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Le retour de la réforme constitutionnelle : ou Benalla saison 2 ?

Le retour de la réforme constitutionnelle : ou  Benalla saison 2 ?

 

 

Ce qui aux yeux de Macron peut légitimer la priorité donnée à la réforme constitutionnelle. Certes avant l’affaire Benalla, on  pouvait comprendre que cette  question trouve sa place dans l’agenda présidentiel mais d’une part l’affaire Benalla  est passée par là, d’autre part la conjoncture économique et politique a changé. Première observation la résurgence de la réforme constitutionnelle pourrait bien se transformer en affaire Benalla saison 2. En effet l’une des priorités de cette réforme et de renforcer encore le rôle du président alors que visiblement ce président dispose déjà de moyens exorbitants qui étouffent le gouvernement et le parlement. Pour preuve cette affaire Benalla qui n’a pu être possible que grâce pouvoir absolu du président de nommer n’importe qui à n’importe quelle place. Dernier exemple, la nomination dans le corps diplomatique de l’écrivain Besson qui a transformé macro en héros dan son dernier ouvrage. Le retour de cette réforme constitutionnelle est d’autant plus surprenant qu’elle a peu de chances à aboutir dans sa totalité puisqu’il faudrait l’accord des trois cinquièmes du Parlement. Le président de la République l’annoncera jeudi devant le Conseil. Ce qui politiquement est aujourd’hui impossible. On pourra toujours faire une réformette mais sûrement pas cadenasser encore davantage le parlement au profit des prérogatives du président. Macron a prévu de faire la pédagogie de sa réforme pour la relancer. Le président de la République veut dresser un parallèle entre 1958 et 2018. «Il part du constat que la France d’aujourd’hui souffre des mêmes maux que la France de 1958 avec une crise de légitimité et d’efficacité», explique-t-on dans l’entourage du chef de l’État.  En faite ce ne sont pas les institutions qui sont en cause mais ceux qui les servent. De ce point de vue, le costume de président parait un peu grand pour macro,  qui ne parvient pas à trouver le juste équilibre entre une posture monarchique et un débat direct avec les Français ; un Macron  arrogant dans certains cas, sulfureux dans d’autres. Il y a sans doute des améliorations à opérer dans le fonctionnement de nos institutions mais ce n’est plus vraiment la priorité. La donne a changé, Macron s’est beaucoup fragilisé lui-même. En outre et surtout, la conjoncture économique est marquée par un net  tassement de la croissance qui va faire repartir le chômage.  La responsabilité en incombe en partie à Macron qui a bloqué le pouvoir d’achat et tué la consommation des ménages qui représentent 60 % du PIB. La priorité aujourd’hui ce n’est pas  les institutions mais la relance de l’activité notamment pour faire diminuer le chômage.

Jeff Bezos, un fonds de charité de 2 milliards pour masquer l’exploitation et le pillage

Jeff Bezos un fonds de charité de 2 milliards pour masquer l’exploitation et le pillage

C’est la grande mode pour les plus grandes fortunes mondiales créer un fonds de charité pour tenter de faire excuser l’exploitation des ressources et des hommes et faire oublier leurs détournements fiscaux. Jeff Bezos, le patron d’Amazon, qui augmente sa fortune de plus de 250 millions par jour depuis le début de l’année a décidé lui aussi de faire dans la philanthropie publicitaire en créant un fonds de charité de 2 milliards. Une goutte d’eau évidemment pour celui qui possède déjà une fortune de 170 milliards. Le  sénateur Sanders a réagi avec virulence dénoncée cette hypocrisie en dénonçant les conditions de travail et le montant des salaires qui sont pratiqués chez Amazon. «Jeff Bezos est la personne la plus riche de la planète. M. Bezos continue à verser à des milliers d’employés Amazon des salaires qui sont si bas qu’ils doivent recevoir des aides alimentaire, médicale ou au logement pour survivre», a-t-il récemment déclaré. Cette mode de la philanthropie exhibitionniste qui touche les États-Unis mais aussi de nombreux autre pays y comprit la France ne doit pas faire oublier que souvent ces fortunes sont réalisées à partir de l’exploitation de salariés qui touchent quelques euros par jour en Asie par exemple aussi sur le pillage de ressources, des producteurs réels et un détournement fiscal massif.

Inflation : hausse à 2,3% sur un an

Inflation : hausse  à 2,3% sur un an

Les prix à la consommation ont augmenté de 2,3% en août sur un an, comme en juillet, l’accélération de l’inflation alimentaire compensant un ralentissement dans l’énergie, selon des chiffres définitifs publiés jeudi par l’Insee.

« Cette stabilité de l’inflation résulte d’un ralentissement sur un an des prix de l’énergie, compensé par une accélération des prix de l’alimentation », détaille l »institut public de statistique dans son communiqué.

Il reste Seulement 2 ans pour éviter la catastrophe climatique (ONU)

Il reste Seulement  2 ans pour éviter la catastrophe   climatique (ONU)

 

Le secrétaire général de l’ONU lance un cri d’alerte en direction de la société à propos du climat : « Si nous ne changeons pas d’orientation d’ici 2020, nous risquons (…) des conséquences désastreuses pour les humains et les systèmes naturels qui nous soutiennent», Il invite cette société a demandé des comptes aux dirigeants de la planète qui se contentent surtout de déclaration mais qui dans la pratique perpétue les pratiques qui détruisent environnement et le climat. « Il est impératif que la société civile – jeunes, groupes de femmes, secteur privé, communautés religieuses, scientifiques et mouvements écologiques dans le monde – demande des comptes aux dirigeants », a insisté le secrétaire général des Nations unies. En dressant un tableau noir des menaces pesant sur la chaîne alimentaire et l’accès à l’eau, M. Guterres a martelé que le monde faisait « face à une menace existentielle directe » et au « plus grand défi » de l’époque. « Le changement climatique va plus vite que nous » et « nous devons rompre avec la paralysie ». « Nous avons les outils pour rendre nos actions efficaces mais nous manquons – même après l’accord de Paris – de leadership et d’ambition pour faire ce que nous devons faire », a-t-il déploré. Ainsi, « nous devons arrêter la déforestation, restaurer les forêts détériorées et changer notre manière de cultiver ». Il faut aussi revoir « la manière de chauffer, de refroidir et d’éclairer nos bâtiments pour gaspiller moins d’énergie ». Antonio Guterres a rappelé qu’il organisera à l’ONU un sommet mondial sur le climat en septembre 2019, soit un an avant l’échéance imposée aux signataires de l’accord de Paris de 2015 pour s’acquitter de leurs engagements.

 

 

 

Zone euro: inflation à 2,1%

Zone euro: inflation confirmée à 2,1%

L’inflation sur un an dans la zone euro a bien été de 2,1% en juillet, soit au-dessus de l’objectif de la Banque centrale européenne (BCE), selon les chiffres définitifs en la matière publiés .

En raison des coûts de l’énergie, la hausse des prix à la consommation s’est accélérée par rapport en juin, quand l’inflation était ressortie à 2,0%. Cette évolution devrait être bien accueillie par la BCE, qui compte mettre un terme d’ici la fin de l’année à son programme de rachats de 2.600 milliards d’euros d’actifs. Hors énergie et produits alimentaires frais, l’inflation ressort à 1,3%. Pays par pays, la hausse des prix a été la plus marquée en Estonie, en Lettonie et en Belgique et la moins prononcée en Grèce et en Irlande. Sur un mois, l’inflation a été confirmée à 0,3%. La BCE se fixe pour objectif une inflation juste en-deçà de 2%.

Les grands médias en vacances pour 2 mois au moins

Les grands médias en vacances pour 2 mois au moins

 

C’est une tradition en France la vie économique, sociale et sociétale est un demi-sommeil en juillet et août Les grands médias n’échappent pas à cette tradition. Dès fin juin la grille d’information est notoirement allégée et cela jusqu’en début septembre. Ceci vaut pour la presse écrite, la télévision, la radio et même les grands sites sur Internet. L’information se réduit comme peau de chagrin et se résume le plus souvent encore davantage que d’habitude à une synthèse  des dépêches d’agence sans autre analyse ou commentaires. Quelques exceptions toutefois mais bien rares. C’est souvent aussi l’occasion pour les gouvernements pour faire passer en douce certaines orientations peu populaires concernant notamment la fiscalité ou les réductions budgétaires. Exemple cette année le débat assez sournois sur les conditions de financement de la suppression de la taxe d’habitation. On laisse en effet entendre que le manque à gagner fiscal des communes serait financé par une taxe par l’impôt foncier augmentée des départements. Ces derniers recevant en compensation une part d’impôt national non chiffré essentiellement financé par l’impôt l’emprunt. Il faut faire  avaler aux collectivités locales la perte d’une partie de leurs ressources, en même temps déroger aux principes sacrés de l’équilibre budgétaire. Dans le même ordre d’idées se diffuse l’idée gouvernementale de réduire une partie de la protection sociale et de la privatiser via les mutuelles et autres sociétés d’assurances. Pourtant les éléments d’information ne manquent pas car la donne économique va certainement évoluer de manière moins favorable du fait du tassement déjà constaté de la croissance internationale, des les incertitudes quant au début de guerre commerciale conduite par les États-Unis ou encore par les menaces conflictuelles qui risquent de découler des relations entre l’Iran et les États-Unis. De ce point de vue,  l’été pourrait constituer un tournant dans l’évolution géo politique et même remettre en cause les politiques budgétaires restrictives. Les événements sportifs comme la coupe du monde de football écrasent ces infos. Cette mise entre parenthèses des grands médias constitue une certaine particularité française comme les grandes vacances d’été d’ailleurs lesquelles sont plus  fractionnées dans la plupart des autres pays.

FN : une retenue de 2 millions bien maladroite

FN : une retenue de 2 millions bien maladroite

 

On peut évidemment être en désaccord complet avec les orientations populistes et réactionnaires du FN (RN) et aussi ne pas être en accord avec cette retenue de 2millions qui devaient aller au parti (financement en fonction du nombre de voix obtenues). Première observation, le préjudice a été subi par l’Europe car les fonds qui auraient été utilisés frauduleusement proviennent de l’union économique. Le préjudice serait estimé entre 7 et 9 millions. Ce serait à l’Europe de récupérer ses fonds par exemple en gelant le financement des députés européens du rassemblement national. Deuxième observation,  il ne semble pas très opportun que des juges d’instruction français prennent des mesures hors le cas d’un tribunal. Troisième observation enfin cette opération n’est pas politiquement très judicieuse. Elle permet de victimiser une nouvelle fois le parti. La question est de savoir il s’agit d’une décision de justice orientée par le pouvoir politique en place ou une décision des seuls juges d’instruction. Déjà très anti européen le rassemblement national aura beau jeu de dénoncer une Europe bureaucratique et anti démocratique. Il y a évidemment d’autres manières de combattre le rassemblement national notamment en soulignant le quasi vide absolu de ces propositions politiques actuellement sur la plupart des sujets comme si la présidente de ce mouvement était en vacances depuis son échec cuisant lors des élections présidentielles.

Japon: le taux de chômage à 2,5%

Japon: le taux de chômage à 2,5%

 

Une situation du chômage qui tient surtout à la démographie davantage qu’à la croissance encore molle même si elle se reprend un peu. Le taux de chômage au Japon est resté inchangé en avril à 2,5% de la population active, se maintenant comme les mois précédents autour de ses niveaux les plus bas en 25 ans, selon des statistiques publiées mardi par le ministère des Affaires intérieures.

Dans le même temps, sur le papier du moins, les conditions d’emploi sont restées plus que favorables, avec 159 offres pour 100 demandes (comme en mars), divers secteurs (petits commerces, bâtiment, prise en charge des petits enfants et personnes âgées) souffrant d’un manque criant de main-d’œuvre.

Croissance Zone euro: 2,3% confirmée par l’UE

Croissance Zone euro: 2,3% confirmée par l’UE

LUE prévoit toujours 2.3% pour l’ensemble. Pour L’Allemagne 2,3% cette année puis 2,1% l’an prochain. Pour la France, 2,0% en 2018 puis 1,8% en 2019. “L’Europe continue de profiter d’une croissance robuste, qui a permis de faire tomber le chômage à son point le plus bas depuis dix ans”, souligne le commissaire aux Affaires économiques et financières Pierre Moscovici dans un communiqué. Toujours pour la Commission, “bien que les indicateurs de court terme laissent entrevoir pour le début de 2018 un léger essoufflement de l’activité, celui-ci devrait être en partie temporaire.” Dans ce contexte, elle se félicite qu’aucun pays de la zone euro ne devrait enregistrer cette année un déficit public supérieur à 3,0% du PIB, et ce pour la première fois de l’histoire de l’Union économique et monétaire, la moyenne attendue pour l’ensemble de la zone se situant à 0,7%. S’agissant de la France, qui est parvenue à rentrer dans les clous du pacte de stabilité l’an passé pour la première fois depuis 2007, elle le voit tomber à 2,3% du PIB en 2018.“Nous nous rapprochons de la sortie pour la France de la procédure pour déficit excessif. c’est une bonne nouvelle pour les comptes publics et (…) pour les Français parce que ça veut dire que nous assainissons les comptes publics de notre pays”, a déclaré le ministre français de l’Economie et des Finances Bruno Le Maire. “Mais il ne faut faire preuve d’aucun triomphalisme et nous devons continuer dans la voie de la réduction de la dépense publique et surtout de la dette publique”, a-t-il ajouté en marge d’une intervention devant l’association d’épargnants Afer. Sur le front de l’inflation, la Commission maintient aussi sa prévision d’une remontée très lente qui porterait son rythme à 1,5% en 2018, comme en 2017, puis 1,6% en 2019, toujours en deçà de l’objectif d’une hausse des prix “proche de mais inférieure à 2,0%” de la Banque centrale européenne. Alors qu’elle a été amenée l’an passé à revoir plusieurs fois ses prévisions de croissance à la hausse, elle estime qu’elles sont aujourd’hui “plus exposées à des risques de révision à la baisse.” Au moment où les Etats-Unis ont entamé un bras de fer avec la Chine et envisagent de relever leurs droits de douane sur l’acier et l’aluminium, Pierre Moscovici estime que “le risque le plus grand qui pèse sur ces perspectives optimistes est le protectionnisme, qui ne doit pas devenir la nouvelle normalité ; cela ne ferait que nuire à ceux de nos citoyens qu’il nous faut protéger le plus.”

Croissance solide en Allemagne : 2,6% en 2018

Croissance solide en Allemagne : 2,6% en 2018

 

La  réélection de Merkel comme chancelière donne des raisons supplémentaires d’être optimistes sur la croissance en Allemagne. L’institut économique allemand IFO a maintenu ses prévisions de croissance pour 2018 à 2,6% et 2,1% pour 2019, selon un communiqué publié ce mercredi 21 mars. Ces chiffres correspondent aux prévisions publiées en décembre. Malgré ces projections favorables, plusieurs économistes allemands s’inquiètent des risques qui pèsent à la fois sur la croissance mondiale et sur la croissance allemande. Parmi les menaces pour la conjoncture, on pinte surtout le risque de mesures protectionnistes qui pourrait affecter les exportations allemandes.  D’après ‘institut économique allemand IFO croissance devrait atteindre 2.6 pour 2018 et 2,1% pour 2019, elle doit  être portée par l’investissement privé en hausse entre 2017 (+4%) et 2018 (+6% ). Si les investissements dans la construction devraient sérieusement ralentir, les entreprises pourraient augmenter leurs dépenses dans l’acquisition de machines-outils et équipements (4% en 2017 contre 6,6%) en 2018. Par ailleurs, la dynamique des échanges extérieurs allemands devrait se poursuivre dans l’année à venir permettant de maintenir une activité relativement soutenue. En revanche, les Allemands devraient moins dépenser cette année. « Nous avons révisé à la baisse nos projections pour les dépenses de consommation des ménages  de 2018 de 0,5 point de pourcentage en raison d’une baisse de la consommation plus faible que prévu au cours du second semestre 2017″ explique le directeur des prévisions chez IFO Timo Wollmershaeuser. En ce qui concerne le chômage, les prévisionnistes allemands annoncent encore une baisse du chômage pour 2018 qui passerait de 5,7% à 5,2% de la population active, soit son niveau le plus bas depuis la réunification.

Kering : une évasion fiscale de 2,5 milliards d’euros

Kering : une évasion fiscale de  2,5 milliards d’euros

 

Méthode classique utilisée par Kering : délocaliser la facturation (et les bénéfices) pour échapper à l’impôt en France. En fait le même principe que les GAFA. En plus Kering a le culot d’affirmer que son système d’optimisation fiscale « est connu des autorités. » Le pire c’est que c’est sans doute vrai. Or c’ et un secret pour personne que le grand patronat dont Pinault a soutenu la candidature de Macron  pour les présidentielles.   Kering, a échappé à 2,5 milliards d’euros d’impôts entre 2002 et 2017 via sa plate-forme de logistique et de distribution LGI basée en Suisse, rapporte vendredi Mediapart. “Le groupe a économisé environ 2,0 milliards d’euros d’impôts depuis 2009, dont 1,4 milliard pour Gucci et 180 millions pour Saint Laurent. Si l’on remonte jusqu’en 2002, le chiffre atteint les 2,5 milliards”, rapporte le site faisant état d’une enquête réalisée avec le réseau européen de médias d’investigation (ECI). Kering, dans un courriel transmis à Reuters, fait savoir que “le groupe s’acquitte en Suisse des impôts dus, en conformité avec la loi et le statut fiscal de la société”. “Ce modèle d’exploitation est connu des autorités fiscales françaises et des autres autorités fiscales compétentes”, ajoute-t-il. Kering rappelle qu’il a “mis en place une gouvernance d’entreprise visant à assurer une conformité totale avec les réglementations fiscales dans les pays où il est présent”. Selon Mediapart, le groupe a perpétué, après le rachat de Gucci en 1999, un accord fiscal qui avait été négocié avec le canton du Tessin, où se trouve LGI, limitant à 8% son taux d’imposition sur les sociétés. Or LGI, la plate-forme de distribution et de logistique du groupe, “encaisse aussi les ventes en gros aux magasins (et) l’écrasante majorité des recettes, donc des profits”, écrit Mediapart. Après 1999, Kering a également confié à LGI la logistique et la facturation des ventes de Bottega Veneta, Stella Mc Cartney, Alexander McQueen, Yves Saint Laurent et Balenciaga, poursuit le site d’informations. En janvier, Kering a démenti des informations de Médiapart faisant état d’un montage d’évasion fiscale pour rémunérer le patron de Gucci, Marco Bizzarri. La griffe italienne, principale source de profits de Kering, est sous le coup d’une enquête du parquet de Milan depuis novembre 2017 pour des soupçons d’évasion fiscale.

GAFA : une fiscalité européenne de 2% ?

GAFA : une fiscalité européenne de 2% ?

 

Lemaire annonce uen taxe de 2% à6 du chiffre d’affaires sur les GAFA mais qui sera en fait plus proche des 2%. En cause, les différences d’appréciations des différents pays européens dont certains font du dumping fiscal un atout de compétitivité pour attirer les sièges sociaux. Compte tenu des montages juridiques des GAFA pour favoriser l’optimisation fiscale, il est à peu près impossible de cerner ‘le montant des bénéfices réalisés dans chaque pays. Du coup c’est sur le chiffre d’affaires que porterait la nouvelle fiscalité.  Quel sera le taux de taxation? « La fourchette va de 2% et 6% ; on sera plus près de 2 que de 6″, confie-t-il. À ceux qui jugeraient la mesure trop modeste, Le Maire répond d’avance : « C’est un point de départ. Je préfère un texte applicable très vite plutôt que des négociations interminables. On l’améliorera par la suite. » Le ministre veut croire que les résistances faiblissent en Europe, même en Irlande et au Luxembourg, pour qui l’optimisation fiscale est une manne.

La Banque de France relève sa prévision de croissance pour 2017 : proche des 2%

La Banque de France relève sa prévision de croissance pour 2017 : proche des 2% 

 

La France va connaître la plus forte croissance depuis plusieurs années en approchant même les 2 %. En effet, la Banque de France a revu en hausse ses prévisions de croissance de l’économie française, à 0,6% sur le quatrième trimestre 2017 et à 1,9% sur l‘ensemble de l‘année écoulée, a annoncé mercredi soir le gouverneur de la banque centrale française, François Villeroy de Galhau. “Nous allons revoir à la hausse notre prévision de croissance sur le quatrième trimestre écoulé, le dernier trimestre de 2017, on va passer de 0,5% à 0,6%”, a-t-il déclaré sur LCI, à la veille de la publication de l‘enquête mensuelle de conjoncture de la Banque de France pour décembre. Cette enquête mensuelle auprès des chefs d‘entreprise est “très bonne”, en particulier dans l‘industrie, a-t-il précisé. “Nous attendons sur la croissance 2017 non plus 1,8%, qui est ce que nous visions jusqu’à présent, mais 1,9%”, a ajouté François Villeroy de Galhau, en soulignant que cela correspond à “la plus forte croissance depuis 2011 en France”. Les prévisions de la Banque de France rejoignent ainsi celles de l‘Insee, qui a également revu en hausse de 0,6% sa prévision pour le PIB du dernier trimestre dans sa dernière note de conjoncture en date du 19 décembre. L‘institut national de la statistique anticipe aussi une croissance de 1,9% sur l‘ensemble de l‘année 2017.

30 Millions d’actifs, 10% au chômage pour longtemps avec une croissance à 2%

30 Millions d’actifs, 10% au chômage pour longtemps avec une croissance à 2%

Il est clair qu’avec une croissance qui ne dépasse guère 2 % par an la France n’est pas prête de faire diminuer de manière significative le chômage. Pour résumer , on compte environ 30 millions d’actifs et 10 %,  soit de l’ordre de 3 millions,  sont au chômage total. Comme la création nette est de l’ordre de 200 000 emplois, qu’il y a 600 000 départs à la retraite le solde global ne bouge guère puisque chaque année on compte 800 000 nouveaux entrants sur le marché du travail (il faut aussi compter sur les effets de la productivité). L’analyse de l’INSEE sur l’année 2016 permet de saisir dans le détail les gens je du chômage.  En moyenne, en 2016, 29,2 millions de personnes de 15 à 64 ans en France sont actives, soit 71,4 % de cette tranche d’âge. Parmi elles, 26,2 millions ont un emploi et 3,0 millions sont au chômage au sens du Bureau international du travail (BIT) ; 11,7 millions sont inactives, c’est-à-dire ne travaillent pas et ne recherchent pas activement un emploi ou ne sont pas disponibles pour en occuper un (figure 1). Sur la dernière décennie, la population active âgée de 15 à 64 ans a augmenté, principalement sous l’effet de la hausse du taux d’activité. Entre 2006 et 2016, le nombre d’actifs a augmenté de 1,0 million de personnes et le taux d’activité des 15–64 ans, de 1,9 point en France métropolitaine (sources). Cette hausse est avant tout portée par les seniors : entre 2006 et 2016, en France métropolitaine, le nombre d’actifs âgés de 50 à 64 ans a augmenté de 1,7 million et leur taux d’activité de 8,4 points (dont 7,4 points au titre de l’emploi). La participation croissante des seniors au marché du travail, ininterrompue malgré la crise de 2008, est liée aux réformes des retraites et aux restrictions d’accès aux dispositifs de cessation anticipée d’activité (dispense de recherche d’emploi, préretraite, retraite anticipée). La progression de l’activité des seniors se poursuit en 2016 (+ 0,8 point).

La hausse de l’activité est également due à une participation accrue des femmes au marché du travail : leur taux d’activité a progressé de 3,1 points entre 2006 et 2016 en France métropolitaine. Sur la même période, celui des hommes est resté stable. Les écarts de taux d’activité restent cependant encore marqués entre hommes et femmes : en 2016, en France, 67,6 % des femmes de 15–64 ans sont actives, contre 75,4 % des hommes.

Figure 1 – Statut d’activité

Statut d’activité

Ensemble

Sexe (en %)

Âge (en %)

en milliers

en %

Femmes

Hommes

15-24 ans

25-49 ans

50-64 ans

Actifs

29 207

71,4

67,6

75,4

36,9

87,9

64,9

Ayant un emploi

26 243

64,2

60,9

67,6

27,8

79,7

60,3

Chômeurs

2 964

7,2

6,7

7,8

9,1

8,2

4,6

Inactifs

11 683

28,6

32,4

24,6

63,1

12,1

35,1

Ensemble

40 890

100,0

100,0

100,0

100,0

100,0

100,0

  • Champ : France hors Mayotte, population des ménages, personnes de 15 à 64 ans.
  • Source : Insee, enquête Emploi 2016.

Figure 2 – Statut d’emploi et type de contrat

Statut d’emploi et type de contrat

Ensemble

Sexe (en %)

Âge (en %)

en milliers

en %

Femmes

Hommes

15-24 ans

25-49 ans

50 ans ou plus

Non-salariés

3 140

11,8

8,4

15,0

2,7

10,5

16,9

Salariés

23 442

88,2

91,6

85,0

97,3

89,5

83,1

Contrat à durée indéterminée*

19 987

85,3

85,1

85,4

44,0

87,5

92,8

Contrat à durée déterminée

2 453

10,5

12,3

8,6

32,1

9,5

5,9

Apprentissage

379

1,6

1,1

2,1

16,6

0,3

0,0

Intérim

624

2,7

1,5

3,8

7,2

2,7

1,2

Ensemble

23 442

100,0

100,0

100,0

100,0

100,0

100,0

Ensemble des emplois

26 584

100,0

100,0

100,0

100,0

100,0

100,0

  • *Y compris les fonctionnaires
  • Champ : France hors Mayotte, population des ménages, personnes de 15 à 64 ans.
  • Source : Insee, enquête Emploi 2016.

Plus de trois emplois sur quatre dans le secteur tertiaire

En 2016, la part des professions intermédiaires et des cadres s’établit à 43,6 % des actifs occupés (figure 3) et augmente légèrement (+ 0,7 point sur un an), dans la continuité des années précédentes. A contrario, la part des ouvriers, qui avait fortement baissé durant les dernières années, reste stable en 2016 (20,3 %). Celle des employés (27,4 %) recule légèrement. Au total, en 2016, un actif occupé sur cinq est ouvrier ou employé non qualifié.

Les femmes occupent plus souvent des postes d’employés (43,3 %, contre 12,6 % pour les hommes), alors que les hommes sont plus fréquemment ouvriers (31,6 %, contre 8,3 % pour les femmes). Au total, les femmes sont plus présentes sur des postes d’employés ou d’ouvriers non qualifiés (26,4 % contre 14,9 % pour les hommes). La part de cadres reste plus élevée chez les hommes que chez les femmes (20,4 % contre 14,9 %).

Les jeunes de 15 à 24 ans qui occupent un emploi sont, en lien avec leur niveau de diplôme, essentiellement employés ou ouvriers (70,7 %), majoritairement non qualifiés ; seuls 4,8 % sont cadres. La structure des emplois par catégorie socioprofessionnelle est globalement proche entre les 25–49 ans et les 50 ans ou plus.

En 2016, 75,8 % des personnes ayant un emploi, salarié ou non, travaillent dans le secteur tertiaire : 88,0 % des femmes et 64,5 % des hommes, cet écart s’expliquant essentiellement par la forte présence féminine dans les secteurs de l’enseignement, de la santé humaine et de l’action sociale. Les autres secteurs se caractérisent par une plus forte présence masculine : l’industrie représente 13,6 % des emplois (19,1 % pour les hommes), la construction 6,4 % des emplois (11,0 % pour les hommes) et l’agriculture 2,8 % des emplois (4,0 % pour les hommes). Les 50 ans ou plus travaillent plus souvent dans l’agriculture (4,3 %) et les moins de 25 ans dans le commerce (18,2 %) et l’hébergement-restauration (9,1 %).

Figure 3 – Catégorie socioprofessionnelle et secteur d’activité¹

Catégorie socioprofessionnelle et secteur d’activité¹

Ensemble

Sexe (en %)

Âge (en %)

en milliers

en %

Femmes

Hommes

15-24 ans

25-49 ans

50 ans ou plus

Catégorie socioprofessionnelle
Agriculteurs exploitants

482

1,8

1,0

2,6

0,4

1,3

3,3

Artisans, commerçants, chefs d’entreprise

1 742

6,6

4,0

9,0

1,3

6,1

8,9

Cadres et professions intellectuelles supérieures

4 725

17,8

14,9

20,4

4,8

18,8

19,0

Professions intermédiaires

6 853

25,8

28,2

23,6

22,2

28,0

22,1

Employés qualifiés1

3 718

14,0

21,7

6,8

17,3

14,3

12,5

Employés non qualifiés1

3 556

13,4

21,6

5,8

20,8

11,5

15,2

Ouvriers qualifiés

3 532

13,3

3,5

22,5

15,0

13,5

12,5

Ouvriers non qualifiés

1 869

7,0

4,8

9,1

17,6

6,2

6,1

Non déterminé

107

0,4

0,4

0,4

0,6

0,4

0,4

Secteur d’activité2
Agriculture

754

2,8

1,6

4,0

2,9

2,1

4,3

Industrie

3 626

13,6

7,8

19,1

14,2

14,0

12,7

Construction

1 699

6,4

1,4

11,0

7,3

6,7

5,6

Tertiaire

20 161

75,8

88,0

64,5

73,1

76,0

76,3

Commerce

3 428

12,9

12,6

13,2

18,2

13,2

10,9

Transports

1 463

5,5

3,0

7,8

4,1

5,5

5,9

Hébergement et restauration

1 022

3,8

3,9

3,8

9,1

3,6

3,0

Information et communication

740

2,8

1,7

3,8

2,1

3,2

2,2

Finance, assurance immobilier

1 224

4,6

5,4

3,9

3,1

4,7

4,8

Act. scient., techn., serv. admin.

2 568

9,7

9,3

10,0

8,3

10,5

8,3

Administration publique

2 431

9,1

10,0

8,3

5,7

8,6

11,2

Enseignement

1 995

7,5

10,7

4,6

4,3

7,8

7,8

Activités pour la santé humaine

1 892

7,1

11,1

3,4

5,1

7,2

7,4

Héberg. médico-social et social et action sociale sans hébergement

1 976

7,4

13,0

2,3

6,3

6,9

8,8

Autres services

1 422

5,3

7,3

3,5

6,7

4,8

6,1

Activité indéterminée

344

1,3

1,2

1,4

2,5

1,2

1,1

Ensemble

26 584

100,0

100,0

100,0

100,0

100,0

100,0

  • 1. La ventilation entre employés qualifiés et non qualifiés se fonde sur la nomenclature PCS à quatre chiffres.
  • 2. Les intérimaires sont classés dans le secteur utilisateur.
  • Champ : France hors Mayotte, population des ménages, personnes en emploi de 15 ans ou plus.
  • Source : Insee, enquête Emploi 2016.

6,5 % des actifs occupés sont en sous-emploi

En 2016 comme en 2015, 18,8 % des personnes en emploi travaillent à temps partiel (figure 4). Cette part atteint 43,4 % parmi les employés non qualifiés. Elle est près de quatre fois plus élevée chez les femmes (30,1 % contre 8,2 % pour les hommes) et plus importante aux âges extrêmes (24,8 % pour les 15–24 ans et 22,2 % pour les 50 ans ou plus). En moyenne, les salariés à temps partiel travaillent habituellement23,3 heures par semaine, contre 39,1 heures pour les salariés à temps complet et 46,2 heures pour les non-salariés.

En 2016, 1,7 million de personnes sont en situation de sous-emploi , soit 6,5 % des actifs occupés. Il s’agit essentiellement de personnes à temps partiel souhaitant travailler davantage et disponibles pour le faire (1,6 million de personnes, dont près d’un quart recherchent activement un autre emploi). Le sous-emploi affecte surtout les femmes (9,4 %), les jeunes (11,9 %) et les employés non qualifiés (18,2 %).

Figure 4 – Temps partiel et sous-emploi

Temps partiel et sous-emploi

Temps partiel

Sous-emploi

Effectifs (en milliers)

Part (en %)

Effectifs (en milliers)

Part (en %)

Catégorie socioprofessionnelle
Non-salariés

519

16,5

195

6,2

Salariés

4 474

19,1

1 528

6,5

Cadres

427

10,1

85

2,0

Professions intermédiaires

993

15,4

255

4,0

Employés qualifiés*

828

22,3

221

5,9

Employés non qualifiés*

1 542

43,4

647

18,2

Ouvriers qualifiés

286

8,1

137

3,9

Ouvriers non qualifiés

382

20,4

177

9,5

Sexe
Femmes

3 860

30,1

1 209

9,4

Hommes

1 133

8,2

515

3,7

Âge
15-24 ans

516

24,8

248

11,9

25-49 ans

2 705

16,4

1 017

6,2

50 ans ou plus

1 772

22,2

459

5,7

Ensemble

4 993

18,8

1 724

6,5

  • * La ventilation entre employés qualifiés et non qualifiés se fonde sur la nomenclature PCS à quatre chiffres.
  • Champ : France hors Mayotte, population des ménages, personnes en emploi de 15 ans ou plus.
  • ·         Source : Insee, enquête Emploi 2016.

La croissance va tutoyer les 2 %

La croissance va tutoyer les 2 %

 

Il aura fallu presque attendre la fin de l’année pour que l’INSEE rectifie sa prévision de croissance et admettre que le PIB sera susceptible de tutoyer les 2 % en 2017. Jusque-là en effet l’institut prévoyait seulement 1,7 % Dans une note de conjoncture publiée mardi, l‘institut a donc  revu en hausse ses prévisions de produit intérieur brut (PIB) pour le 4e trimestre à 0,6% et pour l‘ensemble de 2017 à 1,9%, soit dans les deux cas 0,1 point de plus que précédemment. L’économie hexagonale, qui se traîne depuis trois ans autour de 1% de croissance, n‘avait pas été à pareille fête depuis le rebond, aussi vigoureux qu’éphémère, de 2,1% d‘après-crise de 2011. L‘Insee estime encore que le PIB devrait progresser de 0,5% au premier trimestre 2018 puis de 0,4% au deuxième. L‘acquis de croissance pour l‘ensemble de l‘année atteindrait alors 1,7% au 30 juin prochain, soit le niveau que le gouvernement attend pour la totalité de 2018. Pour l‘institut, l’économie française, dont le rythme de croissance tourne autour de 0,5% par trimestre depuis maintenant l‘automne 2016, garde ainsi une “cadence soutenue” dans une zone euro qui a retrouvé une relative homogénéité en la matière. Elle trouve son illustration dans les enquêtes sur le climat des affaires, qui est à son meilleur niveau depuis début 2008 et dont l‘embellie a gagné tous les secteurs. L‘optimisme des chefs d‘entreprise français se traduit par leurs investissements, tout particulièrement ceux en produits manufacturés dont le rythme annuel de progression reste élevé (+4,1% attendu en 2017 après +4,2% en 2016). Les investissements des ménages, pour l‘essentiel en logement, devraient eux bondir de 5,2% en 2017, après une hausse de 2,4% en 2016, ce qui permettra de compenser les effets d‘un ralentissement de leur consommation, dont le rythme de croissance devrait être divisé par deux (à 1,2%) d‘une année sur l‘autre.

 

 

Croissance allemande 2017 en hausse : 2,3% au lieu de 1,9 %

Croissance allemande  2017 en hausse : 2,3% au lieu de 1,9 %

 

Nouvelle révision à la hausse de la croissance allemande en 2017 qui pourrait se poursuivre en 2018. Les indicateurs suggèrent maintenant une croissance encore plus forte que prévue. En cause un niveau de consommation satisfaisant, une dynamique des investissements et une progression des exportations du fait de la reprise internationale. Notons que par comparaison la France espère atteindre 1,8 % pour 2017. L’économie allemande connaîtra donc une croissance beaucoup plus forte que prévu en 2017, à son rythme le plus élevé en six ans, a prédit vendredi l’institut Ifo qui s’attend à une poursuite de cette reprise généralisée l’an prochain. La première économie d’Europe bénéficie d’une reprise soutenue par la consommation, un emploi record, une inflation modérée et des coûts d’emprunt extrêmement bas. Les exportations et les investissements des entreprises dans les équipements ont également tiré la croissance ces derniers mois. L’institut Ifo a relevé sa prévision de croissance de l’Allemagne cette année à 2,3% au lieu de 1,9% précédemment, a déclaré Timo Wollmershäuser, un économiste de l’institut, confirmant des informations que le magazine Der Spiegel doit publier samedi. Ce rythme de croissance serait le plus élevé depuis les 3,7% atteints en 2011 avec les dépenses publiques massives alors engagées pour faire face à la crise financière et au ralentissement de l’économie mondiale. La nouvelle estimation de l’Ifo se traduit par une croissance du PIB ajustée des effets calendaires de l’ordre de 2,6%, a dit à Reuters Timo Wollmershäuser, ajoutant s’attendre à ce que cette forte reprise se poursuive en 2018. Berlin a dit le mois dernier prévoir une croissance de 2,0% en 2017 et de 1,9% en 2018, hors effets calendaires.

France : Vers une croissance de 2% en 2017 (Banque de France)

France : Vers une croissance de 2% en 2017 (Banque de France)

La croissance de la France pourrait se situer entre 1,8 et 2 % en 2017. Elle sera confortée par les prévisions la hausse de 0, 5 % du PIB au quatrième trimestre selon les prévisions de la Banque de France. De fait  les carnets de commandes des entreprises enquêtées semblent relativement bien garnis y compris dans l’industrie. Selon une première estimation publiée jeudi, la Banque de France anticipe une hausse du produit intérieur brut (PIB) de 0,5%, similaire à celle atteinte lors du trimestre précédent. La prévision de la banque centrale française pour le trimestre en cours est conforme à celle de l’Insee dans son dernier point de conjoncture publié début octobre, qui s’établissait à 0,5%. D’après l’institution monétaire, qui se base pour cette prévision sur son enquête mensuelle de conjoncture auprès des chefs d’entreprise, ce chiffre serait notamment atteint à la faveur de bons résultats dans l’industrie où la production a accéléré en octobre. Dans ce secteur, l’activité s’est révélée  »particulièrement dynamique dans la métallurgie, la chimie et l’automobile », souligne dans un communiqué la Banque de France, qui précise que « seules l’aéronautique et la pharmacie » ont connu un léger tassement. Signe de cette bonne santé : les carnets de commandes se sont à nouveau garnis, pour atteindre leur plus haut depuis début 2008, et les prix des matières premières et des produits finis ont augmenté.  Dans les services, tous les secteurs ont également continué de progresser, à l’exception de l’hébergement et de la restauration. « Les chefs d’entreprise prévoient une légère accélération de l’activité en novembre », indique-t-elle. Le secteur du bâtiment, enfin, s’est révélé  »plus dynamique » qu’au troisième trimestre, dans le gros oeuvre comme dans le second oeuvre. Les effectifs ont toutefois peu augmenté, et l’activité devrait progresser un peu moins vite en novembre.

 

Croissance 2017 : vers les 2 % ?

Croissance 2017 : vers les 2 % ?

Il n’y a pas encore si longtemps certains institut doutaient encore de la capacité de la France à atteindre les 1,5 % prévus par le gouvernement comme croissance pour le PIB. Mais au fur et à mesure que tombent  les indicateurs des mois précédents, régulièrement ces mêmes instituts réajustent à la hausse les perspectives de croissance. On est donc passé de 1,5 à 1,6 puis 1,7 et enfin hier 1,8 pour l’INSEE.  La croissance de la France décolle donc enfin  après trois années autour de 1,0%, profitant d‘une accélération de l‘investissement et d‘une diminution de l‘impact négatif du commerce extérieur, observe l‘Insee dans son point de conjoncture présenté jeudi. A ce rythme de 1,8%, la progression du produit intérieur brut (PIB) pour 2017 dépasse la précédente prévision de l‘institut (+1,6% attendu en juin). Elle s‘avère également plus optimiste que l‘hypothèse de 1,7% retenue par le gouvernement pour construire le budget 2018, présenté la semaine dernière. Le ministre de l‘Economie et des Finances Bruno Le Maire a cependant suggéré dimanche que la croissance pourrait être plus élevée que prévu  Si la croissance est revenue à un niveau comparable à celui de 2011, elle repose sur des “fondements plus solides”, en particulier parce que les entreprises ont reconstitué leurs marges, a observé Julien Pouget, chef du département de conjoncture de l‘Insee, lors d‘une conférence de presse. Selon lui, l‘acquis de croissance – à savoir l’évolution du PIB sur l‘ensemble de l‘année si la croissance était nulle sur chaque trimestre – s’élève à 0,8% pour 2018. Avec la croissance de l‘activité, la progression de l‘emploi devrait ralentir au second semestre avec la fin du dispositif de prime à l‘embauche dans les PME et la réduction du nombre d‘emplois aidés. Au total, l’économie française devrait créer 208.000 emplois marchands cette année (après 221.000 en 2016) mais le taux de chômage selon les critères du Bureau international du travail (BIT) devrait baisser à 9,4% de la population active française (départements d‘outre-mer inclus) en fin d‘année, contre 10,0% fin 2016. Dans le détail, l‘Insee prévoit une progression de 0,5% par trimestre jusqu’à la fin de l‘année, l’économie française enchaînant ainsi cinq trimestres consécutifs à ce rythme. Une croissance robuste notamment alimentée par la vigueur de l‘investissement, les conditions de financement restant favorables. L‘investissement des ménages – principalement dans le logement neuf – devrait progresser de 5,0% sur l‘année après avoir augmenté de 2,4% en 2016, atteignant un rythme sans précédent depuis 2006. Il devrait également rester dynamique du côté des entreprises (+3,9% après +3,4%), qui continuent de s’équiper pour faire face à une demande croissante, malgré la fin du dispositif de suramortissement fiscal des investissements productifs mi-avril. Autre composante de la demande intérieure et traditionnel moteur de l’économie française, la consommation des ménages devrait en revanche ralentir, avec une croissance de 1,1% en 2017, après 2,1% l‘an dernier. Un coup de frein reflétant le contrecoup des événements ponctuels qui l‘avaient dopée en 2016 : achats de téléviseurs dopés par le passage à la TNT haute définition, températures basses ayant augmenté les dépenses d’énergie et ventes des billets de l‘Euro de football. Globalement, l‘accélération de l‘activité prévue cette année devrait principalement résulter de la diminution de l‘impact négatif du commerce extérieur. Après avoir plombé l‘activité en 2016, avec une contribution négative de 0,8 point, il ne devrait amputer la croissance que de 0,3 point cette année.

Défense : « dégel » anticipé d’1,2 milliard d’euros

Défense : « dégel »  anticipé d’1,2 milliard d’euros

 

En réaction sans doute aux protestations du lobby militaire, la ministre de la défense, Florence Parly, a annoncé dans le Journal du dimanche le « dégel » dès le mois de juillet d’1,2 milliard d’euros de crédits pour le ministère de la Défense en 2017. En fait cette  somme devait, comme il est de tradition budgétaire, être dégelée en fin d’année. Il s’agit donc simplement d’une facilité de trésorerie qui ne modifiera pas le montant réduit par le gouvernement du budget de l’armée.  Emmanuel Macron s’est par ailleurs efforcé jeudi dernier de rassurer des militaires déstabilisés par la démission de leur chef d’état-major mécontent des économies de 850 millions d’euros décrétées pour 2017 en leur promettant que le ministère des Armées serait le seul à bénéficier d’une augmentation des crédits en 2018. Le président français a réaffirmé que l’armée bénéficierait en 2018 d’une enveloppe augmentée d’1,8 milliard d’euros, la plus importante hausse de ces 15 dernière années, pour que le budget atteigne 34,2 milliards d’euros, avec en ligne de mire les 2% du PIB en 2025, soit 50 milliards d’euros. Florence Parly a déclaré dans le JDD que les annulations de crédits en 2017 n’auraient « pas d’impact sur le fonctionnement des armées en 2017, notamment pour les militaires en opération ». « C’est donc sur les grands programmes d’équipement que les ajustements seront faits par lissage », explique-t-elle sans plus de précisions. « Je suis également en discussion pour que des crédits gelés en 2017 soient dégelés. C’est déjà le cas depuis jeudi pour 1,2 milliard d’euros qui nous seront restitués par anticipation dès ce mois-ci. » Le gel de crédits est une technique budgétaire classique mais leur « dégel » intervient en général à la fin de l’année.

Croissance États-Unis : seulement + 2,1 % (FMI)

Croissance États-Unis : + 2,1 % (FMI) 

 

+ 2,1 % en 2017 comme un 2018, ce que prévoit maintenant le FMI. On est loin des 3 % espérés par le président américain. Le Fonds monétaire international (FMI) a annoncé mardi avoir revu en baisse ses prévisions de croissance pour les Etats-Unis, à 2,1% pour 2017 comme pour 2018, en expliquant ne plus prendre en compte l’impact attendu des promesses de réformes fiscales et budgétaires de l’administration Trump faute de précisions sur leur mise en oeuvre. Dans un communiqué publié à l’issue de son examen périodique des politiques économiques des Etats-Unis, le FMI juge peu probable que l’objectif affiché par Washington d’une croissance de plus de 3% sur une longue période soit réalisé, en partie parce que le marché du travail a déjà atteint un niveau correspondant au plein emploi. En avril, l’organisation tablait sur une croissance de 2,3% cette année et de 2,5% l’an prochain aux Etats-Unis, en s’appuyant en partie sur les baisses d’impôts et les nouvelles dépenses budgétaires annoncées par Donald Trump et son administration. Mais face au manque de précisions sur les « projets politiques toujours en évolution » de l’administration américaine, il déclare mardi avoir décidé de ne plus prendre en compte ces facteurs dans ses estimations. Pour l’institution dirigée par Christine Lagarde, les projets budgétaires de la Maison blanche feraient supporter une part disproportionnée des réductions de dépenses aux foyers à revenus faibles ou moyens. Elle ajoute que « cela semblerait contraire aux objectifs budgétaires de promotion de la sécurité et de la prospérité pour tous les Américains ». Le FMI préconise une politique fiscale visant à améliorer le ratio recettes/PIB, des réductions de dépenses mieux réparties permettant d’améliorer l’efficacité des amortisseurs sociaux et des efforts pour

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