d’ailleurs voir comment le rédacteur en chef de Paris-Match Hervé Gattegno sur les chaînes publiques d’information soutient avec ferveur la totalité de la politique du pouvoir. L’objectif du groupe Lagardère est clair : influencer l’opinion pour enclencher une dynamique de légitimation du président. Notons que tous les autres sondages font effectivement apparaître une petite remontée de Macron mais de l’ordre seulement d’un ou  deux points ; c’est-à-dire dans la marge d’erreur des sondages. Les opinions défavorables sont toujours autour de 70 %  Dans le sondage bidon de Paris-Match La cote de popularité d’Emmanuel Macron progresse de six points, à 34% d’opinions positives, tandis qu’Edouard Philippe gagne un point à 34% également, selon le tableau de bord politique Ifop-Fiducial pour Paris Match et Sud Radio diffusé mardi. Soixante-six pour cent des personnes interrogées désapprouvent l’action du chef de l’Etat, soit un recul de six points. L’action du Premier ministre est jugée défavorablement dans la même proportion (66%, =). Un pour cent ne se prononce pas.

L’enquête a été réalisée en ligne du 31 janvier au 1er février auprès d’un échantillon de 1.006 personnes âgées de 18 ans et plus.

Un référendum bidon pour redorer l’image de Macron

Un référendum bidon  pour redorer l’image de Macron

 

 

Progressivement on constate un détournement du grand débat national au profit d’une opération politique pour redorer l’image de Macron et du gouvernement. On envisage en effet une espèce de référendum hybride à choix multiples concernant les institutions. Des questions qui normalement appellent un oui comme par exemple le nombre de parlementaires, la réforme du Sénat, la prise en compte des votes blancs, le non-cumul des mandats. Peu importe d’ailleurs la question, l’idée est de formuler des interrogations qui vont engendrer des réponses positives. Ensuite le pouvoir pourra se prévaloir d’un résultat très positif et par amalgame en conclure que le débat démocratique ainsi réalisé via ce référendum  bidon le conforte dans sa légitimité. Certes une consultation sur les institutions n’est sans doute pas inutile mais ce n’est sans doute pas l’enjeu du moment. Pour l’instant les membres de la majorité s’expriment tous dans le sens de cette proposition de détournement de référendum même s’ils affirment que ce n’est qu’une hypothèse. A l’heure actuelle, le référendum à questions multiples est une simple “piste à l’étude”, a souligné lundi le député de la République en Marche (LaREM) Sacha Houlié, réputé proche d’Emmanuel Macron, sur LCI. “Faut-il réduire le nombre de parlementaires ? Faut-il introduire une dose de proportionnelle ? Faut-il instaurer le vote blanc ? Faut-il instaurer un non-cumul des mandats non plus entre une fonction exécutive locale et une fonction parlementaire mais maintenant dans le temps, trois mandats maximum pour tous ?”, a-t-il listé. “Je fais partie de ceux qui estiment que si ces mesures sont plébiscitées par les Français, et je crois qu’elles le sont, eh bien on doit pouvoir se poser la question de dire : ‘demandons-leur leur avis’”. “Je suis extrêmement prudent comme tout le monde doit l’être sur ce type de question”, a renchéri l’opportuniste(1)  Olivier Dussopt, secrétaire d’État en charge de la Fonction publique,  (le transfuge élu sur une liste du parti socialiste et passé avec armes et bagages chez Macron) Jeudi. “S’il s’agit comme certains l’ont prétendu de rouvrir des sujets qui ont été tranchés par le Parlement et de manière extrêmement majoritaire il y a quelques années sur des questions de société, s’il s’agit de rouvrir des débats qui sont extrêmement tendus et qui relèvent parfois de l’éthique, de la conscience personnelle, je ne suis pas favorable à des consultations qui seraient des sources de division”.

(1)        Ancien proche de benoit Hamon et passé du gauchisme au néolibéralisme avec les mêmes convictions !

L’emploi de Pénélope Fillon était bien bidon

L’emploi de Pénélope Fillon était bien bidon

Ce qui découle de la décision de Marc Ladreit de Lacharrière qui  a choisi le “plaider coupable” en donnant son aval à une procédure de comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité, a-t-on appris de source judiciaire, confirmant une information du Monde. Rappelons les faits.  Penelope Fillon a touché près de 4000 € pour son emploi fictif d’assistante parlementaire de l’ancien premier ministre (et dont elle n,’était peut –être même pas au courant !) et 5000 € pour son emploi fictif dans la revue « des deux mondes ». Soit 9000 € environ par mois en tout pendant une durée d’un an et demi. Comme dans les deux cas,  il s’agissait d’emplois à plein temps on suppose donc que Penelope Fillon travaillait 70 heures par semaine ce qui est interdit par la législation qui limite la durée maximale à 48 heures ! Un cumul qui paraît incompatible sauf quand le travail est inexistant.  François Fillon avait  reconnu que son épouse était employée à la Revue des deux mondes, entre mai 2012 et décembre 2013. Or, presque à la même période, de juillet 2012 à novembre 2013, elle disposait d’un autre contrat, étant cette fois collaboratrice de son mari à l’Assemblée. Ces deux contrats étaient censés être à temps plein. Sollicité sur ce cumul, l’avocat de François Fillon, Me Antonin Lévy, avait estimé qu’« il n’existe aucune incompatibilité. » « C’est une question d’organisation du temps de travail », avait  fait valoir le conseil de l’ex Premier ministre ! L’employeur de Penelope est son mari, député, qui organise le travail de sa collaboratrice comme il l’entend.» Un spécialiste de droit du travail, Paul Van Deth, confirme qu’«il n’y a pas en théorie d’interdiction de cumul de fonctions, mais le salarié ne doit pas dépasser un total de 48 heures par semaine. En cas de dépassement, c’est une infraction pénale de 5e catégorie passible de 1500 euros d’amende. »Les soubresauts de l’enquête ont contribué à ruiner les chances de François Fillon de remporter la présidentielle, qu’il abordait pourtant en favori avant les premières étincelles. Il s’est depuis retiré de la vie politique et exerce comme associé au sein de la société de gestion et d’investissements Tikehau Capital. La peine encourue pour détournement de fonds publics est de dix ans de prison et un million d’euros d’amende.

Fraude fiscale: l’aménagement bidon du «verrou de Bercy»

Fraude fiscale: l’aménagement bidon  du «verrou de Bercy»

 

Le sénat se vante de vouloir faire sauter le verrou fiscal de Bercy qui réserve l’exclusivité des poursuites judicaires à l’administration. En fait le sénat se propose seulement d’aménager. On compte environ 15  000 dossiers litigieux dont 5000 graves et les modifications permettraient de poursuivre seulement 1000 à 1500 fraudeurs. L’enjeu c’est évidemment de  négocier en toute discrétion et en tout opacité avec les fraudeurs sont beaucoup sont proches du pouvoir (de tous les pouvoirs).  Le texte ne va pas assez loin, ont regretté certains élus de l’opposition. Pour Éric Bocquet (CRCE, à majorité communiste), le texte reste «modeste, se contentant de mesures cosmétiques, et souhaitant rendre acceptable le maintien du verrou de Bercy». «Les dispositions qui organisent le verrou de Bercy ne sont pas supprimées», ajoute la socialiste Sophie Taillé-Polian, pour qui «l’aménagement proposé est largement insuffisant». Selon elle, «les critères proposés sont trop restreints et, de surcroît, cumulatifs». «On a un texte ‘Canada Dry’. Ça ressemble à la suppression du verrou de Bercy, mais ça ne supprime pas le verrou de Bercy», regrette pour sa part Nathalie Goulet (UC). Tout trois avaient déposé des amendements qui ont été rejetés.

En mai dernier, la mission d’information pilotée par Éric Diard (LR) et Émilie Cariou (LaRem), proposait également d’autres aménagements au verrou de Bercy. En plus de définir dans la loi les critères de sélection des dossiers, elle proposait que l’ensemble de ces derniers soit soumis à un examen conjoint par l’administration fiscale et le parquet «qui appréciera l’opportunité de poursuivre pénalement». Dans ce cas de figure, la Commission des infractions fiscales (CIF), organisme indépendant qui joue aujourd’hui le rôle de filtre en décidant ou non de transmettre le dossier à la justice, serait supprimée ou donnerait un avis simplement consultatif. Reste à savoir si ces propositions seront retenues par les députés qui doivent à leur tour examiner le texte à l’Assemblée nationale.

 

Un accord bidon sur les questions migratoires

Un accord bidon sur les questions migratoires

Pour l’Europe,  il était important d’éviter implosion sur les questions migratoires. Du coup,  on a fait semblant de définir une ligne mais en fait chaque  pays sera libre d’adhérer ou non à ces conclusions européennes.   En fait chaque dirigeant a surtout privilégié sa politique interne et même Macron qui voulait révolutionner la politique migratoire s’accommode de cet accord bidon qui ne résout rien. Pour résumer, les pays européens sont d’accord pour que chaque pays fasse comme il l’entend concernant la question centrale de la relocalisation des migrants. “Toutes les mesures prises au regard de ces centres contrôlés, notamment la relocalisation et la réinstallation, se feront sur la base du volontariat”, dit le communiqué signé par les dirigeants européens après neuf heures de négociations. Les Vingt-huit ont également décidé de renforcer leurs frontières extérieures, notamment en augmentant les aides à destination de la Turquie et de l’Afrique du Nord, afin d’éviter de renouer avec des flux comparables à ceux que l’Europe avait enregistré en 2015. En première ligne depuis l’ouverture du sommet, le président du conseil italien Giuseppe Conte, s’est félicité de son issue et a dit constater que l’Italie n’était plus “seule”. Rome décidera ultérieurement de se doter ou non de centres d’accueil de migrants, a-t-il ajouté. S’exprimant après la fin du sommet, le président français, Emmanuel Macron, a évoqué “une volonté de mieux protéger les frontières, de renforcer les règles d’accueil”.“La coopération européenne l’a emporté (…). La solidarité que nous devons aux premiers pays d’entrée a été actée lors de ce sommet”, a-t-il dit.“Accord trouvé sur les migrations: une approche européenne confirmée, un agenda complet acté (…), les propositions françaises adoptée”, a-t-il ajouté sur son compte Twitter. Une déclaration surtout destinée à satisfaire l’égo des intéressés et à masquer l’exige.

Budget 2017 : une amélioration bidon (Cour des comptes)

Budget 2017 : une amélioration bidon (Cour des comptes)

 

Contrairement à ce qui a été claironné l’amélioration des comptes 2017 est une fiction. D’abord parce qu’elle résulte d’uen progression mécanique des recettes et qu’en outre les dépenses ont aussi augmenté. Enfin la dette n’a pas diminué. Bref, la croissance n’a pas servi à grand-chose pour l’amélioration de la gestion de l’Etat. Conclusion de la cour des comptes :  

“En 2017, l’amélioration très limitée du déficit résulte d’une forte hausse, tant des dépenses que des recettes”, peut-on lire dans ce rapport, cité par le quotidien. Selon les chiffres officiels, le déficit de l’Etat s’est élevé à 67,8 milliards d’euros, un chiffre légèrement inférieur aux 69,1 milliards enregistrés en 2016 mais insuffisant pour faire baisser le ratio de la dette publique par rapport au PIB (96,8% en 2017 contre 96,6% un an plus tôt). “Les dépenses fiscales poursuivent leur progression et échappent aux politiques de maîtrise affichées (…), la dette continue à progresser, le risque de remontée des taux d’intérêt (pèse) sur les perspectives de redressement”, selon la Cour. L’exécutif a pu profiter des taux bas mais, relèvent les magistrats, la charge de la dette “a été pour la première fois très légèrement supérieure à la prévision de la loi de finances initiale”. Ils mettent également le doigt sur la hausse de 4,8% des dépenses des différents ministères (à 10,6 milliards d’euros) du fait de l’augmentation des dépenses de personnel et de fonctionnement. C’est la progression la plus forte depuis 2007. En contrepartie, l’Etat a bénéficié de la reprise de l’économie (+2,3%), synonyme de meilleures rentrées d’argent, comme l’observe la Cour des comptes : “Le produit de tous les grands impôts augmente.”

Le rapport 2017 fait le bilan des premiers pas d’Emmanuel Macron mais aussi du dernier budget du quinquennat Hollande, entaché par des “éléments d’insincérité” déjà mis en lumière par la Cour et de nouveau soulignés dans le document à paraître mercredi.

« Verrou de Bercy » : une ouverture bidon de Darmanin

« Verrou de Bercy » : une ouverture bidon de Darmanin

 

Le ministre du budget veut garder le monopole dit du verou de Bercy qui permet à ce seul ministère d’engager des poursuites judicaires. Le ministre de l’Action et des Comptes publics a suggéré que des parlementaires puissent siéger au sein de la Commission des infractions fiscales (CIF), un organisme indépendant chargé de décider si les dossiers sélectionnés par le fisc peuvent ou non être transmis à la justice.Le problème est que le CIF ne reoit qu’un partie infirme des dossiers  fiscaux transmis par le ministère. Sur les 50.000 contrôles effectués chaque année par le fisc, entre 14.000 et 15.000 se traduisent par des pénalités de plus de 40% des montants fraudés, dont plus de 4.000 dépassent 100.000 euros. Sur ce total, entre 900 et 1.000 dossiers seulement sont transmis à la CIF, qui a saisi la justice dans près de 95% des cas en 2016. Auditionné par la mission d’information de l’Assemblée nationale sur les procédures de poursuite des infractions fiscales, Darmanin a néanmoins défendu cette procédure très critiquée par ses détracteurs, y compris dans les rangs parlementaires, pour son manque de transparence. Darmanin  n’a pas exclu que la composition de la CIF, qui regroupe des magistrats de la Cour des comptes et du Conseil d’Etat aux côtés de “personnalités qualifiées” nommées par les présidents des deux chambres du Parlement, évolue pour intégrer des élus. Il a enfin proposé que les affaires où il y a une “présomption” de fraude fiscale mais sans preuve apparente ne passent plus par la case CIF et soient directement transmises à la justice, dont les moyens d’enquête en la matière seront renforcés par la future police fiscale. Mais il a défendu les principes de la procédure actuelle. “C’est l’Etat qui est lésé” par la fraude fiscale, a-t-il dit pour justifier que lui seul puisse saisir la justice. “Qui peut mieux que l’Etat caractériser la fraude, décortiquer le montage, calculer l’impôt et finalement se porter partie civile ?”

France insoumise et En Marche : des adhérents bidon

France insoumise et En Marche : des adhérents bidon  

Le nombre d’adhésions dans les partis politiques c’est un peu comme dans les enchères : 100 000 à 300 000 pour les parties classiques, qui dit plus ?  Les nouveaux partis, à savoir la république en marche et les insoumis qui comptent pour adhérents voire pour  militants chaque internaute qui un jour a effectué  un clic sur son ordinateur pour recevoir une info d’une de ces deux organisations. Ainsi la république en marche déclare 392 000 marcheurs et les insoumis qui font toujours mieux en déclarent 550 000 ! En fait il ne s’agit pas ni d’adhérents ni de militants mais d’internautes qui à un moment donné ont été sympathisant via Interne  des deux organisations. « Ça n’a rien à voir. Pour LREM et LFI, il ne s’agit pas de militants mais de sympathisants. On ne devient pas militant en un clic sur internet, ce n’est pas sérieux », peste Daniel Fasquelle, député et trésorier des Républicains. « On a tous dans nos circonscriptions des fichiers de sympathisants. Si on les ajoutait à nos données, on aurait également des chiffres bien plus importants. Cette confusion est délibérément entretenue par ces partis pour gonfler leurs chiffres ». Même observation du côté des socialistes qui  ont pratiqué un l’adhésion à prix réduit. Pour les insoumis et la république en marche, l’adhésion est non seulement virtuelle mais en plus gratuite. Normal d’une certaine manière à la république en marche,  ne demande strictement rien aux adhérents, simplement de lire la newsletter de l’organisation et de la diffuser. Aucune organisation locale, départementale ou régionale tout dépend de Paris. Un seul responsable local : le référent désigné aussi par Paris.  Cet été, ce sont seulement 72.000 marcheurs (un tiers des adhérents revendiqués à l’époque) qui ont validé les nouveaux statuts du parti. Mais on retrouve aussi une telle déperdition dans les autres forces politiques. Moins de 100.000 adhérents ont participé au vote désignant Laurent Wauquiez comme patron de la droite. Au PS, près de 21.000 adhérents (soit 23 % des 89 527 inscrits) ont voté en janvier pour valider les modalités du futur Congrès. Cette nouvelle manière d’adhérer à un mouvement pousse les partis traditionnels à évoluer. « Nous avons parlé samedi matin, lors du conseil national [du parti Les Républicains], de l’évolution du statut de l’adhérent. On cherche à trouver un statut intermédiaire entre le simple clic sur Internet comme chez En Marche, et la carte d’adhérent… » a expliqué à 20 Minutes un membre du bureau politique samedi.

 

Élection à la présidence des Républicains : une participation bidon

Élection à la présidence des Républicains : une participation bidon

Il fallait une victoire à Wauquiez mais pas trop importante pour donner une illusion démocratique. Bref une élection comme on les pratique souvent chez les républicains où on réussit à faire voter les morts, les absents et les démissionnaires. « Les jeux étaient déjà joués. Les dés étaient pipés. » C’est par ces deux phrases que Frédéric Lefebvre, ancien secrétaire d’État sous le mandat Sarkozy, entame sa tribune suite à l’élection de Laurent Wauquiez à la tête des Républicains. Une tribune à l’acide, publiée sur le site du Huffington Post.  Ayant quitté le navire républicain le 8 juin dernier pour le mouvement de la Droite constructiviste, Frédéric Lefebvre assure pourtant avoir reçu des codes permettant de voter à la primaire. « J’ai vu témoigner sur les réseaux sociaux, à propos des codes qui avaient été émis pour leur père ou pour leur mère. Que sont devenus tous ces codes? La question est posée. Une compétition, entachée du soupçon de tricherie, avec des listes électorales faisant la part belle aux démissionnaires et aux morts.«   À l’issue d’une campagne de trois mois sur le terrain qui n’aura guère passionné les foules ni même les militants LR, les trois candidats pour la présidence – Laurent Wauquiez, Florence Portelli et Maël de Calan – attendaient l’issue du scrutin sans trop de doutes. Élu dès le premier tour, Laurent Wauquiez est largement en tête, avec 74,64 % des votes, devant Florence Portelli, avec 16,11 % des votes, et Maël de Calan, 9,25 %. Sur les 234.566 adhérents LR à jour de cotisation, 99.597 ont voté, soit une participation de 42,46 %, supérieure à celle escomptée ces derniers jours.  Pas étonnant on a dû doubler à peu près le nombre  de votants réels !

 

Paradis fiscaux : une liste bidon pour les ONG

Paradis fiscaux : une liste bidon pour les ONG 

 

Les  O.N.G. bien raison de considérer que la liste des paradis qu’a établi  l’union européenne constitue une véritable tartuferie.  Pour Oxfam, qui lutte contre la pauvreté, la liste noire de l’Union européenne apparaît comme très incomplète. Selon les critères de l’ONG, 35 pays devraient y figurer. Surtout, Oxfam s’étonne qu’aucun pays européen ne fasse partie de la liste: «Qui peut croire que l’Irlande, le Luxembourg ou les Pays-Bas ne soient pas considérés comme des paradis fiscaux alors que ces pays sont régulièrement mis en cause par les scandales d’évasion fiscale? Il est temps d’arrêter l’hypocrisie: il faudrait déjà que l’Union européenne balaie devant sa porte et reconnaisse qu’il existe des paradis fiscaux au cœur même de l’Union européenne». Le son de cloche est le même du côté de l’ONG Attac, selon laquelle «L’Union européenne fait semblant de lutter contre l’évasion fiscale», et qui appelle à créer «un vaste mouvement citoyen pour la justice fiscale». Au départ l’union européenne avait établi une liste d’une centaine de pays aux pratiques fiscales douteuses. Ensuite, les experts ont opéré un premier puis les ministres se sont livrés un vrai marchandage du type : j’enlève ce pays dans lequel j’ai des intérêts et je t’autorise à enlever cet autre pays qui te gêne.  Du coup,  on finit avec une liste très limitative de 17 pays dans lequel ne figure d’ailleurs aucun pays européen. Sur des critères financiers on aurait pu ainsi intégrer évidemment l’Irlande, le Luxembourg, Monaco, Malte, des îles britanniques etc. Dans la liste très restrictive, on compte trouve Bahreïn, la Barbade, la Corée du Sud, les Emirats arabes unis, Grenade, Guam, Macao, les îles Marshall, la Mongolie, la Namibie, les Palaos, Panama, Sainte-Lucie, les îles Samoa et les Samoa américaines, Trinité-et-Tobago et la Tunisie. Quarante-sept autres juridictions dont la fiscalité n‘est pas conforme aux normes européennes mais qui se sont engagées à y remédier se trouvent sur une deuxième liste publique dite “grise”, a poursuivi le ministre français des Finances Le Cap-Vert et le Maroc, qui figuraient sur la liste examinée ce mardi, n’ont finalement pas été retenus dans cette « liste noire » : les experts nationaux ont conclu que les deux pays avaient donné suffisamment de gages à l’Union européenne(UE), en prenant des engagements ces derniers jours pour changer leurs pratiques. Trois pays ont envoyé de nouveaux engagements de dernière minute, dans la nuit de lundi à mardi – la Tunisie, Panama et les Emirats arabes unis – mais les ministres ont refusé de les prendre en considération, estimant que le travail d’expertise ne pourrait être fait à temps. Ces pays seront éventuellement sortis de la liste dans les semaines qui viennent si leurs engagements sont jugés sérieux. La liste comptait encore 29 noms, vendredi 1er décembre au soir, mais les ministres européens ont cherché à préserver de la mise à l’index des territoires amis ou dont ils estimaient qu’ils ne méritaient pas un tel traitement. Le Qatar, encore présent sur la liste le week-end dernier, en a ainsi disparu, lundi 4 décembre. Pour éviter d’être classées sur la liste noire définitive, les juridictions devaient théoriquement respecter trois grands critères définis par Bruxelles fin 2016 : se conformer aux standards d’échange automatique de données de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), éviter de favoriser l’implantation de sociétés offshore et s’engager à accepter, d’ici à fin 2017, les lignes directrices de lutte contre l’évasion fiscale des multinationales de l’OCDE. L’Union a choisi d’exclure d’emblée les pays européens de cette liste : ils sont déjà censés se conformer au droit de l’UE en matière de lutte contre l’évasion et la fraude fiscales. La liste finale ne peut  cependant pas échapper aux critiques et  déclaré Pierre Moscovici, commissaire européen à la Fiscalité avoue : “Cette liste a le mérite d‘exister”, “Mais, parce que c‘est la première, c‘est une réponse insuffisante face à l’ampleur de l’évasion fiscale à l’échelle mondiale”, a-t-il toutefois tempéré. Celles qui ont été retenues sur la liste noire pourraient être privées de fonds européens. D‘autres sanctions seront décidées dans les semaines à venir, a ajouté Bruno Le Maire. Plusieurs organisations non gouvernementales pour lesquelles le Luxembourg, Malte, les Pays-Bas ou l‘Irlande ne respectent pas les règles européennes, se sont indignées que l‘enquête n‘ait porté sur aucun Etat membre de l‘UE. “La liste ne peut pas se limiter à des pays tiers, mais doit comprendre certaines juridictions européennes”, écrit lui aussi Markus Ferber, vice-président de la commission économique du Parlement européen, dans un communiqué diffusé mardi.  Cette liste, qui contient les noms de 17 pays, dont aucun membre de l’Union européenne, a provoqué la colère des États mis en cause lors de sa publication le 5 décembre. De leur côté, les ONG dénoncent une liste «hypocrite».

 

 

CETA : un veto climatique bidon

CETA : un veto climatique bidon

Pour faire avaler pour faire avaler en douceur le CETA,  accord commercial entre l’union européenne et le Canada, Hulot invente un concept bidon : le veto climatique. Ce serait la condition pour que la France vote le nouveau traité commercial. Un problème toutefois cette proposition devrait d’une part être acceptée par l’union européenne mais aussi par le Canada. Notons qu’il s’agit d’un concept complètement flou qui peut s’appliquer à tout échange quelque soit sa nature ou  bien à rien du tout. Il y a toujours en effet une dimension environnementale concernant les biens importés et exportés. Un concept tellement flou qui ne peut être accepté en l’état. Il aurait  sans doute été plus utile de centrer les restrictions françaises par exemple sur la filière bovine ou porcine qui va particulièrement souffrir de l’accélération des échanges entre les deux zones concernées ; À juste titre,  les éleveurs notamment bovins réclament  une renégociation du CETA au  motif que cela fait peser une menace sans précédent sur la filière. Il faut rappeler que le CETA  a été négocié dans la plus grande discrétion par l’union européenne voire dans la plus grande opacité ; aucune  étude d’impact sérieuse n’a été réalisée. Ce CETA  est par ailleurs un curieux objet juridique puisqu’il va entrer en vigueur le 1er mars sans avoir été formellement approuvé par les Etats. Une sorte de mise en application provisoire qui va durer longtemps ! Pourtant le CETA  va favoriser l’importation massive d’animaux  shootés aux OGM, aux protéines suspectes et aux hormones de croissance sans parler de l’avantage de compétitivité liée au dimensionnement de l’appareil de production au Canada. Les productions françaises agricoles risquent d’être particulièrement menacées et ce n’est pas un veto climatique virtuel pourra l’empêcher contrairement à ce qu’affirme Hulot. D’après le ministre de l’écologie, La France veut notamment la mise en place d‘une “sorte de veto climatique” qui empêcherait tout investisseur d‘attaquer, notamment dans le cadre des tribunaux d‘arbitrage, des engagements climatiques – une demande des ONG, a-t-il ajouté. En faite le fameux plan français vise à rassurer les opposants et à s‘assurer du soutien des députés, qui seront appelés à ratifier le texte à “l‘horizon du deuxième semestre 2018”. Un texte qui met en danger la pérennité des normes sociales et environnementales européennes et s‘inquiètent du futur mécanisme d‘arbitrage chargé de trancher les litiges entre entreprises et Etats. “Je parle avec prudence”, a reconnu Nicolas Hulot. “Ce dispositif est conditionné aussi par la coopération que nous souhaitons avec la Commission européenne.” “Ce n‘est pas l‘intérêt de l‘Europe que ce traité ne soit pas ratifié”, a-t-il toutefois estimé.

Changement de nom du FN , c’est bidon »(Jean-Marie Le Pen)

Changement de nom du FN , c’est bidon »(Jean-Marie Le Pen)

 

Le vice-président du parti, Florian Philippot, envisage de changer le nom du parti. Mais Jean-Marie Le Pen n’est pas de cet avis. Il explique au Figaro que « le changement de nom, c’est comme le changement du climat, c’est bidon ». Le fondateur du Front national « observe un certain nombre de failles, y compris sur le plan technique puisqu’il y a eu des problèmes d’affiches et de bulletins de vote (…) Je constate que le Front national est probablement le seul parti politique au monde qui n’a pas de journal ». Il ajoute : « La pensée politique si Marine Le Pen quitte le terrain de l’euro, sans doute se privera-t-elle des services de monsieur Philippot.  « .  Quant au rôle de Marine Le Pen dans l’opposition, Jean-Marie Le Pen juge que sa fille « sera amenée à animer une opposition radicale au macronisme.

Trump : des promesses économiques bidon

 Trump : des promesses économiques bidon

Pour résumer Trump a promis de réduire les impôts (surtout des entreprises), d’augmenter les dépenses d’infrastructures (1000 milliards !), en permettant tout autant des mesures libérales que des mesures protectionnistes (le mur avec le Mexique !, taxe des produits chinois, l’augmentation des salaires). Des mesures évidemment contradictoires qui entraineront la réaction des partenaires économiques des Etats Unis. Surtout des mesures qui ne sont pas fiancées. Problème: « Ces mesures ne sont pas financées », confirme  Alexis Karklins, directeur général délégué du cabinet de conseil financier Eight Advisory. Pourtant il faudra des recettes copieuses pour couvrir « les baisses massives d’impôts qui figurent dans le programme de Trump, une baisse de 2 points du taux d’imposition des ménages les plus fortunés, avec la tranche la plus haute qui descendrait à 33%, et la baisse du taux d’imposition sur les bénéfices des entreprises, qui passerait de 35 à 15% », estime Alexis Karklins. Alors oui, les élections au congrès qui se tenaient parallèlement à la présidentielle ont laissé la majorité aux Républicains. En théorie, Donald Trump devrait pouvoir compter sur leur soutien pour mettre en place ses projets. Mais « le congrès va bloquer, parce qu’en matière de conservatisme fiscal, les Républicains campent sur leurs positions », prévoit Alexis Karklins. « Les déficits budgétaires qui ont été chiffrés, simulés avec le programme de Trump, ne seront pas acceptés par le Congrès », ajoute-t-il. Ces promesses de baisses d’impôts, pourtant, ont visiblement été déterminantes dans la victoire de Donald Trump à l’élection présidentielle. Aujourd’hui, les Américains ne paient pas d’impôt lorsqu’ils gagnent moins de 9.700 dollars par an. Au-delà, ils paient 14%. Puis à partir de 30.000 dollars, 30%. Le taux passe à 41% à partir de 72.000 dollars, et 45% au-dessus de 165.000 dollars. La promesse de Trump, c’est de supprimer toute imposition sous le seuil de 29.000 dollars de revenus annuels. « Donc il se met les classes pauvres dans la poche », souligne Gérard Guyard, président-directeur général de Gravotech. Et d’un autre côté, il réduit le plus haut taux d’imposition à 33%, à partir de 72.000 dollars annuels. De quoi séduire les ménages les plus aisés. En tout cas l’incertitude née de l’élection de Trump a de quoi inquiéter les entreprises françaises. À cause de ces mesures intenables, mais aussi des promesses du candidat républicain de revoir les accords de libre-échange avec ses partenaires commerciaux, coupables selon lui de détruire les emplois américains. « Nous faisons presque 40% de notre chiffre d’affaires aux États-Unis », indique le PDG de Gravotech, un industriel de la gravure. « Nous sommes en train de bâtir notre plan à 5 ans. La question est: comment en tant qu’industriel, je mets ceci en perspective au moins pour les quelques mois qui sont devant nous »?

(Avec la Tribune) 

Notre-Dame-des-Landes : un référendum bidon

Notre-Dame-des-Landes : un référendum bidon

 

Ce référendum organisé par le gouvernement à propos du projet d’aéroport de Notre-Dame des Landes n’a aucun sens. Juridiquement son principe et plus que douteux même si le Conseil d’État a reconnu sa légalité. En réalité il ne s’agit même pas d’un référendum mais d’une simple consultation dont l’Etat n’a pas à tenir compte comme l’indique d’ailleurs le Conseil d’État qui précise aussi que le projet d’intérêt public a déjà été décidé. Dès lors on se demande pourquoi organiser alors une consultation. Surtout une consultation limitée au département de Loire-Atlantique alors que ce projet est d’intérêt national et qu’il vise à desservir la France, l’Europe et une grande partie du monde. La raison de la limitation de ce vote à la Loire-Atlantique est très politicien en effet 60 % des les habitants de Loire-Atlantique sont favorables à ce projet tandis que les habitants des Pays de Loire sont contre dans la même proportion rejoignant d’ailleurs l’avis  de l’ensemble des Français. Un référendum donc bidon tant sur le plan politique que juridique et qui ne vise qu’à gagner du temps pour ne pas trop se mettre à dos les écolos, les 967.500 électeurs de Loire-Atlantique feront donc semblant de décider de l’avenir du projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes. Ils répondront par « oui » ou par « non » à la question : « Êtes-vous favorable au projet de transfert de l’aéroport de Nantes-Atlantique sur la commune de Notre-Dame-des-Landes ? »  Pour l’occasion, 1.051 bureaux de vote seront ouverts dans l’ensemble du département. Si le « oui » l’emporte, ce projet, jugé « surdimensionné » par les experts, ne comportera finalement qu’« une seule piste » avait annoncé Ségolène Royal. Deux pistes avaient été envisagées à la base.

La consultation bidon de Notre-Dame-validée par le Conseil d’État !

 

 

Le Conseil d’État manifeste en ce moment une curieuse conception du droit ;  il vient en effet de valider le référendum concernant Notre-Dame des Landes et ses modalités d’organisation tout en  reconnaissant qu’il ne s’agit pas d’un vrai référendum mais d’une simple consultation sur un projet d’intérêt national d’ utilité publique déjà décidé et qui ne peut être remis en cause juridiquement. Autrement dit le référendum peut se tenir, cela n’a aucune importance. On se souvient que récemment le Conseil d’État avait aussi rendu un curieux avis sur l’augmentation rétroactive des tarifs d’EDF tranchant ainsi entre l’intérêt d’EDF et de ses concurrents privés mais en oubliant tout simplement l’intérêt des consommateurs. Bref une conception du droit très c’est étatique, normal de la part du conseil d’État ! On peut s’étonner à propos de Notre-Dame des Landes qu’ait été retenue comme légal  le champ de la consultation limitée à la Loire-Atlantique ; pourquoi pas aussi limitée au seul quartier jouxtant l’actuel aéroport ? Le Conseil d’Etat a donc rejeté lundi le recours contre la consultation locale sur le transfert controversé de l’actuel aéroport de Nantes vers la commune de Notre-Dame-des-Landes, qui est donc maintenue le 26 juin prochain en Loire-Atlantique. Des opposants au projet avaient déposé un recours en urgence devant la plus haute juridiction administrative en espérant obtenir la suspension de celle-ci. « (Le Conseil d’Etat) a jugé, tout d’abord, que la loi permettait à l’État de procéder à la consultation alors même qu’aucune autorisation n’est plus nécessaire au projet et que celui-ci a déjà été déclaré d’utilité publique », a fait savoir l’institution dans un communiqué. « Le Conseil d’Etat a estimé, ensuite, que la question posée aux électeurs (‘Etes-vous favorable au projet de transfert de l’aéroport de Nantes-Atlantique sur la commune de Notre-Dame des Landes ?’) n’est pas ambiguë », est-il précisé. Un décret gouvernemental du 23 avril a déterminé la question qui sera soumise aux électeurs, le périmètre de la consultation et les horaires des bureaux de vote. Cette « consultation » n’est pas un « référendum » à proprement parler : régie par une ordonnance applicable aux seuls projets locaux ayant un impact sur l’environnement, elle aura « valeur d’un simple avis pour le gouvernement », a rappelé récemment le préfet de la Loire-Atlantique. François Hollande a toutefois déclaré que le gouvernement prendrait « ses responsabilités pour suivre ou arrêter le projet » après cette consultation.

(Avec Reuters)

2017 : Cambadélis pour une primaire bidon de la gauche

2017 : Cambadélis pour une primaire bidon de la gauche

Pour satisfaire au statut du PS et aux revendications de certains opposants, le secrétaire général du parti socialiste a annoncé une curieuse primaire de la gauche du gouvernement. En fait une sorte de manœuvre pour donner une plus grande légitimité à la candidature de François Hollande. En effet il ne s’agit pas dune  primaire de l’ensemble de la gauche puisque notamment Mélenchon s’y oppose en refusant de se soumettre au vainqueur. Même chose pour l’extrême-gauche évidemment.  Au sein de la gauche du gouvernement on voit mal Valls ou Macron  présenter leur candidature contre celle de François Hollande. Du coup François Hollande risque d’être à peu près le seul candidat en face de concurrents de second rang par exemple des frondeurs. Il est clair par ailleurs que les communistes et les écolos politisés d’Europe écologie les Verts ne se prêteront pas à cette manœuvre dont la ficelle est un peu grosse. Christophe Cambadélis va cependant proposer l’organisation d’une primaire de la gauche de gouvernement, qui pourrait se tenir fin janvier 2017. Officiellement,  Il continue à dire sa préférence pour une primaire large de la gauche et des écologistes. Mais alors que cette dernière paraît plus que compromise – EELV et les communistes s’y étant opposés – Jean-Christophe Cambadélis pense à l’option B. Le premier secrétaire du PS va proposer au Conseil national du parti, qui se réunit samedi, l’organisation d’une primaire ouverte de la gauche de gouvernement en vue de la présidentielle de 2017, a-t-il annoncé vendredi soir. « Si la primaire de toute la gauche est possible, nous garderons les dates évoquées, soit les deux premières semaines de décembre. Si elle était impossible, nous organiserons ces primaires les deux derniers week-ends de janvier », explique le socialiste dans une interview à Libération. Selon des proches du Président, celui-ci est prêt à se soumettre à cet exercice, s’il est candidat. L’organisation d’une telle primaire fin janvier correspond bien à ce calendrier et il est difficile d’imaginer que Jean-Christophe Cambadélis ait décidé cela sans l’accord du chef de l’Etat : « Je l’ai tenu informé », dit-il, tout en souhaitant que François Hollande participe à cette élection « loyale et représentative ».

Chômage: El Khomri -Rebsamen débat méthodologique bidon

Chômage: El Khomri -Rebsamen débat méthodologique bidon

On se souvient que l’ancien ministre du travail Rebsamen avait  fortement critiqué la crédibilité des statistiques de pôle emploi, aussi le fait que le ministère du travail ne gère pas vraiment la loi du même nom. Concernant les statistiques le débat méthodologique ne présente pas beaucoup d’intérêt. En effet la différence entre les statistiques de pôle emploi et les statistiques du bureau international du travail (BIT) provienne du fait que dans un cas on enregistre  les chômeurs qui ne recherchent pas vraiment un emploi et pas dans l’autre. Sur cette base on pourrait sans doute retirer près d’un million de personnes qui ne recherchent pas vraiment un travail mais qui sont pourtant enregistrés comme demandeurs d’emploi. De toute manière les statistiques chômages sont à prendre avec des pincettes ce qu’avait d’ailleurs indiqué l’autorité de la statistique (voir ci-dessous), ce qu’avait dit aussi l’ancien ministre du travail ;  pourtant Myriam el Khomri à renvoyé Rebsamen dans ses baskets.  «Les chiffres de Pôle emploi sont fiables parce qu’ils sont validés par l’Autorité de la statistique», lui a-t-elle rétorqué sèchement. Tout en tentant d’expliquer les différences, réelles, avec ceux du BIT. «Ils ne comptabilisent pas la même chose, a-t-elle reconnu. Il y a des seniors qui ne sont pas obligés à la recherche d’emploi qui sont comptabilisés à Pôle emploi mais ne le sont pas par le BIT. Il y a des distinctions. D’ailleurs, d’après le BIT, le taux de chômage a baissé en 2015 alors que, de façon globale, il n’a pas baissé selon Pôle emploi». Curieuse manière, soit dit en passant, de ne pas dire qu’il a augmenté…

 

 

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Recommandation de l’autorité des statistiques

Avis no 2014-01 du 26 mars 2014 :

 

: 1. Publier sur une base annuelle des séries révisées en droits constatés (séries « avec recul ») issues du fichier historique statistique des demandeurs d’emploi ; 2. Publier, au cas par cas, les séries rétropolées tenant compte des incidents et des changements de procédure ; 3. Ajouter à la publication mensuelle des DEFM un commentaire privilégiant la tendance des derniers mois ; 4. Attirer l’attention des lecteurs sur la faible signification de la variation d’un mois sur l’autre en dessous d’un certain seuil ; 5. Publier régulièrement des séries d’indicateurs visant à évaluer la variabilité statistique des DEFM en stocks et en flux ; 6. Conduire une analyse préventive des risques des processus de production et de publication et prévoir une procédure de gestion de crise. La labellisation est accordée pour une durée de cinq ans, avec une clause de revoyure de deux ans, date à laquelle les recommandations précédentes devraient avoir été mises en œuvre. A cette échéance, une comparaison entre les listes d’inscrits à Pôle emploi

 

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