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Autoentrepreneurs : une vie éphémère pour la très grande majorité

Autoentrepreneurs : une vie éphémère pour la très grande majorité

Même si les chiffres s’améliorent  un tout petit peu la vie des sociétés au statut d’entrepreneur demeure aléatoire puisque 36% des autoentrepreneurs enregistrés en 2014 sont encore actifs trois ans après le début de leur activité contre 63% chez les entrepreneurs classiques selon une récente étude de l’Insee. Par ailleurs le chiffre d’affaires demeure modeste en moyenne autour de 10 000 € en 2016, il y a bien  entendu des écarts autour de cette moyenne puisque 34 % des autoentrepreneurs ne déclarent aucun chiffre d’affaires. Pourtant  Le nombre d’immatriculations de microentreprises a augmenté de 27 % en un an  Selon les chiffres de l’Insee de décembre, les créations d’entreprises ont augmenté de 16,9 % en un an en France, passant de 591 267 à 691 283. Plus de 44 %, au dernier trimestre, étaient des microentreprises. Et le nombre d’immatriculations sous ce statut a augmenté de 27 % en un an : de 241 786, en 2017, à 308 311, en 2018.

Ils étaient 300 000 dès 2009, ils sont désormais 1,3 million d’autoentrepreneurs dans l’Hexagone. Leur place sur le marché du travail s’est accentuée avec l’émergence des plates-formes numériques et le phénomène « d’ubérisation ». Après un essoufflement en 2014 et 2015, la création de microentreprises est repartie à la hausse dès 2016, avec 70 000 immatriculations de plus. La tendance se poursuit encore aujourd’hui.

La plupart du temps, il s’agit de revenus complémentaires. Le régime plafonne le chiffre d’affaires annuel. « Il ne faut pas l’augmenter, pense Grégoire Leclercq, président de la Fédération des autoentrepreneurs (80 000 adhérents). Quand vous arrivez à 50 000 euros de chiffre d’affaires, il faut être cohérent, ne pas rester sous ce statut pour développer sa boîte. » La pérennité des microentreprises dépend beaucoup du secteur d’activité. Elle est la plus élevée dans la santé humaine et l’action sociale (60%) et dans l’enseignement (48%), et plus faible dans la construction (36%), les activités spécialisées, scientifiques et techniques (36%) ou le commerce (28%).Enfin, elle est très réduite (16%) dans le secteur des transports et de l’entreposage. Ces écarts entre les secteurs peuvent s’expliquer en partie par une propension au démarrage plus forte dans la santé ou l’action sociale (83%), l’enseignement (79%), les activités scientifiques et techniques (71%) ou le commerce (54%).

5G : une technologie pour la ville, une autre pour les ploucs

5G : une technologie pour la ville, une autre pour les ploucs  

Y aura-t-il une technologie 5G  pour les villes et une autre pour les ploucs ? C’est la question qu’on peut se poser en raison du passé mais aussi du futur. Pour le passé, on sait que nombre de zones ne sont pas encore couvertes par la 3G, la 4G ou  ne sont pas couvertes du tout ou alors de temps en temps. Pour le futur, il n’est pas certain que la 5G couvre  rapidement l’ensemble du territoire. On pourrait se contenter pour certaines zones de la 4G améliorée. De toute manière la 5G à très, très  débit, celle des 26 GHz, sera réservé aux villes L’attribution va concerner la bande de fréquences des 3,4 à 3,6 GHz. qui permet d’offrir un bon débit couplé à une portée correcte pour couvrir le pays. Mais  autre bande, celle des 26 GHz, sera plus tard attribuée aux opérateurs. Ces fréquences seront essentiellement utilisées dans les villes, car si elles permettent des débits très puissants, leur portée, elle, s’avère faible. Lors de l’attribution de cette bande « cœur », 310 MHz seront proposés aux opérateurs. Une quantité jugée « significative » par l’Arcep.  Pour cette attribution, l’Arcep propose une procédure en deux temps. Le premier permettra aux quatre opérateurs nationaux (Orange, SFR, Bouygues Telecom et Free) d’acquérir chacun un bloc d’une taille de 40 à 60 MHz, à prix fixe, lequel sera déterminé par le gouvernement. Des engagements spécifiques seront liés à ces blocs. Les opérateurs devront notamment répondre aux demandes jugées « raisonnables » des industriels désireux de bénéficier de la 5G à certains endroits. Ou encore lancer des offres 5G à usage fixe dans certains territoires peu peuplés. Dans un second temps, les fréquences restantes seront mises aux enchères. Les opérateurs pourront cette fois acquérir plusieurs blocs de 10 MHz, avec un prix de réserve fixé ici aussi par le gouvernement. Tous les opérateurs qui remporteront des fréquences seront soumis à des obligations. Chacun devra notamment déployer 12.000 sites en 5G d’ici à la fin 2025 – ce qui correspond, selon l’Arcep, à une couverture des deux tiers de la population. Pour ne pas réserver la 5G aux grandes villes et éviter une nouvelle fracture numérique, des obligations concernent les territoires ruraux. Ainsi, en 2025, 90% des sites mobiles d’un opérateur devront proposer un débit au moins égal à 240 mégabits par seconde – lequel pourra être atteint soit via la 5G, soit par le biais d’une 4G boostée.  Il faudra au final attendre 2030 pour que tous les sites mobiles des opérateurs proposent a minima un débit de 240 mégabits par seconde.

Militarisation de l’espace : pour mieux protéger les satellites ?

Militarisation de l’espace : pour mieux protéger les  satellites ?

La militarisation de l’espace décidée par la France serait destinée à protéger nos satellites, y compris de « manière active », a assuré samedi soir Emmanuel Macron.  Sans doute pour  imiter le président américain, Macron a en effet décidé d’une militarisation de l’espace. Une orientation pleine de risques. En effet il est clair que d’autres grandes puissances vont reprendre à leur compte cette stratégie qui consiste en fait à mettre sous la tutelle militaire un espace qui devrait prioritairement servir le progrès scientifique, socio économique voire environnemental. On comprend évidemment que la défense prenne en compte la dimension spatiale mais ce n’est pas une raison pour  militariser cet espace. Ce mauvais exemple américain et français sera forcément suivi par celui de la Chine, de l’Inde, de la Russie voire de l’Iran. Cette espèce de mimétisme de Macron concernant Trump est inquiétante. Cela n’a pas beaucoup d’incidence quand par exemple Macron signe sous les yeux des caméras les décrets en présence de deux ministres potiche mais ça devient grave quand Macron prend des initiatives douteuses au plan international, un domaine qu’il maîtrise peu. Pour preuve Macron s’est voulu président du monde sitôt son élection. Mais cela n’a duré que six mois car rapidement il a été discrédité, rapidement il s’est fâché  avec la plupart des grands de ce monde y compris Trump et Merkel. Par ailleurs Macron l’un des premiers présidents à n’avoir jamais effectué son service militaire et sa culture dans ce domaine est très superficielle. Emmanuel Macron a cependant  annoncé samedi la création en septembre prochain d’un commandement dédié à l’espace, un domaine essentiel aux opérations militaires et devenu un champ de confrontation entre puissances. «Pour assurer le développement et le renforcement de nos capacités spatiales, un grand commandement de l’espace sera créé en septembre prochain» au sein de l’armée de l’Air qui «deviendra à terme l’armée de l’Air et de l’Espace», a déclaré le chef de l’Etat lors de la traditionnelle réception donnée au ministère des Armées à la veille de la parade annuelle sur les Champs-Elysées.Qualifiant l’espace de «véritable enjeu de sécurité nationale, par la conflictualité qu’il suscite», Emmanuel Macron avait assuré l’an dernier vouloir doter la France d’«une stratégie spatiale de défense». Celle-ci est désormais prête, a-t-il affirmé samedi. «Nous renforcerons notre connaissance de la situation spatiale, nous protégerons mieux nos satellites, y compris de manière active», a-t-il souligné.

La 5G : pour tout le territoire ?

La 5G : pour tout le territoire

 

 

Évidemment on peut douter de l’objectif de couvrir l’ensemble du pays par la 5G. En effet, de  nombreues zones peu denses n’ont même pas accès à la 3G ou à la G. Et certains n’ont accès à rien du tout. Les  d’enchères pour l’attribution pour les  fréquences 5G. vont cepedant bientôt être attribuées par l’ARCEP. Le lancement commercial est attendu pour 2020. Le gouvernement exige qu’aucune zone, y compris rurale, ne soit délaissée. Un vœu pieux car  l’autorisation d’exploiter la 5G n’aura pas pour objectif  premier d’aménager le territoire, ce sera surtout l’occasion pour le gouvernement de contribuer à désendetter le pays via des enchères financières. C’est un peu le paradoxe puisque cette technologie était promise à tous précisément pour lutter contre la désertification du territoire et procéder à l’aménagement plus harmonieux. Récemment, le premier ministre a d’ailleurs été clair, ce sera la même philosophie pour le câble. Plus question de permettre l’accès au câble pour tous les Français, seules les zones densifiées pourront être câblées. Concernant la nouvelle technologie de téléphonie 5G, la priorité sera aussi aux zones très denses. En effet les enchères financières vont contraindre les opérateurs à prioriser les territoires les plus rentables pour amortir leurs droits d’acquisition. Il y a « un objectif d’équilibre des recettes pour l’Etat », a affirmé la ministre. « Sur ce point, l’enjeu est de trouver le juste milieu avec l’ampleur des investissements à réaliser par les opérateurs », a-t-elle ajouté. L’équation est simple sur le papier, mais ô combien délicate à définir : si le gouvernement ponctionne trop d’argent aux opérateurs, ceux-ci investiront moins dans les réseaux. Autrement dit, dans ce cas, les Orange, SFR, Bouygues Telecom et Free déploieront leurs antennes et infrastructures de manière prioritaire dans les territoires les plus denses (car les plus rentables), au risque de trop délaisser les zones rurales et les territoires les moins peuplés.

Pour déblayer le terrain du rapport Delevoye, le gouvernement recule

Pour déblayer  le terrain du rapport Delevoye, le gouvernement recule

Cette fois, le terrain a été bien déblayé pour que le rapport Delevoye sorte cette semaine sans trop de problèmes. Il faut se souvenir qu’une opposition entre Delevoye et le gouvernement portait sur l’exigence d’économie dés 2020. Finalement, le gouvernement devrait  reculer sérieusement à propos de la retraite. La première chose serait l’abandon de mesures d’économies dès 2020. Ensuite sans doute, une nouvelle concertation pour préparer la mise en place du nouveau régime par points dont l’entrée en vigueur pourrait n’intervenir qu’en 2025 et qui pourrait être étalée sur une vingtaine d’années. On  abandonnerait donc les mesures de court terme et on étalerait largement la période de mise en place.  Un changement pour des raisons politiques et sociales mais aussi pour des questions de complexité car le futur régime sera loin d’être complètement universel. Subsisteront  en effet des régimes spéciaux et il faudra aussi financer ce qui  pour l’instant reste un slogan mais dont les modalités restent largement à préciser. Dans l’immédiat en tout cas, le gouvernement n’envisage pas un décalage du  départ à la retraite et un allongement de la durée des cotisations. Cependant ces objectifs ne sont pas abandonnés. Plusieurs options sont donc encore sur la table pour l’après 2020 : accélérer la réforme Touraine, votée en 2014, qui prévoit d’allonger les durées de cotisation pour obtenir la retraite à taux plein, ou bien décaler l’âge de départ moyen avec un mécanisme de décote/surcote. Dans les deux cas, l’âge d’équilibre du système, soit l’âge moyen de départ à la retraite qui garantit au régime une pérennité financière, doit se situer autour de 64 ans en 2025.Cette borne d’âge pourra être décalée chaque année pour tenir compte de la hausse de l’espérance de vie de chaque génération. Cette décision de l’exécutif pourrait apaiser la colère des syndicats, très remontés par la perspective d’une réforme paramétrique en amont de la réforme globale du système. «Si l’annonce est doublée d’une mesure applicable dès 2020, par exemple l’augmentation de la durée de cotisation, la discussion sera terminée pour la CFDT», a dit Laurent Berger, secrétaire général du syndicat, au Figaro en début de semaine. «Il ne serait pas difficile d’enclencher une mobilisation sur ce sujet», a-t-il ajouté.

 

63 000 euros de travaux pour de Rugy : le prix d’un pavillon dans la France abandonnée

63 000 euros de travaux pour de Rugy : le prix d’un pavillon dans la France abandonnée

D’après certains journalistes (qui sont invités de temps en temps à l’assemblée), 63 000 € de travaux pour l’appartement de fonction du président de l’assemblée nationale : ce n’est pas grand-chose. Cela en raison notamment du caractère historique de l’hôtel de Lassay. Sans doute mais c’est pourtant aussi le prix aujourd’hui d’un pavillon avec jardin dans la France abandonnée (c’est-à-dire environ la moitié du pays). Des pavillons qui il y a une dizaine d’années valaient 100 000 € st davantage mais dont les prix sont écroulés avec l’accélération de la désertification des territoires. À l’inverse évidemment les prix se sont envolés dans la douzaine de métropoles. Au point  de créer les conditions d’un possible krach immobilier puisqu’il faut compter entre 200 000 et 400 1000 € (‘voire 1 million comme à Paris) pour un logement de 100 m². Il est clair qu’il n’y a pas de prix pour la réfection d’immeubles relevant du patrimoine historique de la France, c’est le cas pour l’hôtel de Lassay. Il sera donc toujours facile de démontrer que les 63 000 € étaient é justifiés. La question n’est pas là il s’agit de savoir si dans une période de fortes tensions sociales caractérisées par une accentuation des inégalités et de la rigueur, il était opportun d’engager cette dépense. Il faut se souvenir aussi que c’est de Rugy  qui a imposé une plus grande rigueur aux députés dès sa  nomination comme président  de l’assemblée. Visiblement,  une morale qu’il ne s’est pas appliqué à lui-même ni pour la réfection de son appartement de fonction, ni pour la réception fastueux qui visiblement ne se justifiaient pas compte tenu de personnalités des invités (en fait  certains étaient  de ses amis voire de sa famille) Le cabinet du Premier ministre a fait savoir ce vendredi que l’inspection de l’appartement de fonction du ministre de la Transition Écologique François de Rugy avait  »commencé aujourd’hui ». Jeudi, à l’issue d’une rencontre à Matignon, le Premier ministre Édouard Philippe avait réclamé au secrétariat général du gouvernement de diligenter « une inspection » afin de vérifier que les travaux entrepris dans le logement de fonction ministériel de François de Rugy se conformaient au « respect des règles » et « au principe d’exemplarité ».  Le secrétaire général du gouvernement a donc missionné ce vendredi la contrôleure générale des armées (!)  afin d’effectuer cette mission, qui consiste à auditionner des personnalités en lien avec les travaux effectués dans les appartements privés de l’Hôtel de Roquelaure et inspecter l’appartement.

 

 

BCE : politique monétaire accommodante ….pour éviter le krach ?

BCE : politique monétaire   accommodante ….pour éviter le krach ?

 

 

À la Fed, banque centrale américaine comme à la BCE banque centrale européenne, on ne cesse de délivrer des propos rassurants concernant la poursuite et l’amplification de la politique accommodante notamment en matière de taux d’intérêt. Il s’agit officiellement de tenter d’apporter un soutien supplémentaire à l’économie dans le contexte d’une “incertitude accrue”, suivant le compte rendu des débats publié jeudi. De fait,  les dernières prévisions de la commission européenne font apparaître encore un nouveau tassement économique pour 2019 mais aussi pour 2020. La situation la plus préoccupante étant  sans doute celle de l’Allemagne dont la croissance  atteindra péniblement 0,5 % en 2019 et qui en plus est embourbé dans des problèmes politiques qui paralysent sa gouvernance. (Gros échec aux européennes pour la coalition en place au gouvernement.  Conflit aussi entre la CDU , la CSU et les sociaux-démocrate lesquels par exemple contestent la candidature allemande à la présidence de la commission européenne ! ). La France de son côté avait pensé éviter l’orage du tassement économique général mais sa croissance devrait être limitée à 1,2 % en 2019. Surtout ce qui est inquiétant, c’est la nette baisse de moral des décideurs économiques. La pression augmente donc sur la BCE afin que, comme la Fed, elle  s’inscrive dans un nouveau mouvement de baisse des taux d’intérêt. D’une façon générale afin qu’elle assouplisse encore la politique monétaire. Mais comme pour la Fed,  il s’agit de sauver la croissance mais sans doute aussi d’éviter un éventuel Krach. En effet pour de la période la valeur du marché des actions n’a cessé d’augmenter de manière assez artificielle. L’indice part aux États-Unis a même dépassé son record historique. Tout cela n’est possible que grâce à l’assouplissement de la politique monétaire. En clair grâce à la planche à billets. Notons par exemple  que la question des déficits et des équilibres budgétaires n’est plus à l’ordre du jour en Europe et la dérive est repartie dans nombre de pays. Il suffirait cependant de l’éclatement d’une bulle pour que tout le système s’écroule comme en 2007 (marché des actions, marché immobilier, marché des changes etc.). La seule solution qu’on ait trouvée pour l’instant, c’est la fuite en avant qui consiste à alimenter le système en fausse monnaie pour qu’il ne s’écroule pas brutalement. Pour l’instant le système tient notamment parce que l’inflation est maîtrisée précisément en raison du tassement économique.

CESE: pour une augmentation de la fiscalité contribution climat énergie

CESE pour une augmentation de la fiscalité  contribution climat énergie

Dans un document intitulé « Climat, énergie, biodiversité : contribution du CESE à la Convention citoyenne pour la transition écologique »,le  conseil économique regrette les retards en matière de transition écologique, recommande à juste titre une approche plus globale et plus cohérente.  le CESE rappelle que la France est d’ores et déjà en retard sur ses engagements, puisque ses émissions de gaz à effet de serre (GES) ont augmenté en 2015, 2016 et 2017. Par contre il adhère  à l’augmentation de la fiscalité au motif que le pourcentage de cette fiscalité ( autour de 5 % du PIB) serait inférieur à celui de pays voisins. Or le problème central en France c’est que les prélèvements obligatoires détiennent déjà le record du monde et que c’est la grande confusion quant à l’affectation de la plupart de la fiscalité. Il a d’ailleurs été démontré qu’en France la plupart des ressources provenant de la fiscalité dite écologique pour au moins les deux tiers finissaient dans le trou du budget et non en direction de la transition environnementale. Par contre le conseil économique a raison quand il souligne  la nécessité d’un changement de modèle et le besoin d’une approche écosystémique et concertée. Le conseil économique a encore raison quand il constate l’écart  entre les constats relatifs à la dégradation de la biodiversité aux multiples causes (surexploitation des ressources, artificialisation des sols, destruction des habitats, extension de l’agriculture, pêche et agriculture intensives, pollutions, changement climatique, etc.) et les politiques mises en œuvre . Il est enfin raison d’insister sur la nécessité d’une politique autrement plus volontariste au plan européen. Mais le conseil économique encore une fois acteur de s’appuyer sur son analyse pour justifier une enveloppe annuelle de 50 à 70 milliards parents au service de la transition écologique. Certes aujourd’hui l’enveloppe prévue à cet effet de l’art de 4 milliards paraît ridicule mais ce n’est pas une raison pour avancer des chiffres totalement illusoires au demeurant qui amalgament  des préoccupations environnementales et sociales, sans doute pour faire plaisir à la composition du conseil économique et social mais dont la pertinence reste à démontrer. En effet , le levier central de la transition écologique ne passe pas nécessairement la l’augmentation de la fiscalité, loin s’en faut, mais par une régulation qui permette une offre alternative compétitive dans les différents secteurs économiques surtout concernés.

Zone euro : Baisse les prévisions de croissance pour 2020

Zone euro : Baisse les prévisions de croissance pour 2020

 

 

De toute évidence, la croissance se tasse encore en zone euro au point que la prévision d’un à 1,2 % parait maintenant hypothétique. Pour autant, la commission européenne, pour des raisons pédagogiques, ne veut pas changer sa prévision. Pourtant c’est ce tassement en 2019 qui justifie la nouvelle baisse de croissance pour 2020.  Les experts de l’institution basée à Bruxelles ont révisé à la baisse leurs projections passant de 1,5% à 1,4% passant de 2020. Les difficultés de la zone euro se nourrissent notamment des graves problèmes que connaît l’Allemagne qui ne prévoit que 0,5 % d’augmentation de croissance en 2019. Notons que la France atteindra péniblement 1,2 % en 2019 et que l’Italie devrait tutoyer la récession. Seule parmi les grands  pays, l’Espagne ne sen tire pas mal (autour de 2% en 2019 et 2020). Sur la tendance, il est clair que la croissance de l’activité s’inscrit dans une tendance baissière donc faut tenir compte en 2020. Cest prévisions de la commission économique paressent encore un peu optimistes. La commission espère en effet un net redressement de l’Allemagne en 2020 (autour de 1.4%), ce qui est loin d’être évident. Encore une fois, ces prévisions pêchent  un peu par excès d’optimisme. Pour preuve, la commission s’aligne sur les perspectives du gouvernement français  Pour 2019 et 2020, à savoir 1,3% et 1,4% alors comme déjà indiqué qu’on aura du mal à faire 1,2 % en 2019.  » En moyenne, les indicateurs relatifs au climat des affaires et les indices PMI sont relativement bien orientés au second trimestre 2019, et la confiance des consommateurs devrait s’améliorer. « .dit la commission.  M ais ’argumentaire de la commission est déjà obsolète avec la constatation du tassement très net du climat des affaires

De Rugy vire sa directrice de cabinet pour cacher ses propres frasques

De Rugy vire sa directrice de cabinet pour cacher ses propres frasques

De Rugy vire sa directrice de cabinet qui a indûment bénéficié d’un logement HLM à Paris pendant une douzaine d’année. Une mesure sans doute pour masquer les propres frasques de  Rugy. En effet l’éviction de Nicole Klein, directrice de cabinet,  intervient alors que François de Rugy lui-même a été ciblé sur son train de vie par Mediapart. Dans une enquête publiée mercredi, le site a décrit la “vie de château sur fonds publics” qu’auraient menée l’ancien président de l’Assemblée et son épouse en conviant des amis lors de “somptueuses agapes” dans les salons de l’hôtel de Lassay, résidence du président de l’Assemblée. S’exprimant sur France Inter mercredi, François de Rugy a qualifié de “grotesque” sa mise en cause par Mediapart. Il a publié dans la nuit de mercredi à jeudi un long message sur Facebook dans lequel il prône la “transparence” et publie l’ensemble des réponses qu’il dit avoir fournies par écrit aux questions, elles aussi transmises par écrit, de Mediapart.

Une Agence nationale de la cohésion des territoires : pour quoi faire ?

Une  Agence nationale de la cohésion des territoires : pour quoi faire ?

 

 

 

A priori, Il paraît pour le moins curieux de créer une agence nationale (ANCT, Agence nationale de la cohésion des territoires ) pour favoriser le développement et la cohérence des territoires. On sait que la France souffre d’une centralisation extrême et que la responsabilité des structures locales demeure réduite. D’ailleurs sur deux nombreux champs d’activité économique, sociaux  ou sociétaux, c’est encore le préfet qui décide en dernier ressort. Une différence de taille avec peut se passer dans d’autres pays comparables comme l’Allemagne ou encore l’Espagne. En France, on crée une administration étatique supplémentaire pour favoriser le développement local. Une curieuse manière de favoriser la décentralisation. De toute manière l’agence demeurera sous la tutelle de l’État ;  pire, le préfet sera le représentant local de l’agence. L’ANCT se veut «un guichet unique» vers lequel pourront se tourner les élus locaux, porteurs de projets, qui se retrouvent souvent à l’heure actuelle dans «un maquis administratif», selon Jacqueline Gourault, ministre de la Cohésion des territoires. La future agence englobera le Commissariat général à l’égalité des territoires (CGET), l’Agence du numérique et l’Établissement public d’aménagement et de restructuration des espaces commerciaux et artisanaux (Epareca). Pour la gouvernance de l’agence, le Sénat avait instauré la parité entre représentants de l’Etat et élus locaux, mais l’Assemblée a rétabli la majorité pour l’Etat. Au Palais Bourbon, les élus Libertés et territoires ont redit leur mécontentement quant à un «schéma jacobin» et ont voté majoritairement contre la proposition de loi, tout comme les élus PCF et LFI. Socialistes et LR se sont abstenus, jugeant qu’elle n’était «pas à la hauteur des ambitions et des attentes des élus locaux», tandis que députés LREM, MoDem et UDI se sont prononcés pour.

Une loi contre les contenus haineux sur le net ou pour installer la censure

Une loi contre les contenus haineux sur le net ou pour installer  la censure

L’Assemblée nationale a voté mardi à une large majorité la proposition de loi contre la haine sur internet censée responsabiliser les auteurs de messages et les plateformes, au risque de nuire au débat public, selon ses détracteurs. L’élargissement du champ de la loi dite Avia sur la haine en ligne provoque de nombreuses réactions négatives car l’objet même de la loi devient confus et risque d’entraîner un vaste phénomène de censure. Certaines plateformes pour éviter les risques juridiques pouvant systématiquement éliminer des contenus douteux ou supposés comme tels. Pas forcément d’ailleurs des contenus liés à la haine en ligne et qui restreindrait de façon considérable la liberté d’expression des internautes. Bref on s’interroge pour savoir si la loi Avia est bien l’outil destiné  à lutter contre la haine en ligne ou à installer une forme de censure. Rappelons aussi que le gouvernement a tenté à plusieurs reprises d’intervenir pour essayer d’interdire un sujet tout aussi délicat : les » fausses nouvelles ». La mesure phare de la proposition de loi de la députée LREM Laetitia Avia prévoyait à l’origine d’obliger les plateformes Internet à retirer en moins de 24 heures les contenus haineux signalés par les autorités ou par le public. Mais des  députés ont élargi sa portée en proposant une série d’amendements. Les députés proposent ainsi d’étendre l’obligation de retrait en moins de 24 heures pour des infractions comme le harcèlement sexuel, la traite des êtres humains, le proxénétisme, la mise à disposition de mineurs à contenus pornographiques ou encore l’apologie du terrorisme. Les réseaux sociaux ne sont également plus les seules plateformes concernées : un amendement veut aussi soumettre à la loi les moteurs de recherche, pour déréférencer le contenu problématique. Pour Salwa Toko, la présidente du Conseil national du numérique (instance consultative qui rassemble à la fois acteurs associatifs et professionnels de l’internet), le texte ne parvient pas à bien clarifier quels contenus les plateformes doivent accepter, et quels contenus elles doivent refuser. La proposition de loi « ne donne pas une définition juridique et bien précise », souligne-t-elle. Elle rejoint les acteurs professionnels sur l’avis que ce n’est pas à Facebook, Twitter, YouTube ou Google de déterminer ce qui censurable et ce qui ne l’est pas. « Nous regrettons que le pouvoir judiciaire ne soit pas plus mis en avant et ne soit pas plus renforcé. On se demande s’il n’y a pas là un glissement de responsabilité étatique qui est en train de se mettre en place, au profit des acteurs économiques » que sont les grandes plateformes internet, a-t-elle ajouté

Le deuxième Conseil de défense écologique : pour quoi faire ?

Le deuxième Conseil de défense écologique : pour quoi faire ?

On sait que la France est plus prolixe en matière de discours et de création de machin administratif qu’en matière de mesures efficaces pour lutter contre la dégradation environnementale. Récemment a été créé un conseil de défense écologique qui réunit notamment les principaux ministres concernés. Une structure qui fait doublon avec beaucoup d’autres notamment aussi le récent Haut conseil pour le climat, lequel par parenthèse vient de souligner l’insuffisance des mesures prises par l’État. Pourquoi un haut conseil ? Si on comprend que ce concept soit utilisé pour la défense compte tenu souvent de l’urgence des réflexions et des décisions, il n’en va pas de même pour l’écologie dans la prise en compte doit s’inscrire sur le long terme. Chaque secteur d’activité, chaque champ d’intérêt général pourrait aussi justifier la création d’un Haut conseil. La vérité c’est qu’il s’agit simplement d’une réunion interministérielle sur l’écologie comme il en existe sur nombre d’autres champs économiques ou sociaux au sens large. Notons d’ailleurs que le premier au conseil de défense écologique qui s’est tenue le 23 mai n’avait pas décidé grand-chose,  se contentant de rappeler des banalités ou des choses déjà entendues 1000 fois. On avait surtout entendu parler de la création de cet autre machin : le conseil de participation citoyenne, organisme national composé de 150 citoyens tirés au sort est placé sous l’aile du conseil économique social et environnemental. C’est ce conseil de citoyens qui doit révolutionner la politique environnementale aux dires du gouvernement, il doit notamment dire  s’il faut par exemple rétablir la taxe carbone ! La vérité c’est que tout cela relève du cirque médiatique, que les discours succèdent, les hauts conseils s’ajoutent aux conseils mais que concrètement l’environnement se dégrade. Et ce n’est pas l’accord commercial passé, le Mercosur, entre l’union européenne et les pays d’Amérique du Sud qui va encore améliorer la situation. Car cela va contribuer à créer encore davantage de flux parasites qui dégradent  le climat et même la santé.

Au Brésil : Bolsonaro pour le travail des enfants !

Au Brésil : Bolsonaro pour le travail des enfants !

Le populiste extrémiste président brésilien Jair Bolsonaro soutient  le travail des enfants en se fondant sur le fait qu’il aurait travaillé dès l’âge de huit ans. Notons quand même que si le président brésilien appartenait à une famille ordinaire, son père était quand même dentiste. En outre,  c’est une chose de travailler quelques jours ou quelques semaines quand on est enfant et c’est  autre chose que d’être salarié permanent. Dans les pays développés, des enfants pouvaient occasionnellement aussi participer par exemple à des travaux agricoles. Mais ce qui est en cause au Brésil (et dans d’autres pays en développement)  c’est le fait que la productivité vient surtout de l’utilisation massive et permanente d’enfants. C’est sans doute pourquoi le président brésilien défend avec tant d’ardeur la compétitivité notamment des exploitations agricoles. Or cette position du président Brésilien est à mettre en corrélation avec l’accord récent dit Mercosur pour favoriser les échanges notamment agricoles entre les pays d’Amérique du Sud et l’union européenne. Comme d’habitude les propos du président brésilien sont particulièrement démagogiques et indignes « J’ai travaillé depuis l’âge de 8 ans en plantant du maïs, en cueillant des bananes (…) tandis que j’étudiais, en parallèle. Et aujourd’hui, je suis qui je suis….. ».

« Regardez, en travaillant à la ferme à 9 ou 10 ans, cela ne m’a pas du tout desservi. Quand un enfant âgé de 9 ou 10 ans travaille quelque part, il y a plein de monde pour dénoncer le ‘travail forcé’ ou le ‘travail des enfants’. Mais s’il est en train de fumer du crack, personne ne dit rien », a déclaré jeudi le président d’extrême droite.  »Le travail donne de la dignité aux hommes et aux femmes, peu importe l’âge », a-t-il poursuivi lors de son émission hebdomadaire en direct sur Facebook.

Ces déclarations ont déclenché de nombreux commentaires outrés sur les réseaux sociaux.  »C’est le meilleur exemple pour inciter un enfant à ne pas travailler, cela l’empêchera de devenir un adulte comme lui (Bolsonaro): avec autant de haine et d’incompétence. La place des enfants est à l’école », a notamment réagi sur Twitter le député du parti de gauche PSOL Marcelo Freixo.

Nucléaire Iran : l’Europe pour sauver l’accord ?

Nucléaire Iran : l’Europe pour sauver l’accord

 

D’une certaine, l’Europe  est prise au piège de son immobilisme. En effet, l’Iran met en quelque sorte l’Europe en demeure de faire respecter l’accord du texte de vienne sur le nucléaire iranien. On sait que les Européens sont très réticents à s’aligner sur la position des États-Unis pour participer au blocus total de l’économie iranienne. Mais dans le même temps l’Europe  est aussi hésitante pour se mettre en travers de la volonté des États-Unis. Le plus cruel dans cette affaire, c’est que cette décision des États-Unis va surtout affecter le développement économique de l’Iran bien sûr mais aussi de l’Europe. On  souvient que Macon s’était posé en médiateur et avait demandé du temps à Téhéran avant que l’Iran ne s’engage dans un nouveau processus d’enrichissement de son uranium qui ferait voler en éclats l’accord de Vienne. Téhéran, qui se défend de vouloir sortir de l’accord, renvoie donc la balle dans le camp des pays européens signataires du texte de Vienne, la Grande-Bretagne, l’Allemagne, mais aussi et surtout la France, Emmanuel Macron ayant eu samedi soir plus d’une heure d’entretien téléphonique avec son homologue Hassan Rohani. En annonçant ce dépassement, les responsables iraniens ont affirmé en effet que Téhéran continuerait à réduire ses engagements tous les 60 jours à moins que les signataires du pacte ne le protègent des sanctions américaines, qui menacent l’économie d’asphyxie. L’Iran menace notamment de reprendre son projet initial de construction d’un réacteur nucléaire à Arak mis en sommeil en vertu de l’accord de Vienne. La question est maintenant de savoir si l’Union européenne saura  montrer  son indépendance et sa détermination pour sauver l’accord de 2015 concernant le nucléaire iranien. En clair, si l’union européenne aura le courage de s’opposer au États-Unis. Rien n’est certain car l’Allemagne en particulier craint d’éventuelles sanctions concernant ses exportations vers les États-Unis !

 

 

 

Prison pour des dirigeants de France Télécom

Prison pour des dirigeants de  France Télécom

Prison  ferme requis contre les anciens dirigeants de France Télécom en raison du harcèlement dont était ont été victimes nombre de salariés de l’entreprise lors  de sa restructuration.  (20 000 postes supprimés en trois ans et 10 000 agents transférés). Les dirigeants sont accusés d’avoir mis en place une politique destinée à déstabiliser les agents pour les contraindre à partir. Un management qui a provoqué souffrance chez certains et même conduit au suicide. Ce qui est en cause dans cette affaire,  c’est sans doute la brutalité du management. Certes France Télécom avait besoin d’une sérieuse remise en cause, aujourd’hui personne ne conteste le succès  d’Orange tant en France qu’au plan international. C’est la brutalité de la gestion du personnel qui est au cœur de cette affaire. Une brutalité qu’on peut comprendre quand des fonctionnaires se mettent à adhérer brutalement à l’idéologie ultra libérale. Corsetés pendant des années par leur administration, certains hauts fonctionnaires (et d’autres cadres moins gradés) deviennent alors à moitié fous en tout cas enivrés d’une liberté nouvelle qu’ils ne savent pas maîtriser. D’un autre côté, il est clair que le personnel en cause dans sa grande majorité culturellement n’était pas prêt à faire un tel saut de productivité et de qualité. Le même phénomène se produirait sans doute si on imposait les mêmes méthodes par exemple à EDF, à la SNCF à des secteurs de la fonction publique. La transition doit être gérée avec détermination mais aussi avec pédagogie et prudence car le choc est impossible à absorber pour des catégories qui n’ont qu’une vague idée des critères de gestion du privé. Or c’est ce qui s’est passé à France télécom, on est passé brutalement du cocon étatique au monde du privé. Un an de prison assorti de 15.000 euros d’amende a donc été requis à l’encontre de l’ancien PDG Didier Lombard, 77 ans, de son ancien directeur des ressources humaines Olivier Barberot, 64 ans, et de l’ex-directeur des opérations France, Louis-Pierre Wenes, 70 ans, jugés pour harcèlement moral. Le ministère public a par ailleurs demandé huit mois de prison et 10.000 euros d’amende à l’encontre de quatre autres anciens dirigeants jugés pour complicité, ainsi qu’une amende de 75.000 euros contre France Télécom en tant que personne morale. L’accusation reproche à l’entreprise et ses anciens dirigeants d’avoir instauré une politique visant par toutes sortes de moyens à “déstabiliser” les salariés afin de les contraindre à partir. L’ordonnance de renvoi en correctionnelle a retenu le cas de 39 victimes, dont 18 suicides et 13 tentatives en deux ans.

Ford Gironde encore condamné pour non respect des engagements sur l’emploi

Ford gironde encore  condamné pour non respect des engagements sur l’emploi

Ford encore condamné à propos de l’emploi. Malheureusement, cela ne changera pas la situation de l’usine puisque Ford a préféré la fermer totalement plutôt que de permettre sa reprise. – La cour d’appel de Bordeaux a condamné jeudi Ford pour n’avoir pas maintenu 1.000 emplois dans son usine Ford Aquitaine Industries (FAI) à Blanquefort (Gironde) du 1er janvier au 24 mai 2018, conformément à ses engagements. Les magistrats avaient fondé leur décision sur l’accord-cadre signé en 2013 pour cinq ans entre les dirigeants de Ford Europe et les pouvoirs publics qui s’étaient engagé à apporter 12 millions d’euros pour maintenir ce niveau d’effectifs. Ford avait fait appel de cette décision et plaidé lors de l’audience le 28 mai dernier l’inexistence “d’un accord collectif entre les syndicats et Ford”. Ils avaient défendu l’idée que dans l’accord-cadre aucun engagement ferme sur le nombre de salariés n’avait été signé et que le chiffre de 1.000 emplois n’était qu’un “objectif». Au mois de février 2018, Ford avait annoncé son intention de mettre un terme à son activité dans cette usine spécialisée dans les boîtes de vitesse qui avait ouvert ses portes en 1972.Un seul candidat à la reprise restait en lice, l’industriel belge Punch Powerglide jugé crédible par le gouvernement, mais le constructeur automobile avait préféré programmer la fin de son activité en Gironde à la fin du mois d’août 2019 et mettre en place un plan de sauvegarde de l’emploi (PSE) que l’Américain jugeait plus favorable pour les salariés. Le PSE a été validé le 5 mars dernier par l’administration.

La loi Avia : pour lutter contre la haine ou installer la censure ?

La loi Avia : pour lutter contre la haine ou installer la censure ?

L’élargissement du champ de la loi dite Avia sur la haine en ligne provoque de nombreuses réactions négatives car l’objet même de la loi devient confus et risque d’entraîner un vaste phénomène de censure. Certaines plateformes pour éviter les risques juridiques pouvant systématiquement éliminer des contenus douteux ou supposés comme tels. Pas forcément d’ailleurs des contenus liés à la haine en ligne et qui restreindrait de façon considérable la liberté d’expression des internautes. Bref on s’interroge pour savoir si la loi Avia est bien l’outil destiné  à lutter contre la haine en ligne ou à installer une forme de censure. Rappelons aussi que le gouvernement a tenté à plusieurs reprises d’intervenir pour essayer d’ interdire un sujet tout aussi délicat : les » fausses nouvelles ».

La mesure phare de la proposition de loi de la députée LREM Laetitia Avia prévoyait à l’origine d’obliger les plateformes Internet à retirer en moins de 24 heures les contenus haineux signalés par les autorités ou par le public. Mais des  députés ont élargi sa protée en proposant une série d’amendements. Les députés proposent ainsi d’étendre l’obligation de retrait en moins de 24 heures pour des infractions comme le harcèlement sexuel, la traite des êtres humains, le proxénétisme, la mise à disposition de mineurs à contenus pornographiques ou encore l’apologie du terrorisme. Les réseaux sociaux ne sont également plus les seules plateformes concernées : un amendement veut aussi soumettre à la loi les moteurs de recherche, pour déréférencer le contenu problématique. Pour Salwa Toko, la présidente du Conseil national du numérique (instance consultative qui rassemble à la fois acteurs associatifs et professionnels de l’internet), le texte ne parvient pas à bien clarifier quels contenus les plateformes doivent accepter, et quels contenus elles doivent refuser. La proposition de loi « ne donne pas une définition juridique et bien précise », souligne-t-elle. Elle rejoint les acteurs professionnels sur l’avis que ce n’est pas à Facebook, Twitter, YouTube ou Google de déterminer ce qui censurable et ce qui ne l’est pas. « Nous regrettons que le pouvoir judiciaire ne soit pas plus mis en avant et ne soit pas plus renforcé. On se demande s’il n’y a pas là un glissement de responsabilité étatique qui est en train de se mettre en place, au profit des acteurs économiques » que sont les grandes plateformes internet, a-t-elle ajouté.

UE-nominations : on cherche des nuls pour faire l’unanimité

UE-nominations : on cherche des nuls pour faire l’unanimité

Les candidatures de deux ténors ont été balayées, celles de Manfred Weber, l’allemand,  et celle du -démocrate néerlandais Frans Timmermans qui semblaient pourtant  faire consensus. En faite le choix des nominations à la tête de l’Europe résulte d’un savant équilibre entre eux les intérêts de chaque pays, les tendances politiques et les personnalités. Par exemple comme la France ne veut pas d’un président de commission allemand, il faut bien se rabattre sur un responsable ni allemand ni français. (L’Allemagne ne veut pas non plus d’un Français comme président  de commission) Et ceci vaut pour d’autres postes. D’une façon générale,  on aura donc tendance à choisir des seconds couteaux sans grande personnalité afin qu’il puisse être toujours contrôlés par les Etats. C’est de cette façon que Juncker, la marionnette, avait été choisi. Et le bilan de ce dernier est assez catastrophique puisque sous sa présidence la cohésion de l’Europe s’est beaucoup affaiblie. Paradoxalement c’est peut-être la banque centrale européenne qui aura fait preuve de plus de personnalité avec Draghi, pourtant assez critiqué lors de sa nomination. Pour surmonter toutes ces contradictions, l’Europe pourrait bien se satisfaire de candidats venant par exemple de Malte ! En tout cas de pays ne pesant pas trop lourd dans l’Europe et de candidats assez transparents. Tout cela découle évidemment du mode d’élection des Européens choisis par pays.

Trump propose une rencontre à Kim Jong: pour sauver la face

Trump propose une rencontre  à Kim Jong: pour sauver la face

Inutile de tourner autour du pot, la politique de Trump vis-à-vis de la Corée du nord a tourné au fiasco. Trump  devait obtenir des assurances sur le contrôle des armements y compris nucléaires de la Corée du Nord. En fait il n’a strictement rien obtenu et le pire c’est que le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un a organisé une réception du chef d’État chinois à grand renfort de trompettes. Trump avait promis comme d’habitude monts et merveilles vis-à-vis des nouvelles relations entre les États-Unis et la Corée du Nord mais sa maladresse autant que la mauvaise foi de ses interlocuteurs ont abouti un échec total. Pour donner l’illusion à son électorat, trump en est réduit à proposer au dirigeant nord-coréen Kim Jong-un de lui serrer la main dans la zone démilitarisée et cela sans aucune contrepartie. La vérité c’est que Trump est déjà en campagne électorale et que vis-à-vis de son électorat il convient de faire semblant d’avoir obtenu un succès en Corée du nord.

Aucune rencontre avec le numéro un du régime nord-coréen ne figure au programme de son déplacement en Corée du Sud, mais Trump a créé la surprise en tweetant samedi depuis Osaka. “Quand je serai là-bas, si le dirigeant nord-coréen Kim voit cela, je le rencontrerai à la frontière/DMZ juste pour lui serrer la main et dire bonjour (?)”.Trump et Kim se sont rencontrés à deux reprises déjà, à Singapour le 12 juin 2018 pour un sommet historique, puis à Hanoï fin février – une rencontre qui s’est achevée sur un constat d’échec.

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