Archive pour le Tag 'Poutine'

Vladimir Poutine arbitre au Haut-Karabakh ?

Vladimir Poutine arbitre au Haut-Karabakh ?

 

D’ une certaine manière peut se demander si l’intervention irresponsable et meurtrier d’Erdogan dans le conflit entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan concernant la province du Haut-Karabakh ne va pas inciter la Russie à accélérer son intervention en tant qu’arbitre. Théoriquement cette affaire de la province d’Azerbaïdjan qui a déclaré son indépendance en 1991 et  qui composée en majorité d’Arméniens est gérée diplomatiquement par ce qu’on appelle le groupe le «groupe de Minsk» – coprésidé par la Russie, la France et les États-Unis -,( chargé de ce conflit depuis trente ans).

Le problème,  c’est que les États-Unis ont aujourd’hui d’autres chats à fouetter d’une manière générale en matière de politique diplomatique et sont évidemment pour le moment occupés par l’élection présidentielle. La France, elle, pratique toujours la diplomatie tapageuse à coups de communiqués mais sans avoir évidemment les moyens de sa politique.

Reste la Russie géographiquement d’abord très concernée et qui entretient des liens historiques aussi bien avec l’Arménie que l’Azerbaïdjan. La Russie est évidemment inquiète des troubles dans la région qui pourrait en contaminer d’autres. Surtout depuis qu’Erdogan a facilité la venue de combattants étrangers souvent de mercenaires et/ou djihadistes venus de Syrie. La Russie en réunissant les ministres des affaires étrangères des deux pays espèrent obtenir un cessez-le-feu rapidement

Karabakh : Poutine met les pieds dans le plat

Karabakh : Poutine met les pieds dans le plat

 

On sait que l’union européenne notamment l’Allemagne mais aussi la France comme les États-Unis ont appelé à la cessation des hostilités au Karabakh entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan. La province qui a déclaré son indépendance en 1991 composée essentiellement d’Arméniens mais qui dépendaient de l’Azerbaïdjan.

 

Évidemment la situation devient dangereuse depuis que Erdogan profitant de ce nouveau conflit pour s’agiter et cacher la situation économique et politique désastreux de son pays à expédier des mercenaires en provenance de Syrie.

 

Le conflit risque donc de dégénérer dans les Balkans. D’où cette prise de position vigoureuse de Vladimir Poutine qui une nouvelle fois va tenter de freiner les velléités guerrières d’Erdogan et qui a la différence de l’union européenne ou même des États-Unis à, lui, les moyens matériels d’intervenir efficacement.

 

«Vladimir Poutine a de nouveau insisté sur la nécessité d’un arrêt immédiat des opérations de combat», a annoncé le Kremlin dans un communiqué.

 

Revoir notre politique vis-à-vis de Poutine

Revoir notre politique vis-à-vis de Poutine

Enseignant à Science Po, ancien ministre de l’intégration européenne de la Géorgie, Thorniké Gordadzé suggère de durcir la position européenne vis-à-vis de petites

 

Les Européens doivent d’autant plus soutenir le peuple biélorusse que les pays du voisinage oriental de l’Union sont ceux où elle garde encore toute son attractivité et que Poutine y est loin d’avoir gagné la partie relève, dans une tribune au « Monde », le chercheur.

Tribune. 

Peu de grands dossiers internationaux suscitent autant de persévérance des leaders occidentaux que la volonté d’établir un « reset »  redémarrage à zéro – des relations avec la Russie de Vladimir Poutine. Celui qui y réussira est convaincu de marquer l’Histoire. C’est bien en bon hégélien qui songe au « sens de l’Histoire », qu’Emmanuel Macron se lançait dans cette course après les échecs de George W Bush, Barack Obama et Angela Merkel.

Mais ce énième « reset », déjà éprouvé depuis plusieurs mois, semble être irrémédiablement atteint par l’empoissonnement au Novichok du principal opposant russe Alexeï Navalny. Cependant est-il possible de trouver un terrain d’entente avec Vladimir Poutine qui considère les relations internationales comme un jeu à somme nulle et une succession des opérations spéciales ? Dans la relation Russie-Occident que le Kremlin considère d’emblée comme un affrontement, chaque concession, chaque tentative de dialogue sont vues par lui comme un aveu de faiblesse.

 

La première réaction à la crise biélorusse de l’Union européenne (UE) tétanisée par l’expérience ukrainienne était d’appeler la Russie et de chercher d’obtenir d’elle une approche constructive, reconnaissant de facto son influence sur Minsk. S’en sont suivis la menace de Poutine d’envoi d’une « force de réserve » en Biélorussie, et l’empoisonnement de Navalny. 

Il est difficile de dialoguer avec celui qui à la main tendue répond par le mépris. Penser le contraire signifierait qu’au mieux nous n’avons toujours rien compris à la nature du régime en place. La Russie de Poutine n’est pas un simple régime autoritaire. Nous avons une longue tradition de coopération avec des régimes autoritaires, parfois même avec quelques (maigres) résultats.

Mais la Russie d’aujourd’hui est une dictature révisionniste fondée sur la recherche d’ennemis extérieurs pour se maintenir au pouvoir et nous sommes l’ennemi désigné. En outre, Poutine n’est pas Gorbatchev, ni même Eltsine. Plus qu’un homme d’Etat, c’est un chef de clan, aussi doué que sans pitié, parvenu au sommet. De ce fait, la perte du pouvoir pour lui signifie la mort, peut-être même la mort physique et cette perspective le différencie fondamentalement des leaders occidentaux.

 

Il est illusoire de penser que la montée de la Chine poussera Moscou dans les bras de l’Europe. La tendance est plutôt celle d’un véritable rapprochement entre les deux régimes autoritaires. La Russie s’inspire du modèle de la dictature numérique chinoise, des techniques de surveillance, et leurs doctrines politiques anti-occidentales se rejoignent. Il ne faut donc pas prendre pour argent comptant ce que les « libéraux » russes liés au pouvoir nous racontent lors de leurs visites. 

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Russie : la méthode Poutine pour éliminer l’un des derniers opposants

Russie : la méthode Poutine pour éliminer l’un des derniers opposants

 

 

 

Les opposants au régime de la dictature de Poutine peu nombreux et finalement assez inoffensifs. On pourrait même dire que d’une certaine manière ils sont la caution démocratique d’un régime de dictature. Pour autant, les uns après les autres ils sont liquidés et ou expédiés à l’étranger. C’est encore le cas de l’opposant Alexeï Navalny sans doute empoisonné par le KGB.

Du coup, la France se dit prête à accueillir l’opposant russe Alexeï Navalny sur son territoire, en vue de soins nécessités par son possible empoisonnement, écrit jeudi Le Monde, citant une source à l’Elysée.

“Les premières démarches en ce sens ont été entreprises en début d’après-midi jeudi, par l’intermédiaire de l’ambassade de France à Moscou”, ajoute le quotidien sur son site internet.

Alexeï Navalny a été hospitalisé jeudi à Omsk, en Sibérie, et placé en soins intensifs et sous assistance respiratoire après avoir été victime d’un empoisonnement qui l’a plongé dans le coma, a déclaré sa porte-parole.

Poutine: un référendum bidon pour se maintenir au pouvoir jusqu’en 2036

Poutine: un référendum bidon pour se maintenir au pouvoir jusqu’en 2036

 

La Russie a adopté mercredi la vaste révision constitutionnelle autorisant Vladimir Poutine à se maintenir au Kremlin jusqu’en 2036, il aura alors 84 ans ! Un référendum qualifié d’«énorme mensonge» par l’opposition qui y voit une manœuvre pour perpétuer sa mainmise sur le pays.

Les Russes ont validé à 77,02% ce bloc d’amendements qui, outre la question des mandats du président en exercice, introduisent aussi ses principes conservateurs dans la Constitution, selon des résultats portant sur près de 61% des bureaux de vote répartis sur l’immense territoire russe et diffusés mercredi par la Commission électorale centrale. La participation tournait, quant à elle, autour de 65%.

Il n’y a jamais eu de doutes quant à l’issue du scrutin : la réforme a été approuvée par le législateur en début d’année et le nouveau texte de la Constitution est déjà en vente dans les librairies.

Vladimir Poutine avait demandé mardi aux Russes de garantir «la stabilité, la sécurité et la prospérité» de la Russie, qu’il se targue d’avoir sorti du chaos post-soviétique. Le principal opposant au Kremlin, Alexeï Navalny, a parlé, commentant ces résultats, de «falsification» et d’«énorme mensonge», appelant ses partisans à se mobiliser pour les prochaines élections régionales de septembre. «Poutine a humilié tout le monde (…) Même dans la plupart des pays du Tiers monde, il n’y a pas une telle honte», a-t-il lancé, accusant le président de vouloir «diriger la Russie à vie». Pour Alexeï Navalny, «rien ne sera réglé sans sortir dans la rue». Mais il s’est gardé d’appeler à des manifestations dans l’immédiat.

Le scrutin, prévu à l’origine pour avril, a été repoussé à cause de la pandémie de Covid-19. Pour éviter une trop forte affluence dans les bureaux de vote, il s’est déroulé sur une semaine et les électeurs devaient se munir de masques de protection et de gants.

Amendement le plus controversé : celui accordant à Vladimir Poutine l’option de deux mandats supplémentaires à l’issue de l’actuel en 2024. Une nécessité selon lui, car la classe politique ne doit pas se perdre dans «une quête de successeurs potentiels».

Cela lui offrira la possibilité de rester au Kremlin jusqu’en 2036, l’année de ses 84 ans. D’autres amendements renforcent certaines prérogatives présidentielles.

Le vote est intervenu sur fond de baisse de la popularité de M. Poutine à cause d’une réforme des retraites décriée et de la crise du Covid-19. De mai 2018 à juin 2020, le taux d’approbation de sa politique mesuré par l’institut indépendant Levada est descendu de 79% à 60%.

Selon les critiques du Kremlin, le pouvoir a multiplié les ruses pour s’assurer un succès retentissant et une participation électorale forte au scrutin, avec par exemple une loterie avec des cadeaux pour les participants et des bons d’achat pour ceux votant en ligne. L’aspect le plus insolite aura été l’installation de lieux de vote de fortune en extérieur, dans les cours ou sur des terrains de jeux, sans grand respect du secret du vote ni surveillance adéquate des urnes.

Le but de la manoeuvre, d’après l’opposition, n’était pas de protéger l’électorat du nouveau coronavirus mais de se fabriquer un résultat sur-mesure. L’armée russe s’est ainsi targuée d’une participation de «99,991%» au sein de son personnel.

L’ONG Golos, spécialisée dans l’observation des élections et honnie des autorités, a pour sa part relevé plus de 2.000 violations des règles électorales telles que des pressions hiérarchiques sur les fonctionnaires et des salariés pour qu’ils aillent voter. La commission électorale n’a constaté pour sa part «aucune infraction sérieuse» pendant le scrutin.

Référendum Russie: «Poutine est bousculé par la crise « 

Référendum Russie: «Poutine est bousculé par la crise « 

Arnaud Dubien, directeur de l’Observatoire franco-russe estime en quoi la crise bouleverse le calendrier qu’avait imaginé Poutine pour le référendum qui devrait l’autoriser à prolonger son mandat. Interview le Figaro

- Que vise Vladimir Poutine avec ce référendum?

ARNAUD DUBIEN. - Le président russe a, me semble-t-il, un triple objectif. D’une part, perpétuer le poutinisme en gravant dans le marbre ses principes fondateurs. D’autre part, résoudre le «problème 2024», terme de son quatrième mandat et date, pensait-on, de son départ du Kremlin. Enfin, relégitimer le pouvoir, alors que certains signes d’usure sont visibles, après vingt ans à la tête de la Russie. Les amendements à la Constitution de 1993 peuvent être classés en trois catégories: sociaux (par exemple l’indexation annuelle des retraites), «sociéto-historico-civilisationnels» (obligation pour l’État de défendre la «vérité historique», etc.) et institutionnels. La «remise à zéro» des mandats présidentiels,

bref une opération politicienne pour redonner une légitimité institutionnelle et politique qui a été acculée par les résultats économiques de la Russie est récemment par une crise sanitaire mal maîtrisée. Chez Poutine comme chez d’autres la mode est actuellement au bricolage institutionnel pour s’asseoir sur les principes démocratiques qui limitent les mandats. De ce point de vue la Chine aura précédé Poutine mais d’autres s’engagent sur ce chemin dangereux de forme dictatoriale

Poutine au pouvoir depuis 20 ans et jusqu’en 2036

Poutine au pouvoir depuis 20 ans et  jusqu’en 2036

Poutine a de toute évidence une conception très personnelle de la démocratie et de la gestion des affaires d’intérêt général. Ainsi après 20 ans de pouvoir, Poutine en toute discrétion s’apprête à changer les textes institutionnels pour l’autoriser à se maintenir jusqu’en 2036.

Reporté à cause de l’épidémie de Covid-19, le très important vote sur la réforme constitutionnelle, initialement prévu le 22 avril, se tiendra le 1er juillet. C’est cette réforme qui doit permettre à Vladimir Poutine de rester à la présidence au-delà de 2024, après la fin théorique de ses mandats. Fini donc l’époque pseudo démocratique il se partageait alternativement le pouvoir avec un président bidon alors qu’il exerçait parallèlement le principal mandat de chef de gouvernement.

Le président russe en a fait l’annonce lors d’une visioconférence retransmise à la télévision. « La situation est stabilisée, nous revenons à la vie normale », a fait valoir M. Poutine en ouverture de cette réunion.

 

La présidente de la commission électorale a proposé le 1er juillet, en faisant notamment valoir que onze pays, dont la France, ont tenu des scrutins divers et variés au cours de ces derniers mois. Elle a aussi assuré que des « mesures de protection » seraient mises en place pour les électeurs, à commencer par un étalement du vote sur plusieurs jours.

Vladimir Poutine a alors pris son téléphone pour s’assurer auprès du ministre de l’éducation que le choix de cette date n’aurait pas d’incidence sur les épreuves du baccalauréat, prévues les 28 et 29 juin. La réponse du ministre a été coupée, mais considérée comme positive. Le président s’est aussi posé comme garant des règles, en rappelant à un sénateur trop pressé qu’il fallait respecter le délai d’un mois entre l’annonce du vote et le scrutin lui-même.

Cette mise en scène rappelle celle qui avait permis d’introduire dans la réforme constitutionnelle, à la surprise générale, « l’annulation » des mandats présidentiels passés, ouvrant la voie à un maintien au pouvoir de M. Poutine. Alors que les débats évitaient jusque-là soigneusement ce sujet, la députée et ancienne cosmonaute Valentina Terechkova avait avancé cette proposition à la Douma, le 10 mars. « Les gens le veulent et la situation l’exige… », avait-elle fait valoir, dans un discours présenté par les médias comme « spontané ». Vladimir Poutine s’était alors présenté à la tribune du Parlement pour donner son accord !

Les choses étaient ensuite allées très vite : vote de l’amendement en question, adoption de la réforme par les différentes chambres, validation par la Cour constitutionnelle… La consultation populaire du 22 avril devait constituer la dernière étape de ce sprint constitutionnel majeur pour l’avenir de la Russie : Vladimir Poutine, 67 ans, n’a pas nécessairement décidé de rester au pouvoir jusqu’en 2036, comme la réforme le lui permettra, mais celle-ci permet d’écarter, pour un temps au moins, la question toxique de la succession et aussi des éventuelles poursuites des oligarques qui se sont enrichis depuis la fin du régime communiste.

Russie : Poutine bientôt nommé tsar à vie

Russie : Poutine bientôt nommé tsar à vie

 

Dans plusieurs pays, la mode est à la gestion politique dictatoriale . C’est le cas par exemple en Chine où le président dispose maintenant d’un mandat à vie , c’est le cas dans certains pays d’Amérique du Sud, c’est le cas en Turquie, en Syrie et maintenant en Russie où  Poutine va réussir  en fait à être nommé Tsar à vie . Le président russe Vladimir Poutine a en effet signé la vaste réforme constitutionnelle lui accordant notamment le droit d’effectuer deux mandats supplémentaires, annonce l’agence officielle TASS, samedi 14 mars. Cet amendement avait été ajouté au texte à la surprise générale et vivement dénoncé par l’opposition.

Il doit permettre à Vladimir Poutine de remettre à zéro le nombre de ses mandats présidentiels, afin de lui donner le droit de se représenter en 2024 et en 2030.

 

Il y a presque une vingtaine d’années que Poutine occupe une sorte de fonction de tsar de la Russie. La constitution voudrait qu’il quitte maintenant le pouvoir mais l’intéressé ne semble pas en avoir l’intention. Pire, il va  officiellement se faire nommer avec une bénédiction constitutionnelle modifiée. En fait, Poutine tient le pays dans une main de fer. Certes la situation économique et sociale est particulièrement détériorée mais grâce au populisme et au nationalisme, la popularité de Poutine est grande dans le pays. Cela d’autant plus que tous les opposants sont réduits au silence, emprisonnés voire éliminés physiquement et que la presse est complètement muselée. Bref,  le régime communisme sans le communisme mais avec les méthodes du KGB maintenu. Un peu ce qui se passe de la même manière en Chine où le chef de l’État a lui aussi réussi à faire modifier la constitution de sorte que son mandat de président est désormais illimité dans le temps. Le temps des dictateurs réapparaît ainsi avec le risque surtout d’un renforcement du nationalisme voire des conflits armés.

En clair, la réforme constitutionnelle est  une «remise des compteurs à zéro» qui permettrait au chef de l’État – réélu en 2018 pour un quatrième mandat -, de se représenter en 2024. «Je propose que soit levée la limitation des mandats présidentiels et que soit inscrite une disposition permettant, après l’entrée en vigueur de la Constitution, que le président sortant ait le droit d’être élu chef de l’État, comme tout autre citoyen», a déclaré Valentina Terechkova, ex-cosmonaute et députée du parti présidentiel Russie unie qui l’a suivie comme un seul homme.

Le texte doit ensuite être définitivement approuvé lors d’un « vote populaire » prévu le 22 avril. La présidente de la Chambre haute du Parlement russe, Valentina Matvienko, a assuré à la presse que le vote devait être maintenu « malgré les diverses inquiétudes liées au coronavirus ». Ces dernières semaines, des spéculations affirmaient que le Kremlin procèderait à un vote en ligne, une éventualité dénoncée par l’opposition qui craint qu’elle ne permette des fraudes massives.

 

 

Poutine : nommé Tsar ?

Poutine : nommé Tsar ?

 

Il y a presque une vingtaine d’années que Poutine occupe une sorte de fonction de tsar de la Russie. La constitution voudrait qu’il quitte maintenant le pouvoir mais l’intéressé ne semble pas en avoir l’intention. Pire, il pourrait officiellement se faire nommer avec une bénédiction constitutionnelle modifiée. En fait, Poutine tient le pays dans une main de fer. Certes la situation économique et sociale est particulièrement détériorée mais grâce au populisme et au nationalisme, la popularité de Poutine est grande dans le pays. Cela d’autant plus que tous les opposants sont réduits au silence, emprisonnés voire éliminés physiquement et que la presse est complètement muselée. Bref,  le régime communisme sans le communisme mais avec les méthodes du KGB maintenu. Un peu ce qui se passe de la même manière en Chine où le chef de l’État a lui aussi réussi à faire modifier la constitution de sorte que son mandat de président est désormais illimité dans le temps. Le temps des dictateurs réapparaît ainsi avec le risque surtout d’un renforcement du nationalisme voire des conflits armés.

Le processus de révision de la Constitution, que Vladimir Poutine a lancé par surprise le 15 janvier, a connu mardi un coup de théâtre. Alors que la Douma, la Chambre basse du Parlement, était réunie pour examiner en deuxième lecture, la plus importante, les amendements préparés ces dernières semaines, une députée proche du Kremlin a proposé que la limitation – désormais à deux – du nombre de mandats présidentiels ne s’applique qu’après la réforme constitutionnelle.

En clair, une «remise des compteurs à zéro» permettrait au chef de l’État – réélu en 2018 pour un quatrième mandat -, de se représenter en 2024. «Je propose que soit levée la limitation des mandats présidentiels et que soit inscrite une disposition permettant, après l’entrée en vigueur de la Constitution, que le président sortant ait le droit d’être élu chef de l’État, comme tout autre citoyen», a déclaré Valentina Terechkova, ex-cosmonaute et députée du parti présidentiel Russie unie qui l’a suivie comme un seul homme.

Syrie : Macron se raccroche maintenant à Poutine !

Syrie : Macron se raccroche maintenant à Poutine !

 

Au plan international comme national, Macron ne cesse d’ajouter des contradictions aux contradictions au point d’être en froid avec la plupart des grands leaders mondiaux ; les amours de Macron avec Trump aussi spectaculaires que ridicules n’ont pas duré longtemps ; A plusieurs reprises Trump  a renvoyé macron à son statut de nation marginale. Le dernier épisode de la Syrie montre que les Etats Unis décident seuls en fonction de leurs propres intérêts faisant au passage éclater l’OTAN. Pour parler clair,  la France ne peut guère compter sur l’OTAN au proche et moyen orient. Observons que le recul pris par les Etats Unis a commencé avec Obama même s’il a été amplifié par Trump. Macron n’a aucune prise sur Trump et pas davantage sur Assad ou sur Erdogan. Cela d’autant plus que Macron ne peut s’empêcher de se monter inutilement condescendant voire méprisant vis-à-vis des responsables internationaux qui ne sont pas de son avis. Les forces française qu’on nous a tant vanté sont quasi inexistantes en Syrie en tout cas non opérationnelles. Du coup Macron se retourne vers son ancien ennemi Poutine qui lui a les moyens d’intervenir pour d’abord stopper l’avancée turque en Syrie et éviter un embrasement général de la région

La Russie, alliée du président syrien Bachar el Assad, négocie à la fois avec les Kurdes et avec Ankara la reprise en main de la zone frontalière syro-kurde par les forces de Damas. Selon le Kremlin, Vladimir Poutine et Emmanuel Macron se sont entendus sur la nécessité de respecter la souveraineté et l’intégrité territoriale de la Syrie.

 

« Non au retour de Poutine au G8″ (Trudeau président du Canada)

« Non au retour de Poutine au G8″  (Trudeau président du Canada)

 

Il est clair que les pays occidentaux ont mal digéré l’annexion de la Crimée par la Russie. Une digestion douloureuse qui n’a d’ailleurs appelé pratiquement aucune réplique à la hauteur de l’enjeu. S’y est ajouté l’annexion de fait  de certaines zones de l’est de l’Ukraine. La c’est la goutte d’eau qui a fait déborder le vase. L’union européenne en particulier a pris des sanctions économiques contre la Russie et Poutine a été exclue du G8. Récemment Macron a prit l’initiative d’envisager le retour de la Russie dans le G8 sous réserve de discussions et de négociations concernant l’est de l’Ukraine. Sans doute pour contrer Macron, trame j’ai dit favorable immédiatement et sans condition à la réintégration de Poutine. La position du Canada sur le sujet est plus courageuse : pas question de réintégrer la Russie tant que celle-ci n’aura pas libéré la région de l’Est ukrainien. Il ne s’agit même pas de discussions, Trudeau le président canadien veut une libération sans condition et sans négociation.

« La violation par la Russie du droit international en envahissant la Crimée et en annexant le Donbass, et en continuant à soutenir la guerre (dans cette région de l’est ukrainien), ne nous laisse pas le choix, c’est pour ça qu’elle est exclue » du groupe des huit pays les plus industrialisés, a déclaré en conférence de presse la ministre canadienne des Affaires étrangères.

« Nous n’appuyons pas l’idée que la Russie soit réinvitée », a abondé à la presse une source gouvernementale canadienne. Au-delà de la question ukrainienne, se pose vis-à-vis de la Russie le bien-fondé d’une éventuelle réintégration dans le G8. En effet le principe des réunions du G7 est de rassembler les grands pays démocratiques. Peut-on vraiment parler de démocratie dans un pays qui pratique toujours les méthodes du KGB en liquidant les opposants et en interdisant l’accès à la candidature pour les élections. ?

 

Que retenir de la rencontre entre Poutine et Macron : rien !

Que  retenir de la rencontre entre Poutine et Macron : rien !

 

On a beau lire  avec attention le contenu des déclarations  de Macron et de Poutine, il est difficile de discerner les terrains d’accord. Macon a certes affirmé les grands principes amoureux de la France vis-à-vis de la Russie mais en réalité il n’a rien obtenu de concret sinon peut-être une réunion restreinte concernant l’Ukraine. Sur les autres dossiers, les oppositions étaient trop fortes pouvoir aboutir à des compromis entre parenthèses (Syrie, Iran, défense, droits démocratiques en Russie, rapport avec les États-Unis etc.). De toute manière,  l’objectif n’était pas ni pour l’un,  ni pour l’autre de déboucher sur des orientations communes concernant le champ international. La vérité c’est que l’un comme l’autre se sont servis de cette rencontre à des fins intérieures pour renforcer une crédibilité électorale. Grâce à Macon, Poutine montre qu’il compte parmi les grands de ce monde et que la Russie n’est nullement exclue du champ des discussions internationales en dépit de la position du G7. De son côté, Macron bousculé au niveau interne s’investit dans le domaine international afin de démontrer que lui aussi joue un rôle essentiel dans les grande affaire mondiale. D’où pour masquer le vide le recours à des grandes formules de nature un peu théâtral «Réarrimer la Russie à l’Europe, parce que c’est son histoire, son destin et notre intérêt»: Emmanuel Macron a clairement parié sur la détente en recevant lundi Vladimir Poutine dans le cadre «convivial» du fort de Brégançon. «Une Russie qui nous tournerait le dos ne serait pas notre intérêt», a insisté le président de la République devant son invité, soulignant le rôle «incontournable» de Moscou dans le règlement des diverses crises que les deux dirigeants s’apprêtaient à évoquer lors d’un entretien puis d’un dîner.

 

Emmanuel Macron s’est appliqué à faire prévaloir la cordialité, invoquant l’importance majeure du dialogue franco-russe dans un environnement géopolitique «à réinventer», invoquant l’histoire, l’ancrage européen de la Russie et citant les grands auteurs russes, tel Dostoïevski s’affirmant «d’autant plus russe qu’(il) est plus européen». Le président de la République, qui a annoncé qu’il se rendrait à Moscou en mai 2020, a notamment insisté sur le projet d’une nouvelle architecture «de sécurité et de confiance» sur le continent qui irait «de Lisbonne à Vladivostok» et où la Russie aurait, cela va de soi, toute sa place.

La thématique n’est pas nouvelle – «on la doit à de Gaulle», a rappelé Poutine – mais elle fait vibrer des cordes sensibles à Moscou, qui invoque, en la surjouant, sa mise à l’écart du champ géopolitique mondial après l’effondrement de l’URSS. Le dirigeant russe a précisé vouloir «en savoir plus» concernant les positions de la d’accord France sur divers sujets de sécurité, mentionnant à deux reprises la militarisation de l’espace – évoquée par Emmanuel Macron dans son discours à l’Hôtel de Brienne, à la veille du 14 juillet dernier.

 

 

Sur les crises, si des avancées majeures n’étaient pas envisageables, des jalons ont été posés à Brégançon. Sur l’Ukraine, «qui conditionne le retour de la Russie» dans le G8, a rappelé Macron

 

Poutine ne veut pas de « Gilets jaunes » à Moscou

Poutine ne veut pas de   »Gilets jaunes » à Moscou

 

Réponse du berger à la bergère lors de la rencontre entre Poutine et Macron. Alors que Macron  émettez le souhait d’un meilleur respect des libertés fondamentales en Russie Poutine a clairement envoyé balader Macron en indiquant qu’il ne souhaitait pas de gilets jaunes à Moscou. Macron voulait évidemment mettre le doigt sur le problème démocratique puisque des candidats sont empêchés de se présenter aux élections en Russie. Inversement pour Poutine c’était l’occasion de mettre le doigt sur les désordres d’un régime trop démocratique. En faite deux conceptions philosophiques et politiques qui s’affrontent : d’un côté le libéralisme politique, de l’autre côté ce qu’on appelle pudiquement l’illebéralisme  et qui n’est autre que la dictature. Pourtant Macron a déclaré “La Russie a toute sa place dans l’Europe des valeurs”, a estimé Emmanuel Macron dans ses propos liminaires devant la presse. “Nous avons pu appeler cet été à ce que la liberté de manifester, d’expression, d’opinion, de se présenter à des élections dans le cadre de tout pays au sein de ce conseil (de l’Europe) soit pleinement aussi respectée en Russie”.

Plus de 2.000 manifestants ont été interpellés par la police au cours des différents rassemblements qui ont eu lieu à Moscou ces dernières semaines après l’invalidation de nombreuses candidatures au Parlement municipal par la commission électorale.

La Russie n’a plus connu de manifestations de cette ampleur depuis 2011-2013 lorsque des opposants à Vladimir Poutine étaient descendus dans les rues pour protester contre des fraudes électorales.

Interpellé directement à ce sujet lors des questions de la presse présente à Brégançon, le chef du Kremlin a renvoyé à la crise des “Gilets jaunes”, un mouvement de contestation qui a ébranlé l’exécutif français et l’a contraint à annoncer une série de mesures en faveur du pouvoir d’achat et de la participation citoyenne.

“Vous savez tous que pendant les manifestations des ‘Gilets jaunes’ il y eu plusieurs de dizaines de personnes qui ont été blessées, on ne veut pas du tout que des événements similaires se passent dans la capitale russe”, a dit Vladimir Poutine. “Et nous ferons tout notre possible pour nous assurer que la situation politique nationale évolue strictement dans le cadre de la loi”.

Le parallèle avec les “Gilets jaunes” a été rejeté par Emmanuel Macron. “Le président l’a dit, il y a eu des manifestations en France qui ont donné lieu à des violences. Néanmoins la France a toujours respecté non seulement sa constitution, ses droits, mais ceux du Conseil de l’Europe.”

“La liberté de manifestation a été protégée”, a-t-il ajouté. “En France, je le dis aussi ici clairement – c’est pour cela que comparaison ne vaut pas raison – ceux qui ont manifesté se sont présentés librement aux élections.”

“Ceux qu’on appelle les Gilets jaunes, ils sont allés librement aux élections européennes, ils iront aux élections municipales et c’est très bien comme ça”, a-t-il ajouté. “Je souhaite qu’ils s’expriment librement aux élections parce que ça réduit la conflictualité, parce qu’on est un pays où les gens peuvent s’exprimer librement, manifester librement”.

G7- Macron invite Poutine en France, pour quoi faire ?

G7- Macron invite Poutine en France, pour quoi faire ?

 

Discrédité au plan international pour avoir voulu devenir le président mondial, Macron ne sait plus trop quoi faire pour se donner uen stature internationale ; Après les mamours avec Trump, il vient d’être traité d’idiot par ce dernier. Sans doute pas une  raison pour se précipiter dans les bras de Poutine ( exclu du Gè), ce dictateur criminel qui se moque pas mal du nain français.

Emmanuel Macron reçoit lundi 19 août Vladimir Poutine au fort de Brégançon dans le Var. Au menu devrait figurer le conflit dans les régions séparatistes pro-russes de l’est de l’Ukraine, qui a valu à la Russie, avec l’annexion de la Crimée, l’exclusion du G8 et des sanctions de l’UE. Ils aborderont également les crises internationales où la Russie joue un rôle crucial, en particulier la guerre en Syrie et les tensions entre Iran et États-Unis sur l’accord nucléaire. Pour autant il ne faut pas attendre de concessions de la part de Poutine seulement  un rapprochement des positions de la France et de la Russie sur l’Iran.

Les spécialistes de la Russie Galia Ackerman et Françoise Thom affirment, dans une tribune au « Monde », que la France n’a rien à gagner à être la « championne dans la complaisance à l’égard de Moscou ».

Tribune :

« Emmanuel Macron vient d’inviter Vladimir Poutine au fort de Brégançon, cinq jours avant l’ouverture à Biarritz du sommet du G7, le 24 août. La nouvelle tombe le jour où la police moscovite a arrêté plus de 1 300 manifestants venus protester contre le blocage des candidats d’opposition aux élections de la Douma municipale. Cette invitation vient après que la France a soutenu la réintégration de la Russie au Conseil de l’Europe, présentée par la propagande du Kremlin comme un « triomphe » de Moscou. Et pour cause : la Russie a même fait adopter un texte qui rend plus difficile, à l’avenir, l’imposition d’éventuelles futures sanctions contre des pays membres. Que de chemin parcouru depuis le sommet du G20 à Brisbane, en novembre 2014, lorsque le président Poutine avait dû partir précipitamment, faute de trouver des interlocuteurs désireux de s’entretenir avec lui !

Ces succès de la politique poutinienne ne s’expliquent certes pas par un assouplissement de la politique russe ou des concessions quelconques dans aucun domaine. La Crimée est toujours occupée. Il y a eu l’affaire Skripal. Il y a eu l’arraisonnement des navires ukrainiens dans le détroit de Kertch. L’annexion rampante du Donbass se poursuit, maintenant que la Russie distribue à tour de bras des passeports russes aux habitants de toute cette région, et pas seulement des enclaves contrôlées par les séparatistes. La Russie continue à nier sa responsabilité dans la destruction du Boeing de la Malaysian Airlines. Enfin, elle ne cesse d’alourdir les mesures répressives à l’encontre de sa propre population.

L’affaissement de l’Europe devant la politique agressive de Moscou s’explique donc uniquement par l’efficacité des méthodes employées par le Kremlin, les seules auxquelles croit Vladimir Poutine : l’argent et l’intimidation. Le gouvernement russe est prêt à mettre ses citoyens sur la paille pour pouvoir disposer d’immenses flux financiers, qu’il utilise afin de réaliser ses ambitions de politique étrangère, surtout en Europe. Le reste va à un formidable programme d’armement car, en Russie, on est bien conscient que la séduction n’est vraiment efficace que combinée à l’intimidation.

 

Le président Poutine se sent le vent en poupe. Dans une interview récente au Financial Times, il claironnait que les Occidentaux eux-mêmes étaient en train de se convaincre de la faillite du libéralisme. L’invitation du président Macron, qui prétend incarner le progressisme en Europe, ne peut que le conforter dans ses vues. »

 

 

Macron invite Poutine en France, pour quoi faire ?

Macron invite Poutine en France, pour quoi faire ?

 

Discrédité au plan international pour avoir voulu devenir le président mondial, Macron ne sait plus trop quoi faire pour se donner uen stature internationale ; Après les mamours avec Trump, il vient d’être traité d’idiot par ce dernier. Sans doute pas une  raison pour se précipiter dans les bras de Poutine, ce dictateur criminel qui se moque pas mal du nain français.

Alors qu’Emmanuel Macron doit recevoir son homologue russe au fort de Brégançon avant le G7 de Biarritz, les spécialistes de la Russie Galia Ackerman et Françoise Thom affirment, dans une tribune au « Monde », que la France n’a donc  rien à gagner à être la « championne dans la complaisance à l’égard de Moscou ».

Tribune :

« Emmanuel Macron vient d’inviter Vladimir Poutine au fort de Brégançon, cinq jours avant l’ouverture à Biarritz du sommet du G7, le 24 août. La nouvelle tombe le jour où la police moscovite a arrêté plus de 1 300 manifestants venus protester contre le blocage des candidats d’opposition aux élections de la Douma municipale. Cette invitation vient après que la France a soutenu la réintégration de la Russie au Conseil de l’Europe, présentée par la propagande du Kremlin comme un « triomphe » de Moscou. Et pour cause : la Russie a même fait adopter un texte qui rend plus difficile, à l’avenir, l’imposition d’éventuelles futures sanctions contre des pays membres. Que de chemin parcouru depuis le sommet du G20 à Brisbane, en novembre 2014, lorsque le président Poutine avait dû partir précipitamment, faute de trouver des interlocuteurs désireux de s’entretenir avec lui !

Ces succès de la politique poutinienne ne s’expliquent certes pas par un assouplissement de la politique russe ou des concessions quelconques dans aucun domaine. La Crimée est toujours occupée. Il y a eu l’affaire Skripal. Il y a eu l’arraisonnement des navires ukrainiens dans le détroit de Kertch. L’annexion rampante du Donbass se poursuit, maintenant que la Russie distribue à tour de bras des passeports russes aux habitants de toute cette région, et pas seulement des enclaves contrôlées par les séparatistes. La Russie continue à nier sa responsabilité dans la destruction du Boeing de la Malaysian Airlines. Enfin, elle ne cesse d’alourdir les mesures répressives à l’encontre de sa propre population.

L’affaissement de l’Europe devant la politique agressive de Moscou s’explique donc uniquement par l’efficacité des méthodes employées par le Kremlin, les seules auxquelles croit Vladimir Poutine : l’argent et l’intimidation. Le gouvernement russe est prêt à mettre ses citoyens sur la paille pour pouvoir disposer d’immenses flux financiers, qu’il utilise afin de réaliser ses ambitions de politique étrangère, surtout en Europe. Le reste va à un formidable programme d’armement car, en Russie, on est bien conscient que la séduction n’est vraiment efficace que combinée à l’intimidation.


Le président Poutine se sent le vent en poupe. Dans une interview récente au Financial Times, il claironnait que les Occidentaux eux-mêmes étaient en train de se convaincre de la faillite du libéralisme. L’invitation du président Macron, qui prétend incarner le progressisme en Europe, ne peut que le conforter dans ses vues. »

 

Poutine invité en France, pour quoi faire ?

Poutine invité en France, pour quoi faire ?

 

Discrédité au plan international pour avoir voulu devenir le président mondial, Macron ne sait plus trop quoi faire pour se donner uen stature internationale ; Après les mamours avec Trump, il vient d’être traité d’idiot par ce dernier. Sans doute pas une  raison pour se précipiter dans les bras de Poutine, ce dictateur criminel qui se moque pas mal du nain français.

Alors qu’Emmanuel Macron doit recevoir son homologue russe au fort de Brégançon avant le G7 de Biarritz, les spécialistes de la Russie Galia Ackerman et Françoise Thom affirment, dans une tribune au « Monde », que la France n’a donc  rien à gagner à être la « championne dans la complaisance à l’égard de Moscou ».

Tribune :

« Emmanuel Macron vient d’inviter Vladimir Poutine au fort de Brégançon, cinq jours avant l’ouverture à Biarritz du sommet du G7, le 24 août. La nouvelle tombe le jour où la police moscovite a arrêté plus de 1 300 manifestants venus protester contre le blocage des candidats d’opposition aux élections de la Douma municipale. Cette invitation vient après que la France a soutenu la réintégration de la Russie au Conseil de l’Europe, présentée par la propagande du Kremlin comme un « triomphe » de Moscou. Et pour cause : la Russie a même fait adopter un texte qui rend plus difficile, à l’avenir, l’imposition d’éventuelles futures sanctions contre des pays membres. Que de chemin parcouru depuis le sommet du G20 à Brisbane, en novembre 2014, lorsque le président Poutine avait dû partir précipitamment, faute de trouver des interlocuteurs désireux de s’entretenir avec lui !

Ces succès de la politique poutinienne ne s’expliquent certes pas par un assouplissement de la politique russe ou des concessions quelconques dans aucun domaine. La Crimée est toujours occupée. Il y a eu l’affaire Skripal. Il y a eu l’arraisonnement des navires ukrainiens dans le détroit de Kertch. L’annexion rampante du Donbass se poursuit, maintenant que la Russie distribue à tour de bras des passeports russes aux habitants de toute cette région, et pas seulement des enclaves contrôlées par les séparatistes. La Russie continue à nier sa responsabilité dans la destruction du Boeing de la Malaysian Airlines. Enfin, elle ne cesse d’alourdir les mesures répressives à l’encontre de sa propre population.

L’affaissement de l’Europe devant la politique agressive de Moscou s’explique donc uniquement par l’efficacité des méthodes employées par le Kremlin, les seules auxquelles croit Vladimir Poutine : l’argent et l’intimidation. Le gouvernement russe est prêt à mettre ses citoyens sur la paille pour pouvoir disposer d’immenses flux financiers, qu’il utilise afin de réaliser ses ambitions de politique étrangère, surtout en Europe. Le reste va à un formidable programme d’armement car, en Russie, on est bien conscient que la séduction n’est vraiment efficace que combinée à l’intimidation.


Le président Poutine se sent le vent en poupe. Dans une interview récente au Financial Times, il claironnait que les Occidentaux eux-mêmes étaient en train de se convaincre de la faillite du libéralisme. L’invitation du président Macron, qui prétend incarner le progressisme en Europe, ne peut que le conforter dans ses vues. »

 

Macron se fait allumer par Trump, Erdogan et Poutine

Macron  se  fait  allumer  par  Trump, Erdogan et Poutine

Évidemment les auteurs des attaques contre Macon ne sont pas des exemples de pratiques démocratiques et même morales. Il n’empêche qu’à force de vouloir faire la leçon à tout le monde Macron reçoit en boomerang ce qu’il reprochait à certains Etats. Certes les critiques de Trump, d’Erdogan ou de Poutine est peu  crédible compte tenu de la pratique politique respective de ces chefs d’État. Il n’empêche que le petit prince Macon qui voulait régner sur l’Europe et aussi sur le monde est renvoyé à ses chères études nationales « L’accord de Paris ne marche pas si bien pour Paris. Manifestations et émeutes dans toute la France », a écrit Trump sur Twitter, suivi par 56 millions d’internautes. « Les gens ne veulent pas payer de fortes sommes d’argent, pour l’essentiel à destination de pays du tiers monde (qui sont gérés de manière discutable) afin de peut-être protéger l’environnement », poursuit le président américain.  Erdogan s’est dit samedi inquiet par le recours « disproportionné » à la force contre les manifestants à Paris tout en condamnant le « chaos » provoqué par les contestataires. « Les rues de nombreuses villes européennes, en particulier Paris, sont désormais en effervescence », a indiqué le président turc lors d’un discours prononcé à Istanbul, évoquant les images de voitures incendiées et de magasins pillés et mettant en avant « les interventions des forces de l’ordre contre les manifestants dans la plus violente des manières ». De son côté Poutine demande moins d’usage violente de la part des forces de l’ordre. . Des chefs d’État évidemment mal qualifiés pour porter de tels jugements mais ce qu’il faut en tirer c’est que Macron reçoit en boomerang sa suffisance de donneurs de leçons au monde entier ;

 

Trump dit non à une enquête commune sur l’espionnage russe mais invite Poutine

Trump dit non à une enquête commune sur l’espionnage russe mais invite Poutine

Toujours la politique des contradictions pour Trump qui refuse une enquête commune sur les espions russes impliquées dans la campagne électorale américaine mais invite Poutine. Un coup, pour satisfaire les uns, un coup pour réjouir les autres. La politique permanente du balancier. – Donald Trump a rejeté la proposition de son homologue russe Vladimir Poutine d’autoriser des responsables russes à interroger des Américains, a déclaré jeudi la Maison blanche alors même que cette idée avait provoqué un tollé aux Etats-Unis. Le rejet de cette proposition a précédé de peu l’annonce, jeudi par la Maison blanche, que Donald Trump allait faire transmettre à Vladimir Poutine une invitation à se rendre en visite à Washington à l’automne, ce qui serait leur deuxième sommet après celui d’Helsinki. Après la rencontre de lundi à Helsinki, le président russe avait exposé sa proposition après avoir été interrogé sur la possibilité d’une extradition de 12 agents des renseignements russes inculpés aux Etats-Unis pour ingérence dans l’élection présidentielle américaine de 2016. La proposition exposée par Poutine consistait à permettre à des agents américains d’assister à l’interrogatoire par des responsables russes des 12 agents des renseignements inculpés par les Etats-Unis. En échange de quoi des enquêteurs russes seraient autorisés à interroger des Américains concernant d’autres affaires. “C’est une proposition qui a été faite avec sincérité par le président Poutine, mais le président Trump est en désaccord avec elle”, a expliqué jeudi la porte-parole de la Maison blanche, Sarah Sanders. “Nous espérons que le président Poutine laissera les 12 Russes en question se rendre aux Etats-Unis afin de prouver leur innocence ou leur culpabilité”, a-t-elle ajouté. Lundi, Donald Trump avait estimé que la proposition de Poutine était une “offre incroyable”. Mercredi, la Maison blanche avait dit que le président américain réfléchissait à la proposition, ce qui avait soulevé de vives critiques à la fois chez les républicains et chez les démocrates. C’est la dernière volte-face en date de la Maison blanche, qui s’efforce d’apaiser le tollé suscité par la conférence de presse de clôture du sommet d’Helsinki, au cours de laquelle Donald Trump n’a pas attaqué Poutine sur l’ingérence de la Russie en 2016, mais au contraire a pris pour argent comptant le démenti du chef du Kremlin à une telle ingérence. Donald Trump a assuré le lendemain que sa langue avait fourché lors de cette conférence de presse et qu’il estimait que la Russie s’était bien immiscée dans le processus électoral de 2016.

G7: Poutine à la place de Trump en 2019 ?

G7: Poutine à la place de Trump en 2019 ?

Finalement il se pourrait que Poutine remplace Trump au  G7 en 2019. Certes Trump officiellement dispose d’un siège mais ses positions contradictoires et provocatrices rendent cette présence relativement virtuelle t surtout inutile. De son côté,  Poutine souhaiterait bien réintégrer la communauté internationale. Ce retour de Poutine est souhaité par Trump mais aussi par Macon pour des raisons différentes. Chacun souhaite rééquilibrer le rapport de force au sein de l’institution. Le retour de Poutine et cependant soumis à condition par Macron qui veut des progrès sur l’Ukraine ce dont Trump se moque à peu près totalement

 

Macron – Poutine : pas d’embrassade sur la bouche !

Macron – Poutine : pas d’embrassade sur la bouche  !

 

La rencontre à évidemment été différente de celle avec Trump ponctuées d’effusions dont certaines où les marques d’affection touchaient au ridicule. Les marques d’amour, ce n’est pas la tasse de thé de Poutine. Du coup Macron a aussi adopté une posture de retenue.  La presse titre qu’il s’agit d’un dégel. En fait peu de dossiers ont avancé même si les deux présidents ont souhaité davantage de collaboration entre les deux pays.  Pas d’annonce tonitruante donc de Macron sans doute échaudé par quelques revers diplomatiques avec Trump mais aussi avec Merkel.  “Est-ce que cette visite est un tournant? En tout cas c’est un échange et une relation qui cherche à élaborer quelque chose de solide et des axes stratégiques”, a dit Emmanuel Macron lors de sa conférence de presse finale vendredi, souhaitant “ancrer la Russie dans notre destin pleinement européen”. “Moi mon souhait c’est qu’on arrive à nouveau à reconverger et à avoir une stratégie européenne commune, ça suppose des étapes intermédiaires, de savoir régler le conflit ukrainien, qu’on sache définir des règles de vie commune”, a-t-il ajouté. Laissant de côté les désaccords – les frappes occidentales contre le régime syrien et l’affaire Skripal – le président russe comme le chef de l’Etat français ont insisté sur les points de convergence et les “avancées” sur les dossiers syrien et de l’accord sur le nucléaire iranien de 2015 que Paris comme Moscou tentent de préserver malgré le retrait américain. Sur ce dernier sujet, Vladimir Poutine s’est dit pour la première fois ouvert sur le principe à la proposition française d’élargir le cadre des discussions à la dimension balistique et à l’activité diplomatique de Téhéran dans la région. Le chef du Kremlin a toutefois estimé qu’il fallait obtenir l’approbation des autorités iraniennes qui, malgré quelques gestes d’ouvertures, notamment du président iranien Hassan Rohani sur la question du Yémen, se montrent à ce stade assez réticentes. Sur la Syrie, les deux dirigeants, qui soutiennent des parties différentes dans le conflit, ont annoncé la mise en place d’un mécanisme de coordination commun sur la Syrie entre deux processus concurrents et sont convenus de coopérer sur le plan humanitaire. Sur l’Ukraine, les lignes n’ont pas bougé : le président russe écarte toute restitution de la Crimée, dont l’annexion par Moscou en 2014 n’est pas reconnue par la communauté internationale et a conduit les Européens notamment à adopter une série de sanctions économiques contre la Russie. Emmanuel Macron, de son coté,  a lui une nouvelle fois exclu la levée de ces sanctions tant qu’il n’y aurait pas de “progrès réciproques” de la part de la Russie et de l’Ukraine.

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