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Le télétravail ne marchera pas !

 Le télétravail ne marchera pas !

Dans une chronique de la Tribune, Samir Ayoub, Professeur à l’ESSCA School of Management ne croit pas à la généralisation du système.

 

 »

Un point de vue qui mérite la lecture mais dont on peut discuter de la pertinence notamment quant au facteur explicatif du fait religieux .

 

« Nous souhaitons démontrer que la généralisation durable d’un tel dispositif ne pourra avoir lieu dans notre pays. En effet, au-delà des avantages avancés, tournant autour de l’équilibre de la vie privée/professionnelle, la liberté ou l’épanouissement personnel, le télétravail hors temps de crise se heurtera à des difficultés, trouvant leurs sources dans le droit, l’organisation sociale et l’héritage catholique de la France.

Déjà appliqué massivement par les multinationales de la Silicon Valley, le télétravail permet d’embaucher des ingénieurs ou développeurs aux quatre coins du monde sur la base d’un droit du travail qui prend ses sources dans la « Common Law ». Fondée sur des principes de droit qui découlent de la jurisprudence, celle-ci est sous-tendue par une inspiration aristotélicienne de la loi.  La Common Law se situe à l’opposé de la tradition platonicienne de la France, où les règles de droit sont écrites a priori et définissent un idéal que chacun doit tenter d’atteindre.

Ainsi, ces deux historiques juridiques impliquent des systèmes de pensée différentes du travail, l’un basé sur des principes, l’autre sur les règles.

Le télétravail devient, dès lors, sujet d’interprétation au sein de ces deux systèmes. Or la France, est historiquement adepte de la régulation et n’aime pas les principes qui prêtent à interprétation. Ce qui rend la généralisation du télétravail particulièrement difficile, dans un pays ayant plutôt tendance à se satisfaire de schémas ordonnés et immuables. Pour le télétravail, ceci se traduira inévitablement par une volonté du législateur de le normaliser davantage – bien que présent dans le droit de travail français – afin d’en limiter toute interprétation, rendant ainsi caduque la liberté initialement recherchée dans cette forme d’organisation.

L’héritage catholique de la France

L’implantation millénaire du catholicisme en France vient renforcer notre diagnostic, elle qui a également profondément ancré le respect de la discipline et des dogmes dans les mentalités et les traditions nationales.

Encore aujourd’hui, l’éthique des affaires provient directement de la pratique de la religion, bien plus que des codes élaborés et imposés par la société. Or, le souci de la forme est très prégnant dans la religion catholique. Les rituels de l’Eglise inculquent aux fidèles la manière dont les choses doivent être faites ou rejetées. Les pays du nord de l’Europe ou de culture anglo-saxonne ont à l’inverse mis l’accent sur le contenu et l’impartialité plutôt que sur la forme…et il est a contrario souvent d’usage de relier ces pratiques avec les origines protestantes et/ou anglicanes de ces pays. Cette confession met en effet beaucoup plus l’accent sur l’individu et sa relation personnelle avec Dieu, sans qu’il n’y ait de médiation nécessaire à travers les rites de l’Eglise.  Dans cet ancrage culturel, ce qui comptera dans le télétravail, c’est le résultat, la productivité !  Appliqué au télétravail, ce credo permet d’envisager sans crainte dans l’organisation, le fait qu’un salarié ne soit pas susceptible d’être contrôlé en permanence par sa hiérarchie ou par les ressources humaines. Tout le contraire de la profession de foi à la française…

En effet, la troisième explication rendant le télétravail inapplicable durablement en France, est à chercher du côté de l’entreprise. Celle-ci, par prudence, restera très réticente à se sentir « dépossédée » d’un salarié en lui permettant de travailler à distance. Face à une situation inédite, et dans le souci de préserver l’intérêt de l’entreprise, un manager ou un DRH ne pourra s’empêcher de penser qu’un salarié en télétravail a autant de probabilité de travailler que de ne pas le faire. Quel manager, aussi bienveillant soit-il, n’est-il pas traversé d’un tel doute, lorsque son employé chargé de famille sollicite une demande de télétravail le mercredi ?

Aussi, dans un pays où le CDI s’apparente au précieux sésame ouvrant à une sécurité de l’emploi, quelle que soit la situation conflictuelle entre le salarié et le patron, c’est à ce dernier qu’incombe la charge de la preuve. Or, il restera beaucoup plus facile pour lui de prouver une faute professionnelle en ayant le salarié sous la main qu’à plusieurs kilomètres du bureau.

Cette situation ne saurait qu’inciter les managers à la prudence voire au découragement vis-à-vis de toute demande allant dans le sens du télétravail.

En somme, au-delà des effets corollaires et largement développés du télétravail comme la baisse de créativité générée par l’isolement ou l’atteinte à l’unité de l’entreprise et à sa culture, nous estimons que la généralisation d’une telle pratique en France – hors temps de crise – restera durablement compliquée.  Même à la faveur de quelques semaines de confinement, le « monde d’après » ne saurait aller à l’encontre de la culture millénaire du « monde d’avant », dont les entreprises sont pétries. »

Pas de justice politique en France !

Pas de  justice politique en France !

C’est ce qu’affirme en tout cas le journaliste d’investigation au MONDE, Gérard Davet. D’autres personnalités partagent ce point de vue en réponse à des attaques venues de milieux politiques lui-même comme dans l’affaire Fillon ou des insoumis. En bref, la justice serait apolitique, en tout cas ne serait pas sensible à la pression du pouvoir. Certes le système juridique en France n’est en rien comparable au système de pays où s’exercent des formes de dictatures, la parole notamment est libre. Pour autant force est de constater que les relations entre justice et politique sont loin d’être uniquement platoniques. Ou comment alors  expliquer que les dossiers très sensibles traînent depuis des années voire des dizaines d’années dans les tiroirs des différentes procédures judiciaires. Des procédures deviennent ainsi obsolètes par simple dépassement des délais ou par disparition des personnalités impliquées. Comment expliquer à l’inverse qu’on accélère des procédures selon les cas pour affecter l’image politique de tel ou tel personnage ou de telle ou telle organisation. Il est clair qu’en France, la justice est sous influence officielle, officieuse voire complaisante d’elle-même pour ne pas fâcher les princes qui gouvernent.

La meilleure preuve de cette collusion c’est cette justice d’exception que constitue la cour de justice de la république. Une justice spécifique réservée aux anciens membres du gouvernement qui échappent  ainsi à la justice ordinaire. Une justice corporatiste composée de neuf élus et de seulement trois juges. Une justice qui n’a jamais prononcé la moindre sanction significative lors de l’examen des délits. La cour de justice de la république va d’ailleurs être à nouveau saisie rapidement dans plusieurs affaires à propos de la crise sanitaire. Les intéressés ne risquent strictement rien, au pire ils seront grondés. Comme cela a été le cas pour Christine Lagarde qui a accordé un peu facilement 400 millions à Tapie. Elle a juste été un peu sermonnée pour avoir fait preuve d’un peu de légèreté ! Notons par ailleurs que l’affaire Tapie court toujours et cela depuis 25 ans, précisément en raison des relations qu’a toujours réussies à entretenir l’intéressé avec les partis au pouvoir.

 

Pas vraiment des juges de proximité

Pas vraiment des juges de proximité

 

Éric Dupont Moretti pédale un peu dans la choucroute pour expliquer ce concept de tribunaux de proximité évoquée par le Premier ministre lors de la présentation de son programme politique au Parlement. En fait il n’y aura pas de tribunaux de proximité ,pas même pas de juge de proximité non plus. Simplement peut-être dans certains cas un juge qui pourrait éventuellement se déplacer !

 

Le terme juge de proximité est identique à une catégorie de magistrats créée en 2002 : les « juges de proximité », non professionnels, statuaient en matière pénale sur les contraventions et en matière civile sur les litiges n’excédant pas 4 000 euros. En 2017, ces juridictions ont été supprimées et intégrées aux tribunaux d’instance. Néanmoins, en faisant cette annonce, le Premier ministre n’envisageait pas le retour de ce juge de proximité, avait affirmé, jeudi, le ministère de la Justice à franceinfo : « Ce que les Français auront bien compris, c’est qu’il est question de juges à proximité de chez eux. »

C’est ce que confirme Eric Dupond-Moretti dimanche.  »Je veux réconcilier les Français avec leur justice, leur redonner confiance. C’est pourquoi je parle d’une ‘justice de proximité’, ça ne veut pas dire qu’on va rétablir les juges de proximité qu’on avait supprimés », déclare-t-il au JDD. Selon lui, « c’est une question d’organisation ». « Pendant la crise sanitaire et le confinement, des magistrats se sont rendus dans les hôpitaux. Je propose que, dans certaines parties du territoire, ou dans des cas particuliers, on amène le juge à se déplacer plutôt que le justiciable », suggère-t-il, sans détailler.

Les territoires : le mot à la mode pour ne pas parler de la province et des régions paumées

Les territoires : le mot à la mode pour ne pas parler de la province et des régions paumées

 

 

 

Réarmer les territoires : le slogan lancé par Castex. Il n’y a guère que quelques dizaines d’années voire plus récemment qu’on se gave de cette expression à la mode : les territoires; sans doute pour ne pas dire région, département, contrées ou pire province qui sent trop la cambrousse. La province : Un mot condamné par la morale décentralisatrice; le problème c’est que le concept de territoire ne suffit pas à décrire la géographie économique, sociale ou tout simplement humaine pas plus qu’à l’aménager

 

En fait,  il y a bien sûr l’hypertrophie de la capitale où tout se décide toujours. Mais il y a cet objectif de métropolisation . C’est-à-dire cette volonté de réduire population et activités dans l’espace de 10 à 15 grandes métropoles. Les autres territoires ne représentent plus grand-chose. Mais pour les besoins de la cause qui consiste à discréditer le centralisme étatique français, on procède par un amalgame . C’est  la France en deux parties : d’un côté la région parisienne de l’autre les territoires.

Comme si les territoires étaient homogènes. Autre remarque, a-t-on fait un bilan un peu pertinent de la fameuse décentralisation engagée depuis Deferre ? Un bilan social, économique et même politique. Dans la plupart des cas,s’ installent en effet des sortes de baronnies transmissibles d’ailleurs à l’intérieur des familles politiques. Des baronnies sitôt  mises en place qui  ont construit ces luxueux hôtels de département, de région de communautés avec pléthore de services et de personnels.

Rien n’a réellement été supprimé ni même beaucoup décentralisé par contre on a empilé les structures aussi les mandats de ce petit peuple d’élus qui se partagent le fromage de la notoriété voire des finances.( 4 à 5000 € mensuels à chaque vice  président de communauté urbaine, plus évidemment d’autres petites indemnités,)… et jusqu’à une quinzaine de vice présidents par communauté urbaine !)

Prônant une nouvelle étape de la décentralisation, Jean Castex a commencé par annoncer des créations d’emplois dans les services départementaux de l’État. Première observation faut-il vraiment des créations d’emplois y compris en les localisant dans les fameux territoires. Deuxième observation, le flou artistique du contenu de ce que pourrait être un nouvel épisode de décentralisation.

Sondage Macron 14-Juillet : il ne dit pas la vérité pour 63 % !

Sondage Macron 14-Juillet : il ne dit pas la vérité pour 63 % !

Un nouveau fiasco télévisé pour Macron. Une prestation très suivie par environ 70 % mais 63 % de l’opinion n’accordent aucun crédit à Macron quant au contenu du fameux nouveau chemin et estime que le chef de l’État ne dit pas la vérité. Le chef de l’État, qui renouait avec l’exercice après l’avoir abandonné les deux années précédentes, n’a pas convaincu la majorité (54%) d’entre eux, d’après un sondage Odoxa-Dentsu Consulting pour Le Figaro et France Info, publié jeudi.

Si l’interview du président de la République donnée à TF1 et France 2 a été très suivie (7 Français sur 10), Emmanuel Macron n’a pas réussi à «rassurer» les Français. Pire, 63% d’entre eux pensent qu’il ne leur a pas «dit la vérité», alors que c’était son principal objectif. Son nouveau premier ministre, Jean Castex, n’a d’ailleurs cessé de répéter durant son discours de politique générale mercredi à l’Assemblée nationale, sa volonté de renouer avec la confiance des Français.

Durant son interview, Emmanuel Macron a également assuré qu’il garderait le cap fixé en 2017, tout en promettant un «nouveau chemin». Mais une fois de plus, les Français (57%) ne croient pas à «son changement de méthode». Une nuance toutefois, Français ne croient pas le chef de l’État mais approuvent ses deux principales annonces. Plus de 8 Français sur 10 soutiennent son dispositif en faveur de l’embauche des jeunes tout comme sa volonté d’imposer le masque obligatoire dans les lieux fermés.

Le président avait initialement indiqué qu’il ne rendrait obligatoire cette mesure qu’à partir du 1er août ; finalement Jean Castex a précisé jeudi dans Le Parisien que cela se fera dès la semaine prochaine. Au même moment, le ministre de la santé, Olivier Véran, annonçait le port du masque obligatoire dès ce jeudi matin dans six communes de la Mayenne où un nouveau foyer épidémique s’est formé.

Discours de Macron : pas vraiment convaincant

 

 

 

On a évidemment maintenant l’habitude des nombreuses interventions médiatiques du président de la république. On peut même se demander si on ne frôle pas  l’overdose sur le plan quantitatif mais aussi qualitatif. Car le moins qu’on puisse dire, c’est que ce discours du 14 juillet n’a guère été plus  convaincant que ses autres récentes interventions.

Macron a parlé un peu de tout, de lui évidemment mais aussi des retraites dont il veut relancer la réforme de son plan de relance. De la crise sanitaire avec sa timide proposition de n’imposer le port du masque que dans les lieux publics clos ( concept très vague d’ERP). Cela alors que le courage face au développement incontrôlé du virus aurait sans doute imposé le port du masque partout en dehors du domicile. Là aussi, Macron fait du en même temps; même chose concernant la réforme de la retraite dont on ne sait toujours pas si elle a un objet de transformation systémique ou  paramétrique. En clair il s’agit ni d’une réforme pour le long terme ou de boucher le trou de 2020 ( 30 milliards de déficits de plus du fait du Coronavirus). 

Concernant son plan de relance massif d’au moins 100 milliards d’euros, on a un peu de mal à identifier le volume et la nature de chaque enveloppe. Ce serait 100 milliards en plus par rapport aux 450 milliards déjà dépensés (en fait pour l’essentiel des prêts aux entreprises car l’aide au chômage partiel jusqu’ alors  a représenté autour de 30 milliards). Il y a du flou dans cette perspective de relance massive de 100 milliards   » d’investissements pour aider le tissu économique et moderniser la France. On met avec ce plan de relance, en plus des 460 milliards déjà mis, au moins 100 milliards pour faire la relance industrielle, écologique, locale, culturelle et éducative. Je suis convaincu qu’on peut bâtir un pays différent d’ici à dix ans » a justifié le chef de l’Etat.

Macron a aussi évoqué ce plan pour les jeunes avec 300 000 contrats d’insertion, sans doute nécessaires mais bien insuffisants quand on sait que 700 000 jeunes vont venir sur le marché du travail à la rentrée faisant passer l’augmentation du chômage à environ 1,5 millions. Au total une intervention assez confuse, mal structurée et surtout peu convaincante.(ne parlons pas du référendum bidon !).

« Ne pas réduire l’écologie à la trottinette et aux éoliennes» (Olivier Rey)

« ne pas réduire l’écologie à la trottinette et aux éoliennes» (Olivier Rey)

Le philosophe conteste la vision réductrice, radicale voire gauchisante des Verts dans une interview au Figaro. Si effectivement il y a adhésion de plus en plus grande à la problématique environnementale de la part de l’opinion, il y a pour le moins confusion, contradiction et parfois même instrumentalisation de l’évolution de la sensibilité écologique qui s’est manifestée notamment à l’occasion des municipales

LE FIGARO.- Les élections municipales ont été marquées par une poussée du vote écolo dans les grandes villes. Comment analysez-vous ce phénomène?

Olivier REY.- Il me semble que deux facteurs se combinent. D’une part, l’inquiétude très légitime suscitée par l’état alarmant de la nature, exploitée à outrance, qui dispose à voter pour ceux qui disent placer ce problème au centre de leurs préoccupations. D’autre part, un certain désarroi politique: après la droite, la gauche, le «en même temps», tous décevants, l’écologisme capte les voix d’électeurs qui ne savent plus trop vers qui se tourner.

À titre personnel, vous reconnaissez-vous dans la vision et les propositions des Verts? En quoi consisterait une véritable politique écologique?

J’adhère à certaines propositions des Verts, je ne partage pas leur vision.

Coronavirus : pas de rôle préventif de l’hydroxychloroquine? « 

Coronavirus : pas de rôle préventif de l’hydroxychloroquine? « 

Une étude qui va sans doute encore faire parler concernant la chloroquine. On se demande d’ailleurs pourquoi cette étude qui porte sur l’intérêt du caractère préventif de l’Hydrochloroquine a été menée puisque jusqu’alors la question ne s’était pas posée de l’utilisation de cette molécule dans ce but. En tout cas une étude de plus pour enfoncer l’Hydro chloroquine, certes qui n’a peut-être pas prouvé son efficacité en tant que traitement mais pas davantage ni moins que les autres traitements.

 

Ça change pour l’instant et l’immense promotion faite notamment autour du remdesir de l’industrie pharmaceutique américaine Gilead. L’étude concernant l’Hydro chloroquine, de type observationnel, « ne permet pas de conclure formellement à l’absence de bénéfice des antipaludéens de synthèse pour la prévention d’une forme sévère de Covid-19″, écrivent les chercheurs de l’agence du médicament.. les « résultats ne plaident pas en faveur d’une utilisation préventive de l’hydroxychloroquine dans la population, y compris la population la plus à risque, et ce en dehors d’essais thérapeutiques dédiés », insistent les auteurs, qui ont étudié « l’ensemble des personnes ayant reçu au moins six délivrances remboursées d’antipaludéens de synthèse (hydroxychloroquine ou chloroquine) entre le 1er janvier 2019 et le 15 février 2020, dont la dernière au cours du dernier trimestre 2019 ou début 2020″.

 

L’hydroxychloroquine, dérivée de l’antipaludéen chloroquine, est prescrite dans le traitement de maladies auto-immunes, comme le lupus et ou la polyarthrite rhumatoïde. Ainsi, les résultats mettent même en évidence « un sur-risque d’hospitalisation, d’intubation et de décès liés au Covid-19 parmi les patients sous APS (antipaludéens ( au long cours par rapport à la population générale française ». Mais « les analyses réalisées suggèrent que ce sur-risque est expliqué par les caractéristiques liées à la pathologie chronique sous-jacente » de ces patients, « notamment la co-médication par corticoïdes oraux, plutôt que par l’exposition aux APS elle-même ». Comprenne qui pourra ! Encore une étude qui ne sert pas à grand-chose sinon à obscurcir le débat.

 

Fed : pas de limite au rachat d’obligations

Fed : pas de limite au rachat d’obligations

 

Face à la crise sanitaire qui se développe aux États-Unis et à une économie qui peine ( comme en témoigne notamment la destruction d’emplois) la banque fédérale américaine veut sans doute rassurer. Elle indique qu’elle peut en réalité être encore davantage accommodante. En clair,  faire encore davantage tourner la machine à billets.

“Nous avons mis en place beaucoup de mesures d’adaptation ; il y a plus que nous pouvons faire, il y a plus que nous allons faire”, a-t-il déclaré à CNN International.

Si les signes d’un rebond économique en mai et juin sont “extrêmement bienvenus”, la Fed suit de près l’évolution de l’épidémie de coronavirus car elle déterminera la trajectoire de l’économie, a ajouté Richard Clarida.

Il y a surtout cette promesse que la banque fédérale américaine ne définira aucune limite sur la quantité d’obligations qu’elle peut acheter et que donc les mesures de soutien notamment via les prêts encore prendre une dimension plus importante

Premier ministre : « je ne suis pas un simple « collaborateur’ » (Jean Castex au JDD)

Premier ministre : « je ne suis pas un simple « collaborateur’ » (Jean Castex au JDD)

Dans une interview au JDD, le nouveau premier ministre s’est efforcé de montrer qu’il n’était pas un simple technocrate voire -même un simple collaborateur du président de la république. Davantage des explications sur sa posture que sur le fond à propos duquel il ne dit pas grand-chose . Il parle surtout de méthodes et de changements sans autre précision. (Interview JDD)

 

Emmanuel Macron a annoncé un « nouveau chemin  ». À quoi doit-il ressembler?
C’est d’abord notre capacité collective à nous adapter à une situation radicalement nouvelle. Il ne s’agit pas de revenir sur les engagements pris par le président de la République et la promesse d’une société du travail, d’un projet d’émancipation, d’une volonté de retrouver notre souveraineté. Mais le fait est que l’épidémie a changé la donne. La France se retrouve face à deux défis : la crise sanitaire, dont je souligne qu’elle n’est pas terminée et qu’elle nous oblige à rester très vigilants ; la reconstruction de notre économie et la protection des Français, en amortissant les impacts immédiats sur leur quotidien et en aidant à la survie des entreprises. Au-delà, nous devrons tirer des enseignements de cette crise et en faire une forme d’opportunité pour rendre notre pays plus fort qu’avant et engager une relance économique, écologique et sociale.

 

Vous voulez dire qu’il faut mener de front la réparation d’urgence et les réformes structurelles?
Depuis le début du quinquennat, d’importantes transformations ont été engagées pour rendre la France plus forte, plus unie, et lui permettre de mieux tenir son rang dans le monde. Avant l’épidémie, nos résultats sur la croissance et contre le chômage étaient très encourageants, parmi les meilleurs d’Europe. L’écologie reste au cœur de nos préoccupations. La préservation de l’ordre républicain et la sécurité du quotidien ne sont pas négociables. L’épidémie a mis en évidence le besoin impérieux de retrouver une souveraineté économique et d’aller vers une société moins inégalitaire. Il faut maintenant aller plus loin. Nous ne sommes donc pas dans une logique de rupture politique par rapport à ce qui a été fait, mais nous devons démontrer que nous savons faire face. Et ça suppose évidemment une évolution de la méthode.

 

Précisément, quelle sera votre méthode?
Elle passera par le dialogue, la mobilisation de tous, l’obsession de la mise en œuvre concrète de ce sur quoi nous nous engageons, la conviction que plus on agit près du terrain, plus on est efficace. Nos concitoyens n’apprécient guère les postures politiciennes, moi non plus – a fortiori dans les difficultés que nous traversons. Ils veulent surtout des résultats, moi aussi.

Est-ce une façon de dire que vous ne vous considérez pas comme un Premier ministre politique?
Certainement pas. Je crois avoir une aptitude à négocier, à fédérer, à agir par les territoires. En cela, je fais de la politique. Et c’est ainsi que j’agis depuis plus de dix ans au niveau local, à la tête d’une petite ville. En quoi serait-ce moins respectable que d’en faire à l’Assemblée nationale ou au Sénat? Ce sont deux visions et deux approches différentes, toutes deux nécessaires. Il faut réhabiliter l’engagement politique et le sens de l’intérêt général, la France en a besoin.

Essayons de préciser les contours de votre mission à Matignon : Vous voyez-vous comme un « collaborateur  » du Président? Comme le chef de la majorité? Les deux?
Dans nos institutions, le chef de l’État fixe le cap, le Premier ministre assure sa mise en œuvre, en accord avec la majorité parlementaire. Pour ce qui concerne la relation avec le Président, il ne vous échappe pas qu’un seul de nous deux est élu au suffrage universel direct, et que ce n’est pas le Premier ministre… Le mot de « collaborateur  » est un peu péjoratif, vous en conviendrez. Il n’entre pas dans les intentions du chef de l’État de faire de moi un subordonné voué aux tâches secondaires. Quand vous aurez appris à me connaître, vous verrez que ma personnalité n’est pas soluble dans le terme de « collaborateur  ».

Dans votre première intervention, vendredi soir sur TF1, vous vous êtes défini comme un « gaulliste social  ». Est-ce que c’est l’orientation que vous voulez donner à votre gouvernement?
C’est ce que je suis, ça correspond aux valeurs que j’ai toujours défendues dans mon action quotidienne, tout au long de mon parcours au service de l’État et comme élu local. Ce n’est pas une nostalgie, c’est la vision d’une France où la justice et la responsabilité sont au cœur du pacte républicain, une vision au contraire très moderne.

Toujours pour mieux vous définir, vous définiriez-vous, à la façon d’Édouard Philippe, comme un homme de droite?
J’ai toujours pensé que le gaullisme dépasse les clivages traditionnels et je m’inscris donc pleinement dans la logique de dépassement politique engagé par le président de la République au service des Français. Les notions de droite et de gauche ont toujours une signification, mais dans la situation de notre pays il faut savoir aller au-delà. Je ne renie rien de mes engagements, mais ils ne m’ont jamais empêché de rassembler : je suis un maire élu et réélu dans une ville qui a toujours voté à gauche, et dans ma communauté de communes je travaillais avec une cinquantaine de maires de toutes sensibilités. Pourquoi? Parce que je m’intéresse à ce qui rassemble. Pas simplement pour créer du consensus, mais parce que c’est un gage d’efficacité. Dans la fonction qui est désormais la mienne, je considère qu’il est de mon devoir, avec le président de la République, de mobiliser et fédérer.

 

Vous venez de quitter Les Républicains. Envisagez-vous, contrairement à Édouard Philippe, d’adhérer à La République en marche?
Je suis peu attaché aux affaires des partis, mais il me semble naturel de m’inscrire sans ambiguïté dans le mouvement majoritaire qui soutient l’action du Président. Le plus important, c’est ma relation avec la majorité parlementaire. Celui qui accepte de devenir Premier ministre est, par vocation, le chef de la majorité : c’est son devoir de l’animer et de l’associer, dans l’écoute et la pédagogie.

 

Pour afficher votre volonté de fédérer, votre gouvernement comptera-t il des personnalités de droite et de gauche?
La composition de mon équipe correspondra aux priorités que nous nous fixons ; ce n’est pas d’abord un casting, c’est un choix politique et cela doit répondre à une exigence de compétence. Ce qui m’importe, c’est l’opérationnalité des ministres : être capable, d’où qu’on vienne, d’entrer en action tout de suite. Parce que la crise est là : sanitaire, économique, sociale, et qu’elle peut encore s’aggraver. Nous avons besoin de personnalités fortes pour agir vite et être à la hauteur. On ne peut pas perdre du temps à choisir des personnes, et je ne tarderai pas non plus à clarifier mes intentions, en prononçant mon discours de politique générale avant la mi-juillet. Et, je peux aussi vous l’annoncer, l’été sera studieux!

 

La formation du gouvernement peut-elle être terminée lundi?
Le plus vite sera le mieux. Nous mettons les bouchées doubles.

On parle d’un gouvernement resserré, concentré autour de quelques pôles principaux. Vous confirmez?
Ne nous perdons pas dans les questions de structure. Je le répète, le gouvernement doit être efficace. Pour m’être souvent intéressé aux questions d’organisation et de management, je ne suis pas sûr que des périmètres trop étendus soient forcément la garantie d’une plus grande efficacité.

Vous prônez un « nouveau pacte social  ». Qu’entendez-vous par là?
Des décisions essentielles sont sur la table. L’emploi, évidemment, qui dans le contexte actuel requiert une mobilisation de tous dans le cadre de la nouvelle donne sociale lancée par le président de la République. Le soutien aux soignants et la transformation de notre système de santé dans le cadre du Ségur que je conclurai la semaine prochaine. Le plan de relance doit être finalisé. À quoi s’ajoutent les réformes qui étaient dans les tuyaux sur les retraites et l’assurance chômage. Et celle de la dépendance qui devra venir ensuite et correspond à une nécessité. Tous ces sujets sont directement impactés par la crise, ce qui nécessite de les reprendre dans un cadre concerté et avec une cohérence d’ensemble.

 

Pour changer de ligne, ou au contraire pour la réaffirmer? Les syndicats s’inquiètent de vos intentions sur les retraites…
Dire qu’on va réexaminer un sujet, ce n’est pas se renier. C’est montrer notre capacité d’adaptation aux nouvelles circonstances, qui sont douloureuses. Par exemple, la crise a aggravé fortement le déficit de nos régimes de retraite. Je souhaite reprendre le dialogue avec les partenaires sociaux, c’est indispensable. Arriverons-nous à régler ces dossiers à court terme? C’est mon souhait. A minima, nous devrons nous fixer un nouvel agenda social. Je tends la main aux organisations syndicales et patronales pour que nous avancions ensemble. J’espère qu’ils la saisiront. Dans le dialogue social, il y a le respect des uns et des autres qui doit aboutir au compromis – qui n’est pas la compromission. Pour y parvenir, il faut que chacun fasse un pas vers l’autre.

 

Votre prédécesseur affirmait que sans retarder l’âge de départ à la retraite, le système n’était plus viable. Avec les conséquences de la crise que vous évoquez, cette mesure d’âge n’est-elle pas encore plus nécessaire?
Laissez-moi ouvrir la concertation. Le dialogue est indispensable – même si ensuite les gouvernements prennent les responsabilités que les circonstances exigent. Ce qui doit nous animer tous, c’est la volonté farouche de sauvegarder nos régimes de protection sociale, auxquels les Français sont légitimement attachés. Les partenaires sociaux le comprendront, j’en suis sûr.

Comptez-vous organiser une conférence sociale à la rentrée, comme le suggère le secrétaire général de la CFDT, Laurent Berger?
Vous donner ma réponse avant d’en avoir parlé avec les intéressés, ce serait déjà leur manquer de respect. Je ne fonctionne pas comme ça.

Emmanuel Macron a appelé à une « réconciliation  » avec les organisations syndicales. Est-ce votre feuille de route?
C’est mon tempérament. Mon passé en témoigne, je suis porté au dialogue. J’espère que tout le monde se mettra autour de la table. J’ajoute que cette « réconciliation  » doit aussi concerner les territoires et tout ce qu’on appelle les « corps intermédiaires  ». Faisons évoluer nos méthodes descendantes – celles de l’Administration comme celles des politiques – pour aller vers d’autres façons de décider et d’agir. Je ne parle pas de changer de priorités, mais d’avancer différemment. En France, nous adorons le débat d’idées, mais nous sommes moins forts pour les solutions pratiques. C’est pour ça qu’on finit par penser que les politiques ne servent à rien, qu’ils ne disent pas la vérité, qu’ils sont éloignés des réalités – et ce n’est pas toujours faux. En vous parlant aujourd’hui, je mesure que j’ai peu de chances d’être cru spontanément. Vous me jugerez sur pièces.

Faut-il décentraliser davantage?
L’État peut aussi exister sur les territoires. Durant la crise du Covid, j’ai beaucoup plaidé pour l’efficacité du couple « maire-préfet  ». C’est l’union du terrain et de l’État. Certes, l’État ne peut pas tout faire. Mais il peut faire mieux en faisant autrement.

Y aura-t il un tournant écologique avec votre gouvernement?
Agir pour l’environnement n’est pas une option, c’est une obligation. Des objectifs ambitieux, la France en a déjà. S’il y a un tournant, je le voudrais dans l’exécution et la réalisation. Les Français savent l’urgence du sujet, mais ils ont le sentiment que nous sommes à la traîne. Ne serait-ce pas encore une question de méthode? Aujourd’hui, tout le monde s’est approprié le sujet, et c’est même à qui prétend en faire le plus. Or, plus vous donnez à l’écologie un caractère idéologique, plus elle est clivante. Le précédent gouvernement avait initié une méthode qui me paraît bonne, mais qu’il faut accélérer à partir des territoires et des expériences qui marchent. Nous allons lister avec les acteurs locaux tout ce que l’on peut faire immédiatement : lutte contre les fuites dans les réseaux d’eau, contre l’artificialisation des terres, pour l’isolement thermique, les toitures photovoltaïques, le nettoyage des rivières, les pistes cyclables, la lutte contre le gaspillage, les circuits courts, le bien-être animal… Il faut croiser le fond, c’est à-dire l’ambition écologique du président de la République, une ambition forte et non décliniste, et la méthode qui permettra d’impliquer le plus possible les citoyens dans l’action publique.

Y a-t il un style Castex?
Je ne suis pas le mieux placé pour en juger. Disons que c’est un mélange de volontarisme et d’expérience, avec le souci de rassembler. Mais attention, je ne crois pas au consensus mou. Le temps est à l’action.

On vous dit passionné par la musique et le rugby. Qu’est-ce que ces passions disent de vous?
J’ai la chance de présider le festival de musique classique Pablo Casals à Prades, ma ville. Casals était un musicien qui s’est réfugié ici pour fuir le franquisme – il y a toujours un rapport entre la culture et la politique. Quant au rugby, ne pas l’aimer quand on est un homme du Gers serait une anomalie! C’est un sport de combat et de convivialité. Sur le terrain, on ne peut pas « s’échapper  ». Et si le collectif ne fonctionne pas, l’équipe perd.

Le livre préféré de votre prédécesseur était Cyrano de Bergerac. Et le vôtre?
Qu’Édouard Philippe aime Cyrano va droit au cœur du Gascon que je suis. J’adore cette œuvre moi aussi, même si je suis davantage porté sur les ouvrages historiques, les grandes biographies. En littérature, je suis un grand lecteur de Patrick Modiano. Et maintenant que je suis Premier ministre, je ne peux pas ne pas citer Albert Camus, dont la pensée se distinguait de l’ensemble de l’intelligentsia de son époque. Il écrivait : « La lutte elle-même vers les sommets suffit à remplir un cœur d’homme.  » C’est une invitation à la détermination et à l’humilité.

 

RTE: François Brottes pas renouvelé

RTE: François Brottes  pas renouvelé

Le dirigeant n’a pas été reconduit car il aurait été atteint par la limite d’âge de 65 ans au printemps 2021, ce qui aurait nécessité une modification des statuts de RTE pour le maintenir en poste.

Alors que le mandat de François Brottes s’achève le 31 août, le conseil de surveillance de RTE va devoir proposer prochainement son successeur à la ou au ministre de la Transition écologique pour validation.

Ancien député PS de l’Isère et conseiller de François Hollande pendant la campagne présidentielle de 2012, François Brottes avait été nommé à la tête du gestionnaire de RTE en 2015.

 » Pas de contradiction entre la démocratisation de la gouvernance et la rentabilité d’une entreprise » (Virgile Chassagnon, économiste )

 » Pas de contradiction entre la démocratisation de la gouvernance et la rentabilité d’une entreprise » (Virgile Chassagnon, économiste )

 

.Il faut accroître la participation des travailleurs et faire reconnaître le rôle sociétal joué par les grandes entreprises :Virgile Chassagnon, économiste dans une interview à la Tribune. :

 

: Pourquoi avoir choisi de travailler spécifiquement sur les entreprises ?

Virgile Chassagnon : Mon projet de faire de la recherche m’est venu, d’abord au collège où je pensais devenir chercheur en biologie, puis au lycée, quand j’ai découvert les sciences économiques et sociales. Ce qui me plaisait était d’avoir une discipline en lien direct avec la société et de faire quelque chose d’utile. Je suis arrivé à l’Université Grenoble Alpes (UGA) après mon agrégation en 2014, séduit par le projet académique de l’établissement et notamment son programme en économie des organisations.

J’étais d’abord parti pour faire de la recherche en macro-économie, en m’intéressant par exemple au calcul de l’impact des taux de prélèvements obligatoires sur le chômage. Je me suis penché sur la question des alliances stratégiques dans le domaine de l’automobile.

C’est ainsi que je suis remonté à la notion même d’entreprise et constaté qu’il existait beaucoup de débats au niveau international afin de définir ce qu’est une entreprise et à quoi elle sert. Mon idée était donc de proposer une nouvelle théorie afin de définir son rôle sociétal.

Dans vos travaux, vous évoquez la théorie de l’entreprise comme « une entité fondée sur le pouvoir » ?

L’objectif de cette thèse était avant tout de composer une théorie et de l’appliquer aux enjeux modernes de la gouvernance. Je voulais montrer une entreprise n’est pas uniquement le résultat du fonctionnement de son dirigeant, mais de l’ensemble des personnes qui contribuent à sa réussite. L’entreprise est en réalité un bien commun privé, au service de la société et de l’intérêt général. Pour cela, il a fallu passer par une approche pluridisciplinaire avec d’autres matières telles que les relations de pouvoir qui ont toujours été l’un des grands bannis des sciences économiques. Car en intégrant la question du pouvoir, les modèles mathématiques ne tiennent plus.

Le prix que vous venez de recevoir récompense le caractère appliqué des travaux soumis. Vous avez vous-même proposé vos travaux comme support à certaines réflexions politiques ?

La théorie a été utile pour comprendre ce que l’on essaye de réguler depuis huit ans, et m’a même permis d’avoir l’occasion d’appliquer ensuite cette recherche au sein de la société en éclairant les politiques, et notamment le contenu de certaines lois.

Développement durable: l’union européenne n’est pas un bon élève

Développement durable: l’union européenne n’est pas un bon élève

 

Sauf exception les pays composant de l’union européenne ne constitue pas des modèles d’amélioration du développement durable. Côté climat, les États membres de l’Union ont diminué leurs émissions de gaz à effet de serre de seulement 2,2 points entre 2013 et 2018. Résultat, depuis 1990, le recul des émissions n’a toujours pas atteint 20 %. Les émissions de CO2 émises par les automobiles neuves font à peine mieux avec un recul de 5,4 % en cinq ans. France se situe parmi les meilleurs élèves de l’UE tandis que l’Allemagne, qui s’appuie sur ses centrales à charbon pour compenser le repli du nucléaire, figure en mauvaise place.

Les efforts de l’Union sont pourtant loin d’être négligeables. Pour la seule année 2017, les dépenses liées au climat atteignent 19,7 milliards d’euros, détaille Eurostat, une performance du en partie à la place du nucléaire en France très peu producteur de Co2 par exemple

Bernard Bourdin: La France n’est pas été identitaire

Bernard Bourdin: La France n’est pas été identitaire

Bernard Bourdin est professeur à l’université de Metz et enseigne à la faculté de philosophie de l’Institut catholique de Paris. Il a notamment co-écrit l’ouvrage Souveraineté, nation et religion avec Jacques Sapir (éd. du Cerf, 2017).(le Figaro)


On peut se demander si les manifestations antiracistes de ces derniers jours n’ont malheureusement pas donné définitivement raison à Jérôme Fourquet et sa thèse d’une archipélisation de la France. Je voudrais ici former le vœu qu’il n’en est rien.

Commençons d’abord par plusieurs remarques de bon sens. Nul ne contestera que le racisme existe, nul ne contestera que la pratique du délit de faciès existe. Enfin, nul ne contestera que la police n’est pas parfaite. Mais cela ne fait pas pour autant de la police une institution raciste. Plus grave encore, cela ne fait pas de la France un pays comparable aux États-Unis d’Amérique. Alors que le «pas d’amalgame» est systématiquement utilisé lorsqu’il y a un attentat djihadiste pour ne pas stigmatiser l’islam et les musulmans, l’amalgame entre les situations américaine et française est complet.

Adama Traoré serait notre George Floyd. Cette relation de fausse équivalence est l’exemple parfait de l’instrumentalisation identitaire de l’histoire très spécifique de ces deux nations. Mais il y a un amalgame bien plus radical et pervers, celui qui consiste à faire du «Blanc» la quintessence du mal commis et du «Noir» la quintessence du mal subi. D’un côté, celui qui porte tous les «péchés» de la terre depuis la colonisation doit endosser le rôle du coupable sans rémission. D’un autre côté, celui qui serait par «nature» la victime permanente de l’histoire dont il doit tirer tous les bénéfices.

La porte de sortie consiste alors à déplacer le problème du côté de l’esclavage des noirs qui est un fait historique indéniable.

Cette approche binaire et moralisatrice suspend toute mise en perspective historique, et ce faisant toute possibilité d’une analyse sereine du problème du racisme. Racisme qui se mêle de surcroît au problème de l’esclavage. S’agissant du racisme, son usage pour lutter contre (c’est-à-dire être «antiraciste»), est d’autant plus problématique que le mot race va sans doute disparaître de la Constitution. De deux choses l’une, ou bien il y a toujours des races, et il est donc juridiquement légal de combattre le racisme, ou bien il n’y a pas (ou plus) de races et dès lors le racisme comme l’antiracisme n’ont plus de valeur constitutionnelle. À moins que les antiracistes jouent sur tous les tableaux!

Ce vide sémantique délégitime un combat devenu idéologiquement «autonome». La porte de sortie consiste alors à déplacer le problème du côté de l’esclavage des Noirs qui est un fait historique indéniable. Mais si ce combat veut se situer honnêtement du côté de l’analyse historique, il lui faut en tirer toutes les conséquences. L’esclavage a été pratiqué par les Noirs sur d’autres Noirs (peut-on d’ailleurs ignorer l’existence encore actuelle des violences interethniques en Afrique?) pour ensuite être pratiqué par les Arabes sur les Noirs. Par rapport à cette pratique qui soulève à bon droit l’indignation, les Blancs arrivent en troisième position. Ce qui, certes, ne vaut pas excuse morale, mais la situe historiquement.

Les identitaires blancs sont dans le mauvais camp et les identitaires des minorités culturelles, dans le bon.

La France a eu Schoelcher (désormais déboulonné en Martinique). Nous attendons l’équivalent du côté de nos prédécesseurs esclavagistes… Les «antiracistes» ne peuvent donc induire l’idée qu’il y aurait une essence du mal que représenteraient les Blancs et une essence du bien que représenteraient les Noirs, à moins de céder au manichéisme qui embrouille les esprits plutôt que d’éclairer chaque citoyen à y voir clair par rapport à ce problème. Plutôt que de mettre les genoux à terre, les Occidentaux rendraient infiniment mieux service à «la cause de l’antiracisme» et de la «purification» de la mémoire, en faisant œuvre de raison en lieu et place de l’émotion morale qui ne mène nulle part. Dans ce combat binaire, c’est en réalité la logique identitaire qui est dramatiquement à l’œuvre par l’usage de la violence, à la fois symbolique et diabolique (le déboulonnement des statues des méchants de l’histoire). En l’occurrence, les identitaires blancs sont dans le mauvais camp et les identitaires des minorités culturelles, dans le bon.

 

Autrement dit, à l’instar de l’usage sémantique du mot race, ce n’est pas l’identitarisme qui est condamné, mais les majorités… Et les rôles peuvent être redistribués. C’est donc sans fin et inévitablement très dangereux. Pour enterrer la hache de guerre, c’est à toutes les logiques identitaires qu’il faut renoncer. Et c’est donc avec l’archipélisation de la France qu’il faut rompre pour retrouver une communauté politique de destin. Elle porte un nom: la nation! La nation telle qu’elle a été comprise en France n’a jamais été identitaire, elle s’est toujours opposée à toute conception ethnique. Elle implique une histoire, malheureusement décousue et qu’il est urgent de repenser pour le XXIe siècle, si les Français ne veulent pas sombrer dans la guerre des mémoires et des identités segmentées. C’est la leçon que nous devrions tirer de la violence qui nous accable. Mais les antiracistes (ou les indigénistes) n’en veulent pas. Ils sont beaucoup plus intéressés par régler des comptes avec le passé pour mieux imposer leurs vues culpabilisantes et «régénératrices» à notre pays et au pouvoir politique. Il revient par conséquent à ce dernier de prendre ses responsabilités face à l’histoire passée, présente et à venir. Nous y gagnerons tous en cessant de nous regarder comme des identités majoritaires ou minoritaires. Nous ne devrions jamais oublier la conférence d’Ernest Renan donnée à la Sorbonne en 1882: Qu’est-ce qu’une nation? L’historien, philosophe et philologue a affirmé quelques idées pertinentes et encore essentielles pour le XXIe siècle: la nation est un «principe spirituel», c’est-à-dire «un riche legs de souvenirs» et «la volonté de continuer à faire valoir l’héritage qu’on a reçu indivis». Il ajoute: «L’existence d’une nation (pardonnez-moi cette métaphore) est un plébiscite de tous les jours». Renan devrait être enseigné dans nos écoles.

Coronavirus: pas de raison de s’alarmer d’une deuxième vague !

Coronavirus: pas de raison de s’alarmer d’une deuxième vague !

C ‘est un éminent professeur qui parle et qui déclare qu’il n’y a pas lieu de s’alarmer d’une éventuelle deuxième vague du Coronavirus en France. Bref presque la répétition de ce qui était dit lorsque le virus est apparu en Chine et que l’Europe a accueilli cette catastrophe sanitaire avec un certain dédain. Certes rien n’est certain surtout dans un domaine de science aussi évolutive que la médecine. En outre on ne connaît pas surtout les capacités d’évolution de ce virus qui pourrait avoir changé de nature après le tour quasi mondial qu’il  a d’effectuer. Reste à savoir si la France serait davantage prête à affronter une deuxième vague.

 

On pourrait sans doute se fonder sur les extraordinaires capacités d’adaptation des personnels soignants qui ont montré de bousculer l’organisation traditionnelle des hôpitaux et de leur fonctionnement. Le problème en réalité c’est qu’en dépit de toutes les déclarations ronflantes des grandes industries pharmaceutiques surtout à la recherche de capitaux d’État c’est que pour l’instant on ne dispose pas- contrairement à ce qu’a déclaré hier une grande industrie britannique -de traitement universel et encore moins de vaccin. Le traitement est promis depuis des semaines en rien ne vient d’indiscutable tellement les tâtonnements sont incontournables en cette matière. Quant au vaccin on est dans davantage pour l’instant dans le bricolage financier que dans l’innovation technologique. Il faudra peut-être encore des mois et des mois avant d’envisager ce vaccin.

 

Un éventuel vaccin contre le Covid-19 ne sera sans doute pas disponible avant 18 mois, a jugé samedi la ministre de la Recherche Frédérique Vidal, contredisant le président américain Donald Trump, selon qui ce serait possible d’ici à la fin de l’année.

Ce que nous disent les laboratoires, les chercheurs, c’est que l’accélération qu’on a vue dans le développement des essais cliniques nous laisse espérer un vaccin à l’horizon de 18 mois, mais ça n’est pas raisonnable de penser qu’on puisse aller plus vite que ça, sauf à mettre en danger la sécurité des gens, a déclaré Frédérique Vidal sur Europe 1 .

Elle était interrogée sur les affirmations de Donald Trump qui avait espéré quelques heures plus tôt avoir (un vaccin) d’ici à la fin de l’année, peut-être avant, comme il l’avait déjà déclaré début mai.

De son côté, l’agence européenne du Médicament (EMA) avait évoqué jeudi un délai d’un an, mais selon un scénario optimiste.

La recherche sur le vaccin, tout le monde en est bien conscient, est quelque chose qui prend habituellement plusieurs années, a souligné Frédérique Vidal.

Par ailleurs, comme l’exécutif français l’a martelé ces derniers jours, elle a jugé inacceptable […] de réserver un vaccin à un pays plutôt qu’à un autre pour des raisons pécuniaires.

Plus de 100 projets de vaccin existent dans le monde et une dizaine d’essais cliniques sont déjà en cours. En France, l’Institut Pasteur démarrera des essais cliniques pour son projet de vaccin le plus avancé en juillet et espère des premiers résultats en octobre.

 

 

Aide à domicile : « pas à temps partiel mais plutôt payés à temps partiel »

Aide à domicile : « pas à temps partiel mais plutôt payés à temps partiel »

 

Les deux économistes François-Xavier Devetter et Emmanuelle Puissant suggèrent au gouvernement, dans une tribune au « Monde », d’aller au-delà d’une prime exceptionnelle pour l’aide à domicile, mais aussi de repenser le décompte du temps de travail, ce qui conduirait à augmenter les revenus mensuels des aidants.

Tribune. Les aides à domicile appartiennent à la profession la plus dynamique de ce début de siècle, voyant ses effectifs quasiment doubler entre 2003 et 2018 : elles sont passées de moins de 350 000 à près de 600 000. La crise sanitaire a souligné leur rôle majeur dans l’accompagnement des personnes vulnérables, mais aussi la fragilité des conditions d’emplois qui caractérisent encore et toujours nombre d’entre elles.

Le manque de reconnaissance qu’elles continuent de subir est particulièrement visible lorsque le gouvernement invite les collectivités locales à verser à ces travailleuses et à ces travailleurs, dont on peine curieusement encore à reconnaître leur appartenance au monde du soin ou, au minimum du « prendre soin », une prime de 1 000 euros sans pour autant en prévoir le financement.

Appels inopérants

Malgré un effort constant et soutenu en termes de production de rapports, les pouvoirs publics continuent de promouvoir, par les modalités de solvabilisation des besoins d’accompagnement des personnes âgées, la fixation de salaires pour les aides à domicile à un niveau très faible.

En effet, la politique de lutte contre la perte d’autonomie repose essentiellement sur le versement d’une allocation aux personnes âgées (APA ou allocation personnalisée d’autonomie) calculée en fonction de leur degré d’autonomie et variable selon leur revenu.

Cette allocation consiste à attribuer une somme permettant « d’acheter » un certain nombre d’heures. La valorisation d’une heure obéit à des règles complexes et variables selon les départements mais, le dispositif aboutit de fait à un « tarif APA » par département, qui constitue en quelque sorte la référence au prix d’une heure d’aide à domicile.

La proposition d’un « tarif socle national » à la suite du rapport Libault confirme cette vision. Or les montants actuellement en vigueur dans la plupart des départements (tout comme le tarif national envisagé) dépassent rarement 21 euros alors même que toutes les études de coûts l’évaluent autour d’un minimum de 26 euros… dans des conditions restrictives ! L’écart est alors souvent payé par les aides à domicile elles-mêmes. A ce niveau les appels à une montée en qualification ou une amélioration des conditions d’emplois des salariés sont inopérants.

Epuisement

Car quel est le nœud du problème ? La profession d’aide à domicile est portée par des emplois dont la durée moyenne est de 25 heures par semaine… mais où le travail commence bien souvent à 7 heures – ou plus tôt – et ne s’arrête qu’à 19 heures, 20 heures, voire au-delà ; où l’emprise du travail sur la semaine dépasse nettement les 35 heures, et où les inaptitudes, les accidents du travail, sont à un niveau plus élevé que la plupart des autres professions. La prévalence des situations d’épuisement des salariés montre combien la dite « ressource humaine » est consommée « à taux plein ».

SONDAGE MACRON- 53% des Français pas convaincus

SONDAGE MACRON- 53% des Français pas convaincus

 

on peut se demander s’il n’y a pas une certaine usure de la parole macronique  surtout comparée à celle de son Premier ministre moins lyrique mais plus précis. Pour ne fâcher personne, Macon tente de rallier partisans et posant et pour cela évite les oppositions de principe. Bref il dit tout mais pas grand chose en même temps. C’est l’analyse de la plupart des médias : une intervention pour pas grand-chose sinon d’autosatisfaction. La preuve les Français eux-mêmes n’ont pas été convaincus

ils sont 53% des sondés à avoir qualifié de  »pas convaincant » le discours du président de la République. Là, la division se fait de manière suivante: 33% des Français l’ont trouvé « plutôt pas convaincant », et 20% « pas convaincant du tout. »

L’heure est également aux bilans, alors que la deuxième phase de déconfinement est largement entamée sur l’ensemble du pays. Ainsi, 46% des sondés estiment qu’Emmanuel Macron a été à la hauteur de la situation pendant la crise du coronavirus, un chiffre qui bondit de 9% par rapport à la dernière enquête à ce sujet, qui datait des 19 et 20 mai dernier. A l’inverse, 54% des Français estiment que le président de la République n’a pas été à la hauteur de la crise, un chiffre en baisse de 8 points.

Logiquement, ce sont les soutiens de LaREM qui semblent les plus satisfaits d’Emmanuel Macron lors de cette crise sanitaire (94%, contre 6% d’insatisfaits). En outre, les sondés les plus critiques se trouvent du côté de la France insoumise (73% d’insatisfaits) et du Rassemblement national (83% d’insatisfaits).

En ce qui concerne Emmanuel Macron, Édouard Philippe, et son gouvernement, là aussi une tendance de sondés satisfaits de l’exécutif semble ressortir. Ainsi, à la question concernant la gestion de la crise, 42% des sondés estiment que « La crise a été gérée du mieux possible étant donné les circonstances », une augmentation de 9 points par rapport à la dernière enquête. Ils sont toutefois 57%, (9 points de moins), à estimer que « La crise a été mal gérée, il y a eu des problèmes qui auraient pu être évités. »

un bon point toutefois pour macro, Dans le détail des annonces faites, celles qui portent sur le déconfinement à l’intérieur du territoire français trouvent un bon écho. Ainsi, en ce qui concerne « la réouverture totale des cafés et restaurants en Ile-de-France », 55% des sondés se disent favorables à cette mesure. Pour « la décentralisation de certaines prises de décisions » et « le passage en zone verte de tout le territoire métropolitain », ils sont respectivement 53 et 54% à se dire d’accord avec ces décisions.

Pour autant, les Français semblent plus divisés sur certains points. Par exemple, « la possibilité de se déplacer entre les pays européens » regroupe 27% des mécontents, tandis que l’idée de « la réouverture totale des crèches, écoles et collèges de manière obligatoire » et « la possibilité de se rendre dans les pays hors d’Europe à partir du 1er juillet » sont mal reçues par 24 et 30% des sondés.

Les préoccupations des Français

Pour autant, les Français semblent, de manière écrasante, inquiets pour le futur. ainsi, 87% des sondés se disent préoccupés par la situation économique du pays, tandis qu’ils sont 83% à se dire inquiets quant au niveau de la dette publique.

Plus loin, 55% des sondés estiment que leur situation financière pourrait devenir un sujet de préoccupation, et 37% se disent inquiets de la perte de leur emploi.

 

Étude ELABE réalisée pour BFMTV sur un échantillon échantillon de 1012 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus. La représentativité de l’échantillon a été assurée selon la méthode des quotas appliquée aux variables suivantes: sexe, âge et profession de l’interviewé après stratification par région et catégorie d’agglomération. L’interrogation a été réalisée par Internet le 15 juin 2020.

Aéronautique: pas de reprise du marché avant 2023

  • Aéronautique: pas de reprise du marché avant 2023
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  • Le trafic aérien s’est effondré de 90 %. Les avions de ligne sont cloués au sol. L’Iata (International Air Transport Association) estime qu’un milliard de passagers manqueront à l’appel cette année( au moins la moitié). Du jamais-vu pour l’aéronautique, qui avait toujours été résiliente aux crises. «Le Covid-19 conjugue tous les effets des crises précédentes (attentats terroristes de 2001, Sras en 2003, crise financière de 2008) en provoquant une crise sanitaire mondiale qui entraîne une interdiction des voyages, une crise de confiance et une crise économique», analyse-t-on chez Airbus.
  • Du coup, entre 80 % et 90 % des commandes du géant européen risquent d’être décalées .pour plusieurs ânées.

Pas de baisse de TVA?

Pas de baisse de TVA?

 

 

 

Une  baisse temporaire de la TVA a été décidée en Allemagne, mais rejetée par le gouvernement français. Le recours à ce levier fiscal soulève plusieurs questions.

La question de savoir si la baisse de la TVA se  répercuterait rd aurait sur les prix L’instauration d’une TVA à taux réduit dans la restauration en 2009 avait en effet davantage bénéficié aux restaurateurs qu’à leurs clients.

Mais « comme on est en crise, ce n’est pas très grave puisque si les entreprises ont des marges, ça se traduit par des emplois », objecte Ludovic Subran, chef économiste de l’assureur Allianz.

 

Et « si la consommation des ménages reste encore trop prudente pour certains types de biens, on peut envisager des soutiens ciblés » comme pour l’automobile avec des mesures qui « essaient d’orienter la demande vers des priorités politiques et écologiques » comme le véhicule électrique,.

 

Pour M. Subran en revanche, « on risque d’avoir une reprise beaucoup plus forte en Allemagne parce qu’ils auront fait ce que disent la plupart des livres » d’économie, en prenant des mesures transversales pour stimuler à la fois l’offre et la demande. Il note également que le Royaume-Uni avait utilisé avec succès la baisse de la TVA durant la crise financière en 2008-2009.

A Bercy, on souligne que la mesure coûterait cher. En France, la TVA pèse près de 45% des recettes fiscales de l’Etat, contre environ 30% de celles de l’Etat fédéral et des Länder en Allemagne.

« Le problème de la France c’est que pour un euro dépensé, il y a 33 cents importés », relève aussi un expert

L’Allemagne a un excédent du commerce extérieur qui atteint 8 points de PIB alors que la France est en déficit, « ce qui montre bien que nous avons une consommation qui est plus dynamique », souligne-t-on encore au ministère.

Feuilleton de l’Hydroxychloroquine : « pas d’effet bénéfique » contre le Covid-19 selon une « étude » britannique

Feuilleton de l’Hydroxychloroquine : « pas d’effet bénéfique » contre le Covid-19 selon une « étude » britannique

Le feuilleton sur l’efficacité de la chloroquine continue et selon les études, les laboratoires ou les industries pharmaceutiques les avis divergents souvent d’ailleurs pour des motifs financiers. Rien n’indique pour l’instant que la chloroquine est complètement efficace mais le contraire non plus. Ce qui n’empêche pas certains organismes de le condamner sans doute notamment en raison de son coût ridicule. La dernière condamnation est britannique L’hydroxychloroquine est-elle efficace contre le Covid-19 ? La question n’a pas fini de faire polémique. Selon les résultats préliminaires de l’essai clinique britannique, Recovery, ce n’est pas le cas.

« Nous avons examiné les données et conclu qu’il n’y avait aucune preuve d’un effet bénéfique de l’hydroxychloroquine chez les patients hospitalisés » avec le nouveau coronavirus, explique ce vendredi Martin Landray, professeur à l’Université d’Oxford et codirecteur de l’étude. Les chercheurs ont, sur la base de ces premières données, « décidé d’arrêter l’inscription des participants dans le bras hydroxychloroquine de l’essai avec effet immédiat », ajoute-t-il.

Recovery a été lancé en mars comme une étude clinique randomisée « pour tester une gamme de médicaments potentiels contre le Covid-19 », dont le controversé traitement antipaludéen. Il était l’un des seuls essais à ne pas avoir arrêté le recours à l’hydroxychloroquine malgré une étude observationnelle très critiquée de The Lancet - dont trois des auteurs se sont rétractés depuis - pointant du doigt l’inefficacité voire l’effet néfaste de la molécule. Le débat est loin d’être terminé car outre les aspects scientifiques se mêlent des intérêts financiers évidents sans parler des enjeux de prestige.

 

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