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L’ordonnance anticrise du Conseil d’analyse économique: 50 milliards

L’ordonnance anticrise du Conseil d’analyse économique: 50 milliards

 

Pour le conseil d’analyse économique la recommandation est claire, il faut ignorer pour l’instant tous les déficits y compris celui des retraites et se concentrer uniquement sur l’emploi et le pouvoir d’achat. On sent cependant que l’ordonnance du conseil d’analyse économique a été rédigée un peu dans la précipitation avec les principales propositions qui ressortent à savoir des bons d’achat notamment de produits verts pour les plus défavorisés et des primes à l’embauche.

Des mesures sans doute à approfondir, à cibler pour qu’elles  elles puissent aider  la consommation des ménages qui soutient actuellement à bout de bras la croissance en raison de l’écroulement des échanges internationaux et des investissements.

Les mesures proposées paraissent un peubrouillones mais elles se veulent sans doute surtout un message sur la ligne stratégique à tenir qu’on peut résumer de la manière suivante : on met de côté les questions financières pour  se consacrer  essentiellement au soutien de l’emploi. Le Conseil d’analyse économique (CAE), publie  une série de recommandations, qui peuvent se résumer en une formule assumée « la relance et l’investissement priment à court terme sur l’équilibre des finances publiques ». Car récupérer ces 2 %  de la consommation qui manquent s’annonce « décisif », même s’ils peuvent sembler peu de chose. Mais cette faible perte revient à 1 % de PIB en moins et 1 % de chômage en plus et des conséquences graves sur l’emploi.

Pour les experts, l’automne-hiver marquera soit un retour à la normale, soit le début d’une crise « persistante ». Le danger repose sur les prophéties autoréalisatrices : multiplier les mauvaises nouvelles, et notamment les annonces de réduction de postes dans les entreprises, fait chuter la confiance des Français. Du coup, ces derniers risquent de préférer garder leur épargne que de la consommer, et donc la demande va baisser, les investissements avec, et les entreprises licencieront.

Pour éviter ce « cercle vicieux », les économistes préconisent, entre autres mesures, de doubler l’allocation de rentrée scolaire et de distribuer des « bons d’achat » aux ménages modestes, à dépenser avant 2021 dans l’achat de biens « verts », une mesure déjà évoquée par le Medef. « Les ménages les plus modestes dépensent immédiatement la moitié d’une aide financière, tandis que les plus aisés ne dépensent que 35 % du montant donné et épargnent le reste », indiquent-ils dans la note, appelant à diriger l’aide vers les plus pauvres.

Pour l’emploi, le CAE privilégie une prime forfaitaire à l’embauche, ciblée sur les bas salaires et les jeunes. Selon eux, cette mesure permet d’accélérer la dynamique du marché du travail, là où une baisse de charges ne bénéficierait qu’aux travailleurs déjà en poste et aurait donc moins un « effet relance ». Comme pour la plupart des autres mesures, ils recommandent de limiter son application dans le temps, par exemple uniquement pour les embauches entre le 1er septembre 2020 et le 1er septembre 2021.

 

Les jeunes diplômés « qui arriveront sur un marché de l’emploi déprimé » pourraient aussi être employés temporairement par l’éducation nationale pour réaliser du tutorat auprès des décrocheurs. Les économistes estiment que ce dispositif coûterait environ 3 milliards d’euros par an aux finances publiques.

Au total, le paquet de mesures présentées par le CAE pèserait 48 milliards d’euros, sur le court et moyen terme, et en combinant relance de l’offre et soutien de la demande. « Le risque d’affaiblissement économique nous paraît plus grave que celui d’une augmentation de la dette », affirment les auteurs de la note, qui ont profité de la présentation pour répondre au nouveau premier ministre, Jean Castex : « l’urgence pour le moment n’est pas de savoir comment financer les déficits, y compris celui des retraites. »

 

Elections Paris : Hidalgo réélue à Paris avec 50,2%

Elections Paris : Hidalgo réélue à Paris avec 50,2%

 

Finalement Hidalgo l’emporte assez largement. Elle doit cette victoire sans doute à sa politique plutôt favorable mais sans doute aussi à l’écroulement total des candidats successifs de la république en marche. Le score d’Agnès Buzyn avec seulement 16 % est particulièrement décevant ( surtout après les résultats brillants de la république en marche aux européennes). Une erreur de stratégie sans doute, une erreur de casting surtout et des polémiques inopportunes – La maire socialiste sortante de Paris Anne Hidalgo remporterait donc le second tour des élections municipales avec 50,2% des voix, selon des estimations Harris interactive pour TF1/LCI/RTL publiées dimanche.

L’édile devancerait la candidate du parti Les Républicains Rachida Dati (32%) et celle du parti présidentiel, La République en marche, Agnès Buzyn (16%), selon ces estimations.

« Un plan de 50 milliards pour l’écologie (Martine Aubry) »

Un plan de 50 milliards pour l’écologie (Martine Aubry) »

 

 

La maire PS de Lille Martine Aubry plaide, face à la crise consécutive à l’épidémie de Covid-19, pour un « plan de reconstruction écologique » de 50 milliards d’euros par an, dans une tribune publiée dans Le Journal du Dimanche.

Le problème c’est que la maire de Lille reconnaît volontiers la priorité des priorités est celle de sauver les emplois actuels donc d’une certaine manière le monde d’avant. Et toute la question est de savoir quelle transition sera possible entre le monde d’avant et le monde d’après. Reste aussi à savoir s’il convient de dégager un plan spécifique de reconstruction écologique ou bien d’intégrer la problématique environnementale dans chaque système économique, social voire sociétal. Autrement dit créer des unités de production à vocation uniquement écologique ou convertir progressivement des systèmes de production de distribution et de consommation avec prise en compte de l’objectif environnemental « Sauver nos entreprises et nos emplois, voilà la priorité des priorités », insiste l’ancienne ministre de l’Emploi et de la Solidarité, mais si le plan de relance « repose sur les recettes d’avant, les crises reprendront comme avant, tôt ou tard ».

 

« Nous devons nous engager résolument pour atteindre (une société bas carbone) avant 2050. Je rêve d’une France en effervescence: rénovation des logements, transports collectifs, fret ferroviaire, centrales solaires et thermiques, recyclage des produits, agriculture bio et locale… », souligne Martine Aubry, en lice pour le second tour des élections municipales le 28 juin.

La maire de Lille propose donc « le lancement par l’État, dès septembre, d’un appel à projets de reconstruction écologique pour un montant de 50 milliards d’euros par an, les projets des collectivités retenus bénéficiant d’un apport financier de l’État de 80% ». Dernier élément et non des moindres celui qui consiste à trouver ces 50 milliards ‘qui s’ajoutent aux  1000 milliards seront nécessaires sans doute pour sauver le système socio-économique en 2020

Le déficit de la Sécurité : un trou de plus de 50 milliards

Le déficit de la Sécurité : un trou de plus de 50 milliards

 

En 2018 et 2009 on a presque espéré retour à l’équilibre de la sécurité sociale. Mais différentes mesures du gouvernement sont passées par là pour le remettre en cause. Le facteur explicatif dominant est évidemment la gestion de la crise sanitaire dont la facture finale est encore loin d’être connue. Il y a seulement un mois le gouvernement comptait sur un déficit de l’ordre de 40 milliards, on est mère de serait aujourd’hui à plus de 50 milliards. Jusqu’où ira exactement le trou de la sécurité sociale, c’est un peu comme tous les grands équilibres personne n’en sait rien. Les coûts continuent de courir même si la vague de Coronavirus tend à se tasser ;  le gouvernement est bien incapable de prévoir la baisse des rentrées fiscales fondées sur l’évolution de la croissance. Une croissance dont la régression pourrait atteindre au moins 10 % en 2020. Les sommes en jeu sont tellement énormes, celle du coup de la crise sanitaire bien sûre mais aussi tous les plans d’aide  aux différents secteurs, ces exemptions et ces report de fiscalité rendent les prévisions particulièrement aléatoires.

 Le ministre de l’économie avait déclaré il y a quelques temps que le coût du Coronavirus- sans doute toute dépenses confondues- avait déjà coûté 500 milliards au pays. En plus des plans de sauvetage d’entreprises menacées de défaillance ;il faudra aussi boucher les trous d’entreprises dont le chiffre d’affaires  a été fortement affecté en particulier dans le secteur public.

Au total, la facture finale pourrait bien approcher les 1000 milliards. L’ampleur exigera sans doute un étalement des aides et autres subventions. Pour la sécurité sociale , comme pour les autres équilibres, le rétablissement des comptes ne sera guère envisageable avant -une  dizaine d’années. Tout dépendra aussi du rythme de croissance, c’est-à-dire de la richesse réellement produite et des conditions de sa redistribution.

 

 

Vente voitures neuves en baisse de 50,34%: baisse de 50 % en mai-

Vente voitures neuves en baisse de 50,34%: baisse de 50 % en mai-

En gros, on a  immatriculé de l’ordre  de 100 000 véhicules le mois dernier c’est-à-dire la moitié du chiffre attendu. En cause évidemment la paralysie de la production des aussi la fermetures des concessionnaires Les immatriculations de voitures neuves du groupe PSA , qui regroupe les marques Peugeot, Citroën, DS, Opel et Vauxhall, ont chuté de 56,07% par rapport au même mois de 2019.

Le groupe Renault (marques Renault, Dacia et Alpine), déjà ébranlé l’an dernier par les difficultés de son partenaire Nissan et par la dégradation de plusieurs marchés émergents qui ont fait son succès, a vu quant à lui ses immatriculations en France décliner de 50,39% le mois dernier. Au total sur l’année en une diminution de leur au moins 10 %;

Eoliennes: la condamnation économique et démographique pour 50 ans des territoires

Eoliennes: la condamnation  économique et démographique   pour 50 ans des territoires

 

Les éoliennes peuvent évidemment participer à la montée en charge des énergies renouvelables. Avec des limites toutefois compte tenu de leur caractère intermittent et de l’impossibilité de la stocker ( on peut l’utiliser par exemple pour la fabrication de l ‘hydrogène). La plupart du temps l’énergie est réinjectée dans le réseau général ( ou simplement perdue) et de toute façon doit être compensée par des sources souvent polluantes pour faire face à l’intermittence. Or au lieu de mettre en place un plan d’implantation des éoliennes à l’échelle nationale, on a choisi la stratégie du mitage du territoire. Un mitage qui dépend uniquement de la volonté des promoteurs ( qui savent être très persuasifs alors que la plupart revendront les éoliennes dès leur mise en exploitation sans aviser les propriétaires; ce qui changera les termes du contrat; sans parler de l’évolution du mode de tarification imposé de l’Etat comme on l’a vu pour le solaire); cela dépend aussi des élus locaux et surtout des propriétaires de terrains. La première priorité comme l’a déjà indiqué la ministre de l’écologie Élisabeth Bornes serait de définir une planification nationale avec des importations sur des zones suffisamment désertiques au lieu de les placer seulement à 500 m des habitations et de miner ainsi tout le territoire. Des territoires dont l’avenir économique sera  compromis pour une cinquantaine d’années. Première conséquence, celle de la valeur du patrimoine foncier qui va s’écrouler. En général, on considère que la perte de valeur se situe autour de 30 % d’emblée. Une perte qui peut évoluer en hausse  avec l’augmentation du dimensionnement du projet. Or quand des activités économiques s’implantent ,que des particuliers investissent dans des résidences, ils incluent évidemment la valeur de revente. Or cette valeur de revente et impactée dans un rayon de 10 à 15 km ( la hauteur des éoliennes peut varier de 100 à 180 m et donc affecter la valeur potentielle du foncier) . Or pour vivre, une localité a besoin d’activités économiques, de services et de résidents. Trois dimensions qui fonctionnent de manière systémique. Or le mitage actuel constitue une vraie machine à refouler activités économiques et résidences particulières. Cela pour une durée de 50 ans environ. Pendant 20 ans, l’éolienne pourra être en exploitation. Ensuite elle sera revendue à ce qu’on appelle des soldeurs qui tenteront d’en tirer encore parti avec un entretien minimum ou sans entretien du tout. Se posera après la question du démantèlement dont le coût sera au minimum de 500 000 €. Eu égard à ce montant, il est vraisemblable que les héritiers des anciens  propriétaires (qui auront profité de la manne) refuseront l’héritage et que la responsabilité et le coût du démantèlement reviendront à la collectivité. Contrairement à d’autre pays qui choisi d’implanter les éoliennes dans des zones très désertiques entre parenthèses (États-Unis, Afrique, Australie etc.). la France a choisi d’en mettre un peu partout surtout dans des territoires déjà économiquement défavorisés. Là où la perspective d’éolienne permet de trouver des pavillons pour 50 000 euros ! Pour faire bref , à terme ces territoires sont condamnés à devenir de véritables déserts économiques et humains et pour longtemps… à l’heure de la relocalisation .

Air France : réduction de 50% des émissions ?

Air France : réduction de 50% des émissions ?

 

Première précision, il ne s’agit pas d’un objectif global pour l’ensemble de l’activité d’Air France mais d’une réduction des émissions de CO2 qui concerne les vols domestiques. On voit mal en effet par quel miracle Air France pourrait rapidement supprimer 50 % de ses émissions de CO2 sans suppression de service. Il faudra aussi prendre en compte les règles du marché car la France n’est pas la seule compagnie à desservir directement ou indirectement les lignes intérieures de l’Europe et même de la France. “En échange du prêt garanti par l’Etat, Air France a pris des engagements très forts de réduire de 50% les émissions de CO2 de ses vols domestiques d’ici 2024 avec notamment une réduction drastique sur les trajets où l’on a une alternative ferroviaire en moins de 2h30”, a dit la ministre sur France Inter.

Le syndicat des pilotes d’Air France (Spaf), très minoritaire, a mis en garde samedi la direction sur ses projets de restructuration de l’activité court-courrier.

Air France-KLM a obtenu une aide de 7 milliards d’euros de la part de la France pour faire face à la quasi-paralysie du trafic aérien mondial provoquée par la pandémie de nouveau coronavirus.

La compagnie allemande Lufthansa, qui discute de son côté avec le gouvernement d’un plan de sauvetage de neuf milliards d’euros, a annoncé dimanche qu’elle comptait reprendre ses vols vers 20 destinations à compter de la mi-juin, parmi lesquelles plusieurs destinations de vacances très courues.

Concernant les voyageurs français, Elisabeth Borne les appelle toujours à privilégier l’Hexagone pour leurs vacances cet été.

Eoliennes: la mort économique pour 50 ans des territoires

Eoliennes: la mort économique pour 50 ans des territoires

 

Les éoliennes peuvent évidemment participer à la montée en charge des énergies renouvelables. Avec des limites toutefois compte tenu de leur caractère intermittent et de l’impossibilité de la stocker ( on peut l’utiliser par exemple pour la fabrication de l ‘hydrogène). La plupart du temps l’énergie est réinjectée dans le réseau général ( ou simplement perdue) et de toute façon doit être compensée par des sources souvent polluantes pour faire face à l’intermittence. Or au lieu de mettre en place un plan d’implantation des éoliennes à l’échelle nationale, on a choisi la stratégie du mitage du territoire. Un mitage qui dépend uniquement de la volonté des promoteurs ( qui savent être très persuasifs alors que la plupart revendront les éoliennes dès leur mise en exploitation sans aviser les propriétaires; ce qui changera les termes du contrat; sans parler de l’évolution du mode de tarification imposé de l’Etat comme on l’a vu pour le solaire); cela dépend aussi des élus locaux et surtout des propriétaires de terrains. La première priorité comme l’a déjà indiqué la ministre de l’écologie Élisabeth Bornes serait de définir une planification nationale avec des importations sur des zones suffisamment désertiques au lieu de les placer seulement à 500 m des habitations et de miner ainsi tout le territoire. Des territoires dont l’avenir économique sera  compromis pour une cinquantaine d’années. Première conséquence, celle de la valeur du patrimoine foncier qui va s’écrouler. En général on considère que la perte de valeur se situe autour de 30 % d’emblée. Une perte qui peut évoluer avec l’augmentation du dimensionnement du projet. Or quand des activités économiques s’implantent ,que des particuliers investissent dans des résidences, ils incluent évidemment la valeur de revente. Or cette valeur de revente et impactée dans un rayon de 10 à 15 km ( la hauteur des éoliennes peut varier de 100 à 180 m et donc affecter la valeur potentielle du foncier) . Or pour vivre une localité a besoin d’activités économiques, de services et de résidents. Trois dimensions qui fonctionnent de manière systémique. Or le mitage actuel constitue une vraie machine à refouler activités économiques et résidences particulières. Cela pour une durée de 50 ans environ. Pendant 20 ans l’éolienne pourra être en exploitation. Ensuite elle sera revendue à ce qu’on appelle des soldeurs qui tenteront d’en tirer encore parti avec un entretien minimum ou sans entretien du tout. Se posera après la question du démantèlement dont le coût sera au minimum de 500 000 €. Eu égard à ce montant, il est vraisemblable que les héritiers des anciens  propriétaires (qui auront profité de la manne) refuseront l’héritage et que la responsabilité et le coût du démantèlement reviendra à la collectivité. Contrairement à d’autre pays qui choisi d’implanter les éoliennes dans des zones très désertiques entre parenthèses (États-Unis, Afrique, Australie etc.). la France a choisi d’en mettre un peu partout surtout dans des territoires déjà économiquement défavorisés. Là où la perspective d’éolienne permet de trouver des pavillons pour 50 000 euros ! Pour faire bref , à terme ces territoires sont condamnés à devenir de véritables déserts économiques et humains et pour longtemps… à l’heure de la relocalisation .

Coronavirus : 50 à 70% des Français seront infectés ( Blanquer)

Coronavirus : 50 à 70% des Français seront infectés ( Blanquer)

 

Une prévision particulièrement inquiétante faite par le ministre de l’éducation nationale à savoir que 50 à 70 % de la population risquent d’être infectés. Avec cependant des conséquences très différentes. Certaines personnes déjà concernées par d’autres pathologies graves pourraient voir leur vie mise en danger. D’autres auront les symptômes d’une grippe très sévère mais se rétabliront. Enfin un très grand nombre également porteur du virus ne constateront aucun symptôme ou presque. Invité ce dimanche matin de France Info, le ministre de l’Education nationale, Jean-Michel Blanquer, a rappelé que l’objectif n’était pas d’arrêter la propagation du virus stricto sensu mais de l’étaler dans le temps afin de faciliter le travail des soignants et de favoriser une immunisation progressive de la population. 

Le ministre de l’Education Jean-Michel Blanquer a estimé dimanche sur France Info que l’épidémie de coronavirus toucherait « probablement » plus de la moitié de la population française. Le ministre répondait à une question sur le renforcement drastique des mesures de confinement annoncé samedi soir par le Premier ministre Edouard Philippe. « Comme vous le savez, depuis le début, la stratégie ce n’est pas d’empêcher que le virus passe – on sait qu’il passera probablement par plus de la moitié d’entre nous – mais c’est de faire en sorte qu’il passe de la manière la plus étalée possible dans le temps », a indiqué Jean-Michel Blanquer.

Le ministre faisait référence aux personnes potentiellement contaminées mais pas celles – beaucoup moins nombreuses – chez qui le virus prend des formes graves. « On considère, et là je ne fais que répéter ce que disent les scientifiques, que 50 à 70% de la population in fine finit par être contaminée par le virus, et c’est d’ailleurs ça qui met fin au virus puisque ça crée une forme d’immunité majoritaire, et donc le virus s’éteint de lui-même », a ajouté Jean-Michel Blanquer plus tard dans l’interview.

Le gouvernement a notamment annoncé la fermeture de tous les lieux publics non-indispensables afin de freiner l’épidémie qui a contaminé 4.500 personnes en France et fait 91 morts, selon le dernier bilan communiqué samedi.

Nucléaire: un coût prohibitif de près de 50 milliards pour le démantèlement dont Fessenheim ( Cour des Comptes)

Nucléaire: un coût prohibitif de près de 50 milliards pour le démantèlement dont Fessenheim ( Cour des Comptes)

  • Finalement le démantèlement très politique de la centrale de Fessenheim pourrait coûter une fortune. Il faudra en effet accorder des indemnités de près de 500 millions aux opérateurs dont EDF sans parler des sommes qui seront nécessaires pour reconvertir l’économie du secteur. La Cour des Comptes considère à juste titre que ces fermetures relèvent de la politique de gribouille. En effet, chacun sait qu’il s’agit  d’une fermeture très symbolique pour maintenir  le développement nucléaire ailleurs y compris le développement de six EPR qui vont plus que compenser la fermeture de Fessenheim à terme.
  • À moins de fermer les 14 réacteurs théoriquement prévus mais pas avant 2028 d’après la dernière programmation énergétique (PPE) autant dire presque aux calendes grecques, en tout cas après le deuxième possible mandat d’Emmanuel Macron. Une fermeture de centrales qui pourraient coûter près de 50 milliards alors que leur durée de vie pourrait sans dommage être prolongés de 10 à 20 ans comme d’ailleurs aux États-Unis par exemple. On se souvient que Mitterrand avait abandonné le projet de Tricastin, victime expiatoire d’une politique nucléaire non  n’avouée. Hollande et Macron, pour les mêmes raisons sacrifient Fessenheim sur l’autel du populisme écolo.
  • Et pour faire semblant, on inonde la France de moulins à vent complètement inutiles et ruineux : les fameuses éoliennes dont se gavent certains grâce aux subventions de l’État. Près de huit ans après la promesse de François Hollande, la fermeture cette année de la centrale nucléaire de Fessenheim (Haut-Rhin), « caractérisée par un processus de décision chaotique »« risque d’être coûteuse pour l’État », insiste un rapport de la Cour des comptes publié ce mercredi. Le protocole signé entre les pouvoirs publics et EDF comporte le versement à l’entreprise d’une indemnité initiale pour anticipation des dépenses liées à la fermeture (entre 370 et 443 millions d’euros en fonction des dates de versement), ainsi qu’une indemnité pour bénéfice manqué. « Ce protocole présente sur de nombreux points des risques de divergence d’appréciation, et donc un risque financier pour l’État », relèvent les Sages.
  • Les montants liés au futur manque à gagner restent « très incertains », car ils dépendent notamment de la régulation à venir des prix de l’électricité nucléaire.La fermeture de l’usine alsacienne est la première d’une longue série à laquelle il convient de se préparer « pour se prémunir de risques futurs d’indemnisation », poursuit le rapport. Les arrêts parmi les 58 réacteurs de « deuxième génération » du parc actuel d’EDF (en comptant ceux de Fessenheim) vont se multiplier à moyen terme (principalement dans les décennies 2030-2050), compte tenu de leur vieillissement et de l’objectif de réduire la part du nucléaire dans la production française d’électricité de 72 % en 2018 à 50 % en 2035.
  • La Cour estime qu’il serait souhaitable que le pays se prononce sur l’évolution à plus long terme du mix énergétique. Une meilleure visibilité est d’autant plus nécessaire que les démantèlements en cours de 36 installations de « première génération », déjà arrêtées par EDF, le CEA et ­Orano, « sont soumis à de fortes contraintes techniques et financières, et connaissent d’importantes dérives de coûts prévisionnels ». Pour l’heure, le montant total des charges futures de démantèlement évalué par les trois exploitants s’élevait, à fin 2018, à 46,4 milliards sur près d’un siècle, précise la Cour, pour qui ce calcul peut « encore gagner en exhaustivité et en prudence ».

Taxe US du vin une baisse de près de 50 % du chiffre d’affaires dans le bordelais

Taxe US du vin une baisse de près de 50 % du chiffre d’affaires dans le bordelais

 

La taxe est effective depuis le 18 octobre dernier et la filière commence déjà à mesurer l’ampleur des répercussions sur ses exportations. Elles sont catastrophiques : en novembre 2019, les vins de Bordeaux enregistrent un recul de 46 % de leurs chiffres d’affaires et de 24 % en volume sur leur deuxième marché à l’export, qui était jusqu’alors stable.

Le lobby du vin particulièrement bordelais à sans doute raison de dénoncer le fait que la production viticole est notamment  et surtout la victime du conflit entre l’Europe et les États-Unis en matière de construction aéronautique. Notons que d’autres productions sont aussi concernées comme celle des fromages par exemple. Il faut ajouter à cela que non seulement le marché américain est très perturbé par les taxes imposées par le président US et que parallèlement le marché asiatique notamment en Chine est aussi victime indirect du virus chinois.. « L’aéronautique est taxée à 10 % et les vins français, dans un conflit aéronautique, se trouvent taxés à 25 % », remarque Bernard Farges, président de l’interprofession bordelaise. Pour le consommateur américain cela revient à ce qu’un produit qui valait 10 dollars se retrouve tout à coup à 12,5 dollars « et derrière, avec le jeu de la distribution américaine, cela peut devenir 15 dollars », pointe-t-il.

« La seule solution qu’on a aujourd’hui pour garder nos parts c’est de prendre à notre charge la taxe, c’est-à-dire de réduire nos prix de 25 % ce qui est énorme et entame la rentabilité de nos entreprises », ajoute Georges Haushalter, vice président du syndicat de négoce et directeur d’une maison de négoce de taille moyenne (50 millions d’euros de chiffre d’affaires).

Pour que les prix proposés aux consommateurs américains n’augmentent pas, la filière souhaite que l’Etat français crée un fonds de compensation à hauteur de 300 millions d’euros par an (25 % d’1,2 milliard environ, soit le chiffre d’affaires à l’export de la filière vin française), en attendant que le conflit soit résolu.

« On ne remet pas en cause les choix commerciaux de la France mais ces choix doivent être assumés par la création de ce fonds », insiste Bernard Farge responsable viticole.. Ce qui est en jeu pour l’interprofession ce n’est rien de moins que le maintien de ce flux commercial vers « un marché ancien et structuré ».

Les clients américains, conscients que le niveau des taxes peut changer tous les quatre mois sont attentistes et freinent leurs commandes auprès des négociants bordelais. « On voit bien que nos vins sont déréférencés, remplacés par des vins italiens ou d’autres origines non taxés et évidemment que la reconquête sera extrêmement longue, coûteuse et difficile », avertit Georges Haushalter. Pour lui, l’urgence est là et la filière n’a pas six mois devant elle, pour attendre une éventuelle condamnation de Boeing par exemple. « Dans six mois on sera morts », lâche-t-il. Il faudrait aussi ajouter les perturbations actuelles et surtout prochaines liées au départ du Royaume-Uni de l’union européenne. Au total des signes très inquiétants pour la production viticole française de haut niveau évidemment pas simplement que dans le bordelais.

En 2019, les ventes de vin à l’international ont bien progressé, mais c’est une hausse en trompe-l’œil qui n’empêche pas le professionnels de voir l’avenir en noir: les exportations de vins français vers les Etats-Unis, leur premier marché étranger, ont en effet chuté de 30% en moyenne, selon Jean-Marie Barillère. Et selon la Fédération des exportateurs de vins et spiritueux (FEVS), le maintien des taxes pourrait entraîner une perte de plus de 50% de chiffre d’affaires pour près d’un tiers des entreprises du secteur, avait-elle avancé lors du salon Wine Paris-Vinexpo.

 

TOP 50 ENTREPRISES

TOP 50 ENTREPRISES

 

Selon un sondage IFOP réalisé pour Eight Advisory,  Décathlon occupe la première place du top 50 des entreprises. Observons que seules les entreprises françaises ont été notées ! ( sinon Google serait en tête).

 L’enseigne de distribution d’articles de sport devance notamment Peugeot, Renault et Citroën

« Les entreprises qui sortent du lot sont celles qui créent beaucoup d’emplois en France ou celles qui améliorent le quotidien des Français », explique Pascal Raidron, président d’Eight Advisory. Les constructeurs automobiles Peugeot (2e), Renault (3e) ou Citroën (4e), mais également de grands noms comme Airbus (5e), L’Oréal (7e), Michelin (8e), Danone (9e) ou EDF (10e). Mais ces grandes sociétés ayant un grand impact sur l’économie française ont toutes été devancées par surprise par Décathlon ! Si les Français aiment tant l’enseigne spécialisée dans le sport et les loisirs, c’est que l’entreprise démocratise le sport avec des produits innovants et accessibles depuis 1976.

« Décathlon a démocratisé le sport pour le plus grand nombre. Le groupe a lancé ses propres marques, pratique des prix abordables et multiplie les innovations. Decathlon convainc autant les jeunes que les plus âgés, mais est davantage plébiscitée en province qu’en Ile-de-France. LeBonCoin et BlaBlaCar figurent dans le top 5 respectivement à la 24e et la 28e place.

Dix enseignes de distribution dans le top 20 des entreprises préférées des français, avec Décathlon en 1er. Bel exploit, belle fidélité des consommateurs après 2 années de distribashing politique », s’est de son côté félicité Michel-Édouard Leclerc. En effet, Leclerc figure en 12e position de ce top 50 devant notamment Intermarché (14e) et Carrefour en (17e).

Pour l’attractivité de l’emploi, le classement est assez différent.

 

 

Selon  LinkedIn .

 

BNP Paribas-

Effectifs en France: 58.400 | Principaux sites: Paris, Lyon, Bordeaux | Compétences qui montent: Langages de programmation Python, C et CSS | Fonctions qui recrutent le plus: Finance, Technologie de l’information, Gestion de projets | Une info étonnante: En 2018, plus de 24.700 salariés ont participé à des actions solidaires durant leur temps de travail pour un total de 300.000 heures. D’ici 2020, le groupe prévoit de financer 1 million d’heures de solidarité.

 

 

Société Générale est la maison-mère de Boursorama.

Effectifs en France: 59.300 | Principaux sites: Paris, Lille, Marseille | Compétences qui montent: Langages de programmation C, Python et R | Fonctions qui recrutent le plus: Finance, Ingénierie, Opérations | Une info étonnante: 380 employés musiciens de Société Générale sont montés sur la scène de la Philharmonie de Paris en décembre 2018 pour un concert privé destiné aux salariés.

 

Le groupe BPCE est constitué des réseaux coopératifs Banque Populaire, Caisse d’Epargne et de ses filiales, dont Natixis.

Effectifs en France: 95.000 | Principaux sites: Paris, Lyon, Marseille | Compétences qui montent: Pack Office, Gestion d’inventaire, Merchandising | Fonctions qui recrutent le plus: Finance, Services à la communauté et services sociaux, Vente | Une info étonnante: BPCE a mis en place un programme d’ambassadeurs qui permet aux candidats de contacter des salariés en poste dans la banque pour leur poser des questions sur leur métier.

 

 

Le groupe LVMH est notamment la maison-mère de Louis Vuitton, Christian Dior Couture, Fendi, Moët-Hennessy, Givenchy, Chaumet, Berluti, Sephora, Marc Jacobs, Guerlain, Hublot, le groupe Bon Marché ou encore le groupe Les Echos.

Effectifs dans le monde: 145.300* | Principaux sites en France: Paris, Orléans, Reims | Compétences qui montent: Pack OfficeSQLCommerce international | Fonctions qui recrutent le plus: Commerciaux, Opération, Arts et design | Une info étonnante: LVMH a investi 121,5 millions d’euros dans la formation en 2017, dont 36,2% en France. Plus de 1.250 jeunes bénéficient ainsi d’un contrat d’apprentissage ou de professionnalisation.

 

 

Le groupe Crédit Agricole est notamment la maison-mère de LCL et BforBank.

Effectifs en France: 111.000 | Principaux sites: Paris, Lyon, Lille | Compétences qui montent: Merchandising, Langage de programmation PythonPack Office | Fonctions qui recrutent le plus: Finance, Services à la communauté et services sociaux, Conseil | Une info étonnante: Pour favoriser la diversité, le Crédit agricole organise des sessions de recrutement anonymes basées uniquement sur les compétences et la personnalité.

 

 

AXA

Effectifs en France: 23.800 | Sites principaux: Paris, Lyon, Bordeaux | Compétences qui montent: Langage de programmation PythonDroit des sociétés | Fonctions qui recrutent le plus: Ventes, Finance, Ingénierie | Une info étonnante: AXA a quadruplé ses investissements verts (12 milliards d’euros en 2020) et n’assure plus aucun projet de construction de centrale à charbon ni d’entreprise d’extraction de sables bitumineux et de pipelines associés.

ENGIE

Effectifs en France: 74.000 | Sites principaux: Paris, Lyon, Nantes | Compétences qui montent: Langage de programmation PythonMatlabPHP | Fonctions qui recrutent le plus: Ingénierie, Opérations, Ventes | Une info étonnante: Une large consultation interne, appelée “Imaginative 2030”, a permis de collecter la vision des salariés sur le monde en 2030 et les défis à relever. 

Bouygues

Le groupe Bouygues est la maison-mère de Bouygues Construction, Bouygues Telecom, Bouygues Immobilier, TF1 et Colas

Effectifs en France: 68.500 | Principaux sites: Paris, Lyon, Rouen | Compétences qui montent: Normes internationales d’information financière (IFRS), Gouvernance d’entreprise, Contentieux | Fonctions qui recrutent le plus: Opérations, Ingénierie, Arts et design | Une info étonnante: Trente-cinq projets d’intrapreneuriat sont actuellement en cours de développement dans le groupe.

L’Oréal

L’Oréal est la maison-mère de Lancôme, Yves Saint-Laurent Beauty, Khiel ou Decléor.

Effectifs en France: 13.000 | Principaux sites: Paris, Lille, Lyon | Compétences qui montent: Manufacturing Execution System, Sciences économiques, Ingénierie | Fonctions qui recrutent le plus: Gestion de projets, Marketing, Ventes | Une info étonnante: L’Oréal est le seul groupe au monde qui couvre l’intégralité des métiers de la beauté, avec plus de 30 marques distribuées dans les salons de coiffure, les instituts, les spas, les pharmacies, mais aussi via la grande distribution ou l’e-commerce.

Orange

Effectifs en France: 92.000* | Principaux sites: Paris, Lyon, Rennes | Compétences qui montent: Langage de programmation PythonAnalyse de donnéesLangage de programmation C | Fonctions qui recrutent le plus: Ingénierie, Ventes, Technologies de l’information | Une info étonnante: Après le bip, En tête à tête, Premiers crampons… Orange a développé plusieurs podcasts qui mettent en lumière les collaborateurs du groupe.

VINCI

Effectifs dans le monde: 211.300* | Principaux sites en France: Paris, Marseille, Lyon | Compétences qui montent: Accompagnement, Relations humaines, Solutions SAP | Fonctions qui recrutent le plus: Opérations, Arts et design, Ingénierie | Une info étonnante: En 2017, Vinci a lancé un laboratoire-incubateur baptisé Leonard qui permet aux employés et à des startups d’expérimenter leurs innovations. 

 

 

Airbus

Effectifs en France: 48.000* | Principaux sites: Toulouse, Paris, Marseille | Compétences qui montent: Langages de programmation Python, PHP et JavaScript | Fonctions qui recrutent le plus: Ingénierie, Opérations, Technologies de l’information | Une info étonnante: à Toulouse, Airbus Commercial Aircraft, c’est 21.000 salariés et 700 hectares d’usines.

 Safran

 Effectifs en France: plus de 44.000 | Principaux sites: Paris, Toulouse, Pau | Compétences qui montent: Pack Office, Chimie, Caractérisation | Fonctions qui recrutent le plus: Ingénierie, Opérations, Technologies de l’information | Une info étonnante: Safran a développé une application mobile pour permettre aux salariés de relever divers défis sportifs.

Nexity

Effectifs dans le monde: 7.300* | Principaux sites: Paris, Lyon, Lille | Compétences qui montent: Revit (Logiciel)Prospection, Génie civil | Fonctions qui recrutent le plus: Administratif, Immobilier, Management de projet | Une info étonnante: Nexity a lancé un programme de mentorat inversé: 15 jeunes salariés accompagnent 15 managers et dirigeants sur les réseaux sociaux.

AccorHotels

Effectifs en France: 34.700 | Principaux sites: Paris, Lyon, Marseille | Compétences qui montent: Cascading Style Sheets (CSS), Télécommunications, Statistiques | Fonctions qui recrutent le plus: Opérations, Administratif, Gestion de projets | Une info étonnante: le programme INSPIRE permet aux jeunes diplômés d’accéder à des postes de management de façon accélérée. Pendant 12 à 18 mois, ils sont accompagnés par un mentor et se voient confier des responsabilités variées pour apprendre les ficelles du métier.

 CHANEL

Effectifs en France: 5.000 | Principaux sites: Paris, Nice, Lyon | Compétences qui montent: Manufacturing Execution System, HTMLNewsletters | Fonctions qui recrutent le plus: Ventes, Opérations, Gestion de projets | Une info étonnante: Depuis le 1er janvier 2018, CHANEL offre 14 semaines de congé parental rémunérées pour tous les nouveaux parents qui voient leur famille s’agrandir.

Carrefour

Effectifs en France: 110.000* | Principaux sites: Paris, Lyon, Marseille | Compétences qui montent: Cloud ComputingDéveloppement de logiciels | Fonctions qui recrutent le plus: Ventes, Assistance, Opérations | Une info étonnante: Le groupe propose aux jeunes diplômés à fort potentiel d’intégrer le programme “Graduate” afin d’accéder rapidement à des postes à responsabilité.

Casino

Le groupe Casino est la maison-mère de Monoprix, Franprix ou encore Cdiscount.

Effectifs en France: 75.000* | Principaux sites: Paris, Bordeaux, Lyon | Compétences qui montent: Langage de programmation Python, Ingénierie, Linux | Fonctions qui recrutent le plus: Ventes, Assistance, Opérations | Une info étonnante: Depuis ses débuts, Casino innove beaucoup: 1ère marque de distributeur en 1901, 1er magasin libre-service en 1948, jusqu’au 1er magasin sans caissier en 2018.

Capgemini

Capgemini est la maison-mère notamment de Sogeti.

Effectifs en France: 24.600 | Principaux sites: Paris, Toulouse, Lyon | Compétences qui montent: Adobe PhotoshopAnalyse de donnéesLangage de programmation Python | Fonctions qui recrutent le plus: Ingénierie, Technologies de l’information, Conseil | Une info étonnante: Le groupe a mis en place un accord d’entreprise qui permet à tous les salariés de télétravailler entre 1 et 3 jours par semaine.

 Alphabet

Alphabet est la maison-mère de Google, YouTube ou encore Nest.

Effectifs dans le monde: 98.000* | Principaux sites en France: Paris, Lyon, Lille | Compétences qui montent: Big data, Avant-vente, Cloud Computing | Fonctions qui recrutent le plus: Ventes, Médias et communication, Ingénierie | Une info étonnante: Alphabet développe dans son siège parisien des activités “made in France”, comme des formations gratuites au numérique, pour ensuite les étendre en Europe et en Afrique.

Total

Effectifs dans le monde: 104.500* | Principaux sites en France: Paris, Pau, Lyon | Compétences qui montent: Langages de programmation PythonMatlabC++ | Fonctions qui recrutent le plus: Opérations, Ingénierie, Administratif | Une info étonnante: Le groupe Total, qui a racheté Direct Energie en 2018, est présent dans plus de 130 pays, compte plus de 150 nationalités et 650 compétences différentes.

Sanofi

Effectifs dans le monde: 104.300 | Principaux sites en France: Paris, Lyon, Rouen | Fonctions qui recrutent le plus: Analyse de données, Biologie, Pharmacie | Fonctions qui recrutent le plus: Opérations, Ingénierie, Gestion de projets | Une info étonnante: Le programme “Elevate” vise à développer les femmes futurs leaders de l’entreprise pour arriver à parité d’ici 2025. D’après le rapport annuel, 20% des quinze membres du comité exécutif sont actuellement des femmes.

Salesforce

Effectifs en France: 900 | Principaux sites: Paris, Lyon, Grenoble | Compétences qui montent: Etude de marchéDéveloppement d’applications web, Gestion d’inventaire | Fonctions qui recrutent le plus: Ventes, Ingénierie, Développement commercial | Une info étonnante: Chaque salarié dispose chaque année de 7 jours de congés payés dédiés au bénévolat. A pratiquer seul, pour la cause de son choix, ou avec son équipe.

EY

Effectifs en France: 6.000 | Principaux sites: Paris, Lyon, Lille | Compétences qui montent: Droit du travail, Langage de programmation C, Droit fiscal | Fonctions qui recrutent le plus: Comptabilité, Conseil, Finance | Une info étonnante: Les bureaux d’EY se situent à la Défense dans une tour de 231 mètres, la plus haute de France.

 

 Renault

Effectifs en France: 47.700* | Principaux sites: Paris, Rouen, Lille | Compétences qui montent: Langages de programmation JavaScript, Python et C++ | Fonctions qui recrutent le plus: Ingénierie, Opérations, Gestion de projet | Une info étonnante: Chez Renault, le comité exécutif compte 25% de femmes, c’est davantage que la proportion de femmes cadres dans l’entreprise.

 

 

Méthodologie:

Pour établir ce classement, LinkedIn évalue les entreprises dans quatre domaines: l’intérêt pour l’entreprise, les interactions avec ses employés, l’intérêt pour les offres d’emploi publiées et la rétention des salariés. L’intérêt pour l’employeur est mesuré par le nombre de nouveaux abonnés, non salariés de l’entreprise, à sa page LinkedIn. L’engagement avec les salariés correspond au nombre de consultations des profils des salariés par des non-salariés. L’intérêt pour les offres d’emploi prend en compte la fréquence à laquelle les candidats consultent les offres d’emploi (diffusées gratuitement ou payantes) et y postulent. La rétention des salariés est mesurée par la part des salariés qui restent pendant au moins un an dans l’entreprise.

Pour être éligibles, les entreprises doivent compter au moins 500 salariés au 1er février et ses effectifs ne doivent pas avoir diminué au cours des 12 derniers mois (d’après les données LinkedIn Talent Insights). Seules les sociétés-mères peuvent faire partie du classement, les filiales majoritaires étant incluses dans le résultat global. Toutes les données sont pondérées en fonction de la taille des entreprises. La méthodologie et les données concernent la période du 1er février 2018 au 31 janvier 2019. Toutes les données sont agrégées et anonymisées afin de protéger les informations privées des membres.

Commerce extérieur : toujours un déficit entre 50 et 60 milliards par an

Commerce extérieur : toujours un déficit entre 50 et 60 milliards par an

La France s’inscrit toujours dans la même tendance concernant son déficit commercial qui se situe selon les années entre 50 et 60 milliards par an. Un déficit qui constitue le véritable indicateur de la compétitivité française. Cependant, le déficit commercial de la France a légèrement diminué en juillet après sa nette dégradation du mois de juin, sous l’effet d’une hausse des exportations et d’un léger recul des importations. Les douanes, qui communiquent sur « la moyenne mobile centrée sur trois mois » constatent toutefois une tendance à la dégradation sur les trois derniers mois, après un trimestre de stabilité.

 

Au mois de juillet, le montant des exportations a légèrement augmenté passant de 41,8 milliards à 42,2 milliards d’euros. Les exportations d’avions Airbus ont représenté 2,6 milliards d’euros pour 33 appareils contre un peu plus de 3 milliards le mois précédent (37 appareils). Il s’agit du plus faible montant enregistré par l’administration depuis le mois de février. A titre de comparaison, les ventes d’avions en juillet 2018 avaient été exceptionnelles (3,2 milliards d’euros). En parallèle, les importations ont très légèrement diminué pour atteindre un montant de 46,85 milliards contre 47,03 milliards d’euros en juin. Ces derniers chiffres masquent néanmoins des résultats très fragiles pour le second trimestre.

Au cours du second trimestre, le commerce extérieur a légèrement contribué à la croissance (0,1 point) après un premier trimestre morose (-0,3 point) selon les derniers chiffres de l’Insee pour le second trimestre. Lundi, les estimations de la Banque de France pour la croissance du troisième trimestre devrait apporter un éclairage sur les conséquences possibles de l’affrontement commercial entre les deux premières puissances mondiales. Surtout, le commerce planétaire devrait fortement ralentir cette année. Dans son dernier baromètre publié à la mi-août, l’organisation mondiale du commerce (OMC) notait que « la croissance du volume du commerce mondial des marchandises devrait rester faible au troisième trimestre de 2019″.

Le solde de la balance des transactions courantes affiche un bilan positif pour le mois de juillet. Selon un communiqué de la Banque de France publié ce vendredi 6 septembre, il ressort à 200 millions d’euros après un déficit à 1,1 milliard d’euros le mois précédent en données CVS-CJO.

« Cette bonne performance s’explique par une amélioration de la balance des biens hors énergie, qui présente un solde positif à hauteur de 1,1 milliard d’euros après un déficit de 0,6 milliard en juin. Le solde des services, à 2,3 milliards d’euros, contribue à l’excédent global mais se dégrade légèrement après un niveau élevé au mois de juin », explique l’institution bancaire.

Elections européennes : plus de 50% d’abstention

Elections européennes : plus de 50% d’abstention

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Si plus de 82 % des Français jugent cette élection importante, par contre il serait plus de 50 % à s’abstenir. En cause évidemment la crédibilité des organisations politiques. Les derniers sondages feraient apparaître la liste en marche avec autour de 24 % et le rassemblement national autour de 20 %. Des On peut légitimement s’interroger sur la crédibilité de ces  derniers sondages qui se caractérisent d’une part par la remontée de la république en marche pour les européennes ainsi que l’amélioration de la popularité de Macron. Concernant ce dernier point, il faut noter que les journaux que possède Lagardère entre (JDD, Paris-Match notamment), ont été particulièrement actifs pour diffuser une remontée de Macron dans l’opinion publique. Or on sait que la plupart des grands médias possédés par les financiers se sont fortement inquiets de la descente aux enfers de Macron, aussi des conséquences sur l’évolution de l’activité générale. De la même manière,  on constaterait dans les derniers sondages une remontée de la république en marche pour les européennes. Il y a seulement encore quelques semaines le rassemblement national semblait en tête avec un score proche de 24 % tandis que la république en marche stagnait à 20 %. On constate exactement le contraire depuis quelques semaines à savoir que la république en marche serait proche des 24 % et le rassemblement national à peine un peu au-dessus de 20 %. Par ailleurs ce sondage indiquerait qu’une liste éventuelle des gilets jaunes obtiendrait autour de 13 % et porterait surtout atteintes aux partis extrémistes. Dans la période il convient sans doute de se méfier particulièrement de ses sondages qui tendent à prouver que le pouvoir remonte dans l’estime de l’opinion publique. En effet la perspective de déstabilisation de Macron, voire la perspective notamment d’élections législatives qui modifieraient la majorité sont source de grandes inquiétudes dans les milieux financiers qui évidemment ne souhaitent pas que soit remise en cause une politique fiscale qui leur est favorable. Selon le dernier sondage Elabe, la liste emmenée par la majorité se détache en tête des projections pour les européennes dans quatre mois. Avec 23,5% des intentions de vote, elle devance la liste du Rassemblement national, créditée de 20,5%. Pour les européennes, la liste LaRem/MoDem est ainsi créditée de 23,5% des projections, en hausse de quatre points par rapport à la précédente mesure, en novembre dernier. Derrière elle, vient le cortège du Rassemblement national, et ses 20,5%, comme il y a deux mois. Loin, très loin derrière ce duo dépareillé, on note la troisième position de la liste des Républicains: 12,5% des intentions de vote, après une chute de 2,5 points. : La France insoumise, obtiendrait 9,5%, les Verts 9%, le Parti socialiste 6%. , de Génération.s de Benoît Hamon, et de la liste communiste chacun 2% cent. Debout la France, 5%, la liste UDI 3%. Des sondages qui laissent pensif quand on apprend de l’IFOP que plus de la moitié des Français ne voteront pas !

Les prix de l’électricité : augmentation de 50% en quelques années ?

Les prix de l’électricité : augmentation de 50% en quelques années ?

 

 

 

Comme c’était prévisible compte tenu de la situation d’EDF les prix de l’électricité pour les tarifs réglementés pourraient augmenter d’environ 6 % cette année. Pour sortir EDF de son bourbier financier,  il est probable que les prix devraient augmenter de 50 % en quelques années et doubler  sur 10 ans.  EDF est en effet malade de l’endettement, une maladie qui pourrait encore s’aggraver avec la décision de l’État la  construction de deux réacteurs nucléaires EPR au Royaume-Uni, à Hinkley Point, investissement de 18 milliards de livres (23 milliards d’euros) partagé à deux tiers/un tiers entre EDF et le chinois CGN, déjà alliés pour la construction de deux réacteurs en Chine. EDF  est bien incapable de faire face à la fois à un contexte de baisse des prix du marché d’une part et aux investissements colossaux qui l’attendent d’autre part. « La visibilité est tellement faible sur le montant total des coûts et des investissements à supporter dans les années à venir, dans un contexte de baisse des prix de gros de l’électricité, qu’il est impossible d’avoir une vue précise de la faculté de résistance du bilan de l’électricien », écrit dans une note le courtier Aurel BGC. Face à la crise financière dramatique d’EDF n’a donc pas d’autre solution que le prolongement des centrales actuelles.   Du côté d’EDF, on  s’apprête à lancer un grand carénage. Cette opération devrait représenter un coût de 50 milliards d’euros sur dix ans selon EDF. La Cour des Comptes tablerait plutôt sur un coût de 100 milliards d’euros sur 15 ans. De toute manière la situation financière d’EDF est dramatique.   L’entreprise est sans doute au bord de la rupture financière en tout cas à moyen et long terme du coup ;  il faudra sans doute envisager pour les prochaines années une augmentation de l’ordre de 50 % du prix de l’électricité. Il faut dire que la situation financière d’EDF est intenable. Il faut d’abord apurer une énorme dette de 40 milliards, ensuite trouver 50 milliards (100 milliards pour la Cour des comptes)  pour les travaux permettant de prolonger la durée de vie du parc nucléaire actuel. Financer aussi au moins en partie les 25 à 50 milliards du site d’enfouissement des déchets nucléaires de Bure en Moselle ; un site d’enfouissement qui va permettre de participer au démantèlement du parc nucléaire actuel. Un démantèlement dont le coût est fixé autour de 15 milliards et qui pourrait être plus proche de 100 milliards. On objectera que la question du démantèlement permettra à EDF (et a à Areva) d’acquérir un savoir-faire pour intervenir sur l’énorme marché du démantèlement des centrales le monde. Enfin il faudra faire face à un besoin de financement de 200 milliards à terme pour le renouvellement du parc nucléaire. Une augmentation cette année de 6 % posera des problèmes sociaux. Du coup le gouvernement pourrait s’y opposer tout en sachant que le conseil d’État pourra confirmer la nécessité de cette augmentation.  Plusieurs fois par le passé, que ce soit pour le gaz et l’électricité, les gouvernements successifs ont décidé de ne pas suivre les recommandations de la CRE (commission de régulation). Mais les adversaires d’EDF et d’Engie ont porté l’affaire devant le Conseil d’État, au nom d’une distorsion de concurrence provoquée par l’absence de hausse tarifaire: à chaque fois, ils ont été entendus, contraignant les pouvoirs publics à procéder à des rattrapages sur la facture, forcément impopulaires.

 

 

Justice sociale : Ces 1% qui possèdent 50% de la richesse mondiale

Justice sociale : Ces 1% qui possèdent  50% de la richesse mondiale

La question de la justice sociale se pose évidemment à l’échelle mondiale et peut entre encore davantage dans les pays en développement. Le patrimoine cumulé des 1% les plus riches du monde a dépassé  en 2016 celui des 99% restants, a affirmé l’organisation non-gouvernementale (ONG)  L’organisation non-gouvernementale indique  que « la part du patrimoine mondial détenu par les 1% les plus riches était passée de 44% en 2009 à 48% en 2014, et dépasserait les 50 % en 2016″. »En 2014, les membres de cette élite internationale possédaient en moyenne 2,7 millions de dollars par adulte. Le reste du cinquième (20%, ndlr) le plus riche de la population possède 46% du patrimoine mondial alors que 80% de la population mondiale ne se partagent que les 5,5% restant », a précisé Oxfam. En France, les 1%  les plus riches possèdent environ 25% du patrimoine. Avec les crises subprimes, le phénomène n’a fait que se renforcer. Les 80 premiers milliardaires de la liste de Forbes possédait en 2010 un patrimoine de 1.300 milliards d’euros. Leur fortune cumulée est passée à 1.900 milliards en 2014, soit une augmentation de 50% en seulement quatre ans. En parallèle, la richesse totale détenue par la moitié la plus pauvre de la population mondiale a décliné sur la même période.

Les grandes fortunes bénéficient notamment de l’envolée du prix des actifs (en particulier des actions), soutenus notamment par les politiques monétaires accommodantes des grandes banques centrales de la planète. En outre, « 20% des milliardaires de la liste de Forbes auraient des intérêts et ou des activités dans les secteurs de la finance et de l’assurance », note Oxfam. Des secteurs qui ont bénéficié des largesses de l’Etat afin d’éviter des faillites en cascade.

Un constat déjà dressé par Challenges en juillet dernier lors de la sortie de son classement des grandes fortunes de France. Ainsi, après une hausse de 25% en 2012, le patrimoine des 500 premiers patrimoines professionnels français avait gonflé de 15% en 2013 pour atteindre 390 milliards d’euros.  Oxfam a exhorté les Etats à adopter un plan pour lutter contre les inégalités, en contrant l’évasion fiscale, en promouvant la gratuité des services publics, en taxant davantage le capital et moins le travail, en instaurant des salaires minimum ou encore en mettant en place une protection sociale pour les plus pauvres.

Mutations économiques et sociales de ces 50 dernières années ((Daniel Cohen)

 

Daniel Cohen est membre fondateur de l’Ecole d’économie de Paris appelle à « réinventer une nouvelle critique sociale qui ouvre une brèche dont le nouvel impératif de croissance est en train de reconfigurer nos vies. »‘intreview la Tribune)

Pourquoi avez-vous choisi de traiter des mutations économiques et sociales sur les 50 dernières années ?

DANIEL COHEN - Je voyais venir les 50 ans de mai 68. C’est toute ma vie qui est passée au cours de ces 50 dernières années. J’avais envie de me replonger dans toutes ces lectures qui avaient égrené ma jeunesse surtout dans les années 70. J’avais lu beaucoup de livres et je n’étais pas sûr de les avoir tous compris. Les grands auteurs de l’époque Lévi-Srauss, Lacan, Deleuze m’ont particulièrement marqué.

J’ai eu envie de comprendre comment une génération comme la mienne, qui a assisté à la  montée des protestations et du féminisme, de discours d’autonomie, d’émancipation, pouvait être le témoin de cette montée du populisme. Je voulais revenir sur les ouvrages écrits au fil de ma carrière, un ouvrage sur la société postindustrielle, un autre intitulé « Nos temps modernes ».

La dernière raison est que l’on est en train de finir un cycle lié à l’émergence d’Internet et des nouvelles technologies qui ont contribué à détruire l’ancien monde industriel sans vraiment en proposer un nouveau. Avec les progrès de l’intelligence artificielle, il est possible que quelque chose de nouveau soit en train de commencer. Je voulais en saisir la portée.

Vous revenez dans votre ouvrage sur l’effondrement de la société industrielle. Quelles sont les principales conséquences que vous en tirez sur le plan économique et social ?

Nous avons vécu lors de ces 50 dernières années l’effondrement de cette société industrielle. C’est un effondrement d’ordre civilisationnel. La société industrielle plonge ses racines dans des périodes qui sont bien antérieures au monde industriel. La chaîne de commandement constituée d’ingénieurs, de contremaîtres a été critiquée par mai 68. Cette chaîne avait néanmoins une vertu. Elle donnait à chacun une place et un sentiment d’inclusion. Cette société industrielle s’est délitée sous l’effet d’une poursuite consciente des marchés financiers, et ensuite des nouvelles technologies qui ont permis d’éclater ce monde en créant une société plus compétitive et beaucoup plus concurrentielle que l’ancienne période. Il y avait une grille de salaires très rigide, c’est pour cette raison que les inégalités n’augmentent quasiment pas au cours de cette période.

Ce monde post industriel a contribué au développement du statut de free-lance. Les ouvriers travaillent chez les équipementiers qui ne sont plus intégrés aux donneurs d’ordre. Quand la productivité des ingénieurs augmente, cela ne profite plus aux en gens situés en bas de l’échelle. On a une explication des raisons pour lesquelles ces sociétés sont devenues inégalitaires et en même temps, la croissance est plus faible. Les statistiques aux Etats-Unis sont très frappantes à cet égard. Les inégalités se font peu au sein des firmes. C’est surtout entre les firmes que se creusent les inégalités. On assiste à une ségrégation de plus en plus forte. La désolation sociale que l’on connaît depuis les année 80 dépend beaucoup de cette dissociation des classes sociales entre elles.

En 50 ans le système capitaliste a beaucoup changé. Quelles sont les principales mutations que l’on peut noter ?

Les mutations sont surtout d’ordre organisationnel. L’économiste Robert Gordon avait expliqué dans son ouvrage The rise and fall of american growth  que dans la société moderne, les voitures sont plus sophistiquées, les avions font moins de bruit, les équipements sont de meilleure qualité mais ce n’est plus très différent que la société qui s’est installée au cours du XXème siècle. Il n’y a pas de changement majeur au cours des 70 dernières années contrairement à la période 1880-1950. Le capitalisme s’est surtout réinventé dans la manière d’organiser la production des biens. Il n’a pas réinventé une nouvelle société de consommation.

Gordon a raison en partie. Le système Uber repose toujours sur un chauffeur qui vous emmène d’un endroit A à un endroit B au milieu des embouteillages. Aucun des rêves annoncés dans les années 50 ne s’est véritablement réalisé. Airbnb, Booking renvoient toujours vers des hôtels ou des appartements. On est plutôt dans une philosophie de réduction des coûts. On gagne de la productivité ou du pouvoir d’achat mais ce n’est pas un système durable. Ce ne sont pas des technologies qui sont au service d’une réorganisation de la société.

La nature de la société a tout de même profondément changé ?

Il faut prendre un peu de recul. Les théories de Jean Fourastié sont éclairantes quand il rappelle que l’on est passé d’une société industrielle à une société de services. C’est la grande mutation qui en train de se faire même s’il faut encore attendre peut être 50 ans avant d’en voir tous les effets. Fourastié expliquait que les hommes ont travaillé la terre pendant des millénaires puis la matière depuis 200 ans et on va travailler l’homme lui même. La société de services est centrée sur les services à la personne (coiffeur, médecins, psychanalyste).

Pour Fourastié, le potentiel de croissance n’est pas très élevé dans ce type de société. Si la valeur du bien que je produis est le temps que je passe avec les autres, le temps n’est pas extensible. Il n’y pas de croissance possible. Depuis une dizaine d’années, avec la montée des Big data, l’enjeu est de changer la nature de l’homme pour le transformer en un système d’information. Une fois que l’homme sera numérisé, il pourra être soigné et éduqué à distance.

L’enjeu est de faire rentrer l’homme dans une matrice pour que l’on retrouve de la croissance et du rendement. On en train de numériser l’homme pour lui faire accéder à une meilleure productivité. Il y a les fantasmes de l’homme augmenté mais je n’y crois pas beaucoup. L’homme sera augmenté par le fait que les technologies permettront à d’autres de s’occuper de lui à distance. C’est une promesse du retour de la croissance car si on redevient très efficace dans tous les secteurs où on bute alors on retrouvera de la croissance mais à un prix très cher payé. On pourrait renoncer à cet idéal d’humanisation qui était promis par cette société de services où on s’occupe enfin des autres. C’est la principale menace que je vois.

La société de services a-t-elle contribué au ralentissement de la croissance ?

Les sociétés de services ont moins de croissance que l’industrie parce que tous ces services sont plus difficiles à industrialiser. Le monde dans lequel on vit, c’est industrialiser la société de services.

La financiarisation à outrance de l’économie a-t-elle contribué à la perte de repères dans nos sociétés contemporaines ?

Dès les années 80, Wall-Street, avant même que toutes les technologies apparaissent, a commandé le démantèlement de l’ancien monde industriel. Avant, il y avait des grands conglomérats dans lesquels on fabriquait des parapluies ou des maillots de bain en fonction des saisons. Mais la logique de Wall-Street n’est pas la même face aux risques. Le re-engineering qui se fait dans les années 80 vise à désocialiser et désarticuler les collectifs. La finance est également responsable de la grande crise de 2008. Elle a voulu s’appliquer à  elle même ce principe de dématérialisation totale.

La crise des subprimes s’explique en partie par le fait que les entreprises qui ont vendu des crédits ne sont pas celles qui les ont collectés. Wall-Street a créé dans les années 2000 des structures ad-hoc dans lesquelles on mettait des paquets de crédits ensemble pour diversifier les risques avec un grand problème. La qualité des crédits n’était plus vraiment surveillé. Les gens qui les commercialisaient n’étaient pas les mêmes que ceux qui les avaient accorder. Wall-Street a payé ce rêve d’une société totalement dématérialisée.

La lecture de l’ouvrage donne l’impression que nous avons assisté à une suite de déceptions depuis 50 ans. Comment expliquez-vous cela ?

La marche vers le populisme est constituée par une série d’étapes où un grand nombre d’illusions ont été piétinées. La première illusion perdue a été celle de mai 68, de la contre-culture des années 60. La crise des années 70 a anéanti tout ça. La révolution conservatrice des années Reagan a voulu réenchanter le monde avec l’idée que le travail est central. Une idée que l’on retrouve dans le slogan « Travailler plus pour gagner plus » lancé par Nicolas Sarkozy.

Cette vague conservatrice a contribué à l’explosion des inégalités. La troisième désillusion réside peut être dans la société de services qui promettait une humanisation. Aujourd’hui, on a renoncé à cet idéal. Tous ces espoirs sont tombés les uns après les autres. La question est de savoir si on se dirige vers le chaos.

Pourquoi dites-vous que la critique à l’égard de la génération de mai 68 qui aurait favorisé l’ultralibéralisme n’est pas fondée ?

Je n’y crois pas absolument pas. La révolution culturelle de mai 68 et la révolution conservatrice n’ont aucun point commun. Ce sont deux camps qui se sont toujours affrontés et chacun a pris le pouvoir à tour de rôle. La révolution conservatrice a enfanté l’ultralibéralisme en réponse à mai 68 en expliquant qu’il fallait que les gens travaillent, que l’Etat Providence soit démantelé et que les protections sociales devaient être supprimées. Je crois qu’il y a une illusion partagée en réalité.

Les deux camps ont vu que la société industrielle s’effondrait mais la génération 68 s’est opposée à la société industrielle mais ce n’est pas eux qui l’ont faite tomber. La crise pétrolière des années 70 et la fin du cycle de croissance ont contribué à faire dérailler ce modèle. C’est sur les décombres de cette société industrielle que le libéralisme propose un nouveau modèle sans les syndicats. Il y a eu un effet de générations mais je ne pense pas que mai 68 a trahi ses idéaux.  Le mouvement de mai 68 n’est pas devenu ultralibéral, il est devenu pro européen. Il est passé du gauchisme à l’écologie. Ce n’est pas le signe d’un changement radical. Beaucoup de gauchistes se sont retrouvés cadres au Parti socialiste parce que François Mitterrand les a embarqué dans l’aventure. Il prend le pouvoir en 1981 sur un programme commun de nationalisations. Il y a eu tout de même un dur rappel à la réalité par la suite.

Aux Etats-Unis des personnes comme Mark Zuckerberg se réclament de cette contre-culture des années 60 mais c’est une mythologie qu’ils se sont fabriquée eux mêmes. Ils ont inventé le nouveau monde des réseaux sociaux qui reprend un certain nombre de mythes mais ce n’est pas la même chose. L’histoire de Facebook porte autre chose de très inquiétant. C’est la promesse d’une déshumanisation. D’ailleurs Cornelius Castoriadis parle  »d’une réécriture de l’histoire. » En revanche, il y a un parallèle à faire entre la révolution des Lumières et la révolution industrielle. Toutes les deux naissent du constat que le monde d’hier s’effondre mais la révolution industrielle trahit les idéaux des Lumières.

Vous abordez le thème de la vie algorithmique dans un chapitre. Comment envisagez-vous la place des algorithmes et des robots dans l’économie numérique dans les prochaines années ?

Je pense qu’il y a deux voies possibles. Dans une première voie, les robots font tout. Dans cette société les concepteurs de robots s’enrichissent puisque ce sont eux qui alimentent la planète en technologies. Eux mêmes auront des coiffeurs, des médecins. Il n’y a aucune raison pour qu’ils tombent dans le piège de la numérisation. On devrait avoir un cercle de travailleurs autour de ces gens très riches. Plus on s’éloignera du centre et moins il y aura de travail ou il sera moins rémunéré et plus il y aura des algorithmes. Les producteurs d’algorithme vont s’entourer d’humains et les consommateurs d’algorithmes, eux n’auront pas d’humains autour d’eux. Ils n’auront pas les moyens de recruter les personnes qui travaillent pour eux. C’est la société inégalitaire par excellence.

Il y a une autre voie dans laquelle une classe moyenne peut surgir. Elle pourrait se saisir de ces technologies. Les gens auront envie d’être entourés d’être humains. Ce qui coûte cher, c’est la rente foncière. C’est le fait que les gens veulent vivre en centre-ville au même endroit mais peut être que l’on peut réinventer des villes plus inclusives. C’est le grand défi écologique aussi. Le poids de la rente foncière pourrait se réduire grâce aux technologies. Il y a une demande sociale. Les gens ne veulent pas rester seuls devant leurs ordinateurs.

Quel peut être le rôle de l’intelligence artificielle dans le monde du travail ?

Je pense que l’intelligence artificielle peut aider le personnel soignant par exemple en remplissant des comptes rendus d’opération mais cela ne veut pas dire que l’on doit renoncer aux humains. Ces nouvelles technologies pourraient permettre aux humains de consacrer moins de temps aux tâches qui nous empoisonnent tous pour pouvoir passer plus de temps à s’occuper des gens. Je ne crois pas que les enseignants vont être remplacés par des machines. Les machines peuvent aider à mieux enseigner.

Comment faire pour limiter les dérives de l’uberisation de l’économie ?

Les technologies liées à l’uberisation sont utiles malgré tout car elles créent un logiciel qui permet de mettre en relation l’offre et la demande. Ce sont des modèles biphase comme disent les économistes. Il y a un progrès technique mais il est de second ordre. L’essentiel est le nouveau modèle proposé. Pour en limiter les dérives, il faut d’abord que la régulation se produise. Le débat central est de déterminer si les chauffeurs d’Uber sont autoentrepreneurs ou s’ils sont salariés. Je n’ai pas l’impression qu’ils sont entrepreneurs. Leurs conditions sont déterminées par Uber qui fixe les prix et crée un système d’astreinte. Soit Uber resalarie des gens, soit il faut que les règles du jeu évoluent.

Les jeunes qui travaillent avec la franchise Uber doivent être maîtres de leurs tarifs. Il faut un autre équilibre. Deliveroo devrait donner la possibilité à Deliveroo France de créer un salariat nouveau. Le rêve des grandes entreprises de la Silicon Valley est de mettre en place des applications tueuses qui proposent des solutions abstraites sans rapport au monde réel. C’est comme cela qu’elles s’enrichissent. Ces applications, au nom d’une d’une technologie qui améliorent le matching, permettent de passer à côté de la régulation sociale que la société industrielle a mis un siècle à établir. Uber ignore le salaire minimum, les temps de pause.
Que pensez de la politique d’Emmanuel Macron en matière de numérique ?

C’est difficile de se faire une idée très claire. Je trouve qu’il serait intéressant d’avoir une réflexion sur les techniques que l’intelligence artificielle permettraient de mettre à la disposition des enseignants, des médecins dans l’exercice de leurs métiers. Il faut que certaines professions comme les juges puissent avoir recours à ces technologies non pas pour les remplacer, mais au contraire pour les aider.

Tous ces métiers en tensions méritent des investissements. La grande promesse de tout numériser doit s’accompagner d’une aide aux personnes. Il faut prévoir une grande période de transition avec beaucoup de personnes pour accompagner les personnes âgées par exemple. En plus ces technologies permettraient de libérer des ressources dans les hôpitaux, dans les universités.

(*) Daniel Cohen « Il faut dire que les temps ont changé.. » Chronique (fiévreuse) d’une mutation qui inquiète aux Editions Albin Michel.

 

Le désert médical pour 50% de Français « ruraux»

Le désert médical pour 50% de Français « ruraux»

A peu près 50% des français ont des difficultés pour accéder aux services d’un médecin dans les villes rurales. Pas vraiment une découverte mais une confirmation par un sondage Viavoice*pour la Fédération de l’hospitalisation privée (FHP) : 49% des personnes vivant en milieu rural ont difficilement accès à un professionnel de santé, contre 14% pour les personnes résidant en région parisienne. Or on sait que la moitié de la population vit dans des villes de moins de 10 000 habitants et dans des zones rurales. Des zones qui progressivement se vident non seulement des activités économiques mais aussi des services publics, des services privés et des commerçants. Il y a d’ailleurs une certaine interaction entre la diminution des services, la régression de l’activité économique et la démographie. Concernant plus particulièrement la médecine, les gouvernements jusqu’alors  se sont refusés à imposer un temps de présence obligatoire des jeunes médecins dans ces régions. Une erreur évidemment aussi une forme de lâcheté pour  ne pas déplaire à la jeune génération de praticiens qui préfèrent demeurer près des centres urbains où ils ont été formés. Il y aurait pourtant des raisons d’imposer une période obligatoire de présence hors des grandes métropoles dans la mesure où la d’au moins 10 ans  pour un médecin est assumée par la collectivité. Il ne s’agit pas seulement d’une problématique médicale mais aussi d’un état d’esprit qui touche toute la société. Les médecins, comme les autres travailleurs d’ailleurs ne veulent plus de ses conditions de travail démentielles  des vieux généralistes qui travaillent jusqu’ à 15 heures par jour. Des généralistes ne seront d’ailleurs jamais remplacés pas plus d’ailleurs que les spécialistes des petites villes. C’est toute la conception de l’aménagement du territoire qui est en cause car jusque-là on a surtout favorisé le super regroupement urbain avec pour objectif de créer 15 à 20 métropoles de plus d’un million d’habitants et de laisser à l’abandon le reste du territoire dans tous les domaines. « La différence entre la ville et la campagne est évidente, commente le président de la FHP, Lamine Gharbi. Je suis dans le nord de l’Hérault et je vois année après année les médecins généralistes partir. Nous, dans les hôpitaux privés, nous prenons en charge toutes les pathologies qui étaient avant prises en charge en ville. Il n’y a plus de médecins. »

 

 

Affaire Griveaux : 50% d’augmentation pour son cabinet !

Affaire  Griveaux : 50% d’augmentation pour son  cabinet !

Difficile pour Benjamin Griveaux d’expliquer pourquoi les rémunérations de son cabinet ont augmenté de l’ordre de 50 % surtout un moment où  le porte-parole du gouvernement doit en même temps justifier la cure de stérilité qui est imposée aux français notamment via  la fiscalité. Benjamin Griveaux se défend évidemment en reconnaissant fois une augmentation limitée à 27 % ! En vérité tout cela n’a qu’une valeur symbolique car on sait bien que dans la plupart des cabinets sont aussi présents des membres officieux non rétribués par le ministre mais par leur entreprise ou leur administration d’origine. Du coup, la comparaison entre le nombre de conseillers à l’époque de Sarkozy ou de François Hollande. n’a pas beaucoup de signification. Pour Benjamin Griveaux,  le salaire moyen de ses cinq conseillers serait ainsi passé de 4.926 euros à 9.180 euros depuis janvier. René Dosière, qui  a estimé « choquante » cette hausse, tire ces chiffres d’un rapport intitulé Personnels affectés dans les cabinets ministériels, qui détaille la situation ministère par ministère, et qui apparaît en annexe du projet de budget pour 2018. « Il y a des gens qui le lisent manifestement avec un parti pris », estime Benjamin Griveaux. « C’est une information qui circule suite à un papier de Capital [qui de son côté calcule une hausse de 86%, ndlr]. Je vais demander un droit de réponse par voie d’avocat », fait-il savoir. « J’en ai assez que la classe politique soit victime d’un tir au pigeon ».

 

 

Biodiversité : disparition de 60% des espèces en 50 ans

Biodiversité : disparition de 60% des espèces en 50 ans

Vers l’extinction progressive d’espèces symboliques comme les grands singes, des éléphants ou encore des manchots mais aussi d’espèces moins connues qui fréquentent nos régions comme les chauves souris dont la population totale en France a déjà diminué de moitié entre 2006 et 2014. A Mouliherne dans le Maine et Loire, du fait de la déforestation et des éoliennes sont menacées : les cigognes noires (espèce très vulnérable et en danger ; liste rouge de l’UICN à l’international), les balbuzards pêcheurs, (50 couples en France ; protection totale depuis un arrêté de 1981 en France)   et les  circaètes Jean-le-blanc, (2400 couples en France ; protection totale depuis un arrêté de 1981 en France). Pourtant le  10e rapport Planète Vivante  du WWF illustre à quel point il est temps d’agir pour protéger la planète. L’Indice Planète Vivante (IPV) mesure l’évolution des espèces vertébrées. En 50 ans environ  ans, 60 % des espèces ont disparu. C’est le constat du   WWF, qui publie aujourd’hui l’édition 2018 de son rapport Planète Vivante. « Agriculture intensive, dégradation des sols, surpêche, dérèglement climatique, pollution plastique » sont « les principales menaces qui pèsent aujourd’hui sur la biodiversité ». C’est tout le mode de production et de consommation qui doit être remis en cause notamment pour les produits alimentaires mais pas seulement. Car « Les espèces n’ont jamais décliné à un rythme si rapide, qui est aujourd’hui cent à mille fois supérieur que celui calculé au cours des temps géologiques », s’alarme le WWF, mettant en garde contre une    »grande accélération de la pression exercée par l’Homme sur les écosystèmes ». Afin de faire marche arrière, « il est indispensable de repenser en profondeur notre manière de produire et de consommer», estime donc le WWF, qui au niveau international mise surtout sur la conférence mondiale sur la biodiversité organisée en 2020 à Pékin, dont l’accord final devrait donc contenir  »un objectif de zéro perte nette de biodiversité en 2030″.

 

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