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Pas d’amélioration de l’emploi en 2018 (Banque de France)

Pas d’amélioration de l’emploi en 2018 (Banque de France)

 

Si effectivement la croissance devrait encore un tout petit peu s’améliorer en 2018 par contre il ne faut guère envisager de progrès pour  le chômage qui selon la Banque de France devrait toujours être proche de 10 % (exactement 9,6 %). La Banque de France reprend les hypothèses économiques qui semblent faire consensus avec une perspective de croissance pour 2018 qui pourraient tutoyer les 2 % (1,8 %). Ceci étant,  cette croissance ne sera pas suffisante pour absorber un nombre significatif de chômeurs et réduire le taux d’inactivité. Certes le petit regain de croissance permettra sans doute de créer encore de l’ordre de 150 à 200 000 emplois nets par an mais parallèlement il y aura une nette diminution des emplois aidés et la démographie fera gonfler le nombre de demandeurs d’emploi. Sans parler des dispositions de la loi travail qui dans un premier temps vont favoriser la  suppression d’emploi. Ce n’est sans doute qu’à partir de 2019 et 2020 que la loi pourra générer des effets bénéfiques. Dans un premier temps, on  va adapter un peu mieux les effectifs ce qui permettra d’obtenir une meilleure compétitivité et d’augmenter chiffre d’affaires et profits. Ensuite seulement les capacités de production et l’emploi suivront. Pour la banque de France « Après trois années de croissance modérée », l’activité devrait « accélérer » fortement cette année pour atteindre 1,8%, soit son plus haut niveau depuis 2011 (La Banque de France tablait jusqu’à présent sur une hausse du produit intérieur brut de 1,6% pour 2017, 2018 et 2019), s les bons résultats en matière d’investissement des entreprises, ajoutés au « dynamisme de la demande mondiale et à la baisse des taux d’intérêts justifient faire preuve d’un peu  plus d’optimisme tant pour les entreprises que pour l’emploi. « Après plusieurs années exceptionnellement négatives », l’activité ne devrait plus être « freinée par le commerce extérieur », estime ainsi l’institution monétaire, qui anticipe un « rattrapage des performances décevantes observées jusqu’au début 2017 ». Selon ce scénario, les exportations devraient repartir de l’avant, en particulier en 2018 (+5,9%). Les parts de marchés de la France devraient ainsi se redresser, et le commerce extérieur cesser de pénaliser l’économie tricolore. Les mesures fiscales annoncées par le gouvernement, comme la baisse de la taxe d’habitation, et surtout les perspectives plus favorables sur le front de l’emploi privé, devraient par ailleurs soutenir le revenu des ménages, permettant à la consommation de rester « robuste ». Selon la Banque de France, le taux de chômage ne devrait pas diminuer en 2018 (9,6% de la population active), en raison de la baisse des emplois aidés. Mais il devrait bel et bien reculer en 2019 et 2020, de l’ordre de 0,4 point par an.

Notre-Dame-des-Landes: « Une opération urbaine, pas aéroportuaire »(Yves Crozet)

Notre-Dame-des-Landes: « Une opération urbaine, pas aéroportuaire »(Yves Crozet)

Pour Yves Crozet, directeur du Laboratoire d’aménagement et économie des transports (un des meilleurs centres de recherche en transport et aménagement) expliquait dans une interview à l’Express  que Notre dames des Landes était essentiellement uen opération d’urbanisme.

Construit-on aujourd’hui beaucoup d’aéroports?

Non, c’est rare. Mais à la différence d’une ligne TGV, par exemple, ce type de projet n’a pas besoin de larges subventions publiques. Les privés savent qu’ils rentreront dans leurs frais.

Un aéroport est-il donc toujours rentable?

Oui. Les taxes aéroportuaires paient la sécurité, les tours de contrôle, le ravitaillement des avions, etc. Et les recettes non aéronautiques, celles des duty free et des parkings, sont très lucratives.

La collectivité met quand même la main à la poche…

Mais elle récupérera l’emprise de Nantes-Atlantique, en zone urbaine. En termes de plus-value foncière, c’est une très bonne affaire. Cet équipement est essentiellement une opération urbaine, pas une opération aéroportuaire.

Et que faites-vous de la saturation à venir de Nantes-Atlantique, dont parlent les défenseurs de Notre-Dame-des-Landes?

Avec une seule piste, l’aéroport de Manchester accueille plus de 15 millions de voyageurs par an, Genève ou Nice environ 10 millions… Nantes-Atlantique, qui en comptera bientôt 4, pourrait sans doute, au prix de lourds travaux, doubler sa capacité dans les quinze ans. A mon sens, la question essentielle n’est pas celle de la capacité.

Pourquoi les promoteurs du transfert la mettent-ils alors en avant?

Ils n’ont aucune raison d’être de bonne foi. Sur un tel projet, l’argument technique est plus facile à vendre que l’argument politique. Il est difficile d’expliquer qu’on déplace l’aéroport parce qu’il gêne les projets des élus. Cet enjeu n’en est pas moins valable. Nantes va gagner des habitants : repousser son aéroport dans une zone qui freinera moins son développement n’est pas stupide. C’est une bonne raison d’effectuer le transfert…

Existe-t-il une bonne raison de ne pas l’effectuer ?

L’importance du coût des infrastructures qui entourent l’aéroport, éventuellement. Mais encore une fois, l’ancien aéroport est récupéré… Si la priorité est le développement de Nantes, Notre-Dame-des-Landes n’est qu’un sous-produit, qui doit être globalement financé par le projet principal…

Y compris au détriment de 1 600 hectares de terres agricoles?

C’est anecdotique. Ce qu’il faut comparer, c’est la valeur ajoutée des différentes activités. Si je trouve du pétrole dans mon jardin où je produisais cinq kilos de tomates, le choix sera vite fait.

Existe-t-il une mauvaise raison de ne pas construire cet aéroport?

Oui : celle qui stigmatise le transport aérien. L’avion a une zone de pertinence avec laquelle le TGV ne rivalise pas. Le potentiel de développement est très fort. Les écologistes ont raison de vouloir faire payer au transport aérien des taxes sur le carburant. Mais quand bien même le prix du billet augmenterait de 30 % maximum, cela ne dissuaderait pas grand-monde.

Un nouvel aéroport dynamiserait-il l’Ouest en termes d’emplois?

Pas forcément, les infrastructures de transport n’apportent pas, en général, de surcroît de croissance économique… Les élus ont beau le clamer, on assiste plutôt à un déménagement d’emplois et à des transferts d’activité. C’est très largement un jeu à somme nulle.

De bonnes infrastructures de transport ne favorisent-elles pas la croissance?

Non, sauf marginalement. L’Espagne a un réseau TGV plus étendu que le réseau français, mais le trafic représente un quart du seul trafic entre Paris et Lyon. Et elle ne parvient pas à amortir ses investissements…

 

Républicains : Pas d’alliance avec le FN « pour le moment » (Calmels)

 Républicains : Pas d’alliance avec le FN « pour le moment » (Calmels)

 

La Juppéiste Calmels poursuit son ascension et sans langue de bois. Après avoir été proche de Juppé, elle est devenue le bras  droit de Vauquiez et anticipe peut-être son futur avec une alliance avec le FN. Mais pas pour le moment a-t-telle indiqué. . Virginie Calmels dit peut-être tout haut ce que d’autres pensent plus bas. En tout cas l’ancienne adjointe de Juppé n’a pas peur des évolutions et de conversions rapides. Du coup à peine élu,  Vauquiez est contraint de freiner les ardeurs de Calmels qui a dû se contredire  le lendemain. .   Invitée dimanche 10 décembre sur BFMTV, l’ancienne juppéiste débattait face à Florian Philippot. Ce dernier lui expliquait : « Vous avez le discours du Front national. Vous avez vu que madame Le Pen souhaite faire une alliance avec monsieur Wauquiez ».   C’est alors que celle qui est pressentie pour devenir vice-présidente des Républicains lui répond : « Pour le moment, nous la refusons ». Pour le moment. Ces trois mots n’ont pas manqué d’être soulignés et d’être interprétés comme ouvrant la possibilité d’une alliance avec le parti de Marine Le Pen. 

Sondage Wauquiez : pas compétent et pas sympa

Sondage Wauquiez : pas compétent et pas sympa

 

Ce que pensent plus de la moitié des Français sondés. Il faut dire que Vauquiez est passé un peu vite d’une  posture libérale, centriste et européenne à une position étatiste, antieuropéenne et réactionnaire. Sans parler de ce  ton cassant qui le rend aussi charismatique qu’un adjudant chef. L’image de Laurent Wauquiez est donc très négative auprès des Français révèle un sondage Odoxa-Dentsu Consulting pour franceinfo et Le Figaro, jeudi 7 décembre. Alors que le président de la région Auvergne-Rhône-Alpes est candidat à la présidence des Républicains, les Français sondés ne le trouvent « pas compétent » (51%), « pas sympathique » (55%) et six Français sur dix ne le trouvent « ni honnête », ni « proche des gens ». Près d’une personne interrogée sur deux estime que le candidat à la présidence des Républicains « imite le Front national » et qu’il serait « démagogique ». En revanche, les personnes interrogées, estiment qu’il est « dynamique » (58%), qu’il a « des convictions », qu’il est « courageux » et « pas trop agressif ». Selon ce sondage près de 62% des sympathisants Les Républicains voteraient pour Laurent Wauquiez, dimanche, s’ils étaient adhérents. Laurent Wauquiez devance très largement ses rivaux, Florence Portelli (20% auprès des sympathisants LR) et Maël de Calan (14%). Pour les sympathisants LR, les trois quarts le trouvent « compétents », « dynamique » (86%) ou « sympathique » (73%). Par ailleurs, trois sympathisants sur dix ne le trouvent « pas honnête » (28%), « pas proche des gens » (33%) et jugent qu’il « imite le FN » (31%). Et près d’un sympathisant LR sur deux le qualifie de « démagogue ». Seuls 15% des Français et 33% des sympathisants LR souhaitent que Laurent Wauquiez soit la personnalité qui représente la droite à l’élection présidentielle de 2022.

Ce sondage a été réalisé par Internet les 6 et 7 décembre, selon la méthode des quotas, auprès d’un échantillon de 986 personnes représentatif de la population française, parmi lesquels 283 sympathisants de droite dont 113 sympathisants Les Républicains.

Brexit : toujours pas pas d’accord

Brexit : toujours pas d’accord

 

Officiellement le  président de la commission européenne et Teresa May se réjouissent des avancées mais la première ministre britannique déclare que les deux parties n’ont encore pas été capables de se mettre d’accord lundi. On aurait avancé sur la facture impayée par le Royaume-Uni qui tournerait autour de 50 milliards d’euros mais d’autres points des divergences restent à régler, le sort des citoyens expatriés respectifs et la frontière nord-irlandaise sans parler évidemment de la question complexe des futures relations commerciales. «Nous avons eu une rencontre franchement constructive», a déclaré le chef de l’exécutif européen. «Theresa May est une âpre négociatrice (…). Elle défend le point de vue de la Grande-Bretagne avec toute l’énergie que nous lui connaissons», a-t-il ajouté, se refusant à parler «d’échec». «C’est le début du tout dernier round», a-t-il dit. «Comme l’a dit le président Juncker, nous avons eu aujourd’hui un entretien constructif. Les deux parties travaillent dur en bonne foi, nous négocions durement», a déclaré pour sa part Theresa May. «Nous nous reverrons avant la fin de la semaine», a-t-elle précisé, se disant également confiante dans l’issue des discussions. La Britannique devait encore rencontrer lundi après-midi le président du Conseil européen Donald Tusk, qui représente les 27 dirigeants de l’UE. Plus tôt dans la journée, le suspense était à son comble. Les choses seraient finalisées «à 90%», a annoncé le Times.  C’est sur le dossier irlandais que portait toute l’attention de dernière minute. Le gouvernement britannique a proposé une solution visant à préserver la spécificité de l’Irlande du Nord. Il s’engagerait à garantir la continuité réglementaire avec la République d’Irlande, au sud, afin de ne pas créer d’obstacle à la circulation des personnes et des marchandises. Cela se ferait à travers l’allocation de nouvelles compétences au gouvernement régional de la province, quitte à créer un statut différent avec le reste du Royaume-Uni. Le gouvernement de Dublin s’est réuni lundi matin pour discuter de cette solution. Car, comme l’a rappelé Donald Tusk vendredi en déplacement dans la capitale de la République, «toute offre britannique sur la frontière irlandaise après le Brexit doit être acceptable pour l’Irlande». Un veto de fait conféré au premier ministre Leo Varadkar sur l’ensemble de l’accord. Restera de toute façon la difficile question des relations commerciales qui pourraient aussi faire échouer la négociation

« Il n’y aura pas d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes » (Hamon)

« Il n’y aura pas d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes » (Hamon)

Intox ou information, Benoît Hamon a affirmé dimanche qu’il pensait que le projet de Notre-Dame des Landes ne se ferait pas. Invité du Grand Jury RTL, Le Figaro, LCI, Benoît Hamon estime sans concession qu’il « n’y aura pas d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes. Les hypocrites au gouvernement veulent dire le contraire mais Emmanuel Macron ne le fera pas ». La question qui se pose est peut-être pas tant celle de la création de l’aéroport que celle du maintien de Nicolas Hulot au gouvernement. Pour l’instant il semble bien que la question ne soit pas encore tranchée concernant l’avenir de l’infrastructure en cause. Le porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveaux, a annoncé qu’un rapport serait remis le 13 décembre prochain à Édouard Philippe. « Attendons le 13 pour savoir s’il est possible d’avoir une solution différente de la réalisation de l’aéroport ou de l’annulation du projet. Le gouvernement tranchera sur la base de ce rapport », a-t-il ajouté.  Si Emmanuel Macon hésite encore c’est sans doute parce que la décision favorable pour la création d’un nouvel aéroport serait de nature à affaiblir de manière très sensible la crédibilité de Nicolas Hulot. Nicolas Hulot qui est un peu la caution écologique de Macon serait beaucoup moins utile. Or sur les principaux dossiers, Nicolas Hulot a dû avaler pas mal de couleuvres mêmes sur le dossier du glyphosate où le gouvernement a dû se rattraper aux branches en affirmant que l’interdiction ne se ferait pas d’ici cinq ans comme décidée par l’union européenne mais d’ ici trois ans, si on trouve les alternatives d’ici cette échéance. Des alternatives qui seront difficiles à trouver dans ce délai. Du coup, on n’interdira sans doute partiellement l’utilisation du désherbant chimique pour faire semblant de respecter l’engagement soutenu par Nicolas Hulot. Nicolas Hulot qui comme tout  ministre de l’environnement ne sert pas à grand-chose. On objectera à juste titre qu’il n’est pas le premier dans ce champ ministériel. Un champ ministériel d’ailleurs très virtuel puisque le ministre ne dispose d’aucune administration et d’aucun vrai moyen. C’est le ministère de la parole  qui veut se donner l’illusion de servir la cause de l’environnement mais qui ne fait qu’accroître les contradictions entre les problématiques économiques, sociétales et  écologiques. La vérité aussi c’est que Nicolas Hulot n’a aucune culture ni environnementale, ni politique. C’est un pur produit des médias. Sorte de Michel Drucker ou Mimi Matisse qui a utilisé sa notoriété télévisuelle pour se construire une pseudo autorité politique. Certes il a réalisé quelques reportages intéressants sur la dégradation des écosystèmes mais cela ne suffit pas pour lui délivrer un brevet de compétence. Une compétence qu’il a d’ailleurs surtout utilisée pour se constituer une fortune de 200 millions grâce à son business écologique. Le journal  américain People With Money estime que Hulot  a accumulé  près de 215 millions d’euros.   Épinglé par le Canard enchainé à propos du sulfureux financement de sa Fondation, Nicolas Hulot, ministre de l’écologie est mis en cause pour les profits personnels qu’il tire de son action en matière d’environnement. Il aurait retiré des centaines de millions d’euros en salaires et dividendes par an de sa société Éole qui s’appuie sur la promotion des produits Ushuaia. Nicolas Hulot aurait entretenu un long partenariat avec EDF, producteur et fournisseur d’électricité. « Jusqu’en 2012, EDF a versé 460.000 euros par an à la Fondation.  Mêmes liens avec Veolia, géant de l’eau et du traitement des déchets. « De 2012 à 2017, Veolia a casqué 200.000 euros par an à la Fondation, et ce généreux mécène siège même à son conseil d’administration », assure Le Canard enchaîné. Vinci, désigné pour construire l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes et qui n’envisage « pas du tout » de ne pas le faire, a financé la Fondation à hauteur de 30.000 euros en 2014 et 2015. Le journal d’investigation cite également TF1, Bouygues Télécom, la SNCF et L’Oréal, pour des versements entre 30.000 et 250.000 euros chacun. Par ailleurs,  jusqu’à son arrivée aux affaires, Nicolas Hulot présidait encore « Eole », une société alimentée par les royalties des ventes des produits estampillés « Ushuaïa » (gels douches, shampoings…). La marque détenue par TF1 a cédé sa licence à des grandes entreprises comme les opticiens Atoll ou L’Oréal. Avec à la clé des contrats juteux pour la chaîne de télévision et son ancien animateur vedette. De 113.000 en 1992, « Eole » a vu ses gains grimper à plusieurs centaines de milliers d’euros dans les années 2000. Une véritable machine à cash pour le principal bénéficiaire de l’entreprise: Nicolas Hulot qui en est le seul salarié et en possède 99.9% des parts. Au total, c’est près de 3 millions d’euros que la société aurait accumulé en fonds propres. Un pactole auquel il faut encore ajouter le salaire que se verse Nicolas Hulot -290.000 euros en 2013- et les dividendes qu’il perçoit (66.000 euros).  Pourtant, les produits « Ushuaïa », qui font la fortune du ministre de la Transition écologique, ne sont pas particulièrement recommandables pour la planète. Au contraire. Comme le rappelle Le Canard Enchaîné, Greenpeace a placé en 2006 les produits de la marque Ushuaïa sur la « liste rouge » des produits chimiques dangereux. Il y a un mois, c’était le magazine « 60 millions de consommateurs » qui épinglait trois produits de la marque, dont un gel douche contenant « un grand nombre de colorants susceptibles de provoquer des allergies » et un déodorant renfermant du benzyl salicylate, une substance soupçonnée d’être… un perturbateur endocrinien. . Pour autant, hors de question pour l’écologiste de quitter le navire. «Il faut qu’on arrête cette petite musique de savoir si je vais arrêter. Je suis là pour faire et je suis là pour durer», a-t-il déclaré…durer un certain temps ….comme le fût du canon de Fernand Reynaud !

 

 

Puigdemont : pas de retour en Espagne avant les élections de Catalogne

Puigdemont : pas de retour en Espagne avant les élections de Catalogne

 

La situation de Puigdemont ,ancien président de la Catalogne, devient de plus en plus ubuesque. Il ne peut pas retourner en Espagne car il risque d’être aussitôt arrêté, jugé voire éventuellement être interdit de candidature à l’élection en Catalogne prévue le 21 décembre. Du cou,p il reste sous la protection juridique de la Belgique où  il s’est réfugié pour faire valoir ses droits y compris celui de se présenter comme candidat aux élections régionales de ce 21 décembre. Il est clair que dans cette affaire l’Espagne ne se grandit pas. En effet , il aurait été plus simple d’attendre les élections de décembre avant éventuellement d’entamer des poursuites juridiques à l’encontre de l’ancien président de Catalogne. Des poursuites juridiques par ailleurs très contestable car la question ne se situe pas sur le terrain du droit mais sur celui de la politique. À la décharge de l’Espagne, il faut aussi reconnaître que Puigdemont  a accumulé plusieurs maladresses et  erreurs notamment en organisant un référendum illégal et non représentatif. Le président catalan destitué Carles Puigdemont et ses ministres, réclamés par la justice espagnole, resteront en Belgique au-delà des élections prévues en Catalogne le 21 décembre, en raison des recours qui seront déposés contre leur extradition, a affirmé samedi son avocat. « Quoi qu’il arrive, ils seront (à Bruxelles) au minimum jusqu’au 21 décembre, et je calcule que cela ira même jusqu’à mi-janvier en principe », a déclaré Jaume Alonso Cuevillas à la radio catalane Rac1. « Je suis convaincu que quoi qu’il se passe il y aura recours en appel et recours en cassation » pour éviter que la Belgique les renvoie en Espagne, a-t-il expliqué. L’ancien président s’est réfugié en Belgique avec quatre de ses ministres après que le gouvernement espagnol a mis sous tutelle la Catalogne qui venait de déclarer unilatéralement l’indépendance le 28 octobre. Comme les autres dirigeants indépendantistes catalans qui ont préparé cette tentative de sécession, il est inculpé pour rébellion, sédition et détournement de fonds public. Après sa fuite, les autres membres du gouvernement destitué ont été placés en détention préventive. Carles Puigdemont est cependant candidat aux élections régionales, à la tête de sa propre liste, et prétend s’il l’emporte être rétabli comme « président légitime » du gouvernement catalan. En cas de victoire, Carles Puigdemont « a manifesté son intention de venir être investi comme président de la Generalitat (exécutif catalan), indépendamment de ce qui se passe avec la justice belge », a ajouté l’avocat. A propos de l’audience prévue lundi devant la justice belge, à laquelle l’Espagne a demandé l’extradition de Carles Puigdemont, « nous ne savons pas combien de temps cela durera, ni si les personnes mises en cause seront appelées à déclarer », a-t-il précisé.

 

François Ruffin (député Insoumis) : ne pas se contenter d’une posture d’opposant

François Ruffin (Insoumis) :  ne pas se contenter d’une posture d’opposant 

Ruffin député insoumis remet d’une  certaine manière en cause la posture systématique d’opposant de Mélenchon dans une  interview au JDD. Il veut un parti de propositions.

Les Budgets 2018 ont été adoptés, les ordonnances de réforme du Code du travail ont été approuvées cette semaine sans que la contestation ne prenne dans la rue… Est-ce difficile d’être un opposant en ce début de quinquennat Macron?
Ce n’est pas comme si j’avais été surpris. J’étais sceptique sur cette capacité de mobilisation. Il y avait deux obstacles à une forte mobilisation sociale. Quand un Président et une Assemblée viennent d’être élus, ils ont une légitimité qui empêche les gens de descendre dans la rue tout de suite après. Le second point, c’est qu’il y a eu une bataille l’an dernier sur la loi Travail. Elle s’est terminée par une défaite et elle pèse forcément dans les têtes…

Donc dès le départ, vous saviez qu’il n’y aurait pas de mouvement social d’ampleur cet automne?
Non, je mène un tas de batailles sur lesquelles je suis sceptique au départ et qu’il m’arrive de gagner. Quand je fais Merci Patron!, par exemple, je ne me dis pas que je vais duper Bernard Arnault. Je ne me dis pas que je ferai 500.000 entrées en salles, ni que je vais me choper un César et que je deviendrais député tout de suite après… A chaque mobilisation, je vois les obstacles et je les énonce.

 Si vous avez échoué sur les ordonnances, que vous faudra-t-il faire pour mobiliser sur les réformes de la formation professionnelle, de l’apprentissage et de l’assurance chômage?
Je me refuse de me situer dans ce temps-là. Bien sûr qu’à l’Assemblée, on mènera les bagarres, on déposera les amendements. Mais notre défi aujourd’hui est autre : on incarne une force d’opposition, il faut que l’on incarne désormais une force de proposition. On ne peut pas se situer uniquement dans l’opposition aux prochaines réformes, il faut qu’on dise ce qu’on est capables de mettre en œuvre. J’ai 18 ans d’opposition derrière moi. La contestation, l’animation dans la rue : tout ça, je sais faire. Mais il y a maintenant pour moi une mue à faire.

Vous disiez il y a quelques jours que vous ne sentiez pas les Insoumis « prêts à gouverner ». A vous entendre ici, on a l’impression que vous parlez d’abord de vous…
La lecture qu’il y a eu au sujet de ces propos ne me paraît pas juste. Certains ont compris que je n’avais pas le moral. Au contraire! C’est parce que j’ai changé, justement, que je dis cela. C’est parce que la question du pouvoir ne s’était jamais posée à moi. C’était de la fiction. Aujourd’hui, ce n’est pas une réalité mais c’est en tout cas une possibilité. J’ai envie d’apparaître comme quelqu’un de crédible sur différentes thématiques.

Mais vous ne sentez pas votre camp prêt…
Aujourd’hui, moi, non, je ne me sens pas prêt à gouverner. Mais je m’y prépare tous les jours. Déposer une proposition de loi, pour moi, c’est nouveau. Tous les jours, j’ai le sentiment d’essayer d’élever mon niveau de responsabilité. Mais aujourd’hui, ne me filez pas de ministère! Je ne suis pas sûr de le vouloir d’ailleurs…

Se préparer à gouverner, n’est-ce pas accepter les compromis et laisser tomber certains de vos combats?
Les compromis, je n’ai jamais cessé d’en faire. A chaque moment, dans la lutte sociale, tu te demandes ce que tu dois faire pour faire converger les forces. Quand je m’allie à l’UDI pour proposer une taxation fiscale sur les grands transferts de football, je n’ai aucun problème.

Donc s’allier avec d’autres forces politiques, c’est possible?
A gauche, ça ne me dérange pas, au contraire. Mais il faut savoir qui a l’hégémonie. Tant que cette question n’est pas tranchée par tout le monde – à savoir que la force hégémonique, c’est nous -, il n’y aura pas d’alliance. Et donc aujourd’hui, il faut constater que le centre de gravité n’est plus au Parti socialiste, c’est tout. Après, ce n’est pas trop ma tasse de thé tous ces trucs partisans…

Avez-vous l’impression d’être au bon endroit pour faire progresser vos combats?
Oui, je suis en adéquation avec moi-même. Pendant 18 ans, j’ai crié dans le désert. Quand vous faites un petit journal comme Fakir, vous y mettez toutes vos convictions, mais vous avez au final quelques milliers de lecteurs clairsemés dans la France… Aujourd’hui, mon désert est un peu plus peuplé. Quand je porte une parole à l’Assemblée sur l’agriculture, il y a des paysans qui m’écoutent. Quand je parle des médias sur Facebook, je fais un million de vues…

Vous assumez le fait de faire de l’Assemblée une tribune?
C’est ce que j’ai dit à mes électeurs lors de la campagne : « Vous savez, il n’y aura aucune de mes propositions qui passera, mais je me tiendrai droit pour vous. » On a une tribune à utiliser pour porter la voix des gens.

L’Assemblée ne sert pas qu’à ça normalement…
Je souhaiterais que l’Assemblée soit autre chose mais ce n’est pas moi qui l’ai décidé. C’est bien ma frustration : la loi ne se fait pas à l’Assemblée. Elle se fait dans les cabinets ministériels avec des orientations fixées par l’Elysée. Et nous on vient à l’Assemblée chipoter pour des virgules sur des textes qui seront de toute façon votés. Nous sommes donc une chambre d’enregistrement des désirs du Président. Quand Les Républicains ont porté une proposition de loi sur la compétitivité de l’agriculture, les députés En marche ont demandé une motion de rejet, sans débat. Même si le texte est bon, ils votent contre, parce qu’il ne vient pas d’eux. Dans ce cadre, ce qui reste d’utile est cette fonction tribunitienne.

Vous dites que votre rhétorique n’est pas celle d’un parlementaire « classique », la manière dont vous vous habillez est souvent scrutée… Est-ce compliqué pour vous d’entrer dans le costume de député?
Je n’ai jamais fait de mon attitude un vecteur de communication : je voulais juste ne pas porter de cravate, je n’en ai jamais portée de ma vie. Si vous deviez mettre un costume et une cravate, vous auriez l’impression de devenir un pingouin, non? C’est comme ça que je le vis. Si je commence à me déguiser, comment je vais devoir déguiser mon discours ensuite?

Vous publiez votre « première enquête de député-reporter », Un député à l’hôpital psychiatrique. Le manque de moyens pour la psychiatrie en France, c’est votre nouvelle obsession?
A l’Assemblée, on est condamné à avoir plusieurs obsessions : j’ai aussi beaucoup travaillé sur Sanofi ces derniers temps, sur l’agriculture énormément… C’est la démarche qui m’intéressait : celle de continuer à être reporter. Ma mission est d’aller chercher ce qui se passe dans le pays et de le faire remonter à la tribune de l’Assemblée. Pour ce travail, j’ai passé plusieurs jours en hôpital psychiatrique, puis je suis allé voir la direction de l’hôpital, l’Agence régionale de santé, j’ai interpellé la ministre de la Santé et je vais déposer une proposition de loi [pour aligner le financement de l'hôpital psychiatrique sur l'hôpital public]. Je sais bien qu’elle ne sera pas adoptée, mais je veux servir de mouche du coche : le ministère sera obligé de se préoccuper de cette question, la députée En marche de la Somme va visiter à son tour l’hôpital… Je veux produire un effet d’entraînement.

Pourquoi, comme d’autres députés, ne pas avoir écrit un rapport parlementaire?
Je ne sais même pas aujourd’hui comment on fait une mission [parlementaire] ou comment être rapporteur d’une mission en étant dans l’opposition – apparemment, c’est à peu près impossible. Je souhaite faire des rapports parlementaires pendant mon mandat, mais c’est une démarche beaucoup plus lourde, de 6 mois ou un an. Mais ce n’est non plus pas mon livre qui va faire monter le sujet de la psychiatrie : vous croyez que ça intéresse l’opinion publique, mon bouquin? Mon objectif n’est pas qu’il se vende! Tous mes droits d’auteur sont reversés au Collectif pour une psychiatrie citoyenne, dans la Somme.

Vous vous considérez aujourd’hui comme un homme politique?
Quand on me dit « homme politique », je regarde derrière moi et je me demande de qui on parle. Peut-être que je vais m’y habituer… Et puis dire « homme politique », ça donne l’impression que c’est un métier. Je me considère toujours comme journaliste.

Vous le journaliste, qu’allez-vous faire de cette expérience parlementaire? Un nouveau livre? Un film?
Je n’en sais rien. Le champ des possibles est ouvert, j’aimerais bien faire un film… Mais ce qui me manque, c’est du temps.

Vous êtes donc en reportage pendant cinq ans?
Oui, bien sûr! J’aime ce métier de journaliste, discuter avec les gens, essayer de comprendre comment ils pensent, ce qu’ils ressentent… Qu’ils soient député, ministre, éleveur ou plombier.

Vous êtes toujours rédacteur en chef de Fakir. Pas de problème avec votre fonction de député?
Ça ne me pose aucun souci. Jean Jaurès était responsable de L’Humanité! Je ne me compare pas à lui, mais je m’inscris dans une tradition, celle de Camille Desmoulins, de Marat ou de Vallès, qui avaient leur journal et en même temps faisaient de la politique… Ça ne veut pas dire que je me reconnais dans ces gens-là.

 

Si le maire d’Amiens était Insoumis, par exemple, est-ce que Fakir enquêterait sur lui?
Je ne crois pas à l’objectivité. Tout individu appartient à une classe sociale, il est d’un genre… On porte tous ça en nous. Je considère que mon journal, parmi d’autres supports, est un moyen d’en appeler à l’intelligence des gens. Et Fakir me force aussi à ne pas devenir con : en une journée à l’Assemblée, tu abordes sept sujets différents. Tu risques d’être superficiel sur tout. Là, par exemple, je me force à lire Histoire des agricultures du monde, de 500 pages, je bosse vraiment sur le sujet. Je me prétends intellectuel et je n’ai pas l’intention d’arrêter d’en être un.

Vous dénoncez souvent les médias qui appartiennent à de grands groupes industriels. Etait-ce si pénible d’accorder une interview au groupe Lagardère?
Non, pas du tout. Vous savez, mercredi j’étais chez LCI, un média du groupe Bouygues… Je souhaite d’abord que vous puissiez être, avec vos lecteurs, les responsables de votre publication. Mais de toute façon, on est condamnés à être en contradiction : ma pomme a été élevée aux pesticides, je vais quand même la manger ; la lumière est allumée, d’où vient l’uranium? Tout objet ici [Il englobe d'un geste du bras son bureau] est fabriqué par une multinationale. Malheureusement, c’est un système dont on ne peut pas entièrement s’extraire d’un seul coup, on peut seulement faire au mieux.

Sondage: Wauquiez, pas le bon choix pour les Français

Sondage: Wauquiez, pas le bon choix pour  les Français

Selon un sondage Elabe pour BFMTV Wauquiez est  inquiétant pour 52% des Français. Sa volonté de changer les choses ne convainc que 36% des sondés, et ils ne sont que34% à le dire « sympathique » et 32% « honnête ». Quant à la capacité de Laurent Wauquiez à rassembler la droite, elle n’est reconnue que par 29%, tandis que sa faculté à comprendre les électeurs n’est validée que par 22% de ces derniers. Enfin, ils sont 21% à lui prêter les qualités nécessaires pour être président de la République.  L’enquête d’opinion, plus largement consacrée à la perception du principal parti de la droite par les citoyens, met en évidence que trois Français sur quatre estiment que LR n’incarne ni le renouvellement des idées, à hauteur de 77%, ni celui des personnalités, pour 73% des sondés. L’image du mouvement se dégrade aussi aux yeux de sa base: 54% des sympathisants de droite, ainsi que 47% des sympathisants LR, ne voient pas le parti comme vecteur de nouvelles idées. 48% des sympathisants de droite déclarent aussi que LR ne leur paraît pas être une force mettant en avant de nouvelles personnalités politiques, et ils sont encore 44% chez les sympathisants LR à rendre la même sentence.   Une majorité de Français (64%) assurent encore que LR ne sera pas en mesure de reconquérir le pouvoir lors des prochaines élections locales et nationales. Mais, cette fois-ci, 68% des sympathisants de droite pensent qu’un retour aux affaires est possible lors de futures échéances nationales. Les Républicains n’incarnent l’opposition que pour 8% des Français. Ils sont devancés par les Insoumis, avec 28% mais en chute de sept points, et le Front national et ses 14%. Mais 42% des Français pensent qu’aucun mouvement politique n’incarne l’opposition.

Echantillon de 1001 personnes représentatif de la population française de 18 ans et plus. La représentativité de l’échantillon a été assurée selon la méthode des quotas appliquée aux variables suivantes: sexe, âge et profession de l’interviewé après stratification par région et catégorie d’agglomération. Interrogation par Internet les 28 et 29 novembre 2017. 

Glysophate interdit en France d’ici 3 ans ? Pas sûr

Glysophate interdit en France d’ici 3 ans ? Pas sûr

La plupart des médias ont pris pour argent comptant l’intention de la France d’interdire le glysophate  dans les trois ans alors que  l’union européenne autorise encore l’utilisation de l’herbicide pour encore cinq ans. Pourquoi ce raidissement de la France, simplement parce qu’il fallait donner l’impression que Nicolas Hulot n’avale pas toutes les couleuvres.  La réalité c’est que Macron  ne se mouille pas beaucoup avec la respective de ce délai de trois ans assorti d’une condition à savoir trouver des alternatives d’ici la. Autant dire que faute d’alternative la France rejoindra discrètement les nations qui ont voté pour un délai de cinq ans. La bataille des délais est en fait  faite très politique.  L’Allemagne qui s’était abstenue précédemment sur ce dossier a cette fois  approuvé la proposition de cinq ans de la commission européenne. Deux raisons à cela l’Allemagne tient comme d’habitude ses intérêts économiques et en la circonstance elle soutient bayer  qui a racheté Monsanto le fabricant de l’herbicide en cause (commercialisé sous la marque RoundUp). Au passage Merkel en profite pour mettre les écolos allemands en difficulté dans la perspective notamment d’éventuelles nouvelles élections si les sociaux démocrates ne se décident pas à refaire un gouvernement d’union. Côté français Macron essaye de sauver la mise à Nicolas Hulot qui jusqu’à maintenant a perdu la quasi-totalité des arbitrages mettant en cause la problématique environnementale. D’une certaine manière, c’est un peu comme avec les éoliennes et le nucléaire. Contrairement aux engagements du plan de mix énergétique le nucléaire ne sera pas réduit en France ; sa production d’électricité ne sera pas ramenée de 75 % à 50 % d’ici 2025. De toute façon une proposition complètement irréaliste. Mais pour donner le change Hulot sera autorisé à développer les moulins à vent appelé éolienne pour tenter de donner l’illusion que le gouvernement favorise les énergies alternatives. Or on sait que les éoliennes produisent à peine 4 % de l’électricité et qu’on contraint EDF à racheter cette électricité deux à trois fois son prix. Pour l’interdiction de l’herbicide contesté dans les trois ans,  la décision apparaît en effet aussi très ambigüe si l’on se fie la déclaration officielle de Macron “J’ai demandé au gouvernement de prendre les dispositions nécessaires pour que l’utilisation du glysophate soit interdite en France dès que des alternatives auront été trouvées, et au plus tard dans 3 ans”, a écrit le président français sur Twitter. De toute manière il est vraisemblable que Nicolas Hulot aura quitté le gouvernement d’ici là et que l’interdiction pourra être décalée dans le temps de manière discrète

Les insoumis ne sont pas crédibles (François Ruffin)

Les insoumis ne sont pas crédibles   (François Ruffin)

Enfin un peu de lucidité de la part d’un insoumis qui considère à juste titre que le parti de Mélenchon  n’est pas crédible  comme parti de gouvernement. De quoi faire bondir évidemment Mélenchon qui se préoccupe peu de la pertinence de ses propositions. François Ruffin, lui-même député  Insoumis constate que les membres du parti de Mélenchon n’ont pas les compétences requises face aux enjeux actuels. En fait, le mouvement des insoumis ressemble davantage à un syndicat gauchiste qu’à une véritable organisation politique. D’ailleurs ce mouvement privilégie l’action dans la rue et du coup se met en concurrence avec les syndicats. C’est la grande ambiguïté de la France insoumise qui ne sait toujours pas si son organisation relève de l’action syndicale ou de l’action politique. Pour l’instant les insoumis ressemblent surtout à un syndicat Sud bis. D’ailleurs nombre de leurs responsables sont issus de cette organisation ou de formation politique d’extrême gauche qui revendique la maîtrise des mouvements sociaux afin de promouvoir la grande révolution de type bolivarienne ou même soviétique (Besancenot vient même de sortir un livre très complaisant sur la révolution russe). Dans une vidéo publiée ce jeudi 23 novembre sur son compte Youtube, l’élu-journaliste-cinéaste a fait part aux internautes de ses réflexions sur la structuration de La France insoumise. Ainsi, il a constaté que le mouvement a su s’imposer comme une force d’opposition incontournable au gouvernement d’Emmanuel Macron…mais pas comme un parti de gouvernement totalement crédible. “Aujourd’hui, la France insoumise peut être reconnue comme la force d’opposition, et en même temps, je ne suis pas sûr que les gens nous donnent les clés du pays volontiers, pour le gouverner”, a-t-il estimé. Et d’ajouter : “J’éprouve un certain vertige à l’idée qu’on puisse détenir le pouvoir. Je ne nous sens pas prêts”. Pourquoi ? Tout d’abord parce que, selon l’élu, “le défi qu’on aurait en face de nous, il est colossal”. “Qui sont les techniciens sur lesquels on va pouvoir s’appuyer ? Ce n’est pas les technos de Bercy, les inspecteurs des finances, qui vont être volontiers pour un pouvoir de transformation. (…) Il va falloir affronter le Sénat en même temps, le Medef, les médias, la commission européenne, la banque centrale, le Conseil constitutionnel… On va être dans une situation conflictuelle vachement forte avec des gens qui seront pas préparés à ce niveau de pouvoir”, a expliqué François Ruffin. En dressant ce sombre tableau, le réalisateur du film “Merci Patron” a insisté sur la nécessité pour La France insoumise de former et de recruter des cadres de haut niveau, notamment au sein des grandes écoles.

Comptes FN fermés par la Société Générale : pas de discrimination (BDF)

Comptes FN fermés par la Société Générale : pas de discrimination (BDF)

Les raisons de fermer les comptes du FN  compte peuvent être multiples.« Cela va de l’incivilité à une infraction à la réglementation (comme la non-conformité à la loi), en passant par un défaut de paiement et des opérations douteuses », explique Libération. Pour Régis Dos Santos, du Syndicat national des banques (SNB), il y a surtout deux motifs principaux, comme il l’explique au Parisien : « Le premier, c’est que le client est considéré comme trop risqué. Le second, c’est parce qu’il y a des soupçons de blanchiment d’argent. » Dans ce cas, la banque doit même alerter Tracfin, la cellule de Bercy chargée de la lutte contre le blanchiment d’argent et contre le financement du terrorisme. En tout cas, la Société Générale n’a pas obéi à des considérations politiques en fermant plusieurs comptes du Front national (FN) et n’a donc pas enfreint la réglementation en vigueur, a jugé mardi la Banque de France (BdF), saisie par ce parti politique et par le ministère des Finances. « Les clôtures de comptes du Front national ne paraissent pas traduire un dysfonctionnement des banques au regard de leurs obligations réglementaires, et ne laissent pas supposer de discrimination », écrit la BdF dans un document.  La Société générale a confirmé la semaine dernière avoir demandé au FN de clôturer ses comptes, poussant le parti et sa présidente, Marine Le Pen, à dénoncer une « fatwa bancaire » et à annoncer leur intention de porter plainte. De son côté, la banque française a assuré que cette décision ne répondait qu’à des considérations bancaires et n’avait rien de politique. Dans ce contexte, la Banque de France a été saisie à la fois par le trésorier du FN, Wallerand de Saint-Just, et par le ministre de l’Economie et des Finances, Bruno Le Maire, celui-ci souhaitant « vérifier que la loi a été respectée ». L’institution, qui souligne n’avoir pas mené d’enquête formelle mais une simple analyse sur la base de « contacts oraux » avec M. Saint-Just et la Société Générale, conclut que la banque a bien respecté le cadre réglementaire. Elle ne se prononce par ailleurs pas sur le cas de HSBC, qui a demandé la clôture du compte personnel de Mme Le Pen, puisqu’elle n’a pas été saisie sur le sujet, mais précise avoir aussi été en lien avec cette banque. Faute d’avoir trouvé une autre banque, le FN avait déjà saisi la Banque de France, qui avait enjoint le Crédit du Nord, lui-même filiale de Société Générale, d’ouvrir un compte. Dans son document publié mardi, la BdF estime que cette procédure a fonctionné selon les règles. M. Saint-Just avait dénoncé le fait que la banque nordiste refuse au parti de disposer de chéquier, les sorties ne pouvant se faire que par virement, et empêche que les dons puissent se faire par carte bancaire via le site internet du parti. Mais « le compte ouvert selon la procédure de droit au compte fonctionne conformément à la loi, même si le dispositif ne suffit pas à couvrir les besoins exprimés par le Front national », juge la BdF, rapportant que le Crédit du Nord propose bien les services bancaires prévus par le droit au compte.

 

Brexit: c’est pas si grave  » (OMC)

Brexit: c’est pas si grave  » (OMC)

 

 

C’est en substance ce que dit le patron de l’organisation mondiale du commerce (OMC), Roberto Azevedo,  c’est-à-dire à peu près le contraire de ce qu’il avait affirmé avant le Brexit. Avant le référendum britannique du 23 juin 2016 en faveur du Brexit, le patron de l’OMC avait averti qu’une sortie de l’UE risquait d’entraîner pour les exportateurs britanniques 5,6 milliards de livres par an de droits de douane supplémentaires. Il avait également prévu que Londres devrait négocier de nouveaux accords commerciaux avec les 58 pays liés au bloc européen par un accord de libre-échange. Pourquoi ce changement de position ? Tout simplement parce qu’on est très loin d’un accord entre l’union européenne et le Royaume Uni. Cela en raison de divergences de fond sur la facture à régler par les Britanniques, sur le futur accord commercial mais aussi en raison de l’impréparation totale du gouvernement britannique L’absence d’accord commercial avec l’Union européenne au moment du Brexit ne serait « pas la fin du monde » pour le Royaume-Uni, même si cela pourrait entraîner « des rigidités et des coûts » pour ce pays, a donc estimé dimanche le patron de l’OMC, Roberto Azevedo. Sans accord commercial au moment de la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne, celui-ci se verrait appliquer les règles de l’Organisation mondiale du commerce (OMC), c’est-à-dire des barrières douanières et tarifaires. « Environ la moitié du commerce du Royaume-Uni est déjà soumise aux règles de l’OMC – avec les Etats-Unis, la Chine et plusieurs grands pays émergents où l’UE ne dispose pas d’accords commerciaux », a déclaré Roberto Azevedo dans un entretien avec le journal britannique The Sunday Telegraph. « Ainsi, si le commerce du Royaume-Uni avec l’UE est régi par les règles de l’OMC, ce n’est pas la fin du monde », a-t-il ajouté, tout en estimant préférable la conclusion d’un accord de libre-échange (ALE) entre les deux parties. Le Royaume-Uni a prévu de quitter le marché unique européen et l’Union douanière en se retirant de l’UE le 29 mars 2019, tout en espérant pouvoir conclure d’ici là un accord de libre-échange avec Bruxelles. Mais l’UE refuse d’entamer des négociations sur la future relation commerciale sans accord préalable sur trois dossiers qu’elle juge prioritaires, dont la facture du divorce et la frontière entre les deux Irlande, alimentant l’hypothèse de la possibilité d’une absence d’accord.

15 ministres pas plus (promesse de Macron)…il y en a 31

15    ministres pas plus (promesse de Macron)…il y en a 31

 

Pendant sa campagne Macron avait annoncé qu’il voulait limiter le nombre de ministres en vue d’assurer une plus grande cohérence dans la conduite des affaires du pays. 15 ministres avait-il dit. Aujourd’hui on  compte 31 ministres et secrétaires d’État, autant dire autant que dans certains gouvernements antérieurs. 31 ministres c’est évidemment deux fois de trop d’autant plus que certains secrétaires d’Etat dont double emploi  avec la responsabilité d’un ministre. « Je constituerai un gouvernement de 15 membres maximum, très ramassé, avec des personnes de la société civile et des personnes du monde politique venant de la gauche, du centre, de la droite. » La promesse d’Emmanuel Macron, faite le 12 mars 2017 sur le plateau de TF1, semble aujourd’hui lointaine : s’il fait effectivement toujours la part belle à la société civile et dépasse les clivages traditionnels, le nouveau gouvernement nommé vendredi compte aujourd’hui 31 membres, 19 ministres (dont trois ministres délégués) et 12 secrétaires d’Etat. Deux nouveaux membres viennent ainsi s’ajouter à l’équipe nommée en juin après les législatives. Le gouvernement Philippe I, resté en place un mois entre la présidentielle et le scrutin de juin, comptait pour sa part 18 ministres et 4 secrétaires d’Etat. Au fil du temps, l’exécutif s’est donc fait de moins en moins « ramassé »…

Chômage : pas d’éclaircie

Chômage : pas d’éclaircie

 

 

 

D’après certains analystes tous les indicateurs économiques seraient au vert ; malheureusement, cela ne se traduit absolument pas en matière d’emploi. Effectivement la croissance redresse un peu, on espère même un quatrième trimestre au-dessus des prévisions. Au total la croissance française pourrait approcher les 2 % en 2017. Le les investissements augmentent également et le climat des affaires est au beau fixe. Les statistiques du chômage, elles, font du yo-yo mais globalement sur un an le nombre de chômeurs augmente qu’il s’agisse  de la catégorie A ou des autres catégories. En cause, le faite que de nombreux emplois aidés sont en nette diminution mais aussi surtout une croissance qui n’est pas encore suffisamment dynamique pour créer des soldes  significatifs d’emplois dans le privé. La bataille pour l’emploi est encore loin d’être gagnée par le gouvernement d’autant plus que certaines réformes structurelles ne donneront pas d’effet avant plusieurs années. Le nombre de demandeurs d‘emploi inscrits à Pôle emploi en catégorie A (sans aucune activité) a en effet progressé de 0,2% le mois dernier pour s’établir à 3.483.600, soit 8.000 de plus qu’à fin septembre. En septembre, il avait reculé de 1,8%, diminuant de 64.800 sur le mois, soit sa plus forte baisse depuis le début de cette série statistique en 1996.En ajoutant les catégories B et C (personnes exerçant une activité réduite), le nombre d‘inscrits à Pôle emploi reste stable, avec 100 personnes supplémentaires en un mois, à 5.616.000 (5.923.200 en incluant les départements d‘Outre-mer, également stable sur un mois).Sur un an, le nombre de demandeurs de catégorie A progresse de 0,2% tandis que le total des inscrits dans les catégories A, B et C augmente de 2,8%. Au total, depuis le début de l‘année, le nombre de demandeurs d‘emploi s‘inscrit en hausse de 16.500 pour la seule catégorie A mais progresse de 152.200 en prenant également en considération les catégories B et C. Cette progression du nombre d‘inscrits dans les trois catégories ABC depuis le début de l‘année – qui efface la baisse enregistrée sur l‘ensemble de l‘année 2016 – s‘inscrit en parallèle d‘un recul marqué des inscrits à Pôle emploi non disponibles et donc non tenus de chercher un emploi.  En octobre, les effectifs de la catégorie D (sans emploi pour cause de formation ou de maladie par exemple), notamment été alimentés jusqu’à la mi-année par le plan de formations supplémentaires des chômeurs mis en place sur la fin du quinquennat de François Hollande, refluent de 0,7% sur un mois et chutent de 17,3% sur un an.

Fiscalité locale : ce n’est pas l’impôt qui est mauvais mais son niveau

Fiscalité locale : ce n’est pas l’impôt qui est mauvais mais son niveau

Très critiqué concernant la suppression de la taxe d’habitation pour 80 % des Français, Emmanuel Macon a tenté de se justifier en annonçant une réforme de la fiscalité locale d’ici 2020. Il a aussi ajouté qu’il n’écartait plus l’hypothèse d’une suppression de la taxe d’habitation pour les 20 % restants. “Si cet impôt est mauvais pour 80% des Français, il y a peu de chance qu’il soit bon pour les 20% restant”, a-t-il dit. “Je veux une réforme ambitieuse, cohérente, dont la taxe d’habitation n‘est que le premier acte”, pour créer une fiscalité locale reflétant les missions exercées par chacune des collectivités – régions, départements, communes. Contrairement à ce qu’affirme Emmanuel Macon un impôt n’est pas mauvais en soi, pas plus la taxe d’habitation que d’autres impôts. Ce qui est mauvais c’est le niveau de l’impôt et ses modalités. Malheureusement en  2016, la France a été le deuxième pays, parmi les nations développées de l’OCDE, à avoir les prélèvements obligatoires les plus élevés, derrière le Danemark. Dans l’Hexagone, les impôts, taxes et cotisations sociales payés par les ménages et les entreprises ont absorbé l’an passé 45,3 % de la richesse nationale, selon l’étude annuelle de l’OCDE publiée jeudi. Si ce taux a été de 45,9 % au Danemark, le royaume nordique affichait, lui, un déficit public très limité en 2016, à 0,6 % du PIB en 2016, tandis que Paris était à 3,4 %. La France cumule donc la particularité d’avoir des impôts très lourds et un solde public très négatif, ce qui lui vaut d’être, encore jusqu’au printemps prochain, sous procédure de déficit excessif à Bruxelles… L’impôt sur le revenu est comparativement peu élevé en France: ce sont surtout les cotisations sociales qui expliquent le haut niveau des prélèvements. Les maires de France ont beau justifier de leur proximité avec les Français, ils sont aussi largement responsables de la dérive des dépenses publiques. La proximité avec les électeurs ne peut justifier des dépenses de fonctionnement globalement irresponsable et des dépenses d’investissement parfois pharaoniques qui ne correspondent  à aucun besoin économique ou social. Tous les niveaux de responsabilité politique (État, région, département et communes) sont complices des gaspillages financiers qu’on ne peut ensuite effacer que par une hausse des impôts et où un endettement supplémentaire. en 1965, le taux de pression fiscale sur PIB était de 33,6 % en France, contre 24,8 % en moyenne dans l’OCDE. Depuis, les impôts et cotisations ont augmenté partout, mais plus rapidement en France, si bien que l’écart s’est un peu accru (le taux de pression fiscale moyen de l’OCDE a été de 34,3 % en 2016). Toujours selon l’OCDE, les prélèvements français sont encore proches de leur record historique, à 45,5 % du PIB, atteint en 2014. Là suppression de la taxe d’habitation, la transformation de l’ISF ou la baisse de l’impôt sur les sociétés seront en partie compensées par la hausse de la fiscalité écologique. Résultat, le taux de prélèvement obligatoire, selon les calculs de Bercy, sera encore de 43,6 % en 2022. Il est donc inutile de solliciter l’ingénierie fiscale pour bricoler ici une hausse, là une baisse car ce qui compte en définitive c’est le taux global de prélèvement obligatoire. La vraie réforme fiscale c’est celle qui consistera à abaisser ce niveau de prélèvements obligatoires pour tendre vers la moyenne européenne au moins.

Emploi: amélioration pas avant 2 ans (Lemaire)

Emploi: amélioration pas avant 2 ans (Lemaire)

Bruno Lemaire le ministre de l’économie et des finances a fait preuve de réalisme vis-à-vis de l’évolution possible du chômage. Il considère en effet il n’y aura pas d’amélioration significative avant deux ans. Il a sans doute raison. Plusieurs facteurs explicatifs en cause, d’abord le niveau de la croissance. Certes l’activité générale a retrouvé un peu de dynamisme cependant c’est encore trop peu pour des créations d’emplois significatives. En effet la croissance en 2017 va s’améliorer mais elle sera comprise entre 1,8 et 2 %, on espère un % du même ordre en 2018. Ce n’est sans doute qu’en 2019 que les réformes engagées et la conjoncture internationale permettront à la France d’aller au-delà de ces 2 %. Deuxième élément,  nombre d’entreprises était encore en surcapacité de moyens de production ; de ce fait les embauches  sont encore trop rares et s’effectuent par le biais de CDD voire de recours à l’intérim. Autre élément,  la diminution assez drastique des emplois aidés qui permettaient cette de donner des statistiques de chômage davantage présentables mais des mesures forcément éphémères. Dernière raison,  la question récurrente de la compétitivité y compris des plus qualifiés lesquels subissent  encore des charges sociales difficilement supportables par rapport à la concurrence internationale. D’où l’idée du ministre de l’économie d’alléger aussi ses charges. Notons aussi que les réformes décidées par Macron mettront du temps à ce concrétiser, il faudra sans doute au moins un à deux ans avant d’en mesurer les effets concrets tant sur l’activité que sur l’emploi. Invité dimanche de l’émission « Le Grand Rendez-vous » d’Europe 1/Les Echos/Cnews, le ministre de l’Economie et des Finances, Bruno Le Maire, a estimé qu’il faudra deux ans pour obtenir « une amélioration en profondeur de l’emploi dans notre pays », alors que le chômage est reparti à la hausse au troisième trimestre. « C’est vrai qu’il y a eu au cours du dernier mois une nouvelle augmentation du chômage », a-t-il reconnu, mais selon lui, « les signaux sont encourageants (et) la transformation en profondeur viendra d’ici deux ans ». Selon lui, une baisse des charges salariales au-delà de 2,5 Smic pourrait aider à renforcer la compétitivité de l’industrie en France. « Je crois qu’il faut maintenant que nous réfléchissions à un allègement de charges au-dessus de 2,5 Smic pour nos entreprises industrielles qui veulent exporter », a-t-il estimé. Il a jugé ceci nécessaire face à un déficit commercial qui continue de se creuser et face aux 1,4 million d’emplois industriels perdus en France ces 25 dernières années. « Il faut innover plus, investir plus, et se poser la question du coût du travail sur les salariés plus qualifiés », a-t-il ajouté. « C’est un choix que je fais d’ouvrir le débat, je ne dis pas que la décision est prise », a-t-il poursuivi, en précisant que cela ne pourrait pas se faire dès 2018. « Ce sont des décisions qui seront prises par le premier ministre (Edouard Philippe) et le président de la République (Emmanuel Macron) », a-t-il souligné. Bruno Le Maire a également insisté sur la nécessité d’investir dans l’innovation, notamment afin de permettre à l’Europe de rester dans la course à l’espace face aux concurrents américains et chinois. Dans ce secteur, Arianespace fait face à la concurrence de l’Américain SpaceX, qui recourt à des lanceurs réutilisables pour réduire les coûts de lancements des satellites. Il a cité la décision de sanctuariser le Crédit impôt recherche (CIR), qui « est une façon de rester dans la course pour l’innovation », et le fonds pour l’innovation de rupture qui sera créé début 2018 avec 10 milliards d’euros grâce à des cessions de participations publiques.

Premiers pas vers des listes transnationales aux européennes ?

Premiers pas vers des listes transnationales aux européennes ?

France, Italie et Espagne seraient d’accord pour la création de listes internationales, comprenant des candidats d’au moins 7 pays différents  pour les prochaines élections européennes. Cela pour pouvoir au remplacement des 73 députés britanniques  Deux solutions pour cela soit une modification constitutionnelle, soit une démarche sur la base du volontariat des pays. Il est probable qu’on ne pourra engager de modifications des traités concernant les élections européennes ici 2019. Cela en raison des délais mais aussi du risque qu’il y aurait que certains pays s’opposent à cette proposition. Cette orientation pourrait être mise en œuvre sur la base du volontariat. Existerait alors lors des élections européennes (partielles) de 2019 d’une part des listes composées uniquement de nationaux, d’autre part des listes transnationales. Ce qui constituerait quand même une avancée pour une meilleure intégration dans l’espace communautaire. Pour commencer l’expérimentation ces listes de transnationales seraient réservées à l’élection des 73 députés que le Royaume Uni abandonne. “Les élections européennes ce sont aujourd’hui 28, bientôt 27 avec des débats étanches et parallèles, menés chacun chez soi”, déplore l’Italie, la F rance et l’Espagne, espérant créer avec cette mesure “une véritable agora européenne”. “Cessons d’enfermer les citoyens nationaux entre des murs et de leur imposer des œillères. Portons ensemble notre identité européenne sans renier nos identités nationales et développons un véritable espace public européen vivant, uni dans sa diversité”, poursuit le texte. Emmanuel Macron avait notamment développé cette idée parmi plusieurs propositions pour réformer l‘UE lors de son discours sur l‘Europe de la Sorbonne, fin septembre. ”Nous avons un choix simple: nous répartir les dépouilles, …… Ou vous décidez que ces 73 députés doivent être la réponse européenne au Brexit. Et ce sera une liste transnationale où l’on vote pour les mêmes parlementaires européens partout en Europe. Chiche!”, avait-il lancé.

Concurrence : des gendarmes pas vraiment indépendants

Concurrence : des gendarmes pas vraiment indépendants

 

Des régulateurs pas vraiment indépendants compte t tenu d’une part des conditions de nomination de leurs membres,- sous influence de l’État et des entreprises-, d’autre part des conditions  de financement de ces organismes de régulation sous tutelle financière de l’État.  Les autorités administratives chargées de réguler certains secteurs économiques – l’Arcep (télécoms), l’Arafer (transports) ou encore la CRE (énergie) – ont encore du chemin à parcourir pour affirmer leur indépendance vis-à-vis du pouvoir politique et des entreprises, selon un rapport publiée mercredi par le Conseil d’analyse économique (CAE), rattaché à Matignon. « La France a des progrès à faire, tant sur la pratique de déontologie, l’indépendance des autorités, que sur la nomination de ses membres », affirment les deux auteures de cette note, remise mardi au Premier ministre, Edouard Philippe. Une véritable indépendance vis-à-vis de l’Etat supposerait de «mettre fin à la tutelle budgétaire des autorités de régulation », suggèrent Maya Bacache-Beauvallet et Anne Perrot, respectivement membre et correspondante du CAE. Les deux expertes proposent aussi de  »revoir les procédures de nomination des présidents et des membres des collèges des régulateurs », et considèrent que l’exemple récent de l’Autorité des marchés financiers (AMF), qui avait lancé en juin un appel à candidatures inédit, « va dans le bon sens ». Les gendarmes de l’économie doivent par ailleurs s’armer pour faire face aux entreprises qu’ils sont censés contrôler. Mais  »le recrutement des profils nécessaires » se heurte à l’écueil de rémunérations « généralement peu attrayantes par rapport à celles qui ont cours chez les opérateurs régulés ». La question se pose aussi du regroupement de certains organismes de régulation.

LREM : démissions, « La démocratie n’est pas En Marche » !

LREM : démissions,  « La démocratie n’est pas En Marche » !

 

Par « 100 démocrates »

 

« En Marche ! Mouvement citoyen lancé par Emmanuel Macron en avril 2016, partait d’une conviction : « les Français devaient être au cœur de la vie politique, et non son décor.»En inscrivant cette promesse, dès la première ligne de la Charte des valeurs du mouvement En Marche, Emmanuel Macron a passé le plus formidable des contrats moraux avec les citoyens français. Les marcheurs sincères mus par une vision humaniste de l’engagement politique, se sont sentis compris. Ils allaient enfin pouvoir s’engager derrière un homme, avec la promesse d’en finir avec la politique comme profession réglementée et tout faire pour que les citoyens soient mieux associés aux décisions qui les concernent.

 

 Au- delà de l’action, la déception.

 

Respecter les lois de la République, ainsi que les règles élémentaires de la courtoisie, respecter d’autrui, l’honnêteté, la probité, s’engager à ne commettre aucune discrimination ou abus de pouvoir, signaler tout conflit d’intérêt, se dresser contre les corporatismes, transcender les intérêts particuliers et croire en l’intérêt général, étaient là les principes de la Charte pour avancer ensemble au sein du mouvement présidentiel.

 

Comment expliquer que les comités se soient vidés de leurs marcheurs cinq mois seulement après l’accession au pouvoir d’Emmanuel Macron ?Que s’est-il passé pour que certains de ces marcheurs authentiques et loyaux finissent par déposer plainte au cours de l’été contre le mouvement pour lequel ils se sont engagés sans compter ni leurs heures, ni leur temps ?Ces valeurs, des marcheurs ont tenté de les défendre, de les rappeler à la gouvernance de la République en Marche, pour empêcher que des opportunistes puissent entrer dans les arcanes du pouvoir, ce pouvoir si convoité, ce pouvoir qui trop souvent corrompt le libre jugement de la raison, et met sur la scène politique des hommes-

loups qui n’ont guère le souci de leurs semblables.

 

 La République en Marche, une grande muette !

 

Puisque le choix a été fait de ne contrôler aucune entrée et de permettre un accès libre à tous, il fallait donc dès le départ faciliter le travail de la gouvernance en installant des instances internes pour réguler les dérives et éviter aux vieux comme aux jeunes loups, qui avaient flairé la bonne affaire, de mettre hors-jeu la base militante lanceuse d’alerte sur ces jeux politiques pervers.

 

Aucune instance de régulation n’a été activée. Pire, les nouveaux statuts avec une représentativité très affaiblie de la base militante ne permettent ni la liberté d’opinion et d’expression, ni une critique interne du pouvoir contre ses propres abus.

 

Sous le poids des process marketing, des #LoveLaRem, #LoveLaTeamMacron, les piliers de la démocratie se sont effondrés entraînant dans leur chute l’engouement et la motivation des marcheurs.

 

Le prochain « sacre » de Christophe Castaner, élu à la tête du parti, avant l’heure en l’absence de concurrents, laisse peu d’espoirs aux militants en attente de démocratie.

 

Et malgré une profession de foi porteuse d’un futur fait de rêves, pour raccrocher la base militante, malgré une profession de foi porteuse d’une nouvelle promesse d’entendre la colère des concitoyens français, le mal est fait.

 

 La République en Marche entend mais n’écoute pas.

 

La gouvernance de La République en Marche a confondu entendre et écouter. Alors oui La République en Marche a des oreilles qui marchent bien et qui entendent tout, mais elle ne semble pas avoir ni les dispositions affectives ni la structuration psychique qui lui permettent de savoir écouter.

 

Entendre et écouter, la même différence que voir et regarder. Quand les uns ne concernent que les capacités physiques (le simple fait de posséder des organes sensoriels qui marchent), les autres font appel à des dispositions affectives et psycho-affectives

: J’écoute et je regarde celui auquel je prête de l’attention, celui que je considère comme mon semblable, celui que je considère comme digne d’être écouté et regardé.

La République en Marche est tout sauf bienveillante et empathique.

Ce n’est pas parce qu’elle a su mobiliser ces dispositions affectives comme des concepts marketing pour vendre le produit En Marche que La République en Marche est dotée de ces dispositions. Les marcheurs en colère ont bien tenté d’instaurer un dialogue, de proposer des pistes d’amélioration, d’inviter les acteurs à s’écouter jusqu’à solliciter un tiers pour ouvrir une médiation.

 

Le mépris et l’arrogance qu’ils ont essuyés, les menaces ou les tentatives d’intimidation ne sont pas des pratiques bienveillantes et laissent à penser que La République en Marche marche désormais sur la tête.

 

Nous espérons que Monsieur Castaner soit un excellent équilibriste qui pourra se contorsionner pour permettre à La République en Marche de retomber sur ses jambes.

 

 Passer du mythe de «l’Armée de l’An II   » au militantisme éclairé.

 

Entre le jeu des statuts, l’opacité des instances, la loterie du tirage au sort de ceux qui ne représenteront qu’un quart des voix au Conseil National, le jeu du chat et de la souris avec les instances ou les services ou les pôles de La République en Marche, les tirs aux pigeons sur les réseaux sociaux, les balles au prisonnier sur les boucles de communication telegram, nous avons pour notre part suffisamment joué au sein de l’expérimentation politique en Marche.

 

L’expérimentation est partie d’un postulat, d’une idée, de la volonté de construire un « nouveau monde politique ».Hormis les savants fous, les scientifiques savent en principe poser des limites à l’expérience menée : le cobaye humain volontaire, dont on aura recherché le consentement éclairé, ne sera mobilisé qu’en dernière instance et à la condition que toutes les sécurités aient été prises pour protéger son intégrité.

L’éthique, en tant que limites que l’on se fixe dans son rapport au monde et dans sa relation à autrui, est essentielle en sciences comme en politique si l’on veut chasser les pratiques de

«l’ancien monde  ».

 

Dommage que le Comité d’éthique de l’expérimentation politique en marche n’existe que sur le papier.

 

 

Dommage que le mouvement de La République en Marche qui refuse l’appellation de parti ne soit pas parvenu à sortir de l’expérimentation des mooc, des laboratoires d’idées, des protocoles, des process.

 

 

Dommage que La République en Marche n’ait pas su s’appuyer sur une démarche éthique responsable qui respecte les principes démocratiques : la liberté de conscience et

d’expression de ses militants.

 

 

Dommage que La République en Marche n’ait pas su mettre en avant une ligne politique affirmée proposant un corpus idéologique et assumant des convictions dans lesquelles les militants puissent se retrouver. Dommage qu’en faisant le choix d’un fonctionnement vertical et d’une gouvernance d’élites, qu’en méprisant les compétences et l’intelligence collective, La République en Marche se soit progressivement coupée de ses forces-vives.

 

En refusant le principe d’élections démocratiques consacré par la Révolution française de 1789 et par la Constitution de notre pays, pour permettre aux adhérents de la République en Marche de choisir leurs dirigeants, en imposant des directions autocratiques qui demandent aux adhérents de se satisfaire d’un budget dérisoire et indigne de 400 € par mois et par département, en organisant un système opaque et arbitraire de tirage au sort, en imposant un vote à main levée alors même qu’un vote à bulletin secret est sollicité, La République en Marche offense les principes fondamentaux de la démocratie avec un mode d’organisation digne de l’Ancien Régime. Les 100 humanistes que nous sommes, étudiants, ouvriers, universitaires, médecins, juristes, enseignants, travailleurs sociaux, retraités…qui faisaient la force de ce mouvement, partent justement pour ne pas se retrouver en souffrance éthique dans un vide idéologique navrant où seul demeure le jeu pervers de la courtisanerie, censé appartenir à « l’ancien monde politique ».

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