Archive pour le Tag 'Macron'

Macron, vedette d’un match de football : un manque de compétence technique !

Macron, vedette d’un match de football : un manque de compétence technique !

 

 

De l’avis  de tous les experts lors du match de gala de football auquel Macron  a participé, l’intéressé a fait la preuve de sa ténacité avec aussi une bonne vision du jeu. Le problème ,c’est qu’il mange cruellement de football.

 

Sa compétence technique esst très approximative. Un peu son problème à la tête du pays. Certes là aussi sa ténacité et sa capacité à exister n’est pas en cause, il a aussi quelques visions mais comme la plupart des énarques manque aussi cruellement de compétence.

 

Il s’agite de manière désordonnée, il se montre, est présent sur le terrain mais son efficacité est très peu douteuse. Il manque des connaissances de base. Ainsi par exemple pour meubler son ignorance des réalités sociaux économiques il parle à tout bout de champ de start-up comme si la France pouvait se réduire au seul société nouvelle de la tech oubliant sans doute qu’un pays ne peut se développer sans une industrialisation forte. Une industrialisation qu’on a préférée délocaliser ou même vendre à l’étranger ( voir par exemple la vente aux Américains de la branche énergie d’Alstom ou l’affaire Alcatel sans parler des localisations physiques de production. De marque » made in France »).

SONDAGE Macron: 52 % jugent l’action décevante

SONDAGE Macron:  52 % jugent l’action décevante

Selon  un sondage hebdomadaire réalisé par l’institut Elabe pour BFMTV et diffusé ce mercredi  la majorité des personnes interrogées estime pour

52% à l’action d’Emmanuel Macron au sommet de l’État décevante. 22% la jugent satisfaisante et 26% estiment qu’il est encore à ce stade prématuré de se prononcer sur ce point.

Dans le détail, les personnes interrogées déclarent majoritairement leur insatisfaction concernant des questions liées à la politique en matière d’immigration (79%), les dépenses publiques ou encore la lutte contre l’insécurité (77% ex-aequo).

La politique de lutte pour le pouvoir d’achat laisse aussi 76% d’insatisfaits et celle contre les inégalités sociales 75%. La politique de lutte contre l’islamisme radical génère quant à elle 73% d’insatisfaction, et la politique environnementale 69%.

Emmanuel Macron est plus sévèrement jugé dans les domaines liés à la politique régalienne, note Elabe, qui souligne par ailleurs que les thématiques qui trouvent le plus grâce aux yeux des Français sont la place de la France dans l’Union européenne, la santé et l’emploi.

Macron-Plan relance 2030 : trop peu, trop vague, trop contradictoire

Macron-Plan relance 2030 : trop peu, trop vague, trop contradictoire

 

Le chef de l’État a présentéson plan de relance appelé 2030 qui devrait mobiliser 30 à 50 milliards sur une dizaine d’année; donc  de l’ordre de 3 milliards chaque année car certaines orientations sont déjà anciennes. Parmi les champs d’actions prioritaires ,on comptera les semi-conducteurs, l’hydrogène, les batteries électriques, l’espace et le nucléaire, d’une manière plus générale le soutien à une industrie qui s’est désintégrée depuis une vingtaine d’années.

Première observation, les enveloppes pour ces investissements d’avenir sont relativement modestes à savoir environ  3 milliards par an alors que le budget a dépensé 200 milliards supplémentaires pour la seule crise sanitaire. De toute évidence ,les moyens ne sont pas à la hauteur des enjeux. Pour provoquer un véritable choc de redressement,  il faudrait 10 fois plus.

Deuxième observation si l’enveloppe est modeste elle n’est même pas financée. Ainsi au ministère de l’économie on se borne à dire que le financement sera assuré par des économies réalisées par ailleurs. Quelles économies ? Quand ? Dans quelle proportion ?

Le président de la république va tenter de donner une coloration verte à ce plan insuffisant. Or nombre de soutiens notamment à  l’industrie   ne sont pas vraiment de nature à contribuer aux améliorations environnementales ( la défense par exemple !) Pourquoi aussi bourrer tous les produits manufacturés de composants électroniques dont l’objet est essentiellement de maintenir des prix élevés et dont l’intérêt social au sens large reste à démontrer.

Du fait de l’impréparation de ce plan ( on se demande à quoi sert Bayrou au Plan ?) tout autant que de sa modestie, le chef de l’État ne va pas s’engager dans des affectations très précises. Le projet va donc demeurer flou et ressembler à une auberge espagnole.

On observera aussi que manque une dimension essentielle à savoir la formation ( formation initiale et formation professionnelle) – abordée seulement sous l’angle des nouvelles technologies- alors que c’est sur la compétence et les qualifications que se font les différences de compétitivité. Cela ne concerne pas simplement les nouvelles technologies mais l’ensemble de l’économie Et de ce point de vue , la France manque cruellement d’une adaptation de son système d’enseignement au marché du travail. Paradoxalement nous cultivons un haut niveau de chômage parallèlement à un manque de personnel qualifié.

Enfin, il faut souligner que ce plan ne s’inscrit pas dans le budget 2022 ni forcément dans les autres et que forcément il sera remis en cause si tôt après l’élection présidentielle.

Plan Macron 2030 : les principales orientations

·        Plan Macron 2030 : les principales orientations

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·        Nucléaire : 8 milliards d’euros

Le plan vise à  »réinventer le nucléaire », en misant sur les SMR, ces petits réacteurs modulaires. 1 milliard d’euros seront investis d’ici 2030. L’hydrogène vert sera également soutenu. Emmanuel Macron veut miser sur la production nucléaire pour fabriquer de l’hydrogène décarboné. Deux gigafctory électrolyseur seront construites d’ici 2030 afin de soutenir une politique de l’offre.

Pour les énergies vertes, 500 millions d’euros seront injectés, essentiellement dans les secteurs du photovoltaïque et de l’éolien en mer.

·        Transports : 4 milliards

 Pour l’industrie automobile l’objectif est de construire 2 millions de véhicules électriques et hybrides d’ici 2030. Quant à l’aviation civile, l’objectif est d’être le premier pays à faire voler « l’avion bas carbone ». « 

·        Alimentation : 2 milliards .

Pour une nouvelle  »révolution de l’alimentation saine, durable et traçable ».  Au cœur de ces ruptures, selon le chef de l’Etat : la robotique, la génétique, et le numérique. « La robotique agricole » pour  »sortir de certains pesticides », la donnée pour  »tracer les aliment », et la diversité  »génétique pour plus de résilience ». Ces investissements doivent permettre aussi de  »décarboner la production » et « améliorer la productivité » et développer « des productions plus résilientes et plus solides dans les bio-solutions », a-t-il détaillé.

·        Santé : 3 milliards 

Le chef de l’Etat veut favoriser sur le territoire, via les laboratoires et la recherche pharmaceutique française, « 20 biomédicaments d’ici à 2030, contre les cancers, les maladies émergentes et les maladies chroniques dont celles liées à l’âge » pour une « médecine plus prédictive, plus innovante et avec un tissu productif davantage en France ».

 

·        Matières premières et composants : 6 milliards

Six milliards d’euros seront investis pour sécuriser l’approvisionnement des matières premières et la fourniture de composants. L’objectif est de doubler la production de puces électroniques d’ici 2030 et d’aller vers des composants de plus petites tailles pour rester compétitif.

            Nouvelles compétences : 2,5 milliards d’euros

L’objectif est de prévoir à 10 ans les besoins de main d’œuvre du pays en fonction des nouvelles industries naissantes.

·        Capital-investissement : 5 milliards

Cinq milliards d’euros, dont trois en fonds propres, seront focalisés pour accélérer l’industrialisation des innovations. L’objectif est de permettre aux jeunes pousses de développer rapidement des démonstrateurs industriels, une étape de maturité qui nécessite des millions d’euros. Les deeptech seront principalement ciblées.

Algérie: Macron dit tout haut ce que tout le monde pense tout bas

Algérie: Macron dit tout haut ce que tout le monde pense tout bas

 

 

La réaction virulente du régime algérien aux propos tenus par le chef de l’Etat français le 30 septembre tient à ce qu’il n’assume pas que sa démocratie est « juste formelle » puisque sa souveraineté est dans les mains de la hiérarchie militaire, analyse le politiste, Lahouari Addi,Professeur émérite à Sciences Po Lyon,  dans une tribune au « Monde ».(extrait)

 

Tribune.

 Les propos d’Emmanuel Macron critiquant, le 30 septembre, le « système politico-militaire » de l’Algérie et l’accusant d’entretenir une « rente mémorielle » ont créé la surprise auprès des autorités à Alger, qui ont réagi avec un communiqué sévère de la présidence. Il est vrai que c’est la première fois qu’un président français dit publiquement ce que ses prédécesseurs, de droite comme de gauche, disaient en privé.

Les officiels français sont exaspérés de ne pas avoir des interlocuteurs algériens dotés de l’autorité que leurs fonctions supposent. C’est ce que veut dire Emmanuel Macron quand il parle du président Abdelmadjid Tebboune, qu’il décrit comme étant l’otage d’un « système politico-militaire dur ». Venant de la France, pays à travers lequel beaucoup de gouvernements étrangers perçoivent l’Algérie, cette déclaration est considérée comme un coup de poignard dans le dos par des généraux qui font tout pour apparaître sous les ordres du président.

Priorité à la lutte contre l’opposition

Il n’est pas à écarter que Macron ait été contrarié par le peu d’empressement que montre l’Algérie à accepter l’expulsion de ses ressortissants en situation irrégulière, en cette période préélectorale où Eric Zemmour presse gauche et droite sur la question sensible de l’immigration clandestine. Alger veut-il monnayer en contrepartie de cette expulsion l’extradition d’opposants sur le sol français ? Cela est probable, surtout que les services de sécurité algériens ont été encouragés à cette fin par l’extradition d’Espagne d’un ex-gendarme réfugié à Barcelone obtenue à la suite de négociations confidentielles. Mais l’Algérie a moins de moyens de pression sur la France que sur l’Espagne qui pourrait, du jour au lendemain, ne plus recevoir de gaz algérien [l’Algérie fournit à la péninsule Ibérique 50 % de son gaz ].

Si cela se confirme à l’avenir, cela signifierait que la diplomatie algérienne donne la priorité à la lutte contre l’opposition au détriment d’autres aspects de la coopération avec les pays d’Europe, portant notamment sur les échanges économiques et culturels. Les services de sécurité, qui décident de la politique étrangère, ont juste oublié que ce qu’ils obtenaient hier de [l’ancien ministre de l’intérieur de 1986 à 1988 et de 1993 à 1995] Charles Pasqua, ils ne peuvent l’obtenir aujourd’hui d’Emmanuel Macron.

Pour les officiels algériens, la déclaration du président français est inadmissible de la part d’un chef d’Etat étranger. La réaction sera d’autant plus brutale que le régime algérien n’assume pas sa caractéristique essentielle, à savoir que la souveraineté appartient à la hiérarchie militaire en lieu et place de l’électorat, sous un habillage institutionnel qui ne traduit pas la réalité des rapports d’autorité au sommet de l’Etat.

Politique-Algérie : Macron réactive la rente mémorielle

Politique-Algérie : Macron réactive la rente mémorielle 

Les propos d’Emmanuel Macron sur l’Algérie ne passent pas auprès du gouvernement algérien, ni auprès des Algériens eux-mêmes, estime Hasni Abidi, directeur du Centre d’études et de recherche sur le monde arabe et méditerranéen (Cermam) à Genève, ce lundi sur franceinfo.

D’une certaine manière, Macron réactive la rente mémoriaelle qu’  exploite à nouveau l’appareil politico- militaires algérien.  NDLR

 

(Interview sur France Info extrait)

 

 

Selon un article du journal Le Monde, le président français estime qu’après son indépendance en 1962, l’Algérie s’est construite sur « une rente mémorielle », entretenue par « le système politico-militaire ».

 Est-ce que l’Algérie instrumentalise l’histoire, comme le laisse entendre Emmanuel Macron ?

Hasni Abidi : Chaque pouvoir politique prend possession de son histoire à des fins de survie et parce qu’il s’agit d’un acquis important qui appartient à toute la nation. Donc, le pouvoir algérien n’a pas un usage exclusif de l’histoire et de la mémoire algérienne. C’est pourquoi, les propos du président Macron sont de nature à choquer, non seulement les autorités algériennes, mais une bonne partie de la population algérienne.

Est-ce que vous y voyez un changement de pied d’Emmanuel Macron, un échec de la réconciliation à laquelle il œuvre depuis qu’il est arrivé au pouvoir ?

La réconciliation n’a jamais avancé. La situation entre la France et l’Algérie est normale tant qu’il n’y a pas ce genre d’incident. Là, on entre dans une tempête, un nouvel épisode de cette crise entre les deux capitales. Le chantier mémoriel est déjà en panne depuis un certain temps puisque l’Algérie n’a pas répondu favorablement au rapport de Benjamin Stora. Le deuxième élément est que l’Algérie s’attendait à des gestes, à des actions plus fortes. Et pour Alger, c’était tout de même un rapport a minima qui ne satisfait pas les demandes algériennes.

 

Pourquoi ces propos aussi forts interviennent maintenant ?

Les propos de Macron sont surprenants, d’autant que le président Macron est bien perçu par le président Tebboune. Il a réussi à entretenir une belle relation avec le président algérien. Le président Macron n’est pas du tout prisonnier de l’histoire de la France parce qu’il est né après l’indépendance, il a fait des gestes forts lors de sa campagne électorale à Alger. Je pense que cette sortie de route est motivée probablement par des promesses non tenues de la part d’Alger. Mais on ne connaît pas quelles promesses. Probablement la question mémorielle, la question des visas, la question des rapports économiques. Cela démontre une mauvaise image de la part du président français. Il lui aurait fallu plutôt utiliser des propos beaucoup plus mesurés, sachant que les Algériens sont très susceptibles et très sensibles. Les mots étaient forts : la question de la « rente mémorielle », le « système politico-militaire », une histoire réécrite, ce sont des propos que jamais dans le passé, un président français n’avait tenu à l’égard des Algériens.

Quand Emmanuel Macron évoque un système politico-militaire, il sous-entend que le président algérien n’a qu’un pouvoir limité ?

Absolument. C’est le message qui a été reçu par Alger, c’est-à-dire que le président Macron fait le diagnostic d’un régime composé de deux pôles : un pôle présidentiel dirigé par le président Tebboune, avec lequel il entretient de bonnes relations, et un autre pôle, l’institution militaire ou l’armée, qui laisse très peu de marge au président Tebboune. Mais ce genre de propos passe très mal du côté d’Alger parce que les autorités algériennes pensent bien sûr qu’il y a un seul président, c’est le président Tebboune, et cela affaibli même le président Tebounne lui-même. Ces déclarations irritent les autorités algériennes qui pensent que la campagne électorale française est responsable de l’intrusion de l’Algérie comme un enjeu électoral.

Edouard Philippe installe le doute sur la réélection de Macron

Edouard Philippe  installe le doute sur la réélection de Macron

 

 

Officiellement l’initiative d’Édouard Philippe de créer son propre parti constitue en réalité une sorte de club ramasse tout qui permet à ses partisans d’être aussi adhérent d’une autre formation ; l’initiative viserait à soutenir la candidature de Macron en 2022. Un curieux soutien en vérité qui pourrait bien être un handicap pour Macon contesté bien sûr à gauche mais aussi à droite pour sa gestion en zigzag et ses contradictions. Édouard Philippe tente vainement de s’expliquer mais son initiative est autant une critique du pouvoir actuel qu’un soutien. Interview dans le JDD (extrait)

 

Pourquoi avoir voulu fonder un parti politique?
Je veux participer à la constitution d’une nouvelle offre politique. Je dis bien : « participer », je ne prétends pas être seul. Le choix audacieux du président de la République, en 2017, d’engager une recomposition n’a pas fini de produire ses effets. Mon objectif est d’abord, je le redis clairement, de soutenir Emmanuel Macron pour contribuer à sa réélection, qui n’est pas acquise. Le Président aura besoin de s’appuyer sur un socle de stabilité pour poursuivre l’effort de transformation de la France. Et je veux aussi l’aider à élargir sa base, car aucun président n’a été réélu sur un rétrécissement.

 

Tous les adhérents de votre mouvement devront donc s’engager à soutenir Emmanuel Macron?
Je n’aime pas les pressions. Je ne mets un pistolet sur la tempe de personne. Mais tout le monde a compris où je suis, ce que je ferai.

 

Certains élus ont-ils subi, eux, des pressions pour ne pas vous rejoindre?
Je ne peux pas le croire.

 

Que répondez-vous à ceux qui considèrent que votre parti servira davantage vos intérêts que ceux d’Emmanuel Macron?
Je n’ai pas vocation à commenter les chicayas et angoisses des entourages. Le monde politique est trop souvent plein de fébrilité ; je préfère la sérénité.

 

L’horizon est par nature impalpable et hors d’atteinte : n’est-ce pas curieux d’avoir choisi ce mot pour baptiser votre parti?
On voit que vous n’êtes pas marins! L’horizon, c’est la liberté, c’est la vie. L’horizon, c’est comme un cap, on ne l’atteint jamais, mais on en a besoin pour naviguer. Horizons doit nous servir à voir loin, à nous détacher du marigot politicien et à bâtir la France de demain. La vie politique française est trop souvent autocentrée, obsédée par l’actualité et les polémiques du jour. Notre parti vise à rompre avec cette tendance qui lasse les Français.

 

Une soixantaine de parlementaires étaient présents samedi au Havre, ainsi que de nombreux élus locaux. Allez-vous lancer une campagne d’adhésion auprès des élus et des Français pour aller au-delà?
Evidemment. Je lance un parti, pas un club.

 

La « charte des valeurs » de votre parti prône la libre entreprise, l’ordre, l’ambition écologique, la laïcité et le projet européen ; elle dénonce les extrêmes, l’immobilisme et la décroissance. N’est-ce pas du « en même temps » format XXL?
Si un grand nombre se reconnaît dans nos valeurs, tant mieux! Car ce qui m’importe, c’est le dépassement des vieux clivages. Les anciens partis – de droite et de gauche – sont traversés par trop d’incertitudes sur la conception de l’Etat, l’identité, la gestion des deniers publics. La réflexion que je veux conduire, avec ce parti, vise à définir une stratégie pour raffermir la puissance de la France et garantir sa prospérité à l’horizon 2030 et au-delà. La décision politique est trop souvent dictée par l’urgence et les postures. Face aux vertiges démographique, climatique et géopolitique que nous ressentons, la seule solution est de regarder au loin.

 

Proposer des perspectives de long terme, n’est-ce pas le rôle du haut-commissaire au Plan, François Bayrou?
Penser la France de l’avenir, c’est très difficile. Si beaucoup de gens intelligents y travaillent, c’est encore mieux. Une bonne stratégie se construit à plusieurs.

 

Au point 16 de votre charte, vous fustigez « l’illusion de l’argent public magique » qui conduit l’Etat « à redistribuer une richesse qu’il n’a pas ».

Notre dette nous fragilise. Regardez l’Allemagne : elle a su, depuis quinze ans, mener des réformes dures pour sauver son industrie, transformer son système éducatif, assainir ses finances. C’est pourquoi elle est capable d’investir. Or la France aussi aurait besoin d’investir…

Quelles « réformes dures » proposez-vous?
Comme je ne suis candidat à rien en 2022, je veux engager mon parti dans une réflexion stratégique nouvelle. J’aurai l’occasion de faire des propositions, croyez-moi. Mais l’heure n’est pas encore venue.

 

Vous avez tout de même évoqué – dans l’hebdomadaire Challenges – votre préférence pour rétablir nos comptes, c’est-à-dire une réforme des retraites qui repousse l’âge de départ jusqu’à 67 ans. Ce sera l’une de vos propositions?
Je ne veux pas de mauvais procès. Je veux bien qu’on me dise que 67 ans, c’est trop dur. Mais c’est déjà ce qui se fait souvent, et pour les plus fragiles. Et lorsque nous avons proposé l’âge pivot, c’est justement pour corriger cette injustice! Notre système est fondé sur la solidarité : ceux qui travaillent paient pour ceux qui sont à la retraite. Mais il y a de moins en moins d’actifs et de plus en plus de retraités! Si l’on ne veut pas baisser les pensions ni augmenter les cotisations, la seule solution est de travailler progressivement plus longtemps. La question des retraites mérite un grand débat : l’élection présidentielle doit permettre de le trancher.

Vous préconisez aussi la réduction des effectifs de la fonction publique. C’est un vieux serpent de mer ; comment y arriveriez-vous?
En un peu plus de vingt ans, la population française a augmenté de 11%, le nombre d’agents publics de 17%. Il est temps de nous interroger sur l’organisation des services publics, sur ce qui doit relever de l’Etat et de lui seul. Notre Etat est trop lourd pour être agile. Il doit être plus efficace dans un périmètre resserré aux fonctions régaliennes. La justice est aujourd’hui le maillon fragile de notre Etat. Nous devons donc faire des choix : alléger parfois pour renforcer ailleurs. Il faut recruter plus de magistrats et mieux les former. Le gouvernement a commencé. Il faut aller plus loin.

Comment définissez-vous votre parti : est-il de droite, conservateur, libéral, centriste?
Je sais d’où je viens, mais c’est moins important que de savoir où je suis et où je vais. Je ne cherche pas à coller des étiquettes mais à rassembler, parce que tout ce qui s’est fait de grand en France s’est fait par le rassemblement. Mon mouvement n’est pas un parti de notables. Mais je veux donner une place particulière aux maires, dont la voix n’est pas assez entendue dans le débat national. Une assemblée de maires élira le vice-président du parti et ils auront une responsabilité particulière dans l’élaboration de notre stratégie et de nos propositions, car les maires ont l’expérience et la vision de long terme dans leur ville…

Mais les maires ont aussi une responsabilité dans l’augmentation du nombre de fonctionnaires que vous déplorez! Vous relevez vous-même que c’est dans la fonction publique territoriale que les effectifs ont le plus augmenté…
Ce n’est pas faux mais les maires ont conscience de leur responsabilité. Il faut leur donner les moyens et la motivation de trouver la solution à cette question.

Vos idées doivent-elles nourrir le futur programme présidentiel d’Emmanuel Macron?
Le programme, c’est l’affaire personnelle du candidat, c’est lui qui s’engage. Personne ne peut dicter à un candidat ses propositions. Mais oui, nos idées ont vocation à alimenter le débat.

Quel est l’état de votre relation avec lui?
Quand j’étais Premier ministre, j’ai toujours dit qu’elle était d’une grande fluidité et d’une grande confiance. Je n’ai pas changé d’avis sur le Président.

Et lui, a-t-il changé d’avis sur vous?
Posez-lui la question.

Votre parti présentera-t-il des candidats aux législatives de 2022?
Un parti, ça doit penser, former, travailler. Et le moment venu, présenter des candidats aux élections. Nous allons commencer par le commencement.

Macron : les socio-libéraux très critiques

Macron : les socio-libéraux très critiques

Les  Gracques, think tank social-libéralLivre une analyse très critique de Macon dans Le manifeste de la dernière chance (Albin Michel).

C’est peu dire que les Gracques sont déçus. Le « groupe de réflexion et de pression » de la gauche social-libérale, qui se prévaut, si ce n’est d’avoir fait élire Emmanuel Macron en 2017, du moins d’avoir permis aux idées social-libérales de s’imposer, a entrepris de dresser un bilan « honnête et objectif » du quinquennat, à quelques mois de l’élection présidentielle.

Pour ce groupe de hauts fonctionnaires, universitaires, étudiants, entrepreneurs, avocats etc., emmenés par Bernard Spitz, l’ex-patron de la Fédération française de l’assurance, le quinquennat Macron aura surtout rappelé « la puissance du “triptyque de la réforme” qui s’impose à tout élu » : 1) ce qui ne se fait pas au début de la mandature ne se fait plus ; 2) pour que la réforme prospère, elle doit avoir été parfaitement préparée avant ; 3) la légitimité et la préparation ne sont rien sans une bonne exécution… L’échec de la réforme des retraites est à cet égard emblématique, aux yeux des Gracques, d’un gros défaut sur le deuxième pilier du triptyque : « pas du tout préparée » selon Bernard Spitz, elle a abouti à un « projet de loi mal ficelé » qui a dû être abandonné en rase campagne.

Sans surprise, les Gracques déplorent aussi le « virage à droite » du quinquennat. « Si les promesses faites aux plus fortunés ont été tenues, certains progrès promis aux plus fragiles ont tardé ou se sont révélés moins consistants à l’épreuve du pouvoir », notent-ils. Ainsi, « l’ouverture de l’indemnisation de l’assurance-chômage aux non-salariés est un exemple caricatural de la “dévitalisation” des promesses de gauche de la campagne », estiment-ils. L’intuition était juste, mais l’application n’a concerné que 911 personnes entre novembre 2019 et février 2021

Présidentielles 2022:sans Le Pen au deuxième tour ?…….. et sans Macron!

Présidentielles  2022:sans  Le Pen au deuxième tour ?…….. et sans Macron!

 

Depuis des mois et des mois, les analystes politiques prévoient un second tour Macron-Le Pen. Avec chacun selon les sondages et les moments autour de 20 à 25 % des voix. Aujourd’hui notamment avec la venue de Zemmour, les mêmes spécialistes s’interrogent sur l’hypothèse Marine Le Pen au second tour.

Il se pourrait en effet que l’arrivée de Zemmour change la donne électorale. Un autre candidat par exemple de droite comme Xavier Bertrand pourrait se qualifier ou même Zemmour lui-même. En effet, le seuil à atteindre pour se qualifier au second tour tourne autour de 15 % depuis que Zemmour a divisé la  droite.

Ce que reconnaît Jérôme Jaffré est directeur du Centre d’études et de connaissances sur l’opinion publique « Nous sommes dans la précampagne plutôt que dans la campagne elle-même. Car le scrutin est encore loin, ce n’est pas le temps de la prise de décision des électeurs. D’autant plus que les choses prendront une autre tournure quand Emmanuel Macron se déclarera: la lutte s’organisera alors autour de lui et, pour les autres candidats, contre lui. Restent déjà des indications majeures. Tout d’abord, l’incertitude sur l’affiche du second tour. Si Macron paraît avoir de grandes chances d’être l’un des finalistes, nous ne sommes pas sûrs de qui sera son adversaire, alors que tout depuis 2017 annonçait un nouveau duel Macron/Le Pen! Ensuite, nous entrevoyons un renversement du rapport des forces, car la droite extrême de Le Pen et Zemmour totalise aujourd’hui plus de 30 % des intentions de vote. Et la droite classique, qui jadis dominait ce camp, »

Ce que ne dit pas par contre le politologue, c’est l’hypothèse d’une non qualification de Macron lui-même au second tour. Pour l’instant ,  Macron jouit encore d’un certain soutien dans l’opinion en tant que président de la république (un peu moins de 40 %). Ceci étant,  c’est autre chose que de considérer les intentions de vote pour une future candidature. Il se pourrait bien que l’anti Macron constitue l’axe stratégique de la plupart des candidats. Macron lui-même suscite par sa personnalité autoritaire et un peu mondaine un rejet d’une grande partie de la population.

Rien n’est joué dans cette élection. Macron élu essentiellement par les voies de gauche en 2017 a conduit une politique de droite. Il aura du mal à valoriser son bilan politique relativement contradictoire tant sur le plan économique que sociétal. Macron a surtout fait du slalom politique en contournant les difficultés et en se contredisant sur de nombreux sujets. La France surtout ne sort pas renforcée de son mandat. Elle demeure faible sur le plan économique et fragile sur le plan sociétal.

Algérie : Macron réactive la rente mémorielle

Algérie : Macron réactive la rente mémorielle 

Les propos d’Emmanuel Macron sur l’Algérie ne passent pas auprès du gouvernement algérien, ni auprès des Algériens eux-mêmes, estime Hasni Abidi, directeur du Centre d’études et de recherche sur le monde arabe et méditerranéen (Cermam) à Genève, ce lundi sur franceinfo.

D’une certaine manière, Macron réactive la rente mémoriaelle qu’  exploite à nouveau l’appareil politico- militaires algérien.  NDLR

(Interview sur France Info extrait)

 

Selon un article du journal Le Monde, le président français estime qu’après son indépendance en 1962, l’Algérie s’est construite sur « une rente mémorielle », entretenue par « le système politico-militaire ».

 Est-ce que l’Algérie instrumentalise l’histoire, comme le laisse entendre Emmanuel Macron ?

Hasni Abidi : Chaque pouvoir politique prend possession de son histoire à des fins de survie et parce qu’il s’agit d’un acquis important qui appartient à toute la nation. Donc, le pouvoir algérien n’a pas un usage exclusif de l’histoire et de la mémoire algérienne. C’est pourquoi, les propos du président Macron sont de nature à choquer, non seulement les autorités algériennes, mais une bonne partie de la population algérienne.

Est-ce que vous y voyez un changement de pied d’Emmanuel Macron, un échec de la réconciliation à laquelle il œuvre depuis qu’il est arrivé au pouvoir ?

La réconciliation n’a jamais avancé. La situation entre la France et l’Algérie est normale tant qu’il n’y a pas ce genre d’incident. Là, on entre dans une tempête, un nouvel épisode de cette crise entre les deux capitales. Le chantier mémoriel est déjà en panne depuis un certain temps puisque l’Algérie n’a pas répondu favorablement au rapport de Benjamin Stora. Le deuxième élément est que l’Algérie s’attendait à des gestes, à des actions plus fortes. Et pour Alger, c’était tout de même un rapport a minima qui ne satisfait pas les demandes algériennes.

Pourquoi ces propos aussi forts interviennent maintenant ?

Les propos de Macron sont surprenants, d’autant que le président Macron est bien perçu par le président Tebboune. Il a réussi à entretenir une belle relation avec le président algérien. Le président Macron n’est pas du tout prisonnier de l’histoire de la France parce qu’il est né après l’indépendance, il a fait des gestes forts lors de sa campagne électorale à Alger. Je pense que cette sortie de route est motivée probablement par des promesses non tenues de la part d’Alger. Mais on ne connaît pas quelles promesses. Probablement la question mémorielle, la question des visas, la question des rapports économiques. Cela démontre une mauvaise image de la part du président français. Il lui aurait fallu plutôt utiliser des propos beaucoup plus mesurés, sachant que les Algériens sont très susceptibles et très sensibles. Les mots étaient forts : la question de la « rente mémorielle », le « système politico-militaire », une histoire réécrite, ce sont des propos que jamais dans le passé, un président français n’avait tenu à l’égard des Algériens.

Quand Emmanuel Macron évoque un système politico-militaire, il sous-entend que le président algérien n’a qu’un pouvoir limité ?

Absolument. C’est le message qui a été reçu par Alger, c’est-à-dire que le président Macron fait le diagnostic d’un régime composé de deux pôles : un pôle présidentiel dirigé par le président Tebboune, avec lequel il entretient de bonnes relations, et un autre pôle, l’institution militaire ou l’armée, qui laisse très peu de marge au président Tebboune. Mais ce genre de propos passe très mal du côté d’Alger parce que les autorités algériennes pensent bien sûr qu’il y a un seul président, c’est le président Tebboune, et cela affaibli même le président Tebounne lui-même. Ces déclarations irritent les autorités algériennes qui pensent que la campagne électorale française est responsable de l’intrusion de l’Algérie comme un enjeu électoral.

Mini centrales nucléaires : Macron veut développer la technologie

Mini centrales nucléaires : Macron veut développer la technologie

Emmanuel Macron  a manifesté son attention d’accélérer le développement en France de la technologie des petits réacteurs modulaires, ou small modular reactors (SMR).

Le SMR devrait en effet figurer dans la rallonge de 30 milliards d’euros au plan de relance. Ce n’est pas une surprise – l’inverse l’aurait été. « Le soutien du président de la République au projet de SMR est connu, rappelle-t-on dans l’entourage du chef de l’État. Ce projet bénéficie de financements de France Relance (le plan de relance présenté en septembre 2020)».

Emmanuel Macron avait déjà mentionné le dossier du SMR lors de son discours du Creusot, en janvier dernier. «Avec une enveloppe de 50 millions d’euros, le plan de relance investi sur deux ans dans la réalisation d’un avant-projet sommaire et engage ainsi la France dans la compétition mondiale sur les SMR, avait-il déclaré devant la filière nucléaire réunie dans l’usine historique de Framatome. Il nous faut rapidement rattraper le retard, considérer aussi toutes les options de partenariat envisageables et nous positionner sur ce segment.» Un segment où la France est en retard et veut compléter son offre nucléaire globale ( centrales classiques, centrales EPR et mini centrales). Un enjeu de souveraineté nationale mais aussi un enjeu économique pour la France et ses exportations.

Macron, aussi pour la cause animale !

Macron, aussi pour la cause animale !

 

Un peu en réponse à Brigitte Bardot très sévère sur la manière dont le gouvernement traite la cause animale, Macron a décidé de rendre une petite visite à la SPA. Notons que la tendance animaliste avait recueilli un petit peu plus de 2 % aux élections européennes de 2019.

La visite de la SPA aura lieu en outre en province sur ses terres indigènes inconnues souvent par l’élite parisienne.

Évidemment il ne faut pas mépriser cette sensibilité aux animaux domestiques d’autant que le pays est celui qui compte le plus de chats et de chiens par habitant en Europe. Le phénomène est- tel  d’ailleurs que les rayons d’aliments pour animaux des domestiques n’ont  jamais autant progressé dans les supermarchés. Un véritable business et une part de dépense qui ne cesse de croître.

 

Le total des dépenses relatives aux animaux de compagnie s’élève à 4,6 milliards d’euros par an. La nourriture occupe la première place dans la liste des dépenses, avec un budget de 3,3 milliards d’euros par an.

 

Une somme rondelette d’environ 150 € par ménage et par an , soit de quoi nourrir un habitant de pays pauvres pendant quatre à cinq mois. Évidemment, la comparaison se discute mais ces tendances à l’augmentation croissante des dépenses montrent l’évolution de certaines sociétés développées.

Bayrou veut regrouper MoDem et L R.E.M., Macron dit non!

Bayrou veut regrouper MoDem et L R.E.M., Macron  dit non!

 

 

Politiquement Bayrou a sans doute raison de vouloir créer une sorte de parti unique entre le MoDem et la république en marche dans la mesure où le parti LREM pourrait bien disparaître en même temps que Macron soit en 2022 soit en 2027. Or le MoDem, lui possède une implantation sur le terrain et des élus qui lui permettraient sans doute de prendre la main sur le parti unifié. Macron en effet ne laissera pas un grand souvenir de son parti qui n’a jamais réussi à exister réellement ni à dégager des leaders crédibles autres que lui. C’était d’ailleurs la volonté de Macron : ne pas être ligoté par un parti pouvoir gouverner seul et sans partage avec qui que ce soit y compris d’ailleurs le Parlement. 

 

Bayrou a donc réaffirmé sa volonté de fonder une nouvelle structure politique avec le mouvement fondé par Emmanuel Macron. «Nous avons éprouvé le fait que l’organisation de la majorité ne suffisait pas, que nous pouvons faire mieux», a indiqué le président du MoDem, convaincu qu’elle «ne permet pas l’élan de conquête» pour l’élection présidentielle d’avril 2022. «C’est le moment de faire un pas en avant», a-t-il insisté. Notons enfin que Bayrou craint que la droite en particulier autour d’Édouard Philippe ne constitue un courant susceptible d’absorber aussi la république en marche.De son côté Macron a dit non à cette perspective de regroupement. Il craint toujours d’être ligoté par un groupe parlementaire fort.

Le patriotisme technologique d’Emmanuel Macron est dépassé

 Le patriotisme technologique d’Emmanuel Macron est dépassé

 

 

Jean-Baptiste Fressoz, Historien, chercheur au CNRS, critique dans le monde le patriotisme techno de Macron (extrait)

 

 

A l’issue d’un quinquennat très « Silicon Valley », « French Tech » et « start-up », on en revient aux fondamentaux du patriotisme technologique français : discours le 17 septembre devant les caméras pour célébrer les 40 ans du TGV avec, en arrière-plan, la proue du dernier modèle, flambant neuf. Le 1er septembre, Macron avait confié au magazine Challenges son panthéon technologique : « Le TGV, Ariane, le Concorde et le nucléaire. »

 

Voici donc les techniques « nationales » qu’il admire et auxquelles il faudrait, affirme-t-il, donner « des successeurs ». C’est à cela que doivent servir les milliards d’euros du plan de relance, et certainement pas à financer l’isolation des bâtiments ou la nécessaire mais peu spectaculaire rénovation ferroviaire.

Cet inventaire de machines de pointe, puissantes et rapides – qui paraît tout droit sorti de la scène érotique assez cocasse du dernier OSS 117 – a cela d’étrange qu’il est difficile d’y trouver une technologie qui ait rendu les Français plus prospères.

Le cas le plus évident est celui du Concorde. Si l’on accuse parfois la jalousie américaine d’avoir tué dans l’œuf « le bel oiseau franco-anglais » sous prétexte de nuisances sonores, son histoire est en fait celle d’un désastre économique annoncé. Comme l’ont montré récemment les travaux de Thomas Kelsey au King’s College de Londres, le Treasury (ministère des finances) britannique s’est opposé avec constance à ce projet sans débouché commercial.

Les gouvernements successifs persévérèrent pour diverses raisons – ne pas fâcher les Français qui tenaient la clé de leur entrée à la CEE, ne pas se mettre à dos les syndicats, ne pas froisser le patriotisme des électeurs. Et malgré la propagande pesante sur la « prouesse technologique », le Concorde fut un formidable fiasco. Du fait de sa consommation extravagante, le poids du carburant embarqué était supérieur à celui de l’appareil et égal à dix fois sa charge utile.

Les coûts d’opération étaient si élevés qu’il fallait le vendre un cinquième de son prix de production pour que British Aviation et Air France acceptent de le faire voler ; les autres compagnies s’y refusèrent. Même à 8 000 euros le billet Paris-New York, l’argent du contribuable subventionnait largement les fantasmes de vitesse de quelques fortunés.

La facture des annonces de Macron s’alourdit

 La facture des annonces de Macron s’alourdit

 

Depuis la rentrée les les annonces de Macron se multiplient et la facture gonfle d’autant pour atteindre environ de ’ordre de 10 milliards. Emmanuel Macron a augmenté les crédits des ministères pour 2022 : +11 milliards d’euros ont été votés en juillet dernier. Ces crédits vont servir à financer notamment la prolongation de MaPrime Rénov (2 milliards d’euros), la rallonge de 500 millions du Beauvau de la sécurité — qui passera donc par des redéploiements de crédits entre ministères —, ou bien encore l’abondement de la dotation de soutien à l’investissement local (350 millions) en faveur des projets figurant dans les contrats de relance et de transition écologique (CRTE) ou les mesures en faveur du fret ferroviaire (170 millions par an). Il y a aussi 1,5 milliards d’euros promis pour Marseille et  les 300 millions d’euros de dédommagement pour les Harkis sans parler, les 600 millions d’euros de soutien à l’assurance récolte pour les agriculteurs, Les millions pour le personnel de santé et ceux pour le personnel de l’enseignement.

Il faudra aussi ajouter le plan d’investissement « France 2030 » et le revenu d’engagement pour les jeunes. Le premier pourrait dépasser les 30 milliards même s’il y a étalement. Le revenu d’engagement pour les jeunes, lui,  représenterait autour de 4 milliards.

De toute façon il est difficile de faire une addition précise dans la mesure où sont agglomérés des promesses et engagements déjà faits précédemment et de nouvelles promesses. En plus des orientations dontb certaines pèseront sur 2022 et d’autres qui seront étalées dans le temps.

Les chiffres du budget ddémontrent en tout cas que l’État a dépensé de l’ordre de 200 milliards supplémentaires en 2020 et 2021, soit 100 milliards par année qui serait justifiée par la crise Covid. La campagne électorale risque d’être encore longue d’ici avril 2022 et d’autres promesses électorales pourraient suivre.

 

Macron s’occupe du pourboire dans les restaurants

Macron s’occupe du pourboire dans les restaurants

Pratiquement aucun grand média n’a souligné le caractère assez irréaliste de la décision du président de la république qui s’attaque à la question du pourboire dans les restaurants. Ces grands médias ont simplement indiqué que ces pourboires seraient désormais défiscalisés. Le président de la république évidemment en campagne continue sa politique du chéquier mais à un niveau  de détail jusque-là inconnu. Faute sans doute de vision sur l’avenir et de capacité à définir les réformes structurelles pour moderniser le pays, Macron joue au syndicaliste. Aujourd’hui il accorde en quelque sorte un pourboire fiscal aux serveurs des restaurants. Demain peut-être va-t-il offrir un bonnet de laine aux livreurs à bicyclette.

Du coup, Martinez, le patron de la CGT, se retrouve muet face à Macron, super syndicaliste qui chaque jour accorde un avantage financier à telle ou telle catégorie sociale.

Comme Marcon décide et fait tout dans ce pays, on peut même se demander si un jour il n’ira pas jusqu’à organiser lui-même les manifestations de protestation.

 

Politique–Bayrou veut le regroupement avec la « République en march »e avant la disparition de Macron !

Politique–Bayrou  veut le regroupement avec la « République en march »e avant la disparition de Macron !

 

 

Politiquement Bayrou a sans doute raison de vouloir créer une sorte de parti unique entre le MoDem et la république en marche dans la mesure où le parti LREM pourrait bien disparaître en même temps que Macron soit en 2022 soit en 2027. Or le MoDem, lui possède une implantation sur le terrain et des élus qui lui permettraient sans doute de prendre la main sur le parti unifié. Macron en effet ne laissera pas un grand souvenir de son parti qui n’a jamais réussi à exister réellement ni à dégager des leaders crédibles autres que lui. C’était d’ailleurs la volonté de Macron : ne pas être ligoté par un parti pouvoir gouverner seul et sans partage avec qui que ce soit y compris d’ailleurs le Parlement

 

Bayrou a donc réaffirmé sa volonté de fonder une nouvelle structure politique avec le mouvement fondé par Emmanuel Macron. «Nous avons éprouvé le fait que l’organisation de la majorité ne suffisait pas, que nous pouvons faire mieux», a indiqué le président du MoDem, convaincu qu’elle «ne permet pas l’élan de conquête» pour l’élection présidentielle d’avril 2022. «C’est le moment de faire un pas en avant», a-t-il insisté. Notons enfin que Bayrou craint que la droite en particulier autour d’Édouard Philippe ne constitue un courant susceptible d’absorber aussi la république en marche.

Bayrou veut le regroupement avec la république en marche avant la disparition de Macron !

Bayrou  veut le regroupement avec la république en marche avant la disparition de Macron !

 

 

Politiquement Bayrou a sans doute raison de vouloir créer une sorte de parti unique entre le MoDem et la république en marche dans la mesure où le parti LREM pourrait bien disparaître en même temps que Macron soit en 2022 soit en 2027. Or le MoDem, lui possède une implantation sur le terrain et des élus qui lui permettraient sans doute de prendre la main sur le parti unifié. Macron en effet ne laissera pas un grand souvenir de son parti qui n’a jamais réussi à exister réellement ni à dégager des leaders crédibles autres que lui. C’était d’ailleurs la volonté de Macron : ne pas être ligoté par un parti pouvoir gouverner seul et sans partage avec qui que ce soit y compris d’ailleurs le Parlement

 

Bayrou a donc réaffirmé sa volonté de fonder une nouvelle structure politique avec le mouvement fondé par Emmanuel Macron. «Nous avons éprouvé le fait que l’organisation de la majorité ne suffisait pas, que nous pouvons faire mieux», a indiqué le président du MoDem, convaincu qu’elle «ne permet pas l’élan de conquête» pour l’élection présidentielle d’avril 2022. «C’est le moment de faire un pas en avant», a-t-il insisté. Notons enfin que Bayrou craint que la droite en particulier autour d’Édouard Philippe ne constitue un courant susceptible d’absorber aussi la république en marche.

Sondage Présidentielle 2022 : la politique du chéquier de Macron paye, plus 6 % !

Sondage Présidentielle 2022 : la politique du chéquier de Macron paye, plus 6 % !

 

Le président de la république distribue un peu prés chaque jour un chèque pour telle ou telle catégorie sociale et apparemment cela influence de manière favorable les sondages.

Il aurait ainsi gagné 6 % de code de confiance Le chef de l’État progresse dans toutes les catégories de la population, même dans celles qui lui sont traditionnellement plus défavorables comme les employés et les ouvriers (40%, +7 points). Il reste également très bien positionné dans les catégories sociales aisées : 52% de ces Français ont une bonne opinion de lui.

Dépenses budgétaires : Macron lâche tout alors que les caisses sont vides

Dépenses budgétaires : Macron lâche tout alors que les caisses sont vides

 

La campagne électorale du chéquier par Macron est de plus en plus critiquée par l’opposition. Ainsi la vice-présidente des Républicains, députée du Doubs et vice-présidente de l’Assemblée nationale, estime que le chef de l’État poursuit la politique du «quoi qu’il en coûte» à des fins électorales.

 » - Nous allons observer sérieusement les lignes et voir comment celles-ci sont financées. Ce sera un travail d’opposition et de propositions, mais nous dénoncerons avec force tout ce qui apparaîtra comme une instrumentalisation des finances à des fins électorales.

 

Dépenser n’est pas réformer. Par exemple, augmenter les dépenses de santé n’est pas réformer le système de santé. Emmanuel Macron et sa majorité placent cette rentrée parlementaire sous le signe d’une monumentale hypocrisie! Il promet des lois, des plans, des mesures… dont une large part ne verra jamais le jour. Et il le sait, car soit le temps parlementaire »

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