Archive pour le Tag 'Deux'

Deux produits tueurs d’abeilles interdites

 Deux produits  tueurs d’abeilles interdites  

Deux produits  contenant du sulfoxaflor, un principe actif soupçonné de tuer les abeilles, ont  été suspendues par le tribunal administratif de Nice, a-t-on appris vendredi auprès de la juridiction. Ces produits avaient pourtant reçu l’autorisation de mise sur le marché français de l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses), le 27 septembre dernier. Cette structure avait estimé qu’en l’état actuel des connaissances scientifiques l‘un et l‘autre ne présentaient “aucun danger pour la santé publique ou l’environnement”. De l’ordre de 35 000 tonnes par an au début des années 90, la production annuelle française de miel est aujourd’hui d’environ 15 000 tonnes, soit une diminution de plus de 50% sur cette période.   Depuis quelques années, la population d’abeilles est en très forte diminution, avec une disparition totale sur certaines zones. Ce phénomène porte le nom de « Syndrome d’effondrement des colonies d’abeilles » ou CCD (Colony Collapse Disorder) : subitement, les ruches se vident de leurs abeilles sans que l’on ne retrouve aucun cadavre à proximité. Ce syndrome est très préoccupant en raison de l’importance écologique de l’abeille en tant que pollinisatrice. Les études en cours montrent que plusieurs causes sont responsables de cette disparition progressive : traitements pesticides, infections parasitaires, maladies, pollution, réduction de la ressource alimentaire (quantité et diversité des fleurs fournissant nectar et pollen) et des habitats, compétition avec des espèces invasives, changement climatique, multiplication des émissions électromagnétiques, nouveaux prédateurs…

 

Les abeilles et autres insectes pollinisateurs représentent par leur action :

  • la reproduction de plus de 80 % des espèces végétales
  • la production de plus de trois quarts des cultures dans le monde – majorité des cultures fruitières, légumières, oléagineuses et protéagineuses, de fruits à coques, d’épices et de stimulants (café, cacao)
  • 35 % de la production alimentaire mondiale en tonnage
  • 10 % du chiffre d’affaires de l’agriculture mondiale
  • 153 milliards d’euros par an
  • 20 000 personnes en France dans la filière apicole (miel et autres produits de la ruche), dont 2 000 apiculteurs professionnels
  • 98 000 éleveurs amateurs en France

 

GM&S: deux syndicalistes « qui foutent le bordel » ?

GM&S: deux syndicalistes « qui foutent le bordel » ?

Ce n’est pas exactement ce qu’a dit Emmanuel Macon en utilisant une formule un peu grossière. Ce n’est pas non plus ce qu’a déclaré Benjamin Griveaux, secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’Economie, mais c’est sans doute ce à quoi il pensait quand il a estimé que deux syndicalistes de l’entreprise visée ne cessaient de mettre des bâtons dans les roues la reprise de l’activité. Benjamin Griveaux, s’est plaint vendredi de « deux syndicalistes » de l’équipementier GM&S dont les actions « mettent en péril », à ses yeux, la reprise du site de La Souterraine, dans la Creuse. « Vous avez deux syndicalistes qui sont présents, qui depuis le départ ne sont pas dans un travail de coopération, qui appellent à bloquer les sites de production, par exemple, de Renault et de PSA tout en sachant que, s’ils le font, ils mettent en péril la reprise de l’entreprise », a-t-il affirmé sur France 2.,La justice a validé il y a un mois la reprise de l’équipementier creusois par l’emboutisseur français GMD, pour un euro, avec le maintien de 120 emplois sur un total de 276.

 

Pauvreté : crainte pour un Français sur deux

Pauvreté : crainte pour un Français sur deux

D’après l’enquête baromètre Ipsos-Secours Populaire, plus d’un Français sur deux indique avoir connu ou avoir eu peur d’être sur le point de connaître une situation de pauvreté En 2017, 57% des sondés déclarent ainsi s’être dit, au cours de leur vie, qu’ils étaient «sur le point de connaître une situation de pauvreté» s’être trouvés menacés par la pauvreté. Ils étaient 55% en 2016 et 52% en 2015.Exemple de cette crainte de précarité un sur cinq indique vivre à découvert. Pour 47% d’entre eux, ce risque pour leurs enfants est beaucoup plus élevé, et il est un peu plus élevé pour 37% d’entre eux. Au total, plus de 8 sondés sur 10 (84%) partagent l’idée que le risque de pauvreté est plus fort pour les plus jeunes générations. Près de la moitié (46%) des personnes interrogées dans le cadre de ce baromètre situent le seuil de pauvreté au-dessus de 1000 euros de revenu net pour une personne seule. Un quart (26%) le situent à tout juste 1000€. Le seuil de pauvreté moyen qui se dégage de ce sondage est 1113 euros, soit 45 euros de plus que la précédente enquête, en 2016. Il se situe ainsi à seulement 36 euros du salaire minimum. Le seuil de pauvreté fixé par l’Insee correspond à 60% du revenu mensuel médian, soit 1008 euros actuellement la perception de ce seuil de pauvreté n’a cessé d’augmenter en dix ans, tandis que le montant du salaire minimum n’a pas connu la même trajectoire. Les vacances ainsi que l’accès à des activités culturelles sont les premiers postes de réduction des dépenses pour une grande partie des Français. Ainsi, 45% d’entre eux déclarent avoir des difficultés à partir en vacances une fois pas ans faute de budget, et 43% éprouvent également des difficultés à s’offrir des loisirs ou des sorties culturelles, seul ou en famille. Un autre domaine pourtant essentiel reste très lié aux difficultés financières: la santé. Quatre sondés sur dix (39%) indiquent rencontrer des difficultés à payer certains actes médicaux qui sont remboursés par la Sécurité sociale. Dans le détail, un cinquième des sondés a déjà renoncé à l’achat de prothèses dentaires faute de moyens et 16% ont déjà renoncé à une consultation chez un médecin spécialiste pour les mêmes raisons. En ce qui concerne l’accès à des lunettes ou à des médicaments, 12% des personnes interrogées s’en sont également privé faute de budget. Dans cette édition 2017, le Secours populaire consacre une analyse particulière aux seniors. L’association «s’inquiète de la pauvreté qui affecte de plus en plus» cette catégorie de personnes, toujours plus nombreuses à se présenter dans les permanences.

Etats -Unis Corée : la menace de deux fous, Trump et Kim Jong-un

 

Etats -Unis Corée : la menace de deux fous, Trump et Kim Jong-un

La menace d’un conflit armé découle surtout de la personnalité de deux chefs d’Etat sans doute aussi fou l’un que l’autre. Kim Jong-un,  le chef d’état coréen Kim Jong-un affame son pays pour une illusoire force nucléaire ; la plupart de la population souffre de carence alimentaire, le pays est l’un des dernier pays complètement fermé, la répression est impitoyable. Le chef d’Etat a exécuté plusieurs membres de sa famille par crainte de perdre e pouvoir. Sa seule ambition, monter sa puissance militaire pour dissimuler la misère. De son coté, Trump est un chef d’Etat très affaibli qui pourrait être tenté par un conflit armé pour, lui aussi, masquer ses difficultés internes. Les deux intéressés souffrent de dérèglements psychologiques notoires.    L’escalade verbale entre les Etats-Unis et la Corée du Nord a encore franchi une nouvelle étape dans la nuit de mercredi à jeudi, Pyongyang ripostant que seule la force pouvait fonctionner sur un président américain « dépourvu de raison». UN compliment qui pourrait être retourné au dictateur.  Le régime nord-coréen a précisé en outre le calendrier son projet de tir de missile vers l’île de Guam, rattachée au Etats-Unis. Le ton entre les Etats-Unis et la Corée du Nord, déjà acrimonieux, est brutalement monté mardi, Donald Trump promettant « le feu et la fureur » en cas de nouvelles menaces et vantant mercredi la puissance de l’arsenal nucléaire américain. La Corée du Nord a annoncé jeudi l’élaboration d’ici mi-août d’un plan de « tir simultané » de quatre missiles de portée intermédiaire à 30 à 40 km l’île de Guam. Le projet sera ensuite soumis au dirigeant nord-coréen Kim Jong-un qui décidera de son exécution, a précisé l’agence officielle KCNA, citant le général Kim Rak Gyom, commandant des forces stratégiques de l’Armée populaire de Corée. Le plan vise à « empêcher les forces ennemies sur les principales bases militaires de Guam et à lancer un avertissement crucial aux Etats-Unis », a-t-il déclaré. L’armée sud-coréenne a dénoncé jeudi les déclarations du Nord sur Guam et s’est dite prête à intervenir immédiatement en cas de nouvelle provocation. Aucune activité militaire inhabituelle n’a été observée en Corée du Nord, a-t-elle ajouté. Le Japon pourrait légalement intercepter un missile dirigé vers Guam en vertu de l’alliance américano-japonaise, a déclaré jeudi le ministre de la Défense japonais Itsunori Onodera devant la chambre basse du Parlement, cité par l’agence Kyodo. Les experts doutent cependant de la capacité des Forces d’autodéfense japonaises à abattre un missile survolant le territoire japonais. Si la Corée du Nord menace régulièrement de détruire les Etats-Unis, la quantité de précisions fournies dans ce rapport est inhabituelle. Pour Masao Okonogi, professeur émérite spécialiste de la Corée du Nord à l’université japonaise de Keio, l’annonce ressemble plus à un avertissement qu’à une menace. « Je pense que c’est un message pour dire qu’ils prévoient de bouger les tests de missiles de la mer du Japon vers des zones autour de Guam », plus au sud dans la mer des Philippines, a-t-il dit à Reuters. « En fournissant un préavis, ils envoient également le message tacite que ce qu’ils vont faire n’est pas une véritable attaque. » Le gouverneur de l’île, Eddie Calvo, a estimé que l’annonce nord-coréenne témoignait d’une « position de peur » et a répété que le niveau de menace n’avait pas été relevé.

STX : deux mois pour tenter de concilier les points de vue italien et français

STX : deux mois pour tenter de concilier les points de vue italien et français

 

 

D’après Bruno Le Maire, ministre français de l’Économie, la rencontre avec son homologue italien s’est bien passée. En réalité l’entrevue a été très courte, 20 minutes seulement et le ministre italien est resté sur sa position. Il oppose un refus total à la proposition française visant à un partage 50–50 du capital entre la France et l’Italie. La proposition française sortie récemment du chapeau de créer une sorte d’Airbus de la construction navale n’a guère séduit  les autorités  italiennes. La proposition paraît certes intéressante mais à long terme d’autant qu’elle intégrerait la dimension militaire. Les Italiens ne comprennent pas que la France se soit accommodée pendant longtemps d’un contrôle de l’entreprise par les Coréens et qu’on refuse ce contrôle à un membre de l’union européenne. En outre Italie ne manque pas d’arguments puisque la France au cours des cinq dernières années a pris des participations financières d’un montant de 36 milliards en Italie à comparer aux 3 milliards italiens dans des participations d’entreprises françaises. La position française peut se  comprendre ;  elle vise à protéger une industrie techniquement performante mais c’est une posture qui ne pourra durer d’autant que les Italiens sont des clients importants dans le domaine de la croisière. Au final d’ici quelques mois on aboutira sans doute un compromis qui ne sera pas la nationalisation définitive mais partage du capital permettant à la France de garder une minorité de blocage, cela afin d’éviter d’éventuelles tentations de délocalisation. Pour éviter une situation trop conflictuelle entre les deux pays on a donc choisi de temporiser.  Bruno Le Maire a  essayé de donner des gages: dans un entretien au Corriere della Sera publié ce mardi matin, il soulignait que Paris proposait un accord de propriété de STX à 50-50, mais avec une voix prépondérante de Fincantieri, l’Italien ayant donc «clairement la direction des chantiers navals». «Paris et Rome se donnent jusqu’au 27 septembre pour aboutir à une solution sur STX et pour lancer les bases d’une coopération navale entre la France et l’Italie» a néanmoins déclaré Bruno Le Maire après l’entrevue. À cette date doit en effet avoir lieu un sommet franco-italien à Lyon. D’ici là, le ministre a souligné que les deux pays se donnent le temps «de négocier un bon accord, solide et durable» sur STX, qui doit également permettre de créer un véritable «airbus naval» dans les domaines civils et militaires.

Législatives : deux heures pour le PS, 12 minutes pour « en Marche » à la télé !

Législatives : deux heures pour le PS, 12 minutes pour en Marche à la télé !

Le parti d’Emmanuel Macron conteste la répartition du temps d’antenne entre les formations politiques en lice pour les élections législatives. LREM conteste plus particulièrement l’article 167-1 du code électoral, qui régit cette répartition et limite à 12 minutes au total le temps d’antenne des formations non représentées par des groupes parlementaires à l’Assemblée nationale. C’est le cas de LREM, héritier d’En Marche !, mouvement créé par Emmanuel Macron en avril 2016 mais qui compte aujourd’hui plus d’adhérents que tout autre parti français et est crédité d’une nette avance par les sondages. La QPC, qui conteste la conformité de l’article 167-1 à la Constitution, sera examinée mardi après-midi en audience par le Conseil constitutionnel, qui rendra publique sa décision mercredi matin, a précisé à Reuters cette institution. Selon le même article, les formations politiques représentées par des groupes parlementaires bénéficient pour leur part de temps d’antenne proportionnels à leur importance dans l’Assemblée sortante. Le Parti socialiste bénéficie ainsi de deux heures de temps d’antenne, alors qu’il a été laminé par la présidentielle. Le parti Les Républicains (LR), autre perdant de cette élection, a pour sa part été crédité par le Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) de 104 minutes, l’Union des démocrates et indépendants (UDI), alliée de LR, de 22 minutes et le Parti radical de gauche, allié du PS, de 15 minutes.

2017 sondages 11 avril – deux duels : en tête Le Pen-Macron à 24% et Fillon –Mélenchon à 18%

2017 sondages 11 avril - deux duels : en tête Le Pen-Macron à 24% et Fillon –Mélenchon à 18%

Si l’on s’en  tient à la dizaine de sondages les plus récents Le Pen et Macron sont à 24% mais Macron écraserait Le Pen au second tour.  Jean-Luc Mélenchon consolide sa montée en puissance récente et oscille et attient 18% juste au dessus de Fillon.  Fillon  par les affaires judiciaires (dernière révélation Pénélope aurait eu un emploi fictif dans administration dès 1980 !). , cible celui qu’il considère comme son rival et dont l’électorat est jugé volatil à l’approche du premier tour du 23 avril. L’ancien Premier ministre de Nicolas Sarkozy est convaincu de pouvoir refaire son retard dans les ultimes moments de cette campagne inédite, comme il y est parvenu pour la primaire de la droite et du centre en novembre 2016. Il insiste sur l’inexpérience présumée d’Emmanuel Macron, son incapacité à former, selon lui, une future majorité cohérente, et la « supercherie » de son aspiration au renouvellement des pratiques politiques, lui « l’héritier » de François Hollande qu’il a surnommé « Emmanuel Hollande ». Il avait évoqué dimanche un échange privé avec le candidat d’En Marche ! Prouvant selon lui ses revirements sur la constitutionnalisation de la déchéance de nationalité. La réplique d’Emmanuel Macron, invité de Public Sénat et Sud Radio, a été cinglante : « François Fillon est un homme de peu de valeur, (…) Il a perdu tout repère : éthique, moral, de comportement. » Son président, Pierre Gattaz, a mis les électeurs français en garde contre l’éventualité d’un second tour entre Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon, qui mèneraient selon lui à la « catastrophe absolue ».

Lassalle et Cheminade : deux extraterrestres !

Lassalle et Cheminade : deux extraterrestres !

 

Il y a bien quatre ou cinq candidats dont on peut se demander ce qu’ils font dans une campagne présidentielle électorale. Pour certains,  il s’agit surtout d’une campagne de témoignages puisqu’ils ne dépasseront pas environ 1 %. Une occasion rare de s’exprimer à la télé devant des millions et des millions de Français. Mais sur cette base,  non nombre d’autres courants de pensée plus élaborés  et plus représentatif mériteraient aussi d’être présents dans cette confrontation télévisuelle. Des courants politiques, socaiux économiques ou encore culturels.  De ce point de vue,  une réflexion approfondie serait nécessaire sur le mode de sélection des candidats autorisés à participer à l’élection présidentielle car les 500 signatures des maires  ne paraissent pas suffisamment sérieuses pour conférer un minimum de légitimité  à un prétendant présidentiel. D’autres candidats très marginaux ne représentent strictement rien comme courant de pensée c’est le cas notamment de Cheminade, celui qui voulait coloniser Mars et Lasalle,  sympathique député bien  incapable de prononcer une phrase complète. Asselineau  n’est guère mieux avec son argutie juridique pour expliquer sa politique internationale. Bref trois candidats dont l’expression laisse également pour le moins pantois. Chacun connaît au moins un voisin qui aurait mieux fait que ces candidats très confus.  La preuve sans doute qu’il faudra un jour vraiment sortir de la démocratie néandertalienne et pas seulement pour les présidentielles. Ce n’est- pas celui qui se déclare candidat qui est le plus souvent le plus qualifié, loin s’en fauta. En général c’est la plus gueulard.

Bourgi est l’ »ami » qui a offert deux costumes à Fillon

Bourgi est l’ »ami » qui a offert deux costumes à Fillon

 

Robert Bourgi est l’ami sulfureux transportant des valises de billets entre l’Afrique et la droite qui a payé les costumes de Fillon. Un ami qui s’exprime par ailleurs largement sur les pratiques de financement occulte de l’UNR aux Républicains en passant par le RPR et l’UPR L’ »ami » qui a offert deux costumes à François Fillon en février pour une valeur de 13.000 euros est Robert Bourgi, pilier controversé de la « Françafrique » et ancien conseiller occulte, notamment, de Jacques Chirac, Dominique de Villepin et Nicolas Sarkozy, a-t-on confirmé vendredi de source judiciaire.  Selon Le Monde, qui a révélé l’information, les enquêteurs sont en possession de documents attestant que l’avocat franco-libanais avait commandé deux costumes le 7 décembre chez un tailleur de luxe parisien pour le vainqueur de la primaire de la droite et du centre. Les vêtements ont été réglés le 20 février au profit du candidat de la droite et du centre à l’élection présidentielle. « Un ami m’a offert des costumes en février. Et alors? », avait confirmé aux Echos François Fillon, après que Le Journal du Dimanche eut dévoilé l’information, sans nommer le mécène. Le parquet national financier (PNF) a délivré aux juges d’instruction chargés de l’enquête sur la famille Fillon un réquisitoire supplétif contre X pour « trafic d’influence » afin de prendre en compte ce cadeau vestimentaire, a-t-on appris jeudi de source judiciaire. François Fillon a été mis en examen mardi pour détournement de fonds publics, notamment, dans l’enquête sur les emplois présumés fictifs dont son épouse et deux de ses enfants auraient bénéficié. Le « trafic d’influence » ne figurait pas parmi les chefs retenus. Robert Bourgi, cité par BFM TV, a affirmé qu’il avait fait à l’ancien Premier ministre un « cadeau », « sans rien attendre en retour ». L’avocat avait précédemment dit à Reuters vouloir donner la « priorité aux juges s’ils venaient à (l)’interroger. » Né en 1945 au Sénégal dans une famille libanaise, Robert Bourgi est considéré comme l’héritier de Jacques Foccart, figure de la « Françafrique », mélange de clientélisme, d’affairisme et de diplomatie parallèle qui a régi des décennies durant les relations entre Paris et ses ex-colonies africaines. Egalement conseiller occulte et intermédiaire de plusieurs ministres de droite, il était notamment proche des anciens président gabonais, sénagalais et congolais Omar Bongo, Abdoulaye Wade et Denis Sassou-Nguesso. On lui prête un rôle décisif dans l’éviction, en 2008, du secrétaire d’Etat à la Coopération de Nicolas Sarkozy Jean-Marie Bockel, qui avait souhaité la fin de la « Françafrique ». Il est réputé proche de Claude Guéant, ancien secrétaire général de l’Elysée et ministre de l’Intérieur à l’époque de Nicolas Sarkozy, qui l’a décoré de la Légion d’honneur le 27 septembre 2007, quelque mois après le début de son quinquennat. Le chef de l’Etat avait alors salué un « grand serviteur de l’Etat » et un « défenseur infatigable » de la France. Il avait dit pouvoir « continuer à compter sur (sa) participation à la politique étrangère de la France, avec efficacité et discrétion ». Une discrétion dont Robert Bourgi est sorti en 2011 : il a notamment raconté dans un livre et des interviews avoir remis des « mallettes » d’argent liquide venant de dirigeants africains à Jacques Chirac quand il était maire de Paris, puis à l’Elysée, en présence de son collaborateur, puis ministre, Dominique de Villepin. Ce qui a valu à l’époque à l’avocat d’être poursuivi en diffamation par l’ancien chef de l’Etat. Dans une interview accordée le 11 septembre 2011 à Europe 1, Robert Bourgi avait admis ne pas avoir de preuves de ses allégations, qu’il avait toutefois réitérées. « C’est ma conscience qui m’a dicté le devoir de parler », avait-il alors expliqué. « Je veux une France propre à droite et à gauche. » Dans une interview aujourd’hui au JDD il décrit le mécanisme6 du financement de la droite par la Franke Afrique. En appliquant la plupart des grands responsables de la droite l’intéressé évite sans doute de porter seul la responsabilité de ces pratiques scandaleuses qui risquent notamment de couler définitivement Fillon mais aussi de discréditer la droite classique (par parenthèse la gauche classique a sans doute elle aussi profité de ce type de financement si l’on en croit notamment les déclarations de d’Omar Bongo lui-même l’un des principaux financeurs de la politique française pendant une cinquantaine d’années.

Vers une Europe à deux vitesses

Vers une Europe à deux vitesses

 

« L’Europe à 27 ne peut plus être l’Europe uniforme à 27. Longtemps, cette idée d’une Europe différenciée, avec des vitesses différentes, des rythmes distincts pour progresser, a suscité beaucoup de résistance. Mais aujourd’hui, c’est une idée qui s’impose. Sinon, c’est l’Europe qui explose », déclare François Hollande.  Une piste exposée notamment par le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, dans un « livre blanc » sur l’avenir de l’Union européenne à l’heure du Brexit. Prié de dire s’il n’y avait pas d’alternative à cette Europe à plusieurs vitesses, François Hollande répond : « Non. Ou bien on fait différemment, ou bien on ne fera plus ensemble. » « A l’avenir, il y aura un pacte commun, un marché intérieur avec, pour certains une monnaie unique. Mais sur ce socle il sera possible, pour les Etats membres qui le voudraient, d’aller plus loin dans la Défense, plus loin dans l’harmonisation fiscale ou sociale, plus loin sur la recherche, la culture, la jeunesse. Notons que  ce que proposait  Macron  une   Europe qui avance de manière différente ; d’ailleurs pas seulement à deux vitesses (théorie des cercles). De ce point de vue l’organisation actuelle (19 pour la zone euro), 28 (et encore davantage) pour la totalité de l’Union est  ingérable. Il conviendrait donc de revenir à uen Europe de 4 ou 5 pays avec une  intégration plus rapide (politique étrangère, défense, investissement, fiscalité, politique industrielle, énergie, immigration etc.). Un deuxième cercle avec moins de contraintes mais moins d’avantages et d’intégration enfin un troisième pour les pays qui socialement, écologiquement,  fiscalement notamment sont très éloignés de la moyenne.»Il faut accepter l’idée que l’Europe se fasse à deux vitesses, qu’il y ait une union solidaire et différenciée. Il y a une histoire à 28 [l’Union] et une histoire à 19 « L’Europe à 28 doit être plus simple, plus claire, plus efficace et continuer à avancer sur le numérique et l’énergie. L’avant-garde de la zone euro doit, elle, aller vers plus de solidarité et d’intégration un budget commun, une capacité d’endettement commune et une convergence fiscale.  Les régimes sociaux seraient aussi harmonisés, avec la création d’une assurance-chômage commune.

Présidentielle 2017 : plus d’un Français sur deux indécis

Présidentielle 2017 : plus d’un Français sur deux  indécis

Jamais sans doute une campagne électorale n’aura atteint un tel niveau de nullité sur fond de scandales politiques ou financiers. Du coup,  plus d’un Français sur deux s’interroge sur son vote lors des présidentielles. Un sondage Odoxa, réalisé pour France 2, 13h15, le dimanche, révèle qu’un électeur sur deux se montre indécis devant le scrutin qui se profile. À deux mois du premier tour, seuls 46% des Français savent vers quel candidat ils se tourneront une fois dans l’isoloir.  Au contraire, 53% des électeurs sont indécis. Les soupçons d’emplois fictifs qui pèsent sur François Fillon et Marine Le Pen, les polémiques créées par Emmanuel Macron et la triple division de la gauche sont des indices qui peuvent expliquer cette situation. Dans le détail, un tiers des Français (33%) ne sont pas du tout décidés et un sur cinq (20%) hésitent encore entre deux candidats.

Penelope Fillon : deux salaires fictifs en même temps soit près de 9000 € mensuels !

Penelope Fillon : deux salaires fictifs en même temps soit près de 9000 € mensuels !

 

C’est encore une nouvelle révélation, Penelope Fillon a touché près de 4000 € pour son emploi fictif d’assistante parlementaire de l’ancien premier ministre et 5000 € pour son emploi fictif dans la revue « des deux mondes ». Soit 9000 € environ par mois en tout pendant une durée d’un an et demi. Comme dans les deux cas,  il s’agissait d’emplois à plein temps on suppose donc que Penelope Fillon travaillait 70 heures par semaine ce qui est interdit par la législation qui limite la durée maximale à 48 heures ! Un cumul qui paraît incompatible sauf quand le travail est inexistant. Lors de son audition devant les policiers, François Fillon a en effet reconnu que son épouse était employée à la Revue des deux mondes, entre mai 2012 et décembre 2013. Or, presque à la même période, de juillet 2012 à novembre 2013, elle disposait d’un autre contrat, étant cette fois collaboratrice de son mari à l’Assemblée. Selon des sources proches de l’enquête, ces deux contrats étaient censés être à temps plein. Sollicité sur ce cumul, l’avocat de François Fillon, Me Antonin Lévy, estime qu’« il n’existe aucune incompatibilité. » « C’est une question d’organisation du temps de travail », fait valoir le conseil de l’ex Premier ministre. Dans l’entourage de Penelope Fillon, on explique que le statut d’assistant parlementaire en CDI est dérogatoire au droit du travail. « Ce statut est très mal défini. L’employeur de Penelope est son mari, député, qui organise le travail de sa collaboratrice comme il l’entend.» Un spécialiste de droit du travail, Paul Van Deth, confirme qu’«il n’y a pas en théorie d’interdiction de cumul de fonctions, mais le salarié ne doit pas dépasser un total de 48 heures par semaine. En cas de dépassement, c’est une infraction pénale de 5e catégorie passible de 1500 euros d’amende. »

 

Deux ans de prison ferme pour Guéant pour avoir tapé dans la caisse

 

Deux ans de Prison ferme pour Guéant pour avoir tapé dans la caisse

 

En clair Guéant a tapé dans la caisse des fonds secrets. Il est donc condamné en appel à deux ans de prison.  .Il s’agit de l’affaire des 10 000 euros mensuels reçus de fonds secrets par Guéant ; une affaire pas très claire  (pas plus que la vente de la vente par Guéant  de deux tableaux  à 500  000 euros à un intermédiaire malaisien !)    Guéant a perçu des primes de cabinet en espèces alors qu’il dirigeait le cabinet de Nicolas Sarkozy place Beauvau. »Il s’est expliqué longuement sur ce système qui existait depuis 1926, et qui concernait au ministère de l’Intérieur jusqu’à 400 personnes », avait explique son avocat. Selon lui, Claude Guéant a détaillé aux enquêteurs comment, lorsque Lionel Jospin avait mis fin à l’utilisation des fonds spéciaux pour les primes de collaborateur de cabinet, le ministère de l’Intérieur « a maintenu l’exception ». « À l’Intérieur, il a fallu trois ans pour mettre les choses à niveau. On ne pouvait pas dire aux gens, du jour au lendemain, que leur traitement était amputé. Les dotations de l’État pour compenser ces pertes de revenus sont passées de 434.000 euros en 2002 à une somme de l’ordre d’1,3 million d’euros en 2005. Entre-temps, le ministère de l’Intérieur, privé de fonds spéciaux, a assuré la transition par ses frais d’enquête et de surveillance (FES) », avait dit son  l’avocat. Claude Guéant recevait tous les mois une enveloppe de l’ordre de 10.000 euros en espèces puisés des FES de la police et versée par Michel Gaudin, alors directeur général de la police nationale. Ce dernier a confirmé le montant lors de sa garde à vue simultanée. Claude Guéant aurait admis avoir conservé pour lui environ 4.000 euros mensuels au titre des compléments de salaires, de 2002 à 2004. Il a également déclaré avoir « redistribué » les 6.000 euros restants entre plusieurs autres membres du cabinet dont le directeur de cabinet adjoint, le délégué police et le chef de cabinet. Interrogés par les enquêteurs préalablement à la garde à vue de Claude Guéant, Daniel Canepa, ancien directeur adjoint, Jacques Lamotte, ancien contrôleur général des services actifs de la police nationale, et Michel Camux, ancien chef de cabinet de Nicolas Sarkozy, auraient bel et bien confirmé avoir reçu des espèces.. Rappelons qu’l y a eu aussi l’affaire sur sa vente suspecte de tableaux, cédés 500.000 euros en 2008 à un avocat de Malaisie, quelques semaines avant l’achat d’un appartement parisien. Selon plusieurs experts, les deux tableaux d’un peintre flamand du XVIIe ont été largement surévalués. « Nous avons remis aux enquêteurs une expertise qui démontre que la vente de ces deux toiles s’est faite à un prix raisonnable », avait réplique l’avocat du ministre. Enfin, autre dossier, celui de l’arbitrage de Bernard Tapie dans le volet Adidas. Notons enfin que Guéant a aussi été entendu et mis en garde à vue dans l’affaire Tapie où il est intervenu.

Conflit israélo-palestinien : solution à deux Etats confirmée

Conflit israélo-palestinien : solution à deux Etats confirmée

 

 

 

La conférence de Paris organisée par la France et qui a réuni 70 pays et organisations internationales n’a pas apporté d’éléments nouveaux. Elle a simplement confirmé les résolutions de l’ONU qui visent à reconnaître deux Etats pour tenter de mettre fin au conflit. Le fait nouveau, c’est sans doute cette allusion à la proposition de Trump de transfert de transférer l’ambassade américaine en Israël à Jérusalem. La déclaration finale de la « conférence sur la paix au Proche-Orient » ne mentionne pas explicitement la proposition controversée du président élu américain mais contient, selon un diplomate français, une mise en garde allusive à la nouvelle administration. « La paix ne se fera que s’il y a une volonté et un engagement concret entre Israéliens et Palestiniens », a déclaré le chef de la diplomatie française, Jean-Marc Ayrault, à l’issue d’une journée d’échanges à laquelle ont participé des pays arabes, européens et membres permanents du Conseil de sécurité de l’Onu. Près de trois ans après la suspension, en avril 2014, des dernières négociations de paix directes menées sous l’égide des Etats-Unis, les pays réunis à Paris appellent les deux parties à montrer « leur engagement sincère » à avancer vers la solution à deux Etats. Dans leur déclaration finale, ils préviennent qu’ils ne reconnaîtront aucune mesure « unilatérale » qui préjugerait « du résultat des négociations sur le statut final », qu’elle soit liée à la question de Jérusalem, des frontières, de la sécurité ou des réfugiés. « Alors que certains s’interrogent, il est bon de rappeler la base des négociations- ce sont les frontières de 1967 (avant la guerre des six-jours-NDLR) et ce sont les grandes résolutions des Nations unies », a souligné Jean-Marc Ayrault. Relégué au second plan compte tenu de la guerre en Syrie et de la lutte contre le groupe Etat islamique, le conflit israélo-palestinien est revenu sur le devant de la scène le 23 décembre avec l’adoption d’une résolution au conseil de sécurité de l’Onu condamnant la colonisation israélienne des territoires palestiniens. Le vote du texte, permis par l’abstention américaine, a suscité l’ire de Benjamin Netanyahu qui mise sur l’arrivée de Donald Trump à la Maison blanche, le 20 janvier prochain, pour tourner la page de huit ans de relations tendues avec Barack Obama. L’homme d’affaires américain a notamment annoncé son intention de déplacer l’ambassade américaine de Tel-Aviv à Jérusalem, un projet aussitôt dénoncé par Mahmoud Abbas qui estime qu’il « réduirait à néant » la solution à deux Etats. La partie du texte contenant la mise en garde contre toute mesure unilatérale « est un paragraphe tortueux et compliqué pour faire passer un message subliminal à l’administration Trump », souligne une source diplomatique française. S’exprimant devant des journalistes à Paris à l’issue de la conférence, le secrétaire d’Etat américain, John Kerry, n’a pas précisé si les négociateurs américains avaient dû batailler pour éviter toute mention explicite au projet soutenu par Donald Trump.

Macron : deux nouveaux soutiens Avec Cavada et Lepage, attention aux crocodiles !

Macron : deux nouveaux soutiens Avec Cavada et Lepage, attention aux crocodiles !

 

 

Comme c’était prévisible certains responsables politiques au vu des sondages vont rejoindre Macron. Macro qui avait déjà enregistré mardi le ralliement de l’économiste très renommé, Jean Pisani-Ferry.  Aujourd’hui Jean-Marie Cavada et Corinne ont décidé aussi de le soutenir. Il y aura vraisemblablement bien d’autres soutiens pour Macron pour conforter sa dynamique dans la perspective de 2017.  Reste qu’on peut s’interroger sur le ralliement de certains crocodiles de la politique notamment des nomades qui ont traversé plusieurs formations et qui sont en mal existentiel. Macron serait bien avisé d’accepter évidemment ses soutiens mais en conservant dans son équipe les jeunes actuels qui l’entourent ainsi que les experts. En effet les vieux crocodiles risquent de polluer sa stratégie de renouveau en même temps que ses orientations. Les deux derniers recrutements ne manquent pas d’interroger sur leur intérêt réel aussi bien pour le renouvellement du personnel politique que pour leur apport sur le fond ou leur charisme. Les deux Derniers en date: ceux de la patronne de Cap21/Le Rassemblement citoyen Corinne Lepage et du président de Génération citoyen Jean-Marie Cavada, révélés par Le Point quelques heures seulement avant le premier débat télévisé de la primaire socialiste. Contacté pour confirmer cette information, l’entourage de l’ancien ministre de l’Économie restait injoignable ce jeudi en fin d’après-midi.  Cofondatreurs d’une «Primaire des Français» censée désigner un candidat issu de la société civile à la présidentielle, l’ancienne ministre et le député européen semblent avoir revu leurs plans et décidé de revenir dans le sérail politique. Idem pour le communicant Claude Posternak, qui s’était associé à leur projet, mais aurait lui aussi, selon Le Lab d’Europe 1, choisi de rejoindre le navire d’En Marche!Mercredi, déjà, ce sont le président de France Stratégie Jean Pisani-Ferry, l’ex-journaliste Laurence Haïm, et l’ancien sondeur Denis Delmas, qui avaient rallié l’ancien banquier d’affaires.

« Les deux grands partis, c’est l’amicale des boulistes » (Macron )

« Les deux grands partis, c’est l’amicale des boulistes » (Macron )

 

Dans les colonnes du Parisien, Emmanuel Macron tacle le Parti socialiste et Les Républicains : « Les deux grands partis, c’est l’amicale des boulistes. Mais sans l’amitié et sans les boules… » L’ancien ministre de l’Economie, qui n’a jamais été encarté au PS, avait déjà déclaré depuis le Puy du Fou (Vendée) ne pas être socialiste. Une sortie qui avait fait beaucoup de bruit, quelques jours avant son départ du gouvernement fin août. Désormais, l’ancien locataire de Bercy étoffe son mouvement En Marche. « Il se démène pour trouver 9 à 10 millions d’euros de dons et compte en emprunter autant en banque », écrit Le Parisien. Une recherche de fonds couplée à un recrutement intensif. Selon le quotidien, il espère en effet pouvoir présenter 577 candidats sous sa bannière à l’occasion des élections législatives de 2017.  Si l’on s’en tient au sondage Odoxa du  Parisien/Aujourd’hui en France, Emmanuel Macron pourrait bien provoquer une sorte de séisme dans la classe politique. En effet 45% des Français considèrent déjà qu’il ferait un bon président,  ce qui le place immédiatement derrière  Alain Juppé (56%). Cela alors qu’il n’a pas encore déclaré formellement sa candidature pour les présidentielles. Un sondage qui met très loin Manuel Valls (15%), Jean-Luc Mélenchon (12%) et François Hollande (6%). En outre sa démission du gouvernement est approuvée par les trois quarts des Français. Cette ascension relativement exceptionnelle pour un homme sans véritable organisation, sans passé politique significatif et même sans orientation très élaborée découle sans doute de plusieurs facteurs explicatifs. Le premier élément vient du phénomène d’usure de la classe politique traditionnelle organisée en partis dont les Français n’attendent plus grand-chose. La seconde raison tient vraisemblablement à la médiocrité de la plupart des personnalités qui ambitionnent d’accéder à  la magistrature suprême. Médiocrité sur le plan des connaissances socio économiques et sociétales mais aussi médiocrité intellectuelle. Or Macron comparé à la plupart des autres parvient à élever le débat même si on peut contester certaines orientations et surtout le flou programmatique notamment dans le domaine sociétal. L’atout principal de  Macron est peut-être aussi sa jeunesse comparée à l’âge des autres candidats de la génération des 50 à 70 ans usés par les travaux guerriers des luttes politiques intestines (de l’extrême gauche à l’extrême droite) et les discours démagos. D’une certaine manière, Macron ringardise.  On s’interroger sur la crédibilité qu’accordent certains candidats à leur propre propos tellement le manque de conviction est évident ou inversement tellement le trait  caricatural témoigne de la posture de comédien qui fait semblant de croire aux promesses de coiffeur faites  au bon peuple. Par ailleurs Macron s’aligne sur une évolution  sociétale et idéologique qui remet en cause les vieux clivages gauche droite usés  jusqu’à la corde. Usés par la gauche qui finalement se soumet maladroitement et avec retard aux impératifs des réalités économiques, usés par la droite également profondément trop marquée par l’étatisme. Une dernière caractéristique qui concerne tout autant l’extrême gauche et l’extrême droite. Il n’est pas certain évidemment que Macron  parvienne en 2017 à conquérir la magistrature suprême mais il est probable qu’il va provoquer une grande secousse sismique dans le paysage politique. Pourtant l’intéressé dans ses récentes et finalement courtes fonctions de ministre de l’économie n’a pas montré grand chose. La loi Macron 1 ressemblait davantage à une auberge espagnole qu’à un programme de réforme structurelle économique. Le plus intéressant chez Macron c’est ce qu’il n’a pas fait !  il faut dire qu’il a été en permanence empêché ou freiné par Valls qui a très vite décelé le danger de ce nouveau concurrent potentiel à la succession de François Hollande. Le passé politique d’Emmanuel Macron demeure assez inconsistant par contre certaines de ses analyses se sont montrées à la fois pertinentes et surtout compréhensibles car débarrassées de la langue de bois habituelle. Les autres responsables ont tendance à systématiquement dire tout et son contraire. Dernier exemple en date la réduction éventuelle de l’impôt sur le revenu à laquelle adhèrent presque tous les candidats mais conditionnée par une réforme fiscale globale qui inévitablement fera encore monter les prélèvements obligatoires. Un sujet un peu surréaliste puisqu’on fait croire qu’il y aurait deux catégories  de Français ceux qui payent l’impôt citoyen et ceux qui payent les autres impôts  non citoyens. La réforme est sans doute nécessaire encore faudrait-il en préciser l’objectif réel et les modalités. Emmanuel Macron, lui,  a le grand mérite d’être clair car son propos est débarrassé des oripeaux de la dialectique politicienne, sorte de charabia énarchique pour faire sérieux mais qui masque mal l’incompétence et l’immobilisme. Le tremblement provoqué par le jeune Macron  ne concernera pas seulement la gauche, une gauche par ailleurs condamné à la débâcle électorale et qui, extrême gauche comprise, ne représente plus que de l’ordre de 25 à 30 % dans le pays. Le séisme concernera aussi le centre et la droite classique car Macron va sans doute siphonner autant de voix à droite qu’à gauche compte tenu de son positionnement idéologique. Il est clair par exemple que nombre de sympathisants et même de responsables des républicains sont plus proches d’un du social libéral Macron  que du bonapartiste Sarkozy. L’extrême droite et l’extrême gauche vont également être affectées par les vagues de fond provoquées  par l’ancien ministre de l’économie dans la mesure où leurs propositions économiques (paradoxalement relativement proches) risquent  de montrer encore davantage leurs incohérences et leur démagogie. Reste que Macron  présente encore quelques faiblesses voire des handicaps sérieux ;  il risque notamment de traîner comme un boulet sont passé d’énarque mais aussi celui d’éphémère banquier. En outre il lui faudra faire bien des efforts pour persuader l’opinion qu’il est proche des vrais gens comme il dit lui-même ;  une formule d’ailleurs malheureuse et qui révèle la reconnaissance de son appartenance à une élite responsable d’une grande partie de la crise qui caractérise la France dans le domaine social, économique et sociétal. Pour parler clair, la question est de savoir si Macron propose de gouverner la France comme Hollande avec ses copains de l’ENA ou s’il est décidé d’ouvrir sa gouvernance éventuelle à des responsables de la société dite civile. Une dernière expression par ailleurs encore ridicule   pour distinguer ceux qui n’appartiennent pas à l’élite de la monarchie républicaine. La sémantique comme la politique sent la naphtaline !

Daech : deux milliards de budget

Daech : deux milliards de budget

Jean-Frédéric Poisson, député Les Républicains a présenté sur France Info le livre qu’il publie ce vendredi et reprenant les travaux d’une mission parlementaire, dont il est le président. L’élu y dévoile les sources de financements de Daech : leur budget « a atteint deux milliards de dollars ». L’élu a expliqué que ce budget provenait, en partie, de « tout ce que Daech a pillé dans les banques de Mossoul lorsque Daech a pris cette ville il y a deux ans », mais également de « trafics divers et variés » comme « le racket, l’extorsion, c’est ce qu’on appelle pudiquement une levée d’impôts qui est en réalité une espèce de taxe obligatoire perçue souvent par la force. »  Pour Jean-Frédéric Poisson, si le pétrole a longtemps été une « ressource dominante », « c’est maintenant le commerce du blé ou du coton à la frontière turque » qui prévaut. De la même manière, pour le président de la mission parlementaire sur les financements de Daech, la position de la Turquie dans la lutte contre les trafics du groupe Etat islamique n’est pas claire : « ll y a 1.000 kilomètres communes de frontière entre la Syrie et la Turquie. 100 kilomètres sur ces 1.000 demeurent extrêmement poreux et extrêmement perméables et permettent tous les trafics. (…) Nous n’avons pas senti chez les autorités turques une volonté d’y mettre fin ». En revanche, le président de la commission a estimé qu’il « est très probable qu’il n’y ait plus du tout de lien financier entre l’Arabie Saoudite et le Qatar d’un côté, et Daech de l’autre côté ». « En tout cas s’il y en a, nous n’avons pas pu recueillir d’éléments qui le prouvaient », même si par le passé « quelques familles ou dignitaires saoudiens ou qataris aient soutenu Daech au moment de leur essor ».

(France info)

Japon : une croissance divisée par deux

Japon : une croissance divisée par deux

 

Le Japon devrait connaître une croissance divisée par deux, soit un taux inférieur à 1 %. En cause la baisse de la demande mondiale (notamment de la Chine) qui affaiblit les exportations et une demande intérieure relativement faiblarde (autour de 1 %). Il est clair aussi que le Japon subit certaines conséquences du brexit  avec notamment le relèvement du yen.  Premier ministre Shinzo Abe devrait donc acter mercredi une nouvelle estimation d’augmentation du produit intérieur brut (PIB) de 0,9% contre 1,7% précédemment, selon le Nikkei. Le gouvernement japonais s’apprête, selon le quotidien Nikkeide mardi, à réduire de près de moitié sa prévision de croissance pour l’année d’avril 2016 à mars 2017, à cause du report de hausse de TVA qui va décaler la ruée dans les boutiques qui aurait dopé l’activité. L’exécutif, mené par le conservateur Shinzo Abe, Premier ministre qui a donné son nom à la politique économique « abenomics », devrait acter mercredi une nouvelle estimation d’augmentation du produit intérieur brut (PIB) de 0,9% contre 1,7% précédemment.  Le gouvernement estime à présent que la croissance de la consommation des ménages plafonnera à 1% au lieu de 2%, du fait qu’ils seront moins pressés d’acheter des biens semi-durables et durables, la TVA ne devant finalement augmenter qu’en octobre 2019 au lieu d’avril 2017. Cela aura un effet négatif notable sur l’évolution du PIB.

(Avec AFP)

 

Brexit – pétition pour un nouveau référendum déjà plus de deux millions de signatures

Brexit – pétition pour un nouveau référendum déjà plus de deux millions de signatures

 

Nombre de Britanniques se sont réveillés dimanche matin avec la gueule de bois. Il y a bien sûr ceux  qui ont voté contre le brexit conscients des conséquences néfastes et qui ont d’ailleurs lancé une pétition pour un nouveau référendum ; une pétition qui recueille déjà plus de 2 millions de signatures. Mais la gueule de bois aussi pour beaucoup qui ont voté en faveur du brexit et qui commence à découvrir les enjeux  de ce vote. Pour preuve le fait que sur Google les recherches les plus demandés -et massives- portent sur « que signifie le brexit  et qu’est-ce que l’union européenne ». La démonstration sans doute que beaucoup se sont positionnés en instrumentalisant le référendum pour d’autres objectifs que la question posée. Il y a d’abord évidemment l’hypocrisie des politiques qui ont joué sur le populisme pour se maintenir en place. C’est le cas notamment de David Cameron qui n’a dû sa réélection qu’à la promesse d’un référendum dont il espérait le résultat négatif. Autre exemple celui de Boris Johnson, ancien maire de Londres, qui lui s’est positionné au dernier moment en prenant le contre-pied de Cameron uniquement pour prendre sa place comme Premier ministre. Notons d’ailleurs que les deux demandent  désormais de décaler de plusieurs mois le début du processus de désengagement de l’union européenne. Ils prennent seulement conscience des possibles dégâts considérables de ce vote. Un vote qui va d’abord engager l’éclatement de la Grande-Bretagne avec le référendum très possible de l’Écosse concernant son indépendance. La menace aussi de l’Irlande du nord pour la même raison. Au plan économique et financier la plus grande conséquence concernera sans doute la place financière de Londres dont certaines activités pourraient être transférées à Francfort, Paris ou Amsterdam. Enfin redevenu un pays tiers comme les autres la Grande-Bretagne aura plus difficilement accès aux marchés de biens et de services de l’union européenne. Pas étonnant si les responsables britanniques souhaitent maintenant mettre la pédale douce pour quitter l’union européenne. La pétition qui a déjà recueilli plus de 2 millions de signatures ne changera rien sur le plan juridique mais comme un débat au Parlement est obligatoire (Le Parlement se doit d’examiner une pétition à partir du moment où elle dépasse les 100.000 signataires) on peut s’attendre un débat très animé sur les responsabilités des uns et des autres. 

Réconcilier « deux France »(Montebourg) …comme Macron !

Réconcilier « deux France »(Montebourg) …comme Macron !

 

 

 

D’une certaine manière Montebourg tente de marcher dans les pas de Macron en affirmant qu’il veut réconcilier les deux France celle qui perd et celles qui gagnent. Finalement comme Macron qui  déclare « ni droite, ni gauche » pour la modernité pour la modernité. Montebourg a sans doute pris conscience de l’impact médiatique de la démarche de macro, qui incarne à la fois la jeunesse et la modernité. Seul détail Montebourg s’affirme clairement de gauche, en tout cas nettement plus nettement que Macron. Pour le reste Montebourg demeure relativement flou quant à ses orientations, Il annonce seulement qu’il « proposera dans les mois qui viennent de construire un grand projet alternatif pour la France ». Il s’est adressé aux « économistes, aux entrepreneurs et aux syndicalistes, (…) aux citoyens engagés et tout simplement aux Français qui souhaitent peser sur le destin de notre nation et de notre continent ». Des propos déjà entendus et qui ne brille pas par leurs originalités. Montebourg parle de projet alternatif mais sans grande indication sur son contenu. Ce « projet alternatif » vise à réconcilier « les deux France: la France qui va bien et la France qui va mal ». « Chacune de ces deux France devra être entendue, mais aucune des deux ne devra éviter des concessions à l’autre. Il s’agit de construire des compromis gagnants pour tous (…) Ce projet devra s’inspirer de certaines valeurs. Il ne niera certainement pas ce que nous sommes, nous qui sommes des hommes et des femmes de gauche », a-t-il déclaré. Arnaud Montebourg s’est également amusé à attaquer le gouvernement de Manuel Valls en rappelant ce qu’est « être de gauche ». « Etre de gauche », c’est « considérer que le pouvoir politique doit être parfois supérieur au pouvoir économique, (…) être de gauche, c’est avoir à cœur de défendre sans relâche nos libertés ».z sur ses orientations Montebourg l’est aussi sur sa candidature. Ceux qui attendaient une déclaration de candidature ont été pour leurs frais, Arnaud Montebourg n’a rien dit de tel. Il n’empêche, l’ancien trublion des gouvernements de Jean-Marc Ayrault et Manuel Valls s’est une nouvelle fois démarqué de la ligne politique de François Hollande. Mais, le Président de la République n’ayant toujours pas annoncé officiellement son intention de se présenter à sa succession en 2017, Arnaud Montebourg ne peut pas se déclarer officiellement candidat sans prendre le risque d’être accusé de diviser le parti. Toutefois, le 8 mai dernier sur France 2, Arnaud Montebourg a ainsi déclaré qu’il serait attentif « s’il y a des responsabilités à prendre », tout en estimant que « le moment n’était pas venu ».

 

(Avec avec Reuters et AFP)

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