Archive pour le Tag 'Macron'

Rôle Brigitte Macron: on s’en fout !

Rôle Brigitte Macron: on s’en  fout !

Décidément le virus de la monarchie affecte la république en France notamment avec le débat autour du statut de l’épouse du président de la république. Après les protestations de l’opinion publique, il semble qu’on ait renoncé à prévoir un statut pour celle qu’on appelle la première dame. Une première dame dont l’existence n’existe pas démocratiquement et qui ne  figure dans aucun texte. Brigitte Macon a échangé son statut contre une charte et s’exprime quand même sur son futur rôle public. Un rôle forcément à peu près nul hormis des traces médiatiques dans Elle, Paris-Match et autres presses people. Brigitte Macron affirme qu’elle entend jouer un certain rôle et veut informer les Français de ce qu’elle fait. Avec tout le respect qu’on doit au président de la république disons le clairement : on s’en fout complètement. En Allemagne comme en Grande-Bretagne les épouses ou  époux du principal dirigeant ne s’expriment jamais, n’interviennent jamais voire sont même inconnus ou presque. La France ferait bien de s’inspirer de ces modèles au lieu de nous saouler avec les rituels d’une monarchie qui n’a jamais totalement disparu. Pourtant Brigitte Macon son silence après plus de trois mois passés à l’Élysée aux côtés du président. Brigitte Macron a accordé une interview au magazine Elle à paraître, dans laquelle elle revient notamment sur la question du statut de première dame. L’Élysée a annoncé mardi qu’il définirait à la rentrée son « rôle public »auprès d’Emmanuel Macron. Brigitte Macron confirme dans cette interview que son rôle serait « déterminé non par une loi, mais par une charte de transparence », qui exposera qu’elle n’est « pas rémunérée » et précisera ses « missions et les moyens ». « Sur le site de l’Élysée seront mis en ligne mes rendez-vous, mes engagements, afin que les Français sachent exactement ce que je fais », dit-elle dans un extrait publié ce mercredi sur le site de l’hebdomadaire Elle. « Ce qui est important, c’est que tout soit très clair », affirme-t-elle dans cette interview, sa première depuis l’élection présidentielle le 7 mai. « Comme toutes celles qui m’ont précédée, j’assumerai mon rôle public, mais les Français sauront désormais quels moyens sont mis à ma disposition ». Madame Macon, vous avez sans doute joué un rôle important dans la carrière politique d’Emmanuel Macon, vous êtes sans doute une femme intelligent, charmante au demeurant,  mais sachez que l’opinion publique se fou totalement de votre rôle.

 

Sondage Macron : 64 % des Français mécontents

Sondage Macron : 64 % des Français mécontents

 

Un sondage Ifop du Figaro montre un écroulement de la popularité de Macon soutenu uniquement maintenant par 36 % des Français. En cause sans doute, quelque, maladresse, un excès de com. mais aussi le fait que le phénomène en Marche repose essentiellement sur Macron. Aucun membre du gouvernement ne parvient réellement à s’imposer pour rééquilibrer la présence un peu trop pesante de Macron dans les médias. Même chose pour le parti en Marche dont les statuts révèlent qu’il ressemble davantage un club de fans qu’apolitique même si en marche inondent ses adhérents de communiquées. Le risque c’est que macro soit en fait isolé dans sa tour d’ivoire en outre aveuglé par des technocrates courtisans incapables de leur rendre compte des réalités sociales et sociétales. Notons enfin que le président de la république ce tu par excès au premier ministre pour annoncer des mesures alors que son rôle devrait se recentrer sur l’explication des enjeux sociaux économiques notamment et sur la vision. L’institut a interrogé les Français sur une quinzaine de mesures prises ou annoncées par le chef de l’Etat depuis sa prise de fonction. Une des mesures les plus populaires est la réduction du budget de certains ministères pour ramener comme promis le déficit public sous la limite européenne de 3% du produit intérieur brut (57% de satisfaction). Le vote de la loi de moralisation de la vie publique est salué par 55% des sondés et la suppression progressive de la taxe d’habitation pour 80% des foyers par 52% d’entre eux. A l’inverse, la baisse des allocations logement de cinq euros par mois recueille 60% d’opinions défavorables, la hausse de la CSG pour financer une baisse des cotisations salariales en recueille 53% et le projet de réforme du droit du travail 51%. Dans la crise politique qui a opposé Emmanuel Macron à l’ancien chef d’état major des armées en raison d’une coupe de 850 millions d’euros du budget de la Défense, seuls 18% des Français soutiennent le président contre 41% pour Pierre de Villiers. Le sondage a été réalisé en ligne du 7 au 9 août auprès d’un échantillon de 1.001 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus.

Unedic : la réforme impossible de Macron

Unedic : la réforme impossible de Macron

 

La réforme souhaitée par Emmanuel Macon vise à faire bénéficier des allocations Unedic les travailleurs indépendants mais aussi les salariés qui démissionnent. Une réforme d’ampleur qui nécessitera non seulement une réforme quant à la gestion de l’Unedic (qu’en faite Macron souhaite étatiser) mais aussi et surtout des moyens financiers nouveaux. Or la situation financière de l’Unedic est particulièrement calamiteuse puisqu’elle enregistre un déficit annuel de l’ordre de 4 milliards et une dette de plus de 30 milliards. Il faudrait donc augmenter les cotisations, ce que ne veut pas le gouvernement  qui veut au contraire alléger les charges sociales au bénéfice des entreprises mais aussi des salariés. L’autre solution envisagée est celle de l’augmentation de la CSG, une augmentation déjà prévue et qui ne peut qui ne peut servir à toutes les sauces sans entamer de manière significative le pouvoir d’achat des ménages. En clair, la réforme de l’Unedic voulue par Macon ce n’est pas pour demain. Il y a encore du travail. L’Unedic s’inquiète d’ailleurs de la refonte de l’assurance-chômage. L’organisme, chargé de la gestion de cette assurance avec Pôle emploi, s’interroge sur la mise en place et les possibles conséquences de cette réforme souhaitée par le gouvernement dans une série de documents transmis aux partenaires sociaux, le 12 juillet, et consultés par l’AFP.  Au cours de sa campagne présidentielle, Emmanuel Macron a proposé l’ouverture des droits à l’assurance-chômage aux indépendants, ainsi qu’aux salariés qui démissionnent une fois tous les cinq ans. Cette refonte du système doit être discutée à l’automne. Elle devrait être progressivement mise en œuvre à partir de l’été 2018, selon Le Figaro.  Définition incertaine, incertitude sur le financement et craintes d’abus : l’Unedic émet des réserves quant à la pertinence de cette réforme de l’assurance-chômage. France info fait le point sur ses interrogations.  On s’inquiète notamment de « l’absence de définition unique de la notion d’indépendant » dans cette réforme. Les quelque 2,8 millions de travailleurs non-salariés, selon l’Insee, pourront-ils vraiment tous avoir accès à l’assurance-chômage ? A l’heure actuelle, les indépendants peuvent bénéficier de cette assurance uniquement « s’ils justifient d’un contrat de travail et sous certaines conditions », rapporte le site Service-Public.fr.  Dans ses notes, l’Unedic se préoccupe notamment du sort des« indépendants ‘économiquement dépendants’ » des plateformes collaboratives, telles qu’Uber, Foodora ou Deliveroo. Pourront-ils eux aussi avoir accès à ces droits avec cette réforme ? L’organisme se pose la même question pour les « loueurs de locaux d’habitation meublés », les « conjoints collaborateurs du chef d’entreprise » ou encore les « micro-entrepreneurs déclarant un chiffre d’affaires nul ». Pour l’organisme, la définition des indépendants qui pourront bénéficier de l’assurance-chômage reste encore floue.  L’autre inquiétude de l’Unedic concerne l’ouverture des droits à l’assurance-chômage aux salariés démissionnaires, une fois tous les cinq ans. Aujourd’hui, seules les personnes dont la démission est jugée « légitime » par Pôle emploi peuvent prétendre à des allocations-chômage. Le site Service-Public.fr évoque, par exemple, une démission due à la mutation d’un conjoint, ou au non-versement du salaire par l’employeur.  Si l’assurance-chômage est désormais ouverte à tous les démissionnaires, l’Unedic craint une  »augmentation » de la « durée entre la démission et la reprise d’un nouvel emploi », voire la hausse du « nombre de démissions » en France. L’organisme cible notamment les démissions « à l’approche du départ en retraite ». Autant d’effets pervers qui feraient, selon l’organisme, « courir un risque financier à l’assurance-chômage ».  Selon l’Unedic, moins de 55 000 démissionnaires ont reçu des allocations-chômage en 2016. Le nombre de démissions, chaque année, est largement supérieur : il oscille entre 900 000 et 1,1 million, selon le think tank libéral Institut Montaigne.

 

Plan Agriculture Macron : quantité, qualité, prix, Macron présentera des mesures à la mi-octobre

Plan Agriculture Macron : quantité, qualité, prix,  Macron présentera des mesures à la mi-octobre

 

Trois éléments de la problématique : quantité, qualité et prix au cœur de la problématique du plan Macron. En d’autres termes comment permettre  aux agriculteurs  de produire avec une meilleure qualité et d’obtenir une rémunération décente en particulier par un relèvement des prix. Une problématique pleine de contradictions qui inclue la dimension mondiale des marchés, la régulation européenne et française, la répartition de la chaine des valeurs, une orientation progressive vers des produits de meilleure qualité et mieux rémunérés,  bien d’autres éléments encore. . Emmanuel Macron présentera donc  mi-octobre les conclusions de la première phase des états généraux de l’alimentation sur la création et la répartition de la valeur, censée répondre aux difficultés financières rencontrées par certains agriculteurs. Le chef de l’Etat, qui a promis de « permettre aux agriculteurs de vivre de leur métier« , a ainsi signalé à des syndicats d’agriculteurs lundi qu’il s’impliquerait personnellement dans ces travaux. Emmanuel Macron avait annulé sa participation au lancement des états généraux, qui doivent se conclure fin novembre, avec un compte rendu final attendu vers la mi-décembre, suscitant des inquiétudes sur son intérêt pour ce dossier. « On a senti quelqu’un qui maîtrisait son sujet, qui était plutôt à l’écoute », a dit le porte-parole de la Confédération paysanne, Laurent Pinatel, à l’issue de la rencontre à l’Elysée.« On refera le point en novembre pour savoir si c’était une opération de com’ ou si c’était vraiment quelque chose qui était destiné à redonner un renouveau aux paysans », a-t-il ajouté sur BFM TV. Selon Bernard Lannes, président de la Coordination Rurale, Emmanuel Macron « n’a pas le choix, s’il laisse l’agriculture telle qu’elle est, il aura le feu dans les campagnes ». « Il faut redonner de la confiance et redonner une vision à cinq ans. » Parmi les promesses du nouveau président figurent cinq milliards d’euros d’investissements sur cinq ans pour l’agriculture. Les états généraux doivent permettre d’avancer sur le fléchage de ces investissements. Interrogé sur la grogne parmi les agriculteurs après l’annonce d’un transfert de certains crédits de la Politique agricole commune (PAC) pour financer des promesses du précédent gouvernement, l’Elysée a expliqué que « le président souhaite se concentrer sur la prochaine PAC, un dossier prioritaire sur lequel la France sera force de proposition ».

 

La popularité Macron : baisse

La popularité Macron : baisse

 

Plusieurs sondages montrent une baisse de popularité de Macron. Le dernier en date de Yougov fait état d’une chute de sept points en un mois ; le président et même devancé par son Premier ministre, selon un sondage YouGov pour le Huffington Post et CNews publié jeudi. En cause sans doute quelque maladresse même si globalement les Français approuvent la politique économique, des erreurs aussi comme l’annonce de la réduction de cinq euros pour l’APL. Aussi sans doute le fait que Macron s’expose trop chaque jour ou presque dans les médias. On objectera que la plupart des présidents de la république ont connu le même phénomène. Enfin, l’objectif pour un président n’est pas prioritairement de prioriser son image mais d’être  efficace, ce qu’on attend de Macron. Heureusement pour lui certains indicateurs économiques s’améliorent sans d’ailleurs que cela soit dû nécessairement à son action sauf peut-être en matière de confiance. La croissance de la France retrouve en effet un petit dynamisme et au lieu des 1,6 % espérés, le PIB pourrait atteindre 2 %. De quoi laisser des marges de manœuvre budgétaire et  améliorer un peu la situation du chômage. La côte de popularité du chef de l’Etat est descendue à 36% à la fin du mois de juillet, selon le baromètre de l’institut de sondage, alors qu’elle était à 43% au début du mois. Les avis critiques, eux, sont passés de 36% à 49%. Le Huffington Post note, par ailleurs, une chute marquée chez les sympathisants du président qui regroupent les membres de La République en marche (LREM), de l’UDI, et du MoDem, mais avec un taux d’opinions favorables de 81%.Le Premier ministre, Edouard Philippe, voit sa cote baisser de 2 points, pour arriver à 37% d’opinions favorables. Les avis critiques sont passés de 31% à 42%. Emmanuel Macron avait aussi perdu dix points de popularité, à 54%, en un mois dans le baromètre de l’exécutif réalisé par l’IFOP pour le Journal du dimanche, la plus forte baisse d’un président après trois mois de pouvoir chez ce sondeur, à l’exception de Jacques Chirac en 1995. À l’image du couple exécutif, le gouvernement connaît une baisse de cinq points de pourcentage, par rapport au début du mois, soit un taux de 33% d’avis favorables.

Le sondage a été réalisé en ligne du 26 au 27 juillet auprès de 1.003 personnes représentatives de la population nationale française âgée de 18 ans et plus.

Politique économique de Macron : les Français approuvent mais pas tout

Politique économique de Macron : les Français approuvent mais pas tout

 

Un sondage très partiel qui démontrent que certaines mesures sont approuvées mais pas d’autres. La plus significative est sans doute celle qui consiste à soutenir la limitation du déficit public. Reste à savoir si les Français seront d’accord avec les différentes mesures de mise en œuvre de cet objectif. En effet, s’il ne faut pas toucher  à l’armée, à la santé, à l’éducation, au crédit des collectivités locales, à l’agriculture et à l’environnement, il reste peu de secteurs constituant des gisements d’économie ! En attendant, la plupart des grandes annonces économiques du gouvernement sont approuvées par les Français, selon un sondage Elabe pour Les Echos, Radio Classique et l’Institut Montaigne, mais la baisse de cinq euros des aides au logement est largement contestée. Trois Français sur quatre jugent ainsi que la nationalisation temporaire des chantiers navals de Saint-Nazaire, tout comme la volonté affichée par l’exécutif de limiter le déficit à 3% du PIB sont de bonnes décisions. La suppression de la taxe d’habitation pour 80% des ménages, qui provoque l’inquiétude des élus locaux qui bénéficient des 22 milliards d’euros que cet impôt rapporte chaque année, est approuvée par 65% des personnes interrogées. De même, l’annonce du Premier ministre, Edouard Philippe, de reporter de la mise en place du prélèvement à la source de l’impôt sur le revenu à 2019, contre 2018 comme prévu par le précédent gouvernement, est soutenue par 61% des Français. Au contraire, près de deux Français sur trois critiquent la baisse de cinq euros des aides publiques au logement (APL) qui touchera plus de six millions d’allocataires dès le mois d’octobre. Pour un tiers des personnes interrogées, c’est même une « très mauvaise décision ». Selon l’enquête, la politique la plus contestée est la réforme de l’impôt de solidarité sur la fortune (ISF). Pour 66%, c’est une mauvaise décision.  L’enquête a été réalisée en ligne les 1er et 2 août, auprès d’un échantillon de 1.000 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus.

Economies budgétaires : Macron secoue ses ministres

Economies budgétaires  : Macron secoue ses ministres

 

 

En substance, Macron a dit à se ministres qu’ils ne voyaient pas plus loin que le bout de leur nez. lors du conseil des ministres – Il a employé pour cela une formule plus littéraire en invitant ses ministres à privilégier le long terme à une vision « myope » ou « astigmate » surtout dans un contexte budgétaire complexe pour 2018 qui se traduira par un effort de 10 milliards d’euros pour l’Etat sur les dépenses. La timidité et les maladresses de certains ministres avaient déjà attiré les foudres du président qui considérait que les propositions de ses ministres « ressemblaient du pipi de chat ». Cette fois il leur secoue sérieusement les fesses car il n’apprécie pas les réactions corporatistes face au plan d’économies prévues en 2008. Pourtant c’est une sorte de tradition,  chaque ministre manœuvré par son entourage et l’administration se transforme en délégué syndical  de son ministère pour défendre à tout prix son enveloppe budgétaire. Les directeurs d’administration se liguent avec des membres des cabinets ministériels eux-mêmes le plus souvent ancien hauts fonctionnaires pour persuader leurs ministres qu’  il est impossible de gérer leurs ministères dans une enveloppe un peu réduite. Ça avec  évidemment aussi le poids des lobbys qui ne veulent pas qu’on touche aux enveloppes dont bénéficient leurs mandants voir directement eux-mêmes. Bref la réduction des dépenses publiques en France constitue un exercice particulièrement difficile cela d’autant plus que certains champs ministériels sont considérés comme des sanctuaires mais des sanctuaires trop nombreux comme l’armée, l’éducation, la santé, la justice, la police, l’environnement, le social ou encore l’industrie. Bref,  tout est sanctuaire et la rationalisation des choix budgétaires trouve oppositions  de toutes sortes. La raison fondamentale qui a conduit la France à un endettement abyssal car faute de recettes, on emprunte. La dette publique représente ainsi près de 100 % du PIB soit plus de 2000 milliards ou  33 000 € par Français. Une dette qu’il faut bien rembourser qui va devenir bientôt le premier poste budgétaire, plus de 40 milliards pour le remboursement des seuls intérêts. Lors du conseil des ministres, le chef de l’Etat a évoqué « le fait que face au budget nous étions trop souvent myopes et astigmates », a indiqué le porte-parole du gouvernement Christophe Castaner. « Myopes parce qu’au fond nous ne savons regarder qu’un budget à un an (…) et astigmates parce que chaque ministre, chaque parlementaire l’est parce qu’il regarde son budget », a-t-il expliqué lors du compte rendu du conseil des ministres. Emmanuel Macron a rappelé l’importance « de se projeter sur cinq ans, y compris dès la préparation budgétaire de 2018, parce que les réformes en profondeur sont essentielles », a-t-il dit.

Épouse du président Macron : statut ou statue ?

Épouse du président  Macron : statut ou statue ?

La discussion en cours à l’assemblée relative au projet de loi de confiance dans l’action publique inclut de fait  la question du statut de l’épouse du président. L’interdiction d’employer des membres de sa famille pour les députés a donné l’occasion de soulever ce problème d’autant Emmanuel Macon avait souhaité que ce statut soit précisé. Curieux cette importance accordée par certains  à la place d’une Première damne qui en fait n’a jamais existé institutionnellement (aucun texte n’y fait référence). Pourtant  l’ancienne dame, Cécilia ex Sarkozy, éphémère elle aussi, défendait la place, comme Trierweiller avec Hollande. Pour Cécilia Attias, ex-première dame du temps où elle était encore l’épouse de Nicolas Sarkozy ou pour Treiweiller,  on ne pouvait  pas nier l’existence de la première dame. « A partir du moment, où on élit un homme ou une femme, il y a un conjoint à coté et on ne peut pas le gommer littéralement, en lui demandant de ne rien faire de ne pas sortir et de s’occuper de placer les fleurs sur le buffet. Je trouve que ça a un côté ridicule », expliquait Cecilia Sarkozy au micro de RTL.  Elle « Et on ne peut pas du jour au lendemain décider qu’il n’y aura plus de conjoint ou alors il faut élire uniquement des présidents célibataires ».  Il faut encadrer la fonction tout en laissant « le libre choix à la première dame ». « Si elle veut s’investir dans la fonction tant mieux, mais si elle préfère continuer son travail, ou s’occuper plus de ses enfants, qu’elle en ait la possibilité », indiquait-t-elle. Bref,  des banalités qui ne renforcent nullement la nécessité de passer du temps sur cette affaire de statut ou de statue. Car il s’agit bien de jouer le rôle de statue ; A noter qu’en Allemagne par exemple le mari de la chancelière ne joue strictement aucun rôle et n’apparait jamais, sans doute encore une particularité de la rigueur allemande qui nous agace tellement. Il est vrai que l’Allemagne ne connait pas les délices (souvent couteux)  de la monarchie républicaine.

Macron : être populaire ou efficace

Macron : être populaire ou efficace

Schématiquement c’est le dilemme qui se pose au président de la république qui voit sa  popularité diminuer d’une dizaine de points.  en cause évidemment le grand nombre de réformes que se propose de réaliser le nouveau gouvernement, des réformes structurelles qui ne peuvent plaire à tout le monde. Chaque secteur défend son pré carré, en particuliers ses moyens budgétaires : l’armée mais aussi la justice, l’éducation, les collectivités locales etc. La réforme du droit du travail suscite aussi des oppositions y compris chez les magistrats qui voient certaines de leurs prérogatives diminuer. Les fumeurs sont mécontents de la perspective d’un paquet de cigarettes à 10 €. Autre sujet d’inquiétude : la hausse de la CSG  qui inquiète les retraités (-11 points chez les plus de 65 ans, -14 chez les 50-64 ans), et le rétablissement du jour de carence pour les agents publics qui déplaisent à l’électorat de gauche et aux fonctionnaires (-12 points chez les sympathisants du PS, -18 parmi les salariés du secteur public). La baisse de popularité du président de la république découle aussi des sexes et de sa politique de communication et de son omniprésence dans les médias. Pour parler clair il en fait un peu trop. Ceci étend-il naguère d’autre choix que d’engager dès maintenant des réformes structurelles pour redresser à la fois les finances, la compétitivité et l’emploi. Cela avait des mesures qui seront forcément impopulaires pour certains. Ceci étend pourra quand même faire crédit au président de la république d’annoncer des décisions qui sont conformes aux orientations de sa campagne électorale. Trop de présidents jusque-là ont sacrifié les réformes sur l’autel de la popularité, ce qui en général ne leur a guère porté chance par la suite. On objectera que certains responsables politiques internationaux n’ont pas forcément été ensuite récompensés électoralement .

Armées : « Macron veut affirmer son autorité »

 

Jean-Vincent Brisset, directeur de recherche à l’Institut des relations internationales et stratégiques (Iris) analyse dans une interview analyse  la posture de Macron vis-à-vis du chef d’Etat major des armées.

 

Pourquoi Emmanuel Macron a-t-il rappelé son statut de « chef » des armées?
C’est de la communication, il y a la volonté d’affirmer son autorité.

Pourquoi Emmanuel Macron a-t-il réagi ainsi?
Emmanuel Macron sait qu’on va lui reprocher d’avoir été partie prenante de la falsification des budgets [lors du quinquennat de François Hollande, Ndlr], car il était ministre de l’Economie à l’époque. Il savait que les budgets allaient baisser. Il a fait des promesses en sachant qu’il ne pourrait pas les tenir. Il essaie alors de prendre les devants avec une communication assez brutale.

Tout commence avec la fuite des propos tenus par le chef d’état-major lors d’une audition à huis clos, audition dans laquelle il déclare, à propos des restrictions budgétaires : « Je ne vais pas me faire baiser comme ça »… 

C’est intéressant de reprocher au général De Villiers d’étaler en public quelque chose d’interne. Les échanges avaient vocation à rester à huis clos. Le chef d’état-major des armées s’est fait piéger. C’était quelque chose de préparé, la fuite de la commission, ce n’est pas un hasard. On l’a orchestrée. Les deux premiers mois de ce quinquennat sont de la mise en scène.

Le dossier militaire est-il sensible en ce début de quinquennat? 
La baisse du budget de la défense intervient après une forte communication d’Emmanuel Macron sur le plan militaire, depuis le début de son mandat. La première chose qu’il ait faite une fois élu a été de rendre visite aux soldats blessés à l’hôpital Percy, puis d’aller voir les troupes françaises au Mali. Il avait fait plein de promesses pour augmenter le budget de la défense. Par la suite, il fait semblant de découvrir le trou du budget alors qu’il était au courant. Le ministère des Armées a été ponctionné, en plus de celui du ministère des Affaires étrangères et de l’aide au développement.

 

Popularité Macron : baisse

Popularité Macron : baisse  

Après avoir déjà perdu trois points le mois dernier (59% au lieu de 62% au moment de son élection), la popularité du Président de la République enregistre donc une nouvelle baisse en juillet assez prononcée, avec cinq points de moins (54%). Si, globalement, les Français continuent d’avoir une bonne opinion de lui, le capital de confiance s’effrite tout de même. La part des personnes déclarant avoir une mauvaise opinion de lui progresse en effet nettement (44%, soit cinq points de plus depuis juin et… 9 points depuis mai). Un phénomène que d’autres présidents ont connu auparavant. D’après l’enquête, c’est son positionnement « jupitérien » qui semble agacer le plus. Ceci étant perçu comme une dérive monarchique et ses propos sur « les gens qui ne sont rien » ont visiblement laissé des traces. Ainsi, les personnes qui indiquent avoir une mauvaise opinion de lui, mettent en avant son « arrogance », son « autoritarisme » et son « mépris » des classes populaires, ainsi qu’une trop grande place laissée à la communication. Mais sa ligne politique suscite également de nombreux commentaires, ses détracteurs dénonçant son orientation « trop libérale ». Sans surprise, les sympathisants des partis situés à la gauche du PS restent très largement hostiles au président (72%, +2), tout comme les sympathisants du Front National (77%, +5). Mais l’enquête signale aussi un regain de désapprobation chez les sympathisants PS et « LR », nettement moins bienveillants qu’il y a un mois à l’égard du président: 64% des premiers et 59% des seconds déclarent ainsi avoir une bonne opinion de lui, soit, respectivement, 12 et 9 points de moins qu’en juin. Et le président entraîne dans son sillage son mouvement « En Marche! »: 49% des Français ont une bonne image d’En Marche!, soit six points de moins qu’il y a un mois. Les critiques sur « l’amateurisme » des nouveaux députés du mouvement ont aussi participé à cette chute. Dans ce contexte, le Premier ministre Édouard Philippe s’en sort mieux. 53% des Français déclarent avoir une bonne opinion de lui, soit un tassement de deux points par rapport à juin et une baisse de quatre points depuis mai.  Les « déçus » de Hulot se retrouvent notamment à gauche avec 50% tout juste d’opinions favorables, en chute de… 13 points. Mais à la décharge de Nicolas Hulot, la quasi-totalité des personnalités testées dans le baromètre « descendent » également. Faut-il y voir une lassitude des Français après une si longue séquence électorale ou bien l’amorce d’une défiance après le léger regain d’optimisme suscité par l’élection d’Emmanuel Macron et la vague du « dégagisme »?. Ainsi, dans les rangs à gauche du PS, Jean-Luc Mélenchon conserve certes son leadership (71%)  mais il perd cinq points. Tout comme à droite François Baroin (61%, -4), Laurent Wauquiez (56%,-5) et Xavier Bertrand (54%, -7) sont en baisse, même s’ils demeurent les trois personnalités que les sympathisants voudraient voir jouer un plus grand rôle à l’avenir. Même Marine Le Pen n’est pas épargnée, y compris dans son propre camp. Si sa cote d’influence auprès de l’ensemble des Français recule de 7 points (24%), elle diminue surtout pour la première fois dans son parti (84%, -11).

Sondage BVA Popularité MACRON juin 2017 publié par latribune.fr

* Enquête réalisée du 17 au 18 juillet auprès d’un échantillon de 1.007 personnes

Rafle Vél’ d’Hiv : la responsabilité de l’Etat français (Macron)

Rafle Vél’ d’Hiv : la responsabilité de l’Etat français (Macron)

 

Le président de la république a fort justement rappelé la responsabilité de l’État français vis-à-vis de l’immonde rafle 13 152 personnes de confession juive arrachées à leur domicile, dont plus de 8 000 furent menées au Vél ‘ Dhiv avant d’être déportées à Auschwitz il y a 75 ans. Ce rappel sera toujours nécessaire quand certains par conviction idéologique et/ou  par populisme tentent d’exonérer la France de toute responsabilité. «Je refuse les facilités de ceux qui prétendent que Vichy n’était pas la France. Ce n’était pas tous les Français, mais c’était le gouvernement de la France. Cacher la vérité insulte notre mémoire collective. La France, en reconnaissant ses fautes a ouvert la voie à leur réparation. C’est le courage d’un peuple que de tendre la main aux victimes. Tendre la main, ce n’est pas s’humilier par je ne sais quelle repentance. C’est se grandir et être fort.» Moins d’une centaine de ces raflés ont survécu. Tous les enfants sont morts.  «Je refuse les facilités de ceux qui prétendent que Vichy n’était pas la France. Ce n’était pas tous les Français, mais c’était le gouvernement de la France. Cacher la vérité insulte notre mémoire collective. La France, en reconnaissant ses fautes a ouvert la voie à leur réparation. C’est le courage d’un peuple que de tendre la main aux victimes. Tendre la main, ce n’est pas s’humilier par je ne sais quelle repentance. C’est se grandir et être fort.» A aussi déclaré Macron qui a aussi souligné l’action humaniste exemplaire de ces Français qui ont sauvé des juifs en particulier des enfants en s’opposant à la politique du gouvernement de l’époque. «Nous songeons à tous ces justes avec fierté, cette fierté qui est devenue le ferment de notre unité nationale», affirme en parallèle le chef de l’Etat, en référence à ceux qui ont sauvé des juifs pendant la guerre. «Mais à côté des héros il y eut l’Etat français. Vichy put compter sur les ressources vives du pays pour mener sa politique de collaboration. Cette pensée que Vichy est une monstruosité née de rien est si commode. Mais c’est faux. On ne bâtit aucune fierté sur un mensonge», ajoute Emmanuel Macron.

 

Armée : silence, je suis le chef (Macron)

Armée : silence, je suis le chef (Macron)

 

 

En substance ce qu’a déclaré Emmanuel Macron qui  a rappelé avec autorité qu’il était le chef des armées et que cette dernière n’avait pas vocation à étaler ses états d’âme sur la place publique. Bref, la grande muette doit rester silencieuse. Un message particulièrement destiné au général Pierre de Villiers chef d’état-major des armées qui s’était exprimé largement dans la presse. À propos des coupes budgétaires de 201, Macron a précisé que les moyens seraient augmentés en 2018. et que de ce point de vue et tiendrait ses engagements. Les militaires savent désormais à quoi s’en tenir : le chef s’est bien Macron. « Je considère pour ma part qu’il n’est pas digne d’étaler des débats sur la place publique. J’ai pris des engagements, je suis votre chef. Les engagements que je prends devant les concitoyens, devant les armées, je sais les tenir et je n’ai à cet égard besoin de nulle pression, de nul commentaire », a-t-il lancé. En clair le président de la république a nettement réaffirmé son autorité et critiquer les revendications de nature corporatiste de l’armée. On objectera à juste titre que l’armée souffre d’une insuffisance de moyens égards aux nombreux théâtres d’opérations dans lesquelles elle est engagée. Sans doute aussi pourquoi macro a demandé et partiellement obtenu un soutien plus substantiel de l’union européenne et en particulier de l’Allemagne. Une Allemagne qui concentre tous ses efforts sur le développement de son business et laisse à la France le soin de faire le gendarme dans les zones en conflit. Observons cependant que la France a une fâcheuse tendance à s’engager de manière unilatérale dans certains conflits sans même demander l’accord ou même avisé au préalable l’union économique. Si la solidarité européenne doit être autrement réelle par contre la France devra faire un gros effort pour partager ses décisions avec les partenaires européens. En attendant le président de la république  a annoncé jeudi que le budget de la Défense de la France serait porté à 34,2 milliards d’euros en 2018 – contre 32,7 milliards cette année – dont 650 millions pour les opérations extérieures et a rejeté sèchement les critiques sur les économies exigées des armées. « Parce que c’est ce que nous vous devons, parce que c’est l’engagement que j’ai pris. En aucune façon parce que quelques commentaires se seraient élevés », a-t-il souligné. Emmanuel Macron, qui dès son élection a affirmé avec force son statut de chef des armées, a vertement répliqué aux critiques émanant depuis quelques jours des rangs militaires et adressé un rappel à l’ordre implicite au général de Villiers.   »J’aime le sens du devoir, j’aime le sens de la réserve qui a tenu nos armées là où elles sont aujourd’hui. Et ce que j’ai parfois du mal à considérer dans certains secteurs, je l’admets encore moins quand il s’agit des armées », a-t-il ajouté. Le chef de l’Etat a assuré que la trajectoire financière en cours d’élaboration permettrait de concrétiser son engagement de porter les ressources de la Défense à 2% du PIB en 2025. Dans le détail, cette mesure de régulation, prise dans le cadre de la loi de finances 2017, concerne : une réserve de précaution de 1,6 milliard d’euros, un gel des crédits de report de 2016 sur 2017 à hauteur de 715 millions (décidé en mars) et un « surgel » de 350 millions d’euros (en avril).

Taxe d’habitation : réforme en trois ans (Macron)

Taxe d’habitation : réforme en trois ans (Macron)

Après avoir entendu la grogne de la base concernant l’éventualité de reporter la réforme de la taxe d’habitation, Macron a décidé que cette réforme serait faite en trois ans et commencerait en 2018. Ce qu’il explique dans une interview à « Ouest-France » publiée ce jeudi 13 juillet. Emmanuel Macon et le premier ministre Édouard Philippe bénéficient  encore d’un très large soutien de l’opinion publique mais un soutien qui provient essentiellement de l’image de renouvellement lié au président de la république. Désormais le gouvernement entre dans le dur et on ne peut pas dire que les discours aussi bien de Macron au congrès ou de Philippe à l’Assemblée nationale aient  particulièrement convaincu (dans un sondage ils bénéficient seulement de 27 % de soutien dans l’opinion). Une opinion qui aura été un peu surprise du décalage entre la volonté mainte fois réaffirmée de réforme et la timidité des orientations dans certaines remise à plus tard. En particulier l’exonération de taxe d’habitation pour 80 % des ménages. Une orientation pourtant majeure qui viserait à soutenir le pouvoir d’achat des Français les moins favorisés. En effet en moyenne cette taxe est de l’ordre de 1000 € par an, une somme considérable pour certains qui en plus s’ajoute  aussi à une somme de même ampleur pour la taxe foncière avec de très gros écarts selon les zones. D’autres réformes concernant la fiscalité devaient aussi être reportées à plus tard. Mais Macron a brutalement changé d’avis sous la pression de l’opinion. Dans le journal Ouest-France Macron déclare que la réforme de la taxe d’habitation qui se fera « en trois ans ».    »Elle sera articulée avec les collectivités territoriales et financée par les économies que nous engageons« , a aussi précisé l’ancien ministre de l’Économie, revenant également sur d’autres mesures phares de son début de quinquennat : « La réforme de l’impôt sur la fortune et la réforme du prélèvement forfaitaire unique des revenus de l’épargne, pour arriver à un taux de 30%, seront mises en place, elles aussi, dès 2018, ce qui est un élément d’attractivité très fort ». Et de poursuivre : « Nous commencerons, dès 2018, la baisse de l’impôt sur les sociétés. Et nous basculerons la même année les cotisations sociales, salariales et patronales, maladie et chômage, vers la CSG afin de mieux rémunérer le travail. Le sens de cette stratégie est de favoriser le travail, l’innovation, les transitions. »

Renoncements fiscalité : la grogne a été entendue par Macron

Renoncements fiscalité : la grogne a été entendue par Macron

 

De toute évidence la grogne qui commençait  à monter à propos des renoncements du gouvernement vis-à-vis de ses propres orientations a été entendue par le président de la république. Le principal sujet de mécontentement concernait  l’éventualité d’un report de la suppression de la taxe d’habitation à la fin du mandat présidentiel. Or cette mesure constituait un axe fort de la campagne électorale d’Emmanuel  Macron. Côté patronal, on s’étonne aussi que les mesures de fiscalité promises soient t reportées à plus tard, c’est-à-dire au-delà du budget prévu pour 2018. Pour répondre à ces préoccupations, le président de la république a dû lâcher sur l’effectivité de la suppression de la taxe d’habitation pour 80 % de la population mais aussi sur la réforme de l’ISF qui vise à encourager les investissements dans l’économie réelle. Ces décisions ont été annoncées dimanche soir. Elles font suite aux interrogations qui étaient nées après les propos du ministre du budget qui voulait simplement se limiter à ne pas augmenter la fiscalité en 2018  et après ceux du Premier ministre qui voulait limiter la baisse de fiscalité en 2018 dans une fourchette de 7 à 8 milliards. Du coup, ces déclarations, après celle du Premier ministre à l’assemblée nationale donnaient  l’impression qu’on s’orientait dans un changement qui ne changerait pas grand chose. D’ailleurs les discours aussi bien du président de la république devant le congrès que  du Premier ministre devant l’assemblée nationale ont été accueillis avec une certaine tiédeur. L’un comme l’autre manquaient  d’ambition sur le fond et d’enthousiasme sur la forme. Pour preuve, ces discours n’ont été appréciés que par 27 % des Français. Il convenait évidemment de redresser la barre car le flou risquait d’affecter la popularité et la crédibilité du gouvernement. Cela ne simplifie pas la problématique budgétaire car il faudra notamment trouver 10 milliards supplémentaires pour compenser la suppression de la taxe d’habitation. Il faudra aussi faire face à la grogne de la multitude des collectivités locales encore peu habituées au concept de rigueur, témoin la dérive des effectifs des fonctionnaires locaux. Il faudra encore pour le gouvernement préciser  d’autres les aspects de la fiscalité en particulier concernant les entreprises. Il paraît évident que l’opinion ne pourra se satisfaire de réformettes comme précédemment et attend des mesures radicales en vue de redresser l’économie et d’améliorer la situation du chômage. Si les Français se montrent satisfaits à propos de la posture internationale d’Emmanuel  Macron, ils entendent qu’ils s’investissent tout autant sinon davantage dans la gestion du pays  , un pays  caractérisée par la dérive de ses comptes publics, le record de fiscalité, son manque de compétitivité et le cancer du chômage.

Macron : Attention aux décalages et aux reniements

Macron : Attention aux décalages et aux   reniements

Emmanuel Macon est le premier ministre Édouard Philippe bénéficient  encore d’un très large soutien de l’opinion publique mais soutien qui provient essentiellement de l’image de renouvellement lié au président de la république. Désormais le gouvernement entre dans le dur et on ne peut pas dire que les discours aussi bien de Macron au congrès ou de Philippe à l’Assemblée nationale aient  particulièrement convaincu (dans un sondage ils bénéficient seulement de 27 % de soutien dans l’opinion). Une opinion qui aura été un peu surprise du décalage entre la volonté mainte fois réaffirmée de réforme et la timidité des orientations dans certaines ont été remise à plus tard. En particulier l’exonération de taxe d’habitation pour 80 % des ménages. Une orientation pourtant majeure qui viserait à soutenir le pouvoir d’achat des Français les moins favorisés. En effet en moyenne cette taxe est de l’ordre de 1000 € par an, une somme considérable pour certains qui en plus s’ajoute  aussi à une somme de même ampleur pour la taxe foncière avec de très gros écarts selon les zones. D’autres réformes sont aussi décalées dans le temps ; décalage qu’on peut  éventuellement admettre mais pas  des renoncements. Le gouvernement doit être attentif, il bénéficie d’uen certaine bienveillance actuellement mais pas d’un soutien actif.  . En clair les Français veulent donner sa chance à Macron, ils attendent des résultats. Il   ne faudrait pas que ce changement se traduise  un maintien voire par une augmentation globale de la fiscalité.

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Climat: aller plus loin que l’Accord de Paris (Macron)

Climat aller plus loin que l’Accord de Paris (Macron)

 

 

Pour mettre  les Etats-Unis dans un embarras supplémentaire, le président de la république française en rajoute encore et déclare qu’il faut aller encore plus loin l’accord de Paris. Une manière de tenter de tordre le bras à Trump  lors de  la rencontre internationale qui se déroulera dans le cadre du G20 à Hambourg. Pas sûr cependant que ce volontarisme français soit apprécié par le président américain et le G20 pourrait bien aboutir un échec total dans le domaine du climat. À vouloir trop assurer son leadership sur cette question environnementale, la France met aussi dans l’embarras la chancelière allemande qui souhaitait un texte moins contraignant que celui proposé par la France. L’Accord de Paris sur le climat est une étape mais pas suffisante, a en effet déclaré jeudi Emmanuel Macron, souhaitant que la communauté internationale puisse aller plus loin, à quelques heures de l’ouverture du sommet du G20 à Hambourg. « L’Accord de Paris (…) est une étape mais elle n’est pas suffisante et donc nous devons, à plusieurs, continuer à avancer et à montrer, en termes de projets concrets, en termes de financement, notre capacité à aller plus loin », a dit le président français lors d’une déclaration avec le président de la Banque mondiale, Jim Yong Kim, après un entretien à l’Elysée. Il a souhaité que l’Europe s’engage, ainsi que la communauté internationale, pour pouvoir « de manière très rapide » faire en sorte que de nouvelles annonces d’engagements concrets puissent être faites. Le président de la Banque mondiale a assuré de son côté que l’institution soutenait fermement l’Accord de Paris et œuvrerait pour aller plus loin à l’avenir. Depuis l’annonce du retrait des Etats-Unis de l’accord de Paris sur le climat, les chances d’aboutir à un texte commun fort au G20 sur cette question sont quasiment nulles. Avec sa déclaration très volontariste, le président français veut sans doute isoler encore un peu plus Trump et le mettre en contradiction y compris avec une partie de sa population. Mais cette exigence française hypothèque largement le compromis éventuel qui pouvait peut-être être espéré. La présidence allemande, qui avait fait du climat une priorité du sommet, va probablement être contrainte de revoir ses ambitions à la baisse.

Sondage discours Macron et Philippe : seulement 27% des français convaincus

Sondage discours  Macron et Philippe : seulement 27% des français convaincus  

Selon un sondage Harris Interactive pour RMC et Atlantico publié mercredi 5 juillet. , le discours d’Emmanuel Macron lundi à Versailles devant les députés et sénateurs réunis en Congrès a convaincu 26% des personnes interrogées, 42% ne se disant pas convaincues et 32% ne se prononçant pas. Le discours de politique générale d’Edouard Philippe mardi devant l’Assemblée nationale a été pour sa part jugé convaincant par 27% des sondés, pas convaincant par 41%, 32% ne se prononçant pas. Parmi les mesures annoncées, les Français sont à 80% favorables à la baisse de la taxe d’habitation, 79% à la revalorisation de l’allocation adulte handicapé et du minimum vieillesse, 70% à la création de 15.000 places de prison, 62% à la modification du baccalauréat, 52% au paquet de cigarettes à 10 euros et, enfin, 49% au fait de rendre obligatoire les vaccins pour les enfants recommandés par les autorité de santé. Enfin, une majorité de 52% s’attend à ce que la politique engagée par le gouvernement entraîne une hausse des impôts, 10% s’attendant à une baisse et 38% à aucun changement. Ce sondage a été réalisé en ligne le 4 juillet auprès d’un échantillon de 978 personnes, représentatif des Français de 18 ans et plus (méthode des quotas).

Discours Macron : interminable et flou pour la presse

Discours Macron : interminable et flou pour la presse

 

La presse n’est pas tendre pour juger de la teneur du discours de Macron. D’une façon générale qui est apparu certes brillant mais  interminable, flou, truffé de banalités, lénifiant et finalement creux.  « Un prêche indigeste » (L’Humanité), « le flou et la forme » (Libération), « un discours de politique très général » (Le Figaro). Emmanuel Macron, qui a promis un « changement profond » pour répondre à « l’impatience » des Français, n’a en tout cas pas réussi à convaincre les commentateurs.  « Après la vague Macron, le Macron vague », s’amuse Laurent Joffrin dans Libération, en notant que « tout en promettant de ne pas biaiser avec le réel, Emmanuel Macron a pris la diagonale du flou ». A 20 minutes , on a surtout noté que le président avait fait d’une pierre deux coups avec son discours : fixer un cap et  régler ses comptes en ouvrant « la boîte à claques ».  « Dans un discours millimétré, gorgé de formules flirtant avec l’emphase, le président a décrit, par le menu, l’économie générale de son mandat », juge quant à lui François Ernenwein de La Croix. Le plus sévère est sans conteste L’Humanité. L’éditorialiste du journal communiste, Patrick Apel-Muller, fustige « un long prêche cauteleux, un chapelet de platitudes et un hachis de grands principes réduits à des banalités ». Le journaliste n’avait déjà pas épargné le président dans l’édito de la veille de son discours.  « À force de constater que François Hollande était incapable de prendre de la hauteur, Emmanuel Macron a visiblement décidé d’adopter l’attitude inverse », commente de son côté Paul-Henri du Lambert dans Le Figaro, quotidien qui estime que « Macron laisse à Philippe les sujets qui fâchent ».  Dans Les Echos, Cécile Cornue, apparemment sur la même longueur d’onde, précise la répartition des rôles au sein du couple exécutif : « au président les mots, les concepts ; au Premier ministre, les actes et les gestes. La tête et les tripes ». Dans la presse régionale, Pascal Conquis, des Dernières Nouvelles d’Alsace , analyse la forme d’un discours vraisemblablement difficile à écouter jusqu’à la fin. Le journaliste a trouvé le discours « trop long, par instants surjoue, bien écrit mais perclus de formules lénifiantes, moralisateur parfois et finalement creux, il s’est révélé un moment considérablement ennuyeux et même par séquences pénible ».

Discours Macron : surtout la réforme des institutions

Discours Macron : surtout la réforme des institutions

 

Pour l’essentiel Macron a surtout précisé ses orientations pour la réforme des institutions. Une réforme sans doute utile mais qui ne correspond peut-être pas aux enjeux économiques et sociaux prioritaires qu’attendent les Français. Avec  interrogations autour de la l’introduction d’une dose de proportionnelle et accélération du travail parlementaire : Emmanuel Macron s’est donné lundi un an pour réformer les institutions françaises. A la veille du discours de politique générale du Premier ministre, le chef de l’Etat s’est gardé d’annoncer des mesures économiques et sociales ou des orientations claires en matière de politique étrangère, dans une intervention d’environ 90 minutes devant le Parlement réuni en Congrès à Versailles. L’opposition a d’ailleurs dénoncé, selon les intervenants, un discours creux, flou et général. Sur l’Europe, il a seulement confirmé le lancement d’ici la fin de l’année dans tous les Etats membres de « conventions démocratiques » pour travailler à la réforme de l’Union, une proposition de campagne dont il n’a pas dit si elle avait recueilli l’assentiment de ses homologues et qui manque sérieusement de contenu. Pour le reste les propos étaient assez convenus et leur caractère trop général ne pouvait susciter ni une franche adhésion Emmanuel Macron s’est par exemple prononcé pour un Etat qui protège « les plus faibles », tout en rejetant l’assistanat et en souhaitant « désintoxiquer » l’Etat de l’interventionnisme public. « Il faut évidemment protéger les plus faibles, dans le droit du travail en particulier », a-t-il dit, avant le début de l’examen dans les prochains jours du projet de loi permettant à l’exécutif de réformer le droit du travail par ordonnances. « Mais protéger les plus faibles, ce n’est pas les transformer en mineurs incapables, en assistés permanents de l’Etat », a-t-il ajouté. « C’est de leur redonner, et à eux seuls, les moyens de peser efficacement sur leur destin. » Les réformes des institutions, qui ont constitué le coeur de son discours sans constituer une nouveauté par rapport à son programme, seront soumises au vote du Parlement. Mais le président s’est dit prêt à recourir au référendum si nécessaire. « Un Parlement moins nombreux mais renforcé dans ses moyens, c’est un Parlement où le travail devient plus fluide », a-t-il dit. « C’est pourquoi je proposerai une réduction d’un tiers du nombre de membres des trois assemblées constitutionnelles. » Il a également proposé que le Parlement soit élu avec une dose de proportionnelle non précisée, « pour que toutes les sensibilités y soient justement représentées » et de limiter le cumul dans le temps des mandats des parlementaires. Pour accélérer les travaux du Parlement, il a proposé de simplifier les navettes entre l’Assemblée et le Sénat, voire de faire voter les lois les plus simples en commission parlementaire. « Tout cela doit être sérieusement étudié. » Il a confirmé sa volonté de supprimer la Cour de justice de la République chargée de juger les ministres pour les délits commis dans le cadre de leurs fonctions et d’assurer l’indépendance des magistrats. Il a souhaité réviser le droit de pétition pour mieux prendre en compte l’expression directe des Français et proposé de faire du Conseil économique, social et environnemental (CESE) « l’instance unique de consultation » des forces vives de la nation.

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