Archive pour le Tag 'guerre'

Elections Algérie: une guerre d’indépendance pour rien ?

Elections Algérie: une guerre d’indépendance  pour rien ?

Officiellement un nouveau président de la république été élu en Algérie. Officiellement toujours, la participation aurait été de 40 % et l’intéressé aurait obtenu 58 % des voix  .En fait d’après le politologue Roland Cayrol, chercheur à Sciences-po la participation se serait limitée à 18 % et statistiquement il aurait  été impossible pour le candidat d’obtenir un tel score de 58 %. Notons par ailleurs que le nouveau président a fait partie de l’entourage de Bouteflika et que c’est un cheval de retour.

Presque 60 ans  après la très douloureuse guerre d’Algérie qui promettait indépendance et progrès, presque rien n’a changé. Certes, on a forcément enregistré quelques évolutions dans différents domaines mais loin derrière de toutes les transformations opérées dans le monde à la fois le plan économique et politique. Comme souvent,  après les révolutions, les appareils et l’armée se sont appropriés les richesses du pays. La principale ressource à savoir le pétrole et le gaz ont été pillées par les élites. Quant à la démocratie ce n’est qu’une caricature puisque ne peuvent que présenter aux élections au plus haut niveau que des apparatchiks bénéficiant du soutien de l’armée et des financiers. Un véritablement détournement des objectifs et des valeurs de libération nationale transformée en mafia détournant la richesse nationale et écrasant la démocratie. Les affairistes et les militaires ont colonisé le pays à leur profit. Un pays pourtant riche de ses ressources, de sa jeunesse, de son envie d’accéder enfin à la maturité économique et démocratique. Tout est à faire : permettre une véritable pression de la citoyenneté, opérer une redistribution des richesses et permettre aux jeunes génération de se substituer aux anciens et proches du FLN devenu un lobby d’affairistes protégés par les militaires. Des militaires qui ont maintenu en vie politique Bouteflika  transformé en marionnette de l’armée et des marchands. Les manifestations pacifiques de la jeunesse et des progressistes ont témoigné de la maturité politique du peuple algérien qui veut se débarrasser de la clique qui pille  le pays  depuis des dizaines d’années. Le problème c’est qu’on voit mal comment un futur chef d’État ,en fait désigné  par l’armée et les affairistes pourraient ce débarrasser du soutien de ces deux forces politiques pour réconcilier le peuple avec la démocratie et favoriser le juste développement du pays. Dommage car l’Algérie pourrait devenir la force majeure d’équilibre du proche et moyen orient , au Maghreb et même dans  toute l’Afrique. eu égard à sa puissance potentielle tant humaine qu’économique.

Algérie: une guerre d’indépendance pour rien ?

Algérie: une guerre d’indépendance  pour rien ?

Presque 60 ans  après la très douloureuse guerre d’Algérie qui promettait indépendance et progrès, presque rien n’a changé. Certes, on a forcément enregistré quelques évolutions dans différents domaines mais loin derrière de toutes les transformations opérées dans le monde à la fois le plan économique et politique. Comme souvent,  après les révolutions, les appareils et l’armée se sont appropriés les richesses du pays. La principale ressource à savoir le pétrole et le gaz ont été pillées par les élites. Quant à la démocratie ce n’est qu’une caricature puisque ne peuvent que présenter aux élections au plus haut niveau que des apparatchiks bénéficiant du soutien de l’armée et des financiers. Un véritablement détournement des objectifs et des valeurs de libération nationale transformée en mafia détournant la richesse nationale et écrasant la démocratie. Les affairistes et les militaires ont colonisé le pays à leur profit. Un pays pourtant riche de ses ressources, de sa jeunesse, de son envie d’accéder enfin à la maturité économique et démocratique. Tout est à faire : permettre une véritable pression de la citoyenneté, opérer une redistribution des richesses et permettre aux jeunes génération de se substituer aux anciens et proches du FLN devenu un lobby d’affairistes protégés par les militaires. Des militaires qui ont maintenu en vie politique Bouteflika  transformé en marionnette de l’armée et des marchands. Les manifestations pacifiques de la jeunesse et des progressistes ont témoigné de la maturité politique du peuple algérien qui veut se débarrasser de la clique qui pille  le pays  depuis des dizaines d’années. Le problème c’est qu’on voit mal comment un futur chef d’État ,en fait désigné  par l’armée et les affairistes pourraient ce débarrasser du soutien de ces deux forces politiques pour réconcilier le peuple avec la démocratie et favoriser le juste développement du pays. Dommage car l’Algérie pourrait devenir la force majeure d’équilibre du proche et moyen orient , au Maghreb et même dans  toute l’Afrique. eu égard à sa puissance potentielle tant humaine qu’économique.

 

Taxe « Gafa »: menace de guerre commerciale Macron- Trump

Taxe « Gafa »: menace de guerre commerciale Macron- Trump

 

Tout aussi provocateur l’un que l’autre, Macron et Trump risquent  de s’engager dans une guerre commerciale qui serait nuisible évidemment aux intérêts américains mais bien davantage aux  intérêts français compte t tenu du rapport de force. De manière fort peu diplomatique, les deux présidents n’ont cessé  de s’adresser des insultes qui ne font qu’amplifier les divergences tant sur le plan économique que sur le plan de la défense. Il faut reconnaître aussi que Macron a sans doute tiré le premier en voulant occuper une place de premier politique du monde qui ne peut évidemment revenir à la France compte tenu de son poids économique et politique. Macron a voulu donner des leçons à la terre entière et en particulier au président américain  américains lequel considère Macron un peu comme un président de la république français pourrait considérer un président de conseil départemental. Face à la décision de la France d’appliquer une taxe Gafa, les États-Unis menacent les importations françaises et même européennes. Les Etats-Unis ont  menacé de surtaxer l’équivalent de 2,4 milliards de dollars de produits français, dont le champagne et le fromage, en représailles à la taxe que Paris a imposée aux entreprises du numérique en vertu d’une loi votée en juillet.

“Ces sanctions seraient inacceptables”, a jugé le ministre français de l’Economie et des Finances, contestant le bien-fondé juridique de telles représailles.

“La taxe française n’est pas discriminatoire (…) Elle comprend des entreprises américaines mais aussi des entreprises françaises, des entreprises européennes et des entreprises chinoises”, a poursuivi Bruno Le Maire devant la presse, à Paris.

“En deuxième lieu, nous contestons le principe même de sanctions car ce n’est pas entre alliés la bonne politique, la bonne voie à suivre. Mais les Etats-Unis doivent savoir que s’ils s’engageaient dans un nouveau train de sanctions contre la France, l’Union européenne serait prête à réagir fortement”, a-t-il poursuivi, prônant la mise en oeuvre du projet proposé par l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE).

“Si l’administration américaine dit oui au projet de taxation des activités numériques tel qu’il a été négocié à l’OCDE et qui est sur la table, il n’y a plus aucune difficulté. La France retirera sa taxe internationale comme elle s’y est engagée”, a ajouté Bruno Le Maire, qui doit rencontrer mercredi à Bruxelles le commissaire européen au Commerce Phil Hogan.

A Bruxelles, la Commission européenne a assuré que les Etats membres de l’Union seraient solidaires de la France. “Dans ce cas comme dans tous les questions relatives aux commerce, l’Union européenne agira et réagira d’un bloc et restera unie”, a promis un porte-parole. Le problème c’est que les États-Unis pourraient bien taxer également l’automobile, ce que craint particulièrement l’Allemagne qui réfléchira à deux fois avant d’autoriser un durcissement de la mission européenne vis-à-vis des États-Unis

Guerre économique mondiale: la France et l’UE n’ont rien compris

Pendant que la France et l’UE  s’acharne à favoriser la concurrence interne, les Etats Unis se servent, eux, du droit commercial comme dune arme de guerre économique vis à vis des entreprises étrangères. Ce qu’explique  Ali Laïdi, docteur en sciences politiques  dans le Figaro.

 

Votre récit liste de nombreuses entreprises françaises et européennes ayant subi des attaques en règle du Department of Justice américain ou des administrations habilitées. Certaines sociétés ont payé de lourdes amendes, d’autres ont carrément été démantelées. Nous n’avons rien vu venir?

 

Ali Laïdi. - Nous sommes totalement démunis d’un point de vue stratégique. Bruxelles renvoie aux États membres la solution, et ces derniers ne savent pas plus comment s’y prendre. Lorsque vous présentez ce sujet devant des responsables de l’Union européenne, ceux-ci vous regardent avec de grands yeux, se demandant ce qu’ils peuvent bien y faire. Un léger réveil a néanmoins lieu depuis 2016: il a fallu le Brexit et l’élection de Donald Trump pour commencer à envisager de s’occuper de notre sécurité économique. Les responsables pensaient que tout cela était inclus dans la protection militaire des États-Unis, or ces derniers ont toujours dit qu’ils ne s’occuperaient jamais de ça. La prise de conscience est très lente: dans les rapports officiels récents sur les menaces qui concernent l’Europe, il n’y a toujours aucune mention des aspects de sécurité économique. Il faudra repartir de zéro. Et trouver une vraie solution politique: l’Instex, l’instrument récemment créé pour contourner les sanctions américaines en Iran est par exemple un gadget qui ne résout rien.

Pourquoi est-ce que l’UE et les gouvernements européens restent-ils depuis si longtemps sans rien faire?

D’abord, l’Europe se concentre toujours sur l’idée de paix. Depuis quarante ans elle refuse de voir le champ économique comme un champ d’affrontement, comme un champ de violence. Elle pense que promouvoir les idées de liberté et de démocratie peut suffire dans ce domaine. De plus, nous sommes restés à la définition du marché de l’école classique d’Adam Smith: un lieu où l’acheteur rencontre le vendeur, et où les deux possèdent le même niveau d’information. Or les Américains, à partir de l’école néoclassique, conçoivent le marché comme un lieu où se rencontrent des gens qui n’ont pas le même niveau d’information, un lieu de concurrence. Cela, nous Européens, nous ne l’avons toujours pas compris. On s’est contenté d’une analyse du marché qui a trois siècles.

Ensuite, les Européens n’ont pas de cadre et de profondeur stratégique. Ils n’ont pas compris les premiers signaux, qui datent de 1982, lorsque Reagan avait essayé d’interdire aux filiales européennes des sociétés américaines de participer à la construction du gazoduc soviétique vers l’Europe. L’épisode s’était bien terminé grâce à Margaret Thatcher, qui avait tapé du poing sur la table et dit aux Américains: «hors de question que vous exportiez votre droit comme cela». Ils n’ont ensuite pas compris la portée des lois successives américaines sur le sujet. Dans les années 1990, l’UE a bien pris un règlement qui interdisait à ses entreprises de se soumettre aux lois étrangères. Mais tout le monde à Bruxelles sait pertinemment que ce dernier n’a jamais pu être appliqué. L’immense erreur est enfin d’avoir retiré la plainte à l’OMC en 1996, alors que celle-ci apportait une vraie marge de manœuvre, les États-Unis ne pouvant décemment pas être le premier pays condamné par l’organisation qu’ils avaient créée.

Est-ce que l’exercice du pouvoir de Donald Trump, aussi isolationniste que redoutable dans ses négociations commerciales, marque un changement sur l’utilisation de l’extraterritorialité du droit américain?

Nous allons avoir une réponse importante très prochainement, avec les affaires Huawei et ZTE. Le président américain ne se cache pas et a annoncé qu’il interviendrait personnellement dans ces dossiers. Il pourrait lui-même autoriser ZTE à continuer ses activités commerciales, à condition qu’un accord soit passé avec les Chinois. Le droit est donc bien utilisé en tant qu’outil et comme moyen de pression. Cela n’a pas toujours été aussi manifeste: souvenons-nous de la position américaine lors de l’Affaire BNP. Lorsque François Hollande avait interpellé Barack Obama, ce dernier avait répondu qu’il ne pouvait agir sur la justice américaine, en vertu de la séparation des pouvoirs…

Il faudra observer jusqu’où les États-Unis vont avec la dirigeante de Huawei, Meng Wanzhou, pour l’instant au Canada. Vont-ils, comme ils l’ont fait par le passé, utiliser un certain nombre de personnes pour faire pression sur les pays? Le Français Frédéric Pierucci avait clairement été incarcéré pour faire pression sur Alstom, comme il l’a récemment raconté. Pour la France, des craintes existent à l’heure actuelle sur plusieurs entreprises. Et dans l’état actuel des choses, rien ne changera: Il est clair que les entreprises ne s’opposeront pas aux sanctions américaines si elles n’ont pas la certitude que la question est prise au plus haut niveau politique, c’est-à-dire pour nous à l’Élysée et à Bruxelles. Sinon, elles se référeront toujours au droit américain, pour l’instant le droit du plus fort.

 

Ali Laïdi est docteur en sciences politiques, chercheur associé à l’IRIS (Institut de relations internationales et stratégiques), auteur de plusieurs ouvrages

 

Grèves SNCF: la guerre des gauchistes corpos pour tuer l’entreprise

Grèves SNCF: la guerre des gauchistes corpos pour tuer l’entreprise

 

 

Après SUD-rail et l’Unsa ferroviaire, la CGT-cheminots qui appelle à une grève reconductible à la SNCF à partir du 5 décembre La course du radicalisme entre Sud rail et la CGT conduit à envisager uen grève reconductible qui pourrait bien à terme contribuer à la mort de l’entreprise. L’instrumentalisation du droit de retrait, puis les grèves spontanées enfin cette grève « illimitée » constituent autant de coups  portés contre ce dernier bastion du radicalisme corpo.  Il est clair que les cheminots comme l’opinion d’ailleurs maîtrisent  mal l’environnement économique du transport ;  la SNCF est complètement engluée dans les problèmes financiers depuis  des dizaines d’années. De nombreuses réformes sont intervenues de nature juridique et organisationnelle mais la question de la dette n’a jamais été totalement résolue. Une dette de 46 milliards et qui est imputable d’une part à l’Etat qui a imposé des investissements que la SNCF ne pouvait pas financer, d’autre part à la gestion calamiteuse de l’entreprise.

Théoriquement la dernière réforme met fin au statut  des cheminots pour les nouveaux entrants  et transforme à nouveau l’entreprise en société anonyme ( régime juridique qui ne changera pas grand-chose).  l’État a promis une partie de prendre à sa charge une partie cette dette à partir de 2020. Mais une partie seulement; on  ne connaît pas exactement ni le montant ni les modalités. À la différence par exemple de ce qui a été décidé en Allemagne où l’État a réussi la modernisation de sa société de  chemin de fer, la DB, en reprenant la totalité de la dette et en même temps en imposant des critères de très rigoureux de gestion. La dette de SNCF Réseau devrait s’élever à 50 à 55 milliards d’euros en 2020 et l’Etat, qui s’est engagé à la reprendre progressivement et au moins partiellement, à partir de cette date, ne peut donc pas aborder cette question à la légère, a prévenu jeudi Bruno Le Maire. Ce n’est sans doute pas par hasard si le gouvernement rappelle le caractère assez exceptionnel de l’endettement , sans doute pour peser sur les velléités revendicatives de certains cheminots.

« Si on rajoute l’endettement futur, on va arriver à une dette de l’ordre de 50 à 55 milliards d’euros (…) au moment où (…), à partir de 2020, nous pourrions envisager de traiter le problème de cette dette », a-t-il ajouté en conditionnant une nouvelle fois cette éventualité à une « transformation de la SNCF ».Au-delà de l’intérêt du contribuable, qui impose selon le gouvernement que l’entreprise redevienne rentable pour que sa dette soit reprise, « la deuxième (préoccupation), c’est veiller à ce que ça n’ait pas un impact sur le déficit public, parce que nous voulons respecter nos engagements », a souligné Bruno Le Maire. Notons que dans les documents préparatoires pour le budget 2020 aucune disposition n’est prévue pour reprendre le moindre centime de la dette. Bref c’est l’hypocrisie la plus générale concernant cette entreprise.

D’un côté, les gouvernements successifs laissent la SNCF écrasée par le poids des charges financières dont elle n’est pas totalement responsable, de l’autre côté certain cheminots veulent complètement ignorer l’environnement économique et financier et  maintenir leurs avantages acquis. Pour cela par exemple on a instrumentalisé  la question de la sécurité avec le détournement du droit de retrait concernant les trains régionaux de la province équipés avec un seul agent alors que dans le même temps de nombreux autres trains notamment en banlieue parisienne, ne comprennent que le seul conducteur. Cette fois, ce sont les conditions de travail qui seraient en  cause dans la filière entretien du matériel. Ces mouvements dits spontanés ( en réalité impulsés par Sud rail) alimentent la chronique d’un  mécontentement social dans le pays qu’on ne peut contester. Pour autant à moyen et long terme, ces actions à la SNCF  condamnent un peu plus  l’avenir de l’entreprise. Une entreprise soumise à la concurrence  qui perdu le marché des express, de la messagerie d’une très grande partie du trafic en wagon complet et qui sera bientôt concurrencée sur les créneaux de marché voyageurs.

Grèves SNCF: la guerre des gauchistes pour tuer définitivement l’entreprise

Grèves SNCF: la guerre des gauchistes corpos pour tuer définitivement l’entreprise

 

 

La course du radicalisme entre Sud rail et la CGT conduit à envisager une grève reconductible qui pourrait bien à terme contribuer à la mort de l’entreprise. L’instrumentalisation du droit de retrait, puis les grèves spontanées enfin cette grève « illimitée » constituent autant de coups  portés contre ce dernier bastion du radicalisme corpo.  Il est clair que les cheminots comme l’opinion d’ailleurs maîtrisent  mal l’environnement économique du transport ;  la SNCF est complètement engluée dans les problèmes financiers depuis  des dizaines d’années. De nombreuses réformes sont intervenues de nature juridique et organisationnelle mais la question de la dette n’a jamais été totalement résolue. Une dette de 46 milliards et qui est imputable d’une part à l’Etat qui a imposé des investissements que la SNCF ne pouvait pas financer, d’autre part à la gestion calamiteuse de l’entreprise.

Théoriquement la dernière réforme met fin au statut  des cheminots pour les nouveaux entrants  et transforme à nouveau l’entreprise en société anonyme ( régime juridique qui ne changera pas grand-chose).  l’État a promis une partie de prendre à sa charge une partie cette dette à partir de 2020. Mais une partie seulement; on  ne connaît pas exactement ni le montant ni les modalités. À la différence par exemple de ce qui a été décidé en Allemagne où l’État a réussi la modernisation de sa société de  chemin de fer, la DB, en reprenant la totalité de la dette et en même temps en imposant des critères de très rigoureux de gestion qui interdisent le déficit. La dette de SNCF Réseau devrait s’élever à 50 à 55 milliards d’euros en 2020 et l’Etat, qui s’est engagé à la reprendre progressivement et au moins partiellement, à partir de cette date, ne peut donc pas aborder cette question à la légère, a prévenu jeudi Bruno Le Maire. Ce n’est sans doute pas par hasard si le gouvernement rappelle le caractère assez exceptionnel de l’endettement , sans doute pour peser sur les velléités revendicatives de certains cheminots.

« Si on rajoute l’endettement futur, on va arriver à une dette de l’ordre de 50 à 55 milliards d’euros (…) au moment où (…), à partir de 2020, nous pourrions envisager de traiter le problème de cette dette », a-t-il ajouté en conditionnant une nouvelle fois cette éventualité à une « transformation de la SNCF ».Au-delà de l’intérêt du contribuable, qui impose selon le gouvernement que l’entreprise redevienne rentable pour que sa dette soit reprise, « la deuxième (préoccupation), c’est veiller à ce que ça n’ait pas un impact sur le déficit public, parce que nous voulons respecter nos engagements », a souligné Bruno Le Maire. Notons que dans les documents préparatoires pour le budget 2020 aucune disposition n’est prévue pour reprendre le moindre centime de la dette. Bref c’est l’hypocrisie la plus générale concernant cette entreprise.

D’un côté, les gouvernements successifs laissent la SNCF écrasée par le poids des charges financières dont elle n’est pas totalement responsable, de l’autre côté certain cheminots veulent complètement ignorer l’environnement économique et financier et  maintenir leurs avantages acquis. Pour cela par exemple on a instrumentalisé  la question de la sécurité avec le détournement du droit de retrait concernant les trains régionaux de la province équipés avec un seul agent alors que dans le même temps de nombreux autres trains notamment en banlieue parisienne, ne comprennent que le seul conducteur. Cette fois, ce sont les conditions de travail qui seraient en  cause dans la filière entretien du matériel. Ces mouvements dits spontanés ( en réalité impulsés par Sud rail) alimentent la chronique d’un  mécontentement social dans le pays qu’on ne peut contester. Pour autant à moyen et long terme, ces actions à la SNCF  condamnent un peu plus  l’avenir de l’entreprise. Une entreprise soumise à la concurrence  qui perdu le marché des express, de la messagerie d’une très grande partie du trafic en wagon complet et qui sera bientôt fortement concurrencée sur les créneaux de marché voyageurs.

SNCF: la guerre des gauchistes pour tuer définitivement l’entreprise

SNCF: la guerre des gauchistes pour tuer définitivement l’entreprise

 

 

La course du radicalisme entre Sud rail et la CGT conduit à envisager uen grève reconductible qui pourrait bien à terme contribuer à la mort de l’entreprise. L’instrumentalisation du droit de retrait, puis les grèves spontanées enfin cette grève « illimitée » constituent autant de coups  portés contre ce dernier bastion du radicalisme corpo.  Il est clair que les cheminots comme l’opinion d’ailleurs maîtrisent  mal l’environnement économique du transport ;  la SNCF est complètement engluée dans les problèmes financiers depuis  des dizaines d’années. De nombreuses réformes sont intervenues de nature juridique et organisationnelle mais la question de la dette n’a jamais été totalement résolue. Une dette de 46 milliards et qui est imputable d’une part à l’Etat qui a imposé des investissements que la SNCF ne pouvait pas financer, d’autre part à la gestion calamiteuse de l’entreprise.

Théoriquement la dernière réforme met fin au statut  des cheminots pour les nouveaux entrants  et transforme à nouveau l’entreprise en société anonyme ( régime juridique qui ne changera pas grand-chose).  l’État a promis une partie de prendre à sa charge une partie cette dette à partir de 2020. Mais une partie seulement; on  ne connaît pas exactement ni le montant ni les modalités. À la différence par exemple de ce qui a été décidé en Allemagne où l’État a réussi la modernisation de sa société de  chemin de fer, la DB, en reprenant la totalité de la dette et en même temps en imposant des critères de très rigoureux de gestion. La dette de SNCF Réseau devrait s’élever à 50 à 55 milliards d’euros en 2020 et l’Etat, qui s’est engagé à la reprendre progressivement et au moins partiellement, à partir de cette date, ne peut donc pas aborder cette question à la légère, a prévenu jeudi Bruno Le Maire. Ce n’est sans doute pas par hasard si le gouvernement rappelle le caractère assez exceptionnel de l’endettement , sans doute pour peser sur les velléités revendicatives de certains cheminots.

« Si on rajoute l’endettement futur, on va arriver à une dette de l’ordre de 50 à 55 milliards d’euros (…) au moment où (…), à partir de 2020, nous pourrions envisager de traiter le problème de cette dette », a-t-il ajouté en conditionnant une nouvelle fois cette éventualité à une « transformation de la SNCF ».Au-delà de l’intérêt du contribuable, qui impose selon le gouvernement que l’entreprise redevienne rentable pour que sa dette soit reprise, « la deuxième (préoccupation), c’est veiller à ce que ça n’ait pas un impact sur le déficit public, parce que nous voulons respecter nos engagements », a souligné Bruno Le Maire. Notons que dans les documents préparatoires pour le budget 2020 aucune disposition n’est prévue pour reprendre le moindre centime de la dette. Bref c’est l’hypocrisie la plus générale concernant cette entreprise.

D’un côté, les gouvernements successifs laissent la SNCF écrasée par le poids des charges financières dont elle n’est pas totalement responsable, de l’autre côté certain cheminots veulent complètement ignorer l’environnement économique et financier et  maintenir leurs avantages acquis. Pour cela par exemple on a instrumentalisé  la question de la sécurité avec le détournement du droit de retrait concernant les trains régionaux de la province équipés avec un seul agent alors que dans le même temps de nombreux autres trains notamment en banlieue parisienne, ne comprennent que le seul conducteur. Cette fois, ce sont les conditions de travail qui seraient en  cause dans la filière entretien du matériel. Ces mouvements dits spontanés ( en réalité impulsés par Sud rail) alimentent la chronique d’un  mécontentement social dans le pays qu’on ne peut contester. Pour autant à moyen et long terme, ces actions à la SNCF  condamnent un peu plus  l’avenir de l’entreprise. Une entreprise soumise à la concurrence  qui perdu le marché des express, de la messagerie d’une très grande partie du trafic en wagon complet et qui sera bientôt concurrencée sur les créneaux de marché voyageurs.

 

Etats-Unis – Chine : accord ou seulement fin de la guerre ?

Etats-Unis – Chine : accord ou seulement fin de la guerre ?

 

Trump, toujours aussi démonstratif et excessif, annonce un accord partiel avec la Chine. En fait, l’accord est partiel car la Chine ne veut plus d’accord global. Ensuite,  il s’agit davantage d’armistice  car rien n’est encore très précis et les champs d’application encore réduits à savoir : la propriété intellectuelle, les services financiers et les gros achats agricoles.

Les deux premières puissances économiques de la planète sont “très près” de mettre un terme à la guerre commerciale qu’elles se livrent, a ajouté le président américain, qui s’exprimait après un entretien avec le chef de la délégation chinoise, le vice-Premier ministre Liu He.

Cet accord partiel pourrait être signé par Trump et son homologue chinois Xi Jinping lors de la réunion du forum de Coopération Asie-Pacifique prévu le mois prochain au Chili, ajouté le dirigeant américain.

Selon son secrétaire au Trésor, Steven Mnuchin, les deux parties sont parvenues à un accord essentiel sur les questions clefs, mais il reste du travail.

Le représentant américain au Commerce, Robert Lighthizer, a annoncé pour sa part que l’augmentation prévue mardi prochain des droits de douanes perçus par les Etats-Unis sur 250 milliards de dollars d’importations en provenance de Chine était suspendue. Aucune décision en revanche n’a été prise pour les hausses attendues pour le mois de décembre. Avec Trump, mieux vaut être prudent car actuellement toutes ses déclarations sont conditionnées par ses intérêts électoraux. Des intérêts  bousculés sérieusement par la procédure d’impeachment engagée pour ses relations avec des pays étrangers pour des motifs électoraux.

 

Guerre commerciale Etats Unis : 7,5 milliards de dollars de droits de douane sur l’aéronautique européenne

Guerre commerciale Etats Unis : 7,5 milliards de dollars de droits de douane sur l’aéronautique européenne

Pour compenser les difficultés de Boeing, Les États-Unis vont  imposer des droits de douane annuels d’une valeur de 7,5 milliards de dollars (6,8 milliards d’euros environ) sur les produits européens dans le cadre du conflit sur d’éventuelles subventions au constructeur aéronautique européen Airbus.

Le pire c’est que les deux constructeurs s’accusent mutuellement à juste titre de bénéficier de soutiens publics. L’organisation mondiale du commerce tape un coup sur Airbus, un coup sur Boeing. Cette décision de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) met quasiment dos à dos Airbus et son concurrent américain Boeing, qui s’accusent mutuellement depuis 15 ans de bénéficier de subventions publiques, chacun ayant bénéficié à un moment ou à un autre d’un soutien partiel de l’OMC. Cette décision de l’OMC n’est sans doute pas sans lien avec les très graves difficultés que traverse Boeing suite à l’affaire de sécurité concernant les 737.

Guerre commerciale : Trump ne changera pas

Guerre commerciale : Trump ne changera pas

 

 

 

Pas question pour Trump de changer de stratégie dans la guerre commerciale qu’il a entamée notamment avec la Chine mais qui devrait aussi concerner l’Europe voir d’autres zones. Pour preuve Le président américain a décidé de répliquer aux sanctions prises par la Chine vendredi.

La guerre commerciale est bel et bien relancée. Vendredi, Pékin av annoncé son intention de relever les droits de douane sur environ 75 milliards de dollars (68 milliards d’euros) de produits américains. Une décision présentée par la Chine comme une « contre-mesure » à celle qu’ont prise les États-Unis début août de taxer pour 300 milliards de dollars de produits chinois, avec une mise en place en deux étapes, le 1er septembre et le 15 décembre. Cette annonce a provoqué une chute de Wall Street et des Bourses européennes.

Sans surprise, la réponse américaine ne s’est pas fait attendre. Donald Trump a annoncé qu’il relevait à son tour le montant des droits de douane américains sur les produits chinois importés aux États-Unis. Dans des tweets, il a indiqué que Washington allait relever à partir du 1er octobre les tarifs douaniers de 25% à 30% sur 250 milliards de dollars de marchandises chinoises. En outre, les 300 milliards de dollars d’importations restantes seront taxées à hauteur de 15% au lieu de 10% à partir du 1er septembre. Pour comprendre la position de trame, y compris en convient de prendre en compte deux éléments d’une part l’état de la balance commerciale américaine. Les États-Unis accusent un déficit de 400 milliards avec la Chine mais aussi 200 milliards avec l’Europe. Parallèlement le président américain et dans une campagne électorale pour préparer l’élection de novembre 2020. Il doit faire plaisir à ses électeurs notamment à toutes ces couches moyennes victime précisément des délocalisations en Chine. Trump  a d’ailleurs indiqué qu’il demandait aux entreprises américaines de quitter la Chine. Dans ce contexte, les  appels  de Macon ou d’autres pour mettre fin à la guerre commerciale paraissent illusoires. La batille se joue entre les gros !

 

Donald Trump veut une guerre des taux

Donald Trump veut une guerre des taux

 

 

 

Donald Trump a pris note évidemment de la décision chinoise de manipuler artificiellement le taux de change du Yuan. En réplique,  il souhaite donc que la banque centrale américaine soit encore beaucoup plus accommodante sur les taux d’intérêt. On se souvient que récemment la Fed avait seulement diminué de 0,25 % ses taux directeurs. Mais le président américain insiste pour que la Fed aille plus vite et plus loin surtout en constatant que d’autres banques centrales s’engagent aussi dans cette guerre des taux d’intérêt ; En effet  trois banques centrales mercredi (Inde, Nouvelle-Zélande et Thaïlande) ont abaissé leurs taux ce qui a entraîné une chute des rendements obligataires.

 

La Banque centrale de Nouvelle-Zélande a réduit son taux d’intérêt principal à 1%, un plus bas historique. La Banque centrale indienne a abaissé son principal taux directeur de 35 points de base, à 5,4% tandis que la Thaïlande a diminué le sien de 0,25 point, à 1,50%.

Depuis un an, Donald Trump ne cesse de critiquer la Fed. Malgré le geste d’assouplissement monétaire intervenu le 31 juillet, quand la Fed a baissé les taux d’un quart de point de pourcentage, l’hôte de la Maison Blanche a redoublé ses pressions vu les difficultés dans les négociations commerciales.

Ces nouvelles invectives sur Twitter interviennent au lendemain de la parution d’une tribune dans le Wall Street Journal signée des quatre anciens présidents de la Fed - Paul Volcker, Alan Greenspan, Ben Bernanke et Janet Yellen – demandant de respecter l’indépendance de la Banque centrale.

 

Guerre des monnaies-Baisse des taux et dévaluation

Guerre des monnaies-Baisse des taux et dévaluation

 

En dévaluant sa monnaie la Chine répond aux États-Unis qui ont engagé une baisse des taux et plus généralement une nouvelle étape de politique monétaire accommodante. L’objectif est le même : agir sur le plan monétaire pour obtenir davantage de compétitivité à court terme. D’une certaine manière, la décision de la banque centrale américaine est paradoxale et dangereuse. Certes,  la baisse des taux limités à un quart et non  reconductible ne va pas bouleverser le paysage financier. Ceci étant, il s’agit d’un acte de supplémentaire pour  faire tourner la planche à billets. En clair,  faire de la fausse monnaie comme en font d’ailleurs toutes les banques centrales qui inondent le marché de liquidités avec lesquels les investisseurs entretiennent la spéculation notamment sur le marché des actions. Un marché qui s’écroulerait sans doute sans cette masse de liquidités tellement maintenant le décalage est grand entre le résultat des entreprises et le cours des actions. En faite, le marché les actions est sous perfusion comme l’est  d’une façon générale l’endettement (endettement des Etats, des entreprises mais aussi des particuliers avec le risque d’un éclatement de la bulle immobilière. Cette baisse des taux d’un point de vue orthodoxe n’avait pas lieu d’être car si le tassement économique est constaté au États-Unis, la croissance est encore très satisfaisante (autour de 2 % en 2019). Par ailleurs on est loin de l’objectif des 2 % d’inflation. Ce qui se joue en fait aujourd’hui, c’est une guerre monétaire qui ne dit pas son nom et provoquera un jour une flambée d’inflation et sans doute une crise financière générale. Le geste de la banque centrale n’a d’ailleurs  pas satisfait non plus le président américain Donald Trump qui avait plaidé pour une baisse d’une toute autre ampleur.

 

Une pause dans la guerre commerciale entre chinois et américains

Une pause dans la guerre commerciale entre chinois et américains

 

Officiellement les milieux d’affaires se réjouissent des déclarations réciproques du chef d’État chinois et du chef d’État américain de reprendre les négociations commerciales. Le signe peut-être que les menaces de taxation unilatérale et soudaine vont peut-être disparaître. Rien n’est sûr dans ce domaine compte tenu notamment du caractère imprévisible de Trump qui un jour insulte un chef d’État et le lendemain le trouve merveilleux. Macron lui-même a fait les frais des changements d’humeur du président américain. Au-delà des conséquences de la personnalité désintéressée, il faut peut-être et surtout prendre en compte les difficultés dans lesquelles se trouve aujourd’hui la Chine avec une activité très ralentie et qui subit de plein fouet les effets de la guerre commerciale entre les deux puissants pays. Côté américain, les dégâts sont moins importants. D’abord parce que ce sont surtout les Chinois qui bénéficient de cet extraordinaire solde positif des exportations. Un freinaux exportations chinoise est plutôt profitable au États-Unis tellement la balance commerciale est déséquilibrée. Reste qu’en retour cela risque de se traduire cependant par une augmentation des produits pour les Américains. Une inflation pas forcément bienvenue au moment où on constate aussi aux États-Unis des signes de ralentissement. Pour résumer , cette guerre commerciale est nuisible aux intérêts des deux puissances et par voie de conséquence au monde entier mais c’est la Chine qui souffre le plus. En outre au-delà de la bataille sur les droits de douane, émerge une guerre encore plus fondamentale sur les technologies avec la ferme intention des États-Unis de s’opposer à la pénétration des technologies de communication 5g chinoise non seulement aux États-Unis mais aussi dans les pays développés. Une sorte de guerre de maîtrise de l’information qui demain permettra d’influencer les manières de penser, d’agir et de consommer.  Selon l’agence officielle chinoise Xinhua, les négociations, qui avaient été brutalement interrompues en mai, vont reprendre et Washington a levé sa menace d’imposer de nouvelles taxes à l’importation, qui auraient frappé la totalité des plus de 500 milliards de dollars de biens chinois achetés chaque année par les Etats-Unis. Une information confirmée par Donald Trump lors d’une conférence de presse. Les deux hommes répètent ainsi le scénario du dernier G20, en Argentine fin 2018. Ils avaient alors suspendu les hostilités pour quelques mois, afin de reprendre les négociations commerciales approfondies… lesquelles avaient cependant tourné court.

Sri Lanka : guerre de religions ou de crétins ?

Sri Lanka : guerre de religions ou de crétins ?

 Après le terrible attentat au Sri Lanka qui a fait environ 200 morts et 400 blessés la question se pose de savoir si ces massacres sont le fruit d’une guerre de religions ou de crétins. En Europe et au Moyen-Orient notamment, on a vu les dégâts que pouvait produire l’ l’idéologie débile des islamistes. Une idéologie qui d’ailleurs a tué  bien davantage de musulmans que de représentants d’autres religions. Cette fois il s’agit d’un attentat en Asie là où  le bouddhisme domine. En effet, sur les 22 millions de Sri-lankais, 70% sont bouddhistes, 12,6% hindouistes, 9,7% musulmans et 7,6% chrétiens, selon le recensement de 2012. Religion et philosophie,  le bouddhisme prône une pensée et une attitude de paix mais comme toutes les religions ou presque, il a aussi ses extrémistes. La question se pose de savoir si nous entrons dans une nouvelle période de guerre de religions ou si simplement cela ne concerne qu’une minorité de crétins. Ce qui est à peu près certain c’est que les basses œuvres sont effectuées par des abrutis qui souvent servent des intérêts politiques cachés de dirigeants religieux. Au Sri Lanka, Les associations chrétiennes disent être confrontées à des manœuvres d’intimidation de plus en plus appuyées de la part de certains moines bouddhistes extrémistes ces dernières années. L’an dernier, des heurts ont éclaté entre la communauté bouddhiste cingalaise, majoritaire dans le pays, et la minorité musulmane, certains groupes bouddhistes extrémistes accusant les mahométans de contraindre des gens à se convertir à l’islam. Dans son rapport de 2018 sur les droits de l’homme au Sri Lanka, le département d’Etat américain notait que certaines organisations chrétiennes et églises avaient fait état de pressions pour qu’elles cessent toute activité, les autorités ayant parlé à leur égard de “réunions non autorisées”.

Selon ce même rapport, des moines bouddhistes ont régulièrement tenté de fermer certains lieux de culte chrétiens et musulmans. L’enquête démontrera qu’elles sont exactement les responsabilités ,on s’orienterait actuellement vers la piste islamiste. D’ores et déjà on peut regretter un retour en arrière de près de mille ans en matière de tolérance religieuse. La question fondamentale pour lutter contre cette véritable lèpre est la réalité de la démocratie menacée par des replis identitaires qui instrumentalisent aussi les religions dans un objectif de réassurance culturelle rétrograde et pour enfermer les populations dans l’obscurantisme.

Guerre picrocholine entre Édouard Philippe contre l’aile gauche de LaREM

Guerre picrocholine entre Édouard Philippe contre l’aile gauche de LaREM

 

Une guerre picrocholines vient d’être engagée entre le Premier ministre Édouard Philippe et les «  gauchistes «  de la république en marche. En cause, surtout des divergences autour de la question très conflictuelle de la date de départ en retraite. Un débat d’ailleurs assez surréaliste puisque même si comme c’est probable maintenant l’âge légal de départ à la retraite à 62 ans ne changera pas, il est clair que progressivement les futurs retraités devront partir à 65 ans pour obtenir une retraite pleine. La gauche de la république en marche a fait de cette question un casus belli et reproche au Premier ministre ses ambiguïtés qui ne correspondent  pas aux engagements présidentiels de Macron. Le problème c’est que Macron lui-même est revenu sur ses propres engagements par exemple concernant l’indexation ou encore la CSG. De toute manière il ne faut guère penser que ce conflit au sein de la république en marche aille  très loin. D’abord parce que ce parti est virtuel et que son groupe parlementaire est très caporalisé. Pour preuve pratiquement aucun député n’a pu encore émerger dans l’opinion publique du fait de l’interdiction faite aux parlementaires de s’exprimer de manière contradictoire par rapport au pouvoir. En outre les convictions de gauche de la partie contestataire de la république en marche ont relativement molles en tout cas pas suffisamment affirmées pour que les intéressés prennent le risque d’être exclus du parti. D’où le rappel à l’ordre du Premier ministre. . Lors de la réunion du bureau exécutif du parti majoritaire, le Premier ministre s’en est pris directement à certains élus de LaREM, qu’il accuse de vouloir nourrir une confrontation avec Emmanuel Macron, sur fond de tensions autour de l’âge légal de départ à la retraite.  Sur ce sujet, la réunion du bureau exécutif du parti majoritaire a été houleuse ce lundi soir. Présent, le Premier ministre s’en est pris vigoureusement, sans les nommer, aux représentants autoproclamés de l’aile gauche du groupe. Notamment Aurélien Taché et Guillaume Chiche qui, récemment, ont fait du maintien de l’âge légal de départ à la retraite à 62 ans une forme de casus belli, en reprochant aux ministres issus de la droite de mettre en œuvre leur agenda idéologique. Et en défendant, en filigrane, l’idée selon laquelle ceux-ci n’incarneraient pas la matrice originelle du macronisme.  Selon plusieurs participants, Édouard Philippe a profité du « burex » de LaREM pour mettre les points sur les i. « Il est incroyable que des gens se revendiquant de l’AOC d’En Marche (appellation d’origine contrôlée, NDLR) se sentent plus légitimes que moi, qui suis Premier ministre, pour porter le programme du président », a-t-il tonné.

Le Charles-de-Gaulle revient, la guerre peut reprendre !

Le Charles-de-Gaulle revient, la guerre peut reprendre !

 

 

Le Charles de Gaulle est un porte-avions taillé pour la guerre et la diplomatie titrent des médias. Ils devraient préciser « à mi-temps » car l’idiotie stratégique est de ne posséder qu’un seul porte avion très souvent arrêté pour travaux.  Sans doute la France aurait-elle elle dû demander à l’ONU de se prononcer sur une motion pour l’arrêt des conflits pendant les travaux qui ont duré environ un an et demi. C’est-à-dire le temps nécessaire pour réparer son seul porte-avions  le d Charles-de-Gaulle. La situation est évidemment ubuesque. Ou bien la France renonce à tout porte-avion ou décide  d’en disposer d’au moins deux. Une problématique posée un peu naïvement le ministre de la défense. «  Peut-être qu’il serait souhaitable d’avoir un deuxième porte-avions », soulignait en novembre 2017 le ministre français de la Défense Jean-Yves Le Drian. « Peut-être que la question se posera quand on élaborera la loi de programmation militaire qui commencera en 2020. » Loin d’être nouvelle, l’idée d’un second porte-avions a émergé dès le début des années 2000. Face aux contraintes budgétaires, la France propose à la Grande-Bretagne de coopérer sur un projet qui prévoit la construction de trois porte-avions, dont un pour la Marine française. Un accord est signé en 2006 mais le programme est suspendu en 2008 avant d’être définitivement abandonné en 2013. Dans un rapport publié en 2014, la Cour des comptes épinglera un projet dans lequel « des sommes importantes » ont été engagées « alors que l’impasse de la coopération était très largement prévisible ». Depuis, le chantier est au point mort. Pourtant s’il  n’y a pas deux porte-avions, il n’y a pas de permanence à la mer. En son temps  François Fillon, l’ex candidat de la droite et du centre, s’était  lui montré plus catégorique. « Le porte-avions, accompagné du groupe aéronaval, est un instrument de projection de forces et de puissance », soulignait l’ancien Premier ministre dans un entretien à Valeurs Actuelles en novembre dernier. « Cependant, il faut être lucide : nous n’avons pas les moyens d’en construire un deuxième », ajoutait-il. « Il nous faudra en revanche lancer dès le début des années 2020 les études pour construire le successeur du Charles-de-Gaulle, qui devra le remplacer à partir des années 2035. » La France ne peut toutefois pas faire pendant 18 mois sans porte-avions comme si elle en avait un, a souligné le chef d’état-major de la Marine, l’amiral Christophe Prazuck, devant le Sénat. « Aujourd’hui, on voit bien que les choses changent : les Chinois veulent construire quatre porte-avions, les Indiens veulent en construire trois, les Anglais sont en train d’en construire deux », a souligné l’amiral Prazuck. « Il existe donc un intérêt largement partagé pour cet outil ».en attendant le porte-avions Charles-de-Gaulle est un magnifique instrument de guerre et de diplomatie. ….. Mais à mi-temps !

 

Guerre commerciale Etats-Unis-Chine : un accord proche

Guerre commerciale Etats-Unis-Chine : un accord proche

 

 

 

Un accord pourrait être proche d’après Trump qui a annoncé lundi que la trêve commerciale avec la Chine était prolongée.  Donald Trump a déclaré dimanche qu’il allait reporter le relèvement, initialement prévu vendredi, des droits de douane sur les produits chinois importés aux Etats-Unis, en raison des “progrès substantiels” effectués par Washington et Pékin dans leurs négociations commerciales. Aucune nouvelle date n’a été fixée pour la conclusion d’un accord avec la Chine mais Donald Trump a indiqué qu’il prévoyait d’organiser un sommet avec son homologue chinois Xi Jinping dans sa résidence de Mar-a-Lago, en Floride, une rencontre qui pourrait intervenir en mars. Le président américain a ajouté lundi que les Etats-Unis et la Chine étaient “très très proches” d’un accord et que ce dernier pourrait se conclure “très bientôt”. Pékin a réagi dans des termes identiques, l’agence officielle Chine nouvelle faisant état de « progrès significatifs » et énumérant les mêmes domaines

Guerre économique mondiale: la France et l’UE à coté de la plaque !

Guerre économique mondiale:  la France et l’UE à coté de la plaque !

 

Pendant que la France et l’UE  s’acharne à favoriser la concurrence interne, les Etats Unis se servent, eux, du droit commercial comme dune arme de guerre économique vis à vis des entreprises étrangères. Ce qu’exilique  Ali Laïdi, docteur en sciences politiques  dans le Figaro.

Votre récit liste de nombreuses entreprises françaises et européennes ayant subi des attaques en règle du Department of Justice américain ou des administrations habilitées. Certaines sociétés ont payé de lourdes amendes, d’autres ont carrément été démantelées. Nous n’avons rien vu venir?

Ali Laïdi. - Nous sommes totalement démunis d’un point de vue stratégique. Bruxelles renvoie aux États membres la solution, et ces derniers ne savent pas plus comment s’y prendre. Lorsque vous présentez ce sujet devant des responsables de l’Union européenne, ceux-ci vous regardent avec de grands yeux, se demandant ce qu’ils peuvent bien y faire. Un léger réveil a néanmoins lieu depuis 2016: il a fallu le Brexit et l’élection de Donald Trump pour commencer à envisager de s’occuper de notre sécurité économique. Les responsables pensaient que tout cela était inclus dans la protection militaire des États-Unis, or ces derniers ont toujours dit qu’ils ne s’occuperaient jamais de ça. La prise de conscience est très lente: dans les rapports officiels récents sur les menaces qui concernent l’Europe, il n’y a toujours aucune mention des aspects de sécurité économique. Il faudra repartir de zéro. Et trouver une vraie solution politique: l’Instex, l’instrument récemment créé pour contourner les sanctions américaines en Iran est par exemple un gadget qui ne résout rien.

Pourquoi est-ce que l’UE et les gouvernements européens restent-ils depuis si longtemps sans rien faire?

D’abord, l’Europe se concentre toujours sur l’idée de paix. Depuis quarante ans elle refuse de voir le champ économique comme un champ d’affrontement, comme un champ de violence. Elle pense que promouvoir les idées de liberté et de démocratie peut suffire dans ce domaine. De plus, nous sommes restés à la définition du marché de l’école classique d’Adam Smith: un lieu où l’acheteur rencontre le vendeur, et où les deux possèdent le même niveau d’information. Or les Américains, à partir de l’école néoclassique, conçoivent le marché comme un lieu où se rencontrent des gens qui n’ont pas le même niveau d’information, un lieu de concurrence. Cela, nous Européens, nous ne l’avons toujours pas compris. On s’est contenté d’une analyse du marché qui a trois siècles.

Ensuite, les Européens n’ont pas de cadre et de profondeur stratégique. Ils n’ont pas compris les premiers signaux, qui datent de 1982, lorsque Reagan avait essayé d’interdire aux filiales européennes des sociétés américaines de participer à la construction du gazoduc soviétique vers l’Europe. L’épisode s’était bien terminé grâce à Margaret Thatcher, qui avait tapé du poing sur la table et dit aux Américains: «hors de question que vous exportiez votre droit comme cela». Ils n’ont ensuite pas compris la portée des lois successives américaines sur le sujet. Dans les années 1990, l’UE a bien pris un règlement qui interdisait à ses entreprises de se soumettre aux lois étrangères. Mais tout le monde à Bruxelles sait pertinemment que ce dernier n’a jamais pu être appliqué. L’immense erreur est enfin d’avoir retiré la plainte à l’OMC en 1996, alors que celle-ci apportait une vraie marge de manœuvre, les États-Unis ne pouvant décemment pas être le premier pays condamné par l’organisation qu’ils avaient créée.

Est-ce que l’exercice du pouvoir de Donald Trump, aussi isolationniste que redoutable dans ses négociations commerciales, marque un changement sur l’utilisation de l’extraterritorialité du droit américain?

Nous allons avoir une réponse importante très prochainement, avec les affaires Huawei et ZTE. Le président américain ne se cache pas et a annoncé qu’il interviendrait personnellement dans ces dossiers. Il pourrait lui-même autoriser ZTE à continuer ses activités commerciales, à condition qu’un accord soit passé avec les Chinois. Le droit est donc bien utilisé en tant qu’outil et comme moyen de pression. Cela n’a pas toujours été aussi manifeste: souvenons-nous de la position américaine lors de l’Affaire BNP. Lorsque François Hollande avait interpellé Barack Obama, ce dernier avait répondu qu’il ne pouvait agir sur la justice américaine, en vertu de la séparation des pouvoirs…

Il faudra observer jusqu’où les États-Unis vont avec la dirigeante de Huawei, Meng Wanzhou, pour l’instant au Canada. Vont-ils, comme ils l’ont fait par le passé, utiliser un certain nombre de personnes pour faire pression sur les pays? Le Français Frédéric Pierucci avait clairement été incarcéré pour faire pression sur Alstom, comme il l’a récemment raconté. Pour la France, des craintes existent à l’heure actuelle sur plusieurs entreprises. Et dans l’état actuel des choses, rien ne changera: Il est clair que les entreprises ne s’opposeront pas aux sanctions américaines si elles n’ont pas la certitude que la question est prise au plus haut niveau politique, c’est-à-dire pour nous à l’Élysée et à Bruxelles. Sinon, elles se référeront toujours au droit américain, pour l’instant le droit du plus fort.

 

Ali Laïdi est docteur en sciences politiques, chercheur associé à l’IRIS (Institut de relations internationales et stratégiques), auteur de plusieurs ouvrages

 

Guerre économique: la France et l’UE à coté de la plaque !

Guerre économique: la France et l’UE à coté de la plaque !

 

Pendant que la France et l’UE  s’acharne à favoriser la concurrence interne, les Etats Unis se servent, eux, du droit commercial comme dune arme de guerre économique vis à vis des entreprises étrangères. Ce qu’exilique  Ali Laïdi, docteur en sciences politiques  dans le Figaro.

Votre récit liste de nombreuses entreprises françaises et européennes ayant subi des attaques en règle du Department of Justice américain ou des administrations habilitées. Certaines sociétés ont payé de lourdes amendes, d’autres ont carrément été démantelées. Nous n’avons rien vu venir?

Ali Laïdi. - Nous sommes totalement démunis d’un point de vue stratégique. Bruxelles renvoie aux États membres la solution, et ces derniers ne savent pas plus comment s’y prendre. Lorsque vous présentez ce sujet devant des responsables de l’Union européenne, ceux-ci vous regardent avec de grands yeux, se demandant ce qu’ils peuvent bien y faire. Un léger réveil a néanmoins lieu depuis 2016: il a fallu le Brexit et l’élection de Donald Trump pour commencer à envisager de s’occuper de notre sécurité économique. Les responsables pensaient que tout cela était inclus dans la protection militaire des États-Unis, or ces derniers ont toujours dit qu’ils ne s’occuperaient jamais de ça. La prise de conscience est très lente: dans les rapports officiels récents sur les menaces qui concernent l’Europe, il n’y a toujours aucune mention des aspects de sécurité économique. Il faudra repartir de zéro. Et trouver une vraie solution politique: l’Instex, l’instrument récemment créé pour contourner les sanctions américaines en Iran est par exemple un gadget qui ne résout rien.

Pourquoi est-ce que l’UE et les gouvernements européens restent-ils depuis si longtemps sans rien faire?

D’abord, l’Europe se concentre toujours sur l’idée de paix. Depuis quarante ans elle refuse de voir le champ économique comme un champ d’affrontement, comme un champ de violence. Elle pense que promouvoir les idées de liberté et de démocratie peut suffire dans ce domaine. De plus, nous sommes restés à la définition du marché de l’école classique d’Adam Smith: un lieu où l’acheteur rencontre le vendeur, et où les deux possèdent le même niveau d’information. Or les Américains, à partir de l’école néoclassique, conçoivent le marché comme un lieu où se rencontrent des gens qui n’ont pas le même niveau d’information, un lieu de concurrence. Cela, nous Européens, nous ne l’avons toujours pas compris. On s’est contenté d’une analyse du marché qui a trois siècles.

Ensuite, les Européens n’ont pas de cadre et de profondeur stratégique. Ils n’ont pas compris les premiers signaux, qui datent de 1982, lorsque Reagan avait essayé d’interdire aux filiales européennes des sociétés américaines de participer à la construction du gazoduc soviétique vers l’Europe. L’épisode s’était bien terminé grâce à Margaret Thatcher, qui avait tapé du poing sur la table et dit aux Américains: «hors de question que vous exportiez votre droit comme cela». Ils n’ont ensuite pas compris la portée des lois successives américaines sur le sujet. Dans les années 1990, l’UE a bien pris un règlement qui interdisait à ses entreprises de se soumettre aux lois étrangères. Mais tout le monde à Bruxelles sait pertinemment que ce dernier n’a jamais pu être appliqué. L’immense erreur est enfin d’avoir retiré la plainte à l’OMC en 1996, alors que celle-ci apportait une vraie marge de manœuvre, les États-Unis ne pouvant décemment pas être le premier pays condamné par l’organisation qu’ils avaient créée.

Est-ce que l’exercice du pouvoir de Donald Trump, aussi isolationniste que redoutable dans ses négociations commerciales, marque un changement sur l’utilisation de l’extraterritorialité du droit américain?

Nous allons avoir une réponse importante très prochainement, avec les affaires Huawei et ZTE. Le président américain ne se cache pas et a annoncé qu’il interviendrait personnellement dans ces dossiers. Il pourrait lui-même autoriser ZTE à continuer ses activités commerciales, à condition qu’un accord soit passé avec les Chinois. Le droit est donc bien utilisé en tant qu’outil et comme moyen de pression. Cela n’a pas toujours été aussi manifeste: souvenons-nous de la position américaine lors de l’Affaire BNP. Lorsque François Hollande avait interpellé Barack Obama, ce dernier avait répondu qu’il ne pouvait agir sur la justice américaine, en vertu de la séparation des pouvoirs…

Il faudra observer jusqu’où les États-Unis vont avec la dirigeante de Huawei, Meng Wanzhou, pour l’instant au Canada. Vont-ils, comme ils l’ont fait par le passé, utiliser un certain nombre de personnes pour faire pression sur les pays? Le Français Frédéric Pierucci avait clairement été incarcéré pour faire pression sur Alstom, comme il l’a récemment raconté. Pour la France, des craintes existent à l’heure actuelle sur plusieurs entreprises. Et dans l’état actuel des choses, rien ne changera: Il est clair que les entreprises ne s’opposeront pas aux sanctions américaines si elles n’ont pas la certitude que la question est prise au plus haut niveau politique, c’est-à-dire pour nous à l’Élysée et à Bruxelles. Sinon, elles se référeront toujours au droit américain, pour l’instant le droit du plus fort.

 

Ali Laïdi est docteur en sciences politiques, chercheur associé à l’IRIS (Institut de relations internationales et stratégiques), auteur de plusieurs ouvrages

 

Télécoms : la guerre de la 5G

Télécoms : la guerre de la 5G

 

La question de la norme 5G est entrée dans une phase de véritable guerre entre les Etats Unis et la Chine (l’Europe étant à la traine faute de politique commune). L’enjeu est technologique mais aussi économique et sociétal. En effet,  il ne s’agit pas seulement d’un réseau téléphonique mais d’un système qui interviendra dans de nombreuses fonctions des systèmes de production et de consommation. L’impact économique sera énorme puisque la 5G sera au cœur de la plupart des activités humaines. (Énergie, transports, santé, services, consommation etc.) Enfin et peut-être surtout, ce sera un moyen de recueillir un nombre incalculable de données sur le comportement des ménages et des citoyens voir d’espionner. Sans doute pourquoi les États-Unis et d’autres pays s’opposent à la norme chinoise et en particulier à  Huawei, la plus puissante entreprise. Si pour les réseaux 3G et 4G, la guerre des équipementiers se jouait principalement entre Américains et Européens, pour la 5G, il faudra compter avec les géants chinois, Huawei en tête, à la croissance encore plus voyante côté réseaux qu’elle ne l’est côté smartphones. De quoi expliquer en partie que la Chine soit le pays qui investit aujourd’hui le plus dans la 5G : Pékin aurait prévu d’investir plus de 400 milliards de dollars dans son déploiement d’ici 2020. Alors certes, l’échelle géographique explique en partie des chiffres qui donnent le tournis, mais pas seulement.

Aux États-Unis, on a décidé de traiter la 5G comme une question stratégique, et pas seulement commerciale. Face à une Chine qui fait donc du nouveau réseau une tête de pont pour pousser ses champions locaux, Donald Trump a confirmé l’interdiction faite aux opérateurs américains de construire leurs réseaux avec des matériels Huawei.  L’année dernière, une étude de la CTIA, le syndicat des industriels du mobile aux États-Unis, avait chiffré l’avantage que le pays avait gagné à se lancer très tôt dans la 4G, avantage estimé à 125 milliards de dollars pour l’économie américaine. En France, la prochaine étape sur la route de la 5G sera la mise aux enchères des fréquences par l’ARCEP, notre gendarme des télécoms, à l’été prochain.

 

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