Archive pour le Tag 'tue'

Rixe mortelle: Un adolescent de 15 ans tué par un autre ado de 15 ans

Rixe mortelle: Un adolescent de 15 ans tué Par un autre ado de 15 ans 

Chaque jour ou presque on apprend un règlement de comptes mortels d’un adolescent. Le plus souvent des règlements de compte et ou de la violence pure sans forcément de motifs. Des faits divers qui s’ajoutent sans cesse à des faits divers depuis des années et qui constituent en réalité un ces deux sociétés qui caractérisent la décomposition des rapports à la loi et à l’autre. Bref le retour de la sauvagerie. Blessée à l’arme blanche au niveau du thorax, la victime de 15 ans a succombé à ses blessures. Un adolescent du même âge, déjà connu des services de la police, a été interpellé quelques heures plus tard.

La rixe est survenue samedi vers 18 heures sur la voie publique et la victime est décédée à l’hôpital dans la soirée, a précisé la procureure dans un communiqué. Interpellé environ deux heures après la bagarre, le suspect, âgé de 15 ans également, a été placé en garde à vue, selon la préfète Agnès Auboin. L’auteur présumé «n’a jamais été condamné par la justice et son casier est vierge de toute condamnation», d’après la magistrate. En revanche, il avait été mis en examen «pour des faits de nature correctionnelle» et placé sous contrôle judiciaire par un juge d’instruction le 22 avril, «seule mesure de sûreté prévue par le code de la Justice pénale des mineurs vu son âge, sans condamnation antérieure».

Ségolène Royal : Son exhibitionnisme tue le temps de parole du PS

 Ségolène Royal :  Son exhibitionnisme tue le temps de parole du PS

Chez Hanouna ou sur BFM Ségolène Royal continue de délirer. Un problème existentiel sans doute pour celle qui a toujours recherché avec frénésie des postes de responsabilité. Le problème, c’est que cette présence est prise en compte par l’autorité de régulation qui impute les bavardages hystériques de Ségolène au parti socialiste. 

Au secours Ségolène Royal revient dans les médias chez Hanouna notamment et sur BFM

La socialiste a Notammentfait son retour fin janvier sur BFMTV, d’où elle avait été évincée en septembre 2022 après avoir mis en doute la réalité du bombardement d’une maternité en Ukraine ainsi que le massacre de Boutcha.

Le problème, c’est que cette omniprésence sur les plateaux télé capte tout le temps d’antenne attribué au Parti socialiste. Hors période électorale, comme c’est le cas actuellement, le décompte de l’Arcom (ex-CSA), chargé de veiller au respect des règles de pluralisme dans l’audiovisuel, se fait en fonction des partis politiques et non des personnalités. En novembre 2023, 53 minutes sont décomptées pour le Parti socialiste sur C8, soit à peu près le temps d’antenne de Ségolène Royal. 

 

Poutine a bien tué Alexeï Navalny

Poutine a bien tué Alexeï Navalny

Optimiste et courageux dans sa dénonciation de la corruption et de la nature criminelle du pouvoir poutinien, l’opposant Nalany , mort vendredi 16 février, incarnait aussi un formidable espoir de renouveau de la Russie, affirme, dans une tribune au « Monde », Cécile Vaissié, professeure en études russes et soviétiques.

 

Ils ont tué Alexeï Navalny. Ce « ils » désigne Poutine, ses proches, ses services secrets : ceux qui dirigent la Russie aujourd’hui, la referment sur elle-même, la coupent de l’Europe et mènent une guerre criminelle contre l’Ukraine. Ils ont tué cet homme en l’emprisonnant, sans raison valable, dans des conditions effroyables et en multipliant ses détentions dans un étroit cachot où il était isolé de ses codétenus : à la pleine merci des autorités du camp. Il était aussi coupé de sa famille et de ses avocats, dont certains ont été arrêtés – sans raison valable non plus – tandis que d’autres n’ont eu que le temps d’émigrer. Et s’ils ont une Navalny, c’est parce qu’ils n’ont pas pu le briser et obtenir de lui, dans la tradition soviétique, un repentir public. La veille de son décès, il souriait et plaisantait, amaigri, en assistant par vidéo à une énième audience judiciaire. Le 14 février, lui ou quelqu’un de ses équipes avait posté sur les réseaux sociaux ses mots d’amour à sa femme Ioulia.

Pendant plus de dix ans, Navalny a dévoilé, preuves factuelles à l’appui, la corruption de Poutine, de son entourage et du parti au pouvoir, Russie unie. Dès 2009, il a lancé un slogan qui s’est répandu comme une traînée de poudre : « Russie unie, le parti des voyous et des voleurs ». Parallèlement, il démontrait les détournements de fonds dans les grandes entreprises d’Etat, ce qui lui a valu le soutien d’un nombre croissant de Russes, excédés par ces pratiques.

Poutine a tué Navalny

Poutine a tué Navalny
De façon délibérée -et comme souvent- Poutine a tué son principal opposant. Le crime d’un dictateur fou et corrompu qui n’a surtout pas admis la dénonciation de Navalny relative aux détournements de fonds notamment l’ invraisemblable palais d’un 1.7 hectares et de près de 2 milliards de Poutine. Et d’une façon générale le détournement de fonds de tous les apparatchiks du régime. Ce crime démontre la lâcheté mais aussi la fébrilité voir la peur de Poutine, véritable nouveau Staline qui tue à petit feu ses opposants et son peuple.

 

Comme d’habitude les autorités russes multiplie les mensonges à propos de cet assassinat. Navalny serait mort d’une maladie subite alors qu’il était apparu la veille encore en relative bonne santé dans une vidéo.

Cet assassinat intervient dans le cadre d’une campagne présidentielle encore plus tendue que d’habitude et où le moindre candidat est éliminé dès le départ.

Ce crime a suscité des réactions de la quasi-totalité des pays démocratiques tandis que l’étrange agglomérat du Sud global n’osait pas faire le moindre commentaire sans doute pour protéger leurs propres dictature et-ou leur propre entorse à la démocratie.

L’Union européenne notamment tient également «le régime russe» pour «seul responsable de la mort tragique» d’Alexeï Navalny, a affirmé le président du Conseil européen, Charles Michel. Il «s’est battu pour les valeurs de la liberté et de la démocratie. Pour ses idéaux, il a fait le sacrifice ultime (…). Les combattants meurent, mais le combat pour la liberté ne s’arrête jamais», a indiqué Charles Michel dans un message sur X.

Insécurité: Encore un adolescent tué dans la rue

Insécurité: Encore un adolescent tué dans la rue

Un adolescent de 14 ans a été tué mercredi 17 janvier au soir d’un coup de couteau sur le quai du métro à Saint-Denis, au cours d’une rixe entre plusieurs personnes, a-t-on appris auprès du parquet de Bobigny et de sources policières. Les faits se sont déroulés en début de soirée dans la station Basilique de Saint-Denis sur la ligne 13 du métro parisien, selon les mêmes sources. Sans doute le résultat de confrontation entre bandes éventuellement sur fond de trafic de drogue

Jeune tué à CRÉPOL: Symbole d’une société plus violente 88 % des Français

Jeune tué à CRÉPOL: Symbole d’une société plus violente 88 % des Français

Une très large majorité de Français, 88%, Vive la mort du jeune à Crépol comme un des symboles d’une société devenue plus violente, selon un nouveau sondage « L’Opinion en direct », piloté par l’institut Elabe pour BFMTV et publié ce 22 novembre 2023.

En général, 63% des Français déclarent se sentir inquiets pour leur propre sécurité: 16% souvent et 47% de temps en temps. 81% des parents sont inquiets pour leurs enfants. Et ce, pour toutes les catégories de population, peu importe l’âge, la classe sociale ou le genre. Même si, en moyenne, cette peur est plus intense auprès des femmes (67%).

Si le rôle des médias est parfois questionné quant à leur influence sur le sentiment d’insécurité, 81% pensent qu’ils vivent une réelle augmentation de l’insécurité. 19% jugent que les médias en parlent davantage sans que ce soit une réalité.

Lors de ce sondage, les 1.001 répondants, représentatifs de la population française âgés de 18 ans et plus, ont également été interrogés sur les principaux leviers d’actions pour réduire cette violence. En première place: l’éducation des enfants qui apparaît comme la solution la plus largement soutenue. 92% disent qu’éduquer les enfants est « indispensable » pour agir contre la montée de la violence. L’autorité et la sévérité de la justice ont aussi été mentionnées dans respectivement 84% et 82% des cas.

Immobilier : le taux d’endettement maximum autorisé tue aussi la solvabilité, un nouveau frein au crédit

Immobilier : le taux d’endettement maximum autorisé tue aussi la solvabilité, un nouveau frein au crédit

Les taux d’intérêt assomme évidemment le pouvoir d’achat immobilier. Il renchérit considérablement le crédit au point d’éjecter du marché nombre de candidats à la propriété. S’y ajoute aussi le ^lafonf d’emprunt maximum à 35 %.

Le pouvoir d’achat immobilier est complètement massacré. Ainsi par exemple un ménage pouvant gagner autour de 5000 € par mois qui pouvaient emprunter 350 000 € ne peut plus obtenir de crédit supérieur à 270 000 €.

Les deux phénomènes évoqués ci-dessus constituent une sorte de terrible mécanisme d’exclusion de couches moyennes ne disposant pas de patrimoine personnel.

Les demandes d’emprunt immobilier s’est à peine réduite au deuxième semestre 2023, en baisse de 16,8% sur un an.

« La baisse de la demande est moins importante qu’au 1er semestre (20,3%). Cependant, elle ne s’arrête pas et est même en forte progression depuis cet été », constate Maël Bernier, porte-parole de Meilleurtaux.com.

Aujourd’hui, « quatre dossiers sur dix sont refusés », alerte notamment le courtier. La crise de l’immobilier ne s’améliore pas, suivant logiquement la hausse des taux directeurs opérée par la Banque centrale européenne. Pour rappel, cette dernière a entamé un marathon haussier depuis l’été 2022, dans l’espoir de juguler l’inflation. Elle a ainsi relevé onze fois ses taux. Ils atteignent désormais une fourchette entre 4% et 4,75%, soit un plus haut depuis la création de la monnaie unique en 1999.

« Il y a un an, aucun ménage ne se retrouvait avec des taux d’intérêts au-dessus 2,7% sur 20 ans. Aujourd’hui, 70% des dossiers sont au-dessus des 4,10%-4,5% sur 20 ans (hors assurance et avant négociation) », rappelle la représentante de Meilleurtaux, précisant que le taux moyen d’un crédit immobilier, situé en octobre à 4,3%, n’a pas été observé depuis 2012, dernière crise immobilière.

En conséquence, la capacité d’emprunt des ménages se réduit. Meilleurtaux donne notamment l’exemple d’un ménage gagnant 10.000 euros par mois, pouvant emprunter 705.000 euros, sur 20 ans, en janvier 2022. Ils doivent aujourd’hui se limiter à 540.000. Sacrée baisse de pouvoir d’achat immobilier.

Une limite, destinée à protéger les emprunteurs du surendettement, est à présent au cœur de la frustration des courtiers : le taux d’endettement maximum. Cette part maximale que peut représenter un emprunt (et toutes les charges associées) dans les revenus totaux d’un ménage a été plafonnée à 35% par le Haut Conseil de Stabilité Financière (HCSF), depuis janvier 2022. En février 2023, cette règle ne posait pas de difficultés. En effet, aucun dossier, ou presque, ne dépassait les 35% en février 2023. En revanche, près de 40% des emprunteurs voient aujourd’hui la part de leur crédit sur leurs revenus se situer au-dessus de ce taux.

Imploré par les professionnels du crédit, le HCSF a examiné un éventuel assouplissement de ce taux d’endettement, le 26 septembre dernier. L’autorité a finalement maintenu ce plafond, au motif que les banques ont le droit de déroger à cette règle pour 20% de leurs dossiers.

Or, « la production de crédits « non conformes » relevant de cette flexibilité ne représente que 13,8 % de la production totale des crédits, au deuxième trimestre 2023 », déclarait l’organisme, fin septembre.

Guerre des gangs de drogues: un enfant de 10 ans tué

Guerre des gangs de drogues: un enfant de 10 ans tué

Encore un terrible exemple de la folie meurtrière des gangs de drogue avec le règlement de comptes à Nîmes qui a entraîné la mort d’un enfant de 10 ans.

Un enfant de 10 ans est mort cette nuit à Nîmes (Gard), victime de tirs d’armes à feu lourdes. Les faits se sont produits à 23h15 ce lundi, dans le quartier Pissevin, dans le sud-ouest de la ville. La police est appelée pour plusieurs coups de feu devant un immeuble et découvre une dizaine de douilles sur place.

Un peu plus tard, un homme de 27 ans arrive en voiture à l’hôpital de Nîmes avec ses deux neveux. Lui-même est blessé: il a reçu trois balles mais son pronostic vital n’est pas engagé. En revanche, le plus jeune des enfants, âgé de 10 ans, est mort, victime d’une plaie par balles au niveau du dos.

Son oncle raconte alors qu’en rentrant du restaurant, il avait stationné son véhicule devant l’immeuble où il habite, et où se trouve également un point de deal. Il évoque ensuite des tirs et explique que, pris de panique, il a démarré sa voiture pour quitter les lieux. Ce n’est qu’en arrivant à l’hôpital qu’il s’est rendu compte que son neveu était mort.

Selon ses dires, le tireur serait reparti en voiture avec trois autres personnes. Leur voiture a été découverte dans le quartier voisin, celui de Valdegour. « Les suspects sont en fuite et doivent être interpellés rapidement », a affirmé sur BFMTV le préfet du GarD Jérôme Bonet.

Ce drame intervient alors que ce lundi déjà, un adolescent de 15 ans avait été blessé par balles dans le quartier Valdegour. L’oncle de la victime est totalement inconnu des services de police, rapportent par ailleurs plusieurs sources policières.

Déploiement de la CRS-8
Dans un tweet, Gérald Darmanin a dénoncé « ce qui semble être un règlement de comptes entre trafiquants ». « C’est un immense drame qui ne restera pas impuni. La police a déjà interpellé de nombreux trafiquants ces dernières semaines et va intensifier sa présence avec fermeté », a écrit le ministre de l’Intérieur.

Economie- L’inflation tue la croissance française

Economie- L’inflation tue la croissance française

Après un dernier trimestre atone (0%), Une très petite reprise du produit intérieur brut (PIB) est repartie à la hausse à 0,2% au premier trimestre. Une reprise toutefois maintenant menacée par le tassement des investissements et la baisse de la consommation. Les ménages dont le pouvoir d’achat est amputé très nettement par la hausse des prix en particulier dans l’alimentaire ajustent leur consommation qui diminue. L’inflation a continué d’accélérer au mois d’avril laissant présager encore des difficultés du côté de la demande des Français. En zone euro, la croissance a fait quasiment du surplace au premier trimestre (0,1%) après un dernier trimestre 2022 décevant (0%).

L’INSEE vient de réviser à la baisse ses chiffres du troisième T (-0,1 point) et quatrième (-0,1 point) trimestres 2022 et légèrement à la hausse ceux du premier trimestre (+0,1 point).

Le gouvernement table toujours sur une croissance de 1% en 2023 dans son dernier programme de stabilité pour la période 2023-2027 envoyé cette semaine à Bruxelles. Mais cette prévision est deux fois supérieure aux projections du consensus des économistes (+0,5%) comme l’a souligné le Haut conseil des finances publiques dans son dernier avis rendu public cette semaine.

Dans le détail, le commerce extérieur a poussé la croissance du produit intérieur brut vers le haut entre janvier et mars. « La progression du PIB est à mettre sur le compte du commerce extérieur, qui contribue de 0.6 point à la croissance grâce à des exportations plus dynamiques que des importations (+1.1% sur le trimestre versus -0.6%) ». Comme souvent, les ventes de matériel de transport ont joué un rôle essentie et ont enregistré un bond spectaculaire de 9,5% tandis que les exportations agricoles ont plongé brutalement de 21%.

Le commerce extérieur français enregistre un déficit abyssal en 2022 à 164 milliards d’euros

L’envolée des prix continue de peser sur la consommation des ménages. Après avoir reculé de 1% au dernier trimestre 2022, la consommation des Français a patiné (0%) au premier trimestre alors que c’est un moteur traditionnel de l’économie hexagonale.

L’autre signe de difficulté chez les ménages est l’impressionnante poursuite de la baisse des investissements, principalement dans la construction et l’immobilier. Depuis le premier trimestre 2022, la formation brute de capital fixe (FBCF), c’est-à-dire l’investissement des Français, n’a enregistré aucun rebond. Le resserrement de la politique monétaire avec la forte hausse des taux d’intérêt a plombé les investissements dans le logement. La poursuite de ce durcissement dans les mois à venir pourrait mettre à mal le secteur de la construction et de l’immobilier déjà sous tensions.

L’indice des prix à la consommation est de nouveau reparti à la hausse en avril pour s’établir à 5,9% après 5,7% en mars selon une première estimation de l’Insee ce vendredi 28 avril. « Le glissement annuel des prix à la consommation en France reste pour le 11ème mois consécutif sur son plateau autour de 6% . Pour l’énergie sur un an, la baisse au mois d’avril est moins spectaculaire que celle du mois de mars 2023 sur les prix de l’énergie.

Quant à l’alimentaire, les prix continuent de s’envoler à 14,9%. La plupart des experts et de gouvernement avaient prévu un ralentissement de l’inflation à partir de l’été ce qui n’est plus du tout certain dans la mesure où il se révèle qu’une partie de cette inflation est largement structurelle. Elle pourrait progresser mais les prix continueraient d’augmenter.

Croissance : L’inflation tue l’économie française

Croissance : L’inflation tue l’économie française

Après un dernier trimestre atone (0%), une très petite reprise du produit intérieur brut (PIB) est repartie à la hausse à 0,2% au premier trimestre. Une reprise toutefois maintenant menacée par le tassement des investissements et la baisse de la consommation. Les ménages dont le pouvoir d’achat est amputé très nettement par la hausse des prix en particulier dans l’alimentaire ajustent leur consommation qui diminue. L’inflation a continué d’accélérer au mois d’avril laissant présager encore des difficultés du côté de la demande des Français. En zone euro, la croissance a fait quasiment du surplace au premier trimestre (0,1%) après un dernier trimestre 2022 décevant (0%).

L’INSEE vient de réviser à la baisse ses chiffres du troisième T (-0,1 point) et quatrième (-0,1 point) trimestres 2022 et légèrement à la hausse ceux du premier trimestre (+0,1 point).

Le gouvernement table toujours sur une croissance de 1% en 2023 dans son dernier programme de stabilité pour la période 2023-2027 envoyé cette semaine à Bruxelles. Mais cette prévision est deux fois supérieure aux projections du consensus des économistes (+0,5%) comme l’a souligné le Haut conseil des finances publiques dans son dernier avis rendu public cette semaine.

Dans le détail, le commerce extérieur a poussé la croissance du produit intérieur brut vers le haut entre janvier et mars. « La progression du PIB est à mettre sur le compte du commerce extérieur, qui contribue de 0.6 point à la croissance grâce à des exportations plus dynamiques que des importations (+1.1% sur le trimestre versus -0.6%) ». Comme souvent, les ventes de matériel de transport ont joué un rôle essentiel et ont enregistré un bond spectaculaire de 9,5% tandis que les exportations agricoles ont plongé brutalement de 21%.

Le commerce extérieur français enregistre un déficit abyssal en 2022 à 164 milliards d’euros

L’envolée des prix continue de peser sur la consommation des ménages. Après avoir reculé de 1% au dernier trimestre 2022, la consommation des Français a patiné (0%) au premier trimestre alors que c’est un moteur traditionnel de l’économie hexagonale.

L’autre signe de difficulté chez les ménages est l’impressionnante poursuite de la baisse des investissements, principalement dans la construction et l’immobilier. Depuis le premier trimestre 2022, la formation brute de capital fixe (FBCF), c’est-à-dire l’investissement des Français, n’a enregistré aucun rebond. Le resserrement de la politique monétaire avec la forte hausse des taux d’intérêt a plombé les investissements dans le logement. La poursuite de ce durcissement dans les mois à venir pourrait mettre à mal le secteur de la construction et de l’immobilier déjà sous tensions.

L’indice des prix à la consommation est de nouveau reparti à la hausse en avril pour s’établir à 5,9% après 5,7% en mars selon une première estimation de l’Insee ce vendredi 28 avril. « Le glissement annuel des prix à la consommation en France reste pour le 11ème mois consécutif sur son plateau autour de 6% . Pour l’énergie sur un an, la baisse au mois d’avril est moins spectaculaire que celle du mois de mars 2023 sur les prix de l’énergie.

Quant à l’alimentaire, les prix continuent de s’envoler à 14,9%. La plupart des experts et de gouvernement avaient prévu un ralentissement de l’inflation à partir de l’été ce qui n’est plus du tout certain dans la mesure où il se révèle qu’une partie de cette inflation est largement structurelle. Elle pourrait progresser mais les prix continueraient d’augmenter.

L’inflation tue l’économie française

L’inflation tue l’économie française

Après un dernier trimestre atone (0%), Une très petite reprise du produit intérieur brut (PIB) est repartie à la hausse à 0,2% au premier trimestre. Une reprise toutefois maintenant menacée par le tassement des investissements et la baisse de la consommation. Les ménages dont le pouvoir d’achat est amputé très nettement par la hausse des prix en particulier dans l’alimentaire ajustent leur consommation qui diminue. L’inflation a continué d’accélérer au mois d’avril laissant présager encore des difficultés du côté de la demande des Français. En zone euro, la croissance a fait quasiment du surplace au premier trimestre (0,1%) après un dernier trimestre 2022 décevant (0%).

L’INSEE vient de réviser à la baisse ses chiffres du troisième T (-0,1 point) et quatrième (-0,1 point) trimestres 2022 et légèrement à la hausse ceux du premier trimestre (+0,1 point).

Le gouvernement table toujours sur une croissance de 1% en 2023 dans son dernier programme de stabilité pour la période 2023-2027 envoyé cette semaine à Bruxelles. Mais cette prévision est deux fois supérieure aux projections du consensus des économistes (+0,5%) comme l’a souligné le Haut conseil des finances publiques dans son dernier avis rendu public cette semaine.

Dans le détail, le commerce extérieur a poussé la croissance du produit intérieur brut vers le haut entre janvier et mars. « La progression du PIB est à mettre sur le compte du commerce extérieur, qui contribue de 0.6 point à la croissance grâce à des exportations plus dynamiques que des importations (+1.1% sur le trimestre versus -0.6%) ». Comme souvent, les ventes de matériel de transport ont joué un rôle essentie et ont enregistré un bond spectaculaire de 9,5% tandis que les exportations agricoles ont plongé brutalement de 21%.

Le commerce extérieur français enregistre un déficit abyssal en 2022 à 164 milliards d’euros

L’envolée des prix continue de peser sur la consommation des ménages. Après avoir reculé de 1% au dernier trimestre 2022, la consommation des Français a patiné (0%) au premier trimestre alors que c’est un moteur traditionnel de l’économie hexagonale.

L’autre signe de difficulté chez les ménages est l’impressionnante poursuite de la baisse des investissements, principalement dans la construction et l’immobilier. Depuis le premier trimestre 2022, la formation brute de capital fixe (FBCF), c’est-à-dire l’investissement des Français, n’a enregistré aucun rebond. Le resserrement de la politique monétaire avec la forte hausse des taux d’intérêt a plombé les investissements dans le logement. La poursuite de ce durcissement dans les mois à venir pourrait mettre à mal le secteur de la construction et de l’immobilier déjà sous tensions.

L’indice des prix à la consommation est de nouveau reparti à la hausse en avril pour s’établir à 5,9% après 5,7% en mars selon une première estimation de l’Insee ce vendredi 28 avril. « Le glissement annuel des prix à la consommation en France reste pour le 11ème mois consécutif sur son plateau autour de 6% . Pour l’énergie sur un an, la baisse au mois d’avril est moins spectaculaire que celle du mois de mars 2023 sur les prix de l’énergie.

Quant à l’alimentaire, les prix continuent de s’envoler à 14,9%. La plupart des experts et de gouvernement avaient prévu un ralentissement de l’inflation à partir de l’été ce qui n’est plus du tout certain dans la mesure où il se révèle qu’une partie de cette inflation est largement structurelle. Elle pourrait progresser mais les prix continueraient d’augmenter.

Marlène Schiappa dans Playboy….. quand le ridicule ne tue plus

Marlène Schiappa dans Playboy….. quand le ridicule ne tue plus !


Après Macron qui s’est exprimé dans le petit journal pour enfants « PIF », c’est au tour de Marlène Shiappa schiappia pas de faire dans la provocation distributive. Et de choisir le magazine Playboy un des symboles du machisme. Encore heureux pour les lecteurs, elle paraîtra dans le magazine habillée ! On devrait peut-être la trouver prochainement dans une émission de télé réalité et ainsi elle pourra retourner dans les médias de série B d’où elle vient. Elle va prétexter la défense de principe féministe dans un journal essentiellement spécialement spécialisé dans la parution de photos de femmes nues !

Le cabinet de Marlène Schiappa précise que la membre du gouvernement sera en Une de la revue de charme «dans le cadre d’une longue interview de 12 pages portant essentiellement sur la liberté des femmes mais aussi le féminisme, la politique et la littérature.» «Elle est habillée et porte une robe longue blanche», indique-t-on de même source.

Alors que le coup médiatique devrait susciter polémiques et railleries dans la classe politique et au sein de la majorité, le cabinet de Marlène Schiappa anticipe les éventuelles moqueries : «Nous avons toujours assumé de parler à tout le monde et d’avoir une communication disruptive. C’est ce qui fait que la ministre a beaucoup de soutiens d’ailleurs.» Avant d’ajouter : «Marlène Schiappa est la seule ministre capable d’aller répondre aux questions d’un magazine comme Playboy.

Enseignant tué ou la décomposition de l’école

Enseignant tué ou la décomposition de l’école

On va sans doute encore trouver des raisons pour tenter d’expliquer cette nouvelle agression d’un enseignant qui s’est terminée par la mort. Ensuite, il y a les nécessaires compassions qui seront suivies de promesses vite oubliées.

La vérité c’est que l’école est dans une crise sans précédent; une crise à la fois de l’écroulement des niveaux mais aussi de la discipline. La France occupe le bas déclassement de la plupart des évaluations internationales. Pour une grande partie, cette situation découle l’indiscipline qui caractérise l’environnement scolaire. Chaque jour en effet, c’est par centaines que les enseignants sont insultés et certains sont parfois agressés. Dans ces conditions beaucoup renoncent par souci de leur propre sécurité notamment dans les quartiers les plus difficiles. Du coup, nécessairement le niveau s’écroule.

C’est avec des pincettes que le gouvernement traite de l’écroulement du système scolaire et du climat discipline généralisé voire de la violence qui y règne. Un véritable drame national et sociétal qui mérite évidemment un débat global sur tous les aspects de la responsabilité que l’on ne saurait impliquer aux seuls enseignants évidemment. La vérité, c’est que la société sur ce sujet comme sur d’autres, fait preuve d’une bienveillance et même d’une tolérance qui conduit à la décomposition sociétale.

Une professeure a donc été poignardée ce mercredi, peu avant 10 heures, par un élève dans un lycée de Saint-Jean-de-Luz, dans les Pyrénées-Atlantiques, a appris BFMTV d’une source proche de l’enquête. Peu avant midi, le parquet a annoncé la mort de l’enseignante âgée de 50 ans. Le lycéen, âgé de 16 ans et scolarisé en seconde au collège-lycée privé Saint-Thomas d’Aquin, a sorti un couteau de son sac pour poignarder sa professeure d’espagnol. Les faits se sont produits en salle de classe, a appris BFMTV de source concordante.

Le ministre de l’Éducation Pap Ndiaye a fait part de son « immense émotion » sur Twitter, adressant ses « pensées pour sa famille, ses collègues et ses élèves ». Une fois parvenu sur place, il a rendu hommage à « la force et de la solidité de cette communauté éducative » devant les journalistes. « Rien ne laissait penser à la survenue d’un drame aussi épouvantable (…) dans un établissement serein », a-t-il encore ajouté, fixant une minute de silence jeudi à 15h au programme « de tous les établissements scolaires et les centres SNU du pays ».Sur Twitter, Frédérique Espagnac, sénatrice des Pyrénées-Atlantiques, indique « condamner totalement cet acte de violence envers une enseignante », adressant à la professeure « tout (son) soutien ».

Encore un enseignant tué ou la décomposition de l’école

Encore un enseignant tué ou la décomposition de l’école

On va sans doute encore trouver des raisons pour tenter d’expliquer cette nouvelle agression d’un enseignant qui s’est terminée par la mort. Ensuite, il y a les nécessaires compassions qui seront suivies de promesses vite oubliées.
La vérité c’est que l’école est dans une crise sans précédent; une crise à la fois de l’écroulement des niveaux mais aussi de la discipline. La France occupe le bas déclassement de la plupart des évaluations internationales. Pour une grande partie,, cette situation découle l’indiscipline qui caractérise l’environnement scolaire. Chaque jour en effet, c’est par centaines que les enseignants sont insultés et certains sont parfois agressés. Dans ces conditions beaucoup renoncent par souci de leur propre sécurité notamment dans les quartiers les plus difficiles. Du coup, nécessairement le niveau s’écroule.

C’est avec des pincettes que le gouvernement traite de l’écroulement du système scolaire et du climat discipline généralisé voire de la violence qui y règne. Un véritable drame national et sociétal qui mérite évidemment un débat global sur tous les aspects de la problématique que l’on ne saurait impliquer aux seuls enseignants évidemment. La vérité c’est que la société sur ce sujet comme sur d’autres fait preuve d’une bienveillance et même d’une tolérance qui conduit à la décomposition sociétale.

Une professeure a donc été poignardée ce mercredi, peu avant 10 heures, par un élève dans un lycée de Saint-Jean-de-Luz, dans les Pyrénées-Atlantiques, a appris BFMTV d’une source proche de l’enquête. Peu avant midi, le parquet a annoncé la mort de l’enseignante âgée de 50 ans.Le lycéen, âgé de 16 ans et scolarisé en seconde au collège-lycée privé Saint-Thomas d’Aquin, a sorti un couteau de son sac pour poignarder sa professeure d’espagnol. Les faits se sont produits en salle de classe, a appris BFMTV de source concordante.

Le ministre de l’Éducation Pap Ndiaye a fait part de son « immense émotion » sur Twitter, adressant ses « pensées pour sa famille, ses collègues et ses élèves ». Une fois parvenu sur place, il a rendu hommage à « la force et de la solidité de cette communauté éducative » devant les journalistes. « Rien ne laissait penser à la survenue d’un drame aussi épouvantable (…) dans un établissement serein », a-t-il encore ajouté, fixant une minute de silence jeudi à 15h au programme « de tous les établissements scolaires et les centres SNU du pays ».Sur Twitter, Frédérique Espagnac, sénatrice des Pyrénées-Atlantiques, indique « condamner totalement cet acte de violence envers une enseignante », adressant à la professeure « tout (son) soutien ».

Société-Une surconsommation qui tue les efforts de sobriété

Société-Une surconsommation qui tue les efforts de sobriété

L’effet rebond, ce principe, théorisé par l’économiste britannique William Stanley Jevons en 1865, se concrétise aujourd’hui dans des secteurs comme le transport aérien ou le numérique. Par Pierre Veltz, École des Ponts ParisTech (ENPC)

Dans le livre de Lewis Carrol De l’autre côté du miroir (la suite des Aventures d’Alice au pays des merveilles), on voit la Reine rouge prendre Alice par la main pour courir. Mais plus elles courent, moins le paysage bouge aux alentours ! Face à l’étonnement d’Alice, la Reine lui explique qu’il faut courir sans cesse pour rester sur place. C’est une excellente image de ce qui se passe dans notre société, où les gains d’efficacité sont sans cesse rattrapés, annulés, dépassés par l’envolée des consommations.

Dans le transport aérien civil, chaque kilomètre de vol par passager consomme environ trois fois moins de carburant qu’il y a quarante ans. Voilà qui est bon pour la planète, direz-vous. Hélas non, car la baisse des coûts a fait que le voyage aérien s’est considérablement développé et démocratisé. Le nombre de kilomètres de vol a explosé. En 2017, on a dépassé 4 milliards de passagers dans les vols de l’aviation civile dans le monde. Alors que le volume de GES émis par passager-kilomètre diminuait de moitié, le volume total d’émissions a été multiplié par deux ; L’impact global sur les consommations de matières et d’énergie a crû considérablement.

Prenons un autre exemple, plus banal encore, celui de l’éclairage. Aucune de nos activités courantes n’a connu sur le long terme une telle augmentation d’efficacité et une chute aussi vertigineuse du coût par unité produite (Au passage, cela signifie que le fameux retour à la bougie évoqué par les écolo-sceptiques serait une catastrophe écologique !). Mais la consommation, d’abord portée par le gaz de ville, puis par l’électricité, a plus que rattrapé cette augmentation d’efficacité. Elle a été, grosso modo, multipliée par dix tous les cinquante ans.

Depuis les débuts de l’éclairage urbain dans les années 1830 jusqu’en 2000, le nombre de lumens-heure a été multiplié par 100 000. Le résultat est que désormais on voit nos villes nocturnes de l’espace, comme sur les belles images envoyées par Thomas Pesquet ! Mais l’aviation et l’éclairage ne sont que des illustrations d’un phénomène universel, que l’on va retrouver pour les mobilités, pour le chauffage, pour l’informatique, pour l’habillement. En réalité, pour la quasi-totalité de nos activités.

Ainsi, « le moins alimente le plus », écrit le [chercheur et analyste politique canadien] Václav Smil. Le signe de ce rattrapage, ou débordement, par la demande est que les gains d’efficacité constatés au niveau « macro » sont nettement plus faibles que ceux qu’on observe au niveau « micro ». Ils existent néanmoins.

Pour l’ensemble du monde, la quantité de gaz à effet de serre (GES) par unité de PIB a ainsi diminué d’un tiers depuis 1990. En France, elle a baissé de 50 % (si on s’en tient aux émissions sur le territoire national : rappelons que le carbone incorporé dans nos importations représente désormais plus de la moitié de notre empreinte réelle). En Chine, qui partait de loin, la baisse de ce ratio « tonnes de GES par unité de PIB » a été beaucoup plus rapide encore, même si, à ce jour, il reste sensiblement plus élevé que dans les pays occidentaux. [...]

Pourquoi les gains d’efficacité réalisés au niveau « micro » sont-ils ainsi atténués, voire dilapidés ? La réponse est très simple.

L’efficacité rend les biens et les services moins coûteux, plus accessibles, plus désirables, et la demande, dopée par la publicité et par les multiples formes de l’effort pour vendre, croît en proportion, ou même davantage. On appelle cela l’effet rebond, ou, si on veut avoir l’air savant, l’effet ou le paradoxe de Jevons.

En 1865, les producteurs de charbon britanniques s’inquiétaient de l’efficacité croissante des machines à vapeur, qui utilisaient de moins en moins leur précieux combustible. William Stanley Jevons, homme d’affaires et économiste, un des fondateurs, avec Léon Walras, de l’école marginaliste, leur répondit :
« C’est une erreur complète de supposer que l’usage plus économique de l’énergie va faire baisser la consommation. C’est exactement le contraire qui va se passer. »
Un siècle et demi plus tard, il est difficile de lui donner tort

Il y a beaucoup moins d’aluminium ou d’acier dans chaque canette de 33 centilitres, mais le nombre de canettes a tellement crû que la consommation d’acier ou d’aluminium pour les canettes s’est envolée (Un conseil, au passage : l’acier est un meilleur choix écologique, car plus facile à recycler !). Dans le monde numérique, les gains d’efficacité pour les processus de base sont très spectaculaires. Même les mégafermes de serveurs, sur lesquelles repose la croissance du cloud, sont de plus en plus efficaces en énergie et en émissions de carbone.

Les Gafam (Google, Amazon, Facebook, Apple, Microsoft) ne mentent pas quand ils soulignent que ces hyperscalers (la dernière génération des infrastructures du cloud) sont 30 à 50 % plus efficaces que les anciennes fermes. Mais, au bout du compte, il s’agit bien de permettre la multiplication des utilisations, notamment du côté du grand public, par le streaming vidéo en particulier.
L’empreinte globale du monde numérique, qui paraît léger et immatériel, a déjà dépassé celle de l’aviation civile et ne cesse de croître. Elle repose sur un effet rebond massif, le cœur du modèle économique des plates-formes étant précisément la croissance ultrarapide des volumes que permettent les effets de réseau. L’effet pervers est que ces augmentations sont insensibles pour l’usager qui échange des photos ou regarde des vidéos, et dont la consommation locale est négligeable au regard des coûts globaux.

Un autre domaine très problématique est celui du ciment et de la construction, où les gains d’efficacité (en énergie et en émissions de GES) restent relativement limités, parce que techniquement difficiles à obtenir, alors que la demande explose en Asie et en Afrique.

L’effet Jevons est donc omniprésent. Il peut être indirect – les baisses de prix dans un domaine dégageant du revenu disponible pour d’autres consommations – ou direct, par augmentation de la consommation du bien concerné. Bien entendu, la croissance de la demande n’est pas indépendante des stratégies marketing et commerciales déployées par les entreprises, qui mobilisent des ressources considérables. Le renouvellement plus ou moins frénétique des produits et des catalogues commerciaux reste un moyen classique pour doper la demande.
Pensez aux centaines de variantes des produits les plus simples qui apparaissent lorsque vous consultez Internet pour un achat banal. Les stratégies d’obsolescence programmée et d’accroissement incessant de la diversité se retrouvent même dans les modèles de services. Nous connaissons tous l’imagination avec laquelle les offreurs de logiciels arrivent à nous obliger de changer de version en permanence.
»
Il y a une autre forme de « recyclage » des gains d’efficacité, analogue à l’effet rebond mais beaucoup moins étudiée : c’est la progression incontrôlée de la complexité technique et fonctionnelle de nos objets. [...] En lien avec la globalisation, nos objets sont devenus en quelques décennies considérablement plus compliqués que ceux des générations précédentes, tant par le nombre de composants que par leur complexité technologique. Les microprocesseurs, par exemple, se sont disséminés bien au-delà de nos ordinateurs et de nos portables. L’Internet des objets nous promet une vague encore plus puissante et étendue.

Or il est certain que cet effet de « profondeur technologique » pèse lourd dans la balance climatique, même si personne, à ma connaissance, ne l’a chiffré. Derrière nos objets et nos services quotidiens, on trouve maintenant des réseaux de plus en plus labyrinthiques d’activités productives, avec des myriades de fournisseurs en cascade – ce qui, soit dit au passage, rend irréaliste l’idée de certains économistes de pister précisément les impacts écologiques de ces chaînes en recensant toutes les activités qui les composent.

L’évolution de nos voitures est un bon exemple. Au lieu de rendre les modèles plus simples (et beaucoup moins coûteux), les gains d’efficacité ont été recyclés principalement dans une formidable augmentation de complexité, avec une part énorme désormais consacrée à l’électronique et, de plus en plus, au logiciel.

Bien sûr, une partie de ces nouveaux équipements et des nouvelles fonctionnalités imaginées par les bureaux d’études est très utile. Qui voudrait se passer de fonctions de sécurité comme l’ABS, ou même de confort comme la caméra arrière ? Mais le processus d’ensemble est à l’évidence piloté davantage par la passion des ingénieurs et la créativité du marketing que par une analyse des véritables besoins des usagers, et encore moins par celle des conséquences écologiques. Il ne s’agit pas de refuser les avancées de la technique, ni de les brider par avance. Il faut cependant bien constater qu’il n’existe aucun forum, ni dans la société, ni dans les entreprises, pour exercer ce que [l'ingénieur] Philippe Bihouix appelle le « techno-discernement ».

« N’importe quelle mesure du progrès dans le niveau de vie de l’individu donne un coefficient de progrès incomparablement plus faible que dans la quantité d’énergie dépensée par habitant », écrivait déjà [l'écrivain] Bertrand de Jouvenel dès la fin des années 1950. Depuis, cette quantité a été multipliée par 7, et nettement plus pour les plus riches d’entre nous. Vivons-nous sept fois mieux ?
L’ingénieur Jean-Marc Jancovici rappelle souvent que nous ne consommons pas d’énergie. Ce qui consomme de l’énergie, ce sont les centaines, les milliers, les dizaines de milliers de machines qui travaillent pour nous, machines dont nous avons oublié l’existence, car la plupart d’entre elles sont très lointaines, devenues « abstraites » à nos yeux.

Reprenant une image proposée par [l'architecte américain] Buckminster Fuller dès 1940, il parle des « équivalents-esclaves » qui sont à notre disposition, en prenant comme unité l’énergie déployée par un humain en une journée de travail. Leur nombre est faramineux et se chiffre en centaines. Cette image montre à quel point nos processus se sont auto-emballés depuis un siècle, et même un demi-siècle. Elle est aussi source d’espoir, car elle suggère qu’une réduction substantielle de notre extravagant train de vie est possible en gardant l’essentiel de nos acquis, surtout si on partage mieux nos « esclaves ».
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Par Pierre Veltz, Professeur émérite, École des Ponts ParisTech (ENPC)
Ce texte est extrait du livre « Bifurcations : réinventer la société industrielle par l’écologie ? » de Pierre Veltz, publié aux Éditions de l’aube en octobre 2022. Les intertitres ont été ajoutés par la rédaction.

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