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Inflation zone euro : +1,5% sur un an

Inflation zone euro :  +1,5% sur un an 

 L‘inflation dans la zone euro a atteint en août un pic de quatre mois, montrent les statistiques publiées lundi par Eurostat, qui confirment les premières estimations. Les prix à la consommation dans les 19 pays partageant la monnaie unique européenne ont augmenté de 0,3% sur un mois en août et de 1,5% sur un an, conformément à la prévision moyenne des économistes interrogés par Reuters. L‘inflation reste ainsi en deçà de l‘objectif de la Banque centrale européenne (BCE) d‘une hausse des prix légèrement inférieure à 2% mais elle a tout de même accéléré par rapport à la progression annuelle de 1,3% enregistrée en juillet. Hors éléments volatils que sont les produits alimentaires non transformés et l’énergie, un indicateur particulièrement suivi par la BCE, l‘inflation a atteint 1,3% sur un an le mois dernier. Ce résultat est conforme à la première estimation publiée par Eurostat mais il est légèrement supérieur aux attentes du marché, qui voyait cette inflation “core” à 1,2%. Les prix de l’énergie ont augmenté de 4,0% sur un an et de 0,7% sur un mois, ce qui en fait la composante la plus dynamique de l‘indicateur global d‘inflation. L‘inflation dans les services, le secteur le plus important de l’économie de la zone euro, a été de 1,6% sur un an, comme au cours des deux mois précédents.

Un nouveau plan Marshall (ONU)

Un nouveau plan Marshall (ONU)

Constatant la mollesse de la croissance qui affecte l’économie mondiale et qui risque de durer plusieurs années,  un  rapport de la Conférence des Nations unies pour le commerce et le développement, (CNUCED) propose un nouveau plan Marshall.  Pour sortir de cette lente reprise, l’institution internationale préconise de s’inspirer du programme élaboré après la Seconde guerre mondiale pour aider l’Europe à se reconstruire.« 70 ans plus tard, un effort tout aussi ambitieux est nécessaire pour remédier à l’iniquité de l’hyper-mondialisation et rendre l’économie inclusive et durable ». L’agence énumère un catalogue de mesures destinées à alimenter ce plan comme la hausse des investissements publics avec une politique de grands travaux, un accent plus prononcé sur les activités de prestations de soins, et une hausse des recettes publiques, notamment de l’imposition des grandes fortunes. « Si des mesures notables, durables et coordonnées ne sont prises pour raviver la demande mondiale en augmentant les salaires et les dépenses publiques, l’économie mondiale sera condamnée à enregistrer, au mieux, une croissance anémique. » Pour financer ce vaste programme d’investissements, le document se focalise particulièrement sur les excédents budgétaires de quelques Etats. Le cas de l’Allemagne est souvent cité comme le pays ayant les excédents les plus élevés. Mais contrairement aux excédents chinois « qui, en temps de prospérité, ont favorisé la croissance dans divers autres pays en développement en les faisant participer à des chaînes de valeur orientées vers l’exportation de produits dans les pays les plus avancés, » ceux de l’Allemagne sont loin d’avoir eu des retombées positives dans les pays en développement. De même que pour la zone euro, ces forts excédents provoquent des déséquilibres entre les pays membres. « Les effets dommageables qui en ont résulté pour l’économie mondiale ont été aggravés par une tendance généralisée dans la zone euro, où les plans d’austérité ont tiré vers le haut les excédents courants de la région, exportant la déflation et le chômage dans le reste du monde. » Bref, une critique nette des politiques budgétaire et économique de la zone euro et surtout de l’Allemagne.

 

Pauvreté : crainte pour un Français sur deux

Pauvreté : crainte pour un Français sur deux

D’après l’enquête baromètre Ipsos-Secours Populaire, plus d’un Français sur deux indique avoir connu ou avoir eu peur d’être sur le point de connaître une situation de pauvreté En 2017, 57% des sondés déclarent ainsi s’être dit, au cours de leur vie, qu’ils étaient «sur le point de connaître une situation de pauvreté» s’être trouvés menacés par la pauvreté. Ils étaient 55% en 2016 et 52% en 2015.Exemple de cette crainte de précarité un sur cinq indique vivre à découvert. Pour 47% d’entre eux, ce risque pour leurs enfants est beaucoup plus élevé, et il est un peu plus élevé pour 37% d’entre eux. Au total, plus de 8 sondés sur 10 (84%) partagent l’idée que le risque de pauvreté est plus fort pour les plus jeunes générations. Près de la moitié (46%) des personnes interrogées dans le cadre de ce baromètre situent le seuil de pauvreté au-dessus de 1000 euros de revenu net pour une personne seule. Un quart (26%) le situent à tout juste 1000€. Le seuil de pauvreté moyen qui se dégage de ce sondage est 1113 euros, soit 45 euros de plus que la précédente enquête, en 2016. Il se situe ainsi à seulement 36 euros du salaire minimum. Le seuil de pauvreté fixé par l’Insee correspond à 60% du revenu mensuel médian, soit 1008 euros actuellement la perception de ce seuil de pauvreté n’a cessé d’augmenter en dix ans, tandis que le montant du salaire minimum n’a pas connu la même trajectoire. Les vacances ainsi que l’accès à des activités culturelles sont les premiers postes de réduction des dépenses pour une grande partie des Français. Ainsi, 45% d’entre eux déclarent avoir des difficultés à partir en vacances une fois pas ans faute de budget, et 43% éprouvent également des difficultés à s’offrir des loisirs ou des sorties culturelles, seul ou en famille. Un autre domaine pourtant essentiel reste très lié aux difficultés financières: la santé. Quatre sondés sur dix (39%) indiquent rencontrer des difficultés à payer certains actes médicaux qui sont remboursés par la Sécurité sociale. Dans le détail, un cinquième des sondés a déjà renoncé à l’achat de prothèses dentaires faute de moyens et 16% ont déjà renoncé à une consultation chez un médecin spécialiste pour les mêmes raisons. En ce qui concerne l’accès à des lunettes ou à des médicaments, 12% des personnes interrogées s’en sont également privé faute de budget. Dans cette édition 2017, le Secours populaire consacre une analyse particulière aux seniors. L’association «s’inquiète de la pauvreté qui affecte de plus en plus» cette catégorie de personnes, toujours plus nombreuses à se présenter dans les permanences.

Manifestation du 12 : »un vice d’entrée »(CFDT)

Manifestation du 12 : »un vice d’entrée »(CFDT)

 

 

La manifestation était viciée d’entrée pour le secrétaire général de la CFDT, Laurent Berger, du fait que la CGT en a décidé seule le principe et ne s’est pas impliquée dans les processus de concertation préparant la réforme du Code du travail.  On retrouve à travers cette position de la CFDT le clivage classique entre le mouvement syndical réformiste et le mouvement syndical protestataire par principe. Deux conceptions qui s’affrontent depuis des décennies. D’un côté le bloc des contestataires qui refusent toute perspective d’amélioration du système, de l’autre ceux qui pensent qu’on peut obtenir des progrès sociaux à l’intérieur de ce système. En fait, la traditionnelle posture à anarcho  révolutionnaire contre  la vision réformiste ; Les manifestations lancées à l‘appel de la CGT ont réuni mardi 223.000 personnes à travers la France, selon le ministère de l‘Intérieur et 500.000 selon la CGT. Les directions de la CFDT, de FO, de la CFE-CGC et de la CFTC n‘ont pas souhaité se joindre au mouvement, expliquant qu‘elles préféraient garder leurs forces en vue des prochaines concertations sur la formation professionnelle et l‘assurance chômage. “Cette manifestation, elle avait un vice d‘entrée, c‘est qu‘elle était décidée par une seule organisation syndicale et qu‘en plus, cette organisation syndicale avait décidé de ne pas s‘investir dans les concertations”, a dit Laurent Berger sur BFMTV. Il estime que la CGT “a laissé faire” aux autres centrales “le boulot de contrer des propositions qui n’étaient pas acceptables”, comme d’éviter que le seuil de déclenchement des plans sociaux ne passe de 10 à 30 salariés ou encore que les délais de recours aux prud‘hommes ne soient réduits à six mois. “Nous, on n‘a pas appelé à la manifestation le 12 juin. On a pesé tout l’été”, a poursuivi le numéro un de la CFDT. Il assure que les syndicats peuvent encore peser, notamment sur le contenu des décrets qui doivent déterminer les moyens accordés aux nouvelles instances représentatives du personnel. Ces décrets devraient être adoptés avant la fin de l‘année, selon le ministère du Travail.

Plan logement Macron : un coup à gauche

Plan logement Macron : un coup à gauche

 

Peut être pour équilibrer le coté assez libéral de sa réforme du code du travail, Macron donne un à gauche en  évoquant quelques perspectives de sa politique logement. Il souhaite porter à 40 000 par an dès 2018 la construction de logements neufs dans le parc que social. Un objectif possible à atteindre mais qui devra être soutenu par l’État compte tenu des capacités de financement  des bailleurs sociaux. Des bailleurs qui doivent à la fois promouvoir la construction de logements neufs mais aussi mettre aux normes notamment d’isolation thermique une  grande partie du parc actuel. Ce développement de parc social constitue sans doute l’outil le plus efficace pour faire baisser les loyers. 7O % des français remplissent les conditions pour accéder aux logements sociaux mais les demandes ne sont satisfaites qu’à hauteur de 20 %. Du coup ce déséquilibre offre demande pousse les loyers du privé à la hausse. Macron veut donc veut accroître la construction de logements neufs dans le parc social en portant à 40 000 par an, dès 2018 et « sur tout le quinquennat », la construction de logements « très sociaux ». Il a aussi souhaité « faire tourner davantage le parc social en faisant entrer beaucoup plus de monde et activer un politique de baisses des prix » des logements sociaux. Troisième volet, Emmanuel Macron veut « libérer » la construction dans le parc libre grâce à « une réduction des exigences des normes environnementales et sociales » pour obtenir « une production massive » de logements neufs en quelques années. « Notre pays en construit trop peu, car notre système est bloqué par la surréglementation », a-t-il estimé. Il faut « diminuer cette réglementation pour la rendre plus pragmatique, y compris sur des normes qui relèvent de très bons sentiments, quelquefois environnementales et sociales ». « Il y aura énormément de (gens) qui s’élèveront contre ça, tous ceux qui ont dit (que) ces normes (sont) sur tout le territoire pour tout le monde »: « On me dira que je ne respecte pas l’environnement, ou parfois le handicap, parfois ceci ou cela. Mais il faut du pragmatisme », car « c’est essentiel pour résoudre le problème du logement », a-t-il estimé. Par ailleurs Macron a détaillé un nouveau dispositif de prise en charge des plus défavorisés, baptisé Logement d’abord, Il s’agit de remplacer les logements d’urgence et les nuitées d’hôtel par des solutions de logements plus pérennes. Ainsi, 50 000 places supplémentaires pérennes doivent être créées, dont 10 000 dans des pensions de famille et 40 000 dans le parc locatif. Elles doivent remplacer des nuitées d’hôtel, qu’il juge inadaptées et « très coûteuses ». Ce volet fera l’objet d’une « mise en œuvre accélérée dans 15 territoires volontaires a expliqué le président.

 

Manif 12 septembre : un test pour Macron et la CGT

Manif 12 septembre : un test pour Macron et la CGT

 

Cette manif du 12 risque de constituer un test de vérification de la légitimité respective des positions d’une part de Macron,  d’autre part de la CGT. Si la manifestation est mobilisatrice, en clair si elle rassemble au moins de 500 000 manifestants en France ce sera considéré comme un échec pour la CGT et les autres syndicats protestataires et cet échec hypothèquera  les manifestations ultérieures y compris celle de Mélenchon qui pourrait alors être renvoyé à son rôle de contestataire marginal. À l’inverse la crédibilité de Macon risque d’être entamée si cette manifestation est relativement bien suivie. Le mécontentement ainsi exprimé s’ajouterait à la baisse de popularité du chef de l’État qui, quoi qu’il en dise, devrait en tenir compte dans la rédaction finale des ordonnances. Il n’est pas certain cependant que la CGT réussisse à mobiliser car les syndicats paraissent relativement divisés. Nombre de syndicats ne veulent pas suivre la CGT dans sa posture traditionnelle d’opposants à toute réforme.  S’il veut désamorcer la mobilisation, le chef de l’État devra sans doute un peu rééquilibrer le contenu de sa réforme orientée vers davantage de flexibilité pour les entreprises. Une flexibilité qu’on peut comprendre pour permettre un meilleur ajustement du marché du travail aux mutations économiques en cours mais qui devrait être davantage équilibrée par des mesures en faveur des salariés et de leurs représentants. De ce point de vue, la grande lacune du projet concerne sans doute l’impasse faite sur les modes d’association des salariés et de leurs représentants à la gestion des entreprises. Une association qui aurait permis d’abord de relever le niveau du débat social en France aussi de désamorcer un climat par trop conflictuel dans le pays faute de compréhension des enjeux. De ce point de vue,  Macron a manqué le virage de la cogestion à l’allemande qui se caractérise par un souci permanent du compromis gagnant-gagnant. Un échec du mouvement de la CGT et autres syndicats contestataire aura forcément aussi des conséquences sur la manif de Mélenchon du 23 septembre. La prétention de Mélenchon à combattre ce qu’il appelle un coup d’État ressemblera à une promesse d’opérette et le renverra à une posture de gauchiste marginale. De ce point de vue Mélenchon joue encore plus gros que la CGT, il a placé la barre plus haut avec en clair la perspective de renverser le régime dont il conteste même la légitimité démocratique. Il est probable que Mélenchon aura bien du mal à réunir 100 000 manifestants en France soit cinq fois moins de ce que  peut attendre de la CGT.  Pour Emmanuel Macron, la séquence n’est pas anodine, après « un été difficile en matière de sondages » sur sa popularité, relève le politologue Jean-Daniel Levy (Harris Interactive). « Le sentiment que la réforme n’est pas juste commence à s’installer, ce qui n’est pas un bon signe » pour Emmanuel Macron, relève de son côté Frédéric Dabi, directeur général adjoint de l’Ifop. L’enjeu, selon lui, est « de ne pas céder en début de quinquennat, pour ne pas donner un mauvais signe à son électorat ». Mais il doit aussi être « vigilant » pour que la fronde ne se transforme pas en une « contestation globale de l’action de l’Etat ».

 

 

Ouragan Irma : un coût de plus d’120 milliard d’euros

 Ouragan Irma : un coût de plus d’120 milliard d’euros  

 

 

120 milliards de dollars pourraient être le prix de la facture des conséquences de l’ouragan Irma.  D’après la Caisse centrale de réassurance (CCR), sur les seules iles es îles de Saint-Martin et de Saint-Barthélemy,  le coût des dommages provoqués par l’ouragan Irma sur les îles de Saint-Martin et de Saint-Barthélemy s’élève à 1,2 milliard d’euros. Un coup assez considérable pour la France compte tenu des populations concernées à savoir 35 000 habitants à Saint-Martin et 10 000 à Saint-Barthélemy. Le plus inquiétant concerne la dérive probable des catastrophes naturelles provoquées par l’homme. En cause l’augmentation du nombre de catastrophes mais surtout leur intensité. Aussi la croissance de la valeur des biens assurés. Au total, la facture pourrait bien doubler d’ici 2050. Conséquence, il faut s’attendre à des réajustements forcément en hausse des tarifs d’assurance sans doute dès l’année prochaine mais aussi les années suivantes. Sur les vingt-cinq dernières années, le coût total des aléas climatiques a atteint près de 50 milliards d’euros en France, selon la FFA. Et les professionnels estiment que l’impact financier de ces évènements va gonfler à l’avenir. La CCR voit ainsi doubler le coût annuel des catastrophes naturelles – hors tempêtes en France métropolitaine qui font l’objet d’une garantie spécifique – d’ici 2050.

 

Réforme zone euro : Macron veut un budget, un ministre et un fonds monétaire européen

Réforme zone euro : Macron veut un budget, un ministre et un fonds monétaire européen

 

 

Une nouvelle fois Emmanuel Macron s’est prononce pour une réforme d’ampleur de l’union européenne. En fait, il privilégie l’évolution de la zone euro en réclamant notamment un budget, un ministre et la création d’un fonds monétaire européen. Le président de la république française milite aussi pour un parlement spécifique à la zone euro. Sur la question d’un fonds monétaire spécifique à l’Europe, Macon il a le soutien de l’Allemagne,  notamment du  ministre des finances Schaüble. Pour le reste Merkel n’est pas en désaccord mais restera à définir l’ampleur et la nature budget européen ainsi que les prérogatives du ministre des finances. On voit mal d’un coup un budget européen se substituait  totalement aux budgets des Etats. Si l’idée est retenue, il faudra notamment l’appui des Allemands. Ce ministère européen  aura nécessairement un champ de compétence et des moyens réduits par rapport à ceux  des Etats. Il ne faudrait pas pour contenter Macon que  la zone euros se satisfasse d’un ministère  gadget. Mieux vaudrait sans doute encourager les coopérations volontaires sur le financement de projets économiques stratégiques. Des coopérations à géométrie variable. L’exemple d’Airbus est là pour montrer  qu’il est possible d’avancer dans certains domaines avec quelques pays seulement.  Emmanuel Macron a donc  jeudi à Athènes pour une réforme ambitieuse de la zone euro qui établirait davantage de solidarité entre ses membres et mettrait fin à une forme de “guerre civile”. Le président français a répété qu‘il souhaitait la création d’“un vrai budget de la zone euro”, avec un ministre des Finances permanent et un contrôle démocratique. Sur ce dernier aspect l’idée paraît intéressante mais ce Parlement va s’ajouter à celui de l’union européenne qui vraisemblablement va continuer d’exister. En clair mieux vaut quelques coopérations sur des projets précis et stratégiques que de rajouter supplémentaire au millefeuille politique Emmanuel Macron précisera ses propositions après les législatives allemandes du 24 septembre, pour lesquelles la chancelière Angela Merkel est favorite. Il prévoit de le faire suffisamment tôt pour qu‘elles soient prises en compte dans les négociations d‘une future coalition gouvernementale à Berlin. Il a souhaité que ce futur budget représente plusieurs centaines de milliards d‘euros et s‘accompagne d‘une capacité de lever de la dette en commun sur les marchés, dans un entretien publié la semaine dernière. Pas sûr que sur ce dernier point ils tiennent un vrai soutien des Allemands qui ont toujours refusé tout concept de mutualisation des dettes quelques soit sa forme.  Emmanuel Macron a évoqué la  proposition du ministre des Finances allemand, Wolfgang Schäuble, à laquelle Angela Merkel a apporté son soutien, pour élargir le rôle du Mécanisme européen de stabilité (MES), le fonds de sauvetage de la zone

La nationalisation de l’assurance chômage : pas forcément une bonne idée

La nationalisation de l’assurance chômage : pas forcément une  bonne idée

 

 

Après le code du travail,  le prochain gros chantier du gouvernement sera la réforme de l’assurance chômage. L’idée du gouvernement est de retirer la gestion de cette assurance-chômage aux partenaires sociaux et de nationaliser l’Unedic, l’organisme qui gère. Pas sûr cependant que cela soit une bonne idée. Certes il est impératif d’engager une réforme puisque ce régime se caractérise par un déficit annuel de la de 3 milliards avec une dette d’environ 35 milliards. Le gouvernement envisage de faire bénéficier de l’assurance chômage tous les travailleurs y compris les indépendants, ils souhaitent aussi que les salariés qui quittent volontairement une entreprise puissent aussi en bénéficier. Autant de réformes dont le coût supplémentaire se situerait entre deux et demis et 5 milliards par an. En fait,  cette nationalisation de fait de l’Unedic n’est pas forcément la meilleure idée sociale du siècle. En général tout ce qui est géré directement par l’État se traduit par des gestions approximatives, bureaucratiques et coûteuses. En outre puisque l’État sera désormais le patron de l’Unedic il portera forcément la responsabilité d’un réajustement des prestations vers le bas. Une tendance incontournable en l’état actuel des finances du régime d’assurance chômage. Pour l’instant, ce sont les patrons et les syndicats qui décident et sont responsables de ces réajustements. Le nouveau gouvernement compte par ailleurs réaliser dix milliards d’économies sur l’assurance chômage à l’horizon de cinq ans, via notamment un meilleur contrôle de la réalité de la recherche d’emploi par les chômeurs indemnisés, un durcissement des règles d’indemnisation pour les seniors… et surtout, en tablant sur un abaissement du taux de chômage à 7% en 2022 contre 9,5% actuellement. La critique la plus importante qu’on pourrait faire aux intentions de réformes du gouvernement concerne le mode de financement de l’Unedic qui jusqu’à maintenant fonctionne sur le mode d’une assurance et dans les dépenses doivent normalement être ajusté en fonction des cotisations. L’idée du gouvernement l’intention du gouvernement et de faire glisser ce financement vers l’impôt notamment la CSG qui affecterait donc tous les revenus. Les partenaires sociaux contestent la future nationalisation de l’Unedic et déclare : « L’assurance chômage est aujourd’hui, de fait, un régime assurantiel versant au demandeur d’emploi une indemnisation, calculée en fonction des cotisations versées, au regard de la survenance d’un risque – en l’occurrence la perte involontaire de son emploi. Le financement du régime est en conséquence aujourd’hui basé sur des contributions sociales. Si les débats à venir doivent permettre de discuter de l’ensemble des sujets relatifs à une évolution du régime, il convient pour cela de n’en préempter aucune conclusion, en particulier sur les modalités de financement de l’assurance chômage. »

Un ambassadeur des migrations pour quoi faire ?

Un ambassadeur des migrations pour quoi faire ?

Curieux cette nomination assez surprenante d’un ambassadeur des migrations. Certes la question migratoire est de plus en plus importante, elle dépasse d’ailleurs la problématique des conflits en cours. En effet,  il ne s’agit pas uniquement de la question des réfugiés politiques mais surtout des migrants pour raisons économiques ;  du coup,  cette problématique doit être gérée par un responsable politique susceptible de prendre en compte les différents éléments constitutifs de la problématique par les ministères concernés non par un ambassadeur. Pascal Teixeira da Silva a en effet été nommé ambassadeur de France des migrations et sera notamment chargé de travailler en amont avec les pays. Il semble bien que le rôle de cet ambassadeur sera forcément limité aux actions de court terme à mettre en œuvre dans les pays d’origine ou de transit pour freiner l’immigration avec notamment la mise en place de hotspots,  c’est-à-dire de sorte de centre de triage des immigrés afin de n’autoriser l’entrée en France qu’au migrants justifiant du statut de réfugié politique. La question a pourtant des dimensions  économiques, environnementales et technologiques. Il s’agit notamment d’inciter les pays pour à développer des activités susceptibles de fixer davantage la population active sur place. Il s’agit de prendre en compte et d’agir sur le climat qui accélère la désertification. Il s’agit d’opérer des transferts de technologie pour aider au développement. Autant d’éléments qui ne sont pas de la compétence d’un ambassadeur mais d’un responsable politique de haut niveau. La création de ce poste “un peu atypique” avait été annoncée par Emmanuel Macron le 28 août dernier lors d‘un mini-sommet euro-africain à Paris qui avait débouché sur une nouvelle feuille de route sur la question des migrations. “Il y a eu ce choix d‘avoir une fonction nouvelle mais qui est essentielle pour travailler avec les pays de transit des populations migrantes mais aussi avec des pays d‘origine”, a dit Christophe Castaner lors du compte rendu du conseil des ministres. “Nous savons que c‘est dans l‘amont qu‘il convient d‘œuvrer afin de gérer les situations de tension que nous connaissons, (notamment) à la frontière libyenne”, a-t-il ajouté. Il est essentiel “que nous puissions le plus en amont possible accompagner ces femmes et ces hommes qui se laissent enfermer

République en marche : un club d’élus ?

République en marche : un club d’élus ?

 

 

De toute évidence on semble confondre chez la république en marche un parti politique et un club d’élus après la rencontre entre le premier ministre et les députés en marche. Une rencontre qui visait à mobiliser le parti présidentiel sur les grandes réformes. “C‘est une rentrée chargée pour enclencher la transformation du pays. Il faut faire le point sur les réformes à venir, le budget, la baisse de la fiscalité, la lutte contre le chômage”, explique-t-on dans l‘entourage d‘Edouard Philippe, qui s’était adressé à deux reprises aux élus LREM avant les vacances. Il faut noter que le gouvernement s’adresse uniquement aux élus nationaux car la république en marche n’est pas un véritable parti politique mais une sorte de club de fans. Les structures de base n’existent pas et les adhérents choisis au hasard ne représenteront en tout état de cause que 25 % des voix dans l’organe de direction. Après avoir été très impliqué dans la campagne les militants et adhérents de la république en marche se voient transformer en supporters passifs. Certes ils reçoivent nombre d’informations mais qui se réduisent pour l’essentiel à des communiqués de l’action du gouvernement. On ne demande rien aux militants de base ni de discuter, ni de se réunir encore moins de faire des propositions à la direction du parti. Bref la république en marche n’a aucune base. Une base qui pourrait cependant être dispensable pour recueillir le sentiment des Français et relayer la politique gouvernementale. Du coup, la république en marche court un énorme risque,  celui d’être un parti disposant d’une tête mais sans jambes. En outre la république en marche est complètement absente dans les débats de politique locale et régionale. Pas étonnant si la république en marche éprouve des difficultés à être présent de manière significative au Sénat par définition chambre des élus locaux. Comme la république en marche ne s’intéresse pas à la problématique locale il y a fort à parier qu’elle aura du mal à progresser au Sénat. Les experts lui promettent à peine de leur de 50 sénateurs.  Le parti présidentiel espère cependant se renforcer au Sénat, où la jeune formation a constitué un groupe, sachant que la chambre haute a de fortes chances de rester à droite à l‘issue de ce scrutin indirect renouvelant 170 sièges sur 348. “Notre objectif est de devenir le deuxième groupe le plus important du Sénat” (devant les socialistes-NDLR), explique un député. “Nous voulons y poursuivre la dynamique engagée lors de la présidentielle et des législatives”. Jusqu‘ici installé dans l‘ancien siège de campagne du candidat devenu président, dans le sud-ouest de Paris, LREM va déménager ce mois-ci dans de nouveaux locaux mais pour quoi faire si c’est pour réunir uniquement des élus nationaux ?

Politique du gouvernement : un déficit d’explication (Bayrou)

Politique du gouvernement : un déficit d’explication (Bayrou)

 

 

Lors d’une interview sur BFM François Bayrou  a beaucoup insisté sur la nécessité d’une meilleure pédagogie de la part du gouvernement. Pour lui, les Français ont un peu de mal à comprendre l’objectif final des réformes. Trop de responsables d’en Marche considèrent que les annonces d’Emmanuel Macron au cours de la campagne électorale sont acquises et que cela suffit. François Bayrou estime, lui, au contraire qu’il convient d’investir bien davantage dans l’analyse et l’explication d’autant que le mouvement en marche est finalement peu enracinée dans le pays. Au passage il en a aussi profité donner des petits coups de patte au gouvernement notamment sur la question des APL, une mesure un peu improvisé selon lui. De la même manière il a critiqué la réduction trop brutale par exemple des emplois aidés. Fin août, le maire de Pau avait déjà adressé un premier avertissement au gouvernement. «L’opinion ne voit pas clairement la direction, le but que l’on se fixe», avait-il dit dans Le Point. «J’ai l’intention de soutenir le président de la République et le gouvernement comme citoyen et responsable politique», a d’abord rappelé le président du MoDem, contraint de quitter le ministère de la Justice après que le parquet de Paris a ouvert une information judiciaire pour «abus de confiance et recel de ce délit» sur l’affaire des assistants parlementaires. «J’ai décidé de démissionner et de ne pas participer au deuxième gouvernement parce que face à ce tombereau d’accusations, je ne pouvais même pas dire un mot», a déclaré Bayrou, qui n’a pour l’instant, selon ses dires, pas été entendu par la justice. Alors que cette nomination représentait une consécration dans sa carrière, le centriste ne renonce pas au «combat». «Des accidents en politique, il y en a tout le temps. L’essentiel est de tenir bon et de maintenir un cap.»  Le président du MoDem reste donc un allié du chef de l’État, mais un allié vigilant.

Loyer : l’appel de Macron à baisser de 5 euros, un gadget

Loyer : l’appel de Macron à baisser de 5 euros, un gadget

Décidément le gouvernement ne cesse de s’enfoncer dans le dérisoire avec cette affaire d’APL. Il y a d’abord eu la décision de donner un coup de rabot généralisé de cinq euros sur l’aide personnalisée au logement. Une mesure très décriée dans la mesure où le montant était symbolique mais cependant inégalitaire puisqu’on ne tenait pas compte des situations concrètes notamment des plus défavorisés. Une mesure qui déjà sentait l’’improvisation alors qu’il s’agit sans doute de procéder à une réforme structurelle autrement plus approfondie tenant compte en particulier du patrimoine des bénéficiaires. Pour tenter de se rattraper sans doute, macro, invite les bailleurs à réduire leur loyer de cinq euros. Un appel tout aussi dérisoire qui caractérise également une certaine improvisation. Notons que l’appel sollicite le volontariat alors que si le gouvernement ne voulait réellement il pourrait faire jouer les dispositions légales sur l’encadrement des loyers. Le président de la république reconnaît d’ailleurs que cette affaire de réduction de cinq euros de l’APL n’est guère structurante. Il a reporte d’ailleurs la responsabilité sur le gouvernement précédent “J‘ai entendu comme vous en juillet dernier des réactions à la baisse des cinq euros des APL”, a dit le chef de l‘Etat lors d‘un discours au corps préfectoral à l‘Elysée. “Etait-ce la mesure la plus structurante et la plus structurelle? Non. Elle venait en application de ce qui avait été voté en début d‘année (…) pour faire une économie de 150 millions euros”. “Appeler publiquement tous les propriétaires à baisser de cinq euros le loyer par mois si on veut accompagner le locataire : l‘Etat n‘a pas à payer tout”, a estimé le chef de l‘Etat. Annoncée en juillet, la baisse à compter du 1er octobre de l‘APL, de l‘allocation de logement familiale (ALF) et de l‘allocation de logement à caractère social (ALS) a suscité l‘ire des syndicats et des associations d‘aide aux plus pauvres, contribuant à la chute de popularité du président Emmanuel Macron. Emmanuel Macron a de son côté indiqué la semaine dernière, dans une interview au Point, qu‘il envisageait de poursuivre la baisse des aides au logement “mais seulement dans le cadre d‘une transformation profonde qui doit faire baisser les loyers et dans le cadre d‘une politique plus globale”. En remettant couvert sur les cinq euros Emmanuel Macon fait de toute évidence une erreur de communication.

PS : un parti de frondeurs contre la réforme du Code du travail

PS : un parti de frondeurs contre  la réforme du Code du travail

 

C’est reparti pour un tour, le PS  veut refaire son unité sur une stratégie d’opposition qui permet au moins de dissimuler les divergences internes entre gauchistes, sociaux démocrates et libéraux. Toujours  la vieille stratégie Mitterrandienne : unir sur ce qu’on conteste  puisqu’il est impossible de s’unir sur des positions constructives. Bref le parti socialiste tente de refaire son unité sur les postures des frondeurs avec l’idée aussi de récupérer les différents mécontentements syndicaux à des fins politiques. Un peu comme Mélenchon mais avec retard. Olivier Faure président  du groupe socialiste à l’assemblée et de bien des points sur lesquels la gauche politique et syndicale pourrait s’unir mais sans en citer un  Le Parti socialiste, qui conteste la réforme du Code du travail, a appelé vendredi les organisations syndicales et partis hostiles aux ordonnances à opposer un front uni au gouvernement. “C‘est une occasion ratée, un rendez-vous manqué avec l‘emploi et avec le dialogue social”, a dit Olivier Faure, président du groupe socialiste à l‘Assemblée, au lendemain de la présentation par le gouvernement des ordonnances visant à réformer le Code du travail. “Ce que les Françaises et les Français (…) attendent de nous, c‘est, non pas que nous fassions chacun triompher notre propre point de vue mais que nous soyons au moins capables (…) de faire triompher les points pour lesquels nous sommes d‘accord”, a-t-il ajouté lors d‘un point de presse. “Quelle force ça aurait d‘avoir des organisations très différentes qui disent ‘il y a quatre points par exemple sur lesquels on est tous d‘accord, là-dessus ça va bouger’? Ça aura de l’écho quand même dans l‘opinion». Après la présentation des textes de loi jeudi, la CGT, du côté syndical, et La France insoumise, sur le front politique, ont déclaré qu‘elles maintenaient leurs mobilisation respectives des 12 et 23 septembre. Le Parti socialiste dit vouloir contacter les syndicats dans les prochains jours pour discuter d‘une ligne commune de revendications. Il appelle aussi les “organisations de cadres”, et les partis politiques tels que La France insoumise, le parti communiste et les écologistes à se joindre au mouvement, sans en dire plus sur la forme que prendrait cette mobilisation. Bref une sorte de front populaire avec  presque 100 ans de retard !  Le secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez, a déclaré vendredi sur BFM TV ne pas souhaiter une coalition entre syndicats et partis pour une question d‘indépendance. Le PS ne participera pas aux deux journées de mobilisation de septembre.

Un tiers payant « généralisable » mais pas forcément obligatoire !

Un tiers payant « généralisable »  mais pas forcément obligatoire !

Généralisable mais pas obligatoire c’est la dernière position de la ministre de la santé à l’égard du tiers payant concernant les généralistes. Il faut dire que la ministre de la santé à plusieurs fois slalomé  entre le caractère facultatif et obligatoire. On s’orienterait donc vers une extension du tiers payant mais qui ne serait pas systématique. Bref il y a encore des précisions à apporter concernant la décision finale Elle a en effet déclaré que le tiers payant, fortement combattu par les médecins libéraux, avait «vocation à être généralisable». «Le mot, c’est généralisable», a-t-elle insisté. Le tiers-payant «ne sera pas enterré». «Il va se développer, dès qu’il fonctionnera. Aujourd’hui il y a une étude en cours (de l’Igas) pour voir comment, en pratique, nous pouvons faire fonctionner cet outil qui ne fonctionne pas», mais il sera mis en oeuvre «dans le courant de l’année 2018», a-t-elle assuré. «Il faut que ce soit un système gagnant-gagnant», pour les assurés et les médecins, a développé Agnès Buzyn. «Il n’est pas possible que 15% des Français qui sont en-dessous du seuil de pauvreté renoncent à se faire soigner» et «nous ne pouvons pas demander aux médecins (…) de s’inscrire dans un dispositif où ils passent une journée par semaine à faire des papiers».  Dans un communiqué, la Confédération des Syndicats Médicaux Français, premier syndicat des médecins libéraux, «salue la clarification de la position» de la ministre. Elle rappelle être attachée «à un tiers payant possible et facile, mais non obligatoire».

Corée du Nord: «La politique de sanction de l’ONU est un échec»

Corée du Nord: «La politique de sanction de l’ONU est un échec»

Pour Dorian Malovic, spécialiste du régime de Pyongyang et auteur de La Corée du Nord en 100 questions (éd. Tallandier), la politique de sanction de l’ONU est un échec . Interview de 20 Minutes

Viser le Japon pour une démonstration de force, éviter Guam pour ne pas trop « fâcher » les Américains : Kim Jong-Un semble être un fin stratège non ?

Ce feuilleton nord-coréen est très loin d’être terminé. Les tirs nord-coréens attestent de la considérable amélioration technologique de Pyongyang sur le plan militaire et nucléaire et à laquelle si peu de monde s’attendait.

Quant à ce dernier tir, il est assez « bien mené » de la part de Kim Jong-Un. On sort de la crise de début août avec un bras de fer par déclarations interposées avec d’un côtéDonald Trump qui promet le « feu et la colère » et de l’autre Kim Jong-Un qui répond qu’il envisage de viser la base militaire américaine de Guam. Une crise soldée par un apaisement entre les deux parties, et un Donald Trump qui estime que la Corée du Nord « commence à nous respecter (Les Etats-Unis) ». Le tir de ce missile, qui a parcouru 2.700 km, survolé l’archipel nippon avant de s’abîmer dans le Pacifique, est une « provocation habile » de Pyongyang. Il montre les capacités nord-coréennes sans menacer directement le territoire américain.

Le Japon a annoncé par le passé qu’il détruirait en vol tout engin qui menacerait de frapper son territoire. Pourtant, Tokyo n’a rien fait ce mardi, pourquoi ?

Des explications techniques ont été données pour justifier cette absence de réaction. Tokyo a indiqué avoir étudié la hauteur et la trajectoire du missile, et a considéré que l’engin ne risquait pas de tomber sur son territoire. Toutefois, depuis 1998, c’est le cinquième engin militaire nord-coréen qui survole le territoire japonais.

La menace est-elle réelle ?

Le Japon perçoit la Corée du Nord comme son premier danger. Et la Corée du Nord cherche à piquer les Etats-Unis en s’en prenant au fidèle allié japonais. Pour l’heure, il n’y a pas d’intention de la Corée du Nord d’attaquer le territoire japonais et encore moins les Américains. Mais un incident technique pourrait tout à fait se produire durant l’un de ces tirs, ce qui rend la menace bien réelle.

A la demande de Washington et Tokyo, le Conseil de sécurité de l’ONU doit se réunir en urgence et devrait probablement appeler à un renforcement des sanctions à l’encontre de Pyongyang, mais est-ce vraiment une politique utile et efficace ?

On peut effectivement se poser la question de l’efficacité des sanctions, qui à ce jour ne se sont pas révélées très dissuasives. Pour un certain nombre de raisons : si l’on remonte au premier essai nucléaire nord-coréen, en 2006, on peut voir qu’à chaque test militaire de Pyongyang, l’ONU tient le même discours, les mêmes déclarations, et adopte les mêmes sanctions, ce qui n’a rien d’intimidant pour le leader nord-coréen. Car si les sanctions économiques adoptées par l’ONU visent à taper la Corée du Nord au porte-monnaie, le fait est qu’en pratique, les dernières sanctions décidées n’ont pour ainsi dire pas été appliquées. D’abord parce que les contrôleurs de l’ONU n’ont pas les moyens effectifs de vérifier l’application de ces sanctions. Ensuite, parce qu’il existe tout un arsenal de règles juridiques internationales qui permettent de contourner assez facilement ces sanctions, sur les exportations nord-coréennes par exemple. La Chine, partenaire économique et allié de la Corée du Nord, n’a ainsi aucun problème pour importer du charbon et des fruits de mer chinois, ce qui peut sembler anecdotique mais représente une manne importante pour Pyongyang. Et aujourd’hui encore, il y a des échanges économiques aussi avec la Russie mais, plus surprenant, également avec le Japon. Par ailleurs, la Corée du Nord vit depuis quarante ans dans une économie relativement fermée, donc ces sanctions n’ont que peu d’impact économique sur le pays. C’est un affichage diplomatique qui fait écran de fumée, mais en réalité, tous les acteurs régionaux parviennent à trouver leur compte. C’est un fait, la politique de la sanction et de la pression menée par l’ONU et toute la communauté internationale est un échec. La Chine estime aujourd’hui que le dossier nord-coréen est à un tournant. Ce qui est vrai, c’est que la communauté internationale doit comprendre et prendre acte que la Corée du Nord est désormais une puissance nucléaire nouvelle qui ne fera pas marche arrière. Il faut changer de logiciel et abandonner la position catégorique de la dénucléarisation de la Corée du Nord : cela n’arrivera pas.

 

Corée du Nord : un tir irresponsable

Corée du Nord : un tir irresponsable

Triplement irresponsable ce tir de missile de la Corée-du-Nord au-dessus du Japon. Irresponsable parce que cela entretient un climat de tension avec les États-Unis qui pourraient être tentés de tomber dans la provocation. Irresponsable pour la Corée-du-Nord elle-même dont la population est dans un grand état misère sociale et qui va encore subir de nouvelles sanctions économiques. Irresponsable enfin car cela pèse sur le climat général de la conjoncture. Irresponsable enfin parce que cette démonstration coréenne pourrait bien connaître un jour un incident non souhaité qui provoquerait alors un processus conflictuel grave non seulement entre la Corée-du-Nord mais peut-être aussi avec la Chine. On connaît par ailleurs la version au risque des opérateurs économiques et financiers et cette situation pèse actuellement sur les bourses et les investissements.  La France, favorable à une politique “intransigeante” envers Pyongyang, se tient prête à prendre toute initiative pour parvenir à une désescalade, a ajouté le président français lors d’un discours devant les ambassadeurs de France, à l’Elysée, affirmant sa solidarité avec le Japon.

STX : recherche d’un accord avec l’Italie

STX : recherche d’un accord avec l’Italie

Le ministre de l’économie Bruno Lemaire qui s’exprimait sur la chaîne d’information LCI n’a pas fait mystère que son objectif n’était pas de nationaliser STX mais de parvenir à un accord avec son homologue italien permettant de mieux rééquilibrer les parts respectives du capital de l’entreprise. Ce n’est qu’en cas de désaccord que la nationalisation serait provisoirement maintenue. Il est vraisemblable toutefois que la France recherchera un accord libre et préservant le droit de contrôle français sur une entreprise stratégique ;  en effet  un désaccord concernant STX pourrait avoir des conséquences graves sur certains investissements français en Italie comme ceux par exemple de vivendi. Faut-il rappeler qu’en quelques années la France a réalisé plus de 35 milliards d’investissements en Italie quand ce dernier pays,  lui,  a investi seulement 3 milliards en France. La France fera à l’Italie de nouvelles propositions dans le dossier des chantiers navals STX France de Saint-Nazaire (Loire-Atlantique) avec l’espoir de parvenir à un accord sur leur contrôle conjoint pour le sommet franco-italien de fin septembre, a annoncé lundi le ministre de l’Economie et des Finances Bruno Le Maire. « Mon souhait, ma volonté, c’est que nous parvenions d’ici la fin du mois de septembre à un accord avec nos amis italiens sur ces chantiers navals, et donc je vais reprendre le fil de la discussion dès la fin de la semaine avec mon homologue italien », a-t-il dit sur LCI. « Nous ferons de nouvelles propositions dans les jours qui viennent pour trouver un accord et j’espère bien que le 27 septembre prochain, au sommet franco-italien, le président de la République et le président du Conseil italien pourront trouver un accord sur une grande industrie navale franco-italienne », a ajouté le ministre. Par ailleurs  le ministre a exclu toute nationalisation dans le cas de l’équipementier GM&S, autre dossier économique chaud des premiers mois du gouvernement Macron.  « L’Etat ne va pas nationaliser un équipementier automobile, ça n’a aucun sens », a-t-il déclaré.

Le numéro un mondial de l’énergie en Chine

Le numéro un mondial de l’énergie en Chine

Ce géant, le National Energy Investment Group, est né d’une fusion, annoncée lundi par le gouvernement chinois, entre le principal producteur national de charbon, Shenhua, et l’électricien China Guodian. Les actifs du nouveau National Energy Investment Group dépasseront, selon l’estimation de Bloomberg, les 1800 milliards de yuans, soit 228 milliards d’euros. Le gouvernement de Pékin poursuit son effort de rationalisation du pléthorique secteur public, sur lequel s’est entièrement édifiée l’industrialisation de la Chine communiste, mais qui compte aujourd’hui nombre d’entreprises faiblement productives et lourdement endettées. Cette réorganisation devrait permettre à Pékin de poursuivre sa politique de réduction de capacités de production de charbon. Engagée dans la lutte contre le réchauffement climatique, la Chine a déjà interrompu la construction de dizaines de nouvelles centrales électriques au charbon cette année afin de sabrer les colossales surcapacités de production dans le secteur. La réforme des entreprises publiques se heurte à des freins, parfois venus des autorités régionales, comptables de la stabilité sociale, assurée par ces très gros employeurs. La Chine vient de lancer un fonds de 750 millions de dollars qui aidera financièrement les entreprises publiques qui mènent des réformes via des partenariats avec le secteur privé, indiquait l’agence Reuters lundi.

Les fonctionnaires insoumis dénoncent un « coup d’Etat social »

Les fonctionnaires insoumis dénoncent un « coup d’Etat social »

 

Hier sur LCI Adrien Quatennens a repris à son compte les slogans de Mélenchon : le coup d’Etat social, le coup d’Etat démocratique, le mouvement social qui va paralyser la France, la dénonciation de la réforme du code du travail, la condamnation des réformes.  Comme Mélenchon,  le jeune député a du bagout, de la prestance, il ne doute de rien. Les médias à la recherche de nouveaux profils ont souligné la virulence de se propos à l’assemblée. D’après lui tout est à rejeter chez Macron et il faut organiser le troisième tour social. Ce qu’avait dit Mélenchon à Marseille.  “Le 23 septembre, il faut que le peuple déferle à Paris contre le coup d’Etat social, contre le coup d’Etat anti-démocratique qui s’organise contre lui”, a affirmé dimanche le leader de La France insoumise en clôture des premières universités d’été du mouvement qu’il a initié. “Assez de bavardages, assez de discussions, plus d’action: c’est vôtre tâche à vous autres les Insoumis”, a-t-il ajouté devant plus de 2.000 personnes. “Pas de blabla, du combat”, a-t-il résumé. “C’est à nous de marcher devant, nous devons agir en pleine responsabilité de notre nouvelle situation. C’est à dire être prêt à gouverner à tous instants. S’il le fallait, demain matin, nous saurions quoi faire et avec qui le faire”, a-t-il assuré. « La vague dégagiste qui est passée sur le pays va reprendre et s’amplifier. Elle a rendez-vous le 23 septembre. C’est le moment d’exprimer dans la démocratie de la rue la leçon des élections que vous portiez avec vos bulletins de vote et avec vos abstentions aussi », a-t-il lancé.des termes repris presque intégralement par le jeune député Adrien Quatennens sur LCI. Aussi bien sûr par les autres députés insoumis. Dommage quand même que l’analyse émane pour l’essentiel d’anciens fonctionnaires ou assimilés du secteur public et nationalisé. Car le je jeune révolutionnaire, ancien gauchiste,  cache bien ses origines comme s’il en avait honte. Comme d’ailleurs les autres députés insoumis. En fait le jeune député se présente comme un conseiller en énergie auprès des entreprises. Mais plus précisément,  c’est un ancien employé EDF. Forcément qui comme les autres anciens fonctionnaires insoumis n’ont qu’une notion assez approximative des réalités socioéconomiques du privé mais qui condamnent  quand même la réforme du code du travail. Franchement quand on a travaillé à EDF est-ce qu’on peut prétendre être sérieux quand on parle d’économie du privé ?  Qui sont en effet les députés révolutionnaires de La France insoumise ? Surtout des fonctionnaires ou assimilés ! Dans un article du Monde, on peut prendre connaissance de la profession  des députés révolutionnaires de la France insoumise. Une information intéressante car on découvre que pour l’essentiel ce sont des fonctionnaires ou assimilés. (Une fonction professionnelle parfois habilement dissimulée).  Une bizarrerie sociologique dans la mesure où ces députés sont les plus acharnés pour démolir la réforme du droit du travail, une réforme qui ne les concerne pas et qui leur permet d’avoir une vision assez approximative du marché du travail du privé.  On objectera que c’est une contradiction qu’on pouvait aussi relever chez les socialistes les plus radicaux.

 

. Adrien Quatennens, 1 re circonscription du Nord

 

Agent EDF

 Caroline Fiat, 6 e circonscription de Meurthe-et-Moselle

Aide-soignante

Bastien Lachaud, 6e circonscription de Seine-Saint-Denis

 Sabine Rubin, 9 e circonscription de Seine-Saint-Denis

Attachée territoriale

 

Stéphane Peu, 2circonscription de Seine-Saint-Denis

Président d’un des principaux bailleurs sociaux de la Seine-Saint-Denis et responsable logement au PCF.

  • Danièle Obono, 17circonscription de Paris
  • Bibliothécaire, chercheuse en anthropologie sociale

 

Mathilde Panot, 10circonscription du Val-de-Marne

Diplômée en relations internationales à Sciences Po

 

Loïc Prud’homme, 3e circonscription de Gironde

Technicien de recherche

Bénédicte Taurine, 1re circonscription de l’Ariège

Enseignante en collège

Michel Larive, 2e circonscription de l’Ariège

Formateur, président d’un festival de théâtre,

 

Muriel Ressiguier, 2e circonscription de l’Hérault

Assistante de direction à la Direction régionale du Service médical

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