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Pas de dividendes: la ministre du travail d’accord avec le CFDT

Pas de dividendes: la ministre du travail d’accord avec le CFDT

“Je comprends la démarche de la CFDT et avec Bruno Le Maire ( ndlr, le ministre de l’Economie), nous pensons que, pour commencer, pour les entreprises où l’Etat est actionnaire, même minoritaire, on va leur demander de ne pas verser de dividendes en tout cas à des particuliers, à des individus”, a-t-elle dit sur CNews en réponse à une question sur la demande de la confédération syndicale de suspendre le versement des dividendes cette année.

“Je crois que dans ce contexte, tout le monde doit montrer que le partage de la valeur, c’est aussi une solidarité et donc c’est la démarche qu’on va pousser”, a-t-elle ajouté.

L’Etat dispose notamment de participations dans ADP, Airbus, Air France-KLM, EDF, Engie, Eramet, la FDJ, Orange, Renault, Safran et Thales.

Le président d’Engie, Jean-Pierre Clamadieu, a déclaré que le groupe avait besoin d’un peu de temps avant de se prononcer sur ce sujet.

“Les questions posées autour du dividende sont de bonnes questions. Laissons au conseil d’administration le temps d’absorber toutes les informations venant du groupe et de prendre dans ce domaine la décision qui nous paraîtra la plus sage”, a-t-il déclaré sur BFM Business.

L’absence de dividende priverait l’Etat d’importantes recettes. Pour Engie, dont il détient une participation 23,6%, l’abandon du dividende représenterait ainsi un manque à gagner de quelque 461 millions d’euros pour Bercy.

BCE: Lagarde se réveille avec un peu de retard et de flou

BCE: Lagarde se réveille avec un peu de retard et de flou

 

 

Les médias toujours très complaisants vis-à-vis des pouvoirs en place affirment que la banque centrale européenne a pris enfin les moyens d’affronter la crise pour soutenir l’économie et éviter également une crise financière. En réalité, la très prudente Christine Lagarde écartelée entre l’orthodoxie des pays du Nord notamment l’Allemagne et le laxisme des pays du Sud s’est contentée  d’affirmer qu’elle prendrait les moyens nécessaires. Notamment en matière de rachat d’actifs dont elle ne précise ni le montant, ni les modalités, ni le contenu. Une première vague d’achats d’actifs 750 milliards serait lancée là où sans doute il faudrait 2à 3000 milliards compte tenu de la crise économique prévisible qui risque de faire chuter la croissance de l’ordre de 5 % en zone euro. La présidente de la Banque centrale européenne, Christine Lagarde, a déclaré jeudi que la BCE restait prête à augmenter encore la taille de ses programmes d’achats d’actifs face à la crise provoquée par la pandémie de coronavirus.

“Nous sommes totalement prêts à augmenter la taille de nos programmes d’achats d’actifs et à ajuster leur composition, autant que nécessaire et aussi longtemps que nécessaire”, a-t-elle écrit dans une tribune publiée par le Financial Times.

“Nous allons étudier toutes les options et toutes les possibilités afin de soutenir l’économie pendant ce choc”, a-t-elle ajouté.

Mercredi soir, après une réunion exceptionnelle de son Conseil des gouverneurs, la BCE a annoncé le lancement d’un nouveau programme d’achats d’actifs de 750 milliards d’euros afin de tenter d’apaiser les tensions sur les marchés financiers, qui avaient ravivé les craintes d’une dislocation de la zone euro.

Allemagne: fermeture de la frontière avec la France

Allemagne: fermeture de la frontière avec la France

 

l’Allemagne va prendre une mesure que la France n’a pas même évoquée jusque-là. En effet, l’Allemagne va mettre en place des contrôles très renforcés, lundi à partir de 8h locales (7h), à ses frontières avec la France, la Suisse et l’Autriche et seuls les travailleurs transfrontaliers et les transports de marchandises seront autorisés à passer, a indiqué à l’AFP une source gouvernementale à Berlin, confirmant des informations du quotidien Bild.

Bien obligée, la France qui ne veut pas paraître soumise à l’Allemagne a pris des mesures équivalentes pour les passages outre-Rhin. La France  officiellement annoncé une mesure similaire: elle va renforcer les contrôles à sa frontière avec l’Allemagne et « limiter les traversées de la frontière au strict nécessaire, en laissant passer les personnes transfrontalières et le transport de marchandises », a indiqué le ministère français de l’Intérieur.

Pour se dédouaner de son immobilisme, le ministère des affaires étrangères affirme que les mesures de contrôle ont été prises de manière concertée, ce qui est inexact. Notons par ailleurs que le contrôle frontières par l’Allemagne concerne seulement la France pour l’instant La mesure a été décidée par le gouvernement fédéral de la chancelière Angela Merkel et les dirigeants des trois Etats régionaux allemands concernés, le Bade-Wurtemberg, la Bavière et la Sarre. Elle ne concerne pas à ce stade les autres pays frontaliers de l’Allemagne, jugés à ce stade moins problématiques concernant la propagation du virus. Parmi ces autres pays, la Pologne, la République tchèque ou le Danemark ont toutefois déjà fermé leurs frontières avec leurs voisins ou introduit de fortes restrictions.

Municipales: LREM explose avec ses dissidences

  • Municipales: LREM explose avec ses dissidences
  • Le parti du président s’apprête à recevoir une claque monumental aux municipales avec souvent des résultats complètement insignifiants pour un parti au pouvoir. Plusieurs facteurs explicatifs à cela. D’abord la république en marche en tant que parti a toujours été une structure vide dirigée de manière très centraliste et sans véritable relais sur le terrain. En tout cas avec des structures sans aucun pouvoir est managées  par des référents à la botte de la direction. Le second élément , c’est que la république en marche ne s’est pas du tout implantée localement. Elle manque cruellement de représentants locaux, même ses députés ne pèsent pas grand-chose sur le terrain. Pas étonnant,  ils ont été recrutés par petites annonces sur Internet et n’émanent pas politiques ou culturelles. Plutôt amateur qui ont tenté une aventure politique personnelle sans aucune vraie connaissance des réalités socio-économiques et sans vrai convictions.
  •  Quelques structures locales se sont quand même mises en place mais la contradiction, c’est que souvent les candidats potentiels de ces structures locales ont été écartés soient au profit d’alliances douteuses soient au profit de parachutages de responsables nationaux. Résultat,  il y a au moins autant de candidats dissidents que de candidats officiels dans la république en marche.
  •  La république en marche présentera seulement 256 mais allant soutiendra bien davantage compte tenu de la faiblesse de ses chances électorales. La république en marche et l’avantage d’une force d’appoint qu’une force d’entraînement. Nombre de ténors entre parenthèses députés par exemple n’obtiendront dans plusieurs municipalités que le score très modeste de l’art de 5 % ! LaStanislas Guerini, avait fixé comme objectif de «démultiplier le nombre d’élus locaux En Marche! et de faire élire 10.000 conseillers municipaux». Rappelons qu’aujourd’hui, ce sont moins de 5 000 conseillers municipaux qui ont rejoint En Marche!. Pour atteindre cet objectif, les grandes villes qui ont grandement contribué au succès de LREM lors des scrutins présidentiel et européen sont au cœur de sa stratégie municipale.
  • Dans un contexte de campagne municipale où jamais les mentions de parti politique n’avaient à ce point disparu des affiches, tracts, professions de foi et discours des candidats, le spectre de «l’étiquette honteuse» semble désormais toucher LREM. En effet, le parti a décidé d’investir au total seulement 260 listes (47 %) et d’en soutenir 298 autres

Coronavirus: la Fed réagit avec une baisse de taux

Coronavirus:  la Fed réagit avec une baisse de taux

 

La baisse de taux décidés par la Fed constitue une réponse psychologique à la peur qui se répand dans l’économie et surtout sur les marchés financiers. Certes, les marges de manœuvre sont faibles. D’ailleurs la Fed a seulement baissé la fourchette de l’objectif de taux des “fed funds” de 50 points de base, à 1%-1,25%, un vote acquis à l’unanimité, précise l’institut d’émission dans un communiqué. Une baisse à caractère pédagogique pour montrer que la banque fédérale est prête à réagir encore

C’est la première fois depuis 2008, soit au coeur de la crise financière, que la Fed baisse ses taux entre deux réunions de politique monétaire, la prochaine étant prévue les 17 et 18 mars, ce qui souligne l’urgence de sa décision.

Une économie qui forcément comme toute l’économie mondiale sera atteinte par les conséquences du Corona virus. Vraisemblablement d’autres outils devront être utilisés par les gouvernements en particulier l’arme budgétaire. Il est vraisemblable que les préoccupations de déficit vont être mises sous le tapis en 2020. L’objectif premier est d’atténuer les conséquences néfastes du virus qui perturbe les processus de production et de distribution mais aussi provoque un tassement des consommations des ménages notamment en biens d’équipement.

“Les fondamentaux de l’économie américaine demeurent solides”, lit-on dans le communiqué de la Fed. “Toutefois, le coronavirus pose à l’économie des risques qui évoluent.”

Wall Street a vécu la semaine dernière sa pire semaine depuis la crise financière en raison de ces risques, certains intervenants de marchés craignant que le coronavirus ne précipite la première économie du monde vers une récession.

Les indices ont rebondi fortement lundi, soutenus par l’anticipation d’une action de la Fed. Ils ont d’abord hésité mardi après le communiqué de la banque centrale, évoluant sans tendance claire avant de s’orienter dans le rouge pour perdre autour de 1%.

En Europe, les indices de référence ont terminé dans le vert mais ont nettement réduit leurs gains après les annonces de la Fed, qui ont fait souffrir les valeurs bancaires.

La réaction a été nette du côté du dollar et des rendements des emprunts d’Etat américains, qui se sont retournés à la baisse.

Vers 17h30 GMT, le dollar cède 0,2% face à un panier de référence et le rendement des Treasuries à 10 ans perd cinq points de base à 1,04%, se rapprochant d’un plus bas historique à 1,03%.

Le fait que la Fed a échoué à rassurer les marchés est encore plus net sur l’or, valeur refuge par excellence, qui prend près de 3% à 1.633 dollars l’once

Peu de temps avant l’annonce d’une baisse de taux, le président de la Fed, Jerome Powell, avait participé à une conférence téléphonique rassemblant les ministres des Finances et banquiers centraux des pays du G7, à l’issue de laquelle ils ont publié un communiqué dans lequel ils se disent prêts à prendre toutes les mesures de soutien nécessaires.

La Fed discute activement avec les autres banques centrales, a-t-il ajouté, laissant entendre que d’autres instituts d’émission pourraient annoncer rapidement des mesures similaires.

L’UE: un excédent commercial avec les États-Unis dangereux

L’UE: un excédent commercial avec les États-Unis dangereux

 

 

 Économiquement, il faut évidemment se féliciter de l’excédent commercial de l’union européenne vis-à-vis notamment des États-Unis. Le problème, c’est que cet excédent s’est envolé de l’année passé. Sur un an, l’excédent commercial des 27 a grimpé de 48,3 milliards d’euros. L’Union tire un bilan particulièrement positif de ses échanges avec les États-Unis, avec un excédent de 150 milliards. C’est précisément un autre énorme excédent entre les États-Unis et la Chine qui avait provoqué la crise commerciale entre ces deux derniers pays. Du coup , Trump avait  décidé de lourdes taxes douanières et imposé un accord commercial qui ont  permis de réduire de façon significative le déficit pour le ramener à une cinquantaine  de milliards.

Sur les 11 premiers mois de l’année écoulée, le déficit commercial des Etats-Unis aves la Chine  a diminué de 0,7% et il pourrait afficher sur l’ensemble de 2019 sa première baisse depuis 2013. La révision des chiffres d’octobre ramène le déficit commercial à 46,9 milliards de dollars contre 47,2 milliards annoncé initialement. Le déficit commercial avec la Chine a chuté de 15,7% en novembre à 26,4 milliards de dollars, les importations de produits chinois diminuant de 9,2% tandis que les exportations vers la République populaire augmentaient de 13,7%.

Parallèlement, le déficit commercial américain avec l’Union européenne a baissé de 20,2% à 13,1 milliards de dollars. Au total, le bloc européen a tiré cependant encore  un excédent de 152,6 milliards d’euros de ses échanges outre-Atlantique, en hausse de près de 15 milliards (soit 11%) sur un an

Trump considère qu’il s’agit de 150 milliards perdus et que l’Europe freine les importations américaines avec une incroyable réglementation. Il faut donc s’attendre nécessairement à des réactions très virulentes de la part de l’administration américaine. La plus récente concerne la taxation des avions Airbus. Devront suivre la taxation des voitures allemandes et de certains produits alimentaires français comme le vin et les fromages. Au-delà Trump  comme pour la Chine va sans doute imposer un accord commercial avec l’union européenne qui forcément n’est pas en position de force compte tenu d’une balance commerciale très en sa faveur.

Sur un an, les exportations de la zone euro vers le reste du monde ont augmenté de 2,7%, quand les importations n’ont progressé que de 1,5%. Résultat: l’excédent commercial de la zone vis-à-vis du reste du globe est monté à 225,7 milliards d’euros, contre 194,6 milliards fin 2018.

L’écart est encore plus massif à l’échelle des 27 États membres: les exportations de biens ont atteint 2132,3 milliards d’euros, en hausse de 3,5% sur un an, quand les importations n’ont augmenté que de 1,3% sur la même période, atteignant 1932 milliards d’euros. In fine, l’excédent de l’Union grimpe donc à 200,3 milliards d’euros en 2019, soit 48,5 milliards de plus que l’année précédente.

Sans surprise, les pays membres tirent la majeure partie de leur excédent de leurs exportations de produits manufacturés (423 milliards d’euros d’excédent commercial), dont les produits chimiques et machines ou véhicules. À l’inverse, les importations de matières premières énergétiques viennent considérablement réduire l’excédent, en ajoutant 256,7 milliards d’euros à la facture.

Les nations ne sont pas toutes égales dans le domaine commercial: de fortes disparités subsistent entre leurs bilans. Du côté des bons élèves, l’Allemagne présente un excédent insolent de plus de 227 milliards d’euros en 2019, suivie, loin derrière, par les Pays-Bas (65,9 milliards), l’Irlande (63,9) et l’Italie (52,9). À l’inverse, la France garde le déficit le plus élevé, de l’ordre de 73,1 milliards d’euros, et reste en queue de peloton derrière l’Espagne (-34,2), la Grèce (-21,7), le Portugal (-20,4) et la Roumanie (-17,6).

En décembre dernier, peu de temps avant la signature d’un accord de «phase 1» avec la Chine, le président américain avait estimé qu’il était temps de négocier «très sérieusement» un traité commercial avec Bruxelles. Pour l’heure, toutefois, les discussions patinent, malgré l’optimisme affiché par la présidente de la Commission, Ursula Von der Leyen. En cas d’échec des négociations, l’arme douanière a d’ores et déjà été brandie par Trump: «Il est plus difficile de négocier avec l’Union européenne qu’avec quiconque. Ils ont profité de notre pays pendant tant d’années»avait-il commenté lors d’un entretien accordé à Fox News. «Au final ce sera très simple parce que si nous ne pouvons pas faire un accord commercial (avec l’UE), nous devrons mettre une taxe de 25% sur leurs voitures», avait-il ensuite mis en garde. Une menace prise particulièrement au sérieux en Allemagne.

Crise alimentaire avec l’invasion de criquets en Afrique de l’Est

Crise alimentaire avec  l’invasion de criquets en Afrique de l’Est

Selon la FAO, l’Ethiopie et la Somalie n’avaient pas vu d’essaims de criquets pèlerins d’une telle ampleur ( l’équivalent de la surface du Luxembourg) depuis 25 ans, et le Kenya n’avait pas eu à affronter de menace acridienne d’une telle force depuis 70 ans,  menace alimentaire.

Le criquet pèlerin, appelé « criquet du désert » en anglais, est originaire de la péninsule arabique, de l’Arabie saoudite, d’Oman et du Yémen. Une zone dont les côtes ont été frappées par deux cyclones en 2018. Ces précipitations importantes ont favorisé la pousse de végétation et créé les conditions idéales pour la reproduction des insectes.

Pour l’expert Cyril Piou, la meilleure manière de lutter contre l’insecte est de traiter préventivement les zones de reproduction. « Cela se fait avec épandage de pesticides, généralement chimiques même si on en essaye de plus en plus d’utiliser un champignon entomopathogène », décrit le spécialiste de l’insecte. Mais une fois que l’essaim est formé, la tâche est bien plus ardue : il faut traiter beaucoup plus d’hectares et répandre beaucoup plus de pesticides, par avion.

 

Selon lui, les crises passées se sont terminées grâce à la conjonction de plusieurs facteurs compliqués à réunir : de mauvaises conditions climatiques pour la reproduction, une baisse de la disponibilité des végétaux et l’application de pesticides chimiques. Faute de quoi, « le criquet va toujours trouver des endroits où se reproduire. Si on le laisse faire, il va trouver d’autres zones. (…) On est en face d’une catastrophe humanitaire et environnementale du fait des épandages sur de grandes superficies », souligne l’expert.
La crise actuelle pourrait donc durer de longs mois. Fin janvier, la FAO a lancé un appel pour réunir 76 millions de dollars (environ 69 millions d’euros) afin d’aider les pays concernés à lutter contre l’insecte qui menace leur sécurité alimentaire, mais peine à réunir les fonds : seuls 15,4 millions de dollars (14 millions d’euros) ont été récoltés.

 

Croissance Chine : un espoir avec le léger rebond des prix à la production en janvier ?

 

 

L’indice des prix à la production a progressé de 0,1 % sur un an en Chine. La question est de savoir si celle-ci est porteuse d’un petit espoir de remonter de la croissance ou au contraire le signe de la détérioration de la compétitivité provoquée, d’une part par la baisse des exportations d’autre part par la montée de l’endettement. Les prix à la production en Chine ont légèrement progressé en janvier, pour la première fois depuis mai 2019, montrent les statistiques officielles publiées lundi, même si la fermeture prolongée des entreprises à cause de l’épidémie de coronavirus signifie que cet élan ne devrait pas durer.

 Par ailleurs, le  tassement enregistré de l’industrie manufacturière s’inscrit dans la tendance baissière de la croissance liée à des facteurs surtout structurels. Les véritables effets du virus chinois ne se feront sans doute sentir qu’à partir de février. En effet, l’activité dans le secteur manufacturier en Chine a progressé en janvier mais à son rythme le plus faible en cinq mois. En cause évidemment,  le ralentissement mondial qui pèse sur l’usine du monde mais aussi des problèmes structurels  internes notamment d’endettement. En clair nombre d’unités de production sont portées à bout de bras par la banque centrale qui vient d’ailleurs de décider d’injecter encore 174 milliards de dollars. Avant la crise du virus chinois, on avait constaté un certain redressement de l’industrie manufacturière.

L’indice PMI manufacturier calculé par Caixin/Markit s’était  établi à 51,1 le mois dernier, contre 51,5 en décembre. Il est inférieur au consensus, qui anticipait un indice à 51,3, mais reste pour un sixième mois consécutif au-dessus du seuil de 50 qui sépare contraction et expansion de l’activité.

Ces statistiques, essentiellement basées sur les PME tournées vers l’export, sont légèrement plus optimistes que les données officielles communiquées depuis notamment la déclaration du virus

L’indice des prix à la production (PPI) a progressé le mois dernier de 0,1% en rythme annuel, une hausse conforme au consensus, après un déclin de 0,5% en décembre.

L’indice des prix à la consommation (CPI) a progressé en janvier de 5,4% en rythme annuel, à son rythme le plus élevé depuis octobre 2011, après une hausse de 4,5% en décembre. Le consensus anticipait une progression de 4,9%.

 

Avec la 5G: une plus grande désertification numérique

Avec la 5G: une plus grande désertification numérique

 

La fracture numérique risque de s’accroître encore avec la technologie 5g  qui va nécessiter beaucoup d’antennes très supplémentaires ; des équipements qui  iront en priorité aux zones déjà favorisées. Du coup, les zones peu denses qui évidemment n’auront  jamais le câble n’auront pas  non plus la technologie 5G  avant longtemps et devront se rabattre sur le réseau cuivre dans un état déplorable.

 

La 5G va nécessiter des déploiements massifs d’antennes de communication mobile à travers le pays. C’est ce que souligne une étude du cabinet Tactis. Publiée ce mardi, celle-ci montre que dans les zones péri-urbaines, il faudra environ 30% de sites supplémentaires pour offrir un niveau de service équivalent à la 4G. Surtout, dans les territoires ruraux, deux fois plus de sites seront nécessaires pour disposer d’une couverture équivalente, et jusqu’à trois fois plus pour délivrer un service haut débit, c’est-à-dire au moins 8 mégabits par seconde.

En France, plusieurs centaines de villages et de hameaux ne disposent toujours pas de téléphonie mobile. Et dans de nombreux bourgs, passer un coup de fil ou surfer sur Internet avec un smartphone demeure un chemin de croix. Il en va de même pour l’Internet fixe. Alors que dans les grandes villes, de plus en plus de Français passent à la fibre et profitent d’une connexion ultrarapide, dans beaucoup de campagnes et de zones rurales, les foyers doivent composer avec un ADSL à bout de souffle.

Fin de la monnaie classique avec les cryptomonnaies ?

Fin de la monnaie  classique avec les cryptomonnaies ?

 

Un article intéressant  sur les potentialités du rôle de la technologie Blockchain  et derrière des cryptomonnaies . Le problème, c’est que cet article chronique paru dans la Tribune émane d’une responsable d’un fonds  d’investissement  luxembourgeois dont l’activité est d’investir dans les cryptomonnaies. Il y a d’abord une confusion , en tout cas une réduction du rôle de la technologie Blockchain à la cryptomonnaie . En effet la dite technologie Blockchain pourra servir à bien d’autres applications qu’à la monnaie pour sécuriser les données. Ensuite, c’est un plaidoyer pro domo pour faire sauter la souveraineté des Etats en matière de monnaie et soumettre ces derniers au marché des crypto monnaies. Il s’agit en fait d’un enjeu considérable, celui de soustraire la monnaie à la souveraineté des Etats pour la transférer à la finance mondialisée. Une sorte de hold-up démocratique en quelque sorte.

 

Sadry Bouhejba, CIO de Archery Blockchain. (*) veut démontrer que  L’émergence de nombreuses cryptomonnaies ces dernières années remet en cause la vision de la monnaie conventionnelle, souveraine et centralisée. Dans ce contexte, la technologie Blockchain, transparente, sécurisée et sans organe de contrôle, apparaîtrait  être un moyen de repenser le système financier traditionnel.

 

Tribune

 

« Pendant longtemps, nous échangions à l’aide d’une monnaie fiduciaire (pièces
et billets de banque). Mais alors, un devoir s’est vite imposé : comment pallier les risques de fraudes et ses falsifications en tous genres ? Aujourd’hui, une monnaie scripturale est apparue via un simple jeu d’écriture et une inscription sur les comptes bancaires. Cette monnaie domine largement les échanges de valeur. Son évolution a d’ailleurs explosé notamment avec l’arrivée de la carte bancaire et du smartphone.

Aujourd’hui, la monnaie est grandement dématérialisée et les nombreuses innovations technologiques relatives à la sécurité révolutionnent le paiement de nos achats quotidiens : reconnaissance vocale et faciale, empreinte digitale, etc. Bien que ces évolutions technologiques aient fortement sécurisé les moyens de paiement, il n’en demeure pas moins qu’une quantité relativement importante d’argent sort du circuit classique pour être utilisée à des fins illégales.

Et si dans un futur proche, les monnaies nationales traditionnelles reposaient sur une Blockchain nationale, qui enregistrerait les transactions ?

Le principal avantage d’un système monétaire reposant sur une Blockchain s’inscrit dans la suppression d’intermédiaires lors de transactions financières. Par exemple, lorsque des sommes importantes sont transférées d’un compte à un autre, il est
obligatoire d’en prouver la provenance ainsi que de respecter des protocoles stricts imposés par les banques et leurs régulateurs.

Si cet argent reposait sur un système gouverné par la Blockchain, il serait beaucoup plus simple de retracer l’origine de l’argent transféré et de contrôler l’identité du donneur d’ordre. Outil redoutable de lutte contre les fraudes, le registre de la Blockchain enregistre chaque entrée d’argent, les attribue de manière unique à un intervenant rendant impossible toute modification ultérieure. L’historique de toutes les transactions apparaît ainsi sur une base de données décentralisée sans intermédiaires permettant à chaque membre du réseau de constater la validité des transactions.

Il est difficile d’imaginer que les monnaies fiat puissent être complètement remplacées par des cryptomonnaies. En effet, le système monétaire traditionnel offre aux utilisateurs la liberté de pouvoir disposer d’argent sans être obligé de se connecter à un réseau. Imprimée, portative et échangeable, cette monnaie simplifie les échanges. À l’heure actuelle, aucun État ne peut pousser la technologie à un tel niveau que cela ait pour conséquence de marginaliser les personnes n’ayant pas accès à Internet.

Cependant, le système monétaire actuel pourrait évoluer vers un modèle hybride. Concrètement, des comptes en banque disposeraient à la fois d’une monnaie classique et d’un solde en monnaie digitale. Certaines transactions majeures ne pourraient être réalisées qu’avec la monnaie digitale, charge donc aux banques de faire la conversion de l’euro classique vers la Blockchain sans même que l’utilisateur final s’en aperçoive. Une future administration ou un service auprès des banques serait ainsi en mesure de valider la chaîne de transfert en fournissant un rapport Blockchain attestant de la traçabilité de l’argent. Ce système aurait l’avantage d’être non seulement sécurisé, mais permettrait également de réduire les coûts de stockage, la Blockchain n’ayant pas besoin de banque de dépôt et de manutention des billets ou pièces. Ces dernières années, la cryptomonnaie, et plus largement la Blockchain, ont fait couler beaucoup d’encre, mettant en avant de nombreux scandales et blanchiments d’argent. Cette technologie apparue il y a plus de dix ans a fait l’objet de vives critiques et de nombreux détracteurs ont tenté de la faire échouer. Pourtant, elle a prouvé son efficacité au gré du temps et se démocratise de plus en plus. À tel point que de nombreux États étudient de façon approfondie le potentiel d’un système monétaire qui reposerait sur une Blockchain nationale. La BCE a récemment ouvert un groupe de réflexion sur la possibilité de créer un euro digital basé sur une Blockchain. ……i représente une véritable innovation dans la manière d’échanger et de transférer de façon traçable de la valeur. C’est finalement la blockchain - longtemps décriée et accusée d’évasion fiscale ou de blanchiment – qui parviendra à mettre fin à ces détournements d’argent. »

(*) Archery Blockchain est un fonds d’investissement luxembourgeois dont l’activité est d’investir dans les cryptomonnaies.

Alstom : rapprochement avec Bombardier, Hitachi …. mais pas avec Siemens !

Alstom : rapprochement avec Bombardier, Hitachi …. mais pas avec Siemens !

On se souvient que les autorités de la concurrence de l’union européenne s’étaient opposées aux rapprochements de la branche ferroviaire d’Alstom avec celle de Siemens. Tout cela au nom du risque de monopole. On se demande bien de quel monopole il s’agit puisque le marché est maintenant largement dominé par le géant public chinois CRRC, numéro un mondial du secteur.  En fait il y a longtemps qu’il n’y a plus de marché captif et que les sociétés d’exploitation ferroviaire diversifient l’origine géographique de leur matériel. La France par exemple s’approvisionne aussi en matériel d’origine canadienne. Le problème comme dans nombre d’autres secteurs est celui de la taille pour être en capacité de suffisamment investir, de développer la recherche et de nouveaux processus de production à la fois de compétitifs et plus respectueux  de l’environnement. Le français Alstom n’est pas dans une situation reluisante depuis qu’on a bradé la branche énergie à GE. Bombardier connaît aussi des difficultés dans le ferroviaire mais pas seulement. Du coup l’entreprise canadienne cherche des partenaires comme Alstom et Hitachi.

 

Le paradoxe  c’est que l’union économique risque d’être plus favorable à cette alliance mondiale qu’à un rapprochement entre Français et Allemands. Il faut dire que la superstructure européenne et surtout composée de fonctionnaires détachés des différents pays qui entretiennent avec l’économie réelle des rapports assez théoriques et approximatifs.

En dépit des préoccupations environnementales qui émergent  de plus en plus la situation des entreprises ferroviaires n’est  pas florissantes du fait notamment de la concurrence routière ( camions, voiture particulières voir les cars).

Des progrès technologiques sont indispensables pour effectuer un saut de compétitivité car jusque-là le mode ferroviaire se montre généralement encore trop cher. En cause un environnement économique et fiscal défavorable, le rail se trouve en effet coincé entre la concurrence de l’avion et de la route, y compris dans les villes où la voiture individuelle a encore de l’avenir compte tenu des coûts exceptionnels de création de transports collectifs en site propre notamment de métro.

 

Le gouvernement français est quant à lui ouvert à l’idée d’un rapprochement pour Alstom. Le ministre français de l’Economie, Bruno Le Maire, a estimé jeudi qu’il y aurait à terme une consolidation dans l’industrie ferroviaire. Pour les analystes de Berenberg, un rapprochement d’Alstom avec Bombardier poserait moins de problèmes de concurrence que celle préparée avec Siemens qui a été rétorquée par Bruxelles pour des raisons de concurrence. Car leur part de marché cumulée est plus faible dans la construction de trains à grande vitesse et la signalisation ferroviaire.

Bombardier, comme Alstom d’ailleurs ont besoin de partenaires pour continuer d’exister au plan mondial. Le groupe bombardier est dans une situation particulièrement difficile, il a a déjà cédé en 2018 le contrôle de son programme d’avions régionaux à Airbus, a vu son cours de Bourse plonger de 37% depuis le début de l’année à la suite d’un avertissement sur ses résultats de 2019 le 16 janvier.

« Refuser la violence, incompatible avec la démocratie sociale » (Catherine Nave-Bekhti, CFDT)

« Refuser la violence, incompatible avec la démocratie sociale  » (Catherine Nave-Bekhti, CFDT)

 

Catherine Nave-Bekhti, Professeure de sciences économiques et sociales ,secrétaire générale de la fédération SGEN-CFDT dénonce la violence come moyen d’action syndicale. Après la violation des locaux de la CFDT, Catherine Nave-Bekhti analyse, dans une tribune au « Monde », la portée symbolique de cet acte et rappelle que démocratie sociale et violence ne font pas bon ménage.

Tribune.

 

«  Le 17 janvier 2020, une nouvelle fois, les locaux de la confédération CFDT ont été l’objet de violences. Ecrire cette phrase, à froid, prendre la mesure de chacun des mots, réaliser que si la façade n’est pas défigurée comme ce fut le cas nuitamment par le passé, l’action a visé directement des personnes. J’écris d’abord « des personnes » car il y a une gradation dans la violence.

Passer de l’atteinte aux biens à l’atteinte aux personnes n’a rien d’anodin. Pour moi, la violence contre autrui comporte une part de négation, dans l’autre, de ce que nous avons tous et toutes en partage : humanité commune, capacité d’écoute et de débat, non pas d’abord pour s’affronter, mais comprendre.

Donc, oui, je suis choquée que des militants aient choisi de venir pour insulter, bousculer, bref, intimider et agresser des salariés et militants CFDT. Ceux qui pensent qu’on s’habitue à la violence, ceux qui pensent que la violence est une option minimisent les faits, minimisent le vécu de celles et ceux qui ont subi ces agissements. Je pense à ces militants et salariés.

Je sais que cela peut laisser des traces. Solidaire d’elles et eux, fière de partager le même engagement. Ils savent le soutien des militants de toute la CFDT. Notre cohésion interne politique mais aussi tissée de nos débats parfois vifs contribuera à la résilience, je l’espère.

Il y a les faits. Et puis, il y a les mots pour en parler, et ceux-là blessent ou inquiètent aussi. Minimisation ou diversion alimentent l’insupportable justification de la violence. A la CFDT, nous serions une bande de naïfs découvrant que la violence existe. Evidemment non. Militants engagés, nous savons que notre société est abîmée par des violences, et en particulier par l’injustice sociale, les inégalités, le poids de leur reproduction.

Notre tendance, par conviction, par volonté d’incarner les valeurs que nous proclamons, est de refuser la violence, de chercher à la faire reculer. Nous ne considérons pas que la violence physique ou verbale est une modalité légitime de débat et d’action syndicale en démocratie (je reviendrai sur l’ajout de cette précision). Le désaccord, pour nous, ne justifie pas le recours à la violence.

Les insultes homophobes, les slogans ou insultes sexistes, le mot de « collabo » craché à la face de militants qu’on ne peut soupçonner de fascisme ou de racisme, les violences contre des lieux en pleine connaissance qu’ils ne sont pas vides, tout cela est inadmissible. Je l’ai parfois subi, j’en ai des témoignages anciens ou récents. Des militants CFDT les subissent depuis plusieurs semaines, je ne m’y résous pas, je ne banalise pas, je ne m’habitue pas. »

 

Grande distribution : nouvelle vague de licenciements avec Auchan

Grande distribution : nouvelle vague de licenciements avec Auchan

 

Un peu comme dans l’automobile, la grande distribution risque de connaître des vagues successives de dégraissage des effectifs de grande ampleur. En effet, le secteur est affecté par des bouleversements structurels liés au changement de la demande  mais aussi à l’évolution des systèmes de distribution notamment via les plates-formes numériques. Pour parler clair, des grandes plates-formes notamment américaines vont tuer d’abord les formes de distribution actuelles mais aussi l’économie. Il y a de grands changements chez les consommateurs aussi qui souhaitent moins de produits standardisés, davantage de proximité et de qualité mais qui recourt aussi de plus en plus aux plates-formes numériques.

Un double phénomène: une recherche de proximité en même temps qu’un recours à la vente par Internet. Après d’autres, Auchan a donc annoncé mardi la suppression nette de 517 emplois en France dans le cadre d’une réorganisation censée lui permettre de se relancer face aux bouleversements en cours dans la grande distribution avec l’essor du commerce en ligne et les changements d’habitude de consommation.

Ce plan de départs volontaires concerne les salariés des fonctions “siège” et “produits” et les services d’appui de l’organisation commerciale, précise le groupe de la famille Mulliez dans un communiqué.

Il se traduira en fait par la suppression de 652 postes actuellement occupés et la création de 135 autres. Auchan va en outre lancer une étude d’impact sur sa chaîne logistique qui devrait aboutir l’été prochain à la définition d’une nouvelle organisation.

“La distribution s’est développée sur un modèle puissant, devenu aujourd’hui inadapté pour répondre aux transitions digitale, alimentaire, écologique et économique qui sont à l’oeuvre”, déclare Edgard Bonte, président d’Auchan Retail, l’activité de distribution du groupe, cité dans le communiqué. “Auchan Retail a des atouts solides pour faire face à ces changements qui impactent son modèle (…) à condition d’engager un travail de transformation profonde.” Le groupe Auchan, qui a accusé une perte nette de près d’un milliard d’euros en 2018, a lancé l’an dernier un plan d’économies qui devrait atteindre 1,1 milliard d’euros d’ici 2022.

Le distributeur est notamment à la peine en France, son premier marché, où ses ventes baissent depuis des années, plombées par les contre-performances de ses hypermarchés.

Le plan de redressement, qui vise à atteindre une rentabilité de 6% en 2022, commence à produire des effets avec une érosion très modérée du chiffre d’affaires en 2019 et une meilleure année en France par rapport à l’année précédente, selon le quotidien La Voix du Nord, qui cite la direction du groupe.

Au-delà des suppressions de postes, Auchan dit vouloir transformer en profondeur son métier en misant sur une offre locale et en faisant de ses magasins des “lieux d’expérience” avec l’organisation d’événements tels que des cours de cuisine. Le distributeur veut aussi doubler d’ici 2022 le chiffre d’affaires alimentaire dans le commerce en ligne et réaliser plus de 15% du chiffre d’affaires global hors des hypermarchés et supermarchés.

A la Une partout: le prince Harry en crise avec avec la famille royale ou la nullité des grands médias

A la Une partout: le prince Harry et Meghan en crise avec  avec la famille royale  ou la nullité des grands médias

 Sur la plupart des grands médias, on titre à la Une: divorce entre le prince Harry et la reine. Il s’agit pour les non-initiés de la famille royale britannique. Un événement évidemment capital au plan mondial. Alors que la guerre menace entre l’Iran et les États-Unis, que la terre enregistre encore des records mondiaux en matière de température, que la croissance s’écroule partout, que la bulle financière menace d’éclater, que la démocratie est de plus en plus bafouée dans les démocratures,  les grands médias considèrent comme un événement mondial sans doute historique la mésentente du prince Harry avec la famille royale. Mieux, on est informé que le prince Harry veut travailler pour devenir indépendant !

Avec la fortune dont il dispose déjà, il pourra dispenser de cette formalité qu’on appelle le travail. Bref, la grande presse déjà dans une situation économique catastrophique s’enfonce dans l’anecdotique et la médiocrité. Pour s’en persuader, il suffit  d’examiner rapidement les versions Internet de tous les grands journaux mêmes ceux considérés comme les plus sérieux. Bref, tout le monde verse dans le sensationnalisme, le populisme et le superficiel. Pour les questions les plus sérieuses, on se contente de reprendre les dépêches d’agence, du gouvernement ou des grandes institutions.

Cela évite de prendre parti et de ne pas mécontenter les groupes de pression financiers qui désormais maîtrisent les médias aussi bien privés que publiques. L’exemple le plus caricatural est sans doute celui d’Europe 1, devenu une radio complètement marginale alors qu’elle a occupé  le haut du palmarès aussi bien pour l’information économique et politique que pour la musique mais il y a de cela 40 ou 50 ans. Depuis c’est une sorte de mélange de Paris-Match, de JDD et de Closer. Le résultat de la politique éditoriale imposée par Bolloré, l’un des plus fervents soutien financier de Macron.

 

Réforme des retraites: nouvelle provocation avec l’envoi du projet au Conseil d’État

Réforme des retraites: nouvelle provocation avec  l’envoi du projet  au Conseil d’État

 

Un grosse bavure de Marc Fesneau, ministre des Relations avec le Parlement, qui avoue que le projet de loi était désormais « parti au Conseil d’État ». Le texte de loi qui serait déjà « rédigé à 95% », selon une source de l’exécutif.  Il y a de toute évidence une énorme contradiction entre l’illusoire intention de dialoguer du gouvernement et la réalité. D’une certaine manière c’est  cette méthode a conduit au blocage actuel. La vérité c’est que le projet pour Édouard Philippe est complètement ficelé et que la discussion avec les partenaires sociaux relève de l’anecdotique. On pourra changer ici ou là une, voir un mot puisque le gouvernement considère que le texte est prêt à 95 %.

Il s’agit d’une nouvelle provocation d’Édouard Philippe en particulier qui en réalité refuse le dialogue non seulement avec les syndicats radicaux mais aussi avec les syndicats réformistes. Il est de plus en plus clair que Édouard Philippe veut apparaître dans une posture de réformiste dur par rapport au réformisme de Macron qui cultive un peu trop la stratégie du en même temps. Le véritable enjeu des retraites n’est pas celui de la justice sociale, même pas celui de l’assainissement financier mais de la préparation de postures en vue des élections présidentielles de 2027 voir de 2022 si la popularité de Macron continue de s’écrouler à ce rythme. La question des retraites est essentiellement politique d’autant que le coût de la réforme risque d’être exorbitant et donc sans doute revu d’ici quelques années. Ce qui paraît d’ailleurs inévitable en regard des cinq certitudes concernant les paramètres entre parenthèses rapport actif retraitée notamment .

 

Affaire Ghosn : le Japon se ridiculise avec sa justice hypocrite

Affaire Ghosn : le Japon se ridiculise avec sa justice hypocrite

Il  y a évidemment quelque chose de surréaliste dans la condamnation par le Japon de l’ancien président de Renault et Nissan. Pire, Nissan à l’origine de l’affaire a non seulement été complice de Ghosn mais plusieurs de ses dirigeants dont le directeur général ont aussi pioché dans la caisse. Il est donc parti particulièrement savoureux de lire le dernier communiqué de Nissan :  « La fuite de Carlos gone vers le Liban sans la permission du tribunal, en violation des conditions de sa liberté sous caution, bafoue le système judiciaire japonais. Nissan trouve cela extrêmement regrettable». C’est oublier que pour la justice de samouraï en papier mâché, il y a deux poids deux mesures au Japon..Une culture samouraï très malléable et même ridicule quand on sait par exemple qu’aucun dirigeant de responsable de l’accident nucléaire de Fukushima qui a fait notamment 45 morts n’ont été mis en prison et ont été même dispensés de toute sanction.

Les trois anciens dirigeants de Tepco, qui n’ont cessé de mentir pendant toute la durée de la catastrophe, ont été acquittés par la justice qui ne les estime pas responsable de négligence. Huit ans et demi après l’accident nucléaire de Fukushima, ils encouraient de la prison ferme. Ils étaient les seules personnes physiques à être jugées dans le cadre de ce sinistre, le pire accident nucléaire après Tchernobyl (Ukraine) en 1986.

Huit ans et demi après l’accident nucléaire de Fukushima, les trois ex-dirigeants de la compagnie Tepco ont été acquittés par le tribunal de Tokyo qui a jugé qu’ils ne pouvaient être tenus coupables des conséquences de la catastrophe nucléaire survenue à la suite d’un gigantesque tsunami.

L’ancien président du conseil d’administration de Tokyo Electric Power (Tepco) au moment du drame, Tsunehisa Katsumata (79 ans), ainsi que deux anciens vice-PDG, Sakae Muto (69 ans) et Ichiro Takekuro (73 ans), avaient plaidé non coupables devant le tribunal de Tokyo.

Ces trois anciens responsables de l’opérateur de la centrale nucléaire Fukushima Daiichi, dévastée par le tsunami du 11 mars 2011, sont les seules personnes physiques à être jugées dans le cadre de cette catastrophe, le pire accident nucléaire après Tchernobyl (Ukraine) en 1986.

Ce 19 septembre 2019 « pourrait devenir un jour historique dans les efforts des victimes du désastre pour obtenir justice », a commenté Shaun Brunie, spécialiste de l’énergie nucléaire au sein de l’organisation écologiste Greenpeace. L’accident de Fukushima a été qualifié de « désastre créé par l’homme » par une commission d’enquête japonaise, car l’humain n’a pas su le prévenir ni le maîtriser.

Les poursuites engagées contre les ex-dirigeants s’appuient sur le décès de 45 patients de l’hôpital de Futaba, à quelques kilomètres de la centrale, lors de leur évacuation d’urgence dans des conditions extrêmes, avec un bus qui a tourné en rond pendant plusieurs heures. Pour ces personnes âgées, l’épreuve s’est avérée insurmontable.

Les procureurs avaient refusé à deux reprises d’engager des poursuites contre les dirigeants de Tepco, arguant que les éléments du dossier étaient insuffisants. Mais un réexamen de l’affaire en 2015 par un panel de citoyens (une procédure peu utilisée au Japon) a tranché pour un procès au pénal.

Les trois accusés se voient reprocher par les plaignants d’avoir péché par inaction, alors qu’ils avaient connaissance du risque d’un tsunami majeur aux abords de la centrale construite en bord de mer, à quelque 220 kilomètres au nord-est de Tokyo. L’esprit samouraï n’a guère soufflé sur la justice japonaise. Enfin le nationalisme japonais et ses contradictions discréditent un régime obsolète tant sur le plan de la justice que même en matière d’économie. Le Japon est en effet englué dans une dépression depuis des dizaines d’années et un endettement mortifère. Notons enfin que le taux de pauvreté est l’un des plus importants des pays développés.

Xi Jinping veut une Bible compatible avec le Parti communiste .

Xi Jinping veut une  Bible compatible  avec  Parti communiste .

Le président chinois a indiqué qu’il souhaitait une réécriture des textes des différents cultes compatible avec «les exigences de la nouvelle époque», en clair avec la dictature communiste. Le travail de sinisation se poursuit donc en Chine surtout depuis que le président Xi a réussi à faire sauter le verrou de la durée de son mandat. Désormais comme Mao,  il est président à vie. Et comme Mao, il a engagé une sorte de nouvelle guerre culturelle y compris vis-à-vis des religions . Ce regain du nationalisme coïncide avec la crise économique chinoise caractérisée notamment par une industrie manufacturière en panne. Rien ne va plus en effet au plan économique. La Chine est la première victime du tassement des échanges internationaux et le relais n’est pas pris par la consommation intérieure plombée par un endettement général. Le mécontentement des couches moyennes commence à monter. La guerre commerciale Pékin-Washington, qui leste depuis l’an passé l’économie chinoise, avait  connu une pause fin juin, le président américain Donald Trump et son homologue chinois Xi Jinping ayant convenu d’une trêve lors du sommet du G20 à Osaka (Japon). Mais le président américain a décidé début août d’imposer une taxe supplémentaire de 10 % sur 300 milliards d’importations en provenance de Chine. Récemment un accord est intervenu entre les États-Unis et la Chine mais il se traduit par une augmentation des droits de douane pour les exportations chinoises vers l’Amérique. La Chine subit donc une nouvelle tension des relations commerciales internationales mais aussi de façon plus discrète certaines tensions internes. D’où cette tentation du régime dictatorial de reprendre en main toute forme de dissidence. Par exemple dissidence démocratique à Hong Kong ou les dissidences religieuses chrétiennes ou musulmanes. Les pays développés après avoir introduit même de façon un peu théorique la problématique environnementale dans les échanges internationaux ferait bien d’intégrer désormais la problématique démocratique sauf à se montrer complice des pires exactions et autres infractions aux droits de l’homme.

Municipales Paris : Cédric Villani gagnant avec les écolos ?

Municipales Paris : Cédric Villani  gagnant avec les écolos ?

 

Le candidat EELV envisage une alliance avec le dissident  de  LaREM Cédric Villani qui l’a bien volontiers accepté. Une alliance qui pourrait faire basculer en tout cas modifier les rapports de force avec  l’addition des perspectives de voix de  la liste écologie les Verts et de Villani qui pourrait alors atteindre au moins autant que les intentions de vote pour l’actuelle  maire de Paris

Selon enquête Ipsos pour Le Figaro et LCI, la maire PS de Paris recueille 24 % des intentions de vote, Griveaux (19 %), Villani (14%). La liste LR conduite par Rachida Dati arrive ensuite à 13 %, suivie de l’écologiste David Belliard (11 %). Évidemment rien n’est joué car il faudra intégrer le deuxième tour et même le troisième dans la mesure les élus des arrondissements qui désigneront le maire.

« Depuis plusieurs semaines, Cédric Villani nous rejoint sur nos propositions, notamment sur une ville libérée de la voiture, 100 % cyclable ou la rénovation énergétique des bâtiments », a affirmé David Belliard leader écologiste parisien.

Tout en se réjouissant de cette évolution il s’est interrogé: le candidat dissident à l’investiture LaREM « est-il un candidat indépendant » ou « le deuxième candidat d’un gouvernement en retrait sur la lutte pour le climat et qui détruit nos retraites »?

Affirmant que sa « responsabilité en tant qu’écologiste » était de « rassembler pour créer une large coalition pour le climat », David Belliard a affirmé: « Cédric Villani, s’il clarifie sa position vis-à-vis du gouvernement, aura toute sa place dans cette coalition ».

A la question d’un ralliement à la maire PS sortante Anne Hidalgo au second tour, David Belliard a relevé qu’ »en 2001, 2008, et 2014, le ralliement des écologistes aux socialistes était automatique ». Mais « aujourd’hui, c’est terminé », a-t-il dit.

Municipales Paris : Cédric Villani avec les écolos ?

Municipales Paris : Cédric Villani avec les écolos ?

 

Le candidat EELV propose une alliance avec le dissident  de  LaREM Cédric Villani. Une alliance qui pourrait faire basculer en tout cas modifier les rapports de force avec  l’addition des perspectives de voix de  la liste écologie les Verts et de Villani qui pourrait alors atteindre au moins autant que les intentions de vote pour l’actuelle  maire de Paris

Selon enquête Ipsos pour Le Figaro et LCI, la maire PS de Paris recueille 24 % des intentions de vote, Griveaux (19 %), Villani (14%). La liste LR conduite par Rachida Dati arrive ensuite à 13 %, suivie de l’écologiste David Belliard (11 %). Évidemment rien n’est joué car il faudra intégrer le deuxième tour et même le troisième dans la mesure les élus des arrondissements qui désigneront le maire.

« Depuis plusieurs semaines, Cédric Villani nous rejoint sur nos propositions, notamment sur une ville libérée de la voiture, 100 % cyclable ou la rénovation énergétique des bâtiments », a affirmé David Belliard leader écologiste parisien.

Tout en se réjouissant de cette évolution il s’est interrogé: le candidat dissident à l’investiture LaREM « est-il un candidat indépendant » ou « le deuxième candidat d’un gouvernement en retrait sur la lutte pour le climat et qui détruit nos retraites »?

Affirmant que sa « responsabilité en tant qu’écologiste » était de « rassembler pour créer une large coalition pour le climat », David Belliard a affirmé: « Cédric Villani, s’il clarifie sa position vis-à-vis du gouvernement, aura toute sa place dans cette coalition ».

A la question d’un ralliement à la maire PS sortante Anne Hidalgo au second tour, David Belliard a relevé qu’ »en 2001, 2008, et 2014, le ralliement des écologistes aux socialistes était automatique ». Mais « aujourd’hui, c’est terminé », a-t-il dit.

Jean-Paul Delevoye, discrédité par ses liens avec les lobbys

Jean-Paul Delevoye, discrédité par ses liens avec les  lobbys 

 

E. Philippe maintient toute sa confiance à Delevoye pourtant discrédité par ses liens avec les lobbys notamment d’assurances ( d’où la confirmation du soupçon de substitution de la capitalisation à une partie du régime de répartition;  pour parler simplement les Français devront s’assurer pour le complément de retraites auprès des banques et des assurances°). Décidément, il semble qu’il y ait une sorte de malédiction autour des proches de Macron puisque le Haut commissaire aux retraites, Jean-Paul Delevoye, aujourd’hui ministre, vient d’être à trois reprises pris la main dans le sac des conflits d’intérêts. D’une part avec un organisme sans but lucratif mais une sorte de lobby des assurances, d’autre part dans un organisme, également lobby des assurances, où  là il touchait  une rémunération de plus de 5368,38 par mois. Dernière affaire, vendredi, le site d’informations Capital a mis au jour un nouvel oubli de M. Delevoye, qui siège bénévolement depuis 2016 au conseil d’administration de la Fondation SNCF.  Une sorte de lobby  à vitrine humanitaire de la direction SNCF .

 

Ces affaires  viennent  compléter la longue liste de l’entourage de Macron impliqué dans des affaires douteuses ( le directeur de cabinet de Macron, le président de l’assemblée nationale, Benalla, Macron lui-même avec les conditions de financement de sa campagne, plusieurs autres ministres qui ont dû démissionner et notamment François de Rugy). En cause, évidemment la proximité du personnel politique de la majorité avec les intérêts financiers qui ont soutenu et porté Macron au pouvoir. On a évidemment un peu de mal à croire que Delevoye avait considéré certaines  activités comme accessoires. En général, le français moyen n’oublie pas un accessoire de rémunération de 5368,38 euros mensuels !  Fragilisé après les révélations de ses liens avec le monde de l’assurance, Jean-Paul Delevoye a décidé mardi de quitter ses fonctions au sein du groupe de formation IGS. Il s’est engagé à rembourser les «sommes perçues» si elles étaient jugées «incompatibles» avec sa fonction de haut-commissaire aux retraites, a-t-il indiqué à l’AFP.

 

«À ce jour, compte tenu des suspicions que certains n’ont cessé d’alimenter, j’ai mis un terme à toutes mes activités et je suis au clair par rapport à cela», a déclaré sans plus de détail Jean-Paul Delevoye devant l’Assemblée nationale, en réponse à une question du député LFI Adrien Quatennens. Et d’ajouter : «Tout mon parcours prouve mon souci de transparence et de respect des lois.» Jean-Paul Delevoye «a procédé ce matin à un réexamen de sa situation personnelle et a choisi de quitter ses fonctions au sein du groupe IGS (fédération d’associations indépendantes à but non-lucratif, ndlr)» avait annoncé son entourage mardi, peu avant son intervention.

Cela met fin à sa présidence du think thank  »Parallaxe » de HEP Éducation. Un poste qu’il occupait depuis 2017, et pour lequel il a perçu une gratification en 2018 et 2019 à hauteur de 5368,38 euros mensuels. Total par an : 64.420 euros net, selon sa déclaration d’intérêts mise en ligne sur le site de la Haute autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP). Si cette instance «estime que mes activités à l’IGS étaient incompatibles avec l’exercice de mes fonctions je procéderai au remboursement des sommes perçues», a assuré le haut-commissaire à l’AFP en fin d’après-midi.

 

Selon l’article 23 de la Constitution, «les fonctions de membre du gouvernement sont incompatibles avec l’exercice de tout mandat parlementaire, de toute fonction de représentation professionnelle à caractère national et de tout emploi public ou de toute activité professionnelle». Pour rappel, Jean-Paul Delevoye est entré au gouvernement en septembre.

 

Accusé de conflit d’intérêts avec le milieu des assurances, Jean-Paul Delevoye avait déjà quitté ses fonctions d’administrateur bénévole d’un institut de formation du secteur, l’Ifpass (Institut de formation de la profession de l’assurance), qu’il occupait depuis 2016. L’homme aux manettes de la réforme des retraites s’était défendu auprès du Parisien, qui avait révélé l’affaire lundi 9 décembre, en affirmant qu’il s’agissait d’une «omission par oubli». Dans un communiqué, le chiraquien avait précisé avoir été «nommé administrateur de l’Ifpass (…) par le conseil d’administration de l’IGS» et n’avoir assisté «qu’à trois conseils d’administration» depuis sa nomination comme haut-commissaire à la réforme des retraites en octobre 2017, la dernière fois «en décembre 2018».

Pas de quoi apaiser l’opposition. «M. Delevoye déclare jusqu’à la plus insignifiante de ses fonctions bénévoles» comme la présidence de la Chartreuse de Neuville, une association des orchestres nationaux, «mais oublie de déclarer ses liens avec le monde de l’assurance», s’est indigné Adrien Quatennens à l’Assemblée. «Vous voulez faire avaler au pays une réforme au service des assureurs des banques et des fonds de pension», a-t-il ajouté.

Dans sa déclaration d’intérêts, Jean-Paul Delevoye mentionne en revanche sa fonction de président de Parallaxe  (société d’assurances). Y figure aussi, concernant ses activités passées, entre 2016 et 2017, une fonction de conseiller du délégué général d’IGS (25.000 euros net en 2016 et 40.000 euros net en 2017).

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