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L’Iran privé des ressources du pétrole par les États-Unis ?

L’Iran privé des ressources du pétrole par les États-Unis ?

 

Les États-Unis veulent punir les pays qui en dépit de l’embargo américain continu d’acheter du pétrole en provenance d’Iran et qui plus généralement commercent avec ce pays. Reste à savoir quel sera l’impact de cette mesure notamment en Chine et en Inde principaux importateurs actuellement. Il est probable que le pétrole iranien va continuer de s’exporter médias des intermédiaires et en dessous des cours. Certains pays vont par ailleurs refuser d’obéir aux consignes américaines comme par exemple la Turquie. À partir de mai, la Chine, l’Inde, la Turquie, le Japon, la Corée du Sud, Taïwan, l’Italie et la Grèce seront exposés à des sanctions américaines s’ils continuent d’acheter du brut iranien. Donald Trump espère ainsi atteindre son objectif qui consiste à réduire à zéro les exportations de pétrole iranien et priver ainsi le régime de sa principale source de revenus. «Aucune période de grâce» ne sera accordée aux pays qui bénéficiaient jusqu’à présent des exportations iraniennes, a prévenu le secrétaire d’État Mike Pompeo. Une des conséquences sera aussi de créer encore davantage d’incertitudes chez les investisseurs étrangers comme par exemple les investisseurs français dont certains ont figé leur projet vous-même se sont retirés. Un mauvais coup pour l’Iran mais aussi pour les pays qui commercent avec ce pays notamment en Europe.

Notation des médecins par les patients sur Internet ?

Notation des médecins par les patients sur Internet ?

Un nouveau site se propose de faire noter les médecins par les patients. Quand on connaît les manipulations qui sont opérées à propos des évaluations sur le net, on peut s’interroger sur le caractère déontologique de cette opération. Certes les médecins pourraient peut-être être évalués, pourquoi pas, mais par des organismes compétents indépendants et non par des patients dont la plupart n’ont strictement aucune connaissance médicale et qui ne peuvent se fonder que sur un ressenti. Certains les établissements médicaux parfois l’objet de classement dans des journaux spécialisées ou pas mais sur des critères d’évaluation relativement sérieux même s’ils sont discutés. L’idée est de noter les médecins comme on note les restaurants ou les hôtels. Avec la différence qu’il s’agit là d’évaluer les compétences d’un homme de science. Certes pourra toujours donner son avis sur les conditions d’accueil du médecin mais sûrement pas sur la performance du praticien en matière d’évaluation des pathologies et des thérapies. Il y a les notes mais aussi les commentaires. De ce point de vue on peut être dubitatif quand on prend connaissance de certains commentaires dont d’ailleurs certains formulés par l’établissement lui-même qui est jugé ! Idem pour nombre de sites ; bref la manipulation côtoie l’approche marketing. Un site nouveau, baptisé MediEval4i.com, débarque ce lundi sur ce créneau. . Pour simplement consulter la réputation du praticien sur Internet, l’utilisateur peut faire une recherche via son nom ou sa spécialité, ou selon la ville ou la localisation du cabinet. «On ne joue pas contre les médecins. Mais nous proposons un service gratuit et indépendant, exclusivement au service des patients qui ne sont pas toujours bien pris en charge» explique son fondateur, Mathias Matallah. À ce jour, 190.000 praticiens, toutes spécialités confondues, sont répertoriés. Pour l’instant, ce sont les commentaires et les notes affichées sur Google qui apparaissent. MediEval4i est amené à être enrichi d’un comparateur en optique, qui sera cette fois-ci payant. À terme, les services d’hôpitaux devraient aussi être soumis à l’évaluation des patients. Il est quand même curieux que la pertinence des évaluations des restaurants soit essentiellement le domaine d’experts tandis que celui des médecins serait ouvert aux « consommateurs  de santé ».

«On veut évaluer les médecins sur des critères simplistes», juge Jean-Christophe Calmes, secrétaire général adjoint de MG France, syndicat des médecins généralistes. «L’acte médical c’est beaucoup plus. Une consultation longue ou prise à l’heure ne veut pas dire qu’elle soit bonne et précise. Il y a énormément de facteurs qu’on ne peut évaluer», complète le docteur Jean-Marie Faroudja, président de la section éthique et déontologie du Conseil national de l’ordre des médecins, pour qui ces sites risquent «d’altérer la relation de confiance entre le médecin et le patient».

Grand débat : une restitution bidonnée par le Premier ministre

Grand débat : une restitution bidonnée par le Premier ministre

Dans sa précipitation à récupérer le grand débat, le gouvernement vient de commettre des fautes politiquement impardonnables. D’abord on vient de s’apercevoir qu’on a bidonné les chiffres des contributeurs en les surestimant notoirement. Ensuite qu’on a oublié de traiter environ la moitié des contributions. Enfin sur le fond que le Premier ministre a tordu les conclusions pour les mettre en cohérence avec les orientations  économiques et sociales du gouvernement.

Emmanuelle Wargon, la jeune secrétaire d’Etat à la Transition écologique, chargée d’animer le grand débat avec Sébastien Lecornu, le ministre chargé des Collectivités territoriales. Ces forces en vain de justifier cette restitution un peu tordue dans une interview à France Info.

Franceinfo : quelle est votre réponse à cette enquête de franceinfo sur les chiffres du grand débat, la restitution biaisée ?

Emmanuelle Wargon : Je regrette vraiment cette polémique parce qu’au lieu de se féliciter collectivement du succès d’un exercice de démocratie qui a bien fonctionné, on est vraiment dans une interprétation des faits qui n’est pas la bonne. En ce qui concerne l’exploitation des contributions, le gouvernement a dit, les garants surtout ont dit que nous avions exploité toutes les contributions qui étaient arrivées sur la plate-forme, 1,9 million exactement. Les contributions issues des conférences avec les citoyens tirés au sort, là ça concerne, 20 conférences et 1 500 personnes, et environ 60% de ce que nous appelons ‘les contributions libres’ qui sont les cahiers et les courriers. Nous l’avons dit, c’est public, c’est sur le site du grand débat, c’est dans le rapport des garants. Ils ont confirmé que cette matière était suffisante pour que la restitution soit honnête et crédible. La raison pour laquelle nous n’avons pas exploité 100% encore c’est simplement que tout a été clôturé mi-mars, que des cahiers et courriers arrivent encore, même si normalement c’est fini. Nous nous sommes engagés à exploiter 100%. Ce qui n’a pas été traité pour le début de semaine, le sera d’ici quelques semaines, exhaustif à 100% courant mai.

Pourquoi avoir organisé une restitution lundi alors que tout n’était pas encore analysé ?

Je vous renvoie au rapport des garants qui ont considéré que la quantité de matières analysées était suffisante pour que la restitution soit honnête et crédible. Nous avions besoin d’un délai compatible avec la prise de décision politique, pour pouvoir restituer la parole des Français qui ont participé, pour qu’ensuite le temps des décisions puisse venir. C’est une polémique inutile et qui n’est pas fondée. Nous avons 506 000 personnes exactement qui se sont exprimées sur la plateforme grandebat.fr, pour le reste, par définition, ce sont des estimations. Les réunions locales, on estime à environ 50 personnes par réunion, pour 10 000 réunions, c’est de l’ordre de 500 000 [personnes]. Si on creuse. Une enquête qui a été faite par le Cevipof dit qu’on est autour de 70 [personnes par réunion locale], on est entre 500 et 700 000 [personnes]. Pour les courriers et les contributions dans les cahiers, le chiffre exact, c’est 20 000 cahiers avec 22 pages par cahier. Si on multiplie 20 000 par 22 pages par cahier ça fait environ 400 000 et si on ajoute les 30 000 courriers qu’on a reçus, ça fait 430 000. Quand on arrondit à 1,5 million on est dans le bon ordre de grandeur, sachant qu’on a toujours dit que cette opération était un débat et pas un sondage.

Lundi, vous avez évoqué une analyse exhaustive des contributions et non pas une estimation. On a pris trois mois pour organiser le grand débat. Si l’analyse de 100% des contributions arrive dans quelques semaines alors qu’Emmanuel Macron prend la parole lundi prochain, que faire des contributions de ceux qui ont laissé des messages dans les cahiers qui ne seront pas lus d’ici-là ?

Je voudrais répéter ce que j’ai dit lundi, nos principes sont : pluralisme, exhaustivité et transparence. Tout ce que nous traitons est en ligne. Les principes sont en ligne, la méthodologie est en ligne, le rapport des garants est en ligne. Exhaustivité. Tout sera traité. On aura le traitement à 100% courant mai, mais nous avons la masse critique avec toutes les sources différentes pour que la première restitution soit honnête et crédible et ce n’est pas que le gouvernement qui le dit, ce sont les  cinq garants. Bien sûr on peut essayer de disqualifier ce moment inédit de démocratie, mais à un moment il faut qu’on soit tous responsables. Le gouvernement est responsable. On est transparents dans la méthode. L’exhaustivité, nous l’avons annoncée je m’y suis engagée et elle sera complète. On sera à 100% fin mai.

 

 

Grand débat: une synthèse très orientée par le Premier ministre

Grand débat: une synthèse très orientée par le Premier ministre

 

Globalement le rendu du grand débat effectué par le Premier ministre n’aura pas appris grand-chose des préoccupations des Français. Au total, un discours plein de banalités mais aussi très orientée. Il faudra baisser plus vite les impôts pour répondre à l’exaspération des Français, a notamment déclaré lundi Edouard Philippe, un premier mensonge car globalement les impôts n’ont pas diminué et le taux de prélèvements obligatoires a encore plutôt augmenté surtout les moins favorisés. Il y a de ce point de vue une grande ambiguïté dans la conclusion du Premier ministre qui veut baisser la fiscalité en général alors que la revendication première est celle d’une pression fiscale plus juste, donc mieux répartie. D’où par exemple la revendication d’un rétablissement de l’impôt sur la fortune que refuse précisément le gouvernement, de même que la baisse de la TVA sur les produits de première nécessité. Comme l’indiquent d’ailleurs les garants, cette conclusion est biaisée d’une part pour justifier la politique actuelle du pouvoir et donner une légitimité aux mesures cosmétiques qu’il prépare. De toute manière, les marges de manœuvre du gouvernement sont très étroites et comme l’a indiqué le Premier ministre par ailleurs,  il n’entend pas changer de cap. Le Premier ministre a cité quatre “exigences” : baisser la fiscalité, renouer les liens avec les territoires se sentant délaissés, renforcer le lien démocratique avec les citoyens et mieux répondre à l’urgence climatique. “Le débat nous indique clairement la direction à prendre : nous devons baisser et baisser plus vite les impôts”, a-t-il poursuivi. “Les Français ont aussi compris avec beaucoup de maturité (!!!) qu’on ne peut pas baisser les impôts si on ne baisse pas la dépense publique.”Le déficit public prévu au-delà de 3% du PIB cette année contraint l’action de l’exécutif, déjà forcé d’annoncer quelque 10 milliards d’euros de mesures en décembre pour endiguer la contestation.

Electricité : une dépense d’environ 1000 euros par an

Electricité : une dépense d’environ 1000 euros par an

Depuis les années 1960, la consommation d’électricité des Français n’a cessé globalement de progresser, de façon plus ou moins forte selon les périodes, selon l’Insee, qui a passé au crible l’évolution de la consommation d’électricité et ses tarifs depuis six décennies. Depuis le milieu des années 1980, nous consommons en moyenne 2% d’électricité de plus par an.

Or, depuis une dizaine d’années, ces augmentations pèsent davantage dans le portefeuille des Français. «Depuis 2007, les prix à la consommation de l’électricité ont augmenté d’environ 50 %», selon l’étude. Et depuis 2009, «les prix de l’électricité augmentent plus rapidement que l’inflation» (+ 4,3 % contre + 0,5 %) observe encore l’Insee qui explique cette envolée par la forte hausse de la Contribution au service public de l’électricité (CSPE), multipliée par cinq entre 2009 et 2016. Il s’agit d’une des quatre taxes sur l’électricité, avec la TVA, la taxe sur la consommation finale d’électricité (TCFE) et la contribution tarifaire d’acheminement électricité (CTA). La part des taxes et prélèvements dans le prix total de l’électricité en France atteint 35 % en 2016, contre 26 % en 2010.

Ainsi, selon l’Insee, en 2016, les ménages ont dépensé en moyenne 960 euros en consommation d’électricité. Dans leur «budget énergie», cela représente tout de même 57 % des dépenses (sans compter les carburants).

Malgré tout, cette facture reste parmi les plus basses d’Europe: inférieure de 20 % de moins que la moyenne dans l’Union européenne du fait du choix du nucléaire.

La loi anticasseurs retoquée par le conseil constitutionnel

La loi anticasseurs retoquée par le conseil constitutionnel

 

 

Si l’une des principales dispositions de la loi casseur a été retoquée, c’est en raison d’un biais juridique prévisible. En effet le conseil constitutionnel n’admet pas que le préfet se substitue à la justice pour interdire de manifester  “L’article 3 de la loi visant à renforcer et garantir le maintien de l’ordre public lors des manifestations est contraire à la Constitution”, déclare le conseil constitutionnel.  Le ministre de l’Intérieur, Christophe Castaner, et son secrétaire d’Etat Laurent Nunez, ont pris “acte” de “l’analyse du Conseil constitutionnel, qui en a jugé les conditions insuffisamment précises et encadrées”. “Ils étudieront, en lien avec les parlementaires, les suites à donner à cette décision”, ajoutent-ils dans un communiqué. Adopté début février à l’Assemblée malgré une fronde de la gauche et les doutes d’une partie de la majorité, puis voté conforme début mars au Sénat, la proposition de loi a fait l’objet d’un recours devant les “Sages” de la part de députés et de sénateurs de l’opposition, mais aussi d’Emmanuel Macron lui-même pour vérifier sa conformité avec la Loi fondamentale. Le 5 février, un nombre record de 50 députés La République en marche s’étaient abstenus sur cette loi dans l’espoir d’améliorations en deuxième lecture, notamment en ce qui concerne le respect du droit de manifester. Ajoutant au malaise, un député abstentionniste, Matthieu Orphelin, avait ensuite annoncé son départ du groupe majoritaire au Palais-Bourbon.

Pollution de l’air: la France condamnée par l’Unicef

 Pollution de l’air: la France condamnée par l’Unicef

La France déjà poursuivie par l’union européenne pour le non-respect de la qualité de l’air dans la plupart des grandes métropoles et Paris en particulier. Sur la pollution de l’air, Paris est 12e du classement européen. . On comprend mieux la décision toute récente de la Commission européenne de renvoyer la France et 12 de ses villes, dont Paris,  devant la Cour de justice de l’Union européenne pour non-respect des normes de qualité de l’air. Le bilan est très préoccupant : c’est de la santé des habitants qu’il s’agit, et en particulier de celle des plus jeunes et des plus vulnérables. En France, la pollution de l’air est la troisième cause de mortalité, juste derrière le tabac et l’alcool : il est temps de prendre le sujet au sérieux. A Paris, seuls 3% des déplacements sont effectués à vélo… contre 29% à Copenhague, ou 32% à Amsterdam. Et, sur la sécurité des cyclistes, Paris a encore beaucoup à faire. Or, les exemples d’Amsterdam et de Copenhague montrent bien que l’usage du vélo ne se développera pas sans infrastructures cyclables sécurisées, séparées et respectées.

Bref, Paris est toujours asphyxiée par la pollution de l’air car ses rues sont encore trop encombrées par les voitures et qu’elle doit encore laisser plus de place aux autres formes de mobilité, plus respectueuses de notre santé et de notre climat. Paris doit maintenant se montrer à la hauteur de ses ambitions et continuer à avancer très concrètement vers l’objectif qu’elle s’est fixé de devenir une ville libérée de la voiture diesel et essence individuelle.  Cette fois,  c’est l’Unicef qui appelle un plan radical en France pour limiter les émissions polluantes notamment le N O2 et les particules fines. C’est à juste titre que la France est sérieusement secouée par l’Unicef après qu’on est atterri qu’une grande majorité d’enfants respire un air malsain. «Quand on dit air pollué, on pense souvent pays en développement, épais brouillard…», souligne Jodie Soret, de l’Unicef. «Mais en France, 3 enfants sur 4 respirent un air pollué, dit l’OMS. On en connaît de plus en plus les implications, il y a les maladies respiratoires mais on fait aussi le lien avec le diabète, les syndromes dépressifs…» «Nous appelons au respect des droits des enfants, notamment à vivre dans un environnement sain», ajoute Jodie Soret, chargée des relations de l’Unicef avec les pouvoirs publics et coordinatrice de cette campagne. Les progrès réalisés pour réduire les émissions de NO2 et de particules fines, qui en ville viennent d’abord des transports, restent insuffisants, note le rapport, réalisé en partenariat avec le WWF, le Réseau Action climat et l’association Respire.

Venezuela: Juan Guaido déclaré inéligible par un contrôleur général de la république inconnu !

Venezuela: Juan Guaido déclaré inéligible  par un contrôleur général de la république inconnu !

Décidément on peut se demander sur quelle valeur s’appuient ceux qui défendent encore, comme Mélenchon, le régime politique du Venezuela ; un régime totalement dictatorial. D’abord parce que le président actuel a été élu à partir de fraudes manifestes ensuite parce qu’il a muselé le Parlement enfin parce qu’il vient de recourir à un contrôleur général de la république inconnu st corrompu pour destituer le président du Parlement, Juan Guaido. Pire pour l’interdire d’élections pendant 15 ans. Le Venezuela connaît une situation financière dramatique et une situation économique responsable d’une misère extrême dans le pays. Nombre de Vénézuéliens ont déjà quitté le pays car le dictateur s’oppose à autoriser l’entrée de l’aide humanitaire. Après avoir étouffé l’économie, le président actuel du Venezuela, Nicolas Maduro, étouffe la démocratie et Juan Guaido, son premier rival. Or Juan Guaido, qui s’est déclaré président intérimaire du Venezuela le 23 janvier 2019, a été déclaré inéligible pour 15 ans par un «contrôleur général de la République», Elvis Amoroso, dont le seul écho de sa vie connu est sa probable implication dans des scandales de corruption. En se proclamant président intérimaire du Venezuela, Juan Guaido entendait contester la prise de fonction pour son second mandat de Nicolas Maduro le 10 janvier 2019. Au lieu de comparaître devant le parlement, Nicolas Maduro avait prêté serment devant le tribunal suprême de justice (composé presque exclusivement de recteurs chavistes), contrairement à ce que prévoit la constitution voulue par Hugo Chavez lui-même. Pour l’opposition, le scrutin présidentiel de mai 2018 qui a consacré la victoire de Nicolas Maduro, était si entaché de fraude qu’il n’avait aucune légitimité. Plus de 50 pays, dont les États-Unis, l’Union Européenne et la plupart des pays sud-américains, rejettent toute légitimité à l’élection de Nicolas Maduro à la présidence du Venezuela et ils reconnaissent Juan Guaido comme seul président du Venezuela. «Il n’est pas contrôleur. Il ne l’est pas [...] et il n’existe pas de sanction d’inéligibilité [...] Le Parlement légitime est le seul ayant le pouvoir de désigner un contrôleur», a déclaré Juan Guaido, rappelant qu’Elvis Amoroso avait été nommé à ce poste par l’Assemblée constituante, acquise au pouvoir et qui s’est arrogé tous les pouvoirs, législatifs, électoraux, et maintenant judiciaire.  La «décision» d’Elvis Amoroso contre Juan Guaido ne repose sur aucune base juridique. Cette décision est le dernier avatar, le dernier signe d’une administration qui, quoique contrôlant l’ensemble des pouvoirs administratifs, judiciaires et législatifs, ne parvient plus à donner l’illusion d’un fonctionnement institutionnel normal. Ainsi, le ministre de la communication, Jorge Rodriguez, a annoncé depuis plus d’une semaine que l’ensemble des ministres avaient déposé leur démission. Depuis, le nouveau gouvernement n’a pas été nommé !

 

Boeing condamné par l’OMC pour des subventions

Boeing condamné par l’OMC pour des subventions

Depuis maintenant plus de 15 ans Boeing et Airbus sont engagés dans une bataille juridique pour contester les subventions publiques que le concurrent encaisse. La situation est en train de se normaliser mais l’Organisation mondiale du Commerce (OMC) a déclaré jeudi que les Etats-Unis avaient ignoré une demande de supprimer un avantage fiscal accordé à Boeing dans l’Etat de Washington,  L’Union européenne, qui défend les intérêts d’Airbus, a déclaré que ce rapport de l’Organe d’appel de l’OMC validait sa position selon laquelle Boeing continuait de recevoir des subventions illégales. “Boeing ne peut plus continuer à nier qu’il perçoit des subventions illégales massives de la part du gouvernement des Etats-Unis”, a déclaré John Harrison, directeur du service juridique d’Airbus, en parlant de “nette victoire” pour l’UE et pour l’avionneur européen. “Nous espérons que ces conclusions inciteront les Etats-Unis et Boeing à progresser de manière constructive pour régler ce différend de longue date et à se joindre à nous pour œuvrer à instaurer un environnement commercial équitable”, a-t-il dit dans un communiqué d’Airbus. “En l’absence d’approche constructive, l’UE disposera désormais d’arguments juridiques très solides pour passer aux contre-mesures.” Les Etats-Unis affirment en effet qu’un seul dispositif, une exonération fiscale d’environ 100 millions de dollars (89 millions d’euros) par an accordée par l’Etat de Washington où se trouvent les usines de Boeing, a été jugé contraire aux règles de l’OMC. Boeing a déclaré qu’il accepterait la nouvelle décision. Les Etats-Unis et l’Union européenne s’accusent mutuellement depuis 2004 d’aide publique illégale au bénéfice des deux avionneurs. Les poursuites que les deux parties ont engagées ont déjà donné lieu à des milliers de pages de conclusions.

Leclerc coincé par Bercy pour ses relations avec les fournisseurs

Leclerc coincé par Bercy pour ses relations avec les fournisseurs

 

Le patron de Leclerc qui il y a quelque temps critiquait  à juste titre les effets de la loi alimentation pour les producteurs cette fois est pris la main dans le sac des illégalités vis-à-vis de ses fournisseurs. Il s’agit du procédé qui était bien connu de la grande distribution qui consiste à demander des remises pour avoir le droit d’être distribuée. Des procédés qui sont interdites par le code de commerce Le ministère de l’Economie réclame une sanction de 108 millions d’euros contre le distributeur indépendant Leclerc pour avoir imposé à ses fournisseurs des remises contraires aux dispositions du code de commerce. Selon une enquête de la direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) entre 2015 et 2017 q la centrale d’achat de Leclerc, Galec, avait imposé à des fournisseurs de grandes marques une remise additionnelle de 10% “Cette demande de remise additionnelle était exigée sans aucune contrepartie commerciale, ce qui est contraire aux dispositions du code du commerce”, affirme la DGCCRF. Le ministère demande au tribunal de Commerce de Paris la nullité de ces remises dans les conventions entre Galec et ses fournisseurs, la cessation de ces pratiques et la condamnation de Galec à une amende civile de 25 millions d’euros ainsi que la restitution aux fournisseurs des sommes indûment perçues à hauteur de 83 millions, ajoute-t-elle. “Leclerc est légaliste et s’il y a contestation sur la qualité des contrats commerciaux signés par une entité du mouvement coopératif, la justice tranchera, comme elle l’a fait pour les autres enseignes”, a réagi Michel Edouard Leclerc, président du groupement de distributeurs indépendants, sur son blog.

Croissance menacée par le risque de récession ?

Croissance menacée par le risque de récession ?

 

 

Sur les marchés mondiaux, les bourses font du yo-yo partagées entre l’espérance d’une reprise des échanges internationaux notamment entre les États-Unis et la Chine et la crainte d’une récession du fait d’indicateurs très maussades. Les craintes pour la croissance mondiale ont été alimentées par des indices d’activité peu reluisants aux Etats-Unis mais aussi en Europe. L’activité des entreprises de la zone euro a ainsi été bien plus mauvaise qu’attendu en mars avec une contraction de celle du secteur manufacturier sans précédent depuis près de six ans, conséquence d’une forte baisse de la demande. En Allemagne, le secteur manufacturier s’est encore contracté en mars, alimentant les craintes d’un net ralentissement de la première économie européenne. Ce vif regain de l’aversion pour le risque résulte de l’annonce d’une nouvelle contraction de l’activité dans le secteur privé en mars en Allemagne comme en France; l’indice PMI “flash” manufacturier pour la zone euro, à 47,6, est tombé au plus bas depuis avril 2013.“Les risques baissiers sont principalement extérieurs: les tensions commerciales et le ralentissement mondial impulsé par la Chine par exemple”, ont commenté dans une note les économistes de Barclays, qui ajoutent que les difficultés de l’Italie et du Brexit demeurent non négligeables. La publication, peu après l’ouverture de Wall Street, d’un indice d’activité PMI Markit inférieur aux attentes aux Etats-Unis n’a fait qu’accentuer cette tendance baissière. “Aux Etats-Unis, le PMI a été inférieur aux attentes, ce qui a renforcé un momentum déjà baissier sur les taux avec les annonces très accommodantes de la Fed. Simultanément, il n’y aucun risque d’inflation”, a déclaré à Reuters Florence Barjou, responsable adjointe des investissements de Lyxor AM.L’enquête auprès des directeurs d’achat a fait ressortir une estimation flash du PMI à 54,8 dans les services, contre une prévision à 56,0, et à 52,5 dans le secteur manufacturier, contre 53,6 attendu. Les craintes sur la croissance mondiale pénalisent les cours du brut

Le Brent tourne autour de 67 dollars. Et les taux s’affaiblissent nettement.

Sondage Castaner : le ministre de l’intérieur condamné par 76 % des Français

Sondage Castaner  : le ministre de l’intérieur condamné par 76 % des Français

 

 

Les Français ne sont pas dupes de la décision de mettre à l’écart le préfet de Paris après les violences de samedi dernier à Paris. Ils considèrent à juste titre que le préfet de Paris a servi de bouc émissaire pour protéger le ministre de l’intérieur lequel est condamné par 76 % des Français pour son incompétence. Plus de la moitié des Français (55%) souhaitent que le mouvement des “Gilets jaunes” cesse après les violences et pillages du 16 mars à Paris et désavouent à 76% le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner, selon un sondage Odoxa-Dentsu Consulting pour franceinfo et Le Figaro diffusé jeudi. Les personnes interrogées considèrent à 68% que le limogeage du préfet de police de Paris et du directeur de la sécurité publique dans la capitale, décidé après le saccage samedi des Champs-Elysées en marge d’une manifestation des “Gilets jaunes”, est une mauvaise décision “car c’est le ministre de l’Intérieur (…) qui est le principal responsable de cet échec”. Au total, 76% ne font pas confiance à Christophe Castaner “pour restaurer l’ordre public et éviter pareils débordements à l’avenir”. Seuls 23% font confiance au ministre de l’Intérieur. Un pour cent ne se prononce pas. Soixante-dix pour cent n’ont pas confiance en Emmanuel Macron (contre 30%) et 67% en Edouard Philippe (contre 32%; un pour cent ne se prononce pas). Les sondés jugent à 58% que le mouvement des “Gilets jaunes” est discrédité après les exactions du 16 mars, qu’il porte une part de responsabilité dans ces événements (51%) et déclarent à 55% qu’il doit cesser. Ils considèrent toutefois à 55% que les manifestants expriment “une protestation légitime”.

L’enquête a été réalisée en ligne les 20 et 21 mars auprès d’un échantillon de 1.001 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus.

 

Retour des enfants de djihadistes : au cas par cas (Macron)

Retour des enfants de djihadistes : au cas par cas (Macron)

 

Il y a quelques semaines le gouvernement s’était prononcé pour un rapatriement des terroristes français actuellement détenus par les kurdes de Syrie. Suite aux réactions pour et contre cette orientation, Macron a décidé de se réfugier  dans l’ambiguïté en déclarant que le rapatriement se ferait au cas par cas. Deux positions assez opposées s’étaient exprimées sur le sujet. Ceux qui considèrent que la France n’a pas à rapatrier des terroristes qui doivent être jugés dans le pays où ils ont été arrêtés. Ce sera d’ailleurs le cas pour l’Irak mais c’est plus difficile en Syrie où la notion d’État est relative. Il y a aussi ceux qui considèrent qu’il convient de prendre en comte la dimension  humanitaire des enfants dont d’ailleurs certains sont orphelins. “Pour ce qui est des enfants, c’est une approche au cas par cas qui est menée, en particulier en lien avec la Croix-Rouge internationale, c’est une approche humanitaire qui est suivie et avec beaucoup de vigilance en lien avec tous les acteurs qui sont sur le terrain”, a dit le chef de l’Etat français lors d’une conférence de presse au Kenya. Le 28 février, des familles d’enfants se trouvant en Syrie ont déposé une plainte devant le Comité des droits de l’enfant des Nations unies afin de contraindre la France à offrir sa protection à ces mineurs venus avec leurs parents djihadistes ou nés sur place. Cet appel en faveur de leur rapatriement a été repris ce week-end dans Libération par un collectif d’acteurs de la société civile qui ont estimé que le refus de venir en aide à “ces victimes de guerre” était “en contradiction avec nos valeurs” et nourrissait “le risque d’en faire des ‘bombes à retardement’”.

100 millions d’euros par an pour sauver l’industrie. Une goutte d’eau !

100 millions d’euros par an pour sauver l’industrie. Une goutte d’eau !  

100 millions par an pour assurer la « Reconquête industrielle » de la France fondée sur l’innovation et les technologies numériques, Une somme évidemment ridicule qui témoigne du rapport insignifiant du gouvernement à l’industrie. L’industrie est malheureusement la grand absente des préoccupations d’un gouvernement qui ne voit que par le développement des start-up du numérique au point d’ailleurs comme Macron d’appréhender la France comme une sorte de start-up nation. Une sorte de délire sémantique qui fait  abstraction des réalités économiques. C’est dans le cadre de la première Assemblée générale des Territoires d’industrie qui se déroule actuellement à Lyon que la Banque des Territoires vient de signer avec l’Etat une convention. Dans ce document est précisé le soutien qu’elle va apporter jusqu’en 2022 au développement industriel des territoires, dans le cadre du programme « Territoires d’industrie » lancé par le Premier ministre en novembre dernier. A l’époque, Edouard Philippe avait annoncé l’identification de 124 Territoires d’industrie.  Les études d’ingénierie des projets industriels bénéficieront d’une enveloppe à hauteur maximale de 50 % de leur montant total. Quant aux projets des Territoires d’industrie, ils profiteront d’ici 2022 de 100 millions d’euros par an. Ces financements ciblent les thématiques suivantes : Foncier et immobilier industriel (reconversion de friches, immobilier de production industrielle, locaux tertiaires, bureaux, laboratoires, centres de recherche, magasins d’usine) ; Numérique (accompagnement du déploiement du très haut débit sur l’ensemble du territoire et plus particulièrement les sites industriels) ; Energie et Ecologie industrielle (mutation et efficacité énergétique des sites industriels, développement d’énergies renouvelables) ; Transports et mobilité (infrastructures de transport et flottes de véhicules propres, navettes autonomes permettant une meilleure desserte des sites industriels, stations de recharge et d’avitaillement en énergie propre ou services de mobilité, parcs de stationnement) ; Formation (immobilier de formation et ingénierie pédagogique pour l’adaptation des compétences aux besoins des territoires industriels) ; Développement économique (développement des tiers lieux, fablabs et espaces de co-working). 

Taxe numérique: renvoyée aux calandes grecques par Lemaire

Taxe numérique: renvoyée aux calandes grecques par Lemaire

La France avait été le premier pays à agiter la menace d’une fiscalité sur les géants du numérique, les fameux “Gafam” (Google – groupe Alphabet – Apple, Facebook, Amazon ou encore Microsoft). Des entreprises expertes  pour éviter l’impôt ou en payer le moins possible dans des paradis fiscaux européens type Irlande. La France avait même envisagé de taxer de manière unilatérale ces grandes sociétés fautent d’accord sur le sujet dans l’union européenne. La réalité c’est que le ministre de l’économie s’est couché devant les oppositions de l’Allemagne notamment. L’Allemagne craint en effet des mesures de représailles sur ses exportations automobiles aux États-Unis. Du coup non seulement Bruno Lemaire renonce à la taxe française (on prévoit quand même une mini taxe)  et à la taxe européenne mais il expédie le bébé à l’OCDE où  on sait qu’il sera encore plus difficile de trouver un accord. Sur le plan européen “Il n’y aura pas d’accord le 12 mars (…) sur le projet de directive”, a dit le ministre français de l’Economie et des Finances sur Public Sénat. C’est le 12 mars qu’aura lieu le prochain conseil des ministres des Finances des Vingt-Sept. Sur la défensive, Bruno Le Maire s’est dit “persuadé que d’ici la fin de l’année 2019, il peut y avoir un accord international sur la taxation des géants du numérique au niveau de l’OCDE”, l’Organisation de coopération et de développement économiques. Bruno Le Maire a donc affiché sa confiance sur la perspective d’une “position commune européenne à l’OCDE”, qui, combinée au soutien des Etats-Unis, permettrait selon lui d’”avoir une taxation du digital proposée au niveau international, à l’OCDE, d’ici la fin de l’année 2019”. L’OCDE, qui chapeaute ces travaux en collaboration avec le G20, projette de parvenir à “une solution de consensus” d’ici à la fin 2020. La France pour se donner bonne va sans doute appliquer une mini taxe des années prochaines.

SNCF : l’autonomie de l’entreprise vue par Macron !

SNCF : l’autonomie de l’entreprise vue par Macron !

 

 

La charge de Macron contre la SNCF, qui a fermé la ligne Saint-Dié - Epinal le 23 décembre 2018, témoigne bien de la relativité de l’autonomie de l’entreprise. En recevant des maires, Macron de manière très démagogique s’est emporté contre la décision de la SNCF. Tout est résumé dans cet incident à savoir que l’entreprise nationale est supposée disposer d’une totale liberté de gestion alors qu’elle est soumise en permanence aux décisions de l’État. Sans doute la ligne en question mérite-t-elle d’être maintenue mais il faut alors en supporter les conséquences financières. C’est aussi de cette manière, c’est-à-dire sous la pression politique que s’est développé, un grand réseau TGV dont certaines lignes sont déficitaires. La vérité c’est que les pouvoirs considèrent la SNCF comme une administration. On objectera à juste titre que cela ne dédouane pas forcément la SNCF pour ses grandes insuffisances en matière commerciale ou de gestion. Alors que le chef de l’Etat s’était engagé, durant un déplacement dans les Vosges effectué en avril 2018, à ce qu’elle reste opérationnelle.

La ligne « Saint-Dié – Epinal rouvrira », a assené M. Macron, et « c’est une bonne mesure de santé publique, parce que j’en ai assez que les gens ne se sentent pas concernés par ce qui est dit, y compris quand le président de la République dit des choses ». Et de poursuivre : « Jusqu’à preuve du contraire, c’est le contribuable, l’actionnaire de la SNCF. Et donc les engagements du président de la République sont aussi ceux des dirigeants de la société. ». Pour tirer les conséquences de cette déclaration particulièrement démagogique autant transformée l’entreprise en administration.

L’alcool : 40 000 morts par an

L’alcool : 40 000 morts par an

Encore 40  000 morts  par an  dus à l’alcool (16 000 décès par cancer, 9 900 par maladies cardiovasculaires, 6 800 par maladies digestives et 5 400 par accident ou suicide.)

La très grande majorité de ces décès (90%) « Sont liés à des consommations supérieures à 53 grammes par jour » d’alcool pur, soit plus de 5 unités d’alcool. Toutefois, « même à la dose relativement modérée de moins de 18 grammes d’alcool pur consommé par jour (moins de deux verres standards) (…) le risque global est augmenté », soulignent les auteurs de l’article. L’étude se fonde sur les consommations déclarées par un échantillon de 20 000 personnes, mais également sur les chiffres de vente d’alcool, les enquêtes déclaratives tendant à minimiser le nombre de verres pris.

Les précédentes estimations, fondées sur des chiffres de 2009, avaient évalué à 49 000 le nombre de décès dus à l’alcool, soit 9% du total. Cette baisse  »s’explique en grande partie par la diminution de la mortalité pour les causes liées à l’alcool et, dans une moindre mesure, par la baisse de la consommation, passée de 27 à 26 g d’alcool pur par jour sur cette même période », expliquent les auteurs de l’article.

 

Réguler la haine par les algorithmes ? Fabrice Epelboin, enseignant à Sciences-po

Réguler la haine par les algorithmes ?  Fabrice Epelboin, enseignant à Sciences-po

Dans une interview sur le site Atlantico, Fabrice Epelboin, enseignant à Sciences-po évoque la problématique de la régulation des propos de haine via les algorithmes

 Vous pointez du doigt avec ironie l’idée que le gouvernement accède aux algorithmes Facebook pour « réguler la haine » sur Internet. Au niveau purement technique, cette volonté de vouloir réguler les réseaux sociaux via une IA est-elle seulement crédible ?

Fabrice Epelboin : Il n’y a pas que le gouvernement à vouloir faire ça. Facebook en a l’ambition mais les premiers à vouloir faire ça sont les Chinois. Et les Chinois en sont encore à une approche humaine. Derrière les projets d’intelligence artificielle, ce que vous trouvez principalement c’est une armée de  »petites mains », le tout supervisé par des algorithmes. On appelle ça des IA mais il s’agit en réalité de programmes de « deep-learning », donc une sous-catégorie, qui observent le travail des « petites mains » pour apprendre et un jour les remplacer.

On remarque ce cas de figure dans de nombreux secteurs d’activité comme les banques par exemple. Le projet est de remplacer de nombreuses professions par le deep-learning. Pour certains métiers cela fonctionnera très probablement, pour d’autres il faut être plus circonspect. Mais une chose est certaine, ça n’est pas pour un avenir proche et l’on va d’abord passer par un traitement humain, et c’est le cas pour les réseaux sociaux.

Concernant cette volonté de lutte contre la haine, au milieu de plusieurs polémiques, quel est l’objectif principal du gouvernement selon vous ?

C’est assez drôle que cela survienne au moment de la polémique de la Ligue du Lol. On s’aperçoit que cette haine a été notamment construite au cours des années par des gens qui travaillent aux Inrocks ou à Libération. Nous sommes dans une situation où la haine a été instillée par les deux camps et on veut lutter contre ça à travers une loi qui se profile comme une loi de censure. Cette loi va faire en sorte qu’il y ait une autorité administrative qui décidera d’un point de vue arbitraire (car la décision ne sera pas judiciaire mais administrative) de supprimer la liberté d’expression à certains.

Est-ce qu’on va supprimer « la haine » ou est-ce qu’on va supprimer des adversaires ? Pour l’instant l’usage qui a été fait par ce camp de ce genre de pouvoir ne laisse pas présager que l’on s’attaque principalement à la haine. Pour l’instant on ne fait que l’instrumentaliser.

L’objectif est une loi de censure. La volonté est que l’Etat français, à défaut de la justice, soit en mesure de revenir sur ce qui se discute sur Internet et notamment les réseaux sociaux pour pouvoir, sur des critères plus ou moins transparents, supprimer la parole de certains.

La supprimer d’avantage que simplement ce qui tomberait sous le coup de la loi ?

Il n’y a pas de justice dans ce processus, il n’y a donc pas de loi. Il n’a pas de juge ou de procédure. Nous sommes dans la situation d’Hadopi mais en plus dangereux. Car autant, il est aisé de déterminer que vous téléchargez un MP3 de manière illégale sur une plateforme de peer-to-peer, autant déterminer la haine c’est bien plus discutable. Un juge peut le faire, nous sommes dans une démocratie, mais pas une autorité administrative.

Selon vous, la judiciarisation de toutes ces démarches serait-elle la solution ? Les moyens nécessaires (humains et économiques) ne seraient-ils pas disproportionnés ?

Sans même parler que nous n’avons pas les ressources humaines, non ça ne serait pas une solution non plus. Évidemment dans une volonté démocratique, ça serait la solution idéale mais nous n’en avons pas les moyens.

Si toutes les solutions proposées sont inapplicables, comment lutter contre ces phénomènes que sont par exemple le cyberharcèlement ?

En luttant contre ça, on lutte hélas contre une caractéristique humaine contemporaine. L’idée que le politique pourrait transformer la société d’un simple coup de baguette magique a vécu. Selon moi il faudrait avant tout comprendre comment nous en sommes arrivés là. C’est une opportunité unique. La Ligue du Lol vient de sortir mais ça n’est pas la seule organisation de ce type, au contraire. Il y a 10 ans, Twitter était le Far-West. Twitter a donné à tout ça une amplitude énorme. Le harcèlement, les carrières détruites, les gens poussés au suicide, ça a toujours existé, ça n’est pas un problème lié spécifiquement à Twitter.

Ce type de comportement est-il lié intrinsèquement à Internet ?

Pas du tout. C’est une caractéristique des sociétés humaines et une caractéristique de ce qu’on appelle les pervers narcissiques. Ces technologies ont permis à cette perversité de résonner et de s’enfermer au sein de groupes pour attaquer des personnes, avec souvent un intérêt personnel en ligne de compte.
Je fais personnellement de l’activisme et les techniques que l’on emploie peuvent être les mêmes. Simplement les cibles changent, nous on s’attaque aux puissants. C’est la grande différence.

Quelles solutions possédons-nous à ce problème ?

Je n’ai pas de solution miracle à ce qu’il se passe en ce moment mais il faudrait avant tout commencer par comprendre et mettre au jour le cheminement de la construction de la haine en France. Les responsables de la haine ne sont pas forcément dans le seul camp des « méchants ».

Un exemple frappant est le cas du community-manager de la campagne d’Emmanuel Macron. Il fait partie de la Ligue du Lol ! C’est absolument incroyable, nous avons affaire à un  Benalla du numérique. L’experte social-média de Hanouna, qui est aussi chroniqueuse dans ses émissions, est une ancienne de la Ligue du Lol ! On ne peut que remarquer à quel point Hanouna est capable de faire des « trending-topics » (sujets tendances) tous les soirs et déclencher des « raids » avec ses fans. On remarque une certaine similitude et un certain savoir-faire… D’où a-t-il hérité ce savoir-faire ? La réponse parait évidente aujourd’hui.

C’est ce genre de questions qu’il faut se poser et regarder notre société en face. Le numérique a apporté une puissance de feu considérable et a complètement transformé notre société. Il est temps de changer de prisme « camp du bien/camp du mal » et de voir la « Big Picture » dans son ensemble.

La politique de maintien de l’ordre de la France condamnée par l’ONU

La politique de maintien de l’ordre de la France condamnée par l’ONU

nombre d’experts avait déjà condamné l’utilisation excessive de certaines  armes comme les flash-balls ou les grenades de des encerclement au motif que ce sont des armes de guerre. Cette Condamnation a cette fois été reprise à son compte par l’ONU qui estime que les mesures de maintien de l’ordre sont tout à fait disproportionnées  par rapport au risque que font courir les gilets jaunes. Cela confirme le sentiment que la philosophie du ministère de l’intérieur dirigé par Castaner vise à rechercher à tout prix le contact avec les manifestants pour créer des violences qui seront ensuite largement médiatisées afin de discréditer le mouvement. Une manipulation pitoyable d’un ministre manipulateur. Le droit de manifester  »restreint de manière disproportionnée » : c’est le constat que fait l’Organisation des Nations-Unies (ONU), jeudi 14 février, à propos des manifestations de « gilets jaunes » en France.  »Les autorités devraient repenser leurs politiques en matière de maintien de l’ordre pour garantir l’exercice des libertés », tranche un groupe d’experts des droits de l’homme de l’ONU.

« Depuis le début du mouvement de contestation en novembre 2018, nous avons reçu des allégations graves d’usage excessif de la force. Plus de 1 700 personnes auraient été blessées à la suite des manifestations dans tout le pays », déclarent les experts. « Les restrictions imposées aux droits ont également entraîné un nombre élevé  d’interpellations et de gardes à vue, des fouilles et confiscations de matériel de manifestants, ainsi que des blessures graves causées par un usage disproportionné d’armes dites ‘non-létales’ telles que les grenades et les lanceurs de balles de défense ou ‘flashballs’ », ajoutent-ils.

Ces experts indépendants expriment également  »leurs vives préoccupations »sur la proposition de loi dite « anti-casseurs », qui n’a pas encore été adoptée définitivement. Ce texte  »visant à prévenir les violences lors des manifestations et à sanctionner leurs auteurs » a été présenté par des sénateurs Les Républicains avant le début du mouvement des « gilets jaunes ». Il a trouvé un regain d’intérêt de la part de l’exécutif face aux manifestations qui se succèdent depuis le 17 novembre. Selon les experts, certaines dispositions ne seraient pas conformes avec le Pacte international relatif aux droits civils et politiques. La France est un des « Etats parties » à cet acte.

Manif « stylos rouges » : noyée par les gilets jaunes

Manif « stylos rouges » : noyée par les gilets jaunes

 

Les enseignants qui se sont regroupés spontanément et de manière autonome derrière l’appellation «  stylos rouges » viennent de prendre une belle claque. La manifestation à laquelle ils ont appelé dimanche n’a réuni que quelques dizaines de personnes. Pas étonnant, ces stylos rouges voulaient  d’abord se distinguer en agissant seuls  sans les syndicats. Or s’il y a bien un secteur où les syndicats ont encore une certaine puissance c’est bien dans l’enseignement. Deuxièmement, ces stylos rouges voulaient t aussi se distinguer des gilets jaunes. En fait ils n’ont fait que s’isoler un peu plus et la manif des gilets jaunes a complètement noyé cette révolte très marginale des  enseignants. Aujourd’hui la mode est d’apparaître apolitique et à syndicale, bref de manifester son originalité à côté de tous les corps intermédiaires existants. Le problème pour les stylos rouges comme pour les gilets jaunes d’ailleurs, c’est qu’il ne suffit pas de se proclamer apolitique pour l’être réellement. Dès lors  qu’un mouvement s’immisce dans la gestion de la cité, il est par définition dans le champ de la politique. De ce point de vue, les listes présentées par les gilets jaunes dites à caractère apolitique et à syndicale constituent  un contresens sémantique et philosophique. En réalité les gilets jaunes qui se lancent dans la politique deviennent des partis politiques parties prenantes du système qu’ils dénoncent par ailleurs. Le concept de gilet jaune apolitique qui rentre en politique est tartufferie de la part de quelques opportunistes qui comme d’autres vont se nourrir de la politique jusqu’à peut-être d’ici une vingtaine d’années finir au Sénat. Bref en dépit des précautions de langage, une belle trahison du mouvement des gilets jaunes avec en plus le ridicule compte tenu des compétences des leaders autoproclamés qui figurent sur les listes. Quelques dizaines de personnes se revendiquant du mouvement des “stylos rouges” se sont donc  rassemblées samedi dans plusieurs villes de France, dont Paris, pour porter des revendications propres au monde enseignant. La manifestation parisienne n’a attiré que 80 personnes devant le ministère de l’Education nationale, selon la préfecture de police, alors que d’autres rassemblements étaient prévus à Nice et Lyon. A Bordeaux, une quarantaine de “stylos rouges”, selon les organisateurs, se sont rassemblés devant le rectorat où ils ont distribué des tracts. Une partie a ensuite rejoint la manifestation des “Gilets jaunes” qui a attiré plusieurs milliers de personnes dans la ville.

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