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Commerce extérieur : toujours un déficit entre 50 et 60 milliards par an

Commerce extérieur : toujours un déficit entre 50 et 60 milliards par an

La France s’inscrit toujours dans la même tendance concernant son déficit commercial qui se situe selon les années entre 50 et 60 milliards par an. Un déficit qui constitue le véritable indicateur de la compétitivité française. Cependant, le déficit commercial de la France a légèrement diminué en juillet après sa nette dégradation du mois de juin, sous l’effet d’une hausse des exportations et d’un léger recul des importations. Les douanes, qui communiquent sur « la moyenne mobile centrée sur trois mois » constatent toutefois une tendance à la dégradation sur les trois derniers mois, après un trimestre de stabilité.

 

Au mois de juillet, le montant des exportations a légèrement augmenté passant de 41,8 milliards à 42,2 milliards d’euros. Les exportations d’avions Airbus ont représenté 2,6 milliards d’euros pour 33 appareils contre un peu plus de 3 milliards le mois précédent (37 appareils). Il s’agit du plus faible montant enregistré par l’administration depuis le mois de février. A titre de comparaison, les ventes d’avions en juillet 2018 avaient été exceptionnelles (3,2 milliards d’euros). En parallèle, les importations ont très légèrement diminué pour atteindre un montant de 46,85 milliards contre 47,03 milliards d’euros en juin. Ces derniers chiffres masquent néanmoins des résultats très fragiles pour le second trimestre.

Au cours du second trimestre, le commerce extérieur a légèrement contribué à la croissance (0,1 point) après un premier trimestre morose (-0,3 point) selon les derniers chiffres de l’Insee pour le second trimestre. Lundi, les estimations de la Banque de France pour la croissance du troisième trimestre devrait apporter un éclairage sur les conséquences possibles de l’affrontement commercial entre les deux premières puissances mondiales. Surtout, le commerce planétaire devrait fortement ralentir cette année. Dans son dernier baromètre publié à la mi-août, l’organisation mondiale du commerce (OMC) notait que « la croissance du volume du commerce mondial des marchandises devrait rester faible au troisième trimestre de 2019″.

Le solde de la balance des transactions courantes affiche un bilan positif pour le mois de juillet. Selon un communiqué de la Banque de France publié ce vendredi 6 septembre, il ressort à 200 millions d’euros après un déficit à 1,1 milliard d’euros le mois précédent en données CVS-CJO.

« Cette bonne performance s’explique par une amélioration de la balance des biens hors énergie, qui présente un solde positif à hauteur de 1,1 milliard d’euros après un déficit de 0,6 milliard en juin. Le solde des services, à 2,3 milliards d’euros, contribue à l’excédent global mais se dégrade légèrement après un niveau élevé au mois de juin », explique l’institution bancaire.

Elections européennes : plus de 50% d’abstention

Elections européennes : plus de 50% d’abstention

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Si plus de 82 % des Français jugent cette élection importante, par contre il serait plus de 50 % à s’abstenir. En cause évidemment la crédibilité des organisations politiques. Les derniers sondages feraient apparaître la liste en marche avec autour de 24 % et le rassemblement national autour de 20 %. Des On peut légitimement s’interroger sur la crédibilité de ces  derniers sondages qui se caractérisent d’une part par la remontée de la république en marche pour les européennes ainsi que l’amélioration de la popularité de Macron. Concernant ce dernier point, il faut noter que les journaux que possède Lagardère entre (JDD, Paris-Match notamment), ont été particulièrement actifs pour diffuser une remontée de Macron dans l’opinion publique. Or on sait que la plupart des grands médias possédés par les financiers se sont fortement inquiets de la descente aux enfers de Macron, aussi des conséquences sur l’évolution de l’activité générale. De la même manière,  on constaterait dans les derniers sondages une remontée de la république en marche pour les européennes. Il y a seulement encore quelques semaines le rassemblement national semblait en tête avec un score proche de 24 % tandis que la république en marche stagnait à 20 %. On constate exactement le contraire depuis quelques semaines à savoir que la république en marche serait proche des 24 % et le rassemblement national à peine un peu au-dessus de 20 %. Par ailleurs ce sondage indiquerait qu’une liste éventuelle des gilets jaunes obtiendrait autour de 13 % et porterait surtout atteintes aux partis extrémistes. Dans la période il convient sans doute de se méfier particulièrement de ses sondages qui tendent à prouver que le pouvoir remonte dans l’estime de l’opinion publique. En effet la perspective de déstabilisation de Macron, voire la perspective notamment d’élections législatives qui modifieraient la majorité sont source de grandes inquiétudes dans les milieux financiers qui évidemment ne souhaitent pas que soit remise en cause une politique fiscale qui leur est favorable. Selon le dernier sondage Elabe, la liste emmenée par la majorité se détache en tête des projections pour les européennes dans quatre mois. Avec 23,5% des intentions de vote, elle devance la liste du Rassemblement national, créditée de 20,5%. Pour les européennes, la liste LaRem/MoDem est ainsi créditée de 23,5% des projections, en hausse de quatre points par rapport à la précédente mesure, en novembre dernier. Derrière elle, vient le cortège du Rassemblement national, et ses 20,5%, comme il y a deux mois. Loin, très loin derrière ce duo dépareillé, on note la troisième position de la liste des Républicains: 12,5% des intentions de vote, après une chute de 2,5 points. : La France insoumise, obtiendrait 9,5%, les Verts 9%, le Parti socialiste 6%. , de Génération.s de Benoît Hamon, et de la liste communiste chacun 2% cent. Debout la France, 5%, la liste UDI 3%. Des sondages qui laissent pensif quand on apprend de l’IFOP que plus de la moitié des Français ne voteront pas !

Les prix de l’électricité : augmentation de 50% en quelques années ?

Les prix de l’électricité : augmentation de 50% en quelques années ?

 

 

 

Comme c’était prévisible compte tenu de la situation d’EDF les prix de l’électricité pour les tarifs réglementés pourraient augmenter d’environ 6 % cette année. Pour sortir EDF de son bourbier financier,  il est probable que les prix devraient augmenter de 50 % en quelques années et doubler  sur 10 ans.  EDF est en effet malade de l’endettement, une maladie qui pourrait encore s’aggraver avec la décision de l’État la  construction de deux réacteurs nucléaires EPR au Royaume-Uni, à Hinkley Point, investissement de 18 milliards de livres (23 milliards d’euros) partagé à deux tiers/un tiers entre EDF et le chinois CGN, déjà alliés pour la construction de deux réacteurs en Chine. EDF  est bien incapable de faire face à la fois à un contexte de baisse des prix du marché d’une part et aux investissements colossaux qui l’attendent d’autre part. « La visibilité est tellement faible sur le montant total des coûts et des investissements à supporter dans les années à venir, dans un contexte de baisse des prix de gros de l’électricité, qu’il est impossible d’avoir une vue précise de la faculté de résistance du bilan de l’électricien », écrit dans une note le courtier Aurel BGC. Face à la crise financière dramatique d’EDF n’a donc pas d’autre solution que le prolongement des centrales actuelles.   Du côté d’EDF, on  s’apprête à lancer un grand carénage. Cette opération devrait représenter un coût de 50 milliards d’euros sur dix ans selon EDF. La Cour des Comptes tablerait plutôt sur un coût de 100 milliards d’euros sur 15 ans. De toute manière la situation financière d’EDF est dramatique.   L’entreprise est sans doute au bord de la rupture financière en tout cas à moyen et long terme du coup ;  il faudra sans doute envisager pour les prochaines années une augmentation de l’ordre de 50 % du prix de l’électricité. Il faut dire que la situation financière d’EDF est intenable. Il faut d’abord apurer une énorme dette de 40 milliards, ensuite trouver 50 milliards (100 milliards pour la Cour des comptes)  pour les travaux permettant de prolonger la durée de vie du parc nucléaire actuel. Financer aussi au moins en partie les 25 à 50 milliards du site d’enfouissement des déchets nucléaires de Bure en Moselle ; un site d’enfouissement qui va permettre de participer au démantèlement du parc nucléaire actuel. Un démantèlement dont le coût est fixé autour de 15 milliards et qui pourrait être plus proche de 100 milliards. On objectera que la question du démantèlement permettra à EDF (et a à Areva) d’acquérir un savoir-faire pour intervenir sur l’énorme marché du démantèlement des centrales le monde. Enfin il faudra faire face à un besoin de financement de 200 milliards à terme pour le renouvellement du parc nucléaire. Une augmentation cette année de 6 % posera des problèmes sociaux. Du coup le gouvernement pourrait s’y opposer tout en sachant que le conseil d’État pourra confirmer la nécessité de cette augmentation.  Plusieurs fois par le passé, que ce soit pour le gaz et l’électricité, les gouvernements successifs ont décidé de ne pas suivre les recommandations de la CRE (commission de régulation). Mais les adversaires d’EDF et d’Engie ont porté l’affaire devant le Conseil d’État, au nom d’une distorsion de concurrence provoquée par l’absence de hausse tarifaire: à chaque fois, ils ont été entendus, contraignant les pouvoirs publics à procéder à des rattrapages sur la facture, forcément impopulaires.

 

 

Justice sociale : Ces 1% qui possèdent 50% de la richesse mondiale

Justice sociale : Ces 1% qui possèdent  50% de la richesse mondiale

La question de la justice sociale se pose évidemment à l’échelle mondiale et peut entre encore davantage dans les pays en développement. Le patrimoine cumulé des 1% les plus riches du monde a dépassé  en 2016 celui des 99% restants, a affirmé l’organisation non-gouvernementale (ONG)  L’organisation non-gouvernementale indique  que « la part du patrimoine mondial détenu par les 1% les plus riches était passée de 44% en 2009 à 48% en 2014, et dépasserait les 50 % en 2016″. »En 2014, les membres de cette élite internationale possédaient en moyenne 2,7 millions de dollars par adulte. Le reste du cinquième (20%, ndlr) le plus riche de la population possède 46% du patrimoine mondial alors que 80% de la population mondiale ne se partagent que les 5,5% restant », a précisé Oxfam. En France, les 1%  les plus riches possèdent environ 25% du patrimoine. Avec les crises subprimes, le phénomène n’a fait que se renforcer. Les 80 premiers milliardaires de la liste de Forbes possédait en 2010 un patrimoine de 1.300 milliards d’euros. Leur fortune cumulée est passée à 1.900 milliards en 2014, soit une augmentation de 50% en seulement quatre ans. En parallèle, la richesse totale détenue par la moitié la plus pauvre de la population mondiale a décliné sur la même période.

Les grandes fortunes bénéficient notamment de l’envolée du prix des actifs (en particulier des actions), soutenus notamment par les politiques monétaires accommodantes des grandes banques centrales de la planète. En outre, « 20% des milliardaires de la liste de Forbes auraient des intérêts et ou des activités dans les secteurs de la finance et de l’assurance », note Oxfam. Des secteurs qui ont bénéficié des largesses de l’Etat afin d’éviter des faillites en cascade.

Un constat déjà dressé par Challenges en juillet dernier lors de la sortie de son classement des grandes fortunes de France. Ainsi, après une hausse de 25% en 2012, le patrimoine des 500 premiers patrimoines professionnels français avait gonflé de 15% en 2013 pour atteindre 390 milliards d’euros.  Oxfam a exhorté les Etats à adopter un plan pour lutter contre les inégalités, en contrant l’évasion fiscale, en promouvant la gratuité des services publics, en taxant davantage le capital et moins le travail, en instaurant des salaires minimum ou encore en mettant en place une protection sociale pour les plus pauvres.

Mutations économiques et sociales de ces 50 dernières années ((Daniel Cohen)

 

Daniel Cohen est membre fondateur de l’Ecole d’économie de Paris appelle à « réinventer une nouvelle critique sociale qui ouvre une brèche dont le nouvel impératif de croissance est en train de reconfigurer nos vies. »‘intreview la Tribune)

Pourquoi avez-vous choisi de traiter des mutations économiques et sociales sur les 50 dernières années ?

DANIEL COHEN - Je voyais venir les 50 ans de mai 68. C’est toute ma vie qui est passée au cours de ces 50 dernières années. J’avais envie de me replonger dans toutes ces lectures qui avaient égrené ma jeunesse surtout dans les années 70. J’avais lu beaucoup de livres et je n’étais pas sûr de les avoir tous compris. Les grands auteurs de l’époque Lévi-Srauss, Lacan, Deleuze m’ont particulièrement marqué.

J’ai eu envie de comprendre comment une génération comme la mienne, qui a assisté à la  montée des protestations et du féminisme, de discours d’autonomie, d’émancipation, pouvait être le témoin de cette montée du populisme. Je voulais revenir sur les ouvrages écrits au fil de ma carrière, un ouvrage sur la société postindustrielle, un autre intitulé « Nos temps modernes ».

La dernière raison est que l’on est en train de finir un cycle lié à l’émergence d’Internet et des nouvelles technologies qui ont contribué à détruire l’ancien monde industriel sans vraiment en proposer un nouveau. Avec les progrès de l’intelligence artificielle, il est possible que quelque chose de nouveau soit en train de commencer. Je voulais en saisir la portée.

Vous revenez dans votre ouvrage sur l’effondrement de la société industrielle. Quelles sont les principales conséquences que vous en tirez sur le plan économique et social ?

Nous avons vécu lors de ces 50 dernières années l’effondrement de cette société industrielle. C’est un effondrement d’ordre civilisationnel. La société industrielle plonge ses racines dans des périodes qui sont bien antérieures au monde industriel. La chaîne de commandement constituée d’ingénieurs, de contremaîtres a été critiquée par mai 68. Cette chaîne avait néanmoins une vertu. Elle donnait à chacun une place et un sentiment d’inclusion. Cette société industrielle s’est délitée sous l’effet d’une poursuite consciente des marchés financiers, et ensuite des nouvelles technologies qui ont permis d’éclater ce monde en créant une société plus compétitive et beaucoup plus concurrentielle que l’ancienne période. Il y avait une grille de salaires très rigide, c’est pour cette raison que les inégalités n’augmentent quasiment pas au cours de cette période.

Ce monde post industriel a contribué au développement du statut de free-lance. Les ouvriers travaillent chez les équipementiers qui ne sont plus intégrés aux donneurs d’ordre. Quand la productivité des ingénieurs augmente, cela ne profite plus aux en gens situés en bas de l’échelle. On a une explication des raisons pour lesquelles ces sociétés sont devenues inégalitaires et en même temps, la croissance est plus faible. Les statistiques aux Etats-Unis sont très frappantes à cet égard. Les inégalités se font peu au sein des firmes. C’est surtout entre les firmes que se creusent les inégalités. On assiste à une ségrégation de plus en plus forte. La désolation sociale que l’on connaît depuis les année 80 dépend beaucoup de cette dissociation des classes sociales entre elles.

En 50 ans le système capitaliste a beaucoup changé. Quelles sont les principales mutations que l’on peut noter ?

Les mutations sont surtout d’ordre organisationnel. L’économiste Robert Gordon avait expliqué dans son ouvrage The rise and fall of american growth  que dans la société moderne, les voitures sont plus sophistiquées, les avions font moins de bruit, les équipements sont de meilleure qualité mais ce n’est plus très différent que la société qui s’est installée au cours du XXème siècle. Il n’y a pas de changement majeur au cours des 70 dernières années contrairement à la période 1880-1950. Le capitalisme s’est surtout réinventé dans la manière d’organiser la production des biens. Il n’a pas réinventé une nouvelle société de consommation.

Gordon a raison en partie. Le système Uber repose toujours sur un chauffeur qui vous emmène d’un endroit A à un endroit B au milieu des embouteillages. Aucun des rêves annoncés dans les années 50 ne s’est véritablement réalisé. Airbnb, Booking renvoient toujours vers des hôtels ou des appartements. On est plutôt dans une philosophie de réduction des coûts. On gagne de la productivité ou du pouvoir d’achat mais ce n’est pas un système durable. Ce ne sont pas des technologies qui sont au service d’une réorganisation de la société.

La nature de la société a tout de même profondément changé ?

Il faut prendre un peu de recul. Les théories de Jean Fourastié sont éclairantes quand il rappelle que l’on est passé d’une société industrielle à une société de services. C’est la grande mutation qui en train de se faire même s’il faut encore attendre peut être 50 ans avant d’en voir tous les effets. Fourastié expliquait que les hommes ont travaillé la terre pendant des millénaires puis la matière depuis 200 ans et on va travailler l’homme lui même. La société de services est centrée sur les services à la personne (coiffeur, médecins, psychanalyste).

Pour Fourastié, le potentiel de croissance n’est pas très élevé dans ce type de société. Si la valeur du bien que je produis est le temps que je passe avec les autres, le temps n’est pas extensible. Il n’y pas de croissance possible. Depuis une dizaine d’années, avec la montée des Big data, l’enjeu est de changer la nature de l’homme pour le transformer en un système d’information. Une fois que l’homme sera numérisé, il pourra être soigné et éduqué à distance.

L’enjeu est de faire rentrer l’homme dans une matrice pour que l’on retrouve de la croissance et du rendement. On en train de numériser l’homme pour lui faire accéder à une meilleure productivité. Il y a les fantasmes de l’homme augmenté mais je n’y crois pas beaucoup. L’homme sera augmenté par le fait que les technologies permettront à d’autres de s’occuper de lui à distance. C’est une promesse du retour de la croissance car si on redevient très efficace dans tous les secteurs où on bute alors on retrouvera de la croissance mais à un prix très cher payé. On pourrait renoncer à cet idéal d’humanisation qui était promis par cette société de services où on s’occupe enfin des autres. C’est la principale menace que je vois.

La société de services a-t-elle contribué au ralentissement de la croissance ?

Les sociétés de services ont moins de croissance que l’industrie parce que tous ces services sont plus difficiles à industrialiser. Le monde dans lequel on vit, c’est industrialiser la société de services.

La financiarisation à outrance de l’économie a-t-elle contribué à la perte de repères dans nos sociétés contemporaines ?

Dès les années 80, Wall-Street, avant même que toutes les technologies apparaissent, a commandé le démantèlement de l’ancien monde industriel. Avant, il y avait des grands conglomérats dans lesquels on fabriquait des parapluies ou des maillots de bain en fonction des saisons. Mais la logique de Wall-Street n’est pas la même face aux risques. Le re-engineering qui se fait dans les années 80 vise à désocialiser et désarticuler les collectifs. La finance est également responsable de la grande crise de 2008. Elle a voulu s’appliquer à  elle même ce principe de dématérialisation totale.

La crise des subprimes s’explique en partie par le fait que les entreprises qui ont vendu des crédits ne sont pas celles qui les ont collectés. Wall-Street a créé dans les années 2000 des structures ad-hoc dans lesquelles on mettait des paquets de crédits ensemble pour diversifier les risques avec un grand problème. La qualité des crédits n’était plus vraiment surveillé. Les gens qui les commercialisaient n’étaient pas les mêmes que ceux qui les avaient accorder. Wall-Street a payé ce rêve d’une société totalement dématérialisée.

La lecture de l’ouvrage donne l’impression que nous avons assisté à une suite de déceptions depuis 50 ans. Comment expliquez-vous cela ?

La marche vers le populisme est constituée par une série d’étapes où un grand nombre d’illusions ont été piétinées. La première illusion perdue a été celle de mai 68, de la contre-culture des années 60. La crise des années 70 a anéanti tout ça. La révolution conservatrice des années Reagan a voulu réenchanter le monde avec l’idée que le travail est central. Une idée que l’on retrouve dans le slogan « Travailler plus pour gagner plus » lancé par Nicolas Sarkozy.

Cette vague conservatrice a contribué à l’explosion des inégalités. La troisième désillusion réside peut être dans la société de services qui promettait une humanisation. Aujourd’hui, on a renoncé à cet idéal. Tous ces espoirs sont tombés les uns après les autres. La question est de savoir si on se dirige vers le chaos.

Pourquoi dites-vous que la critique à l’égard de la génération de mai 68 qui aurait favorisé l’ultralibéralisme n’est pas fondée ?

Je n’y crois pas absolument pas. La révolution culturelle de mai 68 et la révolution conservatrice n’ont aucun point commun. Ce sont deux camps qui se sont toujours affrontés et chacun a pris le pouvoir à tour de rôle. La révolution conservatrice a enfanté l’ultralibéralisme en réponse à mai 68 en expliquant qu’il fallait que les gens travaillent, que l’Etat Providence soit démantelé et que les protections sociales devaient être supprimées. Je crois qu’il y a une illusion partagée en réalité.

Les deux camps ont vu que la société industrielle s’effondrait mais la génération 68 s’est opposée à la société industrielle mais ce n’est pas eux qui l’ont faite tomber. La crise pétrolière des années 70 et la fin du cycle de croissance ont contribué à faire dérailler ce modèle. C’est sur les décombres de cette société industrielle que le libéralisme propose un nouveau modèle sans les syndicats. Il y a eu un effet de générations mais je ne pense pas que mai 68 a trahi ses idéaux.  Le mouvement de mai 68 n’est pas devenu ultralibéral, il est devenu pro européen. Il est passé du gauchisme à l’écologie. Ce n’est pas le signe d’un changement radical. Beaucoup de gauchistes se sont retrouvés cadres au Parti socialiste parce que François Mitterrand les a embarqué dans l’aventure. Il prend le pouvoir en 1981 sur un programme commun de nationalisations. Il y a eu tout de même un dur rappel à la réalité par la suite.

Aux Etats-Unis des personnes comme Mark Zuckerberg se réclament de cette contre-culture des années 60 mais c’est une mythologie qu’ils se sont fabriquée eux mêmes. Ils ont inventé le nouveau monde des réseaux sociaux qui reprend un certain nombre de mythes mais ce n’est pas la même chose. L’histoire de Facebook porte autre chose de très inquiétant. C’est la promesse d’une déshumanisation. D’ailleurs Cornelius Castoriadis parle  »d’une réécriture de l’histoire. » En revanche, il y a un parallèle à faire entre la révolution des Lumières et la révolution industrielle. Toutes les deux naissent du constat que le monde d’hier s’effondre mais la révolution industrielle trahit les idéaux des Lumières.

Vous abordez le thème de la vie algorithmique dans un chapitre. Comment envisagez-vous la place des algorithmes et des robots dans l’économie numérique dans les prochaines années ?

Je pense qu’il y a deux voies possibles. Dans une première voie, les robots font tout. Dans cette société les concepteurs de robots s’enrichissent puisque ce sont eux qui alimentent la planète en technologies. Eux mêmes auront des coiffeurs, des médecins. Il n’y a aucune raison pour qu’ils tombent dans le piège de la numérisation. On devrait avoir un cercle de travailleurs autour de ces gens très riches. Plus on s’éloignera du centre et moins il y aura de travail ou il sera moins rémunéré et plus il y aura des algorithmes. Les producteurs d’algorithme vont s’entourer d’humains et les consommateurs d’algorithmes, eux n’auront pas d’humains autour d’eux. Ils n’auront pas les moyens de recruter les personnes qui travaillent pour eux. C’est la société inégalitaire par excellence.

Il y a une autre voie dans laquelle une classe moyenne peut surgir. Elle pourrait se saisir de ces technologies. Les gens auront envie d’être entourés d’être humains. Ce qui coûte cher, c’est la rente foncière. C’est le fait que les gens veulent vivre en centre-ville au même endroit mais peut être que l’on peut réinventer des villes plus inclusives. C’est le grand défi écologique aussi. Le poids de la rente foncière pourrait se réduire grâce aux technologies. Il y a une demande sociale. Les gens ne veulent pas rester seuls devant leurs ordinateurs.

Quel peut être le rôle de l’intelligence artificielle dans le monde du travail ?

Je pense que l’intelligence artificielle peut aider le personnel soignant par exemple en remplissant des comptes rendus d’opération mais cela ne veut pas dire que l’on doit renoncer aux humains. Ces nouvelles technologies pourraient permettre aux humains de consacrer moins de temps aux tâches qui nous empoisonnent tous pour pouvoir passer plus de temps à s’occuper des gens. Je ne crois pas que les enseignants vont être remplacés par des machines. Les machines peuvent aider à mieux enseigner.

Comment faire pour limiter les dérives de l’uberisation de l’économie ?

Les technologies liées à l’uberisation sont utiles malgré tout car elles créent un logiciel qui permet de mettre en relation l’offre et la demande. Ce sont des modèles biphase comme disent les économistes. Il y a un progrès technique mais il est de second ordre. L’essentiel est le nouveau modèle proposé. Pour en limiter les dérives, il faut d’abord que la régulation se produise. Le débat central est de déterminer si les chauffeurs d’Uber sont autoentrepreneurs ou s’ils sont salariés. Je n’ai pas l’impression qu’ils sont entrepreneurs. Leurs conditions sont déterminées par Uber qui fixe les prix et crée un système d’astreinte. Soit Uber resalarie des gens, soit il faut que les règles du jeu évoluent.

Les jeunes qui travaillent avec la franchise Uber doivent être maîtres de leurs tarifs. Il faut un autre équilibre. Deliveroo devrait donner la possibilité à Deliveroo France de créer un salariat nouveau. Le rêve des grandes entreprises de la Silicon Valley est de mettre en place des applications tueuses qui proposent des solutions abstraites sans rapport au monde réel. C’est comme cela qu’elles s’enrichissent. Ces applications, au nom d’une d’une technologie qui améliorent le matching, permettent de passer à côté de la régulation sociale que la société industrielle a mis un siècle à établir. Uber ignore le salaire minimum, les temps de pause.
Que pensez de la politique d’Emmanuel Macron en matière de numérique ?

C’est difficile de se faire une idée très claire. Je trouve qu’il serait intéressant d’avoir une réflexion sur les techniques que l’intelligence artificielle permettraient de mettre à la disposition des enseignants, des médecins dans l’exercice de leurs métiers. Il faut que certaines professions comme les juges puissent avoir recours à ces technologies non pas pour les remplacer, mais au contraire pour les aider.

Tous ces métiers en tensions méritent des investissements. La grande promesse de tout numériser doit s’accompagner d’une aide aux personnes. Il faut prévoir une grande période de transition avec beaucoup de personnes pour accompagner les personnes âgées par exemple. En plus ces technologies permettraient de libérer des ressources dans les hôpitaux, dans les universités.

(*) Daniel Cohen « Il faut dire que les temps ont changé.. » Chronique (fiévreuse) d’une mutation qui inquiète aux Editions Albin Michel.

 

Le désert médical pour 50% de Français « ruraux»

Le désert médical pour 50% de Français « ruraux»

A peu près 50% des français ont des difficultés pour accéder aux services d’un médecin dans les villes rurales. Pas vraiment une découverte mais une confirmation par un sondage Viavoice*pour la Fédération de l’hospitalisation privée (FHP) : 49% des personnes vivant en milieu rural ont difficilement accès à un professionnel de santé, contre 14% pour les personnes résidant en région parisienne. Or on sait que la moitié de la population vit dans des villes de moins de 10 000 habitants et dans des zones rurales. Des zones qui progressivement se vident non seulement des activités économiques mais aussi des services publics, des services privés et des commerçants. Il y a d’ailleurs une certaine interaction entre la diminution des services, la régression de l’activité économique et la démographie. Concernant plus particulièrement la médecine, les gouvernements jusqu’alors  se sont refusés à imposer un temps de présence obligatoire des jeunes médecins dans ces régions. Une erreur évidemment aussi une forme de lâcheté pour  ne pas déplaire à la jeune génération de praticiens qui préfèrent demeurer près des centres urbains où ils ont été formés. Il y aurait pourtant des raisons d’imposer une période obligatoire de présence hors des grandes métropoles dans la mesure où la d’au moins 10 ans  pour un médecin est assumée par la collectivité. Il ne s’agit pas seulement d’une problématique médicale mais aussi d’un état d’esprit qui touche toute la société. Les médecins, comme les autres travailleurs d’ailleurs ne veulent plus de ses conditions de travail démentielles  des vieux généralistes qui travaillent jusqu’ à 15 heures par jour. Des généralistes ne seront d’ailleurs jamais remplacés pas plus d’ailleurs que les spécialistes des petites villes. C’est toute la conception de l’aménagement du territoire qui est en cause car jusque-là on a surtout favorisé le super regroupement urbain avec pour objectif de créer 15 à 20 métropoles de plus d’un million d’habitants et de laisser à l’abandon le reste du territoire dans tous les domaines. « La différence entre la ville et la campagne est évidente, commente le président de la FHP, Lamine Gharbi. Je suis dans le nord de l’Hérault et je vois année après année les médecins généralistes partir. Nous, dans les hôpitaux privés, nous prenons en charge toutes les pathologies qui étaient avant prises en charge en ville. Il n’y a plus de médecins. »

 

 

Affaire Griveaux : 50% d’augmentation pour son cabinet !

Affaire  Griveaux : 50% d’augmentation pour son  cabinet !

Difficile pour Benjamin Griveaux d’expliquer pourquoi les rémunérations de son cabinet ont augmenté de l’ordre de 50 % surtout un moment où  le porte-parole du gouvernement doit en même temps justifier la cure de stérilité qui est imposée aux français notamment via  la fiscalité. Benjamin Griveaux se défend évidemment en reconnaissant fois une augmentation limitée à 27 % ! En vérité tout cela n’a qu’une valeur symbolique car on sait bien que dans la plupart des cabinets sont aussi présents des membres officieux non rétribués par le ministre mais par leur entreprise ou leur administration d’origine. Du coup, la comparaison entre le nombre de conseillers à l’époque de Sarkozy ou de François Hollande. n’a pas beaucoup de signification. Pour Benjamin Griveaux,  le salaire moyen de ses cinq conseillers serait ainsi passé de 4.926 euros à 9.180 euros depuis janvier. René Dosière, qui  a estimé « choquante » cette hausse, tire ces chiffres d’un rapport intitulé Personnels affectés dans les cabinets ministériels, qui détaille la situation ministère par ministère, et qui apparaît en annexe du projet de budget pour 2018. « Il y a des gens qui le lisent manifestement avec un parti pris », estime Benjamin Griveaux. « C’est une information qui circule suite à un papier de Capital [qui de son côté calcule une hausse de 86%, ndlr]. Je vais demander un droit de réponse par voie d’avocat », fait-il savoir. « J’en ai assez que la classe politique soit victime d’un tir au pigeon ».

 

 

Biodiversité : disparition de 60% des espèces en 50 ans

Biodiversité : disparition de 60% des espèces en 50 ans

Vers l’extinction progressive d’espèces symboliques comme les grands singes, des éléphants ou encore des manchots mais aussi d’espèces moins connues qui fréquentent nos régions comme les chauves souris dont la population totale en France a déjà diminué de moitié entre 2006 et 2014. A Mouliherne dans le Maine et Loire, du fait de la déforestation et des éoliennes sont menacées : les cigognes noires (espèce très vulnérable et en danger ; liste rouge de l’UICN à l’international), les balbuzards pêcheurs, (50 couples en France ; protection totale depuis un arrêté de 1981 en France)   et les  circaètes Jean-le-blanc, (2400 couples en France ; protection totale depuis un arrêté de 1981 en France). Pourtant le  10e rapport Planète Vivante  du WWF illustre à quel point il est temps d’agir pour protéger la planète. L’Indice Planète Vivante (IPV) mesure l’évolution des espèces vertébrées. En 50 ans environ  ans, 60 % des espèces ont disparu. C’est le constat du   WWF, qui publie aujourd’hui l’édition 2018 de son rapport Planète Vivante. « Agriculture intensive, dégradation des sols, surpêche, dérèglement climatique, pollution plastique » sont « les principales menaces qui pèsent aujourd’hui sur la biodiversité ». C’est tout le mode de production et de consommation qui doit être remis en cause notamment pour les produits alimentaires mais pas seulement. Car « Les espèces n’ont jamais décliné à un rythme si rapide, qui est aujourd’hui cent à mille fois supérieur que celui calculé au cours des temps géologiques », s’alarme le WWF, mettant en garde contre une    »grande accélération de la pression exercée par l’Homme sur les écosystèmes ». Afin de faire marche arrière, « il est indispensable de repenser en profondeur notre manière de produire et de consommer», estime donc le WWF, qui au niveau international mise surtout sur la conférence mondiale sur la biodiversité organisée en 2020 à Pékin, dont l’accord final devrait donc contenir  »un objectif de zéro perte nette de biodiversité en 2030″.

 

Climat : 4 fois plus de catastrophes depuis 50 ans

Climat : 4 fois plus de catastrophes depuis 50 ans

 

  • Cest le constat déjà fait par les experts du GIEC mais aussi par les associations d’humanitaires qui interviennent sur le terrain. Selon ces humanitaires, les catastrophes liées au climat ont été multipliées par quatre depuis 1970. Le réchauffement de la planète a multiplié par quatre le nombre des catastrophes liées au climat depuis les années 70, ont relevé vendredi ces humanitaires, mettant en garde contre les risques de famine et d’exode. Un cri d’alarme qui rejoint celui du GIEC.qui indiquait qu’une hausse de plus de 2°C pourrait avoir des effets irréversibles pour la vie sur Terre avec notamment l’élévation du niveau de la mer, désertification, la perte d’habitats naturels d’espèces ou encore la diminution des calottes glaciaires, les conséquences graves sur la santé et la multiplication de catastrophes.  Des catastrophes qui affecteront aussi la France car de plus en plus le climat en France se rapproche de celui de certains pays d’Afrique avec d’une part des périodes de sécheresse plus fortes et plus longues, d’autre part des périodes de pluie plus intenses. Une conséquence notamment du réchauffement climatique qui fait par exemple qu’une ville comme Lyon pourrait connaître le climat de Madrid d’ici une trentaine d’années et celui d’Alger dans moins d’un siècle. « Le réchauffement climatique va avoir lieu. Maintenant, il faut voir comment on peut le limiter ….En 50 ans, la température moyenne annuelle a augmenté de 1,7°C à Lyon. Selon le scénario le plus pessimiste, si la tendance se poursuit, en 2050, le climat de Lyon ressemblera à celui de Madrid aujourd’hui. Et à celui d’Alger dans 85 ans », explique- Bruno Charles, vice-président de la Métropole de Lyon, en charge du développement durable et de l’agriculture  « Dans les années 70, nous faisions face à 80 à 100 chocs et dangers graves liés au climat » chaque année, alors que leur nombre a été d’environ 400 l’an dernier, « quatre fois plus », a déclaré Elhadj As Sy, le secrétaire général de la Fédération internationale de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (FICR), dans un entretien avec l’AFP.

 

Nucléaire 50%: « horizon 2035 » !!! (Edouard Philippe)

 Nucléiaire 50%:   »horizon 2035 » !!!  (Edouard Philippe)

 

C’est évidemenet une escroquerie cette annonce de 50%. En effet de son côté EDF annonce que la réduction à 50 % ne pourra pas se produire avant 2050. Bref un engagement aussi irresponsable que celui pris par Ségolène Royal concernant la réduction de la production nucléaire à 50 % en 2025 et qui figure toujours dans la loi ! L’échéance à laquelle le gouvernement compte parvenir à 50%, contre environ 75% aujourd’hui, est l’un des enjeux centraux de la programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE), qui doit être dévoilée à la fin octobre.

“Les axes de la préparation de cette PPE sont connus, l’engagement pris par le président de permettre la constitution d’un mix énergétique à l’horizon de 2035 avec 50% de nucléaire a été formulé, d’ailleurs par Nicolas Hulot lui-même”, a dit Edouard Philippe lors d’une conférence de presse à l’Elysée. La date de 2025, décidée sous François Hollande, a été abandonnée en novembre dernier. Traité par Nicolas Hulot jusqu’à sa démission la semaine dernière, le dossier est désormais sur le bureau de François de Rugy, qui a pris sa succession mardi à la tête du ministère de la Transition écologique. “Je laisse à François de Rugy le temps de prendre les dossiers, de rencontrer les acteurs et ensuite de me faire des propositions pour pouvoir trancher de façon définitive”, a ajouté Edouard Philippe à l’issue d’un séminaire gouvernemental. Historiquement favorable à la fin du nucléaire à moyen terme, le nouveau ministre passé par les Verts n’a rien voulu dire de ses intentions en la matière lors d’une interview accordée mercredi à France Inter.

Nucléaire: 50% de l’électricité en 2050, par en 2025 ou 2035 (EDF)

Nucléaire: 50% de l’électricité en 2050,  par en 2025 ou 2035 (EDF)

 

 

Près  Ségolène Royal, Hulot puis maintenant le premier ministre lui-même, Édouard Philippe tourne autour du pot quant à la part du nucléaire, EDF annonce la couleur il ne faut pas attendre une réduction de la production nucléaire à hauteur de 50 % avant 2040 ou 2050. Un grand nombre de réacteurs nucléaires ont été construit entre les années 80 et 90. Or leur durée de vie était prévue autour de 40 ans. Mais depuis les mesures de sécurité supplémentaire imposée par la catastrophe de Fukushima qui se traduit notamment par le très coûteux carénage il n’y aura pas d’autres solutions que de prolonger encore de 20 ans la vie des centrales pour amortir l’investissement de l’ordre de 50 milliards. En clair, les centrales seront prolongées jusqu’en 2040 ou 2050 en. Et c’est seulement à ce moment-là on pourra envisager une réduction de la production nucléaire à 50 %. Bref un décalage de 25 ans par rapport à la loi de Ségolène Royal. EDF aura beau jeu d’obtenir la prolongation de ses réacteurs d’autant plus que le gouvernement se défaussera sur l’autorité de sûreté nucléaire comme l’a déjà annoncé Macon. En outre il faut prévoir que 3 à 6  centrales EPR nouvelles seront construites pendant la période. Dernier élément en faveur d’EDF,  le fait que les énergies renouvelables relèvent souvent du gadget et de la gabegie financière comme par exemple les improductives et coûteuses éoliennes ; Sortes de moulin avant pour masquer la stratégie nucléaire. On attend évidemment avec impatience la décision de Rugy. . De ce point de vue,  on peut s’attendre à un verbiage fumeux qui ne changera pas la situation.  EDF prévoit d’étaler sur 20 ans -entre 2030 et 2050- l’arrêt des 58 réacteurs que compte le parc nucléaire français et donc leur renouvellement. Son plan prévoit de prolonger les 34 plus vieilles centrales (900 MW), construites au début des années 1980, à 50 ans soit jusqu’en 2030. Et d’allonger la durée de vie des 24 plus jeunes (1300 MW), construites vers 1990, à 60 ans c’est-à-dire jusqu’en 2050. Parallèlement on prévoit la construction du premier réacteur du nouveau programme nucléaire français vers 2023 pour aboutir vers 2030. Dans l’hypothèse où la consommation électrique n’augmenterait pas -ce qui est probable-, EDF prévoit de construire au moins six EPR pour commencer.

 

Startups françaises innovantes : 50% revendues aux étrangers

Startups françaises innovantes  : 50% revendues aux étrangers

 

Analyse de   Xerfi Canal diffusée par la Tribune. . Aujourd’hui, la réalité des startups françaises

souvent revendues aux étrangers du fait de l’absence de grandes entreprises mondiale du numérique en France et en Europe. 

 

Extraits :

« Présente avec la troisième délégation derrière les États-Unis et la Chine, à l’édition 2018 du Consumer show de Las Vegas, la France exhibe ses startups à fort potentiel. Fini le temps où le pays survendait son art de vivre, sa gastronomie, son luxe. Avec la French Tech, elle a clairement changé de registre. Elle a compris que l’attractivité était aussi une question de communication. Que la France devait investir dans sa marque. Et la « marque France », ce n’est pas celle de la France éternelle. C’est d’abord la French Tech, un pays pépinière qui se veut en prou de la révolution digitale. Il y a de la Com, là-dedans bien sûr. Personne n’est dupe. Il y a de la stratégie aussi : une volonté de chasser en meute à l’international. Mais il y a aussi une réalité. Oui la France a vu fleurir ces dernières années incubateurs et accélérateurs, dans les métropoles, dans les universités et les écoles, au sein même des grandes entreprises. Xerfi y a consacré une étude récemment, montrant, que derrière cette prolifération, il y avait du bon et du moins bon. Parfois de la « poudre aux yeux ». En arrière-plan, il y a aussi l’activité record du capital investissement. Aussi bien en termes de levée de fonds que d’investissement. Qui recouvre certes un décollage des LBO, mais aussi une montée en puissance des autres segments de l’amorçage et du développement.

Dans le même temps, rançon du succès, de plus en plus de jeunes pousses se font achetées. Même si le chiffre doit être pris avec des pincettes, la notion de startup n’étant pas clairement définie, on dénombre 250 rachats de startup par an, dont une cinquantaine implique des groupes étrangers. Selon l’institut Friedland, lorsque l’on resserre l’observation, sur les jeunes entreprises innovantes, 20% seraient revendues à horizon de 5 ans, et dans 50% des cas à des capitaux étrangers. Les jeunes pousses en conviennent. : entre le soutien de la BPI, l’abondance des fonds, la prolifération d’incubateurs et d’accélérateurs, le nouvel intérêt des groupes pour les parrainer ou les absorber, le contexte a significativement évolué en  10 ans.

Le capital est abondant. Il y’a de la gonflette et peut-être de la bulle. Il n’en reste pas moins, que tout cela traduit une véritable évolution de notre écosystème d’innovation. Le temps, où il s’agissait de faire grossir nos PME, pour les transformer en ETI, par croissance organique, celui du fléchage de l’épargne vers les actions non côtés, pour étoffer nos entreprises en fonds propres, paraît suranné. Le processus d’innovation se financiarise lui aussi.

L’industrie du capital investissement y joue un rôle clé. Cette dernière n’est efficace que si elle peut se déployer à tous les stades : amorçage, développement, transmission… jusqu’à la sortie par rachat ou cotation.

Les perspectives de sortie et les promesses sur la valeur terminale jouent un rôle essentiel dans l’incitation à investir au stade de l’amorçage, lorsque les profits ne sont encore qu’une promesse. Ce jeu d’enchère joue d’autant mieux que les grands groupes sont actifs en tant qu’acquéreur à la sortie. Ces derniers, compte tenu de leur surface financière, comme tenu des effets de réseau dont ils font bénéficier les entreprises en devenir, compte tenu de leur accès au financement externe, jouent un rôle décisif, pour crédibiliser les multiples en apparence délirant dont bénéficient les startups tout au long de leur développement. Autrement dit, être un pays pépinière, c’est admettre le rachat des jeunes pousses, et leur passage sous contrôle étranger, le cas échéant.

« >> Plus de vidéos sur le site Xerfi Canal, le médiateur du monde économique

 

Automobiles : hausse des ventes de 50% .

Automobiles : hausse des ventes de 50% de hausse 

Au 31 août, on estime le nombre de voitures neuves vendues à 150.000 contre environ 100.000 généralement. C’est certes moins que le mois de juillet (175.000) mais le mois d’août est réputé pour être le moins lucratif de l’année. Parmi les constructeurs qui profitent le plus de la bonne santé du marché, Renault tire son épingle du jeu avec des ventes en hausse de 115% à 17.131 voitures vendues, devant Peugeot (+17%, 10.169), Citroën (+33%, 7836). Viennent ensuite Dacia (+68%, 7556), Volkswagen (+7%, 5274), Toyota (+26%, 4569), Nissan (+94%, 4011), Audi (+17%, 2993), Ford (+21%, 2681) tandis que Fiat ferme le Top 10 (+70%, 2399). Enfin, à noter la belle progression des véhicules essence (+67%) qui ont représenté 54% de la demande au mois d’août. À l’inverse, le diesel est passé sous la barre des 40% (38,5%), quand les hybrides ont constitué 5,8% des ventes et les électriques 1,1%.

Dividendes France : 50 milliards pour un trimestre : où est le ruissellement de Macron ?

Dividendes France : 50 milliards pour un trimestre : où est le ruissellement de Macron ?

 

Tous les lobbys de la grande finance se félicitent de ce résultat tout à fait exceptionnel des dividendes distribués notamment en France au cours du deuxième trimestre de l’année. Ce serait une bonne nouvelle pour le pays et en particulier pour l’économie. Bref la théorie du ruissellement développé par Macron. Le problème c’est que précisément ces rémunérations assez exceptionnelles n’ont pas eu l’effet de contagion d’un point de vue économique et social. En effet dans le même temps la croissance s’est nettement tassée pour être pratiquement insignifiante sur les six premiers mois de l’année. Sur le plan du chômage,  les avancées sont aussi insignifiantes. Quant au pouvoir d’achat il a été largement plombé par les mesures fiscales du gouvernement. Les grandes entreprises qui se montrent généreuses en matière de dividendes ont surtout bénéficié d’un bon niveau de l’euro et d’un climat international assez favorable. Quant aux actionnaires grassement rétribués ils n’ont pas fait généralement bénéficier l’environnement économique. Paradoxalement il faut noter que c’est la France qui est le pays qui proportionnellement le plus de dividendes alors que la croissance et même les bénéfices sont inférieurs à la moyenne internationale mais comme la concurrence est rude pour attirer les capitaux les entreprises françaises privilégie la distribution des profits en direction des actionnaires. Cela souvent au détriment des investissements de long terme et de la rémunération des salariés. Ces résultats aux allègements fiscaux de Macron qui renforce encore son image de président des riches. Selon les données des ONG, les groupes du CAC40, qui ont réalisé un bénéfice de 93 milliards d’euros et un chiffre d’affaires de plus de 1.300 milliards d’euros en 2017, auraient redistribué les deux tiers de leurs bénéfices à leurs actionnaires, au détriment des investissements et des salariés.

De futurs étés à 50 °

De futurs étés à 50 °

Il faudra s’attendre  à des étés de 50° déclare  Robert Vautard, climatologue au CNRS et directeur de recherche au Laboratoire des sciences du climat et de l’environnement (LSCE). Interrogé par franceinfo, ce spécialiste affirme que « les températures extrêmes que l’on subit cet été vont devenir la norme ».

 

Franceinfo : Peut-on imputer les vagues de chaleur actuelles au changement climatique ?

Robert Vautard : D’une manière générale, oui. Il n’y a plus de doutes là-dessus. On est capable de démontrer scientifiquement que les vagues de chaleur sont une conséquence directe du réchauffement climatique, contrairement aux cyclones ou aux fortes pluies, pour lesquels il est encore difficile d’établir un lien de causalité.

On sait notamment que les gaz à effet de serre et les activités humaines augmentent directement la fréquence des vagues de chaleur.

Pourquoi ?

On ne pourra pas revenir à un climat normal, même en diminuant nos émissions de CO2. On pourra les contenir et en limiter la progression mais les températures dépendent des gaz à effet de serre qui se trouvent déjà dans l’atmosphère et faire redescendre les niveaux de CO2, c’est extrêmement difficile. Contrairement à la pollution atmosphérique, dont les particules retombent assez vite, ces émissions de gaz à effet de serre ne retombent pas, ou extrêmement lentement. On a tendance à l’oublier.

Aujourd’hui, on se retrouve avec des étés étouffants. Mais avec l’augmentation actuelle des émissions de CO2, il faudra s’y habituer car les épisodes caniculaires deviendront la norme. Robert Vautard à franceinfo

Que peut-on faire en priorité pour lutter contre ce réchauffement climatique ?

À notre niveau, il faut d’abord que l’on ait une prise de conscience. Le changement climatique ne sera pas un problème dans vingt ou trente ans. C’est maintenant. On en subit même déjà les conséquences aujourd’hui puisque l’on doit déjà s’adapter, particulièrement en été avec ces vagues de chaleur. Cette prise de conscience peut paraître évidente mais force est de constater que, pour le gouvernement américain par exemple, ce n’est pas du tout une priorité. Malgré les bonnes intentions affichées des politiques, le climat reste quand même au second plan par rapport à des sujets qu’ils jugent plus immédiats.

La deuxième étape, c’est l’action. Il faut agir un peu à tous les niveaux. Cela commence par recourir au maximum à une énergie zéro carbone, qui n’émet pas de CO2 : ce n’est pas difficile et c’est déjà en cours. On est sur la bonne voie. Même si, aujourd’hui, le problème n’est pas tellement en France ou en Europe mais dans les pays émergents. Il ne faut pas les blâmer mais il faut plutôt réfléchir à les aider pour qu’ils se développent d’une façon différente de la nôtre. Ce n’est pas un défi uniquement pour eux : il nous concerne tous.

Dans les villes, la situation s’annonce particulièrement difficile…

Les villes ont un climat vraiment particulier, surtout en été. Le peu de présence de végétation notamment fait que l’énergie est piégée la journée dans la ville et a du mal à s’évacuer la nuit. Cela crée un îlot de chaleur urbain qui fait que les températures redescendent beaucoup moins vite la nuit, contrairement aux campagnes environnantes.

La persistance de températures élevées la nuit pose un gros problème de santé car on sait que pendant les périodes de forte chaleur, le corps a besoin de se reposer la nuit. Robert Vautard, climatologue franceinfo

On est capable d’absorber des températures assez fortes la journée, à condition de se reposer après.

Jean Jouzel, climatologue et vice-président du Giec, affirmait que l’on pourrait même atteindre les 50 degrés dans l’est de la France, dans la deuxième partie du XXIe siècle. Vous confirmez ?

Bien sûr. Si le réchauffement climatique augmente de 3 ou 4 degrés, on a des scénarios dans lesquels les écarts à la normale d’aujourd’hui seront beaucoup plus importants. L’été 2003 en région parisienne était 3 degrés plus chaud que la normale.

 

Biodiversité : En 40 ans 50% des espèces vivantes disparues

Biodiversité : En  40 ans 50% des espèces  vivantes disparues

 

 

Un exemple local des contradiction de la politique gouvernementale( et locale) avec le massacre de la forêt à  Mouliherne (49) avec l’installation d’éoliennes qui vont mettre en péril d espèces très menacées comme les chauves souris dont la population totale en France a déjà diminué de moitié entre 2006 et 2014. A Mouliherne sont menacées : les cigognes noires (espèce très vulnérable et en danger ; liste rouge de l’UICN à l’international), les balbuzards pêcheurs, (50 couples en France ; protection totale depuis un arrêté de 1981 en France)   et les  circaètes Jean-le-blanc, (2400 couples en France ; protection totale depuis un arrêté de 1981 en France). Pourtant  10e rapport Planète Vivante  du WWF illustre à quel point il est temps d’agir pour protéger la planète. L’Indice Planète Vivante (IPV) mesure l’évolution des espèces vertébrées. En 40 ans, 50 % des espèces suivies par le WWF ont disparu.

Les causes principales sont :

  • la destruction des habitats, l’agriculture, l’agrandissement des villes, la production d’énergie…),
  • l’exploitation des espèces (pêche et chasse),
  • les changements climatiques,
  • la pollution,
  • les espèces invasives,
  • les maladies.

Les espèces d’eau douce sont les plus touchées par le phénomène avec 76 % de disparition entre 1970 et 2010.
L’Amérique Latine est la région la plus vulnérable avec la disparition de 83 % de ses espèces.

 

 

S’ajoute à ce constat alarmant notre empreinte écologique qui ne cesse d’augmenter. L’homme a besoin de plus d’une planète et demie pour répondre à ses besoins. Depuis 1974, l’homme a déjà consommé toutes les ressources naturelles que peut générer la planète en une année.

Extrait du rapport du WWF Planète Vivante:

« Si l’innovation technologique, telle que l’amélioration de l’efficacité de la consommation des ressources et de l’énergie peut permettre de réduire le dépassement, elle nous expose aussi à de nouveaux dilemmes : ainsi, la progression de la biocapacité agricole grâce à l’emploi d’engrais et à la mécanisation s’est-elle effectuée en consommant davantage de combustibles fossiles, donc en augmentant l’empreinte carbone ».

50 % des espèces disparues en quelques dizaines d’années

50 % des espèces disparues en quelques dizaines d’années

 

 

Pour simplifier à outrance en quelques dizaines d’années au moins 50% des espèces végétales et animales ont disparu de la planète. (La quantification des espèces végétales est particulièrement difficile). Les populations de vertébrés, elles,  ont chuté de 58 % en 40. Dans le détail, les milieux d’eau douce sont les plus affectés, avec un effondrement de 81 % sur la période, devant les espèces terrestres (− 38 %) et celles marines (− 36 %). Si rien ne change, ces populations pourraient avoir diminué en moyenne des deux tiers (67 %) d’ici à 2020, en l’espace d’un demi-siècle seulement. « Ces chiffres matérialisent la sixième extinction des espèces : une disparition de la vie sur la planète dont nous sommes en partie responsables », dénonce Pascal Canfin, le directeur général du WWF France. L’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) a publié, vendredi 17 novembre, une actualisation de sa liste rouge des espèces menacées. Elle révèle que la situation s’est aggravée pour les espèces terrestres (33 % menacées ou quasi menacées contre 23 % en 2009) comme pour les espèces marines (32 % menacées ou quasi menacées contre 25 % en 2009). Les causes de ces reculs sont connues : ils sont imputables, en premier lieu, à la perte et à la dégradation de l’habitat, sous l’effet de l’agriculture, de l’exploitation forestière, de l’urbanisation ou de l’extraction minière. Viennent ensuite la surexploitation des espèces (chasse, pêche, braconnage), la pollution, les espèces invasives et les maladies et enfin, de manière plus marginale pour l’instant, le changement climatique. L’impact de notre système alimentaire est majeur. « A elle seule, l’agriculture occupe environ un tiers de la surface terrestre totale, est la cause de 80 % de la déforestation mondiale et pèse pour près de 70 % de la consommation d’eau, rappelle Arnaud Gaufrier, responsable du programme agriculture du WWF France. Enfin, 30 % de l’empreinte carbone en France est liée à l’alimentation. ». Le second indicateur sur lequel se base le rapport « Planète vivante » est l’empreinte écologique, qui mesure la pression qu’exerce l’homme sur la nature. Elle calcule ainsi les surfaces terrestres et maritimes nécessaires pour produire chaque année les biens et services que nous consommons (nourriture, combustible, espaces bâtis, etc.) et absorber les déchets que nous générons (en particulier nos émissions de CO2), puis les compare à la biocapacité de la Terre, c’est-à-dire la surface disponible. Ces superficies se mesurent en hectares globaux (hag). En 2012, l’empreinte écologique de l’humanité atteignait 20,1 milliards d’hectares globaux, soit 2,8 hag par personne. Elle excédait ainsi largement (de 61 %) la biocapacité totale de la Terre, qui s’élevait à 12,2 milliards de hag (1,7 hag par personne). Au final, cette année-là, l’humanité a utilisé l’équivalent de 1,6 planète pour vivre et a donc entamé son « capital naturel ». La majeure partie (60 %) de cette surconsommation est imputable aux émissions de CO2, essentiellement dues à la combustion des énergies fossiles (charbon, pétrole et gaz naturel). Ce « dépassement écologique », qui intervient depuis le début des années 1970, est possible car nous coupons des arbres à un rythme supérieur à celui de leur croissance, nous prélevons plus de poissons dans les océans qu’il n’en naît chaque année, et nous rejetons davantage de carbone dans l’atmosphère que les forêts et les océans ne peuvent en absorber.

 

Le 10e rapport Planète Vivante 2014 du WWF illustre à quel point il est temps d’agir pour protéger la planète. L’Indice Planète Vivante (IPV) mesure l’évolution des espèces vertébrées. En 40 ans, 50 % des espèces suivies par le WWF ont disparu.

Les causes principales sont :

  • la destruction des habitats, l’agriculture, l’agrandissement des villes, la production d’énergie…),
  • l’exploitation des espèces (pêche et chasse),
  • les changements climatiques,
  • la pollution,
  • les espèces invasives,
  • les maladies.

Les espèces d’eau douce sont les plus touchées par le phénomène avec 76 % de disparition entre 1970 et 2010.
L’Amérique Latine est la région la plus vulnérable avec la disparition de 83 % de ses espèces.

50 Euros d’APL : Macron déraille

50 Euros d’APL : Macron déraille

De toute évidence Macron semble avoir un peu de mal à maitriser ses nerfs, il avait déjà démontré un certain manque de maîtrise quand il était en Australie à propos des événements du premier mai. Cette fois, il traite par le mépris ceux qui se sont mobilisés contre la baisse des APL. Cela avec un raccourci douteux et même méprisant en opposant leur attitude  à celle de l’héroïsme du commandant Beltrame. La comparaison est d’abord complètement hors de propos et l’arrogance de Macron montre qu’il supporte assez mal l’opposition. Un manque de hauteur évident pour un président de la république.  Cette  phrase du président de la République a déjà fait beaucoup réagir les politiques et les internautes. : « Le colonel Beltrame, il est mort parce que la France, ce sont des idées, des valeurs, quelque chose d’une guerre qui le dépasse. Les gens qui pensent que la France, c’est une espèce de syndic de copropriété où il faudrait défendre un modèle social qui ne sale plus, une République dont on ne connaît plus l’odeur et des principes qu’il fait bien d’évoquer parce qu’on s’est habitué à eux et qu’on invoque la tragédie dès qu’il faut réformer ceci ou cela, et qui pensent que, en quelque sorte, le summum de la lutte, c’est les 50 euros d’APL, ces gens-là ne savent pas ce que c’est que l’histoire de notre pays. L’histoire de notre pays, c’est une histoire d’absolu. »

Sondage -Macron classé à droite pour 50% des Français

Sondage -Macron classé à droite pour 50% des Français

D’après uen enquête de l’IFOP, les Français  sont 50% à  classer Macron à droite aujourd’hui (25% au centre-droit, 20% à droite et 5% très à droite) contre 33% en mars 2017. A l’époque, un tiers des personnes interrogées positionnaient En Marche au centre ; ils ne sont plus que 21%. « APL, hausse de la CSG pour les retraités, mesures perçues comme étant anti-fonctionnaires… Il y a cette petite musique que la politique menée ne serait pas juste, ce qui est un totem à gauche », analyse Frédéric Dabi, le directeur général adjoint de l’Ifop. Selon lui, c’est « ce qui a fait déplacer ce centre de gravité ». « Par rapport à son équation électorale, on est passé d’une coloration de gauche et du centre à une politique économique et sociale qui plaît beaucoup aux sympathisants de droite », explique le sondeur.  Dans le baromètre Ifop pour le JDD du mois de mars, Emmanuel Macron a perdu 12 points de popularité chez les sympathisants socialistes, 4 chez ceux de la France insoumise et 6 au Modem par rapport au mois précédent.  Mais au sein du parti majoritaire, des interrogations se font sentir. « Il faut que l’on travaille mieux sur l’identité politique qui est la nôtre », estime pour sa part un cadre du groupe parlementaire de La République en marche. « On a beaucoup d’experts ; mais l’addition d’expertise n’a jamais fait une identité politique », complète ce dernier.

 

Goldman N°1 du top 50: le sacre du silence

Goldman N°1 du top 50: le sacre du silence

 

 

Analyse  Guillaume Erner, sociologue et animateur sur France Culture, analyse le triomphe de Goldman dans le TOP 50 des personnalités. Catalogue du showbiz, audimat, jeux olympiques de la popularité, thermomètre des politiques ? C’est un peu tout ça mélangé ce  sondage sur les personnalités préférées des Français. Le pire,  c’est que la personnalité qui serait préférée est un chanteur particulièrement discret et qui ne souhaitait plus figurer dans ce palmarès d’auberge espagnole. Interview de Guillaume Emer :

En 30 ans de Top 50, on est passé du Commandant Cousteau et l’Abbé Pierre à Jean-Jacques Goldman et Omar Sy. Les ressorts de la popularité ont-ils changé?
Ce n’est pas comme cela que je poserais la réflexion. D’abord, Cousteau et l’Abbé Pierre avaient de par leur histoire une sorte de singularité difficilement remplaçable aujourd’hui. Cousteau et Nicolas Hulot, par exemple, ne sont pas interchangeables. Mais le plus étonnant et celui sur lequel il faut s’attarder, pour moi, est Jean-Jacques Goldman. Après tout, il a eu une vie de chanteur et on pourrait se dire pourquoi lui et pas un autre? Mais c’est au contraire un cas unique. Sur le plan médiatique, il existe par son absence. On en sait finalement peu sur lui. C’est ce qui contribue à le rendre populaire.

 

Il est l’illustration que la popularité n’est pas qu’une affaire de visibilité…
C’est vertigineux : il ne dit rien et les Français célèbrent justement en lui le fait qu’il ne veuille pas jouer le jeu. Goldman représente précisément un contre-jeu médiatique, suffisamment puissant pour que les gens pensent encore à lui alors qu’il fait tout pour qu’on l’oublie! C’est un beau pied de nez à notre époque. Goldman ne rentre dans aucune case : on ne l’entend quasiment jamais, il n’est pas sur les réseaux sociaux… Aux antipodes, il y a les efforts désespérés de certains pour exister médiatiquement, sans que cela ne créé forcément de la popularité.

 

Mais après tout, arrive-t-on à expliquer objectivement la popularité?
Disons qu’il n’est en fait pas uniquement question ici de popularité mais aussi d’agrément. Dans ce domaine, on parle de « forme mode ». La forme mode, ce sont des individus qui existent socialement de manière quasiment indépendante, au-delà de ce qu’ils sont – car quelqu’un peut être très aimé par les Français sans qu’il soit lui-même très aimable – ou de ce qu’ils ont fait objectivement. Pour moi, c’est un champ de recherche passionnant. L’Abbé Pierre, on comprend facilement pourquoi il est populaire. Goldman, c’est déjà plus compliqué… Jean Rochefort ou Jean d’Ormesson aussi, c’était cela d’une certaine façon. Tout le monde n’a pas forcément en tête un film de Rochefort ni a lu un livre de Jean d’Ormesson, mais ça ne les empêchait pas d’être aimé des Français.

 

Que peut nous dire également ce classement de notre société?
Ce qui me parait le plus frappant, c’est qu’il est avant tout question ici de personnalités non-clivantes. Comme si la popularité était à rechercher dans le consensuel alors qu’on pourrait croire que nous sommes au contraire dans une époque qui a tendance à provoquer des personnages clivants, notamment ceux qui seraient rompus « au buzz ». Nous sommes dans une société médiatique et narcissique qui place la célébrité en valeur suprême. La problématique de certains est de fabriquer de la notoriété. L’important n’est alors non pas d’être aimé mais d’exister.

 

Mais la « peopolisation » n’a pas forcément pris corps dans le Top 50.
Non, il n’y a pas de personnalités issues de la téléréalité, notamment. On peut faire la distinction entre notoriété exogène et notoriété endogène. La notoriété exogène, c’est par exemple Teddy Riner : il est très bon judoka et devient connu pour cela. D’autres au contraire, prenons Kim Kardashian, ont développé une notoriété telle qu’on ne se souvient pas pourquoi ils sont connus. C’est de la notoriété endogène et on ne la retrouve effectivement pas dans ce classement. Une explication : à l’heure de la « peopolisation », on peut être connu pour une ou deux caractéristiques. Ici, c’est un classement de personnalités qui ont, dans la représentation que les individus en ont, une plus forte densité. Entre eux et les Français, c’est à la fois une relation plus complexe et plus englobante.

 

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