Archive pour le Tag 'PS'

Le PS pour Macron, mais pas un « chèque en blanc »… en bois ?

Le PS pour  Macron, mais pas un « chèque en blanc »… en  bois ?

 

Le parti socialiste veut encore donner l’impression qu’il fixe  ses conditions Emmanuel macro. Victime d’un véritable cataclysme électoral le parti socialiste n’a pourtant pas d’autres solutions que d’essayer de s’accrocher à Macron pour sauver ce qui peut encore l’être lors des élections législatives. Du coup la condition mise au soutien à Macron, à savoir pas de chèque en blanc, ressemble plutôt à un chèque en bois car l’apport électoral du parti socialiste aujourd’hui devient négligeable. Dans le pire des cas on espérait avant les élections seulement 50 députés socialistes  à l’assemblée nationale en sauver aujourd’hui une trentaine serait considéré comme un exploit. L’étiquette PS  va sans doute constituer un véritable boulet pour les candidats députés qui ne pourront pas ou ne voudront pas se rallier clairement à Macron.  Le Parti socialiste a décidé lundi de faire battre Marine Le Pen le 7 mai sans pour autant proposer d’alliance à Emmanuel Macron pour les législatives, au lendemain de la défaite historique de Benoît Hamon au premier tour de l’élection présidentielle. L’appel du candidat socialiste à voter pour Emmanuel Macron a été renouvelé par le Premier secrétaire du parti, Jean-Christophe Cambadélis, après un Bureau national organisé lundi. « Sans conditions, comme nous l’avons fait pour Jacques Chirac contre Jean-Marie Le Pen » en 2002, a-t-il dit à la presse. « Le programme de Madame Le Pen ne prévoit pas uniquement une sortie de l’Europe mais aussi une sortie de notre République », a averti Jean-Christophe Cambadélis avant d’annoncer que le PS allait imprimer 4 millions de tracts pour faire campagne contre la présidente du FN. « Marine Le Pen présidente, ça, jamais. » Jean-Christophe Cambadélis s’est refusé quant à lui à évoquer les scrutins des 11 et 18 juin et l’avenir du Parti socialiste. « Le temps de l’explication de cette défaite viendra, mais pas maintenant », a-t-il commenté devant la presse. « Nous nous battrons avec nos idées pour rassembler les socialistes et l’ensemble de la gauche », dit le député Jean-Marc Germain. L’avenir du Parti socialiste reste en suspens. Lundi matin, Manuel Valls a indiqué sur France Inter souhaiter gouverner avec Emmanuel Macron dans une future majorité. « Nous devons être prêts à le soutenir, à l’aider, à participer à cette majorité », a déclaré l’ancien Premier ministre. Au siège du PS, le cas Valls divise. Pour le député Olivier Dussopt, qui a été son porte-parole à la primaire, Manuel Valls a « évidemment sa place » au sein du PS. Au contraire, le député Christian Paul estime que « ce n’est pas la gauche qui est irréconciliable mais peut-être Manuel Valls qui n’est plus conciliable avec la gauche ». « Ce n’est pas maintenant qu’on va couper des têtes », tempère Yann Galut au sujet des socialistes qui ont rejoint En Marche. Pour le député du Cher, les résultats de dimanche sont un « big bang ». « Il va y avoir une recomposition et elle aura lieu après les législatives. »

Hamon balayé, vers l’explosion du PS ?

Hamon  balayé, vers l’explosion du PS ?

 

 

Au parti socialiste on ne se faisait guère d’illusions sur une possible qualification du candidat pour le second tour des élections. On savait par avance qu’il fallait s’attendre à une défaite plus ou moins catastrophique. Avec Hamon,  le parti socialiste aura connu un cataclysme. On pouvait s’attendre à un score de 10 % voir légèrement plus mais certainement pas à des résultats aussi insignifiants qui font du parti socialiste une organisation marginale. En cause évidemment,  cette logique des primaires qui a fait émerger le candidat le plus radical mais aussi l’entêtement de Hamon  à ce positionner sur les positions gauchistes des frondeurs. Le PS, dont la blessure de 2002 – avec l’élimination de Lionel Jospin au premier tour – était à peine cicatrisée, a subi la plus cuisante des débâcles depuis la présidentielle de 1969 (Gaston Defferre, 5%, et Michel Rocard, 3,6%). La question qui se pose est de savoir si le parti socialiste pourra ce relevé après des résultats aussi lamentables. Pourra ce relevé après des résultats aussi lamentables. Certes des résultats qui sanctionnent en grande partie la gestion de François Hollande mais aussi le choix délibéré de Benoît Hamon de se rabougrir sur des positions les plus radicales voir les plus surréalistes en particulier avec son fameux revenu universel. Pour sauver sa peau, le parti socialiste n’a plus d’autre choix que de tenter des alliances avec le mouvement en marche sinon il pourrait presque disparaître totalement de l’assemblée nationale.  D’une certaine manière, c’est la conclusion de contradictions impossibles à gérer depuis des années au parti socialiste avec des orientations d’un côté de crypto marxistes et de l’autre de socio démocrates voire de socio libéraux. Des contradictions jusque-là masquées par des synthèses confuses réalisées aussi bien par Mitterrand que par Hollande.

 

Hamon : dernier appel avant fermeture de la boutique du PS

Hamon : dernier appel avant fermeture de la boutique du PS

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C’est sans doute le dernier grand appel de Benoît Hamon avant fermeture de la boutique socialiste. D’après les sondages,  le candidat officiel du PRS ne recueillerait même pas 10 % des voix ce qui annonce une véritable catastrophe pour les législatives et sans doute les soldes du parti avant éclatement et fermeture totale. Même lors  de son dernier meeting à Paris place de la république Hamon n’a pas fait recette. Quelques milliers de partisans seulement soit 10 fois moins que Jean-Luc Mélenchon le 18 mars.  Du coup Benoît amont a lancé un appel un peu désespéré.  « Citoyennes, citoyens, réveillez-vous, parce que vous seuls pouvez éviter un cauchemar pour la France ! » a lancé Benoît Hamon à des milliers de sympathisants agitant des drapeaux aux couleurs du PS sous le soleil. Le candidat socialiste, qui semble faire les frais d’un « vote utile » en faveur du candidat d’En Marche ! Emmanuel Macron et de Jean-Luc Mélenchon pour contrer le Front national, a plaidé pour « un vote de raison, de conviction, un vote sur l’avenir » et non un vote guidé par « des sondages qui limitent (le) choix souverain » des électeurs. Si le PS continue officiellement de défendre son candidat, les débats vont bon train en coulisses pour préparer ce que sera sa position pour le second tour et surtout les élections législatives des 11 et 18 juin. Le PS, pratiquement assuré de ne pas avoir de candidat au second tour de la présidentielle, a aussi beaucoup à perdre lors des législatives, au sortir d’une législature pendant laquelle il a bénéficié avec ses alliés, radicaux de gauche notamment, de la majorité absolue à l’Assemblée nationale.

Largué, Hamon attaque le PS

Largué, Hamon attaque le PS

 

 Crédité de moins de 10% des intentions de vote, loin du quatuor de tête associant Marine Le Pen, Emmanuel Macron, Jean-Luc Mélenchon et François Fillon, le candidat socialiste à l’élection présidentielle commence à régler ses comptes avec le PS. .  Benoît Hamon épingle les membres de son propre parti ayant apporté leur soutien à Emmanuel Macron, évoquant « le feuilleton qui tenait du supplice chinois consistant à organiser (son) affaiblissement : celui des défections ». L’ex-frondeur critique notamment l’ancien Premier ministre Manuel Valls, qu’il avait battu lors du second tour de la primaire de la gauche fin janvier et qui a annoncé fin mars qu’il voterait pour Emmanuel Macron. « Ce n’est pas surprenant de voir Manuel Valls ne pas respecter la démocratie puisque c’est l’homme du 49-3″, dit-il en faisant allusion à l’article de la Constitution qui permet de faire adopter un texte sans vote, utilisé à deux reprises par l’ex-Premier ministre, sur la loi Travail d’août 2016 (dite « loi El Khomri ») et la loi d’août 2015 sur la croissance (dite « loi Macron »). Dans un entretien de même tonalité paru samedi dans Sud-ouest, Benoît Hamon prend date pour une clarification au sein d’un PS dont les divisions sont apparues de plus en plus flagrantes au cours de la campagne électorale. « Le temps viendra d’analyser ce qui s’est passé et notamment les défections », indique le candidat socialiste dans les colonnes du quotidien régional en évoquant ceux qui ont fait « le choix de la défaite de leur propre camp » après la primaire. « Dans mon camp, on a cherché à entraver ma campagne, j’en ai conscience, « , dit-il. Et  ce n’est pas fini car il y aura d’autres ralliements à Macron. 

Présidentielle: La « Haute autorité du PS » gronde mollement les soutiens à Macron

Présidentielle: La « Haute autorité du PS »  gronde mollement les soutiens à Macron

 

Pour ménager l’avenir sans doute, la haute autorité du PS  s’est limitée à gronder les socialistes soutiens de Macron. Qui «  nombreux désertent le camp socialiste …en raison des réserves sur la campagne de Hamon »». Un véritable aveu de catastrophe annoncée. Une condamanation cependant molle. En cause sans doute, le fait que pour avoir des chances d’être élus nombre de socialistes auront besoin dune alliance avec Macron lors des législatives.  « La haute autorité dénonce seulement  des attitudes contraires au « principe de loyauté ». La Haute autorité éthique du parti a appelé samedi les socialistes à respecter la primaire qui a désigné Benoît Hamon comme candidat à la présidentielle, déplorant que certains tablent « manifestement sur la victoire d’un autre candidat, Or la Haute Autorité Ethique constate que, régulièrement, des adhérents du Parti socialiste, et notamment des élus, tablant manifestement sur la victoire d’un autre candidat, font connaître leur préférence pour celui-ci, ce qui revient à nier le processus électoral des Primaires Citoyennes », déplore la Haute autorité dans un communiqué. « Cette préférence se manifeste plus ou moins intensément, qu’il s’agisse de l’annonce du vote pour un autre candidat, du ralliement pur et simple ou de la recherche d’une investiture concurrente pour les élections législatives », constate-t-elle, alors que de nombreux socialistes désertent la campagne au profit notamment du leader d’En marche, Emmanuel Macron, qui n’est pas passé par les Primaires citoyennes. Cette attitude est contraire au « principe de loyauté » qui oblige les adhérents du PS « à ne soutenir que les seuls candidats à des fonctions électives effectivement investis ou soutenus par le Parti socialiste, quelles que soient les réserves qu’ils déclarent éprouver à l’égard de la manière dont le candidat investi mène sa campagne », rappelle la Haute autorité.

PS- 2017 : «pas de Saint-Barthélemy au PS « , dit Cambadélis

PS- 2017 : «pas de Saint-Barthélemy au PS « , dit Cambadélis

 

Un aveu de faiblesse mais aussi une preuve de réalisme chez le secrétaire du parti socialiste désormais tout en nuances vis-à-vis de macro, et qui refuse une St Barthélémy au PS. Et c’est sur le bout des lèvres qu’il rappelle une règle à laquelle il ne croit sans doute pas beaucoup : « Quand on adhère à En Marche!, on quitte le PS. Quand on parraine Emmanuel Macron, on ne peut pas se présenter au nom du PS. » A la question de savoir si une alliance avec l’ancien ministre de Economie est envisageable en cas de victoire de ce dernier, il répond: « D’abord il n’a pas gagné. Ensuite, il ne le veut pas. Je ne vais pas me poser des problèmes qui ne se posent pas. » mais il pourrait ajouter : qui vont rapidement se poser sinon tout simplement le parti socialiste risque de disparaître ou de connaître le sort du parti communiste. Selon un sondage Odoxa-Dentsu Consulting pour Le Point diffusé vendredi, Le candidat socialiste Benoît Hamon est en chute libre à 8%, en recul de 4,5 points.  La direction du PS est sans doute en train de constater l’énorme catastrophe de la candidature de Benoît Hamon. De quoi remettre en cause l’élection de nombre de responsables lors des législatives. Ou  alors il faudra passer un accord avec Macron et ou Mélenchon pour sauver ce qui peut l’être. Du coup le parti socialiste met de l’eau dans son vin et ne parle plus d’exclusion comme avant.  Pourtant  ces dernières semaines, plusieurs élus socialistes ont rejoint la campagne d’Emmanuel Macron ou indiqué – comme Manuel Valls - qu’ils voteront pour le candidat d’En Marche au premier tour de la présidentielle. Depuis un moment aussi, Jean-Christophe Cambadélis multiplie les rappels à l’ordre. « On ne peut pas soutenir un autre candidat que celui choisi par le PS au risque d’être exclu », déclarait le premier secrétaire en septembre dernier, rappelant les statuts du parti.  »J’ai dit, et je n’ai pas bougé, que ceux qui le parraineraient ne seraient plus au Parti socialiste », avait rappelé le patron du PS sur BFMTV début février. A la question « Le maire de Lyon [Gérard Collomb] sera-t-il exclu? », il avait rétorqué : « Bien sûr. Sans problème. »  Malgré les mises en garde, aucune sanction concrète – d’exclusion notamment – n’a été prononcée. Et les mots semblent désormais moins tranchants. « Les tenants de la Saint-Barthélemy socialiste sont toujours de très mauvais conseillers. Il faudrait stigmatiser, exclure, couper. Qui peut croire que ce nouveau feuilleton servirait notre candidat? », écrit Jean-Christophe Cambadélis, dans un communiqué publié le 29 mars. Pour autant, il le dit aussi : « Ceux qui ont rejoint En Marche ne sont donc plus au Parti socialiste. Il n’y a pas de double appartenance. Ceux qui parrainent ne peuvent plus s’en réclamer. »  »Moi? Je serais exclu par ceux qui n’ont respecté aucune règle pendant cinq ans? », avait, lui, réagi Manuel Valls. Une référence aux frondeurs socialistes auxquels Benoît Hamon faisait partie. Les choses devraient se clarifier à l’approche des législatives, où il faudra choisir son camp. Les candidats d’En Marche devront « être rattachés politiquement et administrativement » au mouvement, a fait savoir Emmanuel Macron cette semaine. Ce ne sera pas le cas des vallsistes, assure l’ancien directeur de campagne de Manuel Valls, Didier Guillaume. « Les gens qui soutiennent Emmanuel Macron, qui sont dans son organisation politique, sont En Marche, sont membres de ce parti. Les socialistes ont vocation à être à l’Assemblée nationale, à gouverner dans une majorité avec Macron s’il est élu, ou à être dans l’opposition si c’est un autre », a précisé le président du groupe PS au Sénat sur CNews. Avant d’ajouter : « Exclure des socialistes qui après l’élection présidentielle devront composer un groupe, une majorité pour aider le candidat, si Macron est élu, à exercer la magistrature suprême? Ça n’a aucun sens. »

PS-Ralliements à Macron : pour les exclusions on verra plus tard

PS-Ralliements à Macron : pour les exclusions on verra plus tard

 

On devait être ferme et exclure ceux du PS qui ont trahi, les faire passer en cour martiale et les exclure. Rien de tout cela. La position a bien changé car la direction du PS est sans doute en train de constater l’énorme catastrophe de la candidature de Benoît hamon qui pourrait même se situer assez en dessous de 10 %. De quoi remettre en cause l’élection de nombre de responsables lors des législatives. Ou  alors il faudra passer un accord avec Macron et ou Mélenchon pour sauver ce qui peut l’être. Du coup le parti socialiste met de l’eau dans son vin et ne parle plus d’exclusion comme avant.  Pourtant  ces dernières semaines, plusieurs élus socialistes ont rejoint la campagne d’Emmanuel Macron ou indiqué – comme Manuel Valls - qu’ils voteront pour le candidat d’En Marche au premier tour de la présidentielle. Depuis un moment aussi, Jean-Christophe Cambadélis multiplie les rappels à l’ordre. « On ne peut pas soutenir un autre candidat que celui choisi par le PS au risque d’être exclu », déclarait le premier secrétaire en septembre dernier, rappelant les statuts du parti.  »J’ai dit, et je n’ai pas bougé, que ceux qui le parraineraient ne seraient plus au Parti socialiste », avait rappelé le patron du PS sur BFMTV début février. A la question « Le maire de Lyon [Gérard Collomb] sera-t-il exclu? », il avait rétorqué : « Bien sûr. Sans problème. »  Malgré les mises en garde, aucune sanction concrète – d’exclusion notamment – n’a été prononcée. Et les mots semblent désormais moins tranchants. « Les tenants de la Saint-Barthélemy socialiste sont toujours de très mauvais conseillers. Il faudrait stigmatiser, exclure, couper. Qui peut croire que ce nouveau feuilleton servirait notre candidat? », écrit Jean-Christophe Cambadélis, dans un communiqué publié le 29 mars. Pour autant, il le dit aussi : « Ceux qui ont rejoint En Marche ne sont donc plus au Parti socialiste. Il n’y a pas de double appartenance. Ceux qui parrainent ne peuvent plus s’en réclamer. »  »Moi? Je serais exclu par ceux qui n’ont respecté aucune règle pendant cinq ans? », avait, lui, réagi Manuel Valls. Une référence aux frondeurs socialistes auxquels Benoît Hamon faisait partie. Les choses devraient se clarifier à l’approche des législatives, où il faudra choisir son camp. Les candidats d’En Marche devront « être rattachés politiquement et administrativement » au mouvement, a fait savoir Emmanuel Macron cette semaine. Ce ne sera pas le cas des vallsistes, assure l’ancien directeur de campagne de Manuel Valls, Didier Guillaume. « Les gens qui soutiennent Emmanuel Macron, qui sont dans son organisation politique, sont En Marche, sont membres de ce parti. Les socialistes ont vocation à être à l’Assemblée nationale, à gouverner dans une majorité avec Macron s’il est élu, ou à être dans l’opposition si c’est un autre », a précisé le président du groupe PS au Sénat sur CNews. Avant d’ajouter : « Exclure des socialistes qui après l’élection présidentielle devront composer un groupe, une majorité pour aider le candidat, si Macron est élu, à exercer la magistrature suprême? Ça n’a aucun sens. »

 

Valls pour Macron ou la fin du PS

Valls pour Macron ou la fin du PS

 

 

Avec la décision de Manuel Valls de voter pour Macron sonne la fin d’un parti dit socialiste, une illusion qui aura duré presque 50 ans.  Depuis le congrès d’Épinay en 1971, le parti socialiste aura réussi à donner le change en faisant croire qu’il était différent de son ancêtre, la SFIO. En réalité, le parti socialiste va disparaître pour les mêmes raisons à savoir :l’hétérogénéité  de ses composantes, leur caractère inconciliable longtemps marqué par des synthèses molles ou plus exactement hypocrites. De Mitterrand à Hollande,  le parti socialiste affirmait dans les congrès son caractère anti capitaliste combattant les forces de la finance mais  il se compromettait avec les intérêts les plus contradictoires. Il est clair que ce parti n’a jamais été socialiste puisqu’en fait il réunissait à la fois des cryptomarxistes et des libéraux unis simplement par l’appétit du pouvoir. Le ralliement de nombreux gauchistes depuis une vingtaine d’années n’a guère clarifié la ligne idéologique. Des gauchistes venus de formation d’extrême gauche complètement marginalisées et qui finalement n’ont pas non plus résisté aux délices du pouvoir. Nombre de dirigeants du parti socialiste compte d’ailleurs un parcours initial gauchiste avéré. Certains se sont facilement laissés convaincre par les gestionnaires, d’autres se sont réfugiés dans le courant des frondeurs.  La vérité,  c’est que là plupart ne savent pas trop où ils se trouvent d’un point de vue idéologique. Le parti socialiste a été longtemps un parti attrape-tout dont la composition sociologique n’a guère permis de prendre en compte les réalités socioéconomiques. Parmi les dirigeants socialistes,  on ne trouve aucun ouvrier, aucun employé du privé, aucun agriculteur, aucun commerçant, aucun membre d’associations caritatives, aucun syndicaliste, uniquement des apparatchiks.  Le parti socialiste présente en effet la particularité de n’être en majorité composé que d’oligarques qui n’ont jamais travaillé dans la production ou qui sont issus du secteur public. C’est le cas de François Hollande, Martine Aubry, Benoît Hamon, Manuel Valls,  Cambadélis et de bien d’autres.  Pour parler clair, le parti socialiste n’a jamais eu de colonne vertébrale, de philosophie et de stratégie. Un parti surtout formé d’opportunistes. Cette population de dirigeants hétéroclites était  essentiellement soudée par la perspective de la conquête du pouvoir, elle  éclate sous le poids des contradictions. Peut-être y aura-t-il maintien d’un parti socialiste mais sont sort  risque de suivre celui du parti communiste, c’est-à-dire la marginalisation. Le choix de Manuel Valls, annoncé mercredi, de voter Emmanuel Macron à l’élection présidentielle entérine au Parti socialiste le divorce entre deux gauches irréconciliables, possible prélude à une scission du parti fondé en 1971. En décidant de voter pour macro manuelle Valls entérine la mise à mort du parti. Et ce ne sont pas les cris d’orfraie de mon qui changeront quelque chose Prenant acte de ce « grand coup de plus » porté à la démocratie, Benoît Hamon a dénoncé un « jeu morbide » et, dans un nouvel appel quasi désespéré, invité le candidat de La France insoumise Jean-Luc Mélenchon, qui le précède désormais dans les sondages, à se rallier à sa candidature, jugeant sa position « centrale ». « Je fais cette adresse forte et fraternelle pour que nous ne laissions pas les forces de destruction, les forces de l’argent présider aux destinées de notre pays », a-t-il lancé lors d’une brève déclaration à son siège de campagne, à Paris. Le communiste Pierre Laurent a proposé pour sa part une rencontre entre Benoît Hamon, Jean-Luc Mélenchon, Yannick Jadot et lui-même pour « créer les conditions de la victoire » autour d’un projet profondément ancré  à gauche, d’une campagne et d’une candidature commune », écrit-il dans un communiqué. En faite pour essayer de sauver ce qui reste des élus communistes

2017 : Mélenchon dit non à Hamon pour avoir enfin la peau du PS

2017 : Mélenchon dit non à Hamon pour avoir enfin la peau du PS

 

Benoît Hamon acculé dans les sondages et qui risque de passer même sous la barre des 10 % a lancé un appel désespéré à Mélenchon pour une union illusoire lors des présidentielles. Sans surprise, Mélenchon a opposé une fin de recevoir à cette requête un peu naïve. En effet l’objectif de Mélenchon n’est pas tellement de se qualifier pour le second tour des présidentielles même si actuellement il progresse et atteint environ  15 %. Son objectif est à plus long terme, il s’agit d’écraser définitivement le parti socialiste et de prendre sa place. Du coup on voit mal pourquoi il aiderait au sauvetage d’un candidat lâché par la plupart des dirigeants importants du parti socialiste. L’objectif de Mélenchon n’est pas nouveau, il a été réitéré à de nombreuses reprises : il veut faire disparaître ce parti qui n’a de socialiste que le nom de son point de vue. En quelque sorte,  il veut définitivement réparer son erreur de 2012 quand il a soutenu François Hollande. D’une certaine façon Benoît ha mon paye pour François Hollande. Certes le parti socialiste ne disparaîtra pas forcément immédiatement mais il aura sans doute le sort du parti communiste et avec l’éclatement maintenant inévitable, le parti socialiste maintenu de Benoît Hamon et autres frondeurs crypto marxistes ce retrouvera avec 5 % des voix. Jean-Luc Mélenchon a donc refusé l’appel à l’unité lancé par le vainqueur de la belle alliance populaire. Quelques heures plus tôt. « J’ai marché mon chemin, sans ne céder à rien, je ne vais pas commencer aujourd’hui« , s’est exclamé le candidat de la France Insoumise, mercredi 29 mars lors d’un meeting au Havre. Il a toutefois ménagé le socialiste, en assurant ne pas être « en compétition » avec lui, préserver le « code de bonne conduite » établi entre eux mais vouloir simplement « rattraper Fillon » puis ensuite « rattraper le suivant ». Plus tôt dans la journée, peu après l’annonce du soutien officiel de Manuel Valls à Emmanuel Macron, Benoît Hamon avait lancé un « appel solennel » à Jean-Luc Mélenchon pour qu’il se range derrière sa candidature. « J’appelle désormais tous les électeurs, ceux qui sont engagés dans la lutte contre les injustices, j’appelle les sociaux-démocrates intimement attachés au progrès social et à la démocratie, mais aussi le Parti communiste, les communistes et Pierre Laurent, les Insoumis et Jean-Luc Mélenchon, à réunir leurs forces aux miennes ».

Macron : pas besoin du vieux PS, ni de la vieille droite

Macron : pas besoin du vieux PS, ni de la vieille droite

 

« Aujourd’hui notre pays n’a besoin ni de la gauche de 1981 (…) ni de la droite de 1934, qui espérait la radicalisation des Français contre nos institutions », a déclaré Macron.  L’ancien ministre de l’Economie s’est attaché, lors d’une conférence de presse, à faire cette clarification en anticipation d’un afflux de ralliements à venir, notamment de ténors du Parti socialiste, à l’approche du premier tour. Il a brocardé le candidat socialiste Benoît Hamon, « soutenu du bout des lèvres par la majorité des siens », et celui de la droite, François Fillon, dont les soutiens « ont déserté le champ de bataille », alors que son mouvement En Marche ! engrange quotidiennement les ralliements. « La question de la majorité ne se pose pas à nous. Elle se pose à ceux qui voient leurs soutiens se réduire comme peau de chagrin, elle se pose à ceux qui ont déjà des frondeurs avant même les élections législatives », a-t-il ajouté. Le fondateur et candidat du mouvement En Marche !, créé il y a moins de 11 mois, a ainsi assuré que son gouvernement, s’il est élu, pourrait « s’appuyer sur une majorité parlementaire ». Il a averti que, « pour concrétiser la capacité à gouverner et à légiférer avec des sensibilités différentes », tous les candidats d’En Marche ! seront investis « sous la bannière de la majorité présidentielle », y compris s’ils viennent de partis existants, dont ils devront abandonner l’étiquette. « Il n’y aura aucun accord d’appareils, aucun accord avec des groupes », a insisté Emmanuel Macron. « Tous les soutiens sont les bienvenus mais aucun soutien ne m’empêchera de réformer et d’avancer », a-t-il encore averti. « Je ne trie pas les soutiens (…) mais un soutien vaut une voix, pas une investiture, pas une participation à la campagne, pas une modification de notre programme. » Il a par ailleurs dit qu’il choisirait son Premier ministre pour son « expérience politique » et réaffirmé qu’il aimerait que ce puisse être une femme. « Je ne ferai pas mon gouvernement avec les états-majors des partis politiques », a-t-il ajouté. Emmanuel Macron a enfin souhaité qu’il n’y ait qu’un débat télévisé avant le premier tour de la présidentielle avec l’ensemble des onze candidats et non deux, dont trois jours avant le scrutin, comme prévu actuellement.

Macron pour la fin des magouilles à la LMDE –(MNEF)-PS

Macron pour la fin  des magouilles à la LMDE –(MNEF)-PS

 

Macron  a annoncé qu’il supprimerait la LMDE (ancienne mutuelle nationale des étudiants) qui servait) de caisse noire au syndicat UNEF-ID  et au parti socialiste. Nombre de responsables actuels du parti socialiste ; par exemple,  son secrétaire général actuel : Cambadélis ou encore Bruno Le Roux l’indélicat ex ministre de l’intérieur ont d’ailleurs été rémunérés par cette mutuelle dont  la Cour des Comptes a dénoncé la gestion et les abus y compris pour enrichissement personnel. La mutuelle des étudiants sera simplement rattachée à la caisse nationale d’assurance maladie L’ancien ministre de l’Economie Emmanuel Macron, candidat à l’élection présidentielle, a promis samedi de mettre fin au régime actuel d’assurance-maladie des étudiants pour l’intégrer au régime général. Depuis 1948, le régime de sécurité sociale des étudiants est confiée à la Mutuelle nationale des étudiants de France (MNEF), devenue La Mutuelle des étudiants (LMDE), une délégation élargie depuis 1972 à une dizaine de mutuelles régionales. Les dysfonctionnements et dérives de ce système sont depuis plusieurs décennies la cible de multiples critiques. ) Plusieurs dirigeants socialistes de premier plan ont été mis en cause dans les années 1980-1990 pour ces dérapages, ainsi que pour les relations incestueuses entre la MNEF et le syndicat étudiant UNEF-ID, vivier de militants et cadres du PS. « Je prends donc l’engagement de confier à la CNAM-TS (Caisse nationale d’assurance-maladie des travailleurs salariés)  la gestion du régime d’assurance-maladie obligatoire de tous les étudiants, lorsqu’ils ne sont pas rattachés au régime de sécurité sociale de leurs parents », écrit Emmanuel Macron dans un communiqué. Un premier pas a déjà été franchi en 2015 avec l’adossement de la LMDE au régime général de l’assurance-maladie. « En contrepartie des économies générées par cette réforme (…) les personnels des mutuelles régionales pourront être repris (par la CNAM-TS) à la hauteur des besoins générés par ce transfert », ajoute l’ancien ministre de l’Economie. La Fédération des associations générales étudiantes (Fage), qui revendique désormais la place de première organisation représentative des étudiants devant l’UNEF, a salué cette annonce du candidat d’En Marche ! Aujourd’hui favori des sondages pour le second tour de la présidentielle. Dans un communiqué, elle appelle l’ensemble des candidats « à prendre des engagements similaires pour la santé des étudiants ». En 2016, 835.000 étudiants étaient inscrits au régime obligatoire d’assurance-maladie via la LMDE et 120.000 adhérents étaient inscrits à une complémentaire santé, selon les chiffres de cet organe

Bruno Le Roux, exemple de l’oligarchie décadente du PS

Bruno Le Roux, exemple de l’oligarchie décadente  du PS

 

Bruno Le Roux, éphémère ministre de l’intérieur, démissionné par Hollande est malheureusement représentatif de l’oligarchie décadente du parti socialiste. Un parti socialiste essentiellement composé de hauts diplômés, notamment des énarques, qui ont mis depuis longtemps la main sur une organisation politique supposée pourtant défendre  les intérêts des plus défavorisés. Comme beaucoup d’autres, Bruno Le Roux n’a jamais travaillé ailleurs que dans la politique. Sitôt diplômé,  il a suivi le cursus royal de la sulfureuse mutuelle des étudiants noyautée par le PS et a fait toute sa carrière professionnelle comme élu et dirigeant du parti socialiste. Bruno Le Roux n’est pas n’importe qui dans l’organigramme, il était le président du groupe socialiste à l’assemblée. Pour arrondir ses fins de mois lui, comme d’autres, il  a choisi de salarier sa famille (ses enfants) comme assistants parlementaires. Des emplois fictifs évidemment. Il se serait agi d’opérations de classement. Au moins une tâche impossible à vérifier. Le pire c’est que François Hollande remplace l’oligarque indélicat par un autre oligarque, jeune politique qui lui aussi n’a jamais travaillé. D’une certaine manière, le parti socialiste était condamné dés sa naissance quand les diplômés en particulier les énarques ont mis la main sur le parti supposé représenter les couches moyennes et les plus défavorisés. Dans l’organigramme de la direction du parti socialiste on ne trouve pas un seul ouvrier, un seul employé du privé, un seul agriculteur, un seul syndicaliste. Bref essentiellement des salariés de l’État et des collectivités locales et des organisations satellites type mutuelles des les étudiants de France (MNEF). Dernier avatar le plus connu de cette dérive oligarchique : Benoît Hamon qui, lui non plus, n’a jamais mis les pieds dans la production, un bobo hors-sol qui sort de son chapeau le revenu universel et décrète la fin du travail. D’une manière générale, la plupart de ces responsables se sont gavés des fruits du pouvoir en raison essentiellement du fait qu’il n’aurait jamais du accéder aux plus hautes fonctions ainsi en masse et de manière aussi illégitime d’un point de vue sociétal. Le pire peut-être, ce sont les  hypocrisies qui caractérisent ces responsables faisant encore hier la leçon de morale et qui se trouvent  pris les mains dans le pot de confiture. Dernier exemple en date, Moscovici ancien ministre de l’économie, aujourd’hui commissaire européen grassement rémunéré, énarque lui aussi, et qui comme Fillon se faisait offrir des costumes de luxe « par un ami  » fournisseur en vins  de l’Élysée et de Matignon ! On objectera sans doute que tous n’ont pas forcément piqué dans la caisse mais tous sont illégitimes socialement car ni leur origine ni leur parcours ni leur expérience sociale n’aurait dû leur permettre de noyauter le parti socialiste et d’accéder aux plus hautes fonctions de l’État. On pourrait certes faire observer que la rigueur n’est pas ce qui caractérise non plus la droite elle aussi engluée dans les affaires notamment avec Sarkozy et Fillon. Toutefois cela ne serait constituer une excuse bien au contraire pour un parti dit socialiste

Le Roux (PS), ministre de l’intérieur : 50 000 euros pour ses filles, lycéennes !

Le Roux (PS), ministre de l’intérieur : 50 000euros pour  ses filles, lycéennes !

 

Encore un responsable politique pris la main dans le pot de confiture ; en plus, l’ancien président du groupe PS actuellement ministre de l’intérieur !  Le ministre français de l’Intérieur,  Bruno Le Roux, a employé ses deux filles en tant que collaboratrices parlementaires alors que ces dernières étaient lycéennes et étudiantes, rapporte lundi l’émission « Quotidien ». La défense de l’intéressé est pathétique puisqu’il relativise ses emplois fictifs en indiquant   « Bien entendu, j’ai mes filles qui ont travaillé avec moi sur des étés, notamment, ou des périodes de vacances scolaires, mais jamais en permanence », a dit l’ancien chef de file des députés socialistes au micro de l’émission diffusée sur la chaîne TMC. Et de s’enfoncer encore davantage quand il précise « Moi je me souviens avoir pris aussi des gens qui m’étaient recommandés sur l’été et donc je crois que c’est quelque chose qui se fait assez régulièrement, d’essayer de faire découvrir les choses, d’essayer de faire découvrir un travail », a-t-il ajouté lors d’un déplacement dans le Gard, le 10 mars dernier. Selon « Quotidien », les filles de Bruno Le Roux, âgées aujourd’hui de 23 et 20 ans, ont tout au long de leur cursus au lycée et pendant leurs études supérieures, bénéficié de CDD à l’Assemblée nationale comme collaboratrices parlementaires auprès de leur père, alors député PS de Seine-Saint-Denis. Elles auraient cumulé chacune 14 et 10 Contrats à durée déterminée (CDD), effectués pendant les vacances scolaires, entre 2009 et 2016, précise l’émission présentée par Yann Barthès. Cette révélation survient à l’heure où plusieurs candidats à l’élection présidentielle d’avril-mai sont visés par des soupçons d’emplois fictifs. Selon les informations de « Quotidien », le montant cumulé des contrats des deux filles atteindrait 55.000  euros.

Réformateurs du PS : appel à voter Macron

Réformateurs du PS : appel à voter Macron

 

«La candidature d’Emmanuel Macron peut rassembler largement les Français au-delà de clivages ressentis comme de plus en plus inopérants. Elle marque une rupture générationnelle et son projet ambitieux et crédible représente l’espoir d’un renouveau politique dans lequel le social-réformisme a toute sa place. C’est à la construction d’une nouvelle alliance européenne et réformiste, autour d’Emmanuel Macron, que nous appelons en tant que socialistes. La campagne de Benoît Hamon a confirmé l’intention de rompre avec cette mandature et de fédérer tout ce qu’elle compte d’opposants à la majorité sortante! Cette stratégie ne permettra pas de définir un programme crédible de gouvernement pour la fin mai. La situation convalescente de la France suppose un autre projet que l’exaltation d’une démarche inspirée par Die Linke en Allemagne, Podemos en Espagne ou Jeremy Corbyn en Grande Bretagne, qui n’aboutit qu’à maintenir les droites au pouvoir dans ces pays. » C’est le texte qui circule actuellement d’après le Figaro chez les réformateurs du parti socialiste. Les députés Gilles Savary et Christophe Caresche - ce dernier, élu de Paris, a d’ailleurs déjà rejoint à titre personnel le leader de En Marche! – seraient à l’origine de ce texte. C’est d’ailleurs déjà Gilles Savary qui avait réuni les parlementaires « réformateurs » dans la semaine qui avait suivi, le 29 janvier, la victoire de Benoît Hamon à la primaire socialiste. A l’époque, certains imaginaient une migration rapide vers Emmanuel Macron. Finalement, les réformateurs avaient décidé qu’il était urgent d’attendre. Il s’agissait surtout de voir si le candidat officiel du PS allait recentrer son discours avant de se prononcer. Mais il est indéniable que la percée dans les sondages de l’ancien ministre de l’Economie -selon un sondage Harris Interactive publié ce 9 mars, avec un gain de six points en deux semaines, le fondateur d’En marche! réunirait maintenant 26% des intentions de vote, contre 25% pour Marine Le Pen au premier tour et il serait largement vainqueur au second- agite les esprits chez certains au PS et sert d’aimant puissant. Il est vrai que Benoît Hamon, lui, reste collé à environ 13% des intentions de vote. 

Hamon provoque la révolte des réformateurs du PS

Hamon provoque la révolte des réformateurs du PS

 

 

L’éventualité du non remboursement de la dette évoquée par Benoît Hamon est sans doute la goutte d’eau qui a fait déborder le vase de la contestation des réformateurs du parti socialiste. Des réformateurs qui contestent les orientations  gauchistes de Benoît Hamon et qui sont particulièrement inquiets du score de la primaire du candidat de la gauche engluée autour de 15 %. Si ce score devait se confirmer, le parti socialiste qui peut compter aujourd’hui sur environ 250 députés en perdrait les trois quarts. D’une façon générale, les réformateurs ne considèrent que le projet de Benoît Hamon et utopiste, irréaliste et dangereux. « Nous sommes extrêmement inquiets de la tournure prise par la campagne menée par Benoît Hamon et Yannick Jadot », a déclaré le député Gilles Savary au sortir d’une réunion d’une quinzaine de députés « réformateurs », mardi à l’Assemblée nationale. Elle s’est tenue en présence de lieutenants d’Emmanuel Macron comme le maire de Lyon, Gérard Collomb, et le député Christophe Caresche, qui a rejoint le fondateur d’En Marche!  Autre converti « macroniste », le député radical de gauche Alain Tourret décrit « une dynamique en train de se faire autour de Macron dans tous les secteurs de l’opinion », en rupture avec « le programme de M. Hamon qui ce n’est pas celui d’une gauche rationnelle et raisonnable marquée par l’esprit des Lumières ». Gilles Savary décrit un moment « extrêmement compliqué ». « Il y a aujourd’hui des gens qui sont tentés tout de suite d’aller chez Macron, d’autres qui sont tentés de le faire plus tard, d’autres qui sont dans l’attentisme », a-t-il dit. Jean-Marie Le Guen a dénoncé mardi « l’impasse stratégique » dans laquelle s’est engouffré selon lui Benoît Hamon, tenant d’une ligne trop radicale à ses yeux pour séduire une majorité. « Il ne peut pas s’adresser simplement à 20% des Français qui, pour telle ou telle raison, sont sensibles à des thèmes d’une gauche radicalisée », a insisté sur RTL le secrétaire d’Etat à la Francophonie, proche de Manuel Valls. Bref ça rue sérieusement dans les brancards de la belle alliance populaire dont certains pensent de plus en plus à se rapprocher des manuels Macron.

PS : « la déprime » Vallaud-Belkacem

PS : « la déprime »  Vallaud-Belkacem

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Au parti socialiste la déprime s’installe, la division aussi ce que constate Vallaud Belkacem qui regrette que le parti ne soit pas mobilisé derrière Benoît Hamon qui stagne toujours autour de 13 à 14 % en dépit du renfort de Jadot qui il est vrai pèse de l’ordre de 1 %. D’une certaine façon, la déprime est justifiée car les sélections législatives qui suivront la présidentielle risque d’être catastrophiques. Le parti socialiste qui dispose d’environ 250 députés actuellement pourrait voir les trois quarts de ses candidats éliminés. Vallaud Belkacem reconnaît que le candidat du PRS est loin d’être soutenu par l’ensemble du parti. Il y a d’abord les réformateurs qui ont fait valoir leur droit de retrait de la campagne, en clair qui refusent  de voter pour Benoît Hamon ; d’autres réformateurs font scission et se prononcent  pour Macron  Dans le Journal du Dimanche, le député et chef de file des réformateurs Christophe Caresche, enfonce le clou, jugeant que le « moment est venu » de soutenir Emmanuel Macron, candidat du mouvement « En Marche! » et ex-ministre de l’Economie de François Hollande. « On est un peu dans la situation de 2007 où il n’y a pas le soutien évident de tout le parti, avec en plus une offre concurrentielle, ce qui dédouane ceux qui n’ont pas une sympathie évidente pour notre candidat », estime Najat Vallaud-Belkacem dans les colonnes du Parisien. Le problème c’est que Benoît à mon ne parer pas vraiment présidentiable surtout avec ses propositions utopiques. Élu par surprise il ne parvient pas à imposer son leadership au sein du parti socialiste. À l’extérieur sa candidature ne prend pas. Il faut dire qu’ils pas ce sont en à rechercher des petits alliances depuis des semaines d’une part avec les écolos d’autre part avec Mélenchon. Du temps perdu évidemment car les écolos politisés d’Europe écologie les Verts (ce qu’il en reste) ne représente guère plus de 1 % dans l’opinion. Quant à l’alliance avec Mélenchon c’est une chimère. L’intéressé entend bien ce maintenir jusqu’au bout et a déclaré ne pas vouloir monter « dans le corbillard du parti socialiste. Du coup Valaud Belkacem s’attaque à macro. « Je n’ai toujours pas la réponse à une question simple : dans un attelage composé aussi bien de gens de gauche que de l’ex-directeur de campagne de Bruno Le Maire, ou encore d’Alain Minc, qui décidera de la ligne politique ? Quelle majorité gouvernera ? », dit-elle.  Elle pose la question de l’homogénéité des soutiens de Macron mais pourrait se poser la même question concernant le parti socialiste. On peut en effet se demander quelle cohérence il y a entre les positions gauchistes des frondeurs, les orientations européennes de Vincent Peillon et les partisans de la synthèse molle de Hollande.

Un réformateur du PS annonce son soutien à Macron

Un réformateur du   PS annonce son soutien à Macron

Dans une interview au JDD, Christophe Caresche, député de Paris et chef de file des réformateurs  du PS, explique sa « volonté de ne pas participer » à la campagne de Benoît Hamon. Et « espère que d’autres suivront ».

 

« Le moment est venu de soutenir Emmanuel Macron« , indique Christophe Caresche dans le JDD qui précise : « Parce qu’il offre la possibilité de créer une nouvelle force, cohérente, parce qu’il rassemble déjà des responsables issus de formations politiques opposées mais qui, au fond, pensent la même chose : il faut relancer l’Europe et faire du redressement économique une priorité. C’est une décision qui n’est pas facile à prendre : je dois tout au PS, à commencer par ma carrière politique. Mais il faut prendre acte aujourd’hui du fait que nos chemins se séparent. »  Derrière son choix, le député pointe le danger de l’extrême droite : « Pour un homme de gauche, Emmanuel Macron est la seule solution permettant de contrer efficacement Marine Le Pen au deuxième tour de la présidentielle. » Et indique que la candidature de Benoît Hamon fait peser un risque : « Le projet que porte Benoît Hamon est incompatible avec un large rassemblement des Français au deuxième tour, s’il y figurait, face à Le Pen. Ce serait un risque que personnellement je ne souhaite pas courir. »

Le chef de file du pôle des réformateurs du PS sera-t-il suivi par les siens? « La décision n’est pas prise, mais la réflexion devrait s’accélérer. Cette sensibilité a vocation à se retrouver dans la démarche d’Emmanuel Macron. Certains m’ont d’ailleurs précédé, et j’espère que d’autres suivront », indique-t-il au JDD.

PS : la tentation Macron pour 150 députés socialistes

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Les ralliements à Macron de centristes, de personnalités de la société civile et même de socialistes continuent.  Cependant pour l’instant, on ne peut pas encore parler hémorragie du PS. Mais dès dimanche soir certains dans l’entourage de Valls estimaient qu’environ 150 députés socialistes pourraient rejoindre Macron. Aujourd’hui le parti socialiste dispose de 250 députés et avec la victoire de Benoît Hamon, il ne peut espérer en conserver qu’une cinquantaine. Du coup nombre de députés vont tenter de sauver leur peau en se rapprochant du mouvement en marche. Un rapprochement qu’à facilité d’ailleurs Hamon lui-même qui ne s’est pas privé de couper l’intervention de Valls alors qu’il pouvait attendre quelques minutes et sur le fond qui a tout de suite proposé le rapprochement avec l’extrême-gauche donnant ainsi des raisons supplémentaires aux députés non frondeurs de se rapprocher de Macron. Benoît Hamon n’a rien fait pour se montrer rassembleur en conservant d’une part l’intégralité de ses propositions utopistes et en ne manifestant aucun souci de faire des concessions à ceux  qui ne partagent  pas ses idées, c’est-à-dire la masse des députés socialistes. En fait tout va se jouer dans les prochains sondages. S’il se confirme que Benoît Hamon atteint seulement de l’ordre de la moitié des voix de Macron, alors  les perspectives pour les législatives pourraient se révéler catastrophiques. Le parti socialiste pourrait éclater et même disparaître. Le parti socialiste serait alors réduit  à une sorte  de club de gauche marginal et renvoyé pour longtemps dans l’opposition et dans l’obscurantisme. Il lui faudra sans doute une bonne vingtaine d’années pour retrouver la lumière. Une lumière indispensable pour éclairer les enjeux complexes des mutations actuelles. Ce qui lui éviterait alors de promettre la lune. 

Résultats primaire PS : truqués ou non ?

Résultats primaire PS : truqués ou non ?

 

Après avoir rajouté 350 000 votants fictifs, on parvient  selon les résultats quasi définitifs du scrutin publiés lundi soir par la Haute autorité de la primaire à 1,597 million sur 95,45% des bureaux. En fait il ne semble pas que les résultats en % aient été véritablement truqués mais on a fait de la gonflette concernant le nombre de participants pour ne pas paraître ridicule. On sait que le parti socialiste voulait absolument atteindre un chiffre de participation comprise entre 1,5 et 2 millions afin d’afficher une certaine mobilisation. Malheureusement ces chiffres ont été annoncés un peu vite. Après un décompte précis on était loin des 2 millions. Du coup,  on a rajouté 350 000 votants fictifs pendant la nuit en les répartissant de façon à peu près égale en fonction des scores à chaque candidat. La haute autorité chargée d’attester du bon fonctionnement du scrutin a dans un premier temps annoncé une participation « entre 1,5 million et 2 millions » de votants. Un chiffre à peu près conforme aux espérances du Parti socialiste mais qui tardait à se confirmer sur le site des résultats. Mélenchon longtemps membre du parti socialiste et qui connaît les pratiques de bidouillage chères au PS a dénoncé cette manœuvre statistiques.   »C’est absolument inouï. Rien ne peut plus être cru dans cette élection », a estimé mardi sur France 2 le candidat de « La France insoumise » à l’élection présidentielle, Jean-Luc Mélenchon, qui a dénoncé un « trucage de masse ». « Je n’ai jamais cru en leur organisation, je ne crois pas en leur sincérité », a poursuivi le co-fondateur du Parti de Gauche, qui a quitté le PS en 2008 et refusé de participer à la primaire de la « belle alliance populaire ». « La Solférinologie n’est plus une science que je pratique mais il est étrange que dans une élection manifestement truquée aucun des candidats ne proteste ». « Ils désigneront le candidat qu’ils veulent mais c’est un candidat qui est d’abord désigné par une opération de triche », a ajouté l’eurodéputé, crédité de 14 % à 15 % des intentions de vote pour le premier tour de la présidentielle par les sondages. En 2011, le premier tour de la primaire socialiste pour l’élection présidentielle de 2012 avait réuni 2,7 millions de votants. Celle de la droite, en novembre dernier, a attiré près de 4,3 millions de personnes. « Je pense qu’on a voulu dire ‘ça y est, c’est bon on a 1,6 million ou 1,7 million de participants à cette primaire’, alors qu’on s’est rendu compte que ce résultat n’était qu’une projection d’un résultat qui avait été acquis, lui, sur 1,2 ou 1,4 million de participants », a tenté d’expliquer sur France Info François de Rugy. Je ne crois pas qu’il y ait eu de fraude au sens où on aurait gonflé les chiffres, bourré les urnes ou truquer les PV des bureaux de vote, je n’ai aucun élément qui permette de dire cela », a ajouté le vice-président de l’Assemblée nationale. « En revanche j’estime que c’est vraiment inacceptable que certains aient pris la responsabilité de publier des chiffres qui étaient trompeurs. »

Primaire de la gauche : le PS fâché avec les chiffres

Primaire de la gauche : le PS fâché avec les chiffres

Décidément le parti socialiste et culturellement fâché avec les chiffres aussi bien en ce qui concerne sa gestion au gouvernement que lors de ses consultations internes. On sait que le parti socialiste voulait absolument atteindre un chiffre de participation comprise entre 1,5 et 2 millions afin d’afficher une certaine mobilisation. Malheureusement ces chiffres ont été annoncés un peu vite. Après un décompte précis on était loin des 2 millions. Du coup on a rajouté 350 000 votants fictifs pendant la nuit en les répartissant de façon à peu près égale en fonction des scores à chaque candidat.. La haute autorité chargée d’attester du bon fonctionnement du scrutin a dans un premier temps annoncé une participation « entre 1,5 million et 2 millions » de votants. Un chiffre à peu près conforme aux espérances du Parti socialiste mais qui tardait à se confirmer sur le site des résultats. À 10 heures lundi, le site des primaires citoyens publiait de nouveaux résultats avec 1.601.139 votants, sur 95% des bureaux de vote. Problème, les pourcentages affichés pour chaque candidat étaient exactement les mêmes, au centième près, que ceux publiés la veille malgré 350.000 votants supplémentaires. De troublants résultats qui n’ont pas manqué d’interpeller les médias mais également les électeurs. Comment les pourcentages ont-ils pu rester exactement les mêmes malgré 350.000 voix supplémentaires ? Telle est la question sur laquelle s’est penché Le Monde. Ainsi Les Décodeurs ont-ils calculé les différentiels de voix entre dimanche soir et lundi matin. Si Benoît Hamon a vu son chiffre grimper de 127.973 voix et Jean-Luc Bennahmias de 3.563 voix, le site internet révèle qu’en pourcentage, cela représente une augmentation d’environ 28%, à quelques décimales près, pour chaque candidat. Un calcul mis en place afin de ne pas modifier les résultats obtenus dans la soirée.  Contacté par Libération, Christophe Borgel a reconnu certaines erreurs et évoqués des bugs. « Il y a eu un bug, rien de plus. Et c’est un peu de ma faute. Il y avait beaucoup de pression autour du niveau de participation, j’ai demandé à ce que les résultats soient actualisés au plus vite. Et effectivement, on a appliqué au nouveau total de votants les pourcentages de la veille », a-t-il avoué évoquant des « bug sur bug ».

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