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Démocratie- Pour un tirage au sort aussi du président et du gouvernement ?

Démocratie- Pour un tirage au sort  aussi du président et du gouvernement ?

 

Puisqu’il faut faire dans la rénovation démocratique surréaliste en remettant totalement en cause les institutions et les organisations intermédiaires pourquoi ne pas pousser la logique  jusqu’au bout et aussi tirer  sort  aussi le gouvernement et  le président de la république. Pour les députés, c’est ce que propose d’ailleurs Mélenchon avec sa fameuse constituante. D’une certaine manière, l’extrême gauche se rapproche des thèses de Macron qui sous des aspects révolutionnaires installe tranquillement une théocratie en France. Le résultat ne gagnera pas forcément en qualité mais il ne peut guère être plus  catastrophique.  Bref, quitte à installer la chienlit économique, sociale et politique autant aller jusqu’au bout du raisonnement . Comment des individus tirés totalement au hasard seraient-il en capacité de traiter la complexité de la crise que nous vivons. Ou alors c’est la fuite en avant délibérée vers la simplification à outrance des problématiques et leur traitement par une approche populiste et caricaturale.

 

Pourtant rien de fondamental ne pourra être résolu sans adhésion  à la complexité de la crise. Une crise, économique, sociétale, environnementale et culturelle. Une sorte de crise systémique où les transformations internes interagissent les unes sur les autres. Un des problèmes réside dans le fait qu’il n’existe pas de formation scientifique de type généraliste pour tenter de comprendre et d’expliquer les évolutions du système global dans lequel nous évoluons. D’une certaine façon au contraire,  nous assistons à un éclatement des connaissances qui certes s’approfondissent de façon spectaculaire mais de manière de plus en plus éclatée ; même si certaines découvertes d’un champ peuvent profiter à un autre. Ce qui est en cause, c’est  la nature des changements et aussi leur rythme. Jamais sans doute dans l’histoire humaine les transformations n’ont été aussi importantes et aussi rapides. Les changements ont été plus importants en quelques dizaines d’années que pendant des siècles et des millénaires, ils ont été encore plus rapides au cours de la dernière dizaine d’années. Les changements les plus médiatisées et les mieux connus du grand public concernent les domaines économiques et technologiques  avec leurs conséquences sociales. Les processus de production sont aujourd’hui complètement éclatés dans plusieurs pays qui se spécialisent sur un des éléments de la chaîne. Les grandes marques  se contentent  surtout du montage final voire  seulement du pilotage numérique de l’ensemble du système de production. C’est  valable d’abord évidemment pour l’industrie, mais cela affecte progressivement l’agriculture et surtout les services.

 

Finalement,  le concept de nationalité d’un produit n’a plus beaucoup de sens. Le made in France par exemple est une fiction puisqu’il peut se limiter à l’apposition d’une étiquette ou d’un couvercle  pour que le produit importé devienne français. Il en est de même par exemple pour l’industrie automobile française  dans la plus grande partie vient de l’étranger. Cet éclatement est surtout le fruit de distorsions de concurrence relatives aux coûts sociaux, à la fiscalité et aux normes environnementales et sanitaires. La recomposition du produit final et sa distribution génèrent évidemment des gaspillages incalculables qui affectent l’environnement. Un simple yaourt peut nécessiter par exemple 1000 km de transport. On ne peut nier cependant certains aspects indiscutables du progrès matériel qui a permis à de plus en plus de populations de mieux se nourrir, se vêtir, s’instruire ,  se loger et vivre plus dignement. Par contre, si le niveau moyen de satisfaction matérielle a augmenté, on ne peut contester l’augmentation des inégalités. Avec d’un côté des géants industriels, financiers ou des géants du numérique qui non seulement brassent  des milliards de profits   mais surtout imposent  une domination économique et culturelle. Dans l’agriculture,  l’industrialisation a permis de multiplier par 5 ou par 10 les rendements grâce à la mécanisation mais aussi à l’utilisation de cocktails chimiques dont  on ne pourra mesurer les effets sur la santé que dans des dizaines d’années par exemple concernant le développement des affections neurovégétatives ou des cancers. Concernant les inégalités,  il faut citer l’accès au logement de plus en plus difficile dans les grandes métropoles qui rejette dans les banlieues lointaines ou les zones rurales les catégories les moins favorisés ( la gentrification).  En France par exemple,  les couches moyennes sont progressivement chassées de Paris où il faut en moyenne 1 million d’euros pour un appartement à peu près décent. C’est un peu le même phénomène dans le monde entier ou dans des métropoles françaises de province. Les inégalités se développent aussi en matière de formation même si globalement les effectifs scolarisés augmentent et vont de plus en plus loin dans les études.

 

Des études très approfondies pour certains ( notamment les écoles d’ingénieurs et certaines disciplines universitaires)  mais des études qui débouchent sur des diplômes fictifs pour d’autres condamnés à des emplois de faible qualification ou au chômage, un phénomène particulièrement français qui culturellement pointe l’apprentissage comme une sorte de tare sociale. D’un point de vue social, il n’est pas admissible que des pays développés comptent autant d’inégalités voire de pauvreté sans parler des gens dans la rue. Le domaine culturel est aussi affecté  avec d’un côté des productions de grande qualité mais de l’autre des productions de masse de type industriel faites  pour abêtir, endoctriner ou endormir. Pour s’en persuader, il suffit  d’analyser le contenu des 200 ou 300 chaînes de télévision disponibles en France.

La complexité qui mériterait d’être bien davantage appropriée   crée une sorte de refuge vers  l’individualisme. Faute de réassurance identitaire, nombre de personnes se réfugient  dans le mirage d’un passé illusoire avec le fol espoir qu’il  prendra la place du  futur. D’où le développement parallèlement de formes  de populisme et de nationalisme. Une sorte de reflexe  face à la peur des changements. Ceci étant, cela se nourrit aussi des dysfonctionnements et de l’anarchie des marchés qui souffrent d’un manque évident de régulation non seulement à  l’échelle européenne mais mondiale. Les responsables chacun à leur échelle, tentent  bien de résoudre certains des effets de la crise mais ce sont le plus souvent des actes trop partiels et de court terme là où il faudrait des orientations plus globales qui s’inscrivent dans le temps. De ce point de vue,  la démocratie en est sans doute encore au stade néandertalien concernant le mode d’élection et les conditions d’exercice du mandat. D’où l’insatisfaction générale et souvent partout dans le monde trop de contradictions entre les intentions affichées et les réalités pouvoir : De quoi nourrir un peu plus le populisme et l’incompréhension de la crise.

Information médias : un certain ras le bol !

Information médias : un certain ras le bol !

 

Trop d’infos tuent l’info, ce que semblerait montrer la baisse d’intérêt des Français pour les médias. Des médias auxquels on accorde une confiance relative, moins de la moitié de la population. Peut-être aussi le résultat d’une certaine uniformisation des médias classiques dont beaucoup appartiennent désormais aux financiers. Quant aux médias publics, ils semblent  encore assez souvent sous influence du pouvoir en place. D’une façon générale , les médias souffrent sans doute d’une approche un peu trop superficielle et trop orientée des événements. D’après le baromètre « la confiance des Français dans les médias », réalisé par le cabinet Kantar pour le journal La Croix baromètre, 59% des Français interrogés suivent les nouvelles avec un intérêt « très grand » ou « assez grand », soit une baisse de 8 points par rapport à l’année précédente. Jamais ce chiffre n’était descendu aussi bas depuis le lancement du baromètre en 1987. À l’inverse, 41% des personnes interrogées ont un intérêt « assez faible » ou « très faible » pour les nouvelles.

La confiance envers les médias traditionnels connaît quant à elle un léger rebond, 46% des Français affichant leur confiance (+ 2 points). La radio reste le média avec le plus fort taux de confiance (50%), devant la presse écrite (46%) et la télévision (40%). Internet suscite une incrédulité jamais atteinte (23% de confiance). Les efforts des rédactions restent globalement peu perceptibles : un an après l’émergence des « gilets jaunes », 71 % des Français n’ont pas le sentiment que les médias rendent « mieux et davantage compte » de leurs préoccupations.

Le détail de ce baromètre est diffusé ce jeudi 16 janvier dans le journal La Croix, ainsi que sur le site la-croix.com. Ce baromètre a été réalisé par le cabinet Kantar pour La Croix entre le 2 et le 6 janvier 2020. Les entretiens ont été réalisés en face à face selon la méthode des quotas, auprès d’un échantillon de 1 007 personnes, représentatif de l’ensemble de la population française âgée de 18 ans et plus.

 

Un accord Chine Etats-Unis qui ne change rien

Un accord Chine Etats-Unis qui ne change rien

 

Non seulement l’accord  commercial Chine États-Unis ne change pas grand-chose,- il s’agit davantage d’une trêve que d’un accord- mais en plus il perpétue en quelque sorte le modèle étatique pervers de la Chine. Pour résumer, les nouvelles augmentations de droits de douane américain envisagés seront figées en échange d’une promesse bien illusoire d’achat par la Chine de davantage  de biens américains et d’une petite ouverture pour les capitaux étrangers . Jean-François Dufour, Directeur de la société de conseil DCA Chine-Analyse et éditeur de la newsletter « The China Industrial Monitor » explique que cet accord est même dangereux car il valide en quelque sorte le modèle chinois (tribune au  Monde)

Tribune. L’administration Trump a engagé une guerre commerciale contre la Chine en 2018 avec pour objectif d’obtenir des réformes structurelles du modèle économique chinois. A l’arrivée, avec l’accord de « Phase 1 » entre Washington et Pékin, signé le 15 janvier 2020, c’est exactement l’inverse qui se produit : l’administration américaine prend acte d’un système chinois de commerce administré, pour en tirer profit.

L’inclusion dans cette démarche des produits manufacturés, en plus des biens agricoles et énergétiques, constitue la grande innovation de cet accord – et elle impactera les entreprises d’une Europe qui doit en tirer les conséquences. Le document de 96 pages (annexes comprises) signé par le président Donald Trump et le vice-premier ministre Liu He le 15 janvier, aborde dans ses premiers chapitres des questions structurelles – la protection de la propriété intellectuelle et les transferts de technologies. Mais il reste sur ce plan au niveau des affirmations de principes, renvoyant à plus tard d’éventuels mécanismes concrets d’application.

L’accord rentre dans le concret, et dans des mesures à prendre à brève échéance, sur la question des services financiers. Sur ce point, malgré les apparences, les « concessions » faites par la Chine sont à son avantage.

Les possibilités étendues pour les entreprises américaines de pénétrer le marché financier chinois – y compris avec l’établissement de sociétés de gestion d’actifs (Assets Management Corporations) chargées de racheter des créances douteuses – va dans le sens des objectifs chinois, qui cherchent à multiplier les sources de financement pour soulager un secteur bancaire national profondément déstabilisé par ces prêts non performants. »

Une catastrophe climatique: + 3 à 5 degrés en plus d’ici la fin du siècle

Une catastrophe climatique:  + 3 à 5 degrés en plus d’ici la fin du siècle

A lors qu’on ergote encore sur les mesures à prendre que la COP 21 reste au stade du slogan de marketing politique sans effet y compris en France, une catastrophe se  prépare pour la fin du siècle. En cause évidemment une financiarisation mondiale de l’économie incompatible avec la problématique environnementale. Le Record de chaleur est confirmé pour 2019 par   l’organisation météorologique mondiale qui  prévoit une augmentation de trois à 5° la fin du siècle. La température moyenne mondiale a gagné entre 1,05°C et 1,2°C l’an dernier par rapport à l’ère préindustrielle, confirme l’Organisation météorologique mondiale.

Des  scientifiques de Météo France avaient déjà  présenté les scénarios de changement climatique en France jusqu’en 2100 dans un rapport intitulé Le climat de la France au 21e siècle..  En métropole dans un horizon proche entre 2021 et 2050, les chercheurs projettent une hausse des températures moyennes entre 0,6 et 1,3 °C, une augmentation du nombre de jours de vagues de chaleur en été (surtout dans le quart Sud-est) ainsi qu’une diminution du nombre de jours anormalement froids en hiver sur l’ensemble de la France.

Puis, d’ici la fin du siècle entre 2071 et 2100, les tendances s’accentueraient encore. Les scientifiques observent une forte hausse des températures moyennes pouvant atteindre de 2,6 °C à 5,3°C en été, des vagues de chaleur pouvant dépasser 20 jours dans le Sud-Est mais aussi la poursuite de la diminution des extrêmes froids Les scénarios sont en effet alarmants : des épisodes de sécheresse plus nombreux sont à prévoir ainsi qu’un renforcement des précipitations extrêmes sur une large partie du territoire.

Pour  l’Organisation météorologique mondiale (OMM), l’agence des Nations unies pour la météorologie. La température moyenne sur l’ensemble du globe a affiché une hausse comprise entre 1,05°C et 1,2°C l’an dernier par rapport à l’ère préindustrielle, selon les cinq sources différentes compilées par l’OMM. L’agence de Genève utilise deux jeux de données en provenance des États-Unis, fournies par l’Institut Goddard de la Nasa et celles de l’administration américaine pour l’océan et l’atmosphère (NOAA), les informations communiquées par le bureau britannique de météorologie (Met Office) regroupées avec celles de l’université East Anglia. Enfin, l’OMM compile les statistiques japonaises et celles en provenance de l’Union européenne fournies par Copernicus et le Centre européen de prévision météorologique à moyen terme. Ce dernier était arrivé aux mêmes conclusions la semaine dernière.

La température moyenne l’an dernier a toutefois été un peu inférieure à celle de 2016, qui avait été aggravée par un fort phénomène climatique El Niño.

L’OMM précise que la moyenne sur les cinq dernières années est la plus haute mesurée, comme celle sur la dernière décennie. Chaque période de dix ans bat le record de la précédente décennie depuis le début des années 1980. «Malheureusement, nous nous attendons à voir de nombreux phénomènes météorologiques extrêmes en 2020 et au cours des prochaines décennies, alimentés par des niveaux records de gaz à effet de serre qui emprisonnent la chaleur dans l’atmosphère», prévient le secrétaire général de l’OMM, Petteri Taalas. La concentration de CO2

dans l’atmosphère a atteint un nouveau pic depuis le début de l’ère industrielle en 2019.

En outre, «plus de 90 % de la chaleur excédentaire (liée au réchauffement) est stockée dans les mers du monde entier, où elle s’accumule et provoque des augmentations de température de l’océan», estiment des chercheurs américains dans la revue Advances in Atmospheric Sciences. Ils soulignent que la température a encore augmenté l’an dernier, comme ce fut le cas au cours des années précédentes.

 

Information médias : un certain ras le bol !

Information médias : un certain ras le bol !

 

Trop d’infos tuent l’info, ce que sembleraient montrer la baisse d’intérêt des Français pour les médias. Des médias auxquels on accorde une confiance relative, moins de la moitié de la population. Peut-être aussi le résultat d’une certaine uniformisation des médias classiques dont beaucoup appartiennent désormais au financier. Quant aux médias publics, il semble encore assez souvent sous influence du pouvoir en place. D’une assemblée générale les médias souffrent sans doute d’une approche un peu trop superficiel et trop orienté des événements. D’après le baromètre « la confiance des Français dans les médias », réalisé par le cabinet Kantar pour le journal La Croix baromètre, 59% des Français interrogés suivent les nouvelles avec un intérêt « très grand » ou « assez grand », soit une baisse de 8 points par rapport à l’année précédente. Jamais ce chiffre n’était descendu aussi bas depuis le lancement du baromètre en 1987. À l’inverse, 41% des personnes interrogées ont un intérêt « assez faible » ou « très faible » pour les nouvelles.

La confiance envers les médias traditionnels connaît quant à elle un léger rebond, 46% des Français affichant leur confiance (+ 2 points). La radio reste le média avec le plus fort taux de confiance (50%), devant la presse écrite (46%) et la télévision (40%). Internet suscite une incrédulité jamais atteinte (23% de confiance). Les efforts des rédactions restent globalement peu perceptibles : un an après l’émergence des « gilets jaunes », 71 % des Français n’ont pas le sentiment que les médias rendent « mieux et davantage compte » de leurs préoccupations.

Le détail de ce baromètre est diffusé ce jeudi 16 janvier dans le journal La Croix, ainsi que sur le site la-croix.com. Ce baromètre a été réalisé par le cabinet Kantar pour La Croix entre le 2 et le 6 janvier 2020. Les entretiens ont été réalisés en face à face selon la méthode des quotas, auprès d’un échantillon de 1 007 personnes, représentatif de l’ensemble de la population française âgée de 18 ans et plus.

 

Climat : 2019 , un record qui annonce + 3 à 5 degré en plus d’ici la fin du siècle

Climat : 2019 , un record qui annonce + 3 à 5 degré en plus d’ici la fin du siècle

Record confirmé par l’organisation météorologique mondiale et perspectives d’augmentation de trois à 5° la fin du siècle. La température moyenne mondiale a gagné entre 1,05°C et 1,2°C l’an dernier par rapport à l’ère préindustrielle, confirme l’Organisation météorologique mondiale.

Des  scientifiques de Météo France avaient déjà  présenté les scénarios de changement climatique en France jusqu’en 2100 dans un rapport intitulé Le climat de la France au 21e siècle..  En métropole dans un horizon proche entre 2021 et 2050, les chercheurs projettent une hausse des températures moyennes entre 0,6 et 1,3 °C, une augmentation du nombre de jours de vagues de chaleur en été (surtout dans le quart Sud-Est) ainsi qu’une diminution du nombre de jours anormalement froids en hiver sur l’ensemble de la France.

Puis, d’ici la fin du siècle entre 2071 et 2100, les tendances s’accentueraient encore. Les scientifiques observent une forte hausse des températures moyennes pouvant atteindre de 2,6 °C à 5,3°C en été, des vagues de chaleur pouvant dépasser 20 jours dans le Sud-Est mais aussi la poursuite de la diminution des extrêmes froids Les scénarios sont en effet alarmants : des épisodes de sécheresse plus nombreux sont à prévoir ainsi qu’un renforcement des précipitations extrêmes sur une large partie du territoire.

Pour  l’Organisation météorologique mondiale (OMM), l’agence des Nations unies pour la météorologie. La température moyenne sur l’ensemble du globe a affiché une hausse comprise entre 1,05°C et 1,2°C l’an dernier par rapport à l’ère préindustrielle, selon les cinq sources différentes compilées par l’OMM. L’agence de Genève utilise deux jeux de données en provenance des États-Unis, fournies par l’Institut Goddard de la Nasa et celles de l’administration américaine pour l’océan et l’atmosphère (NOAA), les informations communiquées par le bureau britannique de météorologie (Met Office) regroupées avec celles de l’université East Anglia. Enfin, l’OMM compile les statistiques japonaises et celles en provenance de l’Union européenne fournies par Copernicus et le Centre européen de prévision météorologique à moyen terme. Ce dernier était arrivé aux mêmes conclusions la semaine dernière.

La température moyenne l’an dernier a toutefois été un peu inférieure à celle de 2016, qui avait été aggravée par un fort phénomène climatique El Niño.

L’OMM précise que la moyenne sur les cinq dernières années est la plus haute mesurée, comme celle sur la dernière décennie. Chaque période de dix ans bat le record de la précédente décennie depuis le début des années 1980. «Malheureusement, nous nous attendons à voir de nombreux phénomènes météorologiques extrêmes en 2020 et au cours des prochaines décennies, alimentés par des niveaux records de gaz à effet de serre qui emprisonnent la chaleur dans l’atmosphère», prévient le secrétaire général de l’OMM, Petteri Taalas. La concentration de CO2

dans l’atmosphère a atteint un nouveau pic depuis le début de l’ère industrielle en 2019.

En outre, «plus de 90 % de la chaleur excédentaire (liée au réchauffement) est stockée dans les mers du monde entier, où elle s’accumule et provoque des augmentations de température de l’océan», estiment des chercheurs américains dans la revue Advances in Atmospheric Sciences. Ils soulignent que la température a encore augmenté l’an dernier, comme ce fut le cas au cours des années précédentes.

 

Limogeage de Ségolène Royal : un nouveau tremplin politique ?

Limogeage de Ségolène Royal : un nouveau tremplin politique ?

 

A priori, on peut s’étonner du battage médiatique à propos du limogeage de Ségolène Royal en tant qu’ambassadrice des pôles. D’abord parce que ce poste est assez anecdotique et qu’il peut être facilement tenu par un haut fonctionnaire du ministère des affaires étrangères actuellement insuffisamment inoccupé ! La vraie raison de ce renvoi se comprend parce que Macron a évidemment deviné que l’intéressée vise à occuper un espace politique actuellement libre entre la gauche radicale et la république en marche.

Depuis des mois d’ailleurs Ségolène Royal prépare cette posture  et a même déclaré qu’elle pourrait le moment venu se décider à présenter une nouvelle candidature en 2022. Macron et le très zélé parquet national financier veulent priver Ségolène Royal d’un porte-voix. Le problème c’est qu’il n’est pas facile de faire taire une personnalité aussi  forte aussi imprévisible et incontrôlable. On comprend que Ségolène puisse agacer le pouvoir comme d’ailleurs certains électeurs.

D’un certain point de vue,  elle est l’archétype des oligarques qui passent toute leur vie en politique et qui ont transformé la fonction électorale en métier. Il est vrai qu’à l’inverse, les candidats sortis de nulle part , Macron y compris,  n’ont guère fait la démonstration de leur légitimité et de leur efficacité. Le résultat de la sanction vis-à-vis de Ségolène Royal risque d’être assez déplorable pour le pouvoir car on donne à l’intéressé e des raisons d’instrumentaliser la répression politique dont elle est victime surtout en plus en impliquant le parquet national financier qui ne se grandit pas dans l’affaire en se comportant  comme un courtisan zélé du  pouvoir en place.

 

Commerce États-Unis -Chine : un accord bidon

Commerce États-Unis -Chine : un accord bidon

 

Contrairement à ce qui avait été annoncé, la première phase de l’accord commercial entre les États-Unis et la Chine n’apportera pas de changement fondamental. En effet,  Les Etats-Unis vont maintenir les tarifs douaniers sur les importations chinoises, ont indiqué des sources officielles américaines. 

Donald Trump souffle chaud et le froid concernant les perspectives du futur accord commercial entre les États-Unis et la Chine. On sait que compte tenu du déficit abyssal de la balance commerciale les États-Unis ont imposé plusieurs vagues d’augmentation des tarifs douaniers et cela de manière unilatérale. De son côté, la Chine a répliqué un peu de la même manière. Pour l’instant, on ne peut pas dire qu’il y ait de bénéficiaire dans cette guerre économique dans la mesure où la Chine enregistre un net tassement de sa croissance. Les effets ne sont guère bénéfiques pour les États-Unis qui connaît aussi un affaiblissement de son activité générale et devrait perdre autour de 1 % d’augmentation du PIB en 2020. La balance commerciale des États-Unis est toujours aussi déséquilibrée. Certes, le volume des échanges a diminué entre les deux pays mais cela n’a pas profité aux États-Unis.

Donald Trump  est par ailleurs très influencé par son électorat mais sa stratégie est fluctuant. Selon les moments, il menace de punir sévèrement les importations d’origine chinoise en les assommant de taxes douanières. Dans d’autres moments,  il se montre  plutôt très conciliant considérant que l’accord avec la Chine est pratiquement réalisé sur les conditions futures des échanges . Le problème c’est que cette politique de punition douanière de la Chine porte aussi préjudice aux États-Unis et que l’activité s’en ressent ( exemple pour les exportations de soja et autres produits agricole). Cet effet a tendance à rendre Trump  plus conciliant vis-à-vis de  la Chine. En même temps, il doit afficher une certaine radicalité vis-à-vis des électeurs nationalistes qui ne comprennent pas grand-chose à l’économie. Les Etats-Unis et la Chine se sont mis d’accord a minima pour lever par étapes les droits de douane supplémentaires qu’ils se sont imposés ces derniers mois, dans le cadre de la première phase d’un accord censé mettre fin à leur guerre commerciale.

Normalement la Chine doit s’engager à acheter davantage de produits américains mais une promesse qui reste à concrétiser. En fait la signature de la phase un de l’accord ne sera pas grand-chose. En cause notamment le fait que Donald Trump  est coincé entre une problématique économique et une problématique électorale.

Ségolène Royal : un licenciement politiquement utile

Ségolène Royal : un licenciement politiquement utile

 

Depuis qu’elle a perdu les élections présidentielles face à Sarkozy, Ségolène Royal se remet difficilement de cet échec transformé par elle en victoire bien illusoire. Elle a toujours été à la recherche d’une ouverture qui pourrait être l’occasion de relancer sa carrière politique. Visiblement comme François Hollande, elle ne sait rien faire d’autre. Du coup en soutenant Macron en 2017, elle espérait bien entrer au gouvernement. Macron qui tolère assez mal les responsables à forte responsabilité (  voir par exemple la manière dont il a humilié publiquement Borloo avec son rapport pourtant apprécié sur les banlieues) lui a accordé un strapontin, celui d’ambassadeur des pôles. Un poste finalement assez symbolique puisque la question est suivie de près par le ministère des affaires étrangères lequel ne manque pas d’effectifs  de haut niveau pour représenter la France dans les conférence relatives à cette question. Notons que c’est pour des raisons voisines qu’on avait confié ce lot  consolation à Michel Rocard qui, lui, méritait beaucoup mieux.

En fait, Macron rend service à Ségolène Royal en envisageant de lui retirer ce gadget d’ambassadrice des pôles. Cela permet à Ségolène Royal de mettre en scène sa stratégie de victimisation et de se requalifier un peu à gauche dans  l’hypothèse d’une nouvelle candidature à l’élection présidentielle. L’ancienne ministre a publié sur son compte une lettre des ministères des Affaires étrangères et de la Transition, datée du 7 janvier, devançant ainsi Le Canard Enchaîné qui annonçait la publication d’un article mercredi sur sa convocation en vue de sa mise à l’écart.

“Je ne suis pas convoquée car le licenciement de cette mission bénévole sur les pôles a déjà eu lieu, sans entretien préalable, comme indiqué dans la lettre ci-jointe”, écrit-elle. Dans cette lettre, Ségolène Royal est informée qu’un décret mettant fin à ses fonctions d’ambassadrice sera examiné lors d’”un prochain conseil des ministres”. “Il est envisagé de mettre fin à vos fonctions au regard de vos récentes prises de parole publiques, qui mettent en cause la politique du gouvernement à la mise en oeuvre de laquelle, en votre qualité d’ambassadrice, titulaire d’un emploi à la décision du gouvernement, vous êtes étroitement associée”, peut-on lire.

Ces dernières semaines, Ségolène Royal a maintes fois critiqué le gouvernement, notamment sur la réforme des retraites, dénonçant sa “brutalité” et son “ego machiste”.

Le rassemblement national et le Pen dans un fauteuil en 2022 ?

Le rassemblement national et le Pen  dans un fauteuil en 2022 ?

 

Macron et la droite voudraient rendre l’hypothèse d’une victoire possible du rassemblement national aux élections présidentielles qu’ils ne s’y prendraient pas autrement. En effet, Macron accumule les fautes qui nourrissent le climat social délétère en France. Aujourd’hui 60 à 70 % des Français rejettent ses réformes socio- économiques. Un rejet social, un rejet politique mais aussi un rejet personnel concernant Macron. Jamais sans doute un président de la république n’aura suscité autant d’hostilité et même de haine. Il faut dire que le jeune président de la république qui confond la démocratie avec la monarchie fait t tout pour nourrir des sentiments violents à son égard. Sur le fond,  il multiplie les erreurs mais sur la forme son discours est insupportable. Ce président qui n’a pratiquement rien vécu, ni sur le plan professionnel, ni sur le plan politique, ni sur le plan associatif se permet de délivrer des cours de modernisme. À sa décharge, il a été choisi par le monde financier pour défendre les intérêts des plus favorisés notamment par le groupe d’influenceurs que sont notamment Minc, juillet et Attali qui l’ont d’abord placé pendant quelques mois chez Rothschild pour étoffer son CV avant de l’introduire auprès de hollande et de pousser sa candidature grâce aux fonds des grandes entreprises. La première grande décision de Macron a été de renvoyer l’ascenseur à ses sponsors. Mais à l’injustice macro a ajouté la maladresse et même le mépris du peuple. Jusque-là nombre de présidents de la république n’ont été élus que par rejet  du Front National et des Le Pen. C’est le principal ressort de l’élection de Macron comme précédemment de Hollande, Sarkozy ou Chirac. La grande méprise, c’est que ces présidents élus par rejet du Front National ont été persuadés que les Français validaient  leurs  orientations par ailleurs très contradictoire. Aujourd’hui ,il n’existe plus d’alternative à gauche. Seul subsistent  quelques gauchistes qui ne cessent de s’enfoncer dans leurs utopies suicidaires et dérisoires. La droite est à peu près dans le même état. Le parti républicain par exemple s’entête  à vouloir repousser l’âge de la retraite à 65 ans contre l’avis même de ses sympathisants. Un parti qui ne représente déjà plus grand-chose, sans vrai leader;  en plus écartelé entre l’aspiration macroniste  et les attirances de certains pour le rassemblement national. Du coup, l’accumulation de toutes ces erreurs, de toutes ses faiblesses rend l’hypothèse d’une victoire du rassemblement national possible en 2022. Non pas tellement par conviction vis-à-vis des orientations du front national mais par rejet des autres forces politiques. D’une certaine façon, le ressort principal du rejet change de camp. On aura observé que Marine Le Pen  ne s’exprime presque plus. C’est sans doute pour elle la meilleure stratégie de communication car elle manifeste à l’évidence une grande insuffisance en matière de connaissances des dossiers. Moins elle parle, plus elle sert la cause de son parti. Macron, les républicains lui servent la soupe tous les jours. Nombre de Français pensent qu’on pourrait peut-être essayer le rassemblement national tellement les autres parties l’ont déçu. Reste à savoir si le rassemblement national est en capacité de satisfaire des Français en situation de gestion mais cela est une autre histoire !

 

Eviction de Carlos Ghosn: un article prémonitoire du 14 juin 2017

Eviction de Carlos Ghosn: un article prémonitoire du 14 juin 2017

 

 

Rappel d’un article prémonitoire de ce site en date du 14 juin 2017 qui peut expliquer la mise à l’écart de Carlos Ghosn.

 

gros conflit à prévoir avec Carlos Ghosn

« Le gouvernement précédent et en particulier Emmanuel Macron s’était opposé à l’augmentation de rémunération du patron de Renault Nissan. Un nouveau conflit encore plus important pourrait naitre  avec le montage financier qui va permettre de faire croire encore davantage les bonus des dirigeants du groupe Renault. Cela d’autant plus qu’il s’agit d’un montage financier très sulfureux créé aux Pays-Bas les précisément pour contourner la législation actuelle. D’une certaine manière, Carlos Ghosn, certes très brillant dirigeant mais un peu entêté, joue avec le feu. À ce petit jeu le gouvernement pourrait rechercher des moyens de le pousser vers la sortie. D’ores et déjà on envisage de lui coller un adjoint en vue de préparer un éventuel départ.  Les banquiers de l’alliance Renault-Nissan ont en effet élaboré un projet permettant de verser des millions d’euros de bonus annuels supplémentaires au PDG Carlos Ghosn et à d’autres dirigeants via une société de service créée spécialement pour l’occasion, selon des documents vus par Reuters. La proposition préliminaire prévoit que Renault, Nissan et maintenant aussi Mitsubishi versent à la société enregistrée aux Pays-Bas une portion des nouvelles synergies dégagées grâce à l’alliance. Celles-ci devraient atteindre 5,5 milliards d’euros l’an prochain, un nouveau record après 4,3 milliards en 2016. Les fonds transférés sous la forme de bonus en numéraire et en titres serviraient à « encourager les dirigeants à poursuivre les opportunités de synergies », selon une présentation d’Ardea Partners, société de banque d’investissement conseillant Carlos Ghosn sur les questions d’intégration accrue de l’alliance. Catherine Loubier, porte-parole de l’alliance, a déclaré : « Cet article n’est pas basé sur une information fournie par l’alliance ou les entreprises qui en sont membres, et aucune décision de cette sorte n’a été prise. » L’Etat français, principal actionnaire de Renault, s’oppose régulièrement au PDG Carlos Ghosn sur sa rémunération. A l’assemblée générale de 2016, le PDG a sauvé sa rémunération de 7,2 millions d’euros malgré un vote sanction des actionnaires, dont l’Etat. En ajoutant le salaire versé par Nissan, la rémunération de Carlos Ghosn atteint 15,6 millions d’euros, faisant de lui le troisième patron le mieux payé des dirigeants du CAC 40. Les actionnaires de Renault auront à nouveau l’occasion de se prononcer sur la rémunération du PDG cette semaine lors de l’assemblée générale annuelle du groupe. Le « say on pay » reste consultatif sur le montant de rémunération de l’exercice écoulé, mais devient contraignant sur la politique de rémunération à venir. L’Etat et Carlos Ghosn se sont également affrontés en 2015 sur la question des droits de vote doubles. En février, le PDG de Renault-Nissan a déclaré que son principal actionnaire, qui détient actuellement près de 20% du capital, ne laisserait pas les deux partenaires de l’alliance aller jusqu’à une fusion. Le projet de bonus de l’alliance vise à encourager Renault et son partenaire japonais, dont il détient 44%, à opérer davantage comme une seule et même entité sans aller jusqu’à modifier la structure capitalistique. Il aboutirait à créer une nouvelle strate de rémunération des dirigeants qui échapperait à la supervision des actionnaires. Elle viendrait s’ajouter aux systèmes de bonus existants chez Renault, Nissan et Mitsubishi, dont Nissan a pris l’an dernier une participation de contrôle de 34%.

Carlos Ghosn, un sale type mais un exceptionnel chef d’entreprise

Carlos Ghosn, un sale type mais un exceptionnel chef d’entreprise

 

 

 

Carlos Ghosn n’inspire pas forcément la sympathie du fait en particulier de son accoutumance à la drogue de l’argent (mais il n’est cependant pas rémunéré davantage que ses collègues américains) , il est aussi peu apprécié pour ses méthodes monarchiques. Pour autant , c’est un patron exceptionnel dont il existe peu d’exemplaires dans le monde. Il a certes un peu trop confondu son portefeuille avec l’argent de l’entreprise mais sa gestion a permis de créer l’un des plus grands groupes automobiles du monde, cela en partant d’entreprises moribondes. Il a aussi eu le génie d’imposer sur le marché la voiture la moins chère et la plus fiable avec la Sandero.  Il est clair que les grands médias en pleine déconfiture économique se contentent d’aborder la plupart des questions de manière très superficielle, c’est le cas pour cette affaire Renault Nissan et la fuite de Carlos Ghosn du Japon. La plupart de ces grands médias veulent savoir Carlos Ghosn s’est enfui dans une malle ou autrement. Ce qui est certain, c’est qu’effectivement il s’est fait la malle et peu importe la manière. Là n’est pas le sujet. L’affaire est celle d’un pays, le Japon, qui a voulu empêcher un rapprochement plus significatif avec Renault et même qui a tenté de ce réapproprier Nissan après le redressement spectaculaire opéré par Carlos Ghosn.

 

Carlos Ghosn comme nombre  d’autres patrons a pioché dans la caisse de l’entreprise ( rémunérations excessives, des stock-options et des retraites chapeaux avec des montages juridiques ad hoc en plus pour éviter la fiscalité). Reste que Carlos Ghosn a démontré qu’il était un exceptionnel patron, qu’on lui doit le redressement de Renault en quasi faillite, le redressement de Nissan et la constitution d’un des premiers groupes automobiles mondiales.

 

Aujourd’hui, le groupe Renault est particulièrement fragilisé notamment du fait de l’attitude nationaliste et même confiscatoire du japon . Curieux pour un pays dont l’économie a surtout reposé longtemps sur sa capacité d’exportation mais qui refuse les règles juridiques et financières internationales. Le bilan de cette affaire Carlos Ghosn sur le plan économique est catastrophique. Ce qu’a indiqué Carlos Ghosn dans sa récente confession en conférence de presse : La valorisation de Nissan depuis mon arrestation a baissé de plus de 10 milliards de dollars. Ils ont perdu plus de 40 millions de dollars par jour pendant cette période », a-t-il dit aux journalistes.

« C’est pas mieux pour Renault, parce que la valorisation de Renault a baissé, depuis mon arrestation, de plus de 5 milliards d’euros, ce qui signifie 20 millions d’euros par jour », a-t-il ajouté. Au sujet de l’alliance Renault-Nissan, Carlos Ghosn a affirmé qu’elle n’existait plus.

 

« Il n’y a plus d’alliance. L’alliance a raté l’immanquable avec Fiat Chrysler. C’est incroyable, ils se sont alliés à PSA. Comment peut-on rater une occasion énorme de devenir un acteur dominant de son secteur ? »

 

Un référendum sur le climat…… mais pas sur les retraites ou les institutions !

Un référendum sur le climat…… mais pas sur les retraites ou les  institutions !

 

Il y a quelque chose de surréaliste dans la proposition de Macron de proposer un référendum à propos des orientations  aujourd’hui inconnues de cette convention citoyenne bidon sur le climat . Une convention qui réunit 150 personnes –désignées- au hasard soigneusement encadrées par des experts. Une convention uniquement destinée à contourner les corps intermédiaires notamment les associations environnementales qui travaillent les dossiers depuis des dizaines d’années. Alors qu’on ne connaît absolument pas la moindre mesure de cet pseudo convention nationale, Macron envisage déjà un référendum. Une curieuse conception de la démocratie.

 

Pour le moins, il aurait fallu attendre les orientations pour examiner ensuite les moyens de la faire valider démocratiquement et pas forcément par un référendum qui nécessairement va simplifier la problématique à l’extrême et même la caricaturer pour  obtenir le maximum de suffrages qui viseront surtout à renforcer la crédibilité la crédibilité politique d’un  Macron actuellement en berne. Il est clair qu’on peut obtenir 80 % de oui à une question du type pour ou contre une politique de régulation du climat.

 

On notera que Macron ne s’est pas aventuré à envisager un référendum à propos de la question sociétale des retraites. Qu’il a aussi reculé sur l’évolution des institutions en renonçant aussi à son référendum qui se résumait surtout à réduire le nombre de parlementaires. Une proposition qui aurait aussi recueilli un score  80 % de français favorables. Bref, le régime théocratique de Macron se confirme avec son  mépris des corps intermédiaires pour y substituer des formes de consultation directe qui renforce son pouvoir monarchique et théocratique.

Réforme des retraites : un coût démentiel de l’ordre de 20 milliards par an.

Réforme des retraites : un coût démentiel de l’ordre de 20 milliards par an.

 

 

Certains s’interrogent enfin sur le coût de la réforme en cours des retraites. Une réforme qui ne cesse de dériver de son objectif d’universalité. Il n’y aura plus de régimes spéciaux; par contre, on maintiendra nombre de régimes particuliers et des transitions très coûteuses. Parmi celles-ci il faut citer l’armée, la police, les pompiers, les marins, les routiers, les douaniers, les aiguilleurs du ciel, les pilotes, les stewards, d’autres encore, les enseignants, la SNCF et la RATP pour les transitions. Rien que pour les enseignants, le coût sera énorme puisqu’en moyenne il faudra augmenter les rémunérations d’environ  25 % pour maintenir à leur niveau actuel les pensions. Un coup d’environ 10 milliards par an (800 € d’augmentation mensuelle moyenne 1 × 1 000 000 de fonctionnaires de l’enseignement).  En moyenne pour la vingtaine de secteurs concernés par des exceptions, le coût pourrait être de leurs deux 500 millions par an, soit 10 milliards qui s’ajouteront à ceux  de l’enseignement. Au total, une réforme démentielle d’un montant de 20 milliards par an bien au-delà des chiffres très approximatifs du COR (organisme très courtisan au service des pouvoirs qui avaient prévu l’équilibre sous Hollande et qui maintenant prévoit des déficits abyssaux) . La vérité,  c’est qu’il n’y avait pas besoin de réformes nouvelles;  celle de Marisol Touraine suffisait puisqu’elle prévoit de glisser tout doucement vers les 43 ans de cotisation ce qui en moyenne conduit un à âge de départs de 66 ans mais progressivement .  Pour les régimes spéciaux, la même méthode d’augmentation très progressive pouvait être adoptée. Le pire c’est que c’est surtout le secteur privé qui va payer pour le gâchis de cette réforme. En outre, on n’aura pas atteint l’objectif d’universalité qui aurait dû prendre en compte uniquement la pénibilité et non le raisonnement par statut, entreprise ou secteur. Bref un véritable gâchis économique et sociale. Et on vient tout juste de se rendre compte de l’intérêt de faire une analyse un peu sérieuse de la situation financière des retraites, cela à la demande de la CFDT.

Réforme des retraites: un recul qui ramène au point de départ

Réforme des retraites: un recul qui ramène au point de départ

 

Il est clair qu’il ne fallait pas s’attendre à un retrait pur et simple du projet de retraite du gouvernement. Politiquement, cela aurait été insupportable pour la majorité et aurait également hypothéqué ses chances pour les prochaines échéances électorales. Certes le premier ministre a réaffirmé les principes de sa retraite mais il l’ a vidée de tout sens. D’abord en multipliant les régimes particuliers pour désamorcer le mécontentement ensuite pour renvoyer les décisions précises à une conférence sur le financement.

Ce qu’on aurait dû faire des le départs car c’est bien la situation financière qui doit justifier les mesures prises dans le cadre d’un système plus universel. De ce point de vue, il faudra évidemment revoir les prévisions budgétaires très fantaisistes du comité d’orientation des retraites qui avancent un déficit probable de 10 à 15 milliards système de retraite en 2025 alors que récemment sous Hollande le même comité estimé qu’à cette échéance le système serait toujours équilibré. Bref avant le financement , il faudra une évaluation autrement plus pertinente en plus avec des scénarios.

Personne ne peut dire qu’elles seront exactement les éléments paramétriques à prendre en compte en 2027 ( rapport actif retraités, évolution des cotisations, évolution de la croissance notamment). Bref pour tout dire, comme d’habitude un réajustement des réformes est sans doute à prévoir tous les cinq ans environ. Le document du Premier ministre veut cependant affirmer sa fermeté mais il s’agit de propos de façade car tout sera remis en question sauf concernant certains régimes spéciaux, on vise évidemment notamment la SNCF et la RATP que l’opinion a toujours condamnés.

Premier point de la lettre du premier ministre: la volonté du gouvernement de construire un système universel de retraite, par répartition et par points, «plus fort, plus simple, et plus juste que le système actuel.» Il indique que les régimes spéciaux seront supprimés au terme de la période de transition définie au mois de décembre.

Édouard Philippe insiste sur ce système universel, qui constitue «un grand projet de justice sociale». Les concertations ouvertes sur la pénibilité, le minimum de retraites, l’emploi des seniors, la gestion des fins de carrière dans les entreprises comme dans le secteur public, permettront de l’améliorer encore.

Le nouveau système de retraites et ses avancées doivent être «crédible», peut-on lire dans cette lettre, afin que tout le monde puisse avoir confiance, notamment les plus jeunes. «Il faut qu’il soit financé et que la gouvernance mise en place et largement confiée aux partenaires sociaux dispose des leviers nécessaires.» L’équilibre de ce système va être peaufiné.

L’ âge d’équilibre  constituera un des leviers de pilotage collectif du sytème dans la durée et servira également de référence individuelle aux assurés afin qu’ils partent en retraite avec un niveau «adéquat» de pension. «Cette référence collective pourra être adaptée pour refléter la diversité des carrières professionnelles, et notamment les situations de pénibilité ou de carrière longue», peut-on lire dans la lettre. Cet âge d’équilibre permettra également à ceux qui partent aujourd’hui entre 64 et 67 ans afin d’éviter une décote, de partir plus tôt avec un taux plein.

Concernant l’équilibre financier en 2027, Édouard Philippe propose également l’organisation d’une conférence, animée par l’ancien directeur général de l’AGIRC-ARRCO Jean-Jacques Marette, afin de proposer des mesures permettant d’atteindre un équilibre financier en 2027, ainsi que des recommandations sur le pilotage du système des retraites.

La conférence sus-citée rendra ses conclusions à la fin du mois d’avril 2020. «Les Français auront ainsi une vision complète de la réforme et de ses effets à l’été 2020.»

Dans l’hypothèse où un accord ne pourrait intervenir lors de la conférence sur l’équilibre et le financement des retraites, qui doit remettre ses conclusions «d’ici la fin du mois d’avril», le gouvernement «prendra par ordonnance les mesures nécessaires pour atteindre l’équilibre d’ici 2027 et financer les nouvelles mesures de progrès social».«Je veux être parfaitement clair sur ce point: je prendrai mes responsabilités», a insisté le Premier ministre. Le problème c’est que la popularité de Macron  est en train de s’écrouler, un Macron par ailleurs bien discret sur cette réforme impopulaire alors qu’il ne cesse de multiplier les bavardages sur tous les autres sujets. L’évolution de ces sondages de popularité pourrait conduire à ralentir l’enthousiasme réformateur du premier ministre voire même à le remercier.

SONDAGE: une majorité contre les réformes de Macron

SONDAGE: une majorité contre les réformes de Macron

Pour une majorité, non seulement Macron n’a pas réussi les réformes passées mais on ne croit pas aux réformes futures. La capacité réformatrice du pouvoir en place est gravement remise en cause tant sur les aspects économiques, sociaux que sociétaux.

Selon les résultats du Tableau de bord No Com-Ifop-JDD, un tiers seulement des Français considèrent que le pays « s’est transformé » depuis le début du quinquennat (33%) et un peu moins en ressentent « des effets positifs » pour eux-mêmes (29%, - 4 par rapport à la vague précédente, en juin 2019) et seuls 43 % en attendent pour l’avenir (- 5). À la question : « Croyez-vous que la France va réussir à se transformer dans les prochaines années? », la réponse n’est d’ailleurs positive que pour 39 % de nos concitoyens, alors que l’optimisme était majoritaire en mai 2017 (53%).

Signe que le désenchantement l’emporte : tous les indicateurs relevés par l’Ifop virent de nouveau au rouge, après une amélioration sensible l’été dernier qui laissait envisager une sortie par le haut de la crise des Gilets jaunes. Ainsi, l’orientation de la politique ­actuelle n’est approuvée en matière de sécurité qu’à 42% (- 11), pour baisser les impôts qu’à 38% (- 12), pour la qualité de l’école qu’à 38% aussi (- 20), sur le pouvoir d’achat qu’à 31% (- 13), contre l’islamisme radical qu’à 30% (- 11).

 

Enquête Ifop pour No Com menée par questionnaire auto-administré en ligne du 13 au 18 décembre 2019 auprès d’un échantillon de 2.009 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus. La représentativité de l’échantillon a été assurée par la méthode des quotas (sexe, âge, profession de la personne interrogée) après stratification par région et catégorie d’agglomération.

 

 

Réforme des retraites : un coût démentiel de l’ordre de 20 milliards par an.

Réforme des retraites : un coût démentiel de l’ordre de 20 milliards par an.

 

 

Certains grands médias s’interrogent enfin sur le coût de la réforme en cours des retraites. Une réforme qui ne cesse de dériver de son objectif de d’universalité. Il n’y aura plus de régimes spéciaux; par contre, on maintiendra nombre de régimes particuliers et des transitions très coûteuses. Parmi celles-ci il faut citer l’armée, la police, les pompiers, les marins, les routiers, les douaniers, les aiguilleurs du ciel, les pilotes, les stewards, d’autres encore, les enseignants, la SNCF et la RATP pour les transitions.

Rien que pour les enseignants le coût sera énorme puisqu’en moyenne il faudra augmenter les rémunérations d’environ  25 % pour maintenir à leur niveau actuel les pensions. Un coup d’environ 10 milliards par an (800 € d’augmentation mensuelle moyenne 1 × 1 000 000 de fonctionnaires de l’enseignement).  En moyenne pour la vingtaine de secteurs concernés par des exceptions, le coût pourrait être de l’ordre de  500 millions par an, soit 10 milliards qui s’ajouteront à ceux  de l’enseignement. Au total, une réforme démentielle d’un montant de 20 milliards par an bien au-delà des chiffres très approximatifs du COR (organisme très courtisan au service des pouvoirs qui avait prévu l’équilibre sous Hollande et qui maintenant prévoit des déficits abyssaux) . La vérité,  c’est qu’il n’y avait pas besoin de réformes nouvelles;  celle de Marisol Touraine suffisait puisqu’elle prévoit de glisser tout doucement vers les 43 ans de cotisation ce qui en moyenne conduit un à âge de départs de 66 ans ! Pour les régimes spéciaux, la même méthode d’augmentation très progressive pouvait être adoptée. Le pire, c’est que c’est surtout le secteur privé qui va payer pour le gâchis de cette réforme. En outre , on n’aura pas atteint l’objectif d’universalité qui aurait dû prendre en compte uniquement la pénibilité et non le raisonnement par statut, entreprise ou secteur. Bref un véritable gâchis économique et sociale. Et on vient tout juste de se rendre compte de l’intérêt de faire une analyse un peu sérieuse de la situation financière des retraites, cela à la demande de la CFDT.

Démocratie- Pour un tirage au sort aussi du président et du gouvernement ?

Démocratie- Pour un tirage au sort  aussi du président et du gouvernement ?

 

Puisqu’il faut faire dans la rénovation démocratique surréaliste en remettant totalement en cause les institutions et les organisations intermédiaires pourquoi ne pas pousser la logique  jusqu’au bout et aussi tirer  sort  aussi le gouvernement et  le président de la république. Pour les députés, c’est ce que propose d’ailleurs Mélenchon avec sa fameuse constituante. D’une certaine manière, l’extrême gauche se rapproche des thèses de Macron qui sous des aspects révolutionnaires installe tranquillement une théocratie en France. Le résultat ne gagnera pas forcément en qualité mais il ne peut guère être plus  catastrophique.  Bref, quitte à installer la chienlit économique, sociale et politique autant aller jusqu’au bout du raisonnement . Comment des individus tirés totalement au hasard seraient-il en capacité de traiter la complexité de la crise que nous vivons. Ou alors c’est la fuite en avant délibérée vers la simplification à outrance des problématiques et leur traitement par une approche populiste et caricaturale.

 

Pourtant rien de fondamental ne pourra être résolu sans adhésion  à la complexité de la crise. Une crise, économique, sociétale, environnementale et culturelle. Une sorte de crise systémique où les transformations internes interagissent les unes sur les autres. Un des problèmes réside dans le fait qu’il n’existe pas de formation scientifique de type généraliste pour tenter de comprendre et d’expliquer les évolutions du système global dans lequel nous évoluons. D’une certaine façon au contraire,  nous assistons à un éclatement des connaissances qui certes s’approfondissent de façon spectaculaire mais de manière de plus en plus éclatée ; même si certaines découvertes d’un champ peuvent profiter à un autre. Ce qui est en cause, c’est  la nature des changements et aussi leur rythme. Jamais sans doute dans l’histoire humaine les transformations n’ont été aussi importantes et aussi rapides. Les changements ont été plus importants en quelques dizaines d’années que pendant des siècles et des millénaires, ils ont été encore plus rapides au cours de la dernière dizaine d’années. Les changements les plus médiatisées et les mieux connus du grand public concernent les domaines économiques et technologiques  avec leurs conséquences sociales. Les processus de production sont aujourd’hui complètement éclatés dans plusieurs pays qui se spécialisent sur un des éléments de la chaîne. Les grandes marques  se contentent  surtout du montage final voire  seulement du pilotage numérique de l’ensemble du système de production. C’est  valable d’abord évidemment pour l’industrie, mais cela affecte progressivement l’agriculture et surtout les services.

 

Finalement,  le concept de nationalité d’un produit n’a plus beaucoup de sens. Le made in France par exemple est une fiction puisqu’il peut se limiter à l’apposition d’une étiquette ou d’un couverte pour que le produit importé devienne français. Il en est de même par exemple pour l’industrie automobile française  dans la plus grande partie vient de l’étranger. Cet éclatement est surtout le fruit de distorsions de concurrence relatives aux coûts sociaux, à la fiscalité et aux normes environnementales et sanitaires. La recomposition du produit final et sa distribution génèrent évidemment des gaspillages incalculables qui affectent l’environnement. Un simple yaourt peut nécessiter par exemple 1000 km de transport. On ne peut nier cependant certains aspects indiscutables du progrès matériel qui a permis à de plus en plus de populations de mieux se nourrir, se vêtir, s’instruire ,  se loger et vivre plus dignement. Par contre si le niveau moyen de satisfaction matérielle a augmenté, on ne peut contester l’augmentation des inégalités. Avec d’un côté des géants industriels, financiers ou des géants du numérique qui non seulement brassent  des milliards de profits   mais surtout imposent  une domination économique et

 

culturelle. Dans l’agriculture,  l’industrialisation a permis de multiplier par 5 ou par 10 les rendements grâce à la mécanisation mais aussi à l’utilisation de cocktails chimiques dont  on ne pourra mesurer les effets sur la santé que dans des dizaines d’années par exemple concernant le développement des affections neurovégétatives ou des cancers. Concernant les inégalités,  il faut citer l’accès au logement de plus en plus difficile dans les grandes métropoles qui rejette dans les banlieues lointaines ou les zones rurales les catégories les moins favorisés. En France par exemple,  les couches moyennes sont progressivement chassées de Paris où il faut en moyenne 1 million d’euros pour un appartement à peu près décent. C’est un peu le même phénomène dans le monde entier ou dans des métropoles françaises de province. Les inégalités se développent aussi en matière de formation même si globalement les effectifs scolarisés augmentent et vont de plus en plus loin dans les études.

 

Des études très approfondies pour certains ( notamment les écoles d’ingénieurs et certaines disciplines universitaires)  mais des études qui débouchent sur des diplômes fictifs pour d’autres condamnés à des emplois de faible qualification ou au chômage, un phénomène particulièrement français qui culturellement pointe l’apprentissage comme une sorte de tare sociale. D’un point de vue social, il n’est pas admissible que des pays développés comptent autant d’inégalités voire de pauvreté sans parler des gens dans la rue. Le domaine culturel est aussi affecté  avec d’un côté des productions de grande qualité mais de l’autre des productions de masse de type industriel faites  pour abêtir, endoctriner ou endormir. Pour s’en persuader, il suffit  d’analyser le contenu des 200 ou 300 chaînes de télévision disponibles en France.

La complexité qui mériterait d’être bien davantage appropriée   crée une sorte de refuge vers  l’individualisme. Faute de réassurance identitaire, nombre de personnes se réfugient  dans le mirage d’un passé illusoire avec le fol espoir qu’il  prendra la place du  futur. D’où le développement parallèlement de formes  de populisme et de nationalisme. Une sorte de reflexe  face à la peur des changements. Ceci étant, cela se nourrit aussi des dysfonctionnements et de l’anarchie des marchés qui souffrent d’un manque évident de régulation non seulement à  l’échelle européenne mais mondiale. Les responsables chacun à leur échelle, tentent  bien de résoudre certains des effets de la crise mais ce sont le plus souvent des actes trop partiels et de court terme là ou il faudrait des orientations plus globales qui s’inscrivent dans le temps. De ce point de vue,  la démocratie en est sans doute encore au stade néandertalien concernant le mode d’élection et les conditions d’exercice du mandat. D’où l’insatisfaction générale et souvent partout dans le monde trop de contradictions entre les intentions affichées et les réalités pouvoir : De quoi nourrir un peu plus le populisme et l’incompréhension de la crise.

 

Réforme des retraites : un coût démentiel de l’ordre de 20 milliards par an.

Réforme des retraites : un coût démentiel de l’ordre de 20 milliards par an.

 

 

Certains grands médias s’interrogent enfin sur le coût de la réforme en cours des retraites. Une réforme qui ne cesse de dériver de son objectif de d’universalité. Il n’y aura plus de régimes spéciaux par contre on maintiendra nombre de régimes particuliers et des transitions très coûteuses. Parmi celles-ci il faut citer l’armée, la police, les pompiers, les marins, les routiers, les douaniers, les aiguilleurs du ciel, les pilotes, les stewards, d’autres encore, les enseignants, la SNCF et la RATP pour les transitions. Rien que pour les enseignants le coût sera énorme puisqu’en moyenne il faudra augmenter les rémunérations d’environ  25 % pour maintenir à leur niveau actuel les pensions. Un coup d’environ 10 milliards par an (800 € d’augmentation mensuelle moyenne 1 × 1 000 000 de fonctionnaires de l’enseignement).  En moyenne pour la vingtaine de secteurs concernés par des exceptions, le coût pourrait être de leurs deux 500 millions par an, soit 10 milliards qui s’ajouteront à ceux  de l’enseignement. Au total, une réforme démentielle d’un montant de 20 milliards par an bien au-delà des chiffres très approximatifs du COR (organisme très courtisan au service des pouvoirs qui avaient prévu l’équilibre sous Hollande et qui maintenant prévoient des déficits abyssaux) . La vérité,  c’est qu’il n’y avait pas besoin de réformes nouvelles;  celle de Marisol Touraine suffisait puisqu’elle prévoit de glisser tout doucement vers les 43 ans de cotisation ce qui en moyenne conduit un à âge de départs de 66 ans ! Pour les régimes spéciaux la même méthode d’augmentation très progressive pouvait être adoptée. Le pire c’est que c’est surtout le secteur privé qui va payer pour le gâchis de cette réforme. En outre on n’aura pas atteint l’objectif d’universalité qui aurait dû prendre en compte uniquement la pénibilité et non le raisonnement par statut, entreprise ou secteur. Bref un véritable gâchis économique et sociale. Et on vient tout juste de se rendre compte de l’intérêt de faire une analyse un peu sérieuse de la situation financière des retraites, cela à la demande de la CFDT.

 

Un référendum sur le climat…… mais pas sur les retraites ou les institutions !

Un référendum sur le climat…… mais pas sur les retraites ou les  institutions !

 

Il y a quelque chose de surréaliste dans la proposition de Macron de proposer un référendum à propos des orientations  aujourd’hui inconnues de cette convention citoyenne bidon sur le climat . Une convention qui réunit 150 personnes –désignées- au hasard soigneusement encadrées par des experts. Une convention uniquement destinée à contourner les corps intermédiaires notamment les associations environnementales qui travaillent les dossiers depuis des dizaines d’années. Alors qu’on ne connaît absolument pas la moindre mesure de cet pseudo convention national, Macron envisage déjà un référendum. Une curieuse conception de la démocratie.

Pour le moins il aurait fallu attendre les orientations pour examiner ensuite les moyens de la faire valider démocratiquement et pas forcément par un référendum qui nécessairement va simplifier la problématique à l’extrême et même la caricaturer pour  obtenir le maximum de suffrages qui viseront surtout à renforcer la crédibilité la crédibilité politique d’un  Macron actuellement en berne. Il est clair qu’on peut obtenir 80 % de oui à une question du type pour ou contre une politique de régulation du climat.

On notera que Macron ne s’est pas aventuré à envisager un référendum à propos de la question sociétale des retraites. Qu’il a aussi reculé sur l’évolution des institutions en renonçant aussi à son référendum qui se résumait surtout à réduire le nombre de parlementaires. Une proposition qui aurait aussi recueilli un score  80 % de français favorables. Bref, le régime théocratique de Macron se confirme avec sa volonté de mépris des corps intermédiaires pour y substituer des formes de consultation directe qui renforce son pouvoir monarchique et théocratique.

 

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