Archive pour le Tag 'guerre'

Face au risque de guerre: le retour du service militaire

Face au risque de guerre: le retour du service militaire

Experts militaires et politiques se sont finalement entendus pour supprimer le service militaire. La principale raison avancée étant la sophistication des équipements de l’armée et des technologies remplaçant les hommes. Le problème , c’est que dans des conflits récents on s’aperçoit que la place des hommes est essentielle à côté des armes plus sophistiquées. C’est évidemment le cas en Ukraine où la question des forces humaines est fondamentale. C’est encore le cas en Israël. C’était encore le cas en Afrique où nous sommes partis surtout par suite de manques d’effectifs pour laisser la place aux amis dictateurs de Poutine.

En dernier ressort après utilisation des nouveaux équipements, l’infanterie termine le plus souvent le travail. En France, on a même supprimé le service militaire qui par ailleurs était un outil facilitant l’appropriation des valeurs républicaines et de la discipline. La France dispose d’une armée très complète dans tous les domaines mais c’est une miniature d’armée. Elle dispose seulement 160 000 hommes. En une semaine, elle serait balayée par les forces extérieures russes ou autres. Il faudrait disposer de 5à 10 fois plus de soldats disponibles et formés.

Le pays est confronté à deux types de risques. Le risque extérieur avec les menaces réitérées notamment de la Russie qui envahit pays par pays aux portes de l’union européenne. Aussi un risque intérieur avec le développement du terrorisme islamique.

Un service de l’ordre de six mois minimum est indispensable pour former des soldats. Pour assurer la sécurité intérieure mais y compris pour intervenir sur le théâtre des opérations extérieures si nécessaire. On mesure bien en effet toutes les limites de la guerre dite technologique. La principale menace aujourd’hui, c’est le terrorisme qui sévit dans le monde entier ; de ce point de vue les armes sophistiquées notamment aériennes sont insuffisantes pour lutter avec efficacité contre ce périple.

Au plan intérieur, ces armes sophistiquées sont à peu près inopérante et la stratégie doit reposer sur la présence physique de forces de surveillance et de protection.

La problématique n’est pas seulement sécuritaire elle est aussi sociétale pour permettre le brassage des populations et une meilleure appropriation des valeurs citoyennes.

Face à l’explosion de la menace terroriste en 2015, l’idée de rétablir un service militaire ou un dispositif similaire était revenue dans l’actualité . Certains réclamaient un service obligatoire de 6 mois.

Guerre en Iran: l’appel revanchard de Macron contre les frappes

Guerre en Iran: l’appel revanchard de Macron contre les frappes

Après la claque reçue par le président américain, Macron joue les mouches du coche en critiquant les frappes sur l’Iran qui n’auraient t pas de lien avec la problématique nucléaire. Officiellement il s’agirait de la position officielle de la diplomatie française mais on peut y voir aussi le côté revanchard de Macron qui n’a guère apprécié la phrase du président américain « Macron ne comprend jamais rien ».

De toute façon le la France comme d’ailleurs l’union européenne ne joue aucun rôle dans ce conflit faute de vision commune, de courage et aussi de moyens.

Un conseil de défense était organisé mercredi dans l’urgence, au retour d’Emmanuel Macron d’un sommet du G7 au Canada. Pendant plus de deux heures de réunion, où étaient réunis plusieurs ministres dont celui de l’Intérieur Bruno Retailleau, celui des Armées Sébastien Lecornu et celui des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot, ont été abordés le sort des ressortissants français au Moyen-Orient, ainsi que le lancement d’une «initiative afin de proposer un règlement négocié exigeant» !

Guerre en Iran : Trump écarte une médiation russe

Guerre en Iran : Trump écarte une médiation russe

De façon assez surréaliste Poutine a présenté ses services comme médiateur entre l’Iran et Israël; Cependant Donald Trump a estimé mercredi que le président russe Vladimir Poutine devrait se concentrer sur le conflit en Ukraine avant de jouer, comme il le propose, les médiateurs dans le conflit entre Israël et l’Iran.

«Je lui ai parlé hier et il a proposé de faire le médiateur, j’ai dit “Fais-moi une faveur, fais le médiateur pour toi-même. Occupons-nous de la médiation pour la Russie d’abord, ok? Tu peux t’occuper de ça (le conflit au Moyen-Orient, NDLR) plus tard”», a dit le président américain pendant un échange avec des journalistes à la Maison-Blanche.

Le Kremlin a toutefois remis en question la date donnée par Donald Trump pour la conversation, à savoir mardi.

Guerre Iran: Le double objectif de Nétanyahou difficile à atteindre

Guerre Iran: Le double objectif de Nétanyahou difficile à atteindre

Israël intensifie ses frappes contre les installations nucléaires iraniennes, dans une offensive qui pourrait s’inscrire dans la durée. Les objectifs sont clairs : démanteler le programme nucléaire et affaiblir, voire faire chuter, le pouvoir en place à Téhéran. Cette escalade compromet les espoirs suscités par les récentes avancées diplomatiques, et son issue demeure incertaine.

par Ian Parmeter
Research Scholar, Middle East Studies, Australian National University dans The Conversation

Le premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou a déclaré que l’attaque d’Israël contre les installations nucléaires iraniennes pourrait durer au moins deux semaines.

Le timing de cette opération militaire ne doit rien au hasard. De toute évidence, l’armée et les agences de renseignement d’Israël ont élaboré une campagne méthodique, dont chaque étape a été méticuleusement pensée.

Les forces israéliennes se sont d’abord concentrées sur l’élimination de plusieurs hauts responsables militaires et scientifiques iraniens et, élément tout aussi important, sur la destruction de la quasi-totalité des défenses aériennes de l’Iran.

Désormais, les avions israéliens peuvent non seulement opérer librement dans l’espace aérien iranien, mais aussi se ravitailler en vol et déposer davantage de forces spéciales sur des sites clés afin de réaliser des bombardements ciblés et des attaques contre des installations nucléaires dissimulées ou fortement protégées.

Dans les déclarations publiques qu’il a faites depuis le début de la campagne, Nétanyahou a mis en avant deux objectifs clés : détruire le programme nucléaire iranien, et encourager le peuple iranien à renverser le régime. Ces deux objectifs en tête sont-ils réalisables ? Passage en revue des scénarios possibles.

Des centrifugeuses alignées dans l’usine d’enrichissement d’uranium de Natanz, qui a été endommagée par les frappes israéliennes. Islamic Republic Iran Broadcasting, IRIB/AP
Un retour aux négociations semble aujourd’hui difficile
L’envoyé spécial de Donald Trump pour le Moyen-Orient, Steve Witkoff, devait participer dimanche, avec ses homologues iraniens, à une sixième série de pourparlers, destinés à conclure un accord qui remplacerait le JCPOA, texte signé sous l’administration Obama en 2015 et dont Trump s’était retiré durant son premier mandat en 2018, alors même que l’Iran semblait jusqu’alors se conformer à ses termes.

Opposé à l’accord de 2015, Nétanyahou n’a cessé de répéter qu’il ne croyait pas que l’Iran souhaitait sincèrement parvenir à un nouvel accord.

Dès lors, accepter que la campagne actuelle de bombardements israéliens débouche sur un accord sur le nucléaire iranien, quels qu’en soient les termes, constituerait pour Nétanyahou un recul majeur. Ce qu’il veut, c’est neutraliser totalement l’Iran et, ce faisant, redorer son image de leader capable d’assurer la sécurité d’Israël, une image profondément écornée par le massacre commis par le Hamas le 7 octobre 2023.

Même si Trump continue de presser l’Iran de conclure un accord sur son programme nucléaire, la réalité est que les négociations sont aujourd’hui au point mort. Et rien n’indique que Trump soit capable de convaincre Nétanyahou à mettre fin à ses bombardements pour laisser une chance aux pourparlers.

La destruction du programme nucléaire iranien impliquerait la destruction de tous les sites connus, y compris l’installation d’enrichissement d’uranium de Fordo, située à environ 100 kilomètres au sud de Téhéran.

Selon Rafael Grossi, directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), cette installation se trouve à environ 800 mètres sous terre, au-dessous d’une montagne. Elle est probablement hors de portée même des « bombes anti-bunker » dont disposent les États-Unis.

Certes, les entrées et les conduits de ventilation de l’installation pourraient être obstrués en provoquant des glissements de terrain. Mais ce ne serait qu’une solution temporaire.

Détruire complètement Fordo nécessiterait une intervention au son des forces spéciales israéliennes. C’est certainement possible, au vu des succès enregistrés par Israël en matière d’infiltration d’agents en Iran. Toutefois, il est loin d’être certain que l’ampleur des dégâts causés à l’installation soit suffisante à la rendre définitivement inopérante et impossible à reconstruire.

La destruction des centrifugeuses nucléaires iraniennes, indispensables à l’enrichissement de l’uranium pour la fabrication d’une bombe, ne constituerait qu’une étape dans le démantèlement du programme nucléaire du pays. Israël devrait également éliminer les réserves d’uranium de l’Iran déjà enrichies à 60 %. Téhéran pourrait fabriquer jusqu’à dix bombes nucléaires s’il portait l’enrichissement à 90 %.

Mais les services de renseignement israéliens savent-ils où se trouvent ces réserves ?

L’effondrement du régime iranien est certainement possible, d’autant plus qu’Israël a éliminé plusieurs des plus hauts responsables militaires iraniens depuis le début de ses attaques vendredi, y compris les chefs des Gardiens de la révolution islamique et des forces armées iraniennes.

Les manifestations anti-régime qui se sont succédé au fil des années, plus récemment celles issues du mouvement « Femmes, Vie, Liberté » après la mort en garde à vue d’une jeune Iranienne, Mahsa Amini, en 2022, ont montré à quel point le régime est impopulaire.

Pour autant, le régime a survécu à de nombreux défis depuis son accession au pouvoir en 1979, notamment la guerre contre l’Irak dans les années 1980 et les sanctions massives qui lui ont été imposées par les pays occidentaux au cours de ces dernières décennies. Il a notamment développé des systèmes de sécurité remarquablement efficaces qui lui ont permis de rester en place.

Une autre incertitude à ce stade est de savoir si les attaques israéliennes contre des cibles civiles pourraient provoquer un effet de rassemblement patriotique (« ralliement autour du drapeau ») parmi les Iraniens.

Nétanyahou a déclaré ces derniers jours qu’Israël disposait d’indications selon lesquelles les derniers hauts responsables du régime étaient en train de « faire leurs valises » en vue de fuir le pays. Mais il n’a fourni aucune preuve à cet égard.

Des flammes et de la fumée s’élèvent d’un entrepôt de pétrole à Téhéran après une frappe israélienne. Abedin Taherkenareh/EPA
Les États-Unis, un acteur central du conflit
Les États-Unis pourraient-ils s’impliquer dans les combats ?

Cela ne peut être exclu. L’ambassadeur iranien auprès de l’ONU a directement accusé Washington de complicité dans les frappes israéliennes.

Cela est presque certainement vrai, compte tenu du partage étroit de renseignements qui existe entre les États-Unis et Israël. De plus, des républicains influents, comme le sénateur Lindsey Graham, ont exhorté Trump à ordonner aux forces américaines d’aider Israël à « terminer le travail ».

Trump serait probablement réticent à le faire, surtout compte tenu de ses critiques envers les « guerres sans fin » des administrations états-uniennes précédentes. Mais si l’Iran ou des forces pro-iraniennes devaient attaquer une base ou un site militaire américain dans la région, la pression sur Trump pour qu’il riposte s’intensifierait.

Un autre facteur est que Trump souhaite probablement que la guerre se termine le plus rapidement possible. Son administration sait que plus un conflit s’éternise, plus il devient probable que des éléments imprévus apparaissent.

La Russie pourrait-elle s’impliquer aux côtés de l’Iran ? À ce stade, c’est peu probable. La Russie n’est pas intervenue en Syrie à la fin de l’année dernière pour tenter de sauver le régime d’Assad en déliquescence. Par ailleurs, elle est déjà très occupée par la guerre en Ukraine.

Moscou a critiqué l’attaque israélienne au moment de son lancement, mais semble ne pas avoir pris de mesures pour aider l’Iran à se défendre.

Quant aux puissances régionales que sont l’Arabie saoudite ou les Émirats arabes unis, elles n’ont aucun intérêt à plonger dans ce conflit, bien qu’elles disposent d’un important arsenal d’équipements militaires américains. Ces dernières années, les monarchies arabes du Golfe ont engagé un rapprochement avec l’Iran, après des décennies d’hostilité ouverte. Personne ne voudrait mettre ce réchauffement en danger.

Incertitudes majeures
Nous ne connaissons pas l’étendue de l’arsenal de missiles et de roquettes dont dispose Téhéran. Dans sa riposte initiale aux frappes israéliennes, l’Iran a réussi à submerger partiellement le système de défense aérienne Dôme de fer, causant des pertes civiles.

Si cela continue et que le nombre de victimes civiles augmente rapidement, les Israéliens, déjà mécontents de Nétanyahou à cause de la guerre à Gaza, pourraient commencer à se demander s’il a eu raison de déclencher un nouveau conflit.

Mais nous n’en sommes pas encore là. Bien qu’il soit trop tôt pour disposer de sondages d’opinion fiables, la majorité des Israéliens applaudissent presque certainement l’action de Nétanyahou pour affaiblir le programme nucléaire iranien. De plus, ce dernier a menacé de « brûler » Téhéran si l’Iran cible délibérément des civils israéliens.

Nous pouvons être certains que l’Iran ne réserve aucune surprise. Israël a sérieusement affaibli ses alliés, le Hezbollah et le Hamas. Ils sont clairement dans l’incapacité d’aider l’Iran par des attaques de diversion.

La grande question est de savoir ce qui se passera après la guerre. L’Iran retirera presque certainement sa signature du Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires (TNP) et interdira toute nouvelle inspection de ses installations par l’Agence internationale de l’énergie atomique.

Israël pourra probablement détruire les installations nucléaires iraniennes existantes, mais la question n’est pas de savoir si l’Iran les reconstituera, mais quand cela se produira.

La probabilité que l’Iran tente d’obtenir une bombe nucléaire pour dissuader de futures attaques israéliennes sera beaucoup plus élevée. Et la région restera dans une situation précaire.

Conflit Iran Israël : les risques d’une guerre totale ?

Conflit Iran Israël : les risques d’une guerre totale ?

Dans la nuit du 13 juin 2025, Israël a lancé l’opération Rising Lion : plus de 200 avions ont frappé une centaine de sites en Iran, incluant des installations nucléaires (à Natanz, Fordow, Esfarayen), militaires (Kermanshah, Tabriz), mais aussi civiles, notamment à Téhéran. Cette agression constitue un recours à la force armée contraire au droit international, intervenant hors du cadre de la légitime défense (prévue par l’article 51 de la Charte des Nations unies) ou d’un mandat du Conseil de sécurité de l’ONU.

par Kevan Gafaïti
Enseignant à Sciences Po Paris en Middle East Studies, Président-fondateur de l’Institut des Relations Internationales et de Géopolitique, doctorant en science politique – relations internationales au Centre Thucydide, Sciences Po dans The Conversation

Coté iranien, le bilan humain est lourd : environ 80 morts sont à déplorer, dont six scientifiques nucléaires et une vingtaine de cadres militaires de très haut niveau. Parmi ceux-ci figurent Mohammad Baqeri, chef d’état-major des forces armées iraniennes (remplacé par Abdolrahim Mousavi, ancien commandant en chef de l’armée iranienne, l’Artesh) ; Hossein Salami, commandant en chef des Pasdaran (le Corps des Gardiens de la Révolution islamique, les forces d’élite de la République islamique), remplacé par Mohammad Pakpour, jusqu’ici commandant en chef des forces terrestres des Pasdaran ; Amirali Hajizadeh, commandant de la force aérospatiale des Pasdaran ; ou encore Ali Shamkhani, conseiller spécial du Guide suprême Ali Khamenei sur les questions nucléaires.

Chacun a donc pu constater la profonde vulnérabilité stratégique de l’Iran sur son territoire : Téhéran n’est parvenu ni à prévenir ni à intercepter une attaque massive visant des sites et cibles de première importance. Le Mossad (les services secrets israéliens), se targuerait même d’être parvenu à infiltrer en Iran des drones qui auraient été utilisés pour effectuer des frappes depuis l’intérieur du pays.

En tout état de cause, l’attaque israélienne a occasionné de lourds dommages à l’Iran. Pourquoi une telle attaque maintenant, et quelles en sont les conséquences prévisibles ?

Saboter le dialogue, provoquer la riposte : le pari risqué de Nétanyahou
La décision du premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou d’attaquer l’Iran ce 13 juin relève de raisons àla fois stratégiques et politiques.

Stratégiques d’abord : l’agression israélienne a eu pour but non seulement d’affaiblir les sphères décisionnaires iraniennes, mais aussi de freiner le programme nucléaire du pays. Israël ne saurait admettre que l’Iran puisse un jour obtenir l’arme nucléaire et voit toute normalisation du programme nucléaire iranien comme inadmissible (même à travers un accord bilatéral avec les États-Unis qui s’assurerait de la nature purement civile de ce programme).

Tout en voulant conserver le monopole de l’atome au Moyen-Orient, Tel-Aviv estime ainsi que le programme nucléaire iranien ne serait nullement civil mais bien militaire, l’État hébreu en étant, dans sa lecture, la cible première. À cet égard, il est avéré par l’Agence internationale pour l’énergie atomique que Téhéran accroît continuellement ses activités nucléaires et effectivement à un taux bien supérieur au seuil requis pour un usage strictement civil.

En cherchant à décapiter la chaîne iranienne de commandement scientifique et militaire, Israël s’inscrit dans une double tradition : d’une part, celle consistant à frapper des infrastructures nucléaires de pays de la région dont Tel-Aviv refuse absolument qu’ils puissent disposer un jour de l’arme suprême (d’où les destructions d’Osirak en Irak en 1981 et d’Al-Kibar en Syrie en 2007) ; d’autre part, celle visant à affaiblir l’Iran, perçu comme un adversaire stratégique actuellement acculé du fait des nombreux revers enregistrés dernièrement par ses alliés régionaux de l’Axe de la résistance avec la fuite de Bachar Al-Assad pour Moscou fin 2024 et les coups sévères portés au Hezbollah au Liban.

La décision de Nétanyahou répond également à des raisons politiques. Le calcul consistait à forcer l’Iran à répliquer massivement – faute de quoi, le régime de Téhéran serait apparu faible et peu réactif. Bien que cela puisse sembler contre-intuitif, le premier ministre israélien a, en réalité, tout intérêt à ce que l’Iran lance une contre-attaque majeure : dans ce scénario, qui n’est pas encore pleinement d’actualité, la réaction iranienne du 13 juin n’ayant pas causé de dégâts significatifs en Israël, les États-Unis seraient contraints d’interrompre les négociations qu’ils ont lancées avec Téhéran à propos de son programme nucléaire et les partenaires occidentaux n’auraient d’autre choix que de se ranger aux côtés d’Israël, comme ils l’ont d’ailleurs fait le 13 après les tirs de missiles iraniens.

L’autre aspect politique qui a pu présider à la décision de lancer l’attaque, est qu’elle permet (temporairement) à Nétanyahou de détourner l’attention à la fois de la crise politique que connaît Israël, où l’opposition a récemment tenté de faire tomber le gouvernement ; de la dramatique situation à Gaza qui lui a notamment valu de faire l’objet d’un mandat d’arrêt émis par la Cour pénale internationale pour crimes contre l’humanité et crimes de guerre ; et de l’enlisement de son armée dans sa confrontation avec le Hamas.

L’Iran a été secoué par l’attaque israélienne du 13 juin, qui a entraîné, globalement, un «effet de ralliement autour du drapeau» de la population autour de la défense nationale (symboliquement, un drapeau rouge représentant la vengeance à venir a été hissé à la mosquée de la ville sainte chiite de Qom). Quelques rares Iraniens se sont réjouis de l’attaque israélienne, à l’image de l’activiste Masih Alinejad ou encore de Reza Pahlavi, fils du dernier shah d’Iran, sans que de massifs échos jaillissent au sein de la population en Iran.

Téhéran a aussitôt réagi à l’attaque israélienne en lançant une centaine de drones et missiles balistiques sur Tel-Aviv – sans, semble-t-il, causer de dégâts majeurs.

Ici, l’Iran fait preuve de mesure et d’une très grande méticulosité dans sa réaction. Attribuer la faiblesse de la réponse apportée à ce stade à la désorganisation de l’Iran minimiserait le degré de préparation des protagonistes à toute crise, ainsi que la réalité de leurs arsenaux. Il apparaît plutôt que Téhéran comprend qu’il est poussé à la faute par Tel-Aviv, une riposte massive ne pouvant lui être profitable à moyen terme dans le contexte actuel, alors que les négociations avec Washington sur son programme nucléaire semblent avancer sur le fond.

Au risque de paraître relâché et peu réactif, Téhéran devrait vraisemblablement se cantonner à une réponse substantielle mais de faible ampleur, la négociation bilatérale avec les États-Unis lui étant évidemment plus profitable qu’une guerre ouverte avec Israël.

L’inconfortable position américaine, entre réprobation muette d’Israël et solidarité forcée avec Tel-Aviv
Les États-Unis sont et resteront assurément le plus grand allié d’Israël, ne l’ayant jamais désapprouvé explicitement jusqu’à ce jour. Cependant, quelques signaux faibles laissent entrevoir un réel inconfort au sein de l’administration Trump quant à l’attaque israélienne contre l’Iran.

Le degré d’implication de Washington semble assez bas et flou, le président n’hésitant pas à affirmer « avoir tout su » à l’avance de l’attaque, sans pour autant revendiquer une quelconque aide directe apportée à Israël.

Au surplus, Marco Rubio, le secrétaire d’État, a explicitement déclaré juste après l’attaque non seulement que les États-Unis ne sont pas impliqués (alors qu’une posture silencieuse sur ce point aurait été suffisante en soi), mais aussi que Washington se tient prêt à défendre toutes les forces américaines stationnées dans la région : aucune mention n’est faite du soutien habituellement indéfectible des États-Unis à la sécurité d’Israël.

Washington ne veut pas remettre explicitement en cause son partenariat avec Tel-Aviv ; pour autant, Trump est particulièrement attaché à la conclusion d’un accord avec Téhéran pour encadrer le programme nucléaire de celui-ci. Le président des États-Unis se retrouve donc dans une situation nouvelle pour lui : il s’est placé de facto en médiateur entre Israël et l’Iran, incitant Téhéran à conclure au plus vite un accord par lequel le pays pourrait poursuivre un programme nucléaire civil mais se retrouverait dans l’impossibilité d’obtenir l’arme nucléaire, et déclarant dans le même temps que Tel-Aviv ne devrait plus attaquer l’Iran, tant un accord serait « proche ». En réponse, le ministre iranien des affaires étrangères, Abbas Araghchi, a estimé que, à ce stade, il serait « injustifié de reprendre les discussions » avec les États-Unis, rendant incertaine la poursuite du cycle de négociations entre Iraniens et Américains à Oman, ce dimanche 15 juin 2025.

Nétanyahou a joué une de ses dernières cartes pour empêcher tout accord nucléaire entre l’Iran et les États-Unis ; le temps montrera si sa stratégie belliciste se sera révélée justifiée ou non.

Guerre Iran : Poutine comme médiateur !

Guerre Iran : Poutine comme médiateur !

À juste titre pour une fois, Macron raison de dénoncer l’hypothèse d’un recours de Poutine comme « médiateur » dans le conflit qui oppose Israël à l’Iran. Notons que l’Iran fournit nombre d’armes dont des drones à la Russie dans la guerre de Poutine contre l’Ukraine. Emmanuel Macron a exprimé dimanche son désaccord avec la possibilité, évoquée un peu plus tôt par son homologue américain, Donald Trump, que le président russe Vladimir Poutine puisse jouer un rôle de médiateur dans le conflit entre Israël et l’Iran. «Je ne crois pas que la Russie, qui aujourd’hui est engagée dans un conflit de haute intensité et a décidé de ne pas respecter la charte des Nations unies, depuis maintenant plusieurs années, puisse être en quoi que ce soit un médiateur», a dit le président français à l’occasion de sa visite au Groenland.

Guerre–L’Ukraine ira à Istanbul : mais sans conviction !

Guerre–L’Ukraine ira à Istanbul : mais sans conviction !

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a annoncé dimanche qu’une délégation ukrainienne, menée par son ministre de la Défense Roustem Oumerov, serait à Istanbul lundi pour des pourparlers attendus avec la Russie. Malheureusement sans grande conviction car la Russie a refusé d’indiquer le contenu de ces exigences. Des exigences vraisemblablement inacceptables qui visent à détruire totalement militairement et politiquement l’Ukraine. Bref encore une réunion de pure formes pour faire semblant de faire plaisir à Trump. Lequel est d’ailleurs toujours aussi ambigu.

«J’ai également défini nos positions avant la réunion de lundi à Istanbul», a-t-il écrit sur les réseaux sociaux, ajoutant que la délégation serait dirigée par M. Oumerov, comme c’était le cas pour le premier cycle de négociations en mai. Les priorités de l’Ukraine sont d’obtenir «un cessez-le-feu complet et inconditionnel», ainsi que le «retour des prisonniers» et des enfants ukrainiens que Kiev accuse Moscou d’avoir enlevés, a-t-il ajouté.

Une délégation russe s’est envolée de son côté vers Istanbul, ont indiqué les agences d’État russes en citant des sources anonymes. «L’équipe de négociation s’est envolée pour Istanbul», a indiqué une source à l’agence Tass.

Guerre en Ukraine : la corruption russe en cause

Guerre en Ukraine : la corruption russe en cause


« L’invasion de l’Ukraine est la conséquence du système de corruption généralisée qui gangrène la Russie »

Pour s’attaquer vraiment aux racines de la guerre en Ukraine, la Russie doit commencer par reconnaître et combattre la corruption systémique, qui représente une menace pour les Russes comme pour le reste du monde, estime le spécialiste américain en affaires publiques et internationales Matthew H. Murray, dans une tribune au « Monde ».

Après son entretien téléphonique avec Donald Trump le 19 mai consacré à la question de l’Ukraine, le président russe, Vladimir Poutine, a déclaré que Moscou soutenait « une résolution pacifique de la crise ukrainienne ». Il a cependant répété qu’il fallait éliminer les « racines » du conflit. Des racines qui, dans le discours fallacieux et revanchard du dirigeant, sont claires : d’une part, l’Ukraine appartient à la Russie ; d’autre part, les efforts déployés par les Etats-Unis et l’Europe pour protéger la souveraineté ukrainienne représentent une menace pour les Russes. Ainsi Poutine continue-t-il de déformer l’histoire pour imposer des conditions inacceptables à l’Ukraine, se soustraire à toutes négociations dignes de ce nom, neutraliser et démilitariser le pays.

Le conflit en Ukraine est une guerre de choix. L’histoire le montrera : cette décision du Kremlin d’attaquer un Etat souverain d’Europe centrale en ce XXIe siècle est la conséquence du système de corruption généralisée qui gangrène la Russie. Car la corruption systémique attise l’agressivité de la Russie – contre l’Ukraine, contre l’ordre international libéral et contre la démocratie elle-même.

Sous Poutine, force est de constater que la Russie n’est pas parvenue à démocratiser et moderniser son économie. En dépit de ressources naturelles, d’un savoir-faire technologique et d’un capital humain considérables, le pays se montre en effet incapable de développer des industries qui soient compétitives sur le marché mondial et respectent les règles internationales, notamment celles de l’Organisation mondiale du commerce, que la Russie a rejointe en 2012. Cet échec économique est dû à l’omniprésente oligarchie, qui accapare les institutions russes et saigne à blanc le pays dans le but de s’enrichir et de monopoliser le pouvoir politique.

Guerre Ukraine: encore des discussions bidon le 2 juin

Guerre Ukraine: encore des discussions bidon le 2 juin

Nouvelle manœuvre dilatoire de Poutine qui sur le terrain multiplie les agressions contre la population civile en Ukraine mais qui fait semblant d’être ouvert à de nouvelles discussions. En réalit,é des rencontres bidons pour satisfaire -ou faire semblant- Trump qui a grondé Poutine mais sans grande conviction non plus. Bref vraisemblablement encore du cirque diplomatique pour donner l’impression que la Russie est ouverte à la paix alors qu’elle accélère sa guerre contre l’Ukraine au point sans doute que l’Europe ne pourra pas longtemps elle aussi en rester à des déclarations.

La Russie a dit mercredi avoir proposé à l’Ukraine la tenue d’un nouveau cycle de discussions directes le 2 juin à Istanbul, où s’étaient déjà tenus plus tôt ce mois-ci des pourparlers directs entre Moscou et Kyiv destinés à avancer vers une issue à leur conflit, comme réclamé par les Etats-Unis !

Cette annonce intervient alors que Donald Trump a récemment répété sa frustration à l’égard de l’absence de progrès. Le président américain a reproché cette semaine à son homologue russe Vladimir Poutine d’être « devenu fou » et de « jouer avec le feu ». Il s’est toutefois gardé d’annoncer de quelconques sanctions contre Moscou afin de l’exhorter à négocier.

L’Ukraine n’est « pas opposée » à de nouvelles discussions bilatérales, a déclaré le ministre ukrainien de la Défense, Rusten Oumerov, mais attend de la Russie qu’elle lui transmette son mémorandum pour la paix – ce que Kyiv a fait, a-t-il dit.

« Nous ne sommes pas opposés à des réunions supplémentaires avec les Russes et nous attendons leur mémorandum afin que la réunion ne soit pas creuse et nous permette réellement de nous rapprocher de la fin de la guerre », a déclaré Rusten Oumerov en réaction à la proposition annoncée par Moscou.

Plus tôt dans la journée, le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a déclaré dans un communiqué espérer que « ceux intéressés par le succès du processus de paix soutiennent la tenue d’un nouveau cycle de négociations directes entre la Russie et l’Ukraine à Istanbul ».

Une réunion entre représentants russes et ukrainiens s’était déjà tenue dans la ville turque le 16 mai. Ces premières discussions directes entre les deux camps depuis trois ans n’avaient permis aucune avancée. Vladimir Poutine avait ignoré l’invitation de son homologue ukrainien Volodimir Zelensky à une rencontre en personne.

Guerre en Ukraine : L’Allemagne pour un nouveau soutien militaire européen à Kiev

Guerre en Ukraine : L’Allemagne pour un nouveau soutien militaire européen à Kiev


Une véritable réorientation de la politique étrangère allemande vis-à-vis de la Russie dans le conflit ukrainien. Un soutien à l’Ukraine qui peut être ne se contentera pas de mots comme le font la plupart des autres dirigeants européens

Les alliés occidentaux ne fixent plus de «limitations» à la portée des armes qu’ils envoient à l’Ukraine : par cette déclaration, le chancelier Friedrich Merz ouvre un nouveau chapitre du soutien militaire européen à Kiev, et ceci au moment où la position de Washington à l’égard du conflit reste des plus nébuleuses et où la Russie intensifie ses attaques nocturnes sur le territoire de son voisin. « Cela signifie que l’Ukraine peut désormais se défendre, par exemple en attaquant des positions militaires en Russie (…) ce qu’elle ne faisait pas il y a quelque temps, à quelques exceptions près. Elle peut le faire maintenant », a déclaré lundi 26 mai le dirigeant allemand lors d’un entretien à la télévision publique WDR.

Une véritable réorientation de la politique étrangère allemande vis-à-vis de la Russie dans le conflit ukrainien. Un soutien à l’Ukraine qui peut être ne se contentera pas de mots comme le font la plupart des autres dirigeants européens

Guerre en Ukraine. « Réunion d’Istanbul ; L’échec prévisible

Guerre en Ukraine. « Réunion d’Istanbul ; L’échec prévisible

La rencontre de paix entre Zelensky, Poutine et Trump à Istanbul, prévue jeudi, semble de plus en plus improbable. Entre la résistance de Poutine aux Européens et les ambiguïtés de Trump, les négociations de paix en Ukraine restent figées, plongeant la diplomatie dans l’incertitude. Par Sébastien Boussois, Docteur en sciences politiques (*) dans La Tribune

Le suspense était à la hauteur des conséquences mondiales que pouvait avoir une hypothétique rencontre au sommet à Istanbul jeudi, entre les président Zelensky et Poutine sous égide de Donald Trump. Si le portrait de famille pouvait être alléchant a priori, il y avait un risque fort que cette image ne survienne qu’à renfort d’intelligence artificielle. Depuis que le Président américain a annoncé qu’il serait représenté par son secrétaire d’Etat Marco Rubio, on comprend déjà qu’on s’achemine tout droit vers une rencontre des seconds couteaux. Il serait logique que Serguei Lavrov représente dès lors le Président russe.

Le soutien sans faille des Européens à Zelensky ne plait certes pas à Moscou, mais parasite aussi la relation directe que Donald Trump souhaitait avoir depuis des semaines avec la Russie, sans intégrer l’Ukraine. En replaçant l’Ukraine au cœur du jeu, Emmanuel Macron et les autres leaders européens, compliquent sans le vouloir la tâche d’une résolution prochaine du conflit. Donald Trump avait repris la main en répondant au pied levé qu’il serait présent avec Zelensky pour rencontrer Poutine en Turquie jeudi. Mais Poutine, qui se retrouvait quelque part engagé, n’est-il pas désormais soulagé ? Et quid des Européens s’il venait quand même ? Et quid d’un nouvel acteur de médiation que serait la Turquie dès lors ? Honnêtement, peu croient encore à une issue favorable, entre impuissance, lassitude et dépit.

L’ultimatum fixé par les Européens le week-end dernier pour un cessez-le-feu au chef du Kremlin n’a pas plu à Poutine qui ne se laisse jamais dicter son agenda. Ce qui a été perçu comme une nouvelle « interférence » européenne alors que la négociation avec les Américains est déjà dure, pourrait avoir raison d’une réunion qui aurait pu être primordiale pour stopper enfin la guerre. On a l’impression d’être dans une course sans fin à qui décrochera un accord, face à un Président russe virevoltant et en économie de guerre donc a priori peu enclin à faire machine arrière.

En effet, depuis des semaines, Russes et Ukrainiens jouent au chat et à la souris dans les négociations censées conduire à un cessez-le-feu permanent. Chaque société au fond souhaite terminer ce conflit qui dure depuis trois ans. Avec cette rencontre à Istanbul, l’espoir renaissait, mais relevait déjà presque du miracle. Pourquoi maintenant et pas avant ou après ? Les forces militaires sont globalement figées depuis des mois, et tout a déjà été discuté et rediscuté.

On ne parle bien sûr même pas d’accord final de paix, juste d’une pause salutaire dans les combats, pour permettre d’avancer sur une solution durable. Nous sommes entre le chemin des écoliers militaire et le chemin de croix diplomatique. Alors que Donald Trump avait promis une résolution rapide dès son arrivée à la Maison Blanche, les allers et venues du président russe ont presque fini de le lasser et de démobiliser ses troupes. Ce qui a permis à l’Europe de revenir en piste. Mais Poutine ne veut pas négocier avec les Européens. C’est pour cela que lui a pris l’idée de négociations directes en Turquie jeudi. Défi immédiatement relevé par Zelensky qui, à juste titre, ne veut négocier sur place qu’avec Poutine, et pas une délégation de sbires. Or, les marrons semblent déjà tirés. Pourtant, tout l’avenir de ce conflit se jouerait sur la présence ou pas du chef du Kremlin : s’il vient (imaginons-le encore), on peut s’arrêter là, s’il ne vient pas, on repartira probablement dans un cycle infernal. En attendant, peu de temps avant le jour J, les missiles continuaient de pleuvoir entre les deux pays. L’annonce de Trump sent le roussi.

D’ailleurs, peu comprennent actuellement ce qui pourrait encore être discuté, tant depuis trois ans, les Ukrainiens, malgré les combats et les pertes terribles ont fait des concessions sur leurs territoires, et Poutine a obtenu des gages sérieux depuis l’arrivée de Trump. Ce conflit est comme le mythe de Sisyphe et annonce les paradigmes de nouveaux conflits, dont les résolutions ne se passeront plus dans le cadre du multilatéralisme et des Nations Unies, mais qui saigneront aussi, dans la douleur de l’accouchement de négociations bilatérales, qui peuvent être faites et défaites du jour au lendemain. Et provoquer un accord mort-né. Dans ce contexte, tout devient volatile, rien n’est durablement contraignant. Et de notre côté, nous assistons donc impuissants à la mort lente mais sûre d’un système international qui nous a bercé pendant 70 ans de beaucoup d’espoirs, mais aussi d’illusions. Il a suffi de peu d’actions et de beaucoup d’aveuglement pour le laisser couler sans essayer même de le sauver.

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(*) Docteur en sciences politiques, chercheur monde arabe et géopolitique, enseignant en relations internationales à l’IHECS (Bruxelles), associé au CNAM Paris (Equipe Sécurité Défense), à l’Institut d’Etudes de Géopolitique Appliquée (IEGA Paris), au NORDIC CENTER FOR CONFLICT TRANSFORMATION (NCCT Stockholm) et à l’Observatoire Géostratégique de Genève (Suisse).

Guerre en Ukraine : Poutine absent de la réunion qu’il a lui-même proposé !

Guerre en Ukraine : Poutine absent de la réunion qu’il a lui-même proposé !

Preuve de la mauvaise foi russe, Poutine sera absent de la réunion qu’il a lui-même proposé à l’Ukraine. Pourtant Zelinsky qui, lui, sera bien présent a affirmé qu’il était prêt à participer à toute forme de négociation pour mettre fin à la guerre. Notons également que Trump se défausse encore une fois sur ce dossier justifiant aussi son absence par un calendrier chargé !

Bref compte tenu des conditions, il paraît peu vraisemblable que cette rencontre puisse déboucher sur des engagements concrets de paix et même de cessez-le-feu.

Donald Trump ne se rendra pas non plus en Turquie, alors qu’il avait évoqué mercredi après-midi «la possibilité» d’assister aux négociations cette semaine si son homologue russe en faisait de même. «Je ne sais pas si (Vladimir Poutine) y va. Je sais qu’il voudrait que j’y sois. C’est une possibilité», avait déclaré le président américain, tout en précisant plus tard que son «programme demain (jeudi) est complet». !

Guerre Ukraine : Nouvelle réunion des alliés à Londres lundi

Guerre Ukraine : Nouvelle réunion des alliés à Londres lundi

Les ministres des Affaires étrangères de plusieurs pays-clés européens se retrouvent lundi à Londres pour des discussions «capitales» sur l’Ukraine, deux jours après l’ultimatum adressé par les alliés de Kiev à Moscou pour accepter un cessez-le-feu.

Ces «discussions capitales» porteront sur «les efforts conjoints afin de renforcer la sécurité européenne et pour une paix juste et durable en Ukraine», a indiqué le Foreign Office dans un communiqué. «Nous devons rester unis, alliés dans la protection de la souveraineté, de la paix et de l’Ukraine», a déclaré M. Lammy, cité dans ce communiqué. Selon lui, les dirigeants européens sont face à un «défi» qui «ne concerne pas seulement l’avenir de l’Ukraine» mais «qui est existentiel pour l’Europe dans son ensemble». Côté français, on entend notamment insister sur «la nécessité de maintenir et d’accroître (la) pression sur la Russie», a indiqué le ministère des Affaires étrangères à l’AFP.

Guerre en Ukraine : Sommet européen à Kiev

Guerre en Ukraine : Sommet européen à Kiev

Emmanuel Macron, Friedrich Merz, Keir Starmer et Donald Tusk seront samedi à Kiev pour afficher leur soutien à l’Ukraine et réclamer, de concert avec les États-Unis, un «cessez-le-feu complet et inconditionnel de 30 jours» à Moscou, au lendemain d’une démonstration de force diplomatique russe.

«Nous continuerons d’accroître notre soutien à l’Ukraine. Nous intensifierons notre pression sur la machine de guerre russe jusqu’à ce que la Russie accepte un cessez-le-feu durable», préviennent-ils dans une déclaration conjointe.

Les autres pays allié seront informés des «progrès réalisés en vue d’une future coalition rassemblant des forces aériennes, terrestres et maritimes pour aider à régénérer les forces armées ukrainiennes après un éventuel accord de paix et pour renforcer la confiance en la paix future», selon leur déclaration.

Guerre en Ukraine : Encore une fausse trêve très temporaire de Poutine

Guerre en Ukraine : Encore une fausse trêve très temporaire de Poutine

Sans doute pour répondre aux critiques du président américain à propos de l’agressivité de l’armée russe, Poutine propose une nouvelle fausse trêve qui serait applicable du 8 au 10 mai. Kiev demande en réponse à un cessez-le-feu immédiat et global.

«À partir de minuit entre le 7 et le 8 mai, et jusqu’à minuit entre le 10 et le 11 mai, la partie russe annonce un cessez-le-feu», a indiqué le Kremlin dans un communiqué. «Pendant cette période, toutes les opérations de combat seront arrêtées.» D’après la présidence russe, Vladimir Poutine a pris cette décision unilatérale «pour des raisons humanitaires» et à l’occasion des célébrations du 80e anniversaire de la victoire sur l’Allemagne nazie.

La Russie commémore le 9 mai cet événement dont Vladimir Poutine a fait un marqueur essentiel de la puissance retrouvée du pays. Les dirigeants d’une vingtaine de pays sont attendus cette année pour un défilé militaire en grande pompe sur la place Rouge à Moscou. Le Kremlin a dit considérer que l’Ukraine «devrait suivre cet exemple», tout en prévenant que les forces russes «fourniront une réponse adéquate et efficace» en cas de violation de la trêve.

Le ministre ukrainien des Affaires étrangères, Andriï Sybiga, a lui appelé la Russie à «cesser le feu immédiatement». «Pourquoi attendre le 8 mai?», a-t-il interrogé, assurant que «l’Ukraine est prête à soutenir un cessez-le-feu durable et global» durant «au moins 30 jours».

La Maison Blanche, de son côté, a affirmé que Donald Trump veut un cessez-le-feu «permanent» en Ukraine et pas seulement une trêve temporaire, appelant les parties à négocier.

La Russie maintient des conditions maximalistes concernant l’Ukraine, dont elle veut la reddition et le renoncement à rejoindre l’Otan, tout en s’assurant de pouvoir garder les territoires ukrainiens annexés. La reconnaissance internationale de l’annexion russe de la Crimée et de quatre autres régions ukrainiennes est une condition «impérative» à la paix, a encore martelé lundi le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov.

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