Archive pour le Tag 'Macron'

Popularité : face au vide Macron remonte

Popularité : face au vide Macron remonte

 

Après sa chute de l’été Macon remonte d’après le baromètre JDD Ifop. La question est de savoir cette  hausse provient de l’efficacité de sa politique ou du vide sidéral de l’opposition. Sans doute un peu des deux même s’il faut convenir que pour l’instant les résultats concrets des orientations de Macon sont encore peu palpables. De ce point de vue,  les Français seraient plutôt dans une position d’attente. Mais l’élément déterminant est sans doute la comparaison que peuvent faire les Français entre eux Macron et les autres responsables de l’opposition. De ce point de vue, il faut bien convenir que Macon a réussi à déstabiliser toutes les formations d’opposition. Pire ces  organisations connaissent une véritable crise de d’incarnation. Tous leurs leaders sont particulièrement contestés à gauche évidemment pour l’instant c’est le néant total,  on ne voit même pas une personnalité émerger pour reprendre le  flambeau de ce qui restera du parti socialiste. À droite,  Wauquiez a réussi à s’imposer mais au prix du départ ou d’un éloignement des responsables les plus crédibles. Wauquiez est affecté aux yeux de l’opinion d’un manque de compétence et d’un manque de charisme, il fait même peur. Au Front National,  c’est sans doute la fin d’un règne avec une Marine Le Pen complètement hors sol depuis le départ de Philippot. Elle a clairement montré les limites de sa compétence. Pour éviter d’être sanctionnée par l’électorat, elle a même refusé de prendre la tête de liste aux européennes. Le Front National est en recherche d’un projet et d’un leader. Mais comme Marine Le Pen ne lâchera pas l le FN, une affaire familiale, le déclin risque de durer longtemps.  Mélenchon qui se voulait le seul parti le seul leader d’opposition n’échappe pas à la règle d’une part du  fait de certaines dérives verbales de son entourage mais aussi de son incapacité à mobiliser. Pire l’échec de la mobilisation contre le code du travail lui sans doute imputable avec ses  tentatives d’instrumentalisation des syndicats. Mélenchon est même attaqué sur son patrimoine. Face à ce vide  Macron regagne  6 points par rapport à novembre dans notre baromètre Ifop-JDD, pour se situer à 52% de satisfaits – soit une hausse de 10 points en deux mois. « Aucun de ses prédécesseurs n’était parvenu à sortir des abîmes de l’impopularité », relève Frédéric Dabi, le directeur général-adjoint de l’Ifop. Edouard Philippe profite du même élan, à 54% de satisfaits. Lui aussi est majoritaire aussi bien dans l’électorat de En Marche (91%, +3), que dans celui de LR (63%, +7) et du PS (59%, +13).

Jean-Yves Le Drian, nouvelle prise socialiste par Macron

Jean-Yves Le Drian, nouvelle prise socialiste par Macron

 

Macron continue de faire son marché un jour, un jour au centre, un jour à gauche. Cette fois ce pourrait être un gros transfert puisqu’il s’agit de Jean-Yves le Drian, l’actuel ministre des affaires étrangères, membre du Parti socialiste depuis 43 ans. L’objectif de Macron est clair : dépouiller le plus possible les forces d’opposition républicaines qu’elles se situent  à gauche comme au parti socialiste ou à droite chez les républicains. À droite, d’ailleurs le marché est loin d’être fini car la nomination de Wauquiez devrait entraîner une succession de démissions chez de nombreux responsables dont certains rejoindront Macron  en tout cas appuieront sa politique. Macron ne souhaite comme opposition que le Front National et Mélenchon. Des formes d’opposition qui le servent  tellement elles sont ridicules, démesurées et caricaturales. Il est clair que Mélenchon et le front national sont utiles à Macron comme élément de comparaison en matière de pertinence et de cohérence. L’opposition de parti républicain et  le parti socialiste présente un autre danger car ce sont partis de gouvernement autrement plus crédible même si actuellement ils sont particulièrement déstabilisés par Macron. La grande faiblesse de ses deux grands partis ces le manques de leaders charismatiques et compétents. Du coup Macron s’évertue à piller le réservoir de responsables crédibles de ces organisations. Ce que souhaite Macron s’est tuer définitivement les socialistes et les républicains en tout cas les réduire à des micros partis pour n’avoir en face de lui que des caricatures comme Mélenchon et Marine Le Pen

 

Macron : le syndrome Giscard ?

 

Macron : le syndrome Giscard ?

 

 

Matthias Fekl, l’ancien ministre qui a été collègue de Macon Hollande évoque le risque du syndrome Giscard pour le président de la république. De fait,  il y a quelques points communs entre Macron et Giscard. Giscard était aussi un président de la république très jeune, affichant modernisme et transgression appuyés sur une politique de communication massive. Finalement les Français se sont lassés de ce jeunisme, des promesses de modernité virtuelle et d’une politique de communication trop assourdissante. La vérité c’est que la France n’a pas beaucoup changé sous Giscard hormis sur certains aspects sociétaux. Il pourrait en être de même Macron estime Matthias Fekl.  Dans Libération ce vendredi, le socialiste distribue les bons et les mauvais points au président de la République. S’il salue l’«ambition forte» du discours du chef de l’État sur l’Europe prononcé à la Sorbonne, Matthias Fekl déplore des «premier résultats décevants», citant le dossier des travailleurs détachés. «Tous ceux qui veulent la pérennité du projet européen doivent œuvrer à faire correspondre les discours, les ambitions et les résultats concrets», souligne le conseiller régional de Nouvelle-Aquitaine. Sur le plan intérieur, l’ancien ministre observe une politique «classiquement de droite», «avec un budget injuste et des cadeaux fiscaux pour les plus aisés». «Au final, cette droite moderne et décomplexée me fait penser à une sorte de giscardisme 2.0, à ce stade sans modernisation sociétale», explique ce social-démocrate convaincu, qui critique des «coups de communication permanents, trop souvent relayés avec complaisance par les médias». Pour cet élu europhile, l’Europe doit s’affirmer «comme le premier continent de la démocratie, de l’écologie et [comme] une puissance publique capable de fixer des règles d’intérêt général». «L’exécutif français réfléchit aux modalités du scrutin européen de 2019:

 

Merkel et l’Europe : une solution commune mais minimale avec Macron

Merkel et l’Europe :  une solution commune mais minimale avec Macron

Une nouvelle fois Merkel a affirmé sa volonté de renforcer l’Europe. La même promesse qu’elle a déjà faite à Sarkozy, puis Hollande. Le problème c’est que l’Allemagne et la France ne sont pas d’accord sur grand-chose. Pour résumer la France veut un budget commun, un ministre de l’économie et des emprunts européens. Merkel ne veut surtout pas de mutualisation des emprunts qui serait une manière de mutualiser aussi les dettes et l’irresponsabilité en matière de gestion budgétaire. Merkel veut bien d’un ministre de l’économie mais aux pouvoirs très limités. Merkel accepterait un budget  mais dans une enveloppe très réduite. Par contre la chancelière allemande accepterait le concept de fonds monétaire européen mais avec des critères d’indépendance tels que ceux qui sont exercés par la banque centrale européenne. La déclaration de Merkel n’est pas neutre elle vise aussi à séduire les sociaux-démocrates allemands très européens à fin de faciliter une nouvelle coalition entre socialistes et conservateurs. Mais une fois constituée cette coalition il ne faut guère espérer que l’Allemagne acceptera d’être solidaire des dérives financières de la France et d’autres pays. De ce point de vue Macron, comme Sarkozy, comme Hollande, rêve un peu. «Nous allons trouver une solution commune, car c’est nécessaire pour l’Europe». La déclaration d’Angela Merkel, vendredi à Bruxelles, aux côtés d’Emmanuel Macron est forte. «Nous voulons arriver d’ici à mars à rapprocher nos positions», a ajouté la chancelière, lors de cette conférence de presse, au Conseil européen. «Quand on veut, on peut», a-t-elle insisté. La volonté de Berlin de travailler main dans la main avec Paris pour renforcer la zone euro était affichée avec une clarté sans doute inédite depuis l’élection du 24 septembre en Allemagne qui a privé Angela Merkel de majorité. Reste à savoir quelle pourrait être cette «solution commune»? Avant de trouver un compromis avec les propositions de Paris, notamment formulées par le président français lors de son discours de la Sorbonne, Angela Merkel devra en élaborer un avec les sociaux-démocrates (le SPD) prêts à entamer des discussions en janvier pour reconduire une grande coalition au Bundestag. Difficulté pour la chancelière sortante: le leader du SPD Martin Schulz est dans la surenchère pro-européenne. N’a-t-il pas appelé de ses vœux, le 7 décembre dernier, la création des «États-Unis d’Europe». «C’est de la folie!», commente un Allemand qui connaît la chancelière de longue date et a aussi l’oreille du président français.

Mieux structurer la République En Marche, (Macron)….il serait temps !

Mieux structurer la République En Marche, (Macron)….il serait temps !

Macron aurait demandé à mieux structurer la République en marche. Il serait temps. Même pas 25% des adhérents de LREM ont  approuvé les statuts, des adhérents branchés internet à 99% puisque la vie de ce parti se résume à la diffusion par la direction de Mels. Cela traduit à l’évidence un désintérêt et même un échec d’un parti qui n’en est pas un mais qui ressemblent davantage un club de fans ou de supporters.  Le risque pour Emmanuel Macron et son gouvernement c’est de ne disposer d’aucune base en capacité d’expliquer, d’alimenter et de relayer la politique du gouvernement. Pour simplifier la république en marche est une organisation entièrement centralisée autour de responsables nationaux auto proclamés et les structures de base se réduisent à des comités locaux sans aucun pouvoir. Bref, une sorte d’organisation à l’américaine mais particulièrement dangereuse pour l’évolution de la popularité d’Emmanuel Macron comme de celle du gouvernement. Certes nombre d’adhérents de la république en marche ne sont pas forcément en désaccord avec les orientations de l’exécutif mais ils reprochent  surtout de n’être absolument pas impliqués mais seulement destinataires de méls de soutien à Macron. Du coup, le risque est grand que ce parti s’écroule comme un château de sable faute de volonté démocratique. La république en marche pourrait disparaître aussi vite apparue ;  il suffirait pour cela de nouvelles maladresses et d’un écroulement de Macron dans les sondages d’opinion. En l’état actuel des statuts, la république en marche est-elle réellement un parti politique, un club de fans ou de supporters. C’est la question que posent les contestataires du mouvement « la république en marche » à propos des statuts du mouvement. Il reproche notamment que les adhérents (tirés au sort) ne représente que 25 % du principal organisme directeur de l’organisation. Les 75 % restants sont attribués aux grands élus politiques. Le biais c’est que précisément ces 75 % d’élus politiques n’ont pas été désignées par la base mais par le sommet. Par exemple les candidatures à la députation ont toutes été examinées et décidées par un petit comité central. Du coup les contestataires se demandent si le mouvement la république en marche va vraiment se transformer en parti dont les responsables seront élus par les adhérents ou s’il ne restera pas une sorte de club de supporters n’ayant pas voix au chapitre. Notons que les référents départementaux, sorte de secrétaires départementaux sont  aussi désignés par le sommet. Les contestataires considèrent la future organisation comme une sorte de centralisme démocratique dirigé en fait par des élus politiques non choisis par la base.   Du côté des contestataires de LREM  « on se sent oublié », a expliqué Rémi Bouton, animateur d’un comité parisien. « On a la sensation que maintenant que le mouvement est en place, ils voudraient fonctionner comme une entreprise, considérer que les adhérents sont des supporteurs mais ne doivent pas participer aux grandes décisions », a-t-il déploré sur BFMTV. Fort de ses 375.000 adhérents, LREM est appelée à se structurer officiellement à l’automne, notamment grâce aux statuts votés cette semaine selon lesquels, notamment, 25 % des membres du conseil national seraient tirés au sort à intervalles réguliers.pas vraiment le moyen de disposer d’une vraie base militante impliquée et porteuse du projet de Macron qui prend le risque de s’enfermer dans la posture délicate de la grande solitude du pouvoir.

 

 

Popularité Macron : la guerre des sondages ?

Popularité  Macron : la guerre des sondages ?

On se demande quelle fiabilité on peut accorder à certains sondages. Une enquête de l’IFOP indiquait mardi que 50% des Français étaient satisfaits mais une autre étude de SPORA- Steria de mercredi signalait que 23% seulement approuvaient l’action présidentielle. Tout dépend évidemment de la façon dont sont posées les questions, de la méthodologie en général mais aussi des opinions politiques des sondeurs et de ceux qui commandent l’enquête.  Pour SPORA- Steria, alors qu’une hausse de la popularité d’Emmanuel Macron a été observée en ce début décembre, de nombreux Français semblent encore réservés sur son action. Dans une enquête publiée ce mercredi et réalisée par Ipsos, seules 23% des personnes interrogées se disent « satisfaites » de l’action du chef de l’Etat. 31% sont au contraire « insatisfaites », et près d’un Français sur deux (46%) se dit « ni satisfait, ni insatisfait ».  Dans un baromètre diffusé mardi et réalisé par Ifop-Fiducial, 50% des Français disaient approuver son action, soit six points de plus qu’en novembre. Malgré ces chiffres, depuis le mois de mai, les « insatisfaits » de son action ont progressé de 18 points, passant de 13% à 31%, alors que le pourcentage de « satisfaits » s’est érodé de 7 points, de 30% à 23%, selon cette enquête électorale réalisée en partenariat avec Le Monde et le Cevipof (Sciences-Po). Un Français sur cinq (21%) se dit « satisfait » de l’action d’Edouard Philippe à Matignon, 49% ne sont « ni satisfaits, ni insatisfaits » et 30% « pas satisfaits ». Le Premier ministre a perdu 2 points de satisfaction depuis mai, alors que les pas satisfaits progressaient de 17 points durant la période. Interrogés sur le positionnement des partis politiques, 55% des Français situent le parti d’Emmanuel Macron La République en Marche à droite, 30% au centre et 10% à gauche. Si 26% des personnes interrogées estiment « probable » et 27% « moyennement probable » de voter « un jour » pour LREM, elles sont 43% pour qui c’est improbable. Concernant les autres partis, 44% jugent probable ou « moyennement probable » de voter un jour pour Les Républicains, contre 52% d’un avis contraire. Elles sont 38% (probable ou moyennement probable) contre 58% en ce qui concerne le Parti socialiste, 31% contre 66% pour le Front national, et 30% contre 65% pour La France Insoumise.

Popularité : hausse de Macron

Popularité : hausse de Macron

 

Selon un sondage Ifop/Fiducial pour Paris Match et Sud Radio, enregistre une hausse de 6 points par rapport au mois précédent. C’est la première fois depuis le mois de juillet que l’action du chef de l’Etat suscite davantage d’approbation que de rejet, après une chute à 46% en septembre. Son score avait reculé à 56% en juillet par rapport aux 66% obtenus juste après son élection. Parmi les personnes interrogées, 11% approuvent « tout à fait » l’action d’Emmanuel Macron, comme en novembre, et 39% l’approuvent « plutôt ». Elles sont en revanche 27% à « ne pas approuver du tout » son action. 21% ne l’approuvent « plutôt pas » et seuls 2% des sondés ne se prononcent pas. Les plus enthousiastes, avec 58% de satisfaits ou plus, sont les seniors, les cadres supérieurs, les artisans ou commerçants et les diplômés du supérieur (à 65%), ainsi que 91% des partisans de La République en Marche. Les plus hostiles sont les moins de 35 ans (dont 53% le désapprouvent), les ouvriers (64%), les non-diplômés (62%), les partisans de La France Insoumise (71%) et ceux du FN (82%). Sur l’échiquier politique, les sympathisants des Républicains approuvent l’action du président de la République à 56% et ceux du PS à 43%. Géographiquement, les habitants de la région parisienne sont nettement plus convaincus (61%) que ceux des communes rurales (51%).

Sondage réalisé par téléphone les 1er et 2 décembre auprès d’un échantillon de 978 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus. La marge d’erreur maximale est de 3,1%.

 

Audiovisuel public : la honte de la république ( Macron)

Audiovisuel public : la honte de la république ( Macron)

Emmanuel macro aurait  déclaré que l’audiovisuel public constituait  la honte de la république. Il faut donc s’attendre à un sérieux coup de balai des structures médiatiques de l’État. La problématique est simple, les coûts de fonctionnement absorbent l’essentiel des recettes et nuisent à la qualité des programmes. Quand on a payé le coût  des structures, du personnel notamment,  il ne reste plus de marge financière pour l’innovation ,  création et m^me la diffusion. Il faut donc s’attendre à une sérieuse remise en cause de l’organisation actuelle. On pourrait notamment regrouper France Télévisions et Radio France en nettoyant nombre de canaux qui font double emploi et n’apportent  pas réellement de plus-value informative et où culturelle. Par ailleurs les sources de l’informationse sont  considérablement développée à la télévision mais surtout sur Internet et on ne voit pas très bien ce qu’apporte de plus les médias nationalisés. De ce point de vue France info a peut-être anticipé la future réforme en regroupant les forces de sa radio avec sa version télévisée. Restera aussi à faire le ménage dans les relations entre le service public et les sociétés de production. Des sociétés de production dont nombre sont détenues  d’ailleurs par des animateur,s ce qui leur permet de multiplier par 10 20 ou 50 leurs revenus Selon l’Express, le chef de l’État se serait livré lundi soir, devant les députés de la commission des affaires culturelles et de l’éducation, à un violent réquisitoire contre les entreprises de ce secteur. Mauvaise gestion, gaspillage, programmes et contenus médiocres, relations incestueuses entre l’audiovisuel et ses partenaires tels que les animateurs ou les producteurs… rien, ou presque n’a visiblement été épargné. Le président de la République aurait même affirmé que l’audiovisuel public était «la honte de la République», rapporte l’hebdomadaire. Des paroles d’une rare violence, prononcées devant les seuls députés de la majorité LREM/MoDem puisque les élus de l’opposition ne sont jamais conviés à ces rendez-vous officieux à l’Élysée. «Il a tenu un discours privé dans le cadre d’une réunion privée. Les propos du président de la République ont été déformés. Il s’agit d’une interprétation et d’une déformation plus qu’autre chose», a tenté de déminer un membre LREM de la direction de la commission des affaires culturelles et de l’éducation. A l’Élysée, on «dément complètement la phrase prêtée au Président de la République». «J’étais juste en face d’Emmanuel Macron, au premier rang, à 60 cm de lui… Et je n’ai pas entendu ces mots», renchérit Claire O’Petit, députée LREM de l’Eure. Mais l’élue confirme néanmoins que le Président «a dressé un constat négatif de la situation sur pas mal de choses. Il a dit qu’il n’était pas favorable à la situation actuelle. Il y a de sa part une volonté certaine d’améliorer ce service public qui en a bien besoin. Alors oui, il a été virulent, et il a eu raison de l’être». Quand bien même Emmanuel Macron n’aurait pas qualifié stricto sensu l’audiovisuel public de «honte de la République», le ton est néanmoins donné. Oui, le Président compte bien s’atteler à l’épineux dossier de l’audiovisuel public. Et non, il ne faut pas s’attendre à ce que cette réflexion débouche sur de simples «mesurettes».

Macron au Burkina : incident diplomatique ou envie de pisser ?

Macron au Burkina : incident diplomatique ou  envie de pisser ?

Les extrémistes de droite comme de gauche en font des tonnes pour fustiger la saillie de  Macron au Burkina quand il a déclaré : » moi je ne veux pas m’occuper de l’électricité dans les universités au Burkina Faso! [Sourire du président Kaboré] C’est le travail du Président! Alors par contre je vous rassure [le Président burkinabé quitte la salle]… du coup il s’en va, reste là!  Du coup, il est parti réparer la climatisation. ». Attitude inadmissible, mépris, scandale diplomatique, violence verbale autant d’appréciation des extrémistes pour condamner la sortie de Macron qui a beaucoup fait rire  les étudiants. La vérité semble pourtant plus banale si le président Kaboré est sorti de la salle ce n’est pas parce qu’il a considéré le propos de Macon comme une insulte mais simplement parce qu’il avait envie de satisfaire un besoin naturel. En clair il ne s’agit pas d’un incident diplomatique mais simplement d’une envie de pisser. Certes on ne peut et garder écarter l’idée que Macron en a profité pour régler quelques comptes avec ce chef d’État africain totalement impuissant face à la misère de son peuple. Sur 20 millions d’habitants, 7 millions sont obligés de s’expatrier en Côte d’Ivoire, au Gabon, en Afrique du Sud, au Canada aux États-Unis ou en France. Ceci étend la phrase de Macron ne méritait certainement pas les cris d’Orfée des professionnels de la contestation politique.  L’outrance est sans doute davantage dans le commentaire que dans le fait politique lui-même. Dans un communiqué, le groupe parlementaire de Jean-Luc Mélenchon a dénoncé une parole « indigne de la part du président de la République française. » Le numéro 2 du FN, Nicolas Bay, y a lui vu une  »attitude assez scandaleuse » d’Emmanuel Macron. « Le voir sur la scène internationale aller critiquer ouvertement un chef d’État dans son pays, c’est comme si un chef d’État venait en France, devant des étudiants à la Sorbonne, pour critiquer ouvertement et insulter Emmanuel Macron en le méprisant », a-t-il lancé. L’ancien soutien de Marine Le Pen au second tour de la présidentielle, Nicolas Dupont-Aignan, s’est également lui aussi indigné mercredi matin sur Europe 1 : « Si un homme de droite ou Donald Trump s’était comporté comme Emmanuel Macron au Burkina Faso, toute la presse en parlerait ce matin. Il a été d’une arrogance, d’une violence à l’égard des autorités du Burkina Faso à la limite du racisme. » En réalité, le président burkinabé n’a pas du tout pris ombrage de la remarque d’Emmanuel Macron. C’est en tout cas ce qu’ont assuré un conseiller du président Kaboré sur Twitter et une journaliste du Parisien. Il était en fait parti pour « une pause technique » aux toilettes.

 

Ouagadougou : Macron parle cash

Ouagadougou : Macron parle cash

 

Il est clair que le discours de Macon devant les étudiants burkinabés marque un tournant dans les relations de la France avec l’Afrique. Jusqu’alors les chefs d’État français avaient surtout pour habitude d’utiliser la calinothérapie à l’égard de leurs « chers amis » chefs d’État africains.  Cette fois, Macon a parlé cash notamment pour répondre au catéchisme habituel des anti- impérialistes, anticapitalistes et autres anti coloniaux. Macron a reconnu encore une fois que la colonisation avait constituée un crime mais il a invité la jeunesse africaine à sortir des vieux discours, des vieux clichés qui ne servent qu’à légitimer le maintien de vieux crocodiles au pouvoir. Il n’a même pas hésité à s’interroger sur les raisons qui font que l’essentiel des fonds de coopération ne parvienne jamais sur le terrain. En clair il a évoqué la corruption. Pas étonnant, l’Afrique  reste très endettée environ 40 % du PIB (mais c’est moins que les pays de l’OCDE°)   soit 150 milliards alors les avoirs personnels des responsables africains à l’étranger sont après à peu près équivalent à ce chiffre: Emmanuel Macron a défendu mardi sa vision du partenariat entre Paris et l‘Afrique, ouvert sur l‘Europe et axé sur la jeunesse, loin des “représentations d‘hier” liées à la période coloniale.  “Il y a eu des combats, il y a eu des fautes et des crimes, il y a eu des grandes choses et des histoires heureuses”, a-t-il déclaré. “Mais j‘ai une conviction profonde, notre responsabilité n‘est pas de nous y enferrer, notre responsabilité n‘est pas de rester dans ce passé”. “Il n’y a plus de politique africaine de la France”, a-t-il assuré, déclenchant des applaudissements nourris. “Il y a une politique que nous pouvons conduire, il y a des amis, il y a des gens avec qui on est d‘accord, d‘autres non. Mais il y a surtout un continent que nous devons regarder en face”. Un continent auquel la France continuera d‘apporter son soutien via l‘aide au développement – l‘objectif de la porter à 0,55% du RNB d‘ici 2022 sera tenu – et via des investissements avec l‘objectif de faire de l‘Afrique la “priorité de la diplomatie économique française”. Un fonds d‘un milliard d‘euros pour contribuer au développement des petites et moyennes entreprises africaines, notamment dans les secteurs du numérique et de l‘agriculture, devrait voir le jour. Paris espère multiplier le montant de ce fonds par dix en associant des fonds privés, des partenaires européens et des fonds privés européens. Les entreprises françaises devront quant à elles être porteuses “d‘un partenariat exemplaire, qui refuse la corruption et qui se plie aux appels d’offres”, a dit Emmanuel Macron, prévenant que le soutien de l‘Etat français ne serait pas sans contrepartie. Pour en bénéficier, “elles devront s‘engager dans la durée et privilégier l‘emploi local”, a-t-il dit. “La France n‘investira plus uniquement pour faire des opérations de gouvernement à gouvernement où il n‘y a aucune retombée sur la population locale et n‘investira plus pour que les grandes groupes participent parfois à des organisations de corruption organisées.”

Burkina : la leçon de Macron à Kaboré

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Certains ont sans doute considéré à juste titre qu’Emmanuel Macron avait manifesté une certaine condescendance voir une certaine arrogance vis-à-vis du chef de l’État du Burkina. Une suffisance liée au caractère de Macron  qui parle cash au lieu d’utiliser la langue de bois habituelle mais d’une certaine manière aussi un règlement de comptes vis-à-vis des responsables burkinabés toujours prêts à critiquer la France dans de nombreux domaines mais bien incapable de sortir leur pays de la misère. Le Burkina est un merveilleux pays notamment pour son cadre et  la qualité de son accueil. Malheureusement il est placé en 146 positions pour les affaires. En clair le Burkina est un des pays les plus pauvres L’analphabétisme est majoritaire et  C’est plus fréquent parmi les  femmes44. La majorité des élèves sont des garçons. Le pays dispose cependant de ressources agricoles importantes aussi de quelques ressources minières. Mais sur environ 20 millions d’habitants 30 % de Burkinabé sont contraints de s’expatrier pour faire vivre leur famille. Ce qui constitue l’une des principales ressources du Burkina Faso. Le salaire mensuel tourne en effet autour de 50 € ;  du coup,  des millions de Burkinabés vivent en Côte d’Ivoire, au Ghana dans en France aussi Emmanuel Macon n’a sans doute pas apprécié les critiques implicites du président Kaboré concernant le passé colonial, le Franc CFA, la présence militaire de la France au sahel, l’aide au développement, la corruption  ou encore les critiques  de la famille africaine. Autant de thèmes ont été repris par les étudiants appelés à poser des questions au président de la république française. Emmanuel Macron n’apprécie pas que les leaders de pays aussi peu développé tentent de déstabiliser une région par ailleurs très fragile notamment par rapport aux risques du terrorisme. En invitant de façon il est vrai peu courtoise le président Burkinabé allait réparer la climatisation de la salle de débat, macros a en quelque sorte signifiée au président Kaboré qu’il ferait mieux de s’occuper de sa politique intérieure au lieu d’ambitionner de prendre le leadership politique d’une région fragile économiquement, politiquement et militairement. Il est vraisemblable qu’Emmanuel Macron aura un plus policé lors  de sa visite en Côte d’Ivoire   et au Ghana.

Quelques données économiques :

  • PIB : 10,678 milliards $ en 2015;
  • PIB par habitant : 640 $en 2015;
  • PIB en parité de pouvoir d’achat (PPA) : 1 185 $ (2007, Québec, Institut de la Statistique) ;
  • Taux de croissance réelle : 5,2 % en 2016
  • Taux d’inflation (indice des prix à la consommation) : 6,40 % (2006) ;
  • Exportations : 1,591 milliard de dollars en 2011 ;
  • Importations : 2,25 milliards de dollars en 2011
  • Salaire mensuel 50 euros

Macron au musée Grévin : déjà !

Macron au musée Grévin : déjà !

 

Pas sur que la prochaine entrée de Macron au musée Grévin serve vraiment sa politique de communication. Cela pourrait donner l’impression que le président de la république est déjà entré dans le passé. Une hypothèse possible car le chef de l’État ne cesse d’user et d’abuser des médias et que les Français pourraient bien être fatigués de cette présence jupitérienne tous les jours et surtout les sujets. Il sera difficile à Emmanuel Macron de tenir un tel rythme quasi quotidien ;  ce n’est sans doute pas le rôle d’un président de la république de s’afficher chaque soir aux 20 heures des journaux télévisés. Il ferait sans doute mieux de prendre un peu de recul et de hauteur car l’activisme n’est pas nécessairement une garantie de pertinence et de cohérence. Pire les responsables du musée Grévin veulent aussi faire entrer Brigitte macro dans le musée des anciennes personnalités. L’entrée du couple présidentiel dans le musée est voulue par l’Académie Grévin, présidée par Stéphane Bern, récemment chargé par Emmanuel Macron d’une mission pour la préservation du patrimoine et ami des locataires de l’Élysée. Pas étonnant Stéphane Bern n’a pas son pareil pour délivrer des louanges calinothérapiques  à ceux qu’il veut flatter. Une sorte de nouveau Jack Lang !

 

Mélenchon, le nouveau Georges Marchais utile à Macron

Mélenchon, le nouveau Georges Marchais utile à Macron

 

Dans les milieux proches de Macron, on se félicite d’avoir pour principal opposant Jean-Luc Mélenchon. En fait,  une caricature d’opposition qui valide un peu plus les orientations du gouvernement. La critique et les propositions de Mélenchon sont tellement outrancières, ridicules et théâtrales que d’une certaine manière elle ne peut que faciliter l’adhésion à la politique de  Macron. Mélenchon c’est un peu le nouveau Georges marché du XXIe siècle (avec la culture en plus mais qui ne lui sert pas à grand-chose en politique). Mélenchon s’est complètement ridiculisé en contestant la légitimité politique de Macon, en proposant la révolution sociale et la perspective d’un régime bolivarien à la mode de Cuba  ou du Venezuela. Non seulement il n’a pas réussi à réunir 1 million d’opposants sur les Champs-Élysées mais en plus ses outrances et sa tentative d’instrumentalisation du mécontentement social ont tué mouvement contre les ordonnances du code du travail. Mélenchon attribue la responsabilité de cette défaite sociale à la division syndicale mais lui-même n’est pas même capable de réaliser la moindre union politique avec la gauche et même avec l’extrême gauche. En outre le camarade Mélenchon ne pratique guère l’introspection quand il affirme “La division syndicale nous a nui d‘une manière incroyable dans la bataille”, a dénoncé Jean-Luc Mélenchon. “Honte à ceux qui en sont responsables.” Des propos évidemment irresponsables qui vont lui revenir comme un boomerang lors de sa prochaine tentative de récupérer le mouvement social. Mélenchon vise en effet les syndicats réformistes comme la CFDT, mais aussi FO  et  la CGT. Pas étonnant que Mélenchon enregistre un net recul dans les sondages. Cela d’autant plus qu’il a à gérer des contradictions internes.  Ces derniers mois, plusieurs personnalités de La France insoumise ont suscité une série de polémiques, dont l‘une concerne le logement HLM occupé par l‘ex-porte-parole Raquel Garrido et son conjoint, le député Alexis Corbière. La députée Danièle Obono s‘est pour sa part attirée les foudres d‘une partie du monde politique à la suite de déclarations portant notamment sur la pratique de la non-mixité dans des réunions associatives. Mélenchon lui-même est au centre d’une polémique quant à son patrimoine immobilier. Mélenchon réfute tout enrichissement grâce à la politique, il menace de porter plainte contre les médias mais pour l’instant il n’a pas encore bougé ! En attendant, la cote du député s‘effrite dans l‘opinion. Près des deux tiers des Français (63% contre 36%) ont une mauvaise image de lui et sa popularité a chuté de six points en deux mois, selon un sondage Odoxa-Dentsu Consulting pour franceinfo et Le Figaro publié vendredi.

15 ministres pas plus (promesse de Macron)…il y en a 31

15    ministres pas plus (promesse de Macron)…il y en a 31

 

Pendant sa campagne Macron avait annoncé qu’il voulait limiter le nombre de ministres en vue d’assurer une plus grande cohérence dans la conduite des affaires du pays. 15 ministres avait-il dit. Aujourd’hui on  compte 31 ministres et secrétaires d’État, autant dire autant que dans certains gouvernements antérieurs. 31 ministres c’est évidemment deux fois de trop d’autant plus que certains secrétaires d’Etat dont double emploi  avec la responsabilité d’un ministre. « Je constituerai un gouvernement de 15 membres maximum, très ramassé, avec des personnes de la société civile et des personnes du monde politique venant de la gauche, du centre, de la droite. » La promesse d’Emmanuel Macron, faite le 12 mars 2017 sur le plateau de TF1, semble aujourd’hui lointaine : s’il fait effectivement toujours la part belle à la société civile et dépasse les clivages traditionnels, le nouveau gouvernement nommé vendredi compte aujourd’hui 31 membres, 19 ministres (dont trois ministres délégués) et 12 secrétaires d’Etat. Deux nouveaux membres viennent ainsi s’ajouter à l’équipe nommée en juin après les législatives. Le gouvernement Philippe I, resté en place un mois entre la présidentielle et le scrutin de juin, comptait pour sa part 18 ministres et 4 secrétaires d’Etat. Au fil du temps, l’exécutif s’est donc fait de moins en moins « ramassé »…

Retraites : la vraie bombe sociale pour Macron

Retraites : la vraie bombe sociale pour Macron

La réforme des retraites constitue sans doute la véritable bombe sociale pour Macron et la ministre du travail vient d’annoncer un décalage dans le calendrier de cette réforme. Elle devrait être discutée en 2018 voire prolongée en 2019. Son application ne pourra pas entrer en vigueur avant 2020 2021 voir même après 2022. Il est clair que  les réactions de certaines catégories très risquent d’être très vives car cette réforme est particulièrement complexe et délicate. En outre,  le comité d’orientation des retraites est très approximatif quant au  scénario  pour l’équilibre financier. Sous Hollande,  il avait prédit l’équilibre du régime général vers 2020 mais depuis l’élection de Macron, o il a changé deux fois de scénario, une fois pour prédire le nouvel équilibre en 2040 et il y a quelques jours en 2036. La vérité c’est que le comité d’orientation des retraites est sous influence politique et que par ailleurs il est bien incapable d’élaborer des hypothèses sérieuses. En effet l’équilibre financier des régimes de retraite (aussi bien générale que complémentaire)  dépendra avant tout de la situation de la croissance, donc du nombre d’emplois c’est-à-dire du rapport entre actifs et retraités. La réforme que propose Macon fondée sur la pension dite à points ne  donnera de toute façon des effets que dans 10 ou 20 ans. D’où la prudence sans doute du gouvernement pour décaler le calendrier d’une réforme qui risque d’être explosive. L‘Elysée espère lancer dès 2018 cette réforme potentiellement explosive, à propos de laquelle l‘exécutif reste pour l‘instant évasif. “Je ne veux pas me faire enfermer dans des calendriers. C‘est une réforme structurelle, c‘est une réforme en profondeur, qui nécessite la confiance des Français, qui nécessite aussi beaucoup de temps de concertation”, a dit Agnès Buzyn sur LCI. “Si nous commençons à dire c‘est à telle date ou à telle date, nous nous mettons dans l‘obligation de réussir et nous mettons la pression sur les partenaires, sur les Français”, a-t-elle jugé. Interrogée sur la possibilité d‘attendre 2019, la ministre de la Santé a répondu : “Pourquoi pas mais il n‘y a pas aujourd‘hui de calendrier fixé.”

Macron président des villes…. et un peu des champs

Macron président des villes…. et un peu des champs

Centralité, verticalité, polarisation des espaces, mondialisation  notamment caractérise la vision géographique et politique de Macron. Du coup,  petites villes et zones rurales se sentent délaissées par un pouvoir jacobin suffisant parfois même méprisant à l’égard de la France profonde et lointaine. Mais  la mode de la métropolisation risque d’aboutir à un aménagement du territoire composé d’un côté d’une dizaine de villes de plus d’un million d’habitants concentrant une majorité d’emplois et de l’autre des zones en voie de régression voire  de désertification. Un non-sens non seulement économique et social mais aussi environnementale et sociétal. En effet l’hyper concentration qui génère effectivement une croissance endogène provoque aussi des dégâts humains et environnementaux catastrophiques. Les créations d’emplois se en effet concentrent depuis une dizaine d’années sur les aires urbaines de plus de 500.000 habitants, zones où l’on trouve les métiers les plus dynamiques – notamment les postes de cadres - au détriment des villes petites et moyennes, constate une étude de France Stratégie. Au total, c’est une douzaine de métropoles régionales qui se partagent quasiment la moitié (46%) des emplois, dont 22% pour Paris et 24% en province. Et ce marché de l’emploi à deux vitesses se creuse. La situation est inédite: entre en 1968 et 1999, la croissance de l’emploi profitait à l’ensemble du pays… avant que les territoires ne se différencient de plus en plus, et que la fracture ne se transforme en fossé entre 2006 et 2013. C’est durant cette période que les aires urbaines de plus de 500.000 habitants ont massivement créé des emplois alors que les villes moyennes, les petites villes et les communes isolées ont subi des pertes, observe l’organisme placé auprès du Premier ministre. Ce phénomène a un nom: la «métropolisation». Or cet aménagement du territoire qui privilégie l’hyper concentration autour de quelques centres conduits le reste à la désertification.  . La mode aujourd’hui est à la métropolisation, c’est à dire à la sururbanisation (qui constitue pourtant une  aberration environnementale) tandis que certaines  petites villes, des villages s’appauvrissent, des villes moyennes stagnent ou régressent. L’élément le plus significatif de cette désertification c’est la raréfaction de l’emploi. Du coup,  les populations sont contraintes de rechercher des embauches de plus en plus loin de leur domicile (20, 30, 50 kms). Jusqu’au  jour où elles décident de quitter leur zone d’habitat pour  rejoindre des zones plus riches en emplois. Pour preuve de cette désertification : la baisse dramatique de la valeur du patrimoine immobilier. Par manque de populations,  les services rétrécissent comme peau de chagrin. Le cœur de la problématique de la désertification, c’est la disparition de l’emploi qui génère mécaniquement la fermeture des commerces et des services. La réactivation des villes moyennes, des  zones rurales défavorisées passe d’abord par une  analyse fine des réalités et de leur évolution sur longue période (emploi, PIB,  population, services etc.) ; aussi  par une prise en compte des  typologies différenciées des zones dont l’approche globale masque les disparités. Au-delà,  il convient d’agir sur les  leviers susceptibles d’abord de fixer la population active existante et d’encourager la création d’emplois. Bien entendu une  commune ne peut, à elle seule, inverser ces tendances lourdes même si elle peut intervenir utilement dans le champ actuel  de sa  responsabilité. Beaucoup de communes se préoccupent de leur développement pour autant l’environnement défavorable limite leur action (fiscalité, réglementation, transport, équipements et services). En fonction de certains scénarios économiques, sociaux et démographiques, en 2040 certains villages se transformeront en zones pour retraités voire même disparaîtront (d’autant qu’à cette date un  Français sur trois aura plus de 60 ans). L’activité économique interagit sur la qualité et le niveau des services et réciproquement. Si on se préoccupe légitimement des équipements et des services publics, par contre le soutien à l’emploi et à l’économie locale en particulier est plus déficient. Or en fonction du rythme de destruction  des emplois locaux, ce devrait être aussi une priorité. Encore une  fois compte tenu de la mode de la « métropolisation » ‘ pas spécifique à la France, il y a fort à parier qu’on pourra attendre encore longtemps des mesures significatives pour le développement rural des zones défavorisées. On ne saurait se limiter  à quelques dispositions certes utiles mais très insuffisantes (couverture internet, bureau de poste, quelques services …peut-être.

Ventes d’esclaves en Libye : « crimes contre l’humanité » (Macron)

 

Ventes d’esclaves en Libye : «crimes contre l’humanité » (Macron)

La vente d’esclaves qualifiée par  Emmanuel Macron de “crimes contre l‘humanité ;” les exactions commises contre des migrants en Libye pour lesquelles la France a appelé à une réunion du conseil de sécurité de l‘Onu.  En effet c’est le Retour de l’esclavage dans certains pays arabes où la question est souvent taboue. Le 14 novembre, une journaliste de CNN International délivrait un reportage-choc : de nuit, douze hommes sont vendus aux enchères. Prix par personne : 400/450 euros. Comme jadis, lors de la période du commerce esclavagiste, la « valeur » de l’esclave est fixée en fonction de sa forme physique, ses dents, son poids… Un terrible flash-back. Les flux de migrants qui tentent de rejoindre l’Europe passent, majoritairement, par la Libye, terre de tous les possibles, de tous les commerces. Alimentation, médicaments, armes, drogues, femmes, enfants, hommes : tout y est disponible. Il suffit de disposer de devises ou de dinars libyens. Ce qui se dit dans les milieux autorisés depuis plusieurs années est désormais sur la place publique grâce au travail de CNN. À Tunis, à plusieurs reprises, Raoudha Laâbidi, la présidente d’honneur du syndicat des magistrats tunisiens, a alerté sur un phénomène qui prend de l’ampleur au sein de la démocratie tunisienne : « Ces jeunes filles étrangères recrutées en tant que domestiques dans des familles tunisiennes, qui subissent des exactions incroyables ! On leur confisque leurs papiers d’identité, leurs cheveux sont coupés à ras sous prétexte de transmission de maladies. » Une méthode qui est pratiquée dans de plusieurs pays du Golfe. Et Mme Laâbidi de pointer ce qui semble le comble du chic pour certains : « Dans les hypermarchés, on croise souvent des femmes tunisiennes suivies de deux femmes de ménage de couleur. Une attitude considérée comme prestigieuse par ces femmes qui bafouent le droit au respect de la dignité humaine due à chaque personne ! »

 

Macron, le très méchant Dark Vador » (Vauquiez… mais qu’il est con !)

Macron, le très méchant Dark Vador » (Vauquiez… mais qu’il est con !)

Il n’est pas d’usage sur ce site d’être grossier encore moins vulgaire, outefois  la dernière sortie verbale de Wauquiez mérite vraiment le Nobel de la nullité politique et de faire une exception sémantique En effet pour tout argument, Laurent Wauquiez , probable futur président  des Républicains  a comparé Emmanuel Macron au méchant Dark Vador (de la série Star Wars ). La référence culturelle de Laurent Wauquiez est sans doute à l’image du contenu de sa ligne politique : proche de la nullité. Pourtant Laurent Wauquiez comme bien d’autres, Macron y compris,  est un ancien élève de l’ENA. Cela démontre à l’évidence qu’il y a à peu près le même pourcentage d’idiots dans les différentes catégories sociologiques de Français. Cela confirme que Laurent Wauquiez ne respire vraiment pas l’intelligence sans parler de son charisme comparable à celui d’une planche à repasser. On se demande vraiment comment un responsable politique national au surplus qui envisage un jour d’être président de la république, peut être con à ce point là.  Le candidat favori à la présidence des Républicains se réfère à la saga de George Lucas dans une interview au Parisien Magazine qui paraît ce vendredi 17 novembre. Laurent Wauquiez se voit en héros jedi en lutte contre le méchant Emmanuel Macron qu’il compare à « Dark Vador ».  « Il y a un très méchant Dark Vador qui essaie d’étouffer tout espoir dans la galaxie. Mais une flamme renaît, qui va permettre de battre le méchant empire En Marche. Et cette flamme, c’est celle que je porte », argumente le patron de la région Auvergne-Rhône.

 

Macron candidat en 2022 (Lemaire), déjà !

Macron candidat en 2022 (Lemaire),  déjà !

Bruno Lemaire pratique un peu la fuite en avant en proposant déjà que Macon se représente en 2022. On se demande bien pourquoi il aborde dès maintenant cette problématique sinon peut-être pour renforcer une posture ministérielle parfois contestée. Emmanuel Macon n’est élu que depuis six mois, il paraît donc tout à fait outrancier d’envisager de paysage politique pour 2022. En outre cette perspective de candidature semble donner l’impression que le moment de l’élection et l’alpha et l’oméga de la politique. Bien sûr, il faut souvent  plus que cinq ans pour engager et réussir des réformes structurelles  par exemple la politique énergétique ou encore le secteur industriel. Cependant cela ne justifie pas qu’on se préoccupe déjà de la prochaine échéance présidentielle. De toute manière le contexte sera surtout influencé par les résultats qui seront obtenus ou pas par le gouvernement actuel. Les déclarations de Bruno Lemaire paraissent donc assez inopportunes dans le moment présent. “Non seulement je me suis engagé derrière Emmanuel Macron en 2017 mais je souhaite sa réélection en 2022 et je m‘engagerai derrière lui si jamais il prend cette décision de se représenter”, a déclaré le ministre de l‘Economie et des Finances au Grand Rendez-vous Europe 1-CNews-Les Echos. “Je me battrai pour la réélection d‘Emmanuel Macron en 2022 parce que je crois que c‘est important qu‘il y ait de la continuité dans l‘action publique”, a ajouté l‘ancien prétendant à la candidature des Républicains pour la présidentielle. “Le choix que j‘ai fait de me mettre derrière Emmanuel Macron en 2017, de soutenir son projet de transformation en profondeur de notre pays, c‘est un projet qui demande du temps et je pense qu‘il faudra au président de la République dix ans pour que cette transformation soit solide et que les tous les Français puissent en bénéficier”, a-t-il encore dit. Au moment où des médias se sont fait l’écho de tensions entre Bruno Le Maire et les deux têtes de l‘exécutif, il a déclaré que “(s)a seule ambition, c‘est de réussir comme ministre de l‘Economie et des Finances au service d‘Edouard Philippe et Emmanuel Macron”.

 

Sondage réformes Macron : 65% des patrons pour

Sondage réformes Macron : 65% des patrons pour

Des patrons plus optimistes nettement en faveur des reformes de Macron mais  pas encore vraiment décidés à embaucher. Ce que révèle  le sondage  Odoxa pour l’assureur Aviva, 6 % des patrons interrogés se déclarent confiants dans l’avenir de la France, soit une progression de 28 points par rapport à 2016. Un optimisme qui rejaillit sur leurs propres perspectives, 59 % (+ 21 points) étant confiants sur le futur de leur activité. Concernant la réforme du Code du travail, 65 % des entrepreneurs la jugent bonne, 64 % pensent qu’elle augmentera la compétitivité de la France et 60 % qu’elle favorisera l’emploi. Sans surprise, ils plébiscitent (à 81 %) la possibilité pour les petites entreprises de conclure un accord avec un représentant du personnel en dehors des syndicats. Malgré ce regain d’optimisme, 12 % seulement des entrepreneurs se disent prêts à recruter dans les six prochains mois des salariés qu’ils n’auraient pas embauchés sans la réforme. Dans 45 %, ils jugent une baisse des cotisations patronales comme plus incitative. Concernant le plan pour l’investissement et la croissance des entreprises, présenté par Édouard Philippe, baisser progressivement le taux d’impôt sur les sociétés de 33 % à 25 % est efficace pour 87 % des entrepreneurs sondés, comme la transformation du CICE en allégement de cotisations patronales (73 %). En revanche, 53 % d’entre eux jugent inefficace l’instauration d’un prélèvement forfaitaire unique de 30 % sur le revenu du capital et 60 % la transformation de l’ISF en impôt sur la fortune immobilière (IFI) en l’appliquant désormais aux seuls patrimoines immobiliers supérieurs à 1,3 million d’euros.

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