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Il n’y aura pas de statut pour la « première dame »

Il n’y aura pas de statut pour la « première dame »

Une pétition « contre le statut de première dame pour Brigitte Macron » lancée il y a deux semaines sur Internet a d’ores et déjà réuni plus de 238.000 signatures, selon un décompte effectué lundi en début de soirée. Peut-être en réaction à cet appel, l’Elysée a avancé le calendrier de l’annonce, selon BFMTV, d’une « charte de transparence » pour encadrer le rôle de la première dame, et non pas un statut officiel, comme Emmanuel Macron l’avait affirmé le 3 mars dernier sur RTL lorsqu’il était candidat. Le chef de l’Etat annonçait alors mettre fin à une « hypocrisie française ». Si on ignore toujours le contenu de la charte – qui sera précisé dans les prochains jours -, l’entourage de Brigitte Macron a indiqué à l’AFP qu’il n’y a pas de budget spécifique attribué à Mme Macron, qu’elle ne sera pas rémunérée et qu’aucune modification de la Constitution n’est envisagée. Contre cette mesure impopulaire, selon un sondage YouGov pour le Huffington Post,  Thierry Paul Valette, auteur de la pétition, précisait dans son texte qu’il n’y a « aucune raison pour que l’épouse du chef de l’Etat puisse obtenir un budget sur les fonds publics. » Et d’ajouter que Brigitte Macron dispose déjà « de deux à trois collaborateurs, ainsi que de deux secrétaires et deux agents de sécurité et cela est suffisant ». Jointe par le JDD, Armelle Le Bras-Chopard, professeure de sciences politiques et auteure de l’ouvrage Première dame, second rôle, se réjouit de l’abandon du statut : « Cela me satisfait, mais je ne vois pas à quoi sert la charte, en attendant de voir ce qu’elle contient. » Pour la politologue, « non seulement il n’y a pas d’hypocrisie en France [sur le rôle de première dame, NDLR], mais il y a surtout d’autres chats à fouetter. » Selon elle, créer un statut spécifique serait de toute façon « archaïque », « anti-démocratique », « contraignant », « priverait le conjoint de sa liberté », serait digne d’une « femme au foyer non rémunérée ».

Politique économique de Macron : les Français approuvent mais pas tout

Politique économique de Macron : les Français approuvent mais pas tout

 

Un sondage très partiel qui démontrent que certaines mesures sont approuvées mais pas d’autres. La plus significative est sans doute celle qui consiste à soutenir la limitation du déficit public. Reste à savoir si les Français seront d’accord avec les différentes mesures de mise en œuvre de cet objectif. En effet, s’il ne faut pas toucher  à l’armée, à la santé, à l’éducation, au crédit des collectivités locales, à l’agriculture et à l’environnement, il reste peu de secteurs constituant des gisements d’économie ! En attendant, la plupart des grandes annonces économiques du gouvernement sont approuvées par les Français, selon un sondage Elabe pour Les Echos, Radio Classique et l’Institut Montaigne, mais la baisse de cinq euros des aides au logement est largement contestée. Trois Français sur quatre jugent ainsi que la nationalisation temporaire des chantiers navals de Saint-Nazaire, tout comme la volonté affichée par l’exécutif de limiter le déficit à 3% du PIB sont de bonnes décisions. La suppression de la taxe d’habitation pour 80% des ménages, qui provoque l’inquiétude des élus locaux qui bénéficient des 22 milliards d’euros que cet impôt rapporte chaque année, est approuvée par 65% des personnes interrogées. De même, l’annonce du Premier ministre, Edouard Philippe, de reporter de la mise en place du prélèvement à la source de l’impôt sur le revenu à 2019, contre 2018 comme prévu par le précédent gouvernement, est soutenue par 61% des Français. Au contraire, près de deux Français sur trois critiquent la baisse de cinq euros des aides publiques au logement (APL) qui touchera plus de six millions d’allocataires dès le mois d’octobre. Pour un tiers des personnes interrogées, c’est même une « très mauvaise décision ». Selon l’enquête, la politique la plus contestée est la réforme de l’impôt de solidarité sur la fortune (ISF). Pour 66%, c’est une mauvaise décision.  L’enquête a été réalisée en ligne les 1er et 2 août, auprès d’un échantillon de 1.000 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus.

LREM : pas vraiment démocratique ?

 LREM : pas vraiment démocratique ? 

 

Le mouvement en marche a désormais ses frondeurs, signe peut-être qu’il est plus démocratique qu’on ne le dit. Mais en l’état,  force est de constater qu’ En marche n’est pas un vrai parti. Suite à une décision de justice, le conseil d’administration de La République En Marche a décidé de prolonger le scrutin sur les statuts du 2 août à 0h00 au 16 août à minuit auprès des adhérents ayant adhéré avant le 9 avril 2017 (soit trois mois avant la convocation et la notification des statuts). La justice française avait été sollicitée  par des  des adhérents du mouvement du président Emmanuel Macron La République en marche (LREM). Sur le fond par contre rien ne change dans les statuts d’un parti qui n’en est pas véritablement un ; LREM est plutôt une sorte de groupe de soutien dont la direction est hypercentalisée. Les contestataires reproche notamment le  que les adhérents (tirés au sort) ne représente que 25 % du principal organisme directeur de l’organisation. Les 75 % restants sont attribués aux grands élus politiques. Le biais,  c’est que précisément ces 75 % d’élus politiques n’ont pas été désignées par la base mais par le sommet. Par exemple les candidatures à la députation ont toutes été examinées et décidées par un petit comité central. Du coup les contestataires se demandent si le mouvement la République en marche va vraiment se transformer en parti dont les responsables seront élus par les adhérents ou s’il ne restera pas une sorte de club de supporters n’ayant pas voix au chapitre. Notons que les référents départementaux, sorte de secrétaires départementaux sont  aussi désignés par le sommet. Les contestataires considèrent la future organisation comme une sorte de centralisme démocratique dirigé en fait par des élus politiques non choisis par la base.   Du côté des plaignants « on se sent oublié », a expliqué Rémi Bouton, animateur d’un comité parisien. « On a la sensation que maintenant que le mouvement est en place, ils voudraient fonctionner comme une entreprise, considérer que les adhérents sont des supporteurs mais ne doivent pas participer aux grandes décisions », a-t-il déploré sur BFMTV. Fort de ses 375.000 adhérents, LREM est appelée à se structurer officiellement à l’automne, notamment grâce aux statuts votés cette semaine selon lesquels, notamment, 20% des membres du conseil national seraient tirés au sort à intervalles réguliers. LREM  n‘a pas de vraie base démocratique organisée. Seulement une multitude de comités locaux sans vrai pouvoir chaperonné par le référent départemental désigné au plan national. Pas vraiment des adhérents, plutôt des supporters. Enfin l’engagement de ces adhérents est assez virtuel puisqu’ils ne payent pas de cotisation. Chaque adhérent peut adresser des réflexions ou des contributions au débat à l’appareil central mais les suites ne sont pas connues.  Bref il faudra sans doute faire un réel effort d’organisation et de démocratie pour que LREM devienne un vrai parti. Car  frondeurs se disent peu écoutés et même méprisés. Les fondateurs du collectif « Les marcheurs en colère », qui revendiquent plus de 9.000 adhérents, disent avoir recueilli 534 « faits probants » qui montrent « des dérives » de la part de certains membres sur le terrain, a déclaré jeudi à Reuters la porte-parole du collectif, Tiphaine Beaulieu. Parmi les témoignages recueillis, l’adhérente du parti dit noter « des conflits d’intérêt » et « des jeux corporatistes ». Elle fait mention de questions « d’ordre éthique » et « d’ordre légal », sans pour autant donner d’exemples spécifiques « pour ne pas nuire au processus de médiation ».

« République en marche » : pas vraiment un parti

 

« République en marche » : pas vraiment un parti

Suite à une décision de justice, le conseil d’administration de La République En Marche a décidé de prolonger le scrutin sur les statuts du 2 août à 0h00 au 16 août à minuit auprès des adhérents ayant adhéré avant le 9 avril 2017 (soit trois mois avant la convocation et la notification des statuts). La justice française avait été sollicitée  par des  des adhérents du mouvement du président Emmanuel Macron La République en marche (LREM). Sur le fond par contre rien ne change dans les statuts d’un parti qui n’en est pas véritablement ; LREM est plutôt une sorte de groupe de soutien dont la direction est hypercentalisée. Les contestataires reproche notamment le  que les adhérents (tirés au sort) ne représente que 25 % du principal organisme directeur de l’organisation. Les 75 % restants sont attribués aux grands élus politiques. Le biais c’est que précisément ces 75 % d’élus politiques n’ont pas été désignées par la base mais par le sommet. Par exemple les candidatures à la députation ont toutes été examinées et décidées par un petit comité central. Du coup les contestataires se demandent si le mouvement la république en marche va vraiment se transformer en parti dont les responsables seront élus par les adhérents ou s’il ne restera pas une sorte de club de supporters n’ayant pas voix au chapitre. Notons que les référents départementaux, sorte de secrétaires départementaux sont  aussi désignés par le sommet. Les contestataires considèrent la future organisation comme une sorte de centralisme démocratique dirigé en fait par des élus politiques non choisis par la base.   Du côté des plaignants « on se sent oublié », a expliqué Rémi Bouton, animateur d’un comité parisien. « On a la sensation que maintenant que le mouvement est en place, ils voudraient fonctionner comme une entreprise, considérer que les adhérents sont des supporteurs mais ne doivent pas participer aux grandes décisions », a-t-il déploré sur BFMTV. Fort de ses 375.000 adhérents, LREM est appelée à se structurer officiellement à l’automne, notamment grâce aux statuts votés cette semaine selon lesquels, notamment, 20% des membres du conseil national seraient tirés au sort à intervalles réguliers. LREM  n‘a pas de vraie base démocratique organisée. Seulement une multitude de comités locaux sans vrai pouvoir chaperonné par le référent départemental désigné au plan national. Pas vraiment des adhérents, plutôt des supporters. Enfin l’engagement de ces adhérents est assez virtuel puisqu’ils ne payent pas de cotisation. Chaque adhérent peut adresser des réflexions ou des contributions au débat à l’appareil central mais les suites ne sont pas connues.  Bref il faudra sans doute faire un réel effort d’organisation et de démocratie pour que LREM devienne un vrai parti.

Loi Moralisation de la vie politique : pas des textes majeurs ( Dosière)

Loi Moralisation de la vie politique : pas des textes majeurs ( Dosière)

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L’ex-député socialiste René Dosière explique au JDD pourquoi « ce ne sont pas des textes majeurs ». Cet élu milite depuis longtemps pour la transparence de la vie publique. Il avait remis en mai dernier des propositions à François Bayrou quand ce dernier, alors ministre de la Justice, rédigeait ses projets de loi.

. Ces lois sont-elles historiques?
Ce ne sont pas des textes majeurs, mais une série de dispositifs utiles qui permettent de compenser des vides juridiques. Ces lois marquent un progrès, mais elles n’auraient pas pu être majeures car les délais à tenir étaient difficiles. Il aurait aussi fallu un peu plus d’expérience tant au niveau législatif qu’exécutif. Reste maintenant à voir ce qu’il y aura dans le texte définitif et ce que le Conseil constitutionnel en dira. En effet, la version adoptée dans la nuit de vendredi à samedi est très différente de celle votée par le Sénat. Il y aura donc en début de semaine prochaine une commission mixte paritaire [qui réunit députés et sénateurs, NDLR] et je doute qu’ils parviennent à un accord. Les deux assemblées devront donc redébattre rapidement.

Les débats, confus ces derniers jours au Palais Bourbon, vous ont-ils déçu? 
Cette situation était un peu inévitable. Les responsables de La République en marche ont fait l’erreur de nommer des néophytes à la vice-présidence de l’Assemblée. Quelqu’un qui n’a pas d’expérience politique ne peut diriger un débat à l’Assemblée. On n’envoie pas lutter contre un feu de forêt un pompier volontaire qui vient tout juste de s’engager! Mais je n’attaque pas l’amateurisme des nouveaux parlementaires. Sans eux, la réserve parlementaire n’aurait pas forcément pu être supprimée, car les élus plus expérimentés avaient beaucoup de réserve. En revanche, côté exécutif, le remplacement de François Bayrou au poste de garde des Sceaux n’a pas facilité les choses. La nouvelle ministre [Nicole Belloubet] a, elle aussi, sa part d’inexpérience. 

Les élus ont retoqué la promesse d’Emmanuel Macron selon laquelle tout parlementaire doit avoir un casier vierge. Qu’en pensez-vous?
L’Assemblée avait voté cette disposition à l’unanimité au mois de février. En commission des Lois, les députés d’En marche l’avaient repris. Mais le gouvernement a privilégié la vision juridique plutôt que politique des choses et, par prudence, la majorité a reculé. D’une manière générale, les députés ont suivi leur gouvernement qui s’en est tenu à la version initiale de son texte [celle présentée par Nicole Belloubet début juillet, NDLR].

Le volet concernant le financement des partis politiques a été largement remanié depuis la présentation du projet, début juin, par François Bayrou. Aurait-on dû aller plus loin? 
Le texte a été très très prudent sur cet aspect. On aurait pu mettre fin à une vraie dérive qui est la multiplication des candidatures aux élections législatives. Il y a aujourd’hui des pseudos-formations qui présentent des candidats pour obtenir une part de financement public [un parti dont chaque candidat obtient au moins 1% dans plus de 50 circonscriptions en bénéficie, NDLR]. Il n’est pas moral que des associations captent par ce biais de l’argent public pour des activités qui n’ont rien à voir à la vie politique. Autre regret : le financement des micro-partis politiques. Avec ce texte, Marine Le Pen va pouvoir continuer à faire fonctionner sa petite entreprise commerciale sans être contrôlée. Cela montre que l’absence de François Bayrou a jouée dans ce débat.

Un nouveau régime de frais de mandat a été mise en place. Ne met-il pas en danger l’indépendance du Parlement? 
Le Sénat a mené une bonne réflexion reprise par l’Assemblée. Désormais, les frais de mandat seront transparents, via leur remboursement sur justificatifs. Le fait que chaque assemblée détermine les modalités de ce dispositif préserve l’indépendance du Parlement. C’est un bon équilibre : d’un côté le public aura la démonstration qu’il n’y a pas d’enrichissement personnel, de l’autre le travail des parlementaires est protégé.

La question du statut de Brigitte Macron a ressurgi dans les débats. Faut-il créer une fonction de Première dame au nom de la moralisation?
La question à se poser est en fait politique : quel rôle veut-on faire jouer à l’épouse du chef de l’Etat? Il n’y a pas un problème d’argent public, puisque les moyens dévolus à Brigitte Macron sont issus du budget de la présidence de la République, lequel est transparent et déjà contrôlé par la Cour des comptes.

Nationalisation STX : « On n’est pas en 1981″(Bruno Le Maire)

Nationalisation STX : « On n’est pas en 1981″(Bruno Le Maire)

Dans le JDD le ministre de l’économie relativise la menace de nationalisation de STX.

« Nous ne sommes pas en 1981, et je ne suis dans les traces de personne », dit-il au JDD, installé dans son bureau de Bercy. « Il faut sortir de ces réflexes idéologiques. Ce n’est ni une décision de droite ni une décision de gauche. C’est une décision pour la France. »  L’homme de droite veille quand même à ne jamais utiliser le mot ‘nationalisation’. Avant de tenir sa conférence de presse, jeudi, le ministre a appelé son homologue italien pour l’avertir. « Il ne s’agit pas de faire un bras d’honneur à qui que ce soit, jure-t-il. Nous voulions nous donner du temps pour repartir avec nos amis italiens sur une bonne base. » Mais le ministre de l’Economie et des Finances Pier Carlo Padoan et celui du Développement économique Carlo Calenda l’attendent de pied ferme, mardi à Rome. Il n’arrivera pas les mains vides : Macron l’a chargé de leur proposer d’élargir les négociations à une coopération militaire. « Nous disons à nos amis italiens : regardons aussi ce que nous pouvons faire dans le secteur militaire, dans les navires de surface précisément, et bâtissons un grand champion de l’industrie navale européenne. »

 

Pas de Telecom Italia français !

Pas de  Telecom Italia français !

 

 

Vivendi s’attend à un retour de bâtons suite à la menace de nationalisation de STX ; Vivendi vient en effet de devenir le premier actionnaire de Telecom Italia et d’en prendre la direction. Du coup, Vivendi tente de rassurer l’Italie. Le groupe de télécommunications Telecom Italia ne sera jamais une entreprise française, assure son patron, Arnaud de Puyfontaine, également président du directoire du groupe français Vivendi, dans un entretien samedi avec le quotidien La Stampa. « Tim (Telecom Italia) ne sera jamais française et restera une entreprise italienne », indique M. de Puyfontaine, qui s’est vu remettre provisoirement jeudi les pouvoirs assumés jusqu’ici par Flavio Cattaneo, ex-directeur-général ayant quitté l’entreprise. M. de Puyfontaine est déjà le président exécutif de TIM. Vivendi a encore accru son emprise sur le groupe italien en nommant vendredi Amos Genish, son responsable de la convergence, au poste de directeur chargé des opérations de Telecom Italia. Entré en 2015 au capital de l’opérateur italien, dont il détient désormais 23,9%, Vivendi a obtenu en mai les deux tiers des sièges du conseil d’administration (10 sièges sur 15) de Telecom Italia, prenant ainsi de facto son contrôle. M. de Puyfontaine a ensuite été nommé en juin président exécutif. « J’ai de grandes ambitions pour Tim. Elle retrouvera la croissance, le succès et l’innovation et la capacité à être considérée comme la meilleure entreprise parmi ses concurrents européens », a encore assuré M. de Puyfontaine. Vivendi ne sera pas seulement le premier actionnaire de Telecom Italia, mais il fournira aussi « toutes les possibilités de développer de nouvelles initiatives pour être en tête dans la convergence entre télécommunications et contenus », a-t-il encore affirmé.

Pas d’infrasons pour les éoliennes !!!

Pas d’infrasons pour les éoliennes !!!

 Dans une interview au »  Courier de l’ouest », Eric Mignot, adjoint au maire de Mouliherne (Maine et Loire) affirme sans complexe que  «  les éoliennes ne produisent pas de vibrations ». Ce que disent aussi de nombreux maires qui n’ont qu’une connaissance approximative de la problématique. Pourtant l’’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement a publié  les résultats de son évaluation des effets sanitaires liés aux basses fréquences sonores (20 Hz à 200 Hz) et infrasons (inférieurs à 20 Hz) émis par les parcs éoliens. Dans ses conclusions, l’Agence considère  qu’aucun dépassement des seuils d’audibilité dans les domaines des infrasons et basses fréquences jusqu’à 50 Hz n’a été constaté. Mais elle observe aussi, les effets potentiels sur la santé des infrasons et basses fréquences produits par les éoliennes n’ont fait l’objet que de peu d’études scientifiques. Cependant, des connaissances acquises récemment chez l’animal montrent toutefois l’existence d’effets biologiques induits par l’exposition à des niveaux élevés d’infrasons. Ces effets n’ont pour l’heure pas été décrits chez l’être humain, En clair pour l’humain, on ne sait rien mais il y a des risques pour les animaux en particulier les vaches, les poulets et les chevaux. Rappelons que les infrasons des éoliennes sont inaudibles pur l’oreille humaine. Les infrasons, selon leur nature,  peuvent se propager sur des dizaines, des centaines voire des milliers de kms et il est impossible d’empêcher leur propagation. , seuls quelques animaux pourraient être plus sensibles que les autres. Le porc a sa limite inférieure d’audibilité à 42 à 42,  la chèvre à 78 Hz, le cheval à 55 Hz et la vache à 23 Hz. La vache est donc la plus susceptible d’être sensible aux Infrasons. Les conséquences sont biologiques avec notamment une baisse de production chez la vache et des déformations osseuses  chez le cheval. Pour l’homme,  il n’y a aucune étude réellement scientifique mais on a constaté en particulier des troubles du sommeil, des modifications de tension artérielle, des troubles d’audition,  de concentration et de mémoire.  Bien entendu il faudrait faire des études épidémiologiques sur longue période pour vérifier l’ampleur de ces conséquences. La plupart des organismes officiels en France comme à l’étranger concluent  que faute d’existence d’études scientifiques rien ne justifie de mettre en cause les effets néfastes des infrasons. Et inversement ?

Ce site est réalisé sous la direction de  Gaston Bessay*

 

 

 

*G.Bessay

.Ingénieur expert consultant international
.Président de l’institut prospective transport
.Président de l’institut développement transport et territoires

.Ancien président du comité d’orientation du service économique du ministère des transports (OEST)
.Ancien vice-président du conseil national des transports

.Ancien président de groupe du PREDIT (programme interministériel de recherche)
.Ancien président de l’IFRET (institut fer-route-études transport)
.Ancien président du groupe transport du plan (ministère du plan)
.Fondateur de l’association nationale des consultants transports

.Ancien membre des conseils scientifiques de l’école nationale des ingénieurs des travaux publics (ENTPE), du laboratoire d’économie des transports (Université Lyon2) et du Comité National Routier

.Ancien membre de la commission des comptes transports de la Nation

Officier de la légion d’honneur
Officier  de l’ordre national du mérite

 

Chômage : pas vraiment une baisse

Chômage : pas vraiment une baisse

 

 

En dépit des 11 000 chômeurs en moins de catégorie A enregistrés en juin, le chômage ne baisse pas vraiment en France. D’abord parce que 11 000 chômeurs sur ,5 millions  représentent une évolution marginale. Ensuite parce qu’il est de tradition que les chômeurs s’inscrivent moins à pôle emploi pendant les vacances d’été. Enfin parce que les évolutions observées uniquement par mois n’ont pas beaucoup de signification. Seule l’observation sur longue période présente un caractère de pertinence. De ce point de vue,  on observe depuis un an une très légère baisse de 1 % des chômeurs de catégorie A la croissance des chômeurs ayant des petits boulots. L’évolution du chômage et conforme à l’environnement économique. La croissance demeure encore trop faible pour faire diminuer de manière significative le chômage. Certes la conjoncture s’améliore un peu, surtout la confiance des patrons mais pas au point de les décider à procéder à des embauches importantes. Les incertitudes sont encore trop grandes tant  au plan international au plan national ;  pas étonnant si on constate une diminution de seulement 0,3 % du nombre  de chômeurs de catégorie a en juin ; ce  nombre d’inscrits à Pôle emploi de catégorie A (sans aucune activité) a reculé de 10.900 le mois dernier pour s’établir à 3.483.200. Mais en ajoutant les catégories B et C (personnes exerçant une activité réduite), le nombre d’inscrits à Pôle Emploi tenus de rechercher un emploi, même s’il n’a pas enregistré d’évolution significative (1.800 personnes supplémentaires en juin), a malgré tout inscrit un nouveau record, à 5.562.600 (5.865.700 en incluant les départements d’Outre-mer, également stable sur un mois). Sur un an, le nombre de demandeurs de catégorie A en France métropolitaine recule de 1,0% tandis que le total des inscrits dans les catégories A, B et C augmente de 2,2%. Malgré une évolution en dents de scie, le nombre d’inscrits à Pôle emploi a reflué en 2016, les effectifs diminuant de plus de 100.000 personnes non seulement pour la seule catégorie A, mais aussi pour les catégories A, B et C associées. Mais sur les six premiers mois de l’année, les effectifs de la catégorie A ont progressé de 16.100 personnes et ceux de l’ensemble des chômeurs tenus de rechercher un emploi (catégories A, B et C) ont augmenté de près de 100.000 personnes et ont donc quasiment effacé le recul de l’an dernier. A la différence de l’évolution irrégulière du nombre d’inscrits à Pôle emploi, le taux de chômage calculé par l’Insee selon les critères du Bureau international du travail (BIT), qui permet les comparaisons internationales, est orienté à la baisse depuis le printemps 2015. Pour les trois premiers mois de 2017, il s’est établi à 9,3% de la population active en France métropolitaine et à 9,9% en incluant les départements d’Outre-mer, au plus bas depuis l’automne 2012. Les chiffres du deuxième trimestre seront publiés le 17 août.

Infrasons : danger pour les animaux pas pour les humains ?

 

 

Infrasons : danger pour les animaux pas pour les humains ?

 

 

 

L’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement a publié  les résultats de son évaluation des effets sanitaires liés aux basses fréquences sonores (20 Hz à 200 Hz) et infrasons (inférieurs à 20 Hz) émis par les parcs éoliens. Dans ses conclusions, l’Agence considère  qu’aucun dépassement des seuils d’audibilité dans les domaines des infrasons et basses fréquences jusqu’à 50 Hz n’a été constaté. Mais elle observe aussi, les effets potentiels sur la santé des infrasons et basses fréquences produits par les éoliennes n’ont fait l’objet que de peu d’études scientifiques. Cependant, des connaissances acquises récemment chez l’animal montrent toutefois l’existence d’effets biologiques induits par l’exposition à des niveaux élevés d’infrasons. Ces effets n’ont pour l’heure pas été décrits chez l’être humain, En clair pour l’humain, on ne sait rien mais il y a des risques pour les animaux en particulier les vaches, les poulets et les chevaux. Rappelons que les infrasons des éoliennes sont inaudibles pur l’oreille humaine. Les infrasons, selon leur nature,  peuvent se propager sur des dizaines, des centaines voire des milliers de kms et il est impossible d’empêcher leur propagation. , seuls quelques animaux pourraient être plus sensibles que les autres. Le porc a sa limite inférieure d’audibilité à 42 à 42,  la chèvre à 78 Hz, le cheval à 55 Hz et la vache à 23 Hz. La vache est donc la plus susceptible d’être sensible aux Infrasons. Les conséquences sont biologiques avec notamment une baisse de production chez la vaches et des déformations osseuses  chez le cheval. Pour l’homme,  il n’y a aucune étude réellement scientifique mais on a constaté en particulier des troubles du sommeil, des modifications de tension artérielle, des troubles d’audition,  de concentration et de mémoire.  Bien entendu il faudrait faire des études épidémiologiques sur longue période pour vérifier l’ampleur de ces conséquences. La plupart des organismes officiels en France comme à l’étranger concluent  que faute d’existence d’études scientifiques rien ne justifie de mettre en cause les effets néfastes des infrasons. Et inversement ?

Service militaire obligatoire : les militaires pas favorables

Service militaire obligatoire : les militaires pas favorables

Devant les représentants de l’armée hier Emmanuel Macron qui a rappelé avec autorité qu’il était le chef des armées remettant ainsi à sa place le chef d’état-major de Villiers a réitéré sa décision d’instaurer un service universel obligatoire. Une proposition qui ne semble guère appréciée par les militaires de carrière. En cause, le fait que cela affecterait une partie du budget de l’armée mais aussi un reflexe  corporatiste. Certes la mesure n’est certainement pas gratuite mais on peut certainement se passer des casernes classiques dont beaucoup d’ailleurs ont été vendues en utilisant les équipements collectifs notamment sportifs existants. En outre dans les grandes agglomérations il serait toujours possible de libérer le soir les plus appelés pour éviter d’avoir à les coucher. Notons qu’avant la suppression du service militaire obligatoire c’était déjà une possibilité pour nombre d’appelés. Enfin l’idée générale est de faire adhérer aux valeurs républicaines, à l’effort et à la discipline ce qui ne nécessite pas forcément un encadrement des seuls militaires professionnels. De ce point de vue d’un garde nationale pourrait être sollicité. La promesse d’Emmanuel Macron était de mettre en place un service national d’un mois, obligatoire pour les jeunes, hommes et femmes, âgés de 18 à 21 ans et déclarés « aptes ». Cela représente 600 000 jeunes à former chaque année. L’objectif de ce service national est, selon le Président, de renforcer la cohésion républicaine. Deux mois après l’élection d’Emmanuel Macron et alors que les militaires défilent sur les Champs-Elysées pour le 14-Juillet, la promesse du président de la République est confrontée aux réalités budgétaires et aux réticences des militaires.  Le projet n’est cependant pas enterré par la majorité présidentielle. Certes, le président de la République a omis d’en parler devant le congrès à Versailles au début du mois de juillet mais son Premier ministre s’en est chargé, lors de sa déclaration de politique générale devant les députés. « Le gouvernement mettra en place un nouveau service national conformément aux engagements du président de la République, a assuré Édouard Philippe. La réflexion sur les formes qu’il prendra sera conduite avant la fin de l’année 2017. » 

Pas de hausse de fiscalité (Darmanin)

Pas de hausse de fiscalité (Darmanin)

Sans doute sensible aux critiques de l’opinion vis-à-vis du manque d’ambition en matière de fiscalité, coup sur coup le ministre du budget et le premier ministre déclarent  qu’il n’y aura pas d’augmentation d’impôts mais sans doute une légère diminution.  du coup, le ministre du budget décalre   »Nous baisserons les impôts et les taxes par les économies que nous faisons, déclare encore le ministre. C’est un cercle vertueux : moins de dépenses publiques, c’est moins d’impôts. »Le détail de l’agenda du gouvernement, lors de la déclaration de politique générale du Premier ministre Edouard Philippe mardi dernier, a toutefois donné l’impression que certaines promesses fiscales étaient renvoyées aux calendes grecques. A l’inverse, une hausse de la CSG interviendra dès 2018 pour compenser la suppression des cotisations salariales. Sur le sujet, Gérald Darmanin confirme « des compensations pour les fonctionnaires et pour les indépendants ». « Je pense que tous les retraités de France se soucient de la qualité de vie de leurs enfants et petits-enfants et considèrent, comme nous, que le travail doit payer, ajoute-t-il. Le courage, c’est de faire des réformes pour les salariés et les ouvriers. » De son côté, Le Premier ministre, Edouard Philippe, a promis samedi sept milliards d’euros de baisse des prélèvements obligatoires en 2018, lors de la convention de la République en Marche, le mouvement du chef de l’Etat, Emmanuel Macron. Dans son discours de conclusion de cette réunion (, il a réitéré son engagement de contenir les déficits publics français à 3% du PIB, malgré un trou de huit milliards d’euros diagnostiqué par la Cour des comptes. « Les prélèvements obligatoires (…) diminueront dès 2018 d’environ sept milliards d’euros », a-t-il néanmoins ajouté. « Ça passera par une maîtrise des dépenses et (…) par la mise en œuvre, dès le vote de la loi de finances 2018, des engagements du président de la République dans la cohérence, dans la durée. »

 

Cessions de capital, EDF pas concerné…..tu m’étonnes

Cessions de capital, EDF pas concerné…..tu m’étonnes

 

 

 

pas étonnant que le gouvernement n’envisage pas la vente de ses participations financières dans EDF compte de tenu de la situation catastrophique du producteur national d’électricité. L’action qui valit  80 € n’atteint même pas une valeur de 9 euros aujourd’hui. Il faut dire que la situation financière d’EDF est intenable. Il faut d’abord apurer une énorme dette de 40 milliards, ensuite trouver 50 milliards pour les travaux permettant de prolonger la durée de vie du parc nucléaire actuel. Financer aussi au moins en partie les 25 à 50 milliards du site d’enfouissement des déchets nucléaires de Bure en Moselle enfin faire face à un besoin de financement de 200 milliards à terme pour le renouvellement du parc nucléaire. En clair EDF ne pourra jamais faire face seule à ces défis mêmes avec une augmentation régulière du prix de ‘l’électricité   Le groupe EDF ne devrait donc pas être concerné par les cessions de participations de l’Etat annoncées ces derniers jours par le gouvernement, a déclaré samedi à Reuters une source proche de la direction de l’électricien historique français. Le ministère de l’Economie et des Finances a confirmé vendredi que le gouvernement céderait dans les prochains mois des participations de l’Etat à hauteur de dix milliards d’euros, pour alimenter un fonds destiné à l’innovation. « Les signaux qu’on reçoit, c’est qu’on n’est pas du tout concernés », a cependant déclaré la source proche de la direction d’EDF en marge des rencontres économiques d’Aix-en-Provence. L’Etat possède 83,1% du capital d’EDF.

Gel du point d’indice ….pas des salaires

Gel du point d’indice ….pas des salaires 

Si le point d’indice est bloqué, cela n’empêchera pas les salaires des fonctionnaires de progresser.  Ce salaire moyen d’un fonctionnaire en place deux années de suite dans la fonction publique d’État (hors militaires) a atteint 2 630 euros net (3 190 euros brut). Ce même salaire net a atteint 1 980 euros dans la fonction publique territoriale (2 380 euros brut) et 2 280 euros dans la fonction publique hospitalière (2 780 euros brut). A comparer au 1722 euros nets dans le privé (écart qu’on justifie par un niveau  de qualification qui reste à démontrer). A noter qu’il s’agit d’un salaire moyen et que cela cache de forts écarts autour de la moyenne notamment de petits salaires dans les basses catégories. ( le salaire des instituteurs par exemple)Les organisations syndicales qui représentent les 5.5 millions de fonctionnaires jugent le gel du point d’indice inacceptable. Pourtant ne s’agit  pas du blocage des salaires Notons que  le point d’indice, qui sert de base à la détermination du traitement des fonctionnaires, a été gelé de 2010 à 2016. Il n’a été débloqué qu’en fin de quinquennat Hollande, en juillet 2016 (+0,6%) et février 2017 (+0,6%). les fonctionnaires ont bien d’autres moyens de voir leur rémunération augmenter: avancement à l’ancienneté, primes diverses, garantie de compensation de l’inflation, promotions. Résultat, la rémunération des personnels en place a toujours progressé plus vite que l’inflation depuis 2010. En outre, l’accord sur les carrières de septembre 2015 est favorable aux agents. La facture pour les finances publiques de ce protocole sera d’ailleurs très élevée: 4,5 à 5 milliards d’euros par an à horizon 2020! Quant à la hausse du point de 2016 et 2017, elle a coûté 2,5 milliards d’euros sur les deux années. . La progression automatique de carrière (3 milliards d’euros d’économies par an), permet notamment d’assurer la progression du pouvoir d’achat.  de ne pas remplacer un fonctionnaire sur trois dans la fonction publique hospitalière et territoriale (1,8 milliard) et un sur deux dans l’État (0,6 milliard), de supprimer des «avantages salariaux non justifiés», comme le supplément familial de traitement (1,5 milliard) et les majorations et indemnités d’outre-mer (2,2 milliards).

 

La gauche « constructive » pas encore constituée

La gauche « constructive » pas encore constituée

Une réunion destinée à mettre sur pied un groupe de centre gauche à l’assemblée, autour notamment de la présidente du PRG Sylvia Pinel et du député DVG Olivier Falorni, s’est achevée lundi soir sans que les participants ne soient parvenus à un accord, a-t-on appris auprès de plusieurs participants. La réunion a rassemblé plus de quinze députés -le nombre nécessaire pour former un groupe-, selon ces sources. Parmi eux, des représentants du Parti radical de gauche (mais pas du Parti radical valoisien), des députés DVG comme Jérôme Lambert, des députés écologistes comme François-Michel Lambert, des ultramarins, des nationalistes corses, le député PS François Pupponi et même l’ancien candidat à la présidentielle Jean Lassale (DVD). Manuel Valls, qui avait participé jeudi dernier à une première réunion au siège du PRG, n’était pas présent, selon ces sources. Selon un participant, seuls 12 députés se sont engagés pour l’instant à travailler ensemble. Une poignée d’autres (notamment les trois nationalistes corses et un député polynésien) pourraient se décider mardi, a précisé ce député, pour qui il y a « 75% de chances » que le groupe voie le jour. Un autre n’a pas caché la difficulté de la tâche: « Toute la question c’est est-ce qu’on peut donner ce complément de pilier à la majorité présidentielle sans être simplement un groupe technique. Il ne faut pas amalgamer n’importe qui n’importe comment », a-t-il dit.

Pas d’augmentation d’impôts pour le moment (Castaner)

Pas d’augmentation d’impôts pour le moment  (Castaner)

 

Bien que constatant  une sérieuse dérive des comptes par rapport aux prévisions du gouvernement Hollande, l’équipe d’Emmanuel Macron  affirme qu’elle ne procédera pas à une modification législative du budget et que globalement il n’y aura pas d’augmentation de la fiscalité. En clair,  on laissera filer le déficit pour 2017. Au lieu des 2,7 % de déficit budgétaire, on devrait sans doute dépasser les 3 %. Les correctifs seront donc effectués dans le projet de loi de finances pour 2018 : économies bien sûr mais aussi fiscalité. Il n’y aura pas de collectif budgétaire ni d’augmentation d’impôts pour compenser un éventuel dérapage des dépenses qui mettrait en danger l’objectif de réduction du déficit, a déclaré dimanche le porte-parole du gouvernement Christophe Castaner. « Il n’y aura pas de collectif budgétaire, il n’y aura pas de loi de finance rectificative », a-t-il dit lors du Grand Jury sur LCI, RTL et Le Figaro, réaffirmant la position du gouvernement.  Par exemple à propos du diesel dont Nicolas Hulot, ministre de la Transition écologique, veut aligner la fiscalité avec celle de l’essence, Christophe Castaner a affirmé qu’« aujourd’hui, rien n’est arrêté ». « Bruno Le Maire et Gérald Darmanin, ministre de l’Action et des Comptes publics, vont travailler », a-t-il ajouté.  »Une fois qu’on aura la photographie précise, ils feront des propositions », a-t-il dit, en rappelant que la fiscalité du diesel, dont l’écart avec l’essence est « illogique« , était « une mesure de santé publique ». La Cour des Compte doit rendre jeudi un audit demandé par le nouveau gouvernement afin d’avoir « une photographie » des comptes publics. Christophe Castaner s’attend à « des dérives sur la gestions de nos comptes » lors des premiers mois de l’année 2017. « Nous corrigerons le tir par une gestion ministère par ministère », a indiqué le porte-parole du gouvernement.

Pourquoi 7 secrétaires d’État n’ont pas d’affectation

Pourquoi 7 secrétaires d’État n’ont pas d’affectation

 

On peut légitimement se demander à quoi vont servir les sept secrétaires d’État sans attribution précise. Première observation, Macron avait promis un gouvernement très resserré de 15 ministres. Finalement on en aura le double.  Concernant les secrétaires d’État sans véritable objet social, c’est l’interrogation. À moins de se souvenir de la sortie de Renault Muselier secrétaire d’État aux affaires étrangères entre 2002 et 2004 placés auprès de Dominique de Villepin : » le ministre fait tout et moi je fais le reste ! » Ce qui sans doute rendait assez bien compte de la réalité d’autant que Muselier n’a jamais été considéré comme un grand besogneux. À l’inverse de Villepin se caractérisait  par un grand activisme. Dans le cas du gouvernement d’Édouard Philippe, l’objectif de Macron est de rééquilibrer les sensibilités gauche droite et de placer des hommes de confiance pour surveiller des ministres très marqués qui pourraient avoir des velléités d’indépendance. Avec ce type de montage, on peut d’ores et déjà prévoir des situations conflictuelles entre les directeurs de cabinet des ministres et ces secrétaires d’État sans affectation précise. Notons aussi que bien sûr parallèlement subsisteront des directeurs d’administration véritable gouverneur de leur champ respectif aussi des conseillers élyséens pour superviser chaque secteur. Bref on ne manquera pas de chef pour se surveiller les uns les autres. Prévenant les questions, l’Élysée a précisé auprès de l’AFP qu’ils avaient « vocation à être les adjoints des ministres auprès desquels ils sont nommés ». Emmanuel Macron imite ainsi Jacques Chirac et Nicolas Sarkozy, qui avaient choisi de ne pas attribuer de compétences précises à – dans l’ordre – Renaud Muselier, secrétaire d’État aux Affaires étrangères entre 2002 et 2004, Nicolas Forissier, secrétaire d’État en charge de l’Agriculture entre 2004 et 2005, et Marie-Anne Montchamp, secrétaire d’État auprès de la ministre des Solidarités et de la Cohésion sociale entre 2010 et 2012.  Cette dernière, qui a quitté Les Républicains en mars 2017 pour rejoindre Emmanuel Macron, livre son analyse dans les colonnes du JDD.  »Cela permet d’abord d’effectuer des équilibres politiques au sein de gros ministères, développe-t-elle encore. Ma nomination venait ainsi de l’Elysée – j’étais une sarkozyste – quand Roselyne Bachelot était alors une fidèle filloniste. »

 

Ferrand : mutation pas disciplinaire…..diplomatique !

Ferrand : mutation pas disciplinaire…..diplomatique !

 

La mutation de Richard Ferrand impliqué dans une affaire d’enrichissement de sa compagne était inévitable. Pour l’habiller cette mutation prend un caractère diplomatique. Macron le mettra donc à la tête du groupe parlementaire du mouvement république en marche. Une manœuvre finalement assez habile et utile aussi car Richard Ferrand connaît bien la formation des marcheurs dont il a été le responsable. Sur recommandation du président de la république le ministre de la Cohésion des territoires, Richard Ferrand, a « choisi »  de démissionner afin de briguer la présidence du groupe La République en Marche (LREM) à l’Assemblée nationale à la demande d’Emmanuel Macron, qui a offert une porte de sortie honorable à ce fidèle éclaboussé par une enquête judiciaire. Au lendemain de sa facile réélection comme député du Finistère, l’éphémère ministre devrait quitter le gouvernement à l’occasion du remaniement post-législatif, qui est imminent. « Il a été reçu par le président très longuement cet après-midi, le chef de l’Etat a reconnu les grandes qualités de Richard Ferrand, notamment sa connaissance du travail parlementaire et il lui a conseillé de briguer la présidence du groupe », a-t-on précisé dans l’entourage d’Emmanuel Macron. A la question de savoir si Richard Ferrand avait démissionné, l’entourage a répondu par l’affirmative, tout en démentant tout lien avec l’ »affaire Ferrand ». « Ça n’aurait aucun sens de le faire maintenant alors qu’il vient d’être largement élu », a-t-on indiqué. Un argument qui évidemment ne tient pas puisqu’il ne manque pas de députés douteux qui ont été réélus dans l’histoire de la Ve République. »C’est tout sauf une sanction puisque le poste le plus stratégique à l’Assemblée nationale sera à l’évidence celui de président du groupe La République en Marche », a déclaré sur BFMTV Sébastien Griveaux, un autre fidèle d’Emmanuel Macron qui montre qu’il sait également bien manier la langue de bois. S’il est élu le week-end prochain à la tête du groupe LREM, cet homme d’expérience aura fort à faire pour diriger une troupe de 308 députés venus de divers horizons politiques, n’ayant pour la plupart jamais été élus.

NKM : pas de violence physique ?

NKM : pas de  violence physique ?

 

L’agresseur présumé de Nathalie Kosciusko-Morizet, qui va être présenté à la justice, « a reconnu avoir insulté » la candidate LR vaincue dimanche aux législatives à Paris, mais il a contesté toute violence physique à son encontre. Entendu en garde à vue depuis samedi matin, Vincent Debraize, 55 ans, a été déféré dimanche soir au palais de justice de Paris où il va passer la nuit en attendant d’être fixé sur son sort, a indiqué une source judiciaire. Les suites procédurales le concernant devraient être connues lundi à la mi-journée. Les enquêteurs ont entendu le récit de Nathalie Kosciusko-Morizet et du suspect lors d’une confrontation samedi. A ce stade, leurs versions s’opposent: « Il a reconnu avoir insulté NKM, avoir arraché les tracts et les avoir jetés en sa direction. En revanche, il nie tout contact physique et avoir bousculé » la candidate LR comme cette dernière l’affirme, a rapporté une source proche de l’enquête. « A ce moment-là, elle se protège, elle met sa main devant son visage pour se protéger et les tracts heurtant sa main de manière assez violente, elle reçoit sa propre main dans sa figure », a relaté Geoffroy Van der Hasselt, un photographe de l’AFP. Vincent Debraize avait parrainé la candidature à la présidentielle d’Henri Guaino, l’ex- »plume » de Nicolas Sarkozy qui se présentait aux législatives face à NKM, considérée comme « Macron-compatible ».

Carlos Gohns , un super patron mais qui n’aime pas la presse

Carlos Gohns , un super patron mais qui n’aime pas la presse

 

 

Carlos Ghosn un super patron qui a d’abord redressé Renault, puis Nissan et qui a fait de son groupe le probable numéro un de l’automobile mondiale. Donc des résultats commerciaux et financiers remarquables ; une seule chose déplait à Ghosn, c’est qu’on parle de son salaire. Du coup, la presse prend un coup sur le bec. Reste que la question de sa succession n’empêchera pas la presse de s’intéresser encore à Renault, à sa direction aussi à leur rémunération.  « Nous avons progressé dans toutes les régions du monde, et nous avons même fait mieux que le marché dans chacune de ces régions », a-t-il rappelé devant un parterre d’actionnaires où se sont mêlés des journalistes venus prendre la température d’un management visé par plusieurs polémiques. « Taux de marge record, ventes record, chiffre d’affaires record… », le patron de Renault n’avait que ces mots à la bouche avant de lancer que l’Alliance pourrait devenir le premier producteur automobile mondial, devant Toyota et Volkswagen donc, dès cet été comme il l’avait promis il y a quelques mois lorsque Nissan mettait la main sur Nissan. Sauf que comme toujours, Carlos Ghosn fait mine d’oublier que contrairement aux premiers mondiaux, l’Alliance n’est pas un groupe intégré mais un entrelacement de participations croisées minoritaires. Il objecte que cela ne l’empêche pas de dégager des synergies importantes grâce à la mutualisation des plateformes et des achats.  »70% des véhicules de l’Alliance seront fabriqués à partir des mêmes plateformes en 2020, ce qui permettra d’économiser 30% sur les achats et 40% sur les frais d’ingénierie », a rappelé Carlos Ghosn. Pour les actionnaires, les réserves sur le salaire de Carlos Ghosn qui avaient conduit à donner un avis défavorable à la résolution sur le salaire, lors de l’assemblée générale précédente, ont été levées. Le groupe a effectivement modifié le calcul du salaire faisant passer la part du variable de 150 à 120% du fixe, sachant que le salaire proposé cette année par la commission des rémunérations versera un salaire variable qui s’élèvera à 115% du fixe. Ce nouveau mode de calcul a conduit à une légère baisse du salaire de Carlos Ghosn (-2,6% à 7,06 millions d’euros). Les deux résolutions ont ainsi été approuvées à 53 et 54% des actionnaires. L’Etat avait indiqué qu’il voterait contre. Il faut dire que les actionnaires pouvaient se féliciter des résultats de Renault puisque la direction a proposé une augmentation du dividende de 31%, soit plus de 900 millions d’euros attribués aux actionnaires. La résolution scellant cette proposition a, elle, été adoptée à 99% des voix, incluant donc l’Etat français. Carlos Ghosn a qualifié de « lamentable » l’article de Reuters, « pour les 120.000 salariés du groupe »« C’est une affaire misérable », a-t-il encore déclaré visiblement agacé que la presse se soit emparé de ce sujet plutôt que d’évoquer les résultats financiers « records » du groupe. Les actionnaires, eux, ont applaudi Carlos Ghosn.

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