Archive pour le Tag 'Zone'

Croissance zone euro : un potentiel sous-estimé

Croissance  zone euro : un potentiel sous-estimé

(Benoit Coeuré )

 

Benoit Coeuré de la banque de France, membre de la BCE, estime que la zone euro dispose encore de capacités de production qui pourraient gonfler la croissance. En 2017,  les bons indicateurs se sont diffusés à la plupart des secteurs et se sont généralisés à l’ensemble des Etats membres.  La zone euro a profité du redémarrage de l’économie mondiale. Selon l’Organisation mondiale du commerce (OMC), le commerce mondial a augmenté de près de 3,6 % l’an passé, en volume. Les échanges de marchandises ont nettement rebondi par rapport à 2016 (1,3 %), tirés par la demande américaine et chinoise. D’après les prévisionnistes, la tendance devrait se poursuivre en 2018, où la croissance de la zone euro devrait s’établir à 2,1 %, selon la Commission européenne.  Il se pourrait que les capacités de production aient été moins affectées par la crise que ce qui était estimé jusqu’ici, ce qui se traduit donc maintenant par une augmentation moins importante que prévu. « Si on révise à la hausse les estimations de croissance potentielle dans la zone euro, on révise aussi à la hausse la cible qui devrait être celle de la politique monétaire (…) et le taux d’intérêt d’équilibre pourrait être plus élevé que ce qu’on pensait », a-t-il expliqué. Si cette théorie se vérifie, cela « donne de l’espoir » parce que « cela veut dire qu’on n’a pas besoin de mettre l’économie en surchauffe, d’avoir des périodes longues de croissance supérieure à son niveau potentiel si on veut corriger les effets de la crise », a-t-il poursuivi. Corollaire de cette démonstration, le stimulus appliqué actuellement pourrait être plus généreux que prévu et par conséquent un resserrement de la politique monétaire n’empêcherait pas la BCE de soutenir l’inflation. Il a cependant précisé que ce constat ne constituait « pas du tout un message sur l’orientation à court terme de la politique monétaire » de la BCE. A ses yeux, cela justifie le fait que la BCE mène une politique monétaire très accommodante ainsi que son choix d’avoir une politique monétaire « très accommodante pendant une longue période ».

Le président de la BCE Mario Draghi a estimé fin février que malgré une croissance économique robuste, la zone euro pourrait connaître une sous-utilisation des capacités plus importante que prévu qui ralentit temporairement le redressement de l’inflation.

Réforme de la zone euro : on verra plus tard (Allemagne)

Réforme de la zone euro : on verra plus tard  (Allemagne)

Ceux  qui rêvaient imposer à l’union économique les réformes proposées par la France auront sans doute un réveil difficile. Après quelques difficultés l’Allemagne est en effet sorti comme d’habitude et par le haut de sa crise politique et va reprendre la direction des affaires.  Pour preuve,  Angela Merkel et Emmanuel Macron ne présenteront finalement pas leur projet de réforme de la zone euro lors du Conseil européen des 22 et 23 mars, rapporte samedi l’hebdomadaire Der Spiegel. “C’est annulé”, a déclaré un responsable européen au magazine allemand. “Il n’y a tout simplement rien à annoncer.” Les deux dirigeants s’étaient engagés lors du sommet européen de décembre dernier à faire converger leurs visions de l’avenir de la zone euro d’ici mars. Mais les responsables allemands expliquent que Berlin a besoin de plus de temps pour mettre en musique son projet de réforme avec Paris, en raison de la longueur inhabituelle des négociations qui ont abouti à la formation d’une nouvelle “grande coalition” gouvernementale entre conservateurs et sociaux-démocrates. L’accord de gouvernement n’a été conclu que début février et approuvé il y a une semaine par les adhérents du Parti social-démocrate (SPD). Un porte-parole du gouvernement allemand a dit qu’il n’était pas en mesure de confirmer ni de démentir l’information du Spiegel. Il a ajouté que la chancelière était toujours déterminée à travailler étroitement avec le président français pour réformer la zone euro.

Zone euro : Piano sur les réformes pour les pays du nord

Zone euro : Piano sur  les réformes pour les pays du nord

Ce n’est pas un désaveu de Macron mais presque. Huit Etats du nord de l’Europe déclarent mardi que les réformes de la zone euro doivent porter avant tout sur l’achèvement de l’union bancaire, l’amélioration du respect des règles budgétaires et la mise en place d’un Fonds monétaire européen, et qu’il faut remettre à plus tard des plans plus ambitieux.Ces pays, l’Estonie, la Lituanie, la Lettonie, la Finlande, l’Irlande, les Pays-Bas, le Danemark et la Suède, ces deux derniers pays ne faisant pas partie de la zone euro, font référence aux propositions de la France visant à renforcer l’intégration de la zone euro.Le dialogue à ce sujet, suspendu pendant les tractations sur la mise en place d’un nouveau gouvernement en Allemagne, est désormais en situation d’être relancé. La France propose notamment un budget commun à la zone euro et un ministère commun des Finances. Il faut se concentrer sur les domaines où les Etats membres sont proches d’un compromis, comme par exemple l’achèvement de l’union bancaire, estiment les signataires. »Il y a des réformes plaisantes, comme un ministère des Finances commun, mais elles ne résolvent pas les véritables problèmes. Cela ne sera fait que par des mesures pragmatiques », déclare le ministre finlandais des Finances Petteri Orpo joint par téléphone par Reuters. « Il ne faut pas mettre en oeuvre des quasi-réformes mais être honnête et savoir quelles réformes résolvent vraiment les problèmes que nous avons », martèle-t-il. Le groupe dit être favorable à l’idée de la transformation du Mécanisme européen de stabilité (MES) en un Fonds monétaire européen (FME) mais n’est pas d’accord sur la proposition de la Commission européenne qui souhaite qu’il soit supervisé par le Parlement européen. « Un FME devrait avoir des responsabilités accrues pour le développement et la surveillance de programmes d’assistance financière. Mais la prise de décision devrait rester dans les mains des Etats membres », lit-on dans le communiqué.

Croissance zone euro : une croissance au plus haut depuis 12 ans

Croissance zone euro : une croissance au plus haut depuis 12 ans

Selon les dernières données du cabinet d’études Markit publiées ce lundi, l’activité affiche son rythme le plus soutenu depuis près de 12 ans notamment en France  »tandis que l’emploi traverse actuellement sa meilleure phase de croissance depuis la fin de l’année 2000″. Et les derniers résultats sont même supérieurs aux premières prévisions. Selon le chef économiste de Markit, Chris Williamson. A  58,8 en janvier, l’indice PMI Composite final pour la zone euro dépasse son estimation flash, déjà élevée, et signale la plus forte expansion économique de la région depuis juin 2006. » La zone euro a affiché l’une des plus fortes croissances des grandes économies l’an dernier et les indicateurs avancées suggèrent que la dynamique se prolongera au moins quelques mois, une bonne nouvelle pour la Banque centrale européenne (BCE) qui cherche à sortir peu à peu de sa politique ultra-accommodante. D’après la dernière publication de Markit, la production manufacturière a connu un léger repli en janvier. Elle conserve néanmoins un taux d’expansion proche du niveau record atteint en décembre dernier. Du côté des services, le moral des chefs d’entreprises est au beau fixe. Si le rythme de croissance des services est inférieur à celui de la production manufacturière, le taux enregistré en janvier se redresse pour atteindre son plus haut niveau depuis août 2007.   »L’indice PMI Final IHS Markit de l’activité de services de l’Eurozone s’établit à 58.0 et atteint son plus haut niveau depuis près de 10 ans et demi ». L’autre bonne nouvelle est que cette croissance s’harmonise au niveau de l’union monétaire comme l’avait relevé pour la Tribune il y a quelques semaines l’économiste de l’Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE) Christophe Blot : « C’est une croissance qui se généralise et s’harmonise dans un contexte international favorable, et une reprise du commerce mondial. [...] Et si l’Allemagne demeure le principal moteur de la croissance, c’est bien l’ensemble des pays qui contribue à l’accélération de cette reprise. » Ce constat est également exprimé par Markit qui souligne que « la croissance économique affiche en outre un rythme soutenu dans l’ensemble des pays couverts par l’enquête »Les experts du cabinet soulignent néanmoins que la France prend la tête du classement des pays par indice PMI en janvier, « le taux d’expansion restant stable par rapport à décembre dans l’Hexagone et proche de son pic de près de 6 ans et demi atteint en novembre ». Les entreprises interrogées par Markit attribuent notamment cette tendance à la forte demande des clients et à une hausse des investissements, ainsi qu’à la faiblesse actuelle des taux d’intérêt.

 

Réforme Zone euro: accueil poli de l’Allemagne

Réforme Zone euro: accueil poli de l’Allemagne

Il semble bien qu’il y ait une légère différence entre Macron et Lemaire concernant la réforme de la zone euro. Macron, lui, veut un vrai budget de l’Europe, un ministre des finances commun, une politique d’investissement, un vrai fonds monétaire européen  mais de tout cela il n’a pas été question dans la rencontre entre Bruno Lemaire ministre de l’économie et des finances et son homologue allemand. L’intéressé a réservé un accueil poli aux propositions de réforme de Macron mais a pris soin de préciser que tout cela serait étudié avec le plus grand soin mais seulement après l’accord politique entre le SPD et la CDU/CSU, accord qui n’est pas encore acquis. En attendant les deux minis se sont rabattus sur des sujets moins clivants. Peter Altmaier, a indiqué notamment  que les deux pays feraient des propositions communes au G20 pour la régulation des cryptomonnaies comme le bitcoin. “Nous avons avec Peter Altmaier une priorité immédiate, l‘achèvement de l‘union bancaire, l‘achèvement de l‘union des marchés de capitaux et la convergence fiscale avec l‘Allemagne”, a-t-il dit lors d‘un point de presse. “Sur ces trois sujets, notre objectif est de parvenir à une position commune définitive entre les mois de mars et juin prochains”, a-t-il ajouté en soulignant que “les obstacles techniques ne doivent pas empêcher la volonté politique d‘aboutir”. Mais même sur ce sujet l’accord est encore loin d’être total. Pour l’instant Merkel se tait  tant que les conditions politiques ne seront pas réunies en Allemagne pour le renouvellement de son mandat de chancelière. Il serait hâtif d’en conclure que les propositions françaises sont encore sont en train de gagner du terrain. De nombreuses oppositions allemandes demeurent par rapport aux propositions de Macron concernant notamment le budget européen, le contenu du fonds monétaire européen, le rôle de ministre des finances et la relance des investissements sans parler de la mutualisation des risques de certains emprunts

Zone euro : ça repart ou ça se tasse !

Zone euro : ça repart ou ça se tasse  !

Alors que les économistes ont passé leur temps à réviser leurs perspectives de croissance à la hausse tout au long de 2017, ils actent maintenant la bonne tenue économique de l’année mais en même temps prévoient  une légère détérioration en 2018. Mais une se détérioration si légère qu’elle pose une hypothèque sur la crédibilité de ce genre de prévisions. Selon les dernières prévisions de la Commission européenne, la croissance de la zone euro devrait atteindre 2,2% et celle de l’Union européenne 2,3 % en 2018. Des chiffres qui dépassent largement les premières prévisions du printemps 2017. Par prudence encore prévoit cependant un léger tassement de nos un à 02 % en 2018 par rapport à 2017. La vérité c’est que personne ne peut affirmer avec certitude s’il ira tassement au contraire une activité plus dynamique encore en 2018. Des facteurs favorables militent en faveur d’un plus grand dynamisme à savoir la poursuite de la politique accommodante de la banque centrale européenne (politique contestée par les Allemands), la demande intérieure ( ménage et investissement des entreprises)  enfin et surtout la confiance principale moteur de toutes les dynamiques. Pour cela il faudra notamment que le chômage s’améliore un peu ce qui est probable en 2018. Le chômage pour la zone euro pourrait passer de 8,6 à 8,4%. Parmi les facteurs défavorables, le relatif blocage du pouvoir d’achat des salariés justifié par une inflation toujours très contenue. Un. Argument  très discutable car si l’inflation devait s’envoler il n’est pas certain que le pouvoir d’achat réel suivrait.

 

L’inflation toujours maîtrisée en zone Euro

L’inflation toujours maîtrisée en zone Euro

 

La hausse des prix dans les 19 pays partageant la monnaie européenne est ressortie à 1,4% sur un an en décembre en première estimation, exactement au même rythme que la moyenne des anticipations des économistes, après 1,5% en novembre, montrent les chiffres publiés vendredi par Eurostat. Mais en excluant les deux éléments volatils que sont les produits alimentaires non transformés et l’énergie, l‘inflation dite “de base” est légèrement supérieure aux attentes, à 1,1% sur un an, comme en novembre, alors que le consensus était à 1,0%, a précisé l‘institut européen de la statistique. Les prix des produits alimentaires non transformés ont augmenté de 1,9% sur un an, contre 2,4% en novembre, et ceux de l’énergie ont progressé de 3,0%, après +4,7% en novembre. “Il n‘y a pas de forte pression sur la BCE pour arrêter progressivement le QE”, commente Kenneth Broux, chargé de la stratégie à la Société Générale, faisant référence au programme d‘assouplissement quantitatif mis en place en janvier 2015. La légère décélération de l‘inflation

L’inflation en zone euro ralentit, la BCE confortée dans ses choix

L’inflation en zone euro ralentit, la BCE confortée dans ses choix

La hausse des prix dans les 19 pays partageant la monnaie européenne est ressortie à 1,4% sur un an en décembre en première estimation, exactement au même rythme que la moyenne des anticipations des économistes, après 1,5% en novembre, montrent les chiffres publiés vendredi par Eurostat. En outre, l‘inflation en zone euro a légèrement ralenti comme prévu en décembre, une évolution qui justifie le choix de la Banque centrale européenne (BCE) de maintenir sa politique monétaire ultra-accommodante malgré les pressions de l‘Allemagne et d‘autres pays riches du bloc en faveur d‘un resserrement. La BCE a fait savoir qu‘elle continuerait d‘acheter des obligations au moins jusqu‘en septembre et qu‘elle maintiendrait ses taux bas bien après, afin d‘amener l‘inflation vers son objectif d‘un peu moins de 2%. Mais les responsables politiques aux Pays-Bas, en Allemagne et dans d‘autres pays du Nord de l‘Europe jugent préoccupante la poursuite d‘une politique trop accommodante dans un contexte de forte croissance économique.

Croissance zone euro: activité du privé en hausse

Croissance zone euro:  activité du privé en hausse

 

D’après l’enquête  d’IHS Markit auprès des directeurs d’achat, on constate une  reprise généralisée et notamment dans le secteur manufacturier, où l’indice PMI est le deuxième plus élevé depuis sa création en 1997. Le secteur privé allemand, en particulier, a encore accéléré sa croissance en novembre, les usines produisant au rythme le plus soutenu depuis près de sept ans. En France, où les économistes s’attendaient à un ralentissement, l’activité a également accéléré pour atteindre son rythme le plus dynamique en près de six ans et demi, les récentes réformes du marché du travail ayant incité les entreprises à embaucher plus vite qu’à n’importe quelle période depuis 2001. Les pays de la zone euro représentent la bonne surprise économique de 2017, avec des taux de croissance supérieurs à ceux des autres grandes régions, et les indicateurs avancés des enquêtes PMI suggèrent une poursuite de cette dynamique. L’indice PMI composite pour la zone euro atteint 57,5 ce mois-ci dans sa version flash, au plus haut depuis avril 2011 et bien au-dessus du seuil de 50 séparant expansion et récession. Ce niveau est également supérieur à la prévision médiane des économistes interrogés par Reuters qui s’attendaient à un indice inchangé à 56,0. « Dans l’ensemble, il n’y a aucun signe de coup d’arrêt pour l’économie de la zone euro actuellement et 2018 devrait commencer sur de bonnes bases », commente Bert Colijn, économiste chez ING. Le mois de décembre semble aussi bien parti. Le sous-indice des entrées de commandes est passé de 56,6 à 56,9 en novembre, à un plus haut de presque sept ans. Si cette tendance se maintient, selon IHS Markit, cela pourrait déboucher sur une croissance de 0,8% au quatrième trimestre, alors qu’en début de mois une enquête Reuters donnait une prévision moyenne de 0,5%.

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Croissance zone euro : La meilleure croissance depuis une dizaine d’années

Croissance zone euro : La meilleure  croissance depuis une dizaine d’années

 

Ce que prévoient 40 économistes interrogés par Reuters.  La Commission européenne a d’ailleurs nettement rehaussé ses prévisions de croissance en zone euro pour 2017 et 2018, confiante dans la robustesse de la reprise économique malgré les incertitudes liées au Brexit. « L’économie de la zone euro est en bonne voie pour croître cette année à son rythme le plus rapide depuis dix ans », la croissance devant atteindre 2,2% en 2017 et 2,1% en 2018, a commenté la Commission, qui tablait en mai sur 1,7% en 2017 et 1,8% en 2018. L’exécutif européen a également livré sa toute première prévision pour 2019, tablant sur une croissance de 1,9%. « Les résultats affichés par l’économie européenne cette année sont nettement meilleurs que ce qui était prévu, en raison de la résilience de la consommation privée, du renforcement de la croissance mondiale et du recul du chômage », a expliqué la Commission.  L‘inflation, qui a atteint 1,4% en rythme annuel en octobre, devrait rester en deçà de l‘objectif de la Banque centrale européenne (BCE) d‘une hausse des prix légèrement inférieure à 2%, au moins jusqu‘au second semestre 2019, selon cette enquête menée auprès de plus de 80 économistes entre les 13 et 16 novembre. La croissance dans la zone euro a été étonnamment robuste cette année, dépassant à la fois celle des Etats-Unis et de la Grande-Bretagne pour la première fois depuis la crise financière de 2007-2008 et la plupart des économies du bloc en ont profité. A la question de savoir si la reprise va se prolonger au-delà de leurs prévisions, seuls quatre économistes sur les 40 interrogés répondent par la négative. Aucune enquête de Reuters menée depuis la crise financière n‘a montré un tel degré de confiance dans la performance économique de la zone euro. “Si on regarde les indicateurs prospectifs (…), alors on observe que cette croissance a de l’élan, et qu‘il perdurera en 2018, ce qui est vraiment une bonne nouvelle – et ce sentiment est général”, déclare Peter Vanden Houte, chef économiste d‘ING Financial Markets pour la zone euro. Soixante pour cent des économistes estiment également que leurs prévisions de croissance pourraient être revues à la hausse, 30% qu‘elles devraient rester stables et seulement 10% qu‘elles pourraient être révisées à la baisse. Un peu plus de la moitié d‘entre eux estime que leurs prévisions d‘inflation devraient rester stables. Plus de 35% pensent qu‘ils pourraient les relever et moins de 10% que l‘inflation pourrait être plus faible. “Les astres restent alignés, baisse du poids de la fiscalité, politique monétaire accommodante, niveau correct de l‘euro, solide confiance dans l’économie”, relève Louis Harreau, économiste chez CA-CIB, qui ajoute que l‘inflation remontera l‘année prochaine.  Les bonnes prévisions de croissance pour la zone euro confortent la décision de la BCE en octobre de réduire son programme mensuel de rachats d‘actifs à 30 milliards d‘euros à partir de janvier, et de le prolonger jusqu‘en septembre 2018. La croissance du produit intérieur brut (PIB) des 19 pays de ayant opté pour la monnaie unique a atteint 0,6% au troisième trimestre par rapport au deuxième et 2,5% par rapport au troisième trimestre 2016.

Zone euro: la croissance à + 0,6% au 3e trimestre

Zone euro: la croissance à  + 0,6% au 3e trimestre

Sur un an la croissance de l’union économique augmente de 2,5 % et sur le seul troisième trimestre la hausse est de 0,6 % par rapport au trimestre précédent. La confirmation donc que le retour de la croissance est bien amorcé. La croissance économique dans la zone euro est restée solide au troisième trimestre, avec un produit intérieur brut en hausse de 0,6% par rapport au trimestre précédent, selon une première estimation publiée par l’Office européen de statistiques Eurostat. Ce chiffre est supérieur aux attentes des analystes interrogés par le fournisseur de services financiers Factset qui tablaient sur une hausse de 0,5%. La croissance avait atteint 0,7% dans les 19 pays ayant adopté la monnaie unique européenne au deuxième trimestre 2017 et 0,6% au premier trimestre. En comparaison avec le troisième trimestre 2016, le PIB corrigé des variations saisonnières a enregistré une hausse de 2,5%.     Dans les 28 pays de l’Union européenne, la croissance économique atteint également 0,6% au troisième trimestre par rapport au trimestre précédent, selon Eurostat. Sur un an, il progresse de 2,5% dans l’UE. Le PIB représente l’ensemble des richesses produites dans une zone géographique donnée. La Commission européenne doit présenter la semaine prochaine ses nouvelles perspectives économiques pour la zone euro. Début octobre, le FMI avait revu à la hausse ses prévisions de croissance pour les deux années à venir, misant désormais sur une croissance de 2,1% en 2017 et de 1,9% en 2018.

Réforme zone euro : Merkel réticente

Réforme zone euro : Merkel réticente

 

Une nouvelle fois le président français  s’est prononcé pour une réforme d’ampleur de l’union européenne  il  a plaidé mardi à Francfort pour sa proposition de réforme de l’Union européenne et son idée d’un budget de la zone euro, mis Angela Merkel est encore très réticente et surtout ne veut pas entendre parler d’uen mutualisation des dettes.  Macron  privilégie l’évolution de la zone euro en réclamant notamment un budget, un ministre et la création d’un fonds monétaire européen. Le président de la république française milite aussi pour un parlement spécifique à la zone euro. Sur la question d’un fonds monétaire spécifique à l’Europe, Macron il a le soutien de l’Allemagne,  notamment du  ministre des finances Schaüble. Pour le reste Merkel demeure très prudente. On voit mal d’un coup un budget européen se substituait  totalement aux budgets des Etats. Si l’idée est retenue, il faudra notamment l’appui des Allemands. Ce ministère européen  aura nécessairement un champ de compétence et des moyens réduits par rapport à ceux  des Etats. Il ne faudrait pas pour contenter Macron que  la zone euros se satisfasse d’un ministère  gadget. Mieux vaudrait sans doute encourager les coopérations volontaires sur le financement de projets économiques stratégiques. Des coopérations à géométrie variable. L’exemple d’Airbus est là pour montrer  qu’il est possible d’avancer dans certains domaines avec quelques pays seulement.  Emmanuel Macron se prononce  une réforme ambitieuse de la zone euro qui établirait davantage de solidarité entre ses membres Le président français souhaite  la création d’“un vrai budget de la zone euro”, avec un ministre des Finances permanent et un contrôle démocratique. Sur ce dernier aspect l’idée paraît intéressante mais ce Parlement va s’ajouter à celui de l’union européenne qui vraisemblablement va continuer d’exister. En clair mieux vaut quelques coopérations sur des projets précis et stratégiques que de rajouter supplémentaire au millefeuille politique Macron  souhaite que ce futur budget représente plusieurs centaines de milliards d‘euros et s‘accompagne d‘une capacité de lever de la dette en commun sur les marchés. Pas sûr que sur ce dernier point ils tiennent un vrai soutien des Allemands qui ont toujours refusé tout concept de mutualisation des dettes quelques soit sa forme.  Ce point est sensible pour Berlin et Angela Merkel qui craignent par-dessus tout toute évolution vers une mutualisation des dettes en Europe. Selon le chef de l’État français, les Européens ont un an pour « clarifier » leur vision de l’avenir de l’Europe. « Je crois qu’il faut rentrer dans le débat, on a un an pour le clarifier et avoir une feuille de route commune, c’est ce que je veux venir faire en Allemagne à plusieurs reprises, ce que j’invite la chancelière à faire en France ainsi que tous les dirigeants qui le souhaiteront », a-t-il dit. La chancelière a de son côté rappelé dans un entretien à paraître dans les journaux du groupe de presse régional RND que les propositions d’Emmanuel Macron étaient intéressantes, comme la création d’un poste de ministre européen des Finances mais qu’il lui fallait plus de réponses concrètes avant de se prononcer sur le fond. Elle a aussi rappelé les craintes allemandes : « Je veux qu’à l’avenir aussi l’utilisation de moyens européens soit examinée (selon les principes) du contrôle et de la responsabilité. Avec moi, il n’y aura pas de mutualisation des dettes nationales ».

Inflation zone euro : +1,5% sur un an

Inflation zone euro :  +1,5% sur un an 

 L‘inflation dans la zone euro a atteint en août un pic de quatre mois, montrent les statistiques publiées lundi par Eurostat, qui confirment les premières estimations. Les prix à la consommation dans les 19 pays partageant la monnaie unique européenne ont augmenté de 0,3% sur un mois en août et de 1,5% sur un an, conformément à la prévision moyenne des économistes interrogés par Reuters. L‘inflation reste ainsi en deçà de l‘objectif de la Banque centrale européenne (BCE) d‘une hausse des prix légèrement inférieure à 2% mais elle a tout de même accéléré par rapport à la progression annuelle de 1,3% enregistrée en juillet. Hors éléments volatils que sont les produits alimentaires non transformés et l’énergie, un indicateur particulièrement suivi par la BCE, l‘inflation a atteint 1,3% sur un an le mois dernier. Ce résultat est conforme à la première estimation publiée par Eurostat mais il est légèrement supérieur aux attentes du marché, qui voyait cette inflation “core” à 1,2%. Les prix de l’énergie ont augmenté de 4,0% sur un an et de 0,7% sur un mois, ce qui en fait la composante la plus dynamique de l‘indicateur global d‘inflation. L‘inflation dans les services, le secteur le plus important de l’économie de la zone euro, a été de 1,6% sur un an, comme au cours des deux mois précédents.

Zone euro: l’économie a encore besoin de soutien monétaire (BCE)

Zone euro: l’économie a encore besoin de soutien monétaire (BCE)

 

 

D’après Peter Praet, le chef économiste de la BCE, l’économie européenne ne peut se passer encore de mesures de soutien. Un soutien officiellement justifié par une inflation encore loin de son objectif de 2 %. Derrière cette préoccupation du niveau de l’inflation  se pose évidemment la question de la croissance. Une croissance encore trop faible un durcissement monétaire. D’ici la fin de l’année il ne faut donc guère s’attendre à une remontée des taux  mais seulement à une réduction très progressive de la taille du bilan. En clair on réduira progressivement les rachats d’actifs.  “Un soutien conséquent est encore nécessaire”, dit-il dans un entretien publié au cours du week-end par le journal belge De Tijd. “Tout le monde est d‘accord pour dire que nous devons nous assurer que la diminution des mesures de soutien intervienne de manière ordonnée, sans chocs excessifs.”La BCE devrait se prononcer dans les prochaines semaines sur l‘avenir de son programme de rachats d‘actifs. Des sources ont déclaré à Reuters que les responsables de l‘institut de Francfort s’étaient entendus la semaine dernière pour le réduire à partir de l‘an prochain. Ils sont aussi convenus que, même avec la réduction de sers rachats d‘actifs, la politique monétaire de la BCE resterait encore longtemps accommodante et que sa normalisation serait progressive. Peter Praet ajoute que si l‘inflation devient “trop élevée, nous réagirons avec la même vigueur que celle avec laquelle nous essayons de la remettre sur la bonne voie.”

La zone euro résiste à Macron

La zone euro résiste à Macron

 

En l’état actuel du débat, les propositions de Macon semblent avoir peu de chances d’aboutir pour transformer la zone euro dans la voie d’une plus grande intégration. D’un côté Macon propose en effet un budget propre pour la zone euro, un ministre des finances et même parlement. De son côté l’Allemagne est très réticente sur le budget, sur un impôt européen et encore davantage sur une éventuelle mutualisation des dettes. L’Allemagne souhaite seulement la création d’un fonds monétaire européen est une union bancaire renforcée. D’autres pays considèrent que les propositions de modifications institutionnelles ne sont pas prioritaires et qu’on prend  le problème à l’envers. Pour eux, il  convient en priorité de traiter le problème de la compétitivité de l’Europe et n’aborder l’institutionnel qu’ensuite. La zone euro doit d‘abord identifier ses problèmes internes avant de réfléchir aux réformes institutionnelles censées les régler, ont déclaré vendredi plusieurs ministres des Finances lors de discussions informelles sur l‘avenir du bloc. La France, l‘Allemagne et la Commission européenne ont tour à tour avancé des propositions différentes pour modifier le fonctionnement de la zone euro, le président français Emmanuel Macron suggérant notamment de la doter de son propre budget, parlement et ministre des Finances. “Je pense que nous devrions commencer par l‘autre bout”, a déclaré Jeroen Dijsselbloem, le président de l‘Eurogroupe, à la presse. “Au lieu d‘avoir un débat essentiellement sur l‘aspect institutionnel, (nous devrions avoir) un débat sur ce qui manque dans l‘union économique et monétaire, en termes de résistance, de compétitivité et de solidarité”, a ajouté le ministre néerlandais des Finances. “Donc je pense que nous devrions commencer par savoir quel est le problème et terminer par un débat institutionnel.” Son homologue autrichien a abondé dans le même sens. “Nous sommes satisfaits du dispositif actuel et nous pensons que nous devrions nous y tenir”, a dit Jörg Schelling. “Je ne vois pas l‘intérêt d‘avoir un débat avant qu‘on ne sache clairement quelle est la stratégie de la zone euro (…) Quand la discussion sur la stratégie sera terminée, alors nous pourrons bâtir la structure qui la soutient.”

Réforme zone euro : Macron veut un budget, un ministre et un fonds monétaire européen

Réforme zone euro : Macron veut un budget, un ministre et un fonds monétaire européen

 

 

Une nouvelle fois Emmanuel Macron s’est prononce pour une réforme d’ampleur de l’union européenne. En fait, il privilégie l’évolution de la zone euro en réclamant notamment un budget, un ministre et la création d’un fonds monétaire européen. Le président de la république française milite aussi pour un parlement spécifique à la zone euro. Sur la question d’un fonds monétaire spécifique à l’Europe, Macon il a le soutien de l’Allemagne,  notamment du  ministre des finances Schaüble. Pour le reste Merkel n’est pas en désaccord mais restera à définir l’ampleur et la nature budget européen ainsi que les prérogatives du ministre des finances. On voit mal d’un coup un budget européen se substituait  totalement aux budgets des Etats. Si l’idée est retenue, il faudra notamment l’appui des Allemands. Ce ministère européen  aura nécessairement un champ de compétence et des moyens réduits par rapport à ceux  des Etats. Il ne faudrait pas pour contenter Macon que  la zone euros se satisfasse d’un ministère  gadget. Mieux vaudrait sans doute encourager les coopérations volontaires sur le financement de projets économiques stratégiques. Des coopérations à géométrie variable. L’exemple d’Airbus est là pour montrer  qu’il est possible d’avancer dans certains domaines avec quelques pays seulement.  Emmanuel Macron a donc  jeudi à Athènes pour une réforme ambitieuse de la zone euro qui établirait davantage de solidarité entre ses membres et mettrait fin à une forme de “guerre civile”. Le président français a répété qu‘il souhaitait la création d’“un vrai budget de la zone euro”, avec un ministre des Finances permanent et un contrôle démocratique. Sur ce dernier aspect l’idée paraît intéressante mais ce Parlement va s’ajouter à celui de l’union européenne qui vraisemblablement va continuer d’exister. En clair mieux vaut quelques coopérations sur des projets précis et stratégiques que de rajouter supplémentaire au millefeuille politique Emmanuel Macron précisera ses propositions après les législatives allemandes du 24 septembre, pour lesquelles la chancelière Angela Merkel est favorite. Il prévoit de le faire suffisamment tôt pour qu‘elles soient prises en compte dans les négociations d‘une future coalition gouvernementale à Berlin. Il a souhaité que ce futur budget représente plusieurs centaines de milliards d‘euros et s‘accompagne d‘une capacité de lever de la dette en commun sur les marchés, dans un entretien publié la semaine dernière. Pas sûr que sur ce dernier point ils tiennent un vrai soutien des Allemands qui ont toujours refusé tout concept de mutualisation des dettes quelques soit sa forme.  Emmanuel Macron a évoqué la  proposition du ministre des Finances allemand, Wolfgang Schäuble, à laquelle Angela Merkel a apporté son soutien, pour élargir le rôle du Mécanisme européen de stabilité (MES), le fonds de sauvetage de la zone

Médecin généraliste : espèce en voie de disparition en zone rurale

Médecin généraliste : espèce en voie de disparition en zone rurale

 

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Un article du Figaro fait état d’un médecin généraliste qui opère dans une commune de 800 habitants et qui ne trouve pas de successeur même avec une transmission gratuite son cabinet. Même une annonce dans le bon coin n’aurait donné aucun résultat. Pourtant ce cas n’est pas isolé il est même significatif de l’évolution de la couverture médicale dans certaines zones. Plus globalement le métier de médecin généraliste ne séduit plus les jeunes praticiens car ce métier est trop contraignant notamment en termes d’heures de travail. Dans les zones rurales la création de maisons de santé n’est qu’une rustine posée sur le mal. Il faut en effet des médecins pour  les remplir. De plus en plus,  on fait aussi appel, comme en milieu hospitalier, à des médecins étrangers moins exigeants sur les conditions de travail et sur la rémunération. Cette insuffisance de généraliste va encore s’aggraver qu’on prévoit une diminution des effectifs de larmes de 30 % d’ici une dizaine d’années. Une réforme passant notamment par l’évolution du numerus clausus ne donnera pas d’éventuels effets avant douzaine d’années compte tenu du délai de formation des futurs praticiens.  Réformes des études, indemnités pour les internes, aides à l’installation, les syndicats de professionnels de santé ont avancé plusieurs pistes pour résoudre l’éternel problème des déserts médicaux. Entre 2007 et 2016, le nombre de généralistes a chuté de 8,4%, selon le Conseil national de l’Ordre des médecins. Une diminution qui est en partie due aux départs en retraite, et qui devrait s’accélérer avec la génération des baby-boomers dont la carrière se termine. D’ici à 2025, la chute du nombre de généralistes pourrait se traduire par la disparition d’un praticien sur quatre, toujours selon l’Ordre des médecins

Chômage zone euro

Chômage zone euro

Plusieurs bonnes nouvelle en même temps avec la croissance, l’inflation et l’emploi en zone euro. Le produit intérieur brut (PIB) a progressé de 0,6% sur la période avril-juin, un chiffre. Par rapport au premier trimestre de l’an dernier, la croissance est estimée à 2,1%, ce qui est là encore conforme au consensus. En rythme annualisé, la croissance au deuxième trimestre ressort à 2,3% après 2% au premier trimestre. L’accélération de la croissance confirme la solide reprise économique de la zone euro, dont le taux de chômage, paru lundi, a été en juin le plus bas depuis 2009. Une économie en meilleure santé devrait inciter la Banque centrale européenne (BCE).  Le taux de chômage dans la zone euro a légèrement reculé en juin à 9,1%, tandis que l’inflation est restée stable, largement en dessous de l’objectif de la BCE qui devrait rester prudente selon les analystes. « Si les chiffres du chômage de juin brossent une image positive du marché du travail de la zone euro, les chiffres de l’inflation en juillet confirment que cette dynamique doit encore générer une pression inflationniste », observe Jennifer McKeown, de Capital Economics. Le taux de chômage a atteint en juin son taux le plus faible depuis février 2009, selon l’Office européen des statistiques Eurostat. En baisse par rapport à mai (9,2%), il est un peu meilleur que celui anticipé par les analystes interrogés par le fournisseur de services financiers Factset, qui tablaient sur 9,2%. Il était repassé en septembre 2016 sous le seuil symbolique de 10,0% et ne cesse de reculer depuis. Dans le détail, la baisse constante du chômage cache des disparités entre les 19 pays qui ont adopté la monnaie unique. Les taux sont très faibles en Allemagne (3,8%), en République tchèque (2,9%) et à Malte (4,1%), mais restent élevés en Grèce (21,7% en avril, dernier chiffre disponible), ainsi qu’en Espagne (17,1%).. En France, le chômage est resté inchangé, à 9,6% en juin, comme en mai.

 

Zone euro: croissance soutenue

Zone euro: croissance soutenue

 

Les principaux indicateurs économiques s’améliorent en zone euro. Croissance, emploi et inflation sont dans le vert. L’accélération de l’activité économique se confirme donc  dans la zone euro, avec un reflux du chômage qui est revenu à 9,1 % en juin, au plus bas depuis février 2009, selon les données publiées lundi par Eurostat. L’institut européen des statistiques signale également que l’inflation s’est stabilisée à 1,3 % en juillet (par rapport au même mois de 2016). La croissance économique dans la zone euro est restée solide au deuxième trimestre après sa bonne performance du premier trimestre, montre la première estimation publiée mardi par Eurostat. Le produit intérieur brut (PIB) des pays ayant opté pour la monnaie unique a progressé de 0,6% sur la période avril-juin, un chiffre conforme au consensus Reuters. Par rapport au premier trimestre de l’an dernier, la croissance est estimée à 2,1%, ce qui est là encore conforme au consensus. Eurostat a révisé en légère baisse la croissance du premier trimestre à +0,5% contre +0,6% précédemment annoncé. En revanche, la croissance annuelle a été confirmée à 1,9%. En rythme annualisé, la croissance au deuxième trimestre ressort à 2,3% après 2% au premier trimestre. L’accélération de la croissance confirme la solide reprise économique de la zone euro, dont le taux de chômage, paru lundi, a été en juin le plus bas depuis 2009. Une économie en meilleure santé devrait inciter la Banque centrale européenne (BCE) à lancer le dénouement progressif de sa politique monétaire ultra-accommodante cet automne, en dépit d’un taux d’inflation stable de 1,3% en juillet, en deçà de son objectif d’une hausse des prix inférieure, mais proche des 2%. En France la reprise paraît un peu plus lente mais les derniers chiffres connus permettent maintenant

 

Croissance zone euro: du mieux pour le FMI

Croissance zone euro: du mieux pour le FMI 

 

 

Alors que la croissance devrait se tasser  aux États-Unis et en Grande-Bretagne, l’activité devrait s’améliorer un peu pour la zone euro. «Les surprises positives de l’activité à la fin 2016 et au début 2017 laissent entrevoir une solide dynamique», souligne le FMI qui estime que le rebond conjoncturel devrait être plus fort en Europe où les risques politiques se sont atténués. En Allemagne (+1,8% en 2017), en Espagne (+3,1%), en France (+1,5%), dont le FMI a détaillé la situation la semaine dernière, et en Italie (+1,3%) où la croissance au premier trimestre a dépassé les attentes, la demande intérieure est plus vigoureuse que prévu. Enfin, l’Asie aussi est sur la bonne pente, notamment la Chine (+6,7%) et le Japon (+1,3%). Les prévisions pour la croissance chinoise ont été révisées à la hausse, en raison de la vigueur du premier trimestre 2017 et du maintien prévu de l’accompagnement budgétaire. Attention, nuance toutefois le FMI en pointant notamment les risques liés à la Bourse, aux politiques monétaires ou encore à la nature de la croissance chinoise, soutenue par une forte hausse du crédit. «La vigueur des valorisations sur les marchés et la très faible volatilité» dans un environnement incertain «augmentent les probabilités d’une correction des marchés», ce qui pèserait sur la croissance et sur la confiance. Aux États-Unis, la normalisation de la politique monétaire (c’est-à-dire la poursuite de la hausse des taux d’intérêt) pourrait provoquer un durcissement plus rapide que prévu des conditions financières mondiales, détaille l’institution, qui rappelle par ailleurs que ces taux de croissance mondiale se situent toujours «en dessous des moyennes d’avant-crise».

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