Archive pour le Tag 'Deux'

Secteur aérien : perte de 157 milliards sur deux ans et 173 milliards de dettes

Secteur aérien : perte de 157 milliards sur deux ans et 173 milliards de dettes

Une véritable catastrophe économique pour le secteur aérien, l’un des plus touchés par la crise sanitaire et qui va provoquer de nombreuses faillites. L’Iata, l’organisation internationale du transport aérien, qui prévoyait en juin des pertes s’élevant à 100 milliards de dollars sur la même période, s’attend désormais à une perte de 118,5 milliards de dollars en 2020 et de 38,7 milliards de dollars supplémentaires l’année prochaine.

Ces prévisions témoignent de l’ampleur du défi que le secteur doit surmonter malgré les espoirs suscités par l’apparition de vaccins.

Selon ses prévisions, le nombre de passagers devrait avoir chuté cette année à 1,8 milliard contre 4,5 milliards l’année dernière. L’Iata s’attend à un rebond limité à 2,8 milliards l’année prochaine.

Ces estimations sont fondées sur l’hypothèse d’une réouverture des frontières d’ici la mi-2021 favorisée à la fois par les multiplication des tests et par l’essor de la vaccination.

L’Iata appelle les Etats à remplacer les mesures de quarantaine par des campagnes de dépistage généralisées.

“Les gens qui refusent de se faire vacciner se verraient dans l’incapacité de voyager”, déclare le chef de l’Iata. “Le dépistage systématique devient d’autant plus crucial pour la réouverture des frontières.”

Le fret aérien, – verra probablement ses revenus mondiaux augmenter de 15% pour atteindre 117,7 milliards de dollars cette année, malgré une baisse de 11,6% du volume à 54,2 millions de tonnes, a annoncé l’Iata.

Par ailleurs, près de 173 milliards d’aides gouvernementales ont creusé l’endettement des compagnies, ce qui menace d’entraver les investissements futurs, des faillites étant ainsi probables, a-t-elle ajouté

Terrorisme Cholet : deux personnes tuées

Terrorisme Cholet : deux personnes tuées

 

Deux personnes ont été tuées et un autre blessé à Cholet (c’est le deuxième crime de ce genre en deux jours dans le Maine-et-Loire). Pour l’instant officiellement on ne parle pas encore d’actes terrorisme mais le fait que les deux victimes soient des personnes très âgées, plus de 80 ans ne fait pas de doute sur le possible caractère islamique du crime.

De source policière, l’homme victime âgé de 83 ans a été héliporté vers un hôpital, mais est décédé durant le transport. La femme, âgée de 81 ans, a été transportée à l’hôpital mais son pronostic vital n’est plus engagé. Lors de la deuxième agression, un homme «d’une cinquantaine d’années», en cours d’identification, «a succombé à ses blessures», a ajouté le procureur.

Un suspect a été interpellé «parce qu’il pourrait correspondre à un signalement qui nous a été donné». L’homme vit «dans un des immeubles à proximité», selon la même source. «Mais il n’y a pas d’éléments suffisants pour dire “on a l’auteur des faits”», selon Éric Bouillard.

Le suspect arrêté, âgé de 35 ans, est connu pour des délits de droit commun. Il a été interpellé chez lui, vers 18 heures, sans incident, toujours d’après la même source policière. Dans la soirée, des perquisitions et des constatations avaient toujours lieu sur place, d’après le procureur. La personne interpelée a été placée en garde à vue mais les auditions n’ont pas commencé. «On a des éléments sérieux mais on n’a pas de certitude que ce soit l’auteur des faits», a encore dit Éric Bouillard.

Terrorisme : Deux morts et cinq blessés à Québec

Terrorisme : Deux morts et cinq blessés à Québec

Les cinglés de tous ordres, islamistes ou non, continuent de satisfaire leurs besoins existentiels morbides en tuant au hasard des personnes innocentes. Le retentissement médiatique assez exceptionnel des actes de terrorisme incite ainsi les plus tordus, les plus marginaux à massacrer des personnes pour donner un sens à leur pauvre existence de voyou, d’idiot et d’endoctriné.

Lors d’une conférence de presse, Robert Pigeon, le chef du Service de police de la Ville de Québec (SPVQ) a annoncé l’arrestation d’un homme de 24 ans. Deux des victimes sont d’origine française.

“Il était habillée avec un costume médiéval et armé d’un sabre japonais de type katana. Tout porte à croire qu’il aurait choisi ses victimes au hasard”, a-t-il dit. Parmi les blessés, plusieurs portent des signes de lacération, mais leurs jours ne sont pas en danger, a-t-il précisé.

Les faits se sont déroulés dans le quartier du Vieux-Québec en pleine célébration de la fête d’Halloween. “Il s’agit, croyons nous, d’un geste isolé (…)”, a pour sa part déclaré le maire de Québec, Régis Labeaume.

Coronavirus Royaume-Uni : montée des contaminations depuis deux semaines

Coronavirus Royaume-Uni : montée des contaminations depuis deux semaines

16.982 nouveaux cas d’infections au coronavirus lors des dernières 24 heures, selon les données officielles publiées dimanche, contre 16.717 le jour précédent.

Le nombre de décès liés au COVID-19 a atteint 67, contre 150 la veille.

Les nouvelles infections au coronavirus ont bondi au Royaume-Uni lors des dernières semaines, ce qui a poussé les autorités à renforcer les mesures de restriction et à instaurer des confinements locaux.

Veolia-Suez : Le Maire pour le maintien de deux champions indépendants

Veolia-Suez : Le Maire pour le maintien de deux champions indépendants

 

Le ministre de l’Économie Bruno Le Maire a   critiqué la précipitation de Veolia à vouloir absorber Suez ; il lui semble préférable, «que nous gardions deux champions industriels parce que nous avons besoin de concurrence, et (…) que nous protégions l’emploi. Dans une période économique comme celle-là, la première responsabilité d’un chef d’entreprise, qu’il soit à la tête d’Engie, de Suez ou de Veolia, c’est de protéger l’emploi».

Le Maire estime que la précipitation a créé de la confusion et des blocages préjudiciables à tous. En effet, pour l’instant Veolia a déboursé 3,4 milliards et  envisage de débourser en tout une dizaine de milliards pour un projet qui peut être n’aboutira pas. Pas vraiment une réussite cette opération de mécano capitalistique qui en outre présente surtout le désavantage de faire perdre des parts de marché puisque certaines collectivités locales seront contraintes si le groupement se fait de choisir pour certaines un étranger plutôt que le regroupement éventuel Veolia Suez.

Saisi par les instances représentatives des salariés de Suez pour n’avoir «pas été informées et consultées régulièrement sur ce projet», le tribunal judiciaire de Paris a ordonné le 9 octobre en référé la «suspension de l’opération» d’acquisition par le géant de l’eau et des déchets Veolia de 29,9% de parts d’Engie dans son concurrent Suez. L’offre de Veolia à 3,4 milliards d’euros avait été acceptée le 5 octobre par le conseil d’administration d’Engie, contre la volonté de l’État, qui possède 23,6% d’Engie.

Chicago à Marseille : deux jeunes filles blessées par balles

Chicago à Marseille : deux jeunes filles blessées par balles

 

Une nouvelle fois Marseille transformée en Chicago avec de jeunes filles dont l’une est en danger de mort ; les victimes ont reçu des dizaines de balles sans doute d’un clan de drogue qui veut protéger son espace commercial. En fait, il semblerait que ce soit le chauffeur du véhicule dans lequel se trouvaient les jeunes filles qui étaient visées. Un individu connu pour trafic de stupéfiants et aurait été victime d’une tentative d’homicide en 2019. Le quatrième passager du véhicule s’est lui aussi enfui et on ne sait pas s’il a été atteint par les tirs.

 

L’impunité responsable de l’agression ultraviolente de deux policiers à Herblay

  • L’impunité responsable de l’agression ultraviolente de deux policiers à Herblay
  • Le degré de violence ne cesse de monter de la part des trafiquants qui en fait profitent de l’impunité pour désormais y compris tuer des policiers. Ce qui a été le cas à Herblay. Des policiers en planque sauvagement agressés et dont les criminels ont saisi les armes pour tirer sur eux. Un acte d’une sauvagerie incroyable sans doute de la part d’individus peut-être sous cocaïne mais qui n’ont plus peur de rien et qui adresse un message à la république : certains territoires sont désormais interdits et ceux qui pénètrent pourront être tués.
  • Pas vraiment étonnant dans la mesure où les coupables reconnus bénéficient d’une forme d’impunité. Dans la plupart des cas, ils vont écoper de 5à 10 ans de prison et n’en feront qu’à peine la moitié. Il est clair d’une part que le niveau des peines est nettement insuffisant d’autre part que la justice se montre  particulièrement tolérante. La seule sanction potentiellement dissuasive serait de condamner à la perpétuité toute attaque sur un représentant du service public. C’est délibérément que les policiers ont été victimes de crimes puisqu’ils ont même présenté leurs papiers aux agresseurs, lesquels ont quand même fait usage des armes
  • En civil et à bord d’une voiture banalisée, les policiers ont été, selon le témoignage d’un des deux fonctionnaires agressés, abordés par surprise par trois personnes de type africain, métis et maghrébin qui les prennent d’abord pour des gens du voyage. Les deux policiers présentent leurs cartes et s’identifient comme appartenant à la police nationale. «Mais loin de dissuader les malfaiteurs, note une source proche de l’enquête, cette identification semble avoir déchaîné la violence.»

Inondations : deux fois plus en plus fréquentes à l’avenir »

Inondations : deux plus en plus fréquentes à l’avenir »

Le  climatologue Jean Jouzel a déclaré que des épisodes météorologiques comme celui des inondations récentes qui a frappé les vont devenir « de plus en plus fréquents et intenses ». 

Le climatologue et membre du Giec Jean Jouzel explique sur Europe 1 que ces phénomènes sont dus au réchauffement climatique.

 

La Méditerranée restant plus chaude plus longtemps, elle joue en quelque sorte le rôle de carburant dans ce genre d’épisodes extrêmes. Que ce soit les nombreux feux de forêts à travers le monde, un mercure très élevé au mois de septembre, ou dernièrement ces intempéries, « nous avons [ici] une manifestation du réchauffement climatique », affirme Jean Jouzel.

Alors pour éviter que de nouveaux drames humains ne se reproduisent, le climatologue préconise un travail sur le terrain. « Il y a certainement un travail à faire en termes de moyen mis à disposition des secours qui sont toujours assez limités. Mais il y a aussi peut-être des mesures à prendre sur l’écoulement des eaux, ou encore sur la protection des habitations. Il faudrait également analyser les zones à risques, et prendre des mesures par rapport à ça. » Et de conclure : « Je sais que c’est difficile de dire ça, mais ce risque de pluies exceptionnelles ne va pas se calmer, au contraire. »

SNCF: retour à la normale du trafic pas avant deux ans

SNCF: retour à la normale du trafic pas avant deux ans

 

Dans une interview aux Échos le patron de la SNCF évoque les difficultés rencontrées par l’entreprise suite à la crise sanitaire. Il évoque les objectifs stratégiques d’ici 2030 et pense que le train est voué à un bel avenir.

 

Où en est la SNCF au bout de sept mois de la crise déclenchée par le Covid-19 ?

L’entreprise a tenu. En février, après la grève de l’hiver, nous étions en train de revenir sur la bonne trajectoire, quand nous sommes rentrés dans un scénario inconnu, totalement inédit. Nous n’avions plus que 7 % des TGV en service et le trafic s’est effondré de 99 %. Pour assurer en particulier le transport du personnel soignant, nous avons fait rouler les TER et Transilien et les cheminots ont joué le jeu pour que le fret tourne à 60-70 %. Et nous avons été exemplaires sur le respect des consignes sanitaires. Le tout en maintenant un dialogue social constructif qui nous a permis d’éviter un droit de retrait massif. Ensuite, après le déconfinement, l’entreprise a tenu son rang. Nous avons été au rendez-vous des vacances estivales. Nous avons choisi de faire rouler beaucoup de trains et mis en place des règles sanitaires irréprochables pour convaincre les Français de reprendre le train. Résultat : 85 % de la clientèle est revenue, ce qui nous a permis de couvrir nos coûts de production.

Le retour à la normale de la clientèle est proche ?

Les courbes repartent vers le haut, mais à vitesse lente. Sur les loisirs, l’été s’est bien passé, mieux que ce que nous avions prévu au départ, mais nous sommes un peu plus inquiets pour la clientèle affaires, qui représente en temps normal 15 % de nos clients et 30 % de notre trafic TGV Inoui mais davantage en termes de contribution. Il reste des traces de la crise du Covid-19. Il nous manque des générateurs de trafic comme les grands salons professionnels, et le télétravail nous prive d’environ 10 à 15 % de la clientèle affaires. Celle-ci mettra du temps à revenir, sans oublier les difficultés économiques du pays. Quant au trafic TER, il est en recul de 30 à 40 % par rapport à la normale, là aussi impacté par le télétravail mais également par le retour à la voiture individuelle, surtout en province. Au total, j’estime qu’il nous faudra environ deux ans pour retrouver les courbes de trafic antérieures à la crise.

Le fonctionnement du système ferroviaire est donc durablement impacté ?

En contrepartie de l’effort de l’Etat, qui a accepté dans la loi de 2018 de reprendre 35 milliards d’euros de dette, la SNCF doit dégager des marges. Mais avec le Covid-19, le rattrapage est plus compliqué. La marge opérationnelle était prévue à 5 milliards dans notre budget 2020, et nous en avons fait 3 milliards de moins, à l’issue d’un choc économique qu’on n’avait jamais connu, hors période de guerre. La loi ferroviaire de 2018, qui gardait l’exploitation et les infrastructures dans le même groupe, a prévu un mécanisme de solidarité, prévoyant que 60 % des bénéfices du TGV serviraient à financer le réseau, via un fonds de concours. Mais ces 60 % ont disparu, puisque le TGV ne dégage plus de bénéfices.

Après plusieurs mois d’attente, le gouvernement vient de débloquer 4,7 milliards pour la SNCF dans le cadre du plan de relance. Est-ce assez pour redémarrer ?

C’est beaucoup d’argent, et c’est une bonne nouvelle pour les Français et les cheminots que l’Etat actionnaire investisse autant dans le rail. Sur cette somme, 4,6 milliards iront à la modernisation et à l’entretien du réseau, et 100 millions pour de nouveaux trains de nuit. Régénérer le réseau, c’est un travail qui n’est pas visible mais absolument nécessaire, par exemple pour remplacer des caténaires vieilles de 80 ans… L’âge moyen du réseau français est de 37 ans, contre 17 ans en Allemagne. Le gouvernement avait donné son accord pour mobiliser près de 2,9 milliards par an sur ce poste, il est très important que cet effort se poursuive, particulièrement quand nous n’avons plus les dividendes des voyageurs, et encaissons les surcoûts du Covid-19. Avec cette nouvelle somme, nous allons créer une dynamique sur 2021/2023, qui sera très bonne pour l’emploi. Nous allons programmer 1.000 chantiers sur toute la France : 85 à 90 % du plan de relance pour SNCF Réseau seront confiés à des entreprises sous-traitantes, et nous estimons que cela devrait représenter 10.000 emplois par an sur trois ans.

Quel sera l’impact sur votre stratégie ?

La SNCF a de l’or entre les mains. Ma vision, c’est qu’à l’horizon 2030 nous pouvons nous développer dans toutes nos sociétés (voyageurs, fret, réseau, gares, etc.), dans tous les secteurs. Nous disposons d’un avantage écologique évident, le train pollue dix à vingt fois moins que les autres modes de transport, et il consomme six fois moins d’énergie à la tonne et aux voyageurs transportés. Même quand on la met en concurrence, la SNCF a des atouts extraordinaires. C’est une entreprise capable de gérer 15.000 trains par jour, tous trafics confondus ! Mais pour moi, l’innovation passe par des ruptures. Je pense par exemple que près de 40 ans après son lancement, il faut réinventer le modèle TGV. Pendant des années, la demande dépassait l’offre, mais aujourd’hui nous avons de la place dans les TGV, l’offre dépasse la demande. Le moment est venu de se remettre en question. Le TGV du futur, que nous mettrons en service à partir de 2024, est plus qu’un projet technique, c’est un projet qui répond aux enjeux du futur, aux nouvelles attentes des citoyens, avec une moindre consommation d’énergie, le digital à bord, la connectivité. Nous pourrons jouer sur la composition des trains, les aménagements à bord, mieux répondre à la diversité des besoins des clients dans des espaces différenciés.

Il faudrait aussi revoir la politique tarifaire ?

Même si objectivement, l’image ne reflète pas la réalité, la perception c’est que le TGV est cher et c’est un problème. Le prix moyen d’un billet de TGV est de 45 euros et cela a même tendance à baisser avec le développement de Ouigo. Cet été, nous avons vendu 4 millions de billets à petits prix. Mais une partie de notre clientèle qui achète ses billets au dernier moment les jours de grands départs n’a pas accès à nos meilleurs tarifs. Nous devons réfléchir à une évolution de notre politique tarifaire, plus simple. Dans les années 1990, avec l’essor du TGV, nous avons mis fin à la tarification kilométrique, pour nous inspirer du modèle aérien en faisant évoluer nos prix en fonction d’algorithmes qui étudient l’offre et la demande. Aujourd’hui, nous devons imaginer un nouveau mode de tarification, plus lisible. Nous devons prendre six mois à un an pour étudier sérieusement la question car la réponse nous engagera pour des années.

La SNCF avait évoqué depuis un moment une commande de trains à hydrogène, qui roulent déjà en Allemagne. Est-elle toujours prévue ?

L’avenir du ferroviaire passe aussi par la décarbonation. Si l’on veut se passer du diesel sur la petite moitié du réseau qui n’est pas électrifié, il n’y a que deux solutions : soit mettre des caténaires partout ce qui est extrêmement coûteux, soit recourir à l’hydrogène. Je m’inscris complètement dans cette démarche, le problème de l’hydrogène étant qu’il faut le produire dans des conditions économiques satisfaisantes. Mais EDF se met en ordre de bataille, et quatre régions (Bourgogne-Franche-Comté, Occitanie, Auvergne-Rhône-Alpes et Grand Est) ont manifesté leur intérêt pour plus d’une dizaine de rames à l’horizon 2023.

La concurrence est-elle toujours à l’ordre du jour ou a-t-elle été repoussée par la crise ?

La concurrence existe déjà pour le fret depuis 2008, où Fret SNCF n’occupe plus que 55 % du marché. Pour les lignes voyageurs longue distance dites « open access », Trenitalia a confirmé sa volonté de servir l’axe Milan-Lyon-Paris, tandis que les Espagnols semblent avoir aussi des projets en France, comme nous-mêmes sur le marché espagnol. Il y aura sans doute de la concurrence sur les lignes les plus rentables, mais il faut avoir en tête que seulement une ligne de TGV sur deux est rentable, et que les barrières à l’entrée sont relativement élevées car il faut acheter des trains. La longue distance subit deux postes de coûts importants, l’amortissement du matériel roulant et le prix des péages. Pour les trains du quotidien, qui seront attribués à l’issue d’appels d’offres à partir de 2023, il y aura sans doute plus de concurrence et la SNCF doit s’y préparer. Si nous voulons continuer de nous développer, la meilleure réponse sera de commencer par gagner ces appels d’offres.

Les effectifs de la SNCF vont-ils baisser à cause de la crise ? Vous aviez parlé précédemment de ne pas remplacer tous les départs à la retraite. Est-ce toujours d’actualité ?

Il y a une réduction des effectifs d’environ 1,5 % par an depuis plusieurs années. La SNCF compte 140.000 cheminots actuellement contre plus de 400.000 au lendemain de la Seconde Guerre mondiale. Ce n’est pas un mouvement brutal, mais il est régulier. Nous ajustons en permanence la production, ce qui ne veut pas dire que nous nous séparons des agents. Ainsi Fret SNCF va perdre 100 conducteurs, pour tenir compte de sa réduction d’activité actuelle de 15 %, mais ils seront réaffectés dans les activités voyageurs, après une formation. Les emplois de demain ne seront pas ceux d’aujourd’hui. Nous sommes l’un des premiers recruteurs de France, avec actuellement 10.000 recrutements prévus en CDI, plus 7.000 apprentis et 2.500 jeunes en insertion. C’est un effort considérable. C’est aussi notre rôle d’entreprise d’utilité publique.

Vous avez lancé la rédaction un projet d’entreprise. Quels en sont les axes ?

J’ai lancé ce projet à mon arrivée il y a un an, et il devrait être finalisé à la fin de cette année. Il comporte trois strates différentes : la SA mère SNCF, qui construit sa vision stratégique à 10 ans ; les SA filles, dont les deux plus grosses sont Voyageurs et Réseau, qui finalisent leur stratégie business à 5 ans. Puis, sur le terrain, les 300 établissements, qui fixent chacun un projet à 3 ans. Les quatre piliers du plan sont l’humain, les territoires, l’environnement et le numérique. Quelques illustrations de ces lignes de force : sur le territoire, nous mettons en place des feuilles de route régionales avec nos parties prenantes. Etre plus territorial, ce n’est pas tout regarder et décider depuis Paris, c’est une vraie conviction. Nous avons nommé 11 coordinateurs régionaux pour cela. Concernant l’environnement, nous allons mettre l’accent sur les énergies renouvelables, avec 50 projets à moyen terme dans les panneaux solaires, l’éolien la géothermie, ou encore le tri de nos déchets. Dans le digital, nous aurons une seule application qui remplacera les quatre actuelles, car c’est ce que demande le client.

Quelle est aujourd’hui l’image de la SNCF ?

Elle est contrastée, et elle bouge finalement assez peu. Elle traduit une relation un peu compliquée avec les Français, parfois un peu injuste. Nous sommes l’une des entreprises les plus regardées du pays, et à mes yeux, il faut que l’on s’ouvre. Je voudrais que la SNCF soit une des entreprises les plus aimées, des Français comme des cheminots. Elle en a les atouts.

Pour réduire votre endettement et vous recentrer sur votre métier principal ne devriez-vous pas céder des filiales comme Keolis et Geodis ?

Keolis dans le transport du quotidien et Geodis dans la logistique sont au coeur de notre stratégie. Avec ses métros, ses tramways et ses bus, Keolis complète notre offre et nous prépare à un monde dans lequel il faut offrir des bouquets de services. Ils ont aussi une expérience de la concurrence qui sera utile à la SNCF. Et les deux nous apportent une exposition internationale qui peut s’avérer contra-cyclique quand l’activité recule en France. Enfin, détenir un acteur de la logistique de rang mondial est une question de souveraineté pour la France. On l’a vu lors de la problématique de l’acheminement des masques au début de la crise sanitaire.

Trump propose aux américains de voter deux fois

  • Trump propose aux américains de voter deux fois
  • Il paraît de plus en plus évident que le président américain Donald Trump s’apprête à contester le résultat des élections en cas de défaite. Il ne cesse en effet de critiquer les conditions de vote notamment par correspondance. Pour le ridiculiser, il a donc invité les Américains à voter deux fois pour créer encore un peu plus de confusion sur cette élection et mieux la contester éventuellement
  • Depuis plusieurs mois, le locataire de la Maison Blanche émet des doutes sur la validité du scrutin à venir.
  • Il martèle – sans le moindre élément concret à l’appui – que le recours accru au vote par correspondance en raison de l’épidémie de Covid-19 pourrait entraîner des fraudes massives. «Il est illégal de voter deux fois lors d’une élection», a rappelé Karen Brinson Bell, directrice du Bureau des élections de Caroline du Nord. L’ancien candidat démocrate à la présidentielle Bernie Sanders a vivement dénoncé les propos présidentiels. «Pendant des années, Donald Trump a menti sur les « fraudes électorales ». Aujourd’hui, il appelle les habitants de Caroline du Nord à commettre un délit en votant deux fois», s’est-il insurgé. «Ce président ne croit pas en la démocratie. C’est un autoritaire qui doit être vaincu», a-t-il ajouté.

 

Numérique : attention à la création de deux mondes

Numérique : attention à la création de deux mondes

Pour éviter l’aggravation de la fracture sociale, il faut créer de nouveaux emplois, l’automatisation devenant non pas le prétexte de la réduction des coûts, mais le moteur d’une qualité de service inédite, affirme dans une tribune au « Monde » François-Xavier Petit, spécialiste de l’innovation numérique.

Tribune.

 

Je suis un acteur du numérique, totalement convaincu des progrès que permet la technologie. Mais souvent, j’ai l’impression d’être dans une bulle, où les start-up, les technologies et l’innovation ne rencontrent pas la réalité sociale de notre pays.

Dans le monde numérique, ce qui saute au visage est « l’automatisation généralisée », pour reprendre l’expression du philosophe Bernard Stiegler décédé le 6 août. Chacun pensera au receveur de péage qui a disparu ou à l’hôte de caisse (150 000 emplois en équivalents temps plein) sur la sellette, malgré le Covid-19.

Mais au-delà des robots-machines, l’automatisation, ce sont aussi les robots-logiciels, à travers les algorithmes, les objets communicants, les capteurs, les réseaux sociaux et l’ensemble de l’appareil de calcul intensif sur données massives (« big data »). Ainsi, l’agent de change qui criait ses ordres boursiers jusqu’en 1998 n’a pas été remplacé par des machines physiques mais par des algorithmes et des serveurs.

On pourrait dire que ce mouvement est normal, que des métiers deviennent obsolètes avec le progrès technique depuis toujours. L’industrie financière n’a-t-elle d’ailleurs pas créé 70 000 emplois entre 2009 et 2015, selon les statistiques du ministère du travail ?

Mais ce qui est propre au moment que nous vivons est que les emplois créés et les emplois détruits n’ont rien à voir en termes de qualification. L’ouvrier agricole qui quittait sa campagne pour rejoindre les usines Renault de Billancourt au début du XXe siècle était formé rapidement à une tâche simple et répétée. Or, dans notre cas, le besoin de qualification explose et fait que ceux dont l’emploi est en trop et ceux dont on aura besoin ne sont pas du tout les mêmes. Ou, pour le dire autrement, transformer une caissière en datascientist ne se fera pas.

Au contraire, ce qui se joue est une réalité plus fracturée, la création de deux mondes du travail très opposés : les surmenés et les surnuméraires.

Les surmenés ont pris le train de l’automatisation, des opportunités qu’elle crée et du mouvement permanent qu’ils apprécient. Mais ils croulent face à l’immensité (passionnante) de la tâche.

Les surnuméraires, eux, ont compris que le processus productif n’a plus besoin d’eux. Pris dans l’accélération, ils vont résister avec l’énergie du désespoir pour conserver ce qui peut l’être. Ils savent que le combat est perdu, mais que faire d’autre que mourir les armes à la main ?

Sondage Coronavirus : un Français sur deux a toujours peur pour sa santé

Sondage Coronavirus : un Français sur deux a toujours peur pour sa santé

 

Selon un sondage de YouGov pour Cardiosens de début août rapportée par le JDD,  60% des personnes interrogées disent avoir eu peur, ou peur pour leur santé personnelle, sans distinction entre villes et campagne. Pour 52% des Français, cette crainte est toujours vivace.

 

La peur n’épargne aucune catégorie sociale, mais elle semble avoir été mieux maîtrisée chez les personnes les plus insérées, notent les sondeurs. D’une manière générale, 59% des personnes interrogées ont redouté de contaminer leurs entourages.

Selon ce sondage, 87% des Français ont été confinés. Si 70% n’ont pas travaillé pendant la période, lorsque l’on exclut chômeurs, retraités et inactifs, c’est en fait une personne sur deux en situation d’emploi qui travaillait. Plusieurs clivages apparaissent. Générationnel d’abord, puisque c’est parmi les 18-24 ans que le confinement strict (sans travail et sans sortie) a été le plus fréquent (45% contre 30% en moyenne).

Sur les 17% de personnes ayant télétravaillé, une sur deux devait en plus jongler avec la présence d’au moins un enfant de moins de 18 ans au domicile. Clivage social ensuite : les cadres et professions libérales, les plus nombreux à avoir continué de travailler, sont aussi ceux qui ont eu le plus eu recours au télétravail. Seuls 13% des travailleurs sont restés sur leur lieu de travail habituel, ouvriers en tête.

Le port  du masque remportait une adhésion massive de la population : 88% des personnes interrogées affirment alors le porter – y compris en extérieur pour 4 Français sur 10, même quand ce n’est pas obligatoire.

Selon ce sondage, les plus réticents au masque sont : les hommes ; la tranche d’âge des 18-24 ans ; les hommes de moins de 35 ans ; les habitants de région parisienne (en particulier ceux de Seine-Saint-Denis, un département pourtant durement frappé par l’épidémie) ; les ouvriers .

69% des personnes interrogées disent éviter les lieux bondés et 62% renforcent leur hygiène personnelle. L’application des gestes barrière croît avec l’âge et les revenus.

Autre enseignement : hormis sur le port du masque, bien partagé, un vrai rapport social à la prévention se dessine. Parmi les revenus les plus bas (de 0 à 29.999 euros), seules 59% des personnes interrogées renforcent leur hygiène personnelle, contre 72% de celles ayant les revenus les plus élevés (au-delà de 80.000 euros). Enfin, pour se prémunir, 44% des personnes interrogées déclarent… « éviter le contact avec les touristes »!

Coronavirus : deux à quatre fois plus de cas qu’officiellement

Coronavirus : deux à quatre fois plus de cas qu’officiellement

Pour Renaud Piarroux, chef du ­service de parasitologie à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière à Paris, le nombre de cas est très sous-estimé. « Il y a 5.000 cas diagnostiqués chaque jour, mais en réalité il y en a probablement 10.000 à 20.000, soit deux à quatre fois plus », prévient-il. Or c’est à partir d’une bonne identification des cas une politique de prévention peut s’avérer efficace. Près de l’interview au JDD:

 

Que faut-il craindre de l’épidémie à la veille de la rentrée?
Les gens vont retourner travailler, changer de cercle de relations, prendre les transports. Ça va favoriser la transmission. L’épidémie est en phase de croissance, par nature, exponentielle. Il commence à y avoir beaucoup de cas. Il y a 5 000 cas diagnostiqués chaque jour, mais en réalité il y en a probablement 10 000 à 20 000, soit deux à quatre fois plus. Ceci étant, au mois de mars on était à trente fois plus qu’annoncé. On détecte mieux qu’avant, mais on rate encore pas mal de cas. Il n’y a pas encore de surcharge dans les hôpitaux, mais cela peut arriver dans les prochains mois. Il sera alors difficile de revenir en arrière, par exemple en renforçant le « contact-tracing » : le nombre de cas sera trop grand.

Y a-t-il des failles dans le dispositif?
Le dépistage n’est pas l’alpha et l’oméga de la lutte contre le virus. Si on dépiste en population ­générale sans cibler, les résultats ­attendus en matière de baisse de la transmission sont faibles. Le mot qui compte, c’est « isoler ». Pour cela, il faut identifier les personnes positives et leur entourage et briser les chaînes de contamination. Les gens avec des symptômes et leurs cas contact doivent se faire tester au plus vite et s’isoler.

Que pensez-vous du système de traçage mis en place?
Le dispositif de contact-tracing de l’Assurance maladie a des faiblesses. Il repose sur une consultation avec le médecin de ville, mais nombre de patients effectuent directement leur PCR et ne bénéficient pas de ses conseils. Deuxième limite : des personnes symptomatiques qu’un médecin diagnostique sur la base de signes cliniques sont, dans un certain nombre de cas, négatives aux tests alors qu’elles ont vraiment le Covid-19. Le traçage n’est donc pas fait et on rate des cas. Enfin, ce n’est qu’à partir du résultat du test que la démarche d’isolement commence. C’est trop tard. On perd du temps et on rate, là aussi, des gens pouvant être contagieux. Il faut corriger ces failles au plus vite.

Comment pourrait-on améliorer les choses?
Nous devons reprendre la main sur l’épidémie. Il est urgent de faire baisser le nombre de cas. On connaît plusieurs moyens. Par exemple, il faut un contrôle plus strict des événements et des situations à risque, comme les festivités rassemblant beaucoup de personnes. C’est indispensable. Je pense aussi à certains bars qui restent ouverts tard le soir et sont très fréquentés. Ces circonstances sont particulièrement favorables à la circulation du virus. Mais attention, il faut agir avec discernement sur les endroits où la transmission se fait le plus. Par ailleurs, il conviendrait de multiplier les endroits où les gens se font dépister. Le contact-tracing doit commencer au moment où quelqu’un se fait tester. Cela ferait gagner un temps précieux. Plus on arrivera à améliorer le traçage, plus on maîtrisera l’épidémie sans attenter aux libertés. Si on n’est pas capable de le faire efficacement, on sera obligé de les restreindre à nouveau.

Serait-il possible de réduire le temps d’attente pour être testé?
Il faut multiplier les préleveurs et créer plus de centres Covid tenus par la médecine de ville où l’on peut directement ­dispenser des conseils et tester les sujets symptomatiques et leurs contacts. Ça nécessite du personnel. Il faut donc rendre cela attractif, en ­mettant en place des contrats ou des stages.

Que pensez-vous du port du masque obligatoire en extérieur dans de plus en plus de villes?
Le risque de contamination en ­extérieur, entre passants, est ­minime, sauf dans des endroits vraiment bondés. Mais je suppose qu’il était compliqué de faire ­appliquer une mesure dans telle rue et pas dans telle autre.

Reste la question des asymptomatiques. Comment les atteindre?
On ne peut les cibler dans le dispositif que s’ils sont contacts d’une personne positive. Il n’y a aucune chance de les avoir autrement, sauf en engorgeant les laboratoires : ce qu’il se passe actuellement. La probabilité de se faire volontairement tester au bon moment est très faible. Mais ce n’est indispensable de trouver tous les cas et les contacts. Je m’explique : le taux de reproduction est aujourd’hui environ de 1,2. Ainsi 10 porteurs du virus contaminent 12 personnes. Si sur ces 10, on en détecte cinq avant qu’elles ne contaminent d’autres personnes, la transmission ira en décroissant. On peut donc obtenir une réduction de la propagation en ratant un certain nombre de personnes, à la condition d’effectuer un traçage de bonne qualité. À partir de là, on gagnera du ­terrain sur l’épidémie.

 

Mali : la France le cul entre deux chaises !

Mali : la France le cul entre deux chaises ! 

 

Il y a quelque chose d’un peu ubuesque dans la situation du Mali. LA FRANCE a empêché que les islamistes prennent le pouvoir et à installé en 2013 l’opération barkhane  de lutte permanente contre les terroristes, l’armée malienne étant dans l’incapacité de s’opposer aux islamistes. La France a sauvé la souveraineté malienne. Faute de pouvoir faire face à la menace islamiste, des militaires par contre mènent  la guerre contre leur propre gouvernement et ont pris le pouvoir. La France au nom de la liberté des peuples à disposer d’eux-mêmes ne peut évidemment s’opposer frontalement à ce putsch. La France est en quelque sorte coincée entre les terroristes et les putschistes.

Lors d’une conférence de presse au côté de la chancelière allemande Angela Merkel au Fort de Brégançon, le président français a rappelé que l’armée française et ses partenaires n’étaient engagés au Sahel qu’à la demande des pays de la région.

“Rien ne doit nous divertir de la lutte contre les djihadistes”, a insisté Macron pris en quelque sorte à revers par une armée malienne portée à bout de bras par la France.

Boeing : première commande de deux 737 par la Pologne !

Boeing : première commande de deux 737 par la Pologne !

Comme d’habitude la Pologne fait bande à part et préfèrent acheter du matériel américain. Une position assez systématique alors que le pays a bénéficiée et bénéficie toujours de substantielles aides en provenance de l’union européenne. La Pologne peut être aidée Boeing à sortir du marasme commande donc deux737 dans la plupart des commandes ont été annulée par les autres compagnies.

Boeing a fait part ce mercredi de la première commande depuis fin 2019 d’un 737 MAX, son avion-phare cloué au sol depuis plus d’un an, émanant de la compagnie polonaise Enter Air.

 

La société de transport aérien a prévu d’acheter deux avions 737 MAX et posé une option pour deux appareils supplémentaires, détaille un communiqué du constructeur aéronautique américain. Le groupe reçoit cette commande «avec humilité», a affirmé son responsable des ventes d’avions commerciaux, Ihssane Mounir. L’avion est interdit de vol depuis mars 2019 après deux crashs mortels mais il s’est récemment rapproché de son retour dans le ciel avec une série de vols de certification fin juin. Les autorités n’ont pas encore accordé leur feu vert et le groupe a prévenu qu’il ne reprendrait la livraison au mieux qu’au quatrième trimestre. Selon un bilan mensuel publié le 11 août, l’avionneur a encaissé 398 annulations de 737 MAX depuis le début de l’année.

 

Violences du 14 juillet: deux ou trois jeunes mis en examen !

Violences du 14 juillet: deux ou trois jeunes mis en examen !

Une nouvelle fois le 14 juillet a donné lieu à un déferlement de violence notamment d’atteinte aux biens privés et publics. On sait que depuis 2019, le ministère de l’intérieur ne veut plus par exemple fournir de  chiffre concernant le nombre de voitures brûlées qui tournent autour de 1000 chaque année pour la fête nationale. En fait,  l’État tourne vite la page de ces violences ou alors n’inquiète que quelques personnes quand évidemment des centaines et des centaines ont été impliquées. Par exemple Le parquet de Nanterre annonce plusieurs mises en examen et condamnations après des violences en marge des festivités du 14-Juillet, rapporte France Bleu Paris samedi 18 juillet. Un jeune de 17 ans connu de la justice a été notamment mis en examen et écroué pour « destruction par un moyen dangereux pour les personnes » et « participation à un groupement formé en vue de la préparation de violences et de dégradations ou destruction de bien », après l’incendie d’un bus de la RATP à Nanterre (Hauts-de-Seine) dans la nuit du 13 au 14 juillet.

Trois individus ont été condamnés à huit mois de prison et placés sous bracelet électronique, après avoir jeté des cailloux et donné des coups de barres de fer à deux bus de la RATP à Châtenay-Malabry (Hauts-de-Seine). Ils sont également coupables de jets de projectiles et de tirs de mortiers. Quelques condamnations sans doute aussi ailleurs mais très peu nombreuses et qui vont demeurer très symboliques  ou quand la barbarie se substitue progressivement à l’État républicain.

Coronavirus Brésil: plus de deux millions de contaminés

Coronavirus Brésil: plus de deux millions de contaminés

Officiellement deux millions de contaminations au nouveau coronavirus, a annoncé le ministère de la Santé, après avoir enregistré 45.403 nouveaux cas au cours des dernières 24 heures. Plus de quatre mois après le premier décès dû au Covid-19, le plus grand pays d’Amérique latine comptait officiellement 2.012.151 contaminations et 76.688 morts, des bilans qui font de ce pays celui ou le coronavirus tue le plus au monde, derrière les Etats-Unis. Officieusement, le nombre de contaminés pourrait être trois à cinq fois supérieure.

Ces chiffres sont en effet considérés comme largement inférieurs à la réalité par la communauté scientifique, en raison de l’insuffisance de tests. «Deux millions (de contaminations) c’est un chiffre symbolique, parce que nous n’avons pas de tests de masse», déclare Jean Gorinchteyn, infectiologue à l’Institut Emilio Ribas et à l’hôpital Albert Einstein de Sao Paulo. «Mais le chiffre réel est probablement quatre ou cinq fois plus élevé», a-t-il estimé. Si aucune décélération n’intervient, ce pays de 212 millions d’habitants devrait ainsi franchir le cap des 80.000 morts dans les prochains jours. Le chiffre des décès représente aussi le deuxième pire bilan au monde derrière celui des Etats-Unis, dans ce pays dont le chef de l’Etat, Jair Bolsonaro, a lui aussi été contaminé et se trouve en quarantaine.

Le Brésil déplore 365 morts par million d’habitants, un chiffre inférieur à la majorité des pays ébranlés par la crise sanitaire partie de Chine, mais qui cache de très grandes disparités régionales. Le coronavirus est très actif actuellement dans le Sud, et, dans un Etat sur cinq de l’immense pays, la courbe des contaminations est encore franchement ascendante. La pandémie semble s’éterniser dans un Brésil ayant enregistré sa première contamination le 26 février.

Macron : mea culpa ou l’art de faire parler deux fois de lui

Macron : mea culpa ou l’art de faire parler deux fois de lui

 

 

Macron fait une sorte de mea culpa en reconnaissant ce phénomène de détestation de ce président. Et de faire le lien avec les principes républicains qui pourtant n’ont pas grand-chose à voir avec la baisse de Macron dans l’opinion publique. Cela donne plutôt l’occasion à Macron de faire parler deux fois de lui. Le chef de l’État regrette notamment de n’avoir «pas assez montré» le «chemin de justice» qu’il souhaitait tracer, pour permettre à chacun d’atteindre «l’excellence» républicaine. Et ce «quel que soit son prénom, quelle que soit la famille où on est né, sa religion, sa couleur de peau». Emmanuel Macron considère que c’est à cause de cet échec que «les gens se sont mis à détester ce président», qui a donné l’impression de ne s’adresser qu’aux «meilleurs». 

«Cette détestation a pu être alimentée» selon lui par les «maladresses» et les «petites phrases». Pour autant, le chef de l’État a affirmé que «la haine n’est pas acceptable en démocratie».

À dessein, le président fait un amalgame douteux entre le rejet qu’il inspire et la haine à caractère anti républicaine. Une dialectique, comme souvent chez Macron, tout autant douteuse qu’ésotérique. Le sommet de cet ésotérisme étant atteint avec son expression : « « j’ai franchi l’émistiche ». Visiblement Macron a de la difficulté à sortir de la dialectique pseudo intellectuelle  des salons parisiens même quand il s’adresse à des millions de Français. De toute façon, Macron ne peut faire que du Macron. Il s’est donc auto félicité de l’action de son ancien gouvernement, de sa décision de nommer une nouvelle équipe qui serait aussi justifiée par un dépassement des clivages alors que pour l’essentiel il va chercher ses responsables dans le parti républicain. La seule nouveauté dans ce discours, c’est la bien timide décision de faire sans doute porter le masque à partir du 1er août dans les ERP(. Comprendre établissement recevant du public,)  dont la définition est particulièrement confuse notamment pour les acteurs économiques mais d’une façon plus générale pour les citoyens.

Un manque de courage évident car il est clair que la montée mondiale de la pandémie va contraindre rapidement à rendre obligatoire le masque partout en dehors du domicile. Et pourquoi encore attendre 15 jours ? Ou alors il se pourrait bien que les stocks soient bien insuffisants pour couvrir les besoins qui pourraient atteindre plusieurs dizaines de millions par jour. Dernière filouterie de l’intéressé,  celle faite de manière allusive à la condamnation de la chloroquine »qu’il n’utiliserait pas personnellement » alors que dernièrement il est encore rendu visite au laboratoire du professeur de Marseille Raoult. Encore une occasion de se taire! On sait pourtant que la question est très controversée et qu’aucune molécule n’a pour l’instant fait la démonstration indiscutable comme traitement unique du Coronavirus.

 

Industrie : La crise pourrait détruire un demi-million d’emplois dans l’industrie en deux ans

Industrie : La crise pourrait détruire un demi-million d’emplois dans l’industrie en deux ans

Presque un quart des salariés de l’industrie pourrait disparaître dans les deux ans. , selon l’étude réalisée par Strategy& pour l’UIMM (L’entité de conseil en stratégie d’entreprise du cabinet PwC)qui   a en effet mesuré l’impact de la crise économique et sanitaire sur ce secteur qui pèse 10 % du PIB, emploie 2,1 millions de salariés dans l’Hexagone et génère quelque 200 milliards d’euros de valeur ajoutée par an. Les résultats, établis sur la base d’études portant sur les crises sanitaires, des déclarations de dirigeants du secteur et des dernières prévisions économiques publiées, laissent craindre le pire.

Selon le scénario établi (modéré, central ou pessimiste), la crise va en effet conduire à la destruction de 187.000 à 463.000 emplois directs dans l’industrie manufacturière ces deux prochaines années.

« Si on m’avait écouté, il y aurait eu deux fois moins de morts” du coronavirus (Didier Raoult:)

 

 

 

« Si on m’avait écouté, il y aurait eu deux fois moins de morts” du coronavirus (Didier Raoult:)Le controversé professeur marseillais revient dans une interview dans La Provence sur la gestion de la crise épidémique en France. Didier Raoult estime qu’on n’ »a pas soigné les gens » provoquant « une surmortalité ».

« Depuis le début, je le dis, j’ai peur de la peur ». Didier Raoult revient dans une interview accordée au journal quotidien La Provence sur la gestion de la crise du coronavirus en France. Pour le professeur marseillais, l’épidémie a été gérée par la « peur » plus que par une « mauvaise gestion médicale ».

« Parmi ces morts, plus de la moitié l’ont été, non pas en raison de la mauvaise gestion médicale, ni du Covid, mais du bordel qu’on a foutu dans la santé, car en pratique on n’a pas soigné les gens », tranche Didier Raoult.

« Deux fois moins de morts »

Le professeur marseillais poursuit en expliquant que les autorités sanitaires n’étaient pas prêtes à l’arrivée d’une telle vague et ont été « terrifiées parce que la moyenne d’âge est importante ». « À force d’avoir peur des risques, on n’arrive plus à les gérer », estime-t-il, engendrant alors « une surmortalité ».

« Si on n’avait pas eu peur, on aurait eu deux fois moins de morts, si on m’avait écouté, on aurait eu deux fois moins de morts » pour Didier Raoult qui pense que son discours a été “inaudible”, et rappelant que la surmortalité a été “quatre fois plus à Paris que dans les Bouches-du-Rhône”.

Cette mauvaise préparation est liée également, selon Didier Raoult, à l’absence d’un « véritable programme réfléchi sur le devenir de la recherche hospitalière et médicale ».

 

“Alors que les maladies infectieuses, cela devrait être un domaine régalien, martèle encore Didier Raoult. C’est de la défense nationale. » Il appelle à la création de « sept infectiopoles en France ».

Didier Raoult s’en prend également au conseil scientifique qui selon lui n’a pas fait les bons choix dans la gestion de cette crise. « Si cela avait été un vrai conseil scientifique, on aurait fait des sondages dans quatre ou cinq endroits pour mesurer la cinétique de l’épidémie. On aurait eu des chiffres plutôt que des fantasmes », lance-t-il expliquant avoir été l’un des premiers à définir, grâce à des dépistages, que l’épidémie serait en forme « de cloche ».

La gestion de la crise a été selon lui parasitée par « les pieds nickelés » qui ont travaillé sur le Remdesivir, un antiviral envisagé comme traitement du Covid-19. “Il n’y en avait que pour le Remdesivir, s’insurge-t-il. Je n’ai jamais vu ça. La puissance de Gilead!” Didier Raoult réagit également à la polémique autour de l’étude controversée sur l’hydroxychloroquine publiée dans The Lancet. Cette publication avait entraîné l’interdiction de l’utilisation de la molécule contre le covid-19.

 

“La plus grande faute gouvernementale ne concerne pas les décisions sur la chloroquine. Ils ont été embarqués dans une histoire dont ils n’arrivaient plus à se sortir, dans l’émotion, ils étaient dans la surréaction. En revanche, on a fait tout l’inverse de ce que l’on doit faire dans le traitement des maladies infectieuses”, conclut Didier Raoult.

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