Droits de douane Américains: la méthode Trump en cause

Droits de douane Américains: la méthode Trump en cause

Faute d’obtenir les accords bilatéraux qu’elle souhaite, l’administration américaine ne cesse de reporter ses ultimatums et de modifier les modalités d’application de ses taxes. Des changements de pied qui entament fortement sa crédibilité et maintiennent le commerce international dans une grande incertitude. Papier du Monde

Le « jour de la libération » proclamé par Donald Trump le 2 avril est en passe de se transformer en un « jour sans fin ». Sa politique commerciale, censée infliger des droits de douane prohibitifs aux pays récalcitrants à la signature d’accords favorables aux Etats-Unis, peine à trouver une issue, entretenant une incertitude qui pèse sur l’économie mondiale.

Ses annonces tonitruantes du printemps avaient provoqué un début de panique sur le marché obligataire, le contraignant à accorder à ses partenaires commerciaux un délai de grâce de 90 jours. Alors que l’ultimatum est arrivé à échéance, mercredi 9 juillet, l’administration américaine, faute d’avoir obtenu des accords bilatéraux en nombre comme elle l’espérait, s’est résolue à fixer une nouvelle date au 1er août, assortie de menaces de droits de douane supplémentaires sur une vingtaine de pays ainsi que sur le cuivre, les produits pharmaceutiques ou les semi-conducteurs.

Si les reports successifs et les modalités changeantes entament la crédibilité de la stratégie de Donald Trump, ces flottements ne constituent pas une surprise. L’administration américaine apparaît divisée sur la marche à suivre en se heurtant à la complexité d’un processus qu’elle a sous-estimé. Après avoir promis que le président obtiendrait « 90 accords en 90 jours », seulement trois signatures ont été arrachées à ce stade : celles du Royaume-Uni, du Vietnam et de la Chine.

Mais, alors que les accords commerciaux traditionnels comptent des centaines de pages et prennent des années à négocier, Donald Trump s’est contenté avec le Royaume-Uni d’un document de quelques feuilles, comportant de nombreuses promesses qui restent à concrétiser. Avec le Vietnam, aucun texte n’a été publié et les détails de l’accord n’ont pas été divulgués. Quant à la Chine, c’est Xi Jinping qui a renversé le rapport de force à son avantage en obligeant son homologue à battre en retraite pour parvenir à une trêve très fragile.

L’Union européenne pourrait être sur le point de conclure un accord, mais les négociateurs peinent à obtenir un allégement immédiat des droits de douane ainsi qu’un engagement à ne pas introduire de nouvelles mesures. Quelles garanties offre Donald Trump que dans trois ou neuf mois, il ne va pas doubler la mise sous tel ou tel prétexte ou réclamer des concessions supplémentaires ? C’est toute la limite de son approche : en faisant voler en éclats le cadre du multilatéralisme et du droit international pour le remplacer par des méthodes d’extorsion, la parole des Etats-Unis se retrouve démonétisée.

« Les accords sont essentiellement mon accord avec eux [les pays signataires] », avoue Donald Trump, qui brandit les droits de douane au gré de ses humeurs et de ses obsessions, au-delà de toute rationalité économique. Il envisage ainsi d’appliquer des taxes de 50 % au Brésil, à qui il reproche d’avoir accusé son allié politique, l’ancien président Jair Bolsonaro, de tentative de coup d’Etat.

Le commerce international se retrouve plongé dans un maelström inquiétant. Au prix d’une nouvelle période de confusion, l’administration américaine cherche à démontrer sa fermeté tout en évitant de déclencher une nouvelle panique financière. Mais, au fur et à mesure que les annonces se succèdent de façon anarchique et que les délais s’étirent, le risque ne fait qu’être reporté. Le jour où les menaces seront mises à exécution, la réaction des marchés pourrait être aussi brutale qu’en avril. A ce stade, la Bourse mise sur le fait que « Trump always chickens out » (« Trump finit toujours par se dégonfler »). Jusqu’à quand ?

Mali : un général président à vie !

Mali : un général président à vie

Les militaires ont réussi leur coup en rejetant la France afin de s’approprier le pouvoir au Mali. Ainsi le général Assimi Goïta sera reconduit par période de cinq ans autant de fois qu’il le faudra ! Bref une dictature de l’armée et un pays qui va s’enfoncer de plus en plus dans la misère et la répression.

Au Mali, le général Assimi Goïta promulgue une loi lui accordant un mandat illimité de président
Le chef de la junte au pouvoir au Mali a promulgué une loi, le 10 juillet, le maintenant au pouvoir jusqu’à 2030 au moins. Cette mesure s’inscrit dans une série de restrictions sévères aux libertés prises par les militaires pour consolider leur régime dans le pays sahélien. Exemple : la suppression des partis politiques.

« Il remplit les fonctions de chef de l’Etat (…) jusqu’à la pacification du pays, à compter de la promulgation de la présente charte », selon la loi. Arrivés au pouvoir au Mali à la suite de deux coups d’Etat en 2020 et 2021, les militaires s’étaient engagés à remettre le pouvoir aux civils au plus tard en mars 2024 !

L’armée malienne et ses alliés – les mercenaires russes d’Africa Corps – chargés de traquer les djihadistes, sont régulièrement accusés de commettre des exactions contre des civils. Le Mali et ses voisins du Niger et du Burkina Faso se sont réunis au sein d’une confédération, l’Alliance des Etats du Sahel.

États-Unis : Une présidence monarchique

États-Unis : Une présidence monarchique

Le 27 juin, par six voix contre trois – celles des six juges conservateurs contre les trois progressistes –, la Cour suprême des États-Unis a rendu une décision aux lourdes implications : les juges fédéraux ne pourront plus bloquer les décisions de l’administration Trump. Plus que jamais, le président a les mains libres pour appliquer ses décrets, y compris ceux qui contreviennent aux dispositions de la Constitution.

par Anne E. Deysine, Professeur émérite juriste et américaniste, spécialiste des États-Unis, questions politiques, sociales et juridiques (Cour suprême), Université Paris Nanterre – Université Paris Lumières dans The Conversation

L’affaire qui a conduit à la décision prise par la Cour suprême le 27 juin touche au droit du sol. Signé en grande pompe par Donald Trump le jour même de son investiture, le 20 janvier 2025, le décret 14 610 stipule que les enfants nés de parents ne disposant pas de titre de séjour permanent valable (green card) ou n’ayant pas la nationalité américaine ne deviennent pas citoyens à la naissance.

Ce décret constitue une violation de ce que prévoient explicitement le 14ᵉ amendement à la Constitution, la loi sur la nationalité de 1940 et la jurisprudence de la Cour suprême elle-même : dans la décision U.S. v. Wonk Kym Ark de 1898, elle avait jugé que même si ses parents étaient « sujets de l’Empereur de Chine », un enfant né aux États-Unis était bien citoyen américain.

L’application du décret avait alors immédiatement été contestée par 22 États, des associations pour la défense des migrants et plusieurs mères enceintes souhaitant protéger les droits de leur enfant à naître, puis suspendue par trois juges différents saisis au Massachusetts, dans le Maryland et dans l’État de Washington. Ces ordonnances avaient ensuite été confirmées en appel.

Face à ce blocage, l’administration Trump a adressé à la Cour suprême une demande d’intervention d’urgence, dans laquelle elle demandait à la Cour de juger illégales les ordonnances dites « universelles » (Nationwide injunctions).

La Cour aurait pu refuser ce tour de passe-passe mais, une fois de plus, elle a refusé de jouer son rôle de contre-pouvoir. Le 27 juin, dans la décision « Trump vs. CASA » (CASA étant le nom d’une organisation d’aide aux migrants), elle a accédé aux désirs du président. Le moment et l’affaire choisis sont éminemment politiques : les initiatives de l’administration Biden en matière de vaccination obligatoire ou d’effacement de la dette des étudiants avaient été bloquées par ce type d’ordonnances universelles, et la Cour n’avait alors rien fait.

Durant l’audience du 15 mai, les questions posées par les juges conservateurs avaient reflété leur hostilité envers les ordonnances universelles, qui s’appliquent à tous ceux dont les droits risquent d’être violés, et pas seulement aux requérants et parties aux procès. Pourtant, alors que le risque était de créer le chaos avec des situations différentes selon les États, une ordonnance universelle se justifiait pleinement ici.

Le 15 mai 2025, plusieurs centaines de personnes manifestent devant la Cour suprême contre le décret du président Trump visant à mettre fin au droit du sol. Phil Pasquini
Cette pratique, qui est un phénomène récent (remontant sans doute à 1963), a connu un pic au cours des 20 dernières années et a été critiquée par les républicains comme par les démocrates, à des périodes différentes. Elle est due à une conjonction de facteurs. Parce que le Congrès est polarisé et dysfonctionnel, les présidents Obama, Trump et Biden ont eu recours aux décrets pour tenter de faire avancer leurs priorités politiques hors la voie législative. Leurs adversaires ont aussitôt saisi la justice fédérale en ayant soin de choisir une juridiction dont les juges partagent leur vision idéologique, ce qu’on appelle le forum shopping.

Les républicains intentent leurs actions au Texas et en Floride, qui relèvent de deux cours d’appel conservatrices (5e et 11e circuits). Les progressistes, eux, saisissent la justice à New York, dans l’Oregon ou à Hawaï, là où les juges sont plutôt progressistes et où les cours d’appel compétentes, celles des 2e et 9e circuits, sont encore progressistes malgré la nomination par Trump, durant son premier mandat, de 250 juges très conservateurs choisis par la Federalist Society pour leur fidélité idéologique.

La décision de la Cour suprême et ses conséquences

L’opinion majoritaire rédigée par la juge conservatrice Barrett est courte (33 pages) mais accompagnée de plusieurs opinions « séparées » – des opinions convergentes rédigées par les juges de droite qui auraient voulu aller plus loin, et deux opinions dissidentes par les juges progressistes.

La motivation de l’opinion majoritaire est extrêmement technique et s’appuie sur un pseudo-originalisme qui remonte à la naissance de l’Equity créé en Angleterre pour pallier les lacunes du droit de common law, et à la loi qui a créé le système judiciaire des États-Unis (Federal Judiciary Act, 1789) pour conclure que les juridictions fédérales ne jouissent pas du pouvoir de rendre ces ordonnances universelles.

La juge progressiste Sotomayor, auteur d’une longue opinion dissidente démontant le raisonnement de la juge Barrett, a décidé d’en lire des extraits (pendant 20 minutes) à haute voix, après l’annonce, par la juge Barrett, de la décision de la majorité. Cette pratique extrêmement rare, déjà utilisée par elle-même une fois cette année et plusieurs fois par la juge Ruth B. Ginsburg, icône de la gauche, vise à porter le débat au-delà du cercle restreint des juristes, et à souligner son désaccord profond avec la décision majoritaire et les dangers pour les libertés dont cette décision est porteuse.

La juge progressiste Jackson, dans une deuxième opinion dissidente, a le mérite de poser la question de façon plus directe encore. Les juridictions peuvent-elles s’opposer à un comportement illégal ou inconstitutionnel du président ? De son point de vue, la réponse est positive. Mais la juge Barrett, avec une once de condescendance, a rétorqué dans l’opinion majoritaire que la loi qui a créé l’organisation judiciaire (Federal Judiciary Act de 1789) n’a pas accordé aux juridictions fédérales ce pouvoir d’agir en Equity. Celles-ci ne peuvent donc pas violer le droit juste pour empêcher le président de violer celui-ci. « Les juridictions n’exercent pas un contrôle général de la branche exécutive ; elles résolvent des “controverses” et contentieux en vertu de l’autorité qui leur a été conférée par le Congrès. Quand une juridiction conclut que l’Exécutif a agi de façon illégale, la solution n’est pas que le juge excède lui aussi ses pouvoirs et fasse de preuve de suprématie judiciaire. », écrit Barrett.

L’interdiction de ces ordonnances à portée universelle signifie qu’il incombera désormais, dans les 28 États dirigés par les républicains qui n’ont pas contesté le décret en justice, à chacun des enfants (ou plutôt à leurs représentants, mères ou associations ou États) de saisir le juge afin de contester l’application du décret en invoquant la violation du 14e amendement.

La décision rendue ne s’appliquera qu’à cet enfant ou à ce groupe d’enfants, mais pas à la totalité des enfants nés de parents ne disposant pas de titre de séjour permanent valable. Dès que le délai de 30 jours fixé par la Cour sera écoulé, l’administration Trump pourra appliquer le décret dans ces 28 États, ce qui pourra amener des mères à tenter d’aller accoucher à New York ou dans le Massachusetts et qui, à terme, va creuser encore davantage le fossé entre États « rouges » (républicains) et États « bleus » (démocrates) protecteurs des droits attaqués par l’administration Trump.

Sur le plan logistique, et c’est ce que défendaient les États requérants, ce sera le chaos car les enfants se déplacent au cours de leur vie. Or, le statut de citoyen entraîne des droits et permet de bénéficier de certains services. Quid si un enfant né dans un État « rouge » (où les autorités auront refusé de le déclarer comme citoyen à sa naissance) vient vivre dans un État « bleu » ? Il n’aura pas les documents nécessaires et l’État ne percevra pas les subventions correspondantes du gouvernement fédéral (bons alimentaires par exemple). La décision majoritaire n’a pas entendu les États, mais ceux-ci peuvent continuer à agir et vont modifier leur requête en tenant compte de l’arrêt de la Cour.

Quid de la suite ?
Restent les recours collectifs (class actions) qui avaient occupé une bonne partie du temps lors de l’audience. Les avocats des requérants ont expliqué que constituer une action de groupe est compliqué et prend du temps.

Ils ont tenté de convaincre les juges que lorsqu’il y a urgence, ce n’est pas l’instrument idéal. La Cour ne les a pas suivis. Dès l’annonce de la décision, les groupes de défense des libertés ont donc déposé des demandes d’actions de groupe « nationales ». C’est ce qu’a fait l’association de défense des libertés fondamentales ACLU le jour même de la décision, le 27 juin, dans le New Hampshire et un autre groupe dans le Maryland.

Mais ce sera un parcours semé d’embûches car la Cour a progressivement rendu plus difficile la certification des actions de groupes : elle a, par exemple, refusé de façon spécieuse de certifier l’affaire Walmart en 2011. Ce sera donc au mieux complexe et lent, à la différence de ces ordonnances qui protègent avec effet immédiat tous ceux qui risquent de se voir privés d’un droit constitutionnel.

La Cour veut-elle encore être un contre-pouvoir ?

Le pouvoir judiciaire a été créé afin d’être un contre-pouvoir et le rempart protégeant les droits et libertés. C’est ce qu’ écrit Alexander Hamilton dans Le Fédéraliste n° 78, et ce fut la mission des juridictions durant la deuxième moitié du XXe siècle.

Mais aujourd’hui, avec la Cour Roberts (du nom de John Roberts, président de la Cour suprême depuis 2005), les droits fondamentaux sont en danger, et pas uniquement le droit du sol. Une dizaine d’autres ordonnances suspendent pour l’instant des décrets sans doute illégaux signés par Donald Trump : ceux qui bloquent les fonds votés par le Congrès, démantèlent les agences, limogent les fonctionnaires, s’en prennent aux transgenres et visent à modifier les règles électorales alors que celles-ci relèvent des États et, si besoin, du Congrès mais en aucun cas du président. Selon le texte du décret concerné, le libellé du recours et les requérants (États, particuliers), les juridictions vont devoir adapter leurs décisions en tenant compte de l’arrêt rendu par la Cour ce 27 juin.

En denier ressort, les affaires finiront devant la Cour suprême mais celle-ci, à la différence de la Cour Warren (1953-1969), ne cherche pas à ouvrir les portes de la Cour au maximum de justiciables et à les protéger. Elle veut limiter le nombre des bénéficiaires d’une décision favorable et la protection que peuvent procurer le droit et la Constitution à aussi peu de certains justiciables que possible. C’est apparu de façon évidente dans les questions et les développements des juges durant l’audience du 15 mai. Il s’agit, pour la Cour, de veiller à ce qu’un individu majeur ou mineur, qui risque d’être privé d’un droit, ne puisse pas bénéficier d’une décision qui n’a pas été le résultat d’une action en justice intentée par lui ou ses représentants.

Avec les trois juges nommés par Donald Trump à la Cour suprême durant son premier mandat, sélectionnés par la Federalist Society et approuvés grâce aux manœuvres de celui qui était alors le leader républicain au Sénat, Mitch McConnell, la Cour suprême est devenue la Cour des puissants et des nantis. Elle est enfin ce que voulaient l’avocat Powell (dans son Memo Powell de 1971) et ceux qui ont créé le mouvement conservateur dès les années 1970. Elle peut, par son interprétation des lois et de la Constitution, faire advenir des reculs (politiques, économiques et sociaux) qui ne peuvent passer par la voie législative. La droite est enfin parvenue à infléchir le droit en faveur des riches et puissants via la capture des juridictions et de la Cour suprême.

Repenser l’industrie avec les nouvelles technologies

Repenser l’industrie avec les nouvelles technologies

La décennie 2025-2035 marquera un tournant décisif pour l’industrie mondiale : véhicules autonomes, robots, IA et drones redessinent les bases de la compétitivité et de la souveraineté technologique. Les États et entreprises doivent investir massivement dans ces technologies qui ne relèvent plus du futur, mais du présent industriel. La révolution des machines autonomes est en marche, avec des impacts économiques, géopolitiques et sociaux majeurs. Par Xavier Dalloz, Président de XD Consulting (*) dans La Tribune
Xavier Dalloz

Le CEO de Nvidia résume avec justesse les catalyseurs de l’innovation digitale : la décennie 2025-2035 sera dominée par l’essor des véhicules autonomes, des machines autonomes et de la robotique.

Le message est clair : Les véhicules autonomes, les machines intelligentes, la robotique et les drones ne sont pas de simples technologies émergentes. Ils incarnent une révolution systémique redéfinissant les fondements industriels, économiques, géopolitiques et sociétaux du XXIe siècle. Leur déploiement massif est inévitable, et il conditionnera la compétitivité, la souveraineté et la résilience des nations dans la décennie à venir. Il est donc urgent de structurer des écosystèmes d’investissement ambitieux pour ne pas rater ce virage historique.

Pour se réindustrialiser, la entreprises doivent donc miser massivement sur les robots, les datas, l’intelligence artificielle, les datacenters et les nouvelles infrastructures

Ces technologies ne relèvent plus de la science-fiction ou de la démonstration de laboratoire. Elles constituent aujourd’hui les piliers d’une nouvelle révolution industrielle mondiale. Selon une étude de McKinsey, le marché mondial des véhicules autonomes atteindra plus de 300 milliards de dollars d’ici 2035, tandis que le secteur de la robotique industrielle dépassera les 70 milliards de dollars dès 2030, avec un taux de croissance annuel moyen de plus de 12 %. Quant aux drones professionnels, leur marché mondial est estimé à plus de 50 milliards de dollars en 2030, porté par des usages croissants en agriculture, énergie, sécurité et logistique.

La convergence des avancées en intelligence artificielle, capteurs embarqués, edge computing et connectivité 5G/6G permet aux machines de percevoir leur environnement, de prendre des décisions en temps réel, et d’évoluer de façon autonome dans des environnements complexes. Les derniers GPU et ASIC embarquent des capacités de traitement dépassant les 1 000 TOPS (Tera Operations Per Second), permettant des temps de réaction inférieurs à la milliseconde dans les systèmes critiques. Ces progrès rendent l’intégration des technologies autonomes possible à grande échelle dans des plateformes industrielles modulaires et interopérables.

Les drones autonomes jouent un rôle clé dans cette transformation : en agriculture de précision, ils permettent de réduire les intrants de 30 %, en logistique ils diminuent les temps de livraison de 40 %, et en gestion d’infrastructures critiques, ils divisent par 3 les coûts de maintenance préventive. Les cas d’usage ne cessent de s’étendre : sécurité civile, gestion de catastrophes, inspection d’ouvrages, livraisons autonomes en zones rurale. Ce marché devrait atteindre 200 milliards en 2030.

Cette transition s’accompagne d’une mutation économique majeure. Les industriels adoptent des modèles hybrides combinant matériel, logiciels et services connectés. Selon BCG, d’ici 2030, plus de 60 % de la valeur créée dans la robotique proviendra des services associés (maintenance prédictive, software-as-a-service, mises à jour à distance…). La productivité, la flexibilité et la capacité à personnaliser à la demande deviennent des avantages compétitifs décisifs.

Dans un contexte géopolitique tendu, où les chaînes d’approvisionnement sont vulnérables, ces technologies représentent un levier stratégique. Elles permettent de réduire la dépendance aux travailleurs dans les secteurs critiques, de renforcer la sécurité des infrastructures, et d’accroître l’autonomie industrielle des nations. La robotisation intelligente devient un outil de résilience économique et de souveraineté numérique.

L’essor de la collaboration homme-machine, via des interfaces augmentées, des robots cobotiques ou des assistants IA, reconfigure les rapports au travail. Elle ouvre la voie à une plus grande personnalisation des tâches et à une réallocation des compétences vers des missions à plus forte valeur ajoutée. Toutefois, cette évolution appelle une gouvernance éthique rigoureuse, pour garantir la sécurité, la transparence, l’inclusivité et l’acceptabilité sociale des innovations.

(*) Xavier Dalloz dirige depuis plus de 30 ans le cabinet Xavier Dalloz Consulting (XDC), spécialisé dans le conseil stratégique sur l’intégration des nouvelles technologies dans les entreprises. Il enseigne également à l’ICN Business School, partageant son expertise avec les futurs leaders du numérique. Parmi ses engagements récents, il a co-organisé le World Electronics Forum (WEF) à Angers en 2017, Grenoble en 2022 et Rabat en 2024. Il a également introduit et animé le WEF lors du CES 2023 à Las Vegas, à la demande de la CTA.

Droits de douane américain l’Europe : entre 10 et 20 % ?

Droits de douane américain l’Europe : entre 10 et 20 % ?

Trump a déclaré jeudi qu’il envisageait d’imposer à partir du 1er août une surtaxe plancher de 15 à 20% sur les produits des pays qui n’ont pas été notifiés de droits de douane spécifiques.

Depuis lundi, une vingtaine de pays ont reçu un courrier de Washington annonçant les droits de douane de 20 à 50% qui leur seront appliqués au 1er août. Dans ses lettres, Donald Trump assure aussi que toute riposte sera sanctionnée par une surtaxe additionnelle. L’union européenne sera bientôt concernée et s’attend a une surtaxe entre 10 et 20 %; des chiffres qui pourraient évoluer en fonction des réactions des pays exportateurs sur les importations américaines.

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Alimentation : la désinformation
Macron: un activisme illisible
Choisir entre déficit et modèle social ?
Présidentielle : les plus de 50 ans désormais majoritaires au sein du corps électoral
Trump se contente de déclarer que « Poutine joue avec le feu »
Nouvelle-Calédonie : Macron veut une nouvelle rencontre à Paris
Loi « Fin de vie » qui pourrait être modifiée au Sénat
Roland-Garros : l’’inusable Gaël Monfils qualifié au premier tour

Le désengagement de Trump de l’Europe de l’Est
Finances publiques : la France sous tutelle du FMI ?
L’avion du Qatar à Trump : un cadeau empoisonné !
Volvo Cars: Suppression de 3 000 postes
Sécurité sociale : une hausse des déficits de près de 50 % !
Drogue Lyon : encore un jeune homme tué à Villeurbanne
Foot : l’Olympique Lyonnais interdit de recrutement
Agriculture: les obstacles à la future loi éliminés
Guerre en Ukraine : L’Allemagne pour un nouveau soutien militaire européen à Kiev
Londres : attentat qui fait 27 blessés

Les nouvelles révolutions technologiques à venir
Un test sanguin pour diagnostiquer la maladie d’Alzheimer
Élection législative partielle en Saône-et-Loire : Une victoire de la droite face au RN
La faiblesse du niveau scolaire en France
Social-Manif lundi des agriculteurs devant l’Assemblée nationale
Droits de douane de Trump: une catastrophe mondiale surtout pour les États-Unis
Politique-Sondage élection présidentielle : Retailleau devant Philippe
Droit de douane : Trump veut tuer l »Europe
Quelle influence de Trump sur les marchés financiers ?
Ukraine : Poutine «est devenu complètement fou» déclare Trump

Quelle influence de Trump sur les marchés financiers ?
Trump veut tuer l’Europe avec 50% de droits de douane !
Sondage élection présidentielle : Retailleau devant Philippe
Covid-19: un nouveau variant ?
Baisse de la lecture : la mort de la littérature ?
Droits de douane de Trump: une catastrophe surtout pour les États-Unis
Manif lundi des agriculteurs devant l’Assemblée nationale
Panne d’électricité après sabotage dans les Alpes-Maritimes
Rugby : La victoire de Bordeaux
Coupe de France Foot : Victoire du PSG face à Reims (3-0), samedi, au Stade de France.

Automobiles–kei cars, ces mini-voitures japonaises avenir de l’automobile ?
Enseignement-Faiblesse du niveau scolaire en France : Analyses et propositions
Marketing-Démarchage téléphonique bientôt interdit
Santé et alimentation : la malbouffe surtout responsable aux États-Unis
Politique-Sondage présidentielle : Retailleau devant Philippe
Société-La charte des Frères musulmans : retour au Moyen Âge
Société- Nasser, musulman fervent mais ennemi juré des Frères musulmans, condamnait le port du voile
Economie-Finances publiques : la France sous tutelle du FMI ?
Trump veut assommer l’Europe avec 50% de droits de douane !
Âge de la retraite en Europe : autour de 65 ans

Finances publiques : la France sous tutelle du FMI ?
Ukraine : quelles visions de la paix
Crise économique et culturelle : pour un retour de la philosophie
Le paléo-libertarianisme: Doctrine de la cour de Trump
Investissements étrangers: risques de perte de souveraineté
Nasser, musulman fervent mais ennemi juré des Frères musulmans, condamnait le port du voile
La charte des Frères musulmans : retour au Moyen Âge
Santé : la malbouffe surtout responsable aux États-Unis
Présidentielles 2027 : de nouvelles têtes ?
Sondage présidentielle : Retailleau au devant Philippe

Formation-Faiblesse du niveau scolaire en France : Analyses et propositions ( Sénat)
La charte des Frères musulmans : retour au Moyen Âge
Mémoire: Répéter pour bien apprendre
Pollution- « Les entreprises de capture du CO₂ dans l’air émettent plus de carbone qu’elles n’en éliminent !
Démarchage Téléphonique bientôt interdit
CFDT : non à la TVA sociale mais ouverture à la retraite par capitalisation
Insee : Nombre de non salariés en hausse
Besançon: Encore une tentative de meurtre gratuite
Nétanyahou vise la conquête totale de Gaza
Foot Ligue Europa: Tottenham vainqueur de Manchester U au terme d’un match assez terne

Ozone : protecteur et polluant
Faiblesse du niveau scolaire en France : Analyses et propositions ( Sénat)
Une taxe de deux euros sur les petits colis chinois
Des voitures électriques chinoises à moins de 10 000 $
kei cars, ces mini-voitures japonaises: Avenir de l’automobile
La Chine, ennemi traditionnel de l’Inde, soutient le Pakistan
Trump favorable au renforcement de la présence militaire russe à la frontière finlandaise !
Islamisme :Interdiction du voile pour les moins de 15 ans ?
Gaza : une centaine de camions d’aide alimentaire et médicale
Ensauvagement: Encore un mineur tué

Retailleau: quelle alliance ?
Transport et travail
« L’emploi , une priorité »
Ukraine: Léon XIV s’investit dans le conflit ? (Michel Santi)
Économie–relance de la coopération Grande-Bretagne Union européenne
Justice des mineurs : durcissement
Poutine fait semblant de négocier
OMS : un accord sur les pandémies enfin signé
Le pape prêt à accueillir des entretiens entre Russie et Ukraine
Trump- Poutine : encore un échange pour rien

Se réveiller face à l’ ensauvagement de la société
Législatives Portugal-Le parti centre droit en tête
« Choose France »: Un encouragement au réinvestissement en France
Économie : Il faut des projet et risques communs (Lagarde)
Roumanie : le candidat pro-européen vainqueur
Macron : l’impuissance d’un président réfugié dans le verbe
Investissements étrangers : la France encore attractive mais net tassement
Investissements étrangers : l’Europe recule face aux États-Unis
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France–croissance quasi zéro au deuxième trimestre

France–croissance quasi zéro au deuxième trimestre

Dans son rapport mensuel publié le mercredi 9 juillet, la Banque de France annonce une croissance modeste au deuxième trimestre 2025, limitée à +0,1 %, comme au trimestre précédent. Une estimation conforme à son pronostic du mois dernier, mais inférieure à la prévision réalisée en juin par l’Insee (+0,2 %). L’objectif de 0,7 % fixé par le gouvernement s’éloigne. Déjà ramené à 0,6 % par l’Insee, il pourrait encore être revu à la baisse.

Cuivre – Trump: Taxe de 50 %

Cuivre – Trump: Taxe de 50 %

Trump annonce une surtaxe de 50% sur le cuivre.

Donald Trump a imposé en avril une surtaxe plancher de 10% sur les importations, y compris si elles ne peuvent être produites sur place, mais avec des exemptions, notamment pour l’or, le cuivre, le pétrole et les médicaments. Il est revenu mardi sur ces exceptions, envisageant par exemple une surtaxe de 200% sur les produits pharmaceutiques et de 50% sur le cuivre – une menace qui a fait s’envoler le cours du métal de près de 10% à New York mardi, dépassant son sommet historique. Si les droits de douane sur le cuivre entrent en vigueur, les prix des biens fabriqués avec ce métal devraient grimper, comme pour les autres produits surtaxés à l’importation.

Une part croissante de la dépense publique pour soutenir l’activité marchande

Une part croissante de la dépense publique pour soutenir l’activité marchande ?


« Une part croissante de la dépense publique soutient l’activité marchande plutôt que l’éducation, la santé, le logement ou l’environnement »; par Anne-Laure Delatte,Directrice de recherche au CNRS dans Le Monde

En France, les aides publiques aux entreprises ont triplé depuis 1979. A l’heure où le gouvernement cherche désespérément 40 milliards d’euros, elles sont l’angle mort du débat budgétaire, affirme l’économiste Anne-Laure Delatte, dans une tribune au « Monde ».

Alors que la commission d’enquête sénatoriale sur les aides publiques aux grandes entreprises a rendu ses conclusions mardi 8 juillet, la question de leur ampleur, de leur efficacité et de leur pilotage est loin d’occuper la place qu’elle devrait dans le débat budgétaire. Et pourtant, les auditions menées ces derniers mois ont confirmé un constat largement partagé par les chercheurs comme par les administrations : ces aides sont nombreuses, peu lisibles et rarement évaluées. Leur poids dans les finances publiques, comme leur rôle dans les orientations économiques du pays justifieraient un examen bien plus soutenu.

L’une des raisons tient à leur nature. Une grande partie des aides publiques aux grandes entreprises ne prend pas la forme de subventions directes, mais passe par des avantages fiscaux (comme les allègements d’impôt) ou des exonérations de cotisations sociales. Ces dispositifs ne donnent pas lieu à des versements : ce sont des recettes que l’Etat ou la Sécurité sociale choisissent de ne pas percevoir. Résultat : ils n’apparaissent pas comme des dépenses dans les documents budgétaires, et échappent en grande partie au débat public – alors même qu’ils représentent une forme de dépense à part entière.

Notre étude, publiée cette semaine dans la Revue d’économie politique (Abdelsalam, Delatte, Guillaume, 2025), propose pour la première fois une estimation globale et historique de ces aides indirectes. Elles n’avaient jusqu’ici jamais été rassemblées en un seul endroit, dans une perspective historique permettant d’en suivre l’évolution et d’en apprécier les tendances de long terme. En exploitant quarante-cinq ans d’archives économiques et financières, nous mettons en lumière trois faits marquants.

D’abord, leur ampleur : en moyenne, plus de 90 milliards d’euros d’avantages fiscaux et d’exonérations sociales sont accordés chaque année aux entreprises. En 2022, cela représentait plus de 110 milliards d’euros de recettes non perçues. Pour 100 euros d’impôt sur les sociétés théoriquement dus, seuls 70 sont effectivement collectés. Pour 100 euros de cotisations sociales dues, la Sécurité sociale n’en reçoit que 84. Ces soutiens indirects représentent désormais près de 60 % de l’ensemble des aides.

« Marxisation de l’écologie »

La montée en puissance du changement climatique, accentuée par la canicule européenne de 2025, met à mal la cohésion des partis écologistes européens. Alors que la science avertit de graves conséquences, la radicalisation idéologique complique la transition écologique et divise les forces politiques. Par Eric Muraille, Philippe Naccache, et Julien Pillot (*) dans la Tribune

Il aura fallu que l’Europe soit traversée par un épisode caniculaire aussi intense que précoce pour que l’attention médiatique se porte de nouveau sur la menace du changement climatique. Enfin, serait-on tenté de dire, alors que vient d’être dressé le constat qu’il sera désormais impossible de satisfaire aux accords de Paris. Or, si l’on se fie au rapport Copernicus, une hausse des températures moyennes mondiales de +2°C serait synonyme de réchauffement moyen de +4°C pour le Vieux Continent.

Les funestes conséquences en matière de productivité, de santé publique, de disponibilité de ressources (notamment agricoles), de vitalité et diversité des écosystèmes ou de coûts imputables à la recrudescence d’événements extrêmes devraient, selon toute logique, faire du financement de la transition une priorité stratégique et de l’écologie une cause fédératrice et populaire. Au lieu de ça, les partis écologistes reculent (presque) partout en Europe et, avec eux, les projets en lien avec la transition. Nous soutenons qu’une partie du problème réside dans l’idéologie d’inspiration marxiste que véhiculent certains des responsables et militants écologistes les plus radicaux et les plus bruyants.

Car si les écologistes européens sont divisés en deux grands courants, force est de constater que les tenants d’une ligne (post)marxiste ont gagné la guerre de l’image les opposant aux libéraux réformistes. Ce qui a pour effet de diluer le discours environnemental dans un substrat de propos radicaux, profondément anticapitalistes, qui a la fâcheuse tendance à analyser le dérèglement climatique sous le prisme du décolonialisme et de l’affrontement entre l’Occident, présenté comme responsable du changement climatique, et un Sud global, qui en serait la victime.

Dans ce contexte, il n’est guère surprenant que l’activiste climatique Greta Thunberg se donne en spectacle sur le voilier Madleen, que les responsables des partis écologistes Français ou Belge se soient à ce point répandus sur la cause palestinienne, ou que le très controversé militant suédois Andreas Malm puisse rendre « l’entité sioniste » coupable de la destruction des écosystèmes de la Méditerranée devant un public conquis d’avance. Nous conviendrons qu’associer la lutte contre le changement climatique à des conflits territoriaux, politiques et religieux de cette nature n’est peut-être pas la meilleure stratégie pour créer du consensus face au changement climatique…

L’influence des courants (post)marxistes dans les partis écologistes européens se traduit également par un rejet du caractère universaliste de la science. Un comble alors que la science, non seulement joue un rôle fondamental dans la lutte contre le changement climatique, mais aussi pour fournir des modèles et prévisions ayant pour objet d’alerter les décideurs publics et les populations quant au risque climatique ou encore l’état et les conséquences des dégradations environnementales. Se défier de la science, c’est l’assurance de rendre (encore plus) impopulaires, et surtout inefficaces, des mesures en faveur de la transition. C’est pourtant bien la ligne de la députée Sandrine Rousseau, prompte à présenter la science moderne comme un outil de la domination patriarcale et occidentale. C’est ainsi que dans son manifeste « Par‑delà l’androcène », elle plaidait pour une pluralité épistémologique contre l’hégémonie du savoir occidental moderne tout en présentant « l’homme occidental cisgenre » comme le principal responsable de de la dégradation de l’environnement. Ou qu’elle pouvait déclarer en 2021 que « le monde crève de trop de rationalité, de décisions prises par des ingénieurs. Je préfère des femmes qui jettent des sorts plutôt que des hommes qui construisent des EPR. ».

Cette approche féministe et décoloniale, d’inspiration marxiste, ajoute un clivage homme-femme au clivage Nord-Sud et entraine une communautarisation de la science en niant son universalité, ce qui nous prive d’une base consensuelle à partir de laquelle des politiques publiques peuvent être discutées et élaborées

Dans les urnes, avantage aux courants libéraux réformateurs
Si la radicalité paye sur le plan médiatique, le verdict des urnes est sans appel : les partis écologistes reculent partout où leurs représentants ont succombé à la radicalité ! Aux élections européennes, EELV est passé de 13,48% en 2019, lorsqu’elle incarnait avec Yannick Jadot une écologie libérale et réformiste, à 5,5% en 2024 après avoir pris un tournant plus radical, altermondialiste, décoloniale et anticapitaliste avec Marie Toussaint. Même scénario en Belgique où le parti Ecolo, qui s’est engagé dans les luttes antiracistes et décoloniales et à fortement milité en faveur de la cause palestinienne, est passé aux élections législatives de 6.14% en 2019, à 2.93% en 2024. A l’inverse, sur la même période, des Pays-Bas au Danemark, les partis écologistes réformistes ont maintenu, voire amélioré, leurs scores.

Étrangement, présenter l’homme occidental – comme le « mal » absolu ne fait pas recette. Pas plus que verser dans un récit décolonial n’a aidé à faire converger les positions lors des précédentes COPs où les discussions achoppent souvent sur les aides et les dédommagements que devraient fournir l’Occident aux anciens pays colonisés…

Associer plutôt que diviser !
Loin de servir la cause qu’elle entend défendre, la marxisation de l’idéologie écologique multiplie les divisions autant qu’elle s’en nourrit : entre le Nord et le Sud, les hommes et les femmes, les capitalistes et les altermondialistes. Elle ose même présenter la science comme un outil de domination et entretenir le mythe d’une action climatique via une révolution anticapitaliste menée par le Sud global, celui-là même qui est avide de croissance, alimente la pression démographique comme celle sur les ressources, et n’est pas étranger à la pollution aux hydrocarbures ou au plastique. Si on ajoute au tableau les appétits impérialistes Russes, Américains ou Chinois, l’avenir n’est clairement pas à l’utopie altermondialiste et aux discours moralisateurs et clivants. Cela ne pourra qu’accentuer le rejet de l’écologie politique, au moment où nous en avons le plus besoin.

_____

(*) Eric Muraille, Biologiste, Immunologiste, DR F.R.S.-FNRS, Université Libre de Bruxelles

Philippe Naccache, Enseignant-chercheur en Sustainability, Inseec Grande Ecole (Groupe Omnes Education)

Julien Pillot, Economiste, enseignant-chercheur, Inseec Grande Ecole (Groupe Omnes Education)

Les retraites non revalorisées ?

Les retraites non revalorisées ?


Le Comité de suivi des retraites préconise la sous-indexation des pensions sur l’inflation. Le Comité de suivi des retraites rappelle dans son avis que «le niveau de vie des retraités est élevé en comparaison européenne et [que] l’épargne des retraités a augmenté depuis 2019».

Dans la dernière édition de son avis annuel, publiée ce jeudi 10 juillet, les cinq membres du Comité de suivi des retraites conseillent de sous-indexer les pensions sur l’inflation, afin d’économiser quelques milliards d’euros.

«Une sous-indexation cumulée des pensions versées par les régimes de base de l’ordre de 2% ou un peu supérieure au cours des cinq prochaines années permettrait de ramener le système à l’équilibre en 2030», calculent les experts .

Conflit Israël : l’Iran prend en otage un cycliste français !

Conflit Israël : l’Iran prend en otage un cycliste français !

Preuve de la fragilité du régime religieux, l’Iran en riposte aux attaques américaines et israéliennes arrête un cycliste Franco allemand. Un jeune touriste qui parcourt le monde à bicyclette !

Motif : l’intéressé aurait commis un délit qui n’est pas précisé : sans doute pour avoir donné des nouvelles à ses proches par téléphone !

La dictature des religieux devient d’autant plus folle que le régime perd de plus en plus de son crédit au sein même du pays. L’autre preuve de cette fragilité et de cette fébrilité, c’est cette décision invraisemblable de lancer une fatwa contre le président américain. En clair, Il s’agit d’encourager les fanatiques et les cinglés à commettre des crimes. Un appel qui malheureusement risque d’être entendu tellement le nombre d’abrutis fanatisés est grand dans le monde.

Le ministre des Affaires étrangères iranien Abbas Araghchi a reconnu ce jeudi 10 juillet, dans un entretien publié par nos confrères du Monde, que les autorités du pays ont interpellé Lennart Monterlos, le jeune cycliste de 18 ans porté disparu depuis le 16 juin dernier. «Il a été arrêté pour avoir commis un délit, et une notification officielle concernant sa situation a été transmise à l’ambassade de France», précise-t-il.

Deux autres Français, Cécile Kohler et Jacques Paris, accusés notamment d’espionnage pour le compte d’Israël, sont détenus en Iran et encourent la peine de mort. La professeure de lettres âgée aujourd’hui de 40 ans, originaire de l’est de la France, et son compagnon Jacques Paris, 72 ans, avaient été arrêtés le 7 mai 2022, au dernier jour d’un voyage touristique en Iran.

Droits de douane américains sur le Canada : 35 %

Droits de douane américains sur le Canada : 35 %

Trump annonce 35% de surtaxes douanières sur les produits canadiens à partir du 1er août. Un chiffre qui pourrait éclairer les prochaines orientations américaines concernant la taxation des importations de l’union européenne vers les USA.

Lee président américain a également annoncé jeudi qu’il comptait envoyer une missive du même ordre à l’Union européenne «aujourd’hui ou demain».

Donald Trump a annoncé jeudi 10 juillet qu’il comptait imposer 35% de surtaxes douanières sur les produits canadiens à partir du 1er août, dans la plus récente de sa vingtaine de lettres adressées à des partenaires commerciaux à travers le monde depuis lundi.

Le président américain a précisé que ces droits de douane viendront s’ajouter à ceux imposés à des secteurs d’activité particuliers, tels que l’acier et l’aluminium ou l’automobile. Il s’agit de deux des principales exportations canadiennes vers les États-Unis, premier partenaire commercial d’Ottawa.

Chine : Droits de douane américains de 55 %

Après de longues discussions les droits de douane américains seront autour de 55 % tandis que les droits de douane chinois seront eux de 10 %.

L’accord aboutit à des taxes douanières de 55% à l’encontre des importations chinoises, et à l’inverse, la Chine appliquerait des tarifs douaniers de 10% envers les importations américaines.

Selon un responsable de la Maison Blanche, ce chiffre de 55% n’est pas nouveau et comprend les droits de douane généraux américains de 30% sur la Chine, auxquels s’ajoutaient les droits de douane de 25% déjà en vigueur sur certains produits. Selon le secrétaire d’État au commerce Howard Lutnick, cité par CNBC, ces surtaxes ne devraient désormais plus bouger.

Donald Trump a également assuré que la Chine fournirait davantage de terres rares et d’aimants créés à partir de ces terres rares, composants essentiels pour la fabrication d’éoliennes, de batteries de voitures électriques et d’équipements clefs des trains à grande vitesse ou des avions de chasse.

Financement politique : Bayrou pour une “banque de la démocratie”

Financement politique : Bayrou pour une “banque de la démocratie”

Interrogé à propos de l’enquête concernant le financement du rassemblement national, François Bayrou a réitéré sa proposition de création d’une banque pour financer les partis politiques.

Sur LCI, François Bayrou s’est dit jeudi «déterminé à proposer la banque de la démocratie», qui pourrait selon lui être «adossée à la Caisse des dépôts et consignations». Une initiative qui doit permettre aux partis politiques de se financer. Cette banque, l’un des chevaux de bataille du premier ministre depuis longtemps, devra «prendre en charge le prêt que vous auriez obtenu autrement auprès de banques privées», a-t-il affirmé.

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