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La fin de la droite avec les révélations du financement par la Françafrique

La fin de la droite avec les révélations du financement par la Françafrique

 

Cette fois ce pourrait bien être la fin de la droite classique en tout cas son éclatement du fait d’une part de la probable défaite de Fillon englué à 17 ou 18 % dans les sondages et maintenant nettement précédé tant par Marine Le Pen que par Emmanuel Macron. En faisant perdre son camp, François Fillon va sans doute exacerber les clivages qui traversent les Républicains et ce qui reste de l’UDI. Les lignes de partage des différents camps deviennent infranchissables. Il y a d’un côté les signes identitaires finalement très proches de Marine Le Pen et de l’autre les libéraux humanistes ouverts à l’évolution du monde. Pour résumer les franchouillards réacs et les modernistes. Même opposition sur le plan économique avec d’un côté les souverainistes apeurés et de l’autre des libéraux ouverts à l’économie mondiale. En clair,  d’un côté des gaulois archaïques qui veulent protéger le village avec des barbelés et de l’autre des libéraux qui ont compris le nouveau paradigme mondial. On objectera à juste titre que ces lignes de clivage traversent aussi la gauche. La goutte d’eau qui va faire déborder le vase est sans doute la révélation officielle avec l’enquête en cours du financement de la droite par la Françafrique et ses les intermédiaires sulfureux proches du grand banditisme. Robert Bourgi, le trouble intermédiaire entre la droite et l’Afrique vient sans doute de porter le dernier coup fatal non seulement à François Fillon mais aussi au parti des Républicains. Il révèle que la plupart des responsables des Républicains se comportent en fait comme les voyous qui servent d’intermédiaires pour le financement de leurs réélections. Il faut convenir que pour des raisons assez identiques le parti socialiste risque aussi d’éclater même si les affaires de corruption n’atteignent pas le niveau de celles de la droite. Ceci étant, les faits qui affectent les deux grands partis qui ont gouverné la France pendant la Ve République ne permettent pas d’attribuer automatiquement des brevets de vertu aux prétendants à la succession. Témoin par exemple, les nombreuses affaires financières que traîne le Front National. Finalement des affaires qui ne sont que des révélateurs de la démocratie  relativement virtuelle et réduite à sa plus simple expression, c’est-à-dire au dépôt d’un bout de papier dans l’urne. Ainsi réduite cette démocratie est d’autant plus fragilisée et peut être facilement manipulée par un cirque médiatique soutenu par d’immenses moyens financiers. Ce que démontre l’histoire politique de la France sous la Ve République. On fera observer toutefois que de telles phénomènes ne sont pas spécifiques à la France, la preuve sans doute que la démocratie dans de nombreux pays est encore à l’ère  néandertalienne.

Sondage 2017 : Macron progresse déjà suite à l’alliance avec Bayrou

Sondage 2017 : Macron progresse déjà suite à l’alliance avec Bayrou 

Au lendemain de ce rapprochement, un baromètre réalisé par l’institut de sondages Ifop pour Paris Match donne la présidente du Front national en tête du premier tour avec 26,5% des voix.  Elle est suivie, 4 points derrière, par Emmanuel Macron (22,5%). Un score en hausse de 3,5 points par rapport à la dernière enquête, menée avant qu’il noue son alliance avec François Bayrou. François Fillon, qui dispute la deuxième place au leader d’ »En Marche ! », arrive troisième, avec 20,5% des intentions de vote. Le candidat des Républicains gagne, lui aussi, des points (+1,5).  Le trio est suivi de loin par les deux principaux candidats de la gauche. Benoît Hamon rassemble 13,5% des intentions de vote et se place devant Jean-Luc Mélenchon, crédité de 11% des voix. Lorsqu’il était considéré comme potentiel candidat, François Bayrou était crédité d’un score oscillant entre 5 et 6%.

Opel : Les syndicats allemands prêts à discuter avec PSA

Opel : Les syndicats allemands prêts à discuter avec PSA

 

 

Pragmatiques comme d’habitude les syndicats allemands se disent prêts à discuter avec PSA qui envisage de racheter le constructeur Opel. De son côté la chancelière allemande ne s’oppose pas à ce rachat mais fort logiquement souhaite que l’emploi soit préservé outre-Rhin. Une attitude évidemment constructive qui nous change des conflits systématiques et interminables en France lors de telles restructurations. Dans les activités sont surtout situés en Allemagne. Les représentants des salariés d’Opel, la branche européenne du groupe automobile américain General Motors, sont prêts à avoir des discussions « constructives » avec PSA si le constructeur français rachète Opel et sa marque britannique Vauxhall, ont-ils déclaré vendredi. « La base de ces discussions (…) doit être une reconnaissance et une application sans équivoque des accords existants pour l’ensemble des sites d’Opel-Vauxhall », ont déclaré les comités d’entreprise allemand et européen et le syndicat IG Metall dans un communiqué commun, ajoutant que les accords chez Opel sont valables bien au-delà de 2020. Parallèlement, une porte-parole du ministère de l’Economie allemand a déclaré qu’il y avait eu des discussions entre les patrons de GM et de PSA et le gouvernement. « Je peux confirmer qu’il y a eu des discussions », a-t-elle dit, sans autres précisions, lors d’un point de presse habituel. Elle a ajouté que les discussions entre GM et PSA en étaient à un stade avancé et, interrogée sur les garanties pour l’emploi en Allemagne, a dit qu’il revenait aux dirigeants et aux syndicats de s’entendre à ce sujet. La chancelière allemande, Angela Merkel, a déclaré pour sa part que Berlin ferait tout son possible pour préserver les emplois et les sites de production en Allemagne. « Avec Opel, les négociations sont en cours. Le gouvernement a engagé un processus de coordination », a-t-elle dit à la presse à l’issue d’une rencontre avec le Premier ministre canadien, Justin Trudeau, à Berlin. « Nous ferons tout ce que nous pouvons sur le plan politique pour préserver les emplois et les sites en Allemagne. » A Paris, le secrétaire d’Etat français à l’Industrie, Christophe Sirugue, a dit que les gouvernements français, britannique et allemand prévoyaient de rester en contact quotidien pour suivre le dossier.

Téléphonie: 22 millions d’emplois avec la 5G ?

Téléphonie: 22 millions d’emplois avec la  5G ?

Une étude dont rend compte BFM montrerait que la téléphonie mobile 5G, (très haut débit) serait susceptible de créer 22 millions d’emplois dans le monde dont 400 000 en France. Sans doute faut-il démonter les fantasmes qui alimentent la vision d’un monde où l’emploi disparaîtrait avec la digitalisation. Inversement, spéculer sur les nouvelles technologies d’information pour tirer l’emploi ne paraît non plus guère pertinent. Comme l’indique nombreux d’experts un peu sérieux, la digitalisation qui va pénétrer la plupart des secteurs économiques va sans doute provoquer des mutations structurelles importantes tant concernant la nature des qualifications que le nombre d’emplois. Des activités, des emplois, des qualifications vont disparaître tandis que d’autres seront créées. Ajoutons à cela que 50 % des produits et services qui seront consommés d’ici une trentaine d’années sont aujourd’hui inconnus. Du coup, les transformations vont affecter les processus de production et de distribution tout autant que la nature même des produits et services. Quant à quantifier réellement l’impact sur l’emploi, c’est faire de la prospective au doigt mouillé. Il en est sans doute de même avec cette étude d’impact de la 5G (par parenthèse notons que certains territoires français en sont aujourd’hui au niveau de la 0G puisque figurant dans les zones blanches !). Indiscutablement la 5G  représente une avancée considérable à tel point qu’elle pourrait même remettre en cause l’utilité du très coûteux câble qui de toute façon ne touchera que les zones relativement denses. Cependant les projections d’emplois quantifiés méritent  d’être prises avec des pincettes d’autant que l’étude a été commandée par Qualcomm,  une entreprise américaine dans le domaine de la technologie mobile.  À quelques jours de l’ouverture du Mobile World Congress (MWC), le salon mondial des technologies mobiles qui se tiendra à Barcelone fin février, cette étude d’IHS Markit commandée par Qualcomm sur l’impact de la 5G sur l’économie mondiale devrait faire parler au-delà du secteur des télécoms. Elle prévoit qu’en 2035, la 5G, nouvelle norme mobile qui sera lancée dans trois ans pèsera plus de 12.300 milliards de dollars (11.564 milliards d’euros) en production tous secteurs confondus et permettra de créer 22 millions d’emplois.  Pour le cabinet, la plupart des technologies qui permettront à atteindre ces chiffres n’en sont encore qu’à leur début. Certaines n’existent pas encore. Il s’agit de la robotique, des voitures autonomes, des objets connectés, des nouveaux modes de consommation et de divertissement. C’est ce qui explique que l’ensemble des secteurs économiques tirera profit du potentiel des réseaux 5G. La construction générera 742 milliards de dollars, l’hôtellerie atteindra 562 milliards de dollars et la santé 119 milliards de dollars. Mais la plus grosse part sera générée par l’industrie manufacturière avec 3.364 milliards de dollars devant l’informatique et les télécommunications  (1.421 milliards de dollars). Le commerce est en troisième place avec 1.295 milliards de dollars. Ce sont les chiffres hors norme que prévoient les 3.500 décideurs et spécialistes tous secteurs confondus qui ont été interrogés pour cette étude. Et comme IHS le signale, le montant total est même supérieur au total de la consommation cumulée en Chine, au Japon, en Allemagne, au Royaume-Uni et en France en 2016. En termes de revenus, la 5G générera en 15 ans 3.500 milliards de dollars (3.300 milliards d’euros), soit « approximativement le chiffre d’affaires cumulé des 13 premières entreprises sur la liste Fortune Global 1000 de 2016. Cette liste comprend Walmart, State Grid, China National Petroleum, Royal Dutch Shell, ExxonMobil, Volkswagen, Toyota, Apple, Berkshire Hathaway et Samsung », indique IHS afin de donner une échelle qui permette d’évaluer l’ampleur du phénomène. La Chine et les États-Unis sont les pays qui tireront les plus gros revenus, avec respectivement 984 et 719 milliards de dollars (925 et 675 milliards d’euros). Mais l’Europe n’est pas en reste comme l’indique une étude réalisée en septembre dernier par la Commission européenne.  Dans ce rapport de prévision des avantages socio-économiques de la 5G pour 2025, l’Europe pourrait atteindre 113,1 milliards d’euros par an dans les secteurs de l’automobile, la santé, le transport et l’énergie. « Les investissements d’environ 56,6 milliards d’euros seront susceptibles de créer 2,3 millions d’emplois en Europe », précise le rapport européen. Comme IHS Markit le signale, l’Allemagne est en tête. En 2035, le pays devrait générer plus de 200 milliards de dollars (188 milliards d’euros) de revenus et créer 1,2 million d’emplois. Pour la France, ce sera 85 milliards de dollars (80 milliards d’euros) et 396.000 emplois. En termes de revenus, c’est mieux que la Grande-Bretagne qui atteindra 76 milliards de dollars (71,5 milliards d’euros). En revanche, les Britanniques créeront 605.000 emplois, selon l’étude.

Fillon de plus en plus bas, éliminé avec 17,5% (IFOP)

Fillon  de plus en plus bas, éliminé avec 17,5% (IFOP)

 

François Fillon plonge encore d’après le  sondage quotidien de l’IFOP-Fiducial et serait éliminé dès le premier tour de la présidentielle, avec 17,5%, si le scrutin devait avoir lieu ce dimanche. Toujours devancé par Emmanuel Macron (21%) et Marine Le Pen (26%), le vainqueur de la primaire de la droite perd un demi-point par rapport à la précédente étude réalisée pour Paris Match, iTELE et Sud Radio. Les intentions de vote en faveur de l’ex-Premier ministre n’ont cessé de fléchir depuis le début de la controverse déclenchée fin janvier par les révélations du Canard enchaîné sur les emplois potentiellement fictifs dont aurait bénéficié son épouse et deux de ses enfants. Derrière le trio de tête, suivent Benoît Hamon (15%), Jean-Luc-Mélenchon (10,5%), François Bayrou (5,5%), lequel entretient le suspense sur ses intentions, et une série de candidats à moins de 5%. Dans l’hypothèse d’un second tour Macron-Le Pen, la seule testée par l’Ifop, l’ancien ministre de l’Economie l’emporterait avec 63% contre 37% à la présidente du Front national. Cette enquête a été menée en ligne du 6 au 9 février auprès d’un échantillon de 1,407 personnes inscrites sur les listes électorales.

Trump signe le décret du mur de la honte avec le Mexique

Trump signe le décret du mur de la honte avec le Mexique

 

Sous les regards des caméras comme d’habitude,  a signé Donald Trump à signé le décret autorisant la construction du mur entre eux les États-Unis et le Mexique. Le mur de la honte en quelque sorte symbole de la  la  glorification d’un passé mythifié et la peur des blancs de perdre leur pouvoir que dénonçait dans la Tribune  Rokhaya Diallo, journaliste et réalisatrice. Pour l’instant il s’agit d’un symbole pour répondre aux nous aspirations populistes des soutiens du nouveau président des États-Unis. Il faudra en effet des années pour construire cet ouvrage dont le financement n’est pas assuré. Il faudrait d’abord que le congrès décide de ce financement ensuite trouver le moyen juridique pour le faire payer aux Mexique qui refuse évidemment la facture. Pour Rokhaya Diallo le président américain falsifie le passé et hypothèque l’avenir. « Make America great again !  Rendre à l’Amérique sa grandeur, c’est sur cette phrase que s’est achevé le discours d’investiture du désormais Président Donald Trump. Un propos qui se trouvait au cœur de la campagne présidentielle du candidat républicain. Cette idée selon laquelle les Etats-Unis auraient par le passé offert à leurs habitants une gloire qui n’est plus, est pourtant fondée sur l’omission de faits historiques. Car l’histoire des Etats-Unis est celle d’assujettissements successifs. Le pays s’est fondé et développé en éradiquant une grande partie de la population amérindienne puis en exploitant des centaines de milliers d’Africains réduits à l’esclavage. Ces oppressions se sont traduites dans des mécanismes de domination qui même après leur disparition des textes législatifs ont persisté dans des pratiques sociales et structurelles discriminatoires. C’est ce qui a favorisé l’affirmation sociale, économique et politique d’une élite et de classes moyennes issues des minorités autrefois privées de visibilité et de légitimité nationale. Ainsi les populations blanches qui ont régné sur le pays pendant des siècles du fait de dispositions légales injustes, voient leur position dominante décliner depuis plusieurs décennies. La rhétorique passéiste de Donald Trump puise dans le ressentiment d’une partie de cette population qui vit comme une injustice le fait de voir le pouvoir migrer dans les mains de groupes qui ne l’avaient jamais eu jusqu’alors ». Accessoirement se pose de nombreuses questions juridiques et de financement De très nombreuses questions restent posées sur le calendrier, le financement et l’efficacité de ce projet très controversé, évoqué dès le 16 juin 2015, jour de l’annonce sa candidature, par le magnat de l’immobilier (« Je vais construire un grand mur, personne ne construit les murs mieux que moi »). « Une nation sans frontières n’est pas une nation », a-t-il lancé mercredi lors d’une cérémonie en présence du nouveau ministre de la Sécurité intérieure, l’ancien général John Kelly. « A partir d’aujourd’hui, les Etats-Unis reprennent le contrôle de leurs frontières », a-t-il ajouté, promettant que les lois sur l’immigration seraient désormais appliquées avec force. « Le fantasme du président Trump de sceller la frontière avec un mur est alimenté par un parti pris racial et ethnique qui déshonore la tradition américaine de protection des migrants vulnérables », a réagi l’Aclu, principale association américaine de défense des libertés individuelles. Le président du Mexique a assuré qu’il ne paierait pas ? « Il est obligé de dire cela », a-t-il répondu. « Mais moi je vous le dis: il y aura un paiement, même si le montage sera peut-être compliqué »« Il est évident que nous avons quelques divergences avec le prochain gouvernement des Etats-Unis, comme au sujet du mur que, bien entendu, le Mexique ne paiera pas », avait affirmé début janvier son homologue mexicain. Quant à l’ancien président mexicain Vicente Fox, il s’en est pris avec virulence au porte-parole de la Maison Blanche: « Sean Spicer, je l’ai dit à @realDonaldTrump et je vous le dis maintenant: le Mexique ne paiera pas pour ce putain de mur. #Putaindemur », a-t-il grondé en anglais sur Twitter.

(Avec le Monde)

 

Primaire de la gauche : le PS fâché avec les chiffres

Primaire de la gauche : le PS fâché avec les chiffres

Décidément le parti socialiste et culturellement fâché avec les chiffres aussi bien en ce qui concerne sa gestion au gouvernement que lors de ses consultations internes. On sait que le parti socialiste voulait absolument atteindre un chiffre de participation comprise entre 1,5 et 2 millions afin d’afficher une certaine mobilisation. Malheureusement ces chiffres ont été annoncés un peu vite. Après un décompte précis on était loin des 2 millions. Du coup on a rajouté 350 000 votants fictifs pendant la nuit en les répartissant de façon à peu près égale en fonction des scores à chaque candidat.. La haute autorité chargée d’attester du bon fonctionnement du scrutin a dans un premier temps annoncé une participation « entre 1,5 million et 2 millions » de votants. Un chiffre à peu près conforme aux espérances du Parti socialiste mais qui tardait à se confirmer sur le site des résultats. À 10 heures lundi, le site des primaires citoyens publiait de nouveaux résultats avec 1.601.139 votants, sur 95% des bureaux de vote. Problème, les pourcentages affichés pour chaque candidat étaient exactement les mêmes, au centième près, que ceux publiés la veille malgré 350.000 votants supplémentaires. De troublants résultats qui n’ont pas manqué d’interpeller les médias mais également les électeurs. Comment les pourcentages ont-ils pu rester exactement les mêmes malgré 350.000 voix supplémentaires ? Telle est la question sur laquelle s’est penché Le Monde. Ainsi Les Décodeurs ont-ils calculé les différentiels de voix entre dimanche soir et lundi matin. Si Benoît Hamon a vu son chiffre grimper de 127.973 voix et Jean-Luc Bennahmias de 3.563 voix, le site internet révèle qu’en pourcentage, cela représente une augmentation d’environ 28%, à quelques décimales près, pour chaque candidat. Un calcul mis en place afin de ne pas modifier les résultats obtenus dans la soirée.  Contacté par Libération, Christophe Borgel a reconnu certaines erreurs et évoqués des bugs. « Il y a eu un bug, rien de plus. Et c’est un peu de ma faute. Il y avait beaucoup de pression autour du niveau de participation, j’ai demandé à ce que les résultats soient actualisés au plus vite. Et effectivement, on a appliqué au nouveau total de votants les pourcentages de la veille », a-t-il avoué évoquant des « bug sur bug ».

Avec Trump, l’ère des présidents fous

Avec Trump, l’ère des présidents fous

 

Avec Trump, on peut se demander si nous n’entrons pas dans l’ère des présidents fous. Pas forcement des présidents idiots mais des présidents égocentriques, exhibitionnistes et provocateurs. Bref des présidents dangereux pour l’équilibre du monde ; parmi ceux-là, la il faut compter Poutine qui se croit encore à la tête des services secrets soviétiques et qui utilisent les mêmes méthodes aussi bien à l’intérieur de la Russie pour tuer toute opposition qu’à l’extérieur pour satisfaire son expansionnisme. Dans le même temps, le peuple russe complètement sous informé vit toujours dans la misère et la dépression économique. La place manque évidemment pour citer tous les présidents, on n’en compte partout en Asie avec le dangereux président de la Corée  qui affame son pays, avec Assad en Syrie qui a tué des centaines de milliers de citoyens syriens, avec Erdogan en Turquie qui conforte chaque jour son statut de dictateur. Bien d’autres encore un peu partout dans toutes les régions du monde. En Europe y compris avec récemment Berlusconi, dans certains pays de l’Est. D’une certaine façon aussi en France avec Sarkozy et Hollande qui eux aussi ont tout dit et le contraire sans parler de leurs frasques. En cause sans doute un environnement économique, social et sociétal complexe particulièrement anxiogène. L’environnement qui fait émerger une demande d’homme miracle qui résoudra d’un coup de baguette magique tous les problèmes et fera disparaître tous les fantasmes toutes les peurs. Forcément les suffrages se portent sur les plus démagogiques, les plus populistes, les plus extravagants qui promettent le changement de manière brutale en renversant les tables. Heureusement nombre de pays résistent  à cette  de vagues de marchands d’illusions mais la tendance est inquiétante. À l’origine de la montée en puissance des déments de la politique : une incapacité des peuples à saisir la nature des transformations structurelles. Pas étonnant le monde a évolué en quelques dizaines d’années bien davantage que pendant des siècles et des millénaires avec des progrès scientifiques extraordinaires mais aussi des dégâts humains et environnementaux. Cette complexité n’est pas davantage comprise par nombre de responsables politiques qui font l’impasse sur l’analyse et préfère promettre, toujours plus et pour tout le monde. Suprême contradiction ce sont souvent les couches populaires et moyennes victimes des inégalités qui font le plus confiance aux démagogues et même parfois livrent leur sort  aux  mains de millionnaires ou de milliardaires. Outre les catastrophes économiques et sociales à prévoir,  le risque majeur est de favoriser le retour d’une vraie guerre.

 

Une croissance américaine plus forte avec Trump

Une croissance américaine plus forte avec  Trump

 

On ne sait s’il s’agit d’un encouragement à trump ou bien de se mettre à l’abri de ses coups de gueule mais le fonds monétaire international a cru bon de relever les prévisions de croissance des États-Unis de 0,1 %, soit plus de 2,3 %) pour 2017. Au FMI,  on ce félicite des perspectives de relance budgétaire annoncée par Trump notamment dans les infrastructures en même temps qu’on s’interroge quand même sur les incertitudes de son programme par rapport en particulier au risque de protectionnisme. Sans doute pour ne pas être victime des frasques du nouveau président américain, le FMI a cru bon de modifier très à la marge ses prévisions économiques pour les États-Unis. Des prévisions très diplomatiques en quelque sorte car la variation de 0,1 point de croissance est à la fois hypothétique et imprévisible. Le FMI est pour l’instant une des rares institutions qui n’a pas été critiquées par Trump d’où cet encouragement du FMI en direction surtout de l’intéressé pour éviter ses tweets ravageurs. La première économie mondiale voit ainsi ses prévisions de croissance relevées de 0,1 point cette année (+2,3%) et, surtout, de 0,4 point en 2018 (+2,5%) par rapport aux projections publiées il y a trois mois, selon un rapport du Fonds monétaire international sur la conjoncture mondiale.  Ce regain d’optimisme tient principalement à « la relance budgétaire » annoncée par le président élu Donald Trump qui s’est engagé à investir massivement dans les infrastructures, note l’institution, tout en soulignant l’ »incertitude » entourant encore son programme économique.   Le FMI se montre plus mesuré concernant le reste du globe pour lequel il laisse inchangées ses prévisions (+3,4% cette année; +3,6% en 2018) même s’il envisage une accélération encore plus forte si la relance aux Etats-Unis s’avérait plus « large » qu’envisagée.la banque mondiale elle se montre moins optimiste pour la croissance mondiale  même si elle a relevé un peu ses prévisions pour 2017.   La Banque mondiale voit la croissance mondiale s’accélérer légèrement en 2017 avec une remontée des cours du pétrole et des ressources de base favorisant les économies émergentes qui en exportent. Dans ses dernières prévisions publiées récemment , cet organisme multilatéral chargé du financement de projets de développement à travers le monde dit attendre à voir le produit intérieur brut (PIB) mondial progresser de 2,7% cette année contre 2,3% l’an dernier, sa plus faible croissance depuis la crise financière. La croissance des économies développées devrait passer cette année de 1,6% à 1,8% l’an dernier et celle des économies émergentes et en développement de 3,4% à 4,2%. « Après des années de croissance mondiale décevante, nous sommes encouragés par de meilleures perspectives économiques qui se profilent à l’horizon », déclare dans un communiqué le président de la Banque mondiale, Jim Yong Kim. La Banque mondiale reconnaît toutefois que des incertitudes pèsent sur des prévisions qui n’intègrent pas les effets des politiques que mettra en œuvre Donald Trump, qui entrera à la Maison blanche le 20 janvier. Pour les Etats-Unis, la Banque mondiale prédit une croissance 2017 à +2,2% après 1,6% cette année.

 

Primaire gauche : « seul avec vous » (François Hollande)

Primaire gauche : « seul avec vous » (François Hollande)

Sans doute pour volontairement prendre sa distance avec la primaire de la gauche, François Hollande a décidé de ne pas regarder le débat télévisé. À la place, il s’est rendu au spectacle de Michel Drucker au théâtre des Bouffes parisiens qui s’intitulent « seul avec vous ». Un titre qui résume peut-être la situation de la gauche, celle de François Hollande et le rapport entre les deux. Ce n’est sans doute pas un hasard si Hollande a choisi le jour du débat des primaires pour se rendre à un spectacle théâtral. Depuis le début des primaires, on a observé le peu d’intérêt voir l’indifférence que manifeste le président de la république à l’égard de la compétition de ses successeurs.  François Hollande voudrait dire qu’il considère ces primaires comme anecdotiques qu’il ne s’y prendrait pas autrement. De fait, même si parfois certains débats peuvent paraître intéressants il n’en reste pas moins que l’enjeu politique est assez secondaire puisqu’il ne s’agit pas de concourir sérieusement pour une qualification au second tour des présidentielles mais de préparer le futur congrès du parti socialiste. En outre, on voit mal pour qui pourrait se prononcer François Hollande. Sans doute pas pour le gauchiste Benoît Hamon  et Arnaud Montebourg qui ont tellement critiqué le chef de l’État. Pas davantage pour Manuel Valls qui a imposé le renoncement à François Hollande. Un François Hollande qui retrouve donc la solitude politique mais un peu comme le parti socialiste dont le candidat finira sans doute en quatrième ou cinquième position aux présidentielles. La présence de François Hollande spectacle de Michel Drucker n’est donc pas neutre : le président est certes seul mais eux  aussi. Pour bien enfoncer le clou de son indifférence Hollande a fait savoir qu’il serait également absent pour le dernier débat en visite officielle en Colombie. Une manière supplémentaire de prendre sa distance avec le PS.

 

Union avec le PS ? « Conte de fée »(Mélenchon)

Union avec le PS ? « Conte de fée »(Mélenchon)

 

Pour Jean-Luc Mélenchon, le ralliement avec le camp socialiste est possible mais seulement dans un seul sens : derrière Mélenchon. Pour lui l’inverse relève du conte de fée. En l’état actuel des sondages qui lui confèrent une assez nette avance sur le parti socialiste, Mélenchon ironise sur les conditions de ralliement possible. En clair pour lui si le parti socialiste veut sauver sa peau (c’est-à-dire son nombre de députés), il n’y a qu’une seule alternative se ranger derrière le candidat du parti de gauche et sans condition. Finalement, le même raisonnement qu’Emmanuel Macron qui le dit avec moins de brutalité : c’est au parti socialiste de ce rallier.  Jean-Luc Mélenchon a donc exclu dimanche toute candidature commune avec Arnaud Montebourg ou Benoît Hamon si l’un de ces deux socialistes devait être investi pour la présidentielle, l’hypothèse relevant selon lui du « conte de fée». Lui-même candidat de « La France insoumise », l’eurodéputé accepterait seulement un ralliement derrière lui mais en aucun cas un accord avec le vainqueur de la primaire de la fin janvier, a-t-il dit lors du Grand jury RTL-LCI-Le Figaro. « C’est vos contes de fée, c’est la Belle au bois dormant », a répondu Jean-Luc Mélenchon, interrogé sur le sujet. « C’est des histoires pour les enfants (…) Là, on parle de choses sérieuses. Il s’agit de gouverner la cinquième puissance du monde au moment où la guerre généralisée se dessine. » « Je ne suis pas intéressé à la carabistouille », a-t-il insisté, tout en disant qu’il serait « clairement » préférable que le candidat désigné le 29 janvier, à l’issue de la primaire de la « Belle alliance populaire », se range derrière lui. Arnaud Montebourg et Benoît Hamon, classés à la gauche du PS, ont à plusieurs reprises lancé des appels à l’union, destinés en premier lieu à Jean-Luc Mélenchon.

Brexit: un accord avec la finance britannique ?

Brexit: un accord avec la finance britannique ?

C’est une hypothèse que laisse entendre un document européen dans  un compte-rendu non publié d’un échange entre Michel Barnier et des parlementaires européens, consulté par le quotidien britannique The Guardian. Une hypothèse pas totalement invraisemblable et/ou qui peut constituer un moyen de pression sur le gouvernement britannique en prévision des négociations d’après brexit. On sait que la City était très majoritairement contre le brexit, on sait aussi que la première ministre Theresa May a les plus grandes difficultés à définir une stratégie pour ses négociations hésitant entre une rupture totale avec l’union (donc seulement avec les règles de l’OMC)  et une position plus accommodante qui consisterait à conserver des échanges privilégiés avec l’union européenne. En se déclarant près à négocier avec les financiers britanniques, Michel Barnier fait ainsi pression sur les plus radicaux comme Boris Johnson par exempleMichel Barnier aurait en effet déclaré à des parlementaires européens qu’ils devaient conclure un accord « spécial » avec le secteur financier britannique afin que le crédit continue d’irriguer le continent. Le Français aurait précisé qu’il voulait garantir aux banques, aux entreprises et aux gouvernements des 27 autres membres de l’Union européenne un accès à la City après la sortie du Royaume-Uni du bloc.  Un porte-parole de la Commission européenne a toutefois assuré samedi à l’AFP que le compte-rendu révélé par le journal britannique ne reflétait « pas correctement ce que Michel Barnier a dit ». D’ailleurs, dans un message publié sur son compte Twitter, Michel Barnier a précisé samedi qu’il ne parlait pas d’un accord avec la City de Londres, le quartier d’affaires de la capitale britannique.  »L’UE doit avoir une vigilance particulière quant au risque sur la stabilité financière, pas un accord spécial pour avoir accès à la City », a-t-il tweeté. Les dirigeants européens considèrent le secteur financier londonien comme une faiblesse potentielle dans les négociations pour les Britanniques, qui auront à cœur de défendre jusqu’au bout le joyau de leur économie et de maintenir des échanges transfrontaliers avec le continent.  »Il va falloir faire un travail très spécifique dans ce domaine », aurait déclaré Michel Barnier, selon le Guardian, citant le compte-rendu non publié. « Il y aura une relation spéciale/spécifique. Il faudra travailler en-dehors du cadre des négociations (…) pour éviter l’instabilité financière ». La Commission parlementaire sur le Brexit a réclamé samedi que la première ministre Theresa May publie d’ici mi-février son plan pour quitter l’UE. Les plans du gouvernement seront présentés « d’ici la fin mars », date butoir que s’est fixée la Première ministre conservatrice Theresa May pour activer l’article 50 du Traité de Lisbonne, a répété un porte-parole du gouvernement.

Fillon : traité de paix avec Sarkozy

Fillon : traité de paix avec Sarkozy

 

Fillon a laissé  des plumes dans la bataille qui l’a opposé aux partisans de Sarkozy et de Juppé après sa désignation comme candidat de la droite. Nombre de critiques ont émergé à propos du programme de François Fillon au sein même des républicains. Certains étant en désaccord avec des gens orientations jugées trop brutales, d’autres étant mécontents de leur marginalisation au sein des structures de campagne de François Fillon.  François Fillon avait nettement resserré son équipe de campagnes en marginalisant nombre de soutiens de Sarkozy et de Juppé. La baisse de François Fillon dans les sondages doit beaucoup à ses divergences internes qui par ailleurs ont été largement reprises par les candidats des autres formations politiques. Du coup, François Fillon se voit contraint à un difficile exercice d’équilibriste en s’affirmant comme le candidat décidé à renverser la table avec des mesures radicales tout en acceptant de les arrondir au point de les dénaturer. Afin de réduire les tensions, François Fillon a été obligé de rencontrer Sarkozy en au nom du « rassemblement ». C’est la première fois que Nicolas Sarkozy et son ancien Premier ministre se revoyaient depuis le 17 novembre, jour du dernier débat télévisé avant le premier tour de la primaire. Le déjeuner s’est déroulé dans les bureaux de l’ancien chef de l’Etat à Paris dans « un excellent climat », a rapporté l’entourage de François Fillon. « Nicolas Sarkozy souhaite de toutes ses forces la victoire de François Fillon. Il a plaidé pour un élargissement maximal de l’équipe de campagne, ce qui est tout à fait l’état d’esprit de François Fillon depuis sa victoire », a-t-on ajouté. Le bras droit de François Fillon, Patrick Stefanini, a ainsi dévoilé vendredi une nouvelle version de l’organigramme de l’équipe de campagne, dans lequel plusieurs orphelins du sarkozysme ont trouvé une place. Frédéric Péchenard, qui avait été évincé du poste de directeur général des Républicains au profit de Patrick Stefanini lui-même et devait depuis lors se contenter d’un rôle incertain au sein d’un conseil stratégique, se trouve promu dans un nouveau « pôle sécurité », son domaine de prédilection. Le député des Alpes-Maritimes Eric Ciotti, sarkozyste de longue date passé en 2012 par les rangs fillonistes, gagne lui aussi une place dans ce « pôle sécurité ». Cette cellule est « composée de personnalités de premier plan » et « illustre à la fois le rassemblement des sensibilités et une parfaite expertise », a déclaré à la presse Patrick Stefanini, directeur de campagne depuis l’avant-primaire. Dans sa première version, l’organigramme, déjà oecuménique, rassemblait les juppéistes, les fidèles de Bruno Le Maire mais dans une moindre mesure les soutiens de Nicolas Sarkozy, qui n’avaient pas caché leur amertume, pour certains, sur la distribution des rôles. Cette semaine, Brice Hortefeux, Laurent Wauquiez et Christian Estrosi ont chacun exprimé leur inquiétude à propos du programme du candidat de la droite et du centre et appelé François Fillon à l’amender pour lui donner une coloration plus sociale afin de ne pas s’aliéner l’électorat populaire. « Des aigreurs d’estomac, il nous arrive tous d’en avoir. Il y a des comprimés pour ça », a réagi vendredi Patrick Stefanini, sans citer personne en particulier. « Il se trouve que c’est François Fillon qui a été désigné à l’issue de la primaire comme candidat à l’élection présidentielle. Donc c’est son projet qu’il va porter », a ajouté le directeur de campagne. « Ce projet, il va être amené à en faire la pédagogie. » Selon lui, François Fillon va donc préciser sa pensée, dans les semaines qui viennent, sur des points qui ont pu faire l’objet de contestation au sein de son camp, comme la suppression de postes dans la fonction publique ou la santé. En attendant, Fillon a purement et simplement supprimé le chapitre santé qui figurait sur son site !

Macron : deux nouveaux soutiens Avec Cavada et Lepage, attention aux crocodiles !

Macron : deux nouveaux soutiens Avec Cavada et Lepage, attention aux crocodiles !

 

 

Comme c’était prévisible certains responsables politiques au vu des sondages vont rejoindre Macron. Macro qui avait déjà enregistré mardi le ralliement de l’économiste très renommé, Jean Pisani-Ferry.  Aujourd’hui Jean-Marie Cavada et Corinne ont décidé aussi de le soutenir. Il y aura vraisemblablement bien d’autres soutiens pour Macron pour conforter sa dynamique dans la perspective de 2017.  Reste qu’on peut s’interroger sur le ralliement de certains crocodiles de la politique notamment des nomades qui ont traversé plusieurs formations et qui sont en mal existentiel. Macron serait bien avisé d’accepter évidemment ses soutiens mais en conservant dans son équipe les jeunes actuels qui l’entourent ainsi que les experts. En effet les vieux crocodiles risquent de polluer sa stratégie de renouveau en même temps que ses orientations. Les deux derniers recrutements ne manquent pas d’interroger sur leur intérêt réel aussi bien pour le renouvellement du personnel politique que pour leur apport sur le fond ou leur charisme. Les deux Derniers en date: ceux de la patronne de Cap21/Le Rassemblement citoyen Corinne Lepage et du président de Génération citoyen Jean-Marie Cavada, révélés par Le Point quelques heures seulement avant le premier débat télévisé de la primaire socialiste. Contacté pour confirmer cette information, l’entourage de l’ancien ministre de l’Économie restait injoignable ce jeudi en fin d’après-midi.  Cofondatreurs d’une «Primaire des Français» censée désigner un candidat issu de la société civile à la présidentielle, l’ancienne ministre et le député européen semblent avoir revu leurs plans et décidé de revenir dans le sérail politique. Idem pour le communicant Claude Posternak, qui s’était associé à leur projet, mais aurait lui aussi, selon Le Lab d’Europe 1, choisi de rejoindre le navire d’En Marche!Mercredi, déjà, ce sont le président de France Stratégie Jean Pisani-Ferry, l’ex-journaliste Laurence Haïm, et l’ancien sondeur Denis Delmas, qui avaient rallié l’ancien banquier d’affaires.

« La fin des rentiers », avec la révolution numérique ?

« La fin des rentiers », avec la révolution numérique ?

 

« La fin des rentiers » un ouvrage du président de Dentsu Aegis Network France. Un article de la Tribune résume la pensée de l’auteur.

 

La vague des mutations numériques en cours a trois caractéristiques : elle se déploie à une vitesse vertigineuse, elle n’épargne aucune activité économique sur la planète, elle transforme profondément les usages de consommation. Un tel bouleversement multiplie les opportunités de création de richesses. Le nouveau monde numérique ouvre aux citoyens, aux chercheurs, aux scientifiques, aux consommateurs, aux producteurs et aux créateurs, un champ infini de possibles pour améliorer nos conditions d’existence, allonger l’espérance de vie, protéger notre environnement et approfondir le long processus d’émancipation des individus. Mais il crée, en même temps, les conditions de tensions systémiques majeures. Le fonctionnement de nos démocraties, de nos entreprises, de nos connexions au monde et aux autres, des rapports entre les générations, entre les territoires, entre les milieux, entre les communautés, s’en trouve profondément affecté. C’est pourquoi, pour réussir à bâtir une « civilisation numérique » plus heureuse, il nous faut relever trois défis. Le premier consiste à bien prendre la mesure de ce qui se passe sous nos yeux. Les mutations en cours sont de nature culturelle plus que technologique. Le déploiement des infrastructures concourt à garantir l’accessibilité à tous, la continuité territoriale et une forme d’universalité, indispensables à la prévention des fractures technologique, géographique ou générationnelle, mais il ne suffit pas à appréhender la révolution en marche. Bien sûr, certains sont encore loin ou privés du digital, mais l’inégalité majeure réside désormais dans les taux d’usage de l’économie numérique. Les catégories sociales « centrales », urbaines, formées et au travail sont les moteurs de la transformation des usages au sein des entreprises, des organisations et de la société en général. Elles acquièrent ainsi des privilèges que beaucoup d’autres n’ont pas. Le deuxième défi à relever est l’accompagnement sociétal de cette mutation. La robotisation, l’intelligence artificielle, les algorithmes, l’Internet des objets, les blockchains ou l’économie collaborative ont un effet dévastateur sur les rentes et les privilèges matériels et immatériels de l’ancien monde. Un grand nombre de métiers pourraient disparaître et des pans entiers d’activité sont d’ores et déjà chahutés. En même temps, s’ouvrent de nouvelles perspectives d’opportunités d’achats, de baisses relatives des prix et d’arbitrage des choix à des consommateurs mieux informés et plus aguerris. C’est toute la société qu’il faut préparer à ce changement. En permettant à chacun de mieux maîtriser son destin, par une autonomie conquise dès l’enfance, il est possible d’embarquer le plus grand nombre dans le train de la modernité. Les anxiétés générées par l’inconnu réveillent les vents mauvais du repli identitaire. La peur du vide et la crainte du déclassement militent en faveur du rétablissement de barrières pour se protéger de ce qui est nommé la mondialisation. Mais, la révolution numérique rend ce programme parfaitement illusoire. Le digital, par définition, ne connaît pas les frontières ! Enfin, troisième défi : il est important de réguler la transformation. De nouveaux acteurs économiques apparaissent, qui bousculent les positions acquises. Les pays émergents, par exemple, peuvent s’affranchir de la lourde charge capitalistique pour pénétrer certains secteurs et, au contraire, lancer d’innovantes alternatives numériques à l’offre existante. Les entreprises pure players de la nouvelle économie peuvent conquérir en quelques années un marché que d’autres auront mis des décennies à apprivoiser. Mais les champions de la nouvelle économie, où qu’ils opèrent, sont peu consommateurs de main-d’œuvre. Rapportées à leur capitalisation boursière, leurs innovations créent un nombre faible d’emplois directs. Elles alimentent au contraire un réseau de prestataires dans un modèle qui consacre la théorie du ruissellement, selon laquelle la richesse produite par quelques-uns profiterait ainsi à tous. Or, c’est bien là le principal danger d’une révolution numérique mal régulée. Le risque est réel d’un monde dominé par une aristocratie digitale, puissante parce que planétaire, entouré de prestataires dévouées et captant l’essentiel des richesses nouvelles produites. Une telle éventualité conduirait à une accélération de la bipolarisation de la société, à tous les niveaux. Que faire ? Pour tendre vers une société numérique heureuse, il faut affronter ces trois défis « par le haut » et « par le bas ». Les puissances publiques ne peuvent accepter que le processus de destruction créatrice à l’oeuvre se traduise par des déséquilibres insupportables aux yeux de l’opinion. La régulation est indispensable, ne serait-ce que pour des raisons fiscales. Le bon niveau d’intervention, de ce point de vue, est certainement continental, donc européen. Mais les États ne peuvent pas tout ! La société, aussi, doit prendre en charge l’accompagnement et le contrôle de la révolution numérique. Cela commence par l’école. Les enseignants se trouvent souvent démunis pour préparer les enfants au monde complexe et aux métiers de demain. Ils doivent se concentrer sur l’apprentissage de l’autonomie face à la prolifération des savoirs, des croyances et des jugements. Pour ce faire, les établissements scolaires gagneraient à s’ouvrir davantage au monde extérieur et imaginer des pédagogies adaptées. L’entreprise, aussi, a un rôle majeur à jouer. L’arrivée des générations Y et Z bouscule les organisations et questionne la relation au travail. Leur engagement naturel dans des relations et des usages numériques collaboratifs les pousse notamment à revendiquer une forme d’utilité sociétale pour leur entreprise, à l’opposé de la position de rentier. Enfin dans l’espace démocratique, les citoyens aspirent à participer et à contrôler davantage les décisions publiques. Les leviers de croissance qu’offre le numérique pourraient conduire à relocaliser certaines activités, comme l’énergie ou l’alimentation par exemple. Et, surtout, à éviter la polarisation entre une population de privilégiés nomades et une population de sacrifiés sédentaires.

(La Tribune)

Marine Le Pen : retour au Moyen Age avec l’écu et le franc

Marine Le Pen : retour au Moyen Age avec l’écu et le franc

 

Retour vers le passé avec les propositions monétaires de Marine Le Pen  qui propose de restaurer l’écu et le franc. Bref un petit voyage rétrospectif vers le Moyen Âge. L’écu a été utilisé un moment comme unité de compte entre 79 et 2000 en Europe ;  par contre sa véritable origine remonte à 1202 sous Louis IX et il a subsisté pendant des siècles. Le franc lui aussi est très ancien  Les premiers francs furent frappés à Compiègne en 1360 pour payer la rançon du roi Jean II. Les choix sémantiques du front national ne sont sans doute pas un hasard, ils traduisent la nostalgie du passé. Pourtant,  c’est sur le plan économique et surtout monétaire que la proposition du Front National est la plus contestée. En effet seulement de l’ordre  30 % des Français approuvent la suppression de l’euro. Ils ont évidemment raison car en l’état des équilibres de la France,  le retour à une monnaie nationale se traduirait inévitablement par une dévaluation d’au moins 20 % avec une inflation au moins équivalente surtout avec les promesses de nouvelles dépenses. En clair et pour simplifier le pouvoir d’achat s’écroulait d’environ 20 %. La croissance et  l’emploi avec. En fermant les frontières, en surtaxe en les échanges voire en les empêchant on se demande bien à qui on vendrait nos biens actuellement exportés comme la construction aéronautique, aérospatiale, ferroviaire, automobile, ou encore les produits agricoles ou le BTP. Le programme économique du Front National est évidemment complètement surréaliste et même au sein de ce parti. Pas étonnant, perspective rebute même une grande partie de l’électorat de Marine Le Pen. Le Front National revient sans doute sur ses propositions économiques et monétaires parce qu’elles sont particulièrement incomprises et incohérentes. Comme la campagne de François Fillon, la campagne de Marine Le Pen piétine et d’une certaine façon s’enfonce dans ses contradictions. Pas surprenant quand on mélange des mesures économiques étatistes, nationalistes,  corporatistes et xénophobes. Sur le terrain économique en tout cas les grandes  orientations paraissent pour le moins incongrues et hors sol. Certes on ne peut nier l’audience du front national mais  il s’agit surtout d’une adhésion protestataire comme celle dont bénéficient les syndicats gauchistes ou corpos. D’ailleurs le Front National dans sa philosophie et plus proche d’un syndicat que d’un parti politique à ambition gouvernementale. Une sorte de néo poujadisme qui additionne fantasmes, peurs et revendications de type moyenâgeux. La réaffirmation récente de ces propositions monétaires aura du mal à convaincre.  Marine Le Pen a en effet évoqué mercredi l’idée d’introduire une simple monnaie commune européenne, sur le lointain modèle de l’écu, coexistant avec une nouvelle devise franco-française après la disparition de l’euro qu’elle appelle de ses vœux. Son parti, le Front national, fait campagne de longue date pour une sortie de la monnaie unique, nuisible selon lui à l’économie française, alors même que cette perspective rebute notamment l’électorat âgé, celui qui lui fait le plus défaut. Mais l’abandon de l’euro ne reviendrait pas pour autant à rompre les amarres avec les autres pays européens, assure la candidate d’extrême droite, qui invoque l’exemple de l’unité de compte en vigueur de 1979 jusqu’en 1999. « L’écu a toujours existé avec une monnaie nationale (…) Qu’il puisse y avoir une coexistence entre une monnaie nationale et une monnaie commune n’a aucune conséquence sur la vie quotidienne des Français », a-t-elle déclaré en marge de ses voeux de début d’année à la presse. Marine Le Pen a également évoqué à cette occasion le système monétaire européen, un autre dispositif d’avant l’euro, qui servait à limiter les fluctuations entre monnaies. « Un serpent monétaire, je pense que c’est quelque chose qui apparaît raisonnable ».  Mais un serpent qui pourrait bien être le poison qui limite

 

La fin de l’emploi avec la robotisation ?

La fin de l’emploi avec la robotisation ?

 

De l’ordre de 50% des emplois  pour pourraient être menacés en Europe  d’ici une trentaine d’années. Une évolution évidemment anxiogène car la robotisation et d’une manière générale la numérisation pénètre nombre d’activités. À noter toutefois que les grandes mutations économiques ne sont pas nouvelles. Avant la seconde guerre mondiale l’activité et l’emploi étaient majoritairement portés par l’agriculture. Aujourd’hui l’agriculture ne représente plus que de l’ordre de 3 % du PIB. Même déclin pour l’industrie qui représentait il y a une quarantaine d’années 55 % du PIB, un pourcentage ramené aujourd’hui autour de 15 % (et seulement 10 % en France). Les services ont pris la place des anciennes activités et les emplois avec. Les services représentent à peu près 80 % du PIB. Ceci étant,  certains emplois de service seront aussi bousculés par la numérisation qui va investir de plus en plus le processus de production. Resteront alors les emplois amont et aval qui exigeront un assez haut niveau de qualification,  aussi les autres emplois requérants une présence humaine dont certains de très haute qualification et d’autres basiques. Notons que dans le même temps nous nous ne connaissons pas encore les nouveaux produits et services qui apparaîtront d’ici 30 à 40 ans. Autant dire que des activités vont disparaître, d’autres être assuré de manière robotisée et que beaucoup vont naître pour satisfaire des besoins nouveaux. Ce qui caractérise la période c’est peut-être l’accélération des transformations car le monde a connu davantage d’évolution pendant les 30 glorieuses que pendant des siècles et des millénaires, une mutation qui s’est encore accélérée au cours des 20 dernières années Dans un article paru sur ITG, on rend compte d’une étude de  l’institut européen Bruegel qui a publié les résultats de l’enquête menée par un économiste et un ingénieur d’Oxford. Leur constat est alarmant : 50% des emplois européens sont menacés par les ruptures technologiques dans les décennies qui viennent.

 

Cette étude pose que la part des emplois impactée par les évolutions technologiques pourrait varier entre 45 et 60% dans les états membres de l’Union Européenne. En France, le risque est estimé à 49,54%.   Cet impact serait multi-facteur : l’automatisation de métiers peu qualifiés, l’augmentation de la puissance de calcul des programmes informatiques qui permettent d’automatiser des tâches humaines, la mutation de l’économie. En effet, ayant subi une perte de son appareil productif industriel et ayant fait le choix de l’économie de l’intelligence, l’Europe semble menacée de déséquilibre social, ce qui pourrait toucher en premier lieu les salariés les moins qualifiés. Le phénomène s’accroit également par la pénurie récurrente de profils orientés vers les nouvelles technologies alors que le besoin des entreprises est croissant en la matière. Le taux moyen de menace serait de 54% contre 45% aux États-Unis qui semblent mieux préparés à cette transition. Au sein même des pays européens, les pays scandinaves tirent (encore) leur épingle du jeu : la part d’emplois menacée par les évolutions informatiques serait plus faible en Suède (46,69%) et au Royaume-Uni (47%). La France n’est d’ailleurs pas distanciée dans ce classement puisqu’avec les Pays-Bas elle reste en dessous du taux de 50%, dépassé par l’Allemagne (51%). Sans surprise, les pays les plus menacés du fait de leur retard technologique sont respectivement la Roumanie (62%), le Portugal (59%), puis la Croatie (58%) et la Bulgarie (56,5%). Autant de transformations qui pourraient à terme favoriser des nouvelles formes d’emploi comme le portage salarial. En effet, les salariés s’orienteraient progressivement vers des formes plus autonomes, plus souples et plus adaptés à ces nouvelles compétences et ces nouvelles communautés de travail. Tous les spécialistes de l’emploi semblent s’accorder sur les conséquences sur l’emploi de l’émergence de processus d’intelligence artificielle et de la robotisation divise encore les spécialistes : le  marché de l’emploi va changer. La question se pose désormais sur la rapidité de l’évolution et surtout sur la prise de conscience des pouvoirs publics. Une nouvelle étude du Pew Research Center a publié le 6 août 2014 intitulée « AI, Robotics and the future of jobs ». Pour celle-ci, le Centre a interrogé près de 2000 experts du sujet. La question essentielle qui se posait était : la robotisation des processus industriels et des services créera-t-elle plus d’emplois qu’elle n’en détruira ? Le résultat est très partagé car près de 48% des répondants répondent que oui et 52% estiment que non Deux conception s’affrontent logiquement. Les plus favorables estiment que l’intelligence humaine va se déplacer vers de nouveaux métiers, de nouveaux usages, de nouvelles façons d’utiliser des technologies et donc de nouvelles ressources. Ils s’appuient principalement sur le marché de l’emploi américain qui a su se redresser depuis plusieurs mois grâce aux géants de l’Internet et leur implantation Outre-Atlantique. Pour les plus pessimistes, l’accélération est tellement rapide qu’un nombre important d’employés prendra du temps avant de retrouver un emploi. En effet, l’arrivée prochaine de nouveaux modèles autonomes de voitures, de l’utilisation de drones peuvent avoir des effets en cascade comme la menace de secteurs établis tels que le secteur de l’assurance, qui était basé sur une économie de la possession et non de l’usage. Dans cette nouvelle économie, une partie infime de travailleurs, de vrais experts pourrait s’en sortir mais la précarisation de la majorité pourrait également en découler : une disparition de la classe moyenne souvent évoquée. Les systèmes publics d’éducation et de formation ne semblent donc vraiment pas adaptés à cette mutation en cours. Ainsi, l’économiste britannique Jeremy Bowles a déclaré « Les conclusions de ces estimations sont évidentes : si nous croyons que la technologie sera capable de surmonter les obstacles traditionnels dans le domaine des tâches cognitives non routinières, nous devons doter la prochaine génération de travailleurs de compétences qui leur permettent de tirer profit des technologies plutôt que d’être menacés par celles-ci ».  La France semble avoir récemment pris conscience de ce constat en proposant désormais à ses étudiants d’accéder à des cours de codage informatique dés l’école primaire. Cela suffira-t-il à pallier « l’inadéquation des compétences » décrite par l’Organisation internationale du travail et la pénurie de compétences dans les domaines IT régulièrement pointés par la Commission Européenne ?

 

Se familiariser avec le monde algorithmique » Cédric Villani

« Se familiariser avec le monde algorithmique » Cédric Villani

Dans une  interview au Monde, Cédric Villani, Médaille Fields en 2010 et directeur de l’Institut Henri-Poincaré, à Paris, évoque l’impact du numérique sur l’économie et relativise les peur liées à la robotisation.

 

Pour un étudiant en mathématiques, le big data ou l’intelligence artificielle sont-ils le nouvel eldorado ?

Ils en ont en tout cas les apparences ! Intelligence artificielle ou « machine learning » sont des mots que l’on entend partout. On promet de mettre de l’intelligence dans les lampadaires, les voitures, les métros… Et de fait, à chaque fois que l’on va essayer de le faire, il y aura un algorithme d’apprentissage derrière. Si bien que le fait de se familiariser avec la culture algorithmique et avec ce mélange de mathématiques et de programmation qui caractérise ce qu’on regroupe sous l’expression « intelligence artificielle » est sans aucun doute une rente.

Une rente à vie ?

Il est impossible de le dire. Dans dix ans, la technologie aura peut-être tellement évolué que ces compétences seront moins nécessaires. Mais c’est aujourd’hui un objet de recherche passionnant, qui amène aussi à se poser la question : « Qu’est-ce que cela veut dire, l’intelligence ? » On a des algorithmes qui marchent de mieux en mieux, mais on ne sait pas toujours vraiment pourquoi ils marchent, ce qu’ils font… Donc cela reste un sujet mystérieux, délicat, chaotique, qui alterne avancées et périodes de stagnation.

Ne pas s’emballer outrageusement, donc ?

Non. Les progrès sont significatifs en ce moment et beaucoup s’enflamment et extrapolent en promettant des choses mirifiques. Or on est encore loin. L’intelligence artificielle reste avant tout un sujet de recherche. Le robot intelligent n’existe pas, en tout cas pas encore. Peut-être émergera-t-il dans quelques décennies, mais au prix d’importants progrès non seulement technologiques mais aussi qualitatifs et théoriques. Pour l’instant nous ne savons produire que des robots très spécialisés.

Qui auront néanmoins un impact sur de nombreux métiers…

Oui, comme n’importe quelle rupture technologique. Les robots sont un acteur de plus dans le jeu, qui enrichit et détruit à la fois. Ils vont éliminer certains métiers et exacerber certaines tensions, entraîner des malentendus, des manipulations, créer des nouvelles occasions d’insécurité, voire de dépendance psychologique comme dans Her [film de Spike Jonze, 2013] – toutes choses qui vont bouleverser la donne. Mais il en a toujours été ainsi lorsque des changements radicaux sont intervenus dans l’histoire des sociétés humaines. Il faut aborder celui-ci avec un esprit ouvert et le voir comme une aventure qui est en train de se passer sous nos yeux et même dont nous pouvons être les acteurs.

Que conseilleriez-vous aux jeunes qui craignent la concurrence des robots ?

Certaines prédictions sont très alarmistes, comme celles de Martin Ford, l’auteur du best-seller Rise of the Robots, paru en 2015 aux Etats-Unis [non traduit]. Il estime qu’une très grande proportion des métiers sera robotisée. Et effectivement, certaines grandes entreprises sont en train de travailler dès maintenant à remplacer la moitié de leur personnel par des robots. Il est certain qu’au moins dans un premier temps, on va assister à un remplacement massif de certains emplois par des robots. Si l’on veut éviter cela, le meilleur moyen consiste à se concentrer sur les secteurs que les robots ne sont pas prêts de toucher, c’est-à-dire ceux qui font appel autant possible à nos neurones, ou à un travail de précision, ou à un savoir-faire dans lequel l’imagination, l’intelligence, la fibre artistique jouent un rôle important.

Comment apprend-on à être créatif ?

Pour commencer, en évitant d’en faire une obsession ! « Créativité » est un mot que l’on entend partout en ce moment, sous forme d’injonction. Il faut être créatif. Or la créativité, d’après moi, vient surtout de la capacité à intégrer beaucoup d’éléments émanant de son entourage, de discussions… C’est une affaire d’environnement, d’interaction avec les autres. En recherche, c’est quelque chose que l’on connaît bien. Le directeur de thèse doit transmettre à son élève la capacité à trouver une solution à laquelle personne n’a pensé. Comment transmettre cette disposition ? Je me souviens d’un conseil que donne Bartabas, le célèbre écuyer, réputé pour sa très grande créativité : « Moi je n’arrive à transmettre que deux choses, l’énergie et le doute. »

Où se former le mieux au monde qui vient ?

Mon conseil, si l’on souhaite avoir un spectre large et pouvoir embrasser les évolutions en cours : commencez par le pointu, par le spécialisé, pour acquérir une compétence quelle qu’elle soit – les secrets de la programmation de haut niveau ou les algorithmes mathématiques sophistiqués. Une fois que vous l’aurez acquise, échangez avec les autres, ouvrez le champ. Et surtout voyagez, et voyagez encore.

A quoi ressemblera l’école de demain ?

L’école de demain, cela reste en premier lieu l’enseignant. Malgré les promesses de cours en ligne révolutionnaires, l’impact de ces enseignements au niveau mondial reste modeste. Pour l’heure, les grandes tentatives menées pour numériser l’enseignement sont plus ou moins des échecs. On voit bien que, finalement, ce qui compte ce n’est pas le médium, la technologie, mais la relation humaine entre l’enseignant et l’élève ou l’étudiant. Cela demeurera ; j’y crois profondément. En revanche, plus que jamais, l’école doit ouvrir au monde, inviter les jeunes à se frotter à des projets divers, à voyager. Il faudrait généraliser les initiatives de type Erasmus, envoyer systématiquement les étudiants suivre des stages ou des cours dans des environnements différents de ceux auxquels ils sont accoutumés. Je fais partie d’une espèce aujourd’hui rare, celle des fédéralistes européens, qui croient que la seule issue à long terme pour la survie et le rayonnement de l’Europe, c’est l’intégration d’un tout politique plus construit mais pour autant pas uniformisant, et j’ai coutume de dire que l’Europe est une école, une opportunité de formation extraordinaire et que le simple fait de voyager dans des cultures, des systèmes différents est un apprentissage incomparable.

 

Fincantieri : la crainte du transfert de technologie

 

D’un côté, les salariés sont évidemment rassurés par des perspectives de reprise qui semblent ce dessiner. En effet la justice sud coréenne a reconnu le groupe italien Fincantieri, leader européen de la construction navale comme candidat privilégié à la reprise des chantiers STX de Saint-Nazaire, en Loire-Atlantique. Cette entreprise, propriété de la caisse des dépôts et consignations italienne, un organisme public, à plus de 70%, était la seule à avoir déposé une offre pour la reprise de cette entreprise florissante depuis quelques années grâce à l’explosion du marché des croisières. STX St Nazaire est une superbe entreprise qui possède un très haut niveau de technicité, des clients et aussi une bonne rentabilité. Cependant le groupe coréen STX, lui ,est est en état de décomposition financière. De motifs d’inquiétude demeurent d’abord le risque d’un transfert de technologie ensuite le risque de spécialisation du site de Saint-Nazaire. On se demande ainsi si le rachat de St Nazaire ne vise pas seulement qu’à récupérer la clientèle et à délocaliser le moment venu la production et le savoir-faire. Le risque de transfert de technologie vers la Chine ce nourrit des conditions de l’accord passé entre Fincantieri et la China State Shipbuilding Corporation (CSSC). Par ailleurs il se pourrait que STX Saint-Nazaire soit spécialisé à l’avenir uniquement dans le grand paquebot de croisière D’une certaine manière,  il s’agit d’un enjeu stratégique pour l’industrie française et les pouvoirs publics ont évidemment une responsabilité particulière d’autant qu’ils sont d’ailleurs présents au capital actuel.  l’Etat français entend utiliser « tous les leviers dont il dispose » pour défendre ses intérêts. Et ne veut pas baisser sa participation d’un tiers au capital de STX France,  le groupe public français, DCNS, spécialisé dans la construction navale militaire, veut lui pouvoir accéder à leurs infrastructures pour la construction de grands navires tels que porte-avions, pétroliers ravitailleurs ou porte-hélicoptères. « Nous discutons avec tout le monde. Nous allons continuer avec Fincantieri », a dit à Reuters un porte-parole de DCNS. « Nous avons des intérêts stratégiques à préserver. » Pour l’instant on ne sait pas comment DCNS, dont l’Etat est actionnaire à 62%, pourrait participer au montage final, le ministère de l’industrie se borne  à rappeler que les chantiers navals militaires français ont déjà une longue histoire de coopération avec Fincantieri. La France a en effet développé et construit en partenariat avec ce groupe italien les frégates de défense aérienne de classe Horizon et les frégates multimissions FREMM. Les carnets de commandes des chantiers de Saint-Nazaire sont pleins et les syndicats, comme les élus locaux, redoutent que la reprise de STX par un groupe étranger n’ouvre notamment la porte à une mainmise chinoise sur cette activité florissante.STX St Nazaire  compte 2.600 salariés et fait travailler environ 5.000 sous-traitants. L’entreprise dispose d’un carnet de commandes très bien rempli, avec 14 paquebots de croisière à construire d’ici 2026. Un petit tiers du capital de Fincantieri, créé à Trieste en 1736, est entre les mains d’investisseurs privés (le reste est détenu par l’équivalent de la caisse de dépôt italienne) et le groupe est coté à la bourse de Milan depuis 2014. Le groupe s’enorgueillit d’avoir construit plus de 7.000 navires sur 20 chantiers sur quatre continents, dont 15 en Europe (huit en Italie), et d’être un des plus grands employeurs européens du secteur avec 19.000 salariés, dont 7.500 en Italie, auxquels s’ajoutent 80.000 salariés chez ses sous-traitants. Il a réalisé en 2015 un chiffre d’affaires de 4,2 milliards d’euros. Après les trois premiers trimestres 2016, il affichait un résultat net positif de sept millions d’euros, un carnet de commandes de 21,8 milliards d’euros pour 106 navires commandés et un peu plus de cinq ans de travail ferme assuré.

 

 

La fin de l’emploi avec la robotisation ?

La fin de l’emploi avec la robotisation ?

 

De l’ordre de 50% des emplois  pour pourraient être menacés en Europe  d’ici une trentaine d’années. Une évolution évidemment anxiogène car la robotisation et d’une manière générale la numérisation pénètre nombre d’activités. À noter toutefois que les grandes mutations économiques ne sont pas nouvelles. Avant la seconde guerre mondiale l’activité et l’emploi étaient majoritairement portés par l’agriculture. Aujourd’hui l’agriculture ne représente plus que de l’ordre de 3 % du PIB. Même déclin pour l’industrie qui représentait il y a une quarantaine d’années 55 % du PIB, un pourcentage ramené aujourd’hui autour de 15 % (et seulement 10 % en France). Les services ont pris la place des anciennes activités et les emplois avec. Les services représentent à peu près 80 % du PIB. Ceci étant,  certains emplois de service seront aussi bousculés par la numérisation qui va investir de plus en plus le processus de production. Resteront alors les emplois amont et aval qui exigeront un assez haut niveau de qualification,  aussi les autres emplois requérants une présence humaine dont certains de très haute qualification et d’autres basiques. Notons que dans le même temps nous nous ne connaissons pas encore les nouveaux produits et services qui apparaîtront d’ici 30 à 40 ans. Autant dire que des activités vont disparaître, d’autres être assuré de manière robotisée et que beaucoup vont naître pour satisfaire des besoins nouveaux. Ce qui caractérise la période c’est peut-être l’accélération des transformations car le monde a connu davantage d’évolution pendant les 30 glorieuses que pendant des siècles et des millénaires, une mutation qui s’est encore accélérée au cours des 20 dernières années Dans un article paru sur ITG, on rend compte d’une étude de  l’institut européen Bruegel qui a publié les résultats de l’enquête menée par un économiste et un ingénieur d’Oxford. Leur constat est alarmant : 50% des emplois européens sont menacés par les ruptures technologiques dans les décennies qui viennent.

 

Cette étude pose que la part des emplois impactée par les évolutions technologiques pourrait varier entre 45 et 60% dans les états membres de l’Union Européenne. En France, le risque est estimé à 49,54%.   Cet impact serait multi-facteur : l’automatisation de métiers peu qualifiés, l’augmentation de la puissance de calcul des programmes informatiques qui permettent d’automatiser des tâches humaines, la mutation de l’économie. En effet, ayant subi une perte de son appareil productif industriel et ayant fait le choix de l’économie de l’intelligence, l’Europe semble menacée de déséquilibre social, ce qui pourrait toucher en premier lieu les salariés les moins qualifiés. Le phénomène s’accroit également par la pénurie récurrente de profils orientés vers les nouvelles technologies alors que le besoin des entreprises est croissant en la matière. Le taux moyen de menace serait de 54% contre 45% aux États-Unis qui semblent mieux préparés à cette transition. Au sein même des pays européens, les pays scandinaves tirent (encore) leur épingle du jeu : la part d’emplois menacée par les évolutions informatiques serait plus faible en Suède (46,69%) et au Royaume-Uni (47%). La France n’est d’ailleurs pas distanciée dans ce classement puisqu’avec les Pays-Bas elle reste en dessous du taux de 50%, dépassé par l’Allemagne (51%). Sans surprise, les pays les plus menacés du fait de leur retard technologique sont respectivement la Roumanie (62%), le Portugal (59%), puis la Croatie (58%) et la Bulgarie (56,5%). Autant de transformations qui pourraient à terme favoriser des nouvelles formes d’emploi comme le portage salarial. En effet, les salariés s’orienteraient progressivement vers des formes plus autonomes, plus souples et plus adaptés à ces nouvelles compétences et ces nouvelles communautés de travail. Tous les spécialistes de l’emploi semblent s’accorder sur les conséquences sur l’emploi de l’émergence de processus d’intelligence artificielle et de la robotisation divise encore les spécialistes : le  marché de l’emploi va changer. La question se pose désormais sur la rapidité de l’évolution et surtout sur la prise de conscience des pouvoirs publics. Une nouvelle étude du Pew Research Center a publié le 6 août 2014 intitulée « AI, Robotics and the future of jobs ». Pour celle-ci, le Centre a interrogé près de 2000 experts du sujet. La question essentielle qui se posait était : la robotisation des processus industriels et des services créera-t-elle plus d’emplois qu’elle n’en détruira ? Le résultat est très partagé car près de 48% des répondants répondent que oui et 52% estiment que non Deux conception s’affrontent logiquement. Les plus favorables estiment que l’intelligence humaine va se déplacer vers de nouveaux métiers, de nouveaux usages, de nouvelles façons d’utiliser des technologies et donc de nouvelles ressources. Ils s’appuient principalement sur le marché de l’emploi américain qui a su se redresser depuis plusieurs mois grâce aux géants de l’Internet et leur implantation Outre-Atlantique. Pour les plus pessimistes, l’accélération est tellement rapide qu’un nombre important d’employés prendra du temps avant de retrouver un emploi. En effet, l’arrivée prochaine de nouveaux modèles autonomes de voitures, de l’utilisation de drones peuvent avoir des effets en cascade comme la menace de secteurs établis tels que le secteur de l’assurance, qui était basé sur une économie de la possession et non de l’usage. Dans cette nouvelle économie, une partie infime de travailleurs, de vrais experts pourrait s’en sortir mais la précarisation de la majorité pourrait également en découler : une disparition de la classe moyenne souvent évoquée. Les systèmes publics d’éducation et de formation ne semblent donc vraiment pas adaptés à cette mutation en cours. Ainsi, l’économiste britannique Jeremy Bowles a déclaré « Les conclusions de ces estimations sont évidentes : si nous croyons que la technologie sera capable de surmonter les obstacles traditionnels dans le domaine des tâches cognitives non routinières, nous devons doter la prochaine génération de travailleurs de compétences qui leur permettent de tirer profit des technologies plutôt que d’être menacés par celles-ci ».  La France semble avoir récemment pris conscience de ce constat en proposant désormais à ses étudiants d’accéder à des cours de codage informatique dés l’école primaire. Cela suffira-t-il à pallier « l’inadéquation des compétences » décrite par l’Organisation internationale du travail et la pénurie de compétences dans les domaines IT régulièrement pointés par la Commission Européenne ?

 

Le site de France info va fusionner avec Paris Match ?

Le site de France info va fusionner avec Paris Match ?

 

À la lecture du site de France Info, on se demande sérieusement si ce site du service public ne va pas fusionner avec celui de Paris-Match. Depuis la création de la chaîne France télévision, le site de France info s’est en effet totalement aligné sur des grands médias comme Paris-Match : de moins en moins d’articles mais de plus en plus de photos, des vidéos et des titres énormes. Bref le poids des mots écrits en gros et le choc des photos. On attend évidemment autre chose d’un site du service public de l’info. À juste titre, les journalistes de la radio France info ont protesté contre l’évolution de la ligne éditoriale qui se banalise en s’alignant sur le Parisien, Paris-Match ou 20 minutes. Dès lors, on  peut s’interroger sur la nécessité de l’existence d’un tel service public. La quête de l’audience à tout prix guide sans doute ceux qui gèrent  la ligne éditoriale de France info. Sur la lancée,  on pourrait conseiller à la direction d’embaucher aussi Cyrille Hanouna qui plaît tellement aux beaufs d’autant que le conseil supérieur de l’audiovisuel menace de l’interdire de chaînes sur C8. Un exemple sur la une  du site de ce samedi 24 décembre : en gros évidemment,  la liste des personnalités préférées des Français. Une information évidemment fondamentale qui se comprend pour le JDD mais qui surprend sur France Info. À quand  comme sur BFM : les plus belles femmes des footballeurs, aussi les plus belles femmes des rugbymans, les  plus belles femmes des golfeurs ou encore les plus belles femmes des politiques. Un sujet qu’on peut développer pendant des jours et des semaines. Il serait temps que la direction de France info se ressaisisse car la fast- info type McDo ne relève pas vraiment du cahier des charges d’une chaîne d’information publique. Un peu court, un peu léger mais quand même trop gras voire indigeste. Bref quand les titres énormes, les images et le bruit constituent  aussi une belle excuse pour la paresse.

 

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