Archive pour le Tag 'Macron'

La frondeuse Aubry refuse d’appeler pour Macron

La frondeuse Aubry refuse d’appeler pour Macron

 

 

La frondeuse Aubry, première supportrice  de Benoît Hamon et qui d’une certaine façon à coulé le parti socialiste en tout cas  y a largement contribué refuse d’appeler clairement pour Macron. Pas étonnant de la part de celle qui avec les 35 heures a porté un coup mortel à l’économie et à l’emploi et qui s’enfonce de plus en plus dans la marginalité gauchiste. Une position d’autant plus curieuse qu’elle avait en 2002 appelé avec force à voter Chirac au second tour ;  conclusion, elle préfère sans doute Chirac à Macron.  En 2002, quand Jean-Marie Le Pen s’était qualifié au second tour de l’élection présidentielle, Martine Aubry avait pourtant clairement dit qu’elle voterait pour Jacques Chirac, sans équivoque. En retrait depuis dimanche soir, la socialiste n’entend pas clarifier ses propos et prononcé le nom d’Emmanuel Macron avant le 7 mai. Certains de ses proches, cités par Europe 1, rapportent que «appeler à voter Macron est au-dessus de ses forces». Depuis le passage du protégé de François Hollande à Bercy, Martine Aubry a multiplié les déclarations au vitriol contre «le nouveau produit au sourire étincelant». «Macron, comment vous dire? Ras-le-bol», avait-elle lancé en septembre 2015, quand l’ancien banquier avait déclaré vouloir réformer le statut des fonctionnaires. S’exprimant à Lille le 30 mars à l’occasion d’un meeting de Benoît Hamon, l’ancienne première secrétaire du PS avait enfoncé le clou, le qualifiant de «candidat qui aime l’argent et pas les gens», et mettant en garde contre «la régression économique et sociale» qu’une accession d’Emmanuel Macron à l’Élysée provoquerait, selon elle. Avec pour seule réponse à ce résultat du premier tour un tweet laconique, Aubry s’est attiré les foudres de plusieurs cadres socialistes. «Elle n’est pas à la hauteur des enjeux», a ainsi brocardé Patrick Kanner, le ministre de la Ville et son ennemi juré de la fédération du Nord, toujours selon la radio. Du côté d’en Marche!, l’attitude de la responsable politique passe mal. «On sait très bien ce que pense Martine Aubry d’Emmanuel Macron. (…) On est dans une période trouble pour chacun des partis. Les positionnements sont moins clairs qu’ils pouvaient l’être aux régionales. C’est dommage. Chacun prend ses responsabilités. Là on est face à une banalisation du Front national qui est dangereuse pour notre démocratie», a réagi au micro de RTL Christophe Itier, référent du mouvement d’Emmanuel Macron dans le Nord. Au Figaro, l’équipe de Martine Aubry tente d’éloigner les doutes. «C’est une évidence, elle va voter pour Emmanuel Macron», assure son entourage.  Dimanche soir, Jean-Luc Mélenchon est arrivé en tête avec près de 30% des voix à Lille. À Paris, c’est Emmanuel Macron qui est arrivé en tête. La maire Anne Hidalgo a elle appelé à voter sans ambiguïté pour le fondateur d’en Marche!

 

La Manif pour tous contre Macron

La Manif pour tous contre Macron

 

De manière hypocrite, Les cathos réacs de la manif pour tous ne donnent pas de consigne de vote mais demandent  cependant de ne pas voter Macron ! Dans un communiqué diffusé ce mardi soir, la Manif pour tous a appelé à s’opposer à Emmanuel Macron lors du second tour de la présidentielle. L’organisation, à l’origine lancée contre le Mariage pour tous, a qualifié le candidat d’ « En marche! » de « candidat ouvertement anti-famille ».  « Emmanuel Macron prépare une politique anti-famille. Pour les familles, pour les enfants, pour l’avenir, le 7 mai : Macron, c’est non », affirme dans un communiqué la présidente du mouvement Ludovine de la Rochère, sans donner d’autre consigne de vote.

Présidentielle : Estrosi et Le Maire dans le gouvernement Macron ?

 Présidentielle : Estrosi et Le Maire dans le gouvernement  Macron ?

 

 

 

 

 

Macron  pourrait bien créer la surprise en composant un gouvernement d’union des républicains intégrant des responsables comme Estrosi ou Lemaire. De personnalités qui comme d’autres à droite (notamment des proches de Juppé)  pourraient accepter de constituer un gouvernement d’union nationale après les législatives. Il se pourrait même que le gouvernement nommé sitôt après le premier le second tour des présidentielles intègre des responsables de droite et d’autres du parti socialiste autour des membres d’en marche afin de bien manifester  la volonté d’union de macro.  Le président de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur a déjà fait savoir avant le premier tour qu’il ne l’excluait pas, mais il affirme n’avoir eu «aucun contact» avec le candidat d’En marche! depuis qu’il l’a reçu à Marseille, le 1er avril. . Selon lui, «ce n’est pas parce qu’on n’est pas présent au second tour qu’on va se dire “on attend cinq ans pour que la France se réforme”». Mais «tout dépend d’Emmanuel Macron et de sa capacité à intégrer dans son projet des propositions des réformistes de droite», précise-t-il, tout en se projetant plutôt dans l’après-législatives, et plus précisément dans le scénario où Macron, élu, ne disposerait pas d’une majorité à l’Assemblée. Estrosi refuserait alors un quinquennat «de chamailleries». «Nous n’avons pas le droit de rendre la France ingouvernable», estime-t-il. Dans ce cas de figure, Bruno Le Maire lui non plus n’aurait «aucune hésitation» à agir pour «l’intérêt de la France» au côté d’Emmanuel Macron. L’ancien ministre confie subir des «pressions» pour rejoindre le leader d’En marche! avant le second tour. Il ne dit pas si le candidat l’a lui-même approché, mais il affirme qu’il est «absolument hostile à tout débauchage individuel». . Si Le Maire revient à l’Assemblée et que, comme il le «redoute», la droite n’y est pas majoritaire, il faudra selon lui «regarder comment on travaille utilement avec le prochain président pour que la France ne perde pas cinq ans». L’ex-ministre des Affaires européennes ne repousse pas l’idée d’une coalition à l’allemande, fondée sur un projet. L’ex-juppéiste Pierre-Yves Bournazel, conseiller régional d’Île-de-France, de faire les choses dans l’ordre. «Bien évidemment nous allons nous battre pour notre projet pour la France aux législatives en espérant l’emporter, précise-t-il. Mais si ce n’est pas le cas, il faudra voir si ces majorités de projet sont possibles, si Emmanuel Macron est capable de définir un certain nombre de points précis auxquels nous pourrions nous rallier.»

 

Le PS pour Macron, mais pas un « chèque en blanc »… en bois ?

Le PS pour  Macron, mais pas un « chèque en blanc »… en  bois ?

 

Le parti socialiste veut encore donner l’impression qu’il fixe  ses conditions Emmanuel macro. Victime d’un véritable cataclysme électoral le parti socialiste n’a pourtant pas d’autres solutions que d’essayer de s’accrocher à Macron pour sauver ce qui peut encore l’être lors des élections législatives. Du coup la condition mise au soutien à Macron, à savoir pas de chèque en blanc, ressemble plutôt à un chèque en bois car l’apport électoral du parti socialiste aujourd’hui devient négligeable. Dans le pire des cas on espérait avant les élections seulement 50 députés socialistes  à l’assemblée nationale en sauver aujourd’hui une trentaine serait considéré comme un exploit. L’étiquette PS  va sans doute constituer un véritable boulet pour les candidats députés qui ne pourront pas ou ne voudront pas se rallier clairement à Macron.  Le Parti socialiste a décidé lundi de faire battre Marine Le Pen le 7 mai sans pour autant proposer d’alliance à Emmanuel Macron pour les législatives, au lendemain de la défaite historique de Benoît Hamon au premier tour de l’élection présidentielle. L’appel du candidat socialiste à voter pour Emmanuel Macron a été renouvelé par le Premier secrétaire du parti, Jean-Christophe Cambadélis, après un Bureau national organisé lundi. « Sans conditions, comme nous l’avons fait pour Jacques Chirac contre Jean-Marie Le Pen » en 2002, a-t-il dit à la presse. « Le programme de Madame Le Pen ne prévoit pas uniquement une sortie de l’Europe mais aussi une sortie de notre République », a averti Jean-Christophe Cambadélis avant d’annoncer que le PS allait imprimer 4 millions de tracts pour faire campagne contre la présidente du FN. « Marine Le Pen présidente, ça, jamais. » Jean-Christophe Cambadélis s’est refusé quant à lui à évoquer les scrutins des 11 et 18 juin et l’avenir du Parti socialiste. « Le temps de l’explication de cette défaite viendra, mais pas maintenant », a-t-il commenté devant la presse. « Nous nous battrons avec nos idées pour rassembler les socialistes et l’ensemble de la gauche », dit le député Jean-Marc Germain. L’avenir du Parti socialiste reste en suspens. Lundi matin, Manuel Valls a indiqué sur France Inter souhaiter gouverner avec Emmanuel Macron dans une future majorité. « Nous devons être prêts à le soutenir, à l’aider, à participer à cette majorité », a déclaré l’ancien Premier ministre. Au siège du PS, le cas Valls divise. Pour le député Olivier Dussopt, qui a été son porte-parole à la primaire, Manuel Valls a « évidemment sa place » au sein du PS. Au contraire, le député Christian Paul estime que « ce n’est pas la gauche qui est irréconciliable mais peut-être Manuel Valls qui n’est plus conciliable avec la gauche ». « Ce n’est pas maintenant qu’on va couper des têtes », tempère Yann Galut au sujet des socialistes qui ont rejoint En Marche. Pour le député du Cher, les résultats de dimanche sont un « big bang ». « Il va y avoir une recomposition et elle aura lieu après les législatives. »

Sondage : Les paumés peu instruits pour Le Pen, les modernes pour Macron ?(BVA)

Sondage : Les paumés peu instruits pour Le Pen, les modernes  pour Macron ?(BVA)

Le vrai  clivage entre Emmanuel macro et Marine Le Pen est peut-être moins politique que sociologique. En effet ce sont les catégories les plus instruites et les électeurs d’expérience qui ont surtout voté pour le leader d’en marche. À l’inverse Marine Le Pen recueille surtout les voies des moins favorisés et des plus déstabilisés. Il est clair que le discours simplificateur voir caricatural de Marine Le Pen davantage certaines couches sociales qui ont du mal à comprendre et admettre les évolutions structurelles en cours. D’une certaine manière une grande partie des votes en faveur de Marine Le Pen est à considérer comme un cri de révolte mais aussi d’anxiété. De leçons notamment sont à tirer  de ce résultat. Il faudra d’une part consacrée du temps et des moyens pour faciliter la compréhension des mutations en cours aussi faire un énorme effort de formation pour requalifier des salariés qui se sentent un peu perdus. Effet selon le sondage de BVA Marine Le Pen a réalisé ses meilleurs scores chez les catégories sociales inférieures (37% et particulièrement chez les ouvrier 45%) suivies des professions intermédiaires (17%) et des CSP+ (10%). Les électeurs dont les revenus sont inférieurs à 1.500 euros par mois ont largement voté pour Marine Le Pen (30%). Chez les plus hauts revenus, ils ne sont « que » 12% à avoir voté pour elle. Au niveau des catégories socioprofessionnelles, les CSP + ont largement voté pour Macron (32%, surtout chez les cadres avec 39%) suivis par les professions intermédiaires et les CSP-. Les inactifs (dont les retraités), sont eux 24% à avoir voté pour Macron.  Emmanuel Macron a largement bénéficié du vote des personnes de plus de 65 ans et des retraités puisqu’il réalise son meilleur score dans cette tranche d’âge. Selon les résultats de l’enquête, ils seraient 27% à avoir voté pour le candidat d’En marche! Même si les personnes âgées ont quand même largement voté pour François Fillon (41%). Pour celui qui s’est présenté comme « le candidat du renouveau » et qui est soutenu par le mouvement des Jeunes avec Macron (l’organisation revendique plus de 18.000 « adhérents » dans toute la France), la marge de progression pour conquérir un électorat plus jeune est encore importante. L’ancien ministre de l’Economie arrive en seconde position (21%) chez les 18-24 ans derrière Jean-Luc Mélenchon (27%) et à égalité avec Marine Le Pen. Enfin, les hommes sont plus nombreux à avoir voté pour Emmanuel Macron (25%) que les femmes (22%). Contrairement à Emmanuel Macron, Marine Le Pen a réalisé son pire score chez les plus de 65 ans (12%). En revanche, la présidente du FN a reçu le soutien de la catégorie des 25-34 ans (26%) et des 35-49 ans (27%). Les plus jeunes (18-24 ans) ont également apporté leur soutien à la députée européenne (21%). Du côté de la différence entre sexes, égalité parfaite : 22% des femmes et 22% des hommes ont voté pour la candidate du Front national.

Les dirigeants européens pour Macron

Les  dirigeants européens pour Macron

Soulagements quant à l’avenir de l’Europe de la part des principaux dirigeants de l’union européenne qui apportent  leur soutien à Macron.

« Bonne nouvelle qu’Emmanuel Macron ait réussi avec sa politique pour une Union européenne forte et une économie sociale de marché. (Je lui souhaite) le meilleur pour les deux semaines à venir. »

Gut, dass @EmmanuelMacron mit seinem Kurs für eine starke EU + soziale Marktwirtschaft Erfolg hatte. Alles Gute für die nächsten 2 Wochen.

— Steffen Seibert (@RegSprecher) 23 avril 2017

L’ancien président du Parlement européen et challenger de la chancelière pour les législatives de septembre, Martin Schulz (SPD), a de son côté déclaré à la presse son espoir de voir Emmanuel Macron l’emporter largement le 7 mai prochain face à Marine Le Pen,  »la candidate anti-européenne et ouvertement raciste ». « Nous ne pouvons pas sous-estimer la mobilisation nécessaire pour faire en sorte que Macron gagne aussi le second tour [...] C’est ce qui doit se produire à présent », a-t-il poursuivi. Martin Schulz avait officiellement apporté son soutien au candidat socialiste Benoît Hamon. Le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, a félicité dimanche soir Emmanuel Macron, donné en tête du premier tour de l’élection présidentielle en France, et lui a souhaité le meilleur pour le second tour, le 7 mai, face à Marine Le Pen, a rapporté son porte-parole.

« Juncker a félicité Emmanuel Macron pour son résultat au premier tour et lui a souhaité le meilleur pour le second tour », a écrit Margaritis Schinas, porte-parole de la Commission européenne, sur Twitter.

.@JunckerEU a félicité @EmmanuelMacron pour son résultat au premier tour et lui a souhaité bon courage pour la suite. #Presidentielle2017

— Margaritis Schinas (@MargSchinas) 23 avril 2017

L’ancien ministre de l’Economie a également reçu le soutien de Federica Mogherini, Haute représentante de l’Union pour les Affaires étrangères et la Politique de sécurité, sorte de ministre des Affaires étrangères de l’UE. « Voir les drapeaux de la France et de l’UE saluant le résultat d’Emmanuel Macron montre l’espoir et l’avenir de notre génération », a déclaré l’italienne qui, à 43 ans, appartient à la même génération que le prétendant à la présidentielle française (39 ans). Enfin, le ministre italien de l’Economie Pier Carlo Padoan a salué lundi la victoire d’Emmanuel Macron au premier tour de l’élection présidentielle française. « C’est une bonne nouvelle que Macron ait remporté le premier tour [...] car il a un programme très fort en faveur de l’Europe et des marchés », a-t-il souligné sur l’antenne de CNBC. Évoquant la situation en Italie, Padoan a trouvé « inquiétant » le poids et la prolifération des partis eurosceptiques dans la Péninsule. Pour autant, le ministre italien a émis de sérieux doutes sur leur capacité à obtenir et gagner un référendum sur la sortie de l’Europe. « Je reste confiant dans le fait que le programme de réformes mis en oeuvre par le gouvernement fera consensus et que ce risque sera ainsi évité », a-t-il dit.

(Avec Reuters)

Macron : une bulle médiatique ?

Macron : une bulle médiatique ?

 

Avec le recul,  on mesure combien étaient désuets de commentaires de nombre  d’observateurs politiques. Pendant longtemps, et certains jusqu’à la veille des élections, ont  considéré que macro n’était que le produit d’une bulle médiatique destinée à éclater. C’était évidemment faire l’impasse sur l’énorme demande de renouvellement politique qui a  essentiellement profité au  leader d’en marche, lequel  devrait normalement être élue au second tour. Le vote en faveur de Macron remet en cause le vieux clivage droit gauche même si les extrêmes sortent plutôt renforcés de ces sélections. Ceux qui ont voté Macron pour l’essentiel centrent  leurs préoccupations sur la problématique économique et souhaitent  que soit engagée des réformes de structures pour moderniser le pays. Ils veulent s’affranchir des vieux clivages partisans qui ne correspondent plus aux enjeux  de la période. En outre, les contradictions et les réticences de certains Français face aux transformations nécessaires vont nécessairement passer par une forme d’union nationale. Sinon les réformes seront bloquées par les forces conservatrices et des syndicats corpos. Par ailleurs la victoire de Macron correspond à une demande de renouvellement politique ;  avec le souhait qu’on ne voit plus les mêmes depuis 20 ans 40 ans. Un renouvellement économique, politique mais aussi sociologique avec l’arrivée des femmes au pouvoir et de représentants de la société civile. D’une certaine manière, la plupart des opposants à macro, se sont trompés de stratégie en s’attaquant à la personnalité de l’intéressé au lieu de tenter de l’affronter sur le terrain du renouvellement des idées, des pratiques et des hommes. Emmanuel Macron et Marine Le Pen s’affronteront donc le 7 mai pour la présidence de la République française à l’issue d’un premier tour historique, qui voit le candidat de la droite républicaine, François Fillon, éliminé et la gauche socialiste décimée. Inconnu du public jusqu’à sa nomination au ministère de l’Economie en 2014, Emmanuel Macron, à 39 ans le benjamin de ce scrutin, relève un pari jugé fou il y a encore un an avec un positionnement idéologique inédit, ni droite ni gauche, à la tête de son mouvement En Marche!, créé le 6 avril 2016. Héraut du renouvellement politique, il s’est placé en tête avec environ 24% des suffrages et la plupart des « grands » perdants ont appelé à voter pour lui dans deux semaines. « Je souhaite, dans 15 jours, devenir (…) le président des patriotes face à la menace des nationalistes », a-t-il dit.

2017 sondages du 22 avril : Macron toujours en tête

2017 sondages du 22 avril : Macron toujours en tête

 

Dernier sondage du premier tour, selon le sondage quotidien Ifop-Fiducial pour Paris Match, CNEWS et Sud Radio publié vendredi,   Emmanuel Macron accroît très légèrement son avance dans les intentions de vote pour le premier tour de la présidentielle, avec 24,5% (+0,5), devant Marine Le Pen (22,5%, stable), selon le sondage quotidien Ifop-Fiducial pour Paris Match, CNEWS et Sud Radio publié vendredi, à deux jours du scrutin. François Fillon (19,5%, stable) et Jean-Luc Mélenchon (18,5%, stable) sont donnés en troisième et en quatrième positions, selon cette étude réalisée en partie après l’attaque commise jeudi contre des policiers sur les Champs-Elysées.  Le socialiste Benoît Hamon, cinquième, est crédité de 7% des intentions de vote, un résultat stable. Au second tour, Emmanuel Macron battrait Marine Le Pen avec 60,5% des voix, contre 39,5% à la présidente du Front national. La publication de nouvelles enquêtes sera interdite samedi et dimanche jusqu’à la fermeture des derniers bureaux de vote, à 20h00 (18h00 GMT). Cette étude a été menée en ligne, du 18 au 21 avril, auprès d’un échantillon de 2.823 personnes inscrites sur les listes électorales, extrait d’un échantillon de 3.000 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus.

Débat France 2: Macron et Le Pen les plus regardés ?

Débat France 2: Macron et Le Pen les plus regardés ?

Pas vraiment un succès pour France 2 pour son débat avec chaque candidat. En cause la forme de l’émission relativement répétitive et ennuyeuse aussi une certaine overdose de politique chez des électeurs auxquels ont promets la lune depuis les primaires débutées en novembre. Le premier débat sur TF1 avait réuni 10 millions de téléspectateurs le 20 mars. Le second 6,3 millions sur BFM. L’émission de France 2 a été suivie par seulement 4,66 millions de téléspectateurs. macro suivie de Le Pen ont été les plus suivis tandis que l’extra terrestre Cheminade figure en dernière position Au cours de la soirée, les deux candidats les plus suivis, selon les audiences recensées par le site Puremédias , ont été Emmanuel Macron avec 5,26 millions de téléspectateurs (21,3% du public) entre 22h11 et 22h29 et Marine Le Pen avec 5,10 millions entre 20h39 et 20h56 (20,2% de l’audience). Suivent Benoît Hamon (5,07 millions entre 21h15 et 21h33, soit 19,6% du public) et Philippe Poutou, qui avait fait sensation lors du débat du 4 avril : de 21h52 à 22h10, le candidat du Nouveau parti anticapitaliste a rassemblé 5,03 millions de téléspectateurs (19,9%). Viennent ensuite Nicolas Dupont-Aignan (4,95 millions entre 21h33 et 21h51, soit 19,1%), François Asselineau (4,85 millions de 20h57 à 21h14, 18,9%), Nathalie Arthaud (4,68 millions de 20h21 à 20h38, 19,7%) et Jean-Luc Mélenchon qui a débuté la soirée et été suivi par 4,50 millions de téléspectateurs (20,4% de l’audience), selon Puremédias. Les moins suivis ont été les trois candidats passés en fin de soirée : François Fillon, dernier à passer (4,40 millions entre 23h06 et 23h25, soit 26,4% du public), Jacques Cheminade (4,17 millions entre 22h29 et 22h48, soit 18,4%) et enfin Jean Lassalle qui, de 22h48 à 23h06 a été suivi par 4,06 millions de personnes soit 21,2% du public). 

Sondage 2017-20 avril : Macron 24 %, Le Pen 21,5 %

Sondage 2017-20 avril : Macron 24 %, Le Pen 21,5 %

 

Emmanuel Macron, à 24%, devant Marine Le Pen, 21,5%, François Fillon, 20%, et Jean-Luc Mélenchon, 19,5%, selon un sondage Elabe pour L’Express et BFMTV publié vendredi. Dans cette enquête réalisée avant l’attaque survenue jeudi soir sur les Champs-Elysées, à Paris, la candidate du Front national perd 1,5 point quand ses concurrents Les Républicains et de La France insoumise gagnent respectivement 0,5% et 1,5% d’intentions de vote. L’institut précise que par rapport à la taille de l’échantillon interrogé, les quatre candidats de tête se tiennent dans la marge d’erreur. Derrière eux, Benoît Hamon est crédité de 7% des intentions de vote, en baisse d’1 point, son plus bas score depuis le début de cette enquête fin janvier. Au second tour, Emmanuel Macron gagnerait, quel que soit son opposant. Face à Marine Le Pen et François Fillon, le leader d’En Marche ! l’emporterait avec 65%, contre 35% pour concurrent. Avec 59% des voix, il gagnerait aussi contre Jean-Luc Mélenchon, crédité de 41% des votes. L’homme fort de La France insoumise l’emporterait face à François Fillon avec 56% des voix, contre 44%. Jean-Luc Mélenchon battrait aussi la présidente du Front national sur le score de 60%-40%. Dans le dernier duel, Marine Le Pen s’inclinerait contre François Fillon, 59% pour le député de Paris contre 41% pour la candidate d’extrême droite.

L’enquête a été réalisée en ligne les 19 et 20 avril auprès d’un échantillon représentatif de 1500 personnes.

Dominique de Villepin pour Macron

Dominique de Villepin pour  Macron

Dominique de Villepin, ancien Premier ministre de Jacques Chirac, apporte dans une interview au Parisien-Aujourd’hui en France son soutien à Emmanuel Macron, candidat d’En Marche!. « Le choix électoral se ramène à une offre simple. D’un côté les radicaux qui jurent de renverser la table et la soupière avec elle. De l’autre les partis traditionnels, qui, quelles que soient les qualités des candidats ou des projets, restent prisonniers de leurs divisions et voient le pouvoir comme une rente à partager », déclare Dominique de Villepin, qui s’était mis en retrait de la scène politique après une vaine tentative de se présenter à la présidentielle de 2012. « Il y a enfin une nouvelle voie, que veut ouvrir Emmanuel Macron, celle du rassemblement : contre l’esprit de querelle, faisons le choix de la volonté », explique-t-il dans cette interview publiée jeudi soir sur le site internet du quotidien. Pour Dominique de Villepin, dont la lutte fratricide avec Nicolas Sarkozy restera dans les annales de la droite, la droite républicaine, que François Fillon représente à la présidentielle, « a besoin d’une colonne vertébrale ». « Face à la recomposition politique en cours, les tentations de durcissement, dans les discours ou dans les alliances, risquent d’entretenir une spirale de radicalisation et beaucoup de mes amis politiques, aujourd’hui déjà, peinent à se retrouver dans leur propre famille », dit-il.

Emmanuel Macron: «je suis l’ennemi du nationalisme «

Emmanuel Macron: «je suis l’ennemi du nationalisme « 

Dans une  interview à 20 minutes Emmanuel Macon s’explique notamment sur le clivage patriote nationaliste.

 

Marine Le Pen préférerait vous affronter, car vous seriez « un mondialiste décomplexé ». Êtes-vous le candidat de la mondialisation ?

Je suis le candidat d’une France ouverte, ce qui me paraît être la définition même du patriotisme. Je suis l’ennemi du nationalisme, dont Madame Le Pen est la candidate. Monsieur Fillon la poursuit dans ses dérives. Je suis le candidat d’une France qui a des intérêts – sa sécurité, ses intérêts économiques et sociaux –, qui veut les protéger et les défendre, mais qui opère dans un monde ouvert. Parce que nous avons aujourd’hui 2 millions de concitoyens qui travaillent dans des entreprises étrangères opérant en France et que plusieurs millions de Français vivent de nos exportations. Parce que nous sommes une culture qui a toujours rayonné dans le monde et que nous avons une langue qui a plus de locuteurs en dehors de ses frontières que sur notre sol. Avoir peur de l’avenir, c’est trahir notre histoire. Je défends une France forte dans un monde ouvert où les valeurs de la démocratie l’emportent. Pour autant, je ne suis pas le candidat de la mondialisation heureuse.

Vous estimez que le clivage « patriotes-nationalistes » a remplacé l’ancien clivage gauche-droite. Qu’entendez-vous par là ?

Sur de nombreux sujets, – la laïcité, l’Europe, le rapport au monde, la réforme économique et sociale –, le clivage n’est plus entre la droite et la gauche, car chacun de ces camps est divisé en son sein. Aujourd’hui, les candidats de la droite et de la gauche traditionnelles ne pourraient gouverner sérieusement s’ils étaient élus, car ils n’auraient pas la majorité en leur sein. Alain Juppé a dit ce matin [selon le Canard enchaîné] : « Si Sens commun est au gouvernement, je serai dans l’opposition. » C’est la démonstration que, si François Fillon est élu, ce sera la chienlit. Quant à Benoît Hamon, trois quarts des gens investis par le PS pour les législatives déclarent ne pas ou ne plus le soutenir. Ces divisions révèlent de vraies fractures. La recomposition profonde de notre vie politique est en cours, sinon je ne serais pas là. Marine Le Pen, Jean-Luc Mélenchon et moi-même sommes des expressions de ces dysfonctionnements. Aujourd’hui, la vraie tension est entre la volonté de rétrécissement du pays, représentée par Madame Le Pen, et l’ouverture au monde et à l’Europe, que je représente. Le patriote, c’est celui qui défend les siens dans un monde ouvert. Le nationaliste, c’est celui qui défend les siens en combattant l’autre, ce qui conduit au protectionnisme au niveau économique, et à la guerre.

Dans une interview au Point, le géographe Christophe Guilluy reconnaît que votre modèle économique « crée de la richesse ». Mais, selon lui, hors des grandes métropoles mondialisées, une partie de la classe moyenne et les catégories populaires ne sont plus intégrées au modèle économique. Comment faites-vous pour intégrer cette France périphérique ?

Je suis favorable à ce que la France des métropoles, des gens bien formés, des entrepreneurs, puisse réussir et aller plus vite car elle tire tout le pays. Mais ça ne peut pas être un projet de société. On a besoin que toute la France soit embarquée dans un projet de réussite et d’émancipation économique et sociale. Sinon, on a une fracture comme en Grande-Bretagne. Je veux permettre à chacun de réussir, par l’éducation, en ramenant à 12 élèves les classes de CP et CE1 dans les zones d’éducation prioritaire et en donnant plus d’autonomie pédagogique aux écoles. Par le rattrapage économique avec les emplois francs : 15 000 euros pour les entreprises embauchant en CDI un habitant issu des quartiers prioritaires de la politique de la ville. J’investirai également 15 milliards d’euros dans la formation continue. J’ai aussi un projet de lutte contre l’isolement de l’hyper-ruralité, à travers le doublement des maisons de santé pour faire reculer les déserts médicaux et le développement de l’Internet haut débit. Enfin, pour cette France périphérique, ma principale mesure est la suppression de la taxe d’habitation pour 80 % de nos concitoyens. Cet impôt est injuste car il est plus élevé dans les villes de province ou les petites villes que dans les métropoles.

Votre projet économique vise à réduire le coût du travail et donner plus de marge de manœuvre aux entreprises. Il s’agit donc d’approfondir ce qui a été fait pendant ce quinquennat ?

Une politique en faveur de la compétitivité a été commencée dans ce quinquennat mais trop tardivement et trop modestement. Il faut aller plus loin, plus clair, plus fort. Donc en 2018, non seulement je verserai le CICE au titre de l’année 2017, mais je ferai un allégement de charge de six points, qui remplacera le CICE. Ce sera un vrai choc de compétitivité pour les entreprises. Il faut aussi aller plus loin en termes de simplification du droit du travail, en ne gardant que les principes et les règles fondamentales dans la loi et en donnant beaucoup plus de possibilités de changer les choses par l’accord majoritaire des salariés au sein des entreprises ou des branches. Dans le même temps, j’ai une politique pour le pouvoir d’achat des travailleurs. S’il y a un accord dans l’entreprise, il faut qu’on puisse travailler plus et gagner vraiment plus. C’est pourquoi je baisserai les cotisations sociales et salariales et j’exonérerai les heures supplémentaires de charges patronales et salariales.

Si l’Etat baisse les charges salariales et patronales, quelle est la responsabilité des entreprises ? Est-ce que les créations d’emplois ont été à la hauteur de ce qui était espéré avec le pacte de responsabilité ?

Les créations d’emploi, ce n’est pas la physique du piston. Aller vers une politique de compétitivité, continuer à améliorer la marge des entreprises, c’est améliorer leur capacité à investir et embaucher. Ensuite, vous avez toujours des gens qui se comportent mal, il faut les contrôler, les sanctionner, et essayer de les poursuivre. Certaines entreprises, qui ont bénéficié d’aides et n’allaient peut-être pas licencier, ont pu investir sur d’autres projets et mieux se porter. Je ne suis pas pour une économie administrée, je suis pour une économie qui permet d’encourager ceux qui se comportent bien, qui investissent et qui embauchent.

Vous avez déclaré : « la vie économique est faite de créations et de destructions. » On ne peut donc rien faire contre les délocalisations ?

Dans la vie économique, il y a des cycles où des entreprises naissent et disparaissent. Quand une entreprise n’est plus rentable, parce qu’elle n’a plus de marché ou qu’elle n’a pas pris un virage technologique, il ne faut pas chercher à la maintenir artificiellement. On ne rend pas service aux salariés. Pendant des décennies, on a voulu protéger les emplois en prétendant protéger les gens : on a vu le résultat. Moi je ne veux pas protéger les emplois qui ne sont plus d’aujourd’hui, ni de demain. Je préfère protéger vraiment les gens, en donnant plus de souplesse aux entreprises et en formant les chômeurs aux emplois d’avenir, dans la silver economy, la domotique, la chaudronnerie, les énergies nouvelles… Vous protégez beaucoup plus un travailleur en faisant ça qu’en biberonnant une entreprise pour qu’elle maintienne des emplois voués à disparaître.

Vous dites que l’auto-entrepreneuriat ouvre des « perspectives de mobilité ». Cette opportunité doit-elle l’emporter sur la protection du travailleur « ubérisé » ?

Je ne suis pas pour l’hyper précarité mais je suis contre cette volonté de bloquer la création d’emplois pour protéger de manière indue des secteurs. J’étais pour le développement de la plateforme Uber, je l’ai aidée parce qu’elle a permis de créer des dizaines de milliers d’emplois en France et en particulier en banlieue. Mais je suis défavorable à ce qu’elle use aujourd’hui de sa position dominante pour baisser les prix. Donc je soutiens les chauffeurs d’Uber dans leur combat pour une négociation avec la plateforme. Il faut imposer un tarif minimum à ces plateformes et protéger les droits de celles et ceux qu’elles emploient.

Question qui fâche, d’un internaute : @Tanatiel « Dans votre programme vous évoquez le fait de supprimer les allocations-chômage à tout demandeur d’emploi qui refuse deux offres “décentes”. Pourriez-vous préciser ? »

Je veux réformer l’assurance chômage pour que tout le monde y ait droit : les démissionnaires une fois tous les cinq ans, les artisans, les commerçants, les agriculteurs, les entrepreneurs et les salariés. Mais personne n’aura sans contrepartie un droit durable au chômage. Après un bilan de compétences, vous ne pourrez pas refuser plus de deux offres décentes, c’est-à-dire des offres qui correspondent à vos qualifications et payées jusqu’à moins 20 à 25 % de votre dernière rémunération, ce sera à définir dans la négociation. Et si vous ne voulez pas être formé, mais que vous préférez répondre à une offre à 300 km de chez vous, on vous aidera à la mobilité.

Vous avez évoqué en février « une culture diverse et multiple » en France. En avril, vous avez déclaré à Causeur que la France « n’a jamais été et ne sera jamais une nation multiculturelle ». Distinguez-vous le projet politique du brassage culturel ?

Je crois dans la diversité, mais pas dans le multiculturalisme. Le multiculturalisme, ce n’est pas la France. La France est avant tout un peuple indivisible, par ses valeurs, par son histoire. Nous avons une culture faite de multiples autres cultures. La langue française est la seule officielle mais je suis pour qu’on puisse enseigner les langues régionales dans les écoles de la République, c’est notre richesse. Je crois à l’indivisibilité du peuple français, mais dans sa diversité. Cette diversité n’est pas la haine de ce que nous sommes. L’identité, ce n’est pas la réduction au même. C’est un projet.

Vous souhaitez réformer le Code du travail dès l’été par ordonnances. Vous ne rejetez pas le 49.3. Assumez-vous une verticalité du pouvoir présidentiel ?

J’assume de l’efficacité et des débats bien proportionnés. La réforme du droit du travail que je propose a été préparée, il y a eu plusieurs rapports et je m’en suis expliqué pendant la campagne, dès le mois de décembre, donc il faut aller vite. Je suis pragmatique. La Ve République offre les instruments du parlementarisme rationalisé, il faut les utiliser, l’ordonnance comme le 49.3. Mais pas à tout bout de champ. Sur d’autres sujets plus complexes, l’assurance chômage, la formation continue, les retraites, il faut prendre le temps du débat.

3 économistes pour Fillon, 40 pour Macron

3  économistes pour Fillon, 40 pour Macron

 

Alors que Macron a reçu le soutien de 40 économistes, Philippe Chalmin, économiste ancien candidat des républicains aux régionales,  professeur à Paris-Dauphine, à peiné pour lancer un appel de trois experts en faveur de Fillon.  Les deux autres auteurs du texte sont Michel Godet et Marc Ivaldi.  Dans leur texte, les trois économistes conviennent que les affaires et le Penelopegate ont écorné le capital confiance de François Fillon. « Des centaines de milliers de Français ont été choqués et déçus par les affaires qui sont venues ternir l’image du champion de la droite et du centre », écrivent-ils ainsi. « Cependant, il a su montrer une capacité de résistance forte face à une adversité aussi exceptionnelle que les faits dénoncés ont été pitoyables. On peut espérer que ces épreuves lui auront servi de leçon salutaire pour l’avenir », poursuivent-ils néanmoins. Les trois universitaires affirment ensuite que leur soutien envers François Fillon tient à une seule et unique explication: son programme est « le seul à pouvoir redresser la France ». Quarante des économistes français les plus éminents avaient apporté  leur soutien à Macron, dans une tribune du Monde. »Nous ne sommes pas toutes et tous en accord avec l’ensemble de ses propositions mais nous estimons que le programme d’Emmanuel Macron est le plus à même de poser les bases de la nouvelle croissance économique dont notre pays a besoin. Nous sommes à la croisée des chemins. Le jeu des partis politiques traditionnels a rendu impossible la formulation de choix favorables à la construction d’un Etat providence refondé et d’une croissance nouvelle », ajoutent-ils. « Emmanuel Macron est le seul à porter un projet permettant de retrouver une croissance équitable. C’est pourquoi nous le soutenons. » Parmi les signataires figurent des économistes qui ont contribué à la confection du programme de l’ancien ministre de l’Economie, comme Philippe Aghion, Elie Cohen, Jacques Delpla, Marc Ferracci ou Philippe Martin. La présence d’autres noms dans la liste des signataires, comme ceux de Jean-Paul Betbeze ou de Jean-Paul Fitoussi, sont plus surprenants. Les signataires estiment en revanche qu’une victoire de la présidente du Front national, Marine Le Pen, serait une « catastrophe économique, sociale et démocratique ». 

 

2017 sondages du 19 avril : Macron devant Le Pen, Fillon et Mélenchon en recul (BVA)

2017 sondages du 19 avril : Macron devant  Le Pen, Fillon et Mélenchon en recul  (BVA)

Bien qu’il faille prendre les sondages avec une certaine prudence,  il semble que Macron et Le Pen soient toujours en tête avec léger avantage pour Macron. Fillon et Mélenchon paraissent distancés. Selon un sondage BVA-Salesforce pour la presse régionale et Orange publié mercredi, à quatre jours du scrutin. Emmanuel Macron et Marine Le Pen restent au coude à coude et sont respectivement crédités de 24% et 23% des intentions de vote. Ils voient tous les deux leur score progresser d’un point par rapport à la précédente édition de cette enquête, publiée vendredi dernier, tandis que François Fillon et Jean-Luc Mélenchon, à égalité avec 19%, perdent chacun un point. Le candidat du mouvement En Marche ! « Semble profiter de la tentation du vote utile », observe BVA en précisant que son socle électoral se solidifie: 74% de ses électeurs potentiels se disant sûrs de leur choix, contre 67% la semaine dernière. La présidente du Front national, dont le score s’érodait régulièrement depuis la mi-mars, regagne un point et voit sa base se remobiliser. Au total, 89% des sympathisants FN se déclarent certains d’aller voter, soit une hausse de neuf points par rapport à la semaine dernière. Largement distancé, le candidat socialiste Benoît Hamon gagne un point, à 8,5%, interrompant le mouvement d’érosion des intentions de vote en sa faveur entamé fin février. Dans les configurations testées pour le second tour, Emmanuel Macron s’imposerait face à Marine Le Pen (avec 65% des suffrages), face à François Fillon (67%) et Jean-Luc Mélenchon (60%). Marine Le Pen est également donnée perdante face à François Fillon (qui réunirait 57% des voix) et face à Jean-Luc Mélenchon (60%). En cas de duel de second tour opposant Jean-Luc Mélenchon et François Fillon, le candidat de La France insoumise l’emporterait avec 58% des suffrages. Ce sondage, effectué par internet les 18 et 19 avril, porte sur 1.427 inscrits sur les listes électorales issus d’un échantillon de 1.502 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus. Les chiffres évoqués dans cette enquête reposent sur la base des sondés certains d’aller voter et ayant exprimé une intention de vote, soit 1.098 personnes, précise BVA, en soulignant que cela se traduit par une marge d’erreur de plus ou moins 2,5 points

2017 – sondage du 20 avril : Macron en tête (Harris)

2017 – sondage du 20 avril : Macron en tête (Harris)

 

Selon un sondage Harris Interactive*pour France Télévisions publié jeudi 20 avril  le candidat d’En marche ! Recueille 25% des intentions de vote, juste devant la candidate du Front national (22%).  Derrière ces deux favoris, François Fillon et Jean-Luc Mélenchon sont en embuscade (19%). Et compte-tenu des marges d’erreur, comme le montre notre infographie ci-dessous, le candidat de la droite et celui de la France insoumise sont toujours en mesure de décrocher une place pour le second tour.  Loin derrière, Benoît Hamon recule encore. Le candidat socialiste ne recueille plus que 7,5% des intentions de vote. Loin, bien loin des 14% qu’il obtenait début février. Aucun autre des candidats ne dépasserait la barre symbolique des 5%. Signe que les opinions se figent : les Français sûrs de leur choix sont de plus en plus nombreux. 85% des sondés ayant l’intention de voter François Fillon ne comptent plus changer leur vote (+6 en deux semaines). Ils sont 84% parmi les électeurs de Marine Le Pen (+4), 79% parmi ceux d’Emmanuel Macron (+15) et 73% parmi ceux de Jean-Luc Mélenchon (+12). Seuls les électeurs de Benoît Hamon sont toujours aussi incertains : seuls 62% des sondés comptant voter pour le candidat socialiste sont sûrs de leur choix (-1).  Pour le second tour, dans l’hypothèse — la plus probable au regard des intentions de vote du premier tour — d’un duel Macron-Le Pen, l’ancien ministre de l’Economie l’emporterait largement, avec 66% des voix. Face à François Fillon, son score serait encore plus élevé : il atteindrait 68%. Face à Jean-Luc Mélenchon en revanche, le candidat d’En marche ! recueillerait 60% des voix. *Enquête Harris Interactive pour France Télévisions, réalisée en ligne les 18 et 19 avril 2017. Échantillon de 3 064 personnes, représentatif des Français âgés de 18 ans et plus comprenant un échantillon de 2 812 inscrits sur les listes électorales. Méthode des quotas.

2017 sondage 18 avril : Macron en tête

2017 sondage 18 avril : Macron en tête

Score serré entre Le Pen et Macron ;  cependant ce dernier semble en tête. Des sondages cependant à prendre avec prudence en raison notamment de la marge d’erreur. Emmanuel Macron reste en tête des intentions de vote pour le premier tour de l’élection présidentielle avec 23,5% (+0,5) devant Marine Le Pen (22,5%,=) et François Fillon (19,5%,=), selon le « rolling » quotidien d’Ifop-Fiducial pour Paris Match, CNEWS et Sud Radio publié mardi. Le candidat de La France insoumise, Jean-Luc Mélenchon, continue de talonner le candidat de la droite et du centre mais perd un demi-point à 19% d’intentions de vote, devant le candidat socialiste Benoît Hamon dont le score reste inchangé à 7,5%. Nicolas Dupont-Aignan, candidat souverainiste de Debout la France, reste à 4% devant Philippe Poutou (NPA, 1,5%), François Asselineau et Jean Lassalle (1%), et Nathalie Arthaud (0,5%). L’indice de participation pour le premier tour est de 71%. L’enquête a été réalisée en ligne du 14 au 18 avril auprès de 2.804 personnes inscrites sur les listes électorales, extrait d’un échantillon de 3.000 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus.

Nicole Notat, ex-secrétaire de la CFDT pour Macron

Nicole Notat, ex-secrétaire de la CFDT pour   Macron

 

Officiellement la CFDT comme d’habitude n’apporte son soutien à aucun candidat. La centrale syndicale appelle seulement à voter contre Marine Le Pen. Cependant L’ancienne secrétaire générale de la CFDT Nicole Notat a apporté lundi publiquement son soutien à Emmanuel Macron pour la présidentielle, seule « alternative » selon elle dans ce « scrutin majeur » qui risque d’être « laissé en otage à l’extrême droite ».   »J’apporte mon soutien à sa candidature à la présidence de la République. J’appuie ainsi la démarche qu’il a engagée et les grands axes du projet qu’il porte. Ils correspondent aux défis européens, politiques, économiques, sociaux et écologiques que la France doit relever », a-t-elle déclaré dans un communiqué transmis à l’AFP.
« Voter Macron au premier tour à cette élection, est l’alternative au sombre pronostic qui voudrait que ce scrutin majeur soit une nouvelle fois laissé en otage à l’extrême droite », estime celle qui fut la secrétaire générale de la CFDT de 1992 à 2002 et qui participera lundi à Bercy au meeting du candidat d’En Marche!

2017 sondages du 17 avril : Macron en tête au premier tour

2017 sondages du 17 avril : Macron en tête au premier tour

 

Avec 24%, son meilleur score depuis fin mars, le chef de file d’En Marche regagne un demi-point par rapport à une enquête du même institut publiée le 13 avril. La présidente du Front national, créditée de 23% des voix (+0,5 point) a elle aussi enrayé l’effritement récent de son score potentiel. Derrière, François Fillon (Les Républicains) perd un demi-point à 19,5% et Jean-Luc Mélenchon (la France insoumise) cède aussi une demi-longueur à 18%. Le socialiste Benoît Hamon tombe à 8% (-1 point). Sous la barre des 5%, Nicolas Dupont-Aignan atteint 4% et gagne un point. Il est suivi de Philippe Poutou (2%, stable). Viennent ensuite Jean Lassalle (0,5%), Nathalie Arthaud (0,5%) et François Asselineau (0,5%). Jacques Cheminade ferme la marche, crédité d’un score inférieur à 0,5%. Bien entendu des incertitudes demeure concernant ces sondages compte tenu notamment de la faiblesse des écarts. Cependant La sûreté des choix exprimés atteint désormais un niveau assez élevé : 73% (+3) des personnes interrogées exprimant une intention de vote dans la perspective du premier tour se disent désormais sûres de leur choix, 27% pouvant encore changer d’avis. C’est parmi les électeurs de Benoît Hamon que la sûreté du choix atteint son plus bas niveau : 53%, en baisse de 3 points par rapport à la semaine dernière. Emmanuel Macron et Jean-Luc Mélenchon se situent désormais au niveau de la moyenne avec respectivement 72% (+4) et 74% (+11) de sûreté du choix parmi leurs électeurs potentiels respectifs. Notons enfin que la proportion d’inscrits se disant désormais « tout à fait certain d’aller voter » (note 10 sur une échelle de probabilité allant de 0 à 10) bondit de 5 points par rapport à la semaine dernière et atteint son plus haut niveau depuis le début de la campagne électorale (68%). Sachant que 14% des répondants se placent sur la note 9, et sont par conséquent quasi-certains d‘aller voter, la participation au premier tour de l’élection présidentielle pourrait désormais s’approcher de celle enregistrée en 2012 (79,5%).

(*) Evolutions par rapport à l’enquête Elabe pour Les Echos et Radio Classique réalisée le 11 et 12 avril 2017.

Au second tour, six hypothèses testées : Emmanuel Macron en tête s’il atteint le second tour quel que soit son adversaire.

Sur la base du rapport de forces enregistré dans la perspective du premier tour et compte-tenu des marges d’erreur qui affectent tout sondage, l’incertitude quant au nom des deux qualifiés demeure significative. Les hypothèses de second tour sont donc au nombre de six.

Si l’incertitude est très forte quant à l’offre de second tour, quelques enseignements peuvent être tirés de ces multiples hypothèses :

-Le taux de personnes ne souhaitant pas exprimer d’intentions de vote est très élevé dans chacune des hypothèses (22% à 36% selon la configuration), ce qui doit inviter à la prudence dans l’interprétation des résultats.

-Quel que soit son adversaire, si Emmanuel Macron atteint le second tour, il serait en tête des intentions de vote exprimées.

-Quel que soit son adversaire, si Marine Le Pen atteint le second tour, elle serait systématiquement battue.

-S’il atteint le second tour, François Fillon est en tête des intentions de vote exprimées de second tour uniquement en cas de confrontation avec Marine Le Pen (57% contre 43%).

-S’il est présent au second tour, Jean-Luc Mélenchon est en tête des intentions de vote exprimées face à Marine Le Pen et François Fillon mais il serait battu par Emmanuel Macron

Encore de nouveaux ralliements socialistes dangereux pour Macron

Encore de nouveaux ralliements socialistes dangereux pour  Macron

 

 

Danger de nouveaux ralliements socialistes en faveur de Macon. Des proches de Hollande seraient prêts de lancer un appel en faveur de Macon notamment le Foll, en divergence profonde avec le candidat Hamon. La question est quand ? Certains, dont Stéphane le Foll, voulait le faire avant le premier tour, mais du côté d’Emmanuel Macron, on supplie d’attendre, les proches de François Hollande se déclarant ne faisant pas toujours du bien au candidat d’En Marche. La vérité c’est que les soutiens du camp hollandais à Macron constituent aujourd’hui plutôt handicap tellement est discrédité le parti socialiste. Mais aussi le gouvernement. Le pire serait évidemment que François Hollande annonce sa préférence pour son ancien ministre de l’économie avant le deuxième tour. Le risque serait évidemment de faire perdre Macron car la parole de Hollande n’est plus, depuis longtemps, audible. Les ralliements des proches de François Hollande visent sans doute autant à soutenir le candidat d’en marche qu’à sauver ce qui peut l’être du parti socialiste notamment lors  des législatives. Du coup les ralliements sont sans doute davantage handicap pour Macon qu’un atout. De fait, cela dépend d’où ces soutiens viennent, puisque cela fait beaucoup en provenance de la Hollandie, ce qui commence à stresser et énerver le candidat Macron. À chaque fois qu’il en a l’occasion, il parle de la rupture avec François Hollande et explique qu’il n’a plus rien à voir avec ce monsieur, parce qu’il faut rééquilibrer le système. Il attend aussi de grandes déclarations en provenance de la droite, mais elles mettent beaucoup plus de temps à venir. L’ancien ministre Thierry Breton s’est déclaré en faveur de Macron, mais cela n’est toujours qu’un second couteau de plus. Il préférerait des grosses prises du côté des chiraquiens comme celle de Jean Louis Debré. On touche à la question très sensible et jamais exprimée au cœur de ce système qu’est le candidat Macron, c’est la difficulté qu’ont ses soutiens à lui faire admettre la nécessité de passer des accords politiques, tout en envoyant des signaux à une partie de la gauche, au centre et à droite. Il y a un envers du décor, où l’on tente de lui faire comprendre difficilement, qu’il n’aura pas de majorité avec ses simples marcheurs. C’est la raison pour laquelle François Bayrou a dit qu’il n’y aurait pas de parti unique En Marche. Il fallait adresser ce message à Macron, qui est occupé à repousser les avances de Borloo et de Valls, avec lesquels il ne veut avoir aucune relation. On sent le danger au sein d’En Marche, danger qui implique de passer des accords politiques.

Le Pen contre l’ISF « spécial immenses fortunes » de Macron

Le Pen contre  l’ISF « spécial immenses fortunes » de Macron

Marine Le Pen a exprimé son opposition à la proposition de macro visant à transformer l’ISF en   »Impôt sur la fortune immobilière ». On ne peut évidemment s’empêcher de penser qu’elle se protège aussi compte tenu de l’énorme héritage immobilier de son père qui  faiat d’ailleurs l’objet d’une enquête judiciaire en raison d’une sous-évaluation présumée. Marine Le Pen défendons la transmission du patrimoine immobilier sans fiscalité supplémentaire. « M. Macron, va taper que sur les propriétaires immobiliers, c’est-à-dire ce qu’on appelle les petits ISF, ceux qui héritent d’une résidence principale qui est au-dessus de 1,2 million ». Déclare Marine Payne qui ajoute  « Je maintiens l’ISF, mais je pense effectivement qu’il faut aujourd’hui alléger la possibilité de transmission entre les parents et les enfants, entre les grands-parents et les enfants, particulièrement dans la situation de crise actuelle. » Dans son projet présidentiel, la présidente du FN indique vouloir permettre à « chaque parent de transmettre sans taxation 100.000 euros à chaque enfant tous les cinq ans (au lieu de quinze ans actuellement) » et d’augmenter « le plafond des donations sans taxation aux petits-enfants à 50.000 euros, également tous les cinq ans ».

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