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« Gilets jaunes »: le gouvernement pour l’évaluation quand ça l’arrange

« Gilets jaunes »: le gouvernement pour l’évaluation quand ça l’arrange

 

Pour deux mesures symboliques au cœur de la colère des gilets jaunes le gouvernement argumente en proposant l’évaluation aussi bien pour l’impôt sur la fortune que pour la limitation de vitesse à 80 km. Pourquoi pas,  la méthodologie semble bonne mais elle est valable pour l’ensemble de la politique. Par exemple pour les 40 milliards accordés cette année au titre du crédit impôt compétitivité emploi dont personne n’est incapacité de dire qu’elle a été exactement son influence précisément sur la compétitivité et sur l’emploi. Même le conseil d’analyse économique aujourd’hui commence à douter de l’efficacité d’une mesure générale qui ne tient pas compte des spécificités des branches et des entreprises, ni du caractère de concurrence internationale de l’activité (la Poste en a bénéficié !).Lors d’un échange marathon de plus de 6h30 mardi avec quelque 650 maires normands dans l’Eure, Emmanuel Macron a semblé ouvrir la voie, sous conditions, à de possibles aménagements à la limitation de la vitesse à 80 km/h sur les routes secondaires. Défendue par le Premier ministre Edouard Philippe, cette mesure fortement contestée, parfois même par des membres du gouvernement dont l’ex-ministre de l’Intérieur Gérard Collomb, est entrée en vigueur le 1er juillet 2018 et doit faire l’objet d’un premier bilan en 2020. “Il y a des propositions qui ont été faites par le gouvernement, il y a une bronca, est-ce qu’il faut tout arrêter ? Franchement non”, a dit Emmanuel Macron. “Est-ce qu’on peut faire quelque chose qui soit mieux accepté et plus intelligent? Sans doute oui». SUR la question de l’ISF et de sa transformation contestée en impôt sur la fortune immobilière (IFI) – promesse de campagne d’Emmanuel Macron -, le chef de l’Etat a dit “qu’il y avait une bonne règle démocratique, c’était : quand on a été élu sur un programme appliquer le programme sur lequel on a été élu”.

“Ça me semble être de bonne hygiène démocratique”, a dit Benjamin Griveaux, rappelant que la loi de Finances votée en décembre 2017 “comprend un élément d’évaluation réalisée par des parlementaires de tous bords et des experts”. Ce comité doit remettre un premier rapport d’évaluation à l’automne. A la question de savoir si l’exécutif pourrait rétablir l’ISF si une majorité de Français le réclamaient, Benjamin Griveaux a refusé “de présager à la mi-janvier des résultats du grand débat national” qui seront rendus avant la fin mars.“Attendons les résultats de ces débats, je suis certain que la question sera abordée (…) mais il est important de rappeler qu’il y a une légitimité dans ce pays qui est liée à la démocratie représentative, qu’il y a eu des élections, que rien n’a été caché dans le projet politique du président”, a-t-il dit. “Qu’il faille enrichir la démocratie représentative par ce travail de débat, de co-construction, pendant l’exercice d’un quinquennat (….) bien sûr mais ça ne peut pas être détricoté en permanence ce que vous avez fait moins de 12 mois avant sans même avoir pu l’évaluer”. Encore une fois le concept  d’évaluation à la fois scientifique et démocratique ne saurait concerner seulement deux mesures mais l’ensemble d’une politique qui jusque-là n’a pas démontré son efficacité ni sur le plan de la croissance, ni sur le plan de l’emploi, ni sur le plan le plan du le rétablissement des équilibres financiers.

« Traverser la rue pour trouver du travail »: le slogan de Macron qui revient en boomerang

« Traverser la rue pour trouver du travail »: le slogan de Macron qui revient en boomerang

Interpellé lors du lancement du Grand débat Macron a pourtant confirmé sa phrase idiote «  traverser la rue trouver du travail. » Mais d’une certaine manière il s’enfonce encore un peu plus dans la caricature et le mépris. « Moi, là où j’habite, en traversant la rue, je peux vous dire on en trouve », du travail, a-t-il rétorqué sans se démonter, en allusion au quartier huppé autour de l’Elysée. « Parfois on fait des caricatures, en pensant que ce qu’on dit un moment à quelqu’un, de bonne foi, ce serait un message vers tous les Français, a-t-il regretté. « On est au temps du numérique, de l’info en continu, je suis comme ça je ne changerai pas », a-t-il tranché. Une dernière phrase Qui traduit bien la posture monarchique de Macron qui n’a pas l’intention de changer même quand il tutoie l’insulte alors qu’il demande aux pauvres d’évoluer. En fait de la part du chef de l’État toujours la même ignorance, la même condescendance. Surtout si on y ajoute cette nouvelle agression verbale contre la pauvreté des gens « qui déconnent » ! En effet, e chef de l’Etat a donc déclenché une nouvelle salve de critiques des oppositions mardi après avoir déclaré, peu avant le lancement du grand débat: « Les gens en situation de difficulté, on va davantage les responsabiliser car il y en a qui font bien et il y en a qui déconnent ».

Deux ministres, seconds couteaux, pour animer le débat

Deux ministres, seconds couteaux, pour animer le débat

 

Le gouvernement avait promis initialement de désigner une personne et un organisme indépendants pour animer le débat national. Finalement après le refus de la présidente de la commission nationale du débat public, le gouvernement choisit la bonne vieille méthode de l’encadrement politique. En plus par deux ministres qui sont des seconds couteaux du gouvernement. En outre pas spécialement représentatifs de cette France profonde qui a exprimé sa colère ou qui la soutient. En effet,  l’une, secrétaire d’État auprès du ministre de la transition écologique, est une énarque, quant à l’autre Sébastien Lecornu, le ministre chargé des Collectivités territoriales, c’est l’archétype de l’oligarque qui n’a pratiquement jamais travaillé que dans la politique. Peut-être quand même conscient de la dérive de l’animation du débat, le gouvernement a décidé de compléter ces deux ministres avec trois personnalités qui seront désignées respectivement par le Sénat, par l’assemblée nationale et par le conseil économique et social environnemental. Le problème c’est qu’on se demande bien avec quels moyens ces cinq personnalités vont pouvoir travailler. Certes on souhaite que le débat soit décentralisé le plus possible notamment au niveau des mairies. Reste qu’il faudra bien synthétiser et dégager des priorités avec l’appui d’une logistique. Or en l’état de l’organisation, cette logistique pourrait être le contrôle du préfet. En clair,  le pouvoir souhaite gagner du temps avec un débat dont les Français n’attendent pas grand-chose mais en plus il entend l’encadrer non seulement sur la définition des thèmes mais aussi sur les suites à donner à cette consultation.

 

Lettre de Macron : une lettre nulle pour les nuls

Lettre de Macron : une lettre nulle   pour les nuls

 

Il faudra sans doute plusieurs jours « aux experts »  des grands médias pour analyser un texte complètement réducteur qui par ailleurs rend bien compte du niveau de formation des énarques. La problématique aussi bien socio-économique que démocratique est des plus simplistes voire même caricaturale. Bref une sorte de lettre nulle  pour les nuls. Ne parlons pas évidemment des conditions d’organisation de ce débat qui sont scandaleuses puisqu’aucun cadre sérieux n’est prévu. Chacun pouvant prendre l’initiative d’organiser la discussion. On se demande sur quelle problématique, sur quelle introduction et avec quelle capacité de synthèse. Bref on renvoie la responsabilité surtout aux maires de base qui pour la plupart ne sont pas formées à ce type d’exercice et plus compétents pour décider du curage des fossés, de l’édification d’équipements inutiles et de  l’embauche de fonctionnaires dans des structures de plus en plus incontrôlable. Pourtant les maires sont les élus qui seraient les plus appréciés mais dans une marée de telle incompétence politique générale la performance n’a guère de signification. Évidemment on aurait souhaité une lettre déjà beaucoup plus courte se limitant aux attentes. Une lettre qui aurait pu être complétée dans des annexes avec une problématisation un peu pertinente sur chaque thème. Au lieu d’un -bla-bla général qu’on peut entendre dans tous les bistrots et autres grands médias. Cette lettre démontre à l’évidence le niveau politique général du pays y compris au niveau le plus élevé. Bref on reste dans le verbiage approximatif non quantifié et qualitativement très médiocre. De quoi peut-être satisfaire les fidèles de bistrot après trois tournées d’apéritif mais sûrement pas des citoyens plus sobres et plus lucides du XXIe siècle.

 

Grand débat : une procédure anarchique pour légitimer le centralisme

Grand débat : une procédure anarchique pour légitimer le centralisme

 

La plupart des régimes à caractère centraliste voir dictatorial s’appuient  sur un dialogue direct avec les citoyens en passant par dessus tous les outils de médiation que peuvent être un parlement, des syndicats, des associations voire des médias et des organisations politiques. Ce n’est pas exactement se qui se pratiquait à Athènes au 6ème siècle avant JC  ou ce que préconisait Jean-Jacques Rousseau ou Hannah Arendt. Dans certains démocratie, le référendum peut être utile mais on ne sait on ne saurait gérer la démocratie uniquement à coups de démocratie directe dans nos sociétés complexes  sauf à souscrire aux thèses à anarcho-libertaire qui conduise au chaos. Ce qui risque de se passer avec ce grand débat totalement improvisé sans véritable cadre, sans préparation, sans véritable discussion t et sans synthèse partagée. Finalement ce grand foutoir va donner une légitimité supplémentaire au pouvoir pour choisir ce qu’il souhaite mettre en œuvre.  Edouard Philippe a vainement tenté de clarifier les conditions du grand débat, Macron de son coté doit adresser uen lettre aux Français. Première observation, il serait temps car à l’origine il avait été convenu que cette consultation se déroulerait sur deux mois. Or dans les fait, s il ne restera qu’un mois et demi. Soit seulement quelques semaines pour traiter quatre thèmes majeurs dont chacun mériterait déjà six mois de discussions sérieuses. Le gouvernement a fixé quatre thèmes : « Mieux accompagner les Français pour se loger, se déplacer, se chauffer », « rendre notre fiscalité plus juste, plus efficace, plus compétitive », « faire évoluer la pratique de la démocratie » et « rendre l’Etat et les services publics plus proches des Français et plus efficaces ». Une formulation relativement approximative qui démontre déjà que cette initiative a été construite un peu à la va-vite Pour résumer le débat doit reposer sur des réunions d’initiative locale, et sur une plate-forme Internet. Les propositions seront examinées par des conférences citoyennes régionales d’une centaine de Français tirés au sort et transmises au niveau national. En clair on voit mal comment pourrait se dérouler un débat qui suppose d’abord une introduction un peu pertinente si on veut éviter la discussion de bistrot. Ensuite une confrontation des idées, un échange qui permet à chacun d’évoluer vers une synthèse. Cela suppose donc des animateurs et des rapporteurs. Au lieu de cela, comme cela a d’ailleurs déjà été engagé,  on va simplement assister à l’addition plus ou moins contradictoire et fantaisiste de propositions. Aucun débat digne de ce nom ne peut s’organiser dans ces conditions. Et autant reconnaître dès maintenant que dans ces circonstances le grand débat va ressembler un grand bordel. L’opération commence déjà très mal puisque Chantal Jouanno a démissionné  du pilotage du grand débat national en raison des polémiques à propos de son salaire. Par contre Chantal Jouanno a décidé de se maintenir à la présidence de la commission nationale du débat public (CNDP). Une décision curieuse dans la mesure où le grand débat constitue le cœur du métier de la commission nationale du débat public ! Pour être cohérente Chantal Jouanno aurait dû démissionner aussi de la commission nationale de débat public. La vérité, c’est que le gouvernement et la commission nationale n’était pas d’accord sur les conditions d’organisation du débat. En effet on ne semble pas s’être accordé sur le champ du débat et sur ses modalités. La commission nationale de débat public elle-même semble pédaler dans la semoule en proposant que n’importe qui puisse organiser une discussion sous réserve de la déclarer huit jours avant. Un peu court comme mode d’organisation. Cela d’autant plus que du côté du gouvernement  on tient absolument à restreindre le champ des discussions aussi leur objet et leur traduction politique. La vérité c’est que les pouvoirs publics souhaitent réduire le plus possible l’espace de débat alors que la commission nationale de débat public souhaitait  qui n’y ait  aucun tabou sur aucun sujet. D’autres organismes auraient pu prendre en charge ce débat comme le conseil économique social et environnemental d’autant qu’il existe des comités économiques et sociaux régionaux. Le dialogue direct que veut le pouvoir avec les citoyens est une illusion qui ne peut conduire qu’à une anarchie légitimant un pouvoir encore plus vertical.

Pour une boycott de l’Etat voyou du Japon

Pour une boycott de l’Etat voyou du Japon

 

Le Japon vit actuellement un repli nationaliste inquiétant avec y compris une réinterprétation du passé et des rêves de puissance perdue. Pour preuve le scandale de l’affaire Carlos Ghosn. . Encore une fois Carlos Ghosn comme beaucoup de patrons a sans doute confondu par excès son portefeuille avec la trésorerie de l’entreprise ; il a sans doute aussi sollicité le plus qu’il pouvait l’optimisation fiscale. Pour autant son maintien en détention au Japon et cette accumulation d’accusations qui le justifient constitue un scandale sur le plan du droit. Certains tentent de justifier cette situation par l’État de droit et la rigueur du Japon en cette manière. Malheureusement le Japon set comme beaucoup d’autres nations, il sait utiliser à son profit ce droit. À cet égard on ne peut que s’étonner qu’aucune sanction ne soit été prise à l’égard des responsables de la catastrophe de Fukushima. En clair le Japon s’assoit sur les règles du droit international. Même chose concernant le carnage des baleines. Le Japon vient de dénoncer l’accord international qui protège cette espèce. Dans la réalité le Japon n’avait jamais cessé les tueries en les justifiant par des motifs de recherche ! Dernier scandale en date celui qui a permis au Japon obtenir les JO de 2020 grâces à des pots-de-vin… Le président du comité olympique japonais, Tsunekazu Takeda, a en effet été mis en examen en décembre à Paris pour «corruption active» dans l’enquête française sur l’attribution des JO de Tokyo-2020, a-t-on appris vendredi de source judiciaire, confirmant une information du quotidien Le Monde. M. Takeda, 71 ans, a été mis en examen le 10 décembre par les juges d’instruction parisiens qui tentent depuis trois ans de faire la lumière sur le versement suspect de près de deux millions d’euros réalisé en 2013 pendant la campagne de candidature japonaise victorieuse, au détriment de Madrid et Istanbul. Pour bien comprendre l’affaire Nissan, il faut intégrer le fait que le maintien en prison de Carlos Ghosn prive le conseil d’administration de l’entreprise d’un administrateur et renforce ainsi le pouvoir de la mouvance qui veut japoniser l’entreprise. Renault de son côté demande la réunion d’une assemblée générale qui seule a la capacité de désigner le conseil d’administration et donc aussi les responsables. Nissan refuse aujourd’hui de convoquer cette assemblée générale. L’enjeu est clair, il s’agit pour le Japon de modifier le rapport de force chez Nissan qui regroupe notamment Nissan, Renault, et Mitsubishi. Bref il s’agit davantage d’une question politique que d’une question économique. Ceci étant, la prolongation de cette situation conflictuelle portera inévitablement atteinte à l’alliance et à Renault surtout dans une période où le marché se tasse et où s’opèrent des mutations technologiques importantes. Cette situation n’est donc plus tolérable et le non-respect du droit par le Japon justifie un boycott.

Grand débat national : inutile pour 70 % des Français

Grand débat national : inutile pour 70 % des Français

 

Il se confirme bien chez les Français que le grand débat risque de constituer un grand bazar superflu dont il n’y a pas grand-chose à attendre. Ce que pense en tout cas, 70 % d’entre eux pensent qu’elle ne sera pas utile pour le pays, selon un sondage Odoxa-Dentsu Consulting pour Le Figaro et France Info. Pire les Français sont 80 % à considérer que cette consultation ne permettra pas d’aborder tous les préjugés. On reproche aussi le fait que cet exercice démocratique ne soit pas mené de façon indépendante contrairement à ce qu’a affirmé le président de la république. Enfin il y a sans doute au-delà du fond la forme particulièrement de cette consultation dont on ne sait toujours pas quelle sera l’organisation et la coordination. Jusqu’à présent on prévoit des initiatives décentralisées dans les mairies et une plate-forme informatique. Mais on perçoit mal les conditions d’un véritable débat durée avec des synthèses partagées. On risque d’aboutir en fait à des dépôts de sorte de cahier de doléances plus ou moins contradictoires et fantaisistes est finalement arbitrés au final par le gouvernement qui d’ailleurs a déjà prévu qu’il n’entend pas changer de cap, ni même remettre en cause ce qui a été décidé depuis le début du mandat présidentiel. On peut légitimement se demander si ce grand débat n’est ne constitue pas une sorte de moyen de gouvernement de gagner du temps afin d’affaiblir le soutien aux gilets jaunes. Un affaiblissement certain puisqu’au départ 70 % de l’opinion manifestaient leur accord avec les gilets jaunes alors qu’aujourd’hui ce soutien tombe autour de 52 %. Un soutien significatif mais qui s’inscrit dans une évolution baissière du fait notamment de certaines dérives et de certaines violences extrémistes, aussi sans doute des contradictions internes des différentes tendances de gilets jaunes.

Peu optimistes sur l’initiative lancée par Emmanuel Macron pour apaiser à la colère des «gilets jaunes», 80 % des Français pensent qu’elle «ne permettra pas d’appréhender tous les sujets». Le débat doit en effet s’articuler autour de quatre grands thèmes: la transition écologique, la fiscalité, l’organisation de l’État et des collectivités publiques et le débat démocratique. 32 % des Français envisagent de participer au grand débat national mais on se demande bien encore comment.

« Gilets jaunes »: 52% des Français encore pour la poursuite

« Gilets jaunes »: 52% des Français encore  pour la poursuite

 

 

Inévitablement, le soutien de l’opinion publique aux gilets jaunes se tasse. D’après un sondage Odoxa 52 % souhaitent que mouvement se poursuive contre 55% la semaine dernière et 66% fin novembre, L’affaiblissement du soutien s’explique par un phénomène d’usure classique dans tous les mouvements sociaux, aussi par le rejet des violences de certains extrémistes.  “Tous les protagonistes du conflit sont jugés responsables des violences commises à l’occasion des manifestations : le gouvernement (70%), mais aussi l’opposition (65%) et même, pour la première fois, les ‘Gilets jaunes’ (63%) eux-mêmes qui en étaient largement exonérés jusque-là”, ajoute Odoxa. Vingt-neuf pour cent des sondés seulement estiment “que l’on peut comprendre” les violences et dégradations commises à l’occasion des manifestations des “Gilets jaunes”, une proportion qui monte à 62% chez les sympathisants de La France insoumise et 46% chez les sympathisants du Rassemblement national.

La taxe d’habitation : ça tangue pour la suppression totale !

La taxe d’habitation : ça tangue pour la suppression totale !

 

Visiblement ça tangue sérieusement dans le navire amiral du pouvoir qui par exemple un jour annonce la suppression totale de la taxe d’habitation, un autre jour entend la maintenir pour les 20 % les plus aisés et le surlendemain réaffirme la suppression totale mais en convenant que cette question pourrait être introduite dans le grand débat. Difficile évidemment de comprendre quelque chose de clair. Il s’agit évidemment d’un énième cafouillage au sein du gouvernement, aussi d’une erreur pédagogique. Comment en effet en matière de fiscalité annoncer dès maintenant des orientations définitives alors que le sujet doit être débattu dans le grand débat national. La preuve sans doute qu’on n’attend pas grand-chose de ce grand débat. Le problème c’est que Macron a lâché pour l’instant 10 milliards environ pour satisfaire certaines revendications des gilets jaunes mais que rien n’est prévu pour leur financement. D’où l’idée première du ministre de l’économie de ne pas tenir la promesse de suppression totale de la taxe d’habitation pour les 20 % les plus aisés. Le moins que l’on puisse dire c’est que les différentes déclarations  du gouvernement sont relativement contradictoires. Dimanche, Bruno Le Maire avait, en effet, assuré que Bercy pourrait revoir sa copie si une demande en ce sens venait à être formulée dans le cadre du débat national lancé par Emmanuel Macron. « Il est essentiel » que cette suppression « soit aboutie (…) mais nous pouvons très bien demander aux Français ‘est ce que vous estimez que pour les 20% les plus riches il est légitime ou non de supprimer la taxe d’habitation ?’ Si nous répondons non à chaque demande des Français, que nous ne sommes pas capables d’écouter la demande de justice, nous ne réussirons pas le grand débat, qui doit s’ouvrir dans les prochaines semaines », avait-t-il ajouté. Le lendemain, Gérald Darmanin, ministre de l’Action et des Comptes publics, s’était également montré favorable à ce que les plus aisés restent assujettis à cet impôt local. Il avait d’ailleurs rappelé chez nos confrères de RTL que « la suppression de la taxe d’habitation, c’est jusqu’à 2.500 euros de revenus si vous êtes célibataire ». « Je ne pense pas qu’on soit riche à 2.500 euros. En revanche, s’il y a des gens qui ont des gros revenus et de grosses habitations, peut-être qu’on pourrait imaginer que ce ne serait pas juste de les exclure » du paiement de la taxe d’habitation, a-t-il ajouté. « On verra ce qu’en diront les Français (…) On en tirera des conclusions au mois de mars prochain », soit à l’issue du grand débat national proposé par l’exécutif pour tenter de désamorcer la contestation des « Gilets jaunes ». 

 

Mercato politique : Thierry Mariani et Jean-Paul Garraud transférés au Rassemblement national pour un poste de député

Mercato politique : Thierry Mariani et Jean-Paul Garraud transférés au Rassemblement national pour un poste de député

C’est un peu comme pour le mercato sportif, la période des transferts est ouverte en vue des élections européennes. Dans ce cadre, Thierry Mariani et Jean-Paul Garraud vont annoncer qu’ils quittent les Républicains et se rallient au Rassemblement national (RN, ex-FN). Finalement ce n’est pas une surprise totale dans la mesure où Thierry Mariani s’était signalé ces dernières années et surtout ces derniers mois par des propositions très voisines de celles du rassemblement national. Faut-il aussi préciser que l’intéressé n’a pas été réélu comme député et que son ralliement va constituer une opportunité puisque vraisemblablement il va figurer sur la liste des candidats du rassemblement national pour les européennes. De toute manière le parti des républicains ne sera sans doute pas mécontent de se séparer d’un responsable particulièrement clivant sur les questions sociétales. Pour le  rassemblement national, il s’agit d’une prise politique relativement peu coûteuse puisque l’intéressé se rapproche de la fin de vie politique.

Grand débat national : 15 000 euros mensuels pour Chantal Jouanno

Grand débat national : 15 000 euros mensuels pour Chantal Jouanno

 

 

Une polémique vient de s’ouvrir à propos du salaire de Chantal Jouanneau qui a été notamment chargée d’animer le grand débat national ; cela sans doute en raison de sa qualité de présidente de la Commission nationale du débat public. Cela repose la question d’abord de l’utilité de ces comités ou autres commissions nationales (CNDP). Aussi de leur fonctionnement et de leur financement. Les statuts de ces différents organismes varient beaucoup. Dans certains, les principaux responsables et évidemment les collaborateurs sont rémunérés. Les présidents et vice-présidents sont souvent aussi détachés des grands corps par exemple du conseil d’État,  de la Cour des Comptes ou du conseil général de tel ou tel ministère. Dans d’autres cas, toute repose sur le bénévolat avec le soutien logistique parfois de l’administration. Il faut aussi convenir que nombre de ces organismes constitue aussi des sortes de placards pour recaser d’anciens hauts fonctionnaires voir d’anciens politiques. Pour ce qui concerne Chantal Jouanneau, elle pourrait tout aussi bien être payée par la Cour des Comptes et être détachée pour présider la commission nationale du débat public. Notons enfin que la nomination de Chantal Jouanneau comme présidente de cette commission nationale tient beaucoup à son appel à voter Macron aux présidentielles alors que c’est une ancienne collaboratrice de Sarkozy.  Dans un contexte où les «gilets jaunes» réclament davantage de pouvoir d’achat, l’ancienne ministre dit «comprendre» l’agacement. «Je pense que c’est important que les gens disent pourquoi ça les choque. S’ils veulent faire une proposition pour réviser ce salaire, ils en sont totalement libres», a-t-elle affirmé sur France Info.

 

Brexit : un report pour éviter la crise britannique

Brexit : un report pour éviter la crise britannique

 

 

 

Comme c’était prévisible la Grande-Bretagne est tellement empêtrée dans ses contradictions vis-à-vis du Brexit qu’on pourrait arrêter les pendules quant à la décision de quitter l’union. Ce serait une sorte de porte de sortie politique pour éviter la crise outre-manche. En effet la date de sortie officielle est fixée le 29 mars mais le gouvernement britannique est complètement paralysé parce qu’il ne veut ni organiser un nouveau référendum, ni voter en l’état l’accord passé avec l’union européenne pour la transition. La seule solution politique serait donc de provoquer de nouvelles élections législatives que les conservateurs ne sont d’ailleurs pas sûrs de gagner. De toute manière le contexte politique n’est pas réuni pour qu’une décision définitive intervienne le 29 mars concernant la sortie de l’union européenne par la Grande-Bretagne. Du coup de manière discrète des contacts sont pris à l’initiative surtout des Britanniques pour envisager un report de la date fatidique. Ce qui permettrait peut-être de réunir les conditions d’un contexte politique plus favorable à un accord de transition. Ce ne serait pas la première fois que la Grande-Bretagne et le gouvernement conservateur se contredisent sur cette affaire complexe du Brexit. Le quotidien britannique cite trois sources européennes qui disent avoir été approchées par des représentants de Londres chargés de « sonder le terrain » alors que le projet de Brexit négocié par la première ministre Theresa May avec Bruxelles est contesté, tant par l’opposition travailliste que par de nombreux membres de sa majorité conservatrice.

Réagissant aux informations rapportées par le Telegraph, un porte-parole du 10, Downing Street a déclaré que Theresa May a toujours affirmé que le Royaume-Uni quitterait l’Union européenne le 29 mars prochain et qu’aucun report de la mise en œuvre de l’article 50 des traités européens ne serait demandé.

 

 

Japon : pour le boycott d’un Etat voyou

Japon : pour le boycott d’un Etat voyou

 

Le repli nationaliste n’épargne pas le Japon qui fantasme toujours sur sa puissance passé et qui pour cela s’assoit sur  certaines règles internationales. Il y a d’abord cette affaire de reprise de la chasse à la baleine, une reprise officielle puisqu’en faite officieusement la pratique n’avait jamais cessé. Reste que c’est un pied de nez à la communauté internationale qui tente de préserver une bio diversité très menacée. La seconde raison qui pourrait mériter un boycott c’est la situation faite à Carlos Ghosn, l’ancien président de Nissan et de l’alliance Renault. Encore une fois on ne peut ignorer la très forte appétence du patron de Renault pour les très fortes rémunérations voir les montages un peu tordus. Mais de ce point de vue Carlos Ghosn n’a fait que ce que pratique nombre de patrons qui confondent la caisse de l’entreprise avec leurs propres portefeuilles et ou pratique le sport de l’évitement fiscal.  Pas une raison évidemment pour maintenir en prison et à l’isolement Carlos Ghosn qui malgré quelques dérives financières à redressé de manière exceptionnelle non seulement Renault mais aussi Nissan pour faire de l’alliance le premier constructeur mondial. En fait le Japon se sert de Carlos Ghosn pour négocier avec la France le poids du Japon dans l’alliance et pour rejaponiser et la marque Nissan. Certains objectent que la justice japonaise a l’habitude de montrer une telle rigueur vis-à-vis des délinquants. C’est quand même oublié que pour la scandaleuse affaire de Fukushima aucun responsable japonais n’a été inquiété ! La dérive nationaliste japonaise et d’autant moins acceptable que sa dynamique économique repose essentiellement sur la puissance de ses exportations. Quand on opère dans le champ international, il convient donc dans respecter toutes les règles. Et de ce point de vue le maintien en détention de Carlos Ghosn constitue un véritable scandale judiciaire qui avec l’affaire des baleines justifierait un boycott de cet état voyou. Le résultat de cet acharnement judiciaire risque de ce traduire par une forte déstabilisation de Renault et de l’alliance à un moment où justement la demande se tasse sérieusement sur le marché automobile.

Sondage ISF : 77% pour le rétablissement

Sondage ISF : 77% pour le rétablissement  

Encore un sparadrap qui va coller aux pattes de Macron. En effet, celui qui est considéré comme le président des riches ne parvient pas à se défaire de cette image négative. Cela d’autant plus qu’il s’accroche à la suppression de l’impôt sur la fortune  alors que les Français sont  77 % à vouloir le rétablir. Le pire c’est que même 60 % des partisans de La République en marche souhaitent le rétablissement de l’impôt de solidarité sur la fortune. (Sondage IFOP JDD). Plus des deux tiers (77%) des Français sont donc favorables au rétablissement de l’impôt de la Solidarité sur la fortune (ISF) à l’issue du « grand débat national » voulu par Emmanuel Macron, selon un sondage Ifop pour le Journal du Dimanche.  Ils sont 82% à se dire favorables à la réduction d’un tiers du nombre de parlementaires, 80% à vouloir la prise en compte du vote blanc dans les résultats des élections et 80% pour l’instauration d’un référendum d’initiative citoyenne (RIC), l’une des principales revendications des gilets jaunes.

Enquête réalisée en ligne par téléphone les 4 et 5 janvier auprès de 1.003 personnes de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas. Marge d’erreur de 1,4 à 3,1 points.

Taxe d’habitation : rétablie pour 20% des plus aisés

Taxe d’habitation : rétablie pour  20% des  plus aisés

 

Après avoir annoncé des mesures pour les gilets jaunes, le pouvoir est à la recherche de sources de financement. Il pourrait ainsi encore revenir sur sa décision concernant la taxe d’habitation pour 20 % des plus aisés. Cette taxe devait être supprimée progressivement pour tous jusqu’en 2020. Le gouvernement se contredirait donc une fois de plus mais cela pourrait constituer une sorte de geste de justice sociale pour compenser son refus de remettre en vigueur l’impôt sur la fortune. Conserver la taxe d’habitation pour les plus aisés permettrait également à Bercy de garder la main sur près de 8 milliards d’euros de recettes fiscales, sans avoir à imaginer des hausses d’impôts et de taxes pour limiter les pertes. Reste à savoir si le conseil constitutionnel sera d’accord avec cette distorsion de traitement fiscal, ce qui n’est pas certain du tout.

 

Un faux référendum pour redorer l’image de Macron

Un faux référendum pour redorer l’image de Macron

 

 

Progressivement,  on constate un détournement du grand débat national au profit d’une opération politique pour redorer l’image de Macron et du gouvernement. On envisage en effet une espèce de référendum hybride à choix multiples concernant les institutions. Des questions qui normalement appellent un oui comme par exemple le nombre de parlementaires, la réforme du Sénat, la prise en compte des votes blancs, le non-cumul des mandats. Peu importe d’ailleurs la question, l’idée est de formuler des interrogations qui vont engendrer des réponses positives. Ensuite le pouvoir pourra se prévaloir d’un résultat très positif et par amalgame en conclure que le débat démocratique ainsi réalisé via ce référendum  bidon le conforte dans sa légitimité. Certes une consultation sur les institutions n’est sans doute pas inutile mais ce n’est sans doute pas l’enjeu du moment. Pour l’instant les membres de la majorité s’expriment tous dans le sens de cette proposition de détournement de référendum même s’ils affirment que ce n’est qu’une hypothèse. A l’heure actuelle, le référendum à questions multiples est une simple “piste à l’étude”, a souligné lundi le député de la République en Marche (LaREM) Sacha Houlié, réputé proche d’Emmanuel Macron, sur LCI. “Faut-il réduire le nombre de parlementaires ? Faut-il introduire une dose de proportionnelle ? Faut-il instaurer le vote blanc ? Faut-il instaurer un non-cumul des mandats non plus entre une fonction exécutive locale et une fonction parlementaire mais maintenant dans le temps, trois mandats maximum pour tous ?”, a-t-il listé. “Je fais partie de ceux qui estiment que si ces mesures sont plébiscitées par les Français, et je crois qu’elles le sont, eh bien on doit pouvoir se poser la question de dire : ‘demandons-leur leur avis’”. “Je suis extrêmement prudent comme tout le monde doit l’être sur ce type de question”, a renchéri l’opportuniste(1)  Olivier Dussopt, secrétaire d’État en charge de la Fonction publique,  (le transfuge élu sur une liste du parti socialiste et passé avec armes et bagages chez Macron) Jeudi. “S’il s’agit comme certains l’ont prétendu de rouvrir des sujets qui ont été tranchés par le Parlement et de manière extrêmement majoritaire il y a quelques années sur des questions de société, s’il s’agit de rouvrir des débats qui sont extrêmement tendus et qui relèvent parfois de l’éthique, de la conscience personnelle, je ne suis pas favorable à des consultations qui seraient des sources de division”.

(1)        Ancien proche de benoit Hamon et passé du gauchisme au néolibéralisme avec les mêmes convictions !

« Gilets jaunes » : l’abrogation du mariage pour tous en tête !!!

« Gilets jaunes » : l’abrogation du mariage pour tous en tête !!!

C’est ce qui résulte de la   consultation en ligne lancée par le Conseil économique, social et environnemental (Cese). La preuve sans doute que la consultation a été noyautée par certains mouvements extrémistes notamment la « manif pour tous ». la revendication qui a recueilli le plus de votes est l’abrogation de la loi Taubira sur le mariage homosexuel, avec 5 897 votes. Sur 6000 contributions !   Dans les contributions les plus votées, figurent également des textes pour demander « la fin des subventions dans l’éolien »,  »le retour à l’universalité des allocations familiales »,  »la prise en compte du vote blanc » ou  »la création d’un référendum d’initiative citoyenne ». Bref des résultats fortement teintés de la pensée d’extrême droite. Tandis que sans doute aussi la preuve que les consultations par voie d’Internet  peuvent n’aître guerre représentative et ne concernait que les militants les plus engagés voir les plus radicaux. Certes pour le grand débat national on propose la tenue de réunions d’initiative locale mais on peut légitimement s’interroger comment organiser une consultation démocratique en quelques semaines sur des sujets aussi importants que le service public, la démocratie, la fiscalité et l’organisation de l’État. Les débats très rares risquent d’être très confus et finalement tout cela pourra se réduire à des dépôts de cahiers de doléances qu’on ne sera pas vraiment comment traiter compte de tenue de leurs contradictions et de leur simplisme.

Un référendum bidon pour redorer l’image de Macron

Un référendum bidon  pour redorer l’image de Macron

 

 

Progressivement on constate un détournement du grand débat national au profit d’une opération politique pour redorer l’image de Macron et du gouvernement. On envisage en effet une espèce de référendum hybride à choix multiples concernant les institutions. Des questions qui normalement appellent un oui comme par exemple le nombre de parlementaires, la réforme du Sénat, la prise en compte des votes blancs, le non-cumul des mandats. Peu importe d’ailleurs la question, l’idée est de formuler des interrogations qui vont engendrer des réponses positives. Ensuite le pouvoir pourra se prévaloir d’un résultat très positif et par amalgame en conclure que le débat démocratique ainsi réalisé via ce référendum  bidon le conforte dans sa légitimité. Certes une consultation sur les institutions n’est sans doute pas inutile mais ce n’est sans doute pas l’enjeu du moment. Pour l’instant les membres de la majorité s’expriment tous dans le sens de cette proposition de détournement de référendum même s’ils affirment que ce n’est qu’une hypothèse. A l’heure actuelle, le référendum à questions multiples est une simple “piste à l’étude”, a souligné lundi le député de la République en Marche (LaREM) Sacha Houlié, réputé proche d’Emmanuel Macron, sur LCI. “Faut-il réduire le nombre de parlementaires ? Faut-il introduire une dose de proportionnelle ? Faut-il instaurer le vote blanc ? Faut-il instaurer un non-cumul des mandats non plus entre une fonction exécutive locale et une fonction parlementaire mais maintenant dans le temps, trois mandats maximum pour tous ?”, a-t-il listé. “Je fais partie de ceux qui estiment que si ces mesures sont plébiscitées par les Français, et je crois qu’elles le sont, eh bien on doit pouvoir se poser la question de dire : ‘demandons-leur leur avis’”. “Je suis extrêmement prudent comme tout le monde doit l’être sur ce type de question”, a renchéri l’opportuniste(1)  Olivier Dussopt, secrétaire d’État en charge de la Fonction publique,  (le transfuge élu sur une liste du parti socialiste et passé avec armes et bagages chez Macron) Jeudi. “S’il s’agit comme certains l’ont prétendu de rouvrir des sujets qui ont été tranchés par le Parlement et de manière extrêmement majoritaire il y a quelques années sur des questions de société, s’il s’agit de rouvrir des débats qui sont extrêmement tendus et qui relèvent parfois de l’éthique, de la conscience personnelle, je ne suis pas favorable à des consultations qui seraient des sources de division”.

(1)        Ancien proche de benoit Hamon et passé du gauchisme au néolibéralisme avec les mêmes convictions !

Un référendum sur les institutions pour redorer l’image de Macron

Un référendum sur les institutions pour redorer l’image de Macron

 

 

Progressivement on constate un détournement du grand débat national au profit d’une opération politique pour redorer l’image de Macron et du gouvernement. On envisage en effet une espèce de référendum hybride à choix multiple concernant les institutions. Des questions qui normalement appellent un oui comme par exemple le nombre de parlementaires, la réforme du Sénat, la prise en compte des votes blancs, le non-cumul des mandats. Peu importe d’ailleurs la question, l’idée est de formuler des interrogations qui vont engendrer des réponses positives. Ensuite le pouvoir pourra se prévaloir d’un résultat très positif et par amalgame en conclure que le débat démocratique ainsi réalisé via ce référendum  bidon le conforte dans sa légitimité. Certes une consultation sur les institutions n’est sans doute pas inutile mais ce n’est sans doute pas l’enjeu du moment. Pour l’instant les membres de la majorité s’expriment tous dans le sens de cette proposition de détournement de référendum même s’ils affirment que ce n’est qu’une hypothèse. A l’heure actuelle, le référendum à questions multiples est une simple “piste à l’étude”, a souligné lundi le député de la République en Marche (LaREM) Sacha Houlié, réputé proche d’Emmanuel Macron, sur LCI. “Faut-il réduire le nombre de parlementaires ? Faut-il introduire une dose de proportionnelle ? Faut-il instaurer le vote blanc ? Faut-il instaurer un non-cumul des mandats non plus entre une fonction exécutive locale et une fonction parlementaire mais maintenant dans le temps, trois mandats maximum pour tous ?”, a-t-il listé. “Je fais partie de ceux qui estiment que si ces mesures sont plébiscitées par les Français, et je crois qu’elles le sont, eh bien on doit pouvoir se poser la question de dire : ‘demandons-leur leur avis’”. “Je suis extrêmement prudent comme tout le monde doit l’être sur ce type de question”, a renchéri l’opportuniste(1)  Olivier Dussopt, secrétaire d’État en charge de la Fonction publique,  (le transfuge élu sur une liste du parti socialiste et passé avec armes et bagages chez Macron) Jeudi. “S’il s’agit comme certains l’ont prétendu de rouvrir des sujets qui ont été tranchés par le Parlement et de manière extrêmement majoritaire il y a quelques années sur des questions de société, s’il s’agit de rouvrir des débats qui sont extrêmement tendus et qui relèvent parfois de l’éthique, de la conscience personnelle, je ne suis pas favorable à des consultations qui seraient des sources de division”.

(1)        Ancien proche de benoit Hamon et passé du gauchisme au néolibéralisme avec les mêmes convictions !

Soutien gilets jaunes : les pauvres pour, les classes aisées contre

Soutien gilets jaunes : les pauvres pour, les classes aisées contre

D’après un sondage Odoxa-Dentsu Consulting pour franceinfo  et Le Figaro, le soutien au mouvement des gilets jaunes est encore majoritaire à hauteur de 55 % mais cela cache une opposition assez nette entre les catégories pauvres et les classes supérieures. Pour schématiser entre les urbains aisés qui bénéficient de la mondialisation et les Français des zones périphériques faiblement rémunérées, mal formés et de plus en plus privé de services publics. Le mouvement est soutenu par près des deux tiers des ouvriers (64%), à l’inverse, les deux tiers des cadres (66%) souhaitent que le mouvement cesse.

La poursuite du mouvement est appréciée différemment selon le niveau de revenus des personnes interrogées. Près des trois quarts des Français les plus modestes (72%) souhaitent qu’il perdure, alors que près des deux tiers des Français les plus aisés (61%) veulent que le mouvement s’arrête. Même si les Français sont moins nombreux à soutenir les « gilets jaunes », ils continuent de partager une partie de leurs revendications. Ainsi, le pouvoir d’achat est la principale préoccupation des Français pour 2019, selon le sondage Odoxa-Dentsu Consulting. Augmenter le pouvoir d’achat est le souhait numéro un de 54% des sondés. La lutte contre le chômage est citée par 32% personnes interrogées.   Ce rapport s’est totalement inversé par rapport à l’enquête Odoxa publiée le 1er janvier 2015. La baisse du chômage était la priorité pour 59% des Français, soit 27 points de plus que cette année. Quant à la préoccupation sur le pouvoir d’achat, elle n’avait la faveur que de 41% des sondés. La lutte contre le chômage, préoccupation majeure des décennies passées, est désormais la quatrième priorité des Français. Les deuxième et troisième attentes citées par les personnes interrogées sont la lutte contre la pauvreté (45% de citations, plus 12 points en quatre ans) et la baisse du niveau des impôts et des taxes (41% de citations, plus un point en quatre ans). Ces préoccupations, mises en exergue depuis le début du mouvement des « gilets jaunes », supplantent désormais les sujets plus régaliens et sociétaux que sont la sécurité et la délinquance (29%, contre 34% en 2015) et la lutte contre l’immigration clandestine (26%, contre 30% en 2015). À noter enfin que l’amélioration de la protection de l’environnement est citée par 24% des Français. C’est sept points de plus qu’il y a quatre ans (17%).

Cette enquête Odoxa-Dentsu Consulting pour franceinfo et Le Figaro a été réalisée par internet les 2 et 3 janvier 2019, sur un échantillon de 1 004 Français représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus.

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