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Macron : le financement des mesures par la dette

Macron : le financement des mesures  par la dette

Partisan de  l’orthodoxie financière Macron il y a encore quelques semaines donnait encore des leçons dans ce domaine aux pays considérés comme laxistes. Finalement Macron recourt aux vieilles méthodes pour rafistoler les équilibres budgétaires. En clair, il ne prévoit pas de moyen de financement pour les mesures qu’il y a annoncées suite au mouvement des gilets jaunes. La facture sera donc payée par la dette donc par les contribuables. Cela d’autant plus que Macron jusque-là a été incapable de réduire le train de vie de l’État et qu’il ne veut pas s’attaquer aux cadeaux fiscaux des plus nantis et des grandes entreprises. Théoriquement l’objectif de déficit avait initialement été fixé à 2,8 % du produit intérieur brut en 2019. Finalement on sera plus proche de 3,5 ou 4 %. Il faut évidemment intégrer le coût des nouvelles dépenses chiffrées à hauteur d’une douzaine de milliards. Il convient aussi de tenir compte de l’évolution réelle de la croissance. En effet le gouvernement avait retenu une hypothèse de croissance de deux de 1,7 % en 2019 comme en 2018. Or cette croissance est remise en cause dès cette année puisque vraisemblablement la France atteindra péniblement 1,5 % d’augmentation de l’activité. Or le contexte international se dégradant encore, il est peu probable que le PIB  augmente davantage en 2019 quand 2018. Notons d’ailleurs que la Banque de France vient de revoir nettement ses prévisions de croissance à la baisse pour le quatrième trimestre 2018 avec une perspective d’augmentation de seulement 0, 2 % du PIB au lieu de 0, 4. Si l’on s’en tient aux indications que fournissent les enquêtes sur le moral des entreprises et des ménages on voit mal se dessiner une reprise significative en 2019-

Gilets jaunes : le mépris du peuple par les nantis

Gilets jaunes : le mépris du peuple par les nantis

 

À l’occasion du mouvement des gilets jaunes et surtout dans la dernière période, les clivages se sont nettement approfondis entre d’une part les intérêts des couches moyennes et populaires et ceux  des plus nantis. En fait, le problème de fond qui était posé était la question de la répartition des richesses. Il est clair que ceux qui sont les plus favorisés ne sont pas tous prêts à partager de façon différente le gâteau. On a même vu des propos  particulièrement injurieux comme celui de l’acteur Mathieu Kassovitz entre (par ailleurs bon comédien) s’adressant aux gilets jaunes qui a déclaré après l’intervention de Macron : » vous n’êtes pas contents ? Vous attendiez peut-être à ce qu’on vous paye une Mercedes et qu’on vous donne un SMIC à 2500 € ? ». D’autres déclarations du même type ont été  relevées comme la catastrophe annoncée de l’économie française, le chômage généralisé si on augmentait le SMIC de 10 € supplémentaires. Facile de ridiculiser la demande sociale quand on gagne 20 000, ou 100 000 € par mois. D’une certaine manière le même mépris dont a témoigné Macron. Pas étonnant, si ces nantis soutiennent  d’ailleurs autant la politique de Macron car elle profite surtout aux plus favorisés. Le pompon sans doute c’est quand des ancien de 68, leaders de l’époque, comme Cohn-Bendit ou Romain Goupil se transforment  en avocat de Macron. Sans doute l’effet de l’âge quand on approche les 70 ans mais surtout quand on est passé du statut de révolutionnaire à celui de bourgeois ignorants des problématiques sociales et surtout économiques contemporaines. La confirmation comme disait Malraux que décidément la vieillesse est un naufrage ! Pour preuve la difficulté qu’ont les deux intéressés cités à s’exprimer de manière un peu claire et cohérente. Bref, ils radotent !

 

Mesures Macron : le financement par la dette

 Mesures Macron : le financement par la dette

Finalement Macron recourt aux vieilles méthodes pour rafistoler les équilibres budgétaires. En clair, il ne prévoit pas de moyen de financement pour les mesures qu’il y a annoncées suite au mouvement des gilets jaunes. La facture sera donc payée par la dette donc par les contribuables. Cela d’autant plus que Macron jusque-là a été incapable de réduire le train de vie de l’État et qu’il ne veut pas s’attaquer aux cadeaux fiscaux des plus nantis et des grandes entreprises. Théoriquement l’objectif de déficit avait initialement été fixé à 2,8 % du produit intérieur brut en2019. Finalement on sera plus proche de 3,5 ou 4 %. Il faut évidemment intégrer le coût des nouvelles dépenses chiffrées à hauteur d’une douzaine de milliards. Il convient aussi de tenir compte de l’évolution réelle de la croissance. En effet le gouvernement avait retenu une hypothèse de croissance de deux de 1,7 % en 2019 comme en 2018. Or cette croissance est remise en cause dès cette année puisque vraisemblablement la France atteindra péniblement 1,5 % d’augmentation de l’activité. Or le contexte international se dégradant encore, il est peu probable que le PIB  augmente davantage en 2019 quand 2018. Notons d’ailleurs que la Banque de France vient de revoir nettement ses prévisions de croissance à la baisse pour le quatrième trimestre 2018 avec une perspective d’augmentation de seulement 0, 2 % du PIB au lieu de 0, 4. Si l’on s’en tient aux indications que fournissent les enquêtes sur le moral des entreprises et des ménages on voit mal se dessiner une reprise significative en 2019-

Les mesures Macron : financées par la dette pas par les plus riches

Les  mesures Macron : financées par la dette pas par les plus riches

 

On aura noté que Macron n’a guère abordé les questions de justice fiscale, il a m^me confirmé qu’il  s’opposait au rétablissement de l’impôt sur la fortune. Et en se justifiant de manière malhonnête puisqu’il a indiqué que la suppression de l’ISF concernait «  ceux qui investissaient». Or aucune garantie n’existe dans ce domaine. Pas plus qu’il existe la moindre garantie concernant les baisses de charges des entreprises et notamment le CICE qui arrose l’ensemble de l’économie y compris ceux qui ne sont pas soumis à la concurrence internationale. En clair, la mesure essentielle concerne le SMIC dans le financement est assuré par la sécu donc en fait par la dette. La prime exceptionnelle, elle, reste très hypothétique puis qu’elle est seulement à caractère incitatif mais non obligatoire. La  défiscalisation des heures supplémentaires, intéressantes pour les intéressés, sera elle aussi financée par la dette. Conclusion, Macron ne touche pas à la fiscalité, maintient l’impôt sur la fortune, la flat  taxe sur le capital et ou la réduction de l’exit tax.

Macron se fait allumer par Trump, Erdogan et Poutine

Macron  se  fait  allumer  par  Trump, Erdogan et Poutine

Évidemment les auteurs des attaques contre Macon ne sont pas des exemples de pratiques démocratiques et même morales. Il n’empêche qu’à force de vouloir faire la leçon à tout le monde Macron reçoit en boomerang ce qu’il reprochait à certains Etats. Certes les critiques de Trump, d’Erdogan ou de Poutine est peu  crédible compte tenu de la pratique politique respective de ces chefs d’État. Il n’empêche que le petit prince Macon qui voulait régner sur l’Europe et aussi sur le monde est renvoyé à ses chères études nationales « L’accord de Paris ne marche pas si bien pour Paris. Manifestations et émeutes dans toute la France », a écrit Trump sur Twitter, suivi par 56 millions d’internautes. « Les gens ne veulent pas payer de fortes sommes d’argent, pour l’essentiel à destination de pays du tiers monde (qui sont gérés de manière discutable) afin de peut-être protéger l’environnement », poursuit le président américain.  Erdogan s’est dit samedi inquiet par le recours « disproportionné » à la force contre les manifestants à Paris tout en condamnant le « chaos » provoqué par les contestataires. « Les rues de nombreuses villes européennes, en particulier Paris, sont désormais en effervescence », a indiqué le président turc lors d’un discours prononcé à Istanbul, évoquant les images de voitures incendiées et de magasins pillés et mettant en avant « les interventions des forces de l’ordre contre les manifestants dans la plus violente des manières ». De son côté Poutine demande moins d’usage violente de la part des forces de l’ordre. . Des chefs d’État évidemment mal qualifiés pour porter de tels jugements mais ce qu’il faut en tirer c’est que Macron reçoit en boomerang sa suffisance de donneurs de leçons au monde entier ;

 

« Gilets jaunes » : des revendications mal comprises par les médias

« Gilets jaunes » : des revendications mal comprises par les médias

Ce que révèle une étude du Laboratoire d’études et de recherches appliquées en sciences sociales (LERASS) de l’Université Paul Sabatier, à Toulouse.  Les préoccupations des « gilets jaunes » ont été pour le moins mal perçues par la presse. Les chercheurs ont notamment analysés plus de 700 articles produits par les journaux nationaux publiés entre le 5 et le 26 novembre. En parallèle, ils ont passé au crible un grand nombre de commentaires et réactions publiés sur différentes plateformes et réseaux sociaux. « Au départ, il y a eu une tentative de cadrage et une vision simplifiée des médias qui tentent d’expliquer sous l’angle de la pédagogie pourquoi la transition écologique est nécessaire, souligne Nikos Smyrnaios, un des coauteur de l’étude, cité par 20minutes. Alors qu’au cœur des préoccupations des ‘gilets jaunes’, il y a la question des inégalités fiscales et une critique sociale. [...] Mais cela est minoré dans les médias. » Pour le labo toulousain, la presse n’a globalement pas suffisamment évoqué cette montée et cette éclosion des « revendications citoyennes » des « gilets jaunes » : « Des revendications qui ne semblaient au départ concerner que l’usager automobiliste et qui peu à peu, montent en généralité pour se transformer en revendications citoyennes. Des revendications étayées par des arguments contrairement à ce que la profusion de commentaires et le cadrage médiatique laissait penser en amont de notre étude ». Pour les chercheurs, le mouvement « semble principalement cadré sous l’angle du conflit d’usages l’automobiliste qui veut rouler sans dépenser davantage et sous l’angle plus psychologisant du ressentiment aveugle des citoyens que les médias semblent penser peu acculturés ou indifférents à la question environnementale ».Les chercheurs estiment que leur constat « rejoint finalement les conclusions d’une précédente étude réalisée sur la pétition contre la loi travail ». Laquelle souligne que « la place de la politisation dans les pratiques socio-numériques doit être sérieusement mesurée car son importance est systématiquement minorée, notamment par les autorités et les figures installées du monde politique, intellectuel et médiatique ».

COP24 : 40 milliards par an au lieu de 100

COP24 : 40 milliards par an au lieu de 100

La banque mondiale va mobiliser 200 milliards sur cinq ans au service du climat soit 40 milliards par an. On est loin évidemment des 100 milliards par an  annoncés lors de la COP 21 même si la somme est loin d’être négligeable. D’autres financements devraient venir compléter l’enveloppe de la banque mondiale, des financements publics mais aussi privés. Reste à savoir si ces financements seront à la hauteur des enjeux. En effet rien que pour changer par exemple le modèle de production chinois, le principal pollueur de la planète, il faudrait sans doute 100 milliards par an. Ceci étant,  la Chine commence à faire des efforts pour limiter les émissions qui imposent par exemple dans nombre de villes de se déplacer avec un masque. Le problème c’est que la Chine est coincée entre son souci d’un plus grand respect de l’environnement et une croissance qui tend  sérieusement à s’affaiblir. Restera aussi à s’assurer que certaines sommes ne finissent pas dans les poches de dirigeants corrompus de certains pays en voie de développement. Une problématique qui concerne toute la politique de coopération La Banque mondiale a donc  annoncé ce lundi 3 décembre la mobilisation d’environ 200 milliards de dollars de financements de 2021 à 2025 pour aider les pays en développement face au changement climatique, soit un « doublement » par rapport à la période précédente. Cette annonce, qui intervient juste après le début de la 24e Conférence de l’ONU sur le climat en Pologne (COP24) à Katowice, en Pologne, « envoie un signal important à la communauté internationale, pour qu’elle fasse de même », a déclaré la Banque dans un communiqué.

Les quelque 200 pays réunis à Katowice jusqu’au 14 décembre doivent finaliser les règles d’application de l’accord de Paris, qui vise à limiter le réchauffement à +2°C, idéalement +1,5°C, par rapport à l’ère préindustrielle.

Taxation des Gafa par l’UE : l’arlésienne

Taxation des Gafa par l’UE : l’arlésienne

 

 

La France est à la tête de la croisade visant à taxer de manière forfaitaire les Gafa qui payent très peu d’impôts dans les pays où elles opèrent commercialement. Le problème c’est que nombre de pays européens et notamment l’Allemagne se refusent à sanctionner ses grandes plates-formes informatiques craignant notamment des mesures de rétorsion de la part des États-Unis. Sans parler de ceux qui bénéficient de retours financiers du fait de la localisation de ces Gafa dans les paradis fiscaux européens- Plusieurs pays de l’Union européenne ont donc rejeté vendredi une nouvelle proposition de compromis sur la création d’une taxe européenne visant les multinationales du numérique, a-t-on appris de sources diplomatiques, un refus qui risque de compromettre l’adoption d’un texte commun avant la fin de l’année. La proposition de directive européenne présentée en mars par la Commission prévoit une taxe de 3% sur les revenus des entreprises du numérique affichant un chiffre d’affaires annuel supérieur à 750 millions d’euros au niveau mondial et un revenu annuel de plus de 50 millions d’euros dans l’UE.L’adoption du projet nécessite l’unanimité des 28 pays de l’Union, or le projet suscite depuis l’origine l’opposition de plusieurs pays qui craignent de perdre des recettes fiscales, comme l’Irlande, ou qui redoutent des représailles des Etats-Unis, comme l’Allemagne et les pays scandinaves. Outre l’Irlande, la Suède, le Danemark et la Finlande restent opposés à la taxe tandis que l’Allemagne, les Pays-Bas et la Grande-Bretagne souhaitent un délai supplémentaire.

Rachat de Renault par Nissan ?

 Rachat de Renault par Nissan ?

 

 

Non seulement dans cette affaire d’arrestation du patron de Renault Nissan pourrait avoir pour objectif de se libérer de la tutelle de Renault qui possède 44 % de l’entreprise japonaise mais pourrait même avoir objectif de racheter Renault. En effet l’entreprise nipponne sauvée de la faillite par Renault aujourd’hui pèse de à trois fois plus que sa maison-mère en termes de production et de capitalisation boursière. Le groupe japonais n’a d’ailleurs jamais digéré l’humiliation de l’entrée du Français dans son capital. Selon Alphavalue, le rachat de Renault coûterait à Nissan environ 5 milliards d’euros après la déduction de sa participation de 44% chez le japonais. Elle pourrait même représenter 2,5 milliards après prise en compte de sa participation de 15% chez Renault. Il n’y aura plus guère que le gouvernement français pour faire barrage à Nissan. Reste à voir à savoir si ce gouvernement qui ne comprend pas grand-chose à la politique industrielle laissera filer à l’étranger une entreprise dont le groupe est aujourd’hui le premier constructeur mondial !

Arrestation de Ghosn : un coup monté par le Japon pour racheter Renault ?

Arrestation de Ghosn : un coup monté par le Japon pour racheter Renault ?

Selon trois sources au fait du dossier, les investigations du groupe japonais sur des malversations présumées de son président se sont en effet élargies pour inclure la structure néerlandaise Renault-Nissan BV, qui supervise les activités de l’alliance, signe que Nissan pourrait chercher de nouveau à réduire l’influence de son actionnaire français sur leur partenariat automobile. En clair,  Nissan cherche à se libérer de Renault voire même à racheter l’entreprise française qui l’a sauvée de la faillite.  Les grands médias se sont contentés au départ de superficiel pour expliquer l’arrestation de Carlos Ghosn  au Japon. Certes la fraude fiscale et l’abus de biens sociaux sont sans doute avérés mais il y a derrière cette affaire bien d’autres enjeux. En effet, s’il fallait arrêter tous les dirigeants français étrangers responsables « d’évitement » fiscal et d’abus de biens sociaux, les prisons seraient pleines. Il y a autre chose derrière cette affaire En effet il y a longtemps que Nissan, sauvé en son temps par Renault veut reprendre son indépendance. Par ailleurs l’État français lui-même (et Macron particulier)  n’est pas mécontent sans doute d’enfoncer  ce  président de Renault jugé trop puissant .Renault avec Carlos Ghosn a sauvé Nissan de la faillite mais aujourd’hui Nissan est en bonne santé financière et la marque japonaise et même plus puissante que Renault. D’où ses velléités de quitter la maison mère. L’Alliance entre Nissan, Renault et Mitsubishi -, a permis au groupe de devenir le premier acteur  Mais la prise de contrôle de Nissan par un constructeur français en 1999 a été vécue comme une véritable humiliation», nous raconte un ancien collaborateur de Carlos Ghosn. « Nissan rêve de reprendre son indépendance », confirme un ancien de Renault très au fait du contexte dans lequel a été fondée l’Alliance en 1999. Certains estiment m^me que Nissan pourrait racheter Renault. Il est pour le moins curieux que ce soit le directeur japonais de Nissan qui dénoncé son président. Comme par hasard Mitsubishi demande aussi la même chose. Malheureusement pour lui Carlos Ghosn s’est fait de nombreux ennemis en France aussi, à cause de son salaire, des tricheries sur les émissions polluantes mais surtout en raison de son pouvoir quasi monarchique sur le groupe. Du coup, on risque d’avoir une convergence d’intérêts contradictoires pour abattre Carlos Ghosn y compris en France où les stratégies industrielles un peu de mal à être comprise y compris dans le gouvernement de Macron. Certes Carlos Ghosn a dirigé son groupe de manières presque tyranniques mais il a fait de Renault, entreprise menacée dans son existence lors de sa prise de fonction, le premier groupe mondial. On peut contester les méthodes de l’intéressé mais force est de reconnaître que c’est un exceptionnel capitaine d’industrie et qu’on doit réfléchir à deux fois avant de l’enfoncer car c’est Renault et la France même qui risquent d’être les dindons de la farce.

 

Gilets jaunes : boudés par les medias de gauche

Gilets jaunes : boudés par les medias de gauche

 

ÀGilets jaunes : boudés par les medias de gauche     À la lecture des grands médias de gauche comme par exemple Libération, le Monde ou encore la Tribune, on sent nettement une prise de distance avec le mouvement des gilets jaunes considérés comme un mouvement  flou, contradictoire, non structuré. Finalement la sorte de mépris habituel de l’intelligentsia de gauche vis-à-vis de tout ce qui est un peu trop populaire. « Des gens qui fument des clopes et qui roulent en diesel a dit l’ancien socialiste Castaner » (converti au macronisme et sorte de d’archétype des dirigeants du parti socialiste). Pas étonnant que la perspective de reconquête du pouvoir se soit éloignée de ce parti qui ne représente plus aujourd’hui que de l’ordre de 10 % de l’électorat. Finalement le même mépris que la droite vis-à-vis du peuple, des petits. Les élites de tous bords se retrouvent normalement pour condamner ces ploucs, ces pauvres types qui ne comprennent rien à la nécessité des réformes. Normal quand la plupart ont des revenus de 5000 à 20 000 € par mois, voire davantage. Ils ont un peu de difficulté à comprendre la colère de ceux qui étouffent de la fiscalité : salariés, commerçants, aussi les petits pensionnés. Comment pourrait-il comprendre qu’avec un salaire de l’ordre de 1000 €, un loyer d’un montant de 400 € (HLM bien sûr et avec l’APL), le reste ne permet que de survivre. Ce mépris assez traditionnel des élites de gauche explique en grande partie son discrédit dans les milieux populaires. Le parti socialiste est en voie d’extinction tout simplement parce qu’il a été détourné de son objet par des oligarques, des professionnels de la politique notamment des hordes de diplômés d’instituts politiques, finalement exactement comme chez Macron. Certes la manifestation, même réussie ne constitue pas un brevet de pertinence en matière de revendication mais elle exige surtout de la part de la gauche une autre écoute, une autre attention, une autre compassion. Le problème c’est que la plupart des dirigeants de cette gauche appartienne à  la même sociologie que les dirigeants de droite : des petits bourgeois, des professionnels de la politique, bref des carriéristes qui n’entretiennent avec l’intérêt général que des rapports approximatifs.

 

 

 

 Le pouvoir d’achat

Marseille : 83 immeubles évacués ou une ville sinistrée par les magouilles

Marseille : 83 immeubles évacués ou une ville sinistrée par les magouilles

83 immeubles évacués, 3 qui se sont écroulés et 50 susceptibles  aussi s’effondrer. Bref, une ville sinistrée. Le résultat d’uen politique où la magouille règne en maître mais qui constitue uen tabou local. Marseille constitue une sorte d’exception dans un certain nombre de domaines en particulier celui de la pauvreté mais aussi celui de la violence et de la drogue. Ce n’est sans doute pas politiquement correct mais il faudrait sans doute dénoncer les magouilles qui ont le plus souvent régi la politique publique de la ville et cela ne date pas d’aujourd’hui, c’était déjà le cas sou Deferre. . À Marseille on se partage les marchés, c’est-à-dire l’argent public entre clans, entre connaissances, entre élites.  Marseille est pourtant une merveilleuse cité tant par la beauté de son site que par la richesse de sa population. Parallèlement  a été engagée uen politique de réaménagement urbain considérable mais  qui ne profite pas aux pauvres. Du coup on se renvoie la responsabilité dans la plus grande hypocrisie. Le président LR de la Région Provence-Alpes-Côte-d’Azur, Renaud Muselier (qui veut la place de Gaudin !), a en effet suspendu jeudi de leur délégation deux vice-présidents de l’assemblée territoriale. “Cette décision a pris effet aujourd’hui et vaut pour toute la durée de l’enquête et de la procédure”, a-t-il précisé dans un communiqué. La mesure vise Xavier Cachard, qui est propriétaire d’un appartement dans l’un des immeubles effondrés, et l’adjointe au maire de Marseille en charge du logement et de la rénovation urbaine, Arlette Fructus. »Dans cette épreuve que Marseille traverse, nul besoin de donneurs de leçons qui veulent se servir de ce drame comme d’un coup politique”, a réagi par communiqué Arlette fructus, qui accuse Renaud Muselier de chercher à l’utiliser comme “un fusible”. “C’est écœurant et nauséabond”, a-t-elle ajouté. Dans le cadre d’une enquête de flagrance de la police judiciaire sur l’effondrement de deux immeubles, des perquisitions ont  été menées mardi dans plusieurs services de la mairie de Marseille et dans le bureau d’Arlette Fructus un nom qui ne s’invente pas !).Les locaux de Marseille Habitat, bailleur social de la ville auquel appartenait l’un des immeubles, dont l’élue est la présidente, ont également été perquisitionnés. Plusieurs personnes ont déjà été entendues dans le cadre de l’enquête de la police judiciaire, sans garde à vue à ce stade.

Marseille : ville sinistrée par les magouilles

Marseille : ville sinistrée par les magouilles

 

Pourrait s’interroger pourquoi Marseille constitue une sorte d’exception dans un certain nombre de domaines en particulier celui de la pauvreté mais aussi celui de la violence et de la drogue. Ce n’est sans doute pas politiquement correct mais il faudrait sans doute dénoncer les magouilles qui ont le plus souvent régi la politique publique de la ville et cela ne date pas d’aujourd’hui. À Marseille on se partage les marchés, c’est-à-dire l’argent public entre clans, entre connaissances, entre élites.  Marseille est pourtant une merveilleuse cité tant par la beauté de son site que par la richesse de sa population. Mais en quelque sorte sociologiquement il y a deux villes. Et Six jours après l’effondrement de deux immeubles qui a fait au moins 8 morts, une marche blanche a été organisée samedi pour rendre hommage aux victimes et dénoncer la mauvaise gestion du maire Jean-Claude Gaudin dans cette affaire. Plusieurs milliers de personnes se sont rassemblées samedi à Marseille, six jours après l’effondrement spontané de deux immeubles vétustes de la rue d’Aubagne qui a causé la mort de huit personnes. Dès 15h00, les manifestants ont défilé du métro Notre-Dame-du-Mont jusqu’au Vieux-Port derrière une banderole «Noailles meurt, Marseille en deuil». Comme un symbole des critiques et des polémiques qui s’abattent sur la municipalité et sa gestion de l’habitat indigne depuis le drame survenu, le balcon d’un immeuble pourtant apparemment en bon état général s’est partiellement effondré sur le parcours de la marche blanche, faisant 3 blessés légers.

Surveillance des réseaux sociaux par le fisc !

Surveillance des réseaux sociaux par le fisc

 

 

On peut comprendre que l’administration fiscale cherche à repérer ceux qui pratiquent l’évitement de l’impôt car la fraude fis cale en France représente sans doute de 100 milliards par an. Par contre on a des difficultés à admettre cette surveillance des réseaux sociaux par l’administration pour vérifier le train de vie des citoyens contribuables. Pourquoi  aussi ne pas mettre des caméras dans le lit des contribuables pour vérifier si la nature et le coût des pratiques sexuelles de ces derniers est en adéquation avec les revenus dés intéressés. L’administration fiscale expérimentera donc à compter du début de l’an prochain la surveillance des comptes des contribuables sur les réseaux sociaux afin d’améliorer la lutte contre la fraude fiscale, annonce Gérald Darmanin dans l’émission Capital qui sera diffusée demain soir sur M6. Pour accentuer la lutte contre la fraude, au-delà des dispositions prévues dans la loi promulguée le 24 octobre dernier, « il y a aussi un certain nombre d’expérimentations que nous mettons en place, qui ont été autorisées, notamment grâce aux réseaux sociaux », explique le ministre de l’Action et des Comptes publics dans un extrait de l’émission disponible en ligne sur le site RTL-M6 Info. Cette analyse des données disponibles sur les « comptes personnels puisqu’ils sont publics » sur les réseaux sociaux seront « regardés par expérimentation », par exemple pour permettre de déceler des signes d’un niveau de vie en inadéquation avec les revenus déclarés. En pratique, l’administration pourra « constater que si vous vous faites prendre en photo manifestement de nombreuses fois avec une voiture de luxe alors que vous n’avez pas les moyens pour le faire, peut-être que c’est votre cousin ou votre copine qui vous l’a prêtée, ou peut-être pas », souligne Gérald Darmanin. On pourrait suggérer à Darmanin que l’essentiel de la fraude fiscale ne transparaît pas dans les réseaux sociaux d’autant que cette optimisation est discrètement véhiculée dans des paradis fiscaux.

 

Déforestation : 350m2 par habitant et par an

Déforestation : 350m2 par habitant et par an

La tribune rapporte les résultats d’uen étude de WWF sur la déforestation.  Chaque année pour assouvir les besoins de consommation des Français: 2,4 millions d’hectares, selon les calculs de l’ONG Envol Vert, qui avec le WWF publie aujourd’hui des données inédites sur le sujet. Chaque Français consomme ainsi 350 mètres carrés de forêt, précise l’association, se fondant sur la consommation moyenne des principaux produits issus des matières à risque, et ne tenant pas compte des commandes publiques ou des entreprises à fins de réexportation. L’essentiel de cette déforestation se fait hors Europe, notamment en Amérique du Sud, en Asie du Sud-est ou en Afrique. Et le principal responsable de l’ »empreinte forêt » est le soja importé, utilisé pour nourrir les animaux d’élevage. Il est suivi, par ordre d’impact décroissant, par le cuir, l’huile de palme utilisée dans les carburants -gazole ou essence-, le papier, le café, l’hévéa (pour les pneus essentiellement), le cacao, le bois, et enfin l’huile de palme utilisée pour l’alimentation. Selon un calcul complémentaire du WWF, incluant lui l’ensemble des usages, l’empreinte de sept matières premières importées en France (pâte à papier, bois, soja, bœuf et cuir, cacao, huile de palme, caoutchouc) atteindrait même 14,8 millions d’hectares, dont un tiers (5,1 millions d’hectares) à risque de déforestation. La France ne fait toutefois « ni pire ni mieux que d’autres pays », souligne Arnaud Gauffier, coauteur du rapport du WWF, cité par l’AFP. Ces données sont publiées alors que le gouvernement français prépare sa stratégie de lutte contre la déforestation importée, attendue mi-novembre. Les deux associations insistent sur la nécessité d’un changement en profondeur des modes de consommation voire de production: réduction de la consommation des protéines animales, production locale. Elles appellent notamment le gouvernement à des « plans d’action concrets et financés » : par exemple à la création d’un label « zéro déforestation ». Au niveau mondial, environ 13 millions d’hectares de bois bruts disparaissent chaque année. Si selon la FAO le rythme tend à se stabiliser, ils continuent de progresser dans certaines régions. L’agriculture commerciale est à l’origine de près de 80% de ce phénomène, qui affecte la biodiversité et le climat ainsi que les populations locales. Certaines actions, comme la promotion du recyclage du papier, ont déjà porté quelques fruits. La consommation de l’huile de palme par l’industrie agro-alimentaire a aussi reculé grâce à la pression des consommateurs. En revanche, l’utilisation de l’huile de palme pour les carburants a grimpé en raison de politiques politiques favorables.

Pouvoir d’achat: la destruction par l’inflation

Pouvoir d’achat: la destruction par  l’inflation  

 

Dans le journal l’opinion, quotidien très libéral assez proche du patronat on commence à s’inquiéter sur l’influence de la hausse des prix sur le pouvoir d’achat. « On ne peut débattre de la question du pouvoir d’achat sans regarder aussi du côté de l’inflation » indique le journal. En effet au-delà de la symbolique progression des prix du carburant, c’est l’inflation globale qui menace de détruire le pouvoir d’achat. En effet l’inflation  atteint de 2,2 % sur un an alors que l’inflation reprend, parallèlement, la croissance se tasse (autour de 1,6% au lieu de 2%). L’augmentation de 0.4%du PIB au troisième trimestre ne compense pas la quasi stagnation des deux premiers trimestres.   L’inflation  s’en envole alors que la croissance ralentit sérieusement cette année et probablement en 2019.  C’est une première depuis la fin 2011 qui a des conséquences économiques importantes sur la vie quotidienne des Français. Du coup, il ne faut guère espérer d’augmentation significative des salaires et le pouvoir d’achat devrait quasiment stagner surtout si on tient compte de la hausse réelle des prix à la consommation. Un pouvoir d’achat qui a déjà perdu 0,6 % au premier semestre et qui explique largement le tassement de la consommation des ménages et au-delà de la croissance. Théoriquement le pouvoir d’achat des ménages devait augmenter de 1.7% d’après le gouvernement mais c’était sans compter sur la renaissance de l’inflation. Cette hausse de l’inflation n’a pas été constatée de manière aussi forte depuis 2012. ; Hausse de l’inflation et tassement de la croissance, un effet de ciseau qui n’est pas particulièrement vertueux. Le gouvernement est pour une part responsable de cette inflation   Ce retour de l’inflation s’explique d’abord par la hausse de la fiscalité indirecte, puisque le gouvernement a augmenté les taxes sur le tabac et les carburants. La hausse du prix du pétrole, dont le baril a été au plus depuis près de quatre ans, renforce la tendance. La question est de savoir si les salaires pourront être augmentés afin de suivre l’inflation. Quant aux pensions, qui ont déjà été bloquées pendant des années (entre 2010 et 2016) elles ne seront revalorisées que de 0.3%.

 

 

 

Médias- Le Monde racheté par un financier tchèque !

Médias- Le Monde racheté par un financier tchèque !

Finalement, il suffit d’être riche pour acheter l’opinion. Le journal sans doute le plus prestigieux en France à savoir le monde vient d’être racheté par un financier tchèque. Sans doute pas dans un intérêt économique car  malheureusement l’équilibre financier des grands médias est très aléatoire. Globalement c’est un secteur où on perd davantage d’argent qu’on n’en gagne. L’objectif est évidemment de peser sur l’opinion. Emmanuel Macon a finalement avoué en creux qu’il était impuissant face à cette prise de participation étrangère du plus prestigieux journal français. “Nous avons des règles, elles imposent des limites en terme de concentration et de nature des investisseurs. Lorsque ce sont des investisseurs de l’Union européenne, il n’y a pas d’interdiction ou de limite”, a déclaré à ce sujet le président français lors d’une conférence de presse commune avec le Premier ministre slovaque, Peter Pellegrini. “Par contre il est évident que nous serons toujours extrêmement vigilants à la liberté de la presse et d’expression des journalistes». Le chef de l’Etat a souligné l’importance que “toutes les règles qui prévalent en France d’indépendance des journalistes, d’indépendance de la société des rédacteurs, de capacité de ces derniers à avoir un travail libre sans aucune influence de l’actionnaire soient absolument préservées.”Le groupe de médias Czech Media Invest (CMI) de Daniel Kretinsky vient d’annoncer le rachat d’une participation de 49% dans la société Le Nouveau Monde, premier actionnaire du quotidien français Le Monde. Daniel Kretinsky est un oligarque tchèques qui a fait fortune dans l’énergie et qui maintenant investit dans les médias (il a aussi racheté Elle  et Marianne). Le risque c’est de voir un journal aussi sérieux que le monde transformé en tabloïd comme la plupart des titres que possède Daniel Kretinsky. Cela repose à nouveau la question de l’indépendance de l’information sachant que la plupart des grands titres français sont détenus par des financiers.

Popularité Macron : plombée par Édouard Philippe

Popularité Macron : plombée par Édouard Philippe

 

 

Il est probable que Macron ne restera pas longtemps insensible à l’écart qui se creuse en matière de popularité avec son Premier ministre. Jusque-là Macron a toujours pris la précaution de ne s’entourer que de seconds couteaux en écartant toute personnalité susceptible de lui faire de l’ombre. Or il semble bien Édouard Philippe soit en train de faire son trou dans l’univers politique peut-être pas en raison de ses qualités mais en comparaison des défauts d’un président que l’opinion juge à la fois hautain et arrogant. Édouard Philippe n’est sans doute pas une personnalité exceptionnelle, il ne montre pas non plus un charisme débordant mais il fait le job avec simplicité en évitant les bavures et les petites phrases maladroites voire insultantes.  Edouard Philippe est maintenant crédité de 41%. Soit 12 points de plus que le président de la République.   Dans le  baromètre mensuel Ifop Macro stagne à 29 % de satisfaits, le même chiffre que le mois dernier, Édouard Philippe, lui, gagne 7 points et se hisse à 41 % de satisfaits. Soit un écart de 12 points entre le Président et son Premier ministre… « C’est la première fois depuis le début du quinquennat qu’on a un écart assez net de popularité, et même un déséquilibre entre Macron et Philippe, note Frédéric Dabi, directeur général adjoint de l’Ifop. Il y a une sorte de petit état de grâce d’Édouard Philippe, déconnecté de la popularité présidentielle alors que, précédemment, Macron tirait Philippe vers le haut ou vers le bas. »…

 

La constitution mise en doute par les Français

La constitution mise en doute par les Français

 

En apparence, il y a une contradiction entre la solidité des institutions françaises et le sentiment des Français à son égard. La pensée dominante veut que la France dispose  d’institutions politiques solides qui évitent les crises politiques graves. De fait,  la constitution de 1958 assure une grande stabilité politique contrairement à la situation de la IVe République quand on changeait les gouvernements tous les trois ou six mois.  Le problème c’est que si les institutions rendent possible une certaine permanence du   pouvoir elles n’ont pas fait la preuve de résultats sur le plan économique, social voire sociétal Tendanciellement la France est toujours en retard en matière de croissance mais aussi en matière d’équilibre financier et de chômage sans parler de questions sociétales récurrentes notamment dans les quartiers sensibles où l’ordre républicain est mis entre parenthèses. Bref les institutions sont solides mais les politiques molles et inefficaces. Seulement  44 % d’entre eux se disent attachés au régime fondé par le général de Gaulle, selon le sondage Odoxa Dentsu Consulting pour Le Figaro et France Info. Une désaffection déjà notée dans un sondage Odoxa de 2014: 62 % des Français se disaient favorables au passage à une VIe République. Les sympathisants Les Républicains (LR), parti fils du gaullisme, sont les

Outre leur opinion mitigée sur la Ve, les Français ne sont que 53 % à se dire attachés à l’élection du président par tous les Français Les critiques contre un pouvoir trop vertical datent des débuts du régime, cette «synthèse entre la monarchie et la République» voulue par de Gaulle, mais elles sont toujours présentes dans l’esprit des Français. 62 % d’entre eux estiment que notre régime est plus susceptible de favoriser les dérives d’un pouvoir trop personnel, par rapport à un régime parlementaire, comme en Italie, Allemagne ou Espagne.

Sans pour autant y gagner en stabilité: 59 % des sondés considèrent que notre système est moins efficace qu’un régime parlementaire. «Il faut lire dans ces résultats une injonction forte à revoir notre système pour le “parlementariser” davantage», décrypte Gaël Sliman. De fait, 66 % des Français considèrent que l’Assemblée est un acteur «utile» de la Ve République. La question qui reste pendante n’est peut-être pas celle des institutions mais de ce qui la servent. Et de ce point de vue depuis De Gaulle, sauf Pompidou, les présidents ne se sont pas caractérisés par une grande efficacité

Le mythe « traverser la rue » soutenu par Alain Minc

Le mythe « traverser la rue » soutenu par Alain Minc

 

 

Pour défendre Macron, Alain Minc, reprend et soutient le mythe « Traverser la rue » pour résoudre la crise de l’emploi. Homme de salon par excellence et très influent dans les milieux politico-financiers Alain Minc caricature le débat.

 

«Evidemment, cela donne le sentiment d’un côté d’un peu de dureté à l’égard de ce garçon (à qui Emmanuel Macron s’adressait, NDLR) mais de l’autre, maintenant les Français savent qu’il y a un nombre très élevé d’emplois non pourvus. Il a fait plus pour diffuser cette vérité avec cette phrase malencontreuse qu’en expliquant de manière sagace qu’il y a des centaines de milliers d’emplois non satisfaits».Alain n’a pas peur de signaler qu’il existe des emplois non pourvus. Mais ces emplois de l’ordre de 300 000 ne sauraient résoudre la crise du chômage.  Des emplois non pourvus temporairement  liés à des départs en retraite, à des restructurations, à des développements de marché. Conjoncturelle ment il existera toujours certains emplois n’en immédiatement pourvu. Il y a aussi des emplois qui structurellement ne trouvent pas preneur du fait de l’inadéquation de la formation aux besoins de l’économie aussi à la réticence de certaines familles vis-à-vis de certains métiers notamment Manuel. Non il ne suffit pas de traverser la rue, la problématique du chômage est plus complexe que ne l’indique Macon à la main. . Comment peut-on se permettre de dire un jeune chômeur horticulteur qu’il suffit de traverser la rue pour trouver un emploi dans l’hôtellerie ou la restauration voire le bâtiment. Comme si du jour au lendemain un horticulteur pouvait se transformer en maçon, en cuisinier ou en garçon de restaurant. Encore une fois la réalité est plus complexe. Il y a plus de 5 millions de chômeurs pour autour de 200 à 300 000  vacants. Le compte n’est pas équilibré. Ensuite il y a les facteurs explicatifs plus qualitatifs, on ne passe pas d’une formation d’horticulteur à une formation à un emploi de restauration sans une formation. Il convient aussi de prendre en compte les conditions de travail qui expliquent largement les difficultés de recrutement. Parfois les conditions salariales également insuffisamment incitatives pour une réinsertion. Exemple quand on propose des CDD de 25 heures à des mères de famille seule pour des salaires de 700 à 800 € et qu’on doit forcément amputer des frais de déplacement et d la réduction des autres prestations familiales. Autant dans ces conditions rester au RSA et bénéficier de toutes les prestations sociales.  Malheureusement Macron est coutumier de ces sortes de sorties condescendantes. Pas étonnant dans son entourage de bourgeois-ou celui d’Alain Minc-, on doit compter peu de personnes qui gagnent autour de 1000 € nets même après formation et reconversion.

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