Réagir face à la menace mafieuse et criminelle de Poutine
Il est clair que l’opinion publique appréhende assez mal les enjeux géopolitiques et encore moins les risques de conflits larvés et même de guerre. En cause, le fait que les esprits sont surtout mobilisés par des questions sociales, démocratiques ou sociétales internes. Pourtant ces aspects sont parfois liés.
Ce n’est pas par hasard si l’union économique peine actuellement à faire entendre sa voix car plusieurs puissances dominantes, la Russie bien sûr mais aussi les États-Unis, la Chine souhaitent son démantèlement. Il y a des aspects économiques évidents imputables au États-Unis qui refusent de s’engager de manière plus délibérée dans la défense de l’Ukraine voire de l’Europe tout entière. C’est précisément compte tenu du relatif immobilisme des États-Unis dans le conflit ukrainien que Poutine poursuit sa politique de conquête dans l’est de l’Europe. L’ambition de Poutine est de reconstituer le vaste empire soviétique mais dans son seul intérêt et celui de l’oligarchie qui l’entoure.
La guerre est en effet en Russie désormais le seul moteur politique et économique. Poutine et sa mafia en profitent pour piller un peu plus un pays dont les conditions de développement sont particulièrement inégalitaires avec d’un côté des milliardaires et de l’autre une majorité de la population en situation de pauvreté scandaleuse. Poutine veut empêcher l’illusion d’une société démocratique de progrès qui empêcherait de mettre fin au pillage du pays.
Malheureusement Poutine a aussi des alliés objectifs en Occident, aux États-Unis bien sûr mais aussi en Europe. Des idiots utiles et des complices ( à gauche bien sûr mais aussi à droite) qui au prétexte de la paix manifestent une tolérance condamnable vis-à-vis des crimes de Poutine tant à l’intérieur de la Russie qu’à l’extérieur.
Certes l’Europe n’est pas complètement paralysée pour affronter les velléités guerrières de Poutine mais elle reste cependant encore trop divisée et surtout les moyens qui seraient nécessaires pour assurer sa défense et son indépendance sont encore très loin d’être à la hauteur des enjeux.
Pourtant il faut répondre à Poutine qui ne connaît que la stratégie du KGB avec les crimes et les guerres comme moyens d’action. En outre de plus en plus, la Russie ( mais les Chinois aussi) s’aventure sur le terrain de l’opinion publique occidentale heureusement avec des actions suffisamment grossières (intoxications notamment) pour leur enlever toute crédibilité. Les messages de la Russie sont en général assez facile à décrypter. La Russie dit en principe le contraire de ce qu’elle pense ou fait.
Poutine et sa clique constituent une mafia criminelle qui suce le sang de son propre pays et veut étendre son influence à un monde qu’il estime trop démocratique, trop libre et trop développé. L’Occident- et l’Europe- en particulier – doit donc se montrer plus ferme plus déterminée vis-à-vis du dictateur mafieux et de ses affidés. Il ne s’agit surtout pas de provoquer car les risques sont considérables mais de répondre économiquement, politiquement à toute nouvelle dérive des Russes vis-à-vis des pays démocratiques notamment de l’Europe. Dans le même temps on doit dénoncer avec force le quasi esclavage social et démocratique qui règne en Russie. Se taire ou rester neutre équivaut à une complicité.