Archive pour le Tag 'un'

PROSPECTIVE France : vers un chaos ingérable

PROSPECTIVE France : vers un chaos ingérable

 

La plupart des observateurs politiques voire des experts ont leur attention mobilisée seulement sur l’échéance présidentielle de 2027. Or il est à peu près certain que cette élection n’apportera pas le remède magique à tous les maux  dont souffre le pays. Au contraire, ce pourrait être le début d’un chaos socio économique -voire sociétal- ingérable.  Il ne s’agit pas en effet d’une petite crise mais d’un changement de paradigme qui affecte la plupart des aspects structurants d’une civilisation. La crise est sans doute d’abord surtout culturelle avec des conséquences dans presque tous les aspects de la société et de son environnement.

Une des caractéristiques de la crise est de présenter un caractère systémique aux interactions complexes et multiples. L’étude trop fragmentée des phénomènes constitue un des facteurs explicatifs essentiels  de l’incompréhension des transformations structurelles que nous vivons. Plus les connaissances se développent et plus elles s’isolent dans leurs domaines sectoriels respectifs favorisant ainsi une perte de cohérence globale.

 

Parmi les facteurs explicatifs, il faut peut-être surtout prendre en compte l’ampleur des transformations sur une période très courte d’une cinquantaine d’années. Le monde a en effet connu davantage d’évolutions en 50-60 ans que pendant des siècles et même des millénaires. Un seul exemple celui de l’agriculture,  passée brutalement d’une activité à caractère artisanal et local  à une activité à dimension industrielle mondiale. Il y a seulement quelques dizaines d’années au début du siècle dernier, l’économie de la France comme celle de la plupart des autres pays comparables reposait essentiellement sur l’agriculture.( Aujourd’hui cela représente seulement 3 % du PIB et % 3% de la population  Bien sûr,  l’agriculture représente encore une activité non négligeable pour la France mais les conditions de production et de vie ont été complètement bouleversées.

 

Le développement industriel puis tertiaire a opéré une véritable révolution dans l’aménagement du territoire et les populations sont désormais concentrées dans les métropoles et les grandes villes. Le même phénomène est en cours dans le monde entier provoquant en même temps un choc des conditions de vie, un choc de production, de consommation  mais aussi un choc des références. Bref on est passé d’une civilisation surtout rurale à une civilisation hyper urbaine. Au-delà des changements matériels, il y a donc surtout une évolution culturelle et sociétale. Une modification des valeurs et des repères de la société.

 

Un autre exemple celui de la formation et du parcours des enfants. Pendant longtemps la plupart des enfants limitaient leurs études à l’âge d’une douzaine d’années( en général en CM2). Quelques pour cent seulement étaient autorisés à poursuivre dans le supérieur. Aujourd’hui la plupart des jeunes se dirigent  vers le bac obtenu à près de 95% quand dans les années 50-60 le chiffre était de moins de 5 % de la population. Les jeunes en très grosse majorité étaient donc formés sur le terrain à partir d’une douzaine d’année (dans des centres d’apprentissage, dans les petites entreprises, dans l’exploitation familiale). On y apprenait évidemment les techniques de l’activité en cause en même temps que les valeurs morales et sociétales. Aujourd’hui on entre dans le monde du travail vers 23 ans en moyenne . Souvent sans expérience concrète de ce monde, de ses avantages bien sûr mais tout autant de ses contraintes individuelles et collectives. L’objet ici n’est pas d’analyser la politique de formation actuelle mais simplement de faire un constat. Ne parlons pas du niveau global des élèves avec dans certaines filières des bacs qui ne valent même pas le certificat d’études primaires de 1930. À l’inverse les élites progressent en compétence et nombre et en qualité. On ne parle pas ici bien sûr des licences et autres Masters de certains domaines qu’on distribue comme des poignées de mains et qui mènent  directement au chômage ou dans l’administration ! (Mécaniquement le niveau baisse par exemple dangereusement  chez les enseignants ! ).  La valeur travail ne cesse de perdre son influence et concerne même les cadres. Une société qui perd régulièrement cette valeur travail est condamnée à terme.

 

Les technologies constituent bien sûr un autre facteur de transformation de nos sociétés mais aussi de nos manières de penser et de nous  comporter. Les technologies ne sont pas pour autant condamnables. Elles peuvent être sources de progrès mais aussi de régression. D’un certain point de vue les progrès scientifiques qu’on retrouve dans les technologies sont assez neutres;  tout dépend de la manière de les utiliser ( exemple l’atome: pour faire de l’énergie ou des bombes ?). Les nouvelles  technologies sont désormais présentes partout dans le monde de la production, de la consommation, dans les ménages et pratiquement chez tous les individus. Le problème avec certaines technologies c’est que leur progrès risque de dépasser les capacités humaines à les contrôler ( voir par exemple les débats actuellement autour de l’IA). Globalement, les technologies ont largement servi le développement économique et donc la richesse globale du pays;  en quelques dizaines d’années, les revenus ont considérablement augmenté et les conditions de vie ont fait un bon considérable même si des  inégalités persistent. et que la très grande pauvreté progresse

 

Aujourd’hui plus d’un Français sur deux a pu accéder à la propriété ce qui était impensable ( très rare) dans les années 45-50. À l’époque beaucoup de familles devaient se satisfaire d’un logement exigu de trois pièces au plus  et l’on dormait à plusieurs par chambre mais aussi par lit. D’autant plus que les familles étaient souvent nombreuses. Aujourd’hui posséder  son logement , résider dans un logement moderne constitue la référence moyenne. Comme la possession d’un ou plusieurs véhicules, les voyages et les accès aux équipements collectifs, à l’information et à la culture.

 

Il est cependant  important de signaler qu’une rupture s’est produite assez récemment concernant le logement devenu inaccessible en propriété comme en  location notamment dans les métropoles et même dans  les villes moyennes. C’est un changement tellement profond qu’il  remet en cause les conditions de vie. Les techniques de construction sont  en cause tout autant que les modalités de financement, la spéculation sur le foncier et l’aménagement du territoire. Plus généralement, la France s’enfonce dans une crise immobilière dont on ne voit pas l’issue.

 

Au plan économique global, on a aussi connu des bouleversements d’ampleur. Le pilier industriel de l’économie a laissé place aux services. La philosophie technocratique à l’époque a considéré que l’industrie était obsolète qu’il convenait de la délocaliser dans les pays pauvres et/ou en développement. L’important étant de maîtriser la chaîne de valeur du fait de notre puissance commerciale et financière. Au début, on a délocalisé des produits non complexes comme par exemple le textile. Progressivement , c’est l’ensemble de la production industrielle qui a été délocalisée ou presque,  y compris pour les produits les plus sophistiqués comme l’aéronautique, l’industrie navale. L’activité industrielle dans des pays développés notamment en France est devenue marginale. En France, l’industrie représentait 13 % du PIB en 2025 par rapport à 28 % en 1960 . En même temps la France a perdu une grande partie de son indépendance économique. La dépendance est même double : celle que nous imposent les grandes puissances par exemple comme les États-Unis dans les activités numériques et celle de pays en développement qui se sont appropriés les activités y compris  les plus complexes. Moins innovante et surtout moins compétitive,  la France accuse régulièrement un déficit de sa balance commerciale (échanges extérieurs) de 50 milliards et plus par an. Ce solde est le véritable thermomètre de la compétitivité du pays. La France n’est pas armée pour affronter la compétitivité mondiale.

 

La richesse annuelle qui résulte de l’activité économique est insuffisante pour couvrir nos dépenses. Pour simplifier:  trop de dépenses et pas assez de recettes. D’où la fuite en avant avec un endettement excessif qui représente aujourd’hui autour de 3600 milliards dont le seul paiement des intérêts annuels sur la tendance sera de 100 milliards d’ici quelques années. Évidemment des chiffres qui semblent assez abstraits à une grande partie de l’opinion publique mais aussi aux décideurs notamment politiques soit par incompétence, soit par lâcheté.

 

Pour bon nombre de Français, ces chiffres paraissent relativement abstraits. Pourtant l’endettement représente un chiffre d’environ 100 000 € par ménage français.! De ce point de vue l’incompétence est générale. Les Français eux-mêmes sont fâchés avec l’économie,   avec ses concepts . Une étude d’un groupe d’assurances mondiales a d’ailleurs démontré dans le cadre d’une enquête concernant 19 pays européens  que la France occupait  la dernière place en matière de compétence économique et financière. D’une certaine manière, il y a malheureusement une certaine cohérence entre l’élite et la population. S’il  fallait s’en persuader il suffirait d’étudier un peu les propositions des principaux leaders politiques dans la perspective de 2027 : complètement inadaptées  aux enjeux de la période et aux perspectives d’avenir. Des catalogues de promesses illusoires, insuffisantes, contradictoires  qui voleront en éclats sous le poids des réalités.

 

La France vit au-dessus de ses moyens et en fait porter le poids financier sur les jeunes et les générations futures. Le gâchis est général et complètement incontrôlé tant  au plan de l’État qu’au niveau territorial. Saufs rares exceptions au niveau territorial,  on se « shoote » aux dépenses nouvelles,  dépenses d’exploitation et investissements. Et souvent  au motif que les projets peuvent bénéficier de subventions de l’Europe, de  l’État et des étagères administratives et politiques  inutiles. Il convient évidemment de procéder rapidement à la suppression de ces étagères inutiles comme les départements, les communautés de communes et autres institutions locales. Trois échelons administratifs sont suffisants : l’État bien sûr, la région et la commune.  La France compte environ 6 millions de fonctionnaires soit une masse salariale de l’ordre de 320 milliards par an. 10 à 20 % en trop si l’on compare avec des pays voisins.

 

Mais il n’y a pas seulement le coût salarial mais les conséquences financières des projets inutiles nourris par l’administration et les politiques. Sans parler du coût financier des procédures administratives imposées aux entreprises.

 

Compte tenu du gâchis généralisé,  chaque administration activité devrait pourtant   faire l’objet d’un audit pour distinguer ce qui était indispensable de ce qui est inutile et relève du gâchis. Cet audit est nécessaire y compris pour les secteurs dits en tension où les effectifs sont pas ne sont pas nécessairement là où il faudrait.

 

La priorité des priorités est de réduire les dépenses en  augmentant la richesse ( le PIB) et ce n’est qu’à cette condition qu’on peut parler de répartition. Et dans cette répartition Il faut accorder une  grande importance à la  recherche- développement notamment dans la Tech  et l’industrie. La France est très en retard globalement sur le niveau de ses investissements en particulier visant la productivité et l’innovation en général. En cause, une absence chronique de vision d’avenir réaliste , de moyens financiers limités par l’endettement, sans parler du refus de planification pour des enjeux stratégiques à long terme. Et  La crise financière est tellement grave qu’il faudra un plan de 10 à 20 ans  pour la résoudre.

 

Comme déjà indiqué,  les programmes électoraux sont complètement inadaptés aux enjeux. Ces projets politiques seront remis en cause par les contraintes internationales mais aussi par les contraintes internes et les contradictions qui caractérisent le pays.

 

En 2027, La présidence de la république se jouera entre Marine  Le Pen et un candidat du centre. Ce candidat du  centre voudra engager rapidement quelques réformes mais il se heurtera immédiatement à l’opposition des couches sociales concernées cela d’autant plus que ce candidat ne peut s’appuyer sur des forces politiques et sociales réelles. Des réactions seront encore peut-être plus violentes vis-à-vis d’une présidente issue du RN pour des motifs sociaux mais aussi politiques. Là aussi le RN manque sérieusement d’appui dans le monde du travail. Sans parler évidemment de sa compétence au niveau national.

 

 

Ajoutons que le chaos social pourrait s’ajouter à un chaos politique avec l’impossibilité par exemple pour le nouveau président d’obtenir une majorité à l’Assemblée nationale. Une hypothèse qu’il ne faut surtout pas éliminer .

 

L’immobilisme actuel conduit le pays dans le mur ; la crise généralisée justifiera  l’intervention du fonds monétaire international et de la BCE pour exiger un plan de redressement dans tous les domaines. Bref, l’étape du chaos ingérable paraît inévitable. Et cela d’autant plus que Macron s’est efforcé pendant 10 ans d’ ignorer totalement les organisations intermédiaires, devenue toutes exsangues et  pourtant indispensables pour négocier avec un peu de cohérence les sorties de crise. Macron a méprisé les organisations intermédiaires garantes  d’un  fonctionnement réellement démocratique. Ce président aura tué son propre parti. D’une certaine manière, le Parlement est aussi neutralisé certes par l’absence d’une majorité mais aussi par le passage en force ( article 49 -3 notamment de la constitution) des grandes orientations en particulier financières. Macron  a remplacé les organisations et institutions légales par des procédures bidons de concertation dont on a du mal à retenir les résultats et même le nom. Macron a remplacé l’action politique par le bavardage médiatique permanent.

 

Le caractère monarchique de la démocratie française a  sans doute atteint une dimension devenue intolérable. C’est aussi tout le système politique, tout le système démocratique qu’il convient de remettre en ordre. L’objectif étant à tous les niveaux d’associer et de responsabiliser les acteurs économiques sociaux et culturels. Cela suppose de redistribuer les champs de compétences, les champs de responsabilité et les outils d’évaluation et de contrôle. . Cela vaut également pour les collectivités locales qui le plus souvent fonctionnent comme l’exécutif national avec un chef qui décide tout sans concertation et des conseillers qui ne servent pas à grand-chose. En dernier ressort, il faut toujours faire décider par les institutions légales mais il est impératif avant d’associer les acteurs concernés. Répétons encore une fois que l’État qui s’occupe de tout mais bien mal doit se débarrasser de champs d’activité qui peuvent être gérées avec beaucoup plus d’efficacité par les acteurs et leur organisation.  Bref réduire l’action de l’État a des taches réellement régaliennes, gérer mieux ce qui est essentiel et d’intérêt public et stratégique.

 

Parmi les champs régaliens faut citer le problème de la gestion de l’immigration. Il convient d’aborder cette question avec lucidité et courage. La France aujourd’hui n’a plus les moyens de gérer une telle masse d’immigration. Contrairement à ce qui peut être affirmé ici ou là, l’immigration est nécessaire mais son volume doit être adapté progressivement aux besoins économiques du pays et à sa capacité à intégrer ces nouvelles populations. La négation de cette question tout autant que sa caricature relève de l’irresponsabilité et/ou de la démagogie.

 

 

Deux autres exemples de cette mauvaise gestion du  régalien : la sécurité et la question du développement de la drogue en France. Deux aspects où  la puissance publique se montre particulièrement inefficace. Une question de moyens sans doute mais aussi de volonté politique avec en plus une justice complètement dépassée. Une justice qui devrait se débarrasser des questions relativement mineures et les transférer aux responsables locaux notamment les maires aidés de  délégués de justice non professionnels. Le système judiciaire en France est complètement obsolète.

 

Autre exemple celui de la drogue. La France détient malheureusement un des records de consommation de drogue par habitant. Les réseaux sont particulièrement puissants et gangrènent de plus en plus de zones urbaines mais aussi rurales. Les moyens financiers des réseaux sont considérables. En face les moyens de lutte sont dérisoires surtout quand  en plus ces réseaux  n’hésitent pas à recourir à toutes les formes de violence. Dans ce domaine, il convient aussi d’analyser en profondeur les causes de cette gangrène et de mettre en place une stratégie incluant des moyens de lutte et de prévention à la hauteur de l’enjeu. L’insécurité est un domaine typiquement régalien donc de la responsabilité exclusive de la puissance publique qui pourtant se montre pratiquement impuissante sauf à la marge.

 

À l’insécurité montante s’ajoutent aussi des incivilités qui ne cessent de progresser aussi. Si les pouvoirs publics portent une responsabilité,  les citoyens ne peuvent être exonérés de celle-ci. Des citoyens qui ne sont pas complices mais généralement assez passifs face à la dégradation des rapports humains. D’où le repli individualiste qui caractérise l’attitude de beaucoup. La dégradation des rapports humains se traduit par exemple par un abandon progressif de la simple politesse. Combien d’adultes eux-mêmes se dispensent désormais de dire simplement merci, bonjour au revoir quand le savoir-vivre et  le respect l’exigeraient. La société est engagée dans la voie dangereuse de la  » décivilisation ». Et ce n’est pas un décret ou une loi qui pourront  gérer ce problème.

 

On ne peut se  rassurer en objectant que des pays comparables connaissent certaines de nos  difficultés. En effet,  la crise en France est beaucoup plus profonde que dans d’autres pays sur bien  des aspects socio économiques et politiques majeurs. Le sentiment général qui n’est pas sans fondement scientifique c’est que la France aujourd’hui est incapable de se réformer sérieusement compte tenu de l’indigence politique et des contradictions de la société. Même sur la question stratégique de la défense. Pourtant il est impératif de se protéger contre certains bouleversements géopolitiques au plan mondial. Contrairement à ce qui est affirmé la France par exemple n’est pas une grande puissance militaire. Nous manquons de tout , matériel et hommes. C’est tout juste si nous pourrions mobiliser rapidement 30 à 50 000 militaires en face de pays qui disposent d’équipements et de millions de soldats. La seule force un peu réelle  est celle de l’arme nucléaire. Pour le reste, l’armée est complètement échantillonnaire. Un peu de tout mais pas grand-chose face aux besoins. Pour illustrer ce propos il suffit de citer la manière dont nous avons été expulsés du Niger, du Mali, du Burkina Faso par les djihadistes, les milices russes et la mafia des dictateurs en herbe. Rien d’étonnant, nous n’avons mobilisé que 5000 soldats face  à un territoire aussi grand que l’Europe ou presque. La faiblesse de l’armée française est alarmante en dépit des discours grandiloquents de nos responsables. Nous n’avons ni les moyens de nous engager sur des opérations extérieures de manière significative et pas davantage d’assurer la défense et la sécurité intérieure.

 

En outre, pour des motifs démagogiques. La France s’est même permise de supprimer le service militaire obligatoire. Au motif que désormais les conflits sont devenus très technologiques et exigent compétences adéquates. Un argument complètement éculé car les civils possèdent sans doute une autre maîtrise des nouvelles technologies par exemple dans le maniement des drones et plus généralement dans le numérique. La France a besoin d’un autre niveau d’équipement en matériel en état de marche et en personnel. Le rétablissement du service militaire obligatoire constituerait un des aspects de la reconstitution d’une armée à la hauteur des enjeux. Accessoirement cela permettrait un brassage sociologique utile aux uns  et aux autres et à toute la société. Rétablir un service militaire de l’ordre de 10 à 12 mois ne constitue pas un effort impensable à effectuer dans la vie d’un citoyen. C’est aussi l’occasion de solidifier l’adhésion aux valeurs du pays. Un des moyens pour réunifier un pays éclaté. Un des moyens pour renforcer l’esprit de rigueur, et de solidarité. En outre, on pourrait plus souvent et plus significativement recourir aux forces armées pour faire face à certaines catastrophes naturelles ou non et pour assurer la sécurité interne en cas de besoin.

 

Dans beaucoup de domaines, Il  faut donc aussi opérer un transfert de responsabilité vers les acteurs et les territoires dont on aura aussi simplifié l’organisation. Le manque de confiance vis-à-vis des institutions est indiscutable , le sentiment qui domine et que la France est condamnée au déclin. Cette perte de confiance se traduit par exemple dans l’évolution démographique.

On voit mal aujourd’hui où sont les forces politiques,  les personnalités qui sont capables de répondre aux différents enjeux abordés ( la liste évoquée n’est malheureusement pas exhaustive ; on pourrait aussi parler notamment de l’environnement, de la laïcité, de la santé). La France est trop centralisée, bureaucratisée pour gérer de façon cohérente le pays. Par ailleurs sociologiquement les élites sont rarement représentatifs de la population : trop de technocrates, de carriéristes et de fonctionnaires.

 

Rien de fondamental en France ne pourra changer sans d’abord une analyse partagée d’une crise complexe et systémique. Le problème est qu’une analyse un peu rigoureuse est souvent contradictoire avec les stratégies électorales politiques. Dans un pays dont  la culture économique est très faible,  le discours démagogique  l’emporte souvent sur celui de la rigueur et du courage. Et l’immobilisme triomphe des velléités de réforme.

 

Gaston Bessay expert en prospective.

Budget France : un pays ingouvernable

Budget France : un pays ingouvernable
Vraisemblablement le cirque va continuer de se produire au sein de l’Assemblée nationale concernant le projet de budget. En effet la question n’est pas de traiter les finances du pays mais de se positionner dans la perspective des élections prochaines : municipales, législatives et présidentielles. Du coup, chaque parti affiche son programme démagogique , irresponsable et contradictoire. De toute façon, cet exercice fallacieux n’aboutira à rien et le budget initial sera appliqué par ordonnance faute de majorité ou alors c’est l’ancien budget de 2025 qui sera mis en œuvre par 12e. L’assemblée nationale n’aura servi strictement à rien sinon qu’à afficher des postures électoralistes.
La première responsabilité de ce chaos incombe donc aux organisations politiques qui pourtant ne représentent pas grand-chose dans le pays. La plupart ne sont que des groupuscules d’écuries de présidentiables composés de responsables, de courtisans et d’aspirants à la candidature. La plupart des chiffres relatifs au nombre d’adhérents sont complètement erronées : quelques milliers au plus dans chaque parti. Et les élections au sein de chaque organisation sont toutes bidonnées. À ce manque de représentativité s’ajoutent l’incompétence et le manque de courage. Signalons aussi le décalage complet de cette classe politique sur le plan sociologique. La plupart des élus politiques actuellement sont presque tous issus de milieux de la petite bourgeoisie voire de la grande : très peu de représentants du monde de la production, beaucoup d’anciens fonctionnaires et assimilés, de professionnels de la politique passés dans des instituts politiques. Peu de vrais experts en particulier en matière économique.
Au lieu de se pencher prioritairement sur la question fondamentale de l’ampleur des dépenses, l’Assemblée nationale s’est focalisée sur les recettes en organisant un vaste concours Lépine fiscal alors que le pays détient évidemment déjà le record mondial de prélèvements obligatoires; or le budget ne pourra réellement et durablement être rééquilibré qu’après une réduction drastique de la dépense devenue complètement incontrôlable à tous les étages administratifs et politiques. Il y a notamment le montant que représente la masse salariale des fonctionnaires mais il faudrait y ajouter le coût des équipements qui leur sont nécessaires ainsi que le coût qu’il génère vis-à-vis du monde de la production et de la croissance.
Pour éviter d’avoir à se livrer à cet exercice de rigueur, on jette du brouillard sur les dépenses alors qu’il conviendrait d’effectuer partout une évaluation de l’action publique même dans les secteurs les plus sensibles. Partout en effet des économies sont possibles avec d’autres organisations, d’autres affectations, aussi le transfert au privé d’activités qui n’ont rien de régalien. Ainsi ces véritables armées de jardiniers recrutés massivement par une immense majorité de collectivités locales. Mais on pourrait multiplier les exemples -dans le champ national comme local – d’activités inutiles ou douteuses qui se reproduisent elles-mêmes avec des budgets toujours en hausse. La France compte en moyenne à population comparable 1 million de fonctionnaires en plus par rapport à la moyenne européenne et 2 millions en plus par rapport à l’Allemagne. La France compte un nombre d’étagères administratives inutiles qui complexifient la vie réelle et affecte aussi bien le budget que la compétitivité.
Si ces dérives se produisent elles sont aussi le fruit d’une grave méconnaissance de la problématique économique et financière de la part des responsables mais aussi des citoyens. D’une certaine manière, le citoyen français a le système et les responsables politiques qu’il mérite. En France, le débat se réduit le plus souvent à une approche marxiste face à une approche ultra libérale. Bref une caricature de confrontation démocratique moderne. La plupart des politiques sont des guignols qui récitent leur catéchisme idéologique mais qui une fois au pouvoir font à peu près le contraire ou pire rien du tout. Ainsi la France va payer encore longtemps la démagogie de Mitterrand avec la retraite à 60 ans et celle de Jospin Aubry avec les 35 heures. Elle paiera encore longtemps les dépenses incontrôlées des gouvernements qui ont pratiquement tous laissés filer le budget. Cela vaut aussi pour la droite.
La vérité c’est que le train de vie de la France dérive grâce à la compensation avec l’Allemagne. L’euro assure le pouvoir d’achat des Français mais c’est l’Allemagne qui soutient sa valeur grâce à sa productivité, à sa compétitivité et à ses exportations. Sans l’euro, la France aurait sans doute dévalué sa monnaie au moins deux fois dans une proportion de 20 à 30 % si l’on s’en tient aux fondamentaux qui rendent compte de la valeur réelle d’une économie et de sa représentation monétaire. Des dévaluations qui auraient entraîné automatiquement de fortes inflations et des pertes de pouvoir d’achat.
Faute de compétence, de lucidité du courage la France restera encore ingouvernable pendant des années.

cour des comptes

« La fonction publique française – comprenant l’État, les collectivités territoriales et les établissements hospitaliers – emploie aujourd’hui 5,8 millions d’agents. Entre 2017 et 2025, les effectifs ont augmenté de 278 000 agents (hors contrats aidés), une croissance qui pèse mécaniquement sur les finances publiques. En 2024, les rémunérations versées aux agents publics sont estimées à 357 milliards d’euros, un niveau comparable aux dépenses de retraite. Selon l’OCDE, l’emploi dans les administrations publiques représente en 2023 22 % de l’emploi total en France, contre 16 % au Royaume-Uni, 13 % en Italie et 11 % en Allemagne, pour une moyenne de 18 % dans l’ensemble des pays membres. Si la France alignait sa fonction publique sur cette moyenne, cela représenterait près d’un million d’agents en moins. Dans cette perspective, et afin de fonder les réformes nécessaires sur des données rigoureuses, Contribuables Associés appelle la Cour des comptes à mener une analyse approfondie de la masse salariale, du temps de travail – marqué par de fortes disparités – et de la productivité dans les trois versants de la fonction publique. »

Changement d’heure : un rituel idiot et nuisible à la santé

Changement d’heure : un rituel idiot et nuisible à la santé

Non seulement le changement d’heure ne permet pratiquement aucune économie d’énergie mais il est néfaste pour la santé. Il faut être un technocrate pour penser le contraire en matière d’énergie. Ce qui est économisé le matin est dépensé le soir et inversement. C’est un peu comme si on décidait de raccourcir les mois d’une journée pour réduire la consommation mensuelle !

Des études récentes montrent que l’avancement de l’heure au printemps (qui retarde la sécrétion de la mélatonine – l’hormone du sommeil) peut réduire le temps de sommeil de façon transitoire, et ainsi augmenter le nombre et la gravité des accidents cardiaques pendant au moins 7 jours après le changement d’heure et augmenter la fréquence des accidents du travail et de la circulation. Selon le Dr Marc Schwob: « Changer d’heure provoque entre autres des troubles du sommeil et de l’attention. Les enfants et les personnes âgées sont particulièrement touchés et mettent environ une semaine pour s’adapter aux nouveaux horaires ». Au-delà de la phase transitoire d’adaptation au nouvel horaire, le coucher du soleil tardif en été peut rendre l’endormissement plus difficile. 54 % Selon un sondage OpinionWay pour Comprendre Choisir, les Français seraient majoritairement contre cette pratique du changement d’heure (54 %), contre un peu moins d’un sur cinq favorables (19 %) et un peu plus d’un sur quatre indifférents (27 %). Ils ignorent notamment que cela leur permet des économies (59 %) et mettent en avant un impact négatif sur « le sommeil, l’alimentation ou l’humeur » (75 %). Ce dernier constat est régulièrement appuyé par des études sur l’impact du changement d’heure dont une réalisée par la Commission européenne, qui écrit que « la santé peut être affectée par le changement de biorythme du corps, avec de possibles troubles du sommeil et de l’humeur ». En 2008, une étude suédoise publiée dans le New England Journal of Medicine, s’appuyant sur des statistiques du pays entre 1987 et 2006, constatait elle « une augmentation statistiquement significative du risque de crise cardiaque » dans la semaine suivant le changement d’heure, notamment celui d’été. La baisse de consommation d’éclairage pourrait être compensée par l’augmentation des besoins de chauffage le matin au début du printemps. Un rapport de l’École des Mines de 1992 concluait cependant à un effet minime (< 0,1 TWh pour la France). La généralisation des lampes plus économes en énergie (les lampes fluocompactes et plus récemment les lampes à LED) réduit l’économie d’énergie permise par le passage à l’heure d’été. Une étude portant sur l’État de l’Indiana conclut que la faible économie d’énergie réalisée sur l’éclairage est très largement compensée par une utilisation accrue de la climatisation. Le supplément d’énergie consommée est estimé dans ce rapport d’environ 2 à 4 %. Un rapport remis au Sénat français en 1997concluait : « Il ressort de l’ensemble de cette étude que les avantages annoncés ou attendus du changement semestriel de l’heure ne sont pas suffisamment importants pour compenser les inconvénients ressentis par les populations », en particulier en ce qui concerne la santé publique, les conditions de travail et les modes de vie, l’agriculture, la protection de l’environnement et la sécurité routière.

Lecornu : encore un oligarque, premier ministre éphémère ?

Lecornu : encore un oligarque, premier ministre éphémère ?

On ne peut pas évidemment juger par avance le comportement de Lecornu comme premier ministre. On peut toujours espérer le meilleur même si c’est sans illusion. Inutile d’entretenir de vaines espérances cependant compte tenu d’une part du contexte politique mais aussi de la personnalité de l’intéressé. En clair la situation politique française est toujours aussi bloquée et le profil de Lecornu ,professionnel de la politique, n’a rien pour enthousiasmer.

L’accueil du grand public à l’égard premier ministre, ancien ministre des armées, n’a donc rien d’enthousiasmant. L’intéressé a le profil moyen classique de la classe politique actuelle. Pour tout dire; c’est un professionnel qui n’a jamais travaillé ailleurs que dans la politique. Comme beaucoup, il a commencé comme assistant parlementaire pour ensuite prendre la place de son patron. Ils sont des dizaines et des dizaines avoir suivi ce chemin à gauche comme à droite. Bref le copinage politique et le carriérisme. En outre on a du mal à observer le charisme de l’intéressé et de distinguer son projet politique. Il ne prendra sans doute pas de grands risques surtout sous la coupe de Macron qui l’a choisi à dessein. Lecornu sera sous la tutelle de Macron, soit un boulet supplémentaire pour un premier ministre disposant déjà de peu de marges de manœuvre.
L’environnement politique actuel se caractérise par un raidissement des extrêmes qui désormais réclament à cor et à cri la dissolution et même le départ de Macron. Lecornu ne pourra compter que sur l’éventuelle bonne volonté de socialistes, eux-mêmes très divisés sur la ligne stratégique et même sur les idéologies. Le parti socialiste est encore largement contaminé par la maladie infantile du marxisme.
Il n’y a évidemment rien attendre du côté de Mélenchon engagé dans un processus révolutionnaire qui se limite pour l’instant à brûler des poubelles et à l’incantation gauchiste. Une attitude qui sert chaque jour un peu plus l’extrême droite.
Du côté du Front National, on souhaite maintenant capitaliser les progrès réguliers de l’audience dans l’opinion publique. Tous les sondages donnent ce parti en effet très largement en tête. Pas sûr cependant en cas d’élection législative que le front national parvienne à la majorité. De ce fait, la France court le risque de se retrouver encore avec un éclatement en quatre groupes toujours incompatibles et un quasi blocage des institutions.
Il faudrait un homme fort, compétent et déterminé pour réaliser une union susceptible de mettre fin aux contradictions de la division. Pas sûr que Lecornu qui manage bien sa carrière ait cependant des compétences voulues pour gérer un pays complexe, agité et démoralisé. Lecornu n’a pas été choisi dans cette optique mais pour gagner du temps et permettre à Macron de finir son mandat. En attendant 2027, la France va continuer de s’enfoncer économiquement et financièrement et Lecornu pourrait n’être qu’un premier ministre aussi éphémère aussi inconsistant que d’autres.
La France compte sans doute pourtant des hommes de qualité susceptibles vraiment de manager le pays mais Macron a toujours préféré les seconds couteaux qui ne risquent pas d’empiéter sur son domaine monarchique.

Pollution plastique : pour un tournant historique

Pollution plastique : pour un tournant historique

Après l’échec des négociations à Busan, Genève accueille une session cruciale pour tenter d’arracher un traité mondial contre la pollution plastique. Face à l’urgence sanitaire, climatique et économique, les États doivent choisir : perpétuer un modèle toxique ou initier une transformation radicale. Par Maxime Dupont, cabinet Bartle (*) dans la « Tribune »

Après l’échec des discussions à Busan en Corée fin 2024 du Comité de négociation intergouvernemental (INC-5) et l’incapacité des états à prendre des engagements forts pour réduire la pollution plastique, tous les regards sont tournés vers Genève où se tiendra entre le 5 et 14 août une nouvelle session de négociations pour espérer arracher un traité international ambitieux.

Il s’agit sans doute de l’ultime opportunité de renverser la table pour les états et de marquer un tournant historique. Face à l’urgence climatique et sanitaire, entre enjeux économiques et blocages politiques, l’heure est arrivée d’éviter un traité vide de sens.

Nous n’avons jamais produit autant de plastique, malgré les alertes des scientifiques. Nous produisons plus de 460 millions de tonnes de plastique chaque année, deux fois plus qu’il y a 20 ans et un volume qui pourrait tripler d’ici 2060. Plus de 260 millions de tonnes deviennent immédiatement un déchet. Moins de 10 % du plastique produit est recyclé dans le monde, le reste étant enfoui, brûlé ou simplement « jeté ».

En plus des déchets, nombre d’études scientifiques ont montré à quel point le plastique est toxique pour nos organismes et se retrouve absolument partout dans notre vie, notre organisme, jusqu’à notre cerveau. Environ 15 000 molécules composent ces plastiques, dont la plupart sont peu connues, et presque 5 000 dont on sait qu’elles dérégulent nos hormones et nos organismes (les perturbateurs endocriniens).

Et tout ça coûte très cher, entre 2 200 et 3 700 milliards de dollars par an en tenant compte de la pollution marine, du climat, des maladies générées, de la pollution des sols, de l’utilisation de l’eau, de la pollution de l’air, du désaménagement du territoire, de la perte de services écosystémiques marins, etc.

À l’inverse, le potentiel économique des alternatives est immense : réemploi, consigne, matériaux biosourcés… Ce marché pourrait générer plusieurs centaines de milliards de dollars et beaucoup d’emplois (300 000 en Europe selon le Bureau européen de l’environnement) si les États envoient un signal clair !

Et si la solution était simplement le recyclage?
C’est prolonger une fiction que d’imaginer que les capacités de recyclage absorberont 100 % de la production de déchets plastique. Elles augmentent significativement, mais moins vite que la production ou la complexité de fabrication des plastiques. Les projections les plus fiables ne permettent pas d’imaginer un taux de recyclage au-delà de 12 % à horizon 2060 dans le monde. Il faut néanmoins continuer d’investir massivement et soutenir les filières de recyclage (un besoin estimé à 32 milliards de dollars dans le monde d’ici 2040). Le recyclage est nécessaire, mais il ne s’attaque qu’aux symptômes.

Le vrai tabou de la réduction de la production et le blocage des états producteurs de pétrole

Plusieurs camps s’opposent, pour ne pas dire « s’affrontent », avec des visions du monde à ce jour irréconciliables, chacun y allant de son paquet de solutions visant à réduire la pollution plastique — mais surtout continuer à défendre leurs intérêts.

Or, vous n’êtes pas sans savoir que le plastique est composé à 99 % de pétrole. Les pays producteurs n’ont que peu d’intérêt à voir le niveau de production réduire, c’est une telle manne financière (on parle d’un marché de 1 000 milliards de dollars par an), qu’ils bloquent systématiquement toute volonté d’encadrement d’une réduction contrôlée de la production (Russie, Arabie Saoudite, États-Unis). D’autres pays occidentaux y trouvent un intérêt industriel en milieu de chaîne et sont dans un « ni-ni » complice.

De l’autre côté, un nombre grandissant de pays veulent s’attaquer au fléau (plus d’une centaine a priori). Ils sont les « perdants » du business du plastique, voire même les « victimes ». Ils sont conscients du problème, conscients des solutions possibles, inexplorées, rêvant d’une place à jouer dans ce modèle de demain.

Des propositions concrètes pour un traité crédible. Ces grandes réunions et négociations ont malheureusement déjà déçu. Afin de ne froisser personne, le niveau d’ambition est souvent très consensuel pour convenir à tout le monde. C’est déjà un indicateur qu’on tape à côté. Nous n’insufflerons pas de changement systémique majeur sans froisser 2-3 états rentiers d’un modèle qui marche sur la tête.

Il faut absolument rentrer avec un traité qui adressera le sujet « réduction de la production » sinon ça ne sert presque à rien d’y aller. Rappelons-nous qu’augmenter les taux de recyclage et réduire la toxicité des plastiques sont de bonnes solutions qui fonctionnent mécaniquement par la réduction de la production. Il est vraiment question aujourd’hui de renverser la table : les grands gagnants sont ceux qui polluent massivement, cette asymétrie dans le partage des responsabilités et des coûts ne peut plus durer.

La réduction de la production de plastique n’est qu’un point de départ
Nous avons besoin d’un traité avec un objectif clair et ambitieux de réduction de la production de plastique vierge d’ici 2030 et 2050. Une fois que cette ambition est actée, il faudra veiller à sa ratification large et rapide, il faudra convaincre dans chacun des états, il faudra même créer des alliances d’états qui souhaitent avancer plus vite que d’autres (et ce hors lobbys industriels), combinant scientifiques, citoyens, élus.

Viendront ensuite des mesures plus précises, mais tout autant impactantes : l’interdiction progressive des plastiques toxiques, non recyclables, un moratoire sur les nouveaux sites pétrochimiques, la définition collectivement de nouveaux usages — l’interdire là où il est inutile, revenir à des usages et une présence raisonnée du plastique dans nos quotidiens (santé, hygiène, alimentation, etc.)

Il faudra s’en donner les moyens, il faudra assurer un soutien massif aux autres solutions (au recyclage, au réemploi), jouer du levier fiscal pour aider et inciter.

Au-delà du sujet du climat qui est majeur, il est important de rappeler que les entreprises ont besoin de visibilité et de lisibilité pour se mettre en ordre de bataille. Comme je le dis souvent, le temps du politique n’est pas celui de l’entreprise : les dirigeant(e)s ont besoin d’une vision claire pour engager les transformations et réaliser les investissements nécessaires.

_______

(*) Maxime Dupont travaille depuis une douzaine d’années dans le conseil, avec une expertise des transformations « à impact » des entreprises : décarbonation, économie circulaire, biodiversité, résilience climatique, stratégie ou innovation. Ayant intégré Bartle en 2018, il est aujourd’hui Directeur en charge des équipes et enjeux « impact & durabilité » pour le cabinet. Il travaille pour une diversité d’organisations implantées au cœur des territoires sur des sujets de stratégie à impact.

Medvedev : un apparatchik alcoolique dangereux

Medvedev : un apparatchik alcoolique dangereux


Medvedev a agrandi dans l’ombre de Poutine et il a accepté de jouer un faux rôle de président pendant l’alternance qui empêché Poutine d’assurer la fonction. Une sorte d’accord plus ou moins bidon qui permettait Poutine devenu premier ministre de continuer de gérer le pays. Mais Medvedev s’est pris au jeu et pendant un moment à jouer au libéral autorisant notamment l’intervention en Libye. Cette conversion a fortement déplu à Poutine qui se méfie de Medvedev ; lequel est obligé d’en rajouter des tonnes en matière de radicalité et d’injure pour tenter de se récrédibiliser.

Pour tenter de le calmer en lui a donné la présidence d’un conseil de sécurité qui n’a aucun rôle. Ce qui n’empêche pas l’intéressé d’agiter régulièrement la menace nucléaire à tout bout de champ. Le problème principal de Medvedev outre sa position fragile dans l’appareil mafieux de la Russie c’est sa dépendance à l’alcool qui le prive d’une grande partie de son discernement. Les récents débordements de Medvedev pourraient le conduire à une mise à l’écart encore plus prononcée car pour l’instant Poutine–notamment sous pression des Chinois–s’abstient de toute perspective de recours à l’arme nucléaire.

Fiscalité–un rappel de près de 2000 € pour 13 millions de contribuables

Fiscalité–un rappel de près de 2000 € pour 13 millions de contribuables

Les écarts constatés entre le montant prélevé à la source et le montant dû donne lieu chaque année à des rectifications et en 2025, pas moins de 13,1 millions de foyers fiscaux devront s’acquitter d’un solde d’impôt sur le revenu pour l’année 2024, d’après une information du Parisien .

En moyenne, ce reliquat s’élève à 1901 euros. Ce cas de figure se présente lorsque le contribuable a bénéficié d’une avance de réduction ou crédit d’impôt trop importante en janvier 2025, ou bien lorsqu’il n’a pas modifié son taux de prélèvement à la source suite à une hausse de revenus.

Droits de douane américains : un accord lamentable comme Von der Layen

Droits de douane américains : un accord lamentable comme Von der Layen

Un accord lamentable obtenu par le mafieux Trump avec l’aval de l’inconsistante présidente de la commission européenne qui s’est littéralement couchée devant le président américain

La première responsabilité de cet accord catastrophique pour l’économie européenne mais aussi mondiale incombe évidemment à Trump qui utilise ses méthodes de mafieux avec chantage, mensonges et menaces délictueuses. En clair, Trump fait sauter toutes les règles internationales relatives au commerce mondial. Mais l’Europe a aussi ses propres responsabilités qui se nourrissent de ses propres faiblesses. La première consiste à donner un pouvoir de négociation stratégique à une technocratie bruxelloise qui ne dispose d’aucune légitimité politique et souvent ignore tout des réalités. ( La majorité des experts sont des fonctionnaires des différents pays).

Faute de vrai pouvoir politique l’Europe est divisée et parvient difficilement à déterminer des axes stratégiques communs. En clair, chaque pays défend sa propre boutique quitte à démolir les politiques européennes communes. Une critique qui sera partagée par les extrêmes à gauche comme à droite en s’appuyant sur les 10 % « seulement » obtenus par le Royaume-Uni. Une différence de taille toutefois les exportations britanniques ne représentent pas grand-chose vers des États-Unis et sont très déficitaires. L’impact sera donc faible contrairement à l’union économique européenne dont la balance commerciale était jusque-là très positive.

La troisième responsabilité est liée à la fragilité interne de certains pays comme la France par exemple. Un pays dont l’autorité internationale comme nationale est largement mise en cause en raison d’un président complètement déconsidéré, d’une absence de majorité et d’une situation financière dramatique. Macron porte aussi une grave responsabilité car il a accepté de soutenir Von der Layen contre -le très efficace et très compétent Thierry Breton. Von der Layen, une présidente de la commission complètement inconsistante et qui a surtout passé son temps à éliminer autour d’elle les compétences contestataires. Son attitude lamentable devant Trump témoigne à la fois de sa faiblesse et de sa veulerie.

Les responsabilités sont donc multiples et peut-être que la principale est celle de situation politique, économique et démocratique très fragiles dans nombre de pays d’Europe; notamment en France aujourd’hui pratiquement sans véritable gestion stratégique et avec des responsables politiques largement discrédités, incompétents mais aussi ou sans courage. Voir par exemple ce débat lamentable autour du retour d’un service militaire d’une journée de « volontaires » quand il faudrait mobiliser une classe d’âge pour former de vrais soldats pendant deux à trois mois au minimum. Au mieux la France peut mobiliser 50 000 soldats quand la Russie peut compter sur plus d’un million disponibles immédiatement.

La trahison des élites laissera des traces historiques compte tenu des bouleversements économiques et financiers qu’elle va provoquer. Dans le commerce international en général ou désormais les systèmes de production sont tellement imbriqués et d’abord aux États-Unis avec l’envolée conjointe de l’inflation et de l’endettement. Heureusement cet accord ne tiendra pas longtemps mais aura provoqué des séismes économiques, politiques voire démocratiques durables notamment en Europe.

Droits de douane américain : par un accord , un dictat très flou

Droits de douane américain : par un accord , un dictat très flou

Officiellement l’union européenne et les États-Unis se réjouissent d’un accord qui n’en est pas un. D’abord parce que les Européens ont du se soumettre au droit de douane à 15 % ; ce qui est considérable si on tient compte par ailleurs de la dévaluation du dollar de l’ordre de 12,5 %. C’est contraint et forcé que l’Europe accepte ce dictat après avoir été menacée de 25 %. À noter que l’acier et l’aluminium supporte toujours des taxes à 50 %.

Pour le reste des discussions doivent encore intervenir pour préciser les orientations définitives. Quant à la promesse d’investissement vers les États-Unis c’est surtout une annonce à usage interne pour les partisans de Trump; même chose pour les promesses d’achat de matières premières énergétiques. Dans ces deux domaines la décision appartient aux entreprises et non aux Etats. Bref de promesses très floues. L’Europe a du plier sous la pression des États-Unis d’une part et sous le poids de ses propres contradictions internes d’autre part sans parler de la faiblesse personnelle de la présidente de la commission européenne qui ne pèse pas lourd en politique.

C’est évidemment à l’usage qu’on mesura les conséquences d’un pseudo accord et notamment son effet sur l’inflation et la croissance aux États-Unis et les conséquences sur l’économie mondiale et sur celle de l’Europe. Le risque est grand que ce type de décision soit néfaste aussi bien pour les États-Unis que pour les pays qui commercent avec eux. En dernier ressort ce sont les marchés financiers qui pourraient bien arbitrer notamment si le déficit américain continue d’enfler sous le poids d’une baisse de croissance et d’augmentation du déficit budgétaire. D’ores et déjà on constate un fort désengagement à bas bruit par les étrangers des obligations américaines.

Crise financière France : un pays ingérable

Crise financière: un pays ingérable

Face à la crise financière d’une France ingérable le pays se retrouvera un jour ou l’autre comme la Grèce en situation de faillite( on dit « défaut » pour ne pas affoler l’opinion). Quand les experts parlent d’un déficit égal à 6 % du PIB ou d’une dette cumulée de 114 % du PIB , soit 3300 milliards, les propos paraissent complètement abstraits à la plupart des Français. Des Français par ailleurs fâchés avec les chiffres en général et les connaissances économiques et financières d’autre part.

Ainsi une enquête d’Allianz avait démontré que sur 19 pays la France se situait au au dernier rang européen en matière de connaissances sur le terrain économique et financier. On peut régulièrement rappeler les 30 ou 40 chiffres qui caractérisent la dramatique situation du pays. De quoi noyer encore un peu plus la plupart des Français dans leur incurie. Pourtant la dette publique ramenée à l’échelle d’un ménage c’est de l’ordre de 100 000 € ! Pourtant le déficit annuel actuellement est autour de 150 milliards. Pourtant le plan d’économies de 40 milliards de Bayrou est rejeté par une très large majorité ( alors qu’il manque 150 milliards ). Pourtant le poids de la dette( charges financières) va passer de 50 à 100 milliards en quelques années et devenir le premier poste de dépenses.

Faute d’équilibre la France est condamnée à l’emprunt et à la dette perpétuelle. Jusqu’au jour où les prêteurs exigeront des taux d’emprunt usuriers qui détruiront tous les équilibres économiques à commencer par celui des entreprises. Cela se traduira aussi par une envolée de l’inflation qui est une manière plus discrète de réajuster les ressources fiscales à la richesse réelle du pays. Une richesse qui correspond surtout à la valeur de la production et au travail qui la rend possible.

Or les salariés à temps complet en France travaillent 1673h par an soit beaucoup moins que la plupart des autres pays européens. La France produit 15 % de moins de richesses que ses voisins faute de croissance, faute de travail.

Pour résumer trop peu de travail pour trop peu de populations et donc trop peu de richesses mais des déficits abyssaux comte tenu des dépenses publiques complètement incontrôlées.

Les responsabilités sont évidemment complexes et multiples. En premier on pense évidemment à la classe politique sorte de club de professionnels qui ont transformé la fonction électorale en job très rémunérateur eu égard à leur production réelle. Et de s’appuyer pour cela sur des analyses et des projets politiques complètement démagogiques et surréalistes à gauche comme à droite.

Les Français ont tellement peu de mémoire qu’ils ne se rappellent même pas que le parti socialiste a dû faire trois dévaluations après les dérives financières de Mitterrand. De la même manière, la France a perdu en compétitivité avec les 35 heures d’Aubry. À gauche, c’est l’idéologie marxiste qui domine les analyses ( PC bien sûr mais aussi chez les écolos, les Insoumis clownesques, une grande partie du PS et des syndicats comme Sud ou la CGT). À droite on patauge entre libéralisme et étatisme.( Cela vaut aussi pour le Rassemblement National). Globalement la classe politique est hors sol et a surtout pour but de se reproduire de manière lucrative.

L’autre handicap majeur du pays, c’est le poids des fonctionnaires et de l’intervention omnipotente de l’État y compris sur des sujets qui n’ont rien de régalien. Au bas mot il y a au moins 1 million de fonctionnaires en trop qui non seulement plombent les comptes avec leur masse salariale mais qui en plus et surtout provoquent des surcoûts bureaucratiques que doivent avaler les entreprises.

La fonction publique est-elle aussi devenue incontrôlable, elle se reproduit toute seule et sans contrôle politique et démocratique. C’est vrai au plan national mais c’est peut-être encore pire au plan local avec ses hordes de fonctionnaires qui progressent partout. Une situation qu’on masque en attirant l’attention sur quelques situations effectivement critiques pour légitimer les sureffectifs inutiles dans la plupart des activités.

La troisième responsabilité incombe directement aux Français vraiment fâchés avec toute rationalité économique et qui à 80 % refusent de supprimer par exemple deux jours de fête par année alors que le pays est celui qui travaille le moins en Europe quand on intègre tous les paramètres. Le résultat aussi de la dégradation de la valeur travail, de l’individualisme et de la baisse générale du niveau de formation en moyenne.

En attendant la France tente de se rassurer mais en réalité vit sur le dos de pays plus vertueux comme l’Allemagne qui grâce à sa compétitivité et à sa production assure la solidité de l’Euro. Sans l’euro une éventuelle monnaie nationale serait sans doute dévaluée de 15 à 20 %.

Faute de prise de conscience sur l’ampleur de la crise, de démagogie et d’incompétence d’ici quelques années la France remettra son sort dans les mains du FMI et des investisseurs prêteurs.

En attendant le pays se focalise autour de la question de la suppression du lundi de Pentecôte !

Bayrou : un projet de budget déjà techniquement et politiquement obsolète

Bayrou : un projet de budget déjà techniquement et politiquement obsolète

Le seul intérêt du débat autour du projet de budget deux Bayrou aura sans doute été de favoriser une plus grande sensibilisation sur la situation assez dramatique des finances de la France. Pour le reste, on peut légitimement considérer que ce projet du Premier ministre est à la fois obsolète du point de vue technique et politique.

Sur le plan technique , les prévisions de recettes vont se révéler assez rapidement obsolètes. En effet les rentrées fiscales en dépit de la non révision des barèmes vont se montrer assez inférieures aux prévisions. En cause une croissance qui ne sera pas au rendez-vous. Au mieux il faut s’attendre à une stagnation de l’économie. On sait en effet que la consommation alimente surtout la croissance en France. Les salaires et les prestations sociales désindexées donc vont diminuer et affecter négativement la dynamique de l’activité économique donc aussi les ressources fiscales.

L’environnement international et les mesures douanières de Trump vont aussi constituer un environnement défavorable aux échanges et aux croissances internes. Le pouvoir d’achat des particuliers mais aussi des entreprises sera affecté par la hausse des droits de douane. Le problème des finances publiques de la France est double il s’agit de réduire des dépenses qui actuellement produisent un déficit annuel de leurs 150 milliards par an . D’où la nécessité d’emprunter pour boucher les trous avec une perspective de charge financière de 100 milliards d’ici 2030, soit le premier budget du pays. Les mesures Bayrou ( 43 milliards d’économies théoriques) sont loin d’être à la hauteur des enjeux.

Pour résumer il propose le blocage des salaires et des prestations sociales, la hausse des impôts sur le revenu provoqué par le figeage du barème et la suppression de deux jours fériés. Le très net tassement de la croissance voire sa régression vont venir peser négativement sur les dépenses sociales. Les incertitudes politiques par ailleurs vont encourager l’attentisme aussi bien dans le domaine des investissements que dans celui de la consommation.

Mais ce budget va surtout souffrir du climat politique délétère et n’a aucune chance d’être soutenu par une majorité dans une l’assemblée nationale complètement irresponsable. Pire une motion de censure paraît incontournable pour des motifs d’orientations tout autant que par vraie démagogie en perspective des prochaines élections municipales. Au final après plusieurs semaines de discussions assez inutiles, la France risque d’être condamnée à se passer de budget voté par l’Assemblée nationale. On devra alors se soumettre encore à une loi spéciale, vraie année blanche celle-là, qui ne va pas rassurer à l’intérieur du pays mais aussi qui ne va pas satisfaire les investisseurs extérieurs et notamment les prêteurs quant à la vraie volonté de réformer en profondeur et de manière durable la gestion financière du pays.

La France vit au-dessus de ses moyens depuis 30 à 50 ans, du fait d’une dépense incontrôlée; tout autant que par son insuffisance de production de richesses : de l’ordre de 15 % en moins par rapport aux voisins européens. Il faudrait aussi faire le lien avec les autres facteurs explicatifs du déclassement de la France comme par exemple l’écroulement du niveau scolaire et la dépréciation de la valeur travail.

Mali : un général président à vie !

Mali : un général président à vie

Les militaires ont réussi leur coup en rejetant la France afin de s’approprier le pouvoir au Mali. Ainsi le général Assimi Goïta sera reconduit par période de cinq ans autant de fois qu’il le faudra ! Bref une dictature de l’armée et un pays qui va s’enfoncer de plus en plus dans la misère et la répression.

Au Mali, le général Assimi Goïta promulgue une loi lui accordant un mandat illimité de président
Le chef de la junte au pouvoir au Mali a promulgué une loi, le 10 juillet, le maintenant au pouvoir jusqu’à 2030 au moins. Cette mesure s’inscrit dans une série de restrictions sévères aux libertés prises par les militaires pour consolider leur régime dans le pays sahélien. Exemple : la suppression des partis politiques.

« Il remplit les fonctions de chef de l’Etat (…) jusqu’à la pacification du pays, à compter de la promulgation de la présente charte », selon la loi. Arrivés au pouvoir au Mali à la suite de deux coups d’Etat en 2020 et 2021, les militaires s’étaient engagés à remettre le pouvoir aux civils au plus tard en mars 2024 !

L’armée malienne et ses alliés – les mercenaires russes d’Africa Corps – chargés de traquer les djihadistes, sont régulièrement accusés de commettre des exactions contre des civils. Le Mali et ses voisins du Niger et du Burkina Faso se sont réunis au sein d’une confédération, l’Alliance des Etats du Sahel.

Conflit Israël : l’Iran prend en otage un cycliste français !

Conflit Israël : l’Iran prend en otage un cycliste français !

Preuve de la fragilité du régime religieux, l’Iran en riposte aux attaques américaines et israéliennes arrête un cycliste Franco allemand. Un jeune touriste qui parcourt le monde à bicyclette !

Motif : l’intéressé aurait commis un délit qui n’est pas précisé : sans doute pour avoir donné des nouvelles à ses proches par téléphone !

La dictature des religieux devient d’autant plus folle que le régime perd de plus en plus de son crédit au sein même du pays. L’autre preuve de cette fragilité et de cette fébrilité, c’est cette décision invraisemblable de lancer une fatwa contre le président américain. En clair, Il s’agit d’encourager les fanatiques et les cinglés à commettre des crimes. Un appel qui malheureusement risque d’être entendu tellement le nombre d’abrutis fanatisés est grand dans le monde.

Le ministre des Affaires étrangères iranien Abbas Araghchi a reconnu ce jeudi 10 juillet, dans un entretien publié par nos confrères du Monde, que les autorités du pays ont interpellé Lennart Monterlos, le jeune cycliste de 18 ans porté disparu depuis le 16 juin dernier. «Il a été arrêté pour avoir commis un délit, et une notification officielle concernant sa situation a été transmise à l’ambassade de France», précise-t-il.

Deux autres Français, Cécile Kohler et Jacques Paris, accusés notamment d’espionnage pour le compte d’Israël, sont détenus en Iran et encourent la peine de mort. La professeure de lettres âgée aujourd’hui de 40 ans, originaire de l’est de la France, et son compagnon Jacques Paris, 72 ans, avaient été arrêtés le 7 mai 2022, au dernier jour d’un voyage touristique en Iran.

Cerveau: des nouveaux neurones se forment aussi dans un cerveau adulte

Cerveau: des nouveaux neurones se forment aussi dans un cerveau adulte

Pendant longtemps on a cru que le cerveau humain possédait un stock de neurones qui déclinait irrémédiablement après l’adolescence. En fait, la formation de nouveaux neurones est possible plus tard dans la vie, et des chercheurs viennent d’en faire la démonstration.( info Courrier international)

Jonas Frisén et ses collègues de l’institut Karolinska, en Suède, dont les travaux viennent de paraître dans Science, ont réussi à prouver la présence de cellules précurseuses des neurones dans un cerveau humain adulte. Ces cellules dites progénitrices étaient le maillon manquant pour prouver que la production de nouveaux neurones pouvait en effet se faire dans un cerveau adulte. Ceci suffira-t-il à clore la controverse ?

“Jusqu’à la fin du XXe siècle, l’opinion dominante en neurosciences était que, passé l’enfance, les humains s’arrêtaient de produire des neurones. Après l’adolescence, tout ce qu’il pouvait se passer était la perte de cellules, au mieux une réorganisation”, rappelle Popular Science. Mais depuis quelques années, des neurobiologistes avancent que la neurogenèse, c’est-à-dire la production de nouveaux neurones, peut se faire chez les adultes, comme pour les enfants ou les souris et les macaques adultes.

La neurogenèse “engage des cellules souches qui ne cessent de donner naissance à des cellules progénitrices, lesquelles prolifèrent pour former des neurones immatures qui deviendront complètement fonctionnels par la suite”.

Météo: Un pic jusqu’à 38°

Météo: Un pic jusqu’à 38°

A partir du jeudi 19 juin, les températures vont grimper dans les départements de la façade Atlantique, prévient Météo-France. Ces fortes chaleurs se généraliseront au reste du territoire vendredi et samedi, journée qui devrait « constituer le pic de cet épisode, notamment [dans l'ouest de la France] avec des valeurs qui seront fréquemment situées entre 34 et 37°C, voire 38°C » d’après Météo France

12345...336



L'actu écologique |
bessay |
Mr. Sandro's Blog |
Unblog.fr | Annuaire | Signaler un abus | astucesquotidiennes
| MIEUX-ETRE
| louis crusol