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Investissements étrangers : la Chine ouvre ses portes, pourquoi ?

Investissements étrangers : la Chine ouvre ses portes

 

Il faut que la Chine soit vraiment en mauvaise posture économique pour envisager la pénétration de capitaux étrangers presque sans limite. Aujourd’hui les capitaux étrangers ne peuvent s’investir que dans des co entreprises et en restant minoritaires avec au plus 49 % des actions. Dans le même temps évidemment la Chine ne se prive pas d’investir à peu près partout et sans condition. Le problème nouveau c’est l’écroulement de la croissance en raison du tassement économique mondial d’une part, aussi des actions punitives réciproques entre les États-Unis et la Chine. On ne peut faire on ne peut guère faire confiance aux chiffres officiels de la Chine qui ont tous des caractères très politiques. On peut cependant supposer qu’à erreur constante cela donne une indication des tendances. Or ces tendances sont très mauvaises. Preuve du net refroidissement économique, l’activité manufacturière en Chine s’est nettement contractée en juin, selon un indice indépendant publié lundi, au moment où les tensions commerciales entre Pékin et Washington s’exacerbaient sur fond de nouvelles surtaxes douanières réciproques. L’indice des directeurs d’achat (PMI) pour le secteur manufacturier, calculé par le cabinet IHS Markit pour le groupe de médias Caixin, s’est établi à 49,4 en juin, contre 50,2 le mois précédent. Il s’agit de son plus bas niveau depuis quatre mois. Un chiffre supérieur à 50 témoigne d’une expansion de l’activité et, en deçà, d’une contraction.

Ce résultat est inférieur aux attentes d’un panel d’analystes interrogés par l’agence financière Bloomberg, qui misaient en moyenne sur un indice de 50,1. En pleine guerre commerciale entre Pékin et Washington, «le mois de juin a été difficile» pour les entreprises chinoises, marqué «par une baisse des ventes, des commandes à l’exportation et de la production», a noté Caixin. Il s’agit d’une «nette contraction» du secteur manufacturier, a commenté Zhong Zhengsheng, analyste de CEBM, un cabinet affilié à Caixin. Et de manière fort logique les prix sont aussi à plat, comme la croissance. En effet la croissance semble à plat en Chine comme l’indique notamment l’évolution des prix, eux aussi complètement atone sur un an en Juin. Autant dire qu’on peut s’interroger sur une possible récession dans les mois à venir. Selon les données communiquées par le Bureau national de la statistique (BNS), l’indice des prix à la production (PPI) est resté neutre en juin sur un an, alors que les économistes interrogés par Reuters anticipaient une progression de 0,3% après +0,6% en mai. Il n’avait pas été aussi bas depuis la contraction enregistrée en août 2016.Le ralentissement des prix à la production, considérés par analystes et investisseurs comme un baromètre de la demande industrielle, pourrait alimenter les inquiétudes d’une déflation et inciter Pékin à prendre des mesures de soutien à l’économie supplémentaires.

 

Pékin : légère ouverture aux investissements étrangers

Pékin : légère ouverture aux  investissements étrangers

 

De toute évidence, l’économie chinoise ne se porte pas bien ; en tout cas, elle subit un brutal  ralentissement dont certains aspects sont liés à la guerre commerciale que se livrent la Chine et les États-Unis mais d’autres à des facteurs structurels (comme le surendettement). La réduction des échanges internationaux de la Chine n’est pas compensée par une reprise de la consommation intérieure. Certes le solde est largement stable à la Chine notamment concernant les imports et s américains mais le volume a tendance à se tasser dangereusement. Sans parler des menaces de blocage de certaines technologies chinoises comme celle concernant toi Huawei (technologie 5G des mobiles et autres communications). Nombre de pays reprochent  aussi le manque de réciprocité de la Chine en matière de liberté commerciale. En effet si la Chine peut librement investir dans la plupart des pays développés et dans la plupart des secteurs ( y compris les équipements publics ou l’agriculture) il en va autrement pour investir en Chine où certains secteurs sont interdits et où de toute façon il n’est pas possible de prendre une participation majoritaire dans une société. Les investisseurs étrangers se plaignent de longue date d’un traitement inéquitable sur le marché chinois. La Chine dispose d’une « liste négative » qui définit les industries interdites et réglementées pour les investissements étrangers. Au 30 juillet, cette liste passera à 40 secteurs réglementés contre 48 actuellement, ont précisé le ministère du Commerce et la NDRC. Cette annonce intervient au lendemain d’une rencontre, en marge du G20, entre le président chinois Xi Jinping et son homologue américain Donald Trump, dans un contexte d’affrontement économique entre les deux pays.Le 20 juin, le Premier ministre chinois Li Keqiang avait promis une ouverture accrue du marché chinois. « Nous allons assouplir l’accès à un plus grand nombre de domaines afin de créer un environnement commercial internationalisé, axé sur le marché et fondé sur le droit », avait-il annoncé à des représentants de multinationales reçus au Palais du peuple, le siège du parlement chinois à Pékin. Impasse certes vers l’ouverture mais un pas modeste sans parler évidemment du tabou des libertés démocratiques et des droits de l’homme.

 

 

Une «vignette» pour les camions étrangers

Une «vignette» pour les camions étrangers

Refroidi par le fiasco de l’écotaxe poids lourds, le gouvernement reprend le dossier mais avec une extrême prudence pour ne pas mécontenter les routiers français. Du coup François Rugy, le nouveau ministre de l’environnement,  au lieu de taxer tous les poids-lourds propose de n’’imposer un nouvel impôt qu’aux transporteurs étrangers. Une vieille proposition par ailleurs soutenue par les transporteurs français qui il est vrai sont de plus en plus concurrencés non seulement sur le marché international mais aussi sur le marché national dans des conditions de concurrence discutables notamment sur le plan social et fiscal.

«Nous travaillons, comme d’autres pays d’Europe d’ailleurs, sur une forme de vignette, notamment pour permettre de taxer en quelque sorte les camions étrangers qui ne font que traverser la France. Il y en a qui ne font même pas un plein de carburant, donc ils ne paient même pas les taxes sur les carburants et ils ne paient pas l’usure des routes», a déclaré le ministre de l’environnement. Qui ajoute qu’il ne veut pas que se produise en France un accident tel que celui de Gènes. Un ministre de l’environnement dont les autres argumentations sont plus douteuses quand il évoque les investissements de transport. On sait en effet que la fiscalité transport est surtout destinée à boucher les trous du budget et non à améliorer les infrastructures. Quant à son allusion à l’accident de Gênes, elle est pour le moins inappropriée tant qu’on ne sait pas s’il s’agit d’un problème d’entretien ou  d’une question de conception technique. Reste à savoir enfin si cette nouvelle fiscalité sur les véhicules étrangers ira bien au financement des équipements transport.

En mai dernier, la ministre des Transports Elisabeth Borne avait déjà indiqué que le gouvernement travaillait à une «vignette» pour que les transporteurs routiers contribuent au financement des infrastructures, mais sans plus de précision sur l’origine des camions.

Le porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux avait dans la foulée souligné que «frapper les transporteurs par des vignettes parce qu’ils sont des utilisateurs importants de nos infrastructures routières, et donc qu’ils puissent participer aussi à la fois à l’entretien et au fonctionnement mais aussi à l’investissement pour permettre des infrastructures de meilleure qualité, ne me paraît pas être une mauvaise piste».

Startups françaises innovantes : 50% revendues aux étrangers

Startups françaises innovantes  : 50% revendues aux étrangers

 

Analyse de   Xerfi Canal diffusée par la Tribune. . Aujourd’hui, la réalité des startups françaises

souvent revendues aux étrangers du fait de l’absence de grandes entreprises mondiale du numérique en France et en Europe. 

 

Extraits :

« Présente avec la troisième délégation derrière les États-Unis et la Chine, à l’édition 2018 du Consumer show de Las Vegas, la France exhibe ses startups à fort potentiel. Fini le temps où le pays survendait son art de vivre, sa gastronomie, son luxe. Avec la French Tech, elle a clairement changé de registre. Elle a compris que l’attractivité était aussi une question de communication. Que la France devait investir dans sa marque. Et la « marque France », ce n’est pas celle de la France éternelle. C’est d’abord la French Tech, un pays pépinière qui se veut en prou de la révolution digitale. Il y a de la Com, là-dedans bien sûr. Personne n’est dupe. Il y a de la stratégie aussi : une volonté de chasser en meute à l’international. Mais il y a aussi une réalité. Oui la France a vu fleurir ces dernières années incubateurs et accélérateurs, dans les métropoles, dans les universités et les écoles, au sein même des grandes entreprises. Xerfi y a consacré une étude récemment, montrant, que derrière cette prolifération, il y avait du bon et du moins bon. Parfois de la « poudre aux yeux ». En arrière-plan, il y a aussi l’activité record du capital investissement. Aussi bien en termes de levée de fonds que d’investissement. Qui recouvre certes un décollage des LBO, mais aussi une montée en puissance des autres segments de l’amorçage et du développement.

Dans le même temps, rançon du succès, de plus en plus de jeunes pousses se font achetées. Même si le chiffre doit être pris avec des pincettes, la notion de startup n’étant pas clairement définie, on dénombre 250 rachats de startup par an, dont une cinquantaine implique des groupes étrangers. Selon l’institut Friedland, lorsque l’on resserre l’observation, sur les jeunes entreprises innovantes, 20% seraient revendues à horizon de 5 ans, et dans 50% des cas à des capitaux étrangers. Les jeunes pousses en conviennent. : entre le soutien de la BPI, l’abondance des fonds, la prolifération d’incubateurs et d’accélérateurs, le nouvel intérêt des groupes pour les parrainer ou les absorber, le contexte a significativement évolué en  10 ans.

Le capital est abondant. Il y’a de la gonflette et peut-être de la bulle. Il n’en reste pas moins, que tout cela traduit une véritable évolution de notre écosystème d’innovation. Le temps, où il s’agissait de faire grossir nos PME, pour les transformer en ETI, par croissance organique, celui du fléchage de l’épargne vers les actions non côtés, pour étoffer nos entreprises en fonds propres, paraît suranné. Le processus d’innovation se financiarise lui aussi.

L’industrie du capital investissement y joue un rôle clé. Cette dernière n’est efficace que si elle peut se déployer à tous les stades : amorçage, développement, transmission… jusqu’à la sortie par rachat ou cotation.

Les perspectives de sortie et les promesses sur la valeur terminale jouent un rôle essentiel dans l’incitation à investir au stade de l’amorçage, lorsque les profits ne sont encore qu’une promesse. Ce jeu d’enchère joue d’autant mieux que les grands groupes sont actifs en tant qu’acquéreur à la sortie. Ces derniers, compte tenu de leur surface financière, comme tenu des effets de réseau dont ils font bénéficier les entreprises en devenir, compte tenu de leur accès au financement externe, jouent un rôle décisif, pour crédibiliser les multiples en apparence délirant dont bénéficient les startups tout au long de leur développement. Autrement dit, être un pays pépinière, c’est admettre le rachat des jeunes pousses, et leur passage sous contrôle étranger, le cas échéant.

« >> Plus de vidéos sur le site Xerfi Canal, le médiateur du monde économique

 

ADP vendu aux fonds étrangers ?

ADP vendu aux fonds étrangers ?

 

 

 

Le gouvernement va vendre les bijoux de famille pour boucher les trous du budget. Évidemment on vend les actifs les plus rentables. C’est le cas des aéroports de Paris qui pourrait rapporter une dizaine de milliards et qui pourrait être vendu à des fonds étrangers et ou à Vinci. Il n’existe guère d’investissement aussi rentables (rien qu’Air France paie plus d’un milliard de redevances par an) ;  puisqu’ils sont systématiquement amortis par les taxes aéroportuaires. En fait le même mécanisme que pour les autoroutes, elles aussi très rentables. Le problème c’est que le pays perd la maîtrise d’infrastructure très stratégique et que la France pourrait vendre à des fonds étrangers notamment américains alors qu’inversement la prise de participation financière dans les équipements américains de ce type est interdite. À ce compte, un jour la France vendra peut-être les routes non concédées, les canaux, les rivières, les ports et même toute la voirie publique. Au moins trois consortiums ont été constitués en vue de présenter une offre pour le rachat de la participation de l’Etat dans ADP, anciennement Aéroports de Paris, qui figure parmi les premières opérations de privatisation prévues au cours de l’année 2019, apprend-on de trois sources proches du dossier. A noter que le groupe italien, Atlantia pourraiat renoncé.   Si Rome impose des mesures punitives à sa filiale Autostrade, opérateur du viaduc, et sa direction pourrait être trop occupée par les implications de la catastrophe pour s’intéresser à autre chose. Quant à Vinci, Reuters a rapporté en juin que le groupe français, qui détient 8% du capital d’ADP, a proposé à des fonds de pension y compris étranger de s’associer à une opération de reprise.

Les Girondins de Bordeaux : encore un club dans les mains de fonds étrangers

Les Girondins de Bordeaux : encore un club dans les mains de fonds étrangers

 

 

Encore un nouveau club de football qui passe dans les mains de fonds étrangers. Un phénomène maintenant courant. Une situation assez paradoxale car le football n’a jamais brassé autant d’argent. Pour autant les clubs sont  des danseuses en raison d’une gestion financière particulièrement ahurissante. Les clubs s’autorisent en effet à payer des sommes folles pour le salaire des joueurs et pour les transferts. Des transferts de plusieurs dizaines et parfois des centaines de millions qui déséquilibrent complètement la gestion d’un club et qui au passage rend le prix des places particulièrement onéreux. De ce fait seule quelques mécènes étrangers peuvent s’amuser à éponger les déficits récurrents.- Le groupe M6 a ainsi annoncé vendredi être entré en négociations exclusives avec le fonds d’investissement américain General American Capital Partners (GACP) pour la vente de 100% du club de football des  “Dans un contexte d’augmentation des budgets de plusieurs clubs de Ligue 1, le Groupe M6 considère que la cession du FC Girondins de Bordeaux à GACP, qui propose un projet sportif ambitieux et une stratégie d’investissement sur le long terme, constituerait la meilleure option pour maintenir la position du club et faire progresser à terme ses résultats”, peut-on lire dans un communiqué.

Parlement européen : enfin un contrôle des investissements étrangers

Parlement européen : enfin un contrôle des investissements étrangers

 

 

C’était le paradoxe, les pays de l’UE étaient fortement contraints pour certains investissements à l’étranger ( en Chine par exemple) par contre les capitaux étrangers pouvaient investir librement en Europe y compris sur des aspects stratégiques ; Le futur “règlement établissant un cadre pour le filtrage des investissements directs étrangers dans l’Union européenne” a été présenté en septembre 2017 par la Commission européenne en réponse à une demande conjointe de la France, l’Allemagne et l’Italie. La commission du Commerce international du Parlement européen a approuvé lundi le projet de règlement sur le contrôle des investissements étrangers touchant à des secteurs stratégiques de l’Union européenne. Ce règlement également droit de regard à la Commission européenne lorsque les entreprises concernées ont bénéficié d’un certain niveau de fonds européens. Les investissements étrangers devront être évalués selon des critères relatifs à la sécurité et à l’ordre public. Le Parlement a établi une liste non exhaustive des activités susceptibles d’être concernées, dont les infrastructures de transport, de fourniture d’énergie ou de stockage de données, les réseaux de communication, les matières premières, les technologies de pointe, les industries automobiles, aérospatiales ou de la Défense, les terres agricoles ou encore les médias.

Investissements étrangers : forte hausse

Investissements étrangers : forte hausse

 

Près de 1.300 décisions d’investissements étrangers ont été prises en France en 2017, représentant plus de 33.000 emplois. Un record selon l’agence Business France. Si les États de l’Union européenne restent prédominants, les États-Unis sont redevenus le premier pays investisseur malgré le protectionnisme revendiqué du président Trump. L’attractivité de la France s’est sérieusement renforcée en 2017. Selon le dernier rapport de Business France publié ce mardi 3 avril, le nombre d’investissements étrangers a progressé de 16% l’an dernier pour atteindre un niveau inédit en 10 ans. Une bonne nouvelle pour l’économie française qui illustre la confiance renouvelée des investisseurs étrangers et une conjoncture mondiale très favorable. S’il est réducteur d’attribuer l’ensemble de ces prises de décision à l’arrivée d’Emmanuel Macron au pouvoir, l’économie tricolore a pu profiter de l’effet Brexit, de l’instabilité politique en Allemagne à la suite des élections législatives de l’automne dernier, et de la montée des populismes en Italie pour améliorer son attractivité à l’échelle européenne. L’année dernière, l’agence publique en charge de la promotion de l’attractivité de la France auprès des investisseurs étrangers a enregistré 1.298 décisions d’investissement contre 1.117 en 2016, ce qui fait une moyenne de 25 décisions en moyenne par semaine. Ces décisions d’investissement ont permis la création ou le maintien de 33.489 emplois. Les emplois crées ont connu une hausse de 6% pour atteindre 26.399 emplois et les emplois maintenus, une hausse de 34% pour atteindre 7.090 emplois.

Étrangers : on ne sait pas intégrer (Aurélien Taché)

Étrangers : on ne sait pas intégrer (Aurélien Taché)  

Avec une certaine honnêteté, le député Aurélien Taché  en charge d’un rapport sur l’immigration reconnaît que si la France a une politique d’accueil par contre elle ne sait pas intégrer. Le député aborde par ailleurs les questions de laïcité avec un certain flou caractéristique de LREM. Sur cette question.  Interview JDD

Vous allez remettre un rapport sur l’intégration la semaine prochaine. Que proposez-vous?
Ce rapport vise à apporter une réponse aux étrangers au moment de leur arrivée en France, dès qu’ils obtiennent un titre de séjour – au titre de l’asile ou du regroupement familial par exemple – qui les conduira à s’installer durablement. Il y a donc trois axes. Le premier : l’Etat doit donner à ces personnes des outils pour faciliter leur autonomie. Notamment concernant les cours de langue. La France fait trop peu dans ce domaine. Ces cours de français – aujourd’hui entre 50 et 200 heures, en fonction du niveau de départ – doivent être doublés, peut-être même triplés.

 

Vous souhaitez également revoir les modules d’enseignement permettant de mieux comprendre notre pays.
Actuellement, les modules durent deux journées de 6 heures et sont vraiment très théoriques. On vous apprend l’ordonnance de Villers-Cotterêts, Clovis, le Front Populaire… Ou encore la hiérarchie des normes, qui n’est pas vraiment la première chose à savoir en arrivant en France. Nous voulons complètement refondre cela pour en faire un moment plus important, plus valorisé, plus riche.

 

Quel est le troisième axe?
Il faut que, dans cette politique d’intégration elle-même, nous disposions d’un vrai volet consacré à l’insertion professionnelle. Aujourd’hui, seul 1 étranger sur 3 accueilli en France trouve un emploi dans les cinq premières années suivant son arrivée. On ne tient absolument pas compte du savoir-faire de la personne, de ce qu’elle pourrait vouloir faire en arrivant en France, de l’orientation vers des régions ou métiers où il y a des besoins… Tout ça n’est ni pensé, ni construit. La France a une politique d’accueil, pas d’intégration. Et à l’exil, on a ajouté le déclassement. C’est dramatique.

Vous dites que la France a une politique d’accueil, pas d’intégration. Comment expliquez-vous cela dans un pays comme le nôtre?
Pendant très longtemps, on a pensé que parce que l’on était la République française, issue des Lumières, le fer de lance de l’universalisme à travers le monde, il n’y avait rien besoin de faire. Que l’intégration se faisait toute seule et qu’il n’y avait pas besoin d’avoir d’actions particulières envers les étrangers accueillis. En réalité, c’était un peu naïf. On connaît la situation dans certains de nos quartiers. Sans politique spécifique, quand vous arrivez dans un pays, vous avez forcément moins de chances que les autres d’y trouver votre place. Beaucoup peuvent basculer dans la précarité, il faut l’éviter.

L’intégration, cela peut aussi diviser, non?
En France, il y a un droit d’asile, qui est sacré, qui est un impératif démocratique. L’asile ne se discute pas, ne se quantifie pas. Ensuite, il y a ce qui relève de la politique migratoire, fixée par l’Etat. Est-ce que ça divise? Je ne sais pas. A partir du moment où nous acceptons cette part d’immigration, nous avons tous collectivement intérêt à nous donner les moyens que ces personnes trouvent leur place dans notre pays.

La politique d’immigration d’Emmanuel Macron a été critiquée par les associations, notamment à Calais. Vous y retrouvez-vous complètement?
Notre position, que je viens de développer, suppose que tout le monde ne puisse pas rester. Ceux qui se voient refuser l’asile, qui ne viennent pas rejoindre de la famille en France, qui ne rentrent pas dans les critères précis de l’immigration professionnelle doivent a priori repartir. Les sujets sont rarement totalement binaires. Si ceux qui ne l’ont pas obtenu restent, le droit d’asile n’a plus aucun sens.

Toutes les propositions de ce rapport seront-elles reprises dans le projet de loi asile et immigration?
Non, assez peu relève de la loi. L’essentiel servira à un plan pour l’intégration que le gouvernement, s’il trouve mon rapport intéressant, pourra construire à partir de ces propositions. Un comité interministériel devrait se tenir dans les semaines à venir pour statuer sur les propositions du rapport et réfléchir à ce que chaque ministère pourrait proposer. Ce sera un vrai plan avec des moyens, un pilotage, une gouvernance pour que cette politique d’intégration se mette vraiment en place en France.

Ce projet de loi asile et immigration est-il un test pour la majorité?
Je ne suis pas certain. Je discute à la fois avec des gens soucieux d’avoir ces exigences en termes de retours, et aussi avec ceux qui nous disent de faire attention à ce que notre procédure d’asile continue d’être ouverte. Il faut que chaque aspect soit aussi ambitieux l’un que l’autre pour que l’ensemble de cette majorité s’y retrouve complètement. Ce sera le cas.

 

Vous vous êtes également vu confier une réflexion sur la laïcité pour La République en marche. Les migrants, la laïcité… Vous aimez bien les sujets minés!
Ce n’est pas tellement le fait qu’ils soient minés qui m’intéressent. Mais ce sont des sujets qui révèlent des fragilités dans la société française. La gauche comme la droite en ont fait des sujets polémiques sans les traiter sur le fond. La gauche, dont je suis issu, est totalement passée à côté, soit par peur soit par désintérêt. La droite les a instrumentalisés politiquement sur des positions très réactionnaires, en tout cas depuis la droite Sarkozy-Buisson.

Vous prenez aussi le risque de crisper un peu plus les positions de chacun en remettant le sujet de la laïcité sur la table…
Les débats d’une violence inouïe qu’on a parfois sur la laïcité révèlent bien qu’il y a quelque chose à clarifier. Après, je m’en fiche de ne pas me mettre d’accord avec Laurent Wauquiez ou Jean-Luc Mélenchon sur ces questions.

Et avec Manuel Valls?
Il est dans la majorité donc je souhaite qu’on puisse être le plus d’accord possible. Mais cela n’a échappé à personne qu’il a une vision très singulière qu’il défend avec force. La réflexion que j’anime se fait dans le cadre d’un mouvement, auquel n’a pas adhéré Manuel Valls. Au sein de La République en marche, nous devons défendre un projet de vision d’une société ouverte, qui serait radicalement différent de celui d’une droite ou d’une gauche conservatrice.

 

L’objectif de ce groupe sur la laïcité, n’est-ce pas d’abord de trouver une position commune au sein de LREM?
Je ne pense pas qu’il y ait des divisions au sein du mouvement là-dessus. Cette position commune existe déjà. Il faut en revanche prendre le temps de faire ce travail. Avoir cette réflexion, c’est aborder la question de manière politique. Or, lorsqu’on évoque les fractures au sein de notre société, c’est bien le rôle du politique d’y apporter des réponses.

 

Evoquer la laïcité, n’est-ce pas une façon déguisée de parler de la place de l’islam dans notre société?
Cela revient en effet à cela dans le débat politique aujourd’hui, mais ce n’est pas normal. La laïcité est bien autre chose que l’islam. Quand on fait l’amalgame entre les deux, le débat est déjà biaisé. Il me semble donc d’abord important dans ce travail de clarifier ce qu’est la laïcité. Certains défendent des conceptions qui ne me paraissent pas fidèles à la laïcité française des origines. La loi de 1905 dit neutralité de l’Etat et liberté de conscience pour les citoyens. L’Etat est donc bien laïc, pas la société. Vouloir imposer une neutralité des citoyens dans l’espace public, ce n’est pas la laïcité telle qu’elle est construite aujourd’hui.

 

Le voile au sein des entreprises, par exemple, n’y voyez-vous aucun problème?
La laïcité n’a rien à voir avec l’entreprise. Le principe, c’est la liberté, ne venons pas tout confondre. Si l’entreprise veut faire un règlement, c’est autre chose, mais sinon les gens sont libres.

 

Le voile à l’université?
C’est pareil : comment peut-on l’interdire à des usagers des services publics, en l’occurrence des étudiants majeurs? Ce serait une atteinte à la liberté de conscience.

 

A l’Assemblée nationale?
Il n’y a pas non plus de sujet de laïcité ici. C’est un peu comme l’entreprise : on peut estimer que pour la sérénité des débats, il vaut mieux avoir une tenue assez neutre. Donc ne pas venir avec un maillot de foot comme François Ruffin, ou de porter un signe religieux. Le président de l’Assemblée, François de Rugy, a souhaité poser cette question. C’est sa conception, je l’entends, mais elle peut être discutée.

 

Vous êtes issu du Parti socialiste. Est-ce que vous vous revendiquez toujours de gauche?
Non. Je me revendique progressiste. J’étais à gauche parce que globalement le logiciel proposé était plus proche de mes idées. Mais il y avait beaucoup de choses qui ne me convenaient pas sur le plan idéologique. Je suis très attaché à la lutte contre les déterminismes sociaux, par exemple. Je viens d’un milieu très populaire, je n’avais pas fait d’études supérieures, avant de m’y inscrire par la suite, à 19 ans. Je n’ai pas le bac, ni le brevet. J’ai senti que ce combat contre les déterminismes, ce qu’Emmanuel Macron appelle les assignations à résidence, était porté de façon bien plus forte par le Président que par le PS. Là-bas, on traitait ces sujets toujours d’un revers de la manche.

Etrangers : expulsions pour motifs d’ordre public

Etrangers : expulsions pour motifs d’ordre public

 

Tirant les leçons de la dramatique affaire de Marseille ou un étranger en situation irrégulière depuis 14 ans et auteurs de nombreux délits avaient assassiné deux femmes , Gérard Collomb demande aux préfets de “mettre résolument en œuvre les mesures d’éloignement” pour les étrangers représentant une menace pour l‘ordre public. “L’éloignement des étrangers en fin d‘une peine d‘emprisonnement doit être une priorité”, écrit aussi le ministre de l‘Intérieur. Il demande aux préfets de faire en sorte que cette mesure soit anticipée “durant la phase d‘incarcération”. Il rappelle que l‘existence d‘une menace à l‘ordre public permet de refuser le bénéfice du délai de départ volontaire ou d‘un titre de séjour et qu‘une interdiction de retour en France devra être prise “systématiquement” dans ce cas de figure. Cette notion de menace à l‘ordre public doit notamment être fondée sur “une évaluation de la dangerosité de l‘intéressé dans l‘avenir”, indépendamment des condamnations éventuellement déjà prononcées contre lui, insiste Gérard Collomb. “Vous vous attacherez à placer en rétention les personnes concernées dès lors qu‘elles présenteront un risque de fuite”, ajoute le ministre de l‘Intérieur.

Médecins : de plus en plus de diplômes étrangers

Médecins : de plus en plus de diplômes étrangers

 

Tandis que la France a fermé le robinet d’accès à la profession de médecin, les titulaires de diplômes étrangers ne cessent de progresser. Plus de 10 % des médecins ont obtenu leur diplôme à l’étranger. Un chiffre qui ne cesse de progresser, le nombre a pratiquement doublé en 10 ans et devrait atteindre les 30 000 ans de 2020. C’est le constat de l’ordre  des médecins qui reconnaît que les diplômés de l’étranger sont devenus indispensables notamment en milieu hospitalier aussi en zone rurale. Pour l’essentiel ces médecins viennent des ex pays de l’Est mais aussi du Maghreb. Il faut noter : la montée en puissance des médecins diplômés en Roumanie qui sont aujourd’hui 4 254. Ce nombre a été multiplié par sept (+ 659 %) depuis 2007, date de l’entrée du pays dans l’Union européenne. Ils devraient être 4 711 en 2020, soit un effectif proche de ceux diplômés en Algérie (4 812), dont le nombre a cru de 56 % en dix ans. Aujourd’hui, la Roumanie connaît une « vraie fuite des diplômes » due à des propositions salariales « catastrophiques » pour les diplômés en médecine, relève-t-on au CNOM.  Les deux tiers de ces praticiens diplômés à l’étranger sont salariés, essentiellement dans la fonction publique, alors que seulement un quart exerce en profession libérale. On les retrouve plus facilement dans les spécialités chirurgicales, l’anesthésie, la psychiatrie, la pédiatrie, les urgences. Les besoins vont encore grandir. En tout, 20 000 docteurs doivent partir à la retraite dans les cinq prochaines années.  L’importance prise par les médecins étrangers a toutefois permis à ces derniers de mieux se faire entendre dans leurs revendications. Avant d’être inscrits à l’Ordre, les praticiens qui ne sont pas originaires d’un pays de l’Union européenne (55 % des médecins étrangers) sont « attaché associé » ou « assistant spécialiste ».Sous ce statut, environ 4 000 salariés gagnent en moyenne 40 % de moins que leurs confrères français.  En février 2012, un mouvement a débouché sur la possibilité pour les diplômés hors UE d’obtenir le même statut que les diplômés français en passant un examen, alors qu’ils étaient, avant cela, soumis à un concours. Notons que les établissements publics ont largement favorisé la venue de médecin étranger qui coûte moins cher et qui peuvent aussi combler l’insuffisance d’attraction de l’hôpital pour les médecins français

L’UE veut réglementer les investissements étrangers

L’UE veut réglementer les investissements étrangers

 

La Commission européenne veut  un « cadre » européen sur le contrôle des investissements étrangers dans l’Union européenne afin de protéger les secteurs stratégiques, qui répond notamment aux inquiétudes sur les acquisitions chinoises. « Nous proposons aujourd’hui un nouveau cadre de l’UE sur l’examen des investissements, +investment screening+ en franglais. Si une entreprise publique étrangère veut acquérir un port européen stratégique, une partie de notre infrastructure énergétique (…) ou une de nos sociétés dans le domaine des technologies de défense, cela ne peut se faire que dans la transparence a travers un examen approfondi et un débat », a plaidé M. Juncker lors de son discours-programme annuel sur l’état de l’UE à Strasbourg. Face à la progression des investissements étrangers notamment chinois en Europe Bruxelles envisage de rendre plus difficiles les acquisitions notamment sur des secteurs stratégiques. Les investissements chinois ont quasiment doublé en Europe (+ 90 %) en 2016 pour atteindre le montant record de 45,8 milliards de dollars, par rapport aux 24,1 milliards de dollars de 2015.   L’Allemagne et le Royaume-Uni ont représenté, à eux deux, près de la moitié (46 %) des investissements chinois en Europe en 2016. En Allemagne, les investissements chinois ont été multipliés par dix passants de 1,3 milliard de dollars en 2015 à 12,1 milliards en 2016 : cette hausse s’explique en particulier par les investissements chinois réalisés dans le pays en matière d’équipements industriels à hauteur de 5,9 milliards de dollars. De son côté, le Royaume-Uni a connu une importante hausse (130 %) pour atteindre 9,2 milliards de dollars : la plupart des opérations ayant été annoncées avant le vote du Brexit, il est encore trop tôt pour tirer des conclusions sur l’impact de ce dernier sur les investissements chinois dans le pays. La Finlande (7,6 milliards de dollars) vient compléter ce trio de tête, suivie par la Suisse (4,8 milliards de dollars) et l’Irlande (2,9 milliards de dollars). La Suisse aurait même pu se classer en première position en Europe si l’opération entre ChemChina et Syngenta s’était conclue en 2016.  Le secteur technologique a été le plus ciblé par les investisseurs chinois en Europe en 2016 avec 13,7 milliards de dollars : c’est un montant record pour le secteur en Europe. Les transports et les infrastructures se situent en seconde position avec 12,2 milliards de dollars suivis, loin derrière, par les équipements industriels (6,2 milliards de dollars). La Commission européenne fera donc à l’automne des propositions au sujet des investissements étrangers en Europe, alors que l’inquiétude grandit au sujet des acquisitions chinoises, a annoncé samedi la commissaire européenne à la Concurrence Margrethe Vestager. « Ces derniers mois, nous avons entendu des inquiétudes au sujet d’investisseurs étrangers -des sociétés souvent détenues par des Etats- prenant le contrôle d’entreprises européennes détenant des technologies clés », a affirmé Mme Vestager lors du forum The European House – Ambrosetti, sorte de mini-Davos à l’italienne qui se tient jusqu’à dimanche à Cernobbio, sur le lac de Côme. L’Italie, la France et l’Allemagne ont demandé récemment à Bruxelles de définir une ligne commune au sujet des investissements venant de pays extérieurs à l’UE. Le 22 août, deux quotidiens italiens, Il Sole 24 Ore et La Stampa révélaient que ces trois pays avaient envoyé une lettre à la Commission le 28 juillet lui demandant de renforcer les règles autorisant les pays de l’Union européenne (UE) à bloquer l’achat d’entreprises européennes par des sociétés étrangères. Celle lettre faisait suite à un autre courrier adressé en février dans lequel Paris, Berlin et Rome voulaient que l’UE limite les investissements étrangers dans les entreprises détenant des technologies de pointe en les soumettant notamment à des règles de réciprocité. Ce document de 10 pages stipulait que les prérogatives européennes seraient renforcées pour toute entreprise ciblée considérée comme stratégique et dans le cas d’OPA financées par des fonds ou organismes publics. « Nous devons exiger la réciprocité dans les relations commerciales et dans l’accès au marché public. La concurrence doit être loyale et équitable », a martelé Bruno Le Maire. Le gouvernement allemand a adopté de son côté le 12 juillet un décret renforçant les règles sur les investissements étrangers dans ses entreprises jugées stratégiques. Les pays visés ne sont pas cités mais la Chine en fait clairement partie.

La dette française : encore détenue pour plus moitié par des investisseurs étrangers

La dette française : encore détenue pour plus  moitié par des investisseurs étrangers

 

La dette française composée d’une part de la dette publique mais aussi de la dette privée des entreprises et des banques est encore détenue par plus de la moitié des étrangers. La dette française la dette publique représente environ 100 % soit de l’ordre de 2100 milliards, la dette privée équivalent à 250 % de PIB ;  d’où évidemment l’ardente obligation pour la France de mieux gérer ses grands équilibres à moins de voir les taux s’envoler avec des conséquences néfastes sur la compétitivité, la croissance et emploi. La France ne peut pas vivre sans l’aide des investisseurs étrangers ; si cette aide devait cesser l’État notamment serait en faillite et accessoirement les fonctionnaires ne pourraient plus être payés. Leur taux de détention de la dette publique de long-terme fléchit en effet de 59% fin 2015 à 56% fin 2016, relève la Banque de France. Cet indicateur retrouve ainsi un plus bas depuis fin 2006, à l’approche des élections présidentielles. L’an dernier, les non-résidents ont acheté un total de 30 milliards d’euros d’obligations et autres titres de dette sur cette période. Pour rappel, la dette publique représente l’ensemble des emprunts contractés par les administrations publiques. Elle représente ainsi la dette de l’État, des collectivités territoriales et ainsi que celle des organismes de Sécurité sociale. Selon les dernières statistiques publiées par l’Insee, la dette publique a encore progressé de 50 milliards d’euros en 2016. Elle atteint ainsi 2147,2 milliards au 31 décembre 2016 et représente 96 % du PIB, contre 95,6 % fin 2015. Dans le détail, la Banque de France a mis en évidence que la position des non-résidents sur la dette publique française se réduit, avec des «arrivées à échéance et des ventes nettes pour un montant de 11 milliards d’euros», au 31 décembre 2016. D’où la diminution de leur taux de détention. Si l’on observe les statistiques compilées par l’Agence France Trésor et celles de la Banque de France, la part des non-résidents dans la dette française est en recul depuis 2010. Cette année-là, 70% de la dette négociable de l’Etat était détenue par des non-résidents. A titre de comparaison, ce taux atteignait 28% en 1999.

Management français : obsolète pour les étrangers

Management français :  obsolète pour les étrangers

 

La plupart des grands dirigeants français sont diplômés d’HEC ou de l’ENA, cette forme de méritocratie mène «à la mort de la France, toutes les décisions étant prises par une poignée de personnes» selon le pape du management américain, professeur de Science politique à l’Université de Princeton.   Dans le livre «La Prouesse française: Le management du CAC 40 vu d’ailleurs» (éditions Odile Jacob),économistes réputés, Ezra Suleiman, Franck Bournois et Yasmina Jjaïdi, donnent la parole à 2500 managers et expliquent leur ressenti et leurs observations du «management à la française». Poussiéreux, usé, archaïque… Ce sont les termes qui font quasiment office de sparadrap tant ils collent au management français. Dans une interview au Financial Times, une des auteursEzra Suleiman explique les tensions qui peuvent survenir lorsque des cultures étrangères se mélangent au management français.  Deuxième critique formulée dans ce livre, le syndrome du «petit chef». L’un des cadres interrogés explique que, bien souvent, c’est le chef qui a le dernier mot. Une observation que les auteurs souhaitent nuancer, en soulignant là aussi des «progrès» dans le management. Pour un autre, c’est l’absence de bienveillance et de reconnaissance qui mine le moral des collaborateurs… Le candidat à la présidentielle Emmanuel Macron en a même fait une priorité, en promettant que son programme répondrait «à la problématique du très mauvais management en France.

 

Aide sociale : désormais soumise à conditions pour les étrangers en Allemagne

Aide sociale : désormais soumise à conditions pour les étrangers en Allemagne

Le gouvernement allemand a adopté mercredi un projet de loi restreignant fortement l’accès aux prestations sociales des immigrés en provenance de l’Union européenne, l’Allemagne, premier pays d’accueil de migrants intracommunautaires, voulant éviter de voir son système de protection sociale débordé. Berlin avait élaboré ce projet de loi en avril, emboîtant le pas au Royaume-Uni, dont l’ex-Premier ministre David Cameron, alors en campagne contre le « Brexit », militait pour réduire les arrivées de travailleurs migrants intra-européens sur le sol britannique et avait obtenu l’accord de Bruxelles sur le sujet.  Rien n’est entré en oeuvre en Grande-Bretagne, car les Britanniques ont voté en juin en faveur d’une sortie de leur pays de l’Union européenne, rendant caduque l’accord avec Bruxelles. En Allemagne, première économie européenne, les choses ont en revanche suivi leur chemin. Selon le texte adopté mercredi, les ressortissants européens vivant dans le pays sans travailler n’auront plus droit aux aides sociales avant un séjour légal de cinq années dans le pays. « La règle est claire: celui qui vit ici, travaille et paie des cotisations a aussi droit aux prestations de notre système social », a expliqué la ministre allemande du Travail Andrea Nahles après l’adoption de son projet de loi en conseil des ministres. Mais pour celui « qui n’a encore jamais travaillé ici et est dépendant de l’aide financière publique pour vivre, un principe prévaut: les prestations de subsistance sont à demander dans le pays d’origine de chacun », a poursuivi la ministre sociale-démocrate. Cette loi doit encore être votée par le Parlement allemand. L’Allemagne a été longtemps opposée à une telle mesure, jugée par certains discriminatoire au regard du principe européen de libre-circulation. Mais elle avait ensuite changé d’avis, quand le tribunal fédéral des affaires sociales avait statué fin 2015 que tout citoyen de l’UE, même sans travail, avait droit au bout de six mois à bénéficier des aides sociales. Ce jugement avait suscité des inquiétudes dans les communes, qui financent l’aide sociale, et fait redouter que cela attire des citoyens de l’UE venant de pays au niveau de vie inférieur comme la Roumanie ou la Bulgarie. Andrea Nahles avait alors proposé de changer la loi pour durcir les conditions d’octroi de ces aides. Il n’y a « pas d’Union sociale en Europe », avait encore noté la chancelière. « Tout citoyen roumain est le bienvenu. Mais s’il s’agit de percevoir des allocations sociales, qui ne reposent pas sur un travail (…) alors je suis d’avis qu’il est acceptable qu’il retourne dans son pays ». Le nombre de migrants en provenance des pays de l’UE a atteint un record l’an passé, avec plus de 685.000 arrivées, avait indiqué début juillet l’Office fédéral de la migration et des réfugiés (BAMF). Mais comme environ 303.000 avaient quitté le pays, le solde migratoire net s’était élevé à 382.000. Le plus gros des troupes est arrivé des deux pays les plus pauvres de l’UE, Roumanie et Bulgarie, et de Pologne. En Allemagne vivent quelque 4,1 millions de ressortissants de l’Union européenne.

 

(BFM)

Tourisme Paris : baisse de 10 % des étrangers

Tourisme Paris : baisse de 10 % des étrangers

 

 

Une baisse de l’ordre de 10 % des de la part des étrangers suite aux attentats, aux manifs et au climat, selon le Comité régional du tourisme (CRT).    Cette situation « entraîne des conséquences économiques inquiétantes » pour les professionnels du tourisme de la région, qui ont subi depuis janvier une perte de 749,7 millions d’euros de chiffre d’affaires, note le CRT, dans une étude qui sera présentée mardi à la presse. Avec 14,9 millions d’arrivées hôtelières sur le premier semestre, la fréquentation touristique de Paris et de l’Ile-de-France est en recul de 6,4% par rapport à un an plus tôt, du fait de la baisse conjointe des clientèles internationales (-9,9%) et françaises (-3,5%). Le nombre de nuitées recule, lui, de 8,5%.    Au total, de janvier à fin juin, les hôteliers franciliens ont accueilli un million de touristes en moins par rapport à la période comparable de 2015.      « L’activité touristique subit un contrecoup sévère dans un contexte peu favorable marqué par les attentats (Paris, Bruxelles, Nice…), les mouvements sociaux ainsi que les inondations. La tenue de l’Euro 2016 n’aura pas permis d’endiguer ce phénomène », souligne le CRT.    Le cœur de la région, Paris, a été davantage touché que la grande couronne, avec des nuitées en recul de 11,4%, contre -4,4% dans les autres départements franciliens.  La fréquentation des clientèles japonaises (-46,2%), italiennes (-27,7%) et russes (-35%) s’est effondrée, tandis que les Américains et les Chinois, initialement peu affectés, clôturent le semestre sur des reculs de 5,7% et 19,6%, entrant dans un « cycle inquiétant de baisse ». Dans ce contexte, la fréquentation des principaux monuments franciliens chute fortement (-43,9% au Grand Palais, -34,8% à l’Arc de Triomphe, -16,3% au château de Versailles). Seul point positif: le tourisme d’affaires progresse, lui, de 14,4 points.

(Reuters)

Vote des étrangers : l’hypocrisie du PS

 

Vote des étrangers : l’hypocrisie du PS

 

À propos du vote des étrangers, l’hypocrisie du PS est manifeste. Il s’agit d’une promesse de Hollande qui n’a pas été appliquée (comme bien d’autres !)  Quand l’environnement politique le permettait, c’est-à-dire quand le PS disposait de la majorité tant au Sénat qu’à l’assemblée nationale. Elle pourrait encore être appliquée en utilisant le référendum. Un risque que ne veut pas prendre Hollande. Du coup la responsabilité de cette promesse non tenue est reportée sur l’opposition. Avec force arguments juridiques fallacieux pour tenter d’expliquer ce recul. Le  PS est toutefois coutumier de ces renoncements. Avant les élections, il lui faut toujours quelques propositions progressistes pour appâter le « peuple de gauche ». Une fois au pouvoir, il range dans le placard ses engagements. Une pratique qui explique largement sa perte de popularité et s’inscrit finalement dans l’évolution historique des partis socialistes français (la SFIO en particulier) qui finissent par  disparaître sous le poids des contradictions entre les intentions affichées et la pratique. Alors que le Premier ministre Manuel Valls déclarait il y a peu de temps être « convaincu » que le droit de vote octroyé aux étrangers non communautaires pour les élections locales, promesse de 2012 de François Hollande, ne serait ni appliqué ni reconduit, Bernard Cazeneuve abonde en ce sens.  Dans une interview accordée à Libération, le ministre de l’Intérieur a expliqué que la mesure n’avait « aucune chance » d’être appliquée à court terme. « Je partage totalement l’avis de Manuel Valls : si le candidat de la gauche en 2017 représente cette mesure, il s’expose au risque de porter un engagement qui n’a aucune chance d’être voté et donc appliqué à court terme », a-t-il ainsi déclaré dans les colonnes du quotidien national. Pour Bernard Cazeneuve, les deux chemins constitutionnels conduisant à l’application de cette mesure mèneraient le gouvernement à un échec certain. « On ne peut faire aboutir cette mesure que dans deux cadres : soit avec une majorité qualifiée des trois cinquièmes du congrès« , c’est-à-dire des deux chambres du Parlement réunies, « soit par référendum« . Tout en se définissant « extrêmement pragmatique », le ministre de l’Intérieur estime que  »dans les deux cas, on irait à l’échec ».   Face aux propos de Manuel Valls, Jean-Christophe Cambadélis, le premier secrétaire du Parti socialiste, avait assuré que la proposition était « toujours à l’ordre du jour » de sa formation. Mais le jour d’après ?

Autoroutes allemandes :payantes pour les étrangers ?

Autoroutes allemandes :payantes pour les étrangers ?

 

Une vignette payable par tous ( sorte d’écotaxe pour les automobiles) mais moins chère pour les allemands, c’est la combine envisagée par le gouvernement outre-Rhin. Une disposition évidemment totalement contraire à la philosophie européenne. L’Allemagne manque vraiment d’imagination car la France lorsqu’elle avait inventé la fameuse vignette c’était pour les vieux ! En plus ellen’ (était perçue qu’auprès des automobilistes français ! Les automobilistes étrangers devront donc s’acquitter de 5, 10 ou 15 euros pour une vignette valable dix jours, et de 16 à 30 euros pour une vignette valable deux mois, au grand dam des pays frontaliers et de la Commission européenne.  Pour la mise en place de cette vignette électronique, l’Allemagne a dû contourner les règles européennes puisqu’un péage applicable aux seuls étrangers y contreviendrait de manière éclatante. Le projet prévoit donc que la vignette soit payée par tous mais minore la taxe dont s’acquitte déjà tout propriétaire de voiture en Allemagne. Déjà validé par le Bundestag (chambre basse), le texte prévoit d’instaurer courant 2016 sur les autoroutes et routes nationales allemandes une vignette annuelle dont le montant, défini par l’âge de la voiture, la cylindrée du moteur et certains critères environnementaux, peut atteindre 130 euros. Les automobilistes étrangers devront ainsi s’acquitter de 5, 10 ou 15 euros pour une vignette valable dix jours, et de 16 à 30 euros pour une vignette valable deux mois. Selon le ministre, le mécanisme doit rapporter 500 millions d’euros supplémentaires par an, net de frais de fonctionnement, qui seront investis dans la maintenance et l’expansion du réseau routier de la première économie européenne. Cheval de bataille du CSU, petit frère bavarois du parti conservateur d’Angela Merkel et membre de la coalition au pouvoir, la promesse était porteuse dans une région où de nombreux habitants paient pour utiliser les autoroutes de l’Autriche et la Suisse voisines.

 

Droit de vote des étrangers : pour un référendum (Xavier Bertrand)

Droit de vote des étrangers : pour un  référendum (Xavier Bertrand)

Hollande s’est piégé tout seul en se prononçant pour le droit de vote des étrangers, surtout en affirmant qu’il convenait de prendre ses responsabilités. Il a en fait renvoyé cette responsabilité au parlement alors que c’est impossible en ‘état du rapport de forces droite-gauche. Du coup il n’y a que le referendum pour statuer ; ce que vient de lui rappeler  Xavier Bertrand. Mais Hollande ne la pas évoqué car il sait qu’il perdrait cette consultation populaire.  Invité de France Info ce mardi, le député-maire UMP de Saint-Quentin, a donc appelé François Hollande à consulter les Français sur le droit de vote des étrangers. Et prôné un départ à la retraite à 65 ans.  « Ce n’est pas aux partis politiques de prendre leurs responsabilités (sur le droit de vote des étrangers). C’est au président de la République. Moi pour ma part je suis totalement contre. Et je demande à François Hollande de se tourner vers les Français et qu’ils disent une fois pour toutes » ce qu’ils veulent a déclaré Xavier Bertrand. Ce lundi, François Hollande a appelé les « forces républicaines » à prendre leurs responsabilités sur le droit de vote des  étrangers. Lui y est « favorable ». Mais « rien ne peut se faire sans une révision de la Constitution, ce qui suppose une majorité des 3/5e » au Parlement. Une majorité qu’il n’a pas.

Vote des étrangers : hypocrisie de Hollande

Vote des étrangers : hypocrisie de Hollande

 

Plus hypocrite tu meurs. Il faut prendre ses responsabilités dit Hollande pour permettre le vote des étrangers aux élections locales. Malheureusement dit-il, il faut les 3/5 ème du parlement en accord avec ce principe. Or Hollande dispose à peine d’une majorité à l’assemblée ! Conclusion, c’est la faute aux autres!  Belle entourloupe car s’il voulait vraiment que cette proposition soit légale il suffirait d’un referendum. Qu’il perdrait évidemment ; donc il n’en veut pas. Une déclaration très laborieuse qui tenet de racoler à gauche mais en vérité est une vision de bobo car les immigrés ont d’autres préoccupations que le vote aux élections locales, des préoccupations qui concerne leurs titres de séjour, le travail et le logement.   Gonflé  François Hollande a appelé les «forces républicaines» à «prendre leurs responsabilités» pour aboutir à un accord. «Rien ne peut se faire sans une révision de la Constitution, ce qui suppose une majorité des trois cinquièmes» au Parlement, a-t-il souligné. Mais ce qui était l’une de ses promesses de campagne en 2012 devrait rester lettre morte, puisque François Hollande ne dispose pas de majorité sur ce dossier.  Le président de la République a enfin évoqué les «chibanis», ces travailleurs maghrébins devenus retraités immigrés en France. «La loi vieillissement ouvrira la naturalisation à tous les étrangers âgés de plus de 65 ans qui ont vécu plus de 25 ans en France avec au moins un enfant français», a promis le chef de l’Etat.

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