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Conférence Macron : 63 % des Français pas convaincus

Conférence Macron : 63 % des Français pas convaincus

 

63% des Français n’ont pas trouvé le chef de l’État convaincant jeudi soir, selon l’enquête Harris Interactive/agence Epoka réalisée en partenariat avec RTL et LCI et le Figaro. Seuls 30 % d’entre eux l’ont trouvé «convaincant» et 7 % «très convaincant». Parmi les mesures annoncées, 65 % des Français sont contre l’augmentation du temps de travail. 58% sont contre l’allongement de la durée de cotisation pour avoir une retraite à taux plein; 59% pensent que le non rétablissement de l’ISF est «une mauvaise chose».

Toutefois, 52 % valident la suppression de l’ENA, 65% se félicitent de la possibilité de renoncer à la suppression de 120.000 postes de fonctionnaires - contrairement à la promesse de campagne d’Emmanuel Macron -; 65 % approuvent l’abaissement du seuil de signatures nécessaires pour un référendum d’initiative partagée; 66 % sont d’accord avec le débat annuel au Parlement sur l’immigration; 69 % valident la mise en place d’un RIC au niveau local; 72 % sont pour la création d’un conseil de défense écologique, 77 % approuvent la pérennisation de la prime exceptionnelle de fin d’année de 1000 euros défiscalisés et sans cotisations sociales; 77 % se félicitent du maintien de l’âge légal de départ à la retraite à 62 ans, 84 % pensent que la réindexation des retraites de moins de 2000 euros sur l’inflation est une bonne chose,… La mesure la plus populaire étant l’absence de fermetures d’écoles et d’hôpitaux jusqu’en 2022 sans accord du maire de la commune (86 % d’approbation).

Si individuellement les mesures annoncées par Emmanuel Macron sont globalement approuvées par les Français, ils sont 61% à penser qu’elles ne constituent pas la marque d’une modification importante par rapport à ce qui a été fait depuis le début du quinquennat. 65% disent qu’elles ne répondent pas à leurs attentes. Surtout, ils sont 80% à juger que ces annonces ne vont pas mettre fin au mouvement des «gilets jaunes».


Enquête Harris Interactive / Agence Epoka pour LCI, RTL et Le Figaro réalisée en ligne le 25 avril 2019 suite aux annonces d’Emmanuel Macron dans le cadre de sa conférence de presse. Échantillon de 807 personnes, représentatif des Français âgés de 18 ans et plus. Méthode des quotas et redressement appliqués aux variables suivantes: sexe, âge, catégorie socioprofessionnelle et région de l’interviewé(e).

ENA : « Non, les élèves ne sont pas coupés des réalités » (le directeur de l’ENA)

ENA : « Non, les élèves ne sont pas  coupés des réalités » (le directeur de l’ENA)

 

Une défense assez corpo du directeur de l’ENA qui protège son établissement en affirmant notamment que les élèves ne sont pas coupés des réalités, ni cooptés. Ce qui formellement est vrai sur ce dernier point.  En effet, les élèves sont recrutés par voie de concours mais le problème c’est que seulement moins de 20 % viennent de milieux modestes et 10 % de milieux très modestes. Quant à dire que les élèves de l’ENA ne sont pas coupés des réalités, c’est évidemment une information un peu gratuite quand on connaît d’une part le  programme d’enseignement, d’autre part la réalité des stages sur le terrain (le plus souvent dans les bureaux d’une préfecture ou d’une ambassade). Cette défense de l’institution tente évidemment de répondre par avance aux menaces de suppression que pourrait annoncer le président de la république. Une suppression d’ailleurs virtuelle puisqu’elle serait remplacée par un institut supérieur de formation des fonctionnaires. Le directeur reconnaît fois que près de la moitié des ambassadeurs préfets ou recteur sont d’anciens élèves. S’il ne veut pas  « participer au débat actuel sur l’avenir de l’ENA, qui sera tranché par le président de la République », il estime tout de même de son « devoir de rétablir quelques vérités » face aux critiques visant l’établissement qui « choquent voire blessent profondément ses élèves et ses personnels ».

Le  patron de l’ENA dit refuser d’entendre que les étudiants y entrent  »par favoritisme » puisqu’ils passent « un concours exigeant ». Avant d’ajouter que  »non, les élèves de l’ENA ne sont pas tous des jeunes de 25 ans » mais qu’ils ont un « âge moyen de 31 ans et demi » à la sortie de l’école. Et qu’ils y entrent après « plusieurs années d’expérience professionnelle » ou « après des études supérieures plus longues qu’autrefois ».

Il rappelle aussi que la création de l’école en 1945 visait précisément à mettre fin à « un système de cooptation » des hauts fonctionnaires. D’ailleurs, « l’actuelle promotion Molière ne compte aucun enfant d’énarque, de ministre ou de parlementaire ». Pour autant, concède Patrick Gérard, « il faut encore mieux faire ». Car « on peut regretter que seuls 19% des élèves actuels aient un parent ouvrier, commerçant, employé, agriculteur, artisan ou chômeur. »

 

Nathalie Loiseau sur une liste d’extrême droite : elle ne savait pas !

Nathalie Loiseau sur une liste d’extrême droite : elle ne savait pas !

 

 

Difficile de croire que Nathalie Loiseau, tête de liste la république en marche aux européennes ignorait  qu’elle avait figuré sur une liste syndicale d’extrême droite lorsqu’elle était à Sciences-Po Paris. Pourquoi ? Tout simplement c’est normalement l’un des objets de Sciences-po que d’étudier la politique. Nathalie Loiseau s’est présentée en 84 sous l’étiquette de l’UED, un syndicat issu du Groupe union défense (GUD) prônant l’union des droites, a révélé lundi le site d’information Mediapart. Or le GUD était clairement un mouvement d’extrême droite et il a été par la suite interdit. On ne peut pas reprocher à l’intéressée  d’avoir évolué depuis 35 ans. On peut se souvenir que certains responsables politiques ont par exemple soutenu clairement des régimes de dictature dans leur jeunesse (Staline, Mao, Pol Pot) avant de virer au centre-gauche même à droite. Par contre, on peut difficilement admettre le type de défense qu’elle adopte. Comment peut-on imaginer qu’un étudiant en quatrième année de Sciences-po (pour préparer l’ENA) ignore l’orientation idéologique d’une liste syndicale marquée à l’extrême droite. Son cabinet il y a quelques mois avait d’ailleurs indiqué que sa figuration sur la liste du GUD n’existait pas ! Peut-être l’intéressée n’a-t-elle jamais eu de vraies convictions extrémistes mais on se demande alors comment elle a pu atterrir comme candidate syndicale d’extrême droite.  Elle a expliqué au site d’information avoir été “approchée pour participer à une liste qui voulait accentuer le pluralisme à Sciences-Po, et qui cherchait des femmes” et ne s’est pas “plus que cela intéressée à cette liste”. “J’aurais sans doute dû regarder de plus près de quoi il s’agissait”, a-t-elle dit à Mediapart. Si on peut difficilement mettre en cause les engagements actuels de la tête de liste de la république en marche par contre on peut s’interroger sur la pertinence de son argumentation.

Pourquoi le procureur Robert Mueller n’a pas inculpé Trump

Pourquoi le procureur Robert Mueller n’a pas inculpé  Trump

 

 

Pour résumer l’affaire le procureur spécial Robert Mueller a indiqué qu’il ne disposait pas d’éléments pour Trump ;  pour autant, qu’il n’avait pas l’intention d’inculper l’intéressé. Une sorte de victoire à la Pyrrhus pour le président américain qui va non seulement être victime des rumeurs mais aussi de poursuites qui pourraient être engagées cette fois par les démocrates justement en s’appuyant sur des éléments du procureur spécial. Le rapport est en effet très ambigu puisqu’il n e met pas en cause la responsabilité directe du président américain tout en considérant qu’il est impossible aussi de le disculper. Rappelons que Trump avait tout fait pour tenter d’obtenir l’éviction du procureur général. Robert Muller dans ce rapport ne manque pas d’indiquer toutes les pressions et les manœuvres du président américain pour s’opposer au développement de cette enquête.  Le rapport du procureur Robert Mueller, dont une version expurgée a été rendue publique jeudi, exclut toute collusion entre l’équipe de Donald Trump et la Russie, mais des analystes juridiques ont vu dans le document suffisamment d’éléments pour que le Congrès américain s’en saisisse et mène une enquête. « Les preuves que nous avons obtenues sur les actes et l’intention du président présentent des points difficiles qui nous empêchent de déterminer de façon concluante qu’aucune conduite criminelle n’a eu lieu. En conséquence, même si ce rapport ne conclut pas que le président a commis un crime, il ne l’exonère pas non plus », peut-on notamment lire dans le rapport de 448 pages, qui est le fruit de 22 mois d’enquête.

Transmis au Congrès dans la journée, dans un contexte pré-électoral où Donald Trump est déjà en campagne en vue d’une réélection en 2020 et que les candidats à la primaire démocrate sillonnent le pays, le rapport Mueller a ravivé les tensions entre la présidence et le camp démocrate. Plusieurs experts juridiques partagent cette vision du rapport Mueller. Ils ont noté que le procureur disposait d’une base solide pour engager des poursuites judiciaires contre Trump pour entrave à la justice. Bref l’affaire Trump Russie est loin d’être terminée.

 

Macron ne doit pas se limiter à un catalogue de mesures (Gérard Collomb)

Macron ne doit pas se limiter à un catalogue de mesures (Gérard Collomb)

L’actuel maire de Lyon, ancien ministre de l’intérieur considère que les mesures que va annoncer Macon manque de cohérence et de vision et ressemble davantage un catalogue de mesures.

 

« C’est un catalogue de mesures (…) qui sont posées sans fil conducteur », tranche-t-il. D’après lui, il faut aller « au-delà des problèmes catégoriels des uns et des autres » et « relier les propositions entre elles » afin de « donner un sens et dire où l’on va ». Il estime que c’est « ce qui manque, et pas seulement depuis le quinquennat de Macron ».

L’ancien ministre de l’Intérieur estime qu’Emmanuel Macron « peut rebondir car c’est quelqu’un de brillant » mais « il va devoir s’exprimer et il ne va pas falloir que cela tarde trop ».

D’après lui, elles manquent d’un « fil conducteur ».

Relativement silencieux depuis sa démission, Gérard Collomb a pris la parole ce mercredi matin. Au micro de RTL, il est revenu sur l’incendie de la cathédrale Notre-Dame ainsi que sur l’issue du grand débat national. Il estime que le drame parisien peut constituer un tournant dans le quinquennat de Macron, mais invite le président à ne pas se perdre dans un « catalogue de mesures » pour répondre à la colère des gilets jaunes. Interrogé sur la prise de parole de 6 minutes d’Emmanuel Macron mardi soir, l’actuel maire de Lyon, qui a annoncé le don de 200.000 euros pour la reconstruction de l’édifice religieux, a estimé qu’il s’agissait d’un discours « métaphorique » qui « parlait de Notre-Dame et de notre pays »: « Il a su trouver les mots justes (.) et est allé dans le fond de ce qui fait l’âme de la France », déclare-t-il, ajoutant que le président a su « saisir l’importance de l’instant ». Mais l’engouement de l’ancien ministre de l’Intérieur reste mesuré, notamment lorsqu’il évoque les annonces que devait faire le Président et qui ont fuité dans la presse mardi après-midi. L’ancien ministre de l’Intérieur estime qu’Emmanuel Macron « peut rebondir car c’est quelqu’un de brillant » mais « il va devoir s’exprimer et il ne va pas falloir que cela tarde trop ».

Câble Internet : pas pour les zones rurales isolées

Câble Internet : pas pour les zones rurales isolées

 

Les associations de collectivité entendent protester contre les obstacles mis au développement du haut débit notamment à travers des difficultés de financement. Il semble en effet se confirmer que le haut débit sera surtout développé dans les zones denses et que pour le reste les collectivités devront faire appel à des opérateurs et à  des financements privés. Ces collectivités ne devraient pas être surprises car récemment le premier ministre a clairement fait entendre que le câble était destiné aux zones denses et que pour le reste il y aura la possibilité d’utiliser d’autres technologies comme le satellite aux frais  de l’utilisateur avec une allocation de leurs 150 € (ce qui est très loin de couvrir les frais d’installation). Aussi d’utiliser la technique de téléphonie 5G. La promesse de relier chaque Français au câble d’ici 2022 paraît donc complètement illusoire. D’où la protestation des associations :

« Bon nombre de collectivités qui ont fait le choix des RIP (qui permet de solliciter le guichet France très haut débit)  ne peuvent toujours pas accéder aux financements promis par l’État depuis 2017, fustigent-elles dans leur communiqué. Elles sont entravées aujourd’hui dans la poursuite de leurs projets. L’État répète à longueur de temps que les collectivités ont le choix. Les associations les représentants confirment hélas ce qu’elles disent depuis plus d’un an : elles n’ont le choix qu’entre un Amel et un Amel. »

Or les collectivités ont la dent dure contre ce dispositif, sur lequel l’Etat compte pour économiser des deniers publics – puisque dans ce cas, les réseaux sont entièrement financés par le secteur privé.

« Quant aux Amel, qui étaient censés faire faire des économies d’argent public et accélérer les déploiements FttH [fibre jusqu'à l'abonné, NDLR], les territoires concernés sont aujourd’hui dans l’expectative, poursuit le communiqué. Le Premier ministre, qui devait valider les premiers AMEL au début de l’été 2018, n’en a encore signé aucun. Pire, seuls deux avis – assortis de nombreuses réserves – ont été rendus par l’Arcep [le régulateur des télécoms, NDLR] sur les sept Amel officiellement recensés. Les collectivités qui ont positivement répondu pour certaines depuis huit mois se voient abandonnées en rase campagne – sans que l’on sache précisément ce qui bloque – sans calendrier ni perspectives. »

En conséquence, les associations de collectivités « demandent que dans un court délai, l’Etat annonce un calendrier engageant de réouverture du guichet France THD à court terme d’une part, et d’autre part l’arrêt immédiat de la promotion active du dispositif des Amel tant que le Premier Ministre n’aura pas exprimé sa décision s’agissant des sept premiers dossiers en souffrance ». Elles craignent que si la situation reste comme telle, de nombreux territoires se retrouveront sans Internet à très haut débit d’ici à 2022. Ce qui sonnerait l’échec de l’objectif du gouvernement d’apporter à cette date une connexion ultra-rapide à tous les Français.

La suppression de l’ENA : c’est pas pour demain !

La suppression de l’ENA : c’est pas pour demain !

Certains médias annoncent la suppression de l’ENA contenue dans le discours écrit de Macron suite au grand débat. Ce serait la mesure surprise du chef de l’État pour pimenter une allocution dont par ailleurs on connaissait à peu près l’essentiel d’un contenu qui ne surprendra guère. Pourtant il faut lire avec attention ce que contient ce discours écrit.  “Si nous voulons bâtir une société de l’égalité des chances et de l’excellence républicaine, il nous faut refonder les règles du recrutement, des carrières et de l’ouverture de la haute fonction publique… Je crois dans l’excellence républicaine et nous avons besoin d’une élite, de décideurs. Simplement, cette élite doit être à l’image de la société et être sélectionnée sur des bases exclusivement méritocratiques”, a-t-il écrit, selon le texte de son allocution dont des extraits ont été publiés par les médias. “C’est pourquoi nous changerons la formation, la sélection, les carrières en supprimant l’ENA et plusieurs autres structures pour en rebâtir l’organisation profonde”. Première observation il faudra du temps pour transformer ces structures de formation : plusieurs années sans doute. Par ailleurs la question n’est pas forcément uniquement l’ENA mais la profusion d’instituts de formation politique ( qui peuvent aussi conduire à l’ENA)  dont l’enseignement est particulièrement approximatif en ce sens qu’il a surtout pour objet de fabriquer des oligarques susceptibles de répondre à tout  mais de manière superficielle sans vraie connaissance théorique est évidemment sans pratiques concrètes dans le domaine politique ou  social. Pour preuve le gouvernement de Macron est largement noyauté par les anciens élèves de ces instituts politiques sorte de d’antichambre de l’ENA qui préparent surtout à devenir conseiller de responsables politiques puis responsable politique eux-mêmes sans avoir jamais étaient impliqués au préalable dans une organisation de base. Macron lui-même au plus haut niveau est entouré de ses jeunes hommes sans expérience et qui soutiennent des idéologies assez sulfureuses comme par exemple la suppression des corps intermédiaires et le débat direct entre le chef de l’État et le peuple. Bref une théorie appliquée qui a conduit au mouvement des gilets jaunes ! Rappelons que ce n’est pas la première fois qu’on annonce la suppression de l’ENA. Avant Emmanuel Macron, plusieurs dirigeants politiques – de François Bayrou à Michel Rocard en passant par l’ancien président Jacques Chirac – ont appelé ces dernières années à la suppression de l’ENA. En 2016, l’actuel ministre de l’Economie Bruno Le Maire, alors candidat à la primaire de la droite et du centre pour la présidentielle de 2017, avait estimé qu’il était “temps de supprimer l’ENA”. L’école “a rempli son office pendant des années, formé des fonctionnaires de grande qualité. Mais nous entrons dans un monde nouveau: celui des entrepreneurs, de la créativité, de l’innovation”, avait-il fait valoir. Selon une étude du Cevipof publiée en 2015 à l’occasion des 70 ans de l’école fondée par Michel Debré, le recrutement ne s’est pas démocratisé et n’a pas permis le brassage social espéré au moment de sa création. “La proportion d’élèves ayant un père exerçant une profession supérieure” est entre autres passée de 45% en 1950-1960 à 70% en 2014. Bref une école qui n’est ni réellement efficace, ni démocratique mais qui est loin encore d’être

Découverte : L’homo sapiens n’était pas la seule espèce, ça ne change pas aujourd’hui !

Découverte : L’homo sapiens n’était pas la seule espèce, ça ne change pas aujourd’hui !

On vient d’apprendre que l’homo sapiens n’était pas la seule espèce humaine. Une équipe pluridisciplinaire internationale a découvert une nouvelle espèce humaine, baptisée Homo luzonensis, lors de fouilles effectuées dans la grotte de Callao, située sur l’île de Luçon, dans le nord des Philippines. Plusieurs espèces humaines ont donc cohabité. C’est encore le cas aujourd’hui, les descendants de l’homo sapiens ont également des concurrents. Pour schématiser à outrance,  on pourrait considérer qu’il y a ceux qui réfléchissent et ceux qui récitent. La première catégorie de l’espèce humaine actuelle tente de réfléchir, s’interroge, doute, évolue dans son jugement. L’autre catégorie se contente de répéter les chansons à la mode. Or comme le disait Coco Chanel la mode par définition est destinée à devenir démodée. Ce qui se passe aussi dans les champs sociaux économiques où les théories les plus supportées sont parfois remises en cause. Ainsi par exemple on explique maintenant que le tout petit regain de croissance de la France en 2019 provient des mesures prises en faveur des gilets jaunes et plus généralement de la consommation. De quoi remettre en cause les théories qui condamnent par avance le devenir économique du pays si on lâche sur le pouvoir d’achat. En vérité, la question est toujours plus complexe que les apparentes convictions théoriques car tout dépend de qui bénéficie de ce pouvoir d’achat et de la manière dont il utilise. Autre exemple la fameuse théorie de la taxe carbone qui constituerait un signal prix pour dissuader l’utilisateur de l’automobile de prendre  son véhicule. Une vieille théorie des économistes qui ont récupéré l’écologie pour la monétariser. On pourrait bien mettre le litre  de carburant à deux euros que ça n’empêchera pas les automobilistes de zones délaissées par les transports en commun d’utiliser leur voiture. C’est à travers l’offre technique et les normes qu’on peut changer la situation et non avec une taxe idiote qui au surplus ne va pas en direction des investissements destinés à protéger l’environnement. On pourrait multiplier les exemples de ces théories fumeuses qui naissent chez de pseudos experts et sont reprises bêtement par les technocrates et les politiques. La Métropolisation  à outrance pour lutter contre la concurrence internationale est aussi une de ces théories tordues. Résultat on a à la fois une crise immobilière qui va exploser, parallèlement une désertification du territoire. Pour peu qu’on ajoute deux ou trois expressions anglaises pour justifier la pertinence d’une théorie, alors on touche le Graal de la catégorie concurrente de l’Homo sapiens. Exemple faire de la France une START nation ! Une expression qui ne signifie strictement rien mais tellement moderne !

 

L’homo sapiens n’était pas la seule espèce, ça ne change pas aujourd’hui !

L’homo sapiens n’était pas la seule espèce, ça ne change pas aujourd’hui !

On vient d’apprendre que l’homo sapiens n’était pas la seule espèce humaine. Une équipe pluridisciplinaire internationale a découvert une nouvelle espèce humaine, baptisée Homo luzonensis, lors de fouilles effectuées dans la grotte de Callao, située sur l’île de Luçon, dans le nord des Philippines. Plusieurs espèces humaines ont donc cohabité. C’est encore le cas aujourd’hui, les descendants de l’homo sapiens ont également des concurrents. Pour schématiser à outrance,  on pourrait considérer qu’il y a ceux qui réfléchissent et ceux qui récitent. La première catégorie de l’espèce humaine actuelle tente de réfléchir, s’interroge, doute, évolue dans son jugement. L’autre catégorie se contente de répéter les chansons à la mode. Or comme le disait Coco Chanel la mode par définition est destinée à devenir démodée. Ce qui se passe aussi dans les champs sociaux économiques où les théories les plus supportées sont parfois remises en cause. Ainsi par exemple on explique maintenant que le tout petit regain de croissance de la France en 2019 provient des mesures prises en faveur des gilets jaunes et plus généralement de la consommation. De quoi remettre en cause les théories qui condamnent par avance le devenir économique du pays si on lâche sur le pouvoir d’achat. En vérité, la question est toujours plus complexe que les apparentes convictions théoriques car tout dépend de qui bénéficie de ce pouvoir d’achat et de la manière dont il utilise. Autre exemple la fameuse théorie de la taxe carbone qui constituerait un signal prix pour dissuader l’utilisateur de l’automobile de prendre  son véhicule. Une vieille théorie des économistes qui ont récupéré l’écologie pour la monétariser. On pourrait bien mettre le litre  de carburant à deux euros que ça n’empêchera pas les automobilistes de zones délaissées par les transports en commun d’utiliser leur voiture. C’est à travers l’offre technique et les normes qu’on peut changer la situation et non avec une taxe idiote qui au surplus ne va pas en direction des investissements destinés à protéger l’environnement. On pourrait multiplier les exemples de ces théories fumeuses qui naissent chez de pseudos experts et sont reprises bêtement par les technocrates et les politiques. La Métropolisation  à outrance pour lutter contre la concurrence internationale est aussi une de ces théories tordues. Résultat on a à la fois une crise immobilière qui va exploser, parallèlement une désertification du territoire. Pour peu qu’on ajoute deux ou trois expressions anglaises pour justifier la pertinence d’une théorie, alors on touche le Graal de la catégorie concurrente de l’Homo sapiens. Exemple faire de la France une START nation ! Une expression qui ne signifie strictement rien mais tellement moderne !

 

Un clavier d’ordinateur français pour remplacer, le clavier AZERTY …pourquoi pas un breton ou un corse !

Un clavier français pour remplacer, le clavier AZERTY …pourquoi  pas un breton ou un corse !

Il aura fallu  3 ans à : l’Association française de normalisation (Afnor), pour définir de nouveaux claviers spécifiques aux Français qui viserait à se substituer au  clavier international AZERTY. Une proposition surréaliste car évidemment les ordinateurs sont conçus sur des normes internationales. Par ailleurs il n’existe même plus un fabricant d’ordinateurs français. Parmi les incongruités, il faut signaler que les utilisateurs devront faire un nouvel apprentissage du clavier Bleu-Blanc-Rouge alors que beaucoup ont déjà eu d’énormes difficultés à apprendre à se servir du vivier classique AZERTY. On se demande si certaines institutions ne sont pas tombées sur la tête ;  cela d’autant plus qu’avec le temps de plus en plus de textes seront rédigés en anglais. On peut évidemment le regretter mais c’est ainsi. En outre la proposition déjà surprenante vient un peu tard avec le développement des logiciels à reconnaissance vocale. Bref l’AFNOR à une génération technologique en retard ! L’organisme qui définit les normes des objets que nous utilisons, a donc évoilé, après trois ans de réflexion, deux nouveaux claviers, deux nouvelles organisations des touches pour être précis. Sur demande du ministère de la Culture, l’Afnor a consulté des spécialistes français et internationaux de l’informatique, des fabricants, des scientifiques et des citoyens pour finalement aboutir à une nouvelle norme, joliment baptisée NF Z71-300. Le besoin de changer l’organisation des touches des claviers français peut ne pas sembler évident de prime abord. Mais le constat fait par l’Afnor est très sévère. Dans un rapport, elle estime ainsi qu’il est « presque impossible d’écrire en français correctement avec un clavier commercialisé en France ». Il faut savoir que le clavier AZERTY tel qu’on le connaît est un héritage du 19ème siècle. Il a été conçu pour les machines à écrire, de façon à ce que les marteaux des caractères ne se bloquent pas les uns les autres. La conséquence, c’est que les lettres les plus courantes se sont retrouvées très éloignées. Les deux imperfections observées en matière de Français sont certainement à imputer à bien d’autres facteurs explicatifs qu’au clavier AZERTY ! Pourquoi ne pas aussi envisager un clavier pour les Bretons ou les Alsaciens ?

 

Suites grand débat : 80% des Français n’y croient pas.

Suites grand débat : – 80% des français n’y croient pas.

 

 

D’après un sondage de l’institut Elabe, 79% des Français pensent que le grand débat n’apportera strictement rien à la crise actuelle et 70 % pensent d’ailleurs que le gouvernement ne tiendra pas compte des propositions des Français. Pourtant les citoyens souhaitent qu’Emmanuel Macron et son gouvernement agissent en priorité sur le pouvoir d’achat (pour 60% des personnes interrogées), la baisse des dépenses publiques (37%), la réduction des inégalités sociales (36%) et la baisse des impôts (33%). Ils sont 50% à attendre des réponses à la crise sociale et 3 sondés sur 10 espèrent des réformes profondes pour le pays. Mais malgré ces attentes, une majorité des personnes interrogées restent méfiantes: elles sont 68% à douter que le gouvernement prenne en considération les points de vue exprimés lors des échanges hebdomadaires tenus depuis le 15 janvier sur l’ensemble du territoire. Ce climat de défiance est principalement entretenu par les 50-64 ans (36%), les ouvriers (40%) et les habitants des communes rurales (35%) qui estiment que la consultation citoyenne est un échec pour Emmanuel Macron et son gouvernement. Ces catégories sont entre 67% et 70% à estimer que le grand débat ne permettra pas d’améliorer la participation des citoyens aux décisions. 

Sondage mené sur un échantillon de 1002 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus. La représentativité de l’échantillon a été assurée selon la méthode des quotas appliquée aux variables suivantes: sexe, âge et profession de l’interviewé après stratification par région et catégorie d’agglomération. Interrogation par Internet les 2 et 3 avril 2019. 

Gilets jaunes: Le policier de Nice ne veut pas porter le chapeau

Gilets jaunes: Le policier de Nice ne veut pas porter le chapeau

Cette affaire de blessures graves d’une manifestante de 73 ans  à Nice s’inscrit dans un environnement particulièrement mensonger. Il faut en effet se rappeler qu’il y a huit jours sitôt après l’accident, les pouvoirs publics n’ont eu de cesse de répéter que l’intéressée s’était blessée seul et qu’à aucun moment elle n’avait été en contact avec les forces de l’ordre. Le procureur n’a cessé lui aussi de défendre cette thèse jusqu’à ce qu’il soit contredit par des témoignages et des vidéos au cours de des derniers jours. Il a bien fallu reconnaître que la blessée avait été en contact avec un policier. Ce dernier sur ordre de sa hiérarchie bien sûr a d’abord contesté les faits mais devant les preuves a dû les reconnaître. Les pouvoirs publics et le procureur ont alors  changé d’argumentaire en considérant que le policier avec agi de sa propre initiative. Il est clair qu’on veut faire porter le chapeau à ce policier pour isoler l’incident et éviter de le relier à la politique de répression du pouvoir. Cette tentative de déresponsabilisation faite par le pouvoir comme par la justice est assez lamentable. Aujourd’hui le policier se retrouve seul pour expliquer son application. Ce policier “N’a agi que dans le strict respect des ordres” de sa hiérarchie et “n’a commis aucune infraction pénale”, a déclaré samedi son avocat dans un communiqué. Geneviève Legay a été grièvement blessée à la tête après une charge des forces de l’ordre alors qu’elle se trouvait, avec d’autres manifestants, dans un périmètre préfectoral d’interdiction de manifester. “Mon client tient (…) à exprimer ses plus sincères regrets quant aux conséquences de l’intervention des services de police causées sur la personne de Madame Geneviève Legay et aux blessures qu’elle a subies à cette occasion”, a déclaré l’avocat du policier, Me Adrien Verrier. “Il tient cependant à rappeler qu’il n’a agi que dans le strict respect des ordres donnés par sa hiérarchie, lesquels s’inscrivaient dans le cadre d’un rassemblement illégal, après trois sommations faites aux manifestants d’avoir à se disperser, qui leur ont clairement été exprimées et auxquelles ils n’ont pas déféré.” “La charge policière qui s’en est suivie s’est déroulée très rapidement et mon client n’a pas utilisé d’arme”, a ajouté l’avocat.

Loi santé : pas d’effet avant 2030, au moins

Loi santé : pas d’effet avant 2030, au moins

 

Théoriquement la loi santé qui vient d’être adoptée en première lecture par l’assemblée nationale vise à régler le problème des déserts médicaux. En réalité,  cette loi n’aura pas d’effet avant 2030au  moins puisque pour l’essentiel elle concerne la suppression du numerus clausus qui permettra d’augmenter le nombre de médecins dans une douzaine d’années. Le reste relève de l’anecdotique voire de l’illusion. Par exemple ces réseaux, appelés communautés professionnelles territoriales de santé (CPTS), qui intégreront tous les professionnels d’un territoire donné (médecins, pharmaciens, kinés, infirmières, etc.). Comme les maisons de santé, ces réseaux n’augmenteront pas le nombre de thérapeutes. Il s’agit de construction virtuelle pour donner l’impression du nombre. Les maisons de santé par exemple sont essentiellement du béton où l’on regroupe des praticiens, généralement ceux qui exercent déjà, rarement de nouveaux. Compte tenu de la démographie le nombre d’intervenants ne cesse de diminuer. Autres gadgets la création d’un assistant médical y compris pour les généralistes. Afin de libérer du “temps médical”, la loi crée le métier d’assistant médical. Le contour de cette nouvelle profession doit être défini par la négociation entre les syndicats de médecins libéraux et la Sécurité sociale. L’objectif est de créer 4.000 postes d’assistants médicaux d’ici à 2022. Si l’on calcule bien cela fait environ 40 postes par département pour environ 60 000 médecins ! Et seuls les médecins travaillant en coordination avec d’autres professionnels de santé auront le droit d’avoir un assistant médical, signale Stéphanie Rist. Travailler en réseau “fait gagner du temps” et permet de mieux prendre en charge les patients, souligne cette rhumatologue. Ne parlons pas du  système permettant de rémunérer au smic (1.200 euros par mois) des étudiants en médecine qui acceptent de travailler en zone tendue une fois diplômés. Un système qui a été étendu aux Praticiens à diplômes hors Union européenne (PADHUE) et qui lui est réellement efficace si l’on en juge par le nombre croissant d’étrangers pratiquants en FranceToujours pour alléger les tâches des médecins, les pharmaciens seront habilités à délivrer sans ordonnance des médicaments qui en nécessitent une. Les infirmiers pourront pour leur part modifier certaines posologies de traitement. Très controversés, les hôpitaux dits de proximité ne pratiqueront pas d’accouchements ni de chirurgie lourde, mais pourront offrir des services d’urgence, de gériatrie, de radiologie et de biologie. En gros des maisons de convalescence ! Le gouvernement veut “labelliser” 500 à 600 hôpitaux de proximité, en lieu et place des 250 hôpitaux locaux actuels. Dans un but de rationalisation, la loi officialise la création de l’espace numérique de santé qui contient le dossier médical du patient, un accès à son compte Assurance-maladie, d’éventuelles applications santé, ainsi que ses ordonnances. Le soin à distance, jusqu’ici autorisé pour les médecins (télémédecine) sera ouvert aux autres professionnels de santé. Ainsi, en l’absence d’un orthophoniste près de chez lui, un patient pourra consulter à distance celui d’une grande ville.

Européennes : pas plus de 2 verts par jour et encore pas tous les jours !

Européennes : pas plus de 2 verts par jour et encore pas tous les jours !

 

Pas  plus de deux verres d’alcool par jour et encore pas tous les jours : c’est le nouveau slogan de France Santé Publique pour préserver la santé des Français. De la même manière, on pourrait dire « pas plus de deux Verts par jour et encore pas tous les jours » pour les listes européennes. En effet pratiquement chaque jour les différents listes politiques annoncent le recrutement d’écolos qui ont ainsi l’occasion de se recycler politiquement. Il faut dire que l’écologie est à la mode. Chacun va donc afficher un candidat verdoyant en position éligible aux élections européennes. On peut le vérifier dans pratiquement tous les partis politiques. Il est clair que le thème environnemental prend une importance de plus en plus grande dans les préoccupations des citoyens et qu’à défaut de conviction les organisations politiques se doivent d’afficher un candidat en livrée verte. Pas trop non plus car il ne faut pas quand même effrayer les productivistes qui militent pour le recours à des procédés de production aux émissions polluantes dangereuses. On va donc équilibrer les listes par exemple avec la présence d’un agriculteur ou d’un rural. Certaines listes vont aussi se doter d’un ou deux gilets jaunes pour satisfaire les couches populistes. Finalement les listes politiques constituent un savant cocktail d’éléments très divers mais qui produit est rarement un breuvage politique très buvable. Tout cela aboutit à une sorte de gris comme lorsqu’on mélange de manière excessive les couleurs de la palette. Et pour ce breuvage là, même un verre par jour c’est déjà beaucoup !

Transition énergétique : des discours mais pas de progrès

Transition énergétique : des discours mais pas de  progrès

Le forum économique mondial constate une stagnation  en matière d’émissions polluantes pour l’énergie au plan mondial. Pour l’énergie, c’est sur le plan environnemental que les choses ont le moins progressé. Ces piètres performances, associées à des niveaux de prix de moins en moins abordables, nuisent à la note globale de performance du système énergétique qui, en progrès constant depuis 2014, a stagné l’année dernière, en dépit des progrès réalisés en matière d’accès à l’énergie. Pour l’avenir, à l’exception du Royaume-Uni, seul pays du G7 à obtenir l’un des meilleurs scores en termes de préparation, ce sont les petits pays qui sont le mieux notés. Résultat : les 10 meilleures performances ne représentent que 2,6% des émissions mondiales, ce qui constitue un défi de taille pour la communauté internationale et une preuve de la nécessité de changer de braquet. Singapour est le seul de ce groupe situé en dehors de l’Europe de l’Ouest. Sur l’indice de transition énergétique global, la France se classe au 8e rang mondial sur l’indice de transition, affichant une 4e place en matière de « performance du système ». Grâce à son système énergétique décarboné (beaucoup de nucléaire, très peu de charbon et un peu de renouvelables), la France se situe bien au-dessus de la moyenne des économies avancées sur le plan de la « durabilité environnementale ». Elle offre aux industriels des prix compétitifs et dispose d’un cadre réglementaire et institutionnel solide. Les résultats contrastés affichés par certains grands pays peuvent aussi donner quelques raisons d’espérer. Ainsi, les deux pays les plus peuplés au monde, à savoir l’Inde et la Chine, affichent de piètres résultats pour ce qui concerne la performance de leur système actuel, mais bien meilleur en matière de préparation à la transition. Autrement dit, si leurs systèmes existants ne sont pas adaptés à la transition, l’environnement favorable dont ils bénéficient devrait leur permettre d’évoluer rapidement. Ainsi, la Chine (classée au 97e rang pour ce qui est de la performance de son système actuel) progresse au 45e rang, et même au 7e si l’on s’en tient à la réglementation et à la volonté politique.

Sondage Européennes: c’est pas gagné pour LREM

Sondage Européennes: c’est pas gagné pour LREM

 

 

 

Plus que jamais, il faudra prendre les sondages avec des pincettes. On le voit avec les sondages de popularité de Macron (qui monte ou qui descend selon les enquêtes … et les préférences des patrons de médias). On le constate aussi avec ce sondage concernant les européennes.  Un sondage Harris Interactive- Agence Epoka réalisée pour LCI, RTL et Le Figaro publié dimanche. En Marche serait en tête mais avec un seul point d’avance sur la liste du rassemblement national. Autant dire dans la marge d’erreur qui pourrait tout aussi bien placer le rassemblement national en tête. D’après ce sondage, avec 23 % des intentions de vote, en hausse d’un point, elle est talonnée par la liste du Rassemblement national, emmenée par Jordan Bardella, et créditée de 22 % (+  1 également). Encore distancés, Les Républicains ferment le trio de tête avec 13 % d’intentions de vote (- 1). Derrière, les différentes composantes d’une gauche éparpillée se retrouvent dans un mouchoir de poche: la liste LFI (8 %) arrive devant EELV (7 %) et la nouvelle liste PS-Place publique (7 %), qui progresse de deux points depuis l’annonce de l’alliance entre le parti d’Olivier Faure et le mouvement de Raphaël Glucksmann.

En tête de peloton, le duel LREM-RN s’installe donc durablement dans l’opinion. Et les motivations du vote sont très disparates selon les électorats potentiels. Les sondés s’exprimant en faveur d’une liste LREM assurent voter par «adhésion» (61 %) et privilégier «la capacité de la liste à bien représenter la France en Europe» (65 %). À l’inverse, les soutiens de la liste RN se positionnent surtout en fonction de «la capacité d’une liste à bien représenter leurs préoccupations» (56 %). Ce que reflètent bien les thèmes que privilégient les sondés dans cette élection: le pouvoir d’achat et l’immigration font figure de priorités (43 %, en hausse depuis la dernière vague, il y a deux semaines), devant les impôts (37 %), la lutte contre le terrorisme (36 %) et l’environnement (32 %). Les thématiques strictement européennes, comme la réforme des institutions européennes (22 %), la démocratie en Europe (19 %) ou la question des travailleurs détachés (17 %), n’apparaissent pas pour l’instant comme structurantes.

Si la crise que traverse l’exécutif au niveau national, symbolisé par le regain de violence des «gilets jaunes», n’a pour l’instant pas pénalisé la liste LREM-MoDem, un signal pourrait inquiéter les cadres de la majorité: 47 % des Français exprimant un vote indiquent souhaiter manifester une insatisfaction à l’égard d’Emmanuel Macron et du gouvernement, une proportion en hausse de cinq points en un mois.

 

Retraite :  » 62 ans, pas le sujet », (Jean-Paul Delevoye )

Retraite :  » 62 ans, pas le sujet », (Jean-Paul Delevoye )

Ex-médiateur de la République et proche d’Emmanuel Macron, le haut-commissaire à la réforme des retraites, Jean-Paul Delevoye, revient sur l’âge légal de départ à la retraite dans le JDD en réaffirmant que ce principe ne sera pas remis en cause en dépit des couacs de membres du gouvernement et notamment de la ministre de la santé. Ce rappel à la légalité n’éclaire pas pour autant l’avenir des retraites vis-à-vis du départ réel, aussi vis-à-vis des régimes spéciaux. De toute évidence les salariés seront invités par différents moyens à prendre un départ effectif autour de 65 ans (au lieu de 63 ans en moyenne aujourd’hui. Extrait de l’interview du JDD : Pourquoi ce couac du gouvernement sur l’âge de départ à la retraite?
Les propos de Mme Buzyn, avec qui j’échange régulièrement, ont été mal interprétés. Le rapport de Dominique Libault [président du Haut conseil du financement de la sécurité sociale] sur la dépendance sera rendu jeudi et c’est au financement de ce défi sociétal que la ministre de la Santé faisait référence, tout comme le Premier ministre et Gérald ­Darmanin. Le grand débat est un moment où toutes les questions doivent pouvoir être posées sans tabou. Je suis peu sensible aux orages médiatiques. À partir du moment où j’ai un chemin, j’attends que la poussière retombe et je reste fixé sur les engagements pris. Et ils sont très clairs! Nous n’avançons pas masqués, il n’y a pas de loup.

Vous ne reviendrez donc pas sur ce curseur des 62 ans?
Les 62 ans, ce n’est pas le sujet, c’est un débat trop restreint. Dans un régime par points, on passe de droits dépendant en grande partie d’une durée d’assurance à des points accumulés à chaque période travaillée. Plus on souhaite en avoir, plus on poursuit sa carrière. C’est ça, le libre choix. Et c’est une aspiration forte de nos concitoyens. (Pas sûr cependant qu’il s’agisse vraiment d’un libre choix !  NDLR)

Gilets jaunes et Maintien de l’ordre : pourquoi pas la bombe atomique !

Gilets jaunes et Maintien de l’ordre : pourquoi pas la bombe atomique !

 

 

 

Nombre de responsables et d’experts de la sécurité s’interrogent  sérieusement sur la pertinence du recours à l’armée pour assurer l’ordre public lors des manifestations de gilets jaunes. Le pouvoir objecte que l’armée est déjà sollicitée dans ‘opération sentinelle. Et pourquoi pas la bombe atomique ?  Pas vraiment un argument convaincant car Sentinelle  être le travail de la police et les 10 000 militaires utilisés serait plus utile sur le terrain des opérations extérieures où les effectifs manquent souvent. La plupart des experts en sécurité considèrent en effet que ce gouvernement  fait preuve d’un grand amateurisme pour s’opposer aux violences et arrêter les responsables. Si l’on en croit le ministère de l’intérieur les casseurs en cause ne représentent pas plus de 2000 personnes au maximum, ils sont même identifiés avant même les manifestations en tout cas quantitativement. Comment comprendre que l’ensemble des forces de police et de gendarmerie ne parvienne pas à réduire à néant les velléités destructrices de ces individus. De quoi s’inquiéter pour la sécurité du pays voire pour la sûreté. Le problème central c’est que ce pouvoir ne s’est pas entouré des compétences nécessaires car le maintien de l’ordre est une affaire de spécialistes et non d’amateurs comme ceux qui entourent aussi bien Macron que Castaner. Pour preuve cette conception très évolutive de la politique du maintien de l’ordre selon les semaines avec parfois une recherche dangereuse du contact systématique avec les manifestants et de l’autre un laxisme qui laisse les plus radicaux détruire biens publics et commerces. Comment un pays comme la France peut-il se montrer incapable de stopper 1500 à 2000 extrémistes ? Le recours à l’armée pose donc interrogations. D’abord quant au symbole qu’il représente car cela caractérise un niveau de gravité sociale et politique. Ensuite quant à l’efficacité. En effet d’après tous les spécialistes, le maintien de l’ordre est un métier pour lequel la gendarmerie et la police sont formés. Ce n’est pas le cas de l’armée qui elle est formée pour se défendre et tuer l’ennemi s’il le faut. Cet appel à l’armée  revêt sans doute aussi un caractère politique pour mordre sur la forte demande d’ordre qui se réfugie dans les partis politiques radicaux.

Maintien de l’ordre «Gilets jaunes»: l’armée, pourquoi pas la bombe atomique !

Maintien de l’ordre «Gilets jaunes»: l’armée, pourquoi pas la bombe atomique !

 

 

 

Les responsables des principaux partis politiques se sont étripés sur BFM  notamment sur la perspective de solliciter l’armée pour maintenir l’ordre lors des manifestations de gilets jaunes. Pas vraiment étonnant car cette orientation suscite pour le moins des interrogations. Elle révèle d’abord l’ampleur de la crise : une double crise, celle des gilets jaunes et plus largement du mécontentement social mais aussi une crise de gouvernance. La plupart des experts en sécurité considèrent en effet que ce gouvernement  fait preuve d’un grand amateurisme pour s’opposer aux violences et arrêter les responsables. Si l’on en croit le ministère de l’intérieur les casseurs en cause ne représentent pas plus de 2000 personnes au maximum, ils sont même identifiés avant même les manifestations en tout cas quantitativement. Comment comprendre que l’ensemble des forces de police et de gendarmerie ne parvienne pas à réduire à néant les velléités destructrices de ces individus. De quoi s’inquiéter pour la sécurité du pays voire pour la sûreté. Le problème central c’est que ce pouvoir ne s’est pas entouré des compétences nécessaires car le maintien de l’ordre est une affaire de spécialistes et non d’amateurs comme ceux qui entourent aussi bien Macron que Castaner. Pour preuve cette conception très évolutive de la politique du maintien de l’ordre selon les semaines avec parfois une recherche dangereuse du contact systématique avec les manifestants et de l’autre un laxisme qui laisse les plus radicaux détruire biens publics et commerces. Comment un pays comme la France peut-il se montrer incapable de stopper 1500 à 2000 extrémistes ? Le recours à l’armée pose donc interrogations. D’abord quant au symbole qu’il représente car cela caractérise un niveau de gravité sociale et politique. Ensuite quant à l’efficacité. En effet d’après tous les spécialistes, le maintien de l’ordre est un métier pour lequel la gendarmerie et la police sont formés. Ce n’est pas le cas de l’armée qui elle est formée pour se défendre et tuer l’ennemi s’il le faut. Cet appel à l’armée  revêt sans doute aussi un caractère politique pour mordre sur la forte demande d’ordre qui se réfugie dans les partis politiques radicaux.

 

Affaire Tapie : c’est pas moi, c’est l’autre ! (Stéphane Richard)

Affaire  Tapie : c’est pas moi,  c’est l’autre ! (Stéphane Richard)

 

 

La partie de ping-pong des responsabilités continues à propos de l’affaire tapie. Devant le tribunal qui juge l’escroquerie de tapie, Stéphane Richard actuel préside d’Orange et ancien directeur de cabinet de la ministre des finances renvoie la responsabilité sur Christine Lagarde. Or Christine Lagarde a été jugée pour cette affaire de façon très bienveillante puisque la justice a considéré simplement qu’elle avait fait preuve d’un peu de légèreté. Sans doute pour ne pas la mettre en difficulté comme présidente du fonds monétaire international. Finalement ce report de responsabilité sur Christine Lagarde seulement arrangerait bien tout le monde, d’abord le pouvoir et notamment les anciens responsables de l’Élysée à l’époque de Sarkozy, aussi le pouvoir actuel qui ne veut pas  inquiéter le patron d’Orange. On sait que tapie a participé directement à de très nombreuses réunions à l’Élysée justement sur sa propre affaire. Et l’arbitrage scandaleux a été permis grâce à l’influence de l’Élysée en échange de l’appui politique de tapie. Christine Lagarde est sans doute responsable mais elle aussi n’a fait qu’appliquer les consignes de Sarkozy et de son entourage. “Je n’ai nullement participé au choix des arbitres (…) Je n’ai pas participé à l’arbitrage, ni de près ni de loin”, a-t-il déclaré à la barre lors de son premier interrogatoire depuis le début du procès, dans lequel il comparaît depuis le 11 mars aux côté de cinq autres prévenus, dont Bernard Tapie. Stéphane Richard, 57 ans, a dit avoir été choqué à l’époque par le montant accordé par le tribunal arbitral à l’ancien homme d’affaires, qui estimait avoir été floué par le Crédit Lyonnais lors de la vente du fabricant allemand d’équipements de sport Adidas : 403 millions d’euros que Bernard Tapie a été condamné à rembourser dans le volet civil de cette affaire.“Comment ces trois arbitres ont pu (…) avoir la main aussi lourde ?” a dit le PDG d’Orange, qui a assuré avoir alors pensé immédiatement à un recours en annulation. Christine Lagarde a décidé de ne pas exercer de recours, ce qui lui a valu d’être condamnée pour “négligence” par la Cour de justice de la République, qui l’a cependant dispensée de peine. Cette décision “a été mûrement réfléchie, personnellement prise et assumée par Mme Lagarde”, a insisté Stéphane Richard, qui a dit n’avoir joué un rôle qu’en amont de l’arbitrage. “M. Nicolas Sarkozy ne m’a jamais parlé de ce dossier” mais “on peut penser” qu’il a été associé à la décision de recourir à l’arbitrage, a-t-il ajouté. Son principal accusateur est l’ancien directeur de l’APE, Bruno Bézard. “Il est évident que l’APE se donne le beau rôle en se présentant en gardien de l’orthodoxie”, a-t-il ironisé. Mais “il n’y a rien d’anormal dans le traitement de ce dossier”, s’est-il défendu. “J’ai pris quelques initiatives mais je ne vois pas en quoi ça peut constituer un quelconque délit.” !

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