Archive pour le Tag 'Macron'

Macron : les vraies difficultés commencent

Macron : les vraies difficultés commencent 

 

 

Jusque-là Macron a effectué un parcours sans faute mais aussi sans difficulté majeure. Dès cette semaine,  il devra affronter quelques problèmes épineux et concrets comme la réforme du code du travail, la situation budgétaire ou encore le transfert dans la loi de certaines dispositions de l’État d’urgence. Sur ce dernier point , il rencontrera sans doute peu d’opposition hormis celle des insoumis ou du Front National par principe opposés à peu près à tout ce que proposera le gouvernement mais la droite et même le parti socialiste pourraient approuver la disposition législative destinée à relayer l’état d’urgence. Concernant la situation budgétaire, le gouvernement va éviter le principal obstacle en ne présentant pas de collectif budgétaire et en promettant de ne pas augmenter globalement la fiscalité. Avant même que les magistrats de la Cour des comptes ne rendent leur avis jeudi, le gouvernement a cependant préparé l’opinion à de mauvaises nouvelles : le chiffre prévu par le précédent gouvernement – 2,8% du PIB, soit sous les 3% prévus par le traité de Maastricht – devrait être hors d’atteinte. Le Premier ministre Edouard Philippe avait promis de prendre « une série de mesures » si l’opération vérité sur les comptes montre un dérapage, sans confirmer le chiffre, évoqué dans la presse, de cinq milliards d’euros d’économies à trouver. Le porte-parole du gouvernement, Christophe Castaner, a confirmé dimanche qu’il Des mesures d’économies seront prises ministère par ministère. Pour l’essentiel le terrain aurait été déblayé de deux questions difficiles. Restera la difficile réforme du code du travail qui sera présentée mercredi au conseil des ministres. Une réforme qui pourrait être approuvée par la droite mais contestée par les extrémistes, les socialistes et surtout par les syndicats. La ministre de travail a tenté de rassurer en indiquant qu’elle intégrerait des propositions syndicales mais il n’est pas certain que cela soit de nature à atténuer toutes les résistances. On peut même d’ores et déjà prévoir une position assez ferme de la CGT et autre syndicats gauchistes.

Popularité : Macron et Philippe à 64 %

Popularité : Macron et Philippe à 64 %

 

Emmanuel Macron et Edouard Philippe recueillent l’un et l’autre 64% d’opinions favorables dans le baromètre mensuel Ifop-JDD, soit une progression de 2 points par rapport au mois de mai pour le président de la République, et une percée spectaculaire de 9 points pour le Premier ministre. Certes, la proportion de jugements négatifs augmente dans le même temps (35% de mécontents pour le chef de l’Etat, 32% pour le chef du gouvernement) à mesure que le nombre des indécis se réduit, mais cette évolution n’empêche pas le duo de tête de surfer sur une vague positive, renforcée par son succès aux élections législatives et l’arrivée d’une large majorité absolue à l’Assemblée nationale pour La République en marche. Et si la popularité d’Emmanuel ­Macron résulte, sans surprise, de ses premiers pas réussis – et fort bien mis en scène – à l’Élysée comme sur la scène internationale, celle d’Edouard Philippe est plus surprenante, dans la mesure où ses débuts à lui ont été autrement discrets. Le premier ministre actuel  fait mieux que François Fillon (61% en juin 2007), Jean-Pierre Raffarin (54% en juin 2002), Michel ­Rocard (53% en juin 1988), et même son ancien mentor Alain Juppé (55% en juin 1995).

Macron et Merkel pour un pacte très vague sur l’Europe à Bruxelles

Macron et Merkel pour  un pacte très vague sur  l’Europe à Bruxelles

 

Emmanuel Macron et Angela Merkel se sont félicités de leur vision commune concernant l’avenir de l’Europe et de leur volonté de construire ensemble  de l’Union européenne dans les prochaines années, ce qui supposera d’intensifier la coopération franco-allemande. Pour autant ces déclarations d’intention n’ont pas été marquées par des décisions très importantes hormis la création d’un fonds pour la défense. Une mesure sans doute voulu par les  pays et surtout par la France mais une orientation également pour répondre aux critiques du président américain sur la faiblesse de la politique européenne dans ce domaine. Il ne fallait sans doute pas s’attendre à des avancées significatives après le conseil européen car rien de fondamental ne pourra être décidé sans que les élections législatives allemandes prévues en septembre ne se seront pas déroulées. Rien de précis sur l’évolution du fonctionnement de l’Europe, rien de précis sur la relance économique et pour le moins des contradictions sur la politique d’immigration. Les chefs d’Etat et de gouvernement de l’UE ont cependant acté plusieurs avancées pour l’Europe de la Défense, dont la création d’un fonds, un cadre permettant aux Etats qui le veulent de coopérer davantage et une généralisation de financements communs pour des opérations conjointes. Le président français et la chancelière allemande ont estimé lors d’une conférence de presse commune que leurs travaux conjoints avaient contribué au succès du Conseil. Emmanuel Macron et Angela Merkel ont exprimé des positions convergentes sur les réponses à apporter aux migrations vers l’Europe et la nécessité de mieux adapter l’Union européenne à la mondialisation, notamment à travers la politique commerciale, orientations que reflètent les conclusions du Conseil. Les Européens ont également travaillé jeudi sur les mesures visant à lutter contre le terrorisme, notamment le contrôle aux frontières extérieures, le fichier des passagers aériens (PNR) et le combat contre la propagande sur Internet.  « Globalement, le Conseil européen a consolidé les fondations et l’avenir de l’Union européenne », a dit la chancelière.

Macron- législatives : une victoire contraignante

Macron- législatives : une victoire contraignante

 

La victoire de Macron aux législatifves  est indiscutable Avec plus de 350 députés, il  dispose d’une large majorité. Pour autant le niveau de l’abstention pose une hypothèque sur le résultat. L’abstention dépasse 56%, un record pour des législatives sous la Ve République, on objectera que l’abstention concerne toutes les sensibilités politiques et encore davantage l’opposition. La légitimité de la victoire de Macron ne peut donc être contestée. Ce n’est pas pour autant une victoire d’adhésion mais une sorte de résultat par défaut. En effet il y a un peu plus d’un an tout le monde s’attendait au triomphe de Juppé. Il aura fallu des oppositions  internes à droite, notamment celle de Sarkozy, pour tuer la candidature de Juppé. Les socialistes étés condamnés par avance par le lamentable quinquennat de François Hollande tout autant que par ses divisions internes. Les extrêmes, eux,  se sont enfermés dans leur radicalisme et leur proposition surréaliste. Macron est donc apparu rapidement comme le seul potentiel réformateur. Il lui faudra cependant prouver très rapidement sa compétence, sa détermination et son courage. Surtout on exigera de lui des résultats rapides non seulement en matière de réforme structurelle mais aussi concernant les résultats économiques conjoncturels. De ce point de vue Macron bénéficie d’un bon alignement des planètes avec une amélioration sensible du climat économique mais surtout du moral des acteurs. La victoire est contraignante car l’opinion publique qui majoritairement s’est réfugiée dans l’abstention attend des résultats concrets et pas seulement des lois. Il semble que le Premier ministre soit bien conscient de cette contrainte. »La victoire est claire et elle nous oblige », a déclaré Edouard Philippe dimanche soir. « Cette majorité aura une mission : agir pour la France. » Il a évoqué « une ardente obligation de réussir », fait part de sa « détermination totale » et de son souhait d’accueillir toutes les bonnes volontés. Edouard Philippe a demandé aux ministres une feuille de route sur les actions qu’ils entendent mener et utilisera ces textes pour son discours de politique générale. Ces résultats et estimations sont moins favorables au camp d’Emmanuel Macron que les projections réalisées après le premier tour, qui le voyaient dépasser largement les 400 députés. Emmanuel Macron et Edouard Philippe vont pouvoir comme ils le souhaitent mener rapidement des réformes contestées. La réforme du droit du travail, probablement la plus dangereuse pour le gouvernement, doit selon l’exécutif passer par des ordonnances et donc une loi d’habilitation. Le projet de loi doit être présenté au conseil des ministres le 28 juin et au Parlement durant l’été. L’exécutif affrontera également moins d’opposition parlementaire pour le projet de loi sur le terrorisme et la sécurité, très critiqué par les syndicats de magistrats. Même si la victoire est large, « aucun risque d’absolutisme », avait assuré Emmanuel Macron, alors que ses adversaires brandissaient la menace d’une majorité toute puissante. Au second tour, les Français « n’ont pas voulu faire un chèque en blanc, ils n’ont pas voulu donner de blanc-seing », a dit le porte-parole du gouvernement, Christophe Castaner.

Législatives :majorité « écrasante » pour Macron

Législatives :majorité « écrasante » pour  Macron

 

La majorité risque d’être écrasante pour Macron, écrasante pour ses adversaires mais aussi pour lui. En effet,  avec un tel succès (à relativiser en raison de l’abstention), l’échec ne sera pas permis ; le nouveau président de  va disposer de tous les pouvoirs et il ne bénéficiera d’aucune excuse en cas d’échec. On l’attend sur l’enjeu essentiel à savoir la relance de la croissance pour réduire le  chômage. En cas d’atermoiements de type Hollande voire d’échec, la chute risque d’être aussi rapide que l’ascension. Pour réformer réellement le pays il lui faudra du courage, de la détermination et de la compétence. La compétence il la possède par contre son action risque d’être entravée par les lourdeurs politiques, administratives et celles des différents lobbys. Il lui faudra aussi arbitrer pour sortir de certains flous et de certaines contradictions. Enfin il devra sans doute se débarrasser rapidement des vieux crocodiles  et des élus douteux. Macro a sans doute moins d’un an pour réussir. De ce point de vue l’immense succès attendu au deuxième tour des législatives constitue à la fois un atout mais aussi une hypothèque lourde car rien ne pourra lui être pardonné tellement il a nourri d’espérances. En effet  les dernières projections réalisées par les instituts de sondages accordent à l’ensemble La République en marche-MoDem une écrasante majorité de 430 à 470 sièges, dimanche pour le second tour des législatives. Les autres formations seraient en perdition.  Forte de ses 28,21% des voix obtenues dimanche dernier (32,3 avec le MoDem), La République en Marche est la plus représentée avec 454 candidats, devant Les Républicains (264), le FN (120), La France insoumise (67), le PS (65) et le MoDem (62). La majorité ne peut plus donc échapper au mouvement d’Emmanuel Macron. Reste à connaître l’ampleur du raz-de-marée. Les derniers sondages lui promettent une domination écrasante pour la prochaine législature.  Plus des trois-quarts des sièges promis à Macron Le record peut être battu : avec 472 députés sur 577 élus en 1993, la droite disposait de la plus large majorité jamais vue à l’Assemblée nationale. Avec son allié MoDem, La République en marche pourrait avoir dimanche soir jusqu’à 470 sièges (voir notre infographie ci-dessus). Trois projections ont en fait été publiées depuis le premier tour : les instituts Harris Interactive et OpinionWay accordent à la future majorité entre 440 et 470 sièges, tandis qu’Odoxa évoque plutôt une fourchette de 430 à 460 mandats. C’est de toute façon nettement plus que ce qu’indiquaient toutes les autres projections réalisées avant le premier tour. L’hypothèse la plus haute, fixée par Ipsos, était alors de 427 sièges…  Odoxa précise dans son enquête « qu’une cinquantaine de sièges » reviendrait en tout au MoDem. Cela signifie que LREM atteindra de toute façon la majorité absolue à lui seul et ne dépendra donc pas de son allié centriste dans le vote des lois. Un risque potentiel que s’évite Emmanuel Macron. Et avec au moins 380 sièges, le parti présidentiel battrait également un record historique, quand l’UMP avait obtenu 359 mandats à elle seule en 2002.

Macron devra se séparer et des élus douteux et des vieux crocodiles de la politique

Macron devra se séparer et des élus douteux et des vieux crocodiles de la politique

Après l’affaire Ferrand, et la nouvelle affaire concernant le MoDem de François Bayrou il sera sans doute nécessaire que Macron fasse rapidement le ménage chez les vieux crocodiles de la politique qui lui ont apporté son soutien. On comprend qu’il ne puisse le faire immédiatement car nous sommes en pleine campagne électorale. Cependant,  il devra le faire prochainement afin d’éviter que la gangrène politique garde ne gagne le mouvement « en marche ». Macon s’il veut être crédible doit se débarrasser des vieilles combines des anciens partis,  des vieux politicards et des élus douteux. Il ne manque sans doute pas de nouveaux élus de talent honnêtes pour les remplacer Pour l’instant ces affaires n’affectent pas l’audience de Macron et de ses candidats toutefois les difficiles réalités du pouvoir vont contraindre le nouveau président à mettre en œuvre concrètement les principes théoriques qu’il défend. En attendant le  parquet de Paris a ouvert vendredi une enquête préliminaire afin de faire la lumière sur les soupçons d’emplois fictifs du MoDem au Parlement européen, potentiellement nocifs pour le gouvernement à deux jours du premier tour des législatives. Cette enquête pour abus de confiance et recel a été lancée à la suite, notamment, du signalement mercredi d’un ex-salarié du parti centriste, qui dit avoir été en partie payé en 2010-2011 par des fonds normalement alloués au travail parlementaire, précise le parquet dans un communiqué. Ces soupçons visent une formation alliée au chef de l’Etat, Emmanuel Macron, et représentée au gouvernement par François Bayrou (Justice) et Marielle de Sarnez (Affaires européennes). Un troisième ministre, Sylvie Goulard (Défense), avait été élu au Parlement européen sous la bannière du MoDem en 2009 et réélue sous l’étiquette UDI-MoDem en 2014. Le Premier ministre, Edouard Philippe, a estimé sur Europe 1 que la position de François Bayrou, qui s’est érigé en avocat de la moralisation de la vie politique et prépare une loi en ce sens, n’était pas « fragilisée ». Le MoDem s’est pour sa part défendu en affirmant dans un communiqué publié jeudi avoir « respecté toutes les règles et toutes les obligations d’un employeur ». Son porte-parole, Yann Wehrling, qui accuse un membre de l’équipe municipale de Paris d’être l’auteur du signalement de mercredi au Parquet de Paris, y voit pour sa part une manoeuvre « cousue de fil blanc », au moment où des candidats du MoDem aux législatives « menacent des députés sortants socialistes ». L’affaire a démarré par une dénonciation, en mars, de Sophie Montel, eurodéputée du Front national, parti lui-même soupçonné d’avoir mis sur pied un système de rémunération frauduleuse de ses salariés avec de l’argent du Parlement européen.

Sondage législatives : 450 sièges pour Macron

Sondage législatives : 450 sièges pour Macron

 

Macron, obtiendrait entre 440 et 470 élus sur 577 à l’issue du second tour des législatives dimanche, garantissant à l’exécutif une très large majorité absolue à l’Assemblée, selon deux sondages publiés jeudi. Aucune autre formation ne serait en mesure de faire élire 100 députés. La première enquête, réalisée par Opinionway pour Orpi, Les Echos et Radio Classique, crédite l’alliance des Républicains et de l’UDI de 70 à 90 sièges, loin devant les socialistes et leurs alliés, qui ne réuniraient que 20 à 30 députés. La France insoumise, avec entre cinq et 15 députés, ainsi que le Front national, qui devrait obtenir entre un et cinq sièges, pourraient ne pas être en mesure de pouvoir constituer un groupe parlementaire. Cette enquête a été réalisée en ligne du 13 au 15 juin, auprès d’un échantillon de 2.901 personnes inscrites sur les listes électorales, issu d’un échantillon représentatif de 2.973 personnes. Un autre sondage effectué par Harris Interactive-Indeed pour LCP donne exactement la même projection – 440 à 470 sièges – pour le nombre d’élus du mouvement du président de la République. Dans ce deuxième sondage, la droite et le centre pourraient obtenir 60 à 80 sièges, le PS et ses alliés auraient 22 à 35 élus. La France insoumise et le Parti communiste disposeraient de 14 à 25 sièges tandis que le FN en obtiendrait entre un et six. Les résultats de cette enquête effectuée en ligne auprès de 914 inscrits sur les listes électorales issus d’un échantillon de 1.022 personnes représentatif de la population française de 18 ans et plus.

Macron devra se séparer des vieux crocodiles de la politique

Macron devra se séparer des vieux crocodiles de la politique

Publié le 10 juin, 2017

Après l’affaire Ferrand, et la nouvelle affaire concernant le MoDem de François Bayrou il sera sans doute nécessaire que Macron fasse rapidement le ménage chez les vieux crocodiles de la politique qui lui ont apporté son soutien. On comprend qu’il ne puisse le faire immédiatement car nous sommes en pleine campagne électorale. Cependant,  il devra le faire prochainement afin d’éviter que la gangrène politique garde ne gagne le mouvement « en marche ». Macon s’il veut être crédible doit se débarrasser des vieilles combines des anciens partis et des vieux politicards. Il ne manque sans doute pas de nouveaux élus de talent pour les remplacer Pour l’instant ces affaires n’affectent pas l’audience de Macron et de ses candidats toutefois les difficiles réalités du pouvoir vont contraindre le nouveau président à mettre en œuvre concrètement les principes théoriques qu’il défend. En attendant le  parquet de Paris a ouvert vendredi une enquête préliminaire afin de faire la lumière sur les soupçons d’emplois fictifs du MoDem au Parlement européen, potentiellement nocifs pour le gouvernement à deux jours du premier tour des législatives. Cette enquête pour abus de confiance et recel a été lancée à la suite, notamment, du signalement mercredi d’un ex-salarié du parti centriste, qui dit avoir été en partie payé en 2010-2011 par des fonds normalement alloués au travail parlementaire, précise le parquet dans un communiqué. Ces soupçons visent une formation alliée au chef de l’Etat, Emmanuel Macron, et représentée au gouvernement par François Bayrou (Justice) et Marielle de Sarnez (Affaires européennes). Un troisième ministre, Sylvie Goulard (Défense), avait été élue au Parlement européen sous la bannière du MoDem en 2009 et réélue sous l’étiquette UDI-MoDem en 2014. Le Premier ministre, Edouard Philippe, a estimé sur Europe 1 que la position de François Bayrou, qui s’est érigé en avocat de la moralisation de la vie politique et prépare une loi en ce sens, n’était pas « fragilisée ». Le MoDem s’est pour sa part défendu en affirmant dans un communiqué publié jeudi avoir « respecté toutes les règles et toutes les obligations d’un employeur ». Son porte-parole, Yann Wehrling, qui accuse un membre de l’équipe municipale de Paris d’être l’auteur du signalement de mercredi au Parquet de Paris, y voit pour sa part une manoeuvre « cousue de fil blanc », au moment où des candidats du MoDem aux législatives « menacent des députés sortants socialistes ». L’affaire a démarré par une dénonciation, en mars, de Sophie Montel, eurodéputée du Front national, parti lui-même soupçonné d’avoir mis sur pied un système de rémunération frauduleuse de ses salariés avec de l’argent du Parlement européen.

Macron législatives, un raz-de-marée avec 15 % des voix !

Macron législatives, un raz-de-marée avec 15 % des voix !

 

 

En termes d’élus ce sera un véritable ras de marée pour en marche avec sans doute plus de 400 députés sur 577. Autant dire que les autres partis sont réduits à pas grand-chose hormis les Républicains. Pourtant par rapport aux inscrits la république en marche ne recueille qu’un peu plus de 15 % des voix. Le résultat de la logique du mode de scrutin. Un scrutin majoritaire qui favorise les candidats arrivés en tête. L’énorme victoire de la république en marche est juridiquement indiscutable mais pose évidemment la question politique de la représentativité réelle des élus. En cause évidemment la très grande fatigue des électeurs après une période d’élection qui aura duré environ un an, des primaires qui auront fini en eau de boudin,  des programmes le plus souvent surréalistes  et des candidats aux présidentielles au profil croquignolesque ( Hamon, Fillon, Le Pen, Mélenchon et autres petits candidats exhibitionnistes pas même capables de se faire élire député ). Plus fondamental encore le doute sur la capacité des politiques à réellement réformer  le pays pour l’inscrire dans une dynamique économique capable de résoudre le chômage. En pourcentage des électeurs inscrits, le grand vainqueur de ce premier tour de scrutin, LREM / Modem n’obtient « que » 15,4%. Et, bien entendu, c’est pire pour les autres familles politiques : LR /UDI 10,3% ; FN 6,3% ; La France Insoumise 5,3% et PS et ses alliés…4,5%. La domination « écrasante » des soutiens à Emmanuel Macron est donc à relativiser dans ce contexte. Certes, en raison des règles du scrutin, LREM et ses alliés du MoDem devraient se retrouver avec une majorité absolue de députés littéralement écrasante. Pour autant, on ne peut parler de véritable vote massif d’adhésion mais plutôt d’un vote de raison voire de résignation. Macon triomphe grâce à son programme et à sa personnalité mais surtout en raison de la nullité de ses opposants. Autant d’éléments qui expliquent l’ampleur de l’abstention.

Macron : le ras de marée

Macron : le ras de marée

Défaite lourde des républicains, recul du FN et des Insoumis et sans doute la fin du PS, Macron aura réussi à faire exploser le système et ses partis. Même si effectivement il faudra tenir compte de l’indifférence de plus de 50% d’abstentionnistes qui n’attendent pas grand chose de la politique. Selon les résultats définitifs communiqués par le ministère de l’Intérieur, l’alliance La République en marche-Modem obtient 32,32% des voix, devant le bloc LR/UDI/Divers droite (21,56%), la France insoumise/PCF (13,74%), le FN (13,20%) et le PS et ses alliés (9,51%). Depuis 1981, tous les présidents ont obtenu une majorité lors des élections législatives suivant leur élection. « Le message des Français est sans ambiguïté (…) vous avez été des millions à confirmer votre attachement au projet de renouvellement, de rassemblement et de reconquête du président de la République », a dit Edouard Philippe, lors d’une déclaration à la presse. Pour le porte-parole du gouvernement, Christophe Castaner, « les Français, ce soir, par leur vote, ont montré massivement leur volonté d’aller vite sur les sujets majeurs ». La réforme du droit du travail, probablement la plus dangereuse pour le gouvernement, doit selon l’exécutif passer par des ordonnances et donc une loi d’habilitation. Le projet de loi doit être présenté au conseil des ministres le 28 juin et au Parlement durant l’été. « Il n’y a pas de majorité dans ce pays pour détruire le Code du travail, réduire les libertés publiques, ni non plus pour l’irresponsabilité écologique, ni pour cajoler les riches, toutes choses qui figurent au programme du parti du président », a ajouté le chef de file de La France insoumise. Reconnaissant « le recul sans précédent de la gauche dans son ensemble et notamment du Parti socialiste », le premier secrétaire du PS, Jean-Christophe Cambadélis, lui-même battu, a mis en garde contre une majorité « quasiment sans opposition réelle » et une Assemblée « sans véritable pouvoir de contrôle, sans débat démocratique ».

 

Macron- GM&S : « je ne suis pas le père Noël »

Macron- GM&S : « je ne suis pas le père Noël »

Premier teste pour Macron avec ce dossier de l’équipementier automobile GM&S. Un dossier forcément complexe car l’Etat ne peut imposer aux constructeurs automobiles de passer commande à GM&S  en tout cas sauver la totalité de l’emploi. Bercy a forcé la main de Renault et PSA pour soutenir  GM&S afin d’apporter une aide temporaire à une société qui de toute façon devra se restructurere.et perdre au final près de 100 emplois.  Les constructeurs automobiles français PSA et Renault se sont engagés, sous la pression du ministère de l’Economie, à augmenter leurs commandes auprès de l’équipementier GM&S Industry de la Souterraine (Creuse), menacé de liquidation judiciaire. Le nouveau ministre de l’Economie, Bruno Le Maire, s’était entretenu durant le week-end avec le PDG de Renault, Carlos Ghosn, et le président du directoire de PSA, Carlos Tavares. « Il leur a demandé de s’engager sur un montant de commandes supplémentaires permettant la continuité de l’exploitation de l’entreprise et la poursuite des discussions avec les repreneurs », avait précisé dimanche dernier dimanche les services de Bercy dans un communiqué. « Le groupe PSA s’est engagé à augmenter ses commandes de 10 à 12 millions d’euros. Le groupe Renault s’est engagé pour sa part à doubler ses commandes pour les porter de 5 à 10 millions d’euros », indiquent-ils. »Ces engagements permettront d’atteindre un niveau de chiffre d’affaires sur 2017 proche de 25 millions d’euros, et rendent possible la continuité de l’exploitation et la poursuite des discussions sur la reprise de l’entreprise », ajoutent-ils. Bruno Le Maire, aux représentants syndicaux du site de la Souterraine, reçus à Bercy, de « déployer tous les efforts nécessaires » auprès des deux groupes, qui représentent 65% du carnet de commandes de GM&S Industry, d’ici au 23 mai. Le comité d’entreprise a demandé à la justice de repousser la date d’audience pour analyser les offres de reprise du 23 au 30 juin. « L’Elysée va créer une cellule de crise et des rencontres sont programmées la semaine prochaine entre GM&S et les constructeurs automobiles », a déclaré à Reuters Jean-Louis Borie, avocat du comité d’entreprise de GM&S. « On a senti que le président de la République était ouvert, on a eu un échange d’arguments point par point », a-t-il raconté à propos de l’entretien de vendredi soir. « Le président a pris l’engagement de revoir avec les constructeurs automobiles le niveau de commande. » Un dernier point essentiel pour Jean-Louis Borie, dans la mesure où « on ne peut envisager de solution tant que les constructeurs n’ont pas pris d’engagements fermes d’un autre niveau que maintenant». Conclusion l’entreprise pourra sans doute être sauvée mais pas la totalité de l’emploi

Macron devra se séparer des vieux crocodiles de la politique

Macron devra se séparer des vieux crocodiles de la politique

Après l’affaire Ferrand, et la nouvelle affaire concernant le MoDem de François Bayrou il sera sans doute nécessaire que Macron fasse rapidement le ménage chez les vieux crocodiles de la politique qui lui ont apporté son soutien. On comprend qu’il ne puisse le faire immédiatement car nous sommes en pleine campagne électorale. Cependant,  il devra le faire prochainement afin d’éviter que la gangrène politique garde ne gagne le mouvement « en marche ». Macon s’il veut être crédible doit se débarrasser des vieilles combines des anciens partis et des vieux politicards. Il ne manque sans doute pas de nouveaux élus de talent pour les remplacer Pour l’instant ces affaires n’affectent pas l’audience de Macron et de ses candidats toutefois les difficiles réalités du pouvoir vont contraindre le nouveau président à mettre en œuvre concrètement les principes théoriques qu’il défend. En attendant le  parquet de Paris a ouvert vendredi une enquête préliminaire afin de faire la lumière sur les soupçons d’emplois fictifs du MoDem au Parlement européen, potentiellement nocifs pour le gouvernement à deux jours du premier tour des législatives. Cette enquête pour abus de confiance et recel a été lancée à la suite, notamment, du signalement mercredi d’un ex-salarié du parti centriste, qui dit avoir été en partie payé en 2010-2011 par des fonds normalement alloués au travail parlementaire, précise le parquet dans un communiqué. Ces soupçons visent une formation alliée au chef de l’Etat, Emmanuel Macron, et représentée au gouvernement par François Bayrou (Justice) et Marielle de Sarnez (Affaires européennes). Un troisième ministre, Sylvie Goulard (Défense), avait été élue au Parlement européen sous la bannière du MoDem en 2009 et réélue sous l’étiquette UDI-MoDem en 2014. Le Premier ministre, Edouard Philippe, a estimé sur Europe 1 que la position de François Bayrou, qui s’est érigé en avocat de la moralisation de la vie politique et prépare une loi en ce sens, n’était pas « fragilisée ». Le MoDem s’est pour sa part défendu en affirmant dans un communiqué publié jeudi avoir « respecté toutes les règles et toutes les obligations d’un employeur ». Son porte-parole, Yann Wehrling, qui accuse un membre de l’équipe municipale de Paris d’être l’auteur du signalement de mercredi au Parquet de Paris, y voit pour sa part une manoeuvre « cousue de fil blanc », au moment où des candidats du MoDem aux législatives « menacent des députés sortants socialistes ». L’affaire a démarré par une dénonciation, en mars, de Sophie Montel, eurodéputée du Front national, parti lui-même soupçonné d’avoir mis sur pied un système de rémunération frauduleuse de ses salariés avec de l’argent du Parlement européen.

Sondage législative : Majorité absolue pour Emmanuel Macron avec 400 députés

Sondage législative : Majorité absolue pour Emmanuel Macron avec 400 députés

Selon un sondage Ipsos Sopra Steria pour France Télévisions et Radio France publié vendredi les candidats La République en marche obtiendraient une majorité absolue à l’Assemblée nationale lors des élections législatives du 11 et 18 juin prochain avec un nombre de sièges variant entre 397 et 427, selon un sondage Ipsos Sopra Steria pour France Télévisions et Radio France publié vendredi. Ils devanceraient ainsi l’alliance Les Républicains/UDI qui obtiendrait entre 95 et 115 sièges, ainsi que le Parti socialiste et ses alliés, crédités de 22 à 32 sièges, la France Insoumise, créditée de 11 à 21 sièges et le Front national, qui obtiendrait de 5 à 15 sièges. Le mouvement d’Emmanuel Macron recueille ainsi 31,5% des intentions de vote, soit une hausse de 2 points par rapport au sondage réalisé entre le 2 et 4 juin dernier. Les Républicains/UDI sont crédités de 22% des intentions de vote, soit une baisse d’un point. Le Front national obtient, quant à lui, 17% des intentions de vote, comme dans le sondage précédent. La France insoumise recueille 11,5% des intentions de vote, soit une baisse d’un point et le Parti socialiste et ses alliés 8%, soit une baisse d’un demi-point. Le sondage a été réalisé en ligne entre le 7 et le 8 juin auprès de 1.995 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus.

Législatives : l’immobilisme ou l’action (Macron)

Législatives : l’immobilisme ou l’action  (Macron)

Le président a estimé qu’ »au fond les Français avaient une réponse simple à apporter à une question simple, la question c’est : stop ou encore ? La question, c’est : est-ce qu’on veut de l’action ou de l’impuissance ? Et la question c’est celle de savoir si on se place dans l’humilité, dans la conviction ou plutôt dans l’affirmation et dans la dénonciation ? », a dit Christophe Castaner devant la presse. Emmanuel Macron a demandé à ses troupes de « faire en sorte que les Français soient suffisamment éclairés dimanche prochain pour y répondre de la façon la plus simple », a-t-il ajouté. La République en marche et son allié centriste du MoDem présentent 537 candidats aux élections législatives, dont une grande partie est novices en politique. Selon un sondage de l’Ifop et du Cecop pour la Fondation pour l’Innovation Politique publié mercredi, qui fait écho aux autres enquêtes, entre 350 et 380 députés LREM seraient élus. La majorité absolue à l’Assemblée nationale est de 289 sièges.

Réforme du code du travail: « le coup d’Etat social de Macron » (Mélenchon)

Réforme du code du travail: «  le coup d’Etat social de Macron » (Mélenchon)

 

 

Comme d’habitude, Mélenchon ne fait pas dans la dentelle pour dénoncer les réformes sociales envisagées par Macron qu’il considère comme un coup d’État social. Mélenchon de plus en plus radical, de plus en plus simpliste et même de plus en plus agressif qui finalement est en train de transformer les « insoumis » en une sorte de front national de gauche en utilisant la caricature, l’invective et l’outrance. Il faut dire que Jean-Luc Mélenchon ne s’est pas remis de sa déception aux présidentielles. En outre les sondages ne lui promettent que 10 à 20 députés. Un peu court pour organiser un troisième tour social même s’il peut compter sur quelques organisations syndicales gauchistes. Jean-Luc Mélenchon s’est en effet  inquiété aujourd’hui que « beaucoup de gens » soutiennent « de manière aveugle » Emmanuel Macron « alors qu’il est en train de procéder à un coup d’Etat social » avec la réforme du code du travail.   »Il est incontestable que beaucoup de gens se vouent d’une manière un peu aveuglée au chef de l’Etat alors même qu’il est en train de procéder à un coup d’Etat social », a affirmé sur TF1 le chef de la France insoumise, présentant sa formation comme « la seule dans une opposition humaniste et républicaine » à M. Macron.  « Mon rôle est d’alerter: ne vous laissez pas endormir. Depuis trois semaines, il y a un concert de louanges pour le chef de l’Etat, c’est pas bon! Ne lui donnez pas le pouvoir absolu, ne lui donnez pas les pleins pouvoirs! », a demandé celui qui est candidat aux législatives dans les Bouches-du-Rhône. « Equilibrez l’Assemblée, faites en sorte qu’on entende la voix du camp du travail, de l’humanisme et de l’écologie (…) et qu’elle soit forte », a-t-il encore plaidé.  Pour lui, avec la réforme proposée par le gouvernement, c’est un « code de la route par rue »: « le salaire, la durée du travail, le délai de prévenance, le CDI qui va disparaître dans l’opération, le droit d’alerte, le droit de retraite, le traitement des jeunes qui ont moins de 16 ans au travail… Tout ça va se discuter entreprise par entreprise… » Alors que les enquêtes d’opinion prédisent une large majorité pour La République en Marche, le mouvement du chef de l’Etat, M. Mélenchon a dit « espérer toujours gagner » les législatives. PS et « Républicains » ont d’après lui « fait leur temps, voilà tout. La partie se joue maintenant entre M. Macron, Mme Le Pen et la France insoumise », a-t-il estimé.

 

 

Terrorisme : la « task force » de Macron ?

Terrorisme : la « task force » de  Macron ?

UNE « task force » sera composée de 50 à 100 fonctionnaires se relaieront 24 heures sur 24 au Palais de l’Élysée, sous l’autorité du chef de l’État, pour coordonner les services de renseignement, à savoir la Direction générale de la Sécurité extérieure (DGSE) et la Direction générale de la Sécurité intérieure (DGSI). Il faut dire que beaucoup pointent les problèmes de convergence et de coordination qui existent entre ces services. Une difficulté que le président entend palier en se positionnant au cœur du renseignement. « J’installerai directement auprès du président de la République un organe de coordination, je l’ai appelé ‘task force’, capable d’agir 24 heures sur 24 contre Daesh », avait annoncé le 21 avril dernier Emmanuel Macron durant sa campagne, au lendemain de l’attaque qui avait tué un policier sur les Champs-Élysées à Paris. Les personnes travaillant pour la « task force » auront pour mission de récolter « toutes les informations avec un accès direct aux plus hauts responsables », a indiqué Christophe Castaner, porte-parole du gouvernement. Grâce à cette cellule, les décisions pourront être prises « dans la demi-heure » a-t-il ajouté. Le Conseil national du renseignement était jusqu’alors déjà rattaché à l’Élysée, mais son coordonnateur « n’a pas la puissance qu’aura demain le responsable de la task force », a-t-il enfin précisé.

Turquie: Macron pour un rapide de Depardon en France

Turquie: Macron pour un  rapide de Depardon en France

 

« Le président de la République a fait à nouveau part de sa préoccupation concernant la situation du photographe français », indique l’Elysée, il a « réexprimé sa demande de voir rentrer le plus vite possible M. Depardon en France ». Emmanuel Macron a encore  demandé samedi au président turc Recep Tayyip Erdogan que le photographe français Mathias Depardon puisse rentrer en France « le plus vite possible », a annoncé samedi la présidence française. De même source, on indique que le sort du photographe, détenu en Turquie depuis son arrestation le 8 mai, a été abordé par le chef de l’Etat au cours d’un entretien téléphonique avec son homologue turc. Emmanuel Macron avait déjà évoqué la situation de Mathias Depardon avec Recep Tayyip Erdogan en marge d’un sommet de l’Otan le 25 mai et le photographe a pu recevoir depuis deux visites consulaires dans sa prison. Les deux dirigeants ont d’autre part discuté des dossiers syrien et libyen, sur lesquels ils avaient déjà eu des échanges à Bruxelles. Toujours selon l’Elysée, ils ont aussi évoqué le retrait des Etats-Unis de l’Accord de Paris sur le climat, le président turc rappelant son engagement dans cet accord.

Climat: Macron s’adresse aux américains

Climat: Macron s’adresse aux américains

 

Dans un anglais autrement plus correct que celui de Trump, Macron s’est adressé aux Américains pour critiquer la décision du président des États-Unis  Emmanuel Macron a pris la parole – en français et en anglais – ce jeudi soir à l’Elysée pour réagir à la décision du président américain de faire sortir son pays de l’accord de Paris.  « J’ai souhaité m’exprimer devant vous après la déclaration de Donald Trump car l’heure est grave. Je prends note de sa décision de se désengager de l’accord de Paris. Je respecte cette décision souveraine mais la regrette. Je considère qu’il commet là une erreur pour les intérêts de son peuple et une faute pour l’avenir. J’ai eu l’occasion de lui en faire part », a-t-il tout d’abord déclaré. « Ce n’est pas l’avenir que nous voulons pour nous, nos enfants, le monde. La vocation de la France est de mener ces combats qui impliquent l’humanité toute entière. (…) La France a réussi ce tour de force de faire signer l’accord climat avec 195 pays. Nous ne négocierons pas un accord moins ambitieux. La France appelle tous les signataires à rester à la hauteur de nos responsabilités, à ne rien céder. » « Je dis aux Etats-Unis: ’la France croit en vous, le monde croit en vous’. Vous êtes une très grande nation, vous vous êtes dressés contre l’ignorance et l’obscurité. Mais pour le climat, il n’y a pas de plan B car il n’y a pas de planète B. » Il a d’ailleurs, quelques minutes plus tard, adressé les mêmes paroles en anglais. Il s’agissait d’ailleurs de la première prise de parole dans la langue de Shakespeare par un pensionnaire de l’Elysée. Il a, alors, déclaré entre autres: « Make our planet great again » (« Rendez sa grandeur à la planète », en français). Il paraphrasait le slogan de campagne de Donald Trump: « Make America great again« , c’est-à-dire « Rendez sa grandeur à l’Amérique ».  « La France n’abandonnera pas le combat. Nous aurions préféré mener ce combat aux côtés des Etats-Unis mais il en est ainsi. La porte n’est pas fermée, elle ne le sera jamais à cette nation à laquelle nous devons tant. La France jouera donc son rôle dans le monde. (…) Nous ne tiendrons pas seulement nos engagements passés. Dès ce soir, la France se doit d’être plus ambitieuse encore. »

 

La directive Travailleurs détachés sera modifiée (Macron)

La directive Travailleurs détachés sera modifiée (Macron)

Macron promet  que la directive européenne sur les travailleurs détachés sera « corrigée » dans les prochaines semaines.  »Je sais que dans la région, comme dans beaucoup de régions de notre pays, la sensibilité est grande sur l’utilisation des travailleurs détachés, et en particulier sur l’utilisation du travail détaché illégal », a déclaré le président de la République, lors de la cérémonie de livraison du navire à l’armateur italo-suisse MSC Croisières. « Le travail détaché, quand il est encadré et conforme au droit européen, participe à un marché unique que nous avons voulu et qui nous rend plus forts. Mais lorsqu’il en vient à contourner la loi, à utiliser des salariés payés la moitié ou le tiers de ce qu’un salarié français touche pour effectuer le même travail, ça n’est pas l’esprit de l’Europe, ça n’est même pas celui du marché unique », a lancé Emmanuel Macron en direction des salariés du chantier naval. Ce chantier emploie 2.600 personnes et fait travailler quelque 5.000 employés d’entreprises sous-traitantes, dont des travailleurs détachés, notamment lors des pics de production. « Dans les prochaines semaines, nous allons activement mener une action européenne qui permettra de corriger cela parce que cela nous vous le devons, compte tenu des choix que vous avez fait », a-t-il déclaré. Une référence à l’accord de « compétitivité » signé en 2014 par certaines organisations syndicales du chantier naval, qui a permis, selon Emmanuel Macron, de « sauver STX France » alors qu’ »on disait l’entreprise perdue ». L’accord devait « être conclu le 15 juin prochain », il « sera décalé pour que nous puissions construire une vraie refondation de cette directive européenne du travail détaché qui permettra à travail égal partout d’avoir un salaire égal, de limiter, de mieux encadrer et de pouvoir mieux contrôler partout sur le terrain la réalité de ce travail détaché », a souligné le Président.

Macron et Poutine d’accord pour un sommet sur l’Ukraine

Macron et Poutine d’accord pour un sommet sur l’Ukraine

Lors de la rencontre entre Macron  et Poutine on a surtout procédé à un échange de divergences sur différents sujets mais sans décision commune. La seule orientation concrète est le souhait des deux chefs d’État d’organiser rapidement un sommet intégrant l’Allemagne à propos de l’Ukraine. Il s’agit de la mise en œuvre des accords de Minsk de 2015, en vue d’une « désescalade » en Ukraine, a annoncé le président français. Les deux dirigeants, qui ont eu des entretiens lundi à Versailles, sont également tombés d’accord sur la création d’ »un forum franco-russe des sociétés civiles » afin d’approfondir le dialogue entre les deux pays et « surmonter les éventuelles incompréhensions. » « Notre souhait, je crois pouvoir le dire sous le contrôle du président Poutine, c’est que dans les meilleurs délais puisse se tenir à nouveau un échange sous le format dit ‘Normandie’, avec l’Allemagne et l’Ukraine, (…) et en particulier que nous puissions (…) avoir accès à un rapport détaillé de l’OSCE », a dit Emmanuel Macron lors d’une conférence de presse conjointe avec son homologue russe. « J’ai rappelé la volonté que nous puissions aboutir dans le cadre des engagements de Minsk à une désescalade de ce conflit », a-t-il ajouté. Sur la Syrie, le président français a souligné que les deux pays allaient travailler ensemble à la recherche d’une solution politique, ajoutant que la « ligne rouge », pour Paris, était l’utilisation d’armes chimiques « par qui que ce soit. »   »Toute utilisation d’armes chimiques fera l’objet de représailles et d’une riposte immédiate, en tout cas de la part des Français. En la matière, je souhaite que nous puissions échanger des informations utiles et travailler ensemble pour partager la lecture de la situation sur le terrain », a-t-il dit. La France, a-t-il rappelé sans plus de précisions, souhaite « trouver dans la durée une solution politique inclusive qui permettra au delà de l’éradication des terroristes, de ramener la paix en Syrie ».

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