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Coronavirus : vers un contrôle numérique des déplacements

Coronavirus : vers  un contrôle numérique des déplacements 

Pour sortir du confinement, le PDG d’Orange, Stéphane Richard, préconise, dans une tribune au « Monde », de suivre l’exemple de Singapour et de recourir au traitement de données individualisées de géolocalisation, avec le consentement de l’usager, et ce, dans le cadre protecteur du RGPD européen.

Tribune. Comment sortir du confinement ? Une fois le pic épidémique passé, comme nombre de pays asiatiques avant nous, l’Europe sera confrontée à ce défi redoutable : comment permettre à chacun de retrouver une vie normale, et à nos économies, profondément bouleversées, de redémarrer rapidement, tout en évitant une reprise de l’épidémie ?

La première réponse sera évidemment sanitaire. Plus que jamais, nous aurons besoin de nos personnels soignants dont l’engagement et la mobilisation depuis le début de cette crise forcent le respect. Nous devrons aussi maintenir dans la durée les « gestes barrières », auxquels nous sommes désormais habitués, et poursuivre à grande échelle les tests de dépistage pour qu’aucune braise ne rallume l’incendie.

Mais la deuxième réponse, c’est de plus en plus évident, sera technologique. Je suis convaincu en effet que la technologie et une utilisation intelligente et raisonnée des data seront le complément indispensable à l’action sanitaire.

Le sujet est sensible, épidermique même. Il est aussi complexe, tant sur le plan juridique que technique. Le but de cette tribune est d’apporter un éclairage aussi factuel que possible dans un débat trop souvent passionnel et sans nuance.

Disons-le tout de suite : il ne s’agit en rien d’imposer, comme à Taïwan, un contrôle numérique intensif des déplacements ou, comme en Israël, de donner aux forces de l’ordre la possibilité de géolocaliser les personnes contaminées via leur téléphone pour garantir le respect de la quarantaine.

Ma position est simple. Nous avons la chance dans l’Union européenne d’avoir un cadre réglementaire protecteur : le règlement général sur la protection des données (RGPD). Sachons l’utiliser dans toutes ses dispositions !

Le RGPD permet, en premier, lieu de traiter des données anonymisées de géolocalisation, c’est-à-dire suffisamment agrégées pour ne pas permettre d’identifier un individu particulier. Orange a ainsi développé un outil de modélisation des flux de population à partir de données de géolocalisation anonymisées que nous mettons à disposition de l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm).

 

 

Un virus qui va circuler pendant deux ans (Yves Gaudin, virologue)

  • Un virus qui va circuler pendant deux ans (Yves Gaudin, virologue)

La crise sanitaire est loin d’être terminée d’après Yves Gaudin, virologue, directeur de recherche au CNRS. Il pourrait encore circuler pendant deux ans. (Interview le Figaro

Que se passera-t-il à la fin du confinement en France?

Yves GAUDIN. - Il est certain que la fin du confinement ne sera pas la fin de la pandémie. Vers début ou mi-mai, le développement de l’épidémie en France ne sera pas au même stade que dans les autres grands pays. Si les mesures prises ici ont eu l’effet attendu, il risque d’y avoir, à la même période, toujours de nombreux cas aux États-Unis et peut être en Grande-Bretagne. Tandis que dans les pays d’Europe du Nord, l’évolution pourrait être plus contenue, car les populations y sont plus raisonnables, notamment pour se soumettre au confinement.

  • Le virus circulera-t-il encore en France?
  • En France, il restera des personnes malades ou asymptomatiques, et il y aura des risques d’importations d’autres pays européens quand les frontières seront rouvertes.

( Sans parler évidemment des risques de contamination en provenance d’autres continents comme l’Afrique qui vont affronter la vague de la pandémie avec six mois de retard)

Déconfinement: un débat hors sujet et dangereux

 

Parler officiellement de déconfinement aujourd’hui peut paraître assez surréaliste et particulièrement irresponsable dans la mesure où l’enjeu prioritaire consiste à persuader le maximum de populations à rester chez eux. Une recommandation déjà insuffisamment suivie notamment dans certaines zones urbaines. La problématique du déconfinement supposerait que déjà les pouvoirs publics sont en mesure d’imaginer la sortie de crise sanitaire. On en est encore loin, en France comme dans le monde. Au plan international , on a en effet un doublement des infectés officiels en une semaine. Le temps n’est donc pas venu de donner de faux espoirs et d’encourager un relâchement vis-à-vis du confinement.

Le confinement dépendra évidemment de l’évolution des chiffres de personnes concernées par la maladie mais surtout des progrès qui seront faits en matière de tests, de traitement et de vaccin. Pour l’instant la France est bien incapable comme en Allemagne -ou mieux-  en Corée d’envisager un dépistage massif qui permettrait d’identifier davantage ceux qui sont infectés. Par ailleurs, la question du traitement fait encore polémique, aucun ne s’est encore vraiment imposé. Plusieurs pistes sont étudiées notamment celle de la chloroquine. Enfin le vaccin, lui, ne pourra pas mais être mis au point avant des mois voire une année. Il faut aussi tenir compte du fait que ce virus montre des résistances particulières. Certains experts pensent que ces effets pourraient encore se faire sentir pendant un voire deux ans. Du coup, toute hypothèse de déconfinement paraît discréditée tant que les incertitudes évoquées ci-dessus n’auront pas été levées

Le gouvernement, poussé par des responsables politiques en mal existentiel, a d profité de la toute première séance d’audition de la mission d’information parlementaire, mercredi soir, pour esquisser la suite. «Plusieurs équipes y travaillent», a indiqué le premier ministre devant les députés. Édouard Philippe a exclu une sortie du dispositif en «une fois, partout, pour tout le monde», laissant comprendre que la solution serait graduelle et sans doute différenciée selon les territoires ou l’âge, sans en dire davantage. «Je comprends l’impatience des Français, mais cela ne sera pas pour demain matin», a-t-il martelé, jeudi soir, sur TF1.

Un peu plus tôt, devant les chefs de parti réunis pour une visioconférence, Édouard Philippe a promis de leur présenter les différents scénarios possibles, une fois qu’ils seront définis. «La science travaille», a-t-il lâché, cachant mal son embarras.«On aurait préféré ne pas aborder dès maintenant ce sujet», reconnaît un membre du gouvernement, pour qui évoquer le déconfinement, dans cette période, porte le risque une nouvelle fois d’envoyer des messages contradictoires.«Le déconfinement, cela n’a jamais été fait, sauf par les Chinois, mais leur cas est difficile à interpréter, résume un conseiller de poids. On ne sait pas comment faire, ni si on le fera dans quelques longues journées ou dans plusieurs semaines.». Notons enfin qu’on ne peut exclure l’arrivée d’une deuxième vague de contamination avec un déconfinement massif.

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Coronavirus : un appel aux dons pour financer la politique économique ! (Darmanin)

Coronavirus : un appel aux dons pour financer la politique économique ! (Darmanin)

 

Le jeune Jean ministre du budget, Gérald Darmanin, a dû fumer la moquette en lançant son idée d’un appel aux dons pour financer la politique économique concernant les petites entreprises. Si on comprend que certaines associations soutiennent des campagnes de dons pour des causes humanitaires ou  sociales, on comprend mal qu’un gouvernement en soit réduit attendre sa  sébile pour soutenir une politique économique. On sait que le tissu de petites et moyennes entreprises est essentiel en France non seulement pour sa contribution à la croissance mais surtout pour la part qu’il prend dans le développement de l’emploi. La plupart de ces entreprises en effet ne sous-traitent  pas leur production à l’étranger et recrute uniquement des travailleurs français en tout cas résidents en France. On comprend mal que l’État qui prélève l’impôt ne puisse être capable de financer cette orientation autrement qu’en demandant une contribution volontaire des citoyens. Faut-il rappeler que le prélèvement obligatoire en France est le plus élevé au monde : en gros sur  deux euros de richesse produite un euro est prélevé et dépensé par l’État et les collectivités publiques. Il est vrai que le dispositif peut soutenir les petites et moyennes entreprises décidé jusqu’à là est complètement dérisoire. On a en effet mis en place un système d’aide limitée à 1500 € par entreprise. Une femme ridicule qui ne permet même pas de couvrir les charges salariales d’un  l’employé ou de  l’entrepreneur.

 

Le fonds de solidarité a été mis en place pour fournir une aide défiscalisée allant jusqu’à 1 500 euros aux petites entreprises, micro-entrepreneurs, indépendants et professions libérales dont l’activité est pénalisée par l’épidémie de nouveau coronavirus. Doté de 1,7 milliard d’euros au mois de mars, ce fonds est abondé par les régions et les assureurs, lesquels ont promis une contribution de 200 millions d’euros.

« Beaucoup de particuliers ou d’entreprises nous demandent comment participer et nous aider. Tous ceux qui le souhaitent pourront le faire prochainement, via une plateforme de dons que nous allons mettre en ligne », a déclaré Gérald Darmanin dans un entretien au Figaro. Cette plateforme sera accessible sur internet la semaine prochaine. Bref c’est une forme de décomposition de l’État, qui devient un État mendiant quand il faudrait prendre des mesures à la hauteur de l’enjeu. La disposition de l’aide de 1500 € est déjà complètement anecdotique pour ne pas dire ridicule et cet appel aux dons est évidemment pitoyable. Pourquoi pas aussi un ministère de l’aumône ? Rappelons l’insignifiance de la mesure d’aide aux entreprises.

 

La mesure concerne les entreprises et indépendants réalisant moins d’un million d’euros de chiffre d’affaires et employant moins de dix salariés. Pour être éligibles, ils doivent avoir perdu 50% de leur chiffre d’affaires du mois de mars par rapport au mois de mars de 2019, et ainsi de suite pour le mois suivant.

Ce dispositif de l’administration fiscale a été pris d’assaut dès son lancement mardi. Le lendemain, plus de 204 000 petites entreprises et indépendants avaient déjà déposé une demande auprès de l’Etat. Ce fonds de solidarité, qui pourrait bénéficier à 600 000 entreprises environ, sera maintenu aussi longtemps que l’état d’urgence sera en vigueur.

Coronavirus : la France pour un fonds européen financé par la dette !

Coronavirus : la France pour un fonds  européen financé par la dette !

 

L’ingénierie budgétaire française continue de fonctionner avec une nouvelle proposition pour mutualiser la dette au plan européen. On sait que les pays du nord  et l’Allemagne en particulier refusent le concept de mutualisation d’emprunts  communs Eurobonds). Du coup, le ministre de l’économie française propose la création d’un fonds commun européen lui aussi mutualisé et financé…. par la dette ! une manière détournée de faire payer aux  pays rigoureux la dette de pays à la gestion plus laxiste comme l’Italie, l’Espagne, la France ou la Grèce.. Comme si la dette pouvait constituer un moyen sérieux de financement. Il est clair que la France va dépasser et de loin le déficit prévu initialement à 2,2 % pour 2020.

Avec moins de rentrées fiscales et davantage de dépenses, le dérapage budgétaire de la France pourrait atteindre 7 % du PIB. Pour l’empêcher Bruno le maire propose donc une solution qui permettrait de faire supporter une partie de cette dette par toute l’Europe. Dans une interview accordée au Financial Times, le ministre de l’Economie et des Finances Bruno Le Maire a donc  indiqué que la France allait proposer le lancement d’un fonds de sauvetage européen, qui serait financé par de la dette commune pour une durée limitée à cinq ou dix ans.

« Nous réfléchissons à un fonds qui serait limité dans le temps avec une possibilité d’endettement comme réponse de long terme à la crise », a déclaré le ministre français au quotidien économique. « Une solution pourrait être d’avoir un fonds pour disons cinq ou dix ans – limité dans le temps – avec la possibilité d’avoir de la dette commune mais seulement dans le cadre de ce fonds. Ce pourrait être plus acceptable pour d’autres pays », a-t-il ajouté.

 

Ses propos ont été confirmés par Bercy. La semaine dernière, neuf pays européens, dont la France et l’Italie, avaient appelé à lancer des obligations communes à toute l’Union européenne pour faire face au coronavirus. Un outil surnommé « Coronabonds ». Le principal avantage d’un tel instrument financier est de mutualiser la dette et d’empêcher la spéculation sur les Etats en difficulté, dont les taux d’intérêts des obligations sont beaucoup plus élevés.

 

Cette proposition a mis une pression sur l’Allemagne, qui refuse toute mutualisation des dettes dans la zone euro, mais s’est déclarée « prête » à « faire jouer la solidarité européenne ».  M. Le Maire a précisé au Financial Times que « s’il était difficile pour de nombreux Etats membres d’envisager de faire un emprunt commun » dans le cadre du budget pluriannuel de l’UE, il fallait le faire en dehors de ce cadre et pour une période limitée dans le temps. Selon un responsable français cité par le quotidien, le fonds proposé par la France pourrait « compléter » le budget de l’UE et serait géré comme lui par la Commission européenne et non par le Mécanisme européen de stabilité (MES).

Ce dernier est doté d’une force de frappe de 410 milliards d’euros et peut fournir des prêts à taux bonifiés aux Etats dans le besoin, mais ils ont jusqu’ici toujours été assortis de conditions précises, comme d’entreprendre des réformes du marché du travail, ou d’objectifs budgétaires.

Coronavirus: un million de cas confirmés (OMS)

Coronavirus: un million de cas confirmés (OMS)

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“Au cours des cinq dernières semaines, le nombre de nouveaux cas a connu une croissance quasi exponentielle et le nombre de décès a plus que doublé au cours de la semaine écoulée”, a déclaré Tedros Adhanom Ghebreyesus lors d’une conférence de presse à Genève.

“Dans les prochains jours, nous atteindrons un million de cas confirmés et 50.000 décès dans le monde entier”, a-t-il déclaré.

La Chine, où l’épidémie de coronavirus est apparue pour la première fois en décembre, a révélé mercredi pour la première fois le nombre de cas asymptomatiques, ce qui pourrait compliquer la lecture des tendances de l’épidémie. Interrogée sur cette distinction, le Dr Maria ver Kerkhove, épidémiologiste de l’OMS faisant partie d’une équipe internationale qui s’est rendue en Chine en février, a déclaré que la définition de l’OMS incluait les cas confirmés en laboratoire “quel que soit le développement des symptômes”.

“D’après les données que nous avons vues en Chine en particulier, nous savons que parmi les individus identifiés, qui sont répertoriés comme asymptomatiques, environ 75% d’entre eux développent des symptômes”, a-t-elle déclaré, les décrivant comme ayant été dans une “phase pré-symptomatique”.

L’épidémie continue d’être alimentée par des personnes qui présentent des signes de maladie, notamment de la fièvre et de la toux, mais il est important pour l’OMS de saisir “tout le spectre de la maladie”, a-t-elle ajouté.

Coronavirus France : 500 décès en plus, un record ; 3523 en tout

Coronavirus France : 500 décès en plus, un record ; 3523 en tout

499 nouveaux décès dus au coronavirus au cours des dernières 24 heures, soit un total de 3.523 depuis le 1er mars, a annoncé mardi le directeur général de la Santé.

Ce nombre de décès journalier représente un nouveau record pour la France, l’un des principaux pays touchés par la pandémie de coronavirus qui a fait plus de 810.000 cas et 40.000 morts dans le monde depuis son apparition en Chine en décembre dernier.

Le nombre de cas de contamination confirmés par test PCR a augmenté en une journée de 17% pour atteindre 52.128, contre 44.550 la veille, a ajouté Jérôme Salomon lors de son point de presse quotidien.

Le nombre de personnes hospitalisées s’élève à 22.757, dont 5.565 cas graves en réanimation. Sur ce nombre total de patients en réanimation, 34% ont moins de 60 ans et 60% ont entre 60 et 80 ans. “Soixante-huit personnes en réanimation ont moins de 30 ans”, a précisé le directeur général de la santé.

“Cette situation est totalement inédite dans l’histoire de la médecine française. Aujourd’hui, 458 patients de plus ont été pris en charge par les services de réanimation sur le territoire national”, a ajouté le professeur Salomon, contre 475 lundi.

Le directeur général de la Santé a encore précisé que 9.444 personnes étaient sorties guéries de l’hôpital.

Brexit: encore un report ?

Brexit: encore un report ?

 

Il était déjà assez probable que les discussions actuellement menées par le Royaume-Uni et l’union européenne se traduisent par un report du brexit  avant la pandémie compte tenu notamment de la complexité du dossier. Avec le Coronavirus, ce report paraît d’autant plus inévitable d’une part parce que les négociations sont très ralenties d’autre part comment parce qu’on ne sait pas comment intégrer des dispositions sanitaires relatives à l’épidémie surtout pour une période temporaire. Le problème est juridique et politique. Boris Johnson a  brandi le totem du 31 décembre de cette année comme date limite. Il lui faut donc trouver un prétexte pour expliquer qu’il n’est pas incapacité d’honorer sa promesse.

Mais Boris Johnson n’est pas un revirement près. Il vient  d’ailleurs de le démontrer à propos du Coron virus qu’il a d’abord sous-estimé puis qu’il a été contraint de prendre en compte de la même manière que les autres pays avec des mesures très strictes de confinement.L’Union européenne s’attend à ce que la Grande-Bretagne demande donc une prolongation de la période de transition post-Brexit censée s’achever à la fin de l’année, en raison de la crise du coronavirus qui a entraîné l’interruption des négociations, a-t-on appris lundi de sources diplomatiques.

Cette période de transition doit permettre de définir le cadre des futures relations commerciales entre les deux parties, mais aucune discussion n’a eu lieu depuis l’échange des projets, à la mi-mars, du fait de l’épidémie.

Le négociateur européen Michel Barnier a contracté le coronavirus, tout comme le Premier ministre britannique Boris Johnson et son ministre de la Santé, Matt Hancock. Son conseiller Dominic Cummings, l’un des principaux artisans de la sortie de l’Union, présente quand à lui des symptômes et s’est placé à l’isolement.

“La pandémie de coronavirus complique un programme déjà très ambitieux”, a déploré l’eurodéputé allemand David McAllister, qui préside le groupe parlementaire chargé du Brexit.

“L’UE a toujours été disposée à prolonger la période de transition. La balle est désormais clairement dans le camp britannique (…) Jusqu’à présent, le gouvernement britannique s’est toujours opposé à cette éventualité. Dans les circonstances actuelles, Londres devrait à nouveau réfléchir attentivement à une prolongation”, a-t-il ajouté.

Le gouvernement britannique devrait en faire la demande en mai ou en juin, dit-on de source diplomatique.

Boris Johnson a jusqu’ici exclu de prolonger la période de transition et se dit prêt à une rupture sans accord si les deux parties ne peuvent s’entendre avant la fin de l’année. Son porte-parole a répété lundi que la date limite fixée au 31 décembre était “inscrite dans la loi”.

“Nous avons échangé des textes juridiques et ils font l’objet de discussions informelles avec la Commission européenne (…) Je m’attends à ce que ce genre de conversations se poursuive cette semaine. La structure des négociations a changé en raison de la situation actuelle due au coronavirus, des discussions continues ont donc lieu à la place des cycles initialement prévus”, a-t-il déclaré à la presse.

A Bruxelles, on assure qu’aucune discussion officielle n’a eu lieu depuis l’échange de projets, ce qui n’a pas empêché des négociateurs d’échanger sur certains des points qu’ils abordent.

“Il est de plus en plus évident que la période de transition devra être prolongée”, a commenté un diplomate européen. “C’est une question de timing politique. (Il faut) que les choses aillent vraiment mal en Grande-Bretagne pour que Johnson puisse faire volte-face et dise qu’il reporte le Brexit, la priorité étant de sauver des vies”, a-t-il ajouté.

Coronavirus France : un taux de progression toujours inquiétant

Coronavirus France : un taux de progression toujours inquiétant

En valeur absolue, le nombre de nouveaux décès est toujours important mais c’est le taux de progression qui inquiète toujours avec une évolution de l’ordre de 15 %. Tant pour les décès que pour les infectés. Tant que le taux de progression d’infectés  n’aura pas baissé de manière significative, il ne faut pas compter maîtriser la crise. La France a recensé 319 nouveaux décès en milieu hospitalier dus au coronavirus au cours des dernières 24 heures, soit une hausse de près de 16%, ce qui porte le total à 2.314 décès, annonce samedi Santé publique France sur son site internet.

Le nombre de cas de contamination enregistrés s’élève désormais à 37.575 (+4.611 cas), soit une hausse de 14%.

Le nombre de personnes hospitalisées atteint 17.620 dont 4.273 cas graves

SONDAGE. Macon : encore un sondage bidon du JDD

SONDAGE. Macon : encore un sondage bidon du JDD

le JDD est coutumier du fait, la plupart de ses sondages font état d’un soutien évident à Macron. Pas tellement étonnant Bolloré prioritaire du journal a été l’un des plus fervents partisans de Macron ( le rédacteur en chef est un militant en marche déclaré). Par ailleurs, son groupe est en grande difficulté, il est menacé par un fonds spéculatif. Bolloré a besoin du pouvoir. Dans ce sondage, le JDD indique que la popularité d’Emmanuel Macron s’envole dans notre baromètre mensuel : il gagne 11 points en un mois, pour s’établir à 43% de satisfaits (plus 6 points pour Édouard Philippe).

Mais, pour rééquilibrer le propos un peu excessif , le responsable du sondage Frédéric Dabi, précise « ce sont toujours des gains de popularité sans lendemain ». Et il reste toujours 56 % de mécontents, qui dans leurs réponses mettent en avant, selon l’Ifop, « le soupçon de tromperie et de mensonge » dans la gestion de la crise, et celui « d’incompétence et d’amateurisme ». N’empêche aussitôt et comme d’habitude les médias en mal de copie reprennent tout ce sondage.

Cette consultation est à comparer avec un autre sondage de Doxa ou macro gagne seulement 5 points. Un gain de 5 points de popularité pour Emmanuel Macron en mars, 6 points pour Édouard Philippe. C’est bien peu au regard du contexte actuel, explique Gaël Sliman, président d’Odoxa : « D’habitude, quand on a des situations de guerre, de crise, comme celle que nous vivons, l’exécutif en profite, si j’ose dire, énormément en terme de popularité. Et là ce qui est intéressant, c’est qu’on voit que le président comme le Premier ministre en profitent finalement assez peu. On a toujours six Français sur dix qui pensent que le président n’est pas un bon président, et que le Premier ministre n’est pas un bon Premier ministre. »

Selon les sondages hebdomadaires réalisés par Odoxa, une bascule a eu lieu vers le 19 mars. Quelques jours avant, suite à l’allocution d’Emmanuel Macron, les Français était prêt à faire bloc face au virus : 82% estimaient que le président avait pris la mesure de la gravité de la situation. Mais ensuite, les polémiques ont provoqué une rechute de la cote  de popularité.

Notons aussi que près de 70 % des Français estiment que le gouvernement a menti à propos de la pandémie.

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Un article intéressant sur l’interaction biodiversité-coronavirus dans la Tribune: ( extraits)

Un article intéressant sur l’interaction biodiversité-coronavirus dans la Tribune: ( extraits)

 

« Nous avons organisé des systèmes qui font tout pour engendrer puis accélérer ce genre d’épidémies », conviennent Philippe Grandcolas et Jean-François Guégan, directeurs de recherche respectivement au CNRS (Conseil national de la recherche scientifique) et à l’Inrae (Institut national de la recherche agronomique), et spécialistes de la biodiversité. « Existentielle », cette crise remet profondément en cause les rapports entre l’humanité et la nature, abonde Elise Buckle, directrice de l’ONG Climate & Sustainability et conseillère de l’Onu.

Comme cela semble être le cas pour le Covid-19, la grande majorité des virus sont en effet portés par des animaux sauvages. « Mais dans leurs milieux naturels, ces agents pathogènes ont une fonction », rappelle Jean-François Guégan.

« La perturbation de ces écosystèmes cause en revanche une multiplication d’interactions avec les humains. Elle créé ainsi de nouvelles passerelles pour les micro-organismes », résume le chercheur.

Animaux sauvages et élevages aux portes des villes

La déforestation et l’artificialisation des sols notamment, en privant de nombreux animaux sauvages de nourriture, poussent de nombreuses espèces à se rapprocher des centres habités. Et les populations qui vivent près de milieux encore relativement sauvages, autrefois garantes de la biodiversité locale, chassent et amènent dans les villes – plus ou moins licitement – de la « viande de brousse », convoitée par les citadins. Dans les deux cas, les virus portés par ces animaux sauvages se rapprochent d’un milieu particulièrement fertile: les exploitations agricoles et les élevages massifs présents aux portes de nombreuses agglomérations, où, « souvent sans grandes connaissances en génétique », « on sélectionne sans s’en rendre compte la capacité de certains animaux de porter la maladie », explique Philippe Grandcolas.

A ce cocktail explosif vient s’ajouter le contexte urbain de nombreuses mégalopoles, concentrées et pauvres, où s’entassent les personnes les plus fragiles face aux virus.

  »Si de nombreuses maladies viennent des villes du Sud-Est asiatique, c’est justement car elles réunissent tous ces facteurs », souligne Jean-François Guégan.

A l’origine de cette pandémie, il y a donc surtout « une mauvaise conception de la biodiversité, comme si elle pouvait perdurer malgré la prédation des humains », estime Philippe Grandcolas. Mais aussi « une mauvaise connaissance du vivant, qui de surcroît n’est jamais figé », et évolue d’autant plus vite à cause des atteintes qu’il subit.

« Si on peine tant à trouver les réservoirs du Covid-19, c’est parce que les animaux et leurs éco-systèmes sont encore peu connus », souligne-t-il.

« On connaissait moins qu’on ne le croyait le vieux monde, on connaît encore moins bien l’anthropocène. On peut donc être pris de court », convient Aleksandar Rankovic, coordinateur gouvernance internationale de la biodiversité post-2020 à l’Iddri (Institut indépendant de recherche sur les politiques et plateforme de dialogue multi-acteurs).

Sans compter le rôle joué par un « système d’alimentation non durable », ainsi que par le « choix de mettre la croissance économique avant l’équité sociale », qui fragilise particulièrement certains pans de la population, note Elise Buckle. Et alors que selon certaines études le réchauffement climatique pourrait faciliter la circulation des virus, la mondialisation joue sans doute un tel rôle, rappelle-t-elle.

« C’est le moment d’une approche systémique pour changer nos modes de vie et de consommation », plaide Elise Buckle qui, en soulignant la nécessité d’une  »relance verte », appelle à arrêter de financer la déforestation et l’agriculture productiviste et à investir dans les forêts et l’agriculture durable. Autant de « réponses bénéfiques tant pour la biodiversité et le climat que pour la santé humaine », convient Aleksandar Rankovic, qui souligne également la nécessité de réduire la densité des élevages, manger moins de viande, diversifier les paysages agricoles.

« La crise souligne la nécessité de donner de l’importance, dans les choix d’investissement, à la résilience », résume-t-il.

Plus globalement « la crise actuelle pose la question de la sobriété des modes de vie », analyse Aleksandar Rankovic, qui précise toutefois:

« Il ne s’agit pas de tout mettre à l’arrêt, mais de faire le tri entre essentiel et accessoire, d’investir dans les biens communs, les consolider, les accompagner dans la transition ».

Dans un esprit d’autonomie, mais pas d’autarcie, il s’agit également de « continuer les échanges mais repenser leur qualité, par exemple en privilégiant celles de produits à forte valeur ajoutée locale », poursuit-il: « Un beau chantier pour la sortie de crise! ».  L’essentiel est de « replacer l’humanité et la nature au cœur du système et respecter les limites de la planète », estime Elise Buckle, qui rappelle:

« Si on veut une bonne santé humaine, il la faut aussi pour la planète. Face au risque de remontée des nationalismes à l’issue de la crise, nous devons nous rappeler que nous sommes une seule humanité, qui partage une seule planète et une seule santé ».

Malgré le report de la COP15 sur la biodiversité, qui devait se tenir en Chine en octobre, et les incertitudes sur la COP26 sur le climat, prévue au Royaume-Uni en novembre, ces préoccupations doivent rester en haut de l’ordre du jour de l’agenda internationale, plaide Elise Buckle. « Il faudra au contraire préparer les prochaines discussions en tirant les leçons de la crise », insiste Aleksandar Rankovic. Selon le chercheur de l’Iddri, les futurs leaders politiques devront surtout en retenir une:

« Il faut substituer aux imaginaires de maîtrise sur la nature des imaginaires d’humilité ».

Et faire preuve de volonté politique aussi face à la crise de la biodiversité:

« On voit que face à un risque systémique comme le coronavirus, les politiques acceptent de prendre des mesures radicales, qu’une action collective de grande ampleur est possible. Il faudra s’en souvenir »,  souligne-t-il.

 

Etats-Unis : 345 milliards d’achats de titres en une semaine, un plan de 2200 milliards

Etats-Unis  : 345 milliards d’achats de titres en une semaine, un plan de 2200 milliards

 

Un immense plan de soutien à l’économie décidée par les États-Unis soit un plan mobilisant 2200 milliards de dollars. La FED  par exemple va la semaine prochaine acheter pour environ 350 milliards d’actifs.

Le plan global doit tenter d’éviter un plongeon de l’économie américaine dans une récession durable, sous l’impact de la pandémie du nouveau coronavirus.

C’est  le plus vaste ensemble de mesures jamais adopté aux États-Unis. Le locataire de la Maison Blanche a une nouvelle fois prédit un rebond économique «spectaculaire» de la première économie mondiale, lorsque le combat contre le virus aura été remporté.

Désormais premier pays du monde en nombre de cas de coronavirus officiellement déclarés (plus de 100 000), et devient le prochain épicentre de la pandémie. «Notre Nation fait face à une situation d’urgence économique et sanitaire d’une envergure historique», avait déclaré la présidente démocrate de la Chambre des représentants, Nancy Pelosi, juste avant l’adoption de ce plan par le Congrès.

Le plan prévoit notamment l’envoi d’un chèque de 1200 dollars à de nombreux Américains, près de 400 milliards de dollars d’assistance aux petites entreprises, et 500 milliards d’aide aux grandes sociétés, qui seront soumises à la surveillance d’un contrôleur général. Il alloue également quelque 100 milliards de dollars aux hôpitaux, et 30 milliards pour financer la recherche sur les vaccins et traitements du Covid-19. Une enveloppe de 25 milliards est en outre destinée aux compagnies aériennes, qui bénéficieront de plus de 25 milliards de dollars de prêts et de garanties de prêts.

Fonctionnaires: un appel à la grève de la CGT suicidaire !

Fonctionnaires: un appel à la grève de la CGT suicidaire !

 

Il faut vraiment que la CGT soit dans un état de déliquescence totale pour dans la période de crise d’ampleur catastrophique, elle appelle  les fonctionnaires à la grève. Une stratégie complètement irresponsable de la part d’une organisation qui ne cesse de régresser depuis des dizaines d’années et qui pratique la fuite en avant gauchiste. Il y avait sans doute d’autres formes d’action à envisager d’autant que la conjoncture est justement favorable à la revalorisation d’un certain nombre de fonctions régaliennes de l’État en particulier dans la santé mais pas seulement. Au lieu de cela, cet appel va déconsidérer un peu plus une organisation syndicale qui depuis des semaines multiplie les actions de plus en plus minoritaires qui discréditent le syndicalisme. On observera cependant que cet appel à la grève est le fait de la fédération de service public qui recouvre essentiellement des agents territoriaux vis-à-vis desquels il y aurait beaucoup à dire en matière de productivité voir même de rapport à l’intérêt général.

 La menace a été adressée par courrier lundi 23 mars – au lendemain du vote de la loi d’urgence sanitaire au Parlement – à trois ministres: Muriel Pénicaud (Travail), Gérald Darmanin (Comptes publics) et Olivier Dussopt (Fonction publique). Dans sa lettre, la fédération CGT des services publics dénonce «les choix du gouvernement qui font que ce sont les masques de protection, gels hydroalcooliques et tests médicaux qui manquent alors que jamais les armes de guerre militaires ou anti-manifestants (LBD, gaz…) ne sont en rupture de stock. Terrible traduction des préoccupations et intérêts de l’État et des capitalistes». Et la fédération CGT de regretter que le gouvernement ne découvre que maintenant que les agents de la fonction publique sont essentiels.

Potentiellement, ce préavis de grève pourrait concerner l’ensemble des 85.000 adhérents de la fédération

Potentiellement, ce préavis de grève pourrait concerner l’ensemble des 85.000 adhérents de la fédération, soit les agents des services publics territoriaux, mais aussi les personnels des secteurs publics et privés du logement social et des salariés des secteurs privés des eaux et des pompes funèbres.

Hôpital : Macron annonce enfin un plan

Hôpital : Macron annonce enfin un plan

 

Il y a des mois que les hôpitaux sont en crise. Il aura fallu le Coronavirus pour que les pouvoirs publics et Macron en particulier redécouvrent les vertus de l’institution hospitalière. Pour l’instant, Macron  a surtout promis une prime au personnel et il attend la fin de la crise pour envisager un plan massif d’investissement.

“ je prends ce soir l’engagement  qu’à l’issue de cette crise, un plan massif d’investissement et de revalorisation de l’ensemble des carrières sera construit pour notre hôpital. C’est ce que nous leur devons, c’est que nous devons à la nation. Cette réponse sera profonde et dans la durée.” On se demande pourquoi il va encore attendre des semaines et peut-être même des mois alors que l’urgence est évidente et que les hôpitaux publics face à une crise majeure comme le Corona virus ont montré de graves carences en matière de matériel de protection, d’appareil respiratoire, de tests et de personnels a déclaré le président de la république.

Le président de la République a quitté de sa visite à Mulhouse et “salué l’ensemble des femmes et des hommes qui sont en deuxième ligne, qui permettent à nos soignants de soigner et au pays de continuer à vivre”, citant “ceux qui transportent, qui hébergent, qui nettoient, qui réparent”, les agriculteurs ou encore les employés des commerces de première nécessité.

“C’est tout ce peuple travailleur de France qui se bat, qui est angoissé mais permet au pays de vivre”, a relevé Emmanuel Macron. “Vendredi, je rassemblerai l’ensemble des partenaires sociaux (…) pour secteur par secteur, (…) organiser le travail, mieux protéger au travail.”

Un hommage sans doute imposé par la crise sanitaire mais aussi par les critiques de plus en plus nombreuses d’une opinion publique qui estime majoritairement que le pouvoir ne sait pas trop où il va.

Bruno Le Maire appelle à un vague patriotisme économique

Bruno Le Maire appelle à un vague  patriotisme économique

 

L’appel au patriotisme économique lancé par le ministre de l’économie, Bruno Lemaire manque sérieusement de contenu. Il  envisage des participations voire des nationalisations pour les secteurs en grande difficulté comme le transport aérien par exemple voir l’automobile. Pour le reste, le ministre n’indique pas grand-chose sur les réorientations des processus de production,  de distribution et de consommation qui répondraient à cet objectif de patriotisme économique.

Pour l’instant le ministre de l’économie, comme d’ailleurs l’ensemble du gouvernement, se gave surtout de mots. La France, confrontée aux répercussions de l’épidémie de nouveau coronavirus, a “plus que jamais” besoin de patriotisme économique afin de surmonter une crise économique sans précédent depuis la Grande Dépression de 1929, a déclaré mardi Bruno Le Maire en réaffirmant que l’Etat prendrait sa part en soutenant les fleurons industriels français en difficulté.

“La liste des entreprises industrielles qui doivent être soutenues par l’Etat, elle est prête”, a dit le ministre de l’Economie et des Finances sur franceinfo. “Elle reste évidemment confidentielle”, a-t-il ajouté, rappelant cependant que les secteurs aéronautique et automobile étaient particulièrement fragilisés par cette crise sanitaire. Bruno Le Maire a une nouvelle fois répété que le gouvernement n’excluait pas si nécessaire de procéder à des nationalisations “en dernier recours”, et pourrait également procéder à des recapitalisations ou prendre des participations. “Nous n’allons pas laisser des fleurons industriels (…) partir en fumée parce qu’il y a une crise économique d’une violence qui est sans doute sans précédent depuis 1929 dans les pays occidentaux”, a-t-il assuré.

L’Etat prépare notamment des mesures pour soutenir la compagnie aérienne Air France-KLM, a-t-il dit, ajoutant qu’il existait des solutions autres qu’une nationalisation.

Face à la pandémie de coronavirus, Bruno Le Maire a lancé un appel au patriotisme économique “du chef d’entreprises au salarié en passant par chaque citoyen”. Pour l’instant il s’agit surtout de souhaits ou de recommandations. Un peu comme le confinement qu’on ne veut pas généraliser et durcir. Il est cependant évident que le confinement qui risque de durer environ deux mois ajoutés aux congés annuels mettra l’économie française à genoux, la richesse nationale (PIB) pourrait perdre alors de  l’ ordre de 20%, avec des conséquences financières et sociales dramatiques.

Le ministre a seulement souhaité que les salariés prennent des congés payés pendant la période de confinement tout en insistant sur la nécessité que de telles dispositions soient définies dans le cadre d’un dialogue avec les syndicats. “C’est préférable pour que notre économie redémarre au lendemain de la crise” car “nous aurons besoin de toutes nos forces pour redémarrer”, a-t-il déclaré. Dans ce contexte, Bruno Le Maire a demandé “à toutes les entreprises, notamment les plus grandes, de faire preuve de la plus grande modération” dans leur politique de versement des dividendes, sans toutefois aller jusqu’à conditionner des mesures de soutien à leur abandon.

Concernant le plan de soutien de 45 milliards d’euros annoncé par le gouvernement, il a précisé que ce montant n’était qu’”un point de départ” et serait probablement dépassé. Avec une “utilisation massive” du chômage partiel dans ce contexte de crise, les dépenses consacrées à ce dispositif excéderont les 8,5 milliards d’euros provisionnés, a souligné Bruno Le Maire.

Quelques jours après la mise en place de ce dispositif, 730.000 salariés français bénéficient déjà du chômage partiel, ce qui représente 2,2 milliards d’euros.

“Chaque semaine de confinement ajoute un coût pour les finances publiques qui se chiffre en milliards d’euros”, a noté Bruno Le Maire, selon lequel le recul de la croissance française en 2020 dépassera nettement la contraction de 1% estimée dans le projet de loi de Finances rectificatif adopté vendredi dernier.

Pour soutenir les entreprises qui font face à un décrochage brutal de leur activité, Bruno Le Maire a annoncé lors d’une conférence de presse que le dispositif prévoyant des prêts garantis par l’Etat pour un volume total pouvant aller jusqu’à 300 milliards d’euros démarrerait ce mercredi.

Quels que soient leur taille ou leur statut (profession libérale, autoentrepreneur, groupe du CAC 40), les entreprises pourront solliciter auprès de leur banque un prêt pouvant représenter jusqu’à trois mois de chiffre d’affaires, qui sera garanti par l’Etat entre 70% et 90%, afin de faire à leurs besoins de trésorerie.

“Il y aura du crédit pour tout le monde. Chaque dossier sera traité”, a déclaré à des journalistes Frédéric Oudéa le président de la Fédération bancaire française et directeur général de la Société Générale.

Cette garantie pourra toutefois être refusée aux entreprises qui tardent à régler leurs fournisseurs, a prévenu Bruno Le Maire.

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Coronavirus France: un confinement jusqu’à fin avril

Coronavirus France: un confinement jusqu’à fin avril

 

comme d’habitude, le gouvernement s’est servi du parapluie du conseil scientifique pour envisager un confinement prolongé jusqu’à fin avril. On notera que depuis le début de la crise ce parapluie a été bien utile au gouvernement pour ne pas avoir à endosser la responsabilité de mesures impopulaires . Certes ces avis  de scientifiques sont effectivement indispensables  mais ils ne peuvent remplacer la décision politique. En outre, les experts  risquent d’être instrumentalisés. Ainsi en est-il le cas quand le gouvernement affirme que le port du masque pour des personnes supposées saines est inutile ou pour le refus du dépistage systématique. Ceci étant,  le confinement et bien entendu incontournable mais comme dans les pays asiatiques qui ont maîtrisé l’épidémie ce confinement doit s’accompagner de tests de massifs et de capacités de traitement en matériel, en médicaments et en personnel.

Médicalement le confinement et incontournable, toutefois il ne pourra pas durer des mois car l’économie est en train de s’écrouler et on va bientôt assister à des pénuries de biens essentiels pour soigner et nourrir la population. Notons quand même que c’est sur la recommandation paraît-il du même comité d’experts qu’a été autorisé le premier tour des élections municipales le 15 mars ! Compte tenu du peu de crédibilité du gouvernement, les comités d’experts se multiplient.  A se demander à quoi sert l’administration et les grandes institutions spécialisées. Ainsi un “comité analyse recherche et expertise” (CARE), composé de douze chercheurs et médecins, a été par ailleurs installé dans l’après-midi à l’Elysée par Emmanuel Macron en présence du Premier ministre Edouard Philippe, du ministre de la Santé Olivier Véran et de la ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation Frédérique Vidal.

Ce comité sera notamment invité à réfléchir sur les pratiques de “backtracking” qui permettent d’identifier les personnes en contact avec celles infectées par le coronavirus.

A l’issue de cette réunion avec le CARE, Olivier Véran a déclaré qu’il n’était pas possible à ce stade de se prononcer sur la durée précise du confinement.

“Lorsque la circulation du virus sera contrôlée, lorsque les hôpitaux auront pu soigner les malades, alors la question du déconfinement, de la levée du confinement pourra être abordée”, a-t-il souligné.“Le principe du confinement, c’est de permettre d’arrêter la circulation du virus et de permettre de donner du temps, des lits, des ressources à nos hôpitaux pour pouvoir traiter les malades, tous les malades”, a expliqué Olivier Véran.

Coronavirus : la chloroquine, un débat corporatiste, économique et politique

Coronavirus : la chloroquine, un débat corporatiste, économique et politique

La violence du débat concernant la chloroquine  ( nivaquine, un de noms commerciaux) pour traiter le coronavirus est d’une violence surprenante. Il s’agit bien sûr d’une confrontation de points de vue scientifiques normale en attendant les résultats d’études épidémiologiques indiscutables. Tout cela s’effectue cependant sur fond d’une grande jalousie des experts entre eux. Il est clair que ceux qui les premiers trouveront des traitements efficaces bénéficieront automatiquement d’une audience mondiale exceptionnelle .La polémique n’est  pas toujours fondée sur des arguments très scientifiques.

Il y a aussi la lutte entre Paris et Marseille. La plupart des grands experts résident et travaille à Paris et voit mauvais œil la possibilité d’une reconnaissance universelle pour les travaux d’un spécialiste en province. Il faut connaître en effet le milieu scientifique pour savoir qu’il n’est pas exempt de lutte corporatiste assez lamentable. Souvent toute nouvelle découverte est uniquement contestée pour discréditer leur auteur.

La seconde raison de la violence du débat tient à la concurrence économique. La première société de produits pharmaceutiques qui produira le traitement efficace se verra offrir des perspectives de développement économique et financier considérables. D’où là aussi  des sociétés pharmaceutiques qui contestent actuellement la chloroquine parce qu’elles n’en assurent pas la commercialisation.

Il y a une troisième dimension politique celle-là concernant par exemple la France mais  pas seulement. De toute manière,  il paraît difficile d’utiliser massivement la chloroquine puisque nombre de pays n’en dispose plus faute de réapprovisionnement. Du coup, la France en particulier adopte une stratégie de pénurie en essayant de la justifier scientifiquement.

Notons quand même sans hypothéquer les résultats des études épidémiologiques que la molécule de la chloroquine est utilisée depuis très longtemps car c’est notamment un antipaludéen que connaissent bien tous ceux qui voyagent dans les pays tropicaux. Un antipaludéen largement utilisé par exemple en Afrique et par les Africains eux-mêmes et dont on connaît les conséquences et les contre-indications.

Coronavirus: un appel d’experts à massifier les tests

  • Coronavirus: un appel d’experts à massifier les tests

Contrairement à ce qu’affirme le gouvernement, trois experts appellent à massifier les tests. On sait malheureusement que le gouvernement adapte sa stratégie de lutte à la pénurie de moyens et tente de la justifier scientifiquement. Ce que dénoncent ces trois experts qui estiment par ailleurs que les autres mesures prises ne sont pas assez rigoureuses en France. L’appel de Carlos Moreno est Directeur scientifique de la Chaire ETI – IAE de Paris à l’université Panthéon Sorbonne., Le Dr Philippe Klein est Médecin chef à la Clinique Internationale de Wuhan., Le Dr Patrick Pelloux est Médecin urgentiste et Président de l’Association des Médecins Urgentistes de France.

 

  • Le coronavirus continue sa progression exponentielle en France: le 15 février, nous avions 7 cas confirmés et 1 mort ; ce week-end du 22 mars, nous avons dépassé, hélas, les 16 000 cas et les 670 morts.
  • Ce palier nous catapulte dans une situation très difficile.
  • Le parallèle avec la progression italienne, avec un écart de 11 jours, est présent dans tous les esprits. L’Île-de-France et la Région Grand Est sont les régions les plus touchées, se traduisant par cette mise en tension du système hospitalier tant redoutée, qui est maintenant sous nos yeux.
  • Néanmoins, aujourd’hui toute la France est touchée et nous sommes face à une situation de crise sans égale depuis la Seconde Guerre mondiale.
  • Le COVID-19 n’est pas qu’une crise sanitaire, il s’agit avant tout d’une crise systémique de nature urbaine. Cette violente crise qui met à l’arrêt nos vies dans la ville est générée par l’impact de la propagation du virus, qui double tous les trois jours et qui n’est pas gérable par des soins de santé classiques. La sociabilité étant au cœur de la propagation du virus, seule sa réduction drastique peut être la source d’un début de solution. L’expérience chinoise l’a montré avec la mise sous cloche de la province d’Hubei, d’une taille équivalente à la France où l’épidémie a fait son premier mort le 10 janvier. Un confinement très sévère a été décrété entre le 23 et le 27 janvier, touchant 17 villes et mettant totalement à l’arrêt les activités, pendant 15 jours. Des villes comme Xiaogan (4,9 millions d’habitants), Huanggang (6,3 millions d’habitants), Jingzhou (5,6 millions d’habitants), avec même peu de cas (respectivement 126, 125 et 49), ont été totalement confinées compte tenu de la propagation déjà intense à Wuhan, la capitale.
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  • Nous faisons face également à une certaine indiscipline sociale, qui reflète encore un manque de prise de conscience sur la gravité de la situation.
    • Le confinement en France est en vigueur depuis le mardi 17 mars à midi, mais hélas, il souffre encore de situations dérogatoires importantes, et du manque d’un réel accompagnement en profondeur, avec de surcroît l’encouragement à la continuité des activités professionnelles.Nous faisons face également à une certaine indiscipline sociale, qui reflète encore un manque de prise de conscience sur la gravité de la situation.
    • Nous voyons près de nous en Italie que l’absence de mesures fortes s’est traduite par une explosion du nombre des cas et des morts, et par la rupture du système sanitaire. Les premières mesures de confinement ont permis d’infléchir la courbe, mais pas suffisamment pour juguler cette crise à la racine. Le gouvernement italien a dû annoncer ce week-end, finalement, un «lock-down» sévère avec la mise à l’arrêt de toutes les fonctions non-productives essentielles.
    • La situation en France, doit aussi basculer dans un confinement sévère, comme en Chine ou maintenant en Italie, mettant à l’arrêt les activités non essentielles. La responsabilité et la coopération de tous est indispensable pour réussir un confinement qui permettrait d’assurer une sortie de crise. Elle a eu lieu avec succès en Chine car le confinement a été accompagné d’un dispositif intégral.
  • Porter un masque est efficace. Il ne peut y avoir ni doute ni polémique à ce sujet.
    • Le premier a été l’acte de porter un masque et cela a signifié un effort énorme de massification de sa production. Il ne peut y avoir ni doute, ni polémique sur ce sujet. Le lecteur peut consulter les pages 47 à 53 du magnifique livre du Hubei Science and Technology Press, Wuhan, China, «Découvrez les 101 conseils scientifiques qui pourraient vous sauver la vie» (disponible en téléchargement gratuit, en anglais) écrit par Wang Zhou, Médecin en chef du Centre de Wuhan pour le Contrôle et la Prévention des Maladies. Du conseil 45 «Les masques sont efficaces» jusqu’au conseil 52, avec toutes les types de masques et attitudes qui vont avec les gestes barrières.
    • Compte tenu d’une présence virale amplement diffusée, au-delà de réduire la sociabilité de chacun pour limiter la contagion, un confinement sévère a aussi comme effet de figer tous et chacun dans un lieu pour identifier, classer, trier dans l’un des trois états possibles: contaminé, en contact avec contaminé, sain ; pour en parallèle diagnostiquer et traiter.
    • En conséquence, le confinement doit être accompagné d’actions clés, en vue d’extraire pendant toute sa durée le Covid-19 de son terreau de propagation: le contact humain de proximité dans toutes ses formes. Compte tenu de l’impact individuel, psychologique, social, économique et du traumatisme généré par ces mesures radicales d’isolement, il est indispensable de tout mettre de côté pour réussir ce confinement sévère, qui a été de 15 jours dans l’Hubei.
    • Ceci implique un dispositif très complet, systématique et déployé de manière organisée pour pouvoir quadriller l’ensemble de la population pour déceler les porteurs du Covid-19. Les médecins généralistes sont un bataillon précieux dans cette guerre. Recensés et opérationnels sur des zones précises dans chaque quartier et équipés de tenues de protection NBC, ils sont le fer de lance pour être au contact des habitants dans la proximité.
  • Qui est malade ? Qui est porteur ? Qui est sain ? Voilà des questions déterminantes pour une population française de 67 millions d’habitants.
    • Cette bataille ne peut être menée avec succès, que si le diagnostic par les tests est massifié, compte tenu du degré de propagation atteint dans notre pays: Qui est malade? Qui est porteur? Qui est sain? Voilà des questions déterminantes pour une population française de 67 millions d’habitants, dont à l’heure actuelle, nous ne connaissons que les 16 000 cas confirmés.
    • En Chine, le couplage scanners pulmonaires/tests PCR (tests par réaction en chaîne par polymérase: pour en savoir plus au sujet de ces tests, la rédaction vous recommande la lecture de cet article: «Trois questions sur les tests de dépistage» , NDLR) a été massifié. Rappelons que dans le Hubei et en général dans toute la Chine, une personne n’est considérée guérie qu’après avoir passé deux tests PCR à 24 heures d’écart.
    • Impossible de faire l’impasse là-dessus aujourd’hui. Nous ne pouvons plus continuer de naviguer à l’aveugle.
    • Enfin, pour tous ceux qui sont contaminés et malades, des actions précises doivent être assurées, à chaque stade. Les traitements et les thérapies assurées en Chine se recoupent assez bien avec celles que propose le Pr Didier Raoult et qui ont encore fait l’objet de polémiques déplacées, contraires à l’intérêt général. En Chine, des hôpitaux ont été consacrés à la crise, avec un système de «jumelage» en zone peu ou non contaminée, ce qui a permis de délester des patients ou d’obtenir des ressources. Cela implique, dans notre cas, d’être en capacité d’anticiper les montées en charge et de prévoir les points possibles de rupture. C’est le numérique, l’algorithmique et la modélisation qui permettent d’effectuer cette tâche avec la granularité la plus fine possible. Cela signifie avoir une chaîne de gestion des données très précise, en vue de leur consolidation et de leur traitement. Cet aspect est particulièrement important pour la gestion des patients en réanimation.
    • La logistique de la continuité de la vie (alimentations et pharmacies) est l’autre aspect qui demande une organisation sans faille en vue de répondre à la double contrainte: assurer l’approvisionnement, tout en réduisant les contacts sociaux au strict minimum. L’expérience chinoise l’a encore montré, cette guerre éclair, impitoyable, demande des sacrifices pour la gagner, avec une prise de conscience sur l’importance d’une chaine logistique majeure, de proximité.
    • Gagner la guerre contre le coronavirus est un engagement qui doit être porté par l’ensemble de la Nation à partir d’une action clairement définie et décidée.

 

Environnement et Coronavirus : un signe pour habiter autrement le monde (Corine Pelluchon)

Environnement et Coronavirus : un signe pour habiter  autrement le monde  (Corine Pelluchon)

Pour  la philosophe Corine Pelluchon ,  le défi consiste à « faire de cette crise l’occasion d’une transformation individuelle et collective » pour « réparer le monde ».Interview du Monde

Corine Pelluchon est professeure de philosophie à l’université Gustave-Eiffel (Loire-Atlantique) et membre du conseil scientifique de la Fondation Nicolas Hulot pour la nature et l’homme. Elle a notamment écrit Ethique de la considération (Seuil, 2018) et publie bientôt Réparons le monde. Humains, animaux, nature (Rivages poche, 288 pages, 8,80 euros).

Frontières fermées, services de santé débordés, économies à l’arrêt… Face à la propagation du coronavirus, notre société mondialisée se découvre profondément fragile. Que peut nous apprendre cette vulnérabilité ?

L’épidémie de Covid-19 peut nous enseigner beaucoup sur nous-mêmes et sur notre civilisation. Elle nous rappelle, en premier lieu, la profonde vulnérabilité humaine dans un monde qui a tout fait pour l’oublier. Nos modes de vie et tout notre système économique sont fondés sur une forme de démesure, de toute-puissance, consécutive à l’oubli de notre corporéité. Celle-ci n’est pas seulement le fait d’avoir un corps et d’être mortel, mais elle désigne la prise en compte de la matérialité de notre existence et de notre dépendance à l’égard des conditions biologiques, environnementales et sociales de notre existence : la santé est la condition de notre liberté.

Nous qui nous pensions définis surtout par notre volonté et nos choix, nous sommes arrêtés par cette passivité essentielle, par notre vulnérabilité (de vulnus, qui signifie « blessure » en latin), c’est-à-dire par l’altération possible du corps, par son exposition aux maladies et son besoin de soin et des autres.

Que peut nous apporter la prise de conscience de cette dépendance ?

Cela peut sembler paradoxal, mais la conscience de cette vulnérabilité est une force. La vulnérabilité est une fragilité, mais reconnaître que nous sommes dépendants les uns des autres conditionne aussi notre responsabilité. Seule l’expérience de nos limites, de notre vulnérabilité et de notre interdépendance peut nous conduire à nous sentir concernés par ce qui arrive à autrui, et donc responsables du monde dans lequel nous vivons.

Un être qui se croit invulnérable ne peut pas se sentir responsable ni agir en conséquence. L’autonomie, ce n’est pas le fantasme d’une indépendance absolue, hors sol, mais reconfigurée à la lumière de la vulnérabilité, elle devient la résolution de prendre sa part dans les épreuves communes.

En nous rappelant brutalement notre fragilité, cette crise est aussi l’occasion de se poser la question de sa responsabilité. Il est devenu impératif de modifier les modes de production, de consommation et d’échanges, bref d’opérer la transition vers un autre modèle de développement et de réorganiser la société. Chacun est-il prêt à se réformer pour faire sa part dans cette œuvre commune qui n’est pas forcément un fardeau, mais peut être un projet stimulant ?

 

 

Coronavirus Ehpad : un risque de 100 000 décès

Coronavirus Ehpad : un risque de 100 000 décès

Contrairement à ce que dit le gouvernement s’est bien le manque de masques qui constituent le risque essentiel de diffusion de la pandémie en général et en particulier

contrairement le gouvernement c’est bien le manque dramatique de masques qui constituent un facteur de diffusion de la pandémie notamment dans les EHPAD. Un risque qui pourrait conduire au décès de 100 000 personnes âgées. Dans un courrier adressé au ministre de la Santé, Olivier Véran, révélé par France Télévisions ce vendredi, les établissements pour personnes âgées dépendantes (Ehpad), les maisons de retraite et les services à domicile alertent sur la situation pour les personnes dont ils ont la charge.

Le personnel est le principal vecteur de contamination dans ces établissements. Seulement, les membres du personnel manquent cruellement de masques de protection. « Dans les jours qui viennent de s’écouler nous n’en avons pas eu assez », affirme Pascal Champvert, président de l’association des directeurs de maison de retraite et directeur d’un Ehpad à Saint Maur des Fossés. C’est cette pénurie qui est dénoncée dans la lettre adressée au ministre de la Santé, ils réclament 500.000 masques par jour pour faire face.

« Aujourd’hui on nous assure qu’ils commencent à arriver, si nous avons le nombre de masques suffisants alors l’ensemble des professionnels pourront travailler auprès des personnes âgées », ajoute-t-il.

 

 

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