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Sondage Macron : peu convaincant

Sondage Macron : peu convaincant

Selon une enquête Harris Interactive pour RMC et Atlantico publiée lundi, 39% se disent convaincus par son intervention, 61% déclarent ne pas avoir été convaincus. C‘est en matière sociale que le chef de l‘Etat a été le moins éloquent, jugent les sondés, qui sont 65% à ne pas être convaincus par ses mesures dans ce domaine. En matière économique, le chef de l‘Etat a été jugé favorablement par 40% des sondés, et sur les sujets internationaux, la moitié des personnes interrogées s‘estiment convaincues. Plus de la moitié (56%) des sondés considèrent que le projet d‘Emmanuel Macron est à la fois de gauche et de droite, quand 38% d‘entre eux estiment qu‘il défend une politique exclusivement de droite. Le chef de l‘Etat, dont la cote de popularité a chuté de 15 points en moyenne entre juin et octobre, s‘est employé dimanche à expliquer ses réformes et à déminer les critiques, en défendant sa liberté de ton face à l’émoi suscité par ses récents propos sur le “bordel” ou “les fainéants”.

Macron : une conception de la participation limitée au fric

Macron : une  conception de la participation limitée au fric

Macron a visiblement une conception très restrictive de la participation qui limite à l’intéressement financier pour que « tous les salariés aient leur juste part quand les choses vont mieux ». Pourtant il affirme en même temps qu’une entreprise est constituée d’une part d’actionnaires (définition juridique actuelle),  d’autre part de la valeur et de la compétence de ses salariés. Certes l’intéressement financier constitue un progrès dans l’association des salariés aux résultats des entreprises. Pour autant cette association ne saurait se limiter à la dimension monétaire quand les choses vont bien. Une vraie participation, outre l’intéressement financier, consisterait à associer les salariés à la gestion comme le souhaite la CFDT et comme cela se pratique en Allemagne par exemple. C’est précisément quand les entreprises ont des difficultés que les salariés ont besoin d’être aussi associés à la problématique de gestion pour mieux comprendre et adhérer aux évolutions conjoncturelles ou structurelles. Les salariés et les cadres sont en effet le plus souvent les plus à même d’évaluer les forces et les faiblesses de la réalité de leur outil de production et c’est en permanence qu’il convient de les associer à la gestion de l’entreprise y compris quand l’entreprise ne rencontre pas de difficultés. Pour l’instant en effet la participation se borne le plus souvent en cas de problème à annoncer de façon un peu brutale au comité d’entreprise les plans de licenciement. La participation ne saurait être limitée à l’implication des salariés quand il faut licencier ou au retour financier sur résultats. La participation implique une vision beaucoup plus large et plus active des salariés dans l’entreprise.

 

“80% des retraités vont gagner du pouvoir d’achat” ! (Macron)

“80% des retraités vont gagner du pouvoir d’achat” ! (Macron)

 

 

C’est sans doute sur un coin de table qu’ont été effectué les calculs tendant à prouver que les retraités seront finalement gagnants même après la hausse de la CSG de 1,7. Point. En faite,  on a changé d’argumentation. Précédemment il s’agissait clairement de demander aux retraités un effort particulier pour le redressement des comptes publics. Maintenant on explique qu’en réalité les retraités seront gagnants.  une observation préalable, d’un point de vue méthodologique il est difficile d’apprécier l’évolution des revenus des retraités du fait en particulier qu’il convient de raisonner sur des données qui concernent les ménages. En effet Emmanuel Macron  explique que l’augmentation de la CSG sera plus que compensée par la réduction de la taxe d’habitation. Or cette taxe d’habitation concerne les ménages tandis que  la hausse de la CSG concerne chaque pensionné. Le montant moyen de la pension s’élève environ à 1300 € mensuels avec de très fortes disparités. Au moins 40 % des ménages de retraités ne comporte qu’une personne. L’impact dépendra largement de la zone géographique du retraité puisque la taxe d’habitation peut varier environ de 4 à 500 euros en zone rurale à 2000 euros et plus en ville. Les gagnants se situeront en ville tandis qu’en zone moins dense  la baisse de la taxe d’habitation sera loin de compenser la hausse de la CSG. Du coup le raisonnement de Macron ne tient pas quand il affirme. “Les 60%, ce ne sont pas ceux qui ont plus de 1.200 euros. Ce sont qui jusqu’à 65 ans ont plus de 1200 euros et pour les plus de 65 ans ce sont eux qui ont plus de 1400 euros”. Pour tous ces derniers la CSG va augmenter de 1,7 point. Mais pour une majorité d’entre eux la taxe d’habitation va baisser progressivement”,  Comme la taxe d’habitation diminuera d’un tiers, je vous fiche mon billet que dès l’année prochaine, à la fin de l’année, dans une grande partie des cas, cette taxe d’habitation diminuée d’un tiers compensera ces 1,7 point de CSG”. Et le président d’assurer pour conclure que “lorsque l’ensemble de cette réforme sera conduite, 80% des retraités gagneront en pouvoir d’achat. Et les retraités qui perdront du pouvoir d’achat perdront moins de 1%, et ce sont les 20% les plus riches. C’est une mesure de justice”. Vraiment un calcul de coin de table peu convaincant qui fait abstraction de la composition des ménages et des très fortes disparités des montants de taxes d’habitation. Les calculs de coins de table de Macron sont d’ailleurs contredits par les services officiels. Dans un document annexe au PLF2018, on indique que seraient 2,5 millions de retraités sans aucune compensation. Ce serait donc 3,2 millions de retraités qui perdraient du pouvoir d’achat d’ici à 2020, ce qui sur environ 15,8 millions de retraités (selon l’Insee) représentent 20,2% du total. D’après le rapport de Joël Giraud, les ménages “perdants” seront les retraités dont la pension excède 2500 euros par mois pour une personne seule et 3981 euros pour un couple. Certes l’effort demandé aux retraités est sans doute économiquement nécessaire mais de là à vouloir habiller cette ponction en bénéfice il y a un pas que Macron franchit sans trop de scrupule et de rigueur intellectuelle.

Sondage : Hulot, « caution » pour Macron

Sondage : Hulot,   »caution » pour Macron

Dans un sondage  l’IFOP., 55% des personnes interrogées le trouvent « compétent ». Et les mesures qu’il défend passent plutôt bien dans l’opinion. Ainsi 55% des sondés approuvent-ils le remplacement d’ici 2040 des voitures à essence par des voitures électriques. L’arrêt des centrales nucléaires (sujet sur lequel il n’a pourtant rien dit) est approuvé par 46% des sondés et la fin de la circulation des véhicules diesel d’ici 20 ans par 49%. Sur ces deux items délicats, le résultat est encourageant. Mais le bilan de ce sondage est « un clair-obscur », pointe Frédéric Dabi. Car si 32% le trouvent « efficace » pour faire avancer la cause de l’environnement, 61% estiment qu’il est surtout « un symbole » ou « une caution » pour Emmanuel Macron.

 

Macron « arrogant » ?

Macron « arrogant » ?

 

La question est tellement récurrente que le président de la république lui-même a dû se défendre de cette accusation dans une interview au Spiegel. D’une certaine façon, macro, est cependant victime de la posture qu’il a adoptée depuis son élection. En opposition à Hollande et à Sarkozy, le nouveau président de la république s’inscrit dans une attitude jupitérienne. Témoin par exemple la cérémonie au Louvre pour célébrer sa victoire ou sa longue marche à pas très mesurés vers le podium touchait un peu au ridicule. Il y a aussi l’hyper centralisation pouvoir autour de sa personne de sorte que la parole présidentielle domine  totalement son entourage au point de l’étouffer. Macron se justifie en affirmant qu’il veut modifier le rapport entre la politique et les médias. Il affirme qu’il veut ménager son expression en prenant de la hauteur. Reste cependant que chaque jour il crée le buzz en se positionnant à peu près sur tout. Paradoxalement le président jupitérien se laisse aller à quelques écarts de langage de nature un peu plus lisse populiste(les feignants, le bordel etc.). En outre il revient sur sa relation avec les médias en acceptant de se faire interviewer par précisément ceux  qu’il voulait éviter. En cause évidemment sa chute de popularité. Une chute  liée à la complexité et aux difficultés des réformes qu’il met en œuvre mais aussi à son attitude pas forcément arrogante mais un peu hautaine. Une attitude qui a alimenté son procès en mépris de classe. Il ne s’agit pas seulement d’une question de comportement mais aussi d’équilibre entre des mesures libérales et des mesures sociales. Même s’il faut reconnaître au président de la république que des orientations significatives ont été prises dans le domaine social par exemple concernant la suppression de la taxe d’habitation ( l’impôt de loin le plus lourd pour nombre de ménages peu favorisés), il faut bien admettre que son propos est souvent déséquilibré sans doute pour donner des gages d’une part aux investisseurs, d’autre part à l’Europe et en particulier à l’Allemagne   “Je ne suis pas arrogant”, dit le chef de l‘Etat, qui fait avec cette phrase la une de l‘hebdomadaire allemand.  Pour un président, être constamment en train de parler avec des journalistes, être constamment entouré de journalistes, n‘a rien à voir avec le fait d’être proche du peuple”, ajoute-t-il. “Un président doit garder les médias à distance”. Depuis son élection le 7 mai dernier, Emmanuel Macron a opté pour une communication verrouillée : parole raréfiée par rapport aux ères Nicolas Sarkozy et François Hollande, déclarations la plupart du temps sans questions, distance avec les journalistes et priorité à l‘image.  Le chef de l‘Etat, qui a vécu de l‘intérieur sous le quinquennat précédent l‘effet ravageur des prises de parole intempestives, a toutefois accordé une série d‘interviews, à la presse internationale comme à la presse française. Il sera l‘invité d‘une émission spéciale sur TF1 dimanche soir et d’une certaine façon se contredit sur son rapport aux médias. “Certains voudraient juste me coller une étiquette comme des entomologistes le feraient avec un papillon séché et puis dire : ‘regardez, c‘est le banquier qui n‘aime pas les gens’”, note-t-il dans les colonnes du Spiegel. “Si c’était le cas, je ne serais pas là. Je ne suis pas arrogant à l’égard des Français, je suis déterminé”, poursuit-il. “Pendant la campagne présidentielle, j‘ai voyagé dans tout le pays. J‘aime mon pays et les Français. J‘adore leur parler et les convaincre (…) mais je ne dois pas succomber à la démagogie et aux mensonges.”  ” Dans le sillage de la présentation du projet de budget pour 2018, le couple exécutif a également dû endiguer les critiques grandissantes sur une présumée “présidence des riches”. Concernant la suppression de l‘ISF, “contrairement à ce que certains prétendent, je ne fais pas cela pour aider les riches”, indique Emmanuel Macron. “Mon prédécesseur a taxé les riches à un taux jamais égalé. Et qu‘est ce qu‘il s‘est passé? Ils sont partis. Est-ce que le chômage a baissé? Non”. Sur le fond, Macon a sans doute raison car la grande priorité doit être accordée à la compétitivité de l’économie pour faire diminuer le chômage. Pour autant Macon devra mettre un peu de simplicité et d’équilibre dans sa posture. Le fait qu’il incarne trop seul pouvoir le conduit parfois à s’enivrer de son propre parfum d’autant que son entourage (gouvernemenet, parlement et le mouvement  En marche paraissent un peu inodore et incolore.

Sondage : Macron, Président des riches ?

Sondage : Macron, Président des riches ?

Oui, en tout cas c’est le sentiment des Français. En cause sans doute,  l’incapacité du gouvernement à persuader de la cohérence de sa politique globale des revenus aussi l’absence quasi-totale de la république en marche sur le terrain.  D’après un  sondage Odoxa pour Aviva, Challenges et BFM Business publié jeudi  82% des Français estiment que les grandes fortunes sont “plutôt avantagées” par la politique fiscale voulue par le président de la République. Les sondés sont également 77% à dire que les chefs d‘entreprises sont plutôt avantagés et 74% à dire que les salariés à haut revenus le sont aussi. Les propriétaires immobiliers assujettis à l‘ISF sont également considérés, par 68% des personnes interrogées, comme plutôt avantagés. A l‘inverse, les retraités modestes sont considérés, par 76% des sondés, comme plutôt désavantagés. Les salariés modestes sont également considérés, par 69% des Français, comme plutôt désavantagés par la politique fiscale. L‘enquête a été réalisée par internet les 27 et 28 septembre auprès d‘un échantillon de 1.023 personnes représentatif de la population française en âge de voter.

 

Macron annonce une loi pour mieux rémunérer les agriculteurs

Macron annonce une loi pour mieux rémunérer les agriculteurs

 

 

Le principe d’une  loi pour mieux rémunérer les agriculteurs semble acté par Emmanuel Macron. Reste cependant à en déterminer le contenu et les modalités car on voit mal comment la fixation des prix pourrait être déterminée par voie législative surtout dans le cadre de marchés souvent mondiaux. Emmanuel Macron est resté de ce point de vue dans un certain flou indiquant seulement sa volonté de réguler la vente à perte et les promotions. Pour le reste, on pourrait ce limiter à la mise en place d’indicateurs des coûts et de contrats-type  par filière. Le président a par ailleurs réaffirmé son engagement de campagne d’atteindre « 50% de produits bio ou locaux d’ici 2022 en restauration collective », un objectif qui va permettre de modeler, selon lui, les schémas de production en France et relancer l’agriculture et l’agroalimentaire. « Vous devez vous organiser dans les territoires pour changer les modèles productifs », a-t-il dit. Ce changement de paradigme passe par un « arrêt » de certaines productions, qui ne correspondent plus au goût des consommateurs et ne s’inscrivent pas dans la concurrence internationale. Emmanuel Macron a annoncé mercredi qu’il voulait légiférer par ordonnances au premier semestre 2018 pour rééquilibrer les contrats entre agriculteurs et distributeurs ainsi que sur le seuil de revente à perte, afin que les agriculteurs soient mieux rémunérés. « Nous modifierons la loi pour inverser la formation du prix qui partira du coût de production », a déclaré le chef de l’Etat à mi-parcours des Etats généraux de l’Alimentation, à Rungis (Val-de-Marne). « Afin que cette volonté prenne effet dès les négociations commerciales annuelles qui démarrent en novembre », il a demandé « un engagement clair des parties prenantes en ce sens, avant la loi, pour que ces négociations reflètent l’esprit de la loi à venir, sous l’autorité des ministres ». A propos du seuil de revente à perte dans la grande distribution, dont les agriculteurs demandent le relèvement, il est resté prudent en demandant au préalable, pour la fin de l’année une organisation des secteurs agricoles et agro-alimentaire par filières. « Je suis favorable au relèvement du seuil de revente à perte pour les produits alimentaires et l’encadrement des promotions », a-t-il dit, « mais je vous demanderai d’ici la fin de l’année de donner plus de visibilité, de conclure pour la fin de l’année des plans de filières. Le seuil de revente à perte qu’on relèverait seul serait une forme de chèque en blanc », a-t-il déclaré. Il a aussi souhaité des organisations de producteurs, la mise en place d’indicateurs de marché sur les coûts de production et de contrats types par filière, pour que tous les agriculteurs aient accès facilement à ces informations. Il a fustigé les « prix anormalement bas »: « les agriculteurs ne peuvent plus vivre du prix payé. Ne pas vouloir le regarder en face c’est décider que nous construirons la fin de nos propre équilibres, de notre indépendance et même de nos modèles de distribution. Je souhaite que nous mettions un terme très clair à ce qui est devenu un dérive ».

Communication : Macron entre Sarkosy et De gaulle

Communication : Macron entre Sarkosy et De gaulle

Dans une interview au JDD, Damon Mayaffre, docteur en histoire et spécialiste du discours politique, analyse le grand écart de la communication  d’Emmanuel Macron.

 

 

Comment analysez-vous l’utilisation du mot « bordel » par le Président?
Ce qui est certain, c’est qu’Emmanuel Macron n’a pas encore trouvé sa voix. Il a une idée précise du chemin politique. Mais pour ce qui est de la communication, il reste partagé entre, d’un côté, un ­discours très policé et très contrôlé, très politique, assez gaullien ; et, de l’autre, un discours nettement plus vulgaire, au sens étymologique. Donc un discours non plus gaullien, mais presque sarkozyste dans sa forme. Avec « feignants » et « foutent le bordel », on n’est plus très loin du « casse-toi pauv’ con » et de la « racaille ».

Ces deux registres de discours peuvent-ils se compléter?
Non, ils s’annulent l’un l’autre. Ses prises de parole à la tribune, qui sont très littéraires ou très technocratiques, lui font perdre une première fois l’oreille des classes populaires. Et son discours plus vulgaire désoblige également les gens, qui apprécient peu le ton employé à l’égard de personnes menacées de licenciement. Résultat, il rate la cible du plus grand nombre.

En matière de ce que vous appelez le « discours vulgaire », Emmanuel Macron est un récidiviste…
Exact. Un mot seul ne fait pas sens. C’est l’accumulation qui contribue à forger une identité de discours. Si le mot « bordel » choque, c’est qu’il fait directement écho aux précédents : les « illettrés », le « costard », les « fainéants », « ceux qui ne sont rien »… Il commence à y avoir un faisceau de marques lexicales qui semblent attester du mépris des travailleurs ou des classes populaires. Et cela risque de marquer l’identité discursive de Macron.

 

Y voyez-vous la preuve par les mots qu’il est le « président des riches »?
Sa dernière phrase, qui réclame avec des mots crus la remise au travail de gens en phase de ­licenciement, fait sens car elle résonne avec les ordonnances travail et la disparition de l’Impôt sur la fortune. Le ­discours et la réalité convergent : c’est un président des élites qui peut employer des mots ­insultants à l’égard des plus modestes. La séquence médiatique était conçue pour prouver au contraire qu’il n’est pas le président des élites et des riches ; mais ce ­lapsus vient à point nommé pour le ­démentir. Une seule phrase a produit l’effet inverse de ce que voulaient les conseillers en ­communication du chef de l’Etat. Entre de Gaulle et Sarkozy, le ­Président n’a pas encore choisi son camp.

Popularité: Macron en baisse

Popularité:  Macron en baisse

 

La cote de Macon bénéficie encore d’un soutien qui n’est pas négligeable mais qui structurellement tend à s’affaiblir depuis son élection. En cause sans doute, le fait que les réformes à engager sont particulièrement complexes et qu’elles se heurtent  à des réactions corporatistes. La peur du changement s’alimente aussi  d’un manque de compréhension du projet global. En outre, Macron est surtout victimes du faite qu’il incarne à peu près seul le mouvement de réforme puisque le gouvernement, le Parlement et même le mouvement en marche sont à peu près inaudibles. De ce point de vue,  le risque est énorme car tout repose sur la personnalité de Macron qui sur le long terme portera seul la  responsabilité de la gestion gouvernementale La cote de popularité d‘Emmanuel Macron a donc encore baissé de trois points en octobre, et passe derrière celle de son Premier ministre, Edouard Philippe, qui a grimpé de deux points sur la même période, selon le baromètre Ifop-Fiducial pour Paris Match et Sud Radio  Emmanuel Macron bénéficie de 50% d‘opinions favorables, soit trois points de moins que lors de la précédente enquête publiée en septembre. A l‘inverse, la cote de popularité d‘Edouard Philippe est en augmentation de deux points, à 53% d‘opinions favorables, devant celle du président de la République. Nicolas Hulot, ministre de la Transition écologique et solidaire, et Laura Flessel, ministre des Sports, sont les membres du gouvernement les plus populaires, avec respectivement 67% et 55% d‘opinions favorables. Les deux ministres de Bercy, Bruno Le Maire et Gérald Darmanin, voient leur popularité croître. Le ministre de l‘Economie gagne 3 points, à 44% d‘opinions favorables, quand la popularité du ministre de l‘Action et des Comptes publics augmente de neuf points, à 26%. Le candidat malheureux à la primaire des Républicains (LR), Alain Juppé, reste stable et se positionne à la deuxième place des personnalités préférées des Français, à 58% d‘opinions favorables. Il devance l‘ancien Premier ministre Jean-Pierre Raffarin (LR), qui clôt le podium à 55%. L‘ancien Premier ministre Bernard Cazeneuve (PS) est la première personnalité de gauche à la cinquième place, avec 54% d‘opinions favorables. Ce sondage a été réalisé les 6 et 7 octobre par téléphone auprès de 957 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus.

République en marche : un club d’élus nationaux et- ou de fans d’Emmanuel Macron ?

République en marche : un club d’élus nationaux et- ou de fans d’Emmanuel  Macron ?

 

 

 

Au-delà du fonctionnement du « parti » En Marche se pose surtout la question du risque politique lié à l’ultra personnalisation du pouvoir. Hors Emmanuel Macron, aucun dirigeant, aucun ministre, aucun dirigeant  ne parvient à incarner le changement politique voulu par les français lors des dernières élections. Au plan national, les ministres sont à peine connus, le Premier ministre lui-même manifeste une discrétion inédite sous la 5éme république. Plusieurs enquêtes ont montré que les électeurs ignoraient le plus souvent le nom de leurs députés .Au plan local, c’est le désert politique total, pas de vraie structure, pas de vie collective, pas d’implication dans les problématiques territoriales et pas de relais de la politique nationale. Les comités En Marche sont réduit à des clubs de supporters et pour la majorité n’ont plus aucune vie. Or les réformes économiques, sociales, environnementales et sociétales se heurtent nécessairement aux contradictions et au corporatisme de la société française. Face à ces  réactions En Marche ne dispose d’aucun outil politique de masse pour faire remonter à temps les sensibilités locales et sectorielles, pour apporter des contributions, pour faire partager les problématiques, pour expliquer l’objet des réformes et pour  relayer le discours du gouvernement. Pour schématiser, tout repose uniquement sur Emmanuel Macron. Or on sait que la vie politique échappe rarement à des aléas qui peuvent nuire gravement à la popularité voire remettre en cause  la légitimité d’un gouvernement.  L’hyper concentration du pouvoir -qui peuvent s’expliquer les dégâts provoqués par les frondeurs de François Hollande-  constitue cependant un risque majeur : celui de voir s’écrouler aussi vite qu’il était monté le mouvement de réforme En Marche. De ce point de vue,  le fonctionnement proposé pour la « la république en marche » n’est ni acceptable démocratiquement, ni pertinent sur le plan politique. Principal  reproche,  notamment le fait que les adhérents (tirés au sort) ne représente que 25 % du principal organisme directeur de l’organisation. Les 75 % restants sont attribués aux grands élus politiques. Le biais c’est que précisément ces 75 % d’élus politiques n’ont pas été désignés par la base mais par le sommet. Par exemple les candidatures à la députation ont toutes été examinées et décidées par un petit comité central. Du coup, on se demande légitimement  si le mouvement la république en marche va vraiment se transformer en parti dont les responsables seront élus par les adhérents ou s’il ne restera pas une sorte de club de supporters n’ayant pas voix au chapitre. Notons que les référents départementaux, sorte de secrétaires départementaux sont  aussi désignés par le sommet. La future organisation est donc fortement teintée   de centralisme démocratique ;  elle est  dirigée en fait par des élus politiques non choisis par la base. La quasi absence de vie démocratique et de vie tout court s’est déjà traduite par un fait politique majeur à savoir une grande désillusion lors  des élections sénatoriales. Pas étonnant dans la mesure où les grands électeurs que constituent les maires  n’ont pratiquement pas été sollicités par des instances locales d’En  Marche.  On peut comprendre que dans l’urgence, En Marche ait mis en place un fonctionnement centralisé mais pour des raisons démocratiques et politiques, ce mouvement devra à l’avenir  se construire sur d’autres bases …ou prend le risque de disparaitre aussi vite.

Logement : Macron recule

Logement : Macron recule

 

Indiscutablement, Macron a profité du dossier logement pour rééquilibrer son image à gauche. Il a dû lâcher du lest sur ses propositions initiales. Il a ainsi  a annoncé vendredi que le prêt à taux zéro (PTZ), principal dispositif d‘aide à l‘accession à la propriété, ne serait pas supprimé mais serait prolongé dans les zones rurales, contrairement à ce qui était prévu dans la première mouture du plan logement, mais avec un plafond réduit. Le chef de l‘Etat, qui s‘exprimait devant une conférence organisée par la Fédération nationale du bâtiment, a fait un autre geste pour apaiser les craintes des professionnels du secteur en proposant des discussions sur l’évolution du périmètre de crédit d‘impôt pour la transition énergétique (CITE), afin d’éviter une “rupture brutale”. Le plan présenté le mois dernier prévoyait le recentrage du PTZ sur les seules zones “tendues” (A et B1), à savoir pour l‘essentiel Paris, une partie de l‘Ile-de-France et la Côte-d‘Azur, à compter de 2018. Cette décision a provoqué l‘inquiétude chez les élus des communes rurales et les constructeurs de maisons individuelles, les principaux acteurs du logement dans ces zones, qui ont estimé que “50 à 70.000 ménages modestes” seraient privés d‘une aide indispensable pour s‘engager dans l‘accession. Emmanuel Macron a dit avoir entendu leurs doléances sur des mesures “qui pouvaient donner le sentiment d‘une fracture”. “Ce que je demande au gouvernement, c‘est de garder la philosophie d‘ensemble de la réforme mais que, sur le PTZ en zones B2 et C, on puisse ouvrir très rapidement la semaine prochaine une concertation”, a-t-il déclaré. Alors que le PTZ permet de financer jusqu’à 40% du coût d‘une opération, il a évoqué la possibilité d‘en ramener le plafond à 20% dans ces zones non prioritaires. S‘agissant du périmètre du CITE, l‘exclusion programmée des portes, fenêtres et vitrages de ce dispositif à partir de mars prochain dans le projet de loi de finances 2018 a été critiquée par les artisans du bâtiment, qui ont dénoncé “un coup de massue” pour la rénovation énergétique des bâtiments. Là aussi, Emmanuel Macron a proposé d‘ouvrir des discussions avec les professionnels sur le sujet. “Je souhaite qu‘on puisse l‘accompagner en sifflet, qu‘il y ait une discussion avec le secteur et qu‘on puisse en 2018 mettre sur pied quelque chose de plus intelligent”, a-t-il dit. Il a cependant réaffirmé sa volonté de “recentrer” le dispositif sur le seul double vitrage à finalité thermique. Il a par ailleurs annoncé que cette aide passerait “du crédit d‘impôt à une dotation sur base déclarative”, ce qui permettra aux ménages de recevoir les aides au moment où ils font les travaux, sans décalage dans le temps. Pour le reste, le président de la République a défendu le plan logement, qui repose aussi sur une baisse des aides au logement compensée par une baisse des loyers dans les HLM, une proposition mal accueillie par les bailleurs sociaux.

« Le bordel, «c’est vous, les journalistes, qui le mettez»(Macron)

« Le bordel, «c’est vous, les journalistes,  qui le mettez»(Macron)

 

 

Le bordel, «c’est vous qui le mettez».  La plaisanterie, lâchée par Emmanuel Macron aux journalistes ce vendredi, en dit long sur la vision du chef de l’État du rôle des médias dans la polémique autour de ses propos sur ceux «qui foutent le bordel» au lieu de chercher du travail. Interrogé lors d’une séance de questions-réponses aux «24 H du bâtiment» avec des acteurs du secteur, Macron a tout fait pour relativiser la portée de cette sortie controversée. «On a plus parlé de péripéties sur ce déplacement que du fond de ce que nous avons annoncé avec les ministres du Travail et de l’Education nationale, qui est fondamental», a-t-il regretté. Un moyen de rappeler l’objectif premier de ce déplacement à Egletons, en Corrèze, consacré aux projets pour la formation, et qui devait conclure la contre-offensive sociale du chef de l’État après les débats houleux sur le budget. «Si les gens s’intéressaient à la vie du pays, ils auraient plutôt dû parler de ce qu’on a dit dans cette table ronde. On a parlé des vrais problèmes des vrais gens, et des vraies propositions pour vraiment protéger», a poursuivi le président de la République.

APL et prêt à taux zéro: Macron lâche du mou

APL et prêt à taux zéro: Macron lâche du mou

Après le dérapage de la réduction de 5 euros des APL, Macron lâche du mou sur son plan logement.  D’abord, il n’est plus question de supprimer immédiatement le PTZ pour l’achat d’un logement neuf dans les zones les moins tendues de France, c’est-à-dire là où il n’y a pas de pénurie d’offre. La raison? La suppression de ces aides dans les zones B2 et C se traduirait par 50.000 acquisitions en moins par an. Le gouvernement devrait aussi reculer sur l’APL accession, qui sera finalement maintenue. Pourquoi? Abandonner cette aide à l’achat pour les ménages modestes aurait finalement coûté de l’argent à l’État, puisque ceux qui pouvaient en bénéficier se seraient tournés vers les APL locatives, beaucoup plus coûteuses.  Enfin, sur le crédit d’impôt pour la transition énergétique (CITE), l’exécutif ne voudrait plus exclure totalement les fenêtres, les portes et les vitrages du dispositif. Du coup, ces travaux devraient continuer à bénéficier au moins partiellement du CITE l’an prochain. Au final, recalibrer le plan logement devrait se traduire par de moindres économies budgétaires. On a coutume de dire qu’un PTZ coûte en moyenne 16.000 euros à l’État. Avec le recentrage du dispositif, même dans la fourchette basse on aurait perdu entre 35.000 et 40.000 PTZ et donc économisé autour de 600 millions d’euros. Quant au CITE, il aurait également pu générer plusieurs centaines de millions d’euros d’économies avec la réforme envisagée au départ. Dans le premier document budgétaire qui intégrait la suppression progressive des portes, fenêtres et vitrages de l’assiette d’éligibilité, Bercy évoquait une dépense de 875 millions d’euros pour le crédit d’impôt l’an prochain, soit environ deux fois moins que l’année précédente. Mais visiblement on n’irait pas aussi loin. D’ailleurs, le nouveau document budgétaire mis en ligne depuis deux jours tient compte de ce recalibrage sur le CITE. Pour 2018, ce ne sont curieusement plus 875 millions d’euros qui sont budgétés mais plus de 1,5 milliard d’euros.

« Bordel » : Macron assume

« Bordel » : Macron assume

D’une certaine manière les explications de l’entourage d’Emmanuel Macon ont du mal à convaincre. D’après cet entourage, le chef de l’État regretterait d’avoir utilisé un mot un peu grossier mais maintiendrait sur le fond ce qu’il pense des agitations de certains gauchistes qui font tout pour faire capoter la reprise d’entreprises en difficulté. Certes on ne peut que regretter les plans sociaux qui conduisent notamment à des licenciements secs. Pour autant l’État n’a pas vocation à régler les problèmes de toutes  les entreprises en difficulté. D’autant plus que ces difficultés notamment relatives au plan de charge ou à la compétitivité de l’entreprise étaient prévisibles depuis longtemps. Bien entendu un président de la république peut éviter d’utiliser des expressions pour le moins familière. Toutefois cela ne change rien sur le fond. Force est de reconnaître que certaines entreprises subissent une sorte de double peine. D’abord en raison d’une mauvaise gouvernance, ensuite du fait de l’agitation permanente de certains gauchistes qui animent des organisations syndicales. Des gauchistes davantage préoccupés par un illusoire changement de système voir même par l’utopie d’une révolution à la mode bolivarienne que par l’intérêt réel de l’entreprise et de ses salariés. Force est de constater que certaines organisations syndicales ne brillent pas par la intelligence et leur bonne foi et d’une certaine façon acceptent  les débordements de syndicalistes incompétents,  irresponsables et dangereux. Pas étonnant si globalement le syndicalisme français en particulier jouit d’une mauvaise image dans le pignon. Pas étonnant non plus si une organisation à caractère réformiste comme la CFDT et devenue majoritaire dans le privé en devançant la CGT en retard au moins d’un demi-siècle sur  son temps.  Emmanuel Macron assume “le fond de ses propos” mais regrette l‘utilisation “d‘un mot familier” prononcé lors d’“un aparté”, a-t-on indiqué jeudi dans l‘entourage du chef de l‘Etat dont les propos tenus en Corrèze mercredi soir ont suscité un tollé et alimenté un procès en mépris de classe. Le président “ne retire rien sur le fond, il continuera à le dire et le redire”, a-t-on précisé. “Il a toujours assumé des propos cash, d‘aller droit au but et il le revendique”. Pour autant, il ”regrette l‘utilisation lors d‘un aparté d‘un mot familier“ (bordel-NDLR), il regrette qu‘on ait fait de cet aparté un propos public”, a-t-on ajouté. “Il n‘aurait évidemment jamais employé un terme aussi familier lors d‘une adresse ou d‘un discours officiel”.

Prix du lait : ultimatum à Macron

Prix du lait : ultimatum à Macron

 

La Fnpl (Fédération nationale des producteurs de lait) menace de quitter des États généraux de l’alimentation (Ega) voulus par Emmanuel Macron. Elle veut un juste retour pour les agriculteurs, et plus particulièrement les éleveurs. «Il existe un consensus parmi les acteurs de la chaîne alimentaire pour reconnaître que les éleveurs ne sont pas assez rétribués. En revanche, les discussions divergent lorsqu’on évoque les solutions», note Marie-Thérèse Bonneau, première vice-présidente de la Fnpl. «Si nous n’arrivons pas à trouver un accord entre toutes les parties prenantes, notamment avec les distributeurs et les transformateurs, cela ne sert à rien d’aller plus loin. Nous ne participerons pas à la deuxième partie des États généraux», avertit d’emblée Thierry Roquefeuil, président de la Fnpl. Parmi les nombreuses revendications de la Fnpl, une proposition se détache: la mise en place de deux indicateurs de prix, un national et un international, au lieu d’un actuellement. Aujourd’hui, dans les contrats qui lient les producteurs aux transformateurs, aucune distinction n’est faite entre les volumes qui alimentent le marché domestique (environ 60% des débouchés des éleveurs) et ceux qui vont à l’exportation. Et pourtant les prix ne sont pas les mêmes. «Le marché intérieur joue davantage le rôle d’amortisseur par rapport à la forte volatilité des cours internationaux», insiste André Bonnard. Parmi ses autres propositions, la branche Lait de la Fnsea prône que le droit européen de la concurrence permette aux producteurs de se regrouper pour discuter prix et volume, comme le font déjà les sucriers qui vont voir leurs quotas disparaître ce 1er octobre. Enfin les producteurs exigent que le prix auquel ils vendent leur lait ne puisse descendre en dessous de leur coût de production.

Accord de Paris : non négociable (Macron)

Accord de Paris : non négociable (Macron)

 

Enrichi, oui, mais renégociable, non, c’est la réponse de Macron à Trump à l’ONU.  Depuis le 1er juin et la sortie avec fracas des Etats-Unis de cet accord obtenu après de longues tractations et considéré comme historique, la France s‘est engagée dans une contre-offensive diplomatique visant à s‘assurer de l’“irréversibilité” de ce texte. “Mon pays, devant cette assemblée, avait promis un accord universel, il a été obtenu et signé, dans cette salle”, a déclaré Emmanuel Macron à la tribune des Nations unies. “Cet accord ne sera pas renégocié. II nous lie. II nous rassemble.” “Le détricoter serait détruire un pacte qui n‘est pas seulement entre les Etats mais entre les générations”, a ajouté le chef de l‘Etat français. “II pourra être enrichi, de nouvelles contributions, de nouveaux apports mais nous ne reculerons pas.” “Je respecte la décision des Etats-Unis, la porte leur sera toujours ouverte. Mais nous continuerons (…) à mettre en oeuvre l‘accord de Paris”, a-t-il ajouté.

La zone euro résiste à Macron

La zone euro résiste à Macron

 

En l’état actuel du débat, les propositions de Macon semblent avoir peu de chances d’aboutir pour transformer la zone euro dans la voie d’une plus grande intégration. D’un côté Macon propose en effet un budget propre pour la zone euro, un ministre des finances et même parlement. De son côté l’Allemagne est très réticente sur le budget, sur un impôt européen et encore davantage sur une éventuelle mutualisation des dettes. L’Allemagne souhaite seulement la création d’un fonds monétaire européen est une union bancaire renforcée. D’autres pays considèrent que les propositions de modifications institutionnelles ne sont pas prioritaires et qu’on prend  le problème à l’envers. Pour eux, il  convient en priorité de traiter le problème de la compétitivité de l’Europe et n’aborder l’institutionnel qu’ensuite. La zone euro doit d‘abord identifier ses problèmes internes avant de réfléchir aux réformes institutionnelles censées les régler, ont déclaré vendredi plusieurs ministres des Finances lors de discussions informelles sur l‘avenir du bloc. La France, l‘Allemagne et la Commission européenne ont tour à tour avancé des propositions différentes pour modifier le fonctionnement de la zone euro, le président français Emmanuel Macron suggérant notamment de la doter de son propre budget, parlement et ministre des Finances. “Je pense que nous devrions commencer par l‘autre bout”, a déclaré Jeroen Dijsselbloem, le président de l‘Eurogroupe, à la presse. “Au lieu d‘avoir un débat essentiellement sur l‘aspect institutionnel, (nous devrions avoir) un débat sur ce qui manque dans l‘union économique et monétaire, en termes de résistance, de compétitivité et de solidarité”, a ajouté le ministre néerlandais des Finances. “Donc je pense que nous devrions commencer par savoir quel est le problème et terminer par un débat institutionnel.” Son homologue autrichien a abondé dans le même sens. “Nous sommes satisfaits du dispositif actuel et nous pensons que nous devrions nous y tenir”, a dit Jörg Schelling. “Je ne vois pas l‘intérêt d‘avoir un débat avant qu‘on ne sache clairement quelle est la stratégie de la zone euro (…) Quand la discussion sur la stratégie sera terminée, alors nous pourrons bâtir la structure qui la soutient.”

Popularité Macron : baisse mais encore 53% pour

Popularité  Macron : baisse mais encore 53% pour  

Baisse de  13 points entre juillet et septembre, à 53% de bonnes opinions contre 66% au début de l’été, selon un baromètre Ifop-Fiducial pour Paris Match et Sud Radio publié mercredi. Selon cette enquête, une majorité de Français déclare toujours avoir une bonne opinion du chef de l‘Etat (53%), contre 44% qui en ont une mauvaise. La popularité du Premier ministre, Edouard Philippe, baisse quant à elle de 2 points, pour atteindre 51% de bonnes opinions. L‘enquête a été réalisée les 8 et 9 septembre auprès de 1.010 Français âgés de 18 ans et plus interrogés par téléphone.

Plan logement Macron : un coup à gauche

Plan logement Macron : un coup à gauche

 

Peut être pour équilibrer le coté assez libéral de sa réforme du code du travail, Macron donne un à gauche en  évoquant quelques perspectives de sa politique logement. Il souhaite porter à 40 000 par an dès 2018 la construction de logements neufs dans le parc que social. Un objectif possible à atteindre mais qui devra être soutenu par l’État compte tenu des capacités de financement  des bailleurs sociaux. Des bailleurs qui doivent à la fois promouvoir la construction de logements neufs mais aussi mettre aux normes notamment d’isolation thermique une  grande partie du parc actuel. Ce développement de parc social constitue sans doute l’outil le plus efficace pour faire baisser les loyers. 7O % des français remplissent les conditions pour accéder aux logements sociaux mais les demandes ne sont satisfaites qu’à hauteur de 20 %. Du coup ce déséquilibre offre demande pousse les loyers du privé à la hausse. Macron veut donc veut accroître la construction de logements neufs dans le parc social en portant à 40 000 par an, dès 2018 et « sur tout le quinquennat », la construction de logements « très sociaux ». Il a aussi souhaité « faire tourner davantage le parc social en faisant entrer beaucoup plus de monde et activer un politique de baisses des prix » des logements sociaux. Troisième volet, Emmanuel Macron veut « libérer » la construction dans le parc libre grâce à « une réduction des exigences des normes environnementales et sociales » pour obtenir « une production massive » de logements neufs en quelques années. « Notre pays en construit trop peu, car notre système est bloqué par la surréglementation », a-t-il estimé. Il faut « diminuer cette réglementation pour la rendre plus pragmatique, y compris sur des normes qui relèvent de très bons sentiments, quelquefois environnementales et sociales ». « Il y aura énormément de (gens) qui s’élèveront contre ça, tous ceux qui ont dit (que) ces normes (sont) sur tout le territoire pour tout le monde »: « On me dira que je ne respecte pas l’environnement, ou parfois le handicap, parfois ceci ou cela. Mais il faut du pragmatisme », car « c’est essentiel pour résoudre le problème du logement », a-t-il estimé. Par ailleurs Macron a détaillé un nouveau dispositif de prise en charge des plus défavorisés, baptisé Logement d’abord, Il s’agit de remplacer les logements d’urgence et les nuitées d’hôtel par des solutions de logements plus pérennes. Ainsi, 50 000 places supplémentaires pérennes doivent être créées, dont 10 000 dans des pensions de famille et 40 000 dans le parc locatif. Elles doivent remplacer des nuitées d’hôtel, qu’il juge inadaptées et « très coûteuses ». Ce volet fera l’objet d’une « mise en œuvre accélérée dans 15 territoires volontaires a expliqué le président.

 

Manif 12 septembre : un test pour Macron et la CGT

Manif 12 septembre : un test pour Macron et la CGT

 

Cette manif du 12 risque de constituer un test de vérification de la légitimité respective des positions d’une part de Macron,  d’autre part de la CGT. Si la manifestation est mobilisatrice, en clair si elle rassemble au moins de 500 000 manifestants en France ce sera considéré comme un échec pour la CGT et les autres syndicats protestataires et cet échec hypothèquera  les manifestations ultérieures y compris celle de Mélenchon qui pourrait alors être renvoyé à son rôle de contestataire marginal. À l’inverse la crédibilité de Macon risque d’être entamée si cette manifestation est relativement bien suivie. Le mécontentement ainsi exprimé s’ajouterait à la baisse de popularité du chef de l’État qui, quoi qu’il en dise, devrait en tenir compte dans la rédaction finale des ordonnances. Il n’est pas certain cependant que la CGT réussisse à mobiliser car les syndicats paraissent relativement divisés. Nombre de syndicats ne veulent pas suivre la CGT dans sa posture traditionnelle d’opposants à toute réforme.  S’il veut désamorcer la mobilisation, le chef de l’État devra sans doute un peu rééquilibrer le contenu de sa réforme orientée vers davantage de flexibilité pour les entreprises. Une flexibilité qu’on peut comprendre pour permettre un meilleur ajustement du marché du travail aux mutations économiques en cours mais qui devrait être davantage équilibrée par des mesures en faveur des salariés et de leurs représentants. De ce point de vue, la grande lacune du projet concerne sans doute l’impasse faite sur les modes d’association des salariés et de leurs représentants à la gestion des entreprises. Une association qui aurait permis d’abord de relever le niveau du débat social en France aussi de désamorcer un climat par trop conflictuel dans le pays faute de compréhension des enjeux. De ce point de vue,  Macron a manqué le virage de la cogestion à l’allemande qui se caractérise par un souci permanent du compromis gagnant-gagnant. Un échec du mouvement de la CGT et autres syndicats contestataire aura forcément aussi des conséquences sur la manif de Mélenchon du 23 septembre. La prétention de Mélenchon à combattre ce qu’il appelle un coup d’État ressemblera à une promesse d’opérette et le renverra à une posture de gauchiste marginale. De ce point de vue Mélenchon joue encore plus gros que la CGT, il a placé la barre plus haut avec en clair la perspective de renverser le régime dont il conteste même la légitimité démocratique. Il est probable que Mélenchon aura bien du mal à réunir 100 000 manifestants en France soit cinq fois moins de ce que  peut attendre de la CGT.  Pour Emmanuel Macron, la séquence n’est pas anodine, après « un été difficile en matière de sondages » sur sa popularité, relève le politologue Jean-Daniel Levy (Harris Interactive). « Le sentiment que la réforme n’est pas juste commence à s’installer, ce qui n’est pas un bon signe » pour Emmanuel Macron, relève de son côté Frédéric Dabi, directeur général adjoint de l’Ifop. L’enjeu, selon lui, est « de ne pas céder en début de quinquennat, pour ne pas donner un mauvais signe à son électorat ». Mais il doit aussi être « vigilant » pour que la fronde ne se transforme pas en une « contestation globale de l’action de l’Etat ».

 

 

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