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Conflans : L’assassin en contact avec la Syrie

Conflans : L’assassin en contact avec la  Syrie

L’hypothèse du tueur isolé après le meurtre de Samuel Patty est de plus en plus battu en brèche. Le criminel était évidemment en lien avec plusieurs personnes en France comme le démontrent certains de ses messages sur Internet. Par ailleurs, il entretenait des relations avec la Syrie. Le tueur, en tout cas, était en contact avec au moins un djihadiste russophone en Syrie, selon Le Parisien. Localisé grâce à son adresse IP, cet inconnu serait basé à Idlib, dans le nord-ouest du pays, secteur infesté de moudjahidin d’al-Qaida et de Daech. Les services de renseignement moulinent tout ce qu’ils savent pour tenter d’identifier ce djihadiste, particulièrement sur les islamistes d’origine tchétchène réfugiés dans ces zones instables. Il pourrait avoir été en contact avec un second djihadiste, dans la même zone.

Dans le téléphone mobile du tueur, la police a retrouvé maints indices de sa dérive. Le 9 août, il écrit ou recopie un appel au djihad. Le 4 octobre, seulement douze jours avant de supplicier le professeur Paty, il publie sur Snapchat une incantation islamiste citant le groupe syrien Hayat Tahrir al-Cham, rattaché al-Qaida.

C’est le 9 octobre qu’il entend parler, pour la première fois, de l’affaire des caricatures commentées par Samuel Paty dans son cours sur la liberté d’expression. Anzorov a vu la vidéo postée par le père d’élève, Brahim Chnina, qui, selon une source judiciaire, a « monté un vrai chantier contre l’enseignant. La fille de ce père d’élève n’était même pas présente au cours, comme il l’affirme. »

Coronavirus France : encore un record avec 40.000 cas

Coronavirus France : encore un record avec 40.000 cas

Très forte hausse est encore un record avec plus de 40.000 contaminations dues au coronavirus en 24 heures.

Le précédent record quotidien était de 32.427 contaminations samedi dernier.

Le taux de positivité des tests a lui aussi nettement augmenté jeudi, passant de 13,7% à 14,3%, selon SPF.

L’épidémie a désormais fait 34.210 morts en France, soit 162 de plus que mercredi.

Face à la dégradation de la situation sanitaire, le gouvernement a annoncé jeudi que 46 millions de personnes en France seraient concernées à partir de vendredi à minuit par un couvre-feu en vigueur dans 54 départements, de 21h00 à 06h00.

Les autorités françaises s’inquiètent particulièrement d’un risque de saturation des hôpitaux, où le taux d’occupation des lits dans les services de réanimation par des patients atteints du COVID-19 dépasse maintenant 44% au niveau national, a dit le Premier ministre, Jean Castex.

Le nombre de patients hospitalisés en raison du COVID-19 s’élève désormais à 14.032, dont 2.319 en réanimation, soit respectivement 847 et 71 personnes de plus que mercredi, selon les données des autorités sanitaires.

«Le projet de PAC contradiction avec le Green deal» ?

 «Le projet de PAC contradiction avec le Green deal» ?

 

 

Yves Madre est président du think tank européen Farm Europe, Collaborateur de l’ex-commissaire européen à l’Agriculture Dacian Ciolos, s’inquiète dans l’Opinion de la renationalisation de la politique agricole.

 

Avec la pandémie, les discussions sur la prochaine PAC, qui devait être prête en 2021, ont pris du retard. Où en est-on ?

Le Conseil des ministres de l’Agriculture et le Parlement doivent chacun, ces prochains jours, acter des positions d’entrée en négociation, en vue des discussions qui se dérouleront entre novembre et mars-avril. Ils doivent étudier la proposition de la Commission qui date de 2018. Elle a deux ans dans la vue et surtout, elle date d’avant le Green deal européen promu par la commission Von der Leyen ! Ses objectifs sont, par conséquent, en décalage. Il faudra un gros effort de mise en cohérence : soit la PAC continue sa vie telle quelle, en parallèle du Green deal, soit il faut la reprendre afin qu’elle soit la traduction des ambitions de ce pacte vert pour l’agriculture.

Quels sont les points à retravailler pour mettre en conformité de la PAC avec les engagements écologiques européens ?

D’abord, la portée. Le Green deal a une ambition européenne. La proposition de 2018 de la Commission acte une renationalisation de la PAC, en fait un outil de gestion administratif. Chaque Etat serait libre de faire ce qu’il entend, en fonction de sa stratégie nationale. Et ce n’est plus l’Europe qui vérifiera ou sanctionnera : les citoyens européens qu’ils ne sauront plus pour quoi et à qui ils paient. L’idée de la commission Junker portait en germe une disparition de la PAC à terme, l’agriculture – seule politique commune de l’UE – devenant régie par les simples règles de la concurrence, comme les aides d’Etat. Ensuite, la finalité. Les transitions écologiques, pour être efficaces, doivent se faire en même temps. Ce n’est pas ce que propose la future PAC, en l’état. Le volet « ecoschemes » est supposé financer la transition écologique. Mais le projet se borne à dire à chaque Etat : « Faites de l’écologie comme vous l’entendez». On voit bien les distorsions qui vont apparaître dans un marché commun : certains pays laveront plus vert que vert, d’autres passeront un coup de peinture de la même couleur et d’autres ne feront rien. On ne pourra rien évaluer ou démontrer à l’échelle du continent. L’émiettement est le même pour la sécurité alimentaire.

Comment la situation peut-elle évoluer ?

Le Parlement a énormément travaillé. Il semblerait que les groupes PPE et ECR (droite), les socialistes, et une partie de Renew (libéraux) s’apprêtent à voter en faveur d’un projet différent de celui de la Commission. Une PAC européenne, non renationalisée, avec des minima à atteindre en matière d’écologie, des règles communes. La nécessité de ne pas trop s’écarter de l’idée originelle de la PAC – une politique investissant dans l’avenir de l’Europe – a visiblement été comprise. La suite se jouera dans les discussions tripartites. La Commission pourrait se rapprocher du Parlement. Le Conseil des ministres est, lui, en pleine cacophonie.

Et la France ?

Elle s’est focalisée sur les négociations budgétaires jusqu’à récemment. Le Conseil n’a pas traité du fond des options politiques à décider. Le nouveau ministre, Julien Denormandie, semble arriver avec des convictions, mais il débarque tard dans la négociation et ne peut pas jouer au chamboule tout. L’espoir est que les avancées que l’on attend au Parlement puissent rouvrir un espace de négociation.

 

Une proposition de loi constitutionnelle sur la laïcité avec référendum ?

Une proposition de loi constitutionnelle sur la laïcité avec référendum ?

Plusieurs propositions de loi risquent d’être discutées sur la question de la laïcité. Toutefois, la proposition du Sénat se singularise par le fait que sa nature constitutionnelle nécessite un référendum. Il n’est pas certain que la majorité actuelle à l’Assemblée nationale soutienne un type de proposition dont on peut difficilement prévoir les conséquences politiques. Jusque-là le chef de l’État a surtout privilégié-le en même temps pour ne pas mécontenter une partie de la population dont il espère le soutien.

Trois élus de la majorité sénatoriale ont préparé une  proposition de loi constitutionnelle, qui a été déposée en février dernier : Philippe Bas, sénateur Les Républicains (LR) de la commission des lois, Bruno Retailleau, chef de file du groupe LR, et Hervé Marseille, président du groupe centriste. La commission des lois a adopté mercredi 14 octobre le rapport de Christophe-André Frassa.

Cette proposition de loi est constituée de deux articles afin de renforcer « la laïcité au quotidien », indique le sénateur Christophe-André Frassa auprès de Public Sénat. L’article 1 vise à compléter le premier article de la Constitution pour affirmer que « nul individu ou nul groupe ne peut se prévaloir de son origine ou de sa religion pour s’exonérer du respect de la règle commune ».

L’article 2 de la proposition de loi obligerait les partis politiques à respecter le principe de laïcité, afin d’empêcher les partis communautaristes d’accéder à des financements publics pour présenter des candidats aux élections.

, une proposition de loi constitutionnelle est soumise à une procédure très particulière, puisqu’elle doit être soumise à un référendum après avoir été votée par les deux assemblées.

Coronavirus France : nouveau record avec 27.000 nouveaux cas

Coronavirus France : nouveau record avec 27.000 nouveaux cas

Les contaminations atteignent un nouveau record et le président du comité scientifique n’exclut plus des mesures de confinement. 26.896 nouvelles contaminations ce samedi selon Santé publique France, un chiffre jamais atteint depuis le début de l’épidémie.

Ce nouveau record traduit une accélération de la propagation du virus alors que le nombre de nouveaux cas avait dépassé le seuil des 20.000 vendredi après deux journées consécutives à plus de 18.000.

Le bilan s’établit désormais à 718.873 cas confirmés depuis le début de l’épidémie en mars.

Près de 5.000 personnes ont par ailleurs été hospitalisées au cours des sept derniers jours dont 928 dans un service de réanimation.

“Au niveau national, les nouvelles hospitalisations, les admissions en réanimation pour COVID-19 et les nombres de décès restent actuellement à des niveaux modérés en comparaison à la situation observée en mars-avril 2020”, écrit Santé publique France dans son point journalier.

“mais l’augmentation de la circulation du virus, en particulier chez les personnes les plus âgées, fait craindre la poursuite des hospitalisations et des décès dans les semaines à venir”.

Cinquante-quatre décès supplémentaires ont été enregistrés, ce qui porte le bilan total à 32.684 morts.

Le taux de positivité des tests s’élève quant à lui à 11%, à comparer à 10,4% vendredi, mais Santé Publique France invite à nuancer la portée de cet indicateur compte tenu de la baisse du taux de dépistage de la population.

Face à cette résurgence épidémique, quatre nouvelles villes – Lille, Saint-Etienne, Lyon et Grenoble – ont basculé ce samedi en zone d’alerte maximale au coronavirus avec fermeture des bars et mise en place d’un protocole sanitaire strict pour les restaurants.

Ces mesures sont déjà en place à Aix-Marseille, en Guadeloupe et à Paris et les départements limitrophes de la Petite couronne (Hauts-de-Seine, Seine-Saint-Denis et Val-de-Marne).

Les villes de Toulouse et de Montpellier sont placées sous surveillance et t basculent  à leur tour ce lundi en zone d’alerte maximale.

Droit voisin : Google obligé de négocier avec la presse mais avec qui ?

Droit voisin : Google obligé de négocier avec la presse mais avec qui ?

 

En apparence d’une victoire pour la presse et les agences concernant la décision de la cour d’appel de Paris de contraindre Google à négocier une rémunération de l’information. C’est l’application française du droit voisin européen.

Cette dernière permet aux éditeurs d’exiger une rémunération de la part des plateformes en ligne lorsqu’elles diffusent des extraits d’articles de presse ou d’information.

Le problème c’est que Google n’a prévu qu’une enveloppe de 1 milliard sur trois ans pour rémunérer l’ensemble de la presse au plan mondial. Soit environ 300 millions quand son site affaire est de 200 milliards. Le risque est donc que cette rémunération soit très marginale. Le second risque c’est qu’elle soit limitée aux très gros titres et que 90 % des autres éditeurs d’information soient évincés.

Les grands médias ne seraient pas forcément opposés à cette restriction démocratique car ils connaissent une énorme crise économique qui se traduit en particulier par la baisse des recettes publicitaires liées à celles de la baisse de l’audience.

La décision de la Cour d’appel relativise l’engagement pris la semaine dernière par Google de verser un milliard de dollars au cours des trois prochaines années aux éditeurs du monde entier pour l’utilisation de leurs contenus . Car l’arrangement français implique de trouver une méthodologie durable pour rémunérer les éditeurs et les agences de presse.

Le véhicule de Google dédié à la rémunération des éditeurs d’information, baptisé Google News Showcase, doit être lancé en Allemagne où des partenariats ont été signés avec plusieurs médias comme Der Spiegel, Stern et Die Zeit, ainsi qu’au Brésil.

Avant même la décision de la Cour d’appel, Google France avait indiqué mercredi soir être proche d’un accord avec les éditeurs français sur la rémunération “des droits voisins au titre de la loi”.

Google obligé de négocier avec la presse mais laquelle ?

 Google obligé de négocier avec la presse mais laquelle ?

 

En apparence d’une victoire pour la presse et les agences concernant la décision de la cour d’appel de Paris de contraindre Google à négocier une rémunération de l’information. C’est l’application française du droit voisin européen.

Cette dernière permet aux éditeurs d’exiger une rémunération de la part des plateformes en ligne lorsqu’elles diffusent des extraits d’articles de presse ou d’information.

Le problème c’est que Google n’a prévu qu’une enveloppe de 1 milliard sur trois ans pour rémunérer l’ensemble de la presse au plan mondial. Soit environ 300 millions quand son site affaire est de 200 milliards. Le risque est donc que cette rémunération soit très marginale. Le second risque c’est qu’elle soit limitée aux très gros titres et que 90 % des autres éditeurs d’information soient évincés.

Les grands médias ne seraient pas forcément opposés à cette restriction démocratique car ils connaissent une énorme crise économique qui se traduit en particulier par la baisse des recettes publicitaires liées à celles de la baisse de l’audience.

La décision de la Cour d’appel relativise l’engagement pris la semaine dernière par Google de verser un milliard de dollars au cours des trois prochaines années aux éditeurs du monde entier pour l’utilisation de leurs contenus . Car l’arrangement français implique de trouver une méthodologie durable pour rémunérer les éditeurs et les agences de presse.

Le véhicule de Google dédié à la rémunération des éditeurs d’information, baptisé Google News Showcase, doit être lancé en Allemagne où des partenariats ont été signés avec plusieurs médias comme Der Spiegel, Stern et Die Zeit, ainsi qu’au Brésil.

Avant même la décision de la Cour d’appel, Google France avait indiqué mercredi soir être proche d’un accord avec les éditeurs français sur la rémunération “des droits voisins au titre de la loi”.

Droits voisins : un accord avec Google en France ?

Droits voisins : un accord avec Google en France ?

Un accord pourrait être conclu entre la presse généraliste et Google. Google accepterait le principe de rémunération de nos titres de presse », a indiqué Pierre Louette, patron du groupe Les Echos-Le Parisien et négociateur pour la presse généraliste, dans un communiqué. Le problème c’est d’abord l’ampleur de la rémunération qui ne serait certainement pas à la hauteur de l’enjeu puisque Google prévoit au plan mondial une enveloppe de 3 milliards sur trois ans. Le risque est aussi que seul certains gros titres s’accaparent  la rémunération et que soit écartés la plupart des autres producteurs d’information.

 

De son côté, le directeur général de Google France, Sébastien Missoffe, s’est félicité de « ‘l’avancée de négociations menées ces derniers mois avec les éditeurs de presse dans le cadre de la loi française sur le droit voisin »« Nous voulons soutenir le journalisme et assurer la continuité de l’accès au plus grand nombre à un contenu de qualité », a-t-il ajouté.

 

L’annonce de Google survient à la veille d’une décision de la cour d’appel de Paris liée au dossier. Elle doit dire si l’Autorité de la concurrence avait eu raison d’imposer en avril dernier au géant internet américain de négocier sur les droits voisins avec les éditeurs de presse qui le souhaitaient.

Iran: contrainte de négocier avec les États-Unis

Iran: contrainte de négocier avec les États-Unis

 

Hamid Enayat, analyste iranien basé à Paris estime dans la tribune que l’Iran n’a pas d’autre solution que de négocier avec les États-Unis compte tenue de la situation catastrophique de son économie.

 

 

Ces deux dernières années, le ciel du régime iranien s’est assombri. La chute spectaculaire du rial (la monnaie iranienne, ndlr) a considérablement accru la pauvreté. L’inflation et les prix élevés s’envolent au quotidien. Il est certain que plus des deux tiers de la population iranienne vivent en deçà du seuil de pauvreté. Le chômage s’est intensifié avec la pandémie du coronavirus. L’économie a fait faillite. Et plus important encore, ces deux dernières années, le soulèvement de novembre a ébranlé les fondements du pouvoir. Les journaux officiels ont à plusieurs reprises mis en garde contre l’imminence d’un nouveau soulèvement. La raison en est que le régime a procédé à des exécutions hâtives en dépit de la pression internationale et au prix d’un isolement supplémentaire. Il est donc très clair que cette situation ne peut continuer.

Elle n’est plus supportable car l’armée des chômeurs et des affamés s’est tournée vers les Moudjahidine du peuple (OMPI), l’ennemi juré et de longue date du régime iranien, et ils ont démontré un leadership efficace dans les protestations et soulèvements.

Selon les responsables en Iran, les politiques actuelles de la Maison Blanche, du Sénat et de la Chambre des Représentants sont fortement influencées par l’OMPI.

« Il suffit d’examiner le sommet virtuel que ce groupe a tenu, juste un jour avant la mise en œuvre du snapback américain, écrit le très officiel Mardom Salari en Iran. Une réunion transatlantique à laquelle ont participé 9 sénateurs et 20 membres de la Chambre des Représentants des Etats-Unis, ainsi que Rudy Giuliani et une dizaine d’autres figures anti-iraniennes. Sénateurs, représentants et personnalités du parti républicain de Trump et du parti démocrate de Biden ! Même le sénateur Menendez, l’un des démocrates de plus haut rang qui fait tout pour empêcher la réélection de Trump, s’est rangé du côté de sénateurs néoconservateurs comme Ted Cruz et Marco Rubio. En plus de soutenir la pression maximale et de sanctionner l’Iran, il soutient Maryam Radjavi, la dirigeante de l’OMPI. »

La situation est-elle la même qu’en 2013, où la stratégie et la priorité d’Obama était le retrait des troupes américaines d’Irak ? Il avait alors pour ligne de conduite de geler les autres conflits, y compris avec l’Iran, un processus qui avait conduit au JCPOA, l’accord nucléaire.

Sans l’ombre d’un doute, si Biden veut retourner au JCPOA, il visera la capacité de missiles ainsi que les politiques belligérantes du régime iranien dans la région. Et dans ce cas, certainement, il aura l’Europe à ses côtés. Il en résultera le retour contraint du régime iranien à l’intérieur de ses frontières, ce qui signifiera sa mort annoncée. La théocratie repose sur deux piliers, le premier étant l’exportation du terrorisme et l’intervention dans la région, et le second étant la répression à l’intérieur. Si l’un de ces piliers vient à être supprimé, cela entraînera son effondrement. L’administration Trump dit la même chose et vise la destruction des manettes de l’ingérence de Téhéran dans la région.

Option 1 – Quels changements pour Téhéran ?

Tout d’abord, la victoire des démocrates aux élections américaines de 2020 et une négociation avec Joe Biden. Il est clair que, depuis le retrait des États-Unis du JCPOA, Téhéran attend le résultat des élections américaines de 2020, il espère que les démocrates l’emporteront et qu’ensuite, les États-Unis retourneront au JCPOA. Certes, Téhéran y met beaucoup d’espoir et y voit non pas une bulle d’oxygène, mais une autoroute vers le désenclavement économique et politique.

Pour Téhéran, la victoire des démocrates peut avoir deux conséquences. Tout d’abord, les sanctions seraient levées, et ensuite les entreprises qui étaient prêtes à investir en Iran viendraient sur le terrain. Cependant, une victoire des démocrates et un retour américain au JCPOA pourraient également rendre la situation un peu plus difficile.

En effet, l’influence de l’Iran en Syrie, au Liban et en Irak a diminué. L’arrivée des démocrates ne rendra pas au régime iranien la domination qu’il avait sur la région. Les démocrates en sont conscients. Ainsi, il est peu probable que ces derniers soient disposés à emprunter le même chemin face à l’expansionnisme et l’ingérence de Téhéran.

Par conséquent, si les démocrates gagnent, cela impliquera inévitablement un changement dans la région, car ils poursuivent aussi leurs intérêts nationaux et régionaux. Ils contraindront la théocratie à abandonner ses programmes de missiles et ses interventions militaires au Liban, en Irak et au Yémen ; deux lignes rouges du régime iranien.

Option 2 - La poursuite de la présidence de Donald Trump

Si Trump l’emporte à nouveau, les négociations ne sont pas interdites. Trump a déclaré qu’il entamerait des négociations avec l’Iran s’il était élu. Mais si les Républicains gagnent, compte tenu de tous les problèmes qu’ils ont créés au régime iranien jusqu’à présent les décisions qu’ils prendront renforceront la pression et auront donc des conséquences irréparables pour Téhéran. D’autre part, certains pays de la région, comme l’Arabie saoudite et Israël, soutiennent la politique iranienne de Trump. En cas de victoire électorale, Trump dispose de suffisamment de temps pour tenir ses promesses et gérer le jeu de sorte à obtenir le plus grand nombre de points dans les négociations.

Option 3 - Négocier avec Donald Trump avant l’élection de 2020

Dans cette option, Trump ne peut évidemment pas avoir une main plus forte qu’après la victoire. Mais une bonne entente avec le régime iranien est pour lui le meilleur résultat des élections. Le régime semble donc avoir mis tous ses œufs de politique étrangère dans ce panier.

La conclusion est que, compte tenu des trois options mentionnées, la troisième, celle d’un accord avec l’administration Trump avant les élections de 2020, est certainement la meilleure pour le régime iranien. En revanche, les deux premières qui consistent à négocier avec les vainqueurs des élections américaines auront sûrement des résultats préjudiciables pour Téhéran.

Choisir entre le mal et le pire

Khamenei lui-même avait déclaré que les négociations avec les États-Unis étaient empoisonnées. L’option de négocier avec Washington, qui semble inévitable, est un choix en désespoir de cause.

Le régime iranien a toujours rassemblé et maintenu ses forces réactionnaires dans la société et dans la région avec le slogan de « A bas l’Amérique ». C’est avec ce slogan, qu’il a pu éliminer de nombreuses forces jusqu’à ce jour. Un responsable du renseignement avait déclaré pendant la guerre Iran-Irak que « le ministère du Renseignement ne nous a pas apporté autant que le slogan de ‘A bas l’Amérique’ ». C’est pourquoi les menaces creuses du commandant des gardiens de la révolution et de vengeance pour la mort de Soleimani sont devenues une forme de routine pour permettre au régime de maintenir le moral de ses forces.

Sans l’ombre d’un doute, dans les trois options, le régime iranien devra renoncer à ses politiques belligérantes dans la région et, par conséquent, à l’étape suivante, il devra abandonner le corps des pasdarans (le corps des Gardiens de la révolution islamique, ndlr), la milice du Bassij et sa pléthore de milices étrangères qui lui servent d’outils politiques. Ce faisant, il sciera la branche sur laquelle il est assis.

Mais le plus important est encore la présence d’une alternative en Iran, face à laquelle la théocratie a été contraint de choisir entre le mal et le pire. À l’heure actuelle, la dirigeante de l’opposition iranienne, Maryam Radjavi, avec son plan en dix points basé sur l’égalité des sexes, la séparation de la religion et de l’État, un Iran non nucléaire et l’abolition de la peine de mort, a une forte influence sur les femmes et la jeunesse iraniennes. En conséquence, le régime est contraint de choisir entre le marteau des sanctions et la forte présence d’une alternative politique à la tête des protestations. Face à cette donne-là, l’Europe et le résultat des élections américaines ne lui seront d’aucun secours.

Covid: le mur avec le Mexique a tout arrêté ! d’après Trump

Covid: le mur avec le Mexique a tout arrêté ! d’après Trump

 

 

 

 

D’après Trump, le mur   entre les États-Unis et le Mexique les 3000 km. Le fameux mur n’en couvre qu’une partie. Certes cela a compliqué la tâche de l’immigration clandestine mais cela ne l’a pas ralentie de manière significative contrairement ce que raconte Trump.

« C’est le mur le plus puissant (…) qui soit au monde, il bénéficie d’une technologie incroyable », a expliqué le président américain lors d’une table-ronde à Yuma pour marquer le cap des 200 miles (322 kilomètres). Donald Trump a insisté sur le fait que ce mur était « infranchissable » à moins de disposer « d’une échelle extraordinairement longue ».

Donald Trump a en particulier assuré que cet édifice controversé était utile pour lutter contre l’immigration clandestine mais s’était aussi révélé très efficace pour lutter contre la propagation du Covid-19. « Il a arrêté le Covid, il a tout arrêté » a-t-il ainsi répété.

 

 

Conjoncture croissance : les indicateurs de l’INSEE en contradiction avec ceux de l’Europe

Conjoncture croissance : les indicateurs de l’INSEE en contradiction avec ceux de l’Europe

 

curieusement les indicateurs de l’INSEE montreraient une amélioration du climat des affaires en septembre. Ce que contredisent les indicateurs mesurés par l’institut IHS Markit. Une différence qui pourrait s’expliquer par le recours un peu excessif des pouvoirs publics et des institutions officielles à la méthode Coué. De toute manière les évolutions constatées en hausse par l’INSEE sont très marginales. Notons ensuite qu’il s’agit de mesurer un climat et non une évolution réelle de l’économie.

Pour l’INSEE Le climat des affaires en France s’est amélioré en septembre en dépit de la hausse des nouvelles infections au coronavirus qui a obligé le gouvernement à prendre de nouvelles mesures de restriction.

Son indice le mesurant a progressé à 92 contre 90 en août, son plus haut niveau depuis février, avant que la France n’entre dans une période de confinement généralisé de deux mois pour tenter de contenir l’épidémie de COVID-19.

L’indice mesurant le degré de confiance dans l’industrie manufacturière a progressé à 96, contre 92 le mois dernier et 95 attendu en moyenne par les économistes interrogés par Reuters.

L’indice pour le secteur plus important des services s’est lui aussi amélioré, à 95 contre 93. Au contraire l’indice Markit observe une nette détérioration en France des services ce qui peut se comprendre avec les mesures de plus en plus restrictives concernant certaines activités.

 

Europe: remettre en cause la coopération avec l’Allemagne

Europe: remettre en cause la coopération avec l’Allemagne 

Emmanuel Sales président de la Financière de la Cité remet en cause l’intérêt d’une coopération qui n’a profité qu’à l’Allemagne dans une tribune de l’Opinion.

L’empressement des élites parisiennes à se fondre avec l’Allemagne, qu’elles connaissent si mal, a toujours eu quelque chose de gênant. Depuis vingt ans, nos Présidents à peine élus vont baiser l’anneau impérial d’Angela Merkel. Qu’ont-ils eu en retour ? En matière de politique énergétique, commerciale, migratoire, monétaire, l’Allemagne n’en fait qu’à sa tête. Nous avons soutenu sa réunification en supportant des taux d’intérêt élevés qui ont coûté un million de chômeurs au pays, nous avons passivement accompagné sa politique mercantiliste en transférant à la Chine nos emplois et nos technologies.

Pour quel bénéfice ? En vingt ans, la part de la France dans le PIB européen a baissé, l’emploi industriel a disparu, un chômage structurel s’est installé. La France était une petite Amérique, caractérisée par une demande intérieure soutenue, une forte tradition d’innovation, une capacité éprouvée à intégrer les populations immigrées, un taux d’investissement public important, tout cela financé par l’inflation et une gestion avisée de la dette.

En vérité, l’alignement sur le « modèle allemand » nous a affaibli. Nous nous sommes privés de leviers essentiels de la politique économique, les inégalités se sont creusées, les politiques de l’offre ont détruit notre capital productif et accru notre dépendance à la demande extérieure. La nature ayant horreur du vide, l’Allemagne a de façon avisée construit une position de force sans éprouver l’appréciation de sa monnaie nationale. Qui peut raisonnablement penser que la gestion catastrophique de la crise financière et migratoire n’ait pas eu son rôle dans la décision anglaise ? L’UE représentait 30 % du PIB mondial en 2000, 18% aujourd’hui.

L’Angleterre a été la gardienne du continent en luttant contre l’hégémonie des grandes puissances, l’Espagne de Charles Quint, la France de Napoléon et des Bourbons, l’Allemagne du Hohenzollern et de Hitler. La Grande Guerre a coûté la vie à plus de 700 000 Britanniques qui reposent en grande partie sur le sol français. Et pour lui faire payer le Brexit, nous l’avons reléguée dans les tribunes lors des cérémonies du centenaire de l’armistice. Le rôle de « bad cop » que la France s’est octroyé, alors que Londres demeure notre premier excédent commercial et notre principal partenaire militaire, est décidément dégradant.

La France-Allemagne est un chemin qui ne mène nulle part. L’Allemagne, s’est construite contre les Lumières et la vieille Europe. Elle s’estime sortie de l’histoire et aspire à donner au monde un message moral incarné par la fade philosophie d’Habermas tout en poursuivant ses intérêts commerciaux. L’idéal européen ne peut être de vendre des Mercedes et des sacs à mains au reste du monde en construisant des pistes cyclables pour la bourgeoisie des centres-villes.

Nous avons fait l’Europe parce que nous avons eu la guerre. Le couple franco-allemand est un mariage forcé. L’Europe est un essaim de peuples. Rien n’est plus éloigné de l’esprit européen que le césaro-papisme des élites. Plutôt que de nous fondre dans un nouvel empire carolingien, nous devrions faire valoir notre propre modèle qui constitue le vrai contrepoids à la politique allemande : soutenir notre demande interne, renforcer nos liens avec l’Italie que nous nous sommes sottement aliénée lors des crises précédentes.

Une vraie amitié disait Emerson est un buisson d’orties. Mieux vaut piquer son ami que de se contenter d’en être l’écho. L’Allemagne n’a pas besoin d’un collaborateur docile mais d’un message de pensée sincère. Alors, pour être vraiment européen, évitons la France-Allemagne.

Trafic aérien : l’hécatombe avec une baisse de 80 %

Trafic aérien : l’hécatombe avec une baisse de 80 %

 

C’est évidemment une véritable hécatombe qui frappe économiquement le transport aérien et qui inéluctablement va se traduire par d’impressionnantes vagues de licenciements. En dépit du soutien de leur pays respectif, les grandes compagnies ne pourront pas tenir longtemps dans ces conditions. Par exemple concernant Air France, le ministre de l’économie néerlandais a estimé que l’apport d’une dizaine de milliards au groupe était insuffisant et qu’il faudrait prendre de douloureuses mesures structurelles pour sauver la compagnie. Le nombre de passagers a chuté de 81 % entre le 1er mars et le 31 août par rapport à la même période en 2019, selon les chiffres de l’Union des Aéroports Français dévoilés par franceinfo mardi 15 septembre.
Les aéroports français sont toujours en plein trou d’air, frappés de plein fouet par la crise du coronavirus. Le rebond espéré au mois d’août n’a pas eu lieu, notamment sur les liaisons internationales. On attend pas un redressement avant 2025 2027 une activités comparables à 2019. En attendant des milliers et des milliers d’emplois devraient être supprimés

CORONAVIRUS France : nouvelle alerte avec 10.000 NOUVEAUX CAS EN 24 HEURES

CORONAVIRUS France : nouvelle alerte avec 10.000 NOUVEAUX CAS EN 24 HEURES

 

On est loin évidemment heureusement du pic de mars en raison des mesures de protection  , reste que le nombre de contaminés ne cesse de progresser de manière dangereuse surtout à la veille de l’apparition de la grippe classique qui forcément va affecter les défenses humanitaires des personnes les plus fragiles.

10.000 nouveaux cas en 24 heures, annonce Santé Publique France dans son bulletin quotidien. À 14 heures, il y avait 10.561 personnes testées positives au coronavirus en plus, par rapport à vendredi.

Santé Publique France fait état de 17 morts supplémentaires en 24 heures, portant à 30.910 le nombre de personnes mortes depuis le début de l’épidémie.

Sur l’ensemble du territoire, 772 clusters sont « en cours d’investigation », dont 100 en Ehpad. C’est 86 de plus par rapport à la veille.

Devant la “dégradation manifeste” de la situation concernant l’épidémie liée au coronavirus en France, le Premier ministre Jean Castex a annoncé une série de mesures, dont un renforcement des tests de dépistage et la réduction de la période d’isolement, tout en refusant de revenir à un confinement généralisé de la population.

Avec la Turquie, le dialogue oui mais pas sous la menace (Kyriakos Mitsotakis )

Avec la Turquie, le dialogue oui mais pas sous la menace  (Kyriakos Mitsotakis )

Le premier ministre grec souligne, dans une tribune au « Monde », que face à une Turquie toujours plus agressive, des intérêts stratégiques européens vitaux sont en jeu, et appelle Ankara à discuter des droits respectifs des deux pays en Méditerranée orientale.

« Lorsqu’ils cherchent à prédire l’avenir, les politologues se tournent souvent vers le passé, vers l’histoire partagée. La relation qui existe entre mon pays, la Grèce, et son voisin, la Turquie, ne fait pas exception. L’histoire nous enseigne qu’il y a des raisons d’être optimiste, mais aussi des sujets de vive préoccupation. Aujourd’hui, la question de savoir ce que l’avenir nous réserve – conflit ou coopération – n’a jamais revêtu une telle importance.

Quand j’ai pris mes fonctions de premier ministre en juillet 2019, je faisais preuve d’un optimisme prudent. Rien ne m’empêchait de croire que la Grèce et la Turquie ne pourraient pas devenir amies.

Après tout, nombre de mes prédécesseurs avaient réussi à surmonter des obstacles qui semblaient insurmontables. Des dirigeants comme Elefthérios Venizélos (1864-1936), mon grand-oncle, qui avait déjà signé un accord de paix et d’amitié avec Mustafa Kemal Atatürk (1881-1938) en 1930. Bien entendu, les relations ont été tendues depuis cette époque, mais il y a eu davantage de bons jours que de mauvais.

Bâtir des ponts pour la Turquie en Europe

Lors de notre rencontre à l’automne 2019, j’ai dit au président turc Recep Tayyip Erdogan que nous étions destinés par la géographie à être voisins et que, en tant que tels, nous devions coexister, afin de vivre paisiblement l’un à côté de l’autre. J’ai mis un point d’honneur à tendre la main de l’amitié et de la coopération. J’ai parlé de dialogue ouvert, d’une volonté de progrès et de ma volonté d’agir en tant que bâtisseur de ponts pour la Turquie en Europe.

Hélas, les choses n’ont pas vraiment pris la tournure que j’espérais. Depuis cette première rencontre, la Turquie est apparue non pas tant comme une partenaire que comme une provocatrice. Fin 2019, le président Erdogan a signé un accord maritime illégal avec une partie qui se livre à une guerre civile sanglante en Libye. Etant donné que la Turquie et la Libye n’ont pas de côtes se faisant face ou adjacentes, l’accord a été déclaré nul et non avenu par la majorité de la communauté internationale et des experts en droit, et comme étant en violation des droits souverains de pays tiers, y compris de la Grèce.

Turquie a pris des mesures concertées afin d’encourager et de faciliter les tentatives désespérées des migrants de pénétrer en Grèce. Nous avons défendu notre frontière avec le soutien de nos partenaires de l’Union européenne (UE). Notre message collectif était clair : les frontières de la Grèce sont également les frontières de l’UE, et nous les protégerons. »

Venezuela: le fou Maduro veut vacciner les candidats aux législatives avec le vaccin russe !

Venezuela: le fou Maduro veut vacciner les candidats aux législatives avec le vaccin russe !

 

On sait pertinemment qu’aucun vaccin sérieux ne sera disponible avant le milieu de l’année 2021 au mieux afin non seulement de tester son efficacité mais tout autant de vérifier ses effets indésirables et ses contre-indications. Notons qu’un très grand laboratoire britannique sur lesquels on  fondait de grand espoir vient d’arrêter de le tester justement en raison de conséquences très graves. Le groupe pharmaceutique anglo-suédois AstraZeneca, partenaire industriel de la prestigieuse université britannique Oxford, a en effet détecté un éventuel effet indésirable grave chez un participant aux essais cliniques de son vaccin expérimental.

Or pour des raisons politiques Poutine (qui veut son référendum pour rester au pouvoir 20 ans de plus) ou Trump (qui veut être réélu ) annoncent un vaccin. Une annonce évidemment complètement irresponsable et folle. La période est malheureusement caractérisée par la folie d’un certain nombre de dirigeants dans le monde comme en Chine, en Russie, en Iran, en Turquie, aux États-Unis ou encore au Venezuela. Dans ce dernier pays, le président Nicolas Maduro veut faire vacciner avec le vaccin russe les candidats aux législatives de décembre afin qu’ils fassent campagne «en toute sécurit黫En septembre, les premiers vaccins vont arriver de Russie pour des essais cliniques», a déclaré le président socialiste du pays sud-américain lors d’une allocution mardi soir.

En octobre, un deuxième lot en provenance de Russie doit arriver au Venezuela, a-t-il poursuivi au sujet de Spoutnik V, le vaccin russe contre le coronavirus perçu avec scepticisme dans le monde, notamment à cause de l’absence de phase finale des essais au moment de son annonce en août.

 

Non à une fusion de Suez avec Veolia (Jean-Louis Chaussade )

Non à une fusion de Suez avec Veolia (Jean-Louis Chaussade )

Pour Jean-Louis Chaussade, ex-Président de Suez, les inconvénients d’une fusion avec Veolia dépassent largement ses avantages. Mieux vaut conserver deux champions complémentaires que créer un pseudo-leader empêtré déclare-t-il dans les Échos.

« En 2012, alors directeur général de Suez, au sortir de la crise économique, je suis allé voir Antoine Frérot, le PDG de Veolia, pour lui proposer d’examiner les conditions d’un possible rapprochement amical entre nos deux groupes.

Après quelques semaines de discussions informelles, j’ai décidé de refermer ce dossier. Ses inconvénients étaient beaucoup plus grands que ses avantages, tant sur le plan technologique, qu’économique et humain. En France, Suez c’était alors 35.000 salariés et 5,5 milliards de chiffre d’affaires ; Veolia, c’était presque 50.000 salariés et 7,5 milliards de chiffre d’affaires. Nos parts de marchés cumulées étaient considérables : plus de 50 % dans l’eau et l’assainissement, et pratiquement autant dans l’incinération et l’enfouissement.

D’une certaine manière Jean-Louis sur sa confirme que la sous-traitance quasiment généralisée des services de l’eau à constituer une rente de situation juteuse pour les deux sociétés. Il est clair que la réduction à une seule amplifiera encore le phénomène avec en plus la casse sociale à la clé.

 

Alliance avec Macron : Les Républicains condamnent

Alliance avec Macron : Les Républicains condamnent

 

Comme c’était prévisible,  Estrosi a déclenché une tempête en déclarant qu’il convenait que les républicains choisissent Macon comme futur candidat en 2022. Autant dire qu’il propose le suicide du parti qui, éliminé dès le départ à la course à la présidentielle,  aurait de moins en moins de raison d’exister d’autant que Macron ne se gêne pas de déstabiliser en piochant dans ses effectifs pour désigner les membres du gouvernement. Estrosi  en jugeant que le parti est complètement incapable de présenter un candidat crédible aux présidentielles de 2022 condamne en fait son  propre parti à disparaître et finalement l’ invite à suivre la sort du parti socialiste.

Tout en rappelant son attachement à sa famille politique, Estrosi juge néanmoins qu’elle n’a aucune chance de faire émerger un candidat en mesure de conduire la bataille en 2022. Pas même François Baroin. Interrogé sur les propos d’Estrosi, le maire de Troyes, lui, écarte tout rapprochement avec LREM. «Oui, j’ai un léger désaccord d’analyse avec Christian Estrosi…», ironise le président des maires de France auprès du Parisien en pointant «la politique ultratechnocratique et centralisatrice» du gouvernement qu’il combat. Beaucoup reprochent Estrosi d’être une véritable girouette qui par exemple s’est rapprochée de Macon en 2017 dans le perspective de la victoire de l’actuel président, puis de s’en être éloigné pour retrouver le soutien des républicains lors des élections municipales et maintenant de reprendre du champ avec son parti une fois élu.

 «Ne soyons pas des girouettes. Ne mettons pas notre drapeau dans notre poche. Soyons nous-mêmes !», plaide aussi la députée européenne Agnès Evren. «Nous n’avons aucune honte à avoir: la France a besoin de nos valeurs et de nos convictions. Si nous ne les défendons pas, elles seront reprises et trahies par d’autres. Nous serons mangés par les deux bouts, entre le RN et LREM», met-elle en garde. Il est évident que l’absence de candidats aux présidentielles événement central de la politique en France constitue un aveu de faiblesse indéniable qui conduit vers la marginalisation puis la quasi-disparition. Ce qui est pratiquement fait pour le parti communiste et bien en cours pour le parti socialiste.

Mutation écologique : nécessaire et avec raison

Mutation écologique : nécessaire et avec raison

 

 

Jérôme Batout, Philosophe et économiste, Michel Guilbaud, ancien directeur général du Medef estiment, dans une tribune au « Monde », que la nécessaire mutation écologique doit être menée avec prudence.(Extrait)

 

 

« La question environnementale, pour franchir le seuil critique qui la fait basculer dans l’histoire, avait besoin d’un événement. La crise du Covid-19 est cet événement : soudain, global, dangereux.

Jusque-là, nous avions le sentiment d’avoir atteint un niveau de contrôle presque total sur la nature. Or, celle-ci nous a dominés à nouveau. Sur le plan symbolique, elle a repris la main sur les hommes, leur envoyant un ultime avertissement. Beaucoup plus efficace que des catastrophes localisées, comme les incendies ou les inondations, et même que le changement climatique, dont les effets sont lents et moins tangibles pour beaucoup. Le principe d’un événement est qu’il sépare irrémédiablement un avant d’un après. Quel est le potentiel politique de ce changement ?

Pour la première fois dans son histoire, l’humanité s’est trouvée au même moment tout entière face au même problème biologique : cette crise sanitaire, qui met tous les hommes face à un seul virus, est un événement qui s’inscrit non pas dans l’histoire des hommes entre eux, mais dans l’histoire des hommes avec la nature. Si bien que la seule conséquence de long terme de la crise liée au Covid-19 dont nous soyons déjà sûrs est le tournant écologique.

Le sommet européen de juillet a montré que l’Europe était enfin capable de faire preuve d’audace. Pour permettre un plan de relance d’une ampleur inédite, elle va plus loin dans son intégration en mutualisant une dette au niveau continental. En parallèle, s’affirme aussi l’audace d’un continent qui s’apprête à précéder tous les autres dans la transformation écologique de son économie.

Des trois principales zones mondiales – Amériques, Asie, Europe –, une seule semble pour le moment avoir pris une option écologique très forte : l’Europe. Et précisons, à l’intérieur de l’Europe, la France. Il faut reconnaître à notre nation un goût pour l’histoire, et donc une certaine aptitude à ressentir le changement d’atmosphère. Il est donc finalement revenu à Emmanuel Macron d’affirmer et d’expliciter le 14 juillet – et c’est l’élément le plus novateur de son interview – ce à quoi songe une partie de l’Europe : « On peut, en France, redevenir une grande nation industrielle grâce et par l’écologie. »

Cette option est un pari historique. Et il ne s’agit pas d’un pari pascalien au sens où ce pari, lui, ne sera pas gagnant à tous les coups. Dans une économie mondialisée, où les Etats-Unis et la Chine veulent repartir immédiatement – et c’est déjà le cas pour la Chine –, l’Europe prend le temps de la méditation historique. C’est séduisant. Elle est dans son rôle.

L’impossibilité d’enseigner avec un masque

L’impossibilité d’enseigner avec un masque

 

Agrégé de Lettres modernes, ancien élève de l’École normale supérieure de Saint- Cloud, Jean-Paul Brighelli enseignant à Marseille, évoque des très grandes difficultés voir l’impossibilité d’enseigner correctement avec un masque. Tribune dans le Figaro


 Agrégé de Lettres modernes, ancien élève de l’École normale supérieure de Saint- Cloud, ,  essayiste et spécialiste des questions d’éducation, il  est l’auteur de La fabrique du crétin (éd. Jean-Claude Gawsewitch, 2005) et de Voltaire ou le Jihad, le suicide de la culture occidentale (éd. de l’Archipel, 2015).

 

« Peut-être vous rappelez-vous les travaux de Gregory Bateson et de l’École de Palo-Alto, qui ont renouvelé grandement la théorie de la communication. Ils ont fait émerger la notion de double bind, la double contrainte — même si la traduction française évacue le nœud qui était central dans l’expression américaine. C’est bien dommage, parce que la double contrainte est au cœur des processus tragiques: si Phèdre parle, elle meurt, et si elle ne parle pas, elle meurt. Ou, si l’on préfère un exemple moins dramatique, c’est ce qui arrive à ce légionnaire romain sommé, dans Astérix en Corse, de dire que la sœur du chef corse lui plaît (et alors on le tue) ou qu’elle ne lui plaît pas — et alors on le tue.

Nous en sommes là, avec cette histoire de masque. Si nous le portons en cours, nous sommes ridicules (et parfois inquiétants, avec les plus petits), inaudibles, inopérants. Surtout avec les élèves «décrocheurs», avec les plus démunis, qui ont besoin de la présence physique du maître, qui leur a tant manqué depuis la mi-mars. Si nous ne le portons pas, nous risquons d’attraper ou de transmettre cette étrange maladie qui tue de préférence les vieux et épargne les jeunes — au fond, le Covid, c’est le Temps.

Pour remplir l’espace d’une classe, 300m3 en moyenne, il faut forcer sur sa voix. Pour le faire avec un masque, il faut crier plus fort.

J’ai analysé par ailleurs l’impossibilité pratique d’enseigner masqué, du point de vue de la communication. La même école de Palo-Alto a particulièrement travaillé sur ce que Edward T. Hall nomme fort joliment «le langage silencieux»: le non-verbal constitue plus de 50% de la communication. Quel enseignant peut accepter que la moitié de son enseignement disparaisse dans les limbes? Sans compter que nombre de gens (et donc d’élèves) sont prioritairement des visuels: ceux qui disent «je ne peux pas le voir» sont bien plus nombreux que ceux qui affirment «je ne peux pas le sentir». Ces élèves lisent sur nos visages les données complémentaires qui donnent sens au discours. Sans elles, nous aurons la sensibilité et l’expressivité d’un GPS.

Parce qu’il en est de l’enseignement comme de la séduction. Tout participe au processus. Croyez-vous que Juliette eût aimé Roméo si l’héritier des Montaigu avait porté un masque — surtout un masque de type chirurgical…

Mais il est vrai que les médecins, qui n’ont pas été à pareille fête depuis bien longtemps, voudraient même imposer le masque jusque dans les alcôves…

Le masque «mange» une partie des sons, et obligera l’enseignant à parler encore plus fort. Je supplie le lecteur de me croire sur parole: pour remplir l’espace d’une classe, 300m3 en moyenne, il faut forcer sur sa voix. Pour le faire avec un masque, il faut crier plus fort. Pour ramener un peu d’ordre quand Kevin fait le pitre — non, rien ne convaincra Kevin, si l’enseignant le lui dit à travers son masque. Sans compter qu’en quelques minutes, le tissu se charge d’humidité. Et colle aux lèvres, au nez, aux joues. L’horreur.

C’est en lisant, littéralement, sur les visages que les règles d’accord du COD ou le théorème de Pythagore sont ou ne sont pas compris que l’on infléchit son cours, que l’on reprend la démonstration, en se répétant sous une autre forme.

On objecte volontiers qu’un chirurgien opère parfois plusieurs heures avec un masque. Mais il ne déclame pas en même temps! C’est une chose de se promener masqué — et c’est déjà une contrainte douloureuse. C’est tout autre chose de parler, à jet continu, pendant des heures, avec un masque en travers du visage.

Et encore s’agit-il là du rapport de l’enseignant à l’élève. En sens inverse, des élèves masqués ne manifestent rien, du point de vue de l’enseignant. Or, c’est sur le visage des élèves qu’on lit leur degré de compréhension ou d’effarement — pas autrement. Il est rare que celui qui ne comprend pas lève la main pour le dire — cela le distinguerait trop du groupe. C’est en lisant, littéralement, sur les visages que les règles d’accord du COD ou le théorème de Pythagore (ou celui de Poincaré-Bendixon) sont ou ne sont pas compris que l’on infléchit son cours, que l’on reprend la démonstration, en se répétant sous une autre forme, que l’on travaille tel ou tel segment de la classe — car il arrive que les élèves en difficulté se regroupent, d’instinct. Il en est de même au théâtre, où l’acteur saisit, par une série de signes imperceptibles, que les spectateurs à droite de la scène n’entrent pas dans la pièce, et qu’il faut modifier légèrement sa position pour travailler ces groupes rétifs.

Il est en pratique non seulement impossible, mais surtout contre-productif, d’enseigner masqué. J’entends bien que le nombre d’élèves par classe interdit la «distanciation» physique ; que les élèves ne doivent pas se toucher, ni échanger leurs stylos (essayez un peu de les empêcher de tripoter ce qui se trouve sur le bureau du voisin). Mais si l’on veut rattraper ces cinq mois perdus, il faut enseigner, enseigner à fond, enseigner de toutes ses forces — et pas se réfugier derrière des prétexte prophylactiques pour ne faire que la moitié du travail.

La moitié d’un enseignement, ce n’est pas de l’enseignement. Une demi-transmission, c’est pas de transmission du tout.

Parce que la moitié d’un enseignement, ce n’est pas de l’enseignement. Une demi-transmission, c’est pas de transmission du tout.

Les pédagogues professionnels conseillent donc de remplacer les expressions de visage par une gestuelle plus accentuée. Le mime Marceau reprend du service! Mais le geste, il est déjà là, il est l’un des artefacts majeurs de la communication silencieuse. Il vient à l’appui du visage — sauf qu’avec un masque, il n’y aura plus de visage. C’est l’homme invisible professeur.

La rentrée sera complexe. Certains enseignants en sont déjà à refuser les copies — sinon par informatique — afin de ne pas risquer peut-être de se contaminer avec du papier que des gosses peut-être porteurs de virus auront touché. Les réseaux sociaux vibrent de conversations sur le temps de purgatoire du papier (48 heures? 72 heures?). Faudra-t-il aussi porter des gants? Une combinaison de cosmonaute, peut-être… L’ombre du «cluster» plane déjà, par anticipation, sur les lieux scolaires. Et qu’en sera-t-il, quand au Covid se rajouteront la grippe ou les gastros saisonnières? L’enseignement français est-il condamné au «distanciel» désormais? Quitte à accroître inexorablement le nombre des «décrocheurs»…

Les professeurs (et leurs représentants syndicaux, qui depuis la mi-mai ont fait de la surenchère sécuritaire, et passaient avec un mètre-ruban vérifier que les tables étaient bien à distance réglementaire — au lieu de faire cours) qui choisiront d’enseigner masqués, quitte à être inaudibles et en fin de compte inutiles, devraient se méfier. Si le ministère se met à penser comme eux, et finit par croire que la solution du problème passe par Internet, il n’aura plus besoin de 850 000 enseignants: quelques centaines triés par leur capacité à créer des tutoriels sur YouTube, feront tout aussi bien le boulot. »

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