Archive pour le Tag 'pas'

Statut des fonctionnaires : pas en cause (Dussopt)

Statut des fonctionnaires : pas en cause  (Dussopt)

Théoriquement il n’y aura pas de remise en question du statut des fonctionnaires mas on va réduire les effectifs et embaucher davantage  de contractuels. «, Une modernisation, oui,  mais pas de remise en cause ; Si  nous avions voulu remettre en cause le statut, nous l’aurions dit”, dit le secrétaire d’Etat au budget Olivier Dussopt qui évidemment veut rassurer en ce jour de mobilisation des fonctionnaires.  Les agents de la fonction publique sont appelés mardi à la grève et à la mobilisation par les neuf organisations représentatives du secteur, pour dénoncer les réformes en cours et défendre leur pouvoir d’achat. Cette troisième journée de mobilisation des fonctionnaires depuis le début du quinquennat est marquée par un appel unitaire, comme la première journée d’action, le 10 octobre dernier. Dans l’intervalle, la CFDT et l’Unsa s’étaient abstenues lors de la mobilisation du 22 mars. Les organisations syndicales de la fonction publique dénoncent ce qu’elles qualifient d’”attaques sans précédent du gouvernement contre les agents publics”, avec la suppression prévue de 120.000 postes sur le quinquennat, un recours accru aux contractuels, la fusion de certaines instances de représentation du personnel, la mise en place d’une rémunération au mérite ou encore l’introduction d’un plan de départs volontaires. Elles estiment aussi que les fonctionnaires ont été confrontés à “un ensemble de mesures négatives en matière de pouvoir d’achat”, avec notamment le gel de la valeur du point d’indice et le rétablissement de la journée de carence. Le gouvernement a engagé fin mars des concertations avec les syndicats des trois versants de la fonction publique (territoriale, hospitalière et d’Etat). Les discussions, qui devraient s’achever fin octobre, portent sur quatre thèmes : simplification du dialogue social, élargissement du recours aux contractuels, rémunération au mérite et plan de départs volontaires.

Sécurité: 56%,ne font pas confiance à Macron

Sécurité: 56%,ne font pas confiance à Macron

Selon un sondage Elabe pour BFM TV diffusé mercredi la majorité des personnes interrogées ne font confiance ni à Emmanuel Macron (56%) ni au ministre de l’Intérieur Gérard Collomb (61%) dans la lutte antiterroriste. Leur confiance se porte sur l’armée (86%), les forces de police et de gendarmerie (84%), dans une moindre mesure les services de renseignement (67%). En revanche leur défiance est forte envers les institutions judiciaires (60%). Au nombre des mesures pour lutter contre le terrorisme, plus de sept Français sur dix jugent efficaces l’expulsion du territoire des étrangers fichés “S” (80%), l’interdiction du retour des Français partis en Irak et en Syrie (77%) ainsi que le placement en rétention administrative des “fichés S” jugés les plus dangereux (74%).

L’enquête a été réalisée par internet les 15 et 16 mai, à la suite de l’attentat à l’arme blanche de Paris revendiqué par le groupe Etat islamique, auprès d’un échantillon de 1.004 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus.

Cahuzac : pas de prison

Cahuzac : pas de prison

 

Bien que condamné à deux ans de prison ferme Cahuzac ne sera pas incarcéré. Il va bénéficier d’aménagements de peine.  La loi permet pour toute peine allant jusqu’à deux ans d’emprisonnement, et en l’absence de récidive, la possibilité d’un aménagement immédiat. Une demande qui pourra être acceptée ou rejetée par le juge d’application des peines. Jérôme Cahuzac, 65 ans, est resté impassible à l’énoncé de la peine, et très calme en sortant de la salle, encadré de gendarmes et d’une nuée de caméras. La décision de la Cour d’appel a été globalement bien accueillie dans le monde politique. François Hollande a évoqué une peine « exemplaire » pour sanctionner un « acte grave », un « mensonge à (son) égard, mensonge à l’égard de la représentation nationale ». Le tribunal  fustigé un ministre « menant la lutte contre la fraude fiscale » au nom de l’Etat « alors même qu’il conservait à son insu des avoirs à Singapour », où il avait transféré en 2009 quelque 600.000 euros de son compte suisse pour mieux les dissimuler au fisc.

SNCF: Les syndicats réformistes discutent avec Borne qui n’a pas de pouvoir !

SNCF: Les syndicats réformistes discutent avec Borne qui n’a pas de pouvoir !

 

Il faut reconnaître que les syndicats réformiste ont bien du mérite à vouloir discuter avec Borne, ministre des transports  qui certes écoute mais ne dispose d’aucune marge de manoeuvre pour négocier. La ministre des transports est limitée par son profil uniquement techno, elle ne veut surtout pas commettre d’imprudence qui fâcherait Macron ou le Premier ministre. Du coup, elle est incapable de négocier uen compromis. Le compromis se fera dans le cadre du parlement avec les amendements qu’ont adressé les syndicats réformistes. Pour parler clair, la ministre des transports, comme Pepy, l’actuel président de la SNCF ne sert à rien. Dommage car il y a évidemment des choses à faire avancer notamment comme le demande Laurent Berger de la CFDT à savoir la question de la dette, du financement des investissements et de la future convention collective pour le nouveaux entrants dans le champ ferroviaire. Cela prouve à l’évidence que la reforme a été particulièrement mal préparée par le gouvernement qui en en faisait  d’ailleurs davantage une question idéologique qu’économique ; par exemple ce n’est pas le statut qui pose problème mais la productivité et le management sans parler des orientations contradictoires des différents gouvernements qui enfoncent financièrement l’entreprise. Le TGV bien sûr mais récemment Bruno Lemaire, le ministre des finances,  qui commande 100 rames de TGV à Alstom Siemens (comme cadeau à mettre dans la corbeille de mariage des deux entreprises), sans financement bien entendu !

Les difficultés de la SNCF « ne relèvent pas du statut des cheminots mais de l’État » (François Lenglet)

 Les difficultés de la SNCF « ne relèvent pas du statut des cheminots mais de l’État » (François Lenglet)

Sur BFM, François Lenglet estime que l’exécutif a commis « une erreur » en ciblant le statut des cheminots dans son projet de réforme ferroviaire. 

« Le coût du statut, il est là. Mais il est évident qu’il fallait le conserver pour les personnes qui sont déjà dans l’entreprise car on ne rompt pas un contrat comme celui-là. Mais le statut n’est qu’un des sujets dans une vaste multitude de sujets » concernant la SNCF, a-t-il rappelé.  L’éditorialiste économique a notamment pointé du doigt « l’extraordinaire désordre des investissements en matière ferroviaire ». Selon lui, ces erreurs sont largement imputables à l’État.  « Il n’y a pas si longtemps, pour sauver Alstom, on a commandé des TGV fantômes. Ce qui a eu pour effet de creuser davantage la dette de la SNCF », a-t-il critiqué.  Alors que la huitième séquence de grève des agents de la SNCF contre la réforme ferroviaire s’est achevée mercredi, l’intersyndicale souhaite faire voter les cheminots sur le projet de réforme.   François Lenglet estime qu’il est trop tard pour mettre en oeuvre un tel dispositif. « L’Assemblée nationale a voté pour cette réforme ferroviaire avec une écrasante majorité. On peut le regretter, mais c’est la démocratie », a-t-il déclaré. François Lenglet concède cependant que les cheminots « peuvent maintenant négocier les modalités de cette réforme. »

 

« Macron n’est pas le président des pauvres » ! ( Etienne Pinte)

« Macron n’est pas le président des pauvres » ! ( Etienne Pinte)

 

Le président du Conseil national des politiques de lutte contre la pauvreté et l’exclusion sociale (CNLE) et ancien député UMP, Etienne Pinte, tire dans le JDD un bilan critique de l’action du chef de l’Etat concernant les populations les plus défavorisées.

 

Comment jugez-vous la première année d’Emmanuel Macron pour les populations les plus défavorisées?
Le bilan est négatif. Je ne sais pas si le président de la République est le président des riches mais, pour le moment, il n’est en tout cas pas celui des pauvres. Nous attendons depuis plus de sept mois qu’Emmanuel Macron veuille bien nous annoncer sa stratégie en matière de lutte contre la pauvreté et l’exclusion sociale. Il avait annoncé un plan le 17 octobre dernier. Depuis, c’est silence radio.

 

 

Un délégué ministériel [Olivier Noblecourt, NDLR] avait tout de même été nommé.
Le gouvernement a nommé un délégué interministériel à la lutte contre la pauvreté des enfants et des jeunes. Que ce soit l’une des priorités, pourquoi pas, mais ça ne doit pas être la seule. La pauvreté ne touche pas que des enfants et des jeunes : neuf millions d’hommes, de femmes et d’enfants vivent sous le seuil de pauvreté en France. A plusieurs reprises, j’ai rappelé personnellement, que ce soit au Président, au Premier ministre ou à Agnès Buzyn, la ministre des Solidarités, que la pauvreté est une urgence et devait être mise dans les priorités du gouvernement. Je n’ai eu aucun retour. Ça devient désespérant.

Comment l’expliquez-vous?
La priorité du gouvernement, ce n’est pas la pauvreté, mais le droit du travail, la SNCF… D’autre part, il y aurait semble-t-il des réunions interministérielles pour savoir qui fait quoi et quels sous seront mis pour essayer de monter une stratégie crédible de lutte contre la pauvreté. Voilà où j’en suis. Nous n’avons aucune visibilité sur ce que le gouvernement envisage. Le Président devait dans un premier temps s’exprimer en avril, maintenant en mai, d’autres parlent de juin…

 

Cela pourrait-il être dans la même allocution que le plan banlieue [Macron doit parler le 22 mai] ou ce serait une autre prise de parole?
Je me demande si le plan Borloo ne va pas un peu compliquer les choses. Cela risque de retarder en quelque sorte l’annonce par le Président de sa stratégie en matière de lutte contre la pauvreté. La pauvreté ne se résume pas aux banlieues. Essayer de se rattraper au travers une annonce fin mai sur le plan Borloo en introduisant éventuellement quelques mesures en matière de lutte contre la pauvreté, ce ne serait pas sérieux. Nous avons l’impression de crier dans le désert. Alors que 14% de la population française  est touchée par la pauvreté dans un pays qui est parmi les plus riches du monde, on est en quelque sorte infoutu de lutter contre de façon efficace. C’est inimaginable.

Selon l’OFCE, 5% des foyers les plus riches vont bénéficier de 42% des gains des mesures attendus fin 2019. Le ressentez-vous aussi comme ça?
Jusqu’à présent, les mesures les plus symboliques qui ont été prises l’ont été vis-à-vis d’une catégorie de la population relativement aisée. D’où le slogan « président des riches » depuis quelques mois. Quand je vois que le Président retarde ses annonces en matière de lutte contre la pauvreté, je dis qu’en tout cas il n’est pas le Président des pauvres .J’espère que ça changera, mais pour le moment je suis très sceptique.

 

Macron : pas social et pas libéral ! (Jean-Marc Daniel )

,

Un des chantres du libéralisme, l’économiste Jean-Marc dresse un drôle de bilan de l’action de Macron qu’il considère comme de moins en moins libéral et de moins en moins social. (Interview la tribune). En réalité  Macron soutient un  libéralisme de type orléaniste voire bonapartiste.

 

LA TRIBUNE - Emmanuel Macron a initié un grand nombre de réformes en seulement un an. Est-ce une rupture par rapport à ses prédécesseurs ?

JEAN-MARC DANIEL - Oui et non. Les ruptures furent bien plus marquantes en 1958 lors de l’arrivée au pouvoir de Charles de Gaulle, qui réforme les institutions, rééquilibre le budget et résout le problème de la guerre d’Algérie, ou encore en 1981 de François Mitterrand, qui assure une politique de relance keynésienne et des réformes du marché du travail qui vont déstabiliser l’économie française.

Emmanuel Macron s’inscrit davantage dans la continuité de François Hollande. En outre, son discours perd progressivement de sa cohérence. Quand il était ministre de l’Économie, il était centré sur l’avenir, défendait les idées libérales et la promotion de l’Europe. Là, il engage des procédures qui ne vont pas jusqu’à leur terme. Par exemple, il prépare l’avenir en réformant le marché du travail par ordonnances mais il ignore ce qu’il va faire sur l’Unedic. Il veut relancer l’activité en baissant la fiscalité sur le capital mais il maintient d’une certaine manière cette fiscalité avec l’IFI (Impôt sur la fortune immobilière). Il veut rééquilibrer les finances publiques mais il reporte la réduction du déficit structurel. En pratique, il reste à mi-chemin.

Sa méthode pour réformer relèverait donc davantage de la communication que d’un projet cohérent ? Que devrait-il faire pour mener à bien ces réformes ?

Il devrait s’inspirer des engagements signés en 2011 par Mario Monti lorsque l’Italie avait dû négocier avec la BCE un calendrier de réformes pour obtenir le rachat d’une partie de sa dette publique. Mario Monti avait choisi trois axes. Le premier était de redynamiser l’économie par la concurrence, notamment le marché du travail. Emmanuel Macron doit donc clarifier ce qu’il compte faire sur l’Unedic.

Le deuxième chantier est celui de la réduction du déficit budgétaire par la baisse des dépenses publiques. En ce moment, le déficit structurel augmente mais on ne le voit pas forcément car le déficit conjoncturel baisse. Et non seulement les dépenses publiques ne baissent pas mais on voit même apparaître des augmentations d’impôt alors qu’on a déjà une fiscalité ubuesque.

Le troisième chantier, c’est d’améliorer l’image du pays à l’international, notamment en précisant son projet européen qui en l’état n’est pas acceptable pour nos principaux partenaires.

Pourquoi ne s’attaque-t-il pas à la baisse des dépenses publiques ?

Parce que les propositions qui émanaient de Bercy ont failli se transformer en « catastrophe politique ». La première mesure, qui était la réduction du budget de la Défense, s’est soldée par la démission du général de Villiers. La seconde mesure, la baisse de cinq euros des APL, qui était une proposition qui ressortait de décisions antérieures et dont Bercy n’avait pas de raison particulière de se méfier, a provoqué un tollé.

Quand on s’attaque à la dépense publique, on remet en cause certains avantages. Si l’on veut réduire le nombre de fonctionnaires, il faut affronter les syndicats de la fonction publique. Pour l’instant, Emmanuel Macron teste à travers sa réforme de la SNCF le degré de réaction dans les secteurs les plus sensibles.

Les pensions de retraite peuvent également être une autre source d’économie. Elles représentent environ 14 % du PIB, soit le taux le plus important comparé à celui des autres pays de l’OCDE. Mais il a déjà sollicité les retraités en augmentant leur CSG. Aussi, on ne voit pas très bien ce qu’il veut faire pour réformer les retraites.

Il a évoqué dans son programme la suppression de 120. 000 postes de fonctionnaires sur le quinquennat. Est-ce réaliste ?

Oui, mais à deux conditions. La première, c’est qu’un effort ait été engagé dans le budget 2018, or cela n’a pas été le cas. On en a supprimé à peine 1 800. Cela pourrait être réaliste si l’on associait les collectivités locales à cette politique de réduction de postes. La deuxième est de réformer en profondeur le secteur de l’éducation, ce qui est une priorité au regard de son manque d’efficacité. On pourrait appliquer à l’université ce que l’on fait à la SNCF, en privatisant certaines universités et certaines fonctions. Les recrutements se font d’ailleurs déjà sur la base de non-fonctionnaires.

Il est reproché à Emmanuel Macron d’avoir favorisé par la fiscalité les ménages les plus aisés.

Cette critique est avant tout politicienne, et émane surtout de la gauche et de l’extrême gauche. Le président s’en est expliqué à plusieurs reprises. Car on ne peut pas dire d’une part que l’ISF pénalise la croissance, nombre de rapports ayant montré qu’il fait fuir les investisseurs et fait perdre plusieurs milliards d’euros de PIB, et d’autre part, lorsqu’il est supprimé, ou du moins réformé, dire : « Vous faites une politique pour les riches ». Si les 5 milliards d’euros de l’ISF avaient été gardés, ils auraient été finalement dépensés par l’État. La dépense publique « ruisselle » comme la dépense privée. Mais la logique de Macron n’est pas celle du ruissellement, il considère que certains entrepreneurs sont « les premiers de cordée ». S’ils partent à l’étranger, la croissance sera pénalisée. Ce n’est pas une politique pour les riches, mais pour ceux qui veulent devenir riches.

Ne sous-estime-t-il pas le poids des inégalités ?

Je ne crois pas. Ce reproche vient là aussi d’une gauche qui a changé de référent. La critique constante du système capitaliste, et de sa supposée inefficacité historique, a longtemps été justifiée par la pauvreté. Mais comme on vit dans une société où elle est moins criante qu’auparavant, même s’il y a des pauvres, la gauche estime que ce qui est grave, ce n’est pas d’être pauvre mais d’être plus pauvre que les autres. Or cette critique est portée par tous les mouvements de gauche à l’échelle mondiale. Sur ce point, Emmanuel Macron n’est pas plus coupable que n’importe quel autre gouvernement en place en ce moment.

Contrairement à François Hollande, Emmanuel Macron ne prend pas d’engagement en matière de baisse du chômage. Pourquoi ?

En raison du cycle économique. François Hollande savait que le retournement de la conjoncture économique allait intervenir durant son mandat, et favoriserait la baisse du chômage. Il avait calculé que le cycle se retournerait en 2015, et c’est pourquoi il disait : « ça va mieux ». La baisse significative n’est intervenue qu’au moment de sa potentielle réélection mais il n’a pas eu la capacité politique de tirer les bénéfices de l’évolution économique du cycle. Emmanuel Macron, lui, sait que cet effet va jouer contre lui. Le cycle devrait en effet se retourner aux alentours de 2019-2020 et le chômage recommence à augmenter à ce moment-là. Il ne peut pas jouer sur le cycle mais sur la croissance potentielle de long terme. Or, il n’est pas sûr que les mesures prises sur le marché du travail aient un impact suffisamment positif. Leur évaluation est complexe. Il vaut mieux ne pas prendre d’engagement.

Emmanuel Macron ne semble pas avoir convaincu Berlin avec ses propositions
sur l’Europe…

Il est confronté à plusieurs difficultés. Outre l’Allemagne, plusieurs dirigeants européens, comme le Premier ministre néerlandais Mark Rutte, lui ont rappelé que la France ne respectait pas les traités. Avant de faire des propositions, Paris devrait commencer par réduire son déficit budgétaire pour être crédible aux yeux d’un certain nombre de voisins européens. Ainsi, les pays baltes, qui ont restructuré leur économie, jugent que la France ne fait aucun effort. Par ailleurs, les Allemands font un blocage définitif sur sa proposition d’un budget européen commun qui assurerait des transferts financiers des pays du Nord vers ceux du Sud. Pour eux, la solidarité européenne, en termes économique et monétaire, ne doit pas aller au-delà de l’acceptation de la politique menée par la BCE. En revanche, ils sont d’accord pour que l’Europe travaille sur des projets comme l’Europe de la défense ou d’autres domaines.

La France doit donc au préalable se mettre en conformité avec les traités européens pour que sa voix soit mieux entendue au niveau européen ?

Oui, ça améliorera sa position sur les plans politique et économique. L’enjeu n’est pas de sommer les Allemands de dépenser davantage mais plutôt de demander aux Français d’économiser plus, pour se conformer aux exigences européennes en matière de déficit. En réalité, le problème n’est pas l’excédent commercial extérieur de l’Allemagne, qui se fait de plus en plus hors de la zone euro, mais plutôt notre déficit commercial extérieur. Il traduit un déficit d’épargne, c’est-à-dire une distribution excessive de revenus, notamment sous la forme de revenus publics.

La réforme de la formation, avec les chantiers de l’apprentissage et de la formation professionnelle, d’une part, et la volonté de faire de la France un acteur important de l’intelligence artificielle, d’autre part, cela va-t-il dans le bon sens?

Oui, notamment la réforme de la formation professionnelle qui prévoit d’octroyer des droits monétaires et non des droits sous forme d’heures de formation. Et la mise en concurrence des organismes de formation permettra d’évaluer leur qualité. Aujourd’hui, on dépense de plus en plus d’argent pour la formation, à la fois continue et initiale, pour des résultats de plus en plus décevants. On répète qu’on résoudra le chômage par la formation, et plus on dépense plus le chômage augmente ! Il faut cesser de raisonner uniquement en termes de dépense. Cette réforme va donc dans le bon sens. Quant à la promotion de l’intelligence artificielle, l’idée d’en faire le vecteur d’une politique industrielle rénovée est fallacieuse. Il y a une nostalgie chez Emmanuel Macron de la politique industrielle. Lorsqu’il était ministre de l’Économie, il s’était montré très interventionniste et plutôt protectionniste sur les difficultés de la sidérurgie. Cela dit, la meilleure chose à faire pour favoriser l’émergence d’un secteur d’intelligence artificielle performant est de baisser l’impôt plutôt que de créer un fonds d’investissement public dédié à ce secteur.

La loi Pacte sur l’entreprise prend du retard. Que pensez-vous de l’approche qu’a Emmanuel Macron de l’entreprise ?

Le grand danger de la loi Pacte est que le président se soumette à une partie de sa majorité qui, au nom de la RSE, du débat environnemental, veut imposer de nouvelles contraintes aux entreprises. Je rappelle quand même que les entreprises ne gâchent pas systématiquement le paysage ni ne détruisent la nature, qu’elles ne pressurent pas leurs employés, ne serait-ce que parce que l’efficacité économique repose aussi sur l’image de marque, sur la façon dont on se comporte, et sur des ouvriers efficaces parce que bien payés. L’idée d’imposer par la loi des comportements qui s’imposent naturellement est dangereuse, parce qu’elle rend possible le contentieux. Cela s’est vérifié avec le Code civil au début du xixe siècle : on avait constaté que plus on légiférait, plus on créait de la chicane. Pour des raisons politiquement correctes, on risque donc au nom de la RSE de créer des difficultés pour les entreprises qui n’en ont pas vraiment besoin en ce moment. Et ce qu’il faut surtout éviter dans la loi Pacte, c’est la modification du Code civil. Sur ce point, le rapport Notat-Senard, même s’il reste prudent, va déjà trop loin.

On reproche à Emmanuel Macron une forme d’autoritarisme. Vous qui connaissez bien l’histoire économique, de quelle figure le rapprocheriez-vous ?

Le personnage qui me paraît le plus proche, c’est le Mendès France de 1954. Ce dernier arrive au pouvoir avec des propositions plutôt libérales, des idées claires, notamment celle consistant à lancer rapidement des réformes sur tous les secteurs. Mitterrand avait adopté cette démarche en 1981, redoutant l’installation dans la routine. Macron me fait également penser à Tony Blair, qui après avoir réformé durant les six premiers mois de son mandat, dit vouloir réfléchir. On a l’impression que Macron se trouve dans la même situation. Mais rappelons que Mendès France n’a pas eu le temps de digérer ses réformes et Mitterrand a été obligé d’en changer parce qu’elles étaient mauvaises.

Finalement, comment définiriez-vous le « macronisme »?

Au début, c’était du social-libéralisme, mais le problème aujourd’hui est qu’il devient de moins en moins social et de moins en moins libéral !

 

Intox : « l’exit tax n’aurait pas freiné les départs des plus fortunés !!!!

Intox : « l’exit tax  n’aurait  pas freiné les départs des plus fortunés !!!!

 

C’est le titre de nombreux grands médias qui reprenne sans autre analyse les chiffres fournis par Bercy. Les chiffres des départs  auraient été multipliés par trois de 2010 à 2015. Notons d’abord que l’échantillon n’est pas énorme ( autour de 4000)  qu’il faut mettre en comparaison avec les étrangers arrivés en rance ; surtout on ne peut conclure que ces chiffres justifient la suppression de l’exit tax car c’est tout l’environnement économique et fiscal qu’il faut prendre en compte comme facteurs incitant à déménager à l’étranger..Il aurait fallu aussi intégrer l’internationalisation des parcours professionnels compte tenu de l’ouverture des activités. Notons qu’il s’agit de chiffres portant seulement sur 2015. Où il y a eu une  progression.  Parmi ces foyers, ils sont 4.326 à avoir quitté la France en 2015, en progression de 5 % par rapport à 2014. La tendance est également à la hausse chez les contribuables dont le revenu est supérieur à 300.000 euros, où l’on note 634 départs en 2015, contre 589 l’année précédente. Ainsi la « pause fiscale » décrétée à la mi-mandat de François Hollande n’a pas eu d’effets sur les décisions des contribuables, après un début de quinquennat marqué par de fortes hausses d’impôts. Concernant l’ISF, 754 départs de redevables ont été constatés en 2015, après 837 en 2014. Au total on ne peut affirmer que l’exit tax a réussi à retenir les exilés fiscaux visés mais inversement on ne peut pas dire non plus que cette taxe a encouragé les départs. De toute manière,  il faudrait une situation de référence (de 2010 à 2015) sans exit tax pour que la méthodologie soit pertinente. Cette affaire sent l’intox et vise à légitimer les allègements de grandes fortunes dont certaines ne sont pas au service de l’économie mais de la pure spéculation.

 

Macron : 53% n’ont pas confiance

Macron : 53% n’ont pas confiance

Elu au centre gauche, Macron mène une politique de droite qui plaît aux électeurs de Fillon (51% satisfaits de la politique menée). Ce qui permet à Macron de limiter ses opposants mais qui le met en contradiction avec sa base électorale. Selon  le dernier baromètre mensuel Elabe pour « Les Echos » et Radio Classique, globalement les Français  ils sont 41 % à lui faire confiance, un pourcentage en progression de 2 points en un mois (une progression qui n’a pas beaucoup de sens compte tenu de la marge d’erreur !remarque valable pour un chiffre de baisse) – . En revanche, ils sont 53 % à déclarer ne pas lui faire confiance.   Sur un an, la cote de confiance du chef de l’Etat est demeurée globalement stable : depuis août 2017, elle navigue entre 37 % et 42 %, dans le baromètre Elabe. Emmanuel Macron n’a perdu que 4 points d’opinions favorables entre mai 2017 et mai 2018 (de 45 % à 41 %)  Macron  recueille pour la première fois une majorité d’opinions favorables (51 %) parmi les électeurs de François Fillon au premier tour de la présidentielle. Macron  ne se coupe pas totalement de la gauche, puisque 45 % des sympathisants socialistes déclarent lui faire confiance. Les Français qui l’apprécient le créditent  du retour de la France sur la scène internationale ou de sa fermeté dans ses décisions, comme il le montre dans le conflit autour de la SNCF. Ceux qui le contestent dénoncent une politique à destination des classes favorisées, image installée par les oppositions et qui prend dans l’opinion, et son incapacité à dialoguer. « A part sur la représentation de la France à l’étranger, le clivage reste fort », ajoute Bernard Sananès.

 

Sondage réalisé par Internet du 30 avril au 2 mai 2018, auprès d’un échantillon de 1.008 personnes, selon la méthode des quotas.

 

Brexit ou pas ?

Brexit ou pas ?

 

 

Deux événements récent cennet encore uen peu plus d’incertitude sur l’avenir de relations entre le Royaume uni et l’Union européenne. D’uen part uen déclaration de Barnier, négociateur en chef de l’union européenne qui déclare qu’on ne peut exclure une sortie britannique sans accord avec l’Europe. En m^me à l’inverse la chambre des lords qui elle affirme qu’elle pourraiat tout simplement annuler le Brexit. Deux déclaration en apparence contradictoires mais qui témoigne des contradictions de la stratégie britannique qui voudrait bien le beurre et l’argent du beurre, ces  dire ne plus appartenir à l’UE, ne plus subir ses contraintes mais toujours bénéficier de ‘accès privilégié au marché européen. Du coup Barnier Durcit le ton alors qu’on pensait que la négociation avançait de manière positive.  L’Union européenne doit se préparer au risque réel que les négociations sur la sortie du Royaume-Uni de l’UE se terminent sans accord, a en effet déclaré lundi le négociateur européen du Brexit. “Dans les prochains mois de négociations, l’essentiel sera de conclure un accord de retrait. Nous n’y sommes pas encore et, pour être clair, pas seulement à cause de la frontière entre l’Irlande et l’Irlande du Nord”, a déclaré Michel Barnier lors d’une conférence en Irlande.

“Il y a un risque réel et nous devons nous préparer à toutes les possibilités, y compris l’absence d’accord. Ce n’est pas mon choix. De son coté, La chambre des Lords britannique, l’équivalent de notre Sénat, a adopté lundi un amendement au projet de loi sur le Brexit donnant au Parlement le pouvoir d’empêcher le gouvernement de quitter l’Union européenne en l’absence d’accord avec Bruxelles. La proposition a été adoptée par 335 voix contre 244. À l’issue de son examen par les Lords, le texte doit revenir dans les prochaines semaines devant les députés, qui l’avaient voté en janvier et qui pourraient donc supprimer ou modifier cet amendement embarrassant pour l’exécutif.

«Pas de politique sociale assumée» (Berger-CFDT)

«Pas de politique sociale assumée» (Berger-CFDT)

 

 

Laurent Berger réagit avec vigueur au manque de considération sociale du gouvernemenet en indiquant qu’il n’a pas en fait de politique sociale ou plus exactement qu’il y en a une mais contre les moins favorisés. Berger dénonce évidemment le manque d’équilibre de la politique de Macron sans doute tout autant que le mépris qu’il témoigne à l’égard  des partenaires sociaux. Certes formellement les syndicats ont été reçus mais le gouvernement n’écoute pas leurs propositions. Une situation qui pour Berger pourrait bien un jour être explosive. Il a par ailleurs fait des ouvertures pour uen sortie honorable de ce conflit qui s’enlise et dont il ne voit pas la sortie pour le moment. Estimant qu’il n’y avait pas de politique sociale assumée Berger appelle Emmanuel Macron à prendre « des mesures fortes sur la pauvreté ». « Si vous me demandiez c’est quoi l’élément aujourd’hui qu’on ne retrouve pas de la campagne d’Emmanuel Macron, je dirais la bienveillance et l’attention aux plus fragiles », a déclaré Laurent Berger lors de l’émission « Le grand rendez-vous » de Cnews, Europe 1 et Les Echos.

« On attend la sortie du plan pauvreté (…), je souhaite qu’il y ait des mesures fortes sur la pauvreté », a-t-il ajouté, estimant qu’ »aujourd’hui, il n’y a pas de politique sociale assumée dans notre pays ». Le gouvernement avait lancé début décembre une concertation sur la lutte contre la pauvreté et a reçu mi-mars les propositions de six groupes de travail, parmi lesquelles il doit trancher.

« On va voir s’il va y avoir une politique qui va aider les personnes en situation de pauvreté à s’en sortir, notamment les jeunes et les familles, ou si on va avoir une politique stigmatisant à l’égard de ceux qui subissent la pauvreté », a ajouté Laurent Berger. Il a par ailleurs estimé qu’ »en termes de méthode », Emmanuel Macron « considère que lui peut tout, et que les corps intermédiaires sont un supplément d’âme, mais pas forcément nécessaire ». « Aujourd’hui, il y a une forme de négation des corps intermédiaires beaucoup trop forte et qui est dangereuse », a ajouté le numéro un de la CFDT. « On ne peut pas dire qu’on n’est pas reçus, mais on est rarement écoutés », une situation qui selon lui concerne aussi les associations et les collectivités territoriales. « Je mets en garde (…) sur l’effectivité des réformes », a-t-il dit. Car « si on considère qu’on peut le faire sans les acteurs sociaux, économiques ou territoriaux, eh bien on va se planter ».

 

UE- taxation des Gafa : c’est pas pour demain !

UE- taxation des Gafa : c’est pas pour demain !

 

La question de la taxation des Gafa révèle ce qu’est réellement l’Europe,  une espèce de kaléidoscope de pays sans véritable ligne politique commune. Ces géants du numériques réalisent d’énormes bénéfices en Europe mais ne payent que des impôts très marginaux. Cela en raison de la délocalisation théorique de leur lieu de production. Du coup, la France avait pris l’initiative d’instituer une  taxe sur le chiffre d’affaire puisqu’il est impossible de cerner avec précision le bénéfice réalisé dans chaque pays.  .Lemaire avait annoncé récemment un  taxe de 2% à6 du chiffre d’affaires sur les GAFA mais qui sera en fait plus proche des 3%. Ou même rien du tout.  En cause, les différences d’appréciations des différents pays européens dont certains font du dumping fiscal un atout de compétitivité pour attirer les sièges sociaux. Compte tenu des montages juridiques des GAFA pour favoriser l’optimisation fiscale, il est à peu près impossible de cerner ‘le montant des bénéfices réalisés dans chaque pays. Du coup c’est sur le chiffre d’affaires que porterait la nouvelle fiscalité.  Quel sera le taux de taxation? « La fourchette va de 2% et 6% ; on sera plus près de 2 que de 6″, confiait Lemaire-t-il. À ceux qui jugeraient la mesure trop modeste, Le Maire répond d’avance : « C’est un point de départ. Je préfère un texte applicable très vite plutôt que des négociations interminables. On l’améliorera par la suite. » Le ministre veut croire que les résistances faiblissent en Europe, même en Irlande et au Luxembourg, pour qui l’optimisation fiscale est une manne. Mais  le projet de taxation des géants du numérique présenté le mois dernier par la Commission européenne a été accueilli avec scepticisme par certains Etats membres et par le secrétaire général de l’OCDE, qui ont plaidé pour une approche à l’échelle internationale plutôt qu’européenne. Autant dire uen renvoi à la St Glinglin. E plus maintenant même l’Allemagne met des réserves par peur de se voir imposer en retour des taxes sur les exportions vers les Etats-Unis. Et l’OCDE qui émet des réserves !  Ces réserves se sont manifestées lors d’une réunion de l’Ecofin samedi à Sofia, au cours de laquelle les ministres de l’Economie européens se sont penchés première fois sur ce projet. Cependant  le ministre des Finances allemand Olaf Scholz, qui a pris ses fonctions le mois dernier, n’a pas pris position clairement sur le sujet. Cette attitude pourrait indiquer une évolution de la position de l’Allemagne, qui avait dans un premier temps soutenu l’initiative lancée par la France en septembre dernier pour aboutir à une taxation plus équitable des “Gafa”. Olaf Scholz, qui n’a pas pris la parole pendant la réunion ministérielle, a simplement déclaré à la presse qu’il était nécessaire de traiter la “question morale” de la taxation des groupes numériques, sans préciser la façon de résoudre le problème. Des responsables européens ont dit que Berlin craignait que plusieurs entreprises allemandes ne soient concernées par cette taxe et s’inquiétait d’éventuelles mesures de représailles susceptibles de pénaliser les exportations allemandes. Présent à la réunion, le secrétaire général de l’OCDE (Organisation de coopération et développement économiques) Angel Gurria avait auparavant mis en garde les ministres contre toute précipitation.

Grèves : Pas mai 68 mais la chienlit pendant des mois

Grèves : Pas mai 68 mais la chienlit pendant des mois

 

 

A l’occasion de l’anniversaire de Mai 68, les experts s’interrogent sur la similitude avec le climat social actuel ; la plupart considèrent que la situation n’est nullement comparable et que la révolution politico-syndicale n’est pas pour demain. Une évidence, l’histoire ne repasse  que rarement les mêmes plats. Et d’affirmer que les conditions de la coagulation des luttes ne sont pas réunies. En fait personne n’en sait rien car les grands mouvements sociaux ont rarement été prévus.  Effectivement Il n’est Pas sûr que cette stratégie de convergence se réalise. Il est plus vraisemblable qu’on va assister à une multiplication de conflits sociaux jusqu’au moins au début de l’été avec uen reprise en automne. Une sorte de chienlit pire qu’une grève globale plus limitée dans le temps.  Chez les experts les avis sont globalement dubitatifs sur les perspectives de  grande coagulation (mais beaucoup de ces experts sont loin d’être neutres (à l’image des grands médias qui publient leur avis).  Chacun s’interroge sur la similitude entre 68 et la période d’agitation sociale actuelle. La grande question est celle de la faisabilité d’une grande coagulation, souhaitée notamment par l’extrême gauche. Certains pensent que cette convergence des luttes est possible quand d’autres considèrent que cette hypothèse est peu vraisemblable. Mais on peut aussi se demander s’il est plus souhaitable de connaitre une généralisation de grèves éparses mais nombreuses dans de nombreux secteurs tendus pendant des mois et des mois. Bref, une autre chienlit sociale qui pourrait d’abord ternir sérieusement une mage de la France qui venait tout juste de se rénover un peu. Les dommages pour l’économie, la croissance, l’emploi et les grands équilibres seraient désastreux. Surtout cela affecterait le moral des investisseurs, des acteurs économiques, des consommateurs dans la capacité de la France à se réformer. Il serait peu- être urgent que le gouvernemenet boucle très rapidement les conflits sociaux pour retrouver uen peu de sérénité économique, sociale et économique. Pour preuve de cette nécessité des résultats médiocres pour la croissance au premier trimestre et des perspectives peu encourageantes pour le second du fait notamment des grèves. Le crédit politique risque de sortir très affecté d’une série de grèves qui durerait des mois. En dessous d’une certain seul de popularité, qu’il le veuille ou non,  le pouvoir sera paralysé. De ce point de vue la chute de popularité de Macron et de son gouvernemenet est inquiétante.

Livret A : hausse de collectes…pas des taux

Livret A : hausse de collectes

 

La collecte sur le Livret A et le Livret de développement durable et solidaire (LDDS d’épargne défiscalisés est repartie à la hausse après avoir reflué à 1,29 milliard en février (contre 3,90 milliards en janvier). Un collecte qui dont le cours représente 400 milliards. Un  réservoir financier dans lequel l’Etat et les collectivités en général  piochent pour boucher les trous par exemple pour le financement du logement. Reste à savoir si cela va durer. En effet depuis des mois les lobbies financiers militent pour une rémunération en dessous l’inflation. Ce sera officialisé avec la réflexion en cours à Bercy qui prévoit un plancher à 0.75% qui sera souvent un plafond.  Sur les trois premiers mois de 2018, la collecte  dépasse celle de l’an passé à la même période (7,4 milliards contre 6,9 milliards), 2017 ayant été la meilleure année pour le livret A depuis le dernier relèvement de son plafond, en 2013. En mars, pour le seul Livret A, les dépôts ont dépassé les retraits de 1,72 milliard d’euros tandis que la collecte du LDDS a atteint 470 millions d’euros. L’encours total des deux livrets, avec les intérêts capitalisés, atteint 383,3 milliards d’euros en mars (278,1 milliards pour le Livret A et 105,3 milliards pour le LDDS), contre 381,1 milliards en février. Il s’élevait à 367,8 milliards fin mars 2017 et à 376,0 milliards en fin d’année dernière. Le gouvernement a annoncé la semaine dernière une nouvelle méthode de calcul du taux du Livret A. Présentée comme plus simple et mieux adaptée aux conditions économiques, cette formule, si elle était mise en œuvre aujourd’hui, ferait passer la rémunération du produit d’épargne le plus populaire sous le niveau de l’inflation. Le ministre de l’Economie et des Finances Bruno Le Maire a également confirmé que le taux de rémunération du Livret A resterait gelé à 0,75% – un niveau historiquement bas auquel il est fixé depuis août 2015 – jusqu’en 2019, comme annoncé à l’automne. A ce niveau, le rendement réel du Livret A est déjà négatif, puisque l’inflation hors tabac s’est établie à +1,3% sur les douze mois à fin mars, mais il reste très compétitif face à celui d’autres produits financiers moins liquides et faisant l’objet d’une taxation.

Conflits sociaux : pas une convergence mais une chienlit qui s’installe

Conflits sociaux : pas une convergence mais une chienlit qui s’installe

 

 

Ce jeudi ce n’était  la première tentative ni sans doute la dernière pour faire converger les luttes sociales ; Pas sûr d’ailleurs que cette stratégie de convergence se réalise plus tard. Il est plus vraisemblable qu’on va assister à une multiplication de conflits sociaux jusqu’au moins au début de l’été. Une sorte de chienlit pire qu’une grève globale plus limitée dans le temps. La CGT, qui a organisé jeudi sa première journée de “convergence des luttes”, affirme cependant  qu’elle parviendra à inscrire dans la durée la contestation des réformes d’Emmanuel Macron, même si cette idée suscite peu d’adhésion dans le milieu syndical. Certaines sont organisées par plusieurs syndicats comme la FSU, Solidaires, ou encore les organisations étudiantes UNEF et UNL. Sur le plan confédéral, cependant, seul Solidaires et l’UNEF ont appelé à rejoindre le mouvement. Les syndicats représentatifs de la RATP (CGT, FO, SUD RATP et UNSA) ont pour l’occasion déposé un préavis de grève – pour certains reconductible – entraînant davantage de perturbations sur le trafic à Paris et en Ile-de-France. La journée a coïncidé par ailleurs avec une nouvelle journée de grève à la SNCF. Cet appel à la mobilisation a trouvé toutefois peu d’écho auprès des autres syndicats représentatifs du secteur privé (FO, CFDT, CFE-CGC et CFTC), qui ont tous décliné l’invitation, estimant que les conditions n’étaient pas réunies. S’exprimant lors d’un débat sur l’avenir des syndicats réformistes lundi, le secrétaire général de la CFDT, Laurent Berger, a déclaré au sujet de la convergence des luttes: “les travailleurs ne suivent pas forcément et ça ne marche pas”. Le numéro un de Force ouvrière, Jean-Claude Mailly, n’en est pas si sûr. Il estime que beaucoup de Français s’interrogent sur l’impact de la reprise économique sur leur pouvoir d’achat. “L’emploi, on ne voit pas l’effet. Le pouvoir d’achat, on ne voit pas l’effet. Ça commence à peser ce genre de chose”, a-t-il dit mardi sur BFM Business.

 

Grèves Jeudi : pas une convergence mais une chienlit qui s’installe

Grèves Jeudi : pas une convergence mais une chienlit qui s’installe

 

 

Ce jeudi ce ne sera pas la première tentative ni sans doute la dernière pour faire converger les luttes sociales ; Pas sûr d’ailleurs que cette stratégie de convergence se réalise jeudi ou plus tard. Il est plus vraisemblable qu’on va assister à une multiplication de conflits sociaux jusqu’au moins au début de l’été. Une sorte de chienlit pire qu’une grève globale plus limitée dans le temps. La CGT, qui organisera jeudi sa première journée de “convergence des luttes”, affirme cependant  qu’elle parviendra à inscrire dans la durée la contestation des réformes d’Emmanuel Macron, même si cette idée suscite peu d’adhésion dans le milieu syndical. Certaines sont organisées par plusieurs syndicats comme la FSU, Solidaires, ou encore les organisations étudiantes UNEF et UNL. Sur le plan confédéral, cependant, seul Solidaires et l’UNEF ont appelé à rejoindre le mouvement. Les syndicats représentatifs de la RATP (CGT, FO, SUD RATP et UNSA) ont pour l’occasion déposé un préavis de grève – pour certains reconductible – entraînant davantage de perturbations sur le trafic à Paris et en Ile-de-France. La journée coïncide par ailleurs avec une nouvelle journée de grève à la SNCF. Cet appel à la mobilisation trouve toutefois peu d’écho auprès des autres syndicats représentatifs du secteur privé (FO, CFDT, CFE-CGC et CFTC), qui ont tous décliné l’invitation, estimant que les conditions n’étaient pas réunies. S’exprimant lors d’un débat sur l’avenir des syndicats réformistes lundi, le secrétaire général de la CFDT, Laurent Berger, a déclaré au sujet de la convergence des luttes: “les travailleurs ne suivent pas forcément et ça ne marche pas”. Le numéro un de Force ouvrière, Jean-Claude Mailly, n’en est pas si sûr. Il estime que beaucoup de Français s’interrogent sur l’impact de la reprise économique sur leur pouvoir d’achat. “L’emploi, on ne voit pas l’effet. Le pouvoir d’achat, on ne voit pas l’effet. Ça commence à peser ce genre de chose”, a-t-il dit mardi sur BFM Business.

Ne pas confondre écologie et anarchie (Hulot) …..Et écologie et fric ?

Ne pas confondre écologie et anarchie (Hulot) …..Et écologie et fric ?

 

 

 

Hulot qui maintenant plusieurs mois ne sert pas à grand chose et met la pédale douce sur tous les dossiers a été fortement invité par le Premier ministre à se rendre à Nantes à la place de son secrétaire d’Etat sur le dossier chaud de la ZAD de NDDL. Finalement, une intervention qui n’a pas servi à grand-chose chacun demeurant sur ses positions. L’Etat a fixé un ultimatum au 23 avril ce que refusent les zadistes et qui veulent davantage de temps pour monter leur dossier. Visiblement gêné et mécontent Hulot a déclaré qu’il ne fallait pas confondre écologie et anarchie. Les zadistes auraient pu répondre que Hulot confond, lui, écologie et business.  Que fait en effet Hulot au gouvernement lui qui n’a aucune compétence économique, sociale, politique  ou même environnementale ? Il sert de caution à Macron. Certes l’ancien animateur télé a réalisé d’intéressants reportages sur l’environnement mais ça ne suffit pas pour avoir une vision écologique cohérente et encore moins une  vision sociétale. En outre et  surtout le champ de réflexion et d’action de Hulot est étroitement cadrée par les soutiens financiers d’entreprises les plus polluantes qui lui ont permis de construire son immense fortune sur le dos de l’écologie. Hulot, l’ancien animateur télé est populaire, c’est certain comme Mimi Mathis ou Michel Drucker mais ses compétences et ses convictions sont comme les montres de Salvador Dali : molles. Par contre, il sait gérer son image et surtout sa fortune  réalisée garce à son business écolo. Épinglé par le Canard enchainé à propos du sulfureux financement de sa, Nicolas Hulot, ministre de l’écologie est mis en cause pour les profits personnels qu’il tire de son action en matière d’environnement. Il aurait retiré des centaines de millions d’euros en salaires et dividendes par an de sa société Éole qui s’appuie sur la promotion des produits Ushuaia. Nicolas Hulot aurait entretenu un long partenariat avec EDF, producteur et fournisseur d’électricité. « Jusqu’en 2012, EDF a versé 460.000 euros par an à la Fondation.  Mêmes liens avec Veolia, géant de l’eau et du traitement des déchets. « De 2012 à 2017, Veolia a casqué 200.000 euros par an à la Fondation, et ce généreux mécène siège même à son conseil d’administration », assure Le Canard enchaîné. Vinci, désigné pour construire l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes et qui n’envisage « pas du tout » de ne pas le faire, a financé la Fondation à hauteur de 30.000 euros en 2014 et 2015. Le journal d’investigation cite également TF1, Bouygues Télécom, la SNCF et L’Oréal, pour des versements entre 30.000 et 250.000 euros chacun. Par ailleurs,  jusqu’à son arrivée aux affaires, Nicolas Hulot présidait encore « Eole », une société alimentée par les royalties des ventes des produits estampillés « Ushuaïa » (gels douches, shampoings…). La marque détenue par TF1 a cédé sa licence à des grandes entreprises comme les opticiens Atoll ou L’Oréal. Avec à la clé des contrats juteux pour la chaîne de télévision et son ancien animateur vedette. De 113.000 en 1992, « Eole » a vu ses gains grimper à plusieurs centaines de milliers d’euros dans les années 2000. Une véritable machine à cash pour le principal bénéficiaire de l’entreprise: Nicolas Hulot qui en est le seul salarié et en possède 99.9% des parts. Au total, c’est près de 3 millions d’euros que la société aurait accumulé en fonds propres. Un pactole auquel il faut encore ajouter le salaire que se verse Nicolas Hulot -290.000 euros en 2013- et les dividendes qu’il perçoit (66.000 euros).  Pourtant, les produits « Ushuaïa », qui font la fortune du ministre de la Transition écologique, ne sont pas particulièrement recommandables pour la planète. Au contraire. Comme le rappelle Le Canard Enchaîné, Greenpeace a placé en 2006 les produits de la marque Ushuaïa sur la « liste rouge » des produits chimiques dangereux. Il y a un mois, c’était le magazine « 60 millions de consommateurs » qui épinglait trois produits de la marque, dont un gel douche contenant « un grand nombre de colorants susceptibles de provoquer des allergies » et un déodorant renfermant du benzyle salicylate, une substance soupçonnée d’être… un perturbateur endocrinien.- Il n’y a vraiment pas grand-chose de commun entre Hulot et les écologistes  !

Fuite des patrons à cause de la fiscalité : pas des centaines de milliers… 800 en 2015 !

Fuite des patrons à cause de la fiscalité : pas des centaines de milliers… 800 en 2015 !

Macron force un peu le trait pour justifier sa politique fiscale notamment la suppression de l’impôt sur la fortune. Des allègements fiscaux dont certains étaient nécessaires compte tenu du poids des prélèvements obligatoires en France ; mais qui ne sont cause du départ d’autant d’entreprises qu’indique Macron. Il ne s’agit pas de centaines de milliers de départ pour cause d’ISF mais de 8000 environ depuis 10 ans, soit de l’ordre de 800 par an et 754 en 2015 denier chiffre connu. C’est toujours trop évidemment mais c’est aussi à mettre en rapport avec les installations d’entreprises étrangères en France. Il faut aussi tenir compte du nombre total entreprise crées par an : autour de 500 000. Dans son premier budget, Emmanuel Macron a transformé l’ISF, l’impôt sur la fortune, en IFI, impôt sur la fortune immobilière. L’idée ? “On a gardé l’impôt sur la fortune quand il est investi dans l’immobilier, a expliqué le président de la République ce dimanche sur BFMTV. Mais on a enlevé l’impôt sur la fortune pour tout ce qui était investi dans l’économie.”

Sont maintenant exonérés : les yachts, voitures de luxe, mais aussi le livret A, assurance-vie et autres placements financiers. Seront-ils pour autant réinvestis par leurs détenteurs dans l’économie française, comme le souhaite le président ? “Non, vous n’avez aucune obligation de réinvestir, vous bénéficiez de cette exonération sans contrepartie” réplique Sabrina Atlan, avocate fiscaliste. D’ailleurs le président de la République le reconnaît. “Vous êtes sûr que cet argent n’ira pas dans la spéculation ? », l’a interrogé Edwy Plenel. Réponse :  »Je n’ai pas plus de garanties que vous… Et d’ailleurs dans la société, c’est pour ça qu’il faut constamment corriger les choses, il faut évaluer donc moi j’évaluerai dans deux ans.” Rendez-vous donc en 2020… Pour justifier sa réforme de l’ISF, Emmanuel Macron avance l’argument très approximatif  suivant. “Nous avions des centaines de milliers d’entrepreneurs qui vendaient leur entreprise et qui, parce qu’on les taxait à l’impôt sur la fortune alors même qu’ils voulaient réinvestir dans le pays, s’en allaient.”

 

Macron : combatif mais pas convaincant

Macron : combatif mais pas convaincant

 

Les sondages permettront  de vérifier si Macron a de nouveau raté son exercice télévisé. Ce qui est certain, c’est que son interview avec Pleynel et Bourdin était très différents de celui conduit pas JP Pernaud sur TF1.  Ce dernier, a servi de brosse à reluire de Macron. Pour autant, les téléspectateurs n’ont guère été convaincus par le président de la république. De l’ordre de 70%  des retraités en particulier ont considéré que Macron avaient surtout défendu les riches depuis le début de son mandat. Cette fois interrogé par Pleynel et Bourdin de manière assez musclée, Macron a haussé le ton et comme d’habitude a montré beaucoup de condescendance voire même d’arrogance en contestant le fond et la forme de certaines questions. Pour résumer : sur la Syrie, c’est moi qui décide. Si vous n’êtes pas content changez la constitution. Cette attaque est destinée à construire la paix a affirmé Macron ! Même satisfecit sur Notre dame de landes au nom de l’Etat républicain. Concernant la situation sociale, Macron a attaqué la forme et le fond de la question de Pleynel faisait état du mécontentement ; « Vos questions sont orientées », a notamment accusé Emmanuel Macron, qui s’est vu rétorquer:  »Nous sommes là pour poser les questions qui sont dans les colères du pays, et elles peuvent vous déplaire, mais nous sommes là pour le faire ».

Climat Social : pas mai 68 mais un climat pourri pendant des mois

Climat Social : pas mai 68 mais un climat pourri pendant des mois

 

L’histoire ne ressert jamais les mêmes plats y compris en matière sociale. Du coup,  la perspective d’un nouveau 68 est sans doute à exclure car le contexte a beaucoup changé notamment les aspirations. Mai 68 se situait dans un contexte économique relativement favorable, en 2018 le chômage est encore massif et la France sort tout juste de la crise. Le risque dans la période actuelle c’est de voir se multiplier pendant des mois des conflits dans des secteurs ou catégories tendues. Il y a évidemment les étudiants  avec le dispositif de sélection qui ne dit pas son nom, 20 à 30% des étudiants ne pourront pas entrer dans en université et mais on a n’a rien prévu comme autre filière de substitution (la filière apprentissage bac+ par exemple).  Le secteur le plus fragilisé est sans doute celui des hôpitaux qui ne cesse d’accumuler les réformes en vain, les Ephads posent  le problème du rapport à la vieillesse (pas seulement les Ehpad, le maintien à domicile aussi). Certaines catégories ne vont pas manifester dans la rue mais fabriquer des opposants au gouvernement,  c’est le cas des retraités et des résidents de la France profonde où emplois et services publics fuient vers les grandes métropoles. Dans les prisons, la justice, l’agriculture rien n’est réglé. Des reformes, oui,  mais homéopathiques. D’une  façon générale,  il faut aussi s’attendre à une  montée de revendications concernant le pouvoir achat bloqué depuis des années su l’on tient compte du cout réel de la vie (et non de l’indice obsolète de l’INSEE),  Exemple cet indice prend en compte la baisse des prix dans l’habillement mais par le fait que les Français réduisent leurs achats dans ce domaine. (À l’inverse des services dont les prix explosent). Sans doute n’y-a-t-il aucune  similitude entre 68 et la période d’agitation sociale actuelle. La grande question est cependant celle de la faisabilité d’une grande coagulation, souhaitée notamment par l’extrême gauche. Certains pensent que cette convergence des luttes est possible quand d’autres considèrent que cette hypothèse est peu vraisemblable. Mais on peut aussi se demander s’il est davantage  souhaitable de connaitre une généralisation de grèves éparses mais nombreuses dans de plusieurs secteurs tendus pendant des mois et des mois. Bref, une autre chienlit sociale qui pourrait d’abord ternir sérieusement une mage de la France qui venait tout juste de se rénover un peu. Les dommages pour l’économie, la croissance, l’emploi et les grands équilibres seraient désastreux. Surtout cela affecterait le moral des investisseurs, des acteurs économiques, des consommateurs dans la capacité de la France à se réformer. Il serait peut- être urgent que le gouvernement boucle très rapidement les conflits sociaux en cours pour retrouver un peu de sérénité économique, sociale et économique. Car le crédit politique risque de sortir très affecté d’une série de grèves qui durerait des mois. En dessous d’une certain seul de popularité, qu’il le veuille ou non,  le pouvoir sera paralysé. De ce point de vue la chute de popularité de Macron et de son gouvernement est inquiétante.

12345...35



L'actu écologique |
bessay |
Mr. Sandro's Blog |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | astucesquotidiennes
| MIEUX-ETRE
| louis crusol