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SONDAGE. Pour 62% des Français, le pouvoir d’achat plus important que la transition énergétique

SONDAGE. Pour 62% des Français, le pouvoir d’achat plus important que la transition énergétique

. Selon le sondage de l’Ifop réalisé pour le JDD*, ils sont 62% à considérer que la politique à mener pour ces prochaines années doit être de  »donner la priorité au pouvoir d’achat, quitte à aller moins rapidement sur la transition énergétique ». A l’inverse, 33% estiment que la transition énergétique passe avant une amélioration du pouvoir d’achat – les 5% restants des personnes interrogées ne se prononçant pas.

Alors que la journée d’action des « gilets jaunes » a réuni près de 283.000 manifestants en France, cette demande de pouvoir d’achat est partagée par majoritairement par l’ensemble des sondés, avec quelques nuances. Ce constat divise davantage les moins de 35 ans (51 contre 47%) que les autres (67-27% chez les 35 à 64 ans), les catégories dites supérieures (54-42%) que les classes populaires (71-25%). Sur un spectre politique, les sympathisants de gauche et d’Emmanuel Macron sont également davantage partagés que ceux de droite, peu sensibles sur la question de la transition énergétique (80% des sympathisants LR et 85% de ceux du RN donnent ainsi priorité au pouvoir d’achat, contre 50% pour les macronistes et insoumis). Sans grande surprise, seuls les proches d’EELV pencheraient en grande majorité pour la transition énergétique. En outre, les Français appuient l’idée selon laquelle le mouvement des gilets jaunes dépasse nettement le motif de contestation originel : la hausse du prix du carburant. Si 89% des sondés jugent ce mouvement ainsi, ils sont presque autant pour le qualifier de bien d’autres manières : 85% considèrent ainsi que cette mobilisation a également lieu « contre l’excès d’impôts et de taxes », 83% jugent qu’il s’agit « d’un mouvement de colère contre les élus et le personnel politique » et 81% estiment que c’est « une mobilisation plus générale contre la politique menée par Emmanuel Macron (18% affirment au contraire que ce n’est pas cela). Enfin, pour un peu plus des deux tiers, il s’agit aussi d’un « mouvement qui fait entendre la voix des territoires contre le pouvoir central ».

 

* L’enquête a été réalisée par téléphone du 16 au 17 novembre 2018, auprès d’un échantillon de 963 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus. La représentativité de l’échantillon a été assurée par la méthode des quotas (sexe, âge, profession de la personne interrogée) après stratification par région et catégorie d’agglomération.

Europe : un échec pour tout le monde

Europe : un échec pour tout le monde

Arnaud Mercier, Université Paris 2 Panthéon-Assas analyse les causes de l’échec de l’Europe  notamment à travers le Brexit.

 

 

« Les lamentos diplomatiques, les cris d’orfraie officiels ou les postures viriles face au Royaume-Uni n’y changeront rien : la première sortie de l’Union européenne (UE) d’un pays est un événement historique (ce qui ne veut pas forcément dire catastrophique) dont le peuple britannique et ses dirigeants ne sont pas les seuls responsables. Tout le monde a sa part de responsabilité dans ce camouflet électoral, sur l’île comme sur le continent, dans la classe ouvrière britannique laissée à l’abandon comme dans les élites politiques des pays de l’union.

Les résultats de ce référendum sont un échec pour tout le monde : pour ceux qui se sont crus malins en l’organisant, pour ceux qui ont soufflé sur les braises du populisme et de la xénophobie pendant toute la campagne, pour ceux qui n’ont rien vu venir et qui croient encore aujourd’hui qu’on pourra continuer comme avant.

Voilà bien longtemps que la cause européenne a été trahie, que l’idéal des pères fondateurs a été foulé aux pieds, les gouvernements britanniques successifs y ayant d’ailleurs joué leur part. Que le divorce vienne d’un peuple parmi les plus réticents à intégrer l’Union n’a rien de totalement surprenant, mais il ne nous informe pas seulement sur la société britannique et l’incroyable médiocrité de sa classe politique, ce résultat en dit long aussi sur ce que ceux qui ont fait vivre le projet européen ont raté, au point de faire détester l’Europe à un nombre croissant de citoyens.

Les craintes exprimées en Grande-Bretagne par ce vote font en effet écho à bien d’autres qui s’expriment depuis plus d’une décennie dans les urnes continentales. Gardons-nous de faire de l’Angleterre le mouton noir de l’Europe pour mieux absoudre nos péchés ! Ces tensions, ces rejets, sont l’expression politique d’un malaise anthropologique et sociologique profond, qui touche au défaut d’articulation entre ce que devrait être la construction européenne et les défis que la mondialisation soulève, singulièrement sur le plan économique.

Revenons donc sur tous ces défis que les bâtisseurs politiques de l’Union ont su si bien rater pour qu’on en arrive là.

Les transformations profondes de nos sociétés contemporaines sont multiples, mais on peut synthétiser certaines des plus importantes autour de cinq notions clés.

  • Une mondialisation industrielle introduisant une concurrence mondiale des coûts salariaux et des productions industrielles qui induit une désindustrialisation durable de nombreux secteurs d’activité en Europe. Les secteurs d’activité de remplacement n’apparaissent pas tous visibles, et les travailleurs ne sont nécessairement tous aptes à entrer en reconversion. Il y a donc, fatalement, des victimes de cette mondialisation poussées à des formes de désespérance, ancrées qu’elles sont dans la certitude que cela ne pourra pas aller mieux ni pour eux, ni même – plus désespérant encore – pour leurs enfants.
  • Une mondialisation culturelle favorisée par la circulation des populations, des programmes audiovisuels et par l’Internet. Celle-ci induit deux mouvements déstabilisateurs en Europe : (a) la difficulté pour certains de bien tolérer, d’accepter la confrontation avec d’autres cultures qui sont des points de frottement obligeant à remettre en cause leurs certitudes, leurs visions du monde ; (b) la nécessité de s’ouvrir au monde pour faire de la mondialisation un atout et non un fardeau (apprentissage des langues étrangères, ouverture culturelle…), défi face auquel tout le monde ne part pas avec des chances égales, en fonction de l’âge, du niveau de diplôme, des ressources financières.
  • Une financiarisation de l’économie suite à toutes les dérégulations et libéralisations initiées dans les années 1980, sur des bases aussi idéologiques que vénales. Le néo-managérialisme nous a inventé tout un discours pour convaincre chaque salarié qu’il devait s’investir pleinement dans son entreprise, que chacun devenait responsable de l’éventuel échec de celle-ci, à chaque niveau de la production et de la relation client. Au même moment, le capitalisme financiarisé a déconnecté la production de richesses du travail, faisant du salarié la première des variables d’ajustement, et pour tout dire, souvent, une quantité négligeable, une matière flexible à qui on demande toujours plus au présent tout en promettant toujours moins d’avenir certain.
  • Une accélération du monde, si bien décrite par le sociologue allemand Hartmut Rosaqui se compose à la fois d’une accélération du rythme des changements sociaux et d’une accélération de nos rythmes de vie – avec les risques du burn out, de la déconnexion aux fondamentaux de l’existence, du sentiment d’être submergé par les sollicitations du monde, obligeant à devenir multitâches ou à connaître la frustration de ne pas faire tout ce qu’on nous enjoint de désirer faire.
  • Une complexification du monde, car les technologies du quotidien obligent à de plus en plus d’agilités numériques. D’autant qu’il ne s’agit pas seulement de changer d’une technique pour une autre et de retrouver une nouvelle zone de confort : nous sommes entrés dans une ère de changements permanents qui remet en cause régulièrement nos certitudes et compétences techniques acquises. La complexification se ressent aussi au niveau des défis éthiques que nos connaissances et que les avancées scientifiques déclenchent. Les manipulations d’embryons pour aller vers le clonage thérapeutique, les nanoparticules, la prise de conscience fine des dégâts pour la santé de multiples produits chimiques, etc. : autant de questions qui entremêlent régulation de la science, intérêts économiques puissants, droit des générations futures, respect de l’intégrité des personnes, morale et spiritualités.

Toutes ces évolutions sont autant de défis propres à créer de la désespérance au sens fort de perdre tout espoir, et donc de se replier sur ce qu’on vit comme des certitudes acquises, donc de se réfugier sur son territoire, son identité. Il n’y a pas de mondialisation et de financiarisation heureuses ! Et s’entendre servir cette fable par des élites économiques et culturelles bardées de diplômes et de langues, quand on manque de tous les capitaux requis pour s’adapter, a de quoi faire enrager.

Enragement redoublé par tout ce que les journalistes nous révèlent des évasions fiscales en tout genre, d’un capitalisme qui trahit les idéaux libéraux qui le portent historiquement, tant il est amoral et cynique. Voir parader les gagnants de cette économie du fric, entre paradis fiscaux, fraudes, et parachutes dorés engendre forcément des frustrations et des indignations viscérales. Il y a forcément des victimes de la mondialisation industrielle, et il appartient aux politiques de ne pas leur donner le sentiment qu’on les oublie, qu’on les abandonne à leur funeste sort, en détournant les yeux avec un brin de compassion dans le meilleur des cas, avec mépris dans le pire.

La mondialisation culturelle et les zones de frottement qu’elle introduit dans toute société – ce qu’avait bien montré l’anthropologue Claude Levi-Strauss dans Race et histoirenotamment – ne se résout ni en faisant l’éloge du multiculturalisme, ni en faisant semblant de ne pas voir des villes ou des quartiers s’enfoncer dans la misère en agrégeant les populations défavorisées françaises et immigrées, avec toutes les tensions qui vont de pair.

L’exaspération sociale et culturelle redouble alors la désespérance. Et même chez ceux qui ne vivent pas une situation économique précaire et difficile, l’identité culturelle peut être vécue comme menacée, du fait des zones de tolérance que la cohabitation culturelle oblige chacun à ouvrir. Traiter tous ces anxieux de la mondialisation culturelle de racistes ne suffit pas à résoudre le problème. Le jugement moral ne remplace pas des actions concrètes. Il aboutit même chez certains au résultat inverse, les renforçant dans leur sensation d’être assiégés dans leur propre pays et ils enragent plus encore.

Enfin, l’accélération et la complexification du monde induisent chez beaucoup, notamment chez les plus âgés, des réflexes de crainte, associés à la sensation de perdre la maîtrise sur l’évolution du monde mais aussi de leur monde quotidien. La perte de repère devient anxiogène, favorisant des recroquevillements sur ses zones de confort et de certitude, voire un repli régressif sur un passé idéalisé, subitement paré de toutes les vertus.

Sociologiquement, anthropologiquement, il est donc très explicable que de nombreux citoyens européens se sentent vulnérables, frustrés, oubliés, méprisés. Et le projet européen n’a pas su leur apporter un réconfort utile pour le faire désirer. Les bâtisseurs contemporains de l’Europe des « 28-1 », n’ont pas su construire l’Europe bouclier. Pire, ils ont généré l’Europe menace.

La volonté des pères fondateurs de l’Europe était de créer des « solidarités de fait » afin de créer chez les peuples, un sentiment d’intérêt partagé à vivre en bonne harmonie et ne plus avoir la tentation de se suicider collectivement par la guerre, comme durant les décennies précédentes.

« L’Europe ne se fera pas d’un coup, ni dans une construction d’ensemble : elle se fera par des réalisations concrètes créant d’abord des solidarités de fait » (Robert Schuman, déclaration du 9 mai 1950).

Mettre en commun les productions du charbon et de l’acier, reconstruire une économie prospère en commençant par l’agriculture pour nourrir tout le monde à sa faim, favoriser la circulation des personnes et des biens, pour faciliter le dynamisme économique de tous et apprendre à se connaître les uns les autres : tels furent les leviers de cette ambition européenne, pour créer une zone de paix et de prospérité économique. 27 s

Pour se perpétuer, il devint évident, à partir des années 1980, qu’il fallait approfondir les liens politiques pour mieux coordonner les politiques de chaque État et devenir une Europe puissance. Pourtant, le choix prioritaire a été, suite à l’effondrement du système communiste à l’Est au début des années 1990, d’élargir, d’élargir encore, au point de ne plus savoir qui était européen ou pas, de diluer nos frontières sans assumer de fixer une identité européenne politique, culturelle ou géographique.

Avec la bénédiction d’une Grande-Bretagne qui se méfie ancestralement de toute idée de puissance continentale, l’Union européenne s’est donc diluée au fur et à mesure qu’elle s’élargissait, empêchant tout véritable approfondissement de la coordination politique. De projet politique, elle s’est muée en un club économique, où l’initiale libre circulation solidaire des biens et des personnes, est devenue un libre échange concurrentiel. Ce dévoiement porté par les acteurs industriels et financiers a trouvé de nombreux soutiens politiques, grâce aux promesses mirifiques des économies d’échelle, des réductions de dépenses publiques. Notons que la Grande-Bretagne a fortement appuyé cette orientation libre-échangiste concurrentielle.

Au lieu donc de construire une Europe bouclier, qui apporterait aux frontières extérieures des protections que les États-Unis ou la Chine savent si bien construire pour leurs intérêts, les fossoyeurs de l’idéal européen ont abdiqué une large part de la visée politique de ce projet pour faire de l’Union un lieu de réglementations uniformisantes, de dérégulations des spécificités nationales sans apporter de contreparties aux frontières extérieures. L’Europe devenue un théâtre redoublé de la mondialisation – avec dumping social, concurrence fiscale, célébration du libéralisme effréné – a alors généré naturellement des formes croissantes de rejet.

Un triple dévoiement politicien a abouti à ce référendum et à son résultat négatif.

L’Europe s’est construite par les hommes politiques nationaux qui n’ont cessé de considérer la construction européenne selon une logique diplomatique de négociations (pour ne pas dire de marchandages), où chacun jouait en priorité la préservation de ses intérêts nationaux globaux et de ses intérêts politiciens étroits. C’est donc sans grande transparence et sans être porté par une vision de l’Europe (d’autant plus difficile à porter qu’on a élargi à tour de bras !) que les fossoyeurs de l’idéal européen ont accumulé des demi-mesures, des accords bancals, des compromis boiteux, dont le dernier en date : les allègements de contraintes pour la Grande-Bretagne que David Cameron était venu arracher en février dernier, pensant ainsi sceller sa victoire.

Et à leurs faiblesses, ils ont souvent ajouté l’ignominie de ne pas assumer leurs décisions en accusant « Bruxelles », la Commission, et autres institutions européennes d’imposer leurs « diktats ». Là où, le plus souvent, la mesure en cause était votée par le représentant du gouvernement, mais dans un conclave fermé où les votes ne sont pas publics. Entre double discours et lâche défaussement sur les institutions européennes, il ne fallait plus grand-chose pour que « l’Europe », « Bruxelles » deviennent des boucs émissaires commodes, d’autant plus faciles à invoquer que la lisibilité du circuit de décision est opaque, voire franchement illisible, à force d’improbables compromis entre les institutions et les États.

Et, dernier clou dans le cercueil de l’idéal européen, à la désespérance sociale, au repli identitaire, aux sensations d’être dépassé, débordé répondent des leaders politiques aussi populistes que démagogues, flattant les plus bas instincts. Au lieu de trouver un discours pour apaiser les craintes, ils jouent sur les peurs, les exacerbent, et quand cela ne suffit pas ils en créent, grâce à d’invraisemblables bobards, comme l’a si magistralement fait Boris Johnson dont les ambiguïtés ont été démasquées jusque dans son propre camp, qui l’a lâché au moment de recueillir le fruit de ses vilenies, lui interdisant de devenir premier ministre. Mais en Autriche, en France, en Flandre, en Hongrie, ou ailleurs, les mêmes fonds de sauce peu ragoûtants sont servis, véritables tambouilles politiciennes recuites, saupoudrées d’épices vieillies des années 30.

Il ne faut pas sombrer dans la nostalgie des pères fondateurs, au point de croire qu’il suffirait de revenir au message initial. L’histoire a creusé son sillon, les enjeux sont différents, l’élargissement n’est pas forcément une faute en soi, s’il n’avait été fait après un approfondissement préalable, en assumant une logique des cercles concentriques, où tous les pays n’approfondiraient pas leurs relations au même rythme. Mais ce qui fait défaut, c’est un dessein, une vision nouvelle, capable de répondre à trois défis majeurs :

  • faire régresser les discours anti-européens qui se repaissent des errements institutionnels et politiques de la construction européenne, en mettant fin à ces errements et aux excès d’interventionnisme de certains règlements européens au profit d’un « principe de subsidiarité » (cher à Jacques Delors) où ce qui peut rester à l’échelon national pour être mieux gérer, doit y rester ;
  • faire de l’Europe le bouclier économique et social qu’elle n’aurait jamais dû cesser d’être, afin de nourrir un sentiment de confiance dans ce projet politique, grâce aux intérêts que chacun en retire ;
  • cesser de se réfugier dans un discours lénifiant du « plus d’Europe », en croyant ainsi répondre aux attaques et au rejet, alors que c’est dans une articulation claire, lisible, entre le national et la supranational que repose la confiance des peuples, dont l’horizon politique reste national. Car il n’existe pas, pour bien des raisons, un espace public européen qui serait un lieu de délibération unifié des peuples qui composent l’Union européenne.

L’avenir de l’Union européenne se trouve donc dans une forme inédite de fédéralisme coordinateur et protecteur, à inventer par des dirigeants qui auraient la trempe d’hommes d’État visionnaires refusant la démagogie et les calculs de petits boutiquiers nationaux.

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Par Arnaud Mercier, Professeur en Information-Communication à l’Institut Français de presse, Université Paris 2 Panthéon-Assas

Angela Merkel pour une vraie armée européenne.

Angela Merkel pour une vraie armée européenne.

C’est sans doute le seul sujet sur lequel Macon et Merkel sont effectivement d’accord. Sur les autres thèmes européens, les divergences sont par contre à peu près totales qu’il s’agisse du projet de budget commun de la zone euro, d’un éventuel ministre de l’économie et surtout d’une mutualisation des dettes. Berlin ne veut surtout pas entendre parler de cette dernière perspective qui en fait ferait payer par l’Allemagne les dérives budgétaires des Etats mal gérés y compris la France. Par contre Merkel soutient avec Macron le projet de véritable armée pour deux raisons. D’abord parce que l’Allemagne comprend que les États-Unis veulent sérieusement alléger le poids financier de l’OTAN pour le transférer sur l’Europe. La seconde explication tient au fait que l’Allemagne entend devenir un pays également exportateur d’une industrie d’armement puissante. Pour preuve Merkel a réitéré la nécessité pour les Européens de développer des systèmes d’armement communs et une politique d’exportation d’armements commune, “sinon nous ne pourrons pas nous présenter unis sur la scène internationale”.

Ecolos, Bercy et économistes : même combat pour la fiscalité qui tue

Ecolos, Bercy et économistes : même combat pour la fiscalité qui tue

 

Avant la fin de l’année, on va s’apercevoir que la fiscalité sur le carburant ajoutée aux autres taxes a tué la croissance en France. Malheureusement, Il faut bien convenir qu’on assiste depuis quelques temps à une sulfureuse alliance entre écolos, Bercy et les économistes pour promouvoir la fiscalité comme outil de gestion de l’environnement. Pour Bercy, ce n’est pas une découverte,  la créativité de l’ingénierie fiscale est sans limite. Pour les écolos, en général culturellement  marqués à gauche, la fiscalité  constitue une religion  républicaine ; enfin ; la plus grande partie des économistes, eux nourris au catéchisme du libéralisme,  souscrivent à la gestion des émissions polluantes de manière privilégiée par la fiscalité. Ainsi par exemple, la fameuse taxe de carbone qui doit tout résoudre. Comme si la fiscalité intégrée dans les prix de marché constituait le seul moyen de régulation. En fait, c’est la monétarisation des nuisances que professent les économistes qui estiment efficace d’imposer la rareté par le niveau des prix. Une approche qui par ailleurs évacue les questions d’offre alternative réelle et d’inégalités sociales et territoriales. Sur certains sujets sociétaux, le marché et la fiscalité ne sauraient être les seuls moyens de réguler. La pollution par le transport est un sujet sociétal La régulation pour certains sujets sociétaux doit passer aussi et surtout par une politique de normes et une politique industrielle d’offre. Or on continue d’autoriser notamment dans les zones sensibles l’utilisation de véhicules complètement surdimensionnés concernant aussi bien la motorisation que le poids ou la dimension. Évidemment pour ne pas contrarier les intérêts des pétroliers, des constructeurs automobiles aussi des Etats qui prennent leur manne fiscale. Il faut aussi reconnaitre que la France  est caractérisée par une pathologie fiscale récurrente qui repose sur le fait que chaque problème peut être réglé par une  taxe. Et grâce à cette fiscalité, on tue la compétitivité, la croissance et l’emploi. Energétique ou pas, la fiscalité reste la fiscalité et le pouvoir d’achat est fortement amputé par tout nouvel impôt. D’où le tassement de la consommation des ménages qui représente 60% du PIB.

 

Européennes : offre d’emploi de LREM pour carriéristes

Européennes : offre d’emploi de LREM  pour carriéristes

On se souvient que la république en marche avait déjà lancé un premier appel public à candidatures pour les élections européennes. Cette fois, la République en marche a lancé lundi un appel aux femmes pour les inciter à se porter candidates pour représenter le mouvement présidentiel aux élections européennes en mai prochain. Un mail en ce sens va être adressé a indiqué un responsable du mouvement. Un nouveau concept de la démocratie ou la France considérée comme une start-up et gérée comme tel.  les structures intermédiaires sont inexistantes et le patron ou la direction centrale choisit directement ses cadres. C’est le procédé qui avait été utilisé pour désigner les députés lors des dernières législatives. Du coup on a vu émerger des cadres sans doute compétent professionnellement mais n’ayant aucune expérience politique et pour la plupart aucune légitimité sociale. Bref pour tout bagage idéologique, un  soutien inconditionnel à Macron. Bref comme au foot, des supporters. Cet appel par mail prouve aussi que le parti en marche est une organisation complètement virtuelle sans fonctionnement, sans représentants locaux. On a pu vérifier l’indigence des députés de la république en marche lorsqu’ils participent  à des tables rondes dans les médias. Pas étonnant, ces députés n’ont qu’un rapport approximatif à l’intérêt général. Maintenant l’appel concerne les femmes paraît-il pour respecter les quotas. En réalité il s’agit d’une opération de com. On pourrait aussi suggérer à la république en marche de recruter de la même façon quelques candidats de couches moyennes ou défavorisées curieusement absentes de la sociologie du parti de Macron

Sondages de l’Élysée: encore un procès pour Sarkozy ?

Sondages de l’Élysée: encore un procès pour Sarkozy ?

 

 

Peut-être pas pour l’instant un procès concernant directement Sarkozy déjà impliqué dans plusieurs autres affaires mais son entourage qui se serait un peu sucré sur la facturation à l’occasion de la facturation des sondages innombrables commandés par l’Élysée entre 2007 et 2012. Le parquet national financier invite donc les  juges d’instruction d’ordonner le renvoi en correctionnelle de l’ex-secrétaire général de l’Elysée Claude Guéant pour « détournements de fonds publics par négligence » et « favoritisme », au bénéfice de Patrick Buisson, ancien conseiller officieux du président, visé lui pour « recel » de ces délits. Il est reproché à ce dernier d’avoir refacturé des sondages à l’Elysée à des « prix exorbitants », via ses sociétés, selon les réquisitions du 6 novembre dont a eu connaissance l’AFP. Plus d’un an après la fin de l’instruction, le ministère public réclame un procès pour six protagonistes au total, dont trois autres ex-collaborateurs de l’Elysée, notamment l’ex-directrice de cabinet Emmanuelle Mignon, et le politologue Pierre Giacometti. L’enquête, lancée en 2013 après une âpre bataille procédurale, avait été déclenchée par une plainte de l’association anticorruption Anticor, après un rapport accablant de la Cour des comptes en 2009. Notons que ces sondages n’avaient pas par ailleurs respecté les règles de la commande publique. Bref total un petit bénéfice d’un, 4 millions pour la société de Patrick Buisson.

 

Affaire Griveaux : 50% d’augmentation pour son cabinet !

Affaire  Griveaux : 50% d’augmentation pour son  cabinet !

Difficile pour Benjamin Griveaux d’expliquer pourquoi les rémunérations de son cabinet ont augmenté de l’ordre de 50 % surtout un moment où  le porte-parole du gouvernement doit en même temps justifier la cure de stérilité qui est imposée aux français notamment via  la fiscalité. Benjamin Griveaux se défend évidemment en reconnaissant fois une augmentation limitée à 27 % ! En vérité tout cela n’a qu’une valeur symbolique car on sait bien que dans la plupart des cabinets sont aussi présents des membres officieux non rétribués par le ministre mais par leur entreprise ou leur administration d’origine. Du coup, la comparaison entre le nombre de conseillers à l’époque de Sarkozy ou de François Hollande. n’a pas beaucoup de signification. Pour Benjamin Griveaux,  le salaire moyen de ses cinq conseillers serait ainsi passé de 4.926 euros à 9.180 euros depuis janvier. René Dosière, qui  a estimé « choquante » cette hausse, tire ces chiffres d’un rapport intitulé Personnels affectés dans les cabinets ministériels, qui détaille la situation ministère par ministère, et qui apparaît en annexe du projet de budget pour 2018. « Il y a des gens qui le lisent manifestement avec un parti pris », estime Benjamin Griveaux. « C’est une information qui circule suite à un papier de Capital [qui de son côté calcule une hausse de 86%, ndlr]. Je vais demander un droit de réponse par voie d’avocat », fait-il savoir. « J’en ai assez que la classe politique soit victime d’un tir au pigeon ».

 

 

Carburant : seulement 20% des taxes pour la transition écologique

Carburant : seulement 20% des taxes pour  la transition écologique

 

Seulement 20,5% de la taxe intérieure de consommation sur les produits énergétiques servent à financer la transition énergétique. Un chiffre qui va baisser avec l’augmentation de cette taxe au 1er janvier 2019 où l’Etat va récupérer environ 40 milliards et 8 milliards seulement seront destinés à la transition énergétique. C’est la TICPE qui est amenée à augmenter dans les années à venir. Le projet de loi de finances 2019 prévoit de récolter 37,7 milliards d’euros grâce à cette seule taxe et 1,2 milliard d’euros (3,2 %) doivent être attribués à l’Agence de financement des infrastructures de transport de France. Un peu moins de 20 % des recettes de la taxe doivent quant à elles être dédiées au compte d’affectation spéciale « transition énergétique », soit 7,2 milliards d’euros qui serviront entre autres à soutenir les énergies renouvelables électriques ou le biométhane. Le reste des recettes est réparti entre l’État et les collectivités territoriales. Ces dernières devraient percevoir l’an prochain 12,3 milliards d’euros de recettes de la TICPE, soit 32,6 % du total. La plus grosse part, 45,1 %, reviendra au budget général de l’État. La majorité de la taxe sur le carburant ne sert donc pas directement à l’écologie. Elle y contribue cependant de manière indirecte, car le budget étatique permet le financement d’actions en faveur de l’écologie, comme la prime à la transition des véhicules.  Le gouvernement rétorque que l’argent alloué au budget général de l’Etat ou aux régions peut aussi servir à financer la politique écologique. Mais cet argent peut tout autant la desservir  quant elle finance des activités polluantes !

« 40% des Français pour un pouvoir autoritaire »

« 40% des Français pour un pouvoir autoritaire »

Dans le sondage IFOP, Il ne s’agit pas de Français qui souhaitent un pouvoir de nature dictatoriale mais de français qui souhaitent une vraie autorité pour réformer le pays. Bref un peu le contraire du en même temps qui combine l’affichage de réformes plus ou moins justes, plus ou moins efficaces avec un certain immobilisme voire un certain laisser-aller. « 40% des Français sont donc favorables à un ‘pouvoir autoritaire’ pour réformer le pays en profondeur ».  Pour Frédéric Dabi, directeur général adjoint de l’Ifop, ce sondage est le reflet de « l’impuissance du politique à peser sur le cours des choses et à améliorer la vie des Français ». Cette tendance s’illustre notamment par les intentions de vote pour les prochaines européennes. En effet, si les principaux partis, dont celui d’Emmanuel Macron, sont en baisse dans les sondages, ce n’est pas le cas de celui de Marine Le Pen.  »Le Rassemblement national monte en puissance pour les élections européennes », affirme Frédéric Dabi, qui estime que le parti profite des thématiques actuelles de l’agenda politico-médiatique.

Chèque Carburants : une cathédrale administrative pour 20 €

Chèque Carburants : une cathédrale administrative pour 20 €

 

En réponse à la grogne montante concernant la hausse du carburant, Macron a sorti un gadget en reprenant l’expérience des Hauts de France qui consiste à attribuer une indemnité kilométrique pour ceux  qui travaillent. Une sorte de cathédrale administrative (qui exclut aussi ce qui ont absolument besoin de leur voiture pour d’autres motifs que leur travail) alors qu’il aurait été aussi simple de supprimer purement et simplement l’augmentation prévue au 1er janvier. De toute manière les modalités de cette indemnité kilométrique ne sera pas au point avant le début de l’année prochaine. La région des Hauts-de-France a mis en place une aide au transport pour les particuliers de 20 euros par mois. Pour la percevoir, il faut remplir plusieurs critères. Il faut d’abord habiter à plus de 30 kilomètres de son lieu de travail et ne pas avoir d’autres choix que de prendre la voiture. Ensuite, il faut être en CDI ou en CDD de plus d’un an ou bien être employé avec le statut d’apprenti. Enfin, il y a des conditions de ressources : pour bénéficier de l’aide, il faut gagner moins de deux fois le Smic, soit moins de 2.347,20 euros nets par mois. L’aide mise en place dans les Hauts-de-France est la première expérimentation de ce type. Toutefois, il existe déjà, à l’échelle nationale, des dispositifs facultatifs d’indemnisation pour les salariés. Le plus connu est l’indemnité kilométrique, qui permet aux salariés de faire passer en frais professionnels les dépenses engagées dans le cadre de l’utilisation de son véhicule personnel pour le trajet domicile-travail. Si la personne est contrainte à ce choix par l’absence de solutions de transports en commun, l’indemnité est exempte de cotisations. Cette indemnité doit faire l’objet d’un accord au sein de l’entreprise. Autre option à disposition des entreprises et des salariés : le versement d’une prime transport de 200 euros. Cette aide, qui doit là aussi être prévue dans le cadre d’un accord collectif, permet de compenser, dans la limite de 200 euros par an, les frais de carburant (ou d’alimentation des véhicules électriques) engagés pour le trajet domicile-travail. Quand elle existe, la prime concerne uniquement les salariés qui habitent en dehors de l’Île-de-France, sont éloignés des transports urbains ou sont forcés d’utiliser leur véhicule personnel à cause de leurs horaires de travail. Reste un obstacle de taille à cette cathédrale administrative : son financement. Heures les régions pour l’instant dans leur majorité se refusent à assumer ce financement. Pourtant d’après le gouvernement, le financement serait probablement pris en charge par les régions et les entreprises. En revanche, l’État défiscaliserait cette aide, ce qui n’alourdirait pas les impôts des bénéficiaires. Enfin, le gouvernement réfléchit à faciliter la prise en charge des frais d’essence par les entreprises pour les inciter à établir des dispositifs d’indemnité kilométrique ou de prime.

 

Diesel-tabac : la «honte pour cet amalgame de Griveaux » (Bayrou)

Diesel-tabac : la  «honte  pour cet amalgame de Griveaux » (Bayrou)

«Wauquiez, c’est le candidat des gars qui fument des clopes et qui roulent au diesel. Ce n’est pas la France du XXIe siècle que nous voulons». Rapportée dans le JDD de la semaine dernière, l’attaque de Benjamin Griveaux contre le président des Républicains passe mal. Après que les cadres de LR ont dénoncé à l’unisson le «mépris» du porte-parole du gouvernement, l’indignation s’est invitée dimanche dans les rangs de la majorité avec l’intervention du président du MoDem, François Bayrou. «Cette phrase m’a fait mal, d’une certaine manière, elle m’a fait honte», a déploré l’éphémère ministre de la Justice d’Emmanuel Macron dimanche dans l’émission Questions politiques sur France Inter en partenariat avec Le Monde. «Parler de la France, comme parler du peuple, comme des gens qui seraient réduits à cloper ou à rouler au diesel, comme si c’était une infamie de rouler au diesel…», s’est-il étonné. «J’ai trouvé (dans) cette phrase le contraire de ce que nous avons voulu bâtir avec le président de la République», a regretté celui qui est souvent perçu comme un des poids lourds de la majorité présidentielle. «L’élection d’Emmanuel Macron s’est faite précisément sur l’idée qu’on allait rompre avec cette manière de couper le pays en deux, avec les gentils chics d’un côté et les désagréables pas chics de l’autre. Il est temps que s’expriment dans la majorité tous ceux qui refusent cette rupture», a souhaité François Bayrou.

Trump pour un accord avec la Chine ?

Trump pour un  accord avec la Chine ?

Avec Trump, il faut toujours se méfier de ses phrases grandiloquentes à tout propos qui dise une semaine une chose, le contraire la semaine suivante. Après avoir tapé sur la Chine est menacé de taxer la totalité des exportations chinoises soit environ 500 milliards de dollars, il semble que Trump met un peu d’eau dans son vin en estimant Lundi soir sur Fox News qu’il était possible de conclure un « grand accord » avec la Chine sur le commerce mais a prévenu que des milliards de dollars de droits de douane supplémentaires étaient prêts le cas échéant. Pour résumer concernant les échanges commerciaux avec la Chine, Trump envisage donc toutes les hypothèses : soit un accord soit un désaccord qui accuserait la totalité des échanges en provenance de la Chine. La théâtralité de la diplomatie de Trump contraint à se montrer prudent sur l’évolution des relations entre les États-Unis et la Chine « Je pense que nous allons conclure un accord formidable avec la Chine, et il devra être formidable parce qu’ils ont vidé notre pays », a dit le président américain. »Je peux conclure tout de suite, je dis juste qu’ils ne sont pas prêts », a-t-il ajouté. L’administration Trump a d’ores et déjà imposé des droits de douane sur 250 milliards de dollars d’importations chinoises. « Et j’ai 267 milliards de dollars prêts à partir si nous ne pouvons pas conclure un accord », a poursuivi Trump. La totalité des exportations chinoises vers les Etats-Unis seraient alors soumis à des droits de douane (de son côté, Pékin a répliqué en taxant 110 milliards de dollars de produits importés des Etats-Unis).

Départ d’Angela Merkel: un exemple à suivre pour Macron !

Départ de Merkel: un exemple à suivre pour Macron !

 

 

Macron admire le courage de Merkel qui a annoncé son départ en 2021. Au-delà de cette admiration, Macron pourrait aussi s’en inspirer. En effet, Merkel décide de partir prochainement alors que son parti représente encore 25 % dans l’opinion publique (il a représenté 40 % avant la crise migratoire). La situation n’est pas meilleure pour Macron dont le parti en marche est crédité de seulement 21,5 % aux prochaines élections européennes. 70 % des Français condamnent clairement sa politique économique et 84 % n’attendent strictement rien de lui en matière de pouvoir d’achat. Macron a échoué en matière de croissance, de chômage, de pouvoir d’achat et d’équilibre financier. Mais il est vraisemblable qu’il n’en tirera pas les mêmes conclusions que Merkel. Comme la conjoncture économique et sociale ne pourra que se dégrader jusqu’en 2022, Macron devrait tirer aussi les leçons de son échec et partir. Mais il va sans doute s’accrocher et finir comme Hollande entraînant dans sa chute celle du pays. Mais il n’est pas certain que le Jupitérien président  de la république fasse preuve de la même lucidité et de la même dignité qu’Angela Merkel.

 

 

Sondage : trop de pouvoir pour la finance

Sondage : trop de pouvoir pour la finance

Dans un sondage Ifop pour Ouest France, ils sont 54% à estimer que les marchés financiers détiennent le pouvoir contre 49% pour le président de la République et son gouvernement (deux réponses pouvaient être données à cette question). Selon les Français les multinationales ont d’ailleurs autant de pouvoir que le gouvernement, alors que les médias (13%), et les citoyens et les électeurs (8%) pèsent peu. Pour 78% des sondés, ces mêmes marchés financiers ont trop de pouvoir tout comme les multinationales (74%). S’ils estiment que les médias ont peu de pouvoir, 52% des Français pensent qu’ils en ont malgré tout trop. Enfin, ils estiment à 85% que les électeurs et les citoyens, « n’ont pas assez de pouvoir ».

« La France et le pouvoir », un sondage Ifop pour Ouest France réalisé auprès de 1006 personnes, interrogées les 16 et 17 octobre.

Éoliennes en mer pour masquer le nucléaire

  1. Éoliennes en mer pour masquer le nucléaire

Pour mieux masquer la priorité qui sera donnée au nucléaire dans la très prochaine programmation énergétique, le ministère de l’environnement s’agite en favorisant le déploiement les  moulins à vent que sont les éoliennes. Des éoliennes anecdotiques (à peine 7% de la production d’électricité et encore de manière aléatoire.) inefficaces, coûteuses et qui massacrent l’environnement. Un parc de 62 éoliennes au large des îles d’Yeu et de Noirmoutier vient d’être autorisé. ,. «Le préfet de la Vendée vient de signer les premières autorisations» concernant la prise en compte des «incidences du projet sur les milieux aquatiques» et accordant «une concession d’utilisation du domaine public maritime», a détaillé la préfecture L’électricité produite, plus chère que le prix de marché, est rachetée par EDF, notamment au moyen de la Contribution au service public de l’électricité payée par les foyers français. Pourtant, 76% des personnes qui s’étaient exprimées sans l’enquête publique avaient dit être opposées au projet. «La décision du préfet de ce jour, face à un dossier incomplet, exprime un état de panique de la préfecture», estimait hier dans un communiqué le collectif «Touche pas à nos îles». Les décisions préfectorales pour les parcs éoliens sont d’ordinaire «livrées en bloc», et les opposants soulignent donc la «fuite en avant» que représentent ces premières autorisations, qui ne concernent qu’une partie du projet: les travaux de raccordement électrique des éoliennes au réseau terrestre, par exemple, ne sont pas concernés. L’association souligne que les parcs éoliens font «face des oppositions populaires et même ministérielles grandissantes», évoquant des débats internes au ministère de l’Écologie et dans certains organismes publics. Pour souligner les dissensions au sein de l’administration, «Touche pas à nos îles» cite notamment le Conseil national de la protection de la nature (CNPN), qui avait rendu un avis (consultatif) défavorable au projet le 22 juin dernier. En cause: l’impact négatif sur la biodiversité et les risques pour les espèces d’oiseaux protégées. En tout état de cause, les opposants n’ont pas dit leur dernier mot: «toutes les voies de recours seront mises en œuvre face à cette décision inique». L’association «Non aux éoliennes entre Noirmoutier et Yeu» qui dit compter 250 adhérents et le collectif «Yeu Vent Debout» sont également opposés au projet.

Croissance : pari perdu pour Macron

 Croissance : pari perdu pour Macron

 

Pari perdu pour Macron concernant la croissance. Les experts attendaient en début d’année autour de 2,3 % pour l croissance du PIB. Le gouvernement avait retenu 2 % puis revus à la baisse ses prévisions avec une perspective de 1,7 %. En réalité,  on parviendra péniblement à un niveau de croissance de 1,5 %. Un niveau qui fait redémarrer la hausse du chômage et menace les équilibres financiers déjà fragiles. La croissance accélère en effet moins que prévu au 3e trimestre. Le produit intérieur brut de la période a augmenté de 0,4%, un rythme deux fois plus élevé que celui de 0,2% enregistré au premier comme au deuxième trimestre, qui constituait un point bas depuis l’été 2016. la croissance a été un peu plus soutenue au troisième trimestre par la demande intérieure, avec une consommation des ménages qui s’est redressée de 0,5% – après une rare baisse de 0,1% au 2e trimestre – et un investissement des entreprises qui continue de croître de plus de 4% en glissement annuel. Stéphane Colliac, économiste France de l’assureur crédit Euler Hermes, pointe de son côté la prudence des ménages, alors que le débat sur leur pouvoir d’achat continue de faire rage. “On a un juste retour à la normale de la consommation mais pas de rattrapage des retards accumulés depuis le dernier trimestre 2017””, souligne-t-il, “une hausse de 0,5% c’est bien le moins qu’on puisse avoir après la chute des dépenses dans les transports au deuxième trimestre”. Il fait valoir en outre que l’investissement des ménages, pour l’essentiel les achats de logements neufs, recule de 0,2% sur le trimestre et stagne depuis le début de l’année après son bond de 5,6% en 2017. “C’est un atterrissage brutal”, dit l’économiste.

Brune Poirson, l’archétype des hors sol d’en marche, pour la hausse du carburant

Brune Poirson, l’archétype des hors sol d’en marche, pour la hausse du carburant

 

Peut-être pour sortir de l’anonymat politique Brune Poirson, secrétaire d’État à la transition écologique tente de donner une légitimité économique et environnementale à la hausse du carburant.  Première observation, on se demande quel est le rôle de cette secrétaire d’État auprès d’un ministre de l’environnement qui lui-même ne sert déjà pas à grand-chose. Seconde observation, sur quelle légitimité politique s’appuie l’intéressée. Comme la plupart des députés d’en marche, elle sort de nulle part, n’a aucune compétence politique, aucune expérience et ne doit son poste de député des Français de l’étranger qu’à Macron. Une secrétaire d’État comme la plupart de ses collègues ministres et députés complètement hors sol et qui défend  le bien-fondé des taxes en même temps que la hausse des cours du pétrole. Et de reprendre les éléments de langage usés du gouvernement « nous assumons » ! Une expression qui ne signifie strictement rien d’abord parce que pour assumer , il faut comprendre quelque chose à la problématique économique et environnementale ensuite parce que ceux qui assument  sont les Français qui ne peuvent faire autrement que d’utiliser leur véhicule individuel faute d’alternative. Il serait bon que ce type de ministre reprenne contact avec les réalités en tentant par exemple de gérer une petite commune. L’occasion pourra leur être donnée lors des prochaines municipales. Mais dans le parti en marche de Macron, on  marche à l’envers.  On veut gérer la France avant d’avoir mit les pieds dans la moindre collectivité locale, la moindre association. Bref avant d’avoir eu la moindre expérience citoyenne.

Départ de MERKEL: un exemple à suivre pour Macron !

Départ de  MERKEL: un exemple à suivre pour Macron !

 

 

Macron admire le courage de Merkel qui a annoncé son départ en 2021. Au-delà de cette admiration, Macron pourrait aussi s’en inspirer. En effet, Merkel décide de partir prochainement alors que son parti représente encore 25 % dans l’opinion publique (il a représenté 40 % avant la crise migratoire). La situation n’est pas meilleure pour Macron dont le parti en marche est crédité de seulement 21,5 % aux prochaines élections européennes. 70 % des Français condamnent clairement sa politique économique et 84 % n’attendent strictement rien de lui en matière de pouvoir d’achat. Macron a échoué en matière de croissance, de chômage, de pouvoir d’achat et d’équilibre financier. Mais il est vraisemblable qu’il n’en tirera pas les mêmes conclusions que Merkel. Comme la conjoncture économique et sociale ne pourra que se dégrader jusqu’en 2022, Macron devrait tirer aussi les leçons de son échec et partir. Mais il va sans doute s’accrocher et finir comme Hollande entraînant dans sa chute celle du pays. Mais il n’est pas certain que le Jupitérien président  de la république fasse preuve de la même lucidité et de la même dignité qu’Angela Merkel.

Retraites : austérité confirmée mais pas pour les députés

Retraites : austérité confirmée mais pas pour les députés

 

Les députés ont voté dans la nuit la confirmation du recul  des retraites et  de certaines prestations sociales (pensions versées par l’assurance vieillesse et allocation familiales). La hausse sera éditée pour les retraites à 0,3 % par an alors que l’inflation est actuellement sur un rythme annuel de 2,3 % en 2018. Notons que parallèlement les députés n’ont pas pris de telles mesures d’austérité pour leur propre retraite En effet  lorsqu’un citoyen cotise 1 euro, il touchera une retraite de 1,5 euro s’il est salarié et une pension d’environ 2 euros s’il est fonctionnaire. Lorsqu’un parlementaire verse une cotisation de 1 euro, sa retraite s’élève à 6,1 euros. Si les citoyens doivent travailler pendant 40 ans pour toucher une pension de 1129 euros, les députés peuvent y accéder en cotisant pendant 5 ans seulement. Face aux résultats de ces comparaisons, il faut constater que les personnalités politiques sont épargnées par les réformes et ne participent pas à l’effort collectif qu’ils demandent aux particuliers. Aujourd’hui, un député perçoit une pension moyenne de 2700 euros nets par mois et il peut faire sa demande de retraite à partir de 65 ans. La dernière réforme du régime de retraite des parlementaires date de 2010 et ce nouveau dispositif prévoit son alignement sur le régime général : les parlementaires pourront ainsi à partir de 2016 liquider leurs droits à 62 ans. Il supprime également le système de double cotisation qui permettait aux députés de toucher une pension complète au bout de 22,5 ans de mandat seulement au lieu de 31 ans, en contrepartie de cotisations plus élevées

 

Temps partiel thérapeutique pour les malades à mi-temps !

Temps partiel thérapeutique pour les malades à mi-temps !

 

 

C’est à peu près tout ce qu’a trouvé le gouvernement pour tenter de réduire la facture de 10 milliards que représentent  les arrêts maladie. Pour caricaturer,  le salarié serait malade à mi-temps ! Certes dans certains cas cette solution peut être opérationnelle mais elle va poser de redoutables problèmes d’organisation du travail sans parler évidemment de son efficience concernant la santé. La vraie question est de savoir si ces arrêts de travail sont ou non justifiés. S’ils ne le sont pas à la il faut prendre les sanctions qui s’imposent. S’ils le sont,  et c’est le cas le plus fréquent, mieux vaut un arrêt total pour soigner réellement la pathologie qu’un bricolage thérapeutique temporel susceptible de détériorer encore la santé du patient. Mais la préoccupation du gouvernement est moins sanitaire que financière.  Les arrêts de plus de six mois représentent 7% du total des interruptions de travail mais engendrent 44% des dépenses. Les arrêts de moins de sept jours, ceux qui connaissent la plus forte hausse, représentaient à l’inverse 44% des interruptions, mais seulement 4% de la dépense globale. Au total, les dépenses liées aux indemnisations versées pour arrêts maladie s’élevaient à 10,3 milliards d’euros en 2017, selon le dernier rapport de la Commission des comptes de la Sécurité sociale. La dématérialisation des déclarations permet par ailleurs d’alléger les coûts et de simplifier les échanges, estiment les deux ministères. Seules 40% des déclarations se font en ligne. Actuellement, un patient dispose de 48 heures pour envoyer par courrier sa feuille d’arrêt à sa caisse d’Assurance maladie et à son employeur, un délai qui rend difficile les contrôles lors d’arrêts de moins d’une semaine. Pour les responsables de la mission mandatée par le gouvernement, le professeur en médecine générale Stéphane Oustric, le directeur des ressources humaines de Safran, Jean Luc Bérard, et le conseiller-maître à la cour des comptes Stéphane Seiller, la hausse des coûts est principalement due à l’augmentation de la masse salariale et à l’augmentation du taux d’activité des seniors. Ils jugent que les conditions de travail ont “certainement” un impact sur le nombre d’arrêts maladie et que l’intensification du travail peut “participer dans la longue durée à l’augmentation tendancielle des dépenses” mais n’expliquent pas “les causes des évolutions récentes”.

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