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SONDAGE pouvoir d’achat: Premier souci des Français

SONDAGE pouvoir d’achat: Premier souci des Français 

 

 L’inflation et ses conséquences sur le pouvoir d’achat constituent désormais et très nettement le premier souci des Français. Des Français qui constatent que les experts qui craignaient l’enfer de la boucle salaire-prix sont beaucoup moins nombreux à dénoncer la boucle superprofits-prix qui alimente pour une grande part l’inflation. Selon le baromètre des préoccupations des Français du CSA pour le JDD (chaque sondé retenant deux des 12 items proposés), 48 % des Français désignent le pouvoir d’achat comme la première de leurs inquiétudes. Un phénomène qui ne cesse de s’amplifier depuis le début de l’année 2022, et qui augmente de 2 points par rapport au mois d’avril. 

 

L’environnement arrive en deuxième position, mais loin derrière, avec 27 %. Et avec de fortes disparités selon les générations : si ce thème atteint 36 % chez les 25-34 ans, il chute à 18 % pour les 65 ans et plus. La santé complète le podium même si, alors que le Covid paraît moins menaçant, ce sujet ne cesse de reculer dans la hiérarchie des appréhensions des Français (23 %, contre 57 % en mai 2020).​

Nouveau venu dans ce baromètre : le spectre de pénuries d’énergie, avec 21 %, se hisse directement au quatrième rang des préoccupations. Un sujet brûlant qui touche les Français de façon assez uniforme, tant au niveau des classes d’âge que des catégories socioprofessionnelles.​

 

​La plus grosse chute par rapport à avril concerne la guerre en Ukraine (19 %, 11 points de moins), avec une division davantage générationnelle que partisane : 12 % des moins de 35 ans classent le conflit parmi les sujets qui les inquiètent le plus, contre 34 % pour les 65 ans et plus. L’école (6 %), le logement (5 %) et les inégalités femmes-hommes (3 %) figurent loin derrière.

Les électeurs de droite et d’extrême droite se démarquent de la moyenne de leurs concitoyens, et placent, après le pouvoir d’achat, l’insécurité au deuxième rang de leurs préoccupations (38 %). Pour ceux de gauche, l’environnement et le pouvoir d’achat arrivent à égalité (40 %).

Migration : premier facteur d’évolution démographique

Migration : premier facteur d’évolution démographique

 

Les lignes de force que dessine le nouveau rapport de l’ONU sur la population mondiale doivent être intégrées dans les politiques publiques, insiste l’ancien diplomate Pierre Buhler dans le Monde.

 

L’humanité franchira, en novembre 2022, la barre des 8 milliards d’habitants. Telle est l’une des conclusions de la récente étude prospective de la division de la population de l’Organisation des Nations unies (ONU). Le précédent seuil symbolique, celui des 7 milliards, avait été franchi en octobre 2011. Le suivant, celui des 9 milliards, est attendu dans une quinzaine d’années.

Au-delà de ces annonces, ce rapport biennal, dirigé par le démographe français Patrick Gerland – un hommage discret à la très réputée école française de démographie –, révèle des tendances lourdes qui, imperceptiblement, transforment en profondeur la carte démographique de la planète et son paysage géopolitique.

Tout d’abord, ce rapport confirme que le XXIe siècle ne sera pas seulement, suivant la prophétie d’Alfred Sauvy, le « siècle du vieillissement démographique ». Il sera aussi, selon la formule du démographe Hervé Le Bras, « l’âge des migrations ». Si celles-ci sont une constante de l’histoire de l’humanité, la proportion de la population concernée, pour les raisons les plus diverses, par ce phénomène n’a cessé d’augmenter.

Le rapport établit avec force que, dans les pays développés, la migration est désormais le premier facteur de la croissance de la population. Alors que, durant les décennies 1980-2000, la croissance naturelle, de 104 millions, était très supérieure à l’apport net de la migration internationale (44 millions), ce rapport s’est inversé durant les vingt années suivantes, où l’apport de la migration a quasiment doublé (81 millions), devançant l’accroissement naturel (66 millions).

Le rapport démontre que cette ressource sera, à l’avenir, pour les pays développés, la seule à permettre de combler le solde démographique naturel, d’ores et déjà négatif. L’Europe est concernée au premier chef. Son déficit de croissance naturelle, de près d’un million l’année précédant l’épidémie de Covid-19, est appelé à rester durablement sur une pente baissière, que seul l’apport migratoire (1,4 million en 2021) permet de compenser.

La situation est certes différenciée selon les pays. La France maintient une faible croissance naturelle de sa population, mais tel n’est pas le cas de l’Allemagne et de l’Italie, davantage touchées par le vieillissement et les faibles taux de fécondité. Mais alors que la première compense largement son déficit par l’immigration, l’Italie, dont le solde migratoire est faible, se dépeuple d’année en année.

Macron, bientôt premier opposant du gouvernement ?

Macron, bientôt premier opposant du gouvernement ?

 

Si le chef de l’Etat ne contrôle pas l’Assemblée nationale, il ne gouverne pas, analyse, dans une tribune au « Monde », le politiste Jean-Noël Ferrié, soulignant que, si le premier ministre est issu d’un parti disposant d’une majorité, il est l’homme fort de l’Etat, exactement comme l’était le président.

 

La tribune parue dans Le Monde du 19 mai « Et si la cohabitation n’était pas une anomalie, mais un retour à la normale ? », d’Arthur Guichoux, pose la question de ce que l’on appelle « la normale ». S’il s’agit du texte de la Constitution de 1958, qui est parlementaire, c’est exact. Son article 20 dispose que « le gouvernement détermine et conduit la politique de la nation ». Cela est vrai indépendamment de la nature de la majorité siégeant à l’Assemblée nationale.

Si la normale est la pratique constitutionnelle telle qu’elle s’est imposée du fait de l’élection du président au suffrage universel, ce n’est pas le cas. Cette pratique consiste non pas à donner une majorité à un parti ou à une coalition afin que leur leader devienne chef du gouvernement, mais à la donner au président de la République.

De manière longtemps non dite, mais désormais quasiment assumée par Emmanuel Macron, le président de la République est le chef réel de la majorité, de sorte qu’il s’attribue « normalement » le pouvoir que la Constitution réserve au gouvernement. On peut préférer une « normale » à l’autre, mais la cohabitation n’est ni l’une ni l’autre. Elle fait du président l’adversaire politique du gouvernement, puisqu’il a été élu sur un programme et avec une majorité que l’élection législative a démentie. Un adversaire ne peut être l’arbitre assurant le fonctionnement des pouvoirs publics (art. 5 de la Constitution).

Par rapport à la pratique constitutionnelle, elle rend vide de sens l’élection au suffrage universel du chef de l’Etat, puisque celui-ci n’est pas en mesure de gouverner. L’idée brandie par les vaincus, le soir de l’élection présidentielle, selon laquelle il faudrait élire une majorité parlementaire différente, afin que le président n’ait pas tous les pouvoirs, est un leurre.

Si le président ne contrôle pas l’Assemblée nationale, il ne gouverne pas. Prétendre qu’il dirigerait la diplomatie et la défense est erroné. L’article 20 de la Constitution indique que le gouvernement « dispose de l’administration et de la force armée ». Cela veut dire que le chef de l’Etat n’embraye ni sur l’une ni sur l’autre. Il dispose au mieux de possibilités négatives comme celle de ne pas signer les décrets de nomination ou les ordonnances.

Si un éventuel premier ministre ne voulait pas livrer d’armes à l’Ukraine, le président ne pourrait pas le faire. Il ne resterait pas davantage le chef de la diplomatie, puisque le Quai d’Orsay serait attribué à une personne choisie par le premier ministre en stricte application de la Constitution. Cette cohabitation changerait-elle quelque chose au fait majoritaire ? Pas nécessairement.

Ukraine: Premier terrain aussi de guerre climatique

Ukraine: Premier terrain aussi de guerre climatique

 

L’Ukraine, premier théâtre du nouveau conflit mondial climatique impliqué de renoncer  renoncer plus rapidement et durablement aux énergies fossiles, en basculant vers le tout électrique dopé au nucléaire et aux énergies renouvelables. Par Alexis Normand, cofondateur de Greenly

« Mission impossible ? » Pas sans un électrochoc dont la guerre en Ukraine est déjà l’avant-signe manifeste, et le symbole plus profond d’une fracturation pérenne entre démocraties pro-transition énergétique et pétro-dictatures. La survie même de ces kleptocraties dépend de la perpétuation d’une économie extractive. Les démocraties n’en sont pas moins menacées, car l’afflux de réfugiés climatiques poussera chaque nation à se barricader, établissant une distinction entre apatrides et citoyens poussés vers les extrêmes. Cette fracture marquerait la fin de l’égalisation progressive des conditions, identifiée par Tocqueville  comme un mouvement irrépressible de l’Histoire. En fait, le réchauffement climatique, couplé à une moindre capacité de redistribuer les ressources dans un monde contraint par ses limitations physiques, mettrait fin brutalement à la dynamique de l’Occident.

Vladimir Poutine ne s’y est pas trompé en élevant la portée symbolique du conflit à une guerre mondiale contre « l’Ouest décadent », hypocrite donneur de leçons, car incapable de défendre son modèle matérialiste face aux montées des extrêmes. La crise des gilets jaunes a montré le caractère explosif d’une transition désordonnée, qui ferait porter son coût sur les plus vulnérables, avec la tentation d’amalgamer insécurité économique et identitaire. Pour les émules de Poutine, comme Mme Le Pen et consort, la défense de l’identité nationale et celle du prix à la pompe sont un seul et même combat.

L’Europe libérale a une occasion historique unique de tout changer pour continuer à prospérer. Elle s’apprête à déclarer un embargo sur le pétrole russe, au risque d’exacerber ses tensions internes, puisqu’elle n’a pas encore déployé à l’échelle du continent les technologies de demain. Le mix énergétique composé du nucléaire, de l’hydrogène et des renouvelables existe déjà mais doit gagner le combat idéologique de l’opinion publique.

Cette guerre, accélérateur de l’Histoire, se gagnera sur le terrain économique, en œuvrant à marche forcée au découplage, anti-historique mais inévitable, entre croissance et augmentation de nos budgets carbone .

Poutine, tenant d’une Realpolitik réactualisée, a fait le pari que la transition énergétique était impossible. Il pensait avoir les mains libres pour s’approprier les ressources ukrainiennes, comptant sur le soutien « sans limite » de la Chine, et gardant l’Europe sous la dépendance de son gaz. Pour gagner la guerre, cette dernière devra retrouver sa souveraineté énergétique. Dans un monde où les énergies fossiles conditionneraient la vraie puissance, la puissance du bloc sino-russe se trouverait renforcée par cette nouvelle fracture, en augmentant la part des ressources sous contrôle. La bataille de l’Ukraine serait le premier conflit d’une guerre plus longue dont l’enjeu s’étend aux autres ressources stratégiques, en particulier les terres rares, essentielles à la production de batteries et à l’électrification du monde.

A court terme, la substitution du gaz russe par du charbon, en Allemagne ou en Pologne, repousse d’autant leurs ambitions de décarbonation. La conversion de l’Europe entière au nucléaire est improbable à court terme vue l’hostilité des opinions publiques. Le renouvelable ne suffit pas encore aux besoins, ni en Europe, ni en Chine. Une impasse, et autant de certitudes bousculées par les combats en Ukraine.

Techniquement, le dernier rapport du GIEC montre que c’est possible en opérant une bascule massive et coordonnée vers les énergies décarbonées, doublée d’un effort d’électrification de l’ensemble des secteurs, dans les transports, l’industrie, le logement, l’agriculture… Politiquement, nous sommes entrés dans une nouvelle ère, où le capital politique en faveur d’un effort de guerre comparable au Victory Program grandit de jour en jour.

Sommes-nous préparés aux conflits engendrés par la transition et la dépendance toujours plus persistante aux énergies fossiles ? Il faudra compter sur l’hostilité croissante de la Chine avec l’extension de la taxe carbone aux frontières, si elle ne renonce pas plus vite au charbon. Privées de leur principale ressource, les pétro-monarchies du Golfe pourraient s’effondrer en entraînant avec elles l’Egypte et le Levant. Aux Etats-Unis et en Europe, les coûts de la transition font déjà monter les extrêmes.

L’acte I est en train de se jouer devant des spectateurs impuissants tandis que les rebondissements et les dialogues de sourds minent la scène internationale. Les démocraties comprennent pourtant que l’immense défi technologique de la transition est aussi une nécessité politique. C’est toute l’urgence de la planification écologique que le nouveau gouvernement français devra mettre en œuvre, en invoquant les mânes de Jean Monnet, premier Commissaire au Plan, et père fondateur de l’Europe. La France dispose d’atouts importants, un parc nucléaire certes vieillissant, mais consistant, une population éduquée, une croyance dans l’innovation et la rupture… Elle peut s’engager davantage dans le mix énergétique, accélérer dans le développement de la filière batterie ou hydrogène. En redonnant du sens à l’économie, la France retrouve son identité universaliste. Avec l’Europe comme caisse de résonance, elle doit oser une diplomatie planétaire porteuse d’une nouvelle valeur partagée, la Responsabilité. Finalement, le pacte vingt fois séculaire entre la grandeur de la France et la liberté du monde n’est peut-être pas qu’un mythe gaullien. Quel dénouement pour l’acte II ?

Nom du prochain premier ministre…. Macron…ou Macron

Nom du prochain premier ministre…. Macron…ou Macron

 

La France avait sans doute oublié qu’elle avait un premier ministre dont la démission est annoncée pour .  Plusieurs fois interrogées sur le nom du successeur de Castex, Macron entretient un faux mystère. Il a déclaré » je connais son nom mais le moment n’est pas venu de le donner ». La vérité c’est que le premier ministre sera Macron lui-même et le Premier ministre jouera les utilités….comme Castex.

On connait le nom du prochain premier ministre….c’est Macron

On connait le nom du prochain premier ministre….c’est Macron

 

La France avait sans doute oublié qu’elle avait un premier ministre dont la démission est annoncée pour jeudi ou samedi. La démission de Jean Castex devrait avoir lieu jeudi ou samedi et son successeur devrait être annoncé dans la foulée.  Plusieurs fois interrogées sur le nom du successeur de Castex, Macron entretient un faux mystère. Il a déclaré » je connais son nom mais le moment n’est pas venu de le donner ». La vérité c’est que le premier ministre sera Macron lui-même et le Premier ministre jouera les utilités….comme Castex.

Je connais le nom du prochain premier ministre….c’est moi (Macron)

Je connais le nom du prochain premier ministre….c’est moi (Macron)

 

La France avait sans doute oublié qu’elle avait un premier ministre dont la démission est annoncée pour jeudi ou samedi. La démission de Jean Castex devrait avoir lieu jeudi ou samedi et son successeur devrait être annoncé dans la foulée.  Plusieurs fois interrogées sur le nom du successeur de Castex, Macron entretient un faux mystère. Il a déclaré » je connais son nom mais le moment n’est pas venu de le donner ». La vérité c’est que le premier ministre sera Macron lui-même et le Premier ministre jouera les utilités….comme Castex.

Sondage Législatives 2022 : 49% de Français veulent un premier ministre de gauche….Mais pas les électeurs !

Sondage Législatives 2022 : 49% de Français veulent un premier ministre de gauche….Mais pas les électeurs !

Selon un sondage Ifop pour Le JDD 49% d’entre eux espèrent ainsi que le prochain locataire de Matignon soit une personnalité de gauche.

 

Dans le détail, ce sont les jeunes, potentiellement ceux ayant le plus voté pour Jean-Luc Mélenchon, qui souhaitent un chef du gouvernement de cette tendance-là. D’autant que le chef de l’Etat lui-même avait dressé après sa victoire un premier portrait-robot : une personne «attaché à la question sociale, à la question environnementale et à la question productive». Autre élément à prendre en compte, cette même volonté chez les sympathisants du RN et ceux du parti présidentiel. Car si bien évidemment 92% des électeurs de gauche veulent que leurs idées arrivent au pouvoir, un tiers des soutiens d’Emmanuel Macron et 25% des partisans de Marine Le Pen y aspirent également. Une part non négligeable qui s’explique en partie par l’expression des catégories populaires de vouloir bénéficier de mesures plus sociales.

Les électeurs contredisent les Français

Paradoxe, selon un sondage OpinionWay-Kéa Partners, pour  Les Échos et Radio classique , Il y aurait entre 310 et 350 sièges à l’Assemblée à l’issue des législatives des 12 et 19 juin prochain pour la majorité présidentielle. Selon ce sondage, l’union de la gauche pourrait aussi investir entre 135 et 165 députés et devenir, devant la droite, la première force d’opposition du pays. Selon ce même sondage, Les Républicains passeraient de 101 députés actuellement à entre 50 et 70 dans la prochaine législature.Et le Rassemblement national pourrait obtenir entre 20 et 40 sièges et ainsi constituer un groupe parlementaire. C’est une avancée pour le parti, mais un faible score au vu de son nombre de voix récoltées au second tour de la présidentielle.

 

 

Mélenchon Premier ministre : une hypothèse ?

Mélenchon Premier ministre : une hypothèse ?

Mélenchon , ministre : une hypothèse probable mais qu’on ne peut exclure estime  Bernard Sananès Président de l’institut Elabe. (Sur BFM)

Les grandes manœuvres continuent à gauche en vue des élections législatives. Même s’il n’est pas encore scellé, l’accord est déjà qualifié d’historique. « Il pourrait y avoir une triple dynamique, explique Bernard Sananès. L’accord peut d’abord permettre de mobiliser l’électorat de gauche en enrayant la démobilisation qui suit la défaite à la présidentielle. Il peut ensuite augmenter mécaniquement la présence de la gauche au second tour – qui pourrait être présente dans 400-450 circonscriptions, selon les simulations. Enfin, l’alliance à gauche peut menacer la majorité absolue que vise La République en marche.

Jean-Luc Mélenchon peut-il devenir Premier ministre de cohabitation ? « Dans les dynamiques que l’on a, cela semble complexe, estime Bernard Sananès. Mais cette dynamique existe. Il a déjà, en quelque sorte, imposé son leadership de premier opposant, aux dépens de Marine Le Pen. On voit bien que les autres formations de gauche sont obligées d’accepter les conditions programmatiques et politiques qui sont nées du rapport de force du premier tour de l’élection présidentielle. »

Des voix socialistes s’élèvent contre cet accord. Mais que pèsent encore les éléphants du PS ? « Dans leurs territoires locaux, ils peuvent avoir un impact, mais ça ne représente pas une force politique, selon Bernard Sananès. Il y a une distance vis-à-vis de l’accord, notamment sur des questions programmatiques comme l’Europe ou la radicalité. De la même façon que la question du nucléaire sera extrêmement sensible pour le Parti communiste. »

Face à ce bloc de gauche en préparation, il n’y a pas d’état de grâce pour Emmanuel Macron. « Quand on rapporte les résultats du premier tour au nombre d’inscrits, il y a eu plus d’électeurs qui ont voté contre Emmanuel Macron que pour lui, rappelle le président de l’institut d’études Elabe. Après, on va voir ce qui va se passer dans les premières annonces. Il va sans doute faire campagne, apporter des priorités. Il y aussi une question très importante : quelle sera la mobilisation face à la perspective de cohabitation (…) On sent bien que l’équation politique dans le pays rend moins automatique l’obtention d’une majorité présidentielle. »

Enfin, l’annonce du prochain Premier ministre pourrait-elle avoir un impact sur l’électorat ? « On a l’impression d’être dans une phase de faux-plat, constate Bernard Sananès. Il n’y a pas de Premier ministre, pas de premières mesures, pas de déclaration du président de la République. Emmanuel Macron a donc besoin de dire quelles seront les priorités de ce quinquennat, notamment sur le plan économique. »

Mélenchon: Premier Ministre ?

Mélenchon: Premier Ministre ?

 

L’information a évidemment de quoi surprendre car les médias en général s’attendent  à ce que Macron choisisse un Premier ministre très transparent type Élisabeth Borne. En en tout cas quelqu’un sans grande personnalité, pas très innovant et sans grand charisme. Le problème c’est qu’il y aura un match retour pour les élections. Un match qui va se dérouler lors des élections législatives que Macron n’est pas certain de remporter. On pourrait en effet se retrouver dans une situation avec une opposition hétéroclite devenue majoritaire composée d’extrême droite, d’extrême gauche et des » républicains ».

Du coup, l’hypothèse Mélenchon comme Premier ministre n’est pas totalement à exclure. Il est évident que la situation serait alors très tendue entre le très libéral Macon et le communiste nationaliste Mélenchon. De quoi sans doute rapidement dissoudre l’assemblée et recommencer les élections.

Jusque-là les grands médias ont complètement ignoré cette hypothèse qui n’est pas totalement impossible

En attendant Mélenchon nourrit l’espoir d’une revanche aux législatives , prévues les 12 et 19 juin prochains. Un «troisième tour» selon lui. «La stratégie de l’Union populaire, ce n’est pas juste un sigle. Ma campagne n’est pas un coup de com’. La stratégie, c’est rassembler par la base (…). sur un programme», analyse d’abord l’élu des Bouches-du-Rhône, qui enjoint les Français «à l’élire premier ministre» et d’«élire une majorité de députés insoumis et Union populaire.»

«Tout sera sacrifié de ma part, toutes les satisfactions que je pouvais attendre de la tranquillité de cette sortie d’élection, sera sacrifié à cet objectif», indique l’élu insoumis, qui demande à la gauche de se «rassembler» et à venir grossir ses rangs.

Présidentielle: L’indifférence, premier parti de France

Présidentielle: L’indifférence, premier parti de France  

Dans la bataille électorale en cours,  les candidats ne vont recueillir que des miettes par rapport au premier parti de France : celui l’indifférence. En effet, l’abstention pourrait être record lors de cette échéance électorale avec environ 25  % à 30% des électeurs qui ne fréquenteront pas les urnes. A cela, il faut ajouter les électeurs potentiels non-inscrits ou mal inscrits (ceux qui ont déménagé et qui n’ont pas actualisé leur résidence principale.) Ces chiffres varient entre 10 et 20 pour cent. Autant dire qu’il y aura une partie de l’électorat de l’ordre de 40 % à 50%qui va manifester son indifférence. D’ores et déjà on peut donc considérer que les candidats mêmes arrivés en tête ne représenteront qu’une faible minorité au premier tour : environ  25 %.

De toute manière, le vainqueur sera mal élu comme ont été mal élus les candidats en tête aux municipales et aux régionales.

En cause,  évidemment une grave crise démocratique avec la mainmise de la bureaucratie, des bureaux d’études et des professionnels de la politique sur la représentation locale et nationale.

Au plan local la plupart des élus locaux sont bien incapables de présenter les grandes réformes d’une complexité administrative sans nom et qui définissent des schémas pour tout et surtout pour rien. Du coup, lors des séances de présentation publique ce sont surtout les bureaux d’études qui parlent après 30 secondes d’introduction d’un élu local qui n’y comprend pas grand-chose.

Même chose au plan national où Macron est contraint de recourir sans cesse à des cabinets d’études pour gérer ce qu’il appelait la start-up nation. Une confusion évidemment entre le concept de gestion d’une entreprise et le management démocratique d’un pays. Pas étonnant Macron n’a jamais eu de parti, il n’en veut d’ailleurs surtout pas pour ne pas être un jour concurrencé ou gêné dans sa gestion. Du coup, son entourage ne comprend que des seconds couteaux y compris au gouvernement. Ne parlons pas des députés en marche choisis  sur Internet complètement inexistants

Pas étonnant si il y a cet énorme décalage entre la structure politique et le réel social et sociétal. Les sélecteurs abstentionnistes ou non pour la plupart ne croient plus au discours de changement.

Activité économique–Croissance en baisse au premier trimestre

Activité économique–Croissance en baisse au premier trimestre

 

Du fait  notamment de l’inflation qui règne le pouvoir d’achat des ménages, la croissance se tasse très sérieusement pour n’atteindre au mieux que 0,25 % au premier trimestre d’après la Banque de France. Le pouvoir d’achat en effet diminue en raison de l’augmentation de l’énergie, des matières premières et des denrées alimentaires. Officiellement une baisse de pouvoir d’achat de 1,5 % mais qui pourrait être plus proche du double. La Banque de France abaisse donc sa prévision de croissance à 0,25% au premier trimestre

Au quatrième trimestre 2021, le PIB avait progressé de 0,7%. «Le mois de mars a été marqué par la guerre en Ukraine dont les premières conséquences se font sentir sur l’économie française. En outre, face au regain de l’épidémie de Covid-19, la Chine a réinstauré des mesures de confinement dans certaines régions, ce qui a pu renforcer les difficultés d’approvisionnement» des entreprises, souligne la Bnaque de France .

 Mi-mars, l’Insee avait indiqué tabler sur une croissance de 0,3% au premier trimestre, avec une consommation des ménages attendue en recul de 0,5%, alors que leur pouvoir d’achat devrait avoir baissé de 1,4% du fait de l’inflation. Si l’activité économique a continué de progresser au premier trimestre, c’est surtout dans le secteur des services, notamment dans l’hôtellerie-restauration, qui se remet progressivement de la fin des restrictions sanitaires liées à l’épidémie.

 En revanche, dans l’industrie, la situation est plus contrastée. Dès février, la production industrielle française avait pris par surprise les économistes, en reculant de 0,9%, selon les données de l’Insee, et la situation se serait encore aggravée en mars. L’automobile, dont les chaînes d’approvisionnement sont très affectées par le conflit en Ukraine, a vu son activité se replier. Et 89% des entreprises interrogées par la Banque de France affirment désormais faire face à des difficultés d’approvisionnement, soit 10 points de plus qu’en février.

Autre conséquence de la guerre en Ukraine, les entreprises de l’agroalimentaire subissent elles aussi des problèmes d’approvisionnement, le pays étant un fournisseur important, notamment d’huile et tourteaux de tournesol. Elles sont désormais 59% à rapporter des difficultés, contre 45% en février (+14 points), souligne la Banque de France.

Pour le mois d’avril, la banque centrale souligne la situation de «forte incertitude», notamment dans l’industrie, même si les entreprises s’attendent toujours à une légère croissance de leur activité. Les services resteraient bien orientés, alors que les entreprises du bâtiment entrevoient une «très légère baisse» de leur activité

Économie–Croissance en baisse au premier trimestre

 

 

Économie–Croissance en baisse au premier trimestre

 

Du fait  notamment de l’inflation qui règne le pouvoir d’achat des ménages, la croissance se tasse très sérieusement pour n’atteindre au mieux que 0,25 % au premier trimestre d’après la Banque de France. Le pouvoir d’achat en effet diminue du fait de l’augmentation de l’énergie, des matières premières et des denrées alimentaires. Officiellement une baisse de pouvoir d’achat de 1,5 % mais qui pourrait être plus proche du double. La Banque de France abaisse donc sa prévision de croissance à 0,25% au premier trimestre

Au quatrième trimestre 2021, le PIB avait progressé de 0,7%. «Le mois de mars a été marqué par la guerre en Ukraine dont les premières conséquences se font sentir sur l’économie française. En outre, face au regain de l’épidémie de Covid-19, la Chine a réinstauré des mesures de confinement dans certaines régions, ce qui a pu renforcer les difficultés d’approvisionnement» des entreprises, souligne la Bnaque de France .

 Mi-mars, l’Insee avait indiqué tabler sur une croissance de 0,3% au premier trimestre, avec une consommation des ménages attendue en recul de 0,5%, alors que leur pouvoir d’achat devrait avoir baissé de 1,4% du fait de l’inflation. Si l’activité économique a continué de progresser au premier trimestre, c’est surtout dans le secteur des services, notamment dans l’hôtellerie-restauration, qui se remet progressivement de la fin des restrictions sanitaires liées à l’épidémie.

 En revanche, dans l’industrie, la situation est plus contrastée. Dès février, la production industrielle française avait pris par surprise les économistes, en reculant de 0,9%, selon les données de l’Insee, et la situation se serait encore aggravée en mars. L’automobile, dont les chaînes d’approvisionnement sont très affectées par le conflit en Ukraine, a vu son activité se replier. Et 89% des entreprises interrogées par la Banque de France affirment désormais faire face à des difficultés d’approvisionnement, soit 10 points de plus qu’en février.

Autre conséquence de la guerre en Ukraine, les entreprises de l’agroalimentaire subissent elles aussi des problèmes d’approvisionnement, le pays étant un fournisseur important, notamment d’huile et tourteaux de tournesol. Elles sont désormais 59% à rapporter des difficultés, contre 45% en février (+14 points), souligne la Banque de France.

Pour le mois d’avril, la banque centrale souligne la situation de «forte incertitude», notamment dans l’industrie, même si les entreprises s’attendent toujours à une légère croissance de leur activité. Les services resteraient bien orientés, alors que les entreprises du bâtiment entrevoient une «très légère baisse» de leur activité

Politique–L’indifférence, premier parti de France

L’indifférence, premier parti de France  

Dans la bataille électorale en cours,  les candidats ne vont recueillir que des miettes par rapport au premier parti de France : celui l’indifférence. En effet, l’abstention pourrait être record lors de cette échéance électorale avec environ 25  % des électeurs qui ne fréquenteront pas les urnes. A cela il faut ajouter les électeurs potentiels non-inscrits ou mal inscrits (ceux qui ont déménagé et qui n’ont pas actualisé leur résidence principale.) Ces chiffres varient entre 10 et 20 pour cent. Autant dire qu’il y aura une partie de l’électorat de l’ordre de 40 % qui va manifester son indifférence. D’ores et déjà on peut donc considérer que les candidats mêmes arrivés en tête ne représenteront qu’une faible minorité au premier tour : environ  25 %.

De toute manière, le vainqueur sera mal élu comme ont été mal élus les candidats en tête aux municipales et aux régionales.

En cause,  évidemment une grave crise démocratique avec la mainmise de la bureaucratie, des bureaux d’études et des professionnels de la politique sur la représentation locale et nationale.

Au plan local la plupart des élus locaux sont bien incapables de présenter les grandes réformes d’une complexité administrative sans nom et qui définissent des schémas pour tout et surtout pour rien. Du coup lors des séances de présentation publique ce sont surtout les bureaux d’études qui parlent après 30 secondes d’introduction d’un élu local qui n’y comprend pas grand-chose.

Même chose au plan national où Macron est contraint de recourir sans cesse à des cabinets d’études pour gérer ce qu’il appelait la start-up nation. Une confusion évidemment entre le concept de gestion d’une entreprise et le management démocratique d’un pays. Pas étonnant Macron n’a jamais eu de parti, il n’en veut d’ailleurs surtout pas pour ne pas être un jour concurrencé ou gêné dans sa gestion. Du coup son entourage ne comprend que des seconds couteaux y compris au gouvernement. Ne parlons pas des députés en marche choisis  sur Internet complètement inexistants

Pas étonnant si il y a cet énorme décalage entre la structure politique et le réel social et sociétal. Les sélecteurs abstentionnistes ou non pour la plupart ne croient plus au discours de changement.

Croissance en baisse au premier trimestre

Du fait  notamment de l’inflation qui règne le pouvoir d’achat des ménages, la croissance se tasse très sérieusement pour n’atteindre au mieux que 0,25 % au premier trimestre d’après la Banque de France. Le pouvoir d’achat en effet diminue du fait de l’augmentation de l’énergie, des matières premières et des denrées alimentaires. Officiellement une baisse de pouvoir d’achat de 1,5 % mais qui pourrait être plus proche du double. La Banque de France abaisse donc sa prévision de croissance à 0,25% au premier trimestre

Au quatrième trimestre 2021, le PIB avait progressé de 0,7%. «Le mois de mars a été marqué par la guerre en Ukraine dont les premières conséquences se font sentir sur l’économie française. En outre, face au regain de l’épidémie de Covid-19, la Chine a réinstauré des mesures de confinement dans certaines régions, ce qui a pu renforcer les difficultés d’approvisionnement» des entreprises, souligne la Bnaque de France .

 Mi-mars, l’Insee avait indiqué tabler sur une croissance de 0,3% au premier trimestre, avec une consommation des ménages attendue en recul de 0,5%, alors que leur pouvoir d’achat devrait avoir baissé de 1,4% du fait de l’inflation. Si l’activité économique a continué de progresser au premier trimestre, c’est surtout dans le secteur des services, notamment dans l’hôtellerie-restauration, qui se remet progressivement de la fin des restrictions sanitaires liées à l’épidémie.

 En revanche, dans l’industrie, la situation est plus contrastée. Dès février, la production industrielle française avait pris par surprise les économistes, en reculant de 0,9%, selon les données de l’Insee, et la situation se serait encore aggravée en mars. L’automobile, dont les chaînes d’approvisionnement sont très affectées par le conflit en Ukraine, a vu son activité se replier. Et 89% des entreprises interrogées par la Banque de France affirment désormais faire face à des difficultés d’approvisionnement, soit 10 points de plus qu’en février.

Autre conséquence de la guerre en Ukraine, les entreprises de l’agroalimentaire subissent elles aussi des problèmes d’approvisionnement, le pays étant un fournisseur important, notamment d’huile et tourteaux de tournesol. Elles sont désormais 59% à rapporter des difficultés, contre 45% en février (+14 points), souligne la Banque de France.

Pour le mois d’avril, la banque centrale souligne la situation de «forte incertitude», notamment dans l’industrie, même si les entreprises s’attendent toujours à une légère croissance de leur activité. Les services resteraient bien orientés, alors que les entreprises du bâtiment entrevoient une «très légère baisse» de leur activité

Présidentielle : l’indifférence, premier parti de France avec au moins 40 %

Présidentielle : l’indifférence, premier parti de France  avec au moins 40 %

Dans la bataille électorale en cours,  les candidats ne vont recueillir que des miettes par rapport au premier parti de France : celui l’indifférence. En effet, l’abstention pourrait être record lors de cette échéance électorale avec environ 25  % des électeurs qui ne fréquenteront pas les urnes. A cela il faut ajouter les électeurs potentiels non-inscrits ou mal inscrits (ceux qui ont déménagé et qui n’ont pas actualisé leur résidence principale.) Ces chiffres varient entre 10 et 20 pour cent. Autant dire qu’il y aura une partie de l’électorat de l’ordre de 40 % qui va manifester son indifférence. D’ores et déjà on peut donc considérer que les candidats mêmes arrivés en tête ne représenteront qu’une faible minorité au premier tour : environ  25 %.

De toute manière, le vainqueur sera mal élu comme ont été mal élus les candidats en tête aux municipales et aux régionales.

En cause,  évidemment une grave crise démocratique avec la mainmise de la bureaucratie, des bureaux d’études et des professionnels de la politique sur la représentation locale et nationale.

Au plan local la plupart des élus locaux sont bien incapables de présenter les grandes réformes d’une complexité administrative sans nom et qui définissent des schémas pour tout et surtout pour rien. Du coup lors des séances de présentation publique ce sont surtout les bureaux d’études qui parlent après 30 secondes d’introduction d’un élu local qui n’y comprend pas grand-chose.

Même chose au plan national où Macron est contraint de recourir sans cesse à des cabinets d’études pour gérer ce qu’il appelait la start-up nation. Une confusion évidemment entre le concept de gestion d’une entreprise et le management démocratique d’un pays. Pas étonnant Macron n’a jamais eu de parti, il n’en veut d’ailleurs surtout pas pour ne pas être un jour concurrencé ou gêné dans sa gestion. Du coup son entourage ne comprend que des seconds couteaux y compris au gouvernement. Ne parlons pas des députés en marche choisis  sur Internet complètement inexistants

Pas étonnant si il y a cet énorme décalage entre la structure politique et le réel social et sociétal. Les sélecteurs abstentionnistes ou non pour la plupart ne croient plus au discours de changement.

Résultat présidentielle : l’indifférence avec au moins 40 %, premier parti de France

Résultat présidentielle : l’indifférence avec au moins 40 %, premier parti de France  

Dans la bataille électorale en cours,  les candidats ne vont recueillir que des miettes par rapport au premier parti de France : celui de la différence. En effet, l’abstention pourrait être record lors de cette échéance électorale avec environ 30 % des électeurs qui ne fréquenteront pas les urnes. A cela il faut ajouter les électeurs potentiels non-inscrits ou mal inscrits (ceux qui ont déménagé et qui n’ont pas actualisé leur résidence principale.) Ces chiffres varient entre 10 et 20 pour cent. Autant dire qu’il y aura une partie de l’électorat de l’ordre de 40 % qui va manifester son indifférence. D’ores et déjà on peut donc considérer que les candidats mêmes arrivés en tête ne représenteront qu’une faible minorité au premier tour : environ 20 à 25 %.

De toute manière le vainqueur sera mal élu comme ont été mal élus les candidats en tête aux municipales et aux régionales.

En cause,  évidemment une grave crise démocratique avec la mainmise de la bureaucratie, des bureaux d’études et des professionnels de la politique sur la représentation locale et nationale.

Au plan local la plupart des élus locaux sont bien incapables de présenter les grandes réformes d’une complexité administrative sans nom et qui définissent des schémas pour tout et surtout pour rien. Du coup lors des séances de présentation publique ce sont surtout les bureaux d’études qui parlent après 30 secondes d’introduction d’un élu local qui n’y comprend pas grand-chose.

Même chose au plan national où Macron est contraint de recourir sans cesse à des cabinets d’études pour gérer ce qu’il appelait la start-up nation. Une confusion évidemment entre le concept de gestion d’une entreprise et le management démocratique d’un pays. Pas étonnant Macron n’a jamais eu de parti, il n’en veut d’ailleurs surtout pas pour ne pas être un jour concurrencé ou gêné dans sa gestion. Du coup son entourage ne comprend que des seconds couteaux y compris au gouvernement. Ne parlons pas des députés en marche choisis  sur Internet complètement inexistants

Pas étonnant si il y a cet énorme décalage entre la structure politique et le réel social et sociétal. Les sélecteurs abstentionnistes ou non pour la plupart ne croient plus au discours de changement.

Croissance de l’ extrêmisme: Macron, Premier responsable du phénomène

Croissance de l’ extrêmisme: Macron,  Premier responsable du phénomène

Frédéric Dabi, Directeur général Opinion de l’IFOP donne sa lecture de la situation politique au vu des derniers sondages à trois jours d’un premier tour qui semble annoncer un nouveau match Macron/Le Pen, mais un second tour le 24 avril beaucoup plus serré et incertain.( La Tribune)

 

On disait que les Français ne voulaient pas de ce match retour Macron/Le Pen et pourtant les sondages les placent à nouveau en tête du premier tour de la Présidentielle de 2022. Le candidat Macron avait promis en 2017 de « faire reculer les extrêmes ». A-t-il échoué ?

Son objectif n’a à l’évidence pas été atteint. En 2017, le total des voix Mélenchon/Le Pen/Dupont-Aignan/Asselineau était très élevé, à près de 47%. A trois jours du premier tour de 2022, le total Mélenchon/Dupont-Aignan, Zemmour, Le Pen dépasse 50%.

Mélenchon est d’extrême-gauche selon vous ?

On peut remettre en cause cette qualification et l’addition que je viens de faire. Il n’en reste pas moins que le niveau historiquement bas, voire la quasi-disparition des « partis dits de gouvernement », LR et PS, est amplifié en 2022. Et qu’une majorité de Françaises et de Français se tournent vers un vote de colère et pour les extrêmes. Le bloc Macron reste important, plus élevé même qu’en 2017 : c’est le vote de la France qui va bien, mais Emmanuel Macron n’a pas réussi en cinq ans à faire reculer le bloc tribunicien qui capte l’électorat populaire, crispé après deux ans de Covid dans un sentiment général d’être victime de la mondialisation.

Samedi, les Français vont faire leurs courses et dimanche ils vont voter. Enfin, pour celles et ceux, le quart voire le tiers des électeurs semble-t-il, qui ne s’abstiendront pas. Le choc des prix sur le caddie aura-t-il un impact dans les urnes ? On a le sentiment que le thème du pouvoir d’achat, endossé par Marine Le Pen, a pris le dessus même sur les questions

Politique Présidentielle : Macron, à gauche toute pour le premier tour …. à droite toute pour le second ?

 

Politique Présidentielle  : Macron, à gauche toute pour le premier tour …. à droite toute pour le second ?

 

Pour son seul meeting à l’Arena de la Défense, Macron a opéré un net rééquilibrage à gauche en égrenant à peu près toutes les catégories sociales auxquelles il a promis davantage de considération et de rémunération. De quoi satisfaire les sociaux-démocrates qui croient encore au Père Noël ou qui font semblant d’y croire en espérant surtout une petite place dans le panthéon gouvernemental futur.

C’est le fameux en même temps de Macron  dont on a bien du mal à saisir la ligne stratégique. Ultralibéral un jour et plus ou moins progressistes un autre. Les médias ont quand même remarqué le changement de ton lors de son dernier meeting . Une presse unanime.  »En meeting, Macron se repeint en rouge pour séduire la gauche », titre Libération« Le coup de barre à gauche d’Emmanuel Macron », appuie Le Point« Emmanuel Macron s’adresse à sa gauche et tente de rectifier le récit de sa campagne », embraye Le Monde. Le président sortant, candidat à sa réélection, vient d’orienter subitement sa campagne à gauche toute lors de son seul meeting de campagne, samedi 2 avril.

Macron essaye effectivement de faire oublier la gamelle qu’il traîne depuis son élection comme président des riches, ce qu’il est effectivement si l’on s’en tient aux mesures essentielles prises au cours du quinquennat ( et à ceux qui financent ses campagnes). Mais les virages ne sont sans doute pas terminés pour Macron car lors du second tour,  il lui faudra séduire ceux qui seraient tentés de voter Marine à peine. Du coup, le virage sera sans doute sociétal mais à droite. Là encore Macorn va promettre sans doute de réguler davantage l’immigration, la sécurité, l’ordre dans les banlieues, la lutte contre la drogue et les incivilités. Des terrains qu’il a plutôt négligés aussi.

L’association, premier fondement d’une démocratie

L’association, premier fondement d’une démocratie

 

Face aux limites de propositions plus consultatives que participatives, tels que la convention citoyenne ou le référendum d’initiative citoyenne, le sociologue plaide dans une tribune au « Monde » pour une vie associative puissante et soutenue. Bref, une démocratie du quotidien opposée à certaines consultations déviantes populistes.

 

Tribune.

 

La résistance des démocraties se pose brutalement avec l’invasion de l’Ukraine et nous interroge sur notre propre crise de la représentation et plus généralement sur la « fatigue » démocratique. En France, la campagne présidentielle, si écourtée soit-elle, ne peut esquiver le sujet de la participation citoyenne.

Les propositions ne manquent pas de la part des candidats, des politistes ou des mouvements citoyens pour renforcer la participation, hors des élections elles-mêmes. Depuis les conventions citoyennes, en passant par les référendums d’initiative citoyenne (RIC), jusqu’à la participation des citoyens au travail législatif ou à une Assemblée constituante, pour citer l’essentiel.

Chaque dispositif présente bien sûr des avantages et des inconvénients, mais tous souffrent des mêmes limites qui ne permettent pas de répondre aux fortes attentes des Français pour une participation la plus large possible. L’ambition de refondation démocratique est pourtant à ce prix.

La première grande limite tient à l’intermittence des formules de participation. On ne réunira pas une convention citoyenne tous les mois, on ne proposera pas un référendum plus d’une fois par an, les citoyens ne passeront pas leur temps à légiférer, et l’organisation d’une Constituante pour une VIe République est un fusil à un coup. La quête d’une démocratie permanente ou continue n’y trouvera pas son compte.

Des « votations » trop limitatives

La deuxième limite porte sur la faible participation effective. Evidente pour les conventions citoyennes qui réunissent tout au plus 150 personnes tirées au sort. Leur représentativité est discutable en raison d’un échantillon réduit de volontaires disponibles, particulièrement motivés par le sujet, ce qui les distingue du reste de la population. Certes, les Français intéressés peuvent participer au débat par procuration, mais sans participation effective du plus grand nombre. Même dans un processus élargi de référendum, les « votations », pour reprendre le terme et l’exemple de la Suisse, se situent autour d’une moyenne de participation de 42 %. Quel que soit le mode de participation proposé, ce sont les plus motivés qui se manifestent.

Enfin, troisième limite, les dispositifs sont généralement plus consultatifs que participatifs. Les questions émanent le plus souvent des pouvoirs en place qui n’en respectent pas toujours le verdict s’il ne répond pas à leurs attentes, à l’instar du référendum de 2005 sur la Constitution européenne. Ou lors de la récente convention pour le climat dont les conclusions devaient être adoptées « sans filtre ».

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