Archive pour le Tag 'Poutine'

Macron se fait allumer par Trump, Erdogan et Poutine

Macron  se  fait  allumer  par  Trump, Erdogan et Poutine

Évidemment les auteurs des attaques contre Macon ne sont pas des exemples de pratiques démocratiques et même morales. Il n’empêche qu’à force de vouloir faire la leçon à tout le monde Macron reçoit en boomerang ce qu’il reprochait à certains Etats. Certes les critiques de Trump, d’Erdogan ou de Poutine est peu  crédible compte tenu de la pratique politique respective de ces chefs d’État. Il n’empêche que le petit prince Macon qui voulait régner sur l’Europe et aussi sur le monde est renvoyé à ses chères études nationales « L’accord de Paris ne marche pas si bien pour Paris. Manifestations et émeutes dans toute la France », a écrit Trump sur Twitter, suivi par 56 millions d’internautes. « Les gens ne veulent pas payer de fortes sommes d’argent, pour l’essentiel à destination de pays du tiers monde (qui sont gérés de manière discutable) afin de peut-être protéger l’environnement », poursuit le président américain.  Erdogan s’est dit samedi inquiet par le recours « disproportionné » à la force contre les manifestants à Paris tout en condamnant le « chaos » provoqué par les contestataires. « Les rues de nombreuses villes européennes, en particulier Paris, sont désormais en effervescence », a indiqué le président turc lors d’un discours prononcé à Istanbul, évoquant les images de voitures incendiées et de magasins pillés et mettant en avant « les interventions des forces de l’ordre contre les manifestants dans la plus violente des manières ». De son côté Poutine demande moins d’usage violente de la part des forces de l’ordre. . Des chefs d’État évidemment mal qualifiés pour porter de tels jugements mais ce qu’il faut en tirer c’est que Macron reçoit en boomerang sa suffisance de donneurs de leçons au monde entier ;

 

Trump dit non à une enquête commune sur l’espionnage russe mais invite Poutine

Trump dit non à une enquête commune sur l’espionnage russe mais invite Poutine

Toujours la politique des contradictions pour Trump qui refuse une enquête commune sur les espions russes impliquées dans la campagne électorale américaine mais invite Poutine. Un coup, pour satisfaire les uns, un coup pour réjouir les autres. La politique permanente du balancier. – Donald Trump a rejeté la proposition de son homologue russe Vladimir Poutine d’autoriser des responsables russes à interroger des Américains, a déclaré jeudi la Maison blanche alors même que cette idée avait provoqué un tollé aux Etats-Unis. Le rejet de cette proposition a précédé de peu l’annonce, jeudi par la Maison blanche, que Donald Trump allait faire transmettre à Vladimir Poutine une invitation à se rendre en visite à Washington à l’automne, ce qui serait leur deuxième sommet après celui d’Helsinki. Après la rencontre de lundi à Helsinki, le président russe avait exposé sa proposition après avoir été interrogé sur la possibilité d’une extradition de 12 agents des renseignements russes inculpés aux Etats-Unis pour ingérence dans l’élection présidentielle américaine de 2016. La proposition exposée par Poutine consistait à permettre à des agents américains d’assister à l’interrogatoire par des responsables russes des 12 agents des renseignements inculpés par les Etats-Unis. En échange de quoi des enquêteurs russes seraient autorisés à interroger des Américains concernant d’autres affaires. “C’est une proposition qui a été faite avec sincérité par le président Poutine, mais le président Trump est en désaccord avec elle”, a expliqué jeudi la porte-parole de la Maison blanche, Sarah Sanders. “Nous espérons que le président Poutine laissera les 12 Russes en question se rendre aux Etats-Unis afin de prouver leur innocence ou leur culpabilité”, a-t-elle ajouté. Lundi, Donald Trump avait estimé que la proposition de Poutine était une “offre incroyable”. Mercredi, la Maison blanche avait dit que le président américain réfléchissait à la proposition, ce qui avait soulevé de vives critiques à la fois chez les républicains et chez les démocrates. C’est la dernière volte-face en date de la Maison blanche, qui s’efforce d’apaiser le tollé suscité par la conférence de presse de clôture du sommet d’Helsinki, au cours de laquelle Donald Trump n’a pas attaqué Poutine sur l’ingérence de la Russie en 2016, mais au contraire a pris pour argent comptant le démenti du chef du Kremlin à une telle ingérence. Donald Trump a assuré le lendemain que sa langue avait fourché lors de cette conférence de presse et qu’il estimait que la Russie s’était bien immiscée dans le processus électoral de 2016.

G7: Poutine à la place de Trump en 2019 ?

G7: Poutine à la place de Trump en 2019 ?

Finalement il se pourrait que Poutine remplace Trump au  G7 en 2019. Certes Trump officiellement dispose d’un siège mais ses positions contradictoires et provocatrices rendent cette présence relativement virtuelle t surtout inutile. De son côté,  Poutine souhaiterait bien réintégrer la communauté internationale. Ce retour de Poutine est souhaité par Trump mais aussi par Macon pour des raisons différentes. Chacun souhaite rééquilibrer le rapport de force au sein de l’institution. Le retour de Poutine et cependant soumis à condition par Macron qui veut des progrès sur l’Ukraine ce dont Trump se moque à peu près totalement

 

Macron – Poutine : pas d’embrassade sur la bouche !

Macron – Poutine : pas d’embrassade sur la bouche  !

 

La rencontre à évidemment été différente de celle avec Trump ponctuées d’effusions dont certaines où les marques d’affection touchaient au ridicule. Les marques d’amour, ce n’est pas la tasse de thé de Poutine. Du coup Macron a aussi adopté une posture de retenue.  La presse titre qu’il s’agit d’un dégel. En fait peu de dossiers ont avancé même si les deux présidents ont souhaité davantage de collaboration entre les deux pays.  Pas d’annonce tonitruante donc de Macron sans doute échaudé par quelques revers diplomatiques avec Trump mais aussi avec Merkel.  “Est-ce que cette visite est un tournant? En tout cas c’est un échange et une relation qui cherche à élaborer quelque chose de solide et des axes stratégiques”, a dit Emmanuel Macron lors de sa conférence de presse finale vendredi, souhaitant “ancrer la Russie dans notre destin pleinement européen”. “Moi mon souhait c’est qu’on arrive à nouveau à reconverger et à avoir une stratégie européenne commune, ça suppose des étapes intermédiaires, de savoir régler le conflit ukrainien, qu’on sache définir des règles de vie commune”, a-t-il ajouté. Laissant de côté les désaccords – les frappes occidentales contre le régime syrien et l’affaire Skripal – le président russe comme le chef de l’Etat français ont insisté sur les points de convergence et les “avancées” sur les dossiers syrien et de l’accord sur le nucléaire iranien de 2015 que Paris comme Moscou tentent de préserver malgré le retrait américain. Sur ce dernier sujet, Vladimir Poutine s’est dit pour la première fois ouvert sur le principe à la proposition française d’élargir le cadre des discussions à la dimension balistique et à l’activité diplomatique de Téhéran dans la région. Le chef du Kremlin a toutefois estimé qu’il fallait obtenir l’approbation des autorités iraniennes qui, malgré quelques gestes d’ouvertures, notamment du président iranien Hassan Rohani sur la question du Yémen, se montrent à ce stade assez réticentes. Sur la Syrie, les deux dirigeants, qui soutiennent des parties différentes dans le conflit, ont annoncé la mise en place d’un mécanisme de coordination commun sur la Syrie entre deux processus concurrents et sont convenus de coopérer sur le plan humanitaire. Sur l’Ukraine, les lignes n’ont pas bougé : le président russe écarte toute restitution de la Crimée, dont l’annexion par Moscou en 2014 n’est pas reconnue par la communauté internationale et a conduit les Européens notamment à adopter une série de sanctions économiques contre la Russie. Emmanuel Macron, de son coté,  a lui une nouvelle fois exclu la levée de ces sanctions tant qu’il n’y aurait pas de “progrès réciproques” de la part de la Russie et de l’Ukraine.

Nucléaire iranien : Poutine et Macron en accord et « en même temps » avec Trump ?

Nucléaire iranien : Poutine et Macron en accord et « en même temps » avec Trump ?

 

De toute évidence,  Macron joue l’équilibriste par rapport à l’accord iranien sur le nucléaire. Pour sauver sa rencontre avec Trump, il avait évoqué devant Trump un nouvel accord mais en même temps il se dit d’accord avec Poutine pour le maintenir en l’état. Comme le problème est complexe, peu de médias vont relever cette contradiction. Notons que l’Iran, principal pays intéressé avait réagi nettement à la proposition de Macron de renégocier un nouvel accord : » pas question, même une ligne ». Dans cette affaire de grands entre surtout Poutine et Trump, Macron tente vainement de jouer un rôle quitte à se contredire. Emmanuel Macron a dit en effet  lundi à Vladimir Poutine sa volonté que des discussions s’ouvrent sur le contrôle de l’activité nucléaire iranienne après 2025, le programme balistique iranien et la situation en Syrie et au Yémen, a annoncé lundi la présidence française.

Lors d’un entretien téléphonique, « les deux présidents sont convenus de travailler dans cette direction ensemble dans les prochains jours et prochaines semaines », ajoute l’Elysée dans un communiqué.

Le président français a souhaité, lors d’une visite la semaine dernière à Washington, qu’un accord large pour l’avenir de l’Iran et de la région permette de surmonter l’opposition de Donald Trump à l’accord sur le nucléaire iranien signé en 2015. Selon le Kremlin, « les présidents russe et français se sont prononcés en faveur du maintien et de la stricte application » de l’accord de 2015.  Le président américain a donné aux signataires européens jusqu’au 12 mai pour « réparer les affreuses erreurs » de cet accord, faute de quoi il refusera de prolonger l’assouplissement des sanctions américaines contre l’Iran.

 

Russie : la martingale de Poutine, déclarer inéligible ses concurrents

Russie : la martingale de Poutine, déclarer inéligible ses concurrents

 

La martingale politique Poutine est d’une efficacité redoutable. Chaque fois qu’un candidat potentiel le menace,  il le déclare comme inéligible. Poutine qui a déjà régné depuis près de 20 ans sur la Russie, soit comme président cela comme Premier ministre pourra continuer pendant encore une bonne vingtaine d’années. Le dernier candidat un peu dangereux vient en effet d’être écarté de la candidature pour corruption. Une maladie qui évidemment a contaminé l’ensemble de l’oligarchie russe, Poutine compris. On objectera que Poutine demeure populaire en dépit des difficultés économiques de son pays et de l’extrême pauvreté dans  laquelle se débattent de nombreux russes. Pas étonnant,  tous les médias sont complètement cadenassés et l’opposition demeure virtuelle. Poutine se moque d’ailleurs totalement de la condamnation concernant ces  entraves à la démocratie. . Adversaire déclaré de Vladimir Poutine, l’opposant Alexeï Navalny, âgé de 41 ans, avait obtenu le ralliement de 742 personnes, soit au-dessus du seuil des 500 nécessaires pour pouvoir se présenter. Mais il accuse le Kremlin de torpiller sa candidature. Lundi, dans une vidéo enregistrée à l’avance et publiée dès l’annonce de la décision l’interdisant de se présenter, il déclare: «Nous savions que ça arriverait et nous avons donc un plan clair et simple». «Nous annonçons un boycottage de l’élection. Le processus auquel on nous demande de participer n’est pas une vraie élection. Il n’y aura que Poutine et les candidats qu’il a personnellement sélectionnés», dit-il, ajoutant qu’il allait faire appel de la décision de la commission électorale. Alexeï Navalny a été interpellé et détenu à trois reprises cette année pour avoir organisé des rassemblements politiques non autorisés. Se disant victime d’un harcèlement judiciaire, il a fait condamner la Russie par la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH). «Il est évident que ces affaires ont été fabriquées pour ne pas me laisser me présenter», avait dénoncé Alexeï Navalny lors des débats publics précédant la décision. Considéré comme le principal opposant au président Vladimir Poutine, qui brigue en mars un quatrième mandat, Navalny a mené campagne pendant des mois dans toute la Russie malgré les entraves et les pressions des autorités, ce qui lui a permis de gagner une fidèle base de soutiens, souvent très jeunes. En dépit de l’indifférence des médias nationaux, ses meetings ont rassemblé des milliers de personnes et il a ouvert des dizaines de bureaux de campagne en province, sur lesquels il entend désormais s’appuyer pour appeler au boycott.

« Liberté aux medias » ! (Poutine)

« Liberté aux medias » ! (Poutine)

 

 

On sait que la presse et l’opposition sont complètement muselées en Russie mais Poutine promet la liberté en hypothéquant par de sérieuses réserves : ce qui est interdit en Russie (mal liberté d’opinion NDLR) est aussi interdit sur internet, à la télé et plus généralement dans l’espace médiatique. Alors  les entreprises web russes et étrangères sont forcées de stocker les données de leurs utilisateurs en Russie et de les transmettre aux autorités si elles en font la demande. Le président russe a cependant estimé aujourd’hui que l’influence de l’Etat sur internet et dans les médias devait être « réduite, sinon exclue », alors que l’espace médiatique et le net russes sont soumis à un tour de vis de la part des autorités. « Si la société elle-même met au point un système de filtres moraux et éthiques, il serait juste de réduire, sinon d’exclure – mais ce serait mieux d’exclure – l’influence de l’Etat dans ce processus », a déclaré Vladimir Poutine, au cours d’un forum en Crimée avec la jeunesse russe. « Ce que la loi interdit doit être interdit partout, sur internet, à la télévision ou dans les autres médias », a-t-il néanmoins nuancé, ajoutant être « en contact, mais pas en permanence, avec les directeurs de nos principales chaînes de télévision ». Ces déclarations interviennent dans le contexte d’un contrôle plus strict ces dernières années par les autorités du net russe, très utilisé par l’opposition, la tendance s’amplifiant actuellement sur fond de lutte antiterroriste. En juillet, le parlement russe a ainsi voté une loi interdisant l’utilisation en Russie des « anonymizers », services web qui permettent d’accéder de façon anonyme à des sites internet. Les députés ont également voté une loi obligeant les internautes à s’identifier par un numéro de téléphone pour utiliser les messageries sur le web.

Poutine–Trump : jeu de dupes sur l’interférence russe

  • Poutine–Trump : jeu de dupes sur l’interférence russe

 

 

D’après le secrétaire d’État américain, les échanges auraient été vigoureux entre Poutine et 30 à propos de l’interférence russe dans la campagne présidentielle américaine. Et d’ajouter que le président américain avait été convaincu de la bonne foi des arguments de poutine.  En fait un échange à usage essentiellement interne aux Américains pour convaincre l’opinion que la Russie n’était pas intervenue pour soutenir l’actuel président des États-Unis.  D’après le ministre des Affaires étrangères russe, Sergueï Lavrov, Donald Trump a « accepté » les dénégations de Moscou sur ce thème brûlant qui agite commentateurs, personnages politiques et citoyens américains depuis plusieurs mois. « Le président Trump a dit qu’il avait entendu des déclarations claires de Poutine affirmant que ceci n’est pas vrai et que les autorités russes ne sont pas intervenues, et qu’il accepte ces déclarations », a-t-il déclaré. Plus sérieusement le président américain et le président des États-Unis se sont mis d’accord pour une désescalade progressive dans certaines zones de la Syrie.  Sergueï Lavrov a également indiqué qu’un accord avait été trouvé au sujet d’un cessez-le-feu dans le sud-ouest de la Syrie. « Aujourd’hui, dans la capitale jordanienne, Amman, des experts russes, américains et jordaniens (.) se sont mis d’accord sur un memorandum sur la création d’une zone de désescalade (…). Dans cette zone, il y aura un cessez-le-feu à partir de midi heure de Damas, à partir du 9 juillet », soit dimanche, a-t-il indiqué.

 

Macron et Poutine d’accord pour un sommet sur l’Ukraine

Macron et Poutine d’accord pour un sommet sur l’Ukraine

Lors de la rencontre entre Macron  et Poutine on a surtout procédé à un échange de divergences sur différents sujets mais sans décision commune. La seule orientation concrète est le souhait des deux chefs d’État d’organiser rapidement un sommet intégrant l’Allemagne à propos de l’Ukraine. Il s’agit de la mise en œuvre des accords de Minsk de 2015, en vue d’une « désescalade » en Ukraine, a annoncé le président français. Les deux dirigeants, qui ont eu des entretiens lundi à Versailles, sont également tombés d’accord sur la création d’ »un forum franco-russe des sociétés civiles » afin d’approfondir le dialogue entre les deux pays et « surmonter les éventuelles incompréhensions. » « Notre souhait, je crois pouvoir le dire sous le contrôle du président Poutine, c’est que dans les meilleurs délais puisse se tenir à nouveau un échange sous le format dit ‘Normandie’, avec l’Allemagne et l’Ukraine, (…) et en particulier que nous puissions (…) avoir accès à un rapport détaillé de l’OSCE », a dit Emmanuel Macron lors d’une conférence de presse conjointe avec son homologue russe. « J’ai rappelé la volonté que nous puissions aboutir dans le cadre des engagements de Minsk à une désescalade de ce conflit », a-t-il ajouté. Sur la Syrie, le président français a souligné que les deux pays allaient travailler ensemble à la recherche d’une solution politique, ajoutant que la « ligne rouge », pour Paris, était l’utilisation d’armes chimiques « par qui que ce soit. »   »Toute utilisation d’armes chimiques fera l’objet de représailles et d’une riposte immédiate, en tout cas de la part des Français. En la matière, je souhaite que nous puissions échanger des informations utiles et travailler ensemble pour partager la lecture de la situation sur le terrain », a-t-il dit. La France, a-t-il rappelé sans plus de précisions, souhaite « trouver dans la durée une solution politique inclusive qui permettra au delà de l’éradication des terroristes, de ramener la paix en Syrie ».

Poutine et Macron : échanges musclés

Poutine et Macron : échanges musclés

 

 

 

Comme prévu  l’échange a été franc et direct. Il a surtout porté sur les divergences avec toutefois la volonté de poursuivre la discussion pour tenter de les surmonter. En apparence donc une rencontre qui ne semble pas avoir changé les points de vue. Pourtant cette rencontre a permis de remettre Poutine dans le jeu international alors qu’il se trouve actuellement relativement isolé. Il peut peut-être aussi espérer sur la levée des sanctions européennes  afin de relancer une économie poussive. Pour macron, après le G7, après sa rencontre avec Merkel,  c’est de la confirmation d’une posture internationale qui replace la France au centre du jeu tant en Europe que vis-à-vis de la Syrie, de l’Ukraine  ou encore de la question du climat. Pour les deux parties concertées c’est donc un succès de stature évaluer rencontre au Yvelines (Reuters) intrenationale . . « Ça a été un échange extrêmement franc, direct (…) nous nous sommes, je crois, tout dit », a déclaré Emmanuel Macron lors d’une conférence de presse commune. « On partage des désaccords mais au moins on les a partagés. » Vladimir Poutine a quant à lui parlé de « points de friction » qui sont, selon lui, dépassés par les intérêts communs, comme le niveau des investissements français en Russie.   »Ce qui est important, c’est ce dialogue entre la France et la Russie qui n’a jamais cessé », a déclaré le chef de l’Etat, appelant à se rappeler que cette « Histoire nous dépasse. » « Aucun enjeu essentiel ne peut être traité aujourd’hui sans dialoguer avec la Russie », a-t-il souligné, évoquant le cas de l’Ukraine et de la Syrie, où la France et la Russie ont des positions divergentes. Paris a promu avec insistance l’adoption de sanctions contre Moscou après l’annexion par la Russie de la Crimée en mars 2014 et soutient l’opposition syrienne à Bachar al Assad, appuyé militairement par l’aviation russe. « Toute utilisation d’armes chimiques fera l’objet de représailles et d’une riposte immédiate, en tout cas de la part des Français », a prévenu Emmanuel Macron. « En la matière, je souhaite que nous puissions échanger (avec Moscou-NDLR) des informations utiles et travailler ensemble pour partager la lecture de la situation sur le terrain ». Le chef de l’Etat a fait de l’accès humanitaire sa deuxième « ligne » rouge en Syrie. Les deux dirigeants ont convenu de deux mesures concrètes : une réunion dans les prochaines semaines en « format Normandie » sur la situation en Ukraine et la mise en place d’un groupe de travail commun sur la guerre en Syrie.

Rencontre Macron Poutine : au menu la Syrie et l’Ukraine

Rencontre Macron Poutine : au menu la Syrie et l’Ukraine

 

Le menu de la rencontre entre Emmanuel macro et Poutine risque d’être relativement indigeste. Il sera surtout question des problèmes qui fâchent,  c’est-à-dire des rapports entre la Russie et l’Ukraine, entre la Russie et la Syrie. Le dialogue ne sera sans doute pas inutile mais il ne faut guère espérer de décision très claire. La rencontre se terminera sans doute par un communiqué indiquant que les échanges ont été pragmatiques et francs   »J’aurai un dialogue exigeant avec la Russie. Mais ça veut dire malgré tout avoir un dialogue », a déclaré le chef de l’Etat français à l’issue du sommet du G7 de Taormine (Italie). « Je considère qu’il est indispensable de parler avec la Russie parce qu’il y a nombre de sujets internationaux qui ne se règleront pas sans avoir un échange exigeant avec les Russes. » « Nous devons parler avec la Russie pour changer le cadre de sortie de la crise militaire en Syrie et pour construire de manière beaucoup plus collective et intégrée une solution politique inclusive », a-t-il expliqué. Il a notamment regretté qu’aucun pays du G7 n’ait été autour de la table des discussions sur l’avenir de la Syrie qui se sont déroulées à Astana avec la Russie, l’Iran et la Turquie. Il entend également parler du dossier ukrainien « sans aucune concession sur le sujet » vis-à-vis de la Russie. »Sur ce point, d’ailleurs, je souhaite que nous puissions au plus vite, sous le format qu’on qualifie Normandie, avoir une discussion à quatre sur le sujet de l’Ukraine », a-t-il dit. La France, l’Allemagne, la Russie et l’Ukraine font partie de ce format .

Comme Trump, Poutine conteste l’impact de l’homme sur le climat

Poutine remet en cause ses propres déclarations sur le climat faites lors de la conférence de Paris ; non seulement il conteste, comme Trump,  le réchauffement climatique dû à l’activité humaine mais il s’en réjouit même ! Il remet en cause, jeudi 30 mars, la responsabilité de l’homme dans le changement climatique. Au même moment, côté américain, Donald Trump promet de prendre position « d’ici fin mai » sur Paris sur le climat qu’il a vivement critiqué pendant la campagne présidentielle américaine. « Le réchauffement, il a commencé dans les années 1930, a déclaré Vladimir Poutine, lors d’un Forum sur l’Arctique à Arkhangelsk, dans le Grand nord russe. A l’époque, il n’y avait pas encore de tels facteurs anthropologiques comme les émissions (de gaz à effet de serre) mais le réchauffement avait déjà commencé ». Selon le président russe, il est « impossible » d’empêcher le réchauffement climatique qui pourrait être lié notamment selon lui « à des cycles globaux sur Terre ». « La question est de s’y adapter », a estimé Vladimir Poutine. Ces déclarations interviennent alors que la Maison Blanche a annoncé jeudi que Donald Trump prendrait position « d’ici fin mai » sur l’accord de Paris sur le climat, signé fin 2015 par plus de 190 pays, dont les Etats-Unis. Pendant la campagne électorale, Donald Trump avait promis de se retirer de cet accord et de cesser tout paiement « des contribuables américains » aux programmes de l’ONU sur le changement climatique. Vladimir Poutine, qui s’était rendu mercredi sur l’Archipel François-Joseph, dans l’Arctique russe, a fait par ailleurs l’éloge du réchauffement climatique, relevant que la fonte des glaces facilitait notamment la navigation dans cette région, ainsi que son « exploitation à des fins économiques », tout comme l’extraction des ressources naturelles.

Russie : le désastre économique de Poutine

Russie : le désastre économique de Poutine

 

Comme souvent les chefs d’État qui échoue sur le plan économique intérieur tentent de redorer leur image sur la scène internationale. Ce que fait Poutine incapable de sortir son pays de la misère sociale en s’immisçant sur tous les théâtres internationaux. La stature internationale masse ainsi l’échec économique. La réception de Marine peine partout in entre dans ce cadre. Elle s’inscrit dans la stratégie d’intrusion de Poutine dans les élections des pays démocratiques. Poutine qui n’hésite pas par ailleurs à utiliser les moyens des services secrets pour discréditer des politiques des responsables politiques étrangers par exemple comme macro en France De nombreux médias notamment des sites Internet ne cessent d’attaquer la France et Macron en particulier. Des médias clairement identifiés comme russes ou des médias avec des faux-nez financés par les services secrets russes. Deux médias financés par le Kremlin, Sputnik et RT, ont publié dans leurs colonnes des rumeurs portant sur la « double vie » de l’ex-locataire Bercy, colportées par le député LR pro-Assad et pro-russe Nicolas Dhuicq. Le candidat y est présenté comme « le ‘chouchou’ ou le ‘chéri’ des médias français », soutenu par un « très riche lobby gay ». Évoquant aussi les liens du candidat avec des banques américaines, Nicolas Dhuicq estime que des « détails controversés sur la vie privée et des relations [d'Emmanuel Macron] vont être rendus publics ». Si le principal concerné s’est aussitôt amusé de ces rumeurs, les médias américains observent avec inquiétude ce qui se trame du côté de Moscou. « Les médias russes sautent sur un candidat à la présidentielle française avec des rumeurs et des insinuations », titre le Washington Post. Poutine qui utilise toujours les méthodes du KGB ferait mieux de s’occuper de la Russie  en plein désastre économique. Une Russie comparable à un pays sous développé où la croissance est nulle, où le pouvoir d’achat s’écroule et ou l’inflation galope. Un pays ou en moyenne le salaire sert de l’ordre de 500 euros, où 12 millions de russes vivent avec environ 100 euros et où les retraites sont de 200 euros.  Après deux ans de crise, la Russie attend toujours la reprise: son économie a confirmé pendant l’été sa progressive stabilisation sans renouer avec la croissance, espérée pour cette fin d’année mais prévue faible pour longtemps.  L’économie russe, après deux ans de récession, a renoué avec une faible croissance au quatrième trimestre 2016 . L’évolution du produit intérieur brut s’était stabilisée autour de zéro au milieu de l’an dernier, après avoir pâti du plongeon des prix du pétrole et des sanctions occidentales découlant de la crise ukrainienne.  « Au quatrième trimestre, la reprise de l’activité économique a commencé à se raffermir« , constate la Banque de Russie.  « L’évolution trimestrielle du PIB, corrigée des variations saisonnières, est revenue en territoire positif, ce qui témoigne d’une reprise de l’activité économique qui se poursuivra au début 2017« , ajoute-t-elle. Pour autant la croissance restera encore dans le rouge en 2016 (-0, 2 %)  après -2,8 % en 2015.

Marine Le Pen manipulée par Poutine

Marine Le Pen manipulée par Poutine

Pour se forger une stature internationale,  Marine Le Pen a un urgent besoin d’être reçu par des chefs d’État étranger. Jusqu’ alors la plupart des Etats ont refusé cette rencontre. Du coup,  Poutine a saisi cette opportunité pour accepter un entretien avec Marine Le Pen, un entretien qui n’était d’ailleurs pas prévu. L’objectif de Poutine et toujours le même : faire  éclaté l’union européenne qui concurrence trop la puissance russe. Marine Le Pen s’est prêté à ce jeu dangereux d’autant plus qu’elle-même souhaite aussi le démantèlement de l’union économique. Elle n’a d’ailleurs pas hésité à affirmer qu’elle serait prête pour ce qui la concerne à supprimer les sanctions prises à l’encontre de la Russie en raison de sa politique expansionniste notamment en Ukraine. Poutine et ses services secrets ne cessent de s’immiscer dans les processus démocratiques de nombre de pays du monde profitant par ailleurs du relatif désengagement des États-Unis vis-à-vis des conflits mondiaux. L’adoubement de Poutine afin de recueillir les voix des sceptiques européens n’est évidemment pas très glorieux mais Marine Le Pen qui n’avait pas réussi à se faire recevoir par le président des États-Unis est sans doute prête à sacrifier beaucoup de valeurs voire d’intérêt français pour obtenir coûte que coûte une stature de femmes d’État. Il faut dire qu’au plan intérieur elle n’a pas réussi à donner une crédibilité suffisante à sa stature nationale du fait de sa politique économique ubuesque sans parler de ses positions extrémistes au plan sociétal. À peine faux-cul Poutine a déclaré « Nous ne voulons en aucune façon influencer les événements en cours [les élections], mais nous nous réservons le droit de communiquer avec les représentants de toutes les forces politiques du pays, ainsi que le font nos partenaires en Europe et aux Etats-Unis », a déclaré M. Poutine, selon des propos rapportés par l’agence TASS. Le chef du Kremlin, qui s’est dit « très heureux de voir » son interlocutrice, ne s’est pas contenté d’une poignée de main dont il mesure, en bon stratège, tout l’impact qu’elle peut avoir. Il a adoubé la présidente du FN comme un partenaire à part entière. « Bien sûr, il sera intéressant d’échanger nos points de vue sur le développement de nos relations bilatérales et sur la situation qui se crée en Europe », a déclaré M. Poutine, ajoutant : « Je sais que vous représentez un spectre politique en Europe qui croît rapidement. » En clair Poutine se réjouit de voir se développer des perspectives d’éclatement de l’Europe. Une perspective que soutient Marine Le Pen par ailleurs complètement inculte sur les conséquences économiques et sociales que cela entraînerait pour l’union européenne et en particulier pour la France. Pour masquer l’enjeu réel  officiellement honoré surtout parler de la lutte anti terroriste.  « Je suis entièrement d’accord avec vous, c’est seulement en combinant nos efforts que nous pourrons effectivement faire face à la menace terroriste », a assuré M. Poutine après avoir évoqué les « événements tragiques en Syrie et en Irak, autour de Mossoul où des milliers de réfugiés ont été forcés de quitter leurs maisons. »  « Peut-être devrions-nous réfléchir ensemble à la façon d’aider la région africaine, je pense en particulier au Sahara et au Sahel », a suggéré la dirigeante du parti d’extrême droite, en avançant le poids des conflits militaires dans l’économie de cette zone, qui entraverait son développement et pousserait des « jeunes, désespérés (…), à rejoindre les rangs des organisations terroristes ». « Donc, nous devons combiner nos actions stratégiques au niveau international pour aider le développement de cette région », a-t-elle poursuivi. « Tout à fait d’accord », a de nouveau approuvé M. Poutine.

. Marine Le Pen, dont c’était la quatrième visite à Moscou depuis 2011, a donné tous les gages attendus par son hôte.

Fillon : un bakchich de 50.000 dollars pour faire rencontrer Poutine

Fillon : un bakchich de 50.000 dollars pour faire rencontrer Poutine

 

 

Le champion de la rigueur pour les Français, François Fillon, s’enfonce encore un peu plus dans ses contradictions. En effet on vient de découvrir qu’il avait touché 50 000 $ pour avoir mis en relation de responsables économiques avec Poutine. Du coup, on comprend de mieux en mieux la compréhension qu’il témoigne à l’égard du dirigeant russe. François Fillon a permis un industriel libanais (mais aussi au président de Total)  de rencontrer Poutine. Notons par parenthèses que c’est aussi un ami avocat libanais qui a réglé la facture des costumes de Fillon. Bref pour résumer, Fillon avait mis en place une véritable machine à fric pour tenir son rang de hobereau  de l’ancien régime. Pourtant François Fillon s’estime victime de la justice ! Dans l’enquête sur les emplois présumés fictifs de sa famille, François Fillon a été mis en examen le 14 mars pour « détournement de fonds public », « complicité et recel de détournement de fonds publics », « complicité et recel d’abus de bien sociaux », et « manquements aux obligations de déclaration à la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique ». En outre il y a d’être accusé de faux et d’usage de faux pour avoir fabriqué de fausses preuves concernant l’emploi de Pénélope. Pour résumer, Fillon est un voleur et un voyou. C’est pourtant le candidat qu’à choisi le parti Républicain. Il a même été reconfirmé par ce même parti quand les affaires l’ont fait plonger dans les sondages. Les faits sont tellement scandaleux et indiscutables qu’on peut douter sérieusement de la probité des membres du comité politique des Républicains qui ont donné l’absolution à Fillon en le confirmant comme candidat. D’une certaine manière, les responsables Républicains qui continuent de soutenir Fillon sont sans doute à la fois irresponsables et complices. Pas étonnant la confirmation de François Fillon comme candidat des Républicains a été entièrement organisée par le sulfureux Sarkozy lui aussi complètement englué dans les affaires. Au vu de toutes ces révélations on peut se demander quelle conception on se fait chez les Républicains de la morale politique. On objectera que des questions du même type se posent au parti socialiste. La facture, elle, de toutes ces affaires sera très lourde ;  elle se traduira sans doute par la fin du parti Républicain et ou par son éclatement car il se trouve encore quelques vrais responsables dans un parti gangréné  des affairistes

Relations Poutine-Le Pen : enquête aux Etats-Unis ?

 

Relations  Poutine-Le Pen : enquête aux Etats-Unis

« En février 2016, le Front national a demandé à la Russie un prêt de 30 millions de dollars pour financer la campagne présidentielle de la chef du parti Marine Le Pen. » Cette affirmation provient des Etats-Unis. Le Canard enchaîné publie mercredi un extrait d’un courrier d’un parlementaire américain, Mike Clapper, membre du Comité permanent sur le renseignement, au directeur national du renseignement des Etats-Unis, qui coordonne toutes les agences du pays, type NSA, CIA et FBI. Dans ce document daté du 28 novembre, il demande que son pays suive de plus près les relations entre Vladimir Poutine et Marine Le Pen. Le représentant républicain de l’Ohio souhaite obtenir « des détails supplémentaires » sur cette « vaste campagne » menée par la Russie et destinée à « mener une guerre de l’information contre les Etats-Unis et d’autres pays dont les intérêts contrecarrent ceux de la Russie ». Sauf que, comme le dit l’hebdomadaire satyrique, il en connait déjà un rayon : un prêt de 30 millions de dollars a été demandé, assure-t-il et de rappeler que la candidate s’est engagée, en cas de victoire, à reconnaître la Crimée comme faisant partie du territoire russe. Marine Le Pen a déjà contracté un prêt de 9,3 millions d’euros auprès d’une banque russe, fin 2014. Un établissement « lié au Kremlin », rappelle Mike Clapper. A l’époque, le FN s’était justifié en rappelant qu’aucune banque française n’avait accepté de le financerLe Canard enchaîné a questionné le trésorier du parti, Wallerand de Saint Just sur cette nouvelle demande de prêt : « Nous n’avons pas de problèmes particuliers. Nous ne vous donnerons pas un seul détail supplémentaire. » En avril dernier, Mediapart révélait l’existence de SMS entre deux hauts responsables russes sur un appui du FN à la politique du Kremlin et la question des « financements ». Ces échanges, diffusés par des hackers russes, indiquaient notamment que Marine Le Pen avait été conviée en Crimée « comme observatrice » du référendum sur son rattachement à la Russie. Elle avait décliné l’invitation, mais les deux hommes s’étaient félicités ensuite que la dirigeante frontiste ait reconnu les résultats de ce scrutin. (JDD)

Poutine responsable les cyberattaques contre Clinton (Obama)

Poutine responsable  les cyberattaques contre  Clinton (Obama)

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Une affaire qui pourrait bien faire du bruit voire même remettre en cause la légitimité de Trump s’il était prouvé que Trump  était au courant des cyber attaques de la Russie contre Clinton. Les agences de renseignements, la presse et même nombre de responsables républicains veulent faire la carté sur ce qui pourrait se révéler être l’affaire « Trumpgate ». Ils ont jusqu’au 20 janvier, date de l’investiture ensuite Trump qui méprise la CIA et les agences de renseignements fera le manages à la tête de ces institutions. Prié de dire s’il pensait que Poutine était personnellement impliqué dans le piratage des messageries de hauts responsables du Parti démocrate pendant la campagne présidentielle, Obama a répondu: « Cela s’est produit aux plus hauts niveaux du gouvernement russe » et cela ne « se produit guère en Russie sans l’aval de Vladimir Poutine. » Jeudi, Barack Obama avait laissé la porte ouverte à des mesures de représailles pour dissuader Moscou ou d’autres pays de mener de nouvelles cyberattaques. Ces mesures « seront mises en oeuvre en temps voulu et de la manière que nous aurons choisie. Certaines pourront être explicites et visibles, d’autres peut-être pas », avait-il dit à la radio publique (NPR). Le président américain a cependant dit vouloir donner plus de temps aux agences de renseignement pour peaufiner leur rapport d’enquête à ce sujet, qu’il souhaite voir sur son bureau avant son départ de la Maison blanche le 20 janvier. « Les informations que j’ai consultées me donnent pleine confiance sur le fait que les Russes ont commis ce piratage; le piratage du DNC (Comité national démocrate) et le piratage de John Podesta », le stratège en chef de la campagne de la candidate démocrate Hillary Clinton, a déclaré Obama. Donald Trump maintient que l’élection du 8 novembre s’est déroulée de manière équitable et s’irrite lorsqu’on laisse entendre que Moscou a pu en influencer le résultat. Il a pourtant, lors de la campagne présidentielle, encouragé publiquement la Russie à pirater les mails de Clinton. L’homme d’affaires a également fait l’éloge de Vladimir Poutine et depuis sa victoire, il a désigné des partisans de Moscou à certains des plus hauts postes de sa future administration.

 

Poutine et Erdogan : l’alliance de deux autocrates contestés et contestables

Poutine et Erdogan : l’alliance de deux autocrates contestés et contestables

 

 

Ennemis hier,  les deux chefs d’État se sont réconciliés sur le dos de l’Occident. Ils ont en commun une conception relativement étroite de la démocratie et des méthodes musclées pour renforcer leur pouvoir. Reste qu’il faudra clarifier leurs positions respectives sur le délicat dossier du Moyen-Orient et particulièrement en Syrie. Erdogan ne se fait sans doute plus d’illusions sur une hypothétique adhésion à l’union économique européenne et recherche ailleurs des alliés susceptibles de soutenir une économie en difficulté comme celle de la Russie d’ailleurs. Poutine est par ailleurs satisfait de la possibilité qui s’ouvre pour rompre les liens entre la Turquie et l’OTAN. La Russie et la Turquie ont donc fait un grand pas dans la normalisation de leurs relations, mardi, leurs deux présidents annonçant une relance de projets dans les domaines du commerce et de l’énergie. La venue du président Recep Tayyip Erdogan à Saint-Pétersbourg illustrait une volonté de rapprochement entre Ankara et Moscou après neuf mois de crise diplomatique liée au conflit syrien alors que les purges qui ont suivi le putsch manqué du 15 juillet ont jeté un froid sur les relations de la Turquie avec l’Europe et les Etats-Unis. Il s’agissait de la première visite à l’étranger du président turc depuis le coup d’Etat manqué. En accueillant le président Erdogan dans un palais de la Russie tsariste, Vladimir Poutine a affiché sa volonté de rétablir des relations solides avec son ancien partenaire commercial et promis de lever progressivement les sanctions économiques imposées à la Turquie après la destruction par Ankara d’un bombardier russe près de la frontière syrienne en novembre. Le président russe a affirmé que les deux pays devaient retrouver les mêmes relations qu’avant la crise. « Voulons-nous un rétablissement de tout l’éventail des relations ? Oui et nous y parviendrons », a déclaré Vladimir Poutine lors d’une conférence de presse commune avec Recep Tayyip Erdogan. « La vie change vite ». Les deux pays se sont mis d’accord pour discuter plus longuement de la guerre en Syrie et chercher ensemble des solutions, alors que Moscou soutient le président Bachar al Assad, contrairement à Ankara. (Avec Reuters)

Euro foot 2016 : Poutine défend les supporters russes

Euro foot 2016 : Poutine défend les supporters russes

 

 

 

En gros pour la Russie les supporters russes ne sont nullement responsables des violences qui ont eu lieu à Marseille à l’occasion du match contre l’Angleterre. Pire les autorités russes estiment que les supporters russes ont été victimes des provocations des supporters anglais. Enfin on accuse la France de ne pas respecter le droit vis-à-vis des poursuites engagées contre les hooligans russes. Bref la dialectique habituelle de Poutine inspiré du KGB et qui consiste en permanence à truquer pour renverser le fardeau de la preuve. Pourtant les hooligans  russes ont encore été coupables de violences hier à Lille. Ce qui n’a pas empêché la diplomatie russe de considérer que les sanctions à l’égard des hooligans  menaçaient les relations entre la France et la Russie, rien de moins ! Puisqu’on fait dans l’outrance la plus grossière et la plus ridicule pourquoi aussi ne pas déclarer la guerre à la France ? De quoi s’inquiéter quand on sait que la Russie a obtenu l’organisation du mondial 2018 (par des voies peu orthodoxes, comme le Qatar !).  La Russie, menacée d’exclusion de l’Euro 2016 de football en cas de nouvelles violences de ses hooligans dans les stades, a donc contre-attaqué mercredi en mettant en cause les « provocations » des supporters anglais et les autorités françaises. Le ministère russe des Affaires étrangères a convoqué l’ambassadeur de France à Moscou pour se plaindre du traitement selon lui discriminatoire infligé aux supporters russes après les violences avant et après le match Russie-Angleterre le week-end dernier à Marseille. Le chef de la diplomatie française a déclaré en marge d’un déplacement à Berlin que la justice française poursuivait les fauteurs de troubles « sans aucune discrimination». Selon l’agence de presse Interfax, le ministère russe a notamment protesté contre le fait que des supporters russes ont été arrêtés mardi par la police française, sans que les services consulaires russes n’en aient été immédiatement informés, comme c’est normalement la règle.  La préfecture du Nord a fait état de 16 interpellations sur la journée de mercredi, en marge de la rencontre Russie-Slovaquie, perdue 2-1 par les Russes. Sur ce total figurent six ressortissants russes impliqués dans les violences de samedi dernier à Marseille, a précisé la préfecture. (Avec reuters)

Les réseaux français de Poutine en France

Les réseaux français de Poutine en France

Cécile Vaissié, spécialiste du pays, décrit les réseaux de Poutine en France (interview 20 Minutes)

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Comment définir le « soft power à la russe » que vous décrivez ? N’est-il pas utilisé par d’autres pays ?

Pour obtenir ce qu’il souhaite, un pays peut utiliser la force, la menace, ou les récompenses. Mais il peut aussi utiliser la séduction. Les Etats-Unis disposent d’un soft power très efficace, à travers les films ou les séries notamment. Elles peuvent donner envie d’adopter un style de vie américain ou de voyager en Californie par exemple. La Russie n’a pas à sa disposition de tels outils, elle n’a pas cette culture populaire exportable. Les Russes ont donc adapté leur soft power en essayant d’imposer sa vision de l’Histoire et son interprétation des événements. Jusqu’à l’instrumentalisation, voire l’invention totale comme cette histoire fausse d’un enfant russe crucifié à Slaviansk par des militaires ukrainiens et relayés par les médias pro-Kremlin.

Par quels moyens cela passe-t-il ?

Des médias développés spécialement par et pour les langues étrangères, à l’image de la radio et du site d’information Sputnik, héritiers de la Voix de la Russie et Radio Moscou, dans des dizaines de langue dont le Français. Ces médias présentent une vision du monde favorable à l’Etat russe. D’autres moyens sont plus directs, à travers des think tanks, comme l’Institut de la Démocratie et de la Coopération qui favorisent la prise de paroles de gens favorables au Kremlin. Il y a aussi l’association du Dialogue Franco-russe, présidée par le député (LR) Thierry Mariani et Vladimir Iakounine, un oligarque passé par le KGB et proche de Poutine. Officiellement, elle encourage les relations économiques et commerciales, mais dans la pratique, elle vise à faire passer un message positif sur différents sujets comme l’abaissement des sanctions, la Crimée, etc.

Le Kremlin chercherait aussi des alliés dans le champ politique. « Sur ce plan, écrivez-vous, le FN occupe désormais en France la place réservée jadis au PCF »…

L’ouverture des archives a montré que l’Union soviétique a autrefois financé le PCF. Le Kremlin semble s’appuyer aujourd’hui surtout sur le FN, et de forts soupçons pèsent de manière générale sur les partis européens d’extrême droite. Le FN a aujourd’hui les liens les plus étroits avec les dirigeants russes actuels, mais il n’est pas le seul. Ces liens existent chez une partie de la droite, les souverainistes, et l’extrême gauche. Dès qu’un homme politique a une grille de lecture commune (sur le rejet de l’Otan ou de l’UE, la Crimée, etc.), on l’invite à Moscou, on l’entoure, le chouchoute. Le Kremlin se cherche des alliés pour imposer sa vision des choses.

Quel est l’objectif de Moscou ?

Se trouver des alliés politiques, comme auparavant avec le PCF. Quand la Russie envahit la Crimée, puis organise un référendum, elle fait venir des représentants de l’extrême droite européenne en tant qu’observateurs et Aymeric Chauprade (ancien conseiller de Marine Le Pen) pour le FN, soi-disant à titre privé. Quelques jours plus tard, Marine Le Pen reconnaît les résultats. Tout ce que peut dire la présidente du FN est ensuite fortement relayé à Moscou. Le Kremlin trouve des voix qui lui sont positives au niveau national et européen pour relayer une bonne image de Vladimir Poutine mais aussi pour voter dans l’intérêt de la Russie, sur la levée des sanctions économiques par exemple. Dans le contexte actuel, de crise européenne et migratoire, le Kremlin tente d’influer sur le destin même de l’Union européenne.

Quel est l’intérêt du Front national ?

Avec ces positions pro-russes, le FN attire une partie d’électorat d’extrême droite qui admire Poutine en tant qu’homme fort, d’une Russie terre chrétienne et refuge de la famille traditionnelle. Deuxième aspect : Marine Le Pen travaille sa stature présidentielle notamment lorsqu’elle est reçue à la Douma. Enfin, il y a la question financière. Mediapart avait révélé l’emprunt de 9 millions d’euros auprès de la First Czech Russian Bank (FCRB), proche du pouvoir, qui alimentent beaucoup de soupçons sur les contreparties.

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