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L’Elysée achète 500 000 euros de vaisselle : « « un pognon dingue » !

L’Elysée achète  500 000 euros de vaisselle : « « un pognon dingue » ! 

 

1.200 pièces de vaisselle destinée à l’Elysée, pour un coût d’un demi-million d’euros selon le Canard enchaîné. Un « pognon dingue » qui n’a pas attiré l’attention de Macron qui s’est  par contre offusqué du cout de la protection sociale. 800 euros par exemple pour le minimum vieillesse,  c’est effectivement indécent !

Ce nouveau service de table, dont la commande à la Manufacture de Sèvres a été révélée début juin par le Journal du Dimanche, compte 900 assiettes de présentation et 300 assiettes à pain, soit 1.200 pièces, dont la réalisation a été confiée à l’artiste Évariste Richer. La livraison s’échelonne sur trois ans, avec une première livraison prévue pour fin 2018.

Ce coût, qui n’a pas été confirmé par l’Elysée, a suscité l’indignation d’une partie de l’opposition de gauche qui s’est engouffrée dans la brèche au lendemain des déclarations du chef de l’Etat jugeant que les aides sociales coûtaient un “pognon de dingue” sans parvenir à endiguer la pauvreté. “Emmanuel Macron a commandé pour un ‘pognon de dingue’ une nouvelle vaisselle à l’Elysée ! Pour ceux qui sont ‘tombés pauvres’, s’ils n’ont pas de pain, qu’on leur donne de la brioche !”, a réagi jeudi le Premier secrétaire du Parti socialiste Olivier Faure sur Twitter.

“Mauvaise communication présidentielle”, a pour sa part estimé Alexis Corbière, député de La France insoumise. “Quand on dénonce honteusement le prétendu ‘pognon de dingue’ que coûtent les aides sociales, cette histoire de vaisselle va lui coûter cher. Paraphrasant Hollande, Macron doit se dire ‘Mon ennemi, c’est la faïence’”.

Un Pacte pour un service public citoyen

Un Pacte pour un service public citoyen

 

. Par Paul Duan, président-fondateur de l’ONG Bayes Impact, ONG fondée aux Etats-Unis pour mettre les données et les algorithmes au service du « bien commun » veut redéfinir le concept de service public, article dans la Tribune.

« En ces temps de tension sociale continue, la narrative dominante est celle de l’effritement du service public et de la victoire de l’individualisme. Il n’y aurait plus que la Coupe du monde de football qui vient de débuter pour nous faire croire à la notion de collectif. Tous les éléments existent pourtant pour faire émerger une nouvelle génération de solutions citoyennes prêtes à être mises au service de l’intérêt général. Et s’il ne manquait qu’une chose pour les réunir ?

Les nouvelles technologies offrent, de manière inédite, les moyens à tout citoyen d’agir à grande échelle et dans un laps de temps réduit. Elles rendent possible pour chacun d’innover au service de l’intérêt général, et de construire ensemble un monde de demain profitable à tous. Cependant, l’innovation technologique profite aujourd’hui majoritairement aux intérêts privés, et les innovations sociales – aussi prometteuses soient-elles peinent à atteindre une envergure à la hauteur des enjeux de société. Deux voies qui se connaissent mal : l’innovation privée et la conception traditionnelle du service public. Les géants du numérique exploitent avec succès ces opportunités pour répondre aux nouveaux besoins de la société. Ils font de l’innovation de rupture leur fonds de commerce. Le numérique transforme fondamentalement la société et ses équilibres, et les ramifications s’étendent à des domaines que l’on pensait réservés au domaine du service public. Pourtant, les récents scandales autour de l’utilisation faite par Facebook de nos données, ou l’exemple d’Intuit – l’éditeur de TurboTax, le principal service de déclaration fiscale américain – qui fait un important lobbying aux États-Unis pour éviter une simplification de l’impôt, montrent que, dans ces nouveaux équilibres, il reste important de garantir le respect des principes du service public.

Dans le même temps, le service public tel qu’on le connaît reste construit comme si l’État avait le monopole de l’intérêt général. Les réponses qu’il formule en s’ouvrant petit à petit à l’innovation sont une première étape nécessaire. C’est le cas en particulier du concept d’État-plateforme. Mais elles relèvent surtout de mesures techniques visant des gains d’efficience, plutôt que d’une vision nouvelle du rôle du service public dans la société d’aujourd’hui. En l’absence de cette vision, il perd toujours plus d’influence face aux intérêts privés.

Il est urgent de réagir, de proposer une réponse à la hauteur des enjeux. Bien que de nouveaux modèles et dispositifs encourageants se développent – comme les contrats à impact social ou les modèles économiques hybrides -, l’innovation sociale reste trop souvent l’affaire de compromis, soit en termes d’échelle, soit en termes d’impact. Car en s’efforçant d’inscrire leur action dans le respect des valeurs du service public, les innovateurs d’intérêt général se limitent volontairement en matière de modèle économique. Ils sont ainsi désavantagés dans le rapport de force avec l’innovation privée. Pour rééquilibrer le jeu, ils doivent pouvoir bénéficier d’une alliance avec l’État ou la collectivité. Le service public citoyen est une vision sociétale pour combiner les forces de l’innovation et celles du service public.

Toutefois, cela ne pourra se produire que si l’on fait évoluer la vision actuelle du service public et du rôle de l’État. Il est aujourd’hui mal équipé. Le cadre actuel est trop étroit et centré sur une vision verticale et descendante de son rôle. Il doit faire évoluer sa conception des services publics : d’unique créateur, il doit devenir le garant de ses valeurs.

En l’absence d’une vision sociétale de ce que doit être le service public dans le monde d’aujourd’hui, il est de plus en plus remis en cause par la concurrence des services proposés par les acteurs du numérique, car plus agiles, plus innovants, et souvent gratuits en apparence. Pourquoi se préoccuper de l’existence de Pôle emploi, lorsque l’on a LinkedIn, Indeed ou Leboncoin ? Parce que les intérêts privés ne permettent pas toujours de garantir l’intérêt général. Et parce qu’il existe une différence entre servir les besoins du plus grand nombre et ceux de tous. Le service public citoyen est une nouvelle voie qui combine les forces de l’innovation et celles de l’État dans le cadre d’une alliance inédite. Cette alliance doit lever les blocages qui empêchent l’intérêt général de profiter aussi facilement que les intérêts privés de l’innovation technologique. En d’autres termes, cette voie offre aux citoyens le moyen de répondre aux besoins de la société tout en garantissant le respect des valeurs et des principes – adaptés au monde numérique – du service public.

Wikipédia est une illustration de ce à quoi peut ressembler une innovation partie d’une initiative citoyenne pour servir ensuite à grande échelle. En mettant à profit les forces de la multitude pour créer des contenus de manière collaborative, tout en refusant de monétiser leurs contenus par la publicité afin de ne pas les biaiser, Wikipédia a créé de facto une nouvelle forme – certes perfectible – de service public de l’information. Demain, à travers le service public citoyen, nous, citoyens, pourrons tous contribuer à l’essor d’une nouvelle génération de services publics.

Le service public citoyen doit se réaliser dans le cadre d’un Pacte service public citoyen qui vient non pas en remplacement du cadre existant mais en complément. Ce Pacte doit permettre au service public de trouver un nouveau souffle. Les citoyens souhaitant innover au service de l’intérêt général peuvent ainsi s’allier à l’État en contrepartie d’engagements réciproques.

Les premiers offrent les garanties du respect des principes du service public. Le second met en retour à disposition ses infrastructures, ses données, son savoir-faire, ainsi que sa force de distribution et de financement.

Alors seulement, les services publics citoyens nés de cette alliance entre le citoyen et l’État pourront prendre une envergure à la hauteur de nos enjeux de société. Et faire que l’idée d’un monde numérique profitable à tous ne reste pas une image.

Le service public citoyen est une invitation à construire une nouvelle forme de service de l’intérêt général. Un service propre à répondre aux grands enjeux des transitions – numérique, écologique et sociale – d’aujourd’hui. Nous sommes partis de l’existant pour identifier les besoins, les opportunités, et apporter une proposition de réponse. La suite, nous vous invitons à l’écrire ensemble.

La Fondation Digital New Deal, think tank du numérique, s’attache à éclairer la société et à proposer aux décideurs des pistes concrètes pour faire face à la nouvelle donne technologique. À l’heure où Emmanuel Macron va accélérer la réforme de l’État avec la remise des propositions de la mission « Action publique 2022″, la Fondation publie un nouveau rapport sur « le service public citoyen ». Confié à Paul Duan, qui s’est fait remarquer il y a quelques années en proposant d’utiliser les technologies pour vaincre le chômage, ce qui a donné naissance à une expérimentation inédite, « Bob emploi », en partenariat avec Pôle emploi, ce document propose une approche nouvelle, de coopération entre l’État-plateforme et les citoyens utilisant la force apportée par le numérique. »

« Pognon dingue » : 500.000 euros pour un nouveau service de vaisselle à l’Elysée

« Pognon dingue » : 500.000 euros pour un nouveau service de vaisselle à l’Elysée

Le couple présidentiel a décidé de se doter d’un nouveau service de vaisselle, quelques mois après son arrivée à l’Élysée. Pour cela, les Macron ont passé commande auprès de la Manufacture nationale de Sèvres, située dans la ville éponyme des Hauts-de-Seine. . 900 assiettes de présentation et 300 assiettes à pain au total, selon le communiqué de la manufacture cité par Le Canard Enchaîné, qui s’est intéressé à l’affaire. Mais selon l’hebdomadaire, on est aux alentours de 500.000 euros, soit un montant dix fois supérieur. La facture est salée. D’après les calculs du Canardune assiette vaudrait ainsi entre 400 et 500 euros pièce selon le modèle. Le Canard Enchaîné note aussi que, si les texte officiels disposent que la manufacture de Sèvres attribue « gratuitement » ses productions pour « l’aménagement et l’office des résidences présidentielles », c’est in fine l’État qui passe à la caisse par le biais des subventions qu’il attribue à l’institution, qui représenteraient près de 60% de ses ressources.

Protection sociale : un discours interminable et d’une confusion totale de Macron

Protection sociale : un  discours interminable et d’une confusion totale de Macron

 

 

Un discours interminable, confus et contradictoire. Pendant 1h30 Macron a inflige à son auditoire un laïus en forme de cocktails,  de poncifs, de philosophie de bistrot, de dialectique de start-up où alternait selon les paragraphes la rigueur à imposer aux pauvres et la générosité sociale fondée lors de la résistance. Un breuvage imbuvable avec des redites innombrables sans doute dues aux copier-coller des contributions de ses collaborateurs ; Finalement il aura mieux résumé sa véritable pensée dans le montage vidéo réalisé « spontanément » à l’Elysée (« le social, ça coute un pognon dingue «). Derrière le philosophe d’opérette resurgit inévitablement le comptable, la techno, l’apparatchik devenu président de la république par la volonté des grandes fortunes. Visiblement Macron à moins d’état d’âme sur ce que coûtent les cadeaux fiscaux aux plus riches. Normal, le président de riches ne peut pas prendre à rebrousse poil les financeurs de sa campagne. Dernier exemple en date le soutien à Total pour l’importation’ huile de palme destiné à fabriquer du carburant, un non sens économique et écologique. Macron a balayé tout le champ social en mêlant allégrement ce qui relève de la solidarité et ce qui n’en relève pas et mettant dans le même bocal, les retraites, la santé, le chômage, la formation, les vraies solidarités sociales. Le tout pour la note apparaisse encore plus énorme. Et qu’on adhère à sa conclusion putassière «  le social, ça coute en pognon dingue » ! Ça coute c’est sûr mais on n’évalue pas l’efficacité au seul aulne de son cout même s’il faut toujours rationnaliser l’utilisation des moyens. Et plus finement qu’avec le coup de rabot des technos de Bercy.

Un retour à l’équilibre des retraites possible en 2036 …ou en 3036 ?

Un retour à l’équilibre des retraites possible en 2036 …ou en 3036 ?

 

 C’est le énième scénario du fameux conseil d’orientation des retraites qui (en fonction d’humeur des gouvernements) décrète un jour l’état d’urgence pour les retraites, un autre jour la perspective d’un rééquilibrage prochain des retraites. Ces prévisions relèvent de la fumisterie car tout dépend en l’occurrence du rapport entre actifs et retraités, bien sûr de la démographie mais aussi de l’emploi, donc de la croissance ; Or personne ne peut dire quelle sera cette croissance en 2036, date estimée de l’équilibre des retraites. Plus on choisit uen date d lointaine et plus le risque d’erreur diminue pour la simple raion que la plupart des » experts » du COR seront eux mêmes en retraites et n’auront donc plus de comptes à rendre sur leurs prévisions. Ces scénarios économiques constituent des calculs de coins de table. Est-on seulement sûr qu’il y aura croissance ? Tout dépendra aussi de l’âge de la retraite, du montant des pensions, bref de la fameuse réforme des retraites à point.

D’après ces experts du COR,   le régime reviendrait à l’équilibre en 2036 après des besoins de financement de l’ordre de 0,4% du PIB en 2026 et 2030, selon le scénario le plus positif (1,8% de croissance). En novembre, le COR avait avancé un retour à l’équilibre possible en 2037.

Dans le scénario de 1,5% de croissance, le besoin de financement augmenterait en début de période pour s’établir à 0,4% et 0,5% du PIB en 2025 et 2035. L’équilibre serait atteint au début des années 2040.Dans les deux autres scénarios, le “système de retraite resterait durablement en besoin de financement». Emmanuel Macron souhaite entreprendre en 2019 une large réforme du système de retraite visant à unifier les 42 régimes existants. Le haut-commissaire nommé pour piloter le dispositif, Jean-Paul Delevoye, estime que la période y est favorable car le régime est assis, selon lui, sur une base équilibrée. Les dépenses brutes du système de retraites ont été évaluées à 316 milliards d’euros en 2017 soit 13,8% du PIB.

Etats-Unis : un protectionnisme inacceptable »( Maroš Šefčovič )

Etats-Unis : un protectionnisme inacceptable »(  Maroš Šefčovič )

 

Maroš Šefčovič vice-président de la Commission européenne en charge de l’union énergétique, dénonce dans une interview à la Tribune  les récentes décisions du président américain sur les exportations européennes d’acier, ou sur l’Iran, la veille d’un G7 qui s’annonce tendu.

 

 

Vous venez d’annoncer une série d’investissements pour renforcer l’union énergétique européenne… L’enveloppe allouée est substantiellement augmentée par rapport au plan précédent. Est-ce que cela signifie que l’Europe est en retard ?

MAROŠ ŠEFČOVIČ - Nous avons beaucoup progressé avec le plan précédent. Nous avons investi dans le hardware, c’est-à-dire les interconnexions et autres infrastructures. Il est clair que nous devons poursuivre cet effort pour atteindre 10% d’interconnexions en 2020 et 15% en 2030. Ces investissements seront également nécessaires pour les gazoducs si nous voulons sécuriser et faciliter nos flux énergétiques, avec notamment la possibilité d’établir des flux inversés. Mais nous voulons également investir dans les réseaux digitaux et le stockage d’énergie. C’est pourquoi nous avons décidé d’augmenter de 47% nos investissements, soit 42,3 milliards d’euros. Nous espérons que 60% de cette ligne d’investissements sera mis au service de nos objectifs climatiques.

Vous voulez dire que la Commission européenne favorisera les énergies renouvelables à d’autres…

Ces investissements doivent permettre de faciliter la circulation des énergies en Europe. Cela signifie que ce sera favorable aux énergies renouvelables puisque cela résoudra en partie le problème de leur intermittence. Par exemple, s’il y a beaucoup d’éoliennes en Europe du Nord, mais pas assez de demandes d’énergie, alors la demande en Europe du Sud pourra récupérer cette production d’énergie que nous pouvons encore mal stocker. C’est donc très favorable aux énergies renouvelables.

Vous avez également plaidé pour développer une filière plus ambitieuse en matière de batteries électriques, qui seront nécessaires demain notamment pour l’industrie automobile. Vous-même avez utilisé une formule pour illustrer cette ambition, vous aviez lancé le projet d’un Airbus des batteries… L’Europe n’est-elle pas en retard dans ce domaine, voire très en retard par rapport aux pays asiatiques ?

J’avais effectivement utilisé cette formule d’Airbus des batteries pour permettre de mieux visualiser ce qu’un tel projet pouvait apporter. Il est vrai que l’Europe est en retard. Nous produisons encore trop peu de batteries… Je vois par exemple qu’à Bruxelles, les taxis commencent à rouler avec des voitures BYD (marque chinoise de voitures électriques, Ndlr), c’est un symbole qui nous oblige à réagir. La raison de ce retard, c’est que les constructeurs ont pensé qu’ils pourraient continuer avec des moteurs thermiques pendant encore très longtemps. Mais les problèmes de pollution et plus encore, le scandale des diesels truqués, ont fait basculer l’opinion et les politiques publiques. Mon idée d’un Airbus des batteries a été lancée en octobre… Depuis, nous avons bien avancé et je peux vous dire que nous sommes, en Europe, aujourd’hui dans une véritable dynamique de travail sur ce sujet. J’ai récemment participé à l’inauguration de ce qui pourrait devenir, je l’espère, la première gigafactory européenne. Elle a été installée en Suède par Northvolt. Ce projet a été soutenu par la Banque européenne d’investissement, mais également avec des aides officielles locales. Enfin, la Commission européenne a classé la production de batteries comme sensible et stratégique pour notre continent. Cela signifie qu’elle mettra tout en œuvre pour encourager son développement. L’enjeu est énorme. Nous avons estimé qu’en 2025, le marché européen des batteries électriques s’élèvera à 250 milliards d’euros, soit 200 gigawatts. Nous estimons que le marché mondial s’élèvera à 600, voire 900 gigawatts. Nous allons donc avoir besoin de dizaines de gigafactory si on veut devenir leaders.

Le prix des batteries ne cesse de baisser… Ne craignez-vous pas de reproduire le fiasco de l’industrie photovoltaïque ?

Nous sommes dans une période stratégique en matière de batteries électriques… C’est pourquoi nous l’avons élevée au rang de priorité pour l’industrie européenne. Notre rôle consistera à imposer des standards qui permettront de constituer une filière totalement propre. Nos standards s’assureront que l’énergie pour fabriquer ces batteries sera propre. Ils imposeront des obligations en matière de recyclage, y compris des métaux précieux. Je veux une batterie verte et soutenable. L’Europe est la mieux placée pour cela parce qu’elle a le meilleur mix énergétique du monde. Il faut maintenant que les constructeurs automobiles prennent conscience de cela et participe à cette dynamique.

L’Europe est guettée par d’autres incertitudes nuisibles au commerce… Notamment par les décisions prises par l’administration de Donald Trump. Cette semaine, le groupe PSA a décidé de suspendre ses activités en Iran, et quelques jours auparavant, c’est la filière européenne de l’acier qui était frappée par des taxes… Comment réagissez-vous ?

Nous avons basculé dans une nouvelle étape des relations internationales. Nous travaillions jusqu’ici dans une situation où le droit prévalait, avec un respect absolu pour les règles convenues et garanties par l’organisation mondiale du commerce (OMC, Ndlr).

Aujourd’hui, notre partenaire traditionnel a décidé de ne pas respecter les accords internationaux en place, que ce soit sur le dossier iranien ou sur le libre-échange. C’est une situation nouvelle qu’il était impossible d’anticiper il y a encore un an. Nous avons déployé d’importants efforts diplomatiques auprès des États-Unis pour leur expliquer que notre attachement à l’accord avec l’Iran n’était pas seulement pour protéger nos entreprises, mais d’abord une question de sécurité internationale, et européenne plus particulièrement. Il est évident que l’Europe va faire tout son possible pour prévenir toute prolifération nucléaire au Moyen-Orient.

Mais l’annonce par Donald Trump de se retirer de cet accord met en péril l’équilibre que nous avions trouvé avec l’Iran.

L’Europe peut-elle toutefois protéger ses entreprises contre le risque de sanctions prises par un pays tiers?

Nous allons tout faire pour les protéger, étudier toutes les possibilités juridiques qui permettront de les rassurer. Nous avons déjà pris une décision d’urgence en actualisant le mandat de la Banque européenne d’investissement pour permettre à l’Iran d’être éligible pour les activités d’investissement. C’est une possibilité que la Banque peut décider, ou non, d’utiliser. Nous avons également activé le dispositif que nous avions appliqué dans le cas de Cuba et qui permettait de protéger nos entreprises du risque de sanctions américaines.

De même, nous avons aussi réagi aux tarifs douaniers appliqués sur nos produits en acier en lançant nous-mêmes des taxes douanières sur une liste de produits américains. Notre partenaire fait preuve d’un protectionnisme inacceptable, l’Europe ne peut pas être traitée ainsi. Nous sommes mécontents d’en arriver à une telle situation parce qu’à chaque fois que des mesures protectionnistes sont prises, c’est des échanges en moins, et de la croissance en moins pour tout le monde.

Avez-vous le soutien de tous les chefs d’État et de gouvernement dans votre démarche?

Nous avons le soutien entier de tous les chefs d’État et de gouvernement.

Ne craignez-vous pas qu’une guerre commerciale pousse certains pays membres à appliquer eux-mêmes des mesures protectionnistes qui conduiraient à l’explosion de l’Union européenne?

Au contraire, je pense que cette politique conduira l’Europe à renforcer ses liens et à être plus unie que jamais.

G7: un communiqué final ambigu ?

G7: un communiqué final ambigu ?

 

Après les affrontements verbaux très surjoués et très médiatisés en particulier par Trump et  Macron, retour sans doute à la diplomatie et à sa langue de bois. Il se pourraiat qu’on parvienne à un communiqué commun des membres du G7 qui appelle à la recherche de l’intérêt commun après les affrontements. Pour autant cela ne changera rien ;  lesG5, G7, ou G20 n’ont jamais rien décidé de concret ou alors  les  décisions n’ont pas été suivies d’effets.  Notons aussi que la position de Merkel est nettement plus accommodante que celle de Macron.  Lors d’une réunion des dirigeants français, allemand, italien, britannique et des présidents de la Commission européenne et du Conseil européen, la chancelière Angela Merkel a proposé la création d’un mécanisme d’évaluation et de dialogue avec les Etats-Unis sur les questions commerciales pour résoudre la crise actuelle et en prévenir d’autres, a ajouté la source. Les Européens souhaitent des références à des règles commerciales collectives et à l’Accord de Paris dans le communiqué final sur lequel les “Sept” travaillent, et ils n’accepteront pas de mise en cause de l’accord sur le nucléaire iranien, a-t-elle précisé. Quelques heures après que Donald Trump a exprimé le souhait que la Russie soit réintégrée dans le G7, les Européens ont estimé qu’il faut d’abord montrer que le G7 fonctionne à sept, a dit la source. Ils ont également estimé que les conditions n’étaient pas réunies pour un retour de la Russie, notamment en raison de la situation en Ukraine, a-t-elle ajouté. Elle a précisé que le communiqué final devrait évoquer une vigilance à l’égard de la Russie et la possibilité d’établir un dialogue mais pas l’hypothèse d’un retour au sein du G7.  Macron préférait ne pas avoir de communiqué à sept plutôt que de voir les “Six” renier leurs principes mais ce n’est pas tout a fait la positon de Merkel qui parle moins mais pèse davantage.

Le Brexit : un cout de 4 milliards d’euros par an pour la France

Le Brexit : un cout de 4 milliards d’euros par an pour la France

 Selon une étude des cabinets Oliver Wyman et Clifford Chance publiée mercredi, le Brexit coûtera près de 4 milliards d’euros par an aux entreprises françaises. Les secteurs les plus touchés seront l’agroalimentaire, l’industrie automobile et les biens de consommation, indique l’étude. Basée sur un scénario «hard Brexit», c’est-à-dire une sortie du Royaume-Uni sans aucuns accords avec l’Union Européenne, le rapport propose «une estimation des coûts les plus directs et immédiats de la mise en place de barrières tarifaires et non-tarifaires par secteur, après l’entrée en vigueur du Brexit». Pour effectuer ces estimations, Oliver Wyman et Clifford Chance se sont basés sur des travaux de recherche académique, mais également sur des entretiens menés auprès de dirigeants d’entreprises.

Ainsi, après le Brexit, l’étude affirme que «la France serait le troisième pays le plus impacté de l’UE», après l’Allemagne et la Hollande. Parmi les secteurs qui seront les plus touchées figure en premier lieu l’agroalimentaire, «avec des coûts directs totaux de près de 900 millions d’euros par an» soulignent les auteurs du rapport, touchant principalement les boissons alcoolisées comme le vin et les spiritueux, puis les produits laitiers et les préparations céréalières.

 

 

Italie : un enjeu pour la pérennité de l’Europe

Italie : un enjeu pour la pérennité de l’Europe  

Stéphanie Villers, chef économiste chez  Humanis, souligne l’enjeu que constitue l’Italie pour l’union européenne et notamment la zone euro. (‘Interview la Tribune)

 

« Il serait bien malhabile de croire que l’Italie risque de subir le sort de la Grèce. Bien au contraire, la Péninsule a, aujourd’hui, les cartes en main pour imposer davantage de souplesse dans les traités et plus de solidarité face aux défis exogènes.  Ainsi, la coalition  « improbable » entre un mouvement antisystème M5S et un parti populiste de la Ligue, dispose d’un pouvoir de nuisance et de persuasion vis-à-vis de Bruxelles, que les partis traditionnels et les petits pays de la zone n’ont pas. Rappelons que la victoire de cette coalition résulte de l’incapacité de la zone euro de s’emparer du problème migratoire que subit l’Italie.

Les dirigeants italiens ont, pourtant, maintes fois, alertée contre la menace que constitue le flux de migrants sur leur territoire et des risques encourus à moyen terme. Or, la zone euro est restée muette, mettant en exergue une incohérence insoutenable entre la nécessité de poursuivre la rigueur budgétaire et les conséquences notamment financières de l’arrivée massive de réfugiés en provenance d’Afrique et du Proche-Orient.

En toute logique, il semble difficilement conciliable d’imposer le respect des règles en matière de déficits alors que le pays connaît une croissance atone depuis près de deux décennies et fait face à une vague migratoire exponentielle, imposant de nouvelles dépenses de structure et d’accueil.

Cette attitude de Bruxelles est d’autant plus inappropriée que le pays a réalisé de réels efforts pour maintenir son excédent primaire depuis la crise de 2011. En clair, en dépit du ralentissement économique, le solde budgétaire hors intérêts de la dette est resté positif. L’Italie perçoit des recettes (impôts et taxes) supérieures à ses dépenses.

Ses partenaires européens ne peuvent donc pas accuser l’Italie de mener un train de vie disproportionné. Seule la dette publique demeure à des niveaux inquiétants. Représentant plus de 130% du PIB, elle est le résultat des politiques passées et ne préjugent en rien des efforts actuels fournis.

Dans ce contexte, Bruxelles ne pourra pas contraindre l’Italie, 3e puissance économique de la zone euro, comme ce fut le cas pour la Grèce. Le rapport de force n’est plus le même et le risque de contagion est tel qu’il va obliger la Commission européenne à se montrer plus souple et plus conciliante. Il en va de la légitimité de la zone euro et de sa pérennité. Bruxelles et la BCE ne peuvent se permettre de laisser se développer une crise tous les 5 ans.

En revanche, les solutions européennes au problème italien demeurent limitées. La BCE  a déjà injecté près de 4000 milliards d’euros sur les marchés obligataires européens. Compte tenu de l’amélioration globale de la situation économique de la zone, l’Institut a annoncé la fin progressive de son Quantitative Easing (QE). Il serait, dès lors, malvenu d’annoncer un prolongement de sa politique monétaire ultra-accommodante au-delà de 2018. L’Allemagne s’y opposerait catégoriquement.

Au demeurant, l’Italie, qui dégage un excédent primaire, conserve des petites marges de négociation sur le front budgétaire. Bruxelles pourrait ainsi accepter temporairement de laisser filer les déficits publics italiens afin de soutenir la croissance. Cet ajustement conjoncturel pourrait apporter une bouffée d’oxygène à l’économie locale et relancer progressivement la machine. Ajoutons toutefois que la réforme des retraites avec l’abaissement de l’âge de départ ne paraît pas acceptable, compte tenu de la déformation de la courbe démographique et du vieillissement de la population.

La zone euro doit, de même, proposer des solutions pour sortir de l’impasse migratoire. L’absence de réponse politique lors du prochain conseil européen, en juin, aurait des conséquences dévastatrices pour l’Italie mais aussi l’Europe. Le projet du budget de l’Union Européenne pour la période 2021-2027 prévoit une allocation de 13 milliards d’euros pour la défense et la protection des frontières. Même si c’est une première, ce montant reste clairement insuffisant, compte tenu de l’ampleur des enjeux. Les partenaires de la zone euro, ceux qui partagent le pacte de stabilité et ses contraintes, doivent offrir une issue financière pour que l’Italie puisse sortir de l’impasse.

Ne rien faire sur le problème migratoire et arc-bouter sur le respect des critères de Maastricht vis-à-vis de l’Italie, qui s’est montrée jusqu’à présent bon élève dans la gestion de la crise de la dette souveraine, serait pour les pays membres de la zone euro une prise de risque imprudente et insouciante. Elle  pourrait remettre en cause la pérennité de la zone euro. »

Drogue : un trafic de 3 milliards ?

Drogue : un trafic de 3 milliards ?

 

Un chiffre à prendre avec des pincettes statistiques : le trafic de drogue représenterait 0.1% du Pib et 3 MM de CA. Un chiffre forcément très approximatif  qui repose sur des sources très hypothétiques.  D’après les estimations de l’Insee, en 2014, l’impact sur le PIB de la prise en compte du trafic de stupéfiants s’est élevé à 2,7 milliards d’euros. Pour définir ce montant, les statisticiens français se sont fondés sur un rapport publié en 2016 par la Mission interministérielle de lutte contre les drogues et les conduites addictives (Mildeca) qui fournit des éléments précis sur les flux économiques du trafic des principales drogues. Pour refléter les changements dans le temps de ces flux dans leurs calculs, ils tiennent également compte des évolutions de la consommation et des prix des différentes drogues, à partir des données régulièrement publiées par l’Office français des drogues et des toxicomanies (OFDT).

Ephad -Dépendance : un micro plan

Ephad -Dépendance : un micro plan

 

Un micro  plan là où il faudrait une vraie mise à plat, des décisions urgentes et d’autres plus structurelles concernant notamment  le financement. . Par exemple pour les effectifs, cela se traduira par 0.2 poste en plus par établissement alors qu’en moyenne on compte 60 salariés par établissement pour 100 résidents. Des résidents de plus en plus âgés et de plus en plus dépendants.   Les mesures immédiates sont cosmétiques et celles concernant l’avenir hypothétiques. Comment par exemple financer les Ephads dont le cout moyen de pension est de 2200 euros quand les retraites moyennes sont de 1200 euros ? Au rang des mesures « immédiates », la ministre  dévoilé des actions pour « améliorer la qualité des soins et des accompagnements en établissement » .Pour résumer, on surtout décidé du principe d’une infirmière de nuit et encore mutualisée entre plusieurs établissements. • Pour désengorger les services d’urgences – et éviter le traumatisme d’une hospitalisation chez des personnes fragiles – le développement de l’hospitalisation à domicile y compris en Ehpad est évoqué, ainsi que la création de 1.000 places en Ehpad  facturées au même prix qu’à l’hôpital, pour raccourcir les séjours et préparer le retour à domicile.  Pour limiter des déplacements en consultation, la télémédecine devra être généralisée d’ici 2022, une mesure chiffrée à 40 millions d’euros sur cinq ans. La ministre prévoit en outre un plan d’investissement de 100 millions d’euros pour la rénovation des infrastructures et du matériel. Pour les personnels, des actions de prévention pour améliorer la qualité de vie au travail seront multipliées. Bref, vraiment des petits pas.

Dépendance –Ehpad : un micro plan !

Dépendance –Ehpad : un micro plan !

Il se pourrait bien que la ministre de la santé annonce un micro plan pour les Ephads et la dépendance en général (en fait à peu près rien sur le maintien à domicile qui connait une vraie crise de rémunération et de vocation). Pour les Ephads, on a annoncé un poste d’infirmière de nuit, c’est mieux que rien mais cela ne répond pas à la question fondamentale de la dépendance. L’urgence dans les Ephads est davantage à la dépendance qu’aux soins.  Le taux d’encadrement pour cette dépendance est particulièrement faible, à 0,57 soignant pour un résident, soit moins de 60 agents pour 100 personnes. Il faut répondre à la demande renforcement de effectifs dès maintenant, en m^me temps prévoir l’évolution démographique. i. En 2060, 23,6 millions de personnes seraient âgées de plus de 60 ans, selon les projections de l’Insee. En avril dernier, la ministre de la Santé avait reconnu que plusieurs pistes étaient à l’étude, solidarité. En clair uen deuxième journée pour les vieux, c’est à dire un impôt. Pour les personnels des maisons de retraite médicalisées, la détérioration de leurs conditions de travail va de pair avec celle des conditions de vie des résidents.  Il n’y a pas si longtemps Macron affirmait lors d’une visite dans un établissement hospitalier que les Ehpad étaient composé de nombreuses personnes non dépendantes justifiant sans doute ainsi la réduction des moyens budgétaires affectés. Dans son intervention sur TFI, Macron avait changé son raisonnement sans doute informé que pour la très grosse partie, les résidents d’Ehpad sont effectivement surtout dépendants.  Alors que le système d’accueil des personnes âgées en Ehpad est en difficulté, Emmanuel Macron promet: « on sera au rendez-vous, on va changer les choses ». « On a besoin d’une vraie transformation et vous avez ma parole qu’on fera ce qu’il faut », ajoute le chef de l’Etat lors de son interview sur TF1. Il note que « le système a changé »: E de citer des chiffres qu’on a dû lui fournir récemment « On y entre autour de 85 ans, on y reste environ deux ans. Ce n’est plus comme avant, lorsqu’on y entrait à une soixantaine d’années! Les personnes sont de plus en plus dépendantes, on doit davantage les médicaliser. On va changer les choses ». La question c’est quoi, quand et comment ! Une infirmière de nuit, ce n’est pas vraiemenet suffisant ! Il faut en effet répondre aux urgences du moment concernant le effectifs et prévoir les conséquences à terme du vieillissement de la population.

Tesla : encore un accident de voiture « autonome »

Tesla : encore un accident de voiture « autonome »

 

Théoriquement les voitures autonomes doivent circuler en toute sécurité ou alors avec un pilote en semi autonomie. C’était le cas pour cette voiture Tesla qui a percuté uen voiture de police à l’Arrêt. En réalité, le concept d’autonomie complète n’est applicable qu’en site propre, complètement protégé. Et la circulation sur voie banalisée pose d’énormes problèmes de sécurité sans parler des questions juridiques.  Une Tesla qui roulait en mode semi-autonome sur une route américaine a percuté mardi une voiture de police en stationnement, un accident sans gravité mais qui intervient alors que le logiciel « Autopilot » fait déjà l’objet d’une enquête. « L’agent (de police) n’était pas dans le véhicule et le conducteur de la Tesla n’a subi que de légères blessures », a indiqué la police de Laguna Beach, située au sud de Los Angeles (ouest), sur son compte Twitter, qui montre aussi des photos des véhicules accidentés. La berline roulait « en +Autopilot+ », un logiciel que Tesla prend soin de présenter comme un système d’aide à la conduite et non de conduite autonome. Interrogé par l’AFP, le constructeur de voitures électriques haut-de-gamme a indiqué que « lorsque les conducteurs utilisent Autopilot, (le système) leur rappelle en permanence qu’il est de leur responsabilité de laisser leurs mains sur le volant et de garder le contrôle du véhicule à tout moment ». Tesla a aussi assuré avoir toujours dit que son logiciel ne rendait pas ses voitures invulnérables et rappelé qu’Autopilot est prévu pour fonctionner sur autoroute avec séparation centrale. Bien que Tesla soit un petit constructeur, qui ne produit qu’environ 100.000 voitures par an, la renommée de ses voitures électriques et le caractère médiatique de son patron Elon Musk, lui font régulièrement faire les gros titres, notamment à l’occasion d’accidents.

Parlement européen : enfin un contrôle des investissements étrangers

Parlement européen : enfin un contrôle des investissements étrangers

 

 

C’était le paradoxe, les pays de l’UE étaient fortement contraints pour certains investissements à l’étranger ( en Chine par exemple) par contre les capitaux étrangers pouvaient investir librement en Europe y compris sur des aspects stratégiques ; Le futur “règlement établissant un cadre pour le filtrage des investissements directs étrangers dans l’Union européenne” a été présenté en septembre 2017 par la Commission européenne en réponse à une demande conjointe de la France, l’Allemagne et l’Italie. La commission du Commerce international du Parlement européen a approuvé lundi le projet de règlement sur le contrôle des investissements étrangers touchant à des secteurs stratégiques de l’Union européenne. Ce règlement également droit de regard à la Commission européenne lorsque les entreprises concernées ont bénéficié d’un certain niveau de fonds européens. Les investissements étrangers devront être évalués selon des critères relatifs à la sécurité et à l’ordre public. Le Parlement a établi une liste non exhaustive des activités susceptibles d’être concernées, dont les infrastructures de transport, de fourniture d’énergie ou de stockage de données, les réseaux de communication, les matières premières, les technologies de pointe, les industries automobiles, aérospatiales ou de la Défense, les terres agricoles ou encore les médias.

La régularisation pour le jeune immigré qui a sauvé un enfant ?

La régularisation pour le jeune immigré qui  a sauvé un enfant ?

Non seulement le jeune sans papier, Mamoudou Gassam,a qui a escaladé 4 étages pour sauver un enfant mérité d’être régularisé mais il mérite aussi d’être honoré par le pays tout entier pour son courage exceptionnel. On distribue des légions d’honneur pour beaucoup moins que cela par exemple au aux showbiz par ou encore à des chefs d’Etat étrangers corrompus voire sanguinaires.  Dans une vidéo relayée samedi soir sur les réseaux sociaux, on pouvait voir un homme escalader avec une grande agilité la façade du bâtiment de balcon en balcon, jusqu’à parvenir à côté de l’enfant, grimper sur la balustrade et le faire basculer à l’intérieur. Les témoins de la scène n’ont pas hésité à qualifier le grimpeur de héros. Une pétition en ligne sur chang.org a été lancée pour faciliter sa régularisation.  Un autre jeune Malien, Lassana Bathily s’était illustré en janvier 2015. Le jeune homme depuis naturalisé français avait sauvé des otages de l’Hyper Cacher en les cachant dans la chambre froide de la supérette de la Porte de Vincennes. 

Manif de samedi :  » un petit coefficient de marée » (Edouard Philippe)

Manif de samedi :  » un petit coefficient de marée » (Edouard Philippe)

Il est clair  que la manif organisée par la CGT et Mélenchon n’a pas atteint le niveau de marée espérée. Peut-être 100 à 200 000 manifestants en tout en France. C était prévisible car cette mobilisation était portée par les organisations d’extrême gauche qui certes disposent des forces les plus déterminées à occuper la rue mais qui sont minoritaires dans le pays. Sur le plan syndical, les syndicats réformistes sont aujourd’hui majoritaires et la CFDT, l’UNSA ou encore FO refusent les amalgames avec des objectifs politiques. La mobilisation n’était pas négligeable mais trop minoritaire pour peser dans le débat social et même politique. Les insoumis représente eux sur le plan politique autour de 20%, c’est insuffisant pour entraîner uen majorité de Français. D’uen certaine manière, ce demi-échec sert le gouvernemenet. Dans une interview au JDD,  Edouard Philippe n’a pas manqué de souligner  pointe la mobilisation en baisse : 93.315 manifestants, selon le ministère de l’Intérieur, les organisateurs annonçant entre 250.000 (CGT) et 280.000 personnes (Attac).  »Soyons honnêtes [...], c’était un petit coefficient de marée, comme on dit chez moi », répond le Premier ministre dans son interview au JDD. Et poursuit : « Les Français sont angoissés par la perspective d’une relégation collective et individuelle. Ignorer les frustrations et les colères serait méconnaître le pays. Mais nous voulons sortir de l’immobilisme et du sentiment d’impuissance. Nous avançons. » Le chef du gouvernement n’oublie pas les opposants à ses réformes, notamment les Insoumis. « Certains attisent la tension sociale en essayant de rejouer dans la rue ce qu’ils ont perdu dans les urnes. C’est un jeu dangereux : la démocratie a parlé », tranche Edouard Philippe. Outre une longue partie consacrée à la réforme de la SNCF, l’homme de Matignon évoque dans son entretien au JDD d’autres sujets chauds, comme l’avenir du plan Borloo pour les banlieues, mais aussi les récentes dissensions à Bercy, entre Bruno Le Maire et Gérald Darmanin, sur une diminution des aides sociales.  »Nous refusons tous la politique du rabot », tempère Edouard Philippe.

 

Macron : « surtout un manque d’humanisme » (Annie Ernaux)

Macron : « surtout un manque d’humanisme » (Annie Ernaux)

 

Annie Ernaux, cette écrivaine de gauche admiratrice de Simone de Beauvoir et de Simone Veil. Annie Ernaux  a souvent établit dans son œuvre  le lien entre littérature et politique. Elle a voté Mélenchon et dans le JDD reproche surtout à Macron son manque d’humanisme et son autoritarisme. Un jugement de femme d’extrême gauche mais qui n’est pas dénué de fondement quant au manque de compassion et d’humanité de Macron.

 

 

La lutte a-t-elle toujours fait partie de votre vie?
La lutte, c’est la vie. Je l’ai appris tôt. Tout est question d’éducation. J’ai été choquée du nombre d’enfants présents dans les manifestations contre le mariage pour tous. Il faut se souvenir que c’est une enfant de 12 ans qui a brandi une banane à Christiane Taubira. La lutte contre le racisme et l’antisémitisme passe aussi par l’éducation.

 

 

Comment vous sentez-vous dans la France d’Emmanuel Macron?
J’ai voté Jean-Luc Mélenchon et je ne le regrette pas. J’adhère à son programme et notamment à l’instauration d’une VIe République, à laquelle je tiens. Je suis vent debout dans la France macronienne. J’étais dans l’attentisme, mais le tournant néolibéral, très ferme, me révolte. On le voit avec la réforme de la SNCF. Je soutiens les grévistes car, malgré toutes les dénégations, on s’achemine vers une privatisation. La « concurrence » est devenue le mot royal. Tout doit être ouvert à la concurrence mais non, tout ne doit pas être ouvert à la concurrence! La politique macronienne est marquée par un manque d’humanisme doublé de beaucoup d’autoritarisme. On met en avant la culture d’Emmanuel Macron mais, à la lecture de l’entretien donnée à la NRF, j’ai un sérieux doute. N’a-t-il donc rien lu depuis Colette et Giono? N’y a-t-il donc pas d’écrivains à l’étranger? Emmanuel Macron est un habile communicant. François Mitterrand et Jacques Chirac étaient réellement cultivés, sans communiquer dessus. Il y a chez Emmanuel Macron, dans l’homme et la politique, une grande dureté.

 

Marion Maréchal : un retour annoncé

Marion Maréchal : un retour annoncé

 

L’ex-députée du Front national Marion Maréchal ne dit pas non à un retour politique, un euphémisme pour celle qui vient d’abandonner le nom de Le Pen pour se démarquer surtout de sa tante et qui vient précisément de créer uen école de cadres politique. Pour quoi faire,  sinon de la politique et le moment venu prendre la place de Marine Le Pen qui s’enfonce dans les sondages. Marion maréchal le Pen, elle,  grimpe dans ces sondages de popularité en occupant la troisième place, juste une peu après Hulot. Un retour discret, habile, faussement timide “Je referai peut-être des choses”, déclare la nièce de Marine Le Pen et petite-fille de Jean-Marie Le Pen dans une interview à Télé Lyon Métropole diffusée jeudi. “Je suis incapable de rester indifférente à l’état de mon pays mais encore faut-il que pour moi le combat m’apparaisse le plus adéquat et le plus juste au regard de ce que je peux amener”, ajoute Marion Maréchal, en retrait de la vie politique active depuis les législatives de 2017. Marion Maréchal ne cache pas l’ambition “métapolitique” qu’elle poursuit par le biais de cette école, un outil parmi d’autres permettant de donner visibilité et influence à son courant de pensée. En mars 2017, celle qui se faisait encore appeler Marion Maréchal-Le Pen avait annoncé qu’elle renonçait au moins provisoirement à ses mandats. Depuis cette date, cette figure toujours populaire auprès des militants frontistes a fait parler d’elle à plusieurs reprises, notamment en s’exprimant devant un parterre de conservateurs américains, une initiative qui a alimenté les rumeurs sur un éventuel retour. La semaine dernière, elle a gommé sur les réseaux sociaux le nom Le Pen pour apparaître sous le seul patronyme de son père adoptif afin, a-t-elle justifié par la suite, d’acter son retour à la vie civile. En fait le contraire, pour faciliter sa remontée dans la vie politique en se débarrassant des oripeaux de Le Pen voire du Front national qui ont atteint et sans doute dépassé leur seuil de compétence et de représentativité.

Un contrôle technique nouveau : trois fois plus cher

Un contrôle technique nouveau : trois fois plus cher

 

Le prix va d’abord doubler en raison du double d’opérations de contrôle à effectuer, comme 50% des véhicules seront refoulée, en moyen les contrôles techniques vont donc couter trois fois plus chers aux Français.  Le nombre défaillances  va passer de 196 actuellement à 467. On peut évidemment se réjouir que les contrôles prennent en compte à la fois la sécurité et l’environnement mais dans le cas d’espèce,  il s’agit surtout d’encourager à l’achat de véhicules neufs pour soutenir une industrie automobile aux perspectives incertaines compte tenu d’une part de l’augmentation de la fiscalité sur le diesel et surtout d’autre part des perspectives de développement de la voiture électrique. Le véhicule contrôlé qui écope d’une ou plusieurs défaillances qualifiées de critiques se verra apposé sur le pare-brise une vignette signifiant l’obligation de contre-visite et n’aura que 24 heures pour effectuer la réparation! Dans la majorité des cas, trouver dans un délai aussi court un professionnel capable d’effectuer la réparation est une illusion. En cas de circulation, le contrevenant s’expose à une amende de 135 euros (minorée à 90 euros si paiement immédiat). De quoi déclencher le courroux des automobilistes. Avec la nouvelle réglementation, la catégorie des défaillances passe de 2 à 3. Le contrôle va porter sur 606 points: 139 défaillances mineures, 340 défaillances majeures et 127 défaillances critiques. Ce qui change profondément la donne, c’est l’explosion du nombre de défaillances (ne les appelez plus défauts) entraînant une contre-visite. On passe ainsi de 196 défaillances dans le système actuel à 467 avec la réglementation en vigueur le 20 mai prochain. Pour les défaillances majeures, les automobilistes concernés bénéficieront d’un délai de deux mois pour effectuer les réparations et faire valider la correction de la défaillance auprès du centre de contrôle.

 

Air France- : un nouveau PDG «à la rentrée» !!! (Lemaire)

Air France- : un nouveau PDG «à la rentrée» !!! (Lemaire)

 

 

On voudrait complètement déstabiliser Air France qu’on ne s’y prendrait pas autrement. Première grave erreur : avoir annoncé la nomination d’un président temporaire, deuxième erreur envisager son remplacement dès la rentée. Autant dire que le président intérimaire n’aura le temps de rien, strictement rien. Il faudra attendre début 2019 au mieux pour que le futur président (en CDI !) prenne les rênes d’entreprise.  Alors que des décisions sont urgentes concernant notamment l’organisation, Transavia et Hop mais aussi concernant KLM. Conséquence notamment l’action qui a déjà perdu la moitié de sa valeur va encore plonger ! Le gouvernement souhaite qu’Air France-KLM se dote d’un nouveau PDG « à la rentrée prochaine » et écarte pour l’heure une sortie du capital de la compagnie franco-néerlandaise, a donc annoncé dimanche le ministre de l’Economie Bruno Le Maire. « Je souhaite qu’il y ait un nouveau président à la rentrée prochaine » pour Air France-KLM, a déclaré M. Le Maire lors de l’émission « Le Grand Rendez-vous » Europe 1-Les Echos-CNEWS.

Une gouvernance transitoire a été mise en place le 15 mai avec l’ancienne ministre Anne-Marie Couderc comme présidente non-exécutive, appuyée par un comité de direction collégial, en attendant que soit trouvé un successeur à Jean-Marc Janaillac.

Ce dernier a démissionné début mai après le rejet de sa proposition de revalorisation salariale par 55% des salariés. Il espérait en s’adressant directement aux employés mettre un terme à la crise sociale née de revendications salariales. Quinze jours de grève cumulés ont coûté au moins 300 millions d’euros au groupe. La gouvernance de transition doit « être la plus brève possible », selon le conseil d’administration de la compagnie. L’instance n’a pas précisé le délai qu’elle se donnait pour nommer un nouveau PDG. Alors que le mouvement social et la démission de M. Janaillac ont contribué à lever les tabous sur le rôle de l’Etat actionnaire et la pérennité de son engagement dans la compagnie aérienne, M. Le Maire a affirmé dimanche qu’une éventuelle sortie de l’Etat du capital de la compagnie n’était « pas du tout à l’ordre du jour ».

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