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Défense France : une armée échantillonnaire ridicule face à la Russie

Défense France : une armée échantillonnaire ridicule face à la Russie

Macron et les plus hauts responsables des armés évoquent actuellement le risque de conflit entre la France et la Russie. Et de faire étalage de nos capacités mais aussi de nos extrême faiblesses. La vérité c’est que l’état des forces de la France est ridicule face à ce que possède la Russie.

Un seul exemple en termes de mobilisation, la Russie peut compter sur au moins 2 millions d’hommes pour théoriquement 200 000 en France. Le résultat évidemment de la suppression du service militaire obligatoire lâchement abandonné par Chira pour des motifs électoraux. Un abandon également soutenu par une grande partie de la hiérarchie militaire bien contente de répartir entre ses membres les moyens financiers de la défense.

Le problème c’est qu’il faut des années pour reconstituer une armée de soldats, de sous-officiers et d’officiers et leur équipement. La guerre technologique n’est pas un outil substituable aux hommes en dernier ressort, on le voit en particulier avec la guerre en Palestine mais aussi et surtout en Ukraine. Les technologies sont utiles et même indispensables mais insuffisantes pour tenir toutes les postes de la ligne de front et terminer le travail sur le terrain.

Le plus ridicule sans doute c’est la question du porte-avions dont la France ne dispose qu’un exemplaire et la moitié du temps indisponible pour révision.
Certes il y a le la défense nucléaire mais on sait que son utilisation est surtout à vocation de dissuasion. En cas d’utilisation il y aurait de quoi faire sauter 100 fois la terre dans le cadre d’une guerre mondiale.

Les politiques et les plus hauts responsables militaires ont fait une faute grave en décidant de déshabiller l’armée liquidant au passage les équipements techniques et fonciers souvent pour des sommes dérisoires en tout cas en dessous des prix du marché.

Se préparer au risque d’affrontements avec la Russie, c’est prioritairement reconstruire une véritable armée avec les armes, les technologies et les hommes qui doivent la constituer. Or la France est ridicule voir même absente par exemple concernant les drones. La France est minuscule pour les autres équipements et les combattants.

Reconstituer une véritable force de combat complète constitue le meilleur garant contre un éventuel conflit avec la Russie. Ce ne sont pas les discours creux et bavards de Macron qui peuvent combler nos lacunes. Par parenthèse, un chef de l’État qui a profité des circonstances pour s’éviter le service militaire en raison de ses études ! Un curieux chef des armées !

En dehors des questions de défense ,il faut aussi prendre en compte l’intérêt sociétal du service militaire obligatoire qui permettait un grand brassage sociologique mais aussi l’apprentissage de la discipline collective et du respect des valeurs, en tout cas qui pouvait largement y contribuer d’autant que l’école a aussi abandonné ce terrain.


l’Etat des forces

Pays Chars blindés Sous-marins Avions de combat
Russie 12 400 30 100 70 772
USA 6 600 45 200 70 1 960
Chine 5 300 35 000 80 1 200
Ukraine 2 600 12 000 0 69
France 400 6 500 10 250
UK 230 5 000 10 120
Canada 78 1 500 4 63

L’extrême faiblesse de la défense française a été démontrée dans le cadre de la force barkhane supposée s’opposer aux islamistes en Afrique et qui finalement a dû battre en retraite face aux mercenaires russes et aux dictateurs du Mali, du Burkina Faso et du Niger. Après cet échec cuisant, la France est d’ailleurs en train de se retirer d’à-peu-près toute l’Afrique laissant ainsi la place aux Russes et aux Chinois notamment tant sur le plan économique que militaire.

Réagir face à la menace mafieuse et criminelle de Poutine

Réagir face à la menace mafieuse et criminelle de Poutine

Il est clair que l’opinion publique appréhende assez mal les enjeux géopolitiques et encore moins les risques de conflits larvés et même de guerre. En cause, le fait que les esprits sont surtout mobilisés par des questions sociales, démocratiques ou sociétales internes. Pourtant ces aspects sont parfois liés.

Ce n’est pas par hasard si l’union économique peine actuellement à faire entendre sa voix car plusieurs puissances dominantes, la Russie bien sûr mais aussi les États-Unis, la Chine souhaitent son démantèlement. Il y a des aspects économiques évidents imputables au États-Unis qui refusent de s’engager de manière plus délibérée dans la défense de l’Ukraine voire de l’Europe tout entière. C’est précisément compte tenu du relatif immobilisme des États-Unis dans le conflit ukrainien que Poutine poursuit sa politique de conquête dans l’est de l’Europe. L’ambition de Poutine est de reconstituer le vaste empire soviétique mais dans son seul intérêt et celui de l’oligarchie qui l’entoure.
La guerre est en effet en Russie désormais le seul moteur politique et économique. Poutine et sa mafia en profitent pour piller un peu plus un pays dont les conditions de développement sont particulièrement inégalitaires avec d’un côté des milliardaires et de l’autre une majorité de la population en situation de pauvreté scandaleuse. Poutine veut empêcher l’illusion d’une société démocratique de progrès qui empêcherait de mettre fin au pillage du pays.
Malheureusement Poutine a aussi des alliés objectifs en Occident, aux États-Unis bien sûr mais aussi en Europe. Des idiots utiles et des complices ( à gauche bien sûr mais aussi à droite) qui au prétexte de la paix manifestent une tolérance condamnable vis-à-vis des crimes de Poutine tant à l’intérieur de la Russie qu’à l’extérieur.
Certes l’Europe n’est pas complètement paralysée pour affronter les velléités guerrières de Poutine mais elle reste cependant encore trop divisée et surtout les moyens qui seraient nécessaires pour assurer sa défense et son indépendance sont encore très loin d’être à la hauteur des enjeux.
Pourtant il faut répondre à Poutine qui ne connaît que la stratégie du KGB avec les crimes et les guerres comme moyens d’action. En outre de plus en plus, la Russie ( mais les Chinois aussi) s’aventure sur le terrain de l’opinion publique occidentale heureusement avec des actions suffisamment grossières (intoxications notamment) pour leur enlever toute crédibilité. Les messages de la Russie sont en général assez facile à décrypter. La Russie dit en principe le contraire de ce qu’elle pense ou fait.
Poutine et sa clique constituent une mafia criminelle qui suce le sang de son propre pays et veut étendre son influence à un monde qu’il estime trop démocratique, trop libre et trop développé. L’Occident- et l’Europe- en particulier – doit donc se montrer plus ferme plus déterminée vis-à-vis du dictateur mafieux et de ses affidés. Il ne s’agit surtout pas de provoquer car les risques sont considérables mais de répondre économiquement, politiquement à toute nouvelle dérive des Russes vis-à-vis des pays démocratiques notamment de l’Europe. Dans le même temps on doit dénoncer avec force le quasi esclavage social et démocratique qui règne en Russie. Se taire ou rester neutre équivaut à une complicité.

Face au risque de guerre: le retour du service militaire

Face au risque de guerre: le retour du service militaire

Experts militaires et politiques se sont finalement entendus pour supprimer le service militaire. La principale raison avancée étant la sophistication des équipements de l’armée et des technologies remplaçant les hommes. Le problème , c’est que dans des conflits récents on s’aperçoit que la place des hommes est essentielle à côté des armes plus sophistiquées. C’est évidemment le cas en Ukraine où la question des forces humaines est fondamentale. C’est encore le cas en Israël. C’était encore le cas en Afrique où nous sommes partis surtout par suite de manques d’effectifs pour laisser la place aux amis dictateurs de Poutine.

En dernier ressort après utilisation des nouveaux équipements, l’infanterie termine le plus souvent le travail. En France, on a même supprimé le service militaire qui par ailleurs était un outil facilitant l’appropriation des valeurs républicaines et de la discipline. La France dispose d’une armée très complète dans tous les domaines mais c’est une miniature d’armée. Elle dispose seulement 160 000 hommes. En une semaine, elle serait balayée par les forces extérieures russes ou autres. Il faudrait disposer de 5à 10 fois plus de soldats disponibles et formés.

Le pays est confronté à deux types de risques. Le risque extérieur avec les menaces réitérées notamment de la Russie qui envahit pays par pays aux portes de l’union européenne. Aussi un risque intérieur avec le développement du terrorisme islamique.

Un service de l’ordre de six mois minimum est indispensable pour former des soldats. Pour assurer la sécurité intérieure mais y compris pour intervenir sur le théâtre des opérations extérieures si nécessaire. On mesure bien en effet toutes les limites de la guerre dite technologique. La principale menace aujourd’hui, c’est le terrorisme qui sévit dans le monde entier ; de ce point de vue les armes sophistiquées notamment aériennes sont insuffisantes pour lutter avec efficacité contre ce périple.

Au plan intérieur, ces armes sophistiquées sont à peu près inopérante et la stratégie doit reposer sur la présence physique de forces de surveillance et de protection.

La problématique n’est pas seulement sécuritaire elle est aussi sociétale pour permettre le brassage des populations et une meilleure appropriation des valeurs citoyennes.

Face à l’explosion de la menace terroriste en 2015, l’idée de rétablir un service militaire ou un dispositif similaire était revenue dans l’actualité . Certains réclamaient un service obligatoire de 6 mois.

Élection législative partielle en Saône-et-Loire : Une victoire de la droite face au RN

Élection législative partielle en Saône-et-Loire : Une victoire de la droite face au RN

Le candidat divers droite Sébastien Martin (ex-LR) a revendiqué auprès de l’AFP sa victoire, ce dimanche à l’élection législative partielle de Saône-et-Loire, face au député RN Arnaud Sanvert, dont l’élection en 2024 avait été invalidée. il a recueilli environ 60% des voix, contre 40% à Arnaud Sanvert.

Sébastien Martin, 47 ans, a été attaché parlementaire, conseiller ministériel et consultant. Il avait recueilli 25,6% des suffrages au premier tour, se classant deuxième, bien mieux que les 19% obtenus par Gilles Platret, maire ex-LR de Chalon-sur-Saône qui avait mené la campagne des législatives en 2024 et qui, cette fois-ci, a laissé la place de tête de liste à Sébastien Martin tout en le soutenant.
N’ayant cette fois-ci pas réussi à faire l’union, à la différence de 2024, la gauche divisée a en effet échoué à se hisser au second tour : la candidate LFI Fatima Kouriche n’a recueilli que 8,2% au premier tour, très loin de ses 23% au premier tour de 2024, tandis que le PS Clément Mugnier est arrivé troisième avec 17%.

Coupe de France Foot : Victoire du PSG face à Reims (3-0), samedi, au Stade de France.

Coupe de France Foot : Victoire du PSG face à Reims (3-0), samedi, au Stade de France.

Sans trop forcer, le PSG a disposé de Reims (3-0) samedi, au Stade de France, pour le gain d’une 16e Coupe de France, la deuxième de suite. Un bon match cependant avant la finale de la ligue des champions contre l’Inter.

Se réveiller face à l’ ensauvagement de la société

Se réveiller face à l’ ensauvagement de la société

Face à une insécurité croissante, que le maire de Reims qualifie d’« ensauvagement de la société », Arnaud Robinet plaide pour un sursaut national et en appelle à l’État afin de redonner aux maires les moyens d’agir concrètement sur le terrain. dans la Tribune

Depuis plusieurs années, la question de l’insécurité dans nos communes ne cesse de prendre de l’ampleur et d’évoluer. Les faits de violence sont de plus en plus répandus, de plus en plus barbares, et ce à toutes les échelles. L’État peine à inverser cette tendance alarmante et les moyens actuellement déployés sont insuffisants pour endiguer le problème.

Le président de la République, dans sa grande interview du 13 mai dernier sur TF1, n’a pu que partager le constat de terrain dressé par le maire de Béziers, Robert Ménard, au sujet de l’insécurité. Avouant même qu’un droit « mal fait » amenait à des situations ubuesques dans notre pays au sujet des individus sous Obligation de quitter le territoire (OQTF). Des situations regrettables auxquelles les maires sont fréquemment confrontés.

Le récent constat du Garde des Sceaux, Gérald Darmanin, est également on ne peut plus clair : « Il n’y a plus de lieux safe » en France. Quartiers, centres-villes, périphéries urbaines, villages, lieux de culte, écoles, transports en commun, terrains de sport, une violence exacerbée et totalement décomplexée touche l’ensemble de notre pays et de ses espaces. Président du Grand Reims, je constate amèrement, jour après jour, que la ruralité n’est plus épargnée par la prolifération de cette brutalité.

Points de deal, rodéos urbains, occupations illicites de gens du voyage, émeutes, regroupement de personnes alcoolisées sur la voie publique, affrontements entre bandes rivales, règlement de compte dans des établissements scolaires, l’insécurité est désormais un phénomène multiforme. L’usage d’armes blanches et même d’armes à feux semble désormais entièrement banalisé par des agresseurs toujours plus bestiaux.

Face à cet ensauvagement, il est plus qu’urgent d’interroger les causes profondes et de repenser les réponses à apporter à ce défi majeur pour la société française. Nous ne pouvons plus attendre, au risque de perdre la bataille !

Comme d’autres grandes villes du pays, Reims n’a récemment pas été épargnée par ces violences infectes. Blessés par balles, attaques au couteau, intrusions dans des établissements scolaires, passage à tabac en bande, envahissement de parcs et d’entreprises par des gens du voyage, tirs de mortier sur les forces de l’ordre, les habitants sont profondément choqués, certains apeurés.

Les politiques publiques successives, bien qu’ayant essayé de juguler le phénomène par des mesures sécuritaires et de réinsertion, n’ont pas été à la hauteur des enjeux. La responsabilité est ancienne et collective.

À Reims, où plus d’un milliard d’euros ont été investis ces dernières années par l’Agence Nationale pour la Rénovation Urbaine dans les quartiers dits « politique de la ville », nous mesurons que le problème n’est en rien lié aux logements, aux infrastructures, aux équipements, aux commerces et aux services de proximité disponibles sur place.

Les politiques publiques successives, bien qu’ayant essayé de juguler le phénomène par des mesures sécuritaires et de réinsertion, n’ont pas été à la hauteur des enjeux. La responsabilité est ancienne et collective.
Il est uniquement lié à une politique de peuplement non maîtrisée. Dans nombre de nos quartiers, particulièrement impactés, moins de 5% de la population pourrit littéralement la vie de tous les autres. D’honnêtes citoyens obligés de vivre au quotidien avec la peur instaurée par une ultra minorité violente. C’est intolérable mais cela nous est pourtant imposé. Il est encore trop difficile réglementairement d’expulser ces délinquants de leur logement. Les maires doivent gérer les urgences mais n’ont pas la main pour agir sur le fond.

Bien entendu, des marges de manœuvres existent à l’échelle municipale, comme la vidéosurveillance, mais elles sont limitées et plutôt destinées à épauler les forces de l’ordre dans leurs missions quotidiennes. À Reims, depuis 2014, nous sommes passés de 59 à 131 policiers municipaux armés et de 36 à 369 caméras. Cela vient en aide à la Police nationale ou à la Gendarmerie mais ce n’est pas suffisant.

Face à ces violences répétées, les élus locaux se trouvent entre le marteau et l’enclume. En première ligne mais ne disposant pas des compétences pour agir. Les maires, continuellement et légitimement sollicités par leurs concitoyens, se sentent complétement démunis.

Les forces de l’ordre sont malheureusement dans la même situation. Des conditions d’exercice de leurs fonctions de plus en plus intenables et dangereuses sur le terrain, pour des effets de moins en moins prégnants en matière de maintien de la tranquillité publique.

La population, quant à elle, est plongée dans l’incompréhension la plus totale. Pourquoi personne ne leur vient en aide ? Pourquoi ces violences visibles aux yeux de tous ne sont pas éradiquées avec la plus grande fermeté ? Pourquoi les laisse-t-on seuls avec leurs problèmes ? Les sentiments d’abandon et d’injustice sont puissants.

Ce sont justement ces sentiments qui poussent de plus en plus de nos concitoyens dans les bras des extrêmes. Dans les filets de ces partis populistes, jamais inquiétés par le poids des responsabilités, qui se permettent de promettre tout et n’importe quoi. Notamment au niveau municipal, se souciant peu de la réalité des compétences d’un maire, ils feront miroiter la lune pour arracher des sièges.

Ce sont justement ces sentiments qui poussent de plus en plus de nos concitoyens dans les bras des extrêmes. Dans les filets de ces partis populistes, jamais inquiétés par le poids des responsabilités, qui se permettent de promettre tout et n’importe quoi.
Les maires ont besoin d’aide pour assurer la sécurité de la population. Seul l’État, pleinement compétent en la matière, doit apporter une solution durable.

Dans ce cadre, nous attendons des résultats concrets du nouvel « état-major interministériel de lutte contre la criminalité organisée », récemment inauguré par le Président, pour démanteler la dynamique du trafic de drogue qui gangrène nos territoires.

L’ordre et la justice sont les meilleures garanties de la liberté et de la prospérité de notre pays. L’autorité publique doit être fermement restaurée partout où elle est contestée. État démocratique et État de droit ne doivent jamais rimer avec laxisme, au risque de courir à leur perte ! Notre République, si elle veut être la plus juste possible avec ses citoyens, doit justement montrer plus de fermeté envers ceux qui dégradent ou menacent la vie d’autrui.

Une justice qui sanctionne plus durement, mais aussi plus rapidement les criminels et les délinquants est nécessaire pour ne pas perdre la confiance des Françaises et des Français. Une confiance déjà lourdement entachée. Et c’est maintenant que nous devons intervenir pour ne pas sombrer. Rétablir pleinement l’ordre et la justice est un impératif. Nos compatriotes doivent sentir que la justice n’est pas forte avec les faibles et faible avec les forts mais bien implacable pour sanctionner les criminels et protéger efficacement les honnêtes citoyens.

En ce sens, les possibilités de louer des places de prisons dans d’autres pays et de faire participer les détenus aux frais de leur incarcération ont été avancées par le président de la République sur TF1. Allons-y, il faut se saisir de tout ce qui peut nous permettre d’écarter les individus dangereux de la société.

Les autres pistes ne manquent pas pour se doter des armes indispensables pour remporter la bataille contre l’ensauvagement de notre société : rétablissement des peines planchers, plafond d’immigration légale, outil de reconnaissance faciale, retour d’un service militaire partiel ou total, limitation drastique des réductions de peine, accès aux messageries cryptées dans le cadre d’une enquête, accentuation des reconduites aux frontières, renforcement des procédures d’évacuation des installations illicites, usage du « contact tactique » contre les rodéos urbains, durcissement des conditions d’octroi des titres de séjour, suppression des allocations familiales pour les familles de délinquants, processus simplifié d’expulsion des logements sociaux ou encore renforcement des compétences judiciaires des policiers municipaux. Toutes ces évolutions ne sont peut-être pas à retenir mais nous devons clairement envisager toutes les solutions pour faire bouger les lignes.

La balle est dans le camp de l’État qui exerce cette compétence régalienne pour répondre à l’appel au secours de nombreux maires de France. Nous sommes prêts à participer aux débats pour trouver des solutions concrètes le plus rapidement possible.

Investissements étrangers : l’Europe recule face aux États-Unis

Investissements étrangers : l’Europe recule face aux États-Unis

En Europe, le nombre d’investissements étrangers y a reculé l’an dernier de 5 %, selon le baromètre EY publié jeudi 15 mai. La chute est particulièrement marquée dans les secteurs de la chimie et de l’automobile, deux piliers historiques de l’industrie européenne.

Surtout, l’Europe ne parvient plus à séduire les investisseurs américains. En 2024, seulement 942 entreprises américaines ont choisi d’investir en Europe, soit « le niveau le plus bas observé depuis dix ans » par le cabinet EY. Ce désengagement des entreprises américaines d’Europe se traduit invariablement sur l’emploi. Alors que les entreprises américaines avaient généré 113 000 emplois en 2021 en Europe, elles en ont créé seulement 58 000 l’an dernier.

Cette régression s’inscrit dans le temps. Les investissements étrangers en Europe diminuent chaque année, avec une baisse de 11 % en 2023 et de 24 % en 2022. Ce recul reflète à la fois la méfiance croissante des entreprises américaines à l’égard du « Vieux Continent » et l’attrait renforcé pour leur propre économie.

Face à l’affaiblissement de l’Europe, les États-Unis s’imposent comme les grands gagnants de l’attractivité. En 2024, les investissements étrangers y ont bondi de 20 %, signe évident d’un regain d’attractivité du pays auprès des entreprises étrangères.

Cet élan de reconquête industrielle revient surtout à Joe Biden, l’ancien président démocrate. Le grand plan de soutien industriel qu’il a instauré en 2022, l’Inflation Reduction Act, qui offre des réductions fiscales très avantageuses aux entreprises et a contribué à réduire le coût de l’énergie aux États-Unis. Ces deux atouts expliquent en grande partie le regain des investissements étrangers en faveur du pays.

Economie-Investissements étrangers : l’Europe recule face aux États-Unis

Economie-Investissements étrangers : l’Europe recule face aux États-Unis

En Europe, le nombre d’investissements étrangers y a reculé l’an dernier de 5 %, selon le baromètre EY publié jeudi 15 mai. La chute est particulièrement marquée dans les secteurs de la chimie et de l’automobile, deux piliers historiques de l’industrie européenne.

Surtout, l’Europe ne parvient plus à séduire les investisseurs américains. En 2024, seulement 942 entreprises américaines ont choisi d’investir en Europe, soit « le niveau le plus bas observé depuis dix ans » par le cabinet EY. Ce désengagement des entreprises américaines d’Europe se traduit invariablement sur l’emploi. Alors que les entreprises américaines avaient généré 113 000 emplois en 2021 en Europe, elles en ont créé seulement 58 000 l’an dernier.

Cette régression s’inscrit dans le temps. Les investissements étrangers en Europe diminuent chaque année, avec une baisse de 11 % en 2023 et de 24 % en 2022. Ce recul reflète à la fois la méfiance croissante des entreprises américaines à l’égard du « Vieux Continent » et l’attrait renforcé pour leur propre économie.

Face à l’affaiblissement de l’Europe, les États-Unis s’imposent comme les grands gagnants de l’attractivité. En 2024, les investissements étrangers y ont bondi de 20 %, signe évident d’un regain d’attractivité du pays auprès des entreprises étrangères.

Cet élan de reconquête industrielle revient surtout à Joe Biden, l’ancien président démocrate. Le grand plan de soutien industriel qu’il a instauré en 2022, l’Inflation Reduction Act, qui offre des réductions fiscales très avantageuses aux entreprises et a contribué à réduire le coût de l’énergie aux États-Unis. Ces deux atouts expliquent en grande partie le regain des investissements étrangers en faveur du pays.

Rugby-Toulouse-Racing 92 : Grosse performance des parisiens face à Toulouse

Rugby-Toulouse-Racing 92 : Grosse performance des parisiens face à Toulouse

Le Racing 92 (35-37)contre Toulouse réalise une très grosse performance à Toulouse dans le cadre de la 24e journée de Top 14. . En gagnant 35-37 à Toulouse ce samedi, les Franciliens passent à la 10e position (51 points) et se rapprochent du Top 6, où la sixième place est occupée par les Clermontois (53 points).

Foot- féminin -Arkema- Lyon encore champion de France face au PSG

Foot- féminin -Arkema- Lyon encore champion de France face au PSG

18e titre pour L’Olympique Lyonnais qui a battu le PSG (3-0) grâce à trois buts de Dumornay (45+2e), Diani (80e) et Renard (80+4e), comme un symbole.

Investissements étrangers : l’Europe recule face aux États-Unis

Investissements étrangers : l’Europe recule face aux États-Unis

En Europe, le nombre d’investissements étrangers y a reculé l’an dernier de 5 %, selon le baromètre EY publié jeudi 15 mai. La chute est particulièrement marquée dans les secteurs de la chimie et de l’automobile, deux piliers historiques de l’industrie européenne.

Surtout, l’Europe ne parvient plus à séduire les investisseurs américains. En 2024, seulement 942 entreprises américaines ont choisi d’investir en Europe, soit « le niveau le plus bas observé depuis dix ans » par le cabinet EY. Ce désengagement des entreprises américaines d’Europe se traduit invariablement sur l’emploi. Alors que les entreprises américaines avaient généré 113 000 emplois en 2021 en Europe, elles en ont créé seulement 58 000 l’an dernier.

Cette régression s’inscrit dans le temps. Les investissements étrangers en Europe diminuent chaque année, avec une baisse de 11 % en 2023 et de 24 % en 2022. Ce recul reflète à la fois la méfiance croissante des entreprises américaines à l’égard du « Vieux Continent » et l’attrait renforcé pour leur propre économie.

Face à l’affaiblissement de l’Europe, les États-Unis s’imposent comme les grands gagnants de l’attractivité. En 2024, les investissements étrangers y ont bondi de 20 %, signe évident d’un regain d’attractivité du pays auprès des entreprises étrangères.

Cet élan de reconquête industrielle revient surtout à Joe Biden, l’ancien président démocrate. Le grand plan de soutien industriel qu’il a instauré en 2022, l’Inflation Reduction Act, qui offre des réductions fiscales très avantageuses aux entreprises et a contribué à réduire le coût de l’énergie aux États-Unis. Ces deux atouts expliquent en grande partie le regain des investissements étrangers en faveur du pays.

Foot ligue 1: Lyon malgré sa domination perd face à Lens

Foot ligue 1: Lyon malgré sa domination perd face à Lens

Contre le cours du jeu et sous la pluie, Lyon battu face au RC Lens (1-2). Au classement, l’OL fait la très mauvaise opération et glisse à la 7e place. Dominateurs dans les occasions sur l’entièreté de la rencontre, les Lyonnais pourront avoir des regrets avec cette courte mais terrible défaite contre Lens. Assommé par la frappe d’une autre dimension d’Anass Zaroury en toute fin de match, l’OL dit peut-être adieu à la Ligue des champions, tandis que le RC Lens corrige le tir après la débâcle contre Auxerre (0-4), lors de la dernière journée.

L’Europe face aux géants de la tech

L’Europe face aux géants de la tech

En infligeant des sanctions financières contre Apple et Meta, accusés d’avoir enfreint le règlement sur les marchés numériques, la Commission européenne rappelle la nécessité d’encadrer les acteurs majeurs de l’Internet afin de limiter leur puissance, de plus en plus problématique.( papier du Monde)

Négociations sur les droits de douane ou pas, la législation européenne sur les géants du numérique continue de s’appliquer. Le message que vient d’adresser la Commission européenne à Donald Trump est clair. L’exécutif bruxellois a annoncé, mercredi 23 avril, des sanctions financières contre Apple et Meta (Facebook, Instagram). Les deux groupes sont accusés d’avoir enfreint le nouveau règlement sur les marchés numériques, le Digital Market Act (DMA), adopté en 2022. Celui-ci vise notamment à faciliter la concurrence des petites entreprises face aux grands groupes de technologie.

La Commission européenne reproche à Apple d’empêcher les développeurs d’applications d’informer les utilisateurs sur des moyens alternatifs et moins coûteux d’acheter des produits numériques en dehors de l’App Store, le magasin d’applications du fabricant de l’iPhone. Meta, lui, est sanctionné pour avoir mis en place un système litigieux de consentement au partage de données personnelles à des fins de profilage publicitaire. La Commission européenne inflige ainsi ses premières amendes dans le cadre du DMA, d’un montant de 500 millions d’euros pour Apple et de 200 millions d’euros pour Meta.

Cette décision prend un relief particulier en pleines négociations sur les droits de douane que les Etats-Unis menacent d’appliquer sur les exportations européennes. Donald Trump les conçoit comme des mesures de rétorsion aux barrières tarifaires européennes, mais aussi à tous les dispositifs qui renchérissent le coût des exportations américaines, comme la taxe sur la valeur ajoutée (TVA), les normes, mais aussi les législations sur le numérique, qualifiées par M. Trump d’« extorsion ».

Le rapport de force transatlantique ne fait que débuter. Il est évidemment hors de question pour l’Union européenne (UE) de se ranger aux arguments de l’administration américaine en se laissant dicter sa législation en fonction des intérêts commerciaux des Etats-Unis. Le DMA et le règlement sur les services numériques (DSA), qui vise à lutter contre les dérives (haine, désinformation, contrefaçons) des contenus en ligne diffusés par les géants de l’Internet, ne sont pas des outils de protectionnisme commercial, mais des instruments de régulation.

Ils visent à protéger les droits et les libertés des citoyens européens et à faire respecter la libre concurrence. Celle-ci est constamment bafouée, dans un secteur où une poignée d’acteurs sont en situation de quasi-monopole, et profitent de chaque avancée technologique pour étendre leur pouvoir de marché.

La meilleure preuve qu’il est indispensable de réguler l’activité des géants de l’Internet est qu’ils sont également poursuivis aux Etats-Unis par la justice antitrust. Deux procès sont en cours concernant Meta et Google, accusés d’avoir développé des stratégies anticoncurrentielles. Encadrer les géants de l’Internet n’est donc en rien une lubie des Européens pour protéger un marché qui leur échappe, mais une nécessité afin de limiter une puissance de plus en plus problématique.

L’UE doit rester ferme dans sa volonté en dépit des menaces commerciales brandies par Donald Trump. En infligeant des amendes modérées compte tenu des sanctions encourues, la Commission a choisi une approche proportionnée, tout en montrant qu’elle a les moyens d’imposer ses règles sur un marché dont ces entreprises peuvent difficilement se passer. Face à l’imprévisibilité de Donald Trump et à ses changements de pied intempestifs, la cohérence reste la meilleure réponse.

Foot–ligue des champions : le PSG de justesse face à Aston Villa

Foot–ligue des champions : le PSG de justesse face à Aston Villa


Le Paris Saint-Germain a bien failli être victime du syndrome habituel de favori typiquement français mais s’est qualifié de justesse mardi pour les demi-finales de la Ligue des champions malgré sa défaite à Birmingham face à Aston Villa (2-3) en quart de finale retour, six jours après son succès à domicile lors du match aller face à l’équipe anglaise (3-1).

En demi-finales, le club parisien affrontera Arsenal ou le Real Madrid, opposés mercredi en Espagne. Les Gunners d’Arsenal se sont imposés 3-0 au match aller à Londres.

Les Parisiens pensaient mardi avoir éteint le suspense et les espoirs anglais en menant 2-0 après 27 minutes. Achraf Hakimi a ouvert la marque en sanctionnant une erreur du gardien adverse Emiliano Martinez (11e) puis Nuno Mendes a conclu, avec l’aide du poteau, une belle contre-attaque (27e).

Mais Aston Villa, animé par de meilleures intentions qu’à l’aller (16 tirs contre 14 pour Paris) et poussé par un Villa Park survolté, a renversé le cours de la rencontre.

Y
(Rédigé par Vincent Daheron, édité par Jean Terzian)

« Face à Trump ? Agir plutôt que subir ! « 

« Face à Trump ? Agir plutôt que subir !  »

Un séisme économique mondial a secoué l’ordre établi lorsque Donald Trump a annoncé l’instauration de droits de douane généralisés sur les produits étrangers, y compris européens. Cette décision a déclenché une série de réactions au sein de l’Union européenne. Les stratégies de la Commission européenne semblent hésitantes face à la fermeté de Trump. Par Jean-Marc Germain, député européen dans La Tribune (*).

Mercredi dernier, dans un véritable séisme pour l’ordre économique planétaire, Donald Trump a déclaré imposer des droits de douane généralisés, de 20 % sur tous les produits européens, 34 % sur les produits chinois, 24 % sur les Japonais, 26 % sur les Indiens, et plus généralement 10 % sur tous les pays du monde.

Il a justifié son action en affirmant que les droits imposés à l’Amérique seraient injustement élevés et nettement supérieurs à ceux pratiqués par les Américains eux-mêmes, en se fondant sur des calculs au mieux fumeux, au pire très inquiétants.

Pour l’Europe, il considère comme une sorte de barrière douanière le fait même de demander que les produits respectent des normes sanitaires, comme par exemple, que le chlore ne soit pas utilisé pour nettoyer des poulets. Il pousse le bouchon jusqu’à considérer que les lois européennes qui protègent les citoyens des abus des géants du numérique américain sont, elles aussi, des taxes imposées à l’Amérique. Et, dans un argument qui outrepasse toutes les normes de la mauvaise foi, il explique que la TVA serait une taxe à l’importation, alors même qu’elle s’applique à tous les produits, européens comme américains, et qu’elle ne désavantage en rien ces derniers.

Face aux premières mesures sur l’acier et l’aluminium annoncées par Trump, la Commission européenne avait prévu une réponse à ces 26 milliards de taxes en deux temps, avec un premier paquet de 8 milliards de dollars sur quelques produits symboliques, comme les Harley-Davidson, suivi d’une deuxième vague prévue le 13 avril, une fois les États membres consultés sur les produits concernés.

À la suite des nouvelles annonces faites par Trump le mercredi 2 avril, la Commission a décidé de temporiser en repoussant au 13 mai ses contre-mesures. Mais dans une soudaine tentative un peu pathétique de stopper la surenchère, celle-ci a finalement proposé aux Américains la suppression totale des droits de douane sur les produits industriels. Cette proposition a été immédiatement et sèchement refusée. Un camouflet.

Pourquoi cette approche timide, hésitante ? Parce que l’espoir derrière les portes à Bruxelles et à Strasbourg est que Trump « revienne à la raison », et au plus vite. Ceci relève d’une faute d’analyse, selon laquelle Trump serait prêt à abandonner son projet, et souhaiterait avant tout négocier.

La première obsession de Trump est le déficit commercial en biens, et ce depuis les premières publicités politiques qu’il a publiées dans les journaux américains pendant les années 80. Il est persuadé que ce déficit affaiblit la position hégémonique des États-Unis. Après avoir prévenu les Américains qu’il faudrait se préparer à « de la douleur », il a annoncé qu’il ne reviendrait sur les droits de douane qu’une fois le déficit commercial américain entièrement neutralisé – c’est-à-dire jamais.

Ainsi la Commission se trompe : quelques concessions accordées au président américain dans un geste de bonne volonté ne le feront aucunement changer d’avis. Comment imaginer qu’il s’agit ici d’une démarche de négociation, alors que Trump, fan autoproclamé des barrières tarifaires, adulateur de celui qu’il appelle le « Tariff King » William McKinley, a frappé de 10 % même les pays qui présentaient un déficit commercial avec les États-Unis ?

Le seul revirement possible viendrait d’une hypothétique déroute du parti républicain aux élections de mi-mandat de fin 2026. Ou d’une reprise en main du Congrès par l’aile modérée du parti républicain. Aucun de ces scénarios n’est probable, tant le courant « MAGA » de Trump domine dans ce parti, et tant les tarifs ne sont plus un tabou chez la classe politique américaine.

Surtout, si les tentatives de négociation de la Commission sont vaines, c’est que le projet de Trump est beaucoup plus qu’une simple volonté de rééquilibrer le commerce international. C’est un projet de reconquête économique et industrielle – un projet de grand rapatriement de la production de tous les biens consommés sur le sol américain.

Ce nouveau projet, révélé mercredi dernier pour la première fois sous la formule de « Economic Independence Day », est une ambition pour l’Amérique qui, après avoir profité abondamment de la mondialisation, se replierait désormais sur elle-même tout en conservant son ascendance hégémonique sur le monde.

Il suffit, pour s’en convaincre, d’écouter son discours prononcé à Davos quelques jours après son investiture :

« Mon message à toutes les entreprises du monde est simple : venez fabriquer votre produit en Amérique. (…) Mais si vous ne fabriquez pas votre produit en Amérique, ce qui est votre droit, alors, très simplement, vous devrez payer des droits de douane – de différents montants, mais des droits de douane – qui feront affluer des centaines de milliards de dollars et même des milliers de milliards de dollars de recettes. »
Derrière ce grand rapatriement, se cache aussi un grand remplacement – celui de l’impôt sur le revenu par les droits de douane. Trump a pour ambition de faire payer l’État fédéral américain non pas par les Américains eux-mêmes, mais par ceux qui voudraient commercer avec les États-Unis. Cela lui permettrait entre-temps de rompre avec les fondements mêmes de l’État-providence, où chacun contribue en fonction de ses moyens, pour instaurer un prélèvement qui pèserait au contraire bien plus sur les plus modestes que sur les plus riches.

Trump veut faire advenir aux États-Unis le monde rêvé des milliardaires, pour que ces derniers puissent s’approprier sans limite les ressources du monde, exploiter sans fin le fruit des efforts des travailleurs, et s’accaparer le pouvoir politique, avec 13 ministres de l’administration ayant un patrimoine dépassant le milliard de dollars. L’histoire retiendra sans doute ce 2 avril 2025 comme le début d’une ère nouvelle, celle d’une démondialisation imposée par le président américain.

Dans ce contexte, quelle doit donc être la réaction de l’UE ?
D’abord, ajuster nos droits de douane à 20 % le plus tôt possible sur tous les produits américains – ni plus, ni moins, ni faiblesse, ni surenchère. Rien ne sert de tenter de faire revenir Trump sur sa décision : elle est irrévocable. Rechercher un compromis serait aussi inefficace qu’inacceptable. Refusons de chercher des compensations pour rééquilibrer un déficit commercial qui, en réalité, n’est pas déséquilibré – car les États-Unis sont immensément excédentaires en matière de services. Refusons de réviser à la baisse nos réglementations : ce serait nous plier à Trump et à ses stratèges, héritiers de la funeste école de Chicago, qui essayent de forcer l’Europe à renoncer à son modèle social pour opter pour un libéralisme débridé : un marché sans règles, et des revenus sans contribution aucune au bien commun national.

Ensuite, nous devons prendre acte que le doux commerce n’existe pas. Cette théorie, avancée par Montesquieu et ensuite développée par les économistes libéraux tels que Bentham et Smith, affirme que les échanges commerciaux entre pays, en créant des liens d’interdépendance, favoriseraient les bonnes relations et empêcheraient les guerres. Cette promesse est illusoire. Au début, chacun y gagne, mais s’il advient qu’à l’initiative d’un des partenaires commerciaux, les règles qui régissent le commerce international sont bafouées, alors vient la fragilité.

Les économies sont devenues tellement imbriquées que l’un des partenaires peut faire beaucoup de mal aux autres. Dans une situation de rivalité géostratégique, une telle dépendance peut même se révéler fatale, si elle mène à une incapacité de produire des biens essentiels, comme les médicaments, de maîtriser les technologies fondamentales, ou d’assurer l’autonomie de sa défense.

Plutôt que de subir cette situation, organisons notre riposte. Ne persistons pas dans une fuite en avant en essayant de signer des accords tous azimuts avec d’autres pays et ensembles commerciaux, comme on l’entend actuellement dans les couloirs de la Commission et du Parlement. Au contraire, bâtissons la souveraineté industrielle européenne en adoptant sans délai un puissant Buy European Act, permettant à tous les acheteurs publics, mairies, collectivités, régions, États et entreprises, d’imposer comme critère d’achat la fabrication à 100 % sur le sol européen, tenant compte de la chaîne de valeur dans sa totalité. Permettons les subventions publiques puissantes à nos entreprises stratégiques, dans l’esprit, mais en beaucoup plus large, du texte que prépare actuellement la vice-présidente de la Commission européenne Teresa Ribera avec son projet de Clean Industrial Act dédié à la transition bas carbone et au développement des énergies propres et renouvelables.

Il faudra aussi se doter de moyens financiers à la hauteur, par un changement d’échelle du budget européen appuyé sur de nouvelles ressources propres : taxe sur les transactions financières, récupération des ressources fiscales évaporées dans les paradis fiscaux, impôt sur la fortune des milliardaires, et pénalités imposées sans faiblir aux oligarques du numérique qui bafouent les règles de liberté et d’indépendance des médias, en infraction avec le Digital Services Act.

Face à la démondialisation imposée par Trump, il faut agir, plutôt que de subir. Comme nous l’avons proposé avec Raphaël Glucksmann lors des élections européennes, saisissons ce moment pour faire de l’Europe autant un grand continent de producteurs qu’un grand continent de consommateurs, avec pour moyens la construction de notre souveraineté industrielle européenne et de notre indépendance énergétique, et pour objectif la défense de notre modèle social, notre ambition écologique, et notre prospérité européenne.

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(*) Jean-Marc Germain est député européen, membre de la commission du Commerce international et chef de file des députés du groupe S&D pour les questions budgétaires. Il est rapporteur permanent sur les aides à l’Ukraine, sur les budgets pour le fonds de soutien aux industries européennes de défense et sur les sanctions financières liées au non-respect de l’État de droit. Il est aussi membre de la commission des transports.

Économiste, membre du bureau national du PS, vice-président du groupe socialiste au conseil régional d’Île-de-France, il fut directeur adjoint du cabinet de Martine Aubry, alors ministre de l’Emploi et de la Solidarité, et, entre 2001 et 2002, conseiller du Premier ministre, Lionel Jospin.

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