Archive pour le Tag 'Macron'

Affaire Alstom- Le conseiller de Macron soupçonné de prise illégale d’intérêt

Affaire Alstom- Le conseiller de Macron  soupçonné de prise illégale d’intérêt

Un rebondissement attendu de l’affaire Alstom générale électrique avec la mise en cause de Hugh Bailey.  Il est clair que la nomination de l’ancien conseiller de Macron à la tête de General Electric France suscite des interrogations. Il a en effet traité le sulfureux dossier Alstom qui a permis à GE d’absorber la branche énergie du français. On soupçonne l’intéressé de prise illégale d’intérêts L’enquête, menée par l’Office central de lutte contre les infractions financières et fiscales (OCLICCF), a été ouverte la semaine dernière, à la suite d’un signalement de l’ancienne ministre de l’Ecologie Delphine Batho, a précisé la source judiciaire.

Les policiers s’intéresseraient au parcours de Hugh Bailey au sein de l’administration française entre août 2014 et septembre 2016, alors qu’il faisait partie du cabinet d’Emmanuel Macron, ministre de l’Economie et des Finances à l’époque.

Contactée par Reuters, Delphine Batho explique avoir découvert, dans le cadre de son travail, que des garanties financières avaient été accordées à General Electric au premier trimestre de l’année 2016 pour le fonctionnement d’une centrale à gaz en Irak d’un coût de quelques 70 millions d’euros. Hugh Bailey était à ce moment-là conseiller export du ministre de l’Economie et des Finances, Emmanuel Macron, a-t-elle ajouté.

Or, selon l’ancienne ministre, il aurait été recruté comme chargé des relations publiques par le conglomérat américain l’année suivante. Il n’aurait donc pas respecté le délai légal de trois ans imposé à tout fonctionnaire embauché par une entreprise avec laquelle il a conclu un contrat. Une prise illégale d’intérêt est passible de trois ans d’emprisonnement et d’une amende de 200.000 euros.

“Je l’ai signalé au parquet, on apprend aujourd’hui que le parquet ouvre une enquête préliminaire qu’il confie aux policiers spécialisés dans ce genre d’affaire”, a confié Delphine Batho. “C’est normal. En fait, c’est la moindre des choses, parce que c’est grave. Et ça illustre les stratégies de débauchage de hauts fonctionnaires, hauts conseillers de ministre, sur lesquels on peut considérer qu’ils n’ont pas respecté l’éthique de l’Etat”, a-t-elle ajouté.

General Electric a par ailleurs annoncé au printemps dernier la suppression de 1.000 emplois en France, principalement dans le Territoire de Belfort, suscitant une vague d’indignation de la part des syndicats qui estiment que GE n’a pas respecté ses engagements envers l’Etat.

En rachetant, en 2015, le pôle énergie d’Alstom pour 9,7 milliards d’euros, le conglomérat américain s’était engagé à maintenir les emplois en France pendant au moins trois ans.

Syrie: Macron parle mais ne peut rien

Syrie: Macron parle mais ne peut rien

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L’affaire de L’offensive militaire de la Turquie dans le nord-est de la Syrie contre les alliés kurdes de la coalition anti-Etat islamique laissera des traces. D’abord parce que cela signifie l’éclatement de OTAN et que le bouclier américain devient illusoire. Ensuite parce que l’Europe et la France sont complètement impuissantes.  Pour compenser cet immobilisme, Macron parle, parle. , C’est une “faute lourde” de l’Occident et de l’Otan, a estimé vendredi Emmanuel Macron, épinglant au passage la “folie” d’Ankara qui sera “complice” en cas de résurgence de l’EI.

“Je considère que ce qui s’est passé depuis plusieurs jours est une faute lourde de l’Occident et de l’Otan dans la région et cela affaiblit notre crédibilité pour trouver des partenaires sur le terrain qui se battront à nos côtés en pensant qu’ils sont protégés durablement et ça interroge aussi le fonctionnement de l’Otan”, va-t-il dit.

“Il est important de nous réunir et nous coordonner entre les trois Européens et la Turquie”, a-t-t-il ajouté. “Il faut essayer de voir où la Turquie veut aller et comment la ramener à des positions plus raisonnables qui permettent d’articuler sa sécurité intérieure avec le respect de nos agendas et la juste solidarité qu’il y a au sein de l’Otan”.

“Je ne peux que constater aujourd’hui dans la région que ceux qui sortent gagnants, par la loi du plus fort, c’est la Turquie, la Russie et l’Iran, je ne suis pas sûre que c’était l’élément stratégique le plus pertinent pour l’Europe et les Etats-Unis”, va-t-il estimé. “C’est une folie de faire ce que les Turcs sont en train de faire”. Un constat juste sans doute mais qui démontre l’impuissance totale de l’UE comme de la France. Et la nécessité de revoir sérieusement la stratégie de défense.

Retour de djihadistes : Macron pas vraiment rassurant

Retour de djihadistes : pas vraiment rassurant

 

 

Le flou et l’attentisme dominent  les propos du gouvernement depuis la décision des Etats –Unis de quitter la Syrie. C’est vrai à propos de la diplomatie française complètement inopérante et pour cause : on prend soudain conscience que la participation française aux forces de l’alliance contre les terroristes est très marginale. Sans les américains, les forces françaises n’existent pas. La France ne peut jouer aucun rôle pour empêcher la Turquie de massacrer les kurdes. « Nous n’enverrons plus d’armes à la Turquie » la seule décision prise par la France vis-à-vis de la Turquie qui évidemment sait comment s’approvisionner autrement y compris en arme française. Même embarras vis-à-vis des djihadistes qui pourraient revenir en France. 12.000 combattants djihadistes seraient détenus, dont 2.500 à 3.000 étrangers, Parmi eux quelques dizaines seulement de Français ?

-Emmanuel Macron a toutefois déclaré  qu’il n’y avait pas d’inquiétude particulière à avoir à ce sujet. “Il ne faut pas inquiéter la population française avec parfois des propos rapides”.

“Ils peuvent s’ils s’échappent décider de recombattre et dans ces cas-là, il nous faudra prendre notre responsabilité en tant que coalition internationale pour stopper toute résurgence de Daech”, a-t-il ajouté à l’issue d’un conseil des ministres franco-allemand.

“Si certains rejoignent le sol irakien (…), ils pourront être judiciarisés, ce qui est déjà le cas de plusieurs de nos ressortissants (…). Si certains voulaient rejoindre la France, ils n’ont d’autre choix que de passer par la Turquie où nous avons un protocole qui conduit les autorités turques à signaler ces personnes qui sont à chaque fois prises en charge à leur arrivée sur le sol français, emprisonnées et judiciarisées”.

“C’est un sujet que nous suivons de très près et je veux rassurer chacune et chacun : il n’est pas question de voir d’un seul coup ces combattants arriver sur le sol français comme ça par miracle». Comme si les djihadistes avaient l’habitude d’utiliser les réseaux classiques de transport ! En clair, cela signifie que le gouvernement espère que les djihadistes français seront jugés au levant. Quant aux accords conclus avec des pays en décomposition et en guerre, ils sont bien relatifs.

Les autorités kurdes ont annoncé dimanche la fuite de près de 800 proches de djihadistes étrangers de l’organisation Etat islamique (EI) du camp de déplacés d’Aïn Issa du nord de la Syrie, à proximité des combats qui opposent forces kurdes et pro-turques.

Selon les autorités françaises, entre 400 et 500 ressortissants français se trouveraient dans le Nord-Est syrien, dont une soixantaine de combattants. Un chiffre de combattants au demeurant curieux.

 

 

Enjeu du climat : Macron-Thunberg, le camelot et la prophétesse

Enjeu du climat : Macron-Thunberg, le camelot et la prophétesse

 

 

Brutalement, Macron et le gouvernement ont changé leur position par rapport à la  jeune militante Greta Thunberg qui porte la révolte de la jeunesse pour défendre l’environnement. Pourtant la France via le  gouvernement avait invité officiellement Greta Thunberg justement pour participer à une plus grande sensibilisation sur le sujet. Le changement de position est intervenu quand Greta ThunBerg a lancé une procédure contre 5 Etats mis en cause dans l’avenir de la jeunesse. Dès lors,  pour Macron et le gouvernement, (d’ailleurs comme pour tous les climato sceptiques), Greta Thunberg est devenue la prophétesse noire voire la sorcière de l’avenir. Macron s’est même désolidarisé des protestations de la jeunesse en France en lui conseillant d’aller manifester en Pologne ! Comme quoi Macron au-delà de la question de l’environnement a bien du mal à se défaire de ses appréciations méprisantes. Certes la tonalité un peu théâtrale de Greta Thunberg peut être discutée mais il s’agit d’une question de forme qui ne remet pas en cause le fond. Greta Thunberg  se contente de reprendre et de s’appuyer sur les constatations des scientifiques et notamment du GIEC ;  Elle critique surtout l’énorme écart entre le discours et la pratique. Or cela concerne y compris la France qui se voudrait bien le champion du monde de l’environnement mais qui ne respecte pas ses propres objectifs, témoins encore l’indigence du budget et de la politique du ministère de l’écologie prévue par exemple dans le budget de 2020. Si Greta Thunberg  apparaît aux yeux  de certains comme une sorte de prophétesse alors Macron, lui, occupe la posture du camelot qui vend du vent. Certes les allusions à l’environnement et au climat sont permanentes mais l’action est cruellement vide en tout cas très insuffisante. Preuve les émissions polluantes par exemple dépassent les normes définies et la France est mise en accusation par l’Europe de ce point de vue.

 

Islamisme : Macron sous –estime la situation (Xavier Bertrand) »

Islamisme : Macron sous –estime la situation (Xavier Bertrand) »

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Le président des Hauts-de-France Xavier Bertrand  accuse le locataire de l’Elysée d’avoir « perdu deux ans » dans la lutte contre l’islam politique. (Interview JDD extraits.)

 

Que pensez-vous du discours d’Emmanuel Macron après l’attaque de la préfecture de police à Paris?
C’était un discours fort, nommant clairement « l’hydre islamiste ». Mais ce sont surtout d’actes forts que nous avons besoin. Il faut mettre un coup d’arrêt à la propagation de l’islam politique. Ce qui se joue, c’est la cohésion républicaine. Sur ce sujet, nous avons tous péché par ignorance, naïveté ou lâcheté. C’est un échec collectif. Les provocations des radicaux, les intimidations et les attentats remettent en question notre mode vie. Pour tout cela, ce doit être l’affaire du président de la République.

Faut-il une « société de vigilance », comme Macron le souhaite?
Attention à ce terme. Que cela ne se traduise pas par de la méfiance à l’égard de l’ensemble de nos compatriotes musulmans. C’est à l’Etat de protéger, d’agir et d’être implacable. Il peut mobiliser la société, mais la responsabilité de l’État et de son chef ne se délègue pas et ne se partage pas.

 

La « société de la vigilance » ne désigne-t-elle pas comme suspects tous les musulmans?
On n’a pas le droit de confondre les islamistes et l’ensemble des musulmans. Je m’opposerai fermement à tout amalgame de ce type. Et rappelons aussi que la France n’est pas islamophobe. Nos ennemis, c’est l’islam politique, la radicalisation et le terrorisme. Une laïcité forte protège chacun dans l’exercice de sa liberté de conscience. Quant aux signalements auxquels fait allusion le Président, ces trois dernières années 70.000 ont été faits aux autorités pour de supposés cas de radicalisation. Quelles suites ont été données? Bien souvent le problème est là. L’islam politique est un danger majeur qui remet en question les fondements de notre société. Mais cela n’a clairement pas été la priorité d’Emmanuel Macron jusque-là, parce que ce n’est pas sa grille de lecture de la société. Nous avons perdu deux ans. L’islam politique, lui, a continué à avancer.

 

Quelle est sa « grille de lecture »?
Concernant la place de la religion dans la société, un responsable politique est plutôt libéral ou plutôt républicain. Emmanuel Macron est plutôt libéral, moi je suis fermement républicain. L’islam doit s’adapter à la France, pas le contraire. Au fond, jusqu’à cette semaine, il ne mesurait pas à quel point la situation est grave et que les intégristes ont une stratégie claire : provoquer une guerre des civilisations. On est en guerre, monsieur le Président. Alors il faut changer. N’oublions pas, aussi, de tarir la source de recrutement. Rien ne peut excuser qu’on prenne les armes contre ses compatriotes. Rien. Comme Manuel Valls, je refuse le principe d’excuse sociale. Mais dans trop de quartiers il est facile pour les radicaux de recruter. Nous devons sortir nos concitoyens de la misère et de la colère. Cela passe par le retour de l’autorité, des services publics, de l’emploi, de la République sous toutes ses formes.

 

 

La déforestation en Amazonie a doublé en un an, une catastrophe mondiale

 

 

Une véritable catastrophe mondiale en Amazonie avec d’innombrables incendies dont les fumées ont recouvert  un territoire presque aussi grand que la France. Une situation d’autant plus tragique que le président brésilien n’a pas pris des moyens à temps  d’éteindre les feux, pire qu’il se dit incapable de mettre fin à cet embrasement qui va priver la planète  d’une partie de son poumon.

La déforestation en Amazonie brésilienne a augmenté de 93% au cours des neuf premiers mois de 2019, par rapport à la même période l’an dernier. Au total, 7 853 km2 ont été déboisés, bien au-dessus des 4 075 km2 enregistrés entre janvier et septembre 2018, selon l’Institut national de recherche spatiale (INPE) qui a publié ces chiffres vendredi 11 octobre. Sur l’ensemble de l’année 2018, la déforestation avait concerné 4 947 km2. Cela pourrait atteindre 10 000 km2 en 2019.

 

Au cours du seul mois de septembre, 1 447 km2 ont été déboisés, soit une hausse de 96% par rapport à septembre de l’année dernière. En août, 1 700 km2 de forêt ont disparu. Les chiffres de la déforestation se situaient début 2019 dans la moyenne des dernières années, jusqu’à une hausse significative à partir de juin. Selon les experts, la déforestation pourrait atteindre 10 000 km2 en 2019, une première depuis 2008.

Pour les défenseurs de l’environnement et les spécialistes de l’Amazonie, cette recrudescence s’explique par la pression exercée sur la forêt par les bûcherons et éleveurs de bétail, encouragés par les prises de position du président d’extrême droite Jair Bolsonaro qui prône l’exploitation des ressources naturelles dans les aires protégées.

 

Alstom- Le conseiller de Macron soupçonné de prise illégale d’intérêt

Alstom- Le conseiller de Macron  soupçonné de prise illégale d’intérêt

Un rebondissement attendu de l’affaire Alstom générale électrique avec la mise en cause de Hugh Bailey.  Il est clair que la nomination de l’ancien conseiller de Macron à la tête de General Electric France suscite des interrogations. Il a en effet traité le sulfureux dossier Alstom qui a permis à GE d’absorber la branche énergie du français. On soupçonne l’intéressé de prise illégale d’intérêts L’enquête, menée par l’Office central de lutte contre les infractions financières et fiscales (OCLICCF), a été ouverte la semaine dernière, à la suite d’un signalement de l’ancienne ministre de l’Ecologie Delphine Batho, a précisé la source judiciaire.

Les policiers s’intéresseraient au parcours de Hugh Bailey au sein de l’administration française entre août 2014 et septembre 2016, alors qu’il faisait partie du cabinet d’Emmanuel Macron, ministre de l’Economie et des Finances à l’époque.

Contactée par Reuters, Delphine Batho explique avoir découvert, dans le cadre de son travail, que des garanties financières avaient été accordées à General Electric au premier trimestre de l’année 2016 pour le fonctionnement d’une centrale à gaz en Irak d’un coût de quelques 70 millions d’euros. Hugh Bailey était à ce moment-là conseiller export du ministre de l’Economie et des Finances, Emmanuel Macron, a-t-elle ajouté.

Or, selon l’ancienne ministre, il aurait été recruté comme chargé des relations publiques par le conglomérat américain l’année suivante. Il n’aurait donc pas respecté le délai légal de trois ans imposé à tout fonctionnaire embauché par une entreprise avec laquelle il a conclu un contrat. Une prise illégale d’intérêt est passible de trois ans d’emprisonnement et d’une amende de 200.000 euros.

“Je l’ai signalé au parquet, on apprend aujourd’hui que le parquet ouvre une enquête préliminaire qu’il confie aux policiers spécialisés dans ce genre d’affaire”, a confié Delphine Batho. “C’est normal. En fait, c’est la moindre des choses, parce que c’est grave. Et ça illustre les stratégies de débauchage de hauts fonctionnaires, hauts conseillers de ministre, sur lesquels on peut considérer qu’ils n’ont pas respecté l’éthique de l’Etat”, a-t-elle ajouté.

General Electric a par ailleurs annoncé au printemps dernier la suppression de 1.000 emplois en France, principalement dans le Territoire de Belfort, suscitant une vague d’indignation de la part des syndicats qui estiment que GE n’a pas respecté ses engagements envers l’Etat.

En rachetant, en 2015, le pôle énergie d’Alstom pour 9,7 milliards d’euros, le conglomérat américain s’était engagé à maintenir les emplois en France pendant au moins trois ans.

Rejet de Sylvie Goulard: « l’échec de l’arrogance de Macron » (Raphaël Glucksmann )

Rejet de Sylvie Goulard: «  l’échec de l’arrogance de Macron » (Raphaël Glucksmann)

C’est un rejet massif synonyme de camouflet pour Emmanuel Macron. Au lendemain du recalage de la candidature de Sylvie Goulard à la Commission européenne, retoquée par les eurodéputés à 82 voix contre 29, l’attitude du président de la République est de nouveau pointée du doigt par l’opposition et autres éditorialistes. Parmi eux, Raphaël Glucksmann, invité de BFMTV et RMC:

« C’est l’échec de l’arrogance d’Emmanuel Macron », a commenté l’euro député  Raphaël Glucksmann .

« Tous les signaux qui venaient de Bruxelles disaient la même chose: elle ne passera pas », poursuit-il. « Et c’est pas une revanche de tel ou tel groupe politique, la fronde elle part déjà des députés des pays du Nord qui sont scandalisés qu’on puise envoyer à Bruxelles une commissaire qui ne peut pas être ministre en France. »

En cause? Les deux enquêtes en cours, en France et au niveau de l’Union européenne, sur la participation de Sylvie Goulard à un système d’emploi fictif présumé pour le Modem.

« Il y a eu une fronde réelle » continue celui qui est également eurodéputé. « Ce qu’il s’est passé, c’est qu’Emmanuel Macron, qui n’a pas eu l’habitude en France qu’un parlement lui résiste, n’a pas anticipé qu’un parlement pouvait lui résister. »

 

De quoi expliquer, la réaction du chef de l’État, jeudi, après le rejet de sa candidate. Ce dernier ayant fait part d’une certaine incompréhension: « Je me suis battu pour un portefeuille, j’ai soumis trois noms. On m’a dit ‘votre nom est formidable, on le prend’ et puis on me dit finalement ‘on n’en veut plus’. Il faut qu’on m’explique. » a-t-il commenté lors d’une conférence de presse à Lyon. L’explication est pourtant simple, Macron doit abandonner sa posture méprisante de donneur de leçons.

Commission européenne: Macron ridiculisé

Commission européenne: Macron ridiculisé

 

 

Il ya encore quelques mois, Macron se voyait le nouveau leader de l’Europe et même du monde. Force est de constater qu’il a sérieusement chuté au palmarès des grands chefs d’Etat. En cause, le fait que Macron s’est attiré hostilité de Trump, de Merkel, de Poutine, de bien d’autres avec sa posture condescendante et même méprisante. En Europe,  Macron vient de recevoir un camouflet cinglant avec le refus de la candidature de Goulard comme commissaire ; Une élimination due à la conjonction de contradictions au sein des alliances politiques européennes, à l’hostilité de nombre d’Etats qui se sentent méprisés par Macron et même avec le soutien discret de l’Allemagne à cette cabale. Macron doit redescendre sur la la terre européenne, le patron dans l’UE c’est toujours l’Allemagne. (Qui en plus a récupéré la présidence de l’UE°).

La France est contrainte de réagir vite pour espérer sortir la tête de l’eau. Et tenter de rester crédible sur la scène européenne. Résultat, le chef de l’État sait qu’il va devoir ressortir de ses cartons la liste de personnalités qu’il avait dressée cet été, et proposer un nouveau nom dans les plus brefs délais.

Surtout s’il veut préserver le très large portefeuille de la commission qui a été attribuée à la France – marché unique, industrie, numérique, défense, espace, audiovisuel, culture. Comme au mois d’août dernier, les spéculations vont bon train sur celui ou celle qui réussira à décrocher l’onction présidentielle. Ici, on parle de Clément Beaune, actuel conseiller Europe à l’Élysée. Là, on imagine la secrétaire d’État aux Affaires européennes, Amélie de Montchalin. Et puis il y a aussi les ministres Bruno Le Maire (Économie) et Florence Parly (Armées), qui n’ont semble-t-il pas dit leur dernier mot. Tout comme l’ancien commissaire européen Michel Barnier, qui reste apprécié même s’il a appelé à voter LR aux européennes. Sans oublier Ségolène Royal, d’ailleurs, qui sait se rappeler, avec un certain talent, au souvenir de ceux qui auraient tendance à l’enterrer trop vite à son goût.

Enfin, pour parfaire le casting, quelques petits nouveaux se sont ajoutés à cette course de petits chevaux. On y trouve ainsi l’ancienne négociatrice de la COP21, Laurence Tubiana ; le corédacteur du programme économique d’Emmanuel Macron, Jean Pisani-Ferry ; et enfin Guillaume Klossa, le conseiller spécial de la Commission européenne chargé du marché intérieur numérique.

Face à la «crise politique» que traversent selon lui les institutions européennes, et que «nous ne devons pas laisser s’installer», le locataire de l’Élysée exige un temps de clarification pour «comprendre» ce qui coince. «Si on part sur ces bases-là, on accepte de se rendre complice de l’affaiblissement du projet européen», prévient l’un de ses proches. D’où la volonté d’Emmanuel Macron de renouveler les échanges avec l’ensemble des acteurs impliqués. Il prévoit ainsi de téléphoner ce week-end à la présidente de la Commission, Ursula von der Leyen, puis de recevoir la chancelière allemande Angela Merkel pour un dîner à l’Élysée dimanche soir. Preuve encore que le sort du commissaire français dépend surtout de l’Allemagne !

Sylvie Goulard éliminée de l’UE : Une humiliation pour Macron …et la France

Sylvie Goulard éliminée de l’UE : Une humiliation pour Macron …et la France

 

Enorme claque pour Macron et la France après le rejet de la  candidature de Goulard. En cause évidemment, le dossier trouble de l’intéressée notamment sur l’utilisation frauduleux de financement européen mais aussi un vrai règlement de compte vis-à-vis de Macron dont nombre de pays ne supporte plus l’arrogance. La candidature de Goulard a clairement été descendue par son propre camp et aussi par présidente allemande de la commission Von der Leyen.

La présidence française a pris acte sans délai de cette décision tout en déplorant que sa candidate, dont la désignation avait suscité d’emblée des réserves dans les rangs diplomatiques, ait “fait l’objet d’un jeu politique”.

Les conservateurs du Parti populaire européen (PPE), la première force politique du Parlement européen, avaient fait savoir dès la mi-journée qu’ils s’opposeraient à sa nomination au poste de commissaire au Marché intérieur, à l’industrie, au numérique, à la défense et à l’espace.

Emmanuel Macron a dit ne pas comprendre l’issue de la procédure, blâmant “ressentiment” et “petitesse” parmi les eurodéputés, et a mis en cause à demi-mot la présidente élue de la Commission européenne, l’Allemande Ursula Von Der Leyen, qu’il assure avoir mise en garde.

“J’ai proposé trois noms à la présidente Von der Leyen, qui m’a dit : ‘Moi je veux travailler avec Sylvie Goulard, je la connais, je sais ce qu’elle vaut’”, a rapporté le président lors d’une conférence de presse à l’issue de la conférence du Fonds mondial contre le sida, la tuberculose et le paludisme, à Lyon.

“J’ai dit à la présidente Von der Leyen : ‘Attention! Sylvie Goulard est une femme d’une grande probité (…) (mais) il y a des polémiques, je connais les gens qui peuvent créer des polémiques”, a poursuivi Emmanuel Macron.

“Ursula Von Der Leyen m’a dit ‘Je vais appeler les présidents des groupes parlementaires pour leurs demander. (…) Puis elle m’a rappelé et dit: ‘C’est bon, ça leur va, Mme Goulard.’”

La présidente a précisé dans un communiqué avoir rencontré les présidents des groupes PPE, S&D (Alliance progressiste des socialistes et démocrates) et Renew Europe, ainsi que le président du Parlement, “pour discuter de la situation”.

“Une procédure légale en cours dont vous estimez qu’elle ne vous permet pas d’occuper une fonction ministérielle dans votre pays ne peut vous permettre d’exercer une éminente responsabilité en Europe. C’est l’arrogante transgression de cette évidence qui a fait chuter S.Goulard”, a réagi sur Twitter l’eurodéputé Arnaud Danjean (PPE-Les Républicains).

La nouvelle Commission européenne doit entrer en fonction le 1er novembre. La tâche se complique pour sa présidente qui devait déjà composer avec le rejet des candidatures de la Roumaine Rovana Plumb et du Hongrois Laszlo Trocsanyi, invalidées en septembre pour des conflits d’intérêts présumés.

Sylvie Goulard s’était de nouveau heurtée jeudi matin à la défiance d’une partie des eurodéputés lors d’une ultime audition voulue par les élus après un premier oral, le 2 octobre, qui n’était pas parvenu à lever le scepticisme sur deux “affaires”.

L’ancienne députée européenne (2009-2017) est sous le coup de deux enquêtes – une de la justice française et une de l’Office européen de lutte anti-fraude (Olaf) – pour l’affaire des emplois présumés fictifs des eurodéputés MoDem, qui l’avait contrainte à démissionner du gouvernement français en juin 2017, après un mois d’exercice.

Les réserves des députés, qui évoquaient un possible conflit d’intérêts, concernaient en outre son travail de “consultante”, entre 2013. Bref, le résultat d’un mauvais choix de la part de la France et de nombreuses erreurs politiques de Macron.

 

 

 

 

 

Climat : Macron-Thunberg, le camelot et la prophétesse

Climat : Macron-Thunberg, le camelot et la prophétesse

 

 

Brutalement Macron et le gouvernement ont changé leur position par rapport à la  jeune militante Greta Thunberg qui porte la révolte de la jeunesse pour défendre l’environnement. Pourtant la France via le  gouvernement avait invité officiellement Greta Thunberg justement pour participer à une plus grande sensibilisation sur le sujet. Le changement de position est intervenu quand Greta d’une Berg a lancé une procédure contre 5 Etats mis en cause de l’avenir de la jeunesse. Dès lors,  pour Macron et le gouvernement, (d’ailleurs comme pour tous les climatoseptiques), Greta Thunberg est devenue la prophétesse noire voire la sorcière de l’avenir. Macron s’est même désolidarisé des protestations de la jeunesse en France en lui conseillant d’aller manifester en Pologne ! Comme quoi Macron au-delà de la question de l’environnement a bien du mal à se défaire de ses appréciations méprisantes. Certes la totalité un peu théâtrale de Greta Thunberg peut être discutée mais il s’agit d’une question de forme qui ne remet pas en cause le fond. Greta Thunberg  se contente de reprendre et de s’appuyer sur les constatations des scientifiques et notamment du GIEC. Elle critique surtout l’énorme écart entre le discours et la pratique. Or cela concerne y compris la France qui se voudrait bien le champion du monde de l’environnement mais qui ne respecte pas ses propres objectifs, témoins encore l’indigence du budget et de la politique du ministère de l’écologie prévue par exemple dans le budget de 2020. Si Greta Thunberg  apparaît aux yeux  de certains comme une sorte de prophétesse alors Macron, lui, occupe la posture du camelot qui vend du vent. Certes les allusions à l’environnement et au climat sont permanentes mais l’action est cruellement vide en tout cas très insuffisante. Preuve les émissions polluantes par exemple dépassent les normes définies et la France est mise en accusation par l’Europe de ce point de vue.

Sondage popularité Macron : en baisse

Sondage popularité Macron : en baisse

 

Pas d’effet Chirac pour Macron ; D’après le baromètre politique du Figaro Magazine, réalisé par Kantar-Onepoint la cote de confiance enregistre même un recul de 3 points. (À 29%)  Rien d’alarmant pour le moment puisqu’en parallèle l’ensemble des cotes de confiance de ses principaux opposants suit la même pente: Jean-Luc Mélenchon n’a pas convaincu du complot étatique contre lui (- 4, à 20 %), Yannick Jadot a du mal à percer (- 2, à 19 %) et Marion Maréchal recule (- 3, à 16 %), s’éloignant de sa tante Marine Le Pen (20 %). Seul Laurent Wauquiez, fidèle à sa stratégie du silence, reprend des points (+ 2, à 13 %), principalement chez les sympathisants LR (+ 7, à 35 %).

 

Macron en province : débat sur les retraites ou meeting électoral ?

Macron en province : débat sur les retraites ou meeting électoral ?

Macron recommence sa grandeur tournée, type Grand débat, pour vendre sa politique en commençant par la question des retraites. Emmanuel Macron reprend la formule du Grand débat qui lui a bien réussi non pas tellement pour son impact local mais surtout par la reprise très bienveillante des télévisions notamment des télés d’information continue. Pendant des heures, Macron comble ainsi le vide de grilles télévisées. S’il est normal que ces chaînes d’information informe des déplacements du chef de l’État et du contenu des discussions qu’il peut avoir par contre il est intolérable que les chaines  de télévision et d’info continue en particulier se mettent à disposition de Macron pendant des heures pour diffuser ses interminables discours. Il s’agit davantage de propagande électorale que de débats. Certes pour donner un sentiment démocratique des participants sont autorisés en quelques secondes à poser une question. Ce qui légitime une réponse de 5 à 15 minutes de Macron sur le sujet voire sur bien d’autres sujets qui n’ont rien à voir. Bref une parodie de débat.  La tournée électorale devrait s’étaler jusqu’à la fin de l’année.

Le gouvernement souhaite ainsi désamorcer les craintes autour du projet de réforme: système à points, fin des régimes spéciaux. Autant de sujets explosifs sur lesquels les citoyens vont pouvoir s’exprimer. Le dispositif mis en place emprunte beaucoup à celui du Grand débat, lancé au début de l’année 2019 afin de calmer le mouvement des «Gilets jaunes».

L’Élysée a indiqué que le président «prendra le temps qu’il faut» pour «échanger librement», rapporte Le Parisien . Il doit ainsi faire face à 500 citoyens originaires d’Occitanie, lecteurs du Midi Libre et préalablement inscrits.

L’Élysée envisage de réitérer ce type de rencontres et dit vouloir un débat «ancré dans les territoires», avec des déplacements dans les régions rurales en priorité. Plus globalement, un ensemble de rencontres sera organisé à l’instar de celles Grand Débat. Le calendrier de ces rencontres n’a pas encore été précisé et devrait être intégré au site Internet consacré à la consultation.

Une autre manipulation consistera à réitérer aussi la plate-forme dite participative comme dans le grand débat. Malheureusement on sait ce qu’il en est advenu avec une synthèse complètement déformée et surtout aucune prise en compte des propositions.

Pour la question des retraites, Le gouvernement ne se basera pas seulement sur cette consultation citoyenne mais poursuivra également les discussions avec les partenaires sociaux. «Ce projet de loi, nous n’allons pas le préparer seuls mais nous allons le faire en écoutant les partenaires sociaux, en écoutant les Français» ! A indiqué Édouard Philippe.

Sondage Macron : en baisse

Sondage Macron : en baisse

D’après le baromètre politique du Figaro Magazine, réalisé par Kantar-Onepoint la cote de confiance enregistre un recul de 3 points. (À 29%)  Rien d’alarmant pour le moment puisqu’en parallèle l’ensemble des cotes de confiance de ses principaux opposants suit la même pente: Jean-Luc Mélenchon n’a pas convaincu du complot étatique contre lui (- 4, à 20 %), Yannick Jadot a du mal à percer (- 2, à 19 %) et Marion Maréchal recule (- 3, à 16 %), s’éloignant de sa tante Marine Le Pen (20 %). Seul Laurent Wauquiez, fidèle à sa stratégie du silence, reprend des points (+ 2, à 13 %), principalement chez les sympathisants LR (+ 7, à 35 %).

Retraites : Macron promet des règles d’or douteuses

 Retraites : Macron promet des règles d’or douteuses

 

 

 

Macron a trouvé un nouveau concept pour faire avaler la réforme des retraites : la règle d’or. En fait une  sorte de promesse du maintien pouvoir d’achat des retraités. Une promesse qui va toutefois à l’encontre même de la réforme qui vise à un rééquilibrage financier et qui forcément en moyenne doit se traduire par une détérioration des conditions de retraites. Notons aussi que cette règle d’or pourrait ressembler à une promesse de coiffeur dans la mesure où les gouvernements français ont pris l’habitude d’engager une réforme des retraites tous les cinq ans. Macron avoue-même son incertitude en déclarant qu’il ne sait pas s’il faudra ou non augmenté les cotisations pour équilibrer le système en 2 025, début de mise en application de la réforme. Vraisemblablement, Macon essaye de prendre en compte les interrogations et même les oppositions vis-à-vis des perspectives de cette réforme.

Pour l’instant seulement environ 30 % sont favorables à cette retraite par points très ambigus. Selon,  un sondage Elabe pour BFMTV, 32% se disent favorables à la mise en place de la retraite par points envisagée par le gouvernement, ils sont 43% à se dirent opposés (dont 23% très opposés). Le pourcentage d’indécis reste élevé puisqu’ils sont 24% à se dire aujourd’hui ni pour, ni contre. La crainte  qui arrive en tête et qui est stable depuis le dernier sondage, c’est l’obligation de travailler plus longtemps. 74% des personnes interrogées citent en premier cet inconvénient de la réforme. Le deuxième point d’inquiétude concerne le montant des pensions. 68% des Français craignent qu’elles baissent avec la réforme. Mais sur ce point, ils semblent avoir un peu plus confiance puisqu’ils étaient 74% à le craindre en juillet dernier. Troisième crainte soulevée: l’obligation de faire appel à des organismes privés pour compléter la retraite pour 54% des personnes interrogées. En revanche, la suppression des régimes spéciaux de la fonction publique n’inquiète qu’une minorité d’entre elles (26%). Il y a forcément contradiction entre une règle de qui assurerait que le pouvoir d’achat des retraités ne sera pas détérioré et dans cette volonté d’un retour à l’équilibre financier du système

L’équation s’annonce complexe pour l’exécutif qui a fait du retour à l’équilibre du système des retraites une condition de mise en place de la réforme en 2025 et qui doit composer avec des comptes de l’assurance vieillesse dans le rouge.

L’âge légal de départ à la retraite, “c’est 62 ans, (il) ne bougera pas”, a répété Emmanuel Macron. “La question qui est posée c’est : est-ce qu’on va devoir cotiser un peu plus pour que le système soit équilibré en 2025 ? Je n’ai pas la réponse aujourd’hui.” La preuve même que le gouvernement est  lui-même dans le doute compte tenu de l’état de l’opinion

Macron : débat sur les retraites ou meeting électoral ?

Macron : débat sur les retraites ou meeting électoral ?

Macron recommence sa grandeur tournée, type Grand débat, pour vendre sa politique en commençant par la question des retraites. Emmanuel Macron reprend la formule du Grand débat qui lui a bien réussi non pas tellement pour son impact local mais surtout par la reprise très bienveillante des télévisions notamment des télés d’information continue. Pendant des heures, Macron comble ainsi le vide de grilles télévisées. S’il est normal que ces chaînes d’information informe des déplacements du chef de l’État et du contenu des discussions qu’il peut avoir par contre il est intolérable que les chaines  de télévision et d’info continue en particulier se mettent à disposition de Macron pendant des heures pour diffuser ses interminables discours. Il s’agit davantage de propagande électorale que de débats. Certes pour donner un sentiment démocratique des participants seront autorisés en quelques secondes à poser une question. Ce qui légitimera une réponse de 5à 15 minutes de Macron sur le sujet voire sur bien d’autres. Bref une parodie de débat.  La tournée électorale devrait s’étaler jusqu’à la fin de l’année.

Le gouvernement souhaite désamorcer les craintes autour du projet de réforme: système à points, fin des régimes spéciaux. Autant de sujets explosifs sur lesquels les citoyens vont pouvoir s’exprimer. Le dispositif mis en place emprunte beaucoup à celui du Grand débat, lancé au début de l’année 2019 afin de calmer le mouvement des «Gilets jaunes».

L’Élysée a indiqué que le président «prendra le temps qu’il faut» pour «échanger librement», rapporte Le Parisien . Il doit ainsi faire face à 500 citoyens originaires d’Occitanie, lecteurs du Midi Libre et préalablement inscrits.

L’Élysée envisage de réitérer ce type de rencontres et dit vouloir un débat «ancré dans les territoires», avec des déplacements dans les régions rurales en priorité. Plus globalement, un ensemble de rencontres sera organisé à l’instar de celles Grand Débat. Le calendrier de ces rencontres n’a pas encore été précisé et devrait être intégré au site Internet consacré à la consultation.

Une autre manipulation consistera à réitérer aussi la plate-forme dite participative comme dans le grand débat. Malheureusement on sait ce qu’il en est advenu avec une synthèse complètement déformée et surtout aucune prise en compte des propositions.

Pour la question des retraites, Le gouvernement ne se basera pas seulement sur cette consultation citoyenne mais poursuivra également les discussions avec les partenaires sociaux. «Ce projet de loi, nous n’allons pas le préparer seuls mais nous allons le faire en écoutant les partenaires sociaux, en écoutant les Français» ! A indiqué Édouard Philippe.

 

Les réformes Macron fiscalité : aucun effet sur l’économie

Les réformes Macron fiscalité : aucun effet sur l’économie

 

Pour vendre sa réforme sur la fiscalité, Macron n’avait pas manqué de souligner les conséquences bénéfiques des mesures sur la croissance et l’emploi. En allégeant ainsi le poids des impôts des plus riches, l’argent devait s’orienter vers l’investissement productif et donc soutenir l’activité. La vérité, c’est que Macron devait renvoyer l’ascenseur au plus riches de la France qui ont soutenu sa campagne (une enquête est toujours en cours sur ce sujet et sera sans doute enterrée). En outre, l’évaluation de ce genre  de dispositifs est toujours difficile à effectuer car on ne dispose pas de période de référence. Ceci étant  d’après un rapport d’un comité indépendant (une relative indépendance car les membres ne sont jamais choisis au hasard !),  la suppression de l’impôt de solidarité sur la fortune (ISF) et l’instauration d’un prélèvement forfaitaire unique (PFU) sur les revenus du capital, deux mesures décidées par Emmanuel Macron au début de son quinquennat, n’ont pour l’instant pas produit d’effet visible sur l’emploi et la croissance en France, montre un rapport publié mardi par le comité indépendant chargé de l’évaluation de ces mesures.

Ce comité d’évaluation des réformes de la fiscalité du capital a cependant constaté une forte progression des dividendes perçus par les ménages en 2018, année où ces mesures sont entrées en vigueur, et une chute du nombre de départs à l’étranger de contribuables soumis à l’ISF en 2017, année où Emmanuel Macron, candidat puis président, avait annoncé ces projets fiscaux.

Faute de recul et de données à l’égard de mesures instaurées début 2018, le comité déclare qu’il ne peut pas dès à présent fournir une évaluation complète de ces réformes, “tout simplement parce que celles-ci mettront des années à porter l’ensemble des fruits que l’on en attend”. Pour être honnête le comité d’évaluation devrait aussi préciser qu’il est possible qu’on ne voit jamais les fruits attendus saufs dans la poches des très riches.

Macron récupérateur des popularités des anciens présidents

Macron récupérateur des popularités  des anciens présidents

 

 

Il est clair que les éloges  prononcés  à l’occasion de la disparition de Chirac sont excessifs. D’une certaine manière, c’est la tradition dans ce genre d’exercice. Chirac n’aura sans doute pas été un très grand président mais c’est vrai qu’avec le temps notamment sa popularité a augmenté. Un phénomène sans doute lié à sa simplicité et au caractère très familier des relations qu’il entretenait avec des Français. Exactement le contraire de Macron qui lui s’est installé dans la posture d’un monarque républicain très au-dessus de toutes les institutions, des corps intermédiaires et des sujets. Sujets auxquels d’ailleurs il conseille  avec une condescendance très méprisante de traverser la rue pour trouver du travail. Par parenthèse, le jardinier destinataire de cette recommandation de Macron est toujours en galère avec des contrats temporaires dans la restauration. L’intéressé a bien traversé la rue mais la pauvreté du trottoir d’en face ressemble curieusement à celle où il se trouvait précédemment. Sans doute conscient du rejet qu’il provoque voir même de la haine Macron se fait en quelque sorte brocanteur récupérateur des morceaux de popularité des un et des autres. D’où cet hommage à Jacques Chirac justement soulignant les qualités que Macron ne procède pas à savoir la simplicité et la compassion.

Alors qu’Emmanuel Macron loue un Jacques Chirac qui « nous rassemblait », David Doukhan, chef du service politique d’Europe,  note que depuis son élection en 2017, « l’unité du pays a été mis à mal », avec notamment la crise des « gilets jaunes ». Or, rappelle-t-il, Jacques Chirac, « très marqué par les émeutes de mai 1968″, mais également par les grèves de 1995, « a passé ses deux mandats avec l’idée chevillée au corps de ne pas fracturer les Français ». Emmanuel Macron, lui, « réforme fort », note encore David Doukhan, et peut-être, en rendant hommage à un président rassembleur, « a-t-il envie de s’en inspirer ».

Cet avis est partagé par l’éditorialiste d’Europe 1 Michaël Darmon. Selon lui, Emmanuel Macron a tenté de « récupérer un peu de la personnalité » de Jacques Chirac, et « de récupérer un peu l’amour que les Français lui portent ». Une façon pour l’actuel locataire de l’Élysée de dire : « Je veux aussi tisser mon lien avec les Français », estime encore Michaël Darmon. En parlant d’un Jacques Chirac « que nous aimions autant qu’il nous aimait », Emmanuel Macron « place toute de suite la notion de lien affectif puissant, puisque c’est certainement ce qui lui manque ».

Dans son discours, Emmanuel Macron a multiplié les allusions à l’amour de Jacques Chirac pour les Français, y compris « les plus humbles ». « On se souvient de la phrase d’Emmanuel Macron sur ‘ceux qui ne sont rien’ et qui avait beaucoup choqué », relève David Doukhan. Plus tard, le chef de l’État a également salué le talent de l’ancien président pour « réconcilier proximité et grandeur ». Or, note encore le chef du service politique d’Europe 1, après son élection, Emmanuel Macron « a tout de suite enfilé le costume de la grandeur, mais a mis du temps à retrouver de la proximité ».

 

Prud’hommes : barème entériné par la justice de Macron

Prud’homales : barème entériné par la justice de Macron

La cour d’appel de Reims de Reims a tranché et a estimé légal au regard des textes internationaux le barème de Macron sur les indemnités prud’homales. Un barème qui en fait entraîne  nettement à la baisse les indemnités en cas de licenciement abusif. Ce barème était notamment contesté par les organisations syndicales et des conseils de prud’hommes eux-mêmes.

Depuis son introduction en septembre 2017, le barème, qui plafonne les indemnités auxquelles le salarié peut prétendre en cas de licenciement sans cause réelle et sérieuse, a été contesté par plus d’une dizaine de conseils des prud’hommes.

Ces derniers estiment que le dispositif ne permet pas au salarié d’obtenir le versement d’une indemnité “adéquate” ou tout autre réparation “appropriée” au regard du préjudice subi, tels que le réclament la Convention 158 de l’Organisation internationale du travail (OIT) et la Charte sociale européenne. Le plus surprenant dans cette affaire c’est que ce dossier social soit tranché par une justice qui n’a pas forcément une grande compétence en la matière. En outre il paraît particulièrement étonnant que la Cour de cassation qui doit juger sur la forme se soit cette fois prononcée sur le fond en soutenant le barème. Ce ne serait pas la première fois que la justice indépendante se plie aux désirs des gouvernements. Pour preuve tout les dossiers politico-financiers qui traînent  pendant des années voir des dizaines d’années et dont beaucoup sont enterrés. Ou alors on les ressort 20 ans après comme l’affaire Balladur d’une part parce que l’intéressé politiquement ne représente plus rien et que d’autre part devant la très spéciale cour de justice de la république il ne craint pas grand-chose. Pas étonnant donc que qu’une cour d’appel de province en l’occurrence à Reims ait  suivi la vie de la Cour de cassation et du gouvernement.

Le barème “en sa version applicable au litige, n’est pas contraire, en lui-même, aux articles 4, 9 et 10 de la Convention de (l’Organisation internationale du travail), 24 de la Charte sociale européenne révisée”, “à la Convention de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales” ou encore à “la Charte des droits fondamentaux de l’Union”, peut-on lire dans trois jugements rendus par la cour d’appel de Reims.

 

La cour, qui a estimé dans ces trois dossiers que les licenciements étaient bien sans cause réelle et sérieuse, a ainsi plafonné les indemnités auxquelles les salariés avaient droit. Selon le barème, ces indemnités peuvent aller d’un mois de salaire pour une ancienneté d’un an, à 20 mois de salaire pour une ancienneté de 29 ans et plus.

Il s’agit des premières décisions rendues à ce stade du processus juridique. La cour d’appel de Paris, qui devait également se prononcer ce mercredi, a reporté son jugement au 30 octobre. Encore une fois la justice n’est pas dans un champ de compétence connue et les questions sociales comme les indemnités de licenciement doivent résulter d’une politique discutée entre les partenaires sociaux. La judiciarisation des champs économiques, sociaux et sociétaux n’est pas nécessairement la preuve d’une grande modernité démocratique

Une plainte contre Macron et 4 autres pays

Une plainte contre Macron et 4 autres pays

 

Une plainte a été déposée par des jeunes dont Greta Thunberg, contre la France, l’Allemagne, l’Argentine, le Brésil et la Turquie. Elle s’inscrit dans le cadre d’un « protocole optionnel » méconnu de la convention: il autorise depuis 2014 des enfants à porter plainte devant le comité des droits de l’enfant de l’ONU, s’ils estiment que leurs droits sont bafoués.

Bien que les dirigeants du monde aient signé cette convention il y a 30 ans, par laquelle ils s’engagent à protéger la santé et les droits des enfants, « ils n’ont pas tenu leurs engagements », a déclaré l’égérie suédoise du climat, en marge du sommet sur le climat de l’ONU lors duquel elle a à nouveau dénoncé l’inaction des dirigeants face à l’urgence climatique.

 

Les cinq pays visés par la plainte font partie de ces 44 Etats, figurent parmi les grands pollueurs de la planète et sont influents au sein du club des pays riches du G20. Ce qui leur a valu d’être épinglés, plutôt que les Etats-Unis, la Chine ou l’Inde, plus gros émetteurs au monde, qui, eux, n’ont pas ratifié ce protocole. De vieux pays industriels comme la France et l’Allemagne sont responsables d’une large part historique des émissions, même si, aujourd’hui, ils ne sont pas les plus gros émetteurs de gaz à effet de serre, a fait valoir le cabinet Hausfeld.

 

Macron, leader climatique au bilan négatif

Macron, leader climatique au bilan négatif

Le problème de Macron sait qu’il a bien du mal à être crédible pour incarner le  défenseur mondial de l’environnement. En effet, si ses discours sont toujours aussi tonitruants par contre sa pratique est particulièrement décevante (on le voit actuellement concernant le débat des emballages qui semblent privilégier le recyclage au lieu de leur suppression ou de leur consignation). Macron peut être ambitieux en 2050, date à laquelle il n’exercera sans doute plus de responsabilités. Mais on l’attend surtout depuis 2017 car  il n’a jamais été capable d’envisager un plan climat à la hauteur des les enjeux. Pour preuve, les résultats en matière d’émissions polluantes sont très en dessous des objectifs s. Le seul argument positif qu’utilise Macron,  c’est la performance des centrales nucléaires vis-à-vis du CO2. Un programme décidé bien avant lui. Ce que pratique Macron,  c’est une sorte de fuite en avant. On aimerait en effet que la neutralité carbone visée en 2050 s’appuie sur des résultats actuels concluants. Cela supposerait notamment de mettre en œuvre une politique des transports un peu plus cohérente et favorisant davantage d’une part les transports collectifs, d’autre part l’usage davantage mutualisé des automobiles. Au cours de son intervention, le président français a pourtant essayé d’apparaître comme le chef de file de la défense de l’environnement, appelant, par exemple, tous les pays à « aller vers la neutralité carbone en 2050″, comme l’ont annoncé le Chili et le Japon. Selon lui, l’Europe « doit faire plus » sur ce sujet et « prendre des décisions très claires dès 2020″. Il s’est aussi félicité de la récente ratification de l’accord de Paris par la Russie.

Mais ce costume de leader mondial sur la question climatique qu’endosse Emmanuel Macron n’est pas vraiment du goût des ONG. Clément Sénéchal, porte-parole de Greenpeace France, affirme ce lundi sur notre plateau que, par rapport à tout ce qu’a évoqué le président français pendant son discours, « la France est en contradiction avec ces belles paroles au niveau domestique ».

Il prend l’exemple de la volonté du chef d’Etat d’avoir un agenda commercial compatible avec l’accord de Paris, à savoir réduire les négociations commerciales avec les pays qui ne le respecterait pas. Pour Clément Sénéchal, la signature du CETA, le traité de libre-échange conclu entre l’Union européenne et le Canada, a été faite « sans garde-fou climatique ». Or, il s’agit selon lui d’un pays « qui ne respecte pas ses objectifs climatiques et qui n’est donc pas dans les clous de l’accord de Paris ».

« Emmanuel Macron a parlé de rehausser les objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre d’ici à 2030 pour atteindre 55%. Or, on vient de voter une loi en France qui entérine une réduction d’au moins 40% en 2030, donc on défend le statu quo. On s’était pourtant engagés à rehausser ces engagements avant la mise en œuvre de l’accord de Paris, qui interviendra l’année prochaine », a également dénoncé le porte-parole de Greenpeace. Ce dernier fait référence au projet de loi relatif à l’énergie et au climat, adopté en juin dernier par l’Assemblée nationale, et examiné cette semaine au Sénat. Le texte prévoit ainsi une baisse de 40% de la consommation d’énergies fossiles d’ici à 2030.

 

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