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Armée: Pour un vrai statut des réservistes

Armée: Pour un vrai statut des réservistes

Les réservistes sont une force cruciale en temps de paix comme de guerre, affirme Philippe Ribatto, président de l’Union nationale des officiers de réserve. Il plaide pour qu’on leur octroie un statut protecteur et une reconnaissance à la hauteur de leur mérite.

Un plaidoyer pertinent en faveur d’une reconnaissance et d’un développement des forces de réservistes. En cas de guerre de haute intensité comme en Ukraine, on vérifie que la mobilisation générale concerne une grande partie de la population civile qui doit donc être formée mais aussi reconnue. Les experts admettent qu’en l’état l’armée française ne tiendrait pas six mois avec 200 000 militaires de carrière dans un conflit de haute intensité . En clair, il faut aussi envisager le retour du service militaire obligatoire NDLR

Tribune dans le Figaro

Nos chefs militaires ne cessent de le répéter. Notre pays doit se préparer à l’éventualité de «soutenir d’ici 2030 un engagement majeur». La guerre à moins de quatre heures d’avion de Paris, en Ukraine, nous le rappelle tous les jours et nous presse de repenser le format des armées surtout l’emploi des réserves, seule force immédiatement opérationnelle en cas de conflit majeur pour soutenir, sur court préavis, le personnel d’active. Dans les deux conflits mondiaux, en Indochine, en Algérie, et dans les nombreuses opérations extérieures depuis près de 60 ans, les réservistes ont été plus que des «forces supplétives», des «intermittents du spectacle» ou encore des «bouche-trous», comme il arrive encore de l’entendre aujourd’hui. Ils ont parfois payé le prix du sang pour la Patrie.

Si le contexte a changé, la mission des réservistes, quels que soient leurs grades, armées, armes, subdivision d’arme, reste la même : «continuer dans la paix l’œuvre qu’ils ont accomplie pendant la guerre (…) apporter à la défense nationale une collaboration effective et permanente », selon les mots du premier président de l’UNOR (Union Nationale des Officiers de Réserve), Raymond Poincaré.
Pour préparer nos armées de demain et pour que la réserve soit une réelle force dans la force, il faut impérativement accorder un statut protecteur au réserviste.

En cas de conflit de haute intensité, le personnel d’active et la hiérarchie militaire doivent pouvoir s’appuyer sur les compétences multispectrales des réservistes. En doubler les effectifs comme l’a clairement annoncé le chef de l’État, les faire passer de 40 000 à 80 000, constitue à l’évidence une bonne nouvelle. Il reste maintenant à débloquer le budget nécessaire, à déterminer la manière dont ces recrues vont être formées (comment ? par qui ? dans quel délai ? dans quelles conditions ?) et la manière dont elles seront concrètement employées (à quel poste ? pour quoi faire et pour quels effets ?). Chaque jour ce sont entre 2 500 et 3 000 réservistes, de tous grades, qui sont mobilisés dont 500 dans des missions de sécurité telles que l’opération Sentinelle. Quelques dizaines sont mobilisés en opérations extérieures. Et demain ?

Pour préparer nos armées de demain et pour que la réserve soit une réelle force dans la force, il faut impérativement accorder un statut protecteur au réserviste militaire opérationnel, de son recrutement à son départ. Aujourd’hui, nombreux sont ceux qui, au mieux ne répondent pas (ou plus) aux sollicitations de leur unité, et au pire finissent par abandonner la réserve en raison des contingences quotidiennes. Le risque est en effet grand pour le réserviste de ne plus retrouver son poste de travail au retour d’une opération extérieure. Quand celle-ci dure trois, quatre mois, parfois six quand elle est à cheval sur deux années civiles, il doit (quand il est dans le secteur privé) partir avec un congé sans solde. Heureux est-il quand sa solde lui est versée après trois mois de présence sur le terrain. En attendant, la famille restée en France doit vivre et faire face aux échéances. Tout autant, dans le service courant, les délais de défraiement de la période de réserve sont trop longs. Même si l’immense majorité des réservistes s’engagent pour le drapeau et les valeurs qu’il représente, raccourcir les délais de paiement serait bienvenu.
Il serait opportun que l’institution militaire mette à l’honneur les réservistes lors de la Fête nationale par exemple, et reconnaisse leur mérite d’être « citoyen deux fois », selon la formule de Winston Churchill.

Sécuriser le réserviste militaire opérationnel à travers un statut qui pose les bases juridiques de son emploi, de sa mobilisation, de sa formation, de son avancement, et de ses récompenses contribuerait à fidéliser la ressource et peut-être à attirer d’autres compétences indispensables à la conduite des conflits futurs. L’objectif n’est pas de fixer un carcan mais plutôt de donner un cadre large et souple, ce que l’on appelle dans le jargon militaire les « limite gauche – limite droite ». Sécurité juridique et flexibilité opérationnelle doivent permettre aux employeurs de libérer leurs salariés et leurs fonctionnaires à l’instar de la mobilisation des pompiers volontaires qui, pendant l’été, ont été omniprésents sur le front des incendies. Ce qui est possible pour la sécurité civile doit l’être pour celle des intérêts vitaux de notre pays.

Augmenter le nombre de jours que le réserviste peut obtenir (huit au maximum actuellement) en plus de ses congés sur lesquels il pioche de manière quasi systématique pour exercer sa période militaire est une piste à développer avec les représentants du patronat et la hiérarchie militaire. En contrepartie, les entreprises ne pourraient-elles pas se voir accorder un avantage supplémentaire (crédit d’impôt, allègement de l’impôt sur les sociétés… ?) pour avoir mis un de leurs salariés à disposition de la Nation ?

Enfin, il serait opportun que l’institution militaire valorise les actions des réservistes opérationnels au sein de leurs unités respectives, les mette à l’honneur lors de la Fête nationale par exemple, et reconnaisse leur mérite d’être «citoyen deux fois», selon la formule de Winston Churchill. L’accès aux ordres nationaux, qui ferait partie intégrante de ce statut dont les contours restent à définir en pleine concertation, mériterait là aussi d’être élargi et valorisé. Ce sont autant de thèmes qui animeront les échanges au cours de la mission sur les réserves voulue par le ministre des Armées. Les réservistes et leurs associations y participeront avec entrain pour que ce statut réclamé par beaucoup puisse voir le jour. Car ce statut est conforme aux attentes du chef de l’État : «renforcer l’esprit de résilience, sa force morale et faire converger toutes ces forces vives, militaires comme civiles, pour la défense de notre souveraineté.»

Twitter : vers un réseau poubelle avec Elon Musk

Twitter : vers un réseau poubelle avec Elon Musk


Elon Musk, au nom de sa philosophie libertarienne, entend faire sauter toute barrière déontologique sur le réseau Twitter dont il est désormais propriétaire. Une orientation qui n’est pas simplement philosophique mais aussi commerciale car le milliardaire souhaite la multiplication d’expression les plus extrêmes et les plus provocantes justement pour faire de l’audience.

Elon Musk s’appuie sur une philosophie à la fois confuse et douteuse de type anarcho- libertarien au service de ses seuls intérêts . Pour lui, la liberté a des limites, celle de ses intérêts financiers. Par exemple, chez tesla toute contestation syndicale est prohibée. L’indépendance éditoriale qu’il prône ne l’empêche pas d’orienter le réseau Twitter vers un soutien assez inconditionnel des » Républicains » et même de Trump.

Le patron de Tesla à payer bien trop cher le réseau Tweeter. Pour preuve, il s’est débarrassé immédiatement de la moitié du personnel. Propriétaire et patron de la plateforme depuis un mois, il prône une vision absolue de la liberté d’expression. Ainsi par exemple les informations les plus fantaisistes concernant le Covid pourront reprendre sur Twitter.

Elon Musk a entrepris de bouleverser la modération des contenus sur Twitter, du rétablissement en masse de comptes bannis à la fin de la lutte contre la désinformation sur le Covid. «À partir du 23 novembre 2022, Twitter n’applique plus le règlement concernant les informations trompeuses sur le Covid-19», indique un très rare, et très bref, communiqué de l’entreprise de San Francisco, qui n’a été relayé que mardi 29 novembre par la presse américaine.

À son arrivée à la tête de Twitter, et entre deux provocations, le multimilliardaire a tenté de rassurer les ONG et annonceurs qui craignaient une flambée de contenus toxiques (discours de haine, désinformation, etc). Il a répété que le règlement de la plateforme n’avait pas changé et que les comptes bannis ne seraient pas rétablis avant la création d’un conseil de modération des contenus. Peine perdue: de nombreuses marques ont fui, et Elon Musk, s’estimant trahi, est passé à l’action. Il a lancé des sondages sur son profil, reflétant selon lui la «voix du peuple», et fait réinstaller le profil de l’ex-président Donald Trump (suspendu en janvier 2021 pour appel à la violence).

D’après la newsletter spécialisée Platformer, le bouillonnant dirigeant a aussi demandé aux ingénieurs encore employés de rétablir quelque 62.000 comptes qui avaient été bannis pour des infractions répétées.

Bref, on s’oriente progressivement vers un réseau poubelle encore pire que précédemment qui pourrait bien bénéficier à des réseaux qui entendent, eux, modérer les contenus

Twitter : vers un réseau poubelle avec Elon Musk

Twitter : vers un réseau poubelle avec Elon Musk


Elon Musk,Au nom de sa philosophie Libertarienne, entend faire sauter toute barrière déontologique sur le réseau Twitter qu’il est désormais propriétaire. Une orientation qui n’est pas simplement philosophique mais aussi commerciale car le milliardaire souhaite la multiplication d’expression les plus extrêmes et les plus provocantes justement pour faire de l’audience.

Elon Musk s’appuie sur une philosophie à la fois confuse et douteuse de type anarcho- libertarien au service de ses seuls intérêts . Pour lui, la liberté a des limites, elle de ses intérêts financiers. Par exemple chez tesla toute contestation syndicale est prohibée. L’indépendance éditoriale qu’il prône ne l’empêche pas d’orienter le réseau Twitter vers un soutien assez inconditionnel des » Républicains » et même de Trump.

Le patron de tesla à payer bien trop cher le réseau. Pour preuve, il s’est débarrassé immédiatement de la moitié du personnel. propriétaire et patron de la plateforme depuis un mois, prône une vision absolue de la liberté d’expression. Ainsi par exemple les informations les plus fantaisistes concernant le vide pourront reprendre sur Twitter.

Elon Musk a entrepris de bouleverser la modération des contenus sur Twitter, du rétablissement en masse de comptes bannis à la fin de la lutte contre la désinformation sur le Covid. «À partir du 23 novembre 2022, Twitter n’applique plus le règlement concernant les informations trompeuses sur le Covid-19», indique un très rare, et très bref, communiqué de l’entreprise de San Francisco, qui n’a été relayé que mardi 29 novembre par la presse américaine.

À son arrivée à la tête de Twitter, et entre deux provocations, le multimilliardaire a tenté de rassurer les ONG et annonceurs qui craignaient une flambée de contenus toxiques (discours de haine, désinformation, etc). Il a répété que le règlement de la plateforme n’avait pas changé et que les comptes bannis ne seraient pas rétablis avant la création d’un conseil de modération des contenus. Peine perdue: de nombreuses marques ont fui, et Elon Musk, s’estimant trahi, est passé à l’action. Il a lancé des sondages sur son profil, reflétant selon lui la «voix du peuple», et fait réinstaller le profil de l’ex-président Donald Trump (suspendu en janvier 2021 pour appel à la violence).

D’après la newsletter spécialisée Platformer, le bouillonnant dirigeant a aussi demandé aux ingénieurs encore employés de rétablir quelque 62.000 comptes qui avaient été bannis pour des infractions répétées.

Bref, on s’oriente progressivement vers un réseau poubelle encore pire que précédemment qui pourrait bien bénéficier à des réseaux qui entendent, eux, modérer les contenus

La mondialisation à un tournant

La mondialisation à un tournant

La mondialisation a atteint un tournant critique où la flambée des flux de données et d’informations génère désormais plus de valeur économique que le commerce mondial des marchandises daprès uen étude de McKinsey rapportée par the digital Insurer

Dans le rapport «Mondialisation numérique: la nouvelle ère des flux mondiaux», James Manyika et Susan Lund de McKinsey évoquent les tendances des échanges transfrontaliers de biens, services, finances, personnes, données et informations. Selon le rapport, les flux de données transfrontières devraient être multipliés par neuf d’ici 2020. D’autres résultats clés sont les suivants:

• Les flux mondiaux de biens, de services, de finances, de personnes et de données ont contribué à au moins 10% du PIB mondial, ajoutant 7.8 billions de dollars en 2014 avec des flux de données représentant 2.8 billions de dollars
• D’ici 2020, près d’un milliard d’acheteurs dépenseront 1 billion de dollars dans le commerce transfrontalier. Il y a déjà 1 millions de petites et moyennes entreprises (PME) sur les réseaux sociaux; 50 millions de PME font du commerce sur le site e-commerce Alibaba et 10 millions sur Amazon
• D’ici 2025, l’impression 3D pourrait déplacer certains échanges de produits manufacturés
• D’ici 2019, les connexions machine à machine devraient représenter plus de 40% des appareils et des connexions mondiaux
• Singapour en tête des dernières Indice de connectivité McKinsey MGI, qui quantifie les entrées et sorties de biens, de services, de finances, de personnes et de données. Singapour est suivie des Pays-Bas, des États-Unis et de l’Allemagne. La Chine est passée du n ° 25 au n ° 7
• Par 2025, MGI estime que les entreprises basées sur les marchés émergents représenteront 45% du classement mondial Fortune 500, contre 26% aujourd’hui
Presque tous les secteurs verticaux connaissent une croissance numérique en termes de nouvelles idées, de talents et d’intrants, ce qui pourrait entraîner des perturbations massives dans toutes les chaînes de valeur.

Les entreprises doivent se poser quelques questions pour créer une situation gagnant-gagnant sur le marché numérique:
1. Votre empreinte et votre structure organisationnelle ont-elles un sens dans un monde plus numérique?
2. Devez-vous proposer une marque et une gamme de produits dans le monde entier ou personnaliser pour les marchés locaux?
3. Avez-vous les bons fournisseurs et canaux clients?
4. Avez-vous les bons atouts pour rivaliser numériquement et mondialement?
5. Êtes-vous prêt pour une nouvelle ère de concurrence mondiale accélérée numériquement?
6. Êtes-vous prêt à affronter de nouveaux risques?

Cette transition des entreprises traditionnelles vers NextGen créera de nouvelles opportunités en favorisant des emplacements riches en infrastructures, institutions et environnements commerciaux.
Avec la vigilance numérique croissante des acteurs du marché, les décideurs politiques seront confrontés aux défis suivants:
• Créer un environnement propice aux flux de données pouvant varier d’un pays à l’autre
• Éliminer les obstacles politiques et administratifs qui entravent les flux mondiaux
• Faire face à la dislocation en cas d’emploi et d’autres causes sociétales
• Investir dans le capital humain
• Construire l’infrastructure nécessaire et réduire la fracture numérique
• Créer un environnement commercial et institutionnel solide
• Protéger la confidentialité des données tout en maintenant un Internet ouvert
• Faire de la cybersécurité une priorité absolue
C’est aux décideurs politiques de saisir les avantages numériques tout en atténuant les risques. Pour les acteurs du marché, il s’agit de présenter la bonne aptitude et l’attitude nécessaires pour survivre et s’adapter à l’évolution du paysage numérique, en tirant le meilleur parti des opportunités disponibles.

RER dans 10 métropole: un délai de 10, 20 ou de 50 ans

RER dans 10 métropole: un délai de 10, 20 ou de 50 ans

Les besoins financiers pour réaliser un véritable RER dans une dizaine de métropoles ce situerait entre 15 et 20 milliards. Pourtant le ministre des transports reprenant la proposition du chef de l’État annonce la programmation et le financement pour le début de l’année prochaine.

Un délai qui paraît assez irréaliste. Plusieurs raisons à cela ce projet lancé par le chef de l’État s sans véritable étude préparatoire. Faire du copier coller Paris province n’a guère de sens car les besoins et les structures urbanistiques sont différents.

On voit mal évidemment les régions faire face seul un tel besoin de financement. En réalité on risque d’étaler dans le temps la perspective évoquée. On peut d’ailleurs le vérifier avec le développement du tramway qui se réalise parfois 25 ans après les premières études voire davantage.

Un projet RER dans 10 métropoles n’est pas forcément l’idéal partout et un renforcement de tous les moyens de transport collectif qui concourent à l’intermodalité renforcé serait sans doute plus pertinent.

Les projets de RER métropolitains représentent « un immense effort », notamment financier, avait pour sa part noté SNCF Réseau en 2020, pointant du doigt le réseau actuel, incapable d’accueillir sans gros travaux un tel service dans les métropoles. En juillet, le président de la SNCF, Jean-Pierre Farandou, avait évalué à 100 milliards d’euros sur 15 ans les investissements nécessaires pour doubler la part du ferroviaire en France. Il y incluait la création de 13 RER métropolitains dans 13 grandes villes, pour un total de 13 milliards d’euros. Fin 2018, le projet de RER bordelais était à lui seul estimé à 1,8 milliard d’euros.

France Démographie: Un vieillissement de la population d’ici 2070

France Démographie: Un vieillissement de la population d’ici 2070

« 20 millions de personnes auraient 65 ans ou plus en 2070, soit 29 % de la population, contre 20 % en 2018. Ce vieillissement de la population toucherait tous les départements de France métropolitaine dans des proportions importantes », estime l’Insee.

Dans une étude dévoilée ce vendredi, l’Insee s’est penchée sur les dynamiques démographiques françaises attendues dans les prochaines décennies, s’intéressant aux particularités de chaque territoire. Et selon les conclusions avancées par l’institut de statistiques, c’est avant tout une diminution du nombre de Français présents sur le territoire national qui se dessine.

Selon les experts de l’Insee, l’Hexagone devrait connaître une augmentation de sa population jusqu’en 2044, année d’un possible pic démographique, avant que le nombre de Français présents sur le territoire national ne diminue, soit une première depuis la Seconde Guerre mondiale.

« En 2018, la population en France était de 66,9 millions d’habitants. L’Insee a révisé fin 2021 le scénario central des projections de population: si les tendances démographiques récentes se poursuivaient, la population en 2044 atteindrait 69,3 millions d’habitants, puis diminuerait pour s’établir à 68,1 millions d’habitants en 2070″, écrivent les experts de l’Insee.

Alors que depuis 1995, l’ensemble des régions françaises connaissaient une augmentation de leur population, la situation a commencé à se détériorer dès 2018. Cette année-là, 38 départements avaient déjà atteint leur pic de population. D’ici 2070, ils seront 91.

D’ici 2070, une dynamique va cependant s’appliquer à tous le territoires sans distinction: celle de la recrudescence des seniors. Dans 50 ans, 62 départements auront dans leur population plus de 30% de plus de 65 ans, alors qu’en 2018, aucun département n’avait atteint ce seuil.

Contribution des Gafa aux télécoms : les collectivités veulent aussi un retour financier

Contribution des Gafa aux télécoms : les collectivités veulent aussi un retour financier

Alors que l’Europe étudie un mécanisme visant à faire contribuer les géants américains du Net au financement du déploiement de la fibre ou de la 5G, les collectivités françaises estiment qu’une partie de cette manne doit leur revenir. Et pour cause, elle pourrait atteindre 20 milliards d’euros par an, dont deux milliards pour la France.

l’Union européenne souhaite que les géants américains du Net contribuent au déploiement des réseaux télécoms sur le Vieux Continent et les collectivités françaises veulent mettre la main sur une partie de la contribution financière éventuelle. Pas question, en clair, que les opérateurs comme Orange, SFR, Bouygues Telecom ou Free, en soient les seuls bénéficiaires. C’est le message qu’a fait passer ce mardi Patrick Chaize, le sénateur de l’Ain (LR) et président de l’Avicca, qui regroupe les collectivités impliquées dans le numérique.

Les montants évoqués d’une possible contribution des Gafa au secteur des télécoms sont faramineux. Le lobby européen du secteur (ETNO), qui a été en première ligne pour faire avancer ce dossier à Bruxelles, milite pour un chèque de 20 milliards d’euros par an ! Les opérateurs français, eux, espèrent une contribution de 2 milliards d’euros pour l’Hexagone.

Les collectivités locales estiment *que les opérateurs ne sont pas les seuls à investir dans les réseaux. Dans les campagnes, le déploiement de la fibre, très avancé, n’a pu voir le jour que parce que les collectivités et l’Etat ont mis la main au portefeuille. C’est grâce à leurs investissements que les Réseaux d’initiative publique (RIP), qui permettent aux habitants des zones rurales et peu peuplées de disposer d’une connexion Internet fixe à très haut débit, ont vu le jour.
L’appétit croissant des Gafa en bande passante pour écouler leurs services oblige depuis des années les opérateurs télécoms à déployer, à grands frais, des tuyaux toujours plus gros. Ils n’ont pas le choix, puisque la neutralité du Net interdit aux Orange, Bouygues Telecom, SFR ou Free de discriminer le trafic de tel ou tel fournisseur de contenus. Dans ce contexte, et sachant que le trafic des Gafam engloutit jusqu’à 80% de la bande passante, la Commission européenne estime normal que ces mastodontes finance les réseaux d’infrastructures.

PLAFONNEMENT DU PRIX DU GAZ en Europe : un dispositif très critiqué

PLAFONNEMENT DU PRIX DU GAZEn Europe : un dispositif très critiqué

Le moins que l’on puisse dire c’est que le dispositif de plafonnement du prix du gaz ne fait pas l’unanimité en Europe.Un dispositif en fait très virtuel car inopérant. La Commission européenne a proposé mardi un mécanisme temporaire permettant de plafonner les prix de gros sur le marché gazier de référence de l’UE, mais avec des conditions très drastiques afin de convaincre les États membres réticents vis-à-vis d’un tel dispositif.

Une proposition « insuffisante »Le dispositif proposé par la Commission européenne visait à plafonner pour un an, à partir du 1er janvier, les prix des contrats mensuels (pour livraison le mois suivant) sur le marché gazier néerlandais TTF, la « Bourse du gaz » européenne.

Le gouvernement espagnol a accusé mercredi la Commission européenne de se « payer la tête du monde » avec sa proposition visant à plafonner temporairement le prix du gaz, assurant qu’il allait s’y « opposer fortement ». Paris, de son côté, a dénoncé un « affichage politique ».

Le dispositif dévoilé par Bruxelles consiste à plafonner pour un an les prix des contrats mensuels sur le marché néerlandais de référence TTF. Il se mettrait automatiquement en place dès que ces prix dépasseraient 275 euros/MWh pendant deux semaines consécutives.

Or, les contrats mensuels n’ont dépassé 275 euros/MWh cette année que lors d’une très brève période fin août, avec un pic à environ 350 euros, quand les Vingt-Sept se faisaient concurrence pour remplir leurs réserves. Et les prix évoluent actuellement autour de 120 euros.

Interrogée par l’AFP, une porte-parole de la Commission a confirmé qu’au vu des conditions du mécanisme, ce dernier n’aurait pas été déclenché lors de la flambée des prix du mois d’août, où le plafond de 275 euros n’avait été dépassé que durant moins de deux semaines. Pour autant, « nous avons conçu » ce mécanisme « pour anticiper et éviter que cette situation ne survienne à l’avenir », a-t-elle précisé.

Un déficit dramatique de la balance commerciale française

Un déficit dramatique de la balance commerciale française

« La France est en effet le seul contributeur net à connaître un déficit commercial abyssal au sein du marché unique, et le seul qui ne compense pas ce déficit par des excédents hors UE. Pire, ce déficit commercial s’accroît d’année en année et le seul partenaire majeur avec lequel son solde commercial était structurellement en excédent était… le Royaume-Uni ». (Le groupe Mars*)

Illustration du fameux « en même temps » : alors que le solde net de nos relations financières avec l’UE plonge à – 10 milliards d’euros par an, notre solde commercial ne cesse de se dégrader par la faute d’un euro trop fort et d’une incapacité à exploiter les opportunités de la guerre économique organisée par l’UE pour policer les rivalités en son sein, à coups de normes et de subventions que nous sommes de moins en moins habiles à influencer en vue de favoriser nos intérêts économiques dans les autres pays européens. On ne peut plus laisser le marché intérieur européen détruire notre économie via les exportations allemandes et les importations néerlandaises en provenance d’Asie consolidées par le droit et les financements européens.
La France est en effet le seul contributeur net à connaître un déficit commercial abyssal au sein du marché unique, et le seul qui ne compense pas ce déficit par des excédents hors UE. Pire, ce déficit commercial s’accroît d’année en année et le seul partenaire majeur avec lequel son solde commercial était structurellement en excédent était… le Royaume-Uni.

France : un déficit commercial de 56,7 milliards en 2021

D’après les chiffres de la douane, le déficit commercial de la France en 2021 vis-à-vis de ses principaux partenaires européens est le suivant : Allemagne (- 13 milliards d’euros), Italie (- 7 milliards), Belgique (- 8,5 milliards), Espagne (- 6 milliards), Pays-Bas (- 9 milliards). Au total, le déficit commercial de la France vis-à-vis de l’UE-27 s’établit précisément à – 56,7 milliards d’euros, en accroissement de plus de 10 milliards en un an. Par rapport aux données d’Eurostat, ce chiffre rend compte avec plus de précision des échanges avec la Belgique et surtout les Pays-Bas, par où transitent la majorité de nos importations de biens et d’énergie avec l’Asie (y compris le golfe persique). Il n’en reste pas moins significatif, et inquiétant.
Graphique sur l’évolution des échanges avec les principaux partenaires européens de la France entre 2019 et 2021 (Milliard d’euros, source : douanes)

Quelle influence de la France dans l’UE ?
Avec un déficit commercial intra-UE abyssal (multiplié par 7 en 20 ans) et un solde net de 10 milliards (multiplié par 4 en 20 ans en part du RNB) entre des contributions en hausse et des retours en baisse, n’est-il pas temps de s’interroger sur la politique française d’influence au sein de l’UE ?
En effet notre influence en Europe n’a fait que diminuer à proportion de nos déficits, alors même que notre position de créancier nous donnait un levier que personne n’a eu l’idée d’actionner depuis vingt ans. N’est-il pas temps de changer, ne serait-ce que pour préserver le développement harmonieux au sein de l’UE ?

Nos partenaires étant satisfaits de la situation, et la cause de nos échecs n’étant à imputer qu’à nous-mêmes, il va de soi que l’initiative ne pourra venir que de nous et d’une politique volontariste en rupture avec la culture de résignation actuellement dominante à Paris, quitte à imposer à nos partenaires le fait accompli si la négociation ne mène nulle part, comme c’est le cas depuis 20 ans. Nous n’avons désormais plus grand-chose à perdre et plus de marges de manœuvre financières et juridiques à gagner, au profit notamment du financement des investissements de défense.

(*) Le groupe Mars, constitué d’une trentaine de personnalités françaises issues d’horizons différents, des secteurs public et privé et du monde universitaire, se mobilise pour produire des analyses relatives aux enjeux concernant les intérêts stratégiques relatifs à l’industrie de défense et de sécurité et les choix technologiques et industriels qui sont à la base de la souveraineté de la France.

COP27 : un bilan décevant ( Antoine Buéno)

COP27 : un bilan décevant ( Antoine Buéno)

Selon l’essayiste Antoine Buéno, le bilan de la COP27, qui s’est achevée ce 19 novembre, est décevant. Selon lui, la décroissance n’est pas une solution pérenne face à la crise environnementale et il propose une alternative : la «croissance durable», basée notamment sur la transition énergétique.
Intreview (dans le Figaro)

Essayiste et prospectiviste, Antoine Buéno publie L’effondrement (du monde) n’aura (probablement) pas lieu (Éditions Flammarion, 2022).

La prolongation de la COP27 au 19 novembre témoigne de négociations sur le fil. Quel bilan faut-il tirer de cet événement?

Antoine BUÉNO. – Un bilan faible, malheureusement. Pas nul puisqu’un accord pour la création d’un fonds spécifique dédié aux «pertes et dommages» subis par les pays du Sud a été conclu in extremis. Mais le contenu concret de cet accord reste encore à déterminer. Et surtout, cette COP n’a pas permis d’avancer sur l’essentiel, c’est-à-dire les engagements étatiques de réduction des émissions de gaz à effet de serre. Même si les engagements actuels étaient scrupuleusement respectés (ce qui représente un gros «si») la trajectoire d’augmentation des températures dépasserait largement les recommandations du GIEC (éviter un réchauffement de plus de 2°C par rapport à l’ère préindustrielle) puisque nous nous acheminerions vers un réchauffement de 2,6 à 3°C d’ici à la fin du siècle.


Vous avez publié en octobre L’Effondrement (du monde) n’aura (probablement) pas lieu. Pourtant tous les voyants semblent au rouge, du réchauffement climatique à la surpopulation en passant par le stress hydrique…

Le titre de mon livre n’est rassurant que dans une certaine mesure. Dire que l’effondrement n’aura pas lieu ne signifie pas que tout va bien, encore moins que le monde de demain sera rose. Je ne minimise en rien la crise écologique: elle est cataclysmique. Et elle risque de rendre le monde de demain abominable. Mais sans doute plus dans le sens d’une planète affreusement inégalitaire que d’un effondrement généralisé. L’hypothèse qui me semble la plus probable est celle d’un effondrement de la Nature sans effondrement de la civilisation actuelle. Une perspective donc différente de celle de Mad Max, mais qui n’a pour autant rien de bien réjouissante…

À long terme, nous pourrons compter sur les ressources spatiales. Le scénario de la cocotte-minute est le plus probable des scénarios apocalyptiques. Mais nous pouvons encore agir pour l’éviter.

Plus précisément, mon livre peut se résumer à une phrase: l’effondrement est possible mais pas inéluctable. Je ne rejette donc pas en bloc l’hypothèque d’un arrêt systémique et global de notre civilisation. Au contraire, j’explore les scénarios pouvant y conduire. Il y en a deux: celui de la «panne sèche», qui nous mènerait à l’abîme faute de ressources naturelles, et bien sûr celui de la «cocotte-minute», à savoir celui d’un réchauffement climatique incontrôlé. Mais ces scénarios ne sont pas certains. On peut fortement douter de celui de la «panne sèche» car l’humanité bénéficie depuis des décennies d’une dynamique d’abondance qui n’a aucune raison de s’enrayer. Cette dynamique fait interagir en permanence la disponibilité géophysique des ressources, leur prix et l’innovation technologique. À plus long terme, nous pourrons compter sur les ressources spatiales. Le scénario de la cocotte-minute est le plus probable des scénarios apocalyptiques. Mais nous pouvons encore agir pour l’éviter. Pour ce faire, deux solutions sont aujourd’hui présentées au débat public: la décroissance et la croissance durable.

Vous écartez la décroissance comme solution pérenne face à la crise environnementale. Pourquoi?

Il faut d’abord définir le terme. Décroître signifie organiser volontairement une réduction de la production et de la consommation globale (à l’échelle d’un pays ou du monde). La décroissance ne peut être considérée comme une véritable solution pour trois raisons principales. La première relève du pur réalisme: aujourd’hui, personne n’en veut. Elle n’est à l’agenda d’aucun pays. Deuxième raison de ne pas considérer la décroissance comme une solution: on ne peut pas décroître seul. Même si un pays décidait demain de mettre en œuvre une politique de décroissance, dans un monde ouvert et interdépendant comme le nôtre, cela ne mènerait qu’à une politique isolationniste, d’autarcie. Donc une catastrophe économique de type Corée du Nord. Enfin, même si la décroissance était recherchée à une échelle continentale ou globale, elle ne pourrait conduire qu’à une chute incontrôlable du niveau de vie de l’humanité. Les théoriciens de la décroissance affirment qu’il est possible de réduire la production en maintenant ou même en augmentant le niveau de vie humain. C’est utopique. Même au moyen de politiques socialistes ou communistes de redistribution massive, on ne peut pas faire toujours plus (de bien être) avec toujours moins (de biens et de services).

Pour réduire l’intensité matérielle et énergétique de l’activité humaine, il faudra tôt ou tard administrer les prix des énergies fossiles, de l’eau et des matières premières. Ce qui plombera la croissance.

Vous plaidez pour une «croissance durable». Comment se traduirait-elle concrètement? N’est-ce pas un vœu pieux?

Aujourd’hui, la croissance durable est effectivement un vœu pieux. Voire un mantra, un moyen de se rassurer, de se raccrocher à quelque chose. Mais peut-elle devenir une véritable voie? C’est la question qui est à l’origine de mon livre. Selon moi, la réponse est oui. La voie est étroite et escarpée, mais c’est une véritable voie et surtout la seule qui s’offre à nous. Encore faut-il savoir précisément de quoi on parle. Schématiquement, la croissance durable suppose une triple transition énergétique (décarboner l’énergie), agricole (passer à l’agroécologie) et industrielle (passer à la circularité). Ce qui suppose une remise à plat totale de l’économie mondiale. C’est sans doute le plus grand défi qui se soit jamais présenté à l’humanité. Pour pouvoir le relever, il va falloir de tout: de l’engagement citoyen, du volontarisme politique, des mécanismes de marché et de l’innovation technologique. Idéalement aussi de la modération démographique car même en retenant des hypothèses optimistes, la triple transition économique sus-décrite sera insuffisante.

Ce dont il faut avoir conscience, c’est que le scénario de la croissance durable est autant que celui de la décroissance un scénario révolutionnaire car y parvenir suppose de changer radicalement le monde. En particulier le capitalisme que la transition imposera d’encadrer beaucoup plus étroitement que nous ne le faisons aujourd’hui. Ainsi, pour réduire l’intensité matérielle et énergétique de l’activité humaine, il faudra tôt ou tard administrer les prix des énergies fossiles, de l’eau et des matières premières. Ce qui plombera la croissance. La croissance durable ne peut être qu’une croissance faible et aller de pair avec des politiques sociales de redistribution. La question écologique et la question sociale ne peuvent être traitées séparément. Faute de quoi nous courrons à l’explosion politique. Ce dont a par exemple témoigné l’épisode des «gilets jaunes»…

Le citoyen a-t-il vraiment une marge de manœuvre ou la solution viendra-t-elle d’en haut?

Si votre question est «Le citoyen peut-il, à son niveau, contribuer efficacement à réduire l’empreinte écologique collective?», la réponse est «Relativement peu.» Changer le monde pour le rendre durable suppose de tout changer à toute échelle, de celle de l’ordre international à celle du citoyen consommateur. Il n’y aura donc bien sûr pas de transition sans collaboration individuelle. Mais s’il faut donner un ordre de grandeur, il faut dire que l’essentiel doit venir du haut. Disons au moins 80 % d’en haut pour 20 % d’en bas. Cette répartition a d’ailleurs déjà fait l’objet d’évaluations. L’étude Faire sa part du think-tank Carbone 4 estime ainsi qu’il est peu réaliste d’attendre plus de 10 % de réduction des émissions de gaz à effet de serre des gestes individuels dans un pays comme la France. On peut arriver à 20 % en faisant des efforts. Mais ce sont les structures qu’il faut prioritairement changer. Un exemple parlant: pour s’éclairer, un Allemand DOIT consommer du charbon. De plus, compter sur l’individu fait courir le risque de ne rien faire, ou pas assez, à l’échelle collective pertinente. Donc oui à la responsabilisation citoyenne, mais non à la culpabilisation individuelle. On peut aussi effectuer une synthèse de votre question en disant que, dans les pays démocratiques, le citoyen dispose d’une marge de manœuvre importante pour pousser les décideurs à prendre les décisions qui s’imposent «d’en haut».

Foot- Coupe du monde Qatar : un premier match vraiment sans intérêt

Foot- Coupe du monde Qatar : un premier match vraiment sans intérêt

Le premier match entre le Qatar et l’Équateur a été relativement insipide. En tout cas pas un match digne d’une coupe du monde. Cela a surtout confirmé que le Qatar n’est pas une terre de football et aussi que les conditions atmosphériques ne sont guère compatibles avec l’exercice sportif.

De toute évidence, il n’existe pas de culture football au Qatar. Pour preuve environ la moitié des spectateurs locaux ont quitté le stade bien avant la fin de la partie.

Sur le plan strictement footballistique, le Qatar a été dominé sur tous les plans et le score aurait pu facilement atteindre 5 à 0 avec un peu de chance. Finalement, l’Équateur a gagné par deux à zéro.

Sur le plan physique, l’équipe du Qatar toujours en retard n’a pas résisté à l’engagement des joueurs équatoriens. Le pire est sans doute le plan technique. Trop de passes approximatives, de déchets, des manques évidents d’expérience internationale de la part du Qatar.

Un match à vite oublier. Pour les prochains matchs, le score risque d’être beaucoup plus sanglant quand le Qatar va affronter le Sénégal ou encore les Pays-Bas.

Cela confirme que le choix du Qatar été surtout politique et non sportif. Cela ne grandit pas la fédération internationale de football qui entretient des liens de plus en plus troubles avec les milliards. La corruption a pris des proportions invraisemblables dans cette fédération où « tout le monde mange ».

Un budget militaire très insuffisant face aux enjeux

Un budget militaire très insuffisant face aux enjeux

En dépit du discours volontariste de Macron qui veut doter la France d’une politique de défense à la hauteur des nouveaux enjeux, la loi de programmation militaire risque d’être notoirement en dessous des besoins. A la lumière du conflit qui se déroule en Ukraine, Macron pose la question de la stratégie militaire française. Jusque-là en effet, experts et professionnels de l’armée considéraient que la défense du pays devait reposer surtout sur le nucléaire et que les équipements et la défense traditionnelle devaient être en quelque sorte être marginalisés.

Une erreur fondamentale car il n’est pas du tout certain que la guerre conventionnelle constitue une hypothèse du passé. Certes l’armée se professionnalise, elle utilise de plus en plus des équipements sophistiqués fait appel à de nouvelles technologies. Mais elle ne saurait se passer notamment d’une forte armée de terre.Pour preuve, l’armée ne parvient même plus à assurer ses objectifs faute de moyens dans les différentes opérations extérieures comme au Sahel par exemple.

Ce qui se passe en Ukraine le démontre par l’absurde puisque par exemple la Russie qui dispose de l’arme nucléaire démontre chaque jour sa grande insuffisance sur le plan de l’infanterie. Elle tente de compenser cette infériorité qualitative et quantitative par une artillerie qui arrose n’importe comment et n’importe où.

En réalité, le budget de la défense n’a cessé de se réduire en France surtout les moyens conventionnels. On a aussi supprimé le service militaire, une surpression qu’on doit aux mêmes experts et aux militaires eux-mêmes qui ont vu là l’occasion d’améliorer leur rémunération. Une suppression qui découle aussi d’une grande lâcheté politique.

L’Ukraine, petit pays, pour faire face aux conflits avec la Russie a réussi à mobiliser 200 000 hommes, à peu près l’effectif de l’armée française.Il y a 15 ans elle en comptait plus du double et il en faudrait sans doute 500 000. Autant dire que la défense française est complètement sous dimensionnée. Alain Bauer le spécialiste emploie le terme diplomatique d’armée échantillonnaire. Une armée qui par ailleurs manque de tout d’équipement, de pièces de rechange et d’effectifs. Par exemple, la moitié des hélicoptères sont en panne et on prend leurs pièces pour réparer ceux qui fonctionnent.

On a pu le vérifier dans la cruelle débâcle de la force Barkhane au Mali. Comment la France pourrait-elle faire face à une éventuelle attaque d’un pays comme la Russie si elle n’est même pas capable de s’imposer face aux rebelles du Sahel.

Tout est à revoir dans la stratégie de défense : l’objectif, les modalités, les équipements , les effectifs et bien sûr les financements.

Il faudra remettre sur le tapis la question du service militaire obligatoire. Comme on l’a vu en Ukraine, c’est parce que des effectifs mobilisables étaient particulièrement bien formés que les forces de Kiev ont fait reculer les Russes. À l’inverse, les Russes ont mobilisé des jeunes sans formation dans beaucoup ont été massacrés. Or en cas de conflit majeur on procède à une mobilisation générale, ce qui suppose une formation préalable. Ce que n’est pas évidemment cet ersatz de service national universel qui ne ressemble à rien.

Rémunération des cadres: Un salaire médian de 51 000 €

Rémunération des cadres: Un salaire médian de 51 000 €

D’après l’APEC, le salaire médian annuel brut des cadres (en tenant compte de la rémunération fixe et de la part variable) s’établit à 51.000 euros mais avec des écarts autour du chiffre médian.

Le poste le plus enviable apparaît bien être celui de Responsable des finances. C’est en effet, selon les données de l’Apec,la rémunération annuelle médiane pour ce métier atteint les 63.000 euros brut. Ils sont suivis de peu par les cadres exerçant dans le commerce et les grands comptes (61.000 euros) .

D’autres métiers offrent encore des rémunérations au-dessus de la médiane, même s’ils ne proposent pas les niveaux précédents. Avec une rémunération de 56.000 euros, le poste de management des ventes reste attractif. Tout comme, à 52.000 euros, le chargé de relation clients, l’administrateur des services après-vente ou bien encore le chargé d’appels d’offres.

Dans les postes de direction, la palme revient aux cadres qui exercent leur métier au sein des ressources humaines avec une rémunération médiane avoisinant les 82.000 euros. Ces cadres devancent leurs collègues du marketing ou bien encore des directions commerciales (respectivement 79.000 et 78.000 euros de rémunération médiane) ou d’une direction administrative et financière (75.000 euros).

Cadres: Un salaire médian dont 51 000 €

Cadres: Un salaire médian dont 51 000 €

D’après l’APEC, le salaire médian annuel brut des cadres (en tenant compte de la rémunération fixe et de la part variable) s’établit à 51.000 euros mais avec des écarts autour du chiffre médian.

Le poste le plus enviable apparaît bien être celui de Responsable des finances. C’est en effet, selon les données de l’Apec,la rémunération annuelle médiane pour ce métier atteint les 63.000 euros brut. Ils sont suivis de peu par les cadres exerçant dans le commerce et les grands comptes (61.000 euros) .

D’autres métiers offrent encore des rémunérations au-dessus de la médiane, même s’ils ne proposent pas les niveaux précédents. Avec une rémunération de 56.000 euros, le poste de management des ventes reste attractif. Tout comme, à 52.000 euros, le chargé de relation clients, l’administrateur des services après-vente ou bien encore le chargé d’appels d’offres.

Dans les postes de direction, la palme revient aux cadres qui exercent leur métier au sein des ressources humaines avec une rémunération médiane avoisinant les 82.000 euros. Ces cadres devancent leurs collègues du marketing ou bien encore des directions commerciales (respectivement 79.000 et 78.000 euros de rémunération médiane) ou d’une direction administrative et financière (75.000 euros).

Un voyou et un assassin pour succéder à Poutine ?

Un voyou et un assassin pour succéder à Poutine ?

BFM brosse le portrait d’Evgueni Prigojine, homme de main du Kremlin, patron notamment de Wagner Economie.

Le patron de Wagner devrait en effet créer un parti voire remplacer le moment venu Poutine. L’intéressé très proche de Poutine et qui assume les basses œuvres est en fait une créature de Poutine. Pour preuve, les troupes de mercenaires bénéficient toujours de la logistique militaire russe ( Matériel, équipement, moyens de transport). Dernier exemple en date au Mali. Wagner a pour objectif de nettoyer les écuries d’Augias aussi bien en interne qu’à l’extérieur.

Evgueni Prigogine est un ancien détenu, un criminel et un voleur surtout intéressé par l’enrichissement personnel que lui permet Poutine en échange de ses services criminels.
Il y a peu de chances pour que l’intéressé succède un jour Poutine car il ne dispose pas de réseau et hormis Poutine n’a guère d’appui dans l’appareil russe qui se méfie de ce mafieux.

‘Evgueni Prigojine a 61 ans, il est lui aussi un enfant de Leningrad, redevenu Saint-Pétersbourg à l’écroulement de l’URSS. Toutefois, les deux hommes n’ont pas vécu cet épisode soviétique de leur vie de la même manière. Tandis que Vladimir Poutine est un pur produit de l’appareil communiste, travaillant d’abord au KGB avant la reconversion de son service en FSB sous Boris Eltsine, Evgueni Prigojine a d’abord évolué dans les marges de la société. Il a ainsi été emprisonné neuf années durant – de 1981 à 1990 – pour des faits de banditisme et de vol.

Tout change pour lui à l’orée des années 1990, et sa trajectoire épouse dès lors celle d’une Russie qui s’empare du rêve d’un capitalisme à l’américaine après la dissipation de l’illusion soviétique. Evgueni Prigojine monte dans un premier temps des stands de hot-dogs, mentionne ici Le Devoir, avant d’ouvrir – toujours dans l’ancienne capitale des Tsars – un restaurant de luxe grâce au succès de sa première affaire. C’est d’ailleurs dans ce cadre privilégié qu’ont lieu ses premières rencontres avec Vladimir Poutine.

Il faut croire que l’entente est bonne car en 2000, dès l’accession de Vladimir Poutine à la présidence de la Fédération de Russie, le groupe de restauration qu’Evgueni Prigojine a créé entre temps est chargé de nourrir le Kremlin. D’où le surnom qui lui colle encore à la peau de « cuisinier de Poutine ».
« Les fermes à trolls »
Désormais à la tête de la société Concord, il diversifie ses activités. Et dans des directions peu orthodoxes. À partir de 2013, il sème de nombreuses « fermes à trolls » dans son sillage, des structures où des internautes charbonnent pour répandre les fausses informations sur internet. Il encourage de surcroît la multiplication de comptes Telegram. L’objectif est le même dans un cas comme dans l’autre: tenter d’influencer, ou de déstabiliser les élections dans les pays étrangers, dans le sens seyant évidemment le mieux à Moscou.

Longtemps, pourtant, l’entreprise était aussi abondamment dénoncée – comme en 2016 lors de la présidentielle américaine – qu’officieuse, voire clandestine. Mais ça, c’était avant. Car le « cuisinier » assume dorénavant ses casseroles. Le 7 novembre dernier, à l’aube des midterms aux États-Unis, Evgueni Prigojine est sorti du bois, via une déclaration publiée dans les médias russes et le réseau social VKontakt.

On pourrait ajouter que récemment le criminel est responsable de la mort de 500 jeunes mobilisés sans aucune expérience engagés de façon irresponsable sur le front ukrainien; il y a eu seulement deux rescapés !

Enseignement: Pas seulement un déficit en mathématiques mais aussi en français

Enseignement: Pas seulement un déficit en mathématiques mais aussi en français

La question de la réintégration des mathématiques en première est très discutée. – « La situation des mathématiques est très préoccupante, elle sera catastrophique si nous ne faisons rien », avait averti le président du CNRS. En réalité , c’est tout au long des études scolaires que la France est en retard non seulement en mathématiques mais aussi en Français d’après les observatoires internationaux. ( classement PISA en particulier). Du coup, ces classements sont contestés par certains enseignants.

L’opération d’évaluation du niveau scolaire a encore été contestée par les syndicats d’enseignants. Il est clair que la crise sanitaire a pu avoir des effets qui pèseront de façon négative sur les résultats mais plus fondamentalement les enseignants n’apprécient pas le principe d’évaluation. Cela d’autant plus que les classements mondiaux montrent une détérioration du système d’enseignement français. Majoritaire dans le second degré, le Snes craint aussi des «évaluations standardisées généralisées», qui reviendraient à évaluer «aussi les enseignants». Observons d’ailleurs la même réticence dans la plupart des services publics. Les services de l’État n’aiment pas être évalués.

En 2019, plus de 27% des élèves de CE1 n’arrivaient pas à lire plus de 30 mots dans une liste donnée. Et seuls 24% et 10% d’entre eux réussissaient respectivement l’ensemble des additions et des soustractions données. Avec des écarts selon les milieux sociaux. Dans l’éducation prioritaire, 62% des élèves lisaient «de manière satisfaisante», contre 72% hors éducation prioritaire. Un constat inquiétant quand on sait que la lecture assoit l’ensemble des apprentissages. En 2019, toujours, 17% des élèves arrivaient au collège sans maîtriser correctement le français. Une proportion qui grimpait à 37% dans l’éducation prioritaire renforcée.

Dès lors, il ne faut pas s’étonner de la faiblesse également en mathématiques si un certain nombre d’élèves ne sont même pas en capacité de comprendre les énoncés.

Pas seulement un déficit en mathématiques aussi en français

Ecole: Pas seulement un déficit en mathématiques aussi en français

La question de la réintégration des mathématiques en première est très discutée. – « La situation des mathématiques est très préoccupante, elle sera catastrophique si nous ne faisons rien », avait averti le président du CNRS. En réalité , c’est tout au long des études scolaires que la France est en retard non seulement en mathématiques mais aussi en Français d’après les observatoires internationaux. ( classement PISA en particulier). Du coup, ces classements sont contestés par certains enseignants.

L’opération d’évaluation du niveau scolaire a encore été contestée par les syndicats d’enseignants. Il est clair que la crise sanitaire a pu avoir des effets qui pèseront de façon négative sur les résultats mais plus fondamentalement les enseignants n’apprécient pas le principe d’évaluation. Cela d’autant plus que les classements mondiaux montrent une détérioration du système d’enseignement français. Majoritaire dans le second degré, le Snes craint aussi des «évaluations standardisées généralisées», qui reviendraient à évaluer «aussi les enseignants». Observons d’ailleurs la même réticence dans la plupart des services publics. Les services de l’État n’aiment pas être évalués.

En 2019, plus de 27% des élèves de CE1 n’arrivaient pas à lire plus de 30 mots dans une liste donnée. Et seuls 24% et 10% d’entre eux réussissaient respectivement l’ensemble des additions et des soustractions données. Avec des écarts selon les milieux sociaux. Dans l’éducation prioritaire, 62% des élèves lisaient «de manière satisfaisante», contre 72% hors éducation prioritaire. Un constat inquiétant quand on sait que la lecture assoit l’ensemble des apprentissages. En 2019, toujours, 17% des élèves arrivaient au collège sans maîtriser correctement le français. Une proportion qui grimpait à 37% dans l’éducation prioritaire renforcée.

Dès lors, il ne faut pas s’étonner de la faiblesse également en mathématiques si un certain nombre d’élèves ne sont même pas en capacité de comprendre les énoncés.

Trump: un retour très fragilisé

Trump: un retour très fragilisé

C’est officiel, Trump un peu dans la précipitation a annoncé sa prochaine candidature aux élections présidentielles américaines . Mais cette fois un retour très hypothétique car d’une part l’intéressé a perdu de sa superbe auprès de l’opinion et il est même très concurrencé au sein du camp des « Républicains ».

Le retour de Trump comme candidat aux présidentielles dans deux ans pourrait bien être assez hypothéqué par le relatif échec des « Républicains » aux élections intermédiaires. On attendait en effet une vague des candidats supportés par l’ancien président des États-Unis. Cette vague n’a pas eu lieu et les candidats soutenus par Trump ont particulièrement déçu.

Du coup, Trump lance prématurément sa campagne en se préparant à déclarer sa candidature. Il est en effet maintenant menacé notamment par le gouverneur de Floride largement élu.

«Le président Trump annoncera mardi qu’il est candidat à l’élection présidentielle. Et ce sera une annonce très professionnelle a déclaré son conseiller Jason Miller sur «War Room», le podcast de Steve Bannon, autre proche de Donald Trump. Le républicain de 76 ans juge que la question de sa candidature «ne se pose même pas», a expliqué M. Miller.

«Bien sûr que je me présente. Je vais le faire, et je veux m’assurer que les gens savent que je suis gonflé à bloc et que nous devons remettre le pays sur les rails», a assuré Donald Trump. «Tout le monde sait que je vais me présenter, donc allons-y», aurait-il ajouté.

La candidature de Donald Trump sera sa troisième à la Maison Blanche. Mais même si son influence sur le parti républicain reste indéniable, il sort fragilisé des élections de mi-mandat de mardi dernier, lors desquelles nombre de ses lieutenants ont déçu.Il est surtout menacé par la candidature probable du républicain gouverneur de Floride très charismatique.

Le gouverneur de Floride Ron DeSantis, réélu triomphalement, est auréolé de l’image de grand gagnant de cette saison électorale. La victoire de cette nouvelle star de la droite dure a conforté sa place de potentiel rival de l’ex-président pour l’investiture républicaine. Cela n’a pas échappé au milliardaire, qui a enchaîné cette semaine piques et moqueries contre celui qu’il surnomme «Ron-la-Morale».Il y a aussi la menace de Marc Spence son ancien vice-président qui avait retourné sa veste lors des événements du Capitole.

EDF : Toujours un risque de scission ?

Énergie>EDF : Toujours un risque de scission ?

Le risque de scission d’EDF ne serait pas écarté en dépit des dénégations du pouvoir. Une note préparatoire de l’administration datant du 27 juin 2022 fait aujourd’hui surface, dans laquelle est évoquée la cession d’environ 30% des activités liées à la transition énergétique du groupe.

L’idée serait toujours la même à savoir séparer les activités de production des activités de commercialisation. On mettrait le nucléaire d’un côté et le renouvelable de l’autre et en soumettrait la distribution à la concurrence. Bref, un peu la même logique que dans les télécommunications.

Le problème est que ces hypothèses de réorganisation ne sont sans doute pas la priorité du moment surtout avec la crise de l’énergie actuelle qui risque de se prolonger. L’important en effet c’est d’abord que le gouvernement définisse une stratégie claire sur le long terme. Jusque-là en effet il a fait du « en même temps » avec du nucléaire et en même temps du renouvelable finalement assez anecdotique dans sa capacité à assurer le besoin électrique de la France.

Hier, c’est-à-dire sous Hollande et Macron, on était décidé à sacrifier le nucléaire ; aujourd’hui, le nucléaire est réhabilité notamment avec la rénovation du parc actuel et la construction de six EPR tout de suite et 8 plus tard. Bref un changement total de stratégie mais qui maintient quand même le flou sur le développement du renouvelable pour satisfaire les écolos.

Une fois définie une stratégie enfin précise et sur le long terme, il faudra aussi secouer sérieusement EDF qui s’est endormi et a perdu des compétences nombreuses sur le plan technique. Sans parler de la productivité du personnel et du ménagement très laxiste de la direction.

Dans le même temps, le principale problème financier sera de trouver le financement pour les chantiers en cours concernant le grand carénage mais surtout la construction des EPR.

Il faudra aussi faire cesser cette fausse concurrence qui repose sur l’élaboration d’un système alternatif à celui de l’ARENH (Accès régulé à l’électricité nucléaire historique), qui oblige EDF à vendre chaque année 100 TWh de sa production nucléaire à bas prix à ses concurrents, mais dont la fin est prévue en 2025.

Faire un effort de formation pour renforcer l’employabilité

Faire un effort de formation pour renforcer l’employabilité.


« Pour affronter les changements majeurs induits par la transition numérique et environnementale, la France doit prendre, dès maintenant, le tournant de la formation » (Alain Roumilhac (ManpowerGroup France)

La lame de fond qui transforme actuellement le monde du travail français n’a jamais revêtu une telle force. Nous faisons face à des défis énormes : atteinte du plein-emploi, accompagnement des salariés aux innovations de rupture et inclusivité des talents.

Le marché de l’emploi reste dynamique mais doit s’adapter aux enjeux des nouvelles technologies. Les innovations de rupture représentent des opportunités extraordinaires mais sont également sources d’angoisse pour de nombreux salariés. J’ai la conviction que nous pourrons surmonter ces défis en investissant pour renforcer l’employabilité des salariés tout en attirant de nouveaux profils.
A l’heure où les transitions numériques et environnementales s’accélèrent, un risque important existe, de décalage entre les besoins des entreprises et les compétences des talents disponibles.
Notre étude, The Great Realization, montre que six employés sur dix devront acquérir des compétences nouvelles pour exercer leur métier dans le monde de demain. L’enjeu à l’avenir sera d’aborder la disparition de certains métiers à cause d’innovations de rupture et d’accompagner la transition environnementale des entreprises.

Pour affronter les changements majeurs induits par la transition numérique et environnementale, la France doit prendre, dès maintenant, le tournant de la formation pour que ces nouveaux métiers soient sources d’opportunité. C’est une nécessité pour faire de notre pays un leader dans ces deux domaines.

Avec un taux de chômage à 7,1%, la France s’approche du plein-emploi. Néanmoins, un plein-emploi soutenable, agile et protecteur ne pourra être atteint qu’à la condition que les politiques de ressources humaines soient plus inclusives. En effet, de nombreux profils sont tenus éloignés de l’emploi à cause du manque d’adéquation entre les politiques RH et les spécificités des talents.
Rigidités. Les politiques de recrutement sont encore trop fondées sur des critères d’âge, de diplômes ou de zones géographiques, rigidifiant et fragmentant l’accès à l’emploi. En conséquence, nous sommes un des rares pays où coexistent un chômage élevé et une pénurie forte de talents.

L’employabilité ne peut pas être un mot cosmétique. Il nous impose des efforts de tous les jours en direction des salariés et des demandeurs d’emploi. A mon sens, c’est là le cœur de notre mission en faveur de l’attractivité française.

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