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La fragilité du numérique face au climat

La fragilité du numérique face au climat

 

Un article du Wall Street Journal souligne la fragilité de la monnaie numérique face aux inondations. En fait, une fragilité plus globale du monde numérique aux aléas climatiques qui peuvent notamment priver d’électricité.

A Zhengzhou, les fortes pluies de juillet ont fait sortir les rivières de leur lit, provoquant de vastes pannes de courant qui ont désactivé le service de téléphonie mobile. Les Chinois urbains utilisant généralement des applications de paiement comme WeChat de Tencent et Alipay d’Ant Group en lieu et place de pièces et de billets, cette brusque coupure d’électricité a eu pour conséquence de laisser sans argent une bonne partie des 12 millions d’habitants de la ville qui n’avaient déjà plus de moyen de joindre les services d’urgences ou leurs proches.

Sur la scène internationale, la Chine est le précurseur dans le domaine de la création d’une version numérique de sa monnaie. Quatre jours avant les inondations de Zhengzhou, sa banque centrale avait publié la stratégie officielle de son déploiement et annoncé que les premiers essais avaient à ce jour été couronnés de succès. Puis, les coupures de courant de Zhengzhou ont paralysé l’infrastructure de paiement qui forme la colonne vertébrale du projet.

Sans argent à leur disposition, certains habitants de Zhengzhou ont opté pour le troc, notamment un homme qui a payé ses légumes avec des cigarettes, exemple parmi des milliers partagés sur les réseaux sociaux chinois illustrant ce qui se passe lorsque l’argent numérique se fait la malle.

Zhao Jun, employée d’exploitation laitière de 25 ans, raconte avoir été coincée loin de son appartement de Zhengzhou par les crues et avoir voulu se réfugier à l’hôtel pour la nuit — avant de se rendre compte qu’elle n’avait aucun moyen de payer sa chambre sans Alipay ou WeChat, et qu’elle était coupée du monde. « J’étais très angoissée », se souvient-elle.

Ce black-out financier a été une illustration relativement brève mais intense d’un risque auxquels les pays qui adoptent les monnaies numériques dépendant des téléphones portables peuvent s’exposer. Il convient désormais d’ajouter la fiabilité de la téléphonie mobile au piratage des portefeuilles numériques et des échanges en ligne à la liste des vulnérabilités auxquelles les gouvernements auront affaire en s’introduisant dans cette sphère instable qui était jusqu’à présent l’apanage du bitcoin et des cryptomonnaies.

Le type de choc subi pendant les inondations causerait des ravages dans n’importe quelle économie numérique moderne. A Zhengzhou, les plans de ville en ligne ne fonctionnaient plus et les voitures électriques se sont retrouvées à sec. Une version électronique du yuan ne fera qu’accentuer la dépendance technologique de la Chine. Cette société où l’argent liquide est de moins en moins utilisé connaît déjà des problèmes, comme la difficulté pour certaines personnes âgées de prendre un taxi faute de disposer des bonnes applications.

L’épisode des crues contredit certains engagements spécifiques pris par Pékin dans sa publication stratégique de juillet, dans laquelle il assure que son système de monnaie numérique aura les moyens de se protéger en cas de catastrophe naturelle.

« Le plus petit dénominateur commun qui affecte tout le monde, c’est le réseau électrique », explique Luke Deryckx, directeur technique chez Ookla, à Seattle.

En étudiant les pannes d’Internet advenues à la suite de catastrophes naturelles, poursuit M. Deryckx, son entreprise a vu des centrales électriques et des opérateurs mobiles restaurer rapidement leurs opérations au niveau central, pour voir disparaître leurs clients des réseaux à mesure que leurs batteries de téléphones portables s’épuisaient faute d’endroits où les recharger.

La banque centrale chinoise affirme que l’e-CNY—le nom officiel du yuan numérique—a été testé dans plus de 70 millions de transactions dans le monde réel depuis début 2020, sans que des difficultés majeures aient été signalées.

La Banque populaire de Chine n’a pas répondu aux questions sur l’éventuel impact de la catastrophe de Zhengzhou sur ses projets de monnaie numérique ; Alipay, WeChat et l’opérateur mobile China Mobile non plus. Si les hauts responsables chinois ont qualifié les inondations de juillet de catastrophe qui ne se produit qu’une fois par siècle, d’aucuns voient en elles un premier signe des effets du réchauffement climatique.

De nombreux pays, dont les Etats-Unis, observent ce que fait Pékin afin de se faire une idée sur la pertinence de numériser à leur tour leur monnaie.

La Chine se montre généralement prudente face aux innovations financières, et le pays ne s’est pour l’instant pas engagé dans un programme formel de déploiement de sa monnaie électronique. Rien n’indique que les problèmes de Zhengzhou aient modifié le planning, mais selon les analystes, Pékin pourrait être moins pressé de lancer ce programme que ne le suggèrent ses très nombreux tests.

« La barre est extrêmement haute. Vous n’avez aucune marge d’erreur avec ce genre de système », reconnaît Martin Chorzempa, chercheur au Peterson Institute for International Economics de Washington. « Il y a vraiment énormément d’inconnues ici, et c’est pourquoi je pense qu’ils veulent rester prudents et ne pas se précipiter. »

Mu Changchun, responsable de la Banque centrale chinoise en charge du projet d’e-CNY, a annoncé lors d’une conférence en ligne tenue en mars dernier que la monnaie numérique était en partie conçue pour servir de backup aux systèmes WeChat et Alipay, qui à eux deux représentent 90 % des transactions sur mobiles en Chine.

« S’il leur arrive quelque chose, que ce soit financièrement ou techniquement, cela aura forcément des impacts négatifs sur la stabilité financière de la Chine », a reconnu M. Mu lors de la conférence de la Banque des règlements internationaux (BRI) en mars dernier.

Comment le système de monnaie numérique aurait-il pu mieux fonctionner pendant les inondations, cela reste à éclaircir. La Banque populaire de Chine a exposé clairement que l’e-NCY aurait besoin d’applications pour être utilisé, dont une qui lui serait propre en plus de WeChat et d’Alipay. Pendant les inondations, les régulateurs financiers de la province du Henan ont diffusé des notifications d’urgence commandant aux banques de répondre rapidement aux clients dans l’incapacité de payer avec leurs téléphones portables — en particulier en mettant de l’argent liquide à leur disposition. Le yuan numérique semble conçu pour remplacer un jour l’argent physique, bien que la banque centrale chinoise déclare dans son rapport de juillet que pièces et billets resteront en circulation tant que les gens voudront les utiliser.

La Chine affirme que la monnaie numérique a été testée dans une grande variété de situations et que certaines solutions ont été pensées pour les utilisateurs privés de connexion internet. Mais les fonctionnalités hors-ligne semblent avoir été conçues pour un sous-groupe d’utilisateurs relativement réduit, comme les personnes les plus âgées et moins à l’aise avec les nouvelles technologies, et non pour des millions de citoyens déconnectés à la suite d’une catastrophe naturelle.

 

Algérie : face aux difficultés internes le président ressort la rente mémorielle contre la France

Algérie : face aux difficultés internes le président ressort la rente mémorielle contre la France

Le président algérien n’a guère apprécié la réplique nette de Macron à propos de la situation économique et politique algérienne. Le président français a clairement accusé le système «politico-militaire» algérien d’entretenir une «rente mémorielle» en servant à son peuple une «histoire officielle» qui «ne s’appuie pas sur des vérités».

En réponse, Alger a rappelé son ambassadeur et hier le président algérien a déclaré que le retour de l’ambassadeur «est conditionné au respect de l’Algérie, le respect total de l’Etat algérien

«Les relations avec la France relèvent de la responsabilité du peuple et de l’histoire. L’histoire ne peut pas être falsifiée», a continué Abdelmadjid Tebboune, dans des propos jugés plutôt secs par les observateurs. «L’Etat est debout avec tous ses piliers, avec sa puissance, la puissance de son armée et son vaillant peuple.»

Il est clair que la vérité est différente car malheureusement l’Algérie n’a jamais su valoriser ses richesses notamment le pétrole. Des richesses appropriées par la technostructure politico-militaire. Le pays est dans une situation économique dramatique au regard de ses énormes potentiels. La situation démocratique est à peu près aussi grave.

Après avoir récupéré le mouvement de contestationHirak, le pouvoir a mis sous le boisseau les velléités de réforme en promettant de vagues évolutions institutionnelles. Pire des militants du Hirak sont emprisonnés.

Abdelmadjid Tebboune a rappelé qu’Alger ne réclame «pas de la repentance» mais une «reconnaissance» des crimes perpétrés en 130 ans de colonisation française. Il a dit avoir en 2017 «entendu le président Macron affirmer que ce qu’il s’est passé en Algérie est pire que la Shoah» et que des «crimes contre l’humanité» ont été commis. «Il avait raison. L’Algérie, c’est 5,630 millions» de victimes, a affirmé Abdelmadjid Tebboune, soulignant que «l’histoire ne fonctionne pas selon les caprices et selon les circonstances».

Un discours évidemment complètement outrancier qui témoigne sans doute de la conjoncture politique très fragile dans l’Algérie et de l’environnement électoral en France. Macron n’a même pas hésité à mettre en cause l’existence de l’État algérien avant la colonisation et a souligné la domination de la Turquie sur ce pays pendant près de trois siècles.

Le livre qui ridiculise l’éolien face au nucléaire

Le livre qui  ridiculise l’éolien face au nucléaire

Fabien Bouglé dénonce une nouvelle fois l’escroquerie énergétique, économique et environnemental qui laisse supposer que l’éolien pourrait remplacer le nucléaire. Il dénonce sabotage politique du nucléaire et l’illusion des énergies dites renouvelables, dans un contexte de guerre économique avec l’Allemagne.( Interview le Figaro, extrait)

 

- Vous dénoncez la stratégie de l’État sur la baisse relative du nucléaire dans l’énergie française qui est selon vous « un danger pour l’emploi et la souveraineté ». Quels risques prenons-nous ? L’atome est-il une énergie d’avenir ?

 

 

L’objectif des derniers gouvernements est de baisser la part du nucléaire à 50%. Et RTE entreprise filiale d’EDF, inféodée aux lobbys des éoliennes, communique sur des scénarios de sortie totale du nucléaire en envisageant un mix 100% renouvelables. Barbara Pompili et Jean Castex viennent d’annoncer un plan de 25 milliards d’euros pour des éoliennes afin, selon eux, d’assurer la décarbonation de la France. Cette politique de baisse du nucléaire remplacé par les éoliennes est une trahison d’État. Le rapport du Ministère de l’Écologie «Stratégie national bas carbone de mars 2020» (page 120) dévoile que la baisse du nucléaire et le remplacement par les énergies renouvelables contraindraient notre pays à ouvrir 20 centrales aux gaz d’ici 2027 avec une augmentation notable des émissions de gaz à effet de serre.

 

En lien depuis des années avec des ONG environnementalistes antinucléaire et pro éoliennes, notre voisin s’échine à dénigrer notre industrie nucléaire sur notre sol mais également à Bruxelles

 

Nos gouvernants sont en train de consacrer 250 milliards d’euros pour installer des éoliennes et les raccorder aux territoires français alors qu’elles ne servent à rien. C’est de la folie pure et une atteinte au sens commun. Avec cette politique déconnectée de la réalité scientifique nous engageons notre pays dans une voie dangereuse. Et l’augmentation actuelle du prix du gaz et de l’électricité du notamment aux investissements mondiaux dans énergies renouvelables doit contribuer à nous remettre en question. Le plus grave c’est que la sortie du nucléaire souhaitée par Yannick Jadot en particulier peut fragiliser de manière systémique la filière qui pèse 400.000 emplois non délocalisables qui ne seront jamais compensés par des emplois en France car l’industrie des énergies renouvelables est monopolisée par l’Allemagne, le Danemark et la Chine. Et ce n’est sûrement pas les deux chaînes de montages d’éoliennes installées en France qui changeront la donne.

 

 

Selon vous, l’Allemagne qui pousse toute l’Union Européenne à développer des énergies vertes a «un intérêt fondamental à voir la France sortir du nucléaire» . Quels seraient les avantages concrets pour notre voisin ?

 

Mon enquête révèle clairement que l’Allemagne s’est lancée dans une guerre économique offensive contre le nucléaire français. En lien depuis des années avec des ONG environnementalistes antinucléaire et pro éoliennes, notre voisin s’échine à dénigrer notre industrie nucléaire sur notre sol mais également à Bruxelles. Une armée de lobbyistes allemands travaillent auprès de la commission européenne pour empêcher que le nucléaire français n’intègre la liste des activités considérées comme « vertes » en raison de son caractère décarboné et susceptible de recevoir d’importants financements européens. Tout récemment, la première série d’obligations européennes a été lancée sans le nucléaire mais en intégrant le gaz comme source électrique de transition alors qu’elle émet 500 g eqco2/kilowattheure.

 

En continuant dans cette voie, nous allons perdre notre souveraineté électrique et nous serons soumis au diktat de l’industrie allemande et à son approvisionnement en gaz

 

Le projet allemand est de profiter de notre sortie du nucléaire pour nous vendre ses éoliennes (65% des éoliennes installées en France sont allemandes) tout en nous soumettant au gaz russe dont il va devenir le distributeur en Europe après la construction du gazoduc Nord Stream 2. En continuant dans cette voie, nous allons perdre notre souveraineté électrique et nous serons soumis au diktat de l’industrie allemande et à son approvisionnement en gaz. La politique de sortie du nucléaire voulu par les écologistes et leurs alliés de la République en Marche conduit à un déséquilibre politique majeur au sein de l’Union Européenne dont le traité fondateur de l’Euratom de 1957 est remis en cause par l’Allemagne.

 

Une des polémiques sur le nucléaire concerne la pollution émise par cette source d’électricité. L’énergie nucléaire est-elle vraiment plus décarbonée que les énergies renouvelables si l’on prend en compte l’intégralité du cycle de vie d’une centrale ?

Dans les dernières enquêtes d’opinion plus de 70 % des Français pensent que les centrales nucléaires participent au réchauffement climatique en émettant des gaz à effets de serre. Or, c’est faux ! Les centrales nucléaires produisent de l’électricité sans émettre de gaz à effet de serre. Les fumées blanches de leurs cheminées ne sont que de la vapeur d’eau. Par ailleurs, le bilan carbone du nucléaire qui intègre la construction, le démantèlement et l’extraction d’uranium n’est que de 6 g eqco2/kilowattheure là où une centrale au charbon qui vient en support des éoliennes émet 1.000 g eqco2/kilowattheure.

 

Notre pays est pour cette raison champion du monde des pays décarbonés avec une électricité produite à plus de 80% par ses centrales nucléaires et ses barrages, en produisant 10 fois moins de gaz à effet de serre que son voisin allemand. Avec son Energiwende basé sur ses éoliennes et son charbon notre voisin a le bonnet d’âne en Europe pour ces objectifs climatiques. Le comble c’est que les partis écologistes et associations antinucléaires voudraient que la France suive son modèle qui est un échec cuisant selon le dernier rapport de la cour fédérale des comptes.

 

L’autre argument des militants contre l’énergie nucléaire est son risque d’accident. Lors de son débat avec Éric Zemmour, Jean-Luc Mélenchon a demandé «ce qu’on ferait de la population si une centrale installée en île de France avait un problème». Votre enquête revient sur les catastrophes qui ont marqué les esprits. La filière a-t-elle progressé dans le domaine de la sûreté ?

Il y a quelque chose de malsain à fonder une politique énergétique sur la peur. Après les attentats du 11 septembre a-t-on arrêté de voler en avion parce qu’ils ont servi d’arme pour tuer ? La vie est un risque pour toutes les activités humaines et le nier n’est pas tenable politiquement.

Les antinucléaires usent et abusent des bais cognitifs sur le sujet pour créer une forte anxiété

 

Oui, l’activité et les déchets nucléaires sont dangereux et doivent être traités avec rigueur mais les centrales au charbon tuent selon une étude d’Harvard 10 millions de personnes dans le monde par an. C’est plus insidieux, moins spectaculaire qu’une catastrophe nucléaire et peut plus difficilement être scénarisé dans un film. Pour autant, les chiffres de l’OMS montrent que le nucléaire est la source d’électricité la moins mortelle même après les énergies renouvelables. Cette peur irrationnelle doit être combattue par la raison et la science. Car les antinucléaires usent et abusent des bais cognitifs sur le sujet pour créer une forte anxiété. Ensuite, notre filière nucléaire a fait d’énorme progrès en matière de sûreté et nous n’avons pas connu en France d’incidents notables. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle la construction du prototype d’EPR de Flamanville est plus coûteuse et plus longue. La relance de notre filière nucléaire qui devient indispensable pour assurer notre souveraineté électrique doit s’accompagner sans délais d’une accélération de notre recherche dans le domaine de la sûreté et du traitement des déchets.

 

En ce sens, il faut relancer le projet Astrid – réacteur de 4ème génération au sodium liquide qui produit 100 fois plus d’électricité et utilise comme combustibles les déchets nucléaires conservés sur notre sol en en supprimant la radioactivité – qui a été abandonné par Emmanuel Macron. Cette décision insensée a été prise alors que la Chine, la Russie et même Bill Gates aux USA développent des réacteurs avec cette technologie et alors que nous avions une réelle avance scientifique sur le sujet.

Climat: Face au réchauffement, l’urgence est d’agir

Climat:  Face au réchauffement, l’urgence est d’agir

Deux intervenants de l’événement consacré à la résilience des villes, organisé les 4 et 5 octobre à Rouen insistent sur l’urgence à agir ( Le Monde, extrait)

 

 

Est-ce que seules les personnes bornées se noient et seuls les parieurs compulsifs subissent des pertes dues aux inondations ? En mettant l’accent sur les retours d’expérience, la culture du risque et la responsabilisation, les politiques actuelles invitent à ce questionnement. Elles supposent que les parties prenantes doivent être conscientes des dangers auxquels elles s’exposent, savent ce qu’il faut faire et ont la capacité de s’engager dans des actions de réduction des risques ou d’adaptation efficaces. On déduit en général de ces croyances que de nouvelles campagnes de communication sont nécessaires et suffisantes pour corriger ce qui relèverait de l’erreur de jugement et du manque de motivation.

L’été 2021 a vu se succéder inondations, canicules, feux de forêts, tempêtes, etc. A chaque événement, les décès et les pertes nous sont insupportables, parce qu’à force de revenir inlassablement faire la « une » des médias, ils nous semblent anticipables et évitables. Le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) répète depuis trente ans que le réchauffement climatique augmente la probabilité et l’intensité des événements graves. Alors, faut-il se lancer dans une nouvelle campagne de pédagogie ?

En Ile-de-France, après l’exercice Sequana, qui a simulé en 2016 une crue majeure de la Seine, puis les inondations bien réelles de 2016 et de 2018, moins de la moitié des habitants vivant en zone inondable en ont conscience, malgré les campagnes annuelles de sensibilisation. L’expérience directe est pourtant le facteur le plus puissant de prise de conscience et d’action de réduction des risques ou d’adaptation. Comment la pédagogie pourrait-elle faire mieux que l’expérience directe ?

Les élus et décideurs ne sont pas en reste. Cet été, à Liège (Belgique), les autorités ont donné un ordre d’auto-évacuation du centre-ville pendant les inondations, en demandant aux personnes qui ne pouvaient pas partir – les plus vulnérables – de monter dans les étages. Ce choix a alimenté les rumeurs d’une rupture imminente du barrage en amont, nourrissant la panique et aggravant la crise. Ce qui se traduit par « sauve qui peut et malheur aux victimes » est à l’opposé du consensus historique faisant de la protection contre les catastrophes un droit garanti par l’Etat-providence.

Depuis l’ouragan Katrina à la Nouvelle-Orléans (Etats-Unis), en 2005, les retours d’expérience montrent pourtant l’impossibilité d’une « auto-évacuation » et les dangers des mesures qui ne visent pas d’abord les plus vulnérables. La focalisation sur la culture du risque pourrait conduire à blâmer les plus exposés davantage qu’à chercher des solutions. Les communes à risque se voient souvent attribuer des responsabilités croissantes sans les ressources pour y faire face. Et si les personnes les plus vulnérables sont les plus exposées, c’est parce que leur choix de logement est contraint par la financiarisation des marchés immobiliers.

Zemmour : le franc-parler face à la dialectique « bla-bla » de l’ENA

Zemmour : le franc-parler face à la dialectique « bla-bla » de l’ENA

Bien entendu ce qui caractérise Zemmour, c’est son extrémisme et sa radicalité. Mais le fait qu’il intéresse autant les Français tient peut-être à autre chose à savoir qu’il porte un discours complètement décapé -souvent provocateur- qui s’oppose totalement à la dialectique bla-bla de l’ENA qui a contaminé l’ensemble du personnel politique.

Certes, tous les responsables ne sont pas diplômés de l’ENA mais la plupart des partis sont cependant sous tutelle des élèves de la grande école d’administration française. Une école qui a aussi fourni non seulement des responsables politiques à tous les échelons mais aussi des ministres et des présidents de la république. Du coup depuis des dizaines d’années, le système politique a adopté ce langage incompréhensible de l’ENA qui consiste essentiellement à noyer la problématique dans un flot de paroles qui se veut technocratique mais qui est seulement scientiste.

La réalité, c’est que les produits de l’ENA sont à peu près incompétent en tout mais ils abritent cette in compétence derrière des discours complètement abscons qui peuvent endormir les auditoires les plus velléitaires. Malheureusement ,ce langage a été adopté par tout le petit monde politique y compris par tous ceux qui n’ont pas fréquenté la célèbre école. Les médias eux-mêmes se sont convertis à cette langue qui permet d’occulter le vide complet de la pensée dans tous les domaines socio-économiques et sociétaux.

Zemmour, lui, appelle un chat un chat et même y voit un félidé sauvage aussi dangereux qu’un tigre.

En clair, Zemmour a surtout l’avantage de nommer des faits réels partagés par sans doute une majorité de Français même si ensuite ces mêmes Français n’adhèrent pas aux analyses caricaturales qu’en  tire l’intéressé et encore moins aux mesures radicales irréalistes qu’il  propose. Pour affronter Zemmour, il faudra se débarrasser des oripeaux de ce langage énarchique  dépassé. Pour preuve Mélenchon qui n’est pas lui-même sans culture et sans radicalité, s’est aussi trouvé parfois bousculé dans le débat qui l’a opposé à Zemmour.

2022-Le grand vide politique face à Zemmour

2022-Le grand vide politique face à Zemmour

À juste titre, Raphaël Glucksmann ,député européen a souligné le grand vide politique face à Zemmour. Pour preuve notamment ce débat avec Mélenchon ce dernier en dépit de sa qualité oratoire a largement peiné face à son débat  sur BFM.
 

« Mon problème ce n’est pas Zemmour, mon problème c’est nous », a lancé ce jeudi matin sur BFMTV-RMC le député européen Raphaël Glucksmann, fondateur du mouvement de gauche Place Publique. Interrogé sur la tenue du débat entre Jean-Luc Mélenchon et Éric Zemmour ce jeudi soir sur BFMTV, il a critiqué le manque de « passion » de la classe politique actuelle.

« Mon problème ce n’est pas Zemmour, mon problème c’est nous, le vide qui lui fait face, le vide qui lui fait place. Mon problème c’est que face à Zemmour il n’y a pas de contre-récit », a-t-il déclaré, ajoutant que par conséquent, « le seul récit français qui s’impose aujourd’hui c’est celui d’Éric Zemmour ».

 Si le polémiste, condamné pour provocation à la haine, prend autant de place dans le débat public ces dernières semaines, c’est parce qu’il a « quelque chose que les autres semblent avoir perdu c’est la flamme, la foi », explique Raphaël Glucksmann. Et ce alors qu’autour de lui il y a « un univers où personne n’a la foi, où tout le monde débite des éléments de langage ultra-entendus et qu’il n’y a plus de sincérité ».

 « Sa France est extrêmement rabougrie, elle est petite, xénophobe, mais il a une foi », martèle le député européen. Et c’est ce supplément qu’il possède par rapport à ses adversaires qui le rend « extrêmement dangereux ».

« Vous savez ce qu’il se passe quand tout tourne autour d’un soleil? À la fin le soleil avale les astres morts, et c’est la leçon des États-Unis, la leçon de Trump, tout le monde lui a tapé dessus, tout le monde a fait des couv’ sur sa vie, ses frasques, ses mensonges… Et à la fin c’est lui qui gagne », déplore Raphaël Glucksmann.

En ce sens, selon lui, avant de s’attaquer à Éric Zemmour, qui n’est toujours pas officiellement candidat à la présidentielle, il faut que la gauche « s’interroge sur son vide », explique-t-il. « Sur le fait qu’elle a été au pouvoir pendant des années et a complètement déçu, n’a rien proposé comme transformation qui donne sens au fait d’être Français ». Il évoque également la nécessité de se questionner sur le libre-échange, la désindustrialisation du pays ou encore « le fait que le délitement civique s’imposait partout. C’est cela qui doit nous interroger ».:

Merkel : le pragmatisme discret face aux fanfaronnades françaises

Merkel : le pragmatisme discret face aux fanfaronnades françaises

 

Dans une tribune au « Monde », l’historien allemand Götz Aly salue en la chancelière une dirigeante politique pragmatique.

 

Tribune

 

 Elle a grandi au sein de l’un des plus célèbres presbytères évangéliques allemands. Les écrivains Gotthold Ephraim Lessing (1729-1781) et Hermann Hesse (1877-1962), de même que le philosophe Friedrich Nietzsche (1844-1900), mais aussi la terroriste de la Fraction armée rouge (RAF) Gudrun Ensslin (1940-1977) et le nazi mort assassiné Horst Wessel (1907-1930), cette austère institution, si empressée d’éduquer et de former – et si étrangère à la France –, a donné des centaines de génies célèbres, des rebelles frisant parfois la démence ainsi que des personnalités pragmatiques attachées à une éthique de la responsabilité.Angela Merkel appartient à cette dernière catégorie.( Le monde, extrait)

Si quelque chose saute aux yeux dans sa manière d’être et de faire, fondamentalement chrétienne-protestante, c’est sa conviction que l’homme est dans l’impossibilité de résoudre les problèmes de ce monde ; que nous n’habitons donc pas le paradis, pour citer des termes bibliques, mais une vallée des larmes ici-bas ; mais qu’une tâche incombe sa vie durant à tout individu : tenter inlassablement d’apaiser la querelle qui menace de dégénérer ou même le conflit virant franchement à la guerre, et faire en sorte qu’un terrain d’entente puisse être au moins en partie trouvé.

L’humble raison pratique de Merkel entre en fort contraste avec le style prédominant des présidents français. La France, en 2011, a renversé le pouvoir libyen et mis à bas son administration, prétendument au nom de la liberté, des droits de l’homme et du droit du peuple libyen à s’autodéterminer.

Le président Sarkozy et celui qui lui avait soufflé à l’oreille cette opération insensée, Bernard-Henri Lévy, se mirent alors en scène tels des héros et rivalisèrent de sarcasmes à l’endroit de Merkel – appuyés par une claque servie par des représentants des médias – en remettant en cause sa fiabilité et en la traitant de bonne femme manquant de courage.

 

Or c’est précisément elle qui travaille depuis plusieurs années dans les décombres laissés par un activisme français aux motivations idéologiques – dont la plupart des Libyens ont eu à souffrir et souvent mortellement – à améliorer quelque peu le quotidien désastreux d’une population plongée dans le chaos. Les conférences visant à stabiliser une Libye entièrement ruinée se déroulent à Berlin – pas à Paris.

Lorsque la guerre a éclaté dans le Donbass ukrainien et que Poutine a annexé la Crimée, Merkel a gardé le dessus. L’accord de Minsk, conclu avec son soutien il y a six ans, témoigne de façon exemplaire de sa technique politique : un format où toutes les parties sont invitées à continuer de se parler et dans le cadre duquel elles peuvent négocier pas à pas une trêve brève ou longue, un échange de prisonniers, la reprise du trafic routier à la frontière.

France-Violences dans les stades de foot: Enfin la pénalisation ?

France-Violences dans les stades  de foot: Enfin la pénalisation ?

 

La violence dans les stades de football notamment à l’occasion des matchs professionnels a atteint un niveau inadmissible remarquédans le monde entier. En cause le laxisme des clubs vis-à-vis de leurs supporters et la paralysie des autorités sportives aussi bien de la ligue de football professionnel que de la fédération. Or les coupables peuvent être facilement repérés par les systèmes de caméras qui équipent les stades et par les chaînes de télévision.

Observons cependant que ce phénomène est plus global et qu’il affecte d’une façon générale les rassemblements dans le pays. Le signe d’un État particulièrement défaillant incapable de faire régner l’ordre et d’une justice très laxiste »Personne n’a vu arriver cette violence ». La ministre déléguée chargée des Sports Roxana Maracineanu s’est dite prête à prendre des mesures pour endiguer les violences de plus en plus nombreuses entre supporters en Ligue 1. Au micro de RTL ce vendredi 24 septembre, la ministre appelle « tout le monde à se mettre autour de la table » pour trouver des solutions.

Une déclaration finalement assez molle car la seule solution est une réponse pénale mettant en cause les individus coupables de violence et non la masse de supporters pacifiques.

 

Le grand vide politique face à Zemmour

Le grand vide politique face à Zemmour

À juste titre, Raphaël Glucksmann ,député européen a souligné le grand vide politique face à Zemmour. Pour preuve notamment ce débat avec Mélenchon ce dernier en dépit de sa qualité oratoire a largement peiné face à son débat hier sur BFM.

« Mon problème ce n’est pas Zemmour, mon problème c’est nous », a lancé ce jeudi matin sur BFMTV-RMC le député européen Raphaël Glucksmann, fondateur du mouvement de gauche Place Publique. Interrogé sur la tenue du débat entre Jean-Luc Mélenchon et Éric Zemmour ce jeudi soir sur BFMTV, il a critiqué le manque de « passion » de la classe politique actuelle.

« Mon problème ce n’est pas Zemmour, mon problème c’est nous, le vide qui lui fait face, le vide qui lui fait place. Mon problème c’est que face à Zemmour il n’y a pas de contre-récit », a-t-il déclaré, ajoutant que par conséquent, « le seul récit français qui s’impose aujourd’hui c’est celui d’Éric Zemmour ».

Si le polémiste, condamné pour provocation à la haine, prend autant de place dans le débat public ces dernières semaines, c’est parce qu’il a « quelque chose que les autres semblent avoir perdu c’est la flamme, la foi », explique Raphaël Glucksmann. Et ce alors qu’autour de lui il y a « un univers où personne n’a la foi, où tout le monde débite des éléments de langage ultra-entendus et qu’il n’y a plus de sincérité ».

« Sa France est extrêmement rabougrie, elle est petite, xénophobe, mais il a une foi », martèle le député européen. Et c’est ce supplément qu’il possède par rapport à ses adversaires qui le rend « extrêmement dangereux ».

« Vous savez ce qu’il se passe quand tout tourne autour d’un soleil? À la fin le soleil avale les astres morts, et c’est la leçon des États-Unis, la leçon de Trump, tout le monde lui a tapé dessus, tout le monde a fait des couv’ sur sa vie, ses frasques, ses mensonges… Et à la fin c’est lui qui gagne », déplore Raphaël Glucksmann.

En ce sens, selon lui, avant de s’attaquer à Éric Zemmour, qui n’est toujours pas officiellement candidat à la présidentielle, il faut que la gauche « s’interroge sur son vide », explique-t-il. « Sur le fait qu’elle a été au pouvoir pendant des années et a complètement déçu, n’a rien proposé comme transformation qui donne sens au fait d’être Français ». Il évoque également la nécessité de se questionner sur le libre-échange, la désindustrialisation du pays ou encore « le fait que le délitement civique s’imposait partout. C’est cela qui doit nous interroger ».:

Comment combler le vide face à Macron ?

Comment combler le vide face à Macron ?

« Les oppositions devront proposer un projet qui ne tienne pas uniquement compte de la crise mais pense également le monde d’après », assure le sondeur Jean-Daniel Lévy.( L’opinion , extrait)

 

 

Quel est le jugement que portent aujourd’hui les Français sur la gestion de la crise sanitaire par Emmanuel Macron ?

C’est un jugement critique mais qui coexiste avec une forme d’appréciation qui peut se résumer à : « faute de mieux ». Deux sentiments se mêlent chez les Français : celui qu’il y a eu un retard à l’allumage à trois moments-clés de la crise (les masques, les tests, la vaccination) et celui qu’il n’y avait sans doute pas moyen de faire mieux. Les Français n’ont pas l’impression qu’une autre approche faite par LR, le RN, le PS ou encore La France insoumise aurait été plus efficace. D’ailleurs, ils n’en ont pas entendu. En ce qui concerne le pass sanitaire, avant la question de son efficacité pour lutter contre le virus, il ne faut pas oublier qu’un autre débat prédominait : celui du risque d’une fracture au sein de la société française entre non-vaccinés et vaccinés à qui on allait faire subir les mêmes restrictions qu’aux premiers. Le pass sanitaire a ainsi été perçu comme un instrument faisant la différence entre ceux ayant fait l’effort de se faire vacciner et ceux ne l’ayant pas fait. C’est pourquoi il a été bien accepté par les Français et qu’il le reste, et que les manifestations du samedi contre lui sont impopulaires. Le niveau de soutien aux anti-pass est comparable à la queue de comète des Gilets jaunes plutôt qu’au début.

Depuis un an et demi, cela a-t-il beaucoup évolué ?

Ce qui a beaucoup évolué, ce n’est pas tant le jugement des Français à l’égard des politiques qu’à l’égard des scientifiques. Au début de la pandémie, les Français souhaitaient que les premiers collent aux recommandations des seconds. Aujourd’hui, on note une demande d’indépendance du politique par rapport au scientifique. « Les scientifiques », en tant que tels, n’existent plus. Il n’y a plus le sentiment que la science exprime forcément la vérité. Les divisions de la communauté scientifique sont apparues au grand jour. Emmanuel Macron a su surfer sur ce phénomène. Il n’est plus «le premier épidémiologiste de France», selon la formule de Jean-Michel Blanquer, mais le premier responsable politique en charge de la gestion de la pandémie. D’un point de vue d’opinion, il ne prend plus seulement en compte la question de la santé mais l’équilibre de la société française. Et il est jugé à travers ce prisme.

«La santé n’annihile pas tous les autres sujets de préoccupation des Français: l’environnement, les questions économiques et sociales, la sécurité, l’immigration… n’ont pas disparu» 

« La crise sanitaire durera encore plusieurs mois », déclarait la semaine passée le chef de l’Etat. Quel impact cela peut-il avoir sur la présidentielle ?

Ce qu’on a vu ces derniers mois en Israël ou aux Etats-Unis, par exemple, a plutôt été le signe qu’il n’y avait pas de lien intime entre le jugement sur la gestion de la crise sanitaire et le comportement électoral. Il n’y a pas eu uniquement un regard sur la gestion de la pandémie qui s’est exprimé. Dans nos enquêtes, on peut constater que la santé n’annihile pas tous les autres sujets de préoccupation des Français : l’environnement, les questions économiques et sociales, la sécurité, l’immigration… n’ont pas disparu. Ces thèmes demeurent à peu près au même niveau qu’avant, la gestion de la pandémie venant se superposer en surplomb. C’est le même phénomène que pour la question du chômage ces dernières décennies : cette préoccupation n’anéantissait pas les autres sujets.

Qu’est-ce que cela change pour Emmanuel Macron ?

Il s’était positionné en 2017 comme le Président de la prise de risque, il ne peut plus être sur cette ligne. Il doit être désormais le Président de la réassurance. Les Français sont en effet en attente de re-sécurisation sur ce qui fait l’ADN de la société française : les services publics et notamment les services publics de santé.

Et qu’est-ce que cela peut changer pour les oppositions ?

Cela les oblige à proposer un projet qui ne tienne pas uniquement compte de la crise mais pense également le monde d’après. Il y aura une attente d’anticipation, comme au lendemain de la crise financière de 2008. Celle-ci avait été un premier coup de semonce ; le deuxième a été la pandémie. En quelque sorte, il en existe un troisième avec la prise de conscience, bien au-delà du rapport du Giec, du dérèglement climatique. Dans le débat présidentiel, la question de la dette et des déficits publics sera aussi moins présente qu’en 2017. Cela va laisser plus d’espace à des mesures qui ne s’inscriront pas nécessairement dans l’orthodoxie budgétaire, notamment venues des rangs de la gauche ou de l’extrême droite. Cela va laisser plus de marge de manœuvre en matière de propositions.

Covid Iran : l’incompétence de la dictature religieuse face à la crise

Covid Iran : l’incompétence de la dictature religieuse face à la crise

La dictature religieuse en Iran montre une nouvelle fois son incompétence non seulement sur le plan socio-économique mais en plus sur le plan sanitaire. L’Iran en effet, pays du Moyen-Orient le plus touché par la pandémie de Covid, a décrété un confinement d’une semaine et imposé des restrictions sur les déplacements en raison d’une cinquième hausse des cas de contamination, a fait savoir la télévision publique samedi.

 

La grande naïveté de la France face aux ingérences étrangères

La grande naïveté de la France face aux ingérences étrangères

Le sénateur André Gattolin, rapporteur d’une mission d’information, s’inquiète dans l’Opinion  des pratiques de la Chine, de la Russie ou de la Turquie

 

 

 

 

 

André Gattolin, sénateur des Hauts-de-Seine (RDPI, auparavant groupe LREM) est le rapporteur de la mission d’information sur « les influences étatiques extra-européennes dans le monde universitaire et académique français ».

Pourquoi cette mission ? Quels signaux vous ont alerté ?

L’Australie, le Royaume-Uni, l’Allemagne ou les Etats-Unis ont commencé à s’interroger sur les conditions dans lesquelles certaines puissances étrangères influent sur nos universités, sur notre recherche nationale. Plusieurs de ces pays, comme l’Australie, ont mis en place une législation pour encadrer cette coopération universitaire, certes à très grande échelle avec la Chine dans son cas. Ces pays se sont aperçus que la globalisation des savoirs, le développement très rapide du marché de l’enseignement supérieur pouvaient produire des dégâts collatéraux pour les libertés académiques et l’intégrité scientifique. Quelque 47 instituts Confucius ont été fermés aux Etats-Unis. Le Royaume-Uni s’inquiète de la dépendance économique de ses universités aux droits de scolarité des étudiants chinois. Si deux collaborations avec des instituts Confucius ont été suspendues (à Lyon et Paris 8 Nanterre), la France, elle, semble encore faire preuve de naïveté. A Brest, une école de commerce privée a récemment été rachetée par des fonds chinois et abrite un institut Confucius.

Comment maintenir l’ouverture du monde académique tout en prenant en compte cette menace ?

Les échanges universitaires et les projets de recherche internationaux se multiplient, avec une nette accélération ces dernières années. Il faut avoir l’esprit que des « trous dans la raquette » existent. Campus France est ainsi l’organisme chargé de faire venir des étudiants étrangers sur notre sol et de rattraper notre retard en la matière. Les Marocains sont les plus nombreux à étudier ici, suivis de près par 35 000 Chinois (chiffres 2019). Très bien mais tout cela ne doit pas se faire à n’importe quel prix. A ma connaissance, il n’existe pas d’institution chargée du contrôle de ces flux, hormis évidemment les services de renseignement. La Conférence des présidents d’université nous dit ne pas toujours savoir ce qui se passe dans les laboratoires, dans les coopérations initiées.

« Ankara peut agir à un double niveau. En ouvrant des lycées turcs dans le but de contrôler sa diaspora et en développant l’agitation autour de questions sensibles comme le génocide arménien »

Quelles peuvent être les solutions ?

Une des pistes serait de demander davantage de transparence. En France, il n’existe pas d’obligation de déclaration d’éventuel conflit d’intérêts ou de source de financement. Alors même que les Chinois savent très bien repérer un chercheur en pointe dans son domaine et lui proposer un financement. Quand un grand centre universitaire étranger passe des partenariats avec des laboratoires étrangers et qu’on découvre qu’il s’agit de véritables accords de coopération avec possibles fuites de données, ce n’est pas normal.

Certaines interférences peuvent venir d’instruments en apparence plus anodins. Vous vous interrogez ainsi sur le classement de Shanghai (des meilleures universités mondiales).

Il faut se méfier des indices de performance. Ce classement valorise les établissements universitaires les plus puissants, en termes de taille, de coopération internationale. C’est devenu un référent mondial, mais ce sont d’abord des normes mises en place par la Chine.

Des tentatives d’ingérence viennent aussi de Russie, de Turquie…

La Russie ne pratique pas d’entrisme officiel mais peut être très présente sur certains domaines. On voit ainsi de prétendus chercheurs russes sur l’Arctique ou sur les extractions de pétrole qui ne sont pas seulement des universitaires. Ankara peut agir à un double niveau. En ouvrant des lycées turcs dans le but de contrôler sa diaspora et en développant l’agitation autour de questions sensibles comme le génocide arménien.

Vous avez choisi de ne pas aborder la question du wokisme et de la cancel culture, venus des Etats-Unis, dont l’empreinte dans le monde académique nourrit la polémique. Pourquoi ?

Nous nous intéressons aux politiques étatiques étrangères et ne voulions pas nous immiscer dans des controverses internes au débat universitaire.

La laïcité face à la religion éolienne

La laïcité face à la religion éolienne

Pour Patrice Cahart, inspecteur général des finances, le refus de la ministre écologique de donner un droit de veto au maire prouve le dogmatisme des partisans d’une énergie qui a prouvé son inefficacité.

 

Patrice Cahart est ancien conseiller à la Cour de cassation et auteur de «La Peste éolienne», Éditions Hugo Doc, 2021.

 


Le Sénat vient, dans sa sagesse, d’adopter un amendement au projet de loi climat et résilience, qui devrait mettre fin à une forme de tyrannie. À l’heure actuelle, les communes sont contraintes d’accepter les éoliennes dont elles ne veulent pas. L’amendement Courtial, du nom d’un sénateur LR de l’Oise appuyé par soixante-cinq de ses collègues, vise à leur rendre la liberté de refuser, dont on les avait privées. Encore s’agit-il d’une solution fort modérée. La liberté retrouvée ne bénéficierait qu’aux communes d’implantation des engins, et non à leurs voisines qui, compte tenu de la hauteur croissante des éoliennes, peuvent être affectées tout autant. En effet, plusieurs projets de 240 mètres de haut, pale comprise, sont actuellement à l’étude. L’ambition de la profession éolienne semble être d’égaler bientôt la tour Eiffel avec ses 300 mètres de hauteur.

Outre le caractère intermittent des éoliennes, il faut souligner l’inefficacité énergétique. Pour remplacer un seul réacteur nucléaire il faudrait en effet près de 500 éoliennes . L’investissement est assez proche de celui d’un réacteur nucléaire;  le seul problème est que la durée de vie est limitée à une vingtaine d’années pour une éolienne pour au moins 60 ans pour un réacteur nucléaire. Conclusion,  les éoliennes sont portées à bout de bras par les subventions publiques et engraissent  promoteurs et propriétaires. Ce qu’a dénoncé à plusieurs reprises la Cour des Comptes.

La démocratie face à la menace chinoise

La démocratie face à la menace chinoise

Le succès du Parti communiste chinois, aujourd’hui centenaire, est indéniable, bien qu’incomplet. Il oblige les pays démocratiques à mieux prouver l’exemplarité de leur modèle, si ils veulent retrouver leur aura auprès de la jeunesse chinoise.

 

Editorial du « Monde ».

 

Pékin célèbre en grande pompe le centième anniversaire de la création du Parti communiste chinois (PCC), fondé en juillet 1921 à Shanghaï par une poignée d’intellectuels, sous l’étroite surveillance de Moscou. Depuis, l’élève a dépassé le maître. Le Parti communiste de l’Union soviétique n’a jamais pu commémorer le soixante-quinzième anniversaire de la révolution de 1917. Le PCC, lui, au pouvoir depuis soixante et onze ans, n’a jamais paru aussi fort.

Aucun parti n’a dirigé autant d’hommes aussi longtemps. Son succès est indéniable. En l’espace de quarante ans, la Chine est devenue la deuxième puissance économique mondiale, creusant chaque jour davantage l’écart avec son grand rival indien et se rapprochant rapidement des Etats-Unis. L’économie chinoise pourrait même dépasser l’économie américaine avant la fin de la décennie. Si le monde parvient à atteindre avant terme les objectifs de développement pour le millénaire que s’est fixés l’ONU en 2000, c’est en grande partie grâce aux performances de Pékin. Enfin, la pandémie de Covid-19, mieux maîtrisée en Chine que dans la plupart des autres pays, a incontestablement renforcé la légitimité du pouvoir auprès de la population.

 

Cependant, ce succès est incomplet. Parce qu’il s’accompagne de graves atteintes aux droits de l’homme et d’entraves aux libertés, parce qu’il repose en partie sur un modèle de développement non durable, et parce que la Chine, contrairement à ce qu’elle affirme, remet en question l’ordre international et rejette le multilatéralisme dès qu’il va à l’encontre de ses propres intérêts.

Le « modèle chinois » n’en est pas un. Les dirigeants qui, à Pékin, insistent sur les « caractéristiques chinoises » de leur « socialisme » ne prétendent d’ailleurs pas vraiment l’exporter. Le monde ne deviendra pas chinois, et l’on ne peut que s’en féliciter. Pour autant, le succès chinois est un défi pour l’Occident. Sauf un bouleversement que rien ne laisse aujourd’hui présager, la Chine ne deviendra pas non plus un pays démocratique – rien ne permet d’ailleurs d’affirmer qu’une majorité de Chinois le souhaiteraient. De même, il est erroné de croire que le nationalisme chinois n’est qu’une créature du Parti communiste. Celui-ci l’entretient en permanence, l’exploite souvent, le canalise parfois, mais ne le maîtrise pas totalement. Le reste du monde doit donc s’habituer à vivre avec une Chine puissante, nationaliste, voire menaçante, au moins pour ses voisins.

 

Face à ce nouveau géant, chaque pays, à l’exception des Etats-Unis, pèse bien peu. Puisque la Chine cherche à diviser le reste du monde, la réponse ne peut être que dans des alliances à géométrie variable, sur le plan tant économique que stratégique. Mais cela ne suffira pas. Face au défi chinois, les démocraties occidentales, notamment l’Union européenne, ne doivent pas se contenter de dénoncer les atteintes aux droits de l’homme dans ce pays. Elles ne seront crédibles que si elles illustrent elles-mêmes la réussite du modèle démocratique, par leur comportement et leurs performances.

La jeunesse chinoise n’est pas stupide. Elle est bien davantage connectée au reste de la planète qu’on ne le pense en Europe ou aux Etats-Unis. La meilleure façon pour l’Occident de reprendre le leadership dans ses relations avec Pékin est de retrouver l’aura qui était naguère la sienne auprès de cette Chine de demain.

«Le maintien d’En Marche face à Pécresse est inconvenant» …. et ridicule

«Le maintien d’En Marche face à Pécresse est inconvenant» …. et ridicule 

Alain Minc apporte son explication concernant les phénomènes observés lors des régionales. Il regrette que le chef de l’État se soit imprudemment engagé dans cette campagne et trouve aussi que le maintien d’en marche en région parisienne est inconvenant.( On pourrait aussi ajouter ridicule car la claque au second tour sera encore plus fort qu’au premier tour NDLR)

 « Qu’il faille moderniser le vote, c’est une évidence, analyse Alain Minc. Mais il faut relativiser cette abstention ! Il faisait beau, on était tous sortis de “taule”. Allez expliquer à un jeune de 25 ans les compétences des régions… On ne peut pas vraiment dire qu’on a réussi à faire de ces élections une machine à participation ! »

L’essayiste ajoute : « Mais il faut être convaincu qu’en 2022, il y aura beaucoup plus de votes. Oui, on sait que les gens votent de moins en moins et que les partis ont de moins en moins d’influence. Mais ne faisons pas d’un événement timbre-poste une révolution. »

Quant au rôle qu’a joué Emmanuel Macron dans la campagne de ces régionales, Alain Minc – qui revendique sa proximité avec le chef de l’Etat – se montre sévère : « Ma conviction, c’est que le Président a fait une erreur stratégique. Il aurait dû adopter une position gaullienne au lieu de mettre son crédit à ce qu’on appelle, à tort, un parti qui n’est en fait qu’une institution gazeuse. Car En Marche n’est pas un parti. Un parti c’est un bout de passé, des traditions, des militants ; En Marche est un mouvement d’opinion au service d’une démarche bonapartiste. Il n’aurait donc pas dû mettre les mains dans cette cuisine-là. »

Enfin, au sujet du maintien envers et contre tout de la liste En Marche portée par Laurent Saint-Martin en Ile-de-France, Alain Minc explique: « C’est inconvenant. D’une certaine façon, Laurent Saint-Martin augmente les chances d’une gauche menée par un ayatollah vert qui veut réduire le tourisme… dans une région qui en vit ! »

FACE à BERTRAND, KARIMA DELLI (gauche) LAMENTABLE

FACE à BERTRAND, KARIMA DELLI (gauche) LAMENTABLE 

Lors du débat sur BFMTV et BFM Grand Lille entre les trois candidats en lice pour le second tour des élections régionales dans les Hauts-de-France, Karima Delli a montré toute l’insignifiance de sa candidature et la pauvreté de son programme. À la question centrale du développement économique, elle  simplement répondu : « c’est simple on fait un audit des entreprises, ensuite comme ça on sait ce qu’il faut dépenser pour les sauver ».

Dans les hauts de France comme dans nombre d’autres régions la gauche n’en finit pas de mourir du faîte surtout de son incompétence totale et de sa démagogie. Il y a encore des exceptions heureusement comme en Occitanie où la candidate socialiste s’intéresse réellement à l’économie recueillant d’ailleurs le soutien de certains patrons

Candidate à la tête d’une liste alliant socialistes, écologistes, communistes et insoumis, Karima Delli témoigne de la pauvreté lamentable de la gauche dont les programmes contradictoires se réduisent à quelques slogans complètement éculés.

Le télétravail face au droit

Le télétravail face au droit

 

Si 58 % des cadres et des professions intermédiaires télétravaillaient fin 2020, contre 20 % chez les employés et 2 % chez les ouvriers, le télétravail reste l’occasion pour les syndicats de se renouveler, en capitalisant sur de nouveaux process, explique le juriste Jean-Emmanuel Ray, Professeur à l’école de droit de Paris-I-Panthéon-Sorbonne dans le Monde.

 

 

 Le développement du télétravail à domicile va t-il provoquer un chambardement de notre droit du travail, conçu sur le modèle militaro-industriel de l’usine automobile avec son unité de temps, de lieu et d’action générant naturellement du collectif ?

Il faut d’abord raison garder : si 58 % des cadres professions intermédiaires télétravaillaient fin 2020, ce n’était le cas que de 20 % des employés et 2 % des ouvriers, indique l’Insee. Les chaînes de production et les grands magasins existent encore. Mais une adaptation de notre droit est nécessaire.

Côté syndicats, on imagine les réticences face à la triple individualisation du lieu de travail, mais aussi des horaires et des conditions de travail, en pratique très dépendants de l’environnement familial et technique. Mais la Fédération syndicale européenne de l’industrie remarquait en avril 2021 que « les nouvelles formes de communication ont permis aux syndicats de s’engager auprès d’un plus grand nombre de travailleurs, d’écouter leurs préoccupations. C’est donc aussi une opportunité pour se renouveler, en capitalisant sur des nouvelles méthodes, en acquérant de nouvelles compétences de communication ».

C’est aussi pour eux une occasion de se reconnecter aux jeunes générations. La pandémie a en effet vu fleurir sur Facebook ou WhatsApp des collectifs très réactifs, ne faisant parfois pas de cadeaux aux syndicats en place.

Déjà entré dans les mœurs, le juridiquement complexe et fragile vote électronique va progresser. Mais contrairement à l’espoir qu’il avait suscité, il n’a pas réussi à freiner une abstention croissante des salariés aux élections professionnelles : le taux moyen de participation est passé de 63 % pour 2013-2016, à 57 % pour 2017-2020.

 

La communication syndicale ? Dans la vraie vie, l’essentiel passe encore par les tracts et les affiches ; et légalement, les syndicats n’ont droit qu’à un panneau d’affichage virtuel sur l’Intranet de l’entreprise, avec un succès très, très mitigé.

Leur accès à la messagerie professionnelle des salariés est un sujet sensible. Autrement plus efficace en termes de communication mais aussi de mobilisation, il est aujourd’hui conditionné à la signature d’un accord collectif, dans le respect de la sécurité informatique de l’entreprise… mais surtout de l’appétence de collaborateurs déjà submergés de courriels. A préserver, cet accord donnant-donnant permet d’en prévoir les modalités (pièces jointes, documents confidentiels), mais aussi, afin d’éviter d’interminables contentieux, d’édicter des sanctions conventionnelles en cas de dérapage (suspension provisoire de l’accès).

Présidentielle 2022 : Enthoven choisit Le Pen face à Mélenchon

Présidentielle 2022 : Enthoven choisit Le Pen face à Mélenchon

Entre  «la Peste ou la Peste», «le brun ou le rouge-brun», Enthoven, le philosophe  choisit Le Pen. Il relativise cependant :

«D’abord, ça n’arrivera pas, gros malins», a prévenu d’entrée Raphaël Enthoven, jugeant que Jean-Luc Mélenchon fera «un score à un chiffre, et partira (ou pas) sous les quolibets et les ricanements». Le philosophe a ensuite dressé les points communs entre les deux figures des extrêmes, en relayant l’appel de Marine Le Pen aux Insoumis à faire barrage à Emmanuel Macron en 2017 : «Les deux sont d’accord sur l’Europe, l’OTAN, la Syrie, la Russie, la médiacratie, les retraites, les Tchétchènes, les gilets jaunes, les dictateurs (Orban, Chavez, Poutine…)».

Autre point commun, selon Raphaël Enthoven : leur «complotisme». Mais il oppose celui «tout en finesse» de la présidente du RN à celui du patron de LFI, «qui dénonce indifféremment les grands laboratoires, Agnès Buzyn» mais aussi, comme récemment, «les attentats ourdis et montés en épingle par le « système »». S’il reconnaît le talent de Mélenchon pour l’art oratoire, le philosophe lui reproche néanmoins le fait de ne plus être «républicain». Alors que, pour lui, Marine Le Pen est toujours la même : «Parfaitement incompétente, hésitante, indécise et vindicative».

Covid-Une dose de Pfizer, insuffisante face aux variants

  • Une dose de Pfizer, insuffisante face aux variants

Après une seule dose de vaccin Pfizer contre le Covid-19, on est moins susceptible de produire des anticorps protecteurs face aux variants initialement détectés en Inde et en Afrique du Sud que face à celui initialement repéré en Angleterre, selon une étude en laboratoire publiée vendredi dans la revue médicale The Lancet.

Selon le Francis Crick Institute qui a réalisé ces travaux, 79% des personnes avaient une réponse anticorps détectable contre la souche originale, mais cela tombait à 50% pour le variant Alpha, 32% pour le variant Delta et 25% pour le variant Beta.

L’euro monte face au dollar

L’euro monte face au dollar

Plus haut niveau de l’euro face au dollar en plus de cinq mois.  «L’euro se renforce alors même que le PIB allemand a reculé au premier trimestre de 1,8%. Mais les indicateurs plus récents sont plus positifs», a expliqué Neil Wilson, analyste chez Markets.com. Après un début d’année difficile, la zone euro devrait bénéficier de l’accélération de la campagne de vaccination, espèrent les cambistes qui privilégiaient jusque-là le dollar. Alors que la Fed promet pour l’instant de maintenir sa politique monétaire inchangée pour soutenir la reprise, les investisseurs se demandent désormais si la Banque centrale européenne (BCE) ne va pas durcir sa politique monétaire avant, ce qui rendrait l’euro plus attractif. Mais rien n’est sûr dans ce domaine.

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