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Un premier Conseil de planification écologique qui ne sert à rien

Un premier Conseil de planification écologique qui ne sert à rien

Le président de la république pour faire semblant de prendre en charge la problématique écologique a encore créé un « machin » intitulé « conseil de planification écologique » réuni pour la première fois jeudi. En fait ce conseil de planification fait double l’emploi avec l’organisme de planification officiel dirigé par Bayrou.

La réalité, c’est que ce conseil de planification écologique se résume à une réunion des principaux ministres concernés ; une sorte de conseil des ministres réduit. Et pour preuve, aucune orientation, aucune mesure n’a été annoncée. L’objectif était de « faire un point d’étape sur les travaux en cours dans l’énergie, les transports, l’industrie, l’agriculture, la biodiversité et le bâtiment », selon le gouvernement. Les onze ministres concernés se sont donc retrouvés à l’Elysée autour du président et de la Première ministre, Elisabeth Borne.

Ces derniers voulaient s’assurer qu’ils sont bien alignés sur les actions qui permettront d’atteindre l’objectif de réduction des émissions de gaz à effet de serre de 55 % d’ici à 2030, fixé par Bruxelles . Il s’agissait « de faire le point sur les mesures concrètes déjà engagées, qui commencent à donner des résultats, ainsi que sur celles qui seront lancées dans les prochains mois », selon Matignon.

« Beaucoup de choses ont été engagées. Dans les transports par exemple, avec l’électrification des voitures, le covoiturage ou le plan vélo. Il faudra poursuivre avec des décisions sur les infrastructures, notamment ferroviaires, pour assurer le report modal de la voiture », selon ce conseiller, évoquant aussi les 5 milliards d’euros débloqués pour la décarbonation des 50 plus grands sites industriels français , annoncés par le président en novembre.

La loi sur les énergies renouvelables vient de franchir une étape décisive et celle sur le nucléaire avance, en attendant la loi de programmation pluriannuelle de l’énergie qui doit être présentée en juin. « Des mesures sur la gestion de l’eau , l’agriculture et la rénovation des bâtiments, ainsi que la loi sur l’industrie verte vont aussi jalonner le semestre », souligne le même conseiller. La question des financements a aussi été évoquée. Les premiers arbitrages d’Elisabeth Borne sont attendus fin février-début mars, avant un nouveau Conseil fin mars.

Alors que les attentes sont élevées sur la transition écologique, la réunion de jeudi n’a été suivie d’aucune communication officielle. Aucune nouvelle mesure n’a été annoncée. Le chef de l’Etat avait annoncé ce Conseil de planification écologique, le premier du genre, dans une vidéo façon youtubeur la semaine dernière, prenant manifestement ses ministres de court – et contraignant certains à bousculer leur agenda. Il avait alors promis aux internautes de leur en présenter les conclusions sous le même format.

A noter que les émissions de CO2 en France n’ont reculé que de 0,3 % sur les trois premiers trimestres 2022 soit loin des objectifs en raison notamment des incohérences en matière de politique énergétique.

« Nous devons faire beaucoup plus qu’avant, les Français attendent qu’on accélère », insiste un ministre. Lors de la présidentielle, Emmanuel Macron s’était engagé à « aller deux fois plus vite » pour faire baisser les émissions au cours de son second mandat, soit un objectif à atteindre de -4 % par an. Mais la France est « loin d’être sur la bonne trajectoire », pointe la coordinatrice des programmes chez Réseau Action Climat, Anne Bringault.

Croissance économique France: quasi nulle au premier trimestre

Croissance France: quasi nulle au premier trimestre

 Les chiffres de la croissance se situent dans l’épaisseur du trait et les prévisions à peine positives sont très aléatoires surtout avec la perspective d’un conflit social au cours du premier semestre.

Dans sa dernière enquête de conjoncture dévoilée ce mercredi 11 janvier, la Banque de France table sur une maigre croissance du produit intérieur brut (PIB) de 0,1% au premier trimestre, après 0,1% au dernier trimestre 2022. « Nous confirmons notre précédente prévision de décembre, » a déclaré le directeur des études, Olivier Garnier, lors d’une réunion avec des journalistes. Les chiffres de la Banque de France pour les trois derniers mois de l’année sont plus optimistes que ceux de l’Insee. L’institut public tablait sur un recul de -0,2% au dernier trimestre 2022.

D’après la Banque de France « 2023 devrait marquer un fort ralentissement mais échapper à l’atterrissage brutal redouté il y a quelques mois. La croissance devrait être faiblement positive à 0,3% en 2023. »

Dans ses voeux aux acteurs de l’économie il y a quelques jours, le ministre de l’Economie, Bruno Le Maire a une fois de plus affirmé que « l’économie française résiste, » soulignant que la croissance du PIB avait progressé de 2,5% en 2022. En revanche, il n’a pas donné de chiffre pour 2023 en précisant simplement qu’elle serait « positive ». Pour rappel, l’exécutif tablait sur une croissance de 1% cette année dans le budget 2023. Un chiffre qui semble de moins en moins crédible aux yeux de beaucoup d’économistes.

L’augmentation spectaculaire des prix de l’énergie depuis la fin de l’année 2021 est venue grignoter le pouvoir d’achat des ménages et percuter l’activité des entreprises en dépit des mesures de bouclier tarifaire et la remise sur les carburants. Même si les prix de l’énergie ont commencé à marquer le pas, le bouclier tarifaire moins généreux depuis le premier janvier et la fin de cette ristourne risquent de repousser l’échéance d’une inflation plus modérée.  Il est clair que le relèvement des taux d’intérêt de la BCE va encore accentuer la tendance baissière de l’économie.

Economie- Croissance France: quasi nulle au premier trimestre

Economie- Croissance France: quasi nulle au premier trimestre

 Les chiffres de la croissance se situent dans l’épaisseur du trait et les prévisions à peine positives sont très aléatoires surtout avec la perspective d’un conflit social au cours du premier semestre.

Dans sa dernière enquête de conjoncture dévoilée ce mercredi 11 janvier, la Banque de France table sur une maigre croissance du produit intérieur brut (PIB) de 0,1% au premier trimestre, après 0,1% au dernier trimestre 2022. « Nous confirmons notre précédente prévision de décembre, » a déclaré le directeur des études, Olivier Garnier, lors d’une réunion avec des journalistes. Les chiffres de la Banque de France pour les trois derniers mois de l’année sont plus optimistes que ceux de l’Insee. L’institut public tablait sur un recul de -0,2% au dernier trimestre 2022.

D’après la Banque de France « 2023 devrait marquer un fort ralentissement mais échapper à l’atterrissage brutal redouté il y a quelques mois. La croissance devrait être faiblement positive à 0,3% en 2023. »

Dans ses voeux aux acteurs de l’économie il y a quelques jours, le ministre de l’Economie, Bruno Le Maire a une fois de plus affirmé que « l’économie française résiste, » soulignant que la croissance du PIB avait progressé de 2,5% en 2022. En revanche, il n’a pas donné de chiffre pour 2023 en précisant simplement qu’elle serait « positive ». Pour rappel, l’exécutif tablait sur une croissance de 1% cette année dans le budget 2023. Un chiffre qui semble de moins en moins crédible aux yeux de beaucoup d’économistes.

L’augmentation spectaculaire des prix de l’énergie depuis la fin de l’année 2021 est venue grignoter le pouvoir d’achat des ménages et percuter l’activité des entreprises en dépit des mesures de bouclier tarifaire et la remise sur les carburants. Même si les prix de l’énergie ont commencé à marquer le pas, le bouclier tarifaire moins généreux depuis le premier janvier et la fin de cette ristourne risquent de repousser l’échéance d’une inflation plus modérée.  Il est clair que le relèvement des taux d’intérêt de la BCE va encore accentuer la tendance baissière de l’économie.

Croissance France: quasi nulle au premier trimestre

Croissance France: quasi nulle au premier trimestre

 

Les chiffres de la croissance se situent dans l’épaisseur du trait et les prévisions à peine positives sont très aléatoires surtout avec la perspective d’un conflit social au cours du premier semestre.

Dans sa dernière enquête de conjoncture dévoilée ce mercredi 11 janvier, la Banque de France table sur une maigre croissance du produit intérieur brut (PIB) de 0,1% au premier trimestre, après 0,1% au dernier trimestre 2022. « Nous confirmons notre précédente prévision de décembre, » a déclaré le directeur des études, Olivier Garnier, lors d’une réunion avec des journalistes. Les chiffres de la Banque de France pour les trois derniers mois de l’année sont plus optimistes que ceux de l’Insee. L’institut public tablait sur un recul de -0,2% au dernier trimestre 2022.

D’après la Banque de France « 2023 devrait marquer un fort ralentissement mais échapper à l’atterrissage brutal redouté il y a quelques mois. La croissance devrait être faiblement positive à 0,3% en 2023. »

Dans ses voeux aux acteurs de l’économie il y a quelques jours, le ministre de l’Economie, Bruno Le Maire a une fois de plus affirmé que « l’économie française résiste, » soulignant que la croissance du PIB avait progressé de 2,5% en 2022. En revanche, il n’a pas donné de chiffre pour 2023 en précisant simplement qu’elle serait « positive ». Pour rappel, l’exécutif tablait sur une croissance de 1% cette année dans le budget 2023. Un chiffre qui semble de moins en moins crédible aux yeux de beaucoup d’économistes.

 

L’augmentation spectaculaire des prix de l’énergie depuis la fin de l’année 2021 est venue grignoter le pouvoir d’achat des ménages et percuter l’activité des entreprises en dépit des mesures de bouclier tarifaire et la remise sur les carburants. Même si les prix de l’énergie ont commencé à marquer le pas, le bouclier tarifaire moins généreux depuis le premier janvier et la fin de cette ristourne risquent de repousser l’échéance d’une inflation plus modérée.  Il est clair que le relèvement des taux d’intérêt de la BCE va encore accentuer la tendance baissière de l’économie.

Foot- Coupe du monde Qatar : un premier match vraiment sans intérêt

Foot- Coupe du monde Qatar : un premier match vraiment sans intérêt

Le premier match entre le Qatar et l’Équateur a été relativement insipide. En tout cas pas un match digne d’une coupe du monde. Cela a surtout confirmé que le Qatar n’est pas une terre de football et aussi que les conditions atmosphériques ne sont guère compatibles avec l’exercice sportif.

De toute évidence, il n’existe pas de culture football au Qatar. Pour preuve environ la moitié des spectateurs locaux ont quitté le stade bien avant la fin de la partie.

Sur le plan strictement footballistique, le Qatar a été dominé sur tous les plans et le score aurait pu facilement atteindre 5 à 0 avec un peu de chance. Finalement, l’Équateur a gagné par deux à zéro.

Sur le plan physique, l’équipe du Qatar toujours en retard n’a pas résisté à l’engagement des joueurs équatoriens. Le pire est sans doute le plan technique. Trop de passes approximatives, de déchets, des manques évidents d’expérience internationale de la part du Qatar.

Un match à vite oublier. Pour les prochains matchs, le score risque d’être beaucoup plus sanglant quand le Qatar va affronter le Sénégal ou encore les Pays-Bas.

Cela confirme que le choix du Qatar été surtout politique et non sportif. Cela ne grandit pas la fédération internationale de football qui entretient des liens de plus en plus troubles avec les milliards. La corruption a pris des proportions invraisemblables dans cette fédération où « tout le monde mange ».

Rishi Sunak, Premier ministre: La dernière chance pour sauver la Grande-Bretagne du naufrage ?

Rishi Sunak,Premier ministre: La dernière chance pour sauver la Grande-Bretagne du naufrage ?

D’une certaine manière ce sont les marchés financiers et non pas le parti conservateur qui ont décidé d’imposer le financier Rishi Sunak , ancien ministre des finances comme nouveau premier ministre en Grande-Bretagne.Il y avait urgence avec l’écroulement de la livre, de la croissance, l’inflation et le risque de crise financière.

Une belle revanche pour l’ancien ministre des finances .

L’incompétente Liz Truss a dû renoncer totalement à ses propositions initiales mais les marchés financiers ont contraint le parti conservateur à la limoger compte tenu des attaques contre la livre.

Mais le financier a écarté le retour du fantasque Boris Johnson handicapé cependant encore par quelques gamelles judiciaires.

Rishi Sunak a contre lui, en pleine crise du coût de la vie, son image de richissime banquier passé par les écoles et universités d’élite puis Goldman Sachs.
Mais d’une certaine manière, c’est une des dernières chances de sauver les conservateurs et l’économie britannique. Rishi Sunak est un effet condamné à réussir sinon la Grande-Bretagne qui ne s’est jamais remise du Brexit risque une crise économique et même financière sans précédent

Compte tenu de la crise le pays a surtout besoin de crédibilité au plan intérieur comme au plan international. Or la situation interne est socialement et économiquement catastrophique avec une explosion notamment des coûts de l’énergie, de l’inflation en général qui induit une augmentation considérable de la pauvreté. Le prochain premier ministre aura besoin de rassurer et de rassembler mais aussi de donner des gages de sérieux au plan international.

Figure rassurante pour les marchés financiers, ce « British Indian », issue d’une famille émigrée d’Afrique de l’Est dans les années 1960, signe une spectaculaire revanche, comme rarement vue dans la politique britannique. Face à ses concurrents dans la course à Downing Street, il était l’un des rares à ne pas promettre de baisses d’impôts.

SONDAGE pouvoir d’achat: Premier souci des Français

SONDAGE pouvoir d’achat: Premier souci des Français 

 

 L’inflation et ses conséquences sur le pouvoir d’achat constituent désormais et très nettement le premier souci des Français. Des Français qui constatent que les experts qui craignaient l’enfer de la boucle salaire-prix sont beaucoup moins nombreux à dénoncer la boucle superprofits-prix qui alimente pour une grande part l’inflation. Selon le baromètre des préoccupations des Français du CSA pour le JDD (chaque sondé retenant deux des 12 items proposés), 48 % des Français désignent le pouvoir d’achat comme la première de leurs inquiétudes. Un phénomène qui ne cesse de s’amplifier depuis le début de l’année 2022, et qui augmente de 2 points par rapport au mois d’avril. 

 

L’environnement arrive en deuxième position, mais loin derrière, avec 27 %. Et avec de fortes disparités selon les générations : si ce thème atteint 36 % chez les 25-34 ans, il chute à 18 % pour les 65 ans et plus. La santé complète le podium même si, alors que le Covid paraît moins menaçant, ce sujet ne cesse de reculer dans la hiérarchie des appréhensions des Français (23 %, contre 57 % en mai 2020).​

Nouveau venu dans ce baromètre : le spectre de pénuries d’énergie, avec 21 %, se hisse directement au quatrième rang des préoccupations. Un sujet brûlant qui touche les Français de façon assez uniforme, tant au niveau des classes d’âge que des catégories socioprofessionnelles.​

 

​La plus grosse chute par rapport à avril concerne la guerre en Ukraine (19 %, 11 points de moins), avec une division davantage générationnelle que partisane : 12 % des moins de 35 ans classent le conflit parmi les sujets qui les inquiètent le plus, contre 34 % pour les 65 ans et plus. L’école (6 %), le logement (5 %) et les inégalités femmes-hommes (3 %) figurent loin derrière.

Les électeurs de droite et d’extrême droite se démarquent de la moyenne de leurs concitoyens, et placent, après le pouvoir d’achat, l’insécurité au deuxième rang de leurs préoccupations (38 %). Pour ceux de gauche, l’environnement et le pouvoir d’achat arrivent à égalité (40 %).

Migration : premier facteur d’évolution démographique

Migration : premier facteur d’évolution démographique

 

Les lignes de force que dessine le nouveau rapport de l’ONU sur la population mondiale doivent être intégrées dans les politiques publiques, insiste l’ancien diplomate Pierre Buhler dans le Monde.

 

L’humanité franchira, en novembre 2022, la barre des 8 milliards d’habitants. Telle est l’une des conclusions de la récente étude prospective de la division de la population de l’Organisation des Nations unies (ONU). Le précédent seuil symbolique, celui des 7 milliards, avait été franchi en octobre 2011. Le suivant, celui des 9 milliards, est attendu dans une quinzaine d’années.

Au-delà de ces annonces, ce rapport biennal, dirigé par le démographe français Patrick Gerland – un hommage discret à la très réputée école française de démographie –, révèle des tendances lourdes qui, imperceptiblement, transforment en profondeur la carte démographique de la planète et son paysage géopolitique.

Tout d’abord, ce rapport confirme que le XXIe siècle ne sera pas seulement, suivant la prophétie d’Alfred Sauvy, le « siècle du vieillissement démographique ». Il sera aussi, selon la formule du démographe Hervé Le Bras, « l’âge des migrations ». Si celles-ci sont une constante de l’histoire de l’humanité, la proportion de la population concernée, pour les raisons les plus diverses, par ce phénomène n’a cessé d’augmenter.

Le rapport établit avec force que, dans les pays développés, la migration est désormais le premier facteur de la croissance de la population. Alors que, durant les décennies 1980-2000, la croissance naturelle, de 104 millions, était très supérieure à l’apport net de la migration internationale (44 millions), ce rapport s’est inversé durant les vingt années suivantes, où l’apport de la migration a quasiment doublé (81 millions), devançant l’accroissement naturel (66 millions).

Le rapport démontre que cette ressource sera, à l’avenir, pour les pays développés, la seule à permettre de combler le solde démographique naturel, d’ores et déjà négatif. L’Europe est concernée au premier chef. Son déficit de croissance naturelle, de près d’un million l’année précédant l’épidémie de Covid-19, est appelé à rester durablement sur une pente baissière, que seul l’apport migratoire (1,4 million en 2021) permet de compenser.

La situation est certes différenciée selon les pays. La France maintient une faible croissance naturelle de sa population, mais tel n’est pas le cas de l’Allemagne et de l’Italie, davantage touchées par le vieillissement et les faibles taux de fécondité. Mais alors que la première compense largement son déficit par l’immigration, l’Italie, dont le solde migratoire est faible, se dépeuple d’année en année.

Macron, bientôt premier opposant du gouvernement ?

Macron, bientôt premier opposant du gouvernement ?

 

Si le chef de l’Etat ne contrôle pas l’Assemblée nationale, il ne gouverne pas, analyse, dans une tribune au « Monde », le politiste Jean-Noël Ferrié, soulignant que, si le premier ministre est issu d’un parti disposant d’une majorité, il est l’homme fort de l’Etat, exactement comme l’était le président.

 

La tribune parue dans Le Monde du 19 mai « Et si la cohabitation n’était pas une anomalie, mais un retour à la normale ? », d’Arthur Guichoux, pose la question de ce que l’on appelle « la normale ». S’il s’agit du texte de la Constitution de 1958, qui est parlementaire, c’est exact. Son article 20 dispose que « le gouvernement détermine et conduit la politique de la nation ». Cela est vrai indépendamment de la nature de la majorité siégeant à l’Assemblée nationale.

Si la normale est la pratique constitutionnelle telle qu’elle s’est imposée du fait de l’élection du président au suffrage universel, ce n’est pas le cas. Cette pratique consiste non pas à donner une majorité à un parti ou à une coalition afin que leur leader devienne chef du gouvernement, mais à la donner au président de la République.

De manière longtemps non dite, mais désormais quasiment assumée par Emmanuel Macron, le président de la République est le chef réel de la majorité, de sorte qu’il s’attribue « normalement » le pouvoir que la Constitution réserve au gouvernement. On peut préférer une « normale » à l’autre, mais la cohabitation n’est ni l’une ni l’autre. Elle fait du président l’adversaire politique du gouvernement, puisqu’il a été élu sur un programme et avec une majorité que l’élection législative a démentie. Un adversaire ne peut être l’arbitre assurant le fonctionnement des pouvoirs publics (art. 5 de la Constitution).

Par rapport à la pratique constitutionnelle, elle rend vide de sens l’élection au suffrage universel du chef de l’Etat, puisque celui-ci n’est pas en mesure de gouverner. L’idée brandie par les vaincus, le soir de l’élection présidentielle, selon laquelle il faudrait élire une majorité parlementaire différente, afin que le président n’ait pas tous les pouvoirs, est un leurre.

Si le président ne contrôle pas l’Assemblée nationale, il ne gouverne pas. Prétendre qu’il dirigerait la diplomatie et la défense est erroné. L’article 20 de la Constitution indique que le gouvernement « dispose de l’administration et de la force armée ». Cela veut dire que le chef de l’Etat n’embraye ni sur l’une ni sur l’autre. Il dispose au mieux de possibilités négatives comme celle de ne pas signer les décrets de nomination ou les ordonnances.

Si un éventuel premier ministre ne voulait pas livrer d’armes à l’Ukraine, le président ne pourrait pas le faire. Il ne resterait pas davantage le chef de la diplomatie, puisque le Quai d’Orsay serait attribué à une personne choisie par le premier ministre en stricte application de la Constitution. Cette cohabitation changerait-elle quelque chose au fait majoritaire ? Pas nécessairement.

Ukraine: Premier terrain aussi de guerre climatique

Ukraine: Premier terrain aussi de guerre climatique

 

L’Ukraine, premier théâtre du nouveau conflit mondial climatique impliqué de renoncer  renoncer plus rapidement et durablement aux énergies fossiles, en basculant vers le tout électrique dopé au nucléaire et aux énergies renouvelables. Par Alexis Normand, cofondateur de Greenly

« Mission impossible ? » Pas sans un électrochoc dont la guerre en Ukraine est déjà l’avant-signe manifeste, et le symbole plus profond d’une fracturation pérenne entre démocraties pro-transition énergétique et pétro-dictatures. La survie même de ces kleptocraties dépend de la perpétuation d’une économie extractive. Les démocraties n’en sont pas moins menacées, car l’afflux de réfugiés climatiques poussera chaque nation à se barricader, établissant une distinction entre apatrides et citoyens poussés vers les extrêmes. Cette fracture marquerait la fin de l’égalisation progressive des conditions, identifiée par Tocqueville  comme un mouvement irrépressible de l’Histoire. En fait, le réchauffement climatique, couplé à une moindre capacité de redistribuer les ressources dans un monde contraint par ses limitations physiques, mettrait fin brutalement à la dynamique de l’Occident.

Vladimir Poutine ne s’y est pas trompé en élevant la portée symbolique du conflit à une guerre mondiale contre « l’Ouest décadent », hypocrite donneur de leçons, car incapable de défendre son modèle matérialiste face aux montées des extrêmes. La crise des gilets jaunes a montré le caractère explosif d’une transition désordonnée, qui ferait porter son coût sur les plus vulnérables, avec la tentation d’amalgamer insécurité économique et identitaire. Pour les émules de Poutine, comme Mme Le Pen et consort, la défense de l’identité nationale et celle du prix à la pompe sont un seul et même combat.

L’Europe libérale a une occasion historique unique de tout changer pour continuer à prospérer. Elle s’apprête à déclarer un embargo sur le pétrole russe, au risque d’exacerber ses tensions internes, puisqu’elle n’a pas encore déployé à l’échelle du continent les technologies de demain. Le mix énergétique composé du nucléaire, de l’hydrogène et des renouvelables existe déjà mais doit gagner le combat idéologique de l’opinion publique.

Cette guerre, accélérateur de l’Histoire, se gagnera sur le terrain économique, en œuvrant à marche forcée au découplage, anti-historique mais inévitable, entre croissance et augmentation de nos budgets carbone .

Poutine, tenant d’une Realpolitik réactualisée, a fait le pari que la transition énergétique était impossible. Il pensait avoir les mains libres pour s’approprier les ressources ukrainiennes, comptant sur le soutien « sans limite » de la Chine, et gardant l’Europe sous la dépendance de son gaz. Pour gagner la guerre, cette dernière devra retrouver sa souveraineté énergétique. Dans un monde où les énergies fossiles conditionneraient la vraie puissance, la puissance du bloc sino-russe se trouverait renforcée par cette nouvelle fracture, en augmentant la part des ressources sous contrôle. La bataille de l’Ukraine serait le premier conflit d’une guerre plus longue dont l’enjeu s’étend aux autres ressources stratégiques, en particulier les terres rares, essentielles à la production de batteries et à l’électrification du monde.

A court terme, la substitution du gaz russe par du charbon, en Allemagne ou en Pologne, repousse d’autant leurs ambitions de décarbonation. La conversion de l’Europe entière au nucléaire est improbable à court terme vue l’hostilité des opinions publiques. Le renouvelable ne suffit pas encore aux besoins, ni en Europe, ni en Chine. Une impasse, et autant de certitudes bousculées par les combats en Ukraine.

Techniquement, le dernier rapport du GIEC montre que c’est possible en opérant une bascule massive et coordonnée vers les énergies décarbonées, doublée d’un effort d’électrification de l’ensemble des secteurs, dans les transports, l’industrie, le logement, l’agriculture… Politiquement, nous sommes entrés dans une nouvelle ère, où le capital politique en faveur d’un effort de guerre comparable au Victory Program grandit de jour en jour.

Sommes-nous préparés aux conflits engendrés par la transition et la dépendance toujours plus persistante aux énergies fossiles ? Il faudra compter sur l’hostilité croissante de la Chine avec l’extension de la taxe carbone aux frontières, si elle ne renonce pas plus vite au charbon. Privées de leur principale ressource, les pétro-monarchies du Golfe pourraient s’effondrer en entraînant avec elles l’Egypte et le Levant. Aux Etats-Unis et en Europe, les coûts de la transition font déjà monter les extrêmes.

L’acte I est en train de se jouer devant des spectateurs impuissants tandis que les rebondissements et les dialogues de sourds minent la scène internationale. Les démocraties comprennent pourtant que l’immense défi technologique de la transition est aussi une nécessité politique. C’est toute l’urgence de la planification écologique que le nouveau gouvernement français devra mettre en œuvre, en invoquant les mânes de Jean Monnet, premier Commissaire au Plan, et père fondateur de l’Europe. La France dispose d’atouts importants, un parc nucléaire certes vieillissant, mais consistant, une population éduquée, une croyance dans l’innovation et la rupture… Elle peut s’engager davantage dans le mix énergétique, accélérer dans le développement de la filière batterie ou hydrogène. En redonnant du sens à l’économie, la France retrouve son identité universaliste. Avec l’Europe comme caisse de résonance, elle doit oser une diplomatie planétaire porteuse d’une nouvelle valeur partagée, la Responsabilité. Finalement, le pacte vingt fois séculaire entre la grandeur de la France et la liberté du monde n’est peut-être pas qu’un mythe gaullien. Quel dénouement pour l’acte II ?

Nom du prochain premier ministre…. Macron…ou Macron

Nom du prochain premier ministre…. Macron…ou Macron

 

La France avait sans doute oublié qu’elle avait un premier ministre dont la démission est annoncée pour .  Plusieurs fois interrogées sur le nom du successeur de Castex, Macron entretient un faux mystère. Il a déclaré » je connais son nom mais le moment n’est pas venu de le donner ». La vérité c’est que le premier ministre sera Macron lui-même et le Premier ministre jouera les utilités….comme Castex.

On connait le nom du prochain premier ministre….c’est Macron

On connait le nom du prochain premier ministre….c’est Macron

 

La France avait sans doute oublié qu’elle avait un premier ministre dont la démission est annoncée pour jeudi ou samedi. La démission de Jean Castex devrait avoir lieu jeudi ou samedi et son successeur devrait être annoncé dans la foulée.  Plusieurs fois interrogées sur le nom du successeur de Castex, Macron entretient un faux mystère. Il a déclaré » je connais son nom mais le moment n’est pas venu de le donner ». La vérité c’est que le premier ministre sera Macron lui-même et le Premier ministre jouera les utilités….comme Castex.

Je connais le nom du prochain premier ministre….c’est moi (Macron)

Je connais le nom du prochain premier ministre….c’est moi (Macron)

 

La France avait sans doute oublié qu’elle avait un premier ministre dont la démission est annoncée pour jeudi ou samedi. La démission de Jean Castex devrait avoir lieu jeudi ou samedi et son successeur devrait être annoncé dans la foulée.  Plusieurs fois interrogées sur le nom du successeur de Castex, Macron entretient un faux mystère. Il a déclaré » je connais son nom mais le moment n’est pas venu de le donner ». La vérité c’est que le premier ministre sera Macron lui-même et le Premier ministre jouera les utilités….comme Castex.

Sondage Législatives 2022 : 49% de Français veulent un premier ministre de gauche….Mais pas les électeurs !

Sondage Législatives 2022 : 49% de Français veulent un premier ministre de gauche….Mais pas les électeurs !

Selon un sondage Ifop pour Le JDD 49% d’entre eux espèrent ainsi que le prochain locataire de Matignon soit une personnalité de gauche.

 

Dans le détail, ce sont les jeunes, potentiellement ceux ayant le plus voté pour Jean-Luc Mélenchon, qui souhaitent un chef du gouvernement de cette tendance-là. D’autant que le chef de l’Etat lui-même avait dressé après sa victoire un premier portrait-robot : une personne «attaché à la question sociale, à la question environnementale et à la question productive». Autre élément à prendre en compte, cette même volonté chez les sympathisants du RN et ceux du parti présidentiel. Car si bien évidemment 92% des électeurs de gauche veulent que leurs idées arrivent au pouvoir, un tiers des soutiens d’Emmanuel Macron et 25% des partisans de Marine Le Pen y aspirent également. Une part non négligeable qui s’explique en partie par l’expression des catégories populaires de vouloir bénéficier de mesures plus sociales.

Les électeurs contredisent les Français

Paradoxe, selon un sondage OpinionWay-Kéa Partners, pour  Les Échos et Radio classique , Il y aurait entre 310 et 350 sièges à l’Assemblée à l’issue des législatives des 12 et 19 juin prochain pour la majorité présidentielle. Selon ce sondage, l’union de la gauche pourrait aussi investir entre 135 et 165 députés et devenir, devant la droite, la première force d’opposition du pays. Selon ce même sondage, Les Républicains passeraient de 101 députés actuellement à entre 50 et 70 dans la prochaine législature.Et le Rassemblement national pourrait obtenir entre 20 et 40 sièges et ainsi constituer un groupe parlementaire. C’est une avancée pour le parti, mais un faible score au vu de son nombre de voix récoltées au second tour de la présidentielle.

 

 

Mélenchon Premier ministre : une hypothèse ?

Mélenchon Premier ministre : une hypothèse ?

Mélenchon , ministre : une hypothèse probable mais qu’on ne peut exclure estime  Bernard Sananès Président de l’institut Elabe. (Sur BFM)

Les grandes manœuvres continuent à gauche en vue des élections législatives. Même s’il n’est pas encore scellé, l’accord est déjà qualifié d’historique. « Il pourrait y avoir une triple dynamique, explique Bernard Sananès. L’accord peut d’abord permettre de mobiliser l’électorat de gauche en enrayant la démobilisation qui suit la défaite à la présidentielle. Il peut ensuite augmenter mécaniquement la présence de la gauche au second tour – qui pourrait être présente dans 400-450 circonscriptions, selon les simulations. Enfin, l’alliance à gauche peut menacer la majorité absolue que vise La République en marche.

Jean-Luc Mélenchon peut-il devenir Premier ministre de cohabitation ? « Dans les dynamiques que l’on a, cela semble complexe, estime Bernard Sananès. Mais cette dynamique existe. Il a déjà, en quelque sorte, imposé son leadership de premier opposant, aux dépens de Marine Le Pen. On voit bien que les autres formations de gauche sont obligées d’accepter les conditions programmatiques et politiques qui sont nées du rapport de force du premier tour de l’élection présidentielle. »

Des voix socialistes s’élèvent contre cet accord. Mais que pèsent encore les éléphants du PS ? « Dans leurs territoires locaux, ils peuvent avoir un impact, mais ça ne représente pas une force politique, selon Bernard Sananès. Il y a une distance vis-à-vis de l’accord, notamment sur des questions programmatiques comme l’Europe ou la radicalité. De la même façon que la question du nucléaire sera extrêmement sensible pour le Parti communiste. »

Face à ce bloc de gauche en préparation, il n’y a pas d’état de grâce pour Emmanuel Macron. « Quand on rapporte les résultats du premier tour au nombre d’inscrits, il y a eu plus d’électeurs qui ont voté contre Emmanuel Macron que pour lui, rappelle le président de l’institut d’études Elabe. Après, on va voir ce qui va se passer dans les premières annonces. Il va sans doute faire campagne, apporter des priorités. Il y aussi une question très importante : quelle sera la mobilisation face à la perspective de cohabitation (…) On sent bien que l’équation politique dans le pays rend moins automatique l’obtention d’une majorité présidentielle. »

Enfin, l’annonce du prochain Premier ministre pourrait-elle avoir un impact sur l’électorat ? « On a l’impression d’être dans une phase de faux-plat, constate Bernard Sananès. Il n’y a pas de Premier ministre, pas de premières mesures, pas de déclaration du président de la République. Emmanuel Macron a donc besoin de dire quelles seront les priorités de ce quinquennat, notamment sur le plan économique. »

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