Archive pour le Tag 'guerre'

Catalogne : la guerre des délais

Catalogne : la guerre des délais

 

 

 

Guerre de communication et surtout guerre des délais. Alors que le gouvernement espagnol avait ordonné au président de Catalogne de préciser ce matin dernier délai s’il proclamait ou non l’indépendance de la région, le président séparatiste de Catalogne, Carles Puigdemont, propose lui aussi un délai dans une lettre au gouvernement espagnol ; un délai de deux mois pour négocier sur l’indépendance de sa région, lundi 16 octobre. « Pendant les deux prochains mois, notre principal objectif est de vous amener à dialoguer », écrit-il au chef du gouvernement, Mariano Rajoy. En faite sitôt prononcée le président de la Catalogne avait suspendu la déclaration d’indépendance. Devant la mise en demeure du premier ministre espagnol Il réitère cette suspension pour un délai de deux mois. Mais en raison de l’opposition totale du gouvernement central d’Espagne à propos du concept d’indépendance on voit mal Madrid accepter cette proposition de délai. Il est en effet plus que vraisemblable que le gouvernement espagnol n’acceptera aucune concession confortée qu’il est non seulement par les anti indépendantistes de Catalogne mais aussi par les espagnols et par la communauté internationale. Du coup le président de la Catalogne risque d’être acculé dans une impasse d’autant qu’il est largement fragilisé sur le plan politique.

Brexit : «pire calamité » (Chapman) depuis la Guerre

 Brexit : «pire calamité » (Chapman) depuis la Guerre  

Les responsables du Brexit mérite la prison et le Brexit est la pire calamité déclare l’ancien bras droit de l’actuelle ministre David Davis  chargé de négocier la rupture avec l’union européenne. D’après James Chapman qui a été pendant un an, après le référendum sur le Brexit de juin 2016 et jusqu’à sa démission en mai, le principal collaborateur de David Davis et ses propos ont rencontré mercredi un certain écho. « C’est, j’en ai bien peur, la pire calamité pour notre pays depuis la Guerre », a-t-il dit du Brexit. Dans un tweet envoyé mardi soir, il a en outre invité des députés « de tous les partis, ayant un peu de sens commun à se rassembler dans un nouveau parti, s’il le faut, et à renverser » la tendance qui va vers un Brexit dans moins de deux ans.  Selon le Guardian, James Chapman n’a pas envoyé qu’un tweet, il s’agit en fait d’une véritable campagne d’opinion sur le réseau social où il interpelle les ministres les uns après les autres à propos de la rupture avec l’UE. Il a ainsi tout récemment apostrophé Karen Bradley, la secrétaire d’Etat à la Culture, sur le possible départ des grands radiodiffuseurs américains qui quitteraient Londres pour s’installer à Amsterdam à cause du Brexit. De fait, rapportait The Independant mardi 8 août, les médias internationaux (Discovery Communications, Time Warner, Walt Disney…) étudient les solutions de rechange pour la localisation de leurs activités face à une situation qui leur pose nombre de difficultés. Et ainsi de suite, sur les sujets du transport aérien, de la recherche médicale… « Soyons honnêtes, si nous avions une loi électorale efficace, les meneurs du Brexit seraient aujourd’hui en prison ».

Trump -Corée du Nord : bluff ou risque de guerre

Trump -Corée du Nord : bluff ou risque de guerre

La plupart des experts considèrent que l’affrontement verbal entre les deux présidents fous à savoir Donald Trump d’une part, Kim Jong-un d’autre part ne constitue pas en soi un réel risque de guerre. Il est qu’il est clair en effet qu’un affrontement nucléaire entre les deux pays serait de nature à engager le monde entier dans une guerre incontrôlable et destructrice. Mais il s’agit d’avis d’experts politiques et militaires qui ne contrôlent pas la psychologie de deux présidents, une psychologie notoirement dérangée fondée sur  la provocation permanente. Le risque tient au fait que ces deux présidents sont finalement relativement impopulaires dans leurs deux pays respectifs. En Corée du nord,  c’est la dictature conjuguée avec la misère, aux États-Unis c’est la contestation de la plupart des mesures populistes du président américain. Du coup, chacun pourrait utiliser le conflit pour redorer son image interne. Donald Trump a donc lancé vendredi une nouvelle mise en garde à la Corée du Nord en la prévenant que les armes américaines étaient prêtes à l’emploi, alors que la Chine et la Russie s’efforcent d’intervenir pour empêcher la guerre des mots entre Washington et Pyongyang de dégénérer en conflit armé.  Le régime nord-coréen a de son côté accusé le président des Etats-Unis de conduire la péninsule coréenne au bord d’une guerre nucléaire. Alors que le ton n’a cessé de monter cette semaine entre Washington et Pyongyang, la Chine a fait comprendre qu’elle n’interviendrait pas pour soutenir la Corée du Nord si elle prenait une initiative susceptible d’être considérée comme une agression par les Etats-Unis, allusion au projet nord-coréen de tirs de missiles en direction de l’île de Guam. La Russie a quant à elle fait état d’un plan sino-russe de sortie de crise. Il consisterait en un gel des essais de missiles de la Corée du Nord et un arrêt des manœuvres militaires conjointes des Etats-Unis et de la Corée du Sud. Le Pentagone a cependant déclaré vendredi que ces manœuvres annuelles conjointes débuteraient comme prévu le 21 août. De son lieu de villégiature dans le New Jersey, Donald Trump a lancé un nouvel avertissement direct à la Corée du Nord et à son dirigeant Kim Jong-un. « Les solutions militaires sont totalement en place, verrouillées et chargées, si la Corée du Nord agit de manière imprudente. Espérons que Kim Jong-un choisira une autre voie », a écrit le président américain sur son compte Twitter.

Le Pen : guerre interne sur l’Europe pour virer Philippot

Le Pen : guerre interne sur l’Europe pour virer Philippot

 

 

Pour sortir de ses chimères monétaires,  le Front National s’apprêterait à abandonner la sortie de l’euro qu’il préconisait. La justification   n’est pas tellement économique mais politique : il s’agit de ne pas effrayer  les Français. En même temps, ce serait sans doute l’occasion de ce séparé de Florian Philippot de plus en plus contesté non seulement sur le terrain économique mais aussi sur celui des valeurs. Plusieurs de ses proches ont d’ailleurs été écartés de l’appareil. La prestation lamentable de Marine Le Pen  lors du  débat avec Emmanuel Macron semble rendre nécessaire l’abandon de ce qui faisait l’originalité économique du front national Interrogée.  sur Europe 1, Marine Le Pen a déclaré que rien n’était acté sur le sujet, qui sera discuté lors d’un séminaire du parti prévu fin juillet. « Ce séminaire va permettre de rédiger une grande consultation des adhérents du Front national. Donc avant que les adhérents du Front national aient pris position, je ne vois pas comment Le Figaro peut avoir l’outrecuidance de penser connaître la pensée profonde des adhérents ou des électeurs du Front national », a-t-elle dit. « Je tiens compte de l’angoisse qui est celle de nos compatriotes face à ce qu’ils ont perçu comme étant une forme de sortie brutale, ce qui n’a en réalité jamais été dans notre projet », a-t-elle expliqué. « Donc nous allons essayer de concilier cette nécessité d’être libres chez nous, souverains chez nous, nous Français et rassurer les Français sur cette question monétaire ». « Cela va être un petit peu la quadrature du cercle mais je suis convaincue que nous allons y arriver », a-t-elle dit. « Nous pensons que l’euro ne tiendra pas. (….) de toute façon, il est condamné à terme ». Sur LCI, le vice-président du Front national, Florian Philippot, s’est dit convaincu que l’idée d’une sortie de l’euro ne serait pas abandonnée par son parti. Défait à la présidentielle et aux législatives avec des résultats en deçà de ses attentes, le FN a amorcé une phase de « refondation », qui passera par le séminaire de fin juillet, suivi d’un congrès annoncé pour le début 2018.

La guerre à droite entre LR et « constructifs »

La guerre à droite entre LR et « constructifs »

 

La guerre s’intensifie entre les Républicains historiques « constructifs »  à l’occasion de la désignation du questeur dont le poste revient à l’opposition. Il faut dire que les républicains n’avaient pas choisi candidat particulièrement rassembleur. Le choix s’était porté sur Éric Ciotti  dont  la posture radicale contre le gouvernement est bien connue et aussi pour ses positions proches du Front national. Du coup le groupe des constructifs ont  présenté un candidat qui a été élu contre Ciotti.  Par tradition depuis 1973, les deux premiers postes de questeurs, chargés des services financiers et administratifs à l’Assemblée, sont réservés au groupe majoritaire et le troisième revient au groupe de l’opposition le plus important, en l’occurrence celui des Républicains. Le groupe LR avait désigné mercredi matin le député Eric Ciotti, réputé pour son opposition frontale à la nouvelle majorité, pour occuper le poste de troisième questeur. Mais le groupe « Les Constructifs : républicains, UDI, indépendant », qui rassemble 35 députés dont quinze LR « macroncompatibles », ont décidé à la dernière minute de présenter l’un des siens, Thierry Solère. Ce dernier a été élu par 306 voix contre 146 à Eric Ciotti grâce aux voix des groupes La République en marche (LREM) et MoDem. Cette élection a provoqué une vive réaction en séance de la part de Christian Jacob, le président du groupe LR. « Nous venons de rompre avec plus de 50 ans de pratique parlementaire », a-t-il déclaré. « Les droits de l’opposition ont été bafoués comme ils ne l’ont jamais été », a-t-il ajouté. Franck Riester, co-président du groupe Les Constructifs, a affirmé que son groupe s’inscrivait dans l’opposition. « Au contraire, cela a vocation à faire en sorte que les droits de l’opposition soient davantage représentés ». Je me suis présenté pour être le questeur de tous les groupes minoritaires », a déclaré Thierry Solère. Son concurrent Eric Ciotti a pour sa part stigmatisé « ce scandale démocratique et ce hold-up institutionnel qui empêche l’opposition d’exercer son rôle de contre-pouvoir ». Jean-Luc Mélenchon a apporté son soutien au groupe LR.

Au FN, la guerre anti Philippot est engagée

Au FN, la guerre anti Philippot est engagée

Désaccord sur les orientations européennes et maintenant sur l’immigration, La fracture au sein du front national se confirme.  Marine Le Pen avait d’ailleurs envisagé le possible départ de Philippot. Un départ probable si le Front national devait finalement abandonner le retour au franc. Une conséquence directe du débat pitoyable de Marine Le Pen  face à Macon ; une Marine Le Pen  complètement incapable d’expliquer la pertinence de sa proposition monétaire. Avec le départ éventuel de Philippot se serait alors l’abandon des positions économiques du Front National et le recentrage sur essentiellement les thèmes identitaires, surtout sur l’immigration. Même sur ce sujet il y a maintenant divergence. Au FN, le discours sur l’immigration « peut être perçu comme anxiogène », « des gens sont encore effrayés […] en pensant qu’on va virer tous les étrangers si on arrive au pouvoir » : ce sont les mots de Sophie Montel, proche de Philippot,  tenus mardi lors du bureau politique du parti qui suivait les élections législatives. L’article de L’Opinion publié jeudi a fait mouche : il est relayé par Florian Philippot et d’autres élus qui lui sont proches. Mais d’autres réponses fusent. « Cette position n’engage que madame Montel… », répond sur Twitter le député Louis Alliot. Le débat suit, Sophie Montel assurant qu’il s’agit de « réfléchir sur la forme », pas « le fond de la question ». Le secrétaire général du FN, Nicolas Bay, s’en mêle à son tour, en ressortant un sondage qui indiquait que l’immigration était la première motivation du vote de leurs électeurs. C’est même un « choix de civilisation », poursuit Julien Sanchez, maire de Beaucaire (Var). L’immigration vient donc s’ajouter aux contradictions sur l’Europe. C’est en effet le sujet qui cristallise au FN et à cause duquel, selon certains cadres, le parti de Marine Le Pen a subi une nette défaite lors de la présidentielle.   « Ce retour à la souveraineté monétaire inquiète les Français, ça va être un débat, nous allons devoir ouvrir cette discussion pour savoir comment faire pour que les Français ne soient pas terrorisés par la souveraineté monétaire que nous appelons de nos vœux », a expliqué Marine Le Pen.   Or, la sortie de l’euro, c’est la mesure emblématique portée par Florian Philippot, le bras droit de Marine Le Pen, qui du coup a menacé de quitter le parti si elle était abandonnée. « Il exprime une conviction qui est une conviction forte et après tout, il ira au bout de ses convictions! », a expliqué Marine Le Pen, ouvrant la voie à un départ du FN du numéro 2 du parti. « Si, demain, les adhérents du FN décidaient qu’on doit abandonner cette partie-là, il ne se sentirait plus en accord avec ses convictions, je trouve que c’est tout à son honneur », a-t-elle ajouté.  Critiqué dès le soir du second tour, Florian Philippot a depuis créé une association au sein du FN, Les patriotes, qu’il présente comme une structure censée aider au « rassemblement » mais qui pourrait évidemment se transformer en parti politique si Philippot devait quitter le Front national.

 

Trump -Merkel : la guerre économique

Trump -Merkel : la guerre économique

. La rencontre  a tourné à l’affrontement entre Trump et Merkel. Trump n’a cessé de critiquer l’Allemagne et a même mis en cause la qualité de ses produits dans l’automobile. Au-delà de la guerre des mots c’est la guerre économique qui commence entre les deux pays Le président américain Donald Trump a lancé une salve contre l’Allemagne et ses ventes de voitures aux Etats-Unis lors d’une rencontre jeudi avec les dirigeants de l’Union européenne, assure le site de l’hebdomadaire Der Spiegel.  »Les Allemands sont mauvais, très mauvais », a-t-il dit, lors de son entretien avec le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker, celui du Conseil, Donald Tusk et d’autres hauts responsables de l’UE à Bruxelles. « Regardez les millions de voitures qu’ils vendent aux Etats-Unis. Horrible. Nous allons arrêter ça », a-t-il ajouté, selon des « participants à la rencontre » explique le Spiegel. Jean-Claude Juncker est alors intervenu, toujours selon la même source, pour fermement défendre l’Allemagne en assurant que le libre-échange profite à tous.  Le président américain, avant même son élection, s’en était pris à l’Allemagne et à Angela Merkel. Fidèle à son discours anti-libre-échange, il avait notamment adopté un ton très dur vis-à-vis des excédents commerciaux allemands, menaçant d’instaurer des taxes douanières en représailles. Trump accuse aussi l’Allemagne, de devoir « d’énormes sommes d’argent » à l’Otan et aux Etats-Unis.

Au FN, la guerre entre les souverainistes et les identitaires

Au FN, la guerre entre les souverainistes et les identitaires

 

Deux clans  s’affrontent et  pourraient bien faire éclater le FN. Marine Le Pen, juge  elle-même qu’une « réflexion » devait être menée au sein de son mouvement sur la sortie de la monnaie unique. « Nous allons devoir en tenir compte, discuter, réfléchir (…). Ça sera le chantier que nous ouvrirons après les législatives, ça sera le congrès. Chacun pourra s’exprimer. » En vérité,  le débat est déjà largement lancé avec d’un côté Philippot qui menace de démissionner pour le cas où le Front National reviendrait sur sa décision d’abandonner l’euro. Philippot qui vient d’ailleurs de lancer son propre mouvement. Face à Philippot, les identitaires prêts à n’importe quelle concession sur le plan économique à condition de recentrer le Front National sur ce qui fait son fonds de commerce à savoir le racisme. Le mea culpa de Marine Le Pen sur sa posture face à Macron cache mal le virage fondamental que pourrait prendre le Front National vis-à-vis de l’Europe. D’un côté, Florian Philippot et ses partisans. De l’autre, les cadres du FN réputés plus «  libéraux »  sur le plan économique. Le parti d’extrême droite se prépare à un débat musclé sur la question d’une sortie de l’euro, défendue jusque-là par Marine Le Pen. Sauf que la présidente frontiste l’a affirmé jeudi sur TF1, en reprenant la parole pour la première fois depuis sa défaite au second tour de l’élection présidentielle : « J’ai bien conscience que le sujet de l’euro a inquiété considérablement les Français, et même de manière presque irrationnelle. Mais c’est un fait et nous allons devoir en tenir compte, nous allons devoir discuter mais  . Florian Philippot a ainsi réaffirmé sur BFMTV et RMC qu’il ne pourrait plus rester dans ce parti si une sortie de l’euro était abandonnée. « Je ne me contredis pas à une semaine d’intervalle, ce n’est pas mon genre », a fait valoir le numéro deux du FN, en charge notamment de la stratégie, tout en assurant ne pas faire du « chantage ». L’autre camp, lui, est prêt à abandonner le retour au franc et Philippot avec !, sur LCP, le député Gilbert Collard a déclaré   »Je suis tout à fait favorable à l’idée qu’on affirme une fois pour toutes que l’euro mourra de sa vilaine mort mais [il ne faut] plus dire qu’on veut sortir de l’euro, les gens sont habitués à cette monnaie, ça les angoisse », a déclaré l’ancien avocat. « L’opinion publique n’en veut pas! », a-t-il lui aussi tranché, ironisant sur les menaces de départ de Florian Philippot. « Je voudrais qu’il reste, d’abord qui on enverrait dans les émissions de télé? » Plusieurs élus avaient eux aussi « pris acte » de la nécessité de faire évoluer le programme économique du Front national.

Le Front républicain insuffisant parce que les Français ont oublié la guerre

Le Front républicain insuffisant parce  que les Français ont oublié la guerre

 

 

Il est clair que le front républicain ne rencontre plus l’adhésion massive aussi bien dans les organisations politiques démocratiques que chez les responsables et les citoyens. Un des facteurs explicatifs tient dans le fait que la plupart des Français ont oublié la guerre et le fascisme. Les derniers témoins directs de la montée des nationalismes qui a amené à la guerre la plus sanglante de l’histoire ont aujourd’hui autour de 100 ans. Du coup beaucoup se sont endormis dans le confort de la démocratie considérant celle-ci comme acquise définitivement alors qu’elle n’est que le produit d’un combat permanent. Or  cette démocratie est menacée par le parti fascisant de Marine Le Pen qui par exemple veut faire une croix sur la responsabilité du gouvernement de l’époque concernant la rafle du Vel’ d’Hiv’ mais cette démocratie est également menacée par les gauchistes qui rêvent d’un régime politique de type bolivarien où la dictature du peuple aurait davantage de légitimité que le choix des urnes. Bref le retour du communisme.  Pour preuve la dérive des lycéens qui ont participé à des manifestations violentes pour refuser le choix entre Le Pen et macro. « Ni Marine, Ni Macron. Ni patrie, Ni patron », tel était le mot d’heures de ses lycéens violents qui auraient pu ajouter « ni démocratie ». D’une certaine manière cette démocratie est minée en France par les extrêmes qui ont par ailleurs de nombreux points communs saut sur certaines thématiques sociétales et encore car le souverainisme se trouve souvent teinté de nationalisme. Si la France et l’Europe ont pu enregistrer autant de progrès économique en 50 ans davantage que pendant  des siècles et des millénaires,  c’est essentiellement grâce à une longue période de paix et de démocratie. Une paix qui pourrait bien être menacée par la montée des nationalismes dans plusieurs pays européens.  Tous les nationalismes ont toujours conduit soient à la guerre, soit à la dictature, soit aux deux. De ce point de vue responsables politiques et mêmes citoyens manquent de culture et de mémoire. Les années 30 ont été en grande partie oubliées. C’est sur une crise économique, sur la détérioration sociale qu’ont pu se développer les populismes transformés rapidement en nationalismes et qui ont finalement abouti à la guerre et aux dictatures. La défiance légitime vis-à-vis des du système politique de certains de leurs représentants ne saurait cependant justifier l’oubli de l’histoire.

 

Le Front républicain ne mobilise plus parce que les Français ont oublié la guerre

Le Front républicain ne mobilise plus parce que les Français ont oublié la guerre

 

 

Il est clair que le front républicain ne rencontre plus l’adhésion massive aussi bien dans les organisations politiques démocratiques que chez les responsables et les citoyens. Un des facteurs explicatifs tient dans le fait que la plupart des Français ont oublié la guerre et le fascisme. Les derniers témoins directs de la montée des nationalismes qui a amené à la guerre la plus sanglante de l’histoire ont aujourd’hui autour de 100 ans. Du coup beaucoup se sont endormis dans le confort de la démocratie considérant celle-ci comme acquise définitivement alors qu’elle n’est que le produit d’un combat permanent. Or  cette démocratie est menacée par le parti fascisant de Marine Le Pen qui par exemple veut faire une croix sur la responsabilité du gouvernement de l’époque concernant la rafle du Vel’ d’Hiv’ mais cette démocratie est également menacée par les gauchistes qui rêvent d’un régime politique de type bolivarien où la dictature du peuple aurait davantage de légitimité que le choix des urnes. Bref le retour du communisme.  Pour preuve la dérive des lycéens qui ont participé à des manifestations violentes pour refuser le choix entre Le Pen et macro. « Ni Marine, Ni Macron. Ni patrie, Ni patron », tel était le mot d’heures de ses lycéens violents qui auraient pu ajouter « ni démocratie ». D’une certaine manière cette démocratie est minée en France par les extrêmes qui ont par ailleurs de nombreux points communs saut sur certaines thématiques sociétales et encore car le souverainisme se trouve souvent teinté de nationalisme. Si la France et l’Europe ont pu enregistrer autant de progrès économique en 50 ans davantage que pendant  des siècles et des millénaires,  c’est essentiellement grâce à une longue période de paix et de démocratie. Une paix qui pourrait bien être menacée par la montée des nationalismes dans plusieurs pays européens.  Tous les nationalismes ont toujours conduit soient à la guerre, soit à la dictature, soit aux deux. De ce point de vue responsables politiques et mêmes citoyens manquent de culture et de mémoire. Les années 30 ont été en grande partie oubliées. C’est sur une crise économique, sur la détérioration sociale qu’ont pu se développer les populismes transformés rapidement en nationalismes et qui ont finalement abouti à la guerre et aux dictatures. La défiance légitime vis-à-vis des du système politique de certains de leurs représentants ne saurait cependant justifier l’oubli de l’histoire.

 

 

Concert de casseroles : la guerre civile pour Fillon !!!

Concert de casseroles : la guerre civile pour Fillon !!!

 

Englué dans les affaires, scotché dans les sondages Fillon ne fait pas dans la dentelle en considérant que le pays est en situation de guerre civile. Pour cela Fillon fait un amalgame de différentes manifestations qui ont affecté certains meetings de plusieurs candidats ;  en réalité la seule manifestation violente par ailleurs très condamnable s’est  déroulée à Nantes. Pour le reste,  il s’agit de banales expressions de mécontentement. Pour Fillon,  ce sont surtout de récurrents orchestres de casseroles à l’entrée de ses meetings. Des orchestres au demeurant relativement modeste mais qui agacent sérieusement le candidat rappelé à l’ordre pour son implication directe dans plusieurs scandales politico-financiers. (Détournement de fonds publics, fraude, trafic d’influence et abus de biens sociaux) Il faut vraiment que François Fillon soit acculé pour se laisser aller à de telles dérives sémantiques. On est loin et c’est heureux de la guerre civile même si encore une fois les violences concernant le Front National à Nantes doivent être dénoncées.   »À deux mois de l’élection présidentielle, nous vivons dans une situation de quasi guerre civile qui vient perturber le cours normal de cette campagne », a écrit dimanche 26 février François Fillon dans un communiqué. Le candidat Les Républicains à la présidentielle accuse  » solennellement le Premier ministre et le gouvernement de ne pas assurer les conditions d’un exercice serein de la démocratie. »Pour Christophe Barbier éditorialiste à l’Express: «  La présidentielle est tendue et virulente parce que la société est sous tension. Fillon est cependant en pleine manœuvre électorale. Il voit bien qu’en volant au secours de Marine Le Pen, il peut convaincre des électeurs lepénistes de le regarder différemment. Son argument est simple, en cas de second tour Macron-Le Pen, Macron sera élu président. Mais si François Fillon passe devant le candidat d’En Marche! Il sera à l’Élysée.   Après avoir passé 10 jours à taper sur Emmanuel Macron, il semble vouloir flatter l’électorat de l’extrême droite. Mais utiliser le mot « guerre civile » est une erreur.». Une erreur qui témoigne de l’affolement de François Fillon qui ne sait plus quel argument utilisé pour rendre sa campagne électorale audible. Une campagne électorale complètement assourdie par l’écho des affaires dont il ne parvient pas à se dépêtrer.  Finalement des propos aussi excessifs que ceux de guerre civile témoignent de la fragilité d’un candidat élu par surprise à la  primaire de la droite et finalement mal armé politiquement et psychologiquement pour affronter la rudesse d’une campagne présidentielle surtout quand en plus on traîne des casseroles.

 

 

Fillon – Macron : la guerre des sondages

Fillon – Macron : la guerre des sondages

 

Curieux ces sondages qui un jour mettent Macron ou Fillon à 23 % et un autre jour à 17 %. Ou le thermomètre doit être  e déréglé ou certains procèdent à quelques manipulations statistiques en fonction de leurs préférences politiques. De toute manière,  ces  sondage sont à prendre avec des pincettes compte tenu en particulier des incertitudes relatives aux abstentions, aussi compte tenu des interrogations de nombre d’électeurs quant à leur choix définitif. En tout cas la période électorale offre un potentiel d’activité extraordinaire pour les organismes chargés de mesurer l’opinion  puisque chaque jour ou presque la température politique concernant 2017 est mesurée r. Une sorte de météo politique assez aléatoire et parfois partisane. Les deux derniers sondages connus laissent songeur quant aux rapports de force entre Fillon et Macron. selon un sondage Elabe pour BFM TV et L’Express diffusé mardi Marine Le Pen reste en tête des intentions de vote pour le premier tour de la présidentielle avec 27% à 28% selon les hypothèses, devant François Fillon (20-21%), qui, avec un gain de trois points, relègue Emmanuel Macron en troisième position (17-18,5%, -5),  Deux scénarios ont été testés pour le premier tour, qui se déroulera le 23 avril. Dans l’hypothèse où le président du MoDem François Bayrou, qui dévoile ses intentions mercredi, se présente, Marine Le Pen recueillerait 27% des voix (+1,5), devant François Fillon (20%, +3) et Emmanuel Macron (17%, -5). Le candidat socialiste Benoît Hamon perd trois points à 12% d’intentions de vote, à égalité avec le candidat de La France insoumise, Jean-Luc Mélenchon, dont le score est inchangé. Dans l’hypothèse où François Bayrou ne serait pas candidat, les mesures seraient les suivantes : Marine Le Pen (28%, +2), François Fillon (21%, +3), Emmanuel Macron (18,5%, -5), Benoît Hamon (13%, -2,5), Jean-Luc Mélenchon (13%, =). Mais dans le « rolling » Ifop-Fiducial pour Paris Match, iTELE et Sud Radio, mesure quotidienne des intentions de vote pour la présidentielle, Marine Le Pen reste en tête avec 26% (stable), devant François Fillon (+0,5) et Emmanuel Macron (stable), désormais à égalité avec 19%.

Fillon et Macron à égalité ? ou la guerre des sondages

Fillon et Macron à égalité ?  ou la guerre des sondages

 

 

Curieux ces sondages qui un jour montrent que Fillon est à 18 % loin derrière Le Pen (26 %) et Macron (23 %) et qui le lendemain le place à égalité avec Macron. Le pire c’est que les deux sondages en cause émanent du même organisme à savoir l’IFOP. Il est vraisemblable que ledit organisme expliquerait cette différence par des problèmes méthodologiques. Une manière de noyer le poisson. La vérité c’est que selon les demandeurs, les instituts fournissent des chiffres qui satisfont les partisans des uns, et les partisans des autres. On n’a sans doute jamais produit autant de sondages, ce qui est une bonne affaire pour les instituts spécialisés. Des sondages qui deviennent même quotidiens ; pourquoi pas aussi des sondages plusieurs fois par jour ! On sait très bien que les sondages ne sont pas neutres et peuvent influencer une partie des   électeurs. Du coup, la tentation est grande de tordre un peu le coup à certains résultats. De toute manière, l’écart entre Fillon et macro, se situe dans la marge d’erreur entre parenthèses (3 à 4 % selon la taille de l’échantillon). Dans le dernier sondage François Fillon ferait de nouveau jeu égal avec Emmanuel Macron dans les intentions de vote pour le premier tour de l’élection présidentielle malgré les soupçons d’emplois fictifs dont aurait bénéficié sa famille, derrière Marine Le Pen. Or selon le sondage quotidien de l’IFOP pour Paris Match, iTELE et Sud Radio, publié vendredi, le candidat de droite et l’ancien ministre de l’Economie sont crédités de 18,5% des voix et la présidente du Front national de 26%. Des sondages qu’il faut donc prendre avec des pincettes d’autant que 40 % des Français ne savent pas s’ils iront voter ou pour qui. Une incertitude qui évidemment fausse complètement les résultats. Notons cependant que le sondage IFOP qui montre Fillon loin derrière Le Pen et Macon ce fonderait sur un échantillon de plus de 10 000 personnes qui seraient certaines d’aller voter. Reste cependant l’attitude que pourrait prendre certains abstentionnistes potentiels qui ce décideraient à participer à l’élection présidentielle.

Guerre déclarée entre Marion Maréchal Le Pen et Florian Philippot

Guerre déclarée entre Marion Maréchal Le Pen et Florian Philippot

 

 

 

 

Cette fois la guerre est bien déclarée entre Marion Maréchal Le Pen et Florian Philippot sur le terrain sociétal en particulier concernant l’avortement. Contrairement à ce qu’avait affirmé Florian Philippot, la nièce de Marine Le Pen considère qu’elle est loin d’être isolée dans le parti sur cette question et entend bien agir pour permettre un changement stratégique dans les instances du FN. Elle en profite pour dénoncer  Philippot à propos de l’agression dont il s’est rendu coupable à son égard. « Je ne vois pas ce qui pourrait me faire changer d’opinion. J’aurais aimé un peu plus de respect de la part de Florian Philippot. Il parle de moi dans les médias en disant « cette personne » ; je trouve cette appellation assez inadéquate. Il y a un minimum de bienséance et de respect mutuel à avoir. Rien ne pouvait justifier une telle agression. » Déclare-t-elle dans le JDD. Sur cette question comme sur d’autres deux lignes s’affrontent désormais au front national. Au-delà des orientations se joue aussi la question du leadership au sein du parti sans doute pas pour 2017 mais vraisemblablement pour 2022. Marion Maréchal Le Pen se met en position pour remplacer Marine. Ce qui explique évidemment que Marine tente de contrôler voire d’interdire à Marion Maréchal de trop s’exprimer dans les médias comme ce fut le cas le 10 novembre dernier. , la députée du Vaucluse Marion Maréchal-Le Pen devait être invitée de l’Émission politique sur France 2, et ainsi prendre la suite des présidentiables Alain Juppé, Nicolas Sarkozy, Bruno Le Maire et Arnaud Montebourg. La députée aurait ainsi été la première élue du parti à assurer cette émission en prime-time, prisée des politiques. Mais Marine Le Pen s’y est opposée, rapporte le journal L’Opinion, qui cite des sources internes chez France Télévisions. C’est bien la présidente du Front national qui devait à l’origine être l’invitée principale de l’émission. La rédaction de la chaîne de service public avait contacté Florian Philippot et Alain Vizier, en charge de la communication du parti, pour le leur proposer. Mais la fille de Jean-Marie Le Pen avait finalement décliné, pour des raisons «d’agenda». La direction du FN ne s’attendait probablement pas à ce que l’invitation soit reportée sur Marion Maréchal-Le Pen, qui a rapidement accepté. Mais coup de théâtre ce mercredi 26 octobre: Alain Vizier, responsable de la communication du parti, s’étonne auprès de France 2 de l’invitation faite à la députée. Quelques heures plus tard, l’élue du Vaucluse rappelle à son tour pour décliner. C’est bien Marine Le Pen qui aurait personnellement mis son veto et demandé à ses proches d’annuler cette émission. Officiellement, il n’est pas question de rivalité entre la tante et sa nièce, mais, en privé, l’entourage de cette dernière laisse entendre le contraire.

 

 » La guerre contre Daech est presque achevée »(Sirwan Barzani )

 » la guerre contre Daech est presque achevée »(Sirwan Barzani )

Sirwan Barzani, général de brigade peshmerga considère que  la guerre est bientôt finie, évoque les combats qu’il reste à mener et parle de  l’avenir politique du Kurdistan qu’il souhaite voir indépendant. Dans une interview au JDD.

 

 

A la faveur de l’offensive sur Mossoul, les peshmergas ont conquis de nouveaux territoires. Vous avez établi dans ces zones de solides lignes de défense. Peut-on les considérer comme les nouvelles frontières du Kurdistan?
Bien sûr qu’il faut les considérer comme telles. D’ailleurs, ce ne sont pas de nouvelles frontières mais plutôt un retour aux frontières réelles et historiques du Kurdistan. Cela ne concerne pas seulement les zones proches de Mossoul. Dans les autres territoires où nous sommes maintenant implantés, nous allons creuser des tranchées identiques. Nous devons le faire pour garantir la sécurité de notre peuple et du Kurdistan car on ne sait jamais ce qu’il peut se passer après que Daech sera défait. Qui gouvernera Mossoul? Un autre Daech va-t-il apparaître? On ne veut pas voir le même scénario se répéter sur notre terre.

Mais Bagdad pourrait remettre en question ces nouvelles frontières…
Il faut effectivement que l’on discute avec Bagdad sur ce sujet. Il doit même faire l’objet d’un référendum dans le futur. Mais pour l’instant, nous nous devons de protéger ces territoires.

L’offensive sur Mossoul a-t-elle permis de réchauffer les relations entre le Kurdistan et Bagdad?
Tout à fait. C’est même la première fois dans l’histoire que l’armée irakienne et les peshmergas combattent côte à côte. Notre président et des délégations du Kurdistan sont aussi allés auparavant à Bagdad, où il y a eu une série de rencontres très fructueuses. Nous espérons qu’après Daech et la reprise de Mossoul, nous parvenions ensemble à un accord satisfaisant.

Quelles ont été la teneur des discussions à Bagdad et à quoi aspirez-vous?
D’abord nous avons bien sûr discuté de la nécessaire coordination de nos forces pour lancer cette opération conjointe. Ensuite, nous avons évoqué notre future indépendance. Bagdad nous a répondu que c’était un sujet qui pouvait être débattu. Que le gouvernement irakien accepte officiellement de discuter d’une possible division du pays est quelque chose de nouveau pour nous et cela nous semble très positif. Nous avons aussi envisagé la gouvernance de Mossoul et de sa région quand Daech en aura été chassé.

Pourquoi vouloir la division de l’Irak? Un système fédéral ne serait-il pas préférable?
L’Irak est aujourd’hui comme un mauvais mariage et donc il n’y a qu’une solution pour s’en sortir : le divorce. Si le pays n’est pas divisé alors un nouvel Etat islamique réapparaîtra, c’est certain. Et nous, les Kurdes, nous ne voulons plus de guerre, nous sommes fatigués. Quant au fédéralisme, les mentalités sont telles en Irak qu’il est impossible que cela fonctionne.

La guerre contre l’Etat islamique est-elle finie pour les Peshmergas?
Non, pas complètement. Il ne faut pas oublier que Daech est le groupe terroriste le plus puissant du monde. Mais s’il l’on considère seulement la pression qu’il exerce sur le territoire du Kurdistan, on peut dire que 97% de la guerre est achevée. Il reste simplement des zones où nous attendons les troupes irakiennes pour intervenir, par exemple dans la région Hawija et certaines zones à l’est, au sud et au sud-ouest de Kirkouk. Mais cela ne se déroulera sans doute qu’après la bataille de Mossoul.

 

A Hawija, vous allez combattre aux côtés des milices chiites des Unités de la Mobilisation populaire (UMP). Vos relations sont pourtant tendues…
Effectivement, nous sommes censés avancer du nord vers le sud tandis que les Hachd al-Chaabi (UMP) avanceront du sud vers le nord. L’armée irakienne doit elle aussi participer, en attaquant par l’est. Travailler avec les UMP ne nous pose pas de problème. Nous nous coordonnons à travers Bagdad et avons tenu des réunions récemment à Kirkouk pour parler du sujet. Et puis ces milices ont depuis cette semaine un statut officiel à Bagdad, non (ironique)? Quelles différences y-a-t-il entre les milices chiites et certaines divisions de l’armée irakienne? Je n’en vois pas vraiment. Certaines de ces divisions sont même dirigées par des commandants de Hachd al-Chaabi.

L’offensive sur Mossoul a été fortement ralentie ces dernières semaines. Comprenez-vous pourquoi?
Ce n’est pas vrai. La Golden division (troupes d’élite du contre-terrorisme) fait du bon travail et avance plutôt bien à l’est. Après, ils sont les seuls à être entrés dans la ville. Et c’est ce que je ne comprends pas : pourquoi les autres divisions de l’armée irakienne ne sont-elles pas toutes autour de la ville elles aussi? Au sud, par exemple, ils sont encore à 10 km de Mossoul. Ce n’était pas le plan initial qui prévoyait que la ville serait d’abord totalement encerclée puis attaquée sur différents fronts.

Juppé-Sarkozy : la guerre des sondages

Juppé-Sarkozy : la guerre des sondages

 

Curieux ces sondages contradictoires notamment celui de l’Ifop-Fiducial pour iTELE, Paris Match et Sud Radio publié mardi qui montrait que l’avance du maire de Bordeaux sur l’ancien chef de l’Etat s’était réduite de moitié en deux semaines, passant de douze à six points. Au contraire l’enquête Elabe, montre que Juppé reste stable à 39% d’intentions de vote au premier tour et devance Nicolas Sarkozy qui perd cinq points à 27%, tandis que François Fillon, en troisième position, gagne quatre points à 15%. Bruno Le Maire arrive en quatrième position, crédité de 11% (stable) des intentions de vote exprimées. Tous les autres candidats obtiennent un score inférieur à 10% : Nathalie Kosciusko-Morizet (5%), Jean-Frédéric Poisson (2%) et enfin Jean-François Copé (1%). Il convient évidemment de prendre les sondages avec es pincettes d’abord parce qu’il est très difficile de se fonder sur un échantillon représentatif de ceux  qui sont susceptibles d’aller voter à la primaire de la droite. Deuxièmement parce que certains proches de Sarkozy tentent de forcer le destin en influençant le résultat des sondages. De toute manière les sondages mettent en évidence  que Juppé l’emportera largement au second tour des primaires de la droite Dans la perspective du second tour, Alain Juppé est crédité de 61% (+5) des intentions de vote contre 39% (-5) pour Nicolas Sarkozy. Ces résultats témoignent d’un écart grandissant entre l’ancien chef de l’Etat et son ancien ministre des Affaires étrangères. Alain Juppé gagne en effet 5 points en près d’un mois, lorsque Nicolas Sarkozy en perd autant. Résultat complètement contradictoire avec celui de l’Ifop sans doute largement influencé par les commanditaires proches de l’ancien président de la république (avec Reuters

Primaire Les Républicains : la guerre des sondages

Primaire Les Républicains : la guerre des sondages

 

Curieusement Juppé qui disposait  dans les différents sondages d’au moins 10 points d’avance sur Sarkozy se retrouve maintenant à égalité avec ce dernier. Pas vraiment un effet de la campagne mais sans doute la conséquence d’une guerre des sondages sans parler des marges d’erreur possible de près de 5 % car l’échantillon des futurs votants à la primaire de droite est très difficile à identifier. Selon un sondage Harris Interactive pour France Télévisions, l’ancien président des Républicains a rattrapé son rival. Les deux concurrents seraient à égalité au premier tour de la primaire Les Républicains avec 37% des intentions de vote. Largement distancé, François Fillon récolterait 10% des voix, devant Bruno Le Maire (9%), Nathalie Kosciusko-Morizet (3%) et Jean-François Copé (2%).
Au second tour, le maire de Bordeaux « bénéficierait d’une très légère avance (52%) sur Nicolas Sarkozy (48%). Un score final à interpréter avec une grande prudence, « la marge d’erreur étant d’un peu plus de quatre points », note le site. La stratégie de rassemblement d’Alain Juppé paierait puisque le candidat séduit l’électorat centriste. Il obtiendrait 74% des intentions de vote au premier tour des sympathisants UDI et MoDem, contre 6% pour Nicolas Sarkozy. Chez les sympathisants Les Républicains, l’ancien chef de l’État récolterait 54% des intentions de vote, contre 23% pour Alain Juppé.

Après brexit : la nomination de Barnier, une « déclaration de guerre » (presse anglaise)

Après brexit : la nomination de Barnier une « déclaration de guerre » (presse anglaise)

 

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On se demande bien ce qui peut susciter l’inquiétude de la presse anglaise après la nomination de Michel Barnier, ancien commissaire européen, comme négociateur pour l’après brexit. Certes Michel m’a Barnier a manifesté de nombreuses velléités pour réorganiser le système financier mais nombre  de ses propositions ont été rejetées. Rappelons-nous par exemple que Michel Barnier avait souhaité que les agences de notation n’évaluent plus les Etats ! En tête de la presse tabloïd, rarement pondérée, The Sun dénonce un  »eurocrate antibritannique ». Le Daily Mail parle d’une « nouvelle trahison » de l’Europe. Tandis que le Financial Times, la Bible des affaires, manie l’ironie: « Le fléau de la ville de Londres, le Français qui a voulu réglementer l’industrie des services financiers britannique morceau par morceau, le Commissaire de Bruxelles qui a poussé l’ancien gouverneur de la banque d’Angleterre à se taper la tête contre son bureau est revenu. » Car si la nomination du français Michel Barnier passe aussi mal outre-Manche, c’est parce que la City le connaît déjà très bien. De 2010 à 2014, en tant que Commissaire européen au marché intérieur et aux services, il a hérité du dossier de la régulation des banques anglaises. Il en a gardé l’image d’un « fanatique, que la finance dégoûte ». En 2010, The Telegraph, le quotidien le plus vendu, se demandait s’il n’était pas« l’homme le plus dangereux d’Europe« . Heureusement pour Michel Barnier, toute l’Angleterre ne sera pas contre lui. Le Financial Times rappelle que la dernière année de son mandat, en 2014, il s’est montré beaucoup plus chaleureux envers la City, une fois son programme de réformes achevé. L’éditorialiste du Telegraph Ambrose Evans-Pritchard, pro-Brexit militant, a même pris sa défense sur Twitter. « Contrairement à beaucoup, je pense que Michel Barnier est un bon choix comme chef du Brexit pour l’UE. Je le connais depuis 15 ans. Relativement anglophile. «  Pour le Royaume-Uni, l’un des gros enjeux de cette négociation sera de conserver le « passeport » européen de ses banques, celui qui permet aujourd’hui à la City de vendre librement ses services en Europe. Selon Le Point, l’ancien vice-premier ministre Nick Clegg, un europhile, affirme que cette nomination « va déclencher l’alarme dans la City, car Barnier ne protégera pas le passeport financier dont bénéficie le Royaume-Uni ».

(avec  Huffington Post)

La guerre du secrétaire d’État au Budget contre Macron : dérisoire !

La guerre  du secrétaire d’État au Budget contre Macron : dérisoire !

 

Nouveau Scud lancé par le transparent Christian Eckert, secrétaire d’État au budget contre macro ministre de l’économie. En cause un conflit dérisoire concernant l’achat de deux petites voitures solaires destinées à naviguer sur la scène au service de la douane. Christian Eckert n’a pas hésité à balancer un tweet forcément public pour attaquer une nouvelle fois Macron. Pas étonnant Christian Eckert a du mal à exister entre Michel sapin et Emmanuel Macron qu’il considère d’ailleurs comme un ovni de la politique. Christian Eckert, lui et l’archétype du responsable socialiste : un prof avec une vision très approximative de l’économie, un militant de l’ingénierie fiscale. Une querelle publique en tout cas insignifiantes qui situe le rapport qu’entretient l’intéressé avec les vrais enjeux du pays C’est un tweet en apparence anodin qui résume pourtant à lui seul la tension qui règne à Bercy et au sein du gouvernement depuis qu’Emmanuel Macron est entré dans sa phase d’émancipation en vue de 2017. Lundi après-midi, le secrétaire d’État au Budget Christian Eckert a fait part sur le réseau social sa surprise de voir son collègue de l’Économie décider lui-même de la commande de deux «Sea Bubble» - des petites voitures solaires censées pouvoir flotter sur la Seine - pour les douaniers de Bercy. Emmanuel Macron a profité de sa visite, samedi, au salon high tech VivaTech pour faire cette annonce. Ce qui n’a visiblement pas plu au ministère du Budget, dont dépend la direction générale des douanes. Colère, donc, de Christian Eckert, qui n’a jamais eu sa langue dans sa poche: «Macron passe des commandes de Sea Bubble pour la douane. Il fait donc tout à la fois ce surhomme. Ministre de tous les étages de Bercy?», s’interroge-t-il sur Twitter.  Ce n’est pas la première fois que le secrétaire d’État laisse entrevoir ses rapports tendus avec l’omniprésent ministre de l’Économie. Le 23 juin, déjà, il s’agaçait sur son blog des prises de position d’Emmanuel Macron sur le sujet sensible de l’ISF. Prenant un malin plaisir à défendre cet impôt dont Macron s’est fait le pourfendeur. «J’ai, depuis un peu plus de deux ans, veillé à respecter ma conception de la solidarité gouvernementale. Secrétaire d’État en charge du Budget et surnommé parfois “ministre des impôts”, je me sens moi aussi aujourd’hui autorisé à donner mon point de vue sur l’impôt de solidarité sur la fortune», débutait-il, avant de se lancer dans un argumentaire pro-ISF. «La fiscalité peut être plus équitable, y compris en travaillant sur l’ISF. Le rendre moins “effaçable” est sans nul doute nécessaire. Sûrement pas en le supprimant. Dire cela, c’est affirmer une certaine conception de la solidarité fiscale !!!

(Avec Reuters).

 

 

Biodiversité : la guerre aussi entre le sénat et l’assemblée nationale

Biodiversité : la guerre aussi entre le sénat et l’assemblée nationale

Le sénat et l’assemblée nationale sont en désaccord à peu près sur tout concernant la future loi sur la bio diversité. Le sénat veut une loi molle et floue tandis que l’assemblée souhaite une  loi préservant réellement la flore et la faune.  Sur les 170 articles de ce vaste texte, 58 faisaient l’objet d’un désaccord et étaient donc à l’agenda des sept sénateurs et sept députés réunis en commission. Mais l’échec a été constaté dès l’article 2 qui posait le « principe de non-régression du droit de l’environnement », supprimé par les sénateurs mais jugé « fondamental » par le président de la commission du Développement durable à l’Assemblée Jean-Paul Chanteguet (PS). Son homologue au Sénat Hervé Maurey (UDI-UC) a affirmé lors d’une conférence de presse avoir « eu le sentiment que les députés avaient la volonté de ne pas arriver à un accord ». « Il y a une vraie frustration car si on a fait ce travail ce n’est pas pour aboutir à un échec », a déploré de son côté le rapporteur LR au Sénat Jérôme Bignon. Jean-Paul Chanteguet considère pour sa part que les désaccords étaient « trop nombreux ». Selon lui,  »l’échec de ce matin permettra à l’Assemblée d’avoir le dernier mot et d’aboutir à un véritable texte de reconquête de la biodiversité ».  »Nous étions confrontés à une vision anthropomorphique et utilitariste de la biodiversité pour répondre à des besoins de loisirs comme la chasse », a déploré à ses côtés la rapporteure à l’Assemblée, Geneniève Gaillard (PS), devant la presse.  Autre point de désaccord, l’interdiction totale des pesticides néonicotinoïdes (dits « tueurs d’abeilles ») votée par l’Assemblée pour septembre 2018. Alors que le gouvernement militait pour 2020, le Sénat n’a pas voulu fixer de date. Jean-Paul Chanteguet espère que ce terme de septembre 2018 sera bien revoté par l’Assemblée, mais il s’en était fallu « de deux voix » lors de la précédente lecture, a-t-il rappelé.

 

(La tribune)

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