Réduire les dépenses publiques : par une méthode pourtant classique

 Réduire les dépenses publiques : par  une méthode pourtant classique

 

La fondation Concorde, proche de la droite, pensent avoir découvert la méthode miracle pour réduire les dépenses publiques. En fait il s’agit seulement d’avoir recours à des audits  externes audits externes. Une méthode utilisée depuis des dizaines d’années dans le privé. Il n’y a évidemment pas d’autres solutions dans la mesure où par corporatisme les administrations et services défendent  par principe leur existence et ne propose au gouvernement que des économies de fonctionnement anecdotique. La méthode du recours à l’audit est évidemment la plus efficace. Au préalable, il serait toutefois indispensable de redéfinir les missions régaliennes de l’État et surtout les moyens de l’assurer. Il y a  en effet trop souvent confusion entre l’intérêt général, le statut de l’entreprise chargée de le gérer et le statut des personnels. D’une manière générale, il  conviendrait de réduire le champ d’intervention de l’État pour se concentrer sur de mission réellement régaliennes(on voit mal pourquoi il faut des fonctionnaires pour planter des pâquerettes dans les massifs des villes ou encore autant de fonctionnaires au ministère de l’agriculture ou de la construction sans parler de tâches techniques qui peuvent être sous-traitées y compris dans les ministères régaliens) . Les méthodes anciennes ont échoué. Le «coup de rabot», très pratiqué par l’actuelle majorité, ne s’attaque pas au contenu même des missions de service public, aux modes de travail et aux organisations: il consiste simplement à couper les crédits au fil de l’eau. Ce qui met certains services «sous une contrainte excessive», souligne le think tank, sans permettre de francs résultats, puisque les dépenses sont tout juste stabilisées. Quant à la RGPP (révision générale des politiques publiques), emblématique du quinquennat Sarkozy, elle a été décevante, malgré l’ambition affichée de redéfinir le rôle de l’État. La raison? Les politiques ont privilégié une approche relativement consensuelle. «Or les services qui sont chargés de telle ou telle mission n’ont aucun intérêt à promouvoir leur propre disparition», note la fondation. Le think tank propose, lui, d’implanter pour plusieurs années des équipes externes dans les ministères, chargées de piloter les réformes, car «les administrations centrales ne sont pas en mesure de faire des propositions suffisamment fortes». Un secrétariat dédié serait mis en place (ou alors un pilotage par un ministère des comptes publics), ainsi qu’un comité de personnalités extérieures. Réduire les dépenses publiques passe notamment, selon la fondation Concorde, par une baisse drastique des normes. Car cette mesure permet de simplifier la vie des ménages et des entreprises, mais aussi de diminuer les tâches administratives des fonctionnaires.

2017- 25 prix Nobel d’économie contre Marine Le Pen

 

Dans une  tribune du Monde , Vingt-cinq lauréats du prix Nobel d’économie, parmi lesquels le français Jean Tirole et l’américain Joseph Stiglitz, fustigent le programme anti-européen, anti-immigration et protectionniste de Marine Le Pen « Les problèmes sont trop sérieux pour être confiés à des politiciens clivants », dénoncent-il dans ce texte dévoilé à cinq jours du premier tour de l’élection présidentielle française. Les signataires, dont l’indien Amartya Sen et l’américain Robert Solow, ne citent pas directement le programme de la présidente du Front national mais la liste des risques qu’ils énumèrent ne laisse guère de doute sur leur principale cible. Ils jugent notamment que « la construction européenne est capitale, non seulement pour maintenir la paix sur le continent mais également pour le progrès économique des Etats membres » Ils estiment que « les politiques isolationnistes et protectionnistes et les dévaluations compétitives (…) sont de dangereux moyens d’essayer de générer de la croissance ». « Quand ils sont bien intégrés au marché du travail, les migrants peuvent être une opportunité économique pour le pays d’accueil », déclarent-ils encore. « Il y a une grande différence entre choisir de ne pas rejoindre l’euro en premier lieu et en sortir après l’avoir adopté », font-ils enfin valoir dans cette tribune. Pourfendeuse de l’Union européenne et de la monnaie unique, Marine Le Pen propose notamment des mesures de « protectionnisme intelligent » et un moratoire immédiat sur l’immigration légale. D’autres candidats expriment leur méfiance vis-à-vis de l’UE, à l’image de Jean-Luc Mélenchon qui appelle de ses voeux une sortie concertée des traités européens et la renégociation de nouvelles règles. En quête de crédibilité, les cadres du FN national citent parfois des économistes de renom, comme Joseph Stiglitz, pour justifier le bien-fondé de leurs propositions. « Certains d’entre nous, lauréats du prix Nobel d’économie, ont été cités par des candidats à l’élection présidentielle française, notamment par Marine Le Pen et ses équipes, pour justifier un programme politique sur la question de l’Europe », écrivent les signataires de la tribune.

 

Mélenchon : candidat holographique virtuel

Mélenchon : candidat holographique virtuel

Mélenchon a inventé le concept de candidat ubiquiste mais en même temps de président virtuel. La prouesse technologique est certains puisqu’elle permet d’imaginer la présence du leader de la France insoumise en plusieurs endroits à la fois. Cette dispersion géographique a cependant un défaut, le candidat est partout la cohérence de son programme  nulle part. Pour preuve, Mélenchon à sérieusement arrondi ses positions sur l’Europe st à même été contraint d’affirmer qu’il ne veut plus sortir de l’euro, ni même de l’Europe. Il faut dire que Mélenchon a été sérieusement attaqué au cours de la semaine passée non seulement sur les incohérences de son programme caractérisé par des dépenses non fiancées qui ruineraient le pays mais aussi sur sa politique internationale notamment ses amitiés avec des chefs d’État peu recommandable st sa référence au bolivarisme désuet. Mélenchon a donc réutilisé la technique de l’hologramme pour parler dans cette ville à la fois afin de rassurer vis-à-vis des fortes critiques dont il a été l’objet et ils l’ont affaibli. Reste que ce don d’ubiquité ne modifie pas le caractère gauchiste des propositions de Mélenchon qui se réfère à des conceptions politiques des années 50, bref le communisme. Indiscutablement le tribun est brillant, en outre il est cultivé, ce qui ne gâche rien. Cela est toutefois insuffisant pour donner la moindre crédibilité à un programme finalement assez proche de celui de Marine Le Pen qui s’affranchit de toute contrainte financière et de tout environnement international. Bref dans les deux cas des programmes qui conduiraient à la ruine de la France. Mélenchon ne peut guère convaincre sur le fond il ne doit compter que sur ses talents d’orateur. Mais l’exercice brillant qu’il  réalise est plus proche d’une prestation de stand-up d’un humoriste que de celle d’un responsable politique espérant accéder à la magistrature suprême. Mélenchon a beau arrondir  le la forme, le fond ne change pas : étatisme, nationalisme, protectionnisme, anticapitalisme et anti-impérialisme caractérisent ses orientations bien qu’il s’en défende mollement. «Ne croyez pas ce qu’ils vous disent: “il veut sortir de l’Europe, de l’euro (…)”, un peu de sérieux !», a affirmé Mélenchon, baissant d’un ton sur son couplet anti-Union européenne. Accusé par ses détracteurs d’incarner «la gauche de l’abandon », le député européen a insisté sur sa capacité à gouverner, s’il est élu le 7 mai. «L’homme que vous voyez est prêt à appliquer les pouvoirs qui lui seront confiés par la volonté du peuple », a affirmé l’ancien ministre, précisant qu’il sera appuyé par une «majorité insoumise ». Soucieux d’arrondir les angles, l’ancien socialiste a dit vouloir «assurer la continuité dans la gestion des affaires humaines ». En plus des ministres, des «hauts commissaires» seront investis d’une mission. Des hauts commissaires qui sans doute renforceront encore le pouvoir d’un État déjà tentaculaire. Point un candidat qui confond l’intérêt général, le service public, le statut de fonctionnaire et celui des entreprises publiques ; bref l’amalgame classique des gauchistes persuadés que l’État peut tout résoudre y compris en s’affranchissant des réalités socio économiques.  La modernité de Mélenchon se réduit dans à sa capacité d’ubiquité. Une modernité toutefois à relativiser puisqu’il s’agit ni plus ni moins de réunir des partisans devant une sorte de grand écran de télévision.

Sondage 2017 : Fillon devant Mélenchon ?

Sondage 2017 : Fillon devant Mélenchon ?

Les différents sondages semblent confirmer que Le Pen et Macron occupent  la tête des intentions de vote avec un léger avantage pour Macron. Pour la troisième et quatrième place le classement est encore plus incertain puisque maintenant Fillon dépasserait Mélenchon de 0,5 %. Des sondages à relativiser car leurs résultats sont  dans la marge d’erreur. L’étude de Kantar Sofres OnePoint réalisée pour LCI, RTL et Le Figaro, l’écart entre le premier et le dernier des quatre candidats de tête est passé de 7 points à 6 points. Selon cette enquête réalisée pendant le week-end pascal, Emmanuel Macron reste le favori avec 24 % des intentions de vote. Marine Le Pen, qui faisait jeu égal avec le leader d’En marche! début avril, recule d’un point, à 23 %. François Fillon, en revanche, progresse de 1,5 point et recueille 18,5 % des intentions de vote. L’ancien premier ministre récupère ainsi la troisième place qu’il avait cédée à Jean-Luc Mélenchon, lors de notre précédente enquête. Après sa spectaculaire percée de la fin mars, le candidat de La France insoumise semble avoir atteint un palier et se stabiliser à 18 % des intentions de vote.«Jean-Luc Mélenchon semble avoir atteint un plafond. Son potentiel électoral recule même de trois points, à 36 % – ce qui reste un niveau très élevé» Emmanuel Rivière, directeur général France chez Kantar Sofres

Enquête Kantar Sofres Onepoint pour LCI-RTL et Le Figaro. Réalisée en ligne du 14 au 17 avril 2017. Échantillon de 1530 personnes inscrites sur les listes électorales représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus. Méthode des quotas (sexe, âge, profession de la personne de référence) et stratification par région et catégorie d’agglomération.

Les actionnaires du Credit Suisse ne veulent plus que les dirigeants se sucrent

 Les actionnaires du Credit Suisse ne veulent plus que les dirigeants se sucrent

 

Les deux actionnaires du Credit Suisse représentés par Institutional Shareholder Services (ISS) et Glass Lewis, deux sociétés de conseil aux actionnaires, veulent voter contre les primes proposées pour la direction à l’occasion de l’assemblée générale annuelle qui se tiendra le 28 avril. En cause des rémunérations de dirigeants trop confortables alors  que la banque a affiché des résultats négatifs en 2016. Depuis une votation organisée en 2013, les actionnaires disposent en Suisse d’un droit de veto sur la direction et le conseil d’administration en matière de rémunération des dirigeants. Si les actionnaires de Credit Suisse rejettent les propositions de rémunération, ce serait la première utilisation de ce veto au sein d’une entreprise de premier plan du pays. En plus de la baisse des bonus, le conseil d’administration a décidé de ne pas augmenter ses rémunérations cette année. Mais les sociétés de conseil aux actionnaires n’acceptent pas que des primes soient versées alors même que Credit Suisse a subi l’an passé une deuxième perte consécutive de plusieurs milliards de francs. Globalement la rémunération du directeur général Tidjane Thiam baissera de 4,67 millions de francs après réduction du bonus, mais sa rémunération au titre de 2016 ne passera que de 11,9 millions de francs à 10,24 millions car les principales coupes affecteront les rémunérations de long terme en 2017. Thiam restera l’un des dirigeants des banques européennes les mieux payés. Selon les propositions, l’indemnité versée au conseil de Credit Suisse devrait passer de 12,5 millions de francs à 12 millions. Le titre de la banque perdait plus de 2% à 14,110 francs à la Bourse de Zurich vers 15h00 GMT.

2017 – France 2 : drôle de débat final de premier tour

2017 France 2 : drôle de débat final de premier tour

 

 

Finalement France 2 aura son grand débat présidentiel avec l’audience et la recette de la publicité qui va avec. De quoi redorer un peu le blason de la chaîne publique après les succès enregistrés par des chaînes privées lors  des précédentes confrontations. Mais il ne s’agira pas d’un véritable débat mais d’une succession d’interventions de chacun des candidats, ce qui promet une émission particulièrement fastidieuse. En cause, évidemment le nombre de candidats qui rend l’exercice classique de confrontation particulièrement lourd. Il y a aussi la crainte chez les favoris d’offrir un espace d’expression à des prétendants qui ne représentent pas grand-chose mais qui peuvent jouer leur va-tout et déstabiliser les favoris. Mélenchon, Nathalie Arthaud, Marine Le Pen, François Asselineau, Benoît Hamon, Nicolas Dupont-Aignan, Philippe Poutou, Emmanuel Macron, Jacques Cheminade, Jean Lassalle et François Fillon se succéderont dans cet ordre – tiré au sort – pour répondre aux questions de David Pujadas et Léa Salamé. Ils disposeront ensuite d’une « carte blanche » lors de laquelle ils pourront aborder le sujet de leur choix, précise France Télévisions dans un communiqué publié mardi. A la fin de la soirée, les candidats auront 2 minutes trente pour un éventuel droit de réponse et pour conclure dans cet ordre : Jean-Luc Mélenchon, Benoît Hamon, François Fillon, Philippe Poutou, Jean Lassalle, Jacques Cheminade, François Asselineau, Nicolas Dupont-Aignan, Nathalie Arthaud, Emmanuel Macron et Marine Le Pen. « Le déroulé de l’émission a été acté par les représentants des 11 candidats en présence des responsables de France Télévisions et de Radio France », co-partenaire de l’émission avec Facebook, indique France 2. Plusieurs prétendants à l’Elysée, à l’image de Jean-Luc Mélenchon, avaient jugé trop « tardive » la tenue d’un débat, à trois jours du premier tour de l’élection. Un premier débat a réuni le 20 mars sur TF1 cinq des onze candidats à l’élection présidentielle, un exercice inédit dans l’histoire politique française qui a été suivi par 9,8 millions de téléspectateurs. Un deuxième débat en présence des onze candidats s’est tenu le 4 avril sur CNEWS et BFM TV et a été regardé par 6,3 millions de personnes.

Sarkozy : appel mou pour Fillon

Sarkozy : appel  mou pour Fillon

Il aura fallu que l’entourage de Fillon insiste beaucoup obtenir un soutien de Nicolas Sarkozy lequel jusque-là a fait le service minimum. Il en sera de même pour Juppé encore plus réticent mais qui veut montrer son respect à l’égard des engagements pris lors des primaires. Pourtant certains proches de Juppé se sont clairement prononcés en faveur de Macron. Nicolas Sarkozy, qui ne cache pas en privé son dépit face aux démêlés judiciaires de François Fillon, désormais disqualifié pour le second tour dans l’ensemble des sondages, avait déjà apporté son soutien au candidat le 7 avril dans un message écrit sur Facebook et Twitter. Déjà le 7 avril, Nicolas Sarkozy déclarait que « François Fillon est le seul parmi les candidats à avoir l’expérience qui lui permettra d’incarner et de réussir l’alternance dont la France a tant besoin. » Il insiste mardi, dans une déclaration brève, voire minimale : « J’ai travaillé cinq ans avec François Fillon, il a été mon Premier ministre, je sais que nous pouvons lui faire confiance. » « Dimanche prochain, il faut se rassembler pour éviter cette maladie si fréquente à droite de la division », souligne-t-il sans doute avec l’arrière-pensée de reprendre en main les républicains en cas de défaite de Fillon. « L’intérêt de la France impose à chacun d’entre nous de voter sans états d’âme pour François Fillon. C’est ce que je ferai. Ce choix, c’est un choix de conviction. Dimanche prochain je vous demande de vous rassembler derrière François Fillon », conclut l’ancien président. Le candidat de la droite, qui se dit convaincu d’accéder au second tour de la présidentielle malgré une campagne entravée par ses ennuis judiciaires, attend avec impatience mercredi le soutien public d’Alain Juppé, héraut du centre-droit dont l’électorat s’est détourné pour partie du député de Paris, lors d’une visite à l’école 42 de Xavier Niel, à Paris.

2017 sondage 18 avril : Macron en tête

2017 sondage 18 avril : Macron en tête

Score serré entre Le Pen et Macron ;  cependant ce dernier semble en tête. Des sondages cependant à prendre avec prudence en raison notamment de la marge d’erreur. Emmanuel Macron reste en tête des intentions de vote pour le premier tour de l’élection présidentielle avec 23,5% (+0,5) devant Marine Le Pen (22,5%,=) et François Fillon (19,5%,=), selon le « rolling » quotidien d’Ifop-Fiducial pour Paris Match, CNEWS et Sud Radio publié mardi. Le candidat de La France insoumise, Jean-Luc Mélenchon, continue de talonner le candidat de la droite et du centre mais perd un demi-point à 19% d’intentions de vote, devant le candidat socialiste Benoît Hamon dont le score reste inchangé à 7,5%. Nicolas Dupont-Aignan, candidat souverainiste de Debout la France, reste à 4% devant Philippe Poutou (NPA, 1,5%), François Asselineau et Jean Lassalle (1%), et Nathalie Arthaud (0,5%). L’indice de participation pour le premier tour est de 71%. L’enquête a été réalisée en ligne du 14 au 18 avril auprès de 2.804 personnes inscrites sur les listes électorales, extrait d’un échantillon de 3.000 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus.

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Jean Lassalle: le candidat lunaire

Jean Lassalle: le candidat lunaire

L’égalité de traitement à laquelle sont contraintes les chaines de télévision offre un espace d’expression inattendue aux candidats marginaux y compris les plus farfelus. C’est le cas pour Jean Lassalle dont on se demande bien ce qu’il est venu faire dans cette galère. A priori sympathique, et sans doute honnête, ce candidat se caractérise par une incapacité à prononcer une seule phrase un peu élaborée, quant à ses propositions elles sont  lunaires, évanescentes et surréalistes. Certes certaines de ses critiques  sont fondées ; par contre ; c’est le grand vide en matière de propositions. Il répète à l’envi qu’il est prêt pour assurer la responsabilité de président de la république. Mais quand on l’interroge sur son programme, il se limite toujours à dire : j’ai un programme, je ferai une réforme de l’État et j’ai un budget ! On n’en saura sans doute jamais davantage. Jean Lassalle et quelques autres candidats farfelus méritent d’être entendus car ils témoignent  de l’État démocratique du pays et de l’invraisemblable mode de sélection des candidats. Quand on écoute Lasalle, on se demande s’il s’agit d’une parodie d’interview d’un candidat à la magistrature suprême. Cela vaut  pour d’autres petits candidats qui en fait ne représente à peu près rien : ni une organisation, ni un courant de pensée politique, seulement eux-mêmes avec des réflexions et des propositions d’une banalité contradictoire à faire pleurer du niveau d’un bistrot. Extrait « Nous avons pour la première fois un dictateur qui n’a ni visage, ni armée », estime-t-il. Dictature de la finance, du commerce, de la mondialisation, de la rentabilité… Jean Lassalle veut parvenir à une nouvelle organisation du pays. « D’abord, je vais recréer un État. Il y a belle lurette que nous avons laissé s’écrouler le nôtre, pensant que l’Europe, unie, allait finir par en mettre un en place », estime-t-il. Pour cela, il propose de rassembler les Français, et regrette que la campagne ait été « obstruée par des affaires de costumes, de mariage, de filles et de je ne sais qui », lance Jean Lassalle. Accusé d’avoir un programme un peu flou, il se positionne toutefois en faveur du revenu universel comme le candidat du PS Benoît Hamon, refuse le nucléaire, souhaite le retour des quotas laitiers, une santé 100% couverte par la sécurité sociale et la sortie de l’OTAN. « Il y a une très grande cohérence », estime-t-il face à son programme.

 

Après NKM, Estrosi hué au meeting de Fillon à Nice

Après NKM, Estrosi hué au meeting de Fillon à Nice

Cela devient une habitude dans les meetings de Fillon : on siffle même les leaders des Républicains. Une bien curieuse manière de rassembler les troupes du parti. Après NKM  qui a été sifflée lors  d’un précédent meeting, c’est Estrosi qui a été la tête de Turc des Républicains les plus sectaires que réunit Fillon. Un Fillon largement responsable de ces divisions puisqu’il a décidé de ce recentrer sur la partie la plus droitière des républicains ignorants aussi bien les sarkozystes que les Juppéistes. Fillon pour préserver l’unité du parti voire pour étendre son audience aurait dû affirmer son autorité pour immédiatement mettre fin à ses sifflets. La preuve que Fillon élu surprise de la primaire de la droite ne dispose pas de l’autorité nécessaire pour mobiliser les différentes sensibilités de son parti. Pire qu’il encourage les divisions. Estrosi  a seulement eu droit de la part de Fillon une main sur l’épaule qui pouvait prêter à bien des interprétations. Comme au parti socialiste si Fillon n’est pas qualifié pour le second tour, les oppositions pourraient bien faire éclater le parti des Républicains. La lutte contre le Front national, dont Christian Estrosi est l’un des garants après sa victoire contre Marion Maréchal-Le Pen aux élections régionales de 2015, est pourtant censée réunir Les Républicains. Qu’importe, les sifflets ont repris de plus belle, couvrant son discours à plusieurs reprises par des « Fillon, Fillon ». Il est toutefois difficile de dire si c’est la personne de Christian Estrosi qui était sifflée ou les Le Pen et les déclarations sur le Vélodrome d’Hiver.  Christian Estrosi, réconforté par François Fillon qui lui a posé sa main sur l’épaule pour calmer les militants, a tweeté dans la foulée : « Nous ne gagnerons le 7 mai que si nous sommes rassemblés. » Les militants fillonistes ne lui ont sans doute pas pardonné ses demandes répétées de retrait de la candidature de François Fillon qu’il avait formulées avec Xavier Bertrand et Valérie Pécresse, les jours précédant la mise en examen du candidat de la droite. Ils n’ont probablement pas, non plus, digéré voir Christian Estrosi poser aux côtés d’Emmanuel Macron à l’hôtel de région de Marseille le 1er avril. La veille, l’ancien maire de Nice avait déjà subi la fronde de certains fillonistes à Toulon.

 

2017 – 1er tour : record d’abstention.

2017 – 1er tour : record  d’abstention.

 

L’abstention pourrait en quelque sorte être considérée comme le premier parti de France avec près de 35 % .dépassant le record de 2002. Elle avait alors culminé à 28,4 %. Les anti-isoloirs ne sont pas exclusivement des adeptes du « tous pourris », dégoûtés par les affaires.  En cause évidemment le discrédit qui pèse sur les organisations politiques et d’une façon plus générale sur le système politique. En outre,  les affaires n’ont guère encouragé les citoyens déjà sceptiques à se déterminer à voter. En cause surtout et sans doute la complexité des enjeux actuels qui interagissent de façon systémique et dont l’appréhension est difficile notamment chez les moins diplômés. « Il existe une sociologie de l’abstention. Plus vous montez dans l’échelle sociale, moins vous vous abstenez. Les jeunes, les moins diplômés, les plus fragiles vont avoir tendance à s’abstenir plus que les autres », explique Bruno Cautrès, politologue au Cevipof, le centre de recherches politiques de Sciences-po. Cet électorat de précaires correspond justement à celui de la candidate FN. « Avec 30 % à 35 % des intentions de vote chez les moins de 35 ans. Ces jeunes non diplômés, surreprésentés dans l’électorat du FN, sont aussi les électeurs qui s’abstiennent le plus. Une faible participation le 23 avril peut donc nuire au FN », analyse Céline Braconnier, directrice de Sciences-po Saint-Germain-en-Laye et coauteure de « la Démocratie de l’abstention ». On peut regretter de ce point de vue que la plupart des candidats n’ont  pas consacré l’essentiel de leur réflexion aux grands enjeux du pays en se concentrant trop sur les promesses de court terme ;  des promesses de court terme qui faute de croissance seront récupérées par l’inflation et la fiscalité. L’abstention  se nourrit donc aussi de la médiocre qualité de la campagne considérée comme telle par 80 % des Français. Pour résumer,  là  ou on attendait une analyse et une vision, on doit se contenter d’une promesse d’augmentation des revenus de 80 à 100 euros.

 

Croissance Chine : du mieux

Croissance Chine : du mieux  

Un léger mieux pour l’économie chinoise cependant hypothéquée par la modeste reprise de la demande internationale et par la bulle financière chinoise L’économie chinoise a progressé de 6,9% au premier trimestre sur un an, un rythme légèrement supérieur aux attentes, montrent les chiffres publiés lundi par le Bureau national de la statistique. Les analystes interrogés par Reuters anticipaient en moyenne une croissance de 6,8% au premier trimestre, comme au dernier trimestre de l’année dernière. C’est le rythme de croissance le plus soutenu enregistré par l’économie chinoise depuis le troisième trimestre de l’année 2015. Le gouvernement chinois vise une croissance de 6,5% en 2017, légèrement en deçà de l’objectif de l’année dernière, de 6,5-7%, et du taux de croissance de 6,7% enregistré en 2016, le plus faible depuis 26 ans. En rythme trimestriel, la croissance au premier trimestre 2017 est de 1,3%, à comparer avec une progression de 1,7% pour la période octobre-décembre 2016. Les économistes anticipaient un progrès trimestriel de 1,6%. Les ventes au détail, la production industrielle et les exportations ont enregistré une progression supérieure aux attentes au mars. La production industrielle a augmenté de 7,6% le mois dernier et la production d’acier a atteint un niveau sans précédent, selon des calculs de Reuters, signe d’une reprise industrielle globale qui soutient les prix du minerai de fer et du charbon à coke. Ces bons indicateurs sont susceptibles de soutenir les marchés financiers mondiaux, mais ils nourrissent cependant les craintes que Pékin ne s’appuie sur des leviers de croissance peu soutenables et n’accumule les risques liés à la dette. De nombreux analystes anticipent un ralentissement de l’économie chinoise au cours de l’année, à mesure que l’effet des politiques de relance s’atténue et que les autorités locales durcissent leurs politiques de contrôle des prix immobiliers.  La Chine, moteur important de l’économie mondiale, a enregistré l’an passé une performance de 6,9%, au plus bas depuis un quart de siècle. Pékin, qui visait en 2015 une croissance « d’environ 7% », tente de rééquilibrer l’économie chinoise vers la consommation intérieure, l’innovation et les services, en diminuant la dépendance à l’égard des exportations et des investissements, mais la transition s’avère difficile, et le ralentissement de la croissance inquiète les investisseurs.  Le record des nouveaux prêts bancaires et une augmentation de la dépense publique, ont alimenté les craintes des responsables chinois quant à un surendettement et une surchauffe du marché immobilier. La Chine vise une croissance de sa masse monétaire M2 autour de 12% cette année, un objectif inférieur à celui de 2016, autour de 13%. L’objectif de déficit budgétaire est maintenu à 3% du produit intérieur brut (PIB) pour 2017, inchangé par rapport à l’an dernier. Sur l’ensemble de l’année 2016, le produit intérieur brut (PIB) de la deuxième économie mondiale a augmenté de 6,7%, au milieu à peu près de l’objectif du gouvernement qui était compris entre 6,5% et 7%. La croissance de 2016 est la plus faible depuis 26 ans. La Chine va continuer à appliquer une politique budgétaire proactive et une politique monétaire prudente, a déclaré dimanche le Premier ministre, ajoutant que le gouvernement mettrait en oeuvre des réformes axées sur l’offre et prendrait des mesures pour garantir la sécurité du secteur financier. « En général, la position de politique de la Chine s’est tournée vers le ‘contrôle des risques’ et le ‘dégonflement des bulles’. Cela veut dire que la politique monétaire va graduellement se resserrer », estime Zhou Hao, économiste spécialiste des marchés émergents pour Commerzbank AG à Singapour.

Nicole Notat, ex-secrétaire de la CFDT pour Macron

Nicole Notat, ex-secrétaire de la CFDT pour   Macron

 

Officiellement la CFDT comme d’habitude n’apporte son soutien à aucun candidat. La centrale syndicale appelle seulement à voter contre Marine Le Pen. Cependant L’ancienne secrétaire générale de la CFDT Nicole Notat a apporté lundi publiquement son soutien à Emmanuel Macron pour la présidentielle, seule « alternative » selon elle dans ce « scrutin majeur » qui risque d’être « laissé en otage à l’extrême droite ».   »J’apporte mon soutien à sa candidature à la présidence de la République. J’appuie ainsi la démarche qu’il a engagée et les grands axes du projet qu’il porte. Ils correspondent aux défis européens, politiques, économiques, sociaux et écologiques que la France doit relever », a-t-elle déclaré dans un communiqué transmis à l’AFP.
« Voter Macron au premier tour à cette élection, est l’alternative au sombre pronostic qui voudrait que ce scrutin majeur soit une nouvelle fois laissé en otage à l’extrême droite », estime celle qui fut la secrétaire générale de la CFDT de 1992 à 2002 et qui participera lundi à Bercy au meeting du candidat d’En Marche!

La prime de pouvoir d’achat de Marine Le Pen payée par les consommateurs

La prime de pouvoir d’achat de Marine Le Pen payée par les consommateurs

La prime de pouvoir d’achat pour les revenus et les petites retraites annoncée par Marine Le Pen serait financée par le consommateur. En effet cette prime d’un montant de  80 € par mois et d’un coût d’environ 15 milliards serait compensée  par une contribution fiscale de 3 % sur les importations. Des importations qui forcément subiraient une inflation (d’autant plus que la balance commerciale française est très déséquilibrée). Autrement dit on donne d’une main une prime et de l’autre on fait payer le consommateur la hausse des prix sur les produits et services importés. Ce sont surtout les bas revenus qui proportionnellement consacrent le plus à la consommation. Outre son incohérence économique et sociale,  cette contribution fiscale sur les importations poserait des normes problème juridiques. Cette  proposition qui devrait faire l’objet d’une modification des traités puisque les droits de douanes sont une compétence exclusive de l’Union européenne, selon l’article 3 du Traité sur le fonctionnement de l’Union européenne. Elle exigerait donc un accord à l’unanimité des États membres de l’Union européenne. Autre constat de l’Institut Montaigne: «À court terme, la prime de pouvoir d’achat peut avoir un effet positif sur la consommation, en soutenant le pouvoir d’achat des ménages modestes. Cependant, la contribution de 3% se traduirait par un renchérissement du coût des biens importés, amputant donc cette fois le pouvoir d’achat de l’ensemble de la population française», indique l’Institut Montaigne.

2017 sondages du 17 avril : Macron en tête au premier tour

2017 sondages du 17 avril : Macron en tête au premier tour

 

Avec 24%, son meilleur score depuis fin mars, le chef de file d’En Marche regagne un demi-point par rapport à une enquête du même institut publiée le 13 avril. La présidente du Front national, créditée de 23% des voix (+0,5 point) a elle aussi enrayé l’effritement récent de son score potentiel. Derrière, François Fillon (Les Républicains) perd un demi-point à 19,5% et Jean-Luc Mélenchon (la France insoumise) cède aussi une demi-longueur à 18%. Le socialiste Benoît Hamon tombe à 8% (-1 point). Sous la barre des 5%, Nicolas Dupont-Aignan atteint 4% et gagne un point. Il est suivi de Philippe Poutou (2%, stable). Viennent ensuite Jean Lassalle (0,5%), Nathalie Arthaud (0,5%) et François Asselineau (0,5%). Jacques Cheminade ferme la marche, crédité d’un score inférieur à 0,5%. Bien entendu des incertitudes demeure concernant ces sondages compte tenu notamment de la faiblesse des écarts. Cependant La sûreté des choix exprimés atteint désormais un niveau assez élevé : 73% (+3) des personnes interrogées exprimant une intention de vote dans la perspective du premier tour se disent désormais sûres de leur choix, 27% pouvant encore changer d’avis. C’est parmi les électeurs de Benoît Hamon que la sûreté du choix atteint son plus bas niveau : 53%, en baisse de 3 points par rapport à la semaine dernière. Emmanuel Macron et Jean-Luc Mélenchon se situent désormais au niveau de la moyenne avec respectivement 72% (+4) et 74% (+11) de sûreté du choix parmi leurs électeurs potentiels respectifs. Notons enfin que la proportion d’inscrits se disant désormais « tout à fait certain d’aller voter » (note 10 sur une échelle de probabilité allant de 0 à 10) bondit de 5 points par rapport à la semaine dernière et atteint son plus haut niveau depuis le début de la campagne électorale (68%). Sachant que 14% des répondants se placent sur la note 9, et sont par conséquent quasi-certains d‘aller voter, la participation au premier tour de l’élection présidentielle pourrait désormais s’approcher de celle enregistrée en 2012 (79,5%).

(*) Evolutions par rapport à l’enquête Elabe pour Les Echos et Radio Classique réalisée le 11 et 12 avril 2017.

Au second tour, six hypothèses testées : Emmanuel Macron en tête s’il atteint le second tour quel que soit son adversaire.

Sur la base du rapport de forces enregistré dans la perspective du premier tour et compte-tenu des marges d’erreur qui affectent tout sondage, l’incertitude quant au nom des deux qualifiés demeure significative. Les hypothèses de second tour sont donc au nombre de six.

Si l’incertitude est très forte quant à l’offre de second tour, quelques enseignements peuvent être tirés de ces multiples hypothèses :

-Le taux de personnes ne souhaitant pas exprimer d’intentions de vote est très élevé dans chacune des hypothèses (22% à 36% selon la configuration), ce qui doit inviter à la prudence dans l’interprétation des résultats.

-Quel que soit son adversaire, si Emmanuel Macron atteint le second tour, il serait en tête des intentions de vote exprimées.

-Quel que soit son adversaire, si Marine Le Pen atteint le second tour, elle serait systématiquement battue.

-S’il atteint le second tour, François Fillon est en tête des intentions de vote exprimées de second tour uniquement en cas de confrontation avec Marine Le Pen (57% contre 43%).

-S’il est présent au second tour, Jean-Luc Mélenchon est en tête des intentions de vote exprimées face à Marine Le Pen et François Fillon mais il serait battu par Emmanuel Macron

Marine Le Pen : retour au bon vieux racisme

Marine Le Pen : retour au bon vieux racisme

 

Retour au crédo identitaire pour Marine Le Pen lors de son meeting au Zénith de Paris qui a réuni 5000 sympathisants quand Macron en réunissait 20 000 à Bercy. La candidate faute d’avoir réussi à rendre crédible son programme se rabat sur le thème classique du front national : le racisme. Un slogan qui marche toujours auprès des plus convaincus. Pour le reste, Marine Le Pen a échoué à  convaincre autant sur son programme que sur son image de présidentiable ou son honnêteté. Ce que confirment les sondages.  Selon un sondage IFOP diffusé dimanche seulement 17 % des Français considèrent Marine Le Pen comme honnête et seulement 20 % la trouvent compétente. . Parmi les sympathisants du FN, Marine Le Pen ne recueille là encore qu’une approbation relative : une très courte majorité estime la présidente du parti « compétente » (48%) et « honnête » (40%). De plus, 54% des sympathisants frontistes pensent que Marine Le Pen appliquerait son programme si elle était élue présidente. Enfin, moins d’un électeur FN sur 10 (9%) dit « apprécier la personnalité » de Marine Le Pen. L’étude révèle également que le Front national garde une image trouble : 80% des opposants au FN jugent le parti « raciste », et 75% « dangereux pour la démocratie ». Parmi les sympathisants frontistes, ce sentiment est moins partagé mais ils sont tout de même 38% à juger le parti « raciste » et 30% à le dire « dangereux pour la démocratie ». Du coup Marine Le Pen se ressente sur ce qu’il fait le seul fonds de commerce du front national : le repli et la xénophobie « Rendez-nous la France », a lancé la présidente du Front national devant les  sympathisants réunis au Zénith pour le seul rassemblement parisien du parti d’extrême droite prévu avant le premier tour. La députée européenne a décrit une France « dépossédée » de sa « souveraineté » devant une salle qui lui a répondu aux cris de « On est chez nous » ou « La France aux Français ». « Cet appel que vous lancez exprime (…) cette angoisse légitime qui nous étreint de ne plus être, en effet, tout à fait chez nous en France », a dit Marine Le Pen. Mais ce recentrage sur le seul terrain du racisme témoigne de son échec sur à peu près tout les autres thèmes socio-économiques, politiques et même sociétaux. Cette campagne ne lui a donc pas permis d’enclencher une dynamique en sa faveur: L a courbe de ses intentions de vote, qui avait approché les 30% il y a quelques semaines, s’est progressivement érodée pour retomber sous les 25%. Elle est cependant donnée qualifiée pour le second tour où, selon les sondages, elle serait battue, quel que soit son adversaire.

Présidentielle : les banques Morgan et HSBC attentistes

Présidentielle : les  banques Morgan et  HSBC attentistes

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Même si les banques et autres institutions financières retiennent le scénario d’une qualification de Le Pen et de Macron pour le premier tour des présidentielles, elles restent cependant prudentes à l’égard des résultats finaux. Par exemple. HSBC fait valoir toutefois que de nombreux électeurs demeurent indécis et que les sondages n’ont pas été très fiables lors de scrutins récents ailleurs dans le monde.  »Selon les hypothèses plausibles, n’importe lequel des quatre principaux candidats peut atteindre le second tour », écrit HSBC.  »Une performance meilleure que prévu pour Marine Le Pen et/ou Jean-Luc Mélenchon pourrait ébranler sérieusement les marchés étant donné que les deux sont en faveur d’un référendum sur l’appartenance française à l’euro », lit-on dans la note. Le risque d’un deuxième tour entre la candidate du Front national et le candidat de la France insoumise a déjà eu un impact sur les marchés, écrit HSBC, qui estime qu’un tel scénario est improbable mais ne peut être totalement écarté. Les responsables de la stratégie actions de JPMorgan disent pour leur part privilégier toujours le scénario d’une victoire finale d’Emmanuel Macron mais notent que la course est devenue plus serrée avec la percée dans les sondages de Jean-Luc Mélenchon, donné à hauteur de François Fillon juste derrière le duo de tête. Toutes les institutions financières observent toutefois qu’un éventuel duel entre Mélenchon et Le Pen conduirait le pays vers la ruine.

 

2017 : des électeurs complices de la médiocrité des débats

2017 : des électeurs complices de la médiocrité des débats

La mise en cause du système politique est légitime, de même que la critique de ses responsables. Une crise dont les facteurs explicatifs sont conjoncturels mais aussi structurels. Au plan conjoncturel, la nature et l’ampleur de la crise économique interrogent  évidemment sur la capacité des candidats à engager des réformes à la hauteur des enjeux. Des candidats dont l’origine sociologique est mal préparée pour traiter de telles questions. Parmi ces candidats, la quasi-totalité n’a jamais été voir mis les pieds dans une entreprise. Il faut aussi prendre en compte des facteurs plus structurels liés aux modalités actuelles de la démocratie qui font émerger le plus souvent des apparatchiks, des bavards et des marchands d’illusions. En l’état actuel des sondages, une majorité des électeurs se dégage en faveur de candidats complètement irresponsables et farfelus. Cela en raison des critiques- souvent justifiées-  qu’ils émettent à l’égard  des gestions précédentes depuis une trentaine d’années mais tout autant en raison des promesses faites à toutes les catégories socioprofessionnelles. C’est en cela que les électeurs eux-mêmes portent aussi une responsabilité vie vis-à-vis des risques que font courir ces candidats incompétents et dangereux. On peut évidemment justifier la critique des gestions antérieures tellement les résultats sont déficients tant en matière de croissance d’emploi ou  d’équilibre financier. Mais par désir de changement, vouloir s’en remettre à des programmes illusoires voire dangereux  relève de l’immaturité politique et économique. Une spécificité un peu trop française.

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