Archive pour le Tag 'ministre'

Pesticides : le nouveau ministre de l’ agriculture, l’archétype du socialo défend les pesticides

Pesticides : le nouveau ministre de l’agriculture,  l’archétype du socialo défend les pesticides

 

Un ministre de l’agriculture qui se transforme en chimiste et défend les pesticides ! Pas étonnant de la part d’un ancien socialo qui a slalomé entre Mitterrand, Valls et maintenant Macron. Un pro de la politique comme savait en fabriquait le PS ; Un fonctionnaire qui n’a pratiquement jamais travaillé en dehors de la politique et à l’idéologie molle comme les montres de Dali. Aujourd’hui il est ministre de l’agriculture, il défend le mode de production industrielle, s’il était à l’écologie il défendrait les éoliennes . « C’est aux scientifiques de faire la preuve ou non qu’il y a des conséquences à l’usage des pesticides ou pas », a assuré le ministre lors d’un entretien sur l’antenne de la radio RTL.  »Il y a peut-être des soupçons, mais il n’y a aucune preuve scientifique », et notamment « sur la question des bébés sans bras il faut que la science fasse son travail », a affirmé Didier Guillaume, avant de préciser qu’il était « là pour appliquer le programme du président » et que, « dans ce quinquennat nous connaîtrons la fin du glyphosate ». Voilà une belle courtisanerie ! Le ministre chimiste partisan des pesticides en connait un rayon, il a commencé sa carrière (très courte) comme fonctionnaire au trésor !

 

 

Daniel Cohn-Bendit : plutôt député européen que ministre

Daniel Cohn-Bendit : plutôt député européen que ministre

 

 

Le papy, ancien révolutionnaire de 68, renonce à remplacer Nicolas Hulot comme ministre de l’environnement. Bien que le leader anarcho- libertaire ait mis avec le temps beaucoup d’eau dans son vin au point même parfois de sucrer les fraises il n’en est pas moins resté lucide. Il a déclaré qu’il préférait prendre la tête de la liste européenne de la république en marche en 2019 plutôt que de devenir un éphémère ministre de l’écologie. Daniel Cohn-Bendit est sans doute clairvoyant, il ne donne sans doute pas beaucoup de chance de réussite au gouvernement de Macron qui ne cesse de s’enfoncer dans ses contradictions entre un discours très volontariste et une pratique qui elle rappelle les recettes de la vieille politique. Le prochain ministre de l’environnement sera un alibi écolo pour Macron encore pire que Nicolas Hulot. Il faut cependant mettre au crédit de Daniel Cohn-Bendit qu’il a toujours été un militant européen convaincu. Il sera peut-être plus utile dans cette tâche que dans celui d’un ministre de la parole sans effet sur la politique Daniel Cohn-Bendit  après une échange  avec Emmanuel Macron a conclu qu’il s’agissait d’«une fausse bonne idée», comme l’a raconté l’écologiste dimanche soir sur LCI. «Notre contact, c’est la liberté que j’ai avec lui. Je lui dis les choses en toute franchise, si je suis d’accord ou pas avec ce qu’il fait. “Si tu es ministre, tu perds ta personnalité. Est-ce que tu veux cela?”, m’a-t-il demandé. On s’est mis d’accord que c’est une fausse bonne idée. Sans état d’âme, on est d’accord que ce n’est pas mon truc», a-t-il expliqué.

Brexit dur : possible pour le ministre du commerce britannique

Brexit dur : possible pour le ministre du commerce britannique

 

Dans un entretien publié le 5 août dernier par le Sunday Times, le ministre britannique du Commerce, Liam Fox, estimait à 60/40 la probabilité d’un « no deal». Les services du 10, Downing Street ont réaffirmé que la Première ministre, Theresa May, croyait toujours que la Grande-Bretagne négocierait un bon accord avec les Européens, mais ont réitéré que l’absence d’accord était préférable à un mauvais accord. La dirigeante britannique et ses homologues des 27 discuteront du Brexit lors de leur sommet informel le 20 septembre à Salzbourg, en Autriche, avant le conseil européen du 18 octobre. Londres et Bruxelles ont dit vouloir finaliser leur accord de divorce pour le 18 octobre, mais des diplomates jugent que cet objectif est trop optimiste et estiment qu’il sera sans doute nécessaire de prolonger cette date limite jusqu’au conseil européen des 13 et 14 décembre. »Si l’accord de retrait n’est pas ratifié avant le 30 mars 2019, il n’y aura pas de période de transition et le droit de l’UE cessera de s’appliquer dans le et au Royaume-Uni à partir du 30 mars 2019. Il s’agit là du scénario du ‘no deal’ ou de la ‘rupture brutale’ », a prévenu la Commission européenne.

Schiappa : la ministre du business

Schiappa : la ministre du business

La provocante et sulfureuse ministre écrit des ouvrages à la vitesse de la lumière avec des thèses contradictoires et surtout nourries de banalités. Elle se pique après des essais (c’est le mot qui convient)  très populistes d’être maintenant romancière. Et pour en assurer la promotion, elle mobilise le service de presse de son ministère. Commentaire d’un internaute :

 

« Donc non seulement Schiappa publie un livre contenant un consternant ramassis de clichés sexistes et de niaiseries macronistes, mais en plus elle utilise le service de presse du ministère pour en faire la promotion. Le macronisme : médiocrité, arrogance et mélange des genres. »

 

La grande gueule du gouvernemenet qui tempête sur tout sait s’y prendre ;  enfant du gauchisme, elle sait utiliser le marché à son profit (comme Hulot qui a fait une fortune avec l’environnement). . Dans ses essais elle a tout défendu et le contraire aussi. Une sorte de littérature en mode paris Match. Ce mélange des genres entre activités publiques et privées est typique du macronisme qui loue les forces du marché mais en ne négligeant pas d’utiliser la force publique dans un intérêt personnel. Les vacances auront été propices pour étouffer cette affaire et le Premier ministre s’est contenté de gronder sa turbulente mais très intéressée ministre. Une ministre en tout cas qui milite maintenant pour légalité entre hommes et femme mais pas pour la même égalité. Mais c’est   une simple «erreur humaine». Telle est l’explication apportée par le premier ministre, Edouard Philippe, concernant l’utilisation des contacts du service de presse de la secrétaire d’État, Marlène Schiappa, à des fins promotionnelles privées. Le 22 mai dernier, les journalistes avaient reçu dans leurs boîtes mails, une invitation à une dédicace du livre «Si souvent éloigné de vous », de la romancière et secrétaire d’État à l’Égalité entre les femmes et les hommes. Certains avaient alors dénoncé la confusion, faite par le cabinet, entre domaine public et privé. La secrétaire d’État semblant utiliser les moyens du ministère pour assurer la publicité d’un livre personnel.

Suite à cet événement, le premier ministre annonce un «réexamen» des procédures, dans une lettre datée du 1er août, rendue publique par l’association anticorruption Anticor. «Tout envoi par le service presse est désormais doublement validé par la hiérarchie du cabinet», afin de prévenir «la réitération d’une telle initiative», affirme-t-il dans le courrier.

Prenant connaissance des démarches du service presse du cabinet de Marlène Schiappa, l’association Anticor avait rapidement réagi. Selon elle, cette initiative était contraire à la loi: «On a utilisé le fichier et les moyens de l’État. Cela pose un problème pénal, de détournement de finalité de fichier (un délit passible de cinq ans d’emprisonnement et de 300 000 euros d’amende), mais aussi un problème déontologique», s’alarmait l’association.

Haïti : démission du Premier ministre à cause de l’essence

Haïti : démission à cause de l’essence

Le premier ministre contraint de démissionner en Haïti. Ce n’est pas les premiers soubresauts politiques de ce pays par ailleurs régulièrement soumis à des catastrophes climatiques. En cause, le prix du carburant relevé brutalement de près de 50% dans un pays ou la question de la mobilité est essentielle compte tenu de l’indigence des moyens de communication. Une telle hausse dans un des pays les plus pauvres du monde (le revenu moyen est de l’ordre de 50 dollars) d’un coup tue le pouvoir de consommation. Certes les haïtiens sont loin d’avoir chacun une automobile mais tous se déplacent, les biens aussi. Les véhicules individuels mais surtout collectifs, les camions, tous les véhicules à moteur sont touchés de peine fouet par une augmentation qui fait grimper les prix de 20 à 25%. Le premier ministre haïtien Jack Guy Lafontant a abruptement donc annoncé sa démission aujourd’hui, une semaine après des violences meurtrières déclenchées par une tentative du gouvernement d’augmenter les prix des carburants. Vendredi dernier, le gouvernement avait annoncé la hausse des prix de l’essence de 38%, du gazole de 47% et du kérosène de 51%, à compter du samedi 7 juillet à minuit.

Les principales villes et routes d’Haïti ont alors été hérissées de barricades, paralysant toute activité. La violence a été la plus vive dans la capitale Port-au-Prince, proie d’incendies volontaires et de pillages durant le week-end, causant la mort d’au moins quatre personnes.

Brexit : Le ministre britannique démissionne

Brexit : Le ministre britannique démissionne

Laborieusement adopté  le plan de négociation britannique sur le Brexit risque de voler en éclat avec la démission de David Davis le négociateur anglais.  Londres proposait  un marché unique Pas exactement un marché unique mais une zone de libre échange avec des frontières virtuelle. Une sorte d’ersatz d’union économique mais sans les inconvénients de la réglementation européenne.  « Notre proposition créerait une zone de libre échange entre le Royaume-Uni et l’UE avec un ensemble de règles communes pour les biens industriels et les produits agricoles », avait déclaré Theresa May. Downing Street avait  précisé que le secteur des services ferait en revanche l’objet » d’arrangements différents ». Première observation pourquoi distinguer échanges de biens et de services ? Surtout dans uen économie où les services sont de plus en plus intégrés dans les processus de production et inversement. Seconde observation, personne ne peut être contre uen zone de libre échange, reste à savoir quel sera le contenu des règles communes pour les biens échangés. Cette proposition des britanniques n’apporte pas grand chose de nouveau tant que le contenu de la régulation du commerce n’aura pas été définie. (On pense aux droits de douane evidemmenet mais aussi aux normes régulatrices).  « Nous avons également convenu d’un nouveau modèle douanier favorable aux entreprises avec la liberté de conclure de nouveaux accords commerciaux dans le monde entier », avait  ajouté la Première ministre conservatrice. Le modèle douanier nouveau pourraiat s’appuyer sur   des innovations technologiques, comme la reconnaissance automatique des chargements, et à un réseau d’opérateurs agréés, explique Le Monde, donc nul besoin de contrôles douaniers.  Selon l’exécutif britannique, ces propositions permettront d’éviter le retour d’une frontière physique entre l’Irlande et l’Irlande du Nord, cette question constituant le principal point d’achoppement des négociations en cours. Mais le bel échafaudage britannique déjà très fragile pourrait s’écrouler avec la démission du négociateur anglais en désaccord avec ce Brexit trop mou.  Mis devant le fait accompli, David Davis avait fait part à la première ministre de son opposition à une proposition qu’il n’avait découverte que la veille. Il lui aura laissé 48 heures pour savourer sa victoire apparente sur les rebelles, avant de faire défection de manière fracassante dans un coup de théâtre. Il devrait emporter dans son sillage l’un de ses secrétaires d’État au ministère de la Sortie de Ce coup d’éclat met en péril le difficile compromis accouché au forceps vendredi, avant même qu’il soit officiellement soumis aux Européens, ce qui devait être fait jeudi.

Allemagne : démission du ministre de l’intérieur

Allemagne : démission du ministre de l’intérieur

Les remous au sein de la coalition au pouvoir en Allemagne sont loin d’être terminées en raison ou à cause du sulfureux accord européen qui ne résout rien de la question des migrants. Reste savoir si la CSU va quitter le pouvoir, ce qui provoquerait inévitablement des élections et sans doute l’éviction définitive de Merkel. Le ministre allemand de l’Intérieur Horst Seehofer, en conflit avec la chancelière Angela Merkel sur la politique migratoire, a en effet décidé de démissionner de ses fonctions, ont indiqué à l’AFP des sources proches de son parti bavarois CSU. Horst Seehofer a fait part de son intention lors d’une réunion à huis clos de la CSU à Munich, qui se poursuivait tard dimanche soir. Il entend aussi quitter la présidence de ce parti bavarois, membre de la fragile coalition gouvernementale allemande, ont indiqué ces sources. « Il veut démissionner de son poste de ministre et de président de parti » car il estime ne « pas avoir le soutien » nécessaire, a indiqué l’une des ces sources. Ces sources n’ont pas pu préciser immédiatement ce que cette décision signifiait pour l’avenir du gouvernement allemand. Horst Seehofer lui-même devait s’exprimer plus tard dans la soirée devant la presse. La question est désormais de savoir si le parti du ministre compte ou non à la suite de cette démission quitter la coalition, ce qui priverait la chancelière de majorité à la chambre des députés et plongerait le pays dans une crise politique majeure.

SNCF: un rendez-vous avec le Premier ministre… le 7 mai

SNCF: un rendez-vous avec le Premier ministre… le 7 mai

 

On se demande pourquoi le Premier Ministre attend le 7  mai pour recevoir les cheminots. Soit encore une quinzaine de jours perdus pour rien sinon pour montrer des postures d’un gouvernement qui ne recule pas. Outre la reprise de la dette dont il faut cependant préciser les modalités et le calendrier, ensuite le maintien du statut pour ceux qui en bénéficie actuellement, enfin la future convention collective pour les nouveaux. En réalité ne restent que les modalités de la reprise de la dette. Une reprise indispensable avec le statut de la nouvelle société (EPIC transformée en SA°.) qui juridiquement ne peut porter le poids d’un tel passé financier. Encore une  fois le gouvernement traîne pour montrer sa détermination, montrer à tous qu’il ne recule pas. Bref une sorte de combat de coqs avec les syndicats inutile et couteux. Le gouvernemeet va forcément négocier sur ce point de la dette mais il veut en même temps montrer qu’il ne cède pas à la pression. Une attitude de cours de récréation qui coute cher à l’économie.  Dans un courrier adressé aux organisations représentatives, le Premier ministre dit regretter que la grève intermittente contre le projet de réforme du gouvernement se poursuive avec une dixième journée de perturbations sur le réseau ferroviaire. Jeudi dernier, l’intersyndicale réunissant la CGT, l’Unsa, Sud et la CFDT a décidé de suspendre sa participation à la concertation avec Elisabeth Borne et a demandé à être reçue à Matignon, où se prennent selon elle les véritables décisions.

Réformes zones euro de Macron : on verra plus tard (Olaf Schol, ministre des finances allemand)

Réformes zones euro de Macron : on verra plus tard (Olaf Schol, ministre des finances allemand)

 

 

Macron a proposé de réformer la zone euro avec en particulier un budget, une solidarité financière, un ministre. On verra plus tard répond en substance le nouveau ministre social démocrate des finances Olaf Schol. On se contentera de l’évolution du MES qui se transformera en mini fonds monétaire. La preuve supplémentaire que l’Allemagne reste l’Allemagne en dépit des difficultés politiques outre-Rhin. Une Allemagne pas prêt à satisfaire les souhaits de Macron par peur d’en payer le coût financier.   Les réformes qu’Emmanuel Macron préconise de mener au sein de la zone euro doivent être examinées avant les élections européennes prévues l’année prochaines mais elles ne pourront pas toutes être appliquées, a prévenu samedi le ministre allemand des Finances, Olaf Scholz.  Dans un entretien accordé au Frankfurter Allgemeine Sonntagszeitung, il annonce que Berlin travaillera avec Paris sur les propositions françaises afin de déterminer quelles réformes pourront être engagées. La France insiste depuis plusieurs mois auprès de l’Allemagne et d’autres pays membres du bloc communautaire afin qu’avancent les dossiers de l’union bancaire et de la régulation des marchés de capitaux. “Nous allons examiner ce qu’il est possible de faire sans surcharger les capacités des Etats membres”, a déclaré Olaf Scholz, l’un des membres du Parti social-démocrate qui a intégré le gouvernement de coalition constitué autour de la chancelière Angela Merkel. Ces propos interviennent quelques jours avant la visite qu’effectuera Emmanuel Macron la semaine prochaine à Berlin. Dans l’interview accordée à l’édition dominicale du FAZ, Olaf Scholz prévient les Allemands que leur pays devra augmenter sa contribution à l’Union européenne en raison de la sortie du Royaume-Uni, prévue pour 2019, tout en adressant à leurs partenaires européens le message selon lequel il n’est pas question que l’Allemagne couvre seule le déficit provoqué par ce départ. Evoquant les réformes proposées par la France, Olaf Scholz a exprimé son soutien au projet de transformation du Mécanisme européen de stabilité (MES) en Fonds monétaire européen (FME) tout rappelant les réticences de Berlin sur l’approfondissement de l’union bancaire. “Il ne faudrait pas que survienne une situation injuste dans laquelle des pays membres apporteraient les fonds nécessaires à la sécurisation des dépôts tandis que d’autres ne respecteraient pas les normes requises”, a-t-il dit. Prié de réagir au projet français de création d’un budget européen, Olaf Scholz a répondu: “ces idées apportent un nouvel élan au projet européen dont nous avons besoin. Mais le président français sait aussi que toutes ses idées ne pourront pas être réalisées”.

SNCF- encore une réunion pour rien avec la ministre

SNCF- encore une réunion pour rien avec la ministre

 

La ministre des transports ne brille pas par sa pédagogie et son charisme, elle donne souvent ‘impression de réciter seulement son catéchisme de tecno. Ce qui a encore été le cas hier avec les syndicats. A la décharge de la ministre, elle n‘a rien à négocier et c’est Matignon et l’Elysée qui dirigent  la manœuvre. par exemple,  sur le problème fondamental de la dette où le gouvernemenet fait un pas un avant et deux pas en arrière. Or c’est l’une des questions fondamentales car si la dette est uen nouvelle fois en partie ou en totalité réaffectée à la SNCF,  aucune chance de survie de cette entreprise d’entrée plombée par les charges financière non seulement des 50 milliards de dettes mais par les investissements à venir en particulier pour entretenir le réseau des liaisons quotidiennes travail-domicile. Aucune entreprise SNCF ou autre ne peut partir avec un handicap de 50 milliards de dettes ou même de la moitié. Le gouvernement estime en effet que cette question se posera dans un second temps seulement, une fois que la compagnie ferroviaire aura entamé sa mue, comme l’a répété le Premier ministre, Édouard Philippe, jeudi sur France Inter Les syndicats de cheminots reçus jeudi par la ministre des Transports, Elisabeth Borne, ont donc quitté la table des négociations sur un constat d’échec, estimant n’avoir avancé sur aucun des points à l’ordre du jour, dans une ambiance tendue. Visiblement déçus par la réunion qualifiée de “mascarade” par la CGT, les leaders syndicaux ont, pour plusieurs d’entre eux, prédit un durcissement de la grève face à un gouvernement déterminé à jouer la montre sans négocier sur le fond. La table ronde de plus de six heures a été “pénible et inutile”, a déclaré à sa sortie Laurent Brun, de la CGT Cheminots. “Nous sommes donc fondés à dire que cette réunion a été une véritable mascarade dans laquelle la ministre s’est contentée de critiquer ou de faire des remarques sur les propositions des organisations syndicales, sans apporter elle-même de propositions et de contenu”, a-t-il ajouté. “Nous sommes donc extrêmement déçus de cette réunion et extrêmement mécontents que les revendications des cheminots n’aient pas été entendues”. Une nouvelle table ronde entre les syndicats et la ministre des Transports est prévue vendredi.

Italie: le populiste Luigi Di Maio Premier Ministre ?

Italie: le populiste Luigi Di Maio  Premier Ministre ?

 

Ce qui parait probable c’est que l’instabilité politique va sans doute s’installer en Italie. En effet,  le leader du mouvement populiste très confus « 5 étoiles » pourrait bien être chargé de former le gouvernement. Son parti vient nettement en tête mais il lui faudrait trouver des alliés, tâche qui n’est pas évidente. Compte-tenu des contradictions de ce parti, le risque c’est que le nouveau gouvernemenet ne dure pas très longtemps.  La coalition des droites réclame aussi ce poste de Premier ministre. Mais doit aussi trouver des alliances. Dans cet objectif Berlusconi promet d’aider la Ligue à former un gouvernement.   L’ancien président du Conseil Silvio Berlusconi, dirigeant du parti de centre droit Forza Italia, s’est engagé mercredi à appuyer les efforts de Matteo Salvini, chef de la Ligue, formation eurosceptique et anti-immigration, en vue de former un gouvernement en Italie après le scrutin du 4 mars. “Dans le respect total de nos accords, nous soutiendrons loyalement les efforts de Salvini pour former un gouvernement”, a déclaré le Cavaliere, 81 ans, dans une interview au Corriere della Sera. “Pour ma part, en tant que chef de FI (Forza Italia), je suis là pour le soutenir, pour garantir la solidité de la coalition et pour tenir nos engagements auprès des électeurs”, a-t-il ajouté. Si le bloc de droite est arrivé en tête aux législatives de dimanche, avec environ 37% des voix, la surprise est venue du parti de Matteo Salvini. Au sein du bloc, c’est la Ligue qui a obtenu le meilleur résultat, autour de 17%, devant Forza Italia, 14%. Le reste se partage entre Frères d’Italie (extrême droite) et le petit parti libéral Noi Con l’Italia. Ces quatre formations se sont entendues durant la campagne électorale pour que le chef du parti arrivé en tête dirige le prochain gouvernement. Prié mardi de dire s’il était disposé à laisser émerger une candidature plus rassembleuse que la sienne pour la présidence du Conseil, Matteo Salvini, 44 ans, a répondu “non”. Il avait déjà estimé lundi “avoir le droit de gouverner l’Italie”. Le scrutin a débouché sur un parlement sans majorité et les tractations pour former un gouvernement pourraient prendre des semaines, voire des mois. La Ligue et le mouvement anti-système 5 étoiles (M5S), qui est devenu le premier parti du pays, affirment l’un et l’autre que le chef de l’Etat italien doit nommer son propre dirigeant président du Conseil. Luigi Di Maio, le chef de file du M5S, à peine âgé de 31 ans, revendique aussi la tête du prochain gouvernement et a exposé ses priorités – combat contre la pauvreté et le chômage, réduction des dépenses publiques, baisse des impôts pour les entreprises et lutte contre l’insécurité. “Les hommes politiques doivent cesser d’être arrogants et apprendre l’humilité”, a-t-il dit à La Repubblica de mercredi. “Ce scrutin a une énorme importance et marque un changement radical avec le passé.” Selon un sondage rendu public par la chaîne de télévision La7, 40% des Italiens souhaitent que le président Sergio Mattarella charge Luigi Di Maio de former le prochain gouvernement. Seuls 21% soutiennent Matteo Salvini. Le chef de l’Etat ne devrait pas entamer ses consultations officielles avant le mois prochain. Bien que grand perdant des élections, le Parti démocrate, qui a recueilli moins de 23% des voix dans le cadre d’une coalition de centre gauche, pourrait toutefois se retrouver en position de “faiseur de roi” et faire pencher la balance en faveur de Di Maio ou de Salvini. Le dirigeant du Parti démocrate, Matteo Renzi, a annoncé qu’il allait démissionner, après la lourde défaite de sa formation.

Formation professionnelle : un accord critiqué par la ministre du travail

Formation professionnelle : un accord critiqué par la ministre du travail

 

La CFDT qui se félicite, la CGT qui conteste et la ministre qui critique un texte qui modifie, i est vrai à la marge la formation permanente en tout cas  n’est pas à la hauteur de l’enjeu de la reconversion et du chômage. Le projet d’accord dédie 0,30% de la masse salariale à la formation des demandeurs d’emploi, comme le réclamait le gouvernement. Cette contribution a vocation à se réduire en proportion de la diminution du nombre de chômeurs. La cotisation unique – formation professionnelle et alternance – sera équivalente à ce que payent déjà les entreprises, soit une taxe de 1,23% de la masse salariale pour les entreprises de 1 à 10 salariés et de 1,68% pour celles de 11 salariés et plus. Il accorde également au financement de l’alternance 0,68% à 0,95% de la masse salariale en fonction de la taille des entreprises. Le reste sera dédié au CPF, au développement des dépenses des PME et au financement des formations initiales. Tout en conservant deux contrats d’alternance, apprentissage pour la formation initiale et professionnalisation pour la formation continue, l’accord prévoit une « gouvernance unique » dans la branche et « un même statut de l’alternant« . Le financement des centres de formation des apprentis (CFA) se fera « au contrat« , c’est-à-dire selon leurs effectifs d’apprentis. L’alternance, aujourd’hui financée par la taxe d’apprentissage (0,68% de la masse salariale) et une cotisation formation au titre de la professionnalisation (entre 0,15% et 0,40% selon la taille de l’entreprise), sera désormais financée par une « contribution alternance » unique s’échelonnant entre 0,68% et 0,90% selon la taille de l’entreprise. Sur leur compte personnel de formation (CPF), les salariés cumuleront 35 heures par an (au lieu de 24), dans la limite de 400 heures (au lieu de 150). Le compte des salariés non diplômés sera alimenté plus rapidement, à hauteur de 55 heures par an (au lieu de 48), dans la limite de 550 heures (au lieu de 400). L’accord met fin au système de listes de formations éligibles au CPF sélectionnées par les partenaires sociaux.  Le congé individuel de formation (CIF), destiné à financer des formations longues notamment dans le cadre de reconversions, est supprimé. Un dispositif similaire est intégré dans le CPF. Les salariés ayant au moins deux ans d’ancienneté pourront mobiliser leur CPF en vue d’un projet de reconversion dans le cadre d’un congé spécifique accordé par l’employeur. Le CPF sera financé par une cotisation de 0,275% des entreprises de 11 à 49 salariés et de 0,40% des entreprises de 50 salariés et plus. Sur ce taux, 0,1% au maximum sera consacré au dispositif de reconversion qui succède au CIF. Le conseil en évolution professionnelle (CEP), créé en 2014 pour accompagner les actifs dans leur transition professionnelle, disposera désormais d’un financement dédié. Il sera doté d’environ 244 millions, selon une source syndicale. L’accompagnement dispensé reste gratuit pour le bénéficiaire. Toutefois, pour les salariés, s’il débouche sur un bilan de compétences ou un accompagnement à la validation des acquis de l’expérience notamment, cette prestation est payante, finançable grâce aux heures de CPF. Pour les demandeurs d’emploi, en revanche, ces prestations resteraient gratuites. Les opérateurs habilités à dispenser le CEP seront sélectionnés dans chaque région, par appel à candidature, et devront se conformer à un cahier des charges fixé au niveau national avant fin 2018. Aujourd’hui, cinq opérateurs sont habilités d’office : Pôle emploi, l’APEC, les missions locales, les Opacif et les CAP emploi. Ils devront, eux aussi, se soumettre à cette procédure. Les partenaires sociaux se sont entendus pour mettre en place une base de données sur les besoins en compétence actuels et futurs des entreprises. Ces données leur permettront de revoir le processus d’enregistrement des certifications pour qu’elles répondent davantage aux besoins. Elles devront intégrer la notion de blocs de compétences afin de permettre des passerelles.

 

 

CSA-Affaire Gallet: la ministre rétropédale

CSA-Affaire Gallet: la ministre rétropédale

 

 

 

 

On sait qu’Emmanuel Macon est plutôt libéral mais un libéralisme fortement aussi teinté d’étatisme quand il met son nez dans les grandes entreprises ou encore qu’il légitime la bureaucratie et le centralisme. De ce point de vue, la ministre de la culture en se prononçant pour l’éviction de Mathieu Gallet PDG de Radio France s’inscrit dans la même ligne. Aujourd’hui elle rétropédale pour affirmer qu’elle n’a pas fait pression sur le conseil supérieur de l’audiovisuel. Elle aura du mal à convaincre car on sait que ce conseil supérieur de l’audiovisuel comme la plupart des autres conseils du même type est  à la botte du gouvernement. Pour l’essentiel, ce sont  de vieilles barbes dont la crainte suprême et d’être évincés de leurs dernières fonctions. Notons que la composition du CSA est désignée conjointement par l’Élysée, le président de l’Assemblée nationale et le président du Sénat. Le pire dans cette affaire, c’est que les reproches faits à Mathieu Gallet qui concernait son ancienne fonction de président de l’institut national de l’audiovisuel font l’objet d’une procédure judiciaire en cours. Mathieu Gallet a en effet fait appel. L’intéressé n’est pas sans reproche vis-à-vis des procédures d’appel d’offres ou même vis-à-vis de son train de vie. La question n’est pas là. La question est de savoir si un ministre doit ou non en permanence instrumentaliser les affaires de justice voire de faits  divers. Il serait temps que certains ministres de ce point de vue apprennent à se taire d’autant que la culture politique de l’intéressé est assez mince La ministre de la Culture Françoise Nyssen se défend mais peine à convaincre dans les colonnes du Journal du Dimanche, d’avoir influencé la décision du Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) de démettre de ses fonctions Mathieu Gallet, PDG de Radio France, condamné à la mi-janvier en première instance pour favoritisme. « Le CSA a tranché en toute indépendance. Il a considéré que les conditions n’étaient plus réunies pour que Mathieu Gallet reste à la tête d’une entreprise publique après sa condamnation en première instance. Je ne regrette pas la phrase prononcée », a-t-elle déclaré au Journal du Dimanche.

« Ce que doit faire Macron » (Moscovici, qui ne l’a pas fait quand il était ministre de l’économie)

« Ce que doit faire Macron » (Moscovici, qui ne l’a pas fait quand il était ministre de l’économie)

 

Il faut être vraiment culotté ou bien être affecté d’une insuffisance de mémoire pour que Pierre Moscovici, commissaire européen aux Affaires économiques et ancien ministre socialiste des finances,  donne des conseils à Macron en matière de déficit budgétaire. On ne peut pas dire que Moscovici ait beaucoup marqué son temps pour réduire de manière significative les dépenses de la France quand il était en charge des finances. En bon énarque,  il n’a pas voulu bousculer la bureaucratie. En fait,  les propos moralisateurs de Moscovici sont destinés autant à Macron qu’aux Etats européens en vue  d’influencer la succession prochaine du sulfureux luxembourgeois Juncker, président de l’union économique. Un poste que convoite Moscovici qui doit évidemment plaire aux gouvernements qui pratiquent  l’orthodoxie budgétaire notamment l’Allemagne. D’ailleurs son discours pourrait être celui de Merkel : « Emmanuel Macron veut être (…) le leader en Europe et pour être le leader en Europe, il faut montrer l’exemple. C’est la raison pour laquelle cette question des déficits structurels, cette question de la maîtrise de la dépense publique, cette question de la gestion moderne de l’Etat qui prépare l’avenir, c’est une question tout à fait essentielle si on veut en effet transformer le pays », a déclaré Pierre  Moscovici, interrogé au Grand Rendez-vous d’Europe 1-Cnews-Les Echos, en appelant la France à ne pas s’arrêter une fois passée sous la barre des 3% du PIB. 3% ce n’est pas une cible, c’est une limite absolue et nos règles de déficit public dessinent un chemin qui doit aller vers une réduction très forte des déficits », a souligné l’ancien ministre socialiste, se réjouissant que la France « quitte le bonnet d’âne », mais ajoutant que « la moyenne des déficits dans la zone euro n’est pas à 2,8%, n’est pas à 2,7%, elle est à 0,9% ». « La France va mieux, elle va mieux sur le plan de ses déficits, elle va mieux sur le plan de sa croissance,  et elle va mieux du point de vue de ses déséquilibres », a estimé le commissaire européen. « Mais la France doit viser très haut, la France doit viser la première place. » Moscovici lui aussi vise la première place, celle de président de la commission européenne. Un poste qui pourrait lui revenir car la France comme l’Allemagne non ne sont pas décidés à désigner un responsable à forte personnalité ; du coup,  le profil de technocrate mou de Moscovici pourrait convenir aux deux parties qui veulent bien renforcer l’union européenne mais ne pas abdiquer leurs souverainetés.

 

Grand Ouest : la ministre des transports les mains vides !

Grand Ouest : la ministre des transports les mains vides !

 

On se demande bien pourquoi le gouvernement a envoyé au charbon la ministre des transports dans la région de l’Ouest. La vérité c’est qu’elle n’avait rien à proposer. Ce qui d’une certaine manière peut se comprendre car le renoncement à un projet inutile n’ouvre pas automatiquement des droits à des compensations en termes  de flux financiers. La ministre a tenté de justifier un certain attentisme. “Il faut prendre un petit peu de temps, car beaucoup de projets étaient structurés autour de la réalisation de Notre-Dame-des-Lande”, a-t-elle dit lors d‘une conférence de presse à l‘aéroport de Nantes, situé sur la commune de Bouguenais.”Cela ne veut pas dire qu‘il ne va rien se passer à court terme : des travaux vont être engagés très rapidement sur le réaménagement de l‘aérogare existante pour accueillir les passagers dans de bonnes conditions», a ajouté la ministre. Un peu plus tôt, elle avait été huée par plusieurs centaines de personnes à sa sortie de la mairie de Saint-Aignan-de-Grand-Lieu, commune située en bout de piste de l‘actuel aéroport, à l‘issue d‘un entretien avec le maire. «Cela conforte ce que nous avons toujours dit : rien n’était prêt, rien n‘a été préparé, il n‘y a aucun plan B», a déclaré i la présidente de région dans un communiqué, ”ce n‘est pas acceptable, notre territoire ne peut attendre six mois supplémentaires.» Elle a seulement  annoncé son intention de réunir rapidement un «Parlement des territoires» élargi aux acteurs économiques, pour faire des propositions au gouvernement en matière d‘infrastructures de transport, de numérique ou d‘enseignement supérieur. Si on comprend que des compensations concernent les infrastructures de transport l’insonorisation des résidences concernées par l’aéroport actuel, on comprend moins le marchandage concernant le numérique ou l’enseignement supérieur

Edouard Philippe : gendre et Premier ministre idéal

Edouard Philippe : gendre et Premier ministre idéal

 

D’une certaine façon, Édouard Philippe a  le profil idéal de gendre mais aussi de Premier ministre. C’est une pièce rapportée, comme un gendre,  mais a su se faire accepter par sa discrétion et sa loyauté surtout vis-à-vis du président de la république. Certes Édouard Philippe n’est pas d’un charisme exceptionnel, il a plutôt la personnalité d’un grand commis de l’État mais sympa. Il ne semble pas animer d’une ambition débordante notamment dans la perspective de la prochaine présidentielle. Il s’agit là d’une qualité essentielle pour un président de la république contesté à un momentou un autre par son collaborateur le plus proche. Les exemples dans la Ve République sont multiples on pourrait citer Giscard et Chirac, Balladur et Chirac ou encore Hollande et vvalls. Normalement le premier ministre doit éventuellement jouer le rôle de fusible. Pour l’instant la situation n’a fait jouer ce rôle au premier ministre que pendant quelques mois lors de la baisse de popularité de Macron. Depuis Macron a remonté la pente et Édouard Philippe a eu le bon goût d’être également populaire mais pas au point de dépasser son maître et patron. Dernier élément qui milite en faveur du premier ministre : sa loyauté. Jusque-là on peut dire que le premier ministre s’est exclusivement consacré à la mise en musique des orientations décidées par Macron. On ne se souvient même pas s’il a eu une seule fois une idée personnelle. Il est effacé mais loyal et efficace, ce qui convient parfaitement au président de la république-Il faut cependant admettre que la popularité tant de Macon que de  Philippe est servie  par un contexte politique particulièrement favorable et caractérisé par la quasi absence d’opposition crédible. Un contexte qui favorise la bonne entente entre le premier ministre et le président.

Républicains : L’ex-ministre Dominique Bussereau se met en congé

Républicains : L’ex-ministre Dominique Bussereau se met en congé

 

Une nouvelle défection de poids chez les Républicains avec la décision de l’ex ministre Dominique Bussereau qui avait déjà déclaré qu’il ne se retrouvait pas dans la ligne conservatrice, antilibéral et anti européenne de Wauquiez. Mais c’est un départ qui compte car Dominique Bussereau est d’un proche de Jean-Pierre Raffarin et de toute l’aile moderniste des Républicains. Il est clair que pour  les élections européennes Vauquiez  tiendra absolument à se démarquer de Macron risquant de renforcer encore la distance prise par les Républicains vis-à-vis de l’Europe, vis-à-vis du libéralisme aussi bien économique. D’une certaine manière, ce n’est pas une surprise, il y a longtemps que le libéral européen Dominique Bussereau, ancien ministre, proche de Jean-Pierre Raffarin et d’Alain Juppé, avait pros ses distances. Il ne renouvellera donc  pas sa carte d’adhérent chez Les Républicains. « J’ai décidé de prendre de la distance avec la politique partisane. » Dominique Bussereau ancien membre du gouvernement sous Jacques Chirac et Nicolas Sarkozy annonce au JDD qu’il se met en congé des Républicains en ne renouvelant pas sa carte d’adhérent. Proche d’Alain Juppé et de Jean-Pierre Raffarin, il se distingue de la ligne de Laurent Wauquiez qui a pris la tête du parti début décembre. L’ancien député de la Charente-Maritime dénonce « les propos tenus par certains porte-parole des Républicains » qui « pourraient être ceux du FN ». Il expose aussi ses divergences sur l’Europe avec la nouvelle direction du parti. Dominique Bussereau annonce que sa décision « n’est pas la même que Xavier Bertrand » et qu’il pourrait mettre un terme à son congé au moment des élections européennes « en fonction du choix de ses candidats et des idées qu’ils porteront ». Si cela ne lui convient pas, il envisagera alors un « départ définitif ». En attendant, il annonce ne pas vouloir rejoindre un autre parti et qu’il se consacrera « à d’autres combats ». Dominique Bussereau est président du Conseil départemental de la Charente-Maritime et président de l’Assemblée des départements de France.

 

SNCF: La rencontre Ministre-Pepy accouche d’une souris !

SNCF: La rencontre Ministre-Pepy accouche d’une souris !

Après plusieurs incidents qui s’étaient déroulés à la Gare Montparnasse, la ministre avait tapé sur la table en décidant de convoquer Pepy le patron de la SNCF afin qu’il s’explique. Avec le temps la convocation s’est transformée en réunion de travail. D’autant plus que le responsable de la SNCF a obtenu le soutien du premier ministre. Finalement il n’a pas été décidé grand chose mais seulement de faire un audit des installations électriques et informatiques dans les grandes gares. On voit mal ce que pourrait donner un tel diagnostic dont on connaît déjà les résultats à savoir un vieillissement généralisé des installations. Peut-être évoquera-t-on la facture financière que cela représente et l’éternelle question se reposera de savoir qui finance ! Bref du cirque médiatique pour montrer que la ministre des transports existe !  Deuxième annonce, une «échelle de gravité» des incidents (graduée de 1 à 6 ou illustrée par des couleurs) donnera aux voyageurs une indication «claire et objective» de l’impact sur la circulation. «Cette échelle de gravité sera testée à partir du 15 janvier et généralisée au 1er février», précise le ministère des Transports dans un communiqué.

De plus, la SNCF s’est engagée à publier quotidiennement la régularité observée de ses trains (TER, Transiliens, Intercités et TGV) en rappelant qu’il s’agit d’une initiative «unique en Europe». «Dès le lendemain», les voyageurs pourront connaître «la régularité par ligne ou par axe des 15000 trains qui circulent sur le réseau» avec à chaque fois des informations sur les causes des principaux incidents. Aujourd’hui, des indicateurs mensuels de régularité sont rendus publics. Mais, selon les sources, les résultats divergent. Et, surtout, les progrès ne sont pas au rendez-vous.

Ces nouvelles mesures vont-elles changer la donne ces prochains jours? Probablement pas. Mais le gouvernement qui prépare un projet de loi sur les mobilités en mars, dont un volet important concernera la SNCF, doit montrer qu’il veille à améliorer la fiabilité du ferroviaire. Le groupe public vient de mettre en place une nouvelle organisation pour mieux coordonner les travaux et mieux réagir en cas d’incident. Mais il faudra plusieurs mois pour évaluer son impact. Autre préoccupation des voyageurs: l’information lors des incidents. Une nouvelle application sur smartphone devrait être lancée au printemps. Présentée comme le «Waze de la SNCF» – inspiré du GPS -, elle intégrera, en cas de crise, les informations de la SNCF et celles des voyageurs eux-mêmes.

 

Djihadistes français: ils seront jugés sur place (ministre de la justice)

Djihadistes français: ils seront jugés sur place (ministre de la justice)

 

La position française moins le mérite d’être clair, le gouvernement français ne souhaite pas juger les djihadistes en France et n’ira pas les chercher à cette fin ;  en clair, ils seront jugés par les autorités locales. C’est ce qu’a affirmé Nicole Belloubet, la garde des Sceaux, sur BFMTV et RMC vendredi matin les djihadistes françaises arrêtées au Kurdistan syrien « pourront être prises en charge en France si elles reviennent ». Mais « nous n’irons pas les chercher », ajoute-t-elle. Et « si les autorités locales peuvent leur offrir un certain nombre de garanties, comme la traduction, leur accès à la défense etc., alors il n’y a pas de raison » qu’elles ne soient pas prises en charge là-bas,  explique Nicole Belloubet. Si ça n’était pas le cas, « la France peut intervenir soit par le biais d’une protection consulaire, soit par le biais de la Croix Rouge par exemple ». Pourtant, la France ne reconnaît pas l’Etat kurde. « Il n’y a pas d’Etat que nous reconnaissons mais il y a des autorités locales, et nous pouvons admettre qu’elles puissent procéder à des opérations de jugement », répond la garde des Sceaux.  Jeudi, le porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux avait avancé le premier sur BFMTV et RMC que les femmes djihadistes pourraient être jugées par les autorités kurdes de Syrie, « si les institutions judiciaires qui sont en capacité d’assurer un procès équitable avec des droits de la défense assurés ».  Quant aux enfants de ces femmes, Nicole Belloubet estime avoir « une obligation humanitaire » à leur encontre:  »Les enfants de moins de 8 ans qui peuvent revenir en France seront pris en charge et présentés à un juge des enfants qui décidera de leur situation ».

Fakesnews : pourquoi pas le retour d’un ministre de l’information ?

Fakesnews : pourquoi pas le retour d’un ministre de l’information ?

 

On peut s’étonner  que les grands médias n’aientpas réagi avec davantage de force à la proposition de Macon visant à faire voter une loi pour lutter contre les fausses nouvelles car risque est grand de porter atteinte à la liberté d’action.  certes certaines information sont diffusées dans l’intention délibérée de nuire  avec des faits inexacts ntammenet lors des campagnes électorales française et américaine, « les fake news », ces fausses informations répandues intentionnellement pour (par exemple l’affaire du faux compte de Macron à l’étranger). Pour autant on se demande bien à partir de quels critères pourra procéder le juge appelé à se prononcer pour distinguer le vrai du faux. Jusqu’où s’ouvrira le champ des informations susceptibles de faire l’objet de poursuites judiciaires. Certes il n’est pas inutile de connaître comme le propose Macron ceux qui sponsorisent la diffusion d’infos (vraies ou)  fausses, pas inutile non plus de connaître l’identité des auteurs et des diffuseurs mais de là à engager des poursuites sur le concept de véracité des informations il y a un pas qui peut conduire à une nette restriction de la liberté d’analyse et d’expression. Curieux aussi cette leçon de journalisme donné par Macron lors de ses vœux à la presse. Aussi brillant soit-il le jeune président de la république paraît un peu présomptueux pour apprendre aux médias leur métier. Pourquoi pas aussi le retour d’un ministre de l’information qui serait chargé d’autoriser et bien sûr de censurer l’information. Si l’on en juge par le fonctionnement du parti la république en marche Macron entretien des rapports ambigus avec la démocratie puisque ce parti n’est autorisé à faire entendre aucune voix divergente et pour cause puisqu’il n’a aucun fonctionnement démocratique. Lors de ses vœux à la presse à l’Elysée mercredi, le chef de l’Etat a dévoilé son projet de mise en place d’un dispositif juridique pour contrôler la diffusion et la prolifération de ces fausses nouvelles notamment  pendant les campagnes électorales. La nouvelle loi devrait entrer en application avant les prochaines élections européennes de 2019, a promis Emmanuel Macron. Le porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveaux, a quant à lui affirmé vendredi sur BFMTV que ce projet de loi devrait être présenté  »probablement avant la fin de l’année ». « Les sites ayant pignon sur rue sont la vitrine légale de cette propagande, articulés avec des millions de comptes sur les réseaux sociaux, qui en un instant répandent partout dans le monde, dans toutes les langues, le bobard inventé pour salir un responsable politique, une personnalité, une figure publique, un journaliste », a déclaré mercredi Emmanuel Macron lors de ses vœux à la presse, sans donner d’exemples précis.  La loi proposée par Emmanuel Macron pourrait prévoir une obligation de transparence sur l’identité du diffuseur et la possibilité de blocage ou de fermeture du site concerné. « Les plateformes se verront ainsi imposer des obligations de transparence accrues, sur tous les contenus sponsorisés, afin de rendre public l’identité des annonceurs et de ceux qui les contrôlent, mais aussi de limiter les montants consacrés à ces contenus », a ainsi expliqué Emmanuel Macron. Ce dispositif juridique pourrait donc contraindre les plateformes numériques à mieux encadrer les contenus qu’elles éditent. La justice pourra être saisie en cas de négligence. « En cas de propagation d’une fausse nouvelle, il sera possible de saisir le juge à travers une nouvelle action en référé permettant le cas échéant de supprimer le contenu mis en cause, de déréférencer le site, de fermer le compte  utilisateur concerné, voire de bloquer l’accès au site internet », a poursuivi le Président. Emmanuel Macron a également annoncé le renforcement des pouvoirs du CSA (Conseil supérieur de l’audiovisuel) à cet effet. Il en va, selon, lui de la protection de « notre vie démocratique. » Dès lors, une question se pose : comment établir la vérité? Un problème de taille, selon Arthur Messaud, membre de la Quadrature du Net, association qui défend les libertés sur Internet. Pour lui, un tel projet est infaisable, voire dangereux. « C’est tout à fait nouveau de voir qu’un juge doit distinguer le vrai du faux et pouvoir censurer sur cette seule base. Donc techniquement, c’est possible, mais en termes idéologiques, ou juste logique, proposer une censure sur la vérité, c’est là où la chose serait irréalisable ou complètement excessive, ou sujet à un nombre d’avis infinis »,a-t-il réagi jeudi matin sur France Inter. Et d’ajouter : « La question qui est fondamentale ici c’est : ‘Qu’est-ce qui établit la vérité?’ Là, Macron nous dit que c’est un juge qui va établir la vérité. Donc lutter contre les fake news, ça veut dire donner le pouvoir à un juge de dire ce qui est autorisé ou non dans un débat selon ses propres critères à lui de vérité. »

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