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LFI et islamisme : Une commission d’enquête décidée par l’Assemblée nationale

LFI et islamisme : Une commission d’enquête décidée par l’Assemblée nationale

À l’assemblée nationale la commission d’enquête sur les liens entre La France insoumise et l’islamisme a finalement été validée de justesse par la Commission des lois de l’Assemblée nationale, par 29 voix contre 27.

Foot–Coupe du monde des clubs : Los Angeles battu par Chelsea

Foot–Coupe du monde des clubs : Los Angeles battu par Chelsea

Chelsea a battu le Los Angeles FC des Français Hugo Lloris et Olivier Giroud (2-0) pour leur entrée en lice dans le Mondial des clubs lundi à Atlanta (Géorgie, États-Unis).

Gaza: 5 membres palestiniens de l’organisation humanitaire tués par le Hamas

Gaza: 5 membres palestiniens de l’organisation humanitaire tués par le Hamas

À Gaza une horreur chasse l’autre; Alors qu’une partie de la population souffre de la faim du fait du blocus d’Israël au moins cinq des employés palestiniens de la fondation humanitaire de Gaza auraient été tués et plusieurs autres blessés mercredi 11 juin dans une attaque du Hamas.

La GHF est déployée depuis fin mai dans le territoire palestinien, où elle affirme avoir distribué plus d’un million de repas. Une série d’événements chaotiques et meurtriers se sont produits ces dernières semaines à proximité des sites gérés par cette société privée au financement opaque. Soutenue par les États-Unis et Israël, elle est accusée au sein de la communauté humanitaire de servir les objectifs militaires israéliens.

Près de 5000 militaires envoyés par Trump à Los Angeles

Près de 5000 militaires envoyés par Trump à Los Angeles

Trump Poursuit ses provocations en envoyant près de 5000 militaires à Los Angeles pour mettre en difficulté le maire de la ville et le gouverneur de l’État tous les deux démocrates. Une sorte d’opération de diversion jugée illégale par le gouverneur démocrate qui dénonce la folie d’une action par ailleurs illégale.

Donald Trump «a tendance à utiliser les grands mots et à exagérer assez souvent», note William Banks, professeur de droit à l’université de Syracuse. Les Marines déployés lundi le sont «pour assurer la protection des fonctionnaires et bâtiments fédéraux», selon le Commandement militaire pour l’Amérique du Nord, et non pas expressément pour assurer une mission de maintien de l’ordre. Pour cela, Donald Trump devrait invoquer formellement la «Loi sur l’insurrection» ou «Insurrection Act», ce qui n’a été fait qu’une trentaine de fois depuis la création des États-Unis. Ce paraît évidemment démesuré concernant en réalité une opération de communication qui sert aussi à Trump pour dissimuler ses échecs dans d’autres domaines

Foot: La France encore battue par les Espagnols

Foot: La France encore battue par les Espagnols

Encore une défaite de l’équipe de France face aux Espagnols qui ont triomphé 5 à 4.

Le football français s’est offert un ascenseur émotionnel en l’espace de six jours. La joie et l’ivresse de Munich avec le sacre du PSG ont laissé place à la détresse et la souffrance d’une équipe de France battue par la meilleure équipe d’Europe. Face à une Espagne plus forte et mieux organisée (5-4), sous l’impulsion d’un Lamine Yamal exceptionnel et auteur d’un doublé, les Bleus disent logiquement adieu à leur espoir de titre en Ligue des nations. Sans être une équipe mais une somme d’individualités, plombée par une défense aux abois et un milieu transpercé, la bande de Deschamps a manqué de trop de choses pour battre sa bête noire (8 victoires sur 12 matches de l’Espagne au XXIe siècle). Ce fut un vrai cauchemar, malgré la réduction du score en fin de match, tant les Bleus ont sombré face à leur bourreau de l’Euro l’été dernier. À un an du Mondial, Il y a du souci à se faire et surtout un esprit d’équipe à reconstituer.

Les étrangers interdits à Harvard par Trump

Les étrangers interdits à Harvard par Trump

Donald Trump a annoncé mercredi 4 juin qu’il interdisait les visas des étudiants étrangers devant intégrer Harvard, une escalade supplémentaire dans son conflit contre les institutions universitaires américaines qu’il accuse notamment de promouvoir les idées de gauche trop progressistes. «Je suis arrivé à la conclusion qu’il est nécessaire de restreindre l’entrée aux ressortissants étrangers qui cherchent à venir aux États-Unis pour participer, exclusivement ou en grande partie, à un programme d’études de l’université Harvard (…)», a indiqué le président américain dans un communiqué.

Harvard a aussitôt dénoncé ce qu’elle qualifie de «représailles». «Il s’agit d’une nouvelle mesure de représailles illégale prise par l’administration en violation des droits au Premier amendement (de la Constitution américaine, qui protège la liberté d’expression) de Harvard.

Société-Foot–Ligue des champions PSG : une victoire géante, historique, ternie par quelques barbares

Société-Foot–Ligue des champions PSG : une victoire géante, historique, ternie par quelques barbares

La victoire 5-0 Paris sur l’Inter de Milan restera évidemment historique. D’abord un score jamais atteint en finale européenne et surtout un contenu exceptionnel de la part du PSG qui a complètement étouffé les italiens. La victoire aussi de la ténacité pour un club qui courait depuis tant d’années après une telle consécration internationale.

Un succès du notamment à un entraîneur meneur d’hommes et super tacticien qui en plus a permis à de très jeunes joueurs d’émerger et d’insuffler un esprit d’équipe qui n’existait pas avec les anciennes stars. Cet événement sportif va évidemment marquer la discipline et encourager plus que jamais les jeunes à s’investir dans le sport déjà le plus populaire t qui permet de dépasser toutes les différences

Un regret toutefois et de taille: un événement historique encore marqué par le débordement de quelques voyous et d’idiots profitent de n’importe quel mouvement de foule pour s’attaquer aux biens et aux personnes. Sur le sujet il faudra une réflexion non seulement sur l’organisation de manifestations de telles ampleurs mais aussi sur la réforme de la justice trop tolérante vis-à-vis d’actes inqualifiables d’abrutis, de voleurs et de barbares

Foot–Ligue des champions PSG : une victoire géante, historique ternie par quelques barbares

Foot–Ligue des champions PSG : une victoire géante, historique, ternie par quelques barbares

La victoire 5-0 Paris sur l’Inter de Milan restera évidemment historique. D’abord un score jamais atteint en finale européenne et surtout un contenu exceptionnel de la part du PSG qui a complètement étouffé les italiens. La victoire aussi de la ténacité pour un club qui courait depuis tant d’années après une telle consécration internationale. Un succès du notamment à un entraîneur meneur d’hommes et super tacticien qui en plus a permis à de très jeunes joueurs d’émerger et d’insuffler un esprit d’équipe qui n’existait pas avec les anciennes stars. Cet événement sportif va évidemment marquer la discipline et encourager plus que jamais les jeunes à s’investir dans le sport déjà le plus populaire t qui permet de dépasser toutes les différences

Un regret toutefois et de taille: un événement historique encore marqué par le débordement de quelques voyous et d’idiots profitent de n’importe quel mouvement de foule pour s’attaquer aux biens et aux personnes. Sur le sujet il faudra une réflexion non seulement sur l’organisation de manifestations de telles ampleurs mais aussi sur la réforme de la justice trop tolérante vis-à-vis d’actes inqualifiables d’abrutis, de voleurs et de barbares

Iran : Le pouvoir obsédé par le nucléaire (Michel Santi)

Iran : Le pouvoir obsédé par le nucléaire (Michel Santi)

L’économie iranienne vacille sous le poids des sanctions et de la chute du pétrole. Téhéran tente de sauver ses finances en privatisant, en supprimant des aides sociales et en espérant un accord nucléaire. Mais la voie de la relance reste minée par la corruption, l’opacité des élites et la polarisation politique. Par Michel Santi, économiste (*) dans La tribune

Les revenus pétroliers représentent 40 à 50 % des recettes budgétaires de l’Iran et 80 à 90 % de ses recettes à l’exportation. La menace existentielle pèse – à nouveau – sur le pays, car l’activisme du Président américain sur le front des « tariffs » a fait chuter les cours du baril d’environ 20 % cette année, et jusque-là. La pression exercée sur l’exécutif iranien – et ressentie par lui – devient donc intense. D’autant plus que l’Iran est contraint de casser ses prix vis-à-vis des acheteurs étatiques et privés de pétrole qui prennent le risque de s’y approvisionner en dépit des sanctions.

Comme d’habitude, la boîte à outils des responsables consistera, dans un premier et primaire réflexe, à poursuivre la privatisation de ses entreprises et en transférer la propriété à des acteurs semi-privés : Gardiens de la Révolution et fondations religieuses et privées. Rien à espérer, en d’autres termes, pour dynamiser l’économie iranienne, car les expériences calamiteuses des précédentes vagues de privatisation ont démontré les défaillances de ces groupes semi-privés (ou semi-publics) dans la gestion d’entités stratégiques, pétrochimiques, de raffineries, de centrales électriques.

L’Iran n’est donc pas prêt à bénéficier du développement d’un secteur privé solide et digne de ce nom, dans un environnement de corruption intense et généralisée. C’est même tout le contraire, puisque les entreprises vraiment détenues par les privés se retrouvent marginalisées, et ne comptent que pour 10 à 13 % de l’activité globale du pays ! Celles qui parviennent à se maintenir sont, en outre, fortement entravées par les incessantes nouvelles régulations et nouvelles lois adoptées, soit du fait de la gouvernance quasi nulle du législateur, soit volontairement sous la pression du secteur semi-public, qui y voit là une manière détournée de saper et de fragiliser ses concurrents du privé.

Dans l’immédiat, pour tenter de faire face à l’érosion certaine de ses revenus pétroliers, le gouvernement iranien a annoncé l’arrêt, avec effet immédiat, des subsides accordés à 17 millions de ses citoyens. Cette décision, qui achèvera de rendre décidément impopulaire (mais une fois de plus ?) une nouvelle administration (du président Pezeshkian), lui permettra de réduire de 25 % ses dons en faveur des foyers iraniens.

La seule bouée de sauvetage, et unique raison d’espérer, serait un accord sur le nucléaire avec les États-Unis. À cet égard, les marchés, dans leur infinie prescience, ne s’y sont pas trompés, puisque la monnaie iranienne – le rial – a bondi de son plus bas historique à plus de 1 million par rapport au dollar US enregistré début avril, à 850 000 il y a quelques jours. Quelques heures et séances de pourparlers avec les États-Unis ont permis une appréciation de 20 % du rial : ce que n’avait pu obtenir la banque centrale du pays malgré l’injection de centaines de millions dans le cadre de ses interventions pour enrayer la dégringolade de sa monnaie.

Une désescalade graduelle serait assurément le scénario idéal – et pour l’économie et pour la population de l’Iran – qui autoriserait son retour sur les marchés internationaux, et qui soulagerait immédiatement la pression par la libération de ses substantiels avoirs bloqués. L’équipe Pezeshkian semble faire preuve de bonne volonté et d’esprit d’ouverture dans ses pourparlers avec les représentants américains. Le chef négociateur iranien, Araghchi, s’est même fendu d’un tweet méprisant à l’encontre de Biden et à la gloire de Trump, présenté comme un responsable sage.

Et pourtant, les attentes légitimes du peuple iranien risquent d’être une fois de plus déçues, car une bataille se joue en arrière-plan – comme d’habitude en Iran – entre partisans de la ligne dure et rénovateurs. Les jusqu’au-boutistes eux-mêmes comptent une fraction – certes peu nombreuse, mais très active et bruyante – qui s’oppose à tout accord avec les É.-U. et qui souhaite venger le chef de la Force Qods, Qassem Soleimani, assassiné en 2020, ainsi que tous les autres par la suite.

Le nucléaire, enfin – et peut-être avant tout ? – est bien plus qu’une arme pour le guide suprême, Ali Khamenei. Il reste sa dernière carte pour affirmer ce pouvoir qu’il détient depuis 1979. Un compromis serait équivalent à une trahison de l’héritage et des volontés de Khomeiny. Sans le nucléaire, l’Iran deviendrait un « pays normal », et perdrait son exceptionnalisme et le sens de sa destinée conférés par sa croyance chiite.

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(*) Michel Santi est macro-économiste, spécialiste des marchés financiers et des banques centrales, écrivain. Il publie aux Editions Favre « Une jeunesse levantine », Préface de Gilles Kepel. Son fil Twitter.

CFDT : non à la TVA sociale mais ouverture à la retraite par capitalisation

CFDT : non à la TVA sociale mais ouverture à la retraite par capitalisation

Si clairement la CFDT s’oppose à la TVA sociale pour financer la protection sociale par contre la première organisation syndicale n’est pas opposée à une dose de capitalisation sur le sujet des retraites. Notons que les organisations gauchistes de salariés ont quitté ce conclave sur les retraites avec le petit syndicat patronal poujadiste U2P.

Syndicats et organisations patronales restants s’étaient accordés sur « la nécessité de rétablir l’équilibre du système » de retraite tout en « élargissant les débats actuels sur les paramètres d’âge et de durée nécessaires au départ en retraite ». Pour la CFDT, les conclusions de ce conclave revêtent plusieurs enjeux. À court terme, la centrale, qui a dépassé les 640.000 adhérents en 2024 selon un chiffre certifié, espère toujours amender la réforme de 2023. À un horizon plus lointain, ces discussions pourraient aussi servir de tremplin pour débattre d’une refonte plus large du financement de notre modèle social. Bref la CFDT continue sa stratégie progressiste de compromis contre la vision révolutionnaire des organisations gauchistes et ou corpos.

Crise de financement du modèle social : débat préalable par les partenaires sur le financement

Crise de financement du modèle social : débat préalable par les partenaires sur le financement

Alors que Macron a souhaité une conférence sociale plutôt du type « convention » climat dont la composition est souvent très baroque mais aussi très orientée voire manipulée , le ministre de l’économie Éric Lombard souhaite «laisser le débat se développer» entre les partenaires sociaux concernant le financement du modèle social, qui doit être «modifié» car «coûteux», a-t-il déclaré jeudi soir sur BFM Business. Une manière aussi pour lui d’écarter élégamment la perspective de référendum très confus sur les questions financières

«Le président de la République a demandé au gouvernement d’organiser un débat. Mais qui est un débat qui va concerner les partenaires sociaux d’abord, sur une façon de modifier le financement de notre modèle social, qui est un modèle qui est essentiel, auquel nous sommes tous attachés, mais qui est coûteux», a déclaré le ministre. «Ma position depuis le début de cette préparation de la loi de finances pour 2026, c’est de laisser le débat se développer entre les partenaires sociaux, entre les partenaires politiques, pour voir quel est l’équilibre politique», a mis en avant Éric Lombard.

«À titre personnel, je suis convaincu que ce qui émanera du dialogue entre les partenaires sociaux sera la bonne solution», a-t-il ajouté. Le 4 mai, le Premier ministre François Bayrou s’était engagé à présenter un «plan cohérent, avec des propositions claires, lisibles» afin de réduire les déficits et la dette de la France, avançant l’idée d’un référendum pour contourner les blocages politiques. «Il me semble que si on voit les voies et moyens d’arriver à une solution avec l’ensemble des parties prenantes, c’est sans doute la meilleure solution, mais consulter les Français c’est toujours une bonne idée, et encore une fois, c’est au président de la République d’en décider», a déclaré Éric Lombard.

Finances et Modèle social : débat préalable par les partenaires sur le financement

Finances et Modèle social : débat préalable par les partenaires sur le financement

Alors que Macron a souhaité une conférence sociale plutôt du type « convention » climat dont la composition est souvent très baroque mais aussi très orientée voire manipulée , le ministre de l’économie Éric Lombard souhaite «laisser le débat se développer» entre les partenaires sociaux concernant le financement du modèle social, qui doit être «modifié» car «coûteux», a-t-il déclaré jeudi soir sur BFM Business. Une manière aussi pour lui d’écarter élégamment la perspective de référendum très confus sur les questions financières

«Le président de la République a demandé au gouvernement d’organiser un débat. Mais qui est un débat qui va concerner les partenaires sociaux d’abord, sur une façon de modifier le financement de notre modèle social, qui est un modèle qui est essentiel, auquel nous sommes tous attachés, mais qui est coûteux», a déclaré le ministre. «Ma position depuis le début de cette préparation de la loi de finances pour 2026, c’est de laisser le débat se développer entre les partenaires sociaux, entre les partenaires politiques, pour voir quel est l’équilibre politique», a mis en avant Éric Lombard.

«À titre personnel, je suis convaincu que ce qui émanera du dialogue entre les partenaires sociaux sera la bonne solution», a-t-il ajouté. Le 4 mai, le Premier ministre François Bayrou s’était engagé à présenter un «plan cohérent, avec des propositions claires, lisibles» afin de réduire les déficits et la dette de la France, avançant l’idée d’un référendum pour contourner les blocages politiques. «Il me semble que si on voit les voies et moyens d’arriver à une solution avec l’ensemble des parties prenantes, c’est sans doute la meilleure solution, mais consulter les Français c’est toujours une bonne idée, et encore une fois, c’est au président de la République d’en décider», a déclaré Éric Lombard.

Politique-Bilan Macron : l’impuissance d’un président masquée par le verbe

Politique-Bilan Macron : l’impuissance d’un président masquée par le verbe

Mardi 13 mai, le président de la République Emmanuel Macron a répondu, pendant plus de trois heures sur TF1, aux interpellations de Français, de journalistes et de personnalités. Il a, pour l’essentiel, défendu son bilan sans faire de réelles propositions politiques, mais n’écarte pas une nouvelle candidature à la présidentielle de 2032. Quel sens donner à cette prestation ? Que dit-elle de l’état de nos institutions ? Entretien avec le juriste et politiste Benjamin Morel dans The Conversation .

Comment jugez vous la prestation télévisée d’Emmanuel Macron sur TF1 ?

Benjamin Morel : De façon assez surprenante, en trois heures, il n’a à peu près rien dit. Il n’a fait aucune annonce, aucun plan…

Qu’est-ce que cela dit de la situation politique française ? On parle beaucoup d’impuissance d’Emmanuel Macron, d’immobilisme de François Bayrou… Emmanuel Macron a encore deux ans de présidence et il a surtout défendu son bilan.

B. M. : D’un point de vue constitutionnel, le président a des marges de manœuvre très limitées. Hier, il a surtout défendu le bilan de son premier quinquennat. Ce bilan-là n’est pas lié à des pouvoirs inscrits dans la Constitution, il est lié au fait que le président disposait d’une majorité qui lui donnait un vrai pouvoir. Il n’a plus cette majorité ni ce pouvoir. Il est désormais impotent et incapable de se projeter vers l’avenir.

Dans l’esprit de ses interlocuteurs et de beaucoup de Français, et d’une certaine façon dans son esprit, il y a cette idée que le chef de l’État est tout-puissant. Mais cette idée n’est pas une réalité juridique. La puissance du président de la République ne vient que d’une chose, c’est qu’il détient une majorité à l’Assemblée nationale.

Que nous signalent les registres de discours employés par Emmanuel Macron hier soir ?

B. M. : Le premier registre était celui de l’impotence, avec des réponses sous forme de « Je peux pas » ou « C’est le domaine du gouvernement », « Ce n’est pas moi », « Vous me demandez de faire des choses… », etc.

Le second registre était celui de l’échappement vers une forme d’irréalité. Le président a validé des projets dont il sait très bien qu’ils sont impossibles à réaliser. Par exemple, il a accepté la proposition d’Agnès Verdier-Molinié consistant à supprimer le statut de la fonction publique hospitalière et territoriale sur le modèle des agents de la SNCF. Faire ça, c’est déclencher une révolution à la Chambre et bloquer le pays. C’est politiquement impossible. Son « Pourquoi pas ! », ne l’engage à rien. Autre réponse très improvisée à une proposition de Robert Ménard : l’envoi de prisonniers dans des prisons à l’étranger.

Ces questions lui ont été posées comme dans un talk-show et il répond sur le mode « Chiche ! ». Ces idées n’ont pas été étudiées, elles ne sont même pas sur la table du gouvernement. Ces réponses peu réfléchies visent à montrer une capacité d’action, mais elles révèlent surtout une impuissance, car la parole du président est sans conséquence.

Le président a suscité beaucoup d’attentes à propos d’un référendum et finalement ne s’est engagé à rien. Pourquoi une telle timidité ?

B. M. : Notons que le président a déjà fait ce type d’annonce de référendum de très nombreuses fois sans aller au bout. Nous verrons d’ici quelques mois ce qu’il décide. Mais on se demande pourquoi communiquer sur cette idée de référendum avant le débat et, finalement, ne rien dire. Cela laisse dubitatif.

Est-ce qu’Emmanuel Macron a finalement pensé qu’un questionnaire à choix multiples qui n’a de valeur consultative et qui coûte 200 millions d’euros à organiser pourrait apparaître comme un onéreux « gadget » ? A-t-il fait faire des études juridiques et financières par le ministère de l’intérieur pour savoir ce qui était vraiment possible sans loi avant de temporiser ?

Juridiquement, l’idée d’une consultation à choix multiples n’est pas impossible, mais elle est bancale. Il n’existe aucune disposition législative pour l’encadrer. Le président de la République peut annoncer « Je vais organiser une consultation », mais sans loi, les maires n’auront pas obligation de l’organiser. Est-ce que le scrutin pourrait se tenir dans de bonnes conditions ? La réponse est probablement non.

Concernant l’idée d’organiser un « vrai » référendum défini par l’article 11 de la Constitution, d’autres problèmes se posent. Le référendum est limité à la ratification de traités internationaux, à l’organisation des pouvoirs publics, à la politique économique et sociale de la nation et aux services publics. Tout ce qui relève du domaine pénal ou civil en est exclu et, par conséquent, de nombreuses questions.

La fin de vie, juridiquement, va impliquer de dépénaliser certains actes consistant à donner une substance létale – donc c’est aussi du pénal : cela ne peut entrer dans le cadre de l’article 11 que dans une vision très extensive.

L’immigration n’est pas un domaine du droit français, c’est simplement un « sujet ». L’aspect économique de l’immigration pourrait être l’objet d’un référendum – par exemple le droit à l’aide médicale d’État, mais c’est très restreint. Si vous parlez de pénalisation de l’entrée illégale sur le territoire, c’est du pénal. Si vous parlez du droit du sol, ou de regroupement familial, c’est du civil. Donc pas de référendum possible.

La loi de finances ne peut pas vraiment être soumise à référendum, car la jurisprudence du Conseil constitutionnel de 2022 exclut la question de la fiscalité du champ référendaire.

La question des retraites pourrait être un sujet de référendum, mais Emmanuel Macron n’en veut pas.

Supprimer un échelon territorial comme le département ? Impossible, parce que les départements et les régions sont dans la Constitution : on ne peut les supprimer sans changer la Constitution.

Limiter le temps d’écran pour les jeunes ? Ce serait possible. Mais les Français vont-ils aller voter pour cela ?

Les sujets qui restent ne sont pas vraiment mobilisateurs ou suffisamment structurants dans l’opinion.

Le domaine international a été largement abordé par Emmanuel Macron. Il a rappelé son engagement diplomatique et militaire pour soutenir l’Ukraine, promettant de nouvelles sanctions, confirmé le projet d’une dissuasion nucléaire française étendue à l’Europe. Il a également dénoncé avec force la politique du premier ministre Benyamin Nétanyahou à Gaza. L’international est-il le seul domaine où Emmanuel Macron a le pouvoir d’agir ?

B. M. : Emmanuel Macron a beaucoup commenté son action diplomatique et militaire, domaine où il est très mobilisé. En matière diplomatique, parler c’est déjà faire, on peut donc dire, d’une certaine manière, qu’il agit.

Pour autant, le domaine réservé du président de la République, cela n’existe pas. François Bayrou laisse la main au président sur ces sujets, mais ce n’est en aucun cas un pouvoir défini par la Constitution. Quand le président de la République s’exprime dans le cadre d’un Conseil européen, il ne peut s’engager pour le pays si cela implique une modification de traité ou une directive.

Aujourd’hui, le gouvernement lui laisse le champ libre et les dossiers à traiter sont des dossiers purement diplomatiques et militaires qui n’impliquent pas de ratification du Parlement – ainsi le déploiement de l’arme atomique en Europe évoqué par Emmanuel Macron.

Finalement, on se demande pourquoi Emmanuel Macron a choisi cette mise en scène sur TF1 ? S’apprêterait-il à « débrancher » François Bayrou empêtré dans l’affaire Bétharram et à convoquer des législatives ? Quels sont les scénarios pour les deux ans de présidence à venir ?

B. M. : Je doute que l’objectif soit de « débrancher » François Bayrou. Si Emmanuel Macron décidait de dissoudre l’Assemblée demain, il aurait probablement un socle commun encore plus réduit. Même si une majorité absolue émergeait, elle ne sera pas macroniste, mais à la main d’Édouard Philippe ou de Gabriel Attal. Eux peuvent se présenter en 2027 alors qu’Emmanuel Macron ne le peut pas – ce qui l’empêche définitivement de reprendre la main. La seule chose qui reste aujourd’hui à Emmanuel Macron, c’est l’espoir de sauver son image et son bilan, de maintenir un lien avec les Français.

Mais tous les commentateurs soulignent l’échec de cet exercice – difficilement compréhensible en termes de stratégie…

B. M. : Lors du « grand débat national », contre toute attente, Macron a réussi, par la seule force de son verbe, à calmer la crise et à stabiliser son mandat. Il faut lui reconnaître ce talent. Depuis, il tente de rééditer l’exercice mais échoue. Je crois qu’il est persuadé qu’il peut convaincre parce qu’au fond, il est certain d’avoir raison, qu’il pense avoir bien fait, qu’il connaît sa force de conviction.

La différence, c’est qu’à l’époque du grand débat, Emmanuel Macron pouvait se projeter dans l’avenir, faire des promesses, il n’était pas aussi impuissant. Désormais, convaincre devient très compliqué, voire impossible.

La conclusion de son intervention était particulièrement inattendue. À la question : « Serez-vous candidat à l’élection présidentielle de 2032 ? » Emmanuel Macron répond : « Quand j’aurai fini, je réfléchirai à la suite. À ce moment-là, je pourrai vous répondre. Mais aujourd’hui, je n’ai pas réfléchi. »

B. M. : Effectivement, dans une séquence assez surprenante, il n’a pas fermé la porte à un troisième mandat. Il n’a pas le droit de faire plus de deux mandats successifs, et devra donc s’effacer en 2027, mais 2032 est bien une possibilité.

Modèle social : débat préalable par les partenaires sur le financement

Finances et Modèle social : débat préalable par les partenaires sur le financement

Alors que Macron a souhaité une conférence sociale plutôt du type « convention » climat dont la composition est souvent très baroque mais aussi très orientée voire manipulée , le ministre de l’économie Éric Lombard souhaite «laisser le débat se développer» entre les partenaires sociaux concernant le financement du modèle social, qui doit être «modifié» car «coûteux», a-t-il déclaré jeudi soir sur BFM Business. Une manière aussi pour lui d’écarter élégamment la perspective de référendum très confus sur les questions financières

«Le président de la République a demandé au gouvernement d’organiser un débat. Mais qui est un débat qui va concerner les partenaires sociaux d’abord, sur une façon de modifier le financement de notre modèle social, qui est un modèle qui est essentiel, auquel nous sommes tous attachés, mais qui est coûteux», a déclaré le ministre. «Ma position depuis le début de cette préparation de la loi de finances pour 2026, c’est de laisser le débat se développer entre les partenaires sociaux, entre les partenaires politiques, pour voir quel est l’équilibre politique», a mis en avant Éric Lombard.

«À titre personnel, je suis convaincu que ce qui émanera du dialogue entre les partenaires sociaux sera la bonne solution», a-t-il ajouté. Le 4 mai, le Premier ministre François Bayrou s’était engagé à présenter un «plan cohérent, avec des propositions claires, lisibles» afin de réduire les déficits et la dette de la France, avançant l’idée d’un référendum pour contourner les blocages politiques. «Il me semble que si on voit les voies et moyens d’arriver à une solution avec l’ensemble des parties prenantes, c’est sans doute la meilleure solution, mais consulter les Français c’est toujours une bonne idée, et encore une fois, c’est au président de la République d’en décider», a déclaré Éric Lombard.

Algérie : renvoie aussi deux diplomates algériens par la France

Algérie : renvoie aussi deux diplomates algériens par la France

La crise entre Alger et Paris s’approfondit encore après que l’Algérie ait expulsée 15 diplomates français. Effet boomerang immédiat: la France réexpédie à son tour en Algérie des diplomates de ce pays.

Les autorités algériennes avaient demandé, dimanche 11 mai, le «rapatriement immédiat» de quinze agents français envoyés en mission de renfort temporaire en Algérie. La France a répliqué ce mercredi matin.

Le chef de la diplomatie française Jean-Noël Barrot a annoncé que Paris allait riposter à la décision «injustifiée et injustifiable» d’Alger de demander le «rapatriement immédiat» de quinze agents français.

Au-delà la France pourrait être amenée à suspendre l’accord bilatéral de 2013, signé entre la France et l’Algérie pour faciliter la circulation des personnels diplomatiques, consulaires, techniques et administratifs. La mesure avait déjà été envisagée par Gérald Darmanin en janvier. Puis à nouveau posée sur la table en mars par Bruno Retailleau, dans le cadre de la «riposte graduée» à l’encontre de l’Algérie, mais n’avait jamais été appliquée.

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