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Mobilité des Français : une baisse de l’ordre de 30 % pour environ 60 à 70 % lors du premier confinement

Mobilité des Français : une baisse de l’ordre de 30 % pour environ 60 à 70 % lors du premier confinement

 

 

 

 

La baisse de mobilité est notoirement moins importante que lors du premier confinement. Elle atteint en moyenne de l’ordre de 30 % alors qu’elle concernait de 60 à 70 % lors du premier confinement. Il s’agit évidemment de moyenne avec de fortes disparités selon les zones géographiques. France Info fait état d’un rapport de l’Inserm, publié le 12 novembre, qui constate également que la baisse des déplacements est beaucoup moins forte entre le deuxième et le premier confinement : -33% du 2 au 6 novembre contre -67% du 23 au 27 mars. Or, les auteurs de ce rapport, qui s’appuient sur des données de téléphonie fournies par l’opérateur Orange, notent également que la baisse de la mobilité est encore plus faible aux heures de pointe du matin, autrement dit au moment de partir au travail ou d’emmener les enfants à l’école. « Les données sur lesquelles nous nous appuyons ne permettent pas de savoir pourquoi les gens se déplacent. Mais on peut estimer que les baisses plus modestes, constatées entre 7 heures et 9 heures du matin, sont probablement liées au maintien de l’ouverture des écoles et de plusieurs secteurs d’activité », précise à franceinfo l’épidémiologiste Eugenio Valdano, co-auteur du rapport de  l’Inserm.

 

Si les Français continuent de se déplacer sur leur lieu de travail, du lundi au vendredi, ils semblent au contraire rester chez eux le week-end. Les mesures du trafic routier, publiées par le Cerema, montrent que, pendant le deuxième week-end du confinement, la circulation est redescendue à un niveau quasi équivalent à ceux observés en mars et en avril. Alors que la circulation sur les routes, les samedis et dimanches, avait subi une baisse de plus de 80% au printemps, le week-end des 7 et 8 novembre a vu une baisse du trafic de plus de 70%, d’après les données du Cerema.

Grippe aviaire : premier cas en France

Grippe aviaire : premier cas en France

La filière avicole pourrait subir des dommages irréparables si la grippe aviaire détectée en Corse se développait dans tout le pays.

Le gouvernement n’a pas exclu que d’autres cas puissent être détectés en France, ce virus se propageant par le truchement des oiseaux migrateurs. «Notre objectif est de limiter cette propagation, elle est évitable dès lors que l’ensemble de ces mesures sont prises», a-t-il affirmé. Il a précisé que les services français se sont préparés ces derniers mois à la détection sur le sol national d’un cas de grippe aviaire.

La maladie est déjà apparue dans d’autres pays tels que la Russie, le Kazakhstan, les Pays-Bas, l’Irlande ou la Grande Bretagne. Ces derniers jours, des cas ont aussi été détectés au Danemark, où 25.000 volailles ont été abattues, ainsi qu’en Belgique. «La consommation de viande, foie gras et oeufs – et plus généralement de tout produit alimentaire – ne présente aucun risque pour l’Homme», assure le ministère. Le retour de ce virus sur le territoire national aurait essentiellement des conséquences économiques majeures pour la filière, qui pourrait voir se fermer les débouchés à l’exportation.

Les éleveurs de canards du Sud-Ouest ont été frappés à deux reprises, lors des hivers 2015/16 et 2016/17, par des épizooties de grippe aviaire, qui avaient occasionné des abattages massifs pour éradiquer la maladie et coûté des centaines de millions d’euros aux producteurs.

« ANNULER NOËL ET LE PREMIER DE L’AN » POUR ÉVITER UNE « 3ÈME VAGUE »

« ANNULER NOËL ET LE PREMIER DE L’AN » POUR ÉVITER UNE « 3ÈME VAGUE »

Interrogé sur BFMTV ce lundi soir,  Julien Lenglet, hématologue  estime qu’il faut « annuler Noël et la Saint-Sylvestre sans hésiter ». Cela pour éviter une troisième vague du Corona virus dans le pays

« Moi, si je devais avoir un avis purement scientifique et rationnel, je dirais d’annuler Noël et la Saint-Sylvestre sans hésiter », déclare l’hématologue francilien.

Il explique pour justifier son propos qu’avec les fêtes de fin d’année et leur lot de réunions familiales, on pourrait « potentiellement » faire face à « un cluster national géant intergénérationnel qui (pourrait être) à l’origine d’une potentielle troisième vague, sans ambiguïté ».

Il reconnaît toutefois que dans le cas d’une telle décision prise au niveau nationale, il n’est « pas sûr que la discipline collective soit au rendez-vous et que les Français acceptent de se passer de ces festivités. Pour le gouvernement le risque est aussi politique à savoir mécontenter encore un peu plus les réticents aux mesures restrictives de mobilité et de dimension sociale.

Guinée: Condé élu au premier tour

Guinée: Condé élu au premier tour

 

D’après des résultats provisoires, M. Condé l’emporte avec plus de 2,4 millions des voix sur environ 3,9 millions d’exprimés, distançant son principal challenger, Cellou Dalein Diallo (environ 1,2 million de suffrages).

Douze candidats en tout étaient en lice. Les dix autres se partagent les miettes électorales.

L’éventualité d’un troisième mandat consécutif de M. Condé, 82 ans, a provoqué pendant un an une contestation dans laquelle des dizaines de civils ont été tués, faisant craindre une éruption autour du vote, dans un pays coutumier des confrontations politiques sanglantes.

Coronavirus: Macron supplée un Premier ministre défaillant

Coronavirus: Macron supplée un Premier ministre défaillant

 

 

Inutile de tourner autour du pot, le discours du Premier ministre est devenu complètement inaudible sur la forme comme sur le fond. Les sondages démontrent qu’il n’a plus qu’une faible crédibilité et qu’il ne percute plus l’opinion publique. En gros le costume paraît bien trop grand pour l’intéressé plus proche du profil d’un président de conseil départemental que de celui d’un responsable de l’État. Pourtant le Premier ministre il y a seulement deux jours s’est longuement exprimé sur la problématique de la crise sanitaire en insistant particulièrement sur la responsabilité des Français et en évoquant un éventuel durcissement des mesures de protection. C’est tout juste d’ailleurs si les grands médias se sont faits l’écho de son propos.

Du coup,  Macron qui avait délégué la gestion de la pandémie au gouvernement depuis le 14 juillet a décidé de revêtir la tenue de Super premier ministre pour s’exprimer à la télévision. Un revirement supplémentaire de la politique de communication de l’Élysée.

Au début de la crise sanitaire Emmanuel Macron s’était exprimé largement au point que cela lui avait été reproché. Depuis le 14 juillet il avait décidé de prendre du champ se consacrer à d’autres préoccupations nationales et internationales. Ce soir,  il sera obligé de faire le job de Premier ministre c’est-à-dire de développer un discours incitant certes à la prudence vis-à-vis de la pandémie mais sans pour autant affoler l’opinion.

Il doit en effet équilibrer ses propos sur le sujet sanitaire et ses déclarations dans le domaine économique. Sur ce dernier point,  la situation est encore plus catastrophique qu’au plan sanitaire. En effet, la reprise qui avait été prévue et  attendue en septembre n’a pas eu lieu. Un phénomène général en Europe  accentué en France où les projections de croissance fixent toujours une baisse du produit intérieur brut de l’ordre  de 10 % en 2020.En 2021 , on sera encore loin du niveau de fin 2019.

Pour ajouter au caractère anxiogène de l’environnement, le président de la république devra aussi parler inévitablement de la question montante de l’insécurité notamment soulignée par les attaques répétées contre les forces de l’ordre. L’exercice ne sera pas facile et le dosage devra être très équilibré entre gravité et optimisme.’ alt= »Emmanuel Macron (ici lors d’un déplacement à Vilnius, en Lituanie, le 29 septembre) essaiera de donner des perspectives et un peu d’espoir aux Français. » «Il essaiera de donner des perspectives et un peu d’espoir aux Français dans ce domaine, explique un ministre. Il n’est pas là pour rajouter de l’angoisse à l’angoisse.» Et pour cause.

«Son rôle, c’est surtout de dire aux Français ce que sera demain la transformation économique du pays. Il déclinera à nouveau le contenu du plan de relance, le maintien des citoyens dans l’emploi, l’intégration des jeunes sur le marché du travail. Il va montrer comment son action va impacter la vie des gens», assure un ministre.

«Au moment où le pays s’interroge, il est important que le président s’adresse aux Français, qu’il explique la stratégie, mais aussi qu’il montre les évolutions qui rendent optimiste», explique Gabriel Attal, porte-parole du gouvernement lui aussi très peu audible, qui rappelle que des signaux positifs apparaissent dans certains départements.

Changement de Premier ministre après les régionales ?

 

Selon le baromètre Elabe pour « Les Echos » Castex enregistre une nouvelle dégringolade et Macron baisse à 32%.Une descente aux enfers de Castex qui pourrait bien justifier le changement de Premier ministre après les régionales

La cote de confiance du Premier ministre perd encore 4 points ce mois-ci, à 28 %. En deux mois, elle a reculé de 8 points. Ce n’est pas plus réjouissant pour le chef de l’Etat : sa cote de confiance baisse de 3 points, à 32 %, son niveau le plus bas depuis le début de la crise sanitaire en mars dernier. D’après l’institut de sondage

Il y a le retour d’une impopularité dont l’exécutif n’arrive pas à se défaire. Et la nomination de Jean Castex à Matignon n’a pas rattrapé les choses. »

Dans le classement des personnalités politiques, le maire du Havre caracole, lui, en tête et conforte son avance ce mois-ci, avec 55 % d’image positive (+1). Edouard Philippe, qui depuis la rentrée a multiplié les « cartes postales », domine largement chez les sympathisants LREM et Modem (92 %), arrive deuxième à droite (à 70 %) et se paie même le luxe d’arriver quatrième auprès des sympathisants de gauche, en frôlant la majorité d’image positive (49 %).

Pas facile, dans ce contexte, de se faire une voix. « Il y a des doutes sur la personnalité du Premier ministre pour gérer la crise. Finalement, l’opération Jean Castex ne fait pas remonter Emmanuel Macron », relève le président d’Elabe.

Sondage effectué les 6 et 7 octobre 2020 auprès d’un échantillon de 1.000 personnes selon la méthode des quotas.

Sondage Castex : la nouvelle dégringolade menace le Premier ministre

Sondage Castex : la  nouvelle dégringolade menace le Premier ministre 

Selon le baromètre Elabe pour « Les Echos » Castex enregistre une nouvelle dégringolade et Macron baisse à 32%.La confirmation sans doute que le costume est un peu grand pour lui et qu’un  changement pourrait intervenir après les élections régionales

La cote de confiance du Premier ministre perd encore 4 points ce mois-ci, à 28 %. En deux mois, elle a reculé de 8 points. Ce n’est pas plus réjouissant pour le chef de l’Etat : sa cote de confiance baisse de 3 points, à 32 %, son niveau le plus bas depuis le début de la crise sanitaire en mars dernier. D’après l’institut de sondage

Il y a le retour d’une impopularité dont l’exécutif n’arrive pas à se défaire. Et la nomination de Jean Castex à Matignon n’a pas rattrapé les choses. »

Dans le classement des personnalités politiques, le maire du Havre caracole, lui, en tête et conforte son avance ce mois-ci, avec 55 % d’image positive (+1). Edouard Philippe, qui depuis la rentrée a multiplié les « cartes postales », domine largement chez les sympathisants LREM et Modem (92 %), arrive deuxième à droite (à 70 %) et se paie même le luxe d’arriver quatrième auprès des sympathisants de gauche, en frôlant la majorité d’image positive (49 %).

Pas facile, dans ce contexte, de se faire une voix. « Il y a des doutes sur la personnalité du Premier ministre pour gérer la crise. Finalement, l’opération Jean Castex ne fait pas remonter Emmanuel Macron », relève le président d’Elabe.

Sondage effectué les 6 et 7 octobre 2020 auprès d’un échantillon de 1.000 personnes selon la méthode des quotas.

Crise Liban: un ambassadeur pressenti comme Premier ministre

Crise Liban: un ambassadeur pressenti comme Premier ministre

Des responsables de la communauté sunnite au Liban ont annoncé dimanche soir s’être entendus sur le nom d’un diplomate, Moustapha Adib, comme Premier ministre, . Ce choix d’une personnalité relativement inconnue bénéficiant d’une certaine neutralité est sans doute dicté par un relevé de la plupart des responsables politiques actuels.

Le mouvement de contestation populaire a averti qu’il rejetterait tout nom issu des consultations d’une classe politique dont il demande le départ. «Nous refusons l’issue des consultations parlementaires connue d’avance et qui déboucherait comme d’habitude sur un gouvernement soi-disant d’union nationale, un gouvernement qui est cuisiné à l’étranger», a affirmé à l’AFP Naji Abou Khalil, membre du Bloc national, un parti d’opposition qui soutient la contestation.

Le gouvernement de Hassan Diab avait démissionné le 10 août sous le poids de l’explosion du port de Beyrouth ayant fait au moins 188 morts, dont la population rend responsable la classe politique, taxée d’incompétence et de corruption. Le président Michel Aoun a convoqué lundi des consultations contraignantes avec les blocs parlementaires, au terme desquelles la personnalité sunnite qui recueillera le plus grand nombre de voix sera désignée Premier ministre.

Agé de 48 ans, Moustapha Adib, titulaire d’un doctorat en Sciences politiques, est un professeur d’université nommé en 2013 ambassadeur en Allemagne. C’est un proche de l’ancien premier ministre et milliardaire Najib Mikati, originaire de Tripoli.

Castex : un tour de France qui va user le Premier ministre

ron au premier degré concernant la communication gouvernementale. Il agit en effet comme un représentant de commerce qui  irait vendre sa politique chaque jour dans toute la France. Ainsi en un mois, il avait effectué déjà une vingtaine de déplacements.  Le risque, c’est effectivement qu’il finisse par lasser  l’opinion avec cette agitation médiatique un peu névrotique. Cela d’autant plus que le premier Ministre n’a pas encore marqué de son empreinte le contenu de son action et qu’il se  contente surtout de commenter les orientations décidées par l’Élysée.

Le message est clair, il faut montrer à tout prix que le gouvernement est près du terrain, des territoires, des événements quotidiens. Un exercice qui peut s’avérer dangereux quand en fait ces déplacements n’apportent aucune solution précise aux problématiques posées. C’est le cas notamment jusqu’à maintenant en matière de sécurité. À la rentrée, le contexte va encore se complexifier car on va assister à une vague de faillites et de licenciements. On sait ce que valent les promesses des responsables d’un gouvernement quand ils se rendent dans une entreprise en difficulté. Des promesses qui ne valent que l’instant médiatique mais qui six mois ou un an après sont oubliées.

D’une certaine façon, Castex remplace à lui tout seul l’événement du tour de France classique reporté à plus tard. Le problème c’est qu’apparaissent clairement ses limites. Il n’est pas l’homme de la théorisation, ni de la vision stratégique. Ils parle  de ce qu’il voit mais ne voit pas très loin. Son langage est simple, compréhensible mais souvent aussi proche du simplisme. Castex est un peu l’envers du miroir de Macron qui se perd lui dans les considérations ésotériques. Castex veut paraître concret et remplace peut-être le vide du contenu par un activisme de façade permanent. Le Premier ministre veut être  l’homme de terrain et des territoires. Deux concepts finalement assez vides de sens chez les politiques quand on sait que le terrain se limite souvent soit à une visite dans les préfectures, soit à une petite promenade rapide et très protégée ailleurs. Quant au mot territoire, c’est un subterfuge pour ne plus employer le mot province, pire rural. Bref, beaucoup d’agitations qui vont finir par fatiguer l’opinion publique avec l’émergence des vrais enjeux autour de la croissance et du chômage voire du pouvoir d’achat.

Sondage Macron-Castex : le Premier ministre nettement devant nettement devant

Sondage Macron-Castex : le Premier ministre nettement devant nettement devant

 

Emmanuel Macron a terminé le mois de juillet avec une cote de popularité de 38,7%, selon la moyenne depuis mai 2017 de sept baromètres différents. C’est à peu près le même niveau que le mois précédent (39,3%), malgré un changement de question dans l’une des enquêtes qui le pénalise cette fois-ci (lire ci-dessous). Le chef de l’Etat reste dans tous les cas en-dessous de son Premier ministre, même si celui-ci vient d’arriver à Matignon et était jusque-là inconnu du grand public.

Pour son premier mois en fonction, Jean Castex recueille en effet 49,4% de satisfaction moyenne, selon le bilan des cinq instituts sur sondage ayant réalisé leur sondage après sa nomination. Soit plus de dix points au-dessus d’Emmanuel Macron et quasiment la même cote qu’Edouard Philippe au mois de juin (49,3%). De ce point de vue, la nouvelle équation politique s’inscrit donc dans la continuité.

Renault : perte abyssale de plus de 7 milliards au premier trimestre

Renault : perte abyssale de plus de 7 milliards au premier trimestre

Renault triplement plombée par son partenaire Nissan, par la crise sanitaire et par ses choix stratégiques internes. Des difficultés intérieures qui avaient débuté bien avant la crise virale du Covid 19. Près de 5 milliards sont imputables à Nissan sur seulement six mois, le reste provient du contexte de général de l’industrie automobile et des erreurs de stratégie du groupe. Si l’État ne possédait pas encore 15 % du capital, il est vraisemblable que l’entreprise aurait pu disparaître.

À noter que cette perte concerne une période de six mois un chiffre d’affaires qui ne devraient pas dépasser 45 milliards pour l’année. Bref une entreprise qui serait en faillite sans les 5 milliards d’apports financiers de l’État.

La perte historique s’explique principalement par la contribution du constructeur automobile Nissan, dont Renault possède 43% du capital. Cette participation a pénalisé le groupe au losange à hauteur de 4,8 milliards d’euros.

À noter que PSA tend le même temps annonce un bénéfice de plus de 500 millions !

Le chiffre d’affaires a plongé de 34,3% sur les six premiers mois de l’année, à 18,4 milliards d’euros.

La marge opérationnelle est tombée nettement dans le rouge, à -1,2 milliard d’euros. Renault estime à 1,8 milliard l’impact négatif de la crise sanitaire. Cette marge était positive de 1,7 milliard d’euros au premier semestre 2019.

Premier ministre. « Macron nomme Macron » (presse )

Premier ministre. « Macron nomme Macron » (presse )

 

 

Pour la presse française ou internationale, la nomination de Jean Castex c’est un peu comme si Macron avait nommé Macron à Matignon. Une sorte de reprise en main de l’appareil gouvernemental mais sans changement de politique. L’objectif essentiel de Macron étant d’essayer de préparer sa candidature pour 2022. Quant au discours sur la préoccupation environnementale ou la réorientation à gauche, c’est une illusion complète pour nombre de journalistes. Victor Mallet dans le Financial Times écrit dès la toute première ligne de son ‘papier : « Emmanuel Macron a choisi le modeste bureaucrate Jean Castex pour être son Premier ministre dans une tentative de faire renaître sa présidence avant les élections de 2022 ». Mais si la France change de Premier ministre, change-t-elle pour autant de politique ?, s’interroge Ouest-France.

Une chose est cependant claire pour le grand quotidien régional : « Avec Jean Castex, le ‘nouveau chemin’ ne passera ni à gauche ni au vert ». Car c’est bien le changement dans la continuité qui a été privilégié pour l’ensemble des éditorialistes dont tous relèvent les similitudes entre Jean Castex et son prédécesseur Edouard Philippe, au point pour celui du Parisien de parler de « décalque ».

« Il vient de la droite, comme Edouard Philippe. Il est maire (de Prades, dans les Pyrénées-Orientales, depuis 2008) tout comme Edouard Philippe, qui va pouvoir se consacrer au Havre. Il est tout aussi méconnu du grand public qu’Edouard Philippe au moment de sa nomination », résume ainsi Ouest-France.

« Avec Jean Castex, Emmanuel Macron se retrouve comme au temps de la campagne, seul contre tous, cumulant de façon explicite les deux fonctions exécutives. Seul pour réaliser l’impossible », analyse Cécile Cornudet. (Jacques Witt/SIPA)

Avec l’arrivée de Jean Castex , Emmanuel Macron reprend la main en nommant un chef d’état-major, un collaborateur, dans la continuité de son prédécesseur, avec la présidentielle de 2022 en ligne de mire, soulignent samedi les éditorialistes.

Pour Laurent Joffrin dans Libération, il y a carrément une erreur dans le communiqué de l’Elysée annonçant la nomination de Jean Castex au poste de Premier ministre. « Il faut lire en fait, le président a nommé Premier ministre… Emmanuel Macron », affirme l’éditorialiste de Libération, pour qui il ne fait aucun doute que le chef de l’Etat joue sans va-tout avant 2022. Il « incarnera, à lui seul ou presque, les décisions qui seront prises dans les deux ans qui viennent », souligne Laurent Joffrin, à l’instar d’autres éditorialistes.

Pour Le Figaro, Emmanuel Macron a aussi pris le risque « de s’exposer plus encore lui-même en encourant le procès de supprimer, dans l’esprit sinon dans les faits, la fonction de Premier ministre ». Loin donc d’être un général en chef de la majorité, Jean Castex sera surtout « un secrétaire-général du gouvernement », juge l’éditorialiste du Figaro Guillaume Tabard.

 

 

Premier ministre : « je ne suis pas un simple « collaborateur’ » (Jean Castex au JDD)

Premier ministre : « je ne suis pas un simple « collaborateur’ » (Jean Castex au JDD)

Dans une interview au JDD, le nouveau premier ministre s’est efforcé de montrer qu’il n’était pas un simple technocrate voire -même un simple collaborateur du président de la république. Davantage des explications sur sa posture que sur le fond à propos duquel il ne dit pas grand-chose . Il parle surtout de méthodes et de changements sans autre précision. (Interview JDD)

 

Emmanuel Macron a annoncé un « nouveau chemin  ». À quoi doit-il ressembler?
C’est d’abord notre capacité collective à nous adapter à une situation radicalement nouvelle. Il ne s’agit pas de revenir sur les engagements pris par le président de la République et la promesse d’une société du travail, d’un projet d’émancipation, d’une volonté de retrouver notre souveraineté. Mais le fait est que l’épidémie a changé la donne. La France se retrouve face à deux défis : la crise sanitaire, dont je souligne qu’elle n’est pas terminée et qu’elle nous oblige à rester très vigilants ; la reconstruction de notre économie et la protection des Français, en amortissant les impacts immédiats sur leur quotidien et en aidant à la survie des entreprises. Au-delà, nous devrons tirer des enseignements de cette crise et en faire une forme d’opportunité pour rendre notre pays plus fort qu’avant et engager une relance économique, écologique et sociale.

 

Vous voulez dire qu’il faut mener de front la réparation d’urgence et les réformes structurelles?
Depuis le début du quinquennat, d’importantes transformations ont été engagées pour rendre la France plus forte, plus unie, et lui permettre de mieux tenir son rang dans le monde. Avant l’épidémie, nos résultats sur la croissance et contre le chômage étaient très encourageants, parmi les meilleurs d’Europe. L’écologie reste au cœur de nos préoccupations. La préservation de l’ordre républicain et la sécurité du quotidien ne sont pas négociables. L’épidémie a mis en évidence le besoin impérieux de retrouver une souveraineté économique et d’aller vers une société moins inégalitaire. Il faut maintenant aller plus loin. Nous ne sommes donc pas dans une logique de rupture politique par rapport à ce qui a été fait, mais nous devons démontrer que nous savons faire face. Et ça suppose évidemment une évolution de la méthode.

 

Précisément, quelle sera votre méthode?
Elle passera par le dialogue, la mobilisation de tous, l’obsession de la mise en œuvre concrète de ce sur quoi nous nous engageons, la conviction que plus on agit près du terrain, plus on est efficace. Nos concitoyens n’apprécient guère les postures politiciennes, moi non plus – a fortiori dans les difficultés que nous traversons. Ils veulent surtout des résultats, moi aussi.

Est-ce une façon de dire que vous ne vous considérez pas comme un Premier ministre politique?
Certainement pas. Je crois avoir une aptitude à négocier, à fédérer, à agir par les territoires. En cela, je fais de la politique. Et c’est ainsi que j’agis depuis plus de dix ans au niveau local, à la tête d’une petite ville. En quoi serait-ce moins respectable que d’en faire à l’Assemblée nationale ou au Sénat? Ce sont deux visions et deux approches différentes, toutes deux nécessaires. Il faut réhabiliter l’engagement politique et le sens de l’intérêt général, la France en a besoin.

Essayons de préciser les contours de votre mission à Matignon : Vous voyez-vous comme un « collaborateur  » du Président? Comme le chef de la majorité? Les deux?
Dans nos institutions, le chef de l’État fixe le cap, le Premier ministre assure sa mise en œuvre, en accord avec la majorité parlementaire. Pour ce qui concerne la relation avec le Président, il ne vous échappe pas qu’un seul de nous deux est élu au suffrage universel direct, et que ce n’est pas le Premier ministre… Le mot de « collaborateur  » est un peu péjoratif, vous en conviendrez. Il n’entre pas dans les intentions du chef de l’État de faire de moi un subordonné voué aux tâches secondaires. Quand vous aurez appris à me connaître, vous verrez que ma personnalité n’est pas soluble dans le terme de « collaborateur  ».

Dans votre première intervention, vendredi soir sur TF1, vous vous êtes défini comme un « gaulliste social  ». Est-ce que c’est l’orientation que vous voulez donner à votre gouvernement?
C’est ce que je suis, ça correspond aux valeurs que j’ai toujours défendues dans mon action quotidienne, tout au long de mon parcours au service de l’État et comme élu local. Ce n’est pas une nostalgie, c’est la vision d’une France où la justice et la responsabilité sont au cœur du pacte républicain, une vision au contraire très moderne.

Toujours pour mieux vous définir, vous définiriez-vous, à la façon d’Édouard Philippe, comme un homme de droite?
J’ai toujours pensé que le gaullisme dépasse les clivages traditionnels et je m’inscris donc pleinement dans la logique de dépassement politique engagé par le président de la République au service des Français. Les notions de droite et de gauche ont toujours une signification, mais dans la situation de notre pays il faut savoir aller au-delà. Je ne renie rien de mes engagements, mais ils ne m’ont jamais empêché de rassembler : je suis un maire élu et réélu dans une ville qui a toujours voté à gauche, et dans ma communauté de communes je travaillais avec une cinquantaine de maires de toutes sensibilités. Pourquoi? Parce que je m’intéresse à ce qui rassemble. Pas simplement pour créer du consensus, mais parce que c’est un gage d’efficacité. Dans la fonction qui est désormais la mienne, je considère qu’il est de mon devoir, avec le président de la République, de mobiliser et fédérer.

 

Vous venez de quitter Les Républicains. Envisagez-vous, contrairement à Édouard Philippe, d’adhérer à La République en marche?
Je suis peu attaché aux affaires des partis, mais il me semble naturel de m’inscrire sans ambiguïté dans le mouvement majoritaire qui soutient l’action du Président. Le plus important, c’est ma relation avec la majorité parlementaire. Celui qui accepte de devenir Premier ministre est, par vocation, le chef de la majorité : c’est son devoir de l’animer et de l’associer, dans l’écoute et la pédagogie.

 

Pour afficher votre volonté de fédérer, votre gouvernement comptera-t il des personnalités de droite et de gauche?
La composition de mon équipe correspondra aux priorités que nous nous fixons ; ce n’est pas d’abord un casting, c’est un choix politique et cela doit répondre à une exigence de compétence. Ce qui m’importe, c’est l’opérationnalité des ministres : être capable, d’où qu’on vienne, d’entrer en action tout de suite. Parce que la crise est là : sanitaire, économique, sociale, et qu’elle peut encore s’aggraver. Nous avons besoin de personnalités fortes pour agir vite et être à la hauteur. On ne peut pas perdre du temps à choisir des personnes, et je ne tarderai pas non plus à clarifier mes intentions, en prononçant mon discours de politique générale avant la mi-juillet. Et, je peux aussi vous l’annoncer, l’été sera studieux!

 

La formation du gouvernement peut-elle être terminée lundi?
Le plus vite sera le mieux. Nous mettons les bouchées doubles.

On parle d’un gouvernement resserré, concentré autour de quelques pôles principaux. Vous confirmez?
Ne nous perdons pas dans les questions de structure. Je le répète, le gouvernement doit être efficace. Pour m’être souvent intéressé aux questions d’organisation et de management, je ne suis pas sûr que des périmètres trop étendus soient forcément la garantie d’une plus grande efficacité.

Vous prônez un « nouveau pacte social  ». Qu’entendez-vous par là?
Des décisions essentielles sont sur la table. L’emploi, évidemment, qui dans le contexte actuel requiert une mobilisation de tous dans le cadre de la nouvelle donne sociale lancée par le président de la République. Le soutien aux soignants et la transformation de notre système de santé dans le cadre du Ségur que je conclurai la semaine prochaine. Le plan de relance doit être finalisé. À quoi s’ajoutent les réformes qui étaient dans les tuyaux sur les retraites et l’assurance chômage. Et celle de la dépendance qui devra venir ensuite et correspond à une nécessité. Tous ces sujets sont directement impactés par la crise, ce qui nécessite de les reprendre dans un cadre concerté et avec une cohérence d’ensemble.

 

Pour changer de ligne, ou au contraire pour la réaffirmer? Les syndicats s’inquiètent de vos intentions sur les retraites…
Dire qu’on va réexaminer un sujet, ce n’est pas se renier. C’est montrer notre capacité d’adaptation aux nouvelles circonstances, qui sont douloureuses. Par exemple, la crise a aggravé fortement le déficit de nos régimes de retraite. Je souhaite reprendre le dialogue avec les partenaires sociaux, c’est indispensable. Arriverons-nous à régler ces dossiers à court terme? C’est mon souhait. A minima, nous devrons nous fixer un nouvel agenda social. Je tends la main aux organisations syndicales et patronales pour que nous avancions ensemble. J’espère qu’ils la saisiront. Dans le dialogue social, il y a le respect des uns et des autres qui doit aboutir au compromis – qui n’est pas la compromission. Pour y parvenir, il faut que chacun fasse un pas vers l’autre.

 

Votre prédécesseur affirmait que sans retarder l’âge de départ à la retraite, le système n’était plus viable. Avec les conséquences de la crise que vous évoquez, cette mesure d’âge n’est-elle pas encore plus nécessaire?
Laissez-moi ouvrir la concertation. Le dialogue est indispensable – même si ensuite les gouvernements prennent les responsabilités que les circonstances exigent. Ce qui doit nous animer tous, c’est la volonté farouche de sauvegarder nos régimes de protection sociale, auxquels les Français sont légitimement attachés. Les partenaires sociaux le comprendront, j’en suis sûr.

Comptez-vous organiser une conférence sociale à la rentrée, comme le suggère le secrétaire général de la CFDT, Laurent Berger?
Vous donner ma réponse avant d’en avoir parlé avec les intéressés, ce serait déjà leur manquer de respect. Je ne fonctionne pas comme ça.

Emmanuel Macron a appelé à une « réconciliation  » avec les organisations syndicales. Est-ce votre feuille de route?
C’est mon tempérament. Mon passé en témoigne, je suis porté au dialogue. J’espère que tout le monde se mettra autour de la table. J’ajoute que cette « réconciliation  » doit aussi concerner les territoires et tout ce qu’on appelle les « corps intermédiaires  ». Faisons évoluer nos méthodes descendantes – celles de l’Administration comme celles des politiques – pour aller vers d’autres façons de décider et d’agir. Je ne parle pas de changer de priorités, mais d’avancer différemment. En France, nous adorons le débat d’idées, mais nous sommes moins forts pour les solutions pratiques. C’est pour ça qu’on finit par penser que les politiques ne servent à rien, qu’ils ne disent pas la vérité, qu’ils sont éloignés des réalités – et ce n’est pas toujours faux. En vous parlant aujourd’hui, je mesure que j’ai peu de chances d’être cru spontanément. Vous me jugerez sur pièces.

Faut-il décentraliser davantage?
L’État peut aussi exister sur les territoires. Durant la crise du Covid, j’ai beaucoup plaidé pour l’efficacité du couple « maire-préfet  ». C’est l’union du terrain et de l’État. Certes, l’État ne peut pas tout faire. Mais il peut faire mieux en faisant autrement.

Y aura-t il un tournant écologique avec votre gouvernement?
Agir pour l’environnement n’est pas une option, c’est une obligation. Des objectifs ambitieux, la France en a déjà. S’il y a un tournant, je le voudrais dans l’exécution et la réalisation. Les Français savent l’urgence du sujet, mais ils ont le sentiment que nous sommes à la traîne. Ne serait-ce pas encore une question de méthode? Aujourd’hui, tout le monde s’est approprié le sujet, et c’est même à qui prétend en faire le plus. Or, plus vous donnez à l’écologie un caractère idéologique, plus elle est clivante. Le précédent gouvernement avait initié une méthode qui me paraît bonne, mais qu’il faut accélérer à partir des territoires et des expériences qui marchent. Nous allons lister avec les acteurs locaux tout ce que l’on peut faire immédiatement : lutte contre les fuites dans les réseaux d’eau, contre l’artificialisation des terres, pour l’isolement thermique, les toitures photovoltaïques, le nettoyage des rivières, les pistes cyclables, la lutte contre le gaspillage, les circuits courts, le bien-être animal… Il faut croiser le fond, c’est à-dire l’ambition écologique du président de la République, une ambition forte et non décliniste, et la méthode qui permettra d’impliquer le plus possible les citoyens dans l’action publique.

Y a-t il un style Castex?
Je ne suis pas le mieux placé pour en juger. Disons que c’est un mélange de volontarisme et d’expérience, avec le souci de rassembler. Mais attention, je ne crois pas au consensus mou. Le temps est à l’action.

On vous dit passionné par la musique et le rugby. Qu’est-ce que ces passions disent de vous?
J’ai la chance de présider le festival de musique classique Pablo Casals à Prades, ma ville. Casals était un musicien qui s’est réfugié ici pour fuir le franquisme – il y a toujours un rapport entre la culture et la politique. Quant au rugby, ne pas l’aimer quand on est un homme du Gers serait une anomalie! C’est un sport de combat et de convivialité. Sur le terrain, on ne peut pas « s’échapper  ». Et si le collectif ne fonctionne pas, l’équipe perd.

Le livre préféré de votre prédécesseur était Cyrano de Bergerac. Et le vôtre?
Qu’Édouard Philippe aime Cyrano va droit au cœur du Gascon que je suis. J’adore cette œuvre moi aussi, même si je suis davantage porté sur les ouvrages historiques, les grandes biographies. En littérature, je suis un grand lecteur de Patrick Modiano. Et maintenant que je suis Premier ministre, je ne peux pas ne pas citer Albert Camus, dont la pensée se distinguait de l’ensemble de l’intelligentsia de son époque. Il écrivait : « La lutte elle-même vers les sommets suffit à remplir un cœur d’homme.  » C’est une invitation à la détermination et à l’humilité.

 

Sanofi : un vaccin au premier semestre 2021 ?

  Sanofi : un vaccin au premier semestre 2021 ?

Tandis que certains  industriels américains, britanniques mais aussi chinois annoncent chaque semaine la sortie imminente d’un vaccin chez Sanofi il semble qu’on soit beaucoup plus prudent sur les perspectives d’un calendrier réaliste. L’objectif est en effet de parvenir à la sortie d’un vaccin pour le premier semestre 2021. En soi déjà une performance en regard des méthodologies habituelles. « Nous sommes un peu plus lents mais nous sommes plus susceptibles de réussir », a confirmé Paul Hudson, le directeur général de Sanofi.

« Notre probabilité d’obtenir une efficacité du vaccin de plus de 70% est probablement supérieure à celle de qui que ce soit d’autre » a assuré Paul Hudson lors d’un point presse en amont d’une journée pour les investisseurs du groupe ce mardi 23 juin.

Sanofi n’est pas le seul à prétendre à trouver rapidement un vaccin. D’autres laboratoires ont déjà débuté les essais cliniques, dont la biotech américaine Moderna, qui compte entrer dans la phase III en juillet. De même, le géant britannique AstraZeneca et l’université d’Oxford ont indiqué de leur côté attendre des résultats cet automne sur l’efficacité du vaccin qu’ils développent conjointement.

Face à cela, Sanofi reste tout de même confiant puisque le laboratoire considère être « le seul vaccin dans la course qui offre une plateforme prouvée, qui fonctionne à grande échelle ».

Plus précisément, Sanofi travaille au développement de deux vaccins contre le Covid-19. Le premier est développé avec GSK, le géant britannique de l’industrie pharmaceutique. Il utilise la technologie dite de l’ADN recombinant, utilisée pour un vaccin antigrippal. C’est ce vaccin, dont la capacité de production pourrait atteindre un milliard de doses par an, qui devrait être disponible au premier semestre de 2021.

Le second vaccin est élaboré avec l’Américain Translate Bio, une biotech cotée au Nasdaq qui développe des médicaments à base d’ARN messager. Sanofi a d’ailleurs annoncé ce mardi renforcer sa collaboration avec Translate Bio pour la prévention des maladies infectieuses. L’essai clinique doit débuter d’ici la fin de l’année pour une potentielle approbation au second semestre 2021. Le laboratoire français affirme pouvoir produire entre 90 et 360 millions de doses de ce vaccin chaque année.

Au total, l’OMS comptabilisait en mai plus de 100 projets de vaccins contre le Covid-19 en lice dans le monde. L’OMS classe la centaine de projets en cours dans huit catégories différentes, qui correspondent à des types de vaccins éprouvés ou au contraire expérimentaux.

 

Macron: Premier ministre pour remplacer Philippe!

Macron: Premier ministre pour remplacer Philippe!

Comme d’autres présidents qui l’ont précédé, macron n’est finalement guère satisfait de son Premier ministre au point qu’il envisage lui aussi l’hypothèse de son non remplacement. Ainsi la Ve République irait jusqu’au bout de sa logique depuis qu’elle a choisi le quinquennat avec un président qui assumerait tous les rôles et entourés simplement de quelques collaborateurs à l’Élysée où très proches . Macron en est persuadé, s’il dirigeait lui-même le gouvernement il pourrait s’affranchir de cette administration trop lourde qu’il ne cesse de critiquer et dont pourtant il est le produit et l’acteur  indiscutable. Il a été choisi pour cela. Sans doute pour ses qualités personnelles mais surtout parce que son agenda =lui permet précisément d’acceder aux centres de décision, de communiquer avec la nouvelle noblesse d’État constitué pour l’essentiel d’énarques et de leurs courtisans( de sciences Po et autres). Ainsi pour des questions économiques, financières, sociales, techniques etc. l’intéressé choisi  est à peu près certain de trouver des similitudes de pensées et même des reflexes  que ceux de classe chez le collègue sollicité une affaire particulière. Et les entreprises de leur côté recrutent énarques et autres petits marquis pour les mêmes raisons : leur facilité d’accès aux décideurs. La boucle est bouclée. La seule faiblesse dans le système c’est qu’en France tout le monde pense à peu près la même chose puisque nourri au même lait  l’orthodoxie à la fois libérale tout autant que centralisatrice et bureaucratique. Avec le premier ministre actuel de la problématique se complique car le chef de gouvernement ne joue pas le rôle de fusible qui devrait être le sien. Bien au contraire il aurait plutôt tendance à être nettement plus populaire que le chef de l’État lui-même. Bref une sorte d’inversion des rôles et sans doute pensons du côté de l’Élysée aussi des valeurs que Macron pense être le porteur d’un projet alors qu’il n’est que le vecteur d’intérêt qui l’ont porté au pouvoir. Macron va sans doute hésiter à changer de Premier ministre, la première raison c’est que ce premier ministre est relativement populaire comparé au chef de l’État. La seconde c’est que cette modification d’ordre institutionnel bouleverserait les équilibres constitutionnels et le président se verrait par exemple contraint de répondre lui-même directement et systématiquement devant le Sénat et l’Assemblée nationale. Il pourrait choisir une autre solution, une solution qui pourrait plaire : choisir par exemple une femme. Une femme plutôt jeune. Mais une femme sans beaucoup de personnalités ou de charisme qu’il  pourrait facilement écraser de son autorité et de sa royale puissance. Bref le changement mais en pire. Avec Macron tout est possible tellement l’individu en plus est persuadé d’être porteur d’un projet politique historique dont évidemment l’efficacité reste à démontrer puisque jusque-là il n’a pas réussi grand chose

 

 

500 000 emplois détruits au premier trimestre

500 000 emplois détruits au premier trimestre

Pour l’ensemble de l’année, le ministre de l’économie avait pronostiqué seulement 900 000 chômeurs supplémentaires pour l’année en cours. sur la seule période couvrant les trois premiers mois de l’année l’économie française a détruit 502.400 emplois nets, presque exclusivement dans le secteur privé avec 497.400 destructions nettes d’emploi (-2,5%), la perte dans le secteur public étant limitée à 4.900 emplois (-0,1%). La grande différence entre les deux c’est que pour les emplois du secteur public, c’est le contribuable qui paye;  pour les emplois du secteur privé, ce sont les résultats des entreprises quand il y en a. Et avec les mesures administratives nombreux de chiffres d’affaires sont tombés près de zéro (avec des charges en plus) ; on doit avoir perdu environ près  50 % de production en deux mois

Cette chute, au cours d’une période marquée par le début du confinement le 17 mars, a principalement été alimentée par le plongeon de l’intérim (318.100 emplois détruits, soit un effondrement de 40,4%). Ce sont en effet le plus souvent les emplois précaires qui sont la variable d’ajustement la plus utilisée pour adapter les moyens aux volumes de production

Avec cette baisse, la plus importante depuis le début de cette série statistique en 1990, l’emploi intérimaire retrouve un niveau comparable à celui de 2009, au coeur de la crise financière, au cours de laquelle le recul de l’emploi intérimaire ne s’était établi qu’à environ 13%.

Hors intérim, la baisse de l’emploi salarié s’établit à 0,7%, avec 184.300 emplois détruits. L’économie française s’est ainsi retrouvée en début d’année en situation de destructions nettes d’emploi pour la première fois depuis le début de l’année 2015 et l’emploi salarié est revenu à son plus bas niveau depuis la quatrième trimestre 2017.

Si le marché du travail en France a été frappé de plein fouet par la paralysie de l’activité économique liée au confinement décrété pour ralentir la progression de l’épidémie de COVID-19, le dispositif de financement de l’activité partielle mis en place par l’Etat a permis d’éviter une vague de licenciements, en dépit d’un arrêt des embauches et de non-renouvellements en masse de contrats courts et de mission d’intérim. Pour le ministre de l’Economie et des Finances Bruno Le Maire, qui s’exprimait sur LCI, la France “va retrouver la croissance” et “peut arriver à faire baisser” le chômage “si on se retrousse les manches, si nous nous remettons tous au travail, si nous accélérons la reprise économique”.

“Mon objectif est que l’activité économique retourne à la normale dès cet été”, a-t-il précisé.

A alors qu’avant le début de la crise sanitaire, l’objectif gouvernemental de le ramener à 7% à la fin du quinquennat était encore “tout à fait à portée de main”, selon Bruno Le Maire. On comprend cependant assez mal le raisonnement du ministre de l’économie qui d’un côté espère une reprise relativement dynamique et qui dans le même temps à pronostiquer 900 000 chômeurs supplémentaires. Ou alors il faudrait un effort de productivité sans doute jamais enregistré es=t d’ailleurs incompatible avec le souhait de près de 85 % des Français de partir en vacances au cours de l’été.

La faiblesse de ce discours réside surtout dans le fait il s’agit surtout d’une sorte d’incitation et non d’une démarche volontariste qui devrait dès maintenant définir, et cela avant l’été, les conditions d’un plan de relance pour toute l’économie et pas seulement pour les grandes entreprises en difficulté qui méritent un soutien mais les autres aussi. Il ne faut jamais oublier qu’en France la masse des emplois est en effet fourni par toutes ces PME autonomes ou en sous-traitance qui font et défont l’évolution de la courbe des emplois.

Maladie de Kawasaki : un premier décès lié au Coronavirus ?

 

 

Cette maladie touche essentiellement les jeunes enfants. Elle pourrait être liée au Coronavirus. Des symptômes ont été signalés sur environ 150 en France. Malheureusement un premier décès. L’enfant avait été admis le 2 mai à l’hôpital Nord de Marseille où une scarlatine avait été diagnostiquée. De retour chez lui, il a été victime d’un malaise cardiaque grave et placé en réanimation à l’hôpital marseillais de la Timone où il est décédé.

Dans son point quotidien sur l’épidémie de COVID-19, la direction générale de la Santé a fait état vendredi de 144 signalements d’enfants touchés en France par des “maladies systémiques atypiques pédiatriques” depuis le 1er mars.

Des cas de “pseudo-maladie de Kawasaki”, qui altère notamment le fonctionnement cardiaque chez l’enfant, ont aussi été observés en France et dans d’autres pays chez des enfants entre 5 et 20 ans, dit la DGS.

Selon le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC), basé en Suède, quelque 230 enfants ont été affectés par ce syndrome inflammatoire peu connu dans toute l’Europe. Un autre décès a été signalé au Royaume-Uni.

“L’enfant présentait des signes pouvant ressembler à une maladie de Kawasaki. Sa sérologie pratiquée au sein du service de réanimation pédiatrique indiquait qu’il avait été en contact avec le coronavirus sans en développer les symptômes dans les semaines précédentes”, a déclaré le professeur Fabrice Michel, chef du service d’anesthésie réanimation pédiatrique de l’AP-HM, au sujet de l’enfant décédé à Marseille.

“La pathologie de cet enfant a entraîné une atteinte cardiaque provoquant des lésions cérébrales, cause de sa mort”, a-t-il ajouté.

“Le tableau clinique de l’enfant s’apparente au tableau clinique des 125 cas répertoriés par Santé Publique France en collaboration avec plusieurs sociétés savantes pédiatriques et ceci dans la France entière”, a dit le professeur Michel évoquant “une pathologie encore méconnue”.

Baisse du taux de chômage au premier trimestre !!!

Baisse du taux de chômage au premier trimestre !!!

 

On se demande vraiment quel intérêt  on peut accorder aux chiffres du chômage calculé par l’INSEE en matière de chômage car les statistiques avancées n’ont aucune signification. Le Taux de chômage en France aurait diminué de 0,3 point au premier trimestre à 7,8%, une «baisse en trompe-l’œil» due au confinement de la deuxième quinzaine de mars, a concédé  jeudi l’Insee «sans que cela ne traduise une amélioration du marché du travail». Heureusement l’INSEE tempère ses propres chiffres mais l’institution statistique aurait pu se dispenser de toute évaluation quand on sait que la moitié des salariés du privé ont connu  le chômage partiel

«Cette baisse du taux de chômage résulte d’un fort recul du nombre de personnes sans emploi se déclarant disponibles ou en recherche active d’emploi pendant la période de confinement. La période de confinement a en effet fortement affecté les comportements de recherche active d’emploi (pour les personnes sans emploi dont le secteur d’activité privilégié est à l’arrêt par exemple), ainsi que la disponibilité des personnes (contrainte de garde d’enfant par exemple)», souligne l’Insee dans son communiqué.

 

«Sur la base des observations sur les 11 premières semaines du trimestre, on estime à -0,4 point l’effet du confinement sur le taux de chômage moyen du premier trimestre. Autrement dit, le taux de chômage qui aurait été observé au premier trimestre en l’absence de confinement aurait été quasi stable à 8,2%», précise l’institut qui ne se fonde pourtant sur aucun élément pertinent.

Voitures électriques : un bon relatif en Europe au premier trimestre

Voitures électriques : un bon relatif en Europe au premier trimestre

On sait que les vêtus classiques ont vu leurs ventes s’écrouler de près de 50 %.. Dans le même temps, on  se félicite au plan européen que  le nombre de véhicules électriques ait doublés. En pourcentage,  la vente de véhicules électriques a effectivement progressé mais en valeur absolue cela reste encore assez accessoire..

De janvier à mars 2020, la croissance des voitures électrifiées s’est confirmée de façon significative un peu partout en Europe. Au global, ces modèles enregistrent une croissance de 81,7 % sur la période, à 228 210 immatriculations. La progression atteint même 101 % si l’on isole les seuls pays membres de l’Union européenne. Dans le détail, les voitures 100% électriques affichent une hausse de 58,2 % (130 297 unités) et celles animées de la technologie plug-in hybride (PHEV) grimpent de 126 % (97 913). La part des voitures électrifiées grimpe à 6,8 % du marché automobile européen fin mars 2020 (contre 3,5 % fin 2019).

En Allemagne, premier marché automobile européen, les concessions ont rouvert fin avril mais la demande accuse une très forte baisse et les stocks affichent un niveau élevé inhabituel pour la période, généralement la plus forte période de ventes de l’année, selon la fédération allemande des concessionnaires ZDK.

La demande a ainsi baissé d’au moins 50% par rapport à la même période de 2019, selon plus de la moitié de 1.357 concessionnaires interrogés par la ZDK.

Les experts du secteur estiment qu’en raison de la crise économique provoquée par la pandémie de coronavirus, il sera plus difficile de convaincre les consommateurs de changer de véhicule pour passer à l’électrique, d’autant plus que les stocks de voitures diesel ou à essence sont très importants.

“Il y a entre 750.000 et un million de véhicules invendus dans les concessions allemandes, dont la vaste majorité sont des voitures conventionnelles”, explique le porte-parole de la ZDK Ulrich Köster.

Au total, 130.297 voitures électriques se sont écoulées dans l’UE, au Royaume-Uni et dans l’AELE au cours du premier trimestre, selon les données de l’ACEA.

L’Allemagne a enregistré le plus grand nombre de ventes (26.030, soit une hausse de 63,3% par rapport au premier trimestre 2019), juste devant la France (25.960, +145,6%), et assez loin devant la Norvège (16.347, -12,4%).

Les ventes de véhicules hybrides ont quant à elles enregistré un bond de 126,5% pour un total de 97.913 véhicules dans l’UE, le Royaume-Uni et l’AELE, l’Allemagne restant encore à la pointe avec 26.419 immatriculations.

Croissance : une brutale baisse de près de 6 % au premier trimestre

Croissance : une brutale  baisse de près de 6 % au premier trimestre

La baisse de croissance était évidemment attendue au premier trimestre mais elle est d’une ampleur inattendue dans la mesure où elle n’intègre que 15 jours de confinement pour le premier trimestre. Sur la tendance , la croissance annuelle pourrait accuser une baisse d’au moins 10 % avec des mesures déconfinement qui vont s’étaler jusqu’à la fin de l’année. L’économie française a connu au premier trimestre un trou d’air d’une ampleur inédite depuis l’après-guerre, affichant une contraction de 5,8% sous l’effet de la quasi-paralysie de l’activité et du plongeon de la consommation découlant de l’instauration du confinement le 17 mars.

A titre de comparaison, ce net recul, principalement lié à l’arrêt des activités “non essentielles” dans le cadre de la lutte contre l’épidémie de nouveau coronavirus, est plus important que celui enregistré au moment de la crise financière (–1,6% au T1 2009) ou au moment de Mai-68 (–5,3% au T2 1968).

L’Insee précise cependant que cette première estimation, en dépit de l’adaptation de sa méthodologie du fait d’un contexte inédit “reste fragile et est davantage susceptible d’être révisée” dans ses prochains publications.

Cette contraction s’avère plus marquée que les attentes des économistes interrogés par Reuters, qui tablaient en moyenne sur une baisse de 3,5% du PIB par rapport au trimestre précédent, mais comparable à la prévision d’un recul d’environ 6% du PIB livrée par la Banque de France au début du mois.

Avec ce repli brutal, le PIB de la France est revenu à son niveau du quatrième trimestre 2015, souligne sur Twitter Philippe Waechter, chef économiste chez Ostrum Asset Management.

“Le retour vers le niveau de PIB de 2019 prendra plusieurs années”, prévient-il.

Alors que l’activité du premier trimestre n’a été pénalisée que pendant deux semaines par le confinement, la contraction du PIB s’annonce encore plus marquée pour le trimestre en cours, et les économistes d’Euler Hermes tablent sur une chute de 16% du PIB pour la période avril-juin.

“Nous prévoyons seulement une reprise très progressive de l’activité pendant le déconfinement, qui devrait s’étaler sur trois ou quatre mois”, précisent-ils dans une note en tablant sur une contraction de 8,9% du PIB pour l’ensemble de l’année.

Une prévision comparable à celle des économistes d’ING (à environ -9%), qui préviennent cependant dans une note que ce scénario repose sur l’hypothèse d’un redressement rapide au troisième trimestre et soulignent qu’une part “non négligeable de (l’) impact exceptionnel (de cette crise) devrait persister au-delà de la reprise attendue au second semestre”.

Dans ses dernières prévisions, publiées mi-avril, le gouvernement anticipe une contraction de 8% du PIB cette année.

La confiance des différents acteurs économiques sera cruciale pour la suite, puisque le lent retour à la normale sera notamment conditionné par une reprise de l’investissement et de la consommation des ménages. Mais les craintes sur le chômage pourraient favoriser l’attentisme et les inciter à épargner plutôt qu’à consommer, notent les économistes d’Euler Hermes.

De fait, la fermeture de nombreux commerces avec l’instauration du confinement mi-mars a fait caler la consommation des ménages, traditionnel moteur de la croissance française, qui affiche un recul de 6,1% sur l’ensemble du premier trimestre. La baisse s’est manifestée tant pour les biens (–7,3%) que pour les services (–5,2%).

Sur le seul mois de mars, les dépenses de consommation des ménages en biens ont quant à elles chuté de 17,9%, selon une note distincte de l’Insee également publiée jeudi.

“Il s’agit de la plus forte baisse jamais enregistrée sur un mois depuis le début de la série en 1980”, souligne l’Insee en précisant que seule la consommation alimentaire a nettement augmenté (+7,8% après –0,1% en février).

Au cours du premier trimestre, l’activité économique a également été tirée à la baisse par un plongeon de l’investissement global (-11,8%), qu’il s’agisse des entreprises confrontées à des problèmes de trésorerie du fait de la crise (-11,4%) ou des ménages (-13,6%), dont l’investissement recouvre pour l’essentiel les achats de logements neufs.

Avec l’arrêt des chantiers à partir de mi-mars, l’investissement dans la construction a chuté de 13,8%.

Ce secteur a aussi été le plus affecté par la chute de la production (-12,6%), se distinguant dans une production totale de biens et services pourtant déjà en forte baisse (-5,5%).

Au total, avec une contribution négative à l’évolution du PIB de -6,6 points, le coup d’arrêt de la demande intérieure finale est le principal responsable du plongeon du PIB.

La contribution de la variation des stocks des entreprises a été positive à hauteur de +0,9 point, faute de débouchés, tandis que la contribution négative du commerce extérieur est restée limitée, à -0,2 point après +0,1 point.

Sur les trois premiers mois de l’année, les exportations ont connu un recul marqué (-6,5%), tout comme les importations (-5,9%).

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