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Unedic: une économie de 2,27 milliards d’euros assez hypothétique

Unedic: une économie de 2,27 milliards d’euros assez hypothétique

 

D’après l’Unedic, le retour à l’équilibre financier sera assuré d’ici fin 2020 et le régime sera même excédentaire en 2021. Ce serait dû aux  effets conjoints de la réforme qui diminue les droits des chômeurs et d’un environnement économique plus favorable. Il est clair qu’il faut se méfier de ce genre d’annonce tellement il a déjà été employé et malheureusement peu confirmé dans les faits qu’il s’agisse par exemple du système des retraites dont le comité d’orientation ( sorte d’institution de chapeaux à plumes au service des gouvernements successifs) qui avait annoncé l’équilibre du système ou autre exemple celui de l’équilibre de la sécurité sociale. Ce qui est certain,  c’est qu’on a réduit les droits, ce qui produira moins de dépenses chiffrées autour de 3 milliards. La question se pose quand même de l’évolution du deuxième paramètre concernant  le nombre de bénéficiaires. En effet,  tout dépendra de la conjoncture économique alors l’Unedic donne l’impression que la France connaît une embellie sur le plan de la croissance. Faut-il rappeler que c’est plutôt le contraire qui se passe puisque la croissance en 2019 sera limitée autour de 1,2 %.

Pas vraiment de quoi créer de manière significative des emplois. Par exemple lors des derniers chiffres de l’emploi 30 000 postes ont bien été créés mais parallèlement 30 000 personnes sont venus gonfler ce qu’on appelle le halo du chômage. Bref, de toute manière, une évolution tout à fait  anodine quand il y a plus de 6 millions de chômeurs dont 2.5 millions sont indemnisés.  Compte tenu du ralentissement mondial qui se confirme de jour en jour l’année 2020 voire 2021 pourrait bien être catastrophique sur le plan de l’activité économique et donc du chômage. Pourtant dans ses nouvelles prévisions financières, publiées mardi, l’Unedic anticipe ainsi un retour à l’équilibre de ses comptes au deuxième semestre de 2020, soit quelques mois plus tôt qu’en l’absence de réforme. L’organisme prévoit une amélioration importante de son solde financier au cours des deux années suivantes, toujours sous les effets conjugués de la réforme et de la conjoncture économique.

Le solde financier passerait ainsi de -1,8 milliard d’euros en 2019 à un quasi-équilibre en 2020 (-0,3 milliard d’euros) puis deviendrait excédentaire pour atteindre 3 milliards d’euros en 2021, puis 5,3 milliards en 2022.

Hors effet de la réforme, le solde financier aurait atteint +1,2 milliard d’euros en 2021 puis +3,2 milliards d’euros en 2022.

La dette qui devait atteindre son niveau maximum en 2020 à 37,6 milliards d’euros, soit l’équivalent de 11 mois de recettes, devrait par ailleurs être ramenée à 29,4 milliards en 2022.

Cette refonte des règles de l’assurance chômage, vivement décriée par les syndicats, affectera toutefois les demandeurs d’emploi, estime l’Unedic.

Près de la moitié d’entre eux verront l’ouverture de leurs droits retardée ou annulée. Ils bénéficieront de droits plus courts ou d’une indemnité plus faible mais versée sur un plus longue période.

La réforme prévoit notamment un durcissement des droits d’entrée dans le régime d’assurance chômage dès le 1er novembre et un changement de calcul de l’indemnité au 1er avril prochain. Ces deux mesures permettront à elles deux de générer des économies de 3,2 milliards d’euros entre 2019 et 2021.

A cela, s’ajoutent les mesures venant diminuer les allocations des cadres les mieux rémunérés, soit quelque 160 millions d’euros sur trois ans. Au total la réforme doit permettre de réduire les dépenses de 3,4 milliards d’euros.

L’intégration au régime des salariés démissionnaires et des indépendants, une promesse de campagne d’Emmanuel Macron, devrait entraîner 900 millions d’euros de dépenses supplémentaires. A cela, s’ajoute l’augmentation de la contribution de l’Unedic à Pole emploi pour financer la formation des chômeurs, qui est estimée à 800 millions d’euros.

Les économies globales générées sur les années 2019-2021 s’élèvent ainsi à 2,2 milliards d’euros.

“Ça va être une tuerie”, avait déclarée lundi le secrétaire général de la CFDT, Laurent Berger, sur Public Sénat, reprenant les objections de l’ensemble des syndicats.

“Cette réforme (…) est faite dans une logique purement budgétaire”, a-t-il ajouté. “Ce n’est pas le modèle de protection sociale ni le modèle de société que j’ai envie de prôner. Le gouvernement a fait ces décrets, il en portera une responsabilité”.

Dès le 1er novembre, 9% des personnes qui auraient ouvert un droit avec les règles de 2017 ne pourront pas s’inscrire à l’assurance chômage, car ils n’auront pas atteint six mois d’affiliation (au lieu de quatre aujourd’hui). Douze pour cent ouvriront un droit mais plus tard (cinq mois plus tard en moyenne), et 11% ouvriront un droit à la même date mais plus court.

Au 1er avril, 37% des nouveaux entrants, soit 850.000 personnes, verront leurs allocations passer de 905 euros par mois à 708 euros en moyenne, selon les calculs de l’Unedic. Ces allocations seront, en revanche, versées sur 18 mois contre 12 aujourd’hui.

Croissance : Le déficit commercial : plus de à 5,2 milliards en juin

Croissance : Le déficit commercial : plus de  à 5,2 milliards en juin

 

 

De mauvaises nouvelles en même temps pour la croissance : d’une part une augmentation du déficit commercial en juin,  une baisse de la production industrielle d’autre part. Du coup les instituts révisent encore leurs prévisions. Officiellement le PIB en France devrait  atteindre d’après ses instituts de 1,3%. La réalité, c’est que la croissance française aura bien du mal à réaliser une progression de 1,2 % du PIB en 2019.  Comme d’habitude la France est toujours sur une tendance de 50 à 60 milliards de déficit commercial sur un an. Cette balance des échanges commerciaux constitue évidemment le véritable indicateur de la compétitivité française. À l’inverse l’Allemagne profite en général d’un excédent de 200 à 250 milliards. Un excédent toutefois qui devrait être notoirement en baisse en 2019 en raison du ralentissement des échanges internationaux.  En France, Les exportations se sont repliées, le déficit commercial progressant de 1,9 milliard d’euros par rapport à mai dernier. Su l’ensemble, du premier semestre, les chiffres sont meilleurs que l’année dernière sur la même période.

Le déficit commercial a progressé de 1,9 milliard d’euros par rapport au mois de mai pour s’établir à 5,2 milliards, pénalisé par des exportations qui se sont «fortement» repliées (-4,9%) par rapport au mois précédent, ont précisé les Douanes dans un communiqué.

Sur l’ensemble du premier semestre 2019, le déficit cumulé de la balance commerciale française – en données corrigées de variations saisonnières et des jours ouvrés – atteint 26,9 milliards contre 32,1 milliards un an plus tôt.

En juin, les exportations se sont fortement repliées avec un recul marqué «relativement généralisé» sur l’ensemble des secteurs. Elles s’inscrivent en baisse de 4,9% (–2,2 milliards d’euros), à 41,9 milliards d’euros, alors qu’elles avaient bondi de 4,3% en mai.

Les importations ont parallèlement légèrement diminué pour atteindre un montant de 47,1 milliards, soit une baisse de 0,6% par rapport à mai. Le déficit des seuls produits manufacturés s’est nettement dégradé, s’établissant à 4,26 milliards d’euros en juin, contre 2,91 milliards le mois précédent.

Les livraisons d’Airbus ont représenté 3,1 milliards d’euros (37 appareils) contre 3,3 milliards (37 appareils également) un mois plus tôt.

 

Le déficit commercial : plus de à 5,2 milliards en juin

Le déficit commercial : plus de  à 5,2 milliards en juin

 

 

Comme d’habitude la France est toujours sur une tendance de 50 à 60 milliards de déficit commercial sur un an. Cette balance des échanges commerciaux constitue évidemment le véritable indicateur de la compétitivité française. À l’inverse l’Allemagne profite en général d’un excédent de 200 à 250 milliards. Un excédent toutefois qui devrait être notoirement en baisse en 2019 en raison du ralentissement des échanges internationaux.  En France, Les exportations se sont repliées, le déficit commercial progressant de 1,9 milliard d’euros par rapport à mai dernier. Su l’ensemble, du premier semestre, les chiffres sont meilleurs que l’année dernière sur la même période.

Le déficit commercial a progressé de 1,9 milliard d’euros par rapport au mois de mai pour s’établir à 5,2 milliards, pénalisé par des exportations qui se sont «fortement» repliées (-4,9%) par rapport au mois précédent, ont précisé les Douanes dans un communiqué.

Sur l’ensemble du premier semestre 2019, le déficit cumulé de la balance commerciale française – en données corrigées de variations saisonnières et des jours ouvrés – atteint 26,9 milliards contre 32,1 milliards un an plus tôt.

En juin, les exportations se sont fortement repliées avec un recul marqué «relativement généralisé» sur l’ensemble des secteurs. Elles s’inscrivent en baisse de 4,9% (–2,2 milliards d’euros), à 41,9 milliards d’euros, alors qu’elles avaient bondi de 4,3% en mai.

Les importations ont parallèlement légèrement diminué pour atteindre un montant de 47,1 milliards, soit une baisse de 0,6% par rapport à mai. Le déficit des seuls produits manufacturés s’est nettement dégradé, s’établissant à 4,26 milliards d’euros en juin, contre 2,91 milliards le mois précédent.

Les livraisons d’Airbus ont représenté 3,1 milliards d’euros (37 appareils) contre 3,3 milliards (37 appareils également) un mois plus tôt.

 

Inflation : 1,2 % sur un an

Inflation : 1,2 % sur un an

L’inflation semble s’aligner sur les tendances de la croissance attendue pour 2019. En effet l’inflation atteint 1,2% sur les douze mois à fin juin en France, après 0,9% à fin mai, selon les données définitives publiées jeudi par l’Insee, qui confirme ainsi sa première estimation publiée fin juin. En données corrigées des variations saisonnières, les prix à la consommation ont augmenté de 0,3% sur un mois et de 1,2% sur un an. Le rythme de l’inflation sous-jacente (hors tarifs publics et produits à prix volatils) a accéléré à 0,9% sur un an après +0,5% en mai. Les prix de l’énergie ont reculé de 0,1%, leur hausse sur un an s’inscrivant à 2,4% après 3,4% en mai. Les prix alimentaires sont restés quasi stables (+0,1%) mais leur évolution sur un an monte à +2,6% après +2,3% en mai en lien avec une «accélération marquée» de ceux des légumes frais.  Les prix des produits manufacturés n’ont pas varié le mois dernier et leur évolution sur un an reste négative dans une même proportion (-0,7%) qu’en avril et en mai.

 

Gilets jaunes: « ultimatum 2″ le 20 avril

Gilets jaunes: « ultimatum 2″ le 20 avril

Un appel « national et international » à se rassembler le 20 avril à Paris  a été lancé sur les réseaux sociaux, notamment Facebook où plusieurs pages ont été créées pour appeler au rassemblement en masse. A une semaine de cette échéance, plus de 16.000 personnes se sont dites « intéressées » par ces événements alors même qu’Emmanuel Macron doit s’exprimer dans la semaine. Le chef de l’Etat doit annoncer les mesures prises pour sortir de la crise à l’issue du grand débat national. Il envisagerait ainsi la baisse de l’impôt sur le revenu avec la création de nouvelles tranches d’imposition, une réindexation des « petites retraites » sur l’inflation, ou encore l’introduction d’une dose de proportionnelle aux élections législatives.  Sur la page Facebook nommée « Acte 23, Ultimatum 2 – Appel National Et International Tous A Paris », une vidéo appelle à se rassembler dans plusieurs points de Paris avant de former un unique cortège, sans donner plus de précisions. Cependant, les manifestants n’auront vraisemblablement pas l’occasion de défiler sur les Champs-Elysées. Depuis les violences qui ont émaillées la mobilisation du 16 mars, la préfecture de police de Paris interdit les manifestations sur la célèbre avenue et ses rues perpendiculaires chaque samedi.

Déficit public Italie : relevé à 2,1%

Déficit public Italie : relevé à 2,1%

 

Le relèvement du déficit public de l’Italie à 2,1 % peut a priori paraître acceptable mais c’est sans compter sans une dette qui dépasse et de loin toutes celles des pays de la zone euro. En plus de cette question de dette à amortir, l’Italie doit prendre en compte la forte dégradation de son économie qui devrait être très proche de la dépression cette année. L’Italie, dont la dette publique est proportionnellement la plus élevée de la zone euro après celle de la Grèce, peine à maîtriser ses finances tout en tenant les promesses sociales de la coalition de l’extrême droite et des antisystèmes au pouvoir. Ces nouvelles prévisions seront présentées dans le Document économique et financier (DEF), dont la publication est prévue d’ici mercredi et qui servira de base à l’élaboration du projet de budget 2020.L’objectif actuel pour le déficit en 2020, fixé en décembre, est de 1,8% du PIB, contre 2,04% en 2019, mais ces chiffres pour ces deux années devraient être revus à la hausse en raison du ralentissement économique. La croissance du PIB l’année prochaine sera ramenée à un peu moins de 1% par rapport aux prévisions actuelles de 1,1%, selon deux des sources, des prévisions toutefois assez illusoires pour 2019Les chiffres du DEF ne seront pas arrêtés avant la fin des discussions en cours entre les deux composantes de la coalition, la Ligue (extrême droite) et le Mouvement 5 étoiles (M5S), anti-système. Le gouvernement actualisera ses objectifs à nouveau en septembre, lorsqu’il devra trouver un moyen d’éviter une hausse de la TVA prévue en 2020, hausse représentant 23 milliards d’euros et que les partis au pouvoir ont promis d’annuler. Claudio Borghi, porte-parole de la Ligue pour les questions économiques, a suggéré le mois dernier que le gouvernement annule les augmentations de TVA en augmentant l’emprunt public, ce qui ferait passer le déficit au-dessus du plafond de 3% du PIB fixé par l’Union européenne. Une solution à laquelle devrait s’opposer le ministre de l’Economie Giovanni Tria, qui n’appartient à aucun des deux partis au pouvoir. Quant aux réductions d’impôt promises, soutenues en particulier par la Ligue, le gouvernement a prévu de réduire progressivement l’impôt sur le revenu et de simplifier son barème en ramenant le nombre de tranches d’imposition de cinq à deux et le taux d’imposition des sociétés à 20%, selon un projet du Programme national de réforme consulté par Reuters, qui sera publié aux en même temps que le DEF. La prévision de croissance du PIB pour cette année sera probablement ramenée de 1,0% à 0,3% ou 0,4%, et l’objectif de déficit sera porté à environ 2,3%, a rapporté Reuters le 3 avril, citant des sources gouvernementales. Le DEF visera à réduire la dette publique, qui a atteint l’an dernier le record de 132,1% du PIB, a déclaré la semaine dernière Giovanni Tria, bien que le ralentissement économique rende cette tâche plus ardue.

Européennes : pas plus de 2 verts par jour et encore pas tous les jours !

Européennes : pas plus de 2 verts par jour et encore pas tous les jours !

 

Pas  plus de deux verres d’alcool par jour et encore pas tous les jours : c’est le nouveau slogan de France Santé Publique pour préserver la santé des Français. De la même manière, on pourrait dire « pas plus de deux Verts par jour et encore pas tous les jours » pour les listes européennes. En effet pratiquement chaque jour les différents listes politiques annoncent le recrutement d’écolos qui ont ainsi l’occasion de se recycler politiquement. Il faut dire que l’écologie est à la mode. Chacun va donc afficher un candidat verdoyant en position éligible aux élections européennes. On peut le vérifier dans pratiquement tous les partis politiques. Il est clair que le thème environnemental prend une importance de plus en plus grande dans les préoccupations des citoyens et qu’à défaut de conviction les organisations politiques se doivent d’afficher un candidat en livrée verte. Pas trop non plus car il ne faut pas quand même effrayer les productivistes qui militent pour le recours à des procédés de production aux émissions polluantes dangereuses. On va donc équilibrer les listes par exemple avec la présence d’un agriculteur ou d’un rural. Certaines listes vont aussi se doter d’un ou deux gilets jaunes pour satisfaire les couches populistes. Finalement les listes politiques constituent un savant cocktail d’éléments très divers mais qui produit est rarement un breuvage politique très buvable. Tout cela aboutit à une sorte de gris comme lorsqu’on mélange de manière excessive les couleurs de la palette. Et pour ce breuvage là, même un verre par jour c’est déjà beaucoup !

TechnipFMC : 2 milliards de déficits mais un bonus de 15 millions pour le patron

TechnipFMC : 2 milliards de déficits mais un bonus de 15 millions pour le patron

 

On voudrait encourager l’incompétence qu’on ne s’y prendrait pas autrement en effet la société TechnipFMC (qui opère dans le pétrole) a accordé plus de 15 millions de bonus pour le départ de son patron au même moment où l’entreprise enregistrait  un déficit de près de 2 milliards (). Il s’agit évidemment aussi d’une provocation vis-à-vis de la justice sociale. Le problème n’est pas nouveau dans la mesure où la plupart des patrons sont passés du statut de dirigeant salarié à celui de dirigeant actionnaire. D’un certain point de vue,  ces dirigeants sont plus proches des actionnaires que de l’intérêt des entreprises et des salariés. Souvent poussé par les fonds de pension et autres les entreprises privilégient les résultats de court terme et leur propre intérêt jusqu’à ce que cela mette en péril l’existence même de l’entreprise. Les salaires sont déjà indécents mais les bonus scandaleux d’autant que la plupart du temps les patrons n’ont pas mis un sou dans l’entreprise mais qu’ils ont hérité de stock-options. On objectera que le phénomène est mondial que bien souvent d’ailleurs dans les pays étrangers les dirigeants ont des revenus encore plus importants. Encore une fois l’objectif de cette dérive vise à rendre les patrons de plus en plus solidaires avec les actionnaires. Bien entendu on conviendra qu’il n’est pas anormal que les dirigeants compétents soient bien rémunérés mais cela dans des conditions décentes par rapport au concept de justice sociale et même d’efficacité économique. Il conviendrait sans doute d’envisager un système plus équilibré de répartition des richesses de l’entreprise de sorte que le les bénéfices soient affectés de manière équitable entre les actionnaires, les investissements et les salariés. On fera observer que dans les grandes entreprises qui accordent de telles rémunérations les salariés ne sont pas forcément mal payés. Mais le problème c’est que ces entreprises ont sous-traité une grande partie de leurs activités à des PME ou  les employés sont plutôt nettement moins bien traités.

Carburant : vers les 2 euros le litre

Carburant : vers les 2 euros le litre

 

 

Pas tout à fait 2 euros mais presque et le gasoil qui suit à dix centime près. Les prix flambent notamment à Paris mais pas seulement. En outre les cours vont reprendre à la hausse avec des mouvements de yo-yo.  La très récente période est sans doute significative de la future conjoncture du pétrole qui va enregistrer des mouvements de yo-yo sur une tendance haussière……sauf crise financière imprévue !   Les cours du pétrole en effet remontaient ce début de semaine alors que l’Arabie saoudite a affirmé qu’elle réduirait sa production dès décembre et a défendu une baisse des autres pays de l’OPEP et de ses partenaires, suite à la plongée des prix la semaine dernière. Vendredi, les cours de l’or noir avaient sombré à un plus bas depuis sept mois pour le Brent, à 69,13 dollars, et à un plus bas depuis neuf mois Le yo-yo va surtout se nourrir des les incertitudes relatives à des éléments de géo politique comme les sanctions sur l’Iran par exemple. Mais il y a les incertitudes également économiques à propos du tassement de la croissance mondiale. S’agit-il d’un phénomène limité à quelques années d’un événement plus structurel pouvant y compris s’alimenter d’éclatement de bulles financières ? Par ailleurs nombre de grandes sociétés pétrolières investissent massivement dans des énergies alternatives et peuvent faire douter de l’avenir à moyen et long terme du pétrole. Dernier élément la prise de conscience générale sur la nécessité de la transition énergétique même si les politiques concrètes sont encore loin des discours. Le problème c’est que si  l’OPEP  parvient à maintenir un assez haut niveau des prix du baril,  il risque de contribuer à affaiblir la croissance mondiale et en même temps la demande de pétrole, aussi ses prix.  Ce sont justement les hésitations à trouver le bon équilibre qui risque de nourrir les mouvements de yo-yo.

 

 

 

Le retour de la réforme constitutionnelle : ou Benalla saison 2 ?

Le retour de la réforme constitutionnelle : ou  Benalla saison 2 ?

 

 

Ce qui aux yeux de Macron peut légitimer la priorité donnée à la réforme constitutionnelle. Certes avant l’affaire Benalla, on  pouvait comprendre que cette  question trouve sa place dans l’agenda présidentiel mais d’une part l’affaire Benalla  est passée par là, d’autre part la conjoncture économique et politique a changé. Première observation la résurgence de la réforme constitutionnelle pourrait bien se transformer en affaire Benalla saison 2. En effet l’une des priorités de cette réforme et de renforcer encore le rôle du président alors que visiblement ce président dispose déjà de moyens exorbitants qui étouffent le gouvernement et le parlement. Pour preuve cette affaire Benalla qui n’a pu être possible que grâce pouvoir absolu du président de nommer n’importe qui à n’importe quelle place. Dernier exemple, la nomination dans le corps diplomatique de l’écrivain Besson qui a transformé macro en héros dan son dernier ouvrage. Le retour de cette réforme constitutionnelle est d’autant plus surprenant qu’elle a peu de chances à aboutir dans sa totalité puisqu’il faudrait l’accord des trois cinquièmes du Parlement. Le président de la République l’annoncera jeudi devant le Conseil. Ce qui politiquement est aujourd’hui impossible. On pourra toujours faire une réformette mais sûrement pas cadenasser encore davantage le parlement au profit des prérogatives du président. Macron a prévu de faire la pédagogie de sa réforme pour la relancer. Le président de la République veut dresser un parallèle entre 1958 et 2018. «Il part du constat que la France d’aujourd’hui souffre des mêmes maux que la France de 1958 avec une crise de légitimité et d’efficacité», explique-t-on dans l’entourage du chef de l’État.  En faite ce ne sont pas les institutions qui sont en cause mais ceux qui les servent. De ce point de vue, le costume de président parait un peu grand pour macro,  qui ne parvient pas à trouver le juste équilibre entre une posture monarchique et un débat direct avec les Français ; un Macron  arrogant dans certains cas, sulfureux dans d’autres. Il y a sans doute des améliorations à opérer dans le fonctionnement de nos institutions mais ce n’est plus vraiment la priorité. La donne a changé, Macron s’est beaucoup fragilisé lui-même. En outre et surtout, la conjoncture économique est marquée par un net  tassement de la croissance qui va faire repartir le chômage.  La responsabilité en incombe en partie à Macron qui a bloqué le pouvoir d’achat et tué la consommation des ménages qui représentent 60 % du PIB. La priorité aujourd’hui ce n’est pas  les institutions mais la relance de l’activité notamment pour faire diminuer le chômage.

Jeff Bezos, un fonds de charité de 2 milliards pour masquer l’exploitation et le pillage

Jeff Bezos un fonds de charité de 2 milliards pour masquer l’exploitation et le pillage

C’est la grande mode pour les plus grandes fortunes mondiales créer un fonds de charité pour tenter de faire excuser l’exploitation des ressources et des hommes et faire oublier leurs détournements fiscaux. Jeff Bezos, le patron d’Amazon, qui augmente sa fortune de plus de 250 millions par jour depuis le début de l’année a décidé lui aussi de faire dans la philanthropie publicitaire en créant un fonds de charité de 2 milliards. Une goutte d’eau évidemment pour celui qui possède déjà une fortune de 170 milliards. Le  sénateur Sanders a réagi avec virulence dénoncée cette hypocrisie en dénonçant les conditions de travail et le montant des salaires qui sont pratiqués chez Amazon. «Jeff Bezos est la personne la plus riche de la planète. M. Bezos continue à verser à des milliers d’employés Amazon des salaires qui sont si bas qu’ils doivent recevoir des aides alimentaire, médicale ou au logement pour survivre», a-t-il récemment déclaré. Cette mode de la philanthropie exhibitionniste qui touche les États-Unis mais aussi de nombreux autre pays y comprit la France ne doit pas faire oublier que souvent ces fortunes sont réalisées à partir de l’exploitation de salariés qui touchent quelques euros par jour en Asie par exemple aussi sur le pillage de ressources, des producteurs réels et un détournement fiscal massif.

Inflation : hausse à 2,3% sur un an

Inflation : hausse  à 2,3% sur un an

Les prix à la consommation ont augmenté de 2,3% en août sur un an, comme en juillet, l’accélération de l’inflation alimentaire compensant un ralentissement dans l’énergie, selon des chiffres définitifs publiés jeudi par l’Insee.

« Cette stabilité de l’inflation résulte d’un ralentissement sur un an des prix de l’énergie, compensé par une accélération des prix de l’alimentation », détaille l »institut public de statistique dans son communiqué.

Il reste Seulement 2 ans pour éviter la catastrophe climatique (ONU)

Il reste Seulement  2 ans pour éviter la catastrophe   climatique (ONU)

 

Le secrétaire général de l’ONU lance un cri d’alerte en direction de la société à propos du climat : « Si nous ne changeons pas d’orientation d’ici 2020, nous risquons (…) des conséquences désastreuses pour les humains et les systèmes naturels qui nous soutiennent», Il invite cette société a demandé des comptes aux dirigeants de la planète qui se contentent surtout de déclaration mais qui dans la pratique perpétue les pratiques qui détruisent environnement et le climat. « Il est impératif que la société civile – jeunes, groupes de femmes, secteur privé, communautés religieuses, scientifiques et mouvements écologiques dans le monde – demande des comptes aux dirigeants », a insisté le secrétaire général des Nations unies. En dressant un tableau noir des menaces pesant sur la chaîne alimentaire et l’accès à l’eau, M. Guterres a martelé que le monde faisait « face à une menace existentielle directe » et au « plus grand défi » de l’époque. « Le changement climatique va plus vite que nous » et « nous devons rompre avec la paralysie ». « Nous avons les outils pour rendre nos actions efficaces mais nous manquons – même après l’accord de Paris – de leadership et d’ambition pour faire ce que nous devons faire », a-t-il déploré. Ainsi, « nous devons arrêter la déforestation, restaurer les forêts détériorées et changer notre manière de cultiver ». Il faut aussi revoir « la manière de chauffer, de refroidir et d’éclairer nos bâtiments pour gaspiller moins d’énergie ». Antonio Guterres a rappelé qu’il organisera à l’ONU un sommet mondial sur le climat en septembre 2019, soit un an avant l’échéance imposée aux signataires de l’accord de Paris de 2015 pour s’acquitter de leurs engagements.

 

 

 

Zone euro: inflation à 2,1%

Zone euro: inflation confirmée à 2,1%

L’inflation sur un an dans la zone euro a bien été de 2,1% en juillet, soit au-dessus de l’objectif de la Banque centrale européenne (BCE), selon les chiffres définitifs en la matière publiés .

En raison des coûts de l’énergie, la hausse des prix à la consommation s’est accélérée par rapport en juin, quand l’inflation était ressortie à 2,0%. Cette évolution devrait être bien accueillie par la BCE, qui compte mettre un terme d’ici la fin de l’année à son programme de rachats de 2.600 milliards d’euros d’actifs. Hors énergie et produits alimentaires frais, l’inflation ressort à 1,3%. Pays par pays, la hausse des prix a été la plus marquée en Estonie, en Lettonie et en Belgique et la moins prononcée en Grèce et en Irlande. Sur un mois, l’inflation a été confirmée à 0,3%. La BCE se fixe pour objectif une inflation juste en-deçà de 2%.

Les grands médias en vacances pour 2 mois au moins

Les grands médias en vacances pour 2 mois au moins

 

C’est une tradition en France la vie économique, sociale et sociétale est un demi-sommeil en juillet et août Les grands médias n’échappent pas à cette tradition. Dès fin juin la grille d’information est notoirement allégée et cela jusqu’en début septembre. Ceci vaut pour la presse écrite, la télévision, la radio et même les grands sites sur Internet. L’information se réduit comme peau de chagrin et se résume le plus souvent encore davantage que d’habitude à une synthèse  des dépêches d’agence sans autre analyse ou commentaires. Quelques exceptions toutefois mais bien rares. C’est souvent aussi l’occasion pour les gouvernements pour faire passer en douce certaines orientations peu populaires concernant notamment la fiscalité ou les réductions budgétaires. Exemple cette année le débat assez sournois sur les conditions de financement de la suppression de la taxe d’habitation. On laisse en effet entendre que le manque à gagner fiscal des communes serait financé par une taxe par l’impôt foncier augmentée des départements. Ces derniers recevant en compensation une part d’impôt national non chiffré essentiellement financé par l’impôt l’emprunt. Il faut faire  avaler aux collectivités locales la perte d’une partie de leurs ressources, en même temps déroger aux principes sacrés de l’équilibre budgétaire. Dans le même ordre d’idées se diffuse l’idée gouvernementale de réduire une partie de la protection sociale et de la privatiser via les mutuelles et autres sociétés d’assurances. Pourtant les éléments d’information ne manquent pas car la donne économique va certainement évoluer de manière moins favorable du fait du tassement déjà constaté de la croissance internationale, des les incertitudes quant au début de guerre commerciale conduite par les États-Unis ou encore par les menaces conflictuelles qui risquent de découler des relations entre l’Iran et les États-Unis. De ce point de vue,  l’été pourrait constituer un tournant dans l’évolution géo politique et même remettre en cause les politiques budgétaires restrictives. Les événements sportifs comme la coupe du monde de football écrasent ces infos. Cette mise entre parenthèses des grands médias constitue une certaine particularité française comme les grandes vacances d’été d’ailleurs lesquelles sont plus  fractionnées dans la plupart des autres pays.

FN : une retenue de 2 millions bien maladroite

FN : une retenue de 2 millions bien maladroite

 

On peut évidemment être en désaccord complet avec les orientations populistes et réactionnaires du FN (RN) et aussi ne pas être en accord avec cette retenue de 2millions qui devaient aller au parti (financement en fonction du nombre de voix obtenues). Première observation, le préjudice a été subi par l’Europe car les fonds qui auraient été utilisés frauduleusement proviennent de l’union économique. Le préjudice serait estimé entre 7 et 9 millions. Ce serait à l’Europe de récupérer ses fonds par exemple en gelant le financement des députés européens du rassemblement national. Deuxième observation,  il ne semble pas très opportun que des juges d’instruction français prennent des mesures hors le cas d’un tribunal. Troisième observation enfin cette opération n’est pas politiquement très judicieuse. Elle permet de victimiser une nouvelle fois le parti. La question est de savoir il s’agit d’une décision de justice orientée par le pouvoir politique en place ou une décision des seuls juges d’instruction. Déjà très anti européen le rassemblement national aura beau jeu de dénoncer une Europe bureaucratique et anti démocratique. Il y a évidemment d’autres manières de combattre le rassemblement national notamment en soulignant le quasi vide absolu de ces propositions politiques actuellement sur la plupart des sujets comme si la présidente de ce mouvement était en vacances depuis son échec cuisant lors des élections présidentielles.

Japon: le taux de chômage à 2,5%

Japon: le taux de chômage à 2,5%

 

Une situation du chômage qui tient surtout à la démographie davantage qu’à la croissance encore molle même si elle se reprend un peu. Le taux de chômage au Japon est resté inchangé en avril à 2,5% de la population active, se maintenant comme les mois précédents autour de ses niveaux les plus bas en 25 ans, selon des statistiques publiées mardi par le ministère des Affaires intérieures.

Dans le même temps, sur le papier du moins, les conditions d’emploi sont restées plus que favorables, avec 159 offres pour 100 demandes (comme en mars), divers secteurs (petits commerces, bâtiment, prise en charge des petits enfants et personnes âgées) souffrant d’un manque criant de main-d’œuvre.

Croissance Zone euro: 2,3% confirmée par l’UE

Croissance Zone euro: 2,3% confirmée par l’UE

LUE prévoit toujours 2.3% pour l’ensemble. Pour L’Allemagne 2,3% cette année puis 2,1% l’an prochain. Pour la France, 2,0% en 2018 puis 1,8% en 2019. “L’Europe continue de profiter d’une croissance robuste, qui a permis de faire tomber le chômage à son point le plus bas depuis dix ans”, souligne le commissaire aux Affaires économiques et financières Pierre Moscovici dans un communiqué. Toujours pour la Commission, “bien que les indicateurs de court terme laissent entrevoir pour le début de 2018 un léger essoufflement de l’activité, celui-ci devrait être en partie temporaire.” Dans ce contexte, elle se félicite qu’aucun pays de la zone euro ne devrait enregistrer cette année un déficit public supérieur à 3,0% du PIB, et ce pour la première fois de l’histoire de l’Union économique et monétaire, la moyenne attendue pour l’ensemble de la zone se situant à 0,7%. S’agissant de la France, qui est parvenue à rentrer dans les clous du pacte de stabilité l’an passé pour la première fois depuis 2007, elle le voit tomber à 2,3% du PIB en 2018.“Nous nous rapprochons de la sortie pour la France de la procédure pour déficit excessif. c’est une bonne nouvelle pour les comptes publics et (…) pour les Français parce que ça veut dire que nous assainissons les comptes publics de notre pays”, a déclaré le ministre français de l’Economie et des Finances Bruno Le Maire. “Mais il ne faut faire preuve d’aucun triomphalisme et nous devons continuer dans la voie de la réduction de la dépense publique et surtout de la dette publique”, a-t-il ajouté en marge d’une intervention devant l’association d’épargnants Afer. Sur le front de l’inflation, la Commission maintient aussi sa prévision d’une remontée très lente qui porterait son rythme à 1,5% en 2018, comme en 2017, puis 1,6% en 2019, toujours en deçà de l’objectif d’une hausse des prix “proche de mais inférieure à 2,0%” de la Banque centrale européenne. Alors qu’elle a été amenée l’an passé à revoir plusieurs fois ses prévisions de croissance à la hausse, elle estime qu’elles sont aujourd’hui “plus exposées à des risques de révision à la baisse.” Au moment où les Etats-Unis ont entamé un bras de fer avec la Chine et envisagent de relever leurs droits de douane sur l’acier et l’aluminium, Pierre Moscovici estime que “le risque le plus grand qui pèse sur ces perspectives optimistes est le protectionnisme, qui ne doit pas devenir la nouvelle normalité ; cela ne ferait que nuire à ceux de nos citoyens qu’il nous faut protéger le plus.”

Croissance solide en Allemagne : 2,6% en 2018

Croissance solide en Allemagne : 2,6% en 2018

 

La  réélection de Merkel comme chancelière donne des raisons supplémentaires d’être optimistes sur la croissance en Allemagne. L’institut économique allemand IFO a maintenu ses prévisions de croissance pour 2018 à 2,6% et 2,1% pour 2019, selon un communiqué publié ce mercredi 21 mars. Ces chiffres correspondent aux prévisions publiées en décembre. Malgré ces projections favorables, plusieurs économistes allemands s’inquiètent des risques qui pèsent à la fois sur la croissance mondiale et sur la croissance allemande. Parmi les menaces pour la conjoncture, on pinte surtout le risque de mesures protectionnistes qui pourrait affecter les exportations allemandes.  D’après ‘institut économique allemand IFO croissance devrait atteindre 2.6 pour 2018 et 2,1% pour 2019, elle doit  être portée par l’investissement privé en hausse entre 2017 (+4%) et 2018 (+6% ). Si les investissements dans la construction devraient sérieusement ralentir, les entreprises pourraient augmenter leurs dépenses dans l’acquisition de machines-outils et équipements (4% en 2017 contre 6,6%) en 2018. Par ailleurs, la dynamique des échanges extérieurs allemands devrait se poursuivre dans l’année à venir permettant de maintenir une activité relativement soutenue. En revanche, les Allemands devraient moins dépenser cette année. « Nous avons révisé à la baisse nos projections pour les dépenses de consommation des ménages  de 2018 de 0,5 point de pourcentage en raison d’une baisse de la consommation plus faible que prévu au cours du second semestre 2017″ explique le directeur des prévisions chez IFO Timo Wollmershaeuser. En ce qui concerne le chômage, les prévisionnistes allemands annoncent encore une baisse du chômage pour 2018 qui passerait de 5,7% à 5,2% de la population active, soit son niveau le plus bas depuis la réunification.

Kering : une évasion fiscale de 2,5 milliards d’euros

Kering : une évasion fiscale de  2,5 milliards d’euros

 

Méthode classique utilisée par Kering : délocaliser la facturation (et les bénéfices) pour échapper à l’impôt en France. En fait le même principe que les GAFA. En plus Kering a le culot d’affirmer que son système d’optimisation fiscale « est connu des autorités. » Le pire c’est que c’est sans doute vrai. Or c’ et un secret pour personne que le grand patronat dont Pinault a soutenu la candidature de Macron  pour les présidentielles.   Kering, a échappé à 2,5 milliards d’euros d’impôts entre 2002 et 2017 via sa plate-forme de logistique et de distribution LGI basée en Suisse, rapporte vendredi Mediapart. “Le groupe a économisé environ 2,0 milliards d’euros d’impôts depuis 2009, dont 1,4 milliard pour Gucci et 180 millions pour Saint Laurent. Si l’on remonte jusqu’en 2002, le chiffre atteint les 2,5 milliards”, rapporte le site faisant état d’une enquête réalisée avec le réseau européen de médias d’investigation (ECI). Kering, dans un courriel transmis à Reuters, fait savoir que “le groupe s’acquitte en Suisse des impôts dus, en conformité avec la loi et le statut fiscal de la société”. “Ce modèle d’exploitation est connu des autorités fiscales françaises et des autres autorités fiscales compétentes”, ajoute-t-il. Kering rappelle qu’il a “mis en place une gouvernance d’entreprise visant à assurer une conformité totale avec les réglementations fiscales dans les pays où il est présent”. Selon Mediapart, le groupe a perpétué, après le rachat de Gucci en 1999, un accord fiscal qui avait été négocié avec le canton du Tessin, où se trouve LGI, limitant à 8% son taux d’imposition sur les sociétés. Or LGI, la plate-forme de distribution et de logistique du groupe, “encaisse aussi les ventes en gros aux magasins (et) l’écrasante majorité des recettes, donc des profits”, écrit Mediapart. Après 1999, Kering a également confié à LGI la logistique et la facturation des ventes de Bottega Veneta, Stella Mc Cartney, Alexander McQueen, Yves Saint Laurent et Balenciaga, poursuit le site d’informations. En janvier, Kering a démenti des informations de Médiapart faisant état d’un montage d’évasion fiscale pour rémunérer le patron de Gucci, Marco Bizzarri. La griffe italienne, principale source de profits de Kering, est sous le coup d’une enquête du parquet de Milan depuis novembre 2017 pour des soupçons d’évasion fiscale.

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