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La régulation de l’intelligence artificielle par l’Unesco

La régulation de l’intelligence artificielle (par l’Unesco)

 

L’Unesco a annoncé jeudi 25 novembre avoir adopté un premier texte mondial sur l’éthique de l’intelligence artificielle. 

 

Dans son rapport du printemps 2019, un  groupe d’experts de haut niveau de la Commission européenne notait que : « Dès qu’un système d’IA a une incidence importante sur la vie des personnes, il devrait être possible d’exiger une explication appropriée du processus de décision. »

Absence de sens commun. Performants pour des tâches simples et répétitives, les systèmes d’IA n’ont en revanche aucune compréhension du monde qui les entoure, ou du contexte dans lequel ils opèrent. Cela entraîne, par exemple, des erreurs de traduction cocasses (pour s’en assurer, il suffit de tester la phrase « mon avocat est immangeable » sur Google Traduction).

Mais cela peut aussi engendrer de graves dérives : après les attentats de Londres en juin 2017, l’algorithme de tarification dynamique d’Uber avait commencé par doubler le tarif des courses dans la zone concernée pour répondre à l’afflux de demandes.

Une solution à cette absence de sens commun peut être de mettre des humains « dans la boucle » des décisions, mais ce n’est pas toujours possible. Une autre approche consiste à définir des seuils de confiance, au-delà desquels une validation de la décision deviendrait obligatoire.

Certification impossible. Pour certaines applications, notamment dans les systèmes critiques (transport aérien, par exemple), les logiciels sont aujourd’hui certifiés, c’est-à-dire que leur fiabilité est mesurée et garantie. L’informatique classique, basée sur des programmes et des règles, le permet. En revanche, ce n’est pas encore possible avec les outils d’intelligence artificielle, dont les résultats varient en fonction des données qui servent à les entraîner. Aujourd’hui, aucun pilote automatique d’avion ne repose sur des outils d’intelligence artificielle et on imagine mal que les voitures autonomes soient autorisées à grande échelle sans aucune certification.

Dans leur rapport de 2019, les experts de l’Union européenne appelaient de leurs voeux la mise en place de ces certifications, qui « appliqueraient des normes définies pour différents domaines d’application et techniques d’IA, dûment alignées sur les normes industrielles et sociétales des différents contextes. »

« Les technologies de l’IA peuvent rendre de grands services à l’humanité » et « tous les pays peuvent en bénéficier », mais  »elles soulèvent également des préoccupations éthiques de fond », souligne dès son préambule la recommandation de 28 pages, ratifiée par les 193 Etats-membres de l’Unesco.

Fruit d’un travail ayant démarré en 2018, la recommandation de l’Unesco met en avant des valeurs – « respect, protection et promotion des droits de l’homme », « diversité et inclusion », promotion de  »sociétés pacifiques » et de l’environnement – que les Etats-membres s’engagent à respecter.

Elle liste également des actions que les signataires devront réaliser, notamment la mise en place d’un outil législatif pour encadrer et surveiller les IA,  »assurer une sécurité totale pour les données personnelles et sensibles » ou encore éduquer les masses à leur sujet.

Marlène Schiappa: « On a fini par se séparer « … on s’en fout!

Marlène Schiappa:  « On a fini par se séparer « … on s’en fout! 

Marlène Schiappa et Cédric Bruguière sont mariés depuis 2006. Mais il y a quelques années, le couple s’est séparé. Une expérience que la ministre raconte dans le podcast “The parents show” pour Apple. La  version bobo du « bonheur est dans le pré » ou l’éloge  des inutiles confessions médiatiques.

Rien de plus difficile que de conjuguer vie personnelle et vie professionnelle. Et ça, Marlène Schiappa en a pleinement conscience. A 38 ans, la ministre déléguée auprès du ministre de l’Intérieur chargée de la Citoyenneté est en couple depuis l’âge de 19 ans avec Cédric Bruguière. Ensemble, ils ont eu deux filles. “Je n’avais pas eu beaucoup d’autres vies de couple de longue durée, je n’avais pas eu beaucoup de jeunesse, j’ai été mère tôt, j’ai monté mon entreprise à 25 ans”, a confié la ministre dans le podcast d’Apple The parents show.

Une vie de famille bien loin d’être toute rose, puisque Marlène Schiappa et Cédric Bruguière ont fini par se séparer. “J’ai commencé à m’engager politiquement, et c’était assez compliqué. Mon mari travaillait en Essonne, on habitait dans une autre région, donc il prenait le train tous les jours pour aller travailler. On se voyait assez peu, il partait très tôt, il rentrait très tard, et le week-end quand il était là, moi j’étais dans mes « engagements politiques » (un blog ! NDLR). Et par-dessus, on avait les enfants”, énumère-t-elle.

Un quotidien très chargé qui a eu raison de leur couple. “On avait assez peu de temps pour se voir, notre équilibre de couple était un peu déséquilibré. Et donc on s’engueulait tout le temps (…) On a fini par se séparer”, confie la ministre. Une pause qui a duré un an et demi et qui leur a permis de faire de nouvelles expériences. Marlène Schiappa a notamment découvert les boîtes de nuit ! “Arrivée à 31 ans je me dis : ‘Waouh, il y a plein de choses que je n’ai jamais faites’. Je ne suis jamais allée en boîte… J’ai un peu vécu ça quand j’étais séparée de mon mari”, dévoile-t-elle. Mais comme le dit si bien le dicton : l’amour est plus fort que tout. En 2017, peu de temps après être devenue secrétaire d’Etat pour Emmanuel Macron, Marlène Schiappa a renoué avec Cédric Bruguière. Et depuis, tout semble aller pour le mieux !

Covid France 22-11-21: doublement des cas par rapport à lundi dernier

Covid  France 22-11-21: doublement des cas par rapport à lundi dernier

 

 

 

La progression de la pandémie s’accélère encore. Avec notamment 5266 cas supplémentaires, un chiffre peu élevé comme chaque lundi, lendemain de week-end et de tests plus rares. Mais un chiffre tout de même supérieur de 2025 cas à celui de lundi dernier. La moyenne 7 jours passe à 18 479 cas enregistrés quotidiennement contre 18 189 hier et le taux d’incidence à 180,33 cas pour 100 000 habitants en France actuellement (171,53 hier).

L’évolution des chiffres dans les hôpitaux est moins importante, mais la progression est tout de même bien visible. On dénombre actuellement 8338 patients hospitalisés pour Covid-19 (en hausse de 300 par rapport à hier) tandis que 1406 personnes sont en réanimation soit 67 de plus que la veille. Sur les dernières 24 heures, 865 malades ont été admis à l’hôpital soit 707 de plus que dimanche et 234 de plus comparé à lundi dernier. 188 admissions en réanimation ont été enregistrées, soit 161 de plus qu’hier et 44 de plus que lundi dernier. Enfin, le nombre de décès enregistrés en 24 heures à l’hôpital est de 94 morts (hors Ehpad), soit 79 de plus qu’hier et 24 de plus que lundi dernier.

Covid -Confinement : le relatif respect des consignes par les Français

Covid -Confinement : le relatif respect des consignes par les Français

En analysant des messages postés sur Twitter au printemps 2020, le sociologue Benoit Giry montre, dans un entretien au « Monde », que si les Français ont respecté des mesures comme le confinement, c’est parce que des citoyens ont relayé et défendu les consignes officielles.

Pourquoi les Français ont-ils, pendant l’épidémie de Covid-19, massivement appliqué une consigne aussi radicale et aussi contraignante que le confinement ? Comment expliquer le respect de cette mesure sanitaire inédite mettant entre parenthèses la vie sociale ? Ce sont les questions que pose le sociologue Benoit Giry, maître de conférences à Sciences Po Rennes et chercheur au laboratoire Arènes (CNRS, UMR 6051). Le Monde

Au printemps 2020, le premier confinement, malgré son extrême rigueur, a été bien respecté par les Français, qui ont pourtant la réputation d’être frondeurs. Etait-ce une surprise pour le sociologue que vous êtes ?

Les Français ont effectivement une forte propension à ne pas respecter les consignes, notamment lorsqu’elles émanent des producteurs de politiques publiques comme l’Etat. Selon le programme d’enquêtes sociales ISSP (« International Social Survey Programme »), qui couvre une quarantaine de pays, la France est la nation la plus tolérante à l’égard de la transgression : en 2016, près de 75 % des Français (contre 50 % des Britanniques et 30 % des Espagnols, par exemple) estimaient qu’il était plus important de suivre sa conscience que la loi. La défiance envers les institutions, qui est traditionnellement corrélée avec la non-observance des mesures sanitaires, est en outre nettement plus élevée en France que dans le reste de l’Europe.

Le confinement du printemps 2020, malgré son caractère inédit, exceptionnel et rigoureux, a été très bien respecté par les Français. Les enquêtes montrent qu’en dépit de quelques petits arrangements avec la règle, seuls les salariés « de première ligne » sont sortis de chez eux. Les autres sont même allés au-delà des consignes du gouvernement : plus de la moitié des individus ont déclaré des sorties inférieures, non pas à une heure, comme le prévoyaient les mesures, mais à trente minutes.

Comment expliquer ce respect de la discipline collective ?

La littérature consacrée au gouvernement des catastrophes insiste sur un premier facteur, la gravité de l’événement. Parce que la pandémie charrie de graves menaces et de lourdes incertitudes, elle inclinerait naturellement à l’obéissance en reconfigurant radicalement l’agenda des individus : sous l’effet de la peur et de la sidération, ils placeraient le Covid-19 au sommet de leurs priorités. Le deuxième facteur souligne le rôle des instruments d’action publique : l’importance des revenus de transferts et des contrôles policiers auraient rendu le respect du confinement moins coûteux que sa transgression. La troisième hypothèse souligne les propriétés cognitives ou morales des acteurs, qui accepteraient de restreindre leur liberté parce qu’ils ont mesuré le danger. La quatrième hypothèse insiste sur les cultures nationales – mais, dans le cas de la France, nous avons vu qu’elle était peu pertinente.

Santé-Covid 19 alerte en Europe : 300 000 contaminés par jour

Santé-Covid 19  alerte en Europe :  300 000 contaminés par jour

Nouveau record en Europe ; Avec près de 300.000 cas détectés mercredi, le continent européen a dépassé le pic de la seconde vague.  Depuis plusieurs semaines, une nouvelle vague de Covid-19 semble submerger la France, mais plus encore ses voisins européens. Certains d’entre eux sont d’ailleurs revenus à des restrictions drastiques : un confinement pour les personnes non vaccinées en Autriche, une preuve de vaccination obligatoire en Allemagne pour entrer dans les restaurants, les bars ou les salles de sport, un couvre-feu aux Pays-Bas

 D’après les statistiques d’ Our World in Data, l’Europe a  atteint son record de contaminations quotidiennes mercredi 17 novembre. Avec 299.582 personnes testées positives en moyenne sur sept jours à cette date, le continent a dépassé son dernier pic le plus élevé, atteint le 8 novembre 2020. En pleine seconde vague à l’époque, 287.103 cas positifs avaient été détectés, toujours en moyenne sur sept jours. À l’échelle plus restreinte de l’Union européenne, en revanche, le pic n’a pas encore été dépassé, même si la courbe progresse en flèche depuis le 1er novembre. À ce jour, 188.467 cas positifs ont été détectés en moyenne sur sept jours, contre 218.732 le 8 novembre.

 

Covid alerte en Europe : 300 000 contaminés par jour

Covid alerte en Europe :  300 000 contaminés par jour

Nouveau record en Europe ; Avec près de 300.000 cas détectés mercredi, le continent européen a dépassé le pic de la seconde vague.  Depuis plusieurs semaines, une nouvelle vague de Covid-19 semble submerger la France, mais plus encore ses voisins européens. Certains d’entre eux sont d’ailleurs revenus à des restrictions drastiques : un confinement pour les personnes non vaccinées en Autriche, une preuve de vaccination obligatoire en Allemagne pour entrer dans les restaurants, les bars ou les salles de sport, un couvre-feu aux Pays-Bas

 D’après les statistiques d’ Our World in Data, l’Europe a  atteint son record de contaminations quotidiennes mercredi 17 novembre. Avec 299.582 personnes testées positives en moyenne sur sept jours à cette date, le continent a dépassé son dernier pic le plus élevé, atteint le 8 novembre 2020. En pleine seconde vague à l’époque, 287.103 cas positifs avaient été détectés, toujours en moyenne sur sept jours. À l’échelle plus restreinte de l’Union européenne, en revanche, le pic n’a pas encore été dépassé, même si la courbe progresse en flèche depuis le 1er novembre. À ce jour, 188.467 cas positifs ont été détectés en moyenne sur sept jours, contre 218.732 le 8 novembre.

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Covid Europe: Hausse record, 300 000 contaminés par jour

Covid Europe: Hausse record, 300 000 contaminés par jour

Nouveau record en Europe ; Avec près de 300.000 cas détectés mercredi, le continent européen a dépassé le pic de la seconde vague.  Depuis plusieurs semaines, une nouvelle vague de Covid-19 semble submerger la France, mais plus encore ses voisins européens. Certains d’entre eux sont d’ailleurs revenus à des restrictions drastiques : un confinement pour les personnes non vaccinées en Autriche, une preuve de vaccination obligatoire en Allemagne pour entrer dans les restaurants, les bars ou les salles de sport, un couvre-feu aux Pays-Bas

 D’après les statistiques d’ Our World in Data, l’Europe a  atteint son record de contaminations quotidiennes mercredi 17 novembre. Avec 299.582 personnes testées positives en moyenne sur sept jours à cette date, le continent a dépassé son dernier pic le plus élevé, atteint le 8 novembre 2020. En pleine seconde vague à l’époque, 287.103 cas positifs avaient été détectés, toujours en moyenne sur sept jours. À l’échelle plus restreinte de l’Union européenne, en revanche, le pic n’a pas encore été dépassé, même si la courbe progresse en flèche depuis le 1er novembre. À ce jour, 188.467 cas positifs ont été détectés en moyenne sur sept jours, contre 218.732 le 8 novembre.

Réforme de la retraite à points enterrée par Élisabeth Borne

Réforme de la  retraite à points enterrée par Élisabeth Borne

Il ’y aura pas pas de réforme des retraites durant ce mandat présidentiel mais en plus la philosophie même de la transformation envisagée pourrait être assez fondamentalement modifiée. En clair on devrait simplement simplifier le système centré sur l’unification des régimes et un minimum de pension.

Il faut dire que la retraite à points paraissait particulièrement complexe et que tout dépendait au-delà du critère retenu surtout de la valeur du point et de sa traduction dans le niveau des retraites.

Au cours de sa dernière télévisée le président la république a considéré que des conditions n’étaient pas réunies pour réaliser maintenant la réforme repoussée donc après les élections présidentielles de 2022. À l’occasion de cette allocution, Emmanuel Macron n’a pas évoqué la possibilité d’une réforme par points, qui constituait le thème clé de son projet de réforme de 2017. A ses yeux, il s’agit désormais de « repousser l’âge légal »« supprimer les régimes spéciaux en harmonisant les règles entre public et privé »« d’encourager le travail au-delà de l’âge légal » et de « faire en sorte qu’au terme d’une carrière complète, aucune pension ne puisse être inférieure à 1.000 euros ». Pour parvenir à la prise en compte de l’ensemble d’une durée d’activité, « il y a d’autres façons de le faire (que le système par points) et peut-être que c’est préférable », juge Elisabeth Borne.

 

La retraite à points enterrée par Élisabeth Borne

La retraite à points enterrée par Élisabeth Borne

Il ’y aura pas pas de réforme des retraites durant ce mandat présidentiel mais en plus la philosophie même de la transformation envisagée pourrait être assez fondamentalement modifiée. En clair on devrait simplement simplifier le système centré sur l’unification des régimes et un minimum de pension.

Il faut dire que la retraite à points paraissait particulièrement complexe et que tout dépendait au-delà du critère retenu surtout de la valeur du point et de sa traduction dans le niveau des retraites.

Au cours de sa dernière télévisée le président la république a considéré que des conditions n’étaient pas réunies pour réaliser maintenant la réforme repoussée donc après les élections présidentielles de 2022. À l’occasion de cette allocution, Emmanuel Macron n’a pas évoqué la possibilité d’une réforme par points, qui constituait le thème clé de son projet de réforme de 2017. A ses yeux, il s’agit désormais de « repousser l’âge légal »« supprimer les régimes spéciaux en harmonisant les règles entre public et privé »« d’encourager le travail au-delà de l’âge légal » et de « faire en sorte qu’au terme d’une carrière complète, aucune pension ne puisse être inférieure à 1.000 euros ». Pour parvenir à la prise en compte de l’ensemble d’une durée d’activité, « il y a d’autres façons de le faire (que le système par points) et peut-être que c’est préférable », juge Elisabeth Borne.

 

Trafic organisé d’immigrés par la Biélorussie

Trafic organisé d’immigrés par la Biélorussie

 

Pour se venger des sanctions économiques prises à son encontre, la Biélorussie délivre en masse des visas à des immigrés et les masse à la frontière de l’Europe. La Biélorussie est à l’œuvre d’un «trafic organisé d’êtres humains à la frontière», a accusé ce jeudi matin Clément Beaune, secrétaire d’État auprès du ministre français de l’Europe et des Affaires étrangères, chargé des Affaires européennes, au micro de Jean-Jacques Bourdin, ce jeudi 11 novembre 2021 sur BFMTV et RMC.

Le président biélorusse Alexandre Loukachenko «essaie de mettre la pression sur l’Union européenne, et il le fait avec quelques milliers de personnes qu’il utilise comme de la chair à canon», a-t-il poursuivi.

«Nous sommes dans une situation où il est grand temps de tirer les conséquences maintenant. Nous voulons le faire avec nos partenaires européens», a quant à lui expliqué ce jeudi le ministre allemand des Affaires étrangères Heiko Maas devant les députés du Bundestag allemand, ajoutant que «l’Union européenne va étendre et renforcer ses sanctions contre le régime de Loukachenko».

Les Européens accusent depuis des semaines le président biélorusse Alexandre Loukachenko d’alimenter les tensions en délivrant des visas à des migrants, et en les acheminant à la frontière pour se venger des sanctions européennes adoptées contre son pays pour sa répression d’un mouvement d’opposition, après la présidentielle de 2020.
Les membres européens et américain du Conseil de sécurité de l’ONU ont condamné jeudi dans une déclaration conjointe une «instrumentalisation orchestrée d’êtres humains» par la Biélorussie à la frontière avec la Pologne afin de «déstabiliser la frontière extérieure de l’Union européenne». À l’issue d’une réunion d’urgence à huis clos convoquée par l’Estonie, la France et l’Irlande, les six pays en question (avec les Etats-Unis, la Norvège et le Royaume-Uni) ont estimé dans leur déclaration que l’objectif de la Biélorussie était aussi «de déstabiliser les pays voisins» et «de détourner l’attention de ses propres violations croissantes des droits humains».

Les signataires ont exprimé d’autre part leur «solidarité avec la Pologne et la Lituanie». «(Nous) sommes prêts à discuter de nouvelles mesures que nous pouvons prendre pour les soutenir et cibler les personnes impliquées et contribuant aux activités du régime de Loukachenko qui facilitent le franchissement illégal des frontières extérieures de l’Union européenne», ont-ils affirmé.


 

Contrôle de chômeurs : une annonce bidon par Macron

 

Contrôle de chômeurs : une annonce bidon par Macron

 

 

Une annonce qui évidemment a reçu un certain accueil dans une grande partie de l’opinion publique puisqu’il s’agit de s’attaquer à ceux  qu’on soupçonne d’être des profiteurs du système de solidarité. Il est clair cependant que la très grande majorité des chômeurs souffre économiquement mais aussi socialement et sociétalement  d’être tenus à l’écart du travail. Reste effectivement un volant qui détourne l’objet de l’Unedic. En 2019 cela concernait un montant d’environ 200 millions pour 17 000 dossiers. À comparer évidemment aux 3 millions de chômeurs indemnisés. Depuis 2018, des mesures de renforcement des contrôles ont été engagés. En fait Macron n’annonce rien de nouveau sinon que ce contrôle renforcé déjà en cours. La problématique ne serait ce résumé au renforcement des contrôles.

Il faut aussi prendre en compte le fait qu’il est parfois plus intéressant de profiter des aides sociales de toute nature que de travailler pour 1000 € parfois moins. 

Il s’agit en fait d’une «intensification» des contrôles effectués par Pole emploi car la suspension de l’indemnisation existe dans la loi depuis 2008 après le refus de deux offres raisonnables d’emploi. La procédure a même été durcie en 2018 à l’issue de la loi Avenir professionnel et près d’un millier de conseillers (c’était l’objectif affiché début 2019) étaient alors destinés à terme à cette tâche de contrôle, versus 200 début 2015 et 600 début 2019.

UE: L’instrumentalisation des migrants par la Russie et la Turquie

UE: L’instrumentalisation des migrants par la Russie et la Turquie

 

Pour Jean-Thomas Lesueur, des puissances hostiles à l’Europe utilisent ces populations comme une arme géopolitique d’intimidation et de déstabilisation.

Jean-Thomas Lesueur est délégué général de l’Institut Thomas More (think-tank libéral-conservateur).

Interview le Figaro -

La police aux frontières polonaise a diffusé des vidéos montrant des migrants, principalement originaires du Moyen-Orient, munis d’armes blanches pour essayer de forcer le passage de la frontière. Que vous inspirent ces images ?

Jean-Thomas LESUEUR. - Après l’immense vague migratoire de 2015, après la concentration de plus de 130.000 migrants à la frontière grecque par la Turquie en mars 2020, après la prise de contrôle par cette même Turquie de la route libyenne au printemps de la même année, l’Europe et les Européens vivent, depuis cet été mais avec une accélération forte depuis le 8 novembre, à la frontière entre la Biélorussie et la Pologne un nouvel épisode de tensions géopolitiques de nature migratoire.

J’emploie cette formule pour faire comprendre qu’une part des migrations internationales ne doit être regardée ni avec des lunettes humanitaires (celles des ONG, tout particulièrement allemandes, qui jouent un rôle délétère sur le terrain) ni avec des lunettes technocratiques (celles du «migration management» des agences internationales) mais bien avec des lunettes géopolitiques. Des puissances hostiles et perturbatrices utilisent l’immigration comme une arme de déstabilisation et d’intimidation contre les Européens.

On voit que ces foules sont encadrées, dirigées, parfois molestées, par des hommes cagoulés et en tenue militaire indéterminée.

 

Ce que nous voyons sur les images dont vous parlez, ce sont des foules dont il faut d’abord se demander comment elles sont arrivées là. Comment des personnes en majorité syriennes et irakiennes se retrouvent-elles au beau milieu des forêts de Podlachie, cette région lointaine aux confins de la Pologne et de la Biélorussie ? Seules deux réponses sont possibles : par la volonté d’États ou par l’entremise de réseaux de passeurs (il faut sans doute écrire «et» plutôt que «ou»). On voit aussi que ces foules sont encadrées, dirigées, parfois molestées, par des hommes cagoulés et en tenue militaire indéterminée (ce qui fait furieusement penser aux «petits hommes verts» vus en Crimée il y a quelques années). On les voit enfin équipées d’outils et de tenailles (pour ouvrir des brèches dans les barbelés tendus par les Polonais), parfois armées, vous l’avez dit.

J’ajoute que les services lituaniens ont alerté leurs partenaires qu’ils avaient détecté parmi les migrants qui sont parvenus à passer depuis cet été des personnes pouvant avoir un profil terroriste. Si on ne comprend pas avec tout cela que nous sommes face à une action intentionnelle et planifiée à des fins hostiles, on ne comprend rien.

 

Est-ce une attaque indirecte de la part de Vladimir Poutine ?

De Poutine… et d’Erdogan, ajouterais-je. Des responsables des services allemands ont affirmé hier qu’Aeroflot (qui appartient pour 51% à l’État russe) et Turkish Airlines (qui appartient pour 49% à l’État turc) «apportent une contribution décisive au trafic aérien de migrants vers la Biélorussie». La dimension hybride ou asymétrique de la méthode n’est, à l’évidence, pas sans rappeler la manière russe de ces dernières années, de la Géorgie à l’Arménie, en passant par l’Ukraine.

 

Plus fondamentalement, c’est bien de la Russie et de la Turquie que je parlais quand j’évoquais des puissances hostiles et perturbatrices qui savent fort bien jouer des faiblesses des Européens, de notre tétanie devant la figure du migrant, qui a vécu une sorte d’assomption dans le discours politique et médiatique de ces dernières décennies. Systématiquement présenté comme fuyant la guerre et la misère, le migrant est le nouveau visage du «damné de la terre». Comme l’a montré Mathieu Bock-Côté, l’immigré a remplacé l’ouvrier dans le Panthéon de la gauche et du gauchisme depuis une trentaine d’années. Cette assomption nous paralyse et fonde notre impolitique. Nous sommes incapables de parer, et moins encore de rendre, les coups que ces puissances nous portent, puissances qui, elles, ont une vision éminemment politique des rapports de force qui déterminent de nouveau les relations internationales.

De quelles façons l’Union européenne doit réagir à cette attaque ?

Compte tenu de ce que je viens de dire, je doute assez que l’Union européenne soit capable de réagir au niveau où la Biélorussie, soutenue par ses puissants amis, est en train de porter la question. La «Commission géopolitique» promise par Ursula von der Leyen est une plaisanterie… et une plaisanterie coupable.

Je crois donc que, si la Pologne doit demander de l’aide, ce sera à l’OTAN plutôt qu’à l’Union européenne et à Frontex.

La remise en cause du Brexit par Londres

La remise en cause du Brexit par Londres

 

Il fallait s’y attendre, l’affaire de la pêche à l’origine d’un conflit entre le Royaume-Uni et la France ne constitue qu’un apéritif avant un affrontement plus général remettant en cause l’essentiel du texte suite au brexit.

Le Royaume-Uni exige en effet de renégocier le protocole nord-irlandais qui maintient la province dans le marché unique européen, ce que refuse Bruxelles.

Londres exige de renégocier en profondeur le protocole nord-irlandais conclu dans le cadre du Brexit qui maintient la province britannique de fait dans le marché unique européen. Bruxelles refuse, ne proposant que des aménagements, et les discussions menées ces dernières semaines restent dans l’impasse. Faute d’obtenir satisfaction, Londres a menacé de recourir à l’article 16 du protocole lui permettant d’en suspendre unilatéralement certaines dispositions. En représailles, les Européens ont évoqué la possibilité de suspendre l’accord de libre-échange en vigueur depuis le début de l’année, qui a permis d’éviter in extremis un «no deal» potentiellement très douloureux économiquement.

Le protocole effectif depuis le début de l’année maintient la province britannique dans l’union douanière et le marché unique européens, pour empêcher le retour d’une frontière physique sur l’île d’Irlande qui risquerait de fragiliser l’accord de paix de 1998.

 

Londres exige en particulier la suppression du droit de regard de la Cour de justice de l’UE sur son application, pour le remplacer par «un arbitrage international», une modification inacceptable pour les Européens.

 

Bref si les tensions persistent, c’est l’existence même du cœur du brexit. Qui serait en cause car en définitive ce que souhaitent les Britanniques c’est la suppression de toute contrainte pour les échanges avec l’union européenne dont pourtant ils ne font plus partie.

Cop 26: noyautée par les représentants des énergies fossiles ?

Cop 26: noyautée par les représentants des énergies fossiles ?

Pas moins de 500 lobbyistes des énergies fossiles auraient participé aux travaux de la Cop 26 d’après Global Witness. «Les chercheurs ont compté le nombre de personnes directement affiliées à des sociétés de combustibles fossiles, y compris des sociétés comme Shell, Gazprom et BP, ou qui étaient membres de délégations agissant au nom de l’industrie des combustibles fossiles», précise l’ONG. Elle a notamment dénombré plus de 100 entreprises de combustibles fossiles représentées à la COP26. Global Witness, ainsi que Corporate Accountability, Corporate Europe Observatory (CEO), Glasgow Calls Out Polluters, qui ont aussi participé à cette analyse, dénoncent la présence problématique de ces lobbyistes. Ces ONG demandent des règles plus strictes à l’avenir, à savoir l’exclusion de tout participant ayant des intérêts financiers ou directs dans la production ou la combustion de combustibles fossiles.

Soudan : putsch condamné par les signataires de l’accord de paix

Soudan : putsch condamné par les signataires de l’accord de paix

 

Les principaux groupes rebelles auteur de l’accord de paix ont sévèrement condamné le putsch des militaires

Cette condamnation émane du Front révolutionnaire du Soudan, qui comprend des groupes dirigés par trois membres du conseil militaro-civil au pouvoir, qui a été dissous lors du putsch. Il s’agit d’Elhadi Idris et Altahir Hajar de l’Armée de libération du Soudan (SLA) au Darfour et Malik Agar du Mouvement de libération du peuple soudanais-Nord (SPLM-N).

Observons cependant certaines divisions car certains signataires de l’accord de paix de 2020, dont les chefs de groupes rebelles du Darfour, Jibril Ibrahim et Minni Minawi, se sont alignés sur la position de l’armée dans les semaines qui ont précédé le coup d’Etat.

L’armée soudanaise s’est emparée du pouvoir le 25 octobre à Khartoum après avoir arrêté le Premier ministre du gouvernement civil, une action condamnée aussitôt par la France, la Grande-Bretagne et les Etats-Unis.

L’armée soudanaise des putschistes n’a pas hésité par ailleurs attiré sur des manifestants qui s’opposaient la prise de pouvoir des militaires.

5G: Les problèmes posés par la technologie

5G: Les problèmes posés par la technologie

 

Si la 5G devrait apporter des avantages et améliorer la vitesse de nos communications, il ne faut pas oublier de penser à toutes les problématiques que pose cette nouvelle technologie. Par Serge Abiteboul, Inria et Gérard Berry, Collège de France ( La tribune, extrait)

 

Le numérique, de manière générale, questionne les défenseurs de l’environnement. Par plein de côtés, il a des effets positifs sur l’environnement. Par exemple, il permet des études fines du climat, la gestion intelligente de l’énergie dans des smart grids, celle des moteurs de tous types, de l’automobile à l’aviation, des économies de transports avec le travail à distance. Par contre, il participe à la course en avant vers toujours plus de productivité et de consommation. Cet aspect très général du débat sera ignoré ici, où nous nous focaliserons sur la 5G.

Du côté positif, la 5G a été conçue dès le départ pour être énergétiquement sobre. Sachant que les chiffres ne sont pas stabilisés, elle devrait diviser fortement la consommation d’électricité pour le transport d’un Gigaoctet de données ; on parle de division par 10 et à terme par 20 par rapport à la 4G. Même si ces prévisions sont peut-être trop optimistes, il faut noter qu’elles vont dans le sens de l’histoire, qui a effectivement vu de pareilles améliorations de la 2G à la 3G à la 4G. Et on pourrait citer aussi les économies du passage du fil de cuivre à la fibre, ou des « vieux » data centers aux plus modernes. Le numérique sait aussi aller vers plus de sobriété, ce qui lui a permis d’absorber une grande partie de l’explosion des données transférées sur le réseau depuis vingt ans.

Une partie de cette explosion, oui, mais une partie seulement, car il faut tenir compte de l’effet rebond. D’une manière très générale, l’effet rebond, encore appelé paradoxe de Jevons, observe que des économies (monétaire ou autres) prévues du fait d’une amélioration de la technologie peuvent être perdues à la suite d’une adaptation du comportement de la société. Avec les améliorations des techniques qui ont permis le transport de plus en plus de données, on a vu cette quantité de données transportées augmenter violemment, en gros, doubler tous les dix-huit mois. Si les récents confinements dus à la pandémie n’ont pas mis à genoux la 4G, c’est grâce à l’année d’avance que sont obligés de prendre les opérateurs pour absorber cette croissance, entièrement due aux utilisateurs d’ailleurs.

L’introduction de la 5G va permettre que cet accroissement se poursuive, ce qui résulterait selon certains en une augmentation de l’impact négatif des réseaux sur l’environnement.

Bien sûr, on doit s’interroger pour savoir si cela aurait été mieux en refusant la 5G. Sans 5G, les réseaux télécoms de centre-ville auraient vite été saturés ce qui aurait conduit à densifier le réseaux de stations 4G. On aurait sans doute assisté à un même impact négatif pour un réseau qui aurait alors fini massivement par dysfonctionner, car la 4G supporte mal la saturation pour des raisons intrinsèques à sa technologie. Ne pas déployer la 5G n’aurait réglé aucun problème, le vrai sujet est celui de la sobriété.

Dans le cadre du déploiement en cours, une vraie question est celle des coûts environnementaux de fabrication des éléments de réseaux comme les stations radio, et surtout des téléphones. Il faut savoir que la fabrication d’un téléphone portable émet beaucoup plus de gaz à effet de serre (GES) que son utilisation. Si tous les Français se précipitent et changent leur téléphone pour avoir accès à la 5G, on arrive à un coût énorme en émission de GES. Il faudrait les convaincre que ça ne sert à rien et qu’on peut se contenter du renouvellement « normal » des téléphones. Il est important d’insister ici sur « normal » : les Français changent de téléphone tous les 18 mois, ce qui n’est pas normal du tout. Même si ça a été effectivement nécessaire quand les téléphones étaient loin de leur puissance de calcul actuelle, ça ne l’est plus maintenant. Et produire tous ces téléphones engendre une gabegie de ressources, d’énergie et d’émission de GES. Au-delà du sujet de la 5G, que faisons-nous pour ralentir ces remplacements ? Que faisons-nous pour qu’ils ne s’accélèrent pas à l’appel des sirènes de l’industrie des smartphones ?

Il faudrait aussi questionner les usages. Le visionnage d’une vidéo sur un smartphone consomme plusieurs fois l’électricité nécessaire au visionnage de la même vidéo après téléchargement par la fibre. Mais la situation est tout sauf simple. Comment comparer le visionnage d’un cours en 4G par un élève ne disposant pas d’autre connexion Internet au visionnage d’une vidéo (qu’on aurait pu télécharger à l’avance) dans le métro parisien ? Il ne s’agit pas ici de décider pour le citoyen ce qu’il peut visionner suivant le contexte, mais juste de le sensibiliser à la question du coût environnemental de ses choix numériques et de lui donner les moyens, s’il le souhaite, d’avoir des comportements plus sobres.

Dans ces dimensions, les effets sont contrastés.

Pour la cybersécurité, la 5G procure des moyens d’être plus exigeants, par exemple, en chiffrant les échanges de bout en bout. Par contre, en augmentant la surface des points névralgiques, on accroît les risques en matière de sécurité. En particulier, la virtualisation des réseaux qu’elle introduit ouvre la porte à des attaques logicielles. L’internet des objets, potentiellement boosté par la 5G, questionne également quand on voit la faiblesse de la sécurité des objets connectés, des plus simples comme les capteurs à basse énergie jusqu’aux plus critiques comme les pacemakers. Le risque lié à la cybersécurité venant de l’internet des objets est accru par la fragmentation de ce marché qui rend difficile de converger sur un cadre et des exigences communes.

Pour ce qui est de la surveillance, les effets sont également contrastés. Les pouvoirs publics s’inquiètent de ne pouvoir que plus difficilement intercepter les communications des escrocs, des terroristes, etc. Des citoyens s’inquiètent de la mise en place de surveillance vidéo massive. La 4G permet déjà une telle surveillance, mais la 5G, en augmentant les débits disponibles la facilite. On peut réaliser les rêves des dictateurs en couvrant le pays de caméra dont les flux sont analysés par des logiciels d’intelligence artificielle. Le cauchemar. Mais la 5G ne peut être tenue seule pour responsable ; si cela arrive, cela tiendra aussi du manque de vigilance des citoyens et de leurs élus.

C’est un vieux sujet. Comme ces ondes sont très utilisées (télécoms, wifi, four à micro-ondes, radars, etc.) et qu’elles sont invisibles, elles inquiètent depuis longtemps. Leurs effets sur la santé ont été intensément étudiés sans véritablement permettre de conclure à une quelconque nocivité dans un usage raisonné. Une grande majorité des spécialistes pensent qu’il n’y a pas de risque sanitaire à condition de bien suivre les seuils de recommandation de l’OMS, qui ajoute déjà des marges importantes au-delà des seuils où on pense qu’il existe un risque. On notera que certains pays comme la France vont encore au-delà des recommandations de l’OMS.

Pourtant, d’autres spécialistes pensent que des risques sanitaires existent. Et on s’accorde généralement pour poursuivre les études pour toujours mieux comprendre les effets biologiques des ondes, en fonction des fréquences utilisées, de la puissance et de la durée d’exposition. Avec le temps, on soulève de nouvelles questions comme l’accumulation des effets de différentes ondes, et après avoir focalisé sur les énergies absorbées et les effets thermiques, on s’attaque aux effets non thermiques.

La controverse se cristallise autour de « l’hypersensibilité aux ondes électromagnétiques ». C’est une pathologie reconnue dans de nombreux pays, qui se manifeste par des maux de tête, des douleurs musculaires, des troubles du sommeil, etc. Malgré son nom, les recherches médicales n’ont montré aucun lien avec l’exposition aux ondes. Ses causes restent mystérieuses.

Venons-en à la question plus spécifique de la 5G. La 5G mobilise différentes nouvelles gammes de fréquences, autour de 3,5 GHz et autour de 26 GHz. Avec la 3.5 GHz, on est très proche de fréquences déjà utilisées, par exemple par le wifi, et de fréquences dont les effets ont été très étudiés. Pour la 26 GHz, si l’utilisation dans un cadre grand public de telles ondes est nouvelle, on dispose déjà d’études sur de telles fréquences élevées. Pourtant, l’utilisation nouvelle de ces fréquences spécifiques légitime le fait que de nouvelles études soient entreprises pour elles, ce qui est déjà le cas.

Un aspect de la 5G conduit naturellement aussi à de nouvelles études : les antennes MIMO dont nous avons parlé. Elles permettent de focaliser l’émission sur l’utilisateur. Cela évite de balancer des ondes dans tout l’espace. Par contre, l’utilisateur sera potentiellement exposé à moins d’ondes au total, mais à des puissances plus importantes. Le contexte de l’exposition changeant aussi radicalement conduit à redéfinir la notion d’exposition aux ondes, et peut-être à de nouvelles normes d’exposition. Cela conduit donc à repenser même les notions de mesure.

Nous concluons cette section en mentionnant un autre effet sur la santé qui va bien au-delà de la 5G pour interpeller tout le numérique : la vitesse de développement de ces technologies. Le numérique met au service des personnes des moyens pour améliorer leurs vies. C’est souvent le cas et, en tant qu’informaticiens, nous aimons souligner cette dimension. Mais, le numérique impose aussi son rythme et son instantanéité à des individus, quelquefois (souvent ?) à leur détriment. C’est particulièrement vrai dans un contexte professionnel. Dans le même temps où il nous décharge de tâches pénibles, il peut imposer des cadences inhumaines. Voici évidemment des usages qu’il faut repousser. Il faut notamment être vigilant pour éviter que la 5G ne participe à une déshumanisation du travail.

On peut difficilement évaluer les retombées économiques de la 5G, mais les analystes avancent qu’elle va bouleverser de nombreux secteurs, par exemple, la fabrication en usine et les entrepôts. On s’attend à ce qu’elle conduise aussi à de nouvelles gammes de services grand public et à la transformation des services de l’État. On entend donc : Le monde de demain sera différent avec la 5G, et ceux qui n’auront pas pris le tournant 5G seront dépassés. C’est une des réponses avancées aux détracteurs de la 5G, la raison économique. On rejouerait un peu ce qui s’est passé avec les plates-formes d’internet : on est parti trop tard et du coup on rame à rattraper ce retard. Sans la 5G, l’économie nationale perdrait en compétitivité et nous basculerions dans le tiers monde.

Il est difficile de valider ou réfuter une telle affirmation. N’abandonnerions-nous la 5G que pour un temps ou indéfiniment ? Est-ce que ce serait pour adopter une autre technologie ? Nous pouvons poser par contre la question de notre place dans cette technique particulière, celle de la France et celle de l’Europe.

Pour ce qui est du développement de la technologie, contrairement à d’autres domaines, l’Europe est bien placée avec deux entreprises européennes sur les trois qui dominent le marché, Nokia et Ericsson. On peut même dire que Nokia est « un peu » française puisqu’elle inclut Alcatel. La dernière entreprise dominante est chinoise, Huawei, que les États-Unis et d’autres essaient de tenir à l’écart parce qu’elle est plus ou moins sous le contrôle du parti communiste chinois. La France essaie d’éviter que des communications d’acteurs sensibles ne puissent passer par les matériels Huawei ce qui revient de fait à l’exclure en grande partie du réseau français.

Pour ce qui est des usages, les industriels français semblent s’y intéresser enfin. Les milieux scientifiques européens et les entreprises technologiques européennes ne sont pas (trop) à la traîne même si on peut s’inquiéter des dominations américaines et chinoises dans des secteurs comme les composants électroniques ou les logiciels, et des investissements véritablement massif des États-Unis et de la Chine dans les technologies numériques bien plus grands qu’en Europe. On peut donc s’inquiéter de voir l’économie et l’industrie européenne prendre du retard. Il est vrai que la 5G ne sera pleinement présente que dans deux ou trois ans. On peut espérer que ce délai sera utilisé pour mieux nous lancer peut-être quand on aura mieux compris les enjeux, en espérant que ce ne sera pas trop tard, qu’en arrivant avec un temps de retard, on n’aura pas laissé les premiers arrivants rafler la mise (« winner-take-all »).

Comme nous l’avons vu, certains questionnements sur la 5G méritent qu’on s’y arrête, qu’on poursuive des recherches, qu’on infléchisse nos usages des technologies cellulaires. La 5G est au tout début de son déploiement. Les sujets traversés interpellent le citoyen. Nous voulons mettre cette technologie à notre service, par exemple, éviter qu’elle ne conduise à de la surveillance de masse ou imposer des rythmes de travail inhumains. Nous avons l’obligation de la mettre au service de l’écologie par exemple en évitant des changements de smartphones trop fréquents ou des téléchargements intempestifs de vidéos en mobilité. C’est bien pourquoi les citoyens doivent se familiariser avec ces sujets pour choisir ce qu’ils veulent que la 5G soit. Décider sans comprendre est rarement la bonne solution.

__________

Par Serge Abiteboul, Directeur de recherche à Inria, membre de l’Académie des Sciences, Inria et Gérard Berry, Professeur émérite en informatique, Collège de France.

Pour aller plus loin: « La 5G et les réseaux de communications mobiles », rapport du groupe de travail de l’Académie des sciences sur les réseaux du futur, 12 juillet 2021

Afghanistan : Une attaque meurtrière dans un hôpital par l’ « État islamique »

Afghanistan : Une attaque meurtrière dans un hôpital  par l’ « État islamique »

 

 

De plus en plus invraisemblable, de plus en plus odieux les attaques en Afghanistan conduites par l’État islamique qui vient de viser un établissement hospitalier. Déjà dans un état de misère sociale épouvantable, l’Afghanistan  subit  encore les pires outrances . Les anciens alliés se livrent maintenant une guerre sans merci dont évidemment la population civile est la principale victime.

Avant la revendication de l’EI, le porte-parole des talibans, Zabiullah Mujahid, avait déjà accusé la branche afghane du mouvement islamiste (EI-K), leurs ennemis radicaux qui multiplient les actions violentes contre le pouvoir mais aussi parfois les civils. «Les assaillants de l’EI voulaient viser des civils, des médecins et des patients» de l’hôpital Sardar Mohammad Dawood Khan, le plus grand hôpital militaire du pays, a-t-il ajouté, en assurant que les talibans avaient mis fin à l’attaque en 15 minutes après avoir notamment héliporté des «forces spéciales» sur le toit du bâtiment.

C’est dans cet établissement que mercredi dernier le ministre taliban de la Défense Mohammed Yaqoub, fils du fondateur des talibans, le mollah Omar, avait fait sa première apparition publique, pour demander notamment aux hommes d’affaires afghans d’investir dans les hôpitaux.

«Dix-neuf corps et environ 50 blessés ont été emmenés dans les hôpitaux» de la capitale afghane, a déclaré à l’AFP sous couvert d’anonymat un responsable au ministère de la Santé.

Depuis leur arrivée au pouvoir le 15 août, les talibans, qui font du retour de la sécurité dans le pays leur priorité après 20 ans de guerre, sont confrontés à une vague d’attentats sanglants menés par l’EI-K, une autre organisation islamiste d’origine sunnite plus radicale qu’eux. Rival et principal adversaire des islamistes au pouvoir, l’EI-K a ciblé ces dernières semaines aussi bien les talibans que la minorité chiite afghane.

 

Perspectives énergie 2050 : la décarbonatation par l’électricité nucléaire

Perspectives énergie 2050 : la décarbonatation par l’électricité nucléaire

 

Dans l’étude de RTE « Futurs énergétiques 2050″ , on envisage plusieurs scénarios sans doute pour satisfaire les différentes sensibilités.De la même manière qu’on évoque une illusoire réduction de la demande. Ceci étant, c’est surtout sur le nucléaire que reposera l’avenir énergétique du pays. Un nucléaire moins coûteux et plus efficace que des renouvelables complémentaires, utiles mais aléatoires.

Le scénario central de RTE sera sans doute combattu par les écolos bobos car il repose d’abord sur une demande d’électricité en augmentation de leurs deux 35 %. On voit mal comment il pourrait en être autrement avec l’électrification de l’économie en général et de la voiture et du chauffage en  particulier.  Oualors  faudrait accepter une diminution drastique de la croissance en même temps  de la richesse et de l’emploi.

RTE indique d’ailleurs très clairement que si par hypothèse souhaitable la France parvenait à se réindustrialiser,   la demande pourrait alors augmenter non pas de 35 % mais du double.

Dans tous les cas pour des carbonées réellement la demande d’électricité augmentera dans tous les scénarios sauf si évidemment on acceptait   la décroissance, à la baisse de l’emploi et de la richesse. Compte tenu du vieillissement du parc nucléaire actuel ( dans la durée de vie sera cependant prolongée d’au moins une vingtaine d’années avec le grand carénage), ce ne sont pas6 EPR  qu’il faudrait envisager mes 14.

Le débat surréaliste entre nucléaire et éolienne va sans doute continuer. Pourtant une éolienne a une capacité de production très théorique de 2 à 4 MW, pour 900 dans un réacteur classique et 1650 dans un EPR. Bref il faudrait des milliers et des milliers d’éoliennes pour remplacer une centrale entière ( avec en plus des centrales thermiques de secours pour faire face à l’intermittence).

Energie 2050 : la décarbonatation par l’électricité nucléaire

Energie 2050 : la décarbonatation par l’électricité nucléaire

 

Dans l’étude de RTE « Futurs énergétiques 2050″ , on envisage plusieurs scénarios sans doute pour satisfaire les différentes sensibilités.De la même manière qu’on évoque une illusoire réduction de la demande. Ceci étant, c’est surtout sur le nucléaire que reposera l’avenir énergétique du pays. Un nucléaire moins coûteux et plus efficace que des renouvelables complémentaires, utiles mais aléatoires.

Le scénario central de RTE sera sans doute combattu par les écolos bobos car il repose d’abord sur une demande d’électricité en augmentation de leurs deux 35 %. On voit mal comment il pourrait en être autrement avec l’électrification de l’économie en général et de la voiture et du chauffage en  particulier.  Oualors  faudrait accepter une diminution drastique de la croissance en même temps  de la richesse et de l’emploi.

RTE indique d’ailleurs très clairement que si par hypothèse souhaitable la France parvenait à se réindustrialiser,   la demande pourrait alors augmenter non pas de 35 % mais du double.

Dans tous les cas pour des carbonées réellement la demande d’électricité augmentera dans tous les scénarios sauf si évidemment on acceptait   la décroissance, à la baisse de l’emploi et de la richesse. Compte tenu du vieillissement du parc nucléaire actuel ( dans la durée de vie sera cependant prolongée d’au moins une vingtaine d’années avec le grand carénage), ce ne sont pas6 EPR  qu’il faudrait envisager mes 14.

Le débat surréaliste entre nucléaire et éolienne va sans doute continuer. Pourtant une éolienne a une capacité de production très théorique de 2 à 4 MW, pour 900 dans un réacteur classique et 1650 dans un EPR. Bref il faudrait des milliers et des milliers d’éoliennes pour remplacer une centrale entière ( avec en plus des centrales thermiques de secours pour faire face à l’intermittence).

Plan énergie 2050 : la décarbonatation par l’électricité nucléaire

Plan énergie 2050 : la décarbonatation par l’électricité nucléaire

 

Dans l’étude de RTE « Futurs énergétiques 2050″ , on envisage plusieurs scénarios sans doute pour satisfaire les différentes sensibilités. Ceci étant, c’est surtout sur le nucléaire que reposera l’avenir énergétique du pays. Un nucléaire moins coûteux et plus efficace que des renouvelables complémentaires, utiles mais aléatoires.

Le scénario central de RTE sera sans doute combattu par les écolos bobos car il repose d’abord sur une demande d’électricité en augmentation de leurs deux 35 %. On voit mal comment il pourrait en être autrement avec l’électrification de l’économie en général et de la voiture et du chauffage en  particulier.  Oualors  faudrait accepter une diminution drastique de la croissance en même temps  de la richesse et de l’emploi.

RTE indique d’ailleurs très clairement que si par hypothèse souhaitable la France parvenait à se réindustrialiser,   la demande pourrait alors augmenter non pas de 35 % mais du double.

Dans tous les cas pour des carbonées réellement la demande d’électricité augmentera dans tous les scénarios sauf si évidemment on acceptait   la décroissance, à la baisse de l’emploi et de la richesse. Compte tenu du vieillissement du parc nucléaire actuel ( dans la durée de vie sera cependant prolongée d’au moins une vingtaine d’années avec le grand carénage), ce ne sont pas6 EPR  qu’il faudrait envisager mes 14.

Le débat surréaliste entre nucléaire et éolienne va sans doute continuer. Pourtant une éolienne a une capacité de production très théorique de 2 à 4 MW, pour 900 dans un réacteur classique et 1650 dans un EPR. Bref il faudrait des milliers et des milliers d’éoliennes pour remplacer une centrale entière ( avec en plus des centrales thermiques de secours pour faire face à l’intermittence).

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