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Fillon : un bakchich de 50.000 dollars pour faire rencontrer Poutine

Fillon : un bakchich de 50.000 dollars pour faire rencontrer Poutine

 

 

Le champion de la rigueur pour les Français, François Fillon, s’enfonce encore un peu plus dans ses contradictions. En effet on vient de découvrir qu’il avait touché 50 000 $ pour avoir mis en relation de responsables économiques avec Poutine. Du coup, on comprend de mieux en mieux la compréhension qu’il témoigne à l’égard du dirigeant russe. François Fillon a permis un industriel libanais (mais aussi au président de Total)  de rencontrer Poutine. Notons par parenthèses que c’est aussi un ami avocat libanais qui a réglé la facture des costumes de Fillon. Bref pour résumer, Fillon avait mis en place une véritable machine à fric pour tenir son rang de hobereau  de l’ancien régime. Pourtant François Fillon s’estime victime de la justice ! Dans l’enquête sur les emplois présumés fictifs de sa famille, François Fillon a été mis en examen le 14 mars pour « détournement de fonds public », « complicité et recel de détournement de fonds publics », « complicité et recel d’abus de bien sociaux », et « manquements aux obligations de déclaration à la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique ». En outre il y a d’être accusé de faux et d’usage de faux pour avoir fabriqué de fausses preuves concernant l’emploi de Pénélope. Pour résumer, Fillon est un voleur et un voyou. C’est pourtant le candidat qu’à choisi le parti Républicain. Il a même été reconfirmé par ce même parti quand les affaires l’ont fait plonger dans les sondages. Les faits sont tellement scandaleux et indiscutables qu’on peut douter sérieusement de la probité des membres du comité politique des Républicains qui ont donné l’absolution à Fillon en le confirmant comme candidat. D’une certaine manière, les responsables Républicains qui continuent de soutenir Fillon sont sans doute à la fois irresponsables et complices. Pas étonnant la confirmation de François Fillon comme candidat des Républicains a été entièrement organisée par le sulfureux Sarkozy lui aussi complètement englué dans les affaires. Au vu de toutes ces révélations on peut se demander quelle conception on se fait chez les Républicains de la morale politique. On objectera que des questions du même type se posent au parti socialiste. La facture, elle, de toutes ces affaires sera très lourde ;  elle se traduira sans doute par la fin du parti Républicain et ou par son éclatement car il se trouve encore quelques vrais responsables dans un parti gangréné  des affairistes

Le Roux (PS), ministre de l’intérieur : 50 000 euros pour ses filles, lycéennes !

Le Roux (PS), ministre de l’intérieur : 50 000euros pour  ses filles, lycéennes !

 

Encore un responsable politique pris la main dans le pot de confiture ; en plus, l’ancien président du groupe PS actuellement ministre de l’intérieur !  Le ministre français de l’Intérieur,  Bruno Le Roux, a employé ses deux filles en tant que collaboratrices parlementaires alors que ces dernières étaient lycéennes et étudiantes, rapporte lundi l’émission « Quotidien ». La défense de l’intéressé est pathétique puisqu’il relativise ses emplois fictifs en indiquant   « Bien entendu, j’ai mes filles qui ont travaillé avec moi sur des étés, notamment, ou des périodes de vacances scolaires, mais jamais en permanence », a dit l’ancien chef de file des députés socialistes au micro de l’émission diffusée sur la chaîne TMC. Et de s’enfoncer encore davantage quand il précise « Moi je me souviens avoir pris aussi des gens qui m’étaient recommandés sur l’été et donc je crois que c’est quelque chose qui se fait assez régulièrement, d’essayer de faire découvrir les choses, d’essayer de faire découvrir un travail », a-t-il ajouté lors d’un déplacement dans le Gard, le 10 mars dernier. Selon « Quotidien », les filles de Bruno Le Roux, âgées aujourd’hui de 23 et 20 ans, ont tout au long de leur cursus au lycée et pendant leurs études supérieures, bénéficié de CDD à l’Assemblée nationale comme collaboratrices parlementaires auprès de leur père, alors député PS de Seine-Saint-Denis. Elles auraient cumulé chacune 14 et 10 Contrats à durée déterminée (CDD), effectués pendant les vacances scolaires, entre 2009 et 2016, précise l’émission présentée par Yann Barthès. Cette révélation survient à l’heure où plusieurs candidats à l’élection présidentielle d’avril-mai sont visés par des soupçons d’emplois fictifs. Selon les informations de « Quotidien », le montant cumulé des contrats des deux filles atteindrait 55.000  euros.

Pour l’anonymat des auteurs d’attentats

Pour  l’anonymat des auteurs d’attentats

 

Une idée sans doute intéressante, celle qui consiste à imposer l’anonymat pour les auteurs d’actes de terrorisme. En effet la plupart de ces terroristes affichent  des personnalités au profil lamentable, ce sont en effet le plus souvent des tarés voir des criminels qui recherchent dans les attentats une honorabilité justifiée par leurs supposées convictions religieuses. Bref des marginaux et des voyous en quête de titres de martyrs largement diffusés dans les médias. Imposer l’anonymat permettrait d’enlever l’une des motivations profondes des auteurs de ces crimes. Le président du Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF) Midi-Pyrénées, Franck Touboul, a donc  réclamé « l’anonymat des terroristes qui privent de noms ceux qui ont été privés de vie ».  La ville de Toulouse a honoré cinq ans après, dimanche, la mémoire des sept victimes de Mohamed Merah, avec cet  appel pour que les auteurs de tels actes restent anonymes. La cérémonie, qui a réuni plus d’un millier de personnes, s’est déroulée pour la première fois dans l’enceinte de l’école juive Ohr Torah, anciennement Ozar Hatorah, où quatre victimes, dont trois enfants, sont tombées le 19 mars 2012 sous les balles du tueur djihadiste. Celui-ci avait abattu trois militaires à Toulouse et Montauban (Tarn-et-Garonne) les jours précédents. Le président du Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF) Midi-Pyrénées, Franck Touboul, a expliqué la justification de sa demande d’anonymat :   »Notre demande est simple : c’est une simple modification du droit existant », a-t-il dit en présence du ministre de l’Intérieur Bruno Le Roux. « Il n’y aura jamais de refuge sur le sol national pour les terroristes qui s’en prennent à nos enfants, à nos proches, à nos amis, à nos policiers et à nos soldats », a dit le ministre.

La présidentielle française : danger pour l’économie

La présidentielle française : danger pour l’économie

Pour les économistes de la banque Barclays, cela ne fait aucun doute: les programmes Fillon et Macron sont ceux qui tiennent la route économiquement. Les autres comportent de nombreux risques. Marine Le Pen veut sortir de l’euro, de façon ordonnée, en instaurant un système de change régulé au sein de l’Europe entre le franc et les autres monnaies, avec des parités qui évolueraient dans un corridor. Mais pour François Cabau et Philippe Gudin, auteurs de l’étude de Barclays, «il est très probable qu’une dissolution ordonnée soit impossible». Résultat, l’euro ne devrait pas survivre. Et la France serait en proie à des difficultés économiques et financières, avec un contrôle des capitaux à mettre en place dès le 7 mai. Le programme Mélenchon, qui est fondé sur une renégociation des traités européens et sur une massive relance budgétaire, est lui aussi porteurs de risques. Car les marchés financiers devraient réagir très négativement à la mise en œuvre de ce projet, estime l’étude Barclays. Avec à la clé, une envolée des taux d’intérêt, néfaste pour l’économie. François FillonEmmanuel Macron et Benoît Hamon se montrent en revanche «proeuropéens», même s’ils souhaitent réformer l’Union européenne et la zone euro, chacun à leur façon. Mais si le candidat de la droite et celui d’En Marche! jugent que la France doit d’abord faire la preuve de sa bonne volonté en lançant des réformes et en étant rigoureuse avec ses finances publiques, afin de pouvoir convaincre ses partenaires de refonder l’Europe, Benoît Hamon n’est pas sur cette ligne. «Le programme du candidat PS sera sûrement rejeté par plusieurs pays membres, notamment ceux du Nord de l’Europe», ajoute l’étude Barclays. Avec le risque que cela bloque toute discussion au sein des institutions européennes. Surtout, selon François Cabau et Philippe Gudin, François Fillon et Emmanuel Macron sont les deux seuls à proposer des solutions aux problèmes majeurs de la France – la perte de compétitivité et les failles du marché du travail. Et ce par des baisses d’impôts et de cotisations sociales, évaluées par Barclays à 2,5 points de PIB pour Fillon et 1 point pour Macron. Mais aussi grâce à des mesures sur le droit du travail, les seuils sociaux, le plafonnement des indemnités prud’homales etc… Néanmoins, les auteurs de l’étude s’inquiètent de la capacité de François Fillon et d’Emmanuel Macron à mettre en place les réformes, une fois élus. Ils pointent les difficultés qu’ils auront à avoir une majorité stable au parlement, après les législatives. «Les partis traditionnels sont dans un tel désarroi que tous les scénarios sont possibles: obtention d’une majorité absolue, grande coalition, accords de gouvernement ad hoc ou cohabitation».

 

Pour l’insurrection citoyenne (Mélenchon)

Pour l’insurrection citoyenne (Mélenchon)

Samedi Mélenchon a lancé à Paris son mot d’ordre d’insurrection citoyenne contre la monarchie présidentielle et les puissances de l’argent. Un appel un peu désespéré voire pathétique car Mélenchon prend sans doute conscience que son rêve de France insoumise a peu de chances de trouver une traduction politique susceptible de peser réellement en 2017. Mélenchon se voyait déjà face à Le Pen pour le deuxième tour mais  les sondages ne lui donnent actuellement qu’autour de 10 %. Il n’occupe  pour l’instant que la cinquième position et n’a strictement aucune chance de se qualifier pour le second tour des présidentielles. Les espérances du tribun d’extrême gauche retombent. Mélenchon prenant enfin conscience de sa situation politique réelle se met donc à rêver d’un troisième tour social. Une sorte d’aveu politique d’impuissance qui délègue aux syndicats gauchistes le soin d’assumer une responsabilité politique qu’il ne possède pas. Bref le vieux rêve révolutionnaire de cet admirateur de Castro et autres dictateurs marxistes. Jean-Luc Mélenchon, candidat de « La France insoumise » à l’élection présidentielle, a donc prédit mardi un « troisième tour social » au vu de la colère grandissante notamment des agents de la fonction publique hospitalière qui sont, selon lui, à bout. A la question de savoir s’il pensait qu’on se dirigeait vers un « troisième tour social » et s’il sentait monter une certaine forme de colère, le co-fondateur du Parti de Gauche a répondu sur RTL : « Dans l’hôpital, c’est tout à fait évident ». « Ce qui est sûr c’est qu’il y a une illusion parmi les technocrates, ils sont dans des logiques d’entreprise, ils croient qu’on peut toujours presser sur le citron et qu’il continuera à couler du jus », a-t-il souligné. « Ce n’est pas vrai. » « On est en train d’atteindre la limite de ce que les gens peuvent donner », a-t-il poursuivi. « Nous avons deux situations possibles : l’une qui serait la colère qui exploserait à l’ancienne – moi je la souhaite et j’aimerais bien qu’elle intervienne avant même l’élection présidentielle – ou bien il y a une autre hypothèse qui existe, c’est des pays qui s’effondrent et c’est plutôt ça que je crains ».

 

 

Pour le retour d’un service national obligatoire

Pour le retour d’un  service national obligatoire

A défaut de contenu,  la gauche a l’habitude d’utiliser des formules sémantiques flamboyantes. Hollande avait évoqué au cours de l’été dernier la garde nationale quand il s’agissait  en fait de renforcer un peu les réservistes. Quinze mille réservistes opérationnels de gendarmerie et de police contre 12.000 actuellement, pour « assurer la sécurité des différents événements de l’été » avait  déclaré le chef de l’État.  Il est clair que le contexte pré électoral ne prédispose pas à poser la problématique d’un engagement actif au service de la république via un nouveau service national obligatoire.  Attentat après attentat, les pouvoirs publics bricolent leur plan de lutte contre le terrorisme. Mais force est de constater que la réponse n’est guère adaptée à l’enjeu. Au mieux,  on se contente d’indiquer que de nouvelles tueries sont à prévoir mais sans problématiser la question et sans permettre à l’opinion d’être en mesure de comprendre et d’accepter une nouvelle articulation entre la problématique de sécurité et la problématique de liberté.  L’un des piliers du plan gouvernemental pour lutter contre le terrorisme repose sur l’opération sentinelle (opération Vigipirate renforcée) qui mobilise 10 000 militaires dans les rues et les lieux publics. En réalité une opération très symbolique qui vise surtout à rassurer la population. Cette action devrait relever des forces de police et non des forces militaires lesquelles s sont déjà épuisées par toutes les tâches de surveillance des rassemblements divers et variés, festifs ou non. On sait que la France s’est imprudemment engagée sur nombre de théâtres d’opérations de guerre au Moyen-Orient et en Afrique où les effectifs sont déjà insuffisants. Or avec l’opération sentinelle on se prive d’environ 10 % des effectifs de l’armée de terre. Pris de court une nouvelle fois,  le ministre de l’intérieur avait  sorti de son chapeau un service militaire pour ceux qui le souhaitent : une curieuse conception de la solidarité républicaine. Il est clair qu’en période préélectorale peu osent ouvrir le débat sur la nécessité d’un service national obligatoire par exemple de six mois et qui permettrait de libérer totalement les militaires de cette opération Sentinelle. Accessoirement cela offrirait un moyen de permettre une adhésion plus active aux valeurs de la république ; république dont  les citoyens ne peuvent se comporter uniquement en consommateurs de liberté individuelle ou collective mais sans les contraintes de l’engagement. Le contexte commanderait pourtant un changement de statut du citoyen passant de la posture de consommateurs à celui d’acteur.

 

 

Macron pour un service militaire obligatoire

Macron pour un service militaire obligatoire

 

Par démagogie en 1997, Chirac  avait supprimé le service militaire.  C’est essentiellement grâce à sa promesse de suppression de ce service militaire et de la fin de la fracture sociale qu’il s’était fait élire en 95. On sait ce qu’il est advenu de la fracture sociale ! Aujourd’hui Emmanuel Macron annonce le retour de ce service mais limité à un mois. Une durée qui paraît cependant un peu courte pour une préparation militaire mais qui constitue cependant une rupture avec la stratégie de professionnalisation totale de la défense. Une stratégie de professionnalisation qui reposait surtout sur la sophistication des armes et des matériels en vue de conflits relativement conventionnels. Or force est de constater que le risque numéro un et devenu le terrorisme aussi bien en France que sur les autres théâtres d’opérations. Pour preuve des milliers de militaires professionnels sont affectés à la surveillance des lieux publics. »C’est là un projet de société majeur, un véritable projet républicain, qui doit permettre à notre démocratie d’être plus unie et d’accroître la résilience de notre société », a ajouté l’ancien banquier de 39 ans, donné favori dans les sondages. Le projet coûterait entre 2 et 3 milliards d’euros par an en régime de croisière. Instauré par la loi Jourdan de 1798, la conscription en France a été officiellement supprimée par le président Jacques Chirac en 1997 qui estimait qu’elle ne répondait « plus aux exigences d’une armée moderne dans un grand pays moderne ». En 2015, un service militaire volontaire a été instauré après les attentats de Charlie Hebdo. Selon un sondage réalisé fin novembre, le rétablissement du service militaire obligatoire est souhaité par 74 % des Français. La mesure figure également dans le programme de Marine Le Pen (Front national), qui préconise un retour progressif d’un service militaire de trois mois minimum et de Jean-Luc Mélenchon (La France insoumise) qui souhaite ouvrir la possibilité d’effectuer un service citoyen obligatoire sous la forme d’un service militaire.

 

Sondage Présidentielle : 75% des Français pour le renoncement de Fillon

Sondage Présidentielle : 75% des Français pour le renoncement de Fillon

.Selon un sondage Odoxa pour franceinfo révélé vendredi 17 mars, 75% des Français estiment désormais que le candidat Les Républicains à l’élection présidentielle devrait renoncer à se présenter. À titre de comparaison, ce taux était de 70% lors du précédent sondage le 3 mars et de 61% lors de celui du 3 février. Près de huit sondés sur dix (78%) déclarent avoir une mauvaise opinion de François Fillon. Le candidat a perdu 32 points de « bonne opinion » depuis début novembre. Seuls 58% des sympathisants de droite - hors Front national - disent aujourd’hui avoir une bonne opinion de lui. Preuve de la forte dégradation de l’image du candidat, près de neuf Français sur dix (89%) considèrent qu’il n’est pas honnête, et plus de trois quarts qu’il n’est ni convaincant (76%), ni proche de leurs préoccupations (78%). Près de la moitié des sondés le trouvent toutefois courageux (46%), dont 83% des sympathisants de droite. Seule consolation à tirer de ce sondage pour François Fillon : la baisse de sa popularité ralentit, malgré une nouvelle vague de révélations« Le candidat a moins baissé ces dernières semaines après sa mise en examen qu’il n’avait baissé tout au long du mois de février. On a le sentiment de toucher le noyau dur de ce qui lui reste de supporters », analyse Gaël Sliman, le président de l’institut Odoxa.

Enquête réalisée sur internet les 15 et 16 mars 2017 auprès d’un échantillon de 1 006 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus, parmi lesquelles 250 sympathisants de gauche, 175 sympathisants de droite hors FN, et 171 sympathisants du FN.

Un parlementaire Des Républicains pour Macron

Un parlementaire Des Républicains pour Macron

 

Le sénateur Les Républicains Jean-Baptiste Lemoyne a annoncé mercredi son soutien à Emmanuel Macron pour l’élection présidentielle, devenant le premier parlementaire LR à rejoindre le candidat d’En Marche! » Pour Jean-Baptiste Lemoyne, Emmanuel Macron est « le seul candidat d’une alternance crédible », une chose devenue selon lui « impossible avec François Fillon », comme il l’a déclaré à l’AFP. « François Fillon a repris sa parole en restant candidat malgré sa mise en examen, moi je reprends ma liberté parce que je constate combien le reniement de la parole politique nous porte préjudice », a expliqué M. Lemoyne, qui avait soutenu Alain Juppé à la primaire de la droite et appelé le maire de Bordeaux à se présenter, avant la manifestation du Trocadéro organisée le 5 mars à Paris en soutien à François Fillon. Agé de 39 ans comme M. Macron, M. Lemoyne a été élu sénateur de l’Yonne en 2014 comme candidat indépendant. Il est apparenté au groupe LR. « Depuis le 25 janvier, on vit au rythme des révélations. L’alternance est devenue impossible avec François Fillon. Aujourd’hui le seul candidat d’une alternance crédible, c’est Emmanuel Macron », juge-t-il. Pour M. Lemoyne, « la droite et le centre peuvent partager de nombreux points du programme d’Emmanuel Macron : la baisse de l’impôt sur les sociétés, la suppression du RSI, la réforme des retraites, le recrutement de policiers et de gendarmes… ».   Le sénateur juge surtout « qu’Emmanuel Macron a cette capacité à parler à des France qui se regardent en chiens de faïence: la France rurale, la France des quartiers, la France des métropoles… Il est capable de susciter une espérance dans une France qui se fissure ». M. Lemoyne démissionne en conséquence de sa fonction de secrétaire national LR et de président de la Fédération LR de l’Yonne. Jusqu’ici M. Macron avait obtenu surtout des ralliements de la gauche. « Il y a beaucoup d’élus qui se sentent mal à l’aise à droite, ma démarche pourra peut-être en libérer certains pour bâtir une majorité réformatrice », espère le sénateur.

L’impact du CO2 sur le climat : « pas important » pour le nouveau responsable américain

L’impact du CO2 sur le climat : « pas important » pour le nouveau responsable américain

Contestation de l’impact du Co2 par le nouveau patron américain de l’environnement. « Je pense que mesurer avec précision (l’impact de) l’activité humaine sur le climat est quelque chose de très difficile et il existe un immense désaccord sur le degré de cet impact. Donc non, je ne serais pas d’accord pour dire qu’il s’agit d’un contributeur important au réchauffement climatique« , a déclaré jeudi 9 mars le nouveau patron de l’Agence américaine de l’environnement (EPA) dans une interview sur la chaîne CNBC. « Nous devons continuer d’étudier l’analyse » de l’impact du CO2, a ajouté Scott Pruitt. Pourtant, les États-Unis vivent le deuxième hiver le moins froid de leur Histoire (en tout cas depuis le début des relevés météorologiques, il y a 122 ans). Des records de douceur ont été battus dans les zones où vivent près la moitié des Américains. Ils peuvent sentir que le climat est déréglé, qu’il y a vraiment un réchauffement notable. L’arrivée de Donald Trump à la Maison-Blanche inquiète les scientifiques travaillant sur le changement climatique. Depuis des les semaines, universitaires et informaticiennes s’unissent pour sauvegarder les données contenues sur les sites web d’agences fédérales. Pour les protéger de l’administration Trump, qui pourrait vouloir les détruire. Bethany Wiggin est directrice du Penn EHLab (Penn Program in Environmental Humanities) de l’Université de Pennsylvanie. Son laboratoire est à l’origine du programme public et collaboratif #DataRefuge s’explique sur Reporterre :


Reporterre — Avec l’arrivée de l’administration Trump, en quoi les données informatiques fédérales sur le changement climatique sont-elles menacées ?

Bethany Wiggin — La première chose à comprendre, c’est que tous les matériaux disponibles sur Internet sont vulnérables par nature. Les liens hypertextes vers des études scientifiques peuvent facilement être brisés. C’est un phénomène très documenté. Cette instabilité naturelle est renforcée dans un environnement politique où les climatosceptiques s’assurent que le changement climatique est présenté comme un sujet ouvert au débat.

Scott Pruitt, qui est en train d’être auditionné au Congrès [pour diriger l’Agence états-unienne de protection de l’environnement, l’EPA], ne croit pas au changement climatique. Cet ex-procureur général de l’Oklahoma est connu pour avoir défendu les industriels gaziers et pétroliers adeptes de la fracturation hydraulique, au lieu d’avoir réglementé cette pratique qui cause des niveaux sans précédent de microtremblements de terre. Donc, nous avons toutes les chances de croire que les données contenues sur le site web de l’EPA seront encore plus vulnérables.

Mais l’EPA est juste un exemple. Il y a de multiples agences publiques et ministères dont les données sur le climat sont menacées. En décembre, l’équipe de transition de Trump voulait que le ministre sortant de l’Énergie lui fournisse une liste de noms des personnes ayant travaillé sur l’Accord de Paris. Heureusement, il a dit non et a même autorisé les membres de son ministère à utiliser les réseaux sociaux comme ils le souhaitent, sans être punis.

Nous sommes aussi très inquiets à cause des propos du futur chef de la Nasa [Agence spatiale des Etats-Unis]. Il a affirmé que la mission Terre de cette agence, qui rassemble des données sur le climat, était un exemple de science politisée. Il souhaite rediriger les fonds vers des programmes de recherche spatiale.
Qu’est-ce que le programme #Datarefuge et en quoi peut-il remédier au problème ?

#Datarefuge repose sur un principe très simple de gestion des données, qu’on appelle Lockss, Lots Of Copies Keep Stuff Safe [« de nombreuses copies conservent les affaires en sécurité »]. L’idée est de copier les documents appartenant aux agences fédérales environnementales, ou les outils éducatifs sur le climat. Et de garder si bien ces copies que les chercheurs pourront continuer à utiliser les données et à citer les documents [par exemple par des liens hypertextes dans un article]. On va donc réaliser ces copies multiples selon un protocole prédéfini et les disperser dans différents serveurs sécurisés : c’est là que la dimension de refuge prend tout son sens.
Qui participe au projet et comment s’organise-t-il ?

De nombreux libraires, archivistes et informaticiens mènent ce projet. Ils ont travaillé jour et nuit pour mettre en place un manuel de bonnes pratiques à disposition de nos bénévoles. Une bonne partie de ce protocole a été développé lors d’une série d’événements « data rescue », notamment à Philadelphie le week-end dernier. Nous avons désormais de nombreuses personnes du milieu universitaire, technologique, bibliothécaire ou encore du secteur privé qui travaillent de manière très coordonnée à affiner ces bonnes pratiques et à les diffuser auprès de nos partenaires sur d’autres événements « data rescue » aux États-Unis. C’est très bien que nous ayons accompli autant avant l’investiture de Donald Trump, mais il reste beaucoup à faire ensuite.

Par ailleurs, nous travaillons sur des projets à plus long terme, afin que les citoyens comprennent pourquoi ces données sur le climat sont si importantes. L’idée est de sensibiliser les journalistes, les politiques et les communautés locales aux questions suivantes : qui utilise ces données ? à quoi servent-elles ? Quand on parle d’inondations dans un quartier, ça n’a rien de politique, il s’agit de la santé et du bien-être des gens.

Désormais, notre mission est de documenter et de surveiller les changements sur les sites web des agences fédérales. Nous publierons un rapport après 100 jours [de pouvoir de l’équipe Trump] où nous désignerons les programmes auxquels on aura coupé les vivres et qui ne pourront plus entretenir leur page web.

 

Immigration: nouvelle claque judiciaire pour Trump

Immigration: nouvelle claque judiciaire pour   Trump

La décision du magistrat William Conley, qui siège à Madison dans l’Etat du Wisconsin, est le premier coup porté par la justice au nouveau décret remanié, pourtant présenté par le gouvernement comme n’offrant plus aucun angle de contestation possible.

Le plaignant, un musulman sunnite, a fui la Syrie en 2014 afin d’échapper à une « mort quasi certaine », selon les documents adressés au tribunal. Ayant trouvé refuge aux Etats-Unis, il a ensuite déposé une demande d’asile pour sa femme et leur fille, restées à Alep.

La procédure s’approchait du feu vert final à leur venue, quand elle a été stoppée par les directives anti-immigration de Donald Trump, qui a placé la Syrie sur une courte liste de pays dont les réfugiés sont désormais interdits d’entrée. L’homme a saisi la justice en conservant son anonymat et a réussi à convaincre le juge Conley de la nécessité de prendre une injonction de suspension temporaire du décret, en attendant un débat ultérieur en profondeur.  Le plaignant « a présenté des arguments sur le fond qui ont des chances d’être validés », a souligné le magistrat dans sa décision. Notamment le fait, a-t-il noté, que sa famille « risquerait de subir des dommages irrémédiables » si elle restait en Syrie.

Le nouveau décret migratoire de Donald Trump est parallèlement attaqué en justice par plusieurs Etats démocrates et diverses organisations indépendantes, ce qui augure d’une grande bataille judiciaire, avec des appels et de multiples recours inévitables.

 

35500 euros pour les costumes de Fillon payés par un ami !

35500 euros pour les costumes de Fillon payés par un ami !

Les affaires ne cessent de s’accumuler pour Fillon après la découverte d’un prêt de 50 000 euros sans intérêts et sans date de remboursement (en fait un don), c’est maintenant un autre cadeau de 35500 euros pour les costumes du hobereau «  candidat du peuple ». D’après le JDD,  Depuis 2012, 35.500 euros de vêtements auraient été réglés en liquide pour le compte de François Fillon à la boutique Arnys. Le 20 février, deux costumes ont été payés en chèque par un ami généreux, pour un montant de 13 000 euros « à la demande de François Fillon ». François Fillon s’habille depuis des années chez Arnys, la célèbre boutique rive gauche, rue de Sèvres à Paris. Mais qui paye ses costumes, blazers et pantalons confectionnés sur mesure? Selon nos informations, depuis 2012, l’ancien Premier ministre se serait fait offrir pour près de 48.500 euros de vêtements. Sur ce montant, 35.500 euros semblent avoir été réglés en espèces. Les 9 et 10 février derniers, soit moins de quinze jours après la révélation du « Penelopegate » par Le Canard Enchaîné, deux costumes que François Fillon a fait retirer à la boutique ont, cette fois-ci, été payés par chèque. Montant de l’achat : 13.000 euros. Le chèque, au nom de la banque Monte Paschi, a été signé le 20 février et adressé par porteur le jour-même au magasin. Dans le JDD, « l’ami généreux » signataire du chèque confirme et l’entourage du candidat répond : « On se demande jusqu’où iront ces intrusions malveillantes dans sa vie privée. Il est exact qu’un de ses amis lui a offert des costumes en février. Ça n’a rien de répréhensible. Quant à l’affirmation que certains costumes auraient été payés en espèces, c’est totalement extravagant. Aucune maison sérieuse n’accepte des paiements en espèces de tels montants. » Quant au responsable « Grande mesure » de la maison Arnys, il commence par raccrocher brutalement à l’évocation du seul nom de François Fillon, puis, rappelé, se refuse « à tout commentaire ».

Réduire la taille du secteur public pour relancer l’économie en France (François Facchini)

Réduire la taille du secteur public pour relancer l’économie  en France (François Facchini)

 

Dans une  interview à la Tribune,   François Facchini, professeur agrégé des Universités, Centre d’économie de la Sorbonne, Paris 1 Panthéon-Sorbonne défend l’idée que la taille du public constitue un handicap notoire pour relancer l’économie en France.

 

« La taille du secteur public en France représentait 57,3% de la production intérieure brute (PIB) en 2015. Ce niveau est historiquement à son plus haut. Ce ratio, dépenses publiques totales, soit la somme des dépenses de l’Etat central, des administrations de sécurité sociale et des administrations publiques locales sur PIB, était de 14,22% en 1895, et de 39,65% en 1973. Cet élargissement de la taille du secteur public n’est pas sans conséquence productive, d’une part, et allocative, d’autre part. Les conséquences productives sont souvent débattues. La Courbe de BAR, du nom de trois économistes américains Barro-Armey-Ram montre qu’il existe une relation en U inversé entre la taille du secteur public et la croissance de la production. Au-delà d’un certain seuil, la dépense publique et sa structure ont un effet net négatif sur la dynamique de la production. En France, on estime qu’au-delà de 30% la taille du secteur public ne maximise plus le potentiel productif du pays. La figure 1 (ci-dessous) illustre cette relation en U inversé pour la France à partir du calcul des moyennes sur dix ans depuis 1896 des taux de croissance du PIB et des moyennes du ratio dépenses publiques sur PIB. Il permet de dessiner la courbe de BAR pour la France. Une telle relation fait encore l’objet de discussions parmi la communauté des économistes, mais elle rappelle avec certitude qu’un euro public dépensé n’a pas toujours un effet net positif. Un euro public dépensé au-delà d’un certain seuil crée moins de richesse qu’il n’en détruit. Il crée moins d’emploi qu’il n’en détruit. Une telle situation arrive dès que l’Etat et plus généralement les acteurs publics produisent des biens qui ne relèvent pas de leurs prérogatives et/ou mettent à la disposition des citoyens des quantités trop importantes de biens publics. La définition des prérogatives du secteur public est l’objet de la théorie économique de la frontière de l’Etat et du marché. Avec l’effondrement du modèle soviétique, il est admis que le marché a sa place dans la production et l’affectation des richesses. Peu d’économistes aujourd’hui soutiennent que le marché et les entreprises ne produisent pas correctement des automobiles, du pain, des installations électriques ou des médicaments. La conséquence est qu’au-delà d’un certain seuil le secteur public commence à produire et à financer des biens que le secteur privé pourrait produire en quantité suffisante, et à moindre coût. Cela permet de rappeler que la mission des entreprises est aussi de répondre aux besoins sociaux. Lorsque les agriculteurs produisent du lait, ils répondent à une demande sociale. Lorsque les producteurs d’automobiles produisent des voitures hybrides, ils donnent une solution aux préoccupations écologiques des consommateurs-citoyens. Le risque alors d’un secteur public trop important est qu’il utilise plus de ressources que les entreprises pour produire la même quantité de biens et de services et/ou qu’il  produise des services publics qui ont moins de valeur pour les consommateurs que la plupart des biens qu’ils pourraient acheter sur le marché. Laisser la taille du secteur public croître jusqu’à un ratio dépenses publiques totales sur PIB de 100% serait tout simplement soutenir que le marché et l’entreprise doivent totalement s’effacer devant l’Etat et ses administrations. Ce serait défendre qu’il n’y a pas de frontière Etat-marché, que seul l’Etat est compétent. Lors du choix politique de 2017, chaque électeur doit ainsi avoir conscience que la réduction des dépenses des administrations publiques est un moyen d’améliorer l’efficacité productive du pays, autrement dit de redonner du pouvoir d’achat et des opportunités de gain pour les entrepreneurs. Les administrations publiques rendent bien des services à la nation, mais avec un coût en terme de croissance qui aujourd’hui obère durablement nos choix futurs. Les électeurs doivent aussi avoir conscience que la baisse des dépenses publiques est un moyen de redonner au consommateur son pouvoir de choix. Si le ratio dépenses publiques sur production était de 100%, l’ensemble des biens et des services consommé serait le résultat d’un choix politique. Je devrais peut-être renoncer à acheter des meubles parce que l’Assemblée nationale a décidé que je devais consommer de l’éducation ou des installations sportives. Réduire la dépense publique, c’est en ce sens redonner à chacun le droit de choisir ce qu’il fait de son argent. C’est redonner au consommateur sa souveraineté. Contrairement à ce qui est souvent dit et écrit, réduire la dépense publique ce n’est pas, par conséquent, appliquer un programme de rigueur ou « se serrer la ceinture », c’est au contraire desserrer la contrainte politique qui pèse sur les choix de consommation de chacun et créer ainsi des opportunités pour les entrepreneurs de reprendre leur place dans l’économie française et créer des emplois pour répondre aux besoins sociaux qui s’expriment sur tous les marchés de France et dans le monde. »

Delanoë pour Macron

Delanoë pour  Macron

Macron continue d’engranger les ralliements, cette fois il s’agit d’une  très grosse prise :   l’ancien maire de paris qui en même temps rompt avec les options gauchistes d’Anne Hidalgo.  l’ancien maire PS de Paris appelle  à «donner le maximum de force au premier tour au candidat qui peut battre Mme Le Pen». «Le candidat qui se rapproche le plus de mes convictions de socialiste, réformiste, européen, réaliste, c’est Emmanuel Macron», a-t-il ajouté. «Je n’appartiens pas à En Marche!, je n’appartiens pas à l’équipe d’Emmanuel Macron, je l’aiderai dans la liberté», a précisé l’ex-édile socialiste, en se défendant fermement de briguer un poste par ce ralliement. Il a ensuite détaillé les raisons qui l’avaient poussé à faire ce choix: «L’avantage du programme d’Emmanuel Macron, c’est qu’il est sérieux et crédible sur le plan économique et donc il rend possible des progrès sociaux (…) que ce soit sur la protection des chômeurs, sur les minimas sociaux, sur la protection des plus faibles». Interrogé sur le programme du candidat PS Benoît Hamon, il l’a au contraire jugé «dangereux parce qu’il ne rassemble pas la gauche et parce qu’il est philosophiquement, dans le rapport au travail, dans le rapport à l’Europe (…), pas en mesure de produire du progrès social». Il s’est toutefois empressé de préciser qu’il «ne (dirait) jamais de mal de la personne de Benoît Hamon». «Je suis ami avec lui depuis bien plus longtemps que je ne connais Emmanuel Macron», a-t-il encore tenu à souligner. Avec ce soutien à Emmanuel Macron, Bertrand Delanoë marque une rupture claire avec Anne Hidalgo, qui soutient Benoît Hamon et a croisé le fer à de très nombreuses reprises avec l’ancien ministre de l’Économie. «Ce n’est pas un candidat de gauche», dit-elle de lui, l’accusant d’avoir un programme «très proche de celui de François Fillon sur beaucoup d’aspects». Assurant rester «solidaire de ce que fait la maire de Paris aujourd’hui», son prédécesseur a toutefois assumé sa divergence avec «une femme libre».

2017 : la peur du FN pour 2/3 des Français

2017 : la peur du FN pour 2/3 des Français

 

Un sondage qui confirme l’État du paysage politique actuel avec deux tiers des Français inquiets mais aussi un bon tiers qui ne manifeste pas de peur, soit environ 35 %, c’est-à-dire le score que prévoient les sondages pour Marine Le Pen au second tour. Cette enquête montre que le Front national peut compter sur un socle d’électeurs relativement solide mais que sa réserve de voix et très faible. Pour le second tour des présidentielles,  le FN ne pourra espérer davantage que 35 à 40 % des voix. Près de deux tiers des Français (64%) se déclarent inquiets à l’idée de voir Marine Le Pen accéder au second tour de la présidentielle d’avril-mai, selon un sondage BVA pour L’Obs publié mercredi. Jusqu’à présent, l’ensemble des sondages place la présidente du Front national (FN) en tête du premier tour de scrutin, prévu le 23 avril, avec environ un quart des intentions de vote. La perspective de voir le parti d’extrême droite se qualifier pour le duel final, comme le 21 avril 2002, inquiète « tout à fait » 44% des personnes interrogées et « plutôt » 20% d’entre elles, selon l’étude de BVA. En revanche, 35% des sondés disent ne pas craindre la perspective d’un deuxième tour avec Marine Le Pen. Plus de trois quarts des Français (77%) qualifient par ailleurs le FN de formation d’extrême droite. Mais une majorité (55%) estime qu’il faut désormais le considérer comme un « parti comme les autres ». Ces résultats vont dans le même sens que ceux d’un sondage Kantar Sofres-One point, publié mardi, qui mesurait la défiance persistante à laquelle est confrontée Marine Le Pen, pourtant soucieuse de « dédiaboliser » le FN.L’enquête de BVA a été réalisée les 2 et 3 mars 2017 auprès d’un échantillon de 1.174 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus.

Pour le Figaro, Macron est un «bolchevique !

Pour le Figaro Macron est un «bolchevique !

 

 

Ça vole bas en ce moment chez certains éditorialistes dont Macron est devenu la tête de turc. Pendant longtemps,  ces éditorialistes ont misé sur le fait que Macron n’était qu’une  illusion, une bulle médiatique destinée à éclater. En fait, c’est Fillon qui a éclaté. Du coup, l’invective prend le pas sur l’explication  comme souvent chez ceux qui n’ont plus d’argument. Le Figaro, par ailleurs un journal dont il faut reconnaitre le sérieux de ses informations, retombe dans le péché récurrent de sectarisme. On reproche un jour à  Macron son immobilisme et le lendemain l’aspect trop révolutionnaire de son programme. Apres avoir au passage proclamé pendant des semaines qu’il n’en avait pas. Extrait  de l’édito du responsable du service éco :

 

«  Le programme d’Emmanuel Macron, sur les retraites et l’assurance-chômage, emprunte beaucoup à la philosophie de la chanson Rouge de Jean-Jacques Goldman, en 1993. «Y aura des jardins, d’l'amour et du pain – Des chansons, du vin, on manquera de rien – Y aura du soleil sur nos fronts – Et du bonheur plein nos maisons – C’est une nouvelle ère, révolutionnaire». Il n’y a peut-être que le mot de la fin qui tranche avec le monde actuel. Car ce que propose le leader d’En Marche! Sur les retraites et l’assurance-chômage est plus égalitaire et universel que révolutionnaire, et se rapproche, à bien des égards, de ce que Jean-Luc Mélenchon, le candidat de la France insoumise, propose sur les mêmes sujets. Pourtant, on sait comment la révolution bolchevique de 1917 a fini. » .. » ; Il  est impossible, aujourd’hui, de retracer la carrière des fonctionnaires au-delà de 5 ans en arrière car les données n’existent pas et sont détruites. !!!!!!….les primes varient du simple au triple en fonction des ministères, voire plus entre les fonctions publiques, et peuvent représenter dans certains cas la moitié du traitement-…. La réforme de l’assurance-chômage, dont le régime serait nationalisé, est du même acabit……il est probable que l’ex-ministre de l’Économie tombera, s’il est élu président en mai, dans les mêmes travers que ses prédécesseurs… ».

 

Le Figaro ne fait vraiment pas dans la dentelle. Il est vrai que le quotidien est actuellement assez déboussolé par les péripéties pathétiques du candidat de la droite qu’il soutient. Encore une fois il faut reconnaître la qualité de certains des articles du quotidien mais certains s’éditorialistes ne peuvent s’empêcher de retomber dans le sectarisme et le parti pris réactionnaire. Il s’agit bien de réactions quand on critique une perspective de réformes que les gouvernements de droite comme de gauche n’ont jamais été capables de conduire.

 

 

Grève des fonctionnaires pour tuer service public

Grève des fonctionnaires pour tuer service public

 

Encore une nouvelle grève à la participation insignifiante chez les fonctionnaires à l’appel des syndicats gauchistes  CGT, FO, Solidaires et FA-FP. Une grève évidemment complètement irresponsable d’une part parce qu’il discrédite encore un peu plus un mouvement syndical déjà bien affaibli ensuite parce qu’il amalgame l’avenir du service public et la situation sociale des fonctionnaires. Ces syndicats voudraient tuer le service public qu’ils  ne s’y prendraient t pas autrement. Pour l’éviter, il faudrait d’abord qu’ils aient le courage et la lucidité de distinguer ce  qui relève du service public et ce qui relève des intérêts corporatifs des salariés. Certes dans certains secteurs, dans certains services la tension relative aux conditions de travail et réelle. C’est le cas dans les services soignants par exemple. Pour autant dans d’autres services y compris à l’hôpital, les conditions de travail sont loin d’être déplorables. Dans beaucoup de cas la productivité et notoirement insuffisante. À dessein, les syndicats gauchistes confondent le concept de service public avec la défense du statut des travailleurs et avec les conditions de travail. L’enflure du discours et l’amalgame des problématiques discréditent  cette forme de syndicalisme « Asphyxiée par les déremboursements, les dérégulations, les suppressions de postes et les réorganisations permanentes, auxquels s’ajoutent les regroupements d’hôpitaux imposés par la loi Touraine, le secteur de la santé est en péril en terme d’égalité d’accès aux soins », estiment-ils. Egalement dans le collimateur des syndicats, la réforme territoriale « et ses conséquences, fusion de communes, de conseils régionaux, création de métropoles entraînent des mobilités forcées et des inquiétudes grandissantes chez les agents et dégradent le service public». Les syndicats réclament aussi une augmentation de la valeur du point d’indice « pour compenser les pertes subies depuis des années », une refonte des carrières « pour redonner de l’attractivité à l’emploi public » et un arrêt des suppressions de postes et des restructurations. Un discours bien peu crédible même aux yeux des fonctionnaires qui se sont bien peu mobilisés pour cet appel irresponsable à la grève.

Pour Hamon, Macron est une chimère ! Et lui un dinosaure ?

Pour Hamon, Macron est une chimère ! Et lui un dinosaure ?

 

C’est bien connu quand l’argument est faible, on lui substitue l’invective. Ce que fait Benoît Hamon en traitant Macron de chimère. Une curieuse inversion du fardeau de la caricature car s’il existe une chimère c’est bien celle de Benoît Hamon sans doute tout surpris d’avoir triomphé aux primaires de la gauche et qui multiplie les propositions les plus surréalistes. Il y a évidemment d’abord ce fameux revenu universel d’un coût de 300 à 700 milliards selon les hypothèses et qui s’appuie sur sa prévision de suppression du travail ;  un connaisseur, lui qui n’a jamais travaillé ailleurs que dans la politique et qui entretient forcément un rapport approximatif avec les réalités économiques et sociales. Pour financer son revenu universel Benoît Hamon propose la fumeuse taxation des robots. Comme si les robots n’étaient pas davantage des localisables que les unités de production classiques avec des salariés. Dernièrement il a même suggéré la suppression de l’argent pour les PME. L’argent auquel on substituerait une monnaie fictive comptabilisant les échanges de services et de production entre entreprises. Et de citer comme exemple un artisan qui pourrait aller faire des travaux chez son expert-comptable ! Benoît Hamon  est encore jeune mais il y a déjà presque 30 ans qu’il ne vit que de la politique et de ce point de vue c’est un véritable dinosaure, un dinosaure qui se nourrit de la politique, un dinosaure parce qu’il se fonde sur une idéologie marxiste complètement obsolète qui ne subsiste que dans les groupuscules d’extrême gauche et chez les frondeurs du parti socialiste. Résultat Hamon est en train de tuer ce qui reste du parti socialiste. Aucun grand responsable socialiste  ne soutient sa campagne ; pire l’hémorragie vers Macron continue. Aujourd’hui Benoît Hamon est scotché autour de 13 % dans les intentions de vote autant dire qu’il n’a strictement aucune chance de se qualifier pour le second tour des présidentielles ; ce qui lui importe  d’ailleurs peu car ce qu’il souhaite c’est prendre la direction des dépouilles du parti socialiste. Benoît Hamon est évidemment fortement agacé par les ralliements à Macron. L’argument de Macron comme barrage au FN a été mis en avant mardi par le président de l’Assemblée nationale, Claude Bartolone, pour illustrer sa tentation de choisir le fondateur d’En Marche!, comme l’ont déjà laissé entendre des ministres comme Ségolène Royal, Patrick Kanner et Stéphane Le Foll.

Thierry Solère la Girouette pour une rencontre Sarkozy- Juppé-Fillon

Thierry Solère la Girouette pour une  rencontre Sarkozy- Juppé-Fillon

 

De toute évidence face au risque de défaite aux présidentielles, les responsables des Républicains s’agitent dans tous les sens. Il y a aujourd’hui une réunion du bureau politique des Républicains, aussi l’appel d’Estrosi pour une rencontre de plusieurs présidents de région et dernièrement la proposition de Thierry Solère pour une discussion directe entre Sarkozy, Juppé et Fillon. On se souvient que Thierry Soler avait présidé l’organisation des primaires, qu’il s’était félicité de son succès et avait ensuite milité pendant longtemps en faveur du vainqueur avant de le trahir alors qu’il était son porte-parole. Aujourd’hui, il propose de revenir aux vieilles méthodes manœuvrières dans les coulisses pour substituer aux primaires un arrangement entre Sarkozy Juppé et Fillon. L’ancien communicant ne manque pas de bagout pour  justifier  ses revirements de girouette. Au micro de RTL, le député des Hauts-de-Seine demande maintenant à Alain Juppé, Nicolas Sarkozy et François Fillon de se rencontrer physiquement pour « trouver une porte de sortie » à ce dilemme politique. « Ce sont trois hommes d’État. Je sais qu’ils se parlent mais pas tous les trois ensemble. Il n’est imaginable que, dans la crise que nous vivons aujourd’hui, ces trois personnes ne se voient pas. Il est impératif qu’ils se voient et trouvent la solution à cette crise que nous connaissons », affirme-t-il, soulignant que les trois hommes ont réuni « 90% des voix de la primaire ».

Fillon reste…. Pour l’instant !

Fillon reste…. Pour l’instant,

 

Après la manifestation au Trocadéro, Fillon a laissé entendre qu’il était le seul à pouvoir décider de sa candidature. Il a balayé d’un revers de main les initiatives prises actuellement en coulisses pour tenter de le mettre sur la touche afin de le remplacer par Juppé. Cependant il s’est montré davantage ouvert aux  contestations de son camp. Il a d’ailleurs annoncé des initiatives   »dans les prochains jours » pour « rassembler » sa famille politique avec la conviction que seul son projet peut faire rempart à la candidate du Front national (FN), Marine Le Pen. D’une certaine façon le relatif succès de la manifestation du Trocadéro le renforce dans sa conviction que sa candidature est d’une part légitime et qu’elle est la seule à présenter une réelle alternative face à la politique menée jusque-là par François Hollande. « Personne n’a le pouvoir de l’obliger à retirer sa candidature » a-t-il déclaré. « Si les électeurs de la droite et du centre avaient voulu le projet d’Alain Juppé, ils auraient voté pour Alain Juppé », a encore déclaré François Fillon sur France 2. Reste cependant l’évolution catastrophique des sondages. En effet ce ne sont pas tellement les affaires qui inquiètent le camp des Républicains mais la chute de son candidat qui dans les derniers sondages le place désormais à 17 %, juste un point devant Ha mon mais très loin de Marine Le Pen et de Macron. Finalement l’instance qui pourrait dissuader le moment venu Fillon, c’est la mesure des intentions de vote. On imagine mal Fillon renoncer ce lundi même sur recommandation des instances de son parti. La seule hypothèse possible c’est  que Fillon reste pour l’instant ….en attendant l’évolution judiciaire du dossier mais surtout l’évolution de l’opinion. Par ailleurs sollicité de toutes parts Juppé s’interroge. Il s’est qui ne pourra se présenter que si Fillon renonce et s’il obtient le soutien de l’ensemble de son parti, Sarkozy compris. Le feuilleton est encore loin d’être terminé. Alain Juppé doit s’exprimer aujourd’hui. Jusque-là il avait affirmé son opposition à tout plan B, en clair d’être la doublure de Fillon en cas de mise sur la touche de ce dernier. Pour qu’il soit candidat il faudrait que Fillon lui demande officiellement à Juppé de le remplacer et que les sarkozystes arrêtent de manœuvrer en coulisses un jour contre un candidat, un autre jour contre un autre. Ce que Juppé  pourrait déclarer aujourd’hui à moins autre hypothèse que le lassé  par les manœuvres politiciennes dans son parti,  il renonce définitivement  lui aussi. Conclusion probable de la journée politique : Fillon ….pour l’instant !

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