Archive pour le Tag 'Trump !!!'

Diplomatie Trump : la stratégie du camelot slalomeur

Diplomatie Trump : la stratégie du camelot slalomeur

Après les vives protestations aux Etats Unis suite à l’attitude très complaisante de Trump face à Poutine (pas étonnant ce denier l’a sans doute aidé pour la campagne électorale),  on discerne encore un peu mieux la stratégie de Trump en matière de communication. Une communication de petites phrases souvent par tweets toujours contradictoires ? Trump dit tout et son contraire. Une chose pour faire plaisir à  la frange populiste de ses soutiens, le contraire le lendemain pour satisfaire la superstructure, l’intelligentzia ou ses autres interlocuteurs. Ainsi, il peut affirmer un jour que Theresa May est nulle pour négocier le Brexit et le lendemain dire que sa rencontre avec la Première Ministre a été formidable. Ce qu’il a fait aussi avec Macron, Poutine et les autres ; de quoi décontenancer la plupart des observateurs voire les décideurs. La question qui se pose surtout est de savoir si Trump sait lui-même où il va. Ce n’est pas certain tellement sa connaissance aussi bien de l’économie que des questions géopolitiques est approximative. Dire et se contredire, c’est la dialectique de Trump. Mais pour l’affaire Poutine, ses explications paraissent peu crédibles voire complètement tordues.  . Il a formulé le démenti le moins vraisemblable qu’on puisse trouver, afin que ses supporteurs ne soient pas dupes. «Je voulais dire: je ne vois aucune raison pour laquelle ce ne serait PAS la Russie», a déclaré le président. «On se demande bien qui a pensé à ça, mais peu importe», ironisait mercredi le Wall Street Journal dans son éditorial. «Cette excuse défie toute crédibilité, estime Jonathan Lemire, le correspondant de l’Associated Press dont la question avait provoqué le dérapage. Pour admettre que sa langue ait fourché dans cette phrase, il faudrait ignorer tout le reste de sa conférence de presse» avec le président russe. Même en lui faisant crédit de rectifier le tir, «cette déclaration a été faite avec 24 heures de retard et au mauvais endroit», a déclaré le sénateur démocrate Chuck Schumer.

Bien peu, chez ses partisans comme parmi ses adversaires, ont pris cette mise au point pour argent comptant. Car Donald Trump l’a lue ostensiblement devant les caméras avec le ton mécanique de quelqu’un qui accomplit une formalité, et en s’écartant deux fois du script préparé par ses collaborateurs. D’abord pour s’exclamer: «Il n’y a pas eu de collusion du tout!», une phrase qu’il avait rajoutée à la main. Ensuite pour atténuer le démenti tout juste formulé: «J’accepte la conclusion de notre communauté du renseignement selon laquelle l’interférence de la Russie dans l’élection de 2016 a eu lieu «Trump a mis au point une méthode d’excuses composée à parts égales de retraite et de réaffirmation», analyse Marc Fisher dans le Washington Post, pointant «le changement de ton quand il exprime ses véritables sentiments». Selon lui, on assiste au même «processus» que l’été dernier lors des incidents racistes de Charlottesville: «Insulte, excuses réticentes, signal clair qu’il croit vraiment ce qu’il avait dit au départ, répétition.» De fait, le correctif de mardi ne vise pas à clore la polémique, il lui offre seulement la protection d’avoir dit une chose et son contraire.

Trump : grande gueule et ventre mou en Russie

Trump : grande gueule et ventre mou en Russie

 

La visite de Trump à été particulièrement critiqué aux Etats-Unis. Pour tout dire, on se demande bien ce qu’est allé faire Trump en Russie. On pourraiat même penser qu’il est allé chercher une bénédiction internationale. Celui qui n’a pas pris de pincettes pour critiquer ses alliés de l’OTAN ou encore Theresa May à complètement shunté les questions sensibles relatives aux ingérences russes. Des ingérences  y compris aux Etats-Unis lors de la camapgne électorale. En fait,  c’est à demander si effectivement Trump n’a pas en effet bénéficié de la campagne de désinformation de la Russie lors de cette campagne. Une affaire à suivre qui fait l’objet dune enquête ‘un procureur spécial. De novelles révélations sont attendue pour savoir si Trump était personnellement impliqué dans cette aide de Poutine. Après les protestations sur la mollesse manifestée par Trump devant Poutine, nombre de voix se sont élevées aux Etats Unis y compris dans le parti de Trump. Du coup, comme souvent Trump a fait machine arrière.  Donald Trump s’est employé mardi à faire retomber la tempête suscitée par sa conférence de presse de lundi au sommet d’Helsinki, au cours de laquelle il n’avait pas demandé à Vladimir Poutine des comptes sur l’ingérence russe dans l’élection présidentielle américaine de 2016 et avait pris pour argent comptant le démenti du président russe. Donald Trump a assuré mardi, plus de 24 heures après la conférence de presse en question, que sa langue avait fourchée. “J’ai dit le mot ‘serait’ au lieu de ‘ne serait pas’”, a assuré le président à la presse à la Maison blanche. “La phrase aurait dû être: ‘Je ne vois pas de raison pour laquelle ce ne serait pas la Russie” (qui se serait immiscée dans l’élection américaine), a dit Trump mardi.

Trump a ajouté qu’il avait entièrement confiance dans les agences de renseignement américaines et qu’il acceptait leurs conclusions, à savoir qu’il y avait eu ingérence de la Russie. Donald Trump, qui a eu de nombreuses occasions de contester publiquement Poutine à Helsinki, a salué lors de la conférence de presse le démenti ferme apporté par Poutine à une éventuelle ingérence russe. Trump a affirmé que l’information sur ces ingérences lui avait été fournie par le chef de la CIA, mais qu’il n’avait aucune raison de la croire. “Le président Poutine a été extrêmement ferme et affirmatif dans son démenti aujourd’hui”, avait ajouté Donald Trump. Le chef de la majorité républicaine au Sénat, Mitch McConnell, a déclaré mardi que le Sénat pourrait envisager de nouvelles sanctions contre la Russie, et il a mis en garde Moscou contre toute ingérence dans les élections de mi-mandat en novembre. S’adressant à la presse au lendemain de la conférence de presse de Trump à Helsinki, Mitch McConnell a assuré que les Etats-Unis soutenaient l’Otan et que les pays de l’Union européenne étaient des amis des Etats-Unis, ce qui, a-t-il ajouté, n’est pas le cas de la Russie. Il faisait écho à de récentes déclarations de Donald Trump qui a présenté l’Union européenne comme un ennemi des Etats-Unis sur le plan commercial.

Chute de croissance avec les mesures Trump (FMI)

Chute de croissance avec les mesures Trump (FMI)

À juste titre, le fonds monétaire international lance un cri d’alarme pour les possibles effets de la guerre commerciale lancée par le président américain. Cela d’autant plus que depuis le début de l’année la conjoncture internationale semble  se tasser. Certes la croissance est toujours présente mais elle s’est affaiblie en particulier en Europe, au Japon voire en Chine. Or c’est dans cette conjoncture de tassement que Trump à décidé de lancer d’abord une première offensive sur l’acier et l’aluminium importé de Chine avec de nouveaux droits de douane. Du fait de la réplique chinoise, Trump a annoncé une deuxième vague beaucoup plus importante de droite à l’importation. Le même traitement à été appliqué à l’Europe par le président américain. Une Europe qui a dû répondre même si cette réponse demeure pour l’instant relativement mesurée. Bref un environnement qui n’est pas propice aux dynamismes des échanges internationaux. Cela d’autant plus qu’en réalité les productions dans de nombreux cas ne sont pas de nature exclusivement nationale. En effet les processus de production sont tellement impliqués pour les  produits un peu élaborés qu’il est difficile d’en connaître la nationalité exacte. Les pays visés par les nouveaux droits de douane américains sont évidemment concernés en premier par l’augmentation des taxes douanières mais en retour nombre de produits américains seront aussi concernés par ces nouveaux prélèvements douaniers. Le plus grave peut-être c’est l’incertitude que génère l’annonce de ces sanctions américaines et des contre sanctions décidées par les autres pays. Ce climat d’incertitude va immédiatement peser sur les investissements ensuite sur la consommation du fait de l’inflation qui commence à poindre un peu partout. Le FMI ne veut  sans doute quand même ne pas trop désespérer les acteurs économiques et estime que les risques des mesures américaines pourraient faire diminuer le produit intérieur brut mondial de zéro 0.5% par an les prochaines années. Une prévision  assez approximatifs car d’un point de vue méthodologique il est totalement impossible d’envisager la baisse de croissance ;  au  mieux peut-on faire des scénarios. Dans l’hypothèse d’une baisse même limité à 0,5 % certain pays comme l’Europe en particulier pourrait amplifier le tassement. Nombre de pays tomberaient au-delà des  limites de ce qui permet d’équilibrer les comptes nationaux et de donner du grain à moudre aux entreprises et aux salariés. Pire si la croissance devait baisser par exemple en Europe dans les proportions annoncées, le chômage repartirait à la hausse.

Le Fonds monétaire international (FMI) a maintenu donc  lundi une prévision de croissance mondiale «solide» à 3,9 % pour 2018, mais a indiqué qu’il pourrait chuter de 0,5 point d’ici 2020 en cas d’escalade dans la guerre commerciale. «Le risque d’une dégradation a augmenté, y compris à court terme», a prévenu le chef économiste du Fonds, Marc Obstfeld. La prévision de croissance pour la France a été revue à la baisse de 0,3 point. Le PIB tricolore devrait progresser de 1,8 % en 2018 et 1,7 % en 2019.

 

Brexit : « poursuivre l’UE en justice » (Trump)

Brexit : « poursuivre l’UE en justice » (Trump)

 

 

Trump n’a qu’une idée assez approximative de la gouvernance mondiale et de ses régions. D’ailleurs il condamne toute organisation multilatérale ; Pour preuve, il a conseillé à Theresa May, la Premier ministre de Grande Bretagne d’attaquer l’UE en justice. La question est : auprès de quel organisme et pour quel motif. Sans doute pas auprès de l’OMC dont Trump conteste aussi l’utilité. L’amateurisme de Trump n’a d’égal que son culot et son incompétence. Dans un entretien au tabloïd The Sun, Donald Trump avait affirmé qu’à la place de Theresa May, il aurait négocié « très différemment ». « J’ai en fait dit à Theresa May comment le faire mais elle n’était pas d’accord », a-t-il déclaré, estimant qu’elle s’était engagée sur une voie ne correspondant pas au vote des Britanniques pour un retrait de l’UE, lors du référendum de 2016. « Ce que le président a aussi dit lors de cette conférence de presse, c’est qu’il ne faut pas s’en aller. N’abandonnez pas les négociations parce qu’alors, vous serez coincés », a ajouté Theresa May sur la BBC, répétant sa volonté de négocier avec Bruxelles le « meilleur accord » possible en vue de la sortie de l’UE, prévue le 29 mars 2019. Le gouvernement britannique a publié jeudi son « Livre Blanc » détaillant ses propositions sur la future relation entre l’UE et le Royaume-Uni après le Brexit, et son souhait de maintenir des relations étroites avec le bloc des 27, au grand dam des partisans d’un Brexit sans concession. Londres aura peu de temps pour défendre son plan: les négociateurs sont censés parvenir à un accord d’ici octobre, pour permettre aux parlements européens et britannique de le ratifier avant la concrétisation du Brexit, prévue le 29 mars 2019.

 

L’Union européenne principal ennemi des Etats-Unis (Trump)

L’Union européenne principal ennemi des Etats-Unis  (Trump)

 Il est clair que Trump a un peu de mal avec le langage diplomatique et le langage tout court. Il est connu qu’il ne lit rien pas, même les notes de ses collaborateurs d’où cette passion pour les tweets de quelques lignes qui économisent tout effort intellectuel notamment littéraire. Trump confond évidemment ennemi et concurrent mais dans sa dialectique primaire, c’est sa manière à lui de dire qu’il va taper sur les européens avec des droits de douane pour rééquilibrer sa balance commerciale. Mais Trump dit aussi  tout mais le contraire de ce qu’il avait affirmé aussi de manière aussi abrupte. Du coup d’ici quelque temps il pourra tout aussi bien qualifier l’Europe comme son meilleur allié commercial. Après avoir critiqué la gestion du Brexit de Theresa May la veille de leur rencontre à Londres, après avoir menacé de sortir de l’OTAN, le président américain récidive dans une interview accordée à la chaîne CBS, diffusée la veille de sa première rencontre bilatérale avec Vladimir Poutine, prévue à Helsinki. Le président américain Donald Trump a estimé que la Russie, l’Union européenne et la Chine étaient, pour différentes raisons, des « ennemis » des Etats-Unis.« Je pense que nous avons beaucoup d’ennemis. Je pense que l’Union européenne est un ennemi, avec ce qu’ils nous font sur le commerce. Bien sûr on ne penserait pas à l’Union européenne, mais c’est un ennemi », a estimé le chef de l’Etat.« La Russie est un ennemi par certains aspects. La Chine est un ennemi économique, évidemment c’est un ennemi. Mais ça ne veut pas dire qu’ils sont mauvais, ça ne veut rien dire. Ca veut dire qu’ils sont compétitifs« , a détaillé M. Trump, dans les propos avaient été recueillis par la chaîne CBS samedi. « L’UE est très difficile« , a poursuivi le président américain à qui l’intervieweur demandait de nommer « le principal compétiteur, le principal ennemi (des Etats-Unis) dans le monde en ce moment ». « D’un point de vue commercial, ils profitent vraiment de nous« , a-t-il encore répété, s’en prenant plus particulièrement à l’Allemagne, comme il l’a déjà fait auparavant. « Comme l’Allemagne a un accord sur un gazoduc avec la Russie, ils vont payer des milliards et des milliards de dollars par an pour l’énergie et je dis que ce n’est pas bien, ce n’est pas juste« . « Vous êtes supposés vous battre pour quelqu’un et cette personne donne des milliards de dollars à une autre dont vous devez, en fait, vous prémunir, je pense que c’est ridicule », s’est-il encore révolté.

 

Trump : encore candidat en 2020 !

Trump : encore candidat en 2020 !

Avec un culot désarmant ; Trump annoncé qu’il comptait se représentait en 23020 car ce serait le souhait de tout le monde. Une vision sans doute assez réductrice du monde ! Evidemment, ce n’est pas une  bonne nouvelle, ni pour les américains, ni pour les autres pays. Trump est en effet en train tant sur le plan économique que sociétal de mettre uen pagaille ingérable un peu partout ? C’est vrai avec les droits de douane, c’est vrai sur le climat, c’est vrai sur l’Iran, c’est vrai chez lui avec les mesures antisociales et même contre productives au plan économique. Donald Trump a donc annoncé dans un entretien au Mail au Sunday son intention de briguer un second mandat lors de l’élection présidentielle américaine de 2020 et estime que le camp démocrate n’est pas en mesure de le battre. Dans cet entretien, réalisé vendredi à bord de l’avion présidentiel Air Force One, le président américain livre aussi des détails de sa rencontre avec la reine Elizabeth II et évoque le sommet prévu lundi avec son homologue russe Vladimir Poutine. “Il semble que tout le monde veut que je me représente” en 2020, déclare Trump, ajoutant avoir “vraiment l’intention” de briguer un second mandat à la Maison blanche. Il estime que les démocrates ne sont pas en mesure de lui opposer un candidat crédible. “Je ne vois pas qui pourrait me battre en 2020, je les connais tous et je ne vois personne”, déclare-t-il.

Grande-Bretagne Trump en vrai beau beauf !

Grande-Bretagne Trump en  vrai beau beauf !

 

Il se confirme que Trump est sans doute très atteint mentalement sans parler de ses incompétences (il ne lit jamais les dossiers techniques de ses collaborateurs). En Grande Bretagne, il s’est comporté comme un véritable beauf en attaquant la position de la première ministre et même en suggérant son remplacement ; Il  a bien sûr démoli l’Union Européenne et mis KO Theresa May en déclarant sans complexe «  c’est pas comme ça que j’aurai négocié le Brexit ». Pas sûr cependant que ces sorties  qui heurtent les pratiques diplomatiques traditionnelles se traduisent en retombées positives pour Trump. Nombre de britanniques attachés au respect des traditions ont été choqués par cette ingérence de Trump dans la politique intérieure du pays. En outre cette vulgarité a surpris pour ne pas dire révolter. Bref un vrai beauf au pays des gentlemens.  Pour tenter de rattraper le coup, Trump a encore dite le contraire de se affirmation de la veille.  Les amabilités échangées un peu plus tard lors d’une conférence de presse dans les jardins du manoir du XVIe siècle n’ont pas réparé les dégâts. Theresa May, dont il n’hésite pas à prendre la main dans la sienne, est «une femme formidable, très intelligente, très dure, a flatté à sa façon le président. Je préfère l’avoir comme amie que comme ennemie». Il a d’ailleurs confirmé ses propos tenus dans The Sun, tout en assimilant leur présentation par le journal aux fake news, ce dont il s’est excusé auprès de son hôte. «Une fois que la procédure du Brexit sera terminée et que le Royaume-Uni aura, peut-être, quitté l’UE, quoi que vous fassiez, ça me va, c’est votre décision», a-t-il relativisé mollement, continuant à semer le doute. Juste avant le référendum de 2016, Barack Obama avait été vertement critiqué par les pro-Brexit, en affirmant qu’un vote pour sortir de l’UE placerait le pays «à l’arrière de la queue» pour négocier un accord commercial avec les États-Unis. Une intervention destinée alors à épauler le premier ministre alors en fonction, David Cameron, dans sa campagne. Cette fois, le président est non seulement accusé d’ingérence, mais aussi d’affaiblir délibérément sa partenaire, comme il l’a fait avec Angela Merkel au sommet de l’Otan, à Bruxelles, plus tôt dans la semaine. «Où sont vos bonnes manières, Monsieur le Président?» a interpellé sur Twitter le secrétaire d’État britannique aux Universités, Sam Gyimah. Beaucoup de Britanniques, pour qui les principes et l’éducation ne sont pas de vains mots, se sont sentis insultés.

Brexit : Trump critique Theresa May

Brexit : Trump critique Theresa May

 

C’est évidemment une situation un peu surréaliste que de voir un président américain invité qui critique la politique du premier ministre du pays visité. C’est pourtant ce qu’a fait Trump qui ne s’est pas privé de porter un jugement très négatif sur le livre blanc de Theresa May. Trump s’est clairement prononcé pour un Brexit dur,  il a même souhaité rencontrer officiellement le principal opposant Brexit mou à savoir Boris Johnson, le ministre en charge de la négociation du lexique qui a démissionné suite au livre blanc de Theresa May. C’est un peu par exemple comme si Poutine en visite en France condamnait la politique de Macron et demandait à rencontrer Mélenchon ou Wauquiez. C’est évidemment une entrave incroyable aux usages  de la diplomatie et même aux règles tout simplement de la politesse. On imagine mal Theresa May se rendant aux États-Unis, condamnant la politique américaine vis-à-vis par exemple de l’Iran et demandant à rencontrer Obama. De nombreux Britanniques s’opposent à cette visite de Trump. D’après un sondage YouGov publié mercredi, 77% d’entre eux ont une opinion négative du président américain et 50% seulement pensent que cette visite doit avoir lieu.

 

Chine : excédent commercial record avec les Etats-Unis qui va faire bondir Trump

Chine : excédent commercial record avec les Etats-Unis qui va faire bondir Trump

 

 

D’une certaine manière ce record d’excédents  commercial tombe assez mal et va permettre d’alimenter l’argumentaire de Trump visant à imposer des taxes nouvelles sur les importations chinoises. Des taxes qui à terme pourraient précisément peser sur les soldes commerciaux respectifs. Des taxes de 20 à 30 % qui pourraient porter sur 250 milliards d’exportations chinoises vers les Etats-Unis. La conséquence sera un ralentissement des échanges avec un impact sur la croissance y compris de l’Europe,  de l’Allemagne mais par répercussion aussi de la France. Pékin a encaissé un excédent bilatéral de 28,97 milliards de dollars en juin, un chiffre en hausse de 18% sur le mois de mai (24,58 milliards), a annoncé vendredi l’Administration des douanes. Il s’agit d’un record pour un excédent mensuel depuis 1999, selon l’agence Bloomberg.

Ces chiffres sont les derniers à être compilés avant l’entrée en vigueur des droits de douane punitifs de 25% que les deux pays se sont mutuellement imposés à partir du 6 juillet sur 34 milliards de dollars d’importations. Le président américain, qui accuse la Chine de concurrence déloyale et de piller la technologie de son pays, menace d’imposer des droits de douane supplémentaires sur la quasi-totalité des exportations chinoises. Mais en dépit de l’ouverture des hostilités, le commerce se porte bien entre les deux premières économies du monde: sur les six premiers mois de l’année, le commerce bilatéral a progressé de 13,1% et les seules exportations de la Chine ont augmenté de 13,6% (+11,8% pour les importations).

Mais Pékin reconnaît que la tendance ne pourra pas se poursuivre. « Ce différend commercial aura certainement un impact sur les échanges Chine-USA et un impact très négatif sur le commerce mondial », a déclaré devant la presse le porte-parole des Douanes, Huang Songping.

Or la rivalité commerciale entre les deux puissances du Pacifique ne montre guère de signes d’apaisement: aucune discussion avec les Etats-Unis n’est à l’ordre du jour, faute de confiance entre les deux pays, a fait savoir jeudi le gouvernement chinois.

Dans un communiqué, le ministère du Commerce a rejeté les accusations de Washington selon lesquelles la concurrence déloyale de Pékin est à l’origine de l’excédent commercial chinois.

Pour Pékin, Washington « surestime » le déséquilibre commercial bilatéral, dont l’origine est à chercher « dans les problèmes sous-jacents à l’économie et à la société américaines ».

Trump secoue l’Otan et l’Europe

Trump secoue l’Otan et l’Europe

  • Avec un langage peu diplomatique, Trump a sérieusement secoué l’OTAN. Il réclame d’une part un effort beaucoup plus considérable de ses alliés en matière de dépenses militaires, d’autre part une répartition plus équitable des dépenses de l’alliance internationale. Trump ne fait pas dans la  dentelle et se comporte tout autant en businessman qu’en chef d’État. Son raisonnement est simple ;  la balance commerciale des États-Unis est très déséquilibrée au profit de l’Europe et dans le même temps ce sont les Américains qui financent la plus grande partie de la défense européenne. Conclusion : il faut rééquilibrer ces deux aspects normalement distincts dans les relations diplomatiques classiques. D’un certain point de vue, Trump n’a pas totalement tort. En effet l’Europe  et en particulier l’Allemagne s’est toujours satisfaite de la protection du parapluie militaire européen américain traînant même les pieds à propos de toute mise en place d’une défense européenne significative. Certes quelques avancées ont eu lieu mais elles sont encore marginales, témoin le fait que c’est la France- avec la Grande-Bretagne qui supporte l’essentiel de l’effort militaire sur le théâtre des opérations militaires. Trump dit tout haut  ce que beaucoup pense tout bas à savoir que l’Allemagne consacre tout son dynamisme et ses moyens au commerce international plutôt que de contribuer de façon active à la défense européenne. Au terme d’une journée au cours de laquelle le président américain aura maintenu la pression sur ses partenaires tout en soufflant le chaud et le froid, les 29 dirigeants réunis à Bruxelles se sont une nouvelle fois engagés à consacrer d’ici 2024 au moins 2% de son PIB à leur budget défense. Selon un responsable de la Maison blanche, le président américain, qui avait exigé dans la matinée que le seuil des 2% soit atteint “immédiatement”, aurait demandé à ses partenaires – en vain – un effort supplémentaire et de porter leurs dépenses militaires à 4% du PIB, une demande déjà formulée par le passé par Donald Trump. Le locataire de la Maison blanche avait donné le ton de la rencontre dès les premières heures de la journée, en estimant que les Etats-Unis “payaient beaucoup trop” et que le système actuel était “disproportionné et injuste” pour le contribuable américain. Lors d’un entretien avec le secrétaire général de l’Otan, Jens Stoltenberg, il s’en était également pris à l’Allemagne, qu’il avait accusée de ne pas tenir ses engagements budgétaires et d’être “prisonnière” de Moscou, en raison du projet de gazoduc Nord Stream 2 qui doit relier la Russie à l’Allemagne via la Baltique. “Donc nous sommes supposés vous protéger contre la Russie et vous lui donnez des milliards de dollars, je pense que c’est très inapproprié”, a-t-il déclaré. Selon l’Otan, en 2017 seuls les Etats-Unis, le Royaume-Uni, l’Estonie, la Grèce et la Pologne ont atteint les 2% du PIB en matière d’effort de défense – la Lettonie, la Lituanie et la Roumanie devraient à leur tour atteindre ce seuil en 2018. La France table elle sur 2025.

L’UE, nuisible comme la Chine (Trump)

L’UE, nuisible comme  la Chine (Trump)

Comme d’habitude Trump ne fait pas dans la dentelle pour qualifier les rapports économiques en l’UE et les Etats Unis ; Trump estime que l’UE est aussi nuisible que la Chine. D’une certaine manière Trump n’a pas complètement tort car si la Chine provoque un déficit commercial de 370 milliards (en 2017), l’UE, elle, est responsable de 130 milliards. Mais il faut comparer à puissance économique équivalente. Le PIB de la Chine est de l’ordre de 24 000  milliard et celui de l’UE de 21 000. Conclusion la Chine est notoirement plus agressive vis-à-vis des Etats unis que l’UE.  Les Européens «ont fait l’an dernier un excédent commercial de 151 milliards de dollars. (…) Et par-dessus ça, nous dépensons une fortune sur l’Otan pour les protéger», a-t-il poursuivi. «C’est terrible ce qu’ils nous ont fait», a estimé Trump. «Nous aimons tous d’une certaine manière l’Union européenne» mais ces pays «nous traitent très mal. Ils nous traitent très injustement», a-t-il ajouté. Interrogé sur l’opportunité de faire plutôt front avec les alliés des États-Unis contre la Chine, le président a répondu par la négative. Les Européens «ne veulent pas nos produits agricoles. En toute honnêteté, ils ont leurs agriculteurs donc ils veulent protéger leurs agriculteurs. Mais nous ne protégeons pas les nôtres», a-t-il relevé. À propos de l’UE, Donald Trump a également évoqué le marché automobile, pointant du doigt les marques allemandes alors que «nous ne pouvons pas y faire entrer nos voitures». L’administration Trump a lancé une étude en vue d’une éventuelle augmentation des droits de douane sur les importations d’automobiles, provoquant une levée de boucliers des constructeurs. Interrogé par ailleurs sur l’autre sujet de contentieux avec l’Europe, à savoir les sanctions économiques qui frapperont l’Iran suite au retrait des États-Unis de l’accord sur le nucléaire, le président a réaffirmé que les sociétés européennes faisant affaire avec Téhéran seraient sanctionnées: «Oui, bien sûr. C’est ce que nous faisons. Absolument», a-t-il répondu sur les intentions de Washington.

Trump et Kim : des bisous après les insultes !

Trump et Kim : des bisous après les insultes !

Multiplication des  poignées de main et amabilités lors d’un sommet historique à Singapour où ils ont promis de travailler ensemble pour mettre fin à la crise nucléaire dans la péninsule coréenne. Quelques mois, voire quelques semaines  après avoir échangé insultes et menaces de guerre après de nouveaux essais nucléaires et balistiques de Pyongyang, le président américain et le dirigeant nord-coréen se sont livrés à une offensive de charme dès le début de cette rencontre inédite dans l’histoire des relations entre les deux pays. “Nous allons avoir une relation formidable, je n’ai aucun doute là-dessus”, a déclaré d’emblée le président américain à son interlocuteur nord-coréen, qu’il s’est dit “très honoré” de rencontrer. “Je crois que le monde entier regarde ce moment. Beaucoup de gens dans le monde vont penser qu’il s’agit d’une scène tirée d’une fiction… d’un film de science fiction”, a-t-il ajouté, selon des propos traduits. Les deux hommes se sont entretenus en tête-à-tête pendant une quarantaine de minutes, échange dans lequel Kim Jong-un a déclaré voir “un bon prélude à la paix”, sans toutefois livrer le moindre indice sur le fond des discussions. Le dirigeant nord-coréen s’est dit prêt à travailler avec le président américain tout en prévenant “qu’il y aura(it) des difficultés”. “Nous allons les résoudre”, lui a aussitôt répondu Donald Trump. “Nous allons travailler ensemble, nous allons nous en occuper.” Les observateurs avertis disent cependant  douter de la volonté réelle de Pyongyang de renoncer à la bombe atomique, que le régime considère comme sa meilleure police d’assurance-vie, et soulignent qu’en tout état de cause, un processus de dénucléarisation s’étalerait sur de longues années et s’accompagnerait nécessairement d’importantes concessions de la part des Etats-Unis, comme le retrait du “parapluie nucléaire” dont bénéficient la Corée du Sud et le Japon. La rencontre de Singapour, disent les experts, devrait au mieux donner le coup d’envoi de ce long processus à l’issue très incertaine.

La méthode de Macron face à Trump : le fiasco

La méthode de Macron face à Trump : le fiasco

Sans doute persuadé de sa très haute intelligence,  Macron pensait  mettre Trump dans sa poche ;  pour cela il a même consenti à étaler des marques d’amitié et d’affection à la fois superficielles et ridicules. Cette stratégie de la séduction a complètement échoué car sur aucun dossier Macron n’a pu obtenir la moindre concession qu’il s’agisse du climat, de l’Iran, des taxes douanières américaines encore du conflit palestinien. “On a un retournement complet dans les relations personnelles entre Emmanuel Macron et Donald Trump”, estime Laurence Nardon, chercheuse et responsable du programme Amérique du Nord de l’Ifri. “Macron, qui bénéficiait d’une conjoncture favorable, avait fait le pari de devenir un allié proche de Trump avec l’arrière-pensée que ça lui permettrait de le faire bouger sur un certain nombre de gros dossiers”. Le pari, “c’était de jouer sur la psychologie de Trump et de lui tendre la main au milieu des alliés européens plus hostiles, comme (la chancelière allemande Angela) Merkel. Ce qu’on voit aujourd’hui, c’est que ça n’a pas marché”, ajoute-t-elle. “Pourtant c’était un pari intelligent, cela aurait été idiot de ne pas tenter le coup, Trump étant imprévisible. Mais en définitive, le président américain ne fait que peu de cas des avis de ses alliés, y compris le seul allié qui semble être son ami sur la scène internationale”. Depuis leur première poignée de mains en marge du sommet de l’Otan il y a un an, les deux dirigeants ont alterné gestes et déclarations d’amitié – notamment lors de la visite en grande pompe à Paris de Donald Trump – et divergences assumées, sur le climat, l’Iran, la question palestinienne ou encore le commerce. Sur ce dernier point, le sommet du G7 a donné lieu à des échanges vifs par tweet et prises de paroles interposées. Avant l’ouverture du sommet, les deux dirigeants ont toutefois affiché leur “bonne relation” lors d’un tête-à-tête “cordial”. En vain. Quelques heures après l’annonce d’un communiqué commun, le président américain se fendait d’un tweet dans lequel il rejetait les termes de la déclaration finale obtenue après de longues tractations. Une volte-face accueillie froidement par les autres membres du G7, au premier rang desquels la France qui a dénoncé une forme d’’”incohérence” et d’”inconsistance” et appelé à être “sérieux”. “Chaque fois qu’on veut traiter Donald Trump comme s’il était un président ‘normal’, capable d’être raisonné, on se trompe, on le voit et sur ce plan là le ‘wishful thionine’ (prendre ses rêves pour la réalité-NDLR) de Macron a été pris en défaut”, estime le géopoliticien Dominique Moïsi. “Le retrait de Trump du communiqué final n’est pas surprenant, c’est plutôt le fait qu’il se soit laissé aller à le signer qui l’est”. “Il y a eu une forme d’excès d’optimisme de la part d’Emmanuel Macron mais également des autres chefs d’Etat qui avaient tellement envie qu’il y ait accord et que le G7 continue avec les Etats-Unis”, dit-il. “Ça n’a rien à voir avec Emmanuel Macron, c’est la personnalité particulière de Trump, il joue une partie de poker menteur, il fait du marketing auprès de ses électeurs et le reste est très secondaire pour lui”. Il y a eu une erreur de diagnostic, abonde Bertrand Badie, spécialiste des relations internationales. “Trump ne fait pas de diplomatie mondiale mais de la diplomatie électorale, son objectif ce n’est pas d’améliorer la situation internationale mais de plaire à son électorat.” “On a perdu un an à s’acharner à plaire à Trump, à tenter de le réorienter vers des choses plus positives alors qu’on aurait pu utiliser ce temps pour marquer l’unité et la résolution de l’Europe et le refus de cette dérive”, ajoute-t-il. “A chaque fois on lui a expliqué qu’on pourrait trouver un meilleur accord, notamment sur l’Iran ou encore aménager sa politique commerciale et ça a conduit à ancrer Trump dans sa conviction”.

Trump- Jung : la rencontre de deux clowns fous

Trump- Jung : la rencontre de deux clowns fous

 

Que peut-il sortir de la rencontre entre le dictateur fou coréen et le clown populiste Trump ? On peut s’attendre à tout et à rien tellement ces deux personnages complètement sont imprévisibles et incohérents. Ils peuvent affirmer un jour le contraire de ce qu’ils ont dit la veille avec la même fausse conviction. Du côté de la Corée du Nord, on ne craint pas la réaction de l’opinion publique puisque la démocratie est mise entre parenthèses. Ceci étant,  la crise économique et sociale est tellement flagrante que le chef d’État coréen doit maintenant accepter l’échange du riz contre son jouet nucléaire particulièrement dangereux quand il est utilisé par un personnage capable de tuer même les propres membres de sa famille. Côté américain, tout est possible si cela sert les intérêts électoraux de Trump. En effet les dirigeants occidentaux n’ont pas encore compris que seul comptaient  pour le président américain ses intérêts politiques locaux. Trump sera prête à faire n’importe quelle concession si cela est susceptible de valoriser à la fois son ego et son image de personnage hors système. De quoi sourire évidemment vis-à-vis de cette posture hors système, lui qui est le fils d’un milliardaire et membre de la jet-set américaine. De manière beaucoup plus discrète les Chinois vont définir le champ et l’importance des nouvelles relations entre la Corée du Nord et les États-Unis. Notons que c’est ce qui caractérise la politique chinoise la grande efficacité dans la plus grande discrétion. Certes les choix Chinois ne sont pas tous défendables mais ils ont au moins le mérite de nous éviter la théâtralisation ridicule des clowns fous et autres grenouilles qui veulent se faire plus grosses que le bœuf.

Trump tue le G7

Trump tue le G7

Finalement tout le rituel –par ailleurs un peu lourd- du G7 parait ridicule après le désaveu tonitruant de Trump. De toute manière,  il était évident que ce sommet serait un échec mais il convenait cependant d’en sauver la face. Macron s’est d’ailleurs fortement évertué à trouver une espèce de synthèse qui disait tout et le contraire et qui d’une certaine manière mettait en évidence le rôle de la diplomatie européenne et le rôle particulier de Macron. C’est un double fiasco que subit le G7 sur le fond d’abord car à aucun moment il n’a été possible de faire revenir le président américain sur ses intentions d’augmenter la fiscalité sur l’acier et l’aluminium. Pire Trump envisage maintenant de taxer davantage l’importation des automobiles européennes. Dans cette perspective l’Allemagne et particulièrement visée. Sur la forme Trump tue aussi le G7. Une institution déjà relativement informelle et sans grand pouvoir. Après cette claque retentissante il n’est pas sûr qu’on reconvoque prochainement un autre G7 voir tellement les positions paraissent  inconciliables. Le communiqué de l’Élysée cache mal la déception et l’échec complet de ce sommet “Nous avons passé deux jours à avoir un texte et des engagements, nous nous y tenons”, a-t-on déclaré à Reuters à l’Elysée. “Quiconque les quitterait montrerait son incohérence et son inconsistance. La coopération internationale ne peut dépendre des colères et des petits mots. Soyons sérieux et dignes de nos peuples.”

G7: Poutine à la place de Trump en 2019 ?

G7: Poutine à la place de Trump en 2019 ?

Finalement il se pourrait que Poutine remplace Trump au  G7 en 2019. Certes Trump officiellement dispose d’un siège mais ses positions contradictoires et provocatrices rendent cette présence relativement virtuelle t surtout inutile. De son côté,  Poutine souhaiterait bien réintégrer la communauté internationale. Ce retour de Poutine est souhaité par Trump mais aussi par Macon pour des raisons différentes. Chacun souhaite rééquilibrer le rapport de force au sein de l’institution. Le retour de Poutine et cependant soumis à condition par Macron qui veut des progrès sur l’Ukraine ce dont Trump se moque à peu près totalement

 

Commerce G7 : Divorce Trump Macron

Commerce G7 : Divorce Trump Macron

 

Finis les accolades et les bisous, retour à la real politique. Macron, le grand ami de Trump, découvre que le business supplante  tout autre sentiment dans les relations diplomatiques. On se souvient qu’en dépit des marques d’affection de Trump, Macron n’a rien obtenu du président américain, ni sur le commerce, l’environnement, ou encore l’accord sur le programme nucléaire iranien.  Macron voudrait bien unir les 6 pays du  contre Trump mais appel d’Emmanuel Macron en faveur d’une unité au sein des “Six” et de l’Union européenne pourrait ne pas être entendu. Ainsi l’Allemagne suggère de faire des compromis avec les Etats-Unis par crainte d’accroître les tensions sur le secteur automobile. D’autres membres du G7 comme le Japon et l’Italie paraissent moins enclins à vouloir défier Trump. Il faut que la réponse de l’UE soit “proportionnée” et en accord avec les règles de l’OMC, a dit la Première ministre britannique Theresa May, qui appellera lors du G7 à un commerce plus libre et plus équitable.

Macron- Trump : des fabricants de saucisses

Macron- Trump : des fabricants de saucisses

 

“ Comme le disait Bismarck, si on expliquait aux gens la recette de la saucisse, il n’est pas sûr qu’ils continuent d’en manger». Voila comment Macron explique son refus de commenter son entretien très musclé avec Trump à propos des droits de douane américains sur l’acier et l’aluminium. Une citation qui pourraiat d’ailleurs appliquer à l’ensemble de la politique. Mieux vaut sans doute ignorer la cuisine qui prépare les plats !  “Donc je suis attaché à ce que les gens voient le plat servi mais je ne suis pas persuadé que le commentaire de la cuisine aide au bon service du plat ou à sa bonne consommation”, a-t-il ajouté. “A encore ajouté Macron. En réalité, Trump simplement envoyé balader Macron sans ménagement…en dépit de la grande amitié qui unit parait-il les deux hommes. Le problème est pourtant simple, Macron pense qu’il est devenu un dirigeant très important sur la scène international alors qu’évidemment il est forcément un leader de division é au regard de la puissance économique de la France. Pour parler clair, la France ne pèse pads grand-chose face aux Etats Unis. Les vrais leaders mondiaux sont américain, chinois, russe voire indien. Politiquement l’Europe trop divisée sur ce sujet comme sur les autres  ne compte pas. Pourtant Macron veut parler haut lors du G7 : “Donc j’aurai à nouveau au cours du G7 (qui se tient vendredi et samedi au Canada-NDLR) une discussion utile et franche avec le président Trump comme j’en ai depuis le premier jour”, a-t-il poursuivi. “Elle sera utile parce que nos deux pays sont profondément liés sur beaucoup de sujets, et elle sera franche parce que nous avons des sujets d’accord (…) et nous avons des désaccords, mais ça n’enlève rien à l’amitié que nous avons l’un pour l’autre et à l’amitié qui lie nos peuples et nos pays et qui nous dépasse.” Malgré les échanges d’amabilités, la relation entre Donald Trump et Emmanuel Macron est dominée depuis un an par une série de désaccords sur les sujets internationaux et économiques qui se sont accrus ces dernières semaines avec les décisions unilatérales du président américain sur l’Iran et le commerce.

« Avec Trump, le mercantilisme remplace le multilatéralisme »

« Avec Trump, le mercantilisme remplace le  multilatéralisme »

Pour La Tribune, Corinne Vadcar analyste senior à la CCI Paris Ile-de-France revient sur les enjeux de cette décision.

Quelles pourraient être les conséquences directes des décisions de Donald Trump sur le commerce international ?

CORINNE VADCAR - A court terme, la première conséquence est que l’Union européenne vient de déposer un recours auprès de l’Organisation mondiale du commerce (OMC). La seconde conséquence est que la Commission européenne pourrait aussi mettre en place des taxes supplémentaires sur certains produits comme les Harley-Davidson, le bourbon, les produits agricoles ou des produits issus de l’industrie sidérurgique. Dans tous les cas, la décision américaine est à replacer dans un contexte politique qui est la perspective des élections de mi-mandat en novembre prochain.

A moyen terme, la guerre commerciale pourrait avoir un impact structurel et géographique sur le commerce mondial. L’expérience du passé permet de se faire une idée. Sous le mandat de George Bush fils, des entreprises américaines ont parfois importé des produits qui contenaient de l’acier au lieu d’importer des matériaux bruts, ce qui leur permettait d’échapper aux surtaxes sur l’acier. Par ailleurs, les entreprises européennes, notamment allemandes, qui exportent de l’acier outre-Atlantique, pourraient rechercher d’autres marchés. Dans tous les cas, les mesures douanières américaines et les contre-mesures européennes devraient entraîner une réorganisation des flux de commerce (« trade diversion »).

A plus long terme, la croissance du commerce international pourrait ralentir. L’attitude américaine va à l’encontre des règles de l’OMC. Cette situation peut clairement générer de l’incertitude et de l’attentisme des deux côtés de l’Atlantique. Les Etats-Unis étant le premier partenaire commercial de l’Union européenne, on peut supposer qu’il va y avoir, à un moment donné, une baisse des échanges entre les deux puissances économiques.

Dans quelle mesure le pouvoir d’achat des Européens et les entreprises européennes pourraient-ils être touchés ?

En ce qui concerne les produits américains qui seraient ciblés par les Européens, il devrait y avoir peu d’impact sur le consommateur. Il ne s’agit pas de produits stratégiques et les Européens ont la possibilité de se reporter sur d’autres produits.

En revanche, il pourrait y avoir des conséquences indirectes via le ralentissement de l’activité des entreprises dans les secteurs liés aux produits soumis aux taxes américaines et européennes. Au regard du volume d’échanges d’aluminium et d’acier entre les États-Unis et l’Europe, il faut, cependant, relativiser ces conséquences. Du côté de l’industrie automobile, l’enquête actuellement menée aux États-Unis pourrait, en revanche, avoir un impact plus significatif si elle aboutit d’ici à quelques temps.

Que pensez-vous des ripostes annoncées par l’Europe ou le Canada ?

Les ripostes européennes s’inscrivent avant tout dans un cadre légal, celui de l’OMC. Elles sont la réponse aux mesures unilatérales de Donald Trump, décidées au nom de la sécurité nationale et considérées comme abusives par Bruxelles. Le fait de vouloir entamer une procédure pour régler un différend devant l’OMC est une démarche qui respecte la légalité. Les mesures de rétorsion de l’Union européenne s’inscrivent dans le respect des règles juridiques du multilatéralisme commercial.

A court terme, il y a peu de chances que Donald Trump revienne sur sa décision sachant qu’il y a la perspective des élections. Mais qui sait ? Il y a quelques jours, le président américain est venu au secours du fabricant chinois de téléphonie ZTE alors que celui-ci était menacé par les sanctions américaines.

L’administration Trump est-elle favorable au libre-échange malgré ces différentes décisions ?

L’administration américaine est favorable au libre-échange dans la mesure où celui-ci est gagnant pour les États-Unis. Pendant des années, on a vu se construire un système international qui allait dans le sens de l’intérêt collectif. Avec leur dernière décision, les Américains s’éloignent de cette construction. Les États-Unis ne veulent plus d’un jeu gagnant/gagnant mais d’un jeu gagnant/perdant pour réduire leur déficit commercial.

Les États-Unis prennent-ils vraiment des risques vis-à-vis des règles de l’OMC ?

Les risques sont limités dans la mesure où les procédures pour régler les différends à l’OMC sont très longues. Il apparaît que le chef d’État américain veut passer outre les règles du multilatéralisme. Avec la politique commerciale de Donald Trump, le mercantilisme devient la règle au détriment du multilatéralisme, ce qui pourrait accentuer les déséquilibres sur la scène internationale. On est dans des jeux de puissance de la part de la Chine et des États-Unis qui peuvent refermer l’âge d’or du multilatéralisme comme garant de la stabilité mondiale.

Le sommet Trump-Kim : peut être !

Le sommet Trump-Kim : peut être !

A quelques jours de la date fixée on ne sait toujours pas si la rencontre aura lieu. En fait les intéressés se livrent à des opérations de com. pour valoriser leur rôle respectif. Annonce, annulation, contre annonce se succèdent mais vendredi matin, Donald Trump a affiché son optimisme sur les discussions avec Pyongyang, allant même jusqu’à évoquer le possible maintien du sommet du 12 juin. Avant cette réunion, les deux chefs d’Etat se livrent uen guerre de com. Ce que pense Marie-Cécile Naves, spécialiste des États-Unis ; Pour elle,  l’annulation du sommet constitue  une « opération de communication de part et d’autre »,  «  C’est une opération de communication de part et d’autre. Du côté nord-coréen, il y a le désir d’être enfin reconnu sur la scène internationale. Et du côté de Donald Trump, on est beaucoup dans une communication incantatoire, vouloir montrer que l’on peut dominer les dictateurs, imposer sa vision unilatérale au monde. Peut-être que Donald Trump a fait une erreur au départ en acceptant ce sommet sans négocier un minimum au début. Il pensait qu’il pouvait appliquer sa stratégie de l’art du « deal » à la diplomatie. Ça a marché pour l’Iran, il est un peu galvanisé par la situation au Moyen-Orient, il s’est aussi un peu laissé emporter par le président sud-coréen Moon qui lui avait parlé de prix Nobel » ; Avec deux leaders aussi imprévisibles, on ne peut savoir si la rencontre pourra effectivement se tenir à la date prévue. «Nous avons des discussions très productives avec la Corée du Nord pour rétablir le sommet, qui, s’il a lieu, se tiendra [comme prévu] à Singapour le 12 juin et pourra être prolongé au-delà de cette date», a tweeté le président américain dans la nuit.

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