Archive pour le Tag 'Deux'

Maillot deux étoiles de l’équipe de France : un cout de 5 euros et vendu entre 80 et 150 euros !

Maillot deux étoiles de l’équipe de France : un cout de  5 euros et vendu entre 80 et 150 euros !

Pour ce maillot à deux étoiles, le prix de vente est de 85 euros pour le maillot de base, 109 euros pour la version avec le flocage d’un nom de joueur, et 140 euros pour le maillot avec la technologie VaporKnit, celui porté par les Bleus lors des matches. Le maillot est fabriqué en Asie notamment en Thaïlande pour un cout autour de 5 euros. Même s’il faut ajouter les frais de transports de commercialisation, ça laisse encore uen joli bénfices pour ce qui nets qu’un teeshirt sportif.

Pesticides : ont augmenté de 12% en France en deux ans

Pesticides : ont  augmenté de 12% en France en deux ans

 

La France se caractérise par l’enflure et le nombre des discours sur l’environnement en contradiction souvent avec la pratique. C’est vrai la pollution de l’air mais aussi de la présence de pesticides dont certains sont particulièrement dangereux pour la faune, pour la flore mais aussi pour la santé humaine. En 2018,on  devait réduire de 50 % l’usage de pesticides or dans les faits l’utilisation des pesticides a globalement augmenté de 12% entre 2014 et 2016 en France, annonce dans un communiqué commun les ministères de l’Agriculture, de la Santé, de la Recherche et de la Transition écologique. Une augmentation substantielle a donc été enregistrée, malgré le lancement de deux plans Ecophyto depuis 2008 pour réduire l’usage des produits phytosanitaires en agriculture. Le recours aux pesticides avait déjà augmenté de 9,4% de 2013 à 2014.

Environnement, « c’est un constat d’échec : les plans Ecophyto successifs lancés depuis 2008, dont l’objectif initial était de réduire de 50% l’usage des pesticides pour 2018, se sont avérés inefficaces. » Claudine Joly, chargée des questions pesticides dans l’ONG, réclame de nouveaux leviers « économiques et réglementaires ». Même constat du côté de l’ONG Générations futures. Son président, François Veillerette, estime qu’il faut « mettre en avant des systèmes en rupture, dit de production intégrée ».

Wauquiez-Calmels : deux loups prêts à s’entre-dévorer

Wauquiez-Calmels : deux loups prêts à  s’entre-dévorer

Virginie Calmels après avoir monté sur les épaules de Juppé l’a lâché en plein campagne électorale, cela pour rejoindre Vauquiez ou plutôt pour tenter de prendre sa place. Pas étonnant dans ces condition qu’elle ait choisit la première occasion de descendre son leader avec le tract bleu-blanc-rouge sur le mode FN. Vauquiez ne fait pas non plus dans la dentelle, il a pratiquement viré toute opposition au sein de son parti, les libéraux, les européens et même les sarkosistes. Ne reste qu’un clan de fanatiques comme Ciotti. Virginie Calmes voulait réussir un coup contre Vauquiez, c’est raté car l’entourage du président LR est complètement blindé. Nul doute que Calmels rebondira, là ou ailleurs ;  peut être même à LREM car elle adopte les mêmes méthodes start-up pour assurer sa promotion. En gros, on marche sur le ventre du voisin sans trop se soucier du programme. C’est le nouveau monde de  la politique où on se découvre subitement uen vocation de militant avec pour seul objectif le pouvoir. . Le président de LR a donc publiquement rappelé à l’ordre sa n°2 ce week-end, après que celle-ci eut jugé « anxiogène » le tract intitulé « Pour que la France reste la France », distribué au sein des fédérations LR ce week-end lors d’une opération de mobilisation. Virginie Calmels avait également indiqué ne pas avoir « validé » ce tract et évoqué un « dysfonctionnement » de méthode. . Lors de cette réunion de direction au siège du parti, la première adjointe d’Alain Juppé a réitéré ses arguments mais était « très isolée », selon ces mêmes sources. Virginie Calmels a notamment dit qu’il fallait que le parti se « remette en cause », notamment eu égard au « nombre de fédérations qui n’ont pas tracté » ce document. Le député Eric Ciotti lui a notamment déclaré que Laurent Wauquiez avait été élu « sur une ligne claire », tandis qu’elle avait été « nommée », et a évalué à « 0,1% » sa part dans le succès du président du parti lors de l’élection interne (74,64%). Outre Eric Ciotti, plusieurs dirigeants ont pris la parole, notamment le président du Conseil national de LR Jean Leonetti, la secrétaire générale Annie Genevard, le troisième vice-président Damien Abad, les députés Virginie Duby-Muller, Fabien Di Filippo et Eric Ciotti. Bref la garde rapprochée de Vauquiez, très rapprochée du FN aussi.

Trump- Jung : la rencontre de deux clowns fous

Trump- Jung : la rencontre de deux clowns fous

 

Que peut-il sortir de la rencontre entre le dictateur fou coréen et le clown populiste Trump ? On peut s’attendre à tout et à rien tellement ces deux personnages complètement sont imprévisibles et incohérents. Ils peuvent affirmer un jour le contraire de ce qu’ils ont dit la veille avec la même fausse conviction. Du côté de la Corée du Nord, on ne craint pas la réaction de l’opinion publique puisque la démocratie est mise entre parenthèses. Ceci étant,  la crise économique et sociale est tellement flagrante que le chef d’État coréen doit maintenant accepter l’échange du riz contre son jouet nucléaire particulièrement dangereux quand il est utilisé par un personnage capable de tuer même les propres membres de sa famille. Côté américain, tout est possible si cela sert les intérêts électoraux de Trump. En effet les dirigeants occidentaux n’ont pas encore compris que seul comptaient  pour le président américain ses intérêts politiques locaux. Trump sera prête à faire n’importe quelle concession si cela est susceptible de valoriser à la fois son ego et son image de personnage hors système. De quoi sourire évidemment vis-à-vis de cette posture hors système, lui qui est le fils d’un milliardaire et membre de la jet-set américaine. De manière beaucoup plus discrète les Chinois vont définir le champ et l’importance des nouvelles relations entre la Corée du Nord et les États-Unis. Notons que c’est ce qui caractérise la politique chinoise la grande efficacité dans la plus grande discrétion. Certes les choix Chinois ne sont pas tous défendables mais ils ont au moins le mérite de nous éviter la théâtralisation ridicule des clowns fous et autres grenouilles qui veulent se faire plus grosses que le bœuf.

Parcoursup: réponses pour plus des deux tiers

Parcoursup: réponses pour plus des deux tiers

D’une certaine manière le taux de réponses reçues par les étudiants paraît satisfaisant mais ce taux de réponse ne signifie pas pour autant que les étudiants sont satisfaits de ces réponses. En tout cas, le   ministre de l’Education nationale, Jean-Michel Blanquer, a déclaré mardi que plus des deux tiers des lycéens concernés avaient reçu à ce jour une réponse favorable à leur demande d’entrée à l’université sur la plateforme de préinscription “Parcoursup”, très critiquée. “Parcoursup” remplace la plateforme informatique “Admission post-bac” (APB), qui a laissé sur le carreau des dizaines de milliers de bacheliers en 2017, tirés au sort là où les demandes étaient supérieures aux capacités d’accueil. “Il y a eu un système l’année dernière dont chacun sait qu’il a été un échec, qui était fondé sur le tirage au sort et qui avait laissé encore à la rentrée beaucoup d’étudiants dans des situations pour le coup réellement angoissantes”, a rappelé le ministre lors des questions d’actualité à l’Assemblée. Le nouveau système est “à la fois plus rationnel et plus humain” et a notamment permis d’améliorer l’orientation des élèves de terminale, a-t-il estimé. “Aujourd’hui, il permet d’avoir, au moment où je vous parle, plus des deux tiers des élèves qui ont reçu une réponse favorable et déjà 200.000 qui ont accepté cette réponse”, a conclu Jean-Michel Blanquer. “C’est déjà clairement un progrès par rapport à l’année dernière.”

Grève SNCF : deux semaines importantes (Laurent Berger, CFDT)

Grève SNCF : deux semaines importantes (Laurent Berger, CFDT)

Associée dans la grève SNCF, la CFDT entend cependant se distinguer des syndicats d’extrême gauche. Son objectif est d’aboutir à un compromis qui sauvegarde l’avenir et non la fuite en avant de la radicalité pour la radicalité. Laurent Berger avait déjà prévenu, il fauta avancer sur la dette, le financement des investissements, la non privatisation de la SNCF  et les conditions sociales de ceux qui seront privés du statut. Sur ces 4 points la discussion avance d’autant plus qu’elle est boycottée par Sud et la CGT lors des rencontres au ministère des transports. Pour autant, la CFDT ne veut pas « relâcher la pression » avant la fin du débat parlementaire et juge les deux prochaines semaines « décisives ». « Nous sommes dans les 10 derniers kilomètres » du « marathon » de la réforme de la SNCF, estime son secrétaire général Laurent Berger, « et ce ne sont pas les plus simples à courir ». Dans une interview au JDD, il note les « avancées » dans les discussions avec le gouvernement évoquant notamment la reprise d’une partie de la dette par l’Etat ou « l’incessibilité du capital des trois entités composant la SNCF ». Laurent Berger se dit « très fier du travail accompli par la CFDT cheminots pour porter des amendements permettant d’équilibrer la réforme » même si selon lui « il reste des points à éclaircir ». Il fustige également la participation de la CGT à la manifestation du 26 mai en compagnie notamment de la France insoumise. « Est-ce le rôle d’une organisation syndicale d’aller se perdre dans ces combats-là, au nom d’une soi-disant convergence des luttes qui remet en cause l’indépendance syndicale? » Selon Laurent Berger cette décision « peut engendrer une grosse source de confusion pour le syndicalisme ».

 

Fresnes : deux smartphones chez un terroriste présumé

Fresnes : deux smartphones chez un terroriste présumé

 

La preuve sans doute que la crise des prisons est loin d’être résolue en particulier à Fresnes la plus vieille et la plus grande prison française. On a en effet découvert des smartphones dans la cellule d’un homme en détention provisoire dans le dossier d’une tentative d’attentat avortée l’automne dernier à Paris. ;  Le détenu a pu communiquer avec l’extérieur entre les 12 décembre et 6 février derniers, notamment en postant des messages sur Facebook. Rappelons que très récemment Macron a visité cette prion mais sans la presse ! Curieux d’annoncer une visite du président de la république à la prison de Fresnes mais  hors la présence de la presse. Peut-être pas aussi étonnant que cela car la plus vieille et la plus grande prison de France est dans un état lamentable avec un taux d’occupation de 200 %. Une prison (en service en 1898 et qui n’a guère changé depuis) qui ressemble à une vieille usine du XIXe siècle où les conditions d’hygiène et de sécurité sont particulièrement douteuses. En plus,  avec un mélange de toutes les catégories de détenus. Dans cette prison comme dans d’autres, les personnels pénitentiaires ont des raisons objectives pour protester contre leurs conditions de travail. Macron  aurait pu se rendre en toute discrétion dans l’établissement pénitentiaire mais il n’a pu s’empêcher d’annoncer sa visite à l’avance pour montrer tout l’intérêt qu’il porte à la problématique de détention et au personnel chargé de l’assurer. Mais en évitant que la presse et les caméras en particulier ne rendent compte de l’état de vétusté de l’établissement pénitentiaire et de l’impossibilité pour le personnel d’assurer les meilleures conditions de sécurité et encore moins leur rôle et pédagogique  pour la réinsertion des détenus. À Fresnes, où le Contrôleur général des lieux de privation de liberté a constaté «des violations graves des droits fondamentaux» et «des conditions de vie indignes», le président «souhaite mieux appréhender toutes les problématiques du milieu carcéral», a expliqué l’Élysée. Cette visite n’avait toutefois pas été inscrite à l’agenda officiel du chef de l’État qui a  souhaité visiter la prison sans la presse !

 

Les 35 heures : le coup final au manque de compétitivité , deux économistes font le bilan

Les 35 heures : le coup final au manque de compétitivité ,  deux économistes font le bilan

 

Deux économistes Éric Meyer keynésiens plutôt de gauche et Nicolas Bouzou économiste libéral font le bilan des 35 heures dans un échange sur le Figaro. Pour l’homme de gauche le bilan lui semble « partagé » (nuance sémantique pour indiquer quand même que les 35 heures ne sont pas parvenues à créer l’emploi espéré), à l’inverse Nicolas Bouzou ou considère que cette mesure a constitué le dernier fatal porté au manque de compétitivité. Les deux experts pensent cependant que d’autres facteurs explicatifs sont à prendre en compte. Un détail cependant, l’économiste Eric Meyer reprend à son compte la conséquence immédiate de 300 à 400 000 emplois mais ne parle pas des emplois ensuite supprimés du fait des 35 heures( autour d’un million)

Les 35 heures ont-elles été positives pour l’économie française? Ont-elles créé des emplois?

 

Eric Heyer - Il faut d’abord faire une précision. Quand on parle des 35 heures, on parle des lois Aubry I et II, c’est-à-dire de la baisse de la durée légale du temps de travail mais aussi – en contrepartie – de l’annualisation du temps de travail, de la baisse des cotisations sociales pour les entreprises, du forfait jours et de la réorganisation de la production. Dire «les 35 heures», c’est réducteur, car la France n’a pas fait que baisser la durée du temps de travail. Pour moi les lois Aubry – si on se base sur les bilans officiels de l’Insee et de la Dares (le service statistiques du ministère du Travail, NLDR) – ont créé entre 300.000 et 400.000 emplois. Ça a créé des emplois mais ça n’a pas permis de faire baisser durablement le chômage. Le bilan des 35 heures est mitigé, ce n’est ni la catastrophe comme le disent certains mais ça n’a pas non plus créé 2 millions d’emplois comme d’autres l’espéraient. En revanche, il est vrai que les 35 heures ont dégradé les finances publiques: il restait un surcoût car les baisses de cotisations n’ont pas été financées par le surplus de croissance attendu.

 

Nicolas Bouzou - Économiquement, les 35 heures n’ont pas permis de créer d’emplois. Certains se basent sur des études, notamment de l’Insee, mais ils les lisent mal. Ce que disent ces études, c’est que ce sont les mesures d’accompagnement et d’allégement de charges qui ont créé des emplois. Mais les 35 heures en elles-mêmes n’ont pas eu d’impact positif avéré sur l’emploi. Je pense que globalement, on tend à exagérer l’impact des 35 heures, qui sont avant tout une mesure politique. La gauche pense que c’est une mesure emblématique qu’il ne faut surtout pas attaquer pendant que la droite dit que c’est un drame.

 

Certains disent que les 35 heures ont dégradé la compétitivité de la France, êtes-vous d’accord?

 

Eric Heyer - Non, c’est faux. Les chiffres montrent que les parts de marché françaises ont commencé à diminuer à partir de 2001 et 2002. Certains disent que c’est à cause des 35 heures mais en 2001 les économies européennes ont connu plusieurs chocs, notamment l’entrée de la Chine dans l’OMC (Organisation mondiale du commerce, NLDR) et la forte appréciation de l’euro par rapport au dollar. Le troisième choc, c’est que l’Allemagne a mis en place l’agenda Schröder de baisse du coût du travail quand la France a mis en œuvre les 35 heures. Avec tout cela, la France a perdu en compétitivité et a perdu des parts de marché, tout comme d’autres pays européens tels que l’Espagne ou l’Italie. Si on regarde l’évolution des coûts salariaux unitaires en France entre 1997 et 2002, ils ont d’ailleurs progressé dans la moyenne et n’ont pas augmenté plus que la moyenne de la zone euro.

 

Nicolas Bouzou - Les 35 heures ne sont pas responsables du manque de compétitivité de la France, qui date de la fin des années 1990. Lorsque les 35 heures ont été mises en œuvre, il y a eu une accélération de la baisse de nos parts de marché à l’international et une accélération de la désindustrialisation. Mais c’est surtout lié à la montée en puissance de pays émergents, comme la Chine, et au fait que l’Allemagne ait renforcé sa compétitivité. Les 35 heures n’ont pas été positives pour l’économie française mais ce n’est pas un drame, comme certains le disent. Ça a un peu contribué à dégrader notre compétitivité mais ce n’est pas le seul élément: on n’a pas assez investi dans l’innovation, notre industrie n’a pas réussi à monter en gamme et la grille salariale a beaucoup augmenté dans l’industrie car on revalorisait le Smic tous les ans.

 

Dans quels secteurs ont été appliquées les 35 heures et quel a été leur impact? Certains observateurs évoquent une forte hausse de la productivité…

 

Eric Heyer - Les grandes entreprises industrielles y ont gagné mais les petites boîtes moins, car pour être gagnant il fallait pouvoir se réorganiser et avoir beaucoup de salariés au niveau du Smic. Certains secteurs ont aussi été complètement désorganisés. La loi Aubry I était facultative mais est devenue une réalité en 2000. On a dit aux entreprises «vous avez 2 ans et demi pour vous préparer à ce choc» mais l’administration ne s’est pas préparée. L’hôpital a par exemple été complètement désorganisé: manque d’infirmières, heures supplémentaires gigantesques non payées…. Ça été très mal géré, il a même fallu aller chercher des infirmières en Espagne. Selon les secteurs, la baisse du temps de travail n’a pas eu la même incidence. Dans l’industrie on est passé au travail en 3×8: on a augmenté le temps de travail des machines et on a augmenté la durée d’utilisation des équipements. Les 35 heures, c’était surtout pour l’industrie. Il faut aussi noter que les 35 heures payées 39 ont été compensées par une hausse de la productivité horaire. Les cadres, qui étaient au forfait jours, ont vu une hausse de leurs jours de congé. Ils sont passés de 220 jours à 210 jours de travail par an mais avec une réaffirmation de la durée journalière de travail de 13 heures. Globalement, on a dit aux cadres «tu as 10 jours de repos en plus mais tu dois faire la même tâche qu’avant». Pour un cadre, la réduction du temps de travail a été difficilement compréhensible.

 

Nicolas Bouzou - Les 35 heures ont surtout été appliquées dans certains secteurs, comme dans les industries à faible et moyenne valeur ajoutée. Avec la diminution du temps de travail, le coût horaire du travail dans l’industrie a augmenté malgré les allégements de charges. La mise en place a été catastrophique dans la fonction publique hospitalière, les gens ont fait des heures supplémentaires qu’on ne pouvait plus leur payer. Au niveau de la productivité ça n’a pas été bon car ça a contraint les gens à faire beaucoup de travail dans un temps diminué. Or il faut aujourd’hui des modes de travail plus flexibles, avec la possibilité de travailler un peu chez soi ou le week-end. Finalement, les 35 heures ont conduit à «charger la barque». Sans s’avancer, on peut imaginer que ça a eu une responsabilité dans l’augmentation des burn-out.

 

Vingt ans après, que reste-t-il des 35 heures?

 

Eric Heyer - Les 35 heures n’ont en réalité duré que de 1998 à 2002. Elles ont été progressivement détricotées dès janvier 2003: les lois Fillon de 2003 ont donné des baisses de cotisations à tout le monde et augmenté le contingent d’heures supplémentaires qui était jusqu’alors de 130 heures par an et par salarié. Ce qu’il reste, c’est la durée légale de 35 heures, c’est-à-dire qu’à partir de 35 heures, on fait des heures supplémentaires. Il y a aussi de plus en plus de salariés qui sont au forfait annuel de 1607 heures. Il reste aussi un peu les baisses de cotisations puisque Martine Aubry avait rajouté 12 milliards de baisses de cotisations pour les entreprises qui font les 35 heures. On peut aussi dire que ça a changé le rapport des Français au travail car ça les a incités à travailler moins.

Nicolas Bouzou - Ce qu’il reste des 35 heures, c’est un cadre rigide en matière de temps de travail: soit vous êtes au forfait, soit on comptabilise le nombre d’heures que vous faites et vous devez pointer le matin et le soir. C’est un management d’outre-tombe. Le management doit aujourd’hui être plus flexible, notamment dans les entreprises de services, il faut valoriser l’intelligence et laisser les gens travailler de chez eux, dans les transports… Plutôt que de garder les gens enfermés dans l’entreprise. Il reste aussi des choses qui n’étaient pas stupides dans les lois Aubry comme l’annualisation du temps de travail. Les 35 heures ont été assouplies et contournées ces dernières années car les négociations de branches et d’entreprises ont permis d’avoir plus de latitude mais il y a un aspect symbolique qui reste: cet aspect est très fort vis-à-vis des investisseurs étrangers. Les 35 heures ont aussi participé à valider dans le débat public l’idée selon laquelle la baisse du temps de travail était bonne pour l’économie, dans la lignée du livre de Jeremy Rifkin en 1996 sur la «Fin du travail». Sa grande théorie était de dire que la technologie baissait le nombre d’emplois et qu’il fallait partager le travail. Pour ma part, je pense que plus on travaille, plus il y a de travail.

Serait-il souhaitable de mettre fin aux 35 heures? Les entreprises le veulent-elles?

 

Eric Heyer - On est resté à une durée légale à 35 heures car beaucoup d’accords ont été signés durant cette période. Personne ne veut revenir à la situation de 1997 – en réaugmentant la durée légale sans compensation – car aujourd’hui il y a la baisse des cotisations, l’annualisation du temps de travail et la possibilité de réorganiser la production. Les lois Aubry, c’est un tout.

Nicolas Bouzou - Je ne suis pas sûr que les entreprises veuillent sortir du cadre des 35 heures. Ce serait stupide de passer à 39 heures, tout comme ce serait stupide de passer à 32 heures. Le vrai enjeu, c’est d’appréhender autrement le temps de travail car nous sommes dans une économie servicielle. Le débat devrait notamment porter sur le télétravail. Aujourd’hui, la technologie fait que le temps de travail est très difficile à appréhender.

Noël 2017 : un cadeau sur deux revendu !

Noël 2017 : un cadeau sur deux revendu !

 

Une grande foire consumériste qui finit sur le Boncoin et qui témoigne de la marchandisation des valeurs et de leurs symboles. Tout se revend, même le témoignage d’affection ; une affection  attachée à des cadeaux finalement souvent modestes, pas toujours en éducation avec le souhait du bénéficiaire,  mais qui matérialise aussi  le lien familial. Encore étonnant qu’une plate forme n’ait pas trouvé l’idée de cadeau virtuel qu’on loue juste le temps de la fête et que le bénéficiaire balance par la fenêtre le lendemain matin de Noel. Selon une étude du site de vente en ligne PriceMinister, 46% des Français ont déjà revendu un cadeau de Noël ou envisagent de le faire cette année. Cette tendance est plus marquée chez les 18-34 ans (62%) et chez les femmes (51%, contre 41% pour les hommes). «C’est lié à une question de pouvoir d’achat», explique au Figaro Olivier Mathiot, PDG de PriceMinister Rakuten. «Chez les jeunes, il y a la volonté d’acheter malin et de faire de bonnes affaires. Ils sont plus connectés et plus près de leurs sous», analyse-t-il. Quant aux femmes, «elles gèrent davantage les achats du foyer et sont plus vigilantes sur le budget», estime Olivier Mathiot. Selon eBay, 42% des Français ont déclaré avoir reçu au moins un cadeau indésirable lors de Noël 2016. La plateforme anticipe la mise en ligne de 700.000 nouvelles annonces entre le 25 et le 26 décembre. Au total, entre le 25 décembre et le 3 janvier, plus de 3 millions de nouvelles annonces produits devraient être mises en ligne sur eBay. Le Centre Val de Loire et l’Île-de-France devraient être les deux régions où le plus grand nombre de cadeaux seront revendus. Pour ceux qui sont déçus par leur cadeau de Noël, il existe enfin une autre solution: la location. Le site E-loue.com, premier site pour tout louer entre particuliers en France, s’attend le 25 décembre à un nombre de nouvelles annonces sur son site multiplié par 10 en comparaison à un jour normal. Pour Alexandre Woog, directeur de E-loue, «la location de ses cadeaux de noël est devenue un réel phénomène de société, on s’attend à plus de 10.000 cadeaux déposés sur E-loue après le réveillon, avec principalement du high-tech, des jouets et des petits appareils électroménagers».

Deux produits tueurs d’abeilles interdites

 Deux produits  tueurs d’abeilles interdites  

Deux produits  contenant du sulfoxaflor, un principe actif soupçonné de tuer les abeilles, ont  été suspendues par le tribunal administratif de Nice, a-t-on appris vendredi auprès de la juridiction. Ces produits avaient pourtant reçu l’autorisation de mise sur le marché français de l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses), le 27 septembre dernier. Cette structure avait estimé qu’en l’état actuel des connaissances scientifiques l‘un et l‘autre ne présentaient “aucun danger pour la santé publique ou l’environnement”. De l’ordre de 35 000 tonnes par an au début des années 90, la production annuelle française de miel est aujourd’hui d’environ 15 000 tonnes, soit une diminution de plus de 50% sur cette période.   Depuis quelques années, la population d’abeilles est en très forte diminution, avec une disparition totale sur certaines zones. Ce phénomène porte le nom de « Syndrome d’effondrement des colonies d’abeilles » ou CCD (Colony Collapse Disorder) : subitement, les ruches se vident de leurs abeilles sans que l’on ne retrouve aucun cadavre à proximité. Ce syndrome est très préoccupant en raison de l’importance écologique de l’abeille en tant que pollinisatrice. Les études en cours montrent que plusieurs causes sont responsables de cette disparition progressive : traitements pesticides, infections parasitaires, maladies, pollution, réduction de la ressource alimentaire (quantité et diversité des fleurs fournissant nectar et pollen) et des habitats, compétition avec des espèces invasives, changement climatique, multiplication des émissions électromagnétiques, nouveaux prédateurs…

 

Les abeilles et autres insectes pollinisateurs représentent par leur action :

  • la reproduction de plus de 80 % des espèces végétales
  • la production de plus de trois quarts des cultures dans le monde – majorité des cultures fruitières, légumières, oléagineuses et protéagineuses, de fruits à coques, d’épices et de stimulants (café, cacao)
  • 35 % de la production alimentaire mondiale en tonnage
  • 10 % du chiffre d’affaires de l’agriculture mondiale
  • 153 milliards d’euros par an
  • 20 000 personnes en France dans la filière apicole (miel et autres produits de la ruche), dont 2 000 apiculteurs professionnels
  • 98 000 éleveurs amateurs en France

 

GM&S: deux syndicalistes « qui foutent le bordel » ?

GM&S: deux syndicalistes « qui foutent le bordel » ?

Ce n’est pas exactement ce qu’a dit Emmanuel Macon en utilisant une formule un peu grossière. Ce n’est pas non plus ce qu’a déclaré Benjamin Griveaux, secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’Economie, mais c’est sans doute ce à quoi il pensait quand il a estimé que deux syndicalistes de l’entreprise visée ne cessaient de mettre des bâtons dans les roues la reprise de l’activité. Benjamin Griveaux, s’est plaint vendredi de « deux syndicalistes » de l’équipementier GM&S dont les actions « mettent en péril », à ses yeux, la reprise du site de La Souterraine, dans la Creuse. « Vous avez deux syndicalistes qui sont présents, qui depuis le départ ne sont pas dans un travail de coopération, qui appellent à bloquer les sites de production, par exemple, de Renault et de PSA tout en sachant que, s’ils le font, ils mettent en péril la reprise de l’entreprise », a-t-il affirmé sur France 2.,La justice a validé il y a un mois la reprise de l’équipementier creusois par l’emboutisseur français GMD, pour un euro, avec le maintien de 120 emplois sur un total de 276.

 

Pauvreté : crainte pour un Français sur deux

Pauvreté : crainte pour un Français sur deux

D’après l’enquête baromètre Ipsos-Secours Populaire, plus d’un Français sur deux indique avoir connu ou avoir eu peur d’être sur le point de connaître une situation de pauvreté En 2017, 57% des sondés déclarent ainsi s’être dit, au cours de leur vie, qu’ils étaient «sur le point de connaître une situation de pauvreté» s’être trouvés menacés par la pauvreté. Ils étaient 55% en 2016 et 52% en 2015.Exemple de cette crainte de précarité un sur cinq indique vivre à découvert. Pour 47% d’entre eux, ce risque pour leurs enfants est beaucoup plus élevé, et il est un peu plus élevé pour 37% d’entre eux. Au total, plus de 8 sondés sur 10 (84%) partagent l’idée que le risque de pauvreté est plus fort pour les plus jeunes générations. Près de la moitié (46%) des personnes interrogées dans le cadre de ce baromètre situent le seuil de pauvreté au-dessus de 1000 euros de revenu net pour une personne seule. Un quart (26%) le situent à tout juste 1000€. Le seuil de pauvreté moyen qui se dégage de ce sondage est 1113 euros, soit 45 euros de plus que la précédente enquête, en 2016. Il se situe ainsi à seulement 36 euros du salaire minimum. Le seuil de pauvreté fixé par l’Insee correspond à 60% du revenu mensuel médian, soit 1008 euros actuellement la perception de ce seuil de pauvreté n’a cessé d’augmenter en dix ans, tandis que le montant du salaire minimum n’a pas connu la même trajectoire. Les vacances ainsi que l’accès à des activités culturelles sont les premiers postes de réduction des dépenses pour une grande partie des Français. Ainsi, 45% d’entre eux déclarent avoir des difficultés à partir en vacances une fois pas ans faute de budget, et 43% éprouvent également des difficultés à s’offrir des loisirs ou des sorties culturelles, seul ou en famille. Un autre domaine pourtant essentiel reste très lié aux difficultés financières: la santé. Quatre sondés sur dix (39%) indiquent rencontrer des difficultés à payer certains actes médicaux qui sont remboursés par la Sécurité sociale. Dans le détail, un cinquième des sondés a déjà renoncé à l’achat de prothèses dentaires faute de moyens et 16% ont déjà renoncé à une consultation chez un médecin spécialiste pour les mêmes raisons. En ce qui concerne l’accès à des lunettes ou à des médicaments, 12% des personnes interrogées s’en sont également privé faute de budget. Dans cette édition 2017, le Secours populaire consacre une analyse particulière aux seniors. L’association «s’inquiète de la pauvreté qui affecte de plus en plus» cette catégorie de personnes, toujours plus nombreuses à se présenter dans les permanences.

Etats -Unis Corée : la menace de deux fous, Trump et Kim Jong-un

 

Etats -Unis Corée : la menace de deux fous, Trump et Kim Jong-un

La menace d’un conflit armé découle surtout de la personnalité de deux chefs d’Etat sans doute aussi fou l’un que l’autre. Kim Jong-un,  le chef d’état coréen Kim Jong-un affame son pays pour une illusoire force nucléaire ; la plupart de la population souffre de carence alimentaire, le pays est l’un des dernier pays complètement fermé, la répression est impitoyable. Le chef d’Etat a exécuté plusieurs membres de sa famille par crainte de perdre e pouvoir. Sa seule ambition, monter sa puissance militaire pour dissimuler la misère. De son coté, Trump est un chef d’Etat très affaibli qui pourrait être tenté par un conflit armé pour, lui aussi, masquer ses difficultés internes. Les deux intéressés souffrent de dérèglements psychologiques notoires.    L’escalade verbale entre les Etats-Unis et la Corée du Nord a encore franchi une nouvelle étape dans la nuit de mercredi à jeudi, Pyongyang ripostant que seule la force pouvait fonctionner sur un président américain « dépourvu de raison». UN compliment qui pourrait être retourné au dictateur.  Le régime nord-coréen a précisé en outre le calendrier son projet de tir de missile vers l’île de Guam, rattachée au Etats-Unis. Le ton entre les Etats-Unis et la Corée du Nord, déjà acrimonieux, est brutalement monté mardi, Donald Trump promettant « le feu et la fureur » en cas de nouvelles menaces et vantant mercredi la puissance de l’arsenal nucléaire américain. La Corée du Nord a annoncé jeudi l’élaboration d’ici mi-août d’un plan de « tir simultané » de quatre missiles de portée intermédiaire à 30 à 40 km l’île de Guam. Le projet sera ensuite soumis au dirigeant nord-coréen Kim Jong-un qui décidera de son exécution, a précisé l’agence officielle KCNA, citant le général Kim Rak Gyom, commandant des forces stratégiques de l’Armée populaire de Corée. Le plan vise à « empêcher les forces ennemies sur les principales bases militaires de Guam et à lancer un avertissement crucial aux Etats-Unis », a-t-il déclaré. L’armée sud-coréenne a dénoncé jeudi les déclarations du Nord sur Guam et s’est dite prête à intervenir immédiatement en cas de nouvelle provocation. Aucune activité militaire inhabituelle n’a été observée en Corée du Nord, a-t-elle ajouté. Le Japon pourrait légalement intercepter un missile dirigé vers Guam en vertu de l’alliance américano-japonaise, a déclaré jeudi le ministre de la Défense japonais Itsunori Onodera devant la chambre basse du Parlement, cité par l’agence Kyodo. Les experts doutent cependant de la capacité des Forces d’autodéfense japonaises à abattre un missile survolant le territoire japonais. Si la Corée du Nord menace régulièrement de détruire les Etats-Unis, la quantité de précisions fournies dans ce rapport est inhabituelle. Pour Masao Okonogi, professeur émérite spécialiste de la Corée du Nord à l’université japonaise de Keio, l’annonce ressemble plus à un avertissement qu’à une menace. « Je pense que c’est un message pour dire qu’ils prévoient de bouger les tests de missiles de la mer du Japon vers des zones autour de Guam », plus au sud dans la mer des Philippines, a-t-il dit à Reuters. « En fournissant un préavis, ils envoient également le message tacite que ce qu’ils vont faire n’est pas une véritable attaque. » Le gouverneur de l’île, Eddie Calvo, a estimé que l’annonce nord-coréenne témoignait d’une « position de peur » et a répété que le niveau de menace n’avait pas été relevé.

STX : deux mois pour tenter de concilier les points de vue italien et français

STX : deux mois pour tenter de concilier les points de vue italien et français

 

 

D’après Bruno Le Maire, ministre français de l’Économie, la rencontre avec son homologue italien s’est bien passée. En réalité l’entrevue a été très courte, 20 minutes seulement et le ministre italien est resté sur sa position. Il oppose un refus total à la proposition française visant à un partage 50–50 du capital entre la France et l’Italie. La proposition française sortie récemment du chapeau de créer une sorte d’Airbus de la construction navale n’a guère séduit  les autorités  italiennes. La proposition paraît certes intéressante mais à long terme d’autant qu’elle intégrerait la dimension militaire. Les Italiens ne comprennent pas que la France se soit accommodée pendant longtemps d’un contrôle de l’entreprise par les Coréens et qu’on refuse ce contrôle à un membre de l’union européenne. En outre Italie ne manque pas d’arguments puisque la France au cours des cinq dernières années a pris des participations financières d’un montant de 36 milliards en Italie à comparer aux 3 milliards italiens dans des participations d’entreprises françaises. La position française peut se  comprendre ;  elle vise à protéger une industrie techniquement performante mais c’est une posture qui ne pourra durer d’autant que les Italiens sont des clients importants dans le domaine de la croisière. Au final d’ici quelques mois on aboutira sans doute un compromis qui ne sera pas la nationalisation définitive mais partage du capital permettant à la France de garder une minorité de blocage, cela afin d’éviter d’éventuelles tentations de délocalisation. Pour éviter une situation trop conflictuelle entre les deux pays on a donc choisi de temporiser.  Bruno Le Maire a  essayé de donner des gages: dans un entretien au Corriere della Sera publié ce mardi matin, il soulignait que Paris proposait un accord de propriété de STX à 50-50, mais avec une voix prépondérante de Fincantieri, l’Italien ayant donc «clairement la direction des chantiers navals». «Paris et Rome se donnent jusqu’au 27 septembre pour aboutir à une solution sur STX et pour lancer les bases d’une coopération navale entre la France et l’Italie» a néanmoins déclaré Bruno Le Maire après l’entrevue. À cette date doit en effet avoir lieu un sommet franco-italien à Lyon. D’ici là, le ministre a souligné que les deux pays se donnent le temps «de négocier un bon accord, solide et durable» sur STX, qui doit également permettre de créer un véritable «airbus naval» dans les domaines civils et militaires.

Législatives : deux heures pour le PS, 12 minutes pour « en Marche » à la télé !

Législatives : deux heures pour le PS, 12 minutes pour en Marche à la télé !

Le parti d’Emmanuel Macron conteste la répartition du temps d’antenne entre les formations politiques en lice pour les élections législatives. LREM conteste plus particulièrement l’article 167-1 du code électoral, qui régit cette répartition et limite à 12 minutes au total le temps d’antenne des formations non représentées par des groupes parlementaires à l’Assemblée nationale. C’est le cas de LREM, héritier d’En Marche !, mouvement créé par Emmanuel Macron en avril 2016 mais qui compte aujourd’hui plus d’adhérents que tout autre parti français et est crédité d’une nette avance par les sondages. La QPC, qui conteste la conformité de l’article 167-1 à la Constitution, sera examinée mardi après-midi en audience par le Conseil constitutionnel, qui rendra publique sa décision mercredi matin, a précisé à Reuters cette institution. Selon le même article, les formations politiques représentées par des groupes parlementaires bénéficient pour leur part de temps d’antenne proportionnels à leur importance dans l’Assemblée sortante. Le Parti socialiste bénéficie ainsi de deux heures de temps d’antenne, alors qu’il a été laminé par la présidentielle. Le parti Les Républicains (LR), autre perdant de cette élection, a pour sa part été crédité par le Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) de 104 minutes, l’Union des démocrates et indépendants (UDI), alliée de LR, de 22 minutes et le Parti radical de gauche, allié du PS, de 15 minutes.

2017 sondages 11 avril – deux duels : en tête Le Pen-Macron à 24% et Fillon –Mélenchon à 18%

2017 sondages 11 avril - deux duels : en tête Le Pen-Macron à 24% et Fillon –Mélenchon à 18%

Si l’on s’en  tient à la dizaine de sondages les plus récents Le Pen et Macron sont à 24% mais Macron écraserait Le Pen au second tour.  Jean-Luc Mélenchon consolide sa montée en puissance récente et oscille et attient 18% juste au dessus de Fillon.  Fillon  par les affaires judiciaires (dernière révélation Pénélope aurait eu un emploi fictif dans administration dès 1980 !). , cible celui qu’il considère comme son rival et dont l’électorat est jugé volatil à l’approche du premier tour du 23 avril. L’ancien Premier ministre de Nicolas Sarkozy est convaincu de pouvoir refaire son retard dans les ultimes moments de cette campagne inédite, comme il y est parvenu pour la primaire de la droite et du centre en novembre 2016. Il insiste sur l’inexpérience présumée d’Emmanuel Macron, son incapacité à former, selon lui, une future majorité cohérente, et la « supercherie » de son aspiration au renouvellement des pratiques politiques, lui « l’héritier » de François Hollande qu’il a surnommé « Emmanuel Hollande ». Il avait évoqué dimanche un échange privé avec le candidat d’En Marche ! Prouvant selon lui ses revirements sur la constitutionnalisation de la déchéance de nationalité. La réplique d’Emmanuel Macron, invité de Public Sénat et Sud Radio, a été cinglante : « François Fillon est un homme de peu de valeur, (…) Il a perdu tout repère : éthique, moral, de comportement. » Son président, Pierre Gattaz, a mis les électeurs français en garde contre l’éventualité d’un second tour entre Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon, qui mèneraient selon lui à la « catastrophe absolue ».

Lassalle et Cheminade : deux extraterrestres !

Lassalle et Cheminade : deux extraterrestres !

 

Il y a bien quatre ou cinq candidats dont on peut se demander ce qu’ils font dans une campagne présidentielle électorale. Pour certains,  il s’agit surtout d’une campagne de témoignages puisqu’ils ne dépasseront pas environ 1 %. Une occasion rare de s’exprimer à la télé devant des millions et des millions de Français. Mais sur cette base,  non nombre d’autres courants de pensée plus élaborés  et plus représentatif mériteraient aussi d’être présents dans cette confrontation télévisuelle. Des courants politiques, socaiux économiques ou encore culturels.  De ce point de vue,  une réflexion approfondie serait nécessaire sur le mode de sélection des candidats autorisés à participer à l’élection présidentielle car les 500 signatures des maires  ne paraissent pas suffisamment sérieuses pour conférer un minimum de légitimité  à un prétendant présidentiel. D’autres candidats très marginaux ne représentent strictement rien comme courant de pensée c’est le cas notamment de Cheminade, celui qui voulait coloniser Mars et Lasalle,  sympathique député bien  incapable de prononcer une phrase complète. Asselineau  n’est guère mieux avec son argutie juridique pour expliquer sa politique internationale. Bref trois candidats dont l’expression laisse également pour le moins pantois. Chacun connaît au moins un voisin qui aurait mieux fait que ces candidats très confus.  La preuve sans doute qu’il faudra un jour vraiment sortir de la démocratie néandertalienne et pas seulement pour les présidentielles. Ce n’est- pas celui qui se déclare candidat qui est le plus souvent le plus qualifié, loin s’en fauta. En général c’est la plus gueulard.

Bourgi est l’ »ami » qui a offert deux costumes à Fillon

Bourgi est l’ »ami » qui a offert deux costumes à Fillon

 

Robert Bourgi est l’ami sulfureux transportant des valises de billets entre l’Afrique et la droite qui a payé les costumes de Fillon. Un ami qui s’exprime par ailleurs largement sur les pratiques de financement occulte de l’UNR aux Républicains en passant par le RPR et l’UPR L’ »ami » qui a offert deux costumes à François Fillon en février pour une valeur de 13.000 euros est Robert Bourgi, pilier controversé de la « Françafrique » et ancien conseiller occulte, notamment, de Jacques Chirac, Dominique de Villepin et Nicolas Sarkozy, a-t-on confirmé vendredi de source judiciaire.  Selon Le Monde, qui a révélé l’information, les enquêteurs sont en possession de documents attestant que l’avocat franco-libanais avait commandé deux costumes le 7 décembre chez un tailleur de luxe parisien pour le vainqueur de la primaire de la droite et du centre. Les vêtements ont été réglés le 20 février au profit du candidat de la droite et du centre à l’élection présidentielle. « Un ami m’a offert des costumes en février. Et alors? », avait confirmé aux Echos François Fillon, après que Le Journal du Dimanche eut dévoilé l’information, sans nommer le mécène. Le parquet national financier (PNF) a délivré aux juges d’instruction chargés de l’enquête sur la famille Fillon un réquisitoire supplétif contre X pour « trafic d’influence » afin de prendre en compte ce cadeau vestimentaire, a-t-on appris jeudi de source judiciaire. François Fillon a été mis en examen mardi pour détournement de fonds publics, notamment, dans l’enquête sur les emplois présumés fictifs dont son épouse et deux de ses enfants auraient bénéficié. Le « trafic d’influence » ne figurait pas parmi les chefs retenus. Robert Bourgi, cité par BFM TV, a affirmé qu’il avait fait à l’ancien Premier ministre un « cadeau », « sans rien attendre en retour ». L’avocat avait précédemment dit à Reuters vouloir donner la « priorité aux juges s’ils venaient à (l)’interroger. » Né en 1945 au Sénégal dans une famille libanaise, Robert Bourgi est considéré comme l’héritier de Jacques Foccart, figure de la « Françafrique », mélange de clientélisme, d’affairisme et de diplomatie parallèle qui a régi des décennies durant les relations entre Paris et ses ex-colonies africaines. Egalement conseiller occulte et intermédiaire de plusieurs ministres de droite, il était notamment proche des anciens président gabonais, sénagalais et congolais Omar Bongo, Abdoulaye Wade et Denis Sassou-Nguesso. On lui prête un rôle décisif dans l’éviction, en 2008, du secrétaire d’Etat à la Coopération de Nicolas Sarkozy Jean-Marie Bockel, qui avait souhaité la fin de la « Françafrique ». Il est réputé proche de Claude Guéant, ancien secrétaire général de l’Elysée et ministre de l’Intérieur à l’époque de Nicolas Sarkozy, qui l’a décoré de la Légion d’honneur le 27 septembre 2007, quelque mois après le début de son quinquennat. Le chef de l’Etat avait alors salué un « grand serviteur de l’Etat » et un « défenseur infatigable » de la France. Il avait dit pouvoir « continuer à compter sur (sa) participation à la politique étrangère de la France, avec efficacité et discrétion ». Une discrétion dont Robert Bourgi est sorti en 2011 : il a notamment raconté dans un livre et des interviews avoir remis des « mallettes » d’argent liquide venant de dirigeants africains à Jacques Chirac quand il était maire de Paris, puis à l’Elysée, en présence de son collaborateur, puis ministre, Dominique de Villepin. Ce qui a valu à l’époque à l’avocat d’être poursuivi en diffamation par l’ancien chef de l’Etat. Dans une interview accordée le 11 septembre 2011 à Europe 1, Robert Bourgi avait admis ne pas avoir de preuves de ses allégations, qu’il avait toutefois réitérées. « C’est ma conscience qui m’a dicté le devoir de parler », avait-il alors expliqué. « Je veux une France propre à droite et à gauche. » Dans une interview aujourd’hui au JDD il décrit le mécanisme6 du financement de la droite par la Franke Afrique. En appliquant la plupart des grands responsables de la droite l’intéressé évite sans doute de porter seul la responsabilité de ces pratiques scandaleuses qui risquent notamment de couler définitivement Fillon mais aussi de discréditer la droite classique (par parenthèse la gauche classique a sans doute elle aussi profité de ce type de financement si l’on en croit notamment les déclarations de d’Omar Bongo lui-même l’un des principaux financeurs de la politique française pendant une cinquantaine d’années.

Vers une Europe à deux vitesses

Vers une Europe à deux vitesses

 

« L’Europe à 27 ne peut plus être l’Europe uniforme à 27. Longtemps, cette idée d’une Europe différenciée, avec des vitesses différentes, des rythmes distincts pour progresser, a suscité beaucoup de résistance. Mais aujourd’hui, c’est une idée qui s’impose. Sinon, c’est l’Europe qui explose », déclare François Hollande.  Une piste exposée notamment par le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, dans un « livre blanc » sur l’avenir de l’Union européenne à l’heure du Brexit. Prié de dire s’il n’y avait pas d’alternative à cette Europe à plusieurs vitesses, François Hollande répond : « Non. Ou bien on fait différemment, ou bien on ne fera plus ensemble. » « A l’avenir, il y aura un pacte commun, un marché intérieur avec, pour certains une monnaie unique. Mais sur ce socle il sera possible, pour les Etats membres qui le voudraient, d’aller plus loin dans la Défense, plus loin dans l’harmonisation fiscale ou sociale, plus loin sur la recherche, la culture, la jeunesse. Notons que  ce que proposait  Macron  une   Europe qui avance de manière différente ; d’ailleurs pas seulement à deux vitesses (théorie des cercles). De ce point de vue l’organisation actuelle (19 pour la zone euro), 28 (et encore davantage) pour la totalité de l’Union est  ingérable. Il conviendrait donc de revenir à uen Europe de 4 ou 5 pays avec une  intégration plus rapide (politique étrangère, défense, investissement, fiscalité, politique industrielle, énergie, immigration etc.). Un deuxième cercle avec moins de contraintes mais moins d’avantages et d’intégration enfin un troisième pour les pays qui socialement, écologiquement,  fiscalement notamment sont très éloignés de la moyenne.»Il faut accepter l’idée que l’Europe se fasse à deux vitesses, qu’il y ait une union solidaire et différenciée. Il y a une histoire à 28 [l’Union] et une histoire à 19 « L’Europe à 28 doit être plus simple, plus claire, plus efficace et continuer à avancer sur le numérique et l’énergie. L’avant-garde de la zone euro doit, elle, aller vers plus de solidarité et d’intégration un budget commun, une capacité d’endettement commune et une convergence fiscale.  Les régimes sociaux seraient aussi harmonisés, avec la création d’une assurance-chômage commune.

Présidentielle 2017 : plus d’un Français sur deux indécis

Présidentielle 2017 : plus d’un Français sur deux  indécis

Jamais sans doute une campagne électorale n’aura atteint un tel niveau de nullité sur fond de scandales politiques ou financiers. Du coup,  plus d’un Français sur deux s’interroge sur son vote lors des présidentielles. Un sondage Odoxa, réalisé pour France 2, 13h15, le dimanche, révèle qu’un électeur sur deux se montre indécis devant le scrutin qui se profile. À deux mois du premier tour, seuls 46% des Français savent vers quel candidat ils se tourneront une fois dans l’isoloir.  Au contraire, 53% des électeurs sont indécis. Les soupçons d’emplois fictifs qui pèsent sur François Fillon et Marine Le Pen, les polémiques créées par Emmanuel Macron et la triple division de la gauche sont des indices qui peuvent expliquer cette situation. Dans le détail, un tiers des Français (33%) ne sont pas du tout décidés et un sur cinq (20%) hésitent encore entre deux candidats.

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