Archive pour le Tag 'tassement'

Automobiles Chine: recul du marché qui confirme le tassement de la croissance

Automobiles Chine: recul du marché qui confirme le tassement de la croissance

 

Le principal marché automobile mondial enregistre une chute sévère qui explique en grande partie les impacts négatifs sur l’industrie manufacturière et plus généralement  sur la croissance.

Les  ventes des véhicules des particuliers ont chuté de près de 7,5%, une baisse encore plus forte qu’en 2018. Le recul du marché n’a pas touché tous les constructeurs automobiles. Ceux qui ont perdu des parts de marché sont les fabricants chinois et américains, tandis que ceux qui ont connu des ventes en hausse sont les marques japonaises et allemandes.

Autre indicateur, ‘’évolution des prix qui constitue évidemment un thermomètre qui mesure le déséquilibre entre l’offre et la demande. Or comme on le sait la demande internationale à l’usine de monde que constitue la Chine ne cesse de se réduire. Du coup,  les prix diminuent. Le signe aussi que la consommation intérieure chinoise ne parvient pas encore à compenser l’écroulement des exportations en raison notamment de l’endettement de nombreux acteurs économiques. Les prix à la production en Chine ont en effet décliné en décembre à un rythme moins important que le mois précédent, le signe d’un rebond modeste de l’activité manufacturière et qui suggère que les mesures de soutien engagées par le gouvernement pourraient avoir contribué à stabiliser l’économie.

 

Le tassement de la croissance de l’activité manufacturière constitue  aussi un autre  thermomètre de la demande mondiale et au-delà de la croissance. L’activité dans le secteur manufacturier en Chine a progressé en décembre à un rythme encore plus faible que le mois précédent, qui avait marqué un pic en trois ans, du fait du ralentissement des nouvelles commandes, montrent les résultats publiés jeudi de l’enquête réalisée par Caixin/Markit auprès des directeurs d’achats.

 

L’indice PMI manufacturier calculé par Caixin/Markit s’est établi à 51,5 le mois dernier, contre 51,8 en novembre. Il est inférieur au consensus, qui donnait un indice stable, mais reste pour un cinquième mois consécutif au-dessus du seuil de 50 qui sépare contraction et expansion de l’activité.

 

Ces statistiques, essentiellement basées sur les PME tournées vers l’export, font place à moins d’optimisme que les données officielles communiquées précédemment selon lesquelles l’activité dans le secteur manufacturier a progressé pour un deuxième mois consécutif grâce à une accélération de la production.

Croissance chine: recul du marché automobile qui confirme le tassement

Croissance chine: recul du marché automobile qui confirme le tassement

 

Le principal marché automobile mondial enregistre une chute sévère qui explique en grande partie les impacts négatifs sur l’industrie manufacturière et plus généralement  sur la croissance.

Les  ventes des véhicules des particuliers ont chuté de près de 7,5%, une baisse encore plus forte qu’en 2018. Le recul du marché n’a pas touché tous les constructeurs automobiles. Ceux qui ont perdu des parts de marché sont les fabricants chinois et américains, tandis que ceux qui ont connu des ventes en hausse sont les marques japonaises et allemandes.

Autre indicateur, ‘’évolution des prix qui constitue évidemment un thermomètre qui mesure le déséquilibre entre l’offre et la demande. Or comme on le sait la demande internationale à l’usine de monde que constitue la Chine ne cesse de se réduire. Du coup,  les prix diminuent. Le signe aussi que la consommation intérieure chinoise ne parvient pas encore à compenser l’écroulement des exportations en raison notamment de l’endettement de nombreux acteurs économiques. Les prix à la production en Chine ont en effet décliné en décembre à un rythme moins important que le mois précédent, le signe d’un rebond modeste de l’activité manufacturière et qui suggère que les mesures de soutien engagées par le gouvernement pourraient avoir contribué à stabiliser l’économie.

 

Le tassement de la croissance de l’activité manufacturière constitue  aussi un autre  thermomètre de la demande mondiale et au-delà de la croissance. L’activité dans le secteur manufacturier en Chine a progressé en décembre à un rythme encore plus faible que le mois précédent, qui avait marqué un pic en trois ans, du fait du ralentissement des nouvelles commandes, montrent les résultats publiés jeudi de l’enquête réalisée par Caixin/Markit auprès des directeurs d’achats.

 

L’indice PMI manufacturier calculé par Caixin/Markit s’est établi à 51,5 le mois dernier, contre 51,8 en novembre. Il est inférieur au consensus, qui donnait un indice stable, mais reste pour un cinquième mois consécutif au-dessus du seuil de 50 qui sépare contraction et expansion de l’activité.

 

Ces statistiques, essentiellement basées sur les PME tournées vers l’export, font place à moins d’optimisme que les données officielles communiquées précédemment selon lesquelles l’activité dans le secteur manufacturier a progressé pour un deuxième mois consécutif grâce à une accélération de la production.

 

Tassement économique ou énorme crise financière » ? (Sébastien Laye)

Tassement économique ou énorme crise financière » ?  (Sébastien Laye)

Dans une tribune au Monde, Sébastien Laye, PDG d’Aslan Investissement et chercheur associé en économie à l’Institut Thomas souligne le décalage croissant entre richesse réelle et richesse spéculative financière. Il décrit notre économie comme « bilancielle », c’est-à-dire que la richesse provient plus de la valeur financière des actifs que de la production effective, engendrant bulles et krachs.’(extraits)

 

Tribune.

 

  »Alors que les nuages s’amoncellent sur la croissance mondiale, la question qui taraude les économistes les plus sérieux, et devrait en conséquence nous alerter, est celle de la nature de la prochaine séquence négative du cycle économique : simple ralentissement comme les lois d’airain de l’économie nous en promettent tous les cinq ou six ans après une phase d’expansion ? Ou bien répétition d’une crise financière comme celles du début des années 1990, du début des années 2000 et enfin en 2008, avec des conséquences économiques et sociales bien plus graves qu’un simple « trou d’air » temporaire ?

A la suite de Richard Koo, dans son ouvrage phare The Holy Grail of Macroeconomics (Wiley, 2008), nous pensons que la nature de nos économies a changé depuis trente ans : du fait du retrait des Etats et de la baisse de l’investissement public, et surtout de la financiarisation de nos économies et du crédit, ces dernières sont devenues des économies « bilancielles » : elles ne reposent pas tant sur les bénéfices des entreprises ou les salaires des ménages, que sur les patrimoines des divers acteurs économiques ; elles sont fondées sur la valeur d’actifs, tels que l’immobilier, le stock de liquidités (souvent empruntées), des titres obligataires.

Les bilans sont ainsi de plus en plus étendus par rapport à des revenus et à des rendements à faible croissance. Le pilier premier de la science économique, « les agents maximisent leurs profits », est mort. L’effet richesse est un effet papier : la hausse du cours d’une action ou d’une obligation détermine l’enrichissement d’un acteur économique. Il a supplanté la soif du profit en numéraire, sauf quand celui-ci provient de la revente d’actifs… souvent financiers !

Cela signifie que la valeur des actifs est bien plus importante pour la stabilité systémique que les rendements tirés de ces actifs. Là ou un gérant de fonds pouvait acheter de simples bons du Trésor pour atteindre un objectif de rendement de 7 % à 8 % il y a encore vingt ans, il lui faut aujourd’hui acheter à tour de bras tout type d’actifs risqués.

Les récessions elles-mêmes, au lieu d’être de simples récessions conjoncturelles comme avant les années 1990, se transforment en « récession bilancielle » : les acteurs économiques, réalisant qu’ils ne sont plus solvables (quel que soit le niveau des taux d’intérêt, même zéro !), cherchent à dégonfler leur bilan et n’empruntent plus ensuite pendant quelques années. »

Mobilisation transports: un tassement inévitable

Mobilisation transports: un tassement inévitable

 

Le tassement de la mobilisation dans les transports était inévitable compte tenu de la durée du conflit. On sait que les gauchistes et autres anarcho-populistes  des organisations radicales sont lancés dans une course mortifère. Il s’agit de montrer à la base quelle  est l’organisation la plus intransigeante. Le problème, c’est qu’avec une telle stratégie, on perd en participation. Il est clair qu’après le succès de jeudi dernier, les organisations auraient dû faire une pause et attendre les déclarations du Premier ministre avant de se relancer dans un nouveau conflit. Si les organisations radicales continuent sur cette voie stratégique ils connaîtront le sort des gilets jaunes qui ont épuisé leurs troupes pour les mêmes raisons. Le problème, c’est que le bal est mené par les gauchistes de Sud et que la CGT ne veut pas se montrer moins radicale. Malheureusement les gauchistes de Sud ( solidaires) poursuivent un objectif politique et non un objectif syndical. La priorité de Sud n’est pas d’aboutir à un compromis mais de contester et de détruire le système politique en place. Un objectif qui n’est pas de la responsabilité d’une organisation syndicale.

 Partout, les cortèges ont été moins fournis que lors de l’acte I,: selon le ministère de l’Intérieur, 12.000 personnes ont manifesté dans le calme à Marseille contre 25.000 jeudi dernier, 7000 à Rennes contre 10.000, 5000 à Limoges contre 12.000 ou encore 2500 à Avignon contre 10.000. À Paris, seules 27.000 personnes ont défilé, beaucoup moins que cinq jours plus tôt, selon le cabinet Occurrence pour le compte d’un collectif de médias, dont Le Figaro. Au total, 339.000 manifestants ont été recensés en France, contre 800.600 jeudi.

Pour Philippe Martinez, qui s’est sans surprise dit «satisfait», la mobilisation est restée «importante», même si le patron de la CGT reconnaît qu’il y avait «moins de monde». Au motif que «le mécontentement reste haut», il réclame donc toujours le retrait du projet qu’Édouard Philippe doit présenter ce mercredi midi«Aujourd’hui, on est dans l’installation d’un mouvement», a quant à lui précisé Yves Veyrier, le numéro un de FO. Une intersyndicale, qui s’est réunie dans la soirée, a décidé de deux nouvelles dates de mobilisation interprofessionnelle et de grève les jeudi 12 et mardi 17 décembre.

Le conflit a également baissé en intensité dans le service public, où les taux de grévistes étaient en chute libre: 6,15 % dans les trois fonctions publiques, versus 26 % le 5 décembre, avec une décroissance dans l’hospitalière. À EDF, la mobilisation est restée forte, avec 26,9 % de grévistes contre 41,4 % jeudi dernier. Idem dans l’Éducation nationale: 12,41 % des personnels dans le primaire et 19,41 % dans le secondaire étaient en grève, contre respectivement 51 % et 42 % cinq jours plus tôt, du jamais-vu depuis 2003.  Comme jeudi dernier, la RATP a tourné au ralenti: neuf lignes de métro à Paris sont restées fermées tandis qu’un RER A sur deux et un RER B sur trois circulaient aux heures de pointe. Comme la veille, sept dépôts de bus ont été bloqués jusqu’à ce que les forces de l’ordre les libèrent en fin de matinée. À la SNCF, où 20 % des TGV et des Transiliens étaient en service, plus de trois quarts des conducteurs étaient en grève, soit le même taux que la veille, mais en repli de plus de 10 points par rapport à vendredi, au deuxième jour d’un mouvement reconductible de jour en jour.

Aucune amélioration notable dans les transports n’est à attendre à court terme, surtout en Île-de-France«La circulation sera difficile jusqu’à la fin de la semaine», prédit le directeur général de SNCF Transilien, Alain Krakovitch, et ce même si les prévisions de trafic sont en très légère hausse pour ce mercredi. Par souci de sécurité, la direction de l’entreprise ferroviaire recommande toujours, toutefois, «de ne pas venir en gare et d’utiliser d’autres moyens de transport».

La situation ne devrait pas s’arranger non plus à la RATP, puisque la poursuite de la grève a été votée dans tous les dépôts, parfois jusqu’à… vendredi. «La semaine est morte», résume Thierry Babec, de l’Unsa-RATP, premier syndicat de la régie. La débrouille (covoiturage, vélos et trottinettes) et la patience, notamment en région parisienne, vont donc rester encore quelque temps de mise. 

Zone euro: Le ralentissement de l’inflation confirme le tassement économique

Zone euro: Le ralentissement de l’inflation confirme le tassement économique

 

 

On est loin de l’objectif des 2 % d’inflation souhaitée par la banque centrale européenne qui témoignerait d’une activité plus soutenue. En effet en octobre, l’inflation  n’a affiché une tendance de 0,7 % sur un an. elle  a ralenti en octobre en raison de la baisse des prix de l’énergie, confirment les statistiques définitives publiées vendredi par Eurostat.

Les prix à la consommation dans les 19 pays partageant l’euro ont progressé de 0,7% le mois dernier sur un an, après une hausse de 0,8% en septembre, un chiffre qui confirme les estimations initiales.

Ce ralentissement s’explique par une chute de 3,1% des prix de l’énergie. Cependant si on exclut l’énergie d’inflation se limite encore autour de 1 % sur un an. En cause évidemment le ralentissement mondial qui pèse sur le prix des échanges internationaux et sur les consommations intérieures.

Zone euro: Le ralentissement de l’inflation confirme le tassement économique

Zone euro: Le ralentissement de l’inflation confirme le tassement économique

 

 

On est loin de l’objectif des 2 % d’inflation souhaitée par la banque centrale européenne qui témoignerait d’une activité plus soutenue. En effet en octobre, l’inflation  n’a affiché une tendance de 0,7 % sur un an. elle  a ralenti en octobre en raison de la baisse des prix de l’énergie, confirment les statistiques définitives publiées vendredi par Eurostat.

Les prix à la consommation dans les 19 pays partageant l’euro ont progressé de 0,7% le mois dernier sur un an, après une hausse de 0,8% en septembre, un chiffre qui confirme les estimations initiales.

Ce ralentissement s’explique par une chute de 3,1% des prix de l’énergie. Cependant si on exclut l’énergie d’inflation se limite encore autour de 1 % sur un an. En cause évidemment le ralentissement mondial qui pèse sur le prix des échanges internationaux et sur les consommations intérieures.

Croissance France : confirmation du tassement

Croissance France  : confirmation du tassement

 

Selon le dernier bulletin de la Banque de France publié ce mardi 12 novembre, la croissance du produit intérieur brut (PIB) se limiterait  0,2% au quatrième trimestre selon une première estimation. Au final en 2019, , la croissance sera légèrement est supérieure à 1%. C’est-à-dire à peu près la moyenne de la zone euro mais mieux que l’Allemagne dont l’activité enregistrera une petite progression de 0,5 % 2019. Théoriquement la banque de France prévoit une croissance 2020 égale à 2019. Une prévision un peu optimiste compte tenu du tassement enregistré en fin d’année. 

L’enquête mensuelle de la Banque centrale montre que l’indice du climat des affaires dans le secteur industriel s’est établie à 98 au mois d’octobre contre 96 en septembre. Après cette légère embellie, la croissance de la production industrielle pourrait se tasser en novembre. Les chefs d’entreprise anticipent un coup de frein de l’activité dans l’automobile actuellement en proie à des difficultés.

Dans les bâtiment, les entreprises sont guère optimistes. Si l’activité est restée soutenue au mois d’octobre, dans le gros œuvre et le second œuvre notamment, l’activité serait moins forte en fin d’année selon les dirigeants interrogés par l’institution bancaire.

Dans les services, l’activité a progressé « modérément » au mois d’octobre. Les chefs d’entreprise interrogés anticipent une poursuite de la croissance au même rythme entre octobre et novembre. Cette stabilisation devrait permettre de limiter les dégâts alors que les deux premiers secteurs sont en perte de vitesse.

En dépit de cette légère révision à la baisse, la croissance de la richesse produite en France devrait s’établir à 1,3% cette année. Dans ses dernières perspectives macroéconomiques annuelles dévoilées fin septembre, l’établissement bancaire envisageait une stabilité de l’activité entre 2019 et 2020. Les investissements publics et privés ont particulièrement soutenu l’économie française en 2019. En période préélectorale, les collectivité ont tendance à multiplier les investissements, ce qui permet de soutenir la demande intérieure.

En revanche, si les mesures d’urgence économiques et sociales décidées à la suite de la crise des « gilets jaunes » et du grand débat ont permis de doper le pouvoir d’achat des Français, les effets sur la consommation tardent à se faire sentir. mais  les Français ont privilégié l’épargne cette année avec un taux supérieur à 15%, frôlant un record. Le directeur adjoint du département « analyse et prévision » de l’observatoire français des conjonctures économiques (OFCE) Mathieu Plane déclarait récemment à La Tribune.

« La grande question est de savoir si les ménages vont reprendre des comportements plus en phase avec leurs revenus. Le troisième trimestre 2019 montre que la consommation a été encore assez peu dynamique par rapport au pouvoir d’achat. La question est de savoir si le cycle de consommation va être plus en lien avec les niveaux de revenus ».

Croissance française : tassement confirmé en 2020

Croissance française : tassement confirmé en 2020

 

La croissance n’était déjà pas extraordinaire en 2018 (1,7%) mais elle s‘est encore affaiblie en 2019 avec des prévisions qui tournent autour de 1.3%. Pour 2020, on devra se contenter d’une activité encore plus faiblarde. . Selon les dernières prévisions de l’institut COE rexecode , la croissance du PIB en 2020 devrait atteindre 1,2% contre 1,3% cette année et 1,7% en 2018. Une différence au demeurant de l’épaisseur du trait mais qui montre la tendance baissière. Tendance qui dépendra de l’environnement international aussi du comportement de la consommation et des investissements. Pour les échanges malheureusement le déficit se maintiendra sans doute autour de 50 milliards.  Les projections de COE-Rexecode sont relativement proches de celles de l’Insee. En effet, l’institut en charge des statistiques publiques table également sur un PIB à 1,3% pour cette année. À l’échelle de la planète, les craintes de Rexecode d’un effondrement de l’économie sont modérées. Une modération qui peut s’expliquer aussi par la nécessité d’entretenir le moral des patrons dont certains sont cependant inquiets.

« Nous n’amplifions pas le ralentissement observé depuis un an et demi et nous ne cédons pas aux sirènes qui parlent de récession, a expliqué Denis Ferrand. C’est un ralentissement marqué. A l’échelle mondiale, le PIB devrait progresser d’environ 3%. Ce qui est un atterrissage marqué par rapport à 2017 mais ce n’est jamais que la moyenne tendancielle du passé. Depuis 40 ans, le rythme moyen annuel est de 3,3% ».

Evidemment Rexecode compte sur la consommation intérieure pour soutenir la croissance mais ses commentaires peuvent être discutés :

«  Les dépenses de consommation des ménages devraient accélérer l’année prochaine et pourraient être supérieures à la progression du pouvoir d’achat. « On ne voit pas pourquoi, il y aurait un changement de tendance.

La plupart des indicateurs sur l’épargne mettent en évidence des taux proches de 15% malgré les mesures socio-fiscales annoncées par le gouvernement destinées à soutenir le porte-monnaie des Français. « Il devrait y avoir plus de consommation [...] La distribution de pouvoir d’achat constatée au cours des derniers mois, sous l’effet des mesures fiscales et la progression des salaires, ne s’est pas traduite par une accélération de la consommation des ménages très importante. Il y a eu une fuite vers l’épargne ».

 

 En fait les ménages sont aussi inquiets vis-à-vis de l’environnement économique et les incertitudes sur la réforme des retraites n’est pas de nature à rendre les consommateurs moins prudents. Les commentaires de l’institut patronal relèvent davantage de l’espérance que de la prévision. Sans doute pour que la consommation prenne le relais des exportations et des investissements qui se tassent. Depuis deux ans, il y a une très forte dynamique de l’investissement des entreprises avec 3,9% de croissance en 2018 dans l’investissement productif, 3,3% en 2019. En revanche, il y a des premiers signaux sur des ralentissements de l’investissement. Ce sont les industriels qui ont révisé à la baisse leurs prévisions d’investissement pour 2019.Note Rexocode.  Pour 2020, l’investissement des entreprises devrait chuter de 1,9 point pour atteindre 1,4%.

Du côté des administrations publiques, l’investissement est également soutenu en 2019 dans le contexte pré-électoral. Les collectivités privilégient souvent les dépenses d’investissement à l’approche des scrutins municipaux. En revanche, ces dépenses devraient marquer le pas l’année prochaine passant de 3,6% à 1%.

Pour l’emploi, les économistes de Rexecode sont plus pessimistes. Après plusieurs années favorables en créations d’emplois (226.000 en 2018, 245.000 en 2019), Rexecode anticipe 77.000 créations dans le secteur marchand. Justement un net tassement qui pourrait aussi peser sur le moral des ménages et la consommation.

 

Croissance : Zone euro: un tassement inquiétant des prix à la production

Croissance : Zone euro: un tassement inquiétant des prix à la production

 Le recul des prix à la production enregistré en août témoigne évidemment de la mollesse de la demande. Certes les prix de l’énergie ont pesé sur l’évolution globale mais la tendance est inquiétante. Elle traduit en fait une certaine atonie tant de la demande internationale que des demandes internes. Autant d’éléments qui confirment la faiblesse attendue de la croissance en 2019 qui se limitera pour de 1 % pour la zone euro. Les prix à la production dans la zone euro ont en effet  baissé plus qu’attendu en août en raison d’une chute de ceux de l’énergie, montrent les statistiques publiées jeudi par Eurostat, qui confirment la tendance à la baisse des pressions inflationnistes.

L’indice des prix à la production a reculé de 0,5% par rapport à juillet et de 0,8% par rapport à août 2018.Les économistes interrogés par Reuters prévoyaient en moyenne une baisse de 0,3% seulement sur un mois et de 0,5% sur un an. Les prix de l’énergie affichent une baisse de 1,9% d’un mois sur l’autre et de 4,9% sur un an. Hors énergie, les prix à la production restent stables par rapport à juillet et augmentent de 0,5% en rythme annuel.

Croissance Japon : un septième tassement aggravé de l’activité manufacturière

Croissance Japon : un septième tassement aggravé  de l’activité manufacturière

Le Japon subit évidemment de plein fouet le tassement de la demande chinoise et son activité du secteur manufacturier ne cesse de se tasser depuis des mois. D’une certaine façon, le Japon est une victime collatérale de la guerre commerciale sino américaine ; un peu comme l’Europe mais dans des proportions beaucoup plus importantes.

L’activité du secteur manufacturier au Japon s’est en effet contractée en septembre à son rythme le plus important en sept mois, montrent les résultats publiés mardi de l’enquête réalisée par Markit/Jibun Bank auprès des directeurs d’achats, soulignant les pressions accrues qui pèsent sur l’économie nippone sur fond de guerre commerciale sino-américaine.

L’indice PMI manufacturier s’est établi en lecture définitive à 48,9 en septembre en données corrigées des variations saisonnières, contre 49,3 en août, connaissant son plus important déclin depuis février dernier. Il reste pour un cinquième mois consécutif sous le seuil de 50 qui sépare contraction et expansion de l’activité. Il s’agit de la plus longue période de contraction de l’activité manufacturière depuis celle qui s’était étirée sur six mois entre mars et août 2016.

“Le Japon continue de souffrir du ralentissement de la croissance mondiale initiée par le commerce”, a déclaré Joe Hayes, économiste chez IHS Markit, le cabinet d’études qui réalise l’enquête

États-Unis : tassement de la croissance des services

États-Unis : tassement de la croissance des services

La croissance des services américains est encore dynamique mais elle se tasse sous l’effet sans doute de l’affaiblissement de l’activité mondiale sur fond de guerre commerciale entre la Chine et les Etats-Unis.  La croissance de l’activité dans le secteur américain des services a décéléré en juillet à son rythme le plus faible depuis trois ans, conséquence là encore des tensions commerciales internationales, montre lundi l’enquête mensuelle de l’Institute for Supply Management (ISM).

L’indice ISM des services, ces derniers représentant plus des deux tiers du produit intérieur brut (PIB) américain, est redescendu à 53,7 contre 55,1 en juin. Les économistes interrogés par Reuters prévoyaient en moyenne un indice en légère hausse à 55,5.

Il reste au-dessus de la barre des 50 qui délimite croissance et contraction de l’activité.

Entreprises moyennes (ETI) : les effets néfastes du tassement international.

Entreprises moyennes (ETI) : les effets néfastes du tassement international. 

 

Selon la dernière enquête de conjoncture réalisée par Bpifrance et la direction générale des entreprises (DGE) installée au ministère de l’Economie, les entreprises  de taille intermédiaire (ETI) exposées aux marchés extérieurs souffrent de la dégradation de la conjoncture mondiale. Dans son dernier bulletin, le fonds monétaire international (FMI) a abaissé ses prévisions de croissance pour l’économie mondiale à 3,2% en 2019 et 3,5% en 2020 contre 3,3% et 3,6% en avril. Les tensions commerciales et technologiques, les incertitudes qui entourent l’issue du Brexit, le coup de frein dans les économies émergentes ont amené la plupart des prévisionnistes à revoir à la baisse leurs projections.

L’examen détaillé des résultats de la banque publique indique que le solde des opinions des dirigeants anticipant un développement de leur activité a dégringolé de 23 points en un an passant de 76% à 53%. 62% des ETI qui réalisent au moins un quart de leur chiffre d’affaires à l’international prévoient une expansion de leur activité en 2019 et 9% anticipent un recul. Les entreprises moyennes qui exportent un peu moins (entre 5% et 25% de leur chiffre d’affaires à l’international) « voient leur indicateur d’activité reculer de 15 points (à 36) ».

Les firmes davantage tournées sur le marché intérieur semblent bien mieux résister aux soubresauts de l’économie mondiale. Les auteurs de la note de conjoncture expliquent par exemple que la construction connaît un regain d’activité sur un an (+60%, +12 points) tout comme le commerce, les transports ou l’hébergement restauration avec un indicateur à 39% (+4 points sur un an).

Sans surprise, les carnets de commandes se remplissent à un rythme plus modéré qu’en 2018. L’outil qui mesure les prévisions des carnets de commandes est en repli de 13 points sur un an passant de 33% à 20%. Tous les secteurs économiques sont concernés par cette tendance et plus particulièrement le commerce, les transports et l’hébergement-restauration qui enregistrent une baisse de 20 points sur un an du solde d’opinion relatif aux carnets de commandes.

Croissance : nouveau tassement

Croissance : nouveau tassement

 

Comme il fallait s’y attendre, les organismes de prévision vont passer leur année 2019 à revoir à la baisse leurs prévisions. Jusque-là,  on croyait que la France était relativement épargnée par le tassement général de l’activité en Europe mais les derniers chiffres indiquent que la France atteindra péniblement 1,2 % d’augmentation du PIB pour l’année en cours. En effet, la Banque de France n’attend plus que 0,2% de croissance pour l’économie française au deuxième trimestre, contre 0,3% auparavant, en raison d’une nette dégradation du climat des affaires dans l’industrie manufacturière, qui tombe à un plus bas de près de six ans. La responsabilité en incomberait notamment aux consommateurs qui préféreraient épargner plutôt que de dépenser. Les deux tiers de l’augmentation de l’augmentation pouvoir d’achat seraient consacrés  à l’épargne et non à la consommation. Par exemple, le livret A augmente même en l’absence de rémunération. Tassement économique aussi au  plan international avec notamment une baisse sensible de la croissance des échanges. Une baisse qui affecte particulièrement l’Allemagne dont la force était précisément sa capacité à exporter automobiles et machines outils. Aux incertitudes internationales, s’ajoutent les interrogations spécifiques à la France avec un manque évident de crédibilité de la politique économique du gouvernement critiquée par environ 70 % de l’opinion. Le pire est sans doute à venir avec en particulier la réforme de l’indemnisation chômage mais surtout la grande réforme des retraites. Les organismes de prévisions qui dépendent du gouvernement à savoir la Banque de France comme l’INSEE prévoient une croissance de 1,4 % du PIB alors qu’en réalité on aura des difficultés à atteindre 1,2 %. Le tassement économique se fait sentir dans beaucoup de secteurs d’activité. Dans l’industrie, comme dans les services le moral se dégrade, il est même dans le rouge dans l’industrie.

Croissance : tassement en Europe aussi en France

Croissance : tassement en Europe aussi en France

 

Tassement inquiétant en Europe mais  aussi en France

La Commission européenne prévoit une hausse du Produit intérieur brut (PIB) de 1,2% en 2019, et 1,5% en 2020, pour l’ensemble des 19 pays de la zone euro, après 1,9% en 2018 La Commission européenne a une nouvelle fois abaissé mardi ses prévisions de croissance  pour la zone euro en 2019 et 2020, dans un contexte d’incertitudes sur le commerce mondial et l’éventualité d’un « Brexit sans accord ».L’exécutif européen table désormais sur une hausse du Produit intérieur brut (PIB) de 1,2 % en 2019, et 1,5 % en 2020, pour l’ensemble des 19 pays ayant adopté la monnaie unique, après 1,9 % en 2018. De son coté, L’Insee publie ce jeudi sa note de conjoncture sur l’année 2019. L’institut prévoit une progression du PIB de 1,3% en 2019 en France, après 1,7% l’an dernier et 2,4% en 2017. 0,3%: C’est le rythme de croissance de l’économie française sur chaque trimestre jusqu’à la fin de l’année, selon l’Insee. Cela permettra au PIB de progresser de 1,3% en 2019. Cette année, la consommation des ménages en sera le principal moteur. Les ménages accroîtraient leur consommation de 1,3 %, après 0,9 % en 2018. À l’inverse, l’investissement des entreprises ne croîtrait plus que de 3,3 % en 2019. Une évolution certes dynamique, souligne l’Institut de statistique, mais moins importante qu’en 2018 (+3,9 %) et a fortiori qu’en 2017 (+5%).

Emplois Etats-Unis : tassement

Emplois Etats-Unis : tassement

 

En mai la création d’emplois aux États-Unis n’a pas même atteint la moitié des prévisions. Une mauvaise nouvelle évidemment pour l’économie mais qui fait naître l’espoir que la banque centrale américaine sera prochainement plus sensible à la nécessité d’une baisse des taux par exemple à l’automne. Une mesure par ailleurs soutenu par le président américain inquiet du tassement économique Le département du Travail a fait état de 75.000 créations de postes non-agricoles le mois dernier aux Etats-Unis alors que la médiane des prévisions des économistes interrogés par Reuters les donnait à 185.000, leurs estimations s’échelonnant entre 80.000 et 200.000.

Le modèle Nowcast de la Fed de New York ne donne plus qu’une croissance de 1% annualisé aux Etats-Unis au deuxième trimestre, contre 1,48% une semaine plus tôt, après les statistiques inférieures aux attentes publiées cette semaine sur l’emploi et l’activité des entreprises. Le même tassement s’observe aussi en Europe où la production industrielle affiche des résultats nettement en dessous des prévisions en particulier en Allemagne. La France est moins touchée cependant compte tenu de la faiblesse désormais de sa production industrielle et de l’impact plus modéré des exportations sur la croissance.

Les rendements des Treasuries sont en baisse, pénalisés par les anticipations de baisse prochaine des taux aux Etats-Unis à la suite des mauvais chiffres de l’emploi en mai.

Le 10 ans perd 3,5 points de base à 2,088%, après être tombé à 2,053% à la suite des chiffres de l’emploi.

Le deux ans cède 4,2 points à 1,8393%, après un plus bas de 1,775%, tout juste au-dessus de son plancher de 2017.

En Europe, le rendement du Bund à 10 ans a perdu plus de deux points et inscrit un nouveau plus bas historique à -0,262%, tout comme ses équivalents pour plusieurs autres pays de la zone euro, de Chypre à l’Irlande en passant par la France, où le dix ans est tombé en séance à 0,065%.

Gilets jaunes: tassement or not tassement ?

 Gilets jaunes: tassement or not tassement ?

Il y  aurait un net tassement de participation, c’est en tout cas le message transmis par le ministère de l’intérieur et repris par tous les médias. -A 14h00, le nombre de manifestants était de 5.600 dont 1.320 à Paris selon le ministère de l’Intérieur, des chiffres divisés par deux par rapport à la semaine dernière à la même heure (11.600 et 4.000 respectivement). Observons d’abord que des chiffres de manifestants à 14 heures n’ont aucune signification puisque en général la mobilisation commence à peine. Remarquons également le degré de précision des chiffres de Castaner  capable de compter jusqu’à l’unité le nombre de manifestants à Paris ! En fin de journée, le ministère de l’intérieur a compté 46 000 personnes au lieu de 41 000. Une légère diminution d’ailleurs confirmée par les gilets jaunes eux-mêmes. Ce samedi, en début de soirée, les gilets jaunes ont publié leurs propres chiffres. Ils assurent avoir été 92.035 à manifester en France dans la journée. La semaine dernière, ils avaient posé le chiffre de 123.087. Il n’est pas anormal que le mouvement se prolongeant on constate un affaiblissement de la participation. Plusieurs raisons à cela d’abord le matraquage politique du gouvernement qui assimile tous les manifestants à des voyous. Qui les rend même responsable d’après Macron des violences. Certains gouvernements n’hésitent même pas à considérer que les gilets jaunes viennent là pour tuer ! Bref une hystérisation qui n’est pas de nature à apaiser le climat et qui montre quand même un certain désarroi de la part du pouvoir. Par ailleurs, il n’est pas anormal que la mobilisation se tasse dans la mesure où les gilets jaunes eux-mêmes ont un peu de difficulté à finaliser leurs priorités entre les enjeux objectifs sociaux de départ et des objectifs plus politiques.

Tassement de la croissance intrenationale (FMI)

Tassement de la croissance intrenationale (FMI)

Les perspectives de ralentissement de l’économie mondiale se confirment. Selon les dernières projections du Fonds monétaire international (FMI) publiées ce lundi 21 janvier, la croissance mondiale devrait atteindre 3,5% cette année et 3,6% en 2020 contre 3,8% en 2018, soit respectivement 0,2 point et 0,1 point que dans leurs précédentes estimations publiées à l’automne. La croissance devrait particulièrement ralentir dans les pays avancés. D’après le tableau dressé par les experts de l’organisation, l’activité devrait passer de 2,3% en 2018 à 2% en 2019 et 1,7% en 2020. Aux Etats-Unis, les prévisionnistes anticipent une croissance de 1,8% en 2020 contre 2,5% en 2019 et 2,9% en 2018. En zone euro, les perspectives ne sont guère réjouissantes. L’économie de l’union monétaire devrait passer 1,8% en 2018 à 1,6% en 2019 (0,3% de moins que prévu à l’automne dernier) et à 1,7% en 2020. Les prévisions de croissance ont été particulièrement revues à la baisse pour quelques grandes puissances. Pour l’Allemagne, les estimations ont été dégradées en raison d’un coup de frein de la consommation privée, du ralentissement de la production industrielle notamment dans l’automobile et la baisse de la demande des pays étrangers. Les projections ont également été abaissées pour l’Italie. La demande intérieure a clairement freiné et la politique économique du gouvernement de coalition peine à convaincre l’institution  qui prévoit 1% en 2018 contre 0,6% en 2019 et 1,6% en 2017. Pour la France, le FMI anticipe une relative stabilité de la croissance à 1,5% en 2018 et 2019 et 1,6% en 2020.  Au Japon, les prévisionnistes sont plus optimistes. Contrairement aux autres économies développées, les projections ont été révisées à la hausse pour l’activité japonaise. Ainsi, la croissance du PIB devrait passer de 1,1% en 2019 (Enfin, l’économie chinoise devrait marquer le pas passant de 6,6% en 2018 à 6,2% en 2019 et 2020. Les signes de faiblesse se multiplient sur l’activité de la puissance asiatique. D’après des statistiques publiées ce lundi, la croissance du géant oriental a ralenti au quatrième trimestre 2018, affectée par la faiblesse de la demande intérieure et la guerre commerciale avec les Etats-Unis, ramenant la croissance 2018 à son plus bas niveau en près de 30 ans.

Croissance Allemagne : un tassement économique limité au premier semestre ou au-delà ? (Bundesbank)

Croissance Allemagne : un tassement économique limité au premier semestre ou au-delà ? (Bundesbank)

Comme nombre d’institutions internationales ou nationales, la Bundesbank utilise la méthode Coué en espérant que l’économie pourrait reprendre un peu de dynamisme lors du second semestre. Pour l’instant les projections font apparaître une croissance qui pourrait être limitée à 1 % en 2019. En cause, le ralentissement mondial qui pèse sérieusement sur des exportations allemandes. Il faut ajouter les menaces des États-Unis concernant l’importation des automobiles allemandes. La Bundesbank estime que rien n’indique que le tassement incontournable au premier semestre se poursuivra lors du second. Le problème c’est que rien n’indique le contraire. La vérité c’est que la plupart des institutions économiques et les gouvernements ne disposent d’aucune visibilité sur ce qui pourrait se passer après juin. Il est fort peu probable que l’économie se redresse au cours du second semestre et la croissance pourrait s’inscrire dans une tendance très molle. On n’en peut non plus écarter l’hypothèse de l’éclatement d’une bulle qui entraînerait de manière systémique les autres dimensions financières et économiques. Ce qui paraît à peu près certain c’est un fort ralentissement des échanges internationaux liés en particulier au tassement de la demande en Chine et évidemment aux conséquences des conflits commerciaux non seulement entre les États-Unis et la Chine mais aussi entre l’Europe et les États-Unis. Pour compenser ce phénomène la plupart des gouvernements comptent  sur une reprise de la consommation mais qui se heurte à la faiblesse d’augmentation des pouvoirs d’achat aussi au phénomène de la des consommations volontaires.

 

Intérim : fort tassement en 2018

Intérim : fort tassement en 2018

L’intérim confirme qu’il constitue un indicateur avancé de la conjoncture. On avait en effet noté depuis plusieurs mois que la croissance de l’intérim se tassait sérieusement. En fait il n’a progressé que de 1,8 % en 2008 contre 8,5 % en 2017. Il y a de fait  une corrélation compréhensible entre l’essoufflement de l’activité générale et l’évolution de l’intérim. En 2018, l’intérim aura créé de l’ordre de 10 000 emplois pour 50 000 emplois équivalents temps pleins l’année précédente.  Ces créations d’emplois ont connu une évolution contrastée en 2018. Si l’emploi intérimaire a été relativement dynamique pendant le premier semestre, les résultats du baromètre signalent une rupture à partir du mois de juillet. « Les tendances mensuelles, comprises entre +10,4 % en mars et -5,9 % en décembre, sont restées positives jusqu’en août 2018. Le tassement observé à partir du mois de septembre a continué tout au long du quatrième trimestre », souligne l’organisation professionnelle.

L’essoufflement de la croissance économique tricolore a eu des répercussions sensibles sur le marché du travail. Dans sa dernière note de conjoncture publiée en décembre, l’Insee notait que « l’emploi intérimaire s’est légèrement replié depuis le printemps et se retournerait sur l’ensemble de l’année 2018 (-22.000 après 123.000 en 2017). » Rien qu’en décembre, le travail temporaire a diminué de 5,9%, correspondant à la baisse mensuelle la plus prononcée de l’année.

 

Intérim : une baisse qui annonce le tassement économique

Intérim : une baisse qui annonce le tassement économique

 

 

 Depuis la rentrée, la tendance de novembre est à la baisse dans le secteur de l’intérim. Or l’intérim constitue un indicateur avancé de la conjoncture. Les chiffres du chômage témoignent d’ailleurs du peu dynamisme de l’activité et de l’emploi . Le recul de 6% dans le transport (qui ne fait que transporter l’économie caractérise l’atonie générale. Après -1,7 % en septembre, le travail temporaire diminue de -4,6 % en octobre 2018. Il reste à un niveau historiquement élevé et, depuis le début d’année, marque une progression de +3,2 %. Avec près de 47 000 CDI intérimaire signés à fin octobre, ce contrat continue de se développer et sa part sur le marché de l’intérim devient significative. Les CDII se substituent en partie, à des emplois intérimaires classiques. Depuis un an, un peu plus de 20 000 CDII supplémentaires ont été signés par les agences d’emploi. En tenant compte de ce nouveau type d’activité, la tendance se situerait plutôt aux alentours de -1,3%. Dans le détail sectoriel, la tendance demeure positive dans le BTP et dans les services avec des croissances respectives de +3,9 % et +3,5 %. Le repli dans le secteur industriel s’accentue (-9,6 % en octobre après -5,8% en septembre). Le secteur transport-logistique, après avoir enregistré une croissance à deux chiffres depuis 2016, marque un essoufflement depuis le début du deuxième semestre 2018. Avec -5,7 % en octobre, la tendance est orientée à la baisse pour le deuxième mois consécutif (après -3,1 % en septembre). Avec -0,9 % en octobre, le commerce enregistre une contraction moins marquée. Dans ce contexte, les cadres et professions intermédiaires (+0,9 %), les employés (-2,8 %) et les ouvriers qualifiés (-3,5 %) enregistrent des tendances supérieures à la moyenne, tirés à la baisse par l’évolution des ouvriers non qualifiés (-8,0 %).

   

La majorité des secteurs en recul

L’emploi intérimaire progresse dans le BTP (+3,9 %) et les services (+3,5 %). En revanche, les effectifs reculent dans le commerce (-0,9 %), les transports (-5,7 %) et l’industrie (-9,6 %).

La plupart des qualifications en baisse

L’emploi intérimaire se développe chez les cadres et professions intermédiaires (+0,9 %). Il recule chez les employés (-2,8 %), les ouvriers qualifiés (-3,5 %) et les ouvriers non qualifiés (-8,0 %).

La majorité des régions en recul

En octobre 2018, toutes les régions sont en recul, sauf Provence-Alpes-Côte d’Azur qui observe une hausse de +1,0 % par rapport à octobre 2017.

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