Archive pour le Tag 'tue'

Sondage : Zemmour ou Le Pen devant

Le risque que l’inflation tue la croissance

 

 

Le concept d’une inflation temporaire et de faible niveau bas sérieusement de l’aile chez les experts. En fait l, a hausse des prix s’explique par des éléments conjoncturels bien entendus mais surtout par des données structurelles par exemple comme la rareté et la hausse des matières premières, les contraintes environnementales ou encore l’augmentation de l’énergie notamment de l’électricité. L’inflation pompe  quelque sorte le pouvoir d’achat des salariés comme des épargnants ; suffisamment pour à partir de 2022 affaiblir de manière significative la croissance.,Les autorités de l’union européenne commence à prendre conscience du danger

Dans ses prévisions d’automne présentées jeudi, la Commission européenne anticipe une croissance du PIB de 5 % cette année pour la zone euro comme pour l’Union dans son ensemble. Soit un rythme plus rapide que les 4,8 % prévus avant l’été, qui devrait permettre à la plupart des pays de l’UE de retrouver un niveau d’avant-crise avant la fin de l’année. Le pronostic pour 2022 est par contre abaissé à 4,3 %, contre les 4,8 % et 4,5 % attendus jusqu’ici pour l’UE et la zone euro respectivement. Pour 2023, la croissance devrait atteindre 2,5 % dans le premier cas et 2,4 % dans le second.Mais pour 2022 le pronostic paraît relativement optimiste.

Il faudra aussi prendre en compte l’élément essentiel que constitue la politique monétaire car les marchés pourraient intégrer plus rapidement que les banques centrales le phénomène de l’inflation. En clair,le danger c’est que la hausse des prix tue la croissance

 

 

Angela Merkel, son obsession économique a tué l’Europe

Angela Merkel,  son obsession économique a tué  l’Europe 

La chancelière a fait de l’économie sa priorité, ce qui explique son succès dans ce domaine, constate le philosophe et sociologue allemand, Hartmut Rosa,  dans une tribune au « Monde ». Mais sa politique « obstructionniste, pro-américaine et néolibérale » a, selon lui, empêché une intégration européenne plus étroite et plus solidaire.(extrait)

 

Il est une phrase d’Angela Merkel qui se démarque de toutes celles qu’elle a prononcées pendant ses seize années de chancellerie, une phrase qui restera dans la mémoire des Allemands : pour les uns, plutôt du côté des libéraux de gauche, Merkel s’est montrée quasi immunisée contre les critiques, quand pour les autres, plutôt du côté national-conservateur, cette phrase a sonné comme le comble de la trahison.

Non, je ne parle pas de son célèbre « Wir schaffen das ! » – « Nous y arriverons ! » – par lequel, en 2015, elle encourageait les Allemands à mener à bien l’intégration de 1 million de réfugiés. Je parle de cette phrase qu’elle a prononcée pour justifier sa décision, en septembre de la même année, d’ouvrir les frontières à ces hommes, ces femmes et ces enfants affamés et transis de froid : « Si nous devons commencer à nous excuser de montrer un visage amical dans des situations d’urgence, alors ce n’est [plus] mon pays. »

Avec ce « visage amical », elle voulait parler d’une figure humaine, d’un acte humanitaire. Et, avec la fin de la phrase, elle disait à quel point cela lui tenait à cœur. Ces mots n’étaient pas opportunistes, ils n’étaient pas hypocrites, ils étaient fondamentalement sincères. Même les socialistes, les partisans du parti de gauche Die Linke ou encore les écologistes des Grünen (les Verts) lui ont porté et lui portent encore de l’estime pour cette phrase. La force d’Angela Merkel, qui l’a portée tout au long de ses seize années à la chancellerie, est de ne jamais s’être laissée aller à des actions purement opportunistes.

 

Cela étant, le fait est par ailleurs que ses convictions politiques, dans presque toutes les circonstances, ont été extrêmement opportunes pour la majorité des Allemands : confortables, capables de rassembler une majorité, en accord avec les intérêts économiques nationaux. Même cette phrase que je vous ai citée était, à l’époque, opportune : une grande vague de solidarité balayait pour un court moment l’Allemagne, la muant en pays d’accueil. Mais cela n’a pas duré – et Merkel a bien vite essayé de passer avec la Turquie [en mars 2016], et même avec la Libye, des accords douteux voire carrément sales, qui n’avaient plus rien de commun avec ce visage humain.

De tels revirements opportuns sont survenus dans d’autres domaines politiques aussi. Par exemple, dans un premier temps, pour servir les intérêts des entreprises, le gouvernement Merkel a largement invalidé la « sortie du nucléaire » (à savoir la fermeture des centrales nucléaires) planifiée par le gouvernement de coalition « rouge-vert » de Gerhard Schröder. Puis, après l’accident nucléaire de Fukushima en mars 2011, Merkel a radicalement changé de position, réclamant à son tour une sortie rapide du nucléaire.

Sahara : le chef islamiste tué par l’armée française

Sahara : le chef islamiste tué par l’armée française

 

Le chef du groupe djihadiste État islamique au Grand Sahara (EIGS), Adnan Abou Walid al Sahraoui, a été tué par la force Barkhane L’EIGS est considéré comme l’auteur de la plupart des attaques dans la zone des trois frontières, à cheval sur le Mali, le Niger et le Burkina Faso. Cette zone dite des «trois frontières» est la cible récurrente d’attaques de deux groupes armés djihadistes: l’État islamique au Grand Sahara (EIGS) et le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM), affilié à Al Qaïda.

Une victoire d’après le président de la république. Reste cependant à définir l’avenir de la force Barkhane qui s’est mis en retrait depuis le coup d’État au Mali et qui souffre d’une inadaptation par rapport aux immenses enjeux. Dans cette affaire, la France demeure relativement isolée du fait de l’indifférence de l’union européenne notamment.

Marseille : Chicago et qui tue des enfants

Marseille : Chicago et qui tue des enfants

 

D’une certaine manière globalement, Marseille demeure une ville très attrayante, il n’en reste pas moins qu’elle est nettement coupée en deux avec d’un côté la population relativement bourgeoise et de l’autre les quartiers pauvres socialement et économiquement marginalisés qui vivent pour une part de la drogue.

 

La question est donc tout autant sociale qu’économique et sécuritaire. Le drame c’est évidemment que les règlements de compte se multiplient et concernent surtout des enfants. Les réseaux se servent ainsi des enfants qui échappent aux sanctions judiciaires habituelles des adultes.

 

Bref la guerre qui Chicago mais entre gamins. Une activité qui nourrit directement indirectement une partie de la population . D’après le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin, , cette attaque se serait nouée autour d’une « guerre des territoires pour récupérer des points de deal ». Dénonçant « la terreur qui s’installe dans des quartiers ou des cités dont on sait qu’ils sont la proie des trafiquants de drogue »

 

.Le nombre de procédures pour usage de stupéfiants à Marseille a augmenté de 250 % par rapport à 2019. « Ce chiffre est multiplié par six à la division nord de Marseille », où se trouvent la plupart des quartiers sensibles, d’après la préfecture. La stratégie de harcèlement des dealers impulsée par le ministère de l’Intérieur pourrait le faire augmenter.

Manif Citoyenne pour le policier tué : écolos et insoumis contre

Manif Citoyenne pour le policier tué : écolos et insoumis contre

La protestation nationale contre le meurtre du policier Eric Masson tué il y a deux semaines à Avignon attise encore un peu plus les divisions à gauche. Si les socialistes et les communistes participeront à ce mouvement par contre les écolos et les insoumis vraisemblablement seront absents, une preuve supplémentaire de l’ambiguïté de ces organisations avec les valeurs républicaines. Des organisations plus promptes à manifester contre le pouvoir en France qu’à soutenir l’État de droit.

Policier tué à Avignon : des délinquants reconnus responsables

Policier tué à Avignon : des délinquants reconnus responsables

 

 

Comme c’était prévisible les responsables de la mort d’un policier à Avignon sont en fait des délinquants très connus et des trafiquants de drogue. Bref, des profils habituels en dépit des dénégations des intéressés.

 

Concernant le tireur «Tout au long de sa garde à vue, il a contesté les faits reprochés et ce malgré de nombreux éléments recueillis à son encontre, et particulièrement par sa reconnaissance formelle par le second policier présent au moment où son collègue a trouvé la mort, ainsi que par d’autres témoins», a confirmé le procureur de la République d’Avignon, Philippe Guémas, lors d’une conférence tenue mercredi matin, au moment même où se déroulaient les obsèques d’Éric Masson à Bédarrides, dans le Vaucluse.

 

Refusant de s’expliquer, le tueur présumé a fait valoir son droit au silence devant les magistrats instructeurs. Le second personnage mis en cause a d’ailleurs reconnu la responsabilité du premier. C’est aussi un délinquant déjà condamné pour trafic de drogue.

Jeunes et déjà inscrits dans la spirale d’une délinquance endurcie, le tueur présumé d’Eric Masson et son acolyte, tous deux sont «Français, nés en France» pour reprendre la formule de Gérald Darmanin et d’origine méditerranéenne

 

Policier tué à Avignon : deux trafiquants suspects arrêtés

Policier tué à Avignon : deux trafiquants suspects arrêtés

.Deux personnes suspectées d’être potentiellement le tireur et son complice ont été interpellées dimanche soir à une vingtaine de kilomètres d’Avignon, au péage autoroutier de Remoulins. Il s’agit de petits délinquants locaux déjà connus pour des affaires de stupéfiants. De multiples vérifications vont être menées pour établir avec certitude leur implication dans le meurtre du brigadier

Drogue : après le policier tué, on attend une réponse pénale à la hauteur

Drogue : après le policier tué, on attend une réponse pénale à la hauteur

Ces évênements « sont de plus en plus communs à différents endroits en France. Vous avez des points de deal qui se structurent et qui augmentent. On voit que les individus sont armés et malheureusement il en découle le décès d’un jeune papa »,  a expliqué sur franceinfo Claude Simonetti, représentant d’Unité-SGP-FO dans le département du Vaucluse, après la mort mercredi 5 avril d’un policier tué lors d’une intervention anti-drogue à Avignon.

Gérald Darmanin se rend mercredi soir à Avignon. « On attend toujours des renforts, une prise en compte du problème policier qui est de plus en plus un métier à part, Claude Simonetti, Il faudra des réponses pénales si cet individu est interpellé. J’espère que ça ne sera pas très léger comme on peut le voir par moment, on attend vraiment une réponse pénale forte. »

Drogue : un policier tué par balles

Drogue : un policier tué par balles

Lors d’un contrôle antidrogue des policiers ont été visé par balles réelles à Avignon, l’un d’eux est décédé.

.Malgré la riposte des agents, un policier ciblé a reçu deux balles, dans la poitrine et l’abdomen. Il est décédé de ses blessures, malgré l’intervention du SAMU et des sapeurs pompiers. L’individu aurait pris la fuite en trottinette. La police judiciaire a été saisie.

. «La lutte contre les trafics de stupéfiants, partout sur le territoire national, s’apparente à une guerre. Cette guerre, nous la menons grâce à des soldats, (…) les policiers et les gendarmes de France. Aujourd’hui, un de ces soldats est mort en héros», a déclaré le ministre de l’Intérieur, qui est arrivé sur place vers minuit. «Les opérations que nous menons démontrent que dans les saisies des policiers, c’est une augmentation de plus de 30% des armes saisies lors d’interpellations dans le trafic de stupéfiants», a souligné le ministre.

Xavier Bertrand a, lui, salué un «héros du quotidien, qui a défendu ses valeurs jusqu’au sacrifice suprême», appelant à ce que le «criminel (soit) puni avec la plus grande sévérité».

Foot business : le fric a tué la dramaturgie

Foot business : le fric a tué la dramaturgie

Alexis Abeille,Supporteur de l’Olympique de Marseille,Geoffroy Daignes,Supporteur du Racing Club de Lens estime dans une tribune au Monde que le fric a tué la dramaturgie

Tribune.

 

En apparence, les créateurs de la Super Ligue de football européen ont renoncé à leurs projets, mais dans les faits, la transgression est faite et ses motifs sont énoncés : moins suivi par les nouvelles générations, le football a besoin de renouveler son spectacle, alors que le Covid-19 a plongé dans le rouge l’ensemble des clubs européens.

Si le projet a volé en éclats en 48 heures, il est difficile de parler d’échec pour les clubs promoteurs de ce projet tant la logique de la réforme de la Ligue des champions proposée dans le même temps par l’Union des associations européennes de football (UEFA) reprend leurs volontés. Plus de matchs, davantage de droits de télévision et une participation à la compétition sécurisée pour des grands clubs vivant au-dessus de leurs moyens depuis des années. Curieuse démarche qui, face à une baisse de la demande, propose une hausse de l’offre.

Ce n’est donc pas une réforme, mais une opération de prédation des puissants d’un football spéculatif dont le modèle économique ne tient plus. Florentino Perez, le président du Real Madrid, l’admet lui-même, malgré lui : « S’il n’y a pas d’argent chez les grands, ils n’achètent pas de joueurs aux autres. C’est une pyramide. » Chacun appréciera au passage la définition du ruissellement donné par le roublard Perez : un système où les plus puissants s’accaparent la totalité des richesses pour décider ensuite auprès de qui ils distribuent les miettes, s’ils en ont l’envie et le besoin – avis aux amateurs.

Les supporteurs de football se sont réveillés après plusieurs jours d’un épisode tragicomique, où ils ont pu, sur tous les canaux, protester contre l’annonce de cette sorte de NBA [National Basketball Association] montée à l’envers, aux enjeux sportifs aussi mal définis que les enjeux financiers (400 millions d’euros annuels pour chaque club) étaient énormes. Alors, ont-ils vraiment réussi à renverser la donne ? Le doute est permis.

En réalité, le football fonctionne déjà selon un principe d’inégalité économique qui a quasiment rompu avec la dramaturgie de ce sport. Qu’il est loin, le temps où, dans un article publié dans Il Giorno, Pier Paolo Pasolini (1922-1975) considérait le football comme un système de signes, et donc un langage, où les passes seraient la prose et où les dribbles et les actions qui mènent à un but seraient la poésie.

« Depuis dix ans, les championnats nationaux sont trustés par une poignée de clubs et tout suspense a disparu. Pile je gagne, face tu perds »

«Mitterrand a tué la gauche » (Michel Onfray)

« Mitterrand a tué la gauche »  (Michel Onfray)

Le philosophe Michel Onfray  dresse dans une interview au Figaro un bilan accablant de celui qui réalisa le plus long mandat d’un président sous la Ve République. Il date aussi de son exercice du pouvoir la naissance d’un fascisme de gauche, qui se traduit aujourd’hui par l’arrivée de l’intersectionnalité dans la sphère de la pensée.

Quarante ans après, quelles leçons tirez-vous des deux mandats de Mitterrand à l’Élysée?

 

Je n’ai pas eu besoin de quarante années pour comprendre ce que j’avais déjà saisi en mars 1983: François Mitterrand vient de l’extrême droite, ce qui lui a permis de faire carrière, de ses jeunes années, avant-guerre et guerre comprise, à sa conversion opportuniste au socialisme dès qu’il a compris que, pour parvenir au pouvoir, dans la configuration de la Constitution de 1958 et de l’élection du président de la République au suffrage universel direct, il lui fallait obtenir deux choses: droitiser, sinon fasciser le général de Gaulle, ce qui fut fait avec son pamphlet Le Coup d’État permanent (1964), puis se retrouver en face de lui comme le seul opposant de gauche, dès lors séduire le peuple de gauche en s’emparant de ce qui deviendra le Parti socialiste et réaliser l’union de la gauche qui le portera au pouvoir.

 

Le philosophe souligne surtout qu’une fois parvenu au pouvoir, il gouverne vingt-deux mois à gauche et, face à sa gestion catastrophique opère un virage à droite qui va tuer la gauche.

 

Règlement de comptes à Paris- »Chicago » : un homme tué et une femme blessée

Règlement de comptes à Paris-Chicago : un homme tué et une femme blessée

 

Une nouvelle fois les trafiquants de drogue règlent leurs comptes de manière sanglante en France. Bref, depuis que le trafic de drogue a pris une telle ampleur économique les conflits entre réseaux de drogue se régulent par des crimes. À Paris «C’est un probable règlement de comptes», a expliqué une source proche de l’enquête à l’AFP. La victime, née en 1987, «est très connue, notamment pour meurtre en bande organisée, trafic de stupéfiants et association de malfaiteurs», a ajouté une source proche du dossier, qui confirme que la thèse d’une exécution préméditée est privilégiée. «Ça ressemblait vraiment à une exécution de mafieux, comme dans un film», raconte à l’AFP Arnaud, patron d’un café situé juste en face de l’hôpital, souhaitant rester anonyme.

 

. La femme blessée serait une employée, agente de sécurité de l’hôpital selon plusieurs médias. Elle a été «prise en charge rapidement par le Samu», après une première intervention du personnel de l’hôpital, a expliqué la Croix-Rouge dans un communiqué. Elle «est hospitalisée dans un état grave» et «son pronostic vital est toujours engagé à cette heure», a indiqué le parquet lundi soir. L’hôpital Henri Dunant, administré par la Croix-Rouge française et situé près de la Porte de Saint-Cloud, est un hôpital gériatrique et également actuellement un centre de vaccination contre le Covid-19.

Le numéro 2 d’Al-Qaïda tué en Iran par des services secrets

  • Le numéro 2 d’Al-Qaïda tué en Iran par des services secrets
  • Le numéro 2 d’Al-Qaïda, Abdullah Ahmed Abdullah, qui figurait sur la liste des terroristes les plus recherchés par la police fédérale américaine (FBI), a été «tué par balle dans les rues de Téhéran par deux assassins à moto», ont confirmé des responsables des renseignements américains L’assassinat, qui aurait été commis par des agents israéliens pour le compte des États-Unis, est survenu le 7 août, jour de l’anniversaire des attentats contre les ambassades des Etats-Unis au Kenya et en Tanzanie en 1998, dans lesquels a été impliqué Abdullah Ahmed Abdullah selon la justice américaine. La police fédérale américaine offrait 10 millions de dollars de récompense pour toute information menant à la capture de ce leader du groupe terroriste Al-Qaïda.

Ce confinement ne tue pas l’économie ( Pr Olivier Joannes-Boyau)

Ce confinement ne tue pas l’économie  ( Pr Olivier Joannes-Boyau)

 

Le professeur Olivier Joannes-Boyau , chef du service de réanimation de l’hôpital Magellan au CHU de Bordeaux défend le confinement dans les Échos et estime que « laisser filer l’épidémie serait bien pire ».

 

Le Pr Olivier Joannes-Boyau est réanimateur du CHU de Bordeaux et il préside le comité réanimation de la société française d’anesthésie-réanimation.

« La deuxième vague de l’épidémie n’est pas une utopie . Elle est bien là et elle est plus compliquée à gérer que la première car nous souhaitons préserver le plus longtemps possible les soins des patients atteints d’autres pathologies que le coronavirus.

En Nouvelle-Aquitaine, qui n’est pas la région la plus touchée, le CHU de Bordeaux a vu son nombre de patients Covid doubler en quelques jours. Ils sont déjà 40 en réanimation sur les 150 places habituellement disponibles.

Covid ou non Covid , tous nos lits de « réa » sont occupés. Chaque jour, nous nous livrons à un jeu de chaises musicales pour trouver des lits. Nous essayons de soulager les hôpitaux d’ Auvergne-Rhône-Alpes en accueillant des patients de Chambéry.

Il ne faut pas se leurrer : pour y arriver, on va transformer les unités de surveillance continue en « réa » et on a déjà gagné des lits sur la réanimation chirurgicale en annulant des opérations.

Ce week-end, nous avons quand même réussi à faire une greffe de foie sur un patient atteint de cancer. Et j’espère que nous arriverons à maintenir cette filière le plus longtemps possible car toutes les greffes sont urgentes. Pour le moment, nous déprogrammons les opérations les moins urgentes en essayant que personne n’ait de perte de chance.

Mais dans d’autres régions, ils n’en sont plus là. Comme président du comité réanimation de la Société française d’anesthésie-réanimation (SFAR), je sais qu’en Auvergne-Rhône-Alpes et en Paca, ils doivent déprogrammer des chirurgies plus importantes pour faire face à l’afflux de patients Covid en réanimation.

Alors quand j’entends des gens dire que le confinement tue l’économie, j’ai envie de leur répondre que si on laisse filer l’épidémie, ce sera bien pire. Car le système hospitalier sera dépassé, il y aura beaucoup de morts et pas que chez les personnes âgées.

Il faut savoir qu’une personne jeune atteinte de Covid peut garder pendant de longs mois une fatigue et des difficultés respiratoires qui l’empêchent de travailler. Nous avons aussi des cas de fibrose, où la fonction respiratoire est définitivement diminuée.

Ces incapacités durables sont non seulement dommageables pour les gens atteints, mais aussi pour leur activité économique. »

 

La suradministration française qui tue l’efficacité

La suradministration française qui tue l’efficacité

Une histoire bien connue qui courre dans les ministères : » mettez un bureaucrate, seul dans un bureau sans aucune affectation, ni tâche. Au bout de trois mois il va demander une secrétaire et trois mois après il demandera un adjoint etc. » Le processus même de reproduction de l’usine administrative française. Pourtant la France détient le record de prélèvements obligatoires, le record de dépenses sur le PIB  et pour des résultats souvent insuffisants y compris en matière de rémunération du personnel. La cause est connue les superstructures et services inutiles absorbent une grande partie des fonds qui seraient nécessaires à financer les investissements et le personnel utile et qualifié. Ceci vaut évidemment au plan de l’État mais se répercute à tous les échelons administratifs y compris au niveau local.

Lors de la décentralisation, la première démarche des élus a en effet été se construire des hôtels, avec une administration d’y adjoindre des services qui finissent par tourner pour eux-mêmes en oubliant l’objet social pour lequel ils ont été créés. ( denier exemple en date les agglos entre villes, départements et Etat). On objectera que tout cela crée de l’emploi mais des emplois mal rémunérés et dont l’utilité sociale et souvent douteuse. Et pour meubler leur vide existentiel certains s’évertuent à complexifier encore les procédures voire à en inventer

Même dans les plus petites communes l’une des premières mesures des élus locaux est de recruter ici un administratif, ici un cantonnier, ici un technicien. Ainsi est-on surpris dans  de très petites communes de disposer d’une véritable troupe de fonctionnaires, à plus grande échelle on peut parler d’armées.  La France ne manque pas nécessairement de moyens sauf dans des secteurs très tendus, elle, manque  surtout d’une juste affectation des moyens, d’une évaluation des performances et d’une décentralisation des responsabilités.

 

Bureaucratie: La suradministration française qui tue l’efficacité

Bureaucratie:  La suradministration française qui tue l’efficacité

 

Une histoire bien connue qui courre dans les ministères : » mettez un bureaucrate, seul dans un bureau, sans aucune affectation, ni tâche. Au bout de trois mois il va demander une secrétaire et trois mois après il demandera un adjoint etc. » Le processus même de reproduction de l’usine administrative française. Pourtant la France détient le record de prélèvements obligatoires, le record de dépenses sur le PIB  et pour des résultats souvent insuffisants y compris en matière de rémunération du personnel. La cause est connue, les superstructures et services inutiles absorbent une grande partie des fonds qui seraient nécessaires à financer les investissements et le personnel utile et qualifié. Ceci vaut évidemment au plan de l’État mais se répercute à tous les échelons administratifs y compris au niveau local.

 

Lors de la décentralisation, la première démarche des élus a en effet été se construire des hôtels, avec une administration d’y adjoindre des services qui finissent par tourner pour eux-mêmes en oubliant l’objet social pour lequel ils ont été créés. ( denier exemple en date: les agglos entre villes, départements et Etat). On objectera que tout cela crée de l’emploi mais des emplois mal rémunérés et dont l’utilité sociale est souvent douteuse. Et pour meubler leur vide existentiel ,certains s’évertuent à complexifier encore les procédures voire à en inventer

 

Même dans les plus petites communes l’une des premières mesures des élus locaux est de recruter ici un administratif, ici un cantonnier, ici un technicien. Ainsi est-on surpris dans  de très petites communes de disposer d’une véritable troupe de fonctionnaires, à plus grande échelle on peut parler d’armées.  La France ne manque pas nécessairement de moyens sauf dans des secteurs très tendus, elle, manque  surtout d’une juste affectation des moyens, d’une évaluation des performances et d’une décentralisation des responsabilités.

 

La suradministration française qui tue l’efficacité

La suradministration française qui tue l’efficacité

 

Une histoire bien connue qui courre dans les ministères : » mettez un bureaucrate, seul dans un bureau sans aucune affectation, ni tâche. Au bout de trois mois il va demander une secrétaire et trois mois après il demandera un adjoint etc. » Le processus même de reproduction de l’usine administrative française. Pourtant la France détient le record de prélèvements obligatoires, le record de dépenses sur le PIB  et pour des résultats souvent insuffisants y compris en matière de rémunération du personnel. La cause est connue les superstructures et services inutiles absorbent une grande partie des fonds qui seraient nécessaires à financer les investissements et le personnel utile et qualifié. Ceci vaut évidemment au plan de l’État mais se répercute à tous les échelons administratifs y compris au niveau local.

Lors de la décentralisation, la première démarche des élus a en effet été se construire des hôtels, avec une administration d’y adjoindre des services qui finissent par tourner pour eux-mêmes en oubliant l’objet social pour lequel ils ont été créés. ( denier exemple en date les agglos entre villes, départements et Etat). On objectera que tout cela crée de l’emploi mais des emplois mal rémunérés et dont l’utilité sociale et souvent douteuse. Et pour meubler leur vide existentiel certains s’évertuent à complexifier encore les procédures voire à en inventer

Même dans les plus petites communes l’une des premières mesures des élus locaux est de recruter ici un administratif, ici un cantonnier, ici un technicien. Ainsi est-on surpris dans  de très petites communes de disposer d’une véritable troupe de fonctionnaires, à plus grande échelle on peut parler d’armées.  La France ne manque pas nécessairement de moyens sauf dans des secteurs très tendus, elle, manque  surtout d’une juste affectation des moyens, d’une évaluation des performances et d’une décentralisation des responsabilités.

 

Comme d’habitude les exportations françaises ont tué la croissance en 2019

Comme d’habitude les exportations françaises ont tué la croissance en 2019

Comme d’habitude, le commerce extérieur a plombé la croissance française. Depuis de nombreuses années, bon an mal an, le déficit commercial atteint de l’ordre de 50 à 60 milliards. À l’inverse en moyenne l’Allemagne enregistre un excédent commercial de 200 à 250 milliards. Il est vrai qu’en 2019 l’Allemagne a vu ses exportations se tasser très nettement au point que la croissance n’a atteint que plus 0,6 % . Pour l’avenir le modèle allemand pourrait d’ailleurs être en question en particulier si le tassement du commerce international se confirme. Si la croissance française n’est pas catastrophique  (1,2 % en 2019), c’est en raison du fait que sa croissance repose beaucoup moins sur les exportations mais surtout sur la consommation intérieure.

La faiblesse de la capacité exportatrice de la France n’est pas nouvelle .   En cause évidemment un manque structurel de compétitivité. La balance des échanges constitue en effet le meilleur thermomètre de compétitivité d’un pays. Selon des chiffres dévoilés ce lundi 10 février dans le rapport annuel de la direction générale du Trésor (DGT), la contribution du commerce extérieur à la croissance serait négative en 2019 (-0,2 point). Ces mauvais résultats pour 2019 indiquent que, hormis comme d’habitude de quelques secteurs solides tels que l’aéronautique ou la construction navale, l’appareil exportateur demeure fragile.

L’examen sur plusieurs années des résultats enregistrés par les douanes montre que depuis 2013 le commerce extérieur a contribué de manière négative à l’activité (en moyenne de -0,1 point entre 2013 et 2017). 2018 reste avant tout une année exceptionnelle au regard de ces chiffres. Les auteurs du rapports notent que l’embellie des résultats du commerce extérieur observée en 2018 s’explique par des évolutions sectorielles spécifiques. En premier lieu, le solde des services a contribué de manière très favorable à la valeur ajoutée en 2018 (+0,4 point après -0,1 point en moyenne entre 2013 et 2017). Le secteur du tourisme a retrouvé des couleurs « après deux années de contribution négative à la suite des attentats ». L’énergie et l’agriculture ont également été des moteurs dans les résultats positifs en 2018 après des années plus moroses :  »les mauvaises récoltes de 2016 ont grevé les exportations en 2016 et 2017, et les importations d’énergie ont été modérées en 2018 du fait de températures clémentes ». En outre, la baisse de la demande intérieure a contribué à ralentir les importations comme l’expliquait l’économiste, Alexandre Mirlicourtois, du cabinet Xerfi.

« La contribution positive du commerce extérieur en 2018 ne doit pas faire illusion. C’est juste une histoire de circonstances liée à l’écrasement de la demande intérieure, ce qui a freiné les importations alors que la croissance eurolandaise restait encore assez robuste pour permettre aux exportations de progresser encore. Ce décalage conjoncturel ayant disparu, retour à la tendance de fond : celui d’un commerce extérieur qui plombe l’économie française depuis plus de 20 ans. »

Sur le front des biens manufacturés, quelques secteurs ont tiré leur épingle du jeu. La livraison de grands paquebots et Rafale ont permis à la construction navale et à l’aéronautique de connaître des résultats plus favorables.« Le secteur aéronautique avait pâti de problèmes d’approvisionnement en 2014 et 2015, qui avaient pesé sur les exportations »précise le rapport.

Politique monétaire de la BCE- la lutte contre l’inflation qui tue l’investissement et l’emploi

Politique monétaire de la BCE- la lutte contre l’inflation qui tue l’investissement et l’emploi

 

 

Nicolas Goetzmann, responsable de la recherche et de la stratégie macroéconomique à la Financière de la Cité dénonce cette phobie de l’inflation qui a tué emploi et investissement. ( tribune au « Monde »,)

 

Tribune.

 

« Vingt ans après la naissance de l’euro, la Banque centrale européenne (BCE) s’apprête, en ce mois de janvier et sous l’impulsion de sa présidente, Christine Lagarde, à démarrer le chantier de sa « revue stratégique » de politique monétaire. Un processus inédit depuis 2003, et dont le potentiel est la remise en cause – au moins partielle – du dogme économique le plus puissant de ces quarante dernières années : la stabilité des prix, héritière européenne de la politique, française, du « franc fort ».

Cette politique est née, en effet, du tournant de la rigueur de mars 1983 (et plus exactement de juin 1982), qui correspondait alors à la nécessité de lutter contre une inflation galopante. Fin 1986, le combat est remporté et l’inflation est ramenée sous le seuil de 3 %, soit 10 points de moins que son chiffre de 1980. C’est à ce moment de l’histoire économique française que cette politique s’est faite idéologie. Non pas sous la seule influence d’une Allemagne acquise à ce principe, pas plus que par la seule volonté de créer la monnaie unique, mais d’abord par une ambition toute française de rigueur monétaire.

Le 10 avril 1992, Jean-Claude Trichet – alors directeur du Trésor – écrivait dans une note destinée au ministre des finances : « Notre grand objectif est de poursuivre une politique de maîtrise de l’inflation avec les objectifs – ambitieux mais qui sont les seuls que notre pays puisse se donner aujourd’hui – (…) de maintenir en France une inflation inférieure à l’allemande ». Une phrase que les auteurs de La Guerre de sept ans. Histoire secrète du franc fort, 1989-1996 (Calmann Lévy, 1996), Eric Aeschimann et Pascal Riché analysent en ces termes : « En clair, il n’est plus question d’un franc fort, mais d’un franc plus fort que le mark ». Classe politique et haute administration agissent alors avec la ferveur du converti. De Pierre Bérégovoy à Edouard Balladur en passant par Michel Sapin, leurs successeurs et leurs administrations, l’austérité monétaire devient une marque de fabrique « made in France ».

Ce soutien apporté au franc va voir la croissance nominale (non ajustée de l’inflation) du pays chuter de façon vertigineuse au cours de ces premières années de la décennie 1990. De 8 % en 1989, elle tombe à 1 % en 1993 (sur la même période, les Etats-Unis passent de 8 % à 5 %) dont le seul équivalent est la chute de la croissance nominale observée entre 2007 et 2009, pendant la grande crise mondiale. Du côté du chômage, le choix du « franc fort » va s’avérer dramatique. Si une décrue s’était amorcée au lendemain de la lutte – utile – contre l’inflation pour atteindre 8 % à la fin de l’année 1989, le taux de chômage bat un nouveau record au deuxième trimestre 1994, à 10,8 %. Sur l’ensemble de la décennie, un taux de chômage moyen de 9,7 % est à mettre en face d’une inflation moyenne de 1,45 %, marquant la dérive de ce qui est pourtant considéré comme une politique de  raison ».

BCE- la lutte contre l’inflation qui tue l’investissement et l’emploi

BCE- la lutte contre l’inflation qui tue l’investissement et l’emploi

Nicolas Goetzmann, responsable de la recherche et de la stratégie macroéconomique à la Financière de la Cité dénonce cette phobie de l’inflation qui a tué emploi et investissement. ( tribune au « Monde »,)

 

Tribune.

 

« Vingt ans après la naissance de l’euro, la Banque centrale européenne (BCE) s’apprête, en ce mois de janvier et sous l’impulsion de sa présidente, Christine Lagarde, à démarrer le chantier de sa « revue stratégique » de politique monétaire. Un processus inédit depuis 2003, et dont le potentiel est la remise en cause – au moins partielle – du dogme économique le plus puissant de ces quarante dernières années : la stabilité des prix, héritière européenne de la politique, française, du « franc fort ».

Cette politique est née, en effet, du tournant de la rigueur de mars 1983 (et plus exactement de juin 1982), qui correspondait alors à la nécessité de lutter contre une inflation galopante. Fin 1986, le combat est remporté et l’inflation est ramenée sous le seuil de 3 %, soit 10 points de moins que son chiffre de 1980. C’est à ce moment de l’histoire économique française que cette politique s’est faite idéologie. Non pas sous la seule influence d’une Allemagne acquise à ce principe, pas plus que par la seule volonté de créer la monnaie unique, mais d’abord par une ambition toute française de rigueur monétaire.

Le 10 avril 1992, Jean-Claude Trichet – alors directeur du Trésor – écrivait dans une note destinée au ministre des finances : « Notre grand objectif est de poursuivre une politique de maîtrise de l’inflation avec les objectifs – ambitieux mais qui sont les seuls que notre pays puisse se donner aujourd’hui – (…) de maintenir en France une inflation inférieure à l’allemande ». Une phrase que les auteurs de La Guerre de sept ans. Histoire secrète du franc fort, 1989-1996 (Calmann Lévy, 1996), Eric Aeschimann et Pascal Riché analysent en ces termes : « En clair, il n’est plus question d’un franc fort, mais d’un franc plus fort que le mark ». Classe politique et haute administration agissent alors avec la ferveur du converti. De Pierre Bérégovoy à Edouard Balladur en passant par Michel Sapin, leurs successeurs et leurs administrations, l’austérité monétaire devient une marque de fabrique « made in France ».

Ce soutien apporté au franc va voir la croissance nominale (non ajustée de l’inflation) du pays chuter de façon vertigineuse au cours de ces premières années de la décennie 1990. De 8 % en 1989, elle tombe à 1 % en 1993 (sur la même période, les Etats-Unis passent de 8 % à 5 %) dont le seul équivalent est la chute de la croissance nominale observée entre 2007 et 2009, pendant la grande crise mondiale. Du côté du chômage, le choix du « franc fort » va s’avérer dramatique. Si une décrue s’était amorcée au lendemain de la lutte – utile – contre l’inflation pour atteindre 8 % à la fin de l’année 1989, le taux de chômage bat un nouveau record au deuxième trimestre 1994, à 10,8 %. Sur l’ensemble de la décennie, un taux de chômage moyen de 9,7 % est à mettre en face d’une inflation moyenne de 1,45 %, marquant la dérive de ce qui est pourtant considéré comme une politique de  raison ».

 

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