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Croissance Zone euro: tassement des ventes au détail

Croissance Zone euro: tassement des ventes au détail

Les ventes au détail ont stagné en mai après une légère baisse le mois précédent, a annoncé Eurostat. Les prix à la production de leur côté ont augmenté de 0,8% en mai, nettement au-dessus de la prévision de 0,4% du marché, confirmant ainsi la hausse des pressions inflationnistes dans le bloc. Les consommateurs de la zone euro ont dépensé en mai le même montant qu’en avril, lorsque le volume des ventes avait accusé un repli de 0,1%.Sur un an, les ventes au détail ont augmenté de 1,4% mais la hausse est plus faible que le pourcentage de 1,5% anticipé par le marché et celui de 1,6% enregistré le mois précédent (chiffre révisé).Sur une base mensuelle, les consommateurs ont dépensé davantage pour l’alimentation, les boissons et le tabac, tandis qu’ils ont réduit leurs achats dans l’habillement et les chaussures, dont les ventes ont diminué de 3,1%. Les achats en ligne ont fléchi de 1,7%. Les achats dans les stations-services sont restés inchangés. Ce tassement du shopping pourrait en partie être liée à la hausse des prix, l’inflation ayant atteint 1,9% en mai dans la zone euro contre 1,3% un mois plus tôt. L’estimation flash d’Eurostat a montré que l’inflation avait encore augmenté pour atteindre 2,0% en juin.

Zone euro: non à Macron (Merkel)

Zone euro: non à Macron (Merkel)

 

Macron a déclaré samedi qu’il serait tenace tout simplement parce que Merkel refuse l’essentiel de ses propositions pour faire évoluer l‘Europe et en particulier la zone euro. Macron promet d’être tenace sur la négociation avec Merkel. Un Parlement pour la zone euro, un budget et un ministre : il n’aura rien de tout cela. M^me chose pour la relance économique par l’investissement : Merkel consentira à dégager quelques milliards seulement. L’union bancaire va avancer à petits pas comme l’union monétaire mais il n’y aura pas cette de solidarité financière l’Allemagne se refusant à payer pour les banques et les Etats mal gérés. Du coup,  Macon convient que le travail à faire pour faire évoluer l’Europe est énorme.

“Nous avons un gros travail à faire d’ici au Conseil de juin”, a dit le président français lors d’une conférence de presse à l’issue du sommet du G7, à La Malbaie (Canada). “La chancelière Merkel a commencé à apporter des premières réponses ou des premiers éléments de réponse aux propositions que j’avais pu faire”, a-t-il ajouté. “Nous aurons des échanges dans les prochaines semaines mais moi je veux un accord ambitieux pour juin et surtout je veux une projection à cinq-dix ans”, a-t-il précisé. “Et vous me connaissez, je serai tenace sur ce sujet.”Il le faudra car Angela Merkel a déclaré être opposée à l’une des idées phares de réforme de la zone euro d’Emmanuel Macron, qui veut la doter d’un important budget d’investissements. « Je ne dis pas que qu’il n’aura rien de ce qu’il veut », a-t-elle dit dimanche 10 juin à la télévision allemande, mais le président français a fait des propositions « dont il sait depuis longtemps qu’elles ne sont pas les bonnes selon moi ». 

Croissance zone euro : tassement en mai

Croissance zone euro : tassement en mai

 

Le tassement de la croissance se confirme en mai et les perspectives des mois à venir sont sujettes à interrogation  en raison de l’environnement géopolitique mondiale  et de la situation en Italie. La croissance économique de la zone euro se replie à un plus bas de 18 mois en mai. Confirmant son estimation flash, l’Indice PMI Final IHS Markit Composite de l’activité globale dans l’Eurozone s’inscrit à 54,1 en mai, signalant une expansion du secteur privé pour le 59ème mois consécutif. L’indice retrouve néanmoins un niveau plus observé depuis novembre 2016, la croissance ayant ralenti tant dans le secteur manufacturier (plus bas de 18 mois) que dans celui des services (plus bas de 16 mois). L’Indice PMI Final IHS Markit de l’activité de services ressort justement à 53,8 en mai contre 54,7 en avril et 53,9 en première estimation. Chris Williamson, Chief Business Economist à IHS Markit, commente: « La zone euro enregistre sa plus faible croissance économique depuis un an et demi en mai, le taux d’expansion s’étant replié de façon continue depuis le pic atteint en janvier. La région devrait ainsi enregistrer sur l’ensemble du 2ème trimestre ses plus faibles performances économiques depuis 2016. Les données de l’enquête sont pour l’heure conformes à une hausse trimestrielle du PIB de 0,4 à 0,5%, mais l’évolution du taux de croissance dans les mois à venir demeure très incertaine ».

Croissance zone euro : ralentissement ?

Croissance zone euro : ralentissement ?

Selon les dernières enquêtes d’IHS Markit la croissance a tendance à se tasser. Le niveau est au plus bas depuis 20 mois. En cause surtout des éléments géopolitiques comme la menace des Etats-Unis sur les importations américaines, sur l’Iran. Parallèlement le pétrole comme l’inflation remontent. En zone euro s’ajoutent les incertitudes concernant la politique qui pourrait être conduite ne Italie. L’emploi en France a continué de progresser, là encore à un rythme inférieur à celui des derniers mois bien qu’encore soutenu. Mais le chômage a légèrement augmenté au premier trimestre (et sans doute au second).  L’euro est tombé à un creux de six mois après les PMI allemands, faisant craindre que le ralentissement de la première économie européenne ces derniers mois ait eu des répercussions plus importantes qu’on ne le pensait. L’indice composite PMI de la zone euro, considéré comme un baromètre fiable de la croissance, a reculé à 54,1 ce mois-ci, contre 55,1 en avril, alors que les économistes interrogés par Reuters tablaient en moyenne sur un repli moindre, à 55,0. Le seuil de 50,0 distingue croissance et contraction de l’activité. L’économie de la zone euro, après avoir surperformé en 2017, tourne désormais au ralenti. Les indicateurs avancés inclus dans les PMI se sont également détériorés, suggérant l’absence de tout rebond dans l’immédiat. “La baisse de l’indice PMI de la zone euro en mai est une nouvelle fois liée en partie à des facteurs temporaires, mais la faiblesse persistante des enquêtes au deuxième trimestre est certainement préoccupante”, a déclaré Jessica Hinds de Capital Economics, ajoutant que le repli des composantes avancées était quelque peu “préoccupant”. IHS Markit a indiqué qu’au regard des PMI la croissance du deuxième trimestre s’orientait vers un rythme de 0,4%, en retrait par rapport à un consensus Reuters qui donnait 0,6% le mois dernier. Avec la décélération de l’inflation dans la zone euro, revenue à 1,2% en avril, la composante des prix à la production (mais pas à la consommation)  de l’enquête PMI s’est repliée à 53,0 contre 53,4 en avril. Malgré les pressions à la baisse sur les prix, l’indice PMI des services est tombé à son plus bas depuis début 2017, à 53,9 contre 54,7, à comparer à un consensus de 54,6. Avec le ralentissement de la croissance des nouveaux contrats, l’optimisme est tombé à son plus bas en neuf mois, avec un sous-indice à 64,4 ce mois-ci contre 66,2 en avril. La déception a été la même dans le secteur manufacturier, avec un indice “flash” à un plus bas de 15 mois de 55,5 contre 56,2 en avril et un consensus à 56,0. Le sous-indice mesurant la production, qui entre dans le calcul du PMI composite, a reculé à un plus bas de 18 mois de 54,5 contre 56,2. Le sentiment s’est également détérioré dans le secteur manufacturier, avec un sous-indice de l’emploi à 55,5, à son plus faible niveau en neuf mois, contre 56,6 en avril.

Zone euro : Macron tente de convaincre l’Allemagne sur la solidarité financière

Zone euro : Macron tente de convaincre l’Allemagne sur la solidarité financière

 

Macron joue gros avec l’avenir de l’Europe. D’abord parce qu’il s’est beaucoup investi et d’une certaine manière s’est auto proclamé leader de cette Europe pendant que Merkel connaissait des problèmes politiques. Reste que l’Allemagne est toujours aussi réticente au concept même de solidarité financière. En clair, elle ne veut pas payer pour les autres. Les propositions de Macron concernant un ministre des finances, un parlement, un budget d’investissement et surtout la solidarité financière ont reçu un refus poli mais ferme de l’Allemagne. Ne reste que le MES qui sera transformé en mini fonds monétaire. Pour résumer, Macron n’aura pas influencé davantage l’Allemagne que ses prédécesseurs Sarkozy et Hollande. Ce qui se paiera aussi dans sa popularité et en particulier lors des élections européennes.En attendant, Le président français travaille avec la chancelière Angela Merkel sur une feuille de route de réformes de l’Union européenne et de la zone euro qui doit être bouclée pour le Conseil européen de la fin juin. Certains de ses souhaits, au premier rang desquels une future capacité financière pour la zone euro, visant à favoriser la convergence entre Etats membres et prémunir la zone des chocs, se heurte à l’opposition de nombreux conservateurs alliés d’Angela Merkel. “La proposition française n’est pas une proposition pour la France, c’est une proposition pour l’Europe”, a déclaré Emmanuel Macron, soulignant les risques que font courir pour l’existence de la zone euro, les défauts de son architecture et les déséquilibres économiques en son sein. “Si nous ne regardons pas en face notre présent et notre avenir, cette zone euro se démantèlera et l’Europe aussi”, a-t-il ajouté. “La situation dans laquelle nous sommes aujourd’hui collectivement n’est pas durable.”Pas sûr que cela suffise à convaincre l’Allemagne.

Croissance Zone euro: 2,3% confirmée par l’UE

Croissance Zone euro: 2,3% confirmée par l’UE

LUE prévoit toujours 2.3% pour l’ensemble. Pour L’Allemagne 2,3% cette année puis 2,1% l’an prochain. Pour la France, 2,0% en 2018 puis 1,8% en 2019. “L’Europe continue de profiter d’une croissance robuste, qui a permis de faire tomber le chômage à son point le plus bas depuis dix ans”, souligne le commissaire aux Affaires économiques et financières Pierre Moscovici dans un communiqué. Toujours pour la Commission, “bien que les indicateurs de court terme laissent entrevoir pour le début de 2018 un léger essoufflement de l’activité, celui-ci devrait être en partie temporaire.” Dans ce contexte, elle se félicite qu’aucun pays de la zone euro ne devrait enregistrer cette année un déficit public supérieur à 3,0% du PIB, et ce pour la première fois de l’histoire de l’Union économique et monétaire, la moyenne attendue pour l’ensemble de la zone se situant à 0,7%. S’agissant de la France, qui est parvenue à rentrer dans les clous du pacte de stabilité l’an passé pour la première fois depuis 2007, elle le voit tomber à 2,3% du PIB en 2018.“Nous nous rapprochons de la sortie pour la France de la procédure pour déficit excessif. c’est une bonne nouvelle pour les comptes publics et (…) pour les Français parce que ça veut dire que nous assainissons les comptes publics de notre pays”, a déclaré le ministre français de l’Economie et des Finances Bruno Le Maire. “Mais il ne faut faire preuve d’aucun triomphalisme et nous devons continuer dans la voie de la réduction de la dépense publique et surtout de la dette publique”, a-t-il ajouté en marge d’une intervention devant l’association d’épargnants Afer. Sur le front de l’inflation, la Commission maintient aussi sa prévision d’une remontée très lente qui porterait son rythme à 1,5% en 2018, comme en 2017, puis 1,6% en 2019, toujours en deçà de l’objectif d’une hausse des prix “proche de mais inférieure à 2,0%” de la Banque centrale européenne. Alors qu’elle a été amenée l’an passé à revoir plusieurs fois ses prévisions de croissance à la hausse, elle estime qu’elles sont aujourd’hui “plus exposées à des risques de révision à la baisse.” Au moment où les Etats-Unis ont entamé un bras de fer avec la Chine et envisagent de relever leurs droits de douane sur l’acier et l’aluminium, Pierre Moscovici estime que “le risque le plus grand qui pèse sur ces perspectives optimistes est le protectionnisme, qui ne doit pas devenir la nouvelle normalité ; cela ne ferait que nuire à ceux de nos citoyens qu’il nous faut protéger le plus.”

Croissance Zone euro: tassement

Croissance Zone euro: tassement

 

Un tassement qui correspond à la  baisse de moral des acteurs économiques. + 0,4% sur la période janvier-mars par rapport aux trois mois précédents, a annoncé Eurostat mercredi. Les chiffres de prochains trimestres devraient être meilleurs à condition que les incertitudes sur les mesures protectionnistes ne viennent pas casser le moral des acteurs économiques ; sans parler de l’Iran.  Cependant  la croissance se tassera légèrement sur un rythme annule de 2% en deçà des hausses trimestrielles de 0,7% observées au cours des trois trimestres précédents. Il serait donc peu probable que la croissance atteigne les 2,5% observés en 2017.La croissance de la zone euro reste en deçà de celle des Etats-Unis mais au-delà de celle de la Grande-Bretagne, qui est la plus faible depuis 2012. Au vu du niveau élevé de la confiance du consommateur, la croissance de la consommation devrait  redresser au deuxième trimestre et permettra de porter la croissance trimestrielle du PIB autour de 0,5% à 0,6%”, ajoutent-ils. La confiance s’était en partie dégradée en raison des inquiétudes liées à la menace d’une guerre commerciale avec les Etats-Unis si ces derniers venaient finalement à imposer des droits de douane sur les importations d’acier et d’aluminium en provenance de l’Union européenne. La décision à ce sujet sera connue le 1er juin.  Eurostat a par ailleurs indiqué que le taux de chômage dans la zone euro était stable en mars à 8,5%.

Océans : la zone morte s’étend

Océans : la zone morte s’étend

Une zone morte s’agrandit dans le Golfe d’Oman, en cause des phénomènes naturels amplifiés par la pollution, le rejet de produits chimiques et le réchauffement climatiques? Les conséquences : la disparition de la faune et de la flore.  Une zone morte qui s’ajoute à d’autres.  Une équipe de chercheurs allemands et canadiens avaient  découvert des zones particulièrement pauvres en oxygène dans la zone tropicale de l’océan atlantique nord, à quelques centaines de kilomètres de la côte ouest de l’Afrique. La concentration en oxygène y est tellement faible que les scientifiques les appellent des « zones mortes » : il n’y a pratiquement aucune vie. Si elles venaient à rencontrer une île, elles pourraient conduire à une mortalité massive de poissons. Ces « zones mortes », qui présentent de très faibles niveaux en oxygène, sont le résultat d’une surabondance de nutriments, surtout d’azote, provenant de fertilisants agricoles, de la pollution automobile et industrielle et des déchets. La quantité limitée d’oxygène dans l’eau provoque la mort de la plupart des espèces marines : poissons, crabes, huîtres… ainsi que d’importants habitats dont les herbiers marins. Seuls quelques micro-organismes peuvent y survivre. Outre l’impact sur la biodiversité, « ces zones mortes » portent préjudice aux pêcheries puisque leur multiplication relativement récente expliquerait la diminution des ressources halieutiques en mer Baltique et dans d’autres mers du globe. Pour le golfe d’Oman,  « Nos recherches montrent que la situation est pire que ce qu’on craignait, et que la zone morte est grande et continue à s’étendre. L’océan suffoque », déplore Bastien Queste, un scientifique de l’université britannique d’East Anglia. Avec plusieurs collègues, il a publié vendredi 27 avril une étude (en anglais) dans la revue Geophysical Research Letters, dans laquelle il affirme avoir découvert une « zone morte » plus grande que l’Ecosse, dans le golfe d’Oman.

Croissance zone euro : un potentiel sous-estimé

Croissance  zone euro : un potentiel sous-estimé

(Benoit Coeuré )

 

Benoit Coeuré de la banque de France, membre de la BCE, estime que la zone euro dispose encore de capacités de production qui pourraient gonfler la croissance. En 2017,  les bons indicateurs se sont diffusés à la plupart des secteurs et se sont généralisés à l’ensemble des Etats membres.  La zone euro a profité du redémarrage de l’économie mondiale. Selon l’Organisation mondiale du commerce (OMC), le commerce mondial a augmenté de près de 3,6 % l’an passé, en volume. Les échanges de marchandises ont nettement rebondi par rapport à 2016 (1,3 %), tirés par la demande américaine et chinoise. D’après les prévisionnistes, la tendance devrait se poursuivre en 2018, où la croissance de la zone euro devrait s’établir à 2,1 %, selon la Commission européenne.  Il se pourrait que les capacités de production aient été moins affectées par la crise que ce qui était estimé jusqu’ici, ce qui se traduit donc maintenant par une augmentation moins importante que prévu. « Si on révise à la hausse les estimations de croissance potentielle dans la zone euro, on révise aussi à la hausse la cible qui devrait être celle de la politique monétaire (…) et le taux d’intérêt d’équilibre pourrait être plus élevé que ce qu’on pensait », a-t-il expliqué. Si cette théorie se vérifie, cela « donne de l’espoir » parce que « cela veut dire qu’on n’a pas besoin de mettre l’économie en surchauffe, d’avoir des périodes longues de croissance supérieure à son niveau potentiel si on veut corriger les effets de la crise », a-t-il poursuivi. Corollaire de cette démonstration, le stimulus appliqué actuellement pourrait être plus généreux que prévu et par conséquent un resserrement de la politique monétaire n’empêcherait pas la BCE de soutenir l’inflation. Il a cependant précisé que ce constat ne constituait « pas du tout un message sur l’orientation à court terme de la politique monétaire » de la BCE. A ses yeux, cela justifie le fait que la BCE mène une politique monétaire très accommodante ainsi que son choix d’avoir une politique monétaire « très accommodante pendant une longue période ».

Le président de la BCE Mario Draghi a estimé fin février que malgré une croissance économique robuste, la zone euro pourrait connaître une sous-utilisation des capacités plus importante que prévu qui ralentit temporairement le redressement de l’inflation.

Réforme de la zone euro : on verra plus tard (Allemagne)

Réforme de la zone euro : on verra plus tard  (Allemagne)

Ceux  qui rêvaient imposer à l’union économique les réformes proposées par la France auront sans doute un réveil difficile. Après quelques difficultés l’Allemagne est en effet sorti comme d’habitude et par le haut de sa crise politique et va reprendre la direction des affaires.  Pour preuve,  Angela Merkel et Emmanuel Macron ne présenteront finalement pas leur projet de réforme de la zone euro lors du Conseil européen des 22 et 23 mars, rapporte samedi l’hebdomadaire Der Spiegel. “C’est annulé”, a déclaré un responsable européen au magazine allemand. “Il n’y a tout simplement rien à annoncer.” Les deux dirigeants s’étaient engagés lors du sommet européen de décembre dernier à faire converger leurs visions de l’avenir de la zone euro d’ici mars. Mais les responsables allemands expliquent que Berlin a besoin de plus de temps pour mettre en musique son projet de réforme avec Paris, en raison de la longueur inhabituelle des négociations qui ont abouti à la formation d’une nouvelle “grande coalition” gouvernementale entre conservateurs et sociaux-démocrates. L’accord de gouvernement n’a été conclu que début février et approuvé il y a une semaine par les adhérents du Parti social-démocrate (SPD). Un porte-parole du gouvernement allemand a dit qu’il n’était pas en mesure de confirmer ni de démentir l’information du Spiegel. Il a ajouté que la chancelière était toujours déterminée à travailler étroitement avec le président français pour réformer la zone euro.

Zone euro : Piano sur les réformes pour les pays du nord

Zone euro : Piano sur  les réformes pour les pays du nord

Ce n’est pas un désaveu de Macron mais presque. Huit Etats du nord de l’Europe déclarent mardi que les réformes de la zone euro doivent porter avant tout sur l’achèvement de l’union bancaire, l’amélioration du respect des règles budgétaires et la mise en place d’un Fonds monétaire européen, et qu’il faut remettre à plus tard des plans plus ambitieux.Ces pays, l’Estonie, la Lituanie, la Lettonie, la Finlande, l’Irlande, les Pays-Bas, le Danemark et la Suède, ces deux derniers pays ne faisant pas partie de la zone euro, font référence aux propositions de la France visant à renforcer l’intégration de la zone euro.Le dialogue à ce sujet, suspendu pendant les tractations sur la mise en place d’un nouveau gouvernement en Allemagne, est désormais en situation d’être relancé. La France propose notamment un budget commun à la zone euro et un ministère commun des Finances. Il faut se concentrer sur les domaines où les Etats membres sont proches d’un compromis, comme par exemple l’achèvement de l’union bancaire, estiment les signataires. »Il y a des réformes plaisantes, comme un ministère des Finances commun, mais elles ne résolvent pas les véritables problèmes. Cela ne sera fait que par des mesures pragmatiques », déclare le ministre finlandais des Finances Petteri Orpo joint par téléphone par Reuters. « Il ne faut pas mettre en oeuvre des quasi-réformes mais être honnête et savoir quelles réformes résolvent vraiment les problèmes que nous avons », martèle-t-il. Le groupe dit être favorable à l’idée de la transformation du Mécanisme européen de stabilité (MES) en un Fonds monétaire européen (FME) mais n’est pas d’accord sur la proposition de la Commission européenne qui souhaite qu’il soit supervisé par le Parlement européen. « Un FME devrait avoir des responsabilités accrues pour le développement et la surveillance de programmes d’assistance financière. Mais la prise de décision devrait rester dans les mains des Etats membres », lit-on dans le communiqué.

Croissance zone euro : une croissance au plus haut depuis 12 ans

Croissance zone euro : une croissance au plus haut depuis 12 ans

Selon les dernières données du cabinet d’études Markit publiées ce lundi, l’activité affiche son rythme le plus soutenu depuis près de 12 ans notamment en France  »tandis que l’emploi traverse actuellement sa meilleure phase de croissance depuis la fin de l’année 2000″. Et les derniers résultats sont même supérieurs aux premières prévisions. Selon le chef économiste de Markit, Chris Williamson. A  58,8 en janvier, l’indice PMI Composite final pour la zone euro dépasse son estimation flash, déjà élevée, et signale la plus forte expansion économique de la région depuis juin 2006. » La zone euro a affiché l’une des plus fortes croissances des grandes économies l’an dernier et les indicateurs avancées suggèrent que la dynamique se prolongera au moins quelques mois, une bonne nouvelle pour la Banque centrale européenne (BCE) qui cherche à sortir peu à peu de sa politique ultra-accommodante. D’après la dernière publication de Markit, la production manufacturière a connu un léger repli en janvier. Elle conserve néanmoins un taux d’expansion proche du niveau record atteint en décembre dernier. Du côté des services, le moral des chefs d’entreprises est au beau fixe. Si le rythme de croissance des services est inférieur à celui de la production manufacturière, le taux enregistré en janvier se redresse pour atteindre son plus haut niveau depuis août 2007.   »L’indice PMI Final IHS Markit de l’activité de services de l’Eurozone s’établit à 58.0 et atteint son plus haut niveau depuis près de 10 ans et demi ». L’autre bonne nouvelle est que cette croissance s’harmonise au niveau de l’union monétaire comme l’avait relevé pour la Tribune il y a quelques semaines l’économiste de l’Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE) Christophe Blot : « C’est une croissance qui se généralise et s’harmonise dans un contexte international favorable, et une reprise du commerce mondial. [...] Et si l’Allemagne demeure le principal moteur de la croissance, c’est bien l’ensemble des pays qui contribue à l’accélération de cette reprise. » Ce constat est également exprimé par Markit qui souligne que « la croissance économique affiche en outre un rythme soutenu dans l’ensemble des pays couverts par l’enquête »Les experts du cabinet soulignent néanmoins que la France prend la tête du classement des pays par indice PMI en janvier, « le taux d’expansion restant stable par rapport à décembre dans l’Hexagone et proche de son pic de près de 6 ans et demi atteint en novembre ». Les entreprises interrogées par Markit attribuent notamment cette tendance à la forte demande des clients et à une hausse des investissements, ainsi qu’à la faiblesse actuelle des taux d’intérêt.

 

Réforme Zone euro: accueil poli de l’Allemagne

Réforme Zone euro: accueil poli de l’Allemagne

Il semble bien qu’il y ait une légère différence entre Macron et Lemaire concernant la réforme de la zone euro. Macron, lui, veut un vrai budget de l’Europe, un ministre des finances commun, une politique d’investissement, un vrai fonds monétaire européen  mais de tout cela il n’a pas été question dans la rencontre entre Bruno Lemaire ministre de l’économie et des finances et son homologue allemand. L’intéressé a réservé un accueil poli aux propositions de réforme de Macron mais a pris soin de préciser que tout cela serait étudié avec le plus grand soin mais seulement après l’accord politique entre le SPD et la CDU/CSU, accord qui n’est pas encore acquis. En attendant les deux minis se sont rabattus sur des sujets moins clivants. Peter Altmaier, a indiqué notamment  que les deux pays feraient des propositions communes au G20 pour la régulation des cryptomonnaies comme le bitcoin. “Nous avons avec Peter Altmaier une priorité immédiate, l‘achèvement de l‘union bancaire, l‘achèvement de l‘union des marchés de capitaux et la convergence fiscale avec l‘Allemagne”, a-t-il dit lors d‘un point de presse. “Sur ces trois sujets, notre objectif est de parvenir à une position commune définitive entre les mois de mars et juin prochains”, a-t-il ajouté en soulignant que “les obstacles techniques ne doivent pas empêcher la volonté politique d‘aboutir”. Mais même sur ce sujet l’accord est encore loin d’être total. Pour l’instant Merkel se tait  tant que les conditions politiques ne seront pas réunies en Allemagne pour le renouvellement de son mandat de chancelière. Il serait hâtif d’en conclure que les propositions françaises sont encore sont en train de gagner du terrain. De nombreuses oppositions allemandes demeurent par rapport aux propositions de Macron concernant notamment le budget européen, le contenu du fonds monétaire européen, le rôle de ministre des finances et la relance des investissements sans parler de la mutualisation des risques de certains emprunts

Zone euro : ça repart ou ça se tasse !

Zone euro : ça repart ou ça se tasse  !

Alors que les économistes ont passé leur temps à réviser leurs perspectives de croissance à la hausse tout au long de 2017, ils actent maintenant la bonne tenue économique de l’année mais en même temps prévoient  une légère détérioration en 2018. Mais une se détérioration si légère qu’elle pose une hypothèque sur la crédibilité de ce genre de prévisions. Selon les dernières prévisions de la Commission européenne, la croissance de la zone euro devrait atteindre 2,2% et celle de l’Union européenne 2,3 % en 2018. Des chiffres qui dépassent largement les premières prévisions du printemps 2017. Par prudence encore prévoit cependant un léger tassement de nos un à 02 % en 2018 par rapport à 2017. La vérité c’est que personne ne peut affirmer avec certitude s’il ira tassement au contraire une activité plus dynamique encore en 2018. Des facteurs favorables militent en faveur d’un plus grand dynamisme à savoir la poursuite de la politique accommodante de la banque centrale européenne (politique contestée par les Allemands), la demande intérieure ( ménage et investissement des entreprises)  enfin et surtout la confiance principale moteur de toutes les dynamiques. Pour cela il faudra notamment que le chômage s’améliore un peu ce qui est probable en 2018. Le chômage pour la zone euro pourrait passer de 8,6 à 8,4%. Parmi les facteurs défavorables, le relatif blocage du pouvoir d’achat des salariés justifié par une inflation toujours très contenue. Un. Argument  très discutable car si l’inflation devait s’envoler il n’est pas certain que le pouvoir d’achat réel suivrait.

 

L’inflation toujours maîtrisée en zone Euro

L’inflation toujours maîtrisée en zone Euro

 

La hausse des prix dans les 19 pays partageant la monnaie européenne est ressortie à 1,4% sur un an en décembre en première estimation, exactement au même rythme que la moyenne des anticipations des économistes, après 1,5% en novembre, montrent les chiffres publiés vendredi par Eurostat. Mais en excluant les deux éléments volatils que sont les produits alimentaires non transformés et l’énergie, l‘inflation dite “de base” est légèrement supérieure aux attentes, à 1,1% sur un an, comme en novembre, alors que le consensus était à 1,0%, a précisé l‘institut européen de la statistique. Les prix des produits alimentaires non transformés ont augmenté de 1,9% sur un an, contre 2,4% en novembre, et ceux de l’énergie ont progressé de 3,0%, après +4,7% en novembre. “Il n‘y a pas de forte pression sur la BCE pour arrêter progressivement le QE”, commente Kenneth Broux, chargé de la stratégie à la Société Générale, faisant référence au programme d‘assouplissement quantitatif mis en place en janvier 2015. La légère décélération de l‘inflation

L’inflation en zone euro ralentit, la BCE confortée dans ses choix

L’inflation en zone euro ralentit, la BCE confortée dans ses choix

La hausse des prix dans les 19 pays partageant la monnaie européenne est ressortie à 1,4% sur un an en décembre en première estimation, exactement au même rythme que la moyenne des anticipations des économistes, après 1,5% en novembre, montrent les chiffres publiés vendredi par Eurostat. En outre, l‘inflation en zone euro a légèrement ralenti comme prévu en décembre, une évolution qui justifie le choix de la Banque centrale européenne (BCE) de maintenir sa politique monétaire ultra-accommodante malgré les pressions de l‘Allemagne et d‘autres pays riches du bloc en faveur d‘un resserrement. La BCE a fait savoir qu‘elle continuerait d‘acheter des obligations au moins jusqu‘en septembre et qu‘elle maintiendrait ses taux bas bien après, afin d‘amener l‘inflation vers son objectif d‘un peu moins de 2%. Mais les responsables politiques aux Pays-Bas, en Allemagne et dans d‘autres pays du Nord de l‘Europe jugent préoccupante la poursuite d‘une politique trop accommodante dans un contexte de forte croissance économique.

Croissance zone euro: activité du privé en hausse

Croissance zone euro:  activité du privé en hausse

 

D’après l’enquête  d’IHS Markit auprès des directeurs d’achat, on constate une  reprise généralisée et notamment dans le secteur manufacturier, où l’indice PMI est le deuxième plus élevé depuis sa création en 1997. Le secteur privé allemand, en particulier, a encore accéléré sa croissance en novembre, les usines produisant au rythme le plus soutenu depuis près de sept ans. En France, où les économistes s’attendaient à un ralentissement, l’activité a également accéléré pour atteindre son rythme le plus dynamique en près de six ans et demi, les récentes réformes du marché du travail ayant incité les entreprises à embaucher plus vite qu’à n’importe quelle période depuis 2001. Les pays de la zone euro représentent la bonne surprise économique de 2017, avec des taux de croissance supérieurs à ceux des autres grandes régions, et les indicateurs avancés des enquêtes PMI suggèrent une poursuite de cette dynamique. L’indice PMI composite pour la zone euro atteint 57,5 ce mois-ci dans sa version flash, au plus haut depuis avril 2011 et bien au-dessus du seuil de 50 séparant expansion et récession. Ce niveau est également supérieur à la prévision médiane des économistes interrogés par Reuters qui s’attendaient à un indice inchangé à 56,0. « Dans l’ensemble, il n’y a aucun signe de coup d’arrêt pour l’économie de la zone euro actuellement et 2018 devrait commencer sur de bonnes bases », commente Bert Colijn, économiste chez ING. Le mois de décembre semble aussi bien parti. Le sous-indice des entrées de commandes est passé de 56,6 à 56,9 en novembre, à un plus haut de presque sept ans. Si cette tendance se maintient, selon IHS Markit, cela pourrait déboucher sur une croissance de 0,8% au quatrième trimestre, alors qu’en début de mois une enquête Reuters donnait une prévision moyenne de 0,5%.

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Croissance zone euro : La meilleure croissance depuis une dizaine d’années

Croissance zone euro : La meilleure  croissance depuis une dizaine d’années

 

Ce que prévoient 40 économistes interrogés par Reuters.  La Commission européenne a d’ailleurs nettement rehaussé ses prévisions de croissance en zone euro pour 2017 et 2018, confiante dans la robustesse de la reprise économique malgré les incertitudes liées au Brexit. « L’économie de la zone euro est en bonne voie pour croître cette année à son rythme le plus rapide depuis dix ans », la croissance devant atteindre 2,2% en 2017 et 2,1% en 2018, a commenté la Commission, qui tablait en mai sur 1,7% en 2017 et 1,8% en 2018. L’exécutif européen a également livré sa toute première prévision pour 2019, tablant sur une croissance de 1,9%. « Les résultats affichés par l’économie européenne cette année sont nettement meilleurs que ce qui était prévu, en raison de la résilience de la consommation privée, du renforcement de la croissance mondiale et du recul du chômage », a expliqué la Commission.  L‘inflation, qui a atteint 1,4% en rythme annuel en octobre, devrait rester en deçà de l‘objectif de la Banque centrale européenne (BCE) d‘une hausse des prix légèrement inférieure à 2%, au moins jusqu‘au second semestre 2019, selon cette enquête menée auprès de plus de 80 économistes entre les 13 et 16 novembre. La croissance dans la zone euro a été étonnamment robuste cette année, dépassant à la fois celle des Etats-Unis et de la Grande-Bretagne pour la première fois depuis la crise financière de 2007-2008 et la plupart des économies du bloc en ont profité. A la question de savoir si la reprise va se prolonger au-delà de leurs prévisions, seuls quatre économistes sur les 40 interrogés répondent par la négative. Aucune enquête de Reuters menée depuis la crise financière n‘a montré un tel degré de confiance dans la performance économique de la zone euro. “Si on regarde les indicateurs prospectifs (…), alors on observe que cette croissance a de l’élan, et qu‘il perdurera en 2018, ce qui est vraiment une bonne nouvelle – et ce sentiment est général”, déclare Peter Vanden Houte, chef économiste d‘ING Financial Markets pour la zone euro. Soixante pour cent des économistes estiment également que leurs prévisions de croissance pourraient être revues à la hausse, 30% qu‘elles devraient rester stables et seulement 10% qu‘elles pourraient être révisées à la baisse. Un peu plus de la moitié d‘entre eux estime que leurs prévisions d‘inflation devraient rester stables. Plus de 35% pensent qu‘ils pourraient les relever et moins de 10% que l‘inflation pourrait être plus faible. “Les astres restent alignés, baisse du poids de la fiscalité, politique monétaire accommodante, niveau correct de l‘euro, solide confiance dans l’économie”, relève Louis Harreau, économiste chez CA-CIB, qui ajoute que l‘inflation remontera l‘année prochaine.  Les bonnes prévisions de croissance pour la zone euro confortent la décision de la BCE en octobre de réduire son programme mensuel de rachats d‘actifs à 30 milliards d‘euros à partir de janvier, et de le prolonger jusqu‘en septembre 2018. La croissance du produit intérieur brut (PIB) des 19 pays de ayant opté pour la monnaie unique a atteint 0,6% au troisième trimestre par rapport au deuxième et 2,5% par rapport au troisième trimestre 2016.

Zone euro: la croissance à + 0,6% au 3e trimestre

Zone euro: la croissance à  + 0,6% au 3e trimestre

Sur un an la croissance de l’union économique augmente de 2,5 % et sur le seul troisième trimestre la hausse est de 0,6 % par rapport au trimestre précédent. La confirmation donc que le retour de la croissance est bien amorcé. La croissance économique dans la zone euro est restée solide au troisième trimestre, avec un produit intérieur brut en hausse de 0,6% par rapport au trimestre précédent, selon une première estimation publiée par l’Office européen de statistiques Eurostat. Ce chiffre est supérieur aux attentes des analystes interrogés par le fournisseur de services financiers Factset qui tablaient sur une hausse de 0,5%. La croissance avait atteint 0,7% dans les 19 pays ayant adopté la monnaie unique européenne au deuxième trimestre 2017 et 0,6% au premier trimestre. En comparaison avec le troisième trimestre 2016, le PIB corrigé des variations saisonnières a enregistré une hausse de 2,5%.     Dans les 28 pays de l’Union européenne, la croissance économique atteint également 0,6% au troisième trimestre par rapport au trimestre précédent, selon Eurostat. Sur un an, il progresse de 2,5% dans l’UE. Le PIB représente l’ensemble des richesses produites dans une zone géographique donnée. La Commission européenne doit présenter la semaine prochaine ses nouvelles perspectives économiques pour la zone euro. Début octobre, le FMI avait revu à la hausse ses prévisions de croissance pour les deux années à venir, misant désormais sur une croissance de 2,1% en 2017 et de 1,9% en 2018.

Réforme zone euro : Merkel réticente

Réforme zone euro : Merkel réticente

 

Une nouvelle fois le président français  s’est prononcé pour une réforme d’ampleur de l’union européenne  il  a plaidé mardi à Francfort pour sa proposition de réforme de l’Union européenne et son idée d’un budget de la zone euro, mis Angela Merkel est encore très réticente et surtout ne veut pas entendre parler d’uen mutualisation des dettes.  Macron  privilégie l’évolution de la zone euro en réclamant notamment un budget, un ministre et la création d’un fonds monétaire européen. Le président de la république française milite aussi pour un parlement spécifique à la zone euro. Sur la question d’un fonds monétaire spécifique à l’Europe, Macron il a le soutien de l’Allemagne,  notamment du  ministre des finances Schaüble. Pour le reste Merkel demeure très prudente. On voit mal d’un coup un budget européen se substituait  totalement aux budgets des Etats. Si l’idée est retenue, il faudra notamment l’appui des Allemands. Ce ministère européen  aura nécessairement un champ de compétence et des moyens réduits par rapport à ceux  des Etats. Il ne faudrait pas pour contenter Macron que  la zone euros se satisfasse d’un ministère  gadget. Mieux vaudrait sans doute encourager les coopérations volontaires sur le financement de projets économiques stratégiques. Des coopérations à géométrie variable. L’exemple d’Airbus est là pour montrer  qu’il est possible d’avancer dans certains domaines avec quelques pays seulement.  Emmanuel Macron se prononce  une réforme ambitieuse de la zone euro qui établirait davantage de solidarité entre ses membres Le président français souhaite  la création d’“un vrai budget de la zone euro”, avec un ministre des Finances permanent et un contrôle démocratique. Sur ce dernier aspect l’idée paraît intéressante mais ce Parlement va s’ajouter à celui de l’union européenne qui vraisemblablement va continuer d’exister. En clair mieux vaut quelques coopérations sur des projets précis et stratégiques que de rajouter supplémentaire au millefeuille politique Macron  souhaite que ce futur budget représente plusieurs centaines de milliards d‘euros et s‘accompagne d‘une capacité de lever de la dette en commun sur les marchés. Pas sûr que sur ce dernier point ils tiennent un vrai soutien des Allemands qui ont toujours refusé tout concept de mutualisation des dettes quelques soit sa forme.  Ce point est sensible pour Berlin et Angela Merkel qui craignent par-dessus tout toute évolution vers une mutualisation des dettes en Europe. Selon le chef de l’État français, les Européens ont un an pour « clarifier » leur vision de l’avenir de l’Europe. « Je crois qu’il faut rentrer dans le débat, on a un an pour le clarifier et avoir une feuille de route commune, c’est ce que je veux venir faire en Allemagne à plusieurs reprises, ce que j’invite la chancelière à faire en France ainsi que tous les dirigeants qui le souhaiteront », a-t-il dit. La chancelière a de son côté rappelé dans un entretien à paraître dans les journaux du groupe de presse régional RND que les propositions d’Emmanuel Macron étaient intéressantes, comme la création d’un poste de ministre européen des Finances mais qu’il lui fallait plus de réponses concrètes avant de se prononcer sur le fond. Elle a aussi rappelé les craintes allemandes : « Je veux qu’à l’avenir aussi l’utilisation de moyens européens soit examinée (selon les principes) du contrôle et de la responsabilité. Avec moi, il n’y aura pas de mutualisation des dettes nationales ».

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