Archive pour le Tag 'Ukraine :'

Trump: « Poutine dit beaucoup de conneries »

Trump Ukraine: « Poutine dit beaucoup de conneries »

Donald Trump estime que Vladimir Poutine dit «beaucoup de conneries» à propos de l’Ukraine, tout en laissant entendre qu’il souhaitait imposer de nouvelles sanctions à Moscou, lors d’un Conseil des ministres mardi. Le président américain envisage également des sanctions supplémentaires contre Moscou.

«Si vous voulez la vérité, Poutine nous raconte beaucoup de conneries. Il est tout le temps très gentil, mais cela ne veut rien dire», a déclaré le président américain à la presse pendant cette réunion à la Maison-Blanche. Donald Trump a par ailleurs assuré «étudier de très près» une proposition de loi du Sénat visant à imposer de nouvelles sanctions à la Russie.

Défense: Renault va construire des drones en Ukraine

Défense: Renault va construire des drones en Ukraine

L’objectif de ce partenariat avec Kiev est, d’une part, de produire des drones à grande échelle et, d’autre part, d’apprendre à les utiliser en opération. Ces drones seront destinés aux Ukrainiens, « mais nous allons aussi en faire bénéficier nos propres armées françaises pour avoir en permanence un entraînement tactique, opératif, qui colle à la réalité » du conflit en Ukraine, a indiqué le ministère des armées.

Renault va construire des drones en Ukraine

Renault va construire des drones en Ukraine

L’objectif de ce partenariat avec Kiev est, d’une part, de produire des drones à grande échelle et, d’autre part, d’apprendre à les utiliser en opération. Ces drones seront destinés aux Ukrainiens, « mais nous allons aussi en faire bénéficier nos propres armées françaises pour avoir en permanence un entraînement tactique, opératif, qui colle à la réalité » du conflit en Ukraine, a indiqué le ministère des armées.

Ukraine: Trump porte-parole de la Russie

Ukraine: Trump porte-parole de la Russie

Donald Trump se fait en quelque sorte le porte-parole de la Russie en prévenant que Vladimir Poutine allait riposter à la spectaculaire attaque ukrainienne contre des bombardiers russes après une conversation avec son homologue russe, assurant aussi qu’il n’y aurait pas de «paix immédiate» entre Kiev et Moscou.

Donald Trump a dit avoir eu avec son homologue russe une «bonne conversation, mais pas une conversation qui va mener à une paix immédiate» en Ukraine mais le message de Donald Trump mercredi ne fait aucune mention de possibles sanctions supplémentaires contre la Russie, réclamées par l’Ukraine, et récemment évoquées par le président américain lui-même. Bref Trump qui devait régler le conflit à 24 heures se contente désormais de se faire le porte-parole de la Russie!

Politique-Guerre en Ukraine : la corruption russe en cause

Politique-Guerre en Ukraine : la corruption russe en cause


« L’invasion de l’Ukraine est la conséquence du système de corruption généralisée qui gangrène la Russie »

Pour s’attaquer vraiment aux racines de la guerre en Ukraine, la Russie doit commencer par reconnaître et combattre la corruption systémique, qui représente une menace pour les Russes comme pour le reste du monde, estime le spécialiste américain en affaires publiques et internationales Matthew H. Murray, dans une tribune au « Monde ».

Après son entretien téléphonique avec Donald Trump le 19 mai consacré à la question de l’Ukraine, le président russe, Vladimir Poutine, a déclaré que Moscou soutenait « une résolution pacifique de la crise ukrainienne ». Il a cependant répété qu’il fallait éliminer les « racines » du conflit. Des racines qui, dans le discours fallacieux et revanchard du dirigeant, sont claires : d’une part, l’Ukraine appartient à la Russie ; d’autre part, les efforts déployés par les Etats-Unis et l’Europe pour protéger la souveraineté ukrainienne représentent une menace pour les Russes. Ainsi Poutine continue-t-il de déformer l’histoire pour imposer des conditions inacceptables à l’Ukraine, se soustraire à toutes négociations dignes de ce nom, neutraliser et démilitariser le pays.

Le conflit en Ukraine est une guerre de choix. L’histoire le montrera : cette décision du Kremlin d’attaquer un Etat souverain d’Europe centrale en ce XXIe siècle est la conséquence du système de corruption généralisée qui gangrène la Russie. Car la corruption systémique attise l’agressivité de la Russie – contre l’Ukraine, contre l’ordre international libéral et contre la démocratie elle-même.

Sous Poutine, force est de constater que la Russie n’est pas parvenue à démocratiser et moderniser son économie. En dépit de ressources naturelles, d’un savoir-faire technologique et d’un capital humain considérables, le pays se montre en effet incapable de développer des industries qui soient compétitives sur le marché mondial et respectent les règles internationales, notamment celles de l’Organisation mondiale du commerce, que la Russie a rejointe en 2012. Cet échec économique est dû à l’omniprésente oligarchie, qui accapare les institutions russes et saigne à blanc le pays dans le but de s’enrichir et de monopoliser le pouvoir politique.

Guerre en Ukraine : la corruption russe en cause

Guerre en Ukraine : la corruption russe en cause


« L’invasion de l’Ukraine est la conséquence du système de corruption généralisée qui gangrène la Russie »

Pour s’attaquer vraiment aux racines de la guerre en Ukraine, la Russie doit commencer par reconnaître et combattre la corruption systémique, qui représente une menace pour les Russes comme pour le reste du monde, estime le spécialiste américain en affaires publiques et internationales Matthew H. Murray, dans une tribune au « Monde ».

Après son entretien téléphonique avec Donald Trump le 19 mai consacré à la question de l’Ukraine, le président russe, Vladimir Poutine, a déclaré que Moscou soutenait « une résolution pacifique de la crise ukrainienne ». Il a cependant répété qu’il fallait éliminer les « racines » du conflit. Des racines qui, dans le discours fallacieux et revanchard du dirigeant, sont claires : d’une part, l’Ukraine appartient à la Russie ; d’autre part, les efforts déployés par les Etats-Unis et l’Europe pour protéger la souveraineté ukrainienne représentent une menace pour les Russes. Ainsi Poutine continue-t-il de déformer l’histoire pour imposer des conditions inacceptables à l’Ukraine, se soustraire à toutes négociations dignes de ce nom, neutraliser et démilitariser le pays.

Le conflit en Ukraine est une guerre de choix. L’histoire le montrera : cette décision du Kremlin d’attaquer un Etat souverain d’Europe centrale en ce XXIe siècle est la conséquence du système de corruption généralisée qui gangrène la Russie. Car la corruption systémique attise l’agressivité de la Russie – contre l’Ukraine, contre l’ordre international libéral et contre la démocratie elle-même.

Sous Poutine, force est de constater que la Russie n’est pas parvenue à démocratiser et moderniser son économie. En dépit de ressources naturelles, d’un savoir-faire technologique et d’un capital humain considérables, le pays se montre en effet incapable de développer des industries qui soient compétitives sur le marché mondial et respectent les règles internationales, notamment celles de l’Organisation mondiale du commerce, que la Russie a rejointe en 2012. Cet échec économique est dû à l’omniprésente oligarchie, qui accapare les institutions russes et saigne à blanc le pays dans le but de s’enrichir et de monopoliser le pouvoir politique.

Guerre Ukraine: encore des discussions bidon le 2 juin

Guerre Ukraine: encore des discussions bidon le 2 juin

Nouvelle manœuvre dilatoire de Poutine qui sur le terrain multiplie les agressions contre la population civile en Ukraine mais qui fait semblant d’être ouvert à de nouvelles discussions. En réalit,é des rencontres bidons pour satisfaire -ou faire semblant- Trump qui a grondé Poutine mais sans grande conviction non plus. Bref vraisemblablement encore du cirque diplomatique pour donner l’impression que la Russie est ouverte à la paix alors qu’elle accélère sa guerre contre l’Ukraine au point sans doute que l’Europe ne pourra pas longtemps elle aussi en rester à des déclarations.

La Russie a dit mercredi avoir proposé à l’Ukraine la tenue d’un nouveau cycle de discussions directes le 2 juin à Istanbul, où s’étaient déjà tenus plus tôt ce mois-ci des pourparlers directs entre Moscou et Kyiv destinés à avancer vers une issue à leur conflit, comme réclamé par les Etats-Unis !

Cette annonce intervient alors que Donald Trump a récemment répété sa frustration à l’égard de l’absence de progrès. Le président américain a reproché cette semaine à son homologue russe Vladimir Poutine d’être « devenu fou » et de « jouer avec le feu ». Il s’est toutefois gardé d’annoncer de quelconques sanctions contre Moscou afin de l’exhorter à négocier.

L’Ukraine n’est « pas opposée » à de nouvelles discussions bilatérales, a déclaré le ministre ukrainien de la Défense, Rusten Oumerov, mais attend de la Russie qu’elle lui transmette son mémorandum pour la paix – ce que Kyiv a fait, a-t-il dit.

« Nous ne sommes pas opposés à des réunions supplémentaires avec les Russes et nous attendons leur mémorandum afin que la réunion ne soit pas creuse et nous permette réellement de nous rapprocher de la fin de la guerre », a déclaré Rusten Oumerov en réaction à la proposition annoncée par Moscou.

Plus tôt dans la journée, le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a déclaré dans un communiqué espérer que « ceux intéressés par le succès du processus de paix soutiennent la tenue d’un nouveau cycle de négociations directes entre la Russie et l’Ukraine à Istanbul ».

Une réunion entre représentants russes et ukrainiens s’était déjà tenue dans la ville turque le 16 mai. Ces premières discussions directes entre les deux camps depuis trois ans n’avaient permis aucune avancée. Vladimir Poutine avait ignoré l’invitation de son homologue ukrainien Volodimir Zelensky à une rencontre en personne.

Guerre en Ukraine : L’Allemagne pour un nouveau soutien militaire européen à Kiev

Guerre en Ukraine : L’Allemagne pour un nouveau soutien militaire européen à Kiev


Une véritable réorientation de la politique étrangère allemande vis-à-vis de la Russie dans le conflit ukrainien. Un soutien à l’Ukraine qui peut être ne se contentera pas de mots comme le font la plupart des autres dirigeants européens

Les alliés occidentaux ne fixent plus de «limitations» à la portée des armes qu’ils envoient à l’Ukraine : par cette déclaration, le chancelier Friedrich Merz ouvre un nouveau chapitre du soutien militaire européen à Kiev, et ceci au moment où la position de Washington à l’égard du conflit reste des plus nébuleuses et où la Russie intensifie ses attaques nocturnes sur le territoire de son voisin. « Cela signifie que l’Ukraine peut désormais se défendre, par exemple en attaquant des positions militaires en Russie (…) ce qu’elle ne faisait pas il y a quelque temps, à quelques exceptions près. Elle peut le faire maintenant », a déclaré lundi 26 mai le dirigeant allemand lors d’un entretien à la télévision publique WDR.

Une véritable réorientation de la politique étrangère allemande vis-à-vis de la Russie dans le conflit ukrainien. Un soutien à l’Ukraine qui peut être ne se contentera pas de mots comme le font la plupart des autres dirigeants européens

Ukraine : Poutine «est devenu complètement fou» déclare Trump

Ukraine : Poutine «est devenu complètement fou» déclare Trump

Changement de ton de Trump qui se demande si Poutine n’est pas devenu complètement fou en voulant conquérir toute l’Ukraine. Une déclaration toutefois à prendre avec du recul tellement le positionnement de Trump varie selon les jours et son humeur.

«J’ai toujours eu de très bonnes relations avec (le président) russe Vladimir Poutine mais quelque chose lui est arrivé. Il est devenu complètement FOU!», a écrit M. Trump sur le réseau social Truth Social. «J’ai toujours dit qu’il voulait TOUTE l’Ukraine, pas seulement une partie, et peut-être que cela se révèle juste mais s’il le fait, cela mènera à la chute de la Russie!», a-t-il ajouté.

Selon l’armée de l’air ukrainienne, le pays a subi dimanche à l’aube une attaque combinée de 367 projectiles, dont 69 missiles et 298 drones, après d’autres frappes massives la nuit précédente. Les autorités ukrainiennes ont fait état de 13 morts. M. Poutine «tue inutilement beaucoup de gens, et je ne parle pas seulement des soldats. Des missiles et des drones sont tirés sur des villes d’Ukraine, sans aucune raison», a dénoncé M. Trump.

Sans doute pour rééquilibrer son propos Trump s’est cru obliger de critiquer le président ukrainien accusé de trop parler !

Ukraine : quelles visions de la paix

Ukraine : quelles visions de la paix

Trois visions s’affrontent pour engager les négociations de paix sur l’Ukraine. Pour les Européens, la paix est l’aboutissement désirable d’un processus aux étapes bien définies (comme un ascenseur permettant de s’élever de l’étage le plus bas, la guerre, au plus haut, la paix) ; les Russes, eux, voient la paix comme un moment transitoire dans une dynamique où les rapports de force évoluent en permanence (à l’instar d’un rond-point sur lequel plusieurs parties peuvent s’engager simultanément avant de repartir soit dans la même direction, soit dans des voies opposées) ; l’administration Trump, enfin, après avoir d’abord prôné un « deal » introuvable, opte désormais pour un « duel », à savoir une négociation directe entre les deux chefs d’État dont devrait selon elle naître une nouvelle donne. Seule la méthode européenne est susceptible de garantir durablement la paix du pays et du continent


par Cyrille Bret
Géopoliticien, Sciences Po dans The Conversation

Les discussions avortées entre Russie et Ukraine à Istanbul la semaine dernière ont buté sur un obstacle classique : le cessez-le-feu. Pour les Européens et les Ukrainiens, le cessez-le-feu est un préalable à la négociation.

Pour les Russes, au contraire, le cessez-le-feu doit faire partie de la négociation. Selon le porte-parole du Kremlin Dmitri Peskov, les combats et les discussions ne sont pas exclusives les uns des autres : ils se conduisent en parallèle, comme l’a rappelé le chef de la délégation russe à Istanbul, Vladimir Medinski, en invoquant – sans souci de vérité historique – la figure, pourtant honnie en Russie, de Napoléon Ier.

Cette pierre d’achoppement est loin d’être accidentelle ou mineure : c’est un enjeu essentiel pour l’avancée des discussions en Ukraine et un problème qui doit mobiliser l’attention des Ukrainiens, des Européens… et des Américains. Dans cette amorce de discussion se jouent en effet non seulement un rapport de force (combattre ou discuter/combattre et discuter), mais aussi une vision de la paix et de la méthode pour l’atteindre.

Les pouvoirs publics russes (et avant eux soviétiques) ont développé une conception spécifique de la guerre, de la paix et du processus conduisant du conflit à la cessation des opérations militaires. Si, pour les Européens, un processus de paix s’apparente à une ascension régulière – un escalier ou un ascenseur –, pour les Russes, la relation entre guerre et paix est bien plus poreuse. À leurs yeux, une discussion de paix ressemble moins à un escalier très raide qu’à un carrefour ou à un rond-point où les réorientations sont possibles à chaque instant entre guerre et paix. Quant aux États-Unis de Trump, lequel avait au départ promis d’obtenir un deal en 24 heures, ils donnent l’impression d’avoir renoncé au paradigme européen, celui d’une marche progressive vers la paix. Mais adoptent-ils pour autant la vision russe des processus de paix ? Dans « l’art du deal » vanté par le président américain, quelle méthode de discussion de paix est proposée ?

Le processus de paix selon les Européens : un ascenseur à débloquer
Les Européens ont forgé une vision graduelle et linéaire du processus de paix. Ils l’ont tirée de la pratique des grandes négociations ayant clos les conflits continentaux et mondiaux des XIXe et XXe siècles. Et ils l’ont théorisée notamment à travers Kant, pour lequel la guerre est l’expression d’un différend par la violence physique alors que la paix est la résolution de ce différend par le contrat. Ils estiment donc que la paix est le résultat d’un long travail ascensionnel qui part du bas (le conflit armé) pour atteindre le sommet (le traité de paix).

L’itinéraire de la paix est sans doute semé d’embûches, d’échauffourées et de chausse-trappes – les éviter est l’objet des articles du projet de Paix perpétuelle élaboré par Kant. Cet itinéraire franchit des jalons identifiés et même codifiés : accord de cessez-le-feu ; gel de la ligne de front ; convention d’armistice ; négociations diplomatiques ; élaboration du traité de paix ; puis signatures, ratification et entrée en vigueur.

Cet itinéraire de paix est le chemin a été historiquement tracé par le Congrès de Vienne (1815) et suivi notamment par la Conférence de la Paix ayant abouti aux traités de Versailles (1919), de Sèvres (1920) et de Trianon (1921). Ce paradigme de la paix est profondément binaire et contractuel : soit les ennemis se trouvent dans « l’enfer de la guerre » (Michael Walzer paraphrasant le général Sherman), soit ils concluent la paix véritable qui règle juridiquement tous les différends pour organiser la coexistence puis, à terme, la coopération entre ennemis.

C’est pour cela que le cessez-le-feu est, pour les Européens, une condition nécessaire de la négociation sur l’Ukraine. Ce qui se joue ici pour les chancelleries européennes, c’est le métier même de diplomate : franchir les étapes est toute la difficulté. Et les concessions mutuelles sont destinées à faciliter le processus : échanges de prisonniers, interdiction des survols aériens, cessation des hostilités en mer, recul des pièces d’artillerie lourde, contrôle de la ligne de front, mesures de réassurance, interdiction des frappes sur les infrastructures, etc. Toutes ces discussions sont essentielles car ce sont elles qui permettent de tester la bonne foi de l’ennemi et d’en faire un partenaire de discussion. L’art de la diplomatie est d’élever le différend de sa forme militaire à sa forme juridique.

En somme, le processus de paix « à l’européenne » est semblable à un ascenseur bloqué par la guerre : les diplomates s’y enferment pour faire franchir les étages de la paix à leurs états-majors, à leurs gouvernements et à leurs opinions publiques. La cage d’ascenseur n’a qu’une direction, même si la cabine peut durablement rester bloqué au premier étage, voire redescendre au sous-sol de la guerre. Comme la guerre est un différend non réglé, le traité de paix vient y mettre un terme.

Les discussions de paix, un ensemble de ronds-points toujours ouverts pour la Russie
Les Russes ont une fois encore, la semaine dernière à Istanbul, assumé une conception différente des discussions de paix : le cessez-le-feu est à négocier, il n’est pas la condition de possibilité de la négociation. Plus largement, les combats avec l’Ukraine sont une partie seulement d’un rapport de force multiforme et qui a d’autres expressions, comme la « guerre hybride », les opérations « asymétriques », les luttes d’influence, etc. La paix elle-même peut exprimer le rapport de force – c’est ce que Kant appellerait une simple trêve.

La conception de la guerre et de la paix qui se manifeste ici n’est plus binaire (ou bien l’état de guerre, ou bien la consécration de la paix) : guerre et paix ne sont pas mutuellement exclusives mais constamment entremêlées. C’est l’idée promue par le célèbre – en Russie du moins – appendice donné par Tolstoï à son roman Guerre et Paix. En comparant guerre et paix à des phases d’un même processus historico-biologique, Tolstoï récuse toutes les philosophies contractualistes et rationalistes des relations internationales, dans un réquisitoire qui marque la pensée stratégique russe : l’ennemi n’est pas un adversaire qui peut devenir partie à un contrat futur, à savoir le traité de paix. C’est une puissance avec laquelle le rapport de force, constant, passe par des phases de coopération et des phases de tension. Il a une approche résolument vitaliste des processus de paix… et des spirales de la guerre.

Le ciel des idées est évidemment bien loin de la terre des conflits et il est évident que la présidence russe cherche à gagner du temps, du terrain et l’avantage en incluant le cessez-le-feu dans l’agenda des discussions. Mais il faut aussi prendre en compte la vision des conflits et des processus de paix qui s’exprime régulièrement dans la pensée russe.

Les alliances sont nécessairement provisoires et précaires, comme celles qui ont réuni Napoléon et Alexandre Ier dans la « paix de Tilsit » (1807), Staline et les Alliés contre l’Allemagne nazie (à partir de 1941) ou encore la Fédération de Russie et l’OTAN durant les années 2000 dans le format Conseil OTAN-Russie. Ces alliances sont réversibles comme l’a montré, par exemple, le rapprochement avec la République populaire de Chine dans les années 1990 après trois décennies d’affrontements locaux, régionaux et même mondiaux. L’hésitation russe traditionnelle entre l’occidentalisme de Berdiaev, l’eurasisme de Tchaadaev et Douguine et l’alliance sino-russe prônée par l’idéologue nationaliste actuel Nikolaï Starikov exprime une fluidité stratégique et conceptuelle sur la nature des alliances, en perpétuelle configuration.

Les guerres ne sont jamais définitivement closes par la paix, comme en attestent la dynamique même de la guerre froide durant l’URSS et les « conflits gelés » après sa dissolution : coexistence et tensions, coopérations et affrontements se combinent dans un rapport de force évolutif. La guerre froide organise avec l’Ouest un affrontement réel mais non directement militaire : les fronts périphériques, l’utilisation de proxies, la subversion, etc. sont des procédés de guerre en temps de paix. Quant aux conflits gelés (qu’on devrait qualifier de pourris selon l’expression de Florent Parmentier) en Moldavie, en Géorgie, etc., ils relèvent de l’installation dans une conflictualité réelle mais diffuse sur le plan militaire mais aussi politique, ethnique, linguistique, etc.

Selon cette conception, les conflits ne sont pas non plus uniquement militaires : les rapports avec l’Occident ne se jouent pas seulement sur les champs de bataille ukrainiens mais aussi au Conseil de sécurité de l’ONU, dans les médias, en Afrique, dans les cathédrales orthodoxes des Balkans, en Syrie…

Les discussions de paix d’Istanbul ne sont donc à envisager que comme l’une des expressions évolutives d’un rapport de force continu et durable. Rappelons-nous que Vladimir Poutine a prononcé son discours le plus offensif contre l’Europe et l’OTAN en 2007 à Munich au milieu d’une décennie de partenariat stratégique avec eux au sein du Conseil Russie-OTAN et du G8. Selon cette vision, une discussion de paix ne rompt pas essentiellement avec la logique de la guerre et le cessez-le-feu est un enjeu de rapport de force. Loin d’être une cage d’ascenseur, une négociation de paix est l’un des ronds-points des relations internationales où les ennemis convergent un temps pour ensuite diverger et reprendre des trajectoires différentes, voire opposées.

Deux paradigmes de la paix s’opposent ici clairement. Si elle veut réussir, la président Trump 2 doit désormais choisir son propre paradigme, notamment sur l’obstacle préliminaire du cessez-le-feu.

En claironnant sa vision de « la paix en 24h » en Ukraine, le candidat puis président américain a toujours semblé privilégier une voie transactionnelle sur le conflit, assez proche en somme du paradigme européen.

Dans les discours du candidat, la paix était aisée à conclure en Ukraine car elle procéderait de concessions mutuelles des ennemis, sous la pression de Washington, pour obtenir les gains essentiels. Trouver l’intérêt particulier de chaque partie et la forcer à embrasser cet intérêt essentiel est la mécanique principale de cette vision des pourparlers. Un peu moins qu’un traité de paix mais bien plus qu’une simple trêve, le « deal » ukrainien proposé par le broker trumpien est un troc. Les Ukrainiens céderaient des territoires (Crimée et régions orientales) contre la cessation de l’invasion. Les Russes, eux, obtiendraient des avantages économiques en contrepartie de la renonciation à l’extension de la Russie à toute l’Ukraine. Et, dans cette paix en 24 heure, le cessez-le-feu devait intervenir très rapidement afin de laisser la voie libre aux transactions.

Pour la Russie, Trump voulait faire apparaître la fin des hostilités comme plus profitable que la poursuite des combats. Les concessions massives accordées à Moscou avant même d’entrer en négociation n’avaient que cet objectif : changer le calcul coût/bénéfice de la partie russe. Ne plus exporter d’équipements militaires américains vers l’Ukraine, ne plus lui fournir de renseignements militaires, proposer ouvertement un démantèlement des sanctions visant la Russie, régler le sort de l’Ukraine entre superpuissances sans convier Kiev, etc. : tous ces procédés visaient à rendre la paix séduisante aux yeux d’une présidence russe considérée comme bloquée dans son effort de guerre. En somme, Donald Trump voulait faire miroiter les « dividendes de la paix » à la Russie pour la faire sortir de sa posture belliqueuse considérée comme payante à Moscou.

À l’inverse, à l’égard de l’Ukraine, le président américain souhaitait décourager la poursuite de la guerre en la rendant onéreuse, humainement, politiquement et économiquement. Toutes les brimades, les humiliations, les traités inégaux sur les terres rares, etc. imposés à l’Ukraine avaient comme but de signaler la fin du « chèque en blanc américain » à l’effort de guerre ukrainien. Comme si le pays était victime d’un aléa moral qui le conduirait à une « guerre à outrance » car il ne supporterait pas le coût réel de la guerre, grâce aux subventions américaines.

Ce modèle transactionnel du processus de paix est fondé sur la modification du calcul coût/bénéfice pour les ennemis. Si le gain espéré à la guerre est inférieur au gain promis par la paix, alors les ennemis peuvent devenir des partenaires de deal et conclure la paix. Dans cette vision, la paix n’est ni en haut de la cage d’ascenseur ni une des issues provisoires d’un rond-point ; elle est le résultat d’un calcul économique. D’où la nécessité d’exclure les diplomates de métier du processus : ils sont régulièrement accusés par la Maison Blanche de bureaucratiser les relations internationales en général et le processus de paix en Ukraine en particulier. D’où la nécessité également de suspendre les hostilités rapidement afin de stabiliser le calcul de chacun des ennemis. En effet, si la Russie continuait à gagner du terrain durant les discussions, le calcul coût/bénéfice de la paix changerait pour Moscou.

On le voit : le « deal » ukrainien pour Trump est moins qu’un contrat, c’est un pur troc, avec tout ce que cela comporte de précarité. Le « contrat » de paix inspiré par les philosophes des Lumières dépasse le différend en l’exprimant de façon juridique. Le « troc », lui organise une transaction qui reflète le rapport de force militaire. Il peut donc être remis en question lorsque le rapport de force est structurellement modifié.

Les limites de cette vision sont en train de se manifester à leur avocat lui-même : Donald Trump revient à une vision « western » du processus de paix en appelant à des discussions directes entre les chefs des deux États. En somme, au vu de l’impossibilité de conclure un « deal », il semble se diriger vers un « duel » où les patrons des camps en présence soldent leur différend. Les pourparlers de paix ne sont, dans cette optique, qu’une affaire de préparation des deux champions : la rencontre entre les « hommes forts », intense et rapide, permettrait de solder la situation pour l’ensemble du continent. La paix ne prendrait pas plus l’ascenseur européen qu’elle ne naviguerait dans le rond-point russe ; elle surviendrait, comme une étincelle, du frottement direct entre les « grands hommes ».

Des GPS différents
Un Européen averti en vaut deux : dans les rapports de force durables avec la Russie et les États-Unis, il ne faut pas compter sur une grammaire commune des relations internationales. Un ascenseur ne peut qu’aller vers le haut. Un rond-point conduit à de multiples destinations.

Quant au duel suivi d’un deal, il a la fragilité des rapports de force transitoirement stabilisés par la volonté des hommes forts. Ce qui manque aujourd’hui aux parties en présence, c’est un chemin de négociation commun ; or leurs GPS respectifs ne sont pas réglés sur les mêmes algorithmes.

Le pape prêt à accueillir des entretiens entre Russie et Ukraine

Le pape prêt à accueillir des entretiens entre Russie et Ukraine


Le pape a fait une offre pour accueillir des entretiens de paix entre la Russie et l’Ukraine. Sans doute pour contrebalancer les pseudos discussions de paix engagées- avec de seconds couteaux à Istanbul- qui risquent de durer des mois et des années comme le souhaite Poutine.

Trump, Zelensky et ses alliés européens ont salué l’offre du pape d’accueillir au Vatican des pourparlers avec Moscou

Donald Trump, Volodymyr Zelensky et des alliés européens de Kiev, dont Paris et Berlin, ont jugé «positivement» lundi l’offre du pape Léon XIV d’accueillir au Vatican des pourparlers entre l’Ukraine et la Russie, selon la cheffe du gouvernement italien.

Les présidents américain et ukrainien, le Français Emmanuel Macron, l’Allemand Friedrich Merz, le Finlandais Alexander Stubb, l’Italienne Giorgia Meloni ainsi que la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen se sont entretenus au téléphone lundi après un appel entre Donald Trump et le président russe Vladimir Poutine.

À cette occasion, «la disponibilité du Saint-Père pour accueillir des pourparlers au Vatican a été jugée positivement», a indiqué Giorgia Meloni dans un communiqué. L’entretien téléphonique de ces dirigeants était destiné à «œuvrer à l’ouverture immédiate de négociations entre les parties, qui puissent conduire dès que possible à un cessez-le-feu et à établir les conditions d’une paix juste et durable en Ukraine», a-t-elle ajouté.

Conflit Ukraine : Poutine absent de la réunion qu’il a lui-même proposé !

Conflit Ukraine : Poutine absent de la réunion qu’il a lui-même proposé !

Preuve de la mauvaise foi russe, Poutine était absent de la réunion qu’il a lui-même proposé à l’Ukraine. Pourtant Zelinsky , lui, il était prêt à participer à toute forme de négociation pour mettre fin à la guerre. Notons également que Trump se défausse encore une fois sur ce dossier justifiant aussi son absence par un calendrier chargé !

Bref compte tenu des conditions, il était peu vraisemblable que cette rencontre puisse déboucher sur des engagements concrets de paix et même de cessez-le-feu.

Donald Trump pas non plus en Turquie, alors qu’il avait évoqué mercredi après-midi «la possibilité» d’assister aux négociations cette semaine si son homologue russe en faisait de même. «Je ne sais pas si (Vladimir Poutine) y va. Je sais qu’il voudrait que j’y sois. C’est une possibilité», avait déclaré le président américain, tout en précisant plus tard que son «programme demain (jeudi) est complet». !

Guerre en Ukraine. « Réunion d’Istanbul ; L’échec prévisible

Guerre en Ukraine. « Réunion d’Istanbul ; L’échec prévisible

La rencontre de paix entre Zelensky, Poutine et Trump à Istanbul, prévue jeudi, semble de plus en plus improbable. Entre la résistance de Poutine aux Européens et les ambiguïtés de Trump, les négociations de paix en Ukraine restent figées, plongeant la diplomatie dans l’incertitude. Par Sébastien Boussois, Docteur en sciences politiques (*) dans La Tribune

Le suspense était à la hauteur des conséquences mondiales que pouvait avoir une hypothétique rencontre au sommet à Istanbul jeudi, entre les président Zelensky et Poutine sous égide de Donald Trump. Si le portrait de famille pouvait être alléchant a priori, il y avait un risque fort que cette image ne survienne qu’à renfort d’intelligence artificielle. Depuis que le Président américain a annoncé qu’il serait représenté par son secrétaire d’Etat Marco Rubio, on comprend déjà qu’on s’achemine tout droit vers une rencontre des seconds couteaux. Il serait logique que Serguei Lavrov représente dès lors le Président russe.

Le soutien sans faille des Européens à Zelensky ne plait certes pas à Moscou, mais parasite aussi la relation directe que Donald Trump souhaitait avoir depuis des semaines avec la Russie, sans intégrer l’Ukraine. En replaçant l’Ukraine au cœur du jeu, Emmanuel Macron et les autres leaders européens, compliquent sans le vouloir la tâche d’une résolution prochaine du conflit. Donald Trump avait repris la main en répondant au pied levé qu’il serait présent avec Zelensky pour rencontrer Poutine en Turquie jeudi. Mais Poutine, qui se retrouvait quelque part engagé, n’est-il pas désormais soulagé ? Et quid des Européens s’il venait quand même ? Et quid d’un nouvel acteur de médiation que serait la Turquie dès lors ? Honnêtement, peu croient encore à une issue favorable, entre impuissance, lassitude et dépit.

L’ultimatum fixé par les Européens le week-end dernier pour un cessez-le-feu au chef du Kremlin n’a pas plu à Poutine qui ne se laisse jamais dicter son agenda. Ce qui a été perçu comme une nouvelle « interférence » européenne alors que la négociation avec les Américains est déjà dure, pourrait avoir raison d’une réunion qui aurait pu être primordiale pour stopper enfin la guerre. On a l’impression d’être dans une course sans fin à qui décrochera un accord, face à un Président russe virevoltant et en économie de guerre donc a priori peu enclin à faire machine arrière.

En effet, depuis des semaines, Russes et Ukrainiens jouent au chat et à la souris dans les négociations censées conduire à un cessez-le-feu permanent. Chaque société au fond souhaite terminer ce conflit qui dure depuis trois ans. Avec cette rencontre à Istanbul, l’espoir renaissait, mais relevait déjà presque du miracle. Pourquoi maintenant et pas avant ou après ? Les forces militaires sont globalement figées depuis des mois, et tout a déjà été discuté et rediscuté.

On ne parle bien sûr même pas d’accord final de paix, juste d’une pause salutaire dans les combats, pour permettre d’avancer sur une solution durable. Nous sommes entre le chemin des écoliers militaire et le chemin de croix diplomatique. Alors que Donald Trump avait promis une résolution rapide dès son arrivée à la Maison Blanche, les allers et venues du président russe ont presque fini de le lasser et de démobiliser ses troupes. Ce qui a permis à l’Europe de revenir en piste. Mais Poutine ne veut pas négocier avec les Européens. C’est pour cela que lui a pris l’idée de négociations directes en Turquie jeudi. Défi immédiatement relevé par Zelensky qui, à juste titre, ne veut négocier sur place qu’avec Poutine, et pas une délégation de sbires. Or, les marrons semblent déjà tirés. Pourtant, tout l’avenir de ce conflit se jouerait sur la présence ou pas du chef du Kremlin : s’il vient (imaginons-le encore), on peut s’arrêter là, s’il ne vient pas, on repartira probablement dans un cycle infernal. En attendant, peu de temps avant le jour J, les missiles continuaient de pleuvoir entre les deux pays. L’annonce de Trump sent le roussi.

D’ailleurs, peu comprennent actuellement ce qui pourrait encore être discuté, tant depuis trois ans, les Ukrainiens, malgré les combats et les pertes terribles ont fait des concessions sur leurs territoires, et Poutine a obtenu des gages sérieux depuis l’arrivée de Trump. Ce conflit est comme le mythe de Sisyphe et annonce les paradigmes de nouveaux conflits, dont les résolutions ne se passeront plus dans le cadre du multilatéralisme et des Nations Unies, mais qui saigneront aussi, dans la douleur de l’accouchement de négociations bilatérales, qui peuvent être faites et défaites du jour au lendemain. Et provoquer un accord mort-né. Dans ce contexte, tout devient volatile, rien n’est durablement contraignant. Et de notre côté, nous assistons donc impuissants à la mort lente mais sûre d’un système international qui nous a bercé pendant 70 ans de beaucoup d’espoirs, mais aussi d’illusions. Il a suffi de peu d’actions et de beaucoup d’aveuglement pour le laisser couler sans essayer même de le sauver.

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(*) Docteur en sciences politiques, chercheur monde arabe et géopolitique, enseignant en relations internationales à l’IHECS (Bruxelles), associé au CNAM Paris (Equipe Sécurité Défense), à l’Institut d’Etudes de Géopolitique Appliquée (IEGA Paris), au NORDIC CENTER FOR CONFLICT TRANSFORMATION (NCCT Stockholm) et à l’Observatoire Géostratégique de Genève (Suisse).

Guerre en Ukraine : Poutine absent de la réunion qu’il a lui-même proposé !

Guerre en Ukraine : Poutine absent de la réunion qu’il a lui-même proposé !

Preuve de la mauvaise foi russe, Poutine sera absent de la réunion qu’il a lui-même proposé à l’Ukraine. Pourtant Zelinsky qui, lui, sera bien présent a affirmé qu’il était prêt à participer à toute forme de négociation pour mettre fin à la guerre. Notons également que Trump se défausse encore une fois sur ce dossier justifiant aussi son absence par un calendrier chargé !

Bref compte tenu des conditions, il paraît peu vraisemblable que cette rencontre puisse déboucher sur des engagements concrets de paix et même de cessez-le-feu.

Donald Trump ne se rendra pas non plus en Turquie, alors qu’il avait évoqué mercredi après-midi «la possibilité» d’assister aux négociations cette semaine si son homologue russe en faisait de même. «Je ne sais pas si (Vladimir Poutine) y va. Je sais qu’il voudrait que j’y sois. C’est une possibilité», avait déclaré le président américain, tout en précisant plus tard que son «programme demain (jeudi) est complet». !

Ukraine : une croissance supérieure à 3 %

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Trois ans après le début de l’invasion russe, l’économie de l’Ukraine continue d’étonner par sa capacité de résistance. Après un effondrement de 30 % du PIB la première année de « guerre à grande échelle » selon l’expression consacrée par Kiev, la croissance avait rebondi à 5,3 % en 2023 puis de 2,9 % en 2024. Elle progressera encore de 3,3 % cette année selon les prévisions de la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (Berd) publiée mardi.

Pourtant près d’un tiers des 11 millions d’actifs recensés avant-guerre ne travaille plus, entre mobilisation, décès et exil, selon le ministère de la Politique sociale.

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