Fed : politique moins accommodante et relèvement des taux

Fed : politique moins accommodante et relèvement des taux

 

 

Relèvement d’un quart de point de la fourchette du taux d’intervention (taux des Fed funds), ainsi portée à 1,00%-1,25%, et réduction très progressive des emprunts et créances. Un politique faiblement assez prudente qui tient sans doute compte des incertitudes internationales et d’une croissance américaine encore assez modeste. Comme en Europe.  La Fed n’a pas dit à quelle date elle lancerait la réduction de son bilan. « Nous pourrions mettre cela en oeuvre relativement tôt », s’est contentée de dire la présidente Janet Yellen, lors de la conférence de presse qui a suivi la réunion de deux jours du Comité de politique monétaire (FOMC). Pour l’instant, la Fed réinvestit l’intégralité des titres qu’elle détient arrivant à échéance, ce qui revient à laisser inchangé son bilan, qui atteint un montant record de 4.500 milliards de dollars (4.000 milliards d’euros). La banque centrale explique que le montant des titres non réinvestis sera dans un premier temps de six milliards de dollars par mois pour les Treasuries et qu’il augmentera ensuite par paliers de six milliards tous les trois mois pendant 12 mois jusqu’à atteindre 30 milliards de dollars mensuels. Pour les autres formes de dette publique et pour les MBS, la réduction des réinvestissements sera de quatre milliards de dollars par mois au début, augmentant par paliers trimestriels de quatre milliards pour atteindre 20 milliards de dollars par mois. « Le plan de réduction du bilan est tellement doux et mécanique qu’il ne devrait pas poser problème au marché des Treasuries à long terme et à celui des MBS », a estimé Brian Jacobsen, responsable de la stratégie de portefeuille de Wells Fargo Funds Management. « Elle (la Fed) a frappé un grand coup avec le QE et maintenant elle se retire sur la pointe des pieds, pratiquement sans se faire remarquer ». La Fed a également publié ses dernières prévisions économiques trimestrielles: elle table sur une croissance de 2,2% en 2017, soit un peu plus que sa projection de mars, mais elle a revu en baisse sa prévision d’inflation à 1,7%, alors qu’elle anticipait jusqu’à présent 1,9%. Le tassement de l’inflation au cours des deux derniers mois préoccupe certains responsables de l’institut d’émission qui estiment que le calendrier du resserrement monétaire pourrait en être affecté s’il persistait. Les prix de détail ont accusé une baisse inattendue en mai et l’inflation sous-jacente est restée à peine positive, suivant les données publiées mercredi par le département du Travail. La banque centrale a un objectif d’inflation de 2% et son indicateur privilégié de la hausse des prix est actuellement à 1,5%. La banque centrale anticipe un taux de chômage de 4,3% cette année et de 4,2% en 2018, ce qui sous-entend qu’elle s’attend à ce que le marché du travail soit encore plus tendu l’an prochain.

Taubira et Hidalgo au secours de Najat Vallaud-Belkacem… pour l’enfoncer ?

Taubira et Hidalgo au secours de Najat Vallaud-Belkacem… pour l’enfoncer ?

 

La gauche voudrait enfoncer Najat Vallaud-Belkacem qu’elle ne s’y prendrait pas autrement. Taubira et Hidalgo sont venues soutenir en effet l’ancienne ministre de l’éducation, un soutien qui ressemble à celui d’un pendu tellement ces deux femmes  de gauche symbolisent  la ringardise des bobos gauchos du PS.  Face au candidat de La République en marche, Bruno Bonnell. Najat Vallaud-Belkacem, la pretresse du pédagogisme laisse l’éducation nationale dans un état encore plus pitoyable que précédemment. Les chiffres sont toujours accablants surtout dans le primaire avec 20 à 30% des élèves qui ne maîtrisent pas les fondamentaux mais qui auront appris à faire de la pâte à modeler dans le cadre des travaux périscolaires surtout dans les zones rurales où les TAP ressemble à des garderies. Dans un village du Maine et Loire, le site municipal informait récemment que les enfants avaient réalisé des maracas en collant deux pots de yaourt. De quoi évidemment ouvrir leur esprit à l’art musical !  Il faut noter la pauvreté de l’argumentaire de Taubira « l’enjeu démocratique colossal pour éviter la concentration des pouvoirs de cette élection », l’angle d’attaque de Najat Vallaud-Belkacem qui a mis en garde contre une majorité trop écrasante pour LREM. Un argumentaire de perdants. La candidate du PS, l’une des rares à avoir réussi à passer la barre du premier tour, se présente comme « l’unique candidate de gauche » et a salué le soutien reçu de la candidate écologiste ainsi que celui du candidat communiste au niveau national. De quoi sans doute l’enfoncer encore uen peu plus.  Elle a vivement regretté en revanche, la position du candidat de la France Insoumise, Laurent Legendre, qui refuse de prendre parti pour l’un des deux candidats restants. Croyant à ses chances de victoire, elle promet une opposition de gauche « constructive et exigeante », contrairement, selon elle, à son adversaire, « qui sera peut-être le 450e député d’En Marche et votera comme un robot». Mais mieux vaut un robot qu’un bobo hors sol  à l’intelligence molle.  « Je n’ai aucune intention d’être un godillot, mais au contraire d’être solidaire dans la transformation de la France », rétorque pourtant Bruno Bonnell, qui entrepreneur qui aborde le second tour en favori en sillonnant les rues et les quartiers de Villeurbanne au volant de sa BrunoMobile, un utilitaire habillé aux couleurs du parti macroniste.  Le 11 juin, le candidat de la République En Marche, l’entrepreneur Bruno Bonnell qui réalise ses premiers pas en politique, est arrivé en tête avec 36,69%. Najat Vallaud-Belkacem a rassemblé 16,54% pour le parti socialiste et Laurent Legendre 14,7% pour la France Insoumise.

La loi de moralisation : de l’agitation médiatique

La loi de moralisation : de l’agitation médiatique

 

D’une certaine manière la loi de moralisation de la vie publique ne mange pas de pain. Certaines dispositions sont par ailleurs pertinentes comme celle de la suppression de la justice d’exception que constitue la cour de justice de la république. Pour le reste,  la loi ne parviendra certainement pas à une seule à empêcher les conflits d’intérêts et les petits arrangements familiaux type Fillon. Il suffira d’ailleurs de faire embaucher un membre de sa famille par un collègue. Dès ce point de vue,  on ne peut évidemment réaliser la moralisation politique par la loi. Il s’agit essentiellement d’une question de conviction et de pratique. Bon nombre d’élus en se présentant ne cherche qu’à trouver un job et sont dépourvus de conscience collective ou de pratiques sociales. Le mode même de désignation des candidats mérite sans doute réflexion et remise en cause. Aujourd’hui deux modes de désignation prévalent, soit la désignation par les appareils, soit l’auto désignation éventuellement sur CV. On a vu ce que donnait la désignation par les appareils lors  des primaires : une véritable catastrophe tant pour le parti socialiste que pour les Républicains. L’auto désignation elle pose le problème des compétences mais aussi des convictions citoyennes. De ce point de vue la démocratie est sans doute encore à l’ère Néandertalienne. Bayrou voudra sans doute faire le maximum de bruit avec sa loi de moralisation qui pourtant ne soulèvera guère d’opposition ni dans l’opinion, ni chez les élus. Quant au débat public que souhaite Bayrou c’est évidemment de l’agitation médiatique car on ne retiendra rien des éventuelles contributions. Surtout de la principale qui consisterait à diviser par 5 le nombre d’élus à tous les niveaux. Les Etats-Unis comptent seulement 535 Congressmen. A la Chambre des représentants, on trouve 435 représentants et au Sénat, 100 sénateurs. En France, entre l’Assemblée nationale et le Sénat, on arrive à 925 parlementaires, soit 1,7 fois plus qu’aux Etats-Unis. On objectera qu’il s’agit aux États-Unis d’un État fédéral avec des structures politiques dans chaque État. Mais d’une certaine manière ceci vaut aussi en France avec les compétences en moins des régions.  Le gouvernement a annoncé mercredi son intention de lancer une consultation publique auprès des Français sur la loi de moralisation de la vie publique, premier texte emblématique du quinquennat d’Emmanuel Macron. Le ministre de la Justice, François Bayrou, a présenté dans un climat troublé par une série d’enquêtes judiciaires deux projets de loi, l’un organique, l’autre ordinaire, qui seront soumis fin juin au Sénat et à l’Assemblée nationale. « La décision a été prise ce matin qu’en parallèle du process législatif, peut-être même pour éclairer le process législatif, va être mise en place une consultation publique pour entendre les remarques des Français », a aussi dit Christophe Castaner. L’idée est d’ »avoir des contributions qui remontent de nos concitoyens sur ce sujet-là et qui permettront, je n’en doute pas, d’éclairer aussi la réflexion, les amendements, les discussions qui seront conduites par les parlementaires », a-t-il ajouté, lors du compte rendu du conseil des ministres. La présentation de ce projet a priori consensuel a cependant été troublée par les soupçons d’emplois fictifs concernant des assistants parlementaires d’eurodéputés du MoDem, parti présidé par François Bayrou, et par des tensions avec la presse.

Macron devra se séparer des vieux crocodiles de la politique

Macron devra se séparer des vieux crocodiles de la politique

Publié le 10 juin, 2017

Après l’affaire Ferrand, et la nouvelle affaire concernant le MoDem de François Bayrou il sera sans doute nécessaire que Macron fasse rapidement le ménage chez les vieux crocodiles de la politique qui lui ont apporté son soutien. On comprend qu’il ne puisse le faire immédiatement car nous sommes en pleine campagne électorale. Cependant,  il devra le faire prochainement afin d’éviter que la gangrène politique garde ne gagne le mouvement « en marche ». Macon s’il veut être crédible doit se débarrasser des vieilles combines des anciens partis et des vieux politicards. Il ne manque sans doute pas de nouveaux élus de talent pour les remplacer Pour l’instant ces affaires n’affectent pas l’audience de Macron et de ses candidats toutefois les difficiles réalités du pouvoir vont contraindre le nouveau président à mettre en œuvre concrètement les principes théoriques qu’il défend. En attendant le  parquet de Paris a ouvert vendredi une enquête préliminaire afin de faire la lumière sur les soupçons d’emplois fictifs du MoDem au Parlement européen, potentiellement nocifs pour le gouvernement à deux jours du premier tour des législatives. Cette enquête pour abus de confiance et recel a été lancée à la suite, notamment, du signalement mercredi d’un ex-salarié du parti centriste, qui dit avoir été en partie payé en 2010-2011 par des fonds normalement alloués au travail parlementaire, précise le parquet dans un communiqué. Ces soupçons visent une formation alliée au chef de l’Etat, Emmanuel Macron, et représentée au gouvernement par François Bayrou (Justice) et Marielle de Sarnez (Affaires européennes). Un troisième ministre, Sylvie Goulard (Défense), avait été élue au Parlement européen sous la bannière du MoDem en 2009 et réélue sous l’étiquette UDI-MoDem en 2014. Le Premier ministre, Edouard Philippe, a estimé sur Europe 1 que la position de François Bayrou, qui s’est érigé en avocat de la moralisation de la vie politique et prépare une loi en ce sens, n’était pas « fragilisée ». Le MoDem s’est pour sa part défendu en affirmant dans un communiqué publié jeudi avoir « respecté toutes les règles et toutes les obligations d’un employeur ». Son porte-parole, Yann Wehrling, qui accuse un membre de l’équipe municipale de Paris d’être l’auteur du signalement de mercredi au Parquet de Paris, y voit pour sa part une manoeuvre « cousue de fil blanc », au moment où des candidats du MoDem aux législatives « menacent des députés sortants socialistes ». L’affaire a démarré par une dénonciation, en mars, de Sophie Montel, eurodéputée du Front national, parti lui-même soupçonné d’avoir mis sur pied un système de rémunération frauduleuse de ses salariés avec de l’argent du Parlement européen.

Bayrou, l’ingérable

Bayrou, l’ingérable

 

On peut sans doute d’ores pronostiquer que Bayrou quittera le  gouvernement avant la fin de la mandature de Macron. En cause, la personnalité de l’intéressé trop indépendant pour se fondre dans un collectif fut-il  gouvernemental. Bayrou ne veut de personnes pas même de son propre parti où il a fait régulièrement le ménage pour ne pas être encombré d’opposants ou de personnalités trop fortes. Bayrou a toujours cru dans son destin de futur présidentiable, malheureusement les vents ont  contrariée cette vocation. L’appui qu’il a apporté à Macron a joué jouer un rôle très important mais du coup Bayrou se  considère comme le mentor nouveau présidant e de la république et veut jouir d’un statut à part dans le gouvernement. L’ennui c’est que lui aussi a  la main dans le sac des turpitudes de financement des partis. L’ennui, c’est qu’il réagit sur cette affaire en oubliant qu’il est aussi le Garde des Sceaux donc garant de l’indépendance de la justice. L’ennui c’est que Bayrou se console difficilement de ne pas avoir été choisi comme Premier ministre et qu’il n’entend pas se soumettre à l’autorité de ce dernier. Bref Bayrou se révélera rapidement ingérable et devra être évincé du gouvernement. En attendant cette séquence le gouvernement fait le dos rond en donnant  l’impression d’une pacification des rapports entre Édouard Philippe et François Bayrou. Le Gouvernement s’est efforcé mercredi de clore la polémique soulevée par le recadrage du ministre de la Justice François Bayrou par le Premier ministre Edouard Philippe, en assurant que la situation était « pacifiée » et semblant exclure tout « lâchage » du garde des Sceaux après les élections législatives. Signe de cette volonté de tourner la page de ce premier couac gouvernemental, les deux hommes ont échangé une longue poignée de mains devant les journalistes, à l’issue d’un conseil des ministres de plus de trois heures, un record. « Aujourd’hui la situation est à mon sens totalement pacifiée, il n’y a pas de tensions particulières à l’heure qu’il est », a déclaré le porte-parole du gouvernement Christophe Castaner lors du compte rendu du conseil des ministres. François Bayrou ferait bien cependant d’en rabattre un peu quant à son influence vis-à-vis de Macon car elle  se tarit face à l’hégémonie de La République en Marche, qui devrait disposer de la majorité absolue à l’Assemblée dimanche sans l’appoint du MoDem, si l’on en croit les projections en sièges des instituts de sondage.

Crise du lait : toujours le prix

Crise du lait : toujours le prix

 

 

De nouvelles manifestations ont été organisées par les producteurs de lait notamment dans l’ouest. En cause des prix réels très inférieurs aux coûts de production des prix qui devraient tourner autour de 340 € pour 1000 l quand ils sont payés autour de 300  soit 30 centimes le litre quand la grande distribution vend le litre autour de 1 euro en moyenne et après écrémage. « Cela fait deux ans que nous sommes en crise. Aujourd’hui les laiteries font de la marge et ne redistribuent pas aux producteurs, on vient demander des explications », a déclaré à Reuters Régis Louazon, producteur d’Ille et Vilaine, venu avec une quarantaine d’autres éleveurs bloquer le site industriel de la coopérative Agrial, à Cesson-Sévigné, près de Rennes. Alors que le prix du beurre est en très forte hausse, les éleveurs, qui vendent en moyenne les mille litre de lait entre 300 et 310 euros, réclament une revalorisation de 20 à 30 euros afin de couvrir leurs prix de revient et de dégager une rémunération minimale. Le ministre de l’Agriculture, Jacques Mézard, a défendu mardi la « légitimité » de la demande des éleveurs lors d’une rencontre avec la Fédération Nationale des Producteurs de Lait, selon un communiqué publié par son ministère. « Le ministre va faire appel au médiateur des relations agricoles pour prendre contact avec chacune des enseignes de la grande distribution pour les inciter à tenir compte de l’évolution de la conjoncture dans les négociations en cours », peut-on lire dans ce communiqué. Selon les représentants de la FDSEA, plusieurs facteurs sont invoqués par les transformateurs pour justifier l’absence de répercussion du prix du beurre sur celui du lait. « Le lait est un produit qui se divise principalement en matière grasse et en matière protéique que l’on retrouve sous forme de poudre de lait et les industriels mettent en avant les difficultés sur ce marché pour justifier le maintien de prix bas », déplore Frédéric David, président de la section lait de la FDSEA d’Ille et Vilaine. Autre argument avancé par les coopératives : la nécessaire consolidation de leurs résultats, qui ont été affectés par la crise du secteur laitier en 2016. « Nous sommes également confrontés au refus de la grande distribution de renégocier des contrats qui ont été conclus en début d’année », souligne Frédéric David, qui réclame également des incitations à produire un lait plus riche en matière grasse pour répondre à la demande.

Jeunes diplômés : l’emploi s’améliore

Jeunes diplômés : l’emploi s’améliore

 

Les jeunes diplômés des grandes écoles (de commerce ou d’ingénieurs) connaissent de moins en moins la crise, à en croire l’enquête publiée ce mardi 13 juin par la Conférence des grandes écoles. Tous les indicateurs sont à nouveau au vert, après un creux atteint il y a trois ans. « Ce sont les meilleurs résultats depuis la crise financière », s’est félicité Peter Todd, directeur général d’HEC. Seuls 11,6% des diplômés de 2016 cherchaient encore un emploi début 2017, un taux en recul de trois points en un an, et de 5 points en deux ans. Inversement, 86,5% disposaient d’un emploi ou d’un volontariat, un pourcentage en hausse de 3,4 points en un an, et de six points en deux ans. La précarité recule aussi: parmi ceux qui ont un emploi, 79,1% sont en CDI, une proportion en hausse de 2 points en un an, et de 5,3 points en deux ans.

Brexit : départ d’Airbus de Grande-Bretagne ?

Brexit : départ d’Airbus de Grande-Bretagne

Fabrice Brégier, directeur général délégué d’Airbus fixe des conditions au maintien des activités de production en Grande –Bretagne. Il, a déclaré que l’accord qui sortira de ces négociations devrait permettre aux employés de l’avionneur européen, en provenance du monde entier, d’entrer facilement en Grande-Bretagne, devrait garantir l’absence de droits de douane sur les composants des avions et devrait garantir le maintien de certaines normes réglementaires. Sinon, la Grande-Bretagne prendrait le risque de voir Airbus délocaliser sa production à l’avenir, a-t-il dit. « Pour les nouvelles productions, il est très facile d’avoir une nouvelle usine quelque part dans le monde. Nous aurions plein de propositions », a déclaré le directeur général délégué d’Airbus, cité par le Sunday Times. « Nous voulons rester en Grande-Bretagne, pourvu que les conditions pour travailler dans une organisation intégrée soient remplies », a-t-il ajouté. Airbus emploie plus de 10.000 personnes sur deux sites en Grande-Bretagne.

 

Croissance Chine: stable

Croissance Chine: stable

 

La production industrielle chinoise a augmenté de 6,5% le mois dernier, soit au même rythme qu’en avril, a annoncé ce mercredi le Bureau national des statistiques (BNS), tandis que l’investissement en capital fixe poursuivait sa décélération, avec une hausse de seulement 8,6% sur les cinq premiers mois de l’année. Les ventes de détail, thermomètre de la consommation des ménages, ont augmenté de leur côté de 10,7% en mai, comme en avril également. . C’est résultat de la réorientation de l’économie chinoise aussi de la croissance mondiale un peu faiblarde. . La Chine, moteur important de l’économie mondiale, a enregistré l’an passé une performance de 6,9%, au plus bas depuis un quart de siècle. Pékin, qui visait en 2015 une croissance « d’environ 7% », tente de rééquilibrer l’économie chinoise vers la consommation intérieure, l’innovation et les services, en diminuant la dépendance à l’égard des exportations et des investissements, mais la transition s’avère difficile, et le ralentissement de la croissance inquiète les investisseurs. La croissance de la Chine se tassera encore en 2017 avec un objectif autour de 6,5 %.   « Tous les indicateurs traduisent le même message: l’économie dans son ensemble a ralenti de façon significative», observait lundi Larry Hu, analyste de Macquarie Securities, cité par l’agence Bloomberg. Mais étant donné que la croissance du PIB se maintient peu ou prou dans la ligne de l’objectif visé par Pékin, « le gouvernement continuera au deuxième trimestre de donner la priorité à la réduction des risques financiers », insiste M. Hu. De fait, les autorités ont nettement durci le ton contre la « finance de l’ombre », ensemble des instruments de crédits non régulés (prêts entre banques, particuliers et gouvernements locaux), qui prolifèrent hors du secteur bancaire et alimentent une dette nationale déjà colossale. Les ventes de détail en Chine, baromètre de la consommation des ménages et de la santé du secteur des services, résistent mieux avec une hausse de 10,7% sur un an en avril et mai, selon le BNS, en léger ralentissement par rapport à mars (+10,9%) mais en ligne avec les attentes du marché.

Machines à la place des hommes d’ici 50 ans ?

Machines à la place des hommes d’ici 50 ans ?

 

 

La robotisation serait susceptible de remplacer l’homme d’ici une cinquantaine d’années d’après une  récente étude, dirigée par Katja Grace du Future of Humanity Institute à Oxford. Près 350 experts de l’intelligence artificielle (IA) ont été interrogés sur le temps qu’il faudrait, selon eux, aux machines pour maîtriser des postes et des tâches actuellement attribués à des humains. Selon leurs estimations, les intelligences artificielles pourront surpasser les humains dans certains domaines dès la prochaine décennie.  Les traducteurs de langues doivent ainsi se tenir prêts pour 2024, les conducteurs de camion pour 2027. Les journalistes et chercheurs peuvent aussi enclencher le compte à rebours: la pleine capacité artificielle à écrire un essai de qualité est prévue pour 2026. Les vendeurs tiendront pour leur part jusqu’à 2030. Tous domaines confondus, il faudra selon les chercheurs se préparer pour 2061, où les intelligences artificielles ont une chance sur deux de pouvoir surpasser les humains pour à peu près n’importe quelle tâche. Reste à savoir quel crédit on peut apporter à ce type d’étude d’organismes de recherche dont l’objet est de travailler sur l’intelligence artificielle et qui cherche à montrer l’importance de leur domaine pour obtenir des crédits publics et des parts de marché. D’autres études aux méthodologies tout aussi discutables montrent que ce sont 10 % des emplois qui pourraient  être impactés d’ici 10 à 20 ans. La vérité c’est qu’on ne sait pas quelles seront les conséquences du développement de l’intelligence artificielle. Un seul exemple l’étude indique que les conducteurs de camions pourraient disparaître à partir de 2027 mais encore faudrait-il tenir compte des autres emplois logistiques qui se sont largement développés du fait de la complexification de la gestion des flux. (Sans parler des difficultés que représente le camion sans chauffeur, comme la voiture d’ailleurs).  Une étude donc intéressante mais sans doute très approximative et qui néglige les emplois actuels ou nouveaux à fort contenu humain.

 

 

«Banque de la démocratie» : encore une usine à gaz pour les seuls politiques !

«Banque de la démocratie» : encore une  usine à gaz pour les seuls politiques  !

 

 

 

En apparence une bonne mesure pour faciliter le financement des partis et surtout dans une plus grande transparence. Reste que la création d’une banque spécifique pour les partis politiques peut susciter des interrogations. En effet la vie démocratique ne se réduit pas au fonctionnement des partis et nombre d’associations ou d’organisations justifieraient aussi d’un mode de financement spécifique d’autant que le dirigeant de ces associations et de ses organisations sont souvent des bénévoles qui souvent mettent eux-mêmes la main à la poche. On compte plus d’un million d’associations en France qui agissent  dans tous les champs : économiques, sociaux sportifs et plus généralement sociétaux. Ces associations emploient aussi près de 2 millions de personnes. Le besoin de financement de certaines de ces associations est sans doute autrement plus urgent que celui des partis politiques. Dans le cadre de la loi de moralisation de la vie publique, présentée ce mercredi en conseil des ministres, le garde des Sceaux a donc proposé la création d’une «banque de la démocratie», qui aurait pour mission de «financer la vie publique» et de permettre aux «formations politiques habilitées» d’exercer leur mission. La banque, adossée à la Caisse des dépôts et consignations, financerait donc le fonctionnement des partis et les campagnes électorales. L’objectif est de permettre «aux partis politiques de se soustraire aux intérêts particuliers, (…) de manière à ce que l’indépendance des formations politiques soit garantie». Pour l’instant, pas de précision technique, mais les montants des prêts consentis pourraient dépendre des sondages: si «les intentions de vote» en faveur d’un parti suffisent, «le prêt va de soi» a ainsi déclaré François Bayrou.  Les partis politiques se financent historiquement par les cotisations de leurs adhérents et des dons de personnes physiques, jusqu’à 7500 euros par an et par personne. Dans le cadre d’une campagne électorale, comme la présidentielle, un particulier peut verser en outre 4600 euros au candidat de son choix, mais les partis ont surtout recours à l’emprunt bancaire. Une fois l’élection terminée et en fonction du résultat des votes, l’État verse une somme d’argent et le parti peut donc rembourser sa banque.

Gouvernement-Renault- : gros conflit à prévoir avec Carlos Ghosn


Gouvernement-Renault- : gros conflit à prévoir avec Carlos
Ghosn

 

 

Le gouvernement précédent et en particulier Emmanuel Macron s’était opposé à l’augmentation de rémunération du patron de Renault Nissan. Un nouveau conflit encore plus important pourrait naitre  avec le montage financier qui va permettre de faire croire encore davantage les bonus des dirigeants du groupe Renault. Cela d’autant plus qu’il s’agit d’un montage financier très sulfureux créé aux Pays-Bas les précisément pour contourner la législation actuelle. D’une certaine manière, Carlos Ghosn, certes très brillant dirigeant mais un peu entêté, joue avec le feu. À ce petit jeu le gouvernement pourrait rechercher des moyens de le pousser vers la sortie. D’ores et déjà on envisage de lui coller un adjoint en vue de préparer un éventuel départ.  Les banquiers de l’alliance Renault-Nissan ont en effet élaboré un projet permettant de verser des millions d’euros de bonus annuels supplémentaires au PDG Carlos Ghosn et à d’autres dirigeants via une société de service créée spécialement pour l’occasion, selon des documents vus par Reuters. La proposition préliminaire prévoit que Renault, Nissan et maintenant aussi Mitsubishi versent à la société enregistrée aux Pays-Bas une portion des nouvelles synergies dégagées grâce à l’alliance. Celles-ci devraient atteindre 5,5 milliards d’euros l’an prochain, un nouveau record après 4,3 milliards en 2016. Les fonds transférés sous la forme de bonus en numéraire et en titres serviraient à « encourager les dirigeants à poursuivre les opportunités de synergies », selon une présentation d’Ardea Partners, société de banque d’investissement conseillant Carlos Ghosn sur les questions d’intégration accrue de l’alliance. Catherine Loubier, porte-parole de l’alliance, a déclaré : « Cet article n’est pas basé sur une information fournie par l’alliance ou les entreprises qui en sont membres, et aucune décision de cette sorte n’a été prise. » L’Etat français, principal actionnaire de Renault, s’oppose régulièrement au PDG Carlos Ghosn sur sa rémunération. A l’assemblée générale de 2016, le PDG a sauvé sa rémunération de 7,2 millions d’euros malgré un vote sanction des actionnaires, dont l’Etat. En ajoutant le salaire versé par Nissan, la rémunération de Carlos Ghosn atteint 15,6 millions d’euros, faisant de lui le troisième patron le mieux payé des dirigeants du CAC 40. Les actionnaires de Renault auront à nouveau l’occasion de se prononcer sur la rémunération du PDG cette semaine lors de l’assemblée générale annuelle du groupe. Le « say on pay » reste consultatif sur le montant de rémunération de l’exercice écoulé, mais devient contraignant sur la politique de rémunération à venir. L’Etat et Carlos Ghosn se sont également affrontés en 2015 sur la question des droits de vote doubles. En février, le PDG de Renault-Nissan a déclaré que son principal actionnaire, qui détient actuellement près de 20% du capital, ne laisserait pas les deux partenaires de l’alliance aller jusqu’à une fusion. Le projet de bonus de l’alliance vise à encourager Renault et son partenaire japonais, dont il détient 44%, à opérer davantage comme une seule et même entité sans aller jusqu’à modifier la structure capitalistique. Il aboutirait à créer une nouvelle strate de rémunération des dirigeants qui échapperait à la supervision des actionnaires. Elle viendrait s’ajouter aux systèmes de bonus existants chez Renault, Nissan et Mitsubishi, dont Nissan a pris l’an dernier une participation de contrôle de 34%.

Berger (CFDT) dénonce le syndicalisme ringard

Berger (CFDT) dénonce le syndicalisme ringard

 

 

Le secrétaire général de la CFDT a bien raison de dénoncer ce syndicalisme systématique d’opposition des organisations gauchistes et corporatistes d’une autre époque. Laurent Berger dénonce par avance ceux  qui tente d’organiser un troisième tour social après la défaite des gauchistes aux présidentielles et législatives. Un phénomène bien connu et utilisé à peu près à chaque élection politique par l’extrême gauche qui fonde son  approche sur une idéologie crypto marxiste voir communiste complètement obsolète. Bref qui soutient la lutte des classes entre les salariés et les patrons pour masquer le corporatisme qui tue la compétitivité et l’emploi tout en accentuant la misère. L’affrontement stérile entre patronat et syndicats est pourtant « dépassé » et « ringard », a déclaré mardi à Reuters le secrétaire général de la CFDT, Laurent Berger, face aux mouvements de mobilisation qui s’organisent contre le projet de réforme du Code du travail. « Le syndicalisme divisé qui se cantonnerait à organiser des manifestations pour faire croire qu’il est d’accord contre quelque chose mais jamais pour quelque chose, je pense qu’il faut que ça s’arrête », a dit Laurent Berger dans une interview. « Il faut se mobiliser pour des idées », a-t-il poursuivi. « L’affrontement stérile entre d’un côté les syndicats et de l’autre le patronat où la seule issue c’est de se taper dessus, c’est ringard et dépassé. » La CGT a appelé mardi ses adhérents à se déployer dans les entreprises pour « débattre avec les salariés », « élaborer leurs cahiers revendicatifs », et « faire de la troisième semaine du mois du juin des temps forts d’initiatives et de mobilisations ». Elle a surtout mis en garde dans un communiqué contre la forte majorité dont devrait disposer Emmanuel Macron à l’Assemblée nationale dimanche prochain, ce qui lui permettrait de lancer le processus des ordonnances sans opposition. D’autres mouvements ont commencé à se former ces dernières semaines. Le syndicat Solidaires a tenu jeudi dernier des rencontres avec la CGT, la FSU, le syndicat étudiant UNEF et le syndicat lycéen UNL pour envisager de possibles mobilisations. Des manifestations sont aussi prévues le 19 juin prochain à l’initiative du Front Social, qui regroupe des syndicalistes qui refusent tout compromis sur le droit du travail. Pour Laurent Berger, il est temps de faire valoir un syndicalisme plus moderne. « On a trop souvent pensé en France que la palette du syndicalisme, c’était manifestations, grèves, mobilisations », a-t-il dit. « Ça existe, et on les utilise quand c’est nécessaire, mais il y a aussi propositions, négociations, engagements, contre-propositions. » Laurent Berger dit aussi attendre avec impatience la tenue des consultations sur la sécurisation des parcours professionnels, en septembre prochain. « Il faut à la fois de la performance économique, personne ne remet ça en cause, mais on veut que notre modèle social continue de se baser sur de la solidarité et de la mutualisation. »

Projet de loi antiterroriste : nouveau débat de sophistes

Projet de loi antiterroriste : nouveau débat de sophistes

 

 

Certaines élites ont la mémoire courte et oublie vite les récents attentats. Du coup, ils crient  au loup à propos du projet de loi anti terroriste qui vise à introduire dans la loi certaine dispositions de l’État d’urgence. Pourtant les risques du terrorisme qui n’épargnent  aucun pays ne peuvent être affrontés avec la guerre en dentelle d’une démocratie exempte de toute menace. Le danger est toujours présent, il le sera même sans doute pendant une ou deux générations et des mesures s’imposent pour tenter d’en réduire les effets. Comme d’habitude, la gauche s’indigne et proteste, ce qu’elle sait le mieux faire car lorsqu’elle est en situation de gestion,  ses résultats dans tous les domaines sont catastrophiques.  Considérer que le pays porte atteint aux libertés individuelles voire qu’il tutoie la dictature est évidemment une absurdité. La quasi-totalité des Français approuve d’ailleurs les mesures prises dans le cadre de l’État d’urgence. Sortir de l’état d’urgence ou le maintenir relève d’un débat de sophistes. Il y a en effet une extrême urgence à prendre des mesures pérennes pour lutter contre une barbarie qui n’épargne aucun pays et surtout pas la France particulièrement engagée dans la lutte contre l’État islamique et  qui en outre a fourni le plus gros contingent de combattants islamistes en provenance des pays occidentaux. Il faut ajouter que le pays est  gangrené par le radicalisme qui sévit en particulier dans des banlieues complètement abandonnées aux trafiquants de drogue et aux fondamentalistes. Le projet de loi antiterroriste, qui soulève de vives inquiétudes chez les magistrats de gauche et les défenseurs des libertés publiques, respectera l’état de droit et la liberté d’expression, a cependant assuré Emmanuel Macron mardi lors d’un entretien avec le président de la Cour européenne des droits de l’homme. Selon des propos rapportés par l’Elysée, le chef de l’Etat français a souligné devant Guido Raimondi que l’objectif pour la France était « de sortir de l’état d’urgence, qui ne permet pas de lutter de manière suffisamment efficace contre le terrorisme. »"Il a évoqué les principaux objectifs du projet de loi de lutte contre le terrorisme, dont il a assuré le président Raimondi qu’il serait respectueux de l’Etat de droit et de la liberté d’expression », ajoute l’Elysée. La publication du texte la semaine dernière, par le quotidien Le Monde, a provoqué un tollé à gauche et dans les rangs des magistrats de gauche, qui ont dénoncé des atteintes aux libertés individuelles.

Réformes sociales : la CGT sort le drapeau noir

Réformes sociales : la CGT sort le drapeau noir

 

Comme pour la plupart des réformes sociales d’ampleur,  la CGT sort le drapeau noir et se prépare à nouveau à une stratégie d’opposition et de blocage. Un scénario bien connu en France. On commencera sans doute par mobiliser les fonctionnaires et autres agents d’entreprises publiques qui n’ont rien à voir dans l’affaire puisqu’ils ont la plupart des régimes spéciaux de travail. Bref la CGT après avoir été longtemps le bras armé du parti communiste devient le bras armé des insoumis de Mélenchon, aussi du FN qui est sur les mêmes positions en ce qui concerne le code du travail. Bref la CGT va tenter d’installer uen nouvelle chienlit sociale. C’est le troisième tour social des gauchistes battus dans les urnes et qui se redéployent sur le terrain socail. -La CGT, qui a été reçue mardi par le cabinet de la ministre du Travail dans le cadre des concertations sur la réforme du Code du travail, a dénoncé à la sortie un scénario catastrophe dans lequel le « pire » pourrait devenir réalité. « Ce matin, les intentions de la ministre du Travail se sont précisées et le scénario du pire pour l’ensemble des salariés se confirme », peut-on lire dans un communiqué de l’organisation. « C’est la fin des conventions collectives », « c’est l’affaiblissement de la loi », « c’est la fin du contrat de travail », a jugé le syndicat après sa rencontre avec le directeur de cabinet de Muriel Pénicaud, Antoine Foucher. Selon la CGT, le gouvernement compte s’attaquer aux droits garantis par les conventions collectives de branche, donnerait la primauté aux accords d’entreprise et donnerait la possibilité aux employeurs de décider des clauses des contrats de travail de chacun de ses salariés. La centrale avait auparavant appelé ses adhérents à se mobiliser au sein de leur entreprise pour débattre avec les salariés et élaborer des « cahiers revendicatifs ». Elle souhaite aussi « amplifier la mobilisation ».

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Pour Trump, son business continue même avec l’étranger

Pour Trump, son business continue même avec l’étranger

Trump a conservé toutes ses parts dans son holding et continu de faire du business y compris avec l’étranger. Du coup les procureurs américains du Maryland et de Washington ont assigné lundi en justice le président américain, lui reprochant d’accepter des paiements de gouvernements étrangers via son empire immobilier d’après une info des échos. La plainte déposée lundi se fonde sur la « clause sur les émoluments », une disposition de la Constitution américaine interdisant à toute personne occupant une fonction publique d’ »accepter cadeau, émoluments, fonction ou titre de quelque sorte que ce soit d’un roi, prince, ou d’un Etat étranger » sans accord du Congrès. Pour les personnes à l’initiative de cette action judiciaire, le président Trump est coupable de conflits d’intérêt permanents, en n’ayant pas pris suffisamment de distance avec son groupe économique géré par ses fils. En janvier, l’ONG anti-corruption Citizens for Responsibility and Ethics in Washington avait déposé une plainte similaire devant un tribunal fédéral de New York. Mais cette nouvelle plainte est la première présentée par des entités gouvernementales.

Un candidat FN en faveur du candidat « insoumis »

Un  candidat FN en faveur du  candidat « insoumis »

 

 

Finalement la frontière qui  séparait les insoumis du Front national connaît une première brèche avec le soutien d’un candidat FN éliminé en faveur de son concurrent insoumis qualifié lui pour le deuxième tour des législatives. Le candidat FN Eric Dillies, éliminé au premier tour dans la première circonscription du Nord, a affirmé lundi qu’il voterait pour le candidat de La France insoumise (LFI) au deuxième tour et invite ses électeurs à faire de même. « Je ne suis pas d’accord avec tout ce que défend M. Quatennens, c’est évident, sinon je serais à La France Insoumise, mais les choses que nous avons en commun sont plus importantes que celles qui nous divisent parce qu’il y a urgence. Par exemple, je pense que la France n’a pas besoin d’un ajustement du code du travail tel qu’on le présente aujourd’hui », a-t-il précisé. Le candidat du Front National a vraisemblablement raison hormis sur quelques champs sociétaux notamment l’immigration, les programmes respectifs du Front national et des insoumis sont très proches. Sans parler de la dialectique violente et caricaturale assez semblable de Mélenchon et de Marine Le Pen. Les deux partis se veulent sans doute officiellement très différents et donnent l’impression de s’opposer avec fermeté pour autant sur le fond les positions sont très voisines. Elle se caractérise par un étatisme obsolète, un refus de toute réforme est un corporatisme de type poujadiste sans parler de l’irréalisme économique.

FN : Philippot responsable la défaite (Nicolas Bay)

FN : Philippot responsable la défaite (Nicolas Bay)

Eliminé pour la qualification au second tour des législatives Nicolas Bay, le secrétaire général du FN commence à régler ses comptes avec Philippot en le rendant responsable du recul du Front National. Philippot accusé d’être responsable des contradictions sur le plan économique et qui veut notamment maintenir une ligne anti européenne. Comme d’habitude au sein de l’extrême droite les règlements de comptes risquent d’être sévères peut-être même avant le congrès. Nicolas Bay connaît bien les pratiques auxquelles il a été associé notamment l’usage des exclusions pour divergences d’idées. Une pratique habituelle chez les Le Pen. Le danger évidemment serait que Philippot transforme son récent mouvement « les patriotes » en parti politique. Du coup l’extrême droite pourrait être renvoyée comme l’extrême gauche à la marginalité.  Nicolas Bay  comme Une partie de l’état-major frontiste reprocherait en effet au bras droit de Marine Le Pen d’avoir semé la confusion en créant une association, baptisée « Les Patriotes » en pleine campagne des législatives. Le vice-président du parti d’extrême-droite avait toutefois affirmé au moment de l’annonce que cette association restait « dans le FN » et n’avait comme objectif que la « victoire de Marine Le Pen« . Nicolas Bay en a ensuite remis une couche sur Florian Philippot et sa ligne de pensée souverainiste et anti-euro : « L’euro fait effectivement partie des sujets très dissuasifs pour une partie de notre électorat« , diagnostique celui qui est également directeur de campagne pour ces législatives. « Les prochains mois pourront être consacrés à élaborer une stratégie pour être plus rassembleurs, à s’interroger sur notre programme et sur notre organisation« , ajoute-t-il.

Macron législatives, un raz-de-marée avec 15 % des voix !

Macron législatives, un raz-de-marée avec 15 % des voix !

 

 

En termes d’élus ce sera un véritable ras de marée pour en marche avec sans doute plus de 400 députés sur 577. Autant dire que les autres partis sont réduits à pas grand-chose hormis les Républicains. Pourtant par rapport aux inscrits la république en marche ne recueille qu’un peu plus de 15 % des voix. Le résultat de la logique du mode de scrutin. Un scrutin majoritaire qui favorise les candidats arrivés en tête. L’énorme victoire de la république en marche est juridiquement indiscutable mais pose évidemment la question politique de la représentativité réelle des élus. En cause évidemment la très grande fatigue des électeurs après une période d’élection qui aura duré environ un an, des primaires qui auront fini en eau de boudin,  des programmes le plus souvent surréalistes  et des candidats aux présidentielles au profil croquignolesque ( Hamon, Fillon, Le Pen, Mélenchon et autres petits candidats exhibitionnistes pas même capables de se faire élire député ). Plus fondamental encore le doute sur la capacité des politiques à réellement réformer  le pays pour l’inscrire dans une dynamique économique capable de résoudre le chômage. En pourcentage des électeurs inscrits, le grand vainqueur de ce premier tour de scrutin, LREM / Modem n’obtient « que » 15,4%. Et, bien entendu, c’est pire pour les autres familles politiques : LR /UDI 10,3% ; FN 6,3% ; La France Insoumise 5,3% et PS et ses alliés…4,5%. La domination « écrasante » des soutiens à Emmanuel Macron est donc à relativiser dans ce contexte. Certes, en raison des règles du scrutin, LREM et ses alliés du MoDem devraient se retrouver avec une majorité absolue de députés littéralement écrasante. Pour autant, on ne peut parler de véritable vote massif d’adhésion mais plutôt d’un vote de raison voire de résignation. Macon triomphe grâce à son programme et à sa personnalité mais surtout en raison de la nullité de ses opposants. Autant d’éléments qui expliquent l’ampleur de l’abstention.

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