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Le FN invente une « taxe antidélocalisation américaine qui n’existe pas

Le FN invente une   »taxe antidélocalisation américaine qui n’existe pas

Avec le FN plus c’est gros plus ça passe et le vice président  Philippot n’a pas hésité à proposer comme solution pour sauver Whirlpool de mettre en place une taxe comme celle des américains de 35 % sur tout produit réimporté d’une usine délocalisée. Un détail sente sans doute cette taxe n’existe pas aux États-Unis. Elle a certes été évoquée par Trump dans sa campagne électorale mais ne figure plus dans son programme fiscal. Invité de la matinale de France Inter ce jeudi 27 avril, Florian Philippot a déclaré  « Il n’est pas acceptable de voir des entreprises qui délocalisent comme le fait Whirlpool vers la Pologne après avoir bénéficié de beaucoup d’argent public pour ensuite revendre en France [...] Eh bien il faut mettre en place une taxe de 35% pour tout produit réimporté vers la France à partir d’une usine délocalisée. Une taxe dissuasive qui les fera réfléchir à deux fois avant de prendre ce type de décision [...] Quand il y a une concurrence déloyale, nous avons tout intérêt à nous protéger. La plupart des grands pays le font. Cette taxe de 35%, elle est mise en place aux Etats-Unis en ce qui concerne les délocalisations, elle a été efficace. Il faut que nous soyons volontaristes.«  Au micro de Radio Classique, le secrétaire général du Front national Nicolas Bay a également évoqué ce jeudi « cette taxe de 35% de droits de douane. Ce qu’a fait par exemple Donald Trump aux Etats-Unis avec les constructeurs automobiles. » Enfin dans un communiqué publié sur le site du FN, le parti explique que : « Marine Le Pen est la seule candidate à proposer une véritable protection pour notre tissu industriel. Elle seule mettra en place une taxe de 35 % sur les produits provenant d’usines délocalisées, afin de créer une véritable incitation à relocaliser et à produire en France ».

Sondage Présidentielle: 59% des Français «pas satisfaits»

Sondage Présidentielle: 59% des Français «pas satisfaits»

Pas étonnant que les Français soient peu satisfaits car la campagne électorale aura été relativement médiocre. En cause surtout,  la surenchère de promesses, le caractère surréaliste de certaines propositions comme le revenu universel ou le retour au franc. Sans parler des affaires aussi bien de Fillon  que de Le Pen qui ont détournés l’objet de la campagne. Aujourd’hui aucun responsable ne s’impose de manière majoritaire sur le plan de la popularité. Macro figure toujours en tête en queue selon un sondage Odoxa diffusé jeudi. Avec 41 % d’opinions favorables, Emmanuel Macron devance Jean-Luc Mélenchon (38 %) en baisse de 2 points, Alain Juppé (37 %, +1) et Marine Le Pen (33 %, +4). Du côté de l’exécutif, François Hollande gagne un point de popularité à un niveau toujours très bas, 22 %, et le Premier ministre Bernard Cazeneuve en perd 3 à 39 %, selon cette enquête pour L’Express, la presse régionale et France Inter. Enquête réalisée en ligne les 19 et 20 avril auprès de 1.503 personnes de 18 ans et plus, et du 24 au 25 avril, après le premier tour de la présidentielle, auprès de 1.000 personnes de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas. Marge d’erreur de 1,4 à 3,1 points.

 

Alitalia, l’exemple à ne pas suivre pour Air France

Alitalia, l’exemple à ne pas suivre pour Air France

 

Le corporatisme qui caractérise le personnel d’Alitalia risque d’aboutir à une restructuration sévère voir à une liquidation. Un exemple qui devrait faire réfléchir les salariés d’Air France et surtout leurs syndicats qui ne cessent de s’opposer à la modernisation de leur compagnie. Comme Air France, Alitalia est rarement parvenu à dégager des bénéfices ou alors de manière insignifiante. Cela en dépit des recapitalisations et des ventes d’actifs. Certes la situation d’Air France est moins préoccupante pour l’instant mais l’immobilisme des syndicats corporatistes pourrait bien conduire un jour cette entreprise sur le chemin de la compagnie italienne. Cette compagnie  se prépare à être placée sous un régime d’administration judiciaire après le rejet de son tout dernier plan de sauvetage par ses salariés, ce qui prive la compagnie aérienne italienne de toute nouvelle aide financière indispensable à la poursuite de son activité. Malgré un accord provisoire prévoyant des réductions de postes et de salaires conclu avec les syndicats le 14 avril, Alitalia n’est pas parvenue lundi à obtenir l’aval indispensable du personnel à l’octroi d’une aide d’environ deux milliards d’euros. Alitalia a été renflouée par l’Etat et des investisseurs privés à plusieurs reprises et pendant des années. Le ministre italien de l’Industrie Carlo Calenda a exclu mardi une renationalisation de la compagnie aérienne et a jugé qu’une nouvelle injection de deniers publics était une « option non viable » mais certains salariés espèrent toujours que le gouvernement ne laissera pas tomber une telle entreprise. Détenue à 49% par Etihad Airways, Alitalia n’est parvenue à dégager un bénéfice annuel qu’à de rares occasions durant ses 70 ans d’existence. Le transporteur, qui emploie quelque 12.500 personnes, perd au moins 500.000 euros par jour. Alitalia a dit qu’elle « commencerait à préparer les procédures prévues par la loi » et une source proche de la compagnie aérienne a précisé que le conseil d’administration solliciterait l’approbation des actionnaires avant de demander la nomination d’un administrateur judiciaire. Cet administrateur devra déterminer si le transporteur peut être restructuré ou doit être liquidé. La restructuration devra être faite avec célérité, soit qu’Alitalia reste une entité autonome soit qu’elle soit vendue en tout ou partie. Sinon, une procédure de liquidation sera enclenchée. Les actionnaires se prononceront sur les prochaines étapes au cours d’une assemblée générale qui se tiendra, selon deux sources proches du dossier, le 2 mai.

Marine Le Pen « pas la candidate du FN » !

Marine Le Pen « pas la candidate du FN » !

 

En déclarant quelle n’est pas la candidate du Front national, Marine Le Pen acte  le fait qu’elle traîne comme un boulet là réputation de son parti mais aussi de son nom. Pas étonnant si elle avait tenté de réduire ce nom à son prénom ; ce que lui avait reproché vertement son père. De la même manière, elle avait tenté de débaptiser le nom du parti. La prise de distance est cependant trop tardive. Elle est même contradictoire puisque dans les derniers jours de campagne du premier tour, Marine Le Pen s’est rapprochée des thèses identitaires de son père.  Certes, il est classique que les deux candidats qualifiés lors  du premier tour d’une présidentielle essaient de prendre du champ par rapport à leur propre camp aux fins de rassembler. Pour autant Front National, Marine et Le Pen sont indissociables surtout compte tenu du caractère familial et héréditaire de cette organisation très particulière ;  du coup  cette tentative de s’autonomiser  en quelque sorte pour Marine Le Pen risque d’être assez mal comprise de même que l’opposition qu’elle fait entre les centres urbains et la ruralité. « Je ne suis pas la candidate du Front national », a déclaré mardi sur TF1 Marine Le Pen, qui s’est présentée face à Emmanuel Macron, « le candidat de l’oligarchie », comme « la candidate du peuple » et particulièrement de la ruralité. Force est de constater qu’effectivement les zones périphériques notamment rurales éloignées ont été assez favorables à la candidate du Front National. Pour autant,  il ne s’agit pas d’un vrai vote d’adhésion mais plutôt d’un appel un peu désespéré des habitants de zones économiques délaissées.  « Je ne suis pas la candidate du Front national. Je suis la candidate soutenue par le Front national. Cette élection présidentielle, c’est la rencontre d’une personnalité avec le peuple (…) en dehors des considérations partisanes », a déclaré la candidate d’extrême droite, qui affrontera le 7 mai le candidate d’En Marche! Au second tour de la présidentielle. « Mon adversaire a une vision qui est assez désincarnée, il ne voit que les centre-villes, c’est à eux qu’ils parlent essentiellement, à ceux qu’il pense être les gagnants de la mondialisation », a-t-elle poursuivi, précisant qu’elle avait tenu à se rendre dans « les petits villages » durant sa campagne, « à la rencontre de la ruralité ». Emmanuel Macron « est le candidat de l’oligarchie, je suis la candidate du peuple », a-t-elle dit. Cependant Marine panne aura du mal à convaincre une riche héritière comme elle est représentative de ce peuple.

Le PS pour Macron, mais pas un « chèque en blanc »… en bois ?

Le PS pour  Macron, mais pas un « chèque en blanc »… en  bois ?

 

Le parti socialiste veut encore donner l’impression qu’il fixe  ses conditions Emmanuel macro. Victime d’un véritable cataclysme électoral le parti socialiste n’a pourtant pas d’autres solutions que d’essayer de s’accrocher à Macron pour sauver ce qui peut encore l’être lors des élections législatives. Du coup la condition mise au soutien à Macron, à savoir pas de chèque en blanc, ressemble plutôt à un chèque en bois car l’apport électoral du parti socialiste aujourd’hui devient négligeable. Dans le pire des cas on espérait avant les élections seulement 50 députés socialistes  à l’assemblée nationale en sauver aujourd’hui une trentaine serait considéré comme un exploit. L’étiquette PS  va sans doute constituer un véritable boulet pour les candidats députés qui ne pourront pas ou ne voudront pas se rallier clairement à Macron.  Le Parti socialiste a décidé lundi de faire battre Marine Le Pen le 7 mai sans pour autant proposer d’alliance à Emmanuel Macron pour les législatives, au lendemain de la défaite historique de Benoît Hamon au premier tour de l’élection présidentielle. L’appel du candidat socialiste à voter pour Emmanuel Macron a été renouvelé par le Premier secrétaire du parti, Jean-Christophe Cambadélis, après un Bureau national organisé lundi. « Sans conditions, comme nous l’avons fait pour Jacques Chirac contre Jean-Marie Le Pen » en 2002, a-t-il dit à la presse. « Le programme de Madame Le Pen ne prévoit pas uniquement une sortie de l’Europe mais aussi une sortie de notre République », a averti Jean-Christophe Cambadélis avant d’annoncer que le PS allait imprimer 4 millions de tracts pour faire campagne contre la présidente du FN. « Marine Le Pen présidente, ça, jamais. » Jean-Christophe Cambadélis s’est refusé quant à lui à évoquer les scrutins des 11 et 18 juin et l’avenir du Parti socialiste. « Le temps de l’explication de cette défaite viendra, mais pas maintenant », a-t-il commenté devant la presse. « Nous nous battrons avec nos idées pour rassembler les socialistes et l’ensemble de la gauche », dit le député Jean-Marc Germain. L’avenir du Parti socialiste reste en suspens. Lundi matin, Manuel Valls a indiqué sur France Inter souhaiter gouverner avec Emmanuel Macron dans une future majorité. « Nous devons être prêts à le soutenir, à l’aider, à participer à cette majorité », a déclaré l’ancien Premier ministre. Au siège du PS, le cas Valls divise. Pour le député Olivier Dussopt, qui a été son porte-parole à la primaire, Manuel Valls a « évidemment sa place » au sein du PS. Au contraire, le député Christian Paul estime que « ce n’est pas la gauche qui est irréconciliable mais peut-être Manuel Valls qui n’est plus conciliable avec la gauche ». « Ce n’est pas maintenant qu’on va couper des têtes », tempère Yann Galut au sujet des socialistes qui ont rejoint En Marche. Pour le député du Cher, les résultats de dimanche sont un « big bang ». « Il va y avoir une recomposition et elle aura lieu après les législatives. »

2017 : « Fillon au second tour et pas Le Pen » !!!

2017 : « Fillon au  second tour et pas Le Pen » !!!

Fillon pourrait être au second tour est pas Le Pen d’après des instituts qui se fondent surtout sur des les informations des réseaux sociaux. Rien n’est impossible évidemment dans cette campagne largement perturbée. Pour autant, l’analyse des réseaux sociaux sur Internet constitue une méthodologie très discutable qui peut être utile pour des enquêtes qualitatives mais pas pour quantifier des intentions de vote. En cause,  le fait que les réseaux sociaux constituent une sorte d’auberge espagnole où on trouve le pire et le meilleur, que le volume de citations d’un candidat ne constitue pas un indicateur très pertinent sans parler de ceux  qui inondent  Internet à des fins électoralistes. Avec de telles méthodes,  le candidat Asselineau pourrait se qualifier pour le second tour !  Des informations puevent sont sans doute êter tirées  d’Internet mais les méthodologies pour les analyser aller pour les analyser sont parfois assez sulfureuses. À quelques jours du premier tour, Leendert de Voogd, ancien directeur mondial de l’institut TNS et Pdg de Vigiglobe, fait le point sur la dynamique actuelle sur les réseaux sociaux. Une dynamique qui, encore une fois, dénote par rapport aux sondages… et pourrait réserver quelques surprises. Interview dans la Tribune.

 

Vous aviez perçu la montée de François Fillon et la possibilité qu’il gagne la primaire bien avant les sondages. Idem pour la victoire de Benoît Hamon aux primaires. Quels enseignements tirez-vous des réseaux sociaux Facebook et Twitter ?

LEENDERT DE VOOGD - Depuis le 1er février, 35 millions de tweets concernant la campagne électorale ont été publiés et diffusés sur Twitter. Les réseaux sociaux sont une formidable expression de l’opinion publique, que nos outils algorithmiques permettent d’analyser finement et que les sondages ne prennent pas en compte. Or, l’expérience nous montre que les dynamiques présentes sur les réseaux sociaux sont en avance sur les sondages et se retrouvent souvent dans le vote, comme cela a été le cas pour la victoire de François Fillon aux primaires. Nous l’avions perçue plus d’un mois à l’avance alors que les derniers sondages le donnaient au mieux deuxième derrière Alain Juppé.

Les derniers sondages publiés le 19 avril indiquent la même hiérarchie : Emmanuel Macron en première position suivi de très près par Marine Le Pen, puis François Fillon et Jean-Luc Mélenchon un peu plus loin, mais dans la marge d’erreur avec un écart entre le premier et le dernier inférieur à 7 points. Retrouvez-vous cette hiérarchie sur les réseaux sociaux à quelques jours du premier tour ?

Non. Pas dans cet ordre. Aujourd’hui, et depuis une bonne semaine, la dynamique sur les réseaux sociaux révèle plutôt un trio de tête composé de François Fillon, d’Emmanuel Macron et de Jean-Luc Mélenchon. Marine Le Pen, bonne quatrième, est très largement distancée, signe que sa campagne ne prend pas. Du mercredi 12 au mercredi 19 avril, 1,26 million de tweets ont concerné Emmanuel Macron, 1,25 million ont concerné François Fillon et 1,22 million ont concerné Jean-Luc Mélenchon, contre seulement 589.600 pour Marine Le Pen, qui suscite presque deux fois moins d’intérêt malgré le soutien de la très active « fachosphère », un relais très puissant sur internet. Les trois premiers sont donc dans un mouchoir de poche. Si on regarde le nombre de personnes qui tweetent à leur sujet, on remarque un avantage à Jean-Luc Mélenchon et à François Fillon. 172.600 personnes ont tweeté sur Jean-Luc Mélenchon, contre 167.100 sur François Fillon, 137.400 sur Emmanuel Macron et 122.700 sur Marine Le Pen.

Au-delà de ces chiffres, qui révèlent une certaine dynamique, c’est le contenu des messages qui importe. Nos algorithmes indiquent que c’est François Fillon qui déclenche le plus de contenus positifs, donc d’engagement, de la part des internautes. C’est surprenant, mais cela a été le cas, malgré les affaires, depuis le début de la campagne. À l’inverse, Marine Le Pen ne semble pas avoir su profiter de son avance, qui s’érode sur les réseaux sociaux plus vite que dans les sondages. De leur côté, Emmanuel Macron et Jean-Luc Mélenchon connaissent une dynamique réelle et solide. Le meeting de Bercy du 17 avril a encore renforcé Emmanuel Macron, tandis que Jean-Luc Mélenchon surfe sur une vague forte depuis le débat du 4 avril sur BFM TV et CNews.

La dynamique sur les réseaux sociaux -car nous analysons Facebook aussi- indique donc que François Fillon est sous-estimé dans les sondages et qu’il a de grandes chances de se qualifier pour le second tour. À l’inverse, Marine Le Pen paraît surestimée. Cela ne veut pas dire qu’elle ne se qualifiera pas, car elle dispose d’un socle électoral important, mais le temps joue contre elle. Marine Le Pen est clairement dans une dynamique descendante qui ne se traduit pas encore dans les sondages.

Quelle est précisément votre méthode ?

Tout d’abord, Vigiglobe se défend bien de pronostiquer quoi que ce soit. Nous faisons du big data à partir des données des réseaux sociaux pour révéler des dynamiques sous-jacentes, sachant qu’un français sur deux dispose d’un compte sur Facebook et que Twitter revendique environ 15 millions de comptes ouverts en France. Cette communauté est très importante et riche d’enseignements à l’heure où les sondages traditionnels n’arrivent plus forcément à saisir les dynamiques, ce qui entraîne de grosses surprises comme le Brexit, Fillon aux primaires ou l’élection de Donald Trump.

Nous avons développé des algorithmes basés sur des notions d’intelligence artificielle, qui codent automatiquement le sens et la tonalité de chacun des messages postés sur Facebook et Twitter. Vigiglobe a signé des partenariats avec eux, nous avons donc accès à l’ensemble des messages publics. Cela nous permet d’analyser toutes les données disponibles et de connaître le profil des internautes qui postent (sexe, âge, etc.).

Quant à la tonalité, elle est déterminée par l’apprentissage machine (machine learning). Cela veut dire que nous avons appris à l’ordinateur à discerner s’il s’agit d’un message positif, neutre, ou négatif, par l’analyse sémantique. Un corpus de langage spécialement dédié aux élections a été développé en interne. Nos annotateurs ont codé manuellement des dizaines de milliers de messages pour que l’ordinateur s’en nourrisse et compare chaque nouveau message à ce qu’il connaît. Cela nous permet de déceler aussi l’ironie et l’humour, très répandus sur les réseaux sociaux. La tonalité est très importante pour mesurer les dynamiques autour de chaque candidat, même si la plupart des messages sur les réseaux sociaux sont négatifs. L’analyse du contenu nous permet de délimiter les thèmes qui portent et ceux qui en tirent profit.

Quel crédit apporter à votre méthode ? La sociologie des utilisateurs de Twitter -jeunes, urbains, plus diplômés- ne correspond pas à une photographie exacte des électeurs. De plus, les affaires de François Fillon ont rythmé la campagne, il est donc normal qu’il suscite davantage de réactions sur les réseaux sociaux. Ces éléments ne peuvent-ils pas fausser votre analyse ?

Vous avez raison, Twitter et Facebook ne sont pas la France et il faut rester prudent. Nicolas Sarkozy suscitait énormément de réactions et il ne s’est pas qualifié pour le second tour des primaires. Mais le big data électoral vise plutôt à pondérer les sondages en comprenant mieux les dynamiques et en repérant les thèmes, les arguments qui impriment sur l’opinion, en positif ou en négatif. Il ne faut pas oublier que le vote n’est pas rationnel. Le candidat qui marque le plus la campagne par les thèmes qu’il soulève est souvent celui qui gagne. De plus, 5 millions de messages sont publiés chaque semaine à propos des candidats. Ce chiffre double lorsqu’il y a une actualité forte, un débat télévisé par exemple. La population sur les réseaux sociaux représente un tiers des électeurs potentiels, et pas uniquement des jeunes urbains diplômés, surtout sur Facebook. Notre méthode a prouvé sa pertinence pour les marques qui nous utilisent pour déceler les tendances sur lesquelles communiquer, et aussi dans le cas d’élections passées.

Les candidats peuvent-ils « fausser » leur impact sur Facebook et Twitter grâce à leurs armées de militants ?

Les réseaux sociaux sont un relais d’opinion très important pour les candidats, à condition de bien les utiliser. Mélenchon et Fillon ont mis en place une véritable stratégie de communication dans ce domaine, qui fonctionne bien. Mais les équipes d’Emmanuel Macron ne sont pas aussi performantes, or c’est lui qui totalise le plus d’intérêt depuis un mois. Marine Le Pen peut aussi s’appuyer sur la « fachosphère », très forte, mais elle se situe loin derrière les trois autres. Elle dispose pourtant de la communauté la plus importante : 1,3 million de « likes » sur Facebook, 1,4 million d’abonnés sur Twitter, contre respectivement 350.000 et 500.000 pour Fillon, 280.000 et 650.000 pour Macron, 900.000 et 1 million pour Mélenchon. Donc l’impact de la puissance des candidats sur la Toile est à relativiser.

Qu’est-ce qui retient l’attention des internautes, en positif et en négatif, au sujet de ce quatuor ?

Emmanuel Macron pâtit de l’affaire Mohamed Saou et du fait qu’il soit assimilé à François Hollande. En revanche, il est celui dont les propositions sont les mieux perçues et les plus commentées.

François Fillon est fortement attaqué sur ses affaires et, récemment, à cause de son soutien à Sens Commun. Mais sa stature présidentielle ressort positivement et ses soutiens sont vocaux sur son projet.

Jean-Luc Mélenchon bénéficie de la force de sa communauté, très mobilisée pour mettre en avant l’ambition de son programme. Les critiques à son encontre concernent surtout ses propositions, moins sa personne.

Marine Le Pen dispose du ratio soutiens/critiques le plus déséquilibré, elle est beaucoup plus attaquée qu’encensée. Ce qui ressort de positif est sa mise en avant de la France et sa lutte contre l’islamisme radical. Mais elle est très fortement critiquée sur son racisme et ses déclarations sur le Vel d’Hiv.

Quelles tendances avez-vous décelées avant les sondages depuis que la campagne a commencé ?

En janvier, Mélenchon était 4e ou 5e dans les sondages, alors qu’il a très vite été dans le top 3 sur les réseaux sociaux, ce qui a été confirmé ensuite par les sondages. À l’inverse, Benoît Hamon a toujours été loin derrière, même quand il était crédité de plus de 16% d’intentions de vote. Nous avons également observé la baisse de Marine Le Pen avant qu’elle commence à reculer dans les enquêtes d’opinion. Ni ses idées ni ses prises de position ne semblent impacter durablement. Quant à François Fillon, l’argument de « l’élection volée » par les médias et la justice fonctionne très bien. Ses soutiens, souvent des personnes de plus de 50 ans, s’expriment très librement à ce sujet, notamment sur Facebook. Cela paraît fou, mais après trois mois de campagne, nous ne serions pas surpris de voir Fillon qualifié et pas Le Pen.

Que pouvez-vous dire sur les six « petits » candidats ?

François Asselineau dispose d’une communauté assez mobilisée. Cela reste marginal, car il représente environ 3% de l’électorat, mais il est au-dessus de Nicolas Dupont-Aignan sur les réseaux sociaux, ce qui n’est pas le cas dans les sondages. Quant à Philippe Poutou, le buzz après sa prestation du 4 avril est retombé, mais il reste largement au-dessus de Nathalie Artaud.

Un algorithme, Predict my President, qui mouline des données socio-économiques et issues des réseaux sociaux, pronostique un second tour Le Pen-Fillon. Le site Filteris, lui aussi spécialisé dans le big data, estime que Fillon arrivera en tête, devant Le Pen. Votre analyse est encore différente. Comment l’expliquer ?

L’arrivée du big data est la principale nouveauté de cette campagne. Je ne peux pas juger des résultats de ces initiatives, car je ne connais pas leur méthodologie. Mais nous avons l’exclusivité des messages sur Facebook et Twitter et un algorithme d’analyse du sentiment qui a prouvé sa pertinence. Encore une fois, il ne s’agit pas de dire que François Fillon sera à coup sûr au second tour et que Marine Le Pen n’y sera pas, mais qu’actuellement, c’est la dynamique qui se dégage, et que celle-ci n’est pas encore traduite dans les sondages. En aura-t-elle même le temps d’ici à dimanche ?

Pensez-vous qu’il faudrait intégrer le big data aux enquêtes qualitatives d’opinion ?

Absolument. Cumuler notre expertise avec celles que vous mentionnez permettrait de mieux saisir l’opinion et d’affiner les études. Il manque un acteur qui synthétiserait tout cela et l’analyserait. Notre approche, celles de nos concurrents dans le big data et celle des sondages sont complémentaires et devraient être fusionnées. Si tel était le cas, le défi serait alors de déterminer le poids que l’on attribue à chacun de ces facteurs.

 

2017 ! 11 candidats qui ne renforcent pas la démocratie

2017 ! 11 candidats qui ne renforcent pas la démocratie

 

Il y a bien quatre ou cinq candidats dont on peut se demander ce qu’ils font dans une campagne présidentielle électorale. Pour certains,  il s’agit surtout d’une campagne de témoignage puisqu’ils ne dépasseront pas environ 1 %. Une occasion rare de s’exprimer à la télé devant des millions et des millions de Français. Mais sur cette base,  non nombre d’autres courants de pensée plus élaborés  et plus représentatifs mériteraient aussi d’être présents dans cette confrontation télévisuelle. Des courants politiques, socioéconomiques ou encore culturels.  De ce point de vue,  une réflexion approfondie serait nécessaire sur le mode de sélection des candidats autorisés à participer à l’élection présidentielle car les 500 signatures des maires  ne paraissent pas suffisamment sérieuses pour conférer un minimum de légitimité  à un prétendant présidentiel. D’autres candidats très marginaux ne représentent strictement rien comme courant de pensée c’est le cas notamment de Cheminade (celui qui voulait coloniser Mars)  et Lasalle,  sympathique député bien  incapable de prononcer une phrase complète. Asselineau  n’est guère mieux avec son argutie juridique pour expliquer sa politique internationale. Bref trois candidats dont l’expression laisse également pour le moins pantois. Chacun connaît au moins un voisin qui aurait mieux fait que ces candidats très confus.  La preuve sans doute qu’il faudra un jour vraiment sortir de la démocratie néandertalienne et pas seulement pour les présidentielles. Ce n’est- pas celui qui se déclare candidat qui est le plus souvent le plus qualifié, loin s’en faut. En général,  c’est la plus gueulard.

Mélenchon : du stand-up, pas de la politique !

 

 

Indiscutablement,  Mélenchon se révèle le meilleur tribun de la campagne ; en outre, il possède une vraie culture générale (contrairement à la nullité de Marine Le Pen dans ce domaine). Pour autant, ce qu’il fait dans ses meetings relève davantage de l’exercice du stand-up que de la présentation d’un programme politique pour uen présidentielle. Pour preuve, l’essentiel de ses déclarations est consacré à la critique du capitalisme, de l’impérialisme, des partis au pouvoir et de ses concurrents. Dimanche encore à Toulouse, il a surtout attaqué ses concurrents  Il y a peu de place pour ses propres propositions. Pas étonnant, elles sont presque toutes ahurissantes et conduirait le pays à la ruine par exemple quand il propose que l’État embauche tous les chômeurs ou encore qu’on ne rembourse pas la dette. L’homme fait preuve d’un grand talent théâtral mais qui ferait mieux de faire carrière chez les humoristes. Son propos est plus proche de Guy Bedos que de Jean-Jaurès. D’ailleurs ses allocutions sont peu structurées, il perd souvent le fils de ses raisonnements du fait de ses digressions interminables mais il est écouté car caresse les oreilles bienveillantes. Encore une fois l’homme a du talent, de la culture mais c’est son numéro d’humoriste cinglant qui séduit. Ses bons mots, ses mimiques, sa manière de se déplacer de manière  théâtrale révèle davantage de l’exercice du stand-up et de la politique.

 

Fillon n’a pas rendu les bons costumes !

Fillon n’a pas rendu les bons costumes   !

Fillon est  soupçonné de ne pas avoir rendu  les costumes offerts par l’avocat Robert Bourgi, comme l’indique vendredi Mediapart. Plus précisément, le site d’information rapporte que deux costumes rapportés par l’ancien Premier ministre ne seraient pas ceux qui ont créé la polémique en mars, quand le JDD a révélé qu’il s’était fait offrir deux costumes mi-février, pour une valeur de 13.000 euros. « M. Fillon a fait rapporter chez Robert Bourgi un ensemble de chez Arnys (pantalon et blazer) offert en 2014, ainsi que deux costumes, sans marque aucune, indique à Mediapart l’avocat de Robert Bourgi, Eric Moutet. Un troisième costume , offert par Arnys pour le prix des deux premiers, a été conservé par M. Fillon. Quant aux deux costumes rendus, je ne peux pas dire si ce sont ceux de chez Arnys offerts par Robert Bourgi ou d’autres costumes, puisqu’il n’y avait aucune marque dessus ou griffe de créateur. » Le fait que la griffe de la maison parisienne soit absente des costumes porte le soupçon sur François Fillon : d’après des spécialistes de la marque contactés par le site d’information, chaque pièce Arnys comporte une griffe visible et deux étiquette siglées. De son côté, l’équipe du candidat n’a pas souhaité faire de commentaires sur ces révélations, alors que l’ entourage du candidat LR affirme qu’il a « évidemment » rendus les bons costumes.  Mi-mars, interrogé sur la question de ces costumes sur France 2, François Fillon s’était expliqué sur cet épisode, une « erreur » selon lui : « J’ai fait une erreur de jugement. Ces costumes, je les ai rendus. » Vendredi, Robert Bourgi a indiqué dans un entretien qu’il avait été contraint de mentir par François Fillon sur le donateur des costumes qui lui avait été offerts.

J’ai eu tort d’accepter les costumes qui m’ont été offerts. J’ai fait une erreur de jugement. Ces costumes, je les ai rendus.

 

Macron : « nous ne sommes pas une recyclerie «

Macron : « nous ne sommes pas une  recyclerie « !

Emmanuel Macron  recadre les ralliements dans une  interview au JDD d’autant plus facilement qu’il a déjà affirmé qu’il ne gouvernerait avec aucun grand élu national sortant….sauf peut-être un …. Bayrou ?

 

A deux semaines du premier tour de l’élection présidentielle, vos sondages sont en baisse. Etes-vous inquiet?
Ils montrent exactement ce que je ressens : rien n’est fait! Nous entrons dans une phase cruciale pendant laquelle il faut mobiliser, convaincre et tenir ce double engagement : un renouvellement, des visages et des pratiques; un rassemblement de tous les progressistes. Il était donc important de préciser que nous ne sommes pas une « recyclerie »…

 

Comment envisagez-vous, si vous êtes élu, vos cent premiers jours?
Je ne crois pas aux « cent jours ». Les derniers présidents ont construit les conditions de leurs échecs dans les premières semaines à cause de l’outrance, du déni du réel ou de la procrastination. On ne peut pas être dans un pays où la campagne dure deux ans et une présidence se réduit à cent jours! Ces « cent jours » doivent être les fondations d’une action pérenne […]

 

Comment éviter une affaire Cahuzac?
Chaque ministre ou candidat aux législatives devra avoir un casier judiciaire vierge. Je souhaite que l’on se donne quelques jours avant la nomination du gouvernement pour que des vérifications fiscales et déontologiques soit menées par l’administration fiscale et la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique […]

 

Quelles seraient les premières mesures de votre présidence?
Le projet de loi de moralisation de la vie politique sera mis sur la table du Conseil des ministres avant les législatives. Avec, d’abord, l’interdiction du népotisme pour les parlementaires, qui ne pourront salarier aucun membre de leur famille. On doit aussi fiscaliser la totalité des rémunérations, en particulier l’indemnité représentative de frais de mandat (IRFM), et les rendre transparentes. Pour éviter les conflits d’intérêts, les activités de conseil seront interdites. Parallèlement seront votées, avant la fin 2017, la réduction d’un tiers du nombre de parlementaires et l’introduction d’une dose de proportionnelle.

2017 -11 candidats pour the « Voice politique » : pas à la hauteur

2017 -11 candidats pour the « Voice politique » : pas à la hauteur

Globalement, les grands médias se sont félicités du dernier débat télévisé des candidats à l’élection présidentielle. Certains considérant même que ce débat avait été d’une bonne tenue. Il faut évidemment se faire une piètre idée de la politique pour porter un jugement aussi positif sur une confrontation qui relève davantage du cirque médiatique que de la démocratie. Cette émission a surtout été l’occasion de porter des critiques sur tout et n’importe quoi. Certes la contestation sur certains points était pertinente mais manquait cruellement de perspectives crédibles et claires notamment en matière économique et sociale. Ou alors on entrait directement dans des détails qui ne relèvent pas de la responsabilité d’un président quand il s’agit de promettre à tous et à chacun une augmentation de revenu. On aurait évidemment attendu qu’on pose d’abord la problématique générale du pays, qu’on développe une vision  pour la France, l’Europe et le monde et qu’on définisse une stratégie non démagogique. Pour preuve on a peu parlé du bouclage financier, des grands équilibres. Bien entendu un débat à 11 rendait impossible un haut niveau de confrontation. Les candidats étaient condamnés  à la caricature, aux éléments de langage convenus et à la simplification. D’une certaine manière on aurait pu dire qu’il s’agissait de l’expression de candidats ayant  uniquement vocation d’opposants. . La  politique actuelle est  forcément contestable au regard des   médiocres résultats mais les propositions très pauvres et simplistes. En cause la qualité des prétendants. Parmi les plus inconséquents voire les plus nuls il faut citer Jean Lassalle, certes sympathique mais qui parvenait difficilement à articuler une seule phrase. Jacques Cheminade est un peu apparu comme un extra terrestre et les arguties  juridiques de François d’Asselineau étaient peu près incompréhensibles. Philippe Nathalie Arthaud et surtout Philippe Poutou se sont assez bien sortis de cet exercice mais en se limitant à une posture de dénonciation. Benoît  Ha mon s’est montré relativement transparent et hors sol. Sur la forme, Jean-Luc Mélenchon, grâce à ses talents de tribun, a dominé les débats sans pour autant rendre très crédible ses orientations. Marine Le Pen s’est montrée bien peu à l’aise et d’une certaine façon, déstabilisée elle  a abandonné son rôle de première opposante aux candidats gauchistes. Dupont Aignan a loué la mouche du coche, le rôle du roquet mordant surtout Macron avec nombre de faux chiffres et des faits approximatifs. Fillon a joué la défense et Macron s’est montré trop timoré par peur sans doute d’être attaqué. Bref contrairement à ce que pense nombre de politologues professionnels le débat n’a pas été à la hauteur. Un bon spectacle télévisuel mais  une médiocre confrontation sur le fond. Pas du niveau d’une élection présidentielle. D’ailleurs dans le classement effectué auprès des téléspectateurs très peu des participants obtiennent la moyenne. 

Fillon : pas de cabinet noir mais des revenus au noir bien réels

Fillon : pas de cabinet noir mais des revenus au noir bien réels

 

Pour François Fillon, un hypothetique  cabinet noir serait responsable de ces dérives financières. Cabinet noir dont il connaîtrait les noms, les faits et les dates et qu’il menace de poursuites. En réalité,  Fillon tente de d’inverser le fardeau de la preuve. Pourtant,  les faits sont indiscutables et Fillon les a reconnus en partie concernant le salaire fictif de son épouse comme attachée parlemntaire, celui  de ses deux enfants supposés avocats, cet autre salaire fictif de Pénélope dans la revue des deux mondes de son ami milliardaire ,  sans parler des émoluments reçus de la part d’Axa, des costumes, des montres et de la l’activité douteuse de son cabinet de conseil. La défense de Fillon est incompréhensible, il ne cesse de s’enfermer dans une sorte de droit aux privilèges qui lui ont permis de vivre avec un revenu mensuel de 25 000 € par mois pendant plusieurs années. Invité sur France Inter de jeudi matin, l’ancien premier ministre est revenu sur les accusations de machination proférées à l’encontre du président de la République et promet une contre-attaque implacable, une fois tournée la page de la campagne présidentielle. «Il y a eu des moments difficiles dans cette affaire, je n’ai pas toujours bien dormi, mais je pense que ceux qui sont à l’origine de cette affaire ne dormiront pas bien à l’avenir», prévient le candidat de la droite. Avant de préciser son propos: «Le moment venu, je poursuivrai tous ceux qui sont impliqués dans cette affaire». Visé depuis deux mois environ par une série de révélations concernant l’emploi de ses proches, son patrimoine, et de plusieurs «cadeaux» reçus de la part d’amis , François Fillon avait déjà lancé des accusation graves à l’encontre du président de la République. Il avait estimé que le chef de l’État entretenait «un cabinet noir» à des fins d’instrumentalisation politique «pour l’empêcher de se présenter», lors de son passage dans l’Emission politique de France 2, le 23 mars dernier. «Cette opération a été montée, je le prouverai», renchérit-il ce matin. Avant de préciser: «J’ai toutes les indications pour poursuivre ceux qui ont fait ça. J’ai les dates, les jours les personnes, qui ont communiqué les documents, etc». Malgré ces accusations, le parquet national financier n’enquêtera pas sur les soupçons de «cabinet noir», selon une source proche du dossier jeudi. Les affirmations du livre Bienvenue Place Beauvau «sont trop imprécises et manquent trop d’étai pour pouvoir justifier l’ouverture d’une enquête préliminaire», explique le procureur national financier, Éliane Houlette, dans un courrier révélé par L’Express.  Quant à Philippe Poutou, qui a visé le candidat LR lors du débat sur le sujet des affaires, Fillon, maintient ses menaces: «Je me réserve de poursuivre tout ceux qui ont piétiné ma présomption d’innocence».

 

Avec la Sortie de l’euro du FN : une baisse de pouvoir d’achat de 2 à 4000 euros pas an et par foyer

 

 

L’observatoire BFM Business a mesuré l’impact des programmes des candidats à l’élection présidentielle sur la trajectoire de l’économie française. Le tout à l’aide d’un modèle économétrique élaboré par des universitaires français, MacSim 2 (éditions De Boeck). Une véritable « maquette » qui reproduit le fonctionnement de l’économie française à l’aide de 1.500 équations. Résultat la dévaluation du franc pourrait atteindre 20% voire 40%, la perte de pouvoir d’achat de 2000 à 4000 euros par foyer, l’inflation en hausse 5 à 10%, Sans parler de l’envolée de la dette et des taux d’intérêts.  Le Front National explique sans rire que le retour à une monnaie nationale n’aurait aucune conséquence sur l’immense dette française. Une dette qui représente environ 2200 milliards soit 33 000 € par habitant. Dans le même temps, le front national admet que la valeur de cette monnaie nationale serait dévaluée d’environ 20 % par rapport à l’euro. Pourtant le Front National explique que la conversion de la dette française  en monnaie nationale ne poserait aucun problème. Sauf que les prêteurs seraient spoliés de 20 % ! Et qu’un État ne peut décider de manière unilatérale de léser  les prêteurs. Ce serait par ailleurs une sorte de défaut partiel qui entraînerait notamment une envolée des taux d’intérêt et donc se reporterait sur le coup des emprunts de la France qui ne peut vivre sans emprunter du fait de ses déficits actuels et surtout futurs avec le programme de Marine le Pen. Pour résumer, la sortie de l’euro entraînerait la ruine de la France : la ruine des salariés avec immédiatement une perte de pouvoir d’achat d’au moins 20 %, pour les pouvoirs d’achat des salariés et des épargnants enfin une ruine de l’État. » Avec un effet immédiat de l’ordre de 500 milliards pour la France. Il faut en effet prendre en compte les effets systémiques liés notamment à la conversion de la dette française d’euro en francs. C’est-à-dire une spoliation immédiate de 20 % des prêteurs. La réaction des marchés financiers serait immédiate : avec comme conséquence immédiate notamment l’écroulement de la monnaie, du  pouvoir d’achat  et de la croissance. Bref une situation proche de la Grèce car la France serait sans doute alors  menacée de faire défaut.

24 000 euros par mois et pas moyen d’économiser (Fillon)

24 000 euros par mois et pas moyen d’économiser  (Fillon)

 

 

 

La situation est évidemment dramatique, vite un Fillonthon car le candidat des Républicains en dépit de revenus très confortables ne parvient pas à économiser. Interrogé par Jean-Jacques Bourdin qui  lui demandait s’il « arrivait à mettre de l’argent de côté », François Fillon a répondu que « personnellement, non ». « 35% des Français y parviennent, je ne sais pas si vous avez vu ce chiffre », a alors souligné le journaliste de BFMTV. Il faut convenir que François Fillon dispose pourtant de revenus substantiels, note Le Lab d’Europe 1. Selon sa déclaration de patrimoine, rendue publique dans le cadre de la campagne présidentielle, le député de Paris a perçu 130 000 euros en 2012, 465 000 euros en 2013, 247 000 euros en 2014, 344 000 euros en 2015, 275 000 en 2016. « Soit un revenu mensuel moyen 24 350 euros sur ces cinq dernières années », détaille Le Lab. Le pathétique de Fillon l’emporte sur le tragi-comique. Évidemment ce candidat (il est vrai comme d’autres) et complètement hors sol. Certes on ne peut reprocher à un individu l’importance de ses revenus mais il faut choisir soit le business, soit la politique. Fillon a voulu concilié les deux en se rendant coupable de détournement de fonds publics et d’abus de biens sociaux sans parler des conflits d’intérêts. Au-delà des faits évidemment très répréhensibles le pire c’est sans doute cette incapacité de Fillon à comprendre la stupeur et la colère de nombre de Français dont il faut rappeler que le salaire moyen ne dépasse pas en moyenne 1800 € par mois. Avec Fillon on quitte la problématique de la morale politique pour se situer tout simplement dans le champ de la malhonnêteté. On objectera à juste titre qu’il est  d’être le seul dans cette situation, que cela vaut aussi pour d’autres responsables nationaux et même locaux. Parmi les facteurs explicatifs le fait que la politique en France se soit transformée en véritable métier au lieu de se limiter à un mandat temporaire au service de l’intérêt général. Il n’y a sans doute qu’en France que nombre de politiques exercent  aussi longtemps des mandats. La presse étrangère et d’ailleurs très critique vis-à-vis de la bienveillance des Français vis-à-vis du mode de reproduction des élites politiques et de leurs dérives.

 

Accepter des concessions entre morale et politique oui mais pas sur l’honnêteté

Accepter des concessions entre morale  et politique oui mais pas sur l’honnêteté

Dans une interview au monde André Comte-Sponville explique qu’il faut dissocier morale et politique.

De François Fillon, qui abandonne l’idée de renoncer à sa candidature s’il était mis en examen, à Manuel Valls, qui renie son engagement de soutenir le gagnant de la primaire à gauche, n’assiste-t-on pas au règne de la versatilité, de la parole non tenue et du cynisme qui contribuent à discréditer la politique ?

« Valls, il a eu tort de ne pas respecter l’engagement qu’il avait pris en participant à la primaire. Mais j’y vois surtout une erreur politique. » Qu’il vaille mieux tenir sa parole, en politique comme ailleurs, je vous l’accorde ! Mais qu’est-ce que cela nous dit sur la situation politique actuelle ? En l’occurrence, je pense que François Fillon a eu tort de maintenir sa candidature, après sa mise en examen, comme Manuel Valls de ne pas soutenir, fût-ce a minima, celui qui avait gagné la primaire de la gauche. Il n’en reste pas moins que le discrédit qui pèse sur la politique doit moins à ces quelques manquements à la parole donnée qu’à la persistance, depuis trente ans, d’un chômage de masse. L’échec de nos politiques est d’abord économique et social. Or il est plus grave d’échouer, dans ces domaines, que de mentir !

 

Comte-Sponville  n’a sans doute porteur car la morale individuelle à laquelle on se réfère généralement pour évaluer une personnalité politique n’est pas la morale politique qui elle se fonde d’abord sur l’intérêt supérieur de la collectivité. Du coup certains mensonges sont parfois nécessaires quand l’opinion publique n’est pas encore préparée à comprendre ce qu’est cet intérêt supérieur évalué dans le temps. C’est d’ailleurs un peu le drame des référendums qui sont l’expression de l’humeur d’une opinion à un moment donné et qui servent trop à l’expression de tous les mécontentements en négligeant parfois l’objet même de la question et surtout son enjeu à long terme. La morale individuelle n’est pas la morale politique car contrairement à ce que pense les révolutionnaires le peuple  n’a pas toujours raison surtout quand on instrumentalise ses craintes, ses peurs et ses fantasmes. Par contre,  il n’y a pas de concessions à faire sur l’honnêteté. Ainsi ceux qui se servent de leur mandat politique pour s’enrichir personnellement son évidemment indignes de la fonction car ils font passer leur intérêt personnel avant l’intérêt général. Fillon est condamnable pour avoir détourné à son profit des fonds publics et bénéficier illégalement de fonds privés. À l’inverse, Valls  qui n’a pas respecté sa signature des primaires du PS ne peut être condamnée au même titre que Fillon. Au mieux on peut lui reprocher une accumulation d’erreurs politiques et tactiques. D’abord en ayant tenté de marginaliser Macron lorsqu’il était au gouvernement, d’avoir cautionné un exercice de primaire qui n’avait aucun sens, ensuite de s’être  rallié un peu précipitamment à Macron.

Grèce : pas de vrais accords sur la dette avant les élections françaises et allemands

Grèce : pas de vrais accords sur la dette avant les élections françaises et allemands

 

 

Le premier ministre grec s’impatiente car les négociations entre le gouvernement et les représentants des créanciers sur l’examen des réformes déjà effectuées et celles à venir traînent depuis plusieurs mois, ce qui entrave la poursuite du versement des tranches de prêts internationaux au pays endetté. Des négociations qui avancent mais très lentement notamment du fait des prochaines élections françaises mais surtout allemands. En effet l’une des revendications du gouvernement grec consiste à demander une diminution de la dette contre des mesures de rigueur supplémentaire. Or certains notamment le ministre des finances Schäuble soupçonne la Grèce de se satisfaire seulement de la réduction de la dette. Or Merkel a encore besoin du soutien de son ministre des finances car elle n’est pas totalement assurée de remporter les élections allemandes. Cette question de la dette de plusieurs pays européens est au centre des préoccupations outre-Rhin. Côté français la dette grecque a pour l’instant disparu des radars de l’information d’abord parce que les questions européennes sont relativement absentes du débat ensuite parce que la France est relativement mal placée pour donner des leçons de rigueur à d’autres ou inversement pour solliciter une bienveillance des autorités européennes sur la question de l’endettement. Le recentrage sur les problématiques internes en vue des élections tente en France et surtout en Allemagne tant en France qu’en Allemagne alimente donc  la patience de la Grèce concernant le règlement de sa dette. « La finalisation de l’accord et le vote des  mesures (réclamées par l’Union européenne et le Fonds monétaire international) seront faits (…) mais à condition qu’il y ait aussi entre temps des mesures substantielles sur (l’allègement) de la dette », a déclaré Alexis Tsipras, au quotidien grec Ethnos paru dimanche. Les négociations entre le gouvernement et les représentants des créanciers sur l’examen des réformes déjà effectuées et celles à venir traînent depuis plusieurs mois, ce qui entrave la poursuite du versement des tranches de prêts internationaux au pays endetté. Les énièmes mesures réclamées par les créanciers après sept ans consécutifs de crise constituent un nouveau défi pour le gouvernement de la coalition menée par la gauche d’Alexis Tsipras, qui doit convaincre sa faible majorité parlementaire (153 députés sur les 300) de les avaler. « Les prochains jours nous aurons des évolutions (sur la négociation avec les créanciers), nous sommes dans la dernière ligne droite » de la finalisation de l’accord, s’est prévalu dimanche à la télévision Skaï le porte-parole du gouvernement Dimitris Tzanakopoulos.

 

Morale politique : « Ils n’ont même pas honte » (Alain Garrigou )

Morale politique : « Ils n’ont même pas honte » (Alain Garrigou )

Le politologue Alain Garrigou , Dans une tribune au « Monde », estime que la volonté  de gagner est telle chez les hommes politiques qu’elle annihile toute considération  morale, autorise tous les mensonges, parjures et reniements, sans remise en cause.  Il fut un temps où l’honneur se lavait à coups de duel. L’ univers professionnel de la politique n’a que faire de l’honneur aristocratique. Sa valeur n’est pas la gloire mais la résilience, avoir le cuir dur, comme s’en vanta François Fillon. Et pas cet honneur des dominés qu’est la honte. Défaut de honte, comment appeler cette immunité psychologique comme on parlerait de désensibilisation en médecine ? Pas de mot, semble-t-il, en français. Pas d’antonyme. Soumission versus insoumission, obéissance versus désobéissance, etc., mais honte ? En cherchant un peu, on s’approcherait avec impudeur, indécence. Mais il y a la décence et la pudeur. Certes, éhonté semble faire l’affaire. On peut alors parler de mensonges éhontés. Mais pas de substantif. L’absence de honte est donc assez mystérieuse pour ne pas être exactement nommée. Ils ne sont pas faits du même bois, entend-on de la part de certains citoyens parlant des politiques. Tout est permis A partir de là, tout est permis, depuis les mensonges répétés mais aussi les reniements les plus visibles. Le parjure en est la figure maîtresse. On promet, on s’engage pour se démentir aussitôt si l’intérêt le commande. François Fillon en aura laissé un bel exemple en maintenant sa candidature après avoir annoncé qu’il se retirerait s’il était mis en examen, après avoir en outre invoqué les mânes du général de Gaulle que nul n’imaginerait avoir été mis en examen. Contre les adversaires de sa propre «  famille  ». Il n’est pas un exemple isolé. Quand un autre ancien premier ministre, Valls, participe à l’élection primaire PS, est battu, soutient son vainqueur comme c’est la règle, avant de raviser et de se rallier à un autre candidat. Un parjure, en somme.

 

Macron : pas besoin du vieux PS, ni de la vieille droite

Macron : pas besoin du vieux PS, ni de la vieille droite

 

« Aujourd’hui notre pays n’a besoin ni de la gauche de 1981 (…) ni de la droite de 1934, qui espérait la radicalisation des Français contre nos institutions », a déclaré Macron.  L’ancien ministre de l’Economie s’est attaché, lors d’une conférence de presse, à faire cette clarification en anticipation d’un afflux de ralliements à venir, notamment de ténors du Parti socialiste, à l’approche du premier tour. Il a brocardé le candidat socialiste Benoît Hamon, « soutenu du bout des lèvres par la majorité des siens », et celui de la droite, François Fillon, dont les soutiens « ont déserté le champ de bataille », alors que son mouvement En Marche ! engrange quotidiennement les ralliements. « La question de la majorité ne se pose pas à nous. Elle se pose à ceux qui voient leurs soutiens se réduire comme peau de chagrin, elle se pose à ceux qui ont déjà des frondeurs avant même les élections législatives », a-t-il ajouté. Le fondateur et candidat du mouvement En Marche !, créé il y a moins de 11 mois, a ainsi assuré que son gouvernement, s’il est élu, pourrait « s’appuyer sur une majorité parlementaire ». Il a averti que, « pour concrétiser la capacité à gouverner et à légiférer avec des sensibilités différentes », tous les candidats d’En Marche ! seront investis « sous la bannière de la majorité présidentielle », y compris s’ils viennent de partis existants, dont ils devront abandonner l’étiquette. « Il n’y aura aucun accord d’appareils, aucun accord avec des groupes », a insisté Emmanuel Macron. « Tous les soutiens sont les bienvenus mais aucun soutien ne m’empêchera de réformer et d’avancer », a-t-il encore averti. « Je ne trie pas les soutiens (…) mais un soutien vaut une voix, pas une investiture, pas une participation à la campagne, pas une modification de notre programme. » Il a par ailleurs dit qu’il choisirait son Premier ministre pour son « expérience politique » et réaffirmé qu’il aimerait que ce puisse être une femme. « Je ne ferai pas mon gouvernement avec les états-majors des partis politiques », a-t-il ajouté. Emmanuel Macron a enfin souhaité qu’il n’y ait qu’un débat télévisé avant le premier tour de la présidentielle avec l’ensemble des onze candidats et non deux, dont trois jours avant le scrutin, comme prévu actuellement.

Fillon évoque encore Bérégovoy pourquoi pas Jeanne d’Arc ?

Fillon évoque encore Bérégovoy pourquoi pas Jeanne d’Arc ?

 

 

L’évocation comparative de Bérégovoy par Fillon est évidemment outrancière et même infamante. Il suffit de juxtaposer les deux « CV » des intéressés. Extraits de Wikipedia.   En 1937, Bérégovoy obtient son certificat d’études. En 1941, son père tombant gravement malade, il quitte le lycée, obtient un brevet d’enseignement industriel (BEI), un CAP d’ajusteur, un CAP de dessinateur industriel.  En 1941 il travaille à l’âge de 16 ans pendant neuf mois à l’usine de tissage Fraenckel en tant que fraiseur. L’année suivante, il entre sur concours à la SNCF. Il rencontre Roland Leroy. Il entre dans la Résistance via le groupe « Résistance-fer »1. Il s’engage également dans les jeunesses socialistes. En juin 1944 il participe à la libération de la banlieue rouennaise . En 1949 il est nommé au cabinet de Christian Pineau, ministre des Travaux publics et des Transports dans le gouvernement Henri Queuille, en tant que chargé des relations avec les syndicats. En 1950 il entre à Gaz de France comme agent technico-commercial à Rouen, puis obtient en 1957 sa mutation pour Paris. En 1972 il est promu chargé de mission à GDF. En 1978 il termine sa carrière comme directeur adjoint à GDF. Fiilon, lui après se études de droit entre directement en politique, pas de trace d’engagement associatif, syndical ou humaniste, pas de trace de passé de résistant et pour cause il a fait son service militaire en 1980, pas de trace de carrière professionnelle hors la politique. Dès lors, sa comparaison avec Bérégovoy est outrancière et même infamante pour la mémoire de Bérégovoy même si ce dernier avait imprudemment emprunté de l’argent à un ami.  Pourtant Fillon instrumentalise Bérégovoy pour sa défense. « A je le redis calmement et fermement : Bérégovoy n’était pas du sérail et il fut bien ‘livré aux chiens’ pour reprendre l’expression du président de la République de l’époque. » « Je n’ai pas fait les grandes écoles, je n’ai pas été banquier, j’ai donné trente-six ans de vie publique à ma ville, à mon département, à ma région », a souligné l’ancien Premier ministre qui est aujourd’hui distancé par Marine Le Pen et Emmanuel Macron dans les sondages d’opinion. « Aujourd’hui, je dis aux Français : ne me jugez pas d’après les actes d’accusation de ces nouveaux inquisiteurs, jugez-moi sur mon parcours », a-t-il ajouté. « 

Clause Molière : pas seulement illégale, idiote !

Clause Molière : pas seulement illégale, idiote !

La clause Molière est évidemment une disposition qui relève de la tartuferie au demeurant illégale et économiquement idiote. Pas étonnant cette proposition est le fruit de l’imagination d’un élu local, fonctionnaire, qui entretient des liens très approximatifs avec les réalités socio- économiques. Une proposition proche de celle que peut faire Trump et qui une fois les élections passées ira rejoindre le tiroir des idées farfelues au surplus xénophobes. Cette mesure inventée par Vincent You, un élu d’Angoulême, vise à imposer l’usage du français sur les chantiers publics au niveau local. Autant dire qu’il s’agit de réserver exclusivement ses emplois aux Français. C’est évidemment ignorer qu’environ 1,7 millions de français travaillent  à l’étranger et que nombre d’entre eux ne pratiquent pas la langue du pays de leur détachement (justement dans le BTP). C’est aussi ignorer que des pays étrangers seraient amenés à prendre des mesures de rétorsion soient vis-à-vis des émigrés français soient vis-à-vis des productions françaises. Dans les économies modernes le taux d’internationalisation (imports plus exports sur PIB) dépasse 50 %. Ce serait donc porter atteinte au développement économique sans parler des dimensions sociétales. Certaines régions en ont pourtant fait une priorité: elle est désormais soutenue par cinq régions de droite (Pays de la Loire, Hauts-de-France, Normandie, Auvergne-Rhône-Alpes et Île-de-France), une région de gauche (Centre Val-de-Loire), cinq départements et de nombreuses villes. À la question «Faut-il imposer la maîtrise du français sur les marchés publics?», les internautes du Figaro.fr ont répondu «oui», à 86%. Cependant, cette «Clause Molière» est vue d’un très mauvais œil par certains. Selon Marianne Thyssen, Commissaire européenne à l’emploi, c’est une «discrimination.» Dans un entretien au Parisien, elle s’offusque de cette mesure. «Sur le plan juridique, je pense que cette clause est une discrimination contraire à législation européenne. Ce n’est pas par un repli sur soi que l’on peut régler les problèmes de l’emploi. Ce type de protectionnisme n’est pas l’intérêt» de la France, ajoute-t-elle.  Concernant la menace de plusieurs candidats à l’élection présidentielle de ne plus appliquer la directive européenne sur les travailleurs détachés en France, la Commissaire à l’emploi répond que «ce n’est pas une bonne idée». «Supprimer la directive, ce n’est pas supprimer le détachement des travailleurs, cela veut dire qu’il n’y a plus de règles. Les employeurs seraient alors libres de faire ce qu’ils veulent. Le marché sans règle, c’est le dumping social», explique-t-elle. Ce n’est pas tout. Marianne Thyssen assure également que «la France n’a pas le droit de suspendre cette directive» car «c’est une loi européenne qui découle du principe de libre circulation», puis de rappeler que «compte tenu des abus» il a été «décidé en mars 2016 de réviser cette directive pour mieux protéger les travailleurs détachés». «Si le Parlement européen aboutit à un accord, un texte pourrait être voté avant l’été», assure Marianne Thyssen.

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