Archive pour le Tag 'ministre'

Norme euro 7 automobile : trop contraignant pour les constructeurs et le ministre de l’économie

Norme euro 7 automobile : trop contraignant pour les constructeurs et le ministre de l’économie

La norme Euro 7 va au-delà des simples règles de la physique! » Selon Carlos Tavares d’Atlantis.

« Elle rendrait tout simplement impossible la poursuite de la fabrication de voitures thermiques. Il faut donc rétablir un dialogue constructif et respectueux », poursuit Carlos Tavares rejoins sur ce point par le ministre de l’économie.

« Le temps où bon nombre de règles européennes ont été élaborées sans échange avec l’industrie – qui a ainsi payé le prix du problème qu’a posé un seul de nos concurrents – est je l’espère révolu », ajoute-t-il par allusion à Volkswagen et au scandale du dieselgate de 2015.

L’Europe durcit régulièrement les normes d’émission de CO2 et de polluants des véhicules.

La prochaine norme limitant les émissions d’oxydes d’azote et de monoxyde de carbone, Euro 7, doit entrer en vigueur en 2025. En renchérissant encore le coût de la dépollution, elle est susceptible d’accélérer la baisse des motorisations thermiques et profiter par ricochet aux voitures électriques.

L’Association allemande des constructeurs (VDA) a déjà estimé que cette nouvelle norme allait trop loin.

 

Croissance France : révision en baisse par le ministre de l’économie

Croissance France : révision en baisse par le ministre de l’économie

 

 

Le ministre de l’économie reconnaît dans le JDD que les nouvelles mesures restrictives vont peser sur une croissance déjà fragile. Officiellement , le gouvernement a retenu une perspective de croissance de 6 %. Le nouveau reconfinement pourrait faire diminuer cette perspective de 1 % si toutefois les mesures sont limitées à quatre semaines comme prévu. Cependant les restrictions pourraient être prolongées en mai voir au-delà et du coup la croissance pourrait être divisée par 2à savoir 3 % au lieu de 6%. Pour l’instant, le ministre de l’économie se fonde sur une limitation des mesures restrictives et ne prévoit qu’une baisse de 1 % du P IB, soit 5 % au lieu de six.

 

Interview

 

Quelles conséquences vont avoir les nouvelles mesures de restrictions sur l’économie française?
Fermer les établissements scolaires et 150.000 commerces est indispensable pour freiner la circulation du virus. Mais ces mesures auront un impact sur l’économie française. Nous allons donc réviser notre croissance de 6% à 5% pour 2021. Cette estimation est à la fois sincère et prudente. La France a des réserves de puissance considérables et les fondamentaux de son économie sont solides. Par ailleurs, nous avons su protéger avec efficacité les entreprises, les salariés et les Français. L’an dernier, nous avons enregistré 35.000 faillites d’entreprises, contre 50.000 en temps ordinaire. Et notre soutien massif à l’apprentissage porte ses fruits : 500.000 jeunes bénéficient de cette formation, un niveau jamais atteint dans notre pays.

Comment aider encore plus les commerçants à nouveau contraints de fermer leurs magasins?
Je comprends l’inquiétude et l’immense lassitude des commerçants. Je veux leur dire que nous continuerons à les soutenir. Comme pour les restaurateurs, nous allons leur permettre de recevoir une aide jusqu’à 200.000 euros par mois au titre du fonds de solidarité. Nous indemniserons également une partie de leurs stocks d’invendus. Et pour toutes les entreprises dont les loyers sont élevés, ils seront pris en charge dans la limite de 10 millions d’euros.

Quel sera le coût de ce dispositif?
Pour le mois d’avril, le coût total des aides est estimé à 11 milliards d’euros. La promesse présidentielle du « quoi qu’il en coûte » sera tenue. Elle nous permettra de rebondir plus vite et plus fort lorsque les restrictions sanitaires seront levées. Regardez nos résultats à la sortie du premier confinement : nous avons eu 18% de croissance au troisième trimestre, le taux le plus élevé de l’Union européenne! Le succès de France Relance confirme que les entrepreneurs sont prêts à réinvestir. En 2020, malgré la pandémie, les start-up françaises ont réussi à lever plus de 5 milliards d’euros – le montant le plus élevé en Europe. Croyez-moi, nos fondamentaux sont solides ; nous saurons rebondir.

Emmanuel Macron a évoqué un début de retour à une « vie normale » à partir du mois de mai. Pour l’économie aussi?
Tout dépendra de la situation sanitaire, mais en tout cas nous anticipons et nous serons prêts. Dans cette crise, les entreprises ont fait preuve de responsabilité et se sont montrées imaginatives. De la grande distribution et des commerces de proximité, qui ont sécurisé l’approvisionnement alimentaire des Français, aux banques, qui ont distribué des prêts aux entreprises, toutes les filières ont témoigné leur solidarité. Le BTP est même parvenu à créer des emplois! Nous restons une nation attractive, capable des plus belles innovations. De nouvelles chaînes de valeur sont créées : une usine de batteries électriques va ouvrir dans le Nord ; un premier site pour l’hydrogène vert sera bientôt inauguré. Dans le domaine crucial des composants électroniques, nous allons augmenter nos capacités de production grâce à l’entreprise franco-italienne ­STMicroelectronics. Cette crise nous ouvre les yeux : les Européens doivent se rassembler pour faire front commun face à la concurrence de la Chine et des États-Unis.

Mais en attendant, l’argent du plan de relance européen n’est toujours pas débloqué. Que se passe-t‑il?
En 2020, l’Europe a su se libérer de ses carcans pour lever de la dette en commun, adopter rapidement un plan de relance, coordonner les réponses économiques. Ne laissons pas la lourdeur bureaucratique, les vieux réflexes dogmatiques et des réticences politiques dans certains États membres reprendre le dessus. Allons vite. Mettons en œuvre sans délai notre plan de relance de 750 milliards d’euros. La France devait recevoir 5 milliards en juillet. Il est hélas peu probable que nous recevions cette somme à cette date.

Jusqu’à quand le « quoi qu’il en coûte » est-il tenable?
Tant que la crise sanitaire durera. Mais je veux rassurer les Français : nous n’avons pas de difficulté à lever de la dette sur les marchés, à des taux d’intérêt très bas. La Banque centrale européenne a confirmé le maintien de sa politique monétaire de soutien à l’économie. Tous ceux qui annoncent une remontée subite des taux d’intérêt jouent avec les peurs. Mais nous devons nous prémunir contre cette éventualité sur le long terme, en remboursant notre dette.

 

Comment pourra-t‑on rembourser une dette aussi considérable?
Certainement pas en augmentant les impôts. La réponse tient aux trois choix que nous avons faits avec le Premier ministre : une croissance forte, une meilleure maîtrise des dépenses publiques de fonctionnement et la poursuite des réformes structurelles – à commencer par celle des retraites.

 

Devrez-vous faire adopter un nouveau plan de relance pour compléter le premier?
Avançons avec méthode. La priorité est de continuer à décaisser rapidement les 100 milliards d’euros du plan de relance actuel pour que les Français en voient le bénéfice concret sur leur territoire et sur l’emploi. Au moment où je vous parle, le plan tourne à plein régime : les entreprises industrielles relocalisent des activités, les PME se numérisent, les ménages rénovent leur logement à raison de 60.000 MaPrimeRénov par mois, et achètent des véhicules propres – il s’en est vendu quatre fois plus au premier trimestre 2021 qu’au premier trimestre 2019. Quel est mon objectif? Que la moitié du plan de relance soit dépensée d’ici à la fin de l’année. Nous ferons le point à ce moment-là.

 

L’épidémie souligne le retard dans la numérisation de la France. Peut-on en profiter pour le combler?
Beaucoup de PME industrielles étaient à la traîne dans la numérisation et la robotisation. Cette crise a servi de révélateur. Dans le cadre du plan de relance, nous avons alloué 280 millions d’euros pour la digitalisation des PME ; en quelques semaines, nous avons été débordés par les demandes et nous avons dû augmenter l’enveloppe de 600 millions d’euros… Dans les commerces aussi, la numérisation progresse : 17.000 sites marchands ont été créés en 2020 et les ventes de produits en ligne ont augmenté de 30%.

Et les citoyens, ont-ils eux aussi un rôle à jouer dans la relance?
Bien sûr. L’épargne accumulée pendant la crise s’élève environ à 130 milliards d’euros – plus que le plan de relance! Les Français investissent déjà dans l’économie grâce aux outils que nous avons mis en place : le PER, le PEA simplifié et les accords d’intéressement. La simplification des plans d’épargne en actions a produit ses effets : 800.000 PEA supplémentaires ont été ouverts ces deux dernières années. Pour encourager la participation des salariés dans leur entreprise, nous avons supprimé le forfait social jusqu’en 2022. Et pour stimuler la consommation, nous travaillons sur la possibilité pour les parents et les grands-parents d’aider financièrement les plus jeunes, sans taxe ni impôt, pour compenser l’absence de stages ou de petits boulots.

Beaucoup de chefs d’entreprise redoutent le moment où les aides publiques vont s’arrêter. Que leur dîtes-vous?
Nous ferons les choses progressivement, pour ne brutaliser personne. Nous avons su protéger les entreprises dans la crise, nous saurons les accompagner à la sortie de la crise. Nous y travaillons déjà. Pour que les entreprises puissent consolider leurs fonds propres, nous avons créé les prêts participatifs : une réponse massive de 20 milliards d’euros. Je ferai bientôt des propositions nouvelles pour que chaque entreprise viable confrontée à un problème de trésorerie trouve une solution financière adaptée. Dans certains secteurs qui resteront durablement touchés, comme l’aéronautique, un soutien sera maintenu. Par ailleurs, n’oublions pas que beaucoup d’entreprises ne dépendent plus des aides publiques. Le mois dernier, l’économie française tournait à 96% de ses capacités.

« Pas de pandémie »: le ministre de la santé ment

« Pas de pandémie »: le ministre de la santé ment

 

 

 

Une nouvelle fois le ministre de la santé a accumulé les contrevérités par rapport à l’ampleur de la crise sanitaire ainsi a-t-il affirmé que « Nous ne sommes pas dans une vague épidémique ». Or en quelques jours nous sommes passés de 25 à 30 000 contaminés à 45 000 hier sans parler des hôpitaux à 80 % mobilisés pour les services de réanimation par le CoronavirusLe mensonge de Véran est contredit par les affirmations mêmes de l’intéressé mais le virus circule beaucoup et un peu plus chaque semaine, « Nous sommes sur un plateau montant, qui augmente de 10% par semaine », a-t-il déclaré, faisant état d’une augmentation de la « tension sanitaire et de la pression hospitalière » au cours des deux dernières semaines.

 

« Nous ne sommes pas dans une vague épidémique mais le virus circule à un niveau élevé », explique Olivier Véran, ministre de la Santé

Le ministre a comparé la situation actuelle à celle ayant précédé le deuxième confinement à l’automne, avec 3 100 malades du Covid en réanimation aujourd’hui, contre  »3 300 ou 3 400″ en octobre. « On est presque aujourd’hui au niveau des réanimations du mois d’octobre. La grande différence aujourd’hui est que la dynamique n’est pas exponentielle c’est vrai, mais à nouveau le nombre de réanimations augmente, c’est factuel », a-t-il insisté, notant que les hôpitaux sont « presque à 60% d’occupation » des lits de réanimation par des patients Covid.

« Pas de pandémie »: le ministre de la santé ment

« Pas de pandémie »: le ministre de la santé ment

 

 

 

Une nouvelle fois le ministre de la santé a accumulé les contrevérités par rapport à l’ampleur de la crise sanitaire ainsi a-t-il affirmé que « Nous ne sommes pas dans une vague épidémique ». Or en quelques jours nous sommes passés de 25 à 30 000 contaminés à 45 000 hier sans parler des hôpitaux à 80 % mobilisés pour les services de réanimation par le Coronavirus. Le mensonge de Véran est contredit par les affirmations mêmes de l’intéressé mais le virus circule beaucoup et un peu plus chaque semaine, « Nous sommes sur un plateau montant, qui augmente de 10% par semaine », a-t-il déclaré, faisant état d’une augmentation de la « tension sanitaire et de la pression hospitalière » au cours des deux dernières semaines.

 

« Nous ne sommes pas dans une vague épidémique mais le virus circule à un niveau élevé », explique Olivier Véran, ministre de la Santé

Le ministre a comparé la situation actuelle à celle ayant précédé le deuxième confinement à l’automne, avec 3 100 malades du Covid en réanimation aujourd’hui, contre  »3 300 ou 3 400″ en octobre. « On est presque aujourd’hui au niveau des réanimations du mois d’octobre. La grande différence aujourd’hui est que la dynamique n’est pas exponentielle c’est vrai, mais à nouveau le nombre de réanimations augmente, c’est factuel », a-t-il insisté, notant que les hôpitaux sont « presque à 60% d’occupation » des lits de réanimation par des patients Covid.

Brésil -Bolsonaro : c’est le quatrième ministre de la santé !

Brésil -Bolsonaro : c’est le quatrième ministre de la santé !

Au Brésil c’est le quatrième ministre de la Santé depuis de début de la pandémie, alors que le pays est durement frappé par une nouvelle vague de Covid-19.

Lors d’une brève rencontre avec ses soutiens au palais présidentiel, Jair Bolsonaro a déclaré : « J’ai décidé ce soir de nommer Marcelo Queiroga ministre de la Santé, en remplacement d’Eduardo Pazuello » avant d’ajouter que la transition « devrait prendre deux à trois semaines ». Le général Eduardo Pazuello, sans expérience médicale, avait été nommé par intérim à ce poste en mai 2020 après la démission de l’oncologue Nelson Teich. Moins d’un mois après sa nomination, ce dernier avait été renvoyé pour « incompatibilités » avec le chef de l’Etat.

La nomination de Marcelo Queiroga, président de la Société brésilienne de cardiologie (SBC),

Le Brésil, deuxième pays le plus endeuillé par la pandémieLe Brésil est le deuxième pays le plus endeuillé par la pandémie, avec près de 280.000 morts

 

Danger de l’islamo- gauchisme : 66 % approuvent la ministre de l’enseignement supérieur

Danger de l’islamo- gauchisme : 66 % approuvent la ministre de l’enseignement supérieur

 

 

Un certain nombre de chercheurs y compris au CNRS ont réfuté la réalité scientifique de l’islamo-gauchisme. Le problème c’est que cette réalité n’est peut-être pas reconnue scientifiquement mais que c’est un fait social. Notons aussi que la vérité scientifique d’un jour n’est pas celle du lendemain sans parler du caractère scientifique discutable pour certaines recherches en sciences sociales.

 

La ministre de l’enseignement supérieur est largement approuvée par l’opinion publique. Un sondage montre que les Français sont à la fois lucide et nuancé pour distinguer ce qui relève des confrontations académiques et de manipulations politiques.

 

Selon un sondage Odoxa-Blackbone Consulting réalisé mardi et mercredi pour Le Figaro et Franceinfo, 66 % d’entre eux approuvent les propos de la ministre. Ce soutien se retrouve essentiellement à droite et au centre de l’échiquier: les sympathisants LREM (79 %), LR (85 %) et RN (79 %) jugent ses propos justifiés. La gauche, en revanche, est fracturée: si 60 % des sympathisants PS soutiennent la ministre, ils sont en revanche minoritaires chez EELV et LFI (47 %).

 

Pour 69 % des sondés, il existe bel et bien un problème d’islamo-gauchisme en France. Là encore, les sympathisants de la droite et du centre se retrouvent sur cette position (80 % à LREM, 83 % à LR, 82 % au RN), et les forces de gauche sont divisées (63 % au PS, 50 % à EELV et 46 % à LFI). La fracture idéologique est aussi générationnelle. Plus les Français sont âgés, plus ils considèrent que l’islamo-gauchisme existe et constitue un problème: 57 % chez les moins de 35 ans, 68 % chez les 35-49 ans, 71 % chez les 50-64 ans et jusqu’à 80 % chez les 65 ans et plus.

La démarche de la ministre de confier au CNRS le soin de réaliser «un bilan de l’ensemble des recherches» qui se déroulent en France, afin de distinguer ce qui relève de la recherche académique et ce qui relève du militantisme, est également soutenue par 65 % des sondés. Les Français sont en revanche majoritaires à estimer que les motivations de l’exécutif sur ce dossier sont avant tout électoralistes: si 44 % des Français pensent le gouvernement cherche à résoudre un problème de société qui le préoccupe réellement, 53 % des sondés estiment que le gouvernement agit avant tout pour «capter ou conserver une partie de l’électorat de droite».

Les Français sondés par Odoxa tiennent aussi à l’indépendance de la recherche: 57 % d’entre eux jugent que les études universitaires menées sur les sujets de la religion, de la race, du genre, ou du post-colonialisme, sont «légitimes» et que les chercheurs doivent s’intéresser aux «rapports de domination dans notre société». Une position largement dominante chez les sympathisants LREM (73 %), EELV (68 %) et PS (65 %).

Japon : un  » ministre de la solitude » a été nommé

Japon : un  » ministre de la solitude » a été nommé 

 

Tetsushi Sakamoto a été nommé au Japon « ministre de la solitude ».

 

L’ancien ministre de la Revitalisation régionale devra « proposer une stratégie globale » contre ce fléau qui a été accentué par l’essor du télétravail et le manque de relations sociales depuis le début de la pandémie. Le nombre de suicides au Japon a ainsi augmenté pour la première fois en 11 ans, date de la crise financière, relève le site Nikkei Asia.  »Les femmes en particulier se sentent plus isolées et font face à des taux de suicide croissants », estime le Premier ministre.

 

Pratiquement 21.000 personnes se sont suicidées au Japon cette année, soit 750 de plus qu’en 2019. La hausse est particulièrement visible chez les femmes. Environ 440 élèves se sont également suicidés cette année, soit le chiffre le plus élevé depuis 1980. Lors d’une rencontre avec des journalistes, Tetsushi Sakamoto a indiqué qu’il engagerait des actions « pour prévenir la solitude sociale et l’isolement et pour protéger les liens entre les gens ».

Le ministre Alain Griset perquisitionné

Le  ministre Alain Griset perquisitionné

Le ministre délégué aux PME est visé par deux enquêtes pour «omission substantielle» de son patrimoine et soupçon d’«abus de confiance». Il aurait notamment confondu ses actifs personnels avec ceux  du syndicat  de la Confédération nationale de l’artisanat et des services (CNAMS) Nord, qu’il a présidée jusqu’à sa nomination au gouvernement, le 6 juillet. M. Griset dirigeait cette institution depuis 1991.

Le ministre, entré au gouvernement en juillet, fait l’objet de deux enquêtes, ouvertes après la saisie de la justice par la Haute autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP) fin novembre pour «omission substantielle» de son patrimoine et soupçon d’«abus de confiance».

Selon les informations du Monde, le dossier du ministre délégué aux petites et moyennes entreprises (PME), Alain Griset, a été transmis au procureur de la République pour des faits « susceptibles de revêtir la qualification d’abus de confiance » par la HATVP. « Les déclarations de situation patrimoniale et d’intérêts de M. Griset » ne sont « ni exactes ni sincères », écrit l’institution dans sa délibération. Deux enquêtes judiciaires ont été ouvertes contre le ministre : l’une, en octobre, par le parquet de Lille ; l’autre, mardi, par le parquet de Paris.

La HATVP lui reproche d’avoir omis de déclarer des « participations financières détenues dans un plan d’épargne en actions (PEA), ainsi que le compte espèces associé, pour un montant total de 171 000 euros ». Plus baroque encore, l’argent détenu par le ministre sur son PEA venait en fait de la vente de parts d’une société civile immobilière (SCI) détenues par la Confédération nationale de l’artisanat et des services (CNAMS) Nord, qu’il a présidée jusqu’à sa nomination au gouvernement, le 6 juillet. M. Griset dirigeait cette institution depuis 1991.

« M. Griset a dit à la Haute autorité qu’il avait l’accord de la CNAMS, pour qu’il puisse faire fructifier cette somme. On est dans la confusion des patrimoines, ce qui n’est pas conforme à la loi », a déclaré le président de la HATVP Didier Migaud.

Auditionné par la HATVP le 13 novembre, M. Griset avait en effet expliqué que les six membres du bureau de la CNAMS Nord avaient convenu, « en août 2019, de lui confier 130 000 euros, issus d’une cession immobilière, pour qu’il les plaçât sur son PEA », selon le rapport rédigé par la Haute Autorité. « Il a toujours été clair que cette somme et les plus-values du placement appartenaient à la CNAMS et qu’elles seraient libérées pour l’acquisition d’un nouveau bien », précise au Monde l’entourage du ministre.

L’objectif de croissance remis en cause par le ministre de l’économie

L’objectif de croissance remis en cause par le ministre de l’économie

Le ministre de l’économie se range à l’évidence, l’objectif d’une croissance de 6 % du PIB en 2021 sera inatteignable. D’ores et déjà nombre d’institutions ne prévoit pour la France qu’au mieux 4 % et encore à condition que la crise sanitaire soit mieux maîtrisée. Si le virus devait encore progresser comme il le fait actuellement en Europe, la zone économique pourrait bien même être menacée de quasi stagnation. Il y a en effet les conséquences des mesures restrictives sur l’appareil de production mais tout autant l’attentisme des investisseurs et des consommateurs. Certaines consommations ne pourront jamais être rattrapées, d’autres pourront lettre mais à condition d’offrir des perspectives crédibles de sortie de crise. Aujourd’hui la question se pose de savoir en effet si l’année 2021 sur la plan de la croissance économique.

La plupart des Etats envisage en effet comme d’ailleurs la banque centrale européenne de reporter les mesures de soutien économique et social car l’économie comme la société risque de se trouver jusqu’à la fin de l’année en situation sanitaire d’alerte. Les espoirs seraient donc reportés sur 2022.

Il sera donc très difficile pour la France d’atteindre une croissance de 6% en 2021 si un nouveau confinement est instauré, a estimé lundi Bruno Le Maire, soulignant qu’aucune décision n’avait encore été prise.

Le ministre de l’Economie, des Finances et de la relance s’exprimait sur l’antenne de Bloomberg TV.

Sebastien Lecornu, le ministre pris la main dans le sac ?

Sebastien Lecornu, le ministre pris la main dans le sac ?

Sébastien Lecornu est soupçonné d’avoir favorisé les intérêts de la Société des autoroutes Paris Normandie (SAPN) lorsqu’il était président du conseil départemental de l’Eure.

Selon Libération, dans sa déclaration à la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP), le ministre dit avoir touché, 7.874 euros brut de « jetons de présence » en tant qu’administrateur de la SAPN (autoroutes Paris Normandie) entre juillet 2016 et juin 2017.

Il était alors président du département de l’Eure et aurait approuvé plusieurs délibérations de la collectivité ayant trait à la SAPN, selon le Canard enchaîné et Libération.

D’après le cabinet du ministre, le mandat exercé par Sébastien Lecornu l’a été « façon totalement transparente ».

« Sébastien Lecornu a tout simplement poursuivi une pratique historique ( ben voyons), à la suite de son élection, en siégeant pendant un an au sein du conseil de la SAPN », écrit-il dans un communiqué repris par la presse.

Elisabeth Borne (ministre du Travail): une interview typique d’une technocrate ministre !

Elisabeth Borne (ministre du Travail): une interview typique d’une technocrate ministre !

 

 

Elisabeth Borne, ministre du Travail, de l’Emploi et de l’Insertion.

 

Elisabeth Borne (ministre du Travail): à donné une interview dans le journal l’Opinion qui caractérise bien le flou artistique d’une technocrate investie récemment dans la politique. Dans cette interview , on trouve tout,  , le contraire aussi. Une sorte de positionnement de type radical-socialiste de la IVe République. ou  de « en même temps ».

Interview

La crise a-t-elle favorisé le dialogue social ?

Elle l’a revivifié. Dès le début de la crise, les partenaires sociaux ont fait preuve d’esprit de responsabilité. Lors du premier confinement, 9 000 accords de reprise d’activité ont été signés. Aujourd’hui, on compte 6 500 accords sur l’activité partielle de longue durée (APLD) dans les branches et les entreprises. Syndicats et patronat négocient également sur des sujets de plus long terme : ils sont parvenus à un accord sur le télétravail, signé par trois organisations patronales et quatre syndicales. Ils se sont entendus également sur la santé au travail. L’Etat est aussi dans la coconstruction avec eux. Par exemple, avec le dispositif Transitions collectives qui gardera sa pertinence au-delà de la crise actuelle.

Quel en est le principe ?

Certains secteurs, comme la restauration collective, sont frappés par la crise ; d’autres sont en tension comme les métiers du soin, le BTP, le digital. L’Etat va prendre en charge la rémunération et la formation des salariés pour leur permettre de passer d’un secteur à l’autre et d’éviter des périodes de chômage. A hauteur de 100 % pour les entreprises de moins de 300 salariés, de 70 % pour celles dont les effectifs sont compris entre 300 et 1 000 ; et de 40 % au-delà. L’idée est de faire jouer la mobilité professionnelle plutôt que géographique : on ne va pas demander aux salariés de partir à l’autre bout du pays.

Sur des réformes importantes comme l’assurance-chômage, il est important d’aller au bout de la concertation, mais s’il n’y a pas un accord, l’Etat prendra ses responsabilités

Ne tombe-t-on pas dans le biais français d’un dialogue social à trois, avec l’Etat, et non pas à deux, entre patronat et syndicats ?

Ce n’est pas du tout ma conception des choses. Quand nous avons établi l’agenda social, en juillet, nous avons retenu des thèmes de concertation entre les seuls partenaires sociaux, dès lors qu’ils sont les mieux placés pour les mener. C’est le cas pour le télétravail ou la santé au travail pour lesquels ils viennent de signer des accords. Il existe également des champs de coconstruction comme celui sur la mobilité professionnelle. Enfin, sur des réformes importantes comme l’assurance-chômage, il est important d’aller au bout de la concertation, mais s’il n’y a pas un accord, l’Etat prendra ses responsabilités.

Faut-il accoutumer l’opinion à la sortie du « quoi qu’il en coûte » et comment le faire en douceur ?

En France, l’Etat a joué un rôle majeur pour amortir le choc économique et social de la crise. Mais il ne pourra pas indéfiniment poursuivre son soutien aux entreprises. Ainsi nous allons faire évoluer les principes de la prise en charge de l’activité partielle [ou chômage partiel]. Les secteurs faisant l’objet de fermeture administrative continueront à être pris en charge à 100 %. Pour les secteurs protégés (tourisme, aéronautique, événementiel, etc.), le taux de 100 % sera maintenu au moins jusqu’à fin janvier. Ensuite, nous distinguerons parmi ces activités, celles qui peuvent repartir rapidement, comme les restaurants qui devraient retrouver immédiatement leur clientèle, et celles qui ont besoin de temps pour la remise en route, comme les organisateurs de salons. Le taux de prise en charge sera adapté à chacun. Pour tous les autres secteurs, le taux restant à la charge des entreprises (15 %) sera maintenu en janvier, ensuite on passera à 40 %, ce qui était initialement prévu pour novembre. Mais toutes les entreprises ont la possibilité de négocier des accords d’APLD, avec un reste à charge limité à 15 %. C’est le bon outil d’autant qu’il comprend un volet formation permettant de renforcer les compétences des salariés.

La crise n’a-t-elle pas fait apparaître la réalité du travail au noir, privant certains travailleurs de filets de sécurité ?

La perte de petits jobs, de l’économie informelle ou pas, à cause de la crise a aggravé la précarité. Durant le premier confinement, on a assisté à un effondrement des missions d’intérim, des contrats courts. En octobre, les embauches en CDD de moins d’un mois sont inférieures de 25 % à ce qu’elles étaient l’an dernier. L’aide exceptionnelle de 900 euros que nous avons mis en place pour les contrats courts, permet de répondre aux travailleurs qui alternent en temps normal ces contrats et les périodes de chômage. Il est vrai que ces protections n’existent pas pour les personnes qui vivent de l’économie informelle, qui apparaît de fait encore plus fragilisante.

Les principes demeurent : il faut inciter les entreprises à sortir des contrats courts à répétition ; la crise montre à quel point c’est pénalisant pour les salariés. Et il faut qu’il soit toujours plus rémunérateur de travailler plutôt que d’être demandeur d’emploi

Quelles sont les réformes sociales à faire aboutir d’ici à la fin du quinquennat ?

Il faut rappeler celles que nous avons faites comme la formation professionnelle et l’apprentissage, et leur succès : nous allons battre le record de 2019 pour le nombre d’apprentis. Je souhaite que nous allions au bout de la réforme de l’assurance-chômage, en tenant compte du nouveau contexte. Nous allons revenir vers les partenaires sociaux avec des propositions plus précises. Mais les principes demeurent : il faut inciter les entreprises à sortir des contrats courts à répétition ; la crise montre à quel point c’est pénalisant pour les salariés. Et il faut également qu’il soit toujours plus rémunérateur de travailler plutôt que d’être demandeur d’emploi.

Les retraites ?

La crise n’a pas réduit la pertinence de la réforme qui permet de mieux prendre en compte les carrières hachées : le système actuel pénalise notamment les travailleurs de la deuxième ligne. Cette réforme doit se faire dans le dialogue social. En juillet, nous avions dit que la discussion devait reprendre à la fin de cette année ou au début de la suivante. Il faut ajuster ce calendrier en fonction des urgences du moment, faire preuve de pragmatisme. La réforme de l’assurance-chômage est prioritaire. Ensuite, sur les retraites, il faut parvenir à trouver un chemin avec les partenaires sociaux. On ne peut pas traiter tous les sujets en même temps.

Faut-il à la fois réformer le système de retraites et en rétablir l’équilibre financier ?

Quand on veut faire les deux en même temps, on est mal compris. Les événements nous l’ont montré. Nous n’allons pas mettre la question de la dette sous le tapis, mais il s’agit d’une problématique globale. Il faut distinguer ce qui relève des effets directs de la Covid-19, avec une baisse générale des recettes, des questions structurelles comme nous l’avons dit, en juillet, avec les partenaires sociaux.

Traiterez-vous le sujet financier avant la fin du quinquennat ?

Il faut d’abord en prendre la mesure et tenir compte du climat social, du climat psychologique du pays comme l’a dit le président de la République. Le sujet des retraites n’est pas celui dont les partenaires sociaux me parlent le plus spontanément ! Nous avons une urgence commune, sortir de la crise sanitaire, économique et sociale, et protéger les emplois.

Pour les jeunes, par exemple, nous avons fait le choix de privilégier l’activité et l’insertion professionnelles. C’est plus efficace qu’un RSA jeunes

Et l’ambition réformatrice du Président ?

Nous n’avons pas arrêté les réformes, nous avons beaucoup innové dans cette crise, y compris avec des dispositifs durables. Pour les jeunes, par exemple, nous avons fait le choix de privilégier l’activité et l’insertion professionnelles. C’est plus efficace qu’un RSA jeunes. Tous ont désormais droit à un accompagnement, avec l’APEC, Pôle emploi ou une mission locale. Ces parcours vers l’emploi permettent aux jeunes de bénéficier d’un soutien financier quand ils en ont besoin.

Vous intervenez, le 12 décembre, devant Territoires de progrès. Pour porter quel message ?

Territoires de progrès [une initiative de macronistes venus de la gauche] regroupe des gens dont je partage la sensibilité sur nombre de sujets, comme la nécessité d’avoir un dialogue apaisé, avec les territoires, avec les partenaires sociaux. Je le fais depuis le début du quinquennat. Je souhaite aussi porter deux convictions fortes : agir pour l’égalité des chances et l’émancipation par le travail, c’est ce qu’on fait pour les jeunes. Aucun ne doit être empêché d’accéder à l’emploi ou à une formation parce qu’il a des problèmes financiers. Ou avec les emplois francs qui favorisent l’embauche des personnes venues des quartiers prioritaires.

Assumez-vous une sensibilité de gauche ?

Oui. Même si de gauche, on ne sait plus très bien ce que cela veut dire. Si c’est Jean-Luc Mélenchon, non. Je crois à l’égalité des chances, à l’émancipation par le travail, à l’attention portée aux plus fragiles. Je crois aussi que l’économie, c’est important, et qu’il faut soutenir les entreprises pour créer des emplois. C’est une dimension forte de l’action du Président, il est nécessaire que cela se sache et se voie.

On reproche aux ministres qui viennent de la gauche, comme vous et Florence Parly, de ne pas faire entendre suffisamment leur voix…

Dans mes fonctions, je fais entendre et je montre ce à quoi je crois. Territoires de progrès est aussi une façon d’affirmer cette sensibilité.

Cinq ans après l’accord de Paris sur le climat, l’ancien président français ne cache pas sa déception sur France 2 et dans «Le Monde» jeudi 10 décembre. Il appelle les Européens, qui se réunissent à Bruxelles, à réagir et «à montrer l’exemple»

« La défiance des enseignants vis-à-vis de leur ministre »

« La défiance des enseignants vis-à-vis de leur ministre »

Laurent Frajerman, spécialiste de l’engagement enseignant, chercheur au centre d’histoire sociale des mondes contemporaines (Paris-I, CNRS), professeur agrégé d’histoire évoque, dans une tribune au « Monde », l’évolution de l’état d’esprit des enseignants et leur « rejet global » des réformes engagées par Jean-Michel Blanquer.

 

Tribune.

 

 En lançant le Grenelle de l’éducation, le ministre de l’éducation nationale affichait de grandes ambitions pour redéfinir le métier enseignant. En théorie, il peut s’appuyer sur la préoccupation des intéressés sur l’état du système éducatif et leur demande récurrente de profonds changements. Celle-ci s’accompagne paradoxalement d’une satisfaction dans leur travail pour 71 % d’entre eux, nous rappelle encore une fois le sondage Ipsos pour la FSU sur l’« état d’esprit des personnels de l’éducation nationale et des parents d’élèves », paru le 1er décembre.

Le bilan de Jean-Michel Blanquer et son appétence pour les modèles scolaires du Québec et de Singapour laissent à penser que le ministre aimerait surtout passer d’un modèle de professionnalité dit du « praticien réflexif », autonome et hautement qualifié, à celui du technicien de l’enseignement, qui met en œuvre des protocoles imaginés par des experts, sous le contrôle d’une chaîne hiérarchique renforcée.

Ce projet est inscrit à l’agenda ministériel depuis longtemps, notamment avec le rapport Pochard, dès 2008. Toutefois, les prédécesseurs de M. Blanquer ont échoué à le mettre en œuvre. On notera par ailleurs que celui-ci a euphémisé son discours sur le sujet dans les derniers mois. Le sondage Ipsos/FSU montre en effet clairement l’hostilité de la profession à l’égard de la politique engagée.

Les non-syndiqués plus sévères

Les enseignants du secteur public estiment que les réformes de Jean-Michel Blanquer sont inutiles pour les élèves (71 %), vont dans le mauvais sens (72 %) et en prime augmentent leur charge de travail (75 %). Ce rejet global était évident parmi les enseignants engagés, mais l’opinion des plus modérés, des « jamais grévistes », n’avait pas été testée. Or les non-syndiqués sont plus sévères que les syndiqués dans ce sondage.

Outre leur désaccord avec sa politique, 23 % seulement des enseignants lui font confiance pour prendre en compte leurs attentes. Initialement pourtant, il suscitait de l’espoir quant à sa capacité à mettre en place les réformes nécessaires, pour 45 % des professeurs certifiés et agrégés interrogés en 2018 ; désormais, 73 % de ces derniers jugent que sa politique va dans le mauvais sens. Aucune organisation, Avenir lycéen excepté, n’a pleinement défendu ses réformes. Cette défiance envers le ministre est un handicap pour ses réformes.

La redéfinition du métier est présentée comme une contrepartie aux efforts financiers de l’Etat, rebaptisée démarche « gagnant-gagnant ». Or, le plan annoncé à la mi-novembre par Jean-Michel Blanquer n’est pas vu comme une « revalorisation » par les principaux intéressés (74 % sont « insatisfaits », dont 40 % « pas du tout satisfaits ») ; 78 % d’entre eux jugent essentielle une « autre » augmentation de leur rémunération (et 20 %, qu’elle soit importante).

Liberté : lettre ouverte de la presse au premier ministre

Liberté : lettre ouverte de la presse au premier ministre

 

Monsieur le Premier ministre,

Depuis plusieurs semaines, nous, sociétés de journalistes et de rédacteurs de la presse nationale, régionale, de l’audiovisuel et du Web, n’avons eu de cesse d’alerter – tout comme les syndicats de la profession, des collectifs, des directeurs de rédaction, des éditeurs de presse – quant aux graves menaces que fait peser l’article 24 de la proposition de loi «pour une sécurité globale» sur la liberté d’informer.

Ce diagnostic rejoint celui de sociétés de réalisateurs, d’associations de défense des droits humains, d’autorités administratives indépendantes, et de trois rapporteurs spéciaux des Nations unies. La Commission européenne elle-même s’en inquiète.

Même amendée, cette disposition, qui vise à pénaliser la diffusion de l’image de membres des forces de l’ordre si elle a pour «but manifeste qu’il soit porté atteinte à [leur] intégrité physique ou psychique», est dangereuse. Elle laisse augurer, en amont des magistrats, des interpellations préventives – qui, sur le terrain, décidera qu’une diffusion en direct est susceptible de constituer une infraction, sinon les policiers eux-mêmes ? – ainsi que des procédures bâillon à l’encontre des médias ou des citoyens qui diffuseraient des images d’interventions houleuses. La ministre déléguée chargée de la Citoyenneté, Marlène Schiappa, a elle-même reconnu ce risque.

Cela alors que, dans le même temps, l’article 21 prévoit que les enregistrements des caméras piétons des forces de l’ordre puissent être diffusés aux fins d’«information du public» : d’un côté, donc, l’entrave à la liberté d’informer, de l’autre un récit à la discrétion des autorités. Quant à l’article 22, qui généralise l’autorisation des drones, il ouvre la porte à une surveillance massive et invisible, notamment des manifestations.

Filmer ou photographier les policiers et les gendarmes en intervention dans l’espace public est un droit démocratique. Ce sont bien les vidéos exposant les violences commises par des membres des forces de l’ordre – qu’elles aient été tournées par des journalistes titulaires ou non d’une carte de presse, des citoyens, des militants d’associations – qui ont permis d’inscrire ce sujet dans le débat public. Lundi soir, ce sont bien les images de la très brutale évacuation d’un campement éphémère de migrants, place de la République à Paris, diffusées sur les réseaux sociaux, qui ont fait réagir jusqu’au ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin.

Nos inquiétudes sont d’autant plus vives qu’en septembre, le nouveau «Schéma national du maintien de l’ordre» est venu aggraver la dégradation, déjà importante, de nos conditions de travail dans la couverture des manifestations. Sous couvert de «rappeler» que «le délit constitué par le fait de se maintenir dans un attroupement après sommation ne comporte aucune exception», ce texte est en réalité un feu vert donné par le ministère de l’Intérieur aux forces de l’ordre pour empêcher les journalistes de rendre compte pleinement des rassemblements jusque dans leurs dispersions. Les événements survenus lundi soir, qui ont vu des reporters eux aussi molestés, en sont l’amère illustration.

Monsieur le Premier ministre, la liberté de la presse et la liberté d’informer sont mises à mal en France. Vous aviez accepté d’entendre à ce sujet, ce jeudi, des représentants de la profession. La décision du préfet de police de Paris d’interdire le parcours de la «Marche des libertés» prévue samedi dans la capitale, attentant à une autre liberté fondamentale, celle de manifester, nous a conduits, à l’instar des syndicats de journalistes, à décliner cette invitation. Nous vous le disons ici solennellement : il y a urgence à sortir de cette spirale délétère pour la démocratie.

Nous demandons le retrait de l’article 24, ainsi que des articles 21 et 22, du projet de loi «pour une sécurité globale», et la réécriture du Schéma national du maintien de l’ordre dans un dialogue véritable avec les journalistes.

Signataires : les sociétés des journalistes, des rédacteurs et/ou des personnels de l’AFP, Arrêt sur images, Arte, BFM TV, Challenges, Courrier international, les Echos, Europe 1, l’Express, le Figaro, France Culture, Franceinfo, Franceinfo.fr, FranceinfoTV, France Inter, France 2, France 3 National, l’Humanité, le JDD, Konbini, LCP, Libération, Marianne, le Média, Mediapart, Midi libre, le Monde, M6, NRJ Group, l’Obs, Paris Match, le Parisien-Aujourd’hui en France, Premières Lignes, Public Sénat, RFI, RTL, Sud Ouest, la Tribune, TV5Monde, la Vie, 20 Minutes.
Avec le soutien des rédactions de Basta !, Politis et Slate.fr.

Liberté : lettre de la presse au premier ministre

Liberté : lettre de la presse au premier ministre

 

Monsieur le Premier ministre,

Depuis plusieurs semaines, nous, sociétés de journalistes et de rédacteurs de la presse nationale, régionale, de l’audiovisuel et du Web, n’avons eu de cesse d’alerter – tout comme les syndicats de la profession, des collectifs, des directeurs de rédaction, des éditeurs de presse – quant aux graves menaces que fait peser l’article 24 de la proposition de loi «pour une sécurité globale» sur la liberté d’informer.

Ce diagnostic rejoint celui de sociétés de réalisateurs, d’associations de défense des droits humains, d’autorités administratives indépendantes, et de trois rapporteurs spéciaux des Nations unies. La Commission européenne elle-même s’en inquiète.

Même amendée, cette disposition, qui vise à pénaliser la diffusion de l’image de membres des forces de l’ordre si elle a pour «but manifeste qu’il soit porté atteinte à [leur] intégrité physique ou psychique», est dangereuse. Elle laisse augurer, en amont des magistrats, des interpellations préventives – qui, sur le terrain, décidera qu’une diffusion en direct est susceptible de constituer une infraction, sinon les policiers eux-mêmes ? – ainsi que des procédures bâillon à l’encontre des médias ou des citoyens qui diffuseraient des images d’interventions houleuses. La ministre déléguée chargée de la Citoyenneté, Marlène Schiappa, a elle-même reconnu ce risque.

Cela alors que, dans le même temps, l’article 21 prévoit que les enregistrements des caméras piétons des forces de l’ordre puissent être diffusés aux fins d’«information du public» : d’un côté, donc, l’entrave à la liberté d’informer, de l’autre un récit à la discrétion des autorités. Quant à l’article 22, qui généralise l’autorisation des drones, il ouvre la porte à une surveillance massive et invisible, notamment des manifestations.

Filmer ou photographier les policiers et les gendarmes en intervention dans l’espace public est un droit démocratique. Ce sont bien les vidéos exposant les violences commises par des membres des forces de l’ordre – qu’elles aient été tournées par des journalistes titulaires ou non d’une carte de presse, des citoyens, des militants d’associations – qui ont permis d’inscrire ce sujet dans le débat public. Lundi soir, ce sont bien les images de la très brutale évacuation d’un campement éphémère de migrants, place de la République à Paris, diffusées sur les réseaux sociaux, qui ont fait réagir jusqu’au ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin.

Nos inquiétudes sont d’autant plus vives qu’en septembre, le nouveau «Schéma national du maintien de l’ordre» est venu aggraver la dégradation, déjà importante, de nos conditions de travail dans la couverture des manifestations. Sous couvert de «rappeler» que «le délit constitué par le fait de se maintenir dans un attroupement après sommation ne comporte aucune exception», ce texte est en réalité un feu vert donné par le ministère de l’Intérieur aux forces de l’ordre pour empêcher les journalistes de rendre compte pleinement des rassemblements jusque dans leurs dispersions. Les événements survenus lundi soir, qui ont vu des reporters eux aussi molestés, en sont l’amère illustration.

Monsieur le Premier ministre, la liberté de la presse et la liberté d’informer sont mises à mal en France. Vous aviez accepté d’entendre à ce sujet, ce jeudi, des représentants de la profession. La décision du préfet de police de Paris d’interdire le parcours de la «Marche des libertés» prévue samedi dans la capitale, attentant à une autre liberté fondamentale, celle de manifester, nous a conduits, à l’instar des syndicats de journalistes, à décliner cette invitation. Nous vous le disons ici solennellement : il y a urgence à sortir de cette spirale délétère pour la démocratie.

Nous demandons le retrait de l’article 24, ainsi que des articles 21 et 22, du projet de loi «pour une sécurité globale», et la réécriture du Schéma national du maintien de l’ordre dans un dialogue véritable avec les journalistes.

Signataires : les sociétés des journalistes, des rédacteurs et/ou des personnels de l’AFP, Arrêt sur images, Arte, BFM TV, Challenges, Courrier international, les Echos, Europe 1, l’Express, le Figaro, France Culture, Franceinfo, Franceinfo.fr, FranceinfoTV, France Inter, France 2, France 3 National, l’Humanité, le JDD, Konbini, LCP, Libération, Marianne, le Média, Mediapart, Midi libre, le Monde, M6, NRJ Group, l’Obs, Paris Match, le Parisien-Aujourd’hui en France, Premières Lignes, Public Sénat, RFI, RTL, Sud Ouest, la Tribune, TV5Monde, la Vie, 20 Minutes.
Avec le soutien des rédactions de Basta !, Politis et Slate.fr.

Enquête judiciaire contre le ministre Alain Grizet

Enquête judiciaire contre le ministre Alain Grizet

Une enquête judiciaire par la Haute autorité pour la transparence de la vie publique a été ouverte à propos d’une fausse déclaration de patrimoine du ministre Alain Griset chargé des PME.

 

 

En fait ce sont deux  enquêtes ont été ouvertes par les parquets de Lille et de Paris, a indiqué le parquet de Paris. Dans un communiqué, le procureur de la République Rémy Heitz a indiqué que les opérations sur un plan d’épargne en actions (PEA) détenu par Alain Griset faisaient l’objet d’une enquête à Lille à la suite d’un signalement de la cellule anti-blanchiment Tracfin, et à Paris pour «omission de déclaration d’une partie substantielle de son patrimoine ou de ses intérêts». L’enquête parisienne a été ouverte mardi.

L’argent détenu par le ministre sur son PEA venait de la vente de parts d’une société civile immobilière (SCI) détenues par la Confédération nationale de l’artisanat et des services (CNAMS) Nord, qu’il a présidée de 1991 jusqu’à sa nomination au gouvernement, le 6 juillet 2020.

Outre le défaut de déclaration la question se pose de savoir quel est la légitimité de la présence sur le compte personnel PEA du ministre d’une somme appartenant à son syndicat ! Le ministre répond. «Il a toujours été clair que cette somme et les plus-values du placement appartenaient à la CNAMS et qu’elles seraient libérées pour l’acquisition d’un nouveau bien», explique dans les colonnes du Monde l’entourage du ministre, qui défend un «acte maladroit», sans «volonté d’enrichissement personnel».

«Alain Griset a dit à la Haute autorité qu’il avait l’accord de la CNAMS, pour qu’il puisse faire fructifier cette somme, mais alors on est dans la confusion des patrimoines, ce qui n’est pas conforme à la loi», a relevé auprès de l’AFP le président de la HATVP Didier Migaud. Autorité indépendante créée après le scandale Cahuzac, la Haute autorité contrôle notamment le patrimoine des parlementaires et des ministres, et peut saisir la justice si elle décèle une intention frauduleuse.

 

Islam : le pouvoir français qualifié de nazi par une ministre pakistanaise sur la France

Islam : le pouvoir français qualifié de nazi par une  ministre pakistanaise sur la France

 

Une nouvelle fois une ministre du Pakistan fait dans l’outrance la plus inacceptable en comparant la France au régime des nazis concernant la situation des musulmans.

 

Le Pakistan utilise la même technique qu’Erdogan en Turquie, il externalisé ses difficultés notamment économiques pour tenter de refaire une unité nationale.

 

Le Pakistan fait en effet actuellement face à une situation économique difficile qui se caractérise par d’importants déficits public (6,4 % en 2017/18 et 6,8% en 2018/19) et de la balance courante (6,3 % du PIB en 2017/18 et 4,6 % en 2018/19). La forte croissance enregistrée aux cours des cinq dernières années s’est ainsi accompagnée d’une hausse considérable de la dette publique (75 % du PIB), d’une baisse des réserves de change (représentant 1,5 mois d’importations) et d’un arrêt des réformes structurelles (fiscalité, environnement des affaires, gestion des entreprises publiques, compétitivité et hypertrophie du secteur informel). La croissance devrait se replier à 2,4 % en 2019/20 selon le FMI et être accompagnée d’une accélération de l’inflation (autour de 13 % après 7,3% en 2018/19 et 3,9% en 2017/18).

 

Sur le réseau social Twitter, la ministre Shireen Mazari, a tiré à boulets rouges sur le chef de l’Etat en déclarant que « Macron fait aux musulmans ce que les nazis infligeaient aux Juifs », en prétendant que  »les enfants musulmans devront avoir un numéro d’identification, comme les Juifs étaient forcés à porter l’étoile jaune sur leurs vêtements pour être identifiés ».

 

Une information formellement démentie par le gouvernement français.

« Un membre du gouvernement pakistanais s’est exprimé aujourd’hui sur les réseaux sociaux dans des termes profondément choquants et injurieux à l’égard du président de la République et de notre pays », s’indigne la diplomatie française.

 

Paris condamne ainsi ces propos qu’elle qualifie de « mensonges éhontés, empreints d’une idéologie de haine et de violence ».

Le Pakistan est le théâtre depuis le mois de septembre de manifestations anti-françaises, souvent houleuses, après la republication des caricatures du prophète Mahomet par l’hebdomadaire satirique Charlie Hebdo.

 

Ce sentiment anti-français est aussi alimenté par le Premier ministre pakistanais, Imran Khan. Ce dernier avait accusé fin octobre Emmanuel Macron d« attaquer l’islam ». Dans la foulée, l’ambassadeur de France au Pakistan avait été convoqué pour dénoncer la « campagne islamophobe systématique sous couvert de la liberté d’expression » du président français.

 

Un manque d’électricité possible cet hiver ! ( La ministre écolo Pompili)

Un manque d’électricité possible cet hiver !  ( La ministre écolo Pompili)

 

La ministre écolo Pompili annonce que le pays pourrait être privé d’électricité à certains moments. De quoi sourire si la situation n’était pas aussi grave. En effet ,cette annonce d’insuffisance de production électrique intervient alors qu’on a fermé il y a peu la centrale nucléaire de Fessenheim. Une aberration car jusque-là non seulement la France ne manquait pas d’ électricité mais en plus elle en exportait. Depuis la fermeture de Fessenheim , la France importe de l’électricité y compris produite par des centrales au charbon. Bref ,un curieux bilan économique, énergétique et environnemental.

La ministre écolo tente cependant de rassurer en indiquant qu’il n’ira pas de Black out  total, encore heureux ? “Je veux rassurer, il n’y aura pas de black-out et de France dans le noir comme j’ai pu l’entendre, tout cela est bien géré”, a-t-elle dit.

“Normalement, si on est dans les (températures) moyennes de saison, ça devrait aller. Si on a des grosses vagues de froid, là il va falloir certainement faire de la régulation – travailler avec les industries pour qu’elles arrêtent leur production à certains moments (…)”, a-t-elle ajouté.

Une situation assez incroyable alors que la production électrique de la France constituait jusque-là un atout de compétitivité, on va désormais jusqu’à envisager d’arrêter la production à certains moments. Le résultat évidemment des orientations des écolos bobos qui entretiennent un rapport ésotérique avec les réalités techniques, économiques et même environnementales. Et Macron pour récupérer quelques voix des gauchistes écolos a accepté le sacrifice de Fessenheim comme Mitterrand avait accepté et pour les mêmes raisons le sacrifice de Tricastin.

Urgent : «Pour un ministre de la Transition numérique»

Urgent : «Pour  un ministre de la Transition numérique»

 

Ce que demande Godefroy de Bentzmann , co-PDG de Devoteam, une entreprise de services du numérique présente dans toute l’Europe. Il a pris la tête de Syntec Numérique en juin.

Cette organisation regroupe près de 2000 entreprises, soit 80 % du chiffre d’affaires d’un secteur qui pèse 52 milliards. Il alerte sur l’urgence d’entreprendre une transformation numérique profonde en Europe pour faire de la révolution qui se profile une opportunité. (Interview dans l’opinion)

Syntec Numérique a publié un cahier dédié à l’industrie du futur. Il insiste sur l’impératif de transformer les entreprises en France. Est-ce si urgent ?

La France a besoin d’un électrochoc. La révolution numérique modifie profondément nos usages personnels et professionnels. L’impact sera encore plus grand dans les process de production industrielle. Ce qui se profile est un tsunami. La vague du numérique va modifier et déplacer des millions d’emplois. Il faut se demander plus vite que les autres, comment recréer en France et en Europe les emplois pour compenser ceux qui seront détruits. Je ne crois pas en une société avec 80 % de chômeurs, comme certains Nostradamus alarmistes la prédisent mais nos modèles vont être bouleversés. Il y a 100 ans, 1 % des emplois touchaient à l’art et à la création, c’est 30 % aujourd’hui. 70 % des jobs de 2030 n’existent pas encore aujourd’hui.

Le sujet est absent de la campagne présidentielle…

Il devrait être au cœur des débats ! Le personnel politique n’a, à de rares exceptions, pas pris conscience des changements qui nous attendent. Il est vrai qu’ils recèlent d’immenses possibilités, ils sont anxiogènes. Ce n’est pas un thème porteur. À l’exception d’une poignée de députés, et peut-être, parmi les candidats à la prochaine présidentielle, François Fillon et Emmanuel Macron, nos politiques ne comprennent pas les enjeux. Au mieux certains voient l’opportunité de faire mieux et moins cher les tâches de l’administration, mais ils sont loin de percevoir le pivot radical que va faire le marché de l’emploi. Cela serait dommage que nos voisins européens ou plus lointains s’approprient les bénéfices de cette révolution.

La France n’a-t-elle pas pris à l’envers le sujet numérique ?

L’obsession de la sauvegarde de l’ancienne économie et la gestion de la transition nuisent à l’émergence de la nouvelle économie. Les industries traditionnelles pensent, comme les politiques, qu’il faut leur laisser le temps de se transformer… Mais personne ne nous attend ! L’Allemagne a pris les devants en accueillant les data centers de Google. N’ayons pas peur de nous approprier les meilleures technologies du marché pour bâtir les prochaines évolutions. La France doit avoir un plan ambitieux pour ses entreprises, avec des « zones franches virtuelles », des dérogations sociales et fiscales dont bénéficieraient les sociétés qui s’engagent dans des plans de transformation en profondeur impliquant l’entreprise, ses salariés et pourquoi pas des financiers privés.

Pour vous, l’État doit aussi faire sa mue…

Il nous faut un ministre de la Transition numérique et dans chaque ministère un CDO (Chief Digital Officer), comme dans les grandes entreprises. Une « conscience numérique » pour aiguillonner les ministres et veiller à ce que chaque réforme intègre la thématique. Il y a des sujets sur lesquels la France pourrait tirer son épingle du jeu. Dans le domaine de la santé, nous avons la chance d’avoir un atout unique avec les immenses bases de données d’ordonnances de la CNAM. Même Google qui a lancé un programme ambitieux est loin d’avoir constitué une réserve de données aussi riche que celle que nous détenons. Avec une volonté politique, nous pourrions en tirer des services aux patients, des améliorations, des diagnostics, des économies, un enseignement pour la recherche.

Ces sujets numériques ne devraient-ils pas se traiter au niveau européen ?

Si la France se contente d’édicter seule, comme en ce moment, des lois pour contrer les GAFA [Google, Apple, Facebook, Amazon], la seule chose qu’elle obtiendra sera d’être contournée par eux. Ils iront s’installer ailleurs en Europe. La France doit plutôt tempêter à Bruxelles pour que des règles communes soient mises en place sur la fiscalité, comme sur la protection des données. Mais au-delà, elle doit prendre conscience qu’il faut élargir à un espace global de 500 millions d’Européens notre économie du futur. Il y a tant de sujets numériques encore inexploités dont le continent peut se saisir, comme l’identité numérique, la blockchain ou le paiement. Il faut créer des champions européens, des Airbus du numérique à l’ombre desquels nos entreprises européennes du web pourront se développer. Ne laissons pas ces batailles aux GAFA.

Il y a de très importants enjeux de formation. Comment le Syntec Numérique les aborde-t-il ?

La France est un bon terreau pour le numérique, avec des ingénieurs excellents que l’on s’arrache dans la Silicon Valley. Cela dit, nous avons du mal à attirer des informaticiens en nombre suffisant. Nos entreprises créent en moyenne 11 000 emplois nets par an et recrutent 40 000 cadres. Pourtant, il manque au moins 5 000 ingénieurs chaque année. Même si nous représentons 25 % de la croissance du PIB de la France et que nous proposons des salaires supérieurs à ceux des autres secteurs, nous devons travailler notre attractivité.

Laïcité : les alertes sur la situation de l’islamisme chez les jeunes d’après la ministre Sarah El Haïry

Laïcité : les alertes sur la situation de l’islamisme chez les jeunes d’après la ministre Sarah El Haïry

 

D’une certaine manière, la jeune ministre, sans doute elle aussi un peu coupée des réalités sociétales, a déclaré sa grande inquiétude à propos de la pénétration des thèses islamistes chez les jeunes. Il faut dire que l’intéressé est sans doute loin de ces réalités sociales. Elle est la fille d’un père médecin et une mère chef d’entreprise.  Elle a choisi de faire une carrière politique en pratiquant le nomadisme ,  après être passée par le Modem, le parti républicain et En marche . Cela après un débat avec 130 jeunes sur le thème de la laïcité.

Sarah El Haïry, toute récente secrétaire d’État à la Jeunesse et à l’Éducation auprès du ministre de l’Éducation nationale, de la Jeunesse et des Sports, a décidé d’aller le 22 octobre (après l’assassinat  de Samuel Patty) rencontrer 130 jeunes de 15 à 20 ans réunis par la Fédération des centres sociaux et socioculturels de France (FCSF) pour débattre des religions.

Le dialogue de deux heures fini par tourner court car certains jeunes soutiennent des positions que la jeune secrétaire d’État n’admet pas. L’un d’eux veut « interdire le droit au blasphème », un autre affirme que « les journalistes doivent être interdits de parler de la religion.

Bref, l’intéressé sorti un peu de nulle part comme la plupart des responsables dans marche découvre la lune et les réalités de la montée de l’islamisme dans certaines populations d’origine étrangère.

Turquie: après le gouverneur de la banque centrale mise à l’écart aussi du gendre d’Erdogan , ministre des Finances

Turquie: après le gouverneur de la banque centrale mise à l’écart aussi du gendre d’Erdogan ,  ministre des Finances

 

Officiellement le gendre du président Erdogan abandonne ses fonctions de ministre des finances pour raisons de santé. Toutefois il faut signaler qu’on apprenait hier une nouvelle fois le gouverneur de la banque centrale turque avait aussi été écarté. La réalité c’est que le chef d’État Erdogan comtesse les orientations de la banque centrale. Il souhaiterait notamment une politique beaucoup plus laxiste de la banque centrale turque. Pourtant la désagrégation économique et financière a déjà conduit non seulement à une très nette baisse de l’activité mais aussi à une chute de 30 % de la monnaie turque. Officiellement donc, Le gendre du président turc Recep Tayyip Erdogan a démissionné dimanche de son poste de ministre des Finances, en invoquant des raisons de santé dans une déclaration postée sur son compte Instagram.

«Après avoir occupé des postes ministériels pendant près de cinq ans, j’ai pris la décision de ne pas poursuivre mon service (en tant que ministre des Finances) en raison de problèmes de santé», a déclaré Berat Albayrak.

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