Archive pour le Tag 'bidon'

TripAdvisor : un exemple d’avis bidon d’internautes

TripAdvisor : un exemple d’avis bidon d’internautes

 

La plate-forme américaine sur le tourisme offre un exemple des avis bidon d’internautes. Certains sont frauduleux mais d’autres caricaturaux en tout cas excessifs dans un sens dans un autre. Cela vaut la plate-forme américaine sur le tourisme qui a décidé de revoir le système de modération. D’une façon générale, les vis-à-vis d’internautes sur des produits ou des publications présentent assez peu d’intérêt quand ils ne sont pas d’une nullité désarmante.  Le principal reproche qu’on peut leur faire est d’être assez caricatural soit pour, soit contre et souvent sans beaucoup de justifications. Les sites ont évidemment tendance à publier surtout les avis adorables qui servent leur image de marque ; ce qui enlève toute crédibilité à ce type d’appréciation. Pour donner un peu de crédit aux louanges excessives, on laisse passer un ou deux avis négatifs. Bref, c’est de la grosse ficelle de nature commerciale. Certains sites un peu sérieux et moins commerciaux livrent toutefois des avis positifs ou négatifs mais très argumentés. Mais c’est  plutôt une exception. D’une manière générale mieux vaut se fier aux sites qui ne publient pas d’avis bidon et ni d’avis excessifs d’internautes. La plate-forme américaine TripAdvisor   indique que 4,7 % des avis envoyés en 2018 ont été rejetés ou supprimés, 2,1 % étant réellement frauduleux. Les établissements identifiés comme fraudeurs font l’objet de sanctions graduées, affirme-t-elle. Cependant ces chiffres sont sans doute nettement sous-évalués. Il ne serait pas inintéressant de connaître l’avis d’internautes mais encore faudrait-il que les modérateurs soient complètement indépendants alors que pour la plupart ils dépendent directement du site en question.

Confiance: Macron en hausse d’après un sondage bidon des Echos

Confiance: Macron en hausse d’après un sondage bidon des Echos

 

Le journal des Échos (journal sérieux mais très proche des grands intérêts financiers) titre que Macron enregistre une hausse de confiance en s’appuyant en plus sur un sondage bidon en tout cas manipulé « Avec un total de 33% des personnes interrogées qui lui font confiance pour affronter les problèmes du pays, le chef de l’État bénéficie d’une cote à son plus haut niveau depuis septembre 2018, soit avant la crise des gilets jaunes. » Indique les Échos. Un sondage réellement douteux dans la mesure où BFM s’appuyant sur une étude d’Elabe dit le contraire.

« L’institut a voulu jauger la perception de la politique entreprise par l’exécutif, et a pour cela demandé au panel d’évaluer le bien-fondé ou l’efficacité de différents aspects de celle-ci. Il en ressort que 75% des Français estiment que les orientations définies par le président de la République et le gouvernement sont injustes, car elles ne répartissent pas équitablement les efforts selon les capacités de chacun. Un taux en chute de trois points par rapport à la précédente mesure établie le 14 juin. Dans le détail, 83% des classes populaires, groupant les salariés et les ouvriers, pointent cette injustice.

Nos concitoyens sont ensuite 76%, là encore en baisse de trois points, à estimer que la politique actuelle est inefficace pour réduire les inégalités entre les territoires. Pour améliorer le pouvoir d’achat alors? Pas davantage, pour 75% de nos compatriotes malgré une décote de deux points. 78% des inactifs, dont les retraités, fustigent d’ailleurs ce manque d’emprise sur la courbe du pouvoir d’achat. »

On sait que la très grosse partie de la presse est désormais dans les mains des financiers et des grandes entreprises d’où la tentation permanente de bricoler les sondages et/ou de es  interpréter  au service du pouvoir politique et économique.

Réforme des retraites : une « concertation citoyenne » un remake du grand débat national bidon

Réforme des retraites : une « concertation citoyenne » un remake du grand débat national bidon

 

Macron a sans doute décidé de refaire le coup du grand débat national ;  ce qui lui a permis de faire une grande tournée dans le pays et auprès de certaines catégories socio professionnelles ; cela au rythme de  deux réunions par semaine. La vérité, c’est que cette décision est de nature électorale, elle vise à reconquérir une partie des 70 % de Français qui condamnent la politique économique et sociale du gouvernement.

 

Pour habiller cette campagne électorale, le gouvernement va organiser une « concertation citoyenne » sur la réforme des retraites pour recueillir l’avis des Français sur les pistes avancées par le haut-commissaire Jean-Paul Delevoye, a annoncé ce mercredi 21 août la ministre des Solidarités et de la Santé Agnès Buzyn.

 

Après le « Grand débat national », la consultation des citoyens sur les grandes orientations que doit prendre la France semble avoir les faveurs du gouvernement. Pour cause, ce dernier a annoncé ce mercredi 21 août la mise en place d’une « concertation citoyenne » sur la réforme des retraites.

Objectif de l’opération : recueillir « le retour de nos concitoyens sur les propositions qui ont été faites« , a déclaré la ministre de la Santé Agnès Buzyn sur BFMTV et RMC. Les modalités de cette opération ne sont pas encore définitivement fixées mais elles devraient être précisées « probablement dans une semaine », a ajouté Agnès Buzyn.

Mort à Nantes –Le rapport bidon de l’IGPN

Mort à Nantes –Le rapport bidon  de  l’IGPN

 

 

Le rapport de lIGPN sur la mort de Steve est comme dhabitude un rapport élaboré sur mesure pour préserver la responsabilité du gouvernement. Il en est de même pour la plupart des rapports des inspections générales des ministères puisque précisément ces inspections générales sont des directions qui dépendent directement du ministre. Le plus souvent,  il est complètement illusoire d’espérer à la fois pertinence et objectivité de la part de ces inspections générales. On se demande d’ailleurs pourquoi ce type de rapport est public sinon pour répondre un besoin médiatique immédiat. Le problème c’est que dans l’affaire du jeune homme mort à Nantes,  les contradictions des enquêteurs ne cessent de s’amplifier au point qu’ils sont contraints de dire à peu près le contraire de leurs propos initiaux. On aura déjà noté dans d’autres affaires les propos particulièrement alambiqués de la directrice de cette infection générale de la police nationale. Finalement, la directrice de l’IGPN  convient que son rapport ne prouve rien alors qu’elle avait un peu vite dédouané la responsabilité de la police. Dans « Libération », deux responsables de l’IGPN expliquent pourquoi leur rapport n’établit aucun lien entre la mort de Steve Maia Caniço, lors de la Fête de la musique à Nantes, et l’opération policière qui l’a précédée.

La  directrice de l’Inspection générale de la police nationale (IGPN), Brigitte Jullien, et le chef de l’unité de coordination des enquêtes, David Chantreux, s’expriment sur le rapport rendu à propos de l’opération des forces de l’ordre à Nantes lors de la Fête de la musique. Il se réfugie derrière le caractère administratif de leur enquête qui en limite forcément la portée puisque pratiquement ils n’ont pas interrogé de témoins extérieurs à l’administration.

Ce que les deux responsables de l’IGPN martèlent surtout, c’est que leur rapport est une enquête administrative, qui a certaines limites et ne peut se substituer à une procédure judiciaire. « Cela veut dire qu’on doit faire ce qu’on peut avec les moyens dont on dispose dans le cadre d’une enquête administrative. Et ce ne sont pas des moyens de police judiciaire : ce sont les mêmes moyens que n’importe quelle autre administration », détaille David Chantreux. Par exemple, impossible pour l’IGPN d’accéder aux procès-verbaux de plainte, de convoquer des tiers. « Mardi, on a donc rendu les conclusions d’une enquête administrative, qui est circonscrite, et qui au regard de l’ampleur de l’affaire et de la gravité des faits, ne peut pas répondre en trois semaines à la question posée.». Dès lors,  on peut se demander pourquoi leur ils rendent leur rapport public !

Mort de Steve à Nantes : les enquêtes bidon

Mort de Steve à Nantes : les enquêtes bidon

Il faut vraiment être naïf pour penser que les enquêtes confiées à administration (inspection générale, préfectures ou autres) seront indépendantes. En effet, ces administrations dépendent évidemment directement de l’État. Soit par auto censure, soit sur ordre, ces administrations protègent systématiquement le pouvoir. C’est encore le cas pour la mort de Stève à Nantes lors d’une fête de la musique. Comme dans d’autres circonstances,  la police a surdimensionné les moyens par rapport à la nature du risque. Évidemment le premier rapport de l’inspection de la police dédouane le ministère. C’est toujours le cas lorsque les enjeux politiques sont importants. C’est un scandale que dans notre pays une administration se contrôle  elle-même. En effet les membres des différentes inspections appartiennent à cette administration. On a vu par exemple dans le cas de cette femme de 74 ans blessée à Nice lors d’une manifestation des gilets jaunes que le procureur avait innocenté la police, cela a-t-il même déclaré « pour protéger Macron ». Dans la période, on ne peut guère compter sur l’objectivité des inspections générales ou même de la justice. Témoin d’ailleurs toutes ces affaires politico financières enterrées. Comment d’ailleurs croire encore à l’indépendance de la justice quand ceux qui initient les enquêtes, c’est-à-dire les procureurs, dépendent hiérarchiquement du ministère. Certes il serait ridicule d’affirmer que la France vit dans un régime de dictature pour autant les institutions ont une fâcheuse tendance à s’adapter à ce climat de monarchie absolue que répand Macron en intervenant partout, toujours et surtout. Y compris par exemple à propos de cette femme de 74 ans blessés à Nice à laquelle il a conseillé une plus grande sagesse avant qu’on ne découvre le pot aux  roses de la bouche même du procureur. Même hystéries de Macron  à propos de l’affaire de Rugy quand il en profite pour condamner la république de la délation. Un dérapage sémantique qui témoigne sans doute de sa préférence pour une république d’inspiration monarchique absolue.

Sécheresse: un plan bidon

Sécheresse: un plan bidon

78 des départements  restent en effet placés en restriction d’eau. Une situation qui perdure dans le temps, l’hiver ayant été sec, et qui a des conséquentes concrètes pour les agriculteurs et éleveurs. Ceci étant, les plans de restriction d’usage de l’eau demeurent relativement théoriques. Face à la sécheresse la France a mis en place un plan sophistiqué de lutte pour économiser l’eau. Il existe quatre niveaux de vigilance. Mais même dans les zones concernées par la plus haute vigilance zone dite rouge le plan de lutte contre la sécheresse apparaît à la fois dérisoire et non respectée. Dans ces zones dites rouges on peut toujours voir de nuit comme de jour des canons à eau arrosée des cultures souvent d’ailleurs en pure perte. En effet de jour 80% de cette eau s’évaporent aussitôt. Dans nombre de ces régions la culture de maïs très gourmande en eau est complètement inappropriée au climat. Des millions de tonnes d’eau sont ainsi gaspillés et l’interdiction de laver des voitures en comparaison paraît particulièrement désuète. La canicule fait encore des ravages.

Dans les Alpes (comme ailleurs, NDLR) °, région habituellement épargnée par la sécheresse, l’inquiétude est de mise. « Il n’y a plus d’herbe depuis plusieurs semaines, plus de pâtures, les vaches sont à l’étable et consomment le fourrage réservé à l’hiver », s’alarme Denis Novel, exploitant en Savoie. De fait, la production laitière est plus faible, certains professionnels l’estimant en baisse d’un tiers.

Pourtant, les précipitations et orages des derniers jours ont donné de l’espoir aux agriculteurs. « On a eu de la pluie très fine qui a bien pénétré le sol, ça va bien le regorger et ça peut sauver les meubles », espère quant à lui David Judicq, agriculteur dans le même département. Mais pour nombreux de production c’est déjà trop tard notamment quand les plantes ont été brûlées. Non seulement le volume de production va être affecté mais les coûts de production s’envolent.

Nouveau compromis bidon de Nissan à Renault

Nouveau  compromis bidon de  Nissan à Renault

 

Un comité bidon et nouveau est proposé à Renault pour lui faire avaler la réforme du mangement qui précisément écarte Renault de la direction de Nissan. Pas sûr que cette proposition surprise parvienne à convaincre Renault de la bonne volonté de Nissan dont la direction (avec le soutien du gouvernement nationaliste japonais) se considère come propriétaire. Un jour ou l’autre la crise éclatera car il n’est pas concevable que l’actionnaire de référence qu’est Renault soit tenu éloigné de la gestion dune société qu’elle contrôle capilistiquement. Nissan a donc proposé Renault la création d’un nouveau comité au sein duquel siégeraient le président et le directeur général du groupe français, rapporte mercredi Nikkei en citant des sources proches du dossier. La semaine dernière, Reuters avait rapporté que Nissan envisageait d’attribuer à Renault plusieurs sièges au sein des comités prévus dans le cadre de la restructuration de sa gouvernance pour répondre au mécontentement exprimé par son partenaire français. Les relations entre les deux constructeurs automobiles sont tendues entre autres en raison de leurs divergences sur la réorganisation de la gouvernance de leur alliance. Renault a laissé entendre il y a quelques jours qu’il bloquerait l’adoption des réformes de gouvernance de son partenaire, secoué par le scandale Carlos Ghosn, s’il n’était pas mieux représenté dans la nouvelle organisation.

Selon Nikkei, le nouveau comité dont Nissan a proposé la création s’ajouterait aux comités chargés respectivement des nominations, des rémunérations et de l’audit. Il pourrait être dénommé «comité stratégique». Jean-Dominique Senard, le président de Renault, et Thierry Bolloré, son directeur général, siégeraient à plusieurs des quatre comités, ont précisé les sources du quotidien économique japonais.

Nikkei ajoute que la proposition de compromis de Nissan vise à éviter un désaccord au grand jour lors de l’assemblée générale du groupe japonais le 25 juin et à assurer le soutien de Renault à la réforme de la gouvernance.

Le Conseil de défense écologique : du bidon (David Cormand)

Le Conseil de défense écologique : du bidon (David Cormand)

C’est lavis du secrétaire national d’Europe Écologie-Les Verts dans une interview sur Europe 1.  « On sait ce qu’il faut faire, ça fait 30 ans qu’on dit ce qu’il faut faire, depuis Jacques Chirac qui disait ‘notre maison brûle et on regarde ailleurs’. Et là, on va encore renvoyer ça à une commission de citoyennes et de citoyens ? C’est très bien sur le principe, mais maintenant, il faut agir ! », insiste-t-il.

Selon lui, l’exemple des jeunes qui marchent pour le climat ou le mouvement Extinction Rebellion au Royaume-Uni montrent que des solutions sont déjà disponibles pour changer de méthode en matière d’écologie. « Et qu’est-ce qu’on fait ? On rassemble un conseil citoyen ? C’est une façon de perdre du temps et on n’a plus le temps de perdre du temps », s’agace-t-il. « Ils sont au pouvoir, qu’ils agissent ! » « C’est très bien de faire un conseil citoyen. Le problème, c’est qu’on a déjà vu le film », raille David Cormand. Et l’écologiste de revenir sur le Grenelle de l’environnement, lancé en 2007 par Nicolas Sarkozy : « On avait rassemblé les ONG, les élus locaux, les élus, pour discuter des mesures. Qu’est-ce qui était sorti de tout ça ? Nicolas Sarkozy était venu avec Al Gore et avait dit qu’il reprenait tout à son compte, ‘on va tout mettre à l’Assemblée nationale et l’appliquer’. Résultat : l’Assemblée nationale a taillé dans le vif et deux ans après, au Salon de l’agriculture, Nicolas Sarkozy disait ‘L’environnement, ça commence à bien faire’. »

Ecologie-Un projet de référendum…. bidon (De Rugy)

Ecologie-Un projet de référendum…. bidon (De Rugy)

En même temps que la micro loi sur l’énergie et le climat, de Rugy, le ministre de l’environnement, se propose d’organiser un référendum plus ou moins bidon sur l’écologie. On notera d’abord que la loi sur l’énergie et le climat est un micro texte de huit articles seulement qui visent simplement à affirmer des généralités mais sans préciser les échéances et surtout les moyens. Comme la question écologique semble monter l’opinion  et comme par ailleurs il ne semble pas que Macron soit maintenant très chaud pour organiser une consultation démocratique sur les aspects économiques et sociaux, de Rugy saisit l’occasion de proposer un référendum bidon.  Il est clair que la question serait nécessairement très floue du type : êtes-vous pour la mise en œuvre d’une politique environnementale dynamique ? De quoi théoriquement recueillir au moins 80 % d’opinions favorables. Ce référendum bidon viendrait compléter deux autres mesures du même type. D’une part la création d’un conseil de défense écologique et surtout la création d’une assemblée composée de 150 citoyens tirés au sort chargé de plancher sur les questions environnementales. En réalité de machins supplémentaires qui s’ajoutent aux nombreux autres et qui correspondent à des effets d’annonce. Notons que le ministre de l’écologie propose comme thème de son référendum la question du climat et non la question de l’énergie. Le climat autorise de plus grandes approximations que la programmation de l’énergie notamment concernant le problème très controversé de la réduction du nucléaire. Observons cependant qu’en ce qui concerne la question du climat la France n’a pas encore été capable depuis l’accord de Paris de diminuer ses émissions polluantes !!

La fin du « grand débat » bidon

La fin du « grand débat » bidon

 

Par principe, l’idée d’un grand débat n’était pas mauvaise. C’était un peu l’occasion de donner un peu de souffle à un système démocratique qui s’épuise puisque souvent limité au dépôt de bulletin de vote dans une urne. La première observation concerne l’étendue des champs soumis à la discussion, des champs à la fois trop larges et trop restreints. Trop restreints car des questions essentielles n’ont pas été abordées comme la compétitivité de l’économie sanctionnée chaque année par un déficit de la balance commerciale de 50 à 60 milliards quand la balance allemande rapporte autour de 200 milliards. Autre sujet lié, le problème de la désindustrialisation qui a par ailleurs largement participé à la désertification du territoire. Surtout les questions de financement ont été pratiquement exclues. Or quelle peut être la valeur d’une discussion sans essai  de quantification des conséquences financières. Tout au plus, c’est une discussion de bistrot. La seconde remarque est d’ordre méthodologique. On sent très nettement que le document introductif à ce débat a été élaboré sur un coin de table et non par des spécialistes des enquêtes. Les questions posées ne sont pas celles sur lesquelles s’interroge les citoyens mais des questions sur lesquelles s’interroge les politiques ; en cause ; le fait; qu’on a oublié ; de faire une enquête qualitative. Il faut aussi observer un trop grand nombre de questions fermées, questions souvent un peu naïves et réductrices. Enfin ce grand débat risque de n’avoir servi à rien. D’une part parce qu’il ne s’agit pas un véritable débat mais de réunion animée par des responsables politiques le plus souvent autorisant  seulement quelques questions et qui se réservaient les synthèses. La pire caricature étend fournie par Macron ou les intervenants soigneusement choisis ne disposaient que de 2minutes au plus tandis que le chef de l’État pouvait s’étaler pendant 10 minutes voire plus en répondant y compris à des questions qui n’étaient pas posées. Bref, la France encore à progresser en matière d’apprentissage démocratique. Dernier aspect, celui des suites. Il faut d’abord observer que les pouvoirs publics se réservent la lecture du document de synthèse alors qu’évidemment ce travail aurait dû être confié à un organisme indépendant. De toute manière, les marges de manœuvre du  pouvoir sont étroites ; en outre, il ne voudra pas revenir sur les cadeaux fiscaux accordés sans contrepartie au plus aisés. Du coup, les mesures relèveront du cosmétique et ne seront pas du tout à la hauteur théorique du Grand débat. Tout cela risque de finir en eau de boudin. D’autant plus que l’origine du débat était justifiée pour étouffer un mouvement des gilets jaunes qui certes s’affaiblit mais résiste de manière surprenante. Conclusion, le grand débat aura été un exercice bidon pour gagner du temps plutôt en perdre.

 

Macron gagne six points dans un sondage bidon du groupe Lagardère

 

 

Une nouvelle fois, le groupe Lagardère via Paris-Match sort un sondage bidon attestant de la remontée de Macron. Le même groupe Lagardère qui via encore Paris-Match avait été le premier à annoncer il y a quelques semaines le redressement de la popularité de Macron. Il faut dire que Lagardère est l’un des plus fervents supporters de Macron et qu’il fait parti de ces patrons particulièrement inquiets de la dégradation de l’image du président et de la situation socio-économique en France. Il faut d’ailleurs voir comment le rédacteur en chef de Paris-Match Hervé Gattegno sur les chaînes publiques d’information soutient avec ferveur la totalité de la politique du pouvoir. L’objectif du groupe Lagardère est clair : influencer l’opinion pour enclencher une dynamique de légitimation du président. Notons que tous les autres sondages font effectivement apparaître une petite remontée de Macron mais de l’ordre seulement d’un ou  deux points ; c’est-à-dire dans la marge d’erreur des sondages. Les opinions défavorables sont toujours autour de 70 %  Dans le sondage bidon de Paris-Match La cote de popularité d’Emmanuel Macron progresse de six points, à 34% d’opinions positives, tandis qu’Edouard Philippe gagne un point à 34% également, selon le tableau de bord politique Ifop-Fiducial pour Paris Match et Sud Radio diffusé mardi. Soixante-six pour cent des personnes interrogées désapprouvent l’action du chef de l’Etat, soit un recul de six points. L’action du Premier ministre est jugée défavorablement dans la même proportion (66%, =). Un pour cent ne se prononce pas.

L’enquête a été réalisée en ligne du 31 janvier au 1er février auprès d’un échantillon de 1.006 personnes âgées de 18 ans et plus.

Un référendum bidon pour redorer l’image de Macron

Un référendum bidon  pour redorer l’image de Macron

 

 

Progressivement on constate un détournement du grand débat national au profit d’une opération politique pour redorer l’image de Macron et du gouvernement. On envisage en effet une espèce de référendum hybride à choix multiples concernant les institutions. Des questions qui normalement appellent un oui comme par exemple le nombre de parlementaires, la réforme du Sénat, la prise en compte des votes blancs, le non-cumul des mandats. Peu importe d’ailleurs la question, l’idée est de formuler des interrogations qui vont engendrer des réponses positives. Ensuite le pouvoir pourra se prévaloir d’un résultat très positif et par amalgame en conclure que le débat démocratique ainsi réalisé via ce référendum  bidon le conforte dans sa légitimité. Certes une consultation sur les institutions n’est sans doute pas inutile mais ce n’est sans doute pas l’enjeu du moment. Pour l’instant les membres de la majorité s’expriment tous dans le sens de cette proposition de détournement de référendum même s’ils affirment que ce n’est qu’une hypothèse. A l’heure actuelle, le référendum à questions multiples est une simple “piste à l’étude”, a souligné lundi le député de la République en Marche (LaREM) Sacha Houlié, réputé proche d’Emmanuel Macron, sur LCI. “Faut-il réduire le nombre de parlementaires ? Faut-il introduire une dose de proportionnelle ? Faut-il instaurer le vote blanc ? Faut-il instaurer un non-cumul des mandats non plus entre une fonction exécutive locale et une fonction parlementaire mais maintenant dans le temps, trois mandats maximum pour tous ?”, a-t-il listé. “Je fais partie de ceux qui estiment que si ces mesures sont plébiscitées par les Français, et je crois qu’elles le sont, eh bien on doit pouvoir se poser la question de dire : ‘demandons-leur leur avis’”. “Je suis extrêmement prudent comme tout le monde doit l’être sur ce type de question”, a renchéri l’opportuniste(1)  Olivier Dussopt, secrétaire d’État en charge de la Fonction publique,  (le transfuge élu sur une liste du parti socialiste et passé avec armes et bagages chez Macron) Jeudi. “S’il s’agit comme certains l’ont prétendu de rouvrir des sujets qui ont été tranchés par le Parlement et de manière extrêmement majoritaire il y a quelques années sur des questions de société, s’il s’agit de rouvrir des débats qui sont extrêmement tendus et qui relèvent parfois de l’éthique, de la conscience personnelle, je ne suis pas favorable à des consultations qui seraient des sources de division”.

(1)        Ancien proche de benoit Hamon et passé du gauchisme au néolibéralisme avec les mêmes convictions !

L’emploi de Pénélope Fillon était bien bidon

L’emploi de Pénélope Fillon était bien bidon

Ce qui découle de la décision de Marc Ladreit de Lacharrière qui  a choisi le “plaider coupable” en donnant son aval à une procédure de comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité, a-t-on appris de source judiciaire, confirmant une information du Monde. Rappelons les faits.  Penelope Fillon a touché près de 4000 € pour son emploi fictif d’assistante parlementaire de l’ancien premier ministre (et dont elle n,’était peut –être même pas au courant !) et 5000 € pour son emploi fictif dans la revue « des deux mondes ». Soit 9000 € environ par mois en tout pendant une durée d’un an et demi. Comme dans les deux cas,  il s’agissait d’emplois à plein temps on suppose donc que Penelope Fillon travaillait 70 heures par semaine ce qui est interdit par la législation qui limite la durée maximale à 48 heures ! Un cumul qui paraît incompatible sauf quand le travail est inexistant.  François Fillon avait  reconnu que son épouse était employée à la Revue des deux mondes, entre mai 2012 et décembre 2013. Or, presque à la même période, de juillet 2012 à novembre 2013, elle disposait d’un autre contrat, étant cette fois collaboratrice de son mari à l’Assemblée. Ces deux contrats étaient censés être à temps plein. Sollicité sur ce cumul, l’avocat de François Fillon, Me Antonin Lévy, avait estimé qu’« il n’existe aucune incompatibilité. » « C’est une question d’organisation du temps de travail », avait  fait valoir le conseil de l’ex Premier ministre ! L’employeur de Penelope est son mari, député, qui organise le travail de sa collaboratrice comme il l’entend.» Un spécialiste de droit du travail, Paul Van Deth, confirme qu’«il n’y a pas en théorie d’interdiction de cumul de fonctions, mais le salarié ne doit pas dépasser un total de 48 heures par semaine. En cas de dépassement, c’est une infraction pénale de 5e catégorie passible de 1500 euros d’amende. »Les soubresauts de l’enquête ont contribué à ruiner les chances de François Fillon de remporter la présidentielle, qu’il abordait pourtant en favori avant les premières étincelles. Il s’est depuis retiré de la vie politique et exerce comme associé au sein de la société de gestion et d’investissements Tikehau Capital. La peine encourue pour détournement de fonds publics est de dix ans de prison et un million d’euros d’amende.

Fraude fiscale: l’aménagement bidon du «verrou de Bercy»

Fraude fiscale: l’aménagement bidon  du «verrou de Bercy»

 

Le sénat se vante de vouloir faire sauter le verrou fiscal de Bercy qui réserve l’exclusivité des poursuites judicaires à l’administration. En fait le sénat se propose seulement d’aménager. On compte environ 15  000 dossiers litigieux dont 5000 graves et les modifications permettraient de poursuivre seulement 1000 à 1500 fraudeurs. L’enjeu c’est évidemment de  négocier en toute discrétion et en tout opacité avec les fraudeurs sont beaucoup sont proches du pouvoir (de tous les pouvoirs).  Le texte ne va pas assez loin, ont regretté certains élus de l’opposition. Pour Éric Bocquet (CRCE, à majorité communiste), le texte reste «modeste, se contentant de mesures cosmétiques, et souhaitant rendre acceptable le maintien du verrou de Bercy». «Les dispositions qui organisent le verrou de Bercy ne sont pas supprimées», ajoute la socialiste Sophie Taillé-Polian, pour qui «l’aménagement proposé est largement insuffisant». Selon elle, «les critères proposés sont trop restreints et, de surcroît, cumulatifs». «On a un texte ‘Canada Dry’. Ça ressemble à la suppression du verrou de Bercy, mais ça ne supprime pas le verrou de Bercy», regrette pour sa part Nathalie Goulet (UC). Tout trois avaient déposé des amendements qui ont été rejetés.

En mai dernier, la mission d’information pilotée par Éric Diard (LR) et Émilie Cariou (LaRem), proposait également d’autres aménagements au verrou de Bercy. En plus de définir dans la loi les critères de sélection des dossiers, elle proposait que l’ensemble de ces derniers soit soumis à un examen conjoint par l’administration fiscale et le parquet «qui appréciera l’opportunité de poursuivre pénalement». Dans ce cas de figure, la Commission des infractions fiscales (CIF), organisme indépendant qui joue aujourd’hui le rôle de filtre en décidant ou non de transmettre le dossier à la justice, serait supprimée ou donnerait un avis simplement consultatif. Reste à savoir si ces propositions seront retenues par les députés qui doivent à leur tour examiner le texte à l’Assemblée nationale.

 

Un accord bidon sur les questions migratoires

Un accord bidon sur les questions migratoires

Pour l’Europe,  il était important d’éviter implosion sur les questions migratoires. Du coup,  on a fait semblant de définir une ligne mais en fait chaque  pays sera libre d’adhérer ou non à ces conclusions européennes.   En fait chaque dirigeant a surtout privilégié sa politique interne et même Macron qui voulait révolutionner la politique migratoire s’accommode de cet accord bidon qui ne résout rien. Pour résumer, les pays européens sont d’accord pour que chaque pays fasse comme il l’entend concernant la question centrale de la relocalisation des migrants. “Toutes les mesures prises au regard de ces centres contrôlés, notamment la relocalisation et la réinstallation, se feront sur la base du volontariat”, dit le communiqué signé par les dirigeants européens après neuf heures de négociations. Les Vingt-huit ont également décidé de renforcer leurs frontières extérieures, notamment en augmentant les aides à destination de la Turquie et de l’Afrique du Nord, afin d’éviter de renouer avec des flux comparables à ceux que l’Europe avait enregistré en 2015. En première ligne depuis l’ouverture du sommet, le président du conseil italien Giuseppe Conte, s’est félicité de son issue et a dit constater que l’Italie n’était plus “seule”. Rome décidera ultérieurement de se doter ou non de centres d’accueil de migrants, a-t-il ajouté. S’exprimant après la fin du sommet, le président français, Emmanuel Macron, a évoqué “une volonté de mieux protéger les frontières, de renforcer les règles d’accueil”.“La coopération européenne l’a emporté (…). La solidarité que nous devons aux premiers pays d’entrée a été actée lors de ce sommet”, a-t-il dit.“Accord trouvé sur les migrations: une approche européenne confirmée, un agenda complet acté (…), les propositions françaises adoptée”, a-t-il ajouté sur son compte Twitter. Une déclaration surtout destinée à satisfaire l’égo des intéressés et à masquer l’exige.

Budget 2017 : une amélioration bidon (Cour des comptes)

Budget 2017 : une amélioration bidon (Cour des comptes)

 

Contrairement à ce qui a été claironné l’amélioration des comptes 2017 est une fiction. D’abord parce qu’elle résulte d’uen progression mécanique des recettes et qu’en outre les dépenses ont aussi augmenté. Enfin la dette n’a pas diminué. Bref, la croissance n’a pas servi à grand-chose pour l’amélioration de la gestion de l’Etat. Conclusion de la cour des comptes :  

“En 2017, l’amélioration très limitée du déficit résulte d’une forte hausse, tant des dépenses que des recettes”, peut-on lire dans ce rapport, cité par le quotidien. Selon les chiffres officiels, le déficit de l’Etat s’est élevé à 67,8 milliards d’euros, un chiffre légèrement inférieur aux 69,1 milliards enregistrés en 2016 mais insuffisant pour faire baisser le ratio de la dette publique par rapport au PIB (96,8% en 2017 contre 96,6% un an plus tôt). “Les dépenses fiscales poursuivent leur progression et échappent aux politiques de maîtrise affichées (…), la dette continue à progresser, le risque de remontée des taux d’intérêt (pèse) sur les perspectives de redressement”, selon la Cour. L’exécutif a pu profiter des taux bas mais, relèvent les magistrats, la charge de la dette “a été pour la première fois très légèrement supérieure à la prévision de la loi de finances initiale”. Ils mettent également le doigt sur la hausse de 4,8% des dépenses des différents ministères (à 10,6 milliards d’euros) du fait de l’augmentation des dépenses de personnel et de fonctionnement. C’est la progression la plus forte depuis 2007. En contrepartie, l’Etat a bénéficié de la reprise de l’économie (+2,3%), synonyme de meilleures rentrées d’argent, comme l’observe la Cour des comptes : “Le produit de tous les grands impôts augmente.”

Le rapport 2017 fait le bilan des premiers pas d’Emmanuel Macron mais aussi du dernier budget du quinquennat Hollande, entaché par des “éléments d’insincérité” déjà mis en lumière par la Cour et de nouveau soulignés dans le document à paraître mercredi.

« Verrou de Bercy » : une ouverture bidon de Darmanin

« Verrou de Bercy » : une ouverture bidon de Darmanin

 

Le ministre du budget veut garder le monopole dit du verou de Bercy qui permet à ce seul ministère d’engager des poursuites judicaires. Le ministre de l’Action et des Comptes publics a suggéré que des parlementaires puissent siéger au sein de la Commission des infractions fiscales (CIF), un organisme indépendant chargé de décider si les dossiers sélectionnés par le fisc peuvent ou non être transmis à la justice.Le problème est que le CIF ne reoit qu’un partie infirme des dossiers  fiscaux transmis par le ministère. Sur les 50.000 contrôles effectués chaque année par le fisc, entre 14.000 et 15.000 se traduisent par des pénalités de plus de 40% des montants fraudés, dont plus de 4.000 dépassent 100.000 euros. Sur ce total, entre 900 et 1.000 dossiers seulement sont transmis à la CIF, qui a saisi la justice dans près de 95% des cas en 2016. Auditionné par la mission d’information de l’Assemblée nationale sur les procédures de poursuite des infractions fiscales, Darmanin a néanmoins défendu cette procédure très critiquée par ses détracteurs, y compris dans les rangs parlementaires, pour son manque de transparence. Darmanin  n’a pas exclu que la composition de la CIF, qui regroupe des magistrats de la Cour des comptes et du Conseil d’Etat aux côtés de “personnalités qualifiées” nommées par les présidents des deux chambres du Parlement, évolue pour intégrer des élus. Il a enfin proposé que les affaires où il y a une “présomption” de fraude fiscale mais sans preuve apparente ne passent plus par la case CIF et soient directement transmises à la justice, dont les moyens d’enquête en la matière seront renforcés par la future police fiscale. Mais il a défendu les principes de la procédure actuelle. “C’est l’Etat qui est lésé” par la fraude fiscale, a-t-il dit pour justifier que lui seul puisse saisir la justice. “Qui peut mieux que l’Etat caractériser la fraude, décortiquer le montage, calculer l’impôt et finalement se porter partie civile ?”

France insoumise et En Marche : des adhérents bidon

France insoumise et En Marche : des adhérents bidon  

Le nombre d’adhésions dans les partis politiques c’est un peu comme dans les enchères : 100 000 à 300 000 pour les parties classiques, qui dit plus ?  Les nouveaux partis, à savoir la république en marche et les insoumis qui comptent pour adhérents voire pour  militants chaque internaute qui un jour a effectué  un clic sur son ordinateur pour recevoir une info d’une de ces deux organisations. Ainsi la république en marche déclare 392 000 marcheurs et les insoumis qui font toujours mieux en déclarent 550 000 ! En fait il ne s’agit pas ni d’adhérents ni de militants mais d’internautes qui à un moment donné ont été sympathisant via Interne  des deux organisations. « Ça n’a rien à voir. Pour LREM et LFI, il ne s’agit pas de militants mais de sympathisants. On ne devient pas militant en un clic sur internet, ce n’est pas sérieux », peste Daniel Fasquelle, député et trésorier des Républicains. « On a tous dans nos circonscriptions des fichiers de sympathisants. Si on les ajoutait à nos données, on aurait également des chiffres bien plus importants. Cette confusion est délibérément entretenue par ces partis pour gonfler leurs chiffres ». Même observation du côté des socialistes qui  ont pratiqué un l’adhésion à prix réduit. Pour les insoumis et la république en marche, l’adhésion est non seulement virtuelle mais en plus gratuite. Normal d’une certaine manière à la république en marche,  ne demande strictement rien aux adhérents, simplement de lire la newsletter de l’organisation et de la diffuser. Aucune organisation locale, départementale ou régionale tout dépend de Paris. Un seul responsable local : le référent désigné aussi par Paris.  Cet été, ce sont seulement 72.000 marcheurs (un tiers des adhérents revendiqués à l’époque) qui ont validé les nouveaux statuts du parti. Mais on retrouve aussi une telle déperdition dans les autres forces politiques. Moins de 100.000 adhérents ont participé au vote désignant Laurent Wauquiez comme patron de la droite. Au PS, près de 21.000 adhérents (soit 23 % des 89 527 inscrits) ont voté en janvier pour valider les modalités du futur Congrès. Cette nouvelle manière d’adhérer à un mouvement pousse les partis traditionnels à évoluer. « Nous avons parlé samedi matin, lors du conseil national [du parti Les Républicains], de l’évolution du statut de l’adhérent. On cherche à trouver un statut intermédiaire entre le simple clic sur Internet comme chez En Marche, et la carte d’adhérent… » a expliqué à 20 Minutes un membre du bureau politique samedi.

 

Élection à la présidence des Républicains : une participation bidon

Élection à la présidence des Républicains : une participation bidon

Il fallait une victoire à Wauquiez mais pas trop importante pour donner une illusion démocratique. Bref une élection comme on les pratique souvent chez les républicains où on réussit à faire voter les morts, les absents et les démissionnaires. « Les jeux étaient déjà joués. Les dés étaient pipés. » C’est par ces deux phrases que Frédéric Lefebvre, ancien secrétaire d’État sous le mandat Sarkozy, entame sa tribune suite à l’élection de Laurent Wauquiez à la tête des Républicains. Une tribune à l’acide, publiée sur le site du Huffington Post.  Ayant quitté le navire républicain le 8 juin dernier pour le mouvement de la Droite constructiviste, Frédéric Lefebvre assure pourtant avoir reçu des codes permettant de voter à la primaire. « J’ai vu témoigner sur les réseaux sociaux, à propos des codes qui avaient été émis pour leur père ou pour leur mère. Que sont devenus tous ces codes? La question est posée. Une compétition, entachée du soupçon de tricherie, avec des listes électorales faisant la part belle aux démissionnaires et aux morts.«   À l’issue d’une campagne de trois mois sur le terrain qui n’aura guère passionné les foules ni même les militants LR, les trois candidats pour la présidence – Laurent Wauquiez, Florence Portelli et Maël de Calan – attendaient l’issue du scrutin sans trop de doutes. Élu dès le premier tour, Laurent Wauquiez est largement en tête, avec 74,64 % des votes, devant Florence Portelli, avec 16,11 % des votes, et Maël de Calan, 9,25 %. Sur les 234.566 adhérents LR à jour de cotisation, 99.597 ont voté, soit une participation de 42,46 %, supérieure à celle escomptée ces derniers jours.  Pas étonnant on a dû doubler à peu près le nombre  de votants réels !

 

Paradis fiscaux : une liste bidon pour les ONG

Paradis fiscaux : une liste bidon pour les ONG 

 

Les  O.N.G. bien raison de considérer que la liste des paradis qu’a établi  l’union européenne constitue une véritable tartuferie.  Pour Oxfam, qui lutte contre la pauvreté, la liste noire de l’Union européenne apparaît comme très incomplète. Selon les critères de l’ONG, 35 pays devraient y figurer. Surtout, Oxfam s’étonne qu’aucun pays européen ne fasse partie de la liste: «Qui peut croire que l’Irlande, le Luxembourg ou les Pays-Bas ne soient pas considérés comme des paradis fiscaux alors que ces pays sont régulièrement mis en cause par les scandales d’évasion fiscale? Il est temps d’arrêter l’hypocrisie: il faudrait déjà que l’Union européenne balaie devant sa porte et reconnaisse qu’il existe des paradis fiscaux au cœur même de l’Union européenne». Le son de cloche est le même du côté de l’ONG Attac, selon laquelle «L’Union européenne fait semblant de lutter contre l’évasion fiscale», et qui appelle à créer «un vaste mouvement citoyen pour la justice fiscale». Au départ l’union européenne avait établi une liste d’une centaine de pays aux pratiques fiscales douteuses. Ensuite, les experts ont opéré un premier puis les ministres se sont livrés un vrai marchandage du type : j’enlève ce pays dans lequel j’ai des intérêts et je t’autorise à enlever cet autre pays qui te gêne.  Du coup,  on finit avec une liste très limitative de 17 pays dans lequel ne figure d’ailleurs aucun pays européen. Sur des critères financiers on aurait pu ainsi intégrer évidemment l’Irlande, le Luxembourg, Monaco, Malte, des îles britanniques etc. Dans la liste très restrictive, on compte trouve Bahreïn, la Barbade, la Corée du Sud, les Emirats arabes unis, Grenade, Guam, Macao, les îles Marshall, la Mongolie, la Namibie, les Palaos, Panama, Sainte-Lucie, les îles Samoa et les Samoa américaines, Trinité-et-Tobago et la Tunisie. Quarante-sept autres juridictions dont la fiscalité n‘est pas conforme aux normes européennes mais qui se sont engagées à y remédier se trouvent sur une deuxième liste publique dite “grise”, a poursuivi le ministre français des Finances Le Cap-Vert et le Maroc, qui figuraient sur la liste examinée ce mardi, n’ont finalement pas été retenus dans cette « liste noire » : les experts nationaux ont conclu que les deux pays avaient donné suffisamment de gages à l’Union européenne(UE), en prenant des engagements ces derniers jours pour changer leurs pratiques. Trois pays ont envoyé de nouveaux engagements de dernière minute, dans la nuit de lundi à mardi – la Tunisie, Panama et les Emirats arabes unis – mais les ministres ont refusé de les prendre en considération, estimant que le travail d’expertise ne pourrait être fait à temps. Ces pays seront éventuellement sortis de la liste dans les semaines qui viennent si leurs engagements sont jugés sérieux. La liste comptait encore 29 noms, vendredi 1er décembre au soir, mais les ministres européens ont cherché à préserver de la mise à l’index des territoires amis ou dont ils estimaient qu’ils ne méritaient pas un tel traitement. Le Qatar, encore présent sur la liste le week-end dernier, en a ainsi disparu, lundi 4 décembre. Pour éviter d’être classées sur la liste noire définitive, les juridictions devaient théoriquement respecter trois grands critères définis par Bruxelles fin 2016 : se conformer aux standards d’échange automatique de données de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), éviter de favoriser l’implantation de sociétés offshore et s’engager à accepter, d’ici à fin 2017, les lignes directrices de lutte contre l’évasion fiscale des multinationales de l’OCDE. L’Union a choisi d’exclure d’emblée les pays européens de cette liste : ils sont déjà censés se conformer au droit de l’UE en matière de lutte contre l’évasion et la fraude fiscales. La liste finale ne peut  cependant pas échapper aux critiques et  déclaré Pierre Moscovici, commissaire européen à la Fiscalité avoue : “Cette liste a le mérite d‘exister”, “Mais, parce que c‘est la première, c‘est une réponse insuffisante face à l’ampleur de l’évasion fiscale à l’échelle mondiale”, a-t-il toutefois tempéré. Celles qui ont été retenues sur la liste noire pourraient être privées de fonds européens. D‘autres sanctions seront décidées dans les semaines à venir, a ajouté Bruno Le Maire. Plusieurs organisations non gouvernementales pour lesquelles le Luxembourg, Malte, les Pays-Bas ou l‘Irlande ne respectent pas les règles européennes, se sont indignées que l‘enquête n‘ait porté sur aucun Etat membre de l‘UE. “La liste ne peut pas se limiter à des pays tiers, mais doit comprendre certaines juridictions européennes”, écrit lui aussi Markus Ferber, vice-président de la commission économique du Parlement européen, dans un communiqué diffusé mardi.  Cette liste, qui contient les noms de 17 pays, dont aucun membre de l’Union européenne, a provoqué la colère des États mis en cause lors de sa publication le 5 décembre. De leur côté, les ONG dénoncent une liste «hypocrite».

 

 

123



L'actu écologique |
bessay |
Mr. Sandro's Blog |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | astucesquotidiennes
| MIEUX-ETRE
| louis crusol