Archive pour le Tag 'Ukraine :'

Ukraine -Poutine : la politique de la terre brûlée

Ukraine -Poutine : la politique de la terre brûlée

La guerre en Ukraine prend des proportions de plus en plus dramatiques. Plus les forces de l’Ukraine progressent et plus et plus les répliques en direction de la population civile ukrainienne deviennent monstrueuses avec les bombardements des installations énergétiques mais aussi les bombardements sur les habitations et même les hôpitaux. L’enjeu n’est pas seulement la victoire militaire pour la Russie mais l’écrasement et la disparition d’un peuple et de sa culture.

La vérité c’est que l’autre enjeu autrement plus important pour Poutine et la survie du régime. Il paraît en effet de plus en plus vraisemblable que la Russie ne parviendra pas à gagner cette guerre. En clair elle va subir sa première défaite depuis longtemps. Le chef de l’État russe déjà contesté dans la coulisse pourrait bien provoquer a minima une révolution de palais car non seulement il y aura défaite militaire mais aussi un recul considérable de l’économie avec évidemment des conséquences sociales dans un pays déjà caractérisé par un faible niveau de vie sauf pour la mafia qui s’est appropriée les richesses.

Ces dernières semaines, alors que l’armée russe multiplie les défaites et recule de plus en plus sur le territoire ukrainien, La télévision russe officielle évoquait la possibilité de la défaite russe, hypothèse « inimaginable » pour Margarita Simonian, rédactrice en chef du média RT, invitée du jour.
« Qu’un autre quartier de Kiev soit privé d’électricité ne changera pas l’ampleur de la catastrophe qui s’abattra sur notre pays si nous perdons, c’est inimaginable, nous ne pouvons pas perdre ».

Pour Poutine , la défaite était évidemment inenvisageable et il est probable que dans un geste désespéré il tente une opération suicide en recourant à de nouveaux moyens de destruction qui pourraient bien secouer sérieusement l’Europe.

Ukraine: Moscou proteste contre la proposition de création d’un tribunal international

Ukraine: Moscou proteste contre la proposition de création d’un tribunal international !

Compte tenu de l’état de la justice en Russie, on comprend que Moscou proteste contre la création d’un tribunal international juger les crimes de guerre en Ukraine. D’une manière générale pouvoir russe fait l’économie de la justice en procédant à l’élimination physique des deux opposants tant à l’intérieur qu’à l’extérieur de ses frontières.

Le concept même de justice et contester par la mafia qui dirige le pays grâce notamment aux méthodes criminelles du KGB (FSB). La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a déclaré mercredi que l’UE s’efforcerait de mettre en place un tel tribunal, avec le soutien des Nations unies, en complément de la Cour pénale internationale (CPI). L’Ukraine et ses alliés occidentaux accusent la Russie de s’être rendue coupable de multiples crimes de guerre depuis le début de l’invasion de l’Ukraine il y a neuf mois. Moscou nie viser délibérément les populations civiles et accuse de son côté Kiev de ne pas respecter les lois de la guerre.

« Faille ». L’obstacle est de taille pour rendre une justice internationale en ciblant le régime : la Russie détient un droit de veto aux Nations unies et peut ainsi bloquer le travail de la CPI. Mais Kiev cherche à contourner les difficultés.

« Nous proposons donc de combler la faille en instituant le chef d’accusation de crime d’agression », précisait la députée ukrainienne Maria Mezentseva lors du colloque SciencesPo-Esprit, mardi 29 novembre. Un chef d’inculpation non traité par la CPI.

Ukraine :Prochain départ de la Russie de la centrale de Zaporijjia ?

Prochain départ de la Russie de la centrale de Zaporijjia ?

Comme à Kherson, la Russie pourrait bien décider de reculer pour ne pas subir une nouvelle défaite dans la zone de la centrale nucléaire de Zaporijjia . Elle pourrait même en confier la gestion à l’agence internationale de l’énergie atomique.

Il y a des signes annonciateurs d’un éventuel départ avec le pillage par les militaires de tout ce qu’ils peuvent emporter en zone russe.
« Ces dernières semaines, nous recevons effectivement des informations sur des signes indiquant qu’ils se préparent peut-être à quitter la (centrale) », a déclaré Petro Kotin, président d’Energoatom, à la télévision nationale.

« Tout d’abord, il y a un très grand nombre d’informations dans les médias russes selon lesquelles il vaudrait la peine de quitter la (centrale) et peut-être en remettre le contrôle à l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) », a-t-il ajouté, en référence à l’organisme de surveillance nucléaire des Nations unies.
« On a l’impression qu’ils font leurs valises et volent tout ce qu’ils peuvent. »

Depuis des mois, la Russie et l’Ukraine, qui a été le théâtre du pire accident nucléaire au monde à Tchernobyl en 1986, s’accusent mutuellement de bombarder la centrale de Zaporijjia, qui ne produit plus d’énergie.

Petro Kotin a précisé qu’il était trop tôt pour parler de départ : « Nous ne le voyons pas maintenant, mais ils se préparent (à partir) ». « Tout le personnel (ukrainien) a l’interdiction de passer les postes de contrôle et de se rendre en territoire ukrainien (contrôlé). »

Le chef de l’AIEA a rencontré une délégation russe à Istanbul le 23 novembre pour discuter de la mise en place d’une zone de protection autour de la centrale, la plus grande d’Europe, afin d’éviter une catastrophe nucléaire.

Zaporijjia fournissait environ un cinquième de l’électricité ukrainienne.

Ukraine : La folie des bombardements de la centrale nucléaire de Zaporijia

Ukraine : La folie des bombardements de la centrale nucléaire de Zaporijia

La centrale nucléaire qui comprend six réacteurs est sans doute devenue la cible privilégiée de Poutine pour écraser l’Ukraine et priver le pays d’infrastructures majeures. Le dictature russe acculé et qui accumule les déboires tente sans doute de sauver son régime par des actes inconsidérés qui pourraient y compris conduire à une catastrophe nucléaire.

« Arrêtez cette folie (…) La situation est gravissime », a déploré ce dimanche le patron de l’AIEA ( Agence internationale de sûreté nucléaire). « Ce n’est pas nouveau, on le dit et on le redit (…) la situation est intenable et aujourd’hui on a vu comment ça pouvait se dégrader et mener à des situations gravissimes ».

Pour Rafael Grossi, il est « incroyable » que certains pays considèrent une centrale nucléaire comme « une cible militaire légitime ».
« Des attaques directes sur la centrale »
Le directeur de l’agence a fait savoir que l’AIEA avait « une équipe spécialisée en sécurité » installée sur le site » avec laquelle ils étaient en contact samedi soir afin « d’évaluer les dégâts ». À ce stade, Rafael Grossi a précisé que l’installation avait été « touchée à plusieurs reprises et à des endroits sensibles », notamment dans la zone « où les combustibles usés se trouvent ».
« Ce sont des attaques directes sur la centrale, cela n’avait pas eu lieu depuis cet été. Ça montre l’aggravation évidente de la situation », a poursuivi le directeur général de l’AIEA, qui évoque « une douzaine » de tirs de missiles. Et, selon lui, des attaques ont également lieu sur « les sites qui fournissent l’électricité dont l’installation a besoin ».

Négociations en Ukraine: Biden et Xi Jinping, les vrais médiateurs

Négociations en Ukraine: Biden et Xi Jinping, les vrais médiateurs


Macron semble avoir renoncer à jouer un rôle central dans la future négociation pour mettre fin au conflit en Ukraine. Il vient en effet d’adresser une demande à la Chine de peser sur la Russie pour parvenir à la paix ; sans doute que la France ne peut jouer qu’un rôle très accessoire. La vérité sans doute c’est que deux seuls pays peuvent réellement influencer la situation à savoir la Chine et les États-Unis.

Aux États-Unis, le débat est ouvert sur la nécessité de mettre assez rapidement conflit en Ukraine. Les Américains disposent d’un atout considérable puisque ce sont eux qui fournissent 90 % de l’armement à Kiev. Du côté chinois, on dispose aussi d’arguments puisque Poutine met progressivement son pays en tutelle de la Chine. La Chine est en effet désormais le principal débouché des ressources russes mais l’allié le plus significatif a déjà largement pesé pour empêcher l’utilisation de l’arme nucléaire et souhaite maintenant un apaisement en Ukraine car Pékin est aussi touché par le ralentissement économique international. La France ou la Turquie souhaiteraient bien exercer ce rôle de médiateur mais elles sont bien trop faibles pour influencer les partis, elles jouent davantage un rôle d’équilibriste ( pas toujours bien apprécié!) plutôt qu’un rôle d’équilibre.

Aussi bien pour le président chinois que pour le président américain, la priorité est de retour d’une situation géopolitique suffisamment stable pour permettre au business mondial de repartir. Alors que le conflit en Ukraine a agi comme une sorte de détonateur pour détruire la croissance. Même en Chine l’activité générale faiblit de manière très dangereuse.

Du coup, les deux présidents semblent être tombés d’accord pour que cesse enfin le très perturbant conflit en Ukraine. En vérité, les vrais influenceurs sont bien américains et chinois. Ils sont les seuls à pouvoir peser sur les deux belligérants pour les contraindre à s’engager sur le chemin de la paix.

La Chine a déjà fait connaître à la Russie qu’elle condamnerait fermement toute éventualité d’un recours à l’arme nucléaire et défend l’idée d’une stabilité des frontières( Taïwan exceptée évidemment mais qui n’est pas réellement indépendante).

De leur côté, les États-Unis constituent est de très loin le principal soutient militaire à l’Ukraine et ont donc les moyens de peser sur la diplomatie de Kiev.

Le président américain a expliqué que certains malentendus avaient été levés, notamment sur l’épineux dossier du statut de Taïwan qui obsède le régime communiste de Pékin. « Taïwan fait partie des intérêts fondamentaux de la Chine. C’est la première ligne rouge qui ne doit pas être franchie. Quiconque cherche à séparer Taïwan de la Chine violera les intérêts fondamentaux de la Chine et le peuple chinois ne le permettra jamais », avait averti Xi Jinping au début de leurs échanges, dans un hôtel de luxe, barricadé par les forces de sécurité des deux pays.

Notre politique n’a absolument pas changé », l’a rassuré Joe Biden, en affirmant qu’il continuerait de respecter le principe d’une « Chine unique », qui consiste à ne reconnaître qu’une seule Chine dont ferait partie Taïwan. « Je ne vois donc aucune intention de la Chine d’envahir Taïwan », a conclu le dirigeant américain.

Expliquant que d’autres dossiers politiques et économiques allaient encore nécessiter de longs bras de fer, Joe Biden a indiqué que Pékin et Washington s’étaient entendus sur une multiplication des visites ministérielles bilatérales pour « garder les canaux de communication toujours ouverts ». Le secrétaire d’Etat américain, Antony Blinken, se rendra ainsi très prochainement à Pékin pour poursuivre les échanges, notamment sur les questions internationales où les deux nations pourraient s’entendre pour peser sur le cours du monde. Ce lundi, elles ont, par exemple, mis en garde contre l’utilisation de l’arme nucléaire en Ukraine.

Pluie de missiles en Ukraine : les dernières folies de Poutine pour sauver sa place

Pluie de missiles en Ukraine : les dernières folies de Poutine pour sauver sa place

Pour la troisième fois, l’Ukraine a subi une pluie de missiles sur la plupart de son territoire de la part de la Russie. Il s’agit en fait d’une vengeance de Poutine suite aux victoires de l’armée ukrainienne notamment à Kherson. Une véritable humiliation pour le chef de l’État russe qui venait de décider que ce territoire était désormais officiellement russe.

Il s’agit d’un nouvel acte un peu désespéré du dictateur de plus en plus contesté y compris et surtout dans son entourage propre. Cette pluie de missiles sur l’Ukraine est une erreur stratégique grave car elle ne fait que renforcer la détermination de la population ukrainienne et de son armée tandis qu’à l’inverse le moral des troupes russes est fortement affecté par les revers subis. Il faut redouter d’autres actes criminels car Poutine est acculé et de plus en plus mis en accusation concernant la lamentable opération en Ukraine qui a surtout démontré la faiblesse des troupes russes notamment du fait de la trahison des services secrets et de la corruption généralisée de tous les responsables .

Poutine pourrait bien être tenté de faire d’autres actes aussi irresponsables car il s’agit maintenant de sauver son poste. Comme d’habitude en Russie, il ne faut guère espérer de révolution dans la rue. Le chef de l’État sera discrètement victime d’une révolution de palais. Nombre de responsables met en question la logique politique de Poutine qui nuit non seulement à l’image du pays mais surtout à son économie.

Certains déjà pensent que Poutine ne pourra tenir que quelques mois car il a déjà accumulé trop de revers. D’autres vont venir car les ukrainiens ne sont pas très de céder le moindre pouce de territoire.

Il serait temps que les grandes puissances puissent encore accroître leur pression pour que Poutine dans un geste désespéré ne soit pas conduit à faire l’irréparable.

Guerre en Ukraine : Vladimir Poutine de plus en plus isolé en Russie ?

Guerre en Ukraine : Vladimir Poutine de plus en plus isolé en Russie ?

Poutine enfermé dans sa parano semble de plus en plus isolé en Russie d’après Carole Grimaud, enseignante en géopolitique à l’université de Montpellier ( France Info).
Article rédigé par

« Il est temps que la guerre destructrice de la Russie s’arrête », a déclaré le président ukrainien mais qui s’adresse Volodymyr Zelensky ?

Carole Grimaud : Essentiellement à la Russie. Il est vrai qu’avec la reprise de Kherson, l’Ukraine a la main sur de possibles négociations. Mais avec des lignes qu’il va falloir bouger. J’ai l’impression que du côté de l’armée ukrainienne, de l’état-major, on est toujours sur cette ligne : le retrait complet des troupes russes des territoires occupés avant toute négociation. C’est ce qui risque de bloquer l’avancée de toute discussion qui pourrait se mettre en place. Côté russe, même si effectivement, on voit qu’il y a une volonté du côté des diplomates de commencer une amorce de discussion, on voit que sur le terrain, les combats ont repris dans le Donbass. Les Russes ne sont pas prêts, du côté de l’état-major, à cesser les combats et à retirer les troupes.

Quelle paix serait acceptable pour les Ukrainiens ?

Il est vrai que les accords de Minsk, c’est l’ombre qui plane sur de possibles discussions. Ces accords avaient été un échec et avaient finalement détruit la confiance réciproque sur un traité de paix. Cette ombre plane aujourd’hui parce que du côté ukrainien, comme du côté russe, on ne fait pas confiance à l’adversaire. Et pour ce faire, il faudrait que ce soit un arrêt complet des combats et un retrait complet des troupes. C’est ce que veut Volodymyr Zelensky pour ne pas avoir sur son sol un conflit larvé, comme cela a été le cas pendant huit ans dans le Donbass.

Vladimir Poutine est-il de plus en plus isolé aujourd’hui ?

Vladimir Poutine est isolé non seulement sur la scène internationale, mais aussi dans sa politique intérieure. Il a devant lui certainement une poussée du parti de la paix, ceux qui veulent arrêter les combats, mais pas à n’importe quelles conditions. La tâche sera effectivement de faire accepter les conditions proposées par l’Ukraine à l’armée russe. C’est une autre affaire. En tout cas, Vladimir Poutine est isolé. J’ai appris qu’il avait annulé toutes ses adresses à la nation, ce qu’il avait l’habitude de faire depuis 10 ans, des conférences de presse. Il a tout annulé. Il est isolé aussi dans son pays.

Biden et Xi Jinping : Les vrais négociateurs du conflit en Ukraine

Biden et Xi Jinping : Les vrais négociateurs du conflit en Ukraine

Aux États-Unis, le débat est ouvert sur la nécessité de mettre assez rapidement conflit en Ukraine. Les Américains disposent d’un atout considérable puisque ce sont eux qui fournissent 90 % de l’armement à Kiev. Du côté chinois, on dispose aussi d’arguments puisque Poutine met progressivement son pays en tutelle de la Chine. La Chine est en effet désormais le principal débouché des ressources russes mais l’allié le plus significatif a déjà largement pesé pour empêcher l’utilisation de l’arme nucléaire et souhaite maintenant un apaisement en Ukraine car Pékin est aussi touché par le ralentissement économique international. La France ou la Turquie souhaiteraenit bien exercer ce rôle de médiateur mais elles sont bien trop faibles pour influencer les partis, elles jount davantage un rôle d’équilibriste ( pas toujours bien apprécié!) plutôt qu’un rôle d’équilibre.

Aussi bien pour le président chinois que pour le président américain, la priorité est de retour d’une situation géopolitique suffisamment stable pour permettre au business mondial de repartir. Alors que le conflit en Ukraine a agi comme une sorte de détonateur pour détruire la croissance. Même en Chine l’activité générale faiblit de manière très dangereuse.

Du coup, les deux présidents semblent être tombés d’accord pour que cesse enfin le très perturbant conflit en Ukraine. En vérité, les vrais influenceurs sont bien américains et chinois. Ils sont les seuls à pouvoir peser sur les deux belligérants pour les contraindre à s’engager sur le chemin de la paix.

La Chine a déjà fait connaître à la Russie qu’elle condamnerait fermement toute éventualité d’un recours à l’arme nucléaire et défend l’idée d’une stabilité des frontières( Taïwan exceptée évidemment mais qui n’est pas réellement indépendante).

De leur côté, les États-Unis constituent est de très loin le principal soutient militaire à l’Ukraine et ont donc les moyens de peser sur la diplomatie de Kiev.

Le président américain a expliqué que certains malentendus avaient été levés, notamment sur l’épineux dossier du statut de Taïwan qui obsède le régime communiste de Pékin. « Taïwan fait partie des intérêts fondamentaux de la Chine. C’est la première ligne rouge qui ne doit pas être franchie. Quiconque cherche à séparer Taïwan de la Chine violera les intérêts fondamentaux de la Chine et le peuple chinois ne le permettra jamais », avait averti Xi Jinping au début de leurs échanges, dans un hôtel de luxe, barricadé par les forces de sécurité des deux pays.

Notre politique n’a absolument pas changé », l’a rassuré Joe Biden, en affirmant qu’il continuerait de respecter le principe d’une « Chine unique », qui consiste à ne reconnaître qu’une seule Chine dont ferait partie Taïwan. « Je ne vois donc aucune intention de la Chine d’envahir Taïwan », a conclu le dirigeant américain.

Expliquant que d’autres dossiers politiques et économiques allaient encore nécessiter de longs bras de fer, Joe Biden a indiqué que Pékin et Washington s’étaient entendus sur une multiplication des visites ministérielles bilatérales pour « garder les canaux de communication toujours ouverts ». Le secrétaire d’Etat américain, Antony Blinken, se rendra ainsi très prochainement à Pékin pour poursuivre les échanges, notamment sur les questions internationales où les deux nations pourraient s’entendre pour peser sur le cours du monde. Ce lundi, elles ont, par exemple, mis en garde contre l’utilisation de l’arme nucléaire en Ukraine.

Joe Biden et Xi Jinping : Les vrais influenceurs du conflit en Ukraine

Joe Biden et Xi Jinping : Les vrais influenceurs du conflit en Ukraine

Aussi bien pour le président chinois que pour le président américain la priorité est de retour d’une situation géopolitique suffisamment stable pour permettre au business mondial de repartir. Alors que le conflit en Ukraine a agi comme une sorte de détonateur pour détruire la croissance. Même en Chine l’activité générale faiblit de manière très dangereuse.

Du coup, les deux présidents semblent être tombés d’accord pour que cesse enfin le très perturbant conflit en Ukraine. En vérité, les vrais influenceurs sont bien américains et chinois. Ils sont les seuls à pouvoir peser sur les deux belligérants pour les contraindre à s’engager sur le chemin de la paix.

La Chine a déjà fait connaître à la Russie qu’elle condamnerait fermement toute éventualité d’un recours à l’arme nucléaire et défend l’idée d’une stabilité des frontières( Taïwan exceptée évidemment mais qui n’est pas réellement indépendante).

De leur côté, les États-Unis constituent est de très loin le principal soutient militaire à l’Ukraine et ont donc les moyens de peser sur la diplomatie de Kiev.

Le président américain a expliqué que certains malentendus avaient été levés, notamment sur l’épineux dossier du statut de Taïwan qui obsède le régime communiste de Pékin. « Taïwan fait partie des intérêts fondamentaux de la Chine. C’est la première ligne rouge qui ne doit pas être franchie. Quiconque cherche à séparer Taïwan de la Chine violera les intérêts fondamentaux de la Chine et le peuple chinois ne le permettra jamais », avait averti Xi Jinping au début de leurs échanges, dans un hôtel de luxe, barricadé par les forces de sécurité des deux pays.

Notre politique n’a absolument pas changé », l’a rassuré Joe Biden, en affirmant qu’il continuerait de respecter le principe d’une « Chine unique », qui consiste à ne reconnaître qu’une seule Chine dont ferait partie Taïwan. « Je ne vois donc aucune intention de la Chine d’envahir Taïwan », a conclu le dirigeant américain.

Expliquant que d’autres dossiers politiques et économiques allaient encore nécessiter de longs bras de fer, Joe Biden a indiqué que Pékin et Washington s’étaient entendus sur une multiplication des visites ministérielles bilatérales pour « garder les canaux de communication toujours ouverts ». Le secrétaire d’Etat américain, Antony Blinken, se rendra ainsi très prochainement à Pékin pour poursuivre les échanges, notamment sur les questions internationales où les deux nations pourraient s’entendre pour peser sur le cours du monde. Ce lundi, elles ont, par exemple, mis en garde contre l’utilisation de l’arme nucléaire en Ukraine.

Conflit Ukraine-Russie :La corruption généralisée responsable de la défaite Russe

Conflit Ukraine-Russie :La corruption généralisée responsable de la défaite Russe

Il y a évidemment plusieurs plusieurs facteurs explicatifs à la véritable défaite de la Russie qui se profile en Ukraine notamment l’exceptionnelle résistance des ukrainiens mais aussi un climat général en Russie complètement infectée par la corruption.

En fait, Poutine a été trahi par ses propres services secrets, par son entourage et par son armée. Tous les responsables finalement sont impliqués à différents niveaux dans le système mafieux de la Russie. Tous les responsables ont des intérêts économiques fondés sur le détournement des richesses du pays et de ce point de vue, ils imitent Poutine.
Même le nouveau chef des armées, ancien bourreau de Syrie dirige de nombreuses affaires économiques au détriment de l’État. De la même manière ,le grand patron du groupe Wagner est plus préoccupé par son business que par les victoires. Ce qui lui importe c’est surtout de développer toutes ses autres activités.

Ce pays pourtant riche potentiellement est littéralement pillé à tous les niveaux de direction du pays. Ainsi par exemple l’armée n’existait que sur le papier et il manquait de l’ordre de 50 % des équipements pourtant répertoriés. On a même manqué d’uniformes et de pelles sans parler des munitions.

Du fait de la répression criminelle qui règne dans le pays, peu de voix osent s’élever. Mais ce régime est en pleine décomposition. Il tombera un jour ou l’autre à la fois pour des raisons politiques mais sans doute surtout économiques . Car dans le même temps la population vit dans un état de misère inadmissible.

Il n’y a que la dictature pour permettre au régime de durer mais même cette dictature commence en sous-main à être sérieusement mise en cause par les oligarques et autres qui constatent un affaiblissement économique qui aura des conséquences sur leur propre business.

La Russie vit une tragédie sociale, démocratique mais aussi économique.

Les États-Unis souhaitent la paix en Ukraine pour relancer l’économie

Les États-Unis souhaitent la paix en Ukraine pour relancer l’économie


Il semble bien que les autorités américaines tentent maintenant de peser pour parvenir à une situation de paix en Ukraine à fin de relancer l’économie médiale dont la croissance est très menacée. On souhaite donc officiellement aux États-Unis que des négociations s’engagent. Le problème évidemment c’est maintenant de convaincre l’Ukraine de stopper sa reconquête mais aussi de parvenir à ce que la Russie non seulement souscrive un accord de paix mais le respecte.

Officiellement les négociations devraient concerner l’Ukraine et la Russie. Pour autant, les deux seules puissances qui peuvent peser dans le sens de la paix sont d’une part la Chine, également inquiète de l’évolution de l’économie internationale et des débordements de Poutine d’autre part les Américains.

La secrétaire américaine au Trésor Janet Yellen a estimé ce lundi que mettre fin à la guerre en Ukraine constituait le meilleur moyen de répondre aux difficultés de l’économie mondiale, dans un message apparent à la Russie avant le sommet du G20 en Indonésie.

« Mettre fin à la guerre menée par la Russie constitue un impératif moral et tout simplement la meilleure chose à faire pour l’économie mondiale », a déclaré Janet Yellen à la presse en marge d’une rencontre avec son homologue français Bruno Le Maire.

La guerre lancée il y a neuf mois par Vladimir Poutine a de profondes répercussions économiques, avec l’envolée des prix de l’énergie et des produits alimentaires.

Ukraine:La corruption généralisée responsable de la défaite Russe

Ukraine:La corruption généralisée responsable de la défaite Russe

Il y a évidemment plusieurs plusieurs facteurs explicatifs à la véritable défaite de la Russie qui se profile en Ukraine notamment l’exceptionnelle résistance des ukrainiens mais aussi un climat général en Russie complètement infectée par la corruption.

En fait, Poutine a été trahi par ses propres services secrets, par son entourage et par son armée. Tous les responsables finalement sont impliqués à différents niveaux dans le système mafieux de la Russie. Tous les responsables ont des intérêts économiques fondés sur le détournement des richesses du pays et de ce point de vue, ils imitent Poutine.
Même le nouveau chef des armées, ancien bourreau de Syri,e dirige de nombreuses affaires économiques au détriment de l’État. De la même manière ,le grand patron du groupe Wagner est plus préoccupé par son business que par les victoires. Ce qui lui importe c’est surtout de développer toutes ses autres activités.

Ce pays pourtant riche potentiellement et littéralement pillé à tous les niveaux de direction du pays. Ainsi par exemple l’armée n’existait que sur le papier et il manquait de l’ordre de 50 % des équipements pourtant répertoriés. On a même manqué d’uniformes et de pelles sans parler des munitions.

Du fait de la répression criminelle qui règne dans le pays, peu de voix osent s’élever. Mais ce régime est en pleine décomposition. Il tombera un jour ou l’autre à la fois pour des raisons politiques mais sans doute surtout économiques . Car dans le même temps la population vit dans un état de misère inadmissible.

Il n’y a que la dictature pour permettre au régime de durer mais même cette dictature commence en sous-main à être sérieusement mise en cause par les oligarques et autres qui constatent un affaiblissement économique qui aura des conséquences sur leur propre business.

La Russie vit une tragédie sociale, démocratique mais aussi économique.

Armée française: les conséquence du conflit en Ukraine

Armée française: les conséquence du conflit en Ukraine. (Alain Bauer)

Quelles conséquences du conflit en Ukraine pour l’armée française interroge le criminologue Alain Bauer . Malgré les nombreux conflits depuis la fin de la Guerre froide, en 1989-1990, aucune révision stratégique en profondeur n’avait remis en question la froide logique comptable qui a transformé l’armée française en outil expéditionnaire et échantillonnaire.

En clair Alain Bauer met en cause l’état de l’armée française qui serait bien incapable de soutenir un conflit comme en Ukraine du fait du sous dimensionnement du matériel et des effectifs. Une manière aussi peut-être de relancer la problématique du service militaire obligatoire pour éviter ce que subissent notamment les effectifs russes expédiés sur le front sans formation. NDLR

Une force de projection, des investissements réduits sur une large palette d’équipements, aux livraisons étalées dans le temps, et quelques gros programmes structurants comme le Rafale semblaient suffire à notre posture nationale et internationale. L’idée générale était que la guerre était finie et que seuls quelques conflits locaux nécessitaient d’envoyer « des canonnières » pour rappeler les belligérants à la raison.

Le conflit ukrainien a bouleversé cette persistance rétinienne et devrait nous forcer à prendre en considération la « haute intensité » et la longue intensité d’un processus de guerre de terrain qui ressemble de plus en plus à une version du conflit de 1914-1918 ayant rencontré Terminator.

Aide militaire à l’Ukraine: la discrétion française est-elle un «cache-misère» ?
Le président de la République, après une revue nationale stratégique concoctée en interne, va trancher sur une série de programmes et de financements qui valideront la capacité de la France à maintenir sa souveraineté nationale. Avec la prochaine loi de programmation militaire, ce qui est en jeu dépasse largement la question budgétaire (combien ?) et devrait enfin rejoindre la question stratégique (pour quoi faire et comment ?). Cela fait longtemps que la France n’a pas lancé de vrai programme de recherche stratégique et polémologique (Gallois, Poirier, Aron, Duroselle datent) et on se demande toujours s’il faut financer ce que nos industriels savent faire ou s’interroger ce qu’on devrait mettre en œuvre.

La surprise stratégique est le plus souvent née de l’aveuglement : des mouvements tactiques surprenants (Azincourt, Dien Bien Phu, Waterloo….) plus souvent que des révolutions technologiques (arcs, arbalètes, catapultes et trébuchets, feu grégeois, poudre, fusils, canons, bombes et armes nucléaires, et vecteurs pour les transporter). La sophistication de nos armements nécessite de plus en plus de personnels de soutien. Elle entraîne une certaine vulnérabilité logistique et de grandes incertitudes de disponibilité. Au moment de la dronisation du champ de bataille, pour le renseignement comme pour la destruction, avec la reprise d’outils kamikazes, les armées se trouvent dans une situation déjà connue de choix entre un futur désastre industriel (Minitel contre internet, Bi-bop contre smartphone…) et une adaptation accélérée aux réalités nouvelles de la guerre.

Prés carrés. Comme souvent, une bataille de « prés carrés » risque de masquer les enjeux essentiels sur fond de haute technologie et de coûts à l’unité qui empêchent la tenue de stocks décents. Or le conflit ukrainien, dans la durée, montre le besoin de reconstruire aussi une défense opérationnelle du territoire, des moyens résilients et résistants pour la bataille de longue intensité, des outils innovants, flexibles, mobiles et peu coûteux pour ralentir ou fixer l’adversaire.

Nous avons tout à apprendre et comprendre de ce qui se passe en Ukraine, sur tous les terrains. Alors que le ministère des Armées sort enfin de l’espace punitif dans lequel Bercy l’avait cornerisé, l’Etat doit faire le choix de l’avenir. Comme le rappelait le Cardinal de Richelieu : « La politique, c’est l’art de rendre possible ce qui est nécessaire. »

Alain Bauer est professeur au Conservatoire national des arts et métiers, responsable du pôle sécurité-défense-renseignement.

Politique-Ukraine : Les honteux bombardements d’installation électrique par la Russie

Politique-Ukraine : Les honteux bombardements d’installation électrique par la Russie

Poutine a sans doute compris qu’il sera difficile de transformer en victoire sa piteuse défaite en Ukraine. Le dictateur fou a donc décidé de s’en prendre à la population civile en attaquant systématiquement les installations énergétiques notamment électriques.

Sur le front de la guerre, par contre la Russie est en position de recul et il sera difficile au pouvoir russe de donner un sens à cette pitoyable opération dite spéciale.

Poutine qui n’est pas caractérisé par une grande intelligence comme beaucoup de dictateurs a donc décidé de punir la population en Ukraine. La réaction puérile et criminelle d’un responsable absolument sans scrupules qui n’hésite d’ailleurs même pas à faire tirer sur ses propres forces militaires quand elles sont réticentes.

« Les terroristes russes ont une fois de plus lancé une attaque massive contre les installations du système électrique dans plusieurs régions d’Ukraine », a écrit sur Telegram Kirilo Timochenko, un conseiller de la présidence ukrainienne. L’armée de l’air ukrainienne a estimé que « plus de 50 missiles de croisière » ont été lancés par la Russie lundi matin.

Ukraine : Les honteux bombardements d’installation électrique de la Russie

Ukraine : Les honteux bombardements d’installation électrique de la Russie

Poutine a sans doute compris qu’il sera difficile de transformer en victoire sa piteuse défaite en Ukraine. Le dictateur fou a donc décidé de s’en prendre à la population civile en attaquant systématiquement les installations énergétiques notamment électriques.

Sur le front de la guerre, par contre la Russie est en position de recul et il sera difficile au pouvoir russe de donner un sens à cette pitoyable opération dite spéciale.

Poutine qui n’est pas caractérisé par une grande intelligence comme beaucoup de dictateurs a donc décidé de punir la population en Ukraine. La réaction puérile et criminelle d’un responsable absolument sans scrupules qui n’hésite d’ailleurs même pas à faire tirer sur ses propres forces militaires quand elles sont réticentes.

« Les terroristes russes ont une fois de plus lancé une attaque massive contre les installations du système électrique dans plusieurs régions d’Ukraine », a écrit sur Telegram Kirilo Timochenko, un conseiller de la présidence ukrainienne. L’armée de l’air ukrainienne a estimé que « plus de 50 missiles de croisière » ont été lancés par la Russie lundi matin.

Ukraine : un accélérateur de transition écologique ?

Ukraine : un accélérateur de transition écologique ?

D’après l’Agence internationale de l’Energie (AIE) l’Ukraine pourrait constituer un accélérateur de transition et de écologique. Jeudi 27 octobre. L’AIE estime que le ralentissement des exportations d’hydrocarbures russes après l’invasion de l’Uraine en février dernier, va durablement transformer le paysage énergétique mondial et pourrait permettre d’accélérer la transition vers des sources d’énergies vertes.

L’agence considère dans son rapport annuel sur les perspectives énergétiques mondiales les retombées économiques de l’interruption des livraisons de pétrole, de gaz naturel et de charbon russe, tout en retenant un scénario environnemental optimal dans lequel aucun investissement dans de nouveaux projets s’appuyant sur des combustibles fossiles n’est nécessaire.

Le rapport de l’AIE indique que la crise mondiale de l’énergie provoque des changements profonds et durables qui pourraient accélérer la transition vers des systèmes énergétiques plus sûrs et durables.
Tournant historique. « Les marchés de l’énergie et les politiques énergétiques ont changé après l’invasion de l’Ukraine par la Russie, pas seulement dans l’immédiat mais pour les décennies à venir », estime le directeur exécutif de l’Agence, Fatih Birol.

« Le monde de l’énergie se transforme drastiquement devant nos yeux. Les réponses apportées par les gouvernements à travers le monde promettent de faire de ce moment un tournant définitif et historique vers un système énergétique plus propre, plus abordable et plus sûr », a-t-il ajouté.

Politique-Ukraine : la Russie recule pour éviter la capitulation

Politique-Ukraine : la Russie recule pour éviter la capitulation

Le chef des armées russe vient curieusement de reconnaître les difficultés auxquelles l’armée russe est confrontée et qui nécessite un recul pour éviter une défaite honteuse. Pourtant ce nouveau chef des armées n’est pas un tendre mais sans doute a-t-il pris conscience des réalités du terrain et n’est-il pas prêt à faire sacrifier l’armée sur l’autel de la démence de Poutine.

On prépare aussi en même temps l’opinion russe à la défaite en l’habillant de prétexte humanitaire pour rapatrier des Russes d’Ukraine.

Le nouveau commandant de l’armée russe en Ukraine, Sergueï Sourovikine, a donc reconnu, mardi 18 octobre, que ses troupes faisaient face à une situation «tendue» et auraient à effectuer des choix difficiles.

Le nouveau commandant de l’armée russe ménage aussi son propre avenir en décrivant un tableau assez sombre de la situation héritage de son prédécesseur et sous-entendu de Poutine aussi.
Ces déclarations de Sergueï Sourovikine à l’antenne de la chaîne de télévision publique Rossiya 24 interviennent alors que le gouverneur nommé par les Russes dans la région de Kherson, dans le sud de l’Ukraine, a annoncé une évacuation de civils face à la menace d’un assaut ukrainien.

« La situation dans le secteur de l’opération militaire spéciale peut être qualifiée de tendue », a dit Sergueï Sourovikine, général de l’armée de l’air nommé ce mois-ci à la tête des forces russes engagées en Ukraine, où elles subissent depuis début septembre une contre-offensive ukrainienne.

Recul russe. « L’ennemi tente continuellement d’attaquer les positions des troupes russes », a-t-il poursuivi. « Cela concerne avant tout les secteurs de Koupiansk, Lyman et Mykolaïv-Kryvyi Rih », a précisé Sergueï Sourovikine. Koupiansk et Lyman se trouvent dans l’est de l’Ukraine, et la zone de Mykolaïv et Kryvyi Rih recouvre essentiellement le nord de la région de Kherson. L’armée russe a reculé de 20 à 30 km ces dernières semaines dans le secteur de Kherson et elle risque d’être acculée sur la rive droite, ou occidentale, du fleuve Dniepr.

Sergueï Sourovikine a également paru reconnaître que les forces ukrainiennes risquaient désormais d’avancer vers la ville de Kherson, située près de l’embouchure du Dniepr sur la rive droite. Kherson est en outre difficile à ravitailler pour l’armée russe, car le principal pont menant à la rive gauche du Dniepr a été fortement endommagé par un bombardement ukrainien.
« Nos plans et nos actions à venir concernant la ville de Kherson elle-même dépendront de la situation militaro-tactique à venir. Je répète, c’est déjà très difficile aujourd’hui », a dit Sergueï Sourovikine. « Nous allons agir en conscience, de manière opportune, sans exclure des décisions difficiles », a-t-il conclu.

Ukraine : la Russie recule pour éviter la capitulation

Ukraine : la Russie recule pour éviter la capitulation

Le chef des armées russe vient curieusement de reconnaître les difficultés auxquelles l’armée russe est confrontée et qui nécessite un recul pour éviter une défaite honteuse. Pourtant ce nouveau chef des armées n’est pas un tendre mais sans doute a-t-il pris conscience des réalités du terrain et n’est-il pas prêt à faire sacrifier l’armée sur l’autel de la démence de Poutine.

On prépare aussi en même temps l’opinion russe à la défaite en l’habillant de prétexte humanitaire pour rapatrier des Russes d’Ukraine.

Le nouveau commandant de l’armée russe en Ukraine, Sergueï Sourovikine, a donc reconnu, mardi 18 octobre, que ses troupes faisaient face à une situation «tendue» et auraient à effectuer des choix difficiles.

Le nouveau commandant de l’armée russe ménage aussi son propre avenir en décrivant un tableau assez sombre de la situation héritage de son prédécesseur et sous-entendu de Poutine aussi.
Ces déclarations de Sergueï Sourovikine à l’antenne de la chaîne de télévision publique Rossiya 24 interviennent alors que le gouverneur nommé par les Russes dans la région de Kherson, dans le sud de l’Ukraine, a annoncé une évacuation de civils face à la menace d’un assaut ukrainien.

« La situation dans le secteur de l’opération militaire spéciale peut être qualifiée de tendue », a dit Sergueï Sourovikine, général de l’armée de l’air nommé ce mois-ci à la tête des forces russes engagées en Ukraine, où elles subissent depuis début septembre une contre-offensive ukrainienne.

Recul russe. « L’ennemi tente continuellement d’attaquer les positions des troupes russes », a-t-il poursuivi. « Cela concerne avant tout les secteurs de Koupiansk, Lyman et Mykolaïv-Kryvyi Rih », a précisé Sergueï Sourovikine. Koupiansk et Lyman se trouvent dans l’est de l’Ukraine, et la zone de Mykolaïv et Kryvyi Rih recouvre essentiellement le nord de la région de Kherson. L’armée russe a reculé de 20 à 30 km ces dernières semaines dans le secteur de Kherson et elle risque d’être acculée sur la rive droite, ou occidentale, du fleuve Dniepr.

Sergueï Sourovikine a également paru reconnaître que les forces ukrainiennes risquaient désormais d’avancer vers la ville de Kherson, située près de l’embouchure du Dniepr sur la rive droite. Kherson est en outre difficile à ravitailler pour l’armée russe, car le principal pont menant à la rive gauche du Dniepr a été fortement endommagé par un bombardement ukrainien.
« Nos plans et nos actions à venir concernant la ville de Kherson elle-même dépendront de la situation militaro-tactique à venir. Je répète, c’est déjà très difficile aujourd’hui », a dit Sergueï Sourovikine. « Nous allons agir en conscience, de manière opportune, sans exclure des décisions difficiles », a-t-il conclu.

« ANNEXIONS ILLÉGALES » RUSSES EN UKRAINE: Largement condamnées par l’ONU

« ANNEXIONS ILLÉGALES » RUSSES EN UKRAINE: Largement condamnées par l’ONU

À l’issue du vote de l’ONU, la Russie se trouve relativement isolée dans sa décision d’annexer des territoires ukrainiens.L’Assemblée générale de l’ONU des 193 États membres réunie en urgence depuis lundi a adopté une résolution qui condamne la Russie avec 143 voix pour, face à cinq pays contre et 35 qui se sont abstenus, parmi lesquels la Chine, l’Inde, le Pakistan et l’Afrique du Sud.

Les cinq États à régime dictatorial qui ont voté contre sont, sans surprise, la Russie, le Bélarus, la Syrie, la Corée du Nord et le Nicaragua.

Avec ce texte, co-rédigé par l’Union européenne et présenté par l’Ukraine, les Occidentaux ont affirmé avoir prouvé que la Russie du président Vladimir Poutine était « isolée » sur la scène internationale, sept mois après le déclenchement de la guerre en Ukraine.

« En envahissant son voisin, la Russie a décidé d’ouvrir la voie à d’autres guerres d’annexion. Ce qui se passe aujourd’hui en Europe peut se passer demain ailleurs: en Asie, en Afrique, en Amérique latine », a expliqué le Français Nicolas de Rivière.

Pour la Britannique Barbara Woodward, « la Russie a échoué sur le champ de bataille et à l’ONU. (…) La Russie s’est isolée. (…) Il faut maintenant arrêter la guerre ».
La résolution « condamne les tentatives d’annexions illégales » des régions ukrainiennes de Donetsk, Lougansk, Zaporijjia et Kherson après des « prétendus référendums illégaux » et souligne que ces actions n’ont « aucune validité » au regard du droit international.

Ukraine : « La Crimée sera libérée »

Ukraine : « La Crimée sera libérée »

L’explosion d’un camion a fortement endommagé ce samedi le pont de Kertch qui relie la Crimée à la Russie, ligne de ravitaillement capitale des forces russes pour tenir les territoires occupés du sud de l’Ukraine. La perspective d’une libération de la Crimée se dessinerait-elle ? Dans ce cas, quid des citoyens russes installés sur le territoire ? Entretien avec Tamila Tasheva, représentante du président ukrainien auprès de la République Autonome de Crimée. ( Les Echos)

Les autorités ukrainiennes ont exhorté les habitants de la Crimée à se préparer en cas d’actions militaires sur le territoire de la péninsule. Peut-on en déduire qu’en cas de libération de Kherson, une contre-offensive en Crimée aura lieu ?
« Cela fait huit ans que nous disons qu’il y a une guerre en Crimée. Pendant les huit années d’occupation, nous avons répété que le territoire de la Crimée avait été militarisé par la Russie, avec l’établissement de nouvelles bases militaires, notamment à Sébastopol.

Toute cette infrastructure militaire fonctionne désormais comme un tremplin pour une attaque, comme un flanc sud pour la Russie. Le droit international permet à l’Ukraine d’utiliser tout moyen à sa disposition pour libérer son territoire. Il est cependant important pour nous que le retour de la péninsule à l’Ukraine n’entraîne pas de victimes civiles. Le président ukrainien a répété à plusieurs reprises que la meilleure façon de récupérer la Crimée était par la voie diplomatique. Par conséquent, lors des négociations avec la Russie, y compris à Istanbul, il était important pour nous que la partie ukrainienne soulève toujours la question de la Crimée. »

Peut-on dire que les récents événements dans la péninsule ont été un catalyseur pour la résistance pro-ukrainienne en Crimée ?
« Oui, sans aucun doute. Il y a beaucoup de gens en Crimée qui sont enthousiasmés par ce qui se passe. Ce sont ceux qui ont toujours été pro-ukrainiens. Pendant 8 ans, ils ne savaient pas comment résister. Beaucoup de gens m’écrivent désormais, certains me demandent : ‘Dois-je partir déjà ou pas encore ?’.
Nous ne savons pas quand la libération aura lieu, mais nous savons qu’elle aura lieu. Tout se décide sur le champ de bataille. Une autre partie de la population est désemparée. Pendant 8 ans, la Russie leur a dit que tout allait bien, qu’il n’y avait de guerre, que le pont de Kertch est sécurisé. Les citoyens russes ont bénéficié de programmes pour s’installer en Crimée. Nombre d’entre eux quittent désormais la péninsule. »
Quel est le sort qui attend les personnes ayant collaboré avec la Russie depuis 2014 ?
« La propagande russe dit que toute la Crimée soutient la Russie, et c’est faux. En 2014, il y avait un certain pourcentage de personnes pro-russes en Crimée, mais ce n’était pas la majorité. Les Tatars de Crimée, qui ont été déportés par les autorités soviétiques, comprennent que l’Empire russe, puis l’URSS, puis la Russie moderne ont essayé de détruire leur culture et leur héritage.

Il y a des collaborateurs tatars de Crimée, mais ce sont tous des pro-russes qui étaient connus avant même 2014. Ces personnes ne sont pas soutenues par la majorité de la population tatare, et elles seront tenues pour responsables en vertu du droit ukrainien et international, pour avoir soutenu les revendications du régime d’occupation sur le territoire de la péninsule. Ce point a déjà fait l’objet d’une évaluation juridique en vertu du droit ukrainien. »

Dans quelle mesure la composition ethnique de la Crimée a-t-elle changé depuis 2014 ?
« Elle a beaucoup changé. On assiste à une colonisation moderne de la Crimée, avec l’installation de beaucoup de citoyens russes depuis 2014. Selon le droit ukrainien et international, ils sont arrivés illégalement sur le territoire de l’Ukraine.
Si vous venez sur le territoire d’un autre Etat, en franchissant illégalement la frontière, vous vous exposez à une expulsion. C’est tout. C’est une autre histoire pour ceux qui sont mariés et ont eu un enfant en Crimée. Ils pourront demander à résider sur la péninsule en toute légalité, et l’Etat ukrainien décidera s’il leur pardonne d’avoir enfreint la législation ukrainienne en matière de migration. Si oui, ils recevront un permis de séjour.
Nous sommes en train de créer ce cadre juridique en Ukraine, qui n’existe pas encore en ce qui concerne les nouveaux territoires occupés. Nous travaillons sur les questions d’amnistie, de citoyenneté, de propriété sur le territoire de la péninsule. Elles sont prioritaires, et sont toutes des questions compliquées à résoudre. Nous devrons d’abord reprendre le contrôle de ce territoire, puis les questions de réintégration seront résolues. »

Une personne ayant pris la nationalité russe après 2014 alors qu’elle se trouvait en Crimée et a vécu en Crimée mais a conservé un passeport ukrainien est-elle citoyenne de l’Ukraine ?
« Tout citoyen ukrainien qui a résidé en Crimée avant 2014 ou après 2014, qui est né d’un mariage ou d’un partenariat civil entre citoyens ukrainiens, est un citoyen ukrainien.
Nous avons un cadre juridique clair à ce sujet, adopté en 2014 : tous les documents délivrés par les administrations d’occupation, y compris les passeports d’occupation, sont illégaux et nuls. Nous ne les reconnaissons pas. Cette citoyenneté forcée est illégale au regard du droit international. »

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