Archive pour le Tag 'Deux'

Deux ans de guerre en Ukraine : Bilan et perspectives

Deux ans de guerre en Ukraine : Bilan et perspectives

Il convient  de se réjouir qu’il reste 62 % de Français à penser qu’il faille continuer à armer l’Ukraine, selon l’étude menée par le Conseil européen pour les relations internationales - European Council on Foreign Relations (ECFR). Néanmoins, ce soutien manifeste ne saurait masquer, que, selon la Fondation allemande Bertelsmann, seuls 10 % des Européens croient encore possible une victoire de l’Ukraine. Les Ukrainiens, eux, restent nettement plus déterminés. Ils sont sûrs à 60 %, de leur victoire, et 73 % à soutenir la guerre contre l’agression russe : c’est là d’ailleurs l’essentiel. dans le JDD par  Emmanuel Dupuy, président de l’Institut Prospective et Sécurité en Europe*.(Extrait)  

Il aura fallu l’évocation par Emmanuel Macron du « régime du Kremlin » ainsi que sa désignation comme « acteur méthodique de la déstabilisation du monde » pour rassurer quelque peu Volodymyr Zelensky, venu à Paris, pour obtenir les garanties de sécurités décennales promises par la France, l’Allemagne et la Grande-Bretagne, à défaut des avions de chasse et d’attaques au sol, Mirage 2000, que Paris rechigne toujours à livrer.

Les Ukrainiens continuent de solliciter davantage d’armes plus sophistiquées, et en plus grande quantité, auprès des forces armées des pays européens et otaniens, et ce afin de tenir un front long de près de 1 000 km, juché d’infranchissables champs de mines, sur plusieurs dizaines de km. Au-delà des missiles de plus longue portée réclamés, avec insistance, auprès de Washington (ATACMS) et Berlin (Taurus), la solidarité diplomatique que nous, Européens, devons – en adhésion et cohésion – au peuple ukrainien reste déterminante. En d’autres mots, l’UE (avec une somme cumulée de 85 milliards + 50 milliards promis en 2024-2025) aura nettement plus « aidé » l’Ukraine que les États-Unis (72 milliards d’euros + 61 milliards promis en 2024-2025) entre le 24 janvier 2022 et le 31 octobre 2023.

 

Le hiatus est néanmoins plus marqué et inversé en matière d’aide militaire, alors que les États-Unis ont équipé, entraîné et aidé les forces armées ukrainiennes, en 2023, à hauteur de 44 milliards d’euros, contre les modestes 5,6 milliards de la Facilité européenne pour la Paix (FeP) et les quelque 3,4 milliards d’euros fournis par la France (sans compter, cependant les 3 milliards d’euros promis, lors de la visite, à Paris, du président ukrainien).

L’on estime, ainsi, qu’en cas d’attrition de l’aide bilatérale américaine vis-à-vis de l’Ukraine, l’UE devrait doubler son aide militaire en direction de Kyiv, et ce, dès les premiers mois de 2025, dans les deux cas de figure : que Joe Biden effectue un second mandat consécutif ou que Donald Trump ne réoccupe le Bureau ovale.

Par ailleurs, sur un plan plus diplomatique, l’Ukraine reste résolument déterminée à entrer dans la famille européenne, tel que l’ouverture – lors du dernier Conseil européen, de décembre dernier – des négociations en vue de l’adhésion de Kyiv à l’UE, lui en trace, désormais, la perspective, à l’horizon de la prochaine décennie…

La terrible guerre qui se déroule en Ukraine aura réussi, malgré tout, cahin-caha, à ressouder les Européens entre eux, malgré les querelles picrocholines qui accompagnent les doléances et caprices de l’agenda hongrois. La pusillanimité collective qui caractérisait l’enjeu des convergences en matière de défense européenne, ne devrait ainsi plus être de mise.

Les combats en Ukraine, mitoyens du front oriental de l’OTAN, sur 3 000 km, de la Finlande à la Roumanie, auront aussi eu l’insigne mérite de réveiller l’Alliance Atlantique de sécurité collective, liant désormais 31 (avec la Finlande) et bientôt 32 pays (une fois que « l’oukase » du Parlement hongrois sera levé, en ce qui concerne la Suède), de sa torpeur stratégique, ou de sa « mort cérébrale », comme l’avait caractérisé, à bon escient, Emmanuel Macron, en novembre 2019.

Nous sommes désormais à moins de trois mois, d’un scrutin européen, les 6-9 juin prochains, qui sera déterminant pour « jauger » de la volonté consensuelle et de la réelle détermination des Européens à soutenir l’Ukraine face à la Russie.

Il en va de même avec son corollaire présidentiel américain, le 5 novembre prochain, avec toutes les incertitudes qui accompagneraient un retour à la Maison-Blanche d’un Donald Trump, prompt et insistant à dire vouloir « lâcher » les Européens face aux velléités belliqueuses de Moscou.

Tous ces éléments conjoncturels demeurent déterminants, pour ancrer durablement et prosaïquement « l’autonomie stratégique » structurelle du continent européen, telle que la « Boussole stratégique » (Strategic Compass), adaptée, à Bruxelles, en mars 2022, nous en donne les moyens, ou en tout cas l’ambition : c’est déjà un premier pas, qui aura mis plusieurs décennies à faire consensus.

 

Ainsi, en testant notre résilience économique et énergétique, avec son corollaire de difficiles conséquences d’adaptations sociales et remises en cause de nos repères sociétaux – le maître du Kremlin, ne s’attendait, très certainement pas à ce que nous résistions, nous aussi, mieux que prévu.

Notre détermination à approfondir le soutien français, européen, international, qui va de pair avec la mise en exergue de nos « forces morales », ainsi que notre prise de conscience assumée et mise en accusation amplifiée quant à la vraie nature du « régime du Kremlin », nous obligent, nous aussi, à entrer enfin en « économie de guerre ».

Il aura fallu dix ans, depuis le Sommet de l’Alliance atlantique, à Newport, en 2014, pour que la France, avec la perspective des 413 milliards d’euros sanctuarisés par la Loi de Programmation Militaire (LPM 2024-2030) rejoigne le « club des 11 pays » (Pologne, USA, Grèce, Estonie, Lituanie, Finlande, Roumanie, Hongrie, Lettonie, GB, Slovaquie) consacrant 2 % de leur PIB à la défense.

Il y a pourtant urgence, alors que le budget militaire de la Russie est en nette hausse (+68 %), atteignant, désormais, 106 milliards d’euros, dont 30 % de dépenses fédérales et 6 % du PIB du pays. Il convient, désormais, que l’Europe (UE et 27 États européens) qui consacre, toute de même, plus de 363 milliards d’euros à sa défense, entre, elle aussi en « économie de guerre », à l’instar de la mise en place du fonds défense de 100 milliards d’euros pour « doper » la Base Industrielle et Technologique de Défense européenne (BITDe). Il en va de même, avec l’objectif de produire plus d’un million (voire 1,4 million) d’obus annuellement. Quand on comprend qu’au plus fort des combats (deuxième semestre 2022) la Russie tirait 50 000 obus par jour, contre 5 000 à 10 000 obus pour l’Ukraine, il nous faut, nous aussi en tirer, urgemment, les leçons !

La réduction de moitié des délais de livraison des canons Caesar (de 30 à 15 mois), des radars GM-200 (de 24 à 6 mois), des missiles Sol-Air Mistral (de 24 à 15 mois) ou l’augmentation par trois de la fabrication des obus de 155 mm (de 1000 à 3 000) ne sont que des pas balbutiants. Les Ukrainiens auront besoin, à titre d’exemple, au plus vite des 78 Caesar promis, pour 2024, en plus des 30 déjà livrés…

La désignation – enfin – dans la prochaine mandature de la Commission européenne, d’un commissaire dédié à la Défense, aura mis 25 ans à se réaliser, alors que le Traité de Nice, instituait la Politique européenne de sécurité commune (PSDC) en 1999 !

Il en va de notre sécurité, mais aussi et surtout de celle de l’Ukraine, à, l’instar de notre promesse de garantir pour les dix prochaines années, la sécurité de Kyiv, comme a tenu à le rappeler, avec justesse, il y a quelques jours, le président de la République, Emmanuel Macron, à, l’occasion de la visite de son homologue ukrainien, dans la foulée de la 60e édition de la Conférence sur la sécurité de Munich.

L’année 2024 sera dure et particulièrement compliquée, de l’aveu même du président ukrainien Volodymyr Zelensky, venu le rappeler à Paris en début de semaine.

Nous devons, dès lors, nous attendre à de nouvelles frappes aveugles russes, tuant femmes et enfants. Nous devrons encore compter et recompter le trop lourd bilan macabre des victimes civiles que ces dernières accompagnent.

L’Europe, désormais pleinement consciente de la nécessité de se protéger, à l’avenir seule, face à une Russie de plus en plus agressive à son égard, n’a plus le temps de se perdre en périlleuses circonvolutions quant à sa sécurité.

Secrétaire national chargé des questions de défense Les Centristes. Enseignant en géopolitique au sein de l’Université Catholique de Lille, l’Institut Supérieur de Gestion (ISG) et l’EDC Paris Business School.

 

Guerre en

Prix -Électricité : augmentation de plus de 40 % en deux ans

Prix -Électricité : augmentation de plus de  40 % en deux ans

À partir du 1er février l’électricité enregistrera une nouvelle augmentation de l’ordre de 10 %. ( 8,6% à 9,8%, selon les contrats ). «97% des ménages français» connaîtront une augmentation sous les 10%, comme l’a rappelé le patron de Bercy. En fonction du niveau de vie, L’augmentation représentera de 74 euros, pour les Français les plus modestes, à 120 euros, pour les plus aisés, Soit 100 € en moyenne par an. 

 

La perte de pouvoir d’achat atteindra à 0,2% en moyenne mais  les 10 % des ménages les plus modestes connaîtront une perte de pouvoir d’achat de 0,6 %, contre une perte limitée à 0,1 % pour les 10 % les plus aisés», pointe alors l’étude.
Au total l’électricité reconnue une augmentation de plus de 40 % en deux ans. De quoi plomber le budget des ménages et de certaines activités économiques comme celle des boulangers par exemple. Avant l’augmentation de 10 % en février 2024 on enregistrait les augmentations suivantes : 4% en février 2022, 15% en février 2023 et 10% en août 2023. La flambée totale sur deux ans est donc de l’ordre de 43 à 44%.  Et il faut s’attendre à des augmentations annuelles proches de 10 % pendant encore longtemps afin de financer la modernisation du parc nucléaire et la construction de nouvelles centrales.

Électricité : augmentation de plus de 40 % en deux ans

Électricité : augmentation de plus de  40 % en deux ans

À partir du 1er février l’électricité enregistrera une nouvelle augmentation de l’ordre de 10 %. ( 8,6% à 9,8%, selon les contrats ). «97% des ménages français» connaîtront une augmentation sous les 10%, comme l’a rappelé le patron de Bercy. En fonction du niveau de vie, L’augmentation représentera de 74 euros, pour les Français les plus modestes, à 120 euros, pour les plus aisés, Soit 100 € en moyenne par an. 

 

La perte de pouvoir d’achat atteindra à 0,2% en moyenne mais  les 10 % des ménages les plus modestes connaîtront une perte de pouvoir d’achat de 0,6 %, contre une perte limitée à 0,1 % pour les 10 % les plus aisés», pointe alors l’étude.
Au total l’électricité reconnue une augmentation de plus de 40 % en deux ans. De quoi plomber le budget des ménages et de certaines activités économiques comme celle des boulangers par exemple. Avant l’augmentation de 10 % en février 2024 on enregistrait les augmentations suivantes : 4% en février 2022, 15% en février 2023 et 10% en août 2023. La flambée totale sur deux ans est donc de l’ordre de 43 à 44%.  Et il faut s’attendre à des augmentations annuelles proches de 10 % pendant encore longtemps afin de financer la modernisation du parc nucléaire et la construction de nouvelles centrales.

Violence–Deux hommes masqués attaquent une professeure à l’école

Violence–Deux hommes masqués attaquent une professeure à l’école


Dans un lycée d’Angoulême jeudi 18 janvier deux hommes vêtus de noir, masque sur le visage, tentent de s’introduire dans une classe. Une enseignante les repère aussitôt et essaye de les repousser. L’un d’eux la frappe violemment sous le regard stupéfait des élèves, puis son complice asperge la classe de gaz lacrymogène. La professeure d’éducation physique réussit à faire fuir les agresseurs. « L’altercation conduit à ce qu’elle reçoive un coup de poing au visage », résume la procureure de la République de la Charente, Stéphanie Aouine.

Politique-Deux boulets pour Attal : Macron et Rachida Dati

Politique-Deux boulets pour Attal : Macron et Rachida Dati

De toute évidence Attal a été très éloigné du processus de composition du nouveau gouvernement. Macon a maîtrisé et décidé de bout en bout la distribution des portefeuilles. Surtout avec en tête l’idée d’un gouvernement offensif davantage politique, bref Macron veut des combattants et même des « révolutionnaires » (le terme fait sourire) surtout pas des gestionnaires. Sur le fond, un gouvernement encore plus à droite qui suit en réalité l’évolution de la société qui réclame davantage d’autorité dans beaucoup de domaines.

Du coup, préoccupé par les rééquilibrages politiques Macron on a oublié les femmes très minoritaires dans les grands ministères régaliens et qui devront se contenter de secrétariats d’État. Une seule échappe à ce constat l’ancienne ministre des sports désormais chargée aussi de l’école et des JO mais dont les pouvoirs seront en fait éclatés sur plusieurs secrétaires d’État. À son propos on a déjà faire remarquer qu’elle avait placé ses enfants dans l’école privée !

Pour Attal la tâche sera particulièrement compliquée. Il devra d’abord composer avec les éléphants du gouvernement c’est-à-dire en premier Darmanin qui espérait la place de premier ministre mais aussi avec le ministre de l’économie qui n’entend pas partager une miette de son pouvoir ou encore le ministre de la justice.

Le pire pour Attal sera de traîner le boulet Macron qui voudra assurer encore plus qu’hier la fonction de Super premier ministre en plus de celle de président. Macron va inonder l’opinion de ses bavardages contradictoires distribuant passages bons et mauvais. Comme il l’avait fait d’ailleurs à l’égard d’Élisabeth Borne.

Et pour compléter les obstacles à gérer Attal devra tenir compte aussi de l’arrivée de Rachida Dati qui sans doute ne va pas manifester une grande appétence dans un domaine où elle ne connaît rien mais qui voudra émerger sur toutes les autres questions politiques avec sa dialectique de boxeur.

Attal qui se caractérise par une certaine économie de mots et une grande maîtrise du verbe risque d’être débordé par de bavards impénitents davantage préoccupés de leur image et de leur avenir que de l’intérêt du pays.

Politique-Deux boulets pour Attal : Macron et Rachida Dati

Politique-Deux boulets pour Attal : Macron et Rachida Dati

De toute évidence Attal a été très éloigné du processus de composition du nouveau gouvernement. Macon a maîtrisé et décidé de bout en bout la distribution des portefeuilles. Surtout avec en tête l’idée d’un gouvernement offensif davantage politique, bref Macron veut des combattants et même des « révolutionnaires » (le terme fait sourire) surtout pas des gestionnaires. Sur le fond, un gouvernement encore plus à droite qui suit en réalité l’évolution de la société qui réclame davantage d’autorité dans beaucoup de domaines.

Du coup, préoccupé par les rééquilibrages politiques Macron on a oublié les femmes très minoritaires dans les grands ministères régaliens et qui devront se contenter de secrétariats d’État. Une seule échappe à ce constat l’ancienne ministre des sports désormais chargés aussi de l’école et des JO mais dont les pouvoirs seront en fait éclatés sur plusieurs secrétaires d’État. À son propos on a déjà faire remarquer qu’elle avait placé ses enfants dans l’école privée !

Pour Attal la tâche sera particulièrement compliquée. Il devra d’abord composer avec les éléphants du gouvernement c’est-à-dire en premier Darmanin qui espérait la place de premier ministre mais aussi avec le ministre de l’économie qui n’entend pas partager une miette de son pouvoir ou encore le ministre de la justice.

Le pire pour Attal sera de traîner le boulet Macron qui voudra assurer encore plus qu’hier la fonction de Super premier ministre en plus de celle de président. Macron va inonder l’opinion de ses bavardages contradictoires distribuant passages bons et mauvais. Comme il l’avait fait d’ailleurs à l’égard d’Élisabeth Borne.

Et pour compléter les obstacles à gérer Attal devra tenir compte aussi de l’arrivée de Rachida Dati qui sans doute ne va pas manifester une grande appétence dans un domaine où elle ne connaît rien mais qui voudra émerger sur toutes les autres questions politiques avec sa dialectique de boxeur.

Attal qui se caractérise par une certaine économie de mots et une grande maîtrise du verbe risque d’être débordé par de bavards impénitents davantage préoccupés de leur image et de leur avenir que de l’intérêt du pays.

Deux boulets pour Attal : Macron et Rachida Dati

Deux boulets pour Attal : Macron et Rachida Dati

De toute évidence Attal a été très éloigné du processus de composition du nouveau gouvernement. Macon a maîtrisé et décidé de bout en bout la distribution des portefeuilles. Surtout avec en tête l’idée d’un gouvernement offensif davantage politique, bref Macron veut des combattants et même des « révolutionnaires » (le terme fait sourire) surtout pas des gestionnaires. Sur le fond, un gouvernement encore plus à droite qui suit en réalité l’évolution de la société qui réclame davantage d’autorité dans beaucoup de domaines.

Du coup, préoccupé par les rééquilibrages politiques Macron on a oublié les femmes très minoritaires dans les grands ministères régaliens et qui devront se contenter de secrétariats d’État. Une seule échappe à ce constat l’ancienne ministre des sports désormais chargés aussi de l’école et des JO mais dont les pouvoirs seront en fait éclatés sur plusieurs secrétaires d’État. À son propos on a déjà faire remarquer qu’elle avait placé ses enfants dans l’école privée !

Pour Attal la tâche sera particulièrement compliquée. Il devra d’abord composer avec les éléphants du gouvernement c’est-à-dire en premier Darmanin qui espérait la place de premier ministre mais aussi avec le ministre de l’économie qui n’entend pas partager une miette de son pouvoir ou encore le ministre de la justice.

Le pire pour Attal sera de traîner le boulet Macron qui voudra assurer encore plus qu’hier la fonction de Super premier ministre en plus de celle de président. Macron va inonder l’opinion de ses bavardages contradictoires distribuant passages bons et mauvais. Comme il l’avait fait d’ailleurs à l’égard d’Élisabeth Borne.

Et pour compléter les obstacles à gérer Attal devra tenir compte aussi de l’arrivée de Rachida Dati qui sans doute ne va pas manifester une grande appétence dans un domaine où elle ne connaît rien mais qui voudra émerger sur toutes les autres questions politiques avec sa dialectique de boxeur.

Attal qui se caractérise par une certaine économie de mots et une grande maîtrise du verbe risque d’être débordé par de bavards impénitents davantage préoccupés de leur image et de leur avenir que de l’intérêt du pays.

Politique-Delors et Rocard les deux seuls candidats compétents que la gauche n’a pas voulus

Politique-Delors et Rocard les deux seuls candidats compétents que la gauche n’a pas voulus


C’est tout le paradoxe de la gauche et du parti socialiste en particulier d’être incapable de définir une ligne idéologique claire, réaliste portée par des responsables compétents. Jacques Delors comme Michel Rocard ont pu engager en France des réformes importantes mais ils étaient destinés l’un comme l’autre à devenir président de la république.

Ils ont été écartés pour les mêmes raisons parce qu’ils ont rencontré un fond idéologique marxiste qui persiste d’ailleurs aujourd’hui et qui se caractérise par un discours souvent anticapitaliste anti-impérialiste mais par des compromis une fois au pouvoir plus proche de la droite que de la gauche.

Ainsi on a choisi Mitterrand qui ne manquait pas d’intelligence et qui au moins a œuvré pour l’Europe; pour le reste; il a joué l’équilibriste avec la dialectique marxiste et ses orientations bourgeoises.

Delors qui était grand favori en 95 pour la résidence a refusé ces contradictions permanentes du PS et de ses alliés qui parlent à gauche mais agissent le plus souvent comme à droite. Au bout de deux ans de gestion de la gauche en 80 Delors a dû impulser une politique de rigueur et de redressement.

Sur le plan idéologique, l’environnement politique n’a pas changé à gauche; il se caractérise toujours par une radicalité du ton et de la sémantique mais une fois au pouvoir la gauche se laisse gagner par la logique technocratique des institutions et des forces dominantes. Macron est sans doute de ce point de vue l’archétype de cette caricature de la gauche qui se vend pour une bouchée de pain

La vraie question n’est d’ailleurs pas celle tellement des clivages politiques mais de l’expérience des intéressés. Delors et Rocard ont cultivé à la fois la lucidité et le courage. De qualité en contradiction avec le catéchisme socialiste. Hollande de ce point de vue illustrant la bouillie idéologique et l’incompétence de la gauche. Du fait de ces contradictions, Jacques Delors, le bâtisseur de l’Europe n’a pas voulu être président de la France.

Les dirigeants de l’Union européenne (UE), et certains responsables nationaux, ont salué mercredi soir en Jacques Delors, ancien président de la Commission européenne décédé à l’âge de 98 ans, un « bâtisseur » de l’Europe.

Jacques Delors restera dans la vie politique française et européenne comme l’artisan du marché unique et de l’euro mais aussi comme l’homme qui s’est cabré devant l’obstacle en renonçant à se présenter à la présidence de la République.

Ce double visage, à la fois volontariste et pusillanime, a traversé toute la carrière de cet européen convaincu, pétri de catholicisme social et de syndicalisme chrétien.

Issu d’un milieu modeste, cet économiste commence son parcours professionnel à la Banque de France avant de le poursuivre au commissariat général du Plan puis de rejoindre, de 1969 à 1972, les services du Premier ministre gaulliste Jacques Chaban-Delmas, son mentor, avec lequel il nourrit le projet de « Nouvelle société », bien loin d’un Parti socialiste qui négocie alors avec les communistes un programme d’union de la gauche.

Ce n’est qu’en 1974, année de l’échec de François Mitterrand à l’élection présidentielle contre Valéry Giscard d’Estaing, qu’il rejoint enfin le PS, dont il deviendra en 1976, jusqu’en 1981, le délégué national pour les relations économiques. Après sa victoire, François Mitterrand le nomme ministre des Finances pour appliquer le programme d’union de la gauche.

Si Jacques Delors ne parvient pas à empêcher les nationalisations à 100% opérées par les deux premiers gouvernements dirigés par Pierre Mauroy, il finit toutefois en 1983 par imposer à ses amis politiques le « tournant de la rigueur » face à la détérioration de la situation économique. Le moment est crucial : la France risque alors de quitter le serpent monétaire européen, préfiguration de la monnaie unique, et, sans ce changement de cap, l’euro n’aurait peut-être pas vu le jour.

Prix Assurances: Plus 20 % en deux ans !

Prix Assurances: Plus 20 % deux ans !

Pendant que le ministre les finances ne cesse d’affirmer que l’inflation est maîtrisée et même que les prix commencent à diminuer par contre on enregistre une augmentation de significative du coût de nombreux services et produits. Ce sera notamment le cas pour les assurances qui seront autorisées à augmenter de l’ordre de 20 % en deux ans au motif de dégâts naturels.

Cette hausse générale, applicable au 1er janvier 2025, viserait à remettre à flot un système en déficit depuis 2015 en raison de l’augmentation des catastrophes naturelles. Notons que si ce risque est un déficit, avec la péréquation sur les autres risques on ne compte pas encore d’assurance en déficit ! Aussi, la hausse des primes était demandée par les professionnels depuis plusieurs mois.

Politique: Delors et Rocard les deux seuls candidats compétents que la gauche n’a pas voulus

Politique: Delors et Rocard les deux seuls candidats compétents que la gauche n’a pas voulus


C’est tout le paradoxe de la gauche et du parti socialiste en particulier d’être incapable de définir une ligne idéologique claire, réaliste portée par des responsables compétents. Jacques Delors comme Michel Rocard ont pu engager en France des réformes importantes mais ils étaient destinés l’un comme l’autre à devenir président de la république.

Ils ont été écartés pour les mêmes raisons parce qu’ils ont rencontré un fond idéologique marxiste qui persiste d’ailleurs aujourd’hui et qui se caractérise par un discours souvent anticapitaliste anti-impérialiste mais par des compromis une fois au pouvoir plus proche de la droite que de la gauche.

Ainsi on a choisi Mitterrand qui ne manquait pas d’intelligence et qui au moins a œuvré pour l’Europe; pour le reste; il a joué l’équilibriste avec la dialectique marxiste et ses orientations bourgeoises.

Delors qui était grand favori en 95 pour la résidence a refusé ces contradictions permanentes du PS et de ses alliés qui parlent à gauche mais agissent le plus souvent comme à droite. Au bout de deux ans de gestion de la gauche en 80 Delors a dû impulser une politique de rigueur et de redressement.

Sur le plan idéologique, l’environnement politique n’a pas changé à gauche; il se caractérise toujours par une radicalité du ton et de la sémantique mais une fois au pouvoir la gauche se laisse gagner par la logique technocratique des institutions et des forces dominantes. Macron est sans doute de ce point de vue l’archétype de cette caricature de la gauche qui se vend pour une bouchée de pain

La vraie question n’est d’ailleurs pas celle tellement des clivages politiques mais de l’expérience des intéressés. Delors et Rocard ont cultivé à la fois la lucidité et le courage. De qualité en contradiction avec le catéchisme socialiste. Hollande de ce point de vue illustrant la bouillie idéologique et l’incompétence de la gauche. Du fait de ces contradictions, Jacques Delors, le bâtisseur de l’Europe n’a pas voulu être président de la France.

Les dirigeants de l’Union européenne (UE), et certains responsables nationaux, ont salué mercredi soir en Jacques Delors, ancien président de la Commission européenne décédé à l’âge de 98 ans, un « bâtisseur » de l’Europe.

Jacques Delors restera dans la vie politique française et européenne comme l’artisan du marché unique et de l’euro mais aussi comme l’homme qui s’est cabré devant l’obstacle en renonçant à se présenter à la présidence de la République.

Ce double visage, à la fois volontariste et pusillanime, a traversé toute la carrière de cet européen convaincu, pétri de catholicisme social et de syndicalisme chrétien.

Issu d’un milieu modeste, cet économiste commence son parcours professionnel à la Banque de France avant de le poursuivre au commissariat général du Plan puis de rejoindre, de 1969 à 1972, les services du Premier ministre gaulliste Jacques Chaban-Delmas, son mentor, avec lequel il nourrit le projet de « Nouvelle société », bien loin d’un Parti socialiste qui négocie alors avec les communistes un programme d’union de la gauche.

Ce n’est qu’en 1974, année de l’échec de François Mitterrand à l’élection présidentielle contre Valéry Giscard d’Estaing, qu’il rejoint enfin le PS, dont il deviendra en 1976, jusqu’en 1981, le délégué national pour les relations économiques. Après sa victoire, François Mitterrand le nomme ministre des Finances pour appliquer le programme d’union de la gauche.

Si Jacques Delors ne parvient pas à empêcher les nationalisations à 100% opérées par les deux premiers gouvernements dirigés par Pierre Mauroy, il finit toutefois en 1983 par imposer à ses amis politiques le « tournant de la rigueur » face à la détérioration de la situation économique. Le moment est crucial : la France risque alors de quitter le serpent monétaire européen, préfiguration de la monnaie unique, et, sans ce changement de cap, l’euro n’aurait peut-être pas vu le jour.

Culture et Société- Barbarie et faible niveau culturel : les deux mamelles de la violence

Culture et Société- Barbarie et faible niveau culturel : les deux mamelles de la violence

La violence a toujours été consubstantielle à l’existence de sociétés mais au cours de l’histoire, elle a évolué dans sa nature, sa forme et son intensité prenant parfois la forme de barbarie. C’est-à-dire une forme de violence qui ne respecte plus aucun principe. La menace demeure d’une élève de 12 ans sur son professeur en donne un dernier exemple

Des violences qui se manifestent à l’occasion d’intérêts divergents de pays, de populations ou même à l’intérieur d’un même pays.

Ces violences diffèrent dans leur nature mais se ressemblent par leur négation totale de tout concept d’humanité. Bref, la vie ne compte pour rien.

Ce qui se confirme bien sûr dans certains conflits internationaux mais aussi à l’intérieur des frontières y compris de la France. On peut évidemment tenter d’inventorier certains facteurs explicatifs qui concernent plus spécifiquement le pays.

En France, ce qui caractérise la situation c’est la crise générale des autorités, celle de la famille assez souvent, celle des pouvoirs publics et plus généralement de la société. La médiocrité actuelle du personnel politique favorise tous les débordements puisque les repères et leur modèle de gestion explosent dans tous les sens.

La justice en particulier adapte une position hors-sol qui indique aux délinquants potentiels la disparition de ces repères.

Pour preuve de la crise de l’appareil d’État et des autorités, cette révolte des quartiers qui n’a même pas pu faire l’objet d’une analyse officielle de la part du gouvernement et en particulier du chef de l’État. Comme d’habitude, on a promis de la peinture sur les murs de la révolte.

Cette violence qui est une crise des repères et des valeurs est largement générée par un très grand affaiblissement du niveau moyen culturel. Témoin, cette enquête de l’éducation nationale qui montre que la moitié des élèves en quatrième sont tout juste capables de faire une lecture correcte. Bien entendu, il ne s’agit que d’une moyenne car cela n’est pas contradictoire avec une certaine élite étudiante.

Bref, le déclassement intellectuel et culturel de la France crée un terrain favorable aux violences et à la barbarie. Le facteur explicatifs dominant est en effet l’insuffisance de connaissances dans tous les domaines et l’adhésion à des principes sectaires, simplistes et sauvages. De ce point de vue, c’est aussi une crise de civilisation.

Société- Barbarie et faible niveau culturel : les deux mamelles de la violence

Société- Barbarie et faible niveau culturel : les deux mamelles de la violence

La violence a toujours été consubstantielle à l’existence de sociétés mais au cours de l’histoire, elle a évolué dans sa nature, sa forme et son intensité prenant parfois la forme de barbarie. C’est-à-dire une forme de violence qui ne respecte plus aucun principe. La menace demeure d’une élève de 12 ans sur son professeur en donne un dernier exemple

Des violences qui se manifestent à l’occasion d’intérêts divergents de pays, de populations ou même à l’intérieur d’un même pays.

Ces violences diffèrent dans leur nature mais se ressemblent par leur négation totale de tout concept d’humanité. Bref, la vie ne compte pour rien.

Ce qui se confirme bien sûr dans certains conflits internationaux mais aussi à l’intérieur des frontières y compris de la France. On peut évidemment tenter d’inventorier certains facteurs explicatifs qui concernent plus spécifiquement le pays.

En France, ce qui caractérise la situation c’est la crise générale des autorités, celle de la famille assez souvent, celle des pouvoirs publics et plus généralement de la société. La médiocrité actuelle du personnel politique favorise tous les débordements puisque les repères et leur modèle de gestion explosent dans tous les sens.

La justice en particulier adapte une position hors-sol qui indique aux délinquants potentiels la disparition de ces repères.

Pour preuve de la crise de l’appareil d’État et des autorités, cette révolte des quartiers qui n’a même pas pu faire l’objet d’une analyse officielle de la part du gouvernement et en particulier du chef de l’État. Comme d’habitude, on a promis de la peinture sur les murs de la révolte.

Cette violence qui est une crise des repères et des valeurs est largement générée par un très grand affaiblissement du niveau moyen culturel. Témoin, cette enquête de l’éducation nationale qui montre que la moitié des élèves en quatrième sont tout juste capables de faire une lecture correcte. Bien entendu, il ne s’agit que d’une moyenne car cela n’est pas contradictoire avec une certaine élite étudiante.

Bref, le déclassement intellectuel et culturel de la France crée un terrain favorable aux violences et à la barbarie. Le facteur explicatifs dominant est en effet l’insuffisance de connaissances dans tous les domaines et l’adhésion à des principes sectaires, simplistes et sauvages. De ce point de vue, c’est aussi une crise de civilisation.

Deux frères d’un élève viennent corriger les enseignants

Deux frères d’un élève viennent corriger les enseignants

Deux frères d’un élève sont venus corriger des enseignants qui avaient dénoncé les violences de la famille vis-à-vis de l’adolescence scolarisée. Encore un fait divers conviendront certains médias ; en réalité, un nouveau fait de société qui fait émerger des valeurs et des comportements en retard de 1000 ans sur les sociétés développées.

Dans les médias en prend bien soin de ne pas indiquer les prénoms et les origines de ceux qui ont commis des violences et qui sont coupables de menaces de mort. Pas étonnant, sans doute toujours la même origine sociologique dont les références sont dans des principes religieux extrémistes et archaïques et qui d’une certaine manière refuse donc la société française et ses valeurs républicaines.

La proviseure du collège Jules-Flandrin de Corenc, son adjointe et un agent d’entretien «ont été légèrement blessés (et) particulièrement choqués» par l’intrusion des deux frères dans l’établissement mardi soir.

Deux frères seront présentés à des juges jeudi, deux jours après avoir agressé des personnels d’un collège en Isère au sujet du devenir de leur sœur qui s’était plainte de violences familiales, a annoncé mercredi le parquet de Grenoble.

L’un, majeur, doit être «jugé à 13H30 en comparution immédiate» a indiqué mercredi soir le procureur de Grenoble Éric Vaillant, dans le cadre d’une enquête pour «violences volontaires en réunion». L’autre, mineur, doit être «déféré devant le juge des enfants» Les deux ont été entendus en lien avec les soupçons de violences sur l’adolescente.

Mardi, la collégienne «s’est confiée sur les violences dont elle se dit victime de la part de membres de sa famille, un signalement a été immédiatement fait au parquet qui a pris une décision de placement provisoire en foyer» pour la protéger et a ouvert une enquête, a expliqué le procureur. Deux de ses frères, nés en 2004 et 2005, sont allés «en fin d’après-midi demander des explications au collège et ont commis des violences et menaces de mort», selon la même source.

La directrice, son adjointe et un agent d’entretien «ont été légèrement blessés mais particulièrement choqués» par leur intrusion dans l’établissement mardi soir. «On est passé à côté d’un drame: il n’y a pas eu de victime malgré le déchaînement de violence qui a eu lieu hier soir. Il n’y a pas de blessé mais beaucoup de personnes choquées», a déclaré à l’AFP Samuel Vitel, directeur de cabinet de la rectrice de l’académie de Grenoble.

Mort de Thomas à Crépol : deux auteurs présumés

Mort de Thomas à Crépol : deux auteurs présumés

Ilyès Z., 22 ans, et un autre individu mineur au prénom à consonance française, tous deux en détention provisoire, ont été désignés par au moins un témoin chacun comme étant l’auteur du coup mortel. «Plusieurs éléments permettent bien d’incriminer ces deux personnes».

Alors que l’individu mineur nie même s’être rendu à la soirée, plusieurs témoignages, vidéos et informations téléphoniques attestent de façon formelle de sa présence sur les lieux ce soir-là. Par ailleurs, son jeune frère aurait lui aussi participé à l’expédition punitive. «Cet individu, qui a la particularité de ressembler beaucoup à son frère aîné, est toujours recherché, au même titre que plusieurs autres personnes», détaille une source.

Alors que neuf témoins ont rapporté avoir entendu les agresseurs exprimer le fait de vouloir «tuer des Blancs», un nouveau témoignage interpelle. Celui d’une amie d’un jeune rugbyman présent à la soirée. Celle-ci a déclaré aux enquêteurs avoir entendu son ami ce soir-là dire : «J’ai envie de taper des bougnoules». «Le moment où ces paroles ont été prononcées reste à circonstancier, ce qui est très important», précise encore au Figaro notre source.

Au total, neuf individus ont été mis en examen pour «meurtre en bande organisée» pour certains et «violences volontaires» pour d’autres. Six d’entre eux, dont deux mineurs, ont été placés en détention provisoire. Les trois autres, dont un mineur, ont été placés sous contrôle judiciaire. «À l’heure actuelle, l’ensemble des protagonistes n’est pas interpellé ni identifié», précise le procureur de la République de Valence, Laurent de Caigny.

Politique-Hamas–Israël : la chimère de deux Etats ?

Politique-Hamas–Israël : la chimère de deux Etats ?

Soudain sous l’éclairage du terrible conflit qui se déroule entre les terroristes du Hamas et Israël, responsables politiques des différents pays, experts et médias redécouvrent la solution magique de la création de deux Etats en Palestine. Une solution miracle en quelque sorte pourtant mise sous le boisseau pendant plus de 50 ans. Cette solution consiste de façon simpliste à donner une indépendance complète à un nouvel Etat composé de Gaza et de la Cisjordanie. Et évidemment à confirmer l’indépendance d’Israël.

Certes cette vision n’est pas sans fondement mais elle oublie l’essentiel à savoir : est-ce que ces deux Etats seraient viables sur le plan politique et économique. La vérité c’est que cette zone déjà minuscule serait donc coupée en deux. On voit mal comment pour exister un État palestinien regroupant la microscopique parcelle de Gaza avec une Cisjordanie réduite du fait des implantations israéliennes.

En vérité, personne n’a le courage de dire que ces deux Etats ne seraient pas viables et que cela n’apporterait pas de garantie contre les violences et la paix.

Sur le plan économique et géographique il faudrait sans doute rattacher Gaza à Israël et compenser la perte de de ce territoire par un autre territoire israélien proche de la Cisjordanie. Et cela passe également par le retrait des implantations israéliennes.

Pour les palestiniens même indépendants se posent la question de la fiabilité économique et politique. Sur le territoire envisagé traditionnellement, les richesses sont particulièrement rares et la zone serait condamnée sans doute à une autre pauvreté. On objectera que Israël en 48 a bien réussi son développement économique sur des régions en grande partie désertique mais les Israéliens ne sont pas les palestiniens. Ce n’est pas le même niveau technologique, le même niveau culturel. Pas non plus évidemment le même niveau démocratique qui garantit le dynamisme d’une société.

La solution la plus crédible serait de mettre en tutelle le nouveau pays redécoupé de façon fiable en tout cas davantage. Une double tutelle à la fois économique grâce notamment à l’appui des pays arabes mais aussi une tutelle politique pour empêcher la dictature et la violence. Et cela pour une longue période au minimum de 20 ans car le traumatisme de la guerre actuelle va demeurer sans doute pour au moins 50 ans.

Bref responsables politiques, ONU et experts doivent sortir du slogan simpliste de deux Etats surtout quand l’un des objectifs central de l’un est de détruire l’autre et ses habitants. Surtout quand la zone sert d’expérimentation et de conflit d’influence des différents courants politiques musulmans mais aussi occidentaux.

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