Archive pour le Tag 'Macron'

Macron : une sombre intervention

Macron : une sombre intervention

A l’occasion du replâtrage du gouvernement, Macron a tenu à s’expliquer lors d’une intervention télévisée très sombre sur le fond comme sur la forme. D’abord le président sans doute sur les conseils avisés des experts en com. était dans une dans une sorte de pénombre. Mal éclairé,  il avait aussi du mal à irradier car son propos était d’une tristesse à mourir. Pas vraiment de quoi redonner le moral car il a surtout énuméré les risques que courait le monde en particulier l’Europe  avec la montée des populismes. Il n’a pas non plus laissé d’illusions aux Français quant à la l’évolution du pouvoir d’achat. Le propos était assez sinistre et la respective pessimiste. Le ton même n’y était pas vraiment. Cela ressemblait davantage à une allocution funéraire qu’au lancement d’une nouvelle dynamique. En cause sans doute le fait que le que Macron voulait se représidentialiser après des phrases malheureuses et des postures ambiguës depuis l’été. Mais pour faire sérieux Macron est devenu ennuyeux. En fait il a surtout tenu à se justifier mais sans donner le souffle nécessaire et la vision qui aurait permis de mobiliser le pays.

 

 

Macron : on continue…dans le mur

 Macron : on continue…dans le mur

 

Aussitôt après le replâtrage du gouvernement, Macron dans une allocation télévisée a réaffirmé qu’il n’y aurait ni tournant, ni changement de cap dans sa politique. Il a seulement fait quelque concessions à l’introspection en admettant que son parler vrai, (en fait son arrogance), avait pu choquer. Macron veut donc continuer dans la même voie et sur le même rythme pour conduire la France sans doute dans le mur. En effet,  à la place des évolutions structurelles il n’y a souvent que des réformettes comme par exemple dans le domaine social, dans la loi économique PACTE où la loi sur le logement Elan.  tout n’est pas inutile dans ces dispositions législatives mais ces transformations sont loin d’être à la hauteur des enjeux. Le principal enjeu c’est la croissance et l’emploi. Or dans ce domaine c’est l’échec de la politique du pouvoir. En effet les prévisions de croissance ne cessent d’être révisées à la baisse. Les experts attendait 2,3 % d’augmentation du PIB en 2018, le gouvernement de pour cent et on attendra on atteindra péniblement 1,5 %. C’est-à-dire un seuil qui remet en cause la diminution du chômage et réalimente les déséquilibres financiers alors que parallèlement la fiscalité, elle,  progresse encore. Témoin les 1000 milliards d’impôts dépassés et la dérive du budget qui continue. Quant au pouvoir d’achat il n’y a aucune espérance d’amélioration du fait précisément de l’augmentation de la fiscalité aussi de la reprise de l’inflation. Une inflation sur un rythme annuel actuel de 2,3 % que ni les salaires, ni les pensions ni la plupart des prestations sociales ne suivront. Autant d’éléments qui devraient inciter à changer d’orientation. Pourtant le président déclare “Il n’y a aujourd’hui ni tournant ni changement de cap ou de politique”, a déclaré le chef de l’Etat lors d’une allocution d’une dizaine de minutes enregistrée à l’Elysée et diffusée à 20h sur les chaînes de radio et de télévision. “Ce dont vous pouvez être sûr au contraire, c’est qu’il y a une volonté d’action qui n’a rien perdu de son intensité et que cette volonté est aujourd’hui plus forte encore”. Avec en plus de la part de Macron une bonne dose d’auto satisfaction : “Nous avons à transformer en profondeur l’Etat et nos fonctions publiques (…), nous devons aussi changer les règles de notre retraite pour qu’elles soient les mêmes pour tous les Français”, a-t-il souligné. “Nous devons aussi permettre à nos policiers et à nos gendarmes de mieux relever les défis du quotidien comme de la lutte contre le terrorisme en leur donnant davantage de moyens, en simplifiant aussi les procédures du quotidien”.

“Je sais qu’il y a de l’impatience, je la partage”, a-t-il poursuivi. “Progressivement, j’en suis sûr, votre quotidien va s’améliorer parce que le gouvernement est sur la bonne voie et surtout il s’est attaqué à la racine des problèmes”.

Le match Macron –Philippe est commencé

Le match Macron –Philippe est commencé

Une des raisons du retard dans le remaniement ministériel découle de l’opposition entre Édouard Philippe et Emmanuel macro concernant du futur ministre de l’intérieur. Édouard Philippe voudrait recruter une personnalité du centre-droit tandis que Macron verrait bien un technicien ou même un socialiste. Bref Macron  complètement lâché par les électeurs de gauche veut rééquilibrer gouvernement afin de se défaire  de cette étiquette de président des riches. Édouard Philippe de son côté,  progressivement renforce discrètement mais efficacement son influence. Un sondage vient de montrer que le match entre Mâcon et Philippe est bien commencé. En effet pour la première fois l’opinion publique est beaucoup plus favorable au Premier ministre. . Des résultats le qui ne vont pas améliorer les relations entre les deux intéressés. Un remake en  quelque sorte car pratiquement sous tous les présidents de la république depuis 58, les Premiers ministres ont un moment à un autre pris leur indépendance et parfois sont même mis dans une nette opposition au président. D’après le sondage d’Odoxa-Dentsu Consulting pour Le Figaro et franceinfo publié ce jeudi une large majorité des Français déclare avoir davantage confiance en Edouard Philippe, le Premier ministre, qu’en lui. Priés de dire qui, entre le Premier ministre et le président de la République, « vous donne le plus confiance », 55% des sondés répondent le premier, 29% le second et 16% ne se prononcent pas. Edouard Philippe arrive également en tête sur sa proximité avec les gens (51% contre 34%) et la compétence (49% contre 36%). S’il y a bien un domaine qui sourit à Emmanuel Macron, c’est l’autorité. Le président de la République devance le Premier ministre (59% contre 29%), tout comme sur le charisme (50%-36%) et la stature d’homme d’Etat (46%-41%).

Remaniement : Macron, un amateur !

Remaniement : Macron, un amateur !

Avec le temps, on s’aperçoit que notre jeune président de la république  été bien mal préparé pour  exercer une si haute responsabilité. On objectera que des présidents  exercent  à l’étranger mais la plupart s’appuient  sur des forces sociales et politiques alors que Macron, lui, est sorti de nulle part. Pas tout à fait de nulle part mais des milieux financiers qui l’ont poussé d’abord pour entrer chez Rothschild ensuite à l’Élysée auprès de François Hollande comme candidat à la présidence de la république. Le problème est que Macron est isolé. Il n’a aucune expérience politique, aucune légitimité sociale et même en matière  économique, Macron ne connaît rien ; il n’a fait  que des études littéraires et doit tout à son carnet d’adresses d’énarque.  . en outre, son tempérament bonapartiste le conduit à éliminer tout concurrent pouvant lui faire de l’ombre.  Il ne sait pas comment remplacer le ministre de l’intérieur. . Emmanuel Macron a justifié ce délai, sans s’en prendre cette fois « aux journalistes politiques qui n’ont rien d’autre à faire », comme il l’avait déclaré mercredi lors du Conseil des ministres. Un tel remaniement, « c’est important, ce sont des engagements, et donc il faut faire les choses avec méthode, au bon rythme », a expliqué le chef de l’Etat dans un entretien accordé à France 24 et RFI, à l’issue du sommet de la Francophonie qui se tenait à Erevan. Quand on veut agir avec les gens, on prend le temps de bien les connaître » et « quand il s’agirait d’un gouvernement, il faudrait que les choses se fassent du jour au lendemain », comme si les choses étaient « interchangeables » et les ministres « des têtes de gondole », a-t-il en outre déploré. Mercredi, Emmanuel Macron avait déjà revendiqué, par la voix du porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux, de « prendre le temps » d’organiser ce chamboulement ministériel.

Selon un sondage Odoxa-Dentsu Consulting, les Français ont davantage confiance en Edouard Philippe qu’en Emmanuel Macron.

- Selon un sondage Odoxa-Dentsu Consulting, les Français ont davantage confiance en Edouard Philippe qu’en Emmanuel Macron.

Emmanuel Macron n’avance guère dans les sondages. Et le dernier en date d’Odoxa-Dentsu Consulting pour Le Figaro et franceinfo publié ce jeudi ne devrait pas lui redonner confiance. Une large majorité des Français déclare avoir davantage confiance en Edouard Philippe, le Premier ministre, qu’en lui. Priés de dire qui, entre le Premier ministre et le président de la République, « vous donne le plus confiance », 55% des sondés répondent le premier, 29% le second et 16% ne se prononcent pas. Edouard Philippe arrive également en tête sur sa proximité avec les gens (51% contre 34%) et la compétence (49% contre 36%). S’il y a bien un domaine qui sourit à Emmanuel Macron, c’est l’autorité. Le président de la République devance le Premier ministre (59% contre 29%), tout comme sur le charisme (50%-36%) et la stature d’homme d’Etat (46%-41%).

« Macron n’a rien compris » de Villiers

« Macron n’a rien compris » de Villiers

Philippe de Villiers , qui se vantait d’être le conseiller et l’ami de Macron a clairement fusillé le président de la république sur BFM en attaquant particulièrement le comportement du chef de l’État. Philippe de Villiers considère que Macron n’a rien compris le rôle d’un président de la république.   »Au début, il reçoit Poutine et Trump, se comporte comme un chef d’Etat un peu gaullien en disant ‘je ne m’occupe pas des régimes je m’occupe des Etats’. Et puis patatras, la Fête de la musique, le doigt d’honneur… » a énuméré Philippe de Villiers, dans des allusions à la venue du DJ Kiddy Smile lors de la Fête de la musique à l’Elysée, puis à la photo du chef de l’Etat avec un ancien braqueur à Saint-Martin, sur laquelle un jeune homme fait un doigt d’honneur. « J’avais l’espoir naïf, comme tant d’autres, qu’Emmanuel Macron aurait compris cette mission métapolitique », juge le patron du Puy du Fou assurant que le « président de la République a une mission vitale : sauver la civilisation française ». Et de préciser : « Or, quand j’ai vu la fête de la Musique à l’Élysée, avec les transexuels en résille, et le doigt d’honneur des Antilles, j’ai compris qu’il n’avait pas compris » Et même si la politique, pour Philippe de Villiers, est terminée, ce dernier ne peut s’empêcher d’analyser : « Je pense aujourd’hui qu’il est peut-être le phénomène ultime de l’accomplissement de cette hybridation, unique dans l’histoire, de l’extrême-centre, caractérisé par le rejet de la politique, et du marketing, qui est son effacement au profit de l’image ». Conclusion, Emmanuel Macron s’est « sarkoïzé à vitesse grand V ». « Il ne fait pas du tout ce qui est conforme à ce qu’il avait dit au cours de ces deux soirées (au cours desquelles les deux hommes avaient échangé, NDLR), c’est-à-dire la fonction symbolique et l’urgence de régler le problème identitaire », estime Philippe de Villiers.  »S‘il ne veut pas s’occuper de la question identitaire, il sera balayé. « , poursuit-il.

Remaniement : Macron recherche des socialos aux convictions molles

Remaniement : Macron recherche des socialos aux convictions molles

 

Macron  qui voudrait se défaire de cette étiquette de président des riches souhaiterait recruter dans son gouvernement davantage de socialos aux convictions molles. On leur confierait d’ailleurs des portefeuilles relativement secondaires comme c’est le cas pour Olivier Dussopt au poste de secrétaire d’État à la Fonction publique.  On pense à Juliette Méadel, l’ex-secrétaire d’État de François Hollande chargée de l’Aide aux victimes qui pourraiat s’occuper de la mise en place de l’ersatz de service militaire. Bref on pourrait créer des portefeuilles sur mesure sans véritable contenu pour donner l’impression que le gouvernement est rééquilibré à gauche.  Déjà nommée conseillère référendaire à la Cour des Comptes (une vraie gauchiste !)  en janvier dernier, Juliette Méadel pourrait donc se rapprocher encore un peu plus d’Emmanuel Macron, qu’elle a côtoyé au gouvernement sous la présidence de François Hollande. Mais sa nomination témoignerait surtout de la volonté de l’exécutif de puiser chez les vallsistes pour renforcer son aile gauche, puisque le président PS du conseil départemental de Meurthe-et-Moselle, Mathieu Klein, a lui aussi été approché. Il assure toutefois avoir refusé la proposition.

 

Remaniement Macron « assume »

Remaniement Macron « assume »

 

« J’assume » a déclaré Emmanuel Macron lors du conseil des ministres à propos du temps pris pour remanier le gouvernement. Une expression qui ne signifie pas grand-chose. Il y a en effet deux acceptions dans la définition du verbe assumer. La plus usuelle et la plus exacte consiste à assumer une charge une fonction. Désormais assumer est utilisée à toutes les sauces, c’est aussi  accepter des évidences,  d’éventuelles conséquences ou confirmer une déclaration.  bref, c’est devenu une expression à la mode qui ne veut pas dire grand-chose mais qui est très utilisé dans le monde politique précisément pour son contenu approximatif. Pour Macron, cette expression peut aussi traduire un certain autoritarisme : « j’assume le retard car je suis le chef et je décide seul »l. Ce qui sans doute est à l’origine du retard car il semble bien qu’il y ait une opposition assez nette entre le premier ministre et le président quant au dosage politique pour le remplacement de certains. Très marqué à droite, Macron souhaiterait au moins pour l’image se rééquilibrer un peu à gauche tandis qu’Édouard Philippe lui voudrait recruter au centre-droit. Cette divergence de point de vue concerne aussi le poste stratégique de ministre de l’intérieur qui part parenthèses sera en charge des élections notamment de la définition des nouvelles circonscriptions et du charcutage habituel. Emmanuel Macron a cependant : » démenti toute contestation de sa ligne politique au sein de la majorité ou du gouvernement. Une semaine après le départ du ministre de l’Intérieur Gérard Collomb, le chef de l’Etat a rappelé qu’il n’y avait “pas de contestation de la ligne politique au sein de majorité parlementaire ou du gouvernement”, a dit le porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux.

« l’Urssaf, l’amie des entreprises » !!! (Macron)

« l’Urssaf, l’amie des entreprises » !!! (Macron)

 

Encore une formule bien maladroite de Macron qui a déclaré devant un parterre de chefs d’entreprise «  l’URSSAF est votre amie ». . Il est clair que ceux qui ont une expérience de création d’entreprise ne sauraient partager la vision rose de Macron. En effet trop souvent l’URSSAF lave impose brutalement des montants  complètement déconnecté du chiffre d’affaires de l’entreprise. En clair l’URSSAF ne se préoccupe pas de savoir si l’entreprise fait du  business ou pas. On objectera que le moment venu des régularisations sont effectués mais des régularisations trop tardives qui tuent la trésorerie et l’entreprise avec. Il n’est pas question évidemment de mettre en cause le rôle important de l’URSSAF en tant qu’organisme de collecte des cotisations sociales mais il s’agit de critiquer son fonctionnement technocratique. L’échange sur ce sujet aura au moins permis à Macron de découvrir le concept de salaire différé.  ; »On oublie trop souvent de le dire », a-t-il plaidé. Dans les comparatifs entre pays, « il faut aussi qu’on regarde la vie avec un salaire », mais aussi « un coût de la vie » où sont inclus « les risques du quotidien ». Ce qu’on appelle en fait le salaire différé, un concept approprié de manière assez approximative par Macon. Un salaire différé qui pourrait être supérieur au salaire net d’après l’institut économique Molinari. En tout cas dont l’enjeu financier est considérable.

Sondage : le quinquennat de Macron déjà fini ?

Sondage : le  quinquennat de Macron déjà fini ?

 

 

On peut légitimement se demander si le quinquennat de Macron n’est pas déjà terminé si l’on en juge par un sondage au d’Odoxa où les Français approuvent  la démission de Gérard Collomb à hauteur de 77 %. Un Gérard Collomb qui semble incarner les reproches qu’on peut faire à Macron dans sur le fond que sur la forme. Certes Macron a réaffirmé qu’il ne changerait pas de politique. Pour autant comme la donne politique a changé, il devra sans doute renoncer à transformer à la hussarde le pays notamment à coups d’ordonnances. De la même manière il, devra aussi atténuer la portée des transformations. En clair Macron ira moins vite et moins loin car il est devenu ultra minoritaire dans le pays puisque 66 % des Français jugent que c’est un mauvais président.  Selon Odoxa, près de 8 sondés sur 10 (77%), la démission de Gérard Collomb est une bonne chose pour le ministre qui a décidé de rejoindre Lyon pour y préparer les prochaines municipales. Mais si cette démission est aussi considérée par 63% des personnes, comme une bonne nouvelle pour les Lyonnais, en revanche, 70% des personnes interrogées voient ce départ comme une mauvaise chose pour Emmanuel Macron. 69% y voient «un camouflet personnel» pour le chef de l’État. Il estime aussi que cette séquence est le révélateur d’un problème au niveau de la méthode choisie pour gouverner le pays (75%). Quant à la suite du quinquennat, les Français ne semblent pas plus optimistes puisque cet épisode politique est perçu comme «un mauvais signe pour l’avenir de sa présidence» (66%). . Les deux-tiers des Français interrogés (66%) jugent Emmanuel Macron «mauvais président». Celui qui en mai dernier bénéficiait encore de 46% de popularité se retrouve désormais à 33%.

Bernard Lavilliers , chanteur engagé, ancien métallo, remet à sa place avec ironie l’ascension de Macron. (Interview JDD)

Bernard Lavilliers : « Macron pas sorti d’un chapeau » (Bernard Lavilliers)

 

 

Bernard Lavilliers ,  chanteur engagé, ancien métallo,  remet à sa place avec ironie l’ascension de Macron. (Interview JDD)

 

« °Je suis dans une phase d’observation et d’autodérision, un luxe par les temps qui courent. Les gens n’ont pas trop envie de se marrer. Peut-être devrais-je écrire la suite de Troisièmes Couteaux [1994] : « Ils ne font rien, ils se situent/Ils sont consultants ambigus/Des hydres multinationales »? Avec Macron, on a découvert que l’homme providentiel n’était pas sorti d’un chapeau. Ça faisait quatre ans que les cols blancs lui préparaient le terrain. Il aimerait diriger le pays comme une entreprise de cerveaux dont il serait le chef. Mais ça risque de ne pas marcher. Les technocrates sont peut-être bons dans le dégraissage des entreprises pour les rentabiliser à mort. Mais, dans un pays, qui sont les actionnaires? Les gens du peuple. Et je ne suis pas sûr que les Français s’y retrouvent. Il suffit d’une embrouille à la Benalla pour que tout se fractionne. »

Qu’avez-vous prévu après votre tournée française?
Je continue la scène par quelques dates au Canada. Au retour, je prendrai le Transsibérien pour écrire une nouvelle entre ­Moscou et Vladivostok. Espérons que Blaise Cendrars veille sur moi! Ensuite, je pars m’installer quelque temps à ­Buenos Aires. Je me suis mis à l’espagnol à l’aide d’un programme pour enfants. Bon, l’Argentine, ce n’est pas la joie en ce moment : 60% d’inflation. Le soir, il faut changer les étiquettes des prix du matin. Pourquoi l’Argentine, la Colombie ou le Venezuela, qui ne sont pas des petits pays sans ressources, connaissent-ils la même malédiction? Une nation sans mémoire est condamnée à revivre son passé. Heureusement, il y a la musique. Même si je ne compte pas me mettre au tango! »

 

L’orgueil de la solitude n’a plus qu’un rival : Dieu. – Une citation de Cioran qui s’applique à Macron

L’orgueil de la solitude n’a plus qu’un rival : Dieu. – Une citation de Cioran qui s’applique à Macron

La solitude de Macron n’a jamais été aussi pathétique. Il a cru se prendre pour Dieu et aujourd’hui ne peut pas même compter sur ses saints qu’il a trop humiliés ou marginalisés.   Consciemment il a tout fait pour écarter les personnalités de poids qui pouvaient lui faire de l’ombre. Même ses mentors qui ont permis son ascension fulgurante ont été mis sur la touche. C’est le cas de Juillet, ancien secrétaire général de l’Élysée, qui l’a introduit chez Rothschild puis a permis son accession au titre de secrétaire général adjoint auprès de François Hollande. Même sort pour Attali qui en avait fait son secrétaire pour sa grande mission de réflexion sur la modernisation du pays. Grâce à son rôle de rapporteur dans cette commission, Macron s’est construit un solide carnet d’adresses auprès des milieux économiques et financiers. La dernière trahison concerne évidemment François Hollande car la candidature de Macron a empêché l’ancien président de représenter. Mais à force d’écarter ceux qui l’ont soutenu comme dernièrement encore Gérard Collomb ou Borloo (lui, humilié publiquement), à force de mépriser ceux qui le critiquent, Macron se retrouve désespérément seul. Dans son entourage on ne compte aucun responsable qui pèse politiquement ;  uniquement des technocrates, des oligarques, des techniciens sans aucune expérience politique. Bref Macron ne dispose que d’un gouvernement d’amateurs qui a montré toutes ses limites et le président doit assumer seul toutes les responsabilités. Certes deux ou  trois ministres font exception comme le ministre de l’éducation nationale mais la plupart des autres ministres ont endossé des costumes beaucoup trop grands pour eux. Ce qui manque à Macon c’est un vrai gouvernement de professionnels, de responsables ayant une réelle expérience politique et faisant preuve d’un charisme suffisant pour expliquer les orientations du pouvoir. C’est à sa manière ce que constate Raffarin, ancien premier ministre et observateur avisé de la vie politique. Selon lui, il en découle un problème de «management» et de «ressources humaines» pour Emmanuel Macron. «Il est clair que le président de la République n’a pas les leviers humains aujourd’hui nécessaires. Trouvez-vous qu’il soit normal d’attendre huit jours pour changer un ministre de l’Environnement, d’attendre je ne sais combien de temps pour un ministre de l’Intérieur?», s’est-il interrogé. «Sa majorité est fragile, le centre droit, qui le soutient en partie, est désorganisé, son noyau dur, En marche, est toujours en phase d’adolescence et la social-démocratie, le centre gauche, s’évapore», a encore observé l’ancien premier ministre de Jacques Chirac qui soutient, sans pour autant en être membre, le nouveau parti de centre droit Agir, des ex-LR qui se veulent «constructifs. Pour Raffarin, pas de doute, avant les européennes, il faudra «un autre gouvernement». Un autre gouvernement peut-être avec Raffarin ?

Macron : les limites du « en même temps » (Jean-Christophe Gallien)

Macron : les limites du « en même temps » (Jean-Christophe Gallien)

 

 Jean-Christophe Gallien, professeure à Paris 1-Panthéon Sorbonne, président de j c g a.
, pointe les limites du « en même temps de Macron », désormais à droite et ….à droite. (Interview de La Tribune) 

 

 

« L’Olympe présidentiel est à l’épreuve du réel politique. Les fragilités d’une Macronie composite se font visibles sous la lumière crue des afters de l’été sans fin de la présidentielle. La start-up Macron, agrégation électorale devenue majorité présidentielle puis parlementaire, a du mal à passer le cap du deuxième exercice. Autour d’un cœur de cible lassé par l’Ancien monde - celui du premier tour de la présidentielle 2017 -, le second tour lui a offert des troupes venues des droites et des gauches poussées à se rassembler autour du jeune candidat par la pression électorale du Front National et de La France Insoumise. Il y avait comme une évidence prometteuse dans cet alliage entre libéraux de droite « giscardiens » et libéraux de gauche « strauss-kahniens ».Puis vint l’été 2018. Affaire Benalla non soldée, démissions fracassantes de la star Nicolas Hulot, puis du baron lyonnais, figure centrale de l’épopée macronienne, Gérard Collomb… le feuilleton Macron tourne, dès sa deuxième saison, au vaudeville politique. Loin des promesses de renouvellement des pratiques, de contrôle et d’efficacité. Entre incapacité à se faire entendre - peut-être aimer -, entre défiance personnelle et opportunisme pré-électoral, ces départs fonctionnent comme un baromètre du climat politique ambiant de la Macronie. Chaque clash s’est accompagné de critiques directement ciblées sur le Président et sa capacité à être à la hauteur des enjeux. C’est comme si Emmanuel Macron avait perdu le contrôle sur son équipe et les événements et, pire encore, c’est un peu l’accusation de Gérard Collomb, qu’il n’a pas l’expérience, voire pire : le niveau. Brutalités verbales, selfies provocateurs, retour à la rue pour des échanges directs, … avec les zigzags de sa pratique, Emmanuel Macron trouble autant qu’il semble troublé par des événements qui instaurent une sorte de tempête permanente au sommet de l’Etat. C’est pourtant le lot d’un gouvernement aujourd’hui. La crise est partout et tout le temps. Si on voit apparaître les limites de la recomposition politique, se révèlent aussi celles du « en même temps ». Faute de véritable consistance doctrinale, le macronisme a peut-être vieilli plus rapidement que prévu. La seule stabilité, le Président la trouve côté droit, chez les transfuges des Républicains, bien en place, presque à la manœuvre, au point de lorgner le ministère de l’Intérieur. Délatéralisée, la Macronie penche de plus en plus à droite.  La situation propose un vrai défi. Emmanuel Macron manque d’alliés pour faire réussir ses choix politiques en France comme géopolitiques à l’étranger. Car, en Europe comme sur la scène mondiale, il se retrouve aussi isolé. L’Allemagne et la France ne vivent plus dans la même histoire européenne depuis déjà longtemps. Et pire, les deux pays n’ont plus vraiment les clés de la Maison Europe. Depuis les bords est de l’Union jusqu’au cœur de la Méditerranée, souffle un vent puissant qui bouscule la scène européenne en visant largement notre Président. Au-delà, la déferlante néo-diplomatique et économique de son « ami » Donald Trump met à mal l’ensemble des équilibres globaux et les approches libre-échangistes et concurrentielles macroniennes qui exigeaient l’adaptation de la France aux exigences et opportunités du capitalisme mondialisé. Plus grave, ce rétrécissement, presque un isolement, l’éloigne aussi de pans entiers de la société française. Voilà le vrai danger, celui d’une opinion publique qui lâche le Président. Le charme initial est rompu. L’incompréhension s’ajoute à l’impatience. Demain la défiance ? Sondage après sondage, son action est jugée injuste et inefficace. Le doute grandit. Trop d’annonces, de signatures, de votes, de voyages, de cérémonies… pour trop peu de résultats. Nous voulions espérer. Nous voulions même croire. Maintenant, nous voulons voir, toucher, trouver du sonnant, du trébuchant. En quoi ma vie a-t-elle changé en mieux ? Emmanuel Macron doit faire la démonstration concrète que la politique sert à quelque chose. Pas à faire payer plus de CSG, pas à payer plus cher son plein de carburant, pas à m’obliger à freiner sur les départementales, pas à faire une avance à l’Etat sur mes impôts… Emmanuel Macron a été élu sur une promesse de rupture, de modernisation du pays… sur une vague populaire le dépassant aussi, une défiance généralisée envers la classe politique. Il n’a pas été élu pour faire de la vieille technocratie. Sa seule chance, la faiblesse collective des oppositions. Mais, là aussi, la météo évolue, les zombies du dégagisme ont repris vie, l’enchaînement des élections européennes, municipales… va définitivement les ressusciter. Il lui faut scorer, marquer un vrai but politique, et surtout économique, d’ici les européennes. Pour l’instant, il ne cadre pas quand il frappe. Même sur les terrains politiques, n’est pas Messi qui veut ! »

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Par Jean-Christophe Gallien
Politologue et communicant
Président de j c g a
Enseignant à l’Université de Paris 1 Panthéon-Sorbonne
Membre de la SEAP, Society of European Affairs Professionals

Macron : après l’arrogance, l’incompétence

Macron :   après  l’arrogance,  l’incompétence

 

Il y a de toute évidence quelque chose de pathétique dans la dégringolade de la popularité de Macron vis-à-vis de l’opinion publique. Depuis maintenant quatre mois le président ne cesse de chuter dans tous les sondages et plus de 70 % rejettent sa politique notamment économique. Ce qui est pathétique, c’est que désormais quoi qu’il dise, quoi qu’il fasse Macron, n’est plus crédible. Cela d’abord en raison de résultats économiques catastrophiques. En effet alors qu’on espérait une croissance de 2,3 % en 2018, on atteindra seulement de 1,5 %. Un niveau particulièrement dangereux, celui qui commence à faire augmenter le chômage et qui provoque des déséquilibres financiers. Non seulement rien n’a changé depuis Macron mais la situation s’est détériorée. Comme tous les autres politiques, Macron a cru pouvoir changer la société par des lois et des décrets et en plus en se privant de la médiation des corps intermédiaires. Une erreur stratégique grave. D’abord parce que Macron ne connaît les réalités sociales et économiques qu’à travers les discussions de salon des élites, deuxièmement parce qu’il se prive des relais d’opinion que constituent les organisations politiques, professionnelles, syndicales et même des médias. La posture d’arrogance qu’il a adoptée vis-à-vis de tous ses interlocuteurs y compris vis-à-vis des collaborateurs proches est devenue intolérable. Son message ne passe plus d’autant que de toute évidence, il a choisi de privilégier les plus aisés. Si les résultats économiques étaient au rendez-vous, on lui pardonnerait sans doute un peu cette posture jupitérienne. Malheureusement, les résultats sont absents. En raison bien sûr de la dégradation de la situation internationale mais pas seulement ; il y a des raisons supplémentaires en France liées aux erreurs de gestion du pays par exemple ce manque d’équilibre entre orientation économique et orientation sociale. Au boulet de l’arrogance, Macron ajoute maintenant le boulet de l’incompétence. Une situation qui n’est pas vraiment surprenante car ceux qui connaissent un peu les milieux politiques et économiques savent que Macron  ne dispose que d’une formation littéraire et que ses relations avec les réalités sociales et économiques ne sont qu’approximatives. Et ce n’est pas son passage éclair chez Rothschild qui a pu combler cette lacune. Les mauvaises nouvelles s’accumulent donc pour Emmanuel Macron. Après un été plombé par l’affaire Benalla,  la cote de popularité du président de la République continue de se dégrader pour atteindre son point le plus bas depuis son élection en mai 2017. Selon le dernier baromètre de la politique nationale BVA pour La Tribune/Orange/RTL, la part des répondants ayant une opinion favorable a atteint 32% en septembre, soit deux points de moins que lors de la dernière enquête réalisée en août. A l’inverse, la part des opinions défavorables s’élève à 67%, soit son niveau le plus haut depuis son accession à la fonction suprême. A titre de comparaison, il se situe au même niveau que son prédécesseur François Hollande en septembre 2013, après la même durée d’exercice du pouvoir.

Justice-Procureurs : Macron veut les choisir pour étouffer les affaires

Justice-Procureurs : Macron veut les choisir pour étouffer les affaires

 

Le monarque républicain n’accepte pas les critiques à propos de la nomination des procureurs. Des critiques qu’il qualifie d’esprits chagrins. Encore une expression approximative pour qualifier la dérive démocratique. En effet, Macron veut surtout cadenasser la justice en vue des nombreuses affaires déjà révélées et de celles qui ne manqueront pas d’émerger compte tenu de l’entourage sulfureux du président. Dernière affaire en date, celle du député LREM Jean-Jacques Bridey, président de la commission de la Défense à l’Assemblée soupçonné d’avoir indûment touché 100 000 euros par mois, en cumulant les indemnités de ses différents mandats (député, maire et président d’agglomération) au-delà des plafonds autorisés par la loi, précise le site d’information. Une affaire qui s’ajoute aux autres et qui explique que Macron tienne absolument. à choisir le procureur de Paris. Macron  veut verrouiller la justice dans la perspective d’un éventuel traitement judiciaire des affaires en cours et de toutes celles qui émergeront compte tenu du caractère sulfureux de son entourage. . Ces affaires sont déjà relativement graves et nombreuses, ce qui n’est guère étonnant compte tenu de l’entourage du président de la république. Macron avait promis de moraliser la vie publique mais depuis son élection les affaires succèdent aux affaires et les révélations ne sont sans doute pas terminées. Notons d’ailleurs que certaines affaires ont été enterrées ou classées sans suite. C’est le cas notamment de l’affaire Ferrand qui a permis à sa campagne compagne d’acquérir une belle fortune (500 000 euros) à bon compte. Une affaire qui pourrait d’ailleurs rebondir depuis que si le sulfureux Ferrand l’Assemblée nationale. Dernière affaire en cours celle  de la ministre des Sports, Laura Flessel, démissionnaire  pour “raisons personnelles”, qui seraient en réalité liées, selon Le Canard Enchaîné, à l’intérêt porté par l’administration fiscale à son ancienne société, Flessel & Co, en cours de dissolution depuis un an. Récemment c’est la ministre de la culture qui a encore été mise en cause pour  s’être affranchie des règles d’urbanisme lors de l’agrandissement des locaux parisiens de la maison d’édition Actes Sud, qu’elle a dirigée avec son mari, Jean-Paul Capitani. Epinglée par l’hebdomadaire satirique, qui avait évoqué des irrégularités lors de travaux effectués au siège d’Actes Sud, dans le centre classé d’Arles (Bouches-du-Rhône). La ministre de la Santé, Agnès Buzyn, s’est vu privée, à son arrivée au gouvernement, de la tutelle sur l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm), dirigé par son mari, Yves Lévy, depuis juin 2014.En juin dernier, la perspective que ce dernier brigue un nouveau mandat avait suscité des remous dans la communauté scientifique et la revue médicale britannique The Lancet avait dénoncé l’”opacité” entourant la nomination du PDG de l’Inserm. Yves Lévy a finalement annoncé le 30 juillet qu’il renonçait à briguer la direction de l’organisme de recherche. Il continue d’occuper ce poste par intérim. L’affaire la plus médiatique est sans doute celle de Benalla d’autant plus que l’Élysée s’est beaucoup contredit  dans son argumentation. La crise politique la plus grave de ce début de quinquennat du chef de l’Etat, jusqu’à la démission de Nicolas Hulot. Une autre affaire qui témoigne des liens entre la sphère financière et la politique : celle concernant le secrétaire général de l’Élysée. Le parquet national financier (PNF) a ouvert début juin 2018 une enquête sur les conditions dans lesquelles le secrétaire général de l’Elysée, Alexis Kohler, a pu exercer certaines fonctions publiques malgré des liens familiaux avec l’armateur italo-suisse Mediterranean Shipping Company (MSC). La ministre du Travail, elle, a été entendue comme témoin assisté le 22 mai 2018 au pôle financier du tribunal de Paris en tant qu’ex-patronne de Business France, dans le cadre d’une information judiciaire sur des soupçons de favoritisme. La justice enquête sur les conditions dans lesquelles cet organisme de promotion de la France auprès des investisseurs étrangers a confié au publicitaire Havas l’organisation d’une coûteuse soirée autour d’Emmanuel Macron, alors ministre de l’Economie, en janvier 2016 à Las Vegas. Le statut de témoin assisté a évité à Muriel Pénicaud une mise en examen synonyme de départ du gouvernement. Richard Ferrand, l’un des soutiens de la première heure d’Emmanuel Macron, a dû renoncer en juin 2017 à son portefeuille au gouvernement à la suite de l’ouverture par le parquet de Brest d’une enquête préliminaire sur ses activités passées à la tête des Mutuelles de Bretagne de 1998 à 2012.Le parquet souhaitait alors établir s’il y avait lieu de le poursuivre pour avoir permis en 2011 à la société immobilière de sa compagne, Sandrine Doucen, d’emporter un marché lors de la location d’un local commercial par les Mutuelles de Bretagne. Richard Ferrand avait finalement bénéficié d’un classement sans suite, en octobre 2017.L’affaire pourraiat reprendre puisque transférée à Lille suite à la plainte d’Anticor.  A noter que le quinquennat de Macron avait mal débuté puisque Les éphémères ministres MoDem François Bayrou (Justice), Marielle de Sarnez (Affaires européennes) et Sylvie Goulard (Armées), ont renoncé à rester au gouvernement après les élections législatives de juin 2017 sur fond de soupçons d’emplois fictifs d’assistants au Parlement européen. Le ministre des Comptes publics, Gérald Darmanin, accusé de viol et d’abus de faiblesse par deux femmes dans la foulée de l’affaire Weinstein aux Etats-Unis a bénéficié de classements sans suite en février et mai 2018.Il a été définitivement blanchi des accusations de viol de la première plaignante en août 2018.Le journal Ebdo – disparu après quelques numéros – a pour sa part exhumé une plainte pour viol remontant à 2008 visant Nicolas Hulot, elle aussi classée sans suite la même année. Bien sûr dans le cadre des enquêtes les intéressés bénéficient du statut de présumé innocent. Pour autant cela fait beaucoup d’affaires en un peu plus d’un an seulementtance les « esprits chagrins » sur la nomination des procureurs

Procureurs : Macron veut les choisir pour étouffer les affaires

Procureurs : Macron veut les choisir pour étouffer les affaires

 

Le monarque républicain n’accepte pas les critiques à propos de la nomination des procureurs. Des critiques qu’il qualifie d’esprits chagrins. Encore une expression approximative pour qualifier la dérive démocratique. En effet, Macron veut surtout cadenasser la justice en vue des nombreuses affaires déjà révélées et de celles qui ne manqueront pas d’émerger compte tenu de l’entourage sulfureux du président. Dernière affaire en date, celle du député LREM Jean-Jacques Bridey, président de la commission de la Défense à l’Assemblée soupçonné d’avoir indûment touché 100 000 euros par mois, en cumulant les indemnités de ses différents mandats (député, maire et président d’agglomération) au-delà des plafonds autorisés par la loi, précise le site d’information. Une affaire qui s’ajoute aux autres et qui explique que Macron tienne absolument. à choisir le procureur de Paris. Macron  veut verrouiller la justice dans la perspective d’un éventuel traitement judiciaire des affaires en cours et de toutes celles qui émergeront compte tenu du caractère sulfureux de son entourage. . Ces affaires sont déjà relativement graves et nombreuses, ce qui n’est guère étonnant compte tenu de l’entourage du président de la république. Macron avait promis de moraliser la vie publique mais depuis son élection les affaires succèdent aux affaires et les révélations ne sont sans doute pas terminées. Notons d’ailleurs que certaines affaires ont été enterrées ou classées sans suite. C’est le cas notamment de l’affaire Ferrand qui a permis à sa campagne compagne d’acquérir une belle fortune (500 000 euros) à bon compte. Une affaire qui pourrait d’ailleurs rebondir depuis que si le sulfureux Ferrand l’Assemblée nationale. Dernière affaire en cours celle  de la ministre des Sports, Laura Flessel, démissionnaire  pour “raisons personnelles”, qui seraient en réalité liées, selon Le Canard Enchaîné, à l’intérêt porté par l’administration fiscale à son ancienne société, Flessel & Co, en cours de dissolution depuis un an. Récemment c’est la ministre de la culture qui a encore été mise en cause pour  s’être affranchie des règles d’urbanisme lors de l’agrandissement des locaux parisiens de la maison d’édition Actes Sud, qu’elle a dirigée avec son mari, Jean-Paul Capitani. Epinglée par l’hebdomadaire satirique, qui avait évoqué des irrégularités lors de travaux effectués au siège d’Actes Sud, dans le centre classé d’Arles (Bouches-du-Rhône). La ministre de la Santé, Agnès Buzyn, s’est vu privée, à son arrivée au gouvernement, de la tutelle sur l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm), dirigé par son mari, Yves Lévy, depuis juin 2014.En juin dernier, la perspective que ce dernier brigue un nouveau mandat avait suscité des remous dans la communauté scientifique et la revue médicale britannique The Lancet avait dénoncé l’”opacité” entourant la nomination du PDG de l’Inserm. Yves Lévy a finalement annoncé le 30 juillet qu’il renonçait à briguer la direction de l’organisme de recherche. Il continue d’occuper ce poste par intérim. L’affaire la plus médiatique est sans doute celle de Benalla d’autant plus que l’Élysée s’est beaucoup contredit  dans son argumentation. La crise politique la plus grave de ce début de quinquennat du chef de l’Etat, jusqu’à la démission de Nicolas Hulot. Une autre affaire qui témoigne des liens entre la sphère financière et la politique : celle concernant le secrétaire général de l’Élysée. Le parquet national financier (PNF) a ouvert début juin 2018 une enquête sur les conditions dans lesquelles le secrétaire général de l’Elysée, Alexis Kohler, a pu exercer certaines fonctions publiques malgré des liens familiaux avec l’armateur italo-suisse Mediterranean Shipping Company (MSC). La ministre du Travail, elle, a été entendue comme témoin assisté le 22 mai 2018 au pôle financier du tribunal de Paris en tant qu’ex-patronne de Business France, dans le cadre d’une information judiciaire sur des soupçons de favoritisme. La justice enquête sur les conditions dans lesquelles cet organisme de promotion de la France auprès des investisseurs étrangers a confié au publicitaire Havas l’organisation d’une coûteuse soirée autour d’Emmanuel Macron, alors ministre de l’Economie, en janvier 2016 à Las Vegas. Le statut de témoin assisté a évité à Muriel Pénicaud une mise en examen synonyme de départ du gouvernement. Richard Ferrand, l’un des soutiens de la première heure d’Emmanuel Macron, a dû renoncer en juin 2017 à son portefeuille au gouvernement à la suite de l’ouverture par le parquet de Brest d’une enquête préliminaire sur ses activités passées à la tête des Mutuelles de Bretagne de 1998 à 2012.Le parquet souhaitait alors établir s’il y avait lieu de le poursuivre pour avoir permis en 2011 à la société immobilière de sa compagne, Sandrine Doucen, d’emporter un marché lors de la location d’un local commercial par les Mutuelles de Bretagne. Richard Ferrand avait finalement bénéficié d’un classement sans suite, en octobre 2017.L’affaire pourraiat reprendre puisque transférée à Lille suite à la plainte d’Anticor.  A noter que le quinquennat de Macron avait mal débuté puisque Les éphémères ministres MoDem François Bayrou (Justice), Marielle de Sarnez (Affaires européennes) et Sylvie Goulard (Armées), ont renoncé à rester au gouvernement après les élections législatives de juin 2017 sur fond de soupçons d’emplois fictifs d’assistants au Parlement européen. Le ministre des Comptes publics, Gérald Darmanin, accusé de viol et d’abus de faiblesse par deux femmes dans la foulée de l’affaire Weinstein aux Etats-Unis a bénéficié de classements sans suite en février et mai 2018.Il a été définitivement blanchi des accusations de viol de la première plaignante en août 2018.Le journal Ebdo – disparu après quelques numéros – a pour sa part exhumé une plainte pour viol remontant à 2008 visant Nicolas Hulot, elle aussi classée sans suite la même année. Bien sûr dans le cadre des enquêtes les intéressés bénéficient du statut de présumé innocent. Pour autant cela fait beaucoup d’affaires en un peu plus d’un an seulementtance les « esprits chagrins » sur la nomination des procureurs

La France se plaint trop (Macron)

 

Macron a raison la France se plaint trop il faudrait qu’elle arrête de pleurnicher, et même d’exprimer tout mécontentement. La France ne se rend pas compte de l’exceptionnelle chance qu’elle a d’avoir un tel président de la république. Et de s’adresser lui-même un compliment : “ Vous savez, le pays se tiendrait autrement ….. On ne se rend pas compte de la chance immense qu’on a”. Quand la France peut compter sur un monarque républicain aussi brillant que Macron, elle n’a vraiment aucune raison de ce plaindre. On pourrait même envisager une petite entorse à la démocratie et interdire toute réflexion négative et toute opposition ;  bref substituer aux institutions républicaines une vraie monarchie absolue. Et Macron de critiquer aussi les sondages et les esprits chagrins qui enregistrent le contentement de Français bien ingrats. Ce n’est sans doute pas un hasard si Macron veut modifier la constitution de 58 pour renforcer encore le pouvoir d’un président déjà omnipotent et museler un peu plus le parlement et plus généralement les corps intermédiaires. Macron manque d’ambition ce n’est pas la constitution qu’il faut changer mais le régime et envisager même le couronnement du chef d’État à Reims en présence du pape. Voilà un événement qui aurait de la gueule un peu plus que la longue et laborieuse déambulation de Macron au Louvres lors de son intronisation de simple président de la république

Départ de Collomb : une péripétie pour Macron

Départ de Collomb : une péripétie pour Macron

Pas étonnant que les Français dans un récent sondage considèrent Macron comme particulièrement arrogant pour plus de 70%  % d’entre eux. En effet suite à la démission surprise de Gérard Collomb, le ministre de l’intérieur, l’Élysée a fait savoir qu’il ne s’agissait que d’une péripétie. Une manière de mépriser les raisons fondamentales qui ont opposé depuis plusieurs mois Macron et son ministre de l’intérieur. Des divergences de vue qui sont loin d’être des péripéties ou des événements mineurs. La principale divergence depuis la nomination de Colomb concerne la situation des banlieues. Ancien maire de Lyon, le ministre de l’intérieur connaît bien ces zones sensibles qui risquent à terme a-t-il rappelé lors de la passation de pouvoir de mettre face à face de populations, des types de société. L’Élysée a toujours voulu minimiser le phénomène le considérant comme marginal au regard des grands enjeux économiques et financiers. Certes on ne peut minimiser ces grands enjeux mais on ne peut ignorer la dégradation de la situation d’au moins 1000 quartiers aujourd’hui hors la république et gouvernés par le communautarisme, la violence et le trafic de drogue. Preuve  du mépris de Macron à l’égard de cette problématique, il a balayé d’un revers de main le rapport Borloo. . Une véritable humiliation pour Borloo-. Surtout la marque  du désengagement total d’une situation sociale et sociétale explosive.  On est loin d’une péripétie mais plutôt  proche crise politique sur les orientations et la pratique.

 

 

Popularité Macron : grosse chute chez les chefs d’entreprise

Popularité Macron : grosse chute chez les  chefs d’entreprise

18 points en moins en deux mois ! Selon la dernière grande consultation réalisée par OpinionWay pour CCI France, La Tribune, Europe 1, la popularité du chef de l’Etat auprès des chefs d’entreprise est au plus bas depuis son élection en mai 2017. Ils sont désormais 36% à se déclarer satisfaits de l’action menée par le président de la République contre 54% lors de la dernière enquête réalisée à la fin du mois de juillet. Il perd au total 18 points en l’espace de deux mois. A l’opposé, les répondants qui estiment que la politique menée par la Présidence est insatisfaisante sont 63%, contre 45% en juillet. Certes, la politique menée par Emmanuel Macron reste mieux appréciée par les dirigeants d’entreprise que par les Français, mais les patrons qui représentaient une catégorie très favorable pour le locataire de l’Elysée semblent désormais eux aussi ressentir de la déception. C’est une mauvaise nouvelle pour l’exécutif qui a traversé un été plombé par les polémiques avec l’affaire Benalla et une croissance en berne. De manière générale, l’indicateur qui mesure le degré d’optimisme des chefs d’entreprise a clairement plongé. Il est passé de 132 à 99 en septembre. Ainsi, même si les patrons sont encore 74% à se déclarer confiants sur les perspectives d’activité pour leurs entreprises, ils étaient encore 79% il y a deux mois. Surtout, le niveau de confiance des dirigeants dans l’économie mondiale (-25 points à 38%) et dans l’économie française (-29 points à 36%) est en chute libre. La montée en puissance des populismes et la multiplication des tensions sur la scène du commerce international assombrissent la confiance des dirigeants. En France, la baisse de la consommation des Français lors du premier semestre a contribué au ralentissement de l’activité.

Méthode : étude réalisée auprès d’un échantillon de 601 dirigeants d’entreprise. La représentativité de l’échantillon a été assurée par un redressement selon le secteur d’activité et la taille, après stratification par région d’implantation. Les interviews ont été réalisées par téléphone du lundi 10 au lundi 17 septembre 2018.

Gérard Collomb : sa proposition de démission traduit le malaise avec Macron

 Gérard Collomb : sa proposition de démission  traduit le malaise avec Macron

 

Depuis que Gérard Collomb, ministre de l’intérieur a dénoncé l’hubris, ce péché d’orgueil qui ronge la personnalité de Macron, le climat s’est nettement détérioré entre le président de la république. Dans l’affaire Benalla, l’Élysée n’a guère apprécié que Gérard Collomb se dédouane de toute responsabilité vis-à-vis des débordements de l’homme de confiance de Macron. Fortement agacé par les interventions permanentes de Benalla auprès des responsables dépendant du ministère de l’intérieur, Gérard Collomb a remis à sa place Benalla. Il faut dire qu’il en a même rajouté feignant d’ignorer l’intéressé dans ses déclarations à la commission parlementaire. L’Élysée aurait souhaité qu’il prenne une position plus neutre voire qu’il défende Benalla mais Gérard Collomb a décidé de l’enfoncer en le considérant non pas comme un personnage central mais comme un petit délinquant occupant des fonctions de seconde zone à l’Élysée. Dans d’autres circonstances Gérard Collomb n’a guère apprécié la position jupitérienne de Macron considérant qu’il se comportait davantage en Bonaparte qu’en président de la république. Pour manifester sa rupture avec le style Macron, Gérard Collomb a donc brutalement annoncé qu’il démissionnerait de son poste de ministre d’État, ministre de l’intérieur pour reconquérir sa mairie de Lyon. Une annonce prématurée qui n’a guère été appréciée par l’Élysée. Comme les critiques continuent de pleuvoir de la part de l’entourage de Macron, Gérard Collomb frappe encore un nouveau coup et vient de d’offrir sa démission à Macron. Lequel a refusé car cela sanctionnerait de manière très officielle le divorce entre le président de la république et son principal soutien politique.

 

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